Le parc privé potentiellement indigne des Pays de la Loire - Analyse des données 2009 et des évolutions depuis 2005
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Le parc privé potentiellement indigne (PPPI) est une méthode de pré-repérage des logements indignes qui a été proposé au début des années 2000 pour hiérarchiser les territoires, en fonction du nombre et de la densité du PPPI de chacun, et pour les qualifier en fonction de leurs spécificités en termes d'indignité.<br /><br />Cette étude présente des données de cadrage au niveau régional et départemental, des données par territoires de gestion des aides à la pierre de l'Etat , des données cantonales, les caractéristiques des ménages du PPPI, les caractéristiques des logements et des propriétaires du PPPI, le risque de saturnisme dans le PPPI.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
analyse
;donnée statistique
;indicateur
;mal-logement
;logement insalubre
;habitat indigne
;parc locatif privé
;parc de logements
;enquête
;usager du logement
Descripteur écoplanete
analyse statistique
Thème
Habitat - Logement
;Construction
Texte intégral
Le parc privé
potentiellement indigne
des Pays de la Loire
Analyse des données 2009
et des évolutions depuis
2005
Service
Intermodalité
Aménagement
Logement
Octobre 2010
DREAL DES PAYS DE LA LOIRE PPPI 2009
Sommaire
Introduction p. 2
I - Données de cadrage au niveau régional et départemental p. 4
II - Données par territoires de gestion des aides à la pierre de l'Etat p. 6
III - Données cantonales p. 8
IV - Les caractéristiques des ménages du PPPI p. 15
V - Les caractéristiques des logements et des propriétaires du PPPI p. 17
VI - Le risque de saturnisme dans le PPPI p. 19
Conclusion p. 20
Annexes p. 22
SIAL/DPH/TD 1/28
DREAL DES PAYS DE LA LOIRE PPPI 2009
Introduction :
Le parc privé potentiellement indigne (PPPI) est une méthode pré-repérage des logements indignes
qui a été proposé par le bureau d'étude Square au débat des années 2000 pour hiérarchiser les
territoires en fonction du nombre et de la densité du PPPI de chacun, et pour les qualifier en
fonction de leurs spécificités en termes d'indignité.
Elle consiste à croiser la catégorie cadastrale des logements avec le revenu des occupants à partir du
fichier FILOCOM (FIchier des LOgements par COMmune), en faisant l'hypothèse qu'un logement
a d'autant plus de chance d'être indigne qu'il est occupé par un ménage ne dépassant pas certains
seuils de revenus. Le principal défaut de la base FILOCOM réside en effet dans la non-actualisation
des catégories cadastrales depuis les années 1970 (cf. les limites de la méthode PPPI en annexe1 ).
La catégorie cadastrale est un indicateur de la qualité globale des logements, utilisé par les services
fiscaux pour le calcul des impôts locaux. Pour déterminer le PPPI, les logements pris en compte
sont de catégories cadastrales 6, 7 ou 8, ce qui correspond aux logements considérés comme
ordinaires (catégorie 6), médiocres (catégorie 7) ou très médiocres (catégorie 8).
La notion de PPPI « amélioré » fait référence aux nouveaux seuils de revenus retenus par l'Agence
nationale de l'habitat (ANAH), le ministère du logement et le pôle national de lutte contre l'habitat
indigne (PNLHI) à compter de 2009.
La nouvelle définition du PPPI :
Jusqu'à présent, le PPPI correspondait aux logements suivants :
? logements de catégorie 6 occupés par des ménages aux revenus inférieurs à 30% des plafonds
de ressources du parc HLM ;
? les logements de catégories 7 ou 8 occupés par des ménages aux revenus inférieurs à 60% des
plafonds de ressources du parc HLM.
Des études internes réalisées par l'ANAH en 2009, en partenariat avec la direction de l'habitat, de
l'urbanisme et du logement (DHUP) et le PNLHI, ont montré :
? l'évolution des plafonds HLM depuis 2001, plus forte que l'inflation, a induit une augmentation
mécanique du nombre de PPPI, qui souvent ne reflète pas une réelle dégradation des logements ;
? par ailleurs, depuis la création du PPPI, le zonage utilisé pour déterminer les plafonds de
ressources a toujours été celui des prêts locatif intermédiaires (PLI) alors qu'il ne reflète plus
l'évolution des tensions du marché d'une part et n'est plus le zonage de référence utilisé par les
services fiscaux et l'Etat. Le zonage PLI comprenait trois zones : Paris et les communes
limitrophes; l'Ile-de-France hors Paris et communes limitrophes; les autres régions
L'ANAH, le ministère du logement et le PNLHI ont ainsi souhaité déconnecter l'indicateur PPPI des
plafonds de ressources HLM, en observant désormais les revenus des ménages au regard du seuil de
pauvreté FILOCOM, qui correspond à 50% du revenu médian par unité de consommation. Par
ailleurs, les seuils de pauvreté sont calculés par grandes zones de marché à l'aide du zonage du
zonage A, B, C ou zonage « Robien ». La zone A correspond aux zones de marché tendu, la zone B
aux zones de marché moyennement tendu et la zone C, aux zones de marché détendu.
SIAL/DPH/TD 2/28
DREAL DES PAYS DE LA LOIRE PPPI 2009
La nouvelle définition du PPPI correspond donc maintenant au nombre de résidences principales
privées (occupées avec un revenu renseigné) :
? de catégorie 6 et occupées par un ménage aux revenus inférieurs à 70% du seuil de pauvreté ;
? de catégories 7 et 8 et occupées par un ménage au revenu inférieur à 150% du seuil de pauvreté,
soit 75% du revenu médian.
Les données présentées dans cette étude portent sur les années 2005 et 2009. Pour pouvoir faire des
comparaisons temporelles, ces calculs ont été fait à zonage identique, sur la base du zonage défini
par l'arrêté du 29 avril 2009, ce qui permet d'éviter toute distorsion d'ordre administratif lié à
l'évolution du zonage entre 2005 et 2009.
Les seuils de pauvreté ainsi calculés, pour les années 2005 et 2009, sont les suivants :
en euros Zone A Zone B
(zones B1 + B2)
Zone C
2005 6 833 5 481 4 972
2009 9 557 7 741 7 171
(source : CETE Nord-Picardie - FILOCOM)
Les sous-ensembles du PPPI « amélioré » :
Les sous-ensembles (logements de classement cadastral 6 et logements de classements cadastraux 7
ou 8) qui composent le PPPI ne correspondent pas aux même problématiques.
En effet, les catégories 7 et 8 correspondaient en 1970 (mise en place des catégories cadastrales) à
des logements déjà dégradés voire très dégradés. La catégorie 6 correspondait à cette époque à du
logement ordinaire. Malgré tout, le choix de la prendre en compte a été motivée par deux raisons.
