Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire : portraits et dynamique des populations et des emplois
LE GOFF, Sylvain
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">De la journée sur le thème « Territoires fragiles, territoires sous pression, quel développement ? », organisée le 4 décembre 2008 à Nantes par la direction régionale de l'Equipement, était ressortie la nécessité d'une approche territoriale systémique du développement urbain. Lors de la conclusion de ce colloque, la proposition de mise en place d'une veille territoriale permanente dans ce domaine avait été faite. La création de la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) a entériné cette orientation.<br /><br />La première démarche s'inscrivant dans ce cadre a été d'actualiser le dossier « Evolution des villes petites et moyennes de Bretagne et des Pays de la Loire » (2007), qui avait servi de pivot à cette journée, notamment à la lumière des données du recensement rénové de la population de 2006. Le champ géographique retenu a été le territoire des Pays de la Loire, mais en y rajoutant la cinquantaine de pôles ruraux et littoraux qui complètent l'armature urbaine de la région et présentent des profils contrastés.<br /><br />Cette étude a été réalisée par le centre d'études techniques de l'équipement de l'Ouest (CETE de l'Ouest) sous la conduite d'un comité de pilotage associant l'Institut de Géographie et d'Aménagement Régional de l'Université de Nantes (IGARUN), le secrétariat général aux affaires régionales et la DREAL. Sous le titre "Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire - portraits et dynamiques des populations et des emplois", cette étude actualise les données socio-démographiques, analyse les moteurs de développement des 72 villes et pôles étudiés. Elle en ébauche une typologie, fondée sur les dynamiques démographique, économique, résidentielle et des revenus.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
aménagement urbain
;emploi
;enquête
;population
;peuplement rural
;peuplement urbain
;logement
;donnée statistique
Descripteur écoplanete
analyse statistique
Thème
Économie - Société
;Aménagement du territoire
Texte intégral
service
connaissance
des territoires
et évaluation
n° 12
décembre 2010
Connaissance des territoires
Les villes et les pôles ruraux
des Pays de la Loire :
Portrait et dynamique
des populations et des emplois
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 1
AVANT ? PROPOS
De la journée sur le thème « Territoires fragiles, territoires sous pression, quel développement ? », organisée le 4 décembre
2008 à Nantes par la direction régionale de l?équipement, était ressortie la nécessité d?une approche territoriale systémique
du développement urbain et lors de la conclusion de ce colloque, la proposition de mise en place d?une veille territoriale
permanente dans ce domaine avait été faite.
La création de la direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement (DREAL) a entériné cette
orientation. La première démarche s?inscrivant dans ce cadre a été d?actualiser le dossier « Evolution des villes petites et
moyennes de Bretagne et des Pays de la Loire » (2007), qui avait servi de pivot à cette journée, notamment à la lumière
des données du recensement rénové de la population de 2006. Le champ géographique retenu a été le territoire des Pays
de la Loire, mais en y rajoutant la cinquantaine de pôles ruraux et littoraux qui complètent l?armature urbaine de la région et
présentent des profils contrastés.
Cette étude a été réalisée par le centre d?études techniques de l?équipement de l?Ouest (CETE de l?Ouest) sous la conduite
d?un comité de pilotage associant l?Institut de Géographie et d?Aménagement Régional de l?Université de Nantes (IGARUN),
le secrétariat général aux affaires régionales et la DREAL.
Sous le titre "Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire - portraits et dynamiques des populations et des emplois",
cette étude actualise les données socio-démographiques, analyse les moteurs de développement des 72 villes et pôles
étudiés. Elle en ébauche une typologie, fondée sur les dynamiques démographique, économique, résidentielle et des
revenus.
Les enseignements tirés de cette étude ont tout naturellement vocation à être diffusés largement pour alimenter la réflexion
sur l?armature urbaine de la région.
Le directeur régional de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Hubert FERRY-WILCZEK
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 2
SOMMAIRE
LE CHAMP DE L?ETUDE 4
SYNTHESE 7
1 - LA POPULATION ET SON EVOLUTION 14
Une progression régionale importante tirée par les départements côtiers 14
L?évolution des aires urbaines 15
L?évolution des pôles ruraux et des pôles littoraux 18
Une dichotomie entre proximité du littoral ou de Nantes et reste du territoire comme entre pôles ruraux 19
Les moteurs du rythme de la croissance 20
Un solde migratoire devenu moteur principal de la croissance démographique 20
Des contributions différentes des actifs et des retraités à la croissance 21
2 - LES MOTEURS DU DEVELOPPEMENT 23
La troisième place des régions de province pour les Pays de la Loire pour le nombre d?emplois salariés
pour 1 000 habitants 23
Une forte opposition entre pôles et espace rural pour le nombre d?emplois salariés occupés au regard
du niveau de population 24
Un contraste marqué au sein des principales aires urbaines? 26
? Qui ne doit pas masquer l?existence d?autres déterminants des densités d?emplois 27
Des pôles urbains et littoraux plus résidentiels que productifs, à l?inverse des pôles ruraux 28
Une part d?emplois non salariés dans les emplois totaux variable selon les territoires 28
3 - LES FACTEURS DE DIFFERENCIATION DES MOTEURS DU DEVELOPPEMENT 29
En Pays de la Loire comme ailleurs, une sphère productive très composite 29
Une sphère résidentielle d?implantation diffuse 34
Une sphère publique surtout présente dans les centres de villes préfectures 34
Une dépendance différenciée aux grands établissements 35
Une dépendance à l?industrie plus élevée dans les petites villes et pôles ruraux 36
Des territoires plus ou moins exposés selon les secteurs d?activité localement dominants 37
4 - LES DYNAMIQUES DU DEVELOPPEMENT 39
Des différences résultant pour une faible part d?un effet de structure 39
Confirmation de la dynamique de l?emploi salarié mais creusement des inégalités au sein de la région 40
La dynamique particulière des territoires urbains et littoraux de Loire-Atlantique et Vendée depuis 2000 40
En dehors de Nantes, du littoral et rétro-littoral, une contribution relativement stable mais modeste de
la sphère résidentielle à la variation de l?emploi 42
Une contribution nettement plus variable et en baisse de la sphère productive à la variation de l?emploi 43
Une évolution des emplois de la sphère productive très liée au partage industrie/services 44
Des rythmes d?évolution de l?emploi très dépendants du poids de l?industrie et des dynamiques générales
des secteurs d?activités 45
Des dynamiques territoriales fonction de facteurs locaux, mais favorisées par un avantage structurel 46
Des emplois non salariés souvent en hausse dans les pôles littoraux et les villes, en baisse ailleurs 47
5 - L?AGE, LA CSP, LA FORMATION 49
Une population plutôt jeune dans les villes principales, plutôt âgée dans les pôles ruraux et littoraux
et dans l?espace rural, des situations contrastées dans les petites villes 49
Des disparités marquées dans la répartition par âge des nouveaux arrivants 49
Les cadres en grande ville, les ouvriers dans les petits pôles, des retraités surtout présents dans les villes du littoral 50
Des disparités marquées dans la répartition sociologique des nouveaux arrivants 50
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 3
Une population particulièrement diplômée à Nantes et Angers 51
Des disparités marquées dans la répartition des niveaux de formation des nouveaux arrivants 51
6 - LES REVENUS 53
Salaires et retraites couvrent 85 à 90 % des revenus déclarés 53
Villes grandes et moyennes : des revenus plus ou moins élevés, Nantes en tête 54
Petites villes : une part plus forte de retraités 55
Pôles littoraux : des retraites généralement élevées, des salaires variables 55
Pôles ruraux : des retraites modestes, des salaires variables 56
Trois groupes de villes selon le rythme de progression et l?origine des revenus 56
Hiérarchie des salaires et retraites au sein des revenus 2007 par foyer fiscal 58
7 - LA MOBILITE RESIDENTIELLE 59
Forte mobilité extra-régionale sur le littoral et à Nantes, plus importante pour les chômeurs, moins pour les retraités 59
Une mobilité intra-régionale nettement plus profitable aux pôles secondaires 60
Entre villes, un bilan migratoire défavorable aux trois villes principales, favorable aux villes littorales
et aux pôles ruraux sous influence 61
8 - LA MOBILITE PROFESSIONNELLE 63
L?évolution spatialisée de l?emploi : Nantes accapare une polarisation croissante 63
L?impact des emplois sur la localisation des actifs occupés 64
Le taux de dépendance à l?emploi extérieur 65
L?impact des variations d?emplois sur l?évolution de la localisation des actifs occupés 67
Création d?emplois et progression du nombre d?actifs 67
L?incidence des variations de l?emploi offert par l?extérieur d?origine et d?intensité diverses 69
Une spécialisation économique renforcée, mais aussi l?émergence d?une déspécialisation au profit des ménages 73
ANNEXES 75
Annexe 1 : annexe méthodologique relative à la dépendance de l?emploi salarié 76
Annexe 2 : liste d?indicateurs en vue d?un observatoire des dynamiques territoriales 82
Annexe 3 : contributions des différents types de rayonnement à la variation de population active occupée
dans les pôles 84
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 4
LE CHAMP DE L?ETUDE
Les villes et pôles étudiés dans cette étude sont au nombre de 72, classés selon la population (source recensement de la
population) entre :
? grandes villes (plus de 150 000 habitants), notées GV
? villes moyennes (entre 50 000 et 150 000 habitants), notées VM
? petites villes (moins de 50 000 habitants) notées PV
? pôles ruraux
? pôles littoraux
? pôles îliens
Le terme « ville » désigne une aire urbaine au sens INSEE : un « ensemble de communes, d?un seul tenant et sans
enclave, constitué par un pôle urbain et par des communes rurales ou unités urbaines (couronne périurbaine) dont au moins
40 % de la population résidente ayant un emploi en 1999 travaille dans le pôle ou dans les communes attirées par celui-ci ».
Le terme « pôle rural » désigne « des communes (ou unités urbaines) n?appartenant pas à l?espace à dominante urbaine et
comptant 1 500 emplois ou plus ». Il se compose d?une ou plusieurs communes. Lorsque le pôle rural possède au moins
une commune littorale, il est désigné par « pôle littoral ».
Le terme « espace complémentaire » s?applique aux communes non incluses dans les villes, pôles ruraux et littoraux
étudiés.
Les villes
classe villes nombre de
communes
population
1999
population
2006
GV Nantes
Angers
Le Mans
Saint-Nazaire
82
89
90
23
711 241
332 737
293 094
172 241
763 118
345 305
303 287
184 794
VM La Roche-sur-Yon
Laval
Cholet
25
39
11
98 179
102 560
74 068
107 584
109 381
74 915
PV Ancenis
Challans
Châteaubriant
Château-Gontier
Clisson
La Ferté-Bernard
La Flèche
Fontenay-le-comte
Les Herbiers
Mayenne
Les Sables-d?Olonne
Sablé-sur-Sarthe
Saint-Gilles-Croix-de-Vie
Saumur
Segré
7
1
9
13
4
17
5
16
1
15
6
20
6
21
6
17 390
16 136
22 423
21 528
14 427
16 931
17 657
24 935
13 937
25 254
42 950
28 276
22 207
47 504
10 342
19 309
17 676
23 562
22 671
16 496
17 729
18 152
26 389
14 833
26 361
46 768
30 193
26 035
46 833
11 015
total 506 2 126 197 2 252 406
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 5
Les pôles ruraux
classe pôles nombre de
communes
population
1999
population
2006
ruraux Aizenay
Baugé
Beaufort-en-Vallée
Beaupréau
Bessé-sur-Braye
Blain
Candé
Chalonnes-sur-loire
Champagné
Chantonnay
Château-du-Loir
Chemillé
Craon
Doué-la-Fontaine
Ernée
Evron
Gorron
La Châtaigneraie
La Mothe-Achard
La Pommeraye
La Verrie
Le Lion-d?Angers
Le Lude
Les Essarts
Longué-Jumelles
Luçon
Machecoul
Mamers
Montaigu
Montreuil-Bellay
Mortagne-sur-Sèvre
Nozay
Pouancé
Pouzauges
Saint-Calais
Saint-Fulgent
Saint-Laurent-sur-Sèvre
Saint-Macaire-en-Mauges
Saint-Mars-la-Jaille
Saint-Pierre-Montlimart
Sillé-le-Guillaume
Vihiers
Villaines-la-Juhel
1
3
1
1
2
1
1
1
3
1
6
1
2
1
1
7
1
2
1
2
1
1
2
1
2
4
1
3
2
1
1
1
1
1
3
1
1
1
1
3
3
1
1
6 094
5 528
5 384
6 217
3 193
7 731
2 593
5 592
8 536
7 535
8 688
6 182
4 949
7 448
5 700
10 856
2 893
3 944
2 051
6 274
3 545
3 347
4 758
4 188
8 061
11 712
5 424
6 654
7 883
4 111
5 939
3 156
3 308
5 382
4 485
3 077
3 312
5 689
2 195
5 451
3 747
3 991
3 180
7 534
5 477
5 745
6 456
2 955
8 544
2 721
5 971
9 000
7 958
8 481
6 784
4 924
7 442
5 793
11 179
2 759
3 837
2 340
6 688
3 591
3 705
4 642
4 730
8 154
12 301
5 732
6 295
8 509
4 060
6 134
3 581
3 192
5 326
4 299
3 319
3 411
6 424
2 367
5 737
3 525
4 125
3 106
total 76 229 983 238 663
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 6
Les pôles littoraux
classe pôles nombre de
communes
population
1999
population
2006
littoraux Beauvoir-sur-mer
Saint-Jean-de-Monts
Saint-Brévin-les-pins
Pornic
Talmont-Saint-Hilaire
1
3
4
1
1
3 398
10 227
16 335
11 891
5 361
3 652
11 477
20 509
13 681
6 533
total 10 47 212 55 853
Les pôles îliens
classe pôles nombre de
communes
population
1999
population
2006
îliens Noirmoutier
L?Ile d?Yeu
1
1
5 002
4 811
4 855
4 880
total 2 9 813 9 735
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 7
SYNTHESE
Une croissance démographique relativement forte mais de composantes différentes et
inégalement répartie
La région des Pays de la Loire connaît une progression
démographique forte que l?on observe depuis plus de
20 ans sur l?ensemble des régions de l?arc Atlantique-
Méditerranée. Le rythme d?évolution tend même à
s'amplifier à la charnière des années 1990 et 2000 et
conforte la région au cinquième rang national.
La croissance annuelle moyenne de 0,9 % observée sur
la période 1999-2006 contre 0,6 % sur la période 1990-
1999 est due :
? d'une part au maintien aux environs de 0,4% par
an du mouvement naturel,
? d?autre part à l'accroissement de 0,2 à 0,5% par
an du solde migratoire.
La progression démographique est impulsée par une
croissance légère des retraités et sensiblement plus
marquée des actifs au sein de la population de plus de
15 ans. On observe conjointement une certaine baisse
des inactifs non retraités qui est imputable à un effet de
génération plus qu'à une émigration des 15 - 30 ans.
Cette progression ne présente évidemment pas un
caractère uniforme. Au-delà d?une amplification sensible
enregistrée par un espace à dominante rurale de plus en
plus polarisé, les rythmes de croissance démographique
des villes varient plus ou moins intensément d?une ville à
l?autre. Ainsi s'opposent :
? d'un côté, Nantes, La Roche-sur-Yon,
Saint Nazaire, les villes littorales et rétro-
littorales, ainsi que les petites aires urbaines et
pôles ruraux ou littoraux de l?ouest de la région,
qui présentent des croissances annuelles au
dessus de + 1%.
? de l'autre, les petites villes et pôles ruraux plus
éloignés, enclavés, souvent aux frontières de la
région, ainsi que les pôles îliens qui affichent
des croissances plus faibles, voire négatives.
Les actifs tendent à se concentrer à l'ouest d'un arc
Châteaubriant - Cholet - Luçon, sous l'effet d'un dévelop-
pement économique plus marqué de cet espace.
Sur les pôles littoraux et rétro-littoraux, à l'afflux classique
de retraités s'ajoute avec une impulsion toute nouvelle
une arrivée d'actifs (parmi lesquels des demandeurs
d'emploi).
A l?inverse, plus près de cet arc, l'apport de populations
nouvelles concerne davantage d'actifs que de retraités.
À l'est de l'arc, les mouvements démographiques sont
plus limités, surtout à l'écart des villes principales, et
reflètent les dynamiques économiques locales : l'apport
de nouveaux retraités est plus homogène, les nouveaux
actifs sont moins nombreux et, à l'inverse de l'ouest,
migrent plus fréquemment des petites villes vers les plus
grandes.
Des moteurs de développement révélateurs de potentiels différents
La région des Pays de la Loire compte une forte densité
d?emplois : 351 emplois pour 1 000 habitants contre 330
pour la France entière hors Ile-de-France. Cette situation
est essentiellement portée par le dynamisme de la
sphère productive alors que la région apparaît comme la
plus faible pour la sphère publique. Des disparités
importantes existent au niveau infra-régional en lien avec
les évolutions démographiques constatées.
En premier lieu, on note la polarisation croissante que
Nantes, La Roche-sur-Yon, mais aussi les pôles littoraux,
exercent, chacun à son échelle, sur les emplois ligériens.
L'espace à dominante rurale crée certes davantage
d'emplois qu'il en perd, et les principales villes de l'est de
la région continuent de jouer localement un rôle
d'entraînement à la mesure des emplois qu'elles créent.
Il n'en demeure pas moins que les villes de l'ouest
captent une part croissante des emplois régionaux. Cette
concentration a une explication essentielle, mais non
exclusive, celle de potentiels économiques différents liés
aux structures d'activités.
Du fait de la présence d'une sphère productive à
dominante tertiaire, d'une plus grande diversité de
productions industrielles, d'une plus forte représentation
de la sphère résidentielle (soit par effet d'agglomération
de populations qui concerne notamment Nantes, soit par
la proximité du littoral balnéaire et touristique qui conforte
le nombre d'emplois par habitant permanent), les villes
de l'ouest de la région se trouvent favorisées.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 8
En dehors des principales d'entre elles (voire de
certaines petites aires urbaines pour lesquelles l'agro-
alimentaire moins touché par les diminutions d'effectifs
occupe une place importante), les villes de l'est de la
région sont à la fois plus mono-fonctionnelles et plus
dépendantes de grands établissements industriels
manufacturiers, ce qui les expose davantage. En partie
pour ces raisons, elles se révèlent donc moins attractives
pour les ménages, ce qui limite les possibilités de
développement de l'économie résidentielle.
Des dynamiques de structure amplifiées plus que corrigées localement
Différents facteurs peuvent impacter le développement
des territoires :
- des emplois salariés concentrés sur un faible
nombre d?entreprises (dépendance)
- des entreprises portées sur des activités de
production industrielle pouvant facilement être
délocalisées (fragilité)
Si son évolution tenait à la seule structure du tissu
économique, l'emploi progresserait certes plus
intensément et plus rapidement dans les villes des deux
départements littoraux que dans celles des trois autres.
Mais cet argument ne suffit pas à expliquer les écarts
observés sur la période 2000 ? 2007.
A la différence de la plupart des villes les plus à l'ouest,
on observe en effet que l'évolution de l'emploi salarié
privé de plusieurs villes du Maine et Loire et surtout de la
Sarthe et de la Mayenne, est plus défavorable que ce à
quoi la seule structure des activités les expose.
La localisation aux marges de la région semble en
l'occurrence constituer une circonstance aggravante.
L'incidence propre de cette pure géographie
administrative mériterait d'être examinée au cas par cas,
entre autres facteurs spécifiquement locaux de nature à
freiner la progression de l'emploi.
À l'ouest au contraire, à quelques exceptions près dont
celle notable de Saint-Nazaire, une dynamique positive
peut être observée au-delà de l'effet de structure, en
particulier celle d'origine ancienne le long de l'axe Cholet
? La Roche-sur-Yon, mais aussi celle qui profite au
littoral balnéaire, ainsi qu'à Nantes et à La Roche-sur-
Yon.
Des villes grandes et moyennes plus ou moins autonomes dans leur développement,
des petites villes et pôles ruraux partagés entre dépendance et enclavement, des pôles
littoraux en grande partie dépendants.
Les migrations résidentielles entre villes ligériennes sur
une période de cinq ans mettent en évidence des
transferts nets de populations des villes de rang
supérieur vers les villes secondaires lorsqu'elles sont
proches, mais également de l'intérieur vers le littoral.
Ces mêmes transferts s'observent s'agissant des
migrations professionnelles, avec un découplage lieu de
travail/lieu de résidence ou emplois/actifs occupés (taux
de couverture de l'emploi) qui ne cesse de s'approfondir
chez les villes grandes et moyennes dont le
développement plus ou moins manifeste échappe
largement aux influences extérieures.
Pour les villes grandes et moyennes (sept aires urbaines
de plus de 50 000 habitants), tout particulièrement
Nantes, les emplois locaux sont pour l'essentiel occupés
par des actifs résidant sur place. la proportion de ceux
qui résident à l'extérieur est, au moins relativement,
faible : 9% à 25% en 2006.
Attention cependant, cette dépendance faible à l'échelle
des villes qui fournissent l'emploi se révèle importante à
l'échelle moindre de celles qui accueillent une partie des
actifs correspondants (l'autre étant dévolue à l'espace à
dominante rurale).
Il n'en va pas forcément de même des villes moyennes et
petites dont la population n?excède pas 50 000 habitants
et le nombre d'emplois une dizaine de milliers.
La capacité de ces territoires à créer de nouveaux
emplois est plus limitée et le taux de dépendance des
actifs aux emplois extérieurs, au minimum de 20%, peut
s'élever à près de 70%.
Pareillement, le rythme de croissance de la population
active occupée des villes dépend à la fois du niveau des
créations d'emplois en leur sein (développement
endogène concernant pour l'essentiel les grandes villes)
et aussi de celui des villes dont elles sont sous la
dépendance, en proportion de cette dépendance
(développement exogène d'origine unique ou multiple
concernant avec plus ou moins d'intensité la moitié des
villes moyennes et petites).
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 9
Il est rare que ces deux formes de développement,
endogène et exogène, cohabitent.
On peut alors distinguer :
? les villes qui bénéficient d'un développement
endogène,
? celles qui se développent dans le sillage d'une
voire plusieurs autres généralement de rang
plus élevé, dont le devenir est plus ou moins
tributaire de celle(s)-ci,
? celles qui sont à l'écart du développement.
Des revenus qui progressent davantage à l'ouest qu'à l'est
Les revenus en volume de l'ensemble des résidents des
villes progressent de 0 à 6% par an sur cinq ans. La
hausse est plus forte dans la plupart des villes de Loire-
Atlantique et de Vendée (celles de l'ouest de l'arc
Châteaubriant-Cholet-Luçon), à la faveur d'un
accroissement plus rapide tant du nombre de titulaires de
revenus que de leur revenu moyen.
La contribution des retraites à cette croissance est de 2 à
2,5 % par an sur les villes littorales ou rétro-littorales.
Dans toutes les autres villes, elle est comprise entre 1 et
2 %.
Ce sont en conséquence les salaires, dont la contribution
varie entre ?1% et 4%, qui sont à l'origine des plus
importantes disparités de progression. Ces disparités
existent entre ouest et est de la région d'une part, mais
également au sein de la partie est entre villes sous
influence d'une ville de rang supérieur et villes enclavées
d'autre part.
Au total, neuf grands types et sous-types de villes
À partir des constats effectués, on peut opérer un
classement associant caractéristiques statique et
dynamique d'indicateurs sur la période récente (années
2000). On sait que les évolutions récentes confirment
souvent les variations antérieures, tantôt en les amplifiant
(ainsi les tendances démographiques), tantôt en les
réduisant (par exemple division par deux du nombre
d'emplois créés).
Le classement a été réalisé en examinant les
dynamiques démographique, économique, résidentielle,
professionnelle, et la dynamique des revenus. De plus,
ce classement a été complété par des sous-types faisant
référence au degré de développement des villes et des
pôles ruraux étudiés.
Les différentes catégories de villes et pôles ruraux sont
classées ainsi :
? le type 1 concerne la capitale régionale
? les types 2 et 3 réunissent les grandes villes et
les villes moyennes
? les types 4 et 5, les petites villes non littorales et
pôles ruraux ;
? le type 6 les petites villes littorales et insulaires.
Les sous-types également utilisés sont les suivants :
? a - correspond aux villes se développant surtout
sous l'influence forte d'une ville de rang
supérieur
? b - correspond aux villes dont le développement
est plus limité
? c - correspond aux pôles ruraux enclavés,
? d - aux pôles îliens.
On obtient à l?arrivée, en croisant types et sous-types le
tableau suivant qui classe les 72 villes et pôles ruraux qui
font l?objet de l?étude
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 10
dynamiques catégorie
démographique économique résidentielle professionnelle revenus
1. Nantes 765 000 habitants,
1ère ville des Pays
de la Loire ;
7ème ville de
France ;
rythme de
croissance
relativement élevé,
dû surtout à
mouvement naturel
et actifs,
Rythme de crois-
sance de l?emploi
élevé dû à la fois à
la sphère produc-
tive et à la sphère
résidentielle
Renouvellement
résidentiel
modique, surtout
nourri par
l'extérieur de la
région ;
propension à
émigrer (nombre
sortants > nombre
entrants)
Importance du nom-
bre et de la part
régionale des em-
plois créés (8 500
par an entre 1999 et
2006, 35%) ;
développement fort
surtout endogène ;
incidence sur la po-
pulation active
d?Ancenis, Clisson,
et une demi-
douzaine de pôles
ruraux
Importance des
revenus par tête :
salaires 1er rang
sur 72 villes),
retraites (9ème
rang) ;
Rythme de pro-
gression moyen,
relativement élevé
pour les salaires,
assez modeste
pour les retraites
2. Saint-Nazaire,
La Roche-sur-
Yon
Villes grandes et
moyennes sous
influence littorale ;
rythme de croissance
assez élevé surtout
dû à solde migra-
toire, partagé entre
actifs et retraités
Rythme de
croissance de
l?emploi
moyennement
élevé, porté par
sphère
résidentielle
Renouvellement
résidentiel
modique à la fois
interne et externe ;
Propension forte à
l?immigration
(nombre sortants
vers les villes <<
nombre entrants)
1 200 à 1 400
emplois créés par
an ;
développement
relativement fort
majoritairement
endogène ;
incidence sur
population active de
quelques pôles
périphériques,
surtout pour La
Roche
Importance des
revenus salariaux à
La Roche sur Yon
(10ème rang), des
retraites à Saint-
Nazaire (4ème
rang) ;
Rythme de
progression moyen
pour salaires et
pour retraites
3. Angers, Le
Mans, Laval,
Cholet
Villes grandes et
moyennes - hors
influence littorale ;
rythme de
croissance plus
modique, dû surtout
à mouvement
naturel et partagé
entre actifs et
retraités,
Mixité des sphères
productive,
résidentielle et
publique (surtout à
Nantes)
Importance du
tertiaire productif
(surtout Nantes),
et de la part de
l'emploi dans les
grands établisse-
ments tertiaires
Faible proportion
d?emplois dans
l'industrie, surtout
dans les grands
établissements,
Diversité
industrielle Rythme de
croissance de
l'emploi
relativement faible
porté par sphère
résidentielle
Renouvellement
résidentiel
modique à la fois
interne et externe ;
propension à
émigrer (nombre
sortants > nombre
entrants)
500 (Cholet) à 2500
(Angers) emplois
créés par an ;
développement
modéré surtout
endogène ;
incidence sur
population active de
quelques pôles
périphériques,
surtout pour Angers
6ème à 13ème
rangs pour niveau
de salaires ;
10ème à 16ème
rangs pour revenus
de retraites ;
Rythme de
progression
relativement faible
lié aux salaires
4a ? Ancenis,
Clisson, Segré +
13 pôles ruraux
- Aires urbaines de
moins de 50 000
habitants et pôles
ruraux hors littoral
sous influence ;
rythme de
croissance élevé, dû
surtout à solde
migratoire et actifs
Rythme de
croissance emploi
élevé dû à sphères
productive et
surtout
résidentielle
Renouvellement
résidentiel
important, interne
et majoritairement
nourri par des
villes voisines de
rang supérieur de
la région ;
Propension nette
à l?immigration
(nombre sortants <
nombre entrants)
Moins de 400 em-
plois créés par an
Développement
endogène faible ;
forte dépendance à
l'extérieur pour ? dû
aux emplois des
villes : Nantes et
Angers surtout, La
Roche, Cholet,
autres villes
ponctuellement
Niveaux variables
de salaires et
retraites
Rythme de
progression élevé
dû aux salaires
4b ? 11 petites
villesa
Autres petites villes
Rythme de crois-
sance assez élevé
dû surtout au solde
migratoire et
partagé entre actifs
et retraités
Peu de
spécificités dues
au type
Rythme de crois-
sance emploi mo-
yennement élevé
dû conjointement à
sphères productive
et surtout résiden-
tielle
Renouvellement
résidentiel
modique à la fois
interne et externe
Moins de 400
emplois créés par
an;
Développement endo-
gène faible ; dépen-
dance modérée à
l'extérieur ? partagée
entre villes et
espace rural
Niveaux variables
des salaires et
retraites (3ème
rang retraites pour
Les Sables
d'Olonne)
Rythme de
progression moyen
ralenti par salaires
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 11
dynamiques catégorie
démographique économique résidentielle professionnelle revenus
5a ? 11 pôles
ruraux
Rythme de
croissance
moyennement élevé
dû principalement à
solde migratoire et
retraités,
Rythme de
croissance de
l'emploi
relativement faible
uniquement porté
par sphère
résidentielle ;
désindustrialisation
Renouvellement
résidentiel moyen
d'origine urbaine et
rurale
Moins de 100 em-
plois créés par an;
Développement en-
dogène faible ou
absent; importante
dépendance à l'exté-
rieur, pour 2/3 due
aux villes, en com-
pensation du déficit
d'emplois locaux;
Revenus peu
élevés ;
Rythme de
progression
moyen pour
salaires et pour
retraites
5c? 19 pôles
ruraux
Rythme de
croissance faible
dans toutes ses
composantes sauf
retraités
Importance de
l'industrie, de la
part de l'emploi
dans les grands
établissements
Rythme de
croissance de
l'emploi très faible
voire
décroissance ;
désindustrialisation
Renouvellement
résidentiel
important d?origine
surtout rurale;
propension à
l?émigration
(nombre sortants >
nombre entrants)
Quelques dizaines
d'emplois créés par
an ;
Développement en-
dogène faible ou
absent; dépendance
assez faible à
l'extérieur et très
insuffisante pour
compenser le déficit
d'emplois locaux
Revenus peu
élevés ;
Faiblesse de la
part des salaires
dans les revenus ;
Rythme de
progression faible
en raison des
salaires
6a ? Saint-
Gilles-Croix-de-
Vie + 5 pôles
littoraux
Rythme de
croissance dû
intégralement à
solde migratoire,
partagé entre actifs
et retraités, très
élevé
Rythme de
croissance emploi
élevé dû à sphère
résidentielle
Renouvellement
résidentiel important
à la fois externe et
interne surtout
nourri par des villes
voisines de rang
supérieur;
propension nette à
l?immigration
(nombre sortants <
nombre entrants)
Moins de 400
emplois créés par
an;
Développement
endogène pour
Saint-Gilles;
importante
dépendance à
l'extérieur pour ? dû
aux emplois des
villes;
Revenus salariaux
moyens, retraites
parmi les plus
élevées
Faiblesse de la
part des salaires
dans les revenus
Rythme de
progression très
fort dû conjoin-
tement aux salai-
res et retraites
6d ? 2 pôles
îliens
Rythme de crois-
sance faible dans
toutes ses compo-
santes sauf retraités
Faible
représentation des
sphères
productive en
particulier
industrielle (sauf
Saint-Gilles) et
publique
- Faible
représentation
(surtout pôles
îliens) des emplois
dans les grands
établissements
(moyenne à Saint-
Gilles)
Rythme de crois-
sance de l'emploi
relativement faible
Renouvellement
résidentiel
modique à la fois
interne et externe
propension nette à
émigrer (nombre
sortants > nombre
entrants)
Pratiquement pas
d'emplois créés ;
Absence de déve-
loppement
endogène et faible
dépendance à
l'extérieur
Revenus salariaux
faibles, retraites
assez importantes ;
Faiblesse de la
part des salaires
dans les revenus ;
Rythme de pro-
gression moyen
ralenti par salaires
Cette typologie fait ressortir trois groupes parmi les 72
territoires étudiés:
? l'émergence (types 1, 4a et 6a) d'une vingtaine de
villes, toutes situées dans la moitié ouest de la
région, sauf Champagné près du Mans, et se
développant sous l'influence d'une grande ville,
Nantes principalement, et/ou près du littoral ; elles
connaissent depuis longtemps mais plus encore
depuis 1990 des croissances démographiques
importantes ;
? sous les types 2, 3, 4b, 5a, une trentaine de villes
avec une progression démographique plus
modérée et incertaine, et dont le développement
est fortement tributaire des potentialités locales ;
- les villes grandes et moyennes autres que
Nantes dont le développement endogène ne
bénéficie ni des avantages liés à la taille, ni de ceux
du statut de la capitale régionale ;
- 12 des 15 petites aires urbaines ;
- les pôles ruraux du sous-type 5a, se
différenciant de ceux du groupe précédent (4a)
soit par une dépendance moindre à des villes de
rang supérieur, soit par une situation
économique plus dégradée faisant contrepoids ;
? sous les types 5c et 6d, une vingtaine de pôles
ruraux enclavés, à l'est de l'arc de développement
Châteaubriant ? Cholet ? Luçon, ainsi que les
deux pôles îliens, dont la croissance est fortement
ralentie, sinon interrompue et dont le poids ne
cesse de diminuer.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 12
Cette typologie montre que le développement et le
processus de concentration démographique des villes ne
dépendent pas seulement de leur taille, en faisant
apparaître la résistance de plusieurs villes intermédiaires
autant que la fragilité particulière de petites villes ou pôles
ruraux, souvent aux franges de la région.
Elle enseigne également que hormis Nantes et à son
échelle La Roche-sur-Yon, aucune des villes grandes et
moyennes n'offre de dynamique économique forte ou
porteuse : le déficit de tertiaire productif, localement et en
dépit de sa diversification l'importance du productif
exposé, ainsi qu'une représentation moindre de
l'économie résidentielle, peuvent être invoqués parmi les
facteurs explicatifs majeurs.
Elle établit l'importance accrue de l'interdépendance du
développement de nombre de petites villes et pôles
ruraux avec celui de villes de rang supérieur dont elles
sont solidaires, la proximité de Nantes offrant alors le
plus de garanties. Par corollaire, l'absence de
développement devient le fait des villes les plus
enclavées.
Cet ensemble de considérations matérialise une remise
en cause difficilement réversible de l'équilibre multipolaire
et de l'armature urbaine qui par le passé avaient permis
un développement relativement harmonieux des villes de
toutes tailles des cinq départements ligériens.
Quels enseignements?
Le processus en cours, dans une perspective de laisser-
faire, devrait conduire au développement dans la partie
ouest de la région de centralités secondaires autour des
principales villes, Angers et surtout Nantes, appelées à
absorber une partie des villes plus petites de leur orbite.
Ceci peut remettre en cause les fonctionnalités propres
de ces communes absorbées, notamment les
équipements et services, publics et privés, renforçant la
concentration urbaine et son cortège d'effets pervers :
découplages lieu de résidence-lieu de travail ou lieu de
résidence-lieu de consommation, question foncière,
déséquilibres au sein même du territoire de l'ouest
ligérien.
La densification urbaine de l'ouest devrait être
accompagnée par la poursuite de la dé-densification en
limites de région, de nature à aggraver les disparités
d'attractivité et donc de les auto-renforcer. Ceci pose la
question du niveau et de la localisation des services (de
base, intermédiaires, supérieurs) à rendre aux
populations et plus généralement aux agents
économiques concernés, du rôle respectif des villes
moyennes et pôles ruraux dans ce contexte, du devenir
des espaces ruraux soumis à ces évolutions. Cette
question est également posée dans des termes similaires
aux marges des régions voisines.
La durabilité de ce développement est par ailleurs rendue
aléatoire du fait des perspectives différentes offertes :
? à l'économie productive, sous ses formes
industrielle et tertiaire ;
Evolut ion démographique depuis 1962 des villes groupées selon les
t ypes - Indice base 100 en 1990
70
80
90
100
110
120
130
140
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
1 2 3
4a 4b 5a
5c 6a 6d
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 13
? à l'économie résidentielle et aux activités qu'elle
sous-tend. Une partie est induite par la
présence d'actifs (de niveaux de revenus
différents), une autre par celle de retraités
aisés, une troisième par celle de retraités plus
pauvres, une quatrième par la présence
temporaire de non-résidents, une cinquième
par l'économie publique. Chaque ville doit
examiner ses atouts-faiblesses et opportunités-
menaces selon ces différentes composantes
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 14
1 - LA POPULATION ET SON EVOLUTION
* source INSEE
Comment se situent les Pays de la Loire dans l?espace français ? La croissance est-elle également répartie entre
les départements, entre les aires urbaines d?une part, les pôles ruraux et littoraux d?autre part ? Le dynamisme du
littoral provoque t-il un clivage régional ? Les pôles ruraux connaissent-ils des développements comparables ?
Parmi les aires urbaines, où se situent les pics de croissance démographique ? Quelles sont les parts respectives
du mouvement naturel et des mouvements migratoires dans la croissance ? Quelles sont les parts respectives
des actifs et des retraités ? Enfin, les nouvelles tendances démographiques observées en 2006 traduisent-elles
une fragilisation de l?équilibre régional ?
Une progression régionale importante tirée par les départements côtiers
Entre 1999 et 2006, la population de la région des Pays
de la Loire est passée de 3,22 à 3,45 millions d?habitants,
ce qui représente un taux de croissance annuel moyen
de 0,9 %. La comparaison de ce taux avec ceux des
autres régions françaises d?une part, et avec le taux de la
période 1990 ? 1999 d?autre part, traduit le prolongement
de tendances lourdes :
? La région des Pays de la Loire est toujours au
cinquième rang des régions françaises sur ce
critère. Elle confirme sa forte attractivité et son
plein ancrage dans le groupe des huit régions
de l?arc Atlantique-Méditerranée qui continuent
de connaître un rythme de croissance supérieur
à la moyenne nationale.
? Comme les autres régions de l?arc Atlantique-
Méditerranée, les Pays de la Loire voient ce
rythme de croissance s?accentuer entre 1999 et
2006, et l?écart avec les autres régions
françaises se creuser.
Les estimations portant sur la période 2006 ? 2008 font
certes apparaître un léger ralentissement, mais elles
confirment la progression plus rapide des régions de l?arc
Atlantique?Méditerranée et des Pays de la Loire en
particulier. Il y a donc un renforcement à leur profit de la
polarisation démographique..
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 15
Cette caractéristique régionale témoigne de la
persistance d?un dynamisme démographique de premier
plan (y compris à l?échelle européenne).
Elle ne doit néanmoins pas occulter des différences
géographiques entre départements. Ces différences
substantielles entre départements, déjà présentes dans
les années 90, sont confirmées. Elles opposent :
? la Sarthe, la Mayenne et le Maine-et-Loire, dont
les taux de croissance annuels moyens sont
proches de la moyenne nationale ? avec ou
sans l?Ile-de-France, soit 0,7 % par an environ,
? à la Loire-Atlantique et la Vendée, où ils
dépassent sensiblement le taux annuel moyen
régional, avec des valeurs de 1,2 % et 1,5 %
L?évolution des aires urbaines
Taux de croissance moyen annuel de la population 1999-2006
Taux (%) inférieur à -1 de ?1 à 0 de 0 à 1 de 1 à 2 supérieur à 2
Grandes villes
Le Mans, Angers,
Saint-Nazaire
Nantes
Villes moyennes Cholet, Laval La Roche-sur-Yon
Petites villes Saumur La Fléche, Mayenne,
La Ferté-Bernard,
Châteaubriant,
Château-Gontier,
Fontenay-le-Comte,
Les Herbiers, Segré,
Sablé-sur-Sarthe
Les Sables d?Olonne,
Challans, Ancenis,
Clisson
Saint-Gilles-Croix-de-
Vie
NB : dans chaque case du tableau, les villes sont classées par taux annuel moyen croissant, du plus faible au plus élevé
Nantes (1,0 %) et Saint-Nazaire (1,0 %) sont proches de
la moyenne régionale. En revanche, Angers (0,5 %) et Le
Mans (0,5 %) sont en retrait. Les villes moyennes
affichent des taux très différenciés : 1,3 % pour La
Roche-sur-Yon, 0,9 % pour Laval et 0,2 % pour Cholet.
La dispersion est beaucoup plus forte pour les petites
villes. Les villes littorales ou rétro-littorales connaissent
des taux de croissance élevés (2,3 % pour Saint-Gilles-
Croix-de-Vie, 1,2 % pour Les Sables d?Olonne, 1,3 %
pour Challans), tout comme les petites villes dans l?orbite
de Nantes (1,5 % pour Ancenis et 1,9 % pour Clisson).
Les autres petites villes possèdent un taux de croissance
compris entre 0 et 1, à l?exception notable de Saumur où
le taux est négatif (- 0,2 %).
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 16
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 17
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 18
L?évolution des pôles ruraux et des pôles littoraux
Taux de croissance moyen annuel de la population 1999-2006
Taux (%) inférieur à -1 de ?1 à 0 de 0 à 1 de 1 à 2 supérieur à 2
Pôles littoraux
Noirmoutier L?Ile d?Yeu Beauvoir-sur-mer, Saint-
Jean-de-Monts
Pornic, Talmont-Saint-
Hilaire, Saint-Brévin-les-
Pins
Pôles ruraux Bessé-sur-Braye Sillé-le-Guillaume,
Mamers, Gorron, Saint-
Calais, Pouancé, La
Châtaigneraie, Le Lude,
Château-du-Loir,
Villaines-la-Juhel, Mon-
treuil-Bellay, Pouzauges,
Baugé, Craon, Doué-la-
Fontaine,
Longué-Jumelles, La
Verrie, Ernée, Saint-
Laurent-sur-Sèvre, Evron,
Mortagne-sur-Sèvre,
Vihiers, Beaupréau, Candé,
Luçon, Saint-Pierre-
Montlimart, Champagné,
Chantonnay, Machecoul,
La Pommeraye,
Chalonnes-sur-Loire,
Beaufort-en-Vallée
Saint-Mars-la-Jaille, Saint-
Fulgent, Montaigu,
Chemillé, Blain, Le Lion-
d?Angers, Saint-Macaire-
en-Mauges, les Essarts,
Nozay, La Mothe-Achard
Aizenay
NB : dans chaque case du tableau, les villes sont classées par taux annuel moyen croissant, du plus faible au plus élevé
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 19
Les pôles littoraux affichent des taux d?évolution
soulignant d?importantes disparités entre les pôles îliens
et les autres. L?évolution démographique de l?Ile d?Yeu
est faiblement positive (0,2 % par an) et celle de
Noirmoutier négative (- 0,2 %). A l?inverse, la population
des pôles littoraux continentaux croît fortement, à des
rythmes bien supérieurs au rythme régional moyen,
depuis Beauvoir-sur-Mer (1,0 %) jusqu?à Saint-Brévin-
les-Pins (3,3 %).
La même diversité de situation se retrouve chez les pôles
ruraux : Aizenay, à la frange de l?aire urbaine de La
Roche-sur-Yon, possède un taux de croissance moyen
annuel notoirement fort, à 2,7 %. On retrouve d?autres
taux élevés dans des pôles proches d?aires urbaines
importantes, tels que la Mothe-Achard ou les Essarts
près de la Roche-sur-Yon ; Nozay, Montaigu et Blain
près de Nantes ; Le Lion d?Angers et Beaufort-en-Vallée
près d?Angers.
Quatorze pôles ruraux ont vu leur population diminuer de
1999 à 2006. Les situations les plus difficiles se trouvent
souvent aux franges de la région : Sillé-le-Guillaume,
Mamers, Saint-Calais dans la Sarthe, Gorron, Villaines-
la-Juhel en sont de bons exemples ; un seul pôle rural
connaît une décroissance de population au taux annuel
de plus de 1 % : il s?agit de Bessé-sur-Braye dans la
Sarthe où ce taux est de ?1,1 %.
Une dichotomie entre proximité du littoral ou de Nantes et reste du territoire comme entre
pôles ruraux
L?analyse de l?évolution démographique par ville selon le
découpage pré-établi ne permet pas d?opposer les aires
urbaines ou les pôles ruraux entre eux ou au reste du
territoire régional.
? En effet, s?agissant des aires urbaines, le
rythme de progression démographique sur
la période 1999?2006 atteint ou dépasse la
moyenne régionale à Nantes, Saint-
Nazaire, La Roche sur Yon, Les Sables
d?Olonne, Challans, Saint Gilles Croix de
Vie, Ancenis et Clisson, qui ont des
importances très diverses en volumes de
population comme en fonctions, tout en
ayant en commun de se situer dans les deux
départements littoraux de la région. ;
? Le rythme de croissance de la population est en
revanche ? plus ou moins sensiblement ?
inférieur à la moyenne régionale dans les autres
aires urbaines, qui sont toutes distantes du
littoral. Il s?en rapproche néanmoins à
Châteaubriant, qui partage avec Ancenis et
Clisson, les 3 plus fortes progressions de
rythme entre les périodes 1990?1999 et 1999?
2006.
Une dichotomie de même nature oppose :
? les pôles du littoral à l?exclusion des îles, qui
connaissent des taux de croissance élevés (1 à
2 % par an) pour 4 d?entre eux, voire très
élevés (entre 2 et 5% par an) pour les 6 autres ;
? les pôles ruraux de l?intérieur pour lesquels ces
niveaux ne sont que rarement atteints
(moyenne, 0,5% par an). On observe
néanmoins des taux de croissance communaux
plus élevés à proximité des principales aires
urbaines (rural en transition).
? En revanche, aucun parallèle ne peut
désormais plus être opéré entre la taille ou le
statut administratif des pôles, urbains ou
ruraux, et leur niveau de croissance
démographique. Déjà moins apparente qu?en
Bretagne au cours de la période 1990?1999,
cette relation hypothétique semble avoir
complètement disparu des Pays de la Loire sur
la période 1999?2006.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 20
Evolut ion des ryt hmes de croissance démographique (% / an)
-1,5%
-1,0%
-0,5%
0,0%
0,5%
1,0%
1,5%
2,0%
2,5%
3,0%
3,5%
4,0%
-1,0% -0,5% 0,0% 0,5% 1,0% 1,5% 2,0% 2,5%
1990 - 1999
19
99
-
20
06
AU Nant es
Grandes villes
Villes moyennes
Pet it es villes
Pôles ruraux
Pôles lit t oraux
Pôles îliens
Linéaire (Réf )
NB : les villes ou les pôles situés sur la droite en pointillés ont un taux de croissance identique pour les périodes
1990-1999 et 2000-2006. Au-dessus de la droite, le rythme est plus élevé sur la période 1999-2006 que sur la
période 1990-1999. en-dessous de la droite, le rythme 1990-1999 est plus élevés que le rythme 1999-2006
Les moteurs du rythme de croissance
Dans les années 1970, les croissances démographiques
les plus élevées se sont rencontrées dans la première
couronne des principales villes centres. Dans les années
1980 et 1990, ces pics de croissance se sont
progressivement éloignés des villes les plus attractives
pour atteindre des communes rurales au cours des
dernières années. Ce phénomène de glissement spatial
des crêtes de croissance est observé principalement à
Nantes et dans les villes dont la population est
supérieure à 150 000 habitants : Angers, Le Mans et
Saint-Nazaire. Toutes proportions gardées, il concerne
aussi La Roche-sur-Yon et Laval.
Dans ces villes, les taux de croissance les plus élevés
concernaient entre 1990 et 1999 les communes
périurbaines distantes de 10 à 20 km du centre. Au cours
de la dernière décennie, il devient l?apanage des
communes situées à plus de 20, et jusqu?à 30 km voire
davantage s?agissant de Nantes.
Dans les aires urbaines de taille plus modeste, ce
glissement s?opère des communes situées à moins de 10
km du centre vers celles de la tranche 10 ? 20 km.
Ce mouvement impacte fortement l?évolution
démographique de l?espace considéré comme rural, ainsi
que celle des communes multipolarisées. Désormais au
sein de cet ensemble, seule une minorité de communes
très enclavées continue de se dépeupler.
Un solde migratoire devenu moteur principal de la croissance démographique
Le rythme de croissance est surtout mû par le
mouvement naturel dans les villes grandes et moyennes
de l?intérieur, par le solde migratoire ailleurs. En effet, à
l?inverse des années 90 durant lesquelles le mouvement
naturel prévalait, le solde migratoire est devenu au début
des années 2000 la composante principale de la
croissance démographique sur l?ensemble des Pays de
la Loire, même si le solde naturel place les Pays de la
Loire à un bon niveau parmi les régions françaises.
Cela témoigne d?un nouveau gain d?attractivité de la
région vis-à-vis- de l?extérieur.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 21
La contribution du solde migratoire à la croissance est
passée de 0,2 % par an entre 1990 et 1999 à 0,5 % entre
1999 et 2006. Le solde migratoire explique entièrement
l?accélération du rythme, puisque que la contribution du
mouvement naturel est restée à peu près stable autour
de 0,4% par an. Pour autant, cette vérité au niveau
régional ne l?est pas nécessairement aux différentes
échelles locales.
Ainsi, la contribution du mouvement naturel demeure plus
élevée dans les villes grandes et moyennes de l?intérieur,
Saint-Nazaire et La Roche-sur-Yon se distinguant sur cet
aspect des autres villes de catégorie équivalente.
Ailleurs, dans les petites villes, les petits pôles ruraux,
littoraux, îliens, ainsi que dans l?espace complémentaire,
le solde migratoire nourrit l?essentiel de la croissance
démographique. Cela peut même aller jusqu?à la quasi
totalité ou la totalité de la croissance démographique :
ainsi sur les petits pôles du littoral notamment, il fait
largement ? et plus encore qu?entre 1990 et 1999 -
contrepoids au déficit naturel.
