Les changements d'affectation des logements entre 1999 et 2007 - Analyse régionale et comparaisons territoriales
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">L'étude présente une première analyse des changements d'affectation des logements entre 1999 et 2007 au niveau de la région des Pays de la Loire. Elle est complétée par des analyses menées au niveau départemental et des territoires de délégation des aides à la pierre. Les résultats de ces analyses sont présentés en terme comparatif dans ce premier fascicule, puis en terme de zooms territoriaux dans le second (voir le n° 3 de la collection Analyses et connaissances).<br /><br />Cette analyse a mis en relief les dynamiques qu'a connues le parc de logement régional au cours des années 2000, dont la construction neuve est un élément connu mais très insuffisant pour expliquer l'ensemble des évolutions.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
donnée statistique
;logement neuf
;parc locatif privé
;parc locatif social
;logement vacant
;occupation du logement
;résidence principale
;propriété privée
;type de logement
;usager du logement
;évolution
Descripteur écoplanete
accès au logement
;analyse statistique
;indicateur économique
Thème
Construction
;Habitat - Logement
Texte intégral
Sommaire
Introduction page 2
Première partie : analyse régionale page 4
1) Comment le parc existant en 1999 a-t-il « muté » entre les différents page 4
modes et statuts d'occupation entre 1999 et 2007 ?
2) Les évolutions dans les modes d'occupation et les statuts d'occupation page 6
au sein du parc existant en 1999 et 2007
3) Les facteurs d'évolution par segment de parc page 7
3-1 Les éléments de constitution du parc des résidences principales
3-2 Les évolutions concernant les résidences secondaires
3-3 Le rôle de la vacance dans la constitution des autres parcs
4) Les évolutions du parc en terme de volume page 11
4-1 Les logements entrés dans le fichier entre 1999 et 2007
4-2 Les disparitions de logements
5) Quelques enseignements au regard des besoins page 15
en logements en Pays de la Loire
Deuxième partie : analyse comparative sur les cinq départements
de la région des Pays de la Loire page 16
1) Les évolutions globales du parc entre 1999 et 2007 page 16
1-1 Les évolutions par statut et mode d'occupation
1-2 Les créations de logements
1-3 Les logements disparus des fichiers fiscaux
2) Les évolutions du parc existant entre 1999 et 2007 page 22
3) Les facteurs d'évolution par segment de parc page 27
Troisième partie : Comparaison entre territoires de délégation des aides à la pierre :
pôles urbains principaux - autres territoires départementaux page 31
1) Comparaison entre les pôles urbains principaux page 31
1-1 Le parc stable entre 1999 et 2007 : répartition et % du parc total
1-2 L'évolution en pourcentage de chaque catégorie de logement entre 1999 et 2007
1-3 Les transferts entre les résidences principales et les autres modes d'usage
1-4 Constitution des différents parcs de 2007 selon les pôles urbains
2) Comparaison entre les territoires départementaux délégataires
des aides à la pierre page 38
1-1 Le parc stable entre 1999 et 2007 : répartition et % du parc total
1-2 L'évolution en pourcentage de chaque catégorie de logement entre 1999 et 2007
1-3 Les transferts entre les résidences principales et les autres modes d'usage
1-4 Constitution des différents parcs de 2007 selon les pôles urbains
Annexes page 46
Présentation du fichier Filocom
Glossaire
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 1
mai 2010
Introduction
Contexte
Les études sur l'évolution du parc de logements sont généralement fondées sur des comptages
des stocks de résidences principales, secondaires et logements vacants (disponibles à des dates
diverses selon la source : recensement, Filocom) ainsi que sur les apports annuels nouveaux
résultant des constructions neuves (source Sitadel).
Les états du parc existant à plusieurs dates montrent des écarts significatifs entre les stocks
constatés sans toutefois que ces données n'expliquent comment évolue le parc de logement entre
les photographies qui en sont faites. La dynamique est approchée par la construction neuve, mais
l'ensemble des autres phénomènes sont masqués alors que les évolutions au sein du parc sont
multiples.
Ces évolutions tendent pour certaines à accroître l'offre de logements disponibles pour répondre
aux besoins des ménages, il s'agit par exemple :
? du passage de résidences secondaires ou logements vacants vers les résidences
principales,
? de la création de logements dans des locaux anciennement affectés à d'autres usages, du
découpage de grands logements en plusieurs petits.
A l'inverse certaines évolutions ont pour effet de réduire le stock de résidences principales,
notamment :
? la disparition de logements par changement d'affectation, fusion de logements,
? les démolitions.
Outre les évolutions qui affectent la structure du parc, des mouvements importants de transferts se
produisent au sein du parc existant, qui ont des impacts sur sa constitution plus importants que la
seule construction neuve ou la démolition.
Ces mouvements concernant des bâtiments existant sont également peu connus, car les sources
habituellement utilisées pour les analyses sur les logements, ne les dénombrent pas.
Afin de mieux connaître l'ensemble des évolutions du parc de logements, le recours à la source
fiscale FILOCOM1 est désormais possible.
Filocom et l'identifiant logement
FILOCOM, qui donne une image du parc de logements tous les deux ans, permet désormais de
cerner les évolutions des logements entre deux années de référence. Il intègre pour cela un
identifiant logement, qui est un code attribué à chaque logement de la base, et qui permet de
suivre les évolutions de chacun d'eux au fil des inventaires depuis 1999.
Les traitements réalisés par le Centre d'Etudes Techniques de l'Equipement Nord-Picardie
permettent de produire des tableaux qui comprennent le parc dans ses composantes de
résidences principales (dont les 4 statuts d'occupation principaux) ainsi que les usages de
résidences secondaires, logements vacants, et meublés.
On dénombre ainsi les affectations et usages en 1999, puis les affectations et usages en 2007.
Pour chaque catégorie existant en 1999, l'information de son mode d'occupation en 2007
figure :même type d'occupation, évolution vers une autre catégorie d'occupation, disparitions (il
1 La présentation du fichier Filocom figure en annexe
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 2
mai 2010
peut s'agir de démolitions, mais aussi de transformations conduisant à une autre affectation que le
logement).
Le parc créé entre les deux années de référence est également dénombré avec son mode
d'occupation en fin de période. Il s'agit de l'ensemble des logements qui sont présents dans le
fichier de 2007 et qui ne l'étaient pas en 1999 : il s'agit bien sûr des logements construits entre les
deux dates, mais aussi ceux qui sont créés par d'autres phénomènes tels que les scissions de
grands logements ou les affectations depuis un autre usage.
Objectifs de l'étude
Disposer d'une connaissance des évolutions internes au parc de logements de la région des Pays
de la Loire, qui modifient de manière conséquente l'offre disponible en résidences principales, et
donc affectent la réponse possible aux besoins en logement des populations.
Apprécier les tendances à l'oeuvre selon les territoires, en déclinant l'analyse régionale sur
différents territoires : les départements, ainsi que les territoires de délégation de compétence des
aides au logement, au niveau desquels sont réparties les aides à la construction et à la
réhabilitation du parc social et privé conventionné.
Méthode
La réalisation des analyses s'effectue sur la base de traitements spécifiques du fichier FILOCOM
par le CETE nord-Picardie.
La réalisation de ces traitements a nécessité de définir au préalable :
? la période sur laquelle les évolutions du parc de logements sont analysées, sachant que les
années impaires de 1999 à 2007 sont disponibles : le traitement sur la période 1999-2007 a
été fait à titre principal.
? les territoires géographiques sur lesquels les traitements seraient effectués : les analyses sont
d'abord réalisées au niveau régional ainsi que départemental. Les analyses au niveau des
principaux établissements de coopération intercommunale et des territoires départementaux
définis dans le cadre des délégations des aides au logement sont également présentées. Elles
sont traitées en comparaison entre les territoires d'une part, ainsi que par territoire, dans une
approche plus synthétique dans le fascicule intitulé « zoom territoriaux ».
Les contraintes du secret statistique
Comme pour l'ensemble des données issues du fichier FILOCOM, les informations traitées ne sont
rendues disponibles que si l'effectif considéré est d'au moins 11 unités. Sous ce seuil, un sigle
« s » est apposé à la place de la donnée. Dans certains cas, afin d'éviter de pouvoir reconstituer
une information manquante sur un ensemble, une seconde case peut être non renseignée.
Lorsque l'effectif est égal à 0, et s'agissant d'informations sur les logements (la règle n'est pas
identique lorsque les informations concernent des personnes), la valeur 0 est renseignée.
Ces règles justifient le choix de territoires d'analyse assez vastes pour ne pas comporter trop de
valeurs inférieures au seuil de 11 unités.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 3
mai 2010
Première partie : analyse régionale
1) Comment le parc existant en 1999 a-t-il « muté » entre les différents modes
et statuts d'occupation entre 1999 et 2007 ?
Source MEEDDM-Filocom 1999-2007 d?après la DGI
78% des logements n'ont pas changé d'usage entre 1999 et 2007
Sur les 1 596 000 logements que comptait la région en 1999, 1 085 000 n'ont pas changé de statut
d'occupation, 154 000 n'ont pas changé de mode d'occupation 2. 1 238 379 logements n'ont donc
pas connu d'évolution dans leur affectation, soit une stabilité pour 78% du parc.
Ce constat n'exclut pas des changements de ménages occupants les logements, mais les
occupants successifs utilisent le logement toujours pour le même usage. Ces 78% de parc qui
n'ont pas connu de changement d'usage entre les fichiers de 1999 et 2007 ont pour certains pu
connaître des évolutions dans l'intervalle, mais il a eu rétablissement de la situation initiale lors de
la production du fichier 2007.
Pour les 22% de logements qui ont évolué entre les deux dates, on constate trois tendances
principales.
104 700 résidences principales ont connu un changement de statut d'occupation 3
Au sein du parc des résidences principales existant en 1999 et en 2007 (hors parc neuf, nouveau
et démolitions ou changements d'usage), 7% des logements ont changé de statut d'occupation en
8 ans. En volume, il s'agit principalement de logements occupés initialement par des locataires
privés et passés sous un autre statut ensuite : 49 000 logements sont dans ce cas, affectés pour
92% au parc de propriétaires. A l'inverse, 37 000 logements occupés par leur propriétaire ont été
affectés à un autre statut d'occupation, principalement en locatif privé.
2 La terminologie utilisée dans ce document revoie aux « statuts d'occupation » quand il s'agit de logements utilisés
comme résidences principales, et aux modes d'occupation pour distinguer cet usage de résidence principale des autres
usages des logements (résidences secondaires ou logements vacants).
Concernant les définitions des différentes catégories de logements, voir le glossaire page 19
3 Les logements en meublé pris en compte dans ces chiffres globaux ne le sont plus par la suite en raison des très
faibles effectifs qu'ils représentent (0,5% des logements), ainsi que de l'imprécision de ce mode d'occupation (certains
meublés sont soumis à la taxe d'habitation, d'autres à la taxe professionnelle), et leur prise en compte dans Filocom
n'est donc que partielle (on ne dispose par exemple d'aucune information sur les occupants des meublés non soumis à
la taxe d'habitation). Les commentaires sur ce parc seraient donc largement incomplets.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 4
mai 2010
région Pays de la
Loire
statuts et modes
d'occupation en
1999
Propriétaire
occupant Locatif HLM Locatif privé Autres
Résidence
secondaire
Logement
vacant Meublé
Disparition
entre 1999 et
2007 TOTAL 1999
statuts et modes
d'occupation en 2007 50984 1595832
Propriétaire occupant 719972 615 33467 2796 17669 24030 336 13393 812278
Locatif HLM 2201 167134 1262 425 845 7972 19 3361 183219
Locatif privé 45152 2125 174375 1953 9334 27757 524 10042 271262
Autres 8531 863 5354 23060 2125 5470 110 3225 48738
Résidence secondaire 26525 409 8780 1338 128900 5354 533 4722 176561
Logement vacant 21272 5704 21131 1822 8699 21184 1175 15463 96450
Meublé 452 14 662 53 1258 353 3754 778 7324
Logement neuf entre
1999 et 2007 197014 109469 16029 47628 1833 12621 7199 2235
Logement nouveau
entre 1999 et 2007 44527 11377 1462 19719 1006 4325 6038 600
TOTAL 2007 : 1786389 944951 194355 312378 34286 185776 105357 9286
Evolution 1999 à 2007 11,9% 16,3% 6,1% 15,2% -29,7% 5,2% 9,2% 26,8%
parc n'ayant pas changé de statut d'occupation ou d'affectation
Le parc des propriétaires occupants bénéficie numériquement de ces transferts au sein des
résidences principales, avec un solde positif de 19 000 logements, en provenance du parc locatif
privé et du parc « autres ».
Le parc HLM évolue très peu, avec même une diminution légère du parc résultant des ventes.
Source MEEDDM-Filocom 1999-2007 d?après la DGI
Des transferts importants entre résidences principales et autres modes d'occupation
95 000 logements sont passé d'un mode d'occupation principal vers un autre mode d'occupation
ou d'usage et 87 000 logements ont effectué le mouvement inverse (soit leur intégration en tant
que résidence principale).
Source MEEDDM-Filocom 1999-2007 d?après la DGI
Source MEEDDM-Filocom 1999-2007 d?après la DGI
Le solde global est négatif au détriment des résidences principales pour plus de 8 000 logements.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 5
mai 2010
statuts d'occupation
Propriétaire
occupant en
2007
Locatif HLM
en 2007
Locatif privé
en 2007
Autres en
2007
Total en
1999
Propriétaire occupant
en 1999 719 972 615 33 467 2 796 756 850
Locatif HLM en 1999 2 201 167 134 1 262 425 171 022
Locatif privé en 1999 45 152 2 125 174 375 1 953 223 605
Autres en 1999 8 531 863 5 354 23 060 37 808
Total en 2007 775 856 170 737 214 458 28 234 1 189 285
transferts depuis
les résidences
principales
Résidence
secondaire
en 2007
Logement
vacant en
2007
Total en
1999
Propriétaire
occupant en 1999 17 669 24 030 41 699
Locatif HLM en
1999 845 7 972 8 817
Locatif privé en
1999 9 334 27 757 37 091
Autres en 1999 2 125 5 470 7 595
Total en 2007 29 973 65 229 95 202
Transferts vers les
résidences
principales
Propriétaire
occupant en
2007
Locatif HLM
en 2007
Locatif privé
en 2007
Autres en
2007
Total en
1999
Résidence secondaire
en 1999 26 525 409 8 780 1 338 37 052
Logement vacant en
1999 21 272 5 704 21 131 1 822 49 929
Total en 2007 47 797 6 113 29 911 3 160 86 981
2) Les évolutions dans les modes et les statuts d'occupation au sein du parc
existant en 1999 et 2007
Les évolutions au sein des trois principaux usages du parc de logements
Source MEEDDM-Filocom 1999-2007 d?après la DGI
Les constats sur les évolutions dans la structure du parc de logement montrent :
? la forte croissance en volume du parc avec près de 12% sur 8 ans (province : +8,3%) ;
? malgré des volumes croissants des résidences secondaires et logements vacants, on constate
une réduction de leur part dans l'ensemble du parc, soulignant les tensions sur de nombreux
marchés du logement de la région. La baisse de leur représentation est également constatée
au niveau de la province dans ces deux catégories : de 10,6 à 10,2% pour les résidences
secondaires et de 8,7 à 8,4% pour les logements vacants ;
? Les taux de vacance constatés en 1999 comme en 2007 montrent peu d'évolution, néanmoins,
l'augmentation du volume de logements vacants équivaut à près de 9 000 unités en 8 ans. Les
105 000 logements vacants en 2007 représentent plus de 3 années de construction neuve au
niveau élevé constaté sur cette année.
Les évolutions au sein des résidences principales
Source MEEDDM-Filocom 1999-2007 d?après la DGI
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 6
mai 2010
Région Pays de la
Loire
résidences
principales
résidences
secondaires
logements
vacants total
nombre en 1999 1 315 497 176 561 96 450 1 588 508
part du parc en 1999 82,8% 11,1% 6,1% 100,0%
nombre en 2007 1 485 970 185 776 105 357 1 777 103
part du parc en 2007 83,6% 10,5% 5,9% 100,0%
évolution en nombre
99/07 170 473 9 215 8 907 188 595
évolution en % 99/07 13,0% 5,2% 9,2% 11,9%
Région Pays de la
Loire
propriétaire
occupant locatif HLM locatif privé autres
total résidences
principales
nombre en 1999 812 278 183 219 271 262 48 738 1 315 497
part du parc en 1999 61,7% 13,9% 20,6% 3,7% 100,0%
nombre en 2007 944 951 194 355 312 378 34 286 1 485 970
part du parc en 2007 63,6% 13,1% 21,0% 2,3% 100,0%
évolution en nombre
99/07 132 673 11 136 41 116 -14 452 170 473
évolution en % 99/07 16,3% 6,1% 15,2% -29,7% 13,0%
Les évolutions au sein des résidences principales sont fortement contrastées entre le parc sous
régime de droit public et celui qui relève des initiatives privées.
? c'est le parc sous régime privé qui augmente le plus fortement, avec un pourcentage
d'évolution quasi équivalent entre les régimes de propriété occupante et de locatif privé.
Toutefois, par l'effet de son volume initial et de la réduction de la part du locatif HLM et des
logements sous statut « autres », la part des propriétaires occupants augmente de près de 2
points en 8 ans ; celle du locatif privé augmente plus modérément à +0,4% ;
? le parc HLM/SEM a augmenté de 11 000 unités en 8 ans, mais son taux de croissance est
toutefois resté inférieur de moitié à celui de l'ensemble des résidences principales. Sa
représentativité au sein de celles-ci a donc diminué durant ces huit années. La relance de la
construction HLM engagé depuis 2005 et la réduction forte de la construction neuve constatée
depuis 2008 infléchiront sans doute ces chiffres dans le fichier Filocom 2009, permettant au
parc HLM au moins de stabiliser sa représentation au sein des résidences principales ;
? le parc qualifié de « autres » connaît une réduction de 30% de son volume dans la période.
Cette tendance existe également au plan national mais à niveau moindre (-21% entre 1999 et
2007 en province). La composition très hétérogène de cette catégorie de résidence principale
(logements des collectivités publics, logements occupés à titre gratuit, baux ruraux) rend
difficile l'analyse des causes de cette réduction significative.
? L'ensemble de ces tendances est proche de ce qui est constaté sur la province, avec toutefois
un niveau de création de parc de près de 3 points supérieur dans la région, que l'on trouve
réparti dans les différents statuts de logements.
3) Les facteurs d'évolution par segment de parc
Les traitements sur la base de l'identifiant logement permettent d'isoler au sein d'un segment
identifié du parc de logements, les facteurs d'évolution qui ont contribué à la constitution de ce
segment. Ces éléments sont essentiels au regard de la vision en stock dont nous disposons
habituellement. Pour certains statuts notamment - le parc locatif privé par exemple - les évolutions
sont fortes, du fait de la construction mais surtout par des changements affectant les logements
existants.
Eléments de constitution du parc de logement de 2007 (les légères différences constatées avec le
tableau figurant page 4 proviennent de l'exclusion des meublés dans le décompte :effectifs trop limités)
Source MEEDDM-Filocom 1999-2007 d?après la DGI
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 7
mai 2010
Propriétaire
occupant Locatif HLM
Locatif
privé Autres
Résidence
secondaire
Logement
vacant
nombre de
logements en 1999 812 278 183 219 271 262 48 738 176 561 96 450
apports depuis
propriétaires occupants 719 972 615 33 467 2 796 17 669 24 030
apports depuis loc
HLM 2 201 167 134 1 262 425 845 7 972
apports depuis loc
privé 45 152 2 125 174 375 1 953 9 334 27 757
apports depuis autres 8 531 863 5 354 23 060 2 125 5 470
apports depuis RS 26 525 409 8 780 1 338 128 900 5 354
apports depuis LV 21 272 5 704 21 131 1 822 8 699 21 184
logements neufs 109 409 16 029 47 628 1 833 12 621 7 199
logements nouveaux 11 377 1 462 19 719 1 006 4 325 6 038
nombre de
logements en 2007 944 439 194 341 311 716 34 233 184 518 105 004
3 - 1 Les éléments de constitution du parc des résidences principales
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 8
mai 2010
Eléments de constitution du parc des propriétaires occupants entre
1999 et 2007 (source MEEDDM filocom 1999-2007)
76%
0%
5%
1%
3%
2%
12%
1% apports depuis propriétaires
occupants
apports depuis loc HLM
apports depuis loc privé
apports depuis autres
apports depuis RS
apports depuis LV
logements neufs
apports de restructurations
Eléments de constitution du parc locatif HLM entre 1999 et 2007
(source MEEDDM filocom 1999-2007)
1%
0%
0%
1%
3%
8% 0%
87%
apports depuis propriétaires
occupants
apports depuis loc HLM
apports depuis loc privé
apports depuis autres
apports depuis RS
apports depuis LV
logements neufs
apports de restructurations
Eléments de constitution du parc locatif privé entre 1999 et 2007 (source
MEEDDM filocom 1999-2007)
11%
0%
56%
2%
3%
7%
15%
6% apports depuis propriétaires
occupants
apports depuis loc HLM
apports depuis loc privé
apports depuis autres
apports depuis RS
apports depuis LV
logements neufs
apports de restructurations
Les principaux enseignements relatifs aux résidences principales sont les suivants :
? L'extrême stabilité du parc HLM, qui est constitué en 2007 à 87% du parc de 1999. Les
constructions neuves représentent 8% des logements existant en 2007. Parmi les autres
constituants du parc 2007, les logements vacants dominent, mais plus de 2 000 logements
proviennent également du parc locatif privé. Le statut spécifique de ce parc justifie cette
stabilité, mais freine aussi son évolution. A souligner que les disparitions de parc social sont
chiffrées à près de 3 400 sur la période.
