Évaluer la capacité d'accueil et de développement des territoires littoraux - Guide pratique - Deuxième édition

CHADENAS, Céline ; POUILLAUDE (Agnès) ; POTTIER, Patrick ; STRUILLOU, Jean-François

Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">La démarche d'évaluation de la capacité d'accueil et de développement des territoires littoraux présentée dans ce guide constitue un outil d'aide à la décision permettant aux collectivités locales littorales d'élaborer des projets plus respectueux des ressources de leur territoire. Après avoir dresser un état de la connaissance nationale et internationale sur la notion de capacité d'accueil (Pottier et al., Cahier n° 1, 2007) l'équipe de recherche pluridisciplinaire a construit une méthode d'évaluation pour apprécier cette élément de la loi Littoral (art. L 146-2 du code de l'urbanisme). Les résultats de ce travail ont été publiés sous la forme d'un cahier et d'une synthèse qui présentent l'approche intégrée, les concepts adoptés et les grands principes de la méthode d'évaluation proposée (Pottier et al., Cahier n° 2, 2009).<br /><br />La DREAL des Pays de la Loire propose un troisième numéro dans le collection Cahier, qui est un guide pratique qui précise la démarche à suivre pour apprécier la capacité d'accueil et de développement d'un territoire littoral. L'évaluation proposée se fait en lien étroit avec le projet de territoire en abordant l'ensemble des questions d'aménagement. Ce guide précise les clés de la démarche et de son déroulement aux collectivités locales qui lanceront une telle évaluation. Destiné aux maîtres d'oeuvre des documents d'urbanisme, le guide pratique précise, fiche par fiche, les étapes de réalisation de l'évaluation de la capacité d'accueil et de développement d'un territoire littoral.<br /><br />Après une première édition publiée en avril 2010, ce document est la deuxième édition datée d'octobre 2010. Un kit de réalisation, composé d'instruments prêts à renseigner sous format électronique, a été mis en février 2011 à la disposition des utilisateurs sur le site de la DREAL des Pays de la Loire.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
aménagement du littoral ; développement territorial ; document d'urbanisme ; plan local d'urbanisme ; milieu naturel
Descripteur écoplanete
évaluation environnementale ; loi littoral 86-2 ; milieu littoral ; projet territorial de développement durable ; SCOT
Thème
Aménagement du territoire ; Ville - Urbanisme ; Tourisme - Loisirs ; Environnement - Paysage
Texte intégral
Pa ys d e la L oi re c ah ie r n° 3 Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux octobre 2010 Guide pratique 2e édition Céline CHADENAS (1) Agnès POUILLAUDE (2) Patrick POTTIER (1) Jean-François STRUILLOU (3) (1) Géographes, Géolittomer - LETG UMR 6554 CNRS, Université de Nantes (2) Économiste, DREAL des Pays de la Loire, LEMNA, EA 4272 (3) Juriste, DCS UMR 6225 CNRS, Université de Nantes évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux Guide pratique 2e édition Octobre 2010 Céline CHADENAS (1) Agnès POUILLAUDE (2) Patrick POTTIER (1) Jean-François STRUILLOU (3) (1) Géographes. Université de Nantes, Géolittomer - LETG UMR 6554 CNRS (2) économiste, DREAL des Pays de la Loire. LEMNA, EA 4272 (3) Juriste, DCS UMR 6225 CNRS, Université de Nantes édition DREAL Pays de la Loire 34, Place Viarme BP 32205 44 022 NANTES cedex 1 Directeur de la publication : Hubert FERRY-WILCZEK Maquettage, mise en page Céline CHADENAS, Géolittomer Andrée DUBOIS, IGARUN Université de Nantes Impression DOCUWEST Centre Chester Carlson 2, rue Gutenberg BP 68 116 - 44 981 Sainte-Luce-sur-Loire Achevé d?imprimer : octobre 2010 Dépôt légal : octobre 2010 ISSN : 2106-4172 ISBN : 978-2-11-099531-5 Document téléchargeable : http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/ Publication à citer sous la référence : Chadenas C., Pouillaude A., Pottier P., Struillou J.-F., 2010, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux. Guide pratique. DREAL des Pays de la Loire, 103 p. Déjà parus : Pottier P. (coord.), Chadenas C., Pouillaude A., Struillou J-F, 2009, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux. Approche et méthode, Cahier n°2, DREAL des Pays de la Loire, 84 p. Synthèse n°2, 2009, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux. Approche et méthode, DREAL des Pays de la Loire, 6 p. Pottier P. (coord.), Chadenas C., Choblet C., Pouillaude A., Struillou J-F., Trouillet B., 2007, La capacité d?accueil et de développement des communes littorales. Synthèse bibliographique, Cahier n°1, PUCA - Ministère des Transports, de l?Equipement, du Tourisme et de la Mer - DRE des Pays de la Loire, 77 p. Synthèse n°1, 2007, La capacité d?accueil et de développement des communes littorales. Synthèse bibliographique, DRE des Pays de la Loire, 4 p. A paraître : DREAL des Pays de la Loire, 2010, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux. Aide à la rédaction d?un cahier des charges de SCoT ou de PLU, Cahier n°4, DREAL des Pays de la Loire. Imprimé sur du papier 100 % recyclé. éVALUER LA CAPACITé D?ACCUEIL ET DE DéVELOPPEMENT DES TERRITOIRES LITTORAUx ...... Fiche 1. Pourquoi ? .................................................................................................................................. 1.1 Un espace littoral sous pression ......................................................................................................... 1.2 Une obligation juridique .................................................................................................................... 1.3 Des évaluations incomplètes jusqu'à aujourd'hui .................................................................................. Fiche 2. Sur quelles bases ? ...................................................................................................................... Fiche 3. Une méthode innovante ............................................................................................................... 3.1 Veiller aux ressources du territoire ..................................................................................................... 3.2 Une évaluation participative et partenariale ......................................................................................... Fiche 4. Les acteurs .................................................................................................................................. Fiche 5. Les conditions de la réussite ........................................................................................................ Fiche 6. Une procédure en trois grandes étapes ......................................................................................... éTAPE 1. Mettre en lumière les ressources posant question ........................................................ Fiche 7. Marche à suivre .......................................................................................................................... Fiche 8. Identifier les ressources littorales ................................................................................................ 8.1 Les ressources environnementales ........................................................................................................ 8.2 Les ressources sociales ........................................................................................................................ 8.3 Les ressources économiques ................................................................................................................ 8.4 Les ressources complexes .................................................................................................................... Fiche 9. Comprendre les interactions entre les ressources de son territoire ..................................................... Fiche 10. Pour aller plus loin : utiliser des principes fondamentaux pour mettre en projet le territoire ............. éTAPE 2. Questionner les atteintes portées aux ressources par la pression humaine ............... Fiche 11. Marche à suivre ......................................................................................................................................................... Fiche 12. Questionner le territoire ..................................................................................................................................... Fiche 13. Repérer la fragilité des ressources .................................................................................................. Fiche 14. Grille exemple d?évaluation .......................................................................................................... éTAPE 3. Mesurer et apprécier la fragilité des ressources face à la pression humaine ............. Fiche 15. Marche à suivre ................................................................................................................................... Fiche 16. La fiche « Capacité » .......................................................................................................................... Fiche 17. Choisir les indicateurs ......................................................................................................................... Fiche 18. Mobiliser les données ......................................................................................................................... 18.1 Où les trouver et comment les traiter ? ............................................................................................... 18.2 L?enquête sur le ressenti de la population ........................................................................................... Fiche 19. Trouver des états de référence ........................................................................................................... Fiche 20. Mesurer la capacité à... ......................................................................................................................... Fiche 21. Evaluer la capacité à... ........................................................................................................................ Fiche 22. Matérialiser les relations entre les capacités ........................................................................................ Fiche 23. Les résultats synthétiques : le tableau synoptique ............................................................................... UTILISER LES RéSULTATS DE L?éVALUATION AU SERVICE DU PROJET DE TERRITOIRE ............... Fiche 24. Projeter le territoire : la capacité de développement ..................................................................... Fiche 25. Inscrire la capacité d?accueil dans le SCoT ou le PLU ......................................................................... Fiche 26. Quelle portée juridique ? ..................................................................................................................... BIBLIOGRAPHIE ......................................................................................................................................................................... ANNExE - Fiche « Capacité Sol » ............................................................................................................................................. Sommaire 9 10 10 12 14 16 18 18 19 20 21 22 25 26 30 32 34 36 38 40 42 45 46 48 50 54 61 62 64 66 68 68 70 72 74 75 76 78 83 84 86 88 91 93 Préambule La Direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement des Pays de la Loire (DREAL), la Maison des Sciences de l'Homme Ange Guépin de Nantes et le Plan Urbanisme Construction Architecture ont engagé en 2006 un partenariat de recherche sur le thème de la capacité d'accueil et de développement des territoires littoraux. Après avoir dressé un état de la connaissance nationale et internationale sur la notion de capacité d'accueil (Pottier et al., Cahier n° 1, 2007), l'équipe de recherche pluridisciplinaire a construit une méthode d'évaluation dont l'absence faisait défaut aux collectivités locales et aux services de l'état pour apprécier cet élément de la loi Littoral (art. L146-2 du code de l'Urbanisme). Les résultats de ce travail ont été publiés sous la forme d'un cahier et d'une synthèse qui présentent l'approche intégrée, les concepts adoptés et les grands principes de la méthode d'évaluation proposée (Pottier et al., Cahier n° 2, 2009). Le Livre Bleu des engagements du Grenelle de la Mer (MEEDDM, 2009) a réaffirmé l'importance de la capacité d'accueil dans les questions d'aménagement, de tourisme et de gestion intégrée du littoral. Proposant des mesures en vue de concrétiser ces engagements au Ministre d'Etat, le comité opérationnel « Aménagement, protection et gestion des espaces littoraux », préconise de « développer la méthode de détermination d?une capacité d?accueil acceptable » (proposition n° 18) sur le littoral métropolitain pour contribuer à la maîtrise de la pression foncière (engagements n° 59 et 76) (Berthelot, Priou, Sandel et al., 2010). La DREAL des Pays de la Loire a réalisé le présent guide pour aider les collectivités locales littorales et leurs maîtres d'oeuvre à lancer et à mener des évaluations de la capacité d'accueil et de développement. L'ensemble des acteurs concernés (services de l'état, professionnels de l'aménagement, ...) dispose ainsi : - d'une présentation détaillée des différentes étapes à mettre en oeuvre pour aboutir, - des clés pour adapter l'évaluation à chaque territoire littoral, - d'un éclairage sur les temps de co-construction de l'évaluation par les diverses parties prenantes du territoire, - du mode d?emploi des outils téléchargeables sur le site internet de la DREAL. Cette deuxième édition du Guide pratique est consolidée par le retour d'expériences sur les évaluations lancées dans le cadre d'un Schéma de Cohérence Territoriale et d'un Plan Local d'Urbanisme. Ce document apporte également des éléments opérationnels complémentaires sur les conditions de réalisation. La démarche d'évaluation de la capacité d'accueil et de développement des territoires littoraux présentée dans ce guide constitue un outil d'aide à la décision permettant aux collectivités locales littorales qui se l'approprieront d'élaborer des projets plus respectueux des ressources de leur territoire. Groupe de travail Erwan Audran, chargé d'études de la Cellule Planification urbaine, Service Urbanisme et Environnement, Direction départementale des Territoires et de la Mer de la Vendée Céline Cardin, chargée d'études, Division Villes et Territoires, Aménagement et Planification, CETE de l?Ouest Céline Chadenas, chercheur contractuel en géographie, programme ?Capacité d?accueil?, associée au laboratoire Géolittomer, LETG UMR 6554 CNRS Laure Després, professeur émérite d?économie, Institut d?économie et de Management de l?Université de Nantes, Laboratoire d?économie et de Management de Nantes-Atlantique (LEMNA), EA 4272 Jean-Charles Gérard, adjoint au Chef de Service Intermodalité, Aménagement et Logement, DREAL des Pays de la Loire Maryvonne Guyonvarc?h, chargée d?études, cellule Littoral et Forêt, Service Aménagement, Direction départementale des Territoires et de la Mer de la Loire-Atlantique Stéphane Montfort, chef de la subdivision des Sables d?Olonne, Direction départementale des Territoires et de la Mer de la Vendée Patrick Pottier, maître de Conférences, Institut de Géographie de l?Université de Nantes, Géolittomer, LETG UMR 6554 CNRS, coordinateur du programme ?Capacité d?accueil? Agnès Pouillaude, chargée d?études en économie de l?aménagement, Service Intermodalité, Aménagement et Logement, DREAL des Pays de la Loire, docteur en économie, chercheur associé au LEMNA, EA 4272 Pierre Spieth, chef du Service Urbanisme et Environnement, Direction départementale des Territoires et de la Mer de la Vendée Jean-François Struillou, chargé de recherche au CNRS, Droit et Changement Social, UMR 6225, Faculté de Droit et des Sciences Politiques de Nantes Guylène Thébault, chargée de mission Littoral, Division Evaluation Environnementale, Service Connaissance des Territoires et Evaluation, DREAL des Pays de la Loire Angélique Thuillier, Chef de la cellule Littoral et Forêt, Service Aménagement, Direction départementale des Territoires et de la Mer de la Loire-Atlantique Ce guide pratique a également bénéficié de la relecture attentive d?André Olivaux, de Dominique Pichereau, de Vincent Otekpo (DREAL PDL/SIAL) et de Luc De Rosa (DREAL PDL/SCTE). Qu?ils en soient remerciés. Fiche 1. Pourquoi ? fiche 1.1 Un espace littoral sous pression fiche 1.2 Une obligation juridique fiche 1.3 Des évaluations incomplètes jusqu'à aujourd'hui Fiche 2. Sur quelles bases ? Fiche 3. Une méthode innovante fiche 3.1 Veiller aux ressources du territoire fiche 3.2 Une évaluation participative et partenariale Fiche 4. Les acteurs Fiche 5. Les conditions de la réussite Fiche 6. Une procédure en trois grandes étapes évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux Les clés de la démarche 9 Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux L 'attractivité du littoral, étroitement liée à ses caractéristiques remarquables, favorise l'arrivée continue d'habitants et de touristes. Cette pression humaine est à la fois porteuse de dynamisme local et source de ruptures des équilibres sociaux, économiques et environnementaux. fiche 1.1 Un espace littoral sous pression une urbanisation traduisant des choix de société : depuis Surfer Paradise en Australie, qui est un modèle d?urbanisation à l?anglosaxonne. La ville dense et verticale alterne avec des espaces naturels préservés? des déséquilibres saisonniers, hiver/été : exemple de la plage de La Turballe, en Loire- Atlantique. La pression humaine modifie le territoire d?accueil : l?ambiance change, les habitudes des résidents permanents également, le milieu peut se dégrader rapidement, sous l?effet de pratiques perturbatrices (piétinements sur les dunes...). ... à un modèle français reposant plutôt sur l?étalement urbain. L?habitat pavillonnaire est largement privilégié : exemple en Loire-Atlantique (façade ouest-atlantique de la France), avec la commune de Piriac-sur-Mer (baie de Toulport). P Pottier C ChadenasC Chadenas DDE de Loire-Atlantique, printemps 1993 10 Fiche 1 n environ 60 % de la population mondiale vit à moins de 60 km du littoral ; n pendant la période estivale, la densité des communes littorales de Loire-Atlantique s?élève à 1 390 habitants au km2, du fait des oscillations saisonnières liées au tourisme. C?est plus que celle de la Communauté Urbaine de Nantes (1 090 habitants au km2), 9 fois celle du département et plus de deux fois celle enregistrée à l?échelle de l?ensemble du littoral national pendant la même période (620 habitants au km2) ; n sur le littoral français, la pression démographique est remarquable : 272 hab/km2 (2,5 fois supérieure à la moyenne métropolitaine) et 10 % de la population du pays occupent 4 % de son territoire ; n 77 500 logements construits entre 1960 et 2005 dans les communes littorales de Loire- Atlantique pour un linéaire côtier de 117 kilomètres (soit un rythme de construction de 662 nouveaux logements/km de côte, en plus des 440 logements existants). conséquences spatiales, naturelles, sociales, économiques Pourquoi ? La question de la capacité d'accueil est au centre de la problématique de gestion territoriale, de cette adéquation qui est loin d'être évidente entre une pression humaine exceptionnelle, croissante et un territoire particulièrement limité, original et sensible. Sa prise en compte dans les projets de territoire appelle la mise en oeuvre d'une méthode permettant d'apprécier la situation du territoire. Elle contribue à améliorer la connaissance nécessaire à l?élaboration de projets de territoire équilibrés. espace littoral sous pression = territoire fragilisé Quelques repères sur le littoral : 11 Adopter un projet de territoire équilibré constitue un enjeu pour le présent comme pour l'avenir des territoires littoraux fiche 1.2 Une obligation juridique La notion de capacité d'accueil est reconnue par le droit national. L'article L. 146-2 du code de l'urbanisme : - impose aux documents d'urbanisme de déterminer la capacité d'accueil des espaces urbanisés et à urbaniser des communes littorales ; - définit succinctement la notion même de capacité d'accueil essentiellement à partir d'un critère spatial. C. urb., art. L. 146-2. ? Pour déterminer la capacité d'accueil des espaces urbanisés ou à urbaniser, les documents d'urbanisme doivent tenir compte : - de la préservation des espaces et milieux mentionnés à l'article L. 146-6 ; - de la protection des espaces nécessaires au maintien ou au développement des activités agricoles, pastorales, forestières et maritimes ; - des conditions de fréquentation par le public des espaces naturels, du rivage et des équipements qui y sont liés. Dans les espaces urbanisés, ces dispositions ne font pas obstacle à la réalisation des opérations de rénovation des quartiers ou de réhabilitation de l'habitat existant, ainsi qu'à l'amélioration, l'extension ou la reconstruction des constructions existantes ?. Le droit international ne fait pas explicitement référence à la notion de " capacité d'accueil ". Le protocole relatif à la gestion intégrée des zones côtières (GIZC) de la Méditerranée consacre néanmoins une notion proche en utilisant dans plusieurs de ses dispositions le vocable de " capacité de charge ". Selon un rapport parlementaire sur le projet de loi autorisant l'approbation de ce protocole, la notion de " capacité de charge " a un sens autre de celle de " capacité d'accueil" : à la différence de la première, la seconde ne s'applique qu'aux documents d'urbanisme et ne constitue pas un principe général de gestion du littoral (Document Sénat, n° 390, Annexe au procès-verbal de la séance du 6 mai 2009). Il n'en demeure pas moins que la définition de la " capacité de charge " fixée par le protocole est susceptible, à terme, de venir enrichir la manière d'appréhender la notion de " capacité d'accueil ". Protocole relatif à la gestion intégrée des zones côtières (GIZC) de la Méditerranée du 21 janvier 2008 Article 6 Principes généraux de la gestion intégrée des zones côtières. Dans la mise en oeuvre des dispositions du présent Protocole, les Parties sont guidées par les principes suivants de gestion intégrée des zones côtières : (?) b) Prendre en considération de manière intégrée l'ensemble des éléments relatifs aux systèmes hydro- logiques, géomorphologiques, climatiques, écologiques, socio-économiques et culturels pour ne pas dépasser la capacité de charge de la zone côtière et pour prévenir les effets négatifs des catastrophes naturelles et du développement. Article 19 Évaluation environnementale (?) 3. Les évaluations environnementales devraient tenir compte des impacts cumulatifs sur les zones côtières, notamment en accordant une attention particulière à leurs capacités de charge. Le droit national Le droit international 12 Fiche 1 : Pourquoi ? Existe-t-il une définition juridique précise de la notion de capacité d'accueil ? Le droit ne définit pas de manière précise la notion de capacité d'accueil. L'article L. 146-2 du code de l'urbanisme se borne à indiquer que pour déterminer la capacité d'accueil des communes littorales les documents d'urbanisme doivent rechercher un certain équilibre entre développement de l'urbanisation et préservation des espaces naturels (cf. ci-contre). Pourquoi ce " retrait " du droit ? L?absence de définition précise offre aux collectivités locales, dans un contexte de décentralisation, une plus grande liberté d'action pour déterminer, elles-mêmes, la capacité d'accueil de leur territoire. Cette formulation du droit facilite également l'adaptation de la notion à la variété des réalités géographiques, économiques, sociales ou environnementales que recouvrent les littoraux français. Enfin, le flou du droit paraît aussi destiné à faciliter les arbitrages entre les intérêts divergents qui s'expriment sur le littoral, la règle jouant ici comme une " structure d'ajustement " destinée à concilier développement, aménagement et protection du littoral. Sur quels paramètres s'appuyer pour définir la capacité d'accueil ? Le droit impose que la capacité d'accueil des espaces urbanisés ou à urbaniser soit déterminée à partir d'un critère spatial, c'est-à-dire en tenant compte de la préservation des milieux remarquables et caractéristiques du littoral, ou encore des espaces nécessaires aux activités traditionnelles s'exerçant sur cet espace fragile. Si, aujourd'hui, ce critère est toujours aussi important pour dégager la notion de capacité d'accueil, il est également vrai que certaines collectivités locales, avec le soutien de l'état, tendent à appréhender cette notion d'une manière plus fine, le critère spatial étant alors complété par des paramètres nouveaux comme l'offre en matière d'équipements publics, de voirie, de réseaux, d'assainissement, de traitement des effluents, de services, d'hébergements, ou encore " d'héber- gement touristique à vocation sociale ". La même démarche a été adoptée par certains tribunaux administratifs lorsqu'ils ont été appelés à vérifier le respect des dispositions de l'article L. 146-2 du code de l'urbanisme (voir fiche 25). 13 La méthode proposée vise non pas à compléter ou à amender le droit existant mais à proposer aux collectivités locales et à l'Etat une interprétation pertinente et constructive de la notion de capacité d'accueil. Cette méthode relève de l'infra-droit : elle vise à dégager un mode opératoire d'interprétation de la capacité d'accueil et facilite ainsi sa mise en oeuvre. Elle rend opérationnelle des dispositions abstraites contenues dans le cadre juridique de référence. Cette méthode est donc un moyen pour les autorités locales de surmonter les difficultés que l'absence de définition précise de la notion de capacité d'accueil a engendrées (voir la fiche 25 « Inscrire la capacité d?accueil dans les SCoT et les PLU »). L?intérêt de la méthode pour l?application du droit fiche 1.3 Des évaluations incomplètes jusqu?à aujourd?hui L a pratique d'évaluation de la capacité d'accueil montre ses imperfections. Les approches sectorisées sont limitées dans leur portée : elles privilégient une mesure unique, sous la forme d'un chiffre ou d'une fourchette de population touristique ou permanente possible. La question des critères d?appréciation utilisés n?est pas tranchée (voir Pottier et al., 2007, Cahier n° 1). La capacité d?accueil induit une réflexion sur la planification des territoires littoraux en fonction du potentiel de développement urbain. Ce dernier est soumis à des corrections apportées par des facteurs limitants impliquant que la capacité d?accueil demeure satisfaisante non seulement du point de vue de la protection de l?environnement naturel et humain des territoires littoraux concernés, mais également en termes d?équipements publics et de services rendus à la population (relatifs aux transports, déplacements, hébergement, sécurité et salubrité publique?). L?évaluation s?appuie finalement sur la détermination de la capacité d?accueil spatiale réduite à une capacité résiduelle d?urbanisation. L?approche spatiale est ici prolongée par une approche fonctionnelle et technique de la planification urbaine où la capacité d?accueil est déterminée par les capacités à assurer les services essentiels à l?implantation de nouveaux logements, tels ceux liés aux filières eau-assainissement et déchets ménagers, ainsi qu?aux conditions financières et managériales de fourniture de ces services (Joardar, 1998). Dans ce cas, l?évaluation proposée n?a toutefois que peu de portée sur le temps long. En effet, elle n?éclaire alors ni le rythme auquel ces infrastructures vont arriver à saturation ni les impacts non urbanistiques de cette saturation. En fonction des types d?hébergement, des coefficients préalablement définis permettent d?estimer le nombre de personnes susceptibles d?être hébergées simultanément. Cette approche de la capacité d?accueil fondée sur la capacité d?hébergement apparaît cependant limitée. En effet, les touristes excursionnistes à la journée s'ajoutent à la masse des touristes hébergés, augmentant la pression humaine. Elle soulève par ailleurs la question de l?appréciation très difficile de la fréquentation des espaces littoraux, dont la connaissance est quasi nulle en dehors de quelques enquêtes ponctuelles ou d?estimations approximatives, notamment pendant les périodes d?affluence touristique ! Des pratiques d?évaluation de la capacité d?accueil, récurrentes sur les littoraux français, segmentées et non intégrées ou ou capacité d?accueil = espace urbain capacité d?accueil = services immédiats aux populations capacité d?accueil = hébergement 14 Fiche 1 : Pourquoi ? n d?analyser les pressions humaines qui s'exercent sur le littoral ; n de repérer les saturations ou les dysfonctionnements qui peuvent toucher la nature, les hommes et l?économie du territoire ; n d?identifier les besoins de maîtrise de cette charge anthropique* ; n d?éclairer les réponses globales à mettre en oeuvre. IL EST DONC NéCESSAIRE DE LANCER UNE éVALUATION DE LA CAPACITé D'ACCUEIL AFIN DE CONSTRUIRE UN PROJET DE TERRITOIRE éQUILIBRé * anthropique : lié à l?activité humaine 15 Dans un contexte de Développement durable et de Gestion intégrée des zones côtières, les pratiques antérieures apparaissent inégales et trop sectorisées pour évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux. La pression, exercée par les habitants permanents ou touristes et les activités, devrait être mieux prise en compte dans les projets de territoire. L?objectif est d?aider à la décision publique et de préparer l?action locale, en particulier au moment de l?élaboration des documents d?urbanisme et de planification. Dans le contexte d?un territoire tendu, l?évaluation a pour but : Ce guide pratique constitue une boîte à outils à la disposition des collectivités locales. 16 La CAPACITé D?ACCUEIL est le niveau maximum de pression exercée par les activités ou les populations permanentes et saisonnières que peut supporter le système de ressources du territoire* sans mettre en péril ses spécificités. La capacité d?accueil est un concept opératoire de taille, de quantité, de capacités résiduelles (d?urbanisation, de station d?épuration...). Tenir compte de la pression humaine dans le projet de territoire implique d?évaluer la capacité de développement. La CAPACITé DE DéVELOPPEMENT est l?ensemble des possibilités offertes par le système de ressources du territoire* dans la perspective de mise en place de son projet. F ace à la concentration des populations sur le littoral et au renforcement de sa fonction touristique et résidentielle, l?approche de la capacité d?accueil des territoires littoraux est motivée par la crainte de déséquilibres immédiats ou à court/moyen terme entre : - l?accueil supplémentaire de populations permanentes comme saisonnières ; - et les ressources du territoire mises en jeu par les logiques des acteurs. Cet équilibre délicat invite à évaluer la ponction et la création de ressources engendrées par l?accueil supplémentaire de populations (croissance démographique et fréquentation touristique), puis à les comparer aux stocks de ressources du territoire. La méthode présentée ici propose donc de centrer l?évaluation de la capacité d?accueil sur le capital de ressources du territoire, dans une perspective de gestion intégrée (pour approfondissements voir Pottier P. et al., 2009, Cahier n° 2). Fiche 2 * Système de Ressources du Territoire (SRT) : ensemble organisé d?interactions entre les ressources d?un espace approprié par une communauté pour assurer la satisfaction de ses besoins présents et futurs (voir fiche 5). 17 Sur quelles bases ? Enjeu fondamental : mener un projet de territoire qui ne mette pas en péril le capital de ressources du territoire et préserve ses atouts. Vers le projet de territoire : de la capacité d?accueil à la capacité de développement C'est évaluer si l'accueil suplémentaire de populations et d'activités, permanentes ou saisonnières, que la collectivité envisage est compatible avec les ressources disponibles et les objectifs qu'elle porte pour son territoire. 3. Rendre compte des possibilités de développement du territoire 1. Maîtriser la capacité d?accueil 2. Doter le territoire d?un projet Adopter une vision territoriale des ressources : n lier les thèmes (urbanisme, habitat, faune, eau, ...) ; n lier les impacts entre ressources, entre territoires, entre générations. Apporter une connaissance quantitative et qualitative des marges de manoeuvre pour élaborer un projet de territoire durable. Qu?est-ce que déterminer sa capacité d?accueil et de développement pour une collectivité locale ? 18 A vec une entrée par la présence humaine, cette méthode d?évaluation est destinée aux territoires sous pression, en particulier touristiques, sur lesquels les acteurs concernés ont besoin d?être à même de consolider, d?épargner les ressources qui sont autant de facteurs d?attractivité pour aujourd?hui et pour demain. Il s?agit d?aider à mettre en place un projet de territoire qui ne dépasse pas ses capacités d?accueil et de développement. Construire un système* d?alerte et de veille... ... pour évaluer : - la maîtrise ; - ou la non-maîtrise de la capacité d?accueil et de développement du territoire. Le système d?alerte et de veille permet une approche globale, suivant les trois piliers** du développement durable. Il est adapté aux spécificités du territoire. * système : ensemble ordonné et cohérent mettant en interaction les éléments le composant. ** les trois piliers : environnement, société et économie. Il ne s?agit pas d?un système expert qui détermine mécaniquement la capacité d?accueil à partir des caractéristiques du territoire. Fiche 3 Méthode originale fondée sur : n la transversalité des thèmes, des usages, des lieux ; n la saisonnalité ; n les évolutions à court, moyen et long termes. fiche 3.1 Veiller aux ressources du territoire 19 Une méthode innovante approche globale n diversité des thèmes (eau, urbanisme, habitat, ...) n indicateurs à des échelles territoriales variées + = gouvernance associant concertation et co-construction pour évaluer les possibilités qu?offre le territoire comme usages et comme pratiques au regard de la pression humaine qu?il est en mesure de supporter Comme dans les approches de Développement durable (DD), de Gestion intégrée des zones côtières (GIZC) ou d?Agenda 21, la méthode proposée est concertée et participative. Elle est intrinsèquement liée à des stratégies de développement du territoire, dont les scénarios sont à négocier entre les acteurs. Ressource(s) fiche 3.2 Une évaluation participative et partenariale La capacité d?accueil ne se calcule pas comme un chiffre unique d?habitants ou une fourchette de touristes, elle s?évalue collectivement à partir d?éléments statistiques et qualitatifs Les acteurs utilisations simultanées pratiques complémentaires / concurrentes stratégies liées à leur rareté participation et partenariat expression des points de vue, des stratégies, des intérêts, ... Contexte de Développement durable, de Gestion intégrée des zones côtières, ...U n iv er si té d e N an te s (C h ad en as C ., P ot ti er P .) P ou ill au d e A . - D R E A L d es P ay s d e la L oi re - M S H - 2 0 1 0 20 Qui lance l?évaluation ? à quel moment ? L ?évaluation de la capacité d?accueil et de développement est lancée à l?initiative de la collectivité locale, en particulier au moment de l?élaboration de son document d?urbanisme. Démarrage en même temps que le SCoT ou le PLU situation la plus favorable Démarrage avant achèvement du PADD autres cas Fiche 4 La démarche proposée est conduite par un comité de pilotage composé des représentants de la collectivité, éventuellement élargi à leur initiative. Les élus des commissions SCoT et PLU auront la contribution la plus significative. Le comité de pilotage intervient notamment : n?en amont pour définir le degré de participation souhaitée, n?pendant l?évaluation pour valider les moments clés, n?quand les résultats sont disponibles, pour décider de la stratégie d?accueil de populations, de touristes et d?activités dans le projet de territoire. Les acteurs Qui la met en oeuvre ? Quelles contributions techniques ? Avec la contribution des services techniques de la collectivité locale, la détermination de la capacité d?accueil peut être confiée à un bureau d?études. Il animera l?équipe- projet. Plusieurs « métiers » contribuent à la mise en oeuvre de l?évaluation : n observation du territoire (statistique, géomatique, ...) ; n conduite d?études pluri-disciplinaires (3 piliers du DD) ; n animation d?un groupe de travail ; n intégration des résultats à la stratégie du territoire. travail en comité technique du SCoT ou du PLU dans l?équipe-projet chargée de la réalisation de l?évaluation = Au-delà du territoire, des niveaux de décision et de consultation multiples : Dans le territoire, une participation élargie : acteurs socio-économiques, associations, conseil local de développement, résidents permanents et secondaires, ... intercommunalité, conseil général, conseil régional, services de l?Etat, chambres consulaires, experts, ... Université de Nantes (Chadenas C., Pottier P.) - Pouillaude A., DREAL Pays de la Loire - MSH, 2010 « Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux. Aide à la rédaction d?un cahier des charges de SCoT ou de PLU » (Cahier n°4, DREAL des Pays de la Loire, 2010, à paraître sur son site internet). www Avec quels acteurs ? 21 Les conditions de la réussite 1. Le pilotage Précision sur les attentes opérationnelles adaptation de l?évaluation au territoire Fiche 5 2. L?animation Echanges entre les différents acteurs réelle réflexion collective 3. Représenter la diversité usages, thèmes, lieux Large éventail de compétences regroupées autour d?un projet rendre compte de la diversité des enjeux de l?aménagement 4. Des moyens spécifiques limités Mutualiser l?évaluation de la capacité d?accueil avec les études du SCoT / PLU coût réduit + prise en compte optimisée de la capacité d?accueil et de développement dans le document d?urbanisme 5. La durée à prévoir n 4 réunions d?échanges (étapes 1 et 2) n 3 à 4 temps de validation n 1 temps de mesure largement commun au diagnostic du SCoT / PLU et à l?évaluation environnementale n 1 temps de partage = 1 réunion L'évaluation de la capacité d'accueil et de développement se co-construit en 3 étapes La mise en péril des ressources sur un territoire spécifique est abordée par l?équipe-projet afin de mettre en lumière leur éventuelle fragilisation, leur altération, leur épuisement ou au contraire, leur consolidation, du fait de la pression humaine. En fonction du niveau de réflexion déjà engagé sur le territoire et compte tenu des procédures en cours, l?équipe-projet peut associer aux ressources à enjeux choisies quelques principes fondamentaux qui tiennent un rôle stratégique dans la gestion du capital de ressources du territoire (fiche 10). 1 2 L'expertise territoriale consiste ensuite à questionner ressource par ressource, les atteintes portées sur elles par la pression démographique et touristique. Ce travail s'appuie sur une grille exemple d'évaluation de la capacité d'accueil et de développement axée sur les enjeux en matière de fragilité des ressources mis en avant à l'étape 1. La troisième et dernière étape vise à mesurer la situation de maîtrise ou de non-maîtrise de la pression sur les ressources identifiées dans les étapes 1 et 2, en élaborant un système d'indicateurs. Le résultat prend la forme, dans un premier temps, de fiches « Capacité » (voir fiche 16) puis d?un tableau synoptique (voir fiche 23). Ces deux éléments composent le système d?alerte et de veillle du territoire expertisé. 3 La structure du système d'alerte et de veille, mis en place à l'étape 3, repose sur la grille de questionnement des ressources construite aux étapes 1 et 2. 22 Sur le site de l'étang de Thau dans le Languedoc- Roussillon, le problème de la pollution de la ressource " eau " est reconnu comme un enjeu central du territoire. Le SCoT de l'étang de Thau fait de la " Gestion et préservation de l'eau " un principe fondamental de l?aménagement de son territoire. Ce principe cherche à rendre plus compatibles les activités et les usages de l'étang de Thau, les uns étant source de pollution de la ressource, les autres nécessitant une bonne qualité de l'eau (Crinquant, 2005). Prolongeant l'exemple précédent, le niveau et les différents types de pollution de l'eau font l'objet d'une attention particulière afin de qualifier l'atteinte portée à cette ressource. Les origines démographiques et touristiques de la dégradation de l'eau sont interrogées, les effluents des stations d'épuration sont aussi pris en considération sous l'angle de leur qualité et du lieu de rejet (proximité des plages, des parcs aquacoles). Enfin, les conséquences des différentes pollutions sur les autres ressources sont interrogées : quelles sont les incidences des effluents des stations d'épuration sur la qualité des stocks de coquillages ? Sur le mode de travail des conchyliculteurs ? Sur la valeur ajoutée créée par les secteurs touristique et aquacole ? (Crinquant, 2005). L'évaluation menée sur l'Étang de Thau pourrait ainsi dégager des indicateurs relatifs à la qualité des eaux au point de captage ou encore la capacité résiduelle de la station d'épuration et la valeur ajoutée du tourisme, de l'aquaculture. Des états de référence seront choisis pour apprécier la situation actuelle au regard de normes, de situations passées, de comparaisons nationales ou internationales, du ressenti de la population, ? (Crinquant, 2005). éTAPES ExEMPLES Fiche 6 Grille exemple (fiche 14) 23 Fiche 2 OUTILS (calendrier de mise en ligne sur http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/) Classification des ressources (fiche 7) Fiches « Capacité », tableau synoptique (fiches 16 et 23) Indicateur 17a Indicateur 17b Indicateur 17c1 Indicateur 17c2 Indicateur 18a1 Indicateur 18a2 Indicateur 18b Indicateur 18c Indicateur 28a Indicateur 18b Indicateur 9a1 Indicateur 9a2 Indicateur 9a3 Indicateur 9b 6 7 8 17 18 9 Sol Capacité à maîtriser l?extension urbaine Capacité à préserver les espaces nécessaires aux autres usages Capacité à partager équitablement le domaine public (terrestre et maritime) Capacité à éviter des pratiques déstabilisatrices sur les sites naturels sensibles Capacité à assurer le maintien et le renouvellement des populations permanentes Capacité à maintenir un équilibre démographique entre les populations permanente et temporaire Indicateur 27a Indicateur 27b1 Indicateur 27b2 Indicateur 27c Indicateur 27d Indicateur 27e Indicateur27f Indicateur 27g 27 28 Capacité à adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à bien les faire fonctionner toute l?année Capacité à maintenir la diversité des utilisateurs des équipements et infrastructures ? ? Indicateur 6a1 Indicateur 6a2 Indicateur 6a3 Indicateur 6b1 Indicateur 6b2 Indicateur 6c Indicateur 6d Indicateur 6e1 Indicateur 6e2 Indicateur 6f1 Indicateur 6f2 Indicateur 6f3 Indicateur 6g Indicateur 8a Indicateur 8b Indicateur 8c Indicateur 8d Indicateur 8e Indicateur 7a Indicateur 7b Indicateur 7c Indicateur 7d Indicateur 7e Démographie Capital matériel ? ? Economiser l?espace Etablir un équilibre entre développement et protection sur le littoral Mettre en place un territoire plus solidaire Rechercher la cohérence entre déplacements et stratégie de développement urbain Structurer l'espace autour de sites à fortes potentialités de développement économique Conforter l'image de la ville par la qualité des espaces publics, des paysages, des espaces verts Orientations stratégiques du PADD Ressources et capacités choisies Fiche Capacité 6 Maîtriser l?extension urbaine La question de l?urbanisation est omniprésente dans la problématique du développement durable des littoraux, car elle occupe une place de plus en plus importante des espaces les plus proches de la côte. À l?échelle nationale, l?urbanisation représente ainsi 50 % des espaces situés à moins d?un kilomètre du rivage, sur le site d?étude retenu, 26 %. L?évaluation de la capacité d?accueil passe inévitablement par la prise en compte des impacts du développement de l?urbanisation, car les processus mal maîtrisés du développement de la construction provoquent le plus souvent l?altération de nombreuses ressources essentielles à la qualité des territoires littoraux. Le sol ou l?espace en quantité de surface est la première de ces ressources à être mise en danger, car ses dimensions sont limitées et les processus d?urbanisation le plus souvent très consommateurs de surface. Constats et enjeux de la pression humaine Question posée en termes de capacité d?accueil supplémentaire de populations et d?activités, saisonnières ou permanentes Capacité à éviter la mise en péril de la ressource à enjeux Éclairages des situations de déséquilibres potentiels de la ressource à enjeux Indicateurs fondamentaux complémentaires Tranche modale des surfaces construites Consommation d?espace par l?urbanisation excessive Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande Capacité résiduelle brute d?urbanisation Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale Faible densité des espaces urbanisés La part du sol à vocation urbaine réservée à l?accueil supplémentaire de populations et d?activités est-elle de nature à favoriser l?étalement urbain (gaspillage de la ressource SOL) ? Capacité à maîtriser l?extension urbaine Pression urbaine ressentie Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant Dispersion spatiale exagérée et disparition des coupures entre les bourgs Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation Foncier constructible disponible très réduit, y compris à moyen ou à long terme Présence de zones AU Surfaces des zones AU Politique de maîtrise foncière insuffisante Nb d?acquisitions amiables Procédures d?urbanisme opérationnel réduites Nb de lotissements et de projets de villages Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC) Nb d?expropriation 6 Indicateur 6a1 : Tranche modale des surfaces construites Indicateur 6b1 : Capacité résiduelle brute d?urbanisation Indicateur 6c : Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale Indicateur 6a2 : Pression urbaine ressentie Indicateur 6 a3 : Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels Indicateur 6b2 : Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant Indicateur 6d : Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation Indicateur 6e1 : Présence de zones AU Indicateur 6e2 : Surfaces des zones AU Indicateur 6f1 : Nb d?acquisitions amiables Indicateur 6g : Nb de lotissements et de projets de villages Indicateur 6f2 : Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC) Indicateur 6f3 : Nb d?expropriation Synthèse de la capacité Situation de déséquilibre : importante en partie maîtrisée maîtrisée absence de données ? ? La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de manoeuvre du territoire à? domaine ressource à enjeux Eau - Préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents usages du bassin-versant ou de la mer (capacité 2) Sol - Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 7) Environnement Flore - Maintenir une trame verte cohérente (capacité 13) Culture - Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 15) Mode d?habiter - Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 21) Mode d?habiter - Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22) Société Vie collective - Maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts contradictoires (capacité 25) Capital matériel - Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à bien les faire fonctionner toute l?année (capacité 27) Capital financier - Maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et services) et la spécialisation touristique (capacité 29) Tissu économique local - Maintenir la diversité du tissu économique local (capacité 30) Economie Services d'intérêt général - Adapter l?offre de services d?intérêt général à une population changeante en nombre et en composition (capacité 32) tableau synoptique fiche « Capacité » Une procédure en trois grandes étapes (voir rabat) R e ss o u rc e s à e n je u x Question posée en termes de capacité d?accueil supplémentaire de populations et d?activités, saisonnières ou permanentes Capacité à éviter la mise en péril de la ressource à enjeux Éclairages des situations de déséquilibres potentiels de la ressource à enjeux Indicateur décrivant la ressource à enjeux Indicateurs fondamentaux Indicateurs complémentaires Capacité résiduelle de production d?eau potable et volume annuel d?eau importée (été/hiver) Dépassement de la capacité nominale de production d?eau et/ou surcoût excessif de l?approvisionnement La pression humaine en période estivale contraint- elle l?approvisionnement en eau des populations et des activités ? Capacité à garantir le bon accès à l?eau toute l?année 1 Accroissement des restrictions de la consommation d?eau pour la population et les activités Nb de jours de restriction par arrêté préfectoral Qualité des eaux de ruiss Volume total d?eau consommée par mois ellement Qualité des eaux de baignade et nb de jours de fermeture des plages Dégradation de la qualité des eaux de ruissellement, souterraines et de surface Classement des dispositifs individuels d?assainissement (qualité du rejet) Taux de nitrates Dégradation de la qualité de l?eau liée à des formes d?agriculture peu respectueuses de l?environnement Présence d?espèces animales ou végé- tales, témoins de la qualité de l?eau Déclassement de la production conchylicole par contamination bactériologique Nb de jours d?interdiction de commercialisation La qualité de l?eau est-elle menacée par l?intensification des usages et/ou des activités polluantes qui limitent son partage ? Capacité à préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents usages du bassin-versant et de la mer 2 Interdictions de plus en plus fréquentes ou prolongées de la pêche, de la pêche à pied Nb de jours d?interdiction de la pêche à pied Coût du m d'eau pour le consommateur et pour la collectivité E N V I R O N N E M E N T Encombrement, voire saturation répétée du plan d?eau Comptages pendant les périodes d?affluence Mécontentement, voire conflits répétés entre différents usagers du plan d?eau Enquête de terrain L?occupation du plan d?eau maritime révèle-t-elle une situation de développement non maîtrisée de différents usages ? Capacité à gérer la diversité des usages sur le plan d?eau maritime 3 Rejets importants de déchets en mer par la plaisance Coût financier de la collecte La spécialisation touristique du territoire provoque-t-elle des nuisances sonores ? Capacité à garantir un niveau sonore raisonnable 4 Augmentation des activités bruyantes (notamment nocturnes) Absence d?un plan de prévention du bruit dans l?environnement Nombre de plaintes et d?appels pour tapage nocturne ou nuisance sonore L?accroissement des activités est-il de nature à mettre - en péril la qualité de l?air ? Capacité à garantir la qualité de l?air et à limiter ou réduire les émissions de GES 5 Dégradation de la qualité de l?air Suivi des niveaux de pollution de l?air Augmentation rapide des GES Bilan carbone Mise en place d?un PPBE Tranche modale des surfaces construites Pression urbaine ressentie Consommation d?espace par l?urbanisation excessive Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande Capacité résiduelle d?urbanisation Faiblesse des opérations de renouvel- lement et de densification de l?existant Faible densité des espaces urbanisés Densité des espaces urbanisés et des processus d?urbanisation, COS réglementaires, densité minimale Dispersion spatiale exagérée et disparition des coupures entre les bourgs Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tâche d?urbanisation Présence de zones AU Surface des zones AU La part du sol à vocation urbaine destinée à l?accueil supplémentaire de populations et d?activités est-elle de nature à favoriser l?étalement urbain ? Capacité à maîtriser l?extension urbaine 6 Foncier constructible disponible très réduit, y compris à moyen ou à long terme A I R S O L Densité des usagers par mode (baigneurs, surfeurs, mouillages sauvages) en périodes d?affluence E A U Question posée en termes ... Capacité à ? Éclairages des situations de déséquilibres Mesure de l?indicateur S O L Manque de disponibilités foncières pour les activités économiques Surface disponible et taux d?occupation des ZAE Procédures d?urbanisme opérationnel réduites Nb de lotissements et de projets de village Politique de maîtrise foncière insuffisante Nb d?acquisitions amiables Nb d?expropriations Usage du DPU (surfaces des DPU, ZAD, ZAC) Pressions importantes (régression et fragmentation) sur les terres agricoles Urbanisation dans les zones exposées aux risques naturels Surface agricole utilie et utilisée Surface du zonage agricole dans le PLU Indice de perturbation du marché agricole Surface totale du territoire en zone naturelle (occupation du sol) Surface totale des zones humides comblées Transformation ou disparition des habitats naturels Proportion de la superficie en ZNIEFF classée : ZPS, ZSC, site inscrit/classé Sacrifice des espaces fragiles/sensibles situés dans des zones à vocation urbaine des PLU Envolée des prix du foncier Prix des terrains à bâtir achetés Sous la pression du développement urbain, la concurrence sur le sol est- elle de nature à limiter ou perturber les autres usages ? Capacité à préserver les espaces nécessaires aux autres usages 7 Difficulté à trouver un site approprié pour les équipements collectifs (par exemple pour les déchets) Surface disponible et localisation pour réaliser les nouveaux équipements et infrastructures Pression sur les activités liées aux métiers de la mer notamment sur le trait de côte (nautisme, baignade, aquaculture, ...) Superficie des zones concédées sur le DPM Saturation des plages (baignade, chenal, jeux, restauration?) Taux d?occupation de plages Sous la pression croissante des pratiques touristiques, la diversité des usages du domaine public est-elle remise en cause ? Capacité à partager équitablement le domaine public (terrestre et maritime) 8 Encombrement supplémentaire et excessif de certains espaces collectifs Densité de l?encombrement ressenti en centre-ville, sur le port, sur les remblais Niveau de fréquentation des espaces fragiles à vocation naturelle Ouverture de nouveaux sentiers par la fréquentation Pratiques excessives et déstabilisatrices des espaces sensibles, par une utilisation non maîtrisée des parties vulnérables du territoire Parkings aménagés aux abords des espaces fragiles naturels Evolution morphologique des dunes, des falaises, des plages Eboulements ; cheminements organisés; interdictions d?accéder aux sites naturels L?intensité des pratiques touristiques sur certains espaces sensibles du littoral favorise t-elle leur dégradation ? Capacité à éviter des pratiques déstabilisatrices voire irréversibles sur les sites naturels sensibles 9 Dégradation morphologique sous l?effet du piétinement (dunes, falaises, plages) Nb d?espèces Perte de la diversité faunistique et diminution des individus emblématiques Taille des populations communes et emblématiques faune littorale 10 Pratiques concurrentielles sur l?estran en période sensible pour les oiseaux d?eau Mise en place de zones de tranquillité Nb de nids d?espèces emblématiques détruits / succès de la reproduction Chasse au gibier d?eau excessive Nb de procès-verbaux pour braconnage F A U N E Les espèces faunistiques (notamment aquatiques), sont-elles mises en péril sous l?effet des pressions humaines ? Capacité à éviter le dérangement de la faune sauvage 11 Fort développement du kite-surf en période de migration et d?hivernage des oiseaux d?eau Fréquentation du site par les oiseaux Uniformisation de la flore locale Présence d?espèces invasives Nb d?espèces indigènes Diminution du nombre d?espèces Nb d?espèces messicoles Piétinements anarchiques de la flore (dunes, falaises, landes, pelouses littorales) Nb d?espèces disparues sous l?effet du piétinement Capacité à préserver les espèces floristiques indigènes 12 Mise en péril de la continuité des formations végétales et de leurs connexions Existence de corridors écologiques F L O R E Les espèces floristiques sont-elles mises en péril sous l?effet des pressions humaines ? Capacité à maintenir une trame verte cohérente 13 Mauvais état de conservation des biotopes Surface et taille des biotopes emblématiques Surface des entités végétales remarquables Prélèvement excessif ou/et non-sélectif ou/et non contrôle des quantités et des calibres Proportion d'engins de pêche sélectifs (casier, filet, palangre, chalut sélectif...) Absence ou faiblesse de mesures collectives de gestion Mise en place et types de mesures collectives Respect des réglementations Evolution des stocks (poissons et coquillages) Capacité à préserver la Présence d?un PPRN Enquête terrain Surfaces urbanisées ou urbanisables situées dans les zones à risques Surface des espaces fragiles situés en zone urbaine S O C I É T É Expression de la culture locale altérée Nb d?associations culturelles, sportives et artistiques actives / Nb d?adhérents, de journées événementielles et poids de la période estivale Face à l?arrivée massive de populations saisonnières, les pratiques sociales locales se perdent-elles, remettant en cause la spécificité de ce territoire ? Capacité à préserver l?identité locale (pratiques culturelles, identité maritime, ?) 14 Identité culturelle locale en régression Nb de mécontentements exprimés Nb de permis de démolir Evolution spatiale de l?urbanisation Les caractéristiques urbaines traditionnelles sont-elles mises en péril par les nouvelles constructions ? Capacité à maintenir le caractère local du patrimoine bâti 15 Destruction du bâti ancien traditionnel, dissolution des villages anciens dans la tache urbaine, uniformisation, banalisation des caractères architecturaux Etude architecturale ; formes urbaines Transformations paysagères dues au développement de l?urbanisation (construction et infrastructures) et aux mutations de l?agriculture Nb de dispositifs de gestion contractuelle sur les espaces protégés Evolution des peuplements des haies Appauvrissement de la spécificité paysagère locale Nb d?espèces exogènes (baccharis, eucalyptus, oliviers...) Evolution ressentie du paysage C U L T U R E Sous la pression démographique et les évolutions économiques, l?identité paysagère est-elle menacée ? Capacité à préserver les spécificités et la qualité paysagères 16 Perte de la qualité paysagère due à la multiplication et à la mauvaise intégration des infrastructures de déplacements Étude de terrain Nb d?habitants permanents Projection démographique dans les documents d?urbanisme Solde migratoire selon l?âge et la CSP Crainte d?une évolution démographique déséquilibrée Nb d?habitants dont le lieu de résidence 5 ans auparavant n?était pas la commune et répartition par âge De moins en moins de jeunes au sein de la population locale Indice de jeunesse (rapport entre les moins de 20 ans et les plus de 60 ans) Solde migratoire des inactifs de plus de 60 ans D É M O G R A P H I E Le développement de l?activité touristique génère-t-il un déséquilibre démographique ? Capacité à assurer le maintien et le renouvellement des populations permanentes 17 Baisse de la population permanente en âge d?être active et surreprésentation des inactifs chez les nouveaux résidents Nb d?habitants entre 15 et 60 ans Niveau de fréquentation touristique connue ou estimée (y compris pour le touriste à la journée) et rapport à la population permanente Fréquentation et densité touristique excessive par rapport à la population permanente Densité mesurée et ressentie des populations permanentes et saisonnières La population saisonnière et touristique n?est-elle pas trop importante par rapport à la population permanente et à l?espace disponible ? Capacité à maintenir un équilibre démographique entre les populations permanente et temporaire 18 Encombrements observésDifficultés de circulation Temps de trajet moyen au km sur certains itinéraires Difficultés de plus en plus grandes de trouver un stationnement proche de son logement Saturation des espaces de stationnement Nb d?accidents corporels de la circulation rapporté au trafic routier et part de ceux survenus en été La qualité du mode de vie local est-elle remise en cause en raison de l?augmentation des déplacements ? Capacité à maintenir des conditions de vie acceptables 19 Risque ressenti de danger de circulation Non-respect du code de la route par les vacanciers Nb d?interventions et de procès-verbaux recensés par la gendarmerie et la police municipale rapportés à la population présente Augmentation marquée des vols et des bagarres l?été d?interventions de la police municipale Ressenti sur la propreté des lieux Multiplication des dépôts sauvages de déchets M O D E D E V I E D E S I N D I V I D U S La qualité de la vie liée aux règles sociales est-elle altérée par l?apport d?une population extérieure ou la densité d?individus atteinte ? Capacité à préserver le fonctionnement social propre au territoire 20 Nécessité de vivre en horaires « décalés » pour se déplacer et accéder aux services Pratiques exprimées lors d?une enquête directe Recrudescence des accidents entre circulations douce et motorisée pendant l?été Tonnage de déchets ramassés par les employés municipaux et saisonniers Répartition entre les résidences principales et secondaires Difficultés pour la population permanente de se loger sur place Commune d?origine des demandeurs de permis de construire Saturation des structures d?hébergement touristiques Capacité et niveau de fréquentation par type d?hébergement Coût total médian et moyen des transactions immobilières rapporté au revenu disponible médian Difficultés de transmission des biens immobiliers entre les générations et difficultés à assurer des parcours résidentiels Nb de logements en primo-accession destinés aux jeunes ménages Perte de la diversité résidentielle et sociale au sein de la population permanente Nb de logements sociaux par habitants et structure par âge des occupants Demande de logements locatifs annuels non satisfaite Fonctionnement du parc locatif public (taux de vacance, de rotation, délai d?attente?) Difficulté d?accès au logement pour les étudiants et/ou les saisonniers Etendue de la pratique de mise à disposition d?un logement par les employeurs ou Nb d?emplacements de campings occupés par des saisonniers Capacité à assurer la mixité résidentielle et sociale 21 Évolution du prix du foncierSégrégation spatiale entre les résidences secondaires et principales à proximité de la mer Ségrégation socio-spatiale entre le littoral et le rétro-littoral Localisation des nouvelles résidences Changement de statut de la résidence principales et secondaires Structure de l?offre d?hébergementEviction du tourisme social par la disparition de la diversité des formes d?hébergement touristique Revenu des résidents secondaires et profil par CSP des touristes en séjour La pression qui s?exerce sur le foncier littoral s?accompagne-t-elle d?un processus d?exclusion/ségrégation des modes d?habiter temporaires ou permanents, au fil des générations ? Capacité à diversifier l?offre d?hébergement touristique 22 Quartiers de résidences secondaires aux volets clos trop systématiques Durée d?occupation des résidences secondaires Évolution du volume de l?emploi et taux de chômage (DEFM 1) au 31 janvier et 31 juillet Face au développement d?activités dédiées à l?accueil des populations saisonnières ou permanentes, les emplois et les métiers restent-ils représentés dans leur diversité sur le territoire ? Capacité à maintenir localement les emplois permanents et à les diversifier 23 Emplois nombreux mais fortement saisonniers Types des demandeurs d?emploi (annulation par reprise, saisonniers, activité réduite) Question posée en termes ... Capacité à ? Éclairages des situations de déséquilibres Mesure de l?indicateur M O D E D ?H A B I T E R Part de l?emploi saisonnier dans l?emploi Répartition de l?emploi par secteur Perte de la diversité des emplois (directs et indirects) par resserrement sur le tourisme et la construction Créations d?emplois liées au tourisme, rapportées aux pertes dans les autres secteurs Indicateur de concentration spatiale de l?emploi Baisse des possibilités de "Vivre et Travailler au pays" Volume des migrations domicile-travail et kilomètres parcourus Appauvrissement du vivier de compétences locales Répartition de la population permanente par niveaux de formation et tranches d?âges Manque de main-d?oeuvre qualifiée pour certains emplois non pourvus Perte de l?adéquation entre formation et emploi Nb important de femmes peu qualifiées M O D E D E T R A V A I L La spécialisation touristique génère-t-elle la perte de savoir-faire locaux ? Capacité à entretenir des savoir-faire locaux 24 Disparition des savoir-faire traditionnels Effectifs des métiers spécifiques (marins, char pentiers de marine, conchyliculteurs, paludiers?) Relations conflictuelles entre populations autochtones et allochtones Nb de plaintes déposées sur les livres d?or de l?office de tourisme et de la mairie Les impacts du développement touristique sont-ils sources de mécontentements et de conflits qui perturbent la vie collective ? Capacité à maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts contradictoires 25 Expression radicalisée du mécontentement par les associations ou les individus Nb de recours auprès du tribunal administratif Augmentation exceptionnelle du nombre d?associations de riverains Nb d?associations NIMBY V I E C O L L E C T I V E Les nouveaux arrivants influencent-ils la vie citoyenne et le pouvoir local ? Capacité à assurer la participation à la vie communale 26 Poids de plus en plus fort des nouveaux retraités dans le conseil municipal Part des retraités nouvellement installés dans le conseil municipal Rendement épuratoire de la station Nb de stationnements sauvages Capacité des réseaux de transport d?électricité Coût d?entretien et de restauratin des digues de protection à la mer à la charge de la commune Tensions sur l?approvisionnement en électricité Capacité d?assainissement des eaux usées insuffisante en qualité et/ou en quantité Capacité résiduelle annuelle de la station d?épuration Volume annuel de déchets collectésCapacité de traitement des déchets insuffisante sur le territoire et fortes variations saisonnières de la collecte Coût par foyer de la collecte et de l?évacuation des déchets suivant la saison (montant de la TEOM) Allongement démesuré des circuits de collecte des déchets ménagers par rapport au nombre de foyers desservis Nb de foyers desservis rapporté aux kilomètres parcourus par les circuits de collecte Écart entre le volume consommé d?eau potable et la capacité de stockage Nb de jours où la réserve en eau est inférieure au seuil de précaution Variation saisonnière très importante de l?utilisation des installations d?approvisionnement et de distribution d?eau potable Nb de jours de chute de la pression et débit du réseau de distribution de l?eau suivant la saison Niveau d?encombrement du trafic routier pendant la période estivale Offre et accessibilité des transports collectifs Saturation de la voirie et/ou des parkings Équipements deux-roues et piétons Lenteur ou inaccessibilité des réseaux de télécommunications pendant l?été Débit du réseau ADSL et téléphonie mobile (nb de jours et fréquence des problèmes de transmission) Délai d?attente pour un anneau ou un mouillage à l?année net des doubles inscriptions Capacité à adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation (dimensionnement, qualité) et à bien les faire fonctionner toute l?année 27 Saturation des ports de plaisance et/ou augmentation des mouillages non réglementés Nb de mouillages sauvages C A P I T A L M A T É R I E L Le capital matériel (équipements collectifs et infrastructures) répond- en toute saison, aux besoins évolutifs de populations en croissance ? Capacité à maintenir la diversité des utilisateurs des équipements et infrastructures 28 Conciliation difficile entre les ports de plaisance et de pêche professionnelle Plaintes dans le livre d?or du port de plaisance, au comité local des pêches É C O N O M I E il Accès inégal à l?eau entre le tourisme, les autres activités et les populations locales Nb de jours où les restrictions d?usage concernent les activités et les populations non touristiques Coefficient d?autofinancement courant Capacité d?autofinancement Taux d?équipement Solvabilité financière locale fortement réduite par l?arrivée de nouveaux habitants et de touristes Volume du poste « aménagement et services urbains » dans le budget Montant des bases d?imposition de la TH et de la TFB Surreprésentation de la Taxe d?habitation (TH) et de la Taxe sur le foncier bâti (TFB) dans les bases d?imposition communale Recettes fiscales directes et taxes issues des touristes/dépenses d?équipement Montant des dépenses foncières communales pour les opérations de lotissements et zones d?aménagement Surcoût de la maîtrise foncière pour la collectivité locale Coefficient de mobilisation du potentiel fiscal Renoncement à des actions publiques importantes faute de moyens financiers ou forte demande vis-à-vis des ressources de l?État, d?autres collectivités locales Contribution des subventions d?équipement et exceptionnelles à l?investissement Alourdissement considérable des charges de fonctionnement de la collectivité pour la période touristique au regard de la contribution fiscale es touristes Surpoids de la masse salariale dans les dépenses de fonctionnement du budget local C A P I T A L F I N A N C I E R La spécialisation touristique et l?urbanisation réduisent- elles la marge de manoeuvre financière des budgets publics locaux ? Capacité à maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et services) et la spécialisation touristique 29 Charges élevées des opérations de réparation des milieux naturels dégradés par rapport aux opérations préventives de protection Montant budgétaire des opérations de réparation des milieux naturels Charge financière de la constitution de réserves foncières Répartition des entreprises par secteur d?activités Tourisme et Bâtiment concentrent l?essentiel de l?activité économique locale Nb de créations et de défaillances d?entreprises par activité (dont tourisme) selon l?ancienneté Gênes occasionnées par l?activité touristique sur d?autres secteurs Mécontentements exprimés lors d?une enquête directe Le développement touristique remet-il en question l?