Des contributions différentes des actifs et retraités à la croissance
Taux de croissance moyen
annuel du nombre des plus
de 15 ans en %
total dû à inactifs non
retraités
dû à actifs dû à retraités
Nantes
Angers
Le Mans
Saint-Nazaire
Total grandes villes
La Roche-sur-Yon
Laval
Cholet
Total villes moyennes
Ancenis
Challans
Châteaubriant
Château-Gontiert
Clisson
La Ferté-Bernard
La Flèche
Fontenay-le-Comte
Les Herbiers
Mayenne
Les Sables-d?Olonne
Sablé-sur-Sarthe
Saint-Gilles-Croix-de-Vie
Saumur
Segré
Total petites villes
Pôles ruraux
Pôles littoraux
Pôles îliens
1,1
0,7
0,6
1,1
0,9
1,4
0,9
0,3
0,9
1,4
1,7
0,7
0,9
1,9
0,9
0,5
0,8
1,1
0,8
1,5
0,8
2,6
0,0
1,0
1,0
0,6
2,4
0,2
- 0,5
- 0,6
- 0,5
- 0,8
- 0,6
- 0,6
- 0,4
- 0,6
- 0,5
- 0,7
- 0,4
- 0,6
- 0,4
- 0,5
- 0,4
- 0,2
- 0,8
- 0,7
- 0,5
- 0,7
- 0,2
- 0,3
- 0,7
- 0,6
- 0,5
- 0,7
- 0,6
- 1,2
1,1
0,7
0,5
0,7
0,8
1,2
0,7
0,1
0,7
1,3
0,5
0,5
0,8
1,3
0,6
0,1
0,5
1,1
0,6
0,6
0,6
1,3
0,3
0,8
0,7
0,5
1,5
0,4
0,6
0,6
0,6
1,2
0,7
0,8
0,6
0,8
0,7
0,8
1,6
0,8
0,5
1,1
0,7
0,6
1,1
0,6
0,7
1,6
0,5
1,6
0,5
0,9
0,9
0,8
1,5
1,0
Espace complémentaire 1,3 - 0,7 1,3 0,6
Total région 1,0 - 0,6 0,9 0,7
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 22
Au cours de la période 1999?2006 et à la différence de la
période 1990-1999, les actifs ont plus encore que les
retraités participé à la croissance démographique des
Pays de la Loire. Leurs contributions conjuguées ont
permis de limiter l?incidence de la baisse importante du
nombre de jeunes inactifs sur la croissance
démographique générale ; cette diminution résulte d?un
effet de structure - classes creuses des populations
âgées de 15 à 30 ans durant la période intercensitaire -
ainsi que d?une propension à l?émigration (notamment
vers l?Ile-de-France) des personnes de cette tranche
d?âge.
Pour autant, là encore, on relève d?importantes disparités
locales :
? Contributions particulièrement élevées des actifs
à la croissance démographique de Nantes et de
La Roche-sur-Yon ; contributions élevées des
retraités à celle de Saint-Nazaire et absence de
contribution des actifs à la croissance de
Cholet ;
? Dans les petites aires urbaines et les pôles
ruraux situés dans l?orbite (moins de 50 km)
d?une aire urbaine plus importante, souvent de
Nantes, on observe une contribution élevée des
actifs associée à une contribution généralement
modérée, voire faible, des retraités à la variation
démographique ; si Châteaubriant n?entre pas à
proprement parler dans cette catégorie, on ne
peut manquer d?observer combien les actifs ont
contribué au redressement de son rythme de
variation démographique entre 1999 et 2006,
alors qu?il était l?un des plus mauvais des pôles
régionaux entre 1990 et 1999 ;
? Dans les pôles littoraux secondaires (à
l?exception notable de Beauvoir-sur-Mer), ainsi
qu?à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, à Clisson et aux
Essarts, actifs comme retraités participent à la
vive croissance démographique (plus de 1 %
chacun) ;
? Dans les pôles ruraux plus éloignés des
principales aires urbaines, le rythme de
croissance démographique, lorsqu?il est présent,
est essentiellement voire intégralement porté
par les retraités. Toutefois, la contribution de
ceux-ci reste inférieure à 1% par an dans la
majorité de ces pôles.
La comparaison avec la période 1990?1999 marque une
sensible évolution de la croissance du nombre des plus
de 15 ans. Cette évolution est plus marquée par un
changement de structure que par une évolution en
niveau :
? Amplification importante (de + 0,2 à + 0,9 % par
an) de la contribution des actifs ;
? Amplification plus modérée (de + 0,5 à + 0,7 %)
des retraités - les actifs contribuant désormais
plus que les retraités à cette croissance ;
? Inversion marquée (de + 0,1 à ? 0,6 %) pour les
inactifs non retraités.
Cette triple évolution commune à la plupart des villes
étudiées est cependant plus prononcée sur le littoral.
Plusieurs enseignements peuvent être tirés de cette première approche démographique générale :
- l?affirmation d?une influence s?étendant bien au-delà de leurs limites des pôles du littoral et assimilés, ainsi
que celle de Nantes. Une analyse plus fouillée des composantes et de la nature de l?évolution
démographique sur Ancenis, Clisson, voire Châteaubriant, devra confirmer cet impact ;
- l?existence d?un glissement des poches de croissance démographique, essentiellement en périphérie des
aires urbaines, mais aussi à l?extérieur ;
- une dynamique plus faible de la majorité des aires urbaines comme des pôles ruraux à l?écart du littoral,
quelle qu?en soit la taille et le statut administratif. Il conviendra de comprendre les mécanismes à l?origine
de ces « performances » variables ;
- (phénomène nouveau) un rythme de croissance démographique de l?espace rural ligérien supérieur à la
moyenne régionale. Cette constatation générale masque en réalité la coexistence d?un espace rural ou
rétro-littoral où l?influence urbaine gagne du terrain de façon conséquente et d?un autre plus enclavé dont
la population stagne ou diminue ;
- au total, une suprématie démographique confortée de l?Ouest de la région qui fragilise l?équilibre du
développement économique régional en général, le maillage urbain et le devenir des villes petites et
moyennes en particulier.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 23
2 - LES MOTEURS DU DEVELOPPEMENT
Cette présentation des moteurs du développement (sphères productive, résidentielle, publique) permet tout
d?abord de positionner les Pays de la Loire par rapport aux autres régions françaises, puis à l?intérieur de la
région d?examiner les oppositions entre aires urbaines, pôles ruraux et littoraux et espace complémentaire.
La troisième place des régions de province pour les Pays de la Loire pour le nombre
d?emplois salariés pour 1 000 habitants
Les moteurs sont regroupés par l?INSEE sous le nom de
« sphères » qui regroupent l?ensemble des emplois :
? sphère productive : activités marchandes
orientées vers l?extérieur,
? sphère résidentielle : activités marchandes de
proximité destinées à répondre aux besoins des
populations présentes de façon permanente ou
temporaire,
? sphère publique : emplois des fonctions
publiques d?État, territoriale et hospitalière.
Nombre d?emplois salariés 2007 pour 1 000 habitants
sphères productive résidentielle publique Total
Rhône-Alpes 142 151 83 376
Alsace 142 146 78 366
Pays de la Loire 133 142 76 351
Haute-Normandie 128 130 85 343
Midi-Pyrénées 111 143 88 342
Bourgogne 111 136 85 333
Provence-Alpes-Côte d?azur 92 158 83 333
Franche-Comté 124 123 85 331
Nord-Pas-de-Calais 114 128 86 329
Centre 118 132 79 328
Bretagne 107 137 83 327
Champagne-Ardennes 117 126 84 326
Auvergne 104 130 92 326
Aquitaine 100 143 83 326
Basse-Normandie 104 136 83 323
Limousin 89 132 101 323
Poitou-Charentes 100 134 83 317
Corse 55 166 95 316
Lorraine 101 130 79 311
Picardie 108 115 81 304
Languedoc-Roussillon 72 142 85 299
Coefficient de dispersion 0,19 0,08 0,07
NB : ce coefficient, calculé à partir de la moyenne et de l?écart-type exprime la plus ou moins grande dispersion des valeurs autour de la valeur
centrale. On voit ainsi que toutes les régions ont des valeurs proches de la moyenne hors Ile-de-France pour les sphères résidentielles et publiques,
mais que les valeurs régionales de la sphère productive sont beaucoup plus dispersées autour de la moyenne
.
Notons tout d?abord que la sphère productive, tournée
vers l?extérieur est plus porteuse de développement mais
plus fragile surtout dans un secteur très concurrentiel. La
sphère résidentielle est moins porteuse de
développement mais apporte plus de stabilité. La sphère
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 24
publique est en principe un facteur de stabilité et peut
jouer un rôle d?amortisseur en cas de crise.
On définit l?importance de ces moteurs de
développement en partant de l?indicateur de densité
« nombre de salariés pour 1000 habitants » révélateur à
la fois du potentiel d?activités et du service rendu à la
population. Il importe cependant de ne pas mésestimer
les emplois non salariés qui localement représentent une
part substantielle de l?activité (12 % des emplois
régionaux, fin 2007) et qui font l?objet d?une analyse à
suivre.
La région Ile-de-France est un cas toujours très
particulier : les trois moteurs y sont omniprésents avec
471 emplois salariés pour 1000 habitants, correspondant
à des sur-représentations respectives de 42%, 32%, et
12% des effectifs des sphères productive, résidentielle et
publique par rapport à la moyenne nationale de 360
emplois pour 1000 habitants.
La région des Pays de la Loire, qui compte 351 emplois
salariés pour 1000 habitants, arrive globalement sur ce
critère au troisième rang des régions de province,
devancée seulement par Rhône-Alpes et Alsace. Elle se
situe au troisième rang pour la sphère productive, et au
septième rang pour la sphère résidentielle. Elle est en
revanche la dernière en ce qui concerne la sphère
publique avec seulement 76 emplois salariés pour 1 000
habitants.
Ce bon positionnement de la région provient :
. d?une structure actifs / inactifs favorable,
. d?une croissance de l?emploi supérieure à celle de la
population stimulée par cette structure actifs/inactifs
favorable.
Dit autrement, cela signifie que les activités, et les
emplois associés, tendent à se concentrer dans les
régions les plus peuplées, la région parisienne en
fournissant l?exemple le plus emblématique mais non le
seul.
Mais c?est principalement au dynamisme propre de ses
sphères résidentielle et bien plus encore productive,
compensant un léger déficit d?emplois publics, que les
Pays de la Loire doivent leur important niveau d?emplois.
Nombre d?emplois salariés 2007 pour 1 000 habitants
Pays de la Loire et France entière (hors Ile de France)
région sphère
productive
sphère
résidentielle
sphère
publique
Total
Pays de la Loire 133 142 76 351
Moyenne France entière (hors Ile de France) 108 137 85 330
Ecart des Pays de la Loire à la moyenne + 25 + 5 - 9 +21
Une forte opposition entre pôles et espace rural pour le nombre d?emplois salariés
occupés au regard du niveau de population
Le fait, dans un premier temps, de circonscrire les
dynamiques de développement aux seuls emplois
salariés conduit pour la région des Pays de la Loire a des
oppositions fortes entre les catégories de territoires
comme en leur sein.
Nombre d?emplois salariés pour 1 000 habitants en 2007
région sphère
productive
sphère
résidentielle
sphère
publique
Total
Ensemble des aires urbaines 145 168 93 406
Pôles ruraux 213 154 86 453
Pôles littoraux 70 146 71 288
Espace rural 84 73 33 191
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 25
Source UNEDIC 2007
Parmi les constatations marquantes, on relève :
? une densité d?emplois nettement plus élevée
(de l?ordre de 1 à 2) dans les pôles de façon
générale que dans l?espace rural ;
? une densité sensiblement plus élevée dans les
pôles ruraux que dans les aires urbaines et
beaucoup plus importante que dans les pôles
littoraux ;
? pour l?espace rural, une nette sous-
représentation, en termes de densité, des trois
moteurs de développement ; particulièrement
marquée pour la sphère résidentielle et la
sphère publique ;
? le principal facteur de différenciation entre pôles
ruraux et pôles littoraux tient dans la faible
représentation de la sphère productive chez les
pôles littoraux, non compensée par les autres
composantes ;
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 26
? a contrario, la puissance de la sphère
productive explique la sur-représentation des
emplois des pôles ruraux ? notamment par
rapport aux aires urbaines.
Dans l?absolu, la comparaison des densités d?emplois
salariés respectives des aires urbaines et pôles
secondaires, qu?ils soient ruraux ou littoraux, est peu
appropriée. En effet, une différence fondamentale réside
dans l?absence chez les pôles secondaires d?arrière-pays
(zones d?influence) comparables aux couronnes péri-
urbaines caractéristiques des aires urbaines. Or, ces
couronnes ont beaucoup plus « vocation » à accueillir
des ménages que des entreprises.
C?est d?ailleurs ce que révèle sans ambiguïté le tableau ci
?après qui exprime la densité d?emplois par aire urbaine
selon le positionnement des communes au sein de cette
aire urbaine.
Un contraste marqué au sein des principales aires urbaines ?
Nombre d?emplois salariés pour 1 000 habitants selon la distance à la commune-centre en 2007
aire urbaine
commune-
centre
communes
distantes de moins
de 10 km
communes distantes
de 10 à 20 km
communes plus
éloignées
ensemble aire
urbaine
Nantes 544 479 390 185 428
Angers 468 513 183 378
Le Mans 541 381 169 376
Saint-Nazaire 446 591 239 342
La Roche-sur-Yon 779 305 206 486
Laval 619 464 133 446
Cholet 552 281 116 465
Le contraste est fort entre d?une part la ville-centre et la
proche périphérie et d?autre part les communes plus
éloignées. L?exemple de Nantes reflète parfaitement
cette situation : dans la commune-centre, le taux
d?emplois salariés est élevé (544) ; dans Ies communes
distantes de moins de 10 km le taux reste important
(479); pour les communes distantes de 10 à 20 km ce
taux baisse (390) et pour les communes les plus
éloignées, il devient très faible (185).
Il est clair que plusieurs paramètres interviennent dans la
densité d?emplois des principales aires urbaines :
? l?importance de l?étendue en nombre de
communes de l?aire urbaine, et donc de sa
couronne péri-urbaine : les activités et les
emplois sont concentrés sur ou près de la ville-
centre, tandis que la densité d?emplois des
communes situées à plus de 10 km (20 km pour
Nantes) est globalement comparable à celle
observée dans l?espace rural. L?étendue de
l?aire urbaine contribue donc à expliquer
pourquoi cette densité est plus faible à Nantes
et dans l?ensemble des grandes villes dont l?aire
urbaine s?étend sur environ 80 communes que
sur les villes moyennes de dimension
démographique et spatiale plus réduite.
? l?importance de la diffusion des activités au-
delà de la ville centre : dans les plus grandes
villes, les activités et les emplois sont en
grande partie desserrés, de sorte que les
densités d?emplois du centre et de la première
couronne sont proches. Cette situation
matérialise une déconcentration des lieux de
travail qui s?ajoutant à la dissémination des
lieux de résidence induit une multiplication du
nombre de liaisons domicile ? travail,
indépendante de leur charge génératrice de
flux, favorisant l?usage du véhicule particulier.
C?est déjà moins net dans les villes de 50 à 150
mille habitants dans lesquelles la ville centre
demeure très polarisatrice.
Ces 2 paramètres ne peuvent néanmoins suffire à
expliquer les différences observées entre les sept villes
principales.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 27
? qui ne doit pas masquer l?existence d?autres déterminants des densités d?emplois
Les deux arguments précédents ne sauraient s?appliquer
aux petites aires urbaines où, plus que dans les villes de
taille plus importante, la ville-centre concentre la majeure
partie des activités. La densité d?emplois salariés, d?une
moyenne de 395, varie pourtant entre 300 et 700
aire urbaine sphère
productive
sphère
résidentielle
sphère
publique
total
Nantes 151 181 95 428
Angers 120 161 97 378
Le Mans 117 172 88 376
Saint-Nazaire 126 147 68 342
La Roche-sur-Yon 143 195 147 486
Laval 165 168 112 446
Cholet 211 166 88 465
Ancenis 340 189 81 610
Challans 178 223 126 527
Châteaubriant 141 140 86 367
Château-Gontier 156 120 85 361
Clisson 156 151 55 362
La Ferté-Bernard 322 116 73 510
La Flèche 130 129 63 322
Fontenay-le-Comte 132 154 82 368
Les Herbiers 390 240 74 704
Mayenne 156 118 105 379
Les Sables-d'Olonne 71 145 76 292
Sablé-sur-Sarthe 249 100 86 435
Saint-Gilles-Croix-de-Vie 135 145 43 323
Saumur 91 139 81 310
Segré 230 136 104 470
Ensemble des aires urbaines 145 168 93 406
NB : en rose les aires urbaines où le taux est supérieur de 20 % au moins au taux de l?ensemble des aires urbaines, et en bleu les aires urbaines où le
taux est inférieur de plus de 20 % au taux de l?ensemble des aires urbaines.
Les différences entre niveaux de densités d?emplois des
aires urbaines s?expliquent également par des
contributions très variables des moteurs du
développement.
? La représentation de la sphère publique
continue d?obéir à la règle qui stipule que le taux
d?administration (nombre d?emplois publics par
habitant) est à la fois plus élevé dans les villes
chefs-lieux de département et de région, et
moins dans les villes les plus importantes (le
nombre d?emplois publics croît
proportionnellement moins que la population).
? Les différences peuvent être aussi imputables à
la sphère résidentielle qui assure néanmoins un
socle d?emplois à chacune des villes.
? Mais elles proviennent surtout de la sphère
productive très largement à l?origine de densités
très fortes ou a contrario faibles observées chez
certaines petites aires urbaines ? comme
d?ailleurs, on l?a vu, des pôles ruraux considérés
dans leur ensemble
.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 28
Des pôles urbains et littoraux plus résidentiels que productifs, à l?inverse des pôles ruraux
En réalité, au-delà de cette formulation un peu
synthétique, la typologie conduit surtout à opposer :
? les pôles de catégorie supérieure, Nantes, les
aires urbaines peuplées de plus de 50 000
habitants (à l?exception de Cholet), ainsi que les
aires urbaines et pôles littoraux ou rétro-littoraux
moins peuplés qui ont une structure plus
résidentielle que productive ;
? aux aires urbaines de moins de 50 000
habitants (aux exceptions de Saumur et de
Fontenay-le-Comte) ainsi qu'aux pôles ruraux pour
lesquels la sphère productive est plus importante
que la sphère résidentielle.
Une part d?emplois non salariés dans les emplois totaux variable selon les territoires
En 2006 en Pays de la Loire, l?emploi salarié couvre 88%
de l?emploi total et participe donc, ici comme dans le
reste de la France métropolitaine où la proportion est
voisine, à l?essentiel du développement économique.
L?emploi non salarié avait fortement régressé à compter
de l?ère de la révolution industrielle dans un premier
temps, puis de façon accélérée tout au long des années
d?après-guerre, avec la transformation par étapes d?une
société rurale en société industrielle, puis post-
industrielle. Il semble actuellement avoir atteint un niveau
plancher résultant de la baisse continue mais ralentie des
effectifs d?exploitants agricoles et d?artisans, compensée
par un développement des professions libérales.
L?émergence des auto-entrepreneurs qui n?est
actuellement pas perceptible dans les statistiques
disponibles devrait marquer une reprise de l?emploi non
salarié en fin des années 2000.
Reflet de la représentation locale de chacune de ces
catégories socioprofessionnelles, la part des emplois non
salariés varie fortement d?un type de territoire à l?autre
comme au sein même d?un type de territoire.
En ce qui concerne les Pays de la Loire, on peut
distinguer :
? les aires urbaines et pôles ruraux, pour lesquels
la proportion moyenne d?emplois non salariés
s?établit aux alentours de 10% ;
Cette moyenne recouvre une fourchette de 8 à
11% dans les villes grandes et moyennes, de 7
à 17% dans les petites villes et pôles ruraux où
la barre de 13% n?est en fait que rarement
dépassée en dehors des villes du littoral (Saint-
Gilles-Croix-de-Vie, Les Sables d?Olonne) ;
? les pôles littoraux, où elle est systématiquement
comprise entre 15 et 20% ;
? les pôles îliens, où elle dépasse 20% ;
? l?espace rural, où la moyenne est de 23%.
Quelle que soit leur importance, les pôles affichent une « vocation » résidentielle, même si celle-ci est (au moins
relativement) plus affirmée chez les pôles de rang supérieur d?une part, les pôles littoraux ou rétro-littoraux d?autre
part.
A cette « vocation » résidentielle s?ajoute une « vocation » productive de nombreux pôles non littoraux, mais
sensiblement plus marquée chez la plupart des petits pôles urbains et pôles ruraux.
Une force des principaux pôles réside dans un certain équilibre entre les moteurs de développement (moindre
dépendance à l?un des trois moteurs).
Le milieu rural s?oppose nettement à toutes les formes de pôles par son défaut d?attractivité à l?égard de chacun
des moteurs
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 29
3 - LES FACTEURS DE DIFFERENCIATION DES
MOTEURS DU DEVELOPPEMENT
Les sphères productive et résidentielle sont très composites et selon le contenu des activités jouent un rôle
différencié dans le développement des différents territoires. De la même façon, la dépendance aux grands
établissements et à l?industrie n?est pas identique partout. Selon les secteurs d?activité localement dominants, les
territoires sont ainsi inégalement exposés dans leur développement.
En Pays de la Loire comme ailleurs, une sphère productive très composite
Les petites villes à l?écart du littoral, de même que les
pôles ruraux, se révèlent particulièrement attractives vis-
à-vis des activités relevant de la sphère productive.
Ces pôles se révèlent souvent plus attractifs que les
pôles de rang supérieur et surtout que les pôles littoraux
et l?espace rural.
Pourtant, il convient de nuancer le propos en raison de la
forme que revêt localement l?économie productive. En
effet, il n?existe pas un, mais plusieurs types d?activités,
avec des logiques d?évolution très différentes dans le
temps comme dans l?espace. On peut distinguer :
? les activités de production proprement dite (dont
les IAA) rattachées à l?industrie,
? le commerce de gros,
? les transports comprenant le transport et le
stockage des marchandises,
? les autres activités de services aux entreprises
(conseil et assistance, services opérationnels,
recherche et développement).
Le graphique ci-dessous retrace l?évolution en France
des effectifs salariés pour chacune de ces catégories.
Evolution des emplois salariés - FRA NCE ENTIERE entre 1993 et 2007
0
1 000 000
2 000 000
3 000 000
4 000 000
5 000 000
6 000 000
7 000 000
8 000 000
9 000 000
1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
Industries agro-alimentaires Autres industries
Commerce de gros ou transports Services entreprises
Productif Résidentiel
Sa lecture fait clairement apparaître qu?au cours des
quinze dernières années, les effectifs se sont maintenus
dans l?agro-alimentaire. Dans les activités
manufacturières, ils ont stagné pendant la forte
croissance de la fin des années 90, fortement diminué
ensuite. Ils ont crû modérément mais assez
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 30
régulièrement dans les transports (compensant une
baisse dans le négoce). Ils ont progressé plus nettement
dans les services (principalement tournés vers
l?entreprise), surtout en fin de période.
L?analyse de la répartition locale des ces types d?activités
aux évolutions disparates met, par ailleurs, en évidence
leur inégale répartition spatiale.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 31
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 32
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 33
Ainsi, fin 2007, la contribution des activités
manufacturières à l?activité « productive » dépasse t-elle
la moitié des effectifs dans la grande majorité des pôles
ruraux et des aires urbaines de moins de 50 000
habitants, seules parmi ces-dernières les villes du littoral
ou rétro-littoral se situent en-deçà. Elle y dépasse
couramment 2/3, avec des « pointes » au-dessus de 80%
à Sablé sur Sarthe et La Ferté Bernard. Les industries
agro-alimentaires contribuent souvent, mais non
exclusivement, à cette forte représentation de l?industrie.
En revanche, parmi les 7 aires urbaines de plus 50 000
habitants, seules Saint-Nazaire et Cholet comptent plus
de 50% de leurs effectifs « productifs » dans l?industrie.
Parallèlement, les activités tertiaires sont plus
nombreuses et concentrées dans la plupart de ces villes
de rang supérieur, tout particulièrement à Nantes : c?est
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 34
vrai des commerces de gros, ça l?est plus variablement
du transport, ça l?est surtout des autres services plus
spécifiquement tournés vers les entreprises.
Au sein des aires urbaines, la densité des différentes
composantes de la sphère productive est très nettement
liée à la proximité ou à l?éloignement de leur centre (et de
la densité urbaine qui l?accompagne) : c?est ainsi que les
activités de la sphère productive affectées à la production
manufacturière, mais aussi au commerce de gros et aux
transports privilégient les communes péri-urbaines,
tandis qu?à l?inverse celles de services [principalement
aux entreprises] demeurent concentrées au centre.
Ainsi, alors que la majorité des emplois productifs des 7
principales aires urbaines continue de siéger dans la
commune centre, cette majorité reste absolue dans 5
d?entre elles, mais elle est devenue relative à Angers et à
Nantes.
Dans ces deux villes en effet, la plus grande part des
emplois productifs s?est déplacée vers les communes de
1ère et 2ème couronnes (respectivement jusqu?à 10 km et
20 km du centre), essentiellement 1ère couronne pour
Angers, 2ème couronne pour Nantes, plus marginalement
au-delà. Ces reports y affectent tout à la fois l?industrie,
les commerces de gros et les transports, alors que les
autres services demeurent plus largement présents dans
la ville centre. Au Mans et à Saint-Nazaire en revanche,
la ville centre continue d?occuper la majorité de ces
emplois « productifs ».
Une sphère résidentielle d?implantation diffuse
A l?examen des composantes de la sphère résidentielle,
un constante revient : il s?agit, quel que soit le type de
territoire étudié, de la forte présence des secteurs de la
construction, du commerce de détail, de l?éducation, de
l?action sociale, de l?administration.
Ce socle d?activités que l?on retrouve en milieu rural
comme dans les territoires plus urbanisés ne réunit
certes que 76 emplois par millier d?habitants dans
l?espace rural ? contre 133 en moyenne régionale et 155
dans les principales aires urbaines - mais il y correspond
à 80% des emplois de type résidentiel - contre seulement
60% dans les principales aires urbaines : celles-ci
concentrent donc l?essentiel des autres types d?emplois
de services principalement à la personne, activités
financières, immobilières, de santé, ?, également
présentes, mais à leur échelle, dans les pôles
secondaires.
Certaines activités, bien que présentes dans la plupart
des villes et pôles, apparaissent plus caractéristiques du
littoral où elles sont proportionnellement plus
génératrices d?emplois permanents et secondaires :
hôtels-cafés-restaurants, certains commerces de détail,
auxquels s?ajoutent activités immobilières et activités
récréatives notamment.
Pour autant, villes et pôles littoraux ne riment pas
nécessairement avec sur-représentation des emplois
résidentiels : le cas de Saint-Gilles-Croix-de-Vie au coeur
des aires d?influence de La Roche-sur-Yon, Challans et
dans une moindre mesure des Sables d?Olonne plus
fortement dotées en fournit la probante illustration.
Au sein des aires urbaines, la densité d?emplois
résidentiels demeure nettement plus élevée dans la ville-
centre : elle décline à mesure qu?on s?en éloigne pour
atteindre au-delà de 10 ? à plus forte raison de 20 km -
du centre, des niveaux comparables à ceux de l?espace
rural.
Une sphère publique surtout présente dans les centres de villes préfecture
Une double règle s?applique aux emplois de la Fonction
Publique : prééminence du statut de ville préfecture,
augmentation dégressive avec la taille démographique
des aires urbaines. Cette double règle n?est pas
spécifique aux Pays de la Loire, mais elle s?y applique
parfaitement. Elle explique pourquoi les taux
d?administration (nombre d?emplois publics par millier
d?habitants) :
? atteignent leur maximum dans les aires urbaines
de taille moyenne à statut de préfectures de
département (La Roche-sur-Yon, Laval) ;
? sont presque aussi élevés au Mans et à Angers
qu?à Nantes où siègent les administrations
régionales ;
? en dehors de quelques exceptions locales
(Challans, Mayenne, Segré) qui peuvent
s?expliquer par la présence d?équipements
spécifiques, sont plus faibles dans les autres
aires urbaines (même sous-préfectures) et pôles
ruraux, et chutent dans l?espace rural (intégrant
les communes multipolarisées).
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 35
Par ailleurs, ces emplois publics sont encore plus que les
emplois « résidentiels » et beaucoup plus que les
emplois « productifs » concentrés dans la commune
« chef-lieu » des aires urbaines.
Une dépendance différenciée aux grands établissements
53 % des postes de travail offerts sur la région des Pays
de la Loire sont occupés par des établissements
comptant 50 salariés ou plus, 16 % dans l?industrie et
37% dans le tertiaire.
Cette dépendance globale aux grands établissements
masque en fait d?importantes différences - de 14 à 71 %
selon l?aire urbaine ou le pôle.
Dans les aires urbaines de plus de 50 000 habitants, elle
se situe toujours dans une « fourchette » de 50 ? 60%,
s?écartant donc peu de la moyenne régionale ; le tertiaire
en est systématiquement le principal facteur, un peu
moins à Saint-Nazaire et Cholet, nettement plus dans les
autres villes.
Dans les plus petites villes et pôles ruraux, elle est plus
variable, inférieure à 50 % dans 24 de ces 58 villes,
supérieure à 60 % dans 16 autres : pour la majorité de
ces-dernières (10/16), c?est la présence d?établissements
industriels qui explique alors la dépendance élevée.
Elle est plus limitée dans les pôles littoraux ou plus
encore îliens - comme d?ailleurs dans l?espace rural - au
sein desquels les grands établissements sont rares ou
absents.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 36
Une dépendance à l?industrie plus élevée dans les petites villes et pôles ruraux
Parmi les sept villes grandes et moyennes, la
dépendance des emplois salariés aux secteurs d?activités
industriels ne dépasse 20 % qu?à Saint-Nazaire et Cholet
(avec respectivement 24 et 31 %).
Cette proportion est largement dépassée dans la grande
majorité (12 sur 15) des petites villes et (34 sur 43) des
pôles ruraux, ainsi d?ailleurs que dans deux des pôles
littoraux et dans l?espace complémentaire. Elle culmine à
67 % à Bessé-sur-Braye et à Saint-Mars-la-Jaille.
Dans les villes grandes et moyennes, la modeste
dépendance à l?industrie va de pair avec une certaine
diversité des activités qui la composent : ainsi, les 3
premiers secteurs d?activités industriels (sur 17) y
regroupent-ils « seulement » 52 ± 10 % de l?ensemble
des emplois des activités industrielles.
Cette proportion s?élève dans les petites villes
(moyenne : 65 %), plus nettement encore les pôles
ruraux (moyenne : 82 %) et littoraux ou îliens
(moyenne : 90%). Ce qui distingue alors entre eux ces
différents pôles, ce sont les contributions respectives des
emplois des premier, deuxième et troisième secteurs
industriels par l?importance des effectifs, permettant
d?établir les niveaux de dépendance effective des
emplois locaux à un, deux ou trois des dix-sept secteurs
d?activités industriels.
Alors que ce n?est le cas d?aucune ville grande ou
moyenne, 4 sur 15 des aires urbaines de moins de
50 000 habitants se distinguent par une proportion élevée
(entre 35 et 50 %) d?emplois salariés dans l?industrie : La
Ferté-Bernard, Les Herbiers, Sablé-sur-Sarthe et Segré.
15 sur 43 pôles ruraux sont dans la même situation -
Aizenay, Candé, Champagné, Chantonnay, Château-du-
Loir, Craon, Le Lude, Longué-Jumelles, Montaigu,
Montreuil-Bellay, Mortagne-sur-Sèvre, Pouzauges, Saint-
Fulgent, St-Laurent-sur-Sèvre, Sillé-le-Guillaume ; pour 3
autres pôles, Bessé-sur-Braye, Évron, Saint-Mars-la-
Jaille, on peut même parler de proportion très élevée
(supérieure à 50 %).
Pour ces trois pôles ruraux, la très forte dépendance à
l?industrie est essentiellement le fait d?un seul secteur
d?activités, on peut alors évoquer une « mono-activité »,
même si le poids du second secteur apparaît aussi
relativement élevé sur Saint-Mars-la-Jaille et supérieur à
la moyenne dans les deux autres pôles.
L?importance, même plus modeste, de l?emploi industriel,
repose aussi d?abord sur un secteur d?activités à
Pouzauges, Saint-Fulgent et Sillé-le-Guillaume, dans une
moindre mesure à Sablé-sur-Sarthe, Aizenay,
Chantonnay, Craon, Le Lude, Les Essarts, Montaigu et
Pouancé, ainsi qu?à Beauvoir-sur-Mer et Talmont-Saint-
Hilaire. Ailleurs, l?emploi industriel occupe une place
moins importante et/ou est moins concentré.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 37
Des territoires plus ou moins exposés selon les secteurs d?activité localement dominants
L?industrie
L?examen de l?évolution sectorielle des emplois à
l?échelle France entière indique clairement que la plupart
des secteurs d?activités industriels ont connu sur la
période 2000?2007 une baisse des emplois prolongeant
d?ailleurs une tendance plus ancienne. Cette diminution
est liée au phénomène courant de désindustrialisation
des sociétés occidentales certes, mais une part en
revient également à l?externalisation de fonctions qui
n?entrent pas dans le coeur de métier d?activités vouées à
la production. Cette externalisation conduit mécani-
quement à gonfler les emplois d?activités tertiaires.
Tous les secteurs d?activités industriels ne sont pas
également exposés. Ainsi, la construction de matériel de
transport, la pharmacie et ses dérivés, ou encore
l?industrie agro-alimentaire, ont-elles moins souffert que
les industries textiles et celles liées à l?équipement du
foyer.
Le poids local d?activités plus exposées ou moins
exposées que d?autres joue évidemment sur la fragilité
ou la solidité des territoires à cet égard. De la sorte, par
effet de structure, des pôles ruraux ligériens, dans
lesquels les IAA étaient ou sont fortement présentes ont
ainsi été relativement plus épargnés que d?autres, toutes
choses égales par ailleurs : entrent notamment dans
cette catégorie des villes telles que Craon, Montaigu,
Pouzauges, Saint-Fulgent ou Saint-Mars-la-Jaille. Cet
effet de structure aurait également dû bénéficier à Saint-
Nazaire et à Ancenis ou encore à Machecoul, le secteur
de la construction navale ? associé il est vrai à
l?aéronautique et au ferroviaire ? figurant parmi les rares
créateurs d?emplois industriels des années 2000 à 2007,
et l?industrie des équipements mécaniques ayant bien
mieux résisté que la plupart des autres secteurs au
processus de désindustrialisation. De même, la faible
présence traditionnelle de l?industrie dans les pôles
littoraux ou îliens y a limité l?impact de cette-dernière.
Néanmoins, les pôles ruraux fortement pénalisés par
l?importance relative d?activités industrielles en déclin
sont sensiblement plus nombreux : Ernée, Le Lion-
d?Angers, à un degré moindre La Châtaigneraie ou
encore Nozay, par exemple, sont devenus (en 2007) des
pôles agro-alimentaires par défaut, et donc pas tant par
émergence de ce secteur qu?en raison de la baisse voire
de la chute des effectifs dans d?autres secteurs jadis bien
implantés mais aujourd?hui plus fortement soumis à la
désindustrialisation. D?autres villes sont pour les mêmes
raisons affectées, parfois sévèrement : Clisson, Beaufort-
en-Vallée, Beaupréau, Candé, Chemillé, La Pommeraye,
La Verrie, Le Lude, Mamers, Saint-Macaire-en-Mauges,
Saint-Pierre-Montlimart, Villaines-la-Juhel, Beauvoir-sur-
Mer. La prééminence ancienne de l?industrie textile a
grandement impacté plusieurs d?entre elles, mais
d?autres secteurs sont localement à l?origine de ce
processus.
Du fait d?une plus grande diversité, d?un moindre
monolithisme dans la représentation des activités
industrielles associant des secteurs en déclin et d?autres
plus résistants, les aires urbaines auxquelles s?ajoutent
une minorité de pôles ruraux, se situent, aux exceptions
Saint-Nazaire, Ancenis et Clisson près, dans une
situation intermédiaire : de ce point de vue d?ailleurs, les
petites aires urbaines ne se distinguent pas des plus
grandes. Au regard des pôles ruraux, ces villes sont de
ce fait « moyennement » pénalisées par une évolution de
toutes façons défavorable à l?emploi industriel.
Le tertiaire
L?examen de l?évolution sectorielle des emplois à
l?échelle France entière indique que la quasi totalité des
secteurs d?activités tertiaires ont connu sur la période
2000?2007 une hausse des emplois prolongeant, là
encore, une tendance plus ancienne. Comme indiqué
plus haut, cette hausse est partiellement liée à
l?externalisation de fonctions qui n?entrent pas dans leur
« coeur de métier » d?activités situées en amont du
processus de commercialisation. Cette externalisation
conduit mécaniquement à « gonfler » les emplois
d?activités tertiaires en profitant particulièrement à
certains types d?activités (transports, services
opérationnels,..).
Tous les secteurs d?activités tertiaires n?ont pas
également bénéficié de la progression des emplois,
puisque si les effectifs du commerce de gros ou ceux des
associations ont peu varié, d?autres secteurs comme les
télécommunications à partir de 2003 ou encore dans une
moindre mesure la recherche et la santé-action sociale
ont connu une forte progression.
Pour autant, il est clair que l?incidence de la structure des
emplois tertiaires des différentes villes analysées sur
l?évolution globale des emplois est beaucoup moins
discriminante que celle des emplois industriels.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 38
Plusieurs explications peuvent être avancées, à
commencer par celle de moindres spécificités territoriales
des secteurs. Entre autres hypothèses figurent
également le faible poids de certains secteurs localement
typés (cas de R & D par exemple) ou encore le rythme
médian de progression de secteurs fortement
structurants sur l?ensemble du territoire (services
opérationnels).
Au sein de la sphère productive, les activités manufacturières plus exposées à la concurrence extra-locale sont
proportionnellement plus nombreuses dans l?espace rural et les petites villes non littorales auxquelles il convient
d?ajouter Saint-Gilles-Croix-de-Vie (du fait de la construction navale). Le commerce de gros et plus encore les
services principalement destinés aux entreprises se concentrent davantage sur les villes principales, à commencer
par Nantes.
Chez ces dernières, les emplois des activités de production, de négoce et de transport plus consommatrices
d?espace sont de façon générale relativement plus nombreux en périurbain ; on assiste également à une
déconcentration relative des services « supérieurs » à Nantes, Saint-Nazaire et Angers, mais dans les autres villes,
ceux-ci continuent de nettement privilégier la commune centre.
Les sphères résidentielle et publique sont très présentes dans les aires urbaines et même, toutes proportions
gardées, dans les pôles ruraux et littoraux. Ces zones urbanisées se distinguent de l?espace rural par une présence
nettement plus affirmée des services financiers, immobiliers, de transport, hôtellerie & restauration, services
anomaux de l?éducation et de la santé, culture et loisirs, tandis que le territoire ligérien offre une couverture plus
homogène de services à la personne plus banaux, tels que construction, certains commerces de détail, services de
base de l?éducation, de la santé et de l?action sociale.
Pour la sphère résidentielle comme plus encore pour la sphère publique, la densité d?emplois des aires urbaines
décroît à mesure que l?on s?éloigne de leur centre.
La dépendance des emplois aux grands établissements est élevée mais tournée vers le tertiaire dans la plupart des
grandes aires urbaines ; dans les autres aires urbaines et pôles ruraux, elle est dans l?ensemble moindre,
lorsqu?elle est élevée cela tient le plus souvent à l?industrie; elle est même très faible dans les pôles littoraux et
dans l?espace rural.
Des structures d?activités différentes selon le niveau d?urbanisation (poids respectifs de l?industrie et du tertiaire)
ainsi que l?exposition des secteurs industriels présents localement se traduisent par des aptitudes territoriales
inégales face aux dynamiques de développement.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 39
4 - LES DYNAMIQUES DU DEVELOPPEMENT
Des différences résultant pour une faible part d?un effet de structure
Dans les Pays de la Loire comme dans la plupart des
régions françaises, la baisse de l?emploi non salarié, qui
a été continue tout au long de la seconde moitié du XXème
siècle, est désormais enrayée. En fait, il convient de
distinguer deux périodes de part et d?autre de 2000,
année charnière :
La période antérieure, au cours de laquelle l?ensemble
des emplois non salariés a diminué, fortement dans
l?agriculture, plus modérément dans l?industrie, le
commerce et les services ;
La période postérieure à 2000, durant laquelle les
emplois non salariés continuent de diminuer, mais plus
doucement, dans l?agriculture, alors qu?ils amorcent une
hausse dans les autres secteurs (émergence des
professions indépendantes, puis développement de
l?auto-entreprenariat).
De nos jours, la croissance de l?emploi dans les espaces
ruraux continue d?être freinée par l?importance de l?emploi
non salarié, tout particulièrement agricole, même si
l?impact de celui-ci est en recul.
Dans l?ensemble de l?espace rural régional, la part des
emplois non salariés atteignait encore 26 % en 1999,
alors qu?à la même époque elle était de l?ordre de 10 %
dans les grandes villes, de 10 à 15 % dans les villes
moyennes et petites comme dans les pôles ruraux, avec
une représentation plus élevée des emplois tertiaires.
Il n?en reste pas moins que les variations de l?emploi
salarié demeurent autrement déterminantes des
dynamiques de développement de l?emploi global et par
là-même de la multiplication et de la dissémination des
flux domicile-travail.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 40
Confirmation de la dynamique de l?emploi salarié mais creusement des inégalités au sein
de la région
Il n?est pas encore possible de préjuger de l?impact relatif
de la crise qui affecte les économies développées. On
peut néanmoins observer que la croissance du nombre
d?emplois salariés privés a été un fait dans les Pays de la
Loire depuis 1993.
De 1993 à 2000, le taux régional était supérieur de 1,1
point à la moyenne nationale (3,2 % contre 2,1 %). Bien
que sensiblement ralenti après 2000, le rythme annuel
dans la région est demeuré depuis cette date, et jusqu?en
2007 au moins, supérieur de 0,5 à 0,6 point à la
moyenne nationale.
Taux de croissance annuel moyen de l?emploi UNEDIC
En %
périodes France Pays de la Loire Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée
1993 - 2000 2,1 3,2 3,5 2,6 3,1 3,0 3,8
2000 ? 2003 0,7 1,3 1,7 0,5 0,1 0,8 2,5
2003 ? 2007 1,1 1,6 2,5 1,1 0,3 0,3 2,3
2000 - 2007 0,9 1,5 2,1 0,8 0,2 0,5 2,4
Néanmoins, il s?avère qu?à l?instar de ceux de la
population, les rythmes de croissance de l?emploi salarié
privé opposent au sein de la région, mais avec
davantage d?amplitude encore, les deux départements
littoraux aux trois autres.
Cette tendance s?accentue depuis le début des années
2000.
Sur la période 1993-2000, la Mayenne, la Sarthe et le
Maine-et-Loire affichaient des taux élevés proches de la
moyenne régionale.
Sur la dernière période, 2000-2007, le rythme de
croissance des trois départements non littoraux s?est
effondré et se situe sous la moyenne nationale.
Les départements littoraux ont conservé des rythmes
élevés.
La dynamique particulière des territoires urbains et littoraux de Loire-Atlantique et Vendée
depuis 2000
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 41
On ne peut pas établir de corrélation simple entre taille
des villes et rythme de croissance des emplois. Plusieurs
indicateurs permettent en revanche d?établir le tropisme
accru des territoires urbains et littoraux de Loire-
Atlantique et de Vendée.
Absence de corrélation simple entre
taille des villes et rythme de
croissance des emplois ;
- le nombre de villes grandes et moyennes dont le rythme de croissance de l?emploi
salarié privé est supérieur à la moyenne régionale est passé de 5 sur 7 entre 1993
et 2000 à 2 sur 7 entre 2000 et 2007
- le nombre de petites villes dont le rythme de croissance de l?emploi salarié privé
est supérieur à la moyenne régionale est, a contrario, passé de 8 sur 15 entre 1993
et 2000 à 9 sur 15 entre 2000 et 2007
Tropisme des territoires urbains et
littoraux de Loire-Atlantique et de
Vendée
- des villes grandes et moyennes dont le rythme de croissance de l?emploi salarié
privé est supérieur à la moyenne régionale ne subsistent que Nantes et La Roche-
sur-Yon. On constate néanmoins un fort repli sur Saint-Nazaire ;
- des petites villes dont le rythme de croissance de l?emploi salarié privé est
supérieur à la moyenne régionale, 6 des 8 petites villes de Loire Atlantique ou
Vendée sont concernées. Fontenay-le-Comte et Châteaubriant demeurent en
dehors, mais pour Châteaubriant le différentiel négatif avec la moyenne régionale
s?est fortement atténué (de ? 0,5 % par an à ? 0,1%) ;
- pôles littoraux : le différentiel avec le rythme annuel régional de croissance de
l?emploi salarié privé passe de + 1,2 % à + 1,4% ;
- pôles ruraux 44 et 85 : a contrario, le même différentiel passe de + 0,3% à ? 0,4%.
D?autres indicateurs précisent l?évolution d?une période à
l?autre (1993-2000 puis 2000-2007) du nombre d?emplois
nets créés.
On observe un quasi maintien de l?évolution des emplois
sur l?aire urbaine de Nantes et sur celle de la Roche-sur-
Yon, alors qu?elle diminue de 50 % sur l?ensemble de la
région, de 60 à 90 % sur les autres aires urbaines de
plus de 50 000 habitants (à l?exception de Cholet où cette
baisse est limitée à 30 %).
Il existe une plus grande diversité des situations dans les
aires urbaines de moins de 50 000 habitants :
progression à Challans et aux Herbiers, mais aussi à La
Flèche et à Segré, diminution contenue (inférieure à
50 %) dans les autres aires urbaines de Loire-Atlantique
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 42
et de Vendée hormis Fontenay-le-Comte. La baisse est
plus conséquente dans la majorité des petites aires
urbaines de Sarthe et Maine-et-Loire, mais surtout de
Mayenne.
La baisse est forte pour l?ensemble des pôles ruraux et
de l?espace rural, mais il existe une bonne résistance des
pôles littoraux.
En dehors de Nantes, du littoral et du rétro-littoral, une contribution relativement stable
mais plutôt modeste de la sphère résidentielle à la variation de l?emploi
A l?échelle régionale, la contribution de la composante
résidentielle à la variation de l?emploi salarié privé
(UNEDIC) est restée stable, voisine de 1,0 % par an
entre 1993 et 2000 et entre 2000 et 2007.
De surcroît, on distingue Nantes, et plus nettement
encore les villes du littoral et du rétro-littoral, pour
lesquelles la croissance s?élève au-dessus de la
moyenne régionale pour atteindre 1,5 % par an voire
2 %. Pour les autres aires urbaines, elle apparaît assez
homogène : entre 0,4 % et 1,1 % par an.
Sur les pôles ruraux, si la contribution moyenne de la
sphère résidentielle à l?évolution de l?emploi salarié
s?élève aussi à 1 % par an, elle est en revanche
nettement plus variable tout en étant presque toujours
positive.
Sur les pôles littoraux, la contribution de la sphère
résidentielle est systématiquement élevée et
déterminante sur le niveau de progression de l?emploi
salarié général.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 43
Une contribution nettement plus variable, et en baisse, de la sphère productive à la
variation de l?emploi
A l?échelle régionale, la contribution de la composante
productive à la variation de l?emploi salarié privé
(UNEDIC) a chuté, passant de 2,1 % par an entre 1993
et 2000 à 0,4 % entre 2000 et 2007.
La contribution de la composante productive à la
progression de l?emploi reste cependant importante à
Nantes, La Roche sur Yon et dans plusieurs petites aires
urbaines. Elle est certes devenue négative dans d?autres
aires urbaines, mais la baisse correspondante de l?emploi
n?impacte alors que modérément l?évolution générale de
l?emploi local.
Il n?en va pas de même pour les pôles ruraux qui à côté
de certaines hausses significatives peuvent connaître
des baisses d?emplois « productifs » ayant un impact
important voire capital sur le sens de l?évolution générale
de l?emploi local.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 44
Une évolution des emplois de la sphère productive très liée au partage industrie / services
Au niveau régional comme au niveau national, la baisse
caractéristique des emplois dans l?industrie observée
dans les années 2000 est compensée par la hausse
dans le « tertiaire productif ». Elle explique néanmoins le
« coup de frein » porté à la croissance des emplois de la
sphère productive.
Une partie des transferts de l?une vers l?autre est en
apparence artificielle, résultant des politiques
d?externalisations des entreprises, externalisations qui
affectent également le commerce de gros. Ce caractère
artificiel n?est toutefois qu?apparent dans la mesure où les
activités externalisées peuvent être géographiquement
disjointes des entreprises qui en sont à l?origine. D?une
façon générale, les territoires bénéficiaires de créations
d?activités tertiaires relevant de la sphère productive ne
correspondent pas aux territoires affectés par les
disparitions relevant de l?industrie (production proprement
dite).
Il convient donc d?analyser l?évolution globale des
effectifs de la sphère productive avec prudence, en
distinguant l?industrie d?une part, le « tertiaire productif »
d?autre part.
Sur l?ensemble des Pays de la Loire, on compte ainsi
entre 2000 et 2007 environ 2 emplois créés dans le
« tertiaire productif » en contrepartie de 1 supprimé dans
l?industrie. Mais cette généralité cache des disparités
géographiques fortes : il arrive en effet que des territoires
échappent totalement à la désindustrialisation, avec des
créations d?emplois certes peu nombreuses dans
l?industrie, tandis que d?autres sont plus ou moins
lourdement pénalisés. De même, les créations d?emplois
dans le « tertiaire productif » sont inégalement réparties.
Ainsi, on peut distinguer :
? Les territoires pour lesquels on n?a pas ou peu
observé de pertes d?emplois industriels et qui
ont connu dans le même temps une dynamique
forte (supérieure à la moyenne régionale) de
créations d?emplois tertiaires productifs. Le cas
le plus emblématique est celui de Nantes (peu
d?emplois industriels perdus, mais près de 40 %
des créations d?emplois régionaux dans le
tertiaire productif). On doit lui associer La
Roche-sur-Yon, ainsi que les petites villes
d?Ancenis, Challans, Les Herbiers, Segré, La
Ferté-Bernard, Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Cet
ensemble de villes coïncide à peu près avec
celles dont la sphère productive a contribué
pour 1 % par an au moins à l?accroissement de
l?emplois salariés privés au cours de la période
2000-2007 ;
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 45
? Les territoires soumis à une désindustrialisation
relativement forte que la création d?emplois
tertiaires productifs a néanmoins suffi à
compenser : cela concerne les villes d?Angers,
du Mans et de Cholet, de Châteaubriant,
Clisson, et Sablé-sur-Sarthe. Cela s?applique
aussi aux pôles ruraux considérés dans leur
ensemble Ces territoires correspondent à une
contribution de la sphère productive à la
variation de l?emploi salarié privé comprise entre
0 et 1 % par an ;
? Les territoires soumis à une désindustrialisation
relativement forte que la création d?emplois
tertiaires productifs n?a pas suffi à compenser :
on trouve les aires urbaines de Saint-Nazaire,
Laval, Fontenay-le-Comte, Château-Gontier,
Mayenne, Saumur et Les Sables d?Olonne, et
d?assez nombreux pôles ruraux dont les effectifs
de la sphère productive ont diminué, contribuant
à freiner la progression voire à la diminution
d?ensemble de l?emploi salarié privé ;
? Peu concernés par la sphère productive, les
pôles secondaires littoraux qui ne connaissent
pas de dynamique particulière négative
(industrie) ou positive (tertiaire productif).
