Conséquences sur les disparités sociales et l'organisation sur le territoire - Déplacement domicile-travail, ça bouchonne
GICQUAUD, Nicole ;RODRIGUES, Amandine
Auteur moral
Institut national de la statistique et des études économiques (France). Direction régionale (Nantes)
;Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">En 2006, en Pays de la Loire, 60 % des actifs changent de commune pour aller travailler. Les actifs résident de plus en plus loin de leur travail, les emplois demeurant largement concentrés dans les pôles urbains. La mobilité, amplifiée par la densification des espaces à la périphérie des villes, a donc nettement augmenté depuis 1999. L'accessibilité à l'emploi diffère selon que l'on réside en ville ou à la campagne. En effet, les actifs résidant dans l'espace périurbain ou le rural ont moins de chances de trouver un emploi près de chez eux que ceux qui habitent un pôle urbain.<br /><br />Avec l'intensification des navettes domicile-travail, les trajets s'allongent et les encombrements routiers progressent. Sous l'effet de l'allongement et de l'augmentation des déplacements domicile-travail, les pôles étendent leur aire d'attraction : la métropolisation, déjà assez marquée dans la région, se renforce.</div>
Editeur
INSEE Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
transport individuel
;étalement urbain
;lieu de travail
;trajet domicile-travail
;mobilité
;mode de transport
;urbanisation
Descripteur écoplanete
Thème
Économie - Société
;Circulation
;Transports
;Aménagement du territoire
Texte intégral
34
Conséquences sur les disparités sociales
et l?organisation sur le territoire
insee pays de la loire - en pays de la loire, la ville déborde de plus en plus sur la campagne - octobre 2010
En 2006, en Pays de la Loire 60 % des actifs changent de commune pour aller travailler. Les actifs
résident de plus en plus loin de leur travail, les emplois demeurant largement concentrés dans les
pôles urbains. La mobilité, amplifiée par la densification des espaces à la périphérie des villes, a
donc nettement augmenté depuis 1999. L?accessibilité à l?emploi diffère selon que l?on réside en
ville ou à la campagne. En effet, les actifs résidant dans l?espace périurbain ou le rural ont moins
de chances de trouver un emploi près de chez eux que ceux qui habitent un pôle urbain.
Avec l?intensification des navettes domicile-travail, les trajets s?allongent et les encombrements
routiers progressent. Sous l?effet de l?allongement et de l?augmentation des déplacements
domicile-travail, les pôles étendent leur aire d?attraction : la métropolisation, déjà assez marquée
dans la région, se renforce.
Déplacements domicile-travail : ça bouchonne
Nicole GICQUAUD et Amandine RODRIGUES (Insee)
La métropolisation se
renforce
Le territoire des Pays de la Loire
s?organise de plus en plus autour de ses
grands pôles qui concentrent une part
croissante de l?activité économique.
Près de la moitié des emplois de la
Sur la période récente, l?aug-
mentation des prix de l?immobilier
dans l?espace urbain a impulsé
une nouvelle vague de densification
de la deuxième couronne des
villes : on parle de périurbanisation.
Ce phénomène gagne aussi les
campagnes1. En effet, parallèlement
à la reprise de la périurbanisation, la
population de la région s?installe encore
plus loin des villes dans des espaces
encore considérés comme ruraux il y a
quelques années. On peut nommer ce
second phénomène rurbanisation.
Alors que la population ne cesse
de se loger de plus en plus loin des
villes-centres, l?emploi reste encore
largement concentré dans les pôles
urbains2. La périurbanisation, ainsi
que la densification de la population
dans les espaces périphériques qui en
découle, ont des conséquences sur le
développement des surfaces urbanisées
autour des villes : on assiste alors à de
l?étalement urbain et à une intensification
des déplacements domicile-travail. Cela
a des conséquences sur l?organisation
du territoire. L?accessibilité à l?emploi
peut varier d?une catégorie de la
population à une autre et selon le lieu
de résidence. La ségrégation socio-
spatiale prend alors tout son sens.
De plus, avec la prépondérance de
l?usage de la voiture dans la région,
l?augmentation de ces navettes n?est pas
sans peser sur le budget des ménages
les plus éloignés (qui sont souvent les
moins aisés), ou poser des difficultés
de circulation et des problèmes
environnementaux (surconsommation
d?énergie, pollution). L?organisation des
infrastructures de transports, dont les
transports collectifs, sur le territoire
devient un enjeu de plus en plus fort.
1. Cf le chapitre « En Pays de la Loire, les maisons
poussent comme des champignons... dans les
champs »
2. Cf le chapitre « Les emplois restent en ville »
Pays de la Loire, un maillage très serré des pôles d?attractivité de
l?emploi
Les pôles d?attractivité de l?emploi et leur aire d?influence en 2006
Pays de la Loire, un maillage très serré des pôles d'attractivité
de l'emploi
Les pôles d'attractivité de l'emploi et leur aire d'influence en 2006
© IGN - Insee 2010
Source : Insee, Recensement de la population 2006
Nantes
Laval
Angers
Le Mans
La Roche-
sur-Yon
Saint-
Nazaire
Lecture : Les pôles d'attractivité de l'emploi sont des communes qui polarisent un grand nombre des navettes
quotidiennes. L'aire d'influence d'un pôle est constituée de communes dont au moins la moitié des actifs
résidents travaille dans le pôle ou dont le flux de sortants maximum est dirigé vers ce pôle, dans la limite d'un
minimum de 50 individus.