Une bonne partie des logements de cette catégorie (HLM et copropriétés des années 1960/1965,
pavillons « ouvriers »...) est progressivement gagnée par l'obsolescence, peut se dégrader et abriter
une population fragile. Il importait aussi de pouvoir identifier les secteurs dans lesquels il peut y
avoir des copropriétés fragiles.
Il convient toutefois de rappeler que le bureau d'études Square à l'origine de la méthode PPPI avait
dans un premier temps limité le PPPI aux logements de catégories 7 ou 8. Il lui a semblé ensuite
que les logements de catégorie 6, surtout parmi les plus anciens, pouvaient tout à fait rentrer,
notamment dans le parc privé, dans les champs d'investigation. Toutefois, au vu notamment de tests
locaux, il a été décidé à l'époque de resserrer les critères de ressources dans la catégorie 6 en la
limitant à 30% des plafonds PLUS. En effet, de qualité meilleure, le parc de catégorie 6 offre
davantage de possibilités d'évolution et d'amélioration, y compris pour des ménages à revenus
moyens ou faibles. Les retards de mise à jour du classement cadastral y sont sans doute plus
fréquents, sauf probablement chez les ménages très modestes.
SIAL/DPH/TD 3/28
DREAL DES PAYS DE LA LOIRE PPPI 2009
La ventilation du parc privé par catégories cadastrales en région et les principales différences qui
peuvent s'observer par département sont présentées en annexe n° 2.
La nouvelle définition du PPPI est également l'occasion d'identifier un noyau dur du PPPI
correspondant aux logements de catégories 7 ou 8 occupés par des ménages aux revenus inférieurs à
70% du seuil de pauvreté.
Le PPPI mérite donc d'être analysé globalement mais également de manière distincte, pour les trois
sous-ensembles suivants :
? les logements de catégorie 6 occupés par des ménages aux revenus inférieurs à 70% du seuil de
pauvreté (OA) ;
? les logements de catégories 7 ou 8 occupés par des ménages aux revenus inférieurs à 70% du
seuil de pauvreté (OB) ;
? les logements de catégories 7 ou 8 occupés par des ménages aux revenus compris entre 70% et
150% du seuil de pauvreté (OC).
I - Données départementales :
Au 1er janvier 2009, 62 541 logements sont potentiellement indignes dans le parc privé de la région
des Pays de la Loire, dont 35,7% sont situés en Loire-Atlantique, 21,5% en Sarthe, 19,1% en
Vendée, 13,4% en Maine-et-Loire et 10,3% en Mayenne.
Dans ce parc, 58,5% des logements sont de catégorie cadastrale 6 et occupés par des ménages
aux revenus inférieurs à 70% du seuil de pauvreté (OA), 10,8% sont de catégories cadastrales
7 ou 8 et occupés par des ménages aux revenus inférieurs à 70% du seuil de pauvreté (OB) et
30,8% sont de catégories cadastrales 7 ou 8 et occupés par des ménages aux revenus compris
entre 70% et 150% du seuil pauvreté (OC). Le noyau dur du PPPI (OB) représente 6 734
logements.
Ventilation par sous-ensembles du PPPI « amélioré » en 2009 (en %)
OA OB OC Total
Loire-Atlantique 67,0 9,2 23,8 100,0
Maine-et-Loire 48,7 13,0 38,3 100,0
Mayenne 46,3 13,6 40,1 100,0
Sarthe 45,6 13,6 40,8 100,0
Vendée 70,3 7,4 22,3 100,0
Pays de la Loire 58,5 10,8 30,8 100,0
(source : FILOCOM ? exploitation du CETE Nord-Picardie pour la DREAL des Pays de la Loire)
Le PPPI représente au niveau régional 4,8% du parc des propriétés privées hors étudiants, c'est à
dire des résidences principales du parc privé occupées par un ménage fiscal avec un revenu
renseigné. Cette proportion est par ordre décroissant de 6,6% en Sarthe, 5,6% en Mayenne, 4,8% en
SIAL/DPH/TD 4/28
DREAL DES PAYS DE LA LOIRE PPPI 2009
Loire-Atlantique, 4,7% en Vendée et 3,2% en Maine-et-Loire. Ainsi si la Loire-Atlantique est le
département qui compte le plus de logements susceptibles d'être indignes, c'est en Sarthe que leur
proportion dans le parc privé est la plus forte.
Entre le 1er janvier 2005 et le 1er janvier 2009, le PPPI en région s'est réduit de 10 029 logements
dont 43,2% sont situés en Loire-Atlantique, 27,9% en Maine-et-Loire, 6,1% en Mayenne, 10,4%
dans la Sarthe et 12,4% en Vendée.
Cette baisse représente 13,8% du PPPI 2005 au niveau régional (16,2% en Loire-Atlantique, 25,0%
dans le Maine-et-Loire, 8,7% en Mayenne, 7,2% dans la Sarthe et 9,4% en Vendée). Elle est due
uniquement à la baisse du PPPI de catégorie 7 ou 8, le PPPI de catégorie 6 étant en augmentation de
5,2%. La diminution du nombre de logements de catégorie 7 ou 8 est de -31,3% au niveau régional,
(- 42,0% en Loire-Atlantique, -39,1 % en Maine-et-Loire, -14,7% en Mayenne, -19,0% dans la
Sarthe et -28,7% en Vendée), soit 11 826 logements en moins.
Evolution des sous-ensembles du PPPI « amélioré » entre 2005 et 2009 (en %)
OA OB OC PPPI
Loire-Atlantique 7,2 -42,1 -41,9 -16,2
Maine-et-Loire -0,8 -41,0 -38,4 -25,0
Mayenne -0,6 -14,9 -14,6 -8,7
Sarthe 12,2 -20,2 -18,6 -7,2
Vendée 2,2 -32,4 -27,3 -9,4
Pays de la Loire 5,2 -32,8 -30,7 -13,8
(source : FILOCOM ? exploitation du CETE Nord-Picardie pour la DREAL des Pays de la Loire)
SIAL/DPH/TD 5/28
DREAL DES PAYS DE LA LOIRE PPPI 2009
II - Données par territoires de gestion des aides à la pierre de l'Etat :
La gestion des aides à la pierre est assurée par dix territoires dont la cartographie est en jointe en
annexe 3. Ces territoires sont :
? en Loire-Atlantique, la communauté urbaine de Nantes et le conseil général à l'exception de la
communauté urbaine de Nantes ;
? dans le Maine-et-Loire, la communauté d'agglomération d'Angers et le conseil général à
l'exception de la communauté d'agglomération d'Angers ;
? en Mayenne, la communauté d'agglomération de Laval et l'Etat à l'exception de la communauté
d'agglomération de Laval ;
? dans la Sarthe, la communauté urbaine du Mans et le conseil général à l'exception de la
communauté urbaine du Mans;
? en Vendée, la communauté d'agglomération de la Roche-sur-Yon et le conseil général à
l'exception de la communauté d'agglomération de la Roche-sur-Yon.