équilibre entre les activités présentes sur le territoire ? Capacité à maintenir la diversité du tissu économique local 30 Vision négative de l?activité touristique par les habitants permanents Perception des effets du tourisme par la population permanente Déséquilibre annuel de l?offre commerciale (suréquipement, diminution de l?offre de commerces/réductions des horaires d?ouverture en hiver) Nb de commerces de détail par catégorie en été et en hiver Contribution de la saison (juin à septembre) au chiffre d?affaires annuel T I S S U É C O N O M I Q U E L O C A L L?enrichissement apporté par l?arrivée de populations et d?activités n?est-il pas amoindri par son caractère saisonnier ? Capacité à maintenir une activité économique hors saison 31 Rentabilité annuelle des entreprises locales très dépendante du chiffre d?affaires estival Nb de mois où l?activité est sous le seuil de rentabilité Ratios (été/hiver) de médecins, d?infirmières, de pharmaciens, de dentistes pour 1 000 habitants Temps pour atteindre l?hôpital Difficultés d?accès aux services de la santé Demandes non satisfaites de prise en charge en hôpital moyen séjour Eviction de la population active réduisant l?offre de services à la personne Nb de salariés travaillant dans les services à la personne Carence de divers services d?intérêt général Ratios annuels facteurs, gendarmes, policiers, employés municipaux pour 1 000 habitants L?augmentation temporaire ou permanente de la demande s?accompagne-t- elle de carences de l?offre de services d?intérêt général ? Capacité à adapter l?offre de services d?intérêt général, à une population changeante en nombre et en composition 32 Carence de desserte en transports collectifs Temps d?accès à la gare TGV la plus proche Mode de transport pour atteindre la gare Accessibilité des polarités du territoire en transports collectifs Le développement des activités liées à l?arrivée de nouveaux habitants ou de touristes remet-il en cause la cohésion des filières économiques existantes ? Capacité à développer les complémentarités entre les entreprises 33 Indépendance économique totale de la filière touristique vis-à-vis des autres secteurs (agiculture, pêche, artisanat, ...) Volume de salariés / d?entreprises avec une double activité touristique et traditionnelle O F F R E D E S E R V I C E S D ?I N T É R Ê T G É N É R A L Question posée en termes ... Capacité à ? Éclairages des situations de déséquilibres Mesure de l?indicateur 34 Fuite d?une part importante des revenus touristiques liés à un approvisionnement hors territoire Part des exploitations de produits de la mer ou de l?agriculture vendant dans des circuits courts (marché, ?) Difficultés d?installation des établissements à proximité de la mer (filière des produits de la mer, agriculture, commerces, ?) Enquête et relevés terrain La pression urbaine ou touristique nuit-elle à une implantation profitable des entreprises ? Capacité à répondre de manière adaptée aux besoins des entreprises Renchérissement des loyers mettant à mal la rentabilité Montant des baux commerciaux O R G A N I S A T I O N D U C A P I T A L P R O D U C T I F 25 Fiche 7. Marche à suivre Fiche 8. Identifier les ressources littorales fiche 8.1 Les ressources environnementales fiche 8.2 Les ressources sociales fiche 8.3 Les ressources économiques fiche 8.4 Les ressources complexes Fiche 9. Comprendre les interactions entre les ressources de son territoire Fiche 10. Pour aller plus loin : utiliser des principes fondamentaux pour mettre en projet le territoire éTAPE 1 Mettre en lumière les ressources posant question Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux 26 Université de Nantes (Chadenas C., Pottier P., Pouillaude A.) - DRE Pays de la Loire - MSH, 2008 comité de pilotage conduite et animation du projet validationvalidation ré un io ns d e tra va il,l en qu êt es d e te rr ai n. .. identification des ressources à enjeux Étape 1 Mettre en lumière les ressources posant question Ressources à enjeux identifiées Le territoire expertisé et ses ressources équipe projet L ?objectif de l?étape 1 est de repérer les principales ressources à enjeux sur le territoire expertisé à l?aide de la classification des ressources présentée ci-contre. Elles constituent le socle de l?évaluation. Les ressources, qu?elles soient sociales, économiques ou environnementales (au sens naturel du terme) font l?originalité et la richesse du territoire ; elles sont reconnues comme faisant partie du capital de départ qu?il convient de ne pas hypothéquer, mais au contraire de renforcer et de préserver. étape 1 : extrait de la procédure d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement (voir rabat). Fiche 7 27 Marche à suivre Le système de ressources du territoire confronté à la pression anthropique 28 L?étape 1 fait émerger les ressources centrales concernées par la capacité d'accueil et de développement du territoire expertisé. Une à deux réunions sont nécessaires pour faire émerger les principales ressources à enjeux du territoire en étude. Le déséquilibre d?une ressource peut également ressortir de la consultation de documents d?urbanisme en vigueur. Les diagnostics territoriaux et les projets de territoire associés sont étudiés (diagnostic préalable à l?établissement d?un SCoT, évaluation environnementale, rapport de présentation du PLU et leur PADD?) ainsi que des études scientifiques qui apportent une connaissance supplémentaire sur le territoire. Eau Air/cl imat Faune Flore Sol précipitations nappes phréatiques cours d'eau mer vent air qu'on respire climat océanique climat méditerranéen faune aquatique faune aérienne faune terrestre formations aquatiques formations ou espèces singulières dunes estran zones topographiques singulières sous-sol falaises zones humides Culture Démographie Mode de vie des individus Mode d'habiter Mode de travail Vie collective l'architecture les paysages l'identité locale la composition par âge la répartition par sexe la densité l'éducation la famille la santé les règles de vie en société l'habité permanent l'habité temporaire La mixité sociale les localisations du travail les formations et savoir-faire la part et les caractéristiques de l'emploi les fédérations professionnelles les associations les citoyens autorités publiques Capital matériel Organisation du capital productif Capital f inancier Services d'intérêt général Tissu économique local bâtiments construction finances publiques locales subventions d'investissement externes capital privé boursier et bancaire finances solidaires entreprises entrepreneurs éducation sécurité et sûreté des personnes services postaux transports publics services médicaux petite enfance vieillesse immobilier pêche aquaculture tourisme activités récréatives et culturelles commerces agriculture saliculture équipements collectifs d'accueil des populations équipements collectifs facteurs d'attractivité infrastructures e n v i r o n n e m e n t é c o n o m i e s o c i é t é Ressources principales, nécessaires à la qualité et à la richesse qu'offre le territoire Eléments à enjeu pour l'accueil supplémentaire de populations et d'activités Ressources principales, nécessaires à la qualité et à la richesse qu'offre le territoire Eléments à enjeu pour l'accueil supplémentaire de populations et d'activités Ressources principales, nécessaires à la qualité et à la richesse qu'offre le territoire Eléments à enjeu pour l'accueil supplémentaire de populations et d'activités Eau Air/cl imat Faune Flore Sol précipitations nappes phréatiques cours d'eau mer vent air qu'on respire climat océanique climat méditerranéen faune aquatique faune aérienne faune terrestre formations aquatiques formations ou espèces singulières dunes estran zones topographiques singulières sous-sol falaises zones humides Culture Démographie Mode de vie des individus Mode d'habiter Mode de travail Vie collective l'architecture les paysages l'identité locale la composition par âge la répartition par sexe la densité l'éducation la famille la santé les règles de vie en société l'habité permanent l'habité temporaire La mixité sociale les localisations du travail les formations et savoir-faire la part et les caractéristiques de l'emploi les fédérations professionnelles les associations les citoyens autorités publiques Capital matériel Organisation du capital productif Capital f inancier Services d'intérêt général Tissu économique local bâtiments construction finances publiques locales subventions d'investissement externes capital privé boursier et bancaire finances solidaires entreprises entrepreneurs éducation sécurité et sûreté des personnes services postaux transports publics services médicaux petite enfance vieillesse immobilier pêche aquaculture tourisme activités récréatives et culturelles commerces agriculture saliculture ééquipements collectifs dd'aaccueil des populationnss ééquipements collectifsf faf cteurs d'attractivité infrastructures e n v i r o n n e m e n t é c o n o m i e s o c i é t é Ressources principales, nécessaires à la qualité et à la richesse qu'offre le territoire Eléments à enjeu pour l'accueil supplémentaire de populations et d'activités Ressources principales, nécessaires à la qualité et à la richesse qu'offre le territoire Eléments à enjeu pour l'accueil supplémentaire de populations et d'activités Ressources principales, nécessaires à la qualité et à la richesse qu'offre le territoire Eléments à enjeu pour l'accueil supplémentaire de populations et d'activités ++ == Université de Nantes (Chadenas C., Pottier P., Pouillaude A.), PUCA - DREAL Pays de la Loire, 2009 réunions de l'équipe projet et du comité de pilotage consultation de documents - monographies, - rapports scientifiques, - documents stratégiques. concertation, discussion, choix final = conduite et anim ation du projet maîtrise de la pression humaine constat de saturation, hypothèse de déséquilibre Ressource à enjeux Le questionnement sur les ressources est mené par l?équipe projet. Pour mettre en lumière l?éventuelle fragilisation/altération/épuisement/consolidation des ressources, du fait de la pression humaine, l?équipe projet s?appuie sur la classification des ressources (voir rabat). Fiche 7 : Marche à suivre 29 Pour entrer dans le questionnement : Quelles sont les ressources que l?accueil d?habitants, de touristes, d?activités fragilisent ? Quels sont les enjeux pour le territoire* ? Quelles sont les perturbations que la pression humaine provoque sur votre territoire ? La part du sol à vocation urbaine destinée à l?accueil supplémentaire de populations et d?activités favorise-t-elle l?étalement urbain ? Le sol ? La démographie ? La flore ? L?habitat ?Le capital matériel ? Le tissu économique ? La population saisonnière et touristique n?est-elle pas trop importante par rapport à la population permanente et à l?espace disponible ? Le capital matériel (équipements collectifs et infrastructures) répond-il en toute saison, aux besoins évolutifs de populations en croissance ? SOL DéMOGRAPHIE CAPITAL MATéRIEL maintenir les jeunes actifs sur le territoire ; privilégier des activités économiques compatibles avec les ressources naturelles ; assurer durablement l?attractivité du territoire. * la liste des enjeux proposés ici est donnée à titre d?exemple, elle n?est pas exhaustive. L a détermination de la capacité d?accueil se justifie par la prise de conscience qu?il y a des ressources fragiles et épuisables (démographiques, économiques, naturelles...) ; que leur altération ou leur disparition pure et simple constitue un danger, un dommage, pour les sociétés et les générations à venir. La capacité d?accueil maximum est atteinte quand on constate l?altération d?une ou plusieurs ressources sous la pression humaine, et que cette altération est jugée inacceptable. 30 Le SySTèME DE RESSOURCES DU TERRITOIRE est un ensemble organisé d?interactions entre les ressources d?un espace approprié par une communauté pour assurer la satisfaction de ses besoins présents et futurs. Cette approche de la détermination de la capacité d?accueil est centrée sur le capital de ressources d?un territoire. C?est le système de ressources du territoire. Fiche 8 Une RESSOURCE est un élément reconnu comme nécessaire au projet de territoire, contribuant à la richesse ou à la qualité qu?offrent le milieu et les sociétés qui l?occupent. Repère : l?observation des ressources représente une étape essentielle de la méthode d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement à construire. Une classification des « éléments reconnus comme nécessaires au projet de territoire, contribuant à la richesse ou à la qualité qu?offrent le milieu et les sociétés qui l?occupent » est proposée (voir la fiche 7). Cette classification n?a pas vocation à être exhaustive. Elle doit permettre de mettre en évidence les ressources devant être considérées dans le cadre d?une évaluation de la capacité d?accueil et de développement d?un territoire littoral. 31 Pour évaluer la capacité d?accueil, il faut interroger systématiquement toutes les ressources du territoire expertisé. Du point de vue de la méthode d?évaluation, la classification proposée répond à deux objectifs : 1. permettre d?asseoir la connaissance du territoire dont les capacités d?accueil et de développement sont évaluées ; 2. organiser les points d?entrée dans une réalité littorale complexe. Il en découle deux niveaux de classification : - le premier concerne les ressources principales : elles sont communes à tous les territoires. Elles en font leur richesse et leur qualité ; - le second décline une à une ces ressources principales en plusieurs éléments à enjeux pour l?accueil de populations et d?activités sur le littoral. Ils contribuent à préciser la capacité d?accueil. Système de ressources du territoire ressources interactions inte ract ions interactions DDEA 85 / SUE / EA Université de Nantes (Chadenas C., Pottier P., Pouillaude A.), PUCA-DRE Pays de la Loire, 2009 économieenvironnement société En évaluant la capacité d'accueil à partir des ressources littorales, l'objectif opérationnel est donc : - d'identifier les marges de manoeuvre du territoire ; - d'atténuer les risques de rupture ; - de reconquérir les ressources dégradées ; pour les populations présentes et futures. Identifier les ressources littorales fiche 8.1 Les ressources environnementales Q uels sont les enjeux liés à la sphère environnementale des ressources ? Ils sont principalement liés à deux caractéristiques : - la première est la valeur intrinsèque des milieux naturels. Leur diminution éventuelle ou leur disparition totale met forcément en péril la cohérence de l'ensemble de la nature ; - la seconde caractéristique peut être abordée sous un angle plus socioéconomique à travers les services rendus par l'environnement. Elle fait donc appel au rôle direct ou indirect qu'ils peuvent avoir pour les sociétés et la nécessité, par conséquent, de les maintenir en l'état : la forêt participe à la régulation du climat, les zones humides contribuent à l?épuration des eaux usées, et plus directement encore, concernant la capacité d'accueil des territoires littoraux, la spécificité de leurs écotones (une zone de transition et de contact entre deux écosystèmes) est un facteur d'attractivité touristique (plages, dunes, falaises?). 32 Dans le domaine de l'environnement, les cinq ressources principales, nécessaires à la qualité et à la richesse qu'offre le territoire sont : l'eau, l'air, le sol, la faune et la flore. Eau Air/cl imat Sol Faune Flore U ni ve rs ité d e N an te s (C ha de na s C ., P ot tie r p ., P ou ill au de A .), P U C A - D R E P ay s de la L oi re , 2 00 7 Ressources principales, nécessaires à la qualité et à la richesse qu'offre le territoire Eléments à enjeu pour l'accueil supplémentaire de populations et d'activités précipitations nappes phréatiques cours d?eau mer climat océanique climat méditerranéen air qu?on respire vent estran dunes falaises zones humides zones topographiques singulières sous-sol faune aquatique faune aérienne faune terrestre formations aquatiques espèces singulières Fiche 8 : Identifier les ressources littorales 33 Eau précipitations, nappes phréatiques, cours d?eau, mer Air climat, air respiré, vent Sol estran, dunes, falaises, zones humides, zones topographiques singulières (plaine littorale, versant montagneux, vallée côtière?), sous-sol Faune aquatique, aérienne, terrestre Flore formations aquatiques, formations ou espèces singulières La variabilité géographique et temporelle de la disponibilité en eau sur un territoire et son renouvellement aléatoire sont deux éléments importants à prendre en compte pour l?évaluation de la capacité d?accueil. Les ponctions sur cette ressource sont d?autant plus préjudiciables qu?elles ne tiennent pas compte de ces particularités : l?eau est en effet consommée de manière accrue en période estivale par le tourisme et l?agriculture, à une période où elle est moins disponible. Par ailleurs, la notion de cycle de l?eau est primordiale pour comprendre les enchaînements en boucle des effets d?une pollution, par exemple, sur l?ensemble des composantes de ce cycle, depuis l?amont des cours d?eau jusqu?à la mer. Pour permettre l?accueil supplémentaire de populations, l?air doit être de bonne qualité : le « bon » air n?attire-t-il pas certains touristes ? Avec l?air, le vent constitue un autre élément pour lequel des activités se sont développées. Ce dernier peut aujourd?hui être considéré comme une ressource liée à l?environnement à travers le développement des énergies renouvelables, telles que les éoliennes. Le sol, c?est le support de la vie. Il peut être tout à fait quelconque ou au contraire être considéré comme extraordinaire. L?enjeu fondamental lié au sol, c?est son caractère particulièrement limité sur le littoral. Sa mise en valeur est liée à ses composantes et à son accessibilité : il est plus facile de mettre en valeur une plaine qu?une colline (agriculture, urbanisation). La faune est une ressource fondamentale pour l?accueil supplémentaire de populations à travers deux formes : - la faune élevée, contrôlée, assure les besoins alimentaires de la population : l?augmentation de la pression anthropique entraîne une croissance des besoins ; - la faune sauvage contribue au maintien du cycle de vie/et à une image « naturelle » du territoire. Elle est sensible à certaines périodes cruciales de son cycle et donc liée à la saisonnalité de la fréquentation. La flore est une ressource fondamentale pour l?accueil supplémentaire de populations à travers deux formes : - la flore cultivée assure les besoins alimentaires et énergétiques de la population ; - la flore sauvage contribue au maintien du cycle de vie, elle participe par exemple, à la lutte contre l?effet de serre (forêt = puits de carbone), elle contribue à la qualité de l?eau et des sols et à une image « naturelle » recherchée par certains touristes. 34 fiche 8.2 Les ressources sociales D ans le domaine de la société, comme dans celui de l?environ- nement ou de l?économie, certaines composantes représentent par leur qualité et leur richesse des res- sources reconnues comme essen- tielles pour un territoire donné et les sociétés qui l?occupent : par exemple, certains héritages architecturaux contri- buent à la richesse de stations balnéaires (anciennes villas des premiers bains de mer) ; la diversité sociale préservée grâce à une offre d?hébergement adaptée garan- tissant l?accès du littoral au plus grand nombre ; ou encore le savoir-faire d?un groupe professionnel qui exerce sur le littoral une activité très spécifique et remarquable (les paludiers, les pêcheurs?). Certaines de ces ressources confrontées à l?augmentation de la pression anthropique peuvent être transformées, mises en danger, être endommagées, détériorées, voire s?épuiser. Dans le domaine de la société, les six ressources principales, nécessaires à la qualité et à la richesse qu'offre le territoire sont : la culture, la démographie, le mode de vie des individus, le mode d?habiter, de travailler et la vie collective Mode d?habiter Démographie Culture Mode de travail Vie collective Mode de vie des individus Ressources principales, nécessaires à la qualité et à la richesse qu'offre le territoire Eléments à enjeu pour l'accueil supplémentaire de populations et d'activités U ni ve rs ité d e N an te s (C ha de na s C ., P ot tie r p ., P ou ill au de A .), P U C A - D R E P ay s de la L oi re , 2 00 7 l?identité locale l?architecture les paysages la composition par âge la répartition par sexe la densité l?éducation la famille la santé les règles de vie en société l?habitat permanent l?habitat temporaire les formations et savoir-faire la part et les caractéristiques de l?emploi la mixité sociale les localisations du travail les autorités publiques les fédérations professionnelles les associations les citoyens Fiche 8 : Identifier les ressources littorales 35 La question principale s?appuie sur l?hypothèse qu?un débat entre intérêts contradictoires représente une richesse et un équilibre qu?il faut préserver. Cette ressource qui traduit la bonne santé des relations entre les groupes d?intérêts ou d?acteurs peut être altérée par une pression anthropique non maîtrisée, s?accompagnant de nombreuses frictions (plaintes, recours au tribunal administratif, augmentation exceptionnelle d?associations de riverains?). * paysage : le mot est ici employé dans le sens d?un élément issu d?une construction sociale. Culture identité locale, architecture, paysage* Le plus souvent identifiées comme des éléments patrimoniaux qui se transmettent d?une génération à une autre, ces ressources peuvent subir des transformations sous la pression croissante des activités et des populations. La société fait alors le sacrifice d?une partie de son identité, de son histoire ou de ses constructions collectives. Les enjeux rattachés à cette dégradation peuvent pourtant être déterminants, souligner la possible perte d?une partie ou de la totalité de l?image (la représentation) que la société et le territoire renvoient vers l?extérieur, et donc de son attrait. Démographie composition par âge, répartition par sexe, densité de population La composition démographique équilibrée d?un territoire est importante pour son développement. L?hypothèse selon laquelle cette richesse serait altérée par une augmentation des pressions anthropiques peut être confirmée par un déséquilibre de la composition par âge, la baisse de la population en âge d?être active, ou une densité touristique excessive par rapport à la population permanente. Mode de vie des individus éducation, famille, santé, règles de vie en société Les composantes essentielles de la société peuvent être mises à mal par une pression accrue venue notamment de l?extérieur ou générée par un rythme de vie atypique ou déstructurant (saisonnier). Les nuisances provoquées par l?augmentation de la circulation, des vols et des bagarres, ou encore la multiplication des dépôts sauvages de déchets altèrent alors les conditions de vie locale et amènent à poser la question de l?impact d?une croissance non maîtrisée de populations et d?activités. Mode d?habiter habitat permanent, habitat temporaire La qualité de l?habitat est devenue un élément fondamental de la qualité de la vie. Elle représente donc une richesse qui peut être aussi remise en cause par une pression extérieure qui génère le plus souvent exclusion, ségrégation, disparition de la diversité des formes d?hébergement? Mode de travail formation et savoir-faire, part et caractéristiques de l?emploi, mixité sociale, localisation du travail L?hypothèse principale s?attache à reconnaître que chaque territoire et chaque société qui l?occupe peut renfermer une richesse en termes de savoir-faire, que l?accès à l?emploi est un facteur de cohésion sociale ou encore que la possibilité de travailler à proximité de son domicile contribue à la qualité de la vie. Vie collective (structure sociale) autorités publiques, fédérations professionnelles, associations, citoyens. 36 fiche 8.3 Les ressources économiques L es ressources économiques des sociétés qui occupent le littoral permettent d?accompagner une pression anthropique accrue. Elles peuvent constituer un facteur d?attractivité de populations et d?activités nouvelles. En particulier, gérer la présence saisonnière des populations mobilise de manière récurrente l?ensemble des ressources économiques. Dans une perspective de bien-être matériel, ces ressources économiques sont mobilisées pour satisfaire les besoins, plus importants en volume et évolutifs en qualité, des populations présentes. Dans le domaine de l?économie, les cinq ressources principales, nécessaires à la qualité et à la richesse qu'offre le territoire sont : le capital matériel, le capital financier, le tissu économique local, l?offre de services d?intérêt général et l?organisation du capital productif. Tissu économique local Services d?intérêt général Organisation du capital productif Capital matériel Capital f inancier équipements collectifs d?accueil des populations équipements collectifs facteurs d?attractivité infrastructures finances publiques locales subventions d?investissement externes capital privé boursier et bancaires finances solidaires tourisme activités récréatives et culturelles commerces bâtiment construction immobilier pêche aquaculture agriculture saliculture services médicaux services postaux transports publics sécurité et sûreté des personnes éducation petite enfance vieillesse entreprises entrepreneurs Ressources principales, nécessaires à la qualité et à la richesse qu'offre le territoire Eléments à enjeu pour l'accueil supplémentaire de populations et d'activités U ni ve rs ité d e N an te s (C ha de na s C ., P ot tie r p ., P ou ill au de A .), P U C A - D R E P ay s de la L oi re , 2 00 7 Fiche 8 : Identifier les ressources littorales 37 Le mode d?organisation du capital productif local contribue à la capacité du territoire à assurer la production de biens et de services demandée par la population supplémentaire présente de manière permanente ou saisonnière. Il s?agit pour la société de gérer une croissance rapide liée à l?accueil touristique en s?appuyant sur ses entreprises et ses entrepreneurs. Quels liens clients-fournisseurs entre les entreprises permanentes et celles qui sont exclusivement saisonnières ? Capital matériel équipements collectifs d?accueil des populations, équipements collectifs facteurs d?attractivité, infrastructures Le capital matériel est ici entendu dans un sens technique de facteur de production. Il recouvre l?ensemble des moyens matériels mis en oeuvre pour aboutir à la production d?un bien, d?un service marchand ou non marchand. Le volume du capital matériel permet-il d?assurer l?accueil supplémentaire de populations saisonnières comme permanentes dans des conditions normales de fonctionnement ? Le niveau et la qualité technique du capital matériel permettent-ils d?amoindrir les impacts environnementaux et sociaux de la pression anthropique qui s?exerce sur les territoires littoraux ? Le niveau d?équipement du territoire contribue-t-il à son attractivité ? Capital financier finances publiques locales, subventions d?investissement externes, capital privé boursier et bancaire, finances solidaires Le capital financier recouvre les moyens pécuniaires mobilisables ou mobilisés pour permettre les créations d?entreprises ou leur extension, ainsi que la production de biens publics. Dans les deux cas, leurs possibilités de financement sont déterminantes car l?accueil supplémentaire de populations crée le besoin de faire évoluer tant l?offre de biens issue du tissu économique local que l?offre de services d?intérêt général. Les sources de financement de l?activité peuvent être extérieures au territoire littoral. Tissu économique local tourisme, activités récréatives et culturelles, commerce, bâtiment, immobilier, pêche et aquaculture, agriculture et saliculture Le tissu économique local détermine les possibilités d?offre de biens et de services aux populations. L?arrivée de nouvelles populations, de touristes ou de nouvelles activités peut provoquer à court et à long terme un ajustement de l?appareil productif, au travers par exemple d?une augmentation saisonnière de l?activité ou bien d?une évolution de la place respective des activités traditionnelles et des activités touristiques. Les secteurs se différencient en effet par leur dynamisme : croissance (progression du chiffre d?affaires?) ou maintien difficile (répartition des quotas de pêche). Réciproquement, le tissu économique local peut, par sa nature, susciter une arrivée supplémentaire de populations : la construction permet l?accroissement du nombre de résidences secondaires. De plus, les secteurs possèdent des perspectives différenciées de capter la dépense touristique. Offre de services d?intérêt général services médicaux, services postaux, sécurité et sûreté des personnes, éducation, petite enfance, vieillesse Quelles transformations de l?offre de services publics et privés l?accueil temporaire ou permanent supplémentaire de populations et d?activités engendre-t-il ? Le changement de dimension de la population ne fait-il pas apparaître des situations de carence dans l?offre de services d?intérêt général ? Quelles adaptations de l?offre de services d?intérêt général seraient nécessaires afin de l?ajuster aux demandes, éventuellement en évolution, des personnes et des familles du territoire ? Organisation du capital productif entreprises, entrepreneurs fiche 8.4 Les ressources complexes 38 L a classification des ressources proposée pour l?évaluation de la capacité d?accueil s?appuie sur des éléments simples, reconnus comme nécessaires au projet de territoire et contribuant à la richesse ou à la qualité qu?offrent le milieu et les sociétés qui l?occupent. Parallèlement à ces ressources simples, il existe des éléments transversaux, d?une construction plus complexe, et qui sont également primordiaux pour le territoire. Ils couvrent deux à trois sphères du Développement durable (environnement, société et économie). Leur émergence est liée à un ensemble de ressources simples, en interaction les unes avec les autres. Ce sont les ressources complexes. Le foncier est un élément complexe qui ne peut être limité à une ressource simple. Sa transversalité associe les domaines : - de l?environnement : il concerne alors directement la ressource sol. Son étendue plus ou moins importante et l?augmentation du prix du foncier accroissent la pression sur cette ressource, particulièrement dans certains secteurs sensibles. Le risque est de voir se réduire, par endroit, la diversité des usages ; - de la société : il concerne directement la ressource mode d?habiter. La concurrence pour accéder à la propriété foncière, entraîne l?exclusion d?une partie de la population à faible revenu ; - et enfin de l?économie : il concerne directement la ressource capital financier public qui, sous l?effet du prix du foncier, voit se réduire ses capacités de mobilisation financière pour répondre à l?ensemble des besoins, en équipement notamment. Il peut également impacter d?autres ressources, comme le tissu économique local. La prise en compte du foncier, dans sa complexité et sa transversalité, doit donc se situer à un autre niveau de la mise en oeuvre de la démarche, celui de la reconnaissance du principe de « partage du foncier » comme un enjeu essentiel pour l?avenir du territoire. Ouest-France du 05/02/2007 Fiche 8 : Identifier les ressources littorales La vulnérabilité aux risques naturels et technologiques des personnes, des habitations et des installations constitue un élément complexe. Elle place certaines ressources (populations, biens, milieux naturels sensibles, ?) au croisement d?autres ressources facteurs d?aléa : - dans le domaine de l'environnement : l'érosion côtière des dunes ou des falaises est souvent la conséquence d'aménagements sur le littoral qui répondent à des besoins humains ou touristiques (ouvrages de gestion du trait de côte, enrochements,... ) mais qui s'avèrent inadaptés à la spécificité des milieux naturels : ils peuvent renforcer l?affouillement du pied de falaise par la mer, créant ainsi un risque pour les populations et les biens (localisation de maisons en haut de falaises friables par exemple) ; - dans le domaine de la société et de l'économie : les installations classées, notamment celles présentant des risques accidentels majeurs (SEVESO II) exposent significativement les personnes (ressource démographie) tout en permettant de renforcer le tissu industrialo-portuaire local. Leur proximité avec des espaces naturels sensibles crée également un risque pour la faune et la flore. 39 L'image de marque du territoire représente un élément complexe, transversal et qui fait référence à plusieurs ressources. Elle ne doit pas être confondue avec l'identité locale : - dans le domaine de l'environnement : l'eau peut contribuer à l'image de marque d'un territoire littoral, par sa qualité, sa transparence, mais également l'air, la faune? ; - dans le domaine de la société : la culture participe à l'image de marque d'un territoire, par l'identité locale, son folklore, son patrimoine architectural, paysager, mais également son mode de vie, sa démographie? ; - dans le domaine de l'économie : la qualité de son capital matériel peut contribuer à l'image de marque d'un territoire par ses équipements remarquables, le port, le golf, les centres de thalassothérapie, mais également son capital financier, son tissu économique local?. L'image de marque d?un territoire, dans la perspective de sa protection et de sa valorisation, peut être directement intégrée à un principe fondamental d'un projet de territoire, très orienté vers sa promotion comme produit touristique. C'est par ce biais que sa complexité peut être prise en compte. Les installations industrialo-portuaires côtoient des espaces urbanisés et balnéaires. Les risques liés à cet environnement immédiat n?empêchent pas l?étalement urbain de se développer. Embouchure de la Loire, Loire-Atlantique. érosion différentielle (dûe aux écoulements d?eau) menaçant les habitations installées en haut de falaise et les touristes sur la plage. Algarve, Portugal. L?attrait du paysage suscite l?intérêt des touristes. Port de pêche à l?Ile d?Yeu, Vendée et marais salants à Guérande, Loire-Atlantique. C Chadenas C Chadenas C Chadenas B Trouillet 40 L 'évaluation de la capacité d'accueil proposée permet de dépasser le constat général de ressources fragiles et épuisables, dont l'altération ou la disparition pure et simple peut créer un dommage pour les sociétés et les générations futures. Elle offre une appréciation d?ensemble de la pression humaine et de ses effets, sur un territoire particulier. Elle permet de percevoir de façon plus globale les multiples impacts d'un déséquilibre initial et non plus de raisonner de manière sectorielle (voir fiche 22). Une ressource apparaît mise en danger : un déséquili- bre est révélé par la collectivité locale, les services de l?Etat ou les acteurs de la société civile. L?attention peut par exemple être attirée sur le nombre de villas anciennes démolies par commune et par année (ressource CULTURE). L?alerte porte alors sur la pression qui s?exerce sur le patrimoine architectural, représentant ici un élément à enjeu d?une ressource culturelle remarquable, vulnérable, voire épuisable. en v ir o n n e m e n t Le système de ressources du territoire so c ié té éc o n o m ie Culture Cette vulnérabilité de la ressource du patrimoine architectural historique renvoie à la question de la rareté de la ressource SOL en termes de surface. Son déséquilibre est lié à une concurrence non maîtrisée et à une réduction forte des extensions possibles. Il sera traduit par une capacité résiduelle d?urbanisation. Le système de ressources du territoire Culture sol ressource en déséquilibre ressource en croissance interactions ressource du littoral : l?eau de mer, un oiseau, une falaise, une fête traditionnelle... Fiche 9 41 Comprendre les interactions entre les ressources de son territoire La rareté de la ressource SOL s?accompagne d?une augmentation du prix des terrains qui, certes, rentabi- lise les opérations de rénovation urbaine mais contribue également à fragiliser la ressource CAPITAL FINANCIER de la collectivité. Celle-ci doit consacrer une partie croissante de son budget à l?achat des terrains nécessaires à ses équipements, ou, de façon plus critique, doit se limiter dans l?implantation de ses équipements (ressource CAPITAL MATÉRIEL), faute de disponibilité en sol. Le système de ressources du territoire Culture capital matériel capital financier sol Ces opérations sont peut-être en lien avec le dynamisme de la ressource TISSU ÉCONOMIQUE LOCAL (secteur du bâtiment) qui constitue également un facteur d?ancrage de la ressource DÉMOGRAPHIE (des jeunes sur place). La destruction des villas anciennes est également associée à la question de la densification des espaces urbains dans les secteurs géographiques où la pression est la plus forte. Elle favorise une vraie réflexion sur la densité et la satura- tion estivale (ressource DÉMOGRAPHIE). démographie tissu économiquecono Le système de ressources du territoire Culture capital matériel capital financier sol Repère : plus globalement, mettre en évidence les interactions entre les ressources du territoire préfigure, pour le système d?alerte et de veille, les liens entre les indicateurs. Ceux-ci permettront l?évaluation globale de la capacité d?accueil et de développement du territoire expertisé. Mettre en évidence ces liens est indispensable pour faire fonctionner le système et comprendre la « mécanique » du territoire. Ils doivent émerger dès les premières discussions au sein de l?équipe-projet (voir fiches 3.2, 4, 5 et 7). Cet ensemble d?interactions entre plusieurs ressources laisse apparaître un sous-système centré sur la difficile maîtrise de la pression foncière, dans un contexte d?accroissement mal contenu de la population (et donc de la capacité d?accueil). 42 L ?évaluation de la capacité d?accueil proposée est intégrée. Elle est intrinsèquement liée à des scénarios de stratégies de développement du territoire. Arrivée à son terme, elle s?intègre dans un processus de projet. Il est donc possible, dès l?étape 1, de regrouper les ressources apparaissant comme centrales dans un ou des principes fondamentaux qui permettent d?orienter l?évaluation vers un projet de territoire. Localement, ces principes fondamentaux peuvent déjà avoir émergés lors des discussions préalables à un projet de territoire : « partager le sol dans un contexte d?étalement urbain », et se traduire dans les documents d?urbanisme. Plus globalement, ils sont également mis en avant par l?état, à travers les enjeux qu?il porte sur un territoire, ou la législation telles que la loi Grenelle 1 en France. Les lois sont aussi porteuses d?une interrogation systématique de certains principes fondamentaux, comme la densité urbaine ou la mixité sociale inscrites dans la loi SRU. Les principes fondamentaux peuvent intervenir à une autre échelle. Celle-ci peut alors orienter l?avenir d?un territoire, par exemple en établissant au niveau international des concepts fondamentaux, tel que le Développement durable, sur la base desquels des acteurs peuvent choisir de bâtir un projet de territoire. Les quelques ressources centrales associées aux principes fondamentaux ne sont pas les seules à être interrogées. Elles orientent le questionnement qui porte sur l?ensemble des ressources du territoire. Fiche 10 Pour aller plus loin : Le principe fondamental = le fil conducteur permettant d?orienter le questionnement sur toutes les ressources Ces principes essentiels orientent la gestion du système de ressources du territoire. Ils énoncent la volonté de maîtriser un processus éventuellement perturbateur dans un contexte d?accueil supplémentaire de populations et d?activités. Ils peuvent aussi refléter l?attention particulière accordée à la préservation d?un capital de ressources. Comment utiliser les principes fondamentaux ? 43 utiliser des principes fondamentaux pour mettre en projet le territoire Exemple : l?installation d?une nouvelle population aisée sur le littoral s?accompagne d?une demande de terrains constructibles. Cette dernière entraîne des tensions sur les marchés fonciers et immobiliers qui connaissent une augmentation des prix. Ceci se traduit à la fois par un enrichissement des habitants permanents vendeurs de leur patrimoine et par une éviction des jeunes issus de familles locales dépourvues de capital foncier, dans l?incapacité de se loger sur place. Ces ménages modestes sont repoussés d?autant plus loin que les parcelles vendues localement sont grandes, alourdissant par là-même le coût global de la construction. La collectivité locale, les acteurs économiques et la société civile, les services de l?état ou les experts estiment que par son ampleur, la tension sur la ressource SOL fragilise globalement le capital du territoire par un enchaînement d?interactions successives mettant en jeu plusieurs ressources. Le SOL reconnu comme élément principal de ce processus, représente ainsi une ressource centrale pour le territoire littoral considéré. Ces questions autour de la rareté du SOL sont regroupées en une seule phrase : PARTAGER LE SOL DANS UN CONTExTE D?éTALEMENT URBAIN Ressource EAU : à travers le principe fondamental ? Partager le SOL dans un contexte d?étalement urbain ?, on interroge la manière dont l?étalement urbain et le partage du sol remettent par exemple en cause le bon accès à l?eau pour les habitants et les touristes. => Trop de consommation d?eau dans certains secteurs fait qu?un mince filet d?eau coule au robinet à des heures précises de la journée (retour de la plage par exemple). Ressource CAPITAL MATéRIEL : à travers le fonctionnement des équipements collectifs (un élément à enjeu du capital matériel), les questions portent cette fois sur leur bon fonctionnement été/hiver. Dans le cas développé ci-dessus, on interroge le dimensionnement des équipements d?adduction et de traitement de l?eau potable entre l?été et l?hiver. => Augmenter le diamètre des tuyaux permettrait d?approvisionner les touristes et les habitants l?été mais causerait un risque sanitaire par stagnation de l?eau pour les habitants permanents l?hiver. 45 Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux Fiche 11. Marche à suivre Fiche 12. Questionner le territoire Fiche 13. Repérer la fragilité des ressources Fiche 14. Grille exemple d?évaluation éTAPE 2 Questionner les atteintes portées aux ressources par la pression humaine 46 Université de Nantes (Chadenas C., Pottier P., Pouillaude A.) - DRE Pays de la Loire - MSH, 2008 validationvalidationGrille d?évaluation : questionnements et hypothèses de situations de déséquilibres posés les enjeux du territoire => quel niveau de pression pour le territoire ? élaboration de la grille co ns ul ta tio n év en tu el le d ?e xp er ts Étape 2 Questionner les atteintes portées aux ressources par la pression anthropique comité de pilotageéquipe projet L ?étape 2 s?appuie sur la co-construction d?une grille d?évaluation de la capacité d?accueil (voir ci-contre). Ce travail est mené par l?équipe projet (voir fiches 3.2, 4, 5). Elle s?appuie sur la grille exemple (voir fiche 14). Son but est d?apprécier si la capacité d?accueil maximum du territoire est loin d?être atteinte, en passe de l?être ou déjà atteinte. L?objectif est de poser collectivement des hypothèses d?altération d?une ressource, ou d?un ensemble de ressources en interactions, du fait de l?accueil supplémentaire de populations et/ou d?activités. À cette fin, le remplissage de la grille permet de définir les objectifs de l?évaluation pour chaque ressource (l?étape 3 sert à choisir les indicateurs pertinents qui qualifieront le déséquilibre, le dysfonctionnement ou la saturation éventuels de la (des) ressource(s)). Il est fait appel ponctuellement à des experts, pour d'éventuelles précisions techniques (degré de déséquilibre supposé/avéré d?une ressource par exemple). Avec la grille proposée, les étapes 1 et 2 évitent de choisir des indicateurs avant de savoir ce qui se passe sur le territoire. Elles permettent de retenir, parmi les dynamiques à l?oeuvre, celles qui ont besoin d?être évaluées. Ces premières étapes sont essentielles pour l?opérationnalité de l?évaluation dans une démarche territoriale de capacité d?accueil. Sans elles, l?évaluation mise en place risque de dépasser largement les questions de capacité d?accueil, d?être démesurée en nombre d?indicateurs tout en oubliant des dimensions importantes de la pression humaine sur le littoral et notamment ses impacts. À l?issue de l?étape 2 (3 ou 4 réunions), l?évaluation sera adaptée au territoire expertisé. La co-construction des grilles d?évaluation de la capacité d?accueil sur un territoire spécifique consiste à réaliser un diagnostic approfondi des enjeux majeurs du territoire en étude, mis en évidence par l?équipe projet, à l?étape 1, à travers le choix des ressources. La grille d?évaluation est validée par le comité de pilotage. Fiche 11 étape 2 : extrait de la procédure d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement (voir rabat). Marche à suivre Ét ap e 1 É ta pe 2 É ta pe 3 C ap ac ité à é vi te r la m is e en p ér il de la r es so ur ce à e nj eu x E cl ai ra ge d es s itu at io ns de d és éq ui lib re s po te nt ie ls de la r es so ur ce à e nj eu x E a u A ir /c l i m at S o l F au n e F lo re O rg an is at io n du ca pi ta l pr od uc ti f C ap it al f in an ci er Ti ss u é co no m iq ue lo ca l C u lt u re D é m o g ra p h ie M o d e d e v ie d e s i n d iv id u s M o d e d 'h a b it e r M o d e d e t ra v a il V ie c o ll e c ti v e O ffr e de s er vi ce d' in té rê t g én ér al C ap it al m at ér ie l L es é ta p es d e l'é va lu at io n d e la c ap ac it é d 'a cc u ei l e t d e d év el o p p em en t d u t er ri to ir e ex p er ti sé Université de Nantes (Chadenas C., Pottier P., Pouillaude A.), PUCA - DREAL Pays de la Loire, 2008 e n v i r o n n e m e n t s o c i é t é é c o n o m i e Choix des re ss ou rc es à e nj eu x 1. sur u n te rri toi re p ar tic ul ie r e t 2. par l? acc ueil s up pl ém en ta ire d e po pu la tio ns d?activ ité s, pe rm an en te s ou s ai so nn iè re s L' in di ca te ur a ss ur e la c on ne ct io n en tr e l'o bj ec tif d 'é va lu at io n af fic hé e t l a si tu at io n m es ur ée d e m aî tr is e ou d e no n- m aî tr is e de la c ap ac ité d' ac cu ei l e t d e dé ve lo pp em en t d u te rr ito ire M is e en lu m iè re d e la v ul né ra bi lit é, l'a lté ra tio n et d e l'é pu is em en t d es re ss ou rc es Al er te s ur la n on -m aî tr is e de la c ap ac ité d 'a cc ue il et d e dé ve lo pp em en t du t er ri to ir e O bj ec tif s d' év al ua tio n de s ef fe ts d e la pr es si on a nt hr op iq ue su r l a re ss ou rc e pr in ci pa le R es so ur ce s pr in ci pa le s, né ce ss ai re s à la q ua lit é et à la r ic he ss e qu 'o ff re le te rr ito ir e R es so ur ce s pr in ci pa le s à pr en dr e en c om pt e da ns la d ét er m in at io n de la ca pa ci té d 'a cc ue il Q ue st io n po sé e en te rm es d e ca pa ci té d 'a cc ue il su pp lé m en ta ir e de p op ul at io ns et d 'a ct iv ité s, pe rm an en te s ou s ai so nn iè re s M es ur e de l' in di ca te ur de d és éq ui lib re d e la re ss ou rc e à en je ux Le q ue st io nn em en t co rr es po nd a u ch am p co uv er t pa r le f ut ur s ys tè m e d' in di ca te ur s A pt itu de d u sy st èm e de re ss ou rc es du te rr ito ire à é va lu er la m is e en p ér il de s re ss ou rc es e nv iro nn em en ta le s, so ci al es e t é co no m iq ue s 1 2 3 4 5 47 Grille d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement d?un territoire (téléchargeable sur le site de la DREAL des Pays de la Loire) 48 L e remplissage de la grille pour l?adapter à un territoire vise à questionner les déséquilibres affectant les ressources à enjeu, identifiées lors de l?étape 1. Concrètement, à ce stade, la colonne 1 du tableau page précédente est remplie. Désormais, les colonnes 2, 3 et 4 font l?objet de l?étape 2. Etape 2 Capacité à éviter la mise en péril de la ressource à enjeux Université de Nantes (Chadenas C., Pottier P., Pouillaude A.), PUCA - DREAL Pays de la Loire, 2009 Question posée en termes de capacité d'accueil supplémentaire de populations et d'activités, permanentes ou saisonnières 2 3 Extrait de la grille : colonnes 2 et 3 Dans une perspective de capacité de développement, le remplissage de la colonne 3 : testera l?aptitude du capital de ressources du territoire expertisé à accompagner la pression démographique et touristique ; évaluera les possibilités offertes par les ressources du territoire. Elle structure la grille d?évaluation. La colonne 2 permet de formuler une question sur les effets de l?activité humaine. Cette question doit préciser l?atteinte portée à la ressource sélectionnée : n sur le territoire expertisé, n par l?accueil supplémentaire de populations et d?activités (saisonnières ou permanentes). Cette colonne 2 définit les effets de la pression anthropique sur la ressource que l?on veut évaluer. La colonne 3 prolonge chacune des questions posées : elle interroge la capacité du territoire à éviter la mise en péril de la ressource considérée ou sa capacité à favoriser sa consolidation. Fiche 12 Questionner le territoire 49 L a p a rt d u s o l à v o ca ti o n u rb a in e d e st in é e à l ?a cc u e il su p p lé m e n ta ir e d e p o p u la ti o n s e t d ?a ct iv it é s fa v o ri se -t -e ll e l? é ta le m e n t u rb a in ? S O L D é M O G R A P H IE F L O R E H A B IT A T C A P IT A L M A T é R IE L T IS S U é C O N O M IQ U E L O C A L L a p o p u la ti o n s a is o n n iè re n ?e st -e ll e p a s tr o p i m p o rt a n te p a r ra p p o rt à l a p o p u la ti o n p e rm a n e n te e t à l ?e sp a ce d is p o n ib le ? L e c a p it a l m a té ri e l (é q u ip e m e n ts c o ll e ct if s e t in fr a st ru ct u re s) r é p o n d -i l e n t o u te s a is o n , a u x b e so in s é v o lu ti fs d e p o p u la ti o n s e n c ro is sa n ce ? E N V IR O N N E M E N T S O C IE T E E C O N O M IE L e s e sp è ce s fl o ri st iq u e s so n t- e ll e s m is e s e n p é ri l so u s l? e ff e t d e s p re ss io n s h u m a in e s ? L a p re ss io n q u i s? e x e rc e s u r le f o n ci e r li tt o ra l s? a cc o m p a g n e - t- e ll e d ?u n p ro ce ss u s d ?e x cl u si o n / sé g ré g a ti o n d e s m o d e s d ?h a b it e r te m p o ra ir e s o u p e rm a n e n ts , a u f il d e s g é n é ra ti o n s ? L e d é v e lo p p e m e n t to u ri st iq u e r e m e t- il e n q u e st io n l ?é q u il ib re e n tr e l e s a ct iv it é s p ré se n te s su r le t e rr it o ir e ? Q u e st io n s p o sé e s e n t e rm e s d e c a p a ci té d ?a cc u e il (c ol on n e 2 ) C a p a ci té s à é v it e r la m is e e n p é ri l d e l a r e ss o u rc e à e n je u (c ol on n e 3 ) C a p a ci té à m a ît ri se r l? e x te n si o n u rb a in e C a p a ci té à m a in te n ir u n é q u il ib re d é m o g ra p h iq u e e n tr e l e s p o p u la ti o n s p e rm a n e n te e t te m p o ra ir e C a p a ci té à m a in te n ir l a d iv e rs it é d e s u ti li sa te u rs d e s é q u ip e m e n ts e t d e s in fr a st ru ct u re s C a p a ci té à m a in te n ir u n e t ra m e v e rt e c o h é re n te C a p a ci té à d iv e rs if ie r l? o ff re d ?h é b e rg e m e n t to u ri st iq u e C a p a ci té à m a in te n ir l a d iv e rs it é d u t is su é co n o m iq u e l o ca l 50 Etape 2 Éclairage des situations de déséquilibres potentiels de la ressource à enjeux U ni ve rs ité d e N an te s (C ha de na s C. , Po tt ie r P. , Po ui lla ud e A. ), P U CA - D RE AL P ay s de la L oi re , 20 09 4 L a colonne 4 permet d?éclairer ce qui se passe sur le territoire. Elle précise les situations de déséquilibres pressentis auxquelles les ressources peuvent être exposées à court, moyen ou long terme. L?étape 3 montrera par une mesure s?ils sont avérés. Cette approche dynamique laisse ainsi de la place aux points d?amélioration en cours auxquels la collectivité est attentive. Le remplissage de cette colonne vise à mettre en lumière la vulnérabilité, l?altération ou l?épuisement éventuels de la ressource à enjeux choisie à l?étape 1. Les consolidations en cours de la ressource à enjeux constituent également des points d?attention. Toutes les ressources choisies sont explorées. à la différence d?un diagnostic de territoire, les déséquilibres soulevés ici sont liés strictement à la pression humaine. La formulation des problématiques qui s?attachent à ces ressources à enjeux doit se faire en termes de pressions exercées par l?arrivée de populations et d?activités, en particulier saisonnières. Fiche 13 Extrait de la grille : colonne 4 La grille d?évaluation est éclairée par des mesures et des éléments d?appréciation de la maîtrise de la capacité d?accueil lors de l?étape 3. C A P IT A L M A T é R IE L é C O N O M IE D é M O G R A P H IE S O C Ié T é S O L E N V IR O N N E M E N T 51 La p ar t d u s ol à v oc at io n u rb ai n e d es ti n ée à l ?a cc u ei l su p p lé m en ta ir e d e p op u la ti on s et d ?a ct iv it és e st -e lle d e n at u re à f av or is er l ?é ta le m en t u rb ai n ? La p op ul at io n sa is on ni èr e n? es t- el le p as tr op i m po rt an te p ar r ap po rt à l a po pu la ti on pe rm an en te e t à l?e sp ac e di sp on ib le ? Le c ap it al m at ér ie l (é q u ip em en ts co lle ct if s et i n fr as tr u ct u re s) r ép on d -i l en to u te s ai so n , au x b es oi n s év ol u ti fs d e p op u la ti on s en c ro is sa n ce ? C o L o n n E 3 C ap ac it é à m aî tr is er l ?e xt en si on u rb ai n e C ap ac it é à m ai n te n ir u n é q u ili b re d ém og ra p h iq u e en tr e le s p op u la ti on s p er m an en te e t te m p or ai re C ap ac it é à m ai n te n ir l a d iv er si té d es u ti lis at eu rs d es é q u ip em en ts e t d es in fr as tr u ct u re s ? C o n so m m a ti o n d ?e sp a ce p a r l? u rb a n is a ti o n e x ce ss iv e F ré q u e n ta ti o n e t d e n si té t o u ri st iq u e e x ce ss iv e p a r ra p p o rt à l a p o p u la ti o n p e rm a n e n te C o n ci li a ti o n d if fi ci le e n tr e l e s p o rt s d e p la is a n ce e t d e p ê ch e p ro fe ss io n n e ll e P ro cé d u re s d ?u rb a n is m e o p é ra ti o n n e l e t p o li ti q u e d e m a ît ri se f o n ci è re in su ff is a n te s C o n ce n tr a ti o n d e s p o p u la ti o n s â g é e s p e rm a n e n te s su r le t ra it d e c ô te e t d e s je u n e s m é n a g e s d a n s le s co m m u n e s ré tr o li tt o ra le s A cc è s in é g a l à l ?e a u e n tr e l e to u ri sm e , le s a u tr e s a ct iv it é s e t le s p o p u la ti o n s lo ca le s é cl a ir a g e s d e s si tu a ti o n s d e d é sé q u il ib re (c ol on n e 4 ) D is p e rs io n s p a ti a le e x a g é ré e e t d is p a ri ti o n d e s co u p u re s e n tr e l e s b o u rg s F a ib le d e n si té d e s e sp a ce s u rb a n is é s O ff re d e t e rr a in s co n st ru ct ib le s in a d a p té e à l a d e m a n d e Repérer la fragilité des ressources C o L o n n E 2 52 L es situations de déséquilibres potentiels et les points d?attention particuliers sont identifiés, sur le territoire en évaluation par 2 moyens : n en s?appuyant sur les 105 situations de déséquilibres proposées par la grille exemple (voir fiche 14), l?équipe-projet peut appréhender l?état des ressources de son territoire. Elle s?interroge alors collectivement sur la pertinence locale de la situation exemple et précise la manière de la faire évoluer ; n les membres de l?équipe-projet expriment certains déséquilibres qu?ils pressentent, sur leurs observations, sur leurs a priori, sur leur métier : « il n?y a plus aucune coupure entre les bourgs, il y a des maisons partout » ; « il y a de plus en plus d?interdictions de pêche à pied, sur les plages de notre commune » ; « la côte sauvage est de plus en plus protégée, on ne peut plus y aller en voiture, et même à certains endroits, en vélo ! » ; « pour aller au marché l?été, avec tous ces estivants, je suis obligé de m?y rendre très tôt, le matin ! J?adapte mes horaires à la foule présente l?été... » ; « l?hiver, il y a nettement moins d?activités culturelles qu?ailleurs, le cinéma est fermé... ». Les membres de l?équipe-projet pointent notamment les ressources vulnérables dans la perspective de les conserver en bon état ou bien de suivre les améliorations en cours. Fiche 13 : repérer la fragilité des ressources Des déséquilibres potentiels dans l?économie AS Bonnet Avec l?arrivée supplémentaire de populations permanentes ou de touristes, la capacité des équipements collectifs, qui font partie du capital matériel, pourrait être dépassée : la nouvelle station d?épuration ci-contre couvre-t-elle bien les besoins d?assainissement des logements envisagés ? Une évaluation participative et partenariale facilite l?adaptation locale de la grille d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement. 53 Des déséquilibres potentiels dans l?environnement Sur le littoral, la pêche à pied est une problématique récurrente. Lors des grandes marées notamment, l?impact sur les coquillages est de plusieurs ordres : prélèvements trop importants en nombre, non-respect des tailles des coquillages, piétinements anarchiques sur l?estran... La mesure de ces impacts contribue à préciser le niveau du déséquilbre, à vérifier si celui-ci est réel ou supposé, par exemple. Dès lors, des campagnes de sensibilisation à ces risques peuvent être entreprises, comme celles qui ont été récemment lancées sur nos côtes. Des déséquilibres potentiels dans la société Le mode d?habiter est particulièrement touché par la saisonnalité de l?activité touristique. L?une de ses caractéristiques la plus frappante, l?hiver, est les quartiers dits « de volets clos ». Les habitants permanents vivent donc une partie de l?année à côté de ces maisons inoccupées, accentuant l?effet de territoire vide et silencieux, d?où la vie s?est momentanément « retirée» . C Chadenas C Chadenas 54 R e ss o u rc e s à e n je u x Question posée en termes de capacité d?accueil supplémentaire de populations et d?activités, saisonnières ou permanentes Capacité à éviter la mise en péril de la ressource à enjeux Éclairages des situations de déséquilibres potentiels de la ressource à enjeux Indicateur décrivant la ressource à enjeux Indicateurs fondamentaux Indicateurs complémentaires Capacité résiduelle de production d?eau potable et volume annuel d?eau importée (été/hiver) Dépassement de la capacité nominale de production d?eau et/ou surcoût excessif de l?approvisionnement La pression humaine en période estivale contraint- elle l?approvisionnement en eau des populations et des activités ? Capacité à garantir le bon accès à l?eau toute l?année 1 Accroissement des restrictions de la consommation d?eau pour la population et les activités Nb de jours de restriction par arrêté préfectoral Qualité des eaux de ruiss Volume total d?eau consommée par mois ellement Qualité des eaux de baignade et nb de jours de fermeture des plages Dégradation de la qualité des eaux de ruissellement, souterraines et de surface Classement des dispositifs individuels d?assainissement (qualité du rejet) Taux de nitrates Dégradation de la qualité de l?eau liée à des formes d?agriculture peu respectueuses de l?environnement Présence d?espèces animales ou végé- tales, témoins de la qualité de l?eau Déclassement de la production conchylicole par contamination bactériologique Nb de jours d?interdiction de commercialisation La qualité de l?eau est-elle menacée par l?intensification des usages et/ou des activités polluantes qui limitent son partage ? Capacité à préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents usages du bassin-versant et de la mer 2 Interdictions de plus en plus fréquentes ou prolongées de la pêche, de la pêche à pied Nb de jours d?interdiction de la pêche à pied Coût du m d'eau pour le consommateur et pour la collectivité E N V I R O N N E M E N T Encombrement, voire saturation répétée du plan d?eau Comptages pendant les périodes d?affluence Mécontentement, voire conflits répétés entre différents usagers du plan d?eau Enquête de terrain L?occupation du plan d?eau maritime révèle-t-elle une situation de développement non maîtrisée de différents usages ? Capacité à gérer la diversité des usages sur le plan d?eau maritime 3 Rejets importants de déchets en mer par la plaisance Coût financier de la collecte La spécialisation touristique du territoire provoque-t-elle des nuisances sonores ? Capacité à garantir un niveau sonore raisonnable 4 Augmentation des activités bruyantes (notamment nocturnes) Absence d?un plan de prévention du bruit dans l?environnement Nombre de plaintes et d?appels pour tapage nocturne ou nuisance sonore L?accroissement des activités est-il de nature à mettre - en péril la qualité de l?air ? Capacité à garantir la qualité de l?air et à limiter ou réduire les émissions de GES 5 Dégradation de la qualité de l?air Suivi des niveaux de pollution de l?air Augmentation rapide des GES Bilan carbone Mise en place d?un PPBE Tranche modale des surfaces construites Pression urbaine ressentie Consommation d?espace par l?urbanisation excessive Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande Capacité résiduelle d?urbanisation Faiblesse des opérations de renouvel- lement et de densification de l?existant Faible densité des espaces urbanisés Densité des espaces urbanisés et des processus d?urbanisation, COS réglementaires, densité minimale Dispersion spatiale exagérée et disparition des coupures entre les bourgs Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tâche d?urbanisation Présence de zones AU Surface des zones AU La part du sol à vocation urbaine destinée à l?accueil supplémentaire de populations et d?activités est-elle de nature à favoriser l?étalement urbain ? Capacité à maîtriser l?extension urbaine 6 Foncier constructible disponible très réduit, y compris à moyen ou à long terme A I R S O L Densité des usagers par mode (baigneurs, surfeurs, mouillages sauvages) en périodes d?affluence E A U Fiche 14 P our faciliter le travail de l?équipe-projet, une grille exemple est téléchargeable*. Elle regroupe 30 questions récurrentes pour l'évaluation de la capacité d?accueil et de développement. L?adaptation au territoire est validée par le comité de pilotage. ** * http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/ ** Les indicateurs seront choisis à l?étape 3. 55 Grille exemple Question posée en termes ... Capacité à ? Éclairages des situations de déséquilibres Mesure de l?indicateur S O L Manque de disponibilités foncières pour les activités économiques Surface disponible et taux d?occupation des ZAE Procédures d?urbanisme opérationnel réduites Nb de lotissements et de projets de village Politique de maîtrise foncière insuffisante Nb d?acquisitions amiables Nb d?expropriations Usage du DPU (surfaces des DPU, ZAD, ZAC) Pressions importantes (régression et fragmentation) sur les terres agricoles Urbanisation dans les zones exposées aux risques naturels Surface agricole utilie et utilisée Surface du zonage agricole dans le PLU Indice de perturbation du marché agricole Surface totale du territoire en zone naturelle (occupation du sol) Surface totale des zones humides comblées Transformation ou disparition des habitats naturels Proportion de la superficie en ZNIEFF classée : ZPS, ZSC, site inscrit/classé Sacrifice des espaces fragiles/sensibles situés dans des zones à vocation urbaine des PLU Envolée des prix du foncier Prix des terrains à bâtir achetés Sous la pression du développement urbain, la concurrence sur le sol est- elle de nature à limiter ou perturber les autres usages ? Capacité à préserver les espaces nécessaires aux autres usages 7 Difficulté à trouver un site approprié pour les équipements collectifs (par exemple pour les déchets) Surface disponible et localisation pour réaliser les nouveaux équipements et infrastructures Pression sur les activités liées aux métiers de la mer notamment sur le trait de côte (nautisme, baignade, aquaculture, ...) Superficie des zones concédées sur le DPM Saturation des plages (baignade, chenal, jeux, restauration?) Taux d?occupation de plages Sous la pression croissante des pratiques touristiques, la diversité des usages du domaine public est-elle remise en cause ? Capacité à partager équitablement le domaine public (terrestre et maritime) 8 Encombrement supplémentaire et excessif de certains espaces collectifs Densité de l?encombrement ressenti en centre-ville, sur le port, sur les remblais Niveau de fréquentation des espaces fragiles à vocation naturelle Ouverture de nouveaux sentiers par la fréquentation Pratiques excessives et déstabilisatrices des espaces sensibles, par une utilisation non maîtrisée des parties vulnérables du territoire Parkings aménagés aux abords des espaces fragiles naturels Evolution morphologique des dunes, des falaises, des plages Eboulements ; cheminements organisés; interdictions d?accéder aux sites naturels L?intensité des pratiques touristiques sur certains espaces sensibles du littoral favorise t-elle leur dégradation ? Capacité à éviter des pratiques déstabilisatrices voire irréversibles sur les sites naturels sensibles 9 Dégradation morphologique sous l?effet du piétinement (dunes, falaises, plages) Nb d?espèces Perte de la diversité faunistique et diminution des individus emblématiques Taille des populations communes et emblématiques faune littorale 10 Pratiques concurrentielles sur l?estran en période sensible pour les oiseaux d?eau Mise en place de zones de tranquillité Nb de nids d?espèces emblématiques détruits / succès de la reproduction Chasse au gibier d?eau excessive Nb de procès-verbaux pour braconnage F A U N E Les espèces faunistiques (notamment aquatiques), sont-elles mises en péril sous l?effet des pressions humaines ? Capacité à éviter le dérangement de la faune sauvage 11 Fort développement du kite-surf en période de migration et d?hivernage des oiseaux d?eau Fréquentation du site par les oiseaux Uniformisation de la flore locale Présence d?espèces invasives Nb d?espèces indigènes Diminution du nombre d?espèces Nb d?espèces messicoles Piétinements anarchiques de la flore (dunes, falaises, landes, pelouses littorales) Nb d?espèces disparues sous l?effet du piétinement Capacité à préserver les espèces floristiques indigènes 12 Mise en péril de la continuité des formations végétales et de leurs connexions Existence de corridors écologiques F L O R E Les espèces floristiques sont-elles mises en péril sous l?effet des pressions humaines ? Capacité à maintenir une trame verte cohérente 13 Mauvais état de conservation des biotopes Surface et taille des biotopes emblématiques Surface des entités végétales remarquables Prélèvement excessif ou/et non-sélectif ou/et non contrôle des quantités et des calibres Proportion d'engins de pêche sélectifs (casier, filet, palangre, chalut sélectif...) Absence ou faiblesse de mesures collectives de gestion Mise en place et types de mesures collectives Respect des réglementations Evolution des stocks (poissons et coquillages) Capacité à préserver la Présence d?un PPRN Enquête terrain Surfaces urbanisées ou urbanisables situées dans les zones à risques Surface des espaces fragiles situés en zone urbaine 56 S O C I É T É Expression de la culture locale altérée Nb d?associations culturelles, sportives et artistiques actives / Nb d?adhérents, de journées événementielles et poids de la période estivale Face à l?arrivée massive de populations saisonnières, les pratiques sociales locales se perdent-elles, remettant en cause la spécificité de ce territoire ? Capacité à préserver l?identité locale (pratiques culturelles, identité maritime, ?) 14 Identité culturelle locale en régression Nb de mécontentements exprimés Nb de permis de démolir Evolution spatiale de l?urbanisation Les caractéristiques urbaines traditionnelles sont-elles mises en péril par les nouvelles constructions ? Capacité à maintenir le caractère local du patrimoine bâti 15 Destruction du bâti ancien traditionnel, dissolution des villages anciens dans la tache urbaine, uniformisation, banalisation des caractères architecturaux Etude architecturale ; formes urbaines Transformations paysagères dues au développement de l?urbanisation (construction et infrastructures) et aux mutations de l?agriculture Nb de dispositifs de gestion contractuelle sur les espaces protégés Evolution des peuplements des haies Appauvrissement de la spécificité paysagère locale Nb d?espèces exogènes (baccharis, eucalyptus, oliviers...) Evolution ressentie du paysage C U L T U R E Sous la pression démographique et les évolutions économiques, l?identité paysagère est-elle menacée ? Capacité à préserver les spécificités et la qualité paysagères 16 Perte de la qualité paysagère due à la multiplication et à la mauvaise intégration des infrastructures de déplacements Étude de terrain Nb d?habitants permanents Projection démographique dans les documents d?urbanisme Solde migratoire selon l?âge et la CSP Crainte d?une évolution démographique déséquilibrée Nb d?habitants dont le lieu de résidence 5 ans auparavant n?était pas la commune et répartition par âge De moins en moins de jeunes au sein de la population locale Indice de jeunesse (rapport entre les moins de 20 ans et les plus de 60 ans) Solde migratoire des inactifs de plus de 60 ans D É M O G R A P H I E Le développement de l?activité touristique génère-t-il un déséquilibre démographique ? Capacité à assurer le maintien et le renouvellement des populations permanentes 17 Baisse de la population permanente en âge d?être active et surreprésentation des inactifs chez les nouveaux résidents Nb d?habitants entre 15 et 60 ans Niveau de fréquentation touristique connue ou estimée (y compris pour le touriste à la journée) et rapport à la population permanente Fréquentation et densité touristique excessive par rapport à la population permanente Densité mesurée et ressentie des populations permanentes et saisonnières La population saisonnière et touristique n?est-elle pas trop importante par rapport à la population permanente et à l?espace disponible ? Capacité à maintenir un équilibre démographique entre les populations permanente et temporaire 18 Encombrements observésDifficultés de circulation Temps de trajet moyen au km sur certains itinéraires Difficultés de plus en plus grandes de trouver un stationnement proche de son logement Saturation des espaces de stationnement Nb d?accidents corporels de la circulation rapporté au trafic routier et part de ceux survenus en été La qualité du mode de vie local est-elle remise en cause en raison de l?augmentation des déplacements ? Capacité à maintenir des conditions de vie acceptables 19 Risque ressenti de danger de circulation Non-respect du code de la route par les vacanciers Nb d?interventions et de procès-verbaux recensés par la gendarmerie et la police municipale rapportés à la population présente Augmentation marquée des vols et des bagarres l?été Part de l?été dans le nombre d?interventions de la police municipale Ressenti sur la propreté des lieux Multiplication des dépôts sauvages de déchets M O D E D E V I E D E S I N D I V I D U S La qualité de la vie liée aux règles sociales est-elle altérée par l?apport d?une population extérieure ou la densité d?individus atteinte ? Capacité à préserver le fonctionnement social propre au territoire 20 Nécessité de vivre en horaires « décalés » pour se déplacer et accéder aux services Pratiques exprimées lors d?une enquête directe Recrudescence des accidents entre circulations douce et motorisée pendant l?été Tonnage de déchets ramassés par les employés municipaux et saisonniers Fiche 14 : grille exemple 57 Répartition entre les résidences principales et secondaires Difficultés pour la population permanente de se loger sur place Commune d?origine des demandeurs de permis de construire Saturation des structures d?hébergement touristiques Capacité et niveau de fréquentation par type d?hébergement Coût total médian et moyen des transactions immobilières rapporté au revenu disponible médian Difficultés de transmission des biens immobiliers entre les générations et difficultés à assurer des parcours résidentiels Nb de logements en primo-accession destinés aux jeunes ménages Perte de la diversité résidentielle et sociale au sein de la population permanente Nb de logements sociaux par habitants et structure par âge des occupants Demande de logements locatifs annuels non satisfaite Fonctionnement du parc locatif public (taux de vacance, de rotation, délai d?attente?) Difficulté d?accès au logement pour les étudiants et/ou les saisonniers Etendue de la pratique de mise à disposition d?un logement par les employeurs ou Nb d?emplacements de campings occupés par des saisonniers Capacité à assurer la mixité résidentielle et sociale 21 Évolution du prix du foncierSégrégation spatiale entre les résidences secondaires et principales à proximité de la mer Ségrégation socio-spatiale entre le littoral et le rétro-littoral Localisation des nouvelles résidences Changement de statut de la résidence principales et secondaires Structure de l?offre d?hébergementEviction du tourisme social par la disparition de la diversité des formes d?hébergement touristique Revenu des résidents secondaires et profil par CSP des touristes en séjour La pression qui s?exerce sur le foncier littoral s?accompagne-t-elle d?un processus d?exclusion/ségrégation des modes d?habiter temporaires ou permanents, au fil des générations ? Capacité à diversifier l?offre d?hébergement touristique 22 Quartiers de résidences secondaires aux volets clos trop systématiques Durée d?occupation des résidences secondaires Évolution du volume de l?emploi et taux de chômage (DEFM 1) au 31 janvier et 31 juillet Face au développement d?activités dédiées à l?accueil des populations saisonnières ou permanentes, les emplois et les métiers restent-ils représentés dans leur diversité sur le territoire ? Capacité à maintenir localement les emplois permanents et à les diversifier 23 Emplois nombreux mais fortement saisonniers Types des demandeurs d?emploi (annulation par reprise, saisonniers, activité réduite) Question posée en termes ... Capacité à ? Éclairages des situations de déséquilibres Mesure de l?indicateur M O D E D ?H A B I T E R Part de l?emploi saisonnier dans l?emploi Répartition de l?emploi par secteur Perte de la diversité des emplois (directs et indirects) par resserrement sur le tourisme et la construction Créations d?emplois liées au tourisme, rapportées aux pertes dans les autres secteurs Indicateur de concentration spatiale de l?emploi Baisse des possibilités de "Vivre et Travailler au pays" Volume des migrations domicile-travail et kilomètres parcourus Appauvrissement du vivier de compétences locales Répartition de la population permanente par niveaux de formation et tranches d?