La situation de l'habitat et du logement en Pays de la Loire - La demande locative sociale au 1er janvier 2011
PIROT, Philippe
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">En Pays de la Loire, depuis 1998, et à l'initiative de l'union sociale de l'habitat (USH) des Pays de la Loire, a été mis en place progressivement dans chacun des départements de la région un fichier de la demande de logement locatif social permettant, au delà de l'obtention d'un numéro unique, d'assurer une gestion partagée des demandes. Ces bases de données sont gérées par le centre régional d'études pour l'habitat de l'ouest (CREHA Ouest) pour le compte des partenaires du dispositif et notamment les organismes USH. L'état participe au financement de cette opération.<br /><br />La présente étude porte sur l'ensemble des demandes exprimées au 1er janvier 2011 (y compris des demandes en cours d'attribution : 5 %) et ne prend en compte que la première commune demandée.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
donnée statistique
;parc locatif social
;demande de logement
Descripteur écoplanete
accès au logement
;analyse statistique
Thème
Construction
;Habitat - Logement
Texte intégral
service
connaissance
des territoires
et évaluation
Octobre 2011
32
La situation de l?habitat et du logement
en Pays de la Loire
La demande locative sociale
au 1-1-2011
DREAL des Pays de la Loire 1 La demande locative sociale
Sommaire
I ? Source P 2
II ? Les principaux enseignements P 3
1 - Les caractéristiques régionales P 3
2 - Les différences entre demandes interne et externe P 4
3 - Les spécificités départementales par rapport à la tendance régionale P 4
III ? Description des demandes P 6
1 - Nombre de demandes P 6
2 - Type de logement demandé P 9
3 - Taille de logement demandée P 10
4 - Motif de la demande P 11
IV ? Description des demandeurs P 12
A ? composition du ménage demandeur P 12
1 ? Statut familial du demandeur et composition familiale du ménage P 12
2 - Nombre de personnes et nombre d?enfants du ménage demandeur P 14
3 - Age du demandeur P 16
4 - Nationalité du ménage demandeur P 18
B ? Activité ? ressources du ménage demandeur P 19
1 - Activité du ménage demandeur P 19
2 - Ressources du ménage demandeur P 20
C ? Statut d?occupation actuel du ménage demandeur P 24
V ? La tension du marché locatif social P 27
1 ? Evolution de la demande locative sociale P 27
2 - Demandes par rapport à la commune d?origine P 30
3 - Demandes par rapport au parc social existant P 32
4 - Ancienneté de la demande P 36
5 - Les propositions reçues et refusées P 41
DREAL des Pays de la Loire 2 La demande locative sociale
I ? Source :
Le fichier de la demande du CREHA Ouest
La génèse :
En Pays de la Loire, depuis 1998 et à l'initiative de l'union sociale de l'habitat (USH) des Pays de la Loire, a été mis
en place progressivement dans chacun des départements de la région un fichier de la demande de logement locatif
social permettant, au delà de l?obtention d?un numéro unique, d?assurer une gestion partagée des demandes.
Les objectifs :
Les objectifs de ces fichiers sont multiples :
- faciliter et simplifier les démarches des demandeurs et harmoniser les pratiques ;
- affecter à chaque demandeur un numéro unique Ces fichiers ont été déclarés, par arrête préfectoral,
« centre informatique de traitement chargé de délivrer le numéro unique d'enregistrement » ;
- mettre en commun la demande locative sociale ;
- suivre à tout moment l'état d'avancement des dossiers et les « délais anormalement long » ;
- mutualiser la connaissance de la demande afin de mieux appréhender et satisfaire les besoins de
logements locatifs sociaux ;
- optimiser la gestion des propositions de logements et améliorer la transparence des attributions ;
- développer les partenariats avec l'Etat, les collectivités locales et les collecteurs d'Action logement
(anciennement 1% logement) pour participer à la définition et à la mise en oeuvre des politiques locales de
l'habitat.
La gestion de la base de donnée :
Ces bases de données sont gérées par le centre régional d'études pour l'habitat de l'ouest (CREHA Ouest) pour le
compte des partenaires du dispositif et notamment les organismes USH. L?état participe au financement de cette
opération.
Les utilisateurs des fichiers :
Les fichiers départementaux sont utilisés par l'ensemble des acteurs locaux (organismes HLM, collectivités locales
ayant souhaité être lieu d'enregistrement, services de l'Etat, collecteurs du 1% logement, ADIL44, etc.).
Les services de l'Etat accèdent à ces fichiers via une convention régionale signée avec l'USH des Pays de la Loire
et le CREHA Ouest qui depuis 2009 s'est substituée aux conventions départementales pré-existantes.
Les fichiers utilisés pour cette étude :
Les fichiers exploités sont ceux des demandes en cours au 1/01/2011 ainsi que les fichiers des demandes en cours
au 1/1/2010 et au 1/1/2009 pour l?analyse de l?évolution de la demande. Ces fichiers sont secrétisés et ne
comportent ni le nom, ni l?adresse précise du demandeur.
La présente étude porte sur l?ensemble des demandes exprimées au 1er janvier 2011 (y compris des
demandes en cours d?attribution : 5,5 %), et ne prend en compte que la première commune demandée.
Les limites d?utilisation :
Il est utile de souligner trois points importants :
- Il convient d?être vigilant dans les analyses temporelles réalisées. En effet, si l?objectif de cette source est
de disposer d?un numéro de demandeur de logement social unique pour la région, cet objectif n?a pas pu
être atteint immédiatement. La qualité du fichier s?est donc progressivement améliorée et le nombre de
doublons a diminué pour atteindre depuis le millésime 2010 un niveau proche de zéro ;
- Les informations enregistrées dans ces fichiers sont celles indiquées par les demandeurs de logement
social lorsqu'ils ont rempli le formulaire de demande ou lorsqu'ils se sont enregistrés via internet (possibilité
offerte depuis 2010 en Loire-Atlantique et Maine-et-Loire). Il s?agit donc de données déclaratives ;
- Ces fichiers sont départementaux et bien que l'essentiel des informations contenues soit commun aux cinq
départements, quelques différences dans les dénominations et/ou nomenclatures utilisées peuvent être
rencontrées sur certaines variables. Pour limiter ces divergences départementales, des regroupements de
modalités ont été opérés pour obtenir des informations les plus homogènes possible entre départements.
Le numéro unique national :
La région des Pays de la Loire a été pionnière dans l?utilisation de fichiers partagés de la demande sociale.
Néanmoins le développement de dispositifs proches est en cours dans de nombreuses régions, ce qui permettra
des comparaisons avec d?autres territoires dans les prochaines années.
DREAL des Pays de la Loire 3 La demande locative sociale
II ? Les principaux enseignements
1 - Les principales caractéristiques régionales
Les demandes
La région des Pays de la Loire enregistre 71 824 demandes de logements sociaux au 1er janvier 2011. Ceci
correspond à 4,7 % des ménages, soit 1 ménage sur 21. Cette demande est fortement concentrée sur les zones
urbaines et plus spécifiquement sur l?unité urbaine de Nantes (1 demande régionale sur 3). 37 % de la demande
émanent de ménages résidant déjà dans le parc social HLM. Cette demande interne est plus importante dans les
centres urbains. Les 45 010 demandes externes représentent 2,9 % des ménages de la région, soit 1 ménage sur
34 avec une présence plus prononcée sur l?unité urbaine de Nantes (plus de 1 ménage sur 20).
Un peu plus du quart des demandeurs souhaite un logement collectif, un quart un logement individuel et la moitié
n?exprime pas de préférence. 69 % des demandes portent sur des 2 ou 3 pièces et les demandes de studio sont
quasi-nulles (3 %).
Le principal motif (35 %) de demande de logement social est le fait de se trouver sans logement stable
(hébergement provisoire ou en cours de décohabitation). Pour 28 % des demandeurs, l?objectif est de disposer d?un
logement mieux adapté (plus grand, adapté à des soucis de santé ?). Les problèmes financiers et le souhait d?un
rapprochement professionnel ou familial arrivent ensuite avec 14 % et 13 % des motifs.
Les demandeurs
41 % des demandeurs sont des personnes seules, 18 % sont des couples avec enfant(s), 12 % des couples sans
enfant et 23 % des familles mono-parentales, pour un poids des familles mono-parentales de 10 % dans les
ménages ligériens. La composition familiale est bien évidemment déterminante pour la taille du ménage et par
conséquent pour la taille du logement attendue. Elle est également à l?origine de motivations différentes : souhait
plus fréquent de logements mieux adaptés (plus grands) pour les couples avec ou sans enfants contre recherche
d?un logement stable pour les autres.
La taille moyenne des ménages demandeurs est de 2,18 personnes et dans 17 % des cas le ménage est composé
de 4 personnes ou plus. Ce sont ainsi 156 700 habitants des Pays de la Loire qui sont concernés par le fichier de la
demande locative sociale. Un peu moins de 40 % des demandes concernent des ménages avec enfant(s).
Globalement, ce sont donc 55 260 enfants qui sont touchés par une demande de logement social. L?âge moyen du
demandeur (chef de famille) de logement social est de 41 ans et la médiane est de 38 ans. Les 25 % les plus
jeunes ont 28 ans et moins alors que les 25 % les plus âgés ont 51 ans et plus. Les demandeurs de 60 ans et +
représentent 14 % de la demande et sont plus spécifiquement localisés dans les zones rurales et sur le littoral.
Environ 12 % des ménages demandeurs d?un logement social comportent au moins une personne de nationalité
étrangère.
46 % des ménages demandeurs sont constitués d?au moins une personne en CDI alors que les ménages chômeurs
ou inactifs représentent 20 % des demandes. Les couples avec enfants disposent plus souvent d?un CDI (63 %)
alors que les familles mono-parentales comptent plus de chômeurs et inactifs (28 %). Au niveau régional, 36 % des
demandeurs disposent de moins de 1 000 ¤ de ressources alors que 31 % ont plus de 1 500 ¤. 95 % des
demandeurs disposent d?au moins une ressource avec une moyenne de 1,7 source de revenus entre le salaire, la
retraite, les assedic, les allocations familiales ? Le montant moyen de ces ressources est de 1 250 ¤ par ménage
demandeur (1 320 ¤ si on exclut les ménages sans ressource). Environ 59 % de ce montant proviennent d?une
activité salariée, 12 % des retraites, 10 % d?allocation chômage, 6 % du RSA et 5 % d?allocations familiales ?
Avec ces ressources, 73 % des demandeurs disposent d?un revenu inférieur à 60 % du plafond HLM.
37 % des demandeurs résident déjà dans le parc locatif social alors que 26 % sont actuellement hébergés chez
leurs parents ou amis, ou occupent un logement précaire. Pour le reste, 31 % sont logés dans le parc locatif privé et
6 % sont propriétaires. Le motif de la demande est plus fréquemment un problème financier pour les locataires
privés, un logement inadapté et un souhait de cadre de vie différent pour les locataires du parc public et des
problèmes de séparation pour les propriétaires. 53 % des enfants concernés par une demande de logement social
résident déjà dans le parc HLM, en revanche, 13 % ne disposent pas d?un logement stable.
La tension du marché locatif social
De 2003 à 2007, la région a connu une forte progression de la demande de logements sociaux (7,6 %) et le
nombre de demandeurs a culminé à plus de 71 000 au 1er janvier 2007. La demande s?est ensuite stabilisée en
2008 avant d?amorcer une baisse de 1,5 % au 1er janvier 2009 confirmée par une diminution plus conséquente de
2.5 % entre 2009 et 2010. L?année 2011 est une année de rupture avec une forte reprise à la hausse de la
demande (+5 %). Il convient d?être vigilant dans l?interprétation de ces évolutions. En effet, une hausse de la
demande peut correspondre à un besoin supplémentaire ou être provoquée par une offre nouvelle de logements
sociaux ; à l?inverse, une baisse peut signifier un besoin en baisse, ou être la traduction d?un parc social trop peu
dense ou mobile, avec des délais importants qui découragent les demandeurs.
En Pays de la Loire, 61 % des demandes émanent d?un ménage résidant dans la commune, 29 % d?une autre
commune du département et 6 % (soit 4 540 demandes) proviennent de l?extérieur de la région. Les centres
urbains (plus spécifiquement en Loire-Atlantique et en Vendée) attirent de nombreux demandeurs provenant des
2èmes couronnes et des communes rurales, mais également des ménages externes à la région qui se fixent
principalement au sein des unités urbaines lors de leur arrivée.
DREAL des Pays de la Loire 4 La demande locative sociale
Environ 13,5 % des ménages déjà en parc HLM souhaitent changer de logement. D?un autre coté, la demande
externe correspond à 22,5 % du parc social existant et 3,4 % du parc privé. La pression de la demande externe au
regard du parc existant est faible dans le rural mayennais et sarthois. Elle est en revanche particulièrement élevée
sur le littoral et dans la deuxième couronne nantaise. La pression externe analysée au regard du parc privé pointe
toujours l?unité urbaine nantaise comme la plus tendue, mais fait également ressortir les cantons du Maine-et-Loire
où le parc social est dense. La part des T2 demandés est beaucoup plus importante que dans le parc existant ce
qui accentue la pression sur ce type de logement ; la situation est inverse pour les T1 et les T4.
L?ancienneté moyenne de la demande est de 16,9 mois au niveau régional (contre 17,7 en 2010), mais
50 % des ménages ont effectué leur demande il y a moins de 9,2 mois. 25 % datent de moins de 4 mois
alors que 25 % ont une ancienneté de plus de 20 mois. Les demandes sont beaucoup plus anciennes sur
l?unité urbaine de Nantes, le littoral et l?unité urbaine d?Angers. Les délais d?attente les plus courts se
rencontrent pour les demandeurs qui sont ou vont être sans logement ; néanmoins, 29 % attendent depuis
plus d?un an au 1er janvier 2011. Les ménages dont le revenu est inférieur à 500 ¤ par mois affichent des
délais d?attente légèrement plus faibles. Les écarts sont en revanche limités pour les autres tranches de
revenus. Ces délais sont légèrement plus courts pour les T1 et plus longs pour les T5. En outre, il est
important de préciser qu?il s?agit là du délai d?attente pour les demandes actives au 1er janvier, notion
différente de celle de délai moyen de satisfaction. Parmi les demandeurs en attente d?un logement social,
23 % ont déjà décliné au moins une proposition et 9 % ont même exprimé au moins 2 refus. Les refus de
propositions sont 2 fois plus élevés pour les ménages actuellement locataires dans le parc public ou privé
que pour les ménages installés dans un logement précaire. De manière générale, on observe que les refus
sont d?autant plus nombreux que les délais d?attente sont faibles.
2 - Les différences entre demandes interne et externe
Les demandeurs internes sont plus nombreux à attendre un logement individuel : 31 % contre 22 % pour les
demandeurs externes. Les demandes internes sont plus axées sur de grands logements (41 % de T4 et + contre
21 % de T1 et T2) que la demande externe (20 % de T4 et + contre 42 % de T1 et T2). Les demandes externes
sont plus souvent liées à des problèmes financiers et à la recherche d?un logement stable suite à une
décohabitation (séparation ou départ du foyer familial). Les demandes internes cherchent à disposer d?un logement
mieux adapté (plus grand) ou mieux localisé en terme d?environnement.
La part des personnes seules est de 48 % pour la demande externe contre 30 % pour la demande interne. A
l?opposé, 55 % des demandeurs internes sont des couples avec enfants et familles mono-parentales contre 33 %
au sein de la demande externe. Les ménages externes étant plus petits que les ménages internes (11 % de
ménages de 4 personnes et + contre 26 %), il en découle que les ménages externes représentent 63 % des
ménages, mais 56 % des individus attendant un logement social. 54 % des demandes internes concernent au
moins un enfant contre 31 % pour la demande externe. On compte ainsi 1,10 enfant par demande interne contre
0,57 par demande externe. Le nombre d?enfants appartenant à des ménages demandeurs internes est ainsi plus
important qu?en demande externe (29 420 contre 25 840). Les demandeurs externes sont plus jeunes : 38 % de
moins de 30 ans contre 16 % en interne. L?âge médian est ainsi de 35 ans en externe contre 43 ans en interne.
Les ménages étrangers sont plus présents dans la demande interne (15,5 %) que dans la demande externe (10 %).
On rencontre plus de ménages en CDI (51 % contre 42 %) et de ménages retraités (17 % contre 13 %) au sein de
la demande interne. En revanche la part des étudiants est inférieure à 1 % contre 5 % en demande externe. Les
demandeurs externes qui sont plus souvent des personnes seules et donc mono-revenu affichent des revenus
largement inférieurs aux demandeurs internes ; mais rapportées par unité de consommation (prise en compte de la
composition familiale), les ressources sont plus proches.
L?évolution de la demande locative sociale est principalement liée à l?évolution de la demande externe. En 2011 la
progression de la demande externe est beaucoup plus marquée (+6,1 %) que celle de la demande interne (3,1 %).