Les données par territoire de gestion permettent de mettre en évidence des différences significatives
quant au volume, à la concentration, à la ventilation et à l'évolution du PPPI depuis 2005.
Nombre de logements susceptibles
d'être indignes au 1er janvier 2009
Sur les 62 541 logements susceptibles d'être indignes
au niveau régional, 77,8% sont situés sur les
territoires de gestion des quatre conseils généraux
délégataires et de l'Etat en Mayenne. Des cinq EPCI
délégataires, seul Nantes métropole peut se comparer
avec ces territoires de gestion en terme de volume. Il y
a ainsi plus de logements susceptibles d'être indignes
sur le territoire de gestion de la communauté urbaine
de Nantes que sur les territoires de gestion des
conseils généraux de Maine-et-Loire et de la Sarthe.
(source : DREAL des Pays de la Loire - FILOCOM)
Poids du PPPI 2009 dans le parc privé (en %)
Le volume plus important du PPPI sur les territoires
de gestion des conseils généraux, de la CUN et de
l'Etat en Mayenne n'est pas dû uniquement à un
effet de structure lié à la taille du parc privé. En
effet, c'est également sur ces territoires que le PPPI
est proportionnellement le plus fréquent. En
revanche, les écarts entre territoires sont moins
importants. En proportion, il y a ainsi 6 fois plus de
PPPI sur le territoire de gestion du conseil général
de la Sarthe (8,0%), comparé au territoire de gestion
de la CA d'Angers (1,3%).
(source : DREAL des Pays de la Loire - FILOCOM)
SIAL/DPH/TD 6/28
8692
13655
1012
7387
9025539
2085
11342
1196
10731
CUN
CG 44
CA Angers
CG 49
CA Laval
Etat 53
CU Le Mans
CG 72
CA La Roche sur Yon
CG 85
0,00% 1,00% 2,00% 3,00% 4,00% 5,00% 6,00% 7,00% 8,00% 9,00%
CA Angers
CA Laval
CU Le Mans
CA La Roche sur Yon
CG49
CUN
CG85
CG44
Etat 53
CG72
OA
OB
OC
DREAL DES PAYS DE LA LOIRE PPPI 2009
Ventilation du PPPI 2009 par sous-ensembles
(en %)
La part du PPPI de catégories 7 ou 8 est la plus forte
sur les territoires de gestion de l'Etat en Mayenne
(57,8%) et des conseils généraux de Maine-et-Loire
(55,5%) et de la Sarthe (57,9%). A l'inverse, la part
des logements de catégorie 6 est la plus forte sur les
territoires de gestion des EPCI de Nantes (72,0%),
Angers (79,0%), Laval (71,6%) et la Roche-sur-Yon
(83,4%), qui se caractérisent par un parc de
logements dans l'ensemble plus récent.
(source : DREAL des Pays de la Loire - FILOCOM)
Evolution du PPPI entre 2005 et 2009
(en nombre de logements)
Le PPPI de catégories 7 ou 8 est en baisse sur tous
les territoires de gestion depuis 2005. En nombre de
logements, cette baisse est la plus forte sur les
territoires de gestion des conseils généraux de la
Loire-Atlantique (3 282 logements en moins) et de
Maine-et-Loire (2187 logements en moins) et de la
communauté urbaine de Nantes (2 049 logement en
moins). Le nombre de logements de catégorie 6
augmente en revanche sur 8 des 10 territoires de
décision.
(source : DREAL des Pays de la Loire - FILOCOM)
Evolution du PPPI entre 2005 et 2009 (en %)
En pourcentage, la baisse du PPPI de catégories 7 ou 8
est la plus importante sur le territoire de gestion de la
CA d'Angers (-73,1%) suivi des territoires de gestion
du conseil général de Loire-Atlantique (-45,7%), de la
CUN (-40,0%%) et du conseil général de Maine-et-
Loire (-34,8%).Les six autres territoires de gestion se
situent tous en-dessous de la moyenne régionale
(-31,3%), la baisse la plus faible concernant le
territoire de gestion de l'Etat en Mayenne (-13,8%).
(source : DREAL des pays de la loire - FILOCOM)
SIAL/DPH/TD 7/28
72,0%
63,9%
79,0%
44,6%
71,6%
42,2%
65,0%
42,0%
83,4%
68,9%
8,2%
9,8%
5,8%
14,0%
6,7%
14,7%
10,4%
14,2%
4,4%
7,7%
19,8%
26,3%
15,2%
41,5%
21,7%
43,1%
24,6%
43,7%
12,1%
23,4%
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
CUN
CG 44
CA Angers
CG 49
CA Laval
Etat 53
CU Le Mans
CG 72
CA La Roche sur Yon
CG 85
OA
OB
OC
-100,0% -80,0% -60,0% -40,0% -20,0% 0,0% 20,0%
CUN
CG44
CA Angers
CG49
CA Laval
Eta t 53
CU Le Mans
CG72
CA La Roche sur Yon
CG85
OC
OB
OA
-3000 -2500 -2000 -1500 -1000 -500 0 500 1000
CUN
CG44
CA Angers
CG49
CA Laval
Etat 53
CU Le Mans
CG72
CA La Roche sur Yon
CG85
OC
OB
OA
DREAL DES PAYS DE LA LOIRE PPPI 2009
III - Données cantonales :
La région des Pays de la Loire compte 192 cantons dont la carte avec les noms est en annexe 4. Les
données cantonales permettent d'affiner l'analyse au niveau infra-départemental quant au volume du
PPPI en 2009, à son poids dans le parc privé et à son évolution depuis 2005.