âges Manque de main-d?oeuvre qualifiée pour certains emplois non pourvus Perte de l?adéquation entre formation et emploi Nb important de femmes peu qualifiées M O D E D E T R A V A I L La spécialisation touristique génère-t-elle la perte de savoir-faire locaux ? Capacité à entretenir des savoir-faire locaux 24 Disparition des savoir-faire traditionnels Effectifs des métiers spécifiques (marins, char pentiers de marine, conchyliculteurs, paludiers?) Relations conflictuelles entre populations autochtones et allochtones Nb de plaintes déposées sur les livres d?or de l?office de tourisme et de la mairie Les impacts du développement touristique sont-ils sources de mécontentements et de conflits qui perturbent la vie collective ? Capacité à maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts contradictoires 25 Expression radicalisée du mécontentement par les associations ou les individus Nb de recours auprès du tribunal administratif Augmentation exceptionnelle du nombre d?associations de riverains Nb d?associations NIMBY V I E C O L L E C T I V E Les nouveaux arrivants influencent-ils la vie citoyenne et le pouvoir local ? Capacité à assurer la participation à la vie communale 26 Poids de plus en plus fort des nouveaux retraités dans le conseil municipal Part des retraités nouvellement installés dans le conseil municipal 58 Rendement épuratoire de la station Nb de stationnements sauvages Capacité des réseaux de transport d?électricité Coût d?entretien et de restauratin des digues de protection à la mer à la charge de la commune Tensions sur l?approvisionnement en électricité Capacité d?assainissement des eaux usées insuffisante en qualité et/ou en quantité Capacité résiduelle annuelle de la station d?épuration Volume annuel de déchets collectésCapacité de traitement des déchets insuffisante sur le territoire et fortes variations saisonnières de la collecte Coût par foyer de la collecte et de l?évacuation des déchets suivant la saison (montant de la TEOM) Allongement démesuré des circuits de collecte des déchets ménagers par rapport au nombre de foyers desservis Nb de foyers desservis rapporté aux kilomètres parcourus par les circuits de collecte Écart entre le volume consommé d?eau potable et la capacité de stockage Nb de jours où la réserve en eau est inférieure au seuil de précaution Variation saisonnière très importante de l?utilisation des installations d?approvisionnement et de distribution d?eau potable Nb de jours de chute de la pression et débit du réseau de distribution de l?eau suivant la saison Niveau d?encombrement du trafic routier pendant la période estivale Offre et accessibilité des transports collectifs Saturation de la voirie et/ou des parkings Équipements deux-roues et piétons Lenteur ou inaccessibilité des réseaux de télécommunications pendant l?été Débit du réseau ADSL et téléphonie mobile (nb de jours et fréquence des problèmes de transmission) Délai d?attente pour un anneau ou un mouillage à l?année net des doubles inscriptions Capacité à adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation (dimensionnement, qualité) et à bien les faire fonctionner toute l?année 27 Saturation des ports de plaisance et/ou augmentation des mouillages non réglementés Nb de mouillages sauvages C A P I T A L M A T É R I E L Le capital matériel (équipements collectifs et infrastructures) répond- en toute saison, aux besoins évolutifs de populations en croissance ? Capacité à maintenir la diversité des utilisateurs des équipements et infrastructures 28 Conciliation difficile entre les ports de plaisance et de pêche professionnelle Plaintes dans le livre d?or du port de plaisance, au comité local des pêches É C O N O M I E il Accès inégal à l?eau entre le tourisme, les autres activités et les populations locales Nb de jours où les restrictions d?usage concernent les activités et les populations non touristiques Coefficient d?autofinancement courant Capacité d?autofinancement Taux d?équipement Solvabilité financière locale fortement réduite par l?arrivée de nouveaux habitants et de touristes Volume du poste « aménagement et services urbains » dans le budget Montant des bases d?imposition de la TH et de la TFB Surreprésentation de la Taxe d?habitation (TH) et de la Taxe sur le foncier bâti (TFB) dans les bases d?imposition communale Recettes fiscales directes et taxes issues des touristes/dépenses d?équipement Montant des dépenses foncières communales pour les opérations de lotissements et zones d?aménagement Surcoût de la maîtrise foncière pour la collectivité locale Coefficient de mobilisation du potentiel fiscal Renoncement à des actions publiques importantes faute de moyens financiers ou forte demande vis-à-vis des ressources de l?État, d?autres collectivités locales Contribution des subventions d?équipement et exceptionnelles à l?investissement Alourdissement considérable des charges de fonctionnement de la collectivité pour la période touristique au regard de la contribution fiscale es touristes Surpoids de la masse salariale dans les dépenses de fonctionnement du budget local C A P I T A L F I N A N C I E R La spécialisation touristique et l?urbanisation réduisent- elles la marge de manoeuvre financière des budgets publics locaux ? Capacité à maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et services) et la spécialisation touristique 29 Charges élevées des opérations de réparation des milieux naturels dégradés par rapport aux opérations préventives de protection Montant budgétaire des opérations de réparation des milieux naturels Charge financière de la constitution de réserves foncières Fiche 14 : grille exemple 59 Répartition des entreprises par secteur d?activités Tourisme et Bâtiment concentrent l?essentiel de l?activité économique locale Nb de créations et de défaillances d?entreprises par activité (dont tourisme) selon l?ancienneté Gênes occasionnées par l?activité touristique sur d?autres secteurs Mécontentements exprimés lors d?une enquête directe Le développement touristique remet-il en question l?équilibre entre les activités présentes sur le territoire ? Capacité à maintenir la diversité du tissu économique local 30 Vision négative de l?activité touristique par les habitants permanents Perception des effets du tourisme par la population permanente Déséquilibre annuel de l?offre commerciale (suréquipement, diminution de l?offre de commerces/réductions des horaires d?ouverture en hiver) Nb de commerces de détail par catégorie en été et en hiver Contribution de la saison (juin à septembre) au chiffre d?affaires annuel T I S S U É C O N O M I Q U E L O C A L L?enrichissement apporté par l?arrivée de populations et d?activités n?est-il pas amoindri par son caractère saisonnier ? Capacité à maintenir une activité économique hors saison 31 Rentabilité annuelle des entreprises locales très dépendante du chiffre d?affaires estival Nb de mois où l?activité est sous le seuil de rentabilité Ratios (été/hiver) de médecins, d?infirmières, de pharmaciens, de dentistes pour 1 000 habitants Temps pour atteindre l?hôpital Difficultés d?accès aux services de la santé Demandes non satisfaites de prise en charge en hôpital moyen séjour Eviction de la population active réduisant l?offre de services à la personne Nb de salariés travaillant dans les services à la personne Carence de divers services d?intérêt général Ratios annuels facteurs, gendarmes, policiers, employés municipaux pour 1 000 habitants L?augmentation temporaire ou permanente de la demande s?accompagne-t- elle de carences de l?offre de services d?intérêt général ? Capacité à adapter l?offre de services d?intérêt général, à une population changeante en nombre et en composition 32 Carence de desserte en transports collectifs Temps d?accès à la gare TGV la plus proche Mode de transport pour atteindre la gare Accessibilité des polarités du territoire en transports collectifs Le développement des activités liées à l?arrivée de nouveaux habitants ou de touristes remet-il en cause la cohésion des filières économiques existantes ? Capacité à développer les complémentarités entre les entreprises 33 Indépendance économique totale de la filière touristique vis-à-vis des autres secteurs (agiculture, pêche, artisanat, ...) Volume de salariés / d?entreprises avec une double activité touristique et traditionnelle O F F R E D E S E R V I C E S D ?I N T É R Ê T G É N É R A L Question posée en termes ... Capacité à ? Éclairages des situations de déséquilibres Mesure de l?indicateur 34 Fuite d?une part importante des revenus touristiques liés à un approvisionnement hors territoire Part des exploitations de produits de la mer ou de l?agriculture vendant dans des circuits courts (marché, ?) Difficultés d?installation des établissements à proximité de la mer (filière des produits de la mer, agriculture, commerces, ?) Enquête et relevés terrain La pression urbaine ou touristique nuit-elle à une implantation profitable des entreprises ? Capacité à répondre de manière adaptée aux besoins des entreprises Renchérissement des loyers mettant à mal la rentabilité Montant des baux commerciaux O R G A N I S A T I O N D U C A P I T A L P R O D U C T I F Fiche 15. Marche à suivre Fiche 16. La fiche « Capacité » Fiche 17. Choisir les indicateurs Fiche 18. Mobiliser les données fiche 18.1. Où les trouver et comment les traiter ? fiche 18.2. L?enquête sur le ressenti de la population Fiche 19. Trouver des états de référence Fiche 20. Mesurer la capacité à... Fiche 21. Evaluer la capacité à... Fiche 22. Matérialiser les relations entre les capacités Fiche 23. Les résultats synthétiques : le tableau synoptique Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux éTAPE 3 Mesurer et apprécier la fragilité des ressources face à la pression humaine 61 Un iv er si té d e Na nt es (C ha de na s C. , P ot tie r P ., Po ui lla ud e A. ) - D RE P ay s de la L oi re - M SH , 2 00 8équipe projet comité de pilotage Étape 3 Mesurer et apprécier la fragilité des ressources système de veille et d?alerte sur la maîtrise ou la non-maîtrise de la capacité d?accueil 3a : choix des indicateurs 3b : mobilisation des données 3c : choix des états de référence 3e : évaluation 3f : élaboration du tableau synoptique 3d : production des résultats de l?observation fic he s Ca pa ci té s validation des niveaux acceptables d?altération des ressources validation L a procédure d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux se poursuit par une troisième étape qui consiste à mettre en place le système d?indicateurs. L?étape 3 apporte une mesure de l?ampleur de la pression exercée par les habitants, les touristes et les activités économiques. Elle concourt à identifier les situations de saturation, de dysfonctionnement ou au contraire de consolidation des ressources. Elle contribue ainsi à mettre en perspective les fragilités pressenties des ressources par rapport à celles effectivement observées sur le territoire. Cette étape permet de conclure à la maîtrise ou à la non-maîtrise de la capacité d?accueil sur le territoire considéré à l?aide de deux outils : les fiches « Capacités » et le tableau synoptique. L?objet des premières est de présenter la mesure et l?appréciation des déséquilibres affectant les ressources du territoire par des indicateurs chiffrés. Le second outil offre une visualisation des résultats. 62 étape 3 : extrait de la procédure d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement (voir rabat). Fiche 15 Le système d?alerte et de veille offre une vision territoriale des ressources à des échelles multiples. Il appréhende la saisonnalité des pressions et prend en compte les changements structurels que pourraient connaître les ressources du territoire. C?est un système d?indicateurs intégré et dynamique qui permet un suivi dans la durée. L?équipe projet met en place le système d?indicateurs en 6 temps (voir figure ci-dessous : 3a, 3b, 3c...). Le comité de pilotage intervient à deux moments clés : le choix des états de référence et la validation du tableau synoptique. Marche à suivre --> Quelles informations sur les ressources sont-elles recherchées ? a. Choisir les indicateurs qui vont éclairer les déséquilibres des ressources. --> où trouver ces informations nécessaires ? b. Mobiliser les données les plus aptes à éclairer les indicateurs. --> Comment se situe le territoire ? c. établir des états de référence. --> Quels résultats ? d. Produire les résultats de l?observation. --> Le territoire maîtrise-t-il sa capacité d?accueil ? e. évaluer collectivement le degré de maîtrise (vert, orange ou rouge). --> Quelles sont les effets de l?évaluation sur l?ensemble du territoire ? f. élaborer le tableau synoptique. 63 Un iv er sit é de N an te s (C ha de na s C. , P ot tie r P ., Po ui lla ud e A. ), DR EA L de s Pa ys d e la L oi re , 2 00 9 Le système d?alerte et de veille étapes 1 et 2 étape 3 => Les fiches «Capacités»... Le tableau synoptique => Les grilles Indicateur 17a Indicateur 17b Indicateur 17c1 Indicateur 17c2 Indicateur 18a1 Indicateur 18a2 Indicateur 18b Indicateur 18c Indicateur 28a Indicateur 18b Indicateur 9a1 Indicateur 9a2 Indicateur 9a3 Indicateur 9b 6 7 8 17 18 9 Sol Capacité à maîtriser l?extension urbaine Capacité à préserver les espaces nécessaires aux autres usages Capacité à partager équitablement le domaine public (terrestre et maritime) Capacité à éviter des pratiques déstabilisatrices sur les sites naturels sensibles Capacité à assurer le maintien et le renouvellement des populations permanentes Capacité à maintenir un équilibre démographique entre les populations permanente et temporaire Indicateur 27a Indicateur 27b1 Indicateur 27b2 Indicateur 27c Indicateur 27d Indicateur 27e Indicateur27f Indicateur 27g 27 28 Capacité à adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à bien les faire fonctionner toute l?année Capacité à maintenir la diversité des utilisateurs des équipements et infrastructures ? ? Indicateur 6a1 Indicateur 6a2 Indicateur 6a3 Indicateur 6b1 Indicateur 6b2 Indicateur 6c Indicateur 6d Indicateur 6e1 Indicateur 6e2 Indicateur 6f1 Indicateur 6f2 Indicateur 6f3 Indicateur 6g Indicateur 8a Indicateur 8b Indicateur 8c Indicateur 8d Indicateur 8e Indicateur 7a Indicateur 7b Indicateur 7c Indicateur 7d Indicateur 7e Démographie Capital matériel ? ? Economiser l?espace Etablir un équilibre entre développement et protection sur le littoral Mettre en place un territoire plus solidaire Rechercher la cohérence entre déplacements et stratégie de développement urbain Structurer l'espace autour de sites à fortes potentialités de développement économique Conforter l'image de la ville par la qualité des espaces publics, des paysages, des espaces verts Orientations stratégiques du PADD Ressources et capacités choisies R es so ur ce s à en je ux Question posée en termes de capacité d?accueil supplémentaire de populations et d?activités, saisonnières ou permanentes Capacité à éviter la mise en péril de la ressource à enjeu Éclairages des situations de déséquilibres de la ressource à enjeu Indicateur décrivant de la ressource à enjeu Indicateurs fondamentaux Indicateurs complémentaires Capacité résiduelle de production d?eau potable et volume annuel d?eau importée Dépassement de la capacité nominale de production d?eau et/ou surcoût excessif de l?approvisionnement La pression humaine en période estivale contraint- elle l?approvisionnement en eau des populations et des activités ? Capacité à garantir le bon accès à l?eau 1 Accroissement des restrictions de la consommation d?eau Nb de jours de restriction par arrêté préfectoral Qualité des eaux de ruissellement Qualité des eaux de baignade Dégradation de la qualité des eaux souterraines et de surface (ruissellement et baignade) Classement des dispositifs individuels d?assainissement suivant la qualité du rejet Taux de nitrates Dégradation de la qualité de l?eau liée à une agriculture peu respectueuse de l?environnement Présence d?espèces animales ou végétales, témoins de la qualité de l?eau Déclassement de la production conchylicole par contamination bactériologique Nb de jours d?interdiction de commercialisation La qualité de l?eau est-elle menacée par l?intensification des usages et/ou des activités polluantes qui limitent son partage ? Capacité à préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents usages du bassin-versant et de la mer 2 Interdictions de plus en plus fréquentes ou prolongées de la pêche, de la pêche à pied Nb de jours d?interdiction de pêche à pied Coût du m d'eau pour le consommateur et pour la collectivité E N V I R O N N E M E N T E A U Encombrement, voire saturation répétée du plan d?eau Comptages pendant les périodes d?affluence Mécontentement, voire conflits répétés entre différents usagers du plan d?eau Enquête et entretiens Enquête de terrain L?occupation du plan d?eau maritime révèle-t-elle une situation de développement non maîtrisée de différents usages ? Capacité à gérer la diversité des usages sur le plan d?eau maritime 3 Rejets importants de déchets en mer par la plaisance Coût financier de la collecte La spécialisation touristique du territoire provoque-t-elle des nuisances sonores ? Capacité à garantir un niveau sonore raisonnable 4 Augmentation des activités bruyantes (notamment nocturnes) Plaintes et appels pour tapage nocturne ou nuisance sonore L?accroissement des activités est-il de nature à mettre en péril la qualité de l?air ? Capacité à garantir la qualité de l?air 5 Dégradation de la qualité de l?air Suivi des niveaux de pollution de l?air Tranche modale des surfaces construites Pression urbaine ressentie Consommation d?espace par l?urbanisation excessive Surface totale occupée par l?urbanisation Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande Capacité résiduelle d?urbanisation Faible densité des espaces urbanisés Densité des espaces urbanisés et des processus d?urbanisation, COS réglementaires, densité minimale Dispersion spatiale exagérée et disparition des coupures entre les bourgs Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tâche d?urbanisation Part de surface totale du territoire en ZAC/ZAD, lotissement et réserve foncière La part du sol à vocation urbaine destinée à l?accueil supplémentaire de populations et d?activités est-elle de nature à favoriser l?étalement urbain ? Capacité à maîtriser l?extension urbaine 6 Procédures d?urbanisme opérationnel et politique de maîtrise foncière insuffisantes Usage du DPU A IR S O L Fiche Capacité 6 Maîtriser l?extension urbaine La question de l?urbanisation est omniprésente dans la problématique du développement durable des littoraux, car elle occupe une place de plus en plus importante des espaces les plus proches de la côte. À l?échelle nationale, l?urbanisation représente ainsi 50 % des espaces situés à moins d?un kilomètre du rivage, sur le site d?étude retenu, 26 %. L?évaluation de la capacité d?accueil passe inévitablement par la prise en compte des impacts du développement de l?urbanisation, car les processus mal maîtrisés du développement de la construction provoquent le plus souvent l?altération de nombreuses ressources essentielles à la qualité des territoires littoraux. Le sol ou l?espace en quantité de surface est la première de ces ressources à être mise en danger, car ses dimensions sont limitées et les processus d?urbanisation le plus souvent très consommateurs de surface. Constats et enjeux de la pression humaine Question posée en termes de capacité d?accueil supplémentaire de populations et d?activités, saisonnières ou permanentes Capacité à éviter la mise en péril de la ressource à enjeux Éclairages des situations de déséquilibres potentiels de la ressource à enjeux Indicateurs fondamentaux complémentaires Tranche modale des surfaces construites Consommation d?espace par l?urbanisation excessive Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande Capacité résiduelle brute d?urbanisation Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale Faible densité des espaces urbanisés La part du sol à vocation urbaine réservée à l?accueil supplémentaire de populations et d?activités est-elle de nature à favoriser l?étalement urbain (gaspillage de la ressource SOL) ? Capacité à maîtriser l?extension urbaine Pression urbaine ressentie Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant Dispersion spatiale exagérée et disparition des coupures entre les bourgs Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation Foncier constructible disponible très réduit, y compris à moyen ou à long terme Présence de zones AU Surfaces des zones AU Politique de maîtrise foncière insuffisante Nb d?acquisitions amiables Procédures d?urbanisme opérationnel réduites Nb de lotissements et de projets de villages Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC) Nb d?expropriation 6 Indicateur 6a1 : Tranche modale des surfaces construites Indicateur 6b1 : Capacité résiduelle brute d?urbanisation Indicateur 6c : Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale Indicateur 6a2 : Pression urbaine ressentie Indicateur 6 a3 : Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels Indicateur 6b2 : Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant Indicateur 6d : Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation Indicateur 6e1 : Présence de zones AU Indicateur 6e2 : Surfaces des zones AU Indicateur 6f1 : Nb d?acquisitions amiables Indicateur 6g : Nb de lotissements et de projets de villages Indicateur 6f2 : Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC) Indicateur 6f3 : Nb d?expropriation Synthèse de la capacité Situation de déséquilibre : importante en partie maîtrisée maîtrisée absence de données ? ? La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de manoeuvre du territoire à? domaine ressource à enjeux Eau - Préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents usages du bassin-versant ou de la mer (capacité 2) Sol - Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 7) Environnement Flore - Maintenir une trame verte cohérente (capacité 13) Culture - Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 15) Mode d?habiter - Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 21) Mode d?habiter - Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22) Société Vie collective - Maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts contradictoires (capacité 25) Capital matériel - Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à bien les faire fonctionner toute l?année (capacité 27) Capital financier - Maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et services) et la spécialisation touristique (capacité 29) Tissu économique local - Maintenir la diversité du tissu économique local (capacité 30) Economie Services d'intérêt général - Adapter l?offre de services d?intérêt général à une population changeante en nombre et en composition (capacité 32) Les passages obligés du système d?indicateurs : n choisir ce que l?on va évaluer ; n sélectionner les critères de l?évaluation ; n évaluer collectivement les situations. Comment construire un système d?alerte et de veille ? Avancer par étapes : Les rendus de l?évaluation : La fiche « Capacité » 64 Fiche 16 Ce qu?il faut retenir de la capacité C oncrètement, l?ensemble des indicateurs est regroupé dans des fiches. Ce sont les fiches « Capacités » (un exemple de fiche complète figure en annexe). Chaque capacité de la grille d?évaluation fait l?objet d?une fiche. Cette fiche « Capacité » évalue, au travers de plusieurs indicateurs, la capacité à accueillir de nouveaux habitants, des activités, tout en évitant la mise en péril de la ressource à enjeux. Par exemple, les indicateurs qui illustrent la « capacité à maîtriser l'extension urbaine » sont rassemblés dans une même fiche qui donne une vision élargie de la question. La fiche « Capacité » comporte deux premières pages présentant les principaux éléments à retenir (constats et enjeux, synthèse de la capacité, relations entre les capacités, ...) puis les pages indiquant le détail de la mesure de chaque indicateur impliqué dans cette capacité à... Fiche Capacité 6 Maîtriser l?extension urbaine La question de l?urbanisation est omniprésente dans la problématique du développement durable des littoraux, car elle occupe une place de plus en plus importante des espaces les plus proches de la côte. À l?échelle nationale, l?urbanisation représente ainsi 50 % des espaces situés à moins d?un kilomètre du rivage, sur le site d?étude retenu, 26 %. L?évaluation de la capacité d?accueil passe inévitablement par la prise en compte des impacts du développement de l?urbanisation, car les processus mal maîtrisés du développement de la construction provoquent le plus souvent l?altération de nombreuses ressources essentielles à la qualité des territoires littoraux. Le sol ou l?espace en quantité de surface est la première de ces ressources à être mise en danger, car ses dimensions sont limitées et les processus d?urbanisation le plus souvent très consommateurs de surface. Constats et enjeux de la pression humaine Question posée en termes de capacité d?accueil supplémentaire de populations et d?activités, saisonnières ou permanentes Capacité à éviter la mise en péril de la ressource à enjeux Éclairages des situations de déséquilibres potentiels de la ressource à enjeux Indicateurs fondamentaux complémentaires Tranche modale des surfaces construites Consommation d?espace par l?urbanisation excessive Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande Capacité résiduelle brute d?urbanisation Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale Faible densité des espaces urbanisés La part du sol à vocation urbaine réservée à l?accueil supplémentaire de populations et d?activités est-elle de nature à favoriser l?étalement urbain (gaspillage de la ressource SOL) ? Capacité à maîtriser l?extension urbaine Pression urbaine ressentie Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant Dispersion spatiale exagérée et disparition des coupures entre les bourgs Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation Foncier constructible disponible très réduit, y compris à moyen ou à long terme Présence de zones AU Surfaces des zones AU Politique de maîtrise foncière insuffisante Nb d?acquisitions amiables Procédures d?urbanisme opérationnel réduites Nb de lotissements et de projets de villages Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC) Nb d?expropriation 6 Page 1 de la fiche « Capacité » La ressource à enjeux retenue Titre de la capacité en évaluation Rappel des enjeux locaux et plus généraux sur la capacité évaluée Les indicateurs éclairent la question posée Extrait de la grille construite sur le territoire expertisé pour la capacité évaluée La fiche « Capacité » 65 Indicateur 6a1 : Tranche modale des surfaces construites Indicateur 6b1 : Capacité résiduelle brute d?urbanisation Indicateur 6c : Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale Indicateur 6a2 : Pression urbaine ressentie Indicateur 6 a3 : Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels Indicateur 6b2 : Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant Indicateur 6d : Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation Indicateur 6e1 : Présence de zones AU Indicateur 6e2 : Surfaces des zones AU Indicateur 6f1 : Nb d?acquisitions amiables Indicateur 6g : Nb de lotissements et de projets de villages Indicateur 6f2 : Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC) Indicateur 6f3 : Nb d?expropriation Synthèse de la capacité Situation de déséquilibre : importante en partie maîtrisée maîtrisée absence de données ? ? La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de manoeuvre du territoire à? domaine ressource à enjeux Eau - Préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents usages du bassin-versant ou de la mer (capacité 2) Sol - Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 7) Environnement Flore - Maintenir une trame verte cohérente (capacité 13) Culture - Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 15) Mode d?habiter - Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 21) Mode d?habiter - Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22) Société Vie collective - Maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts contradictoires (capacité 25) Capital matériel - Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à bien les faire fonctionner toute l?année (capacité 27) Capital financier - Maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et services) et la spécialisation touristique (capacité 29) Tissu économique local - Maintenir la diversité du tissu économique local (capacité 30) Economie Services d'intérêt général - Adapter l?offre de services d?intérêt général à une population changeante en nombre et en composition (capacité 32) évaluation des indicateurs décrivant la capacité à... Mise en évidence des relations entre la capacité évaluée dans la fiche et les autres capacités du système d?alerte et de veille = éclaire le fonctionnement du territoire Page 2 de la fiche « Capacité » Cette page synthétise le travail technique de production des résultats. 34 fiches « Capacités » mises en forme, téléchargeables sur le site internet de la DREAL des Pays de la Loire. www L e choix des indicateurs s?inscrit lui aussi dans un processus de co-construction. L?indicateur doit répondre à l?objectif d?évaluation. À partir des situations de déséquilibres non souhaitées et pourtant pressenties par les acteurs, le système d?indicateurs est mis en place en complétant la grille d?évaluation par une nouvelle colonne. Elle fait apparaître les indicateurs de mise en péril des ressources qui doivent être mesurés (voir la grille exemple, fiche 14, qui en propose). L?indicateur doit être choisi de telle sorte qu?il réponde le mieux possible au questionnement posé dans les premières colonnes de la grille, en termes de capacité d?accueil. Enfin, aucune restriction n?est retenue a priori, surtout pas celle qui pourrait être liée à la disponibilité de la donnée car l?objectif est de disposer d?observations adéquates. Si la donnée manque, il faut alors mettre en oeuvre une stratégie pour répondre à cette absence. Le choix de l?indicateur est important, il synthétise et simplifie l?information. La part du sol à vocation urbaine destinée à l?accueil supplémentaire de populations et d?activités est-elle de nature à favoriser l?étalement urbain ? SOLENVIRONNEMENT : COLONNE 2 Question posée en termes de capacité d?accueil supplémentaire de populations et d?activités, saisonnières ou permanentes Capacité à maîtriser l?extension urbaine Étape 3 U ni ve rs ité d e N an te s (C ha de na s C. , Po tt ie r P. , Po ui lla ud e A. ), P U CA - D RE AL P ay s de la L oi re , 20 09 Mesure de l'indicateur de déséquilibre de la ressource à enjeux 5 Extrait de la grille : colonne 5 (voir fiche 11) COLONNE 3 Capacité à éviter la mise en péril de la ressource à enjeux 66 Fiche 17 Choisir les indicateurs 67 Consommation d?espace par l?urbanisation excessive Procédures d?urbanisme opérationnel et politique de maîtrise foncière insuffisantes COLONNE 4 Eclairage des situations de déséquilibres potentiels Dispersion spatiale exagérée et disparition des coupures entre les bourgs Faible densité des espaces urbanisés Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande La disponibilité de la donnée n?est pas le facteur décisif dans le choix de l?indicateur. Comment les indicateurs sont-ils choisis ? La méthode d?évaluation définit ce qu'il est nécessaire d'observer. Comme dans l?exemple sur la ressource SOL ci-dessous, les indicateurs doivent : 1. apporter une information qui répond à la question posée en termes de capacité d?accueil (colonnes 2 et 3) ; 2. informer sur les déséquilibres et leur ampleur (colonne 4). Quel travail effectuer pour chaque indicateur ? 1. Les indicateurs existants dans le domaine sont recherchés, celui qui répond le mieux à la question est sélectionné ; 2. le format le plus pertinent de la donnée est réfléchi ; 3. les données sont localisées (bases de données, institutions, contacts...) 4. ... au besoin, traitées... 5. ... l?ensemble de la mesure et de l?évaluation est rassemblé dans une fiche « Capacité » (voir fiche 16). Tranche modale des surfaces construites Surface totale occupée par l?urbanisation COLONNE 5 Indicateur fondamental/complémentaire Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires (densité minimale) Capacité résiduelle brute d?urbanisation Pression urbaine ressentie Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache urbaine Présence des zones AU Surface des zones AU Faiblesse des opérations de densification et de renouvellement urbain I l s?agit de disposer des données nécessaires à l?analyse. Ceci demande de mobiliser les documents de connaissance du territoire (évaluation environnementale des projets, diagnostics de territoire ou études préalables à un Programme Local de l?Habitat, prospective, etc.) et de mutualiser les données existant, au travers : 68 Fiche 18 Ils facilitent les comparaisons entre les territoires : n INSEE, statistiques locales, http://www.statistiques-locales.insee.fr/esl/accueil.asp n Géolittoral, http://www.geolittoral.equipement.gouv.fr/ n Service d?Administration Nationale des Données et Référentiels sur l?Eau (Sandre), http://sandre.eaufrance.fr/ n L?Observatoire des Territoires de la DIACT, http://www.territoires.gouv.fr/indicateurs/portail_fr/index_fr.php, qui comprend l?Observatoire du littoral http://www.littoral.ifen.fr/ n L?Observatoire des finances locales, http://www.dgcl.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/statistiques/budgets_locaux/ n L?Observatoire National de la Démographie des Professions de Santé n ... Des observatoires nationaux et interrégionaux Des plates formes régionales d?échanges Avec une accessibilité modulée entre les collectivités locales, l?état et le grand public : Façades atlantique et Manche : n PPIGE dans le Nord-Pas de Calais n SIG interministériel Picardie n Le portail géomatique normand en Basse Normandie n GeoBretagne® en Bretagne n SigLoire® et Géopal® en Pays de la Loire, http://www.sigloire.fr/ http://geopal.org/ n Pegase en Poitou-Charentes n SIG ATEGERI en Aquitaine Façade méditerranéenne : n CRIGE PACA en Provence Alpes Côte d?Azur www.crige-paca.org/ n SIG L-R en Languedoc Roussillon http://www.siglr.org/ fiche 18.1 Où les trouver et comment les traiter ? Mobiliser les données 69 Des observatoires locaux Ils peuvent être organisés par activité (Observatoire régional du tourisme, Observatoire régional et départemental de la sécurité routière, Observatoire régional des transports, Cellule économique du Bâtiment, Observatoire Régional de la Santé et du Social?) ou de manière transversale (IAAT de Poitiers, ORES des Pays de la Loire?). Des statisticiens régionaux Les services de l?état en région (DIRECCTE, DRAC, DRJSCS, ARS, DREAL, DRAAF, ...) peuvent s?adresser à leurs statisticiens. Des enquêtes existantes Parmi lesquelles on peut citer : l?enquête sur le prix des terrains à bâtir (MEEDDM), les enquêtes ménages sur les déplacements, les enquêtes transports, les enquêtes de satisfaction des offices du tourisme? Des données de pilotage et de gestion des collectivités locales Les données peuvent être immédiatement utilisables ou à traiter avant de procéder à l?évaluation de l?état de la ressource. Une part des données manque inévitablement en raison d?un accès difficile (données à caractère commercial), ou d?un vide statistique lorsque sont abordés des domaines d?intérêt étendus par le Développement durable. Les acteurs pourront alors convenir de la nécessité de produire de l?information pour la gouvernance du territoire. La liste des sources des indicateurs de la grille exemple est téléchargeable sur le site internet de la DREAL des Pays de la Loire. www 70 ? niveau de fréquentation perçu ; ? variété des perceptions des acteurs : touriste/résident ; ? perception de l?environnement propice au bien-être ; ? déplacements ; ? activités et services : pratiques et attentes. Mesurer le ressenti de la population permanente et saisonnière vis-à-vis d?un accueil supplémentaire de populations et d?activités est un moyen de détecter une pression humaine qui pourrait devenir socialement moins acceptable, en complément des seuils de saturation identifiés par la réglementation et les experts (Cf. Pottier et al., Cahier n°1, 2007). L?enquête sur le ressenti contribue particulièrement à l?appréciation des ressources qualitatives qui fondent le cadre de vie telles les ressources sociales du paysage, du mode de vie, du sentiment de sécurité par exemple. Les différents utilisateurs et usagers du littoral participent ainsi à évaluer si le niveau de pression humaine atteinte risque de mettre en péril l?attractivité même du territoire. Les thématiques enquêtées Rue de Port Joinville, Île d?Yeu, Vendée, en juillet 2007 (photo de gauche) et en février 2008 : le ressenti face au déséquilibre saisonnier est important à constater car il influe, par exemple, sur les populations résidant à l?année sur le territoire touristique. C. CHADENASC. CHADENAS Repère : L?enquête réalisée en juillet 2007 par l?Université de Nantes et la Direction régionale de l?Équipement des Pays de la Loire a permis d?interroger 260 personnes sur 7 jours entre le 15 juillet et le 15 août (3 enquêteurs). Une semaine de saisie et une semaine d?analyse ont ensuite permis de produire les résultats. fiche 18.2 L?enquête sur le ressenti de la population Fiche 18 : mobiliser les données 71 Ces informations peuvent être recueillies grâce à des entretiens avec les acteurs clés, la concertation prévue dans le cadre de l?élaboration des documents d?urbanisme ou une enquête par questionnaire* auprès de la population. La collecte des données sur le ressenti L?apport de références et de normes sociales Certaines situations de déséquilibre non couvertes par les statistiques disponibles pourront être renseignées par une enquête sur le ressenti de la population. Sur une commune de l?ouest de la France, on mesure ainsi que 46 % des résidents permanents estiment qu?il y a trop de monde sur le territoire l?été, que cette pression humaine perturbe le mode de vie local (Université de Nantes, PUCA ? DRE Pays de la Loire). Estimer l?ampleur de ce déséquilibre seulement à partir de critères d?expertise (densité estivale souhaitable ? niveau d?encom- brement acceptable ??) apparaît peu pertinent alors que la référence au ressenti social s?avère particulièrement utile. Pour l?évaluation de certaines situations de déséquilibre, ce ressenti social peut intervenir à l?encontre des règles juridiques, comme pour l?épineux problème de la pêche à pied et de sa réglementation. Par exemple, le 17 septembre 2008, « profitant de la marée, 500 personnes ont investi la plage de Saint-Brévin (Loire- Atlantique), malgré l?interdiction de pêcher pour raison sanitaire. Les affaires maritimes ont sévi » (Ouest-France du 18/09/2008). La population a bravé l?interdit pour se livrer à une activité très importante pour elle sur ce littoral. Le sentiment collectif n?a pas reconnu la situation de déséquilibre de la ressource faunistique sur l?estran. Les amateurs sont allés pêchés, malgré les restrictions imposées par la loi, rendant nécessaire un effort d?information auprès du public autant que de répression. Plage de la Turballe, Loire-Atlantique. Ici, c?est un ressenti particulier qui peut perturber le touriste : y-a-t-il trop de monde sur cette plage ? Ou au contraire pas assez ? C. CHADENAS * Le questionnaire de l?enquête de juillet 2007 est disponible en téléchargement, suivant le calendrier précisé sur le site Internet de la DREAL des Pays de la Loire. Ile d?oléron, Charente-Maritime. La pression humaine s?exerce sur les ressources à toutes périodes et pas seulement en période estivale : elle peut avoir lieu, comme sur cette photographie, lors d?un week-end de grandes marées. Malgré les normes imposées pour la collecte des coquillages, les excès ne sont pas rares. J.-B. BONNIN, Association IODDE (Ile d'Oléron Développement Durable Environnement) 72 Pour produire les résultats nécessaires à l?évaluation, il faut mettre en place des références qui positionnent le territoire par rapport à : ? une évolution historique ; ? une comparaison avec d?autres territoires ; ? une réglementation ; ? des expertises scientifiques ou techniques ; ? des critères sociaux. Historique : évolution de l?état d?une ressource. Le choix du point zéro doit faire référence à une situation de bon état de la ressource. Comment a évolué le stock de palourdes sur l?estran depuis 1970 ? Comparaison avec d?autres territoires similaires pour mettre en perspective une situation locale. Les territoires de comparaison ne sont pas toujours les mêmes tout au long du système d?alerte et de veille. Comment a évolué le prix des terrains à bâtir comparé à celui d?un territoire confronté à une demande équivalente, sur le littoral comme en zone périurbaine, voire rurale ? Des références réglementaires. L?urbanisation de ces dernières années a- t-elle conduit à une consommation d?espace trop importante sur le territoire du SCoT ? Recours à des expertises scientifiques ou techniques. Recours à l?avis d?un biologiste pour connaître l?état de la lande du territoire expertisé : est-elle dégradée ? Des références sociales : prise en compte de l?avis de la population par une enquête. Les touristes perturbent-ils trop intensément mon mode de vie ? Suis-je obligé de changer mes habitudes de vie en période estivale ? Fiche 19 Exemples 73 Trouver des états de référence Des références réglementaires L a norme joue un rôle important dans l?évaluation. Elle alimente la discussion lorsque la couleur de l?indicateur doit être proposée par l?équipe-projet puis validée par le comité de pilotage. Des normes ou des orientations qui constituent un état de référence S?agissant des SCoT et des PLU, le principal état de référence avec lequel ces documents doivent être compatibles est fixé par l?article L. 121-1 du code de l?urbanisme. Cette disposition (précisée aux articles L. 122-1 et s pour les SCoT et L. 123-1 et suivants pour les PLU) posent trois grands principes généraux qui doivent être déclinés dans les documents d?urbanisme en respectant les objectifs du développement durable : ? le premier énonce la règle dite de l?équilibre qui s?impose à l?aménagement de l?espace ; ? le deuxième vise à assurer la diversité fonctionnelle et sociale de l?organisation de l?espace ; ? le troisième impose le respect des préoccupations environnementales dans les choix d?aménagement. Des normes qui aident à poser l?évaluation Les seuils en matière de consommation d?espaces naturels doivent être fixés dans les SCoT (loi ENE*). Ces seuils doivent être soumis pour avis à la nouvelle commission départementale de consommation des espaces agricoles (issue de la LMAP du 27 juillet 2010) : ? le rapport de présentation présente une analyse de la consommation d?espaces naturels, agricoles et forestiers au cours des dix années précédant l?approbation du schéma et justifie les objectifs chiffrés de limitation de cette consommation compris dans le DOO (C. urb., art. L. 122-1-2, al. 2) ; ? quant au DOO, il arrête des objectifs chiffrés de consommation économe de l?espace et de lutte contre l?étalement urbain qui peuvent être ventilés par secteur géographique (C. urb., art. L. 122-1-5. II al. 3). Le DOO du SCoT a la possibilité de définir des normes minimales de densité dans certains secteurs, qu?il délimite en prenant en compte leur desserte par les transports collectifs, l?existence d?équipements collectifs et des protections environnementales ou agricoles (C. urb., art. L. 122-1-5 VIII). Le DOO peut, sous réserve d?une justification particulière, définir des secteurs, situés à proximité des transports collectifs existants ou programmés, dans lesquels les PLU doivent imposer une densité minimale de construction (C. urb., art. L. 122-1-5 IX). Par exemple, pour apprécier la « Capacité à Maîtriser l?extension urbaine » (ressource SOL), plusieurs normes peuvent être sollicitées : * La loi ENE (Engagement National pour l?Environnement) dite loi Grenelle II, du 12 juillet 2010 74 Mesurer la capacité à... Fiche 20 L Les résultats qualitatifs et quantitatifs issus de la mesure des indicateurs informent sur le niveau de la pression humaine exercée sur les ressources du territoire. La mesure indique si les déséquilibres pressentis à l?étape 2 sont avérés. En cela, elle peut conforter la perception des enjeux ou remettre en perspective les idées reçues. En termes opérationnels, une valeur?cible que le territoire souhaitera atteindre par la mise en oeuvre de son projet de territoire peut être établie. Par exemple, le SCoT peut fixer que 50 % de son urbanisation future se fera dans l?espace rétro-littoral. Cette mesure produit un diagnostic. Il peut être repris dans le rapport de présentation du SCoT ou du PLU. Appréciation qui explique le niveau de maîtrise retenu (rouge, orange, vert) La piste d?action constitue des suggestions, des axes de réflexion. Elle alimentera le projet de territoire. Mesure de l?indicateur 75 Cette évaluation précise l?échelle d?appréciation de la capacité d?accueil et de développement du territoire considéré. Elle dresse un état de la pression humaine et de ses effets. L e véritable enjeu d?une évaluation de la capacité d?accueil et de développement consiste à savoir si le niveau de pression observée, exercée par les activités et les populations permanentes et saisonnières, est le maximum que puisse supporter le système de ressources du territoire (SRT). L?évaluation de la capacité d?accueil doit statuer sur l?acceptabilité ou la non- acceptabilité de la pression humaine et de ses effets : a-t-on dépassé le seuil de précaution pour la qualité de l?eau potable ? La société locale du territoire d?accueil accepte-t-elle la pression touristique ? Jusqu?à quel point ? maîtrisées (= marges de manoeuvre disponibles) ; menaces de déséquilibres (= risques à atténuer) ; dysfonctionnements importants (= ressources dégradées à reconquérir) ; données manquantes (= ressources potentiellement en danger). Le constat de cette pression humaine est établi à partir d?un codage couleur pour qualifier les situations : ? Qui contribue ? Qui valide l?évaluation ? ? L?équipe-projet choisit les points de comparaison qui vont permettre de situer le capital de ressources du territoire. Elle propose une qualification des situations de déséquilibres potentiels au comité de pilotage. ? Le comité de pilotage les validera. Evaluer la capacité à... Fiche 21 L?évaluation intégrée fait intervenir des métiers diversifiés de l?économie, du social et de l?environnement. Elle implique des acteurs dans et au-delà du territoire en évaluation (le bassin versant pour l?eau, le littoral accueillant les touristes du rétro-littoral, ?). La démarche est partenariale et concertée. Adopter une vision territoriale des ressources P our terminer la fiche « Capacité », une dernière rubrique est à compléter : elle met en perspective les résultats de l?évaluation par rapport au territoire dans son ensemble. Elle attire l?attention sur les interactions entre les ressources dans le projet de territoire (fiche 9). Elle favorise ainsi une approche intégrée, qui appréhende mieux les transformations du territoire générées par l?attractivité et le dynamisme du littoral. 76 Fiche 22 La rubrique « Capacités liées » de la fiche « Capacité » signale qu?une difficulté sur une capacité limite les possibilités du territoire touchant à d?autres capacités, à d?autres res- sources. Ces capacités sont liées par des relations de causes ou de conséquences (voir schéma ci-contre). Les forces motrices, provoquent une pression sur la « Capacité à... » examinée. Cette pression se traduit par une évolution de l?état de la « Capacité à... ». Une augmentation ou une baisse de la « Capacité à... » peut elle-même avoir des impacts sur d?autres capacités. Comment procéder ? La discussion et le diagnostic permettent de revenir aux causes d?une éventuelle mise en danger de la ressource à enjeux. Ils invitent également à décliner les différents impacts de ce changement de situation sur les autres ressources, sur les autres capacités. Les relations entre les capacités précisent : 1. comment une situation de déséquilibre concernant une « Capacité » peut-elle se propager au reste du capital de ressources du territoire, créant ou amplifiant alors d?autres situations de déséquilibres (voir l?exemple développé ci-contre) ? 2. quel sous-ensemble de « Capacités » fonctionne en interdépendance ? La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de manoeuvre du territoire à? domaine ressource à enjeux Eau - Préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents usages du bassin-versant ou de la mer (capacité 2) Sol - Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 7) Environnement Flore - Maintenir une trame verte cohérente (capacité 13) Culture - Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 15) Mode d?habiter - Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 21) Mode d?habiter - Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22) Société Vie collective - Maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts contradictoires (capacité 25) Capital matériel - Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à bien les faire fonctionner toute l?année (capacité 27) Capital financier - Maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et services) et la spécialisation touristique (capacité 29) Tissu économique local - Maintenir la diversité du tissu économique local (capacité 30) Economie Services d'intérêt général - Adapter l?offre de services d?intérêt général à une population changeante en nombre et en composition (capacité 32) Capacités liées à la capacité 6 « maîtriser l?extension urbaine » Adopter une vision territoriale des ressources 77 * DPSIR : schéma causal circulaire : Driving forces, Pressions, State, Impacts, Responses, développé par l?OCDE et l?Agence européenne de l?environnement. Le fonctionnement du territoire schématisé (DPSIR*) : Capacité 6 «Maîtriser l?extension urbaine » Une capacité de développement issue des interactions entre « Capacités » En dépassant l?approche sectorielle centrée sur une seule « Capacité à? », la rubrique « Capacités liées » apporte une vision territoriale des ressources à l?élaboration du projet de territoire. Elle sert à : ? prendre en compte les cercles vertueux et les effets pervers possibles ; ? mieux apprécier les incidences sur l?ensemble du capital de ressources ; ? passer d?une « Capacité » à la capacité de développement ; ? élargir le champ des mesures possibles (préventives, curatives, palliatives) et prévoir de les mettre en oeuvre. 78 Ressource principale potentiellement en danger : le sol Capacité à maîtriser l?extension urbaine 6 Indicateur 6a1 : Tranche modale des surfaces construites Indicateur 6b1 : Capacité résiduelle brute d?urbanisation Indicateur 6c : Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale Indicateur 6a2 : Pression urbaine ressentie Indicateur 6 a3 : Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels Indicateur 6b2 : Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant Indicateur 6d : Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation Indicateur 6e1 : Présence de zones AU Indicateur 6e2 : Surfaces des zones AU Indicateur 6f1 : Nb d?acquisitions amiables Indicateur 6g : Nb de lotissements et de projets de villages Indicateur 6f2 : Usage du droit de préemption Indicateur 6f3 : Nb d?expropriations ? L e résultat est un tableau synoptique* qui synthétise tous les indicateurs mesurés (un extrait est présenté ci-contre). Il donne une vision d?ensemble des fiches Capacités, regroupées par ressource potentiellement mise en danger (voir Pottier et al., cahier n° 2, 2009, pages 52 à 54). Le tableau synoptique offre trois niveaux de perception : n une perception globale rendue possible par le codage couleur, n une lecture ressource par ressource de la capacité d?accueil et de développement, n une lecture par situation de déséquilibre potentiel. Il aide à la décision en ouvrant sur des préconisations (double-page suivante). * synoptique : vision d?ensemble d?une situation. Fiche 23 Capacité à « maîtriser l?extension urbaine » Le tableau synoptique apprécie globalement le niveau de maîtrise de la capacité d?accueil et de la capacité de développement du territoire. Il fait apparaître la totalité des situations de maîtrise de la pression sur la ressource (vert), de menaces de déséquilibres de la ressource (orange), et de dysfonctionnements importants de la ressource (rouge). 1. Accorder le projet de territoire avec la capacité d?accueil et de développement Extrait de la grille exemple (fiche 14) pour la Capacité 6 «Maîtriser l?extension urbaine » Le tableau synoptique est un outil essentiel pour prendre en compte la capacité d?accueil et de développement dans le projet de territoire. Les résultats synthétiques : le tableau synoptique 79 cnirP seuqigétartssnoitatneirO irretudxuatnemadnofsepic DDAPud )01ehcifriov(erioti iéiR vtt v eet ulluaal vva EEv iihbiliééddi g noon tiiiottio cct eectteoot rro ppr tt p eet neen erre bbr ililiiibilllib uiiilib uuil qqu ééq nuun rliiirllir bbl aab EtttaEEta aagttaootllo piiilppil pee p dde éé d itttéiité mmi aoom cco elle rr l aar ppa ee p éée pddé liiid alllid aali vva tjeeetjjet ooj rro ppr e-e--pe pe-p pp pe uiiipuuip qqu ééq l?l él? rr l am ar ppa ee p éée ssé oos ppo oop rro pé pr nn p oon tiiiottio aat uuallu pssp ees l?l el? rr l eer sse miiis mmis oom nno oon cco EEc qg géégttéaat trrrattra sst tt s eet reer hhe cchrrc eer hhe cch eec RRe laal rra oortto ittttliiittllit ee l lle rr l uur ssu nn s oon tnnt een mme eem ppe ppp ooplloeel vve éév ddé errettr nnt caac ppa noon cco ééc tt é nnt een mme eem ppe ppp ooplloeel vve éév ddé edde séés itttéliiitéllit iaaal tiiial ttia nnt eentteoot ppo see s dde ruur ooutto uut aau ecce aac ppa ssp ees l'l el' rr l eer rre uur ttucct uuc rruttr SSt niinaai bba rrb uur tt u nnt een mme eem ppe ppp ooplloeel vve éév ddé edde ee d iie égggi éégi tnnt een mme eem cce aaclla épppl éépl ddé errettr nnt een ecce nnc een rre éér hhé ooh cco alla rr l riir daaai ddai liiid olllid ooli sso suuslluppl ee p rre oiiirooir tto riiitrrit rrr eertte nuun ee u cce aacllappl nn p een erre ttttrtttr eet MMe uqquiiq mmi oom nno etterrt oorffo àà f ss à eestte siiitssit autisteséticapac,ss,ecrrcuosseR urbaine nriser l?extensioé à maîtCapacit loS seisiohcserrebiliuqésédedsnoit 6 xcessive l?urbanisation e Consommation d?espace par terme oyen ou à m compris àréduit, y onstructible disponible trèsFoncier c ntre les bourgs oupures edisparition des c xagérée epatiale eispersion sD rbanisésspaces uFaible densité des e la demande inadaptée à e de terrains constructiblesOffr egge aag tjeeetjjet 6e2Indicateur 6e1Indicateur 6dIndicateur 6cIndicateur 6b2Indicateur 6b1Indicateur 36ateur Indica 26ateur Indica 16ateur Indica longoyen ou à onstructible disponible très ntre les bourgs txagérée e rbanisés e de terrains constructibles laal tnntecce niinaai stts nnt erreiir euue sees es permanent nspulatio des pouvellementle reno é à assurer le maintien etCapacit eihparragoméD 17 ns é à assurer le maintien et de la population locale oins de jeunes an moins ee mD démographique déséquilibrée volutionune éCrainte d? insuffisante ncièreaîtrise foPolitique de m éduitestionnel ropéra urbanismeProcédures d? 417ateur Indica 317ateur Indica 217ateur Indica 117ateur Indica 17bteur Indicaeinu soins de jeunes a 6f3Indicateur 6f2Indicateur 6f1Indicateur 6gIndicateur ? ? e l?année utonner tà bien les faire fonctio n etcollectifs au pic de fréquentatio er les équipementsCapacité à adapt leiréttéamlattaipaCCa 27 e l?année n et er les équipements isonnière très importantetion sariaVa yers desservis ombre de fou nrapport a énagers parcollecte des déchets m ircuits deAllongement démesuré des c variations saisonnières de la collecte t foerritoire ente sur le tisainsuff itement des déchetspacité de traCa n quantité t eualité en qnte eisainsuff assainissement des epacité d?Ca ux rouvea chez les ninactifsdes t surreprésentationctive ege d?être aen â aisse de la population permanenteB 27d1Indicateur 27cteur Indica teur 27b2Indica teur 27b1Indica teur 27a2Indica teur 27a1Indica 17c2teur Indica 17c1teur Indica isonnière très importante yers desservis énagers par ircuits de variations saisonnières de la collecte rtest fo itement des déchets n quantité séesaux uassainissement des e ésidents ux r t surreprésentation aisse de la population permanente ? ? ? ? églementés non r ouillagesentation des mugmet/ou a turation des ports de plaisanceSa de télécommunications penda u inaccessibilité des rLenteur o parkings t/ou des voirie eturation de laSa distribution d?eau potable et dapprovisionnement ed? tionsde l?utilisation des installa isonnière très importantetion sariaVa lectricité en é approvisionnementTensions sur l? 27e4Indicateur 27e3Indicateur 27e2Indicateur 27e1Indicateur 27d3Indicateur 27d2Indicateur 27d1Indicateur 27gteur Indica 27fteur Indica teur 27h2Indica teur 27h1Indica ouillages turation des ports de plaisance nt l?été uxéseau inaccessibilité des r t/ou des tions isonnière très importante approvisionnement églementés non r Extrait d?un tableau synoptique des indicateurs de la capacité d?accueil d?un territoire Exemples L?opportunité et la faisabilité du projet de territoire sont étudiées à l?aide du tableau synoptique. 80 Fiche 23 : la synthèse de l?évaluation 6 Sol Capacité à maîtriser l?extension urbaine ? Indicateur 6a1 Indicateur 6a2 Indicateur 6a3 Indicateur 6b1 Indicateur 6b2 Indicateur 6g Indicateur 6c Indicateur 6d Indicateur 6e1 Indicateur 6e2 Indicateur 6f1 Indicateur 6f2 Indicateur 6f3 Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande Faible densité des espaces urbanisés Dispersion spatiale exagérée et disparition des coupures entre les bourgs Foncier constructible disponible très réduit, y compris à moyen ou à long terme Procédures d?urbanisme opérationnel réduites Politique de maîtrise foncière insuffisante Consommation d?espace par l?urbanisation excessive Ressources, capacités et situations de déséquilibres choisies Indicateur 17a1 Indicateur 17a2 Indicateur 17a3 Indicateur 17a4 17Capacité à assurer le maintien et le renouvellement des populations permanentes Crainte d?une évolution démographique déséquilibrée Démographie ... ... Evaluation proposée par l?équipe-projet et validée par le comité de pilotage Préconisations d?actions à entreprendre pour la bonne maîtrise de la capacité d?accueil t mee m nne nnn oon bbo aa b lla rr l uur oou ppo assa niiisnnis oon cco ééc rré PPr eet noon tiiiottio aat uualluaal vva EEv noon tiiiottio aat ssa é à maît loS steséticapac,secrrcuosseR eisiohcserrebiliuqésédedsnoitautis es rîtttrîîtr aaî mma gge aagttaoot illlo piiilo ppil ee p dde éé d itttéiité mmi oom cco elle rr l aar ppa ee p éée ddé liiid alllid aali vva tt v eet ejjeooj rro ppr e-e--pe pe-p ppe uiiipuuip qqu ééq l?l él? rr l aar ppa ee p éée ssé oos ppo oop rro ppr nn p oon t leiiileeil uue ccu ccc aac d?d ad? éé d ittté ciiité ccit aac ppa aap cca alla ee l dde ee d sseiis trrri îtttri îîtr erre ddr nnd een rre ppr eep rrettr nnt een àà e ss à nns oon tiiio ctttio ccti aac d?d ad? snns oon jeeetjjet urbaine riser l?extensioé à maîtCapacit 6nriser l?extensio xcessive l?urbanisation e Consommation d?espace par insuffisante ncièreaîtrise foPolitique de m terme oyen ou à m compris àréduit, y onstructible disponible trèsFoncier c oupures edisparition des c xagérée epatiale eispersion sD spaces uFaible densité des e la demande inadaptée à e de terrains constructiblesOffr 6f3Indicateur 6f2Indicateur 6f1Indicateur 6e2Indicateur 6e1Indicateur 6dIndicateur 6cIndicateur 6b2Indicateur 6b1Indicateur 36ateur Indica 26ateur Indica 16ateur IndicaConsommation d?espace par ncière longoyen ou à onstructible disponible très ntre les bourgs oupures e txagérée e rbanisésspaces u e de terrains constructibles ? ns permanentes pulatiopo uvellement des le renoet é à assurer le maintienCapacit eihpargoméD ... éduitestionnel ropéra urbanismeProcédures d? 17 démographique déséquilibrée volutionune éCrainte d?é à assurer le maintien ... 6gIndicateur 17a4Indicateur 17a3Indicateur 17a2Indicateur 17a1Indicateur démographique déséquilibrée L e tableau synoptique aide aux décisions d?aménagement d?un territoire tendu en prolongeant l?évaluation par des préconisations. Il contribue ainsi : ? à mieux appréhender les leviers d?action qui constituent la capacité de développement du territoire, face à des tensions sur les ressources de nature et d?ampleur variables ; ? à identifier et hiérarchiser les actions à entreprendre pour la bonne maîtrise de la capacité d?accueil et la reconquête de la capacité de développement ; ? à préparer les conditions d?une bonne réalisation du projet de territoire en anticipant les effets induits ; ? à inscrire explicitement les actions dans le temps. 2. Du tableau synoptique aux préconisations Exemple pour un PLU ? encourager les divisions de parcelles les plus grandes, en supprimant les minima parcellaires. Certes, la marge de manoeuvre de la collectivité est limitée, puisque c?est la structure foncière qui détermine les surfaces des terrains mis à la vente, puis construits. ? adopter une taxe sur les plus-values réalisées au moment de la vente de terrains nus qui ont été rendus constructibles du fait de leur classement au PLU (art. CGI-1529. Modifié par le Décret n°2007-484 du 30 mars 2007). Cette taxe rétablit un équilibre entre les propriétaires fonciers, tout en répartissant plus équitablement la rente d?urbanisation, la capacité à aménager et équiper les zones urbanisées. Elle vise également à désinciter les propriétaires privés à demander la modification de la constructibilité des parcelles situées en frange urbaine. ? réduire les surfaces constructibles dans le cadre actuel du PLU, en transférant par exemple une partie en réserve d?urbanisation future. 81 Indicateurs qualifiés en vert dans le tableau synoptique complet. ? la gestion territoriale s?exerce ici « de manière classique » ; ? possibilité de consolider et de renforcer les ressources à enjeux ; ? pas de mesures particulières à prévoir pour tenir compte des pressions liées à l?arrivée d?habitants, de touristes, d?activités. Indicateurs qualifiés en orange dans le tableau synoptique complet. ? mesures de rééquilibrage à prévoir à court ou moyen terme selon les objectifs du projet de territoire et les moyens disponibles ; ? points de vigilance à suivre dans le temps. Ces mesures ciblent la situation elle-même ou les pressions à réduire pour éviter une fragilisation accrue de la ressource (capacités liées, fiche 22). Traduire les résultats de l?évaluation de la capacité d?accueil et de développement dans les orientations stratégiques et les objectifs du PADD ou projet politique. Indicateurs qualifiés en rouge dans le tableau synoptique complet, ? mesures pour éviter un dysfonctionnement irréversible ; ? mesures pour reconquérir les ressources dégradées ; ? mesures palliatives pour amoindrir les impacts sur les autres ressources (voir les capacités liées, fiche 22). Repère : si la totalité des questions d?aménagement soulevées lors de l?évaluation de la capacité d?accueil et de développement relève du projet de territoire, les mesures à prendre relèvent non seulement du document d?urbanisme mais aussi d?un certain nombre d?autres outils, notamment de planification, à l?échelle de territoires pertinente. Marges de manoeuvre disponibles Risques de rupture à atténuer Ressources dégradées à reconquérir Indicateurs non renseignés dans le tableau synoptique complet, ? données à mobiliser ou à produire à l?échelle pertinente ; ? mesures de rééquilibrage à envisager. Ressources potentiellement en danger ? Le tableau synoptique mis en forme est téléchargeable sur le site internet de la DREAL des Pays de la Loire. www Fiche 24. Projeter le territoire : la capacité de développement Fiche 25. Inscrire la capacité d?accueil dans le SCoT et le PLU Fiche 26. Quelle portée juridique ? UTILISER LES RéSULTATS DE L?éVALUATION AU SERVICE DU PROJET DE TERRITOIRE 83 Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux 84 Fiche 24 Projeter le territoire : la capacité de développement Appuyer le projet de territoire sur sa capacité de développement n Disposer d?un diagnostic systématique des possibilités et des contraintes locales ; n Faire le lien entre les usages, les thèmes, les lieux ; n Identifier des leviers d?action supplémentaires ; n Anticiper les impacts. Aider à l?élaboration du document d?urbanisme n Préparer les orientations stratégiques du Projet d?Aménagement et de Développement Durable (PADD) ; n Choisir entre les scénarios de développement envisagés ; n Rechercher une appréciation partagée des acteurs pour limiter les blocages et les contentieux ; n S'assurer que le document d?urbanisme répond aux objectifs de départ. Suivre la mise en oeuvre du document d?urbanisme approuvé n Garder la cohérence du projet de territoire choisi au fil des modifications ; n Repérer les évolutions du territoire quand elles surviennent n Mettre en évidence régulièrement les changements extérieurs. Un iv er sit é de N an te s (C ha de na s C. , P ot tie r P ., Po ui lla ud e A. ), DR EA L de s Pa ys d e la L oi re , 2 00 9 Le système d?alerte et de veille étapes 1 et 2 étape 3 => Les fiches «Capacités»... Le tableau synoptique => Les grilles Indicateur 17a Indicateur 17b Indicateur 17c1 Indicateur 17c2 Indicateur 18a1 Indicateur 18a2 Indicateur 18b Indicateur 18c Indicateur 28a Indicateur 18b Indicateur 9a1 Indicateur 9a2 Indicateur 9a3 Indicateur 9b 6 7 8 17 18 9 Sol Capacité à maîtriser l?extension urbaine Capacité à préserver les espaces nécessaires aux autres usages Capacité à partager équitablement le domaine public (terrestre et maritime) Capacité à éviter des pratiques déstabilisatrices sur les sites naturels sensibles Capacité à assurer le maintien et le renouvellement des populations permanentes Capacité à maintenir un équilibre démographique entre les populations permanente et temporaire Indicateur 27a Indicateur 27b1 Indicateur 27b2 Indicateur 27c Indicateur 27d Indicateur 27e Indicateur27f Indicateur 27g 27 28 Capacité à adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à bien les faire fonctionner toute l?année Capacité à maintenir la diversité des utilisateurs des équipements et infrastructures ? ? Indicateur 6a1 Indicateur 6a2 Indicateur 6a3 Indicateur 6b1 Indicateur 6b2 Indicateur 6c Indicateur 6d Indicateur 6e1 Indicateur 6e2 Indicateur 6f1 Indicateur 6f2 Indicateur 6f3 Indicateur 6g Indicateur 8a Indicateur 8b Indicateur 8c Indicateur 8d Indicateur 8e Indicateur 7a Indicateur 7b Indicateur 7c Indicateur 7d Indicateur 7e Démographie Capital matériel ? ? Economiser l?espace Etablir un équilibre entre développement et protection sur le littoral Mettre en place un territoire plus solidaire Rechercher la cohérence entre déplacements et stratégie de développement urbain Structurer l'espace autour de sites à fortes potentialités de développement économique Conforter l'image de la ville par la qualité des espaces publics, des paysages, des espaces verts Orientations stratégiques du PADD Ressources et capacités choisies R es so ur ce s à en je ux Question posée en termes de capacité d?accueil supplémentaire de populations et d?activités, saisonnières ou permanentes Capacité à éviter la mise en péril de la ressource à enjeu Éclairages des situations de déséquilibres de la ressource à enjeu Indicateur décrivant de la ressource à enjeu Indicateurs fondamentaux Indicateurs complémentaires Capacité résiduelle de production d?eau potable et volume annuel d?eau importée Dépassement de la capacité nominale de production d?eau et/ou surcoût excessif de l?approvisionnement La pression humaine en période estivale contraint- elle l?approvisionnement en eau des populations et des activités ? Capacité à garantir le bon accès à l?eau 1 Accroissement des restrictions de la consommation d?eau Nb de jours de restriction par arrêté préfectoral Qualité des eaux de ruissellement Qualité des eaux de baignade Dégradation de la qualité des eaux souterraines et de surface (ruissellement et baignade) Classement des dispositifs individuels d?assainissement suivant la qualité du rejet Taux de nitrates Dégradation de la qualité de l?eau liée à une agriculture peu respectueuse de l?environnement Présence d?espèces animales ou végétales, témoins de la qualité de l?eau Déclassement de la production conchylicole par contamination bactériologique Nb de jours d?interdiction de commercialisation La qualité de l?eau est-elle menacée par l?intensification des usages et/ou des activités polluantes qui limitent son partage ? Capacité à préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents usages du bassin-versant et de la mer 2 Interdictions de plus en plus fréquentes ou prolongées de la pêche, de la pêche à pied Nb de jours d?interdiction de pêche à pied Coût du m d'eau pour le consommateur et pour la collectivité E N V I R O N N E M E N T E A U Encombrement, voire saturation répétée du plan d?eau Comptages pendant les périodes d?affluence Mécontentement, voire conflits répétés entre différents usagers du plan d?eau Enquête et entretiens Enquête de terrain L?occupation du plan d?eau maritime révèle-t-elle une situation de développement non maîtrisée de différents usages ? Capacité à gérer la diversité des usages sur le plan d?eau maritime 3 Rejets importants de déchets en mer par la plaisance Coût financier de la collecte La spécialisation touristique du territoire provoque-t-elle des nuisances sonores ? Capacité à garantir un niveau sonore raisonnable 4 Augmentation des activités bruyantes (notamment nocturnes) Plaintes et appels pour tapage nocturne ou nuisance sonore L?accroissement des activités est-il de nature à mettre en péril la qualité de l?air ? Capacité à garantir la qualité de l?air 5 Dégradation de la qualité de l?air Suivi des niveaux de pollution de l?air Tranche modale des surfaces construites Pression urbaine ressentie Consommation d?espace par l?urbanisation excessive Surface totale occupée par l?urbanisation Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande Capacité résiduelle d?urbanisation Faible densité des espaces urbanisés Densité des espaces urbanisés et des processus d?urbanisation, COS réglementaires, densité minimale Dispersion spatiale exagérée et disparition des coupures entre les bourgs Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tâche d?urbanisation Part de surface totale du territoire en ZAC/ZAD, lotissement et réserve foncière La part du sol à vocation urbaine destinée à l?accueil supplémentaire de populations et d?activités est-elle de nature à favoriser l?étalement urbain ? Capacité à maîtriser l?extension urbaine 6 Procédures d?urbanisme opérationnel et politique de maîtrise foncière insuffisantes Usage du DPU A IR S O L Fiche Capacité 6 Maîtriser l?extension urbaine La question de l?urbanisation est omniprésente dans la problématique du développement durable des littoraux, car elle occupe une place de plus en plus importante des espaces les plus proches de la côte. À l?échelle nationale, l?urbanisation représente ainsi 50 % des espaces situés à moins d?un kilomètre du rivage, sur le site d?étude retenu, 26 %. L?