Les demandeurs internes sont plus nombreux à effectuer une demande au sein de leur commune (66 % en interne
contre 58 % en externe). Les demandes externes sont plus récentes que les demandes internes (70 % de moins
d?un an contre 55 %), ce qui signifie que les demandes externes sont satisfaites plus vite ou alors que les
demandeurs externes sont plus nombreux à ne pas renouveler leur demande faute de réponse apportée. La part
des ménages ayant déjà refusé une offre de logement social est proche entre demandeurs internes (25 %) et
externes (21,5 %).
3 - Les spécificités départementales par rapport à la tendance régionale
La Loire-Atlantique
La Loire-Atlantique concentre 34 500 demandes (1 ménage sur 16) au 1er janvier 2011, soit la moitié (48 %) de la
demande locative sociale régionale pour seulement 1/3 des ménages. La demande interne se situe dans la
moyenne régionale (36 %). La seule demande externe représente 1 ménage sur 25. Les demandeurs sont peu
nombreux (44 %) à exprimer une préférence entre logement individuel et collectif.
La Loire-Atlantique concentre un peu moins de demandeurs jeunes et âgés, 50 % ont ainsi entre 30 et 50 ans. La
part des ménages composés d?au moins une personne étrangère (15 %) est plus importante que le niveau régional.
C?est en Loire-Atlantique que l?on compte le plus de demandeurs en CDI, le montant moyen des ressources y est
aussi plus important (1 290 ¤). Le département enregistre une part plus importante de personnes actuellement
logées de manière précaire (9 % contre 7 % au niveau régional).
DREAL des Pays de la Loire 5 La demande locative sociale
La Loire-Atlantique a vu le nombre de demandes locatives sociales augmenter progressivement sur son territoire de
2003 à 2007 (environ 3 % par an). Après une stabilisation de la demande sur la période 2007-2010, la progression
est importante à 7 % en 2011 (9 pour la demande externe et 4 % pour l?interne). La demande interne est forte et
concerne 18 % des ménages résidant déjà dans le parc HLM. La demande externe l?est tout autant et représente
31 % du parc HLM et 4,6 % du parc privé. L?ancienneté de la demande est la plus élevée en Loire-Atlantique
(moyenne de 19,4 mois et médiane à 10,4). La part des refus de proposition est faible et concerne seulement 18 %
des demandeurs.
Le Maine-et-Loire
Le Maine-et-Loire concentre 17 690 demandes (1 ménage sur 19) au 1er janvier 2011, soit le quart de la demande
régionale. La part de la demande interne se situe dans la moyenne régionale (41 %). La seule demande externe
représente 1 ménage sur 32.
Le Maine-et-Loire se distingue par une part plus importante de demandeurs jeunes : 33 % ont moins de 30 ans. Le
montant moyen des ressources perçues par ménage est plus élevé que la moyenne régionale (1 280 ¤).
Après une évolution de la demande en progression de l?ordre de 3 à 4 % entre 2003 et 2005, on a assisté à une
baisse continue de la demande jusqu?en 2010 avant une reprise de +5 % en 2011.
La Mayenne
La Mayenne concentre 3 350 demandes (1 ménage sur 39) au 1er janvier 2011, soit moins de 5 % de la demande
locative sociale régionale. La demande interne se situe au dessus de la moyenne régionale (42 %). La seule
demande externe représente 1 ménage sur 67. Le souhait d?accéder à un logement individuel est plus prononcé
(38 %). La Mayenne se démarque des autres départements par des attentes de logements plus grands que la
moyenne (32 % de T4 et + contre 26 % de T1 et T2).
La Mayenne compte moins de ménages de 2, 3 ou 4 personnes (43 % contre 49 % au niveau régional).
Après une évolution de la demande en progression de l?ordre de 3 à 4 % entre 2003 et 2005, on a assisté à une
baisse continue de la demande particulièrement marquée en Mayenne jusqu?en 2010. La hausse de 7 % en 2011
est toute aussi vive et poussée par la demande interne (+12 %). La demande interne ne concerne que 9 % des
ménages résidant déjà dans le parc HLM. Le poids de la demande externe dans le parc social n?est que de 12 % et
correspond à 1,7 % du parc privé. L?ancienneté de la demande est la plus récente en Mayenne (moyenne à 11,4
mois et médiane à 6,9 mois). Enfin la part des demandeurs ayant déjà refusé une offre est forte (37 %).
La Sarthe
La Sarthe concentre 8 215 demandes (1 ménage sur 29) au 1er janvier 2011, soit 11 % de la demande locative
sociale régionale. La demande interne se situe au dessus de la moyenne régionale (43 %). La seule demande
externe représente 1 ménage sur 52.
La Sarthe rencontre de nombreuses demandes émanant de grands ménages de 5 personnes et + (9 %) et dans
11,4 % des cas, le ménage comporte au moins 3 enfants (moyenne de 0,82 enfant par ménage). On compte dans
la Sarthe un nombre important de demandeurs chômeurs ou inactifs (22 %) ; c?est ainsi le département qui
concentre le plus de faibles revenus : 74 % des demandeurs ont un revenu inférieur à 60 % du plafond HLM.
Après une évolution de la demande en progression de l?ordre de 3 à 4 % entre 2003 et 2005, on a assisté à une
baisse continue de la demande jusqu?à une stabilisation à +1 % en 2011 (+5,5 % pour la demande externe et ?
4,5 % pour l?interne). La demande interne ne concerne que 9,5 % des ménages résidant déjà dans le parc HLM. Le
poids de la demande externe dans le parc social n?est que de 12,5 % et correspond à 2,3 % du parc privé.
L?ancienneté de la demande est faible en Sarthe (moyenne à 13,2 mois et médiane à 7,5). La part des refus de
proposition est forte et concerne 40 % des demandeurs.
La Vendée
La Vendée concentre 8 060 demandes (1 ménage sur 34) au 1er janvier 2011, soit 12 % de la demande. La part de
la demande interne se situe nettement en dessous de la moyenne régionale (28 %). La seule demande externe
représente 1 ménage sur 47. Le souhait d?accéder à un logement individuel est plus prononcé (44 %). En Vendée,
les attentes sont plus spécifiquement pour des 3 pièces (47 % de la demande).
Les ménages demandeurs vendéens sont généralement de taille plus petite : 48 % de personnes seules contre 6 %
de ménages de 5 personnes et plus. Les demandes concernant des enfants sont moins nombreuses en Vendée :
8 % de familles avec 3 enfants ou plus pour une moyenne de 0,67 enfant par ménage. C?est en Vendée que l?on
trouve le plus de demandeurs âgés (18 % de 60 ans et plus). La part des ménages composés d?au moins une
personne étrangère est particulièrement faible en Vendée à 5 %. La Vendée concentre une part plus importante de
chômeurs ou inactifs et de retraités. Le montant moyen des ressources perçues par ménage est le plus faible de la
région à 1 160 ¤. Le parc HLM étant peu présent sur le département, 40 % des demandeurs sont actuellement
locataires dans le parc privé et 9 % sont propriétaires.
En Vendée, on a observé une poussée de la demande entre 2003 et 2008 (+ 19,2 %) ; l?année 2009 a essuyé une
première baisse de 2,5 % suivie d?une chute de 7,5 % en 2010. En 2011, la demande totale est relativement stable
(+1 %) ; elle est en fait en repli pour l?externe (-1 %) mais en forte progression dans l?interne (+7 %). La Vendée se
distingue par des distances entre lieu de la demande et origine du demandeur beaucoup plus éloignées, avec
notamment 13 % des demandes provenant de l?extérieur du département. Le parc social étant peu important sur le
département, la demande externe correspond à 30 % du parc existant. La part des refus de proposition est faible :
seulement 13 % des demandeurs.
DREAL des Pays de la Loire 6 La demande locative sociale
III ? Description des demandes
1 ? Nombre de demandes
La région des Pays de la Loire enregistre 71 824 demandes de logements sociaux au 1er
janvier 2011, soit 1 ménage sur 21. Des disparités importantes existent sur le territoire
régional (1 ménage sur 16 est demandeur en Loire-Atlantique, contre 1 sur 39 en Mayenne)
Au 1er janvier 2011, la région comptabilise 71 824 demandeurs de logements sociaux ; certains d?entre eux
étant déjà logés dans le parc social, mais sollicitant un nouveau logement pour diverses raisons.
Près de la moitié de cette demande (48 %) est concentrée sur le seul département de Loire-Atlantique.
Environ 25 % de la demande est localisée dans le Maine-et-Loire, alors que la Vendée et la Sarthe
regroupent un peu plus de 11 % des attentes. La Mayenne arrive loin derrière les autres départements avec
4,7 % des ménages demandeurs de la région.
En Pays de la Loire, ce sont ainsi 4,7 % des
ménages qui sollicitent l?octroi d?un logement
social, soit 1 ménage sur 21. Il existe de fortes
disparités résultant de situations contrastées sur le
territoire en terme de pression foncière, de coûts
du foncier, d?importance du parc social existant ?
On constate que 1 ménage sur 16 est demandeur
d?un logement social en Loire-Atlantique, contre
seulement 1 ménage sur 39 en Mayenne. La
pression est également forte dans le Maine-et-
Loire (5,3 % des ménages attendent un logement
social), soit 1 ménage sur 19. La situation est
intermédiaire en Sarthe et Vendée avec 1
ménage demandeur sur 29 et 1 sur 34.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Une demande locative sociale fortement concentrée sur les zones urbaines et plus
spécifiquement sur l?unité urbaine de Nantes (1 demande régionale sur 3)
Localisation de la demande locative sociale par canton au 1-1-2011
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Poids des ménages demandeurs par
département au 1-1-2011
0%
1%
2%
3%
4%
5%
6%
7%
Lo ire-
Atlantique
M aine-et-
Lo ire
M ayenne Sarthe Vendée Région
DREAL des Pays de la Loire 7 La demande locative sociale
La demande locative sociale est très fortement localisée sur les zones urbaines alors que les demandes
sont inférieures à 50 pour la majorité des cantons mayennais et une partie des cantons sarthois ruraux.
La seule ville de Nantes regroupe plus de 15 040 demandes, soit plus de 1 demande sur 5 enregistrées
dans la région. Si on ajoute les communes de la banlieue nantaise (2,7 % pour St Herblain, 2,3 % pour
Rezé ?), c?est une demande sur 3 qui est concentrée sur la seule unité urbaine nantaise. La ville d?Angers
recense 7 610 demandes, soit 10,6 % des demandes régionales (14,1 % pour l?unité urbaine d?Angers).
Parmi les villes les plus demandées, on trouve ensuite Le Mans (4 480 demandes, soit 6,2% de la demande
régionale) et St-Nazaire (3 060 demandes, soit 4,3 % de la demande régionale). Les communes de La
Roche/Yon, Laval et Cholet recueillent un nombre de demandes compris entre 1 000 et 2 000, soit une
contribution à la demande régionale de respectivement 2,7 %, 2,1 % et 1,7 %.
37 % des demandes de logements sociaux émanent de ménages résidant déjà dans le parc
social HLM. La demande interne est plus importante dans les centres urbains.
Sur les 71 824 ménages en attente d?un
logement social, 37 % résident déjà dans le
parc social HLM mais souhaitent l?attribution
d?un nouveau logement (plus grand, plus petit,
dans une autre commune ?).
Pour le département de la Sarthe, on observe
un très fort taux de demandes internes (43 %).
La situation est inverse en Vendée où seules
28 % des demandes proviennent de ménages
actuellement logés dans le parc HLM. Cette
demande interne est comprise entre 36 % et
42 % pour les trois autres départements.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La demande interne est plus présente à proximité des centres urbains. Cette situation est particulièrement
marquée dans la banlieue angevine où la demande interne dépasse les 50 %. A l?opposé, la demande
interne est moindre en Vendée, notamment sur le littoral, mais également en Loire-Atlantique hors unité
urbaine nantaise.
Part de la demande locative sociale interne (demandeur déjà dans le parc) par canton au 1-1-2011
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Origine de la demande locative sociale en 2011
0%
20%
40%
60%
80%
100%
Loire-
Atlantique
Maine-et-
Loire
Mayenne Sarthe Vendée Région
externe interne
DREAL des Pays de la Loire 8 La demande locative sociale
La demande externe représente 2,9 % des ménages, soit 1 ménage sur 34. elle est
particulièrement marquée sur l?unité urbaine de Nantes et plus généralement sur les
principales zones urbaines.
Si on ne retient que la demande externe, ce
sont 45 010 ménages qui sont en attente
d?un logement social, soit 2,9 % des
ménages de la région ou encore 1 ménage
sur 34.
Le poids des ménages demandeurs
externes est le plus élevé en Loire-
Atlantique (1 ménage sur 25), puis dans le
Maine-et-Loire (1 ménage sur 32) suivi par
la Vendée (1 ménage sur 47). La demande
est moindre dans la Sarthe (1 ménage sur
52). Enfin en Mayenne, la part des ménages
demandeurs est 2,7 fois moins importante
qu?en Loire-Atlantique (1 ménage sur 67).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Part de la demande externe dans le parc des résidences principales par canton au 1-1-2011
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Pour examiner la pression de la demande de logement social, il est possible d?examiner le poids de la
demande externe sur le parc des résidences principales.
Si la moyenne régionale est de 2,9 %, l?analyse au niveau des cantons montre de grandes disparités sur le
territoire avec un ratio qui fluctue de moins de 0,1 % dans le canton de Mayenne Ouest à 6,4% pour la ville
de Nantes (1 ménage sur 16) soit un rapport supérieur à 100.
On comptabilise 10 cantons pour lesquels le poids des demandes externes dans le parc des résidences
principales est inférieur à 0.5 % (moins de 1 ménage sur 200). Il s?agit exclusivement de cantons ruraux de
la Mayenne et de la Sarthe à l?exception du canton de Rougé (Loire-Atlantique) où l?offre sociale est
souvent faible. Plus généralement, on observe une pression moindre sur ces deux départements.
A l?opposé, parmi les territoires où le poids des demandes externes est le plus fort, on retrouve l?unité
urbaine nantaise dans son intégralité avec un taux supérieur à 5 % (soit plus de 1 ménage sur 20). A un
degré moindre, le poids des demandes externes est élevé sur l?unité urbaine d?Angers, ainsi qu?à Saint-
Nazaire, La Roche-sur-Yon et Saumur ? mais aussi sur l?Ile d?Yeu.
Poids des ménages demandeurs externes par
département au 1 -1-2011
0%
1%
2%
3%
4%
5%
Loire-
Atlantique
M aine-et-
Loire
M ayenne Sarthe Vendée Région
DREAL des Pays de la Loire 9 La demande locative sociale
2 ? Type de logement demandé
28 % des demandeurs souhaitent un logement collectif et 25 % un logement individuel. Les
ménages sans préférence sont plus nombreux en demande externe (49 % contre 44 %)
Parmi les 71 824 demandes de logements sociaux,
28 % concernent un logement individuel, 25 % un
logement collectif et dans la moitié des cas, le
demandeur n?a pas d?exigence spécifique.
Le souhait d?accéder à un logement social collectif varie
de 18 % pour la Vendée à 38 % pour la Mayenne. Les
écarts sont beaucoup plus importants pour les
logements individuels qui sont attendus par 16 % des
demandeurs de Loire-Atlantique contre 44 % pour la
Vendée. Enfin les demandes ne précisant pas de
préférence de type de logement sont plus élevées en
Loire-Atlantique (56 %) et plus faibles en Mayenne
(27 %). La structure du parc existant, mais également la
tension du marché locatif social, semblent être
déterminants dans le choix des demandeurs.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les attentes des demandeurs sont également liées
au fait qu?ils appartiennent déjà ou non au parc
locatif social.
Si les demandes de logement collectif sont proches
(26 % en interne et 29 % en externe), le souhait de
disposer d?un logement individuel est plus fort pour
les demandeurs internes (31 % contre 22 %). Les
demandeurs externes sont eux plus ouverts sur le
type de logement qui pourra leur être proposé (49 %
d?indifférents contre 44 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les ménages effectuant des demandes portant uniquement sur un logement individuel sont peu présents au
sein des principales unités urbaines où l?offre est principalement collective. Ils sont plus nombreux dans le
sud-est de la Vendée ainsi que dans le rural mayennais et la majorité des cantons du Maine-et-Loire.
Part des demandes portant uniquement sur des logements individuels par canton au 1-1-2011
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Type de logement souhaité par le
demandeur au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
Collectif
Indifférent
Individuel
Type de logement demandé selon l'origine
de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne collectif
indif férent
individuel
DREAL des Pays de la Loire 10 La demande locative sociale
3 ? Taille de logement demandée
69 % des demandes portent sur des 2 ou 3 pièces. Les demandes internes concernent
beaucoup plus de grands logements
Au 1er janvier 2011, 69 % de la demande locative
sociale porte sur des logements de 2 ou 3 pièces.
Environ 28 % des ménages demandeurs attendent un
logement de 4 pièces ou + (21 % pour un T4 et 7 %
pour un T5 et +) alors que seuls 3 % souhaitent
emménager un studio.