Des rythmes d?évolution de l?emploi très dépendants du poids de l?industrie et des
dynamiques générales des secteurs d?activités
On a vu précédemment que l?évolution de l?emploi était
dans une certaine mesure conditionnée par la structure
en situation initiale des activités. L?importance de
l?industrie pèse toujours négativement, mais à des degrés
variant localement en fonction des secteurs d?activités
concernés, le tertiaire a au contraire une incidence
systématiquement positive et territorialement plus
homogène.
De ce fait, les écarts entre territoires de la composante
structurelle de l?évolution globale de l?emploi reposent
largement sur les écarts d?exposition à la
désindustrialisation, que celle-ci soit due à des
phénomènes d?externalisation d?activités, ou qu?elle
intervienne dans un cadre plus général. Mais le poids
initial des activités tertiaires qui, lui, profite surtout aux
aires urbaines, contribue aussi à ces écarts.
L?examen pour les 72 pôles étudiés des composantes
structurelle et par complément résiduelle de l?évolution de
l?emploi montre que l?ensemble de ces pôles a bénéficié
d?un effet de structure globalement positif. En d?autres
termes, les diminutions d?emploi auxquelles la présence
et le type d?activités industrielles auraient dû conduire ont
été plus que compensées par la présence et le poids
d?activités tertiaires les plus créatrices d?emplois.
Les villes, notamment les plus importantes, dès lors que
la proportion d?effectifs travaillant dans le tertiaire est plus
élevée voire le tissu d?activités industrielles diversifié,
sont à ces deux titres, mais principalement au premier,
clairement avantagées.
La rareté des activités industrielles sur les pôles littoraux
(à l?exception de Beauvoir-sur-Mer) conduit à des
incidences du même type.
Pour des raisons symétriques, la moitié des pôles ruraux
pâtit d?un effet de structure défavorable. Plusieurs autres
en sont modérément bénéficiaires, c?est le cas en
particulier des pôles à dominante agro-alimentaire un peu
moins exposés que les précédents. Les contre-exemples
de Blain, Chemillé, Doué-la-Fontaine et Saint-Calais
soulignent le caractère stratégique d?activités tertiaires
structurant ces pôles secondaires associés le cas
échéant à des secteurs industriels moins exposés ou
dont le poids limité prête moins à conséquences
défavorables pour l?emploi.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 46
Des dynamiques territoriales dépendantes de facteurs locaux, mais favorisées par un
avantage structurel
Sur la période 2000-2007, le rythme de croissance de
l?emploi salarié (UNEDIC) sur l?ensemble des 72 pôles,
est d?en moyenne 1,6 % par an. Il se décompose à parts
assez voisines entre composantes structurelle (+0,9 %)
et résiduelle (+0,7 %). On note que la composante
parfois dite «locale» (bien que le caractère strictement
géographique puisse lui être étranger) vient globalement
conforter une situation relativement avantagée par la
structure du tissu économique en place. Mais ce n?est
pas partout le cas, l?effet résiduel étant certes positif dans
51 villes, mais également négatif dans 21.
Il est difficile de mesurer a priori ce que recouvre cet effet
résiduel, tant les considérations dites « locales » qui le
fondent, peuvent prendre des acceptions variées. Il est
tout aussi difficile de dégager des types, les
considérations « locales» ayant précisément pour effet
de mettre en évidence des particularismes locaux qui
s?opposent à toute globalisation.
Pour autant, on observe que le handicap structurel (qui
affecte 50 % des pôles ruraux et 10 % des aires
urbaines) s?accompagne dans une proportion non
négligeable ?(40 % des cas) d?un handicap « local ». A
l?inverse, un avantage structurel (qui concerne 50 % des
pôles ruraux et 90 % des aires urbaines) est associé 80
fois sur 100 à un avantage « local ».
Néanmoins, on note aussi que la composante locale,
plus représentative de l?attractivité économique
intrinsèque des territoires que son homologue
structurelle, pèse très positivement et très
particulièrement sur les villes vendéennes et ce malgré
une structure d?activités parfois peu favorable (cas
exemplaires de Mortagne-sur-Sèvre, Les Essarts et La
Mothe-Achard).
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 47
Des emplois non salariés souvent en hausse dans les pôles littoraux et les villes, en
baisse ailleurs
Le processus de diminution continue des emplois non
salariés en oeuvre depuis un siècle et demi semble
enrayé sur la période intercensitaire 1999-2006 : ce
constat général à la France métropolitaine vaut
également pour la région des Pays de la Loire
considérée dans sa globalité. Pour autant, les nuances
territoriales sont encore de rigueur.
Les aires urbaines (grandes, moyennes ou petites) sont
partagées entre « faible variation » (6 villes) et
« augmentation significative » (supérieure à +0,5 % par
an, 14 villes) des effectifs. Seules Sablé-sur-Sarthe et
Segré ont vu leurs emplois non salariés continuer à
diminuer ; les pôles littoraux sont également dans cette
configuration.
Les pôles ruraux sont partagés entre « faible variation »
(13 pôles), « augmentation significative » (supérieure à
+0,5 % par an, 15 pôles) et « diminution significative »
(inférieure à -0, 5 % par an, 15 pôles).
La tendance est plus nettement à la baisse dans l?espace
complémentaire.
Les dynamiques du développement demeurent essentiellement portées par l?emploi salarié privé.
Plus élevée qu?ailleurs en France, la progression de l?emploi salarié en Pays de la Loire l?est principalement dans
les villes de Loire-Atlantique et de Vendée à l?ouest d?un arc de cercle Châteaubriant ? Cholet - Luçon, et ceci
qu?elle qu?en soit la taille. On peut ajouter un nombre plus limité de villes et pôles ruraux des 3 autres
départements.
Cette progression est en partie alimentée par les activités de la sphère résidentielle dont l?impact est commun à la
plupart des territoires, mais accentué près du littoral et dans certaines villes comme Nantes. L?impact est moindre
à l?écart des pôles.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 48
La contribution des activités de la sphère productive est en baisse presque générale mais est restée - modérément
- positive à l?échelle des Pays de la Loire sur la période 2000?2007. Elle est nettement plus aléatoire et sujette à
fluctuations dans l?espace comme dans le temps que celle de son homologue résidentielle. Quelques villes, parmi
lesquelles figurent Nantes et La Roche-sur-Yon (mais pas les autres aires urbaines de plus de 50 000 habitants),
ainsi que plusieurs petites aires urbaines et pôles ruraux ont maintenu une contribution « productive » à la
croissance des emplois sensiblement supérieure à la moyenne régionale et plus rarement supérieure à celle de la
sphère résidentielle. Ceci correspond à des situations de désindustrialisation limitée ou absente associées ou non
à des créations nombreuses dans le tertiaire productif. De telles évolutions sont largement dues aux aires urbaines
de plus de 50 000 habitants qui concentrent l?essentiel des créations d?emplois tertiaires imputables à la sphère
productive mais aussi, en dehors de Nantes et La Roche, à des disparitions d?emplois industriels.
Les villes dont les emplois « productifs » stagnent ou diminuent, généralement petites aires urbaines ou pôles
ruraux, ont en commun une plus ou moins forte désindustrialisation et une inaptitude au moins relative à la
contrebalancer par des créations d?emplois dans le tertiaire productif.
La structure des activités explique dans des proportions comparables à celles des dynamiques proprement locales
le rythme d?évolution régional de l?emploi, notamment salarié. L?avantage va aux aires urbaines les plus
importantes dont le tissu économique est plus tourné vers le tertiaire et dont le tissu industriel
proportionnellement moins présent est le plus souvent moins exposé. L?attractivité particulière de certaines villes
et notamment de la plupart des pôles vendéens constitue l?autre facteur à l?origine des plus forts rythmes de
croissance observés.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 49
5 ? L?AGE, LA CSP, LA FORMATION
Une population plutôt jeune dans les villes principales, plutôt âgée dans les pôles ruraux
et littoraux et dans l?espace rural, des situations contrastées dans les petites villes
A l?exception de Saint-Nazaire et de Cholet, les villes
principales (aires urbaines de plus de 50 000 habitants)
se distinguent par une proportion particulièrement élevée
des 15?29 ans (jeunes en formation ou très jeunes actifs,
très présents à Angers notamment), et par une proportion
faible des 60 ans et plus. A ce titre, ces villes s?opposent
aux petits pôles ruraux ou littoraux ainsi qu?au reste de
l?espace rural. Avec des nuances, les tranches d?âge
médian (30?44 ans, largement corrélée avec 0?14 ans,
et 45?59 ans) y sont plutôt bien représentées.
S?agissant des petites villes, les situations sont plus
contrastées, allant d?une proportion faible des plus de 60
ans à Ancenis, Clisson, mais aussi Les Herbiers,
Mayenne et Sablé-sur-Sarthe, à très élevée à Challans,
Saint-Gilles?Croix?de-Vie, aux Sables d?Olonne et dans
une moindre mesure à Saint-Nazaire. En opposition aux
cinq premières citées, ces villes littorales ont en commun
avec les sept autres petites aires urbaines une forte
représentation des plus de 45 ans et donc une sous-
représentation des plus jeunes.
Des disparités marquées dans la répartition par âge des nouveaux arrivants
La contribution des différentes classes d?âge à la
progression démographique observée entre 1999 et 2006
varie selon les types de territoires :
La tranche 45?60 ans nourrit plus ou moins fortement
cette croissance (entre +0,3 % et +0,9 % par an). Les
contributions les plus fortes sont observées dans les
villes et pôles littoraux. Ceci résulte de l?incidence plus ou
moins prononcée du « papy boom » issu des générations
nombreuses de l?après-guerre.
Les 60 ans et plus peuvent eux aussi impacter fortement
et même très fortement la croissance démographique :
jusqu?à +0,9 % dans les villes et pôles du littoral).
Ancenis et Clisson sont également très convoitées par
cette catégorie de population. Dans les autres villes, sans
être négligeable, leur contribution à la croissance
démographique est plus modérée.
Les contributions des 30?44 ans et , par corollaire, des
0?14 ans, offrent d?importants contrastes. Elles sont
nettement positives à Ancenis, Clisson, dans les pôles
ruraux de l?orbite de Nantes, mais aussi ?phénomène
plus récent? dans la plupart des villes littorales, dans une
moindre mesure à Nantes, La Roche-sur-Yon, dans les
pôles ruraux situés dans l?aire d?influence d?Angers, de
Cholet ou de La Roche-sur-Yon. Elles sont nulles voire
légèrement négatives (diminution des effectifs) dans
certaines villes proches du littoral telles Challans et Les
Sables d?Olonne et dans la majorité des villes de
l?intérieur.
Issus des classes creuses de la fin des années 70 et du
début des années 80, les effectifs des 15?29 ans
diminuent partout, freinant ainsi la progression.
Par rapport à la période intercensitaire antérieure
(années 90), un des changements fondamentaux des
dynamiques observées sur la région réside dans
l?émergence d?une forte croissance démographique de
l?espace rural (par opposition aux aires urbaines et pôles,
ruraux ou littoraux). Cette évolution s?explique par un
élargissement de l?influence urbaine, en particulier en
Loire-Atlantique et en Vendée où le rétro-littoral s?impose
également comme un territoire convoité.
? Les communes de l?espace rural les plus
soumises à influence(s) urbaine(s) forment une
sorte d?espace de transition. Elles se situent
dans ces deux départements et dans une
moindre mesure dans le Maine-et-Loire. Entre
1999 et 2006, le taux de croissance annuel
moyen de la population (TCAM) s?établit à
2,3 % en Loire-Atlantique et 2,9 % en Vendée.
Les TCAM négatifs y sont quasiment
inexistants, les TCAM supérieurs à 1 % sont la
règle générale.
? Le reste de l?espace rural, plus enclavé car
moins soumis à influence urbaine, surtout en
Sarthe et en Mayenne, associe des communes
dont les taux de croissance de population sont
beaucoup plus divers, associant des valeurs
négatives, des valeurs faiblement positives, et
aussi des progressions fortes.
En toute hypothèse, ce sont les populations de moins de
45 ans qui fondent les différences de rythme de
progression observées.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 50
Les cadres dans les grandes villes, les ouvriers dans les petits pôles, des retraités surtout
présents dans les villes du littoral
Les villes grandes et moyennes se distinguent souvent
par une proportion élevée à la fois d?actifs cadres et
professions intermédiaires, qui atteint des sommets à
Nantes, et par une proportion légèrement supérieure à la
moyenne régionale d?employés. Ce constat est
cependant moins net pour Saint-Nazaire et Cholet, de
tradition ouvrière. Les retraités y sont relativement moins
nombreux qu?ailleurs. Les grandes villes connaissent en
outre une part plutôt faible d?ouvriers, alors qu?au
contraire le groupe des « autres inactifs » largement
composé de jeunes en fin d?étude est fortement
représenté, spécialement sur Nantes et Angers.
Si l?on excepte Clisson et dans une moindre mesure
Ancenis qui occupent une position intermédiaire avec les
précédentes, les petites villes accueillent moins de
cadres et professions intermédiaires. L?importance
variable de la population ouvrière dans ces villes tient
largement à leurs fonctions traditionnelles : inférieure à la
moyenne dans les villes proches de la côte et celles dont
le secteur productif est aujourd?hui sinistré comme
Saumur et Fontenay-le-Comte ; élevée à Sablé-sur-
Sarthe, Les Herbiers, La Ferté Bernard ? Sur ces
territoires, la proportion de retraités est également
diverse, mais généralement supérieure à la moyenne
régionale.
Dans les pôles littoraux et plus encore ruraux de
l?intérieur, à plus forte raison dans l?espace rural, la sous-
représentation des actifs d?une façon générale, des
cadres et professions intermédiaires en particulier, est
marquée. Les ouvriers demeurent cependant
relativement nombreux à l?écart des pôles littoraux où les
retraités y sont présents plus qu?ailleurs.
Des disparités marquées dans la répartition sociologique des nouveaux arrivants
La contribution des différentes CSP à la progression du
nombre des plus de 15 ans observée entre 1999 et 2006
est générale mais inégale :
La variation du nombre d?exploitants agricoles et
d?artisans a peu d?impact sur l?évolution des effectifs.
La contribution des cadres et des professions
intermédiaires à la progression des effectifs, est surtout
importante à Nantes, plus encore à Clisson ou Ancenis.
Plus globalement, cette contribution est forte dans
l?ensemble des villes de l?orbite nantaise, ainsi que dans
certaines villes littorales : entre 0,8 et 1,1 % par an. Elle
est un peu plus faible (de l?ordre de 0,5 % à 0,7 % par
an) dans les autres villes grandes et moyennes ainsi que
dans les pôles ruraux sous influence d?une ville de rang
supérieur autre que Nantes. Elle est encore plus faible à
Cholet et dans les villes à l?écart des zones de
développement.
Les employés et, à un degré moindre, les ouvriers
contribuent à la progression démographique hors des
aires urbaines grandes et moyennes, essentiellement
dans les pôles ruraux sous influence d?une ville de rang
supérieur (Nantes principalement). Leur part est
également élevée dans les villes et pôles du littoral, y
compris Saint-Jean-de-Monts et Beauvoir-sur-Mer moins
prisés des cadres et professions intermédiaires.
Toutes les catégories d?actifs participent à la forte
croissance démographique des pôles littoraux, mais
aucune ne s?avère vraiment attirée par les pôles ruraux.
A l?échelle régionale, le rapport entre cadres et
professions intermédiaires d?une part, employés et
ouvriers d?autre part, est estimé à 0,6 en 2006 contre 0,5
en 1999, ce qui traduit un rythme de croissance des
premiers supérieur à celui des seconds.
De fait, sur la période 1999?2006, on compte en Pays de
la Loire 2,1 nouveaux cadres et professions
intermédiaires (0,9 + 1,2) pour 1 employé ou ouvrier
(0,75 + 0,25) supplémentaire.
Pour autant, cet écart d?attractivité vis-à-vis des
nouveaux arrivants entre cadres et professions
intermédiaires d?une part, employés et ouvriers d?autre
part, est loin d?être homogène. Il est maximal (rapport
proche de ou supérieur à 5) dans les principales villes
(Nantes, Angers, Le Mans) où il présente en outre la
particularité de décroître avec l?éloignement du centre. Il
atteint son minimum dans l?espace rural qui accueille à
peu près autant de nouveaux employés ou ouvriers que
de nouveaux cadres ou professions intermédiaires
(rapport voisin de 1) ;
les espaces distants de moins de 10, voire de 20 km
(Nantes) du centre des principales aires urbaines, se
révèlent centrifuges pour les employés et ouvriers [et
leurs familles]. Ceci a mécaniquement pour effet à la fois
d?y ralentir la progression démographique et d?y renforcer
le poids des cadres et professions intermédiaires ? et en
corollaire d?amplifier la rurbanisation des communes
périurbaines plus éloignées en y transformant le paysage
social.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 51
Une population particulièrement diplômée à Nantes et à Angers
Si l?on prend pour champ d?observation les personnes
non scolarisées de plus de 15 ans, les villes principales
abritent une proportion forte de titulaires d?un diplôme de
niveau BAC+2 ou plus élevé : ceux-ci représentent plus
de 25 % à Nantes et Angers, autour de 20 % dans les
villes grandes et moyennes ? un peu plus au Mans, à La
Roche-sur-Yon et à Laval, un peu moins à Saint-Nazaire
et Cholet.
A Ancenis et Clisson, cette proportion avoisine aussi les
20 %, alors qu?elle approche 15 % (tantôt plus, tantôt
moins) dans les petites villes. A cette représentation plus
ou moins forte de titulaires d?un BAC+2 ou plus est
associée une proportion plus ou moins faible de non-
diplômés.
Entre les 22 villes, les disparités de répartition sont par
ailleurs bien plus importantes pour ces catégories de
population fortement ou faiblement diplômées que pour
les catégories intermédiaires, titulaires de CEP, brevet
des collèges, CAP, BAC général ou professionnel.
En revanche, la proportion de non-diplômés, voisine de la
moyenne régionale dans les pôles littoraux et communes
multipolarisées, est nettement plus élevée dans les pôles
ruraux et l?espace rural.
Des disparités marquées dans la répartition des niveaux de formation des nouveaux
arrivants
Dans les villes grandes et moyennes et plus
particulièrement à Nantes, l?augmentation élevée du
nombre de diplômés titulaires du BAC ou d?un diplôme de
niveau supérieur s?accompagne d?une baisse assez
conséquente ? bien que moins massive - du nombre de
personnes pas ou peu diplômées.
A Ancenis et Clisson, où la progression du nombre des
plus diplômés est la plus forte, la baisse des effectifs pas
ou peu diplômés apparaît en revanche très limitée voire
inexistante.
Dans les villes et pôles du littoral, à la croissance
également élevée du nombre de personnes diplômées se
juxtapose une croissance plus ou moins importante mais
surtout très spécifique du nombre des pas ou peu
diplômés.
Les petites villes tout comme les pôles ruraux, se
caractérisent par un apport plus réduit de diplômés
associé à un mouvement de baisse également limité de
personnes peu diplômées.
Les effets générationnels ne sont pas anodins dans ces
analyses, les retraités étant par nature beaucoup moins
diplômés que les 15-30 ans.
Les progressions de population les plus élevées sur la période 1999?2006 sont imputables aux villes du littoral ;
toutes les tranches d?âge, toutes les catégories socio-professionnelles, tous les niveaux de formation y participent.
Les villes littorales sont les seules à enregistrer un apport significatif de personnes dont la formation n?excède pas
le baccalauréat ; concernant les actifs, il s?agit - on l?a vu - d?un phénomène récent. Le rythme de progression est
cependant un peu plus faible à Beauvoir sur Mer ainsi qu?à Saint Jean de Monts en raison d?un moindre attrait pour
les jeunes actifs et leur famille, pour les cadres et professions intermédiaires, pour les personnes ayant un niveau
de formation initiale plus important, ces villes étant au contraire davantage prisées par les (nouveaux) employés et
ouvriers et autant par les (nouveaux) retraités.
Sans atteindre les niveaux des précédents, les rythmes de progression démographique des pôles sous influence
d?une ville de rang supérieur, particulièrement de Nantes, sont supérieurs à la moyenne régionale. La contribution
particulière des cadres et professions intermédiaires d?âge médian explique le niveau plus élevé des pôles proches
de Nantes ; les autres tranches d?âge ainsi que les autres CSP hormis les ouvriers contribuent par ailleurs au
niveau constaté, un peu en retrait des villes littorales. Dans ces villes, le nombre de personnes non titulaires d?un
baccalauréat reste à peu près stable, la croissance démographique est donc absorbée par des personnes de
formation supérieure.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 52
Dans les plus grandes villes, les rythmes de croissance sont assez voisins de la moyenne régionale. A Nantes, les
cadres et professions intermédiaires participent davantage que dans les autres villes grandes et moyennes à une
progression démographique que freine notablement la diminution des effectifs les moins formés.
C?est dans les petites villes et pôles ruraux à l?écart des plus grandes villes que les progressions sont les plus
limitées, ces villes s?avérant moins attractives pour la plupart des catégories de populations à l?exception des plus
âgées, et notamment pour les moins formées.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 53
6 - LES REVENUS
La connaissance des salaires et des retraites, bien que ceux-ci ne constituent pas la totalité des revenus, est
essentielle pour apprécier la contribution des résidents à l?économie locale. Ce chapitre aborde pour 2007 les
revenus, salaires et retraites, des villes grandes et moyennes, des petites villes, des pôles littoraux et des pôles
ruraux. Les villes sont enfin classées en trois catégories selon le rythme de croissance et l?origine des revenus.
Salaires et retraites couvrent 85 à 90 % des revenus déclarés
Le plus souvent, quelle que soit l?échelle considérée, les
salaires et retraites couvrent entre 85 et 90 % des
revenus déclarés au titre de l?Impôt sur le Revenu des
Personnes Physiques.
Le reste de ces revenus, composé des bénéfices
(revenus mixtes des entrepreneurs individuels) d?une
part, de revenus du patrimoine (revenus des capitaux
fonciers et immobiliers) d?autre part, n?est pas disponible
à l?échelle des pôles secondaires (donc hors aires
urbaines).
II faut savoir que ce « reste » est plus important dans les
zones rurales où les bénéfices (souvent agricoles)
occupent une part prépondérante, mais avec les aléas
qui pèsent sur une partie de la population agricole. Il est
également plus fort dans les zones littorales où les
revenus non salariaux et du patrimoine sont un peu plus
élevés ; il est plus faible dans les zones urbaines.
Le fait d?ignorer cette catégorie de revenus conduit par
conséquent à leur sous-estimation, certes modérée en
zones rurales et littorales, mais a priori plus forte qu?en
zone urbaine.
Le niveau de revenu, sa nature (essentiellement sous
forme de salaires et de retraites), le niveau
démographique des populations présentes, à commencer
par celui des populations résidentes, contribuent
diversement au volet résidentiel de l?économie locale. A
ces différences de niveau et de nature de revenu sont
aussi associées des différences de besoins auxquelles
doivent répondre les politiques publiques et privées
mises en oeuvre.
En 2007, sur les 72 territoires étudiés, les salaires
représentent près de 70 % des revenus salariaux et
retraites perçus par les ressortissants, les retraites un
peu plus de 30 %. Le montant moyen par foyer fiscal des
salaires déclarés est supérieur de 30 % à celui des
retraites, mais cette moyenne masque une échelle
d?écart allant selon les villes de 0 à 50 %.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 54
Villes grandes et moyennes : des revenus - plus ou moins - élevés, Nantes en tête
Le poids des salaires dans l?ensemble des revenus de
salaires et retraites des villes grandes et moyennes est
important (71 à 76 %). Il est plus faible (66 %) dans l?aire
urbaine de Saint-Nazaire où le poids des retraités
résidant sur la côte (La Baule, Pornichet) est très élevé.
Nantes se distingue de toutes les autres villes par un
niveau moyen élevé des salaires de ses habitants. Il
figure également dans le groupe de tête pour celui des
retraites.
Les autres grandes villes offrent un niveau assez
homogène des retraites. Le salaire moyen est
légèrement plus faible à Saint-Nazaire notamment.
Les niveaux de salaires des résidents de villes moyennes
sont comparables à ceux des grandes villes autres que
Nantes. Celui des retraites y est en revanche plus faible,
particulièrement à La Roche-sur-Yon.
Nantes et, à un niveau moindre, La Roche-sur-Yon,
économiquement dynamiques, se caractérisent en outre
par un écart salaires ? retraites plus marqué (au profit
des premiers). Cependant, à chacune des villes grandes
et moyennes sont associés des niveaux de revenus tant
salariaux que de retraites plus ou moins sensiblement
supérieurs à la moyenne des villes ligériennes.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 55
Petites villes : une part plus forte de retraites
Les Sables d?Olonne et Saint-Gilles-Croix-de-Vie, villes
littorales, se démarquent nettement par le faible poids
des salaires (54 %) imputable à la fois à la proportion
importante de retraités parmi les foyers fiscaux et au
niveau élevé de leurs pensions ? alors que celui des
salaires se situe dans la moyenne des villes de la région :
ce décalage induit un faible écart de niveaux salaires ?
retraites.
Le poids des salaires dépasse 65 % dans toutes les
autres petites villes et même 75 % à Ancenis, Les
Herbiers et Clisson.
En dehors de Clisson - surtout - et dans une moindre
mesure d?Ancenis et de Mayenne où ils sont élevés, les
niveaux de salaires sont voisins de la moyenne. Clisson
fait en outre partie de la dizaine de villes enregistrant le
plus fort écart de niveaux salaires ? retraites.
Bien qu?inférieur à celui des villes littorales, le niveau des
retraites est relativement élevé à Challans et Saumur. Il
est voisin de la moyenne des villes de la région dans les
autres petites villes, sauf Châteaubriant où il est plus
faible.
Pôles littoraux : des retraites généralement élevées, des salaires variables
Dans les pôles littoraux comme îliens, le poids des
salaires dans l?ensemble des revenus de salaires et
retraites est faible (entre 53 et 62 %). On retrouve là les
caractéristiques déjà observées pour les Sables-
d?Olonne et Saint-Gilles-Croix-de-Vie.
Sans jamais être élevée, l?amplitude salaires ? retraites
est tantôt comparable à celle des deux villes littorales,
tantôt un peu plus élevée.
Nonobstant leur caractère littoral, ces pôles forment un
ensemble hétérogène. Plus que les retraites, les salaires
participent à ces différences. En dehors de Beauvoir-sur-
Mer où il est faible, le niveau des retraites y est en effet
élevé avec un pic absolu à Pornic. Dans ce pôle, les
salaires sont également importants ; ils sont moindres à
Saint-Brevin-les-Pins et Talmont-Saint-Hilaire, et tombent
nettement sous la moyenne régionale ailleurs.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 56
Pôles ruraux : des retraites modestes, des salaires variables
Rares sont les pôles ruraux dont les ressortissants
disposent de revenus importants : lorsqu?ils ne sont pas
dans la moyenne, les niveaux de retraites sont en effet
des plus modestes. Comme pour les pôles littoraux, ce
sont les salaires qui au sein de la catégorie créent les
différences, que l?on retrouve également dans les
contributions respectives des salaires et retraites aux
revenus et qui sont le résultat manifeste des influences
de villes de rang supérieur.
Trois groupes de villes selon le rythme de progression et l?origine des revenus
Entre 2002 et 2007, les revenus exprimés en volume ont
à des rythmes différents crû dans toutes les villes
ligériennes. Dans une ville sur trois, les salaires ont
constitué le principal facteur de cette progression, dans
deux villes sur trois, ce sont les retraites.
Premier groupe
Les plus fortes progressions réelles en volume de
revenus (entre 3 et 6 % par an dans 21 villes, moyenne
4 %) sont à mettre au crédit d?Angers, d?Ancenis, de
Clisson, des 3 petites villes et 5 pôles littoraux ou rétro-
littoraux, ainsi que d?une dizaine de pôles ruraux situés
dans l?orbite de Nantes, d?Angers ou de La Roche-sur-
Yon : il s?agit donc de villes relevant très largement du
type 3 de la typologie exposée dans la synthèse.
Dans les villes et pôles du littoral, les retraites expliquent
plus de la moitié de la croissance des revenus ; ailleurs,
ce sont les salaires qui en constituent la principale
composante. Dans toutes les villes de ce groupe, on
observe une progression des niveaux moyens à la fois de
salaires (+ 0,7 % par an) et de retraites (+ 1,6 % par an) ;
elle se combine à une progression marquée du nombre
de foyers fiscaux (+ 2,5 % par an).
Deuxième groupe
A l?opposé, les plus faibles progressions de revenus
(entre 0 et 2 % par an dans 25 villes, moyenne 1,3 %)
sont le fait du Mans, de Laval et de Cholet, de
Noirmoutier, ainsi que des pôles ruraux classés dans le
type 4 et situés à l?est de « l?arc de développement » de
la typologie exposée dans la synthèse.
Les retraites expliquent globalement près de 90 % de la
croissance des revenus dont elles constituent partout le
principal facteur et 1 fois sur 2 le facteur exclusif. Dans la
moitié des villes, en effet, le niveau moyen de salaires
baisse, matérialisant l?évasion de revenus plus élevés,
dans l?autre, la progression faible ne dépasse que 2 fois
0,5 % par an ; le niveau moyen des retraites progresse
de 1,5 % par an, donc dans une proportion comparable à
celle du groupe précédent ; la progression limitée du
nombre de foyers fiscaux (+ 0,4 % par an) contribue en
outre à la progression faible du volume global des
revenus.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 57
Troisième groupe
Entre les deux précédents figure un groupe intermédiaire
(progression des revenus entre 2 et 3 % par an pour 26
villes, avec une moyenne de 2,5 %). En font partie
Nantes, Saint-Nazaire, La Roche-sur-Yon ainsi que 5 sur
15 des petites villes et 18 sur 43 des pôles ruraux. Ces
derniers se situent aux marges des types 3 et 4 de la
typologie exposée dans la synthèse (existence d?une
faible influence urbaine).
Salaires et retraites contribuent à parts voisines à la
croissance des revenus (léger avantage aux retraites).
Les salaires moyens progressent très légèrement
(+ 0,2 % par an) les retraites à peu près au rythme de
celle des deux groupes précédents (+ 1,7 % par an) la
croissance du nombre de foyers fiscaux se situe dans la
moyenne des 72 villes (1,3 % par an).
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 58
Hiérarchie des salaires et retraites au sein des revenus 2007 par foyer fiscal
Niveaux salaires /
retraites
salaire faible salaire plutôt faible salaire moyen salaire plutôt élevé salaire élevé
retraite élevée L'Île-d'Yeu Les Sables-d'Olonne
Saint-Gilles-Croix-de-Vie
Angers, Le Mans, Saint-
Nazaire, St-Brevin-les-
Pins, Talmont-St-Hilaire
Nantes
Pornic
retraite plutôt élevée Noirmoutier-en-l'Île Saumur, Château-du-
Loir, St-Jean-de-Monts
La Ferté-Bernard, La
Flèche, Bessé-sur-Braye,
Luçon
Laval, Cholet
Challans, Champagné
Retraite moyenne Doué-la-Fontaine,
Le Lude,
Montreuil-Bellay,
Beauvoir-sur-Mer
La Mothe-Achard
Longué-Jumelles
Mamers
Château-Gontier,
Fontenay-le-Comte,
Sablé/Sarthe, Segré,
Chalonnes-sur-Loire,
Pouzauges, St-Macaire-
en-Mauges, St-Pierre-
Montlimart
La Roche-sur-Yon
Ancenis
Mayenne
Montaigu
Clisson
Mortagne/Sèvre
retraite plutôt faible Villaines-la-Juhel Châteaubriant, Baugé
Saint-Calais, Sillé-le-
Guillaume, Vihiers
Beaufort-en-Vallée, Blain,
Chantonnay, Chemillé,
Craon, Ernée, Évron, La
Pommeraye, La Verrie,
Le Lion-d'Angers,
Machecoul, Saint-Fulgent
Les Herbiers
Aizenay
Beaupréau
retraite faible La Châtaigneraie
Saint-Mars-la-Jaille
Candé, Gorron, Les
Essarts, Nozay, Pouancé
St-Laurent/-Sèvre
Le tableau ci-dessus croise les niveaux de retraite et de salaire. La meilleure position est celle de la case en haut à droite (salaire et retraite élevés).
C?est celle de Nantes et Pornic. La position la plus défavorable est celle de la case en bas à gauche (retraite et salaire faibles)
Les revenus des foyers fiscaux reposent principalement sur les salaires et dans une moindre mesure les retraites.
Leur volume, essentiel pour l?économie résidentielle locale, progresse à la fois par la croissance du nombre de
titulaires et par celle du revenu moyen de chacun d?eux.
Les salaires sont proportionnellement plus importants dans les aires urbaines et les pôles ruraux les plus soumis à
leur influence. Sans jamais en constituer la source principale, les retraites occupent une part plus conséquente
dans les villes du littoral où leur niveau est élevé d?une part, dans les pôles ruraux échappant à l?influence urbaine
avec un niveau plus faible d?autre part.
Le rythme de progression du volume de revenus est clairement corrélé avec la représentation des salaires : les
revenus croissent davantage là où vont les salaires, en l?occurrence dans les aires urbaines et les pôles sous
dépendance (cf graphique annexe). Pour autant, les villes littorales se distinguent nettement en raison d?un rythme
de croissance supérieur des revenus résultant à la fois de la forte croissance d?une population mixte de salariés et
de retraités ? et plus seulement de retraités ? et de revenus individuels plus élevés.
Lien ent re t aux de croissance annuel moyen des revenus sur la période 2002-
2007 et part des salaires dans les revenus de salaires & ret rait es
0%
1%
2%
3%
4%
5%
6%
7%
50% 55% 60% 65% 70% 75% 80%
hors lit t oral
lit t oral & rét ro-lit t oral
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 59
7 ? LA MOBILITE RESIDENTIELLE
Ce chapitre a pour but d?étudier la mobilité externe (la population qui vient résider dans la région) et interne (la
population qui a changé de résidence à l?intérieur de la région) entre 1999 et 2006. Les indicateurs utilisés sont :
- le taux de mobilité extra-régionale ou externe qui correspond à la proportion, parmi les personnes de plus de 5
ans, de celles qui ne résidaient pas dans la région 5 ans plus tôt ;
- le taux de mobilité intra?régionale ou interne qui correspond à la proportion, parmi les personnes de plus de 5
ans, de celles qui ne résidaient pas dans leur ville ou pôle de résidence actuelle, 5 ans plus tôt, tout en résidant
dans la région.
Forte mobilité extra-régionale sur le littoral et à Nantes, plus importante pour les
chômeurs, moins pour les retraités
Sur la région, le taux de mobilité extra régionale s?élève
à 7,9 %. Il est de 8,1 % sur l?ensemble des 72 pôles, et
de 7,3 % sur l?espace complémentaire.
On note d?importantes disparités d?attraction selon la
CSP : 4 % pour les retraités, 9 % pour les actifs occupés,
16 % pour les chômeurs. Des écarts importants existent
également concernant la ville d?accueil : 11,4 % pour les
pôles littoraux, 9,5 % pour Nantes, moins de 8 % pour les
autres aires urbaines et pôles ruraux, sauf près du littoral
et des franges régionales.
La contribution des retraités à la mobilité externe est
faible dans les villes grandes et moyennes (moyenne :
0,7 %, Nantes : 0,6 %). Elle est un peu plus élevée dans
les petites villes et pôles ruraux (moyenne : 1,6 %), mais
avec d?importantes disparités, et atteint son maximum sur
les pôles littoraux (moyenne : 4,4 %). Les retraités y sont
à l?origine des records locaux de mobilité externe globale.
Dans l?ensemble sensiblement plus élevée, la
contribution des actifs occupés atteint son maximum (8 %
sur les 9,5 % de la commune) à Nantes, oscille en
moyenne entre 5,5 et 6,5 % dans les autres catégories
de villes et pôles littoraux, mais tombe à 4,5 % sur
l?ensemble des pôles ruraux.
Structurellement plus faible, la contribution des chômeurs
est plus homogène (moyenne : 0,7 %), Nantes arrive
cependant logiquement au-dessus de la moyenne
(0,9 %).
Partout (à l?exception de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et de
deux pôles littoraux) les actifs occupés constituent la
composante principale de migrants extra-régionaux, mais
la proportion, voisine de 50 % près du littoral, monte à
plus de 80 % dans plusieurs villes et pôles ruraux.
Les 4 régions contiguës aux Pays de la Loire
représentent 35 % des migrants extra-régionaux avec
des pointes au-delà de 40 % voire 50 % dans les villes
excentrées de la région et des creux en-deçà de 25 %
sur le littoral. L?Ile-de-France représente 30 % des
arrivées avec des pointes à plus de 35 % sur le littoral et
à près de 35 % sur Nantes, et moins de 30 % ailleurs.
Les autres régions de France et l?étranger contribuent
respectivement à hauteur de, 30 % et 5 %, avec une
distribution plus homogène sur le territoire régional.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 60
Source INSEE RP 2006
Une mobilité intra-régionale nettement plus profitable aux pôles secondaires
Le taux de mobilité intra régionale s?élève à 7,2 % sur
l?ensemble des 72 pôles, il se révèle donc dans
l?ensemble légèrement inférieur au taux de mobilité
externe.
Les disparités de mobilité interne selon la situation par
rapport à l?activité - 3,3 % pour les retraités, 8,5 % pour
les actifs occupés, 10 % pour les chômeurs, sont un peu
moins marquées que les disparités de mobilité externe.
Cela tient à une moindre attraction des pôles régionaux
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 61
sur les actuels chômeurs qui résidaient antérieurement
dans la région que sur ceux qui résidaient à l?extérieur.
En revanche, les disparités liées à la catégorie de villes
d?attraction sont très prononcées : la mobilité externe
l?emporte sur la mobilité interne très nettement à Nantes
et dans une moindre mesure dans les autres grandes
villes puis les pôles îliens, quelle que soit d?ailleurs la
situation du référent vis-à-vis de l?activité (actif occupé,
chômeur, retraité) ; la mobilité interne profite, elle,
davantage aux villes de moindre importance, et donc
principalement aux pôles littoraux et plus encore ruraux.
Comme pour la mobilité externe, les actifs occupés
fournissent l?essentiel du contingent de personnes
mobiles, dans des proportions plus élevées encore.
Il y a lieu de distinguer, parmi les migrants internes, ceux
qui résidaient antérieurement dans une ville de la région
autre que le pôle d?accueil, et ceux qui résidaient dans
l?espace complémentaire. Globalement, les villes de la
région autres que les villes d?accueil contribuent
davantage que l?espace complémentaire aux migrations
vers les villes d?accueil. Mais cette appréciation, pour être
vraie à Nantes, dans les villes grandes et moyennes et
dans les pôles littoraux, doit être fortement nuancée
s?agissant des petites aires urbaines et pôles ruraux
puisqu?elle ne s?y applique qu?une fois sur deux. De
surcroît, l?espace complémentaire contribue fortement et
bien plus encore que les villes à la forte mobilité interne
au profit des pôles ruraux et intervient de façon non
négligeable dans celle, également élevée, des pôles
littoraux.
indicateurs de mobilité 2006 taux de
mobilité
externe
taux de
mobilité
interne
dont contribution des
villes
dont contribution de
l?espace
complémentaire
Nantes
Grandes villes
Villes moyennes
Petites villes
Pôles ruraux
Pôles littoraux
Pôles îliens
9,5
7,5
7,1
8,1
6,1
11,4
7,5
3,6
4,9
7,4
9,7
20,2
15,8
6,2
2,4
3,1
4,3
5,5
7,9
11,7
3,5
1,2
1,9
3,1
4,2
12,3
4,1
2,7
Moyenne des territoires 8,1 7,2 4,0 3,2
Dont contribution des actifs occupés
Dont contribution des chômeurs
Dont contribution des retraités
6,3
0,8
1,0
5,8
0,5
0,9
Lecture du tableau :
(en ligne) pour 100 personnes de plus de 5 ans résidant (en 2006) dans l?aire urbaine de Nantes, 9,5 résidaient 5 ans plus tôt à l?extérieur
de la région et 3,6 résidaient dans la région mais ailleurs qu?à Nantes ; parmi ces-dernières, 2,4 résidaient dans une autre ville de la région
et 1,2 dans l?espace complémentaire ;
(en colonne) pour 100 personnes de plus de 5 ans résidant (en 2006) dans l?un des 72 pôles de la région, 8,1 résidaient à l?extérieur de la
région ; parmi ces-dernières, 6,3 étaient des actifs, 0,8 des chômeurs, 1,0 des retraités.
Entre villes, un bilan migratoire défavorable aux trois villes principales, favorable aux
villes littorales et aux pôles ruraux sous influence
Les flux migratoires (entrants?sortants) générés par les
villes sont significativement1 déficitaires pour les trois
plus importantes, Nantes, Angers, Le Mans, ainsi que
pour certaines villes petites et moyennes (Cholet,
1 En la circonstance, est considéré comme
« significatif » tout flux de valeur absolue supérieure à 200
Châteaubriant, Fontenay-le-Comte, Les Herbiers,
Mayenne, Saumur). Ils sont significativement1
excédentaires pour les aires urbaines et pôles du littoral
ou rétro-littoral tels que Pornic et surtout Saint-Brévin-les-
Pins, ainsi que pour Ancenis et Clisson.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 62
Pour la plupart des pôles ruraux et certains pôles littoraux
caractérisés par des mouvements d?intensité moindre, le
bilan n?est pas significatif ; il est cependant clairement
négatif chez les pôles situés aux franges de la région et
îliens, clairement positif pour certains pôles ruraux sous
influence d?une ville de rang supérieur ? cas de Beaufort-
en-Vallée, Blain, Champagné, Chemillé, Le Lion d?Angers
et Les Essarts.
Source INSEE-RP 2006
Le renouvellement des populations est proportionnellement plus important dans les villes secondaires, pôles
littoraux et ruraux. En effet, plus du quart des résidents (de plus de 5 ans) n?y habitaient pas cinq ans plus tôt,
proportion qui tombe à « seulement » 1 sur 7 ou 8 pour les aires urbaines.
Les pôles ruraux offrent la particularité d?être surtout attractifs pour les populations des Pays de la Loire. Les
grandes villes, Nantes en tête, captent prioritairement des populations extérieures à la région, alors que les petites
aires urbaines et pôles littoraux attirent à parts voisines dans la région et à l?extérieur.
Les migrations interurbaines bénéficient principalement aux villes secondaires de Loire-Atlantique, de l?ouest du
Maine & Loire et de l?ouest de la Vendée, qui profitent de l?attractivité du littoral, de celles de Nantes et dans une
moindre mesure d?Angers. A l?opposé, le bilan migratoire est généralement défavorable, parfois modérément
favorable aux villes sises plus à l?est de la région, quelle qu?en soit la taille, Champagné dans la Sarthe et dans une
moindre mesure Evron en Mayenne faisant figure d?exception.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 63
8 ? LA MOBILITE PROFESSIONNELLE
La mobilité professionnelle sera étudiée principalement à travers la polarisation de l?emploi, l?impact de la
polarisation sur la localisation de la population active, l?impact des variations d?emplois sur la localisation de la
population active. Seront également examinés : la localisation des créations d?emplois, la relation entre création
d?emplois et progression du nombre d?actifs selon les territoires, le renforcement de la spécialisation économique
des pôles avec en parallèle l?émergence d?une déspécialisation au profit des ménages.
L?évolution spatialisée de l?emploi : Nantes accapare une polarisation croissante
Le phénomène de polarisation, à savoir la captation par
les villes et pôles d?une part de plus en plus importante
de l?emploi régional, est évidente dans les Pays de la
Loire.
Les 72 territoires réunissent 81,4 % de l?emploi régional
en 1999, 82,4 % 7 ans plus tard, en raison d?un niveau et
d?un rythme de croissance de l?emploi (+ 158 000 soit
+2,1 % par an) bien supérieur à celui de l?espace
complémentaire (+18 480 soit +1,1 % par an).
La plupart des villes connaissent un rythme de
croissance de l?emploi supérieur à celui de l?espace
complémentaire, et donc contribuent à cette polarisation
accrue. Seules 4 sur 15 des petites villes, 15 sur 43 des
pôles ruraux, 1 sur 5 des pôles littoraux et les deux pôles
îliens n?entrent pas dans cette configuration.
Pour autant, si 50 des 72 territoires polarisent, l?intensité
de cette polarisation est éminemment variable, et les
créations d?emplois se concentrent massivement dans
les villes les plus importantes.
C?est ainsi que sur la période 1999-2006, l?aire urbaine
de Nantes a participé à elle seule à la création nette de
près de 60 000 emplois, soit autant que les six autres
villes grandes et moyennes réunies. Malgré un rythme de
création parfois très élevé, en particulier près du littoral,
les autres villes, petites aires urbaines, pôles ruraux et
pôles littoraux réunis n?ont guère créé plus de 40 000
emplois.
Répartition des créations nettes d?emplois sur la région des
Pays de la Loire entre 1999 et 2006
Répartition des emplois sur la région des Pays de la Loire en
2006
24,2%
10,3%
9,1%
5,3%3,8%3,8%
2,8%
12,3%
17,6%
1,7%
9,1%
Nantes
Angers
Mans
Saint-Nazaire
Roche-sur-
Yon
Laval
Cholet
Petites aires
urbaines
Pôles ruraux
Pôles littoraux
EC
33,6%
9,8%
6,8%5,6%
5,1%
3,3%
2,2%
12,8%
10,4%
2,3%
8,1%
Nantes
Angers
Mans
Saint-Nazaire
Roche-sur-
Yon
Laval
Cholet
Petites aires
urbaines
Pôles ruraux
Pôles littoraux
EC
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 64
L?impact des emplois sur la localisation des actifs occupés
Il convient d?étudier comment se traduit cette polarisation
dans la localisation des actifs. En effet, depuis quatre
décennies environ, lieux de travail et de résidence des
actifs sont non seulement de plus en plus souvent
différents mais encore de plus en plus éloignés l?un de
l?autre.
Une création d?emplois sur un territoire donné peut certes
encore se traduire par une localisation résidentielle sur
ce même territoire, mais désormais lieu de travail et lieu
de résidence sont le plus souvent découplés. Ainsi, de
plus en plus d?actifs travaillent sur un territoire différent
de celui sur lequel ils résident..
L?intensité des flux domicile?travail générés par ces
mouvements conduit à une évolution proportionnée des
jeux d?influences respectives (rayonnement/dépendance)
entre territoires, consécutifs aux variations d?emplois.
Des territoires voient leur nombre d?emplois diminuer à
court terme, mais le nombre d?actifs augmenter, or ceux-
ci sont susceptibles par leur propension à consommer de
créer de l?emploi à plus long terme (s?ils consomment sur
leur territoire de résidence et non sur leur territoire de
travail). Des territoires voient leur influence s?étendre sur
d?autres, lesquels voient leur dépendance aux variations
extérieures de l?emploi augmenter.
L?examen pour l?ensemble des Pays de la Loire et sur la
période 1999?2006 de ce processus montre que si les
flux migratoires internes aux territoires demeurent
largement majoritaires, les progressions migratoires les
plus fortes en rythme sont celles que drainent les
créations d?emplois des villes de la région sur les actifs
résidant ailleurs. Les flux internes aux villes comme à
l?espace complémentaire progressent le plus
modérément.
Migrations domicile-travail par type de territoire
Lieu de résidence Lieu de travail 1999 2006 Taux de croissance
moyen annuel
Ville Même Ville 816 929 882 133 + 1,1 %
Ville Autre Ville 81 452 111 335 + 4,6 %
Ville Espace complémentaire 47 873 57 717 + 2,7 %
Ville Extérieur de la région 23 712 29 143 + 3,0 %
Espace complémentaire Ville 114 524 165 027 + 5,4 %
Espace complémentaire Espace complémentaire 185 834 189 430 + 0,3 %
Espace complémentaire Extérieur région 19 613 24 859 + 3,4 %
Population active occupée 1 289 937 1 459 643 + 1,7 %
Extérieur région Ville 26 954 39 867 + 5,8 %
Extérieur région Espace complémentaire 2 831 8 168 + 16 %
/ Emplois sur la région 1 276 397 1 453 677 + 1,9 %
La dépendance des villes de la région aux emplois offerts
par l?extérieur, mesurée par la part de leurs actifs
occupés résidents qui travaillent en dehors d?elles, varie :
? en fonction directe des rayonnements respectifs
des autres villes de la région, de l?espace
complémentaire et de l?extérieur de la région :
l?intensité de ce rayonnement est liée à la
proximité et à l?importance de ces sources ;
? en fonction inverse du rayonnement local : bien
évidemment, plus l?offre d?emplois locale est
élevée, moins le recours des actifs aux emplois
de l?extérieur est important.
Dans les Pays de la Loire, en 2006, le taux de
dépendance moyen des 72 villes et pôles de la région à
l?emploi extérieur au sens large (autres villes de la région,
espace complémentaire et extérieur de la région) s?élève
à 40 %, mais cette moyenne recouvre de très grandes
variétés de situation, entre 69 % (Saint-Macaire-en-
Mauges) et 9 % (Nantes), et même exceptionnellement
5 % à l?île d?Yeu, chiffre révélateur du caractère très
particulier de la situation purement insulaire. En effet,
Noirmoutier, reliée au continent, est à 21 %.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 65
Le taux de dépendance à l?emploi extérieur
Les taux de dépendance à l?emploi extérieur des
principales villes sont relativement bas et s?expliquent
principalement par une structure étendue en nombre de
communes qui maximise les mouvements internes. Les
taux de dépendance des pôles offrant un faible nombre
d?emplois (ordre de grandeur : moins de 10 000) sont en
revanche plus élevés et surtout extrêmement variables.
