Évaluer la capacité d'accueil et de développement des territoires littoraux - Guide pratique - Deuxième édition
CHADENAS, Céline ;POUILLAUDE (Agnès) ;POTTIER, Patrick ;STRUILLOU, Jean-François
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">La démarche d'évaluation de la capacité d'accueil et de développement des territoires littoraux présentée dans ce guide constitue un outil d'aide à la décision permettant aux collectivités locales littorales d'élaborer des projets plus respectueux des ressources de leur territoire. Après avoir dresser un état de la connaissance nationale et internationale sur la notion de capacité d'accueil (Pottier et al., Cahier n° 1, 2007) l'équipe de recherche pluridisciplinaire a construit une méthode d'évaluation pour apprécier cette élément de la loi Littoral (art. L 146-2 du code de l'urbanisme). Les résultats de ce travail ont été publiés sous la forme d'un cahier et d'une synthèse qui présentent l'approche intégrée, les concepts adoptés et les grands principes de la méthode d'évaluation proposée (Pottier et al., Cahier n° 2, 2009).<br /><br />La DREAL des Pays de la Loire propose un troisième numéro dans le collection Cahier, qui est un guide pratique qui précise la démarche à suivre pour apprécier la capacité d'accueil et de développement d'un territoire littoral. L'évaluation proposée se fait en lien étroit avec le projet de territoire en abordant l'ensemble des questions d'aménagement. Ce guide précise les clés de la démarche et de son déroulement aux collectivités locales qui lanceront une telle évaluation. Destiné aux maîtres d'oeuvre des documents d'urbanisme, le guide pratique précise, fiche par fiche, les étapes de réalisation de l'évaluation de la capacité d'accueil et de développement d'un territoire littoral.<br /><br />Après une première édition publiée en avril 2010, ce document est la deuxième édition datée d'octobre 2010. Un kit de réalisation, composé d'instruments prêts à renseigner sous format électronique, a été mis en février 2011 à la disposition des utilisateurs sur le site de la DREAL des Pays de la Loire.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
aménagement du littoral
;développement territorial
;document d'urbanisme
;plan local d'urbanisme
;milieu naturel
Descripteur écoplanete
évaluation environnementale
;loi littoral 86-2
;milieu littoral
;projet territorial de développement durable
;SCOT
Thème
Aménagement du territoire
;Ville - Urbanisme
;Tourisme - Loisirs
;Environnement - Paysage
Texte intégral
Pa
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d
e
la
L
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c
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n°
3
Évaluer
la capacité d?accueil
et de développement
des territoires littoraux
octobre 2010
Guide pratique
2e édition
Céline CHADENAS (1)
Agnès POUILLAUDE (2)
Patrick POTTIER (1)
Jean-François STRUILLOU (3)
(1) Géographes, Géolittomer - LETG UMR 6554 CNRS, Université de Nantes
(2) Économiste, DREAL des Pays de la Loire, LEMNA, EA 4272
(3) Juriste, DCS UMR 6225 CNRS, Université de Nantes
évaluer
la capacité d?accueil
et de développement
des territoires littoraux
Guide pratique
2e édition
Octobre 2010
Céline CHADENAS (1)
Agnès POUILLAUDE (2)
Patrick POTTIER (1)
Jean-François STRUILLOU (3)
(1) Géographes. Université de Nantes, Géolittomer - LETG UMR 6554 CNRS
(2) économiste, DREAL des Pays de la Loire. LEMNA, EA 4272
(3) Juriste, DCS UMR 6225 CNRS, Université de Nantes
édition
DREAL Pays de la Loire
34, Place Viarme BP 32205
44 022 NANTES cedex 1
Directeur de la publication : Hubert FERRY-WILCZEK
Maquettage, mise en page
Céline CHADENAS, Géolittomer
Andrée DUBOIS, IGARUN
Université de Nantes
Impression
DOCUWEST
Centre Chester Carlson
2, rue Gutenberg
BP 68 116 - 44 981 Sainte-Luce-sur-Loire
Achevé d?imprimer : octobre 2010
Dépôt légal : octobre 2010
ISSN : 2106-4172
ISBN : 978-2-11-099531-5
Document téléchargeable :
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/
Publication à citer sous la référence :
Chadenas C., Pouillaude A., Pottier P., Struillou J.-F., 2010, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des
territoires littoraux. Guide pratique. DREAL des Pays de la Loire, 103 p.
Déjà parus :
Pottier P. (coord.), Chadenas C., Pouillaude A., Struillou J-F, 2009, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des
territoires littoraux. Approche et méthode, Cahier n°2, DREAL des Pays de la Loire, 84 p.
Synthèse n°2, 2009, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux. Approche et méthode,
DREAL des Pays de la Loire, 6 p.
Pottier P. (coord.), Chadenas C., Choblet C., Pouillaude A., Struillou J-F., Trouillet B., 2007, La capacité d?accueil et de
développement des communes littorales. Synthèse bibliographique, Cahier n°1, PUCA - Ministère des Transports, de
l?Equipement, du Tourisme et de la Mer - DRE des Pays de la Loire, 77 p.
Synthèse n°1, 2007, La capacité d?accueil et de développement des communes littorales. Synthèse bibliographique, DRE
des Pays de la Loire, 4 p.
A paraître :
DREAL des Pays de la Loire, 2010, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux. Aide à la
rédaction d?un cahier des charges de SCoT ou de PLU, Cahier n°4, DREAL des Pays de la Loire.
Imprimé sur du papier 100 % recyclé.
éVALUER LA CAPACITé D?ACCUEIL ET DE DéVELOPPEMENT DES TERRITOIRES LITTORAUx ......
Fiche 1. Pourquoi ? ..................................................................................................................................
1.1 Un espace littoral sous pression .........................................................................................................
1.2 Une obligation juridique ....................................................................................................................
1.3 Des évaluations incomplètes jusqu'à aujourd'hui ..................................................................................
Fiche 2. Sur quelles bases ? ......................................................................................................................
Fiche 3. Une méthode innovante ...............................................................................................................
3.1 Veiller aux ressources du territoire .....................................................................................................
3.2 Une évaluation participative et partenariale .........................................................................................
Fiche 4. Les acteurs ..................................................................................................................................
Fiche 5. Les conditions de la réussite ........................................................................................................
Fiche 6. Une procédure en trois grandes étapes .........................................................................................
éTAPE 1. Mettre en lumière les ressources posant question ........................................................
Fiche 7. Marche à suivre ..........................................................................................................................
Fiche 8. Identifier les ressources littorales ................................................................................................
8.1 Les ressources environnementales ........................................................................................................
8.2 Les ressources sociales ........................................................................................................................
8.3 Les ressources économiques ................................................................................................................
8.4 Les ressources complexes ....................................................................................................................
Fiche 9. Comprendre les interactions entre les ressources de son territoire .....................................................
Fiche 10. Pour aller plus loin : utiliser des principes fondamentaux pour mettre en projet le territoire .............
éTAPE 2. Questionner les atteintes portées aux ressources par la pression humaine ...............
Fiche 11. Marche à suivre .........................................................................................................................................................
Fiche 12. Questionner le territoire .....................................................................................................................................
Fiche 13. Repérer la fragilité des ressources ..................................................................................................
Fiche 14. Grille exemple d?évaluation ..........................................................................................................
éTAPE 3. Mesurer et apprécier la fragilité des ressources face à la pression humaine .............
Fiche 15. Marche à suivre ...................................................................................................................................
Fiche 16. La fiche « Capacité » ..........................................................................................................................
Fiche 17. Choisir les indicateurs .........................................................................................................................
Fiche 18. Mobiliser les données .........................................................................................................................
18.1 Où les trouver et comment les traiter ? ...............................................................................................
18.2 L?enquête sur le ressenti de la population ...........................................................................................
Fiche 19. Trouver des états de référence ...........................................................................................................
Fiche 20. Mesurer la capacité à... .........................................................................................................................
Fiche 21. Evaluer la capacité à... ........................................................................................................................
Fiche 22. Matérialiser les relations entre les capacités ........................................................................................
Fiche 23. Les résultats synthétiques : le tableau synoptique ...............................................................................
UTILISER LES RéSULTATS DE L?éVALUATION AU SERVICE DU PROJET DE TERRITOIRE ...............
Fiche 24. Projeter le territoire : la capacité de développement .....................................................................
Fiche 25. Inscrire la capacité d?accueil dans le SCoT ou le PLU .........................................................................
Fiche 26. Quelle portée juridique ? .....................................................................................................................
BIBLIOGRAPHIE .........................................................................................................................................................................
ANNExE - Fiche « Capacité Sol » .............................................................................................................................................
Sommaire
9
10
10
12
14
16
18
18
19
20
21
22
25
26
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32
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36
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42
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46
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54
61
62
64
66
68
68
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83
84
86
88
91
93
Préambule
La Direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement des Pays de la Loire (DREAL), la
Maison des Sciences de l'Homme Ange Guépin de Nantes et le Plan Urbanisme Construction Architecture ont
engagé en 2006 un partenariat de recherche sur le thème de la capacité d'accueil et de développement des
territoires littoraux.
Après avoir dressé un état de la connaissance nationale et internationale sur la notion de capacité d'accueil (Pottier
et al., Cahier n° 1, 2007), l'équipe de recherche pluridisciplinaire a construit une méthode d'évaluation dont
l'absence faisait défaut aux collectivités locales et aux services de l'état pour apprécier cet élément de la loi Littoral
(art. L146-2 du code de l'Urbanisme). Les résultats de ce travail ont été publiés sous la forme d'un cahier et d'une
synthèse qui présentent l'approche intégrée, les concepts adoptés et les grands principes de la méthode
d'évaluation proposée (Pottier et al., Cahier n° 2, 2009).
Le Livre Bleu des engagements du Grenelle de la Mer (MEEDDM, 2009) a réaffirmé l'importance de la capacité
d'accueil dans les questions d'aménagement, de tourisme et de gestion intégrée du littoral. Proposant des mesures
en vue de concrétiser ces engagements au Ministre d'Etat, le comité opérationnel « Aménagement, protection et
gestion des espaces littoraux », préconise de « développer la méthode de détermination d?une capacité d?accueil
acceptable » (proposition n° 18) sur le littoral métropolitain pour contribuer à la maîtrise de la pression foncière
(engagements n° 59 et 76) (Berthelot, Priou, Sandel et al., 2010).
La DREAL des Pays de la Loire a réalisé le présent guide pour aider les collectivités locales littorales et leurs maîtres
d'oeuvre à lancer et à mener des évaluations de la capacité d'accueil et de développement. L'ensemble des acteurs
concernés (services de l'état, professionnels de l'aménagement, ...) dispose ainsi :
- d'une présentation détaillée des différentes étapes à mettre en oeuvre pour aboutir,
- des clés pour adapter l'évaluation à chaque territoire littoral,
- d'un éclairage sur les temps de co-construction de l'évaluation par les diverses parties prenantes du
territoire,
- du mode d?emploi des outils téléchargeables sur le site internet de la DREAL.
Cette deuxième édition du Guide pratique est consolidée par le retour d'expériences sur les évaluations lancées
dans le cadre d'un Schéma de Cohérence Territoriale et d'un Plan Local d'Urbanisme. Ce document apporte
également des éléments opérationnels complémentaires sur les conditions de réalisation.
La démarche d'évaluation de la capacité d'accueil et de développement des territoires littoraux présentée dans ce
guide constitue un outil d'aide à la décision permettant aux collectivités locales littorales qui se l'approprieront
d'élaborer des projets plus respectueux des ressources de leur territoire.
Groupe de travail
Erwan Audran, chargé d'études de la Cellule Planification urbaine, Service Urbanisme et
Environnement, Direction départementale des Territoires et de la Mer de la Vendée
Céline Cardin, chargée d'études, Division Villes et Territoires, Aménagement et Planification,
CETE de l?Ouest
Céline Chadenas, chercheur contractuel en géographie, programme ?Capacité d?accueil?,
associée au laboratoire Géolittomer, LETG UMR 6554 CNRS
Laure Després, professeur émérite d?économie, Institut d?économie et de Management de
l?Université de Nantes, Laboratoire d?économie et de Management de Nantes-Atlantique (LEMNA),
EA 4272
Jean-Charles Gérard, adjoint au Chef de Service Intermodalité, Aménagement et Logement,
DREAL des Pays de la Loire
Maryvonne Guyonvarc?h, chargée d?études, cellule Littoral et Forêt, Service Aménagement,
Direction départementale des Territoires et de la Mer de la Loire-Atlantique
Stéphane Montfort, chef de la subdivision des Sables d?Olonne, Direction départementale des
Territoires et de la Mer de la Vendée
Patrick Pottier, maître de Conférences, Institut de Géographie de l?Université de Nantes,
Géolittomer, LETG UMR 6554 CNRS, coordinateur du programme ?Capacité d?accueil?
Agnès Pouillaude, chargée d?études en économie de l?aménagement, Service Intermodalité,
Aménagement et Logement, DREAL des Pays de la Loire, docteur en économie, chercheur associé
au LEMNA, EA 4272
Pierre Spieth, chef du Service Urbanisme et Environnement, Direction départementale des
Territoires et de la Mer de la Vendée
Jean-François Struillou, chargé de recherche au CNRS, Droit et Changement Social, UMR 6225,
Faculté de Droit et des Sciences Politiques de Nantes
Guylène Thébault, chargée de mission Littoral, Division Evaluation Environnementale, Service
Connaissance des Territoires et Evaluation, DREAL des Pays de la Loire
Angélique Thuillier, Chef de la cellule Littoral et Forêt, Service Aménagement, Direction
départementale des Territoires et de la Mer de la Loire-Atlantique
Ce guide pratique a également bénéficié de la relecture attentive d?André Olivaux, de Dominique Pichereau, de Vincent
Otekpo (DREAL PDL/SIAL) et de Luc De Rosa (DREAL PDL/SCTE). Qu?ils en soient remerciés.
Fiche 1. Pourquoi ?
fiche 1.1 Un espace littoral sous pression
fiche 1.2 Une obligation juridique
fiche 1.3 Des évaluations incomplètes jusqu'à aujourd'hui
Fiche 2. Sur quelles bases ?
Fiche 3. Une méthode innovante
fiche 3.1 Veiller aux ressources du territoire
fiche 3.2 Une évaluation participative et partenariale
Fiche 4. Les acteurs
Fiche 5. Les conditions de la réussite
Fiche 6. Une procédure en trois grandes étapes
évaluer la capacité d?accueil
et de développement
des territoires littoraux
Les clés de la démarche
9
Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux
L 'attractivité du littoral, étroitement liée à ses caractéristiques remarquables, favorise
l'arrivée continue d'habitants et de touristes. Cette pression humaine est à la fois
porteuse de dynamisme local et source de ruptures des équilibres sociaux,
économiques et environnementaux.
fiche 1.1 Un espace littoral sous pression
une urbanisation traduisant des choix de
société : depuis Surfer Paradise en Australie, qui
est un modèle d?urbanisation à l?anglosaxonne. La
ville dense et verticale alterne avec des espaces
naturels préservés?
des déséquilibres saisonniers, hiver/été : exemple de la plage de La Turballe, en Loire-
Atlantique. La pression humaine modifie le territoire d?accueil : l?ambiance change, les habitudes des
résidents permanents également, le milieu peut se dégrader rapidement, sous l?effet de pratiques
perturbatrices (piétinements sur les dunes...).
... à un modèle français reposant plutôt sur
l?étalement urbain. L?habitat pavillonnaire est
largement privilégié : exemple en Loire-Atlantique
(façade ouest-atlantique de la France), avec la
commune de Piriac-sur-Mer (baie de Toulport).
P Pottier
C ChadenasC Chadenas
DDE de Loire-Atlantique, printemps 1993
10
Fiche 1
n environ 60 % de la population mondiale vit à moins de 60 km du littoral ;
n pendant la période estivale, la densité des communes littorales de Loire-Atlantique s?élève
à 1 390 habitants au km2, du fait des oscillations saisonnières liées au tourisme. C?est plus
que celle de la Communauté Urbaine de Nantes (1 090 habitants au km2), 9 fois celle du
département et plus de deux fois celle enregistrée à l?échelle de l?ensemble du littoral national
pendant la même période (620 habitants au km2) ;
n sur le littoral français, la pression démographique est remarquable : 272 hab/km2 (2,5 fois
supérieure à la moyenne métropolitaine) et 10 % de la population du pays occupent 4 % de
son territoire ;
n 77 500 logements construits entre 1960 et 2005 dans les communes littorales de Loire-
Atlantique pour un linéaire côtier de 117 kilomètres (soit un rythme de construction de 662
nouveaux logements/km de côte, en plus des 440 logements existants).
conséquences spatiales, naturelles, sociales, économiques
Pourquoi ?
La question de la capacité d'accueil est au centre de la problématique de gestion
territoriale, de cette adéquation qui est loin d'être évidente entre une pression
humaine exceptionnelle, croissante et un territoire particulièrement limité, original
et sensible.
Sa prise en compte dans les projets de territoire appelle la mise en oeuvre d'une
méthode permettant d'apprécier la situation du territoire. Elle contribue à améliorer
la connaissance nécessaire à l?élaboration de projets de territoire équilibrés.
espace littoral sous pression = territoire fragilisé
Quelques repères sur le littoral :
11
Adopter un projet de territoire équilibré
constitue un enjeu pour le présent
comme pour l'avenir des territoires littoraux
fiche 1.2 Une obligation juridique
La notion de capacité d'accueil est reconnue
par le droit national.
L'article L. 146-2 du code de l'urbanisme :
- impose aux documents d'urbanisme de
déterminer la capacité d'accueil des espaces
urbanisés et à urbaniser des communes
littorales ;
- définit succinctement la notion même de
capacité d'accueil essentiellement à partir
d'un critère spatial.
C. urb., art. L. 146-2.
? Pour déterminer la capacité d'accueil des espaces
urbanisés ou à urbaniser, les documents d'urbanisme
doivent tenir compte :
- de la préservation des espaces et milieux mentionnés à
l'article L. 146-6 ;
- de la protection des espaces nécessaires au maintien ou
au développement des activités agricoles, pastorales,
forestières et maritimes ;
- des conditions de fréquentation par le public des
espaces naturels, du rivage et des équipements qui y
sont liés.
Dans les espaces urbanisés, ces dispositions ne font pas
obstacle à la réalisation des opérations de rénovation des
quartiers ou de réhabilitation de l'habitat existant, ainsi
qu'à l'amélioration, l'extension ou la reconstruction des
constructions existantes ?.
Le droit international ne fait pas explicitement
référence à la notion de " capacité d'accueil ".
Le protocole relatif à la gestion intégrée des
zones côtières (GIZC) de la Méditerranée
consacre néanmoins une notion proche en
utilisant dans plusieurs de ses dispositions le
vocable de " capacité de charge ".
Selon un rapport parlementaire sur le projet de
loi autorisant l'approbation de ce protocole, la
notion de " capacité de charge " a un sens
autre de celle de " capacité d'accueil" : à la
différence de la première, la seconde ne
s'applique qu'aux documents d'urbanisme et
ne constitue pas un principe général de gestion
du littoral (Document Sénat, n° 390, Annexe au
procès-verbal de la séance du 6 mai 2009).
Il n'en demeure pas moins que la définition de
la " capacité de charge " fixée par le protocole
est susceptible, à terme, de venir enrichir la
manière d'appréhender la notion de " capacité
d'accueil ".
Protocole relatif à la gestion intégrée des zones
côtières (GIZC) de la Méditerranée
du 21 janvier 2008
Article 6
Principes généraux de la gestion intégrée des zones
côtières.
Dans la mise en oeuvre des dispositions du présent
Protocole, les Parties sont guidées par les principes
suivants de gestion intégrée des zones côtières :
(?)
b) Prendre en considération de manière intégrée
l'ensemble des éléments relatifs aux systèmes hydro-
logiques, géomorphologiques, climatiques, écologiques,
socio-économiques et culturels pour ne pas dépasser la
capacité de charge de la zone côtière et pour prévenir les
effets négatifs des catastrophes naturelles et du
développement.
Article 19
Évaluation environnementale (?)
3. Les évaluations environnementales devraient tenir
compte des impacts cumulatifs sur les zones côtières,
notamment en accordant une attention particulière à
leurs capacités de charge.
Le droit national
Le droit international
12
Fiche 1 : Pourquoi ?
Existe-t-il une définition juridique
précise de la notion de capacité
d'accueil ?
Le droit ne définit pas de manière précise la notion
de capacité d'accueil.
L'article L. 146-2 du code de l'urbanisme se borne
à indiquer que pour déterminer la capacité
d'accueil des communes littorales les documents
d'urbanisme doivent rechercher un certain
équilibre entre développement de l'urbanisation et
préservation des espaces naturels (cf. ci-contre).
Pourquoi ce " retrait " du droit ?
L?absence de définition précise offre aux
collectivités locales, dans un contexte de
décentralisation, une plus grande liberté d'action
pour déterminer, elles-mêmes, la capacité d'accueil
de leur territoire. Cette formulation du droit facilite
également l'adaptation de la notion à la variété des
réalités géographiques, économiques, sociales ou
environnementales que recouvrent les littoraux
français. Enfin, le flou du droit paraît aussi destiné
à faciliter les arbitrages entre les intérêts
divergents qui s'expriment sur le littoral, la règle
jouant ici comme une " structure d'ajustement "
destinée à concilier développement, aménagement
et protection du littoral.
Sur quels paramètres s'appuyer pour
définir la capacité d'accueil ?
Le droit impose que la capacité d'accueil des
espaces urbanisés ou à urbaniser soit déterminée à
partir d'un critère spatial, c'est-à-dire en tenant
compte de la préservation des milieux
remarquables et caractéristiques du littoral, ou
encore des espaces nécessaires aux activités
traditionnelles s'exerçant sur cet espace fragile.
Si, aujourd'hui, ce critère est toujours aussi
important pour dégager la notion de capacité
d'accueil, il est également vrai que certaines
collectivités locales, avec le soutien de l'état,
tendent à appréhender cette notion d'une manière
plus fine, le critère spatial étant alors complété par
des paramètres nouveaux comme l'offre en matière
d'équipements publics, de voirie, de réseaux,
d'assainissement, de traitement des effluents, de
services, d'hébergements, ou encore " d'héber-
gement touristique à vocation sociale ". La même
démarche a été adoptée par certains tribunaux
administratifs lorsqu'ils ont été appelés à vérifier le
respect des dispositions de l'article L. 146-2 du
code de l'urbanisme (voir fiche 25).
13
La méthode proposée vise non pas à compléter ou à amender le droit existant mais à proposer
aux collectivités locales et à l'Etat une interprétation pertinente et constructive de la notion de
capacité d'accueil. Cette méthode relève de l'infra-droit : elle vise à dégager un mode
opératoire d'interprétation de la capacité d'accueil et facilite ainsi sa mise en oeuvre. Elle rend
opérationnelle des dispositions abstraites contenues dans le cadre juridique de référence.
Cette méthode est donc un moyen pour les autorités locales de surmonter les difficultés que
l'absence de définition précise de la notion de capacité d'accueil a engendrées (voir la fiche 25
« Inscrire la capacité d?accueil dans les SCoT et les PLU »).
L?intérêt de la méthode pour l?application du droit
fiche 1.3 Des évaluations incomplètes
jusqu?à aujourd?hui
L a pratique d'évaluation de la capacité d'accueil montre ses imperfections. Les approches
sectorisées sont limitées dans leur portée : elles privilégient une mesure unique,
sous la forme d'un chiffre ou d'une fourchette de population touristique ou
permanente possible. La question des critères d?appréciation utilisés n?est pas tranchée (voir
Pottier et al., 2007, Cahier n° 1).
La capacité d?accueil induit une réflexion sur la planification des
territoires littoraux en fonction du potentiel de développement
urbain. Ce dernier est soumis à des corrections apportées par des
facteurs limitants impliquant que la capacité d?accueil demeure
satisfaisante non seulement du point de vue de la protection de
l?environnement naturel et humain des territoires littoraux
concernés, mais également en termes d?équipements publics et
de services rendus à la population (relatifs aux transports,
déplacements, hébergement, sécurité et salubrité publique?).
L?évaluation s?appuie finalement sur la détermination de
la capacité d?accueil spatiale réduite à une capacité
résiduelle d?urbanisation.
L?approche spatiale est ici prolongée par une approche
fonctionnelle et technique de la planification urbaine où la
capacité d?accueil est déterminée par les capacités à assurer les
services essentiels à l?implantation de nouveaux logements, tels
ceux liés aux filières eau-assainissement et déchets ménagers,
ainsi qu?aux conditions financières et managériales de fourniture
de ces services (Joardar, 1998). Dans ce cas, l?évaluation
proposée n?a toutefois que peu de portée sur le temps long.
En effet, elle n?éclaire alors ni le rythme auquel ces
infrastructures vont arriver à saturation ni les impacts non
urbanistiques de cette saturation.
En fonction des types d?hébergement, des coefficients
préalablement définis permettent d?estimer le nombre de
personnes susceptibles d?être hébergées simultanément.
Cette approche de la capacité d?accueil fondée sur la capacité
d?hébergement apparaît cependant limitée. En effet, les
touristes excursionnistes à la journée s'ajoutent à la masse
des touristes hébergés, augmentant la pression humaine.
Elle soulève par ailleurs la question de l?appréciation très difficile
de la fréquentation des espaces littoraux, dont la connaissance
est quasi nulle en dehors de quelques enquêtes ponctuelles ou
d?estimations approximatives, notamment pendant les périodes
d?affluence touristique !
Des pratiques d?évaluation de la capacité d?accueil,
récurrentes sur les littoraux français, segmentées et non intégrées
ou
ou
capacité d?accueil
=
espace urbain
capacité d?accueil
=
services immédiats
aux populations
capacité d?accueil
=
hébergement
14
Fiche 1 : Pourquoi ?
n d?analyser les pressions humaines qui s'exercent
sur le littoral ;
n de repérer les saturations ou les dysfonctionnements
qui peuvent toucher la nature, les hommes et
l?économie du territoire ;
n d?identifier les besoins de maîtrise de cette charge
anthropique* ;
n d?éclairer les réponses globales à mettre en oeuvre.
IL EST DONC NéCESSAIRE DE LANCER UNE
éVALUATION DE LA CAPACITé D'ACCUEIL
AFIN DE CONSTRUIRE UN PROJET
DE TERRITOIRE éQUILIBRé
* anthropique : lié à l?activité humaine
15
Dans un contexte de Développement durable et de Gestion intégrée des zones côtières, les
pratiques antérieures apparaissent inégales et trop sectorisées pour évaluer la capacité
d?accueil et de développement des territoires littoraux. La pression, exercée par les
habitants permanents ou touristes et les activités, devrait être mieux prise en
compte dans les projets de territoire.
L?objectif est d?aider à la décision publique et de préparer l?action
locale, en particulier au moment de l?élaboration des documents
d?urbanisme et de planification.
Dans le contexte d?un territoire tendu, l?évaluation a pour but :
Ce guide pratique constitue une boîte à outils à la disposition des
collectivités locales.
16
La CAPACITé D?ACCUEIL est
le niveau maximum de pression
exercée par les activités ou les populations
permanentes et saisonnières que peut supporter
le système de ressources du territoire*
sans mettre en péril ses spécificités.
La capacité d?accueil est un concept opératoire
de taille, de quantité, de capacités résiduelles
(d?urbanisation, de station d?épuration...).
Tenir compte de la pression humaine dans le projet de territoire
implique d?évaluer la capacité de développement.
La CAPACITé DE DéVELOPPEMENT est
l?ensemble des possibilités offertes
par le système de ressources du territoire*
dans la perspective de mise en place de son projet.
F ace à la concentration des populations sur le littoral et au renforcement de sa fonction
touristique et résidentielle, l?approche de la capacité d?accueil des territoires
littoraux est motivée par la crainte de déséquilibres immédiats ou à court/moyen
terme entre :
- l?accueil supplémentaire de populations permanentes comme saisonnières ;
- et les ressources du territoire mises en jeu par les logiques des acteurs.
Cet équilibre délicat invite à évaluer la ponction et la création de ressources engendrées par
l?accueil supplémentaire de populations (croissance démographique et fréquentation touristique),
puis à les comparer aux stocks de ressources du territoire.
La méthode présentée ici propose donc de centrer l?évaluation de la capacité
d?accueil sur le capital de ressources du territoire, dans une perspective de gestion
intégrée (pour approfondissements voir Pottier P. et al., 2009, Cahier n° 2).
Fiche 2
* Système de Ressources du Territoire (SRT) : ensemble organisé d?interactions entre les ressources d?un espace approprié par une
communauté pour assurer la satisfaction de ses besoins présents et futurs (voir fiche 5).
17
Sur quelles bases ?
Enjeu fondamental : mener un projet de
territoire qui ne mette pas en péril le capital de
ressources du territoire et préserve ses atouts.
Vers le projet de territoire :
de la capacité d?accueil à la capacité de développement
C'est évaluer
si l'accueil suplémentaire de populations et d'activités,
permanentes ou saisonnières,
que la collectivité envisage est compatible avec
les ressources disponibles
et les objectifs qu'elle porte pour son territoire.
3.
Rendre compte
des possibilités
de développement
du territoire
1.
Maîtriser
la capacité d?accueil
2.
Doter le territoire
d?un projet
Adopter une vision territoriale
des ressources :
n lier les thèmes (urbanisme, habitat, faune, eau, ...) ;
n lier les impacts entre ressources,
entre territoires, entre générations.
Apporter une connaissance
quantitative et qualitative
des marges de manoeuvre
pour élaborer un projet
de territoire durable.
Qu?est-ce que déterminer sa capacité d?accueil
et de développement pour une collectivité locale ?
18
A vec une entrée par la présence humaine, cette méthode d?évaluation est destinée aux
territoires sous pression, en particulier touristiques, sur lesquels les acteurs
concernés ont besoin d?être à même de consolider, d?épargner les ressources qui sont
autant de facteurs d?attractivité pour aujourd?hui et pour demain.
Il s?agit d?aider à mettre en place un projet de territoire qui ne dépasse pas ses capacités
d?accueil et de développement.
Construire un système* d?alerte et de veille...
... pour évaluer :
- la maîtrise ;
- ou la non-maîtrise de la capacité d?accueil
et de développement du territoire.
Le système d?alerte et de veille permet une approche globale,
suivant les trois piliers** du développement durable.
Il est adapté aux spécificités du territoire.
* système : ensemble ordonné et cohérent mettant en interaction les éléments le composant.
** les trois piliers : environnement, société et économie.
Il ne s?agit pas d?un système expert qui détermine mécaniquement
la capacité d?accueil à partir des caractéristiques du territoire.
Fiche 3
Méthode originale fondée sur :
n la transversalité des thèmes, des usages, des lieux ;
n la saisonnalité ;
n les évolutions à court, moyen et long termes.
fiche 3.1 Veiller aux ressources du territoire
19
Une méthode innovante
approche globale
n diversité des thèmes
(eau, urbanisme, habitat, ...)
n indicateurs à des échelles
territoriales variées
+
=
gouvernance associant concertation et co-construction
pour évaluer les possibilités qu?offre le territoire
comme usages et comme pratiques
au regard de la pression humaine qu?il est en mesure de supporter
Comme dans les approches de Développement durable (DD), de Gestion intégrée des zones
côtières (GIZC) ou d?Agenda 21, la méthode proposée est concertée et participative. Elle est
intrinsèquement liée à des stratégies de développement du territoire, dont les scénarios
sont à négocier entre les acteurs.
Ressource(s)
fiche 3.2 Une évaluation participative et partenariale
La capacité d?accueil ne se calcule pas
comme un chiffre unique d?habitants ou une fourchette de touristes,
elle s?évalue collectivement
à partir d?éléments statistiques et qualitatifs
Les acteurs
utilisations simultanées
pratiques complémentaires / concurrentes
stratégies liées à leur rareté
participation et partenariat
expression des points de vue, des
stratégies, des intérêts, ...
Contexte de Développement durable, de Gestion intégrée des zones côtières, ...U
n
iv
er
si
té
d
e
N
an
te
s
(C
h
ad
en
as
C
.,
P
ot
ti
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P
ou
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A
.
-
D
R
E
A
L
d
es
P
ay
s
d
e
la
L
oi
re
-
M
S
H
-
2
0
1
0
20
Qui lance l?évaluation ? à quel moment ?
L ?évaluation de la capacité d?accueil et de développement est lancée à l?initiative de la
collectivité locale, en particulier au moment de l?élaboration de son document d?urbanisme.
Démarrage en même temps que le SCoT ou le PLU situation la plus favorable
Démarrage avant achèvement du PADD autres cas
Fiche 4
La démarche proposée est conduite par un comité de pilotage composé des représentants de
la collectivité, éventuellement élargi à leur initiative. Les élus des commissions SCoT et PLU
auront la contribution la plus significative.
Le comité de pilotage intervient notamment :
n?en amont pour définir le degré de participation souhaitée,
n?pendant l?évaluation pour valider les moments clés,
n?quand les résultats sont disponibles, pour décider de la stratégie d?accueil de populations,
de touristes et d?activités dans le projet de territoire.
Les acteurs
Qui la met en oeuvre ? Quelles contributions techniques ?
Avec la contribution des services techniques de la
collectivité locale, la détermination de la capacité d?accueil
peut être confiée à un bureau d?études. Il animera l?équipe-
projet.
Plusieurs « métiers » contribuent à la mise en oeuvre de
l?évaluation :
n observation du territoire (statistique, géomatique, ...) ;
n conduite d?études pluri-disciplinaires (3 piliers du DD) ;
n animation d?un groupe de travail ;
n intégration des résultats à la stratégie du territoire.
travail en comité
technique
du SCoT ou du PLU
dans l?équipe-projet
chargée de la réalisation
de l?évaluation
=
Au-delà du territoire,
des niveaux de décision
et de consultation multiples :
Dans le territoire,
une participation élargie :
acteurs socio-économiques,
associations,
conseil local de développement,
résidents permanents et secondaires, ...
intercommunalité,
conseil général,
conseil régional,
services de l?Etat,
chambres consulaires,
experts, ...
Université de Nantes (Chadenas C., Pottier P.) - Pouillaude A., DREAL Pays de la Loire - MSH, 2010
« Évaluer la capacité d?accueil et de
développement des territoires
littoraux. Aide à la rédaction d?un
cahier des charges de SCoT ou de
PLU » (Cahier n°4, DREAL des Pays
de la Loire, 2010, à paraître sur son
site internet).
www
Avec quels acteurs ?
21
Les conditions de la réussite
1.
Le pilotage
Précision sur les attentes opérationnelles
adaptation de l?évaluation au territoire
Fiche 5
2.
L?animation
Echanges entre les différents acteurs
réelle réflexion collective
3.
Représenter
la diversité
usages, thèmes, lieux
Large éventail de compétences
regroupées autour d?un projet
rendre compte de la diversité
des enjeux de l?aménagement
4.
Des moyens
spécifiques
limités
Mutualiser l?évaluation de la capacité d?accueil
avec les études du SCoT / PLU
coût réduit + prise en compte optimisée
de la capacité d?accueil et de développement
dans le document d?urbanisme
5.
La durée
à prévoir
n 4 réunions d?échanges (étapes 1 et 2)
n 3 à 4 temps de validation
n 1 temps de mesure largement commun au
diagnostic du SCoT / PLU et à l?évaluation
environnementale
n 1 temps de partage = 1 réunion
L'évaluation de
la capacité d'accueil et de développement
se co-construit en 3 étapes
La mise en péril des ressources sur un territoire
spécifique est abordée par l?équipe-projet afin de
mettre en lumière leur éventuelle fragilisation,
leur altération, leur épuisement ou au contraire,
leur consolidation, du fait de la pression humaine.
En fonction du niveau de réflexion déjà engagé sur
le territoire et compte tenu des procédures en
cours, l?équipe-projet peut associer aux ressources
à enjeux choisies quelques principes fondamentaux
qui tiennent un rôle stratégique dans la gestion du
capital de ressources du territoire (fiche 10).
1
2
L'expertise territoriale consiste ensuite à
questionner ressource par ressource, les atteintes
portées sur elles par la pression démographique
et touristique. Ce travail s'appuie sur une grille
exemple d'évaluation de la capacité d'accueil et de
développement axée sur les enjeux en matière de
fragilité des ressources mis en avant à l'étape 1.
La troisième et dernière étape vise à mesurer la
situation de maîtrise ou de non-maîtrise de la
pression sur les ressources identifiées dans les
étapes 1 et 2, en élaborant un système
d'indicateurs.
Le résultat prend la forme, dans un premier
temps, de fiches « Capacité » (voir fiche 16) puis
d?un tableau synoptique (voir fiche 23). Ces deux
éléments composent le système d?alerte et de
veillle du territoire expertisé.
3
La structure du système d'alerte et de veille, mis en place à
l'étape 3, repose sur la grille de questionnement des ressources
construite aux étapes 1 et 2.
22
Sur le site de l'étang de Thau dans le Languedoc-
Roussillon, le problème de la pollution de la
ressource " eau " est reconnu comme un enjeu
central du territoire.
Le SCoT de l'étang de Thau fait de la " Gestion et
préservation de l'eau " un principe fondamental de
l?aménagement de son territoire. Ce principe
cherche à rendre plus compatibles les activités et
les usages de l'étang de Thau, les uns étant source
de pollution de la ressource, les autres nécessitant
une bonne qualité de l'eau (Crinquant, 2005).
Prolongeant l'exemple précédent, le niveau et les
différents types de pollution de l'eau font l'objet
d'une attention particulière afin de qualifier
l'atteinte portée à cette ressource. Les origines
démographiques et touristiques de la dégradation
de l'eau sont interrogées, les effluents des stations
d'épuration sont aussi pris en considération sous
l'angle de leur qualité et du lieu de rejet (proximité
des plages, des parcs aquacoles). Enfin, les
conséquences des différentes pollutions sur les
autres ressources sont interrogées : quelles sont les
incidences des effluents des stations d'épuration sur
la qualité des stocks de coquillages ? Sur le mode
de travail des conchyliculteurs ? Sur la valeur
ajoutée créée par les secteurs touristique et
aquacole ? (Crinquant, 2005).
L'évaluation menée sur l'Étang de Thau pourrait
ainsi dégager des indicateurs relatifs à la qualité
des eaux au point de captage ou encore la
capacité résiduelle de la station d'épuration et la
valeur ajoutée du tourisme, de l'aquaculture. Des
états de référence seront choisis pour apprécier la
situation actuelle au regard de normes, de
situations passées, de comparaisons nationales ou
internationales, du ressenti de la population, ?
(Crinquant, 2005).
éTAPES ExEMPLES
Fiche 6
Grille exemple (fiche 14)
23
Fiche 2
OUTILS
(calendrier de mise en ligne sur http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/)
Classification des ressources (fiche 7)
Fiches « Capacité », tableau synoptique (fiches 16 et 23)
Indicateur 17a
Indicateur 17b
Indicateur 17c1
Indicateur 17c2
Indicateur 18a1
Indicateur 18a2
Indicateur 18b
Indicateur 18c
Indicateur 28a
Indicateur 18b
Indicateur 9a1
Indicateur 9a2
Indicateur 9a3
Indicateur 9b
6
7
8
17
18
9
Sol
Capacité à maîtriser l?extension urbaine
Capacité à préserver les espaces nécessaires
aux autres usages
Capacité à partager équitablement le
domaine public (terrestre et maritime)
Capacité à éviter des pratiques déstabilisatrices
sur les sites naturels sensibles
Capacité à assurer le maintien et le renouvellement
des populations permanentes
Capacité à maintenir un équilibre démographique
entre les populations permanente et temporaire
Indicateur 27a
Indicateur 27b1
Indicateur 27b2
Indicateur 27c
Indicateur 27d
Indicateur 27e
Indicateur27f
Indicateur 27g
27
28
Capacité à adapter les équipements collectifs au pic
de fréquentation et à bien les faire fonctionner
toute l?année
Capacité à maintenir la diversité des utilisateurs
des équipements et infrastructures
?
?
Indicateur 6a1
Indicateur 6a2
Indicateur 6a3
Indicateur 6b1
Indicateur 6b2
Indicateur 6c
Indicateur 6d
Indicateur 6e1
Indicateur 6e2
Indicateur 6f1
Indicateur 6f2
Indicateur 6f3
Indicateur 6g
Indicateur 8a
Indicateur 8b
Indicateur 8c
Indicateur 8d
Indicateur 8e
Indicateur 7a
Indicateur 7b
Indicateur 7c
Indicateur 7d
Indicateur 7e
Démographie
Capital matériel
?
?
Economiser l?espace
Etablir un équilibre entre développement
et protection sur le littoral
Mettre en place un territoire plus solidaire
Rechercher la cohérence entre déplacements
et stratégie de développement urbain
Structurer l'espace autour de sites à fortes
potentialités de développement économique
Conforter l'image de la ville par la qualité des
espaces publics, des paysages, des espaces verts
Orientations stratégiques du PADD
Ressources et capacités choisies
Fiche Capacité 6
Maîtriser l?extension urbaine
La question de l?urbanisation est omniprésente dans la problématique du
développement durable des littoraux, car elle occupe une place de plus en plus
importante des espaces les plus proches de la côte.
À l?échelle nationale, l?urbanisation représente ainsi 50 % des espaces situés
à moins d?un kilomètre du rivage, sur le site d?étude retenu, 26 %.
L?évaluation de la capacité d?accueil passe inévitablement par la prise en
compte des impacts du développement de l?urbanisation, car les processus
mal maîtrisés du développement de la construction provoquent le plus souvent
l?altération de nombreuses ressources essentielles à la qualité des territoires
littoraux.
Le sol ou l?espace en quantité de surface est la première de ces ressources
à être mise en danger, car ses dimensions sont limitées et les processus
d?urbanisation le plus souvent très consommateurs de surface.
Constats et enjeux de la pression humaine
Question posée en termes
de capacité d?accueil
supplémentaire de
populations et d?activités,
saisonnières ou permanentes
Capacité à éviter
la mise en péril
de la ressource
à enjeux
Éclairages des situations
de déséquilibres potentiels
de la ressource à enjeux
Indicateurs
fondamentaux
complémentaires
Tranche modale des
surfaces construites
Consommation d?espace par
l?urbanisation excessive
Offre de terrains constructibles
inadaptée à la demande
Capacité résiduelle brute
d?urbanisation
Densité des espaces urbanisés,
COS réglementaires, densité minimale
Faible densité des espaces
urbanisés
La part du sol à vocation
urbaine réservée à l?accueil
supplémentaire de populations
et d?activités est-elle de nature
à favoriser l?étalement urbain
(gaspillage de la ressource SOL) ?
Capacité à maîtriser
l?extension urbaine
Pression urbaine ressentie
Surface totale occupée par
l?urbanisation au regard des
équilibres entre espaces urbains,
agricoles et naturels
Faiblesse des opérations de
renouvellement et de
densification de l?existant
Dispersion spatiale exagérée
et disparition des coupures
entre les bourgs
Dispersion spatiale de la construction
et étalement de la tache d?urbanisation
Foncier constructible disponible
très réduit, y compris à moyen ou
à long terme
Présence de zones AU
Surfaces des zones AU
Politique de maîtrise foncière
insuffisante
Nb d?acquisitions amiables
Procédures d?urbanisme
opérationnel réduites
Nb de lotissements et de projets
de villages
Usage du droit de préemption
(surfaces des DPU, ZAD et ZAC)
Nb d?expropriation
6
Indicateur 6a1 : Tranche modale des surfaces construites
Indicateur 6b1 : Capacité résiduelle brute d?urbanisation
Indicateur 6c : Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale
Indicateur 6a2 : Pression urbaine ressentie
Indicateur 6 a3 : Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains,
agricoles et naturels
Indicateur 6b2 : Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant
Indicateur 6d : Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation
Indicateur 6e1 : Présence de zones AU
Indicateur 6e2 : Surfaces des zones AU
Indicateur 6f1 : Nb d?acquisitions amiables
Indicateur 6g : Nb de lotissements et de projets de villages
Indicateur 6f2 : Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC)
Indicateur 6f3 : Nb d?expropriation
Synthèse de la capacité
Situation de déséquilibre :
importante en partie maîtrisée maîtrisée absence de données ?
?
La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de
manoeuvre du territoire à?
domaine ressource
à enjeux
Eau - Préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents
usages du bassin-versant ou de la mer (capacité 2)
Sol - Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 7) Environnement
Flore - Maintenir une trame verte cohérente (capacité 13)
Culture - Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 15)
Mode d?habiter - Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 21)
Mode d?habiter - Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22)
Société
Vie collective - Maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts
contradictoires (capacité 25)
Capital matériel - Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à
bien les faire fonctionner toute l?année (capacité 27)
Capital financier - Maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et
services) et la spécialisation touristique (capacité 29)
Tissu
économique local - Maintenir la diversité du tissu économique local (capacité 30)
Economie
Services d'intérêt
général
- Adapter l?offre de services d?intérêt général à une population
changeante en nombre et en composition (capacité 32)
tableau
synoptique
fiche
« Capacité »
Une procédure
en trois grandes étapes (voir rabat)
R
e
ss
o
u
rc
e
s
à
e
n
je
u
x
Question posée en
termes de capacité
d?accueil supplémentaire
de populations et
d?activités, saisonnières
ou permanentes
Capacité à éviter
la mise en péril
de la ressource à enjeux
Éclairages des situations
de déséquilibres potentiels
de la ressource à enjeux
Indicateur décrivant
la ressource à enjeux
Indicateurs fondamentaux
Indicateurs complémentaires
Capacité résiduelle de production
d?eau potable et volume annuel d?eau
importée (été/hiver)
Dépassement de la capacité nominale
de production d?eau et/ou surcoût
excessif de l?approvisionnement
La pression humaine en
période estivale contraint-
elle l?approvisionnement en
eau des populations et des
activités ?
Capacité à garantir le bon
accès à l?eau toute l?année
1
Accroissement des restrictions de la
consommation d?eau pour la population
et les activités
Nb de jours de restriction par arrêté
préfectoral
Qualité des eaux de ruiss
Volume total d?eau consommée par mois
ellement
Qualité des eaux de baignade et nb
de jours de fermeture des plages
Dégradation de la qualité des eaux de
ruissellement, souterraines et de
surface
Classement des dispositifs individuels
d?assainissement (qualité du rejet)
Taux de nitrates Dégradation de la qualité de l?eau liée
à des formes d?agriculture peu
respectueuses de l?environnement Présence d?espèces animales ou végé-
tales, témoins de la qualité de l?eau
Déclassement de la production
conchylicole par contamination
bactériologique
Nb de jours d?interdiction de
commercialisation
La qualité de l?eau est-elle
menacée par
l?intensification des usages
et/ou des activités
polluantes qui limitent son
partage ?
Capacité à préserver une
qualité de l?eau
compatible avec les
différents usages du
bassin-versant et de la mer
2
Interdictions de plus en plus
fréquentes ou prolongées de la pêche,
de la pêche à pied
Nb de jours d?interdiction de la pêche
à pied
Coût du m d'eau pour le
consommateur et pour la collectivité
E N V I R O N N E M E N T
Encombrement, voire saturation
répétée du plan d?eau
Comptages pendant les périodes
d?affluence
Mécontentement, voire conflits
répétés entre différents usagers du
plan d?eau
Enquête de terrain
L?occupation du plan d?eau
maritime révèle-t-elle une
situation de développement
non maîtrisée de différents
usages ?
Capacité à gérer la
diversité des usages sur le
plan d?eau maritime 3
Rejets importants de déchets en mer
par la plaisance Coût financier de la collecte
La spécialisation touristique
du territoire provoque-t-elle
des nuisances sonores ?
Capacité à garantir un
niveau sonore raisonnable
4
Augmentation des activités bruyantes
(notamment nocturnes)
Absence d?un plan de prévention du
bruit dans l?environnement
Nombre de plaintes et d?appels pour
tapage nocturne ou nuisance sonore
L?accroissement des activités
est-il de nature à mettre
-
en péril la qualité de l?air ?
Capacité à garantir la qualité
de l?air et à limiter ou réduire
les émissions de GES 5
Dégradation de la qualité de l?air
Suivi des niveaux de pollution de l?air
Augmentation rapide des GES Bilan carbone
Mise en place d?un PPBE
Tranche modale des surfaces construites
Pression urbaine ressentie
Consommation d?espace par
l?urbanisation excessive
Surface totale occupée par
l?urbanisation au regard des équilibres
entre espaces urbains, agricoles et
naturels
Offre de terrains constructibles
inadaptée à la demande
Capacité résiduelle d?urbanisation
Faiblesse des opérations de renouvel-
lement et de densification de l?existant
Faible densité des espaces urbanisés Densité des espaces urbanisés et des
processus d?urbanisation, COS
réglementaires, densité minimale
Dispersion spatiale exagérée et
disparition des coupures entre les
bourgs
Dispersion spatiale de la construction
et étalement de la tâche
d?urbanisation
Présence de zones AU
Surface des zones AU
La part du sol à vocation
urbaine destinée à l?accueil
supplémentaire de
populations et d?activités
est-elle de nature à
favoriser l?étalement
urbain ?
Capacité à maîtriser
l?extension urbaine 6
Foncier constructible disponible très
réduit, y compris à moyen ou à long
terme
A
I
R
S
O
L
Densité des usagers par mode
(baigneurs, surfeurs, mouillages
sauvages) en périodes d?affluence
E
A
U
Question posée en termes ... Capacité à ? Éclairages des situations de déséquilibres Mesure de l?indicateur
S
O
L
Manque de disponibilités foncières
pour les activités économiques
Surface disponible et taux
d?occupation des ZAE
Procédures d?urbanisme opérationnel
réduites
Nb de lotissements et de projets de
village
Politique de maîtrise foncière
insuffisante
Nb d?acquisitions amiables
Nb d?expropriations
Usage du DPU (surfaces des DPU,
ZAD, ZAC)
Pressions importantes (régression et
fragmentation) sur les terres agricoles
Urbanisation dans les zones exposées
aux risques naturels
Surface agricole utilie et utilisée
Surface du zonage agricole dans le PLU
Indice de perturbation du marché agricole
Surface totale du territoire en zone
naturelle (occupation du sol)
Surface totale des zones humides
comblées
Transformation ou disparition des
habitats naturels
Proportion de la superficie en ZNIEFF
classée : ZPS, ZSC, site inscrit/classé
Sacrifice des espaces fragiles/sensibles
situés dans des zones à vocation
urbaine des PLU
Envolée des prix du foncier Prix des terrains à bâtir achetés
Sous la pression du
développement urbain, la
concurrence sur le sol est-
elle de nature à limiter ou
perturber les autres
usages ?
Capacité à préserver les
espaces nécessaires aux
autres usages 7
Difficulté à trouver un site approprié
pour les équipements collectifs
(par exemple pour les déchets)
Surface disponible et localisation pour
réaliser les nouveaux équipements et
infrastructures
Pression sur les activités liées aux métiers
de la mer notamment sur le trait de côte
(nautisme, baignade, aquaculture, ...)
Superficie des zones concédées
sur le DPM
Saturation des plages (baignade,
chenal, jeux, restauration?)
Taux d?occupation de plages
Sous la pression croissante
des pratiques touristiques,
la diversité des usages du
domaine public est-elle
remise en cause ?
Capacité à partager
équitablement le domaine
public (terrestre et
maritime) 8
Encombrement supplémentaire et
excessif de certains espaces collectifs
Densité de l?encombrement ressenti en
centre-ville, sur le port, sur les remblais
Niveau de fréquentation des espaces
fragiles à vocation naturelle
Ouverture de nouveaux sentiers par
la fréquentation
Pratiques excessives et
déstabilisatrices des espaces
sensibles, par une utilisation non
maîtrisée des parties vulnérables du
territoire
Parkings aménagés aux abords des
espaces fragiles naturels
Evolution morphologique des dunes,
des falaises, des plages
Eboulements ; cheminements organisés;
interdictions d?accéder aux sites naturels
L?intensité des pratiques
touristiques sur certains
espaces sensibles du littoral
favorise t-elle leur
dégradation ?
Capacité à éviter des
pratiques déstabilisatrices
voire irréversibles sur les
sites naturels sensibles 9
Dégradation morphologique sous l?effet
du piétinement (dunes, falaises, plages)
Nb d?espèces Perte de la diversité faunistique et
diminution des individus
emblématiques
Taille des populations communes et
emblématiques
faune littorale 10
Pratiques concurrentielles sur l?estran en
période sensible pour les oiseaux d?eau
Mise en place de zones de tranquillité
Nb de nids d?espèces emblématiques
détruits / succès de la reproduction
Chasse au gibier d?eau excessive Nb de procès-verbaux pour braconnage
F
A
U
N
E Les espèces faunistiques
(notamment aquatiques),
sont-elles mises en péril
sous l?effet des pressions
humaines ?
Capacité à éviter le
dérangement de la faune
sauvage 11
Fort développement du kite-surf en
période de migration et d?hivernage
des oiseaux d?eau
Fréquentation du site par les oiseaux
Uniformisation de la flore locale Présence d?espèces invasives
Nb d?espèces indigènes
Diminution du nombre d?espèces
Nb d?espèces messicoles
Piétinements anarchiques de la flore
(dunes, falaises, landes, pelouses littorales)
Nb d?espèces disparues sous l?effet
du piétinement
Capacité à préserver les
espèces floristiques
indigènes 12
Mise en péril de la continuité des formations
végétales et de leurs connexions Existence de corridors écologiques
F
L
O
R
E Les espèces floristiques
sont-elles mises en péril
sous l?effet des pressions
humaines ?
Capacité à maintenir une
trame verte cohérente 13
Mauvais état de conservation des
biotopes
Surface et taille des biotopes
emblématiques
Surface des entités végétales remarquables
Prélèvement excessif ou/et
non-sélectif ou/et non contrôle des
quantités et des calibres
Proportion d'engins de pêche sélectifs
(casier, filet, palangre, chalut sélectif...)
Absence ou faiblesse de mesures
collectives de gestion
Mise en place et types de mesures
collectives
Respect des réglementations
Evolution des stocks (poissons et
coquillages)
Capacité à préserver la
Présence d?un PPRN
Enquête terrain
Surfaces urbanisées ou urbanisables
situées dans les zones à risques
Surface des espaces fragiles situés en
zone urbaine
S O C I É T É
Expression de la culture locale altérée Nb d?associations culturelles,
sportives et artistiques actives / Nb
d?adhérents, de journées
événementielles et poids de la
période estivale
Face à l?arrivée massive de
populations saisonnières,
les pratiques sociales
locales se perdent-elles,
remettant en cause la
spécificité de ce territoire ?
Capacité à préserver
l?identité locale (pratiques
culturelles, identité
maritime, ?) 14
Identité culturelle locale en régression Nb de mécontentements exprimés
Nb de permis de démolir
Evolution spatiale de l?urbanisation
Les caractéristiques
urbaines traditionnelles
sont-elles mises en péril
par les nouvelles
constructions ?
Capacité à maintenir le
caractère local du
patrimoine bâti 15
Destruction du bâti ancien
traditionnel, dissolution des villages
anciens dans la tache urbaine,
uniformisation, banalisation des
caractères architecturaux
Etude architecturale ; formes urbaines
Transformations paysagères dues au
développement de l?urbanisation
(construction et infrastructures) et aux
mutations de l?agriculture
Nb de dispositifs de gestion
contractuelle sur les espaces protégés
Evolution des peuplements des haies
Appauvrissement de la spécificité
paysagère locale
Nb d?espèces exogènes (baccharis,
eucalyptus, oliviers...)
Evolution ressentie du paysage
C
U
L
T
U
R
E
Sous la pression
démographique et les
évolutions économiques,
l?identité paysagère est-elle
menacée ?
Capacité à préserver les
spécificités et la qualité
paysagères 16
Perte de la qualité paysagère due à la
multiplication et à la mauvaise
intégration des infrastructures de
déplacements
Étude de terrain
Nb d?habitants permanents
Projection démographique dans les
documents d?urbanisme
Solde migratoire selon l?âge et la CSP
Crainte d?une évolution
démographique déséquilibrée
Nb d?habitants dont le lieu de
résidence 5 ans auparavant n?était pas
la commune et répartition par âge
De moins en moins de jeunes au sein
de la population locale
Indice de jeunesse (rapport entre les
moins de 20 ans et les plus de 60 ans)
Solde migratoire des inactifs de plus
de 60 ans
D
É
M
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G
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A
P
H
I
E Le développement de
l?activité touristique
génère-t-il un déséquilibre
démographique ?
Capacité à assurer le
maintien et le
renouvellement des
populations permanentes
17
Baisse de la population permanente
en âge d?être active et
surreprésentation des inactifs chez les
nouveaux résidents Nb d?habitants entre 15 et 60 ans
Niveau de fréquentation touristique
connue ou estimée (y compris pour le
touriste à la journée) et rapport à la
population permanente
Fréquentation et densité touristique
excessive par rapport à la population
permanente
Densité mesurée et ressentie des
populations permanentes et
saisonnières
La population saisonnière
et touristique n?est-elle pas
trop importante par rapport
à la population
permanente et à l?espace
disponible ?
Capacité à maintenir un
équilibre démographique
entre les populations
permanente et temporaire
18
Encombrements observésDifficultés de circulation
Temps de trajet moyen au km sur
certains itinéraires
Difficultés de plus en plus grandes de
trouver un stationnement proche de
son logement
Saturation des espaces de
stationnement
Nb d?accidents corporels de la
circulation rapporté au trafic routier
et part de ceux survenus en été
La qualité du mode de vie
local est-elle remise en
cause en raison de
l?augmentation des
déplacements ?
Capacité à maintenir des
conditions de vie
acceptables 19
Risque ressenti de danger de
circulation
Non-respect du code de la route par
les vacanciers
Nb d?interventions et de procès-verbaux
recensés par la gendarmerie et la
police municipale rapportés à la
population présente
Augmentation marquée des vols et
des bagarres l?été d?interventions de la police municipale
Ressenti sur la propreté des lieux Multiplication des dépôts sauvages de
déchets
M
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V
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S
La qualité de la vie liée aux
règles sociales est-elle
altérée par l?apport d?une
population extérieure ou la
densité d?individus
atteinte ?
Capacité à préserver le
fonctionnement social
propre au territoire 20
Nécessité de vivre en horaires
« décalés » pour se déplacer et
accéder aux services
Pratiques exprimées lors d?une
enquête directe
Recrudescence des accidents entre
circulations douce et motorisée
pendant l?été
Tonnage de déchets ramassés par les
employés municipaux et saisonniers
Répartition entre les résidences
principales et secondaires
Difficultés pour la population
permanente de se loger sur place
Commune d?origine des demandeurs
de permis de construire
Saturation des structures
d?hébergement touristiques
Capacité et niveau de fréquentation
par type d?hébergement
Coût total médian et moyen des
transactions immobilières rapporté au
revenu disponible médian
Difficultés de transmission des biens
immobiliers entre les générations et
difficultés à assurer des parcours
résidentiels
Nb de logements en primo-accession
destinés aux jeunes ménages
Perte de la diversité résidentielle et
sociale au sein de la population
permanente
Nb de logements sociaux par
habitants et structure par âge des
occupants
Demande de logements locatifs
annuels non satisfaite
Fonctionnement du parc locatif public
(taux de vacance, de rotation, délai
d?attente?)
Difficulté d?accès au logement pour
les étudiants et/ou les saisonniers
Etendue de la pratique de mise à
disposition d?un logement par les
employeurs ou Nb d?emplacements de
campings occupés par des saisonniers
Capacité à assurer la mixité
résidentielle et sociale 21
Évolution du prix du foncierSégrégation spatiale entre les
résidences secondaires et principales
à proximité de la mer
Ségrégation socio-spatiale entre le
littoral et le rétro-littoral
Localisation des nouvelles résidences
Changement de statut de la résidence
principales et secondaires
Structure de l?offre d?hébergementEviction du tourisme social par la
disparition de la diversité des formes
d?hébergement touristique
Revenu des résidents secondaires et
profil par CSP des touristes en séjour
La pression qui s?exerce sur
le foncier littoral
s?accompagne-t-elle d?un
processus
d?exclusion/ségrégation des
modes d?habiter
temporaires ou
permanents, au fil des
générations ?
Capacité à diversifier l?offre
d?hébergement touristique
22
Quartiers de résidences secondaires
aux volets clos trop systématiques
Durée d?occupation des résidences
secondaires
Évolution du volume de l?emploi et
taux de chômage (DEFM 1) au 31
janvier et 31 juillet
Face au développement
d?activités dédiées à
l?accueil des populations
saisonnières ou
permanentes, les emplois
et les métiers restent-ils
représentés dans leur
diversité sur le territoire ?
Capacité à maintenir
localement les emplois
permanents et à les
diversifier 23
Emplois nombreux mais fortement
saisonniers
Types des demandeurs d?emploi
(annulation par reprise, saisonniers,
activité réduite)
Question posée en termes ... Capacité à ? Éclairages des situations de déséquilibres Mesure de l?indicateur
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Part de l?emploi saisonnier dans
l?emploi
Répartition de l?emploi par secteur Perte de la diversité des emplois
(directs et indirects) par resserrement
sur le tourisme et la construction Créations d?emplois liées au tourisme,
rapportées aux pertes dans les autres
secteurs
Indicateur de concentration spatiale
de l?emploi
Baisse des possibilités de "Vivre et
Travailler au pays"
Volume des migrations domicile-travail
et kilomètres parcourus
Appauvrissement du vivier de
compétences locales
Répartition de la population
permanente par niveaux de formation
et tranches d?âges
Manque de main-d?oeuvre qualifiée
pour certains emplois non pourvus
Perte de l?adéquation entre formation
et emploi
Nb important de femmes peu
qualifiées
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L
La spécialisation touristique
génère-t-elle la perte de
savoir-faire locaux ?
Capacité à entretenir des
savoir-faire locaux 24
Disparition des savoir-faire
traditionnels
Effectifs des métiers spécifiques
(marins, char pentiers de marine,
conchyliculteurs, paludiers?)
Relations conflictuelles entre
populations autochtones et
allochtones
Nb de plaintes déposées sur les livres d?or
de l?office de tourisme et de la mairie
Les impacts du
développement touristique
sont-ils sources de
mécontentements et de
conflits qui perturbent la
vie collective ?
Capacité à maintenir un
débat politique apaisé entre
les intérêts contradictoires
25 Expression radicalisée du
mécontentement par les associations
ou les individus
Nb de recours auprès du tribunal
administratif
Augmentation exceptionnelle du
nombre d?associations de riverains
Nb d?associations NIMBY
V
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E
Les nouveaux arrivants
influencent-ils la vie
citoyenne et le pouvoir
local ?
Capacité à assurer la
participation à la vie
communale 26 Poids de plus en plus fort des
nouveaux retraités dans le conseil
municipal
Part des retraités nouvellement installés
dans le conseil municipal
Rendement épuratoire de la station
Nb de stationnements sauvages
Capacité des réseaux de transport
d?électricité
Coût d?entretien et de restauratin des
digues de protection à la mer à la
charge de la commune
Tensions sur l?approvisionnement
en électricité
Capacité d?assainissement des eaux
usées insuffisante en qualité et/ou en
quantité
Capacité résiduelle annuelle de la
station d?épuration
Volume annuel de déchets collectésCapacité de traitement des déchets
insuffisante sur le territoire et fortes
variations saisonnières de la collecte
Coût par foyer de la collecte et de
l?évacuation des déchets suivant la
saison (montant de la TEOM)
Allongement démesuré des circuits de
collecte des déchets ménagers par
rapport au nombre de foyers desservis
Nb de foyers desservis rapporté aux
kilomètres parcourus par les circuits
de collecte
Écart entre le volume consommé
d?eau potable et la capacité de
stockage
Nb de jours où la réserve en eau est
inférieure au seuil de précaution
Variation saisonnière très importante
de l?utilisation des installations
d?approvisionnement et de
distribution d?eau potable
Nb de jours de chute de la pression et
débit du réseau de distribution de
l?eau suivant la saison
Niveau d?encombrement du trafic
routier pendant la période estivale
Offre et accessibilité des transports
collectifs
Saturation de la voirie et/ou des
parkings
Équipements deux-roues et piétons
Lenteur ou inaccessibilité des réseaux
de télécommunications pendant l?été
Débit du réseau ADSL et téléphonie
mobile (nb de jours et fréquence des
problèmes de transmission)
Délai d?attente pour un anneau ou un
mouillage à l?année net des doubles
inscriptions
Capacité à adapter les
équipements collectifs au
pic de fréquentation
(dimensionnement, qualité)
et à bien les faire
fonctionner toute l?année
27
Saturation des ports de plaisance
et/ou augmentation des mouillages
non réglementés
Nb de mouillages sauvages
C
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E
L Le capital matériel
(équipements collectifs et
infrastructures) répond-
en toute saison, aux
besoins évolutifs de
populations en croissance ?
Capacité à maintenir la
diversité des utilisateurs
des équipements et
infrastructures 28
Conciliation difficile entre les ports de
plaisance et de pêche professionnelle
Plaintes dans le livre d?or du port de
plaisance, au comité local des pêches
É C O N O M I E
il
Accès inégal à l?eau entre le tourisme,
les autres activités et les populations
locales
Nb de jours où les restrictions d?usage
concernent les activités et les
populations non touristiques
Coefficient d?autofinancement courant
Capacité d?autofinancement
Taux d?équipement
Solvabilité financière locale fortement
réduite par l?arrivée de nouveaux
habitants et de touristes
Volume du poste « aménagement et
services urbains » dans le budget
Montant des bases d?imposition de la
TH et de la TFB
Surreprésentation de la Taxe
d?habitation (TH) et de la Taxe sur le
foncier bâti (TFB) dans les bases
d?imposition communale
Recettes fiscales directes et taxes
issues des touristes/dépenses
d?équipement
Montant des dépenses foncières
communales pour les opérations de
lotissements et zones d?aménagement
Surcoût de la maîtrise foncière pour la
collectivité locale
Coefficient de mobilisation du
potentiel fiscal
Renoncement à des actions publiques
importantes faute de moyens
financiers ou forte demande vis-à-vis
des ressources de l?État, d?autres
collectivités locales
Contribution des subventions
d?équipement et exceptionnelles à
l?investissement
Alourdissement considérable des
charges de fonctionnement de la
collectivité pour la période touristique
au regard de la contribution fiscale
es touristes
Surpoids de la masse salariale dans
les dépenses de fonctionnement du
budget local
C
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E
R La spécialisation touristique
et l?urbanisation réduisent-
elles la marge de
manoeuvre financière des
budgets publics locaux ?