La Mayenne se démarque des autres départements
par des besoins de logements plus grands que la
moyenne (seulement 26 % de T1 et T2 contre 32 %
de T4 et +). En Vendée, les besoins sont plus
spécifiquement des 3 pièces (47 % des demandes),
alors qu?en Loire-Atlantique, 35 % des attentes
concernent un logement de 2 pièces. Les besoins en
T1 sont les plus nombreux en Maine-et-Loire (4 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La taille de logements souhaitée diffère fortement
entre demande interne et externe.
Les demandes internes sont plus axées sur de
grands logements (29 % de T4 et 12 % de T5 et +
contre seulement 21 % de T1 et T2). A l?inverse,
la demande externe porte plus sur de petits
logements (42 % de T1 et T2 pour 20 % de T4 et
+). La différence de composition des ménages
entre demande interne et externe explique en
grande partie cette différence.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les ménages souhaitant un logement de 4 pièces et + effectuent peu de demandes dans les villes centre
mais plus dans les banlieues et périphéries où l?offre est plus importante. Cette part est élevée dans
certains cantons de Mayenne et Sarthe ou le nombre total de demandes est limité.
Part des demandes portant sur des logements de 4 pièces et + par canton au 1-1-2011
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Taille de logement demandée au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Taille de logement demandée selon l'origine
de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
DREAL des Pays de la Loire 11 La demande locative sociale
4 ? Motif de la demande
Des demandes externes liées à des problèmes financiers et à des décohabitations en
cours, des demandes internes pour disposer d?un logement plus adapté ou mieux localisé.
L?analyse des motifs de demandes de logements sociaux est délicate car plusieurs motifs peuvent être à
l?origine d?une demande et la détermination du motif principal n?est pas toujours évidente ; il convient donc
d?être vigilant sur les interprétations réalisées qui ne dénotent que très peu de disparités géographiques.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Le principal motif à l?origine d?une demande de logement social est le fait de se retrouver sans logement
stable (35 % des demandes), plus précisément, 26 % des demandeurs sont dans une situation de
décohabitation liée à une séparation de couple ou à un enfant quittant le foyer familial ; dans 5 % des cas le
demandeur va être expulsé, son logement démoli ou son bail résilié.
Le second motif pour 28 % des demandes est le souhait de quitter un logement inadapté (trop grand pour
3 %, trop petit pour 17 % ou inadapté à un souci de maladie ou de handicap pour 7 % des demandes).
Viennent en second niveau : des problèmes financiers pour subvenir au budget logement (14 %) et pour
13 % le souhait d?un rapprochement professionnel ou familial (7 % pour mobilité professionnelle et 6 % pour
mobilité familiale). On trouve ensuite le désir de d?avoir un cadre de vie différent pour 7 % des demandeurs
et enfin des problèmes de logements inconfortables (3 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?élément déclencheur de la demande diffère fortement selon que celle-ci est interne ou externe. Le motif
est dans 44 % des demandes internes un logement inadapté (25 % pour trop petits), dans 16 % des cas le
souhait de changer de cadre de vie et 16 % pour la recherche d?un logement stable. A l?opposé, les
demandes externes proviennent pour 46 % d?une recherche de logement stable (36% pour décohabitation)
et pour 18 % de problèmes financiers ne permettant pas d?assumer le coût du logement actuel.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Motif détaillé de demande du logement social au 1-1-2011
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30%
1 - séparation familiale
4 - logt trop petit / naissance / mariage
6 - cout f inancier trop lourd
4 - inadapté santé
2 - problème environnement
3 - mobilité professionnelle
3 - mobilité familiale
1 - vente / résiliation / expulsion, démolition
1 - autre
4 - logt trop grand
5 - logement inconfortable
1 - sans logement
Motif de la demande de logement social au 1/1/2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité pro fessionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb financier
Motif de la demande de logement social selon l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande externe
demande interne
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité pro fessionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb financier
DREAL des Pays de la Loire 12 La demande locative sociale
IV ? Description des demandeurs
A ? Composition du ménage demandeur
1 ? Statut familial du demandeur et composition familiale du ménage
Environ 41 % des demandeurs sont des personnes seules, mais cette part grimpe à 48 %
pour la demande externe contre 30 % en demande interne. A l?opposé, 18 % des
demandeurs sont des couples avec enfants et 23 % des familles monoparentales, mais leur
part cumulée est de 55 % de la demande interne contre 33 % pour la demande externe.
En Pays de la Loire, 38,8 % des demandeurs en attente d?un logement social sont célibataires, alors que
30,2 % sont en couple (13,8 % en vie maritale et 16,4 % sont mariés). 18 250 demandeurs, soit 26 % sont
divorcés ou séparés et 5 % sont veufs.
Si cette structure est assez semblable pour l?ensemble des départements, on note toutefois quelques
spécificités. Le Maine-et-Loire enregistre plus de demandeurs en couple (32,7 %) mais moins de
demandeurs séparés ou divorcés (23,6 %). Le nombre de célibataire est moindre en Mayenne (36,6 %) et
compensé par une part plus élevée de demandeurs mariés (17 %) et de veufs (6,9 %). La Vendée recueille
également moins de demandes émanant de célibataires (36,1 %) et de personnes mariées (13,6 %) mais
plus de personnes divorcées ou séparées (30,3 %), ou encore de veufs (6,4 %)
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Le poids des demandeurs divorcés, séparés ou veufs est très proche entre demandes internes au parc HLM
et demandes externes. En revanche les demandeurs déjà logés dans le parc social sont 39,3% à vivre en
couple contre seulement 24,6 % pour les demandeurs externes. Les célibataires sont, de leur coté, sur-
représentés pour la demande externe : 44,6 % contre 29,2 % pour la demande interne.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?examen de la composition familiale des ménages permet d?enrichir l?analyse de la situation familiale des
demandeurs.
Les demandeurs isolés (personnes seules sans enfants) représentent 41,3 % des demandeurs, mais 48,1 %
de la demande externe contre 30,2 % de la demande interne. Il s?agit plus souvent d?une femme que d?un
homme (23,2 % contre 18,1 %) et les hommes effectuent beaucoup moins de demandes en interne.
Les couples sans enfant correspondent à 11,6% des ménages contre 17,8% pour les couples avec enfants.
Ces familles avec enfants effectuent majoritairement une demande alors qu?ils appartiennent déjà au parc
HLM (28,2 % de demandes internes contre 11,5 % de demandes externes).
Statut familial du demandeur au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
Célibataire
Vie maritale
Marié(e)
Divorcé-séparé
Veuf
Statut familial du demandeur selon l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande externe
demande interne
Célibataire
Vie maritale
Marié(e)
Divorcé-séparé
Veuf
DREAL des Pays de la Loire 13 La demande locative sociale
Parmi les 23,4 % de familles mono-parentales, la grande majorité a à sa tête une femme (20,5 % contre
2,9 %) et les demandes sont plus importantes en interne (26,9 %) qu?en externe (21,3 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La composition familiale est déterminante dans la taille de logement attendue et est à
l?origine de motivations différentes : souhait de logements mieux adaptés (plus grands)
pour les couples avec ou sans enfant et recherche d?un logement stable pour les autres.
Les personnes seules homme sont dans 71 % des cas à la recherche d?un T2 contre 61 % pour les
personnes seules femme ; les femmes sont en fait plus nombreuses à souhaiter des logements de taille
plus grande : 33 % de demandes de T3. Les attentes des couples sans enfant portent essentiellement sur
des T3 (72 %) même si 19 % n?aspirent qu?à un T2. Les familles avec enfant formulent des demandes de
logements plus grands : 53 % de T4 et 25 % de T5 et +. La situation des familles monoparentales est
intermédiaire entre les couples sans enfant et les familles : les besoins s?orientent principalement sur les T3
et les T4 (environ 85 % des demandes). Les logements désirés par les familles monoparentales ayant à leur
tête une femme sont généralement de taille plus importante que les familles monoparentales masculines.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Le motif principal de la demande pour les couples sans enfant et les familles est principalement de quitter
un logement actuellement inadapté car souvent trop petit (respectivement 40 % et 43 %). Pour les autres
catégories familiales, l?origine de la demande est principalement une décohabitation ou un hébergement
actuel provisoire : 49 % des familles monoparentales masculines, 47 % des hommes seuls ?
La composition familiale est en revanche beaucoup moins discriminante pour les autres motifs (souhait d?un
cadre de vie différent, mobilité professionnelle ou familiale, logement inconfortable ou problèmes
financiers).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Composition familiale selon l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande externe
demande interne
Région
personne seule F
personne seule H
couple
famille
famille monoparentale F
famille monoparentale H
personne seule F + autre
personne seule H + autre
autre
Taille de logement demandée selon la composition familiale au 1-1-2011
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
personne seule F
personne seule H
couple
famille
famille monoparentale F
famille monoparentale H
personne seule F + autre
personne seule H + autre
Total
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Motif de la demande selon la composition familiale au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
personne seule F
personne seule H
couple
famille
famille monoparentale F
famille monoparentale H
personne seule F + autre
personne seule H + autre
Total 1 - séparation / sans
logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie
dif férent
3 - mobilité professionnelle
ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb f inancier
DREAL des Pays de la Loire 14 La demande locative sociale
2 ? Nombre de personnes et nombre d?enfants du ménage demandeur
La taille moyenne des ménages est de 2,18 personnes avec 43,3% de personnes seules. La
demande touche ainsi 156 700 personnes dont 44,4% résident déjà dans le parc HLM.
La plupart des demandes de logements sociaux
concerne une personne seule (43,3 %). Dans 24,2 %
des cas, le ménage est composé de 2 personnes et
dans 15,7 % de 3 personnes. 9,3 % des demandes
touchent des ménages de 4 personnes et 7,6 % des
ménages de 5 personnes et plus. Au final, les 71 824
demandes de logements sociaux représentent ainsi
environ 156 700 personnes.
Les ménages vendéens sont de taille plus petite :
48 % de personnes seules contre 6 % de 5 personnes
et plus. La Mayenne compte moins de ménages de
taille intermédiaire de 2, 3 ou 4 personnes : 43 %
contre 49 % au niveau régional. La Sarthe, comme la
Mayenne a de nombreuses demandes émanant de
grands ménages de 5 personnes et + (9,2 %)
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les célibataires étant beaucoup plus nombreux
dans la demande externe, il en découle des
ménages de taille inférieure à ceux de la
demande interne (50,3 % de personnes seules
contre 31,4 % et 11,4 % de ménages de 4
personnes et + contre 26 %).
Les ménages externes représentent 63 % des
demandes, mais regroupent 87 060 personnes
(69 640 pour l?interne), soit seulement 55,6 %
des personnes attendant un logement HLM.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La taille moyenne des ménages demandeurs d?un logement social est de 2,18 personnes. Cette taille est
plus forte à proximité des villes centre, et plus généralement en Loire-Atlantique et Maine-et-Loire. Elle est
fréquemment inférieure à 2 personnes dans les cantons ruraux des 3 autres départements.
Nombre moyen de personnes dans les ménages demandeurs par canton au 1-1-2011
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Nombre de personnes au sein du ménage
demandeur au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
1
2
3
4
5
6 et +
Nombre de personnes selon l'origine de la
demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
1
2
3
4
5
6 et +
DREAL des Pays de la Loire 15 La demande locative sociale
Moins de 40 % des demandes concernent des ménages avec enfant(s) ; cette part est de
54 % pour la demande interne contre seulement 31 % pour la demande externe
Plus de 60 % des ménages demandant un logement
social n?ont pas d?enfants. Pour 17 % des ménages, il
y a un enfant et dans 13 % 2 enfants. Les ménages
avec 3 enfants et plus concernent un peu moins de
10 % des demandes (6,2 % avec 3 enfants, 2,2 %
avec 4 enfants et 1,2 % avec 5 et +). Globalement, ce
sont 55 260 enfants qui sont concernés par une
demande de logement social.
Le nombre moyen d?enfants par ménage demandeur
est de 0,77. La Sarthe recense plus de familles
nombreuses (11,4 % avec 3 enfants ou plus), pour
une moyenne de 0.82 enfant par ménage. A l?opposé,
seules 7,8 % des familles vendéennes ont 3 enfants
ou plus (moyenne de 0,67 enfants par ménage).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Etant donné les différences de composition
familiale, on trouve 54 % de ménages avec
enfants parmi les demandeurs déjà logés dans le
parc HLM (et même 15 % avec 3 enfants et +)
contre 31 % pour les demandeurs externes.
Le nombre d?enfant(s) associés à une demande
interne est ainsi plus important que celui associé
à une demande externe (29 420 contre 25 840)
et même presque deux fois plus important en
moyenne (1,10 contre 0,57)
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Demandes internes et externes confondues, 40 % des ménages en attente d?un logement social impliquent
au moins un enfant. Le nombre de ménages avec enfant(s) est généralement inférieur à la moyenne dans
les principales villes centres, il est en revanche supérieur à 40 % dans les premières couronnes. La Loire-
Atlantique présente un nombre important de cantons où la part des ménages avec enfant(s) dépasse 40 % ;
à l?inverse, cette part est faible dans le nord Mayenne et le nord-est vendéen entre autres.
Part des ménages demandeurs avec enfant(s) par canton au 1-1-2011
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Nombre d'enfants au sein du ménage
demandeur au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
0
1
2
3
4
5 et +
Nombre d'enfants selon l'origine de la
demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
0
1
2
3
4
5 et +
DREAL des Pays de la Loire 16 La demande locative sociale
La taille du logement demandé est liée au nombre de personnes composant le ménage,
mais également à la composition familiale.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Pour les ménages de 1 à 3 personnes, la majorité des demandes porte sur des logements disposant d?une
pièce de plus que le nombre d?occupants (63 % de T2 pour les personnes seules, 77 % de T3 pour les
ménages de 2 personnes et 57 % de T4 pour les ménages de 3 personnes). A partir de 4 personnes, la
présence de couples au sein des ménages est plus fréquente, les ménages sont donc plus enclin à
demander des logements dont le nombre de pièces correspond au nombre d?occupants : 68 % de T4 pour
les ménages de 4 personnes et 52 % de T5 et + pour les ménages de 5 personnes. Pour les 2 000 ménages
de 6 personnes et plus, le choix se porte dans 77 % sur un logement de 5 pièces et plus.
Le lien entre le nombre de personnes composant le ménage et la taille de logement désirée est évident,
mais on constate que le souhait du ménage dépend également de la composition familiale ; un couple avec
un enfant pourra demander un T3 alors qu?une personne seule avec 2 enfants sera plus légitime à attendre
un T4. Par ailleurs, même si le choix porte généralement sur des logements faisant une pièce de plus que
le nombre de chambres nécessaires, certains ménages de petite taille (1 et 2 personnes) aspirent à plus
grand et anticipent éventuellement un agrandissement de la famille. De leur coté, les ménages de 5
personnes et plus savent que l?offre en grands logements est limitée (8 % de T5 et + dans le parc HLM) et
sont souvent prêts à disposer d?un logement où certains enfants partageront la même chambre (43 % de
demandes de T4 pour des ménages de 5 personnes).
3 ? Age du demandeur
L?âge moyen du demandeur de logement social est de 41 ans et les demandeurs issus du
parc HLM sont plus âgés de 6 ans. Les demandeurs de 60 ans et plus représentent 13,7 %
de la demande et sont plus présents dans les cantons ruraux ainsi que sur le littoral.
L?âge moyen du chef de ménage demandeur est de
41 ans, mais la médiane est de 38 ans. Les 25 %
les plus jeunes ont 28 ans et moins alors que les
25 % les plus âgés ont 51 ans et plus. Les chefs de
ménage de 60 ans ou plus représentent 13,7 % des
demandeurs.
C?est en Vendée que les âges sont les plus
dispersés (50% des demandeurs sont âgés de 29 à
54 ans) et que l?on trouve le plus de demandeurs
âgés : 18,1 % ont 60 ans et plus, et le mois de
demandeurs de 30 ans et moins (26,5 %). La Loire-
Atlantique recueille de son coté un peu moins de
demandes de ménages âgés (12,3 % de 60 ans et
plus contre 13,7 au niveau régional) et une part plus
importante de demandeurs âgés de 30 à 50 ans
(exactement 50 %). Enfin, le Maine-et-Loire se
distingue par une part plus importante de
demandeurs jeunes : 32,9 % ont moins de 30 ans et
une part plus faible de 40-60 ans (30,7 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ?
demande locative sociale
? 9ème décile
??? 3ème quartile
? moyenne
? médiane
??? 1er quartile
? 1er décile
Taille de logement demandé selon le nombre de personnes composant le
ménage au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1
2
3
4
5
6 et +
total
nb
d
e
pe
rs
on
ne
s T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Age du chef de ménage demandeur au 1-1-2011
20
25
30
35
40
45
50
55
60
65
70
Lo ire-
Atlantique
M aine-et-
Lo ire
M ayenne Sarthe Vendée Région
DREAL des Pays de la Loire 17 La demande locative sociale
En interne, 16,2 % des demandeurs ont moins de
30 ans contre 37,7 % pour la demande externe. A
l?opposé, 34,7 % des demandeurs internes ont 50
ans ou plus contre seulement 22,6 % pour les
demandeurs logés actuellement hors parc HLM.