35
Conséquences sur les disparités sociales
et l?organisation sur le territoire
insee pays de la loire - en pays de la loire, la ville déborde de plus en plus sur la campagne - octobre 2010
région est ainsi concentrée sur les
sept plus grands pôles urbains. Les
pôles de Nantes, Angers et Le Mans
rassemblent plus d?un emploi régional
sur trois (36 %). L?attraction du pôle
nantais ne se dément pas : en 2006, il
concentre à lui seul un emploi sur cinq.
L?attractivité de ces pôles engendre ainsi
des espaces de forts déplacements,
notamment autour de Nantes, Angers
et Le Mans. Les ménages cherchent à
échapper à l?augmentation des prix du
foncier et s?installent dans des zones
moins urbanisées. De ce fait, les actifs
résident de plus en plus loin de leur lieu
de travail.
On peut définir des aires d?attraction
autour des six plus grands pôles de
la région : Nantes, Angers, Le Mans,
Laval, La Roche-sur-Yon et Saint-Nazaire.
Toute commune dont au moins 40 %
des actifs résidents travaillent dans
un de ces pôles fera partie de l?aire
d?attraction correspondante. En 2006,
sur les 1 502 communes de la région,
298 font partie des aires d?attraction
des six plus grands pôles d?emploi, soit
45 communes supplémentaires depuis
1999 : la métropolisation se renforce.
Presque 180 000 navetteurs
supplémentaires
En 2006, dans la région des Pays de la
Loire, près d?1,5 million de personnes
occupent un emploi. 60 % d?entre elles
quittent leur commune de résidence
pour se rendre sur leur lieu de travail.
Depuis 1999, ce taux de mobilité
a progressé de six points. C?est un
rythme plus soutenu que pour la France
de province où, dans le même temps,
le taux de mobilité n?a augmenté que
de 4 points. En effet, c?est dans les
Pays de la Loire que l?écart entre
l?augmentation du nombre d?actifs et
celle du nombre de navetteurs a été le
plus important. Ce sont ainsi près de
180 000 personnes supplémentaires
qui se déplacent quotidiennement pour
seulement 177 000 actifs en plus. La
région se place au 4e rang des régions
dont le nombre d?actifs changeant
de commune pour aller travailler a
le plus augmenté (25 %), derrière la
Corse, le Languedoc-Roussillon et Midi-
Pyrénées.
Une mobilité très forte dans
le périurbain et le rural?
Si les distances parcourues s?accrois-
sent sur l?ensemble de la région,
les disparités entre les territoires
persistent. Ainsi, les actifs qui résident
dans les pôles urbains, communes
riches en emplois, sont moins
contraints de se déplacer. Moins d?un
sur deux change de commune pour
aller travailler, moins d?un sur trois pour
les seuls résidents de la ville-centre
d?un pôle urbain. Au niveau national,
les actifs urbains sont plus mobiles
que ceux de la région (52,6 % contre
47,2 %). Toutefois, la situation de la
région est assez remarquable en ce qui
concerne le nombre de grandes villes
qu?elle abrite : 36 communes de plus
de 10 000 habitants et Nantes, Angers
et Le Mans qui figurent parmi les 25
plus grandes villes françaises par la
taille de leur population. En Pays de la
Loire, comme dans les autres régions
françaises, les emplois restant très
concentrés dans les pôles urbains, les
actifs y résidant ont plus de chances
qu?ailleurs de trouver un travail dans la
même commune. Dès lors, ils ne sont
pas considérés comme « mobiles »,
leurs distances et temps de trajet
étant arbitrairement fixés à zéro, alors
que dans les faits la situation est bien
différente. Cette définition des mobiles
comme étant les actifs qui quittent
leur commune pour aller travailler et la
structure particulièrement urbaine des
Pays de la Loire créent un artéfact, non
mesurable, qui explique une partie de
l?écart observé entre la mobilité des
citadins au niveau national et celle au
niveau régional.