Capacité à maîtriser
financièrement
l?urbanisation (équipements
collectifs et services) et la
spécialisation touristique
29
Charges élevées des opérations de
réparation des milieux naturels
dégradés par rapport aux opérations
préventives de protection
Montant budgétaire des opérations de
réparation des milieux naturels
Charge financière de la constitution
de réserves foncières
Répartition des entreprises par
secteur d?activités
Tourisme et Bâtiment concentrent
l?essentiel de l?activité économique
locale Nb de créations et de défaillances
d?entreprises par activité (dont
tourisme) selon l?ancienneté
Gênes occasionnées par l?activité
touristique sur d?autres secteurs
Mécontentements exprimés lors d?une
enquête directe
Le développement
touristique remet-il en
question l?équilibre entre
les activités présentes sur
le territoire ?
Capacité à maintenir la
diversité du tissu
économique local 30
Vision négative de l?activité touristique
par les habitants permanents
Perception des effets du tourisme par
la population permanente
Déséquilibre annuel de l?offre
commerciale (suréquipement,
diminution de l?offre de
commerces/réductions des horaires
d?ouverture en hiver)
Nb de commerces de détail par
catégorie en été et en hiver
Contribution de la saison (juin à
septembre) au chiffre d?affaires
annuel
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L?enrichissement apporté
par l?arrivée de populations
et d?activités n?est-il pas
amoindri par son caractère
saisonnier ?
Capacité à maintenir une
activité économique hors
saison 31
Rentabilité annuelle des entreprises
locales très dépendante du chiffre
d?affaires estival
Nb de mois où l?activité est sous le
seuil de rentabilité
Ratios (été/hiver) de médecins,
d?infirmières, de pharmaciens, de
dentistes pour 1 000 habitants
Temps pour atteindre l?hôpital
Difficultés d?accès aux services de la
santé
Demandes non satisfaites de prise en
charge en hôpital moyen séjour
Eviction de la population active
réduisant l?offre de services à la
personne
Nb de salariés travaillant dans les
services à la personne
Carence de divers services d?intérêt
général
Ratios annuels facteurs, gendarmes,
policiers, employés municipaux pour
1 000 habitants
L?augmentation temporaire
ou permanente de la
demande s?accompagne-t-
elle de carences de l?offre
de services d?intérêt
général ?
Capacité à adapter l?offre
de services d?intérêt
général, à une population
changeante en nombre et
en composition 32
Carence de desserte en transports
collectifs
Temps d?accès à la gare TGV la plus
proche
Mode de transport pour atteindre
la gare
Accessibilité des polarités du
territoire en transports collectifs
Le développement des
activités liées à l?arrivée de
nouveaux habitants ou de
touristes remet-il en cause
la cohésion des filières
économiques existantes ?
Capacité à développer les
complémentarités entre les
entreprises 33
Indépendance économique totale de
la filière touristique vis-à-vis des
autres secteurs (agiculture, pêche,
artisanat, ...)
Volume de salariés / d?entreprises
avec une double activité touristique et
traditionnelle
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Question posée en termes ... Capacité à ? Éclairages des situations de déséquilibres Mesure de l?indicateur
34
Fuite d?une part importante des
revenus touristiques liés à un
approvisionnement hors territoire
Part des exploitations de produits de
la mer ou de l?agriculture vendant
dans des circuits courts (marché, ?)
Difficultés d?installation des
établissements à proximité de la
mer (filière des produits de la mer,
agriculture, commerces, ?)
Enquête et relevés terrain La pression urbaine ou
touristique nuit-elle à une
implantation profitable
des entreprises ?
Capacité à répondre de
manière adaptée aux
besoins des entreprises
Renchérissement des loyers mettant
à mal la rentabilité
Montant des baux commerciaux
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25
Fiche 7. Marche à suivre
Fiche 8. Identifier les ressources littorales
fiche 8.1 Les ressources environnementales
fiche 8.2 Les ressources sociales
fiche 8.3 Les ressources économiques
fiche 8.4 Les ressources complexes
Fiche 9. Comprendre les interactions entre les ressources de son territoire
Fiche 10. Pour aller plus loin : utiliser des principes fondamentaux
pour mettre en projet le territoire
éTAPE 1
Mettre en lumière les
ressources posant question
Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux
26
Université de Nantes (Chadenas C., Pottier P., Pouillaude A.) - DRE Pays de la Loire - MSH, 2008
comité de pilotage
conduite et
animation du projet
validationvalidation
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identification des
ressources à enjeux
Étape 1
Mettre en lumière
les ressources posant question
Ressources à enjeux identifiées
Le territoire expertisé et ses ressources équipe projet
L ?objectif de l?étape 1 est de repérer les principales ressources à enjeux sur le
territoire expertisé à l?aide de la classification des ressources présentée ci-contre. Elles
constituent le socle de l?évaluation.
Les ressources, qu?elles soient sociales, économiques ou environnementales (au sens
naturel du terme) font l?originalité et la richesse du territoire ; elles sont reconnues comme
faisant partie du capital de départ qu?il convient de ne pas hypothéquer, mais au contraire de
renforcer et de préserver.
étape 1 : extrait de la procédure d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement
(voir rabat).
Fiche 7
27
Marche à suivre
Le système de ressources du territoire confronté à la pression anthropique
28
L?étape 1 fait émerger les ressources centrales
concernées par la capacité d'accueil et de
développement du territoire expertisé.
Une à deux réunions sont nécessaires pour faire émerger les principales ressources à enjeux
du territoire en étude. Le déséquilibre d?une ressource peut également ressortir de la
consultation de documents d?urbanisme en vigueur. Les diagnostics territoriaux et les projets
de territoire associés sont étudiés (diagnostic préalable à l?établissement d?un SCoT,
évaluation environnementale, rapport de présentation du PLU et leur PADD?) ainsi que des
études scientifiques qui apportent une connaissance supplémentaire sur le territoire.
Eau
Air/cl imat
Faune
Flore
Sol
précipitations
nappes phréatiques
cours d'eau
mer
vent
air qu'on respire
climat océanique
climat méditerranéen
faune aquatique
faune aérienne
faune terrestre
formations aquatiques
formations ou espèces
singulières
dunes
estran
zones topographiques
singulières
sous-sol
falaises
zones humides
Culture
Démographie
Mode de vie
des individus
Mode
d'habiter
Mode
de
travail
Vie
collective
l'architecture
les paysages
l'identité locale
la composition par âge
la répartition par sexe
la densité
l'éducation
la famille
la santé
les règles de vie
en société
l'habité permanent
l'habité temporaire
La mixité sociale
les localisations
du travail
les formations et
savoir-faire
la part
et les caractéristiques
de l'emploi
les fédérations
professionnelles
les associations
les citoyens
autorités publiques
Capital
matériel
Organisation
du capital
productif
Capital
f inancier
Services
d'intérêt
général
Tissu
économique
local
bâtiments
construction
finances
publiques locales
subventions
d'investissement
externes
capital privé boursier
et bancaire
finances solidaires
entreprises
entrepreneurs
éducation
sécurité et sûreté
des personnes
services postaux
transports publics
services médicaux
petite enfance
vieillesse
immobilier
pêche
aquaculture
tourisme
activités récréatives
et culturelles
commerces
agriculture
saliculture
équipements collectifs
d'accueil des populations
équipements collectifs
facteurs d'attractivité
infrastructures
e
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v
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n
e
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é
c
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n
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e
s
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c
i
é
t
é
Ressources principales,
nécessaires à la qualité et à la
richesse qu'offre le territoire
Eléments à enjeu
pour l'accueil supplémentaire
de populations et d'activités
Ressources principales,
nécessaires à la qualité et à la
richesse qu'offre le territoire
Eléments à enjeu
pour l'accueil supplémentaire
de populations et d'activités
Ressources principales,
nécessaires à la qualité et à la
richesse qu'offre le territoire
Eléments à enjeu
pour l'accueil supplémentaire
de populations et d'activités
Eau
Air/cl imat
Faune
Flore
Sol
précipitations
nappes phréatiques
cours d'eau
mer
vent
air qu'on respire
climat océanique
climat méditerranéen
faune aquatique
faune aérienne
faune terrestre
formations aquatiques
formations ou espèces
singulières
dunes
estran
zones topographiques
singulières
sous-sol
falaises
zones humides
Culture
Démographie
Mode de vie
des individus
Mode
d'habiter
Mode
de
travail
Vie
collective
l'architecture
les paysages
l'identité locale
la composition par âge
la répartition par sexe
la densité
l'éducation
la famille
la santé
les règles de vie
en société
l'habité permanent
l'habité temporaire
La mixité sociale
les localisations
du travail
les formations et
savoir-faire
la part
et les caractéristiques
de l'emploi
les fédérations
professionnelles
les associations
les citoyens
autorités publiques
Capital
matériel
Organisation
du capital
productif
Capital
f inancier
Services
d'intérêt
général
Tissu
économique
local
bâtiments
construction
finances
publiques locales
subventions
d'investissement
externes
capital privé boursier
et bancaire
finances solidaires
entreprises
entrepreneurs
éducation
sécurité et sûreté
des personnes
services postaux
transports publics
services médicaux
petite enfance
vieillesse
immobilier
pêche
aquaculture
tourisme
activités récréatives
et culturelles
commerces
agriculture
saliculture
ééquipements collectifs
dd'aaccueil des populationnss
ééquipements collectifsf
faf cteurs d'attractivité
infrastructures
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c
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Ressources principales,
nécessaires à la qualité et à la
richesse qu'offre le territoire
Eléments à enjeu
pour l'accueil supplémentaire
de populations et d'activités
Ressources principales,
nécessaires à la qualité et à la
richesse qu'offre le territoire
Eléments à enjeu
pour l'accueil supplémentaire
de populations et d'activités
Ressources principales,
nécessaires à la qualité et à la
richesse qu'offre le territoire
Eléments à enjeu
pour l'accueil supplémentaire
de populations et d'activités
++
==
Université de Nantes (Chadenas C., Pottier P., Pouillaude A.), PUCA - DREAL Pays de la Loire, 2009
réunions de l'équipe projet
et du comité de pilotage
consultation de documents
- monographies,
- rapports scientifiques,
- documents stratégiques.
concertation, discussion, choix final = conduite et anim
ation du projet
maîtrise de la pression humaine
constat de saturation,
hypothèse de déséquilibre
Ressource
à
enjeux
Le questionnement sur les ressources est mené par l?équipe projet. Pour mettre en
lumière l?éventuelle fragilisation/altération/épuisement/consolidation des ressources, du fait de
la pression humaine, l?équipe projet s?appuie sur la classification des ressources (voir rabat).
Fiche 7 : Marche à suivre
29
Pour entrer dans le questionnement :
Quelles sont les ressources que l?accueil
d?habitants, de touristes, d?activités fragilisent ?
Quels sont les enjeux pour le territoire* ?
Quelles sont les perturbations que
la pression humaine provoque sur votre territoire ?
La part du sol à vocation urbaine destinée à l?accueil supplémentaire de
populations et d?activités favorise-t-elle l?étalement urbain ?
Le sol ?
La démographie ?
La flore ?
L?habitat ?Le capital
matériel ?
Le tissu
économique ?
La population saisonnière et touristique n?est-elle pas trop importante par
rapport à la population permanente et à l?espace disponible ?
Le capital matériel (équipements collectifs et infrastructures) répond-il en
toute saison, aux besoins évolutifs de populations en croissance ?
SOL
DéMOGRAPHIE
CAPITAL
MATéRIEL
maintenir les jeunes actifs sur le territoire ;
privilégier des activités économiques compatibles avec
les ressources naturelles ;
assurer durablement l?attractivité du territoire.
* la liste des enjeux proposés ici est donnée à titre d?exemple, elle n?est pas exhaustive.
L a détermination de la capacité d?accueil se justifie par la prise de conscience qu?il y a des
ressources fragiles et épuisables (démographiques, économiques, naturelles...) ; que leur
altération ou leur disparition pure et simple constitue un danger, un dommage, pour les sociétés
et les générations à venir.
La capacité d?accueil maximum est atteinte
quand on constate l?altération d?une ou plusieurs ressources
sous la pression humaine,
et que cette altération est jugée inacceptable.
30
Le SySTèME DE RESSOURCES DU TERRITOIRE est
un ensemble organisé d?interactions entre les ressources
d?un espace approprié par une communauté pour assurer
la satisfaction de ses besoins présents et futurs.
Cette approche de la détermination de la capacité d?accueil est centrée sur le capital de
ressources d?un territoire. C?est le système de ressources du territoire.
Fiche 8
Une RESSOURCE est
un élément reconnu comme nécessaire au projet de
territoire, contribuant à la richesse ou à la qualité
qu?offrent le milieu et les sociétés qui l?occupent.
Repère : l?observation des ressources
représente une étape essentielle de la méthode
d?évaluation de la capacité d?accueil et de
développement à construire. Une classification
des « éléments reconnus comme nécessaires
au projet de territoire, contribuant à la richesse
ou à la qualité qu?offrent le milieu et les sociétés
qui l?occupent » est proposée (voir la fiche 7).
Cette classification n?a pas vocation à être
exhaustive. Elle doit permettre de mettre en
évidence les ressources devant être
considérées dans le cadre d?une évaluation de
la capacité d?accueil et de développement d?un
territoire littoral.
31
Pour évaluer la capacité d?accueil,
il faut interroger systématiquement toutes les
ressources du territoire expertisé.
Du point de vue de la méthode d?évaluation, la classification proposée répond à deux objectifs :
1. permettre d?asseoir la connaissance du territoire dont les capacités d?accueil et de
développement sont évaluées ;
2. organiser les points d?entrée dans une réalité littorale complexe.
Il en découle deux niveaux de classification :
- le premier concerne les ressources principales : elles sont communes à tous les
territoires. Elles en font leur richesse et leur qualité ;
- le second décline une à une ces ressources principales en plusieurs éléments à enjeux
pour l?accueil de populations et d?activités sur le littoral. Ils contribuent à préciser la
capacité d?accueil.
Système de ressources du territoire
ressources
interactions
inte
ract
ions
interactions
DDEA 85 / SUE / EA
Université de Nantes (Chadenas C., Pottier P., Pouillaude A.),
PUCA-DRE Pays de la Loire, 2009
économieenvironnement
société
En évaluant la capacité d'accueil à partir des ressources littorales,
l'objectif opérationnel est donc :
- d'identifier les marges de manoeuvre du territoire ;
- d'atténuer les risques de rupture ;
- de reconquérir les ressources dégradées ;
pour les populations présentes et futures.
Identifier les ressources littorales
fiche 8.1 Les ressources environnementales
Q uels sont les enjeux liés à la sphère
environnementale des ressources ?
Ils sont principalement liés à deux
caractéristiques :
- la première est la valeur intrinsèque
des milieux naturels. Leur diminution
éventuelle ou leur disparition totale met
forcément en péril la cohérence de
l'ensemble de la nature ;
- la seconde caractéristique peut
être abordée sous un angle plus
socioéconomique à travers les services
rendus par l'environnement. Elle fait
donc appel au rôle direct ou indirect
qu'ils peuvent avoir pour les sociétés
et la nécessité, par conséquent, de
les maintenir en l'état : la forêt
participe à la régulation du climat, les
zones humides contribuent à l?épuration
des eaux usées, et plus directement
encore, concernant la capacité d'accueil
des territoires littoraux, la spécificité de
leurs écotones (une zone de transition et
de contact entre deux écosystèmes) est
un facteur d'attractivité touristique
(plages, dunes, falaises?).
32
Dans le domaine de
l'environnement, les cinq
ressources principales,
nécessaires à la qualité et
à la richesse qu'offre
le territoire sont :
l'eau, l'air, le sol,
la faune et la flore.
Eau
Air/cl imat
Sol
Faune
Flore
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Ressources principales,
nécessaires à la qualité et à la
richesse qu'offre le territoire
Eléments à enjeu
pour l'accueil supplémentaire
de populations et d'activités
précipitations
nappes phréatiques
cours d?eau
mer
climat océanique
climat méditerranéen
air qu?on respire
vent
estran
dunes
falaises
zones humides
zones topographiques
singulières
sous-sol
faune aquatique
faune aérienne
faune terrestre
formations aquatiques
espèces singulières
Fiche 8 : Identifier les ressources littorales
33
Eau précipitations, nappes phréatiques, cours d?eau, mer
Air climat, air respiré, vent
Sol
estran, dunes, falaises, zones humides, zones topographiques
singulières (plaine littorale, versant montagneux, vallée
côtière?), sous-sol
Faune aquatique, aérienne, terrestre
Flore formations aquatiques, formations ou espèces singulières
La variabilité géographique et temporelle de la disponibilité en eau sur un territoire et son
renouvellement aléatoire sont deux éléments importants à prendre en compte pour l?évaluation de
la capacité d?accueil. Les ponctions sur cette ressource sont d?autant plus préjudiciables qu?elles ne
tiennent pas compte de ces particularités : l?eau est en effet consommée de manière accrue en
période estivale par le tourisme et l?agriculture, à une période où elle est moins disponible. Par
ailleurs, la notion de cycle de l?eau est primordiale pour comprendre les enchaînements en boucle
des effets d?une pollution, par exemple, sur l?ensemble des composantes de ce cycle, depuis l?amont
des cours d?eau jusqu?à la mer.
Pour permettre l?accueil supplémentaire de populations, l?air doit être de bonne qualité : le « bon »
air n?attire-t-il pas certains touristes ? Avec l?air, le vent constitue un autre élément pour lequel des
activités se sont développées. Ce dernier peut aujourd?hui être considéré comme une ressource liée
à l?environnement à travers le développement des énergies renouvelables, telles que les éoliennes.
Le sol, c?est le support de la vie. Il peut être tout à fait quelconque ou au contraire être considéré
comme extraordinaire. L?enjeu fondamental lié au sol, c?est son caractère particulièrement limité sur
le littoral. Sa mise en valeur est liée à ses composantes et à son accessibilité : il est plus facile de
mettre en valeur une plaine qu?une colline (agriculture, urbanisation).
La faune est une ressource fondamentale pour l?accueil supplémentaire de populations à travers
deux formes :
- la faune élevée, contrôlée, assure les besoins alimentaires de la population : l?augmentation de
la pression anthropique entraîne une croissance des besoins ;
- la faune sauvage contribue au maintien du cycle de vie/et à une image « naturelle » du
territoire. Elle est sensible à certaines périodes cruciales de son cycle et donc liée à la saisonnalité
de la fréquentation.
La flore est une ressource fondamentale pour l?accueil supplémentaire de populations à travers deux
formes :
- la flore cultivée assure les besoins alimentaires et énergétiques de la population ;
- la flore sauvage contribue au maintien du cycle de vie, elle participe par exemple, à la lutte
contre l?effet de serre (forêt = puits de carbone), elle contribue à la qualité de l?eau et des sols
et à une image « naturelle » recherchée par certains touristes.
34
fiche 8.2 Les ressources sociales
D ans le domaine de la société,
comme dans celui de l?environ-
nement ou de l?économie, certaines
composantes représentent par leur
qualité et leur richesse des res-
sources reconnues comme essen-
tielles pour un territoire donné et les
sociétés qui l?occupent : par exemple,
certains héritages architecturaux contri-
buent à la richesse de stations balnéaires
(anciennes villas des premiers bains de
mer) ; la diversité sociale préservée grâce à
une offre d?hébergement adaptée garan-
tissant l?accès du littoral au plus grand
nombre ; ou encore le savoir-faire d?un
groupe professionnel qui exerce sur le
littoral une activité très spécifique et
remarquable (les paludiers, les pêcheurs?).
Certaines de ces ressources confrontées à
l?augmentation de la pression anthropique
peuvent être transformées, mises en
danger, être endommagées, détériorées,
voire s?épuiser.
Dans le domaine de la
société, les six ressources
principales, nécessaires à la
qualité et à la richesse
qu'offre le territoire sont :
la culture, la démographie, le
mode de vie des individus, le
mode d?habiter, de travailler
et la vie collective
Mode
d?habiter
Démographie
Culture
Mode
de travail
Vie
collective
Mode de vie
des individus
Ressources principales,
nécessaires à la qualité et à la
richesse qu'offre le territoire
Eléments à enjeu
pour l'accueil supplémentaire
de populations et d'activités
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l?identité locale
l?architecture
les paysages
la composition par âge
la répartition par sexe
la densité
l?éducation
la famille
la santé
les règles de vie
en société
l?habitat permanent
l?habitat temporaire
les formations et
savoir-faire
la part et les
caractéristiques de l?emploi
la mixité sociale
les localisations
du travail
les autorités publiques
les fédérations
professionnelles
les associations
les citoyens
Fiche 8 : Identifier les ressources littorales
35
La question principale s?appuie sur l?hypothèse qu?un débat entre intérêts contradictoires représente
une richesse et un équilibre qu?il faut préserver. Cette ressource qui traduit la bonne santé des
relations entre les groupes d?intérêts ou d?acteurs peut être altérée par une pression anthropique
non maîtrisée, s?accompagnant de nombreuses frictions (plaintes, recours au tribunal administratif,
augmentation exceptionnelle d?associations de riverains?).
* paysage : le mot est ici employé dans le sens d?un élément issu d?une construction sociale.
Culture identité locale, architecture, paysage*
Le plus souvent identifiées comme des éléments patrimoniaux qui se transmettent d?une génération à
une autre, ces ressources peuvent subir des transformations sous la pression croissante des activités et
des populations. La société fait alors le sacrifice d?une partie de son identité, de son histoire ou de ses
constructions collectives. Les enjeux rattachés à cette dégradation peuvent pourtant être déterminants,
souligner la possible perte d?une partie ou de la totalité de l?image (la représentation) que la société et
le territoire renvoient vers l?extérieur, et donc de son attrait.
Démographie
composition par âge, répartition par sexe,
densité de population
La composition démographique équilibrée d?un territoire est importante pour son développement.
L?hypothèse selon laquelle cette richesse serait altérée par une augmentation des pressions
anthropiques peut être confirmée par un déséquilibre de la composition par âge, la baisse de la
population en âge d?être active, ou une densité touristique excessive par rapport à la population
permanente.
Mode de vie
des individus éducation, famille, santé, règles de vie en société
Les composantes essentielles de la société peuvent être mises à mal par une pression accrue venue
notamment de l?extérieur ou générée par un rythme de vie atypique ou déstructurant (saisonnier).
Les nuisances provoquées par l?augmentation de la circulation, des vols et des bagarres, ou encore
la multiplication des dépôts sauvages de déchets altèrent alors les conditions de vie locale et
amènent à poser la question de l?impact d?une croissance non maîtrisée de populations et d?activités.
Mode
d?habiter
habitat permanent, habitat temporaire
La qualité de l?habitat est devenue un élément fondamental de la qualité de la vie. Elle représente donc
une richesse qui peut être aussi remise en cause par une pression extérieure qui génère le plus
souvent exclusion, ségrégation, disparition de la diversité des formes d?hébergement?
Mode
de travail
formation et savoir-faire, part et caractéristiques de l?emploi,
mixité sociale, localisation du travail
L?hypothèse principale s?attache à reconnaître que chaque territoire et chaque société qui l?occupe
peut renfermer une richesse en termes de savoir-faire, que l?accès à l?emploi est un facteur de
cohésion sociale ou encore que la possibilité de travailler à proximité de son domicile contribue à la
qualité de la vie.
Vie collective
(structure sociale)
autorités publiques, fédérations professionnelles,
associations, citoyens.
36
fiche 8.3 Les ressources économiques
L es ressources économiques des
sociétés qui occupent le littoral
permettent d?accompagner une pression
anthropique accrue. Elles peuvent
constituer un facteur d?attractivité de
populations et d?activités nouvelles. En
particulier, gérer la présence
saisonnière des populations mobilise
de manière récurrente l?ensemble des
ressources économiques.
Dans une perspective de bien-être
matériel, ces ressources économiques
sont mobilisées pour satisfaire les besoins,
plus importants en volume et évolutifs en
qualité, des populations présentes.
Dans le domaine de
l?économie, les cinq ressources
principales, nécessaires à la
qualité et à la richesse
qu'offre le territoire sont :
le capital matériel, le capital
financier, le tissu économique
local, l?offre de services
d?intérêt général et
l?organisation du capital
productif.
Tissu
économique
local
Services
d?intérêt
général
Organisation
du capital
productif
Capital
matériel
Capital
f inancier
équipements collectifs
d?accueil des populations
équipements collectifs
facteurs d?attractivité
infrastructures
finances
publiques locales
subventions
d?investissement
externes
capital privé boursier
et bancaires
finances solidaires
tourisme
activités récréatives
et culturelles
commerces
bâtiment
construction
immobilier
pêche
aquaculture
agriculture
saliculture
services médicaux
services postaux
transports publics
sécurité et sûreté
des personnes
éducation
petite enfance
vieillesse
entreprises
entrepreneurs
Ressources principales,
nécessaires à la qualité et à la
richesse qu'offre le territoire
Eléments à enjeu
pour l'accueil supplémentaire
de populations et d'activités
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Fiche 8 : Identifier les ressources littorales
37
Le mode d?organisation du capital productif local contribue à la capacité du territoire à assurer la
production de biens et de services demandée par la population supplémentaire présente de manière
permanente ou saisonnière. Il s?agit pour la société de gérer une croissance rapide liée à l?accueil
touristique en s?appuyant sur ses entreprises et ses entrepreneurs. Quels liens clients-fournisseurs entre
les entreprises permanentes et celles qui sont exclusivement saisonnières ?
Capital
matériel
équipements collectifs d?accueil des populations, équipements
collectifs facteurs d?attractivité, infrastructures
Le capital matériel est ici entendu dans un sens technique de facteur de production. Il recouvre
l?ensemble des moyens matériels mis en oeuvre pour aboutir à la production d?un bien, d?un service
marchand ou non marchand. Le volume du capital matériel permet-il d?assurer l?accueil
supplémentaire de populations saisonnières comme permanentes dans des conditions normales de
fonctionnement ? Le niveau et la qualité technique du capital matériel permettent-ils d?amoindrir les
impacts environnementaux et sociaux de la pression anthropique qui s?exerce sur les territoires
littoraux ? Le niveau d?équipement du territoire contribue-t-il à son attractivité ?
Capital
financier
finances publiques locales, subventions d?investissement
externes, capital privé boursier et bancaire, finances solidaires
Le capital financier recouvre les moyens pécuniaires mobilisables ou mobilisés pour permettre les
créations d?entreprises ou leur extension, ainsi que la production de biens publics. Dans les deux
cas, leurs possibilités de financement sont déterminantes car l?accueil supplémentaire de
populations crée le besoin de faire évoluer tant l?offre de biens issue du tissu économique local que
l?offre de services d?intérêt général. Les sources de financement de l?activité peuvent être
extérieures au territoire littoral.
Tissu
économique
local
tourisme, activités récréatives et culturelles, commerce,
bâtiment, immobilier, pêche et aquaculture, agriculture et
saliculture
Le tissu économique local détermine les possibilités d?offre de biens et de services aux populations.
L?arrivée de nouvelles populations, de touristes ou de nouvelles activités peut provoquer à court et à long
terme un ajustement de l?appareil productif, au travers par exemple d?une augmentation saisonnière de
l?activité ou bien d?une évolution de la place respective des activités traditionnelles et des activités
touristiques. Les secteurs se différencient en effet par leur dynamisme : croissance (progression du
chiffre d?affaires?) ou maintien difficile (répartition des quotas de pêche). Réciproquement, le tissu
économique local peut, par sa nature, susciter une arrivée supplémentaire de populations : la
construction permet l?accroissement du nombre de résidences secondaires. De plus, les secteurs
possèdent des perspectives différenciées de capter la dépense touristique.
Offre de services
d?intérêt général
services médicaux, services postaux, sécurité et sûreté des
personnes, éducation, petite enfance, vieillesse
Quelles transformations de l?offre de services publics et privés l?accueil temporaire ou permanent
supplémentaire de populations et d?activités engendre-t-il ? Le changement de dimension de la
population ne fait-il pas apparaître des situations de carence dans l?offre de services d?intérêt général ?
Quelles adaptations de l?offre de services d?intérêt général seraient nécessaires afin de l?ajuster aux
demandes, éventuellement en évolution, des personnes et des familles du territoire ?
Organisation du
capital productif
entreprises, entrepreneurs
fiche 8.4 Les ressources complexes
38
L a classification des ressources proposée pour l?évaluation de la capacité d?accueil s?appuie
sur des éléments simples, reconnus comme nécessaires au projet de territoire et
contribuant à la richesse ou à la qualité qu?offrent le milieu et les sociétés qui l?occupent.
Parallèlement à ces ressources simples, il existe des éléments transversaux, d?une
construction plus complexe, et qui sont également primordiaux pour le territoire. Ils
couvrent deux à trois sphères du Développement durable (environnement, société et
économie). Leur émergence est liée à un ensemble de ressources simples, en interaction les
unes avec les autres. Ce sont les ressources complexes.
Le foncier est un élément complexe qui ne peut être limité à une ressource simple.
Sa transversalité associe les domaines :
- de l?environnement : il concerne alors directement la ressource sol. Son étendue
plus ou moins importante et l?augmentation du prix du foncier accroissent la pression
sur cette ressource, particulièrement dans certains secteurs sensibles. Le risque est de
voir se réduire, par endroit, la diversité des usages ;
- de la société : il concerne directement la ressource mode d?habiter. La
concurrence pour accéder à la propriété foncière, entraîne l?exclusion d?une partie de
la population à faible revenu ;
- et enfin de l?économie : il concerne directement la ressource capital financier
public qui, sous l?effet du prix du foncier, voit se réduire ses capacités de mobilisation
financière pour répondre à l?ensemble des besoins, en équipement notamment. Il peut
également impacter d?autres ressources, comme le tissu économique local.
La prise en compte du foncier, dans sa complexité et sa transversalité, doit donc se situer
à un autre niveau de la mise en oeuvre de la démarche, celui de la reconnaissance du
principe de « partage du foncier » comme un enjeu essentiel pour l?avenir du territoire.
Ouest-France du 05/02/2007
Fiche 8 : Identifier les ressources littorales
La vulnérabilité aux risques naturels et technologiques des personnes, des habitations et
des installations constitue un élément complexe. Elle place certaines ressources (populations,
biens, milieux naturels sensibles, ?) au croisement d?autres ressources facteurs d?aléa :
- dans le domaine de l'environnement : l'érosion côtière des dunes ou des falaises est
souvent la conséquence d'aménagements sur le littoral qui répondent à des besoins humains
ou touristiques (ouvrages de gestion du trait de côte, enrochements,... ) mais qui s'avèrent
inadaptés à la spécificité des milieux naturels : ils peuvent renforcer l?affouillement du pied
de falaise par la mer, créant ainsi un risque pour les populations et les biens (localisation de
maisons en haut de falaises friables par exemple) ;
- dans le domaine de la société et de l'économie : les installations classées, notamment
celles présentant des risques accidentels majeurs (SEVESO II) exposent significativement
les personnes (ressource démographie) tout en permettant de renforcer le tissu
industrialo-portuaire local. Leur proximité avec des espaces naturels sensibles crée
également un risque pour la faune et la flore.
39
L'image de marque du territoire représente un élément complexe, transversal et qui fait
référence à plusieurs ressources. Elle ne doit pas être confondue avec l'identité locale :
- dans le domaine de l'environnement : l'eau peut contribuer à l'image de marque d'un
territoire littoral, par sa qualité, sa transparence, mais également l'air, la faune? ;
- dans le domaine de la société : la culture participe à l'image de marque d'un
territoire, par l'identité locale, son folklore, son patrimoine architectural, paysager, mais
également son mode de vie, sa démographie? ;
- dans le domaine de l'économie : la qualité de son capital matériel
peut contribuer à l'image de marque d'un territoire par ses équipements
remarquables, le port, le golf, les centres de thalassothérapie, mais
également son capital financier, son tissu économique local?.
L'image de marque d?un territoire, dans la perspective de sa protection et
de sa valorisation, peut être directement intégrée à un principe
fondamental d'un projet de territoire, très orienté vers
sa promotion comme produit touristique. C'est par ce
biais que sa complexité peut être prise en compte.
Les installations industrialo-portuaires côtoient des
espaces urbanisés et balnéaires. Les risques liés à cet
environnement immédiat n?empêchent pas l?étalement
urbain de se développer.
Embouchure de la Loire, Loire-Atlantique.
érosion différentielle (dûe aux écoulements d?eau)
menaçant les habitations installées en haut de falaise
et les touristes sur la plage.
Algarve, Portugal.
L?attrait du paysage suscite l?intérêt des touristes.
Port de pêche à l?Ile d?Yeu, Vendée
et marais salants à Guérande, Loire-Atlantique.
C Chadenas
C Chadenas
C Chadenas
B Trouillet
40
L 'évaluation de la capacité d'accueil proposée permet de dépasser le constat général de
ressources fragiles et épuisables, dont l'altération ou la disparition pure et simple peut
créer un dommage pour les sociétés et les générations futures. Elle offre une appréciation
d?ensemble de la pression humaine et de ses effets, sur un territoire particulier.
Elle permet de percevoir de façon plus globale les multiples impacts d'un déséquilibre
initial et non plus de raisonner de manière sectorielle (voir fiche 22).
Une ressource apparaît mise en danger : un déséquili-
bre est révélé par la collectivité locale, les services de
l?Etat ou les acteurs de la société civile. L?attention
peut par exemple être attirée sur le nombre de villas
anciennes démolies par commune et par année
(ressource CULTURE).
L?alerte porte alors sur la pression qui s?exerce sur le
patrimoine architectural, représentant ici un élément à
enjeu d?une ressource culturelle remarquable,
vulnérable, voire épuisable.
en
v
ir
o
n
n
e
m
e
n
t
Le système de ressources du territoire
so
c
ié
té
éc
o
n
o
m
ie
Culture
Cette vulnérabilité de la ressource du patrimoine
architectural historique renvoie à la question de la
rareté de la ressource SOL en termes de surface. Son
déséquilibre est lié à une concurrence non maîtrisée et
à une réduction forte des extensions possibles.
Il sera traduit par une capacité résiduelle
d?urbanisation.
Le système de ressources du territoire
Culture
sol
ressource en déséquilibre
ressource en croissance
interactions
ressource du littoral : l?eau de mer, un oiseau,
une falaise, une fête traditionnelle...
Fiche 9
41
Comprendre les interactions entre
les ressources de son territoire
La rareté de la ressource SOL s?accompagne d?une
augmentation du prix des terrains qui, certes, rentabi-
lise les opérations de rénovation urbaine mais
contribue également à fragiliser la ressource CAPITAL
FINANCIER de la collectivité. Celle-ci doit consacrer une
partie croissante de son budget à l?achat des terrains
nécessaires à ses équipements, ou, de façon plus
critique, doit se limiter dans l?implantation de ses
équipements (ressource CAPITAL MATÉRIEL), faute de
disponibilité en sol.
Le système de ressources du territoire
Culture capital
matériel
capital
financier
sol
Ces opérations sont peut-être en lien avec le
dynamisme de la ressource TISSU ÉCONOMIQUE
LOCAL (secteur du bâtiment) qui constitue également
un facteur d?ancrage de la ressource DÉMOGRAPHIE
(des jeunes sur place). La destruction des villas
anciennes est également associée à la question de la
densification des espaces urbains dans les secteurs
géographiques où la pression est la plus forte. Elle
favorise une vraie réflexion sur la densité et la satura-
tion estivale (ressource DÉMOGRAPHIE).
démographie
tissu économiquecono
Le système de ressources du territoire
Culture capital
matériel
capital
financier
sol
Repère : plus globalement, mettre en évidence les
interactions entre les ressources du territoire préfigure, pour
le système d?alerte et de veille, les liens entre les indicateurs.
Ceux-ci permettront l?évaluation globale de la capacité
d?accueil et de développement du territoire expertisé.
Mettre en évidence ces liens est indispensable pour faire
fonctionner le système et comprendre la « mécanique » du
territoire. Ils doivent émerger dès les premières discussions
au sein de l?équipe-projet (voir fiches 3.2, 4, 5 et 7).
Cet ensemble d?interactions entre plusieurs ressources laisse
apparaître un sous-système centré sur la difficile maîtrise de
la pression foncière, dans un contexte d?accroissement mal
contenu de la population (et donc de la capacité d?accueil).
42
L ?évaluation de la capacité d?accueil proposée est intégrée. Elle est intrinsèquement liée
à des scénarios de stratégies de développement du territoire. Arrivée à son terme, elle
s?intègre dans un processus de projet.
Il est donc possible, dès l?étape 1, de regrouper les ressources apparaissant comme centrales
dans un ou des principes fondamentaux qui permettent d?orienter l?évaluation vers un projet
de territoire.
Localement, ces principes fondamentaux peuvent déjà avoir émergés lors des discussions préalables à
un projet de territoire : « partager le sol dans un contexte d?étalement urbain », et se traduire dans
les documents d?urbanisme.
Plus globalement, ils sont également mis en avant par l?état, à travers les enjeux qu?il porte sur un
territoire, ou la législation telles que la loi Grenelle 1 en France. Les lois sont aussi porteuses d?une
interrogation systématique de certains principes fondamentaux, comme la densité urbaine ou la mixité
sociale inscrites dans la loi SRU.
Les principes fondamentaux peuvent intervenir à une autre échelle. Celle-ci peut alors orienter l?avenir d?un
territoire, par exemple en établissant au niveau international des concepts fondamentaux, tel que le
Développement durable, sur la base desquels des acteurs peuvent choisir de bâtir un projet de territoire.
Les quelques ressources centrales associées aux principes fondamentaux ne sont pas les seules
à être interrogées. Elles orientent le questionnement qui porte sur l?ensemble des ressources du
territoire.
Fiche 10
Pour aller plus loin :
Le principe fondamental
=
le fil conducteur permettant d?orienter le
questionnement sur toutes les ressources
Ces principes essentiels orientent la gestion du système de ressources
du territoire. Ils énoncent la volonté de maîtriser un processus
éventuellement perturbateur dans un contexte d?accueil supplémentaire
de populations et d?activités. Ils peuvent aussi refléter l?attention
particulière accordée à la préservation d?un capital de ressources.
Comment utiliser les principes fondamentaux ?
43
utiliser des principes fondamentaux
pour mettre en projet le territoire
Exemple : l?installation d?une nouvelle population aisée sur le littoral s?accompagne
d?une demande de terrains constructibles. Cette dernière entraîne des tensions sur les
marchés fonciers et immobiliers qui connaissent une augmentation des prix. Ceci se
traduit à la fois par un enrichissement des habitants permanents vendeurs de leur
patrimoine et par une éviction des jeunes issus de familles locales dépourvues de capital
foncier, dans l?incapacité de se loger sur place. Ces ménages modestes sont repoussés
d?autant plus loin que les parcelles vendues localement sont grandes, alourdissant par
là-même le coût global de la construction.
La collectivité locale, les acteurs économiques et la société civile, les services de l?état
ou les experts estiment que par son ampleur, la tension sur la ressource SOL fragilise
globalement le capital du territoire par un enchaînement d?interactions successives
mettant en jeu plusieurs ressources. Le SOL reconnu comme élément principal de ce
processus, représente ainsi une ressource centrale pour le territoire littoral considéré.
Ces questions autour de la rareté du SOL sont regroupées en une seule phrase :
PARTAGER LE SOL DANS UN CONTExTE D?éTALEMENT URBAIN
Ressource EAU : à travers le principe
fondamental ? Partager le SOL dans
un contexte d?étalement urbain ?,
on interroge la manière dont
l?étalement urbain et le partage du sol
remettent par exemple en cause le bon
accès à l?eau pour les habitants et les
touristes.
=> Trop de consommation d?eau dans
certains secteurs fait qu?un mince filet d?eau
coule au robinet à des heures précises de la
journée (retour de la plage par exemple).
Ressource CAPITAL MATéRIEL : à
travers le fonctionnement des
équipements collectifs (un élément à
enjeu du capital matériel), les questions
portent cette fois sur leur bon
fonctionnement été/hiver. Dans le cas
développé ci-dessus, on interroge le
dimensionnement des équipements
d?adduction et de traitement de l?eau
potable entre l?été et l?hiver.
=> Augmenter le diamètre des tuyaux
permettrait d?approvisionner les touristes et
les habitants l?été mais causerait un risque
sanitaire par stagnation de l?eau pour les
habitants permanents l?hiver.
45
Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux
Fiche 11. Marche à suivre
Fiche 12. Questionner le territoire
Fiche 13. Repérer la fragilité des ressources
Fiche 14. Grille exemple d?évaluation
éTAPE 2
Questionner les atteintes
portées aux ressources
par la pression humaine
46
Université de Nantes (Chadenas C., Pottier P., Pouillaude A.) - DRE Pays de la Loire - MSH, 2008
validationvalidationGrille d?évaluation : questionnements et
hypothèses de situations de déséquilibres posés
les enjeux du territoire
=> quel niveau de pression pour le territoire ?
élaboration
de la grille
co
ns
ul
ta
tio
n
év
en
tu
el
le
d
?e
xp
er
ts
Étape 2
Questionner les atteintes
portées aux ressources
par la pression anthropique
comité de pilotageéquipe projet
L ?étape 2 s?appuie sur la co-construction d?une grille d?évaluation de la capacité
d?accueil (voir ci-contre). Ce travail est mené par l?équipe projet (voir fiches 3.2, 4, 5). Elle
s?appuie sur la grille exemple (voir fiche 14). Son but est d?apprécier si la capacité
d?accueil maximum du territoire est loin d?être atteinte, en passe de l?être ou déjà
atteinte.
L?objectif est de poser collectivement des hypothèses d?altération d?une ressource, ou
d?un ensemble de ressources en interactions, du fait de l?accueil supplémentaire de
populations et/ou d?activités. À cette fin, le remplissage de la grille permet de définir les
objectifs de l?évaluation pour chaque ressource (l?étape 3 sert à choisir les indicateurs pertinents
qui qualifieront le déséquilibre, le dysfonctionnement ou la saturation éventuels de la (des)
ressource(s)). Il est fait appel ponctuellement à des experts, pour d'éventuelles précisions
techniques (degré de déséquilibre supposé/avéré d?une ressource par exemple).
Avec la grille proposée, les étapes 1 et 2 évitent de choisir des indicateurs avant de
savoir ce qui se passe sur le territoire. Elles permettent de retenir, parmi les
dynamiques à l?oeuvre, celles qui ont besoin d?être évaluées. Ces premières étapes sont
essentielles pour l?opérationnalité de l?évaluation dans une démarche territoriale de capacité
d?accueil. Sans elles, l?évaluation mise en place risque de dépasser largement les questions de
capacité d?accueil, d?être démesurée en nombre d?indicateurs tout en oubliant des dimensions
importantes de la pression humaine sur le littoral et notamment ses impacts.
À l?issue de l?étape 2 (3 ou 4 réunions), l?évaluation sera adaptée au territoire expertisé.
La co-construction des grilles d?évaluation de la capacité d?accueil sur un territoire spécifique
consiste à réaliser un diagnostic approfondi des enjeux majeurs du territoire en étude, mis en
évidence par l?équipe projet, à l?étape 1, à travers le choix des ressources.
La grille d?évaluation est validée par le comité de pilotage.
Fiche 11
étape 2 : extrait de la procédure d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement
(voir rabat).
Marche à suivre
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47
Grille d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement d?un territoire
(téléchargeable sur le site de la DREAL des Pays de la Loire)
48
L e remplissage de la grille pour l?adapter à un territoire vise à questionner les déséquilibres
affectant les ressources à enjeu, identifiées lors de l?étape 1. Concrètement, à ce stade, la
colonne 1 du tableau page précédente est remplie. Désormais, les colonnes 2, 3 et 4 font
l?objet de l?étape 2.
Etape 2
Capacité à éviter
la mise en péril de
la ressource à enjeux
Université de Nantes (Chadenas C., Pottier P., Pouillaude A.), PUCA - DREAL Pays de la Loire, 2009
Question posée en termes de
capacité d'accueil
supplémentaire de populations
et d'activités,
permanentes ou saisonnières
2 3
Extrait de la grille : colonnes 2 et 3
Dans une perspective de capacité de développement,
le remplissage de la colonne 3 :
testera l?aptitude du capital de ressources du
territoire expertisé à accompagner la pression
démographique et touristique ;
évaluera les possibilités offertes par les
ressources du territoire.
Elle structure la grille d?évaluation.
La colonne 2 permet de formuler une question
sur les effets de l?activité humaine. Cette
question doit préciser l?atteinte portée à la
ressource sélectionnée :
n sur le territoire expertisé,
n par l?accueil supplémentaire de populations
et d?activités (saisonnières ou permanentes).
Cette colonne 2 définit les effets de la pression
anthropique sur la ressource que l?on veut
évaluer.
La colonne 3 prolonge chacune des questions
posées : elle interroge la capacité du
territoire à éviter la mise en péril de la
ressource considérée ou sa capacité à
favoriser sa consolidation.
Fiche 12
Questionner le territoire
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L a colonne 4 permet d?éclairer ce qui se passe sur le territoire. Elle précise les situations de
déséquilibres pressentis auxquelles les ressources peuvent être exposées à court, moyen
ou long terme. L?étape 3 montrera par une mesure s?ils sont avérés.
Cette approche dynamique laisse ainsi de la place aux points d?amélioration en cours
auxquels la collectivité est attentive.
Le remplissage de cette colonne vise à mettre en
lumière la vulnérabilité, l?altération ou
l?épuisement éventuels de la ressource à enjeux
choisie à l?étape 1.
Les consolidations en cours de la ressource à enjeux
constituent également des points d?attention.
Toutes les ressources choisies sont explorées.
à la différence d?un diagnostic de territoire,
les déséquilibres soulevés ici sont liés
strictement à la pression humaine.
La formulation des problématiques qui s?attachent à
ces ressources à enjeux doit se faire en termes de
pressions exercées par l?arrivée de populations et
d?activités, en particulier saisonnières.
Fiche 13
Extrait de la grille : colonne 4
La grille d?évaluation est éclairée par des mesures et des éléments d?appréciation de la maîtrise
de la capacité d?accueil lors de l?étape 3.
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Repérer la fragilité des ressources
C
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2
52
L es situations de déséquilibres potentiels et les points d?attention particuliers sont
identifiés, sur le territoire en évaluation par 2 moyens :
n en s?appuyant sur les 105 situations de déséquilibres proposées par la grille
exemple (voir fiche 14), l?équipe-projet peut appréhender l?état des ressources de
son territoire. Elle s?interroge alors collectivement sur la pertinence locale de la
situation exemple et précise la manière de la faire évoluer ;
n les membres de l?équipe-projet expriment certains déséquilibres qu?ils
pressentent, sur leurs observations, sur leurs a priori, sur leur métier :
« il n?y a plus aucune coupure entre les bourgs, il y a des
maisons partout » ;
« il y a de plus en plus d?interdictions de pêche à pied, sur les
plages de notre commune » ;
« la côte sauvage est de plus en plus protégée, on ne peut plus
y aller en voiture, et même à certains endroits, en vélo ! » ;
« pour aller au marché l?été, avec tous ces estivants, je suis
obligé de m?y rendre très tôt, le matin ! J?adapte mes horaires à
la foule présente l?été... » ;
« l?hiver, il y a nettement moins d?activités culturelles qu?ailleurs,
le cinéma est fermé... ».
Les membres de l?équipe-projet pointent notamment les ressources vulnérables dans la
perspective de les conserver en bon état ou bien de suivre les améliorations en cours.
Fiche 13 : repérer la fragilité des ressources
Des déséquilibres potentiels dans l?économie
AS Bonnet
Avec l?arrivée supplémentaire de populations permanentes ou de touristes, la capacité des équipements
collectifs, qui font partie du capital matériel, pourrait être dépassée : la nouvelle station d?épuration ci-contre
couvre-t-elle bien les besoins d?assainissement des logements envisagés ?
Une évaluation participative et partenariale facilite l?adaptation
locale de la grille d?évaluation de la capacité d?accueil et de
développement.
53
Des déséquilibres potentiels dans l?environnement
Sur le littoral, la pêche à pied est une problématique récurrente. Lors des grandes marées notamment,
l?impact sur les coquillages est de plusieurs ordres : prélèvements trop importants en nombre, non-respect
des tailles des coquillages, piétinements anarchiques sur l?estran...
La mesure de ces impacts contribue à préciser le niveau du déséquilbre, à vérifier si celui-ci est réel ou
supposé, par exemple. Dès lors, des campagnes de sensibilisation à ces risques peuvent être entreprises,
comme celles qui ont été récemment lancées sur nos côtes.
Des déséquilibres potentiels dans la société
Le mode d?habiter est particulièrement touché par la saisonnalité de l?activité touristique. L?une de ses
caractéristiques la plus frappante, l?hiver, est les quartiers dits « de volets clos ».
Les habitants permanents vivent donc une partie de l?année à côté de ces maisons inoccupées, accentuant
l?effet de territoire vide et silencieux, d?où la vie s?est momentanément « retirée» .
C Chadenas
C Chadenas
54
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Question posée en
termes de capacité
d?accueil supplémentaire
de populations et
d?activités, saisonnières
ou permanentes
Capacité à éviter
la mise en péril
de la ressource à enjeux
Éclairages des situations
de déséquilibres potentiels
de la ressource à enjeux
Indicateur décrivant
la ressource à enjeux
Indicateurs fondamentaux
Indicateurs complémentaires
Capacité résiduelle de production
d?eau potable et volume annuel d?eau
importée (été/hiver)
Dépassement de la capacité nominale
de production d?eau et/ou surcoût
excessif de l?approvisionnement
La pression humaine en
période estivale contraint-
elle l?approvisionnement en
eau des populations et des
activités ?
Capacité à garantir le bon
accès à l?eau toute l?année
1
Accroissement des restrictions de la
consommation d?eau pour la population
et les activités
Nb de jours de restriction par arrêté
préfectoral
Qualité des eaux de ruiss
Volume total d?eau consommée par mois
ellement
Qualité des eaux de baignade et nb
de jours de fermeture des plages
Dégradation de la qualité des eaux de
ruissellement, souterraines et de
surface
Classement des dispositifs individuels
d?assainissement (qualité du rejet)
Taux de nitrates Dégradation de la qualité de l?eau liée
à des formes d?agriculture peu
respectueuses de l?environnement Présence d?espèces animales ou végé-
tales, témoins de la qualité de l?eau
Déclassement de la production
conchylicole par contamination
bactériologique
Nb de jours d?interdiction de
commercialisation
La qualité de l?eau est-elle
menacée par
l?intensification des usages
et/ou des activités
polluantes qui limitent son
partage ?
Capacité à préserver une
qualité de l?eau
compatible avec les
différents usages du
bassin-versant et de la mer
2
Interdictions de plus en plus
fréquentes ou prolongées de la pêche,
de la pêche à pied
Nb de jours d?interdiction de la pêche
à pied
Coût du m d'eau pour le
consommateur et pour la collectivité
E N V I R O N N E M E N T
Encombrement, voire saturation
répétée du plan d?eau
Comptages pendant les périodes
d?affluence
Mécontentement, voire conflits
répétés entre différents usagers du
plan d?eau
Enquête de terrain
L?occupation du plan d?eau
maritime révèle-t-elle une
situation de développement
non maîtrisée de différents
usages ?
Capacité à gérer la
diversité des usages sur le
plan d?eau maritime 3
Rejets importants de déchets en mer
par la plaisance Coût financier de la collecte
La spécialisation touristique
du territoire provoque-t-elle
des nuisances sonores ?
Capacité à garantir un
niveau sonore raisonnable
4
Augmentation des activités bruyantes
(notamment nocturnes)
Absence d?un plan de prévention du
bruit dans l?environnement
Nombre de plaintes et d?appels pour
tapage nocturne ou nuisance sonore
L?accroissement des activités
est-il de nature à mettre
-
en péril la qualité de l?air ?
Capacité à garantir la qualité
de l?air et à limiter ou réduire
les émissions de GES 5
Dégradation de la qualité de l?air
Suivi des niveaux de pollution de l?air
Augmentation rapide des GES Bilan carbone
Mise en place d?un PPBE
Tranche modale des surfaces construites
Pression urbaine ressentie
Consommation d?espace par
l?urbanisation excessive
Surface totale occupée par
l?urbanisation au regard des équilibres
entre espaces urbains, agricoles et
naturels
Offre de terrains constructibles
inadaptée à la demande
Capacité résiduelle d?urbanisation
Faiblesse des opérations de renouvel-
lement et de densification de l?existant
Faible densité des espaces urbanisés Densité des espaces urbanisés et des
processus d?urbanisation, COS
réglementaires, densité minimale
Dispersion spatiale exagérée et
disparition des coupures entre les
bourgs
Dispersion spatiale de la construction
et étalement de la tâche
d?urbanisation
Présence de zones AU
Surface des zones AU
La part du sol à vocation
urbaine destinée à l?accueil
supplémentaire de
populations et d?activités
est-elle de nature à
favoriser l?étalement
urbain ?
Capacité à maîtriser
l?extension urbaine 6
Foncier constructible disponible très
réduit, y compris à moyen ou à long
terme
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Densité des usagers par mode
(baigneurs, surfeurs, mouillages
sauvages) en périodes d?affluence
E
A
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Fiche 14
P our faciliter le travail de l?équipe-projet, une grille exemple est téléchargeable*.
Elle regroupe 30 questions récurrentes pour l'évaluation de la capacité d?accueil et de
développement. L?adaptation au territoire est validée par le comité de pilotage.
**
* http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/
** Les indicateurs seront choisis à l?étape 3.
55
Grille exemple
Question posée en termes ... Capacité à ? Éclairages des situations de déséquilibres Mesure de l?indicateur
S
O
L
Manque de disponibilités foncières
pour les activités économiques
Surface disponible et taux
d?occupation des ZAE
Procédures d?urbanisme opérationnel
réduites
Nb de lotissements et de projets de
village
Politique de maîtrise foncière
insuffisante
Nb d?acquisitions amiables
Nb d?expropriations
Usage du DPU (surfaces des DPU,
ZAD, ZAC)
Pressions importantes (régression et
fragmentation) sur les terres agricoles
Urbanisation dans les zones exposées
aux risques naturels
Surface agricole utilie et utilisée
Surface du zonage agricole dans le PLU
Indice de perturbation du marché agricole
Surface totale du territoire en zone
naturelle (occupation du sol)
Surface totale des zones humides
comblées
Transformation ou disparition des
habitats naturels
Proportion de la superficie en ZNIEFF
classée : ZPS, ZSC, site inscrit/classé
Sacrifice des espaces fragiles/sensibles
situés dans des zones à vocation
urbaine des PLU
Envolée des prix du foncier Prix des terrains à bâtir achetés
Sous la pression du
développement urbain, la
concurrence sur le sol est-
elle de nature à limiter ou
perturber les autres
usages ?
Capacité à préserver les
espaces nécessaires aux
autres usages 7
Difficulté à trouver un site approprié
pour les équipements collectifs
(par exemple pour les déchets)
Surface disponible et localisation pour
réaliser les nouveaux équipements et
infrastructures
Pression sur les activités liées aux métiers
de la mer notamment sur le trait de côte
(nautisme, baignade, aquaculture, ...)
Superficie des zones concédées
sur le DPM
Saturation des plages (baignade,
chenal, jeux, restauration?)
Taux d?occupation de plages
Sous la pression croissante
des pratiques touristiques,
la diversité des usages du
domaine public est-elle
remise en cause ?
Capacité à partager
équitablement le domaine
public (terrestre et
maritime) 8
Encombrement supplémentaire et
excessif de certains espaces collectifs
Densité de l?encombrement ressenti en
centre-ville, sur le port, sur les remblais
Niveau de fréquentation des espaces
fragiles à vocation naturelle
Ouverture de nouveaux sentiers par
la fréquentation
Pratiques excessives et
déstabilisatrices des espaces
sensibles, par une utilisation non
maîtrisée des parties vulnérables du
territoire
Parkings aménagés aux abords des
espaces fragiles naturels
Evolution morphologique des dunes,
des falaises, des plages
Eboulements ; cheminements organisés;
interdictions d?accéder aux sites naturels
L?intensité des pratiques
touristiques sur certains
espaces sensibles du littoral
favorise t-elle leur
dégradation ?
Capacité à éviter des
pratiques déstabilisatrices
voire irréversibles sur les
sites naturels sensibles 9
Dégradation morphologique sous l?effet
du piétinement (dunes, falaises, plages)
Nb d?espèces Perte de la diversité faunistique et
diminution des individus
emblématiques
Taille des populations communes et
emblématiques
faune littorale 10
Pratiques concurrentielles sur l?estran en
période sensible pour les oiseaux d?eau
Mise en place de zones de tranquillité
Nb de nids d?espèces emblématiques
détruits / succès de la reproduction
Chasse au gibier d?eau excessive Nb de procès-verbaux pour braconnage
F
A
U
N
E Les espèces faunistiques
(notamment aquatiques),
sont-elles mises en péril
sous l?effet des pressions
humaines ?
Capacité à éviter le
dérangement de la faune
sauvage 11
Fort développement du kite-surf en
période de migration et d?hivernage
des oiseaux d?eau
Fréquentation du site par les oiseaux
Uniformisation de la flore locale Présence d?espèces invasives
Nb d?espèces indigènes
Diminution du nombre d?espèces
Nb d?espèces messicoles
Piétinements anarchiques de la flore
(dunes, falaises, landes, pelouses littorales)
Nb d?espèces disparues sous l?effet
du piétinement
Capacité à préserver les
espèces floristiques
indigènes 12
Mise en péril de la continuité des formations
végétales et de leurs connexions Existence de corridors écologiques
F
L
O
R
E Les espèces floristiques
sont-elles mises en péril
sous l?effet des pressions
humaines ?
Capacité à maintenir une
trame verte cohérente 13
Mauvais état de conservation des
biotopes
Surface et taille des biotopes
emblématiques
Surface des entités végétales remarquables
Prélèvement excessif ou/et
non-sélectif ou/et non contrôle des
quantités et des calibres
Proportion d'engins de pêche sélectifs
(casier, filet, palangre, chalut sélectif...)
Absence ou faiblesse de mesures
collectives de gestion
Mise en place et types de mesures
collectives
Respect des réglementations
Evolution des stocks (poissons et
coquillages)
Capacité à préserver la
Présence d?un PPRN
Enquête terrain
Surfaces urbanisées ou urbanisables
situées dans les zones à risques
Surface des espaces fragiles situés en
zone urbaine
56
S O C I É T É
Expression de la culture locale altérée Nb d?associations culturelles,
sportives et artistiques actives / Nb
d?adhérents, de journées
événementielles et poids de la
période estivale
Face à l?arrivée massive de
populations saisonnières,
les pratiques sociales
locales se perdent-elles,
remettant en cause la
spécificité de ce territoire ?
Capacité à préserver
l?identité locale (pratiques
culturelles, identité
maritime, ?) 14
Identité culturelle locale en régression Nb de mécontentements exprimés
Nb de permis de démolir
Evolution spatiale de l?urbanisation
Les caractéristiques
urbaines traditionnelles
sont-elles mises en péril
par les nouvelles
constructions ?
Capacité à maintenir le
caractère local du
patrimoine bâti 15
Destruction du bâti ancien
traditionnel, dissolution des villages
anciens dans la tache urbaine,
uniformisation, banalisation des
caractères architecturaux
Etude architecturale ; formes urbaines
Transformations paysagères dues au
développement de l?urbanisation
(construction et infrastructures) et aux
mutations de l?agriculture
Nb de dispositifs de gestion
contractuelle sur les espaces protégés
Evolution des peuplements des haies
Appauvrissement de la spécificité
paysagère locale
Nb d?espèces exogènes (baccharis,
eucalyptus, oliviers...)
Evolution ressentie du paysage
C
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R
E
Sous la pression
démographique et les
évolutions économiques,
l?identité paysagère est-elle
menacée ?
Capacité à préserver les
spécificités et la qualité
paysagères 16
Perte de la qualité paysagère due à la
multiplication et à la mauvaise
intégration des infrastructures de
déplacements
Étude de terrain
Nb d?habitants permanents
Projection démographique dans les
documents d?urbanisme
Solde migratoire selon l?âge et la CSP
Crainte d?une évolution
démographique déséquilibrée
Nb d?habitants dont le lieu de
résidence 5 ans auparavant n?était pas
la commune et répartition par âge
De moins en moins de jeunes au sein
de la population locale
Indice de jeunesse (rapport entre les
moins de 20 ans et les plus de 60 ans)
Solde migratoire des inactifs de plus
de 60 ans
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P
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I
E Le développement de
l?activité touristique
génère-t-il un déséquilibre
démographique ?
Capacité à assurer le
maintien et le
renouvellement des
populations permanentes
17
Baisse de la population permanente
en âge d?être active et
surreprésentation des inactifs chez les
nouveaux résidents Nb d?habitants entre 15 et 60 ans
Niveau de fréquentation touristique
connue ou estimée (y compris pour le
touriste à la journée) et rapport à la
population permanente
Fréquentation et densité touristique
excessive par rapport à la population
permanente
Densité mesurée et ressentie des
populations permanentes et
saisonnières
La population saisonnière
et touristique n?est-elle pas
trop importante par rapport
à la population
permanente et à l?espace
disponible ?
Capacité à maintenir un
équilibre démographique
entre les populations
permanente et temporaire
18
Encombrements observésDifficultés de circulation
Temps de trajet moyen au km sur
certains itinéraires
Difficultés de plus en plus grandes de
trouver un stationnement proche de
son logement
Saturation des espaces de
stationnement
Nb d?accidents corporels de la
circulation rapporté au trafic routier
et part de ceux survenus en été
La qualité du mode de vie
local est-elle remise en
cause en raison de
l?augmentation des
déplacements ?
Capacité à maintenir des
conditions de vie
acceptables 19
Risque ressenti de danger de
circulation
Non-respect du code de la route par
les vacanciers
Nb d?interventions et de procès-verbaux
recensés par la gendarmerie et la
police municipale rapportés à la
population présente
Augmentation marquée des vols et
des bagarres l?été
Part de l?été dans le nombre
d?interventions de la police municipale
Ressenti sur la propreté des lieux Multiplication des dépôts sauvages de
déchets
M
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V
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V
I
D
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S
La qualité de la vie liée aux
règles sociales est-elle
altérée par l?apport d?une
population extérieure ou la
densité d?individus
atteinte ?
Capacité à préserver le
fonctionnement social
propre au territoire 20
Nécessité de vivre en horaires
« décalés » pour se déplacer et
accéder aux services
Pratiques exprimées lors d?une
enquête directe
Recrudescence des accidents entre
circulations douce et motorisée
pendant l?été
Tonnage de déchets ramassés par les
employés municipaux et saisonniers
Fiche 14 : grille exemple
57
Répartition entre les résidences
principales et secondaires
Difficultés pour la population
permanente de se loger sur place
Commune d?origine des demandeurs
de permis de construire
Saturation des structures
d?hébergement touristiques
Capacité et niveau de fréquentation
par type d?hébergement
Coût total médian et moyen des
transactions immobilières rapporté au
revenu disponible médian
Difficultés de transmission des biens
immobiliers entre les générations et
difficultés à assurer des parcours
résidentiels
Nb de logements en primo-accession
destinés aux jeunes ménages
Perte de la diversité résidentielle et
sociale au sein de la population
permanente
Nb de logements sociaux par
habitants et structure par âge des
occupants
Demande de logements locatifs
annuels non satisfaite
Fonctionnement du parc locatif public
(taux de vacance, de rotation, délai
d?attente?)
Difficulté d?accès au logement pour
les étudiants et/ou les saisonniers
Etendue de la pratique de mise à
disposition d?un logement par les
employeurs ou Nb d?emplacements de
campings occupés par des saisonniers
Capacité à assurer la mixité
résidentielle et sociale 21
Évolution du prix du foncierSégrégation spatiale entre les
résidences secondaires et principales
à proximité de la mer
Ségrégation socio-spatiale entre le
littoral et le rétro-littoral
Localisation des nouvelles résidences
Changement de statut de la résidence
principales et secondaires
Structure de l?offre d?hébergementEviction du tourisme social par la
disparition de la diversité des formes
d?hébergement touristique
Revenu des résidents secondaires et
profil par CSP des touristes en séjour
La pression qui s?exerce sur
le foncier littoral
s?accompagne-t-elle d?un
processus
d?exclusion/ségrégation des
modes d?habiter
temporaires ou
permanents, au fil des
générations ?
Capacité à diversifier l?offre
d?hébergement touristique
22
Quartiers de résidences secondaires
aux volets clos trop systématiques
Durée d?occupation des résidences
secondaires
Évolution du volume de l?emploi et
taux de chômage (DEFM 1) au 31
janvier et 31 juillet
Face au développement
d?activités dédiées à
l?accueil des populations
saisonnières ou
permanentes, les emplois
et les métiers restent-ils
représentés dans leur
diversité sur le territoire ?
Capacité à maintenir
localement les emplois
permanents et à les
diversifier 23
Emplois nombreux mais fortement
saisonniers
Types des demandeurs d?emploi
(annulation par reprise, saisonniers,
activité réduite)
Question posée en termes ... Capacité à ? Éclairages des situations de déséquilibres Mesure de l?indicateur
M
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Part de l?emploi saisonnier dans
l?emploi
Répartition de l?emploi par secteur Perte de la diversité des emplois
(directs et indirects) par resserrement
sur le tourisme et la construction Créations d?emplois liées au tourisme,
rapportées aux pertes dans les autres
secteurs
Indicateur de concentration spatiale
de l?emploi
Baisse des possibilités de "Vivre et
Travailler au pays"
Volume des migrations domicile-travail
et kilomètres parcourus
Appauvrissement du vivier de
compétences locales
Répartition de la population
permanente par niveaux de formation
et tranches d?âges
Manque de main-d?oeuvre qualifiée
pour certains emplois non pourvus
Perte de l?adéquation entre formation
et emploi
Nb important de femmes peu
qualifiées
M
O
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D
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T
R
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V
A
I
L
La spécialisation touristique
génère-t-elle la perte de
savoir-faire locaux ?
Capacité à entretenir des
savoir-faire locaux 24
Disparition des savoir-faire
traditionnels
Effectifs des métiers spécifiques
(marins, char pentiers de marine,
conchyliculteurs, paludiers?)
Relations conflictuelles entre
populations autochtones et
allochtones
Nb de plaintes déposées sur les livres d?or
de l?office de tourisme et de la mairie
Les impacts du
développement touristique
sont-ils sources de
mécontentements et de
conflits qui perturbent la
vie collective ?