? L'importance des évolutions intrinsèques au parc pour les locatifs sous statut privé : le parc
initial de 1999 ne représente que 56% du parc existant en 2007, les logements neufs 15%.
Près de 30% de ce parc, soit 91 000 logements, ont intégré le statut de locatif privé en
provenance d'un autre statut ou mode d'occupation. Les logements de propriétaires occupants
sont les plus conséquents (11%), suivis des logements vacants (7%) mais aussi des
restructurations (6%).
? Les évolutions du parc des propriétaires occupants sont en pourcentage moins élevées que
celles du locatif privé, mais les volumes sont très importants : le logement neuf constitue le
premier constituant, le locatif privé le deuxième et les résidences secondaires le troisième,
avec plus de 26 500 logements passés du mode d'occupation secondaire à propriétaire
occupant en 8 ans ; le mouvement inverse (passage de propriétaire occupant à résidence
secondaire) est moindre avec 17 700 logements concernés. On a donc un solde positif au
bénéfice des propriétaires occupants 8 800 logements.
? Le déclin du parc « autres » au sein des résidences principales :Les composantes de ce parc
sont disparates entre un parc social appartenant à des collectivités publiques (communes,
EPCI ?.), les logements occupés à titre gratuit et les baux ruraux. La forte diminution de ce
parc entre 1999 et 2007 (-30%) et les affectations diverses que ces logements occupent en
2007 (15 000 logements reclassés dans les autres catégories de résidences principales,
majoritairement en propriété occupante), mais aussi 2 125 en résidences secondaires et près
de 5 500 en logements vacants, rendent complexent l'analyse des évolutions au sein de ce
parc, pourtant le seul à diminuer durant la période.
3 - 2 Les évolutions concernant les résidences secondaires
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 9
mai 2010
Eléments de constitution du parc de résidences secondaires
entre 1999 et 2007 (source M EEDDM filocom 1999-2007)
5%
7% 2%
1%
5%
0%10%
70%
apports depuis propriétaires
occupants
apports depuis loc HLM
apports depuis loc privé
apports depuis autres
apports depuis RS
apports depuis LV
logements neufs
logements nouveaux
? Les transferts des résidences secondaires vers les résidences principales donnent un bilan
positif pour ces dernières avec 37 000 mouvements vers les résidences principales, et à peine
30 000 en sens inverse (de résidences principales vers secondaires). C'est donc (par effet des
tensions importantes sur les marchés des secteurs littoraux ?) le statut principal qui est
bénéficiaire dans ce chassé-croisé. Au sein des résidences principales, les apports se font aux
trois quarts vers les logements occupés vers leur propriétaire.
? Si les propriétaires occupants sont bénéficiaires des apports des résidences secondaires, les
autres statuts de résidences principales enregistrent des transferts avec les résidences
secondaires bien plus faibles et avec des soldes peu importants, mais toujours au bénéfice des
résidences secondaires : solde positif de 436 résidences secondaires en provenance du parc
HLM ; solde positif de 554 résidences secondaires en provenance des locatifs privés ; solde
positif de 787 résidences secondaires en provenance des logements « autres ».
? Les passages entre résidences secondaires et logements vacants ont également été
significatifs avec 8 700 nouvelles résidences secondaires provenant de cette catégorie, soit 5
% du parc, pour 5 400 résidences secondaires devenues vacantes. Là encore le solde est
largement bénéficiaire au profit des résidences secondaires (+3 300 logements).
3 - 3 Le rôle de la vacance dans la constitution des autres parcs
? Seuls 20% des logements vacants en 1999 sont encore sous ce statut en 2007.
? Les apports à ce parc depuis les résidences principales (propriétaires et locataires privés)
représentent 2 fois le stock des logements durablement vacants, et sont équivalents depuis les
deux statuts d'occupation. On constate là une différence par rapport aux résidences
secondaires dont l'origine première est la propriété occupante. Est-ce le reflet d'une volonté
des propriétaires avec un choix de garder un logement anciennement occupé comme
résidence secondaire, et davantage d'une contrainte dans le cas de la vacance pour motifs
divers (mobilité contrainte, absence de location pour problème de qualité du logement ?)
? Les autres éléments constitutifs représentent entre 5 et 8% des logements vacants, parmi
lesquels il faut noter le poids significatif des constructions neuves et des logements nouveaux,
et celui important du parc qualifié de « autres » au regard de son volume global soit 11% du
parc existant en 1999.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 10
mai 2010
Eléments de constitution du parc de logements vacants
entre 1999 et 2007 (source MEEDDM filocom 1999-2007)
23%
8%
26%5%
5%
20%
7%
6%
apports depuis propriétaires
occupants
apports depuis loc HLM
apports depuis loc privé
apports depuis autres
apports depuis RS
apports depuis LV
logements neufs
logements nouveaux
4) Les évolutions du parc en terme de volume
Si les créations de nouveaux logements sont dénombrées au moyen des autorisations de
construire, leur affectation reste peu précise. A côté des créations par construction, il existe
également d'autres phénomènes qui conduisent à augmenter le parc de logements.
Les démolitions sont partiellement connues au travers des permis de démolir qui ne couvrent pas
l'ensemble des causes de disparitions de logements.
Source MEEDDM-Filocom 1999-2007 d?après la DGI
4 - 1 Les logements entrés dans le fichier entre 1999 et 2007
Deux catégories d'apports augmentent le volume global du parc. Il s'agit d'une part de la
construction neuve, en général bien appréhendée en terme de volume global au travers des
statistiques issues des autorisations de construire, d'autre part des logements qualifiés de
« nouveaux » dans le fichier Filocom.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 11
mai 2010
affectations des logements neufs et nouveaux entre 1999
et 2007 (source MEEDDM Filocom 1999-2007)
0
20000
40000
60000
80000
100000
120000
140000
P
ro
pr
ié
ta
ire
oc
cu
pa
nt
Lo
ca
tif
H
LM
Lo
ca
tif
p
riv
é
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s
R
és
id
en
ce
se
co
nd
ai
re
Lo
ge
m
en
t
va
ca
nt
apports de
restructurations
logements neufs
évolutions du parc liées
aux créations et
disparitions
Propriétaire
occupant Locatif HLM Locatif privé Autres
total résidences
principales
Résidence
secondaire
Logement
vacant Total
disparitions 13 383 3 361 10 042 3 225 30 011 4 722 15 463 50 196
logements neufs 109 409 16 029 47 628 1 833 174 899 12 621 7 199 194 719
logements nouveaux 11 377 1 462 19 719 1 006 33 564 4 325 6 038 43 927
solde logements neufs
et nouveaux /
disparitions 107 403 14 130 57 305 -386 178 452 12 224 -2 226 188 450
% d'évolution du parc lié
aux créations et
disparitions
Propriétaire
occupant Locatif HLM Locatif privé Autres
total résidences
principales
Résidence
secondaire
Logement
vacant
total autres
usages Total
% de disparitions / total
catégorie 44,6% 11,2% 33,5% 10,7% 30 011 23,4% 76,6% 20 185 50 196
% de logements neufs /
total catégorie 62,6% 9,2% 27,2% 1,0% 174 899 63,7% 36,3% 19 820 194 719
% de logements
nouveaux / total
catégorie 33,9% 4,4% 58,8% 3,0% 33 564 41,7% 58,3% 10 363 43 927
Pour la construction neuve, l'intérêt de la source FILOCOM repose sur l'affectation des
logements neufs qu'elle détermine précisément : en effet, cette affectation reste limitée dans les
permis de construire (résidence principale ou secondaire, avec des incertitudes dues au caractère
déclaratif ou à l'impossibilité de connaître l'affectation en cas de promotion immobilière).
90% des logements neufs sont affectés à un des usages de résidence principale. 62,6% des
logements neufs sont occupés par leur propriétaire, soit un point de moins que la part de ce parc
dans les résidences principales. Le logement HLM est également sous-représenté avec 4 points
de moins, les logements « autres » sont très peu nombreux en neuf. Le bénéficiaire est donc le
parc locatif privé qui, pour 21% des résidences principales en 2007, a enregistré plus de 27% des
apports de logements neufs en résidences principales entre 1999 et 2007.
Pour les autres modes d'occupation, le parc neuf profite principalement aux résidences
secondaires, mais il n'a représenté que 6,4% du total, soit bien moins que sa proportion dans le
parc en 2007 (10,5%). Les logements neufs ont également alimenté de stock de logements
vacants : 7200 logements neufs sont vacants en 2007.
Les logements nouveaux regroupent les changements d'usage de bâtiments existant,
(commerces, bureaux, bâtiments agricoles? transformés en logement), les restructurations de
bâtiments ayant pour impact de créer de nouveaux logements (la scission d'un grand logement en
deux petits se décompte comme 2 logements nouveaux et à 1 disparition). Ces évolutions ne
donnent pas (toujours) lieu à une autorisation administrative et sont donc largement méconnues.
Les logements nouveaux représentent 18% des 239 000 logements créés entre 1999 et 2007.
Près d'un cinquième du parc créé échappe ainsi aux analyses habituelles menées sur la
construction neuve.
L'affectation de ces logements nouveaux se fait massivement au profit du parc locatif privé, avec
près de 45% des logements ainsi créés qui y sont affectés. Les logements de propriétaires et en
locatif HLM sont très largement sous-représentés. Ces logements ont alimenté également de
manière significative le parc vacant : 14% d'entre eux sont vacants en 2007.
4 - 2 Les logements disparus des fichiers fiscaux
Hormis les démolitions décomptées par les permis de démolir, les disparitions de logements sont
peu appréhendées dans les statistiques.
Or les restructurations de bâtiments, les changements d'affectation sans autorisation d'urbanisme,
les bâtiments tombés en ruine, conduisent à un nombre significatif de disparitions de logements
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 12
mai 2010
Contribution des différents parcs aux disparitions de
logements entre 1999 et 2007 (source MEEDDM filocom 1999-2007)
27%
7%
20%6%
9%
31%
Propriétaire occupant
Locatif HLM
Locatif privé
Autres
Rés idence secondaire
Logement vacant
qui sont à prendre en compte dans les éléments de calcul des besoins nécessaires pour assurer le
logement des ménages sur les territoires.
? Plus de 50 000 logements ont disparu des fichiers fiscaux entre 1999 et 2007, soit plus de 2
fois les logements commencés sur l'année 2008. Au regard d'une production sur 8 ans au
niveau de 2008, c'est donc 25% de la création de logements qui aurait été « annulée » par les
disparitions qui ont lieu en parallèle.
? 31% de ces disparitions concernent des logements qui étaient préalablement vacants, mais
près de 60% ont touché des résidences principales occupées en 1999. On a donc là un enjeu
de relogement et un report des besoins sur le reste du parc. En ramenant ces chiffres à une
moyenne annuelle, ce sont plus de 3 700 besoins en logements qui sont générés par ces
disparitions sur la région, soit un niveau bien supérieur aux mises en service de logements
sociaux des dernières années.
5) Quelques enseignements au regard des besoins en logements en Pays de
la Loire
Des évolutions du parc de logement très rapides...
Au sein des 1 800 000 logements qui constituaient le parc en région Pays de la Loire au 1er janvier
2007 :
? 69% des logements existaient en 1999 avec le même usage et/ou le même statut d'occupation,
? 17% des logements existaient en 1999 mais avec un autre usage et/ou statut d'occupation,
? 14% n'existaient pas en tant que logement (ils ont été construit ou sont issus de
restructurations)
En 8 années, on constate donc que les évolutions du parc de logement ont concerné un tiers du
parc, si l'on ajoute aux effectifs cités ci-dessus les logements disparus durant la période, qui
représentent 2,85% du parc de 2007.
Ces évolutions sont donc très rapides, et ce malgré un statut de propriétaire occupant qui est
majoritaire dans la région (les propriétaires occupants représentent 53% des modes d'occupation
de l'ensemble du parc de logements en 2007).
...répondant aux forts besoins de logement des ménages
Parmi les 83% du parc de logements affectés à l'usage de résidence principales en 2007, l'apport
d'autres usages et la création de logements ont constitué un gain de plus de 295 500 logements,
soit 20% du parc utilisé en 2007 en tant que résidence principale, répondant ainsi aux besoins en
logement des ménages (gain de 208 500 logements créés et de 87 000 transferts depuis d'autres
usages).
Même si l'on déduit les destructions de logements et les transferts inverses des modes
d'occupation principaux vers les autres usages, le gain net reste élevé : 170 000 logements
intégrés par divers modes aux résidences principales en 8 ans soit 11% du parc existant en 2007.
Ces chiffres illustrent le grand dynamisme des marchés au logement du début des années 2000,
en réponse à la croissance démographique de la région ainsi qu'aux évolutions des modes de vie
accroissant les besoins en logements.
Mais des évolutions bien différenciés au sein des résidences principales
La représentation du parc HLM en décroissance
Le parc HLM/SEM a augmenté de 11 000 unités en 8 ans, mais sa croissance est toutefois restée
inférieure de moitié à celle de l'ensemble des résidences principales, sa représentativité au sein
des résidences principales, comme offre de logements accessible aux ménages les plus
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 13
mai 2010
modestes, ne fait donc que diminuer durant ces huit années.
Le parc « autres » en forte diminution
C'est la seule catégorie de logement qui connaît une évolution numérique négative, avec une
réduction de 30% de son volume dans la période. La composition très hétérogène de cette
catégorie de résidences principales (logements des collectivités publics, logements à titre gratuit
baux ruraux) rend difficile l'analyse des causes de cette réduction significative. Une qualification et
une localisation plus précise de ce parc permettrait de préciser ce constat.
Le parc locatif privé, un dynamisme réel mais une représentation stable
Le parc locatif privé a été dynamique durant la période 1999-2007, mais sa part au sein des
résidences principales n'évolue que très peu. Conjugué avec la décroissance de la part du
logement HLM (ainsi que du parc « autres » pour partie locatif), c'est l'ensemble du parc locatif qui
se trouve moins représenté.
Le parc des propriétaires, grand gagnant de la période
C'est le seul parc qui croît en volume et en représentation au sein des logements. Malgré un
niveau initial élevé, il gagne deux points de représentation en atteignant 63,6% des résidences
principales en 2007.
Des enseignements mais aussi des questions
Le phénomène de vacance s'accroît dans un marché considéré comme en déficit d'offre
Les taux de vacance constatés en 1999 comme en 2007 sont proches de 6% du parc et évoluent
peu en pourcentage ; néanmoins, l'augmentation du volume de logements vacants est de près de
9 000 unités en 8 ans. Les 105 000 logements vacants en 2007 représentent plus de 3 années de
construction neuve au niveau élevé de 2007.
La vacance figure donc encore dans la fourchette haute des hypothèses formulées dans le cadre
de l'étude régionale sur les besoins en logements (entre 5% et 6% selon les territoires) .
? Comment favoriser l'adaptation de ces logements aux besoins des ménages?
? La forte construction neuve conduit-elle à « dévaloriser » de fait le parc plus ancien ou moins
conforme aux « normes » de logement actuelles ?
? A-t-on, dans la constitution de la vacance, l'augmentation des aléas tels que la mobilité
professionnelle qui conduit à la vacance à défaut de vente ou de location possibles?
? Toutefois, seuls 20% des logements vacants en 2007 l'étaient en 1999. C'est sur ce stock de
« vacance dure » que les actions publiques peuvent sans doute avoir un rôle d'aide à la remise
sur le marché. Pour cela, il convient de connaître les caractéristiques de ce parc qui doit être
aidé seulement s'il est utile pour répondre aux besoins (selon sa localisation et sa qualité).
Des résidences secondaires, réservoir de résidences principales ?
Les transferts des résidences secondaires vers les résidences principales donnent un bilan positif
pour les résidences principales avec un solde de 7 000 logements supplémentaires affecté à cet
usage. Au sein des résidences principales, les apports se font aux trois quarts vers les logements
occupés vers leur propriétaire.
Concernant les anciennes résidences secondaires désormais occupées à titre permanent par leur
propriétaire, des analyses complémentaires pourraient permettre de mieux qualifier ces
mouvements :
? en terme de localisation : est-ce un phénomène littoral ou rural ?
? au regard des ménages occupants ces logements après leur changement d'usage : trouve-t-on
par exemple des ménages qui profitent du passage à la retraite pour emménager à titre définitif
dans leur ancienne résidence secondaire ?
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 14
mai 2010
? En parallèle, les résidences secondaires ont augmenté de plus de 9 000 logements, ce parc
sera-t-il à l'avenir un réservoir pour la réponse aux besoins en logement des ménages?
Les disparitions de logements : un phénomène affectant surtout les résidences principales
Globalement 51 000 logements ont disparu des fichiers fiscaux entre 1999 et 2007.
Près de 60% des disparitions ont touché des résidences principales occupées en 1999 (hors statut
meublés). Ce sont ainsi l'équivalent de 3 752 créations de résidences principales par an qui
seraient nécessaires pour compenser le besoin généré par ces disparitions.
Au vu de ces niveaux de logements disparaissant chaque année, il serait intéressant de qualifier :
? les motifs de ces disparitions :vétusté ou insalubrité irrémédiable, autres motifs sans nul doute,
? les ménages occupants ces logements en 1999 : personnes âgées, ménages pauvres,
? le parc disparu contribue-t-il à résorber l'habitat indigne ?
? des actions publiques sont-elles envisageables pour préserver ce parc, tout au moins dans les
secteurs les plus tendus ?
Un phénomène peu connu : la création de logements par restructurations et changements d'usage
Les créations de logements par ces modalités sont très significatives en volume : plus de 44 500
logements en 8 ans, soit l'équivalent de 1,7 année de production neuve estimée dans le cadre de
l'étude prospective sur les besoins. Cet apport représente 21% des objectifs de création de
logement prévu par cette étude. Or ce parc est largement méconnu.
? S'agit-il de grands logements subdivisés ?
? de changements d'usage de bâtiments d'activité ?
Une analyse plus précise de ce parc en terme de typologie, d'occupation et de localisation pourrait
apporter des éléments de connaissance sur ces phénomènes de « renouvellement naturel » au
sein des marchés locaux de l'habitat.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 15
mai 2010
Deuxième partie
analyse comparative sur les cinq départements
de la région des Pays de la Loire
L'analyse régionale permet de fixer les principaux ordres de grandeur dans l'évolution du parc de
logements entre 1999 et 2007, mais soulève également des interrogations multiples.
L'objectif des parties qui suivent est, dans le cadre d'une approche territorialisée, de préciser les
phénomènes constatés.
Les données sont traitées en terme de comparaison territoriale entre les départements, tout en
rappelant la référence régionale.
Les analyses qui suivent ne prennent pas en compte les logements meublés, en raison de leur
intégration seulement partielle dans Filocom et du très faible volume recensé (7 300 logements en
1999 pour toute la région) (Voir sur ce point la note en bas de page 4 du document).
1) Les évolutions globales du parc entre 1999 et 2007
1 ? 1 Les évolutions par statut et mode d'occupation
Le parc dénombré par Filocom sur la région s'élevait à 1 786 389 logements en 2007, soit 11,9%
d'augmentation au regard du parc de 1999. A noter qu'en raison des règles de secret statistique
qui s'appliquent sur les effectifs trop faibles (inférieurs à 11 unités), le total régional peut se trouver
légèrement différent de la somme des totaux départementaux.