De leur côté, les actifs qui résident
dans les couronnes périurbaines
et les communes rurales, moins
bien pourvues en emplois, sont
beaucoup plus nombreux à changer
de commune pour se rendre au travail
(respectivement 78 % et 63 %). Pour
les résidents de ces espaces dans les
Pays de la Loire, le taux de mobilité
est quasiment identique à la moyenne
des régions de province. Toutefois, les
actifs qui habitent dans des communes
rurales « isolées » (hors pôles d?emploi
du rural et leurs couronnes) de la
région sont près de 68 % à quitter leur
De plus en plus de mobiles
Taux de mobiles par commune en 1999 et 2006
De plus en plus de mobiles
Taux de mobiles par commune en 1999 et 2006
Principaux pôles urbains
© IGN - Insee 2010
Source : Insee, Recensement de la population 1999
Plus de 80
Entre 70 et 80
Entre 60 et 70
Entre 50 et 60
Laval
Angers
Nantes
Saint-
Nazaire
La Roche-
sur-Yon
Le Mans
Moins de 50
Taux de mobiles par commune
en 1999 (en %)
Principaux pôles urbains
© IGN - Insee 2010
Source : Insee, Recensement de la population 2006
Taux de mobiles par commune
en 2006 (en %)
Plus de 80
Entre 70 et 80
Entre 60 et 70
Entre 50 de 60
Laval
Angers
Nantes
Saint-
Nazaire
La Roche-
sur-Yon
Le Mans
Moins de 50
36
Conséquences sur les disparités sociales
et l?organisation sur le territoire
commune de résidence pour se rendre
à leur travail, soit 4 points de plus que la
moyenne française. Cette mobilité plus
marquée est à rapprocher du maillage
particulièrement serré du territoire en
termes de pôle d?attractivité de l?emploi.
En effet, la plupart des communes
de la région sont sous l?influence d?un
pôle d?attractivité de l?emploi, de taille
variable. Ainsi, dans la région, le rural
« isolé » est plus rare qu?ailleurs.
?renforcée par
la périurbanisation et
la rurbanisation
La concentration de l?emploi dans
les pôles et le choix des ménages
de s?installer toujours plus loin des
villes renforcent l?accroissement des
déplacements domicile-travail. Ainsi,
entre 1999 et 2006, le taux de
mobilité a peu varié pour les actifs
résidant dans les pôles urbains. à
l?opposé, il a fortement augmenté pour
ceux qui résident dans les couronnes
périurbaines et les espaces ruraux
(respectivement + 5 et + 9 points).
Sur les 880 000 actifs mobiles de
la région, plus de trois sur cinq - soit
577 000 personnes - habitent une
commune située dans un espace
périurbain ou rural. Ainsi, le fait que
les phénomènes de périurbanisation
et de rurbanisation ne s?accompagnent
pas d?un desserrement des emplois
dans les espaces périurbains et les
campagnes, favorise l?amplification des
navettes domicile-travail.
Entre 1999 et 2006, les trajets
parcourus par les actifs résidant
dans l?espace rural ont augmenté de
2 kilomètres. Les trajets domicile-travail
sont restés stables pour les actifs qui
résident dans les espaces urbains et
périurbains en termes de distance. En
revanche, la durée des trajets augmente
plus fortement pour les habitants des
couronnes périurbaines que pour ceux
des pôles urbains. Les difficultés de
circulation sont d?autant plus fortes que
la voiture est le moyen de locomotion
privilégié dans ces zones peu pourvues
en réseau de transports en commun.
Le lieu de travail n?est pas le
lieu de résidence
En 2006, les pôles urbains regroupent
60 % de l?emploi salarié de la région,
quand n?y réside que 44 % de la
population active. Cette déconnection
emploi-habitat génère un déséquilibre
et donc des inégalités dans l?accès
à l?emploi selon le lieu de résidence.
Les pôles urbains regroupent ainsi
136 emplois pour 100 actifs résidents.
Ce ratio est largement tiré vers le haut
par les villes-centres. A contrario, les
couronnes périurbaines abritent plus
d?actifs résidents que d?emplois :
on y dénombre ainsi 2 actifs pour
1 emploi. L?espace périurbain est
donc un important réservoir d?actifs.
L?espace à dominante rurale, pour sa
part, présente un équilibre relatif, avec
85 emplois pour 100 actifs résidents.
Toutefois, au sein du rural, les pôles
d?emploi ruraux se distinguent. Ils ont
un comportement similaire à celui
des pôles urbains dans les Pays de
la Loire : ils offrent 129 emplois pour
100 actifs.
Un actif résidant dans un pôle urbain a
donc potentiellement plus de chances
de trouver un emploi près de chez lui
qu?un actif périurbain. Cependant, les
emplois proposés à proximité de son
domicile ne sont pas forcément en
adéquation avec ses compétences.
Ainsi un ouvrier résidant dans un pôle
urbain aura moins de chances de
trouver un emploi sur sa commune
qu?un ouvrier résidant dans l?espace
périurbain ou le rural. En effet, le ratio
entre le nombre d?emplois et le nombre
d?habitants, en fonction du caractère
urbain ou rural d?un territoire, varie selon
les catégories socio-professionnelles.