Capacité à maintenir un
débat politique apaisé entre
les intérêts contradictoires
25 Expression radicalisée du
mécontentement par les associations
ou les individus
Nb de recours auprès du tribunal
administratif
Augmentation exceptionnelle du
nombre d?associations de riverains
Nb d?associations NIMBY
V
I
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L
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I
V
E
Les nouveaux arrivants
influencent-ils la vie
citoyenne et le pouvoir
local ?
Capacité à assurer la
participation à la vie
communale 26 Poids de plus en plus fort des
nouveaux retraités dans le conseil
municipal
Part des retraités nouvellement installés
dans le conseil municipal
58
Rendement épuratoire de la station
Nb de stationnements sauvages
Capacité des réseaux de transport
d?électricité
Coût d?entretien et de restauratin des
digues de protection à la mer à la
charge de la commune
Tensions sur l?approvisionnement
en électricité
Capacité d?assainissement des eaux
usées insuffisante en qualité et/ou en
quantité
Capacité résiduelle annuelle de la
station d?épuration
Volume annuel de déchets collectésCapacité de traitement des déchets
insuffisante sur le territoire et fortes
variations saisonnières de la collecte
Coût par foyer de la collecte et de
l?évacuation des déchets suivant la
saison (montant de la TEOM)
Allongement démesuré des circuits de
collecte des déchets ménagers par
rapport au nombre de foyers desservis
Nb de foyers desservis rapporté aux
kilomètres parcourus par les circuits
de collecte
Écart entre le volume consommé
d?eau potable et la capacité de
stockage
Nb de jours où la réserve en eau est
inférieure au seuil de précaution
Variation saisonnière très importante
de l?utilisation des installations
d?approvisionnement et de
distribution d?eau potable
Nb de jours de chute de la pression et
débit du réseau de distribution de
l?eau suivant la saison
Niveau d?encombrement du trafic
routier pendant la période estivale
Offre et accessibilité des transports
collectifs
Saturation de la voirie et/ou des
parkings
Équipements deux-roues et piétons
Lenteur ou inaccessibilité des réseaux
de télécommunications pendant l?été
Débit du réseau ADSL et téléphonie
mobile (nb de jours et fréquence des
problèmes de transmission)
Délai d?attente pour un anneau ou un
mouillage à l?année net des doubles
inscriptions
Capacité à adapter les
équipements collectifs au
pic de fréquentation
(dimensionnement, qualité)
et à bien les faire
fonctionner toute l?année
27
Saturation des ports de plaisance
et/ou augmentation des mouillages
non réglementés
Nb de mouillages sauvages
C
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M
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E
L Le capital matériel
(équipements collectifs et
infrastructures) répond-
en toute saison, aux
besoins évolutifs de
populations en croissance ?
Capacité à maintenir la
diversité des utilisateurs
des équipements et
infrastructures 28
Conciliation difficile entre les ports de
plaisance et de pêche professionnelle
Plaintes dans le livre d?or du port de
plaisance, au comité local des pêches
É C O N O M I E
il
Accès inégal à l?eau entre le tourisme,
les autres activités et les populations
locales
Nb de jours où les restrictions d?usage
concernent les activités et les
populations non touristiques
Coefficient d?autofinancement courant
Capacité d?autofinancement
Taux d?équipement
Solvabilité financière locale fortement
réduite par l?arrivée de nouveaux
habitants et de touristes
Volume du poste « aménagement et
services urbains » dans le budget
Montant des bases d?imposition de la
TH et de la TFB
Surreprésentation de la Taxe
d?habitation (TH) et de la Taxe sur le
foncier bâti (TFB) dans les bases
d?imposition communale
Recettes fiscales directes et taxes
issues des touristes/dépenses
d?équipement
Montant des dépenses foncières
communales pour les opérations de
lotissements et zones d?aménagement
Surcoût de la maîtrise foncière pour la
collectivité locale
Coefficient de mobilisation du
potentiel fiscal
Renoncement à des actions publiques
importantes faute de moyens
financiers ou forte demande vis-à-vis
des ressources de l?État, d?autres
collectivités locales
Contribution des subventions
d?équipement et exceptionnelles à
l?investissement
Alourdissement considérable des
charges de fonctionnement de la
collectivité pour la période touristique
au regard de la contribution fiscale
es touristes
Surpoids de la masse salariale dans
les dépenses de fonctionnement du
budget local
C
A
P
I
T
A
L
F
I
N
A
N
C
I
E
R La spécialisation touristique
et l?urbanisation réduisent-
elles la marge de
manoeuvre financière des
budgets publics locaux ?
Capacité à maîtriser
financièrement
l?urbanisation (équipements
collectifs et services) et la
spécialisation touristique
29
Charges élevées des opérations de
réparation des milieux naturels
dégradés par rapport aux opérations
préventives de protection
Montant budgétaire des opérations de
réparation des milieux naturels
Charge financière de la constitution
de réserves foncières
Fiche 14 : grille exemple
59
Répartition des entreprises par
secteur d?activités
Tourisme et Bâtiment concentrent
l?essentiel de l?activité économique
locale Nb de créations et de défaillances
d?entreprises par activité (dont
tourisme) selon l?ancienneté
Gênes occasionnées par l?activité
touristique sur d?autres secteurs
Mécontentements exprimés lors d?une
enquête directe
Le développement
touristique remet-il en
question l?équilibre entre
les activités présentes sur
le territoire ?
Capacité à maintenir la
diversité du tissu
économique local 30
Vision négative de l?activité touristique
par les habitants permanents
Perception des effets du tourisme par
la population permanente
Déséquilibre annuel de l?offre
commerciale (suréquipement,
diminution de l?offre de
commerces/réductions des horaires
d?ouverture en hiver)
Nb de commerces de détail par
catégorie en été et en hiver
Contribution de la saison (juin à
septembre) au chiffre d?affaires
annuel
T
I
S
S
U
É
C
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N
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M
I
Q
U
E
L
O
C
A
L
L?enrichissement apporté
par l?arrivée de populations
et d?activités n?est-il pas
amoindri par son caractère
saisonnier ?
Capacité à maintenir une
activité économique hors
saison 31
Rentabilité annuelle des entreprises
locales très dépendante du chiffre
d?affaires estival
Nb de mois où l?activité est sous le
seuil de rentabilité
Ratios (été/hiver) de médecins,
d?infirmières, de pharmaciens, de
dentistes pour 1 000 habitants
Temps pour atteindre l?hôpital
Difficultés d?accès aux services de la
santé
Demandes non satisfaites de prise en
charge en hôpital moyen séjour
Eviction de la population active
réduisant l?offre de services à la
personne
Nb de salariés travaillant dans les
services à la personne
Carence de divers services d?intérêt
général
Ratios annuels facteurs, gendarmes,
policiers, employés municipaux pour
1 000 habitants
L?augmentation temporaire
ou permanente de la
demande s?accompagne-t-
elle de carences de l?offre
de services d?intérêt
général ?
Capacité à adapter l?offre
de services d?intérêt
général, à une population
changeante en nombre et
en composition 32
Carence de desserte en transports
collectifs
Temps d?accès à la gare TGV la plus
proche
Mode de transport pour atteindre
la gare
Accessibilité des polarités du
territoire en transports collectifs
Le développement des
activités liées à l?arrivée de
nouveaux habitants ou de
touristes remet-il en cause
la cohésion des filières
économiques existantes ?
Capacité à développer les
complémentarités entre les
entreprises 33
Indépendance économique totale de
la filière touristique vis-à-vis des
autres secteurs (agiculture, pêche,
artisanat, ...)
Volume de salariés / d?entreprises
avec une double activité touristique et
traditionnelle
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R
A
L
Question posée en termes ... Capacité à ? Éclairages des situations de déséquilibres Mesure de l?indicateur
34
Fuite d?une part importante des
revenus touristiques liés à un
approvisionnement hors territoire
Part des exploitations de produits de
la mer ou de l?agriculture vendant
dans des circuits courts (marché, ?)
Difficultés d?installation des
établissements à proximité de la
mer (filière des produits de la mer,
agriculture, commerces, ?)
Enquête et relevés terrain La pression urbaine ou
touristique nuit-elle à une
implantation profitable
des entreprises ?
Capacité à répondre de
manière adaptée aux
besoins des entreprises
Renchérissement des loyers mettant
à mal la rentabilité
Montant des baux commerciaux
O
R
G
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C
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T
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P
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U
C
T
I
F
Fiche 15. Marche à suivre
Fiche 16. La fiche « Capacité »
Fiche 17. Choisir les indicateurs
Fiche 18. Mobiliser les données
fiche 18.1. Où les trouver et comment les traiter ?
fiche 18.2. L?enquête sur le ressenti de la population
Fiche 19. Trouver des états de référence
Fiche 20. Mesurer la capacité à...
Fiche 21. Evaluer la capacité à...
Fiche 22. Matérialiser les relations entre les capacités
Fiche 23. Les résultats synthétiques : le tableau synoptique
Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux
éTAPE 3
Mesurer et apprécier
la fragilité des ressources
face à la pression humaine
61
Un
iv
er
si
té
d
e
Na
nt
es
(C
ha
de
na
s
C.
, P
ot
tie
r P
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A.
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P
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s
de
la
L
oi
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-
M
SH
, 2
00
8équipe projet comité de pilotage
Étape 3
Mesurer et apprécier
la fragilité des ressources
système de veille et d?alerte sur la maîtrise ou la non-maîtrise de la capacité d?accueil
3a : choix des indicateurs
3b : mobilisation des données
3c : choix des états de référence
3e : évaluation
3f : élaboration
du tableau synoptique
3d : production des résultats
de l?observation
fic
he
s
Ca
pa
ci
té
s
validation
des niveaux acceptables
d?altération des ressources
validation
L a procédure d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement des territoires
littoraux se poursuit par une troisième étape qui consiste à mettre en place le système
d?indicateurs.
L?étape 3 apporte une mesure de l?ampleur de la pression exercée par les habitants,
les touristes et les activités économiques. Elle concourt à identifier les situations de
saturation, de dysfonctionnement ou au contraire de consolidation des ressources.
Elle contribue ainsi à mettre en perspective les fragilités pressenties des ressources
par rapport à celles effectivement observées sur le territoire.
Cette étape permet de conclure à la maîtrise ou à la non-maîtrise de la capacité d?accueil sur
le territoire considéré à l?aide de deux outils : les fiches « Capacités » et le tableau synoptique.
L?objet des premières est de présenter la mesure et l?appréciation des déséquilibres affectant
les ressources du territoire par des indicateurs chiffrés. Le second outil offre une visualisation
des résultats.
62
étape 3 : extrait de la procédure d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement
(voir rabat).
Fiche 15
Le système d?alerte et de veille offre une vision territoriale des ressources à des échelles
multiples. Il appréhende la saisonnalité des pressions et prend en compte les changements
structurels que pourraient connaître les ressources du territoire. C?est un système
d?indicateurs intégré et dynamique qui permet un suivi dans la durée.
L?équipe projet met en place le système d?indicateurs en 6 temps (voir figure ci-dessous : 3a,
3b, 3c...). Le comité de pilotage intervient à deux moments clés : le choix des états de
référence et la validation du tableau synoptique.
Marche à suivre
--> Quelles informations sur les ressources sont-elles recherchées ?
a. Choisir les indicateurs qui vont éclairer les déséquilibres des ressources.
--> où trouver ces informations nécessaires ?
b. Mobiliser les données les plus aptes à éclairer les indicateurs.
--> Comment se situe le territoire ?
c. établir des états de référence.
--> Quels résultats ?
d. Produire les résultats de l?observation.
--> Le territoire maîtrise-t-il sa capacité d?accueil ?
e. évaluer collectivement le degré de maîtrise (vert, orange ou rouge).
--> Quelles sont les effets de l?évaluation sur l?ensemble du territoire ?
f. élaborer le tableau synoptique.
63
Un
iv
er
sit
é
de
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te
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ha
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C.
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, 2
00
9
Le système d?alerte et de veille
étapes 1 et 2 étape 3
=>
Les fiches «Capacités»... Le tableau synoptique
=>
Les grilles
Indicateur 17a
Indicateur 17b
Indicateur 17c1
Indicateur 17c2
Indicateur 18a1
Indicateur 18a2
Indicateur 18b
Indicateur 18c
Indicateur 28a
Indicateur 18b
Indicateur 9a1
Indicateur 9a2
Indicateur 9a3
Indicateur 9b
6
7
8
17
18
9
Sol
Capacité à maîtriser l?extension urbaine
Capacité à préserver les espaces nécessaires
aux autres usages
Capacité à partager équitablement le
domaine public (terrestre et maritime)
Capacité à éviter des pratiques déstabilisatrices
sur les sites naturels sensibles
Capacité à assurer le maintien et le renouvellement
des populations permanentes
Capacité à maintenir un équilibre démographique
entre les populations permanente et temporaire
Indicateur 27a
Indicateur 27b1
Indicateur 27b2
Indicateur 27c
Indicateur 27d
Indicateur 27e
Indicateur27f
Indicateur 27g
27
28
Capacité à adapter les équipements collectifs au pic
de fréquentation et à bien les faire fonctionner
toute l?année
Capacité à maintenir la diversité des utilisateurs
des équipements et infrastructures
?
?
Indicateur 6a1
Indicateur 6a2
Indicateur 6a3
Indicateur 6b1
Indicateur 6b2
Indicateur 6c
Indicateur 6d
Indicateur 6e1
Indicateur 6e2
Indicateur 6f1
Indicateur 6f2
Indicateur 6f3
Indicateur 6g
Indicateur 8a
Indicateur 8b
Indicateur 8c
Indicateur 8d
Indicateur 8e
Indicateur 7a
Indicateur 7b
Indicateur 7c
Indicateur 7d
Indicateur 7e
Démographie
Capital matériel
?
?
Economiser l?espace
Etablir un équilibre entre développement
et protection sur le littoral
Mettre en place un territoire plus solidaire
Rechercher la cohérence entre déplacements
et stratégie de développement urbain
Structurer l'espace autour de sites à fortes
potentialités de développement économique
Conforter l'image de la ville par la qualité des
espaces publics, des paysages, des espaces verts
Orientations stratégiques du PADD
Ressources et capacités choisies
R
es
so
ur
ce
s
à
en
je
ux
Question posée en
termes de capacité
d?accueil supplémentaire
de populations et
d?activités, saisonnières
ou permanentes
Capacité à éviter
la mise en péril
de la ressource à enjeu
Éclairages des situations de
déséquilibres de la ressource à enjeu
Indicateur décrivant
de la ressource à enjeu
Indicateurs fondamentaux
Indicateurs complémentaires
Capacité résiduelle de production
d?eau potable et volume annuel d?eau
importée
Dépassement de la capacité nominale
de production d?eau et/ou surcoût
excessif de l?approvisionnement
La pression humaine en
période estivale contraint-
elle l?approvisionnement en
eau des populations et des
activités ?
Capacité à garantir le bon
accès à l?eau 1
Accroissement des restrictions de la
consommation d?eau
Nb de jours de restriction par arrêté
préfectoral
Qualité des eaux de ruissellement
Qualité des eaux de baignade
Dégradation de la qualité des eaux
souterraines et de surface
(ruissellement et baignade)
Classement des dispositifs individuels
d?assainissement suivant la qualité du
rejet
Taux de nitrates Dégradation de la qualité de l?eau liée
à une agriculture peu respectueuse de
l?environnement
Présence d?espèces animales ou
végétales, témoins de la qualité de
l?eau
Déclassement de la production
conchylicole par contamination
bactériologique
Nb de jours d?interdiction de
commercialisation
La qualité de l?eau est-elle
menacée par
l?intensification des usages
et/ou des activités
polluantes qui limitent son
partage ?
Capacité à préserver une
qualité de l?eau
compatible avec les
différents usages du
bassin-versant et de la
mer 2
Interdictions de plus en plus
fréquentes ou prolongées de la pêche,
de la pêche à pied
Nb de jours d?interdiction de pêche à
pied
Coût du m d'eau pour le
consommateur et pour la collectivité
E N V I R O N N E M E N T
E
A
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Encombrement, voire saturation
répétée du plan d?eau
Comptages pendant les périodes
d?affluence
Mécontentement, voire conflits
répétés entre différents usagers du
plan d?eau
Enquête et entretiens
Enquête de terrain
L?occupation du plan d?eau
maritime révèle-t-elle une
situation de développement
non maîtrisée de différents
usages ?
Capacité à gérer la
diversité des usages sur le
plan d?eau maritime 3
Rejets importants de déchets en mer
par la plaisance Coût financier de la collecte
La spécialisation touristique
du territoire provoque-t-elle
des nuisances sonores ?
Capacité à garantir un
niveau sonore raisonnable 4
Augmentation des activités bruyantes
(notamment nocturnes)
Plaintes et appels pour tapage
nocturne ou nuisance sonore
L?accroissement des
activités est-il de nature à
mettre en péril la qualité de
l?air ?
Capacité à garantir la
qualité de l?air 5
Dégradation de la qualité de l?air Suivi des niveaux de pollution de l?air
Tranche modale des surfaces
construites
Pression urbaine ressentie
Consommation d?espace par
l?urbanisation excessive
Surface totale occupée par
l?urbanisation
Offre de terrains constructibles
inadaptée à la demande
Capacité résiduelle d?urbanisation
Faible densité des espaces urbanisés Densité des espaces urbanisés et des
processus d?urbanisation, COS
réglementaires, densité minimale
Dispersion spatiale exagérée et
disparition des coupures entre les
bourgs
Dispersion spatiale de la construction
et étalement de la tâche
d?urbanisation
Part de surface totale du territoire en
ZAC/ZAD, lotissement et réserve
foncière
La part du sol à vocation
urbaine destinée à l?accueil
supplémentaire de
populations et d?activités
est-elle de nature à
favoriser l?étalement
urbain ?
Capacité à maîtriser
l?extension urbaine 6
Procédures d?urbanisme opérationnel
et politique de maîtrise foncière
insuffisantes
Usage du DPU
A
IR
S
O
L
Fiche Capacité 6
Maîtriser l?extension urbaine
La question de l?urbanisation est omniprésente dans la problématique du
développement durable des littoraux, car elle occupe une place de plus en plus
importante des espaces les plus proches de la côte.
À l?échelle nationale, l?urbanisation représente ainsi 50 % des espaces situés
à moins d?un kilomètre du rivage, sur le site d?étude retenu, 26 %.
L?évaluation de la capacité d?accueil passe inévitablement par la prise en
compte des impacts du développement de l?urbanisation, car les processus
mal maîtrisés du développement de la construction provoquent le plus souvent
l?altération de nombreuses ressources essentielles à la qualité des territoires
littoraux.
Le sol ou l?espace en quantité de surface est la première de ces ressources
à être mise en danger, car ses dimensions sont limitées et les processus
d?urbanisation le plus souvent très consommateurs de surface.
Constats et enjeux de la pression humaine
Question posée en termes
de capacité d?accueil
supplémentaire de
populations et d?activités,
saisonnières ou permanentes
Capacité à éviter
la mise en péril
de la ressource
à enjeux
Éclairages des situations
de déséquilibres potentiels
de la ressource à enjeux
Indicateurs
fondamentaux
complémentaires
Tranche modale des
surfaces construites
Consommation d?espace par
l?urbanisation excessive
Offre de terrains constructibles
inadaptée à la demande
Capacité résiduelle brute
d?urbanisation
Densité des espaces urbanisés,
COS réglementaires, densité minimale
Faible densité des espaces
urbanisés
La part du sol à vocation
urbaine réservée à l?accueil
supplémentaire de populations
et d?activités est-elle de nature
à favoriser l?étalement urbain
(gaspillage de la ressource SOL) ?
Capacité à maîtriser
l?extension urbaine
Pression urbaine ressentie
Surface totale occupée par
l?urbanisation au regard des
équilibres entre espaces urbains,
agricoles et naturels
Faiblesse des opérations de
renouvellement et de
densification de l?existant
Dispersion spatiale exagérée
et disparition des coupures
entre les bourgs
Dispersion spatiale de la construction
et étalement de la tache d?urbanisation
Foncier constructible disponible
très réduit, y compris à moyen ou
à long terme
Présence de zones AU
Surfaces des zones AU
Politique de maîtrise foncière
insuffisante
Nb d?acquisitions amiables
Procédures d?urbanisme
opérationnel réduites
Nb de lotissements et de projets
de villages
Usage du droit de préemption
(surfaces des DPU, ZAD et ZAC)
Nb d?expropriation
6
Indicateur 6a1 : Tranche modale des surfaces construites
Indicateur 6b1 : Capacité résiduelle brute d?urbanisation
Indicateur 6c : Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale
Indicateur 6a2 : Pression urbaine ressentie
Indicateur 6 a3 : Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains,
agricoles et naturels
Indicateur 6b2 : Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant
Indicateur 6d : Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation
Indicateur 6e1 : Présence de zones AU
Indicateur 6e2 : Surfaces des zones AU
Indicateur 6f1 : Nb d?acquisitions amiables
Indicateur 6g : Nb de lotissements et de projets de villages
Indicateur 6f2 : Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC)
Indicateur 6f3 : Nb d?expropriation
Synthèse de la capacité
Situation de déséquilibre :
importante en partie maîtrisée maîtrisée absence de données ?
?
La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de
manoeuvre du territoire à?
domaine ressource
à enjeux
Eau - Préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents
usages du bassin-versant ou de la mer (capacité 2)
Sol - Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 7) Environnement
Flore - Maintenir une trame verte cohérente (capacité 13)
Culture - Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 15)
Mode d?habiter - Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 21)
Mode d?habiter - Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22)
Société
Vie collective - Maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts
contradictoires (capacité 25)
Capital matériel - Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à
bien les faire fonctionner toute l?année (capacité 27)
Capital financier - Maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et
services) et la spécialisation touristique (capacité 29)
Tissu
économique local - Maintenir la diversité du tissu économique local (capacité 30)
Economie
Services d'intérêt
général
- Adapter l?offre de services d?intérêt général à une population
changeante en nombre et en composition (capacité 32)
Les passages obligés du système d?indicateurs :
n choisir ce que l?on va évaluer ;
n sélectionner les critères de l?évaluation ;
n évaluer collectivement les situations.
Comment construire un système d?alerte et de veille ?
Avancer par étapes :
Les rendus de l?évaluation :
La fiche « Capacité »
64
Fiche 16
Ce qu?il faut retenir de la capacité
C oncrètement, l?ensemble des indicateurs est regroupé dans des fiches. Ce sont les fiches
« Capacités » (un exemple de fiche complète figure en annexe). Chaque capacité de la
grille d?évaluation fait l?objet d?une fiche. Cette fiche « Capacité » évalue, au travers de
plusieurs indicateurs, la capacité à accueillir de nouveaux habitants, des activités, tout
en évitant la mise en péril de la ressource à enjeux. Par exemple, les indicateurs qui
illustrent la « capacité à maîtriser l'extension urbaine » sont rassemblés dans une même fiche qui
donne une vision élargie de la question.
La fiche « Capacité » comporte deux premières pages présentant les principaux éléments à
retenir (constats et enjeux, synthèse de la capacité, relations entre les capacités, ...) puis les
pages indiquant le détail de la mesure de chaque indicateur impliqué dans cette capacité à...
Fiche Capacité 6
Maîtriser l?extension urbaine
La question de l?urbanisation est omniprésente dans la problématique du
développement durable des littoraux, car elle occupe une place de plus en plus
importante des espaces les plus proches de la côte.
À l?échelle nationale, l?urbanisation représente ainsi 50 % des espaces situés
à moins d?un kilomètre du rivage, sur le site d?étude retenu, 26 %.
L?évaluation de la capacité d?accueil passe inévitablement par la prise en
compte des impacts du développement de l?urbanisation, car les processus
mal maîtrisés du développement de la construction provoquent le plus souvent
l?altération de nombreuses ressources essentielles à la qualité des territoires
littoraux.
Le sol ou l?espace en quantité de surface est la première de ces ressources
à être mise en danger, car ses dimensions sont limitées et les processus
d?urbanisation le plus souvent très consommateurs de surface.
Constats et enjeux de la pression humaine
Question posée en termes
de capacité d?accueil
supplémentaire de
populations et d?activités,
saisonnières ou permanentes
Capacité à éviter
la mise en péril
de la ressource
à enjeux
Éclairages des situations
de déséquilibres potentiels
de la ressource à enjeux
Indicateurs
fondamentaux
complémentaires
Tranche modale des
surfaces construites
Consommation d?espace par
l?urbanisation excessive
Offre de terrains constructibles
inadaptée à la demande
Capacité résiduelle brute
d?urbanisation
Densité des espaces urbanisés,
COS réglementaires, densité minimale
Faible densité des espaces
urbanisés
La part du sol à vocation
urbaine réservée à l?accueil
supplémentaire de populations
et d?activités est-elle de nature
à favoriser l?étalement urbain
(gaspillage de la ressource SOL) ?
Capacité à maîtriser
l?extension urbaine
Pression urbaine ressentie
Surface totale occupée par
l?urbanisation au regard des
équilibres entre espaces urbains,
agricoles et naturels
Faiblesse des opérations de
renouvellement et de
densification de l?existant
Dispersion spatiale exagérée
et disparition des coupures
entre les bourgs
Dispersion spatiale de la construction
et étalement de la tache d?urbanisation
Foncier constructible disponible
très réduit, y compris à moyen ou
à long terme
Présence de zones AU
Surfaces des zones AU
Politique de maîtrise foncière
insuffisante
Nb d?acquisitions amiables
Procédures d?urbanisme
opérationnel réduites
Nb de lotissements et de projets
de villages
Usage du droit de préemption
(surfaces des DPU, ZAD et ZAC)
Nb d?expropriation
6
Page 1 de la fiche « Capacité »
La ressource à
enjeux retenue
Titre de la capacité
en évaluation
Rappel des enjeux locaux et plus
généraux sur la capacité évaluée
Les indicateurs éclairent la
question posée
Extrait de la grille construite
sur le territoire expertisé
pour la capacité évaluée
La fiche « Capacité »
65
Indicateur 6a1 : Tranche modale des surfaces construites
Indicateur 6b1 : Capacité résiduelle brute d?urbanisation
Indicateur 6c : Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale
Indicateur 6a2 : Pression urbaine ressentie
Indicateur 6 a3 : Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains,
agricoles et naturels
Indicateur 6b2 : Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant
Indicateur 6d : Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation
Indicateur 6e1 : Présence de zones AU
Indicateur 6e2 : Surfaces des zones AU
Indicateur 6f1 : Nb d?acquisitions amiables
Indicateur 6g : Nb de lotissements et de projets de villages
Indicateur 6f2 : Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC)
Indicateur 6f3 : Nb d?expropriation
Synthèse de la capacité
Situation de déséquilibre :
importante en partie maîtrisée maîtrisée absence de données ?
?
La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de
manoeuvre du territoire à?
domaine ressource
à enjeux
Eau - Préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents
usages du bassin-versant ou de la mer (capacité 2)
Sol - Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 7) Environnement
Flore - Maintenir une trame verte cohérente (capacité 13)
Culture - Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 15)
Mode d?habiter - Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 21)
Mode d?habiter - Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22)
Société
Vie collective - Maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts
contradictoires (capacité 25)
Capital matériel - Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à
bien les faire fonctionner toute l?année (capacité 27)
Capital financier - Maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et
services) et la spécialisation touristique (capacité 29)
Tissu
économique local - Maintenir la diversité du tissu économique local (capacité 30)
Economie
Services d'intérêt
général
- Adapter l?offre de services d?intérêt général à une population
changeante en nombre et en composition (capacité 32)
évaluation des indicateurs
décrivant la capacité à...
Mise en évidence
des relations entre
la capacité évaluée dans la fiche
et les autres capacités du
système d?alerte et de veille
=
éclaire le fonctionnement
du territoire
Page 2 de la fiche « Capacité »
Cette page synthétise le travail technique
de production des résultats.
34 fiches « Capacités » mises en forme,
téléchargeables sur le site internet de la
DREAL des Pays de la Loire.
www
L e choix des indicateurs s?inscrit lui aussi dans un
processus de co-construction. L?indicateur doit
répondre à l?objectif d?évaluation.
À partir des situations de déséquilibres non souhaitées et
pourtant pressenties par les acteurs, le système d?indicateurs
est mis en place en complétant la grille d?évaluation par une
nouvelle colonne. Elle fait apparaître les indicateurs de mise
en péril des ressources qui doivent être mesurés (voir la grille
exemple, fiche 14, qui en propose).
L?indicateur doit être choisi de telle sorte qu?il réponde le
mieux possible au questionnement posé dans les premières
colonnes de la grille, en termes de capacité d?accueil.
Enfin, aucune restriction n?est retenue a priori, surtout pas
celle qui pourrait être liée à la disponibilité de la donnée car
l?objectif est de disposer d?observations adéquates. Si
la donnée manque, il faut alors mettre en oeuvre une
stratégie pour répondre à cette absence.
Le choix de l?indicateur est important, il synthétise et
simplifie l?information.
La part du sol à vocation urbaine destinée à
l?accueil supplémentaire de populations et
d?activités est-elle de nature à favoriser
l?étalement urbain ?
SOLENVIRONNEMENT :
COLONNE 2
Question posée en termes de
capacité d?accueil supplémentaire
de populations et d?activités,
saisonnières ou permanentes
Capacité à maîtriser l?extension urbaine
Étape 3
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20
09
Mesure de l'indicateur
de déséquilibre de la
ressource à enjeux
5
Extrait de la grille :
colonne 5 (voir fiche 11)
COLONNE 3
Capacité à éviter la mise en péril
de la ressource à enjeux
66
Fiche 17
Choisir les indicateurs
67
Consommation d?espace par l?urbanisation
excessive
Procédures d?urbanisme opérationnel et politique
de maîtrise foncière insuffisantes
COLONNE 4
Eclairage des situations de
déséquilibres potentiels
Dispersion spatiale exagérée et disparition des
coupures entre les bourgs
Faible densité des espaces urbanisés
Offre de terrains constructibles inadaptée à la
demande
La disponibilité de la donnée n?est pas le facteur décisif
dans le choix de l?indicateur.
Comment les indicateurs sont-ils choisis ?
La méthode d?évaluation définit ce qu'il est nécessaire d'observer. Comme dans
l?exemple sur la ressource SOL ci-dessous, les indicateurs doivent :
1. apporter une information qui répond à la question posée en termes de
capacité d?accueil (colonnes 2 et 3) ;
2. informer sur les déséquilibres et leur ampleur (colonne 4).
Quel travail effectuer pour chaque indicateur ?
1. Les indicateurs existants dans le domaine sont recherchés, celui qui répond
le mieux à la question est sélectionné ;
2. le format le plus pertinent de la donnée est réfléchi ;
3. les données sont localisées (bases de données, institutions, contacts...)
4. ... au besoin, traitées...
5. ... l?ensemble de la mesure et de l?évaluation est rassemblé dans une fiche
« Capacité » (voir fiche 16).
Tranche modale des surfaces construites
Surface totale occupée par l?urbanisation
COLONNE 5
Indicateur
fondamental/complémentaire
Densité des espaces urbanisés, COS
réglementaires (densité minimale)
Capacité résiduelle brute d?urbanisation
Pression urbaine ressentie
Dispersion spatiale de la construction et
étalement de la tache urbaine
Présence des zones AU
Surface des zones AU
Faiblesse des opérations de densification et
de renouvellement urbain
I l s?agit de disposer des données nécessaires à l?analyse. Ceci demande de mobiliser les
documents de connaissance du territoire (évaluation environnementale des projets,
diagnostics de territoire ou études préalables à un Programme Local de l?Habitat, prospective,
etc.) et de mutualiser les données existant, au travers :
68
Fiche 18
Ils facilitent les comparaisons entre les territoires :
n INSEE, statistiques locales, http://www.statistiques-locales.insee.fr/esl/accueil.asp
n Géolittoral, http://www.geolittoral.equipement.gouv.fr/
n Service d?Administration Nationale des Données et Référentiels sur l?Eau
(Sandre), http://sandre.eaufrance.fr/
n L?Observatoire des Territoires de la DIACT,
http://www.territoires.gouv.fr/indicateurs/portail_fr/index_fr.php, qui comprend
l?Observatoire du littoral http://www.littoral.ifen.fr/
n L?Observatoire des finances locales,
http://www.dgcl.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/statistiques/budgets_locaux/
n L?Observatoire National de la Démographie des Professions de Santé
n ...
Des observatoires nationaux et interrégionaux
Des plates formes régionales d?échanges
Avec une accessibilité modulée entre les collectivités locales, l?état et
le grand public :
Façades atlantique et Manche :
n PPIGE dans le Nord-Pas de Calais
n SIG interministériel Picardie
n Le portail géomatique normand en Basse Normandie
n GeoBretagne® en Bretagne
n SigLoire® et Géopal® en Pays de la Loire, http://www.sigloire.fr/ http://geopal.org/
n Pegase en Poitou-Charentes
n SIG ATEGERI en Aquitaine
Façade méditerranéenne :
n CRIGE PACA en Provence Alpes Côte d?Azur www.crige-paca.org/
n SIG L-R en Languedoc Roussillon http://www.siglr.org/
fiche 18.1 Où les trouver et comment les traiter ?
Mobiliser les données
69
Des observatoires locaux
Ils peuvent être organisés par activité (Observatoire régional du tourisme,
Observatoire régional et départemental de la sécurité routière, Observatoire
régional des transports, Cellule économique du Bâtiment, Observatoire Régional
de la Santé et du Social?) ou de manière transversale (IAAT de Poitiers, ORES
des Pays de la Loire?).
Des statisticiens régionaux
Les services de l?état en région (DIRECCTE, DRAC, DRJSCS, ARS, DREAL,
DRAAF, ...) peuvent s?adresser à leurs statisticiens.
Des enquêtes existantes
Parmi lesquelles on peut citer : l?enquête sur le prix des terrains à bâtir (MEEDDM),
les enquêtes ménages sur les déplacements, les enquêtes transports, les enquêtes
de satisfaction des offices du tourisme?
Des données de pilotage et de gestion des collectivités locales
Les données peuvent être immédiatement utilisables ou à traiter avant de procéder à l?évaluation
de l?état de la ressource.
Une part des données manque inévitablement en raison d?un accès difficile (données à caractère
commercial), ou d?un vide statistique lorsque sont abordés des domaines d?intérêt étendus par le
Développement durable. Les acteurs pourront alors convenir de la nécessité de produire de
l?information pour la gouvernance du territoire.
La liste des sources des indicateurs de la grille
exemple est téléchargeable sur le site internet
de la DREAL des Pays de la Loire.
www
70
? niveau de fréquentation perçu ;
? variété des perceptions des acteurs : touriste/résident ;
? perception de l?environnement propice au bien-être ;
? déplacements ;
? activités et services : pratiques et attentes.
Mesurer le ressenti de la population permanente et saisonnière vis-à-vis d?un accueil
supplémentaire de populations et d?activités est un moyen de détecter une pression
humaine qui pourrait devenir socialement moins acceptable, en complément des seuils de
saturation identifiés par la réglementation et les experts (Cf. Pottier et al., Cahier n°1, 2007).
L?enquête sur le ressenti contribue particulièrement à l?appréciation des ressources qualitatives
qui fondent le cadre de vie telles les ressources sociales du paysage, du mode de vie, du
sentiment de sécurité par exemple. Les différents utilisateurs et usagers du littoral participent
ainsi à évaluer si le niveau de pression humaine atteinte risque de mettre en péril l?attractivité
même du territoire.
Les thématiques enquêtées
Rue de Port Joinville, Île d?Yeu, Vendée, en juillet 2007 (photo de gauche) et en février 2008 :
le ressenti face au déséquilibre saisonnier est important à constater car il influe, par exemple, sur les
populations résidant à l?année sur le territoire touristique.
C. CHADENASC. CHADENAS
Repère : L?enquête réalisée en juillet 2007 par l?Université de
Nantes et la Direction régionale de l?Équipement des Pays de la
Loire a permis d?interroger 260 personnes sur 7 jours entre le 15
juillet et le 15 août (3 enquêteurs). Une semaine de saisie et une
semaine d?analyse ont ensuite permis de produire les résultats.
fiche 18.2 L?enquête sur le ressenti de la population
Fiche 18 : mobiliser les données
71
Ces informations peuvent être recueillies grâce à des entretiens avec les acteurs clés, la
concertation prévue dans le cadre de l?élaboration des documents d?urbanisme ou une
enquête par questionnaire* auprès de la population.
La collecte des données sur le ressenti
L?apport de références et de normes sociales
Certaines situations de déséquilibre non
couvertes par les statistiques disponibles
pourront être renseignées par une enquête sur
le ressenti de la population. Sur une commune
de l?ouest de la France, on mesure ainsi que
46 % des résidents permanents estiment qu?il y
a trop de monde sur le territoire l?été, que cette
pression humaine perturbe le mode de vie local
(Université de Nantes, PUCA ? DRE Pays de la
Loire). Estimer l?ampleur de ce déséquilibre
seulement à partir de critères d?expertise
(densité estivale souhaitable ? niveau d?encom-
brement acceptable ??) apparaît peu pertinent
alors que la référence au ressenti social s?avère
particulièrement utile.
Pour l?évaluation de certaines situations de
déséquilibre, ce ressenti social peut intervenir à
l?encontre des règles juridiques, comme pour
l?épineux problème de la pêche à pied et de sa
réglementation. Par exemple, le 17 septembre
2008, « profitant de la marée, 500 personnes
ont investi la plage de Saint-Brévin (Loire-
Atlantique), malgré l?interdiction de pêcher pour
raison sanitaire. Les affaires maritimes ont
sévi » (Ouest-France du 18/09/2008). La
population a bravé l?interdit pour se livrer à une
activité très importante pour elle sur ce littoral.
Le sentiment collectif n?a pas reconnu la
situation de déséquilibre de la ressource
faunistique sur l?estran. Les amateurs sont allés
pêchés, malgré les restrictions imposées par la
loi, rendant nécessaire un effort d?information
auprès du public autant que de répression.
Plage de la Turballe, Loire-Atlantique.
Ici, c?est un ressenti particulier qui peut perturber
le touriste : y-a-t-il trop de monde sur cette
plage ? Ou au contraire pas assez ?
C. CHADENAS
* Le questionnaire de l?enquête de juillet 2007 est disponible en téléchargement, suivant le calendrier précisé sur le site Internet de la DREAL
des Pays de la Loire.
Ile d?oléron, Charente-Maritime.
La pression humaine s?exerce sur les ressources à
toutes périodes et pas seulement en période
estivale : elle peut avoir lieu, comme sur cette
photographie, lors d?un week-end de grandes
marées. Malgré les normes imposées pour la
collecte des coquillages, les excès ne sont pas rares.
J.-B. BONNIN,
Association IODDE
(Ile d'Oléron Développement Durable Environnement)
72
Pour produire les résultats nécessaires à l?évaluation, il faut mettre en place des références qui
positionnent le territoire par rapport à :
? une évolution historique ;
? une comparaison avec d?autres territoires ;
? une réglementation ;
? des expertises scientifiques ou techniques ;
? des critères sociaux.
Historique : évolution de l?état
d?une ressource.
Le choix du point zéro doit faire
référence à une situation de bon état de
la ressource.
Comment a évolué le stock de palourdes
sur l?estran depuis 1970 ?
Comparaison avec d?autres
territoires similaires pour
mettre en perspective une
situation locale.
Les territoires de comparaison ne sont
pas toujours les mêmes tout au long du
système d?alerte et de veille.
Comment a évolué le prix des terrains à bâtir
comparé à celui d?un territoire confronté à
une demande équivalente, sur le littoral
comme en zone périurbaine, voire rurale ?
Des références réglementaires.
L?urbanisation de ces dernières années a-
t-elle conduit à une consommation
d?espace trop importante sur le territoire
du SCoT ?
Recours à des expertises
scientifiques ou techniques.
Recours à l?avis d?un biologiste pour
connaître l?état de la lande du territoire
expertisé : est-elle dégradée ?
Des références sociales : prise
en compte de l?avis de la
population par une enquête.
Les touristes perturbent-ils trop
intensément mon mode de vie ? Suis-je
obligé de changer mes habitudes de vie en
période estivale ?
Fiche 19
Exemples
73
Trouver
des états de référence
Des références réglementaires
L a norme joue un rôle important dans l?évaluation. Elle alimente la discussion lorsque la couleur
de l?indicateur doit être proposée par l?équipe-projet puis validée par le comité de pilotage.
Des normes ou des orientations qui constituent
un état de référence
S?agissant des SCoT et des PLU, le principal état de référence avec lequel ces
documents doivent être compatibles est fixé par l?article L. 121-1 du code de
l?urbanisme.
Cette disposition (précisée aux articles L. 122-1 et s pour les SCoT et L. 123-1 et suivants
pour les PLU) posent trois grands principes généraux qui doivent être déclinés dans
les documents d?urbanisme en respectant les objectifs du développement durable :
? le premier énonce la règle dite de l?équilibre
qui s?impose à l?aménagement de l?espace ;
? le deuxième vise à assurer la diversité fonctionnelle et sociale
de l?organisation de l?espace ;
? le troisième impose le respect des préoccupations environnementales
dans les choix d?aménagement.
Des normes qui aident à poser l?évaluation
Les seuils en matière de consommation d?espaces naturels doivent être fixés dans les SCoT
(loi ENE*). Ces seuils doivent être soumis pour avis à la nouvelle commission départementale
de consommation des espaces agricoles (issue de la LMAP du 27 juillet 2010) :
? le rapport de présentation présente une analyse de la consommation d?espaces
naturels, agricoles et forestiers au cours des dix années précédant l?approbation du
schéma et justifie les objectifs chiffrés de limitation de cette consommation compris
dans le DOO (C. urb., art. L. 122-1-2, al. 2) ;
? quant au DOO, il arrête des objectifs chiffrés de consommation économe de
l?espace et de lutte contre l?étalement urbain qui peuvent être ventilés par
secteur géographique (C. urb., art. L. 122-1-5. II al. 3).
Le DOO du SCoT a la possibilité de définir des normes minimales de densité dans
certains secteurs, qu?il délimite en prenant en compte leur desserte par les transports
collectifs, l?existence d?équipements collectifs et des protections environnementales ou
agricoles (C. urb., art. L. 122-1-5 VIII).
Le DOO peut, sous réserve d?une justification particulière, définir des secteurs, situés à
proximité des transports collectifs existants ou programmés, dans lesquels les PLU
doivent imposer une densité minimale de construction (C. urb., art. L. 122-1-5 IX).
Par exemple, pour apprécier la « Capacité à Maîtriser l?extension urbaine »
(ressource SOL), plusieurs normes peuvent être sollicitées :
* La loi ENE (Engagement National pour l?Environnement) dite loi Grenelle II, du 12 juillet 2010
74
Mesurer la capacité à...
Fiche 20
L Les résultats qualitatifs et quantitatifs issus de la mesure des indicateurs informent sur
le niveau de la pression humaine exercée sur les ressources du territoire. La mesure
indique si les déséquilibres pressentis à l?étape 2 sont avérés. En cela, elle peut conforter la
perception des enjeux ou remettre en perspective les idées reçues.
En termes opérationnels, une valeur?cible que le territoire souhaitera atteindre par la
mise en oeuvre de son projet de territoire peut être établie. Par exemple, le SCoT peut fixer que
50 % de son urbanisation future se fera dans l?espace rétro-littoral.
Cette mesure produit un diagnostic.
Il peut être repris dans le rapport de présentation
du SCoT ou du PLU.
Appréciation qui explique le
niveau de maîtrise retenu
(rouge, orange, vert)
La piste d?action constitue
des suggestions, des axes
de réflexion.
Elle alimentera le projet de
territoire.
Mesure de l?indicateur
75
Cette évaluation précise l?échelle d?appréciation de la capacité d?accueil et de développement
du territoire considéré. Elle dresse un état de la pression humaine et de ses effets.
L e véritable enjeu d?une évaluation de la capacité d?accueil et de développement consiste à
savoir si le niveau de pression observée, exercée par les activités et les populations
permanentes et saisonnières, est le maximum que puisse supporter le système de ressources du
territoire (SRT).
L?évaluation de la capacité d?accueil doit statuer sur l?acceptabilité ou la non-
acceptabilité de la pression humaine et de ses effets : a-t-on dépassé le seuil de
précaution pour la qualité de l?eau potable ? La société locale du territoire d?accueil
accepte-t-elle la pression touristique ? Jusqu?à quel point ?
maîtrisées (= marges de manoeuvre disponibles) ;
menaces de déséquilibres (= risques à atténuer) ;
dysfonctionnements importants (= ressources dégradées
à reconquérir) ;
données manquantes (= ressources potentiellement en danger).
Le constat de cette pression humaine est établi à
partir d?un codage couleur pour qualifier les
situations :
?
Qui contribue ? Qui valide l?évaluation ?
? L?équipe-projet choisit les points de comparaison qui vont permettre de
situer le capital de ressources du territoire. Elle propose une qualification des
situations de déséquilibres potentiels au comité de pilotage.
? Le comité de pilotage les validera.
Evaluer la capacité à...
Fiche 21
L?évaluation intégrée fait intervenir des métiers diversifiés de l?économie, du social et de
l?environnement. Elle implique des acteurs dans et au-delà du territoire en évaluation (le bassin
versant pour l?eau, le littoral accueillant les touristes du rétro-littoral, ?). La démarche est
partenariale et concertée.
Adopter une vision territoriale
des ressources
P our terminer la fiche « Capacité », une dernière rubrique est à compléter : elle met en
perspective les résultats de l?évaluation par rapport au territoire dans son ensemble.
Elle attire l?attention sur les interactions entre les ressources dans le projet de territoire (fiche 9).
Elle favorise ainsi une approche intégrée, qui appréhende mieux les transformations
du territoire générées par l?attractivité et le dynamisme du littoral.
76
Fiche 22
La rubrique « Capacités
liées » de la fiche
« Capacité » signale qu?une
difficulté sur une capacité
limite les possibilités du
territoire touchant à d?autres
capacités, à d?autres res-
sources.
Ces capacités sont liées par
des relations de causes ou de
conséquences (voir schéma
ci-contre). Les forces
motrices, provoquent une
pression sur la « Capacité
à... » examinée. Cette
pression se traduit par une
évolution de l?état de la « Capacité à... ». Une augmentation ou une baisse de la « Capacité
à... » peut elle-même avoir des impacts sur d?autres capacités.
Comment procéder ?
La discussion et le diagnostic permettent de revenir aux causes d?une éventuelle mise en
danger de la ressource à enjeux. Ils invitent également à décliner les différents impacts de
ce changement de situation sur les autres ressources, sur les autres capacités.
Les relations entre les capacités précisent :
1. comment une situation de déséquilibre concernant une « Capacité » peut-elle se
propager au reste du capital de ressources du territoire, créant ou amplifiant alors d?autres
situations de déséquilibres (voir l?exemple développé ci-contre) ?
2. quel sous-ensemble de « Capacités » fonctionne en interdépendance ?
La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de
manoeuvre du territoire à?
domaine ressource
à enjeux
Eau - Préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents
usages du bassin-versant ou de la mer (capacité 2)
Sol - Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 7) Environnement
Flore - Maintenir une trame verte cohérente (capacité 13)
Culture - Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 15)
Mode d?habiter - Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 21)
Mode d?habiter - Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22)
Société
Vie collective - Maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts
contradictoires (capacité 25)
Capital matériel - Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à
bien les faire fonctionner toute l?année (capacité 27)
Capital financier - Maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et
services) et la spécialisation touristique (capacité 29)
Tissu
économique local - Maintenir la diversité du tissu économique local (capacité 30)
Economie
Services d'intérêt
général
- Adapter l?offre de services d?intérêt général à une population
changeante en nombre et en composition (capacité 32)
Capacités liées à la capacité 6 « maîtriser l?extension urbaine »
Adopter une vision territoriale
des ressources
77
* DPSIR : schéma causal circulaire : Driving forces, Pressions, State, Impacts, Responses, développé par l?OCDE et l?Agence européenne
de l?environnement.
Le fonctionnement du territoire schématisé (DPSIR*) : Capacité 6 «Maîtriser l?extension urbaine »
Une capacité de développement issue
des interactions entre « Capacités »
En dépassant l?approche sectorielle centrée sur une seule « Capacité à? », la rubrique
« Capacités liées » apporte une vision territoriale des ressources à l?élaboration du projet de
territoire. Elle sert à :
? prendre en compte les cercles vertueux et les effets pervers possibles ;
? mieux apprécier les incidences sur l?ensemble du capital de ressources ;
? passer d?une « Capacité » à la capacité de développement ;
? élargir le champ des mesures possibles (préventives, curatives, palliatives)
et prévoir de les mettre en oeuvre.
78
Ressource principale potentiellement en danger : le sol
Capacité à maîtriser
l?extension urbaine 6
Indicateur 6a1 : Tranche modale des surfaces construites
Indicateur 6b1 : Capacité résiduelle brute d?urbanisation
Indicateur 6c : Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires,
densité minimale
Indicateur 6a2 : Pression urbaine ressentie
Indicateur 6 a3 : Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des
équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels
Indicateur 6b2 : Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification
de l?existant
Indicateur 6d : Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache
d?urbanisation
Indicateur 6e1 : Présence de zones AU
Indicateur 6e2 : Surfaces des zones AU
Indicateur 6f1 : Nb d?acquisitions amiables
Indicateur 6g : Nb de lotissements et de projets de villages
Indicateur 6f2 : Usage du droit de préemption
Indicateur 6f3 : Nb d?expropriations
?
L e résultat est un tableau synoptique* qui synthétise tous les indicateurs mesurés
(un extrait est présenté ci-contre). Il donne une vision d?ensemble des fiches Capacités,
regroupées par ressource potentiellement mise en danger (voir Pottier et al., cahier n° 2, 2009,
pages 52 à 54).
Le tableau synoptique offre trois niveaux de perception :
n une perception globale rendue possible par le codage couleur,
n une lecture ressource par ressource de la capacité d?accueil et de développement,
n une lecture par situation de déséquilibre potentiel.
Il aide à la décision en ouvrant sur des préconisations (double-page suivante).
* synoptique : vision d?ensemble d?une situation.
Fiche 23
Capacité à « maîtriser l?extension urbaine »
Le tableau synoptique apprécie globalement le niveau de maîtrise de la capacité d?accueil et de
la capacité de développement du territoire. Il fait apparaître la totalité des situations de
maîtrise de la pression sur la ressource (vert), de menaces de déséquilibres de la
ressource (orange), et de dysfonctionnements importants de la ressource (rouge).
1. Accorder le projet de territoire avec
la capacité d?accueil et de développement
Extrait de la grille exemple (fiche 14) pour la Capacité 6 «Maîtriser l?extension urbaine »
Le tableau synoptique est un outil essentiel pour
prendre en compte la capacité d?accueil et de
développement dans le projet de territoire.
Les résultats synthétiques :
le tableau synoptique
79
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17
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insuffisante
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317ateur Indica
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6f2Indicateur
6f1Indicateur
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27
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27e3Indicateur
27e2Indicateur
27e1Indicateur
27d3Indicateur
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27d1Indicateur
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teur 27h1Indica
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isonnière très importante
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Extrait d?un tableau synoptique des indicateurs de la capacité d?accueil d?un territoire
Exemples
L?opportunité et la faisabilité du projet de territoire
sont étudiées à l?aide du tableau synoptique.
80
Fiche 23 : la synthèse de l?évaluation
6
Sol
Capacité à maîtriser l?extension
urbaine
?
Indicateur 6a1
Indicateur 6a2
Indicateur 6a3
Indicateur 6b1
Indicateur 6b2
Indicateur 6g
Indicateur 6c
Indicateur 6d
Indicateur 6e1
Indicateur 6e2
Indicateur 6f1
Indicateur 6f2
Indicateur 6f3
Offre de terrains constructibles
inadaptée à la demande
Faible densité des espaces urbanisés
Dispersion spatiale exagérée et
disparition des coupures entre les bourgs
Foncier constructible disponible très
réduit, y compris à moyen ou à long
terme
Procédures d?urbanisme
opérationnel réduites
Politique de maîtrise foncière
insuffisante
Consommation d?espace par
l?urbanisation excessive
Ressources, capacités et situations de déséquilibres choisies
Indicateur 17a1
Indicateur 17a2
Indicateur 17a3
Indicateur 17a4
17Capacité à assurer le maintien
et le renouvellement des
populations permanentes
Crainte d?une évolution
démographique déséquilibrée
Démographie
... ...
Evaluation proposée par l?équipe-projet
et validée par le comité de pilotage
Préconisations d?actions à entreprendre
pour la bonne maîtrise de la capacité d?accueil
t mee m
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oon
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urbaine
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insuffisante
ncièreaîtrise foPolitique de m
terme
oyen ou à m compris àréduit, y
onstructible disponible trèsFoncier c
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xagérée epatiale eispersion sD
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la demande inadaptée à
e de terrains constructiblesOffr
6f3Indicateur
6f2Indicateur
6f1Indicateur
6e2Indicateur
6e1Indicateur
6dIndicateur
6cIndicateur
6b2Indicateur
6b1Indicateur
36ateur Indica
26ateur Indica
16ateur IndicaConsommation d?espace par
ncière
longoyen ou à
onstructible disponible très
ntre les bourgs oupures e
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e de terrains constructibles
?
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uvellement des le renoet
é à assurer le maintienCapacit
eihpargoméD
...
éduitestionnel ropéra
urbanismeProcédures d?
17 démographique déséquilibrée
volutionune éCrainte d?é à assurer le maintien
...
6gIndicateur
17a4Indicateur
17a3Indicateur
17a2Indicateur
17a1Indicateur
démographique déséquilibrée
L e tableau synoptique aide aux décisions d?aménagement d?un territoire tendu en
prolongeant l?évaluation par des préconisations.
Il contribue ainsi :
? à mieux appréhender les leviers d?action qui constituent la capacité de
développement du territoire, face à des tensions sur les ressources de nature et
d?ampleur variables ;
? à identifier et hiérarchiser les actions à entreprendre pour la bonne maîtrise
de la capacité d?accueil et la reconquête de la capacité de développement ;
? à préparer les conditions d?une bonne réalisation du projet de territoire en
anticipant les effets induits ;
? à inscrire explicitement les actions dans le temps.
2. Du tableau synoptique aux préconisations
Exemple pour un PLU
? encourager les divisions de parcelles les plus grandes, en supprimant les minima parcellaires. Certes, la marge
de manoeuvre de la collectivité est limitée, puisque c?est la structure foncière qui détermine les surfaces des
terrains mis à la vente, puis construits.
? adopter une taxe sur les plus-values réalisées au moment de la vente de terrains nus qui ont été rendus
constructibles du fait de leur classement au PLU (art. CGI-1529. Modifié par le Décret n°2007-484 du 30 mars
2007). Cette taxe rétablit un équilibre entre les propriétaires fonciers, tout en répartissant plus équitablement la
rente d?urbanisation, la capacité à aménager et équiper les zones urbanisées. Elle vise également à désinciter les
propriétaires privés à demander la modification de la constructibilité des parcelles situées en frange urbaine.
? réduire les surfaces constructibles dans le cadre actuel du PLU, en transférant par exemple une partie en réserve
d?urbanisation future.
81
Indicateurs qualifiés en vert dans le tableau synoptique complet.
? la gestion territoriale s?exerce ici « de manière classique » ;
? possibilité de consolider et de renforcer les ressources à enjeux ;
? pas de mesures particulières à prévoir pour tenir compte des pressions liées
à l?arrivée d?habitants, de touristes, d?activités.
Indicateurs qualifiés en orange dans le tableau synoptique complet.
? mesures de rééquilibrage à prévoir à court ou moyen terme selon les objectifs
du projet de territoire et les moyens disponibles ;
? points de vigilance à suivre dans le temps.
Ces mesures ciblent la situation elle-même ou les pressions à réduire pour éviter une
fragilisation accrue de la ressource (capacités liées, fiche 22).
Traduire les résultats de l?évaluation de la capacité
d?accueil et de développement dans les orientations
stratégiques et les objectifs du PADD ou projet politique.
Indicateurs qualifiés en rouge dans le tableau synoptique complet,
? mesures pour éviter un dysfonctionnement irréversible ;
? mesures pour reconquérir les ressources dégradées ;
? mesures palliatives pour amoindrir les impacts sur les autres ressources
(voir les capacités liées, fiche 22).
Repère : si la totalité des questions d?aménagement
soulevées lors de l?évaluation de la capacité d?accueil et de
développement relève du projet de territoire, les mesures à
prendre relèvent non seulement du document d?urbanisme
mais aussi d?un certain nombre d?autres outils, notamment
de planification, à l?échelle de territoires pertinente.
Marges de manoeuvre disponibles
Risques de rupture à atténuer
Ressources dégradées à reconquérir
Indicateurs non renseignés dans le tableau synoptique complet,
? données à mobiliser ou à produire à l?échelle pertinente ;
? mesures de rééquilibrage à envisager.
Ressources potentiellement en danger ?
Le tableau synoptique mis en forme
est téléchargeable sur le site internet
de la DREAL des Pays de la Loire.
www
Fiche 24. Projeter le territoire : la capacité de développement
Fiche 25. Inscrire la capacité d?accueil dans le SCoT et le PLU
Fiche 26. Quelle portée juridique ?
UTILISER LES RéSULTATS
DE L?éVALUATION
AU SERVICE
DU PROJET DE TERRITOIRE
83
Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux
84
Fiche 24 Projeter le territoire :
la capacité de développement
Appuyer le projet de territoire sur sa capacité de développement
n Disposer d?un diagnostic systématique des possibilités et des contraintes locales ;
n Faire le lien entre les usages, les thèmes, les lieux ;
n Identifier des leviers d?action supplémentaires ;
n Anticiper les impacts.
Aider à l?élaboration du document d?urbanisme
n Préparer les orientations stratégiques du Projet d?Aménagement et
de Développement Durable (PADD) ;
n Choisir entre les scénarios de développement envisagés ;
n Rechercher une appréciation partagée des acteurs
pour limiter les blocages et les contentieux ;
n S'assurer que le document d?urbanisme répond aux objectifs de départ.
Suivre la mise en oeuvre du document d?urbanisme approuvé
n Garder la cohérence du projet de territoire choisi au fil des modifications ;
n Repérer les évolutions du territoire quand elles surviennent
n Mettre en évidence régulièrement les changements extérieurs.
Un
iv
er
sit
é
de
N
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C.
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L
de
s
Pa
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d
e
la
L
oi
re
, 2
00
9
Le système d?alerte et de veille
étapes 1 et 2 étape 3
=>
Les fiches «Capacités»... Le tableau synoptique
=>
Les grilles
Indicateur 17a
Indicateur 17b
Indicateur 17c1
Indicateur 17c2
Indicateur 18a1
Indicateur 18a2
Indicateur 18b
Indicateur 18c
Indicateur 28a
Indicateur 18b
Indicateur 9a1
Indicateur 9a2
Indicateur 9a3
Indicateur 9b
6
7
8
17
18
9
Sol
Capacité à maîtriser l?extension urbaine
Capacité à préserver les espaces nécessaires
aux autres usages
Capacité à partager équitablement le
domaine public (terrestre et maritime)
Capacité à éviter des pratiques déstabilisatrices
sur les sites naturels sensibles
Capacité à assurer le maintien et le renouvellement
des populations permanentes
Capacité à maintenir un équilibre démographique
entre les populations permanente et temporaire
Indicateur 27a
Indicateur 27b1
Indicateur 27b2
Indicateur 27c
Indicateur 27d
Indicateur 27e
Indicateur27f
Indicateur 27g
27
28
Capacité à adapter les équipements collectifs au pic
de fréquentation et à bien les faire fonctionner
toute l?année
Capacité à maintenir la diversité des utilisateurs
des équipements et infrastructures
?
?
Indicateur 6a1
Indicateur 6a2
Indicateur 6a3
Indicateur 6b1
Indicateur 6b2
Indicateur 6c
Indicateur 6d
Indicateur 6e1
Indicateur 6e2
Indicateur 6f1
Indicateur 6f2
Indicateur 6f3
Indicateur 6g
Indicateur 8a
Indicateur 8b
Indicateur 8c
Indicateur 8d
Indicateur 8e
Indicateur 7a
Indicateur 7b
Indicateur 7c
Indicateur 7d
Indicateur 7e
Démographie
Capital matériel
?
?
Economiser l?espace
Etablir un équilibre entre développement
et protection sur le littoral
Mettre en place un territoire plus solidaire
Rechercher la cohérence entre déplacements
et stratégie de développement urbain
Structurer l'espace autour de sites à fortes
potentialités de développement économique
Conforter l'image de la ville par la qualité des
espaces publics, des paysages, des espaces verts
Orientations stratégiques du PADD
Ressources et capacités choisies
R
es
so
ur
ce
s
à
en
je
ux
Question posée en
termes de capacité
d?accueil supplémentaire
de populations et
d?activités, saisonnières
ou permanentes
Capacité à éviter
la mise en péril
de la ressource à enjeu
Éclairages des situations de
déséquilibres de la ressource à enjeu
Indicateur décrivant
de la ressource à enjeu
Indicateurs fondamentaux
Indicateurs complémentaires
Capacité résiduelle de production
d?eau potable et volume annuel d?eau
importée
Dépassement de la capacité nominale
de production d?eau et/ou surcoût
excessif de l?approvisionnement
La pression humaine en
période estivale contraint-
elle l?approvisionnement en
eau des populations et des
activités ?
Capacité à garantir le bon
accès à l?eau 1
Accroissement des restrictions de la
consommation d?eau
Nb de jours de restriction par arrêté
préfectoral
Qualité des eaux de ruissellement
Qualité des eaux de baignade
Dégradation de la qualité des eaux
souterraines et de surface
(ruissellement et baignade)
Classement des dispositifs individuels
d?assainissement suivant la qualité du
rejet
Taux de nitrates Dégradation de la qualité de l?eau liée
à une agriculture peu respectueuse de
l?environnement
Présence d?espèces animales ou
végétales, témoins de la qualité de
l?eau
Déclassement de la production
conchylicole par contamination
bactériologique
Nb de jours d?interdiction de
commercialisation
La qualité de l?eau est-elle
menacée par
l?intensification des usages
et/ou des activités
polluantes qui limitent son
partage ?
Capacité à préserver une
qualité de l?eau
compatible avec les
différents usages du
bassin-versant et de la
mer 2
Interdictions de plus en plus
fréquentes ou prolongées de la pêche,
de la pêche à pied
Nb de jours d?interdiction de pêche à
pied
Coût du m d'eau pour le
consommateur et pour la collectivité
E N V I R O N N E M E N T
E
A
U
Encombrement, voire saturation
répétée du plan d?eau
Comptages pendant les périodes
d?affluence
Mécontentement, voire conflits
répétés entre différents usagers du
plan d?eau
Enquête et entretiens
Enquête de terrain
L?occupation du plan d?eau
maritime révèle-t-elle une
situation de développement
non maîtrisée de différents
usages ?
Capacité à gérer la
diversité des usages sur le
plan d?eau maritime 3
Rejets importants de déchets en mer
par la plaisance Coût financier de la collecte
La spécialisation touristique
du territoire provoque-t-elle
des nuisances sonores ?
Capacité à garantir un
niveau sonore raisonnable 4
Augmentation des activités bruyantes
(notamment nocturnes)
Plaintes et appels pour tapage
nocturne ou nuisance sonore
L?accroissement des
activités est-il de nature à
mettre en péril la qualité de
l?air ?
Capacité à garantir la
qualité de l?air 5
Dégradation de la qualité de l?air Suivi des niveaux de pollution de l?air
Tranche modale des surfaces
construites
Pression urbaine ressentie
Consommation d?espace par
l?urbanisation excessive
Surface totale occupée par
l?urbanisation
Offre de terrains constructibles
inadaptée à la demande
Capacité résiduelle d?urbanisation
Faible densité des espaces urbanisés Densité des espaces urbanisés et des
processus d?urbanisation, COS
réglementaires, densité minimale
Dispersion spatiale exagérée et
disparition des coupures entre les
bourgs
Dispersion spatiale de la construction
et étalement de la tâche
d?urbanisation
Part de surface totale du territoire en
ZAC/ZAD, lotissement et réserve
foncière
La part du sol à vocation
urbaine destinée à l?accueil
supplémentaire de
populations et d?activités
est-elle de nature à
favoriser l?étalement
urbain ?
Capacité à maîtriser
l?extension urbaine 6
Procédures d?urbanisme opérationnel
et politique de maîtrise foncière
insuffisantes
Usage du DPU
A
IR
S
O
L
Fiche Capacité 6
Maîtriser l?extension urbaine
La question de l?urbanisation est omniprésente dans la problématique du
développement durable des littoraux, car elle occupe une place de plus en plus
importante des espaces les plus proches de la côte.
À l?échelle nationale, l?urbanisation représente ainsi 50 % des espaces situés
à moins d?un kilomètre du rivage, sur le site d?étude retenu, 26 %.
L?évaluation de la capacité d?accueil passe inévitablement par la prise en
compte des impacts du développement de l?urbanisation, car les processus
mal maîtrisés du développement de la construction provoquent le plus souvent
l?altération de nombreuses ressources essentielles à la qualité des territoires
littoraux.
Le sol ou l?espace en quantité de surface est la première de ces ressources
à être mise en danger, car ses dimensions sont limitées et les processus
d?urbanisation le plus souvent très consommateurs de surface.
Constats et enjeux de la pression humaine
Question posée en termes
de capacité d?accueil
supplémentaire de
populations et d?activités,
saisonnières ou permanentes
Capacité à éviter
la mise en péril
de la ressource
à enjeux
Éclairages des situations
de déséquilibres potentiels
de la ressource à enjeux
Indicateurs
fondamentaux
complémentaires
Tranche modale des
surfaces construites
Consommation d?espace par
l?urbanisation excessive
Offre de terrains constructibles
inadaptée à la demande
Capacité résiduelle brute
d?urbanisation
Densité des espaces urbanisés,
COS réglementaires, densité minimale
Faible densité des espaces
urbanisés
La part du sol à vocation
urbaine réservée à l?accueil
supplémentaire de populations
et d?activités est-elle de nature
à favoriser l?étalement urbain
(gaspillage de la ressource SOL) ?