Source MEEDM Filocom 1999-2007 d'après la DGI
Selon les départements, les taux de croissance du parc se situent entre 8,5 et 16%, avec un lien
évident avec les évolutions démographiques pour les différents territoires. Toutefois, l'évolution du
nombre de logements est toujours supérieure à celle de la population, car elle s'accompagne des
phénomènes de desserrement ainsi que de la construction non affectée aux résidences
principales.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 16
mai 2010
Total Locatif HLM Locatif privé Autres
Loire-Atlantique 2007
12,7% 16,6% 8,6% 14,8% -27,2% 4,1% 10,6%
Maine et Loire 2007
9,9% 14,7% 3,6% 12,4% -35,7% 0,2% 7,5%
Mayenne 2007
10,0% 16,3% 1,8% 9,7% -28,9% 8,5% 12,1%
Sarthe 2007
8,5% 13,3% 2,9% 9,6% -29,6% -10,6% 18,4%
Vendée 2007
16,0% 20,2% 15,7% 30,2% -27,2% 9,7% -2,5%
Région 2007
11,9% 16,3% 6,1% 15,2% -29,7% 5,2% 9,2%
Propriétaire
occupant
Résidence
secondaire
Logement
vacant
636453 337582 68135 120930 9235 62941 34679
Evolution 1999 à 2007
358302 191686 57314 68465 6274 12054 22256
Evolution 1999 à 2007
147412 80029 14730 26641 5867 8535 11326
Evolution 1999 à 2007
272809 148950 36033 46189 6174 14684 20645
Evolution 1999 à 2007
371333 186687 18142 50153 6732 87553 16451
Evolution 1999 à 2007
1786389 944951 194355 312378 34286 185776 105357
Evolution 1999 à 2007
Source INSEE RGP 1999-recensement 2006-2007
Au sein du parc, des évolutions très différenciées sont toutefois constatées :
? Le parc des résidences principales occupées par leur propriétaire, est celui qui s'accroît le plus
dans tous les départements et au sein des différents modes d'occupation. Une seule exception
avec le parc locatif privé qui s'accroît de plus de 30% en Vendée sur la période (pour
« seulement » 20% d'augmentation des propriétaires occupants) ;
? le parc locatif privé, soutenu par les mesures de défiscalisation durant les années considérées,
évolue plus vite que la moyenne du parc, sauf en Mayenne et Sarthe, où il connaît moins de
10% d'augmentation ;
? le parc HLM, augmente significativement en Loire-Atlantique, à hauteur de sa croissance
démographique. S'il connaît une hausse très supérieure en Vendée, c'est que le stock initial
était le plus faible sur ce département. Dans les trois autres départements, son évolution est
bien inférieure à la croissance démographique ;
? le parc « autres » en forte diminution, avec toutefois un taux de 6 points supérieur en Maine et
Loire à la moyenne régionale (et de manière proche dans les 4 autres départements). Les
logements classés dans la catégorie « autres » sont constitués des logements locatifs des
collectivités publiques, des logements occupés à titre gratuit, des baux ruraux.
? les résidences secondaires enregistrent les évolutions les plus contrastées : si la Vendée
connaît la plus forte hausse, celle-ci est également significative en Mayenne, malgré une
attractivité touristique bien différente. La croissance est réelle mais bien moindre en Loire-
Atlantique, malgré la situation littorale. Ce parc n'évolue pas en Maine et Loire et se trouve en
fort recul en Sarthe, ce que ne peut expliquer la tension sur le marché du logement ;
? les logements vacants augmentent de manière conséquente, notamment en Sarthe, mais
aussi sur la Loire-Atlantique et la Mayenne. Seule la Vendée connaît une baisse de son
volume de logements vacants entre les deux dates.
1 ? 2 Les créations de logements
A côté des évolutions qui concernent le parc existant aux deux dates de référence (comparaison
de deux stocks), des évolutions importantes sont générées par les flux de création de logements
d'une part, par les disparitions de logements d'autre part.
Les créations de logements relèvent de la construction neuve principalement, mais sont également
issues de créations dans des locaux existants, par restructuration ou changement d'usage.
238 700 logements ont été créés entre 1999 et 2007, ils sont pour 82% issus de la construction
neuve et pour 18% de nouvelles utilisations de bâtiments existants.
Les départements qui voient leur parc s'accroître le plus grâce à la construction neuve sont les
plus dynamiques au plan démographique : la Loire-Atlantique et la Vendée. Ils ont de 83 à 85% du
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 17
mai 2010
Population
1999
Population
2007
Variation
1999-2007
% évolution
1999-2007
variation
moyenne
annuelle
Loire-Atlantique 1 134 493 1 246 798 112 305 9,9% 14 038
Maine et Loire 733 213 770 777 37 564 5,1% 4 696
Mayenne 285 377 300 643 15 266 5,3% 1 908
Sarthe 529 895 556 946 27 051 5,1% 3 381
Vendée 539 806 607 430 67 624 12,5% 8 453
Région 3 222 784 3 482 594 259 810 8,1% 32 476
parc créé issu de construction alors que ce taux est de 77 et 79% dans les autres départements.
Malgré l'existence de tensions importantes sur les marchés du logement, la création de logements
par construction neuve reste le mode prioritaire, le « recyclage » semblant se prêter mieux à des
marchés plus détendus.
Source MEEDDM-Filocom 1999-2007 d?après la DGI
Source MEEDDM-Filocom 1999-2007 d?après la DGI - DREAL / SIAL / DPH
L'affectation des logements créés entre 1999 et 2007
Au regard du total de parc créé, 51% a été affecté à des propriétaires-occupants, 28% au parc
locatif privé. Le statut locatif HLM, les résidences secondaires et logements vacants bénéficient de
6 à 7% des créations de logements. Le parc « autres », malgré sa situation atypique de recul
numérique, bénéficie de quelques apports par création.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 18
mai 2010
Variation
moyenne
annuelle en
valeur
absolue
logements neufs 44 39 644 5 581 20 504 598 4 443 3 147 73 917 9 240
logements nouveaux 44 4 023 779 6 759 260 1 317 1 806 14 944 1 868
logements neufs 49 20 297 4 502 7 899 206 441 1 130 34 475 4 309
logements nouveaux 49 2 535 279 4 997 171 488 1 539 10 009 1 251
logements neufs 53 8 089 1 239 3 463 216 240 485 13 732 1 717
logements nouveaux 53 996 88 1 761 123 251 514 3 733 467
logements neufs 72 13 641 2 138 5 071 304 478 941 22 573 2 822
logements nouveaux 72 1 565 196 2 722 179 492 1 163 6 317 790
logements neufs 85 27 798 2 569 10 691 509 7 019 1 496 50 082 6 260
logements nouveaux 85 2 258 120 3 480 273 1 777 1 016 8 924 1 116
logements neufs région 109 469 16 029 47 628 1 833 12 621 7 199 194 779 24 347
logements nouveaux région 11 377 1 462 19 719 1 006 4 325 6 038 43 927 5 491
total parc créé entre 1999
et 2007 120 846 17 491 67 347 2 839 16 946 13 237 238 706 29 838
Variation moyenne annuelle 15 106 2 186 8 418 355 2 118 1 655 29 838
% des différents statuts
dans le parc créé 51% 7% 28% 1% 7% 6% 100%
Parc neuf et nouveau
entre 1999 et 2007
Résidence
secondaire
Logement
vacant
Total par
département et
mode de
création
Propriétaire
occupant Locatif HLM Locatif
privé Autres
Parc neuf et nouveau
entre 1999 et 2007
Total par
département
et mode de
création
part des deux
modes de
création de
logements par
département
part du total
régional par
mode de création
Variation
moyenne
annuellelogements neufs 44 73 917 17% 34%
logements neufs 44 73 917 83% 38% 9 240
logements nouveaux 44 14 944 17% 34% 1 868
logements neufs 49 34 475 77% 18% 4 309
logements nouveaux 49 10 009 23% 23% 1 251
logements neufs 53 13 732 79% 7% 1 717
logements nouveaux 53 3 733 21% 8% 467
logements neufs 72 22 573 78% 12% 2 822
logements nouveaux 72 6 317 22% 14% 790
logements neufs 85 50 082 85% 26% 6 260
logements nouveaux 85 8 924 15% 20% 1 116
logements neufs région 194 779 82% 100% 24 347
logements nouveaux région 43 927 18% 100% 5 491
Source MEEDDM-Filocom 1999-2007 d?après la DGI - DREAL / SIAL / DPH
Les différences sont peu significatives entre départements pour le parc consacré à la propriété
occupante : quels que soient le niveau de construction neuveet la croissance démographique, ce
sont entre 49% et 53% des créations de logements qui ont été consacrées à ce mode
d'occupation. Les territoires « plus ruraux », comme la Mayenne et la Sarthe, ne consacrent que 2
à 4% de plus à cette affectation que les autres départements. Ce constat souligne que l'aspiration
à l'accession à la propriété a été le moteur principal de la construction ces dernières années,
quelles que soient les tensions sur les territoires.
Le parc consacré à la location sous statut privé est également représenté de manière proche selon
les territoires. Ainsi, le pourcentage de création de logements affectés à cet usage est-il quasi-
identique en Loire-Atlantique (31%) et en Mayenne (30%), malgré des caractéristiques très
contrastées. La Sarthe est un peu plus en retrait (27%), de même que la Vendée (24%). Mais dans
ce dernier cas, c'est la part de la création de parc affectée aux résidences secondaires (15% au
lieu de 7% en moyenne régionale) qui conduit à cet écart. Le calcul de la part des logements
affectés au parc locatif privé réalisé sur les seules résidences principales donne en effet pour
résultat une représentation de 30% en Vendée pour un niveau régional à 33%. Cette grande
homogénéité de la création de parc locatif privé a été portée par des dispositifs de défiscalisation
successifs sans ciblage territorial particulier (jusqu'aux évolutions issues du dispositif Scellier
depuis 2009). Sans restriction de localisation, ce parc s'est développé partout, sans doute parfois
en décalage avec les besoins réels, conduisant à une offre en surnombre. Le seul bénéfice pour
certains territoires peu tendus a sans doute été de « déqualifier » un parc locatif privé plus ancien,
inconfortable voire vétuste, pour offrir des logements neufs ou réhabilités. Mais les loyers à verser,
conditionnés par le « rendement » nécessaire pour assurer les remboursements d'emprunts, n'ont
pu que croître fortement.
Le parc sous statut locatif public représente de 5 à 8% des affectations de logements créés dans 4
départements ; seul le Maine et Loire a affecté plus de 10% du parc créé à ce statut (pourcentage
de 12% si l'on considère sa part au sein des résidences principales créées).
Le parc créé affecté aux résidences secondaires est en volume le plus réduit, avec un contraste
territorial significatif entre départements en bordure littorale et les autres. Sur les 17 000 logements
créés affectés à cet usage, un quart est issu de réaffectations de locaux.
Un volume significatif des logements créés entre 1999 et 2007 est vacant en 2007 : il s'agit de plus
de 13 000 logements, dont 7 200 sont issus de la construction neuve (ce qui interroge sur
l'inadéquation possible d'une partie de l'investissement locatif privé aux besoins réels) et 6 000
proviennent du parc créé par restructuration / changement d'usage. On remarque que ce dernier
parc représente 46% du parc vacant créé, bien au-delà de la moyenne régionale de 18% de la
création de logements issue de restructuration / changement d'usage.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 19
mai 2010
affectations
du parc neuf
et nouveau
créé entre
1999 et 2007
parc affecté
à la
propriété
occupante
entre 1999 et
2007
parc affecté
à des
logements
locatifs
privés entre
1999 et 2007
parc affecté
à des
logements
locatifs HLM
entre 1999 et
2007
parc affecté
à des
résidences
secondaires
entre 1999 et
2007
parc affecté
à des
logements
vacants
entre 1999 et
2007
44 49% 31% 7% 6% 6%
49 51% 29% 11% 2% 6%
53 52% 30% 8% 3% 6%
72 53% 27% 8% 3% 7%
85 51% 24% 5% 15% 4%
région 51% 28% 7% 7% 6%
Les différences départementales au titre du logement vacant dépendent de la nature des
logements vacants. Les logements vacants récents (construits entre 1999 et 2007) représentent
de manière homogène entre département entre 3 et 4% du total de la création de logements sur
la période. On peut donc y voir la vacance « normale » permettant au marché du logement d'avoir
une certaine fluidité. Par contre, pour les logements issus de restructurations / changements
d'usage, les taux vont de 11 et 12% en Vendée et Loire-Atlantique jusqu'à 18% en Sarthe (14 et
15% en Mayenne et Maine et Loire). La conjugaison d'un marché plus détendu et d'une offre sans
doute moins attractive que le logement neuf, limitent ainsi l'usage de ce parc. Ce taux important au
sein des logements issus de restructurations interroge, notamment en terme de qualité des
logements issus de ces évolutions.
1 ? 3 Les logements disparus des fichiers fiscaux
Plus de 50 000 logements ont disparu des fichiers fiscaux entre 1999 et 2007. Ces disparitions
sont pour une part des démolitions, pour d'autre part des transformations importantes, soit d'usage
(un logement acquiert une autre fonction telle que commerce, profession libérale...), soit des
conséquences de restructuration (plusieurs logements restructurés pour en créer 1 seul).
Ces disparitions, même si elles ne sont pas toujours synonymes de disparition « physique » d'un
bâtiment, ont toutefois pour conséquence de diminuer le stock d'offre disponible sur le marché.
Le volume de disparition de logements est représentatif du volume de parc présent dans chaque
département. Ainsi, si le pourcentage de disparition au regard du volume régional va de 35% pour
la Loire-Atlantique à 8% pour la Mayenne, le ratio calculé sur le total des logements existants dans
chaque département en 1999 donne un bilan de 3% de disparitions pour les différents territoires,
avec néanmoins le Maine et Loire dont le taux est à 4%. Il ne semble pas, sur ce volume global,
que les situations locales de marché de l'habitat soient un « frein » ou un « encouragement » à la
disparition de logements.
Source MEEDDM-Filocom 1999-2007 d?après la DGI
Les disparitions de logements non utilisés comme résidences principales
L'examen du statut d'occupation ou du mode d'occupation des logements, constaté en 1999 avant
leur disparition, souligne que les logements vacants sont le premier pourvoyeur du parc voué à
disparition (31% des logements disparus étaient en 1999 vacants). Les résidences secondaires
apportent quant à elles 9% de ces logements.
Les variations de ces taux régionaux, selon les départements, sont significatives avec :
? de 28 à 38% de logements vacants en 1999, voués à disparition, selon les départements.
Dans ce cas précis, on relève un lien réel entre les tensions sur les marchés et la part de
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 20
mai 2010
logements disparus des
fichiers fiscaux entre 1999
et 2007 44 49 53 72 85
total par
statut
part des
différents
statuts dans les
disparitions
Propriétaire occupant 5 574 3 023 804 1 527 2 465 13 393 27%
Locatif HLM 958 1 532 323 459 89 3 361 7%
Locatif privé 3 598 2 472 952 1 474 1 546 10 042 20%
Autres 820 747 300 595 763 3 225 6%
Résidence secondaire 1 680 657 301 557 1 527 4 722 9%
Logement vacant 4 863 3 742 1 424 2 781 2 653 15 463 31%
Total départemental 17 493 12 173 4 104 7 393 9 043 50 206 100%
part des différents
départements dans les
disparitions 35% 24% 8% 15% 18% 100%
logements vacants disparus (bien inférieure en Loire-Atlantique et Vendée à ce qu'elle est dans
les autres départements) ;
? de 5 à 17% de résidences secondaires, en 1999, ont disparu en 2007, en lien pour partie avec
le volume du parc (la Vendée et Loire-Atlantique disposent du parc le plus nombreux), mais
aussi avec une sur-représentation des zones rurales. Ainsi, les 7 et 8% de résidences
secondaires disparues en Mayenne et Sarthe représentent entre 3,5 à 4% du parc existant en
1999, alors qu'en Vendée, ces disparitions sont inférieures à 2% du parc d'origine.
Source MEEDDM-Filocom 1999-2007 d?après la DGI
Les disparitions de logements occupés comme résidences principales
60% des logements disparus entre 1999 et 2007 étaient, en 1999, occupés en tant que résidences
principales. Cette moyenne régionale connaît des variations significatives entre départements,
jusqu'à 64 et 63% en Maine et Loire et Loire Atlantique, pour seulement 54 et 55% en Vendée et
Sarthe.
Ce volume de disparition est très conséquent, notamment lorsqu'on le compare à la construction
neuve réalisée chaque année. Ainsi, les 30 000 résidences principales disparues en 8 ans,
correspondent à une année de construction de logements, dans les années de très forte
construction entre 2005 et 2007. En Vendée, du fait de la part de résidences secondaires
construites, les 4 863 disparitions correspondent même à près de 2 années de construction selon
le niveau de record de construction pour l'année 2006 (plus de 9 300 logements commencés).
Source MEEDDM-Filocom 1999-2007 d?après la DGI
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 21
mai 2010
logements disparus des
fichiers fiscaux entre 1999
et 2007 44 49 53 72 85 région
% de logts vacants au sein
des disparitions 28% 31% 35% 38% 29% 31%
% de résidences
secondaires au sein des
disparitions 10% 5% 7% 8% 17% 9%
% de résidences
principales au sein des
disparitions 63% 64% 58% 55% 54% 60%
disparitions de
résidences principales
entre 1999 et 2007 44 49 53 72 85 région
Volume de résidences
principales disparues
entre 1999 et 2007 10 950 7 774 2 379 4 055 4 863 30 021
% de propriétaires
occupants au sein des
disparitions de résidences
principales 51% 39% 34% 38% 51% 45%
% de locataires privés au
sein des disparitions de
résidences principales 33% 32% 40% 36% 32% 33%
% de locataires HLM au
sein des disparitions de
résidences principales 9% 20% 14% 11% 2% 11%
% de logements "autres"
au sein des disparitions
de résidences principales 7% 10% 13% 15% 16% 11%
Les éléments différenciant les départements concernant le statut d'occupation des résidences
principales disparues sont :
? les logements occupés par leur propriétaire, sur-représentés en Loire Atlantique et Vendée
avec plus de la moitié des cas de disparition ;
? le parc locatif privé sur-représenté en Mayenne et Sarthe ;
? le parc locatif HLM sur-représenté en Maine et Loire et en Mayenne, presque inexistant en
Vendée ;
? les logements « autres » qui contribuent pour plus de 10% aux disparitions.
2 ) Les évolutions au sein du parc existant en 1999 et 2007
Le parc stable entre 1999 et 2007
Dans la région, près de 78% du parc existant en 1999 n'a pas changé de statut ou de mode
d'occupation entre les deux dates de référence (il s'agit des logements figurant dans les cases en
jaune dans le tableau ci-dessous)4.
Ce parc « stable » est représenté de manière très homogène dans les départements. Ainsi, les
pourcentages ne varient que de 2 points entre les 5 départements : la Mayenne avec le taux le
plus bas à 76%, la Loire-Atlantique, le Maine et Loire et la Vendée, les taux les plus élevés à 78%.
Les transferts au sein des résidences principales
Source MEEDDM-Filocom 1999-2007 d?après la DGI
4 L'absence d'évolution dans les fichiers de 1999 et de 2007, n'exclut pas des mouvements intermédiaires multiples,
avec retour à la situation initiale avant 2007.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 22
mai 2010
Loire Atlantique Propriétaire
occupant en
2007
Locatif HLM
en 2007
Locatif privé
en 2007
autre en
2007
Total par
statut
d'occupation
1999
propriétaire occupant en 1999 256 831 280 12 028 1 009 270 148
Locatif HLM en 1999 843 57 438 534 82 58 897
Locatif privé en 1999 17 964 1 507 68 084 804 88 359
autre en 1999 2 542 244 1 610 5 378 9 774
Total par statut d'occupation
2007 278 180 59 469 82 256 7 273 427 178
Maine et Loire Propriétaire
occupant en
2007
Locatif HLM
en 2007
Locatif privé
en 2007
autre en
2007
Total par
statut
d'occupation
1999
propriétaire occupant en 1999 149 921 130 6 844 452 157 347
Locatif HLM en 1999 671 50 077 407 171 51 326
Locatif privé en 1999 9 022 442 40 772 362 50 598
autre en 1999 1 724 98 1 286 4 444 7 552
Total par statut d'occupation
2007 161 338 50 747 49 309 5 429 266 823
Source MEEDDM-Filocom 1999-2007 d?après la DGI
Dans tous les départements, les principaux transferts en volume entre les résidences principales,
se produisent entre le parc des propriétaires occupants et des logements locatifs privés.
Les autres transferts sont nettement moins importants numériquement.