Le PPPI 2009 en volume et en proportion du parc privé :
Par département, au 1er janvier 2009, le PPPI est quantitativement le plus important dans les cantons
suivants :
? en Loire-Atlantique, 5 603 logements sont situés rien que sur le territoire du canton de Nantes,
soit 25,1% du total départemental qui s'élève à 22 347. Suivent par ordre d'importance les
cantons de Saint-Nazaire (848 logements concernés soit 3,8% du total départemental) et de
Nort-sur-Erdre (626 logements soit 2,8% du total départemental) ;
? dans le Maine-et-Loire, 636 sur les 8 399 logements susceptibles d'être indignes sont situés sur
le canton d'Angers qui représente à lui seul 7,6% du total départemental. Par ordre d'importance,
suivent ensuite les cantons de Saumur (502 logements soit 6,0% du PPPI du département) et de
Cholet (493 logements soit 5,9% du PPPI du département) ;
? en Mayenne, 612 logements sont susceptibles d'être indigne sur le territoire du canton de Laval,
soit 9,5% du total départemental qui s'élève à 6 441 logements. Suivent les cantons de Chailland
(371 logements soit 5,8% du total département) et de Craon (326 logements soit 5,1% du total
départemental) ;
? dans la Sarthe, le PPPI est quantitativement le plus important sur le territoire des cantons du
Mans (1 688 logements soit 12,6% du total départemental), de Montfort-le-Gesnois (581
logements)et d'Ecommoy (563 logements).
? enfin, en Vendée, les trois premiers cantons concernés sont ceux des Sables d'Olonne (949
logements soit 8,0% du total départemental), de Saint-Gilles-Croix de Vie (782 logements) et de
la Roche-sur-Yon (727 logements).
Si en volume les cantons où l'on trouve le plus de PPPI sont urbains, en terme de concentration du
PPPI dans le parc privé, les cantons les plus touchés en premier sont les cantons ruraux :
? en Loire-Atlantique, les sept cantons avec plus de 10% de PPPI dans le parc privé sont tous
situés au nord du département. Il s'agit des cantons de Derval (12,1%), Moisdon-la-Rivière
(11,8%), Saint-Nicolas-de-Redon (11,2%), Saint-Mars-la-Jaille (11,2%), Saint-Julien de
Vouvantes (10,6%), Rougé (10,6%) et Guéméné-Penfao (10,1%) ;
? dans le Maine-et-Loire, la concentration du PPPI dans le parc privé est la plus forte dans les
cinq cantons de Gennes (8,3%), Allonnes (8,1%), Vihiers (7,5%), Doué-la-Fontaine (7,5%) et
Saumur-Nord (6,9%), situés dans la région de Saumur ou à proximité pour celui de Vihiers. A
l'inverse, sur les cantons d'Angers-Nord-Ouest et d'Angers Ouest, le PPPI ne représente que
0,4% du parc privé, soit le taux le plus bas des 192 cantons de la région. Sur chacun de ces deux
cantons péri-urbains, le PPPI représente 15 logements ;
? En Mayenne, les cantons les plus touchés sont ceux de Couptrain (10,9%) et Landivy (10,5%),
situés au nord du département. Suivent ensuite les cantons de Gorron (9,9%) et Grez-en-Bouère
(9,7%) ;
? Dans la Sarthe, le PPPI atteint ou dépasse le seuil des 10% du PPPI dans 17 cantons sur 37, dont
ceux de Sillé-le-Guillaume (14,9%), Le Grand Lucé (13,6%), le Lude (12,7%), la Chartre-sur-
SIAL/DPH/TD 8/28
DREAL DES PAYS DE LA LOIRE PPPI 2009
le-Loir (12,4%) et Mayet (12,1%). Ces 17 cantons forment une couronne autour des territoires
de l'aire urbaine du Mans ;
? en Vendée, enfin, les cantons les plus touchés se situent au sud-est du département. C'est
notamment le cas des cantons de Mareuil-sur-Lay-Dissais (8,7% du parc privé), Saint-Hermine
(8,7% du parc privé) et Chaillé-les-Marais (7,3% du parc privé).
SIAL/DPH/TD 9/28
DREAL DES PAYS DE LA LOIRE PPPI 2009
PPPI 2009 dans son ensemble
(sources : IGN Geofla, DREAL des Pays de la Loire - FILOCOM)
SIAL/DPH/TD 10/28
DREAL DES PAYS DE LA LOIRE PPPI 2009
PPPI 2009 (OA)
(source : IGN ? geofla, DREAL Pays de la Loire ? FILOCOM)
PPPI 2009 (OB)
(source : IGN ? geofla, DREAL Pays de la Loire ? FILOCOM)
PPPI 2009 (OC)
(source : IGN ? fgeofla, DREAL Pays de la Loire - FILOCOM)
SIAL/DPH/TD 11/28
DREAL DES PAYS DE LA LOIRE PPPI 2009
Evolution du PPPI entre 2005 et 2009 :
En valeur absolue, les principales données concernant le PPPI dans son ensemble sont les
suivantes :
? en Loire-Atlantique, le PPPI est en baisse dans tous les cantons. La plus forte baisse concerne le
canton de Nantes (1 094 logements en moins). La deuxième plus forte baisse est de 245
logement en moins sur le canton du Pellerin suivi en troisième position du canton de Saint-
Philbert-de-Grandlieu (153 logements en moins) ;
? dans le Maine-et-Loire, le PPPI est en baisse dans tous les cantons excepté le troisième canton
de Cholet où il passe de 34 à 35 logements. La plus forte baisse concerne le canton d'Angers
(578 logements en moins), suivi des cantons de Durtal (188 logements en moins) et de Longué-
Jumelles (167 logements en moins) ;
? En Mayenne, le PPPI est en baisse dans 28 des 32 cantons. La plus forte baisse est de 61
logements sur la canton de Chailland. Les cantons où le PPPI augmente sont ceux d'Evron (1
logement en plus), Montsûrs (2 logements en plus), Sainte-Suzanne (11 logements en plus) et de
Mayenne (12 logements en plus) ;
? dans la Sarthe, le PPPI est en baisse dans 30 des 37 cantons. Les plus fortes baisses sont de 217
logements sur le canton de Ballon, suivi des cantons du Mans-Est-Campagne (96 logements en
moins) et du Lude (95 logements en moins). Les cantons où le PPPI augmente sont ceux de
Marolles-les-Brault (4 logements en plus), Saint-Paterne (4 logements en plus), La Ferté-
Bernard (9 logements en plus), Tuffé (9 logements en plus), du Mans (17 logements en plus), La
Suze-sur-Sarthe (19 logements en plus), et Château-du-loir (32 logements en plus) ;
? en Vendée, le PPPI baisse dans 30 des 32 cantons, la plus forte baisse étant de 102 logements en
moins sur le canton des Sables d'Olonne. Les deux cantons où le PPPI augmente sont ceux de
Saint-Fulgent (3 logements en plus) et de la Roche-sur-Yon (41 logements en plus).