Capacité à maîtriser
l?extension urbaine
Pression urbaine ressentie
Surface totale occupée par
l?urbanisation au regard des
équilibres entre espaces urbains,
agricoles et naturels
Faiblesse des opérations de
renouvellement et de
densification de l?existant
Dispersion spatiale exagérée
et disparition des coupures
entre les bourgs
Dispersion spatiale de la construction
et étalement de la tache d?urbanisation
Foncier constructible disponible
très réduit, y compris à moyen ou
à long terme
Présence de zones AU
Surfaces des zones AU
Politique de maîtrise foncière
insuffisante
Nb d?acquisitions amiables
Procédures d?urbanisme
opérationnel réduites
Nb de lotissements et de projets
de villages
Usage du droit de préemption
(surfaces des DPU, ZAD et ZAC)
Nb d?expropriation
6
Indicateur 6a1 : Tranche modale des surfaces construites
Indicateur 6b1 : Capacité résiduelle brute d?urbanisation
Indicateur 6c : Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale
Indicateur 6a2 : Pression urbaine ressentie
Indicateur 6 a3 : Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains,
agricoles et naturels
Indicateur 6b2 : Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant
Indicateur 6d : Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation
Indicateur 6e1 : Présence de zones AU
Indicateur 6e2 : Surfaces des zones AU
Indicateur 6f1 : Nb d?acquisitions amiables
Indicateur 6g : Nb de lotissements et de projets de villages
Indicateur 6f2 : Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC)
Indicateur 6f3 : Nb d?expropriation
Synthèse de la capacité
Situation de déséquilibre :
importante en partie maîtrisée maîtrisée absence de données ?
?
La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de
manoeuvre du territoire à?
domaine ressource
à enjeux
Eau - Préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents
usages du bassin-versant ou de la mer (capacité 2)
Sol - Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 7) Environnement
Flore - Maintenir une trame verte cohérente (capacité 13)
Culture - Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 15)
Mode d?habiter - Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 21)
Mode d?habiter - Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22)
Société
Vie collective - Maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts
contradictoires (capacité 25)
Capital matériel - Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à
bien les faire fonctionner toute l?année (capacité 27)
Capital financier - Maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et
services) et la spécialisation touristique (capacité 29)
Tissu
économique local - Maintenir la diversité du tissu économique local (capacité 30)
Economie
Services d'intérêt
général
- Adapter l?offre de services d?intérêt général à une population
changeante en nombre et en composition (capacité 32)
P our les projets de territoire et les documents d?urbanisme, la mise en place d?un système
d?alerte et de veille des pressions littorales facilite la prise en compte des changements à
l?oeuvre telles que la croissance démographique, l?affluence touristique ou l?installation
d?activités économiques.
Les perspectives opérationnelles
Mesures pour
atténuer les
risques de
déséquilibres
Projeter le territoire :
la capacité de développement
85
6Capacité à maîtriser l?extension
urbaine
Indicateur 6a1
Indicateur 6a2
Indicateur 6a3
Indicateur 6b1
Indicateur 6b2
Indicateur 6g
Indicateur 6c
Indicateur 6d
Indicateur 6e1
Indicateur 6e2
Indicateur 6f1
Indicateur 6f2
Indicateur 6f3
Offre de terrains constructibles
inadaptée à la demande
Faible densité des espaces urbanisés
Dispersion spatiale exagérée et
disparition des coupures entre les bourgs
Foncier constructible disponible très
réduit, y compris à moyen ou à long
terme
Procédures d?urbanisme
opérationnel réduites
Politique de maîtrise foncière
insuffisante
Consommation d?espace par
l?urbanisation excessive
Sol
Ressources, capacités et situations de déséquilibres choisis
Indicateur 17a1
Indicateur 17a2
Indicateur 17a3
Indicateur 17a4
17Capacité à assurer le maintien
et le renouvellement des
populations permanentes
Crainte d?une évolution
démographique déséquilibrée
Démographie
... ...
Evaluation proposée par l?équipe-projet et
validée par le comité de pilotage
Scénario 1
Scénario 2
Scénario 3
3 scénarios contrastés
Effet de chaque scénario
sur les situations initiales
?
mit
alidée par le co
alidée par le co
tnocsoiranécs3
cSSc
anna
één
ccé
SSc
alidée par le co
alidée par le comit
alidée par le co
n pro
équipe-projet
v
sée par l?
v
validée par le co
v
Evaluatio
Evaluatio
équipe-projet
sée par l?
alidée par le co
sée par l?
sée par l?
po
alidée par le co
n proposée par l?
alidée par le co
n proalidée par le co
n propo
alidée par le co
n pro
io
v
Evaluation pro
Evaluat
v
Evaluatio
v
Evaluat
sétsar
anna
één
ccé
SSc
anna
één
ccé
SSc
6
dedsnoitautisteséticapac,secruosseR
loS
urbanisation excessive l?
Consommation d?
insuffisante
Politique de maîtrise foncière
opérationnel réduites
Procédures d?
terme
réduit, y compris à moyen ou à long
Foncier constructible disponible très
disparition des coupures entre les bourgs
ispersion spatiale exagérée etD
Faible densité des espaces urbanisés
inadaptée à la demande
Offre de terrains constructibles
urbaine
é à maîtriser l?extensionCapacit
eihparragoméD
sisiohcserrebiliuqéséd
urbanisation excessive
espace parConsommation d?
insuffisante
Politique de maîtrise foncière
opérationnel réduites
urbanismeProcédures d?
réduit, y compris à moyen ou à long
Foncier constructible disponible très
disparition des coupures entre les bourgs
ispersion spatiale exagérée et
Faible densité des espaces urbanisés
inadaptée à la demande
Offre de terrains constructibles
3Indicateur 6fIndicateur 6f3
2Indicateur 6fIndicateur 6f2
1Indicateur 6f
Indicateur 6e2
Indicateur 6e1
Indicateur 6d
Indicateur 6c
Indicateur 6g
Indicateur 6b2
Indicateur 6b1
Indicateur 6a3
Indicateur 6a2
Indicateur 6a1
tage
équipe-projettage 1oiiorri
aar
nna
tage
équipe-projet
é de pilo
é de pilo
équipe-projet
é de pilo
é de pilo
équipe-projettage
équipe-projet
mit
mit
équipe-projet
mité de pilo et
équipe-projet
é de pilo
équipe-projet
é de pilotage
équipe-projet
é de pilo
?
elrus
teffE
3oo 3
iiorri
aar
nna
2oo 2
iiorri
aar
nna
selaitinisnoitautisse
oiranécseuqahcedt
17 démogra
Crainte
es ions permanentpulatpo
des le renouvellementet
ienrer le mainté à assuCapacit
... ...
4Indicateur 17a
3Indicateur 17a
2Indicateur 17a
1Indicateur 17a
phique déséquilibrée démogra
d?une évolution
équilibrages à
trouver +
=
acceptabilité
ou non
pour la société
+ arbitrages entre
les générations
Mesures pour
consolider et
valoriser les
ressources à
enjeux
Mesures pour
reconquérir les
ressources
dégradées
Mesures pour
se prémunir
de déséquilibres
à venir
C?est une démarche itérative : le territoire se fonde sur le constat initial dressé dans le système
d?alerte et de veille afin de réexaminer les alternatives possibles parmi lesquelles il a à choisir.
La démarche d?évaluation participative et partenariale conforte les décisions par le
rapprochement entre les perceptions des différents acteurs et les situations mesurées lors de
l?évaluation.
+
Choix d?un projet de territoire fondé
sur la capacité de développement
Mettre le territoire en projet
co
n
st
a
ts
e
t
p
e
rs
p
e
ct
iv
e
s
cr
it
è
re
s
d
e
ch
o
ix
86
Fiche 25
D e quelle manière est-il possible d?intégrer dans les documents de planification urbaine les
résultats de la démarche d?évaluation de la capacité d?accueil ?
Que dit le code de l?urbanisme ?
L?article L. 146-2 du code de l?urbanisme impose aux documents d?urbanisme de déterminer
la capacité d?accueil des espaces urbanisés ou à urbaniser à partir de critères spatiaux (cf.
fiche 1.2). En revanche, ni ces dispositions, ni la jurisprudence disponible à ce jour, ne
précisent dans quelle partie du PLU* ou du SCoT* doit être définie la capacité d?accueil, ou
encore si l?analyse qui a conduit à la détermination de cette notion doit figurer dans ces
documents.
Ce silence des textes n?est pas fortuit. Il s?explique très certainement par le souci du
législateur de laisser aux autorités locales une importante marge de manoeuvre dans un
domaine où une trop grande rigidité de la règle risquerait de gêner l?action administrative.
Le système d?alerte et de veille de la capacité d?accueil et de développement
peut-il figurer en intégralité dans un SCoT ou dans un PLU ?
L?évaluation proposée produit une grille d?analyse, des fiches « Capacités » et un tableau
synoptique qui constituent le système d?alerte et de veille de la capacité d?accueil et de
développement. Ces derniers n?ont pas leur place en tant que tels dans un document
d?urbanisme, comme la plupart des études et des réflexions menées à cette occasion.
Plusieurs arguments peuvent être avancés pour défendre ce point de vue. D?une part, les
règles d?urbanisme n?imposent pas d?inscrire dans les SCoT ou dans les PLU la démarche ou
la réflexion qui a conduit à la détermination de la capacité d?accueil. D?autre part, faire
figurer intégralement le tableau synoptique et les fiches capacités présenterait l?inconvénient
de bouleverser le contenu des documents de planification en y faisant entrer un élément qui
n?a pas été prévu. Enfin cela pourrait aussi fragiliser la lisibilité voire la sécurité juridique de
ces documents, pour autant qu?il est inhabituel de faire figurer dans un acte administratif des
éléments qui ne sont pas requis par les textes.
* PLU : Plan Local d?Urbanisme ; SCoT : Schéma de Cohérence Territoriale.
** PADD : Plan d?Aménagement et de Développement Durable.
*** DOO : Document d?Orientation et d?Objectifs. Il remplace, depuis la loi Grenelle 2, le DOG, Document d?Orientations Générales.
Dans quel document du SCoT ou du PLU doit être
déterminée la capacité d?accueil ?
Le rapport de présentation du PLU ou du SCoT paraît le document le plus adapté pour
recevoir la détermination de la capacité d?accueil. Ce document doit en effet expliquer (qu?il
s?agisse du PLU ou du SCoT) les choix retenus par les autorités locales pour établir le
PADD**, les orientations d?aménagement et de programmation, le règlement ou encore le
DOO***.
Si la démarche d?évaluation de la capacité d?accueil, en ce qu?elle relève des études et
réflexions, trouve incontestablement et synthétiquement sa place dans le rapport de
présentation, la détermination de la capacité d?accueil peut se prolonger dans le PADD et le
DOO. En effet, « déterminer la capacité d?accueil d?un espace » au sens de l?article L146-2
relève d?un parti pris étroitement lié au projet politique du territoire : celui-ci se fait dans le
PADD et, pour les SCoT, dans le DOO.
Inscrire la capacité d?accueil
dans le SCoT et le PLU
87
La méthode proposée paraît essentielle pour déterminer cette notion (Cf. fiche 26). Elle
devrait également permettre de mieux argumenter les choix qui seront retenus dans le
PADD, le DOO, ou les orientations d?aménagement et de programmation, dès lors que l?objet
même de la démarche capacité d?accueil est, in fine, de déterminer si un territoire donné est
susceptible de supporter l?urbanisation et, d?une manière plus générale, le développement
susceptible d?être programmé sur cet espace.
De même, cette méthode s?articule avec l?évaluation environnementale :
n pour compléter certaines rubriques exigées dans l?état initial de l?environnement ;
n pour tester les différents scénarios envisagés ;
n et enfin, pour considérer de manière systématique les incidences du projet retenu
sur le capital de ressources du territoire.
La raison d?être de cette méthode est de fournir aux décideurs les données fondamentales
qui leur sont indispensables pour déterminer la capacité d?accueil. Plus largement, l?outil
permet aussi de dégager les enjeux du territoire et d?enrichir les différents documents du
SCoT ou du PLU.
Par son approche intégrée et participative, la démarche constitue également un outil de
dialogue.
Comment l?évaluation de la capacité d?accueil et de développement
permet-elle de conforter, sur le fond, le SCoT ou le PLU ?
Comment la procédure d?élaboration du SCoT s?enrichit-elle d?une
capacité d?accueil et de développement appréciée collectivement ?
88
Fiche 26
Les dispositions de l?article L. 146-2 du code de l?urbanisme
Ces dispositions ont une portée juridique certaine, même si celles-ci laissent une
importante marge de manoeuvre aux planificateurs pour déterminer la capacité d?accueil
des espaces urbanisés ou à urbaniser.
Ces dispositions imposent, en effet, aux auteurs des documents d?urbanisme de définir
cette capacité à partir d?un critère spatial, c?est-à-dire en prenant en compte la
protection des milieux remarquables du littoral, ainsi que la protection des espaces
nécessaires aux activités traditionnelles qui s?exercent sur le littoral.
L?interprétation juridictionnelle des dispositions de l?article L. 146-2
L?interprétation juridictionnelle qui, jusqu?ici, a été donnée de ces dispositions a, dans
une certaine mesure, confortée leur portée juridique. Par là même, elle a réduit la marge
d?appréciation dont disposent les planificateurs en la matière. Ainsi, dans un jugement
en date du 29 juillet 2004, le tribunal administratif de Nantes a-t-il considéré que pour
déterminer la capacité d?accueil des espaces urbanisés et à urbaniser les autorités
locales ne devaient pas se borner à assurer un certain équilibre spatial entre
développement de l?urbanisation et préservation des zones naturelles ou agricoles, mais
qu?elles étaient également tenues de vérifier si les équipements publics existants ou
prévus (eau, assainissement, traitement des déchets) étaient suffisants pour répondre à
l?extension de l?urbanisation envisagée (TA Nantes, 29 juillet 2004, Association de
défense de l?environnement en Vendée et association « les amis de l?Ile-d?Yeu » : req.
n° 0004558).
L?article L. 146-2 peut par conséquent être méconnu non seulement lorsque le
développement de l?urbanisation prévu par le document d?urbanisme porte une atteinte
manifestement disproportionnée aux espaces naturels, mais aussi lorsque l?état des
équipements publics nécessaires au développement de cette urbanisation est insuffisant.
Cette interprétation juridictionnelle a été reprise dans la DTA « Estuaire de la Loire ».
Celle-ci précise en effet que la capacité d?accueil est aussi liée « à l?offre en matière
d?équipements, de services et d?hébergements ».
Portée juridique de la notion de capacité d?accueil
89
Quelle portée juridique ?
La méthode n?a pas un caractère obligatoire
La méthode d?évaluation de la capacité d?accueil proposée ici n?est bien sûr pas un
ensemble de règles qui s?imposent aux planificateurs. Même si cette méthode aboutit à
la mise en place d?éléments dont on sait bien qu?ils auront quelque chose à voir avec le
droit, ce n?est par pour autant que la dite méthode a pour effet de limiter l?importante
marge de manoeuvre dont disposent en la matière les autorités locales.
Sur le plan juridique, ces autorités ne sont en rien tenues d?appliquer la présente
démarche : elles gardent toute latitude pour reprendre l?interprétation qui est ici
recommandée ou, au contraire, pour l?amender, l?enrichir, la réfuter ou la contredire. La
méthode, qui n?est pas une opération par laquelle des normes juridiques sont édictées,
ne saurait par conséquent entraîner en elle-même la moindre obligation juridique à la
charge des autorités chargées d?appliquer les dispositions de L. 146-2.
Il s?agit donc ici plus de suggestions ou de recommandations à destination des
collectivités locales et des services de l?état, que d?une ligne de conduite que ces
derniers devraient suivre impérativement.
Reste que, dans certaines circonstances, les éléments compris dans la méthode
pourraient être repris par le juge administratif pour apprécier la légalité d?un document
d?urbanisme au regard de dispositions législatives ou réglementaires protectrices de
l?environnement.
La méthode peut néanmoins influer sur l?interprétation de la notion de
capacité d?accueil
La méthode peut cependant constituer la base (et c?est là tout son intérêt) sur laquelle
il est possible de s?appuyer pour donner sens à la notion de capacité d?accueil. En effet,
la démarche retenue a aussi et surtout une vertu pédagogique : sa mise en oeuvre
permet d?établir les données objectives nécessaires à la discussion et à l?établissement
de la capacité d?accueil.
Cette méthode, qui sert la communication sociale, est de nature :
- à stimuler les échanges et les mises en relation ;
- à fournir l?échelle des possibilités entre lesquelles il faudra choisir ;
- à enrichir le jeu des interprétations plausibles.
Notons encore que la méthode retenue peut faciliter la mise en oeuvre des principes
généraux de l?urbanisme applicables aux documents d?urbanisme (L. 121-1 du code de
l?urbanisme) ou encore être précieuse pour réaliser leur évaluation environnementale.
Par là-même, elle peut conforter la sécurité juridique des documents d?urbanisme.
Par ailleurs, la méthode est aussi un outil pertinent pour dégager la « capacité de
charge » des zones côtières dans le cadre de la mise en place de la GIZC.
Portée juridique de la méthode proposée ici
Bibliographie
BERTHELOT Chantal, PRIOU Christophe, SANDEL Christine, VINCE Agnès, AMIOT François,
LEVRAUT Anne-Marie, MARTINI Frédérique, FOUQUART Xavier, 2010, Grenelle de la mer -
Rapport du Comité opérationnel Aménagement, Protection et Gestion des espaces littoraux, Paris,
Ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, 128 p.
CRINQUANT N., 2005, La capacité d?accueil des territoires littoraux. De la recherche d?indicateurs
pertinents à leur exploitation dans une étude de cas. Mémoire de fin d?études, Ecole Nationale
Supérieure d?Agronomie, Montpellier, 188 p.
JOARDAR, S.D., 1998. Carrying capacities and standards as based towards urban infrastructure
planning in India : a case of urban water supply and sanitation. Habitat International, Vol.22,
Issue 3, pp. 327-337.
POTTIER P. (coord.), CHADENAS C., POUILLAUDE A., STRUILLOU J-F, 2009, Évaluer la capacité
d?accueil et de développement des territoires littoraux. Approche et méthode, Cahier n°2, DREAL
des Pays de la Loire, 84 p.
Synthèse n°2, 2009, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux.
Approche et méthode, DREAL des Pays de la Loire, 6 p.
POTTIER P. (coord.), CHADENAS C., CHOBLET C., POUILLAUDE A., STRUILLOU J-F., TROUILLET
B., 2007, La capacité d?accueil et de développement des communes littorales. Synthèse
bibliographique, Cahier n°1, PUCA - Ministère des Transports, de l?Equipement, du tourisme et de
la Mer - DRE des Pays de la Loire, 77 p.
Synthèse n°1, 2007, La capacité d?accueil et de développement des communes littorales.
Synthèse bibliographique, DRE des Pays de la Loire, 4 p.
A paraître :
DREAL des Pays de la Loire, 2010, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des
territoires littoraux. Aide à la rédaction d?un cahier des charges de SCoT ou de PLU, Cahier n°4,
DREAL des Pays de la Loire.
91
Annexe
La fiche « Capacité » présentée dans les pages suivantes est une adaptation de
la grille exemple à un territoire, sur lequel la méthode d?évaluation de la
capacité d?accueil et de développement présentée dans ce guide a été pratiquée.
Cette fiche concerne la Capacité à maîtriser l?extension urbaine (Sol).
93
La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ».
Fiche Capacité 6
Maîtriser l?extension urbaine
La question de l?urbanisation est omniprésente dans la problématique du développement durable des
littoraux, car elle occupe une place de plus en plus importante des espaces les plus proches de la côte.
À l?échelle nationale, l?urbanisation représente ainsi 50 % des espaces situés à moins d?un kilomètre du
rivage, sur le site d?étude retenu, 26 %.
L?évaluation de la capacité d?accueil passe inévitablement par la prise en compte des impacts du
développement de l?urbanisation, car les processus mal maîtrisés du développement de la construction
provoquent le plus souvent l?altération de nombreuses ressources essentielles à la qualité des
territoires littoraux.
Le sol ou l?espace en quantité de surface est la première de ces ressources à être mise en danger, car
ses dimensions sont limitées et les processus d?urbanisation le plus souvent très consommateurs de
surface.
Question posée en termes
de capacité d?accueil
supplémentaire de
populations et d?activités,
saisonnières ou
permanentes
Capacité à éviter
la mise en péril de la
ressource à enjeux
Eclairages des situations de
déséquilibres potentiels
Indicateurs
fondamentaux
complémentaires
6a1 - Tranche modale des
surfaces construites
Consommation d?espace
par l?urbanisation
excessive 6a2 - Pression urbaine ressentie
Offre de terrains
constructibles inadaptée
à la demande
6b1 - Capacité résiduelle
d?urbanisation
Faible densité des
espaces urbanisés
6c1 - Densité des espaces
urbanisés, COS réglementaires,
(densité minimale)
Disparition des coupures
entre les bourgs
6d - Dispersion spatiale de la
construction et étalement de la
tache d?urbanisation
6e1 - Surfaces des ZAC/ZAD,
lotissement et réserve foncière
La part du sol à
vocation urbaine
destinée à l?accueil
supplémentaire de
populations et
d?activités est-elle
de nature à favoriser
l?étalement urbain ?
Capacité à
maîtriser
l?extension
urbaine 6
Procédures d?urbanisme
opérationnel et politique
de maîtrise foncière
insuffisantes 6e2 - Usage du DPU
La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ».
Synthèse
Indicateur 6a1 - Tranche modale des surfaces construites
Indicateur 6a2 - Pression urbaine ressentie
Indicateur 6b1 - Capacité résiduelle d?urbanisation
Indicateur 6c1 - Densité des espaces urbanisés
Indicateur 6d1 - Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation
Indicateur 6e1 - Surfaces des ZAC/ZAD, lotissement et réserve foncière ?
Indicateur 6e2 - Usage du droit de préemption urbain ?
Situation de déséquilibre :
importante en partie
maîtrisée maîtrisée absence de
données ?
La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de
manoeuvre du territoire à?
- Garantir le bon accès à l?eau (capacité 1) EAU
- Garantir la cohérence du cycle de l?eau et sa qualité (capacité 2) EAU
- Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 4) SOL
- Gérer certains usages dans les limites spatiales du territoire expertisé (capacité 5) SOL
Environnement
- Préserver l?identité locale et le lien social (capacité 7) CULTURE
- Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 8) CULTURE
- Préserver les spécificités paysagères (capacité 9) CULTURE
- Assurer le maintien et le renouvellement des populations permanentes
(capacité 11) DEMOGRAPHIE
- Maintenir un équilibre démographique entre pop. permanente et temporaire
(capacité 12) DEMOGRAPHIE
- Gérer le flux saisonnier des déplacements (capacité 13) MODE D'HABITER
- Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 15) MODE D'HABITER
- Rationaliser l?occupation résidentielle (capacité 21) MODE D'HABITER
- Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22) MODE D'HABITER
- Maintenir un débat politique apaisé (capacité 25) VIE COLLECTIVE
Société
- Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à bien les faire
fonctionner toute l?année (capacité 27) CAPITAL MATERIEL
- Maîtriser financièrement l?urbanisation et la spécialisation touristique (capacité 29) CAPITAL FINANCIER
- Diversifier le tissu économique local (capacité 30) TISSU ECONOMIQUE
LOCAL
- Offrir des services d?intérêt général toute l?année et adaptés en saison (capacité 32) SERVICE D'INTERET
GENERAL
Économie
La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ».
Mesure des indicateurs
Indicateur 6a1 ? Tranche modale des surfaces construites
Données : fichier DRE ? SITADEL, surface des terrains sur lesquels a été déposée une demande de
permis de construire pour une construction neuve à usage d?habitation. Prise en compte à
la date d?ouverture du chantier (DOC) sur une période de 10 ans (1996 à 2006).
Traitement : somme des déclarations par tranches de surfaces des parcelles en 14 tranches
détaillées ( de 250 m² ; 251 à 500 ; 501 à 750 ; 751 à 1 000 ; 1 001 à 1 500 ; 1 501 à
2 000 ; 2001 à 2 500 ; 2 501 à 3 000 ; 3 001 à 3 500 ; 3 501 à 4 000 ; 4 501 à 5 000 ;
5 001 à 10 000 ; + de 10 000), regroupées en 6 classes :
- petite parcelle : - de 500 m²
- parcelle moyenne : 501 à 1 000 m²
- parcelle moyenne supérieure : 1 001 à 2 000 m²
- parcelle grande : 2 001 à 3 000 m²
- parcelle très grande : 3 001 à 5 000 m²
- parcelle exceptionnelle : + de 5 000 m²
-
Référence : elle se fait par référence avec trois communes dont une en contexte insulaire, présentant
un nombre total de logements identique à ce qui est observé sur l?île en étude (nombre
total de logements au RGP 99 et nombre de logements neufs par an à peu près
équivalents ? moyenne annuelle calculée entre 1996 et 2006, données SITADEL).
Résultats
Ile en étude Comparaison 1 2 3 4
Nb total logements 5 061 6 248 3 498 4 302 5 265
Nb de logements neufs
(10ans)
604 633 441 840 589
Parcelles ? de 500 m² 12,2 % 30,2 % 9,8 % 14 % 4,1 %
501 à 1 000 m² 38,8 % 53,2 % 43,5 % 47,3 % 72,4 %
1 001 à 2 000 m² 35 % 13,3 % 34,7 % 25,2 % 15,4 %
2 001 à 3 000 m² 8,7 % 2,1 % 8 % 9,1 % 3,3 %
3 001 à 5 000 m² 3,4 % 0,9 % 2 % 2,9 % 2,4 %
+ de 5 000 m² 1,9 % 0,3 % 2 % 1,5 % 2,4 %
surface moyenne d?un terrain
construit
1 275 m² 798 m² 1 318 m² 1 176 m² 1 165 m²
surface médiane 1 000 m² 608 m² 1 000 m² 857 m² 730 m²
consommation moyenne
d?espace par logement
construit (1996-2006)
1 149 m² 794 m² 1 184 m² 651 m² 772 m²
Évaluation : la surface moyenne d?une parcelle construite sur l?île en étude entre 1996 et 2006 pour
un nouveau bâtiment à usage d?habitation a été de 1 275 m², ce qui représente une
consommation d?espace relativement élevée. Parmi les communes de référence, seule
l?une d?entre elle présente une surface moyenne supérieure, l?île de comparaison étant
de 37 % inférieure à celle enregistrée sur l?île en étude.
Les parcelles mises en construction sur l?île en étude sont de surfaces à peu près
comparables à celles des communes de référence (exception faite de la commune 1)
avec, toutefois, une tendance à disposer de moins de terrains bâtis de petite surface et
de plus de terrains bâtis de surface supérieure. En effet, la part des parcelles de moins
de 1 000 m², qui représentent 50,2 % du total sur l?île en étude, est plus limitée que sur
trois territoires de comparaison (2, 3 et 1), 53 % pour le n°2, 61 % pour le n°3 et surtout
83,4 % pour le territoire n°1 (celle des 1 000 à 3 000 m² est de 44,4 % contre 42,7 %,
34,3 et 15,3. Celle des plus de 3 000 m² de 5,4 %, contre 4 %, 4,4 et 1,2 %.
La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ».
==> Au regard des surfaces des terrains urbanisés sur l?île en étude depuis 10
ans, il ressort que le sol est consommé par l?urbanisation dans des
proportions importantes et majoritairement supérieures à ce qui est observé
pour des situations similaires. Cette situation est liée à un processus
d?urbanisation consommateur d?espace, s?accompagnant d?une sous-
représentation des terrains à bâtir les plus petits et d?une sur-représentation
des terrains les plus grands. Au total, la consommation moyenne d?espace
pour la construction d?un logement se situe à un niveau élevé (1 149 m²),
incompatible avec une gestion économe du sol.
Indicateur 6a1 : gfbhhgh
Valeur cible : l?objectif à atteindre dans le cadre d?une maîtrise plus forte des extensions urbaines est
d?augmenter la part des parcelles de surface inférieure à 1 000 m² dans le processus
d?urbanisation. Cette part pourrait atteindre une valeur proche de celle enregistrée à
dans le territoire n°2 (55 % des terrains construits), ce qui représenterait une économie
annuelle de 2,2 ha de surface urbanisée (sur 10 ans, 22 terrains bâtis d?une surface
inférieure à 1 000 m², venant remplacer 22 terrains d?une surface d?environ 2 000 m²
qui auraient sinon été construits).
Indicateur 6a2 ? Pression urbaine ressentie
Les données traitées se limitent à celles de l?exploitation d?une enquête directe auprès de la population,
permanente et temporaire, à partir d?un questionnaire sur la perception du territoire de l?île en étude et des
pressions diverses qui s?exercent sur lui. Elles sont donc partielles et ne peuvent à elles seules éclairer le ressenti
de la pression urbaine.
Données : enquête réalisée pendant l?été 2007 sur l?île en étude par la MSH Ange Guépin dans le
cadre de la mission PUCA-DRE des Pays de la Loire. Les questionnaires utilisés
concernent 260 personnes interrogées sur l?île à la fin du mois de juillet 2007, dont 54
résidents permanents et 206 résidents temporaires.
Traitement : la perception du développement urbain sur l?île peut être appréciée au travers de la
question 3.5 (Depuis que vous venez sur l?Ile, avez-vous noté des changements dans la
nature/paysages ? 13 choix possibles de réponse, dont Davantage de maisons et des maisons qui
se ressemblent toutes) et de la question 4.4 (À votre avis la fréquentation touristique pose-t-elle
des problèmes aux territoires qui l?accueillent ? 13 choix possibles de réponse, dont le problème lié
à la Pression immobilière et foncière).
Référence : elle se fait par référence avec trois communes dont une en contexte insulaire, présentant
un nombre total de logements identique à ce qui est observé sur l?île en étude.
Résultats : * à la question 3.5 (Depuis que vous venez sur l?île, avez-vous noté des changements dans la
nature/paysages ?), 56,4 % des résidents permanents s?étant exprimés ont déclaré comme
premier changement visible celui du nombre croissant de maisons, 48,5 % des résidents
temporaires. L?uniformité architecturale n?est mentionnée que pour 3,6 % des
changements visibles de 1ère et 2ème importance pour les résidents permanents et 0 %
des résidents temporaires.
* à la question 4.4 (« À votre avis la fréquentation touristique pose-t-elle des problèmes aux territoires qui
l?accueillent ? »), 22 % des résidents permanents s?étant exprimés ont mentionné la pression immobilière et
foncière en 1ère et 2ème niveau d?importance parmi les problèmes perçus, 8,7 % des résidents temporaires.
Évaluation :
==> le premier changement de paysage relevé par les habitants et les résidents
secondaires concerne l?extension urbaine. Le niveau de réponses montre un
début de prise de conscience de la pression urbaine du territoire. Cependant,
parmi les résidents permanents, 3 sur 4 n?ont pas mentionné la pression
immobilière et foncière comme un problème évident lié à l?activité touristique.
La consommation de la ressource SOL n?est pas perçue comme étant à un
stade d?érosion critique.
Indicateur 6a2 : gfbhghh
La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ».
Indicateur 6b1 ? Capacité résiduelle d?urbanisation
Données : capacité brute d?urbanisation rendue possible dans le cadre actuel des PLU, obtenue par
extraction des parcelles actuellement non bâties (fichier cadastral sous forme numérique,
DDE) et situées dans une zone à vocation urbaine résidentielle, actuelle et future, du
PLU (fichier du zonage du PLU, DDE).
Traitement : s?effectue en plusieurs étapes :
- extraction des parcelles non bâties situées dans les zones à vocation urbaine du
PLU ;
- suppression des parcelles présentant une surface trop limitée pour être bâties
(fonction des règles édictées dans le PLU ; COS et surface minimale des terrains
constructibles), ainsi que celles visiblement trop enclavées pour être urbanisées ;
- remplissage de ces parcelles, de façon manuelle tenant compte de la morphologie
des espaces environnants (densité, accès, ?) et du règlement du PLU
(notamment pour les zones d?urbanisation groupée), de façon à déboucher sur le
nombre de nouvelles constructions possibles sur ces parcelles constructibles ;
un taux de rétention de 20 % est ensuite appliqué, intégrant le gel d?un certain
nombre de terrains qui ne pourront être construits dans le cadre actuel du PLU
(situation géographique, héritage, spéculation?).
Référence par comparaison aux communes littorales 1, 2, 3 et à une commune intérieure 4, qui
présentent toutes un espace à urbaniser similaire en nombre total de logements, ainsi
qu?un processus d?urbanisation (nombre de nouvelles constructions par an) à peu près
identique à ce qui est observé sur l?île en étude.
Résultat :
Ile d?étude Comparaison 1
(île)
2 3 4
Nb total logements 5 061 6 248 3 498 4 302 5 265
Nb de logements neufs (10ans) 604 633 441 840 589
consommation moyenne d?espace par
logement construit (1996-2006) 1 149 m² 794 m² 1 184 m² 651 m² 824 m²
Zones urbaines (IPLI) 665 ha 596 ha 415 ha 445 ha 995 ha
Surfaces disponibles en zones actuellement
urbanisables 142 ha 90 ha 73 ha 36 ha 44 ha
Logements constructibles en zones
actuellement urbanisables 1 115 logt 1 131 logt 619 log 546 logt 535 logt
Nb d?années de réserve 19 ans 18 ans 14 ans 6 ans 4 ans
Surfaces disponibles en zones d?urbanisation
future 39 ha 43 ha 30 ha 35 ha 110 ha
Logements constructibles en zones
d?urbanisation future 390 logt 430 logt 300 logt 350 logt 1 110 logt
Nb d?années de réserve 6 ans 7 ans 7 ans 4 ans 9 ans
Surfaces totales disponibles en zones à
vocation urbaine 181 ha 133 ha 103 ha 71 ha 154 ha
Total logements constructibles en zones à
vocation urbaine 1 505 logt 1 561 logt 919 logt 896 logt 1 645 logt
Total logements constructibles en zones à
vocation urbaine (rétention 20 %) 1 204 logt 1 250 logt 735 logt 717 logt 1 316 logt
Nb total d?années de réserve 25 ans 25 ans 21 ans 11 ans 14 ans
Nb total d?années de réserve avec taux
rétention 20 % 21 ans 21 ans 16 ans 10 ans 13 ans
La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ».
Évaluation : la capacité brute d?urbanisation est ici limitée aux terrains nus et ne tient donc pas compte du
renouvellement urbain possible dans les années à venir (densification des espaces
actuellement urbanisés), jusqu?à présent limité dans les espaces urbains du littoral régional.
Il n?existe pas de règles s?appliquant à ce qu?un PLU doit raisonnablement offrir comme
terrains à bâtir en fonction de la demande qui s?exprime sur un territoire. On peut
toutefois partir du principe qu?un PLU est un document de planification à court terme (5
ans, 10 ans maximum) et que par conséquent un potentiel équivalent à 15 ans de
constructions sur un rythme identique à celui observé sur la dernière décennie écoulée
est acceptable et conforme à une gestion rigoureuse de l?espace.
==> Avec 21 années de réserve d?urbanisation, le PLU de l?île en étude offre
encore des surfaces pour la construction à vocation résidentielle trop
largement dimensionnées. Concernant les surfaces immédiatement
urbanisables, le PLU de l?île en étude est le plus « généreux » de ceux
utilisés en référence (19 ans de réserve, contre 18, 14, 6 et 4).
Indicateur 6b1 : gfbhhgh
Valeur cible : l?offre de terrains constructibles pourrait être réduite sensiblement, pour atteindre une
réserve équivalente à 15 années de construction au rythme des dix dernières années
écoulées.
Indicateur 6c1 ? Densité des espaces urbanisés
Données : nombre de logements au recensement 1999, zones urbaines à dominante résidentielle de
la BD occupation du sol de l?IPLI (DDE, 2000).
Traitement : rapport du nombre total de logements à la surface des zones urbaines résidentielles.
Référence : elle se fait par référence avec trois communes dont une en contexte insulaire, présentant
un nombre total de logements identique à ce qui est observé sur l?île en étude.
Résultat :
Ile d?étude Comparaison 1
(île)
2 3
Nb total logements 5 061 6 248 4925 4 302
Zones urbaines résidentielles
(IPLI)
568 ha 458 ha 436 ha 304 ha
Nb de logt à l?hectare 8,9 ha 13,6 ha 11,3 ha 11,5 ha
Évaluation : la densité de logements sur l?île en étude est nettement la plus faible comparée à des
situations d?autres communes littorales similaires. Il n?existe pas de règles normatives
de densité moyenne acceptable et conforme à une gestion rigoureuse et économe de
l?espace, toutefois, la valeur de 12 logements à l?hectare est souvent utilisée comme
référence technique (FNAU, ?).
==> Avec à peine 9 logements à l?hectare, la densité des espaces urbains
résidentiels est faible sur l?île en étude. En termes réglementaires, le PLU
confirme une tendance à l?autorisation d?un processus d?urbanisation peu dense
(54 % des surfaces communales urbanisables pour la fonction résidentielle sont
réglementés avec un COS < à 0,1) et par conséquent consommateur d?espace.
Indicateur 6c1 : gfbhggh
Valeur cible : compte tenu des niveaux de densité enregistrés dans des communes littorales
similaires, il semble possible de dépasser le seuil des 10 logements à l?hectare.
La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ».
Indicateur 6d1 ? Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache
d?urbanisation
Données : bâtiments en dur de la base de données cadastrales (mairie).
Traitement : agrégation des espaces situés à moins de 100 mètres d?une construction, produisant la
tache d?urbanisation. La continuité de l?urbain est ainsi prise en compte jusqu?à une
distance de séparation de 200 mètres entre les bâtiments. Au-delà, la tache
d?urbanisation est discontinue.
Référence : par comparaison à une commune littorale également insulaire et touristique, disposant
d?un nombre de logements légèrement supérieur à l?île en étude.
Résultat : les résultats sont présentés sous forme cartographique, faisant apparaître à la fois
l?étendue de la tache d?urbanisation et sa continuité.
Évaluation : la tache d?urbanisation couvre 1 468 hectares, soit 61,5 % de la surface de la commune
(pour 5 061 logements). Rapportée à la surface des zones urbaines IPLI, la tache
d?urbanisation couvre une surface 2,2 fois supérieure (2 peut être considéré comme une
valeur seuil).
==> La tache d?urbanisation dans l?île en étude est étendue en surface. Ce point
confirme donc l?indicateur précédent. Mais surtout, elle révèle l?étalement et la
dispersion (2,2 fois les espaces urbains au sens IPLI, pour 1,7 fois pour la
commune en comparaison) et la continuité du bâti qui a réduit et limité les
coupures d?urbanisation entre les pôles d?habitat ancien.
(commune de comparaison, également île touristique avec 6 248 logements, même échelle)
Indicateur 6d1 : gfbhghh
La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ».
Valeur cible : la tache d?urbanisation actuelle ne peut être réduite en surface, sauf en cas de
destruction de bâtiments. L?attention doit donc être portée sur les extensions futures,
de façon à réduire la progression de cette tache d?urbanisation au profit d?une
densification de ce qui est déjà bâti.
Indicateur 6e1 ? Surfaces des ZAC/ZAD, lotissement et réserve foncière
Données : indisponibles
==> aucune évaluation possible.
Indicateur 6e1 : ? ?
Indicateur 6e2 ? Usage du droit de préemption urbaine
Données : indisponibles
==> aucune évaluation possible.
Indicateur 6e2 : ? ?
Étape 1
Mettre en lumière
les ressources posant question
Étape 2
Questionner les atteintes
portées aux ressources
par la pression anthropique
Étape 3
Mesurer et apprécier
la fragilité des ressources
validationvalidationRessources à enjeux identifiées
validationvalidationGrille d?évaluation : questionnements et
hypothèses de situations de déséquilibres posés
système de veille et d?alerte sur la maîtrise ou la non-maîtrise de la capacité d?accueil
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identification des
ressources à enjeux
élaboration
de la grille
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3a : choix des indicateurs
3b : mobilisation des données
3c : choix des états de référence
3e : évaluation
3f : élaboration
du tableau synoptique
3d : production des résultats
de l?observation
fic
he
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Ca
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conduite et
animation du projet
les enjeux du territoire
=> quel niveau de pression pour le territoire ?
validation
des niveaux acceptables
d?altération des ressources
validation
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8
comité de pilotageLe territoire expertisé et ses ressources équipe projet
Procédure d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement
la classification des ressources et son détail ;
la grille d?évaluation exemple avec une liste élargie de situations de déséquilibres
rencontrées sur le littoral ;
les 34 fiches « Capacités » avec une armature pré-remplie ;
la liste des sources utilisées pour mesurer les indicateurs ;
le questionnaire pour mener une enquête directe sur la capacité d?accueil élargie ;
l?architecture de la base de données de l?enquête directe et son formulaire de saisie ;
la liste des liens entre les capacités du territoire (dans les fiches « Capacités ») ;
le tableau synoptique (mis en forme avec les 34 capacités de la grille exemple) ;
le Cahier n° 1 : Pottier P. (coord.), Chadenas C., Choblet C., Lamberts C., Pouillaude
A., Struillou J-F, Trouillet B., 2007, La capacité d?accueil et de développement des
communes littorales. Synthèse bibliographique. DRE Pays de la Loire, 77 p.
la synthèse n°1, 2007, La capacité d?accueil et de développement des communes
littorales. Synthèse bibliographique, DRE des Pays de la Loire, 4 p.
le Cahier n° 2 : Pottier P. (coord.), Chadenas C., Pouillaude A., Struillou J-F, 2009,
Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux. Approche
et méthode. DREAL des Pays de Loire, 84 p.
la synthèse n°2, 2009, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires
littoraux. Approche et méthode, DREAL des Pays de la Loire, 6 p.
le cahier n°4, à paraître :
DREAL des Pays de la Loire, 2010, Évaluer la capacité d?accueil et de développement
des territoires littoraux. Aide à la rédaction d?un cahier des charges de SCoT ou de
PLU, Cahier n°4, DREAL des Pays de la Loire.
OUTILS MIS A LA DISPOSITION EN TELECHARGEMENT
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=359
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La classification des ressources
Direction régionale de l?Environnement, de l?Aménagement et
du Logement des Pays de la Loire
Plan Urbanisme Construction Architecture
Direction générale de l?Aménagement, du Logement et de la Nature
avec le soutien de la MSH Ange Guépin et du CETE de l?Ouest
Contacts :
DREAL Pays de la Loire
Service Intermodalité, Aménagement, Logement
sial.dreal-pays-de-la-loire@developpement-durable.gouv.fr
Coordinateur du programme :
Patrick POTTIER
patrick.pottier@univ-nantes.fr
Université de Nantes
Géolittomer, LETG UMR 6554 - CNRS
(ATTENTION: OPTION te des éléments transversaux, d?une
construction plus complexe, et qui sont également primordiaux pour le territoire. Ils
couvrent deux à trois sphères du Développement durable (environnement, société et
économie). Leur émergence est liée à un ensemble de ressources simples, en interaction les
unes avec les autres. Ce sont les ressources complexes.
Le foncier est un élément complexe qui ne peut être limité à une ressource simple.
Sa transversalité associe les domaines :
- de l?environnement : il concerne alors directement la ressource sol. Son étendue
plus ou moins importante et l?augmentation du prix du foncier accroissent la pression
sur cette ressource, particulièrement dans certains secteurs sensibles. Le risque est de
voir se réduire, par endroit, la diversité des usages ;
- de la société : il concerne directement la ressource mode d?habiter. La
concurrence pour accéder à la propriété foncière, entraîne l?exclusion d?une partie de
la population à faible revenu ;
- et enfin de l?économie : il concerne directement la ressource capital financier
public qui, sous l?effet du prix du foncier, voit se réduire ses capacités de mobilisation
financière pour répondre à l?ensemble des besoins, en équipement notamment. Il peut
également impacter d?autres ressources, comme le tissu économique local.
La prise en compte du foncier, dans sa complexité et sa transversalité, doit donc se situer
à un autre niveau de la mise en oeuvre de la démarche, celui de la reconnaissance du
principe de « partage du foncier » comme un enjeu essentiel pour l?avenir du territoire.
Ouest-France du 05/02/2007
Fiche 8 : Identifier les ressources littorales
La vulnérabilité aux risques naturels et technologiques des personnes, des habitations et
des installations constitue un élément complexe. Elle place certaines ressources (populations,
biens, milieux naturels sensibles, ?) au croisement d?autres ressources facteurs d?aléa :
- dans le domaine de l'environnement : l'érosion côtière des dunes ou des falaises est
souvent la conséquence d'aménagements sur le littoral qui répondent à des besoins humains
ou touristiques (ouvrages de gestion du trait de côte, enrochements,... ) mais qui s'avèrent
inadaptés à la spécificité des milieux naturels : ils peuvent renforcer l?affouillement du pied
de falaise par la mer, créant ainsi un risque pour les populations et les biens (localisation de
maisons en haut de falaises friables par exemple) ;
- dans le domaine de la société et de l'économie : les installations classées, notamment
celles présentant des risques accidentels majeurs (SEVESO II) exposent significativement
les personnes (ressource démographie) tout en permettant de renforcer le tissu
industrialo-portuaire local. Leur proximité avec des espaces naturels sensibles crée
également un risque pour la faune et la flore.
39
L'image de marque du territoire représente un élément complexe, transversal et qui fait
référence à plusieurs ressources. Elle ne doit pas être confondue avec l'identité locale :
- dans le domaine de l'environnement : l'eau peut contribuer à l'image de marque d'un
territoire littoral, par sa qualité, sa transparence, mais également l'air, la faune? ;
- dans le domaine de la société : la culture participe à l'image de marque d'un
territoire, par l'identité locale, son folklore, son patrimoine architectural, paysager, mais
également son mode de vie, sa démographie? ;
- dans le domaine de l'économie : la qualité de son capital matériel
peut contribuer à l'image de marque d'un territoire par ses équipements
remarquables, le port, le golf, les centres de thalassothérapie, mais
également son capital financier, son tissu économique local?.
L'image de marque d?un territoire, dans la perspective de sa protection et
de sa valorisation, peut être directement intégrée à un principe
fondamental d'un projet de territoire, très orienté vers
sa promotion comme produit touristique. C'est par ce
biais que sa complexité peut être prise en compte.
Les installations industrialo-portuaires côtoient des
espaces urbanisés et balnéaires. Les risques liés à cet
environnement immédiat n?empêchent pas l?étalement
urbain de se développer.
Embouchure de la Loire, Loire-Atlantique.
érosion différentielle (dûe aux écoulements d?eau)
menaçant les habitations installées en haut de falaise
et les touristes sur la plage.
Algarve, Portugal.
L?attrait du paysage suscite l?intérêt des touristes.
Port de pêche à l?Ile d?Yeu, Vendée
et marais salants à Guérande, Loire-Atlantique.
C Chadenas
C Chadenas
C Chadenas
B Trouillet
40
L 'évaluation de la capacité d'accueil proposée permet de dépasser le constat général de
ressources fragiles et épuisables, dont l'altération ou la disparition pure et simple peut
créer un dommage pour les sociétés et les générations futures. Elle offre une appréciation
d?ensemble de la pression humaine et de ses effets, sur un territoire particulier.
Elle permet de percevoir de façon plus globale les multiples impacts d'un déséquilibre
initial et non plus de raisonner de manière sectorielle (voir fiche 22).
Une ressource apparaît mise en danger : un déséquili-
bre est révélé par la collectivité locale, les services de
l?Etat ou les acteurs de la société civile. L?attention
peut par exemple être attirée sur le nombre de villas
anciennes démolies par commune et par année
(ressource CULTURE).
L?alerte porte alors sur la pression qui s?exerce sur le
patrimoine architectural, représentant ici un élément à
enjeu d?une ressource culturelle remarquable,
vulnérable, voire épuisable.
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Le système de ressources du territoire
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Culture
Cette vulnérabilité de la ressource du patrimoine
architectural historique renvoie à la question de la
rareté de la ressource SOL en termes de surface. Son
déséquilibre est lié à une concurrence non maîtrisée et
à une réduction forte des extensions possibles.
Il sera traduit par une capacité résiduelle
d?urbanisation.
Le système de ressources du territoire
Culture
sol
ressource en déséquilibre
ressource en croissance
interactions
ressource du littoral : l?eau de mer, un oiseau,
une falaise, une fête traditionnelle...
Fiche 9
41
Comprendre les interactions entre
les ressources de son territoire
La rareté de la ressource SOL s?accompagne d?une
augmentation du prix des terrains qui, certes, rentabi-
lise les opérations de rénovation urbaine mais
contribue également à fragiliser la ressource CAPITAL
FINANCIER de la collectivité. Celle-ci doit consacrer une
partie croissante de son budget à l?achat des terrains
nécessaires à ses équipements, ou, de façon plus
critique, doit se limiter dans l?implantation de ses
équipements (ressource CAPITAL MATÉRIEL), faute de
disponibilité en sol.
Le système de ressources du territoire
Culture capital
matériel
capital
financier
sol
Ces opérations sont peut-être en lien avec le
dynamisme de la ressource TISSU ÉCONOMIQUE
LOCAL (secteur du bâtiment) qui constitue également
un facteur d?ancrage de la ressource DÉMOGRAPHIE
(des jeunes sur place). La destruction des villas
anciennes est également associée à la question de la
densification des espaces urbains dans les secteurs
géographiques où la pression est la plus forte. Elle
favorise une vraie réflexion sur la densité et la satura-
tion estivale (ressource DÉMOGRAPHIE).
démographie
tissu économiquecono
Le système de ressources du territoire
Culture capital
matériel
capital
financier
sol
Repère : plus globalement, mettre en évidence les
interactions entre les ressources du territoire préfigure, pour
le système d?alerte et de veille, les liens entre les indicateurs.
Ceux-ci permettront l?évaluation globale de la capacité
d?accueil et de développement du territoire expertisé.
Mettre en évidence ces liens est indispensable pour faire
fonctionner le système et comprendre la « mécanique » du
territoire. Ils doivent émerger dès les premières discussions
au sein de l?équipe-projet (voir fiches 3.2, 4, 5 et 7).
Cet ensemble d?interactions entre plusieurs ressources laisse
apparaître un sous-système centré sur la difficile maîtrise de
la pression foncière, dans un contexte d?accroissement mal
contenu de la population (et donc de la capacité d?accueil).
42
L ?évaluation de la capacité d?accueil proposée est intégrée. Elle est intrinsèquement liée
à des scénarios de stratégies de développement du territoire. Arrivée à son terme, elle
s?intègre dans un processus de projet.
Il est donc possible, dès l?étape 1, de regrouper les ressources apparaissant comme centrales
dans un ou des principes fondamentaux qui permettent d?orienter l?évaluation vers un projet
de territoire.
Localement, ces principes fondamentaux peuvent déjà avoir émergés lors des discussions préalables à
un projet de territoire : « partager le sol dans un contexte d?étalement urbain », et se traduire dans
les documents d?urbanisme.
Plus globalement, ils sont également mis en avant par l?état, à travers les enjeux qu?il porte sur un
territoire, ou la législation telles que la loi Grenelle 1 en France. Les lois sont aussi porteuses d?une
interrogation systématique de certains principes fondamentaux, comme la densité urbaine ou la mixité
sociale inscrites dans la loi SRU.
Les principes fondamentaux peuvent intervenir à une autre échelle. Celle-ci peut alors orienter l?avenir d?un
territoire, par exemple en établissant au niveau international des concepts fondamentaux, tel que le
Développement durable, sur la base desquels des acteurs peuvent choisir de bâtir un projet de territoire.
Les quelques ressources centrales associées aux principes fondamentaux ne sont pas les seules
à être interrogées. Elles orientent le questionnement qui porte sur l?ensemble des ressources du
territoire.
Fiche 10
Pour aller plus loin :
Le principe fondamental
=
le fil conducteur permettant d?orienter le
questionnement sur toutes les ressources
Ces principes essentiels orientent la gestion du système de ressources
du territoire. Ils énoncent la volonté de maîtriser un processus
éventuellement perturbateur dans un contexte d?accueil supplémentaire
de populations et d?activités. Ils peuvent aussi refléter l?attention
particulière accordée à la préservation d?un capital de ressources.
Comment utiliser les principes fondamentaux ?
43
utiliser des principes fondamentaux
pour mettre en projet le territoire
Exemple : l?installation d?une nouvelle population aisée sur le littoral s?accompagne
d?une demande de terrains constructibles. Cette dernière entraîne des tensions sur les
marchés fonciers et immobiliers qui connaissent une augmentation des prix. Ceci se
traduit à la fois par un enrichissement des habitants permanents vendeurs de leur
patrimoine et par une éviction des jeunes issus de familles locales dépourvues de capital
foncier, dans l?incapacité de se loger sur place. Ces ménages modestes sont repoussés
d?autant plus loin que les parcelles vendues localement sont grandes, alourdissant par
là-même le coût global de la construction.
La collectivité locale, les acteurs économiques et la société civile, les services de l?état
ou les experts estiment que par son ampleur, la tension sur la ressource SOL fragilise
globalement le capital du territoire par un enchaînement d?interactions successives
mettant en jeu plusieurs ressources. Le SOL reconnu comme élément principal de ce
processus, représente ainsi une ressource centrale pour le territoire littoral considéré.
Ces questions autour de la rareté du SOL sont regroupées en une seule phrase :
PARTAGER LE SOL DANS UN CONTExTE D?éTALEMENT URBAIN
Ressource EAU : à travers le principe
fondamental ? Partager le SOL dans
un contexte d?étalement urbain ?,
on interroge la manière dont
l?étalement urbain et le partage du sol
remettent par exemple en cause le bon
accès à l?eau pour les habitants et les
touristes.
=> Trop de consommation d?eau dans
certains secteurs fait qu?un mince filet d?eau
coule au robinet à des heures précises de la
journée (retour de la plage par exemple).
Ressource CAPITAL MATéRIEL : à
travers le fonctionnement des
équipements collectifs (un élément à
enjeu du capital matériel), les questions
portent cette fois sur leur bon
fonctionnement été/hiver. Dans le cas
développé ci-dessus, on interroge le
dimensionnement des équipements
d?adduction et de traitement de l?eau
potable entre l?été et l?hiver.
=> Augmenter le diamètre des tuyaux
permettrait d?approvisionner les touristes et
les habitants l?été mais causerait un risque
sanitaire par stagnation de l?eau pour les
habitants permanents l?hiver.
45
Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux
Fiche 11. Marche à suivre
Fiche 12. Questionner le territoire
Fiche 13. Repérer la fragilité des ressources
Fiche 14. Grille exemple d?évaluation
éTAPE 2
Questionner les atteintes
portées aux ressources
par la pression humaine
46
Université de Nantes (Chadenas C., Pottier P., Pouillaude A.) - DRE Pays de la Loire - MSH, 2008
validationvalidationGrille d?évaluation : questionnements et
hypothèses de situations de déséquilibres posés
les enjeux du territoire
=> quel niveau de pression pour le territoire ?
élaboration
de la grille
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Étape 2
Questionner les atteintes
portées aux ressources
par la pression anthropique
comité de pilotageéquipe projet
L ?étape 2 s?appuie sur la co-construction d?une grille d?évaluation de la capacité
d?accueil (voir ci-contre). Ce travail est mené par l?équipe projet (voir fiches 3.2, 4, 5). Elle
s?appuie sur la grille exemple (voir fiche 14). Son but est d?apprécier si la capacité
d?accueil maximum du territoire est loin d?être atteinte, en passe de l?être ou déjà
atteinte.
L?objectif est de poser collectivement des hypothèses d?altération d?une ressource, ou
d?un ensemble de ressources en interactions, du fait de l?accueil supplémentaire de
populations et/ou d?activités. À cette fin, le remplissage de la grille permet de définir les
objectifs de l?évaluation pour chaque ressource (l?étape 3 sert à choisir les indicateurs pertinents
qui qualifieront le déséquilibre, le dysfonctionnement ou la saturation éventuels de la (des)
ressource(s)). Il est fait appel ponctuellement à des experts, pour d'éventuelles précisions
techniques (degré de déséquilibre supposé/avéré d?une ressource par exemple).
Avec la grille proposée, les étapes 1 et 2 évitent de choisir des indicateurs avant de
savoir ce qui se passe sur le territoire. Elles permettent de retenir, parmi les
dynamiques à l?oeuvre, celles qui ont besoin d?être évaluées. Ces premières étapes sont
essentielles pour l?opérationnalité de l?évaluation dans une démarche territoriale de capacité
d?accueil. Sans elles, l?évaluation mise en place risque de dépasser largement les questions de
capacité d?accueil, d?être démesurée en nombre d?indicateurs tout en oubliant des dimensions
importantes de la pression humaine sur le littoral et notamment ses impacts.
À l?issue de l?étape 2 (3 ou 4 réunions), l?évaluation sera adaptée au territoire expertisé.
La co-construction des grilles d?évaluation de la capacité d?accueil sur un territoire spécifique
consiste à réaliser un diagnostic approfondi des enjeux majeurs du territoire en étude, mis en
évidence par l?équipe projet, à l?étape 1, à travers le choix des ressources.
La grille d?évaluation est validée par le comité de pilotage.
Fiche 11
étape 2 : extrait de la procédure d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement
(voir rabat).
Marche à suivre
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Université de Nantes (Chadenas C., Pottier P., Pouillaude A.), PUCA - DREAL Pays de la Loire, 2008
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47
Grille d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement d?un territoire
(téléchargeable sur le site de la DREAL des Pays de la Loire)
48
L e remplissage de la grille pour l?adapter à un territoire vise à questionner les déséquilibres
affectant les ressources à enjeu, identifiées lors de l?étape 1. Concrètement, à ce stade, la
colonne 1 du tableau page précédente est remplie. Désormais, les colonnes 2, 3 et 4 font
l?objet de l?étape 2.
Etape 2
Capacité à éviter
la mise en péril de
la ressource à enjeux
Université de Nantes (Chadenas C., Pottier P., Pouillaude A.), PUCA - DREAL Pays de la Loire, 2009
Question posée en termes de
capacité d'accueil
supplémentaire de populations
et d'activités,
permanentes ou saisonnières
2 3
Extrait de la grille : colonnes 2 et 3
Dans une perspective de capacité de développement,
le remplissage de la colonne 3 :
testera l?aptitude du capital de ressources du
territoire expertisé à accompagner la pression
démographique et touristique ;
évaluera les possibilités offertes par les
ressources du territoire.
Elle structure la grille d?évaluation.
La colonne 2 permet de formuler une question
sur les effets de l?activité humaine. Cette
question doit préciser l?atteinte portée à la
ressource sélectionnée :
n sur le territoire expertisé,
n par l?accueil supplémentaire de populations
et d?activités (saisonnières ou permanentes).
Cette colonne 2 définit les effets de la pression
anthropique sur la ressource que l?on veut
évaluer.
La colonne 3 prolonge chacune des questions
posées : elle interroge la capacité du
territoire à éviter la mise en péril de la
ressource considérée ou sa capacité à
favoriser sa consolidation.
Fiche 12
Questionner le territoire
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L a colonne 4 permet d?éclairer ce qui se passe sur le territoire. Elle précise les situations de
déséquilibres pressentis auxquelles les ressources peuvent être exposées à court, moyen
ou long terme. L?étape 3 montrera par une mesure s?ils sont avérés.
Cette approche dynamique laisse ainsi de la place aux points d?amélioration en cours
auxquels la collectivité est attentive.
Le remplissage de cette colonne vise à mettre en
lumière la vulnérabilité, l?altération ou
l?épuisement éventuels de la ressource à enjeux
choisie à l?étape 1.
Les consolidations en cours de la ressource à enjeux
constituent également des points d?attention.
Toutes les ressources choisies sont explorées.
à la différence d?un diagnostic de territoire,
les déséquilibres soulevés ici sont liés
strictement à la pression humaine.
La formulation des problématiques qui s?attachent à
ces ressources à enjeux doit se faire en termes de
pressions exercées par l?arrivée de populations et
d?activités, en particulier saisonnières.
Fiche 13
Extrait de la grille : colonne 4
La grille d?évaluation est éclairée par des mesures et des éléments d?appréciation de la maîtrise
de la capacité d?accueil lors de l?étape 3.
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p
té
e
à
l
a
d
e
m
a
n
d
e
Repérer la fragilité des ressources
C
o
L
o
n
n
E
2
52
L es situations de déséquilibres potentiels et les points d?attention particuliers sont
identifiés, sur le territoire en évaluation par 2 moyens :
n en s?appuyant sur les 105 situations de déséquilibres proposées par la grille
exemple (voir fiche 14), l?équipe-projet peut appréhender l?état des ressources de
son territoire. Elle s?interroge alors collectivement sur la pertinence locale de la
situation exemple et précise la manière de la faire évoluer ;
n les membres de l?équipe-projet expriment certains déséquilibres qu?ils
pressentent, sur leurs observations, sur leurs a priori, sur leur métier :
« il n?y a plus aucune coupure entre les bourgs, il y a des
maisons partout » ;
« il y a de plus en plus d?interdictions de pêche à pied, sur les
plages de notre commune » ;
« la côte sauvage est de plus en plus protégée, on ne peut plus
y aller en voiture, et même à certains endroits, en vélo ! » ;
« pour aller au marché l?été, avec tous ces estivants, je suis
obligé de m?y rendre très tôt, le matin ! J?adapte mes horaires à
la foule présente l?été... » ;
« l?hiver, il y a nettement moins d?activités culturelles qu?ailleurs,
le cinéma est fermé... ».
Les membres de l?équipe-projet pointent notamment les ressources vulnérables dans la
perspective de les conserver en bon état ou bien de suivre les améliorations en cours.
Fiche 13 : repérer la fragilité des ressources
Des déséquilibres potentiels dans l?économie
AS Bonnet
Avec l?arrivée supplémentaire de populations permanentes ou de touristes, la capacité des équipements
collectifs, qui font partie du capital matériel, pourrait être dépassée : la nouvelle station d?épuration ci-contre
couvre-t-elle bien les besoins d?assainissement des logements envisagés ?
Une évaluation participative et partenariale facilite l?adaptation
locale de la grille d?évaluation de la capacité d?accueil et de
développement.
53
Des déséquilibres potentiels dans l?environnement
Sur le littoral, la pêche à pied est une problématique récurrente. Lors des grandes marées notamment,
l?impact sur les coquillages est de plusieurs ordres : prélèvements trop importants en nombre, non-respect
des tailles des coquillages, piétinements anarchiques sur l?estran...
La mesure de ces impacts contribue à préciser le niveau du déséquilbre, à vérifier si celui-ci est réel ou
supposé, par exemple. Dès lors, des campagnes de sensibilisation à ces risques peuvent être entreprises,
comme celles qui ont été récemment lancées sur nos côtes.
Des déséquilibres potentiels dans la société
Le mode d?habiter est particulièrement touché par la saisonnalité de l?activité touristique. L?une de ses
caractéristiques la plus frappante, l?hiver, est les quartiers dits « de volets clos ».
Les habitants permanents vivent donc une partie de l?année à côté de ces maisons inoccupées, accentuant
l?effet de territoire vide et silencieux, d?où la vie s?est momentanément « retirée» .
C Chadenas
C Chadenas
54
R
e
ss
o
u
rc
e
s
à
e
n
je
u
x
Question posée en
termes de capacité
d?accueil supplémentaire
de populations et
d?activités, saisonnières
ou permanentes
Capacité à éviter
la mise en péril
de la ressource à enjeux
Éclairages des situations
de déséquilibres potentiels
de la ressource à enjeux
Indicateur décrivant
la ressource à enjeux
Indicateurs fondamentaux
Indicateurs complémentaires
Capacité résiduelle de production
d?eau potable et volume annuel d?eau
importée (été/hiver)
Dépassement de la capacité nominale
de production d?eau et/ou surcoût
excessif de l?approvisionnement
La pression humaine en
période estivale contraint-
elle l?approvisionnement en
eau des populations et des
activités ?
Capacité à garantir le bon
accès à l?eau toute l?année
1
Accroissement des restrictions de la
consommation d?eau pour la population
et les activités
Nb de jours de restriction par arrêté
préfectoral
Qualité des eaux de ruiss
Volume total d?eau consommée par mois
ellement
Qualité des eaux de baignade et nb
de jours de fermeture des plages
Dégradation de la qualité des eaux de
ruissellement, souterraines et de
surface
Classement des dispositifs individuels
d?assainissement (qualité du rejet)
Taux de nitrates Dégradation de la qualité de l?eau liée
à des formes d?agriculture peu
respectueuses de l?environnement Présence d?espèces animales ou végé-
tales, témoins de la qualité de l?eau
Déclassement de la production
conchylicole par contamination
bactériologique
Nb de jours d?interdiction de
commercialisation
La qualité de l?eau est-elle
menacée par
l?intensification des usages
et/ou des activités
polluantes qui limitent son
partage ?
Capacité à préserver une
qualité de l?eau
compatible avec les
différents usages du
bassin-versant et de la mer
2
Interdictions de plus en plus
fréquentes ou prolongées de la pêche,
de la pêche à pied
Nb de jours d?interdiction de la pêche
à pied
Coût du m d'eau pour le
consommateur et pour la collectivité
E N V I R O N N E M E N T
Encombrement, voire saturation
répétée du plan d?eau
Comptages pendant les périodes
d?affluence
Mécontentement, voire conflits
répétés entre différents usagers du
plan d?eau
Enquête de terrain
L?occupation du plan d?eau
maritime révèle-t-elle une
situation de développement
non maîtrisée de différents
usages ?
Capacité à gérer la
diversité des usages sur le
plan d?eau maritime 3
Rejets importants de déchets en mer
par la plaisance Coût financier de la collecte
La spécialisation touristique
du territoire provoque-t-elle
des nuisances sonores ?
Capacité à garantir un
niveau sonore raisonnable
4
Augmentation des activités bruyantes
(notamment nocturnes)
Absence d?un plan de prévention du
bruit dans l?environnement
Nombre de plaintes et d?appels pour
tapage nocturne ou nuisance sonore
L?accroissement des activités
est-il de nature à mettre
-
en péril la qualité de l?air ?
Capacité à garantir la qualité
de l?air et à limiter ou réduire
les émissions de GES 5
Dégradation de la qualité de l?air
Suivi des niveaux de pollution de l?air
Augmentation rapide des GES Bilan carbone
Mise en place d?un PPBE
Tranche modale des surfaces construites
Pression urbaine ressentie
Consommation d?espace par
l?urbanisation excessive
Surface totale occupée par
l?urbanisation au regard des équilibres
entre espaces urbains, agricoles et
naturels
Offre de terrains constructibles
inadaptée à la demande
Capacité résiduelle d?urbanisation
Faiblesse des opérations de renouvel-
lement et de densification de l?existant
Faible densité des espaces urbanisés Densité des espaces urbanisés et des
processus d?urbanisation, COS
réglementaires, densité minimale
Dispersion spatiale exagérée et
disparition des coupures entre les
bourgs
Dispersion spatiale de la construction
et étalement de la tâche
d?urbanisation
Présence de zones AU
Surface des zones AU
La part du sol à vocation
urbaine destinée à l?accueil
supplémentaire de
populations et d?activités
est-elle de nature à
favoriser l?étalement
urbain ?