Les transferts entre le parc « autres » et les logements privés, sont un des facteurs qui
conduisent à une diminution forte de ce parc (pour mémoire, ce parc a diminué de 30% entre 1999
et 2007, et ne représente plus en fin de période qu'un peu plus de 34 000 logements au plan
régional). Pendant les huit années de référence, le parc « autres » a alimenté les logements
occupés par leur propriétaire de 8 500 logements et les logements locatifs privés à hauteur de 5
300 logements. Dans le même temps, les transferts inverses n'ont représenté que 4 700 apports
(dont 60% depuis les propriétaires occupants). Le bilan est donc d'un rapport de un à trois entre
les apports des logements « autres » aux résidences principales privées et le mouvement inverse.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 23
mai 2010
Mayenne Propriétaire
occupant en
2007
Locatif HLM
en 2007
Locatif privé
en 2007
autre en
2007
Total par
statut
d'occupation
1999
propriétaire occupant en 1999 61 133 39 3 037 170 64 379
Locatif HLM en 1999 373 12 780 92 84 13 329
Locatif privé en 1999 4 122 37 15 389 193 19 741
autre en 1999 1 199 218 689 4 824 6 930
Total par statut d'occupation
2007 66 827 13 074 19 207 5 271 104 379
Sarthe Propriétaire
occupant en
2007
Locatif HLM
en 2007
Locatif privé
en 2007
autre en
2007
Total par
statut
d'occupation
1999
propriétaire occupant en 1999 116 495 104 6 187 362 123 148
Locatif HLM en 1999 240 32 062 71 71 32 444
Locatif privé en 1999 7 468 110 26 324 298 34 200
autre en 1999 1 333 212 863 4 464 6 872
Total par statut d'occupation
2007 125 536 32 488 33 445 5 195 196 664
Vendée Propriétaire
occupant en
2007
Locatif HLM
en 2007
Locatif privé
en 2007
autre en
2007
Total par
statut
d'occupation
1999
propriétaire occupant en 1999 135 592 62 5 371 803 141 828
Locatif HLM en 1999 74 14 777 158 17 15 026
Locatif privé en 1999 6 576 29 23 806 296 30 707
autre en 1999 1 733 91 906 3 950 6 680
Total par statut d'occupation
2007 143 975 14 959 30 241 5 066 194 241
Source MEEDDM-Filocom 1999-2007 d?après la DGI
Les phénomènes sont très comparables entre départements au regard du parc existant, puisque
hormis en Mayenne, ces apports représentent environ 1% du parc de 2007.
Les transferts entre le parc locatif HLM et les autres statuts, par effet du statut juridique de ce
parc, sont très réduites : les apports vers les autres statuts concernent moins de 1% du parc en
Vendée, 1,2% en Sarthe, 2,5% en Loire-Atlantique et Maine et Loire, jusqu'à 4% en Mayenne. La
destination principale du parc HLM est en direction du statut de propriétaire occupant, dans le
contexte des ventes aux occupants. En 8 ans, 2 200 logements ont été concernés par ce
phénomène. Le passage vers le locatif privé n'a dans le même temps concerné que moins de
1 300 logements sur la région, pour les trois quarts en Loire-Atlantique et Maine et Loire.
Le mouvement inverse d'apport de logements privés vers le statut locatif HLM est plus
conséquent : il a concerné en 8 ans 3 600 logements, dont plus de 2 000 sur la Loire Atlantique et
670 en Maine et Loire. La source principale de ces apports est constituée par des logements
locatifs privés (à l'origine de 60% des logements intégrés comme HLM entre 1999 et 2007). Le
statut « autres » est également une source significative avec plus de 800 logements concernés.
On peut supposer qu'il s'agit principalement de logements appartement précédemment à des
collectivités territoriales vendus à des organismes HLM ou des SEM. Leur affectation comme
logement à vocation sociale ne connaîtrait pas d'évolution dans ce cas, les locataires initiaux
restant sans doute en place.
Les transferts entre propriétaires occupants et parc locatif privé
Les logements occupés par leur propriétaire en 1999, devenus locatifs privés en 2007, s'élèvent à
33 500 sur la région, soit 11% du parc locatif privé existant en 2007.
Transferts entre propriétaires
occupants et locatif privé entre
1999 et 2007
Loire
Atlantique
Maine
et
Loire
Mayenne Sarthe Vendée Région
PO vers LP en volume 12 028 6 844 3 037 6 187 5 371 33 467
LP vers PO en volume 17 964 9 022 4 122 7 468 6 576 45 152
PO vers LP en % / total régional 36% 20% 9% 18% 16% 100%
LP vers PO en % / total régional 40% 20% 9% 17% 15% 100%
PO vers LP en % / parc LP 2007 10% 10% 11% 13% 11% 11%
LP vers PO en % / parc PO 2007 5% 5% 5% 5% 4% 5%
PO vers LP en % création parc 44% 53% 58% 79% 38% 50%
LP vers PO en % création parc 41% 40% 45% 49% 22% 37%
Source MEEDDM-Filocom 1999-2007 d?après la DGI
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 24
mai 2010
apports des logements
"autres" aux résidences
principales (hors HLM) entre
1999 et 2007 44 49 53 72 85 région
volumes de logements
transférés par département 4 152 3 010 1 888 2 196 2 639 13 885
% des apports par rapport au
total régional 30% 22% 14% 16% 19% 100%
% des apports par rapport au
parc de référence en 2007 1% 1% 2% 1% 1% 1%
A l'inverse, les logements locatifs privés de 1999, occupés par leur propriétaire en 2007, sont au
nombre de 45 200 , soit 5% du parc de propriétaires occupants en 2007.
Si l'on compare ces volumes avec, par exemple, ceux apportés par la création (construction neuve
ou réaffectations), ces apports représentent 50% des logements locatifs privés créés durant la
période et 37% des logements occupés par leur propriétaire.
Les départements se différencient très peu dans ces phénomènes : les deux mouvements
inverses sont en général en cohérence au sein des départements, ils représentent les mêmes
parts du total régional. Seule la Loire Atlantique se distingue avec des apports vers le parc des
propriétaires occupants supérieurs en taux au mouvement inverse.
La représentation de ces transferts au regard du parc existant en 2007 est également très proche
dans les différents territoires. Seule la Sarthe connaît un apport légèrement supérieur vers le parc
locatif privé.
Les seules différences notables entre départements se trouvent au niveau de la part que ces
transferts représentent au regard de la création de logements du même statut durant la période.
Le transfert des logements en propriété occupante vers le locatif privé semble d'autant plus
important que les marchés locaux de l'habitat sont peu tendus. Ainsi, en Mayenne et Sarthe, ces
transferts représentent 60 à 80% de la création de parc locatif privé. On peut supposer que dans
un contexte où la demande d'achat est plus faible, la mise en location devient la seule alternative à
la vacance.
A l'inverse, les départements à marché tendu, Loire-Atlantique et Vendée surtout, ont une part de
transferts de cette nature bien plus réduite au regard de la création de parc locatif privé. La rapidité
de vente des biens et les prix élevés constituent un atout pour la stabilité du parc de propriétaires
occupants dans son affectation d'origine, et ce malgré une demande de locatif forte.
Les transferts du locatif privé vers la propriété occupante sont moins reliés aux contextes locaux
des marchés du logement. La fourchette est resserrée de 40 à 49% de la création de logements
occupés par leur propriétaire durant la période, à l'exception notable de la Vendée où ce taux
n'atteint que 22%. La spécificité du contexte littoral et la faible présence de locatif HLM dans ce
département, peuvent contribuer à maintenir le parc locatif privé dans son usage initial, d'autant
que les loyers sont élevés. Le très fort volume de construction neuve en accession est sans doute
le principal facteur explicatif, le contexte local (fort attrait pour la maison individuelle, recours
massif aux dispositifs d'accession sociale à la propriété, disponibilité foncière à des prix
compatibles avec les budgets des ménages) favorisant la construction plutôt que la transformation
d'existant.
Les transferts entre résidences principales et les autres modes d'occupation
Au sein des mouvements affectant le stock de logements existant en 1999 et 2007, un des
phénomènes significatifs pour la définition des politiques locales de l'habitat réside dans les
transferts entre le parc affecté à un usage de résidence principale (quel que soit le statut
considéré), qui assure une réponse aux besoins en logement des ménages, et le parc affecté à
des usages non principaux (résidences secondaires et logements vacants).
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 25
mai 2010
Source MEEDDM-Filocom 1999-2007 d?après la DGI
Au delà du bilan global qui montre un déficit de plus de 8 200 résidences principales dans le
contexte des flux inverses entre ces logements et ceux affectés aux résidences secondaires et
logements vacants, les éléments de niveau départemental soulignent que :
? hormis en Vendée où les flux contraires s'équilibrent, tous les départements sont
déficitaires en terme de résidences principales dans le cadre de ces transferts ;
? ce sont le Maine et Loire et la Mayenne qui sont numériquement les plus déficitaires, avec
respectivement 2 400 et 2 150 résidences principales « perdues » à ce titre ;
? le parc locatif privé joue un rôle très important dans ces flux, puisque malgré son poids très
inférieur à celui des logements occupés par leur propriétaire, il contribue pratiquement
autant à l'alimentation des résidences secondaires et logements vacant ; en Maine et Loire,
il est même supérieur .
Source MEEDDM-Filocom 1999-2007 d?après la DGI
Si l'on analyse ces transferts seulement entre résidences principales et résidences secondaires,
on constate par contre un transfert net de plus de 7 000 résidences secondaires en faveur des
résidences principales. En outre, on remarque que :
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 26
mai 2010
RP devenues
RS
Propriétaire
occupant Locatif HLM Locatif privé autres total
44 5 583 238 3 455 593 9 869
49 2 026 261 1 348 277 3 912
53 1 430 109 722 228 2 489
72 2 113 152 1 134 291 3 690
85 6 517 85 2 675 736 10 013
région 17 669 845 9 334 2 125 29 973
RS devenues
RP
Propriétaire
occupant Locatif HLM Locatif privé autres total
44 8388 180 3284 452 12 304
49 3216 74 1231 118 4 639
53 1814 39 558 68 2 479
72 4460 72 1250 147 5 929
85 8647 44 2457 553 11 701
région 26 525 409 8 780 1 338 37 052
RP devenues
RS/LV
Propriétaire
occupant Locatif HLM Locatif privé autres total
44 13 770 2 890 13 164 2 056 31 880
49 6 724 2 443 7 820 1 462 18 449
53 3 620 816 3 563 1 023 9 022
72 6 778 2 098 6 450 1 307 16 633
85 10 807 570 6 094 1 747 19 218
région 41 699 8 817 37 091 7 595 95 202
RS/LV
devenues RP
Propriétaire
occupant Locatif HLM Locatif privé autres total
44 15 591 2 293 11 163 1 091 30 138
49 7 516 1 786 6 249 468 16 019
53 4 089 329 2 189 257 6 864
72 8 208 1 211 4 937 496 14 852
85 12393 494 5373 848 19 108
région 47 797 6 113 29 911 3 160 86 981
? la part des logements transférés au regard du stock initial diffère peu entre départements sauf
en Vendée. Ainsi, les logements objets de ces transferts représentent entre 1,5 et 3% du parc
des résidences principales ; en Vendée, il en représente 5 à 6% ;
? les apports des résidences secondaires aux résidences principales sont très supérieurs en part
dans les départements non littoraux où le parc est plus disséminé. Ainsi en Maine et Loire,
Mayenne et Sarthe, les transferts représentent entre 29 et 38% du parc de résidences
secondaires de chaque département en 2007. En Loire-Atlantique et Vendée, ils n'en
représentent respectivement que 20 et 13% ;
? inversement, les apports de résidences principales aux résidences secondaires représentent
de 22 à 32% des résidences secondaires de 2007 dans la première catégorie de départements
et en représentent 16 et 11% dans la seconde catégorie.
Source MEEDDM-Filocom 1999-2007 d?après la DGI
C'est donc le parc vacant qui est largement bénéficiaire des transferts de résidence principales.
Celles-ci ont alimenté, en solde net, pour plus de 15 000 logements le parc vacant en 2007. C'est
sur cet indicateur que l'on voit se dessiner le mieux les phénomènes de tension sur les marchés
du logement, avec un réinvestissement du parc vacant d'autant plus important que la croissance
démographique est significative.
3 ) Les facteurs d'évolution par segment de parc
Les éléments contribuant à l'évolution d'un segment du parc de logements se partagent entre les
transferts au sein du parc existant, les apports de nouveaux logements issus de la construction
neuve et des changements d'usage / restructurations de bâtiments existants, en excluant les
disparitions de logements (démolitions, affectation à un autre usage).
Après avoir décrit ces différents facteurs d'évolution selon leur nature, une approche transversale
par segment de parc permet d'avoir une vision de synthèse des principaux phénomènes affectant
le parc de logements.
Les tableaux ci-dessous expliquent ces phénomènes par département et type de parc, en
distinguant notamment les transferts entre les résidences principales (celles répondant à la
satisfaction des besoins en logement des ménages), les autres occupations de logements et les
apports nets de nouveaux logements.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 27
mai 2010
RP
devenues
LV
Propriétaire
occupant Locatif HLM Locatif privé autres total
44 8 187 2 652 9 709 1 463 22 011
49 4 698 2 182 6 472 1 185 14 537
53 2 190 707 2 841 795 6 533
72 4 665 1 946 5 316 1 016 12 943
85 4 290 485 3 419 1 011 9 205
région 24 030 7 972 27 757 5 470 65 229
LV
devenues
RP
Propriétaire
occupant Locatif HLM Locatif privé autres total
44 7203 2113 7879 639 17 834
49 4300 1712 5018 350 11 380
53 2275 290 1631 189 4 385
72 3748 1139 3687 349 8 923
85 3746 450 2916 295 7 407
région 21 272 5 704 21 131 1 822 49 929
Les éléments constitutifs des résidences principales existant en 2007
La constitution du parc des propriétaires occupants de 2007
Source MEEDDM-Filocom 1999-2007 d?après la DGI
L'essentiel du parc des propriétaires occupants est issu de résidences principales existant en
1999. Au sein de celles-ci, la « stabilité » est plus importante, inhérente au statut de propriétaire,
ce qui conduit à ce que les trois-quarts des logements de propriétaires occupants de 2007 étaient
déjà dans cette catégorie en 1999.
Le parc locatif privé apporte 5% des effectifs de 2007, de manière homogène entre départements,
alors que dans les départements où l'on construit le plus, les logements neufs et nouveaux
apportent jusqu'à 16% des effectifs (en Vendée), 13% en Loire-Atlantique.
Les logements vacants et résidences secondaires contribuent modestement à ce parc, à
l'exception de la Vendée, où 5% des logements en propriété occupants en 2007 provenaient de
résidences secondaires de 1999.
La constitution du parc des locataires HLM et SEM de 2007
Source MEEDDM-Filocom 1999-2007 d?après la DGI
Les contraintes juridiques afférentes à ce statut en expliquent la très faible perméabilité au regard
des autres types de logements et une évolution presque uniquement due à la création ou à la
démolition de logements.
Ainsi, près de 90% du parc de 2007 était en 1999 déjà une résidence principale, dont seulement 2
à 3% n'étaient pas sous le même statut de locatif HLM. A noter toutefois, un passage plus
important en Loire-Atlantique depuis le statut « parc locatif privé », qui a représenté 2% de ces
apports. Sans plus d'éléments, il est envisageable que ces logements soient du parc de
collectivités racheté par des organismes HLM ou des SEM.
Hormis les logements vacants qui représentent 2 à 3% du parc HLM de 2007, le principal apport
repose sur la construction neuve, avec une homogénéité entre départements, hormis pour la
Vendée sur-représentée, mais dans le contexte local de faible pourcentage de logements HLM.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 28
mai 2010
éléments de
constitution du parc
des propriétaires
occupants en %
44 49 53 72 85 Région
apports depuis RS 2% 2% 2% 3% 5% 3%
apports depuis LV 2% 2% 3% 3% 2% 2%
logements neufs 12% 11% 10% 9% 15% 12%
logements nouveaux 1% 1% 1% 1% 1% 1%
apports depuis RP 82% 84% 84% 84% 77% 82%
éléments de
constitution du parc
des locataires HLM en
%
44 49 53 72 85 Région
apports depuis RS 0% 0% 0% 0% 0% 0%
apports depuis LV 3% 3% 2% 3% 2% 3%
logements neufs 8% 8% 8% 6% 14% 8%
logements nouveaux 1% 0% 1% 1% 1% 1%
apports depuis RP 87% 88% 88% 90% 82% 88%
La constitution du parc des locataires du parc privé de 2007
Avec ce segment où se produit la plus forte mobilité des ménages, la constitution du parc de 2007
est nettement plus diversifiée que dans les deux statuts précédents. Si les logements locatifs
privés représentent 56% de l'origine du parc de 2007, les écarts entre départements sont plus
forts, de 48% en Vendée, à 60% en Maine et Loire. Le parc des propriétaires est le deuxième
constituant, avec 11% des apports et peu de différences entre départements.
Source MEEDDM-Filocom 1999-2007 d?après la DGI
Les logements nouveaux et neufs sont particulièrement importants dans la constitution de ce
segment, avec une moyenne régionale de 21%, mais avec des taux de 23% en Loire-Atlantique et
de 28% en Vendée. C'est donc entre un cinquième et un quart de ce parc qui, en 2007, est
constitué de logements créés depuis moins de 8 ans.
En parallèle, les transferts depuis les logements non affectés comme résidence principale sont
significatifs, avec 10% du parc de 2007 dans ce cas : les logements vacants constituent le
principal pourvoyeur, alors qu'en parallèle la vacance a augmenté.
Les éléments constitutifs des logements affectés à d'autres usages que principal en 2007
La constitution du parc des résidences secondaires de 2007
Source MEEDDM-Filocom 1999-2007 d?après la DGI
Les résidences secondaires ont connu des évolutions majeures entre 1999 et 2007. Si au plan
régional, 70% des logements étaient déjà classés comme résidences secondaires en 1999, ce
taux est atteint dans les deux départements littoraux, alors qu'ailleurs, il tombe entre 50 et 60%.
Dans les deux départements littoraux, les logements en propriété occupante apportent 8 à 9% des
résidences secondaires, le parc locatif privé entre 3 et 6%. En volume, les apports de résidences
principales représentent sur les deux territoires près de 20 000 logements.
Dans les trois autres départements, le parc des résidences secondaires de 2007 est alimenté
entre un quart et un tiers par les résidences principales. Les logements en propriété occupante
apportent de 14 à 17% des effectifs de résidences secondaires 2007, le parc locatif privé entre 8 et
11%. Le total des apports de résidences principales est moins élevé en volume avec atteint
néanmoins 10 000 logements.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 29
mai 2010
éléments de
constitution du parc
locatif privé en %
44 49 53 72 85 Région
apports depuis RS 3% 2% 2% 3% 5% 3%
apports depuis LV 7% 7% 6% 8% 6% 7%
logements neufs 17% 12% 13% 11% 21% 15%
logements nouveaux 6% 7% 7% 6% 7% 6%
apports depuis RP 68% 72% 72% 72% 61% 69%
éléments de
constitution du parc
des résidences
secondaires en %
44 49 53 72 85 Région
apports depuis RS 71% 50% 53% 60% 75% 70%
apports depuis LV 4% 10% 12% 8% 3% 5%
logements neufs 7% 4% 3% 3% 8% 7%
logements nouveaux 2% 4% 3% 3% 2% 2%
apports depuis RP 16% 32% 29% 25% 12% 16%
Il faut rappeler que le mouvement inverse d'apport de résidences secondaires 1999 au résidences
principales 2007 s'élève à 37 000 logements, soit un gain net pour les résidences principales
d'environ 7000 logements.
La constitution du parc des logements vacants de 2007
Source MEEDDM-Filocom 1999-2007 d?après la DGI
Dans sa constitution, ce parc est le plus diversifié. Ainsi, seulement 20% des logements vacants
de 2007 l'étaient déjà en 1999, ce taux étant relativement homogène entre départements, à
l'exception de la Mayenne où il atteint 28%.
Pour atteindre le volume de logements vacants constaté en 2007 (plus de 105 000 logements,
volume en hausse de 9% au regard de 1999), les apports depuis les résidences principales sont
essentiels. Ils représentent entre 56 et 65% du parc de 2007. Ces taux représentent un volume de
plus de 65 000 logements sortis du parc destiné à loger les ménages.
Au sein de ces résidences principales, le poids de la propriété occupante et du parc locatif privé
sont proches avec 23 et 26% des apports, ceci malgré les volumes respectifs de ces deux parcs
très inégaux (812 000 propriétaires occupants en 1999 et 271 000 locataires du parc privé).
Dans 4 départements, le parc locatif privé est supérieur en volume d'apport vers le parc vacant,
seule la Vendée connaît le phénomène inverse, avec 26% d'apports depuis les propriétaires
occupants et 21% depuis les locataires privés.
Il faut souligner également, que par exception à tous les autres segments de parc, les logements
vacants sont alimentés pour près de 8% par le parc HLM. Le parc « autres » apporte également
5% de ses effectifs.