Les âges médians présentent un écart de 8 ans :
50 % des demandeurs issus du parc HLM ont
moins de 43 ans contre 50 % de moins de 35 ans
pour la demande externe. L?écart d?âge moyen est
de 6 ans (44,7 ans contre 38,5 ans).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
En Pays de la Loire, 13,7 % des demandeurs d?un logement HLM sont âgés de 60 ans et plus. Des
disparités importantes existent au niveau des cantons : 10 % des cantons ont moins de 10 % de
demandeurs de 60 ans et plus alors que 8 % des cantons en ont plus de 30 %. La part des 60 ans et plus
est généralement plus faible dans les centres urbains et plus élevée dans les cantons ruraux ainsi que sur le
littoral.
Part des ménages dont le demandeur a 60 ans ou plus par canton au 1-1-2011
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
Les ménages en attente d?un logement social pour cause de logement provisoire ou de décohabitation sont
d?autant plus nombreux que le demandeur est jeune : de 45 % pour les moins de 25 ans à 19 % pour les 70
ans et +. A l?inverse, le motif de logement inadapté est d?autant plus fréquent que le demandeur est âgé : de
21 % pour les moins de 25 ans à 44 % pour les 70 ans et +. Par ailleurs les jeunes souhaitent des
logements plus grands, alors que les anciens cherchent un logement plus petit ou mieux adapté à des
problèmes de santé.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Age du chef du ménage selon l'origine de la
demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
moins de 25
25-29
30-39
40-49
50-59
60-69
70 et plus
Motif de la demande selon l'âge au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
moins de 25
25-29
30-39
40-49
50-59
60-69
70 et plus
Total
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité pro fessionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb financier
DREAL des Pays de la Loire 18 La demande locative sociale
4 ? Nationalité du ménage demandeur
Pour déterminer la nationalité du ménage, il a été décidé de retenir la règle suivante :
- est considéré ?étranger non UE? un ménage dont le demandeur ou son conjoint est de nationalité étrangère hors UE ;
- est considéré ?étranger UE? un ménage dont le demandeur ou son conjoint est de nationalité étrangère UE et pas étrangère hors UE ;
- est considéré ?français? un ménage dont le demandeur et son éventuel conjoint sont français.
12,3% des ménages demandeurs sont étrangers (dont la majorité hors UE), mais seulement
10,3 % en demande externe contre 15,5 % en demande interne. Les ménages étrangers
sont de taille plus importante avec plus de demandeurs âgés de 30 à 50 ans.
Au 1er janvier 2011, 12,3 % des ménages demandeurs
d?un logement social comportent au moins une
personne de nationalité étrangère. La nationalité des
ménages étrangers est généralement hors union
européenne (10,9 % contre 1,4 %).
La part des ménages étrangers provenant de l?union
européenne fluctue de 0,8 % dans le Maine-et-Loire à
1,9 % pour la Loire-Atlantique. Les ménages étrangers
hors union européenne sont presque 3 à 4 fois plus
nombreux en Loire Atlantique et dans la Sarthe qu?en
Vendée (respectivement 12,9 % et 12,2 % contre
3,8 %). Toutes nationalités confondues, la Loire-
Atlantique présente 14,8 % de ménages étrangers
contre 5 % en Vendée.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Le nombre de ménages étrangers est assez
proche en demande interne et externe (4 100 et
4 500). La part des étrangers est ainsi supérieure
de 5 points pour les ménages résidant déjà dans
le parc HLM (15,5 % contre 10,3 %).
Le poids des étrangers issus de l?union
européenne est proche entre demande interne et
externe. L?écart constaté porte donc uniquement
sur les ménages hors UE.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?âge moyen des ménages étrangers et français est
proche (39 ans pour les étrangers hors UE, 40 ans
pour les étrangers UE et 41 ans pour les français). En
revanche, la structure par âge est plus resserrée pour
les étrangers (50% des demandeurs étrangers hors
UE ont entre 30 et 46 années, 50 % ont entre 30 et 49
années pour les étrangers UE) que chez les français :
50 % ont entre 28 et 52 années.
Les moins de 30 ans représentent ainsi 29,8 % des
demandeurs français, contre 23,9% pour les
étrangers. Les plus de 60 ans sont 14,6 % chez les
français contre 8,7 % chez les étrangers.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Parmi les ménages français, 44,8 % sont des
personnes seules contre 22,3 % pour les ménages
étrangers. Cette différence provient en partie de la
différence de structure : les ménages de 5
personnes et plus sont 3 fois plus importants chez
les étrangers que chez les français (18,5 % contre
6,2 %). Ceci a des conséquences sur les motifs à
l?origine de la demande : 36 % de logements
inadaptés (souvent trop petits) pour les étrangers
contre 27 % pour les français. A l?inverse, les
problèmes financiers sont moins souvent invoqués
chez les étrangers (9 % contre 15 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Nationalité des demandeurs au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
francaise
etrangère
UE
etrangère
non UE
nationalité des demandeurs selon l'origine
de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne francaise
etrangère
UE
etrangère
non UE
Age selon la nationalité des demandeurs
0% 20% 40% 60% 80% 100%
francaise
etrangère UE
etrangère non
UE
Total
moins de 25
25-29
30-39
40-49
50-59
60-69
70 et plus
Nombre de personnes selon la nationalité
0% 20% 40% 60% 80% 100%
francaise
etrangère UE
etrangère non
UE
Total
1
2
3
4
5
6 et +
DREAL des Pays de la Loire 19 La demande locative sociale
B ? Activité ? ressources du ménage demandeur
1 ? Activité du ménage demandeur
Pour déterminer l?activité du ménage, il a été décidé de retenir la règle suivante :
- si le demandeur ou son conjoint est en CDI alors le ménage est ?CDI? ;
- sinon si le demandeur ou son conjoint est en CDD, stage ou intérim alors le ménage est ?CDD, stage, intérim? ;
- sinon si le demandeur ou son conjoint est en retraite alors le ménage est ?retraité? ;
- sinon si le demandeur ou son conjoint est étudiant alors le ménage est ?étudiant? ;
- sinon le ménage est considéré comme ?chômeur et inactif? (hors étudiants et retraités).
46 % des ménages demandeurs sont en CDI, contre 20 % de chômeurs ou inactifs et 17 %
de CDD, stage et interim. Les ménages en CDI et retraités sont plus présents en demande
interne.
Parmi les 71 824 ménages en attente d?un logement social, 46 % sont constitués d?au moins une personne
en CDI. Les ménages chômeurs ou inactifs représentent 20 % des demandes contre 17 % pour les
ménages en CDD stage et intérim. Les retraités sont un peu moins de 14 % des demandeurs alors que les
ménages étudiants comptent pour moins de 3 %.
La part des ménages en CDI atteint 48 % en Loire-Atlantique alors qu?elle n?est que de 39 % en Vendée.
Même si leur poids reste limité, on rencontre plus d?étudiants parmi les demandeurs de Loire-Atlantique et
du Maine-et-Loire (3,7 % et 3,6 %). En Vendée, on enregistre un nombre de ménages retraités supérieur de
plus de 7 points à celui de la Loire-Atlantique (20 % contre 12,6 %). Le poids des chômeurs et inactifs est
assez homogènee, de 18 % en Mayenne à 22 % en Vendée.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Parmi les demandeurs résidant déjà dans le parc
HLM, on rencontre plus de ménages ayant une
activité en CDI et de ménages retraités (51 % et
17 %) que parmi les demandeurs externes (42 %
et 13 %). A l?inverse, les ménages en CDD, stage,
intérim ainsi que les ménages chômeurs ou
inactifs sont plus fréquents parmi les demandeurs
externes (5 points de plus pour chacune de ces
deux catégories). Enfin, les ménages étudiants
représentent 5 % des demandes externes contre
moins de 1 % pour les demandes internes.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La majorité des demandeurs retraités vit seule ou en couple sans enfant et aspire souvent à
un logement mieux adapté. Les familles avec enfants disposent plus souvent d?un CDI alors
que les familles mono-parentales comptent plus de chômeurs et inactifs.
C?est parmi les couples avec enfant(s) que l?on enregistre le plus de ménages ayant une activité en CDI
(63 %) alors que cette part est la plus faible chez les célibataires (33 %). Les retraités comptent pour 23 %
des ménages vivant seuls et pour 24 % des couples sans enfants ; ils sont beaucoup moins représentés
parmi les familles avec enfants. La part des chômeurs et inactifs est la plus élevée au sein des familles
monoparentales (28 %), il est en revanche plus rare que les 2 conjoints soient au chômage ou sans activité
parmi les couples sans enfants (9 %) et parmi les familles (15 %). Enfin, la part des CDD, stage et intérim
est stable et comprise entre 16 % et 19 % quelle que soit la composition familiale du ménage.
Activité du ménage selon l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
CDI
CDD, stage, intérim
Etudiant
Chômeur
Retraité
Activité du ménage au 1-1-2011
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
CDI
CDD, stage, intérim
Etudiant
Chômeur
Retraité
DREAL des Pays de la Loire 20 La demande locative sociale
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La demande de logement social pour cause de décohabitation, recherche d?indépendance ou absence de
logements n?est que de 22 % chez les ménages retraités alors qu?elle est proche de 40 % pour les ménages
sans activité stable (CDD, intérim, stage, étudiants, chômeurs et inactifs). Les ménages invoquant des
problèmes financiers sont curieusement plus fréquents parmi les ménages disposant d?un CDI (16 %), mais
ces ménages étant en plus grande proportion des familles avec enfant(s), le fait de disposer d?un emploi
stable ne suffit pas toujours à garantir l?accès à un logement de taille suffisante. Les étudiants sont ceux qui
ont le moins d?exigences concernant leur cadre de vie car ils se savent mobiles, c?est d?ailleurs au sein de
cette catégorie que la demande de logement pour mobilité professionnelle ou familiale est la plus forte
(31 %). Les demandes justifiées par un logement actuellement inadapté sont plus fréquentes chez les
retraités dont les logements peuvent être trop grands ou inadaptés à un problème de santé (39 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
2 ? Ressources du ménage demandeur
Au niveau régional, 36 % des demandeurs disposent de moins de 1 000 ¤ de ressources
mensuelles et 31 % de plus de 1 500 ¤. Si la structure est homogène géographiquement, les
demandeurs externes affichent des revenus largement inférieurs aux demandeurs internes.
21 % des ménages demandeurs d?un logement social
disposent de ressources mensuelles inférieures à
750 ¤ par mois. A l?opposé, 31 % des ménages ont
plus de 1 500 ¤ pour vivre et même plus de 2 000 ¤
pour 16 % d?entre eux.
On n?observe que peu de disparités départementales
dans la structure des ressources des demandeurs. Les
ménages de Maine-et-Loire sont plus souvent en
couples (avec ou sans enfant), et donc avec
potentiellement deux sources de revenus. Ils
présentent ainsi des ressources légèrement
supérieures à la moyenne régionale : 19 % de
ménages avec moins de 750 ¤ de ressources et 33 %
avec plus de 1 500 ¤.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Activité des ménages selon la composition familiale
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
personne seule
couple
famille
famille monoparentale
personne seule + autre
total
CDI
CDD, stage, intérim
étudiant
chomeur, inactif
retraité
Motif de la demande selon l'activité du ménage
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
CDI
CDD, stage, intérim
étudiant
chomeur, inactif
retraité
Total
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb financier
Ressources des ménages au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
moins de 500
500 à 750
750 à 1000
1000 à 1200
1200 à 1500
1500 à 2000
2000 et plus
DREAL des Pays de la Loire 21 La demande locative sociale
Les demandeurs externes, qui se caractérisent
par une part de célibataires plus importante,
présentent des ressources beaucoup plus faibles
que les ménages résidant déjà dans le parc
HLM : 40 % ont des ressources inférieures à
1 000 ¤ contre 30 %. A l?inverse, 39 % des
demandeurs internes disposent de plus de
1 500 ¤ de ressources contre 26 % seulement
pour les demandeurs externes.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
95 % des demandeurs disposent de ressources (1,7 sources de revenu en moyenne) pour
un montant moyen de 1 320 ¤. 59 % de ce montant provient d?une activité salariée.
Au niveau régional, 94,8 % des demandeurs disposent d?au moins une source de revenu. Ce taux est
légèrement plus important en Loire-Atlantique (96,2 %), mais il est surtout beaucoup plus faible en Mayenne
et Vendée (respectivement 89,1 % et 91,9 %).
Parmi les ménages ayant au moins une source d?entrée d?argent, le nombre moyen de ressources perçu est
de 1,73. Les demandeurs de Loire-Atlantique peuvent compter sur un nombre plus important de ressources
(1,77), alors que les vendéens n?enregistrent que 1,59 source de revenu par ménage.
La ressource la plus fréquente est le salaire qui est perçu par 55 % des ménages régionaux ; ce taux fluctue
de 46 % en Vendée à 58 % en Loire-Atlantique. On trouve ensuite les allocations familiales qui sont
touchées par 19 % des ménages (17 % en Vendée et 20 % en Loire-Atlantique). La troisième ressource la
plus fréquente en nombre avec 17,5 % est le Revenu de solidarité active (14 % en Vendée et 21 % en
Sarthe), suivi par l?assurance chômage pour 17 % des demandeurs (13 % en Mayenne et 18 % en Loire-
Atlantique). En cinquième position, 14 % des ménages disposent d?une retraite (12 % en Sarthe et 16 % en
Vendée). Les ressources les plus souvent perçues sont ensuite l?allocation jeunes enfants (9 %), la pension
alimentaire reçue (8 %) et l?allocation adulte handicapé (7 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Le montant moyen des ressources perçues par ménage est de 1 250 ¤. Ce montant oscille de 1 160 ¤ pour
la Vendée à 1 290 ¤ pour la Loire-Atlantique En excluant les ménages sans ressource, la moyenne passe à
1 320 ¤. La capacité financière des demandeurs est constituée pour 59 % par des salaires, 12 % par des
retraites, 10 % par des allocations chômage, 6 % par le RSA et 5 % par des allocations familiales. La
Vendée se démarque par une plus faible contribution des salaires aux ressources totales, compensée par
des montants plus importants pour les retraites et allocations chômages.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Ressources du ménage selon l'origine de la
demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
moins de 500
500 à 750
750 à 1000
1000 à 1200
1200 à 1500
1500 à 2000
2000 et plus
Présence en nombre des principales ressources au 1/1/2011
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
Lo ire-
Atlantique
M aine et Loire M ayenne Sarthe Vendée Région
- salaire net
- retraite nette
- ASSEDIC
- revenu de solidarité active (RSA)
- allocations familiales
- allocation adulte handicapé (AAH)
- allocation jeunes enfants (PAJE)
- pension alimentaire reçue
Composition moyenne des ressources des demandeurs
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine et Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région - salaire net
- retraite nette
- ASSEDIC
- revenu de solidarité active (RSA)
- allocations familiales
- allocation adulte handicapé (AAH)
- allocation jeunes enfants (PAJE)
autre
DREAL des Pays de la Loire 22 La demande locative sociale
73 % des demandeurs (internes comme externes) disposent d?un revenu inférieur à 60 % du
plafond HLM. Le Maine-et-Loire présente moins de revenus faibles, à l?inverse de la Sarthe.
L?analyse des ressources en référence au plafond
HLM permet d?intégrer la composante ?composition
familiale? dans l?analyse des revenus. Au niveau
régional, environ 73 % des ménages demandeurs
d?un logement social disposent de revenus inférieurs à
60 % du plafond HLM, contre 5 % de ménages
bénéficiant de ressources supérieures à 100 % du
plafond.
La structure des ressources par rapport aux plafonds
HLM est très proche pour les cinq départements de la
région La Sarthe qui concentre un peu plus de faibles
revenus (inférieurs à 60 % du plafond HLM) avec
74,3 % des demandeurs. Cette part est légèrement
plus faible dans le Maine-et-Loire avec un taux de
71,6 %.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?analyse des ressources nettes mettait en avant de
fortes disparités entre demandeurs internes et
externes.
L?examen des revenus au regard du plafond HLM,
qui tient compte de la composition familiale (il y a
plus de célibataires dans les demandeurs externes),
apporte une lecture différente avec des structures
plus proches, même si il subsiste plus de ménages
avec faible revenu en demande externe (36 % avec
revenu inférieur à 30 % du plafond contre 30 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Au niveau régional, 73 % des demandeurs ont des revenus inférieurs à 60 % du plafond HLM ce qui leur
permet de prétendre à des loyers plus bas (financements PLAI).