Capacité à maîtriser
l?extension urbaine 6
Foncier constructible disponible très
réduit, y compris à moyen ou à long
terme
A
I
R
S
O
L
Densité des usagers par mode
(baigneurs, surfeurs, mouillages
sauvages) en périodes d?affluence
E
A
U
Fiche 14
P our faciliter le travail de l?équipe-projet, une grille exemple est téléchargeable*.
Elle regroupe 30 questions récurrentes pour l'évaluation de la capacité d?accueil et de
développement. L?adaptation au territoire est validée par le comité de pilotage.
**
* http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/
** Les indicateurs seront choisis à l?étape 3.
55
Grille exemple
Question posée en termes ... Capacité à ? Éclairages des situations de déséquilibres Mesure de l?indicateur
S
O
L
Manque de disponibilités foncières
pour les activités économiques
Surface disponible et taux
d?occupation des ZAE
Procédures d?urbanisme opérationnel
réduites
Nb de lotissements et de projets de
village
Politique de maîtrise foncière
insuffisante
Nb d?acquisitions amiables
Nb d?expropriations
Usage du DPU (surfaces des DPU,
ZAD, ZAC)
Pressions importantes (régression et
fragmentation) sur les terres agricoles
Urbanisation dans les zones exposées
aux risques naturels
Surface agricole utilie et utilisée
Surface du zonage agricole dans le PLU
Indice de perturbation du marché agricole
Surface totale du territoire en zone
naturelle (occupation du sol)
Surface totale des zones humides
comblées
Transformation ou disparition des
habitats naturels
Proportion de la superficie en ZNIEFF
classée : ZPS, ZSC, site inscrit/classé
Sacrifice des espaces fragiles/sensibles
situés dans des zones à vocation
urbaine des PLU
Envolée des prix du foncier Prix des terrains à bâtir achetés
Sous la pression du
développement urbain, la
concurrence sur le sol est-
elle de nature à limiter ou
perturber les autres
usages ?
Capacité à préserver les
espaces nécessaires aux
autres usages 7
Difficulté à trouver un site approprié
pour les équipements collectifs
(par exemple pour les déchets)
Surface disponible et localisation pour
réaliser les nouveaux équipements et
infrastructures
Pression sur les activités liées aux métiers
de la mer notamment sur le trait de côte
(nautisme, baignade, aquaculture, ...)
Superficie des zones concédées
sur le DPM
Saturation des plages (baignade,
chenal, jeux, restauration?)
Taux d?occupation de plages
Sous la pression croissante
des pratiques touristiques,
la diversité des usages du
domaine public est-elle
remise en cause ?
Capacité à partager
équitablement le domaine
public (terrestre et
maritime) 8
Encombrement supplémentaire et
excessif de certains espaces collectifs
Densité de l?encombrement ressenti en
centre-ville, sur le port, sur les remblais
Niveau de fréquentation des espaces
fragiles à vocation naturelle
Ouverture de nouveaux sentiers par
la fréquentation
Pratiques excessives et
déstabilisatrices des espaces
sensibles, par une utilisation non
maîtrisée des parties vulnérables du
territoire
Parkings aménagés aux abords des
espaces fragiles naturels
Evolution morphologique des dunes,
des falaises, des plages
Eboulements ; cheminements organisés;
interdictions d?accéder aux sites naturels
L?intensité des pratiques
touristiques sur certains
espaces sensibles du littoral
favorise t-elle leur
dégradation ?
Capacité à éviter des
pratiques déstabilisatrices
voire irréversibles sur les
sites naturels sensibles 9
Dégradation morphologique sous l?effet
du piétinement (dunes, falaises, plages)
Nb d?espèces Perte de la diversité faunistique et
diminution des individus
emblématiques
Taille des populations communes et
emblématiques
faune littorale 10
Pratiques concurrentielles sur l?estran en
période sensible pour les oiseaux d?eau
Mise en place de zones de tranquillité
Nb de nids d?espèces emblématiques
détruits / succès de la reproduction
Chasse au gibier d?eau excessive Nb de procès-verbaux pour braconnage
F
A
U
N
E Les espèces faunistiques
(notamment aquatiques),
sont-elles mises en péril
sous l?effet des pressions
humaines ?
Capacité à éviter le
dérangement de la faune
sauvage 11
Fort développement du kite-surf en
période de migration et d?hivernage
des oiseaux d?eau
Fréquentation du site par les oiseaux
Uniformisation de la flore locale Présence d?espèces invasives
Nb d?espèces indigènes
Diminution du nombre d?espèces
Nb d?espèces messicoles
Piétinements anarchiques de la flore
(dunes, falaises, landes, pelouses littorales)
Nb d?espèces disparues sous l?effet
du piétinement
Capacité à préserver les
espèces floristiques
indigènes 12
Mise en péril de la continuité des formations
végétales et de leurs connexions Existence de corridors écologiques
F
L
O
R
E Les espèces floristiques
sont-elles mises en péril
sous l?effet des pressions
humaines ?
Capacité à maintenir une
trame verte cohérente 13
Mauvais état de conservation des
biotopes
Surface et taille des biotopes
emblématiques
Surface des entités végétales remarquables
Prélèvement excessif ou/et
non-sélectif ou/et non contrôle des
quantités et des calibres
Proportion d'engins de pêche sélectifs
(casier, filet, palangre, chalut sélectif...)
Absence ou faiblesse de mesures
collectives de gestion
Mise en place et types de mesures
collectives
Respect des réglementations
Evolution des stocks (poissons et
coquillages)
Capacité à préserver la
Présence d?un PPRN
Enquête terrain
Surfaces urbanisées ou urbanisables
situées dans les zones à risques
Surface des espaces fragiles situés en
zone urbaine
56
S O C I É T É
Expression de la culture locale altérée Nb d?associations culturelles,
sportives et artistiques actives / Nb
d?adhérents, de journées
événementielles et poids de la
période estivale
Face à l?arrivée massive de
populations saisonnières,
les pratiques sociales
locales se perdent-elles,
remettant en cause la
spécificité de ce territoire ?
Capacité à préserver
l?identité locale (pratiques
culturelles, identité
maritime, ?) 14
Identité culturelle locale en régression Nb de mécontentements exprimés
Nb de permis de démolir
Evolution spatiale de l?urbanisation
Les caractéristiques
urbaines traditionnelles
sont-elles mises en péril
par les nouvelles
constructions ?
Capacité à maintenir le
caractère local du
patrimoine bâti 15
Destruction du bâti ancien
traditionnel, dissolution des villages
anciens dans la tache urbaine,
uniformisation, banalisation des
caractères architecturaux
Etude architecturale ; formes urbaines
Transformations paysagères dues au
développement de l?urbanisation
(construction et infrastructures) et aux
mutations de l?agriculture
Nb de dispositifs de gestion
contractuelle sur les espaces protégés
Evolution des peuplements des haies
Appauvrissement de la spécificité
paysagère locale
Nb d?espèces exogènes (baccharis,
eucalyptus, oliviers...)
Evolution ressentie du paysage
C
U
L
T
U
R
E
Sous la pression
démographique et les
évolutions économiques,
l?identité paysagère est-elle
menacée ?
Capacité à préserver les
spécificités et la qualité
paysagères 16
Perte de la qualité paysagère due à la
multiplication et à la mauvaise
intégration des infrastructures de
déplacements
Étude de terrain
Nb d?habitants permanents
Projection démographique dans les
documents d?urbanisme
Solde migratoire selon l?âge et la CSP
Crainte d?une évolution
démographique déséquilibrée
Nb d?habitants dont le lieu de
résidence 5 ans auparavant n?était pas
la commune et répartition par âge
De moins en moins de jeunes au sein
de la population locale
Indice de jeunesse (rapport entre les
moins de 20 ans et les plus de 60 ans)
Solde migratoire des inactifs de plus
de 60 ans
D
É
M
O
G
R
A
P
H
I
E Le développement de
l?activité touristique
génère-t-il un déséquilibre
démographique ?
Capacité à assurer le
maintien et le
renouvellement des
populations permanentes
17
Baisse de la population permanente
en âge d?être active et
surreprésentation des inactifs chez les
nouveaux résidents Nb d?habitants entre 15 et 60 ans
Niveau de fréquentation touristique
connue ou estimée (y compris pour le
touriste à la journée) et rapport à la
population permanente
Fréquentation et densité touristique
excessive par rapport à la population
permanente
Densité mesurée et ressentie des
populations permanentes et
saisonnières
La population saisonnière
et touristique n?est-elle pas
trop importante par rapport
à la population
permanente et à l?espace
disponible ?
Capacité à maintenir un
équilibre démographique
entre les populations
permanente et temporaire
18
Encombrements observésDifficultés de circulation
Temps de trajet moyen au km sur
certains itinéraires
Difficultés de plus en plus grandes de
trouver un stationnement proche de
son logement
Saturation des espaces de
stationnement
Nb d?accidents corporels de la
circulation rapporté au trafic routier
et part de ceux survenus en été
La qualité du mode de vie
local est-elle remise en
cause en raison de
l?augmentation des
déplacements ?
Capacité à maintenir des
conditions de vie
acceptables 19
Risque ressenti de danger de
circulation
Non-respect du code de la route par
les vacanciers
Nb d?interventions et de procès-verbaux
recensés par la gendarmerie et la
police municipale rapportés à la
population présente
Augmentation marquée des vols et
des bagarres l?été
Part de l?été dans le nombre
d?interventions de la police municipale
Ressenti sur la propreté des lieux Multiplication des dépôts sauvages de
déchets
M
O
D
E
D
E
V
I
E
D
E
S
I
N
D
I
V
I
D
U
S
La qualité de la vie liée aux
règles sociales est-elle
altérée par l?apport d?une
population extérieure ou la
densité d?individus
atteinte ?
Capacité à préserver le
fonctionnement social
propre au territoire 20
Nécessité de vivre en horaires
« décalés » pour se déplacer et
accéder aux services
Pratiques exprimées lors d?une
enquête directe
Recrudescence des accidents entre
circulations douce et motorisée
pendant l?été
Tonnage de déchets ramassés par les
employés municipaux et saisonniers
Fiche 14 : grille exemple
57
Répartition entre les résidences
principales et secondaires
Difficultés pour la population
permanente de se loger sur place
Commune d?origine des demandeurs
de permis de construire
Saturation des structures
d?hébergement touristiques
Capacité et niveau de fréquentation
par type d?hébergement
Coût total médian et moyen des
transactions immobilières rapporté au
revenu disponible médian
Difficultés de transmission des biens
immobiliers entre les générations et
difficultés à assurer des parcours
résidentiels
Nb de logements en primo-accession
destinés aux jeunes ménages
Perte de la diversité résidentielle et
sociale au sein de la population
permanente
Nb de logements sociaux par
habitants et structure par âge des
occupants
Demande de logements locatifs
annuels non satisfaite
Fonctionnement du parc locatif public
(taux de vacance, de rotation, délai
d?attente?)
Difficulté d?accès au logement pour
les étudiants et/ou les saisonniers
Etendue de la pratique de mise à
disposition d?un logement par les
employeurs ou Nb d?emplacements de
campings occupés par des saisonniers
Capacité à assurer la mixité
résidentielle et sociale 21
Évolution du prix du foncierSégrégation spatiale entre les
résidences secondaires et principales
à proximité de la mer
Ségrégation socio-spatiale entre le
littoral et le rétro-littoral
Localisation des nouvelles résidences
Changement de statut de la résidence
principales et secondaires
Structure de l?offre d?hébergementEviction du tourisme social par la
disparition de la diversité des formes
d?hébergement touristique
Revenu des résidents secondaires et
profil par CSP des touristes en séjour
La pression qui s?exerce sur
le foncier littoral
s?accompagne-t-elle d?un
processus
d?exclusion/ségrégation des
modes d?habiter
temporaires ou
permanents, au fil des
générations ?
Capacité à diversifier l?offre
d?hébergement touristique
22
Quartiers de résidences secondaires
aux volets clos trop systématiques
Durée d?occupation des résidences
secondaires
Évolution du volume de l?emploi et
taux de chômage (DEFM 1) au 31
janvier et 31 juillet
Face au développement
d?activités dédiées à
l?accueil des populations
saisonnières ou
permanentes, les emplois
et les métiers restent-ils
représentés dans leur
diversité sur le territoire ?
Capacité à maintenir
localement les emplois
permanents et à les
diversifier 23
Emplois nombreux mais fortement
saisonniers
Types des demandeurs d?emploi
(annulation par reprise, saisonniers,
activité réduite)
Question posée en termes ... Capacité à ? Éclairages des situations de déséquilibres Mesure de l?indicateur
M
O
D
E
D
?H
A
B
I
T
E
R
Part de l?emploi saisonnier dans
l?emploi
Répartition de l?emploi par secteur Perte de la diversité des emplois
(directs et indirects) par resserrement
sur le tourisme et la construction Créations d?emplois liées au tourisme,
rapportées aux pertes dans les autres
secteurs
Indicateur de concentration spatiale
de l?emploi
Baisse des possibilités de "Vivre et
Travailler au pays"
Volume des migrations domicile-travail
et kilomètres parcourus
Appauvrissement du vivier de
compétences locales
Répartition de la population
permanente par niveaux de formation
et tranches d?âges
Manque de main-d?oeuvre qualifiée
pour certains emplois non pourvus
Perte de l?adéquation entre formation
et emploi
Nb important de femmes peu
qualifiées
M
O
D
E
D
E
T
R
A
V
A
I
L
La spécialisation touristique
génère-t-elle la perte de
savoir-faire locaux ?
Capacité à entretenir des
savoir-faire locaux 24
Disparition des savoir-faire
traditionnels
Effectifs des métiers spécifiques
(marins, char pentiers de marine,
conchyliculteurs, paludiers?)
Relations conflictuelles entre
populations autochtones et
allochtones
Nb de plaintes déposées sur les livres d?or
de l?office de tourisme et de la mairie
Les impacts du
développement touristique
sont-ils sources de
mécontentements et de
conflits qui perturbent la
vie collective ?
Capacité à maintenir un
débat politique apaisé entre
les intérêts contradictoires
25 Expression radicalisée du
mécontentement par les associations
ou les individus
Nb de recours auprès du tribunal
administratif
Augmentation exceptionnelle du
nombre d?associations de riverains
Nb d?associations NIMBY
V
I
E
C
O
L
L
E
C
T
I
V
E
Les nouveaux arrivants
influencent-ils la vie
citoyenne et le pouvoir
local ?
Capacité à assurer la
participation à la vie
communale 26 Poids de plus en plus fort des
nouveaux retraités dans le conseil
municipal
Part des retraités nouvellement installés
dans le conseil municipal
58
Rendement épuratoire de la station
Nb de stationnements sauvages
Capacité des réseaux de transport
d?électricité
Coût d?entretien et de restauratin des
digues de protection à la mer à la
charge de la commune
Tensions sur l?approvisionnement
en électricité
Capacité d?assainissement des eaux
usées insuffisante en qualité et/ou en
quantité
Capacité résiduelle annuelle de la
station d?épuration
Volume annuel de déchets collectésCapacité de traitement des déchets
insuffisante sur le territoire et fortes
variations saisonnières de la collecte
Coût par foyer de la collecte et de
l?évacuation des déchets suivant la
saison (montant de la TEOM)
Allongement démesuré des circuits de
collecte des déchets ménagers par
rapport au nombre de foyers desservis
Nb de foyers desservis rapporté aux
kilomètres parcourus par les circuits
de collecte
Écart entre le volume consommé
d?eau potable et la capacité de
stockage
Nb de jours où la réserve en eau est
inférieure au seuil de précaution
Variation saisonnière très importante
de l?utilisation des installations
d?approvisionnement et de
distribution d?eau potable
Nb de jours de chute de la pression et
débit du réseau de distribution de
l?eau suivant la saison
Niveau d?encombrement du trafic
routier pendant la période estivale
Offre et accessibilité des transports
collectifs
Saturation de la voirie et/ou des
parkings
Équipements deux-roues et piétons
Lenteur ou inaccessibilité des réseaux
de télécommunications pendant l?été
Débit du réseau ADSL et téléphonie
mobile (nb de jours et fréquence des
problèmes de transmission)
Délai d?attente pour un anneau ou un
mouillage à l?année net des doubles
inscriptions
Capacité à adapter les
équipements collectifs au
pic de fréquentation
(dimensionnement, qualité)
et à bien les faire
fonctionner toute l?année
27
Saturation des ports de plaisance
et/ou augmentation des mouillages
non réglementés
Nb de mouillages sauvages
C
A
P
I
T
A
L
M
A
T
É
R
I
E
L Le capital matériel
(équipements collectifs et
infrastructures) répond-
en toute saison, aux
besoins évolutifs de
populations en croissance ?
Capacité à maintenir la
diversité des utilisateurs
des équipements et
infrastructures 28
Conciliation difficile entre les ports de
plaisance et de pêche professionnelle
Plaintes dans le livre d?or du port de
plaisance, au comité local des pêches
É C O N O M I E
il
Accès inégal à l?eau entre le tourisme,
les autres activités et les populations
locales
Nb de jours où les restrictions d?usage
concernent les activités et les
populations non touristiques
Coefficient d?autofinancement courant
Capacité d?autofinancement
Taux d?équipement
Solvabilité financière locale fortement
réduite par l?arrivée de nouveaux
habitants et de touristes
Volume du poste « aménagement et
services urbains » dans le budget
Montant des bases d?imposition de la
TH et de la TFB
Surreprésentation de la Taxe
d?habitation (TH) et de la Taxe sur le
foncier bâti (TFB) dans les bases
d?imposition communale
Recettes fiscales directes et taxes
issues des touristes/dépenses
d?équipement
Montant des dépenses foncières
communales pour les opérations de
lotissements et zones d?aménagement
Surcoût de la maîtrise foncière pour la
collectivité locale
Coefficient de mobilisation du
potentiel fiscal
Renoncement à des actions publiques
importantes faute de moyens
financiers ou forte demande vis-à-vis
des ressources de l?État, d?autres
collectivités locales
Contribution des subventions
d?équipement et exceptionnelles à
l?investissement
Alourdissement considérable des
charges de fonctionnement de la
collectivité pour la période touristique
au regard de la contribution fiscale
es touristes
Surpoids de la masse salariale dans
les dépenses de fonctionnement du
budget local
C
A
P
I
T
A
L
F
I
N
A
N
C
I
E
R La spécialisation touristique
et l?urbanisation réduisent-
elles la marge de
manoeuvre financière des
budgets publics locaux ?
Capacité à maîtriser
financièrement
l?urbanisation (équipements
collectifs et services) et la
spécialisation touristique
29
Charges élevées des opérations de
réparation des milieux naturels
dégradés par rapport aux opérations
préventives de protection
Montant budgétaire des opérations de
réparation des milieux naturels
Charge financière de la constitution
de réserves foncières
Fiche 14 : grille exemple
59
Répartition des entreprises par
secteur d?activités
Tourisme et Bâtiment concentrent
l?essentiel de l?activité économique
locale Nb de créations et de défaillances
d?entreprises par activité (dont
tourisme) selon l?ancienneté
Gênes occasionnées par l?activité
touristique sur d?autres secteurs
Mécontentements exprimés lors d?une
enquête directe
Le développement
touristique remet-il en
question l?équilibre entre
les activités présentes sur
le territoire ?
Capacité à maintenir la
diversité du tissu
économique local 30
Vision négative de l?activité touristique
par les habitants permanents
Perception des effets du tourisme par
la population permanente
Déséquilibre annuel de l?offre
commerciale (suréquipement,
diminution de l?offre de
commerces/réductions des horaires
d?ouverture en hiver)
Nb de commerces de détail par
catégorie en été et en hiver
Contribution de la saison (juin à
septembre) au chiffre d?affaires
annuel
T
I
S
S
U
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C
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M
I
Q
U
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L
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C
A
L
L?enrichissement apporté
par l?arrivée de populations
et d?activités n?est-il pas
amoindri par son caractère
saisonnier ?
Capacité à maintenir une
activité économique hors
saison 31
Rentabilité annuelle des entreprises
locales très dépendante du chiffre
d?affaires estival
Nb de mois où l?activité est sous le
seuil de rentabilité
Ratios (été/hiver) de médecins,
d?infirmières, de pharmaciens, de
dentistes pour 1 000 habitants
Temps pour atteindre l?hôpital
Difficultés d?accès aux services de la
santé
Demandes non satisfaites de prise en
charge en hôpital moyen séjour
Eviction de la population active
réduisant l?offre de services à la
personne
Nb de salariés travaillant dans les
services à la personne
Carence de divers services d?intérêt
général
Ratios annuels facteurs, gendarmes,
policiers, employés municipaux pour
1 000 habitants
L?augmentation temporaire
ou permanente de la
demande s?accompagne-t-
elle de carences de l?offre
de services d?intérêt
général ?
Capacité à adapter l?offre
de services d?intérêt
général, à une population
changeante en nombre et
en composition 32
Carence de desserte en transports
collectifs
Temps d?accès à la gare TGV la plus
proche
Mode de transport pour atteindre
la gare
Accessibilité des polarités du
territoire en transports collectifs
Le développement des
activités liées à l?arrivée de
nouveaux habitants ou de
touristes remet-il en cause
la cohésion des filières
économiques existantes ?
Capacité à développer les
complémentarités entre les
entreprises 33
Indépendance économique totale de
la filière touristique vis-à-vis des
autres secteurs (agiculture, pêche,
artisanat, ...)
Volume de salariés / d?entreprises
avec une double activité touristique et
traditionnelle
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F
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A
L
Question posée en termes ... Capacité à ? Éclairages des situations de déséquilibres Mesure de l?indicateur
34
Fuite d?une part importante des
revenus touristiques liés à un
approvisionnement hors territoire
Part des exploitations de produits de
la mer ou de l?agriculture vendant
dans des circuits courts (marché, ?)
Difficultés d?installation des
établissements à proximité de la
mer (filière des produits de la mer,
agriculture, commerces, ?)
Enquête et relevés terrain La pression urbaine ou
touristique nuit-elle à une
implantation profitable
des entreprises ?
Capacité à répondre de
manière adaptée aux
besoins des entreprises
Renchérissement des loyers mettant
à mal la rentabilité
Montant des baux commerciaux
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F
Fiche 15. Marche à suivre
Fiche 16. La fiche « Capacité »
Fiche 17. Choisir les indicateurs
Fiche 18. Mobiliser les données
fiche 18.1. Où les trouver et comment les traiter ?
fiche 18.2. L?enquête sur le ressenti de la population
Fiche 19. Trouver des états de référence
Fiche 20. Mesurer la capacité à...
Fiche 21. Evaluer la capacité à...
Fiche 22. Matérialiser les relations entre les capacités
Fiche 23. Les résultats synthétiques : le tableau synoptique
Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux
éTAPE 3
Mesurer et apprécier
la fragilité des ressources
face à la pression humaine
61
Un
iv
er
si
té
d
e
Na
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ha
de
na
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la
L
oi
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-
M
SH
, 2
00
8équipe projet comité de pilotage
Étape 3
Mesurer et apprécier
la fragilité des ressources
système de veille et d?alerte sur la maîtrise ou la non-maîtrise de la capacité d?accueil
3a : choix des indicateurs
3b : mobilisation des données
3c : choix des états de référence
3e : évaluation
3f : élaboration
du tableau synoptique
3d : production des résultats
de l?observation
fic
he
s
Ca
pa
ci
té
s
validation
des niveaux acceptables
d?altération des ressources
validation
L a procédure d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement des territoires
littoraux se poursuit par une troisième étape qui consiste à mettre en place le système
d?indicateurs.
L?étape 3 apporte une mesure de l?ampleur de la pression exercée par les habitants,
les touristes et les activités économiques. Elle concourt à identifier les situations de
saturation, de dysfonctionnement ou au contraire de consolidation des ressources.
Elle contribue ainsi à mettre en perspective les fragilités pressenties des ressources
par rapport à celles effectivement observées sur le territoire.
Cette étape permet de conclure à la maîtrise ou à la non-maîtrise de la capacité d?accueil sur
le territoire considéré à l?aide de deux outils : les fiches « Capacités » et le tableau synoptique.
L?objet des premières est de présenter la mesure et l?appréciation des déséquilibres affectant
les ressources du territoire par des indicateurs chiffrés. Le second outil offre une visualisation
des résultats.
62
étape 3 : extrait de la procédure d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement
(voir rabat).
Fiche 15
Le système d?alerte et de veille offre une vision territoriale des ressources à des échelles
multiples. Il appréhende la saisonnalité des pressions et prend en compte les changements
structurels que pourraient connaître les ressources du territoire. C?est un système
d?indicateurs intégré et dynamique qui permet un suivi dans la durée.
L?équipe projet met en place le système d?indicateurs en 6 temps (voir figure ci-dessous : 3a,
3b, 3c...). Le comité de pilotage intervient à deux moments clés : le choix des états de
référence et la validation du tableau synoptique.
Marche à suivre
--> Quelles informations sur les ressources sont-elles recherchées ?
a. Choisir les indicateurs qui vont éclairer les déséquilibres des ressources.
--> où trouver ces informations nécessaires ?
b. Mobiliser les données les plus aptes à éclairer les indicateurs.
--> Comment se situe le territoire ?
c. établir des états de référence.
--> Quels résultats ?
d. Produire les résultats de l?observation.
--> Le territoire maîtrise-t-il sa capacité d?accueil ?
e. évaluer collectivement le degré de maîtrise (vert, orange ou rouge).
--> Quelles sont les effets de l?évaluation sur l?ensemble du territoire ?
f. élaborer le tableau synoptique.
63
Un
iv
er
sit
é
de
N
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na
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C.
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L
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Pa
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L
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00
9
Le système d?alerte et de veille
étapes 1 et 2 étape 3
=>
Les fiches «Capacités»... Le tableau synoptique
=>
Les grilles
Indicateur 17a
Indicateur 17b
Indicateur 17c1
Indicateur 17c2
Indicateur 18a1
Indicateur 18a2
Indicateur 18b
Indicateur 18c
Indicateur 28a
Indicateur 18b
Indicateur 9a1
Indicateur 9a2
Indicateur 9a3
Indicateur 9b
6
7
8
17
18
9
Sol
Capacité à maîtriser l?extension urbaine
Capacité à préserver les espaces nécessaires
aux autres usages
Capacité à partager équitablement le
domaine public (terrestre et maritime)
Capacité à éviter des pratiques déstabilisatrices
sur les sites naturels sensibles
Capacité à assurer le maintien et le renouvellement
des populations permanentes
Capacité à maintenir un équilibre démographique
entre les populations permanente et temporaire
Indicateur 27a
Indicateur 27b1
Indicateur 27b2
Indicateur 27c
Indicateur 27d
Indicateur 27e
Indicateur27f
Indicateur 27g
27
28
Capacité à adapter les équipements collectifs au pic
de fréquentation et à bien les faire fonctionner
toute l?année
Capacité à maintenir la diversité des utilisateurs
des équipements et infrastructures
?
?
Indicateur 6a1
Indicateur 6a2
Indicateur 6a3
Indicateur 6b1
Indicateur 6b2
Indicateur 6c
Indicateur 6d
Indicateur 6e1
Indicateur 6e2
Indicateur 6f1
Indicateur 6f2
Indicateur 6f3
Indicateur 6g
Indicateur 8a
Indicateur 8b
Indicateur 8c
Indicateur 8d
Indicateur 8e
Indicateur 7a
Indicateur 7b
Indicateur 7c
Indicateur 7d
Indicateur 7e
Démographie
Capital matériel
?
?
Economiser l?espace
Etablir un équilibre entre développement
et protection sur le littoral
Mettre en place un territoire plus solidaire
Rechercher la cohérence entre déplacements
et stratégie de développement urbain
Structurer l'espace autour de sites à fortes
potentialités de développement économique
Conforter l'image de la ville par la qualité des
espaces publics, des paysages, des espaces verts
Orientations stratégiques du PADD
Ressources et capacités choisies
R
es
so
ur
ce
s
à
en
je
ux
Question posée en
termes de capacité
d?accueil supplémentaire
de populations et
d?activités, saisonnières
ou permanentes
Capacité à éviter
la mise en péril
de la ressource à enjeu
Éclairages des situations de
déséquilibres de la ressource à enjeu
Indicateur décrivant
de la ressource à enjeu
Indicateurs fondamentaux
Indicateurs complémentaires
Capacité résiduelle de production
d?eau potable et volume annuel d?eau
importée
Dépassement de la capacité nominale
de production d?eau et/ou surcoût
excessif de l?approvisionnement
La pression humaine en
période estivale contraint-
elle l?approvisionnement en
eau des populations et des
activités ?
Capacité à garantir le bon
accès à l?eau 1
Accroissement des restrictions de la
consommation d?eau
Nb de jours de restriction par arrêté
préfectoral
Qualité des eaux de ruissellement
Qualité des eaux de baignade
Dégradation de la qualité des eaux
souterraines et de surface
(ruissellement et baignade)
Classement des dispositifs individuels
d?assainissement suivant la qualité du
rejet
Taux de nitrates Dégradation de la qualité de l?eau liée
à une agriculture peu respectueuse de
l?environnement
Présence d?espèces animales ou
végétales, témoins de la qualité de
l?eau
Déclassement de la production
conchylicole par contamination
bactériologique
Nb de jours d?interdiction de
commercialisation
La qualité de l?eau est-elle
menacée par
l?intensification des usages
et/ou des activités
polluantes qui limitent son
partage ?
Capacité à préserver une
qualité de l?eau
compatible avec les
différents usages du
bassin-versant et de la
mer 2
Interdictions de plus en plus
fréquentes ou prolongées de la pêche,
de la pêche à pied
Nb de jours d?interdiction de pêche à
pied
Coût du m d'eau pour le
consommateur et pour la collectivité
E N V I R O N N E M E N T
E
A
U
Encombrement, voire saturation
répétée du plan d?eau
Comptages pendant les périodes
d?affluence
Mécontentement, voire conflits
répétés entre différents usagers du
plan d?eau
Enquête et entretiens
Enquête de terrain
L?occupation du plan d?eau
maritime révèle-t-elle une
situation de développement
non maîtrisée de différents
usages ?
Capacité à gérer la
diversité des usages sur le
plan d?eau maritime 3
Rejets importants de déchets en mer
par la plaisance Coût financier de la collecte
La spécialisation touristique
du territoire provoque-t-elle
des nuisances sonores ?
Capacité à garantir un
niveau sonore raisonnable 4
Augmentation des activités bruyantes
(notamment nocturnes)
Plaintes et appels pour tapage
nocturne ou nuisance sonore
L?accroissement des
activités est-il de nature à
mettre en péril la qualité de
l?air ?
Capacité à garantir la
qualité de l?air 5
Dégradation de la qualité de l?air Suivi des niveaux de pollution de l?air
Tranche modale des surfaces
construites
Pression urbaine ressentie
Consommation d?espace par
l?urbanisation excessive
Surface totale occupée par
l?urbanisation
Offre de terrains constructibles
inadaptée à la demande
Capacité résiduelle d?urbanisation
Faible densité des espaces urbanisés Densité des espaces urbanisés et des
processus d?urbanisation, COS
réglementaires, densité minimale
Dispersion spatiale exagérée et
disparition des coupures entre les
bourgs
Dispersion spatiale de la construction
et étalement de la tâche
d?urbanisation
Part de surface totale du territoire en
ZAC/ZAD, lotissement et réserve
foncière
La part du sol à vocation
urbaine destinée à l?accueil
supplémentaire de
populations et d?activités
est-elle de nature à
favoriser l?étalement
urbain ?
Capacité à maîtriser
l?extension urbaine 6
Procédures d?urbanisme opérationnel
et politique de maîtrise foncière
insuffisantes
Usage du DPU
A
IR
S
O
L
Fiche Capacité 6
Maîtriser l?extension urbaine
La question de l?urbanisation est omniprésente dans la problématique du
développement durable des littoraux, car elle occupe une place de plus en plus
importante des espaces les plus proches de la côte.
À l?échelle nationale, l?urbanisation représente ainsi 50 % des espaces situés
à moins d?un kilomètre du rivage, sur le site d?étude retenu, 26 %.
L?évaluation de la capacité d?accueil passe inévitablement par la prise en
compte des impacts du développement de l?urbanisation, car les processus
mal maîtrisés du développement de la construction provoquent le plus souvent
l?altération de nombreuses ressources essentielles à la qualité des territoires
littoraux.
Le sol ou l?espace en quantité de surface est la première de ces ressources
à être mise en danger, car ses dimensions sont limitées et les processus
d?urbanisation le plus souvent très consommateurs de surface.
Constats et enjeux de la pression humaine
Question posée en termes
de capacité d?accueil
supplémentaire de
populations et d?activités,
saisonnières ou permanentes
Capacité à éviter
la mise en péril
de la ressource
à enjeux
Éclairages des situations
de déséquilibres potentiels
de la ressource à enjeux
Indicateurs
fondamentaux
complémentaires
Tranche modale des
surfaces construites
Consommation d?espace par
l?urbanisation excessive
Offre de terrains constructibles
inadaptée à la demande
Capacité résiduelle brute
d?urbanisation
Densité des espaces urbanisés,
COS réglementaires, densité minimale
Faible densité des espaces
urbanisés
La part du sol à vocation
urbaine réservée à l?accueil
supplémentaire de populations
et d?activités est-elle de nature
à favoriser l?étalement urbain
(gaspillage de la ressource SOL) ?
Capacité à maîtriser
l?extension urbaine
Pression urbaine ressentie
Surface totale occupée par
l?urbanisation au regard des
équilibres entre espaces urbains,
agricoles et naturels
Faiblesse des opérations de
renouvellement et de
densification de l?existant
Dispersion spatiale exagérée
et disparition des coupures
entre les bourgs
Dispersion spatiale de la construction
et étalement de la tache d?urbanisation
Foncier constructible disponible
très réduit, y compris à moyen ou
à long terme
Présence de zones AU
Surfaces des zones AU
Politique de maîtrise foncière
insuffisante
Nb d?acquisitions amiables
Procédures d?urbanisme
opérationnel réduites
Nb de lotissements et de projets
de villages
Usage du droit de préemption
(surfaces des DPU, ZAD et ZAC)
Nb d?expropriation
6
Indicateur 6a1 : Tranche modale des surfaces construites
Indicateur 6b1 : Capacité résiduelle brute d?urbanisation
Indicateur 6c : Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale
Indicateur 6a2 : Pression urbaine ressentie
Indicateur 6 a3 : Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains,
agricoles et naturels
Indicateur 6b2 : Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant
Indicateur 6d : Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation
Indicateur 6e1 : Présence de zones AU
Indicateur 6e2 : Surfaces des zones AU
Indicateur 6f1 : Nb d?acquisitions amiables
Indicateur 6g : Nb de lotissements et de projets de villages
Indicateur 6f2 : Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC)
Indicateur 6f3 : Nb d?expropriation
Synthèse de la capacité
Situation de déséquilibre :
importante en partie maîtrisée maîtrisée absence de données ?
?
La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de
manoeuvre du territoire à?
domaine ressource
à enjeux
Eau - Préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents
usages du bassin-versant ou de la mer (capacité 2)
Sol - Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 7) Environnement
Flore - Maintenir une trame verte cohérente (capacité 13)
Culture - Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 15)
Mode d?habiter - Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 21)
Mode d?habiter - Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22)
Société
Vie collective - Maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts
contradictoires (capacité 25)
Capital matériel - Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à
bien les faire fonctionner toute l?année (capacité 27)
Capital financier - Maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et
services) et la spécialisation touristique (capacité 29)
Tissu
économique local - Maintenir la diversité du tissu économique local (capacité 30)
Economie
Services d'intérêt
général
- Adapter l?offre de services d?intérêt général à une population
changeante en nombre et en composition (capacité 32)
Les passages obligés du système d?indicateurs :
n choisir ce que l?on va évaluer ;
n sélectionner les critères de l?évaluation ;
n évaluer collectivement les situations.
Comment construire un système d?alerte et de veille ?
Avancer par étapes :
Les rendus de l?évaluation :
La fiche « Capacité »
64
Fiche 16
Ce qu?il faut retenir de la capacité
C oncrètement, l?ensemble des indicateurs est regroupé dans des fiches. Ce sont les fiches
« Capacités » (un exemple de fiche complète figure en annexe). Chaque capacité de la
grille d?évaluation fait l?objet d?une fiche. Cette fiche « Capacité » évalue, au travers de
plusieurs indicateurs, la capacité à accueillir de nouveaux habitants, des activités, tout
en évitant la mise en péril de la ressource à enjeux. Par exemple, les indicateurs qui
illustrent la « capacité à maîtriser l'extension urbaine » sont rassemblés dans une même fiche qui
donne une vision élargie de la question.
La fiche « Capacité » comporte deux premières pages présentant les principaux éléments à
retenir (constats et enjeux, synthèse de la capacité, relations entre les capacités, ...) puis les
pages indiquant le détail de la mesure de chaque indicateur impliqué dans cette capacité à...
Fiche Capacité 6
Maîtriser l?extension urbaine
La question de l?urbanisation est omniprésente dans la problématique du
développement durable des littoraux, car elle occupe une place de plus en plus
importante des espaces les plus proches de la côte.
À l?échelle nationale, l?urbanisation représente ainsi 50 % des espaces situés
à moins d?un kilomètre du rivage, sur le site d?étude retenu, 26 %.
L?évaluation de la capacité d?accueil passe inévitablement par la prise en
compte des impacts du développement de l?urbanisation, car les processus
mal maîtrisés du développement de la construction provoquent le plus souvent
l?altération de nombreuses ressources essentielles à la qualité des territoires
littoraux.
Le sol ou l?espace en quantité de surface est la première de ces ressources
à être mise en danger, car ses dimensions sont limitées et les processus
d?urbanisation le plus souvent très consommateurs de surface.
Constats et enjeux de la pression humaine
Question posée en termes
de capacité d?accueil
supplémentaire de
populations et d?activités,
saisonnières ou permanentes
Capacité à éviter
la mise en péril
de la ressource
à enjeux
Éclairages des situations
de déséquilibres potentiels
de la ressource à enjeux
Indicateurs
fondamentaux
complémentaires
Tranche modale des
surfaces construites
Consommation d?espace par
l?urbanisation excessive
Offre de terrains constructibles
inadaptée à la demande
Capacité résiduelle brute
d?urbanisation
Densité des espaces urbanisés,
COS réglementaires, densité minimale
Faible densité des espaces
urbanisés
La part du sol à vocation
urbaine réservée à l?accueil
supplémentaire de populations
et d?activités est-elle de nature
à favoriser l?étalement urbain
(gaspillage de la ressource SOL) ?
Capacité à maîtriser
l?extension urbaine
Pression urbaine ressentie
Surface totale occupée par
l?urbanisation au regard des
équilibres entre espaces urbains,
agricoles et naturels
Faiblesse des opérations de
renouvellement et de
densification de l?existant
Dispersion spatiale exagérée
et disparition des coupures
entre les bourgs
Dispersion spatiale de la construction
et étalement de la tache d?urbanisation
Foncier constructible disponible
très réduit, y compris à moyen ou
à long terme
Présence de zones AU
Surfaces des zones AU
Politique de maîtrise foncière
insuffisante
Nb d?acquisitions amiables
Procédures d?urbanisme
opérationnel réduites
Nb de lotissements et de projets
de villages
Usage du droit de préemption
(surfaces des DPU, ZAD et ZAC)
Nb d?expropriation
6
Page 1 de la fiche « Capacité »
La ressource à
enjeux retenue
Titre de la capacité
en évaluation
Rappel des enjeux locaux et plus
généraux sur la capacité évaluée
Les indicateurs éclairent la
question posée
Extrait de la grille construite
sur le territoire expertisé
pour la capacité évaluée
La fiche « Capacité »
65
Indicateur 6a1 : Tranche modale des surfaces construites
Indicateur 6b1 : Capacité résiduelle brute d?urbanisation
Indicateur 6c : Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale
Indicateur 6a2 : Pression urbaine ressentie
Indicateur 6 a3 : Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains,
agricoles et naturels
Indicateur 6b2 : Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant
Indicateur 6d : Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation
Indicateur 6e1 : Présence de zones AU
Indicateur 6e2 : Surfaces des zones AU
Indicateur 6f1 : Nb d?acquisitions amiables
Indicateur 6g : Nb de lotissements et de projets de villages
Indicateur 6f2 : Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC)
Indicateur 6f3 : Nb d?expropriation
Synthèse de la capacité
Situation de déséquilibre :
importante en partie maîtrisée maîtrisée absence de données ?
?
La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de
manoeuvre du territoire à?
domaine ressource
à enjeux
Eau - Préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents
usages du bassin-versant ou de la mer (capacité 2)
Sol - Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 7) Environnement
Flore - Maintenir une trame verte cohérente (capacité 13)
Culture - Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 15)
Mode d?habiter - Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 21)
Mode d?habiter - Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22)
Société
Vie collective - Maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts
contradictoires (capacité 25)
Capital matériel - Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à
bien les faire fonctionner toute l?année (capacité 27)
Capital financier - Maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et
services) et la spécialisation touristique (capacité 29)
Tissu
économique local - Maintenir la diversité du tissu économique local (capacité 30)
Economie
Services d'intérêt
général
- Adapter l?offre de services d?intérêt général à une population
changeante en nombre et en composition (capacité 32)
évaluation des indicateurs
décrivant la capacité à...
Mise en évidence
des relations entre
la capacité évaluée dans la fiche
et les autres capacités du
système d?alerte et de veille
=
éclaire le fonctionnement
du territoire
Page 2 de la fiche « Capacité »
Cette page synthétise le travail technique
de production des résultats.
34 fiches « Capacités » mises en forme,
téléchargeables sur le site internet de la
DREAL des Pays de la Loire.
www
L e choix des indicateurs s?inscrit lui aussi dans un
processus de co-construction. L?indicateur doit
répondre à l?objectif d?évaluation.
À partir des situations de déséquilibres non souhaitées et
pourtant pressenties par les acteurs, le système d?indicateurs
est mis en place en complétant la grille d?évaluation par une
nouvelle colonne. Elle fait apparaître les indicateurs de mise
en péril des ressources qui doivent être mesurés (voir la grille
exemple, fiche 14, qui en propose).
L?indicateur doit être choisi de telle sorte qu?il réponde le
mieux possible au questionnement posé dans les premières
colonnes de la grille, en termes de capacité d?accueil.
Enfin, aucune restriction n?est retenue a priori, surtout pas
celle qui pourrait être liée à la disponibilité de la donnée car
l?objectif est de disposer d?observations adéquates. Si
la donnée manque, il faut alors mettre en oeuvre une
stratégie pour répondre à cette absence.
Le choix de l?indicateur est important, il synthétise et
simplifie l?information.
La part du sol à vocation urbaine destinée à
l?accueil supplémentaire de populations et
d?activités est-elle de nature à favoriser
l?étalement urbain ?
SOLENVIRONNEMENT :
COLONNE 2
Question posée en termes de
capacité d?accueil supplémentaire
de populations et d?activités,
saisonnières ou permanentes
Capacité à maîtriser l?extension urbaine
Étape 3
U
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,
20
09
Mesure de l'indicateur
de déséquilibre de la
ressource à enjeux
5
Extrait de la grille :
colonne 5 (voir fiche 11)
COLONNE 3
Capacité à éviter la mise en péril
de la ressource à enjeux
66
Fiche 17
Choisir les indicateurs
67
Consommation d?espace par l?urbanisation
excessive
Procédures d?urbanisme opérationnel et politique
de maîtrise foncière insuffisantes
COLONNE 4
Eclairage des situations de
déséquilibres potentiels
Dispersion spatiale exagérée et disparition des
coupures entre les bourgs
Faible densité des espaces urbanisés
Offre de terrains constructibles inadaptée à la
demande
La disponibilité de la donnée n?est pas le facteur décisif
dans le choix de l?indicateur.
Comment les indicateurs sont-ils choisis ?
La méthode d?évaluation définit ce qu'il est nécessaire d'observer. Comme dans
l?exemple sur la ressource SOL ci-dessous, les indicateurs doivent :
1. apporter une information qui répond à la question posée en termes de
capacité d?accueil (colonnes 2 et 3) ;
2. informer sur les déséquilibres et leur ampleur (colonne 4).
Quel travail effectuer pour chaque indicateur ?
1. Les indicateurs existants dans le domaine sont recherchés, celui qui répond
le mieux à la question est sélectionné ;
2. le format le plus pertinent de la donnée est réfléchi ;
3. les données sont localisées (bases de données, institutions, contacts...)
4. ... au besoin, traitées...
5. ... l?ensemble de la mesure et de l?évaluation est rassemblé dans une fiche
« Capacité » (voir fiche 16).
Tranche modale des surfaces construites
Surface totale occupée par l?urbanisation
COLONNE 5
Indicateur
fondamental/complémentaire
Densité des espaces urbanisés, COS
réglementaires (densité minimale)
Capacité résiduelle brute d?urbanisation
Pression urbaine ressentie
Dispersion spatiale de la construction et
étalement de la tache urbaine
Présence des zones AU
Surface des zones AU
Faiblesse des opérations de densification et
de renouvellement urbain
I l s?agit de disposer des données nécessaires à l?analyse. Ceci demande de mobiliser les
documents de connaissance du territoire (évaluation environnementale des projets,
diagnostics de territoire ou études préalables à un Programme Local de l?Habitat, prospective,
etc.) et de mutualiser les données existant, au travers :
68
Fiche 18
Ils facilitent les comparaisons entre les territoires :
n INSEE, statistiques locales, http://www.statistiques-locales.insee.fr/esl/accueil.asp
n Géolittoral, http://www.geolittoral.equipement.gouv.fr/
n Service d?Administration Nationale des Données et Référentiels sur l?Eau
(Sandre), http://sandre.eaufrance.fr/
n L?Observatoire des Territoires de la DIACT,
http://www.territoires.gouv.fr/indicateurs/portail_fr/index_fr.php, qui comprend
l?Observatoire du littoral http://www.littoral.ifen.fr/
n L?Observatoire des finances locales,
http://www.dgcl.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/statistiques/budgets_locaux/
n L?Observatoire National de la Démographie des Professions de Santé
n ...
Des observatoires nationaux et interrégionaux
Des plates formes régionales d?échanges
Avec une accessibilité modulée entre les collectivités locales, l?état et
le grand public :
Façades atlantique et Manche :
n PPIGE dans le Nord-Pas de Calais
n SIG interministériel Picardie
n Le portail géomatique normand en Basse Normandie
n GeoBretagne® en Bretagne
n SigLoire® et Géopal® en Pays de la Loire, http://www.sigloire.fr/ http://geopal.org/
n Pegase en Poitou-Charentes
n SIG ATEGERI en Aquitaine
Façade méditerranéenne :
n CRIGE PACA en Provence Alpes Côte d?Azur www.crige-paca.org/
n SIG L-R en Languedoc Roussillon http://www.siglr.org/
fiche 18.1 Où les trouver et comment les traiter ?
Mobiliser les données
69
Des observatoires locaux
Ils peuvent être organisés par activité (Observatoire régional du tourisme,
Observatoire régional et départemental de la sécurité routière, Observatoire
régional des transports, Cellule économique du Bâtiment, Observatoire Régional
de la Santé et du Social?) ou de manière transversale (IAAT de Poitiers, ORES
des Pays de la Loire?).
Des statisticiens régionaux
Les services de l?état en région (DIRECCTE, DRAC, DRJSCS, ARS, DREAL,
DRAAF, ...) peuvent s?adresser à leurs statisticiens.
Des enquêtes existantes
Parmi lesquelles on peut citer : l?enquête sur le prix des terrains à bâtir (MEEDDM),
les enquêtes ménages sur les déplacements, les enquêtes transports, les enquêtes
de satisfaction des offices du tourisme?
Des données de pilotage et de gestion des collectivités locales
Les données peuvent être immédiatement utilisables ou à traiter avant de procéder à l?évaluation
de l?état de la ressource.
Une part des données manque inévitablement en raison d?un accès difficile (données à caractère
commercial), ou d?un vide statistique lorsque sont abordés des domaines d?intérêt étendus par le
Développement durable. Les acteurs pourront alors convenir de la nécessité de produire de
l?information pour la gouvernance du territoire.
La liste des sources des indicateurs de la grille
exemple est téléchargeable sur le site internet
de la DREAL des Pays de la Loire.
www
70
? niveau de fréquentation perçu ;
? variété des perceptions des acteurs : touriste/résident ;
? perception de l?environnement propice au bien-être ;
? déplacements ;
? activités et services : pratiques et attentes.
Mesurer le ressenti de la population permanente et saisonnière vis-à-vis d?un accueil
supplémentaire de populations et d?activités est un moyen de détecter une pression
humaine qui pourrait devenir socialement moins acceptable, en complément des seuils de
saturation identifiés par la réglementation et les experts (Cf. Pottier et al., Cahier n°1, 2007).
L?enquête sur le ressenti contribue particulièrement à l?appréciation des ressources qualitatives
qui fondent le cadre de vie telles les ressources sociales du paysage, du mode de vie, du
sentiment de sécurité par exemple. Les différents utilisateurs et usagers du littoral participent
ainsi à évaluer si le niveau de pression humaine atteinte risque de mettre en péril l?attractivité
même du territoire.
Les thématiques enquêtées
Rue de Port Joinville, Île d?Yeu, Vendée, en juillet 2007 (photo de gauche) et en février 2008 :
le ressenti face au déséquilibre saisonnier est important à constater car il influe, par exemple, sur les
populations résidant à l?année sur le territoire touristique.
C. CHADENASC. CHADENAS
Repère : L?enquête réalisée en juillet 2007 par l?Université de
Nantes et la Direction régionale de l?Équipement des Pays de la
Loire a permis d?interroger 260 personnes sur 7 jours entre le 15
juillet et le 15 août (3 enquêteurs). Une semaine de saisie et une
semaine d?analyse ont ensuite permis de produire les résultats.
fiche 18.2 L?enquête sur le ressenti de la population
Fiche 18 : mobiliser les données
71
Ces informations peuvent être recueillies grâce à des entretiens avec les acteurs clés, la
concertation prévue dans le cadre de l?élaboration des documents d?urbanisme ou une
enquête par questionnaire* auprès de la population.
La collecte des données sur le ressenti
L?apport de références et de normes sociales
Certaines situations de déséquilibre non
couvertes par les statistiques disponibles
pourront être renseignées par une enquête sur
le ressenti de la population. Sur une commune
de l?ouest de la France, on mesure ainsi que
46 % des résidents permanents estiment qu?il y
a trop de monde sur le territoire l?été, que cette
pression humaine perturbe le mode de vie local
(Université de Nantes, PUCA ? DRE Pays de la
Loire). Estimer l?ampleur de ce déséquilibre
seulement à partir de critères d?expertise
(densité estivale souhaitable ? niveau d?encom-
brement acceptable ??) apparaît peu pertinent
alors que la référence au ressenti social s?avère
particulièrement utile.
Pour l?évaluation de certaines situations de
déséquilibre, ce ressenti social peut intervenir à
l?encontre des règles juridiques, comme pour
l?épineux problème de la pêche à pied et de sa
réglementation. Par exemple, le 17 septembre
2008, « profitant de la marée, 500 personnes
ont investi la plage de Saint-Brévin (Loire-
Atlantique), malgré l?interdiction de pêcher pour
raison sanitaire. Les affaires maritimes ont
sévi » (Ouest-France du 18/09/2008). La
population a bravé l?interdit pour se livrer à une
activité très importante pour elle sur ce littoral.
Le sentiment collectif n?a pas reconnu la
situation de déséquilibre de la ressource
faunistique sur l?estran. Les amateurs sont allés
pêchés, malgré les restrictions imposées par la
loi, rendant nécessaire un effort d?information
auprès du public autant que de répression.
Plage de la Turballe, Loire-Atlantique.
Ici, c?est un ressenti particulier qui peut perturber
le touriste : y-a-t-il trop de monde sur cette
plage ? Ou au contraire pas assez ?
C. CHADENAS
* Le questionnaire de l?enquête de juillet 2007 est disponible en téléchargement, suivant le calendrier précisé sur le site Internet de la DREAL
des Pays de la Loire.
Ile d?oléron, Charente-Maritime.
La pression humaine s?exerce sur les ressources à
toutes périodes et pas seulement en période
estivale : elle peut avoir lieu, comme sur cette
photographie, lors d?un week-end de grandes
marées. Malgré les normes imposées pour la
collecte des coquillages, les excès ne sont pas rares.
J.-B. BONNIN,
Association IODDE
(Ile d'Oléron Développement Durable Environnement)
72
Pour produire les résultats nécessaires à l?évaluation, il faut mettre en place des références qui
positionnent le territoire par rapport à :
? une évolution historique ;
? une comparaison avec d?autres territoires ;
? une réglementation ;
? des expertises scientifiques ou techniques ;
? des critères sociaux.
Historique : évolution de l?état
d?une ressource.
Le choix du point zéro doit faire
référence à une situation de bon état de
la ressource.
Comment a évolué le stock de palourdes
sur l?estran depuis 1970 ?
Comparaison avec d?autres
territoires similaires pour
mettre en perspective une
situation locale.
Les territoires de comparaison ne sont
pas toujours les mêmes tout au long du
système d?alerte et de veille.
Comment a évolué le prix des terrains à bâtir
comparé à celui d?un territoire confronté à
une demande équivalente, sur le littoral
comme en zone périurbaine, voire rurale ?
Des références réglementaires.
L?urbanisation de ces dernières années a-
t-elle conduit à une consommation
d?espace trop importante sur le territoire
du SCoT ?
Recours à des expertises
scientifiques ou techniques.
Recours à l?avis d?un biologiste pour
connaître l?état de la lande du territoire
expertisé : est-elle dégradée ?
Des références sociales : prise
en compte de l?avis de la
population par une enquête.
Les touristes perturbent-ils trop
intensément mon mode de vie ? Suis-je
obligé de changer mes habitudes de vie en
période estivale ?
Fiche 19
Exemples
73
Trouver
des états de référence
Des références réglementaires
L a norme joue un rôle important dans l?évaluation. Elle alimente la discussion lorsque la couleur
de l?indicateur doit être proposée par l?équipe-projet puis validée par le comité de pilotage.
Des normes ou des orientations qui constituent
un état de référence
S?agissant des SCoT et des PLU, le principal état de référence avec lequel ces
documents doivent être compatibles est fixé par l?article L. 121-1 du code de
l?urbanisme.
Cette disposition (précisée aux articles L. 122-1 et s pour les SCoT et L. 123-1 et suivants
pour les PLU) posent trois grands principes généraux qui doivent être déclinés dans
les documents d?urbanisme en respectant les objectifs du développement durable :
? le premier énonce la règle dite de l?équilibre
qui s?impose à l?aménagement de l?espace ;
? le deuxième vise à assurer la diversité fonctionnelle et sociale
de l?organisation de l?espace ;
? le troisième impose le respect des préoccupations environnementales
dans les choix d?aménagement.
Des normes qui aident à poser l?évaluation
Les seuils en matière de consommation d?espaces naturels doivent être fixés dans les SCoT
(loi ENE*). Ces seuils doivent être soumis pour avis à la nouvelle commission départementale
de consommation des espaces agricoles (issue de la LMAP du 27 juillet 2010) :
? le rapport de présentation présente une analyse de la consommation d?espaces
naturels, agricoles et forestiers au cours des dix années précédant l?approbation du
schéma et justifie les objectifs chiffrés de limitation de cette consommation compris
dans le DOO (C. urb., art. L. 122-1-2, al. 2) ;
? quant au DOO, il arrête des objectifs chiffrés de consommation économe de
l?espace et de lutte contre l?étalement urbain qui peuvent être ventilés par
secteur géographique (C. urb., art. L. 122-1-5. II al. 3).
Le DOO du SCoT a la possibilité de définir des normes minimales de densité dans
certains secteurs, qu?il délimite en prenant en compte leur desserte par les transports
collectifs, l?existence d?équipements collectifs et des protections environnementales ou
agricoles (C. urb., art. L. 122-1-5 VIII).
Le DOO peut, sous réserve d?une justification particulière, définir des secteurs, situés à
proximité des transports collectifs existants ou programmés, dans lesquels les PLU
doivent imposer une densité minimale de construction (C. urb., art. L. 122-1-5 IX).
Par exemple, pour apprécier la « Capacité à Maîtriser l?extension urbaine »
(ressource SOL), plusieurs normes peuvent être sollicitées :
* La loi ENE (Engagement National pour l?Environnement) dite loi Grenelle II, du 12 juillet 2010
74
Mesurer la capacité à...
Fiche 20
L Les résultats qualitatifs et quantitatifs issus de la mesure des indicateurs informent sur
le niveau de la pression humaine exercée sur les ressources du territoire. La mesure
indique si les déséquilibres pressentis à l?étape 2 sont avérés. En cela, elle peut conforter la
perception des enjeux ou remettre en perspective les idées reçues.
En termes opérationnels, une valeur?cible que le territoire souhaitera atteindre par la
mise en oeuvre de son projet de territoire peut être établie. Par exemple, le SCoT peut fixer que
50 % de son urbanisation future se fera dans l?espace rétro-littoral.
Cette mesure produit un diagnostic.
Il peut être repris dans le rapport de présentation
du SCoT ou du PLU.
Appréciation qui explique le
niveau de maîtrise retenu
(rouge, orange, vert)
La piste d?action constitue
des suggestions, des axes
de réflexion.
Elle alimentera le projet de
territoire.
Mesure de l?indicateur
75
Cette évaluation précise l?échelle d?appréciation de la capacité d?accueil et de développement
du territoire considéré. Elle dresse un état de la pression humaine et de ses effets.
L e véritable enjeu d?une évaluation de la capacité d?accueil et de développement consiste à
savoir si le niveau de pression observée, exercée par les activités et les populations
permanentes et saisonnières, est le maximum que puisse supporter le système de ressources du
territoire (SRT).
L?évaluation de la capacité d?accueil doit statuer sur l?acceptabilité ou la non-
acceptabilité de la pression humaine et de ses effets : a-t-on dépassé le seuil de
précaution pour la qualité de l?eau potable ? La société locale du territoire d?accueil
accepte-t-elle la pression touristique ? Jusqu?à quel point ?
maîtrisées (= marges de manoeuvre disponibles) ;
menaces de déséquilibres (= risques à atténuer) ;
dysfonctionnements importants (= ressources dégradées
à reconquérir) ;
données manquantes (= ressources potentiellement en danger).
Le constat de cette pression humaine est établi à
partir d?un codage couleur pour qualifier les
situations :
?
Qui contribue ? Qui valide l?évaluation ?
? L?équipe-projet choisit les points de comparaison qui vont permettre de
situer le capital de ressources du territoire. Elle propose une qualification des
situations de déséquilibres potentiels au comité de pilotage.
? Le comité de pilotage les validera.
Evaluer la capacité à...
Fiche 21
L?évaluation intégrée fait intervenir des métiers diversifiés de l?économie, du social et de
l?environnement. Elle implique des acteurs dans et au-delà du territoire en évaluation (le bassin
versant pour l?eau, le littoral accueillant les touristes du rétro-littoral, ?). La démarche est
partenariale et concertée.
Adopter une vision territoriale
des ressources
P our terminer la fiche « Capacité », une dernière rubrique est à compléter : elle met en
perspective les résultats de l?évaluation par rapport au territoire dans son ensemble.
Elle attire l?attention sur les interactions entre les ressources dans le projet de territoire (fiche 9).
Elle favorise ainsi une approche intégrée, qui appréhende mieux les transformations
du territoire générées par l?attractivité et le dynamisme du littoral.
76
Fiche 22
La rubrique « Capacités
liées » de la fiche
« Capacité » signale qu?une
difficulté sur une capacité
limite les possibilités du
territoire touchant à d?autres
capacités, à d?autres res-
sources.
Ces capacités sont liées par
des relations de causes ou de
conséquences (voir schéma
ci-contre). Les forces
motrices, provoquent une
pression sur la « Capacité
à... » examinée. Cette
pression se traduit par une
évolution de l?état de la « Capacité à... ». Une augmentation ou une baisse de la « Capacité
à... » peut elle-même avoir des impacts sur d?autres capacités.
Comment procéder ?
La discussion et le diagnostic permettent de revenir aux causes d?une éventuelle mise en
danger de la ressource à enjeux. Ils invitent également à décliner les différents impacts de
ce changement de situation sur les autres ressources, sur les autres capacités.
Les relations entre les capacités précisent :
1. comment une situation de déséquilibre concernant une « Capacité » peut-elle se
propager au reste du capital de ressources du territoire, créant ou amplifiant alors d?autres
situations de déséquilibres (voir l?exemple développé ci-contre) ?
2. quel sous-ensemble de « Capacités » fonctionne en interdépendance ?
La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de
manoeuvre du territoire à?
domaine ressource
à enjeux
Eau - Préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents
usages du bassin-versant ou de la mer (capacité 2)
Sol - Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 7) Environnement
Flore - Maintenir une trame verte cohérente (capacité 13)
Culture - Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 15)
Mode d?habiter - Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 21)
Mode d?habiter - Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22)
Société
Vie collective - Maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts
contradictoires (capacité 25)
Capital matériel - Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à
bien les faire fonctionner toute l?année (capacité 27)
Capital financier - Maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et
services) et la spécialisation touristique (capacité 29)
Tissu
économique local - Maintenir la diversité du tissu économique local (capacité 30)
Economie
Services d'intérêt
général
- Adapter l?offre de services d?intérêt général à une population
changeante en nombre et en composition (capacité 32)
Capacités liées à la capacité 6 « maîtriser l?extension urbaine »
Adopter une vision territoriale
des ressources
77
* DPSIR : schéma causal circulaire : Driving forces, Pressions, State, Impacts, Responses, développé par l?OCDE et l?Agence européenne
de l?environnement.
Le fonctionnement du territoire schématisé (DPSIR*) : Capacité 6 «Maîtriser l?extension urbaine »
Une capacité de développement issue
des interactions entre « Capacités »
En dépassant l?approche sectorielle centrée sur une seule « Capacité à? », la rubrique
« Capacités liées » apporte une vision territoriale des ressources à l?élaboration du projet de
territoire. Elle sert à :
? prendre en compte les cercles vertueux et les effets pervers possibles ;
? mieux apprécier les incidences sur l?ensemble du capital de ressources ;
? passer d?une « Capacité » à la capacité de développement ;
? élargir le champ des mesures possibles (préventives, curatives, palliatives)
et prévoir de les mettre en oeuvre.
78
Ressource principale potentiellement en danger : le sol
Capacité à maîtriser
l?extension urbaine 6
Indicateur 6a1 : Tranche modale des surfaces construites
Indicateur 6b1 : Capacité résiduelle brute d?urbanisation
Indicateur 6c : Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires,
densité minimale
Indicateur 6a2 : Pression urbaine ressentie
Indicateur 6 a3 : Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des
équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels
Indicateur 6b2 : Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification
de l?existant
Indicateur 6d : Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache
d?urbanisation
Indicateur 6e1 : Présence de zones AU
Indicateur 6e2 : Surfaces des zones AU
Indicateur 6f1 : Nb d?acquisitions amiables
Indicateur 6g : Nb de lotissements et de projets de villages
Indicateur 6f2 : Usage du droit de préemption
Indicateur 6f3 : Nb d?expropriations
?
L e résultat est un tableau synoptique* qui synthétise tous les indicateurs mesurés
(un extrait est présenté ci-contre). Il donne une vision d?ensemble des fiches Capacités,
regroupées par ressource potentiellement mise en danger (voir Pottier et al., cahier n° 2, 2009,
pages 52 à 54).
Le tableau synoptique offre trois niveaux de perception :
n une perception globale rendue possible par le codage couleur,
n une lecture ressource par ressource de la capacité d?accueil et de développement,
n une lecture par situation de déséquilibre potentiel.
Il aide à la décision en ouvrant sur des préconisations (double-page suivante).
* synoptique : vision d?ensemble d?une situation.
Fiche 23
Capacité à « maîtriser l?extension urbaine »
Le tableau synoptique apprécie globalement le niveau de maîtrise de la capacité d?accueil et de
la capacité de développement du territoire. Il fait apparaître la totalité des situations de
maîtrise de la pression sur la ressource (vert), de menaces de déséquilibres de la
ressource (orange), et de dysfonctionnements importants de la ressource (rouge).
1. Accorder le projet de territoire avec
la capacité d?accueil et de développement
Extrait de la grille exemple (fiche 14) pour la Capacité 6 «Maîtriser l?extension urbaine »
Le tableau synoptique est un outil essentiel pour
prendre en compte la capacité d?accueil et de
développement dans le projet de territoire.
Les résultats synthétiques :
le tableau synoptique
79
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Extrait d?un tableau synoptique des indicateurs de la capacité d?accueil d?un territoire
Exemples
L?opportunité et la faisabilité du projet de territoire
sont étudiées à l?aide du tableau synoptique.
80
Fiche 23 : la synthèse de l?évaluation
6
Sol
Capacité à maîtriser l?extension
urbaine
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Indicateur 6a1
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Indicateur 6b2
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Indicateur 6e2
Indicateur 6f1
Indicateur 6f2
Indicateur 6f3
Offre de terrains constructibles
inadaptée à la demande
Faible densité des espaces urbanisés
Dispersion spatiale exagérée et
disparition des coupures entre les bourgs
Foncier constructible disponible très
réduit, y compris à moyen ou à long
terme
Procédures d?urbanisme
opérationnel réduites
Politique de maîtrise foncière
insuffisante
Consommation d?espace par
l?urbanisation excessive
Ressources, capacités et situations de déséquilibres choisies
Indicateur 17a1
Indicateur 17a2
Indicateur 17a3
Indicateur 17a4
17Capacité à assurer le maintien
et le renouvellement des
populations permanentes
Crainte d?une évolution
démographique déséquilibrée
Démographie
... ...
Evaluation proposée par l?équipe-projet
et validée par le comité de pilotage
Préconisations d?actions à entreprendre
pour la bonne maîtrise de la capacité d?accueil
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urbaine
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insuffisante
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6b1Indicateur
36ateur Indica
26ateur Indica
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ncière
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urbanismeProcédures d?
17 démographique déséquilibrée
volutionune éCrainte d?é à assurer le maintien
...
6gIndicateur
17a4Indicateur
17a3Indicateur
17a2Indicateur
17a1Indicateur
démographique déséquilibrée
L e tableau synoptique aide aux décisions d?aménagement d?un territoire tendu en
prolongeant l?évaluation par des préconisations.