Les sept principales aires d?attraction
de la région ont plus d?emplois que
d?actifs résidents. Avec respectivement
127 et 125 emplois pour 100 actifs
résidents, les taux de couverture de
l?emploi (nombre d?emplois sur nombre
d?actifs résidents) dans les aires
Une mobilité renforcée par la périurbanisation et la rurbanisation
Taux de mobiles (actifs changeant de commune pour aller travailler) selon le type d?espace en 2006
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
Pôle urbain Espace périurbain Pôle rural Autre commune de
l'espace rural
Ensemble
Pays de la Loire France de province
Les emplois plutôt dans les pôles, les actifs résidents plutôt dans le périurbain
Taux de couverture de l?emploi (ratio emplois sur actifs résidents) selon le type d?espace en 2006
180
160
140
120
100
80
60
40
20
0
Ville-centre
d'un pôle urbain
Banlieue
d'un pôle urbain
Espace
périurbain
Pôle rural Autres communes
rurales
Ensemble
Pays de la Loire France de province
Source : Insee, Recensement de la population 2006, exploitation complémentaire.
Champ : Actifs de 15 à 64 ans ayant un emploi.
Lecture : Dans les villes-centres des pôles urbains des Pays de la Loire, on compte 151 emplois pour 100 actifs
résidents.
insee pays de la loire - en pays de la loire, la ville déborde de plus en plus sur la campagne - octobre 2010
Source : Insee, Recensement de la population 2006, exploitation complémentaire.
Champ : Actifs de 15 à 64 ans ayant un emploi.
37
Conséquences sur les disparités sociales
et l?organisation sur le territoire
d?attraction de Cholet et La Roche-sur-
Yon dépassent largement ceux des plus
grandes aires de la région. En effet,
celles de Nantes, Angers et Le Mans
offrent respectivement 107, 105 et
103 emplois pour 100 actifs résidents.
Laval et Saint-Nazaire occupent une
position intermédiaire.
Une déconnection emploi-
habitat de plus en plus forte
Entre 1999 et 2006, le volume
d?emploi augmente. Tandis que le
nombre d?emplois des pôles urbains
progresse de 14 %, le nombre d?actifs
résidents y augmente seulement de
8 %. Dans les couronnes périurbaines,
le nombre d?emplois augmente de
20 % et reste légèrement devancé par
le nombre d?actifs résidents. Le taux
de couverture de l?emploi subit ainsi
de fortes variations selon les types
d?espace et les écarts continuent de
se creuser. En progression de 8 points
dans les pôles urbains, le rapport
emplois sur actifs résidents diminue de
5 points dans l?espace rural. Ainsi, les
pôles urbains se positionnent de plus
en plus comme des réservoirs d?emploi.
La discordance entre le nombre d?actifs
et le nombre d?emplois reste toujours
aussi marquée dans l?espace périurbain
et est de plus en plus forte dans le rural.
L?inadéquation entre lieu d?emploi et lieu
d?habitat est de plus en plus marquée.
Ainsi, le phénomène de rurbanisation
peut amener certains villages en
périphérie des grandes villes à devenir
de nouvelles cités-dortoirs, les actifs
résidents des campagnes partant
travailler dans les villes. La répartition
de la population et des emplois de la
région est relativement comparable
à celle de la moyenne des régions de
province. Le poids des pôles urbains
et celui des pôles d?emploi de l?espace
rural dépassent largement ceux des
espaces périurbains et ruraux.
Dans les aires d?attraction de La
Roche-sur-Yon et de Cholet, le nombre
d?emplois a progressé plus vite que le
nombre d?actifs résidents : leur taux de
couverture de l?emploi a ainsi fortement
progressé (+ 8 points pour l?aire de
Cholet et + 7 pour celle de La Roche-
sur-Yon). Le taux de couverture de
l?emploi progresse aussi dans les cinq
autres principales aires d?attraction
de la région, mais dans une moindre
mesure.
Un travail toujours plus loin
du domicile
Non seulement le nombre de navetteurs
augmente, mais les distances parcou-
rues pour aller travailler s?allongent :
les actifs habitent de plus en plus
loin de leur lieu de travail. En 2006,
dans les Pays de la Loire, trois actifs
sur cinq quittent leur commune de
résidence pour se rendre sur leur lieu
de travail. Ils effectuent en moyenne
des trajets de 17 kilomètres et d?une
durée de 25 minutes en heures
pleines. Pour la moitié d?entre eux, le
trajet domicile-travail est supérieur à
12 kilomètres et 22 minutes. En Pays
Les emplois offerts près du domicile ne correspondent pas forcément à
la qualification des actifs résidents
Taux de couverture de l?emploi (ratio emplois sur actifs résidents) selon le type d?espace et la catégorie
socioprofessionnelle
160
140
120
100
80
60
40
20
0
Pôle urbain Périurbain Rural
cadres
professions intermédiaires
employés
ouvriers
Source : Insee, Recensement de la population 2006.
Lecture : Dans le pôle urbain, il y a 110 emplois de cadres pour 100 cadres y résidant. Dans l?espace rural, il y a
142 emplois d?ouvriers pour 100 ouvriers y résidant.