Ces revenus les plus faibles sont plus spécifiquement observés dans le nord-mayennais et dans le nord de
la Loire-Atlantique. A l?inverse, les demandeurs du sud-mayennais et de l?aire urbaine d?Angers affichent
une part de revenus inférieurs à 60 % du plafond HLM beaucoup plus faible que la moyenne régionale.
Part des ménages dont le revenu est inférieur à 60 % du plafond HLM par canton au 1-1-2011
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Positionnement des ressources par rapport
au plafond PLUS au 1-1-2011
0
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
- de 20%
20/59%
60/99%
100/119%
120% et +
Plafond PLUS des demandeurs selon
l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
- de 20%
20/59%
60/99%
100/119%
120% et +
DREAL des Pays de la Loire 23 La demande locative sociale
Les ressources sont très liées à l?activité et la composition familiale du ménage : la moitié
des ménages dont au moins une personne est en CDI dispose de plus de 1 500 ¤ alors que
42 % des étudiants ont moins de 500 ¤ ; 71 % des couples avec enfants ont plus de 1 500 ¤
alors que 52 % des personnes seules ont moins de 1 000 ¤
Sans surprise, le niveau de ressources des ménages est fortement corrélé à leur activité professionnelle.
Ainsi, lorsqu?un membre au moins du ménage est embauché en CDI, les ressources moyennes dépassent
la barre des 1 000 ¤ pour 89 % de ces demandeurs (et même 1 500 ¤ pour 50 %). Pour les 11 % restant, le
CDI concerne généralement un emploi à temps partiel ; il existe également des situations où le revenu
dépasse les 1 000 ¤ mais est amputé d?une pension alimentaire versée ce qui limite les ressources
disponibles.
A l?opposé, les ménages étudiants présentent les ressources les plus basses et 42 % d?entre eux vivent
avec moins de 500 ¤ par mois. Les ménages au chômage ou inactifs affichent également de faibles
ressources : 42 % ont moins de 750 ¤ et 67 % moins de 1 000 ¤.
Les ménages en intérim, stage ou CDD ainsi que les demandeurs retraités disposent d?une structure de
ressource proche de la moyenne régionale avec une ressource médiane qui est proche de 1 200 ¤.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les ressources des demandeurs sont également très dépendantes de la structure du ménage.
Parmi les demandeurs en couple, il y a effectivement plus de probabilités que le ménage comporte au
moins un actif en activité et dans les meilleures situations, ils peuvent être deux. On comptabilise ainsi
71 % de familles avec des ressources supérieures à 1 500 ¤ et même 47 % avec plus de 2 000¤ de
ressources (respectivement 65 % et 39 % pour les couples sans enfants).
La situation est beaucoup plus compliquée pour les familles mono-parentales qui concentrent le plus de
chômeurs et d?inactifs, mais avec l?aide des allocations familiales et des pensions alimentaires perçues, les
ressources atteignent au moins 1 000 ¤ dans 62 % des cas et dépassent la barre des 500 ¤ pour 95 % de
ces ménages. En fait, les ressources les plus faibles se rencontrent pour les personnes seules parmi
lesquelles une part importante de retraités : seules 10 % bénéficient de plus de 1 500 ¤ de ressources alors
que 52 % ont moins de 1 000 ¤.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Niveau des ressources selon l'activité du ménage
0% 20% 40% 60% 80% 100%
CDI
CDD, stage, intérim
retraité
étudiant
chomeur, inactif
total
moins de 500
500 à 750
750 à 1000
1000 à 1200
1200 à 1500
1500 à 2000
2000 et plus
Ressources mensuelles selon la composition familiale
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
personne seule
couple
famille
famille monoparentale
personne seule + autre
total
moins de 500
500 à 750
750 à 1000
1000 à 1200
1200 à 1500
1500 à 2000
2000 et plus
DREAL des Pays de la Loire 24 La demande locative sociale
C ? Statut d?occupation actuel du ménage demandeur
La rubrique logement précaire regroupe les ménages hébergés par leur employeur, en habitat mobile et camping, en résidence sociale ou
maison relais, en structure d?accueil urgence et insertion, provisoirement en hôtel, en sous-location ou sans domicile.
37 % des demandeurs résident déjà dans le parc locatif social et 26 % sont hébergés chez
leurs parents ou amis ou occupent un logement précaire dans l?attente d?un logement HLM.
Parmi les demandeurs, 37 % résident déjà dans le parc locatif HLM et 31 % appartiennent au parc locatif
privé. On comptabilise également 6 % de ménages propriétaires de leur logement et qui sont en situation
de séparation ou ne peuvent plus assumer la charge de remboursement du prêt ou le coût d?entretien de
leur logement. Enfin, 7 % des demandeurs sont hébergés de manière précaire et 19 % sont actuellement
logés chez des parents ou amis en attendant de prendre ou re-prendre leur indépendance.
La Vendée se démarque par une part plus importante de demandeurs propriétaires (9 %) et de locataires
privés (40 %). Les locataires du parc social y sont peu représentés (28 %), ce parc étant faible sur le
département. La Loire-Atlantique concentre une part plus importante de personnes logées de manière
précaire (9 %). La part de locataires du logement social est la plus forte dans la Sarthe (43 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Au plan régional, 26 % des demandeurs sont sans logement fixe et sont ainsi soit hébergés chez des
parents ou amis, soit résident dans un logement précaire. Cette catégorie de demandeurs est
particulièrement présente dans l?unité urbaine nantaise, sur le littoral de la Loire-Atlantique, mais également
au sein de certains territoires ruraux (sud-vendéen, est-sarthois).
Part des ménages en logement précaire ou hébergés chez des parents/amis par canton au 1-1-2011
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Statut d'occupation regroupé du demandeur au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire HLM
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
DREAL des Pays de la Loire 25 La demande locative sociale
Des problèmes financiers pour les locataires privés ; un logement inadapté et un souhait de
cadre de vie différent pour les locataires HLM et des séparations pour les propriétaires
Parmi les demandeurs propriétaires, la majorité (65 %) effectuent une demande de logement social suite à
une séparation ; une part non négligeable (19 %) évoquent également un logement actuel inadapté ; enfin
4 % rencontrent des problèmes financiers. Le principal motif (36 %) de demande des ménages actuellement
locataires dans le parc privé est un problème financier et des difficultés pour régler la charge des loyers ;
77 % des demandeurs invoquant un problème financier sont ainsi locataires dans le parc privé. On compte
également une part importante de personnes logées de manière inconfortable (4,3 %).
Les demandeurs du parc social considèrent dans 44 % des cas que leur logement est inadapté (trop grand
ou trop petit). Une part élevée de cette population effectue également une demande dans l?optique de
pouvoir changer de cadre de vie (16 %). 85 % des demandes motivées par un changement de cadre de vie
proviennent ainsi d?un demandeur appartenant au parc social. Il est également intéressant de noter que 7 %
des demandes internes ont pour origine des difficultés financières, malgré leur logement social.
Enfin de manière évidente, 73 % des demandeurs actuellement en logement précaire et 77 % des
demandeurs résidant chez les parents ou amis, ont comme premier motif : une absence de logement, une
recherche d?indépendance ou une séparation.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Plus de célibataires parmi les ménages hébergés chez des parents/amis ou en logement
précaire ; plus de couples avec enfant pour les originaires du parc social ; plus de couples
sans enfant pour le parc privé et plus de familles monoparentales chez les propriétaires
Parmi les ménages actuellement hébergés chez des parents ou amis, la majorité sont des célibataires
(61 %). On trouve néanmoins une part importante de couples avec ou sans enfants (15 %) et 16 %
d?adultes avec enfant(s). Les demandeurs actuellement en logement précaire sont aussi plus souvent des
célibataires (53 %), mais on dénombre aussi 31 % de ménages avec enfants.
Les ménages déjà présents dans le parc social abritent dans 55 % des cas des enfants et sont plus
rarement des célibataires (30 %). Ces caractéristiques se retrouvent chez les propriétaires mais les familles
avec enfants sont principalement monoparentales (37 % des demandeurs) suite à une séparation.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Motif de la demande selon le statut d'occupation actuel
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire HLM
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
Total
1 - séparation / sans logement
2 - souhait cadre de vie
différent
3 - mobilité professionnelle ou
familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb financier
Composition familiale selon le statut d'occupation du demandeur au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire HLM
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
Total
célibataire
couple
famille
famille monoparentale
personne seule + autre
DREAL des Pays de la Loire 26 La demande locative sociale
53 % des enfants concernés par une demande de logement social résident déjà dans ce
parc ; en revanche 13 % ne disposent pas d?un logement stable
20 % des ménages hébergés chez des parents ou amis comportent au moins un enfant, soit un total de 0,34
enfant par ménage.
Environ 1/3 des ménages hébergés de manière précaire et dans le parc privé comprennent au moins un
enfant, soit respectivement 0,58 et 0,65 enfant par ménage.
Seuls 55 % des demandeurs propriétaires sont sans enfant, soit une moyenne de 0,91 enfants en moyenne
par ménage. Les ménages dont le nombre d?enfants est le plus important sont ceux du parc social : 54 %
abritent un enfant pour une moyenne de 1,10 enfant.
Au global, ce sont ainsi 53 % des enfants impliqués par une demande de logement social qui résident déjà
dans ce parc. La part des enfants sans hébergement stable (ménages hébergés chez des parents/amis ou
hébergés en logement précaire) est relativement importante : 13 % soit 7 340 enfants environ.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Environ 35 % des ménages propriétaires et locataires du parc privé ou HLM possèdent plus
de 1 500 ¤ de ressources contre seulement 13 % pour les personnes hébergées chez des
parents/amis ou disposant d?un logement précaire.
Les demandeurs occupant actuellement un logement précaire présentent les niveaux de ressource les plus
faibles : 46 % gagnent moins de 750 ¤ et seuls 36 % disposent de plus de 1 000 ¤. Les ménages hébergés
chez des parents ou amis affichent également de faibles revenus, 1/3 gagnent moins de 750 ¤ et 1/3
gagnent plus de 1 200 ¤. Les faibles ressources pour ces deux catégories s?expliquent en partie par la plus
forte proportion de célibataires et donc de ménages mono-revenu.
Les ressources disponibles des demandeurs propriétaires sont assez proches de celles des ménages issus
du parc privé ou social alors que la part des couples n?est que de 20 % contre 40 % dans le parc social. Les
probabilités de bi-activité sont plus faibles, en revanche, la part importante de familles mono-parentales
permet aux ménages de disposer de ressources annexes (allocations familiales, pensions alimentaires).
Pour ces trois populations, 23 % à 33 % des demandeurs bénéficient de moins de 1 000 ¤ contre 34 % à
39 % qui perçoivent plus de 1 500 ¤.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Nombre d'enfants selon le statut d'occupation au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire logement social
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
Total
0
1
2
3
4
5 et +
Niveau de ressource selon le statut d'occupation du demandeur au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire HLM
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
Total moins de 500
500 à 750
750 à 1000
1000 à 1200
1200 à 1500
1500 à 2000
2000 et plus
DREAL des Pays de la Loire 27 La demande locative sociale
V ? La tension du marché locatif social
1 ? Evolution de la demande
Attention, il convient d?être vigilant dans l?analyse des séries temporelles ci-dessous. En effet, la qualité du
fichier de la demande locative sociale n?a cessé de progresser au cours des dernières années. Cette
amélioration s?est manifestée notamment par la suppression de nombreux doublons de demandes initialement
présents dans la base régionale. Ces doublons ont pu gonfler artificiellement le niveau des ménages
demandeurs dans les années antérieures à 2010. Par ailleurs, des doublons entre départements restent
possibles, le numéro unique étant géré au niveau départemental.
Une hausse de 5 % de la demande locative sociale régionale entre 2011 et 2010 après une
baisse de 2,5 % entre 2010 et 2009. La Loire-Atlantique est le département ou la
progression de la demande est la plus forte ces dernières années.
De 2003 à 2007, la région a connu une forte progression de la demande de logements sociaux (7,6 %) et le
nombre de demandeurs a culminé à plus de 71 000 au 1er janvier 2007. La demande s?est ensuite stabilisée
en 2008 avant d?amorcer une baisse de 1.5 % en 2009 confirmée par une diminution plus conséquente de
2.5 % entre 2009 et 2010. L?année 2011 est une année de rupture avec une forte reprise à la hausse (5 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La Loire-Atlantique a vu le nombre de demandes locatives sociales augmenter progressivement sur son
territoire de 2003 à 2007 (environ 3 % par an). Après une stabilisation de la demande sur la période 2007-
2010, la progression est importante à 7 % en 2011. En Vendée, on a observé une poussée de la demande
entre 2003 et 2008 (+ 19,2 %) ; l?année 2009 a essuyé une première baisse de 2.5 % suivie d?une chute de
7.5 % des demandes en 2010. La demande se stabilise en 2011.
L?évolution de la demande pour les départements de Mayenne, Maine-et-Loire et Sarthe est assez
semblable : après une progression de l?ordre de 3 à 4 % entre 2003 et 2005, on assiste à une baisse
continue de la demande jusqu?en 2010 qui est plus spécifiquement marquée en Mayenne. La progression
observée en 2011 est d?autant plus forte que la baisse avait été importante ces dernières années.
Il convient d?être vigilant dans l?interprétation de ces chiffres : sur certaines zones, la baisse de la demande
peut signifier un besoin en baisse, mais sur d?autres zones, on peut aussi supposer qu?un parc trop peu
dense ou des délais trop importants découragent les demandeurs.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Nombre de demandeurs 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Loire-Atlantique 28 640 29 390 30 090 31 420 32 220 32 264 32 050 32 270 34 504
Maine-et-Loire 18 140 18 618 18 834 18 602 18 328 18 100 17 718 16 890 17 693
Mayenne 3 730 3 830 3 850 3 790 3 708 3 454 3 436 3 145 3 352
Sarthe 8 460 8 600 8 840 8 880 8 598 8 616 8 362 8 135 8 215
Vendée 7 420 7 995 8 010 8 060 8 580 8 842 8 621 7 982 8 060
Région 66 390 68 433 69 624 70 752 71 434 71 276 70 187 68 422 71 824
Evolution de la demande locative sociale de 2003 à 2011 (base 100 en 2003)
80
85
90
95
100
105
110
115
120
125
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
DREAL des Pays de la Loire 28 La demande locative sociale
L?évolution de la demande locative sociale est principalement liée à l?évolution de la
demande externe, la demande interne étant plus stable au niveau régional.
Sur la période 2006 à 2010, le nombre total de demandes de logements sociaux avait diminué de 3.3 %. En
fait, la demande interne était restée stable et l?évolution de la demande totale était à imputer à la seule
demande externe. En 2011, demande interne et demande externe sont en progression, mais la hausse de
la demande externe est beaucoup plus marquée : 6,1 % contre 3,1 %.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?analyse départementale permet de mettre en avant des situations contrastées.
En Loire-Atlantique, la stabilisation de la demande de 2007 à 2010 était principalement liée à la progression
de la demande interne, la demande externe étant orientée légèrement à la baisse. En 2011 la progression
de 7 % est impulsée principalement par la demande externe qui progresse de 9 %.
En Vendée, la poussée de la demande jusqu?en 2008 avait été impulsée par la demande externe et la chute
observée en 2009-2010 émanait du recul de cette même demande externe. En 2011, la progression de 1 %
est le résultat d?une poussée de la demande interne, la demande externe étant en repli de plus de 1 point.
En Maine-et-Loire et Sarthe, le recul constaté de 2006 à 2010 était beaucoup plus important en externe (-
14 %) qu?en interne (-4 % pour la Sarthe et ?5 % pour le Maine-et-Loire). En Mayenne, le repli de 17 % en 4
ans se retrouvait tant en interne qu?en externe. Pour l?année 2011, la progression de la demande externe
est proche pour ces 3 départements (6 % pour Maine-et-loire et Sarthe contre 3 % pour la Mayenne). En
revanche la situation est très différente pour la demande interne : baisse de 4 % pour la Sarthe, hausse
modérée de 3 % pour le Maine-et-Loire et envolée de 12 % pour la Mayenne.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Des évolutions 2011-2010 très importantes sur certains territoires : baisse de -12 % à -19 %
pour les cantons de Beaufort-en-Vallée, Nort-sur-Erdre et Chateaubriant, progression de
24% à 38 % pour Bouaye, Aigrefeuille-sur-Maine et Vertou-vignoble
Entre le 1er janvier 2011 et le 1er janvier 2010, l?évolution régionale de la demande totale de +5 % masque
des situations très contrastées localement : de ? 44 % pour le canton de Bais en Mayenne à + 160 % pour
le canton de La-Fresnay-sur-Chédouet dans la Sarthe. Au final, 116 cantons connaissent une progression, 2
sont stables et 74 présentent une baisse. Parmi les principaux cantons où l?on observe une baisse, on note
Beaufort-en-vallée (-19 %), Nort-sur-Erdre (-13 %) et Chateaubriant (-12 %). A l?opposé, on note une
hausse importante sur Vertou-vignoble (+38 %), Aigrefeuille-sur-Maine (+27 %) et Bouaye (+24 %) entre
autres.