évaluation de la capacité d?accueil passe inévitablement par la prise en compte des impacts du développement de l?urbanisation, car les processus mal maîtrisés du développement de la construction provoquent le plus souvent l?altération de nombreuses ressources essentielles à la qualité des territoires littoraux. Le sol ou l?espace en quantité de surface est la première de ces ressources à être mise en danger, car ses dimensions sont limitées et les processus d?urbanisation le plus souvent très consommateurs de surface. Constats et enjeux de la pression humaine Question posée en termes de capacité d?accueil supplémentaire de populations et d?activités, saisonnières ou permanentes Capacité à éviter la mise en péril de la ressource à enjeux Éclairages des situations de déséquilibres potentiels de la ressource à enjeux Indicateurs fondamentaux complémentaires Tranche modale des surfaces construites Consommation d?espace par l?urbanisation excessive Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande Capacité résiduelle brute d?urbanisation Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale Faible densité des espaces urbanisés La part du sol à vocation urbaine réservée à l?accueil supplémentaire de populations et d?activités est-elle de nature à favoriser l?étalement urbain (gaspillage de la ressource SOL) ? Capacité à maîtriser l?extension urbaine Pression urbaine ressentie Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant Dispersion spatiale exagérée et disparition des coupures entre les bourgs Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation Foncier constructible disponible très réduit, y compris à moyen ou à long terme Présence de zones AU Surfaces des zones AU Politique de maîtrise foncière insuffisante Nb d?acquisitions amiables Procédures d?urbanisme opérationnel réduites Nb de lotissements et de projets de villages Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC) Nb d?expropriation 6 Indicateur 6a1 : Tranche modale des surfaces construites Indicateur 6b1 : Capacité résiduelle brute d?urbanisation Indicateur 6c : Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale Indicateur 6a2 : Pression urbaine ressentie Indicateur 6 a3 : Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels Indicateur 6b2 : Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant Indicateur 6d : Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation Indicateur 6e1 : Présence de zones AU Indicateur 6e2 : Surfaces des zones AU Indicateur 6f1 : Nb d?acquisitions amiables Indicateur 6g : Nb de lotissements et de projets de villages Indicateur 6f2 : Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC) Indicateur 6f3 : Nb d?expropriation Synthèse de la capacité Situation de déséquilibre : importante en partie maîtrisée maîtrisée absence de données ? ? La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de manoeuvre du territoire à? domaine ressource à enjeux Eau - Préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents usages du bassin-versant ou de la mer (capacité 2) Sol - Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 7) Environnement Flore - Maintenir une trame verte cohérente (capacité 13) Culture - Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 15) Mode d?habiter - Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 21) Mode d?habiter - Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22) Société Vie collective - Maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts contradictoires (capacité 25) Capital matériel - Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à bien les faire fonctionner toute l?année (capacité 27) Capital financier - Maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et services) et la spécialisation touristique (capacité 29) Tissu économique local - Maintenir la diversité du tissu économique local (capacité 30) Economie Services d'intérêt général - Adapter l?offre de services d?intérêt général à une population changeante en nombre et en composition (capacité 32) P our les projets de territoire et les documents d?urbanisme, la mise en place d?un système d?alerte et de veille des pressions littorales facilite la prise en compte des changements à l?oeuvre telles que la croissance démographique, l?affluence touristique ou l?installation d?activités économiques. Les perspectives opérationnelles Mesures pour atténuer les risques de déséquilibres Projeter le territoire : la capacité de développement 85 6Capacité à maîtriser l?extension urbaine Indicateur 6a1 Indicateur 6a2 Indicateur 6a3 Indicateur 6b1 Indicateur 6b2 Indicateur 6g Indicateur 6c Indicateur 6d Indicateur 6e1 Indicateur 6e2 Indicateur 6f1 Indicateur 6f2 Indicateur 6f3 Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande Faible densité des espaces urbanisés Dispersion spatiale exagérée et disparition des coupures entre les bourgs Foncier constructible disponible très réduit, y compris à moyen ou à long terme Procédures d?urbanisme opérationnel réduites Politique de maîtrise foncière insuffisante Consommation d?espace par l?urbanisation excessive Sol Ressources, capacités et situations de déséquilibres choisis Indicateur 17a1 Indicateur 17a2 Indicateur 17a3 Indicateur 17a4 17Capacité à assurer le maintien et le renouvellement des populations permanentes Crainte d?une évolution démographique déséquilibrée Démographie ... ... Evaluation proposée par l?équipe-projet et validée par le comité de pilotage Scénario 1 Scénario 2 Scénario 3 3 scénarios contrastés Effet de chaque scénario sur les situations initiales ? mit alidée par le co alidée par le co tnocsoiranécs3 cSSc anna één ccé SSc alidée par le co alidée par le comit alidée par le co n pro équipe-projet v sée par l? v validée par le co v Evaluatio Evaluatio équipe-projet sée par l? alidée par le co sée par l? sée par l? po alidée par le co n proposée par l? alidée par le co n proalidée par le co n propo alidée par le co n pro io v Evaluation pro Evaluat v Evaluatio v Evaluat sétsar anna één ccé SSc anna één ccé SSc 6 dedsnoitautisteséticapac,secruosseR loS urbanisation excessive l? Consommation d? insuffisante Politique de maîtrise foncière opérationnel réduites Procédures d? terme réduit, y compris à moyen ou à long Foncier constructible disponible très disparition des coupures entre les bourgs ispersion spatiale exagérée etD Faible densité des espaces urbanisés inadaptée à la demande Offre de terrains constructibles urbaine é à maîtriser l?extensionCapacit eihparragoméD sisiohcserrebiliuqéséd urbanisation excessive espace parConsommation d? insuffisante Politique de maîtrise foncière opérationnel réduites urbanismeProcédures d? réduit, y compris à moyen ou à long Foncier constructible disponible très disparition des coupures entre les bourgs ispersion spatiale exagérée et Faible densité des espaces urbanisés inadaptée à la demande Offre de terrains constructibles 3Indicateur 6fIndicateur 6f3 2Indicateur 6fIndicateur 6f2 1Indicateur 6f Indicateur 6e2 Indicateur 6e1 Indicateur 6d Indicateur 6c Indicateur 6g Indicateur 6b2 Indicateur 6b1 Indicateur 6a3 Indicateur 6a2 Indicateur 6a1 tage équipe-projettage 1oiiorri aar nna tage équipe-projet é de pilo é de pilo équipe-projet é de pilo é de pilo équipe-projettage équipe-projet mit mit équipe-projet mité de pilo et équipe-projet é de pilo équipe-projet é de pilotage équipe-projet é de pilo ? elrus teffE 3oo 3 iiorri aar nna 2oo 2 iiorri aar nna selaitinisnoitautisse oiranécseuqahcedt 17 démogra Crainte es ions permanentpulatpo des le renouvellementet ienrer le mainté à assuCapacit ... ... 4Indicateur 17a 3Indicateur 17a 2Indicateur 17a 1Indicateur 17a phique déséquilibrée démogra d?une évolution équilibrages à trouver + = acceptabilité ou non pour la société + arbitrages entre les générations Mesures pour consolider et valoriser les ressources à enjeux Mesures pour reconquérir les ressources dégradées Mesures pour se prémunir de déséquilibres à venir C?est une démarche itérative : le territoire se fonde sur le constat initial dressé dans le système d?alerte et de veille afin de réexaminer les alternatives possibles parmi lesquelles il a à choisir. La démarche d?évaluation participative et partenariale conforte les décisions par le rapprochement entre les perceptions des différents acteurs et les situations mesurées lors de l?évaluation. + Choix d?un projet de territoire fondé sur la capacité de développement Mettre le territoire en projet co n st a ts e t p e rs p e ct iv e s cr it è re s d e ch o ix 86 Fiche 25 D e quelle manière est-il possible d?intégrer dans les documents de planification urbaine les résultats de la démarche d?évaluation de la capacité d?accueil ? Que dit le code de l?urbanisme ? L?article L. 146-2 du code de l?urbanisme impose aux documents d?urbanisme de déterminer la capacité d?accueil des espaces urbanisés ou à urbaniser à partir de critères spatiaux (cf. fiche 1.2). En revanche, ni ces dispositions, ni la jurisprudence disponible à ce jour, ne précisent dans quelle partie du PLU* ou du SCoT* doit être définie la capacité d?accueil, ou encore si l?analyse qui a conduit à la détermination de cette notion doit figurer dans ces documents. Ce silence des textes n?est pas fortuit. Il s?explique très certainement par le souci du législateur de laisser aux autorités locales une importante marge de manoeuvre dans un domaine où une trop grande rigidité de la règle risquerait de gêner l?action administrative. Le système d?alerte et de veille de la capacité d?accueil et de développement peut-il figurer en intégralité dans un SCoT ou dans un PLU ? L?évaluation proposée produit une grille d?analyse, des fiches « Capacités » et un tableau synoptique qui constituent le système d?alerte et de veille de la capacité d?accueil et de développement. Ces derniers n?ont pas leur place en tant que tels dans un document d?urbanisme, comme la plupart des études et des réflexions menées à cette occasion. Plusieurs arguments peuvent être avancés pour défendre ce point de vue. D?une part, les règles d?urbanisme n?imposent pas d?inscrire dans les SCoT ou dans les PLU la démarche ou la réflexion qui a conduit à la détermination de la capacité d?accueil. D?autre part, faire figurer intégralement le tableau synoptique et les fiches capacités présenterait l?inconvénient de bouleverser le contenu des documents de planification en y faisant entrer un élément qui n?a pas été prévu. Enfin cela pourrait aussi fragiliser la lisibilité voire la sécurité juridique de ces documents, pour autant qu?il est inhabituel de faire figurer dans un acte administratif des éléments qui ne sont pas requis par les textes. * PLU : Plan Local d?Urbanisme ; SCoT : Schéma de Cohérence Territoriale. ** PADD : Plan d?Aménagement et de Développement Durable. *** DOO : Document d?Orientation et d?Objectifs. Il remplace, depuis la loi Grenelle 2, le DOG, Document d?Orientations Générales. Dans quel document du SCoT ou du PLU doit être déterminée la capacité d?accueil ? Le rapport de présentation du PLU ou du SCoT paraît le document le plus adapté pour recevoir la détermination de la capacité d?accueil. Ce document doit en effet expliquer (qu?il s?agisse du PLU ou du SCoT) les choix retenus par les autorités locales pour établir le PADD**, les orientations d?aménagement et de programmation, le règlement ou encore le DOO***. Si la démarche d?évaluation de la capacité d?accueil, en ce qu?elle relève des études et réflexions, trouve incontestablement et synthétiquement sa place dans le rapport de présentation, la détermination de la capacité d?accueil peut se prolonger dans le PADD et le DOO. En effet, « déterminer la capacité d?accueil d?un espace » au sens de l?article L146-2 relève d?un parti pris étroitement lié au projet politique du territoire : celui-ci se fait dans le PADD et, pour les SCoT, dans le DOO. Inscrire la capacité d?accueil dans le SCoT et le PLU 87 La méthode proposée paraît essentielle pour déterminer cette notion (Cf. fiche 26). Elle devrait également permettre de mieux argumenter les choix qui seront retenus dans le PADD, le DOO, ou les orientations d?aménagement et de programmation, dès lors que l?objet même de la démarche capacité d?accueil est, in fine, de déterminer si un territoire donné est susceptible de supporter l?urbanisation et, d?une manière plus générale, le développement susceptible d?être programmé sur cet espace. De même, cette méthode s?articule avec l?évaluation environnementale : n pour compléter certaines rubriques exigées dans l?état initial de l?environnement ; n pour tester les différents scénarios envisagés ; n et enfin, pour considérer de manière systématique les incidences du projet retenu sur le capital de ressources du territoire. La raison d?être de cette méthode est de fournir aux décideurs les données fondamentales qui leur sont indispensables pour déterminer la capacité d?accueil. Plus largement, l?outil permet aussi de dégager les enjeux du territoire et d?enrichir les différents documents du SCoT ou du PLU. Par son approche intégrée et participative, la démarche constitue également un outil de dialogue. Comment l?évaluation de la capacité d?accueil et de développement permet-elle de conforter, sur le fond, le SCoT ou le PLU ? Comment la procédure d?élaboration du SCoT s?enrichit-elle d?une capacité d?accueil et de développement appréciée collectivement ? 88 Fiche 26 Les dispositions de l?article L. 146-2 du code de l?urbanisme Ces dispositions ont une portée juridique certaine, même si celles-ci laissent une importante marge de manoeuvre aux planificateurs pour déterminer la capacité d?accueil des espaces urbanisés ou à urbaniser. Ces dispositions imposent, en effet, aux auteurs des documents d?urbanisme de définir cette capacité à partir d?un critère spatial, c?est-à-dire en prenant en compte la protection des milieux remarquables du littoral, ainsi que la protection des espaces nécessaires aux activités traditionnelles qui s?exercent sur le littoral. L?interprétation juridictionnelle des dispositions de l?article L. 146-2 L?interprétation juridictionnelle qui, jusqu?ici, a été donnée de ces dispositions a, dans une certaine mesure, confortée leur portée juridique. Par là même, elle a réduit la marge d?appréciation dont disposent les planificateurs en la matière. Ainsi, dans un jugement en date du 29 juillet 2004, le tribunal administratif de Nantes a-t-il considéré que pour déterminer la capacité d?accueil des espaces urbanisés et à urbaniser les autorités locales ne devaient pas se borner à assurer un certain équilibre spatial entre développement de l?urbanisation et préservation des zones naturelles ou agricoles, mais qu?elles étaient également tenues de vérifier si les équipements publics existants ou prévus (eau, assainissement, traitement des déchets) étaient suffisants pour répondre à l?extension de l?urbanisation envisagée (TA Nantes, 29 juillet 2004, Association de défense de l?environnement en Vendée et association « les amis de l?Ile-d?Yeu » : req. n° 0004558). L?article L. 146-2 peut par conséquent être méconnu non seulement lorsque le développement de l?urbanisation prévu par le document d?urbanisme porte une atteinte manifestement disproportionnée aux espaces naturels, mais aussi lorsque l?état des équipements publics nécessaires au développement de cette urbanisation est insuffisant. Cette interprétation juridictionnelle a été reprise dans la DTA « Estuaire de la Loire ». Celle-ci précise en effet que la capacité d?accueil est aussi liée « à l?offre en matière d?équipements, de services et d?hébergements ». Portée juridique de la notion de capacité d?accueil 89 Quelle portée juridique ? La méthode n?a pas un caractère obligatoire La méthode d?évaluation de la capacité d?accueil proposée ici n?est bien sûr pas un ensemble de règles qui s?imposent aux planificateurs. Même si cette méthode aboutit à la mise en place d?éléments dont on sait bien qu?ils auront quelque chose à voir avec le droit, ce n?est par pour autant que la dite méthode a pour effet de limiter l?importante marge de manoeuvre dont disposent en la matière les autorités locales. Sur le plan juridique, ces autorités ne sont en rien tenues d?appliquer la présente démarche : elles gardent toute latitude pour reprendre l?interprétation qui est ici recommandée ou, au contraire, pour l?amender, l?enrichir, la réfuter ou la contredire. La méthode, qui n?est pas une opération par laquelle des normes juridiques sont édictées, ne saurait par conséquent entraîner en elle-même la moindre obligation juridique à la charge des autorités chargées d?appliquer les dispositions de L. 146-2. Il s?agit donc ici plus de suggestions ou de recommandations à destination des collectivités locales et des services de l?état, que d?une ligne de conduite que ces derniers devraient suivre impérativement. Reste que, dans certaines circonstances, les éléments compris dans la méthode pourraient être repris par le juge administratif pour apprécier la légalité d?un document d?urbanisme au regard de dispositions législatives ou réglementaires protectrices de l?environnement. La méthode peut néanmoins influer sur l?interprétation de la notion de capacité d?accueil La méthode peut cependant constituer la base (et c?est là tout son intérêt) sur laquelle il est possible de s?appuyer pour donner sens à la notion de capacité d?accueil. En effet, la démarche retenue a aussi et surtout une vertu pédagogique : sa mise en oeuvre permet d?établir les données objectives nécessaires à la discussion et à l?établissement de la capacité d?accueil. Cette méthode, qui sert la communication sociale, est de nature : - à stimuler les échanges et les mises en relation ; - à fournir l?échelle des possibilités entre lesquelles il faudra choisir ; - à enrichir le jeu des interprétations plausibles. Notons encore que la méthode retenue peut faciliter la mise en oeuvre des principes généraux de l?urbanisme applicables aux documents d?urbanisme (L. 121-1 du code de l?urbanisme) ou encore être précieuse pour réaliser leur évaluation environnementale. Par là-même, elle peut conforter la sécurité juridique des documents d?urbanisme. Par ailleurs, la méthode est aussi un outil pertinent pour dégager la « capacité de charge » des zones côtières dans le cadre de la mise en place de la GIZC. Portée juridique de la méthode proposée ici Bibliographie BERTHELOT Chantal, PRIOU Christophe, SANDEL Christine, VINCE Agnès, AMIOT François, LEVRAUT Anne-Marie, MARTINI Frédérique, FOUQUART Xavier, 2010, Grenelle de la mer - Rapport du Comité opérationnel Aménagement, Protection et Gestion des espaces littoraux, Paris, Ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, 128 p. CRINQUANT N., 2005, La capacité d?accueil des territoires littoraux. De la recherche d?indicateurs pertinents à leur exploitation dans une étude de cas. Mémoire de fin d?études, Ecole Nationale Supérieure d?Agronomie, Montpellier, 188 p. JOARDAR, S.D., 1998. Carrying capacities and standards as based towards urban infrastructure planning in India : a case of urban water supply and sanitation. Habitat International, Vol.22, Issue 3, pp. 327-337. POTTIER P. (coord.), CHADENAS C., POUILLAUDE A., STRUILLOU J-F, 2009, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux. Approche et méthode, Cahier n°2, DREAL des Pays de la Loire, 84 p. Synthèse n°2, 2009, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux. Approche et méthode, DREAL des Pays de la Loire, 6 p. POTTIER P. (coord.), CHADENAS C., CHOBLET C., POUILLAUDE A., STRUILLOU J-F., TROUILLET B., 2007, La capacité d?accueil et de développement des communes littorales. Synthèse bibliographique, Cahier n°1, PUCA - Ministère des Transports, de l?Equipement, du tourisme et de la Mer - DRE des Pays de la Loire, 77 p. Synthèse n°1, 2007, La capacité d?accueil et de développement des communes littorales. Synthèse bibliographique, DRE des Pays de la Loire, 4 p. A paraître : DREAL des Pays de la Loire, 2010, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux. Aide à la rédaction d?un cahier des charges de SCoT ou de PLU, Cahier n°4, DREAL des Pays de la Loire. 91 Annexe La fiche « Capacité » présentée dans les pages suivantes est une adaptation de la grille exemple à un territoire, sur lequel la méthode d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement présentée dans ce guide a été pratiquée. Cette fiche concerne la Capacité à maîtriser l?extension urbaine (Sol). 93 La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ». Fiche Capacité 6 Maîtriser l?extension urbaine La question de l?urbanisation est omniprésente dans la problématique du développement durable des littoraux, car elle occupe une place de plus en plus importante des espaces les plus proches de la côte. À l?échelle nationale, l?urbanisation représente ainsi 50 % des espaces situés à moins d?un kilomètre du rivage, sur le site d?étude retenu, 26 %. L?évaluation de la capacité d?accueil passe inévitablement par la prise en compte des impacts du développement de l?urbanisation, car les processus mal maîtrisés du développement de la construction provoquent le plus souvent l?altération de nombreuses ressources essentielles à la qualité des territoires littoraux. Le sol ou l?espace en quantité de surface est la première de ces ressources à être mise en danger, car ses dimensions sont limitées et les processus d?urbanisation le plus souvent très consommateurs de surface. Question posée en termes de capacité d?accueil supplémentaire de populations et d?activités, saisonnières ou permanentes Capacité à éviter la mise en péril de la ressource à enjeux Eclairages des situations de déséquilibres potentiels Indicateurs fondamentaux complémentaires 6a1 - Tranche modale des surfaces construites Consommation d?espace par l?urbanisation excessive 6a2 - Pression urbaine ressentie Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande 6b1 - Capacité résiduelle d?urbanisation Faible densité des espaces urbanisés 6c1 - Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, (densité minimale) Disparition des coupures entre les bourgs 6d - Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation 6e1 - Surfaces des ZAC/ZAD, lotissement et réserve foncière La part du sol à vocation urbaine destinée à l?accueil supplémentaire de populations et d?activités est-elle de nature à favoriser l?étalement urbain ? Capacité à maîtriser l?extension urbaine 6 Procédures d?urbanisme opérationnel et politique de maîtrise foncière insuffisantes 6e2 - Usage du DPU La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ». Synthèse Indicateur 6a1 - Tranche modale des surfaces construites Indicateur 6a2 - Pression urbaine ressentie Indicateur 6b1 - Capacité résiduelle d?urbanisation Indicateur 6c1 - Densité des espaces urbanisés Indicateur 6d1 - Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation Indicateur 6e1 - Surfaces des ZAC/ZAD, lotissement et réserve foncière ? Indicateur 6e2 - Usage du droit de préemption urbain ? Situation de déséquilibre : importante en partie maîtrisée maîtrisée absence de données ? La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de manoeuvre du territoire à? - Garantir le bon accès à l?eau (capacité 1) EAU - Garantir la cohérence du cycle de l?eau et sa qualité (capacité 2) EAU - Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 4) SOL - Gérer certains usages dans les limites spatiales du territoire expertisé (capacité 5) SOL Environnement - Préserver l?identité locale et le lien social (capacité 7) CULTURE - Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 8) CULTURE - Préserver les spécificités paysagères (capacité 9) CULTURE - Assurer le maintien et le renouvellement des populations permanentes (capacité 11) DEMOGRAPHIE - Maintenir un équilibre démographique entre pop. permanente et temporaire (capacité 12) DEMOGRAPHIE - Gérer le flux saisonnier des déplacements (capacité 13) MODE D'HABITER - Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 15) MODE D'HABITER - Rationaliser l?occupation résidentielle (capacité 21) MODE D'HABITER - Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22) MODE D'HABITER - Maintenir un débat politique apaisé (capacité 25) VIE COLLECTIVE Société - Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à bien les faire fonctionner toute l?année (capacité 27) CAPITAL MATERIEL - Maîtriser financièrement l?urbanisation et la spécialisation touristique (capacité 29) CAPITAL FINANCIER - Diversifier le tissu économique local (capacité 30) TISSU ECONOMIQUE LOCAL - Offrir des services d?intérêt général toute l?année et adaptés en saison (capacité 32) SERVICE D'INTERET GENERAL Économie La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ». Mesure des indicateurs Indicateur 6a1 ? Tranche modale des surfaces construites Données : fichier DRE ? SITADEL, surface des terrains sur lesquels a été déposée une demande de permis de construire pour une construction neuve à usage d?habitation. Prise en compte à la date d?ouverture du chantier (DOC) sur une période de 10 ans (1996 à 2006). Traitement : somme des déclarations par tranches de surfaces des parcelles en 14 tranches détaillées ( de 250 m² ; 251 à 500 ; 501 à 750 ; 751 à 1 000 ; 1 001 à 1 500 ; 1 501 à 2 000 ; 2001 à 2 500 ; 2 501 à 3 000 ; 3 001 à 3 500 ; 3 501 à 4 000 ; 4 501 à 5 000 ; 5 001 à 10 000 ; + de 10 000), regroupées en 6 classes : - petite parcelle : - de 500 m² - parcelle moyenne : 501 à 1 000 m² - parcelle moyenne supérieure : 1 001 à 2 000 m² - parcelle grande : 2 001 à 3 000 m² - parcelle très grande : 3 001 à 5 000 m² - parcelle exceptionnelle : + de 5 000 m² - Référence : elle se fait par référence avec trois communes dont une en contexte insulaire, présentant un nombre total de logements identique à ce qui est observé sur l?île en étude (nombre total de logements au RGP 99 et nombre de logements neufs par an à peu près équivalents ? moyenne annuelle calculée entre 1996 et 2006, données SITADEL). Résultats Ile en étude Comparaison 1 2 3 4 Nb total logements 5 061 6 248 3 498 4 302 5 265 Nb de logements neufs (10ans) 604 633 441 840 589 Parcelles ? de 500 m² 12,2 % 30,2 % 9,8 % 14 % 4,1 % 501 à 1 000 m² 38,8 % 53,2 % 43,5 % 47,3 % 72,4 % 1 001 à 2 000 m² 35 % 13,3 % 34,7 % 25,2 % 15,4 % 2 001 à 3 000 m² 8,7 % 2,1 % 8 % 9,1 % 3,3 % 3 001 à 5 000 m² 3,4 % 0,9 % 2 % 2,9 % 2,4 % + de 5 000 m² 1,9 % 0,3 % 2 % 1,5 % 2,4 % surface moyenne d?un terrain construit 1 275 m² 798 m² 1 318 m² 1 176 m² 1 165 m² surface médiane 1 000 m² 608 m² 1 000 m² 857 m² 730 m² consommation moyenne d?espace par logement construit (1996-2006) 1 149 m² 794 m² 1 184 m² 651 m² 772 m² Évaluation : la surface moyenne d?une parcelle construite sur l?île en étude entre 1996 et 2006 pour un nouveau bâtiment à usage d?habitation a été de 1 275 m², ce qui représente une consommation d?espace relativement élevée. Parmi les communes de référence, seule l?une d?entre elle présente une surface moyenne supérieure, l?île de comparaison étant de 37 % inférieure à celle enregistrée sur l?île en étude. Les parcelles mises en construction sur l?île en étude sont de surfaces à peu près comparables à celles des communes de référence (exception faite de la commune 1) avec, toutefois, une tendance à disposer de moins de terrains bâtis de petite surface et de plus de terrains bâtis de surface supérieure. En effet, la part des parcelles de moins de 1 000 m², qui représentent 50,2 % du total sur l?île en étude, est plus limitée que sur trois territoires de comparaison (2, 3 et 1), 53 % pour le n°2, 61 % pour le n°3 et surtout 83,4 % pour le territoire n°1 (celle des 1 000 à 3 000 m² est de 44,4 % contre 42,7 %, 34,3 et 15,3. Celle des plus de 3 000 m² de 5,4 %, contre 4 %, 4,4 et 1,2 %. La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ». ==> Au regard des surfaces des terrains urbanisés sur l?île en étude depuis 10 ans, il ressort que le sol est consommé par l?urbanisation dans des proportions importantes et majoritairement supérieures à ce qui est observé pour des situations similaires. Cette situation est liée à un processus d?urbanisation consommateur d?espace, s?accompagnant d?une sous- représentation des terrains à bâtir les plus petits et d?une sur-représentation des terrains les plus grands. Au total, la consommation moyenne d?espace pour la construction d?un logement se situe à un niveau élevé (1 149 m²), incompatible avec une gestion économe du sol. Indicateur 6a1 : gfbhhgh Valeur cible : l?objectif à atteindre dans le cadre d?une maîtrise plus forte des extensions urbaines est d?augmenter la part des parcelles de surface inférieure à 1 000 m² dans le processus d?urbanisation. Cette part pourrait atteindre une valeur proche de celle enregistrée à dans le territoire n°2 (55 % des terrains construits), ce qui représenterait une économie annuelle de 2,2 ha de surface urbanisée (sur 10 ans, 22 terrains bâtis d?une surface inférieure à 1 000 m², venant remplacer 22 terrains d?une surface d?environ 2 000 m² qui auraient sinon été construits). Indicateur 6a2 ? Pression urbaine ressentie Les données traitées se limitent à celles de l?exploitation d?une enquête directe auprès de la population, permanente et temporaire, à partir d?un questionnaire sur la perception du territoire de l?île en étude et des pressions diverses qui s?exercent sur lui. Elles sont donc partielles et ne peuvent à elles seules éclairer le ressenti de la pression urbaine. Données : enquête réalisée pendant l?été 2007 sur l?île en étude par la MSH Ange Guépin dans le cadre de la mission PUCA-DRE des Pays de la Loire. Les questionnaires utilisés concernent 260 personnes interrogées sur l?île à la fin du mois de juillet 2007, dont 54 résidents permanents et 206 résidents temporaires. Traitement : la perception du développement urbain sur l?île peut être appréciée au travers de la question 3.5 (Depuis que vous venez sur l?Ile, avez-vous noté des changements dans la nature/paysages ? 13 choix possibles de réponse, dont Davantage de maisons et des maisons qui se ressemblent toutes) et de la question 4.4 (À votre avis la fréquentation touristique pose-t-elle des problèmes aux territoires qui l?accueillent ? 13 choix possibles de réponse, dont le problème lié à la Pression immobilière et foncière). Référence : elle se fait par référence avec trois communes dont une en contexte insulaire, présentant un nombre total de logements identique à ce qui est observé sur l?île en étude. Résultats : * à la question 3.5 (Depuis que vous venez sur l?île, avez-vous noté des changements dans la nature/paysages ?), 56,4 % des résidents permanents s?étant exprimés ont déclaré comme premier changement visible celui du nombre croissant de maisons, 48,5 % des résidents temporaires. L?uniformité architecturale n?est mentionnée que pour 3,6 % des changements visibles de 1ère et 2ème importance pour les résidents permanents et 0 % des résidents temporaires. * à la question 4.4 (« À votre avis la fréquentation touristique pose-t-elle des problèmes aux territoires qui l?accueillent ? »), 22 % des résidents permanents s?étant exprimés ont mentionné la pression immobilière et foncière en 1ère et 2ème niveau d?importance parmi les problèmes perçus, 8,7 % des résidents temporaires. Évaluation : ==> le premier changement de paysage relevé par les habitants et les résidents secondaires concerne l?extension urbaine. Le niveau de réponses montre un début de prise de conscience de la pression urbaine du territoire. Cependant, parmi les résidents permanents, 3 sur 4 n?ont pas mentionné la pression immobilière et foncière comme un problème évident lié à l?activité touristique. La consommation de la ressource SOL n?est pas perçue comme étant à un stade d?érosion critique. Indicateur 6a2 : gfbhghh La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ». Indicateur 6b1 ? Capacité résiduelle d?urbanisation Données : capacité brute d?urbanisation rendue possible dans le cadre actuel des PLU, obtenue par extraction des parcelles actuellement non bâties (fichier cadastral sous forme numérique, DDE) et situées dans une zone à vocation urbaine résidentielle, actuelle et future, du PLU (fichier du zonage du PLU, DDE). Traitement : s?effectue en plusieurs étapes : - extraction des parcelles non bâties situées dans les zones à vocation urbaine du PLU ; - suppression des parcelles présentant une surface trop limitée pour être bâties (fonction des règles édictées dans le PLU ; COS et surface minimale des terrains constructibles), ainsi que celles visiblement trop enclavées pour être urbanisées ; - remplissage de ces parcelles, de façon manuelle tenant compte de la morphologie des espaces environnants (densité, accès, ?) et du règlement du PLU (notamment pour les zones d?urbanisation groupée), de façon à déboucher sur le nombre de nouvelles constructions possibles sur ces parcelles constructibles ; un taux de rétention de 20 % est ensuite appliqué, intégrant le gel d?un certain nombre de terrains qui ne pourront être construits dans le cadre actuel du PLU (situation géographique, héritage, spéculation?). Référence par comparaison aux communes littorales 1, 2, 3 et à une commune intérieure 4, qui présentent toutes un espace à urbaniser similaire en nombre total de logements, ainsi qu?un processus d?urbanisation (nombre de nouvelles constructions par an) à peu près identique à ce qui est observé sur l?île en étude. Résultat : Ile d?étude Comparaison 1 (île) 2 3 4 Nb total logements 5 061 6 248 3 498 4 302 5 265 Nb de logements neufs (10ans) 604 633 441 840 589 consommation moyenne d?espace par logement construit (1996-2006) 1 149 m² 794 m² 1 184 m² 651 m² 824 m² Zones urbaines (IPLI) 665 ha 596 ha 415 ha 445 ha 995 ha Surfaces disponibles en zones actuellement urbanisables 142 ha 90 ha 73 ha 36 ha 44 ha Logements constructibles en zones actuellement urbanisables 1 115 logt 1 131 logt 619 log 546 logt 535 logt Nb d?années de réserve 19 ans 18 ans 14 ans 6 ans 4 ans Surfaces disponibles en zones d?urbanisation future 39 ha 43 ha 30 ha 35 ha 110 ha Logements constructibles en zones d?urbanisation future 390 logt 430 logt 300 logt 350 logt 1 110 logt Nb d?années de réserve 6 ans 7 ans 7 ans 4 ans 9 ans Surfaces totales disponibles en zones à vocation urbaine 181 ha 133 ha 103 ha 71 ha 154 ha Total logements constructibles en zones à vocation urbaine 1 505 logt 1 561 logt 919 logt 896 logt 1 645 logt Total logements constructibles en zones à vocation urbaine (rétention 20 %) 1 204 logt 1 250 logt 735 logt 717 logt 1 316 logt Nb total d?années de réserve 25 ans 25 ans 21 ans 11 ans 14 ans Nb total d?années de réserve avec taux rétention 20 % 21 ans 21 ans 16 ans 10 ans 13 ans La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ». Évaluation : la capacité brute d?urbanisation est ici limitée aux terrains nus et ne tient donc pas compte du renouvellement urbain possible dans les années à venir (densification des espaces actuellement urbanisés), jusqu?à présent limité dans les espaces urbains du littoral régional. Il n?existe pas de règles s?appliquant à ce qu?un PLU doit raisonnablement offrir comme terrains à bâtir en fonction de la demande qui s?exprime sur un territoire. On peut toutefois partir du principe qu?un PLU est un document de planification à court terme (5 ans, 10 ans maximum) et que par conséquent un potentiel équivalent à 15 ans de constructions sur un rythme identique à celui observé sur la dernière décennie écoulée est acceptable et conforme à une gestion rigoureuse de l?espace. ==> Avec 21 années de réserve d?urbanisation, le PLU de l?île en étude offre encore des surfaces pour la construction à vocation résidentielle trop largement dimensionnées. Concernant les surfaces immédiatement urbanisables, le PLU de l?île en étude est le plus « généreux » de ceux utilisés en référence (19 ans de réserve, contre 18, 14, 6 et 4). Indicateur 6b1 : gfbhhgh Valeur cible : l?offre de terrains constructibles pourrait être réduite sensiblement, pour atteindre une réserve équivalente à 15 années de construction au rythme des dix dernières années écoulées. Indicateur 6c1 ? Densité des espaces urbanisés Données : nombre de logements au recensement 1999, zones urbaines à dominante résidentielle de la BD occupation du sol de l?IPLI (DDE, 2000). Traitement : rapport du nombre total de logements à la surface des zones urbaines résidentielles. Référence : elle se fait par référence avec trois communes dont une en contexte insulaire, présentant un nombre total de logements identique à ce qui est observé sur l?île en étude. Résultat : Ile d?étude Comparaison 1 (île) 2 3 Nb total logements 5 061 6 248 4925 4 302 Zones urbaines résidentielles (IPLI) 568 ha 458 ha 436 ha 304 ha Nb de logt à l?hectare 8,9 ha 13,6 ha 11,3 ha 11,5 ha Évaluation : la densité de logements sur l?île en étude est nettement la plus faible comparée à des situations d?autres communes littorales similaires. Il n?existe pas de règles normatives de densité moyenne acceptable et conforme à une gestion rigoureuse et économe de l?espace, toutefois, la valeur de 12 logements à l?hectare est souvent utilisée comme référence technique (FNAU, ?). ==> Avec à peine 9 logements à l?hectare, la densité des espaces urbains résidentiels est faible sur l?île en étude. En termes réglementaires, le PLU confirme une tendance à l?autorisation d?un processus d?urbanisation peu dense (54 % des surfaces communales urbanisables pour la fonction résidentielle sont réglementés avec un COS < à 0,1) et par conséquent consommateur d?espace. Indicateur 6c1 : gfbhggh Valeur cible : compte tenu des niveaux de densité enregistrés dans des communes littorales similaires, il semble possible de dépasser le seuil des 10 logements à l?hectare. La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ». Indicateur 6d1 ? Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation Données : bâtiments en dur de la base de données cadastrales (mairie). Traitement : agrégation des espaces situés à moins de 100 mètres d?une construction, produisant la tache d?urbanisation. La continuité de l?urbain est ainsi prise en compte jusqu?à une distance de séparation de 200 mètres entre les bâtiments. Au-delà, la tache d?urbanisation est discontinue. Référence : par comparaison à une commune littorale également insulaire et touristique, disposant d?un nombre de logements légèrement supérieur à l?île en étude. Résultat : les résultats sont présentés sous forme cartographique, faisant apparaître à la fois l?étendue de la tache d?urbanisation et sa continuité. Évaluation : la tache d?urbanisation couvre 1 468 hectares, soit 61,5 % de la surface de la commune (pour 5 061 logements). Rapportée à la surface des zones urbaines IPLI, la tache d?urbanisation couvre une surface 2,2 fois supérieure (2 peut être considéré comme une valeur seuil). ==> La tache d?urbanisation dans l?île en étude est étendue en surface. Ce point confirme donc l?indicateur précédent. Mais surtout, elle révèle l?étalement et la dispersion (2,2 fois les espaces urbains au sens IPLI, pour 1,7 fois pour la commune en comparaison) et la continuité du bâti qui a réduit et limité les coupures d?urbanisation entre les pôles d?habitat ancien. (commune de comparaison, également île touristique avec 6 248 logements, même échelle) Indicateur 6d1 : gfbhghh La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ». Valeur cible : la tache d?urbanisation actuelle ne peut être réduite en surface, sauf en cas de destruction de bâtiments. L?attention doit donc être portée sur les extensions futures, de façon à réduire la progression de cette tache d?urbanisation au profit d?une densification de ce qui est déjà bâti. Indicateur 6e1 ? Surfaces des ZAC/ZAD, lotissement et réserve foncière Données : indisponibles ==> aucune évaluation possible. Indicateur 6e1 : ? ? Indicateur 6e2 ? Usage du droit de préemption urbaine Données : indisponibles ==> aucune évaluation possible. Indicateur 6e2 : ? ? Étape 1 Mettre en lumière les ressources posant question Étape 2 Questionner les atteintes portées aux ressources par la pression anthropique Étape 3 Mesurer et apprécier la fragilité des ressources validationvalidationRessources à enjeux identifiées validationvalidationGrille d?évaluation : questionnements et hypothèses de situations de déséquilibres posés système de veille et d?alerte sur la maîtrise ou la non-maîtrise de la capacité d?accueil ré un io ns d e tra va il,l en qu êt es d e te rr ai n. .. identification des ressources à enjeux élaboration de la grille co ns ul ta tio n év en tu el le d ?e xp er tstt 3a : choix des indicateurs 3b : mobilisation des données 3c : choix des états de référence 3e : évaluation 3f : élaboration du tableau synoptique 3d : production des résultats de l?observation fic he s Ca pa ci té s conduite et animation du projet les enjeux du territoire => quel niveau de pression pour le territoire ? validation des niveaux acceptables d?altération des ressources validation Un iv er si té d e Na nt es (C ha de na s C. , P ot tie r P ., Po ui lla ud e A. ) - D RE P ay s de la L oi re - M SH , 2 00 8 comité de pilotageLe territoire expertisé et ses ressources équipe projet Procédure d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement la classification des ressources et son détail ; la grille d?évaluation exemple avec une liste élargie de situations de déséquilibres rencontrées sur le littoral ; les 34 fiches « Capacités » avec une armature pré-remplie ; la liste des sources utilisées pour mesurer les indicateurs ; le questionnaire pour mener une enquête directe sur la capacité d?accueil élargie ; l?architecture de la base de données de l?enquête directe et son formulaire de saisie ; la liste des liens entre les capacités du territoire (dans les fiches « Capacités ») ; le tableau synoptique (mis en forme avec les 34 capacités de la grille exemple) ; le Cahier n° 1 : Pottier P. (coord.), Chadenas C., Choblet C., Lamberts C., Pouillaude A., Struillou J-F, Trouillet B., 2007, La capacité d?accueil et de développement des communes littorales. Synthèse bibliographique. DRE Pays de la Loire, 77 p. la synthèse n°1, 2007, La capacité d?accueil et de développement des communes littorales. Synthèse bibliographique, DRE des Pays de la Loire, 4 p. le Cahier n° 2 : Pottier P. (coord.), Chadenas C., Pouillaude A., Struillou J-F, 2009, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux. Approche et méthode. DREAL des Pays de Loire, 84 p. la synthèse n°2, 2009, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux. Approche et méthode, DREAL des Pays de la Loire, 6 p. le cahier n°4, à paraître : DREAL des Pays de la Loire, 2010, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux. Aide à la rédaction d?un cahier des charges de SCoT ou de PLU, Cahier n°4, DREAL des Pays de la Loire. OUTILS MIS A LA DISPOSITION EN TELECHARGEMENT http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=359 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. La classification des ressources Direction régionale de l?Environnement, de l?Aménagement et du Logement des Pays de la Loire Plan Urbanisme Construction Architecture Direction générale de l?Aménagement, du Logement et de la Nature avec le soutien de la MSH Ange Guépin et du CETE de l?Ouest Contacts : DREAL Pays de la Loire Service Intermodalité, Aménagement, Logement sial.dreal-pays-de-la-loire@developpement-durable.gouv.fr Coordinateur du programme : Patrick POTTIER patrick.pottier@univ-nantes.fr Université de Nantes Géolittomer, LETG UMR 6554 - CNRS (ATTENTION: OPTION te des éléments transversaux, d?une construction plus complexe, et qui sont également primordiaux pour le territoire. Ils couvrent deux à trois sphères du Développement durable (environnement, société et économie). Leur émergence est liée à un ensemble de ressources simples, en interaction les unes avec les autres. Ce sont les ressources complexes. Le foncier est un élément complexe qui ne peut être limité à une ressource simple. Sa transversalité associe les domaines : - de l?environnement : il concerne alors directement la ressource sol. Son étendue plus ou moins importante et l?augmentation du prix du foncier accroissent la pression sur cette ressource, particulièrement dans certains secteurs sensibles. Le risque est de voir se réduire, par endroit, la diversité des usages ; - de la société : il concerne directement la ressource mode d?habiter. La concurrence pour accéder à la propriété foncière, entraîne l?exclusion d?une partie de la population à faible revenu ; - et enfin de l?économie : il concerne directement la ressource capital financier public qui, sous l?effet du prix du foncier, voit se réduire ses capacités de mobilisation financière pour répondre à l?ensemble des besoins, en équipement notamment. Il peut également impacter d?autres ressources, comme le tissu économique local. La prise en compte du foncier, dans sa complexité et sa transversalité, doit donc se situer à un autre niveau de la mise en oeuvre de la démarche, celui de la reconnaissance du principe de « partage du foncier » comme un enjeu essentiel pour l?avenir du territoire. Ouest-France du 05/02/2007 Fiche 8 : Identifier les ressources littorales La vulnérabilité aux risques naturels et technologiques des personnes, des habitations et des installations constitue un élément complexe. Elle place certaines ressources (populations, biens, milieux naturels sensibles, ?) au croisement d?autres ressources facteurs d?aléa : - dans le domaine de l'environnement : l'érosion côtière des dunes ou des falaises est souvent la conséquence d'aménagements sur le littoral qui répondent à des besoins humains ou touristiques (ouvrages de gestion du trait de côte, enrochements,... ) mais qui s'avèrent inadaptés à la spécificité des milieux naturels : ils peuvent renforcer l?affouillement du pied de falaise par la mer, créant ainsi un risque pour les populations et les biens (localisation de maisons en haut de falaises friables par exemple) ; - dans le domaine de la société et de l'économie : les installations classées, notamment celles présentant des risques accidentels majeurs (SEVESO II) exposent significativement les personnes (ressource démographie) tout en permettant de renforcer le tissu industrialo-portuaire local. Leur proximité avec des espaces naturels sensibles crée également un risque pour la faune et la flore. 39 L'image de marque du territoire représente un élément complexe, transversal et qui fait référence à plusieurs ressources. Elle ne doit pas être confondue avec l'identité locale : - dans le domaine de l'environnement : l'eau peut contribuer à l'image de marque d'un territoire littoral, par sa qualité, sa transparence, mais également l'air, la faune? ; - dans le domaine de la société : la culture participe à l'image de marque d'un territoire, par l'identité locale, son folklore, son patrimoine architectural, paysager, mais également son mode de vie, sa démographie? ; - dans le domaine de l'économie : la qualité de son capital matériel peut contribuer à l'image de marque d'un territoire par ses équipements remarquables, le port, le golf, les centres de thalassothérapie, mais également son capital financier, son tissu économique local?. L'image de marque d?un territoire, dans la perspective de sa protection et de sa valorisation, peut être directement intégrée à un principe fondamental d'un projet de territoire, très orienté vers sa promotion comme produit touristique. C'est par ce biais que sa complexité peut être prise en compte. Les installations industrialo-portuaires côtoient des espaces urbanisés et balnéaires. Les risques liés à cet environnement immédiat n?empêchent pas l?étalement urbain de se développer. Embouchure de la Loire, Loire-Atlantique. érosion différentielle (dûe aux écoulements d?eau) menaçant les habitations installées en haut de falaise et les touristes sur la plage. Algarve, Portugal. L?attrait du paysage suscite l?intérêt des touristes. Port de pêche à l?Ile d?Yeu, Vendée et marais salants à Guérande, Loire-Atlantique. C Chadenas C Chadenas C Chadenas B Trouillet 40 L 'évaluation de la capacité d'accueil proposée permet de dépasser le constat général de ressources fragiles et épuisables, dont l'altération ou la disparition pure et simple peut créer un dommage pour les sociétés et les générations futures. Elle offre une appréciation d?ensemble de la pression humaine et de ses effets, sur un territoire particulier. Elle permet de percevoir de façon plus globale les multiples impacts d'un déséquilibre initial et non plus de raisonner de manière sectorielle (voir fiche 22). Une ressource apparaît mise en danger : un déséquili- bre est révélé par la collectivité locale, les services de l?Etat ou les acteurs de la société civile. L?attention peut par exemple être attirée sur le nombre de villas anciennes démolies par commune et par année (ressource CULTURE). L?alerte porte alors sur la pression qui s?exerce sur le patrimoine architectural, représentant ici un élément à enjeu d?une ressource culturelle remarquable, vulnérable, voire épuisable. en v ir o n n e m e n t Le système de ressources du territoire so c ié té éc o n o m ie Culture Cette vulnérabilité de la ressource du patrimoine architectural historique renvoie à la question de la rareté de la ressource SOL en termes de surface. Son déséquilibre est lié à une concurrence non maîtrisée et à une réduction forte des extensions possibles. Il sera traduit par une capacité résiduelle d?urbanisation. Le système de ressources du territoire Culture sol ressource en déséquilibre ressource en croissance interactions ressource du littoral : l?eau de mer, un oiseau, une falaise, une fête traditionnelle... Fiche 9 41 Comprendre les interactions entre les ressources de son territoire La rareté de la ressource SOL s?accompagne d?une augmentation du prix des terrains qui, certes, rentabi- lise les opérations de rénovation urbaine mais contribue également à fragiliser la ressource CAPITAL FINANCIER de la collectivité. Celle-ci doit consacrer une partie croissante de son budget à l?achat des terrains nécessaires à ses équipements, ou, de façon plus critique, doit se limiter dans l?implantation de ses équipements (ressource CAPITAL MATÉRIEL), faute de disponibilité en sol. Le système de ressources du territoire Culture capital matériel capital financier sol Ces opérations sont peut-être en lien avec le dynamisme de la ressource TISSU ÉCONOMIQUE LOCAL (secteur du bâtiment) qui constitue également un facteur d?ancrage de la ressource DÉMOGRAPHIE (des jeunes sur place). La destruction des villas anciennes est également associée à la question de la densification des espaces urbains dans les secteurs géographiques où la pression est la plus forte. Elle favorise une vraie réflexion sur la densité et la satura- tion estivale (ressource DÉMOGRAPHIE). démographie tissu économiquecono Le système de ressources du territoire Culture capital matériel capital financier sol Repère : plus globalement, mettre en évidence les interactions entre les ressources du territoire préfigure, pour le système d?alerte et de veille, les liens entre les indicateurs. Ceux-ci permettront l?évaluation globale de la capacité d?accueil et de développement du territoire expertisé. Mettre en évidence ces liens est indispensable pour faire fonctionner le système et comprendre la « mécanique » du territoire. Ils doivent émerger dès les premières discussions au sein de l?équipe-projet (voir fiches 3.2, 4, 5 et 7). Cet ensemble d?interactions entre plusieurs ressources laisse apparaître un sous-système centré sur la difficile maîtrise de la pression foncière, dans un contexte d?accroissement mal contenu de la population (et donc de la capacité d?accueil). 42 L ?évaluation de la capacité d?accueil proposée est intégrée. Elle est intrinsèquement liée à des scénarios de stratégies de développement du territoire. Arrivée à son terme, elle s?intègre dans un processus de projet. Il est donc possible, dès l?étape 1, de regrouper les ressources apparaissant comme centrales dans un ou des principes fondamentaux qui permettent d?orienter l?évaluation vers un projet de territoire. Localement, ces principes fondamentaux peuvent déjà avoir émergés lors des discussions préalables à un projet de territoire : « partager le sol dans un contexte d?étalement urbain », et se traduire dans les documents d?urbanisme. Plus globalement, ils sont également mis en avant par l?état, à travers les enjeux qu?il porte sur un territoire, ou la législation telles que la loi Grenelle 1 en France. Les lois sont aussi porteuses d?une interrogation systématique de certains principes fondamentaux, comme la densité urbaine ou la mixité sociale inscrites dans la loi SRU. Les principes fondamentaux peuvent intervenir à une autre échelle. Celle-ci peut alors orienter l?avenir d?un territoire, par exemple en établissant au niveau international des concepts fondamentaux, tel que le Développement durable, sur la base desquels des acteurs peuvent choisir de bâtir un projet de territoire. Les quelques ressources centrales associées aux principes fondamentaux ne sont pas les seules à être interrogées. Elles orientent le questionnement qui porte sur l?ensemble des ressources du territoire. Fiche 10 Pour aller plus loin : Le principe fondamental = le fil conducteur permettant d?orienter le questionnement sur toutes les ressources Ces principes essentiels orientent la gestion du système de ressources du territoire. Ils énoncent la volonté de maîtriser un processus éventuellement perturbateur dans un contexte d?accueil supplémentaire de populations et d?activités. Ils peuvent aussi refléter l?attention particulière accordée à la préservation d?un capital de ressources. Comment utiliser les principes fondamentaux ? 43 utiliser des principes fondamentaux pour mettre en projet le territoire Exemple : l?installation d?une nouvelle population aisée sur le littoral s?accompagne d?une demande de terrains constructibles. Cette dernière entraîne des tensions sur les marchés fonciers et immobiliers qui connaissent une augmentation des prix. Ceci se traduit à la fois par un enrichissement des habitants permanents vendeurs de leur patrimoine et par une éviction des jeunes issus de familles locales dépourvues de capital foncier, dans l?incapacité de se loger sur place. Ces ménages modestes sont repoussés d?autant plus loin que les parcelles vendues localement sont grandes, alourdissant par là-même le coût global de la construction. La collectivité locale, les acteurs économiques et la société civile, les services de l?état ou les experts estiment que par son ampleur, la tension sur la ressource SOL fragilise globalement le capital du territoire par un enchaînement d?interactions successives mettant en jeu plusieurs ressources. Le SOL reconnu comme élément principal de ce processus, représente ainsi une ressource centrale pour le territoire littoral considéré. Ces questions autour de la rareté du SOL sont regroupées en une seule phrase : PARTAGER LE SOL DANS UN CONTExTE D?éTALEMENT URBAIN Ressource EAU : à travers le principe fondamental ? Partager le SOL dans un contexte d?étalement urbain ?, on interroge la manière dont l?étalement urbain et le partage du sol remettent par exemple en cause le bon accès à l?eau pour les habitants et les touristes. => Trop de consommation d?eau dans certains secteurs fait qu?un mince filet d?eau coule au robinet à des heures précises de la journée (retour de la plage par exemple). Ressource CAPITAL MATéRIEL : à travers le fonctionnement des équipements collectifs (un élément à enjeu du capital matériel), les questions portent cette fois sur leur bon fonctionnement été/hiver. Dans le cas développé ci-dessus, on interroge le dimensionnement des équipements d?adduction et de traitement de l?eau potable entre l?été et l?hiver. => Augmenter le diamètre des tuyaux permettrait d?approvisionner les touristes et les habitants l?été mais causerait un risque sanitaire par stagnation de l?eau pour les habitants permanents l?hiver. 45 Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux Fiche 11. Marche à suivre Fiche 12. Questionner le territoire Fiche 13. Repérer la fragilité des ressources Fiche 14. Grille exemple d?évaluation éTAPE 2 Questionner les atteintes portées aux ressources par la pression humaine 46 Université de Nantes (Chadenas C., Pottier P., Pouillaude A.) - DRE Pays de la Loire - MSH, 2008 validationvalidationGrille d?évaluation : questionnements et hypothèses de situations de déséquilibres posés les enjeux du territoire => quel niveau de pression pour le territoire ? élaboration de la grille co ns ul ta tio n év en tu el le d ?e xp er ts Étape 2 Questionner les atteintes portées aux ressources par la pression anthropique comité de pilotageéquipe projet L ?étape 2 s?appuie sur la co-construction d?une grille d?évaluation de la capacité d?accueil (voir ci-contre). Ce travail est mené par l?équipe projet (voir fiches 3.2, 4, 5). Elle s?appuie sur la grille exemple (voir fiche 14). Son but est d?apprécier si la capacité d?accueil maximum du territoire est loin d?être atteinte, en passe de l?être ou déjà atteinte. L?objectif est de poser collectivement des hypothèses d?altération d?une ressource, ou d?un ensemble de ressources en interactions, du fait de l?accueil supplémentaire de populations et/ou d?activités. À cette fin, le remplissage de la grille permet de définir les objectifs de l?évaluation pour chaque ressource (l?étape 3 sert à choisir les indicateurs pertinents qui qualifieront le déséquilibre, le dysfonctionnement ou la saturation éventuels de la (des) ressource(s)). Il est fait appel ponctuellement à des experts, pour d'éventuelles précisions techniques (degré de déséquilibre supposé/avéré d?une ressource par exemple). Avec la grille proposée, les étapes 1 et 2 évitent de choisir des indicateurs avant de savoir ce qui se passe sur le territoire. Elles permettent de retenir, parmi les dynamiques à l?oeuvre, celles qui ont besoin d?être évaluées. Ces premières étapes sont essentielles pour l?opérationnalité de l?évaluation dans une démarche territoriale de capacité d?accueil. Sans elles, l?évaluation mise en place risque de dépasser largement les questions de capacité d?accueil, d?être démesurée en nombre d?indicateurs tout en oubliant des dimensions importantes de la pression humaine sur le littoral et notamment ses impacts. À l?issue de l?étape 2 (3 ou 4 réunions), l?évaluation sera adaptée au territoire expertisé. La co-construction des grilles d?évaluation de la capacité d?accueil sur un territoire spécifique consiste à réaliser un diagnostic approfondi des enjeux majeurs du territoire en étude, mis en évidence par l?équipe projet, à l?étape 1, à travers le choix des ressources. La grille d?évaluation est validée par le comité de pilotage. Fiche 11 étape 2 : extrait de la procédure d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement (voir rabat). Marche à suivre Ét ap e 1 É ta pe 2 É ta pe 3 C ap ac ité à é vi te r la m is e en p ér il de la r es so ur ce à e nj eu x E cl ai ra ge d es s itu at io ns de d és éq ui lib re s po te nt ie ls de la r es so ur ce à e nj eu x E a u A ir /c l i m at S o l F au n e F lo re O rg an is at io n du ca pi ta l pr od uc ti f C ap it al f in an ci er Ti ss u é co no m iq ue lo ca l C u lt u re D é m o g ra p h ie M o d e d e v ie d e s i n d iv id u s M o d e d 'h a b it e r M o d e d e t ra v a il V ie c o ll e c ti v e O ffr e de s er vi ce d' in té rê t g én ér al C ap it al m at ér ie l L es é ta p es d e l'é va lu at io n d e la c ap ac it é d 'a cc u ei l e t d e d év el o p p em en t d u t er ri to ir e ex p er ti sé Université de Nantes (Chadenas C., Pottier P., Pouillaude A.), PUCA - DREAL Pays de la Loire, 2008 e n v i r o n n e m e n t s o c i é t é é c o n o m i e Choix des re ss ou rc es à e nj eu x 1. sur u n te rri toi re p ar tic ul ie r e t 2. par l? acc ueil s up pl ém en ta ire d e po pu la tio ns d?activ ité s, pe rm an en te s ou s ai so nn iè re s L' in di ca te ur a ss ur e la c on ne ct io n en tr e l'o bj ec tif d 'é va lu at io n af fic hé e t l a si tu at io n m es ur ée d e m aî tr is e ou d e no n- m aî tr is e de la c ap ac ité d' ac cu ei l e t d e dé ve lo pp em en t d u te rr ito ire M is e en lu m iè re d e la v ul né ra bi lit é, l'a lté ra tio n et d e l'é pu is em en t d es re ss ou rc es Al er te s ur la n on -m aî tr is e de la c ap ac ité d 'a cc ue il et d e dé ve lo pp em en t du t er ri to ir e O bj ec tif s d' év al ua tio n de s ef fe ts d e la pr es si on a nt hr op iq ue su r l a re ss ou rc e pr in ci pa le R es so ur ce s pr in ci pa le s, né ce ss ai re s à la q ua lit é et à la r ic he ss e qu 'o ff re le te rr ito ir e R es so ur ce s pr in ci pa le s à pr en dr e en c om pt e da ns la d ét er m in at io n de la ca pa ci té d 'a cc ue il Q ue st io n po sé e en te rm es d e ca pa ci té d 'a cc ue il su pp lé m en ta ir e de p op ul at io ns et d 'a ct iv ité s, pe rm an en te s ou s ai so nn iè re s M es ur e de l' in di ca te ur de d és éq ui lib re d e la re ss ou rc e à en je ux Le q ue st io nn em en t co rr es po nd a u ch am p co uv er t pa r le f ut ur s ys tè m e d' in di ca te ur s A pt itu de d u sy st èm e de re ss ou rc es du te rr ito ire à é va lu er la m is e en p ér il de s re ss ou rc es e nv iro nn em en ta le s, so ci al es e t é co no m iq ue s 1 2 3 4 5 47 Grille d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement d?un territoire (téléchargeable sur le site de la DREAL des Pays de la Loire) 48 L e remplissage de la grille pour l?adapter à un territoire vise à questionner les déséquilibres affectant les ressources à enjeu, identifiées lors de l?étape 1. Concrètement, à ce stade, la colonne 1 du tableau page précédente est remplie. Désormais, les colonnes 2, 3 et 4 font l?objet de l?étape 2. Etape 2 Capacité à éviter la mise en péril de la ressource à enjeux Université de Nantes (Chadenas C., Pottier P., Pouillaude A.), PUCA - DREAL Pays de la Loire, 2009 Question posée en termes de capacité d'accueil supplémentaire de populations et d'activités, permanentes ou saisonnières 2 3 Extrait de la grille : colonnes 2 et 3 Dans une perspective de capacité de développement, le remplissage de la colonne 3 : testera l?aptitude du capital de ressources du territoire expertisé à accompagner la pression démographique et touristique ; évaluera les possibilités offertes par les ressources du territoire. Elle structure la grille d?évaluation. La colonne 2 permet de formuler une question sur les effets de l?activité humaine. Cette question doit préciser l?atteinte portée à la ressource sélectionnée : n sur le territoire expertisé, n par l?accueil supplémentaire de populations et d?activités (saisonnières ou permanentes). Cette colonne 2 définit les effets de la pression anthropique sur la ressource que l?on veut évaluer. La colonne 3 prolonge chacune des questions posées : elle interroge la capacité du territoire à éviter la mise en péril de la ressource considérée ou sa capacité à favoriser sa consolidation. Fiche 12 Questionner le territoire 49 L a p a rt d u s o l à v o ca ti o n u rb a in e d e st in é e à l ?a cc u e il su p p lé m e n ta ir e d e p o p u la ti o n s e t d ?a ct iv it é s fa v o ri se -t -e ll e l? é ta le m e n t u rb a in ? S O L D é M O G R A P H IE F L O R E H A B IT A T C A P IT A L M A T é R IE L T IS S U é C O N O M IQ U E L O C A L L a p o p u la ti o n s a is o n n iè re n ?e st -e ll e p a s tr o p i m p o rt a n te p a r ra p p o rt à l a p o p u la ti o n p e rm a n e n te e t à l ?e sp a ce d is p o n ib le ? L e c a p it a l m a té ri e l (é q u ip e m e n ts c o ll e ct if s e t in fr a st ru ct u re s) r é p o n d -i l e n t o u te s a is o n , a u x b e so in s é v o lu ti fs d e p o p u la ti o n s e n c ro is sa n ce ? E N V IR O N N E M E N T S O C IE T E E C O N O M IE L e s e sp è ce s fl o ri st iq u e s so n t- e ll e s m is e s e n p é ri l so u s l? e ff e t d e s p re ss io n s h u m a in e s ? L a p re ss io n q u i s? e x e rc e s u r le f o n ci e r li tt o ra l s? a cc o m p a g n e - t- e ll e d ?u n p ro ce ss u s d ?e x cl u si o n / sé g ré g a ti o n d e s m o d e s d ?h a b it e r te m p o ra ir e s o u p e rm a n e n ts , a u f il d e s g é n é ra ti o n s ? L e d é v e lo p p e m e n t to u ri st iq u e r e m e t- il e n q u e st io n l ?é q u il ib re e n tr e l e s a ct iv it é s p ré se n te s su r le t e rr it o ir e ? Q u e st io n s p o sé e s e n t e rm e s d e c a p a ci té d ?a cc u e il (c ol on n e 2 ) C a p a ci té s à é v it e r la m is e e n p é ri l d e l a r e ss o u rc e à e n je u (c ol on n e 3 ) C a p a ci té à m a ît ri se r l? e x te n si o n u rb a in e C a p a ci té à m a in te n ir u n é q u il ib re d é m o g ra p h iq u e e n tr e l e s p o p u la ti o n s p e rm a n e n te e t te m p o ra ir e C a p a ci té à m a in te n ir l a d iv e rs it é d e s u ti li sa te u rs d e s é q u ip e m e n ts e t d e s in fr a st ru ct u re s C a p a ci té à m a in te n ir u n e t ra m e v e rt e c o h é re n te C a p a ci té à d iv e rs if ie r l? o ff re d ?h é b e rg e m e n t to u ri st iq u e C a p a ci té à m a in te n ir l a d iv e rs it é d u t is su é co n o m iq u e l o ca l 50 Etape 2 Éclairage des situations de déséquilibres potentiels de la ressource à enjeux U ni ve rs ité d e N an te s (C ha de na s C. , Po tt ie r P. , Po ui lla ud e A. ), P U CA - D RE AL P ay s de la L oi re , 20 09 4 L a colonne 4 permet d?éclairer ce qui se passe sur le territoire. Elle précise les situations de déséquilibres pressentis auxquelles les ressources peuvent être exposées à court, moyen ou long terme. L?étape 3 montrera par une mesure s?ils sont avérés. Cette approche dynamique laisse ainsi de la place aux points d?amélioration en cours auxquels la collectivité est attentive. Le remplissage de cette colonne vise à mettre en lumière la vulnérabilité, l?altération ou l?épuisement éventuels de la ressource à enjeux choisie à l?étape 1. Les consolidations en cours de la ressource à enjeux constituent également des points d?attention. Toutes les ressources choisies sont explorées. à la différence d?un diagnostic de territoire, les déséquilibres soulevés ici sont liés strictement à la pression humaine. La formulation des problématiques qui s?attachent à ces ressources à enjeux doit se faire en termes de pressions exercées par l?arrivée de populations et d?activités, en particulier saisonnières. Fiche 13 Extrait de la grille : colonne 4 La grille d?évaluation est éclairée par des mesures et des éléments d?appréciation de la maîtrise de la capacité d?accueil lors de l?étape 3. C A P IT A L M A T é R IE L é C O N O M IE D é M O G R A P H IE S O C Ié T é S O L E N V IR O N N E M E N T 51 La p ar t d u s ol à v oc at io n u rb ai n e d es ti n ée à l ?a cc u ei l su p p lé m en ta ir e d e p op u la ti on s et d ?a ct iv it és e st -e lle d e n at u re à f av or is er l ?é ta le m en t u rb ai n ? La p op ul at io n sa is on ni èr e n? es t- el le p as tr op i m po rt an te p ar r ap po rt à l a po pu la ti on pe rm an en te e t à l?e sp ac e di sp on ib le ? Le c ap it al m at ér ie l (é q u ip em en ts co lle ct if s et i n fr as tr u ct u re s) r ép on d -i l en to u te s ai so n , au x b es oi n s év ol u ti fs d e p op u la ti on s en c ro is sa n ce ? C o L o n n E 3 C ap ac it é à m aî tr is er l ?e xt en si on u rb ai n e C ap ac it é à m ai n te n ir u n é q u ili b re d ém og ra p h iq u e en tr e le s p op u la ti on s p er m an en te e t te m p or ai re C ap ac it é à m ai n te n ir l a d iv er si té d es u ti lis at eu rs d es é q u ip em en ts e t d es in fr as tr u ct u re s ? C o n so m m a ti o n d ?e sp a ce p a r l? u rb a n is a ti o n e x ce ss iv e F ré q u e n ta ti o n e t d e n si té t o u ri st iq u e e x ce ss iv e p a r ra p p o rt à l a p o p u la ti o n p e rm a n e n te C o n ci li a ti o n d if fi ci le e n tr e l e s p o rt s d e p la is a n ce e t d e p ê ch e p ro fe ss io n n e ll e P ro cé d u re s d ?u rb a n is m e o p é ra ti o n n e l e t p o li ti q u e d e m a ît ri se f o n ci è re in su ff is a n te s C o n ce n tr a ti o n d e s p o p u la ti o n s â g é e s p e rm a n e n te s su r le t ra it d e c ô te e t d e s je u n e s m é n a g e s d a n s le s co m m u n e s ré tr o li tt o ra le s A cc è s in é g a l à l ?e a u e n tr e l e to u ri sm e , le s a u tr e s a ct iv it é s e t le s p o p u la ti o n s lo ca le s é cl a ir a g e s d e s si tu a ti o n s d e d é sé q u il ib re (c ol on n e 4 ) D is p e rs io n s p a ti a le e x a g é ré e e t d is p a ri ti o n d e s co u p u re s e n tr e l e s b o u rg s F a ib le d e n si té d e s e sp a ce s u rb a n is é s O ff re d e t e rr a in s co n st ru ct ib le s in a d a p té e à l a d e m a n d e Repérer la fragilité des ressources C o L o n n E 2 52 L es situations de déséquilibres potentiels et les points d?attention particuliers sont identifiés, sur le territoire en évaluation par 2 moyens : n en s?appuyant sur les 105 situations de déséquilibres proposées par la grille exemple (voir fiche 14), l?équipe-projet peut appréhender l?état des ressources de son territoire. Elle s?interroge alors collectivement sur la pertinence locale de la situation exemple et précise la manière de la faire évoluer ; n les membres de l?équipe-projet expriment certains déséquilibres qu?ils pressentent, sur leurs observations, sur leurs a priori, sur leur métier : « il n?y a plus aucune coupure entre les bourgs, il y a des maisons partout » ; « il y a de plus en plus d?interdictions de pêche à pied, sur les plages de notre commune » ; « la côte sauvage est de plus en plus protégée, on ne peut plus y aller en voiture, et même à certains endroits, en vélo ! » ; « pour aller au marché l?été, avec tous ces estivants, je suis obligé de m?y rendre très tôt, le matin ! J?adapte mes horaires à la foule présente l?été... » ; « l?hiver, il y a nettement moins d?activités culturelles qu?ailleurs, le cinéma est fermé... ». Les membres de l?équipe-projet pointent notamment les ressources vulnérables dans la perspective de les conserver en bon état ou bien de suivre les améliorations en cours. Fiche 13 : repérer la fragilité des ressources Des déséquilibres potentiels dans l?économie AS Bonnet Avec l?arrivée supplémentaire de populations permanentes ou de touristes, la capacité des équipements collectifs, qui font partie du capital matériel, pourrait être dépassée : la nouvelle station d?épuration ci-contre couvre-t-elle bien les besoins d?assainissement des logements envisagés ? Une évaluation participative et partenariale facilite l?adaptation locale de la grille d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement. 53 Des déséquilibres potentiels dans l?environnement Sur le littoral, la pêche à pied est une problématique récurrente. Lors des grandes marées notamment, l?impact sur les coquillages est de plusieurs ordres : prélèvements trop importants en nombre, non-respect des tailles des coquillages, piétinements anarchiques sur l?estran... La mesure de ces impacts contribue à préciser le niveau du déséquilbre, à vérifier si celui-ci est réel ou supposé, par exemple. Dès lors, des campagnes de sensibilisation à ces risques peuvent être entreprises, comme celles qui ont été récemment lancées sur nos côtes. Des déséquilibres potentiels dans la société Le mode d?habiter est particulièrement touché par la saisonnalité de l?activité touristique. L?une de ses caractéristiques la plus frappante, l?hiver, est les quartiers dits « de volets clos ». Les habitants permanents vivent donc une partie de l?année à côté de ces maisons inoccupées, accentuant l?effet de territoire vide et silencieux, d?où la vie s?est momentanément « retirée» . C Chadenas C Chadenas 54 R e ss o u rc e s à e n je u x Question posée en termes de capacité d?accueil supplémentaire de populations et d?activités, saisonnières ou permanentes Capacité à éviter la mise en péril de la ressource à enjeux Éclairages des situations de déséquilibres potentiels de la ressource à enjeux Indicateur décrivant la ressource à enjeux Indicateurs fondamentaux Indicateurs complémentaires Capacité résiduelle de production d?eau potable et volume annuel d?eau importée (été/hiver) Dépassement de la capacité nominale de production d?eau et/ou surcoût excessif de l?approvisionnement La pression humaine en période estivale contraint- elle l?approvisionnement en eau des populations et des activités ? Capacité à garantir le bon accès à l?eau toute l?année 1 Accroissement des restrictions de la consommation d?eau pour la population et les activités Nb de jours de restriction par arrêté préfectoral Qualité des eaux de ruiss Volume total d?eau consommée par mois ellement Qualité des eaux de baignade et nb de jours de fermeture des plages Dégradation de la qualité des eaux de ruissellement, souterraines et de surface Classement des dispositifs individuels d?assainissement (qualité du rejet) Taux de nitrates Dégradation de la qualité de l?eau liée à des formes d?agriculture peu respectueuses de l?environnement Présence d?espèces animales ou végé- tales, témoins de la qualité de l?eau Déclassement de la production conchylicole par contamination bactériologique Nb de jours d?interdiction de commercialisation La qualité de l?eau est-elle menacée par l?intensification des usages et/ou des activités polluantes qui limitent son partage ? Capacité à préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents usages du bassin-versant et de la mer 2 Interdictions de plus en plus fréquentes ou prolongées de la pêche, de la pêche à pied Nb de jours d?interdiction de la pêche à pied Coût du m d'eau pour le consommateur et pour la collectivité E N V I R O N N E M E N T Encombrement, voire saturation répétée du plan d?eau Comptages pendant les périodes d?affluence Mécontentement, voire conflits répétés entre différents usagers du plan d?eau Enquête de terrain L?occupation du plan d?eau maritime révèle-t-elle une situation de développement non maîtrisée de différents usages ? Capacité à gérer la diversité des usages sur le plan d?eau maritime 3 Rejets importants de déchets en mer par la plaisance Coût financier de la collecte La spécialisation touristique du territoire provoque-t-elle des nuisances sonores ? Capacité à garantir un niveau sonore raisonnable 4 Augmentation des activités bruyantes (notamment nocturnes) Absence d?un plan de prévention du bruit dans l?environnement Nombre de plaintes et d?appels pour tapage nocturne ou nuisance sonore L?accroissement des activités est-il de nature à mettre - en péril la qualité de l?air ? Capacité à garantir la qualité de l?air et à limiter ou réduire les émissions de GES 5 Dégradation de la qualité de l?air Suivi des niveaux de pollution de l?air Augmentation rapide des GES Bilan carbone Mise en place d?un PPBE Tranche modale des surfaces construites Pression urbaine ressentie Consommation d?espace par l?urbanisation excessive Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande Capacité résiduelle d?urbanisation Faiblesse des opérations de renouvel- lement et de densification de l?existant Faible densité des espaces urbanisés Densité des espaces urbanisés et des processus d?urbanisation, COS réglementaires, densité minimale Dispersion spatiale exagérée et disparition des coupures entre les bourgs Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tâche d?urbanisation Présence de zones AU Surface des zones AU La part du sol à vocation urbaine destinée à l?accueil supplémentaire de populations et d?activités est-elle de nature à favoriser l?