En valeur relative, le classement des cantons est modifié et donne les résultats suivants :
? en Loire-Atlantique, les trois plus fortes baisses concernent les cantons du Pellerin (-38,2%),
Rougé (-32,5%) et Saint-Herblain-Ouest-Indre (-30,3%) et les trois plus faibles, les cantons de
la Baule-Escoublac (-6,5%), Orvault (-3,6%) et la Chapelle-sur-Erdre (-1,5%) ;
? dans le Maine-et-Loire, les trois plus fortes baisses portent sur les cantons de Durtal (-68,9%
soit en valeur relative la plus forte baisse au niveau régional), Seiches-sur-le-Loir (-62,6%) et
Baugé (-49,2%), situés au nord du département. Sur les cantons de Saint-Florent le Vieil et de
Chemillé, situés dans le quart sud-ouest du département, la baisse est en revanche
respectivement de seulement ? 3,8% et -2,7% ;
? en Mayenne, les baisses les plus importantes sont de -22,2% sur le canton de Château-Gontier-
Ouest, -18,1% sur le canton de Bais et -17,4% sur le canton de Laval-Est. Les hausses sont de +
0,4% sur le canton d'Evron, +1,4% sur le canton de Montsûrs, +7,0% sur la canton de Sainte-
Suzanne et +23,5% sur le canton de Mayenne ;
? dans la Sarthe, les trois baisses les plus fortes sont de ? 41,0% sur le canton de Ballon, -19,8%
sur le canton du Mans-Sud-est et -18,3% sur le canton du Mans-Est-Campagne. Dans les
cantons de Marolles-les-Brault, Saint-Paterne, La Ferté-Bernard, Tuffé, du Mans, de La Suze-
sur-Sarthe et Château-du-Loir, la hausse se situe entre + 1,0% et + 6,8 % ;
? en Vendée, les trois cantons où la baisse est la plus élevée sont ceux de Rocheservière (-28,2%),
Sainte-Hermine (-21,6%) et Maillezais (-20,3%). Les hausses sur les cantons de Saint-Fulgent et
de la Roche-sur-Yon sont respectivement de +0,9% et de +6,0%.
SIAL/DPH/TD 12/28
DREAL DES PAYS DE LA LOIRE PPPI 2009
PPPI 2009 dans son ensemble - évolution entre 2005 et 2009
(sources : IGN Geofla, DREAL des Pays de la Loire - FILOCOM)
SIAL/DPH/TD 13/28
DREAL DES PAYS DE LA LOIRE PPPI 2009
PPPI (OA)
évolution 2009/2005
(source : IGN ? geofla, DREAL des Pays de la Loire - FILOCOM)
PPPI (OB)
Evolution 2009/2005
(source : IGN ? geofla, DREAL des Pays de la Loire - FILOCOM)
PPPI (OC)
Evolution 2009/2005
SIAL/DPH/TD 14/28
DREAL DES PAYS DE LA LOIRE PPPI 2009
IV - Caractéristiques des ménages occupants le PPPI 2009 :
Pour l'analyse des caractéristiques des ménages, cinq variables ont été retenues compte tenu de leur
intérêt : le statut d'occupation, l'âge de la personne de référence, le nombre de personnes dans le
ménage, la situation du ménage au regard de la sur-occupation (ménages occupants des logements
dont la surface est inférieure à 9m² par personne) et enfin la durée d'occupation du logement.
Taux de ménages propriétaires occupants
(en % du PPPI)
En 2009, sur 100 ménages fiscaux, le PPPI est
composé en région de 53,9 propriétaires occupants,
40,2 locataires privés et 5,9 autres statuts. Dans les
cinq départements de la région, les propriétaires
occupants sont majoritaires dans les logements de
catégories 7 ou 8 qu'ils soient occupés par des
ménages aux revenus inférieurs à 70% du seuil de
pauvreté (56,5%) ou par des ménages aux revenus
compris entre 70% et 150% du seuil de pauvreté
(70,5%). En revanche, dans les logements de
catégorie 6, les locataires sont plus nombreux que les
propriétaires sauf en Vendée.
(source DREAL des Pays de la Loire - FILOCOM)
Taux de ménages dont la personne de
référence est âgée de 60 ans et plus
(en % du PPPI)
Au niveau régional, 45,9% des ménages fiscaux du
PPPI sont composés d'une personne âgée de 60 ans
et plus (6,6% pour les personnes âgées de 25 ans et
moins et 47,5% pour les personnes âgées de 25 à 60
ans). Ce taux est le plus élevé en Mayenne (52,7%)
et le plus faible en Loire-Atlantique (40,8%). Dans
les logements de catégories 7 ou 8 (OB + OC), la
tranche d'âge la plus représentée en région est celle
des 60 ans et plus (48,9% des logements occupés
par des ménages aux revenus inférieurs à 70% du
seuil de pauvreté et 66,9% des logements occupés
par des ménages aux revenus compris entre 70% et
150% du seuil de pauvreté) alors que dans les
logements de catégorie 6, il s'agit de la classe d'âge
des 25-60 ans (57,1%).
(source DREAL des Pays de la Loire - FILOCOM)
SIAL/DPH/TD 15/28
0,0%
10,0%
20,0%
30,0%
40,0%
50,0%
60,0%
70,0%
80,0%
90,0%
Loire-
Atlantique
Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée
OA
OB
OC
0,0%
10,0%
20,0%
30,0%
40,0%
50,0%
60,0%
70,0%
80,0%
Loire-
Atlantique
Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée
OA
OB
OC
DREAL DES PAYS DE LA LOIRE PPPI 2009
Taux de ménages composés
d'une personne seule (en % du PPPI)
En 2009, 53,8% des ménages fiscaux PPPI en région
sont des personnes seules, 43,5% des ménages entre 2
et 5 personnes et 2,6% des ménages de plus de 6
personnes. Le taux de personnes seules dans les trois
sous-ensembles du PPPI est le plus élevé en Loire-
Atlantique (56,4%). Les personnes seules sont
particulièrement nombreuses parmi les ménages aux
revenus inférieurs à 70% du seuil de pauvreté,
occupants des logements de catégories 7 ou 8 (OB).
Elles représentent ainsi 61,7% des ménages dans cette
situation au niveau régional (taux allant de 56,9% en
Mayenne à 66,1% en Loire-Atlantique).
(source DREAL des Pays de la Loire ? FILOCOM)
Taux de ménages en situation
de sur-occupation (en % du PPPI)
Au niveau régional, 6,3% des ménages sont en
situation de sur-occupation au sein du PPPI, ce taux
allant de 4,4% en Vendée à 7,2% en Loire-
Atlantique (6,6% dans le Maine-et-Loire et 6,0% en
Mayenne et dans la Sarthe). Le taux de sur-
occupation est le plus fort dans les logements de
catégories 7 ou 8 (8,3% au niveau régional), plus
particulièrement en Loire-Atlantique et en Vendée
où en proportion, il y a deux fois plus de ménages en
situation de sur-occupation. En Mayenne et dans la
Sarthe, ce sont plus particulièrement les ménages
aux revenus inférieurs à 70% du seuil de pauvreté
qui sont touchés.