Il contribue ainsi :
? à mieux appréhender les leviers d?action qui constituent la capacité de
développement du territoire, face à des tensions sur les ressources de nature et
d?ampleur variables ;
? à identifier et hiérarchiser les actions à entreprendre pour la bonne maîtrise
de la capacité d?accueil et la reconquête de la capacité de développement ;
? à préparer les conditions d?une bonne réalisation du projet de territoire en
anticipant les effets induits ;
? à inscrire explicitement les actions dans le temps.
2. Du tableau synoptique aux préconisations
Exemple pour un PLU
? encourager les divisions de parcelles les plus grandes, en supprimant les minima parcellaires. Certes, la marge
de manoeuvre de la collectivité est limitée, puisque c?est la structure foncière qui détermine les surfaces des
terrains mis à la vente, puis construits.
? adopter une taxe sur les plus-values réalisées au moment de la vente de terrains nus qui ont été rendus
constructibles du fait de leur classement au PLU (art. CGI-1529. Modifié par le Décret n°2007-484 du 30 mars
2007). Cette taxe rétablit un équilibre entre les propriétaires fonciers, tout en répartissant plus équitablement la
rente d?urbanisation, la capacité à aménager et équiper les zones urbanisées. Elle vise également à désinciter les
propriétaires privés à demander la modification de la constructibilité des parcelles situées en frange urbaine.
? réduire les surfaces constructibles dans le cadre actuel du PLU, en transférant par exemple une partie en réserve
d?urbanisation future.
81
Indicateurs qualifiés en vert dans le tableau synoptique complet.
? la gestion territoriale s?exerce ici « de manière classique » ;
? possibilité de consolider et de renforcer les ressources à enjeux ;
? pas de mesures particulières à prévoir pour tenir compte des pressions liées
à l?arrivée d?habitants, de touristes, d?activités.
Indicateurs qualifiés en orange dans le tableau synoptique complet.
? mesures de rééquilibrage à prévoir à court ou moyen terme selon les objectifs
du projet de territoire et les moyens disponibles ;
? points de vigilance à suivre dans le temps.
Ces mesures ciblent la situation elle-même ou les pressions à réduire pour éviter une
fragilisation accrue de la ressource (capacités liées, fiche 22).
Traduire les résultats de l?évaluation de la capacité
d?accueil et de développement dans les orientations
stratégiques et les objectifs du PADD ou projet politique.
Indicateurs qualifiés en rouge dans le tableau synoptique complet,
? mesures pour éviter un dysfonctionnement irréversible ;
? mesures pour reconquérir les ressources dégradées ;
? mesures palliatives pour amoindrir les impacts sur les autres ressources
(voir les capacités liées, fiche 22).
Repère : si la totalité des questions d?aménagement
soulevées lors de l?évaluation de la capacité d?accueil et de
développement relève du projet de territoire, les mesures à
prendre relèvent non seulement du document d?urbanisme
mais aussi d?un certain nombre d?autres outils, notamment
de planification, à l?échelle de territoires pertinente.
Marges de manoeuvre disponibles
Risques de rupture à atténuer
Ressources dégradées à reconquérir
Indicateurs non renseignés dans le tableau synoptique complet,
? données à mobiliser ou à produire à l?échelle pertinente ;
? mesures de rééquilibrage à envisager.
Ressources potentiellement en danger ?
Le tableau synoptique mis en forme
est téléchargeable sur le site internet
de la DREAL des Pays de la Loire.
www
Fiche 24. Projeter le territoire : la capacité de développement
Fiche 25. Inscrire la capacité d?accueil dans le SCoT et le PLU
Fiche 26. Quelle portée juridique ?
UTILISER LES RéSULTATS
DE L?éVALUATION
AU SERVICE
DU PROJET DE TERRITOIRE
83
Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux
84
Fiche 24 Projeter le territoire :
la capacité de développement
Appuyer le projet de territoire sur sa capacité de développement
n Disposer d?un diagnostic systématique des possibilités et des contraintes locales ;
n Faire le lien entre les usages, les thèmes, les lieux ;
n Identifier des leviers d?action supplémentaires ;
n Anticiper les impacts.
Aider à l?élaboration du document d?urbanisme
n Préparer les orientations stratégiques du Projet d?Aménagement et
de Développement Durable (PADD) ;
n Choisir entre les scénarios de développement envisagés ;
n Rechercher une appréciation partagée des acteurs
pour limiter les blocages et les contentieux ;
n S'assurer que le document d?urbanisme répond aux objectifs de départ.
Suivre la mise en oeuvre du document d?urbanisme approuvé
n Garder la cohérence du projet de territoire choisi au fil des modifications ;
n Repérer les évolutions du territoire quand elles surviennent
n Mettre en évidence régulièrement les changements extérieurs.
Un
iv
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00
9
Le système d?alerte et de veille
étapes 1 et 2 étape 3
=>
Les fiches «Capacités»... Le tableau synoptique
=>
Les grilles
Indicateur 17a
Indicateur 17b
Indicateur 17c1
Indicateur 17c2
Indicateur 18a1
Indicateur 18a2
Indicateur 18b
Indicateur 18c
Indicateur 28a
Indicateur 18b
Indicateur 9a1
Indicateur 9a2
Indicateur 9a3
Indicateur 9b
6
7
8
17
18
9
Sol
Capacité à maîtriser l?extension urbaine
Capacité à préserver les espaces nécessaires
aux autres usages
Capacité à partager équitablement le
domaine public (terrestre et maritime)
Capacité à éviter des pratiques déstabilisatrices
sur les sites naturels sensibles
Capacité à assurer le maintien et le renouvellement
des populations permanentes
Capacité à maintenir un équilibre démographique
entre les populations permanente et temporaire
Indicateur 27a
Indicateur 27b1
Indicateur 27b2
Indicateur 27c
Indicateur 27d
Indicateur 27e
Indicateur27f
Indicateur 27g
27
28
Capacité à adapter les équipements collectifs au pic
de fréquentation et à bien les faire fonctionner
toute l?année
Capacité à maintenir la diversité des utilisateurs
des équipements et infrastructures
?
?
Indicateur 6a1
Indicateur 6a2
Indicateur 6a3
Indicateur 6b1
Indicateur 6b2
Indicateur 6c
Indicateur 6d
Indicateur 6e1
Indicateur 6e2
Indicateur 6f1
Indicateur 6f2
Indicateur 6f3
Indicateur 6g
Indicateur 8a
Indicateur 8b
Indicateur 8c
Indicateur 8d
Indicateur 8e
Indicateur 7a
Indicateur 7b
Indicateur 7c
Indicateur 7d
Indicateur 7e
Démographie
Capital matériel
?
?
Economiser l?espace
Etablir un équilibre entre développement
et protection sur le littoral
Mettre en place un territoire plus solidaire
Rechercher la cohérence entre déplacements
et stratégie de développement urbain
Structurer l'espace autour de sites à fortes
potentialités de développement économique
Conforter l'image de la ville par la qualité des
espaces publics, des paysages, des espaces verts
Orientations stratégiques du PADD
Ressources et capacités choisies
R
es
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ur
ce
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à
en
je
ux
Question posée en
termes de capacité
d?accueil supplémentaire
de populations et
d?activités, saisonnières
ou permanentes
Capacité à éviter
la mise en péril
de la ressource à enjeu
Éclairages des situations de
déséquilibres de la ressource à enjeu
Indicateur décrivant
de la ressource à enjeu
Indicateurs fondamentaux
Indicateurs complémentaires
Capacité résiduelle de production
d?eau potable et volume annuel d?eau
importée
Dépassement de la capacité nominale
de production d?eau et/ou surcoût
excessif de l?approvisionnement
La pression humaine en
période estivale contraint-
elle l?approvisionnement en
eau des populations et des
activités ?
Capacité à garantir le bon
accès à l?eau 1
Accroissement des restrictions de la
consommation d?eau
Nb de jours de restriction par arrêté
préfectoral
Qualité des eaux de ruissellement
Qualité des eaux de baignade
Dégradation de la qualité des eaux
souterraines et de surface
(ruissellement et baignade)
Classement des dispositifs individuels
d?assainissement suivant la qualité du
rejet
Taux de nitrates Dégradation de la qualité de l?eau liée
à une agriculture peu respectueuse de
l?environnement
Présence d?espèces animales ou
végétales, témoins de la qualité de
l?eau
Déclassement de la production
conchylicole par contamination
bactériologique
Nb de jours d?interdiction de
commercialisation
La qualité de l?eau est-elle
menacée par
l?intensification des usages
et/ou des activités
polluantes qui limitent son
partage ?
Capacité à préserver une
qualité de l?eau
compatible avec les
différents usages du
bassin-versant et de la
mer 2
Interdictions de plus en plus
fréquentes ou prolongées de la pêche,
de la pêche à pied
Nb de jours d?interdiction de pêche à
pied
Coût du m d'eau pour le
consommateur et pour la collectivité
E N V I R O N N E M E N T
E
A
U
Encombrement, voire saturation
répétée du plan d?eau
Comptages pendant les périodes
d?affluence
Mécontentement, voire conflits
répétés entre différents usagers du
plan d?eau
Enquête et entretiens
Enquête de terrain
L?occupation du plan d?eau
maritime révèle-t-elle une
situation de développement
non maîtrisée de différents
usages ?
Capacité à gérer la
diversité des usages sur le
plan d?eau maritime 3
Rejets importants de déchets en mer
par la plaisance Coût financier de la collecte
La spécialisation touristique
du territoire provoque-t-elle
des nuisances sonores ?
Capacité à garantir un
niveau sonore raisonnable 4
Augmentation des activités bruyantes
(notamment nocturnes)
Plaintes et appels pour tapage
nocturne ou nuisance sonore
L?accroissement des
activités est-il de nature à
mettre en péril la qualité de
l?air ?
Capacité à garantir la
qualité de l?air 5
Dégradation de la qualité de l?air Suivi des niveaux de pollution de l?air
Tranche modale des surfaces
construites
Pression urbaine ressentie
Consommation d?espace par
l?urbanisation excessive
Surface totale occupée par
l?urbanisation
Offre de terrains constructibles
inadaptée à la demande
Capacité résiduelle d?urbanisation
Faible densité des espaces urbanisés Densité des espaces urbanisés et des
processus d?urbanisation, COS
réglementaires, densité minimale
Dispersion spatiale exagérée et
disparition des coupures entre les
bourgs
Dispersion spatiale de la construction
et étalement de la tâche
d?urbanisation
Part de surface totale du territoire en
ZAC/ZAD, lotissement et réserve
foncière
La part du sol à vocation
urbaine destinée à l?accueil
supplémentaire de
populations et d?activités
est-elle de nature à
favoriser l?étalement
urbain ?
Capacité à maîtriser
l?extension urbaine 6
Procédures d?urbanisme opérationnel
et politique de maîtrise foncière
insuffisantes
Usage du DPU
A
IR
S
O
L
Fiche Capacité 6
Maîtriser l?extension urbaine
La question de l?urbanisation est omniprésente dans la problématique du
développement durable des littoraux, car elle occupe une place de plus en plus
importante des espaces les plus proches de la côte.
À l?échelle nationale, l?urbanisation représente ainsi 50 % des espaces situés
à moins d?un kilomètre du rivage, sur le site d?étude retenu, 26 %.
L?évaluation de la capacité d?accueil passe inévitablement par la prise en
compte des impacts du développement de l?urbanisation, car les processus
mal maîtrisés du développement de la construction provoquent le plus souvent
l?altération de nombreuses ressources essentielles à la qualité des territoires
littoraux.
Le sol ou l?espace en quantité de surface est la première de ces ressources
à être mise en danger, car ses dimensions sont limitées et les processus
d?urbanisation le plus souvent très consommateurs de surface.
Constats et enjeux de la pression humaine
Question posée en termes
de capacité d?accueil
supplémentaire de
populations et d?activités,
saisonnières ou permanentes
Capacité à éviter
la mise en péril
de la ressource
à enjeux
Éclairages des situations
de déséquilibres potentiels
de la ressource à enjeux
Indicateurs
fondamentaux
complémentaires
Tranche modale des
surfaces construites
Consommation d?espace par
l?urbanisation excessive
Offre de terrains constructibles
inadaptée à la demande
Capacité résiduelle brute
d?urbanisation
Densité des espaces urbanisés,
COS réglementaires, densité minimale
Faible densité des espaces
urbanisés
La part du sol à vocation
urbaine réservée à l?accueil
supplémentaire de populations
et d?activités est-elle de nature
à favoriser l?étalement urbain
(gaspillage de la ressource SOL) ?
Capacité à maîtriser
l?extension urbaine
Pression urbaine ressentie
Surface totale occupée par
l?urbanisation au regard des
équilibres entre espaces urbains,
agricoles et naturels
Faiblesse des opérations de
renouvellement et de
densification de l?existant
Dispersion spatiale exagérée
et disparition des coupures
entre les bourgs
Dispersion spatiale de la construction
et étalement de la tache d?urbanisation
Foncier constructible disponible
très réduit, y compris à moyen ou
à long terme
Présence de zones AU
Surfaces des zones AU
Politique de maîtrise foncière
insuffisante
Nb d?acquisitions amiables
Procédures d?urbanisme
opérationnel réduites
Nb de lotissements et de projets
de villages
Usage du droit de préemption
(surfaces des DPU, ZAD et ZAC)
Nb d?expropriation
6
Indicateur 6a1 : Tranche modale des surfaces construites
Indicateur 6b1 : Capacité résiduelle brute d?urbanisation
Indicateur 6c : Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale
Indicateur 6a2 : Pression urbaine ressentie
Indicateur 6 a3 : Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains,
agricoles et naturels
Indicateur 6b2 : Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant
Indicateur 6d : Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation
Indicateur 6e1 : Présence de zones AU
Indicateur 6e2 : Surfaces des zones AU
Indicateur 6f1 : Nb d?acquisitions amiables
Indicateur 6g : Nb de lotissements et de projets de villages
Indicateur 6f2 : Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC)
Indicateur 6f3 : Nb d?expropriation
Synthèse de la capacité
Situation de déséquilibre :
importante en partie maîtrisée maîtrisée absence de données ?
?
La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de
manoeuvre du territoire à?
domaine ressource
à enjeux
Eau - Préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents
usages du bassin-versant ou de la mer (capacité 2)
Sol - Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 7) Environnement
Flore - Maintenir une trame verte cohérente (capacité 13)
Culture - Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 15)
Mode d?habiter - Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 21)
Mode d?habiter - Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22)
Société
Vie collective - Maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts
contradictoires (capacité 25)
Capital matériel - Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à
bien les faire fonctionner toute l?année (capacité 27)
Capital financier - Maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et
services) et la spécialisation touristique (capacité 29)
Tissu
économique local - Maintenir la diversité du tissu économique local (capacité 30)
Economie
Services d'intérêt
général
- Adapter l?offre de services d?intérêt général à une population
changeante en nombre et en composition (capacité 32)
P our les projets de territoire et les documents d?urbanisme, la mise en place d?un système
d?alerte et de veille des pressions littorales facilite la prise en compte des changements à
l?oeuvre telles que la croissance démographique, l?affluence touristique ou l?installation
d?activités économiques.
Les perspectives opérationnelles
Mesures pour
atténuer les
risques de
déséquilibres
Projeter le territoire :
la capacité de développement
85
6Capacité à maîtriser l?extension
urbaine
Indicateur 6a1
Indicateur 6a2
Indicateur 6a3
Indicateur 6b1
Indicateur 6b2
Indicateur 6g
Indicateur 6c
Indicateur 6d
Indicateur 6e1
Indicateur 6e2
Indicateur 6f1
Indicateur 6f2
Indicateur 6f3
Offre de terrains constructibles
inadaptée à la demande
Faible densité des espaces urbanisés
Dispersion spatiale exagérée et
disparition des coupures entre les bourgs
Foncier constructible disponible très
réduit, y compris à moyen ou à long
terme
Procédures d?urbanisme
opérationnel réduites
Politique de maîtrise foncière
insuffisante
Consommation d?espace par
l?urbanisation excessive
Sol
Ressources, capacités et situations de déséquilibres choisis
Indicateur 17a1
Indicateur 17a2
Indicateur 17a3
Indicateur 17a4
17Capacité à assurer le maintien
et le renouvellement des
populations permanentes
Crainte d?une évolution
démographique déséquilibrée
Démographie
... ...
Evaluation proposée par l?équipe-projet et
validée par le comité de pilotage
Scénario 1
Scénario 2
Scénario 3
3 scénarios contrastés
Effet de chaque scénario
sur les situations initiales
?
mit
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alidée par le co
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Evaluation pro
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Evaluat
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SSc
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SSc
6
dedsnoitautisteséticapac,secruosseR
loS
urbanisation excessive l?
Consommation d?
insuffisante
Politique de maîtrise foncière
opérationnel réduites
Procédures d?
terme
réduit, y compris à moyen ou à long
Foncier constructible disponible très
disparition des coupures entre les bourgs
ispersion spatiale exagérée etD
Faible densité des espaces urbanisés
inadaptée à la demande
Offre de terrains constructibles
urbaine
é à maîtriser l?extensionCapacit
eihparragoméD
sisiohcserrebiliuqéséd
urbanisation excessive
espace parConsommation d?
insuffisante
Politique de maîtrise foncière
opérationnel réduites
urbanismeProcédures d?
réduit, y compris à moyen ou à long
Foncier constructible disponible très
disparition des coupures entre les bourgs
ispersion spatiale exagérée et
Faible densité des espaces urbanisés
inadaptée à la demande
Offre de terrains constructibles
3Indicateur 6fIndicateur 6f3
2Indicateur 6fIndicateur 6f2
1Indicateur 6f
Indicateur 6e2
Indicateur 6e1
Indicateur 6d
Indicateur 6c
Indicateur 6g
Indicateur 6b2
Indicateur 6b1
Indicateur 6a3
Indicateur 6a2
Indicateur 6a1
tage
équipe-projettage 1oiiorri
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équipe-projet
é de pilo
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équipe-projet
é de pilo
é de pilo
équipe-projettage
équipe-projet
mit
mit
équipe-projet
mité de pilo et
équipe-projet
é de pilo
équipe-projet
é de pilotage
équipe-projet
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17 démogra
Crainte
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des le renouvellementet
ienrer le mainté à assuCapacit
... ...
4Indicateur 17a
3Indicateur 17a
2Indicateur 17a
1Indicateur 17a
phique déséquilibrée démogra
d?une évolution
équilibrages à
trouver +
=
acceptabilité
ou non
pour la société
+ arbitrages entre
les générations
Mesures pour
consolider et
valoriser les
ressources à
enjeux
Mesures pour
reconquérir les
ressources
dégradées
Mesures pour
se prémunir
de déséquilibres
à venir
C?est une démarche itérative : le territoire se fonde sur le constat initial dressé dans le système
d?alerte et de veille afin de réexaminer les alternatives possibles parmi lesquelles il a à choisir.
La démarche d?évaluation participative et partenariale conforte les décisions par le
rapprochement entre les perceptions des différents acteurs et les situations mesurées lors de
l?évaluation.
+
Choix d?un projet de territoire fondé
sur la capacité de développement
Mettre le territoire en projet
co
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ix
86
Fiche 25
D e quelle manière est-il possible d?intégrer dans les documents de planification urbaine les
résultats de la démarche d?évaluation de la capacité d?accueil ?
Que dit le code de l?urbanisme ?
L?article L. 146-2 du code de l?urbanisme impose aux documents d?urbanisme de déterminer
la capacité d?accueil des espaces urbanisés ou à urbaniser à partir de critères spatiaux (cf.
fiche 1.2). En revanche, ni ces dispositions, ni la jurisprudence disponible à ce jour, ne
précisent dans quelle partie du PLU* ou du SCoT* doit être définie la capacité d?accueil, ou
encore si l?analyse qui a conduit à la détermination de cette notion doit figurer dans ces
documents.
Ce silence des textes n?est pas fortuit. Il s?explique très certainement par le souci du
législateur de laisser aux autorités locales une importante marge de manoeuvre dans un
domaine où une trop grande rigidité de la règle risquerait de gêner l?action administrative.
Le système d?alerte et de veille de la capacité d?accueil et de développement
peut-il figurer en intégralité dans un SCoT ou dans un PLU ?
L?évaluation proposée produit une grille d?analyse, des fiches « Capacités » et un tableau
synoptique qui constituent le système d?alerte et de veille de la capacité d?accueil et de
développement. Ces derniers n?ont pas leur place en tant que tels dans un document
d?urbanisme, comme la plupart des études et des réflexions menées à cette occasion.
Plusieurs arguments peuvent être avancés pour défendre ce point de vue. D?une part, les
règles d?urbanisme n?imposent pas d?inscrire dans les SCoT ou dans les PLU la démarche ou
la réflexion qui a conduit à la détermination de la capacité d?accueil. D?autre part, faire
figurer intégralement le tableau synoptique et les fiches capacités présenterait l?inconvénient
de bouleverser le contenu des documents de planification en y faisant entrer un élément qui
n?a pas été prévu. Enfin cela pourrait aussi fragiliser la lisibilité voire la sécurité juridique de
ces documents, pour autant qu?il est inhabituel de faire figurer dans un acte administratif des
éléments qui ne sont pas requis par les textes.
* PLU : Plan Local d?Urbanisme ; SCoT : Schéma de Cohérence Territoriale.
** PADD : Plan d?Aménagement et de Développement Durable.
*** DOO : Document d?Orientation et d?Objectifs. Il remplace, depuis la loi Grenelle 2, le DOG, Document d?Orientations Générales.
Dans quel document du SCoT ou du PLU doit être
déterminée la capacité d?accueil ?
Le rapport de présentation du PLU ou du SCoT paraît le document le plus adapté pour
recevoir la détermination de la capacité d?accueil. Ce document doit en effet expliquer (qu?il
s?agisse du PLU ou du SCoT) les choix retenus par les autorités locales pour établir le
PADD**, les orientations d?aménagement et de programmation, le règlement ou encore le
DOO***.
Si la démarche d?évaluation de la capacité d?accueil, en ce qu?elle relève des études et
réflexions, trouve incontestablement et synthétiquement sa place dans le rapport de
présentation, la détermination de la capacité d?accueil peut se prolonger dans le PADD et le
DOO. En effet, « déterminer la capacité d?accueil d?un espace » au sens de l?article L146-2
relève d?un parti pris étroitement lié au projet politique du territoire : celui-ci se fait dans le
PADD et, pour les SCoT, dans le DOO.
Inscrire la capacité d?accueil
dans le SCoT et le PLU
87
La méthode proposée paraît essentielle pour déterminer cette notion (Cf. fiche 26). Elle
devrait également permettre de mieux argumenter les choix qui seront retenus dans le
PADD, le DOO, ou les orientations d?aménagement et de programmation, dès lors que l?objet
même de la démarche capacité d?accueil est, in fine, de déterminer si un territoire donné est
susceptible de supporter l?urbanisation et, d?une manière plus générale, le développement
susceptible d?être programmé sur cet espace.
De même, cette méthode s?articule avec l?évaluation environnementale :
n pour compléter certaines rubriques exigées dans l?état initial de l?environnement ;
n pour tester les différents scénarios envisagés ;
n et enfin, pour considérer de manière systématique les incidences du projet retenu
sur le capital de ressources du territoire.
La raison d?être de cette méthode est de fournir aux décideurs les données fondamentales
qui leur sont indispensables pour déterminer la capacité d?accueil. Plus largement, l?outil
permet aussi de dégager les enjeux du territoire et d?enrichir les différents documents du
SCoT ou du PLU.
Par son approche intégrée et participative, la démarche constitue également un outil de
dialogue.
Comment l?évaluation de la capacité d?accueil et de développement
permet-elle de conforter, sur le fond, le SCoT ou le PLU ?
Comment la procédure d?élaboration du SCoT s?enrichit-elle d?une
capacité d?accueil et de développement appréciée collectivement ?
88
Fiche 26
Les dispositions de l?article L. 146-2 du code de l?urbanisme
Ces dispositions ont une portée juridique certaine, même si celles-ci laissent une
importante marge de manoeuvre aux planificateurs pour déterminer la capacité d?accueil
des espaces urbanisés ou à urbaniser.
Ces dispositions imposent, en effet, aux auteurs des documents d?urbanisme de définir
cette capacité à partir d?un critère spatial, c?est-à-dire en prenant en compte la
protection des milieux remarquables du littoral, ainsi que la protection des espaces
nécessaires aux activités traditionnelles qui s?exercent sur le littoral.
L?interprétation juridictionnelle des dispositions de l?article L. 146-2
L?interprétation juridictionnelle qui, jusqu?ici, a été donnée de ces dispositions a, dans
une certaine mesure, confortée leur portée juridique. Par là même, elle a réduit la marge
d?appréciation dont disposent les planificateurs en la matière. Ainsi, dans un jugement
en date du 29 juillet 2004, le tribunal administratif de Nantes a-t-il considéré que pour
déterminer la capacité d?accueil des espaces urbanisés et à urbaniser les autorités
locales ne devaient pas se borner à assurer un certain équilibre spatial entre
développement de l?urbanisation et préservation des zones naturelles ou agricoles, mais
qu?elles étaient également tenues de vérifier si les équipements publics existants ou
prévus (eau, assainissement, traitement des déchets) étaient suffisants pour répondre à
l?extension de l?urbanisation envisagée (TA Nantes, 29 juillet 2004, Association de
défense de l?environnement en Vendée et association « les amis de l?Ile-d?Yeu » : req.
n° 0004558).
L?article L. 146-2 peut par conséquent être méconnu non seulement lorsque le
développement de l?urbanisation prévu par le document d?urbanisme porte une atteinte
manifestement disproportionnée aux espaces naturels, mais aussi lorsque l?état des
équipements publics nécessaires au développement de cette urbanisation est insuffisant.
Cette interprétation juridictionnelle a été reprise dans la DTA « Estuaire de la Loire ».
Celle-ci précise en effet que la capacité d?accueil est aussi liée « à l?offre en matière
d?équipements, de services et d?hébergements ».
Portée juridique de la notion de capacité d?accueil
89
Quelle portée juridique ?
La méthode n?a pas un caractère obligatoire
La méthode d?évaluation de la capacité d?accueil proposée ici n?est bien sûr pas un
ensemble de règles qui s?imposent aux planificateurs. Même si cette méthode aboutit à
la mise en place d?éléments dont on sait bien qu?ils auront quelque chose à voir avec le
droit, ce n?est par pour autant que la dite méthode a pour effet de limiter l?importante
marge de manoeuvre dont disposent en la matière les autorités locales.
Sur le plan juridique, ces autorités ne sont en rien tenues d?appliquer la présente
démarche : elles gardent toute latitude pour reprendre l?interprétation qui est ici
recommandée ou, au contraire, pour l?amender, l?enrichir, la réfuter ou la contredire. La
méthode, qui n?est pas une opération par laquelle des normes juridiques sont édictées,
ne saurait par conséquent entraîner en elle-même la moindre obligation juridique à la
charge des autorités chargées d?appliquer les dispositions de L. 146-2.
Il s?agit donc ici plus de suggestions ou de recommandations à destination des
collectivités locales et des services de l?état, que d?une ligne de conduite que ces
derniers devraient suivre impérativement.
Reste que, dans certaines circonstances, les éléments compris dans la méthode
pourraient être repris par le juge administratif pour apprécier la légalité d?un document
d?urbanisme au regard de dispositions législatives ou réglementaires protectrices de
l?environnement.
La méthode peut néanmoins influer sur l?interprétation de la notion de
capacité d?accueil
La méthode peut cependant constituer la base (et c?est là tout son intérêt) sur laquelle
il est possible de s?appuyer pour donner sens à la notion de capacité d?accueil. En effet,
la démarche retenue a aussi et surtout une vertu pédagogique : sa mise en oeuvre
permet d?établir les données objectives nécessaires à la discussion et à l?établissement
de la capacité d?accueil.
Cette méthode, qui sert la communication sociale, est de nature :
- à stimuler les échanges et les mises en relation ;
- à fournir l?échelle des possibilités entre lesquelles il faudra choisir ;
- à enrichir le jeu des interprétations plausibles.
Notons encore que la méthode retenue peut faciliter la mise en oeuvre des principes
généraux de l?urbanisme applicables aux documents d?urbanisme (L. 121-1 du code de
l?urbanisme) ou encore être précieuse pour réaliser leur évaluation environnementale.
Par là-même, elle peut conforter la sécurité juridique des documents d?urbanisme.
Par ailleurs, la méthode est aussi un outil pertinent pour dégager la « capacité de
charge » des zones côtières dans le cadre de la mise en place de la GIZC.
Portée juridique de la méthode proposée ici
Bibliographie
BERTHELOT Chantal, PRIOU Christophe, SANDEL Christine, VINCE Agnès, AMIOT François,
LEVRAUT Anne-Marie, MARTINI Frédérique, FOUQUART Xavier, 2010, Grenelle de la mer -
Rapport du Comité opérationnel Aménagement, Protection et Gestion des espaces littoraux, Paris,
Ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, 128 p.
CRINQUANT N., 2005, La capacité d?accueil des territoires littoraux. De la recherche d?indicateurs
pertinents à leur exploitation dans une étude de cas. Mémoire de fin d?études, Ecole Nationale
Supérieure d?Agronomie, Montpellier, 188 p.
JOARDAR, S.D., 1998. Carrying capacities and standards as based towards urban infrastructure
planning in India : a case of urban water supply and sanitation. Habitat International, Vol.22,
Issue 3, pp. 327-337.
POTTIER P. (coord.), CHADENAS C., POUILLAUDE A., STRUILLOU J-F, 2009, Évaluer la capacité
d?accueil et de développement des territoires littoraux. Approche et méthode, Cahier n°2, DREAL
des Pays de la Loire, 84 p.
Synthèse n°2, 2009, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux.
Approche et méthode, DREAL des Pays de la Loire, 6 p.
POTTIER P. (coord.), CHADENAS C., CHOBLET C., POUILLAUDE A., STRUILLOU J-F., TROUILLET
B., 2007, La capacité d?accueil et de développement des communes littorales. Synthèse
bibliographique, Cahier n°1, PUCA - Ministère des Transports, de l?Equipement, du tourisme et de
la Mer - DRE des Pays de la Loire, 77 p.
Synthèse n°1, 2007, La capacité d?accueil et de développement des communes littorales.
Synthèse bibliographique, DRE des Pays de la Loire, 4 p.
A paraître :
DREAL des Pays de la Loire, 2010, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des
territoires littoraux. Aide à la rédaction d?un cahier des charges de SCoT ou de PLU, Cahier n°4,
DREAL des Pays de la Loire.
91
Annexe
La fiche « Capacité » présentée dans les pages suivantes est une adaptation de
la grille exemple à un territoire, sur lequel la méthode d?évaluation de la
capacité d?accueil et de développement présentée dans ce guide a été pratiquée.
Cette fiche concerne la Capacité à maîtriser l?extension urbaine (Sol).
93
La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ».
Fiche Capacité 6
Maîtriser l?extension urbaine
La question de l?urbanisation est omniprésente dans la problématique du développement durable des
littoraux, car elle occupe une place de plus en plus importante des espaces les plus proches de la côte.
À l?échelle nationale, l?urbanisation représente ainsi 50 % des espaces situés à moins d?un kilomètre du
rivage, sur le site d?étude retenu, 26 %.
L?évaluation de la capacité d?accueil passe inévitablement par la prise en compte des impacts du
développement de l?urbanisation, car les processus mal maîtrisés du développement de la construction
provoquent le plus souvent l?altération de nombreuses ressources essentielles à la qualité des
territoires littoraux.
Le sol ou l?espace en quantité de surface est la première de ces ressources à être mise en danger, car
ses dimensions sont limitées et les processus d?urbanisation le plus souvent très consommateurs de
surface.
Question posée en termes
de capacité d?accueil
supplémentaire de
populations et d?activités,
saisonnières ou
permanentes
Capacité à éviter
la mise en péril de la
ressource à enjeux
Eclairages des situations de
déséquilibres potentiels
Indicateurs
fondamentaux
complémentaires
6a1 - Tranche modale des
surfaces construites
Consommation d?espace
par l?urbanisation
excessive 6a2 - Pression urbaine ressentie
Offre de terrains
constructibles inadaptée
à la demande
6b1 - Capacité résiduelle
d?urbanisation
Faible densité des
espaces urbanisés
6c1 - Densité des espaces
urbanisés, COS réglementaires,
(densité minimale)
Disparition des coupures
entre les bourgs
6d - Dispersion spatiale de la
construction et étalement de la
tache d?urbanisation
6e1 - Surfaces des ZAC/ZAD,
lotissement et réserve foncière
La part du sol à
vocation urbaine
destinée à l?accueil
supplémentaire de
populations et
d?activités est-elle
de nature à favoriser
l?étalement urbain ?
Capacité à
maîtriser
l?extension
urbaine 6
Procédures d?urbanisme
opérationnel et politique
de maîtrise foncière
insuffisantes 6e2 - Usage du DPU
La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ».
Synthèse
Indicateur 6a1 - Tranche modale des surfaces construites
Indicateur 6a2 - Pression urbaine ressentie
Indicateur 6b1 - Capacité résiduelle d?urbanisation
Indicateur 6c1 - Densité des espaces urbanisés
Indicateur 6d1 - Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation
Indicateur 6e1 - Surfaces des ZAC/ZAD, lotissement et réserve foncière ?
Indicateur 6e2 - Usage du droit de préemption urbain ?
Situation de déséquilibre :
importante en partie
maîtrisée maîtrisée absence de
données ?
La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de
manoeuvre du territoire à?
- Garantir le bon accès à l?eau (capacité 1) EAU
- Garantir la cohérence du cycle de l?eau et sa qualité (capacité 2) EAU
- Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 4) SOL
- Gérer certains usages dans les limites spatiales du territoire expertisé (capacité 5) SOL
Environnement
- Préserver l?identité locale et le lien social (capacité 7) CULTURE
- Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 8) CULTURE
- Préserver les spécificités paysagères (capacité 9) CULTURE
- Assurer le maintien et le renouvellement des populations permanentes
(capacité 11) DEMOGRAPHIE
- Maintenir un équilibre démographique entre pop. permanente et temporaire
(capacité 12) DEMOGRAPHIE
- Gérer le flux saisonnier des déplacements (capacité 13) MODE D'HABITER
- Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 15) MODE D'HABITER
- Rationaliser l?occupation résidentielle (capacité 21) MODE D'HABITER
- Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22) MODE D'HABITER
- Maintenir un débat politique apaisé (capacité 25) VIE COLLECTIVE
Société
- Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à bien les faire
fonctionner toute l?année (capacité 27) CAPITAL MATERIEL
- Maîtriser financièrement l?urbanisation et la spécialisation touristique (capacité 29) CAPITAL FINANCIER
- Diversifier le tissu économique local (capacité 30) TISSU ECONOMIQUE
LOCAL
- Offrir des services d?intérêt général toute l?année et adaptés en saison (capacité 32) SERVICE D'INTERET
GENERAL
Économie
La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ».
Mesure des indicateurs
Indicateur 6a1 ? Tranche modale des surfaces construites
Données : fichier DRE ? SITADEL, surface des terrains sur lesquels a été déposée une demande de
permis de construire pour une construction neuve à usage d?habitation. Prise en compte à
la date d?ouverture du chantier (DOC) sur une période de 10 ans (1996 à 2006).
Traitement : somme des déclarations par tranches de surfaces des parcelles en 14 tranches
détaillées ( de 250 m² ; 251 à 500 ; 501 à 750 ; 751 à 1 000 ; 1 001 à 1 500 ; 1 501 à
2 000 ; 2001 à 2 500 ; 2 501 à 3 000 ; 3 001 à 3 500 ; 3 501 à 4 000 ; 4 501 à 5 000 ;
5 001 à 10 000 ; + de 10 000), regroupées en 6 classes :
- petite parcelle : - de 500 m²
- parcelle moyenne : 501 à 1 000 m²
- parcelle moyenne supérieure : 1 001 à 2 000 m²
- parcelle grande : 2 001 à 3 000 m²
- parcelle très grande : 3 001 à 5 000 m²
- parcelle exceptionnelle : + de 5 000 m²
-
Référence : elle se fait par référence avec trois communes dont une en contexte insulaire, présentant
un nombre total de logements identique à ce qui est observé sur l?île en étude (nombre
total de logements au RGP 99 et nombre de logements neufs par an à peu près
équivalents ? moyenne annuelle calculée entre 1996 et 2006, données SITADEL).
Résultats
Ile en étude Comparaison 1 2 3 4
Nb total logements 5 061 6 248 3 498 4 302 5 265
Nb de logements neufs
(10ans)
604 633 441 840 589
Parcelles ? de 500 m² 12,2 % 30,2 % 9,8 % 14 % 4,1 %
501 à 1 000 m² 38,8 % 53,2 % 43,5 % 47,3 % 72,4 %
1 001 à 2 000 m² 35 % 13,3 % 34,7 % 25,2 % 15,4 %
2 001 à 3 000 m² 8,7 % 2,1 % 8 % 9,1 % 3,3 %
3 001 à 5 000 m² 3,4 % 0,9 % 2 % 2,9 % 2,4 %
+ de 5 000 m² 1,9 % 0,3 % 2 % 1,5 % 2,4 %
surface moyenne d?un terrain
construit
1 275 m² 798 m² 1 318 m² 1 176 m² 1 165 m²
surface médiane 1 000 m² 608 m² 1 000 m² 857 m² 730 m²
consommation moyenne
d?espace par logement
construit (1996-2006)
1 149 m² 794 m² 1 184 m² 651 m² 772 m²
Évaluation : la surface moyenne d?une parcelle construite sur l?île en étude entre 1996 et 2006 pour
un nouveau bâtiment à usage d?habitation a été de 1 275 m², ce qui représente une
consommation d?espace relativement élevée. Parmi les communes de référence, seule
l?une d?entre elle présente une surface moyenne supérieure, l?île de comparaison étant
de 37 % inférieure à celle enregistrée sur l?île en étude.
Les parcelles mises en construction sur l?île en étude sont de surfaces à peu près
comparables à celles des communes de référence (exception faite de la commune 1)
avec, toutefois, une tendance à disposer de moins de terrains bâtis de petite surface et
de plus de terrains bâtis de surface supérieure. En effet, la part des parcelles de moins
de 1 000 m², qui représentent 50,2 % du total sur l?île en étude, est plus limitée que sur
trois territoires de comparaison (2, 3 et 1), 53 % pour le n°2, 61 % pour le n°3 et surtout
83,4 % pour le territoire n°1 (celle des 1 000 à 3 000 m² est de 44,4 % contre 42,7 %,
34,3 et 15,3. Celle des plus de 3 000 m² de 5,4 %, contre 4 %, 4,4 et 1,2 %.
La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ».
==> Au regard des surfaces des terrains urbanisés sur l?île en étude depuis 10
ans, il ressort que le sol est consommé par l?urbanisation dans des
proportions importantes et majoritairement supérieures à ce qui est observé
pour des situations similaires. Cette situation est liée à un processus
d?urbanisation consommateur d?espace, s?accompagnant d?une sous-
représentation des terrains à bâtir les plus petits et d?une sur-représentation
des terrains les plus grands. Au total, la consommation moyenne d?espace
pour la construction d?un logement se situe à un niveau élevé (1 149 m²),
incompatible avec une gestion économe du sol.
Indicateur 6a1 : gfbhhgh
Valeur cible : l?objectif à atteindre dans le cadre d?une maîtrise plus forte des extensions urbaines est
d?augmenter la part des parcelles de surface inférieure à 1 000 m² dans le processus
d?urbanisation. Cette part pourrait atteindre une valeur proche de celle enregistrée à
dans le territoire n°2 (55 % des terrains construits), ce qui représenterait une économie
annuelle de 2,2 ha de surface urbanisée (sur 10 ans, 22 terrains bâtis d?une surface
inférieure à 1 000 m², venant remplacer 22 terrains d?une surface d?environ 2 000 m²
qui auraient sinon été construits).
Indicateur 6a2 ? Pression urbaine ressentie
Les données traitées se limitent à celles de l?exploitation d?une enquête directe auprès de la population,
permanente et temporaire, à partir d?un questionnaire sur la perception du territoire de l?île en étude et des
pressions diverses qui s?exercent sur lui. Elles sont donc partielles et ne peuvent à elles seules éclairer le ressenti
de la pression urbaine.
Données : enquête réalisée pendant l?été 2007 sur l?île en étude par la MSH Ange Guépin dans le
cadre de la mission PUCA-DRE des Pays de la Loire. Les questionnaires utilisés
concernent 260 personnes interrogées sur l?île à la fin du mois de juillet 2007, dont 54
résidents permanents et 206 résidents temporaires.
Traitement : la perception du développement urbain sur l?île peut être appréciée au travers de la
question 3.5 (Depuis que vous venez sur l?Ile, avez-vous noté des changements dans la
nature/paysages ? 13 choix possibles de réponse, dont Davantage de maisons et des maisons qui
se ressemblent toutes) et de la question 4.4 (À votre avis la fréquentation touristique pose-t-elle
des problèmes aux territoires qui l?accueillent ? 13 choix possibles de réponse, dont le problème lié
à la Pression immobilière et foncière).
Référence : elle se fait par référence avec trois communes dont une en contexte insulaire, présentant
un nombre total de logements identique à ce qui est observé sur l?île en étude.
Résultats : * à la question 3.5 (Depuis que vous venez sur l?île, avez-vous noté des changements dans la
nature/paysages ?), 56,4 % des résidents permanents s?étant exprimés ont déclaré comme
premier changement visible celui du nombre croissant de maisons, 48,5 % des résidents
temporaires. L?uniformité architecturale n?est mentionnée que pour 3,6 % des
changements visibles de 1ère et 2ème importance pour les résidents permanents et 0 %
des résidents temporaires.
* à la question 4.4 (« À votre avis la fréquentation touristique pose-t-elle des problèmes aux territoires qui
l?accueillent ? »), 22 % des résidents permanents s?étant exprimés ont mentionné la pression immobilière et
foncière en 1ère et 2ème niveau d?importance parmi les problèmes perçus, 8,7 % des résidents temporaires.
Évaluation :
==> le premier changement de paysage relevé par les habitants et les résidents
secondaires concerne l?extension urbaine. Le niveau de réponses montre un
début de prise de conscience de la pression urbaine du territoire. Cependant,
parmi les résidents permanents, 3 sur 4 n?ont pas mentionné la pression
immobilière et foncière comme un problème évident lié à l?activité touristique.
La consommation de la ressource SOL n?est pas perçue comme étant à un
stade d?érosion critique.
Indicateur 6a2 : gfbhghh
La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ».
Indicateur 6b1 ? Capacité résiduelle d?urbanisation
Données : capacité brute d?urbanisation rendue possible dans le cadre actuel des PLU, obtenue par
extraction des parcelles actuellement non bâties (fichier cadastral sous forme numérique,
DDE) et situées dans une zone à vocation urbaine résidentielle, actuelle et future, du
PLU (fichier du zonage du PLU, DDE).
Traitement : s?effectue en plusieurs étapes :
- extraction des parcelles non bâties situées dans les zones à vocation urbaine du
PLU ;
- suppression des parcelles présentant une surface trop limitée pour être bâties
(fonction des règles édictées dans le PLU ; COS et surface minimale des terrains
constructibles), ainsi que celles visiblement trop enclavées pour être urbanisées ;
- remplissage de ces parcelles, de façon manuelle tenant compte de la morphologie
des espaces environnants (densité, accès, ?) et du règlement du PLU
(notamment pour les zones d?urbanisation groupée), de façon à déboucher sur le
nombre de nouvelles constructions possibles sur ces parcelles constructibles ;
un taux de rétention de 20 % est ensuite appliqué, intégrant le gel d?un certain
nombre de terrains qui ne pourront être construits dans le cadre actuel du PLU
(situation géographique, héritage, spéculation?).
Référence par comparaison aux communes littorales 1, 2, 3 et à une commune intérieure 4, qui
présentent toutes un espace à urbaniser similaire en nombre total de logements, ainsi
qu?un processus d?urbanisation (nombre de nouvelles constructions par an) à peu près
identique à ce qui est observé sur l?île en étude.
Résultat :
Ile d?étude Comparaison 1
(île)
2 3 4
Nb total logements 5 061 6 248 3 498 4 302 5 265
Nb de logements neufs (10ans) 604 633 441 840 589
consommation moyenne d?espace par
logement construit (1996-2006) 1 149 m² 794 m² 1 184 m² 651 m² 824 m²
Zones urbaines (IPLI) 665 ha 596 ha 415 ha 445 ha 995 ha
Surfaces disponibles en zones actuellement
urbanisables 142 ha 90 ha 73 ha 36 ha 44 ha
Logements constructibles en zones
actuellement urbanisables 1 115 logt 1 131 logt 619 log 546 logt 535 logt
Nb d?années de réserve 19 ans 18 ans 14 ans 6 ans 4 ans
Surfaces disponibles en zones d?urbanisation
future 39 ha 43 ha 30 ha 35 ha 110 ha
Logements constructibles en zones
d?urbanisation future 390 logt 430 logt 300 logt 350 logt 1 110 logt
Nb d?années de réserve 6 ans 7 ans 7 ans 4 ans 9 ans
Surfaces totales disponibles en zones à
vocation urbaine 181 ha 133 ha 103 ha 71 ha 154 ha
Total logements constructibles en zones à
vocation urbaine 1 505 logt 1 561 logt 919 logt 896 logt 1 645 logt
Total logements constructibles en zones à
vocation urbaine (rétention 20 %) 1 204 logt 1 250 logt 735 logt 717 logt 1 316 logt
Nb total d?années de réserve 25 ans 25 ans 21 ans 11 ans 14 ans
Nb total d?années de réserve avec taux
rétention 20 % 21 ans 21 ans 16 ans 10 ans 13 ans
La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ».
Évaluation : la capacité brute d?urbanisation est ici limitée aux terrains nus et ne tient donc pas compte du
renouvellement urbain possible dans les années à venir (densification des espaces
actuellement urbanisés), jusqu?à présent limité dans les espaces urbains du littoral régional.
Il n?existe pas de règles s?appliquant à ce qu?un PLU doit raisonnablement offrir comme
terrains à bâtir en fonction de la demande qui s?exprime sur un territoire. On peut
toutefois partir du principe qu?un PLU est un document de planification à court terme (5
ans, 10 ans maximum) et que par conséquent un potentiel équivalent à 15 ans de
constructions sur un rythme identique à celui observé sur la dernière décennie écoulée
est acceptable et conforme à une gestion rigoureuse de l?espace.
==> Avec 21 années de réserve d?urbanisation, le PLU de l?île en étude offre
encore des surfaces pour la construction à vocation résidentielle trop
largement dimensionnées. Concernant les surfaces immédiatement
urbanisables, le PLU de l?île en étude est le plus « généreux » de ceux
utilisés en référence (19 ans de réserve, contre 18, 14, 6 et 4).
Indicateur 6b1 : gfbhhgh
Valeur cible : l?offre de terrains constructibles pourrait être réduite sensiblement, pour atteindre une
réserve équivalente à 15 années de construction au rythme des dix dernières années
écoulées.
Indicateur 6c1 ? Densité des espaces urbanisés
Données : nombre de logements au recensement 1999, zones urbaines à dominante résidentielle de
la BD occupation du sol de l?IPLI (DDE, 2000).
Traitement : rapport du nombre total de logements à la surface des zones urbaines résidentielles.
Référence : elle se fait par référence avec trois communes dont une en contexte insulaire, présentant
un nombre total de logements identique à ce qui est observé sur l?île en étude.
Résultat :
Ile d?étude Comparaison 1
(île)
2 3
Nb total logements 5 061 6 248 4925 4 302
Zones urbaines résidentielles
(IPLI)
568 ha 458 ha 436 ha 304 ha
Nb de logt à l?hectare 8,9 ha 13,6 ha 11,3 ha 11,5 ha
Évaluation : la densité de logements sur l?île en étude est nettement la plus faible comparée à des
situations d?autres communes littorales similaires. Il n?existe pas de règles normatives
de densité moyenne acceptable et conforme à une gestion rigoureuse et économe de
l?espace, toutefois, la valeur de 12 logements à l?hectare est souvent utilisée comme
référence technique (FNAU, ?).
==> Avec à peine 9 logements à l?hectare, la densité des espaces urbains
résidentiels est faible sur l?île en étude. En termes réglementaires, le PLU
confirme une tendance à l?autorisation d?un processus d?urbanisation peu dense
(54 % des surfaces communales urbanisables pour la fonction résidentielle sont
réglementés avec un COS < à 0,1) et par conséquent consommateur d?espace.
Indicateur 6c1 : gfbhggh
Valeur cible : compte tenu des niveaux de densité enregistrés dans des communes littorales
similaires, il semble possible de dépasser le seuil des 10 logements à l?hectare.
La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ».
Indicateur 6d1 ? Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache
d?urbanisation
Données : bâtiments en dur de la base de données cadastrales (mairie).
Traitement : agrégation des espaces situés à moins de 100 mètres d?une construction, produisant la
tache d?urbanisation. La continuité de l?urbain est ainsi prise en compte jusqu?à une
distance de séparation de 200 mètres entre les bâtiments. Au-delà, la tache
d?urbanisation est discontinue.
Référence : par comparaison à une commune littorale également insulaire et touristique, disposant
d?un nombre de logements légèrement supérieur à l?île en étude.
Résultat : les résultats sont présentés sous forme cartographique, faisant apparaître à la fois
l?étendue de la tache d?urbanisation et sa continuité.
Évaluation : la tache d?urbanisation couvre 1 468 hectares, soit 61,5 % de la surface de la commune
(pour 5 061 logements). Rapportée à la surface des zones urbaines IPLI, la tache
d?urbanisation couvre une surface 2,2 fois supérieure (2 peut être considéré comme une
valeur seuil).
==> La tache d?urbanisation dans l?île en étude est étendue en surface. Ce point
confirme donc l?indicateur précédent. Mais surtout, elle révèle l?étalement et la
dispersion (2,2 fois les espaces urbains au sens IPLI, pour 1,7 fois pour la
commune en comparaison) et la continuité du bâti qui a réduit et limité les
coupures d?urbanisation entre les pôles d?habitat ancien.
(commune de comparaison, également île touristique avec 6 248 logements, même échelle)
Indicateur 6d1 : gfbhghh
La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ».
Valeur cible : la tache d?urbanisation actuelle ne peut être réduite en surface, sauf en cas de
destruction de bâtiments. L?attention doit donc être portée sur les extensions futures,
de façon à réduire la progression de cette tache d?urbanisation au profit d?une
densification de ce qui est déjà bâti.
Indicateur 6e1 ? Surfaces des ZAC/ZAD, lotissement et réserve foncière
Données : indisponibles
==> aucune évaluation possible.
Indicateur 6e1 : ? ?
Indicateur 6e2 ? Usage du droit de préemption urbaine
Données : indisponibles
==> aucune évaluation possible.
Indicateur 6e2 : ? ?
Étape 1
Mettre en lumière
les ressources posant question
Étape 2
Questionner les atteintes
portées aux ressources
par la pression anthropique
Étape 3
Mesurer et apprécier
la fragilité des ressources
validationvalidationRessources à enjeux identifiées
validationvalidationGrille d?évaluation : questionnements et
hypothèses de situations de déséquilibres posés
système de veille et d?alerte sur la maîtrise ou la non-maîtrise de la capacité d?accueil
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ressources à enjeux
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de la grille
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3a : choix des indicateurs
3b : mobilisation des données
3c : choix des états de référence
3e : évaluation
3f : élaboration
du tableau synoptique
3d : production des résultats
de l?observation
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conduite et
animation du projet
les enjeux du territoire
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comité de pilotageLe territoire expertisé et ses ressources équipe projet
Procédure d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement
la classification des ressources et son détail ;
la grille d?évaluation exemple avec une liste élargie de situations de déséquilibres
rencontrées sur le littoral ;
les 34 fiches « Capacités » avec une armature pré-remplie ;
la liste des sources utilisées pour mesurer les indicateurs ;
le questionnaire pour mener une enquête directe sur la capacité d?accueil élargie ;
l?architecture de la base de données de l?enquête directe et son formulaire de saisie ;
la liste des liens entre les capacités du territoire (dans les fiches « Capacités ») ;
le tableau synoptique (mis en forme avec les 34 capacités de la grille exemple) ;
le Cahier n° 1 : Pottier P. (coord.), Chadenas C., Choblet C., Lamberts C., Pouillaude
A., Struillou J-F, Trouillet B., 2007, La capacité d?accueil et de développement des
communes littorales. Synthèse bibliographique. DRE Pays de la Loire, 77 p.
la synthèse n°1, 2007, La capacité d?accueil et de développement des communes
littorales. Synthèse bibliographique, DRE des Pays de la Loire, 4 p.
le Cahier n° 2 : Pottier P. (coord.), Chadenas C., Pouillaude A., Struillou J-F, 2009,
Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux. Approche
et méthode. DREAL des Pays de Loire, 84 p.
la synthèse n°2, 2009, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires
littoraux. Approche et méthode, DREAL des Pays de la Loire, 6 p.
le cahier n°4, à paraître :
DREAL des Pays de la Loire, 2010, Évaluer la capacité d?accueil et de développement
des territoires littoraux. Aide à la rédaction d?un cahier des charges de SCoT ou de
PLU, Cahier n°4, DREAL des Pays de la Loire.
OUTILS MIS A LA DISPOSITION EN TELECHARGEMENT
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=359
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12.
13.
La classification des ressources
Direction régionale de l?Environnement, de l?Aménagement et
du Logement des Pays de la Loire
Plan Urbanisme Construction Architecture
Direction générale de l?Aménagement, du Logement et de la Nature
avec le soutien de la MSH Ange Guépin et du CETE de l?Ouest
Contacts :
DREAL Pays de la Loire
Service Intermodalité, Aménagement, Logement
sial.dreal-pays-de-la-loire@developpement-durable.gouv.fr
Coordinateur du programme :
Patrick POTTIER
patrick.pottier@univ-nantes.fr
Université de Nantes
Géolittomer, LETG UMR 6554 - CNRS
INVALIDE) (ATTENTION: OPTION ociété et
économie). Leur émergence est liée à un ensemble de ressources simples, en interaction les
unes avec les autres. Ce sont les ressources complexes.
Le foncier est un élément complexe qui ne peut être limité à une ressource simple.
Sa transversalité associe les domaines :
- de l?environnement : il concerne alors directement la ressource sol. Son étendue
plus ou moins importante et l?augmentation du prix du foncier accroissent la pression
sur cette ressource, particulièrement dans certains secteurs sensibles. Le risque est de
voir se réduire, par endroit, la diversité des usages ;
- de la société : il concerne directement la ressource mode d?habiter. La
concurrence pour accéder à la propriété foncière, entraîne l?exclusion d?une partie de
la population à faible revenu ;
- et enfin de l?économie : il concerne directement la ressource capital financier
public qui, sous l?effet du prix du foncier, voit se réduire ses capacités de mobilisation
financière pour répondre à l?ensemble des besoins, en équipement notamment. Il peut
également impacter d?autres ressources, comme le tissu économique local.
La prise en compte du foncier, dans sa complexité et sa transversalité, doit donc se situer
à un autre niveau de la mise en oeuvre de la démarche, celui de la reconnaissance du
principe de « partage du foncier » comme un enjeu essentiel pour l?avenir du territoire.
Ouest-France du 05/02/2007
Fiche 8 : Identifier les ressources littorales
La vulnérabilité aux risques naturels et technologiques des personnes, des habitations et
des installations constitue un élément complexe. Elle place certaines ressources (populations,
biens, milieux naturels sensibles, ?) au croisement d?autres ressources facteurs d?aléa :
- dans le domaine de l'environnement : l'érosion côtière des dunes ou des falaises est
souvent la conséquence d'aménagements sur le littoral qui répondent à des besoins humains
ou touristiques (ouvrages de gestion du trait de côte, enrochements,... ) mais qui s'avèrent
inadaptés à la spécificité des milieux naturels : ils peuvent renforcer l?affouillement du pied
de falaise par la mer, créant ainsi un risque pour les populations et les biens (localisation de
maisons en haut de falaises friables par exemple) ;
- dans le domaine de la société et de l'économie : les installations classées, notamment
celles présentant des risques accidentels majeurs (SEVESO II) exposent significativement
les personnes (ressource démographie) tout en permettant de renforcer le tissu
industrialo-portuaire local. Leur proximité avec des espaces naturels sensibles crée
également un risque pour la faune et la flore.
39
L'image de marque du territoire représente un élément complexe, transversal et qui fait
référence à plusieurs ressources. Elle ne doit pas être confondue avec l'identité locale :
- dans le domaine de l'environnement : l'eau peut contribuer à l'image de marque d'un
territoire littoral, par sa qualité, sa transparence, mais également l'air, la faune? ;
- dans le domaine de la société : la culture participe à l'image de marque d'un
territoire, par l'identité locale, son folklore, son patrimoine architectural, paysager, mais
également son mode de vie, sa démographie? ;
- dans le domaine de l'économie : la qualité de son capital matériel
peut contribuer à l'image de marque d'un territoire par ses équipements
remarquables, le port, le golf, les centres de thalassothérapie, mais
également son capital financier, son tissu économique local?.
L'image de marque d?un territoire, dans la perspective de sa protection et
de sa valorisation, peut être directement intégrée à un principe
fondamental d'un projet de territoire, très orienté vers
sa promotion comme produit touristique. C'est par ce
biais que sa complexité peut être prise en compte.
Les installations industrialo-portuaires côtoient des
espaces urbanisés et balnéaires. Les risques liés à cet
environnement immédiat n?empêchent pas l?étalement
urbain de se développer.
Embouchure de la Loire, Loire-Atlantique.
érosion différentielle (dûe aux écoulements d?eau)
menaçant les habitations installées en haut de falaise
et les touristes sur la plage.
Algarve, Portugal.
L?attrait du paysage suscite l?intérêt des touristes.
Port de pêche à l?Ile d?Yeu, Vendée
et marais salants à Guérande, Loire-Atlantique.
C Chadenas
C Chadenas
C Chadenas
B Trouillet
40
L 'évaluation de la capacité d'accueil proposée permet de dépasser le constat général de
ressources fragiles et épuisables, dont l'altération ou la disparition pure et simple peut
créer un dommage pour les sociétés et les générations futures. Elle offre une appréciation
d?ensemble de la pression humaine et de ses effets, sur un territoire particulier.
Elle permet de percevoir de façon plus globale les multiples impacts d'un déséquilibre
initial et non plus de raisonner de manière sectorielle (voir fiche 22).
Une ressource apparaît mise en danger : un déséquili-
bre est révélé par la collectivité locale, les services de
l?Etat ou les acteurs de la société civile. L?attention
peut par exemple être attirée sur le nombre de villas
anciennes démolies par commune et par année
(ressource CULTURE).
L?alerte porte alors sur la pression qui s?exerce sur le
patrimoine architectural, représentant ici un élément à
enjeu d?une ressource culturelle remarquable,
vulnérable, voire épuisable.
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Le système de ressources du territoire
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Culture
Cette vulnérabilité de la ressource du patrimoine
architectural historique renvoie à la question de la
rareté de la ressource SOL en termes de surface. Son
déséquilibre est lié à une concurrence non maîtrisée et
à une réduction forte des extensions possibles.
Il sera traduit par une capacité résiduelle
d?urbanisation.
Le système de ressources du territoire
Culture
sol
ressource en déséquilibre
ressource en croissance
interactions
ressource du littoral : l?eau de mer, un oiseau,
une falaise, une fête traditionnelle...
Fiche 9
41
Comprendre les interactions entre
les ressources de son territoire
La rareté de la ressource SOL s?accompagne d?une
augmentation du prix des terrains qui, certes, rentabi-
lise les opérations de rénovation urbaine mais
contribue également à fragiliser la ressource CAPITAL
FINANCIER de la collectivité. Celle-ci doit consacrer une
partie croissante de son budget à l?achat des terrains
nécessaires à ses équipements, ou, de façon plus
critique, doit se limiter dans l?implantation de ses
équipements (ressource CAPITAL MATÉRIEL), faute de
disponibilité en sol.
Le système de ressources du territoire
Culture capital
matériel
capital
financier
sol
Ces opérations sont peut-être en lien avec le
dynamisme de la ressource TISSU ÉCONOMIQUE
LOCAL (secteur du bâtiment) qui constitue également
un facteur d?ancrage de la ressource DÉMOGRAPHIE
(des jeunes sur place). La destruction des villas
anciennes est également associée à la question de la
densification des espaces urbains dans les secteurs
géographiques où la pression est la plus forte. Elle
favorise une vraie réflexion sur la densité et la satura-
tion estivale (ressource DÉMOGRAPHIE).
démographie
tissu économiquecono
Le système de ressources du territoire
Culture capital
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capital
financier
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Repère : plus globalement, mettre en évidence les
interactions entre les ressources du territoire préfigure, pour
le système d?alerte et de veille, les liens entre les indicateurs.
Ceux-ci permettront l?évaluation globale de la capacité
d?accueil et de développement du territoire expertisé.
Mettre en évidence ces liens est indispensable pour faire
fonctionner le système et comprendre la « mécanique » du
territoire. Ils doivent émerger dès les premières discussions
au sein de l?équipe-projet (voir fiches 3.2, 4, 5 et 7).
Cet ensemble d?interactions entre plusieurs ressources laisse
apparaître un sous-système centré sur la difficile maîtrise de
la pression foncière, dans un contexte d?accroissement mal
contenu de la population (et donc de la capacité d?accueil).
42
L ?évaluation de la capacité d?accueil proposée est intégrée. Elle est intrinsèquement liée
à des scénarios de stratégies de développement du territoire. Arrivée à son terme, elle
s?intègre dans un processus de projet.
Il est donc possible, dès l?étape 1, de regrouper les ressources apparaissant comme centrales
dans un ou des principes fondamentaux qui permettent d?orienter l?évaluation vers un projet
de territoire.
Localement, ces principes fondamentaux peuvent déjà avoir émergés lors des discussions préalables à
un projet de territoire : « partager le sol dans un contexte d?étalement urbain », et se traduire dans
les documents d?urbanisme.
Plus globalement, ils sont également mis en avant par l?état, à travers les enjeux qu?il porte sur un
territoire, ou la législation telles que la loi Grenelle 1 en France. Les lois sont aussi porteuses d?une
interrogation systématique de certains principes fondamentaux, comme la densité urbaine ou la mixité
sociale inscrites dans la loi SRU.
Les principes fondamentaux peuvent intervenir à une autre échelle. Celle-ci peut alors orienter l?avenir d?un
territoire, par exemple en établissant au niveau international des concepts fondamentaux, tel que le
Développement durable, sur la base desquels des acteurs peuvent choisir de bâtir un projet de territoire.
Les quelques ressources centrales associées aux principes fondamentaux ne sont pas les seules
à être interrogées. Elles orientent le questionnement qui porte sur l?ensemble des ressources du
territoire.
Fiche 10
Pour aller plus loin :
Le principe fondamental
=
le fil conducteur permettant d?orienter le
questionnement sur toutes les ressources
Ces principes essentiels orientent la gestion du système de ressources
du territoire. Ils énoncent la volonté de maîtriser un processus
éventuellement perturbateur dans un contexte d?accueil supplémentaire
de populations et d?activités. Ils peuvent aussi refléter l?attention
particulière accordée à la préservation d?un capital de ressources.
Comment utiliser les principes fondamentaux ?
43
utiliser des principes fondamentaux
pour mettre en projet le territoire
Exemple : l?installation d?une nouvelle population aisée sur le littoral s?accompagne
d?une demande de terrains constructibles. Cette dernière entraîne des tensions sur les
marchés fonciers et immobiliers qui connaissent une augmentation des prix. Ceci se
traduit à la fois par un enrichissement des habitants permanents vendeurs de leur
patrimoine et par une éviction des jeunes issus de familles locales dépourvues de capital
foncier, dans l?incapacité de se loger sur place. Ces ménages modestes sont repoussés
d?autant plus loin que les parcelles vendues localement sont grandes, alourdissant par
là-même le coût global de la construction.
La collectivité locale, les acteurs économiques et la société civile, les services de l?état
ou les experts estiment que par son ampleur, la tension sur la ressource SOL fragilise
globalement le capital du territoire par un enchaînement d?interactions successives
mettant en jeu plusieurs ressources. Le SOL reconnu comme élément principal de ce
processus, représente ainsi une ressource centrale pour le territoire littoral considéré.
Ces questions autour de la rareté du SOL sont regroupées en une seule phrase :
PARTAGER LE SOL DANS UN CONTExTE D?éTALEMENT URBAIN
Ressource EAU : à travers le principe
fondamental ? Partager le SOL dans
un contexte d?étalement urbain ?,
on interroge la manière dont
l?étalement urbain et le partage du sol
remettent par exemple en cause le bon
accès à l?eau pour les habitants et les
touristes.
=> Trop de consommation d?eau dans
certains secteurs fait qu?un mince filet d?eau
coule au robinet à des heures précises de la
journée (retour de la plage par exemple).
Ressource CAPITAL MATéRIEL : à
travers le fonctionnement des
équipements collectifs (un élément à
enjeu du capital matériel), les questions
portent cette fois sur leur bon
fonctionnement été/hiver. Dans le cas
développé ci-dessus, on interroge le
dimensionnement des équipements
d?adduction et de traitement de l?eau
potable entre l?été et l?hiver.
=> Augmenter le diamètre des tuyaux
permettrait d?approvisionner les touristes et
les habitants l?été mais causerait un risque
sanitaire par stagnation de l?eau pour les
habitants permanents l?hiver.
45
Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux
Fiche 11. Marche à suivre
Fiche 12. Questionner le territoire
Fiche 13. Repérer la fragilité des ressources
Fiche 14. Grille exemple d?évaluation
éTAPE 2
Questionner les atteintes
portées aux ressources
par la pression humaine
46
Université de Nantes (Chadenas C., Pottier P., Pouillaude A.) - DRE Pays de la Loire - MSH, 2008
validationvalidationGrille d?évaluation : questionnements et
hypothèses de situations de déséquilibres posés
les enjeux du territoire
=> quel niveau de pression pour le territoire ?
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Étape 2
Questionner les atteintes
portées aux ressources
par la pression anthropique
comité de pilotageéquipe projet
L ?étape 2 s?appuie sur la co-construction d?une grille d?évaluation de la capacité
d?accueil (voir ci-contre). Ce travail est mené par l?équipe projet (voir fiches 3.2, 4, 5). Elle
s?appuie sur la grille exemple (voir fiche 14). Son but est d?apprécier si la capacité
d?accueil maximum du territoire est loin d?être atteinte, en passe de l?être ou déjà
atteinte.