Des trajets de plus en plus longs
Distance médiane parcourue par les actifs résidents pour rejoindre leur lieu de travail en 1999 et 2006
insee pays de la loire - en pays de la loire, la ville déborde de plus en plus sur la campagne - octobre 2010
Des trajets de plus en plus en longs
Distance médiane parcourue par les actifs résidents pour rejoindre leur lieu de travail en 1999 et 2006
Principaux pôles urbains
© IGN - Insee 2010
Source : Insee, Recensement de la population 1999
Plus de 13
Entre 10 et 13
Entre 7 et 10
Entre 4 et 7
Laval
Angers
Nantes
Saint-
Nazaire
La Roche-
sur-Yon
Le Mans
Moins de 4
Distance médiane parcourue
en 1999 (en km)
Principaux pôles urbains
© IGN - Insee 2010
Source : Insee, Recensement de la population 2006
Plus de 13
Entre 10 et 13
Entre 7 et 10
Entre 4 et 7
Laval
Angers
Nantes
Saint-
Nazaire
La Roche-
sur-Yon
Le Mans
Moins de 4
Distance médiane parcourue
en 2006 (en km)
38
Conséquences sur les disparités sociales
et l?organisation sur le territoire
de la Loire, 271 000 actifs parcourent
plus de 20 kilomètres en 2006, soient
77 000 actifs de plus qu?en 1999. Ainsi
le poids des trajets longs se renforce
de 3 points. Entre 1999 et 2006, les
trajets domicile-travail augmentent en
moyenne d?1 kilomètre pour l?ensemble
des actifs. Rapportée à la longueur
des trajets moyens, c?est une distance
supplémentaire conséquente.
Les actifs qui résident en Loire-
Atlantique travaillent plus souvent
hors de leur commune de résidence
que ceux qui résident dans les autres
départements de la région (62 %
contre moins de 60 %). Ils travaillent
également plus loin de leur domicile. Ils
parcourent en moyenne 16 kilomètres
quand leurs homologues mayennais,
à l?autre extrême, parcourent
12 kilomètres. La moitié des actifs qui
résident en Loire-Atlantique parcourt
plus de 8 kilomètres, soit deux fois
plus que ceux qui résident en Mayenne.
Les temps de trajet sont également
plus longs en Loire-Atlantique que dans
les autres départements. C?est pour
les habitants de la Mayenne qu?ils sont
les plus courts, mais ils se sont accrus
plus vite qu?ailleurs depuis 1999, avec
une augmentation de 5 minutes en
heures pleines contre 3 minutes dans
les autres départements de la région.
Une circulation moins fluide
dans l?espace urbain
Si l?augmentation des distances en
kilomètres a un impact évident sur le
budget essence des ménages, elle ne
suffit pas à rendre compte des temps
de trajet, qui eux ont un impact sur
le « budget temps » des ménages.
En effet, à distance égale, le temps
de trajet peut être variable. Il dépend
beaucoup du lieu de travail et est
bien sûr beaucoup plus long en cas
d?utilisation de l?automobile dans des
zones très urbanisées. La vitesse de
circulation étant plus réduite dans les
zones urbaines, les écarts entre les
temps de trajet en zones urbaines
et rurales sont plus faibles que ne le
sont les distances. Ainsi, en heures
pleines, la durée des trajets pour les
actifs domiciliés dans l?espace rural
est inférieure à celle des résidents de
l?espace périurbain (16 minutes contre
22 minutes), alors qu?ils parcourent
des distances presque égales
(16 kilomètres et 17 kilomètres), soit
une vitesse moyenne de 60 km/h pour
les actifs de l?espace rural et 46 km/h
pour ceux de l?espace périurbain.
Cette vitesse plus élevée dans l?espace
rural est à relier au fait que les actifs
y résidant sont moins nombreux que
dans le périurbain à aller travailler dans
un pôle urbain, où les conditions de
circulation sont les plus difficiles.
Pour l?ensemble des actifs de la région,
un trajet effectué en heures pleines est
supérieur de 3 minutes en moyenne
à la durée d?un même trajet effectué
en heures creuses. Cet écart entre la
Des trajets plus courts dans les pôles urbains mais une vitesse réduite
Distance et vitesse de déplacement en 2006 selon le ZAUER
vitesse (en km/h) distance moyenne (en km)
0 10 20 30 40 50 60 70
littoral
rural
périurb.
ville-centre
banlieue
région
Des trajets plus courts dans les pôles urbains
mais une vitesse réduite
Source : Insee, Recensement de la population 2006.
durée des trajets varie selon la zone de
résidence.