Evolution de la demande externe de
2006 à 2011 (base 100 en 2006)
80
85
90
95
100
105
110
115
120
2006 2007 2008 2009 2010 2011
Evolution de la demande interne de 2006 à 2011 (base
100 en 2006)
80
85
90
95
100
105
110
115
120
2006 2007 2008 2009 2010 2011
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
Evolution des demandes entre 2011 et 2010
-5%
0%
5%
10%
15%
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Région
externe
interne
total
DREAL des Pays de la Loire 29 La demande locative sociale
Evolution de la demande totale de logements sociaux par canton entre 2011 et 2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Entre le 1er janvier 2011 et le 1er janvier 2010, l?évolution régionale de la demande externe de +6 % masque
des situations tout aussi hétérogènes : de ?25 % pour le canton de Meslay-du-maine à +133 % pour les
cantons de Brûlon et La-Fresnay-sur-Chédouet dans la Sarthe. Au final, 107 cantons connaissent une
progression, 8 sont stables et 77 présentent une baisse. Parmi les principaux cantons où l?on observe une
baisse, on note Beaufort-en-vallée (-22 %), Nort-sur-Erdre (-15 %) et Angers-ouest (-13 %). A l?opposé, on
note une hausse importante sur Vertou-vignoble (+46 %), Clisson (+26 %), Blain (+25 %) et Bouaye
(+24 %) entre autres.
Evolution de la demande externe de logements sociaux par canton entre 2011 et 2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
DREAL des Pays de la Loire 30 La demande locative sociale
2 ? Demandes par rapport à la commune d?origine
En Pays de la Loire, 61 % des demandes émanent d?un ménage résidant dans la commune
et 6 % proviennent de l?extérieur de la région. La Vendée se distingue avec des distances
entre lieu de la demande et origine du demandeur beaucoup plus éloignée.
Le fichier régional de la demande locative sociale recense les demandes formulées au sein des communes de la
région. Le demandeur peut déjà habiter la région ou provenir d?un autre territoire.
Le numéro unique n?étant pas encore géré au niveau national, il n?est pas possible d?examiner les demandes
réalisées par des habitants des Pays de la Loire à l?extérieur de la région.
Dans cette analyse, seule la première commune demandée est prise en compte.
Au 1er janvier 2011, on comptabilise 4 540 demandes d?entrants dans la région.
Sur les 71 824 demandes de logements réalisées au 1er janvier 2011, la grande majorité est exprimée (pour
la première commune demandée) au sein de la commune où réside le demandeur (61 %). Dans 16 % des
cas, le demandeur ne réside pas au sein de la commune demandée, mais dans une commune du même
EPCI et dans 13 % au sein d?une autre commune du département. Ce sont ainsi 90 % des demandes
régionales qui émanent d?un ménage résidant dans le département de la commune demandée. Les
demandes provenant d?un autre département de la région ont une part de 4 %. Les demandes provenant de
l?extérieur de la région pèsent donc pour 6 % (3 % émanent d?une région limitrophe, 1,4 % de l?Ile de France
et 1,9 % d?une autre région, voire de l?étranger) et sont au nombre de 4 540 en Pays de la Loire.
A noter qu?entre 2011 et 2010, la part des demandes ?hors-département? a progressée de 1 point.
La part de demandeurs originaires de la commune demandée fluctue autour de 63% en Loire-Atlantique et
en Sarthe, 60 % pour la Mayenne et 61 % pour le Maine-et-Loire. Le principal département se démarquant
est la Vendée avec seulement 54 % des demandes originaires de la commune. La Vendée attire une
demande très forte provenant de l?extérieur du département (13 %) alors que cette demande est plus
restreinte pour les autres départements de la région (8 % à 10 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
On observe quelques différences entre les demandeurs internes et les demandeurs externes.
Les ménages appartenant déjà au parc locatif sont en effet plus nombreux à effectuer une demande au sein
de leur commune (66% pour la demande interne contre 58% en externe).
En revanche, la part des demandeurs originaires du département est de 90 %, que le demandeur
appartienne déjà au parc social ou non.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Origine du demandeur par rapport à la commune demandée au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
1 - de la commune
2 - du même EPCI
3 - du département
4 - d'un département de la région
5 - région limitrophe
6 - ile de france
7 - autre france + étranger
Origine du demandeur par rapport à la commune demandée
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande externe
demande interne
1 - de la commune
2 - du même EPCI
3 - du département
4 - d'un département de la région
5 - région limitrophe
6 - ile de france
7 - autre france + étranger
DREAL des Pays de la Loire 31 La demande locative sociale
Les centres urbains et plus spécifiquement en Loire-Atlantique et en Vendée attirent des
demandeurs provenant d?autres territoires
L?écart entre le nombre de demandes enregistrées sur une commune et le nombre de demandeurs originaires de cette
même commune permet de mettre en évidence les communes qui attirent les demandeurs et celles qui les repoussent.
Le phénomène d?attrait ou de répulsion peut trouver deux origines selon qu?il soit choisi ou subi. Un demandeur peut
ainsi profiter d?une demande de logement social pour essayer d?emménager dans la commune qui est la plus adéquate
à sa situation personnelle (proximité travail, famille ?). Il peut également choisir une commune pour essayer de
maximiser ses chances d?intégrer le parc social ; le demandeur privilégie alors une commune où le parc social est
abondant, aux dépens d?une commune qui aurait pu être plus fonctionnelle pour lui. Sur des territoires ou l?offre est
limitée, la mise en location de nouveaux logements locatifs peut susciter un afflux de demandes.
Le fichier de la demande locative sociale n?étant pas national, l?analyse proposée ne peut être qu?incomplète. En effet, il
manque la prise en compte (en négatif) des ménages originaires de la région et qui ont réalisé une demande hors Pays
de la Loire. L?indicateur retenu est par conséquent sur-estimé et artificiellement positif de 4 540 demandeurs au niveau
régional, ce qui correspond aux demandeurs extérieurs à la région.
En Pays de la Loire, on constate que les demandes se concentrent sur les principaux pôles urbains. Les
demandeurs qui ne sont pas originaires des pôles urbains, proviennent principalement des 2ème couronnes
et des cantons ruraux, mais on trouve également des ménages externes à la région qui se fixent plus
spécifiquement au sein des unités urbaines. Pour certains types de ménages, comme les étudiants ou les
retraités, se rapprocher des villes centres, c?est se rapprocher des lieux d?étude et de l?accès aux soins.
Pour d?autres ménages très modestes, c?est la possibilité de se rapprocher de son emploi, ce qui leur est
financièrement impossible dans le parc privé. Mais il est également probable que ce choix soit fait par
défaut pour d?autres ménages qui auraient souhaité rester en périphérie ou dans le rural mais demandent un
pôle urbain parce que l?offre de logements sociaux est en nombre insuffisant sur leur territoire.
Les cantons présentant les plus grandes ?fuites? de demandeurs de logements sociaux sont Sablé-sur-
Sarthe (-74 demandeurs, alors que cette commune compte 34 logements HLM pour 100 résidences
principales !!!), Allonnes (-69 demandeurs), Montrevault (-65) et le Loroux-Bottereau (-57 demandeurs).
Parallèlement à ces mouvements, le canton de Montrevault a enregistré une hausse de 14 % de la
demande locative sur son territoire et le Loroux-Bottereau 12 %.
A l?inverse, le solde est très largement positif pour les 3 principales villes centre de la région : +1 418 à
Nantes (en progression de 68 % par rapport à 2011, +855 à Angers et +651 au Mans. Il est également
important sur les cantons de la banlieue nantaise : +319 sur le canton de Carquefou, +276 à Rezé et, +258
pour Orvault ? . Les deux principales unités urbaines de Vendée affichent, elles-aussi un attrait
conséquent : +302 à la Roche-sur-Yon et +254 pour le canton des Sables d?Olonne.
Ecart entre nombre de demandeurs sur la commune et nombre de demandeurs originaires de la commune
par canton au 1-1-2011
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
DREAL des Pays de la Loire 32 La demande locative sociale
3 ? Demandes par rapport au parc social existant
13,5 % des ménages internes souhaitent changer de logement HLM (18 % en Loire-
Atlantique).
La demande externe correspond à 22,5 % du parc social existant (faible dans le rural
mayennais et sarthois, fort sur tout le littoral et sur la deuxième couronne nantaise) et 3,4 %
du parc privé (4,6 % en Loire-Atlantique).
Avec 71 824 logements, la demande locative sociale représente au niveau régional 4,5 % du parc des
résidences principales et 36 % du parc de logement social existant.
Le poids de la demande totale dans le parc social est proche des 22 % en Mayenne et dans la Sarthe alors
qu?il dépasse les 40 % en Vendée (41 %) et en Loire-Atlantique (49 %).
Mais une partie de cette demande émane du parc locatif social, il ne s?agit donc pas uniquement d?un
besoin de logements sociaux supplémentaires, mais également d?un besoin de logements sociaux disposant
de caractéristiques différentes (lieu, taille ?). Cette demande interne correspond à 13,5 % du parc locatif
social ; ce sont donc environ 2 ménages sur 15 résidant dans le parc social qui souhaitent déménager tout
en restant dans le parc social pour disposer d?un environnement ou d?un type de logement différent.
Seuls 9 % des résidents du parc social de Mayenne souhaitent un nouveau logement alors que cette
proportion est comprise entre 10 % et 12 % en Sarthe, Vendée et Maine-et-Loire. La part des demandes
souhaitées en interne est en revanche beaucoup plus importante en Loire-Atlantique (18 %) soit un peu plus
d?un ménage sur 6.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Le poids des 45 009 demandes externes représente 22,5 % du parc existant.
Des disparités territoriales existent : le poids de la demande externe par rapport au parc social n?est en effet
que de 12,5 % en Mayenne et Sarthe alors qu?il culmine à 30% en Vendée et 31 % en Loire-Atlantique.
Cette même demande externe représente
3,4 % du parc privé (parc des propriétaires et
parc locatif privé). Certains ménages
demandeurs étant sans logement ou étant
hébergés dans d?autres ménages (famille ou
amis), il convient d?être vigilant dans
l?interprétation de ce ratio.
Le poids de la demande externe sur le parc
privé est le plus faible en Mayenne (1,7 %), il
est proche de 2,3 % dans la Sarthe et en
Vendée, alors qu?il atteint 3,8 % en Maine-et-
Loire et culmine à 4,6 % en Loire-Atlantique.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Poids de la demande par rapport au parc social existant au 1-1-2011
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Région
externe
interne
totale
Poids de la demande externe dans le parc privé
au 1-1-2011
0% 1% 2% 3% 4% 5%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
DREAL des Pays de la Loire 33 La demande locative sociale
La demande interne correspond à 13,5 % du parc locatif social. Cette part est beaucoup plus faible dans les
cantons ruraux, notamment en Mayenne et Sarthe. Elle est en revanche plus élevée à proximité des pôles
urbains ainsi que sur le littoral. Le poids de la demande interne est ainsi de 29 % sur les cantons de Laval-
nord-est, Vertou et la Roche-sur-Yon-nord et culmine à 32 % sur le canton de Angers-ouest.
Poids de la demande interne par rapport au parc social existant par canton au 1-1-2011
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
La demande externe correspond à 22,5 % du parc locatif social. Si la pression est faible dans le rural
mayennais et sarthois, elle est particulièrement élevée sur le littoral, où la taille du parc social est limitée, et
dans la deuxième couronne nantaise ; sur ces zones la demande externe dépasse 50 % de la taille du parc
social. La demande externe est ainsi équivalente au poids du parc social existant sur le canton de Pornic et
sur l?île d?Yeu.
Poids de la demande externe par rapport au parc social existant par canton au 1-1-2011
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
DREAL des Pays de la Loire 34 La demande locative sociale
La demande externe correspond à 3,4 % du parc privé (propriétaire et locatif privé) et est plus soutenue sur
les pôles urbains. En dehors de Laval et Le Mans, la part de la demande externe dans le parc privé en
Sarthe et Mayenne est inférieure à 3 %. Cette part est en revanche conséquente sur l?ensemble du
département du Maine-et-Loire où le parc existant est important. La friction est particulièrement soutenue
sur le pôle urbain nantais (Nantes, Rezé, Bouguenais, Saint-Herblain), le pôle angevin (Angers et Angers-
est) ainsi que sur Saint-Nazaire et la Roche-sur-Yon avec une demande externe dépassant 5 % du parc
privé.
Poids de la demande externe par rapport au parc privé existant par canton au 1-1-2011
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
La part des T2 demandés est beaucoup plus importante que dans le parc existant, ce qui
amplifie la pression sur ce type de logement ; la situation est inverse pour les T1 et T4.
Au sein du parc social demandé, on comptabilise
34 % de petits logements (3 % de T1 et 31 % de
T2) et 28 % de grands logements (21 % T4 et
7 % T5 et +) ; le solde correspondant à 38 % de
T3.
La Mayenne présente la spécificité d?avoir une
demande plus orientée vers les grands logements
(26 %de T1 et T2 contre 32 % de T4 et +).
A l?inverse, les besoins en petits logements sont
plus importants en Loire-Atlantique (38 %) et les
besoins en grands logements plus faibles en
Vendée (25 % de T4 et +).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Il existe des différences marquées entre demandes
interne et externe. Il y a ainsi plus de petits logements
attendus par les demandeurs externes (42 %) que par
les demandeurs internes (21 %). En corollaire, le
nombre de grands logements est plus faible en
externe (20 %) qu?en interne (41 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Structure du parc demandé au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Taille de logement demandée selon l'origine
de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
DREAL des Pays de la Loire 35 La demande locative sociale
Au sein du parc HLM, on enregistre 23,5 % de
petits logements (5,5 % de T1 et 18 % de T2)
alors que la demande est de 34 % sur ce type de
logements et même de 42 % si on ne s?intéresse
qu?à la demande externe.
A l?opposé, il existe dans le parc social 37 % de
grands logements (29 % T4 et 8 % T5 et +),
contre une demande exprimée de 28 % dans le
fichier total de la demande et 21 % pour la seule
demande externe.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Il est possible de comparer la structure en nombre de pièces des logements demandés et des logements
existants. Cette comparaison permet de mettre en évidence des déséquilibres éventuels entre des besoins
et un existant susceptible de devenir disponible à plus ou moins long terme. On peut ainsi identifier des
types de logements pour lesquels les tensions peuvent être plus ou moins prononcées. Il convient
néanmoins d?être vigilant dans les commentaires apportés. En effet, une partie de la demande est interne et
par définition l?octroi d?un nouveau logement social est synonyme de la libération d?un autre logement social
présentant des caractéristiques différentes. On peut notamment rappeler que les demandes internes
concernent plus fréquemment des logements plus grands et que la satisfaction de cette demande
permettrait de libérer des petits logements. L?information précise sur la taille des logements occupés par les
demandeurs internes n?étant pas mobilisable, il n?est pas possible d?affiner cette approche.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?analyse entre la structure de la demande de logement social et le parc existant met en évidence un déficit
de T2 pour l?ensemble des départements de la région. A l?inverse, la part des T1 et des T4 semble
systématiquement sur-représentée par rapport aux besoins exprimés.
Parmi les spécificités départementales, Le Maine-et-Loire et surtout la Mayenne ont un manque relatif de
T3 alors que la structure en T3 dans les autres départements semble assez bien calibrée par rapport aux
attentes.
Structure du parc hlm existant au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Déséquilibre entre la demande et l'offre de logement social
-20% -15% -10% -5% 0% 5% 10% 15% 20%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
DREAL des Pays de la Loire 36 La demande locative sociale
4 ? Ancienneté de la demande
L?ancienneté moyenne est de 16,9 mois au niveau régional, mais 50 % des ménages ont
effectué leur demande il y a moins de 9,2 mois ; elle est plus forte en Loire-Atlantique.
Au 1er janvier 2011, la durée moyenne d?ancienneté de la demande est de 16,9 mois au niveau régional en
recul par rapport à 2010 (17,7 mois). Des demandes anciennes tirent fortement la moyenne vers le haut. La
médiane est ainsi beaucoup moins élevée et 50 % des demandes ont été formulées il y a moins de 9,2
mois (9,9 mois en 2010). Un examen plus précis met en avant que 25 % des demandes datent de moins de
4 mois alors que 25 % ont une ancienneté de plus de 20 mois. Les 10 % de demandes les plus anciennes
ont été réalisées pour la première fois il y a plus de 42,8 mois et ont ensuite été renouvelées chaque année.
Les disparités départementales sont importantes. L?ancienneté de la demande est plus élevée en Loire-
Atlantique (moyenne à 19,4, médiane à 10,4 et dernier décile à 49,5 mois) et moindre en Mayenne
(moyenne à 11,4, médiane à 6,9 et dernier décile à 25,4 mois).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
20 % des demandes datent de plus de 2 ans au plan régional, 10,5 % en Mayenne et plus du
double en Loire-Atlantique. Des demandes externes plus récentes que les internes.