En volume, les transferts vers le parc vacant sont « déficitaires » au regard du mouvement inverse
d'apports de logements vacants vers les résidences principales. Pour 65 000 « sorties » vers les
résidences principales, on ne dénombre que 50 000 « entrées ».
Enfin, les logements neufs et nouveaux alimentent pour une part non négligeable le parc vacant,
avec 13% des apports, pour un volume de plus de 13 000 logements. Entre les départements, ce
phénomène se différencie nettement, en lien avec la part de ces créations dans les trois
départements de Loire-Atlantique, Maine et Loire et Mayenne (pourcentages de logements neufs
ou nouveaux vacants proches du niveau de création dans ces territoires). En Sarthe, le taux de
logements créés vacants est par contre supérieur de 4 points au taux de création. A l'inverse, en
Vendée, ce taux est inférieur de 6 points à la création.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 30
mai 2010
éléments de
constitution du parc
des logements vacants
en %
44 49 53 72 85 Région
apports depuis RS 5% 3% 5% 5% 8% 5%
apports depuis LV 17% 19% 28% 22% 20% 20%
logements neufs 9% 5% 4% 5% 9% 7%
logements nouveaux 5% 7% 5% 6% 6% 6%
apports depuis RP 64% 65% 57% 63% 56% 62%
Troisième partie
Comparaison entre territoires de délégation des aides à la pierre :
pôles urbains principaux - autres territoires départementaux
Cette partie vise à compléter les analyses sur chaque territoire de délégation de aides à la pierre
(les 5 EPCI chefs-lieux de départements ainsi que les 4 territoires départementaux hors de ces
pôles). Bien que le département de la Mayenne hors Laval agglomération ne soit pas concerné par
la délégation, il a néanmoins été intégré à cette analyse afin de couvrir entièrement le territoire
régional.
Il s'agit d'offrir une vision comparative de ces différents territoires, analysés plus précisément dans
chaque fiche individuelle. Sont apportés quelques éléments explicatifs (ou tout au moins des
hypothèses) aux différences territoriales constatées.
1) Comparaison entre les pôles urbains principaux
1 ? 1 Le parc stable entre 1999 et 2007 : répartition et % du parc total
Source MEEDDM Filocom 1999-2007 d'après la DGI
De manière assez comparable entre les territoires urbains, les logements qui n'ont pas changé
d'usage ou d'affectation entre 1999 et 2007 représentent environ 79% du parc. Pour mémoire, le
taux régional est de 78%.
Cette stabilité semble légèrement moindre dans les zones les plus peuplées, soit les trois pôles
urbains les plus importants au plan démographique, peut-être en raison d'un volume plus
important de logements locatifs privés dans ces zones, qui est le parc qui connaît les plus fortes
évolutions en pourcentage du stock initial.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 31
mai 2010
parc stable entre 1999 et
2007
Nantes
Metropole
Angers Loire
Métropole
Laval
Agglomération
Le Mans
Métropole
La Roche sur Yon
Agglomération
Propriétaire occupant 112 201 42 522 17 115 35 196 17 725
Locatif HLM 39 946 28 591 6 888 20 010 5 510
Locatif privé 44 548 21 338 6 054 12 870 4 223
Autres 2 227 1 030 508 674 392
Résidence secondaire 1 051 769 331 418 320
Logement vacant 2 159 896 309 1 103 287
TOTAL parc stable 202 132 95 146 31 205 70 271 28 457
TOTAL parc existant en
1999 257 059 119 140 38 563 90 052 34 897
pourcentage du parc
existant en 1999 78,6% 79,9% 80,9% 78,0% 81,5%
1 ? 2 L'évolution en pourcentage de chaque catégorie de logement entre 1999 et 2007
Source MEEDDM Filocom 1999-2007 d'après la DGI
La période 1999-2007 se caractérise par un taux d'évolution important du parc de logement au
plan régional, que l'on ne retrouve pas au même niveau dans tous les pôles urbains. On dégage
ainsi trois catégories :
? un pôle plus dynamique que la moyenne régionale : la Roche sur Yon agglomération ;
? les pôles autour de la moyenne régionale : Laval Agglomération est légèrement au-dessus du
niveau régional, Nantes Métropole un peu en retrait de celui-ci ;
? les pôles moins dynamiques que cette moyenne régionale : Le Mans Métropole surtout avec
seulement 5% de croissance du parc et Angers Loire Métropole avec 8% de croissance.
1 ? 3 Les transferts entre les résidences principales et les autres modes d'usage
Les deux mouvements principaux (hormis ceux affectant le volume du parc par création ou
disparition) reposent sur les transferts entre les résidences principales et les autres modes d'usage
(résidences secondaires et logements vacants). Le solde peut, selon les territoires, être positif ou
négatif pour les résidences principales.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 32
mai 2010
Volume des résidences principales devenues résidences secondaires et logements
vacants en 2007 (source MEEDDM Filocom 1999-2007)
0
2000
4000
6000
8000
10000
12000
14000
16000
Nantes
Metropole
Angers Loire
Métropole
Laval
Agglomération
Le Mans
Métropole
La Roche sur
Yon
Agglomération
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
parc de 2007 par type
d'occupation et
évolution en % depuis
1999
Propriétaire
occupant Locatif HLM Locatif privé Autres Résidence
secondaire
Logement
vacant Total 2007
Nantes
Metropole 139 433 46 136 71 542 3 575 5 075 16 480 282 933
11% 7% 9% -29% 39% 17% 10%
Angers Loire Métropole 52 860 31 893 31 873 1 541 2 519 7 664 128 350
11% 1% 8% -35% 19% 28% 8%
Laval Agglomération 21 889 7 760 10 017 658 933 2 406 43 663
17% 6% 12% -40% 13% 52% 13%
Le Mans
Métropole 41 929 22 555 20 532 1 133 1 818 6 907 94 892
6% 4% 5% -36% 21% 15% 5%
La Roche sur Yon
Agglomération 22 850 6 298 7 909 578 945 2 023 40 603
16% 10% 26% -30% 17% 24% 16%
Région 16% 6% 15% -30% 5% 9% 12%
Les volumes de logements en jeu sont tout à fait conséquents : plus de 30 600 logements sont
ainsi sortis d'un usage à titre de résidence principale (95 000 sur la région durant cette période).
Ce phénomène a d'abord impacté le parc locatif privé qui constitue 50% des apports des 5 pôles
urbains, voire plus dans Laval Agglomération. Par contre, le parc des propriétaires occupants a
joué un rôle plus important dans ce phénomène sur la Roche-sur-Yon Agglomération.
81% de ces transferts ont été orientés vers le parc vacant.
La forte construction de locatif privé, soutenue par les dispositifs de défiscalisation, se trouve sans
doute à l'origine de ce phénomène, avec une sortie du parc de moins bonne qualité vers la
vacance, le parc neuf assurant la couverture des besoins, même imparfaitement. La situation
spécifique du pôle vendéen s'explique sans doute par une « réserve » initiale de parc locatif privé
assez limitée (seulement 19% des résidences principales pour 21% au plan régional et plus de
24% dans la moyenne des 4 autres pôles urbains).
Les transferts inverses des résidences secondaires et logements vacants vers les résidences
principales donnent un bilan de 23 200 logements, soit un « déficit » de 7 400 logements occupés
à titre principal.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 33
mai 2010
Part des résidences principales alimentant le parc de résidences secondaires et
logements vacants en 2007 (source MEEDDM Filocom 1999-2007)
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
Nantes
Metropole
Angers Loire
Métropole
Laval
Agglomération
Le Mans
Métropole
La Roche sur
Yon
Agglomération
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
volume des résidences secondaires et logements vacants devenus résidences
principales en 2007 (source MEEDDM Filocom 1999-2007)
0
2000
4000
6000
8000
10000
12000
14000
Nantes
Métropole
Angers Loire
Métropole
Laval
Agglomération
Le Mans
Métropole
La Roche sur
Yon
Agglomération
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire occupant
Le parc locatif privé constitue le principal concerné par les transferts : il représente 49% des
destinations des logements transférés. 4 pôles sur cinq montrent les mêmes tendances
concernant ce parc. Ce qui les distingue est la part des apports vers le parc locatif HLM qui
représente 15% des destinations en moyenne, mais seulement 10% sur Laval et la Roche-sur-Yon
Agglomérations, 13% sur Nantes Métropole, 17 à 20% sur Angers Loire et Le Mans Métropole.
Sur La Roche-sur-Yon Agglomération, le parc des propriétaires occupants représente 52% des
destinations des transferts, le parc locatif privé seulement 36%.
Le parc alimentant ces transferts en direction des résidences principales est à 80% du parc vacant
en 1999. Laval et la Roche-Sur-Yon Agglomérations ne sont toutefois qu'au niveau de 70% de
logements vacants comme origine. Les résidences secondaires jouent donc un rôle non
négligeable de « réservoir » dans ces deux agglomérations.
Ce graphique synthétise les mouvements divers en terme de solde : celui-ci a été négatif d'environ
7 400 logements « sortis »du rôle de résidence principale (8 000 sur la région). Tous les segments
du parc de résidences principales ont alimenté les autres usages du parc, même si le parc locatif
privé reste le principal pourvoyeur.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 34
mai 2010
part des résidences secondaires et logements vacants devenus résidences
principales en 2007 (source MEEDDM Filocom 1999-2007)
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
Nantes
Métropole
Angers Loire
Métropole
Laval
Agglomération
Le Mans
Métropole
La Roche sur
Yon
Agglomération
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire occupant
Déficits nets de résidences principales au bénéfice des résidences secondaires et
logements vacants (source MEEDDM Filocom 1999-2007)
-3000
-2500
-2000
-1500
-1000
-500
0
N
an
te
s
M
et
ro
po
le
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
1 ? 4 Constitution des différents parcs de 2007 selon les pôles urbains
Les principaux statuts d'occupation seront successivement examinés, avec pour les trois statuts
de résidences principales, l'analyse hors des logements « stables » entre 1999 et 2007, c'est-à-
dire n'ayant pas changé de type d'occupation (même s'ils ont changé d'occupant).
Pour ces trois statuts, ce parc stable est majoritaire, il représente entre 63% du parc de 2007 (pour
le locatif privé) et 88% de ce parc (pour les HLM), 81% pour les propriétaires occupants.
Les logements occupés par leur propriétaire
Pour ce parc, 2 principaux facteurs sont source d'évolution :
? la construction neuve avec un rôle majoritaire joué sur La Roche-sur-Yon et Laval
Agglomérations, a contrario une part faible sur Le Mans Métropole,
? les transferts depuis le parc locatif privé, significatifs sur Le Mans Métropole (en substitution de
la construction), mais aussi sur les deux autres EPCI principaux,
? les autres parc jouent de manière réduite ; à noter toutefois, les apports depuis le parc HLM
sur Angers Loire Métropole, les logements nouveaux plus représentés sur Le Mans Métropole.
Les logements occupés par des locataires HLM et SEM
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 35
mai 2010
Composition du parc des propriétaires occupants en 2007
(hors parc stable) sur les principaux pôles urbains (source
MEEDDM Filocom 1999-2007)
0%
20%
40%
60%
80%
100%
Nantes
Metropole
Angers Loire
Métropole
Laval
Agglomération
Le Mans
Métropole
La Roche sur
Yon
Agglomération
Logement
nouveau
Logement neuf
Logement vacant
Rés idence
secondaire
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Composition du parc HLM (hors stables) en 2007 sur les principaux pôles
urbains (source MEEDDM Filocom 1999-2007)
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
Nantes
Metropole
Angers Loire
Métropole
Laval
Agglomération
Le Mans
Métropole
La Roche sur
Yon
Agglomération
Logem ent
nouveau
Logem ent neuf
Logem ent
vacant
Rés idence
secondaire
Autres
Locatif privé
Propriétaire
occupant
Ces éléments ne concernent que 12% du parc existant en 2007, soit 13 700 logements.
Les différenciations principales sont constatées entre territoires sur :
? les apports majoritaires du parc neuf mais aussi de logements nouveaux,
? les transferts depuis le parc locatif privé sur Nantes Métropole (plus de 900 logements soit les
? du total sur la région),
? les apports depuis le parc vacant plus importants sur Le Mans Métropole, mais aussi sur les
deux autres agglomérations principales.
Les logements occupés par des locataires du parc privé
Les volumes sont pour ce statut significatifs, près de 53 000 logements sont concernés qui ont
pour l'essentiel les origines suivantes :
? des transferts depuis les propriétaires occupants, assez homogènes entre territoires (20 à
25%) sauf sur Le Mans Métropole où ils sont supérieurs,
? des transferts plus importants depuis le parc vacant dans les trois plus grands pôles, alors que
la construction est la source principale sur les deux agglomérations les moins peuplées,
? la part significative des logements nouveaux, toujours supérieure à 10% des apports, jusqu'à
près de 20% sur Angers Loire Métropole et Laval Agglomération.
Les résidences secondaires
La vision est ici globale, incluant les résidences secondaires de 1999, mais ne concerne sur les
cinq pôles que moins de 12 000 logements en 2007.
Les territoires se différencient peu sur ce critère, montrant seulement des apports depuis le parc
locatif privé plus importants dans les 3 EPCI les plus peuplés, ainsi qu'un apport non négligeable
de la construction neuve sur Nantes Métropole.
On peut s'interroger sur cette qualification de résidence secondaire, qui recouvre ici peut-être des
situations de doubles résidences, mais qui ont néanmoins un impact sur le volume des résidences
principales offertes.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 36
mai 2010
Composition du parc de logements locatifs privés (hors stables) en 2007 dans
les principaux pôles urbains (source MEEDDM 1999-2007)
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
Nantes
Metropole
Angers Loire
Métropole
Laval
Agglomération
Le Mans
Métropole
La Roche sur
Yon
Agglomération
Logement
nouveau
Logement neuf
Logement
vacant
Résidence
secondaire
Autres
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
Les logements vacants
Le nombre de logements concernés est supérieur à 35 000, dont 46% sur Nantes Métropole.
Les sources sont peu différenciées, hormis :
? le parc locatif HLM dans les EPCI qui ont connu des opérations de renouvellement urbain
importantes à cette période (Angers Loire Métropole et Le Mans Métropole surtout),
? la part des logements neufs et nouveaux qui représente de 10% jusqu'à 20% du total (La
Roche sur Yon et Laval Agglomérations).
Les logements « disparus » entre 1999 et 2007
Ces logements ne sont plus présents dans les fichiers fiscaux en tant que logements en 2007,
alors qu'ils l'étaient en 1999, ce qui peut signifier une disparition physique ou des changements
d'usage ou des restructurations.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 37
mai 2010
Com position du parc de résidences secondaires en 2007 sur les principaux pôles
urbains principaux (source MEEDDM Filocom 1999-2007)
0%
20%
40%
60%
80%
100%
Nantes
Metropole
Angers Loire
Métropole
Laval
Agglomération
Le Mans
Métropole
La Roche sur
Yon
Agglomération
Logement
nouveau
Logement neuf
Logement vacant
Résidence
secondaire
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
Composition du parc de logements vacants en 2007 sur les principaux pôles urbains (source
M EEDDM Filocom 1999-2007)
0%
20%
40%
60%
80%
100%
Nantes
Metropole
Angers Loire
Métropole
Laval
Agglom ération
Le Mans
Métropole
La Roche sur
Yon
Agglom ération
Logem ent
nouveau
Logem ent neuf
Logem ent vacant
Rés idence
secondaire
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
? L'apport de logements vacants tendrait à représenter les disparitions qui auraient pour cause
une vétusté ou une insalubrité, le parc étant d'abord vacant puis détruit (ou repris
complètement), ces disparitions seraient donc plutôt « bénéfiques » et significatives de
secteurs moins tendus comme sur Le Mans Métropole,
? les autres concernent du parc occupé en 1999, et suscitent des interrogations dans les EPCI
où la vacance est faible : ce parc est-il investi par d'autres usages ou démoli, aurait-on pu,
dans le cadre d'actions publiques, éviter ces disparitions, qui devront être compensées par de
la construction ou de la réhabilitation lourde ?
2) Comparaison entre les territoires départementaux délégataires des aides à
la pierre5
2 ? 1 Le parc stable entre 1999 et 2007 : répartition et % du parc total
Les différences entre territoires se trouvent globalement peu marquées. La stabilité du parc entre
1999 et 2007 se positionne autour de 76% (78% au plan régional).
Le territoire mayennais se distingue avec près de 7 points d'écart entre Laval Agglomération et le
reste du département ; celui-ci est en outre, parmi les secteurs étudiés, le moins stable de la
région.
Le territoire sarthois est également moins stable que les autres départements, mais l'écart avec le
pôle urbain central est moindre (2 points).
En Vendée, la stabilité est également moindre au regard de la Communauté d'Agglomération
centrale, avec plus de 5 points d'écart entre les deux taux.
En Loire-atlantique et Maine et Loire, la stabilité est plus importante et peu différenciée entre pôle
urbain central et reste du département (autour de 2 points).
5 Le département de la Mayenne hors Laval Agglomération est également intégré à cette analyse afin de
couvrir l'ensemble de la région
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 38
mai 2010
Contribution des différents parcs aux disparitions de logements entre 1999 et
2007 (source M EEDDM Filocom 1999-2007)
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
Nantes
Metropole
Angers Loire
Métropole
Laval
Agglomération
Le Mans
Métropole
La Roche sur
Yon
Agglomération
Logement
vacant
Résidence
secondaire
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
Source MEEDDM Filocom 1999-2007 d'après la DGI
2 ? 2 L'évolution en pourcentage de chaque catégorie de logement entre 1999 et 2007
Les évolutions entre 1999 et 2007 se révèlent plus importantes globalement sur les territoires hors
pôles urbains principaux que sur ceux-ci. Les taux d'évolution globaux sont supérieurs de 3 à 5
points selon les départements. Seule la Vendée connaît une évolution similaire dans les 2 zones,
mais celle-ci est également la plus élevée des 10 territoires régionaux analysés, avec 16% dans
chaque territoire de délégation.
Ces éléments reflètent donc les tendances toujours fortes au développement péri-urbain, qui,
même s'il se localise également sur des pôles secondaires, est très largement développé dans les
départements tels que la Sarthe ou la Mayenne où prédominent les communes rurales.
Source MEEDDM Filocom 1999-2007 d'après la DGI
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 39
mai 2010
parc stable entre
1999 et 2007
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Propriétaire occupant 144 630 107 399 44 018 81 299 117 867
Locatif HLM 17 492 21 486 5 892 12 052 9 267
Locatif privé 23 536 19 434 9 335 13 454 19 583
Autres 3 151 3 414 4 316 3 790 3 558
Résidence secondaire 43 517 5 245 4 179 8 422 64 648
Logement vacant 3 682 3 426 2 909 3 398 3 015
TOTAL parc stable 236 008 160 404 70 649 122 415 217 938
TOTAL parc existant
en 1999 307 458 206 766 95 450 161 284 285 084
pourcentage du parc
existant en 1999 et
2007 76,8% 77,6% 74,0% 75,9% 76,4%
parc de 2007 par type
d'occupation et
évolution en %
depuis 1999
Propriétaire
occupant Locatif HLM Locatif privé Autres
Résidence
secondaire
Logement
vacant Total 2007
délégataire CG 44 198 149 21 999 49 388 5 660 57 866 18 199 351 261
21% 12% 24% -26% 2% 5% 15%
délégataire CG 49 138 826 25 421 36 592 4 733 9 535 14 592 229 952
16% 7% 17% -36% -4% -1% 11%
Mayenne hors CA
Laval 58 140 6 970 16 624 5 209 7 602 8 920 103 749
16% -2% 8% -27% 8% 5% 9%
délégataire CG 72 107 021 13 478 25 657 5 041 12 866 13 738 177 917
16% 1% 13% -28% -14% 20% 10%
délégataire CG 85 163 837 11 844 42 244 6 154 86 608 14 428 330 730
21% 19% 31% -27% 10% -5% 16%
Région 16% 6% 15% -30% 5% 9% 12%
En terme d'habitat ayant connu les plus fortes évolutions, c'est le statut de propriétaire occupant
qui domine partout, avec des taux élevés quelle que soit la zone, jusqu'à deux fois (sur la Loire-
Atlantique), voire près de trois fois (en Sarthe), le développement de ce statut sur le pôle urbain
principal.
Mais la propriété occupante n'est pas la seule à se développer plus rapidement hors du pôle
central. C'est également le cas dans les trois départements les plus dynamiques pour le parc HLM,
ainsi que pour le parc locatif privé (sauf en Mayenne où son développement reste centré). C'est
donc toute la chaîne de l'offre de logements qui s'est développée sur les territoires périphériques
aux pôles centraux.