Dans les départements où sont situées
les trois plus grandes métropoles de la
région (Nantes, Angers et Le Mans), les
écarts sont plus importants. Ainsi, en
Loire-Atlantique, les trajets effectués en
heures pleines ont une durée supérieure
de 4 minutes en moyenne à celle des
mêmes trajets effectués en heures
creuses. Dans le Maine-et-Loire et dans
la Sarthe, l?écart est de 3 minutes en
moyenne. C?est dans le département
Si les trajets sont plus longs dans le périurbain, ils prennent plus de
temps dans les pôles
Temps de trajet médians en 2006 des actifs résidents
insee pays de la loire - en pays de la loire, la ville déborde de plus en plus sur la campagne - octobre 2010
Laval
Angers
Nantes
Saint-
Nazaire
Le Mans
La Roche-
sur-Yon
Temps de trajet médian
(en minutes)
© IGN - Insee 2010
Source : Insee, Recensement de la population 2006
Principaux pôles urbains
Si les trajets sont plus longs dans le périurbain, ils prennent plus
de temps dans les pôles
Temps de trajet médian des actifs résidents en 2006
Plus de 20
Entre 15 et 20
Entre 10 et 15
Entre 0 et 10
0
Lecture : Pour les actifs travaillant et résidant dans la même commune les temps et distances de trajet sont
considérés comme étant nuls. Par conséquent, lorsque plus de la moitié des actifs d'une commune est dans
ce cas le temps de trajet médian est nul.
39
Conséquences sur les disparités sociales
et l?organisation sur le territoire
Plus on s?éloigne de la ville-centre, plus l?écart entre heures creuses et
heures pleines diminue
Écart entre trajets en heures pleines et heures creuses en 2006 en minutes
de la Mayenne, moins urbanisé, qu?il
est le moins significatif.
Toujours pour des raisons de circulation
plus difficile pour les actifs qui résident
en milieu urbain, l?écart entre la durée
d?un même trajet effectué en heures
pleines ou en heures creuses est
plus élevé qu?ailleurs. Ainsi, pour les
actifs résidant dans une commune de
banlieue d?un pôle urbain, la durée du
trajet moyen varie de 5 minutes selon
qu?ils font leur parcours en heures
pleines ou en heures creuses. Cet écart
est de 3 minutes en moyenne pour les
actifs qui résident dans le périurbain.
Ce sont les actifs qui résident dans
l?espace rural qui subissent le moins
de variations : ils mettent 1 minute de
plus en moyenne pour rejoindre leur
travail lorsque le parcours est réalisé
en heures pleines plutôt qu?en heures
creuses.
Les cadres se déplacent
moins souvent mais plus loin
La facilité d?accès à l?emploi est
donc variable selon le caractère
urbain ou rural du lieu d?habitat. Or,
la population n?est pas répartie de
façon uniforme sur le territoire : la
catégorie socioprofessionnelle joue
un rôle prépondérant dans le lieu
d?implantation des actifs. Les cadres
et les professions intermédiaires sont
surreprésentés dans les pôles urbains,
où l?accès à l?emploi est plus aisé,
quand les ouvriers et les employés sont
surreprésentés dans le périurbain et le
rural, plus pauvres en emploi. Toutefois,
la structure des emplois proposés n?est
pas forcément en adéquation avec les
populations présentes sur un territoire.
Ainsi, les cadres et les employés
changent moins souvent de commune
pour aller travailler que les ouvriers et les
professions intermédiaires. Cependant,
lorsqu?ils quittent leur commune pour
aller travailler, les cadres sont ceux
qui ont les plus longs trajets domicile-
travail. Ainsi, la moitié des cadres
travaille dans une commune située à
plus de 14 kilomètres et 28 minutes
de leur lieu de résidence. A l?opposé,
les employés sont ceux qui travaillent le
plus près de chez eux : la moitié d?entre
eux parcourt moins de 11 kilomètres
pour se rendre au travail en 21 minutes.
Les écarts de distance et de temps de
trajet pour aller travailler ne s?expliquent
donc pas uniquement par des choix
ou des contraintes qui conduiraient
0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5
Ensemble Pays de
la Loire
Littoral
Espace rural
Couronne périurbaine
Pôle urbain
Source : Insee, recensement de la population 2006.
certaines catégories de la population à
habiter plus ou moins loin de leur lieu
de travail. En effet, les cadres ont les
trajets les plus longs alors qu?ils sont
surreprésentés dans les pôles urbains
(62 % d?entre eux y vivent contre 47 %
des actifs en moyenne), espace où les
déplacements domicile-travail sont les
plus courts en moyenne. Enfin, 80 %
des employés sont des femmes et 70 %
des cadres des hommes. Les hommes
sont plus mobiles et ont des trajets
plus longs que les femmes, quelle que
soit la catégorie socioprofessionnelle :
cette répartition hommes-femmes des
cadres et des employés vient elle aussi
justifier les spécificités observées en
termes de déplacements domicile-
travail.
Les ouvriers sont les plus mobiles. En
effet, sept ouvriers sur dix quittent leur
commune de résidence pour se rendre
sur leur lieu de travail. Les trajets
qu?ils effectuent sont proches de la
moyenne en termes de distance. En
revanche leurs temps de trajets sont
plus courts que pour l?ensemble des
actifs. Cela s?explique par le fait que
les ouvriers sont surreprésentés dans
l?espace périurbain et le rural, espaces
où la circulation est plus fluide et où il
est très facile pour eux de trouver un
emploi, étant donné la structure du
marché du travail dans ces zones.