L?amplitude mini-maxi ne dépasse pas une quinzaine de
points au sein des villes grandes et moyennes
regroupées, elle atteint ou dépasse trente points dans les
petites villes et pôles littoraux, et même quarante parmi
les pôles ruraux :
? Le taux de dépendance moyen à l?emploi offert
par l?extérieur de la région est de 3 %. La
proportion dépasse 5 % dans une quinzaine de
villes situées aux franges de la région qui toutes
sont des petites villes (4 sur 15) ou des pôles
ruraux (11 sur 43), et donc de faibles
pourvoyeurs d?emplois. Elle dépasse même
15 % à Bessé-sur-Braye et Mamers, deux pôles
ruraux ;
? Le taux de dépendance moyen à l?emploi offert
par l?espace complémentaire est de 13 %, mais
la proportion dépasse 15 % (allant jusqu?à plus
de 25 %) dans 17 villes, 1 petite ville (Les
Herbiers), 1 pôle littoral (Beauvoir-sur-Mer),
mais surtout 15 sur 43 (plus du tiers) des pôles
ruraux, très caractéristiques donc de cette
dépendance à l?espace complémentaire ;
? Le taux de dépendance moyen à l?emploi offert
par d?autres villes de la région est de 24 %,
nettement plus élevé par conséquent ; il
dépasse 15 % dans 48 villes, 9 sur 15 petites
villes, 34 sur 43 pôles ruraux et les 5 pôles
littoraux. Il dépasse 25 % dans 2 petites villes,
27 pôles ruraux, 4 pôles littoraux ; il atteint des
proportions record (plus de 45 %) dans 6 pôles
ruraux : Aizenay, Beaufort-en-Vallée, La Mothe-
Achard, Le Lion d?Angers, Mortagne-sur-Sèvre,
Saint-Macaire-en-Mauges, ainsi que 2 pôles
littoraux, Saint-Brévin-les-Pins et Talmont-Saint-
Hilaire
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 66
Au total, si l?on positionne à 15 % le seuil « significatif »
de dépendance des villes à l?emploi extérieur, on observe
que :
? le taux de dépendance à l?emploi extérieur
toutes composantes confondues se révèle
relativement faible dans les villes grandes et
moyennes ? seules La Roche sur Yon et Cholet
dépassent ce ratio de 15 % tout juste atteint par
Saint-Nazaire ; seule en outre la dépendance de
La Roche-sur-Yon et de Cholet à l?égard
d?autres pôles urbains dépasse 10 % tout en se
situant en-deçà de 15 % (celle de Saint-Nazaire
est estimée entre 7 et 8 %) ;
? une majorité de petites villes en revanche se
révèle dépendante de l?emploi offert par
d?autres, la dépendance à l?espace
complémentaire étant généralement moindre ;
? Les pôles ruraux sont plus ou moins
dépendants, mais le moins dépendant d?entre
eux (Gorron) est plus dépendant que n?importe
quelle ville grande ou moyenne. Il n?est pas rare
en revanche que certains pôles ruraux soient
dépendants à la fois de l?espace
complémentaire et de villes de rang supérieur
voire, ponctuellement, de l?extérieur de la
région ;
? les niveaux moyens de dépendance globale à
l?extérieur des pôles ruraux et littoraux sont très
comparables (et proches de 50 %). Néanmoins,
la dépendance des pôles littoraux est bien plus
forte vis-à-vis des villes que celle des pôles
ruraux qui la doivent principalement à l?espace
complémentaire.
De façon générale, la propension d?un pôle à
bénéficier des retombées des emplois existants
ou des créations d?emplois sur un autre pôle
dépend aussi de leur proximité.
Taux de dépendance aux emplois of ferts à l'extérieur des pôles en
2006
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
0 50 000 100 000 150 000 200 000 250 000 300 000 350 000 400 000
Nombre d'emplois du pôle
Ta
ux
d
e
dé
pe
nd
an
ce
d
es
a
ct
if
s
ré
si
de
nt
s
au
x
em
pl
oi
s
of
fe
rt
s
à
l'e
xt
ér
ie
ur
d
u
pô
le
détail
20%
25%
30%
35%
40%
45%
50%
55%
60%
65%
70%
0 5 000 10 000 15 000 20 000 25 000
Nombre d' emploi s du pôle
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 67
Relation par catégorie de villes entre nombre d?emplois et taux de dépendance à l?extérieur
Catégorie
Nombre d?emplois totaux 2006 par ville
(en milliers)
Taux de dépendance à l?extérieur
minimum maximum moyen minimum maximum moyen
Nantes 350 9
Grandes villes 77 150 120 11 15 12
Villes moyennes 41 55 50 13 24 19
Petites villes 6,5 21 12 18 55 31
Pôles ruraux 1,5 7,8 3 26 69 48
Pôles littoraux 1,6 5,8 4 30 59 47
Pôles îliens 1,8 2,2 2 5 21 13
L?impact des variations d?emplois sur l?évolution de la localisation des actifs occupés
Par tautologie, toute variation (en plus ou en moins) du
niveau de l?emploi entraîne une variation équivalente de
population active occupée.
Pour autant, cette assertion, vraie globalement, est
remise en cause localement par la dépendance à
géométrie variable entre lieu de résidence et lieu de
travail, telle que précédemment mise en évidence sur les
Pays de la Loire.
La propension à l?exurbanisation des actifs travaillant
dans toute ville fait que seule une partie des emplois
créés se traduit localement en actifs occupés. Il en
résulte que, indépendamment de toute pénétration
extérieure, le simple maintien du nombre d?actifs passe
par la création d?un nombre d?emplois équivalent à la
disparition d?actifs induite par l?exurbanisation. toute
absence de création, a fortiori la perte d?emplois conduit
à une baisse plus conséquente encore du nombre
d?actifs. A contrario et en contrepartie, l?extérieur de la
ville qui crée l?emploi reçoit l?arrivée d?actifs sans qu?en la
circonstance une création d?emplois locale n?en soit à
l?origine.
Ce mouvement d?actifs vers l?extérieur admet un
mouvement inverse de même nature mais pas
nécessairement de même ampleur de l?extérieur vers la
ville concernée. Ces entrées et sorties aboutissent à un
solde qui peut être nul ou fortement déséquilibré entre les
territoires.
Toutefois, s?il est vrai que des emplois créés dans
l?espace complémentaire s?accompagnent aussi de
l?arrivée d?actifs dans les villes, une telle occurrence ne
peut induire de mouvements équivalents, tant sont sans
commune mesure les créations d?emplois respectives de
l?espace complémentaire et des villes (rapport de 1 à 8).
Partant de ces constatations basiques, il s?agit
maintenant d?examiner comment se matérialisent dans
l?espace ligérien ces divers jeux d?influences en
analysant les contributions respectives des variations
d?emplois des différentes composantes territoriales à
l?évolution spatiale de localisation des actifs.
Création d?emplois et progression du nombre d?actifs
Globalement, les créations d?emploi sont en nombre
suffisant dans les principales villes et dans les pôles
littoraux pour y induire une progression du nombre
d?actifs.
Elles sont insuffisantes pour qu?il y ait progression du
nombre d?actifs dans la plupart des pôles ruraux.
La contribution des emplois créés entre 1999 et 2006 à la
variation locale du nombre des actifs est significativement
positive (supérieure à 0,5 % par an) pour 16 des 72 villes
et pôles, à savoir l?ensemble des villes grandes et
moyennes à l?exception de Cholet, soit 6 sur 7 d?entre
elles, 2 des 15 petites villes, 4 des 43 pôles ruraux et 4
des 5 pôles littoraux.
Elle est élevée (supérieure à 1 % par an) pour Angers,
Saint-Nazaire, La Roche-sur-Yon, Aizenay, elle devient
même très élevée à Nantes ainsi qu?à Saint-Gilles-Croix-
de-Vie où elle dépasse 1,5 %.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 68
La contribution des emplois créés entre 1999 et 2006 à la
variation locale du nombre des actifs est significativement
négative (inférieure à - 0,5 % par an) pour 29 des 72
villes, 1 petite ville ainsi que 28 des 43 pôles ruraux
parmi lesquels 21 assujettis à une contribution inférieure
à ?1 % par an subissent une forte perte d?autonomie.
Ailleurs (27 villes avec une forte proportion de petites
villes), l?incidence est relativement faible, non significative
au seuil retenu de 0,5 % par an).
Taux de croissance moyen annuel de la population active occupée 1999-2006 dû à la variation d?emplois locaux
Taux (%) Inférieur à -1 entre ?1 et ?0,5 Non significatif de 0,5 à 1 supérieur à 1
Grandes villes
Le Mans Nantes, Angers,
Saint-Nazaire
Villes
moyennes
Cholet Laval La Roche-sur-Yon
Petites villes La Flèche Ancenis, Challans,
Châteaubriant, Château-
Gontier, Clisson, Fontenay-
le-Comte, Les Herbiers,
Mayenne, Les Sables-
d'Olonne,
Sablé-sur-Sarthe, Saumur,
Segré
La Ferté-Bernard Saint-Gilles-Croix-
de-Vie
Pôles littoraux
Beauvoir-sur-Mer, L'Île-d'Yeu,
Noirmoutier-en-l'Île
Pornic, Saint-
Brevin-les-Pins,
Saint-Jean-de-
Monts, Talmont-
Saint-Hilaire
Pôles ruraux Baugé, Beaupréau, Bessé-sur-
Braye, Château-du-Loir, Doué-la-
Fontaine, Ernée, Le Lude, Longué-
Jumelles, Machecoul, Montreuil-
Bellay, Mortagne-sur-Sèvre,
Pouancé, Pouzauges, Saint-Fulgent,
Saint-Laurent-sur-Sèvre, Saint-
Macaire-en-Mauges, Saint-Mars-la-
Jaille, Saint-Pierre-Montlimart, Sillé-
le-Guillaume, Villaines-la-Juhel
Candé, Gorron,
La Pommeraye,
La Verrie,
Le Lion-d'Angers,
Luçon, Mamers
Beaufort-en-Vallée, Blain,
Chalonnes-sur-Loire,
Champagné, Chantonnay,
Chemillé, Craon, Évron,
La Mothe-Achard, Montaigu,
Nozay
La Châtaigneraie,
Les Essarts,
Vihiers
Aizenay
NB : dans chaque case du tableau, les villes sont classées par taux annuel moyen croissant, du plus faible au plus élevé ? dans les deux colonnes de
gauche, l?influence due à l?évolution des emplois locaux diminue, dans les deux de droite, elle augmente
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 69
Hors littoral, on peut estimer à environ 150 par an le seuil
de créations d?emplois nécessaire au maintien du
nombre des actifs. Un tel seuil favorise les villes qui pour
la plupart satisfont cette condition (y compris la majorité
des plus petites, et à commencer bien sûr par Nantes), et
pénalise les pôles ruraux.
Sur le littoral, ce seuil est difficile à évaluer en raison du
nombre limité de pôles concernés. On note néanmoins
qu?il est sensiblement plus bas et que, pour un nombre
équivalent de créations d?emplois, le TCAM (taux de
croissance annuel moyen) de population active occupée
induit par celles-ci serait d?emblée supérieur de 0,5 % à
1,0 % par an sur un pôle littoral à ce qu?il serait sur un
pôle rural, soulignant les importantes disparités de
capacité à retenir des actifs entre ces deux catégories de
pôles.
Au total, par leur capacité à créer des emplois à laquelle
s?ajoute pour les pôles littoraux un « effet littoral », les
villes grandes et moyennes ainsi que les pôles littoraux
ont une capacité intrinsèque à fixer des actifs.
Les pôles ruraux, qui ne sont pas en mesure de créer un
nombre équivalent d?emplois, sont pénalisés par rapport
aux villes, et ils le sont aussi par rapport aux pôles
littoraux de taille équivalente.
Les petites villes occupent à cet égard une situation
intermédiaire, mais il est certain que l?absence d?impact
significatif des variations d?emplois locaux sur celles de la
population active résidente les rend, comme les pôles
ruraux, tributaires de l?extérieur.
L?incidence des variations de l?emploi offert par l?extérieur d?origine et d?intensité diverses
On a vu plus haut que la dépendance des villes
ligériennes à l?emploi offert par l?extérieur réunissait trois
composantes à savoir, l?emploi offert par l?extérieur de la
région des Pays de la Loire, l?emploi offert par l?espace
complémentaire et, l?emploi offert par un autre pôle de la
région .
Le niveau de population active occupée des villes
ligériennes dépend de ces trois sources d?emploi
extérieur. De la même façon, son évolution est liée, à la
hausse ou à la baisse, à celle des emplois que chacune
d?elles génère.
1ère source : une incidence modeste de l?extérieur de
la région ?
Si l?on se réfère au seuil de signification retenu plus haut,
on note que l?évolution de la dépendance à l?emploi offert
à l?extérieur de la région n?est significative pour aucune
ville, ce qui veut dire qu?elle est toujours comprise entre
-0,5 % et +0,5 % par an, même dans les pôles frontaliers
de la région.
2ème source : une incidence relativement modeste,
mais généralement positive de l?espace complé-
mentaire pour certains pôles ruraux et petites aires
urbaines?
Comprise entre ?1 et +1 % par an, l?évolution de la
dépendance d?une ville à l?espace complémentaire peut
être significative sans toutefois être forte, c?est-à-dire
supérieure à 1 %, en plus ou en moins.
Pour 4 petites villes ainsi que pour 18 pôles ruraux et 1
pôle littoral, autrement dit pour 23 villes, l?espace
complémentaire contribue de façon « significativement »
positive mais donc relativement modeste à une
progression de population active.
Dans le cas de 2 pôles ruraux mayennais (Craon et
Villaines-la-Juhel), l?évolution induite est défavorable. En
toute hypothèse, quel que soit l?impact éventuel de villes
tierces, l?articulation de ces villes et du milieu rural qui les
entoure est alors avérée mais ne saurait être considérée
comme importante.
Le tableau ci-après détaille pour chacune des villes et
chacun des pôles le taux de croissance moyen annuel de
la population active occupée expliquée par la variation
d?emplois de l?espace complémentaire.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 70
Taux de croissance moyen annuel de la population active occupée 1999-2006 dû à la variation d?emplois de
l?espace complémentaire
Taux (%) Inférieur à -1 entre ?1 et ?
0,5
Non significatif de 0,5 à 1 supérieur
à 1
Grandes villes Nantes, Angers, Le Mans, Saint-Nazaire, La
Villes moyennes Roche-sur-Yon, Laval, Cholet,
Petites villes Ancenis, Châteaubriant, Château-Gontier,
Clisson, La Ferté-Bernard, La Flèche, Mayenne,
Les Sables-d'Olonne, Sablé-sur-Sarthe, Saint-
Gilles-Croix-de-Vie, Saumur,
Challans, Fontenay-le-
Comte, Les Herbiers,
Segré
Pôles littoraux
Beauvoir-sur-Mer, Pornic, Saint-Brevin-les-Pins,
Saint-Jean-de-Monts, L'Île-d'Yeu, Noirmoutier-en-
l'Île,
Talmont-Saint-Hilaire
Pôles ruraux Craon
Villaines-la-Juhel
Aizenay, Beaufort-en-Vallée, Beaupréau, Blain,
Candé, Chalonnes-sur-Loire, Champagné,
Château-du-Loir, Chemillé, Doué-la-Fontaine, Évron,
La Châtaigneraie,La Verrie, Le Lion-d'Angers,
Longué-Jumelles, Mamers, Montaigu, Montreuil-
Bellay, Nozay, Pouancé, Saint-Calais, Saint-
Macaire-en-Mauges, Saint-Mars-la-Jaille
Baugé, Bessé-sur-Braye,
Chantonnay, Ernée,
Gorron, La Mothe-
Achard, La Pommeraye,
Le Lude, Les Essarts,
Luçon, Machecoul,
Mortagne-sur-Sèvre,
Pouzauges, Saint-
Fulgent, Saint-Laurent-
sur-Sèvre, Saint-Pierre-
Montlimart, Sillé-le-
Guillaume, Vihiers
NB : dans chaque case du tableau, les villes sont classées par taux annuel moyen croissant, du plus faible au plus élevé ? dans les deux colonnes de
gauche, l?influence due à l?évolution des emplois de l?espace complémentaire diminue, dans les 2 de droite, elle augmente
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 71
3ème source : une incidence de villes souvent grandes
ou moyennes pour une trentaine de petites villes et
pôles littoraux ou ruraux? A la différence des deux
précédentes composantes, il arrive que l?impact d?une ou
plusieurs autre(s) ville(s) de la région sur l?évolution de la
population active d?une ville contribue fortement ou très
fortement à la variation de population active occupée.
Ceci se matérialise alors par un gain d?influence.
L?incidence de la variation des emplois d?une ou plusieurs
ville(s) tierce(s) sur l?évolution de la population active
occupée apparaît significative pour 50 des 72 villes. Il est
rare qu?elle soit négative (baisse d?influence de la (des)
ville(s) tierce(s). Seules Mamers et Saint-Calais, sont
dans ce cas. Pour 48 villes, et surtout une trentaine de
petites villes, pôles littoraux et ruraux, la polarisation par
une ville extérieure s?accroît de façon parfois très
substantielle.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 72
Taux de croissance moyen annuel de la population active occupée 1999-2006 dû à la variation d?emplois d?une ou
plusieurs villes ligériennes tierces
supérieur à 1 Taux (%) < -1 entre ?1
et ?0,5
Non significatif de 0,5 à 1
de 1 à 1,5 de 1,5 à 2 > 2
Grandes villes
Nantes, Angers, Le
Mans, Saint-Nazaire
Villes
moyennes
Laval, Cholet La Roche-sur-Yon
Petites villes Châteaubriant, La
Ferté-Bernard,
Fontenay-le-Comte,
Les Herbiers, Sablé-
sur-Sarthe, Saumur
Challans, Château-
Gontier, La Flèche,
Mayenne, Les
Sables-d'Olonne, St-
Gilles-Croix-de-Vie
Segré Ancenis Clisson
Pôles littoraux
L'Île-d'Yeu,
Noirmoutier-en-l'Île
Beauvoir-sur-Mer,
Saint-Jean-de-Monts
Pornic Saint-Brevin-les-
Pins, Talmont-
Saint-Hilaire
Pôles ruraux Mamers
Saint-
Calais
Bessé-sur-Braye,
Château-du-Loir,
Gorron, La
Châtaigneraie, Luçon,
Pouancé, Pouzauges,
Villaines-la-Juhel
Baugé, Chantonnay,
Craon,
Doué-la-Fontaine,
Ernée, Évron, Le
Lude, Mortagne-sur-
Sèvre, Saint-Laurent-
sur-Sèvre
Beaupréau,
Chalonnes-sur-Loire,
La Pommeraye, La
Verrie, Les Essarts,
Longué-Jumelles,
Montaigu, Montreuil-
Bellay, Saint-Fulgent,
Vihiers
Aizenay,
Beaufort-en-Vallée,
Candé,
Champagné,
Chemillé, Saint-
Pierre-Montlimart,
Sillé-le-Guillaume
Blain, La Mothe-
Achard, Le Lion-
d'Angers,
Machecoul,
Nozay, Saint-
Macaire-en-
Mauges, Saint-
Mars-la-Jaille
NB : dans chaque case du tableau, les villes sont classées par taux annuel moyen croissant, du plus faible au plus élevé ? dans les deux colonnes de
gauche, l?influence due à l?évolution des emplois des villes tierces diminue, dans les 2 de droite, elle augmente
Nantes et Angers contribuent chacune 8 fois de façon
« significative » à la croissance de population active de
villes secondaires, La Roche-sur-Yon, 5, Cholet, 4, Le
Mans et Les Sables d?Olonne 2 (cf. le détail des chiffres
en annexe). Le rythme de croissance de la population
active résidant à Ancenis et Clisson et résultant d?emplois
créés à Nantes est particulièrement élevé. Dans une
moindre mesure, c?est également le cas pour Segré de
l?influence d?Angers. Pour le reste, ce sont des pôles
ruraux ou littoraux qui bénéficient d?influences extérieures
émanant tout de même le plus souvent de villes grandes
ou moyennes. A quelques exceptions locales près liées à
la proximité, les petites villes, a fortiori les pôles littoraux
ou ruraux, contribuent au mieux modestement à la
progression de populations actives d?autres villes.
Certaines villes grandes ou moyennes, notamment Saint-
Nazaire et Laval, n?influent que faiblement sur la
population active occupée d?autres villes de la région,
reflétant une modeste évolution de l?emploi, associée ou
non à l?éloignement des villes concernées.
Pour autant, si l?impact des villes grandes et moyennes
sur l?évolution de la population active occupée d?autres
pôles dépend en grande partie du nombre d?emplois que
ces villes ont créés, cette relation n?est pas exclusive.
Ainsi, seulement 10 % des emplois nets créés à Nantes
profitent à d?autres pôles. A l?opposé aucun des emplois
créés à Cholet n?impacte la population active locale, mais
45 % profitent à des villes extérieures.
L?absence de villes grandes et moyennes et le nombre
limité de petites villes sous la dépendance d?autres pôles
met en évidence le fait que si les migrations entre ces
villes ont pu devenir importantes dans l?absolu (en
particulier, flux échangés entre Nantes et Saint-Nazaire),
elles impactent en définitive relativement peu le niveau
de population active de la ville d?accueil surtout lié à celui
des emplois locaux.
Villes bénéficiaires de et villes contributrices à la croissance de la population active occupée
Ville bénéficiaire
Taux de croissance annuel
moyen 199 ? 2006 de la
population active dû à villes
tierces
Contribution ville(s) tierce(s)
Ancenis 1,9 % Nantes 1,4 %
Clisson 2,0 % Nantes 1,6 %
Segré 1,0 % Angers 0,6 %
Aizenay 2,0 % La Roche-sur-Yon 1,3 %
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 73
Beaufort-en-Vallée 1,9 % Angers 1,4 %
Beaupréau 1,3 % Cholet 0,5 %
Blain 2,0 % Nantes 1,9 %
Candé 1,5 % Angers 0,6 %
Angers 0,7 % Chalonnes-sur-Loire 1,1 % La Pommeraye 0,6 %
Champagné 1,7 % Le Mans 1,4 %
Angers 0,9 % Chemillé 1,8 % Cholet 0,5 %
La Roche-sur-Yon 1,4 % La Mothe-Achard 2,8 % Les Sables-d'Olonne 1,4 %
La Pommeraye 1,4 % Angers 0,8 %
La Verrie 1,3 % Les Herbiers 0,9 %
Le Lion-d'Angers 2,7 % Angers 2,4 %
Les Essarts 1,1 % La Roche-sur-Yon 0,9 %
Longué-Jumelles 1,0 % Angers 0,6 %
Nantes 1,6 % Machecoul 2,5 % Challans 0,6 %
Montaigu 1,1 % Nantes 0,5 %
Montreuil-Bellay 1,2 % Saumur 0,9 %
Nozay 2,2 % Nantes 1,9 %
Saint-Fulgent 1,4 % La Roche-sur-Yon 0,6 %
Saint-Macaire-en-Mauges 3,3 % Cholet 2,1 %
Ancenis 1,4 % Saint-Mars-la-Jaille 2,2 % Nantes 0,6 %
Sillé-le-Guillaume 1,5 % Le Mans 0,9 %
Vihiers 1,0 % Cholet 0,7 %
Pornic 1,5 % Nantes 0,8 %
Saint-Nazaire 2,1 %
Pornic 1,2 % Saint-Brevin-les-Pins 3,9 %
Nantes 0,7 %
Les Sables-d'Olonne 2,5 % Talmont-Saint-Hilaire 3,3 % La Roche-sur-Yon 0,6 %
Une spécialisation économique renforcée, mais aussi l?émergence d?une déspécialisation
au profit des ménages
D?une façon générale, les villes étudiées confirment leur
vocation à capter les activités et emplois davantage que
les ménages et actifs correspondants : Le taux de
couverture de l?emploi, (multiplication par 100 du rapport
entre le nombre d?emplois considérés sur le lieu de travail
et celui des actifs occupés au lieu de résidence),
dépasse plus ou moins largement le seuil de 100. Il en
est très proche (supérieur ou égal à 95) pour les trois
exceptions de la région (Saint-Macaire-en-Mauges,
Saint-Brévin-les-Pins, Talmont-Saint-Hilaire).
En outre, cette spécialisation économique est non
seulement confirmée mais encore renforcée pour la
majorité des villes. C?est le cas de l?ensemble des villes
grandes et moyennes ainsi que de 13 des 15 petites
aires urbaines. Entre le recensement de 2006 et celui de
1999, l?écart positif de l?indice observé avec la valeur 100
se creuse.
Cependant, cette règle n?est plus absolue, et l?on assiste
à l?émergence d?une tendance à la déspécialisation
parfois marquée au profit des ménages dans une
vingtaine de villes secondaires, petites aires urbaines
(Fontenay-le-Comte et Mayenne) et surtout pôles ruraux
ou littoraux. Cette évolution indique explicitement que le
rythme de croissance de la population active occupée
des villes considérées devient supérieur à celui des
emplois, parfois accompagne une diminution des
emplois, traduisant un changement de vocation
fonctionnelle caractéristique de villes sous influence.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 74
Faible chez les villes grandes et moyennes dont à commencer par Nantes le développement est avant tout
endogène, la dépendance en niveau de la population active occupée des villes de la région à l?emploi offert à
l?extérieur est plus élevée et surtout très variable chez les petites aires urbaines, pôles ruraux et littoraux :
interviennent dans cette variabilité les influences respectives d?autres villes de la région (souvent), de l?espace
complémentaire et de l?extérieur de la région (plus ponctuellement et moins intensément).
L?impact des emplois de villes tierces sur le niveau de population active d?une ville de la région est lié à la fois au
nombre de ces emplois et, de façon inverse, à l?éloignement des villes émettrices : en proportion du nombre
d?emplois, l?impact de Nantes sur les pôles extérieurs est 2 à 3 fois inférieur à ceux de Cholet et de La Roche sur
Yon et inférieur à celui de la plupart des autres villes grandes et moyennes. Les variations d?emplois dans les villes
émettrices ont sur le niveau de la population active des villes d?accueil des incidences proportionnées : il en
découle que 100 emplois créés à La Roche sur Yon ou Cholet auront une incidence plus forte (sur la population
active occupée) dans les villes « satellites » que 100 emplois créés à Nantes, mais il en sera de même de 100
emplois supprimés (élasticité fonction du niveau de dépendance).
Le rythme de croissance de la population active occupée des villes grandes et moyennes est largement endogène :
il dépend essentiellement de leur capacité à créer des emplois, ce qui renvoie aux potentialités ainsi qu?aux
dynamiques de développement propres.
Lorsqu?il est positif, situation la plus fréquente (47 sur 58), le rythme de variation de la population active occupée
des petites villes, à plus forte raison des pôles ruraux, est principalement exogène : il est alors essentiellement
commandé par l?évolution de l?emploi créé sur d?autres villes généralement grandes ou moyennes de la région, qui
pèse parfois fortement, éventuellement et dans une moindre mesure par celle de l?espace complémentaire ; le plus
souvent, cette pénétration d?influence extérieure s?accompagne d?une stabilité voire d?une perte d?influence locale ;
dans des cas plus rares au premier rang desquels on trouve Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Aizenay, le rythme de
croissance de la population active occupée est amplifié par des créations d?emplois locales.
Les 11 cas sur 58 repérés de baisse de la population active occupée de pôles ruraux s?expliquent par une perte
d?influence locale non compensée par l?extérieur : ces pôles isolés se situent en Maine et Loire, Mayenne ou
Sarthe, mais la frange sud-est de la Vendée n?est guère mieux lotie.
Le rythme de croissance de la population active occupée des pôles littoraux est à la fois endogène et, plus encore,
lié aux emplois d?autres pôles.
Le rythme de croissance de population active occupée des pôles îliens est faible dans toutes ses composantes
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 75
ANNEXES
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 76
Annexe 1
Annexe méthodologique relative à la dépendance de l?emploi salarié (tableau à suivre)
Pour chacune des 72 villes ? aires urbaines, pôles ruraux, littoraux ou îliens, on évalue (à la date de fin 2007) :
- d?une part la dépendance aux « grands » établissements :
? le niveau de dépendance de l?emploi salarié total à celui des établissements industriels occupant 50
salariés ou plus (1) ;
? le niveau de dépendance de l?emploi salarié total à celui des établissements hors industrie occupant 50
salariés ou plus (2) ;
? le niveau de dépendance de l?emploi salarié total à celui de l?ensemble des établissements occupant 50
salariés ou plus (3) = (1) + (2) ;
- d?autre part la dépendance à l?industrie :
? le niveau de dépendance de l?emploi salarié total à celui du premier secteur d?activités industriel (parmi
les 17 de la nomenclature NES 36) (4) ;
? le niveau de dépendance de l?emploi salarié total à celui du deuxième secteur d?activités industriel (parmi
les 17 de la nomenclature NES 36) (5) ;
? le niveau de dépendance de l?emploi salarié total à celui du troisième secteur d?activités industriel (parmi
les 17 de la nomenclature NES 36) (6) ;
? le niveau de dépendance de l?emploi salarié total à celui de l?ensemble des secteurs d?activités industriels
(7) incluant (4)+(5)+(6) ainsi que les 14 secteurs localement les moins représentés.
La référence est la même : c?est l?ensemble des emplois salariés du territoire considéré.
En ce qui concerne la dépendance aux « grands » établissements :
les indicateurs permettent de repérer la dépendance globale de l?emploi salarié aux établissements qualifié de
« grands » (3), en isolant la part imputable à l?industrie (1) et celle qui revient à la construction, au commerce et
aux services (2).
En ce qui concerne la dépendance à l?industrie :
les indicateurs permettent de repérer la dépendance globale de l?emploi salarié du territoire à l?industrie (7), en
isolant la part revenant au plus important secteur à l?échelle locale (4), et celles revenant à chacun des deux
suivants (5) et (6) ; la somme (4)+(5)+(6) correspond à l?indicateur de concentration C3, part des trois premiers
secteurs industriels parmi les 35 activités de la nomenclature. Eventuellement, on peut calculer le rapport
(4)+(5)+(6)/(7) ou indicateur de concentration C?3, part des trois secteurs industriels les mieux représentés
localement parmi les 17 secteurs industriels de la nomenclature.
Dans le tableau suivant, pour un territoire, chaque indicateur est positionné au regard de sa moyenne M (non
pondérée) dans la distribution des valeurs des 72 pôles et de son écart-type ? :
Borne inférieure Borne supérieure Positionnement Transcription
- ? M - 1,5 ? - - Valeur très faible
M - 1,5 ? M - 0,5 ? - Valeur faible
M - 0,5 ? M + 0,5 ? 0 Valeur moyenne
M + 0,5 ? M + 1,5 ? + Valeur élevée
M + 1,5 ? + ? + + Valeur très élevée
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 77
Dépendance de l'emploi salarié total ?
Libellé des territoires
aux
établissements
industriels de
plus de 50
salariés
aux
établissements
tertiaires de
plus de 50
salariés
aux
établissements
de plus de 50
salariés
au
premier
secteur
d'activité
industriel
au
deuxième
secteur
d'activité
industriel
au
troisième
secteur
d'activité
industriel
à
l'industrie
Nantes - + + + - - - -
Angers - + + 0 - - - -
Le Mans - + + + - - - -
Saint-Nazaire 0 0 0 0 - - 0
La Roche-sur-Yon - + + + - - - -
Laval - + 0 - - 0 -
Cholet 0 0 0 - 0 0 0
Ancenis 0 + + 0 + 0 0
Challans - 0 - - 0 0 -
Châteaubriant 0 0 0 - 0 + 0
Château-Gontier 0 0 0 0 + 0 0
Clisson 0 0 0 0 0 0 0
La Ferté-Bernard + + - + 0 0 + +
La Flèche 0 + 0 0 - 0 0
Fontenay-le-Comte - + 0 - - 0 0
Les Herbiers + 0 + 0 + + +
Mayenne 0 0 + - 0 + 0
Les Sables-d'Olonne - 0 - - - - -
Sablé-sur-Sarthe + + - + + 0 + +
Saint-Gilles-Croix-de-Vie 0 0 0 0 0 0 0
Saumur - + 0 - - - -
Segré + - 0 0 + + + + +
Aizenay 0 - 0 + 0 0 +
Baugé - 0 0 0 0 - -
Beaufort-en-Vallée 0 0 0 - - - -
Beaupréau - + - - - - -
Bessé-sur-Braye + + - + + + + + + + +
Blain - - + + + - - - - -
Candé + - 0 0 + + + + +
Chalonnes-sur-Loire 0 - 0 0 + 0 0
Champagné 0 - 0 0 + + + +
Chantonnay + - + + + 0 +
Château-du-Loir + 0 + 0 + + 0 +
Chemillé 0 0 0 - 0 + 0
Craon + 0 0 + 0 0 +
Doué-la-Fontaine - 0 - - - - -
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 78
Ernée 0 0 0 0 0 0 0
Évron + + - + + + + - + +
Gorron 0 0 - 0 0 0 0
La Châtaigneraie - 0 - 0 0 0 0
La Mothe-Achard 0 + + 0 0 + 0
La Pommeraye - 0 - 0 0 - -
La Verrie - + + + 0 0 0 0
Le Lion-d'Angers + + - - 0 - - - - -
Le Lude + + - + + + + - +
Les Essarts 0 0 0 + 0 - 0
Longué-Jumelles + - 0 0 + + + +
Luçon - 0 - - 0 + 0
Machecoul 0 0 0 0 + + + 0
Mamers - 0 0 - 0 - -
Montaigu + + + + + - - +
Montreuil-Bellay + - + 0 + + + + +
Mortagne-sur-Sèvre 0 0 0 0 + + + +
Nozay - 0 - 0 0 0 -
Pouancé + 0 0 + - - 0
Pouzauges + + 0 + + + + 0 0 +
Saint-Calais - + 0 - 0 - -
Saint-Fulgent + + 0 + + + + - - - +
Saint-Laurent-sur-Sèvre + 0 + 0 + + + +
Saint-Macaire-en-Mauges - - - - - 0 0 0 0
Saint-Mars-la-Jaille + + - - 0 + + + + 0 + +
Saint-Pierre-Montlimart 0 0 + 0 + 0 0
Sillé-le-Guillaume + - + + + 0 - +
Vihiers - 0 - - - + - 0
Villaines-la-Juhel 0 + + 0 - 0 0
Beauvoir-sur-Mer 0 - - - + + - 0
Pornic - - 0 - - - - - - -
Saint-Brévin-les-Pins - + 0 - 0 0 -
Saint-Jean-de-Monts - 0 - - 0 - - -
Talmont-Saint-Hilaire 0 - - + - - 0
L'Île-d'Yeu - - - - - - - - - -
Noirmoutier-en-l'Île - - - - - - - -
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 79
Libellé des territoires
Poids de l?industrie
dans l'emploi salarié
local Secteur d'activités industriel n°1
Poids de ce secteur
dans l'emploi salarié
local
Nantes 12,4 %
Industries des équipements
mécaniques 2,2 %
Angers 15,5 % Industries agricoles et alimentaires 3,1 %
Le Mans 15,4 % Industrie automobile 5,0 %
Saint-Nazaire 23,8 %
Construction navale, aéronautique et
ferroviaire 10,2 %
La Roche-sur-Yon 15,3 %
Industries des équipements
mécaniques 4,0 %
Laval 19,3 %
Industries des équipements
mécaniques 3,0 %
Cholet 30,6 % Chimie, caoutchouc, plastiques 8,4 %
Ancenis 33,3 %
Industries des équipements
mécaniques 17,5 %
Challans 19,2 % Industries agricoles et alimentaires 4,4 %
Châteaubriant 29,0 %
Métallurgie et transformation des
métaux 6,9 %
Château-Gontier 31,7 % Industries agricoles et alimentaires 10,4 %
Clisson 30,8 % Industries du bois et du papier 10,1 %
La Ferté-Bernard 50,4 % Industries agricoles et alimentaires 18,4 %
La Flèche 26,2 %
Métallurgie et transformation des
métaux 11,1 %
Fontenay-le-Comte 23,7 %
Industries des équipements
mécaniques 6,7 %
Les Herbiers 39,9 %
Construction navale, aéronautique et
ferroviaire 12,8 %
Mayenne 32,5 % Édition, imprimerie, reproduction 7,8 %
Les Sables-d'Olonne 13,3 %
Construction navale, aéronautique et
ferroviaire 3,8 %
Sablé-sur-Sarthe 50,0 % Industries agricoles et alimentaires 28,2 %
Saint-Gilles-Croix-de-Vie 28,7 %
Construction navale, aéronautique et
ferroviaire 12,6 %
Saumur 19,9 % Industries agricoles et alimentaires 6,0 %
Segré 45,6 % Chimie, caoutchouc, plastiques 16,7 %
Aizenay 38,4 % Chimie, caoutchouc, plastiques 25,1 %
Baugé 19,8 %
Métallurgie et transformation des
métaux 12,4 %
Beaufort-en-Vallée 12,8 % Industries du bois et du papier 6,2 %
Beaupréau 15,4 % Habillement, cuir 6,4 %
Bessé-sur-Braye 66,5 % Industries du bois et du papier 47,0 %
Blain 5,0 %
Industries des équipements
mécaniques 2,2 %
Candé 47,0 % Édition, imprimerie, reproduction 18,9 %
Chalonnes-sur-Loire 32,3 %
Industries des équipements
mécaniques 15,8 %
Champagné 40,3 %
Industrie des composants électriques
et électroniques 14,7 %
Chantonnay 44,2 % Industries agricoles et alimentaires 24,3 %
Château-du-Loir 36,9 %
Industries des équipements
mécaniques 16,8 %
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 80
Libellé des territoires
Poids de l?industrie
dans l'emploi salarié
local Secteur d'activités industriel n°1
Poids de ce secteur
dans l'emploi salarié
local
Chemillé 28,3 %
Métallurgie et transformation des
métaux 6,2 %
Craon 37,7 % Industries agricoles et alimentaires 22,3 %
Doué-la-Fontaine 10,8 % Habillement, cuir 2,9 %
Ernée 34,4 % Industries agricoles et alimentaires 11,1 %
Évron 51,1 % Industries agricoles et alimentaires 37,8 %
Gorron 28,7 %
Industries des équipements
mécaniques 12,5 %
La Châtaigneraie 23,5 % Industries agricoles et alimentaires 12,3 %
La Mothe-Achard 32,3 %
Métallurgie et transformation des
métaux 12,2 %
La Pommeraye 22,7 % Habillement, cuir 11,3 %
La Verrie 24,2 %
Industries des équipements
mécaniques 10,0 %
Le Lion-d'Angers 8,8 % Industries agricoles et alimentaires 7,5 %
Le Lude 44,6 %
Industries des équipements
électriques et électroniques 22,9 %
Les Essarts 30,8 % Industries agricoles et alimentaires 22,4 %
Longué-Jumelles 43,7 %
Métallurgie et transformation des
métaux 19,3 %
Luçon 25,9 % Industrie automobile 7,3 %
Machecoul 31,1 %
Industries des équipements
mécaniques 9,0 %
Mamers 18,9 % Industrie textile 6,8 %
Montaigu 40,3 % Industries agricoles et alimentaires 30,8 %
Montreuil-Bellay 48,2 % Industrie automobile 13,8 %
Mortagne-sur-Sèvre 48,9 % Industries agricoles et alimentaires 9,5 %
Nozay 19,8 % Industries agricoles et alimentaires 9,7 %
Pouancé 29,2 % Chimie, caoutchouc, plastiques 27,6 %
Pouzauges 47,6 % Industries agricoles et alimentaires 36,9 %
Saint-Calais 13,7 %
Industrie des composants électriques
et électroniques 5,0 %
Saint-Fulgent 49,6 % Industries agricoles et alimentaires 49,3 %
Saint-Laurent-sur-Sèvre 43,0 %
Industries des équipements
mécaniques 10,5 %
Saint-Macaire-en-Mauges 28,5 % Habillement, cuir 12,0 %
Saint-Mars-la-Jaille 67,0 % Industries agricoles et alimentaires 46,8 %
Saint-Pierre-Montlimart 29,3 %
Industrie des composants électriques
et électroniques 12,2 %
Sillé-le-Guillaume 46,6 %
Industrie des composants électriques
et électroniques 36,6 %
Vihiers 23,3 % Industries agricoles et alimentaires 8,8 %
Villaines-la-Juhel 26,1 % Édition, imprimerie, reproduction 19,6 %
Beauvoir-sur-Mer 30,9 %
Construction navale, aéronautique et
ferroviaire 20,2 %
Pornic 8,5 % Industries agricoles et alimentaires 4,0 %
Saint-Brevin-les-Pins 16,2 % Industries agricoles et alimentaires 6,2 %
Saint-Jean-de-Monts 14,5 % Industries agricoles et alimentaires 13,2 %
Talmont-Saint-Hilaire 31,9 % Industries agricoles et alimentaires 25,4 %
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 81
Libellé des territoires
Poids de l?industrie
dans l'emploi salarié
local Secteur d'activités industriel n°1
Poids de ce secteur
dans l'emploi salarié
local
L'Île-d'Yeu 6,3 % Industries agricoles et alimentaires 3,7 %
Noirmoutier-en-l'Île 10,6 %
Construction navale, aéronautique et
ferroviaire 6,2 %
Evolution de l'emploi salarié - Base 100 en 2000
50
60
70
80
90
100
110
120
130
140
150
1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
Industries agricoles et alimentaires
Habillement, cuir
Édition, imprimerie, reproduction
Pharmacie, parfumerie et entretien
Industries des équipements du foyer
Industrie automobile
Construction navale, aéronautique et ferroviaire
Industries des équipements mécaniques
Industries des équipements électriques et électroniques
Industries des produits minéraux
Industrie textile
Industries du bois et du papier
Chimie, caoutchouc, plastiques
Métallurgie et transformation des métaux
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 82
Annexe 2
Liste d?indicateurs en vue d?un observatoire des dynamiques territoriales
1) Dynamiques démographiques
Variations sur 2 périodes intercensitaires + trend (à l'année n+2 ou n+3 de l'observatoire)
Taux de croissance annuel moyen de la population (%) :
a) dû au mouvement naturel ;
b) dû au solde migratoire ;
c) Taux de croissance annuel moyen de la population de 15 ans ou plus (%) :
i) dû à actifs ;
ii) dû à retraités ;
iii) dû à inactifs non retraités ;
2) Dynamiques économiques
a) Niveau des moteurs de développement sphères productive, résidentielle, publique (nombre d'emplois
salariés par millier d 'habitants) ;
b) Poids dans l?ensemble des emplois salariés des emplois occupés par les établissements de 50 salariés
ou plus :
i) industrie ;
ii) tertiaire ;
iii) industrie + tertiaire ;
c) Poids dans l?ensemble des emplois salariés des emplois :
i) de l?industrie
ii) du tertiaire
d) Indicateurs de concentration industrielle : C1/n , Cn'/n , C3/n' , où n désigne le nombre d'emplois salariés de
l'ensemble des secteurs d'activités, n' désigne le nombre d'emplois salariés de l'industrie, 1 désigne le 1er
secteur industriel par le nombre d'emplois salariés, 3 désigne les 3 premiers secteurs industriels par le
nombre d'emplois salariés ;
e) Taux de croissance annuel moyen de l?emploi salarié (UNEDIC) (%) :
i) des n dernières années connues :
(1) dû à un effet de structure ;
(2) dû à l'effet résiduel ;
(3) dû à la sphère productive (approximatif, dont industrie / services) ;
(4) dû à la sphère résidentielle (approximatif) ;
ii) des n années précédentes ;
3) Dynamiques résidentielles
a) Taux de mobilité externe = part des résidents de plus de 5 ans résidant en dehors de la région Pays de la
Loire 5 ans auparavant ;
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 83
b) Taux de mobilité interne = part des résidents de plus de 5 ans résidant dans la région Pays de la Loire
mais hors de la ville X de résidence actuelle 5 ans auparavant :
i) résidant dans une ville Y ? X ;
ii) résidant dans l'espace complémentaire (espace à dominante rurale au sens de la carte des
territoires vécus définis en 2002) ;
c) Bilan migratoire entre villes
4) Dynamiques professionnelles
a) Part de l'emploi régional accaparé par les villes ;
b) Stock et évolution du nombre d'emplois et du rythme de variation des emplois au cours de la période
intercensitaire :
i) occupés par des actifs résidant dans la ville X ;
ii) occupés par des actifs résidant dans une ville Y ? X ;
iii) occupés par des actifs résidant dans l'espace complémentaire ;
c) Evolution localisée des actifs occupés et des emplois sur la région des Pays de la Loire ;
d) Taux de croissance annuel moyen de la population active occupée (%) :
(1) dû à la variation du nombre des emplois locaux (X) ;
(2) dû à la variation du nombre des emplois de l'espace complémentaire ;
(3) dû à la variation du nombre des emplois des autres villes de la région (Y) ? dont VGM,
dont Nantes, dont ville X1 autre que Nantes (X1, 1ère ville génératrice) ;
(4) dû à la variation du nombre des emplois de l'extérieur de la région
5) Revenus
a) Poids des salaires dans les revenus de salaires et retraites ;
b) Salaire moyen par foyer fiscal ;
c) Retraite moyenne par foyer fiscal ;
d) Taux de croissance annuel moyen des revenus de salaires et retraites :
global ;
i) dû aux salaires;
ii) dû aux retraites;
e) Taux de croissance annuel moyen du salaire moyen;
f) Taux de croissance annuel moyen de la retraite moyenne
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 84
Annexe 3
Contributions des différents types de rayonnement à la variation de population active
occupée dans les pôles
rayonnement exogène
rayonnement
endogène rayonnement EC
rayonnement autres
villes
Nantes + + + 0 0
Angers + + 0 0
Le Mans + 0 0
Saint-Nazaire + + 0 0
La Roche-sur-Yon + + 0 +
Laval + 0 0
Cholet 0 0 0
Ancenis 0 0 + + +
Challans 0 + +
Châteaubriant 0 0 0
Château-Gontier 0 0 +
Clisson 0 0 + + +
La Ferté-Bernard + 0 0
La Flèche - 0 +
Fontenay-le-Comte 0 + 0
Les Herbiers 0 + 0
Mayenne 0 0 +
Les Sables-d'Olonne 0 0 +
Sablé-sur-Sarthe 0 0 0
Saint-Gilles-Croix-de-Vie + + + 0 +
Saumur 0 0 0
Segré 0 + + +
Aizenay + + 0 + + +
Baugé - - + +
Beaufort-en-Vallée 0 0 + + +
Beaupréau - - 0 + +
Bessé-sur-Braye - - + 0
Blain 0 0 + + +
Candé - 0 + + +
Chalonnes-sur-Loire 0 0 + +
Champagné 0 0 + + +
Chantonnay 0 + +
Château-du-Loir - - 0 0
Chemillé 0 0 + + +
Craon 0 - +
Doué-la-Fontaine - - 0 +
Ernée - - + +
Évron 0 0 +
Gorron - + 0
La Châtaigneraie + 0 0
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 85
rayonnement exogène
rayonnement
endogène rayonnement EC
rayonnement autres
villes
La Mothe-Achard 0 + + + +
La Pommeraye - + + +
La Verrie - 0 + +
Le Lion-d'Angers - 0 + + +
Le Lude - - + +
Les Essarts + + + +
Longué-Jumelles - - 0 + +
Luçon - + 0
Machecoul - - + + + +
Mamers - 0 -
Montaigu 0 0 + +
Montreuil-Bellay - - 0 + +
Mortagne-sur-Sèvre - - + +
Nozay 0 0 + + +
Pouancé - - 0 0
Pouzauges - - + 0
Saint-Calais - - 0 -
Saint-Fulgent - - + + +
Saint-Laurent-sur-Sèvre - - + +
Saint-Macaire-en-Mauges - - 0 + + +
Saint-Mars-la-Jaille - - 0 + + +
Saint-Pierre-Montlimart - - + + + +
Sillé-le-Guillaume - - + + + +
Vihiers + + + +
Villaines-la-Juhel - - - 0
Beauvoir-sur-Mer 0 0 +
Pornic + 0 + + +
Saint-Brevin-les-Pins + 0 + + +
Saint-Jean-de-Monts + 0 +
Talmont-Saint-Hilaire + + + + +
L'Île-d'Yeu 0 0 0
Noirmoutier-en-l'Île 0 0 0
Ont participé aux réunions du Comité de
pilotage
Jean Renard, professeur émérite à l?IGARUN
Bernard Fritsch, professeur à l?IGARUN
Sylviane Le Guyader, SGAR
Agnès Pouillaude, DREAL/SIAL
Christian Rincé, DREAL/SCTE
Philippe Vigneron, DREAL/SCTE
Philippe Pirot, DREAL/SCTE
Jean-Paul Dumonceaux, DREAL/SCTE
Sylvain Le Goff, CETE de l?Ouest
Décembre 2010
Rédaction et réalisation : Sylvain Le Goff tél : 02-40-99-58-31
Service connaissance des territoires et évaluation
Tél : 02.40.99.58.13
Fax : 02.40.99.58.27
Service connaissance des
territoires et évaluation
Division de l'observation,
des études et
des statistiques
Directeur de la publication :
Hubert FERRY-WILCZEK
ISSN 2109-0017
Villes et pôles ruraux_version def janv 2011
(ATTENTION: OPTION t pas aux territoires affectés par les
disparitions relevant de l?industrie (production proprement
dite).
Il convient donc d?analyser l?évolution globale des
effectifs de la sphère productive avec prudence, en
distinguant l?industrie d?une part, le « tertiaire productif »
d?autre part.
Sur l?ensemble des Pays de la Loire, on compte ainsi
entre 2000 et 2007 environ 2 emplois créés dans le
« tertiaire productif » en contrepartie de 1 supprimé dans
l?industrie. Mais cette généralité cache des disparités
géographiques fortes : il arrive en effet que des territoires
échappent totalement à la désindustrialisation, avec des
créations d?emplois certes peu nombreuses dans
l?industrie, tandis que d?autres sont plus ou moins
lourdement pénalisés. De même, les créations d?emplois
dans le « tertiaire productif » sont inégalement réparties.