L?objectif est de poser collectivement des hypothèses d?altération d?une ressource, ou
d?un ensemble de ressources en interactions, du fait de l?accueil supplémentaire de
populations et/ou d?activités. À cette fin, le remplissage de la grille permet de définir les
objectifs de l?évaluation pour chaque ressource (l?étape 3 sert à choisir les indicateurs pertinents
qui qualifieront le déséquilibre, le dysfonctionnement ou la saturation éventuels de la (des)
ressource(s)). Il est fait appel ponctuellement à des experts, pour d'éventuelles précisions
techniques (degré de déséquilibre supposé/avéré d?une ressource par exemple).
Avec la grille proposée, les étapes 1 et 2 évitent de choisir des indicateurs avant de
savoir ce qui se passe sur le territoire. Elles permettent de retenir, parmi les
dynamiques à l?oeuvre, celles qui ont besoin d?être évaluées. Ces premières étapes sont
essentielles pour l?opérationnalité de l?évaluation dans une démarche territoriale de capacité
d?accueil. Sans elles, l?évaluation mise en place risque de dépasser largement les questions de
capacité d?accueil, d?être démesurée en nombre d?indicateurs tout en oubliant des dimensions
importantes de la pression humaine sur le littoral et notamment ses impacts.
À l?issue de l?étape 2 (3 ou 4 réunions), l?évaluation sera adaptée au territoire expertisé.
La co-construction des grilles d?évaluation de la capacité d?accueil sur un territoire spécifique
consiste à réaliser un diagnostic approfondi des enjeux majeurs du territoire en étude, mis en
évidence par l?équipe projet, à l?étape 1, à travers le choix des ressources.
La grille d?évaluation est validée par le comité de pilotage.
Fiche 11
étape 2 : extrait de la procédure d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement
(voir rabat).
Marche à suivre
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47
Grille d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement d?un territoire
(téléchargeable sur le site de la DREAL des Pays de la Loire)
48
L e remplissage de la grille pour l?adapter à un territoire vise à questionner les déséquilibres
affectant les ressources à enjeu, identifiées lors de l?étape 1. Concrètement, à ce stade, la
colonne 1 du tableau page précédente est remplie. Désormais, les colonnes 2, 3 et 4 font
l?objet de l?étape 2.
Etape 2
Capacité à éviter
la mise en péril de
la ressource à enjeux
Université de Nantes (Chadenas C., Pottier P., Pouillaude A.), PUCA - DREAL Pays de la Loire, 2009
Question posée en termes de
capacité d'accueil
supplémentaire de populations
et d'activités,
permanentes ou saisonnières
2 3
Extrait de la grille : colonnes 2 et 3
Dans une perspective de capacité de développement,
le remplissage de la colonne 3 :
testera l?aptitude du capital de ressources du
territoire expertisé à accompagner la pression
démographique et touristique ;
évaluera les possibilités offertes par les
ressources du territoire.
Elle structure la grille d?évaluation.
La colonne 2 permet de formuler une question
sur les effets de l?activité humaine. Cette
question doit préciser l?atteinte portée à la
ressource sélectionnée :
n sur le territoire expertisé,
n par l?accueil supplémentaire de populations
et d?activités (saisonnières ou permanentes).
Cette colonne 2 définit les effets de la pression
anthropique sur la ressource que l?on veut
évaluer.
La colonne 3 prolonge chacune des questions
posées : elle interroge la capacité du
territoire à éviter la mise en péril de la
ressource considérée ou sa capacité à
favoriser sa consolidation.
Fiche 12
Questionner le territoire
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Etape 2
Éclairage des situations
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L a colonne 4 permet d?éclairer ce qui se passe sur le territoire. Elle précise les situations de
déséquilibres pressentis auxquelles les ressources peuvent être exposées à court, moyen
ou long terme. L?étape 3 montrera par une mesure s?ils sont avérés.
Cette approche dynamique laisse ainsi de la place aux points d?amélioration en cours
auxquels la collectivité est attentive.
Le remplissage de cette colonne vise à mettre en
lumière la vulnérabilité, l?altération ou
l?épuisement éventuels de la ressource à enjeux
choisie à l?étape 1.
Les consolidations en cours de la ressource à enjeux
constituent également des points d?attention.
Toutes les ressources choisies sont explorées.
à la différence d?un diagnostic de territoire,
les déséquilibres soulevés ici sont liés
strictement à la pression humaine.
La formulation des problématiques qui s?attachent à
ces ressources à enjeux doit se faire en termes de
pressions exercées par l?arrivée de populations et
d?activités, en particulier saisonnières.
Fiche 13
Extrait de la grille : colonne 4
La grille d?évaluation est éclairée par des mesures et des éléments d?appréciation de la maîtrise
de la capacité d?accueil lors de l?étape 3.
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Repérer la fragilité des ressources
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L es situations de déséquilibres potentiels et les points d?attention particuliers sont
identifiés, sur le territoire en évaluation par 2 moyens :
n en s?appuyant sur les 105 situations de déséquilibres proposées par la grille
exemple (voir fiche 14), l?équipe-projet peut appréhender l?état des ressources de
son territoire. Elle s?interroge alors collectivement sur la pertinence locale de la
situation exemple et précise la manière de la faire évoluer ;
n les membres de l?équipe-projet expriment certains déséquilibres qu?ils
pressentent, sur leurs observations, sur leurs a priori, sur leur métier :
« il n?y a plus aucune coupure entre les bourgs, il y a des
maisons partout » ;
« il y a de plus en plus d?interdictions de pêche à pied, sur les
plages de notre commune » ;
« la côte sauvage est de plus en plus protégée, on ne peut plus
y aller en voiture, et même à certains endroits, en vélo ! » ;
« pour aller au marché l?été, avec tous ces estivants, je suis
obligé de m?y rendre très tôt, le matin ! J?adapte mes horaires à
la foule présente l?été... » ;
« l?hiver, il y a nettement moins d?activités culturelles qu?ailleurs,
le cinéma est fermé... ».
Les membres de l?équipe-projet pointent notamment les ressources vulnérables dans la
perspective de les conserver en bon état ou bien de suivre les améliorations en cours.
Fiche 13 : repérer la fragilité des ressources
Des déséquilibres potentiels dans l?économie
AS Bonnet
Avec l?arrivée supplémentaire de populations permanentes ou de touristes, la capacité des équipements
collectifs, qui font partie du capital matériel, pourrait être dépassée : la nouvelle station d?épuration ci-contre
couvre-t-elle bien les besoins d?assainissement des logements envisagés ?
Une évaluation participative et partenariale facilite l?adaptation
locale de la grille d?évaluation de la capacité d?accueil et de
développement.
53
Des déséquilibres potentiels dans l?environnement
Sur le littoral, la pêche à pied est une problématique récurrente. Lors des grandes marées notamment,
l?impact sur les coquillages est de plusieurs ordres : prélèvements trop importants en nombre, non-respect
des tailles des coquillages, piétinements anarchiques sur l?estran...
La mesure de ces impacts contribue à préciser le niveau du déséquilbre, à vérifier si celui-ci est réel ou
supposé, par exemple. Dès lors, des campagnes de sensibilisation à ces risques peuvent être entreprises,
comme celles qui ont été récemment lancées sur nos côtes.
Des déséquilibres potentiels dans la société
Le mode d?habiter est particulièrement touché par la saisonnalité de l?activité touristique. L?une de ses
caractéristiques la plus frappante, l?hiver, est les quartiers dits « de volets clos ».
Les habitants permanents vivent donc une partie de l?année à côté de ces maisons inoccupées, accentuant
l?effet de territoire vide et silencieux, d?où la vie s?est momentanément « retirée» .
C Chadenas
C Chadenas
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Question posée en
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Éclairages des situations
de déséquilibres potentiels
de la ressource à enjeux
Indicateur décrivant
la ressource à enjeux
Indicateurs fondamentaux
Indicateurs complémentaires
Capacité résiduelle de production
d?eau potable et volume annuel d?eau
importée (été/hiver)
Dépassement de la capacité nominale
de production d?eau et/ou surcoût
excessif de l?approvisionnement
La pression humaine en
période estivale contraint-
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Capacité à garantir le bon
accès à l?eau toute l?année
1
Accroissement des restrictions de la
consommation d?eau pour la population
et les activités
Nb de jours de restriction par arrêté
préfectoral
Qualité des eaux de ruiss
Volume total d?eau consommée par mois
ellement
Qualité des eaux de baignade et nb
de jours de fermeture des plages
Dégradation de la qualité des eaux de
ruissellement, souterraines et de
surface
Classement des dispositifs individuels
d?assainissement (qualité du rejet)
Taux de nitrates Dégradation de la qualité de l?eau liée
à des formes d?agriculture peu
respectueuses de l?environnement Présence d?espèces animales ou végé-
tales, témoins de la qualité de l?eau
Déclassement de la production
conchylicole par contamination
bactériologique
Nb de jours d?interdiction de
commercialisation
La qualité de l?eau est-elle
menacée par
l?intensification des usages
et/ou des activités
polluantes qui limitent son
partage ?
Capacité à préserver une
qualité de l?eau
compatible avec les
différents usages du
bassin-versant et de la mer
2
Interdictions de plus en plus
fréquentes ou prolongées de la pêche,
de la pêche à pied
Nb de jours d?interdiction de la pêche
à pied
Coût du m d'eau pour le
consommateur et pour la collectivité
E N V I R O N N E M E N T
Encombrement, voire saturation
répétée du plan d?eau
Comptages pendant les périodes
d?affluence
Mécontentement, voire conflits
répétés entre différents usagers du
plan d?eau
Enquête de terrain
L?occupation du plan d?eau
maritime révèle-t-elle une
situation de développement
non maîtrisée de différents
usages ?
Capacité à gérer la
diversité des usages sur le
plan d?eau maritime 3
Rejets importants de déchets en mer
par la plaisance Coût financier de la collecte
La spécialisation touristique
du territoire provoque-t-elle
des nuisances sonores ?
Capacité à garantir un
niveau sonore raisonnable
4
Augmentation des activités bruyantes
(notamment nocturnes)
Absence d?un plan de prévention du
bruit dans l?environnement
Nombre de plaintes et d?appels pour
tapage nocturne ou nuisance sonore
L?accroissement des activités
est-il de nature à mettre
-
en péril la qualité de l?air ?
Capacité à garantir la qualité
de l?air et à limiter ou réduire
les émissions de GES 5
Dégradation de la qualité de l?air
Suivi des niveaux de pollution de l?air
Augmentation rapide des GES Bilan carbone
Mise en place d?un PPBE
Tranche modale des surfaces construites
Pression urbaine ressentie
Consommation d?espace par
l?urbanisation excessive
Surface totale occupée par
l?urbanisation au regard des équilibres
entre espaces urbains, agricoles et
naturels
Offre de terrains constructibles
inadaptée à la demande
Capacité résiduelle d?urbanisation
Faiblesse des opérations de renouvel-
lement et de densification de l?existant
Faible densité des espaces urbanisés Densité des espaces urbanisés et des
processus d?urbanisation, COS
réglementaires, densité minimale
Dispersion spatiale exagérée et
disparition des coupures entre les
bourgs
Dispersion spatiale de la construction
et étalement de la tâche
d?urbanisation
Présence de zones AU
Surface des zones AU
La part du sol à vocation
urbaine destinée à l?accueil
supplémentaire de
populations et d?activités
est-elle de nature à
favoriser l?étalement
urbain ?
Capacité à maîtriser
l?extension urbaine 6
Foncier constructible disponible très
réduit, y compris à moyen ou à long
terme
A
I
R
S
O
L
Densité des usagers par mode
(baigneurs, surfeurs, mouillages
sauvages) en périodes d?affluence
E
A
U
Fiche 14
P our faciliter le travail de l?équipe-projet, une grille exemple est téléchargeable*.
Elle regroupe 30 questions récurrentes pour l'évaluation de la capacité d?accueil et de
développement. L?adaptation au territoire est validée par le comité de pilotage.
**
* http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/
** Les indicateurs seront choisis à l?étape 3.
55
Grille exemple
Question posée en termes ... Capacité à ? Éclairages des situations de déséquilibres Mesure de l?indicateur
S
O
L
Manque de disponibilités foncières
pour les activités économiques
Surface disponible et taux
d?occupation des ZAE
Procédures d?urbanisme opérationnel
réduites
Nb de lotissements et de projets de
village
Politique de maîtrise foncière
insuffisante
Nb d?acquisitions amiables
Nb d?expropriations
Usage du DPU (surfaces des DPU,
ZAD, ZAC)
Pressions importantes (régression et
fragmentation) sur les terres agricoles
Urbanisation dans les zones exposées
aux risques naturels
Surface agricole utilie et utilisée
Surface du zonage agricole dans le PLU
Indice de perturbation du marché agricole
Surface totale du territoire en zone
naturelle (occupation du sol)
Surface totale des zones humides
comblées
Transformation ou disparition des
habitats naturels
Proportion de la superficie en ZNIEFF
classée : ZPS, ZSC, site inscrit/classé
Sacrifice des espaces fragiles/sensibles
situés dans des zones à vocation
urbaine des PLU
Envolée des prix du foncier Prix des terrains à bâtir achetés
Sous la pression du
développement urbain, la
concurrence sur le sol est-
elle de nature à limiter ou
perturber les autres
usages ?
Capacité à préserver les
espaces nécessaires aux
autres usages 7
Difficulté à trouver un site approprié
pour les équipements collectifs
(par exemple pour les déchets)
Surface disponible et localisation pour
réaliser les nouveaux équipements et
infrastructures
Pression sur les activités liées aux métiers
de la mer notamment sur le trait de côte
(nautisme, baignade, aquaculture, ...)
Superficie des zones concédées
sur le DPM
Saturation des plages (baignade,
chenal, jeux, restauration?)
Taux d?occupation de plages
Sous la pression croissante
des pratiques touristiques,
la diversité des usages du
domaine public est-elle
remise en cause ?
Capacité à partager
équitablement le domaine
public (terrestre et
maritime) 8
Encombrement supplémentaire et
excessif de certains espaces collectifs
Densité de l?encombrement ressenti en
centre-ville, sur le port, sur les remblais
Niveau de fréquentation des espaces
fragiles à vocation naturelle
Ouverture de nouveaux sentiers par
la fréquentation
Pratiques excessives et
déstabilisatrices des espaces
sensibles, par une utilisation non
maîtrisée des parties vulnérables du
territoire
Parkings aménagés aux abords des
espaces fragiles naturels
Evolution morphologique des dunes,
des falaises, des plages
Eboulements ; cheminements organisés;
interdictions d?accéder aux sites naturels
L?intensité des pratiques
touristiques sur certains
espaces sensibles du littoral
favorise t-elle leur
dégradation ?
Capacité à éviter des
pratiques déstabilisatrices
voire irréversibles sur les
sites naturels sensibles 9
Dégradation morphologique sous l?effet
du piétinement (dunes, falaises, plages)
Nb d?espèces Perte de la diversité faunistique et
diminution des individus
emblématiques
Taille des populations communes et
emblématiques
faune littorale 10
Pratiques concurrentielles sur l?estran en
période sensible pour les oiseaux d?eau
Mise en place de zones de tranquillité
Nb de nids d?espèces emblématiques
détruits / succès de la reproduction
Chasse au gibier d?eau excessive Nb de procès-verbaux pour braconnage
F
A
U
N
E Les espèces faunistiques
(notamment aquatiques),
sont-elles mises en péril
sous l?effet des pressions
humaines ?
Capacité à éviter le
dérangement de la faune
sauvage 11
Fort développement du kite-surf en
période de migration et d?hivernage
des oiseaux d?eau
Fréquentation du site par les oiseaux
Uniformisation de la flore locale Présence d?espèces invasives
Nb d?espèces indigènes
Diminution du nombre d?espèces
Nb d?espèces messicoles
Piétinements anarchiques de la flore
(dunes, falaises, landes, pelouses littorales)
Nb d?espèces disparues sous l?effet
du piétinement
Capacité à préserver les
espèces floristiques
indigènes 12
Mise en péril de la continuité des formations
végétales et de leurs connexions Existence de corridors écologiques
F
L
O
R
E Les espèces floristiques
sont-elles mises en péril
sous l?effet des pressions
humaines ?
Capacité à maintenir une
trame verte cohérente 13
Mauvais état de conservation des
biotopes
Surface et taille des biotopes
emblématiques
Surface des entités végétales remarquables
Prélèvement excessif ou/et
non-sélectif ou/et non contrôle des
quantités et des calibres
Proportion d'engins de pêche sélectifs
(casier, filet, palangre, chalut sélectif...)
Absence ou faiblesse de mesures
collectives de gestion
Mise en place et types de mesures
collectives
Respect des réglementations
Evolution des stocks (poissons et
coquillages)
Capacité à préserver la
Présence d?un PPRN
Enquête terrain
Surfaces urbanisées ou urbanisables
situées dans les zones à risques
Surface des espaces fragiles situés en
zone urbaine
56
S O C I É T É
Expression de la culture locale altérée Nb d?associations culturelles,
sportives et artistiques actives / Nb
d?adhérents, de journées
événementielles et poids de la
période estivale
Face à l?arrivée massive de
populations saisonnières,
les pratiques sociales
locales se perdent-elles,
remettant en cause la
spécificité de ce territoire ?
Capacité à préserver
l?identité locale (pratiques
culturelles, identité
maritime, ?) 14
Identité culturelle locale en régression Nb de mécontentements exprimés
Nb de permis de démolir
Evolution spatiale de l?urbanisation
Les caractéristiques
urbaines traditionnelles
sont-elles mises en péril
par les nouvelles
constructions ?
Capacité à maintenir le
caractère local du
patrimoine bâti 15
Destruction du bâti ancien
traditionnel, dissolution des villages
anciens dans la tache urbaine,
uniformisation, banalisation des
caractères architecturaux
Etude architecturale ; formes urbaines
Transformations paysagères dues au
développement de l?urbanisation
(construction et infrastructures) et aux
mutations de l?agriculture
Nb de dispositifs de gestion
contractuelle sur les espaces protégés
Evolution des peuplements des haies
Appauvrissement de la spécificité
paysagère locale
Nb d?espèces exogènes (baccharis,
eucalyptus, oliviers...)
Evolution ressentie du paysage
C
U
L
T
U
R
E
Sous la pression
démographique et les
évolutions économiques,
l?identité paysagère est-elle
menacée ?
Capacité à préserver les
spécificités et la qualité
paysagères 16
Perte de la qualité paysagère due à la
multiplication et à la mauvaise
intégration des infrastructures de
déplacements
Étude de terrain
Nb d?habitants permanents
Projection démographique dans les
documents d?urbanisme
Solde migratoire selon l?âge et la CSP
Crainte d?une évolution
démographique déséquilibrée
Nb d?habitants dont le lieu de
résidence 5 ans auparavant n?était pas
la commune et répartition par âge
De moins en moins de jeunes au sein
de la population locale
Indice de jeunesse (rapport entre les
moins de 20 ans et les plus de 60 ans)
Solde migratoire des inactifs de plus
de 60 ans
D
É
M
O
G
R
A
P
H
I
E Le développement de
l?activité touristique
génère-t-il un déséquilibre
démographique ?
Capacité à assurer le
maintien et le
renouvellement des
populations permanentes
17
Baisse de la population permanente
en âge d?être active et
surreprésentation des inactifs chez les
nouveaux résidents Nb d?habitants entre 15 et 60 ans
Niveau de fréquentation touristique
connue ou estimée (y compris pour le
touriste à la journée) et rapport à la
population permanente
Fréquentation et densité touristique
excessive par rapport à la population
permanente
Densité mesurée et ressentie des
populations permanentes et
saisonnières
La population saisonnière
et touristique n?est-elle pas
trop importante par rapport
à la population
permanente et à l?espace
disponible ?
Capacité à maintenir un
équilibre démographique
entre les populations
permanente et temporaire
18
Encombrements observésDifficultés de circulation
Temps de trajet moyen au km sur
certains itinéraires
Difficultés de plus en plus grandes de
trouver un stationnement proche de
son logement
Saturation des espaces de
stationnement
Nb d?accidents corporels de la
circulation rapporté au trafic routier
et part de ceux survenus en été
La qualité du mode de vie
local est-elle remise en
cause en raison de
l?augmentation des
déplacements ?
Capacité à maintenir des
conditions de vie
acceptables 19
Risque ressenti de danger de
circulation
Non-respect du code de la route par
les vacanciers
Nb d?interventions et de procès-verbaux
recensés par la gendarmerie et la
police municipale rapportés à la
population présente
Augmentation marquée des vols et
des bagarres l?été
Part de l?été dans le nombre
d?interventions de la police municipale
Ressenti sur la propreté des lieux Multiplication des dépôts sauvages de
déchets
M
O
D
E
D
E
V
I
E
D
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D
I
V
I
D
U
S
La qualité de la vie liée aux
règles sociales est-elle
altérée par l?apport d?une
population extérieure ou la
densité d?individus
atteinte ?
Capacité à préserver le
fonctionnement social
propre au territoire 20
Nécessité de vivre en horaires
« décalés » pour se déplacer et
accéder aux services
Pratiques exprimées lors d?une
enquête directe
Recrudescence des accidents entre
circulations douce et motorisée
pendant l?été
Tonnage de déchets ramassés par les
employés municipaux et saisonniers
Fiche 14 : grille exemple
57
Répartition entre les résidences
principales et secondaires
Difficultés pour la population
permanente de se loger sur place
Commune d?origine des demandeurs
de permis de construire
Saturation des structures
d?hébergement touristiques
Capacité et niveau de fréquentation
par type d?hébergement
Coût total médian et moyen des
transactions immobilières rapporté au
revenu disponible médian
Difficultés de transmission des biens
immobiliers entre les générations et
difficultés à assurer des parcours
résidentiels
Nb de logements en primo-accession
destinés aux jeunes ménages
Perte de la diversité résidentielle et
sociale au sein de la population
permanente
Nb de logements sociaux par
habitants et structure par âge des
occupants
Demande de logements locatifs
annuels non satisfaite
Fonctionnement du parc locatif public
(taux de vacance, de rotation, délai
d?attente?)
Difficulté d?accès au logement pour
les étudiants et/ou les saisonniers
Etendue de la pratique de mise à
disposition d?un logement par les
employeurs ou Nb d?emplacements de
campings occupés par des saisonniers
Capacité à assurer la mixité
résidentielle et sociale 21
Évolution du prix du foncierSégrégation spatiale entre les
résidences secondaires et principales
à proximité de la mer
Ségrégation socio-spatiale entre le
littoral et le rétro-littoral
Localisation des nouvelles résidences
Changement de statut de la résidence
principales et secondaires
Structure de l?offre d?hébergementEviction du tourisme social par la
disparition de la diversité des formes
d?hébergement touristique
Revenu des résidents secondaires et
profil par CSP des touristes en séjour
La pression qui s?exerce sur
le foncier littoral
s?accompagne-t-elle d?un
processus
d?exclusion/ségrégation des
modes d?habiter
temporaires ou
permanents, au fil des
générations ?
Capacité à diversifier l?offre
d?hébergement touristique
22
Quartiers de résidences secondaires
aux volets clos trop systématiques
Durée d?occupation des résidences
secondaires
Évolution du volume de l?emploi et
taux de chômage (DEFM 1) au 31
janvier et 31 juillet
Face au développement
d?activités dédiées à
l?accueil des populations
saisonnières ou
permanentes, les emplois
et les métiers restent-ils
représentés dans leur
diversité sur le territoire ?
Capacité à maintenir
localement les emplois
permanents et à les
diversifier 23
Emplois nombreux mais fortement
saisonniers
Types des demandeurs d?emploi
(annulation par reprise, saisonniers,
activité réduite)
Question posée en termes ... Capacité à ? Éclairages des situations de déséquilibres Mesure de l?indicateur
M
O
D
E
D
?H
A
B
I
T
E
R
Part de l?emploi saisonnier dans
l?emploi
Répartition de l?emploi par secteur Perte de la diversité des emplois
(directs et indirects) par resserrement
sur le tourisme et la construction Créations d?emplois liées au tourisme,
rapportées aux pertes dans les autres
secteurs
Indicateur de concentration spatiale
de l?emploi
Baisse des possibilités de "Vivre et
Travailler au pays"
Volume des migrations domicile-travail
et kilomètres parcourus
Appauvrissement du vivier de
compétences locales
Répartition de la population
permanente par niveaux de formation
et tranches d?âges
Manque de main-d?oeuvre qualifiée
pour certains emplois non pourvus
Perte de l?adéquation entre formation
et emploi
Nb important de femmes peu
qualifiées
M
O
D
E
D
E
T
R
A
V
A
I
L
La spécialisation touristique
génère-t-elle la perte de
savoir-faire locaux ?
Capacité à entretenir des
savoir-faire locaux 24
Disparition des savoir-faire
traditionnels
Effectifs des métiers spécifiques
(marins, char pentiers de marine,
conchyliculteurs, paludiers?)
Relations conflictuelles entre
populations autochtones et
allochtones
Nb de plaintes déposées sur les livres d?or
de l?office de tourisme et de la mairie
Les impacts du
développement touristique
sont-ils sources de
mécontentements et de
conflits qui perturbent la
vie collective ?
Capacité à maintenir un
débat politique apaisé entre
les intérêts contradictoires
25 Expression radicalisée du
mécontentement par les associations
ou les individus
Nb de recours auprès du tribunal
administratif
Augmentation exceptionnelle du
nombre d?associations de riverains
Nb d?associations NIMBY
V
I
E
C
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L
L
E
C
T
I
V
E
Les nouveaux arrivants
influencent-ils la vie
citoyenne et le pouvoir
local ?
Capacité à assurer la
participation à la vie
communale 26 Poids de plus en plus fort des
nouveaux retraités dans le conseil
municipal
Part des retraités nouvellement installés
dans le conseil municipal
58
Rendement épuratoire de la station
Nb de stationnements sauvages
Capacité des réseaux de transport
d?électricité
Coût d?entretien et de restauratin des
digues de protection à la mer à la
charge de la commune
Tensions sur l?approvisionnement
en électricité
Capacité d?assainissement des eaux
usées insuffisante en qualité et/ou en
quantité
Capacité résiduelle annuelle de la
station d?épuration
Volume annuel de déchets collectésCapacité de traitement des déchets
insuffisante sur le territoire et fortes
variations saisonnières de la collecte
Coût par foyer de la collecte et de
l?évacuation des déchets suivant la
saison (montant de la TEOM)
Allongement démesuré des circuits de
collecte des déchets ménagers par
rapport au nombre de foyers desservis
Nb de foyers desservis rapporté aux
kilomètres parcourus par les circuits
de collecte
Écart entre le volume consommé
d?eau potable et la capacité de
stockage
Nb de jours où la réserve en eau est
inférieure au seuil de précaution
Variation saisonnière très importante
de l?utilisation des installations
d?approvisionnement et de
distribution d?eau potable
Nb de jours de chute de la pression et
débit du réseau de distribution de
l?eau suivant la saison
Niveau d?encombrement du trafic
routier pendant la période estivale
Offre et accessibilité des transports
collectifs
Saturation de la voirie et/ou des
parkings
Équipements deux-roues et piétons
Lenteur ou inaccessibilité des réseaux
de télécommunications pendant l?été
Débit du réseau ADSL et téléphonie
mobile (nb de jours et fréquence des
problèmes de transmission)
Délai d?attente pour un anneau ou un
mouillage à l?année net des doubles
inscriptions
Capacité à adapter les
équipements collectifs au
pic de fréquentation
(dimensionnement, qualité)
et à bien les faire
fonctionner toute l?année
27
Saturation des ports de plaisance
et/ou augmentation des mouillages
non réglementés
Nb de mouillages sauvages
C
A
P
I
T
A
L
M
A
T
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R
I
E
L Le capital matériel
(équipements collectifs et
infrastructures) répond-
en toute saison, aux
besoins évolutifs de
populations en croissance ?
Capacité à maintenir la
diversité des utilisateurs
des équipements et
infrastructures 28
Conciliation difficile entre les ports de
plaisance et de pêche professionnelle
Plaintes dans le livre d?or du port de
plaisance, au comité local des pêches
É C O N O M I E
il
Accès inégal à l?eau entre le tourisme,
les autres activités et les populations
locales
Nb de jours où les restrictions d?usage
concernent les activités et les
populations non touristiques
Coefficient d?autofinancement courant
Capacité d?autofinancement
Taux d?équipement
Solvabilité financière locale fortement
réduite par l?arrivée de nouveaux
habitants et de touristes
Volume du poste « aménagement et
services urbains » dans le budget
Montant des bases d?imposition de la
TH et de la TFB
Surreprésentation de la Taxe
d?habitation (TH) et de la Taxe sur le
foncier bâti (TFB) dans les bases
d?imposition communale
Recettes fiscales directes et taxes
issues des touristes/dépenses
d?équipement
Montant des dépenses foncières
communales pour les opérations de
lotissements et zones d?aménagement
Surcoût de la maîtrise foncière pour la
collectivité locale
Coefficient de mobilisation du
potentiel fiscal
Renoncement à des actions publiques
importantes faute de moyens
financiers ou forte demande vis-à-vis
des ressources de l?État, d?autres
collectivités locales
Contribution des subventions
d?équipement et exceptionnelles à
l?investissement
Alourdissement considérable des
charges de fonctionnement de la
collectivité pour la période touristique
au regard de la contribution fiscale
es touristes
Surpoids de la masse salariale dans
les dépenses de fonctionnement du
budget local
C
A
P
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F
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E
R La spécialisation touristique
et l?urbanisation réduisent-
elles la marge de
manoeuvre financière des
budgets publics locaux ?
Capacité à maîtriser
financièrement
l?urbanisation (équipements
collectifs et services) et la
spécialisation touristique
29
Charges élevées des opérations de
réparation des milieux naturels
dégradés par rapport aux opérations
préventives de protection
Montant budgétaire des opérations de
réparation des milieux naturels
Charge financière de la constitution
de réserves foncières
Fiche 14 : grille exemple
59
Répartition des entreprises par
secteur d?activités
Tourisme et Bâtiment concentrent
l?essentiel de l?activité économique
locale Nb de créations et de défaillances
d?entreprises par activité (dont
tourisme) selon l?ancienneté
Gênes occasionnées par l?activité
touristique sur d?autres secteurs
Mécontentements exprimés lors d?une
enquête directe
Le développement
touristique remet-il en
question l?équilibre entre
les activités présentes sur
le territoire ?
Capacité à maintenir la
diversité du tissu
économique local 30
Vision négative de l?activité touristique
par les habitants permanents
Perception des effets du tourisme par
la population permanente
Déséquilibre annuel de l?offre
commerciale (suréquipement,
diminution de l?offre de
commerces/réductions des horaires
d?ouverture en hiver)
Nb de commerces de détail par
catégorie en été et en hiver
Contribution de la saison (juin à
septembre) au chiffre d?affaires
annuel
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L
L?enrichissement apporté
par l?arrivée de populations
et d?activités n?est-il pas
amoindri par son caractère
saisonnier ?
Capacité à maintenir une
activité économique hors
saison 31
Rentabilité annuelle des entreprises
locales très dépendante du chiffre
d?affaires estival
Nb de mois où l?activité est sous le
seuil de rentabilité
Ratios (été/hiver) de médecins,
d?infirmières, de pharmaciens, de
dentistes pour 1 000 habitants
Temps pour atteindre l?hôpital
Difficultés d?accès aux services de la
santé
Demandes non satisfaites de prise en
charge en hôpital moyen séjour
Eviction de la population active
réduisant l?offre de services à la
personne
Nb de salariés travaillant dans les
services à la personne
Carence de divers services d?intérêt
général
Ratios annuels facteurs, gendarmes,
policiers, employés municipaux pour
1 000 habitants
L?augmentation temporaire
ou permanente de la
demande s?accompagne-t-
elle de carences de l?offre
de services d?intérêt
général ?
Capacité à adapter l?offre
de services d?intérêt
général, à une population
changeante en nombre et
en composition 32
Carence de desserte en transports
collectifs
Temps d?accès à la gare TGV la plus
proche
Mode de transport pour atteindre
la gare
Accessibilité des polarités du
territoire en transports collectifs
Le développement des
activités liées à l?arrivée de
nouveaux habitants ou de
touristes remet-il en cause
la cohésion des filières
économiques existantes ?
Capacité à développer les
complémentarités entre les
entreprises 33
Indépendance économique totale de
la filière touristique vis-à-vis des
autres secteurs (agiculture, pêche,
artisanat, ...)
Volume de salariés / d?entreprises
avec une double activité touristique et
traditionnelle
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Question posée en termes ... Capacité à ? Éclairages des situations de déséquilibres Mesure de l?indicateur
34
Fuite d?une part importante des
revenus touristiques liés à un
approvisionnement hors territoire
Part des exploitations de produits de
la mer ou de l?agriculture vendant
dans des circuits courts (marché, ?)
Difficultés d?installation des
établissements à proximité de la
mer (filière des produits de la mer,
agriculture, commerces, ?)
Enquête et relevés terrain La pression urbaine ou
touristique nuit-elle à une
implantation profitable
des entreprises ?
Capacité à répondre de
manière adaptée aux
besoins des entreprises
Renchérissement des loyers mettant
à mal la rentabilité
Montant des baux commerciaux
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Fiche 15. Marche à suivre
Fiche 16. La fiche « Capacité »
Fiche 17. Choisir les indicateurs
Fiche 18. Mobiliser les données
fiche 18.1. Où les trouver et comment les traiter ?
fiche 18.2. L?enquête sur le ressenti de la population
Fiche 19. Trouver des états de référence
Fiche 20. Mesurer la capacité à...
Fiche 21. Evaluer la capacité à...
Fiche 22. Matérialiser les relations entre les capacités
Fiche 23. Les résultats synthétiques : le tableau synoptique
Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux
éTAPE 3
Mesurer et apprécier
la fragilité des ressources
face à la pression humaine
61
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00
8équipe projet comité de pilotage
Étape 3
Mesurer et apprécier
la fragilité des ressources
système de veille et d?alerte sur la maîtrise ou la non-maîtrise de la capacité d?accueil
3a : choix des indicateurs
3b : mobilisation des données
3c : choix des états de référence
3e : évaluation
3f : élaboration
du tableau synoptique
3d : production des résultats
de l?observation
fic
he
s
Ca
pa
ci
té
s
validation
des niveaux acceptables
d?altération des ressources
validation
L a procédure d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement des territoires
littoraux se poursuit par une troisième étape qui consiste à mettre en place le système
d?indicateurs.
L?étape 3 apporte une mesure de l?ampleur de la pression exercée par les habitants,
les touristes et les activités économiques. Elle concourt à identifier les situations de
saturation, de dysfonctionnement ou au contraire de consolidation des ressources.
Elle contribue ainsi à mettre en perspective les fragilités pressenties des ressources
par rapport à celles effectivement observées sur le territoire.
Cette étape permet de conclure à la maîtrise ou à la non-maîtrise de la capacité d?accueil sur
le territoire considéré à l?aide de deux outils : les fiches « Capacités » et le tableau synoptique.
L?objet des premières est de présenter la mesure et l?appréciation des déséquilibres affectant
les ressources du territoire par des indicateurs chiffrés. Le second outil offre une visualisation
des résultats.
62
étape 3 : extrait de la procédure d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement
(voir rabat).
Fiche 15
Le système d?alerte et de veille offre une vision territoriale des ressources à des échelles
multiples. Il appréhende la saisonnalité des pressions et prend en compte les changements
structurels que pourraient connaître les ressources du territoire. C?est un système
d?indicateurs intégré et dynamique qui permet un suivi dans la durée.
L?équipe projet met en place le système d?indicateurs en 6 temps (voir figure ci-dessous : 3a,
3b, 3c...). Le comité de pilotage intervient à deux moments clés : le choix des états de
référence et la validation du tableau synoptique.
Marche à suivre
--> Quelles informations sur les ressources sont-elles recherchées ?
a. Choisir les indicateurs qui vont éclairer les déséquilibres des ressources.
--> où trouver ces informations nécessaires ?
b. Mobiliser les données les plus aptes à éclairer les indicateurs.
--> Comment se situe le territoire ?
c. établir des états de référence.
--> Quels résultats ?
d. Produire les résultats de l?observation.
--> Le territoire maîtrise-t-il sa capacité d?accueil ?
e. évaluer collectivement le degré de maîtrise (vert, orange ou rouge).
--> Quelles sont les effets de l?évaluation sur l?ensemble du territoire ?
f. élaborer le tableau synoptique.
63
Un
iv
er
sit
é
de
N
an
te
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ha
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A.
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L
de
s
Pa
ys
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e
la
L
oi
re
, 2
00
9
Le système d?alerte et de veille
étapes 1 et 2 étape 3
=>
Les fiches «Capacités»... Le tableau synoptique
=>
Les grilles
Indicateur 17a
Indicateur 17b
Indicateur 17c1
Indicateur 17c2
Indicateur 18a1
Indicateur 18a2
Indicateur 18b
Indicateur 18c
Indicateur 28a
Indicateur 18b
Indicateur 9a1
Indicateur 9a2
Indicateur 9a3
Indicateur 9b
6
7
8
17
18
9
Sol
Capacité à maîtriser l?extension urbaine
Capacité à préserver les espaces nécessaires
aux autres usages
Capacité à partager équitablement le
domaine public (terrestre et maritime)
Capacité à éviter des pratiques déstabilisatrices
sur les sites naturels sensibles
Capacité à assurer le maintien et le renouvellement
des populations permanentes
Capacité à maintenir un équilibre démographique
entre les populations permanente et temporaire
Indicateur 27a
Indicateur 27b1
Indicateur 27b2
Indicateur 27c
Indicateur 27d
Indicateur 27e
Indicateur27f
Indicateur 27g
27
28
Capacité à adapter les équipements collectifs au pic
de fréquentation et à bien les faire fonctionner
toute l?année
Capacité à maintenir la diversité des utilisateurs
des équipements et infrastructures
?
?
Indicateur 6a1
Indicateur 6a2
Indicateur 6a3
Indicateur 6b1
Indicateur 6b2
Indicateur 6c
Indicateur 6d
Indicateur 6e1
Indicateur 6e2
Indicateur 6f1
Indicateur 6f2
Indicateur 6f3
Indicateur 6g
Indicateur 8a
Indicateur 8b
Indicateur 8c
Indicateur 8d
Indicateur 8e
Indicateur 7a
Indicateur 7b
Indicateur 7c
Indicateur 7d
Indicateur 7e
Démographie
Capital matériel
?
?
Economiser l?espace
Etablir un équilibre entre développement
et protection sur le littoral
Mettre en place un territoire plus solidaire
Rechercher la cohérence entre déplacements
et stratégie de développement urbain
Structurer l'espace autour de sites à fortes
potentialités de développement économique
Conforter l'image de la ville par la qualité des
espaces publics, des paysages, des espaces verts
Orientations stratégiques du PADD
Ressources et capacités choisies
R
es
so
ur
ce
s
à
en
je
ux
Question posée en
termes de capacité
d?accueil supplémentaire
de populations et
d?activités, saisonnières
ou permanentes
Capacité à éviter
la mise en péril
de la ressource à enjeu
Éclairages des situations de
déséquilibres de la ressource à enjeu
Indicateur décrivant
de la ressource à enjeu
Indicateurs fondamentaux
Indicateurs complémentaires
Capacité résiduelle de production
d?eau potable et volume annuel d?eau
importée
Dépassement de la capacité nominale
de production d?eau et/ou surcoût
excessif de l?approvisionnement
La pression humaine en
période estivale contraint-
elle l?approvisionnement en
eau des populations et des
activités ?
Capacité à garantir le bon
accès à l?eau 1
Accroissement des restrictions de la
consommation d?eau
Nb de jours de restriction par arrêté
préfectoral
Qualité des eaux de ruissellement
Qualité des eaux de baignade
Dégradation de la qualité des eaux
souterraines et de surface
(ruissellement et baignade)
Classement des dispositifs individuels
d?assainissement suivant la qualité du
rejet
Taux de nitrates Dégradation de la qualité de l?eau liée
à une agriculture peu respectueuse de
l?environnement
Présence d?espèces animales ou
végétales, témoins de la qualité de
l?eau
Déclassement de la production
conchylicole par contamination
bactériologique
Nb de jours d?interdiction de
commercialisation
La qualité de l?eau est-elle
menacée par
l?intensification des usages
et/ou des activités
polluantes qui limitent son
partage ?
Capacité à préserver une
qualité de l?eau
compatible avec les
différents usages du
bassin-versant et de la
mer 2
Interdictions de plus en plus
fréquentes ou prolongées de la pêche,
de la pêche à pied
Nb de jours d?interdiction de pêche à
pied
Coût du m d'eau pour le
consommateur et pour la collectivité
E N V I R O N N E M E N T
E
A
U
Encombrement, voire saturation
répétée du plan d?eau
Comptages pendant les périodes
d?affluence
Mécontentement, voire conflits
répétés entre différents usagers du
plan d?eau
Enquête et entretiens
Enquête de terrain
L?occupation du plan d?eau
maritime révèle-t-elle une
situation de développement
non maîtrisée de différents
usages ?
Capacité à gérer la
diversité des usages sur le
plan d?eau maritime 3
Rejets importants de déchets en mer
par la plaisance Coût financier de la collecte
La spécialisation touristique
du territoire provoque-t-elle
des nuisances sonores ?
Capacité à garantir un
niveau sonore raisonnable 4
Augmentation des activités bruyantes
(notamment nocturnes)
Plaintes et appels pour tapage
nocturne ou nuisance sonore
L?accroissement des
activités est-il de nature à
mettre en péril la qualité de
l?air ?
Capacité à garantir la
qualité de l?air 5
Dégradation de la qualité de l?air Suivi des niveaux de pollution de l?air
Tranche modale des surfaces
construites
Pression urbaine ressentie
Consommation d?espace par
l?urbanisation excessive
Surface totale occupée par
l?urbanisation
Offre de terrains constructibles
inadaptée à la demande
Capacité résiduelle d?urbanisation
Faible densité des espaces urbanisés Densité des espaces urbanisés et des
processus d?urbanisation, COS
réglementaires, densité minimale
Dispersion spatiale exagérée et
disparition des coupures entre les
bourgs
Dispersion spatiale de la construction
et étalement de la tâche
d?urbanisation
Part de surface totale du territoire en
ZAC/ZAD, lotissement et réserve
foncière
La part du sol à vocation
urbaine destinée à l?accueil
supplémentaire de
populations et d?activités
est-elle de nature à
favoriser l?étalement
urbain ?
Capacité à maîtriser
l?extension urbaine 6
Procédures d?urbanisme opérationnel
et politique de maîtrise foncière
insuffisantes
Usage du DPU
A
IR
S
O
L
Fiche Capacité 6
Maîtriser l?extension urbaine
La question de l?urbanisation est omniprésente dans la problématique du
développement durable des littoraux, car elle occupe une place de plus en plus
importante des espaces les plus proches de la côte.
À l?échelle nationale, l?urbanisation représente ainsi 50 % des espaces situés
à moins d?un kilomètre du rivage, sur le site d?étude retenu, 26 %.
L?évaluation de la capacité d?accueil passe inévitablement par la prise en
compte des impacts du développement de l?urbanisation, car les processus
mal maîtrisés du développement de la construction provoquent le plus souvent
l?altération de nombreuses ressources essentielles à la qualité des territoires
littoraux.
Le sol ou l?espace en quantité de surface est la première de ces ressources
à être mise en danger, car ses dimensions sont limitées et les processus
d?urbanisation le plus souvent très consommateurs de surface.
Constats et enjeux de la pression humaine
Question posée en termes
de capacité d?accueil
supplémentaire de
populations et d?activités,
saisonnières ou permanentes
Capacité à éviter
la mise en péril
de la ressource
à enjeux
Éclairages des situations
de déséquilibres potentiels
de la ressource à enjeux
Indicateurs
fondamentaux
complémentaires
Tranche modale des
surfaces construites
Consommation d?espace par
l?urbanisation excessive
Offre de terrains constructibles
inadaptée à la demande
Capacité résiduelle brute
d?urbanisation
Densité des espaces urbanisés,
COS réglementaires, densité minimale
Faible densité des espaces
urbanisés
La part du sol à vocation
urbaine réservée à l?accueil
supplémentaire de populations
et d?activités est-elle de nature
à favoriser l?étalement urbain
(gaspillage de la ressource SOL) ?
Capacité à maîtriser
l?extension urbaine
Pression urbaine ressentie
Surface totale occupée par
l?urbanisation au regard des
équilibres entre espaces urbains,
agricoles et naturels
Faiblesse des opérations de
renouvellement et de
densification de l?existant
Dispersion spatiale exagérée
et disparition des coupures
entre les bourgs
Dispersion spatiale de la construction
et étalement de la tache d?urbanisation
Foncier constructible disponible
très réduit, y compris à moyen ou
à long terme
Présence de zones AU
Surfaces des zones AU
Politique de maîtrise foncière
insuffisante
Nb d?acquisitions amiables
Procédures d?urbanisme
opérationnel réduites
Nb de lotissements et de projets
de villages
Usage du droit de préemption
(surfaces des DPU, ZAD et ZAC)
Nb d?expropriation
6
Indicateur 6a1 : Tranche modale des surfaces construites
Indicateur 6b1 : Capacité résiduelle brute d?urbanisation
Indicateur 6c : Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale
Indicateur 6a2 : Pression urbaine ressentie
Indicateur 6 a3 : Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains,
agricoles et naturels
Indicateur 6b2 : Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant
Indicateur 6d : Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation
Indicateur 6e1 : Présence de zones AU
Indicateur 6e2 : Surfaces des zones AU
Indicateur 6f1 : Nb d?acquisitions amiables
Indicateur 6g : Nb de lotissements et de projets de villages
Indicateur 6f2 : Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC)
Indicateur 6f3 : Nb d?expropriation
Synthèse de la capacité
Situation de déséquilibre :
importante en partie maîtrisée maîtrisée absence de données ?
?
La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de
manoeuvre du territoire à?
domaine ressource
à enjeux
Eau - Préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents
usages du bassin-versant ou de la mer (capacité 2)
Sol - Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 7) Environnement
Flore - Maintenir une trame verte cohérente (capacité 13)
Culture - Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 15)
Mode d?habiter - Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 21)
Mode d?habiter - Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22)
Société
Vie collective - Maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts
contradictoires (capacité 25)
Capital matériel - Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à
bien les faire fonctionner toute l?année (capacité 27)
Capital financier - Maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et
services) et la spécialisation touristique (capacité 29)
Tissu
économique local - Maintenir la diversité du tissu économique local (capacité 30)
Economie
Services d'intérêt
général
- Adapter l?offre de services d?intérêt général à une population
changeante en nombre et en composition (capacité 32)
Les passages obligés du système d?indicateurs :
n choisir ce que l?on va évaluer ;
n sélectionner les critères de l?évaluation ;
n évaluer collectivement les situations.
Comment construire un système d?alerte et de veille ?
Avancer par étapes :
Les rendus de l?évaluation :
La fiche « Capacité »
64
Fiche 16
Ce qu?il faut retenir de la capacité
C oncrètement, l?ensemble des indicateurs est regroupé dans des fiches. Ce sont les fiches
« Capacités » (un exemple de fiche complète figure en annexe). Chaque capacité de la
grille d?évaluation fait l?objet d?une fiche. Cette fiche « Capacité » évalue, au travers de
plusieurs indicateurs, la capacité à accueillir de nouveaux habitants, des activités, tout
en évitant la mise en péril de la ressource à enjeux. Par exemple, les indicateurs qui
illustrent la « capacité à maîtriser l'extension urbaine » sont rassemblés dans une même fiche qui
donne une vision élargie de la question.
La fiche « Capacité » comporte deux premières pages présentant les principaux éléments à
retenir (constats et enjeux, synthèse de la capacité, relations entre les capacités, ...) puis les
pages indiquant le détail de la mesure de chaque indicateur impliqué dans cette capacité à...
Fiche Capacité 6
Maîtriser l?extension urbaine
La question de l?urbanisation est omniprésente dans la problématique du
développement durable des littoraux, car elle occupe une place de plus en plus
importante des espaces les plus proches de la côte.
À l?échelle nationale, l?urbanisation représente ainsi 50 % des espaces situés
à moins d?un kilomètre du rivage, sur le site d?étude retenu, 26 %.
L?évaluation de la capacité d?accueil passe inévitablement par la prise en
compte des impacts du développement de l?urbanisation, car les processus
mal maîtrisés du développement de la construction provoquent le plus souvent
l?altération de nombreuses ressources essentielles à la qualité des territoires
littoraux.
Le sol ou l?espace en quantité de surface est la première de ces ressources
à être mise en danger, car ses dimensions sont limitées et les processus
d?urbanisation le plus souvent très consommateurs de surface.
Constats et enjeux de la pression humaine
Question posée en termes
de capacité d?accueil
supplémentaire de
populations et d?activités,
saisonnières ou permanentes
Capacité à éviter
la mise en péril
de la ressource
à enjeux
Éclairages des situations
de déséquilibres potentiels
de la ressource à enjeux
Indicateurs
fondamentaux
complémentaires
Tranche modale des
surfaces construites
Consommation d?espace par
l?urbanisation excessive
Offre de terrains constructibles
inadaptée à la demande
Capacité résiduelle brute
d?urbanisation
Densité des espaces urbanisés,
COS réglementaires, densité minimale
Faible densité des espaces
urbanisés
La part du sol à vocation
urbaine réservée à l?accueil
supplémentaire de populations
et d?activités est-elle de nature
à favoriser l?étalement urbain
(gaspillage de la ressource SOL) ?
Capacité à maîtriser
l?extension urbaine
Pression urbaine ressentie
Surface totale occupée par
l?urbanisation au regard des
équilibres entre espaces urbains,
agricoles et naturels
Faiblesse des opérations de
renouvellement et de
densification de l?existant
Dispersion spatiale exagérée
et disparition des coupures
entre les bourgs
Dispersion spatiale de la construction
et étalement de la tache d?urbanisation
Foncier constructible disponible
très réduit, y compris à moyen ou
à long terme
Présence de zones AU
Surfaces des zones AU
Politique de maîtrise foncière
insuffisante
Nb d?acquisitions amiables
Procédures d?urbanisme
opérationnel réduites
Nb de lotissements et de projets
de villages
Usage du droit de préemption
(surfaces des DPU, ZAD et ZAC)
Nb d?expropriation
6
Page 1 de la fiche « Capacité »
La ressource à
enjeux retenue
Titre de la capacité
en évaluation
Rappel des enjeux locaux et plus
généraux sur la capacité évaluée
Les indicateurs éclairent la
question posée
Extrait de la grille construite
sur le territoire expertisé
pour la capacité évaluée
La fiche « Capacité »
65
Indicateur 6a1 : Tranche modale des surfaces construites
Indicateur 6b1 : Capacité résiduelle brute d?urbanisation
Indicateur 6c : Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale
Indicateur 6a2 : Pression urbaine ressentie
Indicateur 6 a3 : Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains,
agricoles et naturels
Indicateur 6b2 : Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant
Indicateur 6d : Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation
Indicateur 6e1 : Présence de zones AU
Indicateur 6e2 : Surfaces des zones AU
Indicateur 6f1 : Nb d?acquisitions amiables
Indicateur 6g : Nb de lotissements et de projets de villages
Indicateur 6f2 : Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC)
Indicateur 6f3 : Nb d?expropriation
Synthèse de la capacité
Situation de déséquilibre :
importante en partie maîtrisée maîtrisée absence de données ?
?
La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de
manoeuvre du territoire à?
domaine ressource
à enjeux
Eau - Préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents
usages du bassin-versant ou de la mer (capacité 2)
Sol - Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 7) Environnement
Flore - Maintenir une trame verte cohérente (capacité 13)
Culture - Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 15)
Mode d?habiter - Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 21)
Mode d?habiter - Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22)
Société
Vie collective - Maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts
contradictoires (capacité 25)
Capital matériel - Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à
bien les faire fonctionner toute l?année (capacité 27)
Capital financier - Maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et
services) et la spécialisation touristique (capacité 29)
Tissu
économique local - Maintenir la diversité du tissu économique local (capacité 30)
Economie
Services d'intérêt
général
- Adapter l?offre de services d?intérêt général à une population
changeante en nombre et en composition (capacité 32)
évaluation des indicateurs
décrivant la capacité à...
Mise en évidence
des relations entre
la capacité évaluée dans la fiche
et les autres capacités du
système d?alerte et de veille
=
éclaire le fonctionnement
du territoire
Page 2 de la fiche « Capacité »
Cette page synthétise le travail technique
de production des résultats.
34 fiches « Capacités » mises en forme,
téléchargeables sur le site internet de la
DREAL des Pays de la Loire.
www
L e choix des indicateurs s?inscrit lui aussi dans un
processus de co-construction. L?indicateur doit
répondre à l?objectif d?évaluation.
À partir des situations de déséquilibres non souhaitées et
pourtant pressenties par les acteurs, le système d?indicateurs
est mis en place en complétant la grille d?évaluation par une
nouvelle colonne. Elle fait apparaître les indicateurs de mise
en péril des ressources qui doivent être mesurés (voir la grille
exemple, fiche 14, qui en propose).
L?indicateur doit être choisi de telle sorte qu?il réponde le
mieux possible au questionnement posé dans les premières
colonnes de la grille, en termes de capacité d?accueil.
Enfin, aucune restriction n?est retenue a priori, surtout pas
celle qui pourrait être liée à la disponibilité de la donnée car
l?objectif est de disposer d?observations adéquates. Si
la donnée manque, il faut alors mettre en oeuvre une
stratégie pour répondre à cette absence.
Le choix de l?indicateur est important, il synthétise et
simplifie l?information.
La part du sol à vocation urbaine destinée à
l?accueil supplémentaire de populations et
d?activités est-elle de nature à favoriser
l?étalement urbain ?
SOLENVIRONNEMENT :
COLONNE 2
Question posée en termes de
capacité d?accueil supplémentaire
de populations et d?activités,
saisonnières ou permanentes
Capacité à maîtriser l?extension urbaine
Étape 3
U
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20
09
Mesure de l'indicateur
de déséquilibre de la
ressource à enjeux
5
Extrait de la grille :
colonne 5 (voir fiche 11)
COLONNE 3
Capacité à éviter la mise en péril
de la ressource à enjeux
66
Fiche 17
Choisir les indicateurs
67
Consommation d?espace par l?urbanisation
excessive
Procédures d?urbanisme opérationnel et politique
de maîtrise foncière insuffisantes
COLONNE 4
Eclairage des situations de
déséquilibres potentiels
Dispersion spatiale exagérée et disparition des
coupures entre les bourgs
Faible densité des espaces urbanisés
Offre de terrains constructibles inadaptée à la
demande
La disponibilité de la donnée n?est pas le facteur décisif
dans le choix de l?indicateur.
Comment les indicateurs sont-ils choisis ?
La méthode d?évaluation définit ce qu'il est nécessaire d'observer. Comme dans
l?exemple sur la ressource SOL ci-dessous, les indicateurs doivent :
1. apporter une information qui répond à la question posée en termes de
capacité d?accueil (colonnes 2 et 3) ;
2. informer sur les déséquilibres et leur ampleur (colonne 4).
Quel travail effectuer pour chaque indicateur ?
1. Les indicateurs existants dans le domaine sont recherchés, celui qui répond
le mieux à la question est sélectionné ;
2. le format le plus pertinent de la donnée est réfléchi ;
3. les données sont localisées (bases de données, institutions, contacts...)
4. ... au besoin, traitées...
5. ... l?ensemble de la mesure et de l?évaluation est rassemblé dans une fiche
« Capacité » (voir fiche 16).
Tranche modale des surfaces construites
Surface totale occupée par l?urbanisation
COLONNE 5
Indicateur
fondamental/complémentaire
Densité des espaces urbanisés, COS
réglementaires (densité minimale)
Capacité résiduelle brute d?urbanisation
Pression urbaine ressentie
Dispersion spatiale de la construction et
étalement de la tache urbaine
Présence des zones AU
Surface des zones AU
Faiblesse des opérations de densification et
de renouvellement urbain
I l s?agit de disposer des données nécessaires à l?analyse. Ceci demande de mobiliser les
documents de connaissance du territoire (évaluation environnementale des projets,
diagnostics de territoire ou études préalables à un Programme Local de l?Habitat, prospective,
etc.) et de mutualiser les données existant, au travers :
68
Fiche 18
Ils facilitent les comparaisons entre les territoires :
n INSEE, statistiques locales, http://www.statistiques-locales.insee.fr/esl/accueil.asp
n Géolittoral, http://www.geolittoral.equipement.gouv.fr/
n Service d?Administration Nationale des Données et Référentiels sur l?Eau
(Sandre), http://sandre.eaufrance.fr/
n L?Observatoire des Territoires de la DIACT,
http://www.territoires.gouv.fr/indicateurs/portail_fr/index_fr.php, qui comprend
l?Observatoire du littoral http://www.littoral.ifen.fr/
n L?Observatoire des finances locales,
http://www.dgcl.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/statistiques/budgets_locaux/
n L?Observatoire National de la Démographie des Professions de Santé
n ...
Des observatoires nationaux et interrégionaux
Des plates formes régionales d?échanges
Avec une accessibilité modulée entre les collectivités locales, l?état et
le grand public :
Façades atlantique et Manche :
n PPIGE dans le Nord-Pas de Calais
n SIG interministériel Picardie
n Le portail géomatique normand en Basse Normandie
n GeoBretagne® en Bretagne
n SigLoire® et Géopal® en Pays de la Loire, http://www.sigloire.fr/ http://geopal.org/
n Pegase en Poitou-Charentes
n SIG ATEGERI en Aquitaine
Façade méditerranéenne :
n CRIGE PACA en Provence Alpes Côte d?Azur www.crige-paca.org/
n SIG L-R en Languedoc Roussillon http://www.siglr.org/
fiche 18.1 Où les trouver et comment les traiter ?
Mobiliser les données
69
Des observatoires locaux
Ils peuvent être organisés par activité (Observatoire régional du tourisme,
Observatoire régional et départemental de la sécurité routière, Observatoire
régional des transports, Cellule économique du Bâtiment, Observatoire Régional
de la Santé et du Social?) ou de manière transversale (IAAT de Poitiers, ORES
des Pays de la Loire?).
Des statisticiens régionaux
Les services de l?état en région (DIRECCTE, DRAC, DRJSCS, ARS, DREAL,
DRAAF, ...) peuvent s?adresser à leurs statisticiens.
Des enquêtes existantes
Parmi lesquelles on peut citer : l?enquête sur le prix des terrains à bâtir (MEEDDM),
les enquêtes ménages sur les déplacements, les enquêtes transports, les enquêtes
de satisfaction des offices du tourisme?
Des données de pilotage et de gestion des collectivités locales
Les données peuvent être immédiatement utilisables ou à traiter avant de procéder à l?évaluation
de l?état de la ressource.
Une part des données manque inévitablement en raison d?un accès difficile (données à caractère
commercial), ou d?un vide statistique lorsque sont abordés des domaines d?intérêt étendus par le
Développement durable. Les acteurs pourront alors convenir de la nécessité de produire de
l?information pour la gouvernance du territoire.
La liste des sources des indicateurs de la grille
exemple est téléchargeable sur le site internet
de la DREAL des Pays de la Loire.
www
70
? niveau de fréquentation perçu ;
? variété des perceptions des acteurs : touriste/résident ;
? perception de l?environnement propice au bien-être ;
? déplacements ;
? activités et services : pratiques et attentes.
Mesurer le ressenti de la population permanente et saisonnière vis-à-vis d?un accueil
supplémentaire de populations et d?activités est un moyen de détecter une pression
humaine qui pourrait devenir socialement moins acceptable, en complément des seuils de
saturation identifiés par la réglementation et les experts (Cf. Pottier et al., Cahier n°1, 2007).
L?enquête sur le ressenti contribue particulièrement à l?appréciation des ressources qualitatives
qui fondent le cadre de vie telles les ressources sociales du paysage, du mode de vie, du
sentiment de sécurité par exemple. Les différents utilisateurs et usagers du littoral participent
ainsi à évaluer si le niveau de pression humaine atteinte risque de mettre en péril l?attractivité
même du territoire.
Les thématiques enquêtées
Rue de Port Joinville, Île d?Yeu, Vendée, en juillet 2007 (photo de gauche) et en février 2008 :
le ressenti face au déséquilibre saisonnier est important à constater car il influe, par exemple, sur les
populations résidant à l?année sur le territoire touristique.
C. CHADENASC. CHADENAS
Repère : L?enquête réalisée en juillet 2007 par l?Université de
Nantes et la Direction régionale de l?Équipement des Pays de la
Loire a permis d?interroger 260 personnes sur 7 jours entre le 15
juillet et le 15 août (3 enquêteurs). Une semaine de saisie et une
semaine d?analyse ont ensuite permis de produire les résultats.
fiche 18.2 L?enquête sur le ressenti de la population
Fiche 18 : mobiliser les données
71
Ces informations peuvent être recueillies grâce à des entretiens avec les acteurs clés, la
concertation prévue dans le cadre de l?élaboration des documents d?urbanisme ou une
enquête par questionnaire* auprès de la population.
La collecte des données sur le ressenti
L?apport de références et de normes sociales
Certaines situations de déséquilibre non
couvertes par les statistiques disponibles
pourront être renseignées par une enquête sur
le ressenti de la population. Sur une commune
de l?ouest de la France, on mesure ainsi que
46 % des résidents permanents estiment qu?il y
a trop de monde sur le territoire l?été, que cette
pression humaine perturbe le mode de vie local
(Université de Nantes, PUCA ? DRE Pays de la
Loire). Estimer l?ampleur de ce déséquilibre
seulement à partir de critères d?expertise
(densité estivale souhaitable ? niveau d?encom-
brement acceptable ??) apparaît peu pertinent
alors que la référence au ressenti social s?avère
particulièrement utile.
Pour l?évaluation de certaines situations de
déséquilibre, ce ressenti social peut intervenir à
l?encontre des règles juridiques, comme pour
l?épineux problème de la pêche à pied et de sa
réglementation. Par exemple, le 17 septembre
2008, « profitant de la marée, 500 personnes
ont investi la plage de Saint-Brévin (Loire-
Atlantique), malgré l?interdiction de pêcher pour
raison sanitaire. Les affaires maritimes ont
sévi » (Ouest-France du 18/09/2008). La
population a bravé l?interdit pour se livrer à une
activité très importante pour elle sur ce littoral.
Le sentiment collectif n?a pas reconnu la
situation de déséquilibre de la ressource
faunistique sur l?estran. Les amateurs sont allés
pêchés, malgré les restrictions imposées par la
loi, rendant nécessaire un effort d?information
auprès du public autant que de répression.
Plage de la Turballe, Loire-Atlantique.
Ici, c?est un ressenti particulier qui peut perturber
le touriste : y-a-t-il trop de monde sur cette
plage ? Ou au contraire pas assez ?
C. CHADENAS
* Le questionnaire de l?enquête de juillet 2007 est disponible en téléchargement, suivant le calendrier précisé sur le site Internet de la DREAL
des Pays de la Loire.
Ile d?oléron, Charente-Maritime.
La pression humaine s?exerce sur les ressources à
toutes périodes et pas seulement en période
estivale : elle peut avoir lieu, comme sur cette
photographie, lors d?un week-end de grandes
marées. Malgré les normes imposées pour la
collecte des coquillages, les excès ne sont pas rares.
J.-B. BONNIN,
Association IODDE
(Ile d'Oléron Développement Durable Environnement)
72
Pour produire les résultats nécessaires à l?évaluation, il faut mettre en place des références qui
positionnent le territoire par rapport à :
? une évolution historique ;
? une comparaison avec d?autres territoires ;
? une réglementation ;
? des expertises scientifiques ou techniques ;
? des critères sociaux.
Historique : évolution de l?état
d?une ressource.
Le choix du point zéro doit faire
référence à une situation de bon état de
la ressource.
Comment a évolué le stock de palourdes
sur l?estran depuis 1970 ?
Comparaison avec d?autres
territoires similaires pour
mettre en perspective une
situation locale.
Les territoires de comparaison ne sont
pas toujours les mêmes tout au long du
système d?alerte et de veille.
Comment a évolué le prix des terrains à bâtir
comparé à celui d?un territoire confronté à
une demande équivalente, sur le littoral
comme en zone périurbaine, voire rurale ?
Des références réglementaires.
L?urbanisation de ces dernières années a-
t-elle conduit à une consommation
d?espace trop importante sur le territoire
du SCoT ?
Recours à des expertises
scientifiques ou techniques.
Recours à l?avis d?un biologiste pour
connaître l?état de la lande du territoire
expertisé : est-elle dégradée ?
Des références sociales : prise
en compte de l?avis de la
population par une enquête.
Les touristes perturbent-ils trop
intensément mon mode de vie ? Suis-je
obligé de changer mes habitudes de vie en
période estivale ?
Fiche 19
Exemples
73
Trouver
des états de référence
Des références réglementaires
L a norme joue un rôle important dans l?évaluation. Elle alimente la discussion lorsque la couleur
de l?indicateur doit être proposée par l?équipe-projet puis validée par le comité de pilotage.
Des normes ou des orientations qui constituent
un état de référence
S?agissant des SCoT et des PLU, le principal état de référence avec lequel ces
documents doivent être compatibles est fixé par l?article L. 121-1 du code de
l?urbanisme.
Cette disposition (précisée aux articles L. 122-1 et s pour les SCoT et L. 123-1 et suivants
pour les PLU) posent trois grands principes généraux qui doivent être déclinés dans
les documents d?urbanisme en respectant les objectifs du développement durable :
? le premier énonce la règle dite de l?équilibre
qui s?impose à l?aménagement de l?espace ;
? le deuxième vise à assurer la diversité fonctionnelle et sociale
de l?organisation de l?espace ;
? le troisième impose le respect des préoccupations environnementales
dans les choix d?aménagement.
Des normes qui aident à poser l?évaluation
Les seuils en matière de consommation d?espaces naturels doivent être fixés dans les SCoT
(loi ENE*). Ces seuils doivent être soumis pour avis à la nouvelle commission départementale
de consommation des espaces agricoles (issue de la LMAP du 27 juillet 2010) :
? le rapport de présentation présente une analyse de la consommation d?espaces
naturels, agricoles et forestiers au cours des dix années précédant l?approbation du
schéma et justifie les objectifs chiffrés de limitation de cette consommation compris
dans le DOO (C. urb., art. L. 122-1-2, al. 2) ;
? quant au DOO, il arrête des objectifs chiffrés de consommation économe de
l?espace et de lutte contre l?étalement urbain qui peuvent être ventilés par
secteur géographique (C. urb., art. L. 122-1-5. II al. 3).