Il faut enfin noter que le parc vacant qui s'est fortement développé dans les pôles urbains a par
contre faiblement augmenté voire régressé (en Vendée et Maine et Loire) ailleurs. Seule la Sarthe
connaît un regain significatif de vacance (+ 20%).
2 ? 3 Les transferts entre les résidences principales et les autres modes d'usage
Les volumes en cause sont très conséquents : 64 500 résidences principales en 1999 étaient
affectées à un usage non principal en 2007.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 40
mai 2010
Volume des résidences principales devenues résidences
secondaires et logements vacants en 2007 (source MEEDDM
Filocom 1999-2007)
0
2000
4000
6000
8000
10000
12000
14000
16000
18000
20000
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
Part des résidences principales alimentant le parc de résidences
secondaires et logements vacants en 2007 (source MEEDDM
Filocom 1999-2007)
0%
20%
40%
60%
80%
100%
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
Il s'agit pour l'essentiel de logements de propriétaires occupants (alors que sur les pôles urbains,
le statut locatif privé était dominant). 30% du total de ces logements proviennent du parc de
propriétaires occupants des deux territoires de délégation de Loire-Atlantique et Vendée.
En terme de destination, 63% de ces transferts se sont faits vers les logements vacants. Le parc
des résidences secondaires se trouve là plus nettement alimenté que dans les pôles urbains.
Les transferts inverses vers les résidences principales ont atteint le volume de 63 800 logements,
soit un volume comparable au précédant . Au sein des territoires, on relève toutefois qu'en Loire-
Atlantique, les apports vers les résidences principales ont été bénéficiaires (+ 1 000 logements)
alors qu'en Mayenne, c'est l'inverse qui s'est produit (- 1 300 logements). Ailleurs, les niveaux sont
très proches (entre 200 et 400 logements de différence).
Le parc principalement alimenté est celui des propriétaires occupants (+ de 60%), puis le parc
locatif privé.
La structure des statuts d'occupation alimentés par ces transferts est très proche entre territoires.
Le Maine et Loire se distingue avec plus de logements locatifs privés générés ainsi. Par contre, les
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 41
mai 2010
Volume des résidences secondaires et logements vacants
devenus résidences principales en 2007 (source MEEDDM Filocom
1999-2007)
0
2000
4000
6000
8000
10000
12000
14000
16000
18000
20000
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
Part des résidences secondaires et logements vacants devenus
résidences principales en 2007 (source MEEDDM Filocom 1999-2007)
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
origines de ces transferts sont différentes des phénomènes constatés dans les pôles urbains.
Dans les pôles, entre 70 et 80% du parc alimentant les résidences principales est originellement
vacant : ici, ce parc représente moins de 50% des apports. Sur les deux départements littoraux, il
est minoritaire avec entre 36% (en Vendée) et 45% (en Loire-Atlantique) des apports. Ailleurs, il
reste majoritaire, avec 68% des apports en Maine et Loire et seulement 52% en Sarthe.
C'est donc dans ces territoires autour des pôles urbains majeurs que les phénomènes de
transferts entre résidences secondaires et résidences principales ont été importants entre 1999 et
2007. Plus de 32 000 logements ont évolué vers une occupation à titre principal en 2007, pour
75% d'entre eux par un propriétaire occupant.
Le calcul du solde net montre une différence majeure par rapport aux pôles urbains où tous les
statuts de résidences principales ont alimenté les autres usages. Ici, le parc des propriétaires
occupants est bénéficiaire, pour plus de 7 000 logements, tous les autres statuts étant déficitaires.
2- 4 Constitution des différents parcs de 2007 sur les territoires de délégation hors pôles
urbains
Comme pour les pôles, les trois principaux statuts d'occupation seront examinés, en excluant des
chiffres les logements « stables » entre 1999 et 2007, qui sont dominants. Ils représentent pour
ces trois statuts de 50% du parc (pour le locatif privé) à 83% (pour le locatif HLM). Le parc des
propriétaires est stable à 75%.
Les logements occupés par leur propriétaire
La création de logements neufs ou nouveaux est la source majoritaire d'alimentation de ce parc
sur tous les territoires, hormis celui de Mayenne où il n'atteint que 45% des effectifs de 2007. Le
parc HLM et le parc « autres » sont dans ce département plus représentés qu'ailleurs.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 42
mai 2010
soldes nets entre résidences principales et résidences
secondaires - logements vacants (source MEEDDM Filocom 1999-
2007)
-2500
-2000
-1500
-1000
-500
0
500
1000
1500
2000
2500
3000
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Autres
Locatif privé
Locatif
HLM
Propriétaire
occupant
Entre le département où la création de logements est la plus significative (la Loire-Atlantique) et
celui où elle est le moins représenté (la Mayenne) , on ne trouve néanmoins qu'un écart de 15% ,
qui est compensé par des apports un peu plus importants des autres parcs : les résidences
secondaires et le logement vacant jouent notamment ce rôle compensateur.
Les logements occupés par des locataires HLM et SEM
Comme pour les propriétaires occupants, la création de logements est le principal facteur de
développement de ce parc. Elle représente entre 60% (en Loire-Atlantique) et plus de 80% de la
composition du parc de 2007 (hors stables) en Vendée. En parallèle, les parcs d'origine sont plus
diversifiés en Loire-Atlantique, y compris au sein des créations avec des logements nouveaux.
Ailleurs, ce sont les logements vacants qui fournissent le plus de logements ; le parc « autres » est
également significatif en Mayenne et Sarthe.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 43
mai 2010
Com position du parc HLM (hors stables) en 2007 sur les
délégataires conseils généraux (source MEEDDM Filocom 1999-2007)
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Logement
nouveau
Logement neuf
Logement vacant
Résidence
secondaire
Autres
Locatif privé
Propriétaire
occupant
Composition du parc des propriétaires occupants en 2007 (hors parc
stable) sur les territoires des délégataires conseils généraux (source
MEEDDM Filocom 1999-2007)
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
délégataire CG
44
délégataire CG
49
Mayenne hors
CA Laval
délégataire CG
72
délégataire CG
85
Logement
nouveau
Logement neuf
Logement vacant
Résidence
secondaire
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Les logements occupés par des locataires du parc privé
85 000 logements sont ici concernés, avec une répartition bien plus hétérogène que dans les
statuts précédents : la création de logements n'est pas majoritaire sauf en Loire-Atlantique et
Vendée, les apports depuis le statut de propriétaire occupant représentent au moins 20% en
Vendée jusqu'à 33% en Sarthe. Les logements vacants fournissent 14% des logements locatifs
privés.
Les résidences secondaires
Dans ce graphique qui inclut les résidences secondaires qui n'ont pas changé d'usage entre 1999
et 2007, on note, à la différence des pôles urbains où ce parc stable se trouvait réduit (de 20 à
40% selon les pôles), une prédominance de ce parc d'origine : sur 173 000 résidences
secondaires en 2007, 126 000 (73%) étaient déjà sous ce statut en 1999. Le parc des
propriétaires, puis celui des logements vacants, sont les deux sources principales d'évolution,
alors que la création de logements reste minime. Elle ne dépasse 10% du parc de 2007 qu'en
Vendée.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 44
mai 2010
Composition du parc de logements locatifs privés (hors stables)
en 2007 sur les délégataires conseils généraux (source MAEEDDM
Filocom 1999-2007)
0%
20%
40%
60%
80%
100%
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Logement nouveau
Logement neuf
Logement vacant
Résidence
secondaire
Autres
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
Composition du parc de résidences secondaires en 2007 sur les
délégataires conseils généraux (source MEEDDM Filocom 1999-
2007)
0%
20%
40%
60%
80%
100%
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Logement
nouveau
Logement neuf
Logement vacant
Résidence
secondaire
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
Les logements vacants
70 000 logements sont concernés sur ces territoires en 2007, soit le double de la vacance sur les
pôles urbains à la même date. Les parcs source de cette vacance sont peu différenciés entre
territoires, mais sont significatifs :
? l'importance des transferts depuis les résidences principales,
? la part des créations de logements : 11% en moyenne, mais jusqu'à 15% en Vendée et 13% en
Loire-Atlantique,
? les apports bien moins importants depuis le parc locatif privé que pour les pôles urbains où ce
segment représentait 35% du total (ici 22%).
Les logements « disparus » entre 1999 et 2007
La structure des logements disparus est assez proche de celle rencontrée dans les pôles urbains,
avec une prédominance globale du parc des propriétaires occupants et des logements vacants, un
rôle des résidences secondaires en lien avec la représentation de ce parc sur les départements.
Le parc locatif privé joue par contre un rôle moindre que sur les pôles (17% des disparitions contre
25%.)
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 45
mai 2010
Composition du parc de logements vacants en 2007 sur les
délégataires conseils généraux (source MEEDDM Filocom 1999-
2007)
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Logement
nouveau
Logement neuf
Logement
vacant
Résidence
secondaire
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
Contribution des différents parcs aux disparitions de logements
entre 1999 et 2007 (source MEEDDM Filocom 1999-2007)
0%
20%
40%
60%
80%
100%
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Logement vacant
Résidence
secondaire
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
Annexes
Présentation du fichier Filocom
La présentation du fichier Filocom et les définitions qui suivent sont issues de l'ouvrage : « Filocom
1995 à 2007 ? dictionnaire des variables ? données de cadrage » produit par le CETE Nord-
Picardie en juillet 2008. Le CETE est le centre national de traitement du fichier Filocom pour le
compte du MEEDDM, direction des affaires économiques et internationales.
Le fichier FILOCOM (Fichier des Logements par Communes) est un fichier construit par la DGI
(Direction Générale des Impôts) pour les besoins du Ministère de l?Équipement. Il a été fourni pour
la première fois en 1996 à partir des différents fichiers le constituant au 1er janvier 1995. Il ne
concerne que la France métropolitaine (à l'exclusion des DOM).
Le fichier FILOCOM est constitué à partir du fichier de la Taxe d?Habitation (TH) auquel sont
rapprochés : le fichier foncier (des propriétés bâties), le fichier des propriétaires et le fichier de
l?Impôt sur les Revenus des Personnes Physiques (IRPP ou IR).
La taxe d?habitation est due :
?pour tous les locaux meublés affectés à l?habitation
?pour les locaux meublés occupés à titre privatif par les sociétés, associations et
organismes privés et qui ne sont pas retenus pour l?établissement de la taxe
professionnelle
?pour les locaux meublés sans caractère industriel ou commercial occupés par des
organismes de l?Etat, des départements et des communes, ainsi que par les établissements
publics autres que scientifiques, d?enseignement et d?assistance.
Ne sont pas imposables à la taxe d?habitation :
?les locaux passibles de la taxe professionnelle lorsqu?il ne font pas partie de l?habitation
personnelle des contribuables (notamment certains meublés)
?les bâtiments servant aux exploitations rurales
?les locaux destinés au logement des élèves dans les écoles et pensionnats
?les bureaux des fonctionnaires publics.
Ce fichier est constitué d?articles par :
?redevable à l?IR et/ou à la TH, relié à un local
? local vacant.
Les revenus sont ceux de l?année N-1, déclarés au début de l?année N. Les bases de données,
figées au 1er janvier de l?année N, quant à leur population, sont mises à jour progressivement au
cours du premier semestre.
Les mises à jour des fichiers sont annuelles pour ceux de la taxe d'habitation (1er janvier) et de
l?IRPP(impôt sur le revenu des personnes physiques) ; en continu pour le fichier des propriétaires
(figé au 1er janvier) et le fichier foncier. Ce dernier est mis à jour lors de chaque acte administratif
(acte notarié, bail, déclaration de fin de travaux, acte de géomètre ...) ou sur déclaration ou
demande du service.
Des réserves sont à émettre quant à la comparaison avec des données similaires provenant
d?autres sources : INSEE, CAF, EDF, DRE etc.... il faudra donc manier les comparaisons avec
précaution en connaissance de cause, une même variable pouvant avoir plusieurs définitions
selon ses différentes sources.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 46
mai 2010
L?origine de ce fichier est la perception de l?impôt, principalement de la taxe d?habitation, la fiabilité
des variables et leur mise à jour sont donc meilleures sur les variables qui permettent ce calcul de
l?impôt.
Champ retenu
Le champ retenu pour l?exploitation du fichier est celui des locaux :
?comportant au moins 1 pièce d'habitation. Cette limitation filtre automatiquement les
maisons et appartements. Tous les autres locaux se trouvent éliminés : pièces
indépendantes (toujours à 0 pièce d'habitation dans les fichiers testés), garage etc...
?de superficie habitable comprise entre 5 et 1000 m².
Les locaux identifiés comme dépendance ou dépendance non imposable sont exclus. Tous les
articles se rapportant à un même local possèdent un identifiant commun.
Méthodologie
Le fichier brut est un fichier par local (taxe d?habitation) ou par redevable à l?impôt sur le revenu. La
finalité étant la connaissance des logements et de leurs occupants, la méthodologie consiste à
rassembler en un seul enregistrement toutes les informations concernant un logement. Ce
regroupement utilise la description du logement et de son occupant principal (déclaration simple S
ou conjointe C), sur lequel sont sommés les revenus et les personnes à charge des autres
enregistrements (déclaration conjointe C ou rattachée R) pour le même logement.
Secret statistique
L?obtention de ce fichier et son exploitation ont nécessité une autorisation de la CNIL (Commission
Nationale Informatique et Libertés) suivie d?une prise d?arrêté ministériel en date du 11 juillet 1994,
publié au JO du 13 juillet 1994.
Pour le secret statistique, si une section cadastrale comporte moins de 11 locaux, ces derniers
sont regroupés dans une section cadastrale fictive (ne possédant pas d?identifiant). De même,
lorsqu?une commune comporte moins de 11 locaux, ces derniers sont regroupés dans une
commune fictive ne comportant pas de code commune INSEE.
Du fait du contenu sensible de ce fichier, son exploitation est soumise au respect de règles de
secret statistique à savoir qu?aucune valeur publiée ne peut être inférieure à 11 unités. Lors de
ventilations multidimensionnelles, si le contenu d?une cellule est occulté du fait que sa valeur est
inférieure à 11 unités, la reconstitution de la donnée manquante ne doit pas être possible.
Une note de la DAEI en date du 30 juillet 1998 rappelle les textes de référence sur le secret
statistique.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 47
mai 2010
Glossaire
Ces définitions peuvent différer pour certaines de celles utilisées par ailleurs. Elles sont calées sur
les classifications retenues dans les fichiers d'origine fiscale à la source de Filocom.
Résidences principales, secondaires, logements vacants
Parmi les modes d'occupation des logements, on retient les résidences principales auxquelles sont
ajoutées les dépendances principales, les résidences secondaires et les logements vacants. Une
dépendance principale est une partie annexe du logement (par exemple le garage) correspondant
à l?adresse principale du logement.
Pour un même contribuable à la TH, un seul logement peut être déclaré en résidence principale,
les autres logements occupés temporairement par ce contribuable sont déclarés en résidences
secondaires.
Un logement vacant est un logement vide de meubles qui n?est pas habité au 1er janvier.
Statut d?occupation des résidences principales
Un statut d'occupation est créé en 5 modalités à partir du croisement du code occupation et du
code type de propriétaire.
?P pour les propriétaires occupants
?LH pour les locataires HLM et SEM (dont les logements appartiennent à un organisme
HLM ou à une SEM)
?LS pour les locataires des collectivités publiques
?LP pour les locataires du secteur privé (personne physique, autre personne morale,
associé, copropriété au sens d?être propriétaire d?un logement en commun)
?les autres (occupant à titre gratuit, bail rural)
Dans les exploitations disponibles, les locataires des collectivités publiques sont regroupés avec
les logements « autres », ce qui conduit à seulement 4 catégories de résidences principales.
Logements neufs et logements nouveaux (issus de restructurations)
La construction neuve concerne les apparitions de logements (logements présents au 01/01/2007,
mais absents au 01/01/1999) dont l?année de construction est postérieure ou égale à 1999. C?est
l?année de déclaration d?achèvement de travaux (liaison avec l?application Sitadel) qui correspond
à la première perception de la taxe sur le foncier bâti (une seule année par bâtiment).
Les restructurations concernent les logements apparus entre le 01/01/1999 et le 01/01/2007, dont
l?année de construction est antérieure à 1999. Une information figure en outre sur « l'année de
création du local » : elle permet d?identifier les restructurations de logements lorsque cette dernière
date est différente de l?année d?achèvement du local. On prendra une marge de 4 années de
différence pour gommer le biais qui serait dû à des opérations longues ou démarrant difficilement
La restructuration peut concerner un changement d?affectation du local, initialement utilisé en local
commercial ou industriel et rénové en logements. Elle concerne également la restructuration
profonde qui modifie le nombre de logements dans un immeuble.
Disparitions
Ces effectifs sont calculés sur la base des identifiants logement existant en 1999 mais plus en
2007.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 48
mai 2010
(ATTENTION: OPTION gement
nouveau
Logement neuf
Logement vacant
Résidence
secondaire
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
Composition du parc de logements vacants en 2007 sur les principaux pôles urbains (source
M EEDDM Filocom 1999-2007)
0%
20%
40%
60%
80%
100%
Nantes
Metropole
Angers Loire
Métropole
Laval
Agglom ération
Le Mans
Métropole
La Roche sur
Yon
Agglom ération
Logem ent
nouveau
Logem ent neuf
Logem ent vacant
Rés idence
secondaire
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
? L'apport de logements vacants tendrait à représenter les disparitions qui auraient pour cause
une vétusté ou une insalubrité, le parc étant d'abord vacant puis détruit (ou repris
complètement), ces disparitions seraient donc plutôt « bénéfiques » et significatives de
secteurs moins tendus comme sur Le Mans Métropole,
? les autres concernent du parc occupé en 1999, et suscitent des interrogations dans les EPCI
où la vacance est faible : ce parc est-il investi par d'autres usages ou démoli, aurait-on pu,
dans le cadre d'actions publiques, éviter ces disparitions, qui devront être compensées par de
la construction ou de la réhabilitation lourde ?
2) Comparaison entre les territoires départementaux délégataires des aides à
la pierre5
2 ? 1 Le parc stable entre 1999 et 2007 : répartition et % du parc total
Les différences entre territoires se trouvent globalement peu marquées. La stabilité du parc entre
1999 et 2007 se positionne autour de 76% (78% au plan régional).
Le territoire mayennais se distingue avec près de 7 points d'écart entre Laval Agglomération et le
reste du département ; celui-ci est en outre, parmi les secteurs étudiés, le moins stable de la
région.
Le territoire sarthois est également moins stable que les autres départements, mais l'écart avec le
pôle urbain central est moindre (2 points).
En Vendée, la stabilité est également moindre au regard de la Communauté d'Agglomération
centrale, avec plus de 5 points d'écart entre les deux taux.
En Loire-atlantique et Maine et Loire, la stabilité est plus importante et peu différenciée entre pôle
urbain central et reste du département (autour de 2 points).
5 Le département de la Mayenne hors Laval Agglomération est également intégré à cette analyse afin de
couvrir l'ensemble de la région
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 38
mai 2010
Contribution des différents parcs aux disparitions de logements entre 1999 et
2007 (source M EEDDM Filocom 1999-2007)
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
Nantes
Metropole
Angers Loire
Métropole
Laval
Agglomération
Le Mans
Métropole
La Roche sur
Yon
Agglomération
Logement
vacant
Résidence
secondaire
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
Source MEEDDM Filocom 1999-2007 d'après la DGI
2 ? 2 L'évolution en pourcentage de chaque catégorie de logement entre 1999 et 2007
Les évolutions entre 1999 et 2007 se révèlent plus importantes globalement sur les territoires hors
pôles urbains principaux que sur ceux-ci. Les taux d'évolution globaux sont supérieurs de 3 à 5
points selon les départements. Seule la Vendée connaît une évolution similaire dans les 2 zones,
mais celle-ci est également la plus élevée des 10 territoires régionaux analysés, avec 16% dans
chaque territoire de délégation.
Ces éléments reflètent donc les tendances toujours fortes au développement péri-urbain, qui,
même s'il se localise également sur des pôles secondaires, est très largement développé dans les
départements tels que la Sarthe ou la Mayenne où prédominent les communes rurales.