Ainsi, on peut distinguer :
? Les territoires pour lesquels on n?a pas ou peu
observé de pertes d?emplois industriels et qui
ont connu dans le même temps une dynamique
forte (supérieure à la moyenne régionale) de
créations d?emplois tertiaires productifs. Le cas
le plus emblématique est celui de Nantes (peu
d?emplois industriels perdus, mais près de 40 %
des créations d?emplois régionaux dans le
tertiaire productif). On doit lui associer La
Roche-sur-Yon, ainsi que les petites villes
d?Ancenis, Challans, Les Herbiers, Segré, La
Ferté-Bernard, Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Cet
ensemble de villes coïncide à peu près avec
celles dont la sphère productive a contribué
pour 1 % par an au moins à l?accroissement de
l?emplois salariés privés au cours de la période
2000-2007 ;
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 45
? Les territoires soumis à une désindustrialisation
relativement forte que la création d?emplois
tertiaires productifs a néanmoins suffi à
compenser : cela concerne les villes d?Angers,
du Mans et de Cholet, de Châteaubriant,
Clisson, et Sablé-sur-Sarthe. Cela s?applique
aussi aux pôles ruraux considérés dans leur
ensemble Ces territoires correspondent à une
contribution de la sphère productive à la
variation de l?emploi salarié privé comprise entre
0 et 1 % par an ;
? Les territoires soumis à une désindustrialisation
relativement forte que la création d?emplois
tertiaires productifs n?a pas suffi à compenser :
on trouve les aires urbaines de Saint-Nazaire,
Laval, Fontenay-le-Comte, Château-Gontier,
Mayenne, Saumur et Les Sables d?Olonne, et
d?assez nombreux pôles ruraux dont les effectifs
de la sphère productive ont diminué, contribuant
à freiner la progression voire à la diminution
d?ensemble de l?emploi salarié privé ;
? Peu concernés par la sphère productive, les
pôles secondaires littoraux qui ne connaissent
pas de dynamique particulière négative
(industrie) ou positive (tertiaire productif).
Des rythmes d?évolution de l?emploi très dépendants du poids de l?industrie et des
dynamiques générales des secteurs d?activités
On a vu précédemment que l?évolution de l?emploi était
dans une certaine mesure conditionnée par la structure
en situation initiale des activités. L?importance de
l?industrie pèse toujours négativement, mais à des degrés
variant localement en fonction des secteurs d?activités
concernés, le tertiaire a au contraire une incidence
systématiquement positive et territorialement plus
homogène.
De ce fait, les écarts entre territoires de la composante
structurelle de l?évolution globale de l?emploi reposent
largement sur les écarts d?exposition à la
désindustrialisation, que celle-ci soit due à des
phénomènes d?externalisation d?activités, ou qu?elle
intervienne dans un cadre plus général. Mais le poids
initial des activités tertiaires qui, lui, profite surtout aux
aires urbaines, contribue aussi à ces écarts.
L?examen pour les 72 pôles étudiés des composantes
structurelle et par complément résiduelle de l?évolution de
l?emploi montre que l?ensemble de ces pôles a bénéficié
d?un effet de structure globalement positif. En d?autres
termes, les diminutions d?emploi auxquelles la présence
et le type d?activités industrielles auraient dû conduire ont
été plus que compensées par la présence et le poids
d?activités tertiaires les plus créatrices d?emplois.
Les villes, notamment les plus importantes, dès lors que
la proportion d?effectifs travaillant dans le tertiaire est plus
élevée voire le tissu d?activités industrielles diversifié,
sont à ces deux titres, mais principalement au premier,
clairement avantagées.
La rareté des activités industrielles sur les pôles littoraux
(à l?exception de Beauvoir-sur-Mer) conduit à des
incidences du même type.
Pour des raisons symétriques, la moitié des pôles ruraux
pâtit d?un effet de structure défavorable. Plusieurs autres
en sont modérément bénéficiaires, c?est le cas en
particulier des pôles à dominante agro-alimentaire un peu
moins exposés que les précédents. Les contre-exemples
de Blain, Chemillé, Doué-la-Fontaine et Saint-Calais
soulignent le caractère stratégique d?activités tertiaires
structurant ces pôles secondaires associés le cas
échéant à des secteurs industriels moins exposés ou
dont le poids limité prête moins à conséquences
défavorables pour l?emploi.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 46
Des dynamiques territoriales dépendantes de facteurs locaux, mais favorisées par un
avantage structurel
Sur la période 2000-2007, le rythme de croissance de
l?emploi salarié (UNEDIC) sur l?ensemble des 72 pôles,
est d?en moyenne 1,6 % par an. Il se décompose à parts
assez voisines entre composantes structurelle (+0,9 %)
et résiduelle (+0,7 %). On note que la composante
parfois dite «locale» (bien que le caractère strictement
géographique puisse lui être étranger) vient globalement
conforter une situation relativement avantagée par la
structure du tissu économique en place. Mais ce n?est
pas partout le cas, l?effet résiduel étant certes positif dans
51 villes, mais également négatif dans 21.
Il est difficile de mesurer a priori ce que recouvre cet effet
résiduel, tant les considérations dites « locales » qui le
fondent, peuvent prendre des acceptions variées. Il est
tout aussi difficile de dégager des types, les
considérations « locales» ayant précisément pour effet
de mettre en évidence des particularismes locaux qui
s?opposent à toute globalisation.
Pour autant, on observe que le handicap structurel (qui
affecte 50 % des pôles ruraux et 10 % des aires
urbaines) s?accompagne dans une proportion non
négligeable ?(40 % des cas) d?un handicap « local ». A
l?inverse, un avantage structurel (qui concerne 50 % des
pôles ruraux et 90 % des aires urbaines) est associé 80
fois sur 100 à un avantage « local ».
Néanmoins, on note aussi que la composante locale,
plus représentative de l?attractivité économique
intrinsèque des territoires que son homologue
structurelle, pèse très positivement et très
particulièrement sur les villes vendéennes et ce malgré
une structure d?activités parfois peu favorable (cas
exemplaires de Mortagne-sur-Sèvre, Les Essarts et La
Mothe-Achard).
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 47
Des emplois non salariés souvent en hausse dans les pôles littoraux et les villes, en
baisse ailleurs
Le processus de diminution continue des emplois non
salariés en oeuvre depuis un siècle et demi semble
enrayé sur la période intercensitaire 1999-2006 : ce
constat général à la France métropolitaine vaut
également pour la région des Pays de la Loire
considérée dans sa globalité. Pour autant, les nuances
territoriales sont encore de rigueur.
Les aires urbaines (grandes, moyennes ou petites) sont
partagées entre « faible variation » (6 villes) et
« augmentation significative » (supérieure à +0,5 % par
an, 14 villes) des effectifs. Seules Sablé-sur-Sarthe et
Segré ont vu leurs emplois non salariés continuer à
diminuer ; les pôles littoraux sont également dans cette
configuration.
Les pôles ruraux sont partagés entre « faible variation »
(13 pôles), « augmentation significative » (supérieure à
+0,5 % par an, 15 pôles) et « diminution significative »
(inférieure à -0, 5 % par an, 15 pôles).
La tendance est plus nettement à la baisse dans l?espace
complémentaire.
Les dynamiques du développement demeurent essentiellement portées par l?emploi salarié privé.
Plus élevée qu?ailleurs en France, la progression de l?emploi salarié en Pays de la Loire l?est principalement dans
les villes de Loire-Atlantique et de Vendée à l?ouest d?un arc de cercle Châteaubriant ? Cholet - Luçon, et ceci
qu?elle qu?en soit la taille. On peut ajouter un nombre plus limité de villes et pôles ruraux des 3 autres
départements.
Cette progression est en partie alimentée par les activités de la sphère résidentielle dont l?impact est commun à la
plupart des territoires, mais accentué près du littoral et dans certaines villes comme Nantes. L?impact est moindre
à l?écart des pôles.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 48
La contribution des activités de la sphère productive est en baisse presque générale mais est restée - modérément
- positive à l?échelle des Pays de la Loire sur la période 2000?2007. Elle est nettement plus aléatoire et sujette à
fluctuations dans l?espace comme dans le temps que celle de son homologue résidentielle. Quelques villes, parmi
lesquelles figurent Nantes et La Roche-sur-Yon (mais pas les autres aires urbaines de plus de 50 000 habitants),
ainsi que plusieurs petites aires urbaines et pôles ruraux ont maintenu une contribution « productive » à la
croissance des emplois sensiblement supérieure à la moyenne régionale et plus rarement supérieure à celle de la
sphère résidentielle. Ceci correspond à des situations de désindustrialisation limitée ou absente associées ou non
à des créations nombreuses dans le tertiaire productif. De telles évolutions sont largement dues aux aires urbaines
de plus de 50 000 habitants qui concentrent l?essentiel des créations d?emplois tertiaires imputables à la sphère
productive mais aussi, en dehors de Nantes et La Roche, à des disparitions d?emplois industriels.
Les villes dont les emplois « productifs » stagnent ou diminuent, généralement petites aires urbaines ou pôles
ruraux, ont en commun une plus ou moins forte désindustrialisation et une inaptitude au moins relative à la
contrebalancer par des créations d?emplois dans le tertiaire productif.
La structure des activités explique dans des proportions comparables à celles des dynamiques proprement locales
le rythme d?évolution régional de l?emploi, notamment salarié. L?avantage va aux aires urbaines les plus
importantes dont le tissu économique est plus tourné vers le tertiaire et dont le tissu industriel
proportionnellement moins présent est le plus souvent moins exposé. L?attractivité particulière de certaines villes
et notamment de la plupart des pôles vendéens constitue l?autre facteur à l?origine des plus forts rythmes de
croissance observés.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 49
5 ? L?AGE, LA CSP, LA FORMATION
Une population plutôt jeune dans les villes principales, plutôt âgée dans les pôles ruraux
et littoraux et dans l?espace rural, des situations contrastées dans les petites villes
A l?exception de Saint-Nazaire et de Cholet, les villes
principales (aires urbaines de plus de 50 000 habitants)
se distinguent par une proportion particulièrement élevée
des 15?29 ans (jeunes en formation ou très jeunes actifs,
très présents à Angers notamment), et par une proportion
faible des 60 ans et plus. A ce titre, ces villes s?opposent
aux petits pôles ruraux ou littoraux ainsi qu?au reste de
l?espace rural. Avec des nuances, les tranches d?âge
médian (30?44 ans, largement corrélée avec 0?14 ans,
et 45?59 ans) y sont plutôt bien représentées.
S?agissant des petites villes, les situations sont plus
contrastées, allant d?une proportion faible des plus de 60
ans à Ancenis, Clisson, mais aussi Les Herbiers,
Mayenne et Sablé-sur-Sarthe, à très élevée à Challans,
Saint-Gilles?Croix?de-Vie, aux Sables d?Olonne et dans
une moindre mesure à Saint-Nazaire. En opposition aux
cinq premières citées, ces villes littorales ont en commun
avec les sept autres petites aires urbaines une forte
représentation des plus de 45 ans et donc une sous-
représentation des plus jeunes.
Des disparités marquées dans la répartition par âge des nouveaux arrivants
La contribution des différentes classes d?âge à la
progression démographique observée entre 1999 et 2006
varie selon les types de territoires :
La tranche 45?60 ans nourrit plus ou moins fortement
cette croissance (entre +0,3 % et +0,9 % par an). Les
contributions les plus fortes sont observées dans les
villes et pôles littoraux. Ceci résulte de l?incidence plus ou
moins prononcée du « papy boom » issu des générations
nombreuses de l?après-guerre.
Les 60 ans et plus peuvent eux aussi impacter fortement
et même très fortement la croissance démographique :
jusqu?à +0,9 % dans les villes et pôles du littoral).
Ancenis et Clisson sont également très convoitées par
cette catégorie de population. Dans les autres villes, sans
être négligeable, leur contribution à la croissance
démographique est plus modérée.
Les contributions des 30?44 ans et , par corollaire, des
0?14 ans, offrent d?importants contrastes. Elles sont
nettement positives à Ancenis, Clisson, dans les pôles
ruraux de l?orbite de Nantes, mais aussi ?phénomène
plus récent? dans la plupart des villes littorales, dans une
moindre mesure à Nantes, La Roche-sur-Yon, dans les
pôles ruraux situés dans l?aire d?influence d?Angers, de
Cholet ou de La Roche-sur-Yon. Elles sont nulles voire
légèrement négatives (diminution des effectifs) dans
certaines villes proches du littoral telles Challans et Les
Sables d?Olonne et dans la majorité des villes de
l?intérieur.
Issus des classes creuses de la fin des années 70 et du
début des années 80, les effectifs des 15?29 ans
diminuent partout, freinant ainsi la progression.
Par rapport à la période intercensitaire antérieure
(années 90), un des changements fondamentaux des
dynamiques observées sur la région réside dans
l?émergence d?une forte croissance démographique de
l?espace rural (par opposition aux aires urbaines et pôles,
ruraux ou littoraux). Cette évolution s?explique par un
élargissement de l?influence urbaine, en particulier en
Loire-Atlantique et en Vendée où le rétro-littoral s?impose
également comme un territoire convoité.
? Les communes de l?espace rural les plus
soumises à influence(s) urbaine(s) forment une
sorte d?espace de transition. Elles se situent
dans ces deux départements et dans une
moindre mesure dans le Maine-et-Loire. Entre
1999 et 2006, le taux de croissance annuel
moyen de la population (TCAM) s?établit à
2,3 % en Loire-Atlantique et 2,9 % en Vendée.
Les TCAM négatifs y sont quasiment
inexistants, les TCAM supérieurs à 1 % sont la
règle générale.
? Le reste de l?espace rural, plus enclavé car
moins soumis à influence urbaine, surtout en
Sarthe et en Mayenne, associe des communes
dont les taux de croissance de population sont
beaucoup plus divers, associant des valeurs
négatives, des valeurs faiblement positives, et
aussi des progressions fortes.
En toute hypothèse, ce sont les populations de moins de
45 ans qui fondent les différences de rythme de
progression observées.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 50
Les cadres dans les grandes villes, les ouvriers dans les petits pôles, des retraités surtout
présents dans les villes du littoral
Les villes grandes et moyennes se distinguent souvent
par une proportion élevée à la fois d?actifs cadres et
professions intermédiaires, qui atteint des sommets à
Nantes, et par une proportion légèrement supérieure à la
moyenne régionale d?employés. Ce constat est
cependant moins net pour Saint-Nazaire et Cholet, de
tradition ouvrière. Les retraités y sont relativement moins
nombreux qu?ailleurs. Les grandes villes connaissent en
outre une part plutôt faible d?ouvriers, alors qu?au
contraire le groupe des « autres inactifs » largement
composé de jeunes en fin d?étude est fortement
représenté, spécialement sur Nantes et Angers.
Si l?on excepte Clisson et dans une moindre mesure
Ancenis qui occupent une position intermédiaire avec les
précédentes, les petites villes accueillent moins de
cadres et professions intermédiaires. L?importance
variable de la population ouvrière dans ces villes tient
largement à leurs fonctions traditionnelles : inférieure à la
moyenne dans les villes proches de la côte et celles dont
le secteur productif est aujourd?hui sinistré comme
Saumur et Fontenay-le-Comte ; élevée à Sablé-sur-
Sarthe, Les Herbiers, La Ferté Bernard ? Sur ces
territoires, la proportion de retraités est également
diverse, mais généralement supérieure à la moyenne
régionale.
Dans les pôles littoraux et plus encore ruraux de
l?intérieur, à plus forte raison dans l?espace rural, la sous-
représentation des actifs d?une façon générale, des
cadres et professions intermédiaires en particulier, est
marquée. Les ouvriers demeurent cependant
relativement nombreux à l?écart des pôles littoraux où les
retraités y sont présents plus qu?ailleurs.
Des disparités marquées dans la répartition sociologique des nouveaux arrivants
La contribution des différentes CSP à la progression du
nombre des plus de 15 ans observée entre 1999 et 2006
est générale mais inégale :
La variation du nombre d?exploitants agricoles et
d?artisans a peu d?impact sur l?évolution des effectifs.
La contribution des cadres et des professions
intermédiaires à la progression des effectifs, est surtout
importante à Nantes, plus encore à Clisson ou Ancenis.
Plus globalement, cette contribution est forte dans
l?ensemble des villes de l?orbite nantaise, ainsi que dans
certaines villes littorales : entre 0,8 et 1,1 % par an. Elle
est un peu plus faible (de l?ordre de 0,5 % à 0,7 % par
an) dans les autres villes grandes et moyennes ainsi que
dans les pôles ruraux sous influence d?une ville de rang
supérieur autre que Nantes. Elle est encore plus faible à
Cholet et dans les villes à l?écart des zones de
développement.
Les employés et, à un degré moindre, les ouvriers
contribuent à la progression démographique hors des
aires urbaines grandes et moyennes, essentiellement
dans les pôles ruraux sous influence d?une ville de rang
supérieur (Nantes principalement). Leur part est
également élevée dans les villes et pôles du littoral, y
compris Saint-Jean-de-Monts et Beauvoir-sur-Mer moins
prisés des cadres et professions intermédiaires.
Toutes les catégories d?actifs participent à la forte
croissance démographique des pôles littoraux, mais
aucune ne s?avère vraiment attirée par les pôles ruraux.
A l?échelle régionale, le rapport entre cadres et
professions intermédiaires d?une part, employés et
ouvriers d?autre part, est estimé à 0,6 en 2006 contre 0,5
en 1999, ce qui traduit un rythme de croissance des
premiers supérieur à celui des seconds.
De fait, sur la période 1999?2006, on compte en Pays de
la Loire 2,1 nouveaux cadres et professions
intermédiaires (0,9 + 1,2) pour 1 employé ou ouvrier
(0,75 + 0,25) supplémentaire.
Pour autant, cet écart d?attractivité vis-à-vis des
nouveaux arrivants entre cadres et professions
intermédiaires d?une part, employés et ouvriers d?autre
part, est loin d?être homogène. Il est maximal (rapport
proche de ou supérieur à 5) dans les principales villes
(Nantes, Angers, Le Mans) où il présente en outre la
particularité de décroître avec l?éloignement du centre. Il
atteint son minimum dans l?espace rural qui accueille à
peu près autant de nouveaux employés ou ouvriers que
de nouveaux cadres ou professions intermédiaires
(rapport voisin de 1) ;
les espaces distants de moins de 10, voire de 20 km
(Nantes) du centre des principales aires urbaines, se
révèlent centrifuges pour les employés et ouvriers [et
leurs familles]. Ceci a mécaniquement pour effet à la fois
d?y ralentir la progression démographique et d?y renforcer
le poids des cadres et professions intermédiaires ? et en
corollaire d?amplifier la rurbanisation des communes
périurbaines plus éloignées en y transformant le paysage
social.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 51
Une population particulièrement diplômée à Nantes et à Angers
Si l?on prend pour champ d?observation les personnes
non scolarisées de plus de 15 ans, les villes principales
abritent une proportion forte de titulaires d?un diplôme de
niveau BAC+2 ou plus élevé : ceux-ci représentent plus
de 25 % à Nantes et Angers, autour de 20 % dans les
villes grandes et moyennes ? un peu plus au Mans, à La
Roche-sur-Yon et à Laval, un peu moins à Saint-Nazaire
et Cholet.
A Ancenis et Clisson, cette proportion avoisine aussi les
20 %, alors qu?elle approche 15 % (tantôt plus, tantôt
moins) dans les petites villes. A cette représentation plus
ou moins forte de titulaires d?un BAC+2 ou plus est
associée une proportion plus ou moins faible de non-
diplômés.
Entre les 22 villes, les disparités de répartition sont par
ailleurs bien plus importantes pour ces catégories de
population fortement ou faiblement diplômées que pour
les catégories intermédiaires, titulaires de CEP, brevet
des collèges, CAP, BAC général ou professionnel.
En revanche, la proportion de non-diplômés, voisine de la
moyenne régionale dans les pôles littoraux et communes
multipolarisées, est nettement plus élevée dans les pôles
ruraux et l?espace rural.
Des disparités marquées dans la répartition des niveaux de formation des nouveaux
arrivants
Dans les villes grandes et moyennes et plus
particulièrement à Nantes, l?augmentation élevée du
nombre de diplômés titulaires du BAC ou d?un diplôme de
niveau supérieur s?accompagne d?une baisse assez
conséquente ? bien que moins massive - du nombre de
personnes pas ou peu diplômées.
A Ancenis et Clisson, où la progression du nombre des
plus diplômés est la plus forte, la baisse des effectifs pas
ou peu diplômés apparaît en revanche très limitée voire
inexistante.
Dans les villes et pôles du littoral, à la croissance
également élevée du nombre de personnes diplômées se
juxtapose une croissance plus ou moins importante mais
surtout très spécifique du nombre des pas ou peu
diplômés.
Les petites villes tout comme les pôles ruraux, se
caractérisent par un apport plus réduit de diplômés
associé à un mouvement de baisse également limité de
personnes peu diplômées.
Les effets générationnels ne sont pas anodins dans ces
analyses, les retraités étant par nature beaucoup moins
diplômés que les 15-30 ans.
Les progressions de population les plus élevées sur la période 1999?2006 sont imputables aux villes du littoral ;
toutes les tranches d?âge, toutes les catégories socio-professionnelles, tous les niveaux de formation y participent.
Les villes littorales sont les seules à enregistrer un apport significatif de personnes dont la formation n?excède pas
le baccalauréat ; concernant les actifs, il s?agit - on l?a vu - d?un phénomène récent. Le rythme de progression est
cependant un peu plus faible à Beauvoir sur Mer ainsi qu?à Saint Jean de Monts en raison d?un moindre attrait pour
les jeunes actifs et leur famille, pour les cadres et professions intermédiaires, pour les personnes ayant un niveau
de formation initiale plus important, ces villes étant au contraire davantage prisées par les (nouveaux) employés et
ouvriers et autant par les (nouveaux) retraités.
Sans atteindre les niveaux des précédents, les rythmes de progression démographique des pôles sous influence
d?une ville de rang supérieur, particulièrement de Nantes, sont supérieurs à la moyenne régionale. La contribution
particulière des cadres et professions intermédiaires d?âge médian explique le niveau plus élevé des pôles proches
de Nantes ; les autres tranches d?âge ainsi que les autres CSP hormis les ouvriers contribuent par ailleurs au
niveau constaté, un peu en retrait des villes littorales. Dans ces villes, le nombre de personnes non titulaires d?un
baccalauréat reste à peu près stable, la croissance démographique est donc absorbée par des personnes de
formation supérieure.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 52
Dans les plus grandes villes, les rythmes de croissance sont assez voisins de la moyenne régionale. A Nantes, les
cadres et professions intermédiaires participent davantage que dans les autres villes grandes et moyennes à une
progression démographique que freine notablement la diminution des effectifs les moins formés.
C?est dans les petites villes et pôles ruraux à l?écart des plus grandes villes que les progressions sont les plus
limitées, ces villes s?avérant moins attractives pour la plupart des catégories de populations à l?exception des plus
âgées, et notamment pour les moins formées.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 53
6 - LES REVENUS
La connaissance des salaires et des retraites, bien que ceux-ci ne constituent pas la totalité des revenus, est
essentielle pour apprécier la contribution des résidents à l?économie locale. Ce chapitre aborde pour 2007 les
revenus, salaires et retraites, des villes grandes et moyennes, des petites villes, des pôles littoraux et des pôles
ruraux. Les villes sont enfin classées en trois catégories selon le rythme de croissance et l?origine des revenus.
Salaires et retraites couvrent 85 à 90 % des revenus déclarés
Le plus souvent, quelle que soit l?échelle considérée, les
salaires et retraites couvrent entre 85 et 90 % des
revenus déclarés au titre de l?Impôt sur le Revenu des
Personnes Physiques.
Le reste de ces revenus, composé des bénéfices
(revenus mixtes des entrepreneurs individuels) d?une
part, de revenus du patrimoine (revenus des capitaux
fonciers et immobiliers) d?autre part, n?est pas disponible
à l?échelle des pôles secondaires (donc hors aires
urbaines).
II faut savoir que ce « reste » est plus important dans les
zones rurales où les bénéfices (souvent agricoles)
occupent une part prépondérante, mais avec les aléas
qui pèsent sur une partie de la population agricole. Il est
également plus fort dans les zones littorales où les
revenus non salariaux et du patrimoine sont un peu plus
élevés ; il est plus faible dans les zones urbaines.
Le fait d?ignorer cette catégorie de revenus conduit par
conséquent à leur sous-estimation, certes modérée en
zones rurales et littorales, mais a priori plus forte qu?en
zone urbaine.
Le niveau de revenu, sa nature (essentiellement sous
forme de salaires et de retraites), le niveau
démographique des populations présentes, à commencer
par celui des populations résidentes, contribuent
diversement au volet résidentiel de l?économie locale. A
ces différences de niveau et de nature de revenu sont
aussi associées des différences de besoins auxquelles
doivent répondre les politiques publiques et privées
mises en oeuvre.
En 2007, sur les 72 territoires étudiés, les salaires
représentent près de 70 % des revenus salariaux et
retraites perçus par les ressortissants, les retraites un
peu plus de 30 %. Le montant moyen par foyer fiscal des
salaires déclarés est supérieur de 30 % à celui des
retraites, mais cette moyenne masque une échelle
d?écart allant selon les villes de 0 à 50 %.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 54
Villes grandes et moyennes : des revenus - plus ou moins - élevés, Nantes en tête
Le poids des salaires dans l?ensemble des revenus de
salaires et retraites des villes grandes et moyennes est
important (71 à 76 %). Il est plus faible (66 %) dans l?aire
urbaine de Saint-Nazaire où le poids des retraités
résidant sur la côte (La Baule, Pornichet) est très élevé.
Nantes se distingue de toutes les autres villes par un
niveau moyen élevé des salaires de ses habitants. Il
figure également dans le groupe de tête pour celui des
retraites.
Les autres grandes villes offrent un niveau assez
homogène des retraites. Le salaire moyen est
légèrement plus faible à Saint-Nazaire notamment.
Les niveaux de salaires des résidents de villes moyennes
sont comparables à ceux des grandes villes autres que
Nantes. Celui des retraites y est en revanche plus faible,
particulièrement à La Roche-sur-Yon.
Nantes et, à un niveau moindre, La Roche-sur-Yon,
économiquement dynamiques, se caractérisent en outre
par un écart salaires ? retraites plus marqué (au profit
des premiers). Cependant, à chacune des villes grandes
et moyennes sont associés des niveaux de revenus tant
salariaux que de retraites plus ou moins sensiblement
supérieurs à la moyenne des villes ligériennes.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 55
Petites villes : une part plus forte de retraites
Les Sables d?Olonne et Saint-Gilles-Croix-de-Vie, villes
littorales, se démarquent nettement par le faible poids
des salaires (54 %) imputable à la fois à la proportion
importante de retraités parmi les foyers fiscaux et au
niveau élevé de leurs pensions ? alors que celui des
salaires se situe dans la moyenne des villes de la région :
ce décalage induit un faible écart de niveaux salaires ?
retraites.
Le poids des salaires dépasse 65 % dans toutes les
autres petites villes et même 75 % à Ancenis, Les
Herbiers et Clisson.
En dehors de Clisson - surtout - et dans une moindre
mesure d?Ancenis et de Mayenne où ils sont élevés, les
niveaux de salaires sont voisins de la moyenne. Clisson
fait en outre partie de la dizaine de villes enregistrant le
plus fort écart de niveaux salaires ? retraites.
Bien qu?inférieur à celui des villes littorales, le niveau des
retraites est relativement élevé à Challans et Saumur. Il
est voisin de la moyenne des villes de la région dans les
autres petites villes, sauf Châteaubriant où il est plus
faible.
Pôles littoraux : des retraites généralement élevées, des salaires variables
Dans les pôles littoraux comme îliens, le poids des
salaires dans l?ensemble des revenus de salaires et
retraites est faible (entre 53 et 62 %). On retrouve là les
caractéristiques déjà observées pour les Sables-
d?Olonne et Saint-Gilles-Croix-de-Vie.
Sans jamais être élevée, l?amplitude salaires ? retraites
est tantôt comparable à celle des deux villes littorales,
tantôt un peu plus élevée.
Nonobstant leur caractère littoral, ces pôles forment un
ensemble hétérogène. Plus que les retraites, les salaires
participent à ces différences. En dehors de Beauvoir-sur-
Mer où il est faible, le niveau des retraites y est en effet
élevé avec un pic absolu à Pornic. Dans ce pôle, les
salaires sont également importants ; ils sont moindres à
Saint-Brevin-les-Pins et Talmont-Saint-Hilaire, et tombent
nettement sous la moyenne régionale ailleurs.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 56
Pôles ruraux : des retraites modestes, des salaires variables
Rares sont les pôles ruraux dont les ressortissants
disposent de revenus importants : lorsqu?ils ne sont pas
dans la moyenne, les niveaux de retraites sont en effet
des plus modestes. Comme pour les pôles littoraux, ce
sont les salaires qui au sein de la catégorie créent les
différences, que l?on retrouve également dans les
contributions respectives des salaires et retraites aux
revenus et qui sont le résultat manifeste des influences
de villes de rang supérieur.
Trois groupes de villes selon le rythme de progression et l?origine des revenus
Entre 2002 et 2007, les revenus exprimés en volume ont
à des rythmes différents crû dans toutes les villes
ligériennes. Dans une ville sur trois, les salaires ont
constitué le principal facteur de cette progression, dans
deux villes sur trois, ce sont les retraites.
Premier groupe
Les plus fortes progressions réelles en volume de
revenus (entre 3 et 6 % par an dans 21 villes, moyenne
4 %) sont à mettre au crédit d?Angers, d?Ancenis, de
Clisson, des 3 petites villes et 5 pôles littoraux ou rétro-
littoraux, ainsi que d?une dizaine de pôles ruraux situés
dans l?orbite de Nantes, d?Angers ou de La Roche-sur-
Yon : il s?agit donc de villes relevant très largement du
type 3 de la typologie exposée dans la synthèse.
Dans les villes et pôles du littoral, les retraites expliquent
plus de la moitié de la croissance des revenus ; ailleurs,
ce sont les salaires qui en constituent la principale
composante. Dans toutes les villes de ce groupe, on
observe une progression des niveaux moyens à la fois de
salaires (+ 0,7 % par an) et de retraites (+ 1,6 % par an) ;
elle se combine à une progression marquée du nombre
de foyers fiscaux (+ 2,5 % par an).
Deuxième groupe
A l?opposé, les plus faibles progressions de revenus
(entre 0 et 2 % par an dans 25 villes, moyenne 1,3 %)
sont le fait du Mans, de Laval et de Cholet, de
Noirmoutier, ainsi que des pôles ruraux classés dans le
type 4 et situés à l?est de « l?arc de développement » de
la typologie exposée dans la synthèse.
Les retraites expliquent globalement près de 90 % de la
croissance des revenus dont elles constituent partout le
principal facteur et 1 fois sur 2 le facteur exclusif. Dans la
moitié des villes, en effet, le niveau moyen de salaires
baisse, matérialisant l?évasion de revenus plus élevés,
dans l?autre, la progression faible ne dépasse que 2 fois
0,5 % par an ; le niveau moyen des retraites progresse
de 1,5 % par an, donc dans une proportion comparable à
celle du groupe précédent ; la progression limitée du
nombre de foyers fiscaux (+ 0,4 % par an) contribue en
outre à la progression faible du volume global des
revenus.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 57
Troisième groupe
Entre les deux précédents figure un groupe intermédiaire
(progression des revenus entre 2 et 3 % par an pour 26
villes, avec une moyenne de 2,5 %). En font partie
Nantes, Saint-Nazaire, La Roche-sur-Yon ainsi que 5 sur
15 des petites villes et 18 sur 43 des pôles ruraux. Ces
derniers se situent aux marges des types 3 et 4 de la
typologie exposée dans la synthèse (existence d?une
faible influence urbaine).
Salaires et retraites contribuent à parts voisines à la
croissance des revenus (léger avantage aux retraites).
Les salaires moyens progressent très légèrement
(+ 0,2 % par an) les retraites à peu près au rythme de
celle des deux groupes précédents (+ 1,7 % par an) la
croissance du nombre de foyers fiscaux se situe dans la
moyenne des 72 villes (1,3 % par an).
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 58
Hiérarchie des salaires et retraites au sein des revenus 2007 par foyer fiscal
Niveaux salaires /
retraites
salaire faible salaire plutôt faible salaire moyen salaire plutôt élevé salaire élevé
retraite élevée L'Île-d'Yeu Les Sables-d'Olonne
Saint-Gilles-Croix-de-Vie
Angers, Le Mans, Saint-
Nazaire, St-Brevin-les-
Pins, Talmont-St-Hilaire
Nantes
Pornic
retraite plutôt élevée Noirmoutier-en-l'Île Saumur, Château-du-
Loir, St-Jean-de-Monts
La Ferté-Bernard, La
Flèche, Bessé-sur-Braye,
Luçon
Laval, Cholet
Challans, Champagné
Retraite moyenne Doué-la-Fontaine,
Le Lude,
Montreuil-Bellay,
Beauvoir-sur-Mer
La Mothe-Achard
Longué-Jumelles
Mamers
Château-Gontier,
Fontenay-le-Comte,
Sablé/Sarthe, Segré,
Chalonnes-sur-Loire,
Pouzauges, St-Macaire-
en-Mauges, St-Pierre-
Montlimart
La Roche-sur-Yon
Ancenis
Mayenne
Montaigu
Clisson
Mortagne/Sèvre
retraite plutôt faible Villaines-la-Juhel Châteaubriant, Baugé
Saint-Calais, Sillé-le-
Guillaume, Vihiers
Beaufort-en-Vallée, Blain,
Chantonnay, Chemillé,
Craon, Ernée, Évron, La
Pommeraye, La Verrie,
Le Lion-d'Angers,
Machecoul, Saint-Fulgent
Les Herbiers
Aizenay
Beaupréau
retraite faible La Châtaigneraie
Saint-Mars-la-Jaille
Candé, Gorron, Les
Essarts, Nozay, Pouancé
St-Laurent/-Sèvre
Le tableau ci-dessus croise les niveaux de retraite et de salaire. La meilleure position est celle de la case en haut à droite (salaire et retraite élevés).
C?est celle de Nantes et Pornic. La position la plus défavorable est celle de la case en bas à gauche (retraite et salaire faibles)
Les revenus des foyers fiscaux reposent principalement sur les salaires et dans une moindre mesure les retraites.
Leur volume, essentiel pour l?économie résidentielle locale, progresse à la fois par la croissance du nombre de
titulaires et par celle du revenu moyen de chacun d?eux.
Les salaires sont proportionnellement plus importants dans les aires urbaines et les pôles ruraux les plus soumis à
leur influence. Sans jamais en constituer la source principale, les retraites occupent une part plus conséquente
dans les villes du littoral où leur niveau est élevé d?une part, dans les pôles ruraux échappant à l?influence urbaine
avec un niveau plus faible d?autre part.
Le rythme de progression du volume de revenus est clairement corrélé avec la représentation des salaires : les
revenus croissent davantage là où vont les salaires, en l?occurrence dans les aires urbaines et les pôles sous
dépendance (cf graphique annexe). Pour autant, les villes littorales se distinguent nettement en raison d?un rythme
de croissance supérieur des revenus résultant à la fois de la forte croissance d?une population mixte de salariés et
de retraités ? et plus seulement de retraités ? et de revenus individuels plus élevés.
Lien ent re t aux de croissance annuel moyen des revenus sur la période 2002-
2007 et part des salaires dans les revenus de salaires & ret rait es
0%
1%
2%
3%
4%
5%
6%
7%
50% 55% 60% 65% 70% 75% 80%
hors lit t oral
lit t oral & rét ro-lit t oral
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 59
7 ? LA MOBILITE RESIDENTIELLE
Ce chapitre a pour but d?étudier la mobilité externe (la population qui vient résider dans la région) et interne (la
population qui a changé de résidence à l?intérieur de la région) entre 1999 et 2006. Les indicateurs utilisés sont :
- le taux de mobilité extra-régionale ou externe qui correspond à la proportion, parmi les personnes de plus de 5
ans, de celles qui ne résidaient pas dans la région 5 ans plus tôt ;
- le taux de mobilité intra?régionale ou interne qui correspond à la proportion, parmi les personnes de plus de 5
ans, de celles qui ne résidaient pas dans leur ville ou pôle de résidence actuelle, 5 ans plus tôt, tout en résidant
dans la région.
Forte mobilité extra-régionale sur le littoral et à Nantes, plus importante pour les
chômeurs, moins pour les retraités
Sur la région, le taux de mobilité extra régionale s?élève
à 7,9 %. Il est de 8,1 % sur l?ensemble des 72 pôles, et
de 7,3 % sur l?espace complémentaire.
On note d?importantes disparités d?attraction selon la
CSP : 4 % pour les retraités, 9 % pour les actifs occupés,
16 % pour les chômeurs. Des écarts importants existent
également concernant la ville d?accueil : 11,4 % pour les
pôles littoraux, 9,5 % pour Nantes, moins de 8 % pour les
autres aires urbaines et pôles ruraux, sauf près du littoral
et des franges régionales.
La contribution des retraités à la mobilité externe est
faible dans les villes grandes et moyennes (moyenne :
0,7 %, Nantes : 0,6 %). Elle est un peu plus élevée dans
les petites villes et pôles ruraux (moyenne : 1,6 %), mais
avec d?importantes disparités, et atteint son maximum sur
les pôles littoraux (moyenne : 4,4 %). Les retraités y sont
à l?origine des records locaux de mobilité externe globale.
Dans l?ensemble sensiblement plus élevée, la
contribution des actifs occupés atteint son maximum (8 %
sur les 9,5 % de la commune) à Nantes, oscille en
moyenne entre 5,5 et 6,5 % dans les autres catégories
de villes et pôles littoraux, mais tombe à 4,5 % sur
l?ensemble des pôles ruraux.
Structurellement plus faible, la contribution des chômeurs
est plus homogène (moyenne : 0,7 %), Nantes arrive
cependant logiquement au-dessus de la moyenne
(0,9 %).
Partout (à l?exception de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et de
deux pôles littoraux) les actifs occupés constituent la
composante principale de migrants extra-régionaux, mais
la proportion, voisine de 50 % près du littoral, monte à
plus de 80 % dans plusieurs villes et pôles ruraux.
Les 4 régions contiguës aux Pays de la Loire
représentent 35 % des migrants extra-régionaux avec
des pointes au-delà de 40 % voire 50 % dans les villes
excentrées de la région et des creux en-deçà de 25 %
sur le littoral. L?Ile-de-France représente 30 % des
arrivées avec des pointes à plus de 35 % sur le littoral et
à près de 35 % sur Nantes, et moins de 30 % ailleurs.
Les autres régions de France et l?étranger contribuent
respectivement à hauteur de, 30 % et 5 %, avec une
distribution plus homogène sur le territoire régional.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 60
Source INSEE RP 2006
Une mobilité intra-régionale nettement plus profitable aux pôles secondaires
Le taux de mobilité intra régionale s?élève à 7,2 % sur
l?ensemble des 72 pôles, il se révèle donc dans
l?ensemble légèrement inférieur au taux de mobilité
externe.
Les disparités de mobilité interne selon la situation par
rapport à l?activité - 3,3 % pour les retraités, 8,5 % pour
les actifs occupés, 10 % pour les chômeurs, sont un peu
moins marquées que les disparités de mobilité externe.
Cela tient à une moindre attraction des pôles régionaux
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 61
sur les actuels chômeurs qui résidaient antérieurement
dans la région que sur ceux qui résidaient à l?extérieur.
En revanche, les disparités liées à la catégorie de villes
d?attraction sont très prononcées : la mobilité externe
l?emporte sur la mobilité interne très nettement à Nantes
et dans une moindre mesure dans les autres grandes
villes puis les pôles îliens, quelle que soit d?ailleurs la
situation du référent vis-à-vis de l?activité (actif occupé,
chômeur, retraité) ; la mobilité interne profite, elle,
davantage aux villes de moindre importance, et donc
principalement aux pôles littoraux et plus encore ruraux.
Comme pour la mobilité externe, les actifs occupés
fournissent l?essentiel du contingent de personnes
mobiles, dans des proportions plus élevées encore.
Il y a lieu de distinguer, parmi les migrants internes, ceux
qui résidaient antérieurement dans une ville de la région
autre que le pôle d?accueil, et ceux qui résidaient dans
l?espace complémentaire. Globalement, les villes de la
région autres que les villes d?accueil contribuent
davantage que l?espace complémentaire aux migrations
vers les villes d?accueil. Mais cette appréciation, pour être
vraie à Nantes, dans les villes grandes et moyennes et
dans les pôles littoraux, doit être fortement nuancée
s?agissant des petites aires urbaines et pôles ruraux
puisqu?elle ne s?y applique qu?une fois sur deux. De
surcroît, l?espace complémentaire contribue fortement et
bien plus encore que les villes à la forte mobilité interne
au profit des pôles ruraux et intervient de façon non
négligeable dans celle, également élevée, des pôles
littoraux.
indicateurs de mobilité 2006 taux de
mobilité
externe
taux de
mobilité
interne
dont contribution des
villes
dont contribution de
l?espace
complémentaire
Nantes
Grandes villes
Villes moyennes
Petites villes
Pôles ruraux
Pôles littoraux
Pôles îliens
9,5
7,5
7,1
8,1
6,1
11,4
7,5
3,6
4,9
7,4
9,7
20,2
15,8
6,2
2,4
3,1
4,3
5,5
7,9
11,7
3,5
1,2
1,9
3,1
4,2
12,3
4,1
2,7
Moyenne des territoires 8,1 7,2 4,0 3,2
Dont contribution des actifs occupés
Dont contribution des chômeurs
Dont contribution des retraités
6,3
0,8
1,0
5,8
0,5
0,9
Lecture du tableau :
(en ligne) pour 100 personnes de plus de 5 ans résidant (en 2006) dans l?aire urbaine de Nantes, 9,5 résidaient 5 ans plus tôt à l?extérieur
de la région et 3,6 résidaient dans la région mais ailleurs qu?à Nantes ; parmi ces-dernières, 2,4 résidaient dans une autre ville de la région
et 1,2 dans l?espace complémentaire ;
(en colonne) pour 100 personnes de plus de 5 ans résidant (en 2006) dans l?un des 72 pôles de la région, 8,1 résidaient à l?extérieur de la
région ; parmi ces-dernières, 6,3 étaient des actifs, 0,8 des chômeurs, 1,0 des retraités.
Entre villes, un bilan migratoire défavorable aux trois villes principales, favorable aux
villes littorales et aux pôles ruraux sous influence
Les flux migratoires (entrants?sortants) générés par les
villes sont significativement1 déficitaires pour les trois
plus importantes, Nantes, Angers, Le Mans, ainsi que
pour certaines villes petites et moyennes (Cholet,
1 En la circonstance, est considéré comme
« significatif » tout flux de valeur absolue supérieure à 200
Châteaubriant, Fontenay-le-Comte, Les Herbiers,
Mayenne, Saumur). Ils sont significativement1
excédentaires pour les aires urbaines et pôles du littoral
ou rétro-littoral tels que Pornic et surtout Saint-Brévin-les-
Pins, ainsi que pour Ancenis et Clisson.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 62
Pour la plupart des pôles ruraux et certains pôles littoraux
caractérisés par des mouvements d?intensité moindre, le
bilan n?est pas significatif ; il est cependant clairement
négatif chez les pôles situés aux franges de la région et
îliens, clairement positif pour certains pôles ruraux sous
influence d?une ville de rang supérieur ? cas de Beaufort-
en-Vallée, Blain, Champagné, Chemillé, Le Lion d?Angers
et Les Essarts.
Source INSEE-RP 2006
Le renouvellement des populations est proportionnellement plus important dans les villes secondaires, pôles
littoraux et ruraux. En effet, plus du quart des résidents (de plus de 5 ans) n?y habitaient pas cinq ans plus tôt,
proportion qui tombe à « seulement » 1 sur 7 ou 8 pour les aires urbaines.
Les pôles ruraux offrent la particularité d?être surtout attractifs pour les populations des Pays de la Loire. Les
grandes villes, Nantes en tête, captent prioritairement des populations extérieures à la région, alors que les petites
aires urbaines et pôles littoraux attirent à parts voisines dans la région et à l?extérieur.
Les migrations interurbaines bénéficient principalement aux villes secondaires de Loire-Atlantique, de l?ouest du
Maine & Loire et de l?ouest de la Vendée, qui profitent de l?attractivité du littoral, de celles de Nantes et dans une
moindre mesure d?Angers. A l?opposé, le bilan migratoire est généralement défavorable, parfois modérément
favorable aux villes sises plus à l?est de la région, quelle qu?en soit la taille, Champagné dans la Sarthe et dans une
moindre mesure Evron en Mayenne faisant figure d?exception.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 63
8 ? LA MOBILITE PROFESSIONNELLE
La mobilité professionnelle sera étudiée principalement à travers la polarisation de l?emploi, l?impact de la
polarisation sur la localisation de la population active, l?impact des variations d?emplois sur la localisation de la
population active. Seront également examinés : la localisation des créations d?emplois, la relation entre création
d?emplois et progression du nombre d?actifs selon les territoires, le renforcement de la spécialisation économique
des pôles avec en parallèle l?émergence d?une déspécialisation au profit des ménages.
L?évolution spatialisée de l?emploi : Nantes accapare une polarisation croissante
Le phénomène de polarisation, à savoir la captation par
les villes et pôles d?une part de plus en plus importante
de l?emploi régional, est évidente dans les Pays de la
Loire.
Les 72 territoires réunissent 81,4 % de l?emploi régional
en 1999, 82,4 % 7 ans plus tard, en raison d?un niveau et
d?un rythme de croissance de l?emploi (+ 158 000 soit
+2,1 % par an) bien supérieur à celui de l?espace
complémentaire (+18 480 soit +1,1 % par an).
La plupart des villes connaissent un rythme de
croissance de l?emploi supérieur à celui de l?espace
complémentaire, et donc contribuent à cette polarisation
accrue. Seules 4 sur 15 des petites villes, 15 sur 43 des
pôles ruraux, 1 sur 5 des pôles littoraux et les deux pôles
îliens n?entrent pas dans cette configuration.
Pour autant, si 50 des 72 territoires polarisent, l?intensité
de cette polarisation est éminemment variable, et les
créations d?emplois se concentrent massivement dans
les villes les plus importantes.
C?est ainsi que sur la période 1999-2006, l?aire urbaine
de Nantes a participé à elle seule à la création nette de
près de 60 000 emplois, soit autant que les six autres
villes grandes et moyennes réunies. Malgré un rythme de
création parfois très élevé, en particulier près du littoral,
les autres villes, petites aires urbaines, pôles ruraux et
pôles littoraux réunis n?ont guère créé plus de 40 000
emplois.
Répartition des créations nettes d?emplois sur la région des
Pays de la Loire entre 1999 et 2006
Répartition des emplois sur la région des Pays de la Loire en
2006
24,2%
10,3%
9,1%
5,3%3,8%3,8%
2,8%
12,3%
17,6%
1,7%
9,1%
Nantes
Angers
Mans
Saint-Nazaire
Roche-sur-
Yon
Laval
Cholet
Petites aires
urbaines
Pôles ruraux
Pôles littoraux
EC
33,6%
9,8%
6,8%5,6%
5,1%
3,3%
2,2%
12,8%
10,4%
2,3%
8,1%
Nantes
Angers
Mans
Saint-Nazaire
Roche-sur-
Yon
Laval
Cholet
Petites aires
urbaines
Pôles ruraux
Pôles littoraux
EC
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 64
L?impact des emplois sur la localisation des actifs occupés
Il convient d?étudier comment se traduit cette polarisation
dans la localisation des actifs. En effet, depuis quatre
décennies environ, lieux de travail et de résidence des
actifs sont non seulement de plus en plus souvent
différents mais encore de plus en plus éloignés l?un de
l?autre.
Une création d?emplois sur un territoire donné peut certes
encore se traduire par une localisation résidentielle sur
ce même territoire, mais désormais lieu de travail et lieu
de résidence sont le plus souvent découplés. Ainsi, de
plus en plus d?actifs travaillent sur un territoire différent
de celui sur lequel ils résident..
L?intensité des flux domicile?travail générés par ces
mouvements conduit à une évolution proportionnée des
jeux d?influences respectives (rayonnement/dépendance)
entre territoires, consécutifs aux variations d?emplois.
Des territoires voient leur nombre d?emplois diminuer à
court terme, mais le nombre d?actifs augmenter, or ceux-
ci sont susceptibles par leur propension à consommer de
créer de l?emploi à plus long terme (s?ils consomment sur
leur territoire de résidence et non sur leur territoire de
travail). Des territoires voient leur influence s?étendre sur
d?autres, lesquels voient leur dépendance aux variations
extérieures de l?emploi augmenter.
L?examen pour l?ensemble des Pays de la Loire et sur la
période 1999?2006 de ce processus montre que si les
flux migratoires internes aux territoires demeurent
largement majoritaires, les progressions migratoires les
plus fortes en rythme sont celles que drainent les
créations d?emplois des villes de la région sur les actifs
résidant ailleurs. Les flux internes aux villes comme à
l?espace complémentaire progressent le plus
modérément.
Migrations domicile-travail par type de territoire
Lieu de résidence Lieu de travail 1999 2006 Taux de croissance
moyen annuel
Ville Même Ville 816 929 882 133 + 1,1 %
Ville Autre Ville 81 452 111 335 + 4,6 %
Ville Espace complémentaire 47 873 57 717 + 2,7 %
Ville Extérieur de la région 23 712 29 143 + 3,0 %
Espace complémentaire Ville 114 524 165 027 + 5,4 %
Espace complémentaire Espace complémentaire 185 834 189 430 + 0,3 %
Espace complémentaire Extérieur région 19 613 24 859 + 3,4 %
Population active occupée 1 289 937 1 459 643 + 1,7 %
Extérieur région Ville 26 954 39 867 + 5,8 %
Extérieur région Espace complémentaire 2 831 8 168 + 16 %
/ Emplois sur la région 1 276 397 1 453 677 + 1,9 %
La dépendance des villes de la région aux emplois offerts
par l?extérieur, mesurée par la part de leurs actifs
occupés résidents qui travaillent en dehors d?elles, varie :
? en fonction directe des rayonnements respectifs
des autres villes de la région, de l?espace
complémentaire et de l?extérieur de la région :
l?intensité de ce rayonnement est liée à la
proximité et à l?importance de ces sources ;
? en fonction inverse du rayonnement local : bien
évidemment, plus l?offre d?emplois locale est
élevée, moins le recours des actifs aux emplois
de l?extérieur est important.