Le DOO du SCoT a la possibilité de définir des normes minimales de densité dans
certains secteurs, qu?il délimite en prenant en compte leur desserte par les transports
collectifs, l?existence d?équipements collectifs et des protections environnementales ou
agricoles (C. urb., art. L. 122-1-5 VIII).
Le DOO peut, sous réserve d?une justification particulière, définir des secteurs, situés à
proximité des transports collectifs existants ou programmés, dans lesquels les PLU
doivent imposer une densité minimale de construction (C. urb., art. L. 122-1-5 IX).
Par exemple, pour apprécier la « Capacité à Maîtriser l?extension urbaine »
(ressource SOL), plusieurs normes peuvent être sollicitées :
* La loi ENE (Engagement National pour l?Environnement) dite loi Grenelle II, du 12 juillet 2010
74
Mesurer la capacité à...
Fiche 20
L Les résultats qualitatifs et quantitatifs issus de la mesure des indicateurs informent sur
le niveau de la pression humaine exercée sur les ressources du territoire. La mesure
indique si les déséquilibres pressentis à l?étape 2 sont avérés. En cela, elle peut conforter la
perception des enjeux ou remettre en perspective les idées reçues.
En termes opérationnels, une valeur?cible que le territoire souhaitera atteindre par la
mise en oeuvre de son projet de territoire peut être établie. Par exemple, le SCoT peut fixer que
50 % de son urbanisation future se fera dans l?espace rétro-littoral.
Cette mesure produit un diagnostic.
Il peut être repris dans le rapport de présentation
du SCoT ou du PLU.
Appréciation qui explique le
niveau de maîtrise retenu
(rouge, orange, vert)
La piste d?action constitue
des suggestions, des axes
de réflexion.
Elle alimentera le projet de
territoire.
Mesure de l?indicateur
75
Cette évaluation précise l?échelle d?appréciation de la capacité d?accueil et de développement
du territoire considéré. Elle dresse un état de la pression humaine et de ses effets.
L e véritable enjeu d?une évaluation de la capacité d?accueil et de développement consiste à
savoir si le niveau de pression observée, exercée par les activités et les populations
permanentes et saisonnières, est le maximum que puisse supporter le système de ressources du
territoire (SRT).
L?évaluation de la capacité d?accueil doit statuer sur l?acceptabilité ou la non-
acceptabilité de la pression humaine et de ses effets : a-t-on dépassé le seuil de
précaution pour la qualité de l?eau potable ? La société locale du territoire d?accueil
accepte-t-elle la pression touristique ? Jusqu?à quel point ?
maîtrisées (= marges de manoeuvre disponibles) ;
menaces de déséquilibres (= risques à atténuer) ;
dysfonctionnements importants (= ressources dégradées
à reconquérir) ;
données manquantes (= ressources potentiellement en danger).
Le constat de cette pression humaine est établi à
partir d?un codage couleur pour qualifier les
situations :
?
Qui contribue ? Qui valide l?évaluation ?
? L?équipe-projet choisit les points de comparaison qui vont permettre de
situer le capital de ressources du territoire. Elle propose une qualification des
situations de déséquilibres potentiels au comité de pilotage.
? Le comité de pilotage les validera.
Evaluer la capacité à...
Fiche 21
L?évaluation intégrée fait intervenir des métiers diversifiés de l?économie, du social et de
l?environnement. Elle implique des acteurs dans et au-delà du territoire en évaluation (le bassin
versant pour l?eau, le littoral accueillant les touristes du rétro-littoral, ?). La démarche est
partenariale et concertée.
Adopter une vision territoriale
des ressources
P our terminer la fiche « Capacité », une dernière rubrique est à compléter : elle met en
perspective les résultats de l?évaluation par rapport au territoire dans son ensemble.
Elle attire l?attention sur les interactions entre les ressources dans le projet de territoire (fiche 9).
Elle favorise ainsi une approche intégrée, qui appréhende mieux les transformations
du territoire générées par l?attractivité et le dynamisme du littoral.
76
Fiche 22
La rubrique « Capacités
liées » de la fiche
« Capacité » signale qu?une
difficulté sur une capacité
limite les possibilités du
territoire touchant à d?autres
capacités, à d?autres res-
sources.
Ces capacités sont liées par
des relations de causes ou de
conséquences (voir schéma
ci-contre). Les forces
motrices, provoquent une
pression sur la « Capacité
à... » examinée. Cette
pression se traduit par une
évolution de l?état de la « Capacité à... ». Une augmentation ou une baisse de la « Capacité
à... » peut elle-même avoir des impacts sur d?autres capacités.
Comment procéder ?
La discussion et le diagnostic permettent de revenir aux causes d?une éventuelle mise en
danger de la ressource à enjeux. Ils invitent également à décliner les différents impacts de
ce changement de situation sur les autres ressources, sur les autres capacités.
Les relations entre les capacités précisent :
1. comment une situation de déséquilibre concernant une « Capacité » peut-elle se
propager au reste du capital de ressources du territoire, créant ou amplifiant alors d?autres
situations de déséquilibres (voir l?exemple développé ci-contre) ?
2. quel sous-ensemble de « Capacités » fonctionne en interdépendance ?
La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de
manoeuvre du territoire à?
domaine ressource
à enjeux
Eau - Préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents
usages du bassin-versant ou de la mer (capacité 2)
Sol - Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 7) Environnement
Flore - Maintenir une trame verte cohérente (capacité 13)
Culture - Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 15)
Mode d?habiter - Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 21)
Mode d?habiter - Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22)
Société
Vie collective - Maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts
contradictoires (capacité 25)
Capital matériel - Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à
bien les faire fonctionner toute l?année (capacité 27)
Capital financier - Maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et
services) et la spécialisation touristique (capacité 29)
Tissu
économique local - Maintenir la diversité du tissu économique local (capacité 30)
Economie
Services d'intérêt
général
- Adapter l?offre de services d?intérêt général à une population
changeante en nombre et en composition (capacité 32)
Capacités liées à la capacité 6 « maîtriser l?extension urbaine »
Adopter une vision territoriale
des ressources
77
* DPSIR : schéma causal circulaire : Driving forces, Pressions, State, Impacts, Responses, développé par l?OCDE et l?Agence européenne
de l?environnement.
Le fonctionnement du territoire schématisé (DPSIR*) : Capacité 6 «Maîtriser l?extension urbaine »
Une capacité de développement issue
des interactions entre « Capacités »
En dépassant l?approche sectorielle centrée sur une seule « Capacité à? », la rubrique
« Capacités liées » apporte une vision territoriale des ressources à l?élaboration du projet de
territoire. Elle sert à :
? prendre en compte les cercles vertueux et les effets pervers possibles ;
? mieux apprécier les incidences sur l?ensemble du capital de ressources ;
? passer d?une « Capacité » à la capacité de développement ;
? élargir le champ des mesures possibles (préventives, curatives, palliatives)
et prévoir de les mettre en oeuvre.
78
Ressource principale potentiellement en danger : le sol
Capacité à maîtriser
l?extension urbaine 6
Indicateur 6a1 : Tranche modale des surfaces construites
Indicateur 6b1 : Capacité résiduelle brute d?urbanisation
Indicateur 6c : Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires,
densité minimale
Indicateur 6a2 : Pression urbaine ressentie
Indicateur 6 a3 : Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des
équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels
Indicateur 6b2 : Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification
de l?existant
Indicateur 6d : Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache
d?urbanisation
Indicateur 6e1 : Présence de zones AU
Indicateur 6e2 : Surfaces des zones AU
Indicateur 6f1 : Nb d?acquisitions amiables
Indicateur 6g : Nb de lotissements et de projets de villages
Indicateur 6f2 : Usage du droit de préemption
Indicateur 6f3 : Nb d?expropriations
?
L e résultat est un tableau synoptique* qui synthétise tous les indicateurs mesurés
(un extrait est présenté ci-contre). Il donne une vision d?ensemble des fiches Capacités,
regroupées par ressource potentiellement mise en danger (voir Pottier et al., cahier n° 2, 2009,
pages 52 à 54).
Le tableau synoptique offre trois niveaux de perception :
n une perception globale rendue possible par le codage couleur,
n une lecture ressource par ressource de la capacité d?accueil et de développement,
n une lecture par situation de déséquilibre potentiel.
Il aide à la décision en ouvrant sur des préconisations (double-page suivante).
* synoptique : vision d?ensemble d?une situation.
Fiche 23
Capacité à « maîtriser l?extension urbaine »
Le tableau synoptique apprécie globalement le niveau de maîtrise de la capacité d?accueil et de
la capacité de développement du territoire. Il fait apparaître la totalité des situations de
maîtrise de la pression sur la ressource (vert), de menaces de déséquilibres de la
ressource (orange), et de dysfonctionnements importants de la ressource (rouge).
1. Accorder le projet de territoire avec
la capacité d?accueil et de développement
Extrait de la grille exemple (fiche 14) pour la Capacité 6 «Maîtriser l?extension urbaine »
Le tableau synoptique est un outil essentiel pour
prendre en compte la capacité d?accueil et de
développement dans le projet de territoire.
Les résultats synthétiques :
le tableau synoptique
79
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6b1Indicateur
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26ateur Indica
16ateur Indica
longoyen ou à
onstructible disponible très
ntre les bourgs
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de la population locale
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6f3Indicateur
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t/ou des
tions
isonnière très importante
approvisionnement
églementés non r
Extrait d?un tableau synoptique des indicateurs de la capacité d?accueil d?un territoire
Exemples
L?opportunité et la faisabilité du projet de territoire
sont étudiées à l?aide du tableau synoptique.
80
Fiche 23 : la synthèse de l?évaluation
6
Sol
Capacité à maîtriser l?extension
urbaine
?
Indicateur 6a1
Indicateur 6a2
Indicateur 6a3
Indicateur 6b1
Indicateur 6b2
Indicateur 6g
Indicateur 6c
Indicateur 6d
Indicateur 6e1
Indicateur 6e2
Indicateur 6f1
Indicateur 6f2
Indicateur 6f3
Offre de terrains constructibles
inadaptée à la demande
Faible densité des espaces urbanisés
Dispersion spatiale exagérée et
disparition des coupures entre les bourgs
Foncier constructible disponible très
réduit, y compris à moyen ou à long
terme
Procédures d?urbanisme
opérationnel réduites
Politique de maîtrise foncière
insuffisante
Consommation d?espace par
l?urbanisation excessive
Ressources, capacités et situations de déséquilibres choisies
Indicateur 17a1
Indicateur 17a2
Indicateur 17a3
Indicateur 17a4
17Capacité à assurer le maintien
et le renouvellement des
populations permanentes
Crainte d?une évolution
démographique déséquilibrée
Démographie
... ...
Evaluation proposée par l?équipe-projet
et validée par le comité de pilotage
Préconisations d?actions à entreprendre
pour la bonne maîtrise de la capacité d?accueil
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urbaine
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xcessive l?urbanisation e
Consommation d?espace par
insuffisante
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terme
oyen ou à m compris àréduit, y
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xagérée epatiale eispersion sD
spaces uFaible densité des e
la demande inadaptée à
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6f1Indicateur
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36ateur Indica
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urbanismeProcédures d?
17 démographique déséquilibrée
volutionune éCrainte d?é à assurer le maintien
...
6gIndicateur
17a4Indicateur
17a3Indicateur
17a2Indicateur
17a1Indicateur
démographique déséquilibrée
L e tableau synoptique aide aux décisions d?aménagement d?un territoire tendu en
prolongeant l?évaluation par des préconisations.
Il contribue ainsi :
? à mieux appréhender les leviers d?action qui constituent la capacité de
développement du territoire, face à des tensions sur les ressources de nature et
d?ampleur variables ;
? à identifier et hiérarchiser les actions à entreprendre pour la bonne maîtrise
de la capacité d?accueil et la reconquête de la capacité de développement ;
? à préparer les conditions d?une bonne réalisation du projet de territoire en
anticipant les effets induits ;
? à inscrire explicitement les actions dans le temps.
2. Du tableau synoptique aux préconisations
Exemple pour un PLU
? encourager les divisions de parcelles les plus grandes, en supprimant les minima parcellaires. Certes, la marge
de manoeuvre de la collectivité est limitée, puisque c?est la structure foncière qui détermine les surfaces des
terrains mis à la vente, puis construits.
? adopter une taxe sur les plus-values réalisées au moment de la vente de terrains nus qui ont été rendus
constructibles du fait de leur classement au PLU (art. CGI-1529. Modifié par le Décret n°2007-484 du 30 mars
2007). Cette taxe rétablit un équilibre entre les propriétaires fonciers, tout en répartissant plus équitablement la
rente d?urbanisation, la capacité à aménager et équiper les zones urbanisées. Elle vise également à désinciter les
propriétaires privés à demander la modification de la constructibilité des parcelles situées en frange urbaine.
? réduire les surfaces constructibles dans le cadre actuel du PLU, en transférant par exemple une partie en réserve
d?urbanisation future.
81
Indicateurs qualifiés en vert dans le tableau synoptique complet.
? la gestion territoriale s?exerce ici « de manière classique » ;
? possibilité de consolider et de renforcer les ressources à enjeux ;
? pas de mesures particulières à prévoir pour tenir compte des pressions liées
à l?arrivée d?habitants, de touristes, d?activités.
Indicateurs qualifiés en orange dans le tableau synoptique complet.
? mesures de rééquilibrage à prévoir à court ou moyen terme selon les objectifs
du projet de territoire et les moyens disponibles ;
? points de vigilance à suivre dans le temps.
Ces mesures ciblent la situation elle-même ou les pressions à réduire pour éviter une
fragilisation accrue de la ressource (capacités liées, fiche 22).
Traduire les résultats de l?évaluation de la capacité
d?accueil et de développement dans les orientations
stratégiques et les objectifs du PADD ou projet politique.
Indicateurs qualifiés en rouge dans le tableau synoptique complet,
? mesures pour éviter un dysfonctionnement irréversible ;
? mesures pour reconquérir les ressources dégradées ;
? mesures palliatives pour amoindrir les impacts sur les autres ressources
(voir les capacités liées, fiche 22).
Repère : si la totalité des questions d?aménagement
soulevées lors de l?évaluation de la capacité d?accueil et de
développement relève du projet de territoire, les mesures à
prendre relèvent non seulement du document d?urbanisme
mais aussi d?un certain nombre d?autres outils, notamment
de planification, à l?échelle de territoires pertinente.
Marges de manoeuvre disponibles
Risques de rupture à atténuer
Ressources dégradées à reconquérir
Indicateurs non renseignés dans le tableau synoptique complet,
? données à mobiliser ou à produire à l?échelle pertinente ;
? mesures de rééquilibrage à envisager.
Ressources potentiellement en danger ?
Le tableau synoptique mis en forme
est téléchargeable sur le site internet
de la DREAL des Pays de la Loire.
www
Fiche 24. Projeter le territoire : la capacité de développement
Fiche 25. Inscrire la capacité d?accueil dans le SCoT et le PLU
Fiche 26. Quelle portée juridique ?
UTILISER LES RéSULTATS
DE L?éVALUATION
AU SERVICE
DU PROJET DE TERRITOIRE
83
Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux
84
Fiche 24 Projeter le territoire :
la capacité de développement
Appuyer le projet de territoire sur sa capacité de développement
n Disposer d?un diagnostic systématique des possibilités et des contraintes locales ;
n Faire le lien entre les usages, les thèmes, les lieux ;
n Identifier des leviers d?action supplémentaires ;
n Anticiper les impacts.
Aider à l?élaboration du document d?urbanisme
n Préparer les orientations stratégiques du Projet d?Aménagement et
de Développement Durable (PADD) ;
n Choisir entre les scénarios de développement envisagés ;
n Rechercher une appréciation partagée des acteurs
pour limiter les blocages et les contentieux ;
n S'assurer que le document d?urbanisme répond aux objectifs de départ.
Suivre la mise en oeuvre du document d?urbanisme approuvé
n Garder la cohérence du projet de territoire choisi au fil des modifications ;
n Repérer les évolutions du territoire quand elles surviennent
n Mettre en évidence régulièrement les changements extérieurs.
Un
iv
er
sit
é
de
N
an
te
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(C
ha
de
na
s
C.
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A.
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L
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s
Pa
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L
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, 2
00
9
Le système d?alerte et de veille
étapes 1 et 2 étape 3
=>
Les fiches «Capacités»... Le tableau synoptique
=>
Les grilles
Indicateur 17a
Indicateur 17b
Indicateur 17c1
Indicateur 17c2
Indicateur 18a1
Indicateur 18a2
Indicateur 18b
Indicateur 18c
Indicateur 28a
Indicateur 18b
Indicateur 9a1
Indicateur 9a2
Indicateur 9a3
Indicateur 9b
6
7
8
17
18
9
Sol
Capacité à maîtriser l?extension urbaine
Capacité à préserver les espaces nécessaires
aux autres usages
Capacité à partager équitablement le
domaine public (terrestre et maritime)
Capacité à éviter des pratiques déstabilisatrices
sur les sites naturels sensibles
Capacité à assurer le maintien et le renouvellement
des populations permanentes
Capacité à maintenir un équilibre démographique
entre les populations permanente et temporaire
Indicateur 27a
Indicateur 27b1
Indicateur 27b2
Indicateur 27c
Indicateur 27d
Indicateur 27e
Indicateur27f
Indicateur 27g
27
28
Capacité à adapter les équipements collectifs au pic
de fréquentation et à bien les faire fonctionner
toute l?année
Capacité à maintenir la diversité des utilisateurs
des équipements et infrastructures
?
?
Indicateur 6a1
Indicateur 6a2
Indicateur 6a3
Indicateur 6b1
Indicateur 6b2
Indicateur 6c
Indicateur 6d
Indicateur 6e1
Indicateur 6e2
Indicateur 6f1
Indicateur 6f2
Indicateur 6f3
Indicateur 6g
Indicateur 8a
Indicateur 8b
Indicateur 8c
Indicateur 8d
Indicateur 8e
Indicateur 7a
Indicateur 7b
Indicateur 7c
Indicateur 7d
Indicateur 7e
Démographie
Capital matériel
?
?
Economiser l?espace
Etablir un équilibre entre développement
et protection sur le littoral
Mettre en place un territoire plus solidaire
Rechercher la cohérence entre déplacements
et stratégie de développement urbain
Structurer l'espace autour de sites à fortes
potentialités de développement économique
Conforter l'image de la ville par la qualité des
espaces publics, des paysages, des espaces verts
Orientations stratégiques du PADD
Ressources et capacités choisies
R
es
so
ur
ce
s
à
en
je
ux
Question posée en
termes de capacité
d?accueil supplémentaire
de populations et
d?activités, saisonnières
ou permanentes
Capacité à éviter
la mise en péril
de la ressource à enjeu
Éclairages des situations de
déséquilibres de la ressource à enjeu
Indicateur décrivant
de la ressource à enjeu
Indicateurs fondamentaux
Indicateurs complémentaires
Capacité résiduelle de production
d?eau potable et volume annuel d?eau
importée
Dépassement de la capacité nominale
de production d?eau et/ou surcoût
excessif de l?approvisionnement
La pression humaine en
période estivale contraint-
elle l?approvisionnement en
eau des populations et des
activités ?
Capacité à garantir le bon
accès à l?eau 1
Accroissement des restrictions de la
consommation d?eau
Nb de jours de restriction par arrêté
préfectoral
Qualité des eaux de ruissellement
Qualité des eaux de baignade
Dégradation de la qualité des eaux
souterraines et de surface
(ruissellement et baignade)
Classement des dispositifs individuels
d?assainissement suivant la qualité du
rejet
Taux de nitrates Dégradation de la qualité de l?eau liée
à une agriculture peu respectueuse de
l?environnement
Présence d?espèces animales ou
végétales, témoins de la qualité de
l?eau
Déclassement de la production
conchylicole par contamination
bactériologique
Nb de jours d?interdiction de
commercialisation
La qualité de l?eau est-elle
menacée par
l?intensification des usages
et/ou des activités
polluantes qui limitent son
partage ?
Capacité à préserver une
qualité de l?eau
compatible avec les
différents usages du
bassin-versant et de la
mer 2
Interdictions de plus en plus
fréquentes ou prolongées de la pêche,
de la pêche à pied
Nb de jours d?interdiction de pêche à
pied
Coût du m d'eau pour le
consommateur et pour la collectivité
E N V I R O N N E M E N T
E
A
U
Encombrement, voire saturation
répétée du plan d?eau
Comptages pendant les périodes
d?affluence
Mécontentement, voire conflits
répétés entre différents usagers du
plan d?eau
Enquête et entretiens
Enquête de terrain
L?occupation du plan d?eau
maritime révèle-t-elle une
situation de développement
non maîtrisée de différents
usages ?
Capacité à gérer la
diversité des usages sur le
plan d?eau maritime 3
Rejets importants de déchets en mer
par la plaisance Coût financier de la collecte
La spécialisation touristique
du territoire provoque-t-elle
des nuisances sonores ?
Capacité à garantir un
niveau sonore raisonnable 4
Augmentation des activités bruyantes
(notamment nocturnes)
Plaintes et appels pour tapage
nocturne ou nuisance sonore
L?accroissement des
activités est-il de nature à
mettre en péril la qualité de
l?air ?
Capacité à garantir la
qualité de l?air 5
Dégradation de la qualité de l?air Suivi des niveaux de pollution de l?air
Tranche modale des surfaces
construites
Pression urbaine ressentie
Consommation d?espace par
l?urbanisation excessive
Surface totale occupée par
l?urbanisation
Offre de terrains constructibles
inadaptée à la demande
Capacité résiduelle d?urbanisation
Faible densité des espaces urbanisés Densité des espaces urbanisés et des
processus d?urbanisation, COS
réglementaires, densité minimale
Dispersion spatiale exagérée et
disparition des coupures entre les
bourgs
Dispersion spatiale de la construction
et étalement de la tâche
d?urbanisation
Part de surface totale du territoire en
ZAC/ZAD, lotissement et réserve
foncière
La part du sol à vocation
urbaine destinée à l?accueil
supplémentaire de
populations et d?activités
est-elle de nature à
favoriser l?étalement
urbain ?
Capacité à maîtriser
l?extension urbaine 6
Procédures d?urbanisme opérationnel
et politique de maîtrise foncière
insuffisantes
Usage du DPU
A
IR
S
O
L
Fiche Capacité 6
Maîtriser l?extension urbaine
La question de l?urbanisation est omniprésente dans la problématique du
développement durable des littoraux, car elle occupe une place de plus en plus
importante des espaces les plus proches de la côte.
À l?échelle nationale, l?urbanisation représente ainsi 50 % des espaces situés
à moins d?un kilomètre du rivage, sur le site d?étude retenu, 26 %.
L?évaluation de la capacité d?accueil passe inévitablement par la prise en
compte des impacts du développement de l?urbanisation, car les processus
mal maîtrisés du développement de la construction provoquent le plus souvent
l?altération de nombreuses ressources essentielles à la qualité des territoires
littoraux.
Le sol ou l?espace en quantité de surface est la première de ces ressources
à être mise en danger, car ses dimensions sont limitées et les processus
d?urbanisation le plus souvent très consommateurs de surface.
Constats et enjeux de la pression humaine
Question posée en termes
de capacité d?accueil
supplémentaire de
populations et d?activités,
saisonnières ou permanentes
Capacité à éviter
la mise en péril
de la ressource
à enjeux
Éclairages des situations
de déséquilibres potentiels
de la ressource à enjeux
Indicateurs
fondamentaux
complémentaires
Tranche modale des
surfaces construites
Consommation d?espace par
l?urbanisation excessive
Offre de terrains constructibles
inadaptée à la demande
Capacité résiduelle brute
d?urbanisation
Densité des espaces urbanisés,
COS réglementaires, densité minimale
Faible densité des espaces
urbanisés
La part du sol à vocation
urbaine réservée à l?accueil
supplémentaire de populations
et d?activités est-elle de nature
à favoriser l?étalement urbain
(gaspillage de la ressource SOL) ?
Capacité à maîtriser
l?extension urbaine
Pression urbaine ressentie
Surface totale occupée par
l?urbanisation au regard des
équilibres entre espaces urbains,
agricoles et naturels
Faiblesse des opérations de
renouvellement et de
densification de l?existant
Dispersion spatiale exagérée
et disparition des coupures
entre les bourgs
Dispersion spatiale de la construction
et étalement de la tache d?urbanisation
Foncier constructible disponible
très réduit, y compris à moyen ou
à long terme
Présence de zones AU
Surfaces des zones AU
Politique de maîtrise foncière
insuffisante
Nb d?acquisitions amiables
Procédures d?urbanisme
opérationnel réduites
Nb de lotissements et de projets
de villages
Usage du droit de préemption
(surfaces des DPU, ZAD et ZAC)
Nb d?expropriation
6
Indicateur 6a1 : Tranche modale des surfaces construites
Indicateur 6b1 : Capacité résiduelle brute d?urbanisation
Indicateur 6c : Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale
Indicateur 6a2 : Pression urbaine ressentie
Indicateur 6 a3 : Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains,
agricoles et naturels
Indicateur 6b2 : Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant
Indicateur 6d : Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation
Indicateur 6e1 : Présence de zones AU
Indicateur 6e2 : Surfaces des zones AU
Indicateur 6f1 : Nb d?acquisitions amiables
Indicateur 6g : Nb de lotissements et de projets de villages
Indicateur 6f2 : Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC)
Indicateur 6f3 : Nb d?expropriation
Synthèse de la capacité
Situation de déséquilibre :
importante en partie maîtrisée maîtrisée absence de données ?
?
La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de
manoeuvre du territoire à?
domaine ressource
à enjeux
Eau - Préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents
usages du bassin-versant ou de la mer (capacité 2)
Sol - Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 7) Environnement
Flore - Maintenir une trame verte cohérente (capacité 13)
Culture - Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 15)
Mode d?habiter - Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 21)
Mode d?habiter - Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22)
Société
Vie collective - Maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts
contradictoires (capacité 25)
Capital matériel - Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à
bien les faire fonctionner toute l?année (capacité 27)
Capital financier - Maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et
services) et la spécialisation touristique (capacité 29)
Tissu
économique local - Maintenir la diversité du tissu économique local (capacité 30)
Economie
Services d'intérêt
général
- Adapter l?offre de services d?intérêt général à une population
changeante en nombre et en composition (capacité 32)
P our les projets de territoire et les documents d?urbanisme, la mise en place d?un système
d?alerte et de veille des pressions littorales facilite la prise en compte des changements à
l?oeuvre telles que la croissance démographique, l?affluence touristique ou l?installation
d?activités économiques.
Les perspectives opérationnelles
Mesures pour
atténuer les
risques de
déséquilibres
Projeter le territoire :
la capacité de développement
85
6Capacité à maîtriser l?extension
urbaine
Indicateur 6a1
Indicateur 6a2
Indicateur 6a3
Indicateur 6b1
Indicateur 6b2
Indicateur 6g
Indicateur 6c
Indicateur 6d
Indicateur 6e1
Indicateur 6e2
Indicateur 6f1
Indicateur 6f2
Indicateur 6f3
Offre de terrains constructibles
inadaptée à la demande
Faible densité des espaces urbanisés
Dispersion spatiale exagérée et
disparition des coupures entre les bourgs
Foncier constructible disponible très
réduit, y compris à moyen ou à long
terme
Procédures d?urbanisme
opérationnel réduites
Politique de maîtrise foncière
insuffisante
Consommation d?espace par
l?urbanisation excessive
Sol
Ressources, capacités et situations de déséquilibres choisis
Indicateur 17a1
Indicateur 17a2
Indicateur 17a3
Indicateur 17a4
17Capacité à assurer le maintien
et le renouvellement des
populations permanentes
Crainte d?une évolution
démographique déséquilibrée
Démographie
... ...
Evaluation proposée par l?équipe-projet et
validée par le comité de pilotage
Scénario 1
Scénario 2
Scénario 3
3 scénarios contrastés
Effet de chaque scénario
sur les situations initiales
?
mit
alidée par le co
alidée par le co
tnocsoiranécs3
cSSc
anna
één
ccé
SSc
alidée par le co
alidée par le comit
alidée par le co
n pro
équipe-projet
v
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v
validée par le co
v
Evaluatio
Evaluatio
équipe-projet
sée par l?
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sée par l?
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alidée par le co
n proposée par l?
alidée par le co
n proalidée par le co
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alidée par le co
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v
Evaluation pro
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v
Evaluatio
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Evaluat
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anna
één
ccé
SSc
anna
één
ccé
SSc
6
dedsnoitautisteséticapac,secruosseR
loS
urbanisation excessive l?
Consommation d?
insuffisante
Politique de maîtrise foncière
opérationnel réduites
Procédures d?
terme
réduit, y compris à moyen ou à long
Foncier constructible disponible très
disparition des coupures entre les bourgs
ispersion spatiale exagérée etD
Faible densité des espaces urbanisés
inadaptée à la demande
Offre de terrains constructibles
urbaine
é à maîtriser l?extensionCapacit
eihparragoméD
sisiohcserrebiliuqéséd
urbanisation excessive
espace parConsommation d?
insuffisante
Politique de maîtrise foncière
opérationnel réduites
urbanismeProcédures d?
réduit, y compris à moyen ou à long
Foncier constructible disponible très
disparition des coupures entre les bourgs
ispersion spatiale exagérée et
Faible densité des espaces urbanisés
inadaptée à la demande
Offre de terrains constructibles
3Indicateur 6fIndicateur 6f3
2Indicateur 6fIndicateur 6f2
1Indicateur 6f
Indicateur 6e2
Indicateur 6e1
Indicateur 6d
Indicateur 6c
Indicateur 6g
Indicateur 6b2
Indicateur 6b1
Indicateur 6a3
Indicateur 6a2
Indicateur 6a1
tage
équipe-projettage 1oiiorri
aar
nna
tage
équipe-projet
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é de pilo
équipe-projet
é de pilo
é de pilo
équipe-projettage
équipe-projet
mit
mit
équipe-projet
mité de pilo et
équipe-projet
é de pilo
équipe-projet
é de pilotage
équipe-projet
é de pilo
?
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aar
nna
2oo 2
iiorri
aar
nna
selaitinisnoitautisse
oiranécseuqahcedt
17 démogra
Crainte
es ions permanentpulatpo
des le renouvellementet
ienrer le mainté à assuCapacit
... ...
4Indicateur 17a
3Indicateur 17a
2Indicateur 17a
1Indicateur 17a
phique déséquilibrée démogra
d?une évolution
équilibrages à
trouver +
=
acceptabilité
ou non
pour la société
+ arbitrages entre
les générations
Mesures pour
consolider et
valoriser les
ressources à
enjeux
Mesures pour
reconquérir les
ressources
dégradées
Mesures pour
se prémunir
de déséquilibres
à venir
C?est une démarche itérative : le territoire se fonde sur le constat initial dressé dans le système
d?alerte et de veille afin de réexaminer les alternatives possibles parmi lesquelles il a à choisir.
La démarche d?évaluation participative et partenariale conforte les décisions par le
rapprochement entre les perceptions des différents acteurs et les situations mesurées lors de
l?évaluation.
+
Choix d?un projet de territoire fondé
sur la capacité de développement
Mettre le territoire en projet
co
n
st
a
ts
e
t
p
e
rs
p
e
ct
iv
e
s
cr
it
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re
s
d
e
ch
o
ix
86
Fiche 25
D e quelle manière est-il possible d?intégrer dans les documents de planification urbaine les
résultats de la démarche d?évaluation de la capacité d?accueil ?
Que dit le code de l?urbanisme ?
L?article L. 146-2 du code de l?urbanisme impose aux documents d?urbanisme de déterminer
la capacité d?accueil des espaces urbanisés ou à urbaniser à partir de critères spatiaux (cf.
fiche 1.2). En revanche, ni ces dispositions, ni la jurisprudence disponible à ce jour, ne
précisent dans quelle partie du PLU* ou du SCoT* doit être définie la capacité d?accueil, ou
encore si l?analyse qui a conduit à la détermination de cette notion doit figurer dans ces
documents.
Ce silence des textes n?est pas fortuit. Il s?explique très certainement par le souci du
législateur de laisser aux autorités locales une importante marge de manoeuvre dans un
domaine où une trop grande rigidité de la règle risquerait de gêner l?action administrative.
Le système d?alerte et de veille de la capacité d?accueil et de développement
peut-il figurer en intégralité dans un SCoT ou dans un PLU ?
L?évaluation proposée produit une grille d?analyse, des fiches « Capacités » et un tableau
synoptique qui constituent le système d?alerte et de veille de la capacité d?accueil et de
développement. Ces derniers n?ont pas leur place en tant que tels dans un document
d?urbanisme, comme la plupart des études et des réflexions menées à cette occasion.
Plusieurs arguments peuvent être avancés pour défendre ce point de vue. D?une part, les
règles d?urbanisme n?imposent pas d?inscrire dans les SCoT ou dans les PLU la démarche ou
la réflexion qui a conduit à la détermination de la capacité d?accueil. D?autre part, faire
figurer intégralement le tableau synoptique et les fiches capacités présenterait l?inconvénient
de bouleverser le contenu des documents de planification en y faisant entrer un élément qui
n?a pas été prévu. Enfin cela pourrait aussi fragiliser la lisibilité voire la sécurité juridique de
ces documents, pour autant qu?il est inhabituel de faire figurer dans un acte administratif des
éléments qui ne sont pas requis par les textes.
* PLU : Plan Local d?Urbanisme ; SCoT : Schéma de Cohérence Territoriale.
** PADD : Plan d?Aménagement et de Développement Durable.
*** DOO : Document d?Orientation et d?Objectifs. Il remplace, depuis la loi Grenelle 2, le DOG, Document d?Orientations Générales.
Dans quel document du SCoT ou du PLU doit être
déterminée la capacité d?accueil ?
Le rapport de présentation du PLU ou du SCoT paraît le document le plus adapté pour
recevoir la détermination de la capacité d?accueil. Ce document doit en effet expliquer (qu?il
s?agisse du PLU ou du SCoT) les choix retenus par les autorités locales pour établir le
PADD**, les orientations d?aménagement et de programmation, le règlement ou encore le
DOO***.
Si la démarche d?évaluation de la capacité d?accueil, en ce qu?elle relève des études et
réflexions, trouve incontestablement et synthétiquement sa place dans le rapport de
présentation, la détermination de la capacité d?accueil peut se prolonger dans le PADD et le
DOO. En effet, « déterminer la capacité d?accueil d?un espace » au sens de l?article L146-2
relève d?un parti pris étroitement lié au projet politique du territoire : celui-ci se fait dans le
PADD et, pour les SCoT, dans le DOO.
Inscrire la capacité d?accueil
dans le SCoT et le PLU
87
La méthode proposée paraît essentielle pour déterminer cette notion (Cf. fiche 26). Elle
devrait également permettre de mieux argumenter les choix qui seront retenus dans le
PADD, le DOO, ou les orientations d?aménagement et de programmation, dès lors que l?objet
même de la démarche capacité d?accueil est, in fine, de déterminer si un territoire donné est
susceptible de supporter l?urbanisation et, d?une manière plus générale, le développement
susceptible d?être programmé sur cet espace.
De même, cette méthode s?articule avec l?évaluation environnementale :
n pour compléter certaines rubriques exigées dans l?état initial de l?environnement ;
n pour tester les différents scénarios envisagés ;
n et enfin, pour considérer de manière systématique les incidences du projet retenu
sur le capital de ressources du territoire.
La raison d?être de cette méthode est de fournir aux décideurs les données fondamentales
qui leur sont indispensables pour déterminer la capacité d?accueil. Plus largement, l?outil
permet aussi de dégager les enjeux du territoire et d?enrichir les différents documents du
SCoT ou du PLU.
Par son approche intégrée et participative, la démarche constitue également un outil de
dialogue.
Comment l?évaluation de la capacité d?accueil et de développement
permet-elle de conforter, sur le fond, le SCoT ou le PLU ?
Comment la procédure d?élaboration du SCoT s?enrichit-elle d?une
capacité d?accueil et de développement appréciée collectivement ?
88
Fiche 26
Les dispositions de l?article L. 146-2 du code de l?urbanisme
Ces dispositions ont une portée juridique certaine, même si celles-ci laissent une
importante marge de manoeuvre aux planificateurs pour déterminer la capacité d?accueil
des espaces urbanisés ou à urbaniser.
Ces dispositions imposent, en effet, aux auteurs des documents d?urbanisme de définir
cette capacité à partir d?un critère spatial, c?est-à-dire en prenant en compte la
protection des milieux remarquables du littoral, ainsi que la protection des espaces
nécessaires aux activités traditionnelles qui s?exercent sur le littoral.
L?interprétation juridictionnelle des dispositions de l?article L. 146-2
L?interprétation juridictionnelle qui, jusqu?ici, a été donnée de ces dispositions a, dans
une certaine mesure, confortée leur portée juridique. Par là même, elle a réduit la marge
d?appréciation dont disposent les planificateurs en la matière. Ainsi, dans un jugement
en date du 29 juillet 2004, le tribunal administratif de Nantes a-t-il considéré que pour
déterminer la capacité d?accueil des espaces urbanisés et à urbaniser les autorités
locales ne devaient pas se borner à assurer un certain équilibre spatial entre
développement de l?urbanisation et préservation des zones naturelles ou agricoles, mais
qu?elles étaient également tenues de vérifier si les équipements publics existants ou
prévus (eau, assainissement, traitement des déchets) étaient suffisants pour répondre à
l?extension de l?urbanisation envisagée (TA Nantes, 29 juillet 2004, Association de
défense de l?environnement en Vendée et association « les amis de l?Ile-d?Yeu » : req.
n° 0004558).
L?article L. 146-2 peut par conséquent être méconnu non seulement lorsque le
développement de l?urbanisation prévu par le document d?urbanisme porte une atteinte
manifestement disproportionnée aux espaces naturels, mais aussi lorsque l?état des
équipements publics nécessaires au développement de cette urbanisation est insuffisant.
Cette interprétation juridictionnelle a été reprise dans la DTA « Estuaire de la Loire ».
Celle-ci précise en effet que la capacité d?accueil est aussi liée « à l?offre en matière
d?équipements, de services et d?hébergements ».
Portée juridique de la notion de capacité d?accueil
89
Quelle portée juridique ?
La méthode n?a pas un caractère obligatoire
La méthode d?évaluation de la capacité d?accueil proposée ici n?est bien sûr pas un
ensemble de règles qui s?imposent aux planificateurs. Même si cette méthode aboutit à
la mise en place d?éléments dont on sait bien qu?ils auront quelque chose à voir avec le
droit, ce n?est par pour autant que la dite méthode a pour effet de limiter l?importante
marge de manoeuvre dont disposent en la matière les autorités locales.
Sur le plan juridique, ces autorités ne sont en rien tenues d?appliquer la présente
démarche : elles gardent toute latitude pour reprendre l?interprétation qui est ici
recommandée ou, au contraire, pour l?amender, l?enrichir, la réfuter ou la contredire. La
méthode, qui n?est pas une opération par laquelle des normes juridiques sont édictées,
ne saurait par conséquent entraîner en elle-même la moindre obligation juridique à la
charge des autorités chargées d?appliquer les dispositions de L. 146-2.
Il s?agit donc ici plus de suggestions ou de recommandations à destination des
collectivités locales et des services de l?état, que d?une ligne de conduite que ces
derniers devraient suivre impérativement.
Reste que, dans certaines circonstances, les éléments compris dans la méthode
pourraient être repris par le juge administratif pour apprécier la légalité d?un document
d?urbanisme au regard de dispositions législatives ou réglementaires protectrices de
l?environnement.
La méthode peut néanmoins influer sur l?interprétation de la notion de
capacité d?accueil
La méthode peut cependant constituer la base (et c?est là tout son intérêt) sur laquelle
il est possible de s?appuyer pour donner sens à la notion de capacité d?accueil. En effet,
la démarche retenue a aussi et surtout une vertu pédagogique : sa mise en oeuvre
permet d?établir les données objectives nécessaires à la discussion et à l?établissement
de la capacité d?accueil.
Cette méthode, qui sert la communication sociale, est de nature :
- à stimuler les échanges et les mises en relation ;
- à fournir l?échelle des possibilités entre lesquelles il faudra choisir ;
- à enrichir le jeu des interprétations plausibles.
Notons encore que la méthode retenue peut faciliter la mise en oeuvre des principes
généraux de l?urbanisme applicables aux documents d?urbanisme (L. 121-1 du code de
l?urbanisme) ou encore être précieuse pour réaliser leur évaluation environnementale.
Par là-même, elle peut conforter la sécurité juridique des documents d?urbanisme.
Par ailleurs, la méthode est aussi un outil pertinent pour dégager la « capacité de
charge » des zones côtières dans le cadre de la mise en place de la GIZC.
Portée juridique de la méthode proposée ici
Bibliographie
BERTHELOT Chantal, PRIOU Christophe, SANDEL Christine, VINCE Agnès, AMIOT François,
LEVRAUT Anne-Marie, MARTINI Frédérique, FOUQUART Xavier, 2010, Grenelle de la mer -
Rapport du Comité opérationnel Aménagement, Protection et Gestion des espaces littoraux, Paris,
Ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, 128 p.
CRINQUANT N., 2005, La capacité d?accueil des territoires littoraux. De la recherche d?indicateurs
pertinents à leur exploitation dans une étude de cas. Mémoire de fin d?études, Ecole Nationale
Supérieure d?Agronomie, Montpellier, 188 p.
JOARDAR, S.D., 1998. Carrying capacities and standards as based towards urban infrastructure
planning in India : a case of urban water supply and sanitation. Habitat International, Vol.22,
Issue 3, pp. 327-337.
POTTIER P. (coord.), CHADENAS C., POUILLAUDE A., STRUILLOU J-F, 2009, Évaluer la capacité
d?accueil et de développement des territoires littoraux. Approche et méthode, Cahier n°2, DREAL
des Pays de la Loire, 84 p.
Synthèse n°2, 2009, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux.
Approche et méthode, DREAL des Pays de la Loire, 6 p.
POTTIER P. (coord.), CHADENAS C., CHOBLET C., POUILLAUDE A., STRUILLOU J-F., TROUILLET
B., 2007, La capacité d?accueil et de développement des communes littorales. Synthèse
bibliographique, Cahier n°1, PUCA - Ministère des Transports, de l?Equipement, du tourisme et de
la Mer - DRE des Pays de la Loire, 77 p.
Synthèse n°1, 2007, La capacité d?accueil et de développement des communes littorales.
Synthèse bibliographique, DRE des Pays de la Loire, 4 p.
A paraître :
DREAL des Pays de la Loire, 2010, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des
territoires littoraux. Aide à la rédaction d?un cahier des charges de SCoT ou de PLU, Cahier n°4,
DREAL des Pays de la Loire.
91
Annexe
La fiche « Capacité » présentée dans les pages suivantes est une adaptation de
la grille exemple à un territoire, sur lequel la méthode d?évaluation de la
capacité d?accueil et de développement présentée dans ce guide a été pratiquée.
Cette fiche concerne la Capacité à maîtriser l?extension urbaine (Sol).
93
La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ».
Fiche Capacité 6
Maîtriser l?extension urbaine
La question de l?urbanisation est omniprésente dans la problématique du développement durable des
littoraux, car elle occupe une place de plus en plus importante des espaces les plus proches de la côte.
À l?échelle nationale, l?urbanisation représente ainsi 50 % des espaces situés à moins d?un kilomètre du
rivage, sur le site d?étude retenu, 26 %.
L?évaluation de la capacité d?accueil passe inévitablement par la prise en compte des impacts du
développement de l?urbanisation, car les processus mal maîtrisés du développement de la construction
provoquent le plus souvent l?altération de nombreuses ressources essentielles à la qualité des
territoires littoraux.
Le sol ou l?espace en quantité de surface est la première de ces ressources à être mise en danger, car
ses dimensions sont limitées et les processus d?urbanisation le plus souvent très consommateurs de
surface.
Question posée en termes
de capacité d?accueil
supplémentaire de
populations et d?activités,
saisonnières ou
permanentes
Capacité à éviter
la mise en péril de la
ressource à enjeux
Eclairages des situations de
déséquilibres potentiels
Indicateurs
fondamentaux
complémentaires
6a1 - Tranche modale des
surfaces construites
Consommation d?espace
par l?urbanisation
excessive 6a2 - Pression urbaine ressentie
Offre de terrains
constructibles inadaptée
à la demande
6b1 - Capacité résiduelle
d?urbanisation
Faible densité des
espaces urbanisés
6c1 - Densité des espaces
urbanisés, COS réglementaires,
(densité minimale)
Disparition des coupures
entre les bourgs
6d - Dispersion spatiale de la
construction et étalement de la
tache d?urbanisation
6e1 - Surfaces des ZAC/ZAD,
lotissement et réserve foncière
La part du sol à
vocation urbaine
destinée à l?accueil
supplémentaire de
populations et
d?activités est-elle
de nature à favoriser
l?étalement urbain ?
Capacité à
maîtriser
l?extension
urbaine 6
Procédures d?urbanisme
opérationnel et politique
de maîtrise foncière
insuffisantes 6e2 - Usage du DPU
La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ».
Synthèse
Indicateur 6a1 - Tranche modale des surfaces construites
Indicateur 6a2 - Pression urbaine ressentie
Indicateur 6b1 - Capacité résiduelle d?urbanisation
Indicateur 6c1 - Densité des espaces urbanisés
Indicateur 6d1 - Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation
Indicateur 6e1 - Surfaces des ZAC/ZAD, lotissement et réserve foncière ?
Indicateur 6e2 - Usage du droit de préemption urbain ?
Situation de déséquilibre :
importante en partie
maîtrisée maîtrisée absence de
données ?
La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de
manoeuvre du territoire à?
- Garantir le bon accès à l?eau (capacité 1) EAU
- Garantir la cohérence du cycle de l?eau et sa qualité (capacité 2) EAU
- Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 4) SOL
- Gérer certains usages dans les limites spatiales du territoire expertisé (capacité 5) SOL
Environnement
- Préserver l?identité locale et le lien social (capacité 7) CULTURE
- Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 8) CULTURE
- Préserver les spécificités paysagères (capacité 9) CULTURE
- Assurer le maintien et le renouvellement des populations permanentes
(capacité 11) DEMOGRAPHIE
- Maintenir un équilibre démographique entre pop. permanente et temporaire
(capacité 12) DEMOGRAPHIE
- Gérer le flux saisonnier des déplacements (capacité 13) MODE D'HABITER
- Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 15) MODE D'HABITER
- Rationaliser l?occupation résidentielle (capacité 21) MODE D'HABITER
- Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22) MODE D'HABITER
- Maintenir un débat politique apaisé (capacité 25) VIE COLLECTIVE
Société
- Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à bien les faire
fonctionner toute l?année (capacité 27) CAPITAL MATERIEL
- Maîtriser financièrement l?urbanisation et la spécialisation touristique (capacité 29) CAPITAL FINANCIER
- Diversifier le tissu économique local (capacité 30) TISSU ECONOMIQUE
LOCAL
- Offrir des services d?intérêt général toute l?année et adaptés en saison (capacité 32) SERVICE D'INTERET
GENERAL
Économie
La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ».
Mesure des indicateurs
Indicateur 6a1 ? Tranche modale des surfaces construites
Données : fichier DRE ? SITADEL, surface des terrains sur lesquels a été déposée une demande de
permis de construire pour une construction neuve à usage d?habitation. Prise en compte à
la date d?ouverture du chantier (DOC) sur une période de 10 ans (1996 à 2006).
Traitement : somme des déclarations par tranches de surfaces des parcelles en 14 tranches
détaillées ( de 250 m² ; 251 à 500 ; 501 à 750 ; 751 à 1 000 ; 1 001 à 1 500 ; 1 501 à
2 000 ; 2001 à 2 500 ; 2 501 à 3 000 ; 3 001 à 3 500 ; 3 501 à 4 000 ; 4 501 à 5 000 ;
5 001 à 10 000 ; + de 10 000), regroupées en 6 classes :
- petite parcelle : - de 500 m²
- parcelle moyenne : 501 à 1 000 m²
- parcelle moyenne supérieure : 1 001 à 2 000 m²
- parcelle grande : 2 001 à 3 000 m²
- parcelle très grande : 3 001 à 5 000 m²
- parcelle exceptionnelle : + de 5 000 m²
-
Référence : elle se fait par référence avec trois communes dont une en contexte insulaire, présentant
un nombre total de logements identique à ce qui est observé sur l?île en étude (nombre
total de logements au RGP 99 et nombre de logements neufs par an à peu près
équivalents ? moyenne annuelle calculée entre 1996 et 2006, données SITADEL).
Résultats
Ile en étude Comparaison 1 2 3 4
Nb total logements 5 061 6 248 3 498 4 302 5 265
Nb de logements neufs
(10ans)
604 633 441 840 589
Parcelles ? de 500 m² 12,2 % 30,2 % 9,8 % 14 % 4,1 %
501 à 1 000 m² 38,8 % 53,2 % 43,5 % 47,3 % 72,4 %
1 001 à 2 000 m² 35 % 13,3 % 34,7 % 25,2 % 15,4 %
2 001 à 3 000 m² 8,7 % 2,1 % 8 % 9,1 % 3,3 %
3 001 à 5 000 m² 3,4 % 0,9 % 2 % 2,9 % 2,4 %
+ de 5 000 m² 1,9 % 0,3 % 2 % 1,5 % 2,4 %
surface moyenne d?un terrain
construit
1 275 m² 798 m² 1 318 m² 1 176 m² 1 165 m²
surface médiane 1 000 m² 608 m² 1 000 m² 857 m² 730 m²
consommation moyenne
d?espace par logement
construit (1996-2006)
1 149 m² 794 m² 1 184 m² 651 m² 772 m²
Évaluation : la surface moyenne d?une parcelle construite sur l?île en étude entre 1996 et 2006 pour
un nouveau bâtiment à usage d?habitation a été de 1 275 m², ce qui représente une
consommation d?espace relativement élevée. Parmi les communes de référence, seule
l?une d?entre elle présente une surface moyenne supérieure, l?île de comparaison étant
de 37 % inférieure à celle enregistrée sur l?île en étude.
Les parcelles mises en construction sur l?île en étude sont de surfaces à peu près
comparables à celles des communes de référence (exception faite de la commune 1)
avec, toutefois, une tendance à disposer de moins de terrains bâtis de petite surface et
de plus de terrains bâtis de surface supérieure. En effet, la part des parcelles de moins
de 1 000 m², qui représentent 50,2 % du total sur l?île en étude, est plus limitée que sur
trois territoires de comparaison (2, 3 et 1), 53 % pour le n°2, 61 % pour le n°3 et surtout
83,4 % pour le territoire n°1 (celle des 1 000 à 3 000 m² est de 44,4 % contre 42,7 %,
34,3 et 15,3. Celle des plus de 3 000 m² de 5,4 %, contre 4 %, 4,4 et 1,2 %.
La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ».
==> Au regard des surfaces des terrains urbanisés sur l?île en étude depuis 10
ans, il ressort que le sol est consommé par l?urbanisation dans des
proportions importantes et majoritairement supérieures à ce qui est observé
pour des situations similaires. Cette situation est liée à un processus
d?urbanisation consommateur d?espace, s?accompagnant d?une sous-
représentation des terrains à bâtir les plus petits et d?une sur-représentation
des terrains les plus grands. Au total, la consommation moyenne d?espace
pour la construction d?un logement se situe à un niveau élevé (1 149 m²),
incompatible avec une gestion économe du sol.
Indicateur 6a1 : gfbhhgh
Valeur cible : l?objectif à atteindre dans le cadre d?une maîtrise plus forte des extensions urbaines est
d?augmenter la part des parcelles de surface inférieure à 1 000 m² dans le processus
d?urbanisation. Cette part pourrait atteindre une valeur proche de celle enregistrée à
dans le territoire n°2 (55 % des terrains construits), ce qui représenterait une économie
annuelle de 2,2 ha de surface urbanisée (sur 10 ans, 22 terrains bâtis d?une surface
inférieure à 1 000 m², venant remplacer 22 terrains d?une surface d?environ 2 000 m²
qui auraient sinon été construits).
Indicateur 6a2 ? Pression urbaine ressentie
Les données traitées se limitent à celles de l?exploitation d?une enquête directe auprès de la population,
permanente et temporaire, à partir d?un questionnaire sur la perception du territoire de l?île en étude et des
pressions diverses qui s?exercent sur lui. Elles sont donc partielles et ne peuvent à elles seules éclairer le ressenti
de la pression urbaine.
Données : enquête réalisée pendant l?été 2007 sur l?île en étude par la MSH Ange Guépin dans le
cadre de la mission PUCA-DRE des Pays de la Loire. Les questionnaires utilisés
concernent 260 personnes interrogées sur l?île à la fin du mois de juillet 2007, dont 54
résidents permanents et 206 résidents temporaires.
Traitement : la perception du développement urbain sur l?île peut être appréciée au travers de la
question 3.5 (Depuis que vous venez sur l?Ile, avez-vous noté des changements dans la
nature/paysages ? 13 choix possibles de réponse, dont Davantage de maisons et des maisons qui
se ressemblent toutes) et de la question 4.4 (À votre avis la fréquentation touristique pose-t-elle
des problèmes aux territoires qui l?accueillent ? 13 choix possibles de réponse, dont le problème lié
à la Pression immobilière et foncière).
Référence : elle se fait par référence avec trois communes dont une en contexte insulaire, présentant
un nombre total de logements identique à ce qui est observé sur l?île en étude.
Résultats : * à la question 3.5 (Depuis que vous venez sur l?île, avez-vous noté des changements dans la
nature/paysages ?), 56,4 % des résidents permanents s?étant exprimés ont déclaré comme
premier changement visible celui du nombre croissant de maisons, 48,5 % des résidents
temporaires. L?uniformité architecturale n?est mentionnée que pour 3,6 % des
changements visibles de 1ère et 2ème importance pour les résidents permanents et 0 %
des résidents temporaires.
* à la question 4.4 (« À votre avis la fréquentation touristique pose-t-elle des problèmes aux territoires qui
l?accueillent ? »), 22 % des résidents permanents s?étant exprimés ont mentionné la pression immobilière et
foncière en 1ère et 2ème niveau d?importance parmi les problèmes perçus, 8,7 % des résidents temporaires.
Évaluation :
==> le premier changement de paysage relevé par les habitants et les résidents
secondaires concerne l?extension urbaine. Le niveau de réponses montre un
début de prise de conscience de la pression urbaine du territoire. Cependant,
parmi les résidents permanents, 3 sur 4 n?ont pas mentionné la pression
immobilière et foncière comme un problème évident lié à l?activité touristique.
La consommation de la ressource SOL n?est pas perçue comme étant à un
stade d?érosion critique.
Indicateur 6a2 : gfbhghh
La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ».
Indicateur 6b1 ? Capacité résiduelle d?urbanisation
Données : capacité brute d?urbanisation rendue possible dans le cadre actuel des PLU, obtenue par
extraction des parcelles actuellement non bâties (fichier cadastral sous forme numérique,
DDE) et situées dans une zone à vocation urbaine résidentielle, actuelle et future, du
PLU (fichier du zonage du PLU, DDE).
Traitement : s?effectue en plusieurs étapes :
- extraction des parcelles non bâties situées dans les zones à vocation urbaine du
PLU ;
- suppression des parcelles présentant une surface trop limitée pour être bâties
(fonction des règles édictées dans le PLU ; COS et surface minimale des terrains
constructibles), ainsi que celles visiblement trop enclavées pour être urbanisées ;
- remplissage de ces parcelles, de façon manuelle tenant compte de la morphologie
des espaces environnants (densité, accès, ?) et du règlement du PLU
(notamment pour les zones d?urbanisation groupée), de façon à déboucher sur le
nombre de nouvelles constructions possibles sur ces parcelles constructibles ;
un taux de rétention de 20 % est ensuite appliqué, intégrant le gel d?un certain
nombre de terrains qui ne pourront être construits dans le cadre actuel du PLU
(situation géographique, héritage, spéculation?).
Référence par comparaison aux communes littorales 1, 2, 3 et à une commune intérieure 4, qui
présentent toutes un espace à urbaniser similaire en nombre total de logements, ainsi
qu?un processus d?urbanisation (nombre de nouvelles constructions par an) à peu près
identique à ce qui est observé sur l?île en étude.
Résultat :
Ile d?étude Comparaison 1
(île)
2 3 4
Nb total logements 5 061 6 248 3 498 4 302 5 265
Nb de logements neufs (10ans) 604 633 441 840 589
consommation moyenne d?espace par
logement construit (1996-2006) 1 149 m² 794 m² 1 184 m² 651 m² 824 m²
Zones urbaines (IPLI) 665 ha 596 ha 415 ha 445 ha 995 ha
Surfaces disponibles en zones actuellement
urbanisables 142 ha 90 ha 73 ha 36 ha 44 ha
Logements constructibles en zones
actuellement urbanisables 1 115 logt 1 131 logt 619 log 546 logt 535 logt
Nb d?années de réserve 19 ans 18 ans 14 ans 6 ans 4 ans
Surfaces disponibles en zones d?urbanisation
future 39 ha 43 ha 30 ha 35 ha 110 ha
Logements constructibles en zones
d?urbanisation future 390 logt 430 logt 300 logt 350 logt 1 110 logt
Nb d?années de réserve 6 ans 7 ans 7 ans 4 ans 9 ans
Surfaces totales disponibles en zones à
vocation urbaine 181 ha 133 ha 103 ha 71 ha 154 ha
Total logements constructibles en zones à
vocation urbaine 1 505 logt 1 561 logt 919 logt 896 logt 1 645 logt
Total logements constructibles en zones à
vocation urbaine (rétention 20 %) 1 204 logt 1 250 logt 735 logt 717 logt 1 316 logt
Nb total d?années de réserve 25 ans 25 ans 21 ans 11 ans 14 ans
Nb total d?années de réserve avec taux
rétention 20 % 21 ans 21 ans 16 ans 10 ans 13 ans
La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ».
Évaluation : la capacité brute d?urbanisation est ici limitée aux terrains nus et ne tient donc pas compte du
renouvellement urbain possible dans les années à venir (densification des espaces
actuellement urbanisés), jusqu?à présent limité dans les espaces urbains du littoral régional.
Il n?existe pas de règles s?appliquant à ce qu?un PLU doit raisonnablement offrir comme
terrains à bâtir en fonction de la demande qui s?exprime sur un territoire. On peut
toutefois partir du principe qu?un PLU est un document de planification à court terme (5
ans, 10 ans maximum) et que par conséquent un potentiel équivalent à 15 ans de
constructions sur un rythme identique à celui observé sur la dernière décennie écoulée
est acceptable et conforme à une gestion rigoureuse de l?espace.
==> Avec 21 années de réserve d?urbanisation, le PLU de l?île en étude offre
encore des surfaces pour la construction à vocation résidentielle trop
largement dimensionnées. Concernant les surfaces immédiatement
urbanisables, le PLU de l?île en étude est le plus « généreux » de ceux
utilisés en référence (19 ans de réserve, contre 18, 14, 6 et 4).
Indicateur 6b1 : gfbhhgh
Valeur cible : l?offre de terrains constructibles pourrait être réduite sensiblement, pour atteindre une
réserve équivalente à 15 années de construction au rythme des dix dernières années
écoulées.
Indicateur 6c1 ? Densité des espaces urbanisés
Données : nombre de logements au recensement 1999, zones urbaines à dominante résidentielle de
la BD occupation du sol de l?IPLI (DDE, 2000).
Traitement : rapport du nombre total de logements à la surface des zones urbaines résidentielles.
Référence : elle se fait par référence avec trois communes dont une en contexte insulaire, présentant
un nombre total de logements identique à ce qui est observé sur l?île en étude.
Résultat :
Ile d?étude Comparaison 1
(île)
2 3
Nb total logements 5 061 6 248 4925 4 302
Zones urbaines résidentielles
(IPLI)
568 ha 458 ha 436 ha 304 ha
Nb de logt à l?hectare 8,9 ha 13,6 ha 11,3 ha 11,5 ha
Évaluation : la densité de logements sur l?île en étude est nettement la plus faible comparée à des
situations d?autres communes littorales similaires. Il n?existe pas de règles normatives
de densité moyenne acceptable et conforme à une gestion rigoureuse et économe de
l?espace, toutefois, la valeur de 12 logements à l?hectare est souvent utilisée comme
référence technique (FNAU, ?).
==> Avec à peine 9 logements à l?hectare, la densité des espaces urbains
résidentiels est faible sur l?île en étude. En termes réglementaires, le PLU
confirme une tendance à l?autorisation d?un processus d?urbanisation peu dense
(54 % des surfaces communales urbanisables pour la fonction résidentielle sont
réglementés avec un COS < à 0,1) et par conséquent consommateur d?espace.
Indicateur 6c1 : gfbhggh
Valeur cible : compte tenu des niveaux de densité enregistrés dans des communes littorales
similaires, il semble possible de dépasser le seuil des 10 logements à l?hectare.
La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ».
Indicateur 6d1 ? Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache
d?urbanisation
Données : bâtiments en dur de la base de données cadastrales (mairie).
Traitement : agrégation des espaces situés à moins de 100 mètres d?une construction, produisant la
tache d?urbanisation. La continuité de l?urbain est ainsi prise en compte jusqu?à une
distance de séparation de 200 mètres entre les bâtiments. Au-delà, la tache
d?urbanisation est discontinue.
Référence : par comparaison à une commune littorale également insulaire et touristique, disposant
d?un nombre de logements légèrement supérieur à l?île en étude.
Résultat : les résultats sont présentés sous forme cartographique, faisant apparaître à la fois
l?étendue de la tache d?urbanisation et sa continuité.
Évaluation : la tache d?urbanisation couvre 1 468 hectares, soit 61,5 % de la surface de la commune
(pour 5 061 logements). Rapportée à la surface des zones urbaines IPLI, la tache
d?urbanisation couvre une surface 2,2 fois supérieure (2 peut être considéré comme une
valeur seuil).
==> La tache d?urbanisation dans l?île en étude est étendue en surface. Ce point
confirme donc l?indicateur précédent. Mais surtout, elle révèle l?étalement et la
dispersion (2,2 fois les espaces urbains au sens IPLI, pour 1,7 fois pour la
commune en comparaison) et la continuité du bâti qui a réduit et limité les
coupures d?urbanisation entre les pôles d?habitat ancien.
(commune de comparaison, également île touristique avec 6 248 logements, même échelle)
Indicateur 6d1 : gfbhghh
La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ».
Valeur cible : la tache d?urbanisation actuelle ne peut être réduite en surface, sauf en cas de
destruction de bâtiments. L?attention doit donc être portée sur les extensions futures,
de façon à réduire la progression de cette tache d?urbanisation au profit d?une
densification de ce qui est déjà bâti.
Indicateur 6e1 ? Surfaces des ZAC/ZAD, lotissement et réserve foncière
Données : indisponibles
==> aucune évaluation possible.
Indicateur 6e1 : ? ?
Indicateur 6e2 ? Usage du droit de préemption urbaine
Données : indisponibles
==> aucune évaluation possible.
Indicateur 6e2 : ? ?
Étape 1
Mettre en lumière
les ressources posant question
Étape 2
Questionner les atteintes
portées aux ressources
par la pression anthropique
Étape 3
Mesurer et apprécier
la fragilité des ressources
validationvalidationRessources à enjeux identifiées
validationvalidationGrille d?évaluation : questionnements et
hypothèses de situations de déséquilibres posés
système de veille et d?alerte sur la maîtrise ou la non-maîtrise de la capacité d?accueil
ré
un
io
ns
d
e
tra
va
il,l
en
qu
êt
es
d
e
te
rr
ai
n.
..
identification des
ressources à enjeux
élaboration
de la grille
co
ns
ul
ta
tio
n
év
en
tu
el
le
d
?e
xp
er
tstt
3a : choix des indicateurs
3b : mobilisation des données
3c : choix des états de référence
3e : évaluation
3f : élaboration
du tableau synoptique
3d : production des résultats
de l?observation
fic
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comité de pilotageLe territoire expertisé et ses ressources équipe projet
Procédure d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement
la classification des ressources et son détail ;
la grille d?évaluation exemple avec une liste élargie de situations de déséquilibres
rencontrées sur le littoral ;
les 34 fiches « Capacités » avec une armature pré-remplie ;
la liste des sources utilisées pour mesurer les indicateurs ;
le questionnaire pour mener une enquête directe sur la capacité d?accueil élargie ;
l?architecture de la base de données de l?enquête directe et son formulaire de saisie ;
la liste des liens entre les capacités du territoire (dans les fiches « Capacités ») ;
le tableau synoptique (mis en forme avec les 34 capacités de la grille exemple) ;
le Cahier n° 1 : Pottier P. (coord.), Chadenas C., Choblet C., Lamberts C., Pouillaude
A., Struillou J-F, Trouillet B., 2007, La capacité d?accueil et de développement des
communes littorales. Synthèse bibliographique. DRE Pays de la Loire, 77 p.
la synthèse n°1, 2007, La capacité d?accueil et de développement des communes
littorales. Synthèse bibliographique, DRE des Pays de la Loire, 4 p.
le Cahier n° 2 : Pottier P. (coord.), Chadenas C., Pouillaude A., Struillou J-F, 2009,
Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux. Approche
et méthode. DREAL des Pays de Loire, 84 p.
la synthèse n°2, 2009, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires
littoraux. Approche et méthode, DREAL des Pays de la Loire, 6 p.
le cahier n°4, à paraître :
DREAL des Pays de la Loire, 2010, Évaluer la capacité d?accueil et de développement
des territoires littoraux. Aide à la rédaction d?un cahier des charges de SCoT ou de
PLU, Cahier n°4, DREAL des Pays de la Loire.
OUTILS MIS A LA DISPOSITION EN TELECHARGEMENT
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=359
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La classification des ressources
Direction régionale de l?Environnement, de l?Aménagement et
du Logement des Pays de la Loire
Plan Urbanisme Construction Architecture
Direction générale de l?Aménagement, du Logement et de la Nature
avec le soutien de la MSH Ange Guépin et du CETE de l?Ouest
Contacts :
DREAL Pays de la Loire
Service Intermodalité, Aménagement, Logement
sial.dreal-pays-de-la-loire@developpement-durable.gouv.fr
Coordinateur du programme :
Patrick POTTIER
patrick.pottier@univ-nantes.fr
Université de Nantes
Géolittomer, LETG UMR 6554 - CNRS
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