Au niveau régional, 64 % des demandes datent
de moins de 1 an (et 35 % de moins de 6 mois)
contre 20 % de 2 ans et plus.
En Mayenne et Sarthe, ce sont 45 % et 42 %
des demandes qui ont été exprimées pour la
première fois il y a moins de 6 mois alors que
les demandes de 2 ans et plus sont de 10,5 %
en Mayenne et 13 % dans la Sarthe.
L?ancienneté des demandes a une structure
proche en Vendée et Maine-et-Loire : environ
68 % de moins de 1 an et 17 % de 2 ans et plus.
Les anciennetés les plus importantes se trouvent
en Loire-Atlantique : 58 % de plus de 1 an et
7 % de plus de 5 ans.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les demandes externes sont en général plus récentes
que les demandes internes : 70 % de moins de 1 an
contre 55 %. A l?inverse, 26 % des demandes internes
datent de plus de 2 ans contre 16 % pour les externes.
Deux raisons peuvent expliquer ce phénomène : soit les
demandes externes sont satisfaites plus rapidement, ou
alors des demandeurs externes sont plus nombreux à
ne pas renouveler leur demande faute d?une réponse
apportée.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
? 9ème décile
??? 3ème quartile
? moyenne
? médiane
??? 1er quartile
? 1er décile
Ancienneté de la demande en mois au 1-1-2011
0
5
10
15
20
25
30
35
40
45
50
Loire-
Atlantique
Maine-et-
Loire
Mayenne Sarthe Vendée Région
en
m
o
is
ancienneté de la demande au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
ancienneté de la demande selon son origine
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
DREAL des Pays de la Loire 37 La demande locative sociale
On observe des anciennetés moyennes de demandes très dispersées sur le territoire : de 4 mois d?attente
dans le canton du Horps en Mayenne à 24mois pour le canton de La Baule-Escoublac et pour l?Ile D?yeu.
Plus généralement, l?attente est plus importante au sein des unités urbaines et spécifiquement sur Nantes,
ainsi que sur l?ensemble du littoral.
Ancienneté moyenne des demandes par canton au 1-1-2011
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
21 % des demandes présentent un délai ?anormalement long? : 17 % pour les demandes
externes contre 27 % pour les demandes internes. Les délais sont plus fréquemment
anormalement longs sur le littoral de Loire-Atlantique
Les délais anormalement longs sont fixés par arrêté préfectoral.
Ils sont différents sur le territoire selon la pression rencontrée et sont calculés selon l?ancienneté
de la demande.
Pour le département de la Sarthe les délais anormalement longs prennent également en compte
l?éventuel refus d?une proposition.
Département Délai anormalement long fixé par l'arrêté préfectoral Date de l'arrêté fixant le délai
Loire-
Atlantique
30 mois sur Nantes métropole
24 mois sur CAP Atlantique et les Communautés de
communes de Pornic, Sud-Estuaire et coeur Pays de
Retz
18 mois sur le reste du département
7 Mars 2008
Maine et Loire 24 mois sur Angers Loire métropole
18 mois sur le reste du département
23 janvier 2008
Mayenne 16 mois 16 janvier 2008
Sarthe 12 mois sans proposition de logement 2 novembre 2006
Vendée 24 mois (littoral et rétro littoral)
15 mois (reste du département)
Février 2008
DREAL des Pays de la Loire 38 La demande locative sociale
En 2011, 14 920 demandes régionales de
logements HLM répondent à un délai
anormalement long, soit 20 % des demandes,
contre 23 % en 2010. Plus de la moitié des
ménages qui rencontrent une demande avec un
délai anormalement long sont en attente d?un
logement HLM en Loire-Atlantique.
Le pourcentage des demandes avec un délai
anormalement long est le plus élevé en Vendée
(24 %) et en Loire-Atlantique (23 %). A l?opposé,
cette part est beaucoup plus faible dans la Sarthe
(12 %). En fait 26 % des demandes de la Sarthe
datent de plus de 12 mois, mais plus de la moitié
des demandeurs a déjà eu au moins une
proposition.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Des divergences importantes existent selon l?origine
du demandeur avec 27 % des demandes internes
rencontrant un délai anormalement long contre
17 % pour la demande externe.
Cette situation est somme toute assez logique car
l?urgence à loger des demandeurs externes est
souvent plus élevée que d?apporter un nouveau
logement à un locataire appartenant déjà au parc
HLM. Par ailleurs, un demandeur externe aura
beaucoup moins tendance à refuser une offre.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
On ne dénombre aucune demande avec un délai anormalement long dans 11 cantons de la région ; il s?agit
intégralement de cantons ruraux de Mayenne et de Sarthe. Plus généralement ces deux départements
présentent un nombre important de cantons pour lesquels la part des délais anormalement longs est
inférieure à 10 %.
A l?opposé, on observe une part de demandes anormalement longues plus importante sur le littoral de Loire-
Atlantique avec 4 cantons présentant plus de 30 % de délais anormalement longs : la Baule-Escoublac
(42 %), Bourgneuf-en-Retz, Saint-Nazaire et Moutiers-les-Maufaix. Les délais anormalement longs sont
également très fréquents sur les îles vendéennes : 34 % sur l?île d?Yeu et 27 % sur l?île de Noirmoutier. Plus
surprenant, on trouve également 2 cantons de Mayenne : Meslay-du-Maine (37 %) et Pré-en-Pail (32 %).
Part des délais anormalement longs par canton au 1-1-2011
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
délais anormalement longs au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
non
oui
délais anormalement longs selon l'origine de
la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne non
oui
DREAL des Pays de la Loire 39 La demande locative sociale
Les délais d?attente les plus courts se rencontrent pour les demandeurs qui sont ou vont
être sans logement ; néanmoins, 29 % attendent depuis plus d?un an au 1er janvier 2011
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les demandes pour raison de logement actuel inconfortable, logement inadapté et pour les souhaits de
cadre de vie différent affichent en général des délais d?attente plus importants que la moyenne
(respectivement 40 %, 43 % et 48 % des demandes datent de plus d?un an).
A l?inverse, les délais d?attente sont beaucoup plus faibles pour les situations plus urgentes, c?est à dire
lorsque le demandeur est sans logement (séparation, sans logement, indépendance), avec néanmoins 29 %
de demandes datant de plus de 1 an au 1er janvier 2010.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les délais d?attente les plus longs se retrouvent parmi les demandeurs résidant déjà dans un logement
HLM : 45 % attendent depuis plus d?un an. Les attentes de plus d?un an sont en revanche le plus faible
parmi les demandeurs hébergés chez des parents ou amis (22 %).
La composition familiale du demandeur est peu discriminante sur le délai d?attente
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
délai d'attente selon le motif de la demande au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb f inancier
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
délai d'attente selon le statut d'occupation du demandeur au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire logement social
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Délai d'attente selon la composition familiale
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
célibataire F
célibataire H
couple
famille
famille monoparentale F
famille monoparentale H
personne seule F + autre
personne seule H + autre
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
DREAL des Pays de la Loire 40 La demande locative sociale
Selon le type de composition familiale, la part des ménages dont la demande de logement social date de
plus d?un an fluctue de 29 % pour les familles monoparentales ayant un homme à leur tête à 41 % pour les
familles (couples avec enfants).
Parmi les célibataires et familles monoparentales, on observe des écarts, dans les délais d?attente de plus
de un an, entre les ménages composés par des hommes et ceux composés par des femmes. La part des
demandes de plus de un an est en effet supérieure de 5 à 6 points chez les ménages ayant à leur tête une
femme.
Par ailleurs, parmi les demandes émanant de femmes célibataires, 8 % datent de plus de 5 ans.
Les demandeurs disposant d?un revenu inférieur à 500 ¤ par mois affichent une ancienneté
de demande inférieure à la moyenne
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les ménages dont le revenu est inférieur à 500 ¤ par mois affichent des délais d?attente légèrement plus
faibles : 31 % ont effectué leur demande il y a plus d?un an. Pour les autres tranches de revenus, la part de
demandes datant de plus d?un an est comprise entre 36 % et 39 %. Contrairement à ce que l?on aurait pu
supposer, le niveau de revenu n?a qu?un faible effet sur le délai d?attente moyen. Il convient néanmoins
d?être vigilant car le seul revenu ne tient pas compte de la composition familiale et donc de la situation par
rapport au plafond HLM. Par ailleurs le délai d?attente est différent de la notion de délai de satisfaction
(seules les demandes en cours au 1er janvier sont comptabilisées).
Des délais d?attente légèrement plus courts pour les T1 et plus longs pour les T5 et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les délais d?attente pour les logements de 2, 3 et 4 pièces se situent dans la moyenne. En revanche on
rencontre des situations différentes pour les logements les plus petits (T1) et les plus grands (T5 et +).
Les délais sont plus courts pour le T1 avec 25 % des demandes datant de plus d?un an et seulement 13 %
de demandes de 2 ans et plus pour une moyenne régionale de 20 %. A l?opposé, les délais sont légèrement
plus longs pour les plus grands logements (T5 et +), avec 39 % des demandes datant de plus d?un an et
22 % de 2 ans et plus.
Délai moyen d'attente selon le niveau de ressource au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
moins de 500
500 à 750
750 à 1000
1000 à 1200
1200 à 1500
1500 à 2000
2000 et plus
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Délai moyen d'attente selon la taille demandée au 1-1-2011
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
DREAL des Pays de la Loire 41 La demande locative sociale
5 ? Les propositions reçues et refusées
Les demandeurs ayant déjà refusé une offre de logement social sont nombreux en
Mayenne et Sarthe (37 et 40 %) ; peu d?écarts entre demandeurs internes et externes
Au 1er janvier 2011, plus de 16 400 demandeurs
sur les 71 824 étaient toujours en attente d?un
logement social après avoir refusé au moins
une proposition. 9 % des demandeurs (6 630)
ont même reçu au moins 2 propositions mais
n?ont pas donné suite. A contrario, 77 % n?ont
pas encore eu d?offre.
La part des demandeurs ayant exprimé un refus
est particulièrement importante en Mayenne et
dans la Sarthe (respectivement 37 % et 40 %)
où la tension est la plus faible. Cette part est en
revanche beaucoup plus faible en Loire-
Atlantique et Vendée (respectivement 18 % et
13 %) où la situation est plus tendue. Le Maine-
et-Loire se situe dans la moyenne régionale.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des demandeurs ayant déjà refusé une offre
de logement social est assez proche entre
demandeurs internes (25 %) et demandeurs
externes (21,5 %). L?écart le plus prononcé se situe
au niveau des ménages ayant refusé plus d?une
proposition : ils sont 11 % pour les ménages
résidant déjà dans le parc HLM contre 8 % pour les
demandeurs externes.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
De manière générale, on note que le poids des ménages ayant déjà refusé une offre de logement social est
d?autant fort que les délais d?attente sont faibles. Ce taux est inférieur à 10 % sur les cantons littoraux que
sont Bourgneuf-en Retz, Pornic, St-Jean-de-Mont, Talmont-St-Hilaire, mais aussi l?Ile d?Yeu et Noirmoutier.
A l?inverse, il dépasse les 50 % dans 8 cantons ruraux de Sarthe et Mayenne, dont Mamers (61 %).
Poids des demandeurs ayant déjà refusé une proposition par canton au 1-1-2011
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
nombre de refus par département au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
0
1
2
3 et +
nombre de refus selon l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
0
1
2
3 et +
DREAL des Pays de la Loire 42 La demande locative sociale
Plus la demande est ancienne, plus la part des ménages ayant refusé des offres est
importante (53 % pour les demandeurs de 5 ans et plus)
On observe que plus la demande est ancienne,
plus la part des ménages ayant refusé au moins
une offre est forte.
Le poids des refus progresse ainsi de la valeur
de 12 % pour les ménages ayant effectué leur
demande pour la première fois lors des 6
derniers mois, à la valeur de 53 % pour les
ménages dont la demande remonte à plus de 5
ans.
Pour les presque 4 000 demandeurs de plus de 5
ans, 47 % n?ont jamais eu la moindre proposition,
en revanche, ils sont 18 % à avoir refusé au
moins 3 propositions de logement.
Pour les demandeurs de moins de 6 mois, 1 %
ont déjà rejeté 3 offres ou plus.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des ménages ayant déjà refusé une offre de logement HLM est proche quel que soit
le motif de la demande, elle est légèrement plus faible pour les demandeurs sans logement
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des ménages ayant déjà refusé un logement est assez proche, quel que soit le motif de la demande.
Cette part se situe entre 25 % pour les demandes ayant comme motif une raison financière et 21 % pour les
ménages sans logement (séparation-sans domicile-indépendance). Pour les demandeurs sans logement, en
instance de séparation ou en recherche d?indépendance, ils sont tout de même 8 % à avoir refusé 2 offres
ou plus.
Les refus de proposition sont deux fois plus importants pour les ménages actuellement
locataires dans le parc public ou privé que pour les ménages résidant un logement précaire
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Nombre de refus selon l'ancienneté de la
demande au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Total
0
1
2
3 et +
Nombre de refus selon le motif de la demande au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb f inancier
total
0
1
2
3 et +
Nombre de propositions refusées selon le statut d'occupation au 1-1-2011
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire logement social
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
total
0
1
2
3 et +
DREAL des Pays de la Loire 43 La demande locative sociale
Les demandeurs actuellement hébergés dans un logement précaire ou sans hébergement sont peu
nombreux à avoir déjà refusé une offre de logement social (12 %). La part des ménages ayant rejeté au
moins une proposition est en revanche le double, parmi les ménages résidant déjà dans le parc social
(25 %) ou locataires du parc privé (24 %). Un demandeur sur cinq (21 %) hébergé chez des parents ou amis
s?est déjà vu proposer un logement social, mais n?a pas donné suite.
Lorsqu?il est motivé, le premier refus est justifié dans 40 % des cas par un logement jugé
inadapté (caractéristiques, taille ?) et dans 24 % par une localisation (commune, quartier,
environnement) considérée non satisfaisante.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Environ 36 % des propositions ne dispose pas d?un motif de refus clairement identifié.
Lorsque la motif est exprimé, la raison invoquée pour expliquer le premier refus d?une offre de logement
social est dans plus d?un quart des situations (30 %) liée à des caractéristiques inadaptées du logement
(collectif, étage insatisfaisant, manque d?ascenseur, type de chauffage ?). Cette raison est à rapprocher
des 11 % de refus liés à une taille de logement jugée insatisfaisante par rapport aux attentes.
Pour 18 % des demandeurs, ce premier refus est justifié par une localisation inadaptée du logement
proposé qui ne correspond pas aux attentes en terme de commune ou de quartier proposé. Dans 6 % des
cas, c?est l?environnement plus proche qui est reproché : manque de services de proximité ou appréhension
liée au voisinage.
Dans 12 % des cas, le demandeur n?accepte pas la proposition car il a trouvé un logement en dehors du
parc social. Dans 7 % des cas, la proposition arrive trop tôt par rapport à un préavis ou alors le demandeur
préfère attendre une évolution possible de sa situation personnelle.
Environ, 9 % des refus sont liés à un loyer trop élevé. Enfin, dans 3 % des cas, il ne s?agit pas d?un refus,
mais le logement proposé n?est finalement plus disponible.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les différences de motifs de refus entre les première et troisième propositions portent essentiellement sur
les demandeurs ayant trouvé un logement dans le parc privé parallèlement à leur demande de logement
social. Cette part passe en effet de 12 % à 3 % entre le premier et le troisième refus.
Motif de premier refus au 1-1-2011
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35%
Caract. du logement inadaptées
Loca. inad.(commune, quartier)
attribution hors parc HLM
Taille du logement
Loyer trop élevé
Préavis
Environnement (voisin, serv.)
Logement non disponible
autre
Motif de troisième refus au 1-1-2011
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35%
Caract. du logement inadaptées
Loca. inad.(commune, quartier)
attribution hors parc HLM
Taille du logement
Loyer trop élevé
Préavis
Environnement (voisin, serv.)
Logement non disponible
autre
Septembre 2011
photo communication DREAL
rédaction et réalisation : Philippe PIROT tél. : 02 53 46 58 99
demande loc 2011
(ATTENTION: OPTION ndée et Maine-et-Loire. La part des demandes
souhaitées en interne est en revanche beaucoup plus importante en Loire-Atlantique (18 %) soit un peu plus
d?un ménage sur 6.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Le poids des 45 009 demandes externes représente 22,5 % du parc existant.
Des disparités territoriales existent : le poids de la demande externe par rapport au parc social n?est en effet
que de 12,5 % en Mayenne et Sarthe alors qu?il culmine à 30% en Vendée et 31 % en Loire-Atlantique.
Cette même demande externe représente
3,4 % du parc privé (parc des propriétaires et
parc locatif privé). Certains ménages
demandeurs étant sans logement ou étant
hébergés dans d?autres ménages (famille ou
amis), il convient d?être vigilant dans
l?interprétation de ce ratio.