étalement urbain ? Capacité à maîtriser l?extension urbaine 6 Foncier constructible disponible très réduit, y compris à moyen ou à long terme A I R S O L Densité des usagers par mode (baigneurs, surfeurs, mouillages sauvages) en périodes d?affluence E A U Fiche 14 P our faciliter le travail de l?équipe-projet, une grille exemple est téléchargeable*. Elle regroupe 30 questions récurrentes pour l'évaluation de la capacité d?accueil et de développement. L?adaptation au territoire est validée par le comité de pilotage. ** * http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/ ** Les indicateurs seront choisis à l?étape 3. 55 Grille exemple Question posée en termes ... Capacité à ? Éclairages des situations de déséquilibres Mesure de l?indicateur S O L Manque de disponibilités foncières pour les activités économiques Surface disponible et taux d?occupation des ZAE Procédures d?urbanisme opérationnel réduites Nb de lotissements et de projets de village Politique de maîtrise foncière insuffisante Nb d?acquisitions amiables Nb d?expropriations Usage du DPU (surfaces des DPU, ZAD, ZAC) Pressions importantes (régression et fragmentation) sur les terres agricoles Urbanisation dans les zones exposées aux risques naturels Surface agricole utilie et utilisée Surface du zonage agricole dans le PLU Indice de perturbation du marché agricole Surface totale du territoire en zone naturelle (occupation du sol) Surface totale des zones humides comblées Transformation ou disparition des habitats naturels Proportion de la superficie en ZNIEFF classée : ZPS, ZSC, site inscrit/classé Sacrifice des espaces fragiles/sensibles situés dans des zones à vocation urbaine des PLU Envolée des prix du foncier Prix des terrains à bâtir achetés Sous la pression du développement urbain, la concurrence sur le sol est- elle de nature à limiter ou perturber les autres usages ? Capacité à préserver les espaces nécessaires aux autres usages 7 Difficulté à trouver un site approprié pour les équipements collectifs (par exemple pour les déchets) Surface disponible et localisation pour réaliser les nouveaux équipements et infrastructures Pression sur les activités liées aux métiers de la mer notamment sur le trait de côte (nautisme, baignade, aquaculture, ...) Superficie des zones concédées sur le DPM Saturation des plages (baignade, chenal, jeux, restauration?) Taux d?occupation de plages Sous la pression croissante des pratiques touristiques, la diversité des usages du domaine public est-elle remise en cause ? Capacité à partager équitablement le domaine public (terrestre et maritime) 8 Encombrement supplémentaire et excessif de certains espaces collectifs Densité de l?encombrement ressenti en centre-ville, sur le port, sur les remblais Niveau de fréquentation des espaces fragiles à vocation naturelle Ouverture de nouveaux sentiers par la fréquentation Pratiques excessives et déstabilisatrices des espaces sensibles, par une utilisation non maîtrisée des parties vulnérables du territoire Parkings aménagés aux abords des espaces fragiles naturels Evolution morphologique des dunes, des falaises, des plages Eboulements ; cheminements organisés; interdictions d?accéder aux sites naturels L?intensité des pratiques touristiques sur certains espaces sensibles du littoral favorise t-elle leur dégradation ? Capacité à éviter des pratiques déstabilisatrices voire irréversibles sur les sites naturels sensibles 9 Dégradation morphologique sous l?effet du piétinement (dunes, falaises, plages) Nb d?espèces Perte de la diversité faunistique et diminution des individus emblématiques Taille des populations communes et emblématiques faune littorale 10 Pratiques concurrentielles sur l?estran en période sensible pour les oiseaux d?eau Mise en place de zones de tranquillité Nb de nids d?espèces emblématiques détruits / succès de la reproduction Chasse au gibier d?eau excessive Nb de procès-verbaux pour braconnage F A U N E Les espèces faunistiques (notamment aquatiques), sont-elles mises en péril sous l?effet des pressions humaines ? Capacité à éviter le dérangement de la faune sauvage 11 Fort développement du kite-surf en période de migration et d?hivernage des oiseaux d?eau Fréquentation du site par les oiseaux Uniformisation de la flore locale Présence d?espèces invasives Nb d?espèces indigènes Diminution du nombre d?espèces Nb d?espèces messicoles Piétinements anarchiques de la flore (dunes, falaises, landes, pelouses littorales) Nb d?espèces disparues sous l?effet du piétinement Capacité à préserver les espèces floristiques indigènes 12 Mise en péril de la continuité des formations végétales et de leurs connexions Existence de corridors écologiques F L O R E Les espèces floristiques sont-elles mises en péril sous l?effet des pressions humaines ? Capacité à maintenir une trame verte cohérente 13 Mauvais état de conservation des biotopes Surface et taille des biotopes emblématiques Surface des entités végétales remarquables Prélèvement excessif ou/et non-sélectif ou/et non contrôle des quantités et des calibres Proportion d'engins de pêche sélectifs (casier, filet, palangre, chalut sélectif...) Absence ou faiblesse de mesures collectives de gestion Mise en place et types de mesures collectives Respect des réglementations Evolution des stocks (poissons et coquillages) Capacité à préserver la Présence d?un PPRN Enquête terrain Surfaces urbanisées ou urbanisables situées dans les zones à risques Surface des espaces fragiles situés en zone urbaine 56 S O C I É T É Expression de la culture locale altérée Nb d?associations culturelles, sportives et artistiques actives / Nb d?adhérents, de journées événementielles et poids de la période estivale Face à l?arrivée massive de populations saisonnières, les pratiques sociales locales se perdent-elles, remettant en cause la spécificité de ce territoire ? Capacité à préserver l?identité locale (pratiques culturelles, identité maritime, ?) 14 Identité culturelle locale en régression Nb de mécontentements exprimés Nb de permis de démolir Evolution spatiale de l?urbanisation Les caractéristiques urbaines traditionnelles sont-elles mises en péril par les nouvelles constructions ? Capacité à maintenir le caractère local du patrimoine bâti 15 Destruction du bâti ancien traditionnel, dissolution des villages anciens dans la tache urbaine, uniformisation, banalisation des caractères architecturaux Etude architecturale ; formes urbaines Transformations paysagères dues au développement de l?urbanisation (construction et infrastructures) et aux mutations de l?agriculture Nb de dispositifs de gestion contractuelle sur les espaces protégés Evolution des peuplements des haies Appauvrissement de la spécificité paysagère locale Nb d?espèces exogènes (baccharis, eucalyptus, oliviers...) Evolution ressentie du paysage C U L T U R E Sous la pression démographique et les évolutions économiques, l?identité paysagère est-elle menacée ? Capacité à préserver les spécificités et la qualité paysagères 16 Perte de la qualité paysagère due à la multiplication et à la mauvaise intégration des infrastructures de déplacements Étude de terrain Nb d?habitants permanents Projection démographique dans les documents d?urbanisme Solde migratoire selon l?âge et la CSP Crainte d?une évolution démographique déséquilibrée Nb d?habitants dont le lieu de résidence 5 ans auparavant n?était pas la commune et répartition par âge De moins en moins de jeunes au sein de la population locale Indice de jeunesse (rapport entre les moins de 20 ans et les plus de 60 ans) Solde migratoire des inactifs de plus de 60 ans D É M O G R A P H I E Le développement de l?activité touristique génère-t-il un déséquilibre démographique ? Capacité à assurer le maintien et le renouvellement des populations permanentes 17 Baisse de la population permanente en âge d?être active et surreprésentation des inactifs chez les nouveaux résidents Nb d?habitants entre 15 et 60 ans Niveau de fréquentation touristique connue ou estimée (y compris pour le touriste à la journée) et rapport à la population permanente Fréquentation et densité touristique excessive par rapport à la population permanente Densité mesurée et ressentie des populations permanentes et saisonnières La population saisonnière et touristique n?est-elle pas trop importante par rapport à la population permanente et à l?espace disponible ? Capacité à maintenir un équilibre démographique entre les populations permanente et temporaire 18 Encombrements observésDifficultés de circulation Temps de trajet moyen au km sur certains itinéraires Difficultés de plus en plus grandes de trouver un stationnement proche de son logement Saturation des espaces de stationnement Nb d?accidents corporels de la circulation rapporté au trafic routier et part de ceux survenus en été La qualité du mode de vie local est-elle remise en cause en raison de l?augmentation des déplacements ? Capacité à maintenir des conditions de vie acceptables 19 Risque ressenti de danger de circulation Non-respect du code de la route par les vacanciers Nb d?interventions et de procès-verbaux recensés par la gendarmerie et la police municipale rapportés à la population présente Augmentation marquée des vols et des bagarres l?été Part de l?été dans le nombre d?interventions de la police municipale Ressenti sur la propreté des lieux Multiplication des dépôts sauvages de déchets M O D E D E V I E D E S I N D I V I D U S La qualité de la vie liée aux règles sociales est-elle altérée par l?apport d?une population extérieure ou la densité d?individus atteinte ? Capacité à préserver le fonctionnement social propre au territoire 20 Nécessité de vivre en horaires « décalés » pour se déplacer et accéder aux services Pratiques exprimées lors d?une enquête directe Recrudescence des accidents entre circulations douce et motorisée pendant l?été Tonnage de déchets ramassés par les employés municipaux et saisonniers Fiche 14 : grille exemple 57 Répartition entre les résidences principales et secondaires Difficultés pour la population permanente de se loger sur place Commune d?origine des demandeurs de permis de construire Saturation des structures d?hébergement touristiques Capacité et niveau de fréquentation par type d?hébergement Coût total médian et moyen des transactions immobilières rapporté au revenu disponible médian Difficultés de transmission des biens immobiliers entre les générations et difficultés à assurer des parcours résidentiels Nb de logements en primo-accession destinés aux jeunes ménages Perte de la diversité résidentielle et sociale au sein de la population permanente Nb de logements sociaux par habitants et structure par âge des occupants Demande de logements locatifs annuels non satisfaite Fonctionnement du parc locatif public (taux de vacance, de rotation, délai d?attente?) Difficulté d?accès au logement pour les étudiants et/ou les saisonniers Etendue de la pratique de mise à disposition d?un logement par les employeurs ou Nb d?emplacements de campings occupés par des saisonniers Capacité à assurer la mixité résidentielle et sociale 21 Évolution du prix du foncierSégrégation spatiale entre les résidences secondaires et principales à proximité de la mer Ségrégation socio-spatiale entre le littoral et le rétro-littoral Localisation des nouvelles résidences Changement de statut de la résidence principales et secondaires Structure de l?offre d?hébergementEviction du tourisme social par la disparition de la diversité des formes d?hébergement touristique Revenu des résidents secondaires et profil par CSP des touristes en séjour La pression qui s?exerce sur le foncier littoral s?accompagne-t-elle d?un processus d?exclusion/ségrégation des modes d?habiter temporaires ou permanents, au fil des générations ? Capacité à diversifier l?offre d?hébergement touristique 22 Quartiers de résidences secondaires aux volets clos trop systématiques Durée d?occupation des résidences secondaires Évolution du volume de l?emploi et taux de chômage (DEFM 1) au 31 janvier et 31 juillet Face au développement d?activités dédiées à l?accueil des populations saisonnières ou permanentes, les emplois et les métiers restent-ils représentés dans leur diversité sur le territoire ? Capacité à maintenir localement les emplois permanents et à les diversifier 23 Emplois nombreux mais fortement saisonniers Types des demandeurs d?emploi (annulation par reprise, saisonniers, activité réduite) Question posée en termes ... Capacité à ? Éclairages des situations de déséquilibres Mesure de l?indicateur M O D E D ?H A B I T E R Part de l?emploi saisonnier dans l?emploi Répartition de l?emploi par secteur Perte de la diversité des emplois (directs et indirects) par resserrement sur le tourisme et la construction Créations d?emplois liées au tourisme, rapportées aux pertes dans les autres secteurs Indicateur de concentration spatiale de l?emploi Baisse des possibilités de "Vivre et Travailler au pays" Volume des migrations domicile-travail et kilomètres parcourus Appauvrissement du vivier de compétences locales Répartition de la population permanente par niveaux de formation et tranches d?âges Manque de main-d?oeuvre qualifiée pour certains emplois non pourvus Perte de l?adéquation entre formation et emploi Nb important de femmes peu qualifiées M O D E D E T R A V A I L La spécialisation touristique génère-t-elle la perte de savoir-faire locaux ? Capacité à entretenir des savoir-faire locaux 24 Disparition des savoir-faire traditionnels Effectifs des métiers spécifiques (marins, char pentiers de marine, conchyliculteurs, paludiers?) Relations conflictuelles entre populations autochtones et allochtones Nb de plaintes déposées sur les livres d?or de l?office de tourisme et de la mairie Les impacts du développement touristique sont-ils sources de mécontentements et de conflits qui perturbent la vie collective ? Capacité à maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts contradictoires 25 Expression radicalisée du mécontentement par les associations ou les individus Nb de recours auprès du tribunal administratif Augmentation exceptionnelle du nombre d?associations de riverains Nb d?associations NIMBY V I E C O L L E C T I V E Les nouveaux arrivants influencent-ils la vie citoyenne et le pouvoir local ? Capacité à assurer la participation à la vie communale 26 Poids de plus en plus fort des nouveaux retraités dans le conseil municipal Part des retraités nouvellement installés dans le conseil municipal 58 Rendement épuratoire de la station Nb de stationnements sauvages Capacité des réseaux de transport d?électricité Coût d?entretien et de restauratin des digues de protection à la mer à la charge de la commune Tensions sur l?approvisionnement en électricité Capacité d?assainissement des eaux usées insuffisante en qualité et/ou en quantité Capacité résiduelle annuelle de la station d?épuration Volume annuel de déchets collectésCapacité de traitement des déchets insuffisante sur le territoire et fortes variations saisonnières de la collecte Coût par foyer de la collecte et de l?évacuation des déchets suivant la saison (montant de la TEOM) Allongement démesuré des circuits de collecte des déchets ménagers par rapport au nombre de foyers desservis Nb de foyers desservis rapporté aux kilomètres parcourus par les circuits de collecte Écart entre le volume consommé d?eau potable et la capacité de stockage Nb de jours où la réserve en eau est inférieure au seuil de précaution Variation saisonnière très importante de l?utilisation des installations d?approvisionnement et de distribution d?eau potable Nb de jours de chute de la pression et débit du réseau de distribution de l?eau suivant la saison Niveau d?encombrement du trafic routier pendant la période estivale Offre et accessibilité des transports collectifs Saturation de la voirie et/ou des parkings Équipements deux-roues et piétons Lenteur ou inaccessibilité des réseaux de télécommunications pendant l?été Débit du réseau ADSL et téléphonie mobile (nb de jours et fréquence des problèmes de transmission) Délai d?attente pour un anneau ou un mouillage à l?année net des doubles inscriptions Capacité à adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation (dimensionnement, qualité) et à bien les faire fonctionner toute l?année 27 Saturation des ports de plaisance et/ou augmentation des mouillages non réglementés Nb de mouillages sauvages C A P I T A L M A T É R I E L Le capital matériel (équipements collectifs et infrastructures) répond- en toute saison, aux besoins évolutifs de populations en croissance ? Capacité à maintenir la diversité des utilisateurs des équipements et infrastructures 28 Conciliation difficile entre les ports de plaisance et de pêche professionnelle Plaintes dans le livre d?or du port de plaisance, au comité local des pêches É C O N O M I E il Accès inégal à l?eau entre le tourisme, les autres activités et les populations locales Nb de jours où les restrictions d?usage concernent les activités et les populations non touristiques Coefficient d?autofinancement courant Capacité d?autofinancement Taux d?équipement Solvabilité financière locale fortement réduite par l?arrivée de nouveaux habitants et de touristes Volume du poste « aménagement et services urbains » dans le budget Montant des bases d?imposition de la TH et de la TFB Surreprésentation de la Taxe d?habitation (TH) et de la Taxe sur le foncier bâti (TFB) dans les bases d?imposition communale Recettes fiscales directes et taxes issues des touristes/dépenses d?équipement Montant des dépenses foncières communales pour les opérations de lotissements et zones d?aménagement Surcoût de la maîtrise foncière pour la collectivité locale Coefficient de mobilisation du potentiel fiscal Renoncement à des actions publiques importantes faute de moyens financiers ou forte demande vis-à-vis des ressources de l?État, d?autres collectivités locales Contribution des subventions d?équipement et exceptionnelles à l?investissement Alourdissement considérable des charges de fonctionnement de la collectivité pour la période touristique au regard de la contribution fiscale es touristes Surpoids de la masse salariale dans les dépenses de fonctionnement du budget local C A P I T A L F I N A N C I E R La spécialisation touristique et l?urbanisation réduisent- elles la marge de manoeuvre financière des budgets publics locaux ? Capacité à maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et services) et la spécialisation touristique 29 Charges élevées des opérations de réparation des milieux naturels dégradés par rapport aux opérations préventives de protection Montant budgétaire des opérations de réparation des milieux naturels Charge financière de la constitution de réserves foncières Fiche 14 : grille exemple 59 Répartition des entreprises par secteur d?activités Tourisme et Bâtiment concentrent l?essentiel de l?activité économique locale Nb de créations et de défaillances d?entreprises par activité (dont tourisme) selon l?ancienneté Gênes occasionnées par l?activité touristique sur d?autres secteurs Mécontentements exprimés lors d?une enquête directe Le développement touristique remet-il en question l?équilibre entre les activités présentes sur le territoire ? Capacité à maintenir la diversité du tissu économique local 30 Vision négative de l?activité touristique par les habitants permanents Perception des effets du tourisme par la population permanente Déséquilibre annuel de l?offre commerciale (suréquipement, diminution de l?offre de commerces/réductions des horaires d?ouverture en hiver) Nb de commerces de détail par catégorie en été et en hiver Contribution de la saison (juin à septembre) au chiffre d?affaires annuel T I S S U É C O N O M I Q U E L O C A L L?enrichissement apporté par l?arrivée de populations et d?activités n?est-il pas amoindri par son caractère saisonnier ? Capacité à maintenir une activité économique hors saison 31 Rentabilité annuelle des entreprises locales très dépendante du chiffre d?affaires estival Nb de mois où l?activité est sous le seuil de rentabilité Ratios (été/hiver) de médecins, d?infirmières, de pharmaciens, de dentistes pour 1 000 habitants Temps pour atteindre l?hôpital Difficultés d?accès aux services de la santé Demandes non satisfaites de prise en charge en hôpital moyen séjour Eviction de la population active réduisant l?offre de services à la personne Nb de salariés travaillant dans les services à la personne Carence de divers services d?intérêt général Ratios annuels facteurs, gendarmes, policiers, employés municipaux pour 1 000 habitants L?augmentation temporaire ou permanente de la demande s?accompagne-t- elle de carences de l?offre de services d?intérêt général ? Capacité à adapter l?offre de services d?intérêt général, à une population changeante en nombre et en composition 32 Carence de desserte en transports collectifs Temps d?accès à la gare TGV la plus proche Mode de transport pour atteindre la gare Accessibilité des polarités du territoire en transports collectifs Le développement des activités liées à l?arrivée de nouveaux habitants ou de touristes remet-il en cause la cohésion des filières économiques existantes ? Capacité à développer les complémentarités entre les entreprises 33 Indépendance économique totale de la filière touristique vis-à-vis des autres secteurs (agiculture, pêche, artisanat, ...) Volume de salariés / d?entreprises avec une double activité touristique et traditionnelle O F F R E D E S E R V I C E S D ?I N T É R Ê T G É N É R A L Question posée en termes ... Capacité à ? Éclairages des situations de déséquilibres Mesure de l?indicateur 34 Fuite d?une part importante des revenus touristiques liés à un approvisionnement hors territoire Part des exploitations de produits de la mer ou de l?agriculture vendant dans des circuits courts (marché, ?) Difficultés d?installation des établissements à proximité de la mer (filière des produits de la mer, agriculture, commerces, ?) Enquête et relevés terrain La pression urbaine ou touristique nuit-elle à une implantation profitable des entreprises ? Capacité à répondre de manière adaptée aux besoins des entreprises Renchérissement des loyers mettant à mal la rentabilité Montant des baux commerciaux O R G A N I S A T I O N D U C A P I T A L P R O D U C T I F Fiche 15. Marche à suivre Fiche 16. La fiche « Capacité » Fiche 17. Choisir les indicateurs Fiche 18. Mobiliser les données fiche 18.1. Où les trouver et comment les traiter ? fiche 18.2. L?enquête sur le ressenti de la population Fiche 19. Trouver des états de référence Fiche 20. Mesurer la capacité à... Fiche 21. Evaluer la capacité à... Fiche 22. Matérialiser les relations entre les capacités Fiche 23. Les résultats synthétiques : le tableau synoptique Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux éTAPE 3 Mesurer et apprécier la fragilité des ressources face à la pression humaine 61 Un iv er si té d e Na nt es (C ha de na s C. , P ot tie r P ., Po ui lla ud e A. ) - D RE P ay s de la L oi re - M SH , 2 00 8équipe projet comité de pilotage Étape 3 Mesurer et apprécier la fragilité des ressources système de veille et d?alerte sur la maîtrise ou la non-maîtrise de la capacité d?accueil 3a : choix des indicateurs 3b : mobilisation des données 3c : choix des états de référence 3e : évaluation 3f : élaboration du tableau synoptique 3d : production des résultats de l?observation fic he s Ca pa ci té s validation des niveaux acceptables d?altération des ressources validation L a procédure d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux se poursuit par une troisième étape qui consiste à mettre en place le système d?indicateurs. L?étape 3 apporte une mesure de l?ampleur de la pression exercée par les habitants, les touristes et les activités économiques. Elle concourt à identifier les situations de saturation, de dysfonctionnement ou au contraire de consolidation des ressources. Elle contribue ainsi à mettre en perspective les fragilités pressenties des ressources par rapport à celles effectivement observées sur le territoire. Cette étape permet de conclure à la maîtrise ou à la non-maîtrise de la capacité d?accueil sur le territoire considéré à l?aide de deux outils : les fiches « Capacités » et le tableau synoptique. L?objet des premières est de présenter la mesure et l?appréciation des déséquilibres affectant les ressources du territoire par des indicateurs chiffrés. Le second outil offre une visualisation des résultats. 62 étape 3 : extrait de la procédure d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement (voir rabat). Fiche 15 Le système d?alerte et de veille offre une vision territoriale des ressources à des échelles multiples. Il appréhende la saisonnalité des pressions et prend en compte les changements structurels que pourraient connaître les ressources du territoire. C?est un système d?indicateurs intégré et dynamique qui permet un suivi dans la durée. L?équipe projet met en place le système d?indicateurs en 6 temps (voir figure ci-dessous : 3a, 3b, 3c...). Le comité de pilotage intervient à deux moments clés : le choix des états de référence et la validation du tableau synoptique. Marche à suivre --> Quelles informations sur les ressources sont-elles recherchées ? a. Choisir les indicateurs qui vont éclairer les déséquilibres des ressources. --> où trouver ces informations nécessaires ? b. Mobiliser les données les plus aptes à éclairer les indicateurs. --> Comment se situe le territoire ? c. établir des états de référence. --> Quels résultats ? d. Produire les résultats de l?observation. --> Le territoire maîtrise-t-il sa capacité d?accueil ? e. évaluer collectivement le degré de maîtrise (vert, orange ou rouge). --> Quelles sont les effets de l?évaluation sur l?ensemble du territoire ? f. élaborer le tableau synoptique. 63 Un iv er sit é de N an te s (C ha de na s C. , P ot tie r P ., Po ui lla ud e A. ), DR EA L de s Pa ys d e la L oi re , 2 00 9 Le système d?alerte et de veille étapes 1 et 2 étape 3 => Les fiches «Capacités»... Le tableau synoptique => Les grilles Indicateur 17a Indicateur 17b Indicateur 17c1 Indicateur 17c2 Indicateur 18a1 Indicateur 18a2 Indicateur 18b Indicateur 18c Indicateur 28a Indicateur 18b Indicateur 9a1 Indicateur 9a2 Indicateur 9a3 Indicateur 9b 6 7 8 17 18 9 Sol Capacité à maîtriser l?extension urbaine Capacité à préserver les espaces nécessaires aux autres usages Capacité à partager équitablement le domaine public (terrestre et maritime) Capacité à éviter des pratiques déstabilisatrices sur les sites naturels sensibles Capacité à assurer le maintien et le renouvellement des populations permanentes Capacité à maintenir un équilibre démographique entre les populations permanente et temporaire Indicateur 27a Indicateur 27b1 Indicateur 27b2 Indicateur 27c Indicateur 27d Indicateur 27e Indicateur27f Indicateur 27g 27 28 Capacité à adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à bien les faire fonctionner toute l?année Capacité à maintenir la diversité des utilisateurs des équipements et infrastructures ? ? Indicateur 6a1 Indicateur 6a2 Indicateur 6a3 Indicateur 6b1 Indicateur 6b2 Indicateur 6c Indicateur 6d Indicateur 6e1 Indicateur 6e2 Indicateur 6f1 Indicateur 6f2 Indicateur 6f3 Indicateur 6g Indicateur 8a Indicateur 8b Indicateur 8c Indicateur 8d Indicateur 8e Indicateur 7a Indicateur 7b Indicateur 7c Indicateur 7d Indicateur 7e Démographie Capital matériel ? ? Economiser l?espace Etablir un équilibre entre développement et protection sur le littoral Mettre en place un territoire plus solidaire Rechercher la cohérence entre déplacements et stratégie de développement urbain Structurer l'espace autour de sites à fortes potentialités de développement économique Conforter l'image de la ville par la qualité des espaces publics, des paysages, des espaces verts Orientations stratégiques du PADD Ressources et capacités choisies R es so ur ce s à en je ux Question posée en termes de capacité d?accueil supplémentaire de populations et d?activités, saisonnières ou permanentes Capacité à éviter la mise en péril de la ressource à enjeu Éclairages des situations de déséquilibres de la ressource à enjeu Indicateur décrivant de la ressource à enjeu Indicateurs fondamentaux Indicateurs complémentaires Capacité résiduelle de production d?eau potable et volume annuel d?eau importée Dépassement de la capacité nominale de production d?eau et/ou surcoût excessif de l?approvisionnement La pression humaine en période estivale contraint- elle l?approvisionnement en eau des populations et des activités ? Capacité à garantir le bon accès à l?eau 1 Accroissement des restrictions de la consommation d?eau Nb de jours de restriction par arrêté préfectoral Qualité des eaux de ruissellement Qualité des eaux de baignade Dégradation de la qualité des eaux souterraines et de surface (ruissellement et baignade) Classement des dispositifs individuels d?assainissement suivant la qualité du rejet Taux de nitrates Dégradation de la qualité de l?eau liée à une agriculture peu respectueuse de l?environnement Présence d?espèces animales ou végétales, témoins de la qualité de l?eau Déclassement de la production conchylicole par contamination bactériologique Nb de jours d?interdiction de commercialisation La qualité de l?eau est-elle menacée par l?intensification des usages et/ou des activités polluantes qui limitent son partage ? Capacité à préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents usages du bassin-versant et de la mer 2 Interdictions de plus en plus fréquentes ou prolongées de la pêche, de la pêche à pied Nb de jours d?interdiction de pêche à pied Coût du m d'eau pour le consommateur et pour la collectivité E N V I R O N N E M E N T E A U Encombrement, voire saturation répétée du plan d?eau Comptages pendant les périodes d?affluence Mécontentement, voire conflits répétés entre différents usagers du plan d?eau Enquête et entretiens Enquête de terrain L?occupation du plan d?eau maritime révèle-t-elle une situation de développement non maîtrisée de différents usages ? Capacité à gérer la diversité des usages sur le plan d?eau maritime 3 Rejets importants de déchets en mer par la plaisance Coût financier de la collecte La spécialisation touristique du territoire provoque-t-elle des nuisances sonores ? Capacité à garantir un niveau sonore raisonnable 4 Augmentation des activités bruyantes (notamment nocturnes) Plaintes et appels pour tapage nocturne ou nuisance sonore L?accroissement des activités est-il de nature à mettre en péril la qualité de l?air ? Capacité à garantir la qualité de l?air 5 Dégradation de la qualité de l?air Suivi des niveaux de pollution de l?air Tranche modale des surfaces construites Pression urbaine ressentie Consommation d?espace par l?urbanisation excessive Surface totale occupée par l?urbanisation Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande Capacité résiduelle d?urbanisation Faible densité des espaces urbanisés Densité des espaces urbanisés et des processus d?urbanisation, COS réglementaires, densité minimale Dispersion spatiale exagérée et disparition des coupures entre les bourgs Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tâche d?urbanisation Part de surface totale du territoire en ZAC/ZAD, lotissement et réserve foncière La part du sol à vocation urbaine destinée à l?accueil supplémentaire de populations et d?activités est-elle de nature à favoriser l?étalement urbain ? Capacité à maîtriser l?extension urbaine 6 Procédures d?urbanisme opérationnel et politique de maîtrise foncière insuffisantes Usage du DPU A IR S O L Fiche Capacité 6 Maîtriser l?extension urbaine La question de l?urbanisation est omniprésente dans la problématique du développement durable des littoraux, car elle occupe une place de plus en plus importante des espaces les plus proches de la côte. À l?échelle nationale, l?urbanisation représente ainsi 50 % des espaces situés à moins d?un kilomètre du rivage, sur le site d?étude retenu, 26 %. L?évaluation de la capacité d?accueil passe inévitablement par la prise en compte des impacts du développement de l?urbanisation, car les processus mal maîtrisés du développement de la construction provoquent le plus souvent l?altération de nombreuses ressources essentielles à la qualité des territoires littoraux. Le sol ou l?espace en quantité de surface est la première de ces ressources à être mise en danger, car ses dimensions sont limitées et les processus d?urbanisation le plus souvent très consommateurs de surface. Constats et enjeux de la pression humaine Question posée en termes de capacité d?accueil supplémentaire de populations et d?activités, saisonnières ou permanentes Capacité à éviter la mise en péril de la ressource à enjeux Éclairages des situations de déséquilibres potentiels de la ressource à enjeux Indicateurs fondamentaux complémentaires Tranche modale des surfaces construites Consommation d?espace par l?urbanisation excessive Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande Capacité résiduelle brute d?urbanisation Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale Faible densité des espaces urbanisés La part du sol à vocation urbaine réservée à l?accueil supplémentaire de populations et d?activités est-elle de nature à favoriser l?étalement urbain (gaspillage de la ressource SOL) ? Capacité à maîtriser l?extension urbaine Pression urbaine ressentie Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant Dispersion spatiale exagérée et disparition des coupures entre les bourgs Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation Foncier constructible disponible très réduit, y compris à moyen ou à long terme Présence de zones AU Surfaces des zones AU Politique de maîtrise foncière insuffisante Nb d?acquisitions amiables Procédures d?urbanisme opérationnel réduites Nb de lotissements et de projets de villages Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC) Nb d?expropriation 6 Indicateur 6a1 : Tranche modale des surfaces construites Indicateur 6b1 : Capacité résiduelle brute d?urbanisation Indicateur 6c : Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale Indicateur 6a2 : Pression urbaine ressentie Indicateur 6 a3 : Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels Indicateur 6b2 : Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant Indicateur 6d : Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation Indicateur 6e1 : Présence de zones AU Indicateur 6e2 : Surfaces des zones AU Indicateur 6f1 : Nb d?acquisitions amiables Indicateur 6g : Nb de lotissements et de projets de villages Indicateur 6f2 : Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC) Indicateur 6f3 : Nb d?expropriation Synthèse de la capacité Situation de déséquilibre : importante en partie maîtrisée maîtrisée absence de données ? ? La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de manoeuvre du territoire à? domaine ressource à enjeux Eau - Préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents usages du bassin-versant ou de la mer (capacité 2) Sol - Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 7) Environnement Flore - Maintenir une trame verte cohérente (capacité 13) Culture - Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 15) Mode d?habiter - Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 21) Mode d?habiter - Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22) Société Vie collective - Maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts contradictoires (capacité 25) Capital matériel - Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à bien les faire fonctionner toute l?année (capacité 27) Capital financier - Maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et services) et la spécialisation touristique (capacité 29) Tissu économique local - Maintenir la diversité du tissu économique local (capacité 30) Economie Services d'intérêt général - Adapter l?offre de services d?intérêt général à une population changeante en nombre et en composition (capacité 32) Les passages obligés du système d?indicateurs : n choisir ce que l?on va évaluer ; n sélectionner les critères de l?évaluation ; n évaluer collectivement les situations. Comment construire un système d?alerte et de veille ? Avancer par étapes : Les rendus de l?évaluation : La fiche « Capacité » 64 Fiche 16 Ce qu?il faut retenir de la capacité C oncrètement, l?ensemble des indicateurs est regroupé dans des fiches. Ce sont les fiches « Capacités » (un exemple de fiche complète figure en annexe). Chaque capacité de la grille d?évaluation fait l?objet d?une fiche. Cette fiche « Capacité » évalue, au travers de plusieurs indicateurs, la capacité à accueillir de nouveaux habitants, des activités, tout en évitant la mise en péril de la ressource à enjeux. Par exemple, les indicateurs qui illustrent la « capacité à maîtriser l'extension urbaine » sont rassemblés dans une même fiche qui donne une vision élargie de la question. La fiche « Capacité » comporte deux premières pages présentant les principaux éléments à retenir (constats et enjeux, synthèse de la capacité, relations entre les capacités, ...) puis les pages indiquant le détail de la mesure de chaque indicateur impliqué dans cette capacité à... Fiche Capacité 6 Maîtriser l?extension urbaine La question de l?urbanisation est omniprésente dans la problématique du développement durable des littoraux, car elle occupe une place de plus en plus importante des espaces les plus proches de la côte. À l?échelle nationale, l?urbanisation représente ainsi 50 % des espaces situés à moins d?un kilomètre du rivage, sur le site d?étude retenu, 26 %. L?évaluation de la capacité d?accueil passe inévitablement par la prise en compte des impacts du développement de l?urbanisation, car les processus mal maîtrisés du développement de la construction provoquent le plus souvent l?altération de nombreuses ressources essentielles à la qualité des territoires littoraux. Le sol ou l?espace en quantité de surface est la première de ces ressources à être mise en danger, car ses dimensions sont limitées et les processus d?urbanisation le plus souvent très consommateurs de surface. Constats et enjeux de la pression humaine Question posée en termes de capacité d?accueil supplémentaire de populations et d?activités, saisonnières ou permanentes Capacité à éviter la mise en péril de la ressource à enjeux Éclairages des situations de déséquilibres potentiels de la ressource à enjeux Indicateurs fondamentaux complémentaires Tranche modale des surfaces construites Consommation d?espace par l?urbanisation excessive Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande Capacité résiduelle brute d?urbanisation Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale Faible densité des espaces urbanisés La part du sol à vocation urbaine réservée à l?accueil supplémentaire de populations et d?activités est-elle de nature à favoriser l?étalement urbain (gaspillage de la ressource SOL) ? Capacité à maîtriser l?extension urbaine Pression urbaine ressentie Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant Dispersion spatiale exagérée et disparition des coupures entre les bourgs Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation Foncier constructible disponible très réduit, y compris à moyen ou à long terme Présence de zones AU Surfaces des zones AU Politique de maîtrise foncière insuffisante Nb d?acquisitions amiables Procédures d?urbanisme opérationnel réduites Nb de lotissements et de projets de villages Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC) Nb d?expropriation 6 Page 1 de la fiche « Capacité » La ressource à enjeux retenue Titre de la capacité en évaluation Rappel des enjeux locaux et plus généraux sur la capacité évaluée Les indicateurs éclairent la question posée Extrait de la grille construite sur le territoire expertisé pour la capacité évaluée La fiche « Capacité » 65 Indicateur 6a1 : Tranche modale des surfaces construites Indicateur 6b1 : Capacité résiduelle brute d?urbanisation Indicateur 6c : Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale Indicateur 6a2 : Pression urbaine ressentie Indicateur 6 a3 : Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels Indicateur 6b2 : Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant Indicateur 6d : Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation Indicateur 6e1 : Présence de zones AU Indicateur 6e2 : Surfaces des zones AU Indicateur 6f1 : Nb d?acquisitions amiables Indicateur 6g : Nb de lotissements et de projets de villages Indicateur 6f2 : Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC) Indicateur 6f3 : Nb d?expropriation Synthèse de la capacité Situation de déséquilibre : importante en partie maîtrisée maîtrisée absence de données ? ? La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de manoeuvre du territoire à? domaine ressource à enjeux Eau - Préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents usages du bassin-versant ou de la mer (capacité 2) Sol - Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 7) Environnement Flore - Maintenir une trame verte cohérente (capacité 13) Culture - Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 15) Mode d?habiter - Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 21) Mode d?habiter - Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22) Société Vie collective - Maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts contradictoires (capacité 25) Capital matériel - Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à bien les faire fonctionner toute l?année (capacité 27) Capital financier - Maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et services) et la spécialisation touristique (capacité 29) Tissu économique local - Maintenir la diversité du tissu économique local (capacité 30) Economie Services d'intérêt général - Adapter l?offre de services d?intérêt général à une population changeante en nombre et en composition (capacité 32) évaluation des indicateurs décrivant la capacité à... Mise en évidence des relations entre la capacité évaluée dans la fiche et les autres capacités du système d?alerte et de veille = éclaire le fonctionnement du territoire Page 2 de la fiche « Capacité » Cette page synthétise le travail technique de production des résultats. 34 fiches « Capacités » mises en forme, téléchargeables sur le site internet de la DREAL des Pays de la Loire. www L e choix des indicateurs s?inscrit lui aussi dans un processus de co-construction. L?indicateur doit répondre à l?objectif d?évaluation. À partir des situations de déséquilibres non souhaitées et pourtant pressenties par les acteurs, le système d?indicateurs est mis en place en complétant la grille d?évaluation par une nouvelle colonne. Elle fait apparaître les indicateurs de mise en péril des ressources qui doivent être mesurés (voir la grille exemple, fiche 14, qui en propose). L?indicateur doit être choisi de telle sorte qu?il réponde le mieux possible au questionnement posé dans les premières colonnes de la grille, en termes de capacité d?accueil. Enfin, aucune restriction n?est retenue a priori, surtout pas celle qui pourrait être liée à la disponibilité de la donnée car l?objectif est de disposer d?observations adéquates. Si la donnée manque, il faut alors mettre en oeuvre une stratégie pour répondre à cette absence. Le choix de l?indicateur est important, il synthétise et simplifie l?information. La part du sol à vocation urbaine destinée à l?accueil supplémentaire de populations et d?activités est-elle de nature à favoriser l?étalement urbain ? SOLENVIRONNEMENT : COLONNE 2 Question posée en termes de capacité d?accueil supplémentaire de populations et d?activités, saisonnières ou permanentes Capacité à maîtriser l?extension urbaine Étape 3 U ni ve rs ité d e N an te s (C ha de na s C. , Po tt ie r P. , Po ui lla ud e A. ), P U CA - D RE AL P ay s de la L oi re , 20 09 Mesure de l'indicateur de déséquilibre de la ressource à enjeux 5 Extrait de la grille : colonne 5 (voir fiche 11) COLONNE 3 Capacité à éviter la mise en péril de la ressource à enjeux 66 Fiche 17 Choisir les indicateurs 67 Consommation d?espace par l?urbanisation excessive Procédures d?urbanisme opérationnel et politique de maîtrise foncière insuffisantes COLONNE 4 Eclairage des situations de déséquilibres potentiels Dispersion spatiale exagérée et disparition des coupures entre les bourgs Faible densité des espaces urbanisés Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande La disponibilité de la donnée n?est pas le facteur décisif dans le choix de l?indicateur. Comment les indicateurs sont-ils choisis ? La méthode d?évaluation définit ce qu'il est nécessaire d'observer. Comme dans l?exemple sur la ressource SOL ci-dessous, les indicateurs doivent : 1. apporter une information qui répond à la question posée en termes de capacité d?accueil (colonnes 2 et 3) ; 2. informer sur les déséquilibres et leur ampleur (colonne 4). Quel travail effectuer pour chaque indicateur ? 1. Les indicateurs existants dans le domaine sont recherchés, celui qui répond le mieux à la question est sélectionné ; 2. le format le plus pertinent de la donnée est réfléchi ; 3. les données sont localisées (bases de données, institutions, contacts...) 4. ... au besoin, traitées... 5. ... l?ensemble de la mesure et de l?évaluation est rassemblé dans une fiche « Capacité » (voir fiche 16). Tranche modale des surfaces construites Surface totale occupée par l?urbanisation COLONNE 5 Indicateur fondamental/complémentaire Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires (densité minimale) Capacité résiduelle brute d?urbanisation Pression urbaine ressentie Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache urbaine Présence des zones AU Surface des zones AU Faiblesse des opérations de densification et de renouvellement urbain I l s?agit de disposer des données nécessaires à l?analyse. Ceci demande de mobiliser les documents de connaissance du territoire (évaluation environnementale des projets, diagnostics de territoire ou études préalables à un Programme Local de l?Habitat, prospective, etc.) et de mutualiser les données existant, au travers : 68 Fiche 18 Ils facilitent les comparaisons entre les territoires : n INSEE, statistiques locales, http://www.statistiques-locales.insee.fr/esl/accueil.asp n Géolittoral, http://www.geolittoral.equipement.gouv.fr/ n Service d?Administration Nationale des Données et Référentiels sur l?Eau (Sandre), http://sandre.eaufrance.fr/ n L?Observatoire des Territoires de la DIACT, http://www.territoires.gouv.fr/indicateurs/portail_fr/index_fr.php, qui comprend l?Observatoire du littoral http://www.littoral.ifen.fr/ n L?Observatoire des finances locales, http://www.dgcl.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/statistiques/budgets_locaux/ n L?Observatoire National de la Démographie des Professions de Santé n ... Des observatoires nationaux et interrégionaux Des plates formes régionales d?échanges Avec une accessibilité modulée entre les collectivités locales, l?état et le grand public : Façades atlantique et Manche : n PPIGE dans le Nord-Pas de Calais n SIG interministériel Picardie n Le portail géomatique normand en Basse Normandie n GeoBretagne® en Bretagne n SigLoire® et Géopal® en Pays de la Loire, http://www.sigloire.fr/ http://geopal.org/ n Pegase en Poitou-Charentes n SIG ATEGERI en Aquitaine Façade méditerranéenne : n CRIGE PACA en Provence Alpes Côte d?Azur www.crige-paca.org/ n SIG L-R en Languedoc Roussillon http://www.siglr.org/ fiche 18.1 Où les trouver et comment les traiter ? Mobiliser les données 69 Des observatoires locaux Ils peuvent être organisés par activité (Observatoire régional du tourisme, Observatoire régional et départemental de la sécurité routière, Observatoire régional des transports, Cellule économique du Bâtiment, Observatoire Régional de la Santé et du Social?) ou de manière transversale (IAAT de Poitiers, ORES des Pays de la Loire?). Des statisticiens régionaux Les services de l?état en région (DIRECCTE, DRAC, DRJSCS, ARS, DREAL, DRAAF, ...) peuvent s?adresser à leurs statisticiens. Des enquêtes existantes Parmi lesquelles on peut citer : l?enquête sur le prix des terrains à bâtir (MEEDDM), les enquêtes ménages sur les déplacements, les enquêtes transports, les enquêtes de satisfaction des offices du tourisme? Des données de pilotage et de gestion des collectivités locales Les données peuvent être immédiatement utilisables ou à traiter avant de procéder à l?évaluation de l?état de la ressource. Une part des données manque inévitablement en raison d?un accès difficile (données à caractère commercial), ou d?un vide statistique lorsque sont abordés des domaines d?intérêt étendus par le Développement durable. Les acteurs pourront alors convenir de la nécessité de produire de l?information pour la gouvernance du territoire. La liste des sources des indicateurs de la grille exemple est téléchargeable sur le site internet de la DREAL des Pays de la Loire. www 70 ? niveau de fréquentation perçu ; ? variété des perceptions des acteurs : touriste/résident ; ? perception de l?environnement propice au bien-être ; ? déplacements ; ? activités et services : pratiques et attentes. Mesurer le ressenti de la population permanente et saisonnière vis-à-vis d?un accueil supplémentaire de populations et d?activités est un moyen de détecter une pression humaine qui pourrait devenir socialement moins acceptable, en complément des seuils de saturation identifiés par la réglementation et les experts (Cf. Pottier et al., Cahier n°1, 2007). L?enquête sur le ressenti contribue particulièrement à l?appréciation des ressources qualitatives qui fondent le cadre de vie telles les ressources sociales du paysage, du mode de vie, du sentiment de sécurité par exemple. Les différents utilisateurs et usagers du littoral participent ainsi à évaluer si le niveau de pression humaine atteinte risque de mettre en péril l?attractivité même du territoire. Les thématiques enquêtées Rue de Port Joinville, Île d?Yeu, Vendée, en juillet 2007 (photo de gauche) et en février 2008 : le ressenti face au déséquilibre saisonnier est important à constater car il influe, par exemple, sur les populations résidant à l?année sur le territoire touristique. C. CHADENASC. CHADENAS Repère : L?enquête réalisée en juillet 2007 par l?Université de Nantes et la Direction régionale de l?Équipement des Pays de la Loire a permis d?interroger 260 personnes sur 7 jours entre le 15 juillet et le 15 août (3 enquêteurs). Une semaine de saisie et une semaine d?analyse ont ensuite permis de produire les résultats. fiche 18.2 L?enquête sur le ressenti de la population Fiche 18 : mobiliser les données 71 Ces informations peuvent être recueillies grâce à des entretiens avec les acteurs clés, la concertation prévue dans le cadre de l?élaboration des documents d?urbanisme ou une enquête par questionnaire* auprès de la population. La collecte des données sur le ressenti L?apport de références et de normes sociales Certaines situations de déséquilibre non couvertes par les statistiques disponibles pourront être renseignées par une enquête sur le ressenti de la population. Sur une commune de l?ouest de la France, on mesure ainsi que 46 % des résidents permanents estiment qu?il y a trop de monde sur le territoire l?été, que cette pression humaine perturbe le mode de vie local (Université de Nantes, PUCA ? DRE Pays de la Loire). Estimer l?ampleur de ce déséquilibre seulement à partir de critères d?expertise (densité estivale souhaitable ? niveau d?encom- brement acceptable ??) apparaît peu pertinent alors que la référence au ressenti social s?avère particulièrement utile. Pour l?évaluation de certaines situations de déséquilibre, ce ressenti social peut intervenir à l?encontre des règles juridiques, comme pour l?épineux problème de la pêche à pied et de sa réglementation. Par exemple, le 17 septembre 2008, « profitant de la marée, 500 personnes ont investi la plage de Saint-Brévin (Loire- Atlantique), malgré l?interdiction de pêcher pour raison sanitaire. Les affaires maritimes ont sévi » (Ouest-France du 18/09/2008). La population a bravé l?interdit pour se livrer à une activité très importante pour elle sur ce littoral. Le sentiment collectif n?a pas reconnu la situation de déséquilibre de la ressource faunistique sur l?estran. Les amateurs sont allés pêchés, malgré les restrictions imposées par la loi, rendant nécessaire un effort d?information auprès du public autant que de répression. Plage de la Turballe, Loire-Atlantique. Ici, c?est un ressenti particulier qui peut perturber le touriste : y-a-t-il trop de monde sur cette plage ? Ou au contraire pas assez ? C. CHADENAS * Le questionnaire de l?enquête de juillet 2007 est disponible en téléchargement, suivant le calendrier précisé sur le site Internet de la DREAL des Pays de la Loire. Ile d?oléron, Charente-Maritime. La pression humaine s?exerce sur les ressources à toutes périodes et pas seulement en période estivale : elle peut avoir lieu, comme sur cette photographie, lors d?un week-end de grandes marées. Malgré les normes imposées pour la collecte des coquillages, les excès ne sont pas rares. J.-B. BONNIN, Association IODDE (Ile d'Oléron Développement Durable Environnement) 72 Pour produire les résultats nécessaires à l?évaluation, il faut mettre en place des références qui positionnent le territoire par rapport à : ? une évolution historique ; ? une comparaison avec d?autres territoires ; ? une réglementation ; ? des expertises scientifiques ou techniques ; ? des critères sociaux. Historique : évolution de l?état d?une ressource. Le choix du point zéro doit faire référence à une situation de bon état de la ressource. Comment a évolué le stock de palourdes sur l?estran depuis 1970 ? Comparaison avec d?autres territoires similaires pour mettre en perspective une situation locale. Les territoires de comparaison ne sont pas toujours les mêmes tout au long du système d?alerte et de veille. Comment a évolué le prix des terrains à bâtir comparé à celui d?un territoire confronté à une demande équivalente, sur le littoral comme en zone périurbaine, voire rurale ? Des références réglementaires. L?urbanisation de ces dernières années a- t-elle conduit à une consommation d?espace trop importante sur le territoire du SCoT ? Recours à des expertises scientifiques ou techniques. Recours à l?avis d?un biologiste pour connaître l?état de la lande du territoire expertisé : est-elle dégradée ? Des références sociales : prise en compte de l?avis de la population par une enquête. Les touristes perturbent-ils trop intensément mon mode de vie ? Suis-je obligé de changer mes habitudes de vie en période estivale ? Fiche 19 Exemples 73 Trouver des états de référence Des références réglementaires L a norme joue un rôle important dans l?évaluation. Elle alimente la discussion lorsque la couleur de l?indicateur doit être proposée par l?équipe-projet puis validée par le comité de pilotage. Des normes ou des orientations qui constituent un état de référence S?agissant des SCoT et des PLU, le principal état de référence avec lequel ces documents doivent être compatibles est fixé par l?article L. 121-1 du code de l?urbanisme. Cette disposition (précisée aux articles L. 122-1 et s pour les SCoT et L. 123-1 et suivants pour les PLU) posent trois grands principes généraux qui doivent être déclinés dans les documents d?urbanisme en respectant les objectifs du développement durable : ? le premier énonce la règle dite de l?équilibre qui s?impose à l?aménagement de l?espace ; ? le deuxième vise à assurer la diversité fonctionnelle et sociale de l?organisation de l?espace ; ? le troisième impose le respect des préoccupations environnementales dans les choix d?aménagement. Des normes qui aident à poser l?évaluation Les seuils en matière de consommation d?espaces naturels doivent être fixés dans les SCoT (loi ENE*). Ces seuils doivent être soumis pour avis à la nouvelle commission départementale de consommation des espaces agricoles (issue de la LMAP du 27 juillet 2010) : ? le rapport de présentation présente une analyse de la consommation d?espaces naturels, agricoles et forestiers au cours des dix années précédant l?approbation du schéma et justifie les objectifs chiffrés de limitation de cette consommation compris dans le DOO (C. urb., art. L. 122-1-2, al. 2) ; ? quant au DOO, il arrête des objectifs chiffrés de consommation économe de l?espace et de lutte contre l?étalement urbain qui peuvent être ventilés par secteur géographique (C. urb., art. L. 122-1-5. II al. 3). Le DOO du SCoT a la possibilité de définir des normes minimales de densité dans certains secteurs, qu?il délimite en prenant en compte leur desserte par les transports collectifs, l?existence d?équipements collectifs et des protections environnementales ou agricoles (C. urb., art. L. 122-1-5 VIII). Le DOO peut, sous réserve d?une justification particulière, définir des secteurs, situés à proximité des transports collectifs existants ou programmés, dans lesquels les PLU doivent imposer une densité minimale de construction (C. urb., art. L. 122-1-5 IX). Par exemple, pour apprécier la « Capacité à Maîtriser l?extension urbaine » (ressource SOL), plusieurs normes peuvent être sollicitées : * La loi ENE (Engagement National pour l?Environnement) dite loi Grenelle II, du 12 juillet 2010 74 Mesurer la capacité à... Fiche 20 L Les résultats qualitatifs et quantitatifs issus de la mesure des indicateurs informent sur le niveau de la pression humaine exercée sur les ressources du territoire. La mesure indique si les déséquilibres pressentis à l?étape 2 sont avérés. En cela, elle peut conforter la perception des enjeux ou remettre en perspective les idées reçues. En termes opérationnels, une valeur?cible que le territoire souhaitera atteindre par la mise en oeuvre de son projet de territoire peut être établie. Par exemple, le SCoT peut fixer que 50 % de son urbanisation future se fera dans l?espace rétro-littoral. Cette mesure produit un diagnostic. Il peut être repris dans le rapport de présentation du SCoT ou du PLU. Appréciation qui explique le niveau de maîtrise retenu (rouge, orange, vert) La piste d?action constitue des suggestions, des axes de réflexion. Elle alimentera le projet de territoire. Mesure de l?indicateur 75 Cette évaluation précise l?échelle d?appréciation de la capacité d?accueil et de développement du territoire considéré. Elle dresse un état de la pression humaine et de ses effets. L e véritable enjeu d?une évaluation de la capacité d?accueil et de développement consiste à savoir si le niveau de pression observée, exercée par les activités et les populations permanentes et saisonnières, est le maximum que puisse supporter le système de ressources du territoire (SRT). L?évaluation de la capacité d?accueil doit statuer sur l?acceptabilité ou la non- acceptabilité de la pression humaine et de ses effets : a-t-on dépassé le seuil de précaution pour la qualité de l?eau potable ? La société locale du territoire d?accueil accepte-t-elle la pression touristique ? Jusqu?à quel point ? maîtrisées (= marges de manoeuvre disponibles) ; menaces de déséquilibres (= risques à atténuer) ; dysfonctionnements importants (= ressources dégradées à reconquérir) ; données manquantes (= ressources potentiellement en danger). Le constat de cette pression humaine est établi à partir d?un codage couleur pour qualifier les situations : ? Qui contribue ? Qui valide l?évaluation ? ? L?équipe-projet choisit les points de comparaison qui vont permettre de situer le capital de ressources du territoire. Elle propose une qualification des situations de déséquilibres potentiels au comité de pilotage. ? Le comité de pilotage les validera. Evaluer la capacité à... Fiche 21 L?évaluation intégrée fait intervenir des métiers diversifiés de l?économie, du social et de l?environnement. Elle implique des acteurs dans et au-delà du territoire en évaluation (le bassin versant pour l?eau, le littoral accueillant les touristes du rétro-littoral, ?). La démarche est partenariale et concertée. Adopter une vision territoriale des ressources P our terminer la fiche « Capacité », une dernière rubrique est à compléter : elle met en perspective les résultats de l?évaluation par rapport au territoire dans son ensemble. Elle attire l?attention sur les interactions entre les ressources dans le projet de territoire (fiche 9). Elle favorise ainsi une approche intégrée, qui appréhende mieux les transformations du territoire générées par l?attractivité et le dynamisme du littoral. 76 Fiche 22 La rubrique « Capacités liées » de la fiche « Capacité » signale qu?une difficulté sur une capacité limite les possibilités du territoire touchant à d?autres capacités, à d?autres res- sources. Ces capacités sont liées par des relations de causes ou de conséquences (voir schéma ci-contre). Les forces motrices, provoquent une pression sur la « Capacité à... » examinée. Cette pression se traduit par une évolution de l?état de la « Capacité à... ». Une augmentation ou une baisse de la « Capacité à... » peut elle-même avoir des impacts sur d?autres capacités. Comment procéder ? La discussion et le diagnostic permettent de revenir aux causes d?une éventuelle mise en danger de la ressource à enjeux. Ils invitent également à décliner les différents impacts de ce changement de situation sur les autres ressources, sur les autres capacités. Les relations entre les capacités précisent : 1. comment une situation de déséquilibre concernant une « Capacité » peut-elle se propager au reste du capital de ressources du territoire, créant ou amplifiant alors d?autres situations de déséquilibres (voir l?exemple développé ci-contre) ? 2. quel sous-ensemble de « Capacités » fonctionne en interdépendance ? La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de manoeuvre du territoire à? domaine ressource à enjeux Eau - Préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents usages du bassin-versant ou de la mer (capacité 2) Sol - Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 7) Environnement Flore - Maintenir une trame verte cohérente (capacité 13) Culture - Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 15) Mode d?habiter - Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 21) Mode d?habiter - Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22) Société Vie collective - Maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts contradictoires (capacité 25) Capital matériel - Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à bien les faire fonctionner toute l?année (capacité 27) Capital financier - Maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et services) et la spécialisation touristique (capacité 29) Tissu économique local - Maintenir la diversité du tissu économique local (capacité 30) Economie Services d'intérêt général - Adapter l?offre de services d?intérêt général à une population changeante en nombre et en composition (capacité 32) Capacités liées à la capacité 6 « maîtriser l?extension urbaine » Adopter une vision territoriale des ressources 77 * DPSIR : schéma causal circulaire : Driving forces, Pressions, State, Impacts, Responses, développé par l?OCDE et l?Agence européenne de l?environnement. Le fonctionnement du territoire schématisé (DPSIR*) : Capacité 6 «Maîtriser l?extension urbaine » Une capacité de développement issue des interactions entre « Capacités » En dépassant l?approche sectorielle centrée sur une seule « Capacité à? », la rubrique « Capacités liées » apporte une vision territoriale des ressources à l?élaboration du projet de territoire. Elle sert à : ? prendre en compte les cercles vertueux et les effets pervers possibles ; ? mieux apprécier les incidences sur l?ensemble du capital de ressources ; ? passer d?une « Capacité » à la capacité de développement ; ? élargir le champ des mesures possibles (préventives, curatives, palliatives) et prévoir de les mettre en oeuvre. 78 Ressource principale potentiellement en danger : le sol Capacité à maîtriser l?extension urbaine 6 Indicateur 6a1 : Tranche modale des surfaces construites Indicateur 6b1 : Capacité résiduelle brute d?urbanisation Indicateur 6c : Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale Indicateur 6a2 : Pression urbaine ressentie Indicateur 6 a3 : Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels Indicateur 6b2 : Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant Indicateur 6d : Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation Indicateur 6e1 : Présence de zones AU Indicateur 6e2 : Surfaces des zones AU Indicateur 6f1 : Nb d?acquisitions amiables Indicateur 6g : Nb de lotissements et de projets de villages Indicateur 6f2 : Usage du droit de préemption Indicateur 6f3 : Nb d?expropriations ? L e résultat est un tableau synoptique* qui synthétise tous les indicateurs mesurés (un extrait est présenté ci-contre). Il donne une vision d?ensemble des fiches Capacités, regroupées par ressource potentiellement mise en danger (voir Pottier et al., cahier n° 2, 2009, pages 52 à 54). Le tableau synoptique offre trois niveaux de perception : n une perception globale rendue possible par le codage couleur, n une lecture ressource par ressource de la capacité d?accueil et de développement, n une lecture par situation de déséquilibre potentiel. Il aide à la décision en ouvrant sur des préconisations (double-page suivante). * synoptique : vision d?ensemble d?une situation. Fiche 23 Capacité à « maîtriser l?extension urbaine » Le tableau synoptique apprécie globalement le niveau de maîtrise de la capacité d?accueil et de la capacité de développement du territoire. Il fait apparaître la totalité des situations de maîtrise de la pression sur la ressource (vert), de menaces de déséquilibres de la ressource (orange), et de dysfonctionnements importants de la ressource (rouge). 1. Accorder le projet de territoire avec la capacité d?accueil et de développement Extrait de la grille exemple (fiche 14) pour la Capacité 6 «Maîtriser l?extension urbaine » Le tableau synoptique est un outil essentiel pour prendre en compte la capacité d?accueil et de développement dans le projet de territoire. Les résultats synthétiques : le tableau synoptique 79 cnirP seuqigétartssnoitatneirO irretudxuatnemadnofsepic DDAPud )01ehcifriov(erioti iéiR vtt v eet ulluaal vva EEv iihbiliééddi g noon tiiiottio cct eectteoot rro ppr tt p eet neen erre bbr ililiiibilllib uiiilib uuil qqu ééq nuun rliiirllir bbl aab EtttaEEta aagttaootllo piiilppil pee p dde éé d itttéiité mmi aoom cco elle rr l aar ppa ee p éée pddé liiid alllid aali vva tjeeetjjet ooj rro ppr e-e--pe pe-p pp pe uiiipuuip qqu ééq l?l él? rr l am ar ppa ee p éée ssé oos ppo oop rro pé pr nn p oon tiiiottio aat uuallu pssp ees l?l el? rr l eer sse miiis mmis oom nno oon cco EEc qg géégttéaat trrrattra sst tt s eet reer hhe cchrrc eer hhe cch eec RRe laal rra oortto ittttliiittllit ee l lle rr l uur ssu nn s oon tnnt een mme eem ppe ppp ooplloeel vve éév ddé errettr nnt caac ppa noon cco ééc tt é nnt een mme eem ppe ppp ooplloeel vve éév ddé edde séés itttéliiitéllit iaaal tiiial ttia nnt eentteoot ppo see s dde ruur ooutto uut aau ecce aac ppa ssp ees l'l el' rr l eer rre uur ttucct uuc rruttr SSt niinaai bba rrb uur tt u nnt een mme eem ppe ppp ooplloeel vve éév ddé edde ee d iie égggi éégi tnnt een mme eem cce aaclla épppl éépl ddé errettr nnt een ecce nnc een rre éér hhé ooh cco alla rr l riir daaai ddai liiid olllid ooli sso suuslluppl ee p rre oiiirooir tto riiitrrit rrr eertte nuun ee u cce aacllappl nn p een erre ttttrtttr eet MMe uqquiiq mmi oom nno etterrt oorffo àà f ss à eestte siiitssit autisteséticapac,ss,ecrrcuosseR urbaine nriser l?extensioé à maîtCapacit loS seisiohcserrebiliuqésédedsnoit 6 xcessive l?urbanisation e Consommation d?espace par terme oyen ou à m compris àréduit, y onstructible disponible trèsFoncier c ntre les bourgs oupures edisparition des c xagérée epatiale eispersion sD rbanisésspaces uFaible densité des e la demande inadaptée à e de terrains constructiblesOffr egge aag tjeeetjjet 6e2Indicateur 6e1Indicateur 6dIndicateur 6cIndicateur 6b2Indicateur 6b1Indicateur 36ateur Indica 26ateur Indica 16ateur Indica longoyen ou à onstructible disponible très ntre les bourgs txagérée e rbanisés e de terrains constructibles laal tnntecce niinaai stts nnt erreiir euue sees es permanent nspulatio des pouvellementle reno é à assurer le maintien etCapacit eihparragoméD 17 ns é à assurer le maintien et de la population locale oins de jeunes an moins ee mD démographique déséquilibrée volutionune éCrainte d? insuffisante ncièreaîtrise foPolitique de m éduitestionnel ropéra urbanismeProcédures d? 417ateur Indica 317ateur Indica 217ateur Indica 117ateur Indica 17bteur Indicaeinu soins de jeunes a 6f3Indicateur 6f2Indicateur 6f1Indicateur 6gIndicateur ? ? e l?année utonner tà bien les faire fonctio n etcollectifs au pic de fréquentatio er les équipementsCapacité à adapt leiréttéamlattaipaCCa 27 e l?année n et er les équipements isonnière très importantetion sariaVa yers desservis ombre de fou nrapport a énagers parcollecte des déchets m ircuits deAllongement démesuré des c variations saisonnières de la collecte t foerritoire ente sur le tisainsuff itement des déchetspacité de traCa n quantité t eualité en qnte eisainsuff assainissement des epacité d?Ca ux rouvea chez les ninactifsdes t surreprésentationctive ege d?être aen â aisse de la population permanenteB 27d1Indicateur 27cteur Indica teur 27b2Indica teur 27b1Indica teur 27a2Indica teur 27a1Indica 17c2teur Indica 17c1teur Indica isonnière très importante yers desservis énagers par ircuits de variations saisonnières de la collecte rtest fo itement des déchets n quantité séesaux uassainissement des e ésidents ux r t surreprésentation aisse de la population permanente ? ? ? ? églementés non r ouillagesentation des mugmet/ou a turation des ports de plaisanceSa de télécommunications penda u inaccessibilité des rLenteur o parkings t/ou des voirie eturation de laSa distribution d?eau potable et dapprovisionnement ed? tionsde l?utilisation des installa isonnière très importantetion sariaVa lectricité en é approvisionnementTensions sur l? 27e4Indicateur 27e3Indicateur 27e2Indicateur 27e1Indicateur 27d3Indicateur 27d2Indicateur 27d1Indicateur 27gteur Indica 27fteur Indica teur 27h2Indica teur 27h1Indica ouillages turation des ports de plaisance nt l?