Les grands pôles de
la région : vers un
polycentrisme de l?emploi
ou un étalement contrasté
L?analyse conjointe des mobilités
résidentielles et des déplacements
domicile-travail fait ressortir plusieurs
schémas de développement des
espaces urbains. Dans certaines aires
urbaines, on observe un polycentrisme
de l?emploi. C?est le cas des plus grandes
aires urbaines françaises, notamment
les capitales régionales comme Paris,
Lyon, Marseille, Bordeaux? En Pays de
la Loire, cela concerne Nantes, Angers,
La Roche-sur-Yon et Saint-Nazaire. Les
espaces urbains s?y caractérisent par
un phénomène de périurbanisation très
marqué. L?étalement de la population
s?accompagne d?un relatif étalement
de l?emploi, marqué par l?émergence
de pôles d?emploi secondaires. Par
conséquent les trajets domicile-travail
ne s?y allongent pas ou peu.
Dans d?autres aires, comme Laval ou
Le Mans, l?étalement est contrasté.
Cette catégorie d?aires urbaines se
caractérise par un double mouvement :
étalement urbain et resserrement
autour du pôle urbain. L?étalement
urbain se manifeste au travers des
déménagements d?habitants des
villes-centres vers la banlieue et le
périurbain. Toutefois, les nouveaux
habitants de l?espace périurbain ne sont
pas uniquement des citadins : certains
viennent des communes rurales. Ainsi,
l?éloignement des centres-villes est
modéré par un resserrement du rural
vers le périurbain, l?emploi restant
polarisé au sein du pôle urbain.
Les grands pôles étendent
leur attraction
Les grandes métropoles de la région
continuent d?étendre leur influence.
Ainsi, l?aire d?attraction de Nantes s?étale
sur 340 km² supplémentaires, gagnant
près de 43 000 habitants. L?influence de
la capitale angevine s?étend, elle aussi,
en conquérant 290 km² additionnels
pour 22 200 habitants de plus. L?aire
insee pays de la loire - en pays de la loire, la ville déborde de plus en plus sur la campagne - octobre 2010
40
Conséquences sur les disparités sociales
et l?organisation sur le territoire
Des couloirs de déplacements se dessinent
Évolution entre 1999 et 2006 des aires d?attraction des 6 plus grands pôles de la région avec pour
communes satellites toute commune dont au moins 20 % des actifs résidents travaillent dans le pôle
Les pôles étendent leur aire d?influence
Évolution entre 1999 et 2006 des aires d?attraction des 6 plus grands pôles de la région avec pour
communes satellites toute commune dont au moins 40 % des actifs résidents travaillent dans le pôle
d?attraction du Mans gagne 120 km² et
7 500 habitants supplémentaires contre
140 km² et 5 000 habitants pour Laval.
Les aires d?attraction de Saint-Nazaire
et La Roche-sur-Yon présentent, quant
à elles, une certaine stabilité.
Les aires d?Angers et de Laval
s?étendent concentriquement, alors
que Nantes gagne du terrain, surtout
à l?est, et semble s?étirer le long d?un
axe nord-sud. L?aire du Mans, quant à
elle, étend son influence au nord-ouest
et au sud-est. Par l?étalement urbain,
certaines aires d?attraction pourraient
se rejoindre, voire se chevaucher. Ainsi,
si on considère comme communes
satellites celles qui envoient 20 % de
leurs actifs résidents travailler dans
le pôle au lieu des 40 % habituels, un
couloir de déplacement apparaît alors
entre Nantes et Saint-Nazaire. Prinquiau,
La Chapelle-Launay et Lavau-sur-Loire
seraient à la fois sous influence nantaise
et nazairienne.
Des trajets plus longs autour
des grandes métropoles
Les trajets domicile-travail sont
généralement plus longs tant en
termes de distance que de durée pour
les actifs qui résident et travaillent
dans les aires d?attraction des grandes
métropoles de la région. Ainsi, autour
de Nantes et de Saint-Nazaire, les
trajets font en moyenne 13 kilomètres
contre 11 kilomètres dans les aires
d?attraction d?Angers et du Mans. Les
actifs résidents des aires de Laval et
de La Roche-sur-Yon parcourent en
moyenne 9 et 10 kilomètres pour aller
travailler. La durée moyenne des trajets
pour les actifs de l?aire de Nantes est de
28 minutes, devançant ceux de Saint-
Nazaire de 2 minutes et ceux d?Angers
de 3 minutes. Dans l?aire du Mans, il
faut en moyenne 23 minutes pour se
rendre sur son lieu de travail. Dans les
aires de Laval et la Roche-sur-Yon, les
actifs mettent 15 minutes.
Ces distances et temps de trajet ont peu
évolué au sein des aires d?attraction.
Ainsi, les trajets moyens ont augmenté
de 1 kilomètre seulement autour de
Nantes et de Laval. ?