(source DREAL des Pays de la Loire ? FILOCOM)
Taux de ménages emménagés depuis une durée
inférieure ou égale à deux ans (en % du PPPI)
Les ménages emménagés depuis deux ans ou moins
représentent 38, 6% du PPPI au niveau régional en
2009 (34,3% pour les ménages emménagés depuis
plus de 10 ans). Ce taux est le plus fort dans les
logements de catégorie 6 (48,2% au niveau régional).
Dans les logements de catégories 7 ou 8 du PPPI, le
taux d'emménagés récents en région est de 32,5%
pour les ménages aux revenus inférieurs à 70% du
seuil de pauvreté et de 22,4% dans les logements de
catégories 7 ou 8 occupés par des ménages aux
revenus compris entre 70% et 150% du seuil de
pauvreté. Au final, le taux d'emménagés récents est le
plus fort en Loire-Atlantique (43,5%).
(source : DREAL des Pays de la Loire - FILOCOM)
SIAL/DPH/TD 16/28
0,0%
10,0%
20,0%
30,0%
40,0%
50,0%
60,0%
70,0%
Loire-
Atlantique
Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée
OA
OB
OC
0,0%
2,0%
4,0%
6,0%
8,0%
10,0%
12,0%
Loire-
Atlantique
Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée
OA
OB
OC
0,0%
10,0%
20,0%
30,0%
40,0%
50,0%
60,0%
Loire-
Atlantique
Maine-et-loire Mayenne Sarthe Vendée
OA
OB
OC
DREAL DES PAYS DE LA LOIRE PPPI 2009
V - Caractéristiques des logements composants le PPPI 2009 :
Cinq variables ont été retenues pour l'étude des logements : le type de logement (individuel ou
collectif), l'époque de construction, la surface habitable, le type de propriété (copropriété ou non) et
le type de propriétaire (personne morale ou individuelle).
Taux de logements individuels
(en % du PPPI)
77,3% du PPPI sont composés de logements
individuels en 2009 au niveau régional (65,2% en
Loire-Atlantique, 80,8% dans le Maine-et-Loire,
83,6% en Mayenne, 84,8% dans la Sarthe et 85,7% en
Vendée). Au niveau des trois sous-ensembles du PPPI,
ce taux est de 69,4% pour les logements de catégorie 6
(OA), de 84,4% pour les logements de catégories 7 ou
8 occupés par des ménages aux revenus inférieurs à
70% du seuil de pauvreté (OB) et de 89,9% pour les
logements de catégories 7 ou 8 occupés par des
ménages aux revenus compris entre 70% et 150% du
seuil de pauvreté (OC).
(source : DREAL des Pays de la Loire - FILOCOM)
Taux de logements construits avant 1949
(en % du PPPI)
L'ancienneté de construction est sans doute ce qui
différencie le plus le PPPI du reste du parc privé. La
part des logements construits avant 1949 y est en
effet beaucoup plus forte. En 2009, les trois quarts
du PPPI ont été construits avant 1949 au niveau
régional. Cette proportion est supérieure à 90%
parmi les logements de catégories 7 ou 8 (OB + OC)
dans les cinq départements de la région. Une grande
partie des logements du parc privé construits avant
1949 est ainsi constituée de logements de catégorie
cadastrale 7 ou 8 occupés par des ménages aux
revenus inférieurs à 150% du seuil de pauvreté.
(source : DREAL des Pays de la Loire - FILOCOM)
SIAL/DPH/TD 17/28
0,0%
10,0%
20,0%
30,0%
40,0%
50,0%
60,0%
70,0%
80,0%
90,0%
100,0%
Loire-
Atlantique
Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée
OA
OB
OC
0,0%
20,0%
40,0%
60,0%
80,0%
100,0%
120,0%
Loire-
Atlantique
Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée
OA
OB
OC
DREAL DES PAYS DE LA LOIRE PPPI 2009
Taux de logements d'une superficie habitable
inférieure à 35 m² (en % du PPPI)
Une autre caractéristique importante du PPPI est la
forte proportion de logements de petite taille. En
2009, les logements d'une superficie inférieure à 35
m² représentent 16,1% du PPPI en région. Ce taux est
de 14,8% pour les logements de catégorie 6 (OA) et
pour les logements de catégories 7 ou 8, de 21,6%
pour ceux occupés par des ménages aux revenus
inférieurs à 70% du seuil de pauvreté (OB) et de
16,7% pour ceux occupés par des ménages aux
revenus compris entre 70% et 150% du seuil de
pauvreté (OC). Quelle que soit la catégorie du
logement (OA, OB ou OC), la Loire-Atlantique est le
département où il y a le plus de petits logements.
(source : DREAL des Pays de la Loire - FILOCOM)
Taux de logements en copropriété
(en % du PPPI)
Au niveau régional, 10,8% du PPPI est en
copropriété (22,5% en Loire-Atlantique, 5,2% dans
le Maine-et-Loire, 3,5% en Mayenne, 3,4% dans la
Sarthe, 5,2% en Vendée). Il y a proportionnellement
plus de logements en copropriété dans le PPPI de
catégorie 6 (15,5%) que dans le PPPI de catégories 7
ou 8 (6,4% pour les logements occupés par des
ménages aux revenus inférieurs à 70% du seuil de
pauvreté et 3,5% pour les logements occupés par des
ménages compris entre 70% et 150% du seuil de
pauvreté).
(source : DREAL des Pays de la Loire - FILOCOM)
Taux de logements appartenant
à une personne morale (en % du PPPI)
Au niveau régional, 8,1% des logements du PPPI
appartiennent à une personne morale (8,3% en Loire-
Atlantique, 8,5% dans le Maine-et-Loire, 8,0% en
Mayenne, 8,4% dans la Sarthe, 7,4% en Vendée). Le
taux de logements appartenant à une personne morale
est en région de 11,1% pour les logements de
catégorie 6 (OA), de 5,7% pour les logements de
catégories 7 ou 8 occupés par des ménages aux
revenus inférieurs à 70% du seuil de pauvreté (OB) et
de 3,3% pour les logements de catégories 7 ou 8
occupés par des ménages aux revenus compris entre
70% et 150% du seuil de pauvreté (OC).