été uxéseau inaccessibilité des r t/ou des tions isonnière très importante approvisionnement églementés non r Extrait d?un tableau synoptique des indicateurs de la capacité d?accueil d?un territoire Exemples L?opportunité et la faisabilité du projet de territoire sont étudiées à l?aide du tableau synoptique. 80 Fiche 23 : la synthèse de l?évaluation 6 Sol Capacité à maîtriser l?extension urbaine ? Indicateur 6a1 Indicateur 6a2 Indicateur 6a3 Indicateur 6b1 Indicateur 6b2 Indicateur 6g Indicateur 6c Indicateur 6d Indicateur 6e1 Indicateur 6e2 Indicateur 6f1 Indicateur 6f2 Indicateur 6f3 Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande Faible densité des espaces urbanisés Dispersion spatiale exagérée et disparition des coupures entre les bourgs Foncier constructible disponible très réduit, y compris à moyen ou à long terme Procédures d?urbanisme opérationnel réduites Politique de maîtrise foncière insuffisante Consommation d?espace par l?urbanisation excessive Ressources, capacités et situations de déséquilibres choisies Indicateur 17a1 Indicateur 17a2 Indicateur 17a3 Indicateur 17a4 17Capacité à assurer le maintien et le renouvellement des populations permanentes Crainte d?une évolution démographique déséquilibrée Démographie ... ... Evaluation proposée par l?équipe-projet et validée par le comité de pilotage Préconisations d?actions à entreprendre pour la bonne maîtrise de la capacité d?accueil t mee m nne nnn oon bbo aa b lla rr l uur oou ppo assa niiisnnis oon cco ééc rré PPr eet noon tiiiottio aat uualluaal vva EEv noon tiiiottio aat ssa é à maît loS steséticapac,secrrcuosseR eisiohcserrebiliuqésédedsnoitautis es rîtttrîîtr aaî mma gge aagttaoot illlo piiilo ppil ee p dde éé d itttéiité mmi oom cco elle rr l aar ppa ee p éée ddé liiid alllid aali vva tt v eet ejjeooj rro ppr e-e--pe pe-p ppe uiiipuuip qqu ééq l?l él? rr l aar ppa ee p éée ssé oos ppo oop rro ppr nn p oon t leiiileeil uue ccu ccc aac d?d ad? éé d ittté ciiité ccit aac ppa aap cca alla ee l dde ee d sseiis trrri îtttri îîtr erre ddr nnd een rre ppr eep rrettr nnt een àà e ss à nns oon tiiio ctttio ccti aac d?d ad? snns oon jeeetjjet urbaine riser l?extensioé à maîtCapacit 6nriser l?extensio xcessive l?urbanisation e Consommation d?espace par insuffisante ncièreaîtrise foPolitique de m terme oyen ou à m compris àréduit, y onstructible disponible trèsFoncier c oupures edisparition des c xagérée epatiale eispersion sD spaces uFaible densité des e la demande inadaptée à e de terrains constructiblesOffr 6f3Indicateur 6f2Indicateur 6f1Indicateur 6e2Indicateur 6e1Indicateur 6dIndicateur 6cIndicateur 6b2Indicateur 6b1Indicateur 36ateur Indica 26ateur Indica 16ateur IndicaConsommation d?espace par ncière longoyen ou à onstructible disponible très ntre les bourgs oupures e txagérée e rbanisésspaces u e de terrains constructibles ? ns permanentes pulatiopo uvellement des le renoet é à assurer le maintienCapacit eihpargoméD ... éduitestionnel ropéra urbanismeProcédures d? 17 démographique déséquilibrée volutionune éCrainte d?é à assurer le maintien ... 6gIndicateur 17a4Indicateur 17a3Indicateur 17a2Indicateur 17a1Indicateur démographique déséquilibrée L e tableau synoptique aide aux décisions d?aménagement d?un territoire tendu en prolongeant l?évaluation par des préconisations. Il contribue ainsi : ? à mieux appréhender les leviers d?action qui constituent la capacité de développement du territoire, face à des tensions sur les ressources de nature et d?ampleur variables ; ? à identifier et hiérarchiser les actions à entreprendre pour la bonne maîtrise de la capacité d?accueil et la reconquête de la capacité de développement ; ? à préparer les conditions d?une bonne réalisation du projet de territoire en anticipant les effets induits ; ? à inscrire explicitement les actions dans le temps. 2. Du tableau synoptique aux préconisations Exemple pour un PLU ? encourager les divisions de parcelles les plus grandes, en supprimant les minima parcellaires. Certes, la marge de manoeuvre de la collectivité est limitée, puisque c?est la structure foncière qui détermine les surfaces des terrains mis à la vente, puis construits. ? adopter une taxe sur les plus-values réalisées au moment de la vente de terrains nus qui ont été rendus constructibles du fait de leur classement au PLU (art. CGI-1529. Modifié par le Décret n°2007-484 du 30 mars 2007). Cette taxe rétablit un équilibre entre les propriétaires fonciers, tout en répartissant plus équitablement la rente d?urbanisation, la capacité à aménager et équiper les zones urbanisées. Elle vise également à désinciter les propriétaires privés à demander la modification de la constructibilité des parcelles situées en frange urbaine. ? réduire les surfaces constructibles dans le cadre actuel du PLU, en transférant par exemple une partie en réserve d?urbanisation future. 81 Indicateurs qualifiés en vert dans le tableau synoptique complet. ? la gestion territoriale s?exerce ici « de manière classique » ; ? possibilité de consolider et de renforcer les ressources à enjeux ; ? pas de mesures particulières à prévoir pour tenir compte des pressions liées à l?arrivée d?habitants, de touristes, d?activités. Indicateurs qualifiés en orange dans le tableau synoptique complet. ? mesures de rééquilibrage à prévoir à court ou moyen terme selon les objectifs du projet de territoire et les moyens disponibles ; ? points de vigilance à suivre dans le temps. Ces mesures ciblent la situation elle-même ou les pressions à réduire pour éviter une fragilisation accrue de la ressource (capacités liées, fiche 22). Traduire les résultats de l?évaluation de la capacité d?accueil et de développement dans les orientations stratégiques et les objectifs du PADD ou projet politique. Indicateurs qualifiés en rouge dans le tableau synoptique complet, ? mesures pour éviter un dysfonctionnement irréversible ; ? mesures pour reconquérir les ressources dégradées ; ? mesures palliatives pour amoindrir les impacts sur les autres ressources (voir les capacités liées, fiche 22). Repère : si la totalité des questions d?aménagement soulevées lors de l?évaluation de la capacité d?accueil et de développement relève du projet de territoire, les mesures à prendre relèvent non seulement du document d?urbanisme mais aussi d?un certain nombre d?autres outils, notamment de planification, à l?échelle de territoires pertinente. Marges de manoeuvre disponibles Risques de rupture à atténuer Ressources dégradées à reconquérir Indicateurs non renseignés dans le tableau synoptique complet, ? données à mobiliser ou à produire à l?échelle pertinente ; ? mesures de rééquilibrage à envisager. Ressources potentiellement en danger ? Le tableau synoptique mis en forme est téléchargeable sur le site internet de la DREAL des Pays de la Loire. www Fiche 24. Projeter le territoire : la capacité de développement Fiche 25. Inscrire la capacité d?accueil dans le SCoT et le PLU Fiche 26. Quelle portée juridique ? UTILISER LES RéSULTATS DE L?éVALUATION AU SERVICE DU PROJET DE TERRITOIRE 83 Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux 84 Fiche 24 Projeter le territoire : la capacité de développement Appuyer le projet de territoire sur sa capacité de développement n Disposer d?un diagnostic systématique des possibilités et des contraintes locales ; n Faire le lien entre les usages, les thèmes, les lieux ; n Identifier des leviers d?action supplémentaires ; n Anticiper les impacts. Aider à l?élaboration du document d?urbanisme n Préparer les orientations stratégiques du Projet d?Aménagement et de Développement Durable (PADD) ; n Choisir entre les scénarios de développement envisagés ; n Rechercher une appréciation partagée des acteurs pour limiter les blocages et les contentieux ; n S'assurer que le document d?urbanisme répond aux objectifs de départ. Suivre la mise en oeuvre du document d?urbanisme approuvé n Garder la cohérence du projet de territoire choisi au fil des modifications ; n Repérer les évolutions du territoire quand elles surviennent n Mettre en évidence régulièrement les changements extérieurs. Un iv er sit é de N an te s (C ha de na s C. , P ot tie r P ., Po ui lla ud e A. ), DR EA L de s Pa ys d e la L oi re , 2 00 9 Le système d?alerte et de veille étapes 1 et 2 étape 3 => Les fiches «Capacités»... Le tableau synoptique => Les grilles Indicateur 17a Indicateur 17b Indicateur 17c1 Indicateur 17c2 Indicateur 18a1 Indicateur 18a2 Indicateur 18b Indicateur 18c Indicateur 28a Indicateur 18b Indicateur 9a1 Indicateur 9a2 Indicateur 9a3 Indicateur 9b 6 7 8 17 18 9 Sol Capacité à maîtriser l?extension urbaine Capacité à préserver les espaces nécessaires aux autres usages Capacité à partager équitablement le domaine public (terrestre et maritime) Capacité à éviter des pratiques déstabilisatrices sur les sites naturels sensibles Capacité à assurer le maintien et le renouvellement des populations permanentes Capacité à maintenir un équilibre démographique entre les populations permanente et temporaire Indicateur 27a Indicateur 27b1 Indicateur 27b2 Indicateur 27c Indicateur 27d Indicateur 27e Indicateur27f Indicateur 27g 27 28 Capacité à adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à bien les faire fonctionner toute l?année Capacité à maintenir la diversité des utilisateurs des équipements et infrastructures ? ? Indicateur 6a1 Indicateur 6a2 Indicateur 6a3 Indicateur 6b1 Indicateur 6b2 Indicateur 6c Indicateur 6d Indicateur 6e1 Indicateur 6e2 Indicateur 6f1 Indicateur 6f2 Indicateur 6f3 Indicateur 6g Indicateur 8a Indicateur 8b Indicateur 8c Indicateur 8d Indicateur 8e Indicateur 7a Indicateur 7b Indicateur 7c Indicateur 7d Indicateur 7e Démographie Capital matériel ? ? Economiser l?espace Etablir un équilibre entre développement et protection sur le littoral Mettre en place un territoire plus solidaire Rechercher la cohérence entre déplacements et stratégie de développement urbain Structurer l'espace autour de sites à fortes potentialités de développement économique Conforter l'image de la ville par la qualité des espaces publics, des paysages, des espaces verts Orientations stratégiques du PADD Ressources et capacités choisies R es so ur ce s à en je ux Question posée en termes de capacité d?accueil supplémentaire de populations et d?activités, saisonnières ou permanentes Capacité à éviter la mise en péril de la ressource à enjeu Éclairages des situations de déséquilibres de la ressource à enjeu Indicateur décrivant de la ressource à enjeu Indicateurs fondamentaux Indicateurs complémentaires Capacité résiduelle de production d?eau potable et volume annuel d?eau importée Dépassement de la capacité nominale de production d?eau et/ou surcoût excessif de l?approvisionnement La pression humaine en période estivale contraint- elle l?approvisionnement en eau des populations et des activités ? Capacité à garantir le bon accès à l?eau 1 Accroissement des restrictions de la consommation d?eau Nb de jours de restriction par arrêté préfectoral Qualité des eaux de ruissellement Qualité des eaux de baignade Dégradation de la qualité des eaux souterraines et de surface (ruissellement et baignade) Classement des dispositifs individuels d?assainissement suivant la qualité du rejet Taux de nitrates Dégradation de la qualité de l?eau liée à une agriculture peu respectueuse de l?environnement Présence d?espèces animales ou végétales, témoins de la qualité de l?eau Déclassement de la production conchylicole par contamination bactériologique Nb de jours d?interdiction de commercialisation La qualité de l?eau est-elle menacée par l?intensification des usages et/ou des activités polluantes qui limitent son partage ? Capacité à préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents usages du bassin-versant et de la mer 2 Interdictions de plus en plus fréquentes ou prolongées de la pêche, de la pêche à pied Nb de jours d?interdiction de pêche à pied Coût du m d'eau pour le consommateur et pour la collectivité E N V I R O N N E M E N T E A U Encombrement, voire saturation répétée du plan d?eau Comptages pendant les périodes d?affluence Mécontentement, voire conflits répétés entre différents usagers du plan d?eau Enquête et entretiens Enquête de terrain L?occupation du plan d?eau maritime révèle-t-elle une situation de développement non maîtrisée de différents usages ? Capacité à gérer la diversité des usages sur le plan d?eau maritime 3 Rejets importants de déchets en mer par la plaisance Coût financier de la collecte La spécialisation touristique du territoire provoque-t-elle des nuisances sonores ? Capacité à garantir un niveau sonore raisonnable 4 Augmentation des activités bruyantes (notamment nocturnes) Plaintes et appels pour tapage nocturne ou nuisance sonore L?accroissement des activités est-il de nature à mettre en péril la qualité de l?air ? Capacité à garantir la qualité de l?air 5 Dégradation de la qualité de l?air Suivi des niveaux de pollution de l?air Tranche modale des surfaces construites Pression urbaine ressentie Consommation d?espace par l?urbanisation excessive Surface totale occupée par l?urbanisation Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande Capacité résiduelle d?urbanisation Faible densité des espaces urbanisés Densité des espaces urbanisés et des processus d?urbanisation, COS réglementaires, densité minimale Dispersion spatiale exagérée et disparition des coupures entre les bourgs Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tâche d?urbanisation Part de surface totale du territoire en ZAC/ZAD, lotissement et réserve foncière La part du sol à vocation urbaine destinée à l?accueil supplémentaire de populations et d?activités est-elle de nature à favoriser l?étalement urbain ? Capacité à maîtriser l?extension urbaine 6 Procédures d?urbanisme opérationnel et politique de maîtrise foncière insuffisantes Usage du DPU A IR S O L Fiche Capacité 6 Maîtriser l?extension urbaine La question de l?urbanisation est omniprésente dans la problématique du développement durable des littoraux, car elle occupe une place de plus en plus importante des espaces les plus proches de la côte. À l?échelle nationale, l?urbanisation représente ainsi 50 % des espaces situés à moins d?un kilomètre du rivage, sur le site d?étude retenu, 26 %. L?évaluation de la capacité d?accueil passe inévitablement par la prise en compte des impacts du développement de l?urbanisation, car les processus mal maîtrisés du développement de la construction provoquent le plus souvent l?altération de nombreuses ressources essentielles à la qualité des territoires littoraux. Le sol ou l?espace en quantité de surface est la première de ces ressources à être mise en danger, car ses dimensions sont limitées et les processus d?urbanisation le plus souvent très consommateurs de surface. Constats et enjeux de la pression humaine Question posée en termes de capacité d?accueil supplémentaire de populations et d?activités, saisonnières ou permanentes Capacité à éviter la mise en péril de la ressource à enjeux Éclairages des situations de déséquilibres potentiels de la ressource à enjeux Indicateurs fondamentaux complémentaires Tranche modale des surfaces construites Consommation d?espace par l?urbanisation excessive Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande Capacité résiduelle brute d?urbanisation Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale Faible densité des espaces urbanisés La part du sol à vocation urbaine réservée à l?accueil supplémentaire de populations et d?activités est-elle de nature à favoriser l?étalement urbain (gaspillage de la ressource SOL) ? Capacité à maîtriser l?extension urbaine Pression urbaine ressentie Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant Dispersion spatiale exagérée et disparition des coupures entre les bourgs Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation Foncier constructible disponible très réduit, y compris à moyen ou à long terme Présence de zones AU Surfaces des zones AU Politique de maîtrise foncière insuffisante Nb d?acquisitions amiables Procédures d?urbanisme opérationnel réduites Nb de lotissements et de projets de villages Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC) Nb d?expropriation 6 Indicateur 6a1 : Tranche modale des surfaces construites Indicateur 6b1 : Capacité résiduelle brute d?urbanisation Indicateur 6c : Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale Indicateur 6a2 : Pression urbaine ressentie Indicateur 6 a3 : Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels Indicateur 6b2 : Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant Indicateur 6d : Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation Indicateur 6e1 : Présence de zones AU Indicateur 6e2 : Surfaces des zones AU Indicateur 6f1 : Nb d?acquisitions amiables Indicateur 6g : Nb de lotissements et de projets de villages Indicateur 6f2 : Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC) Indicateur 6f3 : Nb d?expropriation Synthèse de la capacité Situation de déséquilibre : importante en partie maîtrisée maîtrisée absence de données ? ? La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de manoeuvre du territoire à? domaine ressource à enjeux Eau - Préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents usages du bassin-versant ou de la mer (capacité 2) Sol - Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 7) Environnement Flore - Maintenir une trame verte cohérente (capacité 13) Culture - Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 15) Mode d?habiter - Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 21) Mode d?habiter - Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22) Société Vie collective - Maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts contradictoires (capacité 25) Capital matériel - Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à bien les faire fonctionner toute l?année (capacité 27) Capital financier - Maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et services) et la spécialisation touristique (capacité 29) Tissu économique local - Maintenir la diversité du tissu économique local (capacité 30) Economie Services d'intérêt général - Adapter l?offre de services d?intérêt général à une population changeante en nombre et en composition (capacité 32) P our les projets de territoire et les documents d?urbanisme, la mise en place d?un système d?alerte et de veille des pressions littorales facilite la prise en compte des changements à l?oeuvre telles que la croissance démographique, l?affluence touristique ou l?installation d?activités économiques. Les perspectives opérationnelles Mesures pour atténuer les risques de déséquilibres Projeter le territoire : la capacité de développement 85 6Capacité à maîtriser l?extension urbaine Indicateur 6a1 Indicateur 6a2 Indicateur 6a3 Indicateur 6b1 Indicateur 6b2 Indicateur 6g Indicateur 6c Indicateur 6d Indicateur 6e1 Indicateur 6e2 Indicateur 6f1 Indicateur 6f2 Indicateur 6f3 Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande Faible densité des espaces urbanisés Dispersion spatiale exagérée et disparition des coupures entre les bourgs Foncier constructible disponible très réduit, y compris à moyen ou à long terme Procédures d?urbanisme opérationnel réduites Politique de maîtrise foncière insuffisante Consommation d?espace par l?urbanisation excessive Sol Ressources, capacités et situations de déséquilibres choisis Indicateur 17a1 Indicateur 17a2 Indicateur 17a3 Indicateur 17a4 17Capacité à assurer le maintien et le renouvellement des populations permanentes Crainte d?une évolution démographique déséquilibrée Démographie ... ... Evaluation proposée par l?équipe-projet et validée par le comité de pilotage Scénario 1 Scénario 2 Scénario 3 3 scénarios contrastés Effet de chaque scénario sur les situations initiales ? mit alidée par le co alidée par le co tnocsoiranécs3 cSSc anna één ccé SSc alidée par le co alidée par le comit alidée par le co n pro équipe-projet v sée par l? v validée par le co v Evaluatio Evaluatio équipe-projet sée par l? alidée par le co sée par l? sée par l? po alidée par le co n proposée par l? alidée par le co n proalidée par le co n propo alidée par le co n pro io v Evaluation pro Evaluat v Evaluatio v Evaluat sétsar anna één ccé SSc anna één ccé SSc 6 dedsnoitautisteséticapac,secruosseR loS urbanisation excessive l? Consommation d? insuffisante Politique de maîtrise foncière opérationnel réduites Procédures d? terme réduit, y compris à moyen ou à long Foncier constructible disponible très disparition des coupures entre les bourgs ispersion spatiale exagérée etD Faible densité des espaces urbanisés inadaptée à la demande Offre de terrains constructibles urbaine é à maîtriser l?extensionCapacit eihparragoméD sisiohcserrebiliuqéséd urbanisation excessive espace parConsommation d? insuffisante Politique de maîtrise foncière opérationnel réduites urbanismeProcédures d? réduit, y compris à moyen ou à long Foncier constructible disponible très disparition des coupures entre les bourgs ispersion spatiale exagérée et Faible densité des espaces urbanisés inadaptée à la demande Offre de terrains constructibles 3Indicateur 6fIndicateur 6f3 2Indicateur 6fIndicateur 6f2 1Indicateur 6f Indicateur 6e2 Indicateur 6e1 Indicateur 6d Indicateur 6c Indicateur 6g Indicateur 6b2 Indicateur 6b1 Indicateur 6a3 Indicateur 6a2 Indicateur 6a1 tage équipe-projettage 1oiiorri aar nna tage équipe-projet é de pilo é de pilo équipe-projet é de pilo é de pilo équipe-projettage équipe-projet mit mit équipe-projet mité de pilo et équipe-projet é de pilo équipe-projet é de pilotage équipe-projet é de pilo ? elrus teffE 3oo 3 iiorri aar nna 2oo 2 iiorri aar nna selaitinisnoitautisse oiranécseuqahcedt 17 démogra Crainte es ions permanentpulatpo des le renouvellementet ienrer le mainté à assuCapacit ... ... 4Indicateur 17a 3Indicateur 17a 2Indicateur 17a 1Indicateur 17a phique déséquilibrée démogra d?une évolution équilibrages à trouver + = acceptabilité ou non pour la société + arbitrages entre les générations Mesures pour consolider et valoriser les ressources à enjeux Mesures pour reconquérir les ressources dégradées Mesures pour se prémunir de déséquilibres à venir C?est une démarche itérative : le territoire se fonde sur le constat initial dressé dans le système d?alerte et de veille afin de réexaminer les alternatives possibles parmi lesquelles il a à choisir. La démarche d?évaluation participative et partenariale conforte les décisions par le rapprochement entre les perceptions des différents acteurs et les situations mesurées lors de l?évaluation. + Choix d?un projet de territoire fondé sur la capacité de développement Mettre le territoire en projet co n st a ts e t p e rs p e ct iv e s cr it è re s d e ch o ix 86 Fiche 25 D e quelle manière est-il possible d?intégrer dans les documents de planification urbaine les résultats de la démarche d?évaluation de la capacité d?accueil ? Que dit le code de l?urbanisme ? L?article L. 146-2 du code de l?urbanisme impose aux documents d?urbanisme de déterminer la capacité d?accueil des espaces urbanisés ou à urbaniser à partir de critères spatiaux (cf. fiche 1.2). En revanche, ni ces dispositions, ni la jurisprudence disponible à ce jour, ne précisent dans quelle partie du PLU* ou du SCoT* doit être définie la capacité d?accueil, ou encore si l?analyse qui a conduit à la détermination de cette notion doit figurer dans ces documents. Ce silence des textes n?est pas fortuit. Il s?explique très certainement par le souci du législateur de laisser aux autorités locales une importante marge de manoeuvre dans un domaine où une trop grande rigidité de la règle risquerait de gêner l?action administrative. Le système d?alerte et de veille de la capacité d?accueil et de développement peut-il figurer en intégralité dans un SCoT ou dans un PLU ? L?évaluation proposée produit une grille d?analyse, des fiches « Capacités » et un tableau synoptique qui constituent le système d?alerte et de veille de la capacité d?accueil et de développement. Ces derniers n?ont pas leur place en tant que tels dans un document d?urbanisme, comme la plupart des études et des réflexions menées à cette occasion. Plusieurs arguments peuvent être avancés pour défendre ce point de vue. D?une part, les règles d?urbanisme n?imposent pas d?inscrire dans les SCoT ou dans les PLU la démarche ou la réflexion qui a conduit à la détermination de la capacité d?accueil. D?autre part, faire figurer intégralement le tableau synoptique et les fiches capacités présenterait l?inconvénient de bouleverser le contenu des documents de planification en y faisant entrer un élément qui n?a pas été prévu. Enfin cela pourrait aussi fragiliser la lisibilité voire la sécurité juridique de ces documents, pour autant qu?il est inhabituel de faire figurer dans un acte administratif des éléments qui ne sont pas requis par les textes. * PLU : Plan Local d?Urbanisme ; SCoT : Schéma de Cohérence Territoriale. ** PADD : Plan d?Aménagement et de Développement Durable. *** DOO : Document d?Orientation et d?Objectifs. Il remplace, depuis la loi Grenelle 2, le DOG, Document d?Orientations Générales. Dans quel document du SCoT ou du PLU doit être déterminée la capacité d?accueil ? Le rapport de présentation du PLU ou du SCoT paraît le document le plus adapté pour recevoir la détermination de la capacité d?accueil. Ce document doit en effet expliquer (qu?il s?agisse du PLU ou du SCoT) les choix retenus par les autorités locales pour établir le PADD**, les orientations d?aménagement et de programmation, le règlement ou encore le DOO***. Si la démarche d?évaluation de la capacité d?accueil, en ce qu?elle relève des études et réflexions, trouve incontestablement et synthétiquement sa place dans le rapport de présentation, la détermination de la capacité d?accueil peut se prolonger dans le PADD et le DOO. En effet, « déterminer la capacité d?accueil d?un espace » au sens de l?article L146-2 relève d?un parti pris étroitement lié au projet politique du territoire : celui-ci se fait dans le PADD et, pour les SCoT, dans le DOO. Inscrire la capacité d?accueil dans le SCoT et le PLU 87 La méthode proposée paraît essentielle pour déterminer cette notion (Cf. fiche 26). Elle devrait également permettre de mieux argumenter les choix qui seront retenus dans le PADD, le DOO, ou les orientations d?aménagement et de programmation, dès lors que l?objet même de la démarche capacité d?accueil est, in fine, de déterminer si un territoire donné est susceptible de supporter l?urbanisation et, d?une manière plus générale, le développement susceptible d?être programmé sur cet espace. De même, cette méthode s?articule avec l?évaluation environnementale : n pour compléter certaines rubriques exigées dans l?état initial de l?environnement ; n pour tester les différents scénarios envisagés ; n et enfin, pour considérer de manière systématique les incidences du projet retenu sur le capital de ressources du territoire. La raison d?être de cette méthode est de fournir aux décideurs les données fondamentales qui leur sont indispensables pour déterminer la capacité d?accueil. Plus largement, l?outil permet aussi de dégager les enjeux du territoire et d?enrichir les différents documents du SCoT ou du PLU. Par son approche intégrée et participative, la démarche constitue également un outil de dialogue. Comment l?évaluation de la capacité d?accueil et de développement permet-elle de conforter, sur le fond, le SCoT ou le PLU ? Comment la procédure d?élaboration du SCoT s?enrichit-elle d?une capacité d?accueil et de développement appréciée collectivement ? 88 Fiche 26 Les dispositions de l?article L. 146-2 du code de l?urbanisme Ces dispositions ont une portée juridique certaine, même si celles-ci laissent une importante marge de manoeuvre aux planificateurs pour déterminer la capacité d?accueil des espaces urbanisés ou à urbaniser. Ces dispositions imposent, en effet, aux auteurs des documents d?urbanisme de définir cette capacité à partir d?un critère spatial, c?est-à-dire en prenant en compte la protection des milieux remarquables du littoral, ainsi que la protection des espaces nécessaires aux activités traditionnelles qui s?exercent sur le littoral. L?interprétation juridictionnelle des dispositions de l?article L. 146-2 L?interprétation juridictionnelle qui, jusqu?ici, a été donnée de ces dispositions a, dans une certaine mesure, confortée leur portée juridique. Par là même, elle a réduit la marge d?appréciation dont disposent les planificateurs en la matière. Ainsi, dans un jugement en date du 29 juillet 2004, le tribunal administratif de Nantes a-t-il considéré que pour déterminer la capacité d?accueil des espaces urbanisés et à urbaniser les autorités locales ne devaient pas se borner à assurer un certain équilibre spatial entre développement de l?urbanisation et préservation des zones naturelles ou agricoles, mais qu?elles étaient également tenues de vérifier si les équipements publics existants ou prévus (eau, assainissement, traitement des déchets) étaient suffisants pour répondre à l?extension de l?urbanisation envisagée (TA Nantes, 29 juillet 2004, Association de défense de l?environnement en Vendée et association « les amis de l?Ile-d?Yeu » : req. n° 0004558). L?article L. 146-2 peut par conséquent être méconnu non seulement lorsque le développement de l?urbanisation prévu par le document d?urbanisme porte une atteinte manifestement disproportionnée aux espaces naturels, mais aussi lorsque l?état des équipements publics nécessaires au développement de cette urbanisation est insuffisant. Cette interprétation juridictionnelle a été reprise dans la DTA « Estuaire de la Loire ». Celle-ci précise en effet que la capacité d?accueil est aussi liée « à l?offre en matière d?équipements, de services et d?hébergements ». Portée juridique de la notion de capacité d?accueil 89 Quelle portée juridique ? La méthode n?a pas un caractère obligatoire La méthode d?évaluation de la capacité d?accueil proposée ici n?est bien sûr pas un ensemble de règles qui s?imposent aux planificateurs. Même si cette méthode aboutit à la mise en place d?éléments dont on sait bien qu?ils auront quelque chose à voir avec le droit, ce n?est par pour autant que la dite méthode a pour effet de limiter l?importante marge de manoeuvre dont disposent en la matière les autorités locales. Sur le plan juridique, ces autorités ne sont en rien tenues d?appliquer la présente démarche : elles gardent toute latitude pour reprendre l?interprétation qui est ici recommandée ou, au contraire, pour l?amender, l?enrichir, la réfuter ou la contredire. La méthode, qui n?est pas une opération par laquelle des normes juridiques sont édictées, ne saurait par conséquent entraîner en elle-même la moindre obligation juridique à la charge des autorités chargées d?appliquer les dispositions de L. 146-2. Il s?agit donc ici plus de suggestions ou de recommandations à destination des collectivités locales et des services de l?état, que d?une ligne de conduite que ces derniers devraient suivre impérativement. Reste que, dans certaines circonstances, les éléments compris dans la méthode pourraient être repris par le juge administratif pour apprécier la légalité d?un document d?urbanisme au regard de dispositions législatives ou réglementaires protectrices de l?environnement. La méthode peut néanmoins influer sur l?interprétation de la notion de capacité d?accueil La méthode peut cependant constituer la base (et c?est là tout son intérêt) sur laquelle il est possible de s?appuyer pour donner sens à la notion de capacité d?accueil. En effet, la démarche retenue a aussi et surtout une vertu pédagogique : sa mise en oeuvre permet d?établir les données objectives nécessaires à la discussion et à l?établissement de la capacité d?accueil. Cette méthode, qui sert la communication sociale, est de nature : - à stimuler les échanges et les mises en relation ; - à fournir l?échelle des possibilités entre lesquelles il faudra choisir ; - à enrichir le jeu des interprétations plausibles. Notons encore que la méthode retenue peut faciliter la mise en oeuvre des principes généraux de l?urbanisme applicables aux documents d?urbanisme (L. 121-1 du code de l?urbanisme) ou encore être précieuse pour réaliser leur évaluation environnementale. Par là-même, elle peut conforter la sécurité juridique des documents d?urbanisme. Par ailleurs, la méthode est aussi un outil pertinent pour dégager la « capacité de charge » des zones côtières dans le cadre de la mise en place de la GIZC. Portée juridique de la méthode proposée ici Bibliographie BERTHELOT Chantal, PRIOU Christophe, SANDEL Christine, VINCE Agnès, AMIOT François, LEVRAUT Anne-Marie, MARTINI Frédérique, FOUQUART Xavier, 2010, Grenelle de la mer - Rapport du Comité opérationnel Aménagement, Protection et Gestion des espaces littoraux, Paris, Ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, 128 p. CRINQUANT N., 2005, La capacité d?accueil des territoires littoraux. De la recherche d?indicateurs pertinents à leur exploitation dans une étude de cas. Mémoire de fin d?études, Ecole Nationale Supérieure d?Agronomie, Montpellier, 188 p. JOARDAR, S.D., 1998. Carrying capacities and standards as based towards urban infrastructure planning in India : a case of urban water supply and sanitation. Habitat International, Vol.22, Issue 3, pp. 327-337. POTTIER P. (coord.), CHADENAS C., POUILLAUDE A., STRUILLOU J-F, 2009, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux. Approche et méthode, Cahier n°2, DREAL des Pays de la Loire, 84 p. Synthèse n°2, 2009, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux. Approche et méthode, DREAL des Pays de la Loire, 6 p. POTTIER P. (coord.), CHADENAS C., CHOBLET C., POUILLAUDE A., STRUILLOU J-F., TROUILLET B., 2007, La capacité d?accueil et de développement des communes littorales. Synthèse bibliographique, Cahier n°1, PUCA - Ministère des Transports, de l?Equipement, du tourisme et de la Mer - DRE des Pays de la Loire, 77 p. Synthèse n°1, 2007, La capacité d?accueil et de développement des communes littorales. Synthèse bibliographique, DRE des Pays de la Loire, 4 p. A paraître : DREAL des Pays de la Loire, 2010, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux. Aide à la rédaction d?un cahier des charges de SCoT ou de PLU, Cahier n°4, DREAL des Pays de la Loire. 91 Annexe La fiche « Capacité » présentée dans les pages suivantes est une adaptation de la grille exemple à un territoire, sur lequel la méthode d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement présentée dans ce guide a été pratiquée. Cette fiche concerne la Capacité à maîtriser l?extension urbaine (Sol). 93 La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ». Fiche Capacité 6 Maîtriser l?extension urbaine La question de l?urbanisation est omniprésente dans la problématique du développement durable des littoraux, car elle occupe une place de plus en plus importante des espaces les plus proches de la côte. À l?échelle nationale, l?urbanisation représente ainsi 50 % des espaces situés à moins d?un kilomètre du rivage, sur le site d?étude retenu, 26 %. L?évaluation de la capacité d?accueil passe inévitablement par la prise en compte des impacts du développement de l?urbanisation, car les processus mal maîtrisés du développement de la construction provoquent le plus souvent l?altération de nombreuses ressources essentielles à la qualité des territoires littoraux. Le sol ou l?espace en quantité de surface est la première de ces ressources à être mise en danger, car ses dimensions sont limitées et les processus d?urbanisation le plus souvent très consommateurs de surface. Question posée en termes de capacité d?accueil supplémentaire de populations et d?activités, saisonnières ou permanentes Capacité à éviter la mise en péril de la ressource à enjeux Eclairages des situations de déséquilibres potentiels Indicateurs fondamentaux complémentaires 6a1 - Tranche modale des surfaces construites Consommation d?espace par l?urbanisation excessive 6a2 - Pression urbaine ressentie Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande 6b1 - Capacité résiduelle d?urbanisation Faible densité des espaces urbanisés 6c1 - Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, (densité minimale) Disparition des coupures entre les bourgs 6d - Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation 6e1 - Surfaces des ZAC/ZAD, lotissement et réserve foncière La part du sol à vocation urbaine destinée à l?accueil supplémentaire de populations et d?activités est-elle de nature à favoriser l?étalement urbain ? Capacité à maîtriser l?extension urbaine 6 Procédures d?urbanisme opérationnel et politique de maîtrise foncière insuffisantes 6e2 - Usage du DPU La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ». Synthèse Indicateur 6a1 - Tranche modale des surfaces construites Indicateur 6a2 - Pression urbaine ressentie Indicateur 6b1 - Capacité résiduelle d?urbanisation Indicateur 6c1 - Densité des espaces urbanisés Indicateur 6d1 - Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation Indicateur 6e1 - Surfaces des ZAC/ZAD, lotissement et réserve foncière ? Indicateur 6e2 - Usage du droit de préemption urbain ? Situation de déséquilibre : importante en partie maîtrisée maîtrisée absence de données ? La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de manoeuvre du territoire à? - Garantir le bon accès à l?eau (capacité 1) EAU - Garantir la cohérence du cycle de l?eau et sa qualité (capacité 2) EAU - Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 4) SOL - Gérer certains usages dans les limites spatiales du territoire expertisé (capacité 5) SOL Environnement - Préserver l?identité locale et le lien social (capacité 7) CULTURE - Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 8) CULTURE - Préserver les spécificités paysagères (capacité 9) CULTURE - Assurer le maintien et le renouvellement des populations permanentes (capacité 11) DEMOGRAPHIE - Maintenir un équilibre démographique entre pop. permanente et temporaire (capacité 12) DEMOGRAPHIE - Gérer le flux saisonnier des déplacements (capacité 13) MODE D'HABITER - Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 15) MODE D'HABITER - Rationaliser l?occupation résidentielle (capacité 21) MODE D'HABITER - Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22) MODE D'HABITER - Maintenir un débat politique apaisé (capacité 25) VIE COLLECTIVE Société - Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à bien les faire fonctionner toute l?année (capacité 27) CAPITAL MATERIEL - Maîtriser financièrement l?urbanisation et la spécialisation touristique (capacité 29) CAPITAL FINANCIER - Diversifier le tissu économique local (capacité 30) TISSU ECONOMIQUE LOCAL - Offrir des services d?intérêt général toute l?année et adaptés en saison (capacité 32) SERVICE D'INTERET GENERAL Économie La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ». Mesure des indicateurs Indicateur 6a1 ? Tranche modale des surfaces construites Données : fichier DRE ? SITADEL, surface des terrains sur lesquels a été déposée une demande de permis de construire pour une construction neuve à usage d?habitation. Prise en compte à la date d?ouverture du chantier (DOC) sur une période de 10 ans (1996 à 2006). Traitement : somme des déclarations par tranches de surfaces des parcelles en 14 tranches détaillées ( de 250 m² ; 251 à 500 ; 501 à 750 ; 751 à 1 000 ; 1 001 à 1 500 ; 1 501 à 2 000 ; 2001 à 2 500 ; 2 501 à 3 000 ; 3 001 à 3 500 ; 3 501 à 4 000 ; 4 501 à 5 000 ; 5 001 à 10 000 ; + de 10 000), regroupées en 6 classes : - petite parcelle : - de 500 m² - parcelle moyenne : 501 à 1 000 m² - parcelle moyenne supérieure : 1 001 à 2 000 m² - parcelle grande : 2 001 à 3 000 m² - parcelle très grande : 3 001 à 5 000 m² - parcelle exceptionnelle : + de 5 000 m² - Référence : elle se fait par référence avec trois communes dont une en contexte insulaire, présentant un nombre total de logements identique à ce qui est observé sur l?île en étude (nombre total de logements au RGP 99 et nombre de logements neufs par an à peu près équivalents ? moyenne annuelle calculée entre 1996 et 2006, données SITADEL). Résultats Ile en étude Comparaison 1 2 3 4 Nb total logements 5 061 6 248 3 498 4 302 5 265 Nb de logements neufs (10ans) 604 633 441 840 589 Parcelles ? de 500 m² 12,2 % 30,2 % 9,8 % 14 % 4,1 % 501 à 1 000 m² 38,8 % 53,2 % 43,5 % 47,3 % 72,4 % 1 001 à 2 000 m² 35 % 13,3 % 34,7 % 25,2 % 15,4 % 2 001 à 3 000 m² 8,7 % 2,1 % 8 % 9,1 % 3,3 % 3 001 à 5 000 m² 3,4 % 0,9 % 2 % 2,9 % 2,4 % + de 5 000 m² 1,9 % 0,3 % 2 % 1,5 % 2,4 % surface moyenne d?un terrain construit 1 275 m² 798 m² 1 318 m² 1 176 m² 1 165 m² surface médiane 1 000 m² 608 m² 1 000 m² 857 m² 730 m² consommation moyenne d?espace par logement construit (1996-2006) 1 149 m² 794 m² 1 184 m² 651 m² 772 m² Évaluation : la surface moyenne d?une parcelle construite sur l?île en étude entre 1996 et 2006 pour un nouveau bâtiment à usage d?habitation a été de 1 275 m², ce qui représente une consommation d?espace relativement élevée. Parmi les communes de référence, seule l?une d?entre elle présente une surface moyenne supérieure, l?île de comparaison étant de 37 % inférieure à celle enregistrée sur l?île en étude. Les parcelles mises en construction sur l?île en étude sont de surfaces à peu près comparables à celles des communes de référence (exception faite de la commune 1) avec, toutefois, une tendance à disposer de moins de terrains bâtis de petite surface et de plus de terrains bâtis de surface supérieure. En effet, la part des parcelles de moins de 1 000 m², qui représentent 50,2 % du total sur l?île en étude, est plus limitée que sur trois territoires de comparaison (2, 3 et 1), 53 % pour le n°2, 61 % pour le n°3 et surtout 83,4 % pour le territoire n°1 (celle des 1 000 à 3 000 m² est de 44,4 % contre 42,7 %, 34,3 et 15,3. Celle des plus de 3 000 m² de 5,4 %, contre 4 %, 4,4 et 1,2 %. La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ». ==> Au regard des surfaces des terrains urbanisés sur l?île en étude depuis 10 ans, il ressort que le sol est consommé par l?urbanisation dans des proportions importantes et majoritairement supérieures à ce qui est observé pour des situations similaires. Cette situation est liée à un processus d?urbanisation consommateur d?espace, s?accompagnant d?une sous- représentation des terrains à bâtir les plus petits et d?une sur-représentation des terrains les plus grands. Au total, la consommation moyenne d?espace pour la construction d?un logement se situe à un niveau élevé (1 149 m²), incompatible avec une gestion économe du sol. Indicateur 6a1 : gfbhhgh Valeur cible : l?objectif à atteindre dans le cadre d?une maîtrise plus forte des extensions urbaines est d?augmenter la part des parcelles de surface inférieure à 1 000 m² dans le processus d?urbanisation. Cette part pourrait atteindre une valeur proche de celle enregistrée à dans le territoire n°2 (55 % des terrains construits), ce qui représenterait une économie annuelle de 2,2 ha de surface urbanisée (sur 10 ans, 22 terrains bâtis d?une surface inférieure à 1 000 m², venant remplacer 22 terrains d?une surface d?environ 2 000 m² qui auraient sinon été construits). Indicateur 6a2 ? Pression urbaine ressentie Les données traitées se limitent à celles de l?exploitation d?une enquête directe auprès de la population, permanente et temporaire, à partir d?un questionnaire sur la perception du territoire de l?île en étude et des pressions diverses qui s?exercent sur lui. Elles sont donc partielles et ne peuvent à elles seules éclairer le ressenti de la pression urbaine. Données : enquête réalisée pendant l?été 2007 sur l?île en étude par la MSH Ange Guépin dans le cadre de la mission PUCA-DRE des Pays de la Loire. Les questionnaires utilisés concernent 260 personnes interrogées sur l?île à la fin du mois de juillet 2007, dont 54 résidents permanents et 206 résidents temporaires. Traitement : la perception du développement urbain sur l?île peut être appréciée au travers de la question 3.5 (Depuis que vous venez sur l?Ile, avez-vous noté des changements dans la nature/paysages ? 13 choix possibles de réponse, dont Davantage de maisons et des maisons qui se ressemblent toutes) et de la question 4.4 (À votre avis la fréquentation touristique pose-t-elle des problèmes aux territoires qui l?accueillent ? 13 choix possibles de réponse, dont le problème lié à la Pression immobilière et foncière). Référence : elle se fait par référence avec trois communes dont une en contexte insulaire, présentant un nombre total de logements identique à ce qui est observé sur l?île en étude. Résultats : * à la question 3.5 (Depuis que vous venez sur l?île, avez-vous noté des changements dans la nature/paysages ?), 56,4 % des résidents permanents s?étant exprimés ont déclaré comme premier changement visible celui du nombre croissant de maisons, 48,5 % des résidents temporaires. L?uniformité architecturale n?est mentionnée que pour 3,6 % des changements visibles de 1ère et 2ème importance pour les résidents permanents et 0 % des résidents temporaires. * à la question 4.4 (« À votre avis la fréquentation touristique pose-t-elle des problèmes aux territoires qui l?accueillent ? »), 22 % des résidents permanents s?étant exprimés ont mentionné la pression immobilière et foncière en 1ère et 2ème niveau d?importance parmi les problèmes perçus, 8,7 % des résidents temporaires. Évaluation : ==> le premier changement de paysage relevé par les habitants et les résidents secondaires concerne l?extension urbaine. Le niveau de réponses montre un début de prise de conscience de la pression urbaine du territoire. Cependant, parmi les résidents permanents, 3 sur 4 n?ont pas mentionné la pression immobilière et foncière comme un problème évident lié à l?activité touristique. La consommation de la ressource SOL n?est pas perçue comme étant à un stade d?érosion critique. Indicateur 6a2 : gfbhghh La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ». Indicateur 6b1 ? Capacité résiduelle d?urbanisation Données : capacité brute d?urbanisation rendue possible dans le cadre actuel des PLU, obtenue par extraction des parcelles actuellement non bâties (fichier cadastral sous forme numérique, DDE) et situées dans une zone à vocation urbaine résidentielle, actuelle et future, du PLU (fichier du zonage du PLU, DDE). Traitement : s?effectue en plusieurs étapes : - extraction des parcelles non bâties situées dans les zones à vocation urbaine du PLU ; - suppression des parcelles présentant une surface trop limitée pour être bâties (fonction des règles édictées dans le PLU ; COS et surface minimale des terrains constructibles), ainsi que celles visiblement trop enclavées pour être urbanisées ; - remplissage de ces parcelles, de façon manuelle tenant compte de la morphologie des espaces environnants (densité, accès, ?) et du règlement du PLU (notamment pour les zones d?urbanisation groupée), de façon à déboucher sur le nombre de nouvelles constructions possibles sur ces parcelles constructibles ; un taux de rétention de 20 % est ensuite appliqué, intégrant le gel d?un certain nombre de terrains qui ne pourront être construits dans le cadre actuel du PLU (situation géographique, héritage, spéculation?). Référence par comparaison aux communes littorales 1, 2, 3 et à une commune intérieure 4, qui présentent toutes un espace à urbaniser similaire en nombre total de logements, ainsi qu?un processus d?urbanisation (nombre de nouvelles constructions par an) à peu près identique à ce qui est observé sur l?île en étude. Résultat : Ile d?étude Comparaison 1 (île) 2 3 4 Nb total logements 5 061 6 248 3 498 4 302 5 265 Nb de logements neufs (10ans) 604 633 441 840 589 consommation moyenne d?espace par logement construit (1996-2006) 1 149 m² 794 m² 1 184 m² 651 m² 824 m² Zones urbaines (IPLI) 665 ha 596 ha 415 ha 445 ha 995 ha Surfaces disponibles en zones actuellement urbanisables 142 ha 90 ha 73 ha 36 ha 44 ha Logements constructibles en zones actuellement urbanisables 1 115 logt 1 131 logt 619 log 546 logt 535 logt Nb d?années de réserve 19 ans 18 ans 14 ans 6 ans 4 ans Surfaces disponibles en zones d?urbanisation future 39 ha 43 ha 30 ha 35 ha 110 ha Logements constructibles en zones d?urbanisation future 390 logt 430 logt 300 logt 350 logt 1 110 logt Nb d?années de réserve 6 ans 7 ans 7 ans 4 ans 9 ans Surfaces totales disponibles en zones à vocation urbaine 181 ha 133 ha 103 ha 71 ha 154 ha Total logements constructibles en zones à vocation urbaine 1 505 logt 1 561 logt 919 logt 896 logt 1 645 logt Total logements constructibles en zones à vocation urbaine (rétention 20 %) 1 204 logt 1 250 logt 735 logt 717 logt 1 316 logt Nb total d?années de réserve 25 ans 25 ans 21 ans 11 ans 14 ans Nb total d?années de réserve avec taux rétention 20 % 21 ans 21 ans 16 ans 10 ans 13 ans La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ». Évaluation : la capacité brute d?urbanisation est ici limitée aux terrains nus et ne tient donc pas compte du renouvellement urbain possible dans les années à venir (densification des espaces actuellement urbanisés), jusqu?à présent limité dans les espaces urbains du littoral régional. Il n?existe pas de règles s?appliquant à ce qu?un PLU doit raisonnablement offrir comme terrains à bâtir en fonction de la demande qui s?exprime sur un territoire. On peut toutefois partir du principe qu?un PLU est un document de planification à court terme (5 ans, 10 ans maximum) et que par conséquent un potentiel équivalent à 15 ans de constructions sur un rythme identique à celui observé sur la dernière décennie écoulée est acceptable et conforme à une gestion rigoureuse de l?espace. ==> Avec 21 années de réserve d?urbanisation, le PLU de l?île en étude offre encore des surfaces pour la construction à vocation résidentielle trop largement dimensionnées. Concernant les surfaces immédiatement urbanisables, le PLU de l?île en étude est le plus « généreux » de ceux utilisés en référence (19 ans de réserve, contre 18, 14, 6 et 4). Indicateur 6b1 : gfbhhgh Valeur cible : l?offre de terrains constructibles pourrait être réduite sensiblement, pour atteindre une réserve équivalente à 15 années de construction au rythme des dix dernières années écoulées. Indicateur 6c1 ? Densité des espaces urbanisés Données : nombre de logements au recensement 1999, zones urbaines à dominante résidentielle de la BD occupation du sol de l?IPLI (DDE, 2000). Traitement : rapport du nombre total de logements à la surface des zones urbaines résidentielles. Référence : elle se fait par référence avec trois communes dont une en contexte insulaire, présentant un nombre total de logements identique à ce qui est observé sur l?île en étude. Résultat : Ile d?étude Comparaison 1 (île) 2 3 Nb total logements 5 061 6 248 4925 4 302 Zones urbaines résidentielles (IPLI) 568 ha 458 ha 436 ha 304 ha Nb de logt à l?hectare 8,9 ha 13,6 ha 11,3 ha 11,5 ha Évaluation : la densité de logements sur l?île en étude est nettement la plus faible comparée à des situations d?autres communes littorales similaires. Il n?existe pas de règles normatives de densité moyenne acceptable et conforme à une gestion rigoureuse et économe de l?espace, toutefois, la valeur de 12 logements à l?hectare est souvent utilisée comme référence technique (FNAU, ?). ==> Avec à peine 9 logements à l?hectare, la densité des espaces urbains résidentiels est faible sur l?île en étude. En termes réglementaires, le PLU confirme une tendance à l?autorisation d?un processus d?urbanisation peu dense (54 % des surfaces communales urbanisables pour la fonction résidentielle sont réglementés avec un COS < à 0,1) et par conséquent consommateur d?espace. Indicateur 6c1 : gfbhggh Valeur cible : compte tenu des niveaux de densité enregistrés dans des communes littorales similaires, il semble possible de dépasser le seuil des 10 logements à l?hectare. La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ». Indicateur 6d1 ? Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation Données : bâtiments en dur de la base de données cadastrales (mairie). Traitement : agrégation des espaces situés à moins de 100 mètres d?une construction, produisant la tache d?urbanisation. La continuité de l?urbain est ainsi prise en compte jusqu?à une distance de séparation de 200 mètres entre les bâtiments. Au-delà, la tache d?urbanisation est discontinue. Référence : par comparaison à une commune littorale également insulaire et touristique, disposant d?un nombre de logements légèrement supérieur à l?île en étude. Résultat : les résultats sont présentés sous forme cartographique, faisant apparaître à la fois l?étendue de la tache d?urbanisation et sa continuité. Évaluation : la tache d?urbanisation couvre 1 468 hectares, soit 61,5 % de la surface de la commune (pour 5 061 logements). Rapportée à la surface des zones urbaines IPLI, la tache d?urbanisation couvre une surface 2,2 fois supérieure (2 peut être considéré comme une valeur seuil). ==> La tache d?urbanisation dans l?île en étude est étendue en surface. Ce point confirme donc l?indicateur précédent. Mais surtout, elle révèle l?étalement et la dispersion (2,2 fois les espaces urbains au sens IPLI, pour 1,7 fois pour la commune en comparaison) et la continuité du bâti qui a réduit et limité les coupures d?urbanisation entre les pôles d?habitat ancien. (commune de comparaison, également île touristique avec 6 248 logements, même échelle) Indicateur 6d1 : gfbhghh La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ». Valeur cible : la tache d?urbanisation actuelle ne peut être réduite en surface, sauf en cas de destruction de bâtiments. L?attention doit donc être portée sur les extensions futures, de façon à réduire la progression de cette tache d?urbanisation au profit d?une densification de ce qui est déjà bâti. Indicateur 6e1 ? Surfaces des ZAC/ZAD, lotissement et réserve foncière Données : indisponibles ==> aucune évaluation possible. Indicateur 6e1 : ? ? Indicateur 6e2 ? Usage du droit de préemption urbaine Données : indisponibles ==> aucune évaluation possible. Indicateur 6e2 : ? ? Étape 1 Mettre en lumière les ressources posant question Étape 2 Questionner les atteintes portées aux ressources par la pression anthropique Étape 3 Mesurer et apprécier la fragilité des ressources validationvalidationRessources à enjeux identifiées validationvalidationGrille d?évaluation : questionnements et hypothèses de situations de déséquilibres posés système de veille et d?alerte sur la maîtrise ou la non-maîtrise de la capacité d?accueil ré un io ns d e tra va il,l en qu êt es d e te rr ai n. .. identification des ressources à enjeux élaboration de la grille co ns ul ta tio n év en tu el le d ?e xp er tstt 3a : choix des indicateurs 3b : mobilisation des données 3c : choix des états de référence 3e : évaluation 3f : élaboration du tableau synoptique 3d : production des résultats de l?observation fic he s Ca pa ci té s conduite et animation du projet les enjeux du territoire => quel niveau de pression pour le territoire ? validation des niveaux acceptables d?altération des ressources validation Un iv er si té d e Na nt es (C ha de na s C. , P ot tie r P ., Po ui lla ud e A. ) - D RE P ay s de la L oi re - M SH , 2 00 8 comité de pilotageLe territoire expertisé et ses ressources équipe projet Procédure d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement la classification des ressources et son détail ; la grille d?évaluation exemple avec une liste élargie de situations de déséquilibres rencontrées sur le littoral ; les 34 fiches « Capacités » avec une armature pré-remplie ; la liste des sources utilisées pour mesurer les indicateurs ; le questionnaire pour mener une enquête directe sur la capacité d?accueil élargie ; l?architecture de la base de données de l?enquête directe et son formulaire de saisie ; la liste des liens entre les capacités du territoire (dans les fiches « Capacités ») ; le tableau synoptique (mis en forme avec les 34 capacités de la grille exemple) ; le Cahier n° 1 : Pottier P. (coord.), Chadenas C., Choblet C., Lamberts C., Pouillaude A., Struillou J-F, Trouillet B., 2007, La capacité d?accueil et de développement des communes littorales. Synthèse bibliographique. DRE Pays de la Loire, 77 p. la synthèse n°1, 2007, La capacité d?accueil et de développement des communes littorales. Synthèse bibliographique, DRE des Pays de la Loire, 4 p. le Cahier n° 2 : Pottier P. (coord.), Chadenas C., Pouillaude A., Struillou J-F, 2009, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux. Approche et méthode. DREAL des Pays de Loire, 84 p. la synthèse n°2, 2009, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux. Approche et méthode, DREAL des Pays de la Loire, 6 p. le cahier n°4, à paraître : DREAL des Pays de la Loire, 2010, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux. Aide à la rédaction d?un cahier des charges de SCoT ou de PLU, Cahier n°4, DREAL des Pays de la Loire. OUTILS MIS A LA DISPOSITION EN TELECHARGEMENT http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=359 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. La classification des ressources Direction régionale de l?Environnement, de l?Aménagement et du Logement des Pays de la Loire Plan Urbanisme Construction Architecture Direction générale de l?Aménagement, du Logement et de la Nature avec le soutien de la MSH Ange Guépin et du CETE de l?Ouest Contacts : DREAL Pays de la Loire Service Intermodalité, Aménagement, Logement sial.dreal-pays-de-la-loire@developpement-durable.gouv.fr Coordinateur du programme : Patrick POTTIER patrick.pottier@univ-nantes.fr Université de Nantes Géolittomer, LETG UMR 6554 - CNRS INVALIDE) (ATTENTION: OPTION ociété et économie). Leur émergence est liée à un ensemble de ressources simples, en interaction les unes avec les autres. Ce sont les ressources complexes. Le foncier est un élément complexe qui ne peut être limité à une ressource simple. Sa transversalité associe les domaines : - de l?environnement : il concerne alors directement la ressource sol. Son étendue plus ou moins importante et l?augmentation du prix du foncier accroissent la pression sur cette ressource, particulièrement dans certains secteurs sensibles. Le risque est de voir se réduire, par endroit, la diversité des usages ; - de la société : il concerne directement la ressource mode d?habiter. La concurrence pour accéder à la propriété foncière, entraîne l?exclusion d?une partie de la population à faible revenu ; - et enfin de l?économie : il concerne directement la ressource capital financier public qui, sous l?effet du prix du foncier, voit se réduire ses capacités de mobilisation financière pour répondre à l?ensemble des besoins, en équipement notamment. Il peut également impacter d?autres ressources, comme le tissu économique local. La prise en compte du foncier, dans sa complexité et sa transversalité, doit donc se situer à un autre niveau de la mise en oeuvre de la démarche, celui de la reconnaissance du principe de « partage du foncier » comme un enjeu essentiel pour l?avenir du territoire. Ouest-France du 05/02/2007 Fiche 8 : Identifier les ressources littorales La vulnérabilité aux risques naturels et technologiques des personnes, des habitations et des installations constitue un élément complexe. Elle place certaines ressources (populations, biens, milieux naturels sensibles, ?) au croisement d?autres ressources facteurs d?aléa : - dans le domaine de l'environnement : l'érosion côtière des dunes ou des falaises est souvent la conséquence d'aménagements sur le littoral qui répondent à des besoins humains ou touristiques (ouvrages de gestion du trait de côte, enrochements,... ) mais qui s'avèrent inadaptés à la spécificité des milieux naturels : ils peuvent renforcer l?affouillement du pied de falaise par la mer, créant ainsi un risque pour les populations et les biens (localisation de maisons en haut de falaises friables par exemple) ; - dans le domaine de la société et de l'économie : les installations classées, notamment celles présentant des risques accidentels majeurs (SEVESO II) exposent significativement les personnes (ressource démographie) tout en permettant de renforcer le tissu industrialo-portuaire local. Leur proximité avec des espaces naturels sensibles crée également un risque pour la faune et la flore. 39 L'image de marque du territoire représente un élément complexe, transversal et qui fait référence à plusieurs ressources. Elle ne doit pas être confondue avec l'identité locale : - dans le domaine de l'environnement : l'eau peut contribuer à l'image de marque d'un territoire littoral, par sa qualité, sa transparence, mais également l'air, la faune? ; - dans le domaine de la société : la culture participe à l'image de marque d'un territoire, par l'identité locale, son folklore, son patrimoine architectural, paysager, mais également son mode de vie, sa démographie? ; - dans le domaine de l'économie : la qualité de son capital matériel peut contribuer à l'image de marque d'un territoire par ses équipements remarquables, le port, le golf, les centres de thalassothérapie, mais également son capital financier, son tissu économique local?. L'image de marque d?un territoire, dans la perspective de sa protection et de sa valorisation, peut être directement intégrée à un principe fondamental d'un projet de territoire, très orienté vers sa promotion comme produit touristique. C'est par ce biais que sa complexité peut être prise en compte. Les installations industrialo-portuaires côtoient des espaces urbanisés et balnéaires. Les risques liés à cet environnement immédiat n?empêchent pas l?étalement urbain de se développer. Embouchure de la Loire, Loire-Atlantique. érosion différentielle (dûe aux écoulements d?eau) menaçant les habitations installées en haut de falaise et les touristes sur la plage. Algarve, Portugal. L?attrait du paysage suscite l?intérêt des touristes. Port de pêche à l?Ile d?Yeu, Vendée et marais salants à Guérande, Loire-Atlantique. C Chadenas C Chadenas C Chadenas B Trouillet 40 L 'évaluation de la capacité d'accueil proposée permet de dépasser le constat général de ressources fragiles et épuisables, dont l'altération ou la disparition pure et simple peut créer un dommage pour les sociétés et les générations futures. Elle offre une appréciation d?ensemble de la pression humaine et de ses effets, sur un territoire particulier. Elle permet de percevoir de façon plus globale les multiples impacts d'un déséquilibre initial et non plus de raisonner de manière sectorielle (voir fiche 22). Une ressource apparaît mise en danger : un déséquili- bre est révélé par la collectivité locale, les services de l?Etat ou les acteurs de la société civile. L?attention peut par exemple être attirée sur le nombre de villas anciennes démolies par commune et par année (ressource CULTURE). L?alerte porte alors sur la pression qui s?exerce sur le patrimoine architectural, représentant ici un élément à enjeu d?une ressource culturelle remarquable, vulnérable, voire épuisable. en v ir o n n e m e n t Le système de ressources du territoire so c ié té éc o n o m ie Culture Cette vulnérabilité de la ressource du patrimoine architectural historique renvoie à la question de la rareté de la ressource SOL en termes de surface. Son déséquilibre est lié à une concurrence non maîtrisée et à une réduction forte des extensions possibles. Il sera traduit par une capacité résiduelle d?urbanisation. Le système de ressources du territoire Culture sol ressource en déséquilibre ressource en croissance interactions ressource du littoral : l?eau de mer, un oiseau, une falaise, une fête traditionnelle... Fiche 9 41 Comprendre les interactions entre les ressources de son territoire La rareté de la ressource SOL s?accompagne d?une augmentation du prix des terrains qui, certes, rentabi- lise les opérations de rénovation urbaine mais contribue également à fragiliser la ressource CAPITAL FINANCIER de la collectivité. Celle-ci doit consacrer une partie croissante de son budget à l?achat des terrains nécessaires à ses équipements, ou, de façon plus critique, doit se limiter dans l?implantation de ses équipements (ressource CAPITAL MATÉRIEL), faute de disponibilité en sol. Le système de ressources du territoire Culture capital matériel capital financier sol Ces opérations sont peut-être en lien avec le dynamisme de la ressource TISSU ÉCONOMIQUE LOCAL (secteur du bâtiment) qui constitue également un facteur d?ancrage de la ressource DÉMOGRAPHIE (des jeunes sur place). La destruction des villas anciennes est également associée à la question de la densification des espaces urbains dans les secteurs géographiques où la pression est la plus forte. Elle favorise une vraie réflexion sur la densité et la satura- tion estivale (ressource DÉMOGRAPHIE). démographie tissu économiquecono Le système de ressources du territoire Culture capital matériel capital financier sol Repère : plus globalement, mettre en évidence les interactions entre les ressources du territoire préfigure, pour le système d?alerte et de veille, les liens entre les indicateurs. Ceux-ci permettront l?évaluation globale de la capacité d?accueil et de développement du territoire expertisé. Mettre en évidence ces liens est indispensable pour faire fonctionner le système et comprendre la « mécanique » du territoire. Ils doivent émerger dès les premières discussions au sein de l?équipe-projet (voir fiches 3.2, 4, 5 et 7). Cet ensemble d?interactions entre plusieurs ressources laisse apparaître un sous-système centré sur la difficile maîtrise de la pression foncière, dans un contexte d?accroissement mal contenu de la population (et donc de la capacité d?accueil). 42 L ?évaluation de la capacité d?accueil proposée est intégrée. Elle est intrinsèquement liée à des scénarios de stratégies de développement du territoire. Arrivée à son terme, elle s?intègre dans un processus de projet. Il est donc possible, dès l?étape 1, de regrouper les ressources apparaissant comme centrales dans un ou des principes fondamentaux qui permettent d?orienter l?évaluation vers un projet de territoire. Localement, ces principes fondamentaux peuvent déjà avoir émergés lors des discussions préalables à un projet de territoire : « partager le sol dans un contexte d?étalement urbain », et se traduire dans les documents d?urbanisme. Plus globalement, ils sont également mis en avant par l?état, à travers les enjeux qu?il porte sur un territoire, ou la législation telles que la loi Grenelle 1 en France. Les lois sont aussi porteuses d?une interrogation systématique de certains principes fondamentaux, comme la densité urbaine ou la mixité sociale inscrites dans la loi SRU. Les principes fondamentaux peuvent intervenir à une autre échelle. Celle-ci peut alors orienter l?avenir d?un territoire, par exemple en établissant au niveau international des concepts fondamentaux, tel que le Développement durable, sur la base desquels des acteurs peuvent choisir de bâtir un projet de territoire. Les quelques ressources centrales associées aux principes fondamentaux ne sont pas les seules à être interrogées. Elles orientent le questionnement qui porte sur l?ensemble des ressources du territoire. Fiche 10 Pour aller plus loin : Le principe fondamental = le fil conducteur permettant d?orienter le questionnement sur toutes les ressources Ces principes essentiels orientent la gestion du système de ressources du territoire. Ils énoncent la volonté de maîtriser un processus éventuellement perturbateur dans un contexte d?accueil supplémentaire de populations et d?activités. Ils peuvent aussi refléter l?attention particulière accordée à la préservation d?un capital de ressources. Comment utiliser les principes fondamentaux ? 43 utiliser des principes fondamentaux pour mettre en projet le territoire Exemple : l?installation d?une nouvelle population aisée sur le littoral s?accompagne d?une demande de terrains constructibles. Cette dernière entraîne des tensions sur les marchés fonciers et immobiliers qui connaissent une augmentation des prix. Ceci se traduit à la fois par un enrichissement des habitants permanents vendeurs de leur patrimoine et par une éviction des jeunes issus de familles locales dépourvues de capital foncier, dans l?incapacité de se loger sur place. Ces ménages modestes sont repoussés d?autant plus loin que les parcelles vendues localement sont grandes, alourdissant par là-même le coût global de la construction. La collectivité locale, les acteurs économiques et la société civile, les services de l?état ou les experts estiment que par son ampleur, la tension sur la ressource SOL fragilise globalement le capital du territoire par un enchaînement d?interactions successives mettant en jeu plusieurs ressources. Le SOL reconnu comme élément principal de ce processus, représente ainsi une ressource centrale pour le territoire littoral considéré. Ces questions autour de la rareté du SOL sont regroupées en une seule phrase : PARTAGER LE SOL DANS UN CONTExTE D?éTALEMENT URBAIN Ressource EAU : à travers le principe fondamental ? Partager le SOL dans un contexte d?étalement urbain ?, on interroge la manière dont l?étalement urbain et le partage du sol remettent par exemple en cause le bon accès à l?eau pour les habitants et les touristes. => Trop de consommation d?eau dans certains secteurs fait qu?un mince filet d?eau coule au robinet à des heures précises de la journée (retour de la plage par exemple). Ressource CAPITAL MATéRIEL : à travers le fonctionnement des équipements collectifs (un élément à enjeu du capital matériel), les questions portent cette fois sur leur bon fonctionnement été/hiver. Dans le cas développé ci-dessus, on interroge le dimensionnement des équipements d?adduction et de traitement de l?eau potable entre l?été et l?hiver. => Augmenter le diamètre des tuyaux permettrait d?approvisionner les touristes et les habitants l?été mais causerait un risque sanitaire par stagnation de l?eau pour les habitants permanents l?hiver. 45 Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux Fiche 11. Marche à suivre Fiche 12. Questionner le territoire Fiche 13. Repérer la fragilité des ressources Fiche 14. Grille exemple d?évaluation éTAPE 2 Questionner les atteintes portées aux ressources par la pression humaine 46 Université de Nantes (Chadenas C., Pottier P., Pouillaude A.) - DRE Pays de la Loire - MSH, 2008 validationvalidationGrille d?évaluation : questionnements et hypothèses de situations de déséquilibres posés les enjeux du territoire => quel niveau de pression pour le territoire ? élaboration de la grille co ns ul ta tio n év en tu el le d ?e xp er ts Étape 2 Questionner les atteintes portées aux ressources par la pression anthropique comité de pilotageéquipe projet L ?étape 2 s?appuie sur la co-construction d?une grille d?évaluation de la capacité d?accueil (voir ci-contre). Ce travail est mené par l?équipe projet (voir fiches 3.2, 4, 5). Elle s?appuie sur la grille exemple (voir fiche 14). Son but est d?apprécier si la capacité d?accueil maximum du territoire est loin d?être atteinte, en passe de l?être ou déjà atteinte. L?objectif est de poser collectivement des hypothèses d?altération d?une ressource, ou d?un ensemble de ressources en interactions, du fait de l?accueil supplémentaire de populations et/ou d?activités. À cette fin, le remplissage de la grille permet de définir les objectifs de l?évaluation pour chaque ressource (l?étape 3 sert à choisir les indicateurs pertinents qui qualifieront le déséquilibre, le dysfonctionnement ou la saturation éventuels de la (des) ressource(s)). Il est fait appel ponctuellement à des experts, pour d'éventuelles précisions techniques (degré de déséquilibre supposé/avéré d?une ressource par exemple). Avec la grille proposée, les étapes 1 et 2 évitent de choisir des indicateurs avant de savoir ce qui se passe sur le territoire. Elles permettent de retenir, parmi les dynamiques à l?oeuvre, celles qui ont besoin d?être évaluées. Ces premières étapes sont essentielles pour l?opérationnalité de l?évaluation dans une démarche territoriale de capacité d?accueil. Sans elles, l?évaluation mise en place risque de dépasser largement les questions de capacité d?accueil, d?être démesurée en nombre d?indicateurs tout en oubliant des dimensions importantes de la pression humaine sur le littoral et notamment ses impacts. À l?issue de l?étape 2 (3 ou 4 réunions), l?évaluation sera adaptée au territoire expertisé. La co-construction des grilles d?évaluation de la capacité d?accueil sur un territoire spécifique consiste à réaliser un diagnostic approfondi des enjeux majeurs du territoire en étude, mis en évidence par l?équipe projet, à l?