Dans les Pays de la Loire, en 2006, le taux de
dépendance moyen des 72 villes et pôles de la région à
l?emploi extérieur au sens large (autres villes de la région,
espace complémentaire et extérieur de la région) s?élève
à 40 %, mais cette moyenne recouvre de très grandes
variétés de situation, entre 69 % (Saint-Macaire-en-
Mauges) et 9 % (Nantes), et même exceptionnellement
5 % à l?île d?Yeu, chiffre révélateur du caractère très
particulier de la situation purement insulaire. En effet,
Noirmoutier, reliée au continent, est à 21 %.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 65
Le taux de dépendance à l?emploi extérieur
Les taux de dépendance à l?emploi extérieur des
principales villes sont relativement bas et s?expliquent
principalement par une structure étendue en nombre de
communes qui maximise les mouvements internes. Les
taux de dépendance des pôles offrant un faible nombre
d?emplois (ordre de grandeur : moins de 10 000) sont en
revanche plus élevés et surtout extrêmement variables.
L?amplitude mini-maxi ne dépasse pas une quinzaine de
points au sein des villes grandes et moyennes
regroupées, elle atteint ou dépasse trente points dans les
petites villes et pôles littoraux, et même quarante parmi
les pôles ruraux :
? Le taux de dépendance moyen à l?emploi offert
par l?extérieur de la région est de 3 %. La
proportion dépasse 5 % dans une quinzaine de
villes situées aux franges de la région qui toutes
sont des petites villes (4 sur 15) ou des pôles
ruraux (11 sur 43), et donc de faibles
pourvoyeurs d?emplois. Elle dépasse même
15 % à Bessé-sur-Braye et Mamers, deux pôles
ruraux ;
? Le taux de dépendance moyen à l?emploi offert
par l?espace complémentaire est de 13 %, mais
la proportion dépasse 15 % (allant jusqu?à plus
de 25 %) dans 17 villes, 1 petite ville (Les
Herbiers), 1 pôle littoral (Beauvoir-sur-Mer),
mais surtout 15 sur 43 (plus du tiers) des pôles
ruraux, très caractéristiques donc de cette
dépendance à l?espace complémentaire ;
? Le taux de dépendance moyen à l?emploi offert
par d?autres villes de la région est de 24 %,
nettement plus élevé par conséquent ; il
dépasse 15 % dans 48 villes, 9 sur 15 petites
villes, 34 sur 43 pôles ruraux et les 5 pôles
littoraux. Il dépasse 25 % dans 2 petites villes,
27 pôles ruraux, 4 pôles littoraux ; il atteint des
proportions record (plus de 45 %) dans 6 pôles
ruraux : Aizenay, Beaufort-en-Vallée, La Mothe-
Achard, Le Lion d?Angers, Mortagne-sur-Sèvre,
Saint-Macaire-en-Mauges, ainsi que 2 pôles
littoraux, Saint-Brévin-les-Pins et Talmont-Saint-
Hilaire
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 66
Au total, si l?on positionne à 15 % le seuil « significatif »
de dépendance des villes à l?emploi extérieur, on observe
que :
? le taux de dépendance à l?emploi extérieur
toutes composantes confondues se révèle
relativement faible dans les villes grandes et
moyennes ? seules La Roche sur Yon et Cholet
dépassent ce ratio de 15 % tout juste atteint par
Saint-Nazaire ; seule en outre la dépendance de
La Roche-sur-Yon et de Cholet à l?égard
d?autres pôles urbains dépasse 10 % tout en se
situant en-deçà de 15 % (celle de Saint-Nazaire
est estimée entre 7 et 8 %) ;
? une majorité de petites villes en revanche se
révèle dépendante de l?emploi offert par
d?autres, la dépendance à l?espace
complémentaire étant généralement moindre ;
? Les pôles ruraux sont plus ou moins
dépendants, mais le moins dépendant d?entre
eux (Gorron) est plus dépendant que n?importe
quelle ville grande ou moyenne. Il n?est pas rare
en revanche que certains pôles ruraux soient
dépendants à la fois de l?espace
complémentaire et de villes de rang supérieur
voire, ponctuellement, de l?extérieur de la
région ;
? les niveaux moyens de dépendance globale à
l?extérieur des pôles ruraux et littoraux sont très
comparables (et proches de 50 %). Néanmoins,
la dépendance des pôles littoraux est bien plus
forte vis-à-vis des villes que celle des pôles
ruraux qui la doivent principalement à l?espace
complémentaire.
De façon générale, la propension d?un pôle à
bénéficier des retombées des emplois existants
ou des créations d?emplois sur un autre pôle
dépend aussi de leur proximité.
Taux de dépendance aux emplois of ferts à l'extérieur des pôles en
2006
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
0 50 000 100 000 150 000 200 000 250 000 300 000 350 000 400 000
Nombre d'emplois du pôle
Ta
ux
d
e
dé
pe
nd
an
ce
d
es
a
ct
if
s
ré
si
de
nt
s
au
x
em
pl
oi
s
of
fe
rt
s
à
l'e
xt
ér
ie
ur
d
u
pô
le
détail
20%
25%
30%
35%
40%
45%
50%
55%
60%
65%
70%
0 5 000 10 000 15 000 20 000 25 000
Nombre d' emploi s du pôle
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 67
Relation par catégorie de villes entre nombre d?emplois et taux de dépendance à l?extérieur
Catégorie
Nombre d?emplois totaux 2006 par ville
(en milliers)
Taux de dépendance à l?extérieur
minimum maximum moyen minimum maximum moyen
Nantes 350 9
Grandes villes 77 150 120 11 15 12
Villes moyennes 41 55 50 13 24 19
Petites villes 6,5 21 12 18 55 31
Pôles ruraux 1,5 7,8 3 26 69 48
Pôles littoraux 1,6 5,8 4 30 59 47
Pôles îliens 1,8 2,2 2 5 21 13
L?impact des variations d?emplois sur l?évolution de la localisation des actifs occupés
Par tautologie, toute variation (en plus ou en moins) du
niveau de l?emploi entraîne une variation équivalente de
population active occupée.
Pour autant, cette assertion, vraie globalement, est
remise en cause localement par la dépendance à
géométrie variable entre lieu de résidence et lieu de
travail, telle que précédemment mise en évidence sur les
Pays de la Loire.
La propension à l?exurbanisation des actifs travaillant
dans toute ville fait que seule une partie des emplois
créés se traduit localement en actifs occupés. Il en
résulte que, indépendamment de toute pénétration
extérieure, le simple maintien du nombre d?actifs passe
par la création d?un nombre d?emplois équivalent à la
disparition d?actifs induite par l?exurbanisation. toute
absence de création, a fortiori la perte d?emplois conduit
à une baisse plus conséquente encore du nombre
d?actifs. A contrario et en contrepartie, l?extérieur de la
ville qui crée l?emploi reçoit l?arrivée d?actifs sans qu?en la
circonstance une création d?emplois locale n?en soit à
l?origine.
Ce mouvement d?actifs vers l?extérieur admet un
mouvement inverse de même nature mais pas
nécessairement de même ampleur de l?extérieur vers la
ville concernée. Ces entrées et sorties aboutissent à un
solde qui peut être nul ou fortement déséquilibré entre les
territoires.
Toutefois, s?il est vrai que des emplois créés dans
l?espace complémentaire s?accompagnent aussi de
l?arrivée d?actifs dans les villes, une telle occurrence ne
peut induire de mouvements équivalents, tant sont sans
commune mesure les créations d?emplois respectives de
l?espace complémentaire et des villes (rapport de 1 à 8).
Partant de ces constatations basiques, il s?agit
maintenant d?examiner comment se matérialisent dans
l?espace ligérien ces divers jeux d?influences en
analysant les contributions respectives des variations
d?emplois des différentes composantes territoriales à
l?évolution spatiale de localisation des actifs.
Création d?emplois et progression du nombre d?actifs
Globalement, les créations d?emploi sont en nombre
suffisant dans les principales villes et dans les pôles
littoraux pour y induire une progression du nombre
d?actifs.
Elles sont insuffisantes pour qu?il y ait progression du
nombre d?actifs dans la plupart des pôles ruraux.
La contribution des emplois créés entre 1999 et 2006 à la
variation locale du nombre des actifs est significativement
positive (supérieure à 0,5 % par an) pour 16 des 72 villes
et pôles, à savoir l?ensemble des villes grandes et
moyennes à l?exception de Cholet, soit 6 sur 7 d?entre
elles, 2 des 15 petites villes, 4 des 43 pôles ruraux et 4
des 5 pôles littoraux.
Elle est élevée (supérieure à 1 % par an) pour Angers,
Saint-Nazaire, La Roche-sur-Yon, Aizenay, elle devient
même très élevée à Nantes ainsi qu?à Saint-Gilles-Croix-
de-Vie où elle dépasse 1,5 %.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 68
La contribution des emplois créés entre 1999 et 2006 à la
variation locale du nombre des actifs est significativement
négative (inférieure à - 0,5 % par an) pour 29 des 72
villes, 1 petite ville ainsi que 28 des 43 pôles ruraux
parmi lesquels 21 assujettis à une contribution inférieure
à ?1 % par an subissent une forte perte d?autonomie.
Ailleurs (27 villes avec une forte proportion de petites
villes), l?incidence est relativement faible, non significative
au seuil retenu de 0,5 % par an).
Taux de croissance moyen annuel de la population active occupée 1999-2006 dû à la variation d?emplois locaux
Taux (%) Inférieur à -1 entre ?1 et ?0,5 Non significatif de 0,5 à 1 supérieur à 1
Grandes villes
Le Mans Nantes, Angers,
Saint-Nazaire
Villes
moyennes
Cholet Laval La Roche-sur-Yon
Petites villes La Flèche Ancenis, Challans,
Châteaubriant, Château-
Gontier, Clisson, Fontenay-
le-Comte, Les Herbiers,
Mayenne, Les Sables-
d'Olonne,
Sablé-sur-Sarthe, Saumur,
Segré
La Ferté-Bernard Saint-Gilles-Croix-
de-Vie
Pôles littoraux
Beauvoir-sur-Mer, L'Île-d'Yeu,
Noirmoutier-en-l'Île
Pornic, Saint-
Brevin-les-Pins,
Saint-Jean-de-
Monts, Talmont-
Saint-Hilaire
Pôles ruraux Baugé, Beaupréau, Bessé-sur-
Braye, Château-du-Loir, Doué-la-
Fontaine, Ernée, Le Lude, Longué-
Jumelles, Machecoul, Montreuil-
Bellay, Mortagne-sur-Sèvre,
Pouancé, Pouzauges, Saint-Fulgent,
Saint-Laurent-sur-Sèvre, Saint-
Macaire-en-Mauges, Saint-Mars-la-
Jaille, Saint-Pierre-Montlimart, Sillé-
le-Guillaume, Villaines-la-Juhel
Candé, Gorron,
La Pommeraye,
La Verrie,
Le Lion-d'Angers,
Luçon, Mamers
Beaufort-en-Vallée, Blain,
Chalonnes-sur-Loire,
Champagné, Chantonnay,
Chemillé, Craon, Évron,
La Mothe-Achard, Montaigu,
Nozay
La Châtaigneraie,
Les Essarts,
Vihiers
Aizenay
NB : dans chaque case du tableau, les villes sont classées par taux annuel moyen croissant, du plus faible au plus élevé ? dans les deux colonnes de
gauche, l?influence due à l?évolution des emplois locaux diminue, dans les deux de droite, elle augmente
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 69
Hors littoral, on peut estimer à environ 150 par an le seuil
de créations d?emplois nécessaire au maintien du
nombre des actifs. Un tel seuil favorise les villes qui pour
la plupart satisfont cette condition (y compris la majorité
des plus petites, et à commencer bien sûr par Nantes), et
pénalise les pôles ruraux.
Sur le littoral, ce seuil est difficile à évaluer en raison du
nombre limité de pôles concernés. On note néanmoins
qu?il est sensiblement plus bas et que, pour un nombre
équivalent de créations d?emplois, le TCAM (taux de
croissance annuel moyen) de population active occupée
induit par celles-ci serait d?emblée supérieur de 0,5 % à
1,0 % par an sur un pôle littoral à ce qu?il serait sur un
pôle rural, soulignant les importantes disparités de
capacité à retenir des actifs entre ces deux catégories de
pôles.
Au total, par leur capacité à créer des emplois à laquelle
s?ajoute pour les pôles littoraux un « effet littoral », les
villes grandes et moyennes ainsi que les pôles littoraux
ont une capacité intrinsèque à fixer des actifs.
Les pôles ruraux, qui ne sont pas en mesure de créer un
nombre équivalent d?emplois, sont pénalisés par rapport
aux villes, et ils le sont aussi par rapport aux pôles
littoraux de taille équivalente.
Les petites villes occupent à cet égard une situation
intermédiaire, mais il est certain que l?absence d?impact
significatif des variations d?emplois locaux sur celles de la
population active résidente les rend, comme les pôles
ruraux, tributaires de l?extérieur.
L?incidence des variations de l?emploi offert par l?extérieur d?origine et d?intensité diverses
On a vu plus haut que la dépendance des villes
ligériennes à l?emploi offert par l?extérieur réunissait trois
composantes à savoir, l?emploi offert par l?extérieur de la
région des Pays de la Loire, l?emploi offert par l?espace
complémentaire et, l?emploi offert par un autre pôle de la
région .
Le niveau de population active occupée des villes
ligériennes dépend de ces trois sources d?emploi
extérieur. De la même façon, son évolution est liée, à la
hausse ou à la baisse, à celle des emplois que chacune
d?elles génère.
1ère source : une incidence modeste de l?extérieur de
la région ?
Si l?on se réfère au seuil de signification retenu plus haut,
on note que l?évolution de la dépendance à l?emploi offert
à l?extérieur de la région n?est significative pour aucune
ville, ce qui veut dire qu?elle est toujours comprise entre
-0,5 % et +0,5 % par an, même dans les pôles frontaliers
de la région.
2ème source : une incidence relativement modeste,
mais généralement positive de l?espace complé-
mentaire pour certains pôles ruraux et petites aires
urbaines?
Comprise entre ?1 et +1 % par an, l?évolution de la
dépendance d?une ville à l?espace complémentaire peut
être significative sans toutefois être forte, c?est-à-dire
supérieure à 1 %, en plus ou en moins.
Pour 4 petites villes ainsi que pour 18 pôles ruraux et 1
pôle littoral, autrement dit pour 23 villes, l?espace
complémentaire contribue de façon « significativement »
positive mais donc relativement modeste à une
progression de population active.
Dans le cas de 2 pôles ruraux mayennais (Craon et
Villaines-la-Juhel), l?évolution induite est défavorable. En
toute hypothèse, quel que soit l?impact éventuel de villes
tierces, l?articulation de ces villes et du milieu rural qui les
entoure est alors avérée mais ne saurait être considérée
comme importante.
Le tableau ci-après détaille pour chacune des villes et
chacun des pôles le taux de croissance moyen annuel de
la population active occupée expliquée par la variation
d?emplois de l?espace complémentaire.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 70
Taux de croissance moyen annuel de la population active occupée 1999-2006 dû à la variation d?emplois de
l?espace complémentaire
Taux (%) Inférieur à -1 entre ?1 et ?
0,5
Non significatif de 0,5 à 1 supérieur
à 1
Grandes villes Nantes, Angers, Le Mans, Saint-Nazaire, La
Villes moyennes Roche-sur-Yon, Laval, Cholet,
Petites villes Ancenis, Châteaubriant, Château-Gontier,
Clisson, La Ferté-Bernard, La Flèche, Mayenne,
Les Sables-d'Olonne, Sablé-sur-Sarthe, Saint-
Gilles-Croix-de-Vie, Saumur,
Challans, Fontenay-le-
Comte, Les Herbiers,
Segré
Pôles littoraux
Beauvoir-sur-Mer, Pornic, Saint-Brevin-les-Pins,
Saint-Jean-de-Monts, L'Île-d'Yeu, Noirmoutier-en-
l'Île,
Talmont-Saint-Hilaire
Pôles ruraux Craon
Villaines-la-Juhel
Aizenay, Beaufort-en-Vallée, Beaupréau, Blain,
Candé, Chalonnes-sur-Loire, Champagné,
Château-du-Loir, Chemillé, Doué-la-Fontaine, Évron,
La Châtaigneraie,La Verrie, Le Lion-d'Angers,
Longué-Jumelles, Mamers, Montaigu, Montreuil-
Bellay, Nozay, Pouancé, Saint-Calais, Saint-
Macaire-en-Mauges, Saint-Mars-la-Jaille
Baugé, Bessé-sur-Braye,
Chantonnay, Ernée,
Gorron, La Mothe-
Achard, La Pommeraye,
Le Lude, Les Essarts,
Luçon, Machecoul,
Mortagne-sur-Sèvre,
Pouzauges, Saint-
Fulgent, Saint-Laurent-
sur-Sèvre, Saint-Pierre-
Montlimart, Sillé-le-
Guillaume, Vihiers
NB : dans chaque case du tableau, les villes sont classées par taux annuel moyen croissant, du plus faible au plus élevé ? dans les deux colonnes de
gauche, l?influence due à l?évolution des emplois de l?espace complémentaire diminue, dans les 2 de droite, elle augmente
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 71
3ème source : une incidence de villes souvent grandes
ou moyennes pour une trentaine de petites villes et
pôles littoraux ou ruraux? A la différence des deux
précédentes composantes, il arrive que l?impact d?une ou
plusieurs autre(s) ville(s) de la région sur l?évolution de la
population active d?une ville contribue fortement ou très
fortement à la variation de population active occupée.
Ceci se matérialise alors par un gain d?influence.
L?incidence de la variation des emplois d?une ou plusieurs
ville(s) tierce(s) sur l?évolution de la population active
occupée apparaît significative pour 50 des 72 villes. Il est
rare qu?elle soit négative (baisse d?influence de la (des)
ville(s) tierce(s). Seules Mamers et Saint-Calais, sont
dans ce cas. Pour 48 villes, et surtout une trentaine de
petites villes, pôles littoraux et ruraux, la polarisation par
une ville extérieure s?accroît de façon parfois très
substantielle.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 72
Taux de croissance moyen annuel de la population active occupée 1999-2006 dû à la variation d?emplois d?une ou
plusieurs villes ligériennes tierces
supérieur à 1 Taux (%) < -1 entre ?1
et ?0,5
Non significatif de 0,5 à 1
de 1 à 1,5 de 1,5 à 2 > 2
Grandes villes
Nantes, Angers, Le
Mans, Saint-Nazaire
Villes
moyennes
Laval, Cholet La Roche-sur-Yon
Petites villes Châteaubriant, La
Ferté-Bernard,
Fontenay-le-Comte,
Les Herbiers, Sablé-
sur-Sarthe, Saumur
Challans, Château-
Gontier, La Flèche,
Mayenne, Les
Sables-d'Olonne, St-
Gilles-Croix-de-Vie
Segré Ancenis Clisson
Pôles littoraux
L'Île-d'Yeu,
Noirmoutier-en-l'Île
Beauvoir-sur-Mer,
Saint-Jean-de-Monts
Pornic Saint-Brevin-les-
Pins, Talmont-
Saint-Hilaire
Pôles ruraux Mamers
Saint-
Calais
Bessé-sur-Braye,
Château-du-Loir,
Gorron, La
Châtaigneraie, Luçon,
Pouancé, Pouzauges,
Villaines-la-Juhel
Baugé, Chantonnay,
Craon,
Doué-la-Fontaine,
Ernée, Évron, Le
Lude, Mortagne-sur-
Sèvre, Saint-Laurent-
sur-Sèvre
Beaupréau,
Chalonnes-sur-Loire,
La Pommeraye, La
Verrie, Les Essarts,
Longué-Jumelles,
Montaigu, Montreuil-
Bellay, Saint-Fulgent,
Vihiers
Aizenay,
Beaufort-en-Vallée,
Candé,
Champagné,
Chemillé, Saint-
Pierre-Montlimart,
Sillé-le-Guillaume
Blain, La Mothe-
Achard, Le Lion-
d'Angers,
Machecoul,
Nozay, Saint-
Macaire-en-
Mauges, Saint-
Mars-la-Jaille
NB : dans chaque case du tableau, les villes sont classées par taux annuel moyen croissant, du plus faible au plus élevé ? dans les deux colonnes de
gauche, l?influence due à l?évolution des emplois des villes tierces diminue, dans les 2 de droite, elle augmente
Nantes et Angers contribuent chacune 8 fois de façon
« significative » à la croissance de population active de
villes secondaires, La Roche-sur-Yon, 5, Cholet, 4, Le
Mans et Les Sables d?Olonne 2 (cf. le détail des chiffres
en annexe). Le rythme de croissance de la population
active résidant à Ancenis et Clisson et résultant d?emplois
créés à Nantes est particulièrement élevé. Dans une
moindre mesure, c?est également le cas pour Segré de
l?influence d?Angers. Pour le reste, ce sont des pôles
ruraux ou littoraux qui bénéficient d?influences extérieures
émanant tout de même le plus souvent de villes grandes
ou moyennes. A quelques exceptions locales près liées à
la proximité, les petites villes, a fortiori les pôles littoraux
ou ruraux, contribuent au mieux modestement à la
progression de populations actives d?autres villes.
Certaines villes grandes ou moyennes, notamment Saint-
Nazaire et Laval, n?influent que faiblement sur la
population active occupée d?autres villes de la région,
reflétant une modeste évolution de l?emploi, associée ou
non à l?éloignement des villes concernées.
Pour autant, si l?impact des villes grandes et moyennes
sur l?évolution de la population active occupée d?autres
pôles dépend en grande partie du nombre d?emplois que
ces villes ont créés, cette relation n?est pas exclusive.
Ainsi, seulement 10 % des emplois nets créés à Nantes
profitent à d?autres pôles. A l?opposé aucun des emplois
créés à Cholet n?impacte la population active locale, mais
45 % profitent à des villes extérieures.
L?absence de villes grandes et moyennes et le nombre
limité de petites villes sous la dépendance d?autres pôles
met en évidence le fait que si les migrations entre ces
villes ont pu devenir importantes dans l?absolu (en
particulier, flux échangés entre Nantes et Saint-Nazaire),
elles impactent en définitive relativement peu le niveau
de population active de la ville d?accueil surtout lié à celui
des emplois locaux.
Villes bénéficiaires de et villes contributrices à la croissance de la population active occupée
Ville bénéficiaire
Taux de croissance annuel
moyen 199 ? 2006 de la
population active dû à villes
tierces
Contribution ville(s) tierce(s)
Ancenis 1,9 % Nantes 1,4 %
Clisson 2,0 % Nantes 1,6 %
Segré 1,0 % Angers 0,6 %
Aizenay 2,0 % La Roche-sur-Yon 1,3 %
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 73
Beaufort-en-Vallée 1,9 % Angers 1,4 %
Beaupréau 1,3 % Cholet 0,5 %
Blain 2,0 % Nantes 1,9 %
Candé 1,5 % Angers 0,6 %
Angers 0,7 % Chalonnes-sur-Loire 1,1 % La Pommeraye 0,6 %
Champagné 1,7 % Le Mans 1,4 %
Angers 0,9 % Chemillé 1,8 % Cholet 0,5 %
La Roche-sur-Yon 1,4 % La Mothe-Achard 2,8 % Les Sables-d'Olonne 1,4 %
La Pommeraye 1,4 % Angers 0,8 %
La Verrie 1,3 % Les Herbiers 0,9 %
Le Lion-d'Angers 2,7 % Angers 2,4 %
Les Essarts 1,1 % La Roche-sur-Yon 0,9 %
Longué-Jumelles 1,0 % Angers 0,6 %
Nantes 1,6 % Machecoul 2,5 % Challans 0,6 %
Montaigu 1,1 % Nantes 0,5 %
Montreuil-Bellay 1,2 % Saumur 0,9 %
Nozay 2,2 % Nantes 1,9 %
Saint-Fulgent 1,4 % La Roche-sur-Yon 0,6 %
Saint-Macaire-en-Mauges 3,3 % Cholet 2,1 %
Ancenis 1,4 % Saint-Mars-la-Jaille 2,2 % Nantes 0,6 %
Sillé-le-Guillaume 1,5 % Le Mans 0,9 %
Vihiers 1,0 % Cholet 0,7 %
Pornic 1,5 % Nantes 0,8 %
Saint-Nazaire 2,1 %
Pornic 1,2 % Saint-Brevin-les-Pins 3,9 %
Nantes 0,7 %
Les Sables-d'Olonne 2,5 % Talmont-Saint-Hilaire 3,3 % La Roche-sur-Yon 0,6 %
Une spécialisation économique renforcée, mais aussi l?émergence d?une déspécialisation
au profit des ménages
D?une façon générale, les villes étudiées confirment leur
vocation à capter les activités et emplois davantage que
les ménages et actifs correspondants : Le taux de
couverture de l?emploi, (multiplication par 100 du rapport
entre le nombre d?emplois considérés sur le lieu de travail
et celui des actifs occupés au lieu de résidence),
dépasse plus ou moins largement le seuil de 100. Il en
est très proche (supérieur ou égal à 95) pour les trois
exceptions de la région (Saint-Macaire-en-Mauges,
Saint-Brévin-les-Pins, Talmont-Saint-Hilaire).
En outre, cette spécialisation économique est non
seulement confirmée mais encore renforcée pour la
majorité des villes. C?est le cas de l?ensemble des villes
grandes et moyennes ainsi que de 13 des 15 petites
aires urbaines. Entre le recensement de 2006 et celui de
1999, l?écart positif de l?indice observé avec la valeur 100
se creuse.
Cependant, cette règle n?est plus absolue, et l?on assiste
à l?émergence d?une tendance à la déspécialisation
parfois marquée au profit des ménages dans une
vingtaine de villes secondaires, petites aires urbaines
(Fontenay-le-Comte et Mayenne) et surtout pôles ruraux
ou littoraux. Cette évolution indique explicitement que le
rythme de croissance de la population active occupée
des villes considérées devient supérieur à celui des
emplois, parfois accompagne une diminution des
emplois, traduisant un changement de vocation
fonctionnelle caractéristique de villes sous influence.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 74
Faible chez les villes grandes et moyennes dont à commencer par Nantes le développement est avant tout
endogène, la dépendance en niveau de la population active occupée des villes de la région à l?emploi offert à
l?extérieur est plus élevée et surtout très variable chez les petites aires urbaines, pôles ruraux et littoraux :
interviennent dans cette variabilité les influences respectives d?autres villes de la région (souvent), de l?espace
complémentaire et de l?extérieur de la région (plus ponctuellement et moins intensément).
L?impact des emplois de villes tierces sur le niveau de population active d?une ville de la région est lié à la fois au
nombre de ces emplois et, de façon inverse, à l?éloignement des villes émettrices : en proportion du nombre
d?emplois, l?impact de Nantes sur les pôles extérieurs est 2 à 3 fois inférieur à ceux de Cholet et de La Roche sur
Yon et inférieur à celui de la plupart des autres villes grandes et moyennes. Les variations d?emplois dans les villes
émettrices ont sur le niveau de la population active des villes d?accueil des incidences proportionnées : il en
découle que 100 emplois créés à La Roche sur Yon ou Cholet auront une incidence plus forte (sur la population
active occupée) dans les villes « satellites » que 100 emplois créés à Nantes, mais il en sera de même de 100
emplois supprimés (élasticité fonction du niveau de dépendance).
Le rythme de croissance de la population active occupée des villes grandes et moyennes est largement endogène :
il dépend essentiellement de leur capacité à créer des emplois, ce qui renvoie aux potentialités ainsi qu?aux
dynamiques de développement propres.
Lorsqu?il est positif, situation la plus fréquente (47 sur 58), le rythme de variation de la population active occupée
des petites villes, à plus forte raison des pôles ruraux, est principalement exogène : il est alors essentiellement
commandé par l?évolution de l?emploi créé sur d?autres villes généralement grandes ou moyennes de la région, qui
pèse parfois fortement, éventuellement et dans une moindre mesure par celle de l?espace complémentaire ; le plus
souvent, cette pénétration d?influence extérieure s?accompagne d?une stabilité voire d?une perte d?influence locale ;
dans des cas plus rares au premier rang desquels on trouve Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Aizenay, le rythme de
croissance de la population active occupée est amplifié par des créations d?emplois locales.
Les 11 cas sur 58 repérés de baisse de la population active occupée de pôles ruraux s?expliquent par une perte
d?influence locale non compensée par l?extérieur : ces pôles isolés se situent en Maine et Loire, Mayenne ou
Sarthe, mais la frange sud-est de la Vendée n?est guère mieux lotie.
Le rythme de croissance de la population active occupée des pôles littoraux est à la fois endogène et, plus encore,
lié aux emplois d?autres pôles.
Le rythme de croissance de population active occupée des pôles îliens est faible dans toutes ses composantes
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 75
ANNEXES
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 76
Annexe 1
Annexe méthodologique relative à la dépendance de l?emploi salarié (tableau à suivre)
Pour chacune des 72 villes ? aires urbaines, pôles ruraux, littoraux ou îliens, on évalue (à la date de fin 2007) :
- d?une part la dépendance aux « grands » établissements :
? le niveau de dépendance de l?emploi salarié total à celui des établissements industriels occupant 50
salariés ou plus (1) ;
? le niveau de dépendance de l?emploi salarié total à celui des établissements hors industrie occupant 50
salariés ou plus (2) ;
? le niveau de dépendance de l?emploi salarié total à celui de l?ensemble des établissements occupant 50
salariés ou plus (3) = (1) + (2) ;
- d?autre part la dépendance à l?industrie :
? le niveau de dépendance de l?emploi salarié total à celui du premier secteur d?activités industriel (parmi
les 17 de la nomenclature NES 36) (4) ;
? le niveau de dépendance de l?emploi salarié total à celui du deuxième secteur d?activités industriel (parmi
les 17 de la nomenclature NES 36) (5) ;
? le niveau de dépendance de l?emploi salarié total à celui du troisième secteur d?activités industriel (parmi
les 17 de la nomenclature NES 36) (6) ;
? le niveau de dépendance de l?emploi salarié total à celui de l?ensemble des secteurs d?activités industriels
(7) incluant (4)+(5)+(6) ainsi que les 14 secteurs localement les moins représentés.
La référence est la même : c?est l?ensemble des emplois salariés du territoire considéré.
En ce qui concerne la dépendance aux « grands » établissements :
les indicateurs permettent de repérer la dépendance globale de l?emploi salarié aux établissements qualifié de
« grands » (3), en isolant la part imputable à l?industrie (1) et celle qui revient à la construction, au commerce et
aux services (2).
En ce qui concerne la dépendance à l?industrie :
les indicateurs permettent de repérer la dépendance globale de l?emploi salarié du territoire à l?industrie (7), en
isolant la part revenant au plus important secteur à l?échelle locale (4), et celles revenant à chacun des deux
suivants (5) et (6) ; la somme (4)+(5)+(6) correspond à l?indicateur de concentration C3, part des trois premiers
secteurs industriels parmi les 35 activités de la nomenclature. Eventuellement, on peut calculer le rapport
(4)+(5)+(6)/(7) ou indicateur de concentration C?3, part des trois secteurs industriels les mieux représentés
localement parmi les 17 secteurs industriels de la nomenclature.
Dans le tableau suivant, pour un territoire, chaque indicateur est positionné au regard de sa moyenne M (non
pondérée) dans la distribution des valeurs des 72 pôles et de son écart-type ? :
Borne inférieure Borne supérieure Positionnement Transcription
- ? M - 1,5 ? - - Valeur très faible
M - 1,5 ? M - 0,5 ? - Valeur faible
M - 0,5 ? M + 0,5 ? 0 Valeur moyenne
M + 0,5 ? M + 1,5 ? + Valeur élevée
M + 1,5 ? + ? + + Valeur très élevée
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 77
Dépendance de l'emploi salarié total ?
Libellé des territoires
aux
établissements
industriels de
plus de 50
salariés
aux
établissements
tertiaires de
plus de 50
salariés
aux
établissements
de plus de 50
salariés
au
premier
secteur
d'activité
industriel
au
deuxième
secteur
d'activité
industriel
au
troisième
secteur
d'activité
industriel
à
l'industrie
Nantes - + + + - - - -
Angers - + + 0 - - - -
Le Mans - + + + - - - -
Saint-Nazaire 0 0 0 0 - - 0
La Roche-sur-Yon - + + + - - - -
Laval - + 0 - - 0 -
Cholet 0 0 0 - 0 0 0
Ancenis 0 + + 0 + 0 0
Challans - 0 - - 0 0 -
Châteaubriant 0 0 0 - 0 + 0
Château-Gontier 0 0 0 0 + 0 0
Clisson 0 0 0 0 0 0 0
La Ferté-Bernard + + - + 0 0 + +
La Flèche 0 + 0 0 - 0 0
Fontenay-le-Comte - + 0 - - 0 0
Les Herbiers + 0 + 0 + + +
Mayenne 0 0 + - 0 + 0
Les Sables-d'Olonne - 0 - - - - -
Sablé-sur-Sarthe + + - + + 0 + +
Saint-Gilles-Croix-de-Vie 0 0 0 0 0 0 0
Saumur - + 0 - - - -
Segré + - 0 0 + + + + +
Aizenay 0 - 0 + 0 0 +
Baugé - 0 0 0 0 - -
Beaufort-en-Vallée 0 0 0 - - - -
Beaupréau - + - - - - -
Bessé-sur-Braye + + - + + + + + + + +
Blain - - + + + - - - - -
Candé + - 0 0 + + + + +
Chalonnes-sur-Loire 0 - 0 0 + 0 0
Champagné 0 - 0 0 + + + +
Chantonnay + - + + + 0 +
Château-du-Loir + 0 + 0 + + 0 +
Chemillé 0 0 0 - 0 + 0
Craon + 0 0 + 0 0 +
Doué-la-Fontaine - 0 - - - - -
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 78
Ernée 0 0 0 0 0 0 0
Évron + + - + + + + - + +
Gorron 0 0 - 0 0 0 0
La Châtaigneraie - 0 - 0 0 0 0
La Mothe-Achard 0 + + 0 0 + 0
La Pommeraye - 0 - 0 0 - -
La Verrie - + + + 0 0 0 0
Le Lion-d'Angers + + - - 0 - - - - -
Le Lude + + - + + + + - +
Les Essarts 0 0 0 + 0 - 0
Longué-Jumelles + - 0 0 + + + +
Luçon - 0 - - 0 + 0
Machecoul 0 0 0 0 + + + 0
Mamers - 0 0 - 0 - -
Montaigu + + + + + - - +
Montreuil-Bellay + - + 0 + + + + +
Mortagne-sur-Sèvre 0 0 0 0 + + + +
Nozay - 0 - 0 0 0 -
Pouancé + 0 0 + - - 0
Pouzauges + + 0 + + + + 0 0 +
Saint-Calais - + 0 - 0 - -
Saint-Fulgent + + 0 + + + + - - - +
Saint-Laurent-sur-Sèvre + 0 + 0 + + + +
Saint-Macaire-en-Mauges - - - - - 0 0 0 0
Saint-Mars-la-Jaille + + - - 0 + + + + 0 + +
Saint-Pierre-Montlimart 0 0 + 0 + 0 0
Sillé-le-Guillaume + - + + + 0 - +
Vihiers - 0 - - - + - 0
Villaines-la-Juhel 0 + + 0 - 0 0
Beauvoir-sur-Mer 0 - - - + + - 0
Pornic - - 0 - - - - - - -
Saint-Brévin-les-Pins - + 0 - 0 0 -
Saint-Jean-de-Monts - 0 - - 0 - - -
Talmont-Saint-Hilaire 0 - - + - - 0
L'Île-d'Yeu - - - - - - - - - -
Noirmoutier-en-l'Île - - - - - - - -
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 79
Libellé des territoires
Poids de l?industrie
dans l'emploi salarié
local Secteur d'activités industriel n°1
Poids de ce secteur
dans l'emploi salarié
local
Nantes 12,4 %
Industries des équipements
mécaniques 2,2 %
Angers 15,5 % Industries agricoles et alimentaires 3,1 %
Le Mans 15,4 % Industrie automobile 5,0 %
Saint-Nazaire 23,8 %
Construction navale, aéronautique et
ferroviaire 10,2 %
La Roche-sur-Yon 15,3 %
Industries des équipements
mécaniques 4,0 %
Laval 19,3 %
Industries des équipements
mécaniques 3,0 %
Cholet 30,6 % Chimie, caoutchouc, plastiques 8,4 %
Ancenis 33,3 %
Industries des équipements
mécaniques 17,5 %
Challans 19,2 % Industries agricoles et alimentaires 4,4 %
Châteaubriant 29,0 %
Métallurgie et transformation des
métaux 6,9 %
Château-Gontier 31,7 % Industries agricoles et alimentaires 10,4 %
Clisson 30,8 % Industries du bois et du papier 10,1 %
La Ferté-Bernard 50,4 % Industries agricoles et alimentaires 18,4 %
La Flèche 26,2 %
Métallurgie et transformation des
métaux 11,1 %
Fontenay-le-Comte 23,7 %
Industries des équipements
mécaniques 6,7 %
Les Herbiers 39,9 %
Construction navale, aéronautique et
ferroviaire 12,8 %
Mayenne 32,5 % Édition, imprimerie, reproduction 7,8 %
Les Sables-d'Olonne 13,3 %
Construction navale, aéronautique et
ferroviaire 3,8 %
Sablé-sur-Sarthe 50,0 % Industries agricoles et alimentaires 28,2 %
Saint-Gilles-Croix-de-Vie 28,7 %
Construction navale, aéronautique et
ferroviaire 12,6 %
Saumur 19,9 % Industries agricoles et alimentaires 6,0 %
Segré 45,6 % Chimie, caoutchouc, plastiques 16,7 %
Aizenay 38,4 % Chimie, caoutchouc, plastiques 25,1 %
Baugé 19,8 %
Métallurgie et transformation des
métaux 12,4 %
Beaufort-en-Vallée 12,8 % Industries du bois et du papier 6,2 %
Beaupréau 15,4 % Habillement, cuir 6,4 %
Bessé-sur-Braye 66,5 % Industries du bois et du papier 47,0 %
Blain 5,0 %
Industries des équipements
mécaniques 2,2 %
Candé 47,0 % Édition, imprimerie, reproduction 18,9 %
Chalonnes-sur-Loire 32,3 %
Industries des équipements
mécaniques 15,8 %
Champagné 40,3 %
Industrie des composants électriques
et électroniques 14,7 %
Chantonnay 44,2 % Industries agricoles et alimentaires 24,3 %
Château-du-Loir 36,9 %
Industries des équipements
mécaniques 16,8 %
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 80
Libellé des territoires
Poids de l?industrie
dans l'emploi salarié
local Secteur d'activités industriel n°1
Poids de ce secteur
dans l'emploi salarié
local
Chemillé 28,3 %
Métallurgie et transformation des
métaux 6,2 %
Craon 37,7 % Industries agricoles et alimentaires 22,3 %
Doué-la-Fontaine 10,8 % Habillement, cuir 2,9 %
Ernée 34,4 % Industries agricoles et alimentaires 11,1 %
Évron 51,1 % Industries agricoles et alimentaires 37,8 %
Gorron 28,7 %
Industries des équipements
mécaniques 12,5 %
La Châtaigneraie 23,5 % Industries agricoles et alimentaires 12,3 %
La Mothe-Achard 32,3 %
Métallurgie et transformation des
métaux 12,2 %
La Pommeraye 22,7 % Habillement, cuir 11,3 %
La Verrie 24,2 %
Industries des équipements
mécaniques 10,0 %
Le Lion-d'Angers 8,8 % Industries agricoles et alimentaires 7,5 %
Le Lude 44,6 %
Industries des équipements
électriques et électroniques 22,9 %
Les Essarts 30,8 % Industries agricoles et alimentaires 22,4 %
Longué-Jumelles 43,7 %
Métallurgie et transformation des
métaux 19,3 %
Luçon 25,9 % Industrie automobile 7,3 %
Machecoul 31,1 %
Industries des équipements
mécaniques 9,0 %
Mamers 18,9 % Industrie textile 6,8 %
Montaigu 40,3 % Industries agricoles et alimentaires 30,8 %
Montreuil-Bellay 48,2 % Industrie automobile 13,8 %
Mortagne-sur-Sèvre 48,9 % Industries agricoles et alimentaires 9,5 %
Nozay 19,8 % Industries agricoles et alimentaires 9,7 %
Pouancé 29,2 % Chimie, caoutchouc, plastiques 27,6 %
Pouzauges 47,6 % Industries agricoles et alimentaires 36,9 %
Saint-Calais 13,7 %
Industrie des composants électriques
et électroniques 5,0 %
Saint-Fulgent 49,6 % Industries agricoles et alimentaires 49,3 %
Saint-Laurent-sur-Sèvre 43,0 %
Industries des équipements
mécaniques 10,5 %
Saint-Macaire-en-Mauges 28,5 % Habillement, cuir 12,0 %
Saint-Mars-la-Jaille 67,0 % Industries agricoles et alimentaires 46,8 %
Saint-Pierre-Montlimart 29,3 %
Industrie des composants électriques
et électroniques 12,2 %
Sillé-le-Guillaume 46,6 %
Industrie des composants électriques
et électroniques 36,6 %
Vihiers 23,3 % Industries agricoles et alimentaires 8,8 %
Villaines-la-Juhel 26,1 % Édition, imprimerie, reproduction 19,6 %
Beauvoir-sur-Mer 30,9 %
Construction navale, aéronautique et
ferroviaire 20,2 %
Pornic 8,5 % Industries agricoles et alimentaires 4,0 %
Saint-Brevin-les-Pins 16,2 % Industries agricoles et alimentaires 6,2 %
Saint-Jean-de-Monts 14,5 % Industries agricoles et alimentaires 13,2 %
Talmont-Saint-Hilaire 31,9 % Industries agricoles et alimentaires 25,4 %
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 81
Libellé des territoires
Poids de l?industrie
dans l'emploi salarié
local Secteur d'activités industriel n°1
Poids de ce secteur
dans l'emploi salarié
local
L'Île-d'Yeu 6,3 % Industries agricoles et alimentaires 3,7 %
Noirmoutier-en-l'Île 10,6 %
Construction navale, aéronautique et
ferroviaire 6,2 %
Evolution de l'emploi salarié - Base 100 en 2000
50
60
70
80
90
100
110
120
130
140
150
1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
Industries agricoles et alimentaires
Habillement, cuir
Édition, imprimerie, reproduction
Pharmacie, parfumerie et entretien
Industries des équipements du foyer
Industrie automobile
Construction navale, aéronautique et ferroviaire
Industries des équipements mécaniques
Industries des équipements électriques et électroniques
Industries des produits minéraux
Industrie textile
Industries du bois et du papier
Chimie, caoutchouc, plastiques
Métallurgie et transformation des métaux
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 82
Annexe 2
Liste d?indicateurs en vue d?un observatoire des dynamiques territoriales
1) Dynamiques démographiques
Variations sur 2 périodes intercensitaires + trend (à l'année n+2 ou n+3 de l'observatoire)
Taux de croissance annuel moyen de la population (%) :
a) dû au mouvement naturel ;
b) dû au solde migratoire ;
c) Taux de croissance annuel moyen de la population de 15 ans ou plus (%) :
i) dû à actifs ;
ii) dû à retraités ;
iii) dû à inactifs non retraités ;
2) Dynamiques économiques
a) Niveau des moteurs de développement sphères productive, résidentielle, publique (nombre d'emplois
salariés par millier d 'habitants) ;
b) Poids dans l?ensemble des emplois salariés des emplois occupés par les établissements de 50 salariés
ou plus :
i) industrie ;
ii) tertiaire ;
iii) industrie + tertiaire ;
c) Poids dans l?ensemble des emplois salariés des emplois :
i) de l?industrie
ii) du tertiaire
d) Indicateurs de concentration industrielle : C1/n , Cn'/n , C3/n' , où n désigne le nombre d'emplois salariés de
l'ensemble des secteurs d'activités, n' désigne le nombre d'emplois salariés de l'industrie, 1 désigne le 1er
secteur industriel par le nombre d'emplois salariés, 3 désigne les 3 premiers secteurs industriels par le
nombre d'emplois salariés ;
e) Taux de croissance annuel moyen de l?emploi salarié (UNEDIC) (%) :
i) des n dernières années connues :
(1) dû à un effet de structure ;
(2) dû à l'effet résiduel ;
(3) dû à la sphère productive (approximatif, dont industrie / services) ;
(4) dû à la sphère résidentielle (approximatif) ;
ii) des n années précédentes ;
3) Dynamiques résidentielles
a) Taux de mobilité externe = part des résidents de plus de 5 ans résidant en dehors de la région Pays de la
Loire 5 ans auparavant ;
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 83
b) Taux de mobilité interne = part des résidents de plus de 5 ans résidant dans la région Pays de la Loire
mais hors de la ville X de résidence actuelle 5 ans auparavant :
i) résidant dans une ville Y ? X ;
ii) résidant dans l'espace complémentaire (espace à dominante rurale au sens de la carte des
territoires vécus définis en 2002) ;
c) Bilan migratoire entre villes
4) Dynamiques professionnelles
a) Part de l'emploi régional accaparé par les villes ;
b) Stock et évolution du nombre d'emplois et du rythme de variation des emplois au cours de la période
intercensitaire :
i) occupés par des actifs résidant dans la ville X ;
ii) occupés par des actifs résidant dans une ville Y ? X ;
iii) occupés par des actifs résidant dans l'espace complémentaire ;
c) Evolution localisée des actifs occupés et des emplois sur la région des Pays de la Loire ;
d) Taux de croissance annuel moyen de la population active occupée (%) :
(1) dû à la variation du nombre des emplois locaux (X) ;
(2) dû à la variation du nombre des emplois de l'espace complémentaire ;
(3) dû à la variation du nombre des emplois des autres villes de la région (Y) ? dont VGM,
dont Nantes, dont ville X1 autre que Nantes (X1, 1ère ville génératrice) ;
(4) dû à la variation du nombre des emplois de l'extérieur de la région
5) Revenus
a) Poids des salaires dans les revenus de salaires et retraites ;
b) Salaire moyen par foyer fiscal ;
c) Retraite moyenne par foyer fiscal ;
d) Taux de croissance annuel moyen des revenus de salaires et retraites :
global ;
i) dû aux salaires;
ii) dû aux retraites;
e) Taux de croissance annuel moyen du salaire moyen;
f) Taux de croissance annuel moyen de la retraite moyenne
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 84
Annexe 3
Contributions des différents types de rayonnement à la variation de population active
occupée dans les pôles
rayonnement exogène
rayonnement
endogène rayonnement EC
rayonnement autres
villes
Nantes + + + 0 0
Angers + + 0 0
Le Mans + 0 0
Saint-Nazaire + + 0 0
La Roche-sur-Yon + + 0 +
Laval + 0 0
Cholet 0 0 0
Ancenis 0 0 + + +
Challans 0 + +
Châteaubriant 0 0 0
Château-Gontier 0 0 +
Clisson 0 0 + + +
La Ferté-Bernard + 0 0
La Flèche - 0 +
Fontenay-le-Comte 0 + 0
Les Herbiers 0 + 0
Mayenne 0 0 +
Les Sables-d'Olonne 0 0 +
Sablé-sur-Sarthe 0 0 0
Saint-Gilles-Croix-de-Vie + + + 0 +
Saumur 0 0 0
Segré 0 + + +
Aizenay + + 0 + + +
Baugé - - + +
Beaufort-en-Vallée 0 0 + + +
Beaupréau - - 0 + +
Bessé-sur-Braye - - + 0
Blain 0 0 + + +
Candé - 0 + + +
Chalonnes-sur-Loire 0 0 + +
Champagné 0 0 + + +
Chantonnay 0 + +
Château-du-Loir - - 0 0
Chemillé 0 0 + + +
Craon 0 - +
Doué-la-Fontaine - - 0 +
Ernée - - + +
Évron 0 0 +
Gorron - + 0
La Châtaigneraie + 0 0
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 85
rayonnement exogène
rayonnement
endogène rayonnement EC
rayonnement autres
villes
La Mothe-Achard 0 + + + +
La Pommeraye - + + +
La Verrie - 0 + +
Le Lion-d'Angers - 0 + + +
Le Lude - - + +
Les Essarts + + + +
Longué-Jumelles - - 0 + +
Luçon - + 0
Machecoul - - + + + +
Mamers - 0 -
Montaigu 0 0 + +
Montreuil-Bellay - - 0 + +
Mortagne-sur-Sèvre - - + +
Nozay 0 0 + + +
Pouancé - - 0 0
Pouzauges - - + 0
Saint-Calais - - 0 -
Saint-Fulgent - - + + +
Saint-Laurent-sur-Sèvre - - + +
Saint-Macaire-en-Mauges - - 0 + + +
Saint-Mars-la-Jaille - - 0 + + +
Saint-Pierre-Montlimart - - + + + +
Sillé-le-Guillaume - - + + + +
Vihiers + + + +
Villaines-la-Juhel - - - 0
Beauvoir-sur-Mer 0 0 +
Pornic + 0 + + +
Saint-Brevin-les-Pins + 0 + + +
Saint-Jean-de-Monts + 0 +
Talmont-Saint-Hilaire + + + + +
L'Île-d'Yeu 0 0 0
Noirmoutier-en-l'Île 0 0 0
Ont participé aux réunions du Comité de
pilotage
Jean Renard, professeur émérite à l?IGARUN
Bernard Fritsch, professeur à l?IGARUN
Sylviane Le Guyader, SGAR
Agnès Pouillaude, DREAL/SIAL
Christian Rincé, DREAL/SCTE
Philippe Vigneron, DREAL/SCTE
Philippe Pirot, DREAL/SCTE
Jean-Paul Dumonceaux, DREAL/SCTE
Sylvain Le Goff, CETE de l?Ouest
Décembre 2010
Rédaction et réalisation : Sylvain Le Goff tél : 02-40-99-58-31
Service connaissance des territoires et évaluation
Tél : 02.40.99.58.13
Fax : 02.40.99.58.27
Service connaissance des
territoires et évaluation
Division de l'observation,
des études et
des statistiques
Directeur de la publication :
Hubert FERRY-WILCZEK
ISSN 2109-0017
Villes et pôles ruraux_version def janv 2011
INVALIDE) (ATTENTION: OPTION avec prudence, en
distinguant l?industrie d?une part, le « tertiaire productif »
d?autre part.
Sur l?ensemble des Pays de la Loire, on compte ainsi
entre 2000 et 2007 environ 2 emplois créés dans le
« tertiaire productif » en contrepartie de 1 supprimé dans
l?industrie. Mais cette généralité cache des disparités
géographiques fortes : il arrive en effet que des territoires
échappent totalement à la désindustrialisation, avec des
créations d?emplois certes peu nombreuses dans
l?industrie, tandis que d?autres sont plus ou moins
lourdement pénalisés. De même, les créations d?emplois
dans le « tertiaire productif » sont inégalement réparties.