(source : DREAL des Pays de la Loire - FILOCOM)
SIAL/DPH/TD 18/28
0,0%
5,0%
10,0%
15,0%
20,0%
25,0%
30,0%
35,0%
Loire-
Atlantique
Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée
OA
OB
OC
0, 0%
5, 0%
10, 0%
15, 0%
20, 0%
25, 0%
30, 0%
Loire-AtlantiqueMaine-et-LoireMayenneSartheVendée
OA
OBOC
0,0%
2,0%
4,0%
6,0%
8,0%
10,0%
12,0%
14,0%
16,0%
Loire-
Atlantique
Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée
OA
OB
OC
0,0%
5,0%
10,0%
15,0%
20,0%
25,0%
30,0%
Loire-
Atlantique
Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée
OA
OB
OC
DREAL DES PAYS DE LA LOIRE PPPI 2009
VI - Le risque de saturnisme :
Pour mesurer le risque de saturnisme par rapport au PPPI, l'indicateur retenu est celui du nombre de
logements construits avant 1949 et occupés par des ménages avec des enfants de moins de six ans.
C'est en effet dans ces logements que les jeunes enfants peuvent être intoxiqués par le plomb
présent dans les peintures.
Taux de logements construits avant 1949
et occupés par des ménages avec des enfants
de moins de six ans (en % du PPPI)
En 2009, le risque de saturnisme concerne 7,9% du
PPPI au niveau régional (6,5% en Loire-Atlantique,
9,6% dans le Maine-et-Loire, 9,5% en Mayenne, 9,6%
dans la Sarthe, 6,7% en Vendée).
Au niveau des sous-ensembles du PPPI, ce taux est en
région de 8,5% dans les logements de catégorie 6
(OA), de 7,8% dans les logements de catégories 7 ou
8 occupés par des ménages aux revenus inférieurs à
70% du seuil de pauvreté (OB) et de 7,0% dans les
logements de catégories 7 ou 8 occupés par des
ménages aux revenus compris entre 70% et 150% du
seuil de pauvreté (OC).
(source : DREAL des Pays de la Loire - FILOCOM)
SIAL/DPH/TD 19/28
0,0%
2,0%
4,0%
6,0%
8,0%
10,0%
12,0%
14,0%
Loire-
Atlantique
Maine-et-Loire Sarthe Mayenne Vendée
OA
OB
OC
DREAL DES PAYS DE LA LOIRE PPPI 2009
Conclusion:
La nouvelle définition du PPPI se traduit par une réduction significative du nombre de logements
concernés, comme le montrent les données 2005 (cf. en annexe n° 5 les données PPPI 2005 selon
l'ancienne et la nouvelle définition). Toutefois, cette diminution du PPPI ne remet pas en cause les
principaux constats que l'on peut faire en terme de territoires prioritaires et de caractéristiques des
logements et des ménages. La nouvelle définition a pour principal intérêt :
? d'une part, d'analyser le PPPI dans sa globalité mais également par sous-ensembles en
distinguant les logements de catégorie 6 et les logements de catégorie 7 ou 8 ainsi que le coeur
du PPPI constitué des logements de catégories 7 ou 8 occupés par des personnes aux revenus
inférieurs à 70% du seuil de pauvreté ;
? d'autre part, d'analyser les évolutions temporelles sur des bases identiques, sans distorsion
d'ordre administratif.
A ce titre, les données 2005 et 2009 permettent de faire les constats suivants :
? entre 2005 et 2009, le PPPI en région a non seulement fortement diminué, mais sa composition
a également changé. Le poids du PPPI de catégories 7 ou 8 dans l'ensemble du PPPI est en effet
passée de 52,1% en 2005 à 41,5% en 2009 ;
? par ailleurs, la géographie des sous-ensembles du PPPI n'est pas la même. 63,9% du PPPI de
catégorie 6 sont en effet situés dans les départements de Loire-Atlantique et de Vendée contre
seulement 42% du PPPI de catégories 7 ou 8 ;
? ces différences se retrouvent au niveau des caractéristiques des occupants et des logements. Par
rapport au PPPI de catégories 7 ou 8, le PPPI de catégorie 6 est notamment plus souvent occupé
par des locataires et par des ménages dont la personne de référence est âgée de moins de 60 ans.
De même, les situations de sur-occupation y sont proportionnellement moins nombreuses et
inversement, il y a plus d'emménagés récents. Les logements de catégorie 6 sont également plus
souvent des logements collectifs et des logements construits après 1949, ce qui se traduit en
particulier par une proportion plus importante de logements en copropriété et appartenant à une
personne morale.
? S'agissant du coeur du PPPI, sa géographie et son évolution depuis 2005 sont comparables aux
autres logements de catégories 7 ou 8. En revanche, ils sont plus souvent occupés par des
locataires, des ménages composés d'une personne seule, des ménages dont la personne de
référence est âgée de plus de 60 ans, des ménages emménagés récemment et des ménages en
situation de sur-occupation.
Pour approfondir l'analyse de l'évolution du PPPI entre 2005 et 2009, il est prévu d'exploiter dans
un second temps les possibilités offertes par le fichier FILOCOM qui intègre un identifiant
logement. Ce code permet de suivre les logements entre deux années. Sous réserve du respect des
règles de secret statistique, cette analyse permettra notamment de s'intéresser par départements et
territoires de gestion des aides à la pierre de l'Etat :
? aux disparitions de logements (restructurations de bâtiments, changements d'affectation sans
autorisation d'urbanisme, bâtiments tombés en ruines...) ;
? aux changements de mode d'occupation (résidence principale, résidence secondaire, logement
vacant) ;
SIAL/DPH/TD 20/28
DREAL DES PAYS DE LA LOIRE PPPI 2009
? aux changements de catégorie cadastrale dans un sens ou dans l'autre ;
? aux changements de statut d'occupation (propriétaires occupants, locataires du parc privé,
locataires parc social...)
? aux évolutions de revenus des occupants.