Laval
Angers
Nantes
Saint-
Nazaire
Le Mans
La Roche-
sur-Yon
© IGN - Insee 2010
Sources : Insee, Recensements de la population 1999 et 2006
Principaux pôles urbains
Des couloirs de déplacements se dessinent
Évolution entre 1999 et 2006 des aires d'attraction des 6 plus grands pôles de la région avec
pour communes satellites toute commune dont au moins 20 % des actifs résidents travaillent
dans le pôle
Sous double influence
Apparue
Stable
Disparue
Statut des communes satellites
Lecture : Le statut «apparue» signifie que la commune n'était pas satellite du pôle en 1999 mais l'est devenue
en 2006. à l'inverse, le statut «disparue» signifie que la commune était satellite du pôle en 1999 et ne l'est
plus en 2006. Les communes «sous double influence» sont satellites de deux pôles distincts en 2006.
Laval
Angers
Nantes
Saint-
Nazaire
Le Mans
La Roche-
sur-Yon
© IGN - Insee 2010
Sources : Insee, Recensements de la population 1999 et 2006
Principaux pôles urbains
Les pôles étendent leur aire d'influence
Évolution entre 1999 et 2006 des aires d'attraction des 6 plus grands pôles de la région avec
pour communes satellites toute commune dont au moins 40 % des actifs résidents travaillent
dans le pôle
Apparue
Stable
Disparue
Statut des communes satellites
Lecture : Le statut «apparue» signifie que la commune n'était pas satellite du pôle en 1999 mais l'est devenue
en 2006. à l'inverse, le statut «disparue» signifie que la commune était satellite du pôle en 1999 et ne l'est
plus en 2006.
insee pays de la loire - en pays de la loire, la ville déborde de plus en plus sur la campagne - octobre 2010
41
Conséquences sur les disparités sociales
et l?organisation sur le territoire
Définitions
Le taux de mobilité est le ratio
des actifs résidents changeant de
commune pour aller travailler sur le
nombre total d?actifs résidents.
Le taux de couverture de l?emploi
est le ratio du nombre d?emplois sur le
nombre d?actifs résidents.
L?aire d?attraction d?un pôle urbain
est composée de l?ensemble des
communes du pôle, ainsi que des
communes satellites de ce pôle. On
entend par commune satellite toute
commune dont au moins 40 % des
actifs résidents travaillent dans le pôle.
Le concept d?aire d?attraction diffère
donc de celui d?aire urbaine. En effet,
une aire urbaine est un ensemble de
communes, d?un seul tenant et sans
enclave, constitué par un pôle urbain,
et par des communes rurales ou
unités urbaines (couronne périurbaine)
dont au moins 40 % de la population
résidente ayant un emploi travaille
dans le pôle ou dans des communes
attirées par celui-ci.
L?accessibilité à l?emploi ne doit pas
être confondue avec l?accès à l?emploi,
l?accessibilité n?étant qu?une possibilité
d?accès.
Pour comprendre ces résultats
Les flux de déplacements domicile-
travail sont issus des résultats
statistiques du recensement de la
population 2006.
Les distances et temps de trajet
Le temps de trajet est un temps
calculé et non un temps déclaré par
l?enquêté, comme dans les enquêtes
Déplacements ou l?enquête nationale
Transports : c?est le temps nécessaire
pour se rendre de sa commune de
résidence à sa commune de travail en
automobile. La distance est mesurée
entre le centre de la commune de
résidence et le centre de la commune
de travail. En conséquence, pour
ceux qui résident et travaillent dans la
même commune, la distance est nulle.
Par ailleurs, changer de commune ne
signifie pas nécessairement parcourir
une longue distance, les deux
communes pouvant être très proches,
voire limitrophes.
Les relations distance-temps ainsi
établies de façon conventionnelle n?ont
qu?une valeur indicative quant aux
vitesses moyennes implicites qu?elles
révèlent : elles permettent cependant
de préciser la diversité des situations
d?arbitrage distance-temps de trajet
selon les types d?espaces.
Le distancier utilisé pour le calcul des
distances routières et temps de trajet
entre communes a été fourni par l?Inra.
Il est utilisé pour les données 2006
et 1999 mais il utilise les données
de structure routière 2005. Il s?agit
seulement de mesurer l?impact de
l?évolution des flux.
Pour en savoir plus
« Les transports et déplacements des habitants des Pays de la Loire », Dossier, n°35, Insee Pays de la
Loire, avril 2010.
Sigler N., Victoire C., « L?attractivité de Saint-Nazaire : plus loin des villes et de la côte, les habitants
roulent toujours plus », Études, n°81, Insee Pays de la Loire, novembre 2009.
Hubert J-P., « Dans les grandes agglomérations, la mobilité quotidienne des habitants diminue, et elle
augmente ailleurs », Insee Première, n°1252, juillet 2009.
Julé M., « La périurbanisation fait augmenter les déplacements domicile-travail - L?année
économique et sociale 2007 dans les Pays de la Loire », Dossier, n°29, Insee Pays de la Loire, mai
2008.
Baccaïni B., Sémécurbe F. et Thomas G., « Les déplacements domicile-travail amplifiés par la
périurbanisation », Insee Première, n°1129, mars 2007.
insee pays de la loire - en pays de la loire, la ville déborde de plus en plus sur la campagne - octobre 2010