Ainsi, on peut distinguer :
? Les territoires pour lesquels on n?a pas ou peu
observé de pertes d?emplois industriels et qui
ont connu dans le même temps une dynamique
forte (supérieure à la moyenne régionale) de
créations d?emplois tertiaires productifs. Le cas
le plus emblématique est celui de Nantes (peu
d?emplois industriels perdus, mais près de 40 %
des créations d?emplois régionaux dans le
tertiaire productif). On doit lui associer La
Roche-sur-Yon, ainsi que les petites villes
d?Ancenis, Challans, Les Herbiers, Segré, La
Ferté-Bernard, Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Cet
ensemble de villes coïncide à peu près avec
celles dont la sphère productive a contribué
pour 1 % par an au moins à l?accroissement de
l?emplois salariés privés au cours de la période
2000-2007 ;
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 45
? Les territoires soumis à une désindustrialisation
relativement forte que la création d?emplois
tertiaires productifs a néanmoins suffi à
compenser : cela concerne les villes d?Angers,
du Mans et de Cholet, de Châteaubriant,
Clisson, et Sablé-sur-Sarthe. Cela s?applique
aussi aux pôles ruraux considérés dans leur
ensemble Ces territoires correspondent à une
contribution de la sphère productive à la
variation de l?emploi salarié privé comprise entre
0 et 1 % par an ;
? Les territoires soumis à une désindustrialisation
relativement forte que la création d?emplois
tertiaires productifs n?a pas suffi à compenser :
on trouve les aires urbaines de Saint-Nazaire,
Laval, Fontenay-le-Comte, Château-Gontier,
Mayenne, Saumur et Les Sables d?Olonne, et
d?assez nombreux pôles ruraux dont les effectifs
de la sphère productive ont diminué, contribuant
à freiner la progression voire à la diminution
d?ensemble de l?emploi salarié privé ;
? Peu concernés par la sphère productive, les
pôles secondaires littoraux qui ne connaissent
pas de dynamique particulière négative
(industrie) ou positive (tertiaire productif).
Des rythmes d?évolution de l?emploi très dépendants du poids de l?industrie et des
dynamiques générales des secteurs d?activités
On a vu précédemment que l?évolution de l?emploi était
dans une certaine mesure conditionnée par la structure
en situation initiale des activités. L?importance de
l?industrie pèse toujours négativement, mais à des degrés
variant localement en fonction des secteurs d?activités
concernés, le tertiaire a au contraire une incidence
systématiquement positive et territorialement plus
homogène.
De ce fait, les écarts entre territoires de la composante
structurelle de l?évolution globale de l?emploi reposent
largement sur les écarts d?exposition à la
désindustrialisation, que celle-ci soit due à des
phénomènes d?externalisation d?activités, ou qu?elle
intervienne dans un cadre plus général. Mais le poids
initial des activités tertiaires qui, lui, profite surtout aux
aires urbaines, contribue aussi à ces écarts.
L?examen pour les 72 pôles étudiés des composantes
structurelle et par complément résiduelle de l?évolution de
l?emploi montre que l?ensemble de ces pôles a bénéficié
d?un effet de structure globalement positif. En d?autres
termes, les diminutions d?emploi auxquelles la présence
et le type d?activités industrielles auraient dû conduire ont
été plus que compensées par la présence et le poids
d?activités tertiaires les plus créatrices d?emplois.
Les villes, notamment les plus importantes, dès lors que
la proportion d?effectifs travaillant dans le tertiaire est plus
élevée voire le tissu d?activités industrielles diversifié,
sont à ces deux titres, mais principalement au premier,
clairement avantagées.
La rareté des activités industrielles sur les pôles littoraux
(à l?exception de Beauvoir-sur-Mer) conduit à des
incidences du même type.
Pour des raisons symétriques, la moitié des pôles ruraux
pâtit d?un effet de structure défavorable. Plusieurs autres
en sont modérément bénéficiaires, c?est le cas en
particulier des pôles à dominante agro-alimentaire un peu
moins exposés que les précédents. Les contre-exemples
de Blain, Chemillé, Doué-la-Fontaine et Saint-Calais
soulignent le caractère stratégique d?activités tertiaires
structurant ces pôles secondaires associés le cas
échéant à des secteurs industriels moins exposés ou
dont le poids limité prête moins à conséquences
défavorables pour l?emploi.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 46
Des dynamiques territoriales dépendantes de facteurs locaux, mais favorisées par un
avantage structurel
Sur la période 2000-2007, le rythme de croissance de
l?emploi salarié (UNEDIC) sur l?ensemble des 72 pôles,
est d?en moyenne 1,6 % par an. Il se décompose à parts
assez voisines entre composantes structurelle (+0,9 %)
et résiduelle (+0,7 %). On note que la composante
parfois dite «locale» (bien que le caractère strictement
géographique puisse lui être étranger) vient globalement
conforter une situation relativement avantagée par la
structure du tissu économique en place. Mais ce n?est
pas partout le cas, l?effet résiduel étant certes positif dans
51 villes, mais également négatif dans 21.
Il est difficile de mesurer a priori ce que recouvre cet effet
résiduel, tant les considérations dites « locales » qui le
fondent, peuvent prendre des acceptions variées. Il est
tout aussi difficile de dégager des types, les
considérations « locales» ayant précisément pour effet
de mettre en évidence des particularismes locaux qui
s?opposent à toute globalisation.
Pour autant, on observe que le handicap structurel (qui
affecte 50 % des pôles ruraux et 10 % des aires
urbaines) s?accompagne dans une proportion non
négligeable ?(40 % des cas) d?un handicap « local ». A
l?inverse, un avantage structurel (qui concerne 50 % des
pôles ruraux et 90 % des aires urbaines) est associé 80
fois sur 100 à un avantage « local ».
Néanmoins, on note aussi que la composante locale,
plus représentative de l?attractivité économique
intrinsèque des territoires que son homologue
structurelle, pèse très positivement et très
particulièrement sur les villes vendéennes et ce malgré
une structure d?activités parfois peu favorable (cas
exemplaires de Mortagne-sur-Sèvre, Les Essarts et La
Mothe-Achard).
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 47
Des emplois non salariés souvent en hausse dans les pôles littoraux et les villes, en
baisse ailleurs
Le processus de diminution continue des emplois non
salariés en oeuvre depuis un siècle et demi semble
enrayé sur la période intercensitaire 1999-2006 : ce
constat général à la France métropolitaine vaut
également pour la région des Pays de la Loire
considérée dans sa globalité. Pour autant, les nuances
territoriales sont encore de rigueur.
Les aires urbaines (grandes, moyennes ou petites) sont
partagées entre « faible variation » (6 villes) et
« augmentation significative » (supérieure à +0,5 % par
an, 14 villes) des effectifs. Seules Sablé-sur-Sarthe et
Segré ont vu leurs emplois non salariés continuer à
diminuer ; les pôles littoraux sont également dans cette
configuration.
Les pôles ruraux sont partagés entre « faible variation »
(13 pôles), « augmentation significative » (supérieure à
+0,5 % par an, 15 pôles) et « diminution significative »
(inférieure à -0, 5 % par an, 15 pôles).
La tendance est plus nettement à la baisse dans l?espace
complémentaire.
Les dynamiques du développement demeurent essentiellement portées par l?emploi salarié privé.
Plus élevée qu?ailleurs en France, la progression de l?emploi salarié en Pays de la Loire l?est principalement dans
les villes de Loire-Atlantique et de Vendée à l?ouest d?un arc de cercle Châteaubriant ? Cholet - Luçon, et ceci
qu?elle qu?en soit la taille. On peut ajouter un nombre plus limité de villes et pôles ruraux des 3 autres
départements.
Cette progression est en partie alimentée par les activités de la sphère résidentielle dont l?impact est commun à la
plupart des territoires, mais accentué près du littoral et dans certaines villes comme Nantes. L?impact est moindre
à l?écart des pôles.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 48
La contribution des activités de la sphère productive est en baisse presque générale mais est restée - modérément
- positive à l?échelle des Pays de la Loire sur la période 2000?2007. Elle est nettement plus aléatoire et sujette à
fluctuations dans l?espace comme dans le temps que celle de son homologue résidentielle. Quelques villes, parmi
lesquelles figurent Nantes et La Roche-sur-Yon (mais pas les autres aires urbaines de plus de 50 000 habitants),
ainsi que plusieurs petites aires urbaines et pôles ruraux ont maintenu une contribution « productive » à la
croissance des emplois sensiblement supérieure à la moyenne régionale et plus rarement supérieure à celle de la
sphère résidentielle. Ceci correspond à des situations de désindustrialisation limitée ou absente associées ou non
à des créations nombreuses dans le tertiaire productif. De telles évolutions sont largement dues aux aires urbaines
de plus de 50 000 habitants qui concentrent l?essentiel des créations d?emplois tertiaires imputables à la sphère
productive mais aussi, en dehors de Nantes et La Roche, à des disparitions d?emplois industriels.
Les villes dont les emplois « productifs » stagnent ou diminuent, généralement petites aires urbaines ou pôles
ruraux, ont en commun une plus ou moins forte désindustrialisation et une inaptitude au moins relative à la
contrebalancer par des créations d?emplois dans le tertiaire productif.
La structure des activités explique dans des proportions comparables à celles des dynamiques proprement locales
le rythme d?évolution régional de l?emploi, notamment salarié. L?avantage va aux aires urbaines les plus
importantes dont le tissu économique est plus tourné vers le tertiaire et dont le tissu industriel
proportionnellement moins présent est le plus souvent moins exposé. L?attractivité particulière de certaines villes
et notamment de la plupart des pôles vendéens constitue l?autre facteur à l?origine des plus forts rythmes de
croissance observés.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 49
5 ? L?AGE, LA CSP, LA FORMATION
Une population plutôt jeune dans les villes principales, plutôt âgée dans les pôles ruraux
et littoraux et dans l?espace rural, des situations contrastées dans les petites villes
A l?exception de Saint-Nazaire et de Cholet, les villes
principales (aires urbaines de plus de 50 000 habitants)
se distinguent par une proportion particulièrement élevée
des 15?29 ans (jeunes en formation ou très jeunes actifs,
très présents à Angers notamment), et par une proportion
faible des 60 ans et plus. A ce titre, ces villes s?opposent
aux petits pôles ruraux ou littoraux ainsi qu?au reste de
l?espace rural. Avec des nuances, les tranches d?âge
médian (30?44 ans, largement corrélée avec 0?14 ans,
et 45?59 ans) y sont plutôt bien représentées.
S?agissant des petites villes, les situations sont plus
contrastées, allant d?une proportion faible des plus de 60
ans à Ancenis, Clisson, mais aussi Les Herbiers,
Mayenne et Sablé-sur-Sarthe, à très élevée à Challans,
Saint-Gilles?Croix?de-Vie, aux Sables d?Olonne et dans
une moindre mesure à Saint-Nazaire. En opposition aux
cinq premières citées, ces villes littorales ont en commun
avec les sept autres petites aires urbaines une forte
représentation des plus de 45 ans et donc une sous-
représentation des plus jeunes.
Des disparités marquées dans la répartition par âge des nouveaux arrivants
La contribution des différentes classes d?âge à la
progression démographique observée entre 1999 et 2006
varie selon les types de territoires :
La tranche 45?60 ans nourrit plus ou moins fortement
cette croissance (entre +0,3 % et +0,9 % par an). Les
contributions les plus fortes sont observées dans les
villes et pôles littoraux. Ceci résulte de l?incidence plus ou
moins prononcée du « papy boom » issu des générations
nombreuses de l?après-guerre.
Les 60 ans et plus peuvent eux aussi impacter fortement
et même très fortement la croissance démographique :
jusqu?à +0,9 % dans les villes et pôles du littoral).
Ancenis et Clisson sont également très convoitées par
cette catégorie de population. Dans les autres villes, sans
être négligeable, leur contribution à la croissance
démographique est plus modérée.
Les contributions des 30?44 ans et , par corollaire, des
0?14 ans, offrent d?importants contrastes. Elles sont
nettement positives à Ancenis, Clisson, dans les pôles
ruraux de l?orbite de Nantes, mais aussi ?phénomène
plus récent? dans la plupart des villes littorales, dans une
moindre mesure à Nantes, La Roche-sur-Yon, dans les
pôles ruraux situés dans l?aire d?influence d?Angers, de
Cholet ou de La Roche-sur-Yon. Elles sont nulles voire
légèrement négatives (diminution des effectifs) dans
certaines villes proches du littoral telles Challans et Les
Sables d?Olonne et dans la majorité des villes de
l?intérieur.
Issus des classes creuses de la fin des années 70 et du
début des années 80, les effectifs des 15?29 ans
diminuent partout, freinant ainsi la progression.
Par rapport à la période intercensitaire antérieure
(années 90), un des changements fondamentaux des
dynamiques observées sur la région réside dans
l?émergence d?une forte croissance démographique de
l?espace rural (par opposition aux aires urbaines et pôles,
ruraux ou littoraux). Cette évolution s?explique par un
élargissement de l?influence urbaine, en particulier en
Loire-Atlantique et en Vendée où le rétro-littoral s?impose
également comme un territoire convoité.
? Les communes de l?espace rural les plus
soumises à influence(s) urbaine(s) forment une
sorte d?espace de transition. Elles se situent
dans ces deux départements et dans une
moindre mesure dans le Maine-et-Loire. Entre
1999 et 2006, le taux de croissance annuel
moyen de la population (TCAM) s?établit à
2,3 % en Loire-Atlantique et 2,9 % en Vendée.
Les TCAM négatifs y sont quasiment
inexistants, les TCAM supérieurs à 1 % sont la
règle générale.
? Le reste de l?espace rural, plus enclavé car
moins soumis à influence urbaine, surtout en
Sarthe et en Mayenne, associe des communes
dont les taux de croissance de population sont
beaucoup plus divers, associant des valeurs
négatives, des valeurs faiblement positives, et
aussi des progressions fortes.
En toute hypothèse, ce sont les populations de moins de
45 ans qui fondent les différences de rythme de
progression observées.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 50
Les cadres dans les grandes villes, les ouvriers dans les petits pôles, des retraités surtout
présents dans les villes du littoral
Les villes grandes et moyennes se distinguent souvent
par une proportion élevée à la fois d?actifs cadres et
professions intermédiaires, qui atteint des sommets à
Nantes, et par une proportion légèrement supérieure à la
moyenne régionale d?employés. Ce constat est
cependant moins net pour Saint-Nazaire et Cholet, de
tradition ouvrière. Les retraités y sont relativement moins
nombreux qu?ailleurs. Les grandes villes connaissent en
outre une part plutôt faible d?ouvriers, alors qu?au
contraire le groupe des « autres inactifs » largement
composé de jeunes en fin d?étude est fortement
représenté, spécialement sur Nantes et Angers.
Si l?on excepte Clisson et dans une moindre mesure
Ancenis qui occupent une position intermédiaire avec les
précédentes, les petites villes accueillent moins de
cadres et professions intermédiaires. L?importance
variable de la population ouvrière dans ces villes tient
largement à leurs fonctions traditionnelles : inférieure à la
moyenne dans les villes proches de la côte et celles dont
le secteur productif est aujourd?hui sinistré comme
Saumur et Fontenay-le-Comte ; élevée à Sablé-sur-
Sarthe, Les Herbiers, La Ferté Bernard ? Sur ces
territoires, la proportion de retraités est également
diverse, mais généralement supérieure à la moyenne
régionale.
Dans les pôles littoraux et plus encore ruraux de
l?intérieur, à plus forte raison dans l?espace rural, la sous-
représentation des actifs d?une façon générale, des
cadres et professions intermédiaires en particulier, est
marquée. Les ouvriers demeurent cependant
relativement nombreux à l?écart des pôles littoraux où les
retraités y sont présents plus qu?ailleurs.
Des disparités marquées dans la répartition sociologique des nouveaux arrivants
La contribution des différentes CSP à la progression du
nombre des plus de 15 ans observée entre 1999 et 2006
est générale mais inégale :
La variation du nombre d?exploitants agricoles et
d?artisans a peu d?impact sur l?évolution des effectifs.
La contribution des cadres et des professions
intermédiaires à la progression des effectifs, est surtout
importante à Nantes, plus encore à Clisson ou Ancenis.
Plus globalement, cette contribution est forte dans
l?ensemble des villes de l?orbite nantaise, ainsi que dans
certaines villes littorales : entre 0,8 et 1,1 % par an. Elle
est un peu plus faible (de l?ordre de 0,5 % à 0,7 % par
an) dans les autres villes grandes et moyennes ainsi que
dans les pôles ruraux sous influence d?une ville de rang
supérieur autre que Nantes. Elle est encore plus faible à
Cholet et dans les villes à l?écart des zones de
développement.
Les employés et, à un degré moindre, les ouvriers
contribuent à la progression démographique hors des
aires urbaines grandes et moyennes, essentiellement
dans les pôles ruraux sous influence d?une ville de rang
supérieur (Nantes principalement). Leur part est
également élevée dans les villes et pôles du littoral, y
compris Saint-Jean-de-Monts et Beauvoir-sur-Mer moins
prisés des cadres et professions intermédiaires.
Toutes les catégories d?actifs participent à la forte
croissance démographique des pôles littoraux, mais
aucune ne s?avère vraiment attirée par les pôles ruraux.
A l?échelle régionale, le rapport entre cadres et
professions intermédiaires d?une part, employés et
ouvriers d?autre part, est estimé à 0,6 en 2006 contre 0,5
en 1999, ce qui traduit un rythme de croissance des
premiers supérieur à celui des seconds.
De fait, sur la période 1999?2006, on compte en Pays de
la Loire 2,1 nouveaux cadres et professions
intermédiaires (0,9 + 1,2) pour 1 employé ou ouvrier
(0,75 + 0,25) supplémentaire.
Pour autant, cet écart d?attractivité vis-à-vis des
nouveaux arrivants entre cadres et professions
intermédiaires d?une part, employés et ouvriers d?autre
part, est loin d?être homogène. Il est maximal (rapport
proche de ou supérieur à 5) dans les principales villes
(Nantes, Angers, Le Mans) où il présente en outre la
particularité de décroître avec l?éloignement du centre. Il
atteint son minimum dans l?espace rural qui accueille à
peu près autant de nouveaux employés ou ouvriers que
de nouveaux cadres ou professions intermédiaires
(rapport voisin de 1) ;
les espaces distants de moins de 10, voire de 20 km
(Nantes) du centre des principales aires urbaines, se
révèlent centrifuges pour les employés et ouvriers [et
leurs familles]. Ceci a mécaniquement pour effet à la fois
d?y ralentir la progression démographique et d?y renforcer
le poids des cadres et professions intermédiaires ? et en
corollaire d?amplifier la rurbanisation des communes
périurbaines plus éloignées en y transformant le paysage
social.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 51
Une population particulièrement diplômée à Nantes et à Angers
Si l?on prend pour champ d?observation les personnes
non scolarisées de plus de 15 ans, les villes principales
abritent une proportion forte de titulaires d?un diplôme de
niveau BAC+2 ou plus élevé : ceux-ci représentent plus
de 25 % à Nantes et Angers, autour de 20 % dans les
villes grandes et moyennes ? un peu plus au Mans, à La
Roche-sur-Yon et à Laval, un peu moins à Saint-Nazaire
et Cholet.
A Ancenis et Clisson, cette proportion avoisine aussi les
20 %, alors qu?elle approche 15 % (tantôt plus, tantôt
moins) dans les petites villes. A cette représentation plus
ou moins forte de titulaires d?un BAC+2 ou plus est
associée une proportion plus ou moins faible de non-
diplômés.
Entre les 22 villes, les disparités de répartition sont par
ailleurs bien plus importantes pour ces catégories de
population fortement ou faiblement diplômées que pour
les catégories intermédiaires, titulaires de CEP, brevet
des collèges, CAP, BAC général ou professionnel.
En revanche, la proportion de non-diplômés, voisine de la
moyenne régionale dans les pôles littoraux et communes
multipolarisées, est nettement plus élevée dans les pôles
ruraux et l?espace rural.
Des disparités marquées dans la répartition des niveaux de formation des nouveaux
arrivants
Dans les villes grandes et moyennes et plus
particulièrement à Nantes, l?augmentation élevée du
nombre de diplômés titulaires du BAC ou d?un diplôme de
niveau supérieur s?accompagne d?une baisse assez
conséquente ? bien que moins massive - du nombre de
personnes pas ou peu diplômées.
A Ancenis et Clisson, où la progression du nombre des
plus diplômés est la plus forte, la baisse des effectifs pas
ou peu diplômés apparaît en revanche très limitée voire
inexistante.
Dans les villes et pôles du littoral, à la croissance
également élevée du nombre de personnes diplômées se
juxtapose une croissance plus ou moins importante mais
surtout très spécifique du nombre des pas ou peu
diplômés.
Les petites villes tout comme les pôles ruraux, se
caractérisent par un apport plus réduit de diplômés
associé à un mouvement de baisse également limité de
personnes peu diplômées.
Les effets générationnels ne sont pas anodins dans ces
analyses, les retraités étant par nature beaucoup moins
diplômés que les 15-30 ans.
Les progressions de population les plus élevées sur la période 1999?2006 sont imputables aux villes du littoral ;
toutes les tranches d?âge, toutes les catégories socio-professionnelles, tous les niveaux de formation y participent.
Les villes littorales sont les seules à enregistrer un apport significatif de personnes dont la formation n?excède pas
le baccalauréat ; concernant les actifs, il s?agit - on l?a vu - d?un phénomène récent. Le rythme de progression est
cependant un peu plus faible à Beauvoir sur Mer ainsi qu?à Saint Jean de Monts en raison d?un moindre attrait pour
les jeunes actifs et leur famille, pour les cadres et professions intermédiaires, pour les personnes ayant un niveau
de formation initiale plus important, ces villes étant au contraire davantage prisées par les (nouveaux) employés et
ouvriers et autant par les (nouveaux) retraités.
Sans atteindre les niveaux des précédents, les rythmes de progression démographique des pôles sous influence
d?une ville de rang supérieur, particulièrement de Nantes, sont supérieurs à la moyenne régionale. La contribution
particulière des cadres et professions intermédiaires d?âge médian explique le niveau plus élevé des pôles proches
de Nantes ; les autres tranches d?âge ainsi que les autres CSP hormis les ouvriers contribuent par ailleurs au
niveau constaté, un peu en retrait des villes littorales. Dans ces villes, le nombre de personnes non titulaires d?un
baccalauréat reste à peu près stable, la croissance démographique est donc absorbée par des personnes de
formation supérieure.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 52
Dans les plus grandes villes, les rythmes de croissance sont assez voisins de la moyenne régionale. A Nantes, les
cadres et professions intermédiaires participent davantage que dans les autres villes grandes et moyennes à une
progression démographique que freine notablement la diminution des effectifs les moins formés.
C?est dans les petites villes et pôles ruraux à l?écart des plus grandes villes que les progressions sont les plus
limitées, ces villes s?avérant moins attractives pour la plupart des catégories de populations à l?exception des plus
âgées, et notamment pour les moins formées.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 53
6 - LES REVENUS
La connaissance des salaires et des retraites, bien que ceux-ci ne constituent pas la totalité des revenus, est
essentielle pour apprécier la contribution des résidents à l?économie locale. Ce chapitre aborde pour 2007 les
revenus, salaires et retraites, des villes grandes et moyennes, des petites villes, des pôles littoraux et des pôles
ruraux. Les villes sont enfin classées en trois catégories selon le rythme de croissance et l?origine des revenus.
Salaires et retraites couvrent 85 à 90 % des revenus déclarés
Le plus souvent, quelle que soit l?échelle considérée, les
salaires et retraites couvrent entre 85 et 90 % des
revenus déclarés au titre de l?Impôt sur le Revenu des
Personnes Physiques.
Le reste de ces revenus, composé des bénéfices
(revenus mixtes des entrepreneurs individuels) d?une
part, de revenus du patrimoine (revenus des capitaux
fonciers et immobiliers) d?autre part, n?est pas disponible
à l?échelle des pôles secondaires (donc hors aires
urbaines).
II faut savoir que ce « reste » est plus important dans les
zones rurales où les bénéfices (souvent agricoles)
occupent une part prépondérante, mais avec les aléas
qui pèsent sur une partie de la population agricole. Il est
également plus fort dans les zones littorales où les
revenus non salariaux et du patrimoine sont un peu plus
élevés ; il est plus faible dans les zones urbaines.
Le fait d?ignorer cette catégorie de revenus conduit par
conséquent à leur sous-estimation, certes modérée en
zones rurales et littorales, mais a priori plus forte qu?en
zone urbaine.
Le niveau de revenu, sa nature (essentiellement sous
forme de salaires et de retraites), le niveau
démographique des populations présentes, à commencer
par celui des populations résidentes, contribuent
diversement au volet résidentiel de l?économie locale. A
ces différences de niveau et de nature de revenu sont
aussi associées des différences de besoins auxquelles
doivent répondre les politiques publiques et privées
mises en oeuvre.
En 2007, sur les 72 territoires étudiés, les salaires
représentent près de 70 % des revenus salariaux et
retraites perçus par les ressortissants, les retraites un
peu plus de 30 %. Le montant moyen par foyer fiscal des
salaires déclarés est supérieur de 30 % à celui des
retraites, mais cette moyenne masque une échelle
d?écart allant selon les villes de 0 à 50 %.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 54
Villes grandes et moyennes : des revenus - plus ou moins - élevés, Nantes en tête
Le poids des salaires dans l?ensemble des revenus de
salaires et retraites des villes grandes et moyennes est
important (71 à 76 %). Il est plus faible (66 %) dans l?aire
urbaine de Saint-Nazaire où le poids des retraités
résidant sur la côte (La Baule, Pornichet) est très élevé.
Nantes se distingue de toutes les autres villes par un
niveau moyen élevé des salaires de ses habitants. Il
figure également dans le groupe de tête pour celui des
retraites.
Les autres grandes villes offrent un niveau assez
homogène des retraites. Le salaire moyen est
légèrement plus faible à Saint-Nazaire notamment.
Les niveaux de salaires des résidents de villes moyennes
sont comparables à ceux des grandes villes autres que
Nantes. Celui des retraites y est en revanche plus faible,
particulièrement à La Roche-sur-Yon.
Nantes et, à un niveau moindre, La Roche-sur-Yon,
économiquement dynamiques, se caractérisent en outre
par un écart salaires ? retraites plus marqué (au profit
des premiers). Cependant, à chacune des villes grandes
et moyennes sont associés des niveaux de revenus tant
salariaux que de retraites plus ou moins sensiblement
supérieurs à la moyenne des villes ligériennes.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 55
Petites villes : une part plus forte de retraites
Les Sables d?Olonne et Saint-Gilles-Croix-de-Vie, villes
littorales, se démarquent nettement par le faible poids
des salaires (54 %) imputable à la fois à la proportion
importante de retraités parmi les foyers fiscaux et au
niveau élevé de leurs pensions ? alors que celui des
salaires se situe dans la moyenne des villes de la région :
ce décalage induit un faible écart de niveaux salaires ?
retraites.
Le poids des salaires dépasse 65 % dans toutes les
autres petites villes et même 75 % à Ancenis, Les
Herbiers et Clisson.
En dehors de Clisson - surtout - et dans une moindre
mesure d?Ancenis et de Mayenne où ils sont élevés, les
niveaux de salaires sont voisins de la moyenne. Clisson
fait en outre partie de la dizaine de villes enregistrant le
plus fort écart de niveaux salaires ? retraites.
Bien qu?inférieur à celui des villes littorales, le niveau des
retraites est relativement élevé à Challans et Saumur. Il
est voisin de la moyenne des villes de la région dans les
autres petites villes, sauf Châteaubriant où il est plus
faible.
Pôles littoraux : des retraites généralement élevées, des salaires variables
Dans les pôles littoraux comme îliens, le poids des
salaires dans l?ensemble des revenus de salaires et
retraites est faible (entre 53 et 62 %). On retrouve là les
caractéristiques déjà observées pour les Sables-
d?Olonne et Saint-Gilles-Croix-de-Vie.
Sans jamais être élevée, l?amplitude salaires ? retraites
est tantôt comparable à celle des deux villes littorales,
tantôt un peu plus élevée.
Nonobstant leur caractère littoral, ces pôles forment un
ensemble hétérogène. Plus que les retraites, les salaires
participent à ces différences. En dehors de Beauvoir-sur-
Mer où il est faible, le niveau des retraites y est en effet
élevé avec un pic absolu à Pornic. Dans ce pôle, les
salaires sont également importants ; ils sont moindres à
Saint-Brevin-les-Pins et Talmont-Saint-Hilaire, et tombent
nettement sous la moyenne régionale ailleurs.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 56
Pôles ruraux : des retraites modestes, des salaires variables
Rares sont les pôles ruraux dont les ressortissants
disposent de revenus importants : lorsqu?ils ne sont pas
dans la moyenne, les niveaux de retraites sont en effet
des plus modestes. Comme pour les pôles littoraux, ce
sont les salaires qui au sein de la catégorie créent les
différences, que l?on retrouve également dans les
contributions respectives des salaires et retraites aux
revenus et qui sont le résultat manifeste des influences
de villes de rang supérieur.
Trois groupes de villes selon le rythme de progression et l?origine des revenus
Entre 2002 et 2007, les revenus exprimés en volume ont
à des rythmes différents crû dans toutes les villes
ligériennes. Dans une ville sur trois, les salaires ont
constitué le principal facteur de cette progression, dans
deux villes sur trois, ce sont les retraites.
Premier groupe
Les plus fortes progressions réelles en volume de
revenus (entre 3 et 6 % par an dans 21 villes, moyenne
4 %) sont à mettre au crédit d?Angers, d?Ancenis, de
Clisson, des 3 petites villes et 5 pôles littoraux ou rétro-
littoraux, ainsi que d?une dizaine de pôles ruraux situés
dans l?orbite de Nantes, d?Angers ou de La Roche-sur-
Yon : il s?agit donc de villes relevant très largement du
type 3 de la typologie exposée dans la synthèse.
Dans les villes et pôles du littoral, les retraites expliquent
plus de la moitié de la croissance des revenus ; ailleurs,
ce sont les salaires qui en constituent la principale
composante. Dans toutes les villes de ce groupe, on
observe une progression des niveaux moyens à la fois de
salaires (+ 0,7 % par an) et de retraites (+ 1,6 % par an) ;
elle se combine à une progression marquée du nombre
de foyers fiscaux (+ 2,5 % par an).
Deuxième groupe
A l?opposé, les plus faibles progressions de revenus
(entre 0 et 2 % par an dans 25 villes, moyenne 1,3 %)
sont le fait du Mans, de Laval et de Cholet, de
Noirmoutier, ainsi que des pôles ruraux classés dans le
type 4 et situés à l?est de « l?arc de développement » de
la typologie exposée dans la synthèse.
Les retraites expliquent globalement près de 90 % de la
croissance des revenus dont elles constituent partout le
principal facteur et 1 fois sur 2 le facteur exclusif. Dans la
moitié des villes, en effet, le niveau moyen de salaires
baisse, matérialisant l?évasion de revenus plus élevés,
dans l?autre, la progression faible ne dépasse que 2 fois
0,5 % par an ; le niveau moyen des retraites progresse
de 1,5 % par an, donc dans une proportion comparable à
celle du groupe précédent ; la progression limitée du
nombre de foyers fiscaux (+ 0,4 % par an) contribue en
outre à la progression faible du volume global des
revenus.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 57
Troisième groupe
Entre les deux précédents figure un groupe intermédiaire
(progression des revenus entre 2 et 3 % par an pour 26
villes, avec une moyenne de 2,5 %). En font partie
Nantes, Saint-Nazaire, La Roche-sur-Yon ainsi que 5 sur
15 des petites villes et 18 sur 43 des pôles ruraux. Ces
derniers se situent aux marges des types 3 et 4 de la
typologie exposée dans la synthèse (existence d?une
faible influence urbaine).
Salaires et retraites contribuent à parts voisines à la
croissance des revenus (léger avantage aux retraites).
Les salaires moyens progressent très légèrement
(+ 0,2 % par an) les retraites à peu près au rythme de
celle des deux groupes précédents (+ 1,7 % par an) la
croissance du nombre de foyers fiscaux se situe dans la
moyenne des 72 villes (1,3 % par an).
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 58
Hiérarchie des salaires et retraites au sein des revenus 2007 par foyer fiscal
Niveaux salaires /
retraites
salaire faible salaire plutôt faible salaire moyen salaire plutôt élevé salaire élevé
retraite élevée L'Île-d'Yeu Les Sables-d'Olonne
Saint-Gilles-Croix-de-Vie
Angers, Le Mans, Saint-
Nazaire, St-Brevin-les-
Pins, Talmont-St-Hilaire
Nantes
Pornic
retraite plutôt élevée Noirmoutier-en-l'Île Saumur, Château-du-
Loir, St-Jean-de-Monts
La Ferté-Bernard, La
Flèche, Bessé-sur-Braye,
Luçon
Laval, Cholet
Challans, Champagné
Retraite moyenne Doué-la-Fontaine,
Le Lude,
Montreuil-Bellay,
Beauvoir-sur-Mer
La Mothe-Achard
Longué-Jumelles
Mamers
Château-Gontier,
Fontenay-le-Comte,
Sablé/Sarthe, Segré,
Chalonnes-sur-Loire,
Pouzauges, St-Macaire-
en-Mauges, St-Pierre-
Montlimart
La Roche-sur-Yon
Ancenis
Mayenne
Montaigu
Clisson
Mortagne/Sèvre
retraite plutôt faible Villaines-la-Juhel Châteaubriant, Baugé
Saint-Calais, Sillé-le-
Guillaume, Vihiers
Beaufort-en-Vallée, Blain,
Chantonnay, Chemillé,
Craon, Ernée, Évron, La
Pommeraye, La Verrie,
Le Lion-d'Angers,
Machecoul, Saint-Fulgent
Les Herbiers
Aizenay
Beaupréau
retraite faible La Châtaigneraie
Saint-Mars-la-Jaille
Candé, Gorron, Les
Essarts, Nozay, Pouancé
St-Laurent/-Sèvre
Le tableau ci-dessus croise les niveaux de retraite et de salaire. La meilleure position est celle de la case en haut à droite (salaire et retraite élevés).
C?est celle de Nantes et Pornic. La position la plus défavorable est celle de la case en bas à gauche (retraite et salaire faibles)
Les revenus des foyers fiscaux reposent principalement sur les salaires et dans une moindre mesure les retraites.
Leur volume, essentiel pour l?économie résidentielle locale, progresse à la fois par la croissance du nombre de
titulaires et par celle du revenu moyen de chacun d?eux.
Les salaires sont proportionnellement plus importants dans les aires urbaines et les pôles ruraux les plus soumis à
leur influence. Sans jamais en constituer la source principale, les retraites occupent une part plus conséquente
dans les villes du littoral où leur niveau est élevé d?une part, dans les pôles ruraux échappant à l?influence urbaine
avec un niveau plus faible d?autre part.
Le rythme de progression du volume de revenus est clairement corrélé avec la représentation des salaires : les
revenus croissent davantage là où vont les salaires, en l?occurrence dans les aires urbaines et les pôles sous
dépendance (cf graphique annexe). Pour autant, les villes littorales se distinguent nettement en raison d?un rythme
de croissance supérieur des revenus résultant à la fois de la forte croissance d?une population mixte de salariés et
de retraités ? et plus seulement de retraités ? et de revenus individuels plus élevés.
Lien ent re t aux de croissance annuel moyen des revenus sur la période 2002-
2007 et part des salaires dans les revenus de salaires & ret rait es
0%
1%
2%
3%
4%
5%
6%
7%
50% 55% 60% 65% 70% 75% 80%
hors lit t oral
lit t oral & rét ro-lit t oral
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 59
7 ? LA MOBILITE RESIDENTIELLE
Ce chapitre a pour but d?étudier la mobilité externe (la population qui vient résider dans la région) et interne (la
population qui a changé de résidence à l?intérieur de la région) entre 1999 et 2006. Les indicateurs utilisés sont :
- le taux de mobilité extra-régionale ou externe qui correspond à la proportion, parmi les personnes de plus de 5
ans, de celles qui ne résidaient pas dans la région 5 ans plus tôt ;
- le taux de mobilité intra?régionale ou interne qui correspond à la proportion, parmi les personnes de plus de 5
ans, de celles qui ne résidaient pas dans leur ville ou pôle de résidence actuelle, 5 ans plus tôt, tout en résidant
dans la région.
Forte mobilité extra-régionale sur le littoral et à Nantes, plus importante pour les
chômeurs, moins pour les retraités
Sur la région, le taux de mobilité extra régionale s?élève
à 7,9 %. Il est de 8,1 % sur l?ensemble des 72 pôles, et
de 7,3 % sur l?espace complémentaire.
On note d?importantes disparités d?attraction selon la
CSP : 4 % pour les retraités, 9 % pour les actifs occupés,
16 % pour les chômeurs. Des écarts importants existent
également concernant la ville d?accueil : 11,4 % pour les
pôles littoraux, 9,5 % pour Nantes, moins de 8 % pour les
autres aires urbaines et pôles ruraux, sauf près du littoral
et des franges régionales.
La contribution des retraités à la mobilité externe est
faible dans les villes grandes et moyennes (moyenne :
0,7 %, Nantes : 0,6 %). Elle est un peu plus élevée dans
les petites villes et pôles ruraux (moyenne : 1,6 %), mais
avec d?importantes disparités, et atteint son maximum sur
les pôles littoraux (moyenne : 4,4 %). Les retraités y sont
à l?origine des records locaux de mobilité externe globale.
Dans l?ensemble sensiblement plus élevée, la
contribution des actifs occupés atteint son maximum (8 %
sur les 9,5 % de la commune) à Nantes, oscille en
moyenne entre 5,5 et 6,5 % dans les autres catégories
de villes et pôles littoraux, mais tombe à 4,5 % sur
l?ensemble des pôles ruraux.
Structurellement plus faible, la contribution des chômeurs
est plus homogène (moyenne : 0,7 %), Nantes arrive
cependant logiquement au-dessus de la moyenne
(0,9 %).
Partout (à l?exception de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et de
deux pôles littoraux) les actifs occupés constituent la
composante principale de migrants extra-régionaux, mais
la proportion, voisine de 50 % près du littoral, monte à
plus de 80 % dans plusieurs villes et pôles ruraux.
Les 4 régions contiguës aux Pays de la Loire
représentent 35 % des migrants extra-régionaux avec
des pointes au-delà de 40 % voire 50 % dans les villes
excentrées de la région et des creux en-deçà de 25 %
sur le littoral. L?Ile-de-France représente 30 % des
arrivées avec des pointes à plus de 35 % sur le littoral et
à près de 35 % sur Nantes, et moins de 30 % ailleurs.
Les autres régions de France et l?étranger contribuent
respectivement à hauteur de, 30 % et 5 %, avec une
distribution plus homogène sur le territoire régional.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 60
Source INSEE RP 2006
Une mobilité intra-régionale nettement plus profitable aux pôles secondaires
Le taux de mobilité intra régionale s?élève à 7,2 % sur
l?ensemble des 72 pôles, il se révèle donc dans
l?ensemble légèrement inférieur au taux de mobilité
externe.
Les disparités de mobilité interne selon la situation par
rapport à l?activité - 3,3 % pour les retraités, 8,5 % pour
les actifs occupés, 10 % pour les chômeurs, sont un peu
moins marquées que les disparités de mobilité externe.
Cela tient à une moindre attraction des pôles régionaux
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 61
sur les actuels chômeurs qui résidaient antérieurement
dans la région que sur ceux qui résidaient à l?extérieur.
En revanche, les disparités liées à la catégorie de villes
d?attraction sont très prononcées : la mobilité externe
l?emporte sur la mobilité interne très nettement à Nantes
et dans une moindre mesure dans les autres grandes
villes puis les pôles îliens, quelle que soit d?ailleurs la
situation du référent vis-à-vis de l?activité (actif occupé,
chômeur, retraité) ; la mobilité interne profite, elle,
davantage aux villes de moindre importance, et donc
principalement aux pôles littoraux et plus encore ruraux.
Comme pour la mobilité externe, les actifs occupés
fournissent l?essentiel du contingent de personnes
mobiles, dans des proportions plus élevées encore.
Il y a lieu de distinguer, parmi les migrants internes, ceux
qui résidaient antérieurement dans une ville de la région
autre que le pôle d?accueil, et ceux qui résidaient dans
l?espace complémentaire. Globalement, les villes de la
région autres que les villes d?accueil contribuent
davantage que l?espace complémentaire aux migrations
vers les villes d?accueil. Mais cette appréciation, pour être
vraie à Nantes, dans les villes grandes et moyennes et
dans les pôles littoraux, doit être fortement nuancée
s?agissant des petites aires urbaines et pôles ruraux
puisqu?elle ne s?y applique qu?une fois sur deux. De
surcroît, l?espace complémentaire contribue fortement et
bien plus encore que les villes à la forte mobilité interne
au profit des pôles ruraux et intervient de façon non
négligeable dans celle, également élevée, des pôles
littoraux.
indicateurs de mobilité 2006 taux de
mobilité
externe
taux de
mobilité
interne
dont contribution des
villes
dont contribution de
l?espace
complémentaire
Nantes
Grandes villes
Villes moyennes
Petites villes
Pôles ruraux
Pôles littoraux
Pôles îliens
9,5
7,5
7,1
8,1
6,1
11,4
7,5
3,6
4,9
7,4
9,7
20,2
15,8
6,2
2,4
3,1
4,3
5,5
7,9
11,7
3,5
1,2
1,9
3,1
4,2
12,3
4,1
2,7
Moyenne des territoires 8,1 7,2 4,0 3,2
Dont contribution des actifs occupés
Dont contribution des chômeurs
Dont contribution des retraités
6,3
0,8
1,0
5,8
0,5
0,9
Lecture du tableau :
(en ligne) pour 100 personnes de plus de 5 ans résidant (en 2006) dans l?aire urbaine de Nantes, 9,5 résidaient 5 ans plus tôt à l?extérieur
de la région et 3,6 résidaient dans la région mais ailleurs qu?à Nantes ; parmi ces-dernières, 2,4 résidaient dans une autre ville de la région
et 1,2 dans l?espace complémentaire ;
(en colonne) pour 100 personnes de plus de 5 ans résidant (en 2006) dans l?un des 72 pôles de la région, 8,1 résidaient à l?extérieur de la
région ; parmi ces-dernières, 6,3 étaient des actifs, 0,8 des chômeurs, 1,0 des retraités.
Entre villes, un bilan migratoire défavorable aux trois villes principales, favorable aux
villes littorales et aux pôles ruraux sous influence
Les flux migratoires (entrants?sortants) générés par les
villes sont significativement1 déficitaires pour les trois
plus importantes, Nantes, Angers, Le Mans, ainsi que
pour certaines villes petites et moyennes (Cholet,
1 En la circonstance, est considéré comme
« significatif » tout flux de valeur absolue supérieure à 200
Châteaubriant, Fontenay-le-Comte, Les Herbiers,
Mayenne, Saumur). Ils sont significativement1
excédentaires pour les aires urbaines et pôles du littoral
ou rétro-littoral tels que Pornic et surtout Saint-Brévin-les-
Pins, ainsi que pour Ancenis et Clisson.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 62
Pour la plupart des pôles ruraux et certains pôles littoraux
caractérisés par des mouvements d?intensité moindre, le
bilan n?est pas significatif ; il est cependant clairement
négatif chez les pôles situés aux franges de la région et
îliens, clairement positif pour certains pôles ruraux sous
influence d?une ville de rang supérieur ? cas de Beaufort-
en-Vallée, Blain, Champagné, Chemillé, Le Lion d?Angers
et Les Essarts.
Source INSEE-RP 2006
Le renouvellement des populations est proportionnellement plus important dans les villes secondaires, pôles
littoraux et ruraux. En effet, plus du quart des résidents (de plus de 5 ans) n?y habitaient pas cinq ans plus tôt,
proportion qui tombe à « seulement » 1 sur 7 ou 8 pour les aires urbaines.
Les pôles ruraux offrent la particularité d?être surtout attractifs pour les populations des Pays de la Loire. Les
grandes villes, Nantes en tête, captent prioritairement des populations extérieures à la région, alors que les petites
aires urbaines et pôles littoraux attirent à parts voisines dans la région et à l?extérieur.
Les migrations interurbaines bénéficient principalement aux villes secondaires de Loire-Atlantique, de l?ouest du
Maine & Loire et de l?ouest de la Vendée, qui profitent de l?attractivité du littoral, de celles de Nantes et dans une
moindre mesure d?Angers. A l?opposé, le bilan migratoire est généralement défavorable, parfois modérément
favorable aux villes sises plus à l?est de la région, quelle qu?en soit la taille, Champagné dans la Sarthe et dans une
moindre mesure Evron en Mayenne faisant figure d?exception.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 63
8 ? LA MOBILITE PROFESSIONNELLE
La mobilité professionnelle sera étudiée principalement à travers la polarisation de l?emploi, l?impact de la
polarisation sur la localisation de la population active, l?impact des variations d?emplois sur la localisation de la
population active. Seront également examinés : la localisation des créations d?emplois, la relation entre création
d?emplois et progression du nombre d?actifs selon les territoires, le renforcement de la spécialisation économique
des pôles avec en parallèle l?émergence d?une déspécialisation au profit des ménages.
L?évolution spatialisée de l?emploi : Nantes accapare une polarisation croissante
Le phénomène de polarisation, à savoir la captation par
les villes et pôles d?une part de plus en plus importante
de l?emploi régional, est évidente dans les Pays de la
Loire.
Les 72 territoires réunissent 81,4 % de l?emploi régional
en 1999, 82,4 % 7 ans plus tard, en raison d?un niveau et
d?un rythme de croissance de l?emploi (+ 158 000 soit
+2,1 % par an) bien supérieur à celui de l?espace
complémentaire (+18 480 soit +1,1 % par an).
La plupart des villes connaissent un rythme de
croissance de l?emploi supérieur à celui de l?espace
complémentaire, et donc contribuent à cette polarisation
accrue. Seules 4 sur 15 des petites villes, 15 sur 43 des
pôles ruraux, 1 sur 5 des pôles littoraux et les deux pôles
îliens n?entrent pas dans cette configuration.
Pour autant, si 50 des 72 territoires polarisent, l?intensité
de cette polarisation est éminemment variable, et les
créations d?emplois se concentrent massivement dans
les villes les plus importantes.
C?est ainsi que sur la période 1999-2006, l?aire urbaine
de Nantes a participé à elle seule à la création nette de
près de 60 000 emplois, soit autant que les six autres
villes grandes et moyennes réunies. Malgré un rythme de
création parfois très élevé, en particulier près du littoral,
les autres villes, petites aires urbaines, pôles ruraux et
pôles littoraux réunis n?ont guère créé plus de 40 000
emplois.
Répartition des créations nettes d?emplois sur la région des
Pays de la Loire entre 1999 et 2006
Répartition des emplois sur la région des Pays de la Loire en
2006
24,2%
10,3%
9,1%
5,3%3,8%3,8%
2,8%
12,3%
17,6%
1,7%
9,1%
Nantes
Angers
Mans
Saint-Nazaire
Roche-sur-
Yon
Laval
Cholet
Petites aires
urbaines
Pôles ruraux
Pôles littoraux
EC
33,6%
9,8%
6,8%5,6%
5,1%
3,3%
2,2%
12,8%
10,4%
2,3%
8,1%
Nantes
Angers
Mans
Saint-Nazaire
Roche-sur-
Yon
Laval
Cholet
Petites aires
urbaines
Pôles ruraux
Pôles littoraux
EC
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 64
L?impact des emplois sur la localisation des actifs occupés
Il convient d?étudier comment se traduit cette polarisation
dans la localisation des actifs. En effet, depuis quatre
décennies environ, lieux de travail et de résidence des
actifs sont non seulement de plus en plus souvent
différents mais encore de plus en plus éloignés l?un de
l?autre.
Une création d?emplois sur un territoire donné peut certes
encore se traduire par une localisation résidentielle sur
ce même territoire, mais désormais lieu de travail et lieu
de résidence sont le plus souvent découplés. Ainsi, de
plus en plus d?actifs travaillent sur un territoire différent
de celui sur lequel ils résident..
L?intensité des flux domicile?travail générés par ces
mouvements conduit à une évolution proportionnée des
jeux d?influences respectives (rayonnement/dépendance)
entre territoires, consécutifs aux variations d?emplois.
Des territoires voient leur nombre d?emplois diminuer à
court terme, mais le nombre d?actifs augmenter, or ceux-
ci sont susceptibles par leur propension à consommer de
créer de l?emploi à plus long terme (s?ils consomment sur
leur territoire de résidence et non sur leur territoire de
travail). Des territoires voient leur influence s?étendre sur
d?autres, lesquels voient leur dépendance aux variations
extérieures de l?emploi augmenter.
L?examen pour l?ensemble des Pays de la Loire et sur la
période 1999?2006 de ce processus montre que si les
flux migratoires internes aux territoires demeurent
largement majoritaires, les progressions migratoires les
plus fortes en rythme sont celles que drainent les
créations d?emplois des villes de la région sur les actifs
résidant ailleurs. Les flux internes aux villes comme à
l?espace complémentaire progressent le plus
modérément.
Migrations domicile-travail par type de territoire
Lieu de résidence Lieu de travail 1999 2006 Taux de croissance
moyen annuel
Ville Même Ville 816 929 882 133 + 1,1 %
Ville Autre Ville 81 452 111 335 + 4,6 %
Ville Espace complémentaire 47 873 57 717 + 2,7 %
Ville Extérieur de la région 23 712 29 143 + 3,0 %
Espace complémentaire Ville 114 524 165 027 + 5,4 %
Espace complémentaire Espace complémentaire 185 834 189 430 + 0,3 %
Espace complémentaire Extérieur région 19 613 24 859 + 3,4 %
Population active occupée 1 289 937 1 459 643 + 1,7 %
Extérieur région Ville 26 954 39 867 + 5,8 %
Extérieur région Espace complémentaire 2 831 8 168 + 16 %
/ Emplois sur la région 1 276 397 1 453 677 + 1,9 %
La dépendance des villes de la région aux emplois offerts
par l?extérieur, mesurée par la part de leurs actifs
occupés résidents qui travaillent en dehors d?elles, varie :
? en fonction directe des rayonnements respectifs
des autres villes de la région, de l?espace
complémentaire et de l?extérieur de la région :
l?intensité de ce rayonnement est liée à la
proximité et à l?importance de ces sources ;
? en fonction inverse du rayonnement local : bien
évidemment, plus l?offre d?emplois locale est
élevée, moins le recours des actifs aux emplois
de l?extérieur est important.