Source MEEDDM Filocom 1999-2007 d'après la DGI
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 39
mai 2010
parc stable entre
1999 et 2007
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Propriétaire occupant 144 630 107 399 44 018 81 299 117 867
Locatif HLM 17 492 21 486 5 892 12 052 9 267
Locatif privé 23 536 19 434 9 335 13 454 19 583
Autres 3 151 3 414 4 316 3 790 3 558
Résidence secondaire 43 517 5 245 4 179 8 422 64 648
Logement vacant 3 682 3 426 2 909 3 398 3 015
TOTAL parc stable 236 008 160 404 70 649 122 415 217 938
TOTAL parc existant
en 1999 307 458 206 766 95 450 161 284 285 084
pourcentage du parc
existant en 1999 et
2007 76,8% 77,6% 74,0% 75,9% 76,4%
parc de 2007 par type
d'occupation et
évolution en %
depuis 1999
Propriétaire
occupant Locatif HLM Locatif privé Autres
Résidence
secondaire
Logement
vacant Total 2007
délégataire CG 44 198 149 21 999 49 388 5 660 57 866 18 199 351 261
21% 12% 24% -26% 2% 5% 15%
délégataire CG 49 138 826 25 421 36 592 4 733 9 535 14 592 229 952
16% 7% 17% -36% -4% -1% 11%
Mayenne hors CA
Laval 58 140 6 970 16 624 5 209 7 602 8 920 103 749
16% -2% 8% -27% 8% 5% 9%
délégataire CG 72 107 021 13 478 25 657 5 041 12 866 13 738 177 917
16% 1% 13% -28% -14% 20% 10%
délégataire CG 85 163 837 11 844 42 244 6 154 86 608 14 428 330 730
21% 19% 31% -27% 10% -5% 16%
Région 16% 6% 15% -30% 5% 9% 12%
En terme d'habitat ayant connu les plus fortes évolutions, c'est le statut de propriétaire occupant
qui domine partout, avec des taux élevés quelle que soit la zone, jusqu'à deux fois (sur la Loire-
Atlantique), voire près de trois fois (en Sarthe), le développement de ce statut sur le pôle urbain
principal.
Mais la propriété occupante n'est pas la seule à se développer plus rapidement hors du pôle
central. C'est également le cas dans les trois départements les plus dynamiques pour le parc HLM,
ainsi que pour le parc locatif privé (sauf en Mayenne où son développement reste centré). C'est
donc toute la chaîne de l'offre de logements qui s'est développée sur les territoires périphériques
aux pôles centraux.
Il faut enfin noter que le parc vacant qui s'est fortement développé dans les pôles urbains a par
contre faiblement augmenté voire régressé (en Vendée et Maine et Loire) ailleurs. Seule la Sarthe
connaît un regain significatif de vacance (+ 20%).
2 ? 3 Les transferts entre les résidences principales et les autres modes d'usage
Les volumes en cause sont très conséquents : 64 500 résidences principales en 1999 étaient
affectées à un usage non principal en 2007.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 40
mai 2010
Volume des résidences principales devenues résidences
secondaires et logements vacants en 2007 (source MEEDDM
Filocom 1999-2007)
0
2000
4000
6000
8000
10000
12000
14000
16000
18000
20000
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
Part des résidences principales alimentant le parc de résidences
secondaires et logements vacants en 2007 (source MEEDDM
Filocom 1999-2007)
0%
20%
40%
60%
80%
100%
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
Il s'agit pour l'essentiel de logements de propriétaires occupants (alors que sur les pôles urbains,
le statut locatif privé était dominant). 30% du total de ces logements proviennent du parc de
propriétaires occupants des deux territoires de délégation de Loire-Atlantique et Vendée.
En terme de destination, 63% de ces transferts se sont faits vers les logements vacants. Le parc
des résidences secondaires se trouve là plus nettement alimenté que dans les pôles urbains.
Les transferts inverses vers les résidences principales ont atteint le volume de 63 800 logements,
soit un volume comparable au précédant . Au sein des territoires, on relève toutefois qu'en Loire-
Atlantique, les apports vers les résidences principales ont été bénéficiaires (+ 1 000 logements)
alors qu'en Mayenne, c'est l'inverse qui s'est produit (- 1 300 logements). Ailleurs, les niveaux sont
très proches (entre 200 et 400 logements de différence).
Le parc principalement alimenté est celui des propriétaires occupants (+ de 60%), puis le parc
locatif privé.
La structure des statuts d'occupation alimentés par ces transferts est très proche entre territoires.
Le Maine et Loire se distingue avec plus de logements locatifs privés générés ainsi. Par contre, les
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 41
mai 2010
Volume des résidences secondaires et logements vacants
devenus résidences principales en 2007 (source MEEDDM Filocom
1999-2007)
0
2000
4000
6000
8000
10000
12000
14000
16000
18000
20000
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
Part des résidences secondaires et logements vacants devenus
résidences principales en 2007 (source MEEDDM Filocom 1999-2007)
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
origines de ces transferts sont différentes des phénomènes constatés dans les pôles urbains.
Dans les pôles, entre 70 et 80% du parc alimentant les résidences principales est originellement
vacant : ici, ce parc représente moins de 50% des apports. Sur les deux départements littoraux, il
est minoritaire avec entre 36% (en Vendée) et 45% (en Loire-Atlantique) des apports. Ailleurs, il
reste majoritaire, avec 68% des apports en Maine et Loire et seulement 52% en Sarthe.
C'est donc dans ces territoires autour des pôles urbains majeurs que les phénomènes de
transferts entre résidences secondaires et résidences principales ont été importants entre 1999 et
2007. Plus de 32 000 logements ont évolué vers une occupation à titre principal en 2007, pour
75% d'entre eux par un propriétaire occupant.
Le calcul du solde net montre une différence majeure par rapport aux pôles urbains où tous les
statuts de résidences principales ont alimenté les autres usages. Ici, le parc des propriétaires
occupants est bénéficiaire, pour plus de 7 000 logements, tous les autres statuts étant déficitaires.
2- 4 Constitution des différents parcs de 2007 sur les territoires de délégation hors pôles
urbains
Comme pour les pôles, les trois principaux statuts d'occupation seront examinés, en excluant des
chiffres les logements « stables » entre 1999 et 2007, qui sont dominants. Ils représentent pour
ces trois statuts de 50% du parc (pour le locatif privé) à 83% (pour le locatif HLM). Le parc des
propriétaires est stable à 75%.
Les logements occupés par leur propriétaire
La création de logements neufs ou nouveaux est la source majoritaire d'alimentation de ce parc
sur tous les territoires, hormis celui de Mayenne où il n'atteint que 45% des effectifs de 2007. Le
parc HLM et le parc « autres » sont dans ce département plus représentés qu'ailleurs.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 42
mai 2010
soldes nets entre résidences principales et résidences
secondaires - logements vacants (source MEEDDM Filocom 1999-
2007)
-2500
-2000
-1500
-1000
-500
0
500
1000
1500
2000
2500
3000
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Autres
Locatif privé
Locatif
HLM
Propriétaire
occupant
Entre le département où la création de logements est la plus significative (la Loire-Atlantique) et
celui où elle est le moins représenté (la Mayenne) , on ne trouve néanmoins qu'un écart de 15% ,
qui est compensé par des apports un peu plus importants des autres parcs : les résidences
secondaires et le logement vacant jouent notamment ce rôle compensateur.
Les logements occupés par des locataires HLM et SEM
Comme pour les propriétaires occupants, la création de logements est le principal facteur de
développement de ce parc. Elle représente entre 60% (en Loire-Atlantique) et plus de 80% de la
composition du parc de 2007 (hors stables) en Vendée. En parallèle, les parcs d'origine sont plus
diversifiés en Loire-Atlantique, y compris au sein des créations avec des logements nouveaux.
Ailleurs, ce sont les logements vacants qui fournissent le plus de logements ; le parc « autres » est
également significatif en Mayenne et Sarthe.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 43
mai 2010
Com position du parc HLM (hors stables) en 2007 sur les
délégataires conseils généraux (source MEEDDM Filocom 1999-2007)
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Logement
nouveau
Logement neuf
Logement vacant
Résidence
secondaire
Autres
Locatif privé
Propriétaire
occupant
Composition du parc des propriétaires occupants en 2007 (hors parc
stable) sur les territoires des délégataires conseils généraux (source
MEEDDM Filocom 1999-2007)
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
délégataire CG
44
délégataire CG
49
Mayenne hors
CA Laval
délégataire CG
72
délégataire CG
85
Logement
nouveau
Logement neuf
Logement vacant
Résidence
secondaire
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Les logements occupés par des locataires du parc privé
85 000 logements sont ici concernés, avec une répartition bien plus hétérogène que dans les
statuts précédents : la création de logements n'est pas majoritaire sauf en Loire-Atlantique et
Vendée, les apports depuis le statut de propriétaire occupant représentent au moins 20% en
Vendée jusqu'à 33% en Sarthe. Les logements vacants fournissent 14% des logements locatifs
privés.
Les résidences secondaires
Dans ce graphique qui inclut les résidences secondaires qui n'ont pas changé d'usage entre 1999
et 2007, on note, à la différence des pôles urbains où ce parc stable se trouvait réduit (de 20 à
40% selon les pôles), une prédominance de ce parc d'origine : sur 173 000 résidences
secondaires en 2007, 126 000 (73%) étaient déjà sous ce statut en 1999. Le parc des
propriétaires, puis celui des logements vacants, sont les deux sources principales d'évolution,
alors que la création de logements reste minime. Elle ne dépasse 10% du parc de 2007 qu'en
Vendée.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 44
mai 2010
Composition du parc de logements locatifs privés (hors stables)
en 2007 sur les délégataires conseils généraux (source MAEEDDM
Filocom 1999-2007)
0%
20%
40%
60%
80%
100%
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Logement nouveau
Logement neuf
Logement vacant
Résidence
secondaire
Autres
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
Composition du parc de résidences secondaires en 2007 sur les
délégataires conseils généraux (source MEEDDM Filocom 1999-
2007)
0%
20%
40%
60%
80%
100%
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Logement
nouveau
Logement neuf
Logement vacant
Résidence
secondaire
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
Les logements vacants
70 000 logements sont concernés sur ces territoires en 2007, soit le double de la vacance sur les
pôles urbains à la même date. Les parcs source de cette vacance sont peu différenciés entre
territoires, mais sont significatifs :
? l'importance des transferts depuis les résidences principales,
? la part des créations de logements : 11% en moyenne, mais jusqu'à 15% en Vendée et 13% en
Loire-Atlantique,
? les apports bien moins importants depuis le parc locatif privé que pour les pôles urbains où ce
segment représentait 35% du total (ici 22%).
Les logements « disparus » entre 1999 et 2007
La structure des logements disparus est assez proche de celle rencontrée dans les pôles urbains,
avec une prédominance globale du parc des propriétaires occupants et des logements vacants, un
rôle des résidences secondaires en lien avec la représentation de ce parc sur les départements.
Le parc locatif privé joue par contre un rôle moindre que sur les pôles (17% des disparitions contre
25%.)
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 45
mai 2010
Composition du parc de logements vacants en 2007 sur les
délégataires conseils généraux (source MEEDDM Filocom 1999-
2007)
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Logement
nouveau
Logement neuf
Logement
vacant
Résidence
secondaire
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
Contribution des différents parcs aux disparitions de logements
entre 1999 et 2007 (source MEEDDM Filocom 1999-2007)
0%
20%
40%
60%
80%
100%
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Logement vacant
Résidence
secondaire
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
Annexes
Présentation du fichier Filocom
La présentation du fichier Filocom et les définitions qui suivent sont issues de l'ouvrage : « Filocom
1995 à 2007 ? dictionnaire des variables ? données de cadrage » produit par le CETE Nord-
Picardie en juillet 2008. Le CETE est le centre national de traitement du fichier Filocom pour le
compte du MEEDDM, direction des affaires économiques et internationales.
Le fichier FILOCOM (Fichier des Logements par Communes) est un fichier construit par la DGI
(Direction Générale des Impôts) pour les besoins du Ministère de l?Équipement. Il a été fourni pour
la première fois en 1996 à partir des différents fichiers le constituant au 1er janvier 1995. Il ne
concerne que la France métropolitaine (à l'exclusion des DOM).
Le fichier FILOCOM est constitué à partir du fichier de la Taxe d?Habitation (TH) auquel sont
rapprochés : le fichier foncier (des propriétés bâties), le fichier des propriétaires et le fichier de
l?Impôt sur les Revenus des Personnes Physiques (IRPP ou IR).
La taxe d?habitation est due :
?pour tous les locaux meublés affectés à l?habitation
?pour les locaux meublés occupés à titre privatif par les sociétés, associations et
organismes privés et qui ne sont pas retenus pour l?établissement de la taxe
professionnelle
?pour les locaux meublés sans caractère industriel ou commercial occupés par des
organismes de l?Etat, des départements et des communes, ainsi que par les établissements
publics autres que scientifiques, d?enseignement et d?assistance.
Ne sont pas imposables à la taxe d?habitation :
?les locaux passibles de la taxe professionnelle lorsqu?il ne font pas partie de l?habitation
personnelle des contribuables (notamment certains meublés)
?les bâtiments servant aux exploitations rurales
?les locaux destinés au logement des élèves dans les écoles et pensionnats
?les bureaux des fonctionnaires publics.
Ce fichier est constitué d?articles par :
?redevable à l?IR et/ou à la TH, relié à un local
? local vacant.
Les revenus sont ceux de l?année N-1, déclarés au début de l?année N. Les bases de données,
figées au 1er janvier de l?année N, quant à leur population, sont mises à jour progressivement au
cours du premier semestre.
Les mises à jour des fichiers sont annuelles pour ceux de la taxe d'habitation (1er janvier) et de
l?IRPP(impôt sur le revenu des personnes physiques) ; en continu pour le fichier des propriétaires
(figé au 1er janvier) et le fichier foncier. Ce dernier est mis à jour lors de chaque acte administratif
(acte notarié, bail, déclaration de fin de travaux, acte de géomètre ...) ou sur déclaration ou
demande du service.
Des réserves sont à émettre quant à la comparaison avec des données similaires provenant
d?autres sources : INSEE, CAF, EDF, DRE etc.... il faudra donc manier les comparaisons avec
précaution en connaissance de cause, une même variable pouvant avoir plusieurs définitions
selon ses différentes sources.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 46
mai 2010
L?origine de ce fichier est la perception de l?impôt, principalement de la taxe d?habitation, la fiabilité
des variables et leur mise à jour sont donc meilleures sur les variables qui permettent ce calcul de
l?impôt.
Champ retenu
Le champ retenu pour l?exploitation du fichier est celui des locaux :
?comportant au moins 1 pièce d'habitation. Cette limitation filtre automatiquement les
maisons et appartements. Tous les autres locaux se trouvent éliminés : pièces
indépendantes (toujours à 0 pièce d'habitation dans les fichiers testés), garage etc...
?de superficie habitable comprise entre 5 et 1000 m².
Les locaux identifiés comme dépendance ou dépendance non imposable sont exclus. Tous les
articles se rapportant à un même local possèdent un identifiant commun.
Méthodologie
Le fichier brut est un fichier par local (taxe d?habitation) ou par redevable à l?impôt sur le revenu. La
finalité étant la connaissance des logements et de leurs occupants, la méthodologie consiste à
rassembler en un seul enregistrement toutes les informations concernant un logement. Ce
regroupement utilise la description du logement et de son occupant principal (déclaration simple S
ou conjointe C), sur lequel sont sommés les revenus et les personnes à charge des autres
enregistrements (déclaration conjointe C ou rattachée R) pour le même logement.
Secret statistique
L?obtention de ce fichier et son exploitation ont nécessité une autorisation de la CNIL (Commission
Nationale Informatique et Libertés) suivie d?une prise d?arrêté ministériel en date du 11 juillet 1994,
publié au JO du 13 juillet 1994.
Pour le secret statistique, si une section cadastrale comporte moins de 11 locaux, ces derniers
sont regroupés dans une section cadastrale fictive (ne possédant pas d?identifiant). De même,
lorsqu?une commune comporte moins de 11 locaux, ces derniers sont regroupés dans une
commune fictive ne comportant pas de code commune INSEE.
Du fait du contenu sensible de ce fichier, son exploitation est soumise au respect de règles de
secret statistique à savoir qu?aucune valeur publiée ne peut être inférieure à 11 unités. Lors de
ventilations multidimensionnelles, si le contenu d?une cellule est occulté du fait que sa valeur est
inférieure à 11 unités, la reconstitution de la donnée manquante ne doit pas être possible.
Une note de la DAEI en date du 30 juillet 1998 rappelle les textes de référence sur le secret
statistique.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 47
mai 2010
Glossaire
Ces définitions peuvent différer pour certaines de celles utilisées par ailleurs. Elles sont calées sur
les classifications retenues dans les fichiers d'origine fiscale à la source de Filocom.
Résidences principales, secondaires, logements vacants
Parmi les modes d'occupation des logements, on retient les résidences principales auxquelles sont
ajoutées les dépendances principales, les résidences secondaires et les logements vacants. Une
dépendance principale est une partie annexe du logement (par exemple le garage) correspondant
à l?adresse principale du logement.
Pour un même contribuable à la TH, un seul logement peut être déclaré en résidence principale,
les autres logements occupés temporairement par ce contribuable sont déclarés en résidences
secondaires.
Un logement vacant est un logement vide de meubles qui n?est pas habité au 1er janvier.
Statut d?occupation des résidences principales
Un statut d'occupation est créé en 5 modalités à partir du croisement du code occupation et du
code type de propriétaire.
?P pour les propriétaires occupants
?LH pour les locataires HLM et SEM (dont les logements appartiennent à un organisme
HLM ou à une SEM)
?LS pour les locataires des collectivités publiques
?LP pour les locataires du secteur privé (personne physique, autre personne morale,
associé, copropriété au sens d?être propriétaire d?un logement en commun)
?les autres (occupant à titre gratuit, bail rural)
Dans les exploitations disponibles, les locataires des collectivités publiques sont regroupés avec
les logements « autres », ce qui conduit à seulement 4 catégories de résidences principales.
Logements neufs et logements nouveaux (issus de restructurations)
La construction neuve concerne les apparitions de logements (logements présents au 01/01/2007,
mais absents au 01/01/1999) dont l?année de construction est postérieure ou égale à 1999. C?est
l?année de déclaration d?achèvement de travaux (liaison avec l?application Sitadel) qui correspond
à la première perception de la taxe sur le foncier bâti (une seule année par bâtiment).
Les restructurations concernent les logements apparus entre le 01/01/1999 et le 01/01/2007, dont
l?année de construction est antérieure à 1999. Une information figure en outre sur « l'année de
création du local » : elle permet d?identifier les restructurations de logements lorsque cette dernière
date est différente de l?année d?achèvement du local. On prendra une marge de 4 années de
différence pour gommer le biais qui serait dû à des opérations longues ou démarrant difficilement
La restructuration peut concerner un changement d?affectation du local, initialement utilisé en local
commercial ou industriel et rénové en logements. Elle concerne également la restructuration
profonde qui modifie le nombre de logements dans un immeuble.
Disparitions
Ces effectifs sont calculés sur la base des identifiants logement existant en 1999 mais plus en
2007.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 48
mai 2010
INVALIDE) (ATTENTION: OPTION rbains (source
M EEDDM Filocom 1999-2007)
0%
20%
40%
60%
80%
100%
Nantes
Metropole
Angers Loire
Métropole
Laval
Agglom ération
Le Mans
Métropole
La Roche sur
Yon
Agglom ération
Logem ent
nouveau
Logem ent neuf
Logem ent vacant
Rés idence
secondaire
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
? L'apport de logements vacants tendrait à représenter les disparitions qui auraient pour cause
une vétusté ou une insalubrité, le parc étant d'abord vacant puis détruit (ou repris
complètement), ces disparitions seraient donc plutôt « bénéfiques » et significatives de
secteurs moins tendus comme sur Le Mans Métropole,
? les autres concernent du parc occupé en 1999, et suscitent des interrogations dans les EPCI
où la vacance est faible : ce parc est-il investi par d'autres usages ou démoli, aurait-on pu,
dans le cadre d'actions publiques, éviter ces disparitions, qui devront être compensées par de
la construction ou de la réhabilitation lourde ?
2) Comparaison entre les territoires départementaux délégataires des aides à
la pierre5
2 ? 1 Le parc stable entre 1999 et 2007 : répartition et % du parc total
Les différences entre territoires se trouvent globalement peu marquées. La stabilité du parc entre
1999 et 2007 se positionne autour de 76% (78% au plan régional).
Le territoire mayennais se distingue avec près de 7 points d'écart entre Laval Agglomération et le
reste du département ; celui-ci est en outre, parmi les secteurs étudiés, le moins stable de la
région.
Le territoire sarthois est également moins stable que les autres départements, mais l'écart avec le
pôle urbain central est moindre (2 points).
En Vendée, la stabilité est également moindre au regard de la Communauté d'Agglomération
centrale, avec plus de 5 points d'écart entre les deux taux.
En Loire-atlantique et Maine et Loire, la stabilité est plus importante et peu différenciée entre pôle
urbain central et reste du département (autour de 2 points).