étape 1, à travers le choix des ressources. La grille d?évaluation est validée par le comité de pilotage. Fiche 11 étape 2 : extrait de la procédure d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement (voir rabat). Marche à suivre Ét ap e 1 É ta pe 2 É ta pe 3 C ap ac ité à é vi te r la m is e en p ér il de la r es so ur ce à e nj eu x E cl ai ra ge d es s itu at io ns de d és éq ui lib re s po te nt ie ls de la r es so ur ce à e nj eu x E a u A ir /c l i m at S o l F au n e F lo re O rg an is at io n du ca pi ta l pr od uc ti f C ap it al f in an ci er Ti ss u é co no m iq ue lo ca l C u lt u re D é m o g ra p h ie M o d e d e v ie d e s i n d iv id u s M o d e d 'h a b it e r M o d e d e t ra v a il V ie c o ll e c ti v e O ffr e de s er vi ce d' in té rê t g én ér al C ap it al m at ér ie l L es é ta p es d e l'é va lu at io n d e la c ap ac it é d 'a cc u ei l e t d e d év el o p p em en t d u t er ri to ir e ex p er ti sé Université de Nantes (Chadenas C., Pottier P., Pouillaude A.), PUCA - DREAL Pays de la Loire, 2008 e n v i r o n n e m e n t s o c i é t é é c o n o m i e Choix des re ss ou rc es à e nj eu x 1. sur u n te rri toi re p ar tic ul ie r e t 2. par l? acc ueil s up pl ém en ta ire d e po pu la tio ns d?activ ité s, pe rm an en te s ou s ai so nn iè re s L' in di ca te ur a ss ur e la c on ne ct io n en tr e l'o bj ec tif d 'é va lu at io n af fic hé e t l a si tu at io n m es ur ée d e m aî tr is e ou d e no n- m aî tr is e de la c ap ac ité d' ac cu ei l e t d e dé ve lo pp em en t d u te rr ito ire M is e en lu m iè re d e la v ul né ra bi lit é, l'a lté ra tio n et d e l'é pu is em en t d es re ss ou rc es Al er te s ur la n on -m aî tr is e de la c ap ac ité d 'a cc ue il et d e dé ve lo pp em en t du t er ri to ir e O bj ec tif s d' év al ua tio n de s ef fe ts d e la pr es si on a nt hr op iq ue su r l a re ss ou rc e pr in ci pa le R es so ur ce s pr in ci pa le s, né ce ss ai re s à la q ua lit é et à la r ic he ss e qu 'o ff re le te rr ito ir e R es so ur ce s pr in ci pa le s à pr en dr e en c om pt e da ns la d ét er m in at io n de la ca pa ci té d 'a cc ue il Q ue st io n po sé e en te rm es d e ca pa ci té d 'a cc ue il su pp lé m en ta ir e de p op ul at io ns et d 'a ct iv ité s, pe rm an en te s ou s ai so nn iè re s M es ur e de l' in di ca te ur de d és éq ui lib re d e la re ss ou rc e à en je ux Le q ue st io nn em en t co rr es po nd a u ch am p co uv er t pa r le f ut ur s ys tè m e d' in di ca te ur s A pt itu de d u sy st èm e de re ss ou rc es du te rr ito ire à é va lu er la m is e en p ér il de s re ss ou rc es e nv iro nn em en ta le s, so ci al es e t é co no m iq ue s 1 2 3 4 5 47 Grille d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement d?un territoire (téléchargeable sur le site de la DREAL des Pays de la Loire) 48 L e remplissage de la grille pour l?adapter à un territoire vise à questionner les déséquilibres affectant les ressources à enjeu, identifiées lors de l?étape 1. Concrètement, à ce stade, la colonne 1 du tableau page précédente est remplie. Désormais, les colonnes 2, 3 et 4 font l?objet de l?étape 2. Etape 2 Capacité à éviter la mise en péril de la ressource à enjeux Université de Nantes (Chadenas C., Pottier P., Pouillaude A.), PUCA - DREAL Pays de la Loire, 2009 Question posée en termes de capacité d'accueil supplémentaire de populations et d'activités, permanentes ou saisonnières 2 3 Extrait de la grille : colonnes 2 et 3 Dans une perspective de capacité de développement, le remplissage de la colonne 3 : testera l?aptitude du capital de ressources du territoire expertisé à accompagner la pression démographique et touristique ; évaluera les possibilités offertes par les ressources du territoire. Elle structure la grille d?évaluation. La colonne 2 permet de formuler une question sur les effets de l?activité humaine. Cette question doit préciser l?atteinte portée à la ressource sélectionnée : n sur le territoire expertisé, n par l?accueil supplémentaire de populations et d?activités (saisonnières ou permanentes). Cette colonne 2 définit les effets de la pression anthropique sur la ressource que l?on veut évaluer. La colonne 3 prolonge chacune des questions posées : elle interroge la capacité du territoire à éviter la mise en péril de la ressource considérée ou sa capacité à favoriser sa consolidation. Fiche 12 Questionner le territoire 49 L a p a rt d u s o l à v o ca ti o n u rb a in e d e st in é e à l ?a cc u e il su p p lé m e n ta ir e d e p o p u la ti o n s e t d ?a ct iv it é s fa v o ri se -t -e ll e l? é ta le m e n t u rb a in ? S O L D é M O G R A P H IE F L O R E H A B IT A T C A P IT A L M A T é R IE L T IS S U é C O N O M IQ U E L O C A L L a p o p u la ti o n s a is o n n iè re n ?e st -e ll e p a s tr o p i m p o rt a n te p a r ra p p o rt à l a p o p u la ti o n p e rm a n e n te e t à l ?e sp a ce d is p o n ib le ? L e c a p it a l m a té ri e l (é q u ip e m e n ts c o ll e ct if s e t in fr a st ru ct u re s) r é p o n d -i l e n t o u te s a is o n , a u x b e so in s é v o lu ti fs d e p o p u la ti o n s e n c ro is sa n ce ? E N V IR O N N E M E N T S O C IE T E E C O N O M IE L e s e sp è ce s fl o ri st iq u e s so n t- e ll e s m is e s e n p é ri l so u s l? e ff e t d e s p re ss io n s h u m a in e s ? L a p re ss io n q u i s? e x e rc e s u r le f o n ci e r li tt o ra l s? a cc o m p a g n e - t- e ll e d ?u n p ro ce ss u s d ?e x cl u si o n / sé g ré g a ti o n d e s m o d e s d ?h a b it e r te m p o ra ir e s o u p e rm a n e n ts , a u f il d e s g é n é ra ti o n s ? L e d é v e lo p p e m e n t to u ri st iq u e r e m e t- il e n q u e st io n l ?é q u il ib re e n tr e l e s a ct iv it é s p ré se n te s su r le t e rr it o ir e ? Q u e st io n s p o sé e s e n t e rm e s d e c a p a ci té d ?a cc u e il (c ol on n e 2 ) C a p a ci té s à é v it e r la m is e e n p é ri l d e l a r e ss o u rc e à e n je u (c ol on n e 3 ) C a p a ci té à m a ît ri se r l? e x te n si o n u rb a in e C a p a ci té à m a in te n ir u n é q u il ib re d é m o g ra p h iq u e e n tr e l e s p o p u la ti o n s p e rm a n e n te e t te m p o ra ir e C a p a ci té à m a in te n ir l a d iv e rs it é d e s u ti li sa te u rs d e s é q u ip e m e n ts e t d e s in fr a st ru ct u re s C a p a ci té à m a in te n ir u n e t ra m e v e rt e c o h é re n te C a p a ci té à d iv e rs if ie r l? o ff re d ?h é b e rg e m e n t to u ri st iq u e C a p a ci té à m a in te n ir l a d iv e rs it é d u t is su é co n o m iq u e l o ca l 50 Etape 2 Éclairage des situations de déséquilibres potentiels de la ressource à enjeux U ni ve rs ité d e N an te s (C ha de na s C. , Po tt ie r P. , Po ui lla ud e A. ), P U CA - D RE AL P ay s de la L oi re , 20 09 4 L a colonne 4 permet d?éclairer ce qui se passe sur le territoire. Elle précise les situations de déséquilibres pressentis auxquelles les ressources peuvent être exposées à court, moyen ou long terme. L?étape 3 montrera par une mesure s?ils sont avérés. Cette approche dynamique laisse ainsi de la place aux points d?amélioration en cours auxquels la collectivité est attentive. Le remplissage de cette colonne vise à mettre en lumière la vulnérabilité, l?altération ou l?épuisement éventuels de la ressource à enjeux choisie à l?étape 1. Les consolidations en cours de la ressource à enjeux constituent également des points d?attention. Toutes les ressources choisies sont explorées. à la différence d?un diagnostic de territoire, les déséquilibres soulevés ici sont liés strictement à la pression humaine. La formulation des problématiques qui s?attachent à ces ressources à enjeux doit se faire en termes de pressions exercées par l?arrivée de populations et d?activités, en particulier saisonnières. Fiche 13 Extrait de la grille : colonne 4 La grille d?évaluation est éclairée par des mesures et des éléments d?appréciation de la maîtrise de la capacité d?accueil lors de l?étape 3. C A P IT A L M A T é R IE L é C O N O M IE D é M O G R A P H IE S O C Ié T é S O L E N V IR O N N E M E N T 51 La p ar t d u s ol à v oc at io n u rb ai n e d es ti n ée à l ?a cc u ei l su p p lé m en ta ir e d e p op u la ti on s et d ?a ct iv it és e st -e lle d e n at u re à f av or is er l ?é ta le m en t u rb ai n ? La p op ul at io n sa is on ni èr e n? es t- el le p as tr op i m po rt an te p ar r ap po rt à l a po pu la ti on pe rm an en te e t à l?e sp ac e di sp on ib le ? Le c ap it al m at ér ie l (é q u ip em en ts co lle ct if s et i n fr as tr u ct u re s) r ép on d -i l en to u te s ai so n , au x b es oi n s év ol u ti fs d e p op u la ti on s en c ro is sa n ce ? C o L o n n E 3 C ap ac it é à m aî tr is er l ?e xt en si on u rb ai n e C ap ac it é à m ai n te n ir u n é q u ili b re d ém og ra p h iq u e en tr e le s p op u la ti on s p er m an en te e t te m p or ai re C ap ac it é à m ai n te n ir l a d iv er si té d es u ti lis at eu rs d es é q u ip em en ts e t d es in fr as tr u ct u re s ? C o n so m m a ti o n d ?e sp a ce p a r l? u rb a n is a ti o n e x ce ss iv e F ré q u e n ta ti o n e t d e n si té t o u ri st iq u e e x ce ss iv e p a r ra p p o rt à l a p o p u la ti o n p e rm a n e n te C o n ci li a ti o n d if fi ci le e n tr e l e s p o rt s d e p la is a n ce e t d e p ê ch e p ro fe ss io n n e ll e P ro cé d u re s d ?u rb a n is m e o p é ra ti o n n e l e t p o li ti q u e d e m a ît ri se f o n ci è re in su ff is a n te s C o n ce n tr a ti o n d e s p o p u la ti o n s â g é e s p e rm a n e n te s su r le t ra it d e c ô te e t d e s je u n e s m é n a g e s d a n s le s co m m u n e s ré tr o li tt o ra le s A cc è s in é g a l à l ?e a u e n tr e l e to u ri sm e , le s a u tr e s a ct iv it é s e t le s p o p u la ti o n s lo ca le s é cl a ir a g e s d e s si tu a ti o n s d e d é sé q u il ib re (c ol on n e 4 ) D is p e rs io n s p a ti a le e x a g é ré e e t d is p a ri ti o n d e s co u p u re s e n tr e l e s b o u rg s F a ib le d e n si té d e s e sp a ce s u rb a n is é s O ff re d e t e rr a in s co n st ru ct ib le s in a d a p té e à l a d e m a n d e Repérer la fragilité des ressources C o L o n n E 2 52 L es situations de déséquilibres potentiels et les points d?attention particuliers sont identifiés, sur le territoire en évaluation par 2 moyens : n en s?appuyant sur les 105 situations de déséquilibres proposées par la grille exemple (voir fiche 14), l?équipe-projet peut appréhender l?état des ressources de son territoire. Elle s?interroge alors collectivement sur la pertinence locale de la situation exemple et précise la manière de la faire évoluer ; n les membres de l?équipe-projet expriment certains déséquilibres qu?ils pressentent, sur leurs observations, sur leurs a priori, sur leur métier : « il n?y a plus aucune coupure entre les bourgs, il y a des maisons partout » ; « il y a de plus en plus d?interdictions de pêche à pied, sur les plages de notre commune » ; « la côte sauvage est de plus en plus protégée, on ne peut plus y aller en voiture, et même à certains endroits, en vélo ! » ; « pour aller au marché l?été, avec tous ces estivants, je suis obligé de m?y rendre très tôt, le matin ! J?adapte mes horaires à la foule présente l?été... » ; « l?hiver, il y a nettement moins d?activités culturelles qu?ailleurs, le cinéma est fermé... ». Les membres de l?équipe-projet pointent notamment les ressources vulnérables dans la perspective de les conserver en bon état ou bien de suivre les améliorations en cours. Fiche 13 : repérer la fragilité des ressources Des déséquilibres potentiels dans l?économie AS Bonnet Avec l?arrivée supplémentaire de populations permanentes ou de touristes, la capacité des équipements collectifs, qui font partie du capital matériel, pourrait être dépassée : la nouvelle station d?épuration ci-contre couvre-t-elle bien les besoins d?assainissement des logements envisagés ? Une évaluation participative et partenariale facilite l?adaptation locale de la grille d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement. 53 Des déséquilibres potentiels dans l?environnement Sur le littoral, la pêche à pied est une problématique récurrente. Lors des grandes marées notamment, l?impact sur les coquillages est de plusieurs ordres : prélèvements trop importants en nombre, non-respect des tailles des coquillages, piétinements anarchiques sur l?estran... La mesure de ces impacts contribue à préciser le niveau du déséquilbre, à vérifier si celui-ci est réel ou supposé, par exemple. Dès lors, des campagnes de sensibilisation à ces risques peuvent être entreprises, comme celles qui ont été récemment lancées sur nos côtes. Des déséquilibres potentiels dans la société Le mode d?habiter est particulièrement touché par la saisonnalité de l?activité touristique. L?une de ses caractéristiques la plus frappante, l?hiver, est les quartiers dits « de volets clos ». Les habitants permanents vivent donc une partie de l?année à côté de ces maisons inoccupées, accentuant l?effet de territoire vide et silencieux, d?où la vie s?est momentanément « retirée» . C Chadenas C Chadenas 54 R e ss o u rc e s à e n je u x Question posée en termes de capacité d?accueil supplémentaire de populations et d?activités, saisonnières ou permanentes Capacité à éviter la mise en péril de la ressource à enjeux Éclairages des situations de déséquilibres potentiels de la ressource à enjeux Indicateur décrivant la ressource à enjeux Indicateurs fondamentaux Indicateurs complémentaires Capacité résiduelle de production d?eau potable et volume annuel d?eau importée (été/hiver) Dépassement de la capacité nominale de production d?eau et/ou surcoût excessif de l?approvisionnement La pression humaine en période estivale contraint- elle l?approvisionnement en eau des populations et des activités ? Capacité à garantir le bon accès à l?eau toute l?année 1 Accroissement des restrictions de la consommation d?eau pour la population et les activités Nb de jours de restriction par arrêté préfectoral Qualité des eaux de ruiss Volume total d?eau consommée par mois ellement Qualité des eaux de baignade et nb de jours de fermeture des plages Dégradation de la qualité des eaux de ruissellement, souterraines et de surface Classement des dispositifs individuels d?assainissement (qualité du rejet) Taux de nitrates Dégradation de la qualité de l?eau liée à des formes d?agriculture peu respectueuses de l?environnement Présence d?espèces animales ou végé- tales, témoins de la qualité de l?eau Déclassement de la production conchylicole par contamination bactériologique Nb de jours d?interdiction de commercialisation La qualité de l?eau est-elle menacée par l?intensification des usages et/ou des activités polluantes qui limitent son partage ? Capacité à préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents usages du bassin-versant et de la mer 2 Interdictions de plus en plus fréquentes ou prolongées de la pêche, de la pêche à pied Nb de jours d?interdiction de la pêche à pied Coût du m d'eau pour le consommateur et pour la collectivité E N V I R O N N E M E N T Encombrement, voire saturation répétée du plan d?eau Comptages pendant les périodes d?affluence Mécontentement, voire conflits répétés entre différents usagers du plan d?eau Enquête de terrain L?occupation du plan d?eau maritime révèle-t-elle une situation de développement non maîtrisée de différents usages ? Capacité à gérer la diversité des usages sur le plan d?eau maritime 3 Rejets importants de déchets en mer par la plaisance Coût financier de la collecte La spécialisation touristique du territoire provoque-t-elle des nuisances sonores ? Capacité à garantir un niveau sonore raisonnable 4 Augmentation des activités bruyantes (notamment nocturnes) Absence d?un plan de prévention du bruit dans l?environnement Nombre de plaintes et d?appels pour tapage nocturne ou nuisance sonore L?accroissement des activités est-il de nature à mettre - en péril la qualité de l?air ? Capacité à garantir la qualité de l?air et à limiter ou réduire les émissions de GES 5 Dégradation de la qualité de l?air Suivi des niveaux de pollution de l?air Augmentation rapide des GES Bilan carbone Mise en place d?un PPBE Tranche modale des surfaces construites Pression urbaine ressentie Consommation d?espace par l?urbanisation excessive Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande Capacité résiduelle d?urbanisation Faiblesse des opérations de renouvel- lement et de densification de l?existant Faible densité des espaces urbanisés Densité des espaces urbanisés et des processus d?urbanisation, COS réglementaires, densité minimale Dispersion spatiale exagérée et disparition des coupures entre les bourgs Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tâche d?urbanisation Présence de zones AU Surface des zones AU La part du sol à vocation urbaine destinée à l?accueil supplémentaire de populations et d?activités est-elle de nature à favoriser l?étalement urbain ? Capacité à maîtriser l?extension urbaine 6 Foncier constructible disponible très réduit, y compris à moyen ou à long terme A I R S O L Densité des usagers par mode (baigneurs, surfeurs, mouillages sauvages) en périodes d?affluence E A U Fiche 14 P our faciliter le travail de l?équipe-projet, une grille exemple est téléchargeable*. Elle regroupe 30 questions récurrentes pour l'évaluation de la capacité d?accueil et de développement. L?adaptation au territoire est validée par le comité de pilotage. ** * http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/ ** Les indicateurs seront choisis à l?étape 3. 55 Grille exemple Question posée en termes ... Capacité à ? Éclairages des situations de déséquilibres Mesure de l?indicateur S O L Manque de disponibilités foncières pour les activités économiques Surface disponible et taux d?occupation des ZAE Procédures d?urbanisme opérationnel réduites Nb de lotissements et de projets de village Politique de maîtrise foncière insuffisante Nb d?acquisitions amiables Nb d?expropriations Usage du DPU (surfaces des DPU, ZAD, ZAC) Pressions importantes (régression et fragmentation) sur les terres agricoles Urbanisation dans les zones exposées aux risques naturels Surface agricole utilie et utilisée Surface du zonage agricole dans le PLU Indice de perturbation du marché agricole Surface totale du territoire en zone naturelle (occupation du sol) Surface totale des zones humides comblées Transformation ou disparition des habitats naturels Proportion de la superficie en ZNIEFF classée : ZPS, ZSC, site inscrit/classé Sacrifice des espaces fragiles/sensibles situés dans des zones à vocation urbaine des PLU Envolée des prix du foncier Prix des terrains à bâtir achetés Sous la pression du développement urbain, la concurrence sur le sol est- elle de nature à limiter ou perturber les autres usages ? Capacité à préserver les espaces nécessaires aux autres usages 7 Difficulté à trouver un site approprié pour les équipements collectifs (par exemple pour les déchets) Surface disponible et localisation pour réaliser les nouveaux équipements et infrastructures Pression sur les activités liées aux métiers de la mer notamment sur le trait de côte (nautisme, baignade, aquaculture, ...) Superficie des zones concédées sur le DPM Saturation des plages (baignade, chenal, jeux, restauration?) Taux d?occupation de plages Sous la pression croissante des pratiques touristiques, la diversité des usages du domaine public est-elle remise en cause ? Capacité à partager équitablement le domaine public (terrestre et maritime) 8 Encombrement supplémentaire et excessif de certains espaces collectifs Densité de l?encombrement ressenti en centre-ville, sur le port, sur les remblais Niveau de fréquentation des espaces fragiles à vocation naturelle Ouverture de nouveaux sentiers par la fréquentation Pratiques excessives et déstabilisatrices des espaces sensibles, par une utilisation non maîtrisée des parties vulnérables du territoire Parkings aménagés aux abords des espaces fragiles naturels Evolution morphologique des dunes, des falaises, des plages Eboulements ; cheminements organisés; interdictions d?accéder aux sites naturels L?intensité des pratiques touristiques sur certains espaces sensibles du littoral favorise t-elle leur dégradation ? Capacité à éviter des pratiques déstabilisatrices voire irréversibles sur les sites naturels sensibles 9 Dégradation morphologique sous l?effet du piétinement (dunes, falaises, plages) Nb d?espèces Perte de la diversité faunistique et diminution des individus emblématiques Taille des populations communes et emblématiques faune littorale 10 Pratiques concurrentielles sur l?estran en période sensible pour les oiseaux d?eau Mise en place de zones de tranquillité Nb de nids d?espèces emblématiques détruits / succès de la reproduction Chasse au gibier d?eau excessive Nb de procès-verbaux pour braconnage F A U N E Les espèces faunistiques (notamment aquatiques), sont-elles mises en péril sous l?effet des pressions humaines ? Capacité à éviter le dérangement de la faune sauvage 11 Fort développement du kite-surf en période de migration et d?hivernage des oiseaux d?eau Fréquentation du site par les oiseaux Uniformisation de la flore locale Présence d?espèces invasives Nb d?espèces indigènes Diminution du nombre d?espèces Nb d?espèces messicoles Piétinements anarchiques de la flore (dunes, falaises, landes, pelouses littorales) Nb d?espèces disparues sous l?effet du piétinement Capacité à préserver les espèces floristiques indigènes 12 Mise en péril de la continuité des formations végétales et de leurs connexions Existence de corridors écologiques F L O R E Les espèces floristiques sont-elles mises en péril sous l?effet des pressions humaines ? Capacité à maintenir une trame verte cohérente 13 Mauvais état de conservation des biotopes Surface et taille des biotopes emblématiques Surface des entités végétales remarquables Prélèvement excessif ou/et non-sélectif ou/et non contrôle des quantités et des calibres Proportion d'engins de pêche sélectifs (casier, filet, palangre, chalut sélectif...) Absence ou faiblesse de mesures collectives de gestion Mise en place et types de mesures collectives Respect des réglementations Evolution des stocks (poissons et coquillages) Capacité à préserver la Présence d?un PPRN Enquête terrain Surfaces urbanisées ou urbanisables situées dans les zones à risques Surface des espaces fragiles situés en zone urbaine 56 S O C I É T É Expression de la culture locale altérée Nb d?associations culturelles, sportives et artistiques actives / Nb d?adhérents, de journées événementielles et poids de la période estivale Face à l?arrivée massive de populations saisonnières, les pratiques sociales locales se perdent-elles, remettant en cause la spécificité de ce territoire ? Capacité à préserver l?identité locale (pratiques culturelles, identité maritime, ?) 14 Identité culturelle locale en régression Nb de mécontentements exprimés Nb de permis de démolir Evolution spatiale de l?urbanisation Les caractéristiques urbaines traditionnelles sont-elles mises en péril par les nouvelles constructions ? Capacité à maintenir le caractère local du patrimoine bâti 15 Destruction du bâti ancien traditionnel, dissolution des villages anciens dans la tache urbaine, uniformisation, banalisation des caractères architecturaux Etude architecturale ; formes urbaines Transformations paysagères dues au développement de l?urbanisation (construction et infrastructures) et aux mutations de l?agriculture Nb de dispositifs de gestion contractuelle sur les espaces protégés Evolution des peuplements des haies Appauvrissement de la spécificité paysagère locale Nb d?espèces exogènes (baccharis, eucalyptus, oliviers...) Evolution ressentie du paysage C U L T U R E Sous la pression démographique et les évolutions économiques, l?identité paysagère est-elle menacée ? Capacité à préserver les spécificités et la qualité paysagères 16 Perte de la qualité paysagère due à la multiplication et à la mauvaise intégration des infrastructures de déplacements Étude de terrain Nb d?habitants permanents Projection démographique dans les documents d?urbanisme Solde migratoire selon l?âge et la CSP Crainte d?une évolution démographique déséquilibrée Nb d?habitants dont le lieu de résidence 5 ans auparavant n?était pas la commune et répartition par âge De moins en moins de jeunes au sein de la population locale Indice de jeunesse (rapport entre les moins de 20 ans et les plus de 60 ans) Solde migratoire des inactifs de plus de 60 ans D É M O G R A P H I E Le développement de l?activité touristique génère-t-il un déséquilibre démographique ? Capacité à assurer le maintien et le renouvellement des populations permanentes 17 Baisse de la population permanente en âge d?être active et surreprésentation des inactifs chez les nouveaux résidents Nb d?habitants entre 15 et 60 ans Niveau de fréquentation touristique connue ou estimée (y compris pour le touriste à la journée) et rapport à la population permanente Fréquentation et densité touristique excessive par rapport à la population permanente Densité mesurée et ressentie des populations permanentes et saisonnières La population saisonnière et touristique n?est-elle pas trop importante par rapport à la population permanente et à l?espace disponible ? Capacité à maintenir un équilibre démographique entre les populations permanente et temporaire 18 Encombrements observésDifficultés de circulation Temps de trajet moyen au km sur certains itinéraires Difficultés de plus en plus grandes de trouver un stationnement proche de son logement Saturation des espaces de stationnement Nb d?accidents corporels de la circulation rapporté au trafic routier et part de ceux survenus en été La qualité du mode de vie local est-elle remise en cause en raison de l?augmentation des déplacements ? Capacité à maintenir des conditions de vie acceptables 19 Risque ressenti de danger de circulation Non-respect du code de la route par les vacanciers Nb d?interventions et de procès-verbaux recensés par la gendarmerie et la police municipale rapportés à la population présente Augmentation marquée des vols et des bagarres l?été Part de l?été dans le nombre d?interventions de la police municipale Ressenti sur la propreté des lieux Multiplication des dépôts sauvages de déchets M O D E D E V I E D E S I N D I V I D U S La qualité de la vie liée aux règles sociales est-elle altérée par l?apport d?une population extérieure ou la densité d?individus atteinte ? Capacité à préserver le fonctionnement social propre au territoire 20 Nécessité de vivre en horaires « décalés » pour se déplacer et accéder aux services Pratiques exprimées lors d?une enquête directe Recrudescence des accidents entre circulations douce et motorisée pendant l?été Tonnage de déchets ramassés par les employés municipaux et saisonniers Fiche 14 : grille exemple 57 Répartition entre les résidences principales et secondaires Difficultés pour la population permanente de se loger sur place Commune d?origine des demandeurs de permis de construire Saturation des structures d?hébergement touristiques Capacité et niveau de fréquentation par type d?hébergement Coût total médian et moyen des transactions immobilières rapporté au revenu disponible médian Difficultés de transmission des biens immobiliers entre les générations et difficultés à assurer des parcours résidentiels Nb de logements en primo-accession destinés aux jeunes ménages Perte de la diversité résidentielle et sociale au sein de la population permanente Nb de logements sociaux par habitants et structure par âge des occupants Demande de logements locatifs annuels non satisfaite Fonctionnement du parc locatif public (taux de vacance, de rotation, délai d?attente?) Difficulté d?accès au logement pour les étudiants et/ou les saisonniers Etendue de la pratique de mise à disposition d?un logement par les employeurs ou Nb d?emplacements de campings occupés par des saisonniers Capacité à assurer la mixité résidentielle et sociale 21 Évolution du prix du foncierSégrégation spatiale entre les résidences secondaires et principales à proximité de la mer Ségrégation socio-spatiale entre le littoral et le rétro-littoral Localisation des nouvelles résidences Changement de statut de la résidence principales et secondaires Structure de l?offre d?hébergementEviction du tourisme social par la disparition de la diversité des formes d?hébergement touristique Revenu des résidents secondaires et profil par CSP des touristes en séjour La pression qui s?exerce sur le foncier littoral s?accompagne-t-elle d?un processus d?exclusion/ségrégation des modes d?habiter temporaires ou permanents, au fil des générations ? Capacité à diversifier l?offre d?hébergement touristique 22 Quartiers de résidences secondaires aux volets clos trop systématiques Durée d?occupation des résidences secondaires Évolution du volume de l?emploi et taux de chômage (DEFM 1) au 31 janvier et 31 juillet Face au développement d?activités dédiées à l?accueil des populations saisonnières ou permanentes, les emplois et les métiers restent-ils représentés dans leur diversité sur le territoire ? Capacité à maintenir localement les emplois permanents et à les diversifier 23 Emplois nombreux mais fortement saisonniers Types des demandeurs d?emploi (annulation par reprise, saisonniers, activité réduite) Question posée en termes ... Capacité à ? Éclairages des situations de déséquilibres Mesure de l?indicateur M O D E D ?H A B I T E R Part de l?emploi saisonnier dans l?emploi Répartition de l?emploi par secteur Perte de la diversité des emplois (directs et indirects) par resserrement sur le tourisme et la construction Créations d?emplois liées au tourisme, rapportées aux pertes dans les autres secteurs Indicateur de concentration spatiale de l?emploi Baisse des possibilités de "Vivre et Travailler au pays" Volume des migrations domicile-travail et kilomètres parcourus Appauvrissement du vivier de compétences locales Répartition de la population permanente par niveaux de formation et tranches d?âges Manque de main-d?oeuvre qualifiée pour certains emplois non pourvus Perte de l?adéquation entre formation et emploi Nb important de femmes peu qualifiées M O D E D E T R A V A I L La spécialisation touristique génère-t-elle la perte de savoir-faire locaux ? Capacité à entretenir des savoir-faire locaux 24 Disparition des savoir-faire traditionnels Effectifs des métiers spécifiques (marins, char pentiers de marine, conchyliculteurs, paludiers?) Relations conflictuelles entre populations autochtones et allochtones Nb de plaintes déposées sur les livres d?or de l?office de tourisme et de la mairie Les impacts du développement touristique sont-ils sources de mécontentements et de conflits qui perturbent la vie collective ? Capacité à maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts contradictoires 25 Expression radicalisée du mécontentement par les associations ou les individus Nb de recours auprès du tribunal administratif Augmentation exceptionnelle du nombre d?associations de riverains Nb d?associations NIMBY V I E C O L L E C T I V E Les nouveaux arrivants influencent-ils la vie citoyenne et le pouvoir local ? Capacité à assurer la participation à la vie communale 26 Poids de plus en plus fort des nouveaux retraités dans le conseil municipal Part des retraités nouvellement installés dans le conseil municipal 58 Rendement épuratoire de la station Nb de stationnements sauvages Capacité des réseaux de transport d?électricité Coût d?entretien et de restauratin des digues de protection à la mer à la charge de la commune Tensions sur l?approvisionnement en électricité Capacité d?assainissement des eaux usées insuffisante en qualité et/ou en quantité Capacité résiduelle annuelle de la station d?épuration Volume annuel de déchets collectésCapacité de traitement des déchets insuffisante sur le territoire et fortes variations saisonnières de la collecte Coût par foyer de la collecte et de l?évacuation des déchets suivant la saison (montant de la TEOM) Allongement démesuré des circuits de collecte des déchets ménagers par rapport au nombre de foyers desservis Nb de foyers desservis rapporté aux kilomètres parcourus par les circuits de collecte Écart entre le volume consommé d?eau potable et la capacité de stockage Nb de jours où la réserve en eau est inférieure au seuil de précaution Variation saisonnière très importante de l?utilisation des installations d?approvisionnement et de distribution d?eau potable Nb de jours de chute de la pression et débit du réseau de distribution de l?eau suivant la saison Niveau d?encombrement du trafic routier pendant la période estivale Offre et accessibilité des transports collectifs Saturation de la voirie et/ou des parkings Équipements deux-roues et piétons Lenteur ou inaccessibilité des réseaux de télécommunications pendant l?été Débit du réseau ADSL et téléphonie mobile (nb de jours et fréquence des problèmes de transmission) Délai d?attente pour un anneau ou un mouillage à l?année net des doubles inscriptions Capacité à adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation (dimensionnement, qualité) et à bien les faire fonctionner toute l?année 27 Saturation des ports de plaisance et/ou augmentation des mouillages non réglementés Nb de mouillages sauvages C A P I T A L M A T É R I E L Le capital matériel (équipements collectifs et infrastructures) répond- en toute saison, aux besoins évolutifs de populations en croissance ? Capacité à maintenir la diversité des utilisateurs des équipements et infrastructures 28 Conciliation difficile entre les ports de plaisance et de pêche professionnelle Plaintes dans le livre d?or du port de plaisance, au comité local des pêches É C O N O M I E il Accès inégal à l?eau entre le tourisme, les autres activités et les populations locales Nb de jours où les restrictions d?usage concernent les activités et les populations non touristiques Coefficient d?autofinancement courant Capacité d?autofinancement Taux d?équipement Solvabilité financière locale fortement réduite par l?arrivée de nouveaux habitants et de touristes Volume du poste « aménagement et services urbains » dans le budget Montant des bases d?imposition de la TH et de la TFB Surreprésentation de la Taxe d?habitation (TH) et de la Taxe sur le foncier bâti (TFB) dans les bases d?imposition communale Recettes fiscales directes et taxes issues des touristes/dépenses d?équipement Montant des dépenses foncières communales pour les opérations de lotissements et zones d?aménagement Surcoût de la maîtrise foncière pour la collectivité locale Coefficient de mobilisation du potentiel fiscal Renoncement à des actions publiques importantes faute de moyens financiers ou forte demande vis-à-vis des ressources de l?État, d?autres collectivités locales Contribution des subventions d?équipement et exceptionnelles à l?investissement Alourdissement considérable des charges de fonctionnement de la collectivité pour la période touristique au regard de la contribution fiscale es touristes Surpoids de la masse salariale dans les dépenses de fonctionnement du budget local C A P I T A L F I N A N C I E R La spécialisation touristique et l?urbanisation réduisent- elles la marge de manoeuvre financière des budgets publics locaux ? Capacité à maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et services) et la spécialisation touristique 29 Charges élevées des opérations de réparation des milieux naturels dégradés par rapport aux opérations préventives de protection Montant budgétaire des opérations de réparation des milieux naturels Charge financière de la constitution de réserves foncières Fiche 14 : grille exemple 59 Répartition des entreprises par secteur d?activités Tourisme et Bâtiment concentrent l?essentiel de l?activité économique locale Nb de créations et de défaillances d?entreprises par activité (dont tourisme) selon l?ancienneté Gênes occasionnées par l?activité touristique sur d?autres secteurs Mécontentements exprimés lors d?une enquête directe Le développement touristique remet-il en question l?équilibre entre les activités présentes sur le territoire ? Capacité à maintenir la diversité du tissu économique local 30 Vision négative de l?activité touristique par les habitants permanents Perception des effets du tourisme par la population permanente Déséquilibre annuel de l?offre commerciale (suréquipement, diminution de l?offre de commerces/réductions des horaires d?ouverture en hiver) Nb de commerces de détail par catégorie en été et en hiver Contribution de la saison (juin à septembre) au chiffre d?affaires annuel T I S S U É C O N O M I Q U E L O C A L L?enrichissement apporté par l?arrivée de populations et d?activités n?est-il pas amoindri par son caractère saisonnier ? Capacité à maintenir une activité économique hors saison 31 Rentabilité annuelle des entreprises locales très dépendante du chiffre d?affaires estival Nb de mois où l?activité est sous le seuil de rentabilité Ratios (été/hiver) de médecins, d?infirmières, de pharmaciens, de dentistes pour 1 000 habitants Temps pour atteindre l?hôpital Difficultés d?accès aux services de la santé Demandes non satisfaites de prise en charge en hôpital moyen séjour Eviction de la population active réduisant l?offre de services à la personne Nb de salariés travaillant dans les services à la personne Carence de divers services d?intérêt général Ratios annuels facteurs, gendarmes, policiers, employés municipaux pour 1 000 habitants L?augmentation temporaire ou permanente de la demande s?accompagne-t- elle de carences de l?offre de services d?intérêt général ? Capacité à adapter l?offre de services d?intérêt général, à une population changeante en nombre et en composition 32 Carence de desserte en transports collectifs Temps d?accès à la gare TGV la plus proche Mode de transport pour atteindre la gare Accessibilité des polarités du territoire en transports collectifs Le développement des activités liées à l?arrivée de nouveaux habitants ou de touristes remet-il en cause la cohésion des filières économiques existantes ? Capacité à développer les complémentarités entre les entreprises 33 Indépendance économique totale de la filière touristique vis-à-vis des autres secteurs (agiculture, pêche, artisanat, ...) Volume de salariés / d?entreprises avec une double activité touristique et traditionnelle O F F R E D E S E R V I C E S D ?I N T É R Ê T G É N É R A L Question posée en termes ... Capacité à ? Éclairages des situations de déséquilibres Mesure de l?indicateur 34 Fuite d?une part importante des revenus touristiques liés à un approvisionnement hors territoire Part des exploitations de produits de la mer ou de l?agriculture vendant dans des circuits courts (marché, ?) Difficultés d?installation des établissements à proximité de la mer (filière des produits de la mer, agriculture, commerces, ?) Enquête et relevés terrain La pression urbaine ou touristique nuit-elle à une implantation profitable des entreprises ? Capacité à répondre de manière adaptée aux besoins des entreprises Renchérissement des loyers mettant à mal la rentabilité Montant des baux commerciaux O R G A N I S A T I O N D U C A P I T A L P R O D U C T I F Fiche 15. Marche à suivre Fiche 16. La fiche « Capacité » Fiche 17. Choisir les indicateurs Fiche 18. Mobiliser les données fiche 18.1. Où les trouver et comment les traiter ? fiche 18.2. L?enquête sur le ressenti de la population Fiche 19. Trouver des états de référence Fiche 20. Mesurer la capacité à... Fiche 21. Evaluer la capacité à... Fiche 22. Matérialiser les relations entre les capacités Fiche 23. Les résultats synthétiques : le tableau synoptique Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux éTAPE 3 Mesurer et apprécier la fragilité des ressources face à la pression humaine 61 Un iv er si té d e Na nt es (C ha de na s C. , P ot tie r P ., Po ui lla ud e A. ) - D RE P ay s de la L oi re - M SH , 2 00 8équipe projet comité de pilotage Étape 3 Mesurer et apprécier la fragilité des ressources système de veille et d?alerte sur la maîtrise ou la non-maîtrise de la capacité d?accueil 3a : choix des indicateurs 3b : mobilisation des données 3c : choix des états de référence 3e : évaluation 3f : élaboration du tableau synoptique 3d : production des résultats de l?observation fic he s Ca pa ci té s validation des niveaux acceptables d?altération des ressources validation L a procédure d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux se poursuit par une troisième étape qui consiste à mettre en place le système d?indicateurs. L?étape 3 apporte une mesure de l?ampleur de la pression exercée par les habitants, les touristes et les activités économiques. Elle concourt à identifier les situations de saturation, de dysfonctionnement ou au contraire de consolidation des ressources. Elle contribue ainsi à mettre en perspective les fragilités pressenties des ressources par rapport à celles effectivement observées sur le territoire. Cette étape permet de conclure à la maîtrise ou à la non-maîtrise de la capacité d?accueil sur le territoire considéré à l?aide de deux outils : les fiches « Capacités » et le tableau synoptique. L?objet des premières est de présenter la mesure et l?appréciation des déséquilibres affectant les ressources du territoire par des indicateurs chiffrés. Le second outil offre une visualisation des résultats. 62 étape 3 : extrait de la procédure d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement (voir rabat). Fiche 15 Le système d?alerte et de veille offre une vision territoriale des ressources à des échelles multiples. Il appréhende la saisonnalité des pressions et prend en compte les changements structurels que pourraient connaître les ressources du territoire. C?est un système d?indicateurs intégré et dynamique qui permet un suivi dans la durée. L?équipe projet met en place le système d?indicateurs en 6 temps (voir figure ci-dessous : 3a, 3b, 3c...). Le comité de pilotage intervient à deux moments clés : le choix des états de référence et la validation du tableau synoptique. Marche à suivre --> Quelles informations sur les ressources sont-elles recherchées ? a. Choisir les indicateurs qui vont éclairer les déséquilibres des ressources. --> où trouver ces informations nécessaires ? b. Mobiliser les données les plus aptes à éclairer les indicateurs. --> Comment se situe le territoire ? c. établir des états de référence. --> Quels résultats ? d. Produire les résultats de l?observation. --> Le territoire maîtrise-t-il sa capacité d?accueil ? e. évaluer collectivement le degré de maîtrise (vert, orange ou rouge). --> Quelles sont les effets de l?évaluation sur l?ensemble du territoire ? f. élaborer le tableau synoptique. 63 Un iv er sit é de N an te s (C ha de na s C. , P ot tie r P ., Po ui lla ud e A. ), DR EA L de s Pa ys d e la L oi re , 2 00 9 Le système d?alerte et de veille étapes 1 et 2 étape 3 => Les fiches «Capacités»... Le tableau synoptique => Les grilles Indicateur 17a Indicateur 17b Indicateur 17c1 Indicateur 17c2 Indicateur 18a1 Indicateur 18a2 Indicateur 18b Indicateur 18c Indicateur 28a Indicateur 18b Indicateur 9a1 Indicateur 9a2 Indicateur 9a3 Indicateur 9b 6 7 8 17 18 9 Sol Capacité à maîtriser l?extension urbaine Capacité à préserver les espaces nécessaires aux autres usages Capacité à partager équitablement le domaine public (terrestre et maritime) Capacité à éviter des pratiques déstabilisatrices sur les sites naturels sensibles Capacité à assurer le maintien et le renouvellement des populations permanentes Capacité à maintenir un équilibre démographique entre les populations permanente et temporaire Indicateur 27a Indicateur 27b1 Indicateur 27b2 Indicateur 27c Indicateur 27d Indicateur 27e Indicateur27f Indicateur 27g 27 28 Capacité à adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à bien les faire fonctionner toute l?année Capacité à maintenir la diversité des utilisateurs des équipements et infrastructures ? ? Indicateur 6a1 Indicateur 6a2 Indicateur 6a3 Indicateur 6b1 Indicateur 6b2 Indicateur 6c Indicateur 6d Indicateur 6e1 Indicateur 6e2 Indicateur 6f1 Indicateur 6f2 Indicateur 6f3 Indicateur 6g Indicateur 8a Indicateur 8b Indicateur 8c Indicateur 8d Indicateur 8e Indicateur 7a Indicateur 7b Indicateur 7c Indicateur 7d Indicateur 7e Démographie Capital matériel ? ? Economiser l?espace Etablir un équilibre entre développement et protection sur le littoral Mettre en place un territoire plus solidaire Rechercher la cohérence entre déplacements et stratégie de développement urbain Structurer l'espace autour de sites à fortes potentialités de développement économique Conforter l'image de la ville par la qualité des espaces publics, des paysages, des espaces verts Orientations stratégiques du PADD Ressources et capacités choisies R es so ur ce s à en je ux Question posée en termes de capacité d?accueil supplémentaire de populations et d?activités, saisonnières ou permanentes Capacité à éviter la mise en péril de la ressource à enjeu Éclairages des situations de déséquilibres de la ressource à enjeu Indicateur décrivant de la ressource à enjeu Indicateurs fondamentaux Indicateurs complémentaires Capacité résiduelle de production d?eau potable et volume annuel d?eau importée Dépassement de la capacité nominale de production d?eau et/ou surcoût excessif de l?approvisionnement La pression humaine en période estivale contraint- elle l?approvisionnement en eau des populations et des activités ? Capacité à garantir le bon accès à l?eau 1 Accroissement des restrictions de la consommation d?eau Nb de jours de restriction par arrêté préfectoral Qualité des eaux de ruissellement Qualité des eaux de baignade Dégradation de la qualité des eaux souterraines et de surface (ruissellement et baignade) Classement des dispositifs individuels d?assainissement suivant la qualité du rejet Taux de nitrates Dégradation de la qualité de l?eau liée à une agriculture peu respectueuse de l?environnement Présence d?espèces animales ou végétales, témoins de la qualité de l?eau Déclassement de la production conchylicole par contamination bactériologique Nb de jours d?interdiction de commercialisation La qualité de l?eau est-elle menacée par l?intensification des usages et/ou des activités polluantes qui limitent son partage ? Capacité à préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents usages du bassin-versant et de la mer 2 Interdictions de plus en plus fréquentes ou prolongées de la pêche, de la pêche à pied Nb de jours d?interdiction de pêche à pied Coût du m d'eau pour le consommateur et pour la collectivité E N V I R O N N E M E N T E A U Encombrement, voire saturation répétée du plan d?eau Comptages pendant les périodes d?affluence Mécontentement, voire conflits répétés entre différents usagers du plan d?eau Enquête et entretiens Enquête de terrain L?occupation du plan d?eau maritime révèle-t-elle une situation de développement non maîtrisée de différents usages ? Capacité à gérer la diversité des usages sur le plan d?eau maritime 3 Rejets importants de déchets en mer par la plaisance Coût financier de la collecte La spécialisation touristique du territoire provoque-t-elle des nuisances sonores ? Capacité à garantir un niveau sonore raisonnable 4 Augmentation des activités bruyantes (notamment nocturnes) Plaintes et appels pour tapage nocturne ou nuisance sonore L?accroissement des activités est-il de nature à mettre en péril la qualité de l?air ? Capacité à garantir la qualité de l?air 5 Dégradation de la qualité de l?air Suivi des niveaux de pollution de l?air Tranche modale des surfaces construites Pression urbaine ressentie Consommation d?espace par l?urbanisation excessive Surface totale occupée par l?urbanisation Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande Capacité résiduelle d?urbanisation Faible densité des espaces urbanisés Densité des espaces urbanisés et des processus d?urbanisation, COS réglementaires, densité minimale Dispersion spatiale exagérée et disparition des coupures entre les bourgs Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tâche d?urbanisation Part de surface totale du territoire en ZAC/ZAD, lotissement et réserve foncière La part du sol à vocation urbaine destinée à l?accueil supplémentaire de populations et d?activités est-elle de nature à favoriser l?étalement urbain ? Capacité à maîtriser l?extension urbaine 6 Procédures d?urbanisme opérationnel et politique de maîtrise foncière insuffisantes Usage du DPU A IR S O L Fiche Capacité 6 Maîtriser l?extension urbaine La question de l?urbanisation est omniprésente dans la problématique du développement durable des littoraux, car elle occupe une place de plus en plus importante des espaces les plus proches de la côte. À l?échelle nationale, l?urbanisation représente ainsi 50 % des espaces situés à moins d?un kilomètre du rivage, sur le site d?étude retenu, 26 %. L?évaluation de la capacité d?accueil passe inévitablement par la prise en compte des impacts du développement de l?urbanisation, car les processus mal maîtrisés du développement de la construction provoquent le plus souvent l?altération de nombreuses ressources essentielles à la qualité des territoires littoraux. Le sol ou l?espace en quantité de surface est la première de ces ressources à être mise en danger, car ses dimensions sont limitées et les processus d?urbanisation le plus souvent très consommateurs de surface. Constats et enjeux de la pression humaine Question posée en termes de capacité d?accueil supplémentaire de populations et d?activités, saisonnières ou permanentes Capacité à éviter la mise en péril de la ressource à enjeux Éclairages des situations de déséquilibres potentiels de la ressource à enjeux Indicateurs fondamentaux complémentaires Tranche modale des surfaces construites Consommation d?espace par l?urbanisation excessive Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande Capacité résiduelle brute d?urbanisation Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale Faible densité des espaces urbanisés La part du sol à vocation urbaine réservée à l?accueil supplémentaire de populations et d?activités est-elle de nature à favoriser l?étalement urbain (gaspillage de la ressource SOL) ? Capacité à maîtriser l?extension urbaine Pression urbaine ressentie Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant Dispersion spatiale exagérée et disparition des coupures entre les bourgs Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation Foncier constructible disponible très réduit, y compris à moyen ou à long terme Présence de zones AU Surfaces des zones AU Politique de maîtrise foncière insuffisante Nb d?acquisitions amiables Procédures d?urbanisme opérationnel réduites Nb de lotissements et de projets de villages Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC) Nb d?expropriation 6 Indicateur 6a1 : Tranche modale des surfaces construites Indicateur 6b1 : Capacité résiduelle brute d?urbanisation Indicateur 6c : Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale Indicateur 6a2 : Pression urbaine ressentie Indicateur 6 a3 : Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels Indicateur 6b2 : Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant Indicateur 6d : Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation Indicateur 6e1 : Présence de zones AU Indicateur 6e2 : Surfaces des zones AU Indicateur 6f1 : Nb d?acquisitions amiables Indicateur 6g : Nb de lotissements et de projets de villages Indicateur 6f2 : Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC) Indicateur 6f3 : Nb d?expropriation Synthèse de la capacité Situation de déséquilibre : importante en partie maîtrisée maîtrisée absence de données ? ? La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de manoeuvre du territoire à? domaine ressource à enjeux Eau - Préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents usages du bassin-versant ou de la mer (capacité 2) Sol - Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 7) Environnement Flore - Maintenir une trame verte cohérente (capacité 13) Culture - Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 15) Mode d?habiter - Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 21) Mode d?habiter - Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22) Société Vie collective - Maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts contradictoires (capacité 25) Capital matériel - Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à bien les faire fonctionner toute l?année (capacité 27) Capital financier - Maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et services) et la spécialisation touristique (capacité 29) Tissu économique local - Maintenir la diversité du tissu économique local (capacité 30) Economie Services d'intérêt général - Adapter l?offre de services d?intérêt général à une population changeante en nombre et en composition (capacité 32) Les passages obligés du système d?indicateurs : n choisir ce que l?on va évaluer ; n sélectionner les critères de l?évaluation ; n évaluer collectivement les situations. Comment construire un système d?alerte et de veille ? Avancer par étapes : Les rendus de l?évaluation : La fiche « Capacité » 64 Fiche 16 Ce qu?il faut retenir de la capacité C oncrètement, l?ensemble des indicateurs est regroupé dans des fiches. Ce sont les fiches « Capacités » (un exemple de fiche complète figure en annexe). Chaque capacité de la grille d?évaluation fait l?objet d?une fiche. Cette fiche « Capacité » évalue, au travers de plusieurs indicateurs, la capacité à accueillir de nouveaux habitants, des activités, tout en évitant la mise en péril de la ressource à enjeux. Par exemple, les indicateurs qui illustrent la « capacité à maîtriser l'extension urbaine » sont rassemblés dans une même fiche qui donne une vision élargie de la question. La fiche « Capacité » comporte deux premières pages présentant les principaux éléments à retenir (constats et enjeux, synthèse de la capacité, relations entre les capacités, ...) puis les pages indiquant le détail de la mesure de chaque indicateur impliqué dans cette capacité à... Fiche Capacité 6 Maîtriser l?extension urbaine La question de l?urbanisation est omniprésente dans la problématique du développement durable des littoraux, car elle occupe une place de plus en plus importante des espaces les plus proches de la côte. À l?échelle nationale, l?urbanisation représente ainsi 50 % des espaces situés à moins d?un kilomètre du rivage, sur le site d?étude retenu, 26 %. L?évaluation de la capacité d?accueil passe inévitablement par la prise en compte des impacts du développement de l?urbanisation, car les processus mal maîtrisés du développement de la construction provoquent le plus souvent l?altération de nombreuses ressources essentielles à la qualité des territoires littoraux. Le sol ou l?espace en quantité de surface est la première de ces ressources à être mise en danger, car ses dimensions sont limitées et les processus d?urbanisation le plus souvent très consommateurs de surface. Constats et enjeux de la pression humaine Question posée en termes de capacité d?accueil supplémentaire de populations et d?activités, saisonnières ou permanentes Capacité à éviter la mise en péril de la ressource à enjeux Éclairages des situations de déséquilibres potentiels de la ressource à enjeux Indicateurs fondamentaux complémentaires Tranche modale des surfaces construites Consommation d?espace par l?urbanisation excessive Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande Capacité résiduelle brute d?urbanisation Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale Faible densité des espaces urbanisés La part du sol à vocation urbaine réservée à l?accueil supplémentaire de populations et d?activités est-elle de nature à favoriser l?étalement urbain (gaspillage de la ressource SOL) ? Capacité à maîtriser l?extension urbaine Pression urbaine ressentie Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant Dispersion spatiale exagérée et disparition des coupures entre les bourgs Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation Foncier constructible disponible très réduit, y compris à moyen ou à long terme Présence de zones AU Surfaces des zones AU Politique de maîtrise foncière insuffisante Nb d?acquisitions amiables Procédures d?urbanisme opérationnel réduites Nb de lotissements et de projets de villages Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC) Nb d?expropriation 6 Page 1 de la fiche « Capacité » La ressource à enjeux retenue Titre de la capacité en évaluation Rappel des enjeux locaux et plus généraux sur la capacité évaluée Les indicateurs éclairent la question posée Extrait de la grille construite sur le territoire expertisé pour la capacité évaluée La fiche « Capacité » 65 Indicateur 6a1 : Tranche modale des surfaces construites Indicateur 6b1 : Capacité résiduelle brute d?urbanisation Indicateur 6c : Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale Indicateur 6a2 : Pression urbaine ressentie Indicateur 6 a3 : Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels Indicateur 6b2 : Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant Indicateur 6d : Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation Indicateur 6e1 : Présence de zones AU Indicateur 6e2 : Surfaces des zones AU Indicateur 6f1 : Nb d?acquisitions amiables Indicateur 6g : Nb de lotissements et de projets de villages Indicateur 6f2 : Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC) Indicateur 6f3 : Nb d?expropriation Synthèse de la capacité Situation de déséquilibre : importante en partie maîtrisée maîtrisée absence de données ? ? La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de manoeuvre du territoire à? domaine ressource à enjeux Eau - Préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents usages du bassin-versant ou de la mer (capacité 2) Sol - Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 7) Environnement Flore - Maintenir une trame verte cohérente (capacité 13) Culture - Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 15) Mode d?habiter - Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 21) Mode d?habiter - Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22) Société Vie collective - Maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts contradictoires (capacité 25) Capital matériel - Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à bien les faire fonctionner toute l?année (capacité 27) Capital financier - Maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et services) et la spécialisation touristique (capacité 29) Tissu économique local - Maintenir la diversité du tissu économique local (capacité 30) Economie Services d'intérêt général - Adapter l?offre de services d?intérêt général à une population changeante en nombre et en composition (capacité 32) évaluation des indicateurs décrivant la capacité à... Mise en évidence des relations entre la capacité évaluée dans la fiche et les autres capacités du système d?alerte et de veille = éclaire le fonctionnement du territoire Page 2 de la fiche « Capacité » Cette page synthétise le travail technique de production des résultats. 34 fiches « Capacités » mises en forme, téléchargeables sur le site internet de la DREAL des Pays de la Loire. www L e choix des indicateurs s?inscrit lui aussi dans un processus de co-construction. L?indicateur doit répondre à l?objectif d?évaluation. À partir des situations de déséquilibres non souhaitées et pourtant pressenties par les acteurs, le système d?indicateurs est mis en place en complétant la grille d?évaluation par une nouvelle colonne. Elle fait apparaître les indicateurs de mise en péril des ressources qui doivent être mesurés (voir la grille exemple, fiche 14, qui en propose). L?indicateur doit être choisi de telle sorte qu?il réponde le mieux possible au questionnement posé dans les premières colonnes de la grille, en termes de capacité d?accueil. Enfin, aucune restriction n?est retenue a priori, surtout pas celle qui pourrait être liée à la disponibilité de la donnée car l?objectif est de disposer d?observations adéquates. Si la donnée manque, il faut alors mettre en oeuvre une stratégie pour répondre à cette absence. Le choix de l?indicateur est important, il synthétise et simplifie l?information. La part du sol à vocation urbaine destinée à l?accueil supplémentaire de populations et d?activités est-elle de nature à favoriser l?étalement urbain ? SOLENVIRONNEMENT : COLONNE 2 Question posée en termes de capacité d?accueil supplémentaire de populations et d?activités, saisonnières ou permanentes Capacité à maîtriser l?extension urbaine Étape 3 U ni ve rs ité d e N an te s (C ha de na s C. , Po tt ie r P. , Po ui lla ud e A. ), P U CA - D RE AL P ay s de la L oi re , 20 09 Mesure de l'indicateur de déséquilibre de la ressource à enjeux 5 Extrait de la grille : colonne 5 (voir fiche 11) COLONNE 3 Capacité à éviter la mise en péril de la ressource à enjeux 66 Fiche 17 Choisir les indicateurs 67 Consommation d?espace par l?urbanisation excessive Procédures d?urbanisme opérationnel et politique de maîtrise foncière insuffisantes COLONNE 4 Eclairage des situations de déséquilibres potentiels Dispersion spatiale exagérée et disparition des coupures entre les bourgs Faible densité des espaces urbanisés Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande La disponibilité de la donnée n?est pas le facteur décisif dans le choix de l?indicateur. Comment les indicateurs sont-ils choisis ? La méthode d?évaluation définit ce qu'il est nécessaire d'observer. Comme dans l?exemple sur la ressource SOL ci-dessous, les indicateurs doivent : 1. apporter une information qui répond à la question posée en termes de capacité d?accueil (colonnes 2 et 3) ; 2. informer sur les déséquilibres et leur ampleur (colonne 4). Quel travail effectuer pour chaque indicateur ? 1. Les indicateurs existants dans le domaine sont recherchés, celui qui répond le mieux à la question est sélectionné ; 2. le format le plus pertinent de la donnée est réfléchi ; 3. les données sont localisées (bases de données, institutions, contacts...) 4. ... au besoin, traitées... 5. ... l?ensemble de la mesure et de l?évaluation est rassemblé dans une fiche « Capacité » (voir fiche 16). Tranche modale des surfaces construites Surface totale occupée par l?urbanisation COLONNE 5 Indicateur fondamental/complémentaire Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires (densité minimale) Capacité résiduelle brute d?urbanisation Pression urbaine ressentie Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache urbaine Présence des zones AU Surface des zones AU Faiblesse des opérations de densification et de renouvellement urbain I l s?agit de disposer des données nécessaires à l?analyse. Ceci demande de mobiliser les documents de connaissance du territoire (évaluation environnementale des projets, diagnostics de territoire ou études préalables à un Programme Local de l?Habitat, prospective, etc.) et de mutualiser les données existant, au travers : 68 Fiche 18 Ils facilitent les comparaisons entre les territoires : n INSEE, statistiques locales, http://www.statistiques-locales.insee.fr/esl/accueil.asp n Géolittoral, http://www.geolittoral.equipement.gouv.fr/ n Service d?Administration Nationale des Données et Référentiels sur l?Eau (Sandre), http://sandre.eaufrance.fr/ n L?Observatoire des Territoires de la DIACT, http://www.territoires.gouv.fr/indicateurs/portail_fr/index_fr.php, qui comprend l?Observatoire du littoral http://www.littoral.ifen.fr/ n L?Observatoire des finances locales, http://www.dgcl.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/statistiques/budgets_locaux/ n L?Observatoire National de la Démographie des Professions de Santé n ... Des observatoires nationaux et interrégionaux Des plates formes régionales d?échanges Avec une accessibilité modulée entre les collectivités locales, l?état et le grand public : Façades atlantique et Manche : n PPIGE dans le Nord-Pas de Calais n SIG interministériel Picardie n Le portail géomatique normand en Basse Normandie n GeoBretagne® en Bretagne n SigLoire® et Géopal® en Pays de la Loire, http://www.sigloire.fr/ http://geopal.org/ n Pegase en Poitou-Charentes n SIG ATEGERI en Aquitaine Façade méditerranéenne : n CRIGE PACA en Provence Alpes Côte d?Azur www.crige-paca.org/ n SIG L-R en Languedoc Roussillon http://www.siglr.org/ fiche 18.1 Où les trouver et comment les traiter ? Mobiliser les données 69 Des observatoires locaux Ils peuvent être organisés par activité (Observatoire régional du tourisme, Observatoire régional et départemental de la sécurité routière, Observatoire régional des transports, Cellule économique du Bâtiment, Observatoire Régional de la Santé et du Social?) ou de manière transversale (IAAT de Poitiers, ORES des Pays de la Loire?). Des statisticiens régionaux Les services de l?état en région (DIRECCTE, DRAC, DRJSCS, ARS, DREAL, DRAAF, ...) peuvent s?adresser à leurs statisticiens. Des enquêtes existantes Parmi lesquelles on peut citer : l?enquête sur le prix des terrains à bâtir (MEEDDM), les enquêtes ménages sur les déplacements, les enquêtes transports, les enquêtes de satisfaction des offices du tourisme? Des données de pilotage et de gestion des collectivités locales Les données peuvent être immédiatement utilisables ou à traiter avant de procéder à l?évaluation de l?état de la ressource. Une part des données manque inévitablement en raison d?un accès difficile (données à caractère commercial), ou d?un vide statistique lorsque sont abordés des domaines d?intérêt étendus par le Développement durable. Les acteurs pourront alors convenir de la nécessité de produire de l?information pour la gouvernance du territoire. La liste des sources des indicateurs de la grille exemple est téléchargeable sur le site internet de la DREAL des Pays de la Loire. www 70 ? niveau de fréquentation perçu ; ? variété des perceptions des acteurs : touriste/résident ; ? perception de l?environnement propice au bien-être ; ? déplacements ; ? activités et services : pratiques et attentes. Mesurer le ressenti de la population permanente et saisonnière vis-à-vis d?un accueil supplémentaire de populations et d?activités est un moyen de détecter une pression humaine qui pourrait devenir socialement moins acceptable, en complément des seuils de saturation identifiés par la réglementation et les experts (Cf. Pottier et al., Cahier n°1, 2007). L?enquête sur le ressenti contribue particulièrement à l?appréciation des ressources qualitatives qui fondent le cadre de vie telles les ressources sociales du paysage, du mode de vie, du sentiment de sécurité par exemple. Les différents utilisateurs et usagers du littoral participent ainsi à évaluer si le niveau de pression humaine atteinte risque de mettre en péril l?attractivité même du territoire. Les thématiques enquêtées Rue de Port Joinville, Île d?Yeu, Vendée, en juillet 2007 (photo de gauche) et en février 2008 : le ressenti face au déséquilibre saisonnier est important à constater car il influe, par exemple, sur les populations résidant à l?année sur le territoire touristique. C. CHADENASC. CHADENAS Repère : L?enquête réalisée en juillet 2007 par l?Université de Nantes et la Direction régionale de l?Équipement des Pays de la Loire a permis d?interroger 260 personnes sur 7 jours entre le 15 juillet et le 15 août (3 enquêteurs). Une semaine de saisie et une semaine d?analyse ont ensuite permis de produire les résultats. fiche 18.2 L?enquête sur le ressenti de la population Fiche 18 : mobiliser les données 71 Ces informations peuvent être recueillies grâce à des entretiens avec les acteurs clés, la concertation prévue dans le cadre de l?élaboration des documents d?urbanisme ou une enquête par questionnaire* auprès de la population. La collecte des données sur le ressenti L?apport de références et de normes sociales Certaines situations de déséquilibre non couvertes par les statistiques disponibles pourront être renseignées par une enquête sur le ressenti de la population. Sur une commune de l?ouest de la France, on mesure ainsi que 46 % des résidents permanents estiment qu?il y a trop de monde sur le territoire l?été, que cette pression humaine perturbe le mode de vie local (Université de Nantes, PUCA ? DRE Pays de la Loire). Estimer l?ampleur de ce déséquilibre seulement à partir de critères d?expertise (densité estivale souhaitable ? niveau d?encom- brement acceptable ??) apparaît peu pertinent alors que la référence au ressenti social s?avère particulièrement utile. Pour l?évaluation de certaines situations de déséquilibre, ce ressenti social peut intervenir à l?encontre des règles juridiques, comme pour l?épineux problème de la pêche à pied et de sa réglementation. Par exemple, le 17 septembre 2008, « profitant de la marée, 500 personnes ont investi la plage de Saint-Brévin (Loire- Atlantique), malgré l?interdiction de pêcher pour raison sanitaire. Les affaires maritimes ont sévi » (Ouest-France du 18/09/2008). La population a bravé l?interdit pour se livrer à une activité très importante pour elle sur ce littoral. Le sentiment collectif n?a pas reconnu la situation de déséquilibre de la ressource faunistique sur l?estran. Les amateurs sont allés pêchés, malgré les restrictions imposées par la loi, rendant nécessaire un effort d?information auprès du public autant que de répression. Plage de la Turballe, Loire-Atlantique. Ici, c?est un ressenti particulier qui peut perturber le touriste : y-a-t-il trop de monde sur cette plage ? Ou au contraire pas assez ? C. CHADENAS * Le questionnaire de l?enquête de juillet 2007 est disponible en téléchargement, suivant le calendrier précisé sur le site Internet de la DREAL des Pays de la Loire. Ile d?oléron, Charente-Maritime. La pression humaine s?exerce sur les ressources à toutes périodes et pas seulement en période estivale : elle peut avoir lieu, comme sur cette photographie, lors d?un week-end de grandes marées. Malgré les normes imposées pour la collecte des coquillages, les excès ne sont pas rares. J.-B. BONNIN, Association IODDE (Ile d'Oléron Développement Durable Environnement) 72 Pour produire les résultats nécessaires à l?évaluation, il faut mettre en place des références qui positionnent le territoire par rapport à : ? une évolution historique ; ? une comparaison avec d?autres territoires ; ? une réglementation ; ? des expertises scientifiques ou techniques ; ? des critères sociaux. Historique : évolution de l?état d?une ressource. Le choix du point zéro doit faire référence à une situation de bon état de la ressource. Comment a évolué le stock de palourdes sur l?estran depuis 1970 ? Comparaison avec d?autres territoires similaires pour mettre en perspective une situation locale. Les territoires de comparaison ne sont pas toujours les mêmes tout au long du système d?alerte et de veille. Comment a évolué le prix des terrains à bâtir comparé à celui d?un territoire confronté à une demande équivalente, sur le littoral comme en zone périurbaine, voire rurale ? Des références réglementaires. L?urbanisation de ces dernières années a- t-elle conduit à une consommation d?espace trop importante sur le territoire du SCoT ? Recours à des expertises scientifiques ou techniques. Recours à l?avis d?un biologiste pour connaître l?état de la lande du territoire expertisé : est-elle dégradée ? Des références sociales : prise en compte de l?avis de la population par une enquête. Les touristes perturbent-ils trop intensément mon mode de vie ? Suis-je obligé de changer mes habitudes de vie en période estivale ? Fiche 19 Exemples 73 Trouver des états de référence Des références réglementaires L a norme joue un rôle important dans l?évaluation. Elle alimente la discussion lorsque la couleur de l?indicateur doit être proposée par l?équipe-projet puis validée par le comité de pilotage. Des normes ou des orientations qui constituent un état de référence S?agissant des SCoT et des PLU, le principal état de référence avec lequel ces documents doivent être compatibles est fixé par l?article L. 121-1 du code de l?urbanisme. Cette disposition (précisée aux articles L. 122-1 et s pour les SCoT et L. 123-1 et suivants pour les PLU) posent trois grands principes généraux qui doivent être déclinés dans les documents d?urbanisme en respectant les objectifs du développement durable : ? le premier énonce la règle dite de l?équilibre qui s?impose à l?aménagement de l?espace ; ? le deuxième vise à assurer la diversité fonctionnelle et sociale de l?organisation de l?espace ; ? le troisième impose le respect des préoccupations environnementales dans les choix d?aménagement. Des normes qui aident à poser l?