Dans les Pays de la Loire, en 2006, le taux de
dépendance moyen des 72 villes et pôles de la région à
l?emploi extérieur au sens large (autres villes de la région,
espace complémentaire et extérieur de la région) s?élève
à 40 %, mais cette moyenne recouvre de très grandes
variétés de situation, entre 69 % (Saint-Macaire-en-
Mauges) et 9 % (Nantes), et même exceptionnellement
5 % à l?île d?Yeu, chiffre révélateur du caractère très
particulier de la situation purement insulaire. En effet,
Noirmoutier, reliée au continent, est à 21 %.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 65
Le taux de dépendance à l?emploi extérieur
Les taux de dépendance à l?emploi extérieur des
principales villes sont relativement bas et s?expliquent
principalement par une structure étendue en nombre de
communes qui maximise les mouvements internes. Les
taux de dépendance des pôles offrant un faible nombre
d?emplois (ordre de grandeur : moins de 10 000) sont en
revanche plus élevés et surtout extrêmement variables.
L?amplitude mini-maxi ne dépasse pas une quinzaine de
points au sein des villes grandes et moyennes
regroupées, elle atteint ou dépasse trente points dans les
petites villes et pôles littoraux, et même quarante parmi
les pôles ruraux :
? Le taux de dépendance moyen à l?emploi offert
par l?extérieur de la région est de 3 %. La
proportion dépasse 5 % dans une quinzaine de
villes situées aux franges de la région qui toutes
sont des petites villes (4 sur 15) ou des pôles
ruraux (11 sur 43), et donc de faibles
pourvoyeurs d?emplois. Elle dépasse même
15 % à Bessé-sur-Braye et Mamers, deux pôles
ruraux ;
? Le taux de dépendance moyen à l?emploi offert
par l?espace complémentaire est de 13 %, mais
la proportion dépasse 15 % (allant jusqu?à plus
de 25 %) dans 17 villes, 1 petite ville (Les
Herbiers), 1 pôle littoral (Beauvoir-sur-Mer),
mais surtout 15 sur 43 (plus du tiers) des pôles
ruraux, très caractéristiques donc de cette
dépendance à l?espace complémentaire ;
? Le taux de dépendance moyen à l?emploi offert
par d?autres villes de la région est de 24 %,
nettement plus élevé par conséquent ; il
dépasse 15 % dans 48 villes, 9 sur 15 petites
villes, 34 sur 43 pôles ruraux et les 5 pôles
littoraux. Il dépasse 25 % dans 2 petites villes,
27 pôles ruraux, 4 pôles littoraux ; il atteint des
proportions record (plus de 45 %) dans 6 pôles
ruraux : Aizenay, Beaufort-en-Vallée, La Mothe-
Achard, Le Lion d?Angers, Mortagne-sur-Sèvre,
Saint-Macaire-en-Mauges, ainsi que 2 pôles
littoraux, Saint-Brévin-les-Pins et Talmont-Saint-
Hilaire
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 66
Au total, si l?on positionne à 15 % le seuil « significatif »
de dépendance des villes à l?emploi extérieur, on observe
que :
? le taux de dépendance à l?emploi extérieur
toutes composantes confondues se révèle
relativement faible dans les villes grandes et
moyennes ? seules La Roche sur Yon et Cholet
dépassent ce ratio de 15 % tout juste atteint par
Saint-Nazaire ; seule en outre la dépendance de
La Roche-sur-Yon et de Cholet à l?égard
d?autres pôles urbains dépasse 10 % tout en se
situant en-deçà de 15 % (celle de Saint-Nazaire
est estimée entre 7 et 8 %) ;
? une majorité de petites villes en revanche se
révèle dépendante de l?emploi offert par
d?autres, la dépendance à l?espace
complémentaire étant généralement moindre ;
? Les pôles ruraux sont plus ou moins
dépendants, mais le moins dépendant d?entre
eux (Gorron) est plus dépendant que n?importe
quelle ville grande ou moyenne. Il n?est pas rare
en revanche que certains pôles ruraux soient
dépendants à la fois de l?espace
complémentaire et de villes de rang supérieur
voire, ponctuellement, de l?extérieur de la
région ;
? les niveaux moyens de dépendance globale à
l?extérieur des pôles ruraux et littoraux sont très
comparables (et proches de 50 %). Néanmoins,
la dépendance des pôles littoraux est bien plus
forte vis-à-vis des villes que celle des pôles
ruraux qui la doivent principalement à l?espace
complémentaire.
De façon générale, la propension d?un pôle à
bénéficier des retombées des emplois existants
ou des créations d?emplois sur un autre pôle
dépend aussi de leur proximité.
Taux de dépendance aux emplois of ferts à l'extérieur des pôles en
2006
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
0 50 000 100 000 150 000 200 000 250 000 300 000 350 000 400 000
Nombre d'emplois du pôle
Ta
ux
d
e
dé
pe
nd
an
ce
d
es
a
ct
if
s
ré
si
de
nt
s
au
x
em
pl
oi
s
of
fe
rt
s
à
l'e
xt
ér
ie
ur
d
u
pô
le
détail
20%
25%
30%
35%
40%
45%
50%
55%
60%
65%
70%
0 5 000 10 000 15 000 20 000 25 000
Nombre d' emploi s du pôle
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 67
Relation par catégorie de villes entre nombre d?emplois et taux de dépendance à l?extérieur
Catégorie
Nombre d?emplois totaux 2006 par ville
(en milliers)
Taux de dépendance à l?extérieur
minimum maximum moyen minimum maximum moyen
Nantes 350 9
Grandes villes 77 150 120 11 15 12
Villes moyennes 41 55 50 13 24 19
Petites villes 6,5 21 12 18 55 31
Pôles ruraux 1,5 7,8 3 26 69 48
Pôles littoraux 1,6 5,8 4 30 59 47
Pôles îliens 1,8 2,2 2 5 21 13
L?impact des variations d?emplois sur l?évolution de la localisation des actifs occupés
Par tautologie, toute variation (en plus ou en moins) du
niveau de l?emploi entraîne une variation équivalente de
population active occupée.
Pour autant, cette assertion, vraie globalement, est
remise en cause localement par la dépendance à
géométrie variable entre lieu de résidence et lieu de
travail, telle que précédemment mise en évidence sur les
Pays de la Loire.
La propension à l?exurbanisation des actifs travaillant
dans toute ville fait que seule une partie des emplois
créés se traduit localement en actifs occupés. Il en
résulte que, indépendamment de toute pénétration
extérieure, le simple maintien du nombre d?actifs passe
par la création d?un nombre d?emplois équivalent à la
disparition d?actifs induite par l?exurbanisation. toute
absence de création, a fortiori la perte d?emplois conduit
à une baisse plus conséquente encore du nombre
d?actifs. A contrario et en contrepartie, l?extérieur de la
ville qui crée l?emploi reçoit l?arrivée d?actifs sans qu?en la
circonstance une création d?emplois locale n?en soit à
l?origine.
Ce mouvement d?actifs vers l?extérieur admet un
mouvement inverse de même nature mais pas
nécessairement de même ampleur de l?extérieur vers la
ville concernée. Ces entrées et sorties aboutissent à un
solde qui peut être nul ou fortement déséquilibré entre les
territoires.
Toutefois, s?il est vrai que des emplois créés dans
l?espace complémentaire s?accompagnent aussi de
l?arrivée d?actifs dans les villes, une telle occurrence ne
peut induire de mouvements équivalents, tant sont sans
commune mesure les créations d?emplois respectives de
l?espace complémentaire et des villes (rapport de 1 à 8).
Partant de ces constatations basiques, il s?agit
maintenant d?examiner comment se matérialisent dans
l?espace ligérien ces divers jeux d?influences en
analysant les contributions respectives des variations
d?emplois des différentes composantes territoriales à
l?évolution spatiale de localisation des actifs.
Création d?emplois et progression du nombre d?actifs
Globalement, les créations d?emploi sont en nombre
suffisant dans les principales villes et dans les pôles
littoraux pour y induire une progression du nombre
d?actifs.
Elles sont insuffisantes pour qu?il y ait progression du
nombre d?actifs dans la plupart des pôles ruraux.
La contribution des emplois créés entre 1999 et 2006 à la
variation locale du nombre des actifs est significativement
positive (supérieure à 0,5 % par an) pour 16 des 72 villes
et pôles, à savoir l?ensemble des villes grandes et
moyennes à l?exception de Cholet, soit 6 sur 7 d?entre
elles, 2 des 15 petites villes, 4 des 43 pôles ruraux et 4
des 5 pôles littoraux.
Elle est élevée (supérieure à 1 % par an) pour Angers,
Saint-Nazaire, La Roche-sur-Yon, Aizenay, elle devient
même très élevée à Nantes ainsi qu?à Saint-Gilles-Croix-
de-Vie où elle dépasse 1,5 %.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 68
La contribution des emplois créés entre 1999 et 2006 à la
variation locale du nombre des actifs est significativement
négative (inférieure à - 0,5 % par an) pour 29 des 72
villes, 1 petite ville ainsi que 28 des 43 pôles ruraux
parmi lesquels 21 assujettis à une contribution inférieure
à ?1 % par an subissent une forte perte d?autonomie.
Ailleurs (27 villes avec une forte proportion de petites
villes), l?incidence est relativement faible, non significative
au seuil retenu de 0,5 % par an).
Taux de croissance moyen annuel de la population active occupée 1999-2006 dû à la variation d?emplois locaux
Taux (%) Inférieur à -1 entre ?1 et ?0,5 Non significatif de 0,5 à 1 supérieur à 1
Grandes villes
Le Mans Nantes, Angers,
Saint-Nazaire
Villes
moyennes
Cholet Laval La Roche-sur-Yon
Petites villes La Flèche Ancenis, Challans,
Châteaubriant, Château-
Gontier, Clisson, Fontenay-
le-Comte, Les Herbiers,
Mayenne, Les Sables-
d'Olonne,
Sablé-sur-Sarthe, Saumur,
Segré
La Ferté-Bernard Saint-Gilles-Croix-
de-Vie
Pôles littoraux
Beauvoir-sur-Mer, L'Île-d'Yeu,
Noirmoutier-en-l'Île
Pornic, Saint-
Brevin-les-Pins,
Saint-Jean-de-
Monts, Talmont-
Saint-Hilaire
Pôles ruraux Baugé, Beaupréau, Bessé-sur-
Braye, Château-du-Loir, Doué-la-
Fontaine, Ernée, Le Lude, Longué-
Jumelles, Machecoul, Montreuil-
Bellay, Mortagne-sur-Sèvre,
Pouancé, Pouzauges, Saint-Fulgent,
Saint-Laurent-sur-Sèvre, Saint-
Macaire-en-Mauges, Saint-Mars-la-
Jaille, Saint-Pierre-Montlimart, Sillé-
le-Guillaume, Villaines-la-Juhel
Candé, Gorron,
La Pommeraye,
La Verrie,
Le Lion-d'Angers,
Luçon, Mamers
Beaufort-en-Vallée, Blain,
Chalonnes-sur-Loire,
Champagné, Chantonnay,
Chemillé, Craon, Évron,
La Mothe-Achard, Montaigu,
Nozay
La Châtaigneraie,
Les Essarts,
Vihiers
Aizenay
NB : dans chaque case du tableau, les villes sont classées par taux annuel moyen croissant, du plus faible au plus élevé ? dans les deux colonnes de
gauche, l?influence due à l?évolution des emplois locaux diminue, dans les deux de droite, elle augmente
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 69
Hors littoral, on peut estimer à environ 150 par an le seuil
de créations d?emplois nécessaire au maintien du
nombre des actifs. Un tel seuil favorise les villes qui pour
la plupart satisfont cette condition (y compris la majorité
des plus petites, et à commencer bien sûr par Nantes), et
pénalise les pôles ruraux.
Sur le littoral, ce seuil est difficile à évaluer en raison du
nombre limité de pôles concernés. On note néanmoins
qu?il est sensiblement plus bas et que, pour un nombre
équivalent de créations d?emplois, le TCAM (taux de
croissance annuel moyen) de population active occupée
induit par celles-ci serait d?emblée supérieur de 0,5 % à
1,0 % par an sur un pôle littoral à ce qu?il serait sur un
pôle rural, soulignant les importantes disparités de
capacité à retenir des actifs entre ces deux catégories de
pôles.
Au total, par leur capacité à créer des emplois à laquelle
s?ajoute pour les pôles littoraux un « effet littoral », les
villes grandes et moyennes ainsi que les pôles littoraux
ont une capacité intrinsèque à fixer des actifs.
Les pôles ruraux, qui ne sont pas en mesure de créer un
nombre équivalent d?emplois, sont pénalisés par rapport
aux villes, et ils le sont aussi par rapport aux pôles
littoraux de taille équivalente.
Les petites villes occupent à cet égard une situation
intermédiaire, mais il est certain que l?absence d?impact
significatif des variations d?emplois locaux sur celles de la
population active résidente les rend, comme les pôles
ruraux, tributaires de l?extérieur.
L?incidence des variations de l?emploi offert par l?extérieur d?origine et d?intensité diverses
On a vu plus haut que la dépendance des villes
ligériennes à l?emploi offert par l?extérieur réunissait trois
composantes à savoir, l?emploi offert par l?extérieur de la
région des Pays de la Loire, l?emploi offert par l?espace
complémentaire et, l?emploi offert par un autre pôle de la
région .
Le niveau de population active occupée des villes
ligériennes dépend de ces trois sources d?emploi
extérieur. De la même façon, son évolution est liée, à la
hausse ou à la baisse, à celle des emplois que chacune
d?elles génère.
1ère source : une incidence modeste de l?extérieur de
la région ?
Si l?on se réfère au seuil de signification retenu plus haut,
on note que l?évolution de la dépendance à l?emploi offert
à l?extérieur de la région n?est significative pour aucune
ville, ce qui veut dire qu?elle est toujours comprise entre
-0,5 % et +0,5 % par an, même dans les pôles frontaliers
de la région.
2ème source : une incidence relativement modeste,
mais généralement positive de l?espace complé-
mentaire pour certains pôles ruraux et petites aires
urbaines?
Comprise entre ?1 et +1 % par an, l?évolution de la
dépendance d?une ville à l?espace complémentaire peut
être significative sans toutefois être forte, c?est-à-dire
supérieure à 1 %, en plus ou en moins.
Pour 4 petites villes ainsi que pour 18 pôles ruraux et 1
pôle littoral, autrement dit pour 23 villes, l?espace
complémentaire contribue de façon « significativement »
positive mais donc relativement modeste à une
progression de population active.
Dans le cas de 2 pôles ruraux mayennais (Craon et
Villaines-la-Juhel), l?évolution induite est défavorable. En
toute hypothèse, quel que soit l?impact éventuel de villes
tierces, l?articulation de ces villes et du milieu rural qui les
entoure est alors avérée mais ne saurait être considérée
comme importante.
Le tableau ci-après détaille pour chacune des villes et
chacun des pôles le taux de croissance moyen annuel de
la population active occupée expliquée par la variation
d?emplois de l?espace complémentaire.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 70
Taux de croissance moyen annuel de la population active occupée 1999-2006 dû à la variation d?emplois de
l?espace complémentaire
Taux (%) Inférieur à -1 entre ?1 et ?
0,5
Non significatif de 0,5 à 1 supérieur
à 1
Grandes villes Nantes, Angers, Le Mans, Saint-Nazaire, La
Villes moyennes Roche-sur-Yon, Laval, Cholet,
Petites villes Ancenis, Châteaubriant, Château-Gontier,
Clisson, La Ferté-Bernard, La Flèche, Mayenne,
Les Sables-d'Olonne, Sablé-sur-Sarthe, Saint-
Gilles-Croix-de-Vie, Saumur,
Challans, Fontenay-le-
Comte, Les Herbiers,
Segré
Pôles littoraux
Beauvoir-sur-Mer, Pornic, Saint-Brevin-les-Pins,
Saint-Jean-de-Monts, L'Île-d'Yeu, Noirmoutier-en-
l'Île,
Talmont-Saint-Hilaire
Pôles ruraux Craon
Villaines-la-Juhel
Aizenay, Beaufort-en-Vallée, Beaupréau, Blain,
Candé, Chalonnes-sur-Loire, Champagné,
Château-du-Loir, Chemillé, Doué-la-Fontaine, Évron,
La Châtaigneraie,La Verrie, Le Lion-d'Angers,
Longué-Jumelles, Mamers, Montaigu, Montreuil-
Bellay, Nozay, Pouancé, Saint-Calais, Saint-
Macaire-en-Mauges, Saint-Mars-la-Jaille
Baugé, Bessé-sur-Braye,
Chantonnay, Ernée,
Gorron, La Mothe-
Achard, La Pommeraye,
Le Lude, Les Essarts,
Luçon, Machecoul,
Mortagne-sur-Sèvre,
Pouzauges, Saint-
Fulgent, Saint-Laurent-
sur-Sèvre, Saint-Pierre-
Montlimart, Sillé-le-
Guillaume, Vihiers
NB : dans chaque case du tableau, les villes sont classées par taux annuel moyen croissant, du plus faible au plus élevé ? dans les deux colonnes de
gauche, l?influence due à l?évolution des emplois de l?espace complémentaire diminue, dans les 2 de droite, elle augmente
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 71
3ème source : une incidence de villes souvent grandes
ou moyennes pour une trentaine de petites villes et
pôles littoraux ou ruraux? A la différence des deux
précédentes composantes, il arrive que l?impact d?une ou
plusieurs autre(s) ville(s) de la région sur l?évolution de la
population active d?une ville contribue fortement ou très
fortement à la variation de population active occupée.
Ceci se matérialise alors par un gain d?influence.
L?incidence de la variation des emplois d?une ou plusieurs
ville(s) tierce(s) sur l?évolution de la population active
occupée apparaît significative pour 50 des 72 villes. Il est
rare qu?elle soit négative (baisse d?influence de la (des)
ville(s) tierce(s). Seules Mamers et Saint-Calais, sont
dans ce cas. Pour 48 villes, et surtout une trentaine de
petites villes, pôles littoraux et ruraux, la polarisation par
une ville extérieure s?accroît de façon parfois très
substantielle.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 72
Taux de croissance moyen annuel de la population active occupée 1999-2006 dû à la variation d?emplois d?une ou
plusieurs villes ligériennes tierces
supérieur à 1 Taux (%) < -1 entre ?1
et ?0,5
Non significatif de 0,5 à 1
de 1 à 1,5 de 1,5 à 2 > 2
Grandes villes
Nantes, Angers, Le
Mans, Saint-Nazaire
Villes
moyennes
Laval, Cholet La Roche-sur-Yon
Petites villes Châteaubriant, La
Ferté-Bernard,
Fontenay-le-Comte,
Les Herbiers, Sablé-
sur-Sarthe, Saumur
Challans, Château-
Gontier, La Flèche,
Mayenne, Les
Sables-d'Olonne, St-
Gilles-Croix-de-Vie
Segré Ancenis Clisson
Pôles littoraux
L'Île-d'Yeu,
Noirmoutier-en-l'Île
Beauvoir-sur-Mer,
Saint-Jean-de-Monts
Pornic Saint-Brevin-les-
Pins, Talmont-
Saint-Hilaire
Pôles ruraux Mamers
Saint-
Calais
Bessé-sur-Braye,
Château-du-Loir,
Gorron, La
Châtaigneraie, Luçon,
Pouancé, Pouzauges,
Villaines-la-Juhel
Baugé, Chantonnay,
Craon,
Doué-la-Fontaine,
Ernée, Évron, Le
Lude, Mortagne-sur-
Sèvre, Saint-Laurent-
sur-Sèvre
Beaupréau,
Chalonnes-sur-Loire,
La Pommeraye, La
Verrie, Les Essarts,
Longué-Jumelles,
Montaigu, Montreuil-
Bellay, Saint-Fulgent,
Vihiers
Aizenay,
Beaufort-en-Vallée,
Candé,
Champagné,
Chemillé, Saint-
Pierre-Montlimart,
Sillé-le-Guillaume
Blain, La Mothe-
Achard, Le Lion-
d'Angers,
Machecoul,
Nozay, Saint-
Macaire-en-
Mauges, Saint-
Mars-la-Jaille
NB : dans chaque case du tableau, les villes sont classées par taux annuel moyen croissant, du plus faible au plus élevé ? dans les deux colonnes de
gauche, l?influence due à l?évolution des emplois des villes tierces diminue, dans les 2 de droite, elle augmente
Nantes et Angers contribuent chacune 8 fois de façon
« significative » à la croissance de population active de
villes secondaires, La Roche-sur-Yon, 5, Cholet, 4, Le
Mans et Les Sables d?Olonne 2 (cf. le détail des chiffres
en annexe). Le rythme de croissance de la population
active résidant à Ancenis et Clisson et résultant d?emplois
créés à Nantes est particulièrement élevé. Dans une
moindre mesure, c?est également le cas pour Segré de
l?influence d?Angers. Pour le reste, ce sont des pôles
ruraux ou littoraux qui bénéficient d?influences extérieures
émanant tout de même le plus souvent de villes grandes
ou moyennes. A quelques exceptions locales près liées à
la proximité, les petites villes, a fortiori les pôles littoraux
ou ruraux, contribuent au mieux modestement à la
progression de populations actives d?autres villes.
Certaines villes grandes ou moyennes, notamment Saint-
Nazaire et Laval, n?influent que faiblement sur la
population active occupée d?autres villes de la région,
reflétant une modeste évolution de l?emploi, associée ou
non à l?éloignement des villes concernées.
Pour autant, si l?impact des villes grandes et moyennes
sur l?évolution de la population active occupée d?autres
pôles dépend en grande partie du nombre d?emplois que
ces villes ont créés, cette relation n?est pas exclusive.
Ainsi, seulement 10 % des emplois nets créés à Nantes
profitent à d?autres pôles. A l?opposé aucun des emplois
créés à Cholet n?impacte la population active locale, mais
45 % profitent à des villes extérieures.
L?absence de villes grandes et moyennes et le nombre
limité de petites villes sous la dépendance d?autres pôles
met en évidence le fait que si les migrations entre ces
villes ont pu devenir importantes dans l?absolu (en
particulier, flux échangés entre Nantes et Saint-Nazaire),
elles impactent en définitive relativement peu le niveau
de population active de la ville d?accueil surtout lié à celui
des emplois locaux.
Villes bénéficiaires de et villes contributrices à la croissance de la population active occupée
Ville bénéficiaire
Taux de croissance annuel
moyen 199 ? 2006 de la
population active dû à villes
tierces
Contribution ville(s) tierce(s)
Ancenis 1,9 % Nantes 1,4 %
Clisson 2,0 % Nantes 1,6 %
Segré 1,0 % Angers 0,6 %
Aizenay 2,0 % La Roche-sur-Yon 1,3 %
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 73
Beaufort-en-Vallée 1,9 % Angers 1,4 %
Beaupréau 1,3 % Cholet 0,5 %
Blain 2,0 % Nantes 1,9 %
Candé 1,5 % Angers 0,6 %
Angers 0,7 % Chalonnes-sur-Loire 1,1 % La Pommeraye 0,6 %
Champagné 1,7 % Le Mans 1,4 %
Angers 0,9 % Chemillé 1,8 % Cholet 0,5 %
La Roche-sur-Yon 1,4 % La Mothe-Achard 2,8 % Les Sables-d'Olonne 1,4 %
La Pommeraye 1,4 % Angers 0,8 %
La Verrie 1,3 % Les Herbiers 0,9 %
Le Lion-d'Angers 2,7 % Angers 2,4 %
Les Essarts 1,1 % La Roche-sur-Yon 0,9 %
Longué-Jumelles 1,0 % Angers 0,6 %
Nantes 1,6 % Machecoul 2,5 % Challans 0,6 %
Montaigu 1,1 % Nantes 0,5 %
Montreuil-Bellay 1,2 % Saumur 0,9 %
Nozay 2,2 % Nantes 1,9 %
Saint-Fulgent 1,4 % La Roche-sur-Yon 0,6 %
Saint-Macaire-en-Mauges 3,3 % Cholet 2,1 %
Ancenis 1,4 % Saint-Mars-la-Jaille 2,2 % Nantes 0,6 %
Sillé-le-Guillaume 1,5 % Le Mans 0,9 %
Vihiers 1,0 % Cholet 0,7 %
Pornic 1,5 % Nantes 0,8 %
Saint-Nazaire 2,1 %
Pornic 1,2 % Saint-Brevin-les-Pins 3,9 %
Nantes 0,7 %
Les Sables-d'Olonne 2,5 % Talmont-Saint-Hilaire 3,3 % La Roche-sur-Yon 0,6 %
Une spécialisation économique renforcée, mais aussi l?émergence d?une déspécialisation
au profit des ménages
D?une façon générale, les villes étudiées confirment leur
vocation à capter les activités et emplois davantage que
les ménages et actifs correspondants : Le taux de
couverture de l?emploi, (multiplication par 100 du rapport
entre le nombre d?emplois considérés sur le lieu de travail
et celui des actifs occupés au lieu de résidence),
dépasse plus ou moins largement le seuil de 100. Il en
est très proche (supérieur ou égal à 95) pour les trois
exceptions de la région (Saint-Macaire-en-Mauges,
Saint-Brévin-les-Pins, Talmont-Saint-Hilaire).
En outre, cette spécialisation économique est non
seulement confirmée mais encore renforcée pour la
majorité des villes. C?est le cas de l?ensemble des villes
grandes et moyennes ainsi que de 13 des 15 petites
aires urbaines. Entre le recensement de 2006 et celui de
1999, l?écart positif de l?indice observé avec la valeur 100
se creuse.
Cependant, cette règle n?est plus absolue, et l?on assiste
à l?émergence d?une tendance à la déspécialisation
parfois marquée au profit des ménages dans une
vingtaine de villes secondaires, petites aires urbaines
(Fontenay-le-Comte et Mayenne) et surtout pôles ruraux
ou littoraux. Cette évolution indique explicitement que le
rythme de croissance de la population active occupée
des villes considérées devient supérieur à celui des
emplois, parfois accompagne une diminution des
emplois, traduisant un changement de vocation
fonctionnelle caractéristique de villes sous influence.
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 74
Faible chez les villes grandes et moyennes dont à commencer par Nantes le développement est avant tout
endogène, la dépendance en niveau de la population active occupée des villes de la région à l?emploi offert à
l?extérieur est plus élevée et surtout très variable chez les petites aires urbaines, pôles ruraux et littoraux :
interviennent dans cette variabilité les influences respectives d?autres villes de la région (souvent), de l?espace
complémentaire et de l?extérieur de la région (plus ponctuellement et moins intensément).
L?impact des emplois de villes tierces sur le niveau de population active d?une ville de la région est lié à la fois au
nombre de ces emplois et, de façon inverse, à l?éloignement des villes émettrices : en proportion du nombre
d?emplois, l?impact de Nantes sur les pôles extérieurs est 2 à 3 fois inférieur à ceux de Cholet et de La Roche sur
Yon et inférieur à celui de la plupart des autres villes grandes et moyennes. Les variations d?emplois dans les villes
émettrices ont sur le niveau de la population active des villes d?accueil des incidences proportionnées : il en
découle que 100 emplois créés à La Roche sur Yon ou Cholet auront une incidence plus forte (sur la population
active occupée) dans les villes « satellites » que 100 emplois créés à Nantes, mais il en sera de même de 100
emplois supprimés (élasticité fonction du niveau de dépendance).
Le rythme de croissance de la population active occupée des villes grandes et moyennes est largement endogène :
il dépend essentiellement de leur capacité à créer des emplois, ce qui renvoie aux potentialités ainsi qu?aux
dynamiques de développement propres.
Lorsqu?il est positif, situation la plus fréquente (47 sur 58), le rythme de variation de la population active occupée
des petites villes, à plus forte raison des pôles ruraux, est principalement exogène : il est alors essentiellement
commandé par l?évolution de l?emploi créé sur d?autres villes généralement grandes ou moyennes de la région, qui
pèse parfois fortement, éventuellement et dans une moindre mesure par celle de l?espace complémentaire ; le plus
souvent, cette pénétration d?influence extérieure s?accompagne d?une stabilité voire d?une perte d?influence locale ;
dans des cas plus rares au premier rang desquels on trouve Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Aizenay, le rythme de
croissance de la population active occupée est amplifié par des créations d?emplois locales.
Les 11 cas sur 58 repérés de baisse de la population active occupée de pôles ruraux s?expliquent par une perte
d?influence locale non compensée par l?extérieur : ces pôles isolés se situent en Maine et Loire, Mayenne ou
Sarthe, mais la frange sud-est de la Vendée n?est guère mieux lotie.
Le rythme de croissance de la population active occupée des pôles littoraux est à la fois endogène et, plus encore,
lié aux emplois d?autres pôles.
Le rythme de croissance de population active occupée des pôles îliens est faible dans toutes ses composantes
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 75
ANNEXES
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 76
Annexe 1
Annexe méthodologique relative à la dépendance de l?emploi salarié (tableau à suivre)
Pour chacune des 72 villes ? aires urbaines, pôles ruraux, littoraux ou îliens, on évalue (à la date de fin 2007) :
- d?une part la dépendance aux « grands » établissements :
? le niveau de dépendance de l?emploi salarié total à celui des établissements industriels occupant 50
salariés ou plus (1) ;
? le niveau de dépendance de l?emploi salarié total à celui des établissements hors industrie occupant 50
salariés ou plus (2) ;
? le niveau de dépendance de l?emploi salarié total à celui de l?ensemble des établissements occupant 50
salariés ou plus (3) = (1) + (2) ;
- d?autre part la dépendance à l?industrie :
? le niveau de dépendance de l?emploi salarié total à celui du premier secteur d?activités industriel (parmi
les 17 de la nomenclature NES 36) (4) ;
? le niveau de dépendance de l?emploi salarié total à celui du deuxième secteur d?activités industriel (parmi
les 17 de la nomenclature NES 36) (5) ;
? le niveau de dépendance de l?emploi salarié total à celui du troisième secteur d?activités industriel (parmi
les 17 de la nomenclature NES 36) (6) ;
? le niveau de dépendance de l?emploi salarié total à celui de l?ensemble des secteurs d?activités industriels
(7) incluant (4)+(5)+(6) ainsi que les 14 secteurs localement les moins représentés.
La référence est la même : c?est l?ensemble des emplois salariés du territoire considéré.
En ce qui concerne la dépendance aux « grands » établissements :
les indicateurs permettent de repérer la dépendance globale de l?emploi salarié aux établissements qualifié de
« grands » (3), en isolant la part imputable à l?industrie (1) et celle qui revient à la construction, au commerce et
aux services (2).
En ce qui concerne la dépendance à l?industrie :
les indicateurs permettent de repérer la dépendance globale de l?emploi salarié du territoire à l?industrie (7), en
isolant la part revenant au plus important secteur à l?échelle locale (4), et celles revenant à chacun des deux
suivants (5) et (6) ; la somme (4)+(5)+(6) correspond à l?indicateur de concentration C3, part des trois premiers
secteurs industriels parmi les 35 activités de la nomenclature. Eventuellement, on peut calculer le rapport
(4)+(5)+(6)/(7) ou indicateur de concentration C?3, part des trois secteurs industriels les mieux représentés
localement parmi les 17 secteurs industriels de la nomenclature.
Dans le tableau suivant, pour un territoire, chaque indicateur est positionné au regard de sa moyenne M (non
pondérée) dans la distribution des valeurs des 72 pôles et de son écart-type ? :
Borne inférieure Borne supérieure Positionnement Transcription
- ? M - 1,5 ? - - Valeur très faible
M - 1,5 ? M - 0,5 ? - Valeur faible
M - 0,5 ? M + 0,5 ? 0 Valeur moyenne
M + 0,5 ? M + 1,5 ? + Valeur élevée
M + 1,5 ? + ? + + Valeur très élevée
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 77
Dépendance de l'emploi salarié total ?
Libellé des territoires
aux
établissements
industriels de
plus de 50
salariés
aux
établissements
tertiaires de
plus de 50
salariés
aux
établissements
de plus de 50
salariés
au
premier
secteur
d'activité
industriel
au
deuxième
secteur
d'activité
industriel
au
troisième
secteur
d'activité
industriel
à
l'industrie
Nantes - + + + - - - -
Angers - + + 0 - - - -
Le Mans - + + + - - - -
Saint-Nazaire 0 0 0 0 - - 0
La Roche-sur-Yon - + + + - - - -
Laval - + 0 - - 0 -
Cholet 0 0 0 - 0 0 0
Ancenis 0 + + 0 + 0 0
Challans - 0 - - 0 0 -
Châteaubriant 0 0 0 - 0 + 0
Château-Gontier 0 0 0 0 + 0 0
Clisson 0 0 0 0 0 0 0
La Ferté-Bernard + + - + 0 0 + +
La Flèche 0 + 0 0 - 0 0
Fontenay-le-Comte - + 0 - - 0 0
Les Herbiers + 0 + 0 + + +
Mayenne 0 0 + - 0 + 0
Les Sables-d'Olonne - 0 - - - - -
Sablé-sur-Sarthe + + - + + 0 + +
Saint-Gilles-Croix-de-Vie 0 0 0 0 0 0 0
Saumur - + 0 - - - -
Segré + - 0 0 + + + + +
Aizenay 0 - 0 + 0 0 +
Baugé - 0 0 0 0 - -
Beaufort-en-Vallée 0 0 0 - - - -
Beaupréau - + - - - - -
Bessé-sur-Braye + + - + + + + + + + +
Blain - - + + + - - - - -
Candé + - 0 0 + + + + +
Chalonnes-sur-Loire 0 - 0 0 + 0 0
Champagné 0 - 0 0 + + + +
Chantonnay + - + + + 0 +
Château-du-Loir + 0 + 0 + + 0 +
Chemillé 0 0 0 - 0 + 0
Craon + 0 0 + 0 0 +
Doué-la-Fontaine - 0 - - - - -
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 78
Ernée 0 0 0 0 0 0 0
Évron + + - + + + + - + +
Gorron 0 0 - 0 0 0 0
La Châtaigneraie - 0 - 0 0 0 0
La Mothe-Achard 0 + + 0 0 + 0
La Pommeraye - 0 - 0 0 - -
La Verrie - + + + 0 0 0 0
Le Lion-d'Angers + + - - 0 - - - - -
Le Lude + + - + + + + - +
Les Essarts 0 0 0 + 0 - 0
Longué-Jumelles + - 0 0 + + + +
Luçon - 0 - - 0 + 0
Machecoul 0 0 0 0 + + + 0
Mamers - 0 0 - 0 - -
Montaigu + + + + + - - +
Montreuil-Bellay + - + 0 + + + + +
Mortagne-sur-Sèvre 0 0 0 0 + + + +
Nozay - 0 - 0 0 0 -
Pouancé + 0 0 + - - 0
Pouzauges + + 0 + + + + 0 0 +
Saint-Calais - + 0 - 0 - -
Saint-Fulgent + + 0 + + + + - - - +
Saint-Laurent-sur-Sèvre + 0 + 0 + + + +
Saint-Macaire-en-Mauges - - - - - 0 0 0 0
Saint-Mars-la-Jaille + + - - 0 + + + + 0 + +
Saint-Pierre-Montlimart 0 0 + 0 + 0 0
Sillé-le-Guillaume + - + + + 0 - +
Vihiers - 0 - - - + - 0
Villaines-la-Juhel 0 + + 0 - 0 0
Beauvoir-sur-Mer 0 - - - + + - 0
Pornic - - 0 - - - - - - -
Saint-Brévin-les-Pins - + 0 - 0 0 -
Saint-Jean-de-Monts - 0 - - 0 - - -
Talmont-Saint-Hilaire 0 - - + - - 0
L'Île-d'Yeu - - - - - - - - - -
Noirmoutier-en-l'Île - - - - - - - -
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 79
Libellé des territoires
Poids de l?industrie
dans l'emploi salarié
local Secteur d'activités industriel n°1
Poids de ce secteur
dans l'emploi salarié
local
Nantes 12,4 %
Industries des équipements
mécaniques 2,2 %
Angers 15,5 % Industries agricoles et alimentaires 3,1 %
Le Mans 15,4 % Industrie automobile 5,0 %
Saint-Nazaire 23,8 %
Construction navale, aéronautique et
ferroviaire 10,2 %
La Roche-sur-Yon 15,3 %
Industries des équipements
mécaniques 4,0 %
Laval 19,3 %
Industries des équipements
mécaniques 3,0 %
Cholet 30,6 % Chimie, caoutchouc, plastiques 8,4 %
Ancenis 33,3 %
Industries des équipements
mécaniques 17,5 %
Challans 19,2 % Industries agricoles et alimentaires 4,4 %
Châteaubriant 29,0 %
Métallurgie et transformation des
métaux 6,9 %
Château-Gontier 31,7 % Industries agricoles et alimentaires 10,4 %
Clisson 30,8 % Industries du bois et du papier 10,1 %
La Ferté-Bernard 50,4 % Industries agricoles et alimentaires 18,4 %
La Flèche 26,2 %
Métallurgie et transformation des
métaux 11,1 %
Fontenay-le-Comte 23,7 %
Industries des équipements
mécaniques 6,7 %
Les Herbiers 39,9 %
Construction navale, aéronautique et
ferroviaire 12,8 %
Mayenne 32,5 % Édition, imprimerie, reproduction 7,8 %
Les Sables-d'Olonne 13,3 %
Construction navale, aéronautique et
ferroviaire 3,8 %
Sablé-sur-Sarthe 50,0 % Industries agricoles et alimentaires 28,2 %
Saint-Gilles-Croix-de-Vie 28,7 %
Construction navale, aéronautique et
ferroviaire 12,6 %
Saumur 19,9 % Industries agricoles et alimentaires 6,0 %
Segré 45,6 % Chimie, caoutchouc, plastiques 16,7 %
Aizenay 38,4 % Chimie, caoutchouc, plastiques 25,1 %
Baugé 19,8 %
Métallurgie et transformation des
métaux 12,4 %
Beaufort-en-Vallée 12,8 % Industries du bois et du papier 6,2 %
Beaupréau 15,4 % Habillement, cuir 6,4 %
Bessé-sur-Braye 66,5 % Industries du bois et du papier 47,0 %
Blain 5,0 %
Industries des équipements
mécaniques 2,2 %
Candé 47,0 % Édition, imprimerie, reproduction 18,9 %
Chalonnes-sur-Loire 32,3 %
Industries des équipements
mécaniques 15,8 %
Champagné 40,3 %
Industrie des composants électriques
et électroniques 14,7 %
Chantonnay 44,2 % Industries agricoles et alimentaires 24,3 %
Château-du-Loir 36,9 %
Industries des équipements
mécaniques 16,8 %
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 80
Libellé des territoires
Poids de l?industrie
dans l'emploi salarié
local Secteur d'activités industriel n°1
Poids de ce secteur
dans l'emploi salarié
local
Chemillé 28,3 %
Métallurgie et transformation des
métaux 6,2 %
Craon 37,7 % Industries agricoles et alimentaires 22,3 %
Doué-la-Fontaine 10,8 % Habillement, cuir 2,9 %
Ernée 34,4 % Industries agricoles et alimentaires 11,1 %
Évron 51,1 % Industries agricoles et alimentaires 37,8 %
Gorron 28,7 %
Industries des équipements
mécaniques 12,5 %
La Châtaigneraie 23,5 % Industries agricoles et alimentaires 12,3 %
La Mothe-Achard 32,3 %
Métallurgie et transformation des
métaux 12,2 %
La Pommeraye 22,7 % Habillement, cuir 11,3 %
La Verrie 24,2 %
Industries des équipements
mécaniques 10,0 %
Le Lion-d'Angers 8,8 % Industries agricoles et alimentaires 7,5 %
Le Lude 44,6 %
Industries des équipements
électriques et électroniques 22,9 %
Les Essarts 30,8 % Industries agricoles et alimentaires 22,4 %
Longué-Jumelles 43,7 %
Métallurgie et transformation des
métaux 19,3 %
Luçon 25,9 % Industrie automobile 7,3 %
Machecoul 31,1 %
Industries des équipements
mécaniques 9,0 %
Mamers 18,9 % Industrie textile 6,8 %
Montaigu 40,3 % Industries agricoles et alimentaires 30,8 %
Montreuil-Bellay 48,2 % Industrie automobile 13,8 %
Mortagne-sur-Sèvre 48,9 % Industries agricoles et alimentaires 9,5 %
Nozay 19,8 % Industries agricoles et alimentaires 9,7 %
Pouancé 29,2 % Chimie, caoutchouc, plastiques 27,6 %
Pouzauges 47,6 % Industries agricoles et alimentaires 36,9 %
Saint-Calais 13,7 %
Industrie des composants électriques
et électroniques 5,0 %
Saint-Fulgent 49,6 % Industries agricoles et alimentaires 49,3 %
Saint-Laurent-sur-Sèvre 43,0 %
Industries des équipements
mécaniques 10,5 %
Saint-Macaire-en-Mauges 28,5 % Habillement, cuir 12,0 %
Saint-Mars-la-Jaille 67,0 % Industries agricoles et alimentaires 46,8 %
Saint-Pierre-Montlimart 29,3 %
Industrie des composants électriques
et électroniques 12,2 %
Sillé-le-Guillaume 46,6 %
Industrie des composants électriques
et électroniques 36,6 %
Vihiers 23,3 % Industries agricoles et alimentaires 8,8 %
Villaines-la-Juhel 26,1 % Édition, imprimerie, reproduction 19,6 %
Beauvoir-sur-Mer 30,9 %
Construction navale, aéronautique et
ferroviaire 20,2 %
Pornic 8,5 % Industries agricoles et alimentaires 4,0 %
Saint-Brevin-les-Pins 16,2 % Industries agricoles et alimentaires 6,2 %
Saint-Jean-de-Monts 14,5 % Industries agricoles et alimentaires 13,2 %
Talmont-Saint-Hilaire 31,9 % Industries agricoles et alimentaires 25,4 %
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 81
Libellé des territoires
Poids de l?industrie
dans l'emploi salarié
local Secteur d'activités industriel n°1
Poids de ce secteur
dans l'emploi salarié
local
L'Île-d'Yeu 6,3 % Industries agricoles et alimentaires 3,7 %
Noirmoutier-en-l'Île 10,6 %
Construction navale, aéronautique et
ferroviaire 6,2 %
Evolution de l'emploi salarié - Base 100 en 2000
50
60
70
80
90
100
110
120
130
140
150
1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
Industries agricoles et alimentaires
Habillement, cuir
Édition, imprimerie, reproduction
Pharmacie, parfumerie et entretien
Industries des équipements du foyer
Industrie automobile
Construction navale, aéronautique et ferroviaire
Industries des équipements mécaniques
Industries des équipements électriques et électroniques
Industries des produits minéraux
Industrie textile
Industries du bois et du papier
Chimie, caoutchouc, plastiques
Métallurgie et transformation des métaux
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 82
Annexe 2
Liste d?indicateurs en vue d?un observatoire des dynamiques territoriales
1) Dynamiques démographiques
Variations sur 2 périodes intercensitaires + trend (à l'année n+2 ou n+3 de l'observatoire)
Taux de croissance annuel moyen de la population (%) :
a) dû au mouvement naturel ;
b) dû au solde migratoire ;
c) Taux de croissance annuel moyen de la population de 15 ans ou plus (%) :
i) dû à actifs ;
ii) dû à retraités ;
iii) dû à inactifs non retraités ;
2) Dynamiques économiques
a) Niveau des moteurs de développement sphères productive, résidentielle, publique (nombre d'emplois
salariés par millier d 'habitants) ;
b) Poids dans l?ensemble des emplois salariés des emplois occupés par les établissements de 50 salariés
ou plus :
i) industrie ;
ii) tertiaire ;
iii) industrie + tertiaire ;
c) Poids dans l?ensemble des emplois salariés des emplois :
i) de l?industrie
ii) du tertiaire
d) Indicateurs de concentration industrielle : C1/n , Cn'/n , C3/n' , où n désigne le nombre d'emplois salariés de
l'ensemble des secteurs d'activités, n' désigne le nombre d'emplois salariés de l'industrie, 1 désigne le 1er
secteur industriel par le nombre d'emplois salariés, 3 désigne les 3 premiers secteurs industriels par le
nombre d'emplois salariés ;
e) Taux de croissance annuel moyen de l?emploi salarié (UNEDIC) (%) :
i) des n dernières années connues :
(1) dû à un effet de structure ;
(2) dû à l'effet résiduel ;
(3) dû à la sphère productive (approximatif, dont industrie / services) ;
(4) dû à la sphère résidentielle (approximatif) ;
ii) des n années précédentes ;
3) Dynamiques résidentielles
a) Taux de mobilité externe = part des résidents de plus de 5 ans résidant en dehors de la région Pays de la
Loire 5 ans auparavant ;
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 83
b) Taux de mobilité interne = part des résidents de plus de 5 ans résidant dans la région Pays de la Loire
mais hors de la ville X de résidence actuelle 5 ans auparavant :
i) résidant dans une ville Y ? X ;
ii) résidant dans l'espace complémentaire (espace à dominante rurale au sens de la carte des
territoires vécus définis en 2002) ;
c) Bilan migratoire entre villes
4) Dynamiques professionnelles
a) Part de l'emploi régional accaparé par les villes ;
b) Stock et évolution du nombre d'emplois et du rythme de variation des emplois au cours de la période
intercensitaire :
i) occupés par des actifs résidant dans la ville X ;
ii) occupés par des actifs résidant dans une ville Y ? X ;
iii) occupés par des actifs résidant dans l'espace complémentaire ;
c) Evolution localisée des actifs occupés et des emplois sur la région des Pays de la Loire ;
d) Taux de croissance annuel moyen de la population active occupée (%) :
(1) dû à la variation du nombre des emplois locaux (X) ;
(2) dû à la variation du nombre des emplois de l'espace complémentaire ;
(3) dû à la variation du nombre des emplois des autres villes de la région (Y) ? dont VGM,
dont Nantes, dont ville X1 autre que Nantes (X1, 1ère ville génératrice) ;
(4) dû à la variation du nombre des emplois de l'extérieur de la région
5) Revenus
a) Poids des salaires dans les revenus de salaires et retraites ;
b) Salaire moyen par foyer fiscal ;
c) Retraite moyenne par foyer fiscal ;
d) Taux de croissance annuel moyen des revenus de salaires et retraites :
global ;
i) dû aux salaires;
ii) dû aux retraites;
e) Taux de croissance annuel moyen du salaire moyen;
f) Taux de croissance annuel moyen de la retraite moyenne
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 84
Annexe 3
Contributions des différents types de rayonnement à la variation de population active
occupée dans les pôles
rayonnement exogène
rayonnement
endogène rayonnement EC
rayonnement autres
villes
Nantes + + + 0 0
Angers + + 0 0
Le Mans + 0 0
Saint-Nazaire + + 0 0
La Roche-sur-Yon + + 0 +
Laval + 0 0
Cholet 0 0 0
Ancenis 0 0 + + +
Challans 0 + +
Châteaubriant 0 0 0
Château-Gontier 0 0 +
Clisson 0 0 + + +
La Ferté-Bernard + 0 0
La Flèche - 0 +
Fontenay-le-Comte 0 + 0
Les Herbiers 0 + 0
Mayenne 0 0 +
Les Sables-d'Olonne 0 0 +
Sablé-sur-Sarthe 0 0 0
Saint-Gilles-Croix-de-Vie + + + 0 +
Saumur 0 0 0
Segré 0 + + +
Aizenay + + 0 + + +
Baugé - - + +
Beaufort-en-Vallée 0 0 + + +
Beaupréau - - 0 + +
Bessé-sur-Braye - - + 0
Blain 0 0 + + +
Candé - 0 + + +
Chalonnes-sur-Loire 0 0 + +
Champagné 0 0 + + +
Chantonnay 0 + +
Château-du-Loir - - 0 0
Chemillé 0 0 + + +
Craon 0 - +
Doué-la-Fontaine - - 0 +
Ernée - - + +
Évron 0 0 +
Gorron - + 0
La Châtaigneraie + 0 0
Les villes et les pôles ruraux des Pays de la Loire 85
rayonnement exogène
rayonnement
endogène rayonnement EC
rayonnement autres
villes
La Mothe-Achard 0 + + + +
La Pommeraye - + + +
La Verrie - 0 + +
Le Lion-d'Angers - 0 + + +
Le Lude - - + +
Les Essarts + + + +
Longué-Jumelles - - 0 + +
Luçon - + 0
Machecoul - - + + + +
Mamers - 0 -
Montaigu 0 0 + +
Montreuil-Bellay - - 0 + +
Mortagne-sur-Sèvre - - + +
Nozay 0 0 + + +
Pouancé - - 0 0
Pouzauges - - + 0
Saint-Calais - - 0 -
Saint-Fulgent - - + + +
Saint-Laurent-sur-Sèvre - - + +
Saint-Macaire-en-Mauges - - 0 + + +
Saint-Mars-la-Jaille - - 0 + + +
Saint-Pierre-Montlimart - - + + + +
Sillé-le-Guillaume - - + + + +
Vihiers + + + +
Villaines-la-Juhel - - - 0
Beauvoir-sur-Mer 0 0 +
Pornic + 0 + + +
Saint-Brevin-les-Pins + 0 + + +
Saint-Jean-de-Monts + 0 +
Talmont-Saint-Hilaire + + + + +
L'Île-d'Yeu 0 0 0
Noirmoutier-en-l'Île 0 0 0
Ont participé aux réunions du Comité de
pilotage
Jean Renard, professeur émérite à l?IGARUN
Bernard Fritsch, professeur à l?IGARUN
Sylviane Le Guyader, SGAR
Agnès Pouillaude, DREAL/SIAL
Christian Rincé, DREAL/SCTE
Philippe Vigneron, DREAL/SCTE
Philippe Pirot, DREAL/SCTE
Jean-Paul Dumonceaux, DREAL/SCTE
Sylvain Le Goff, CETE de l?Ouest
Décembre 2010
Rédaction et réalisation : Sylvain Le Goff tél : 02-40-99-58-31
Service connaissance des territoires et évaluation
Tél : 02.40.99.58.13
Fax : 02.40.99.58.27
Service connaissance des
territoires et évaluation
Division de l'observation,
des études et
des statistiques
Directeur de la publication :
Hubert FERRY-WILCZEK
ISSN 2109-0017
Villes et pôles ruraux_version def janv 2011
INVALIDE)