5 Le département de la Mayenne hors Laval Agglomération est également intégré à cette analyse afin de
couvrir l'ensemble de la région
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 38
mai 2010
Contribution des différents parcs aux disparitions de logements entre 1999 et
2007 (source M EEDDM Filocom 1999-2007)
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
Nantes
Metropole
Angers Loire
Métropole
Laval
Agglomération
Le Mans
Métropole
La Roche sur
Yon
Agglomération
Logement
vacant
Résidence
secondaire
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
Source MEEDDM Filocom 1999-2007 d'après la DGI
2 ? 2 L'évolution en pourcentage de chaque catégorie de logement entre 1999 et 2007
Les évolutions entre 1999 et 2007 se révèlent plus importantes globalement sur les territoires hors
pôles urbains principaux que sur ceux-ci. Les taux d'évolution globaux sont supérieurs de 3 à 5
points selon les départements. Seule la Vendée connaît une évolution similaire dans les 2 zones,
mais celle-ci est également la plus élevée des 10 territoires régionaux analysés, avec 16% dans
chaque territoire de délégation.
Ces éléments reflètent donc les tendances toujours fortes au développement péri-urbain, qui,
même s'il se localise également sur des pôles secondaires, est très largement développé dans les
départements tels que la Sarthe ou la Mayenne où prédominent les communes rurales.
Source MEEDDM Filocom 1999-2007 d'après la DGI
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 39
mai 2010
parc stable entre
1999 et 2007
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Propriétaire occupant 144 630 107 399 44 018 81 299 117 867
Locatif HLM 17 492 21 486 5 892 12 052 9 267
Locatif privé 23 536 19 434 9 335 13 454 19 583
Autres 3 151 3 414 4 316 3 790 3 558
Résidence secondaire 43 517 5 245 4 179 8 422 64 648
Logement vacant 3 682 3 426 2 909 3 398 3 015
TOTAL parc stable 236 008 160 404 70 649 122 415 217 938
TOTAL parc existant
en 1999 307 458 206 766 95 450 161 284 285 084
pourcentage du parc
existant en 1999 et
2007 76,8% 77,6% 74,0% 75,9% 76,4%
parc de 2007 par type
d'occupation et
évolution en %
depuis 1999
Propriétaire
occupant Locatif HLM Locatif privé Autres
Résidence
secondaire
Logement
vacant Total 2007
délégataire CG 44 198 149 21 999 49 388 5 660 57 866 18 199 351 261
21% 12% 24% -26% 2% 5% 15%
délégataire CG 49 138 826 25 421 36 592 4 733 9 535 14 592 229 952
16% 7% 17% -36% -4% -1% 11%
Mayenne hors CA
Laval 58 140 6 970 16 624 5 209 7 602 8 920 103 749
16% -2% 8% -27% 8% 5% 9%
délégataire CG 72 107 021 13 478 25 657 5 041 12 866 13 738 177 917
16% 1% 13% -28% -14% 20% 10%
délégataire CG 85 163 837 11 844 42 244 6 154 86 608 14 428 330 730
21% 19% 31% -27% 10% -5% 16%
Région 16% 6% 15% -30% 5% 9% 12%
En terme d'habitat ayant connu les plus fortes évolutions, c'est le statut de propriétaire occupant
qui domine partout, avec des taux élevés quelle que soit la zone, jusqu'à deux fois (sur la Loire-
Atlantique), voire près de trois fois (en Sarthe), le développement de ce statut sur le pôle urbain
principal.
Mais la propriété occupante n'est pas la seule à se développer plus rapidement hors du pôle
central. C'est également le cas dans les trois départements les plus dynamiques pour le parc HLM,
ainsi que pour le parc locatif privé (sauf en Mayenne où son développement reste centré). C'est
donc toute la chaîne de l'offre de logements qui s'est développée sur les territoires périphériques
aux pôles centraux.
Il faut enfin noter que le parc vacant qui s'est fortement développé dans les pôles urbains a par
contre faiblement augmenté voire régressé (en Vendée et Maine et Loire) ailleurs. Seule la Sarthe
connaît un regain significatif de vacance (+ 20%).
2 ? 3 Les transferts entre les résidences principales et les autres modes d'usage
Les volumes en cause sont très conséquents : 64 500 résidences principales en 1999 étaient
affectées à un usage non principal en 2007.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 40
mai 2010
Volume des résidences principales devenues résidences
secondaires et logements vacants en 2007 (source MEEDDM
Filocom 1999-2007)
0
2000
4000
6000
8000
10000
12000
14000
16000
18000
20000
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
Part des résidences principales alimentant le parc de résidences
secondaires et logements vacants en 2007 (source MEEDDM
Filocom 1999-2007)
0%
20%
40%
60%
80%
100%
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
Il s'agit pour l'essentiel de logements de propriétaires occupants (alors que sur les pôles urbains,
le statut locatif privé était dominant). 30% du total de ces logements proviennent du parc de
propriétaires occupants des deux territoires de délégation de Loire-Atlantique et Vendée.
En terme de destination, 63% de ces transferts se sont faits vers les logements vacants. Le parc
des résidences secondaires se trouve là plus nettement alimenté que dans les pôles urbains.
Les transferts inverses vers les résidences principales ont atteint le volume de 63 800 logements,
soit un volume comparable au précédant . Au sein des territoires, on relève toutefois qu'en Loire-
Atlantique, les apports vers les résidences principales ont été bénéficiaires (+ 1 000 logements)
alors qu'en Mayenne, c'est l'inverse qui s'est produit (- 1 300 logements). Ailleurs, les niveaux sont
très proches (entre 200 et 400 logements de différence).
Le parc principalement alimenté est celui des propriétaires occupants (+ de 60%), puis le parc
locatif privé.
La structure des statuts d'occupation alimentés par ces transferts est très proche entre territoires.
Le Maine et Loire se distingue avec plus de logements locatifs privés générés ainsi. Par contre, les
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 41
mai 2010
Volume des résidences secondaires et logements vacants
devenus résidences principales en 2007 (source MEEDDM Filocom
1999-2007)
0
2000
4000
6000
8000
10000
12000
14000
16000
18000
20000
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
Part des résidences secondaires et logements vacants devenus
résidences principales en 2007 (source MEEDDM Filocom 1999-2007)
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
origines de ces transferts sont différentes des phénomènes constatés dans les pôles urbains.
Dans les pôles, entre 70 et 80% du parc alimentant les résidences principales est originellement
vacant : ici, ce parc représente moins de 50% des apports. Sur les deux départements littoraux, il
est minoritaire avec entre 36% (en Vendée) et 45% (en Loire-Atlantique) des apports. Ailleurs, il
reste majoritaire, avec 68% des apports en Maine et Loire et seulement 52% en Sarthe.
C'est donc dans ces territoires autour des pôles urbains majeurs que les phénomènes de
transferts entre résidences secondaires et résidences principales ont été importants entre 1999 et
2007. Plus de 32 000 logements ont évolué vers une occupation à titre principal en 2007, pour
75% d'entre eux par un propriétaire occupant.
Le calcul du solde net montre une différence majeure par rapport aux pôles urbains où tous les
statuts de résidences principales ont alimenté les autres usages. Ici, le parc des propriétaires
occupants est bénéficiaire, pour plus de 7 000 logements, tous les autres statuts étant déficitaires.
2- 4 Constitution des différents parcs de 2007 sur les territoires de délégation hors pôles
urbains
Comme pour les pôles, les trois principaux statuts d'occupation seront examinés, en excluant des
chiffres les logements « stables » entre 1999 et 2007, qui sont dominants. Ils représentent pour
ces trois statuts de 50% du parc (pour le locatif privé) à 83% (pour le locatif HLM). Le parc des
propriétaires est stable à 75%.
Les logements occupés par leur propriétaire
La création de logements neufs ou nouveaux est la source majoritaire d'alimentation de ce parc
sur tous les territoires, hormis celui de Mayenne où il n'atteint que 45% des effectifs de 2007. Le
parc HLM et le parc « autres » sont dans ce département plus représentés qu'ailleurs.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 42
mai 2010
soldes nets entre résidences principales et résidences
secondaires - logements vacants (source MEEDDM Filocom 1999-
2007)
-2500
-2000
-1500
-1000
-500
0
500
1000
1500
2000
2500
3000
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Autres
Locatif privé
Locatif
HLM
Propriétaire
occupant
Entre le département où la création de logements est la plus significative (la Loire-Atlantique) et
celui où elle est le moins représenté (la Mayenne) , on ne trouve néanmoins qu'un écart de 15% ,
qui est compensé par des apports un peu plus importants des autres parcs : les résidences
secondaires et le logement vacant jouent notamment ce rôle compensateur.
Les logements occupés par des locataires HLM et SEM
Comme pour les propriétaires occupants, la création de logements est le principal facteur de
développement de ce parc. Elle représente entre 60% (en Loire-Atlantique) et plus de 80% de la
composition du parc de 2007 (hors stables) en Vendée. En parallèle, les parcs d'origine sont plus
diversifiés en Loire-Atlantique, y compris au sein des créations avec des logements nouveaux.
Ailleurs, ce sont les logements vacants qui fournissent le plus de logements ; le parc « autres » est
également significatif en Mayenne et Sarthe.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 43
mai 2010
Com position du parc HLM (hors stables) en 2007 sur les
délégataires conseils généraux (source MEEDDM Filocom 1999-2007)
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Logement
nouveau
Logement neuf
Logement vacant
Résidence
secondaire
Autres
Locatif privé
Propriétaire
occupant
Composition du parc des propriétaires occupants en 2007 (hors parc
stable) sur les territoires des délégataires conseils généraux (source
MEEDDM Filocom 1999-2007)
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
délégataire CG
44
délégataire CG
49
Mayenne hors
CA Laval
délégataire CG
72
délégataire CG
85
Logement
nouveau
Logement neuf
Logement vacant
Résidence
secondaire
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Les logements occupés par des locataires du parc privé
85 000 logements sont ici concernés, avec une répartition bien plus hétérogène que dans les
statuts précédents : la création de logements n'est pas majoritaire sauf en Loire-Atlantique et
Vendée, les apports depuis le statut de propriétaire occupant représentent au moins 20% en
Vendée jusqu'à 33% en Sarthe. Les logements vacants fournissent 14% des logements locatifs
privés.
Les résidences secondaires
Dans ce graphique qui inclut les résidences secondaires qui n'ont pas changé d'usage entre 1999
et 2007, on note, à la différence des pôles urbains où ce parc stable se trouvait réduit (de 20 à
40% selon les pôles), une prédominance de ce parc d'origine : sur 173 000 résidences
secondaires en 2007, 126 000 (73%) étaient déjà sous ce statut en 1999. Le parc des
propriétaires, puis celui des logements vacants, sont les deux sources principales d'évolution,
alors que la création de logements reste minime. Elle ne dépasse 10% du parc de 2007 qu'en
Vendée.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 44
mai 2010
Composition du parc de logements locatifs privés (hors stables)
en 2007 sur les délégataires conseils généraux (source MAEEDDM
Filocom 1999-2007)
0%
20%
40%
60%
80%
100%
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Logement nouveau
Logement neuf
Logement vacant
Résidence
secondaire
Autres
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
Composition du parc de résidences secondaires en 2007 sur les
délégataires conseils généraux (source MEEDDM Filocom 1999-
2007)
0%
20%
40%
60%
80%
100%
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Logement
nouveau
Logement neuf
Logement vacant
Résidence
secondaire
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
Les logements vacants
70 000 logements sont concernés sur ces territoires en 2007, soit le double de la vacance sur les
pôles urbains à la même date. Les parcs source de cette vacance sont peu différenciés entre
territoires, mais sont significatifs :
? l'importance des transferts depuis les résidences principales,
? la part des créations de logements : 11% en moyenne, mais jusqu'à 15% en Vendée et 13% en
Loire-Atlantique,
? les apports bien moins importants depuis le parc locatif privé que pour les pôles urbains où ce
segment représentait 35% du total (ici 22%).
Les logements « disparus » entre 1999 et 2007
La structure des logements disparus est assez proche de celle rencontrée dans les pôles urbains,
avec une prédominance globale du parc des propriétaires occupants et des logements vacants, un
rôle des résidences secondaires en lien avec la représentation de ce parc sur les départements.
Le parc locatif privé joue par contre un rôle moindre que sur les pôles (17% des disparitions contre
25%.)
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 45
mai 2010
Composition du parc de logements vacants en 2007 sur les
délégataires conseils généraux (source MEEDDM Filocom 1999-
2007)
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Logement
nouveau
Logement neuf
Logement
vacant
Résidence
secondaire
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
Contribution des différents parcs aux disparitions de logements
entre 1999 et 2007 (source MEEDDM Filocom 1999-2007)
0%
20%
40%
60%
80%
100%
délégataire
CG 44
délégataire
CG 49
Mayenne
hors CA
Laval
délégataire
CG 72
délégataire
CG 85
Logement vacant
Résidence
secondaire
Autres
Locatif privé
Locatif HLM
Propriétaire
occupant
Annexes
Présentation du fichier Filocom
La présentation du fichier Filocom et les définitions qui suivent sont issues de l'ouvrage : « Filocom
1995 à 2007 ? dictionnaire des variables ? données de cadrage » produit par le CETE Nord-
Picardie en juillet 2008. Le CETE est le centre national de traitement du fichier Filocom pour le
compte du MEEDDM, direction des affaires économiques et internationales.
Le fichier FILOCOM (Fichier des Logements par Communes) est un fichier construit par la DGI
(Direction Générale des Impôts) pour les besoins du Ministère de l?Équipement. Il a été fourni pour
la première fois en 1996 à partir des différents fichiers le constituant au 1er janvier 1995. Il ne
concerne que la France métropolitaine (à l'exclusion des DOM).
Le fichier FILOCOM est constitué à partir du fichier de la Taxe d?Habitation (TH) auquel sont
rapprochés : le fichier foncier (des propriétés bâties), le fichier des propriétaires et le fichier de
l?Impôt sur les Revenus des Personnes Physiques (IRPP ou IR).
La taxe d?habitation est due :
?pour tous les locaux meublés affectés à l?habitation
?pour les locaux meublés occupés à titre privatif par les sociétés, associations et
organismes privés et qui ne sont pas retenus pour l?établissement de la taxe
professionnelle
?pour les locaux meublés sans caractère industriel ou commercial occupés par des
organismes de l?Etat, des départements et des communes, ainsi que par les établissements
publics autres que scientifiques, d?enseignement et d?assistance.
Ne sont pas imposables à la taxe d?habitation :
?les locaux passibles de la taxe professionnelle lorsqu?il ne font pas partie de l?habitation
personnelle des contribuables (notamment certains meublés)
?les bâtiments servant aux exploitations rurales
?les locaux destinés au logement des élèves dans les écoles et pensionnats
?les bureaux des fonctionnaires publics.
Ce fichier est constitué d?articles par :
?redevable à l?IR et/ou à la TH, relié à un local
? local vacant.
Les revenus sont ceux de l?année N-1, déclarés au début de l?année N. Les bases de données,
figées au 1er janvier de l?année N, quant à leur population, sont mises à jour progressivement au
cours du premier semestre.
Les mises à jour des fichiers sont annuelles pour ceux de la taxe d'habitation (1er janvier) et de
l?IRPP(impôt sur le revenu des personnes physiques) ; en continu pour le fichier des propriétaires
(figé au 1er janvier) et le fichier foncier. Ce dernier est mis à jour lors de chaque acte administratif
(acte notarié, bail, déclaration de fin de travaux, acte de géomètre ...) ou sur déclaration ou
demande du service.
Des réserves sont à émettre quant à la comparaison avec des données similaires provenant
d?autres sources : INSEE, CAF, EDF, DRE etc.... il faudra donc manier les comparaisons avec
précaution en connaissance de cause, une même variable pouvant avoir plusieurs définitions
selon ses différentes sources.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 46
mai 2010
L?origine de ce fichier est la perception de l?impôt, principalement de la taxe d?habitation, la fiabilité
des variables et leur mise à jour sont donc meilleures sur les variables qui permettent ce calcul de
l?impôt.
Champ retenu
Le champ retenu pour l?exploitation du fichier est celui des locaux :
?comportant au moins 1 pièce d'habitation. Cette limitation filtre automatiquement les
maisons et appartements. Tous les autres locaux se trouvent éliminés : pièces
indépendantes (toujours à 0 pièce d'habitation dans les fichiers testés), garage etc...
?de superficie habitable comprise entre 5 et 1000 m².
Les locaux identifiés comme dépendance ou dépendance non imposable sont exclus. Tous les
articles se rapportant à un même local possèdent un identifiant commun.
Méthodologie
Le fichier brut est un fichier par local (taxe d?habitation) ou par redevable à l?impôt sur le revenu. La
finalité étant la connaissance des logements et de leurs occupants, la méthodologie consiste à
rassembler en un seul enregistrement toutes les informations concernant un logement. Ce
regroupement utilise la description du logement et de son occupant principal (déclaration simple S
ou conjointe C), sur lequel sont sommés les revenus et les personnes à charge des autres
enregistrements (déclaration conjointe C ou rattachée R) pour le même logement.
Secret statistique
L?obtention de ce fichier et son exploitation ont nécessité une autorisation de la CNIL (Commission
Nationale Informatique et Libertés) suivie d?une prise d?arrêté ministériel en date du 11 juillet 1994,
publié au JO du 13 juillet 1994.
Pour le secret statistique, si une section cadastrale comporte moins de 11 locaux, ces derniers
sont regroupés dans une section cadastrale fictive (ne possédant pas d?identifiant). De même,
lorsqu?une commune comporte moins de 11 locaux, ces derniers sont regroupés dans une
commune fictive ne comportant pas de code commune INSEE.
Du fait du contenu sensible de ce fichier, son exploitation est soumise au respect de règles de
secret statistique à savoir qu?aucune valeur publiée ne peut être inférieure à 11 unités. Lors de
ventilations multidimensionnelles, si le contenu d?une cellule est occulté du fait que sa valeur est
inférieure à 11 unités, la reconstitution de la donnée manquante ne doit pas être possible.
Une note de la DAEI en date du 30 juillet 1998 rappelle les textes de référence sur le secret
statistique.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 47
mai 2010
Glossaire
Ces définitions peuvent différer pour certaines de celles utilisées par ailleurs. Elles sont calées sur
les classifications retenues dans les fichiers d'origine fiscale à la source de Filocom.
Résidences principales, secondaires, logements vacants
Parmi les modes d'occupation des logements, on retient les résidences principales auxquelles sont
ajoutées les dépendances principales, les résidences secondaires et les logements vacants. Une
dépendance principale est une partie annexe du logement (par exemple le garage) correspondant
à l?adresse principale du logement.
Pour un même contribuable à la TH, un seul logement peut être déclaré en résidence principale,
les autres logements occupés temporairement par ce contribuable sont déclarés en résidences
secondaires.
Un logement vacant est un logement vide de meubles qui n?est pas habité au 1er janvier.
Statut d?occupation des résidences principales
Un statut d'occupation est créé en 5 modalités à partir du croisement du code occupation et du
code type de propriétaire.
?P pour les propriétaires occupants
?LH pour les locataires HLM et SEM (dont les logements appartiennent à un organisme
HLM ou à une SEM)
?LS pour les locataires des collectivités publiques
?LP pour les locataires du secteur privé (personne physique, autre personne morale,
associé, copropriété au sens d?être propriétaire d?un logement en commun)
?les autres (occupant à titre gratuit, bail rural)
Dans les exploitations disponibles, les locataires des collectivités publiques sont regroupés avec
les logements « autres », ce qui conduit à seulement 4 catégories de résidences principales.
Logements neufs et logements nouveaux (issus de restructurations)
La construction neuve concerne les apparitions de logements (logements présents au 01/01/2007,
mais absents au 01/01/1999) dont l?année de construction est postérieure ou égale à 1999. C?est
l?année de déclaration d?achèvement de travaux (liaison avec l?application Sitadel) qui correspond
à la première perception de la taxe sur le foncier bâti (une seule année par bâtiment).
Les restructurations concernent les logements apparus entre le 01/01/1999 et le 01/01/2007, dont
l?année de construction est antérieure à 1999. Une information figure en outre sur « l'année de
création du local » : elle permet d?identifier les restructurations de logements lorsque cette dernière
date est différente de l?année d?achèvement du local. On prendra une marge de 4 années de
différence pour gommer le biais qui serait dû à des opérations longues ou démarrant difficilement
La restructuration peut concerner un changement d?affectation du local, initialement utilisé en local
commercial ou industriel et rénové en logements. Elle concerne également la restructuration
profonde qui modifie le nombre de logements dans un immeuble.
Disparitions
Ces effectifs sont calculés sur la base des identifiants logement existant en 1999 mais plus en
2007.
DREAL SIAL/DPH changements d'affectation analyse régionale et comparaisons territoriales 48
mai 2010
INVALIDE)