évaluation Les seuils en matière de consommation d?espaces naturels doivent être fixés dans les SCoT (loi ENE*). Ces seuils doivent être soumis pour avis à la nouvelle commission départementale de consommation des espaces agricoles (issue de la LMAP du 27 juillet 2010) : ? le rapport de présentation présente une analyse de la consommation d?espaces naturels, agricoles et forestiers au cours des dix années précédant l?approbation du schéma et justifie les objectifs chiffrés de limitation de cette consommation compris dans le DOO (C. urb., art. L. 122-1-2, al. 2) ; ? quant au DOO, il arrête des objectifs chiffrés de consommation économe de l?espace et de lutte contre l?étalement urbain qui peuvent être ventilés par secteur géographique (C. urb., art. L. 122-1-5. II al. 3). Le DOO du SCoT a la possibilité de définir des normes minimales de densité dans certains secteurs, qu?il délimite en prenant en compte leur desserte par les transports collectifs, l?existence d?équipements collectifs et des protections environnementales ou agricoles (C. urb., art. L. 122-1-5 VIII). Le DOO peut, sous réserve d?une justification particulière, définir des secteurs, situés à proximité des transports collectifs existants ou programmés, dans lesquels les PLU doivent imposer une densité minimale de construction (C. urb., art. L. 122-1-5 IX). Par exemple, pour apprécier la « Capacité à Maîtriser l?extension urbaine » (ressource SOL), plusieurs normes peuvent être sollicitées : * La loi ENE (Engagement National pour l?Environnement) dite loi Grenelle II, du 12 juillet 2010 74 Mesurer la capacité à... Fiche 20 L Les résultats qualitatifs et quantitatifs issus de la mesure des indicateurs informent sur le niveau de la pression humaine exercée sur les ressources du territoire. La mesure indique si les déséquilibres pressentis à l?étape 2 sont avérés. En cela, elle peut conforter la perception des enjeux ou remettre en perspective les idées reçues. En termes opérationnels, une valeur?cible que le territoire souhaitera atteindre par la mise en oeuvre de son projet de territoire peut être établie. Par exemple, le SCoT peut fixer que 50 % de son urbanisation future se fera dans l?espace rétro-littoral. Cette mesure produit un diagnostic. Il peut être repris dans le rapport de présentation du SCoT ou du PLU. Appréciation qui explique le niveau de maîtrise retenu (rouge, orange, vert) La piste d?action constitue des suggestions, des axes de réflexion. Elle alimentera le projet de territoire. Mesure de l?indicateur 75 Cette évaluation précise l?échelle d?appréciation de la capacité d?accueil et de développement du territoire considéré. Elle dresse un état de la pression humaine et de ses effets. L e véritable enjeu d?une évaluation de la capacité d?accueil et de développement consiste à savoir si le niveau de pression observée, exercée par les activités et les populations permanentes et saisonnières, est le maximum que puisse supporter le système de ressources du territoire (SRT). L?évaluation de la capacité d?accueil doit statuer sur l?acceptabilité ou la non- acceptabilité de la pression humaine et de ses effets : a-t-on dépassé le seuil de précaution pour la qualité de l?eau potable ? La société locale du territoire d?accueil accepte-t-elle la pression touristique ? Jusqu?à quel point ? maîtrisées (= marges de manoeuvre disponibles) ; menaces de déséquilibres (= risques à atténuer) ; dysfonctionnements importants (= ressources dégradées à reconquérir) ; données manquantes (= ressources potentiellement en danger). Le constat de cette pression humaine est établi à partir d?un codage couleur pour qualifier les situations : ? Qui contribue ? Qui valide l?évaluation ? ? L?équipe-projet choisit les points de comparaison qui vont permettre de situer le capital de ressources du territoire. Elle propose une qualification des situations de déséquilibres potentiels au comité de pilotage. ? Le comité de pilotage les validera. Evaluer la capacité à... Fiche 21 L?évaluation intégrée fait intervenir des métiers diversifiés de l?économie, du social et de l?environnement. Elle implique des acteurs dans et au-delà du territoire en évaluation (le bassin versant pour l?eau, le littoral accueillant les touristes du rétro-littoral, ?). La démarche est partenariale et concertée. Adopter une vision territoriale des ressources P our terminer la fiche « Capacité », une dernière rubrique est à compléter : elle met en perspective les résultats de l?évaluation par rapport au territoire dans son ensemble. Elle attire l?attention sur les interactions entre les ressources dans le projet de territoire (fiche 9). Elle favorise ainsi une approche intégrée, qui appréhende mieux les transformations du territoire générées par l?attractivité et le dynamisme du littoral. 76 Fiche 22 La rubrique « Capacités liées » de la fiche « Capacité » signale qu?une difficulté sur une capacité limite les possibilités du territoire touchant à d?autres capacités, à d?autres res- sources. Ces capacités sont liées par des relations de causes ou de conséquences (voir schéma ci-contre). Les forces motrices, provoquent une pression sur la « Capacité à... » examinée. Cette pression se traduit par une évolution de l?état de la « Capacité à... ». Une augmentation ou une baisse de la « Capacité à... » peut elle-même avoir des impacts sur d?autres capacités. Comment procéder ? La discussion et le diagnostic permettent de revenir aux causes d?une éventuelle mise en danger de la ressource à enjeux. Ils invitent également à décliner les différents impacts de ce changement de situation sur les autres ressources, sur les autres capacités. Les relations entre les capacités précisent : 1. comment une situation de déséquilibre concernant une « Capacité » peut-elle se propager au reste du capital de ressources du territoire, créant ou amplifiant alors d?autres situations de déséquilibres (voir l?exemple développé ci-contre) ? 2. quel sous-ensemble de « Capacités » fonctionne en interdépendance ? La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de manoeuvre du territoire à? domaine ressource à enjeux Eau - Préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents usages du bassin-versant ou de la mer (capacité 2) Sol - Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 7) Environnement Flore - Maintenir une trame verte cohérente (capacité 13) Culture - Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 15) Mode d?habiter - Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 21) Mode d?habiter - Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22) Société Vie collective - Maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts contradictoires (capacité 25) Capital matériel - Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à bien les faire fonctionner toute l?année (capacité 27) Capital financier - Maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et services) et la spécialisation touristique (capacité 29) Tissu économique local - Maintenir la diversité du tissu économique local (capacité 30) Economie Services d'intérêt général - Adapter l?offre de services d?intérêt général à une population changeante en nombre et en composition (capacité 32) Capacités liées à la capacité 6 « maîtriser l?extension urbaine » Adopter une vision territoriale des ressources 77 * DPSIR : schéma causal circulaire : Driving forces, Pressions, State, Impacts, Responses, développé par l?OCDE et l?Agence européenne de l?environnement. Le fonctionnement du territoire schématisé (DPSIR*) : Capacité 6 «Maîtriser l?extension urbaine » Une capacité de développement issue des interactions entre « Capacités » En dépassant l?approche sectorielle centrée sur une seule « Capacité à? », la rubrique « Capacités liées » apporte une vision territoriale des ressources à l?élaboration du projet de territoire. Elle sert à : ? prendre en compte les cercles vertueux et les effets pervers possibles ; ? mieux apprécier les incidences sur l?ensemble du capital de ressources ; ? passer d?une « Capacité » à la capacité de développement ; ? élargir le champ des mesures possibles (préventives, curatives, palliatives) et prévoir de les mettre en oeuvre. 78 Ressource principale potentiellement en danger : le sol Capacité à maîtriser l?extension urbaine 6 Indicateur 6a1 : Tranche modale des surfaces construites Indicateur 6b1 : Capacité résiduelle brute d?urbanisation Indicateur 6c : Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale Indicateur 6a2 : Pression urbaine ressentie Indicateur 6 a3 : Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels Indicateur 6b2 : Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant Indicateur 6d : Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation Indicateur 6e1 : Présence de zones AU Indicateur 6e2 : Surfaces des zones AU Indicateur 6f1 : Nb d?acquisitions amiables Indicateur 6g : Nb de lotissements et de projets de villages Indicateur 6f2 : Usage du droit de préemption Indicateur 6f3 : Nb d?expropriations ? L e résultat est un tableau synoptique* qui synthétise tous les indicateurs mesurés (un extrait est présenté ci-contre). Il donne une vision d?ensemble des fiches Capacités, regroupées par ressource potentiellement mise en danger (voir Pottier et al., cahier n° 2, 2009, pages 52 à 54). Le tableau synoptique offre trois niveaux de perception : n une perception globale rendue possible par le codage couleur, n une lecture ressource par ressource de la capacité d?accueil et de développement, n une lecture par situation de déséquilibre potentiel. Il aide à la décision en ouvrant sur des préconisations (double-page suivante). * synoptique : vision d?ensemble d?une situation. Fiche 23 Capacité à « maîtriser l?extension urbaine » Le tableau synoptique apprécie globalement le niveau de maîtrise de la capacité d?accueil et de la capacité de développement du territoire. Il fait apparaître la totalité des situations de maîtrise de la pression sur la ressource (vert), de menaces de déséquilibres de la ressource (orange), et de dysfonctionnements importants de la ressource (rouge). 1. Accorder le projet de territoire avec la capacité d?accueil et de développement Extrait de la grille exemple (fiche 14) pour la Capacité 6 «Maîtriser l?extension urbaine » Le tableau synoptique est un outil essentiel pour prendre en compte la capacité d?accueil et de développement dans le projet de territoire. Les résultats synthétiques : le tableau synoptique 79 cnirP seuqigétartssnoitatneirO irretudxuatnemadnofsepic DDAPud )01ehcifriov(erioti iéiR vtt v eet ulluaal vva EEv iihbiliééddi g noon tiiiottio cct eectteoot rro ppr tt p eet neen erre bbr ililiiibilllib uiiilib uuil qqu ééq nuun rliiirllir bbl aab EtttaEEta aagttaootllo piiilppil pee p dde éé d itttéiité mmi aoom cco elle rr l aar ppa ee p éée pddé liiid alllid aali vva tjeeetjjet ooj rro ppr e-e--pe pe-p pp pe uiiipuuip qqu ééq l?l él? rr l am ar ppa ee p éée ssé oos ppo oop rro pé pr nn p oon tiiiottio aat uuallu pssp ees l?l el? rr l eer sse miiis mmis oom nno oon cco EEc qg géégttéaat trrrattra sst tt s eet reer hhe cchrrc eer hhe cch eec RRe laal rra oortto ittttliiittllit ee l lle rr l uur ssu nn s oon tnnt een mme eem ppe ppp ooplloeel vve éév ddé errettr nnt caac ppa noon cco ééc tt é nnt een mme eem ppe ppp ooplloeel vve éév ddé edde séés itttéliiitéllit iaaal tiiial ttia nnt eentteoot ppo see s dde ruur ooutto uut aau ecce aac ppa ssp ees l'l el' rr l eer rre uur ttucct uuc rruttr SSt niinaai bba rrb uur tt u nnt een mme eem ppe ppp ooplloeel vve éév ddé edde ee d iie égggi éégi tnnt een mme eem cce aaclla épppl éépl ddé errettr nnt een ecce nnc een rre éér hhé ooh cco alla rr l riir daaai ddai liiid olllid ooli sso suuslluppl ee p rre oiiirooir tto riiitrrit rrr eertte nuun ee u cce aacllappl nn p een erre ttttrtttr eet MMe uqquiiq mmi oom nno etterrt oorffo àà f ss à eestte siiitssit autisteséticapac,ss,ecrrcuosseR urbaine nriser l?extensioé à maîtCapacit loS seisiohcserrebiliuqésédedsnoit 6 xcessive l?urbanisation e Consommation d?espace par terme oyen ou à m compris àréduit, y onstructible disponible trèsFoncier c ntre les bourgs oupures edisparition des c xagérée epatiale eispersion sD rbanisésspaces uFaible densité des e la demande inadaptée à e de terrains constructiblesOffr egge aag tjeeetjjet 6e2Indicateur 6e1Indicateur 6dIndicateur 6cIndicateur 6b2Indicateur 6b1Indicateur 36ateur Indica 26ateur Indica 16ateur Indica longoyen ou à onstructible disponible très ntre les bourgs txagérée e rbanisés e de terrains constructibles laal tnntecce niinaai stts nnt erreiir euue sees es permanent nspulatio des pouvellementle reno é à assurer le maintien etCapacit eihparragoméD 17 ns é à assurer le maintien et de la population locale oins de jeunes an moins ee mD démographique déséquilibrée volutionune éCrainte d? insuffisante ncièreaîtrise foPolitique de m éduitestionnel ropéra urbanismeProcédures d? 417ateur Indica 317ateur Indica 217ateur Indica 117ateur Indica 17bteur Indicaeinu soins de jeunes a 6f3Indicateur 6f2Indicateur 6f1Indicateur 6gIndicateur ? ? e l?année utonner tà bien les faire fonctio n etcollectifs au pic de fréquentatio er les équipementsCapacité à adapt leiréttéamlattaipaCCa 27 e l?année n et er les équipements isonnière très importantetion sariaVa yers desservis ombre de fou nrapport a énagers parcollecte des déchets m ircuits deAllongement démesuré des c variations saisonnières de la collecte t foerritoire ente sur le tisainsuff itement des déchetspacité de traCa n quantité t eualité en qnte eisainsuff assainissement des epacité d?Ca ux rouvea chez les ninactifsdes t surreprésentationctive ege d?être aen â aisse de la population permanenteB 27d1Indicateur 27cteur Indica teur 27b2Indica teur 27b1Indica teur 27a2Indica teur 27a1Indica 17c2teur Indica 17c1teur Indica isonnière très importante yers desservis énagers par ircuits de variations saisonnières de la collecte rtest fo itement des déchets n quantité séesaux uassainissement des e ésidents ux r t surreprésentation aisse de la population permanente ? ? ? ? églementés non r ouillagesentation des mugmet/ou a turation des ports de plaisanceSa de télécommunications penda u inaccessibilité des rLenteur o parkings t/ou des voirie eturation de laSa distribution d?eau potable et dapprovisionnement ed? tionsde l?utilisation des installa isonnière très importantetion sariaVa lectricité en é approvisionnementTensions sur l? 27e4Indicateur 27e3Indicateur 27e2Indicateur 27e1Indicateur 27d3Indicateur 27d2Indicateur 27d1Indicateur 27gteur Indica 27fteur Indica teur 27h2Indica teur 27h1Indica ouillages turation des ports de plaisance nt l?été uxéseau inaccessibilité des r t/ou des tions isonnière très importante approvisionnement églementés non r Extrait d?un tableau synoptique des indicateurs de la capacité d?accueil d?un territoire Exemples L?opportunité et la faisabilité du projet de territoire sont étudiées à l?aide du tableau synoptique. 80 Fiche 23 : la synthèse de l?évaluation 6 Sol Capacité à maîtriser l?extension urbaine ? Indicateur 6a1 Indicateur 6a2 Indicateur 6a3 Indicateur 6b1 Indicateur 6b2 Indicateur 6g Indicateur 6c Indicateur 6d Indicateur 6e1 Indicateur 6e2 Indicateur 6f1 Indicateur 6f2 Indicateur 6f3 Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande Faible densité des espaces urbanisés Dispersion spatiale exagérée et disparition des coupures entre les bourgs Foncier constructible disponible très réduit, y compris à moyen ou à long terme Procédures d?urbanisme opérationnel réduites Politique de maîtrise foncière insuffisante Consommation d?espace par l?urbanisation excessive Ressources, capacités et situations de déséquilibres choisies Indicateur 17a1 Indicateur 17a2 Indicateur 17a3 Indicateur 17a4 17Capacité à assurer le maintien et le renouvellement des populations permanentes Crainte d?une évolution démographique déséquilibrée Démographie ... ... Evaluation proposée par l?équipe-projet et validée par le comité de pilotage Préconisations d?actions à entreprendre pour la bonne maîtrise de la capacité d?accueil t mee m nne nnn oon bbo aa b lla rr l uur oou ppo assa niiisnnis oon cco ééc rré PPr eet noon tiiiottio aat uualluaal vva EEv noon tiiiottio aat ssa é à maît loS steséticapac,secrrcuosseR eisiohcserrebiliuqésédedsnoitautis es rîtttrîîtr aaî mma gge aagttaoot illlo piiilo ppil ee p dde éé d itttéiité mmi oom cco elle rr l aar ppa ee p éée ddé liiid alllid aali vva tt v eet ejjeooj rro ppr e-e--pe pe-p ppe uiiipuuip qqu ééq l?l él? rr l aar ppa ee p éée ssé oos ppo oop rro ppr nn p oon t leiiileeil uue ccu ccc aac d?d ad? éé d ittté ciiité ccit aac ppa aap cca alla ee l dde ee d sseiis trrri îtttri îîtr erre ddr nnd een rre ppr eep rrettr nnt een àà e ss à nns oon tiiio ctttio ccti aac d?d ad? snns oon jeeetjjet urbaine riser l?extensioé à maîtCapacit 6nriser l?extensio xcessive l?urbanisation e Consommation d?espace par insuffisante ncièreaîtrise foPolitique de m terme oyen ou à m compris àréduit, y onstructible disponible trèsFoncier c oupures edisparition des c xagérée epatiale eispersion sD spaces uFaible densité des e la demande inadaptée à e de terrains constructiblesOffr 6f3Indicateur 6f2Indicateur 6f1Indicateur 6e2Indicateur 6e1Indicateur 6dIndicateur 6cIndicateur 6b2Indicateur 6b1Indicateur 36ateur Indica 26ateur Indica 16ateur IndicaConsommation d?espace par ncière longoyen ou à onstructible disponible très ntre les bourgs oupures e txagérée e rbanisésspaces u e de terrains constructibles ? ns permanentes pulatiopo uvellement des le renoet é à assurer le maintienCapacit eihpargoméD ... éduitestionnel ropéra urbanismeProcédures d? 17 démographique déséquilibrée volutionune éCrainte d?é à assurer le maintien ... 6gIndicateur 17a4Indicateur 17a3Indicateur 17a2Indicateur 17a1Indicateur démographique déséquilibrée L e tableau synoptique aide aux décisions d?aménagement d?un territoire tendu en prolongeant l?évaluation par des préconisations. Il contribue ainsi : ? à mieux appréhender les leviers d?action qui constituent la capacité de développement du territoire, face à des tensions sur les ressources de nature et d?ampleur variables ; ? à identifier et hiérarchiser les actions à entreprendre pour la bonne maîtrise de la capacité d?accueil et la reconquête de la capacité de développement ; ? à préparer les conditions d?une bonne réalisation du projet de territoire en anticipant les effets induits ; ? à inscrire explicitement les actions dans le temps. 2. Du tableau synoptique aux préconisations Exemple pour un PLU ? encourager les divisions de parcelles les plus grandes, en supprimant les minima parcellaires. Certes, la marge de manoeuvre de la collectivité est limitée, puisque c?est la structure foncière qui détermine les surfaces des terrains mis à la vente, puis construits. ? adopter une taxe sur les plus-values réalisées au moment de la vente de terrains nus qui ont été rendus constructibles du fait de leur classement au PLU (art. CGI-1529. Modifié par le Décret n°2007-484 du 30 mars 2007). Cette taxe rétablit un équilibre entre les propriétaires fonciers, tout en répartissant plus équitablement la rente d?urbanisation, la capacité à aménager et équiper les zones urbanisées. Elle vise également à désinciter les propriétaires privés à demander la modification de la constructibilité des parcelles situées en frange urbaine. ? réduire les surfaces constructibles dans le cadre actuel du PLU, en transférant par exemple une partie en réserve d?urbanisation future. 81 Indicateurs qualifiés en vert dans le tableau synoptique complet. ? la gestion territoriale s?exerce ici « de manière classique » ; ? possibilité de consolider et de renforcer les ressources à enjeux ; ? pas de mesures particulières à prévoir pour tenir compte des pressions liées à l?arrivée d?habitants, de touristes, d?activités. Indicateurs qualifiés en orange dans le tableau synoptique complet. ? mesures de rééquilibrage à prévoir à court ou moyen terme selon les objectifs du projet de territoire et les moyens disponibles ; ? points de vigilance à suivre dans le temps. Ces mesures ciblent la situation elle-même ou les pressions à réduire pour éviter une fragilisation accrue de la ressource (capacités liées, fiche 22). Traduire les résultats de l?évaluation de la capacité d?accueil et de développement dans les orientations stratégiques et les objectifs du PADD ou projet politique. Indicateurs qualifiés en rouge dans le tableau synoptique complet, ? mesures pour éviter un dysfonctionnement irréversible ; ? mesures pour reconquérir les ressources dégradées ; ? mesures palliatives pour amoindrir les impacts sur les autres ressources (voir les capacités liées, fiche 22). Repère : si la totalité des questions d?aménagement soulevées lors de l?évaluation de la capacité d?accueil et de développement relève du projet de territoire, les mesures à prendre relèvent non seulement du document d?urbanisme mais aussi d?un certain nombre d?autres outils, notamment de planification, à l?échelle de territoires pertinente. Marges de manoeuvre disponibles Risques de rupture à atténuer Ressources dégradées à reconquérir Indicateurs non renseignés dans le tableau synoptique complet, ? données à mobiliser ou à produire à l?échelle pertinente ; ? mesures de rééquilibrage à envisager. Ressources potentiellement en danger ? Le tableau synoptique mis en forme est téléchargeable sur le site internet de la DREAL des Pays de la Loire. www Fiche 24. Projeter le territoire : la capacité de développement Fiche 25. Inscrire la capacité d?accueil dans le SCoT et le PLU Fiche 26. Quelle portée juridique ? UTILISER LES RéSULTATS DE L?éVALUATION AU SERVICE DU PROJET DE TERRITOIRE 83 Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux 84 Fiche 24 Projeter le territoire : la capacité de développement Appuyer le projet de territoire sur sa capacité de développement n Disposer d?un diagnostic systématique des possibilités et des contraintes locales ; n Faire le lien entre les usages, les thèmes, les lieux ; n Identifier des leviers d?action supplémentaires ; n Anticiper les impacts. Aider à l?élaboration du document d?urbanisme n Préparer les orientations stratégiques du Projet d?Aménagement et de Développement Durable (PADD) ; n Choisir entre les scénarios de développement envisagés ; n Rechercher une appréciation partagée des acteurs pour limiter les blocages et les contentieux ; n S'assurer que le document d?urbanisme répond aux objectifs de départ. Suivre la mise en oeuvre du document d?urbanisme approuvé n Garder la cohérence du projet de territoire choisi au fil des modifications ; n Repérer les évolutions du territoire quand elles surviennent n Mettre en évidence régulièrement les changements extérieurs. Un iv er sit é de N an te s (C ha de na s C. , P ot tie r P ., Po ui lla ud e A. ), DR EA L de s Pa ys d e la L oi re , 2 00 9 Le système d?alerte et de veille étapes 1 et 2 étape 3 => Les fiches «Capacités»... Le tableau synoptique => Les grilles Indicateur 17a Indicateur 17b Indicateur 17c1 Indicateur 17c2 Indicateur 18a1 Indicateur 18a2 Indicateur 18b Indicateur 18c Indicateur 28a Indicateur 18b Indicateur 9a1 Indicateur 9a2 Indicateur 9a3 Indicateur 9b 6 7 8 17 18 9 Sol Capacité à maîtriser l?extension urbaine Capacité à préserver les espaces nécessaires aux autres usages Capacité à partager équitablement le domaine public (terrestre et maritime) Capacité à éviter des pratiques déstabilisatrices sur les sites naturels sensibles Capacité à assurer le maintien et le renouvellement des populations permanentes Capacité à maintenir un équilibre démographique entre les populations permanente et temporaire Indicateur 27a Indicateur 27b1 Indicateur 27b2 Indicateur 27c Indicateur 27d Indicateur 27e Indicateur27f Indicateur 27g 27 28 Capacité à adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à bien les faire fonctionner toute l?année Capacité à maintenir la diversité des utilisateurs des équipements et infrastructures ? ? Indicateur 6a1 Indicateur 6a2 Indicateur 6a3 Indicateur 6b1 Indicateur 6b2 Indicateur 6c Indicateur 6d Indicateur 6e1 Indicateur 6e2 Indicateur 6f1 Indicateur 6f2 Indicateur 6f3 Indicateur 6g Indicateur 8a Indicateur 8b Indicateur 8c Indicateur 8d Indicateur 8e Indicateur 7a Indicateur 7b Indicateur 7c Indicateur 7d Indicateur 7e Démographie Capital matériel ? ? Economiser l?espace Etablir un équilibre entre développement et protection sur le littoral Mettre en place un territoire plus solidaire Rechercher la cohérence entre déplacements et stratégie de développement urbain Structurer l'espace autour de sites à fortes potentialités de développement économique Conforter l'image de la ville par la qualité des espaces publics, des paysages, des espaces verts Orientations stratégiques du PADD Ressources et capacités choisies R es so ur ce s à en je ux Question posée en termes de capacité d?accueil supplémentaire de populations et d?activités, saisonnières ou permanentes Capacité à éviter la mise en péril de la ressource à enjeu Éclairages des situations de déséquilibres de la ressource à enjeu Indicateur décrivant de la ressource à enjeu Indicateurs fondamentaux Indicateurs complémentaires Capacité résiduelle de production d?eau potable et volume annuel d?eau importée Dépassement de la capacité nominale de production d?eau et/ou surcoût excessif de l?approvisionnement La pression humaine en période estivale contraint- elle l?approvisionnement en eau des populations et des activités ? Capacité à garantir le bon accès à l?eau 1 Accroissement des restrictions de la consommation d?eau Nb de jours de restriction par arrêté préfectoral Qualité des eaux de ruissellement Qualité des eaux de baignade Dégradation de la qualité des eaux souterraines et de surface (ruissellement et baignade) Classement des dispositifs individuels d?assainissement suivant la qualité du rejet Taux de nitrates Dégradation de la qualité de l?eau liée à une agriculture peu respectueuse de l?environnement Présence d?espèces animales ou végétales, témoins de la qualité de l?eau Déclassement de la production conchylicole par contamination bactériologique Nb de jours d?interdiction de commercialisation La qualité de l?eau est-elle menacée par l?intensification des usages et/ou des activités polluantes qui limitent son partage ? Capacité à préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents usages du bassin-versant et de la mer 2 Interdictions de plus en plus fréquentes ou prolongées de la pêche, de la pêche à pied Nb de jours d?interdiction de pêche à pied Coût du m d'eau pour le consommateur et pour la collectivité E N V I R O N N E M E N T E A U Encombrement, voire saturation répétée du plan d?eau Comptages pendant les périodes d?affluence Mécontentement, voire conflits répétés entre différents usagers du plan d?eau Enquête et entretiens Enquête de terrain L?occupation du plan d?eau maritime révèle-t-elle une situation de développement non maîtrisée de différents usages ? Capacité à gérer la diversité des usages sur le plan d?eau maritime 3 Rejets importants de déchets en mer par la plaisance Coût financier de la collecte La spécialisation touristique du territoire provoque-t-elle des nuisances sonores ? Capacité à garantir un niveau sonore raisonnable 4 Augmentation des activités bruyantes (notamment nocturnes) Plaintes et appels pour tapage nocturne ou nuisance sonore L?accroissement des activités est-il de nature à mettre en péril la qualité de l?air ? Capacité à garantir la qualité de l?air 5 Dégradation de la qualité de l?air Suivi des niveaux de pollution de l?air Tranche modale des surfaces construites Pression urbaine ressentie Consommation d?espace par l?urbanisation excessive Surface totale occupée par l?urbanisation Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande Capacité résiduelle d?urbanisation Faible densité des espaces urbanisés Densité des espaces urbanisés et des processus d?urbanisation, COS réglementaires, densité minimale Dispersion spatiale exagérée et disparition des coupures entre les bourgs Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tâche d?urbanisation Part de surface totale du territoire en ZAC/ZAD, lotissement et réserve foncière La part du sol à vocation urbaine destinée à l?accueil supplémentaire de populations et d?activités est-elle de nature à favoriser l?étalement urbain ? Capacité à maîtriser l?extension urbaine 6 Procédures d?urbanisme opérationnel et politique de maîtrise foncière insuffisantes Usage du DPU A IR S O L Fiche Capacité 6 Maîtriser l?extension urbaine La question de l?urbanisation est omniprésente dans la problématique du développement durable des littoraux, car elle occupe une place de plus en plus importante des espaces les plus proches de la côte. À l?échelle nationale, l?urbanisation représente ainsi 50 % des espaces situés à moins d?un kilomètre du rivage, sur le site d?étude retenu, 26 %. L?évaluation de la capacité d?accueil passe inévitablement par la prise en compte des impacts du développement de l?urbanisation, car les processus mal maîtrisés du développement de la construction provoquent le plus souvent l?altération de nombreuses ressources essentielles à la qualité des territoires littoraux. Le sol ou l?espace en quantité de surface est la première de ces ressources à être mise en danger, car ses dimensions sont limitées et les processus d?urbanisation le plus souvent très consommateurs de surface. Constats et enjeux de la pression humaine Question posée en termes de capacité d?accueil supplémentaire de populations et d?activités, saisonnières ou permanentes Capacité à éviter la mise en péril de la ressource à enjeux Éclairages des situations de déséquilibres potentiels de la ressource à enjeux Indicateurs fondamentaux complémentaires Tranche modale des surfaces construites Consommation d?espace par l?urbanisation excessive Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande Capacité résiduelle brute d?urbanisation Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale Faible densité des espaces urbanisés La part du sol à vocation urbaine réservée à l?accueil supplémentaire de populations et d?activités est-elle de nature à favoriser l?étalement urbain (gaspillage de la ressource SOL) ? Capacité à maîtriser l?extension urbaine Pression urbaine ressentie Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant Dispersion spatiale exagérée et disparition des coupures entre les bourgs Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation Foncier constructible disponible très réduit, y compris à moyen ou à long terme Présence de zones AU Surfaces des zones AU Politique de maîtrise foncière insuffisante Nb d?acquisitions amiables Procédures d?urbanisme opérationnel réduites Nb de lotissements et de projets de villages Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC) Nb d?expropriation 6 Indicateur 6a1 : Tranche modale des surfaces construites Indicateur 6b1 : Capacité résiduelle brute d?urbanisation Indicateur 6c : Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, densité minimale Indicateur 6a2 : Pression urbaine ressentie Indicateur 6 a3 : Surface totale occupée par l?urbanisation au regard des équilibres entre espaces urbains, agricoles et naturels Indicateur 6b2 : Faiblesse des opérations de renouvellement et de densification de l?existant Indicateur 6d : Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation Indicateur 6e1 : Présence de zones AU Indicateur 6e2 : Surfaces des zones AU Indicateur 6f1 : Nb d?acquisitions amiables Indicateur 6g : Nb de lotissements et de projets de villages Indicateur 6f2 : Usage du droit de préemption (surfaces des DPU, ZAD et ZAC) Indicateur 6f3 : Nb d?expropriation Synthèse de la capacité Situation de déséquilibre : importante en partie maîtrisée maîtrisée absence de données ? ? La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de manoeuvre du territoire à? domaine ressource à enjeux Eau - Préserver une qualité de l?eau compatible avec les différents usages du bassin-versant ou de la mer (capacité 2) Sol - Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 7) Environnement Flore - Maintenir une trame verte cohérente (capacité 13) Culture - Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 15) Mode d?habiter - Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 21) Mode d?habiter - Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22) Société Vie collective - Maintenir un débat politique apaisé entre les intérêts contradictoires (capacité 25) Capital matériel - Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à bien les faire fonctionner toute l?année (capacité 27) Capital financier - Maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et services) et la spécialisation touristique (capacité 29) Tissu économique local - Maintenir la diversité du tissu économique local (capacité 30) Economie Services d'intérêt général - Adapter l?offre de services d?intérêt général à une population changeante en nombre et en composition (capacité 32) P our les projets de territoire et les documents d?urbanisme, la mise en place d?un système d?alerte et de veille des pressions littorales facilite la prise en compte des changements à l?oeuvre telles que la croissance démographique, l?affluence touristique ou l?installation d?activités économiques. Les perspectives opérationnelles Mesures pour atténuer les risques de déséquilibres Projeter le territoire : la capacité de développement 85 6Capacité à maîtriser l?extension urbaine Indicateur 6a1 Indicateur 6a2 Indicateur 6a3 Indicateur 6b1 Indicateur 6b2 Indicateur 6g Indicateur 6c Indicateur 6d Indicateur 6e1 Indicateur 6e2 Indicateur 6f1 Indicateur 6f2 Indicateur 6f3 Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande Faible densité des espaces urbanisés Dispersion spatiale exagérée et disparition des coupures entre les bourgs Foncier constructible disponible très réduit, y compris à moyen ou à long terme Procédures d?urbanisme opérationnel réduites Politique de maîtrise foncière insuffisante Consommation d?espace par l?urbanisation excessive Sol Ressources, capacités et situations de déséquilibres choisis Indicateur 17a1 Indicateur 17a2 Indicateur 17a3 Indicateur 17a4 17Capacité à assurer le maintien et le renouvellement des populations permanentes Crainte d?une évolution démographique déséquilibrée Démographie ... ... Evaluation proposée par l?équipe-projet et validée par le comité de pilotage Scénario 1 Scénario 2 Scénario 3 3 scénarios contrastés Effet de chaque scénario sur les situations initiales ? mit alidée par le co alidée par le co tnocsoiranécs3 cSSc anna één ccé SSc alidée par le co alidée par le comit alidée par le co n pro équipe-projet v sée par l? v validée par le co v Evaluatio Evaluatio équipe-projet sée par l? alidée par le co sée par l? sée par l? po alidée par le co n proposée par l? alidée par le co n proalidée par le co n propo alidée par le co n pro io v Evaluation pro Evaluat v Evaluatio v Evaluat sétsar anna één ccé SSc anna één ccé SSc 6 dedsnoitautisteséticapac,secruosseR loS urbanisation excessive l? Consommation d? insuffisante Politique de maîtrise foncière opérationnel réduites Procédures d? terme réduit, y compris à moyen ou à long Foncier constructible disponible très disparition des coupures entre les bourgs ispersion spatiale exagérée etD Faible densité des espaces urbanisés inadaptée à la demande Offre de terrains constructibles urbaine é à maîtriser l?extensionCapacit eihparragoméD sisiohcserrebiliuqéséd urbanisation excessive espace parConsommation d? insuffisante Politique de maîtrise foncière opérationnel réduites urbanismeProcédures d? réduit, y compris à moyen ou à long Foncier constructible disponible très disparition des coupures entre les bourgs ispersion spatiale exagérée et Faible densité des espaces urbanisés inadaptée à la demande Offre de terrains constructibles 3Indicateur 6fIndicateur 6f3 2Indicateur 6fIndicateur 6f2 1Indicateur 6f Indicateur 6e2 Indicateur 6e1 Indicateur 6d Indicateur 6c Indicateur 6g Indicateur 6b2 Indicateur 6b1 Indicateur 6a3 Indicateur 6a2 Indicateur 6a1 tage équipe-projettage 1oiiorri aar nna tage équipe-projet é de pilo é de pilo équipe-projet é de pilo é de pilo équipe-projettage équipe-projet mit mit équipe-projet mité de pilo et équipe-projet é de pilo équipe-projet é de pilotage équipe-projet é de pilo ? elrus teffE 3oo 3 iiorri aar nna 2oo 2 iiorri aar nna selaitinisnoitautisse oiranécseuqahcedt 17 démogra Crainte es ions permanentpulatpo des le renouvellementet ienrer le mainté à assuCapacit ... ... 4Indicateur 17a 3Indicateur 17a 2Indicateur 17a 1Indicateur 17a phique déséquilibrée démogra d?une évolution équilibrages à trouver + = acceptabilité ou non pour la société + arbitrages entre les générations Mesures pour consolider et valoriser les ressources à enjeux Mesures pour reconquérir les ressources dégradées Mesures pour se prémunir de déséquilibres à venir C?est une démarche itérative : le territoire se fonde sur le constat initial dressé dans le système d?alerte et de veille afin de réexaminer les alternatives possibles parmi lesquelles il a à choisir. La démarche d?évaluation participative et partenariale conforte les décisions par le rapprochement entre les perceptions des différents acteurs et les situations mesurées lors de l?évaluation. + Choix d?un projet de territoire fondé sur la capacité de développement Mettre le territoire en projet co n st a ts e t p e rs p e ct iv e s cr it è re s d e ch o ix 86 Fiche 25 D e quelle manière est-il possible d?intégrer dans les documents de planification urbaine les résultats de la démarche d?évaluation de la capacité d?accueil ? Que dit le code de l?urbanisme ? L?article L. 146-2 du code de l?urbanisme impose aux documents d?urbanisme de déterminer la capacité d?accueil des espaces urbanisés ou à urbaniser à partir de critères spatiaux (cf. fiche 1.2). En revanche, ni ces dispositions, ni la jurisprudence disponible à ce jour, ne précisent dans quelle partie du PLU* ou du SCoT* doit être définie la capacité d?accueil, ou encore si l?analyse qui a conduit à la détermination de cette notion doit figurer dans ces documents. Ce silence des textes n?est pas fortuit. Il s?explique très certainement par le souci du législateur de laisser aux autorités locales une importante marge de manoeuvre dans un domaine où une trop grande rigidité de la règle risquerait de gêner l?action administrative. Le système d?alerte et de veille de la capacité d?accueil et de développement peut-il figurer en intégralité dans un SCoT ou dans un PLU ? L?évaluation proposée produit une grille d?analyse, des fiches « Capacités » et un tableau synoptique qui constituent le système d?alerte et de veille de la capacité d?accueil et de développement. Ces derniers n?ont pas leur place en tant que tels dans un document d?urbanisme, comme la plupart des études et des réflexions menées à cette occasion. Plusieurs arguments peuvent être avancés pour défendre ce point de vue. D?une part, les règles d?urbanisme n?imposent pas d?inscrire dans les SCoT ou dans les PLU la démarche ou la réflexion qui a conduit à la détermination de la capacité d?accueil. D?autre part, faire figurer intégralement le tableau synoptique et les fiches capacités présenterait l?inconvénient de bouleverser le contenu des documents de planification en y faisant entrer un élément qui n?a pas été prévu. Enfin cela pourrait aussi fragiliser la lisibilité voire la sécurité juridique de ces documents, pour autant qu?il est inhabituel de faire figurer dans un acte administratif des éléments qui ne sont pas requis par les textes. * PLU : Plan Local d?Urbanisme ; SCoT : Schéma de Cohérence Territoriale. ** PADD : Plan d?Aménagement et de Développement Durable. *** DOO : Document d?Orientation et d?Objectifs. Il remplace, depuis la loi Grenelle 2, le DOG, Document d?Orientations Générales. Dans quel document du SCoT ou du PLU doit être déterminée la capacité d?accueil ? Le rapport de présentation du PLU ou du SCoT paraît le document le plus adapté pour recevoir la détermination de la capacité d?accueil. Ce document doit en effet expliquer (qu?il s?agisse du PLU ou du SCoT) les choix retenus par les autorités locales pour établir le PADD**, les orientations d?aménagement et de programmation, le règlement ou encore le DOO***. Si la démarche d?évaluation de la capacité d?accueil, en ce qu?elle relève des études et réflexions, trouve incontestablement et synthétiquement sa place dans le rapport de présentation, la détermination de la capacité d?accueil peut se prolonger dans le PADD et le DOO. En effet, « déterminer la capacité d?accueil d?un espace » au sens de l?article L146-2 relève d?un parti pris étroitement lié au projet politique du territoire : celui-ci se fait dans le PADD et, pour les SCoT, dans le DOO. Inscrire la capacité d?accueil dans le SCoT et le PLU 87 La méthode proposée paraît essentielle pour déterminer cette notion (Cf. fiche 26). Elle devrait également permettre de mieux argumenter les choix qui seront retenus dans le PADD, le DOO, ou les orientations d?aménagement et de programmation, dès lors que l?objet même de la démarche capacité d?accueil est, in fine, de déterminer si un territoire donné est susceptible de supporter l?urbanisation et, d?une manière plus générale, le développement susceptible d?être programmé sur cet espace. De même, cette méthode s?articule avec l?évaluation environnementale : n pour compléter certaines rubriques exigées dans l?état initial de l?environnement ; n pour tester les différents scénarios envisagés ; n et enfin, pour considérer de manière systématique les incidences du projet retenu sur le capital de ressources du territoire. La raison d?être de cette méthode est de fournir aux décideurs les données fondamentales qui leur sont indispensables pour déterminer la capacité d?accueil. Plus largement, l?outil permet aussi de dégager les enjeux du territoire et d?enrichir les différents documents du SCoT ou du PLU. Par son approche intégrée et participative, la démarche constitue également un outil de dialogue. Comment l?évaluation de la capacité d?accueil et de développement permet-elle de conforter, sur le fond, le SCoT ou le PLU ? Comment la procédure d?élaboration du SCoT s?enrichit-elle d?une capacité d?accueil et de développement appréciée collectivement ? 88 Fiche 26 Les dispositions de l?article L. 146-2 du code de l?urbanisme Ces dispositions ont une portée juridique certaine, même si celles-ci laissent une importante marge de manoeuvre aux planificateurs pour déterminer la capacité d?accueil des espaces urbanisés ou à urbaniser. Ces dispositions imposent, en effet, aux auteurs des documents d?urbanisme de définir cette capacité à partir d?un critère spatial, c?est-à-dire en prenant en compte la protection des milieux remarquables du littoral, ainsi que la protection des espaces nécessaires aux activités traditionnelles qui s?exercent sur le littoral. L?interprétation juridictionnelle des dispositions de l?article L. 146-2 L?interprétation juridictionnelle qui, jusqu?ici, a été donnée de ces dispositions a, dans une certaine mesure, confortée leur portée juridique. Par là même, elle a réduit la marge d?appréciation dont disposent les planificateurs en la matière. Ainsi, dans un jugement en date du 29 juillet 2004, le tribunal administratif de Nantes a-t-il considéré que pour déterminer la capacité d?accueil des espaces urbanisés et à urbaniser les autorités locales ne devaient pas se borner à assurer un certain équilibre spatial entre développement de l?urbanisation et préservation des zones naturelles ou agricoles, mais qu?elles étaient également tenues de vérifier si les équipements publics existants ou prévus (eau, assainissement, traitement des déchets) étaient suffisants pour répondre à l?extension de l?urbanisation envisagée (TA Nantes, 29 juillet 2004, Association de défense de l?environnement en Vendée et association « les amis de l?Ile-d?Yeu » : req. n° 0004558). L?article L. 146-2 peut par conséquent être méconnu non seulement lorsque le développement de l?urbanisation prévu par le document d?urbanisme porte une atteinte manifestement disproportionnée aux espaces naturels, mais aussi lorsque l?état des équipements publics nécessaires au développement de cette urbanisation est insuffisant. Cette interprétation juridictionnelle a été reprise dans la DTA « Estuaire de la Loire ». Celle-ci précise en effet que la capacité d?accueil est aussi liée « à l?offre en matière d?équipements, de services et d?hébergements ». Portée juridique de la notion de capacité d?accueil 89 Quelle portée juridique ? La méthode n?a pas un caractère obligatoire La méthode d?évaluation de la capacité d?accueil proposée ici n?est bien sûr pas un ensemble de règles qui s?imposent aux planificateurs. Même si cette méthode aboutit à la mise en place d?éléments dont on sait bien qu?ils auront quelque chose à voir avec le droit, ce n?est par pour autant que la dite méthode a pour effet de limiter l?importante marge de manoeuvre dont disposent en la matière les autorités locales. Sur le plan juridique, ces autorités ne sont en rien tenues d?appliquer la présente démarche : elles gardent toute latitude pour reprendre l?interprétation qui est ici recommandée ou, au contraire, pour l?amender, l?enrichir, la réfuter ou la contredire. La méthode, qui n?est pas une opération par laquelle des normes juridiques sont édictées, ne saurait par conséquent entraîner en elle-même la moindre obligation juridique à la charge des autorités chargées d?appliquer les dispositions de L. 146-2. Il s?agit donc ici plus de suggestions ou de recommandations à destination des collectivités locales et des services de l?état, que d?une ligne de conduite que ces derniers devraient suivre impérativement. Reste que, dans certaines circonstances, les éléments compris dans la méthode pourraient être repris par le juge administratif pour apprécier la légalité d?un document d?urbanisme au regard de dispositions législatives ou réglementaires protectrices de l?environnement. La méthode peut néanmoins influer sur l?interprétation de la notion de capacité d?accueil La méthode peut cependant constituer la base (et c?est là tout son intérêt) sur laquelle il est possible de s?appuyer pour donner sens à la notion de capacité d?accueil. En effet, la démarche retenue a aussi et surtout une vertu pédagogique : sa mise en oeuvre permet d?établir les données objectives nécessaires à la discussion et à l?établissement de la capacité d?accueil. Cette méthode, qui sert la communication sociale, est de nature : - à stimuler les échanges et les mises en relation ; - à fournir l?échelle des possibilités entre lesquelles il faudra choisir ; - à enrichir le jeu des interprétations plausibles. Notons encore que la méthode retenue peut faciliter la mise en oeuvre des principes généraux de l?urbanisme applicables aux documents d?urbanisme (L. 121-1 du code de l?urbanisme) ou encore être précieuse pour réaliser leur évaluation environnementale. Par là-même, elle peut conforter la sécurité juridique des documents d?urbanisme. Par ailleurs, la méthode est aussi un outil pertinent pour dégager la « capacité de charge » des zones côtières dans le cadre de la mise en place de la GIZC. Portée juridique de la méthode proposée ici Bibliographie BERTHELOT Chantal, PRIOU Christophe, SANDEL Christine, VINCE Agnès, AMIOT François, LEVRAUT Anne-Marie, MARTINI Frédérique, FOUQUART Xavier, 2010, Grenelle de la mer - Rapport du Comité opérationnel Aménagement, Protection et Gestion des espaces littoraux, Paris, Ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, 128 p. CRINQUANT N., 2005, La capacité d?accueil des territoires littoraux. De la recherche d?indicateurs pertinents à leur exploitation dans une étude de cas. Mémoire de fin d?études, Ecole Nationale Supérieure d?Agronomie, Montpellier, 188 p. JOARDAR, S.D., 1998. Carrying capacities and standards as based towards urban infrastructure planning in India : a case of urban water supply and sanitation. Habitat International, Vol.22, Issue 3, pp. 327-337. POTTIER P. (coord.), CHADENAS C., POUILLAUDE A., STRUILLOU J-F, 2009, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux. Approche et méthode, Cahier n°2, DREAL des Pays de la Loire, 84 p. Synthèse n°2, 2009, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux. Approche et méthode, DREAL des Pays de la Loire, 6 p. POTTIER P. (coord.), CHADENAS C., CHOBLET C., POUILLAUDE A., STRUILLOU J-F., TROUILLET B., 2007, La capacité d?accueil et de développement des communes littorales. Synthèse bibliographique, Cahier n°1, PUCA - Ministère des Transports, de l?Equipement, du tourisme et de la Mer - DRE des Pays de la Loire, 77 p. Synthèse n°1, 2007, La capacité d?accueil et de développement des communes littorales. Synthèse bibliographique, DRE des Pays de la Loire, 4 p. A paraître : DREAL des Pays de la Loire, 2010, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux. Aide à la rédaction d?un cahier des charges de SCoT ou de PLU, Cahier n°4, DREAL des Pays de la Loire. 91 Annexe La fiche « Capacité » présentée dans les pages suivantes est une adaptation de la grille exemple à un territoire, sur lequel la méthode d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement présentée dans ce guide a été pratiquée. Cette fiche concerne la Capacité à maîtriser l?extension urbaine (Sol). 93 La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ». Fiche Capacité 6 Maîtriser l?extension urbaine La question de l?urbanisation est omniprésente dans la problématique du développement durable des littoraux, car elle occupe une place de plus en plus importante des espaces les plus proches de la côte. À l?échelle nationale, l?urbanisation représente ainsi 50 % des espaces situés à moins d?un kilomètre du rivage, sur le site d?étude retenu, 26 %. L?évaluation de la capacité d?accueil passe inévitablement par la prise en compte des impacts du développement de l?urbanisation, car les processus mal maîtrisés du développement de la construction provoquent le plus souvent l?altération de nombreuses ressources essentielles à la qualité des territoires littoraux. Le sol ou l?espace en quantité de surface est la première de ces ressources à être mise en danger, car ses dimensions sont limitées et les processus d?urbanisation le plus souvent très consommateurs de surface. Question posée en termes de capacité d?accueil supplémentaire de populations et d?activités, saisonnières ou permanentes Capacité à éviter la mise en péril de la ressource à enjeux Eclairages des situations de déséquilibres potentiels Indicateurs fondamentaux complémentaires 6a1 - Tranche modale des surfaces construites Consommation d?espace par l?urbanisation excessive 6a2 - Pression urbaine ressentie Offre de terrains constructibles inadaptée à la demande 6b1 - Capacité résiduelle d?urbanisation Faible densité des espaces urbanisés 6c1 - Densité des espaces urbanisés, COS réglementaires, (densité minimale) Disparition des coupures entre les bourgs 6d - Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation 6e1 - Surfaces des ZAC/ZAD, lotissement et réserve foncière La part du sol à vocation urbaine destinée à l?accueil supplémentaire de populations et d?activités est-elle de nature à favoriser l?étalement urbain ? Capacité à maîtriser l?extension urbaine 6 Procédures d?urbanisme opérationnel et politique de maîtrise foncière insuffisantes 6e2 - Usage du DPU La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ». Synthèse Indicateur 6a1 - Tranche modale des surfaces construites Indicateur 6a2 - Pression urbaine ressentie Indicateur 6b1 - Capacité résiduelle d?urbanisation Indicateur 6c1 - Densité des espaces urbanisés Indicateur 6d1 - Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation Indicateur 6e1 - Surfaces des ZAC/ZAD, lotissement et réserve foncière ? Indicateur 6e2 - Usage du droit de préemption urbain ? Situation de déséquilibre : importante en partie maîtrisée maîtrisée absence de données ? La difficulté à « Maîtriser l?extension urbaine » limite la marge de manoeuvre du territoire à? - Garantir le bon accès à l?eau (capacité 1) EAU - Garantir la cohérence du cycle de l?eau et sa qualité (capacité 2) EAU - Préserver les espaces nécessaires aux autres usages (capacité 4) SOL - Gérer certains usages dans les limites spatiales du territoire expertisé (capacité 5) SOL Environnement - Préserver l?identité locale et le lien social (capacité 7) CULTURE - Maintenir le caractère local du patrimoine bâti (capacité 8) CULTURE - Préserver les spécificités paysagères (capacité 9) CULTURE - Assurer le maintien et le renouvellement des populations permanentes (capacité 11) DEMOGRAPHIE - Maintenir un équilibre démographique entre pop. permanente et temporaire (capacité 12) DEMOGRAPHIE - Gérer le flux saisonnier des déplacements (capacité 13) MODE D'HABITER - Assurer la mixité résidentielle et sociale (capacité 15) MODE D'HABITER - Rationaliser l?occupation résidentielle (capacité 21) MODE D'HABITER - Diversifier l?offre d?hébergement touristique (capacité 22) MODE D'HABITER - Maintenir un débat politique apaisé (capacité 25) VIE COLLECTIVE Société - Adapter les équipements collectifs au pic de fréquentation et à bien les faire fonctionner toute l?année (capacité 27) CAPITAL MATERIEL - Maîtriser financièrement l?urbanisation et la spécialisation touristique (capacité 29) CAPITAL FINANCIER - Diversifier le tissu économique local (capacité 30) TISSU ECONOMIQUE LOCAL - Offrir des services d?intérêt général toute l?année et adaptés en saison (capacité 32) SERVICE D'INTERET GENERAL Économie La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ». Mesure des indicateurs Indicateur 6a1 ? Tranche modale des surfaces construites Données : fichier DRE ? SITADEL, surface des terrains sur lesquels a été déposée une demande de permis de construire pour une construction neuve à usage d?habitation. Prise en compte à la date d?ouverture du chantier (DOC) sur une période de 10 ans (1996 à 2006). Traitement : somme des déclarations par tranches de surfaces des parcelles en 14 tranches détaillées ( de 250 m² ; 251 à 500 ; 501 à 750 ; 751 à 1 000 ; 1 001 à 1 500 ; 1 501 à 2 000 ; 2001 à 2 500 ; 2 501 à 3 000 ; 3 001 à 3 500 ; 3 501 à 4 000 ; 4 501 à 5 000 ; 5 001 à 10 000 ; + de 10 000), regroupées en 6 classes : - petite parcelle : - de 500 m² - parcelle moyenne : 501 à 1 000 m² - parcelle moyenne supérieure : 1 001 à 2 000 m² - parcelle grande : 2 001 à 3 000 m² - parcelle très grande : 3 001 à 5 000 m² - parcelle exceptionnelle : + de 5 000 m² - Référence : elle se fait par référence avec trois communes dont une en contexte insulaire, présentant un nombre total de logements identique à ce qui est observé sur l?île en étude (nombre total de logements au RGP 99 et nombre de logements neufs par an à peu près équivalents ? moyenne annuelle calculée entre 1996 et 2006, données SITADEL). Résultats Ile en étude Comparaison 1 2 3 4 Nb total logements 5 061 6 248 3 498 4 302 5 265 Nb de logements neufs (10ans) 604 633 441 840 589 Parcelles ? de 500 m² 12,2 % 30,2 % 9,8 % 14 % 4,1 % 501 à 1 000 m² 38,8 % 53,2 % 43,5 % 47,3 % 72,4 % 1 001 à 2 000 m² 35 % 13,3 % 34,7 % 25,2 % 15,4 % 2 001 à 3 000 m² 8,7 % 2,1 % 8 % 9,1 % 3,3 % 3 001 à 5 000 m² 3,4 % 0,9 % 2 % 2,9 % 2,4 % + de 5 000 m² 1,9 % 0,3 % 2 % 1,5 % 2,4 % surface moyenne d?un terrain construit 1 275 m² 798 m² 1 318 m² 1 176 m² 1 165 m² surface médiane 1 000 m² 608 m² 1 000 m² 857 m² 730 m² consommation moyenne d?espace par logement construit (1996-2006) 1 149 m² 794 m² 1 184 m² 651 m² 772 m² Évaluation : la surface moyenne d?une parcelle construite sur l?île en étude entre 1996 et 2006 pour un nouveau bâtiment à usage d?habitation a été de 1 275 m², ce qui représente une consommation d?espace relativement élevée. Parmi les communes de référence, seule l?une d?entre elle présente une surface moyenne supérieure, l?île de comparaison étant de 37 % inférieure à celle enregistrée sur l?île en étude. Les parcelles mises en construction sur l?île en étude sont de surfaces à peu près comparables à celles des communes de référence (exception faite de la commune 1) avec, toutefois, une tendance à disposer de moins de terrains bâtis de petite surface et de plus de terrains bâtis de surface supérieure. En effet, la part des parcelles de moins de 1 000 m², qui représentent 50,2 % du total sur l?île en étude, est plus limitée que sur trois territoires de comparaison (2, 3 et 1), 53 % pour le n°2, 61 % pour le n°3 et surtout 83,4 % pour le territoire n°1 (celle des 1 000 à 3 000 m² est de 44,4 % contre 42,7 %, 34,3 et 15,3. Celle des plus de 3 000 m² de 5,4 %, contre 4 %, 4,4 et 1,2 %. La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ». ==> Au regard des surfaces des terrains urbanisés sur l?île en étude depuis 10 ans, il ressort que le sol est consommé par l?urbanisation dans des proportions importantes et majoritairement supérieures à ce qui est observé pour des situations similaires. Cette situation est liée à un processus d?urbanisation consommateur d?espace, s?accompagnant d?une sous- représentation des terrains à bâtir les plus petits et d?une sur-représentation des terrains les plus grands. Au total, la consommation moyenne d?espace pour la construction d?un logement se situe à un niveau élevé (1 149 m²), incompatible avec une gestion économe du sol. Indicateur 6a1 : gfbhhgh Valeur cible : l?objectif à atteindre dans le cadre d?une maîtrise plus forte des extensions urbaines est d?augmenter la part des parcelles de surface inférieure à 1 000 m² dans le processus d?urbanisation. Cette part pourrait atteindre une valeur proche de celle enregistrée à dans le territoire n°2 (55 % des terrains construits), ce qui représenterait une économie annuelle de 2,2 ha de surface urbanisée (sur 10 ans, 22 terrains bâtis d?une surface inférieure à 1 000 m², venant remplacer 22 terrains d?une surface d?environ 2 000 m² qui auraient sinon été construits). Indicateur 6a2 ? Pression urbaine ressentie Les données traitées se limitent à celles de l?exploitation d?une enquête directe auprès de la population, permanente et temporaire, à partir d?un questionnaire sur la perception du territoire de l?île en étude et des pressions diverses qui s?exercent sur lui. Elles sont donc partielles et ne peuvent à elles seules éclairer le ressenti de la pression urbaine. Données : enquête réalisée pendant l?été 2007 sur l?île en étude par la MSH Ange Guépin dans le cadre de la mission PUCA-DRE des Pays de la Loire. Les questionnaires utilisés concernent 260 personnes interrogées sur l?île à la fin du mois de juillet 2007, dont 54 résidents permanents et 206 résidents temporaires. Traitement : la perception du développement urbain sur l?île peut être appréciée au travers de la question 3.5 (Depuis que vous venez sur l?Ile, avez-vous noté des changements dans la nature/paysages ? 13 choix possibles de réponse, dont Davantage de maisons et des maisons qui se ressemblent toutes) et de la question 4.4 (À votre avis la fréquentation touristique pose-t-elle des problèmes aux territoires qui l?accueillent ? 13 choix possibles de réponse, dont le problème lié à la Pression immobilière et foncière). Référence : elle se fait par référence avec trois communes dont une en contexte insulaire, présentant un nombre total de logements identique à ce qui est observé sur l?île en étude. Résultats : * à la question 3.5 (Depuis que vous venez sur l?île, avez-vous noté des changements dans la nature/paysages ?), 56,4 % des résidents permanents s?étant exprimés ont déclaré comme premier changement visible celui du nombre croissant de maisons, 48,5 % des résidents temporaires. L?uniformité architecturale n?est mentionnée que pour 3,6 % des changements visibles de 1ère et 2ème importance pour les résidents permanents et 0 % des résidents temporaires. * à la question 4.4 (« À votre avis la fréquentation touristique pose-t-elle des problèmes aux territoires qui l?accueillent ? »), 22 % des résidents permanents s?étant exprimés ont mentionné la pression immobilière et foncière en 1ère et 2ème niveau d?importance parmi les problèmes perçus, 8,7 % des résidents temporaires. Évaluation : ==> le premier changement de paysage relevé par les habitants et les résidents secondaires concerne l?extension urbaine. Le niveau de réponses montre un début de prise de conscience de la pression urbaine du territoire. Cependant, parmi les résidents permanents, 3 sur 4 n?ont pas mentionné la pression immobilière et foncière comme un problème évident lié à l?activité touristique. La consommation de la ressource SOL n?est pas perçue comme étant à un stade d?érosion critique. Indicateur 6a2 : gfbhghh La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ». Indicateur 6b1 ? Capacité résiduelle d?urbanisation Données : capacité brute d?urbanisation rendue possible dans le cadre actuel des PLU, obtenue par extraction des parcelles actuellement non bâties (fichier cadastral sous forme numérique, DDE) et situées dans une zone à vocation urbaine résidentielle, actuelle et future, du PLU (fichier du zonage du PLU, DDE). Traitement : s?effectue en plusieurs étapes : - extraction des parcelles non bâties situées dans les zones à vocation urbaine du PLU ; - suppression des parcelles présentant une surface trop limitée pour être bâties (fonction des règles édictées dans le PLU ; COS et surface minimale des terrains constructibles), ainsi que celles visiblement trop enclavées pour être urbanisées ; - remplissage de ces parcelles, de façon manuelle tenant compte de la morphologie des espaces environnants (densité, accès, ?) et du règlement du PLU (notamment pour les zones d?urbanisation groupée), de façon à déboucher sur le nombre de nouvelles constructions possibles sur ces parcelles constructibles ; un taux de rétention de 20 % est ensuite appliqué, intégrant le gel d?un certain nombre de terrains qui ne pourront être construits dans le cadre actuel du PLU (situation géographique, héritage, spéculation?). Référence par comparaison aux communes littorales 1, 2, 3 et à une commune intérieure 4, qui présentent toutes un espace à urbaniser similaire en nombre total de logements, ainsi qu?un processus d?urbanisation (nombre de nouvelles constructions par an) à peu près identique à ce qui est observé sur l?île en étude. Résultat : Ile d?étude Comparaison 1 (île) 2 3 4 Nb total logements 5 061 6 248 3 498 4 302 5 265 Nb de logements neufs (10ans) 604 633 441 840 589 consommation moyenne d?espace par logement construit (1996-2006) 1 149 m² 794 m² 1 184 m² 651 m² 824 m² Zones urbaines (IPLI) 665 ha 596 ha 415 ha 445 ha 995 ha Surfaces disponibles en zones actuellement urbanisables 142 ha 90 ha 73 ha 36 ha 44 ha Logements constructibles en zones actuellement urbanisables 1 115 logt 1 131 logt 619 log 546 logt 535 logt Nb d?années de réserve 19 ans 18 ans 14 ans 6 ans 4 ans Surfaces disponibles en zones d?urbanisation future 39 ha 43 ha 30 ha 35 ha 110 ha Logements constructibles en zones d?urbanisation future 390 logt 430 logt 300 logt 350 logt 1 110 logt Nb d?années de réserve 6 ans 7 ans 7 ans 4 ans 9 ans Surfaces totales disponibles en zones à vocation urbaine 181 ha 133 ha 103 ha 71 ha 154 ha Total logements constructibles en zones à vocation urbaine 1 505 logt 1 561 logt 919 logt 896 logt 1 645 logt Total logements constructibles en zones à vocation urbaine (rétention 20 %) 1 204 logt 1 250 logt 735 logt 717 logt 1 316 logt Nb total d?années de réserve 25 ans 25 ans 21 ans 11 ans 14 ans Nb total d?années de réserve avec taux rétention 20 % 21 ans 21 ans 16 ans 10 ans 13 ans La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ». Évaluation : la capacité brute d?urbanisation est ici limitée aux terrains nus et ne tient donc pas compte du renouvellement urbain possible dans les années à venir (densification des espaces actuellement urbanisés), jusqu?à présent limité dans les espaces urbains du littoral régional. Il n?existe pas de règles s?appliquant à ce qu?un PLU doit raisonnablement offrir comme terrains à bâtir en fonction de la demande qui s?exprime sur un territoire. On peut toutefois partir du principe qu?un PLU est un document de planification à court terme (5 ans, 10 ans maximum) et que par conséquent un potentiel équivalent à 15 ans de constructions sur un rythme identique à celui observé sur la dernière décennie écoulée est acceptable et conforme à une gestion rigoureuse de l?espace. ==> Avec 21 années de réserve d?urbanisation, le PLU de l?île en étude offre encore des surfaces pour la construction à vocation résidentielle trop largement dimensionnées. Concernant les surfaces immédiatement urbanisables, le PLU de l?île en étude est le plus « généreux » de ceux utilisés en référence (19 ans de réserve, contre 18, 14, 6 et 4). Indicateur 6b1 : gfbhhgh Valeur cible : l?offre de terrains constructibles pourrait être réduite sensiblement, pour atteindre une réserve équivalente à 15 années de construction au rythme des dix dernières années écoulées. Indicateur 6c1 ? Densité des espaces urbanisés Données : nombre de logements au recensement 1999, zones urbaines à dominante résidentielle de la BD occupation du sol de l?IPLI (DDE, 2000). Traitement : rapport du nombre total de logements à la surface des zones urbaines résidentielles. Référence : elle se fait par référence avec trois communes dont une en contexte insulaire, présentant un nombre total de logements identique à ce qui est observé sur l?île en étude. Résultat : Ile d?étude Comparaison 1 (île) 2 3 Nb total logements 5 061 6 248 4925 4 302 Zones urbaines résidentielles (IPLI) 568 ha 458 ha 436 ha 304 ha Nb de logt à l?hectare 8,9 ha 13,6 ha 11,3 ha 11,5 ha Évaluation : la densité de logements sur l?île en étude est nettement la plus faible comparée à des situations d?autres communes littorales similaires. Il n?existe pas de règles normatives de densité moyenne acceptable et conforme à une gestion rigoureuse et économe de l?espace, toutefois, la valeur de 12 logements à l?hectare est souvent utilisée comme référence technique (FNAU, ?). ==> Avec à peine 9 logements à l?hectare, la densité des espaces urbains résidentiels est faible sur l?île en étude. En termes réglementaires, le PLU confirme une tendance à l?autorisation d?un processus d?urbanisation peu dense (54 % des surfaces communales urbanisables pour la fonction résidentielle sont réglementés avec un COS < à 0,1) et par conséquent consommateur d?espace. Indicateur 6c1 : gfbhggh Valeur cible : compte tenu des niveaux de densité enregistrés dans des communes littorales similaires, il semble possible de dépasser le seuil des 10 logements à l?hectare. La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ». Indicateur 6d1 ? Dispersion spatiale de la construction et étalement de la tache d?urbanisation Données : bâtiments en dur de la base de données cadastrales (mairie). Traitement : agrégation des espaces situés à moins de 100 mètres d?une construction, produisant la tache d?urbanisation. La continuité de l?urbain est ainsi prise en compte jusqu?à une distance de séparation de 200 mètres entre les bâtiments. Au-delà, la tache d?urbanisation est discontinue. Référence : par comparaison à une commune littorale également insulaire et touristique, disposant d?un nombre de logements légèrement supérieur à l?île en étude. Résultat : les résultats sont présentés sous forme cartographique, faisant apparaître à la fois l?étendue de la tache d?urbanisation et sa continuité. Évaluation : la tache d?urbanisation couvre 1 468 hectares, soit 61,5 % de la surface de la commune (pour 5 061 logements). Rapportée à la surface des zones urbaines IPLI, la tache d?urbanisation couvre une surface 2,2 fois supérieure (2 peut être considéré comme une valeur seuil). ==> La tache d?urbanisation dans l?île en étude est étendue en surface. Ce point confirme donc l?indicateur précédent. Mais surtout, elle révèle l?étalement et la dispersion (2,2 fois les espaces urbains au sens IPLI, pour 1,7 fois pour la commune en comparaison) et la continuité du bâti qui a réduit et limité les coupures d?urbanisation entre les pôles d?habitat ancien. (commune de comparaison, également île touristique avec 6 248 logements, même échelle) Indicateur 6d1 : gfbhghh La capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux ? Fiche Capacité 6, territoire de « Ile en étude ». Valeur cible : la tache d?urbanisation actuelle ne peut être réduite en surface, sauf en cas de destruction de bâtiments. L?attention doit donc être portée sur les extensions futures, de façon à réduire la progression de cette tache d?urbanisation au profit d?une densification de ce qui est déjà bâti. Indicateur 6e1 ? Surfaces des ZAC/ZAD, lotissement et réserve foncière Données : indisponibles ==> aucune évaluation possible. Indicateur 6e1 : ? ? Indicateur 6e2 ? Usage du droit de préemption urbaine Données : indisponibles ==> aucune évaluation possible. Indicateur 6e2 : ? ? Étape 1 Mettre en lumière les ressources posant question Étape 2 Questionner les atteintes portées aux ressources par la pression anthropique Étape 3 Mesurer et apprécier la fragilité des ressources validationvalidationRessources à enjeux identifiées validationvalidationGrille d?évaluation : questionnements et hypothèses de situations de déséquilibres posés système de veille et d?alerte sur la maîtrise ou la non-maîtrise de la capacité d?accueil ré un io ns d e tra va il,l en qu êt es d e te rr ai n. .. identification des ressources à enjeux élaboration de la grille co ns ul ta tio n év en tu el le d ?e xp er tstt 3a : choix des indicateurs 3b : mobilisation des données 3c : choix des états de référence 3e : évaluation 3f : élaboration du tableau synoptique 3d : production des résultats de l?observation fic he s Ca pa ci té s conduite et animation du projet les enjeux du territoire => quel niveau de pression pour le territoire ? validation des niveaux acceptables d?altération des ressources validation Un iv er si té d e Na nt es (C ha de na s C. , P ot tie r P ., Po ui lla ud e A. ) - D RE P ay s de la L oi re - M SH , 2 00 8 comité de pilotageLe territoire expertisé et ses ressources équipe projet Procédure d?évaluation de la capacité d?accueil et de développement la classification des ressources et son détail ; la grille d?évaluation exemple avec une liste élargie de situations de déséquilibres rencontrées sur le littoral ; les 34 fiches « Capacités » avec une armature pré-remplie ; la liste des sources utilisées pour mesurer les indicateurs ; le questionnaire pour mener une enquête directe sur la capacité d?accueil élargie ; l?architecture de la base de données de l?enquête directe et son formulaire de saisie ; la liste des liens entre les capacités du territoire (dans les fiches « Capacités ») ; le tableau synoptique (mis en forme avec les 34 capacités de la grille exemple) ; le Cahier n° 1 : Pottier P. (coord.), Chadenas C., Choblet C., Lamberts C., Pouillaude A., Struillou J-F, Trouillet B., 2007, La capacité d?accueil et de développement des communes littorales. Synthèse bibliographique. DRE Pays de la Loire, 77 p. la synthèse n°1, 2007, La capacité d?accueil et de développement des communes littorales. Synthèse bibliographique, DRE des Pays de la Loire, 4 p. le Cahier n° 2 : Pottier P. (coord.), Chadenas C., Pouillaude A., Struillou J-F, 2009, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux. Approche et méthode. DREAL des Pays de Loire, 84 p. la synthèse n°2, 2009, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux. Approche et méthode, DREAL des Pays de la Loire, 6 p. le cahier n°4, à paraître : DREAL des Pays de la Loire, 2010, Évaluer la capacité d?accueil et de développement des territoires littoraux. Aide à la rédaction d?un cahier des charges de SCoT ou de PLU, Cahier n°4, DREAL des Pays de la Loire. OUTILS MIS A LA DISPOSITION EN TELECHARGEMENT http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=359 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. La classification des ressources Direction régionale de l?Environnement, de l?Aménagement et du Logement des Pays de la Loire Plan Urbanisme Construction Architecture Direction générale de l?Aménagement, du Logement et de la Nature avec le soutien de la MSH Ange Guépin et du CETE de l?Ouest Contacts : DREAL Pays de la Loire Service Intermodalité, Aménagement, Logement sial.dreal-pays-de-la-loire@developpement-durable.gouv.fr Coordinateur du programme : Patrick POTTIER patrick.pottier@univ-nantes.fr Université de Nantes Géolittomer, LETG UMR 6554 - CNRS INVALIDE)

puce  Accés à la notice sur le site du portail documentaire du Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires

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