SIAL/DPH/TD 21/28
DREAL DES PAYS DE LA LOIRE PPPI 2009
Annexe n° 1
Principales limites de la méthode PPPI
Le méthode PPPI présente plusieurs limites qu'il convient de bien connaître avant d'analyser les
chiffres :
? le nombre de logements indiqué n'est pas celui des logements indignes ; il est une évaluation de
la dimension du parc de logements dans lequel la probabilité de trouver des logements indignes
est forte. Les volumes affichés par la méthode PPPI sont donc plus larges que le parc indigne
lui-même (à la nuance importante des logements de fortune dans certains secteurs) et nettement
supérieurs, de manière générale, à l'habitat insalubre proprement dit ;
? l'évaluation du PPPI ne porte que sur les logements occupés, ce qui exclut les résidences
secondaires et les logements vacants ;
? la tentative d'évaluation n'intègre que les résidences principales répertoriées comme telles par le
cadastre et occupés au 1er janvier de l'année considérée selon les informations issues de la taxe
d'habitation. Y échappent les ménages logés dans des locaux de fortune, dans l'habitat mobile
(caravanes, camping..), dans des hôtels ou dans certains meublés (meublés soumis à la taxe
d'habitation) et les logements occupés « officieusement » ;
? la méthode porte uniquement sur le parc privé occupé par des propriétaires ou des locataires, ce
qui exclut les locataires du parc social et au sein du parc privé la catégorie « autres statuts » ;
? les données fournies par le CETE Nord-Picardie portent sur les ménages fiscaux qui ne
coïncident pas avec les résidences principales (ensemble des logements occupés à titre principal
quel que soit le lieu de rattachement fiscal des habitants). Sont exclus des ménages fiscaux, les
ménages constitués de personnes qui ne sont pas fiscalement indépendantes (le plus souvent des
étudiants), les contribuables vivant en collectivité et les sans abris ;
? l'hétérogénéité des modes d'évaluation et de l'actualisation des catégories cadastrales limite les
possibilités de comparaisons inter territoires sans les rendre complètement inopérantes pour les
contrastes les plus marqués (écarts importants en taux et en volume), et le cas échéant pour des
comparaisons de structure. Cela vaut surtout pour les territoires n'appartenant pas au même
département ;
? dernière limite : la règle de secrétisation qui implique que toute valeur inférieure à 11 est
masquée Cette valeur non publiée est déjà en soit une indication de la faible importance de la
variable de la case concernée. Il s'agit donc d'une indication moins perturbante que la valeur non
renseignée pour rendre impossible la reconstitution de la valeur manquante.
SIAL/DPH/TD 22/28
DREAL DES PAYS DE LA LOIRE PPPI 2009
Annexe n° 2
Ventilation du parc privé des Pays de la Loire par catégories cadastrales en 2009
Au 1er janvier 2009, le parc privé en Pays de la Loire était composé de 736 153 logements de
catégories 1 à 5 (logements assez confortable jusqu'à grand luxe), 507 265 logements de catégorie 6
(logements ordinaires) et 53 435 logements de catégories 7 ou 8 (logements médiocres ou très
médiocres).
La part des logements de catégories 1 à 5 dépasse 50% dans quatre des cinq départements de la
région (Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne, Vendée).
La part des logements de catégories 6 varie fortement d'un département à l'autre allant d'un
minimum de 16,8% dans le Maine-et-Loire à 51,8% dans la Sarthe. Au-delà des différences dans la
structure du parc, ceci peut s'expliquer par des façons de classer les logements variables d'un
département à l'autre, notamment pour les logements de catégories 5 ou 6. Dans son rapport annuel
de 2009, la Cour des comptes observe ainsi que des biens très similaires relevaient de classements
différents selon les communes. A titre d'exemple, elle cite le cas d'un pavillon simple mais
confortable classé en catégorie 6 dans une commune de l'Aisne et en catégorie 5 dans le Val d'Oise.
La part des logements de catégories 7 ou 8 est logiquement minoritaire dans tous les départements.
Elle atteint néanmoins les 8,1% dans la Sarthe.
Ventilation du parc prive par catégories cadastrales en 2009 (%)
(source : DREAL des Pays de la Loire - FILOCOM)
SIAL/DPH/TD 23/28
51,2%
79,8%
66,8%
40,1%
51,8%
45,6%
16,8%
27,3%
51,8%
45,5%
3,2%
3,3%
5,9%
8,1%
2,6%
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
1 à 5
6
7 ou 8
DREAL DES PAYS DE LA LOIRE PPPI 2009
Parc privé 2009 -
Logements de catégories 1 à 5
(source : IGN geofla, DREAL des Pays de la Loire ? FILOCOM)
Parc privé 2009 -
Logements de catégorie 6
(source : IGN geofla, DREAL des Pays de la Loire - FILOCOM)
Parc privé 2009 -
Logements de catégories 7 ou 8
SIAL/DPH/TD 24/28
DREAL DES PAYS DE LA LOIRE PPPI 2009
Annexe n° 3
Carte des territoires de gestion des aides à la pierre
SIAL/DPH/TD 25/28
DREAL DES PAYS DE LA LOIRE PPPI 2009
Annexe n° 4
Carte des cantons
SIAL/DPH/TD 26/28
DREAL DES PAYS DE LA LOIRE PPPI 2009
Annexe n° 5
Données PPPI 2005 selon l'ancienne et la nouvelle définition de l'ANAH
PPPI 2005 (ancienne définition) PPPI 2005 (nouvelle définition)
Catégorie 6 Catégories 7
ou 8
Total Catégorie 6 Catégories 7
ou 8
Total
Loire-
Atlantique
22 138 15 896 38 034 13 975 12 700 26 675
Maine-et-
Loire
6 484 8 660 15 144 4 124 7 073 11 197
Mayenne 4 499 4 881 9 380 3 001 4 055 7 056
Sarthe 8 430 11 606 20 036 5 459 9 013 14 472
Vendée 12 859 5 901 18 760 8 207 4 963 13 170
Total 54 410 46 944 101 354 34 766 37 804 72 750
(source : DREAL des Pays de la Loire - FILOCOM)
Pour mémoire, l'étude sur le repérage des logements indignes de mars 2003, réalisée par le CETE
de l'Ouest pour la DREAL des Pays de la Loire, estimait à 69 559 logements le PPPI au 1er janvier
1999 dont 28 596 en Loire-Atlantique, 10 812 dans le Maine-et-Loire, 6 288 en Mayenne, 12 220
dans la Sarthe et 11 643 en Vendée. Les plafonds de ressources pris en compte dans le cadre de cette
étude correspondaient à 50% du revenu médian du département pour la sélection du parc
potentiellement indigne des classes cadastrales 7 ou 8. Ce calcul de revenu a été réalisé pour chaque
département, en distinguant les unités urbaines des communes rurales. Pour les logements classés
en catégorie 6, des revenus de moitié ont été retenus.
SIAL/DPH/TD 27/28
DREAL DES PAYS DE LA LOIRE PPPI 2009
Annexe n° 6
Principaux documents consultés
? Direction régionale de l'équipement des Pays de la Loire, Repérage des logements indignes en
région des Pays de la Loire ? rapport régional de mars 2003 réalisé par le CETE de l'Ouest
? Ministère de l'équipement, des transports et du logement (DGUHC), Développement d'une
méthodologie de repérage « Parc Privé Potentiellement Indigne » (PPPI) ? rapport final de
septembre 2001 du bureau d'études SQUARE
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paysages, Agence nationale de l'habitat, Commande statistique PPPI FILOCOM 2007- repérage
de l'habitat indigne
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