Le poids de la demande externe sur le parc
privé est le plus faible en Mayenne (1,7 %), il
est proche de 2,3 % dans la Sarthe et en
Vendée, alors qu?il atteint 3,8 % en Maine-et-
Loire et culmine à 4,6 % en Loire-Atlantique.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Poids de la demande par rapport au parc social existant au 1-1-2011
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Région
externe
interne
totale
Poids de la demande externe dans le parc privé
au 1-1-2011
0% 1% 2% 3% 4% 5%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
DREAL des Pays de la Loire 33 La demande locative sociale
La demande interne correspond à 13,5 % du parc locatif social. Cette part est beaucoup plus faible dans les
cantons ruraux, notamment en Mayenne et Sarthe. Elle est en revanche plus élevée à proximité des pôles
urbains ainsi que sur le littoral. Le poids de la demande interne est ainsi de 29 % sur les cantons de Laval-
nord-est, Vertou et la Roche-sur-Yon-nord et culmine à 32 % sur le canton de Angers-ouest.
Poids de la demande interne par rapport au parc social existant par canton au 1-1-2011
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
La demande externe correspond à 22,5 % du parc locatif social. Si la pression est faible dans le rural
mayennais et sarthois, elle est particulièrement élevée sur le littoral, où la taille du parc social est limitée, et
dans la deuxième couronne nantaise ; sur ces zones la demande externe dépasse 50 % de la taille du parc
social. La demande externe est ainsi équivalente au poids du parc social existant sur le canton de Pornic et
sur l?île d?Yeu.
Poids de la demande externe par rapport au parc social existant par canton au 1-1-2011
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
DREAL des Pays de la Loire 34 La demande locative sociale
La demande externe correspond à 3,4 % du parc privé (propriétaire et locatif privé) et est plus soutenue sur
les pôles urbains. En dehors de Laval et Le Mans, la part de la demande externe dans le parc privé en
Sarthe et Mayenne est inférieure à 3 %. Cette part est en revanche conséquente sur l?ensemble du
département du Maine-et-Loire où le parc existant est important. La friction est particulièrement soutenue
sur le pôle urbain nantais (Nantes, Rezé, Bouguenais, Saint-Herblain), le pôle angevin (Angers et Angers-
est) ainsi que sur Saint-Nazaire et la Roche-sur-Yon avec une demande externe dépassant 5 % du parc
privé.
Poids de la demande externe par rapport au parc privé existant par canton au 1-1-2011
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
La part des T2 demandés est beaucoup plus importante que dans le parc existant, ce qui
amplifie la pression sur ce type de logement ; la situation est inverse pour les T1 et T4.
Au sein du parc social demandé, on comptabilise
34 % de petits logements (3 % de T1 et 31 % de
T2) et 28 % de grands logements (21 % T4 et
7 % T5 et +) ; le solde correspondant à 38 % de
T3.
La Mayenne présente la spécificité d?avoir une
demande plus orientée vers les grands logements
(26 %de T1 et T2 contre 32 % de T4 et +).
A l?inverse, les besoins en petits logements sont
plus importants en Loire-Atlantique (38 %) et les
besoins en grands logements plus faibles en
Vendée (25 % de T4 et +).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Il existe des différences marquées entre demandes
interne et externe. Il y a ainsi plus de petits logements
attendus par les demandeurs externes (42 %) que par
les demandeurs internes (21 %). En corollaire, le
nombre de grands logements est plus faible en
externe (20 %) qu?en interne (41 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Structure du parc demandé au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Taille de logement demandée selon l'origine
de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
DREAL des Pays de la Loire 35 La demande locative sociale
Au sein du parc HLM, on enregistre 23,5 % de
petits logements (5,5 % de T1 et 18 % de T2)
alors que la demande est de 34 % sur ce type de
logements et même de 42 % si on ne s?intéresse
qu?à la demande externe.
A l?opposé, il existe dans le parc social 37 % de
grands logements (29 % T4 et 8 % T5 et +),
contre une demande exprimée de 28 % dans le
fichier total de la demande et 21 % pour la seule
demande externe.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Il est possible de comparer la structure en nombre de pièces des logements demandés et des logements
existants. Cette comparaison permet de mettre en évidence des déséquilibres éventuels entre des besoins
et un existant susceptible de devenir disponible à plus ou moins long terme. On peut ainsi identifier des
types de logements pour lesquels les tensions peuvent être plus ou moins prononcées. Il convient
néanmoins d?être vigilant dans les commentaires apportés. En effet, une partie de la demande est interne et
par définition l?octroi d?un nouveau logement social est synonyme de la libération d?un autre logement social
présentant des caractéristiques différentes. On peut notamment rappeler que les demandes internes
concernent plus fréquemment des logements plus grands et que la satisfaction de cette demande
permettrait de libérer des petits logements. L?information précise sur la taille des logements occupés par les
demandeurs internes n?étant pas mobilisable, il n?est pas possible d?affiner cette approche.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?analyse entre la structure de la demande de logement social et le parc existant met en évidence un déficit
de T2 pour l?ensemble des départements de la région. A l?inverse, la part des T1 et des T4 semble
systématiquement sur-représentée par rapport aux besoins exprimés.
Parmi les spécificités départementales, Le Maine-et-Loire et surtout la Mayenne ont un manque relatif de
T3 alors que la structure en T3 dans les autres départements semble assez bien calibrée par rapport aux
attentes.
Structure du parc hlm existant au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Déséquilibre entre la demande et l'offre de logement social
-20% -15% -10% -5% 0% 5% 10% 15% 20%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
DREAL des Pays de la Loire 36 La demande locative sociale
4 ? Ancienneté de la demande
L?ancienneté moyenne est de 16,9 mois au niveau régional, mais 50 % des ménages ont
effectué leur demande il y a moins de 9,2 mois ; elle est plus forte en Loire-Atlantique.
Au 1er janvier 2011, la durée moyenne d?ancienneté de la demande est de 16,9 mois au niveau régional en
recul par rapport à 2010 (17,7 mois). Des demandes anciennes tirent fortement la moyenne vers le haut. La
médiane est ainsi beaucoup moins élevée et 50 % des demandes ont été formulées il y a moins de 9,2
mois (9,9 mois en 2010). Un examen plus précis met en avant que 25 % des demandes datent de moins de
4 mois alors que 25 % ont une ancienneté de plus de 20 mois. Les 10 % de demandes les plus anciennes
ont été réalisées pour la première fois il y a plus de 42,8 mois et ont ensuite été renouvelées chaque année.
Les disparités départementales sont importantes. L?ancienneté de la demande est plus élevée en Loire-
Atlantique (moyenne à 19,4, médiane à 10,4 et dernier décile à 49,5 mois) et moindre en Mayenne
(moyenne à 11,4, médiane à 6,9 et dernier décile à 25,4 mois).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
20 % des demandes datent de plus de 2 ans au plan régional, 10,5 % en Mayenne et plus du
double en Loire-Atlantique. Des demandes externes plus récentes que les internes.
Au niveau régional, 64 % des demandes datent
de moins de 1 an (et 35 % de moins de 6 mois)
contre 20 % de 2 ans et plus.
En Mayenne et Sarthe, ce sont 45 % et 42 %
des demandes qui ont été exprimées pour la
première fois il y a moins de 6 mois alors que
les demandes de 2 ans et plus sont de 10,5 %
en Mayenne et 13 % dans la Sarthe.
L?ancienneté des demandes a une structure
proche en Vendée et Maine-et-Loire : environ
68 % de moins de 1 an et 17 % de 2 ans et plus.
Les anciennetés les plus importantes se trouvent
en Loire-Atlantique : 58 % de plus de 1 an et
7 % de plus de 5 ans.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les demandes externes sont en général plus récentes
que les demandes internes : 70 % de moins de 1 an
contre 55 %. A l?inverse, 26 % des demandes internes
datent de plus de 2 ans contre 16 % pour les externes.
Deux raisons peuvent expliquer ce phénomène : soit les
demandes externes sont satisfaites plus rapidement, ou
alors des demandeurs externes sont plus nombreux à
ne pas renouveler leur demande faute d?une réponse
apportée.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
? 9ème décile
??? 3ème quartile
? moyenne
? médiane
??? 1er quartile
? 1er décile
Ancienneté de la demande en mois au 1-1-2011
0
5
10
15
20
25
30
35
40
45
50
Loire-
Atlantique
Maine-et-
Loire
Mayenne Sarthe Vendée Région
en
m
o
is
ancienneté de la demande au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
ancienneté de la demande selon son origine
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
DREAL des Pays de la Loire 37 La demande locative sociale
On observe des anciennetés moyennes de demandes très dispersées sur le territoire : de 4 mois d?attente
dans le canton du Horps en Mayenne à 24mois pour le canton de La Baule-Escoublac et pour l?Ile D?yeu.
Plus généralement, l?attente est plus importante au sein des unités urbaines et spécifiquement sur Nantes,
ainsi que sur l?ensemble du littoral.
Ancienneté moyenne des demandes par canton au 1-1-2011
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
21 % des demandes présentent un délai ?anormalement long? : 17 % pour les demandes
externes contre 27 % pour les demandes internes. Les délais sont plus fréquemment
anormalement longs sur le littoral de Loire-Atlantique
Les délais anormalement longs sont fixés par arrêté préfectoral.
Ils sont différents sur le territoire selon la pression rencontrée et sont calculés selon l?ancienneté
de la demande.
Pour le département de la Sarthe les délais anormalement longs prennent également en compte
l?éventuel refus d?une proposition.
Département Délai anormalement long fixé par l'arrêté préfectoral Date de l'arrêté fixant le délai
Loire-
Atlantique
30 mois sur Nantes métropole
24 mois sur CAP Atlantique et les Communautés de
communes de Pornic, Sud-Estuaire et coeur Pays de
Retz
18 mois sur le reste du département
7 Mars 2008
Maine et Loire 24 mois sur Angers Loire métropole
18 mois sur le reste du département
23 janvier 2008
Mayenne 16 mois 16 janvier 2008
Sarthe 12 mois sans proposition de logement 2 novembre 2006
Vendée 24 mois (littoral et rétro littoral)
15 mois (reste du département)
Février 2008
DREAL des Pays de la Loire 38 La demande locative sociale
En 2011, 14 920 demandes régionales de
logements HLM répondent à un délai
anormalement long, soit 20 % des demandes,
contre 23 % en 2010. Plus de la moitié des
ménages qui rencontrent une demande avec un
délai anormalement long sont en attente d?un
logement HLM en Loire-Atlantique.
Le pourcentage des demandes avec un délai
anormalement long est le plus élevé en Vendée
(24 %) et en Loire-Atlantique (23 %). A l?opposé,
cette part est beaucoup plus faible dans la Sarthe
(12 %). En fait 26 % des demandes de la Sarthe
datent de plus de 12 mois, mais plus de la moitié
des demandeurs a déjà eu au moins une
proposition.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Des divergences importantes existent selon l?origine
du demandeur avec 27 % des demandes internes
rencontrant un délai anormalement long contre
17 % pour la demande externe.
Cette situation est somme toute assez logique car
l?urgence à loger des demandeurs externes est
souvent plus élevée que d?apporter un nouveau
logement à un locataire appartenant déjà au parc
HLM. Par ailleurs, un demandeur externe aura
beaucoup moins tendance à refuser une offre.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
On ne dénombre aucune demande avec un délai anormalement long dans 11 cantons de la région ; il s?agit
intégralement de cantons ruraux de Mayenne et de Sarthe. Plus généralement ces deux départements
présentent un nombre important de cantons pour lesquels la part des délais anormalement longs est
inférieure à 10 %.
A l?opposé, on observe une part de demandes anormalement longues plus importante sur le littoral de Loire-
Atlantique avec 4 cantons présentant plus de 30 % de délais anormalement longs : la Baule-Escoublac
(42 %), Bourgneuf-en-Retz, Saint-Nazaire et Moutiers-les-Maufaix. Les délais anormalement longs sont
également très fréquents sur les îles vendéennes : 34 % sur l?île d?Yeu et 27 % sur l?île de Noirmoutier. Plus
surprenant, on trouve également 2 cantons de Mayenne : Meslay-du-Maine (37 %) et Pré-en-Pail (32 %).
Part des délais anormalement longs par canton au 1-1-2011
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
délais anormalement longs au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
non
oui
délais anormalement longs selon l'origine de
la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne non
oui
DREAL des Pays de la Loire 39 La demande locative sociale
Les délais d?attente les plus courts se rencontrent pour les demandeurs qui sont ou vont
être sans logement ; néanmoins, 29 % attendent depuis plus d?un an au 1er janvier 2011
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les demandes pour raison de logement actuel inconfortable, logement inadapté et pour les souhaits de
cadre de vie différent affichent en général des délais d?attente plus importants que la moyenne
(respectivement 40 %, 43 % et 48 % des demandes datent de plus d?un an).
A l?inverse, les délais d?attente sont beaucoup plus faibles pour les situations plus urgentes, c?est à dire
lorsque le demandeur est sans logement (séparation, sans logement, indépendance), avec néanmoins 29 %
de demandes datant de plus de 1 an au 1er janvier 2010.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les délais d?attente les plus longs se retrouvent parmi les demandeurs résidant déjà dans un logement
HLM : 45 % attendent depuis plus d?un an. Les attentes de plus d?un an sont en revanche le plus faible
parmi les demandeurs hébergés chez des parents ou amis (22 %).
La composition familiale du demandeur est peu discriminante sur le délai d?attente
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
délai d'attente selon le motif de la demande au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb f inancier
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
délai d'attente selon le statut d'occupation du demandeur au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire logement social
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Délai d'attente selon la composition familiale
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
célibataire F
célibataire H
couple
famille
famille monoparentale F
famille monoparentale H
personne seule F + autre
personne seule H + autre
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
DREAL des Pays de la Loire 40 La demande locative sociale
Selon le type de composition familiale, la part des ménages dont la demande de logement social date de
plus d?un an fluctue de 29 % pour les familles monoparentales ayant un homme à leur tête à 41 % pour les
familles (couples avec enfants).
Parmi les célibataires et familles monoparentales, on observe des écarts, dans les délais d?attente de plus
de un an, entre les ménages composés par des hommes et ceux composés par des femmes. La part des
demandes de plus de un an est en effet supérieure de 5 à 6 points chez les ménages ayant à leur tête une
femme.
Par ailleurs, parmi les demandes émanant de femmes célibataires, 8 % datent de plus de 5 ans.
Les demandeurs disposant d?un revenu inférieur à 500 ¤ par mois affichent une ancienneté
de demande inférieure à la moyenne
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les ménages dont le revenu est inférieur à 500 ¤ par mois affichent des délais d?attente légèrement plus
faibles : 31 % ont effectué leur demande il y a plus d?un an. Pour les autres tranches de revenus, la part de
demandes datant de plus d?un an est comprise entre 36 % et 39 %. Contrairement à ce que l?on aurait pu
supposer, le niveau de revenu n?a qu?un faible effet sur le délai d?attente moyen. Il convient néanmoins
d?être vigilant car le seul revenu ne tient pas compte de la composition familiale et donc de la situation par
rapport au plafond HLM. Par ailleurs le délai d?attente est différent de la notion de délai de satisfaction
(seules les demandes en cours au 1er janvier sont comptabilisées).
Des délais d?attente légèrement plus courts pour les T1 et plus longs pour les T5 et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les délais d?attente pour les logements de 2, 3 et 4 pièces se situent dans la moyenne. En revanche on
rencontre des situations différentes pour les logements les plus petits (T1) et les plus grands (T5 et +).
Les délais sont plus courts pour le T1 avec 25 % des demandes datant de plus d?un an et seulement 13 %
de demandes de 2 ans et plus pour une moyenne régionale de 20 %. A l?opposé, les délais sont légèrement
plus longs pour les plus grands logements (T5 et +), avec 39 % des demandes datant de plus d?un an et
22 % de 2 ans et plus.
Délai moyen d'attente selon le niveau de ressource au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
moins de 500
500 à 750
750 à 1000
1000 à 1200
1200 à 1500
1500 à 2000
2000 et plus
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Délai moyen d'attente selon la taille demandée au 1-1-2011
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
DREAL des Pays de la Loire 41 La demande locative sociale
5 ? Les propositions reçues et refusées
Les demandeurs ayant déjà refusé une offre de logement social sont nombreux en
Mayenne et Sarthe (37 et 40 %) ; peu d?écarts entre demandeurs internes et externes
Au 1er janvier 2011, plus de 16 400 demandeurs
sur les 71 824 étaient toujours en attente d?un
logement social après avoir refusé au moins
une proposition. 9 % des demandeurs (6 630)
ont même reçu au moins 2 propositions mais
n?ont pas donné suite. A contrario, 77 % n?ont
pas encore eu d?offre.
La part des demandeurs ayant exprimé un refus
est particulièrement importante en Mayenne et
dans la Sarthe (respectivement 37 % et 40 %)
où la tension est la plus faible. Cette part est en
revanche beaucoup plus faible en Loire-
Atlantique et Vendée (respectivement 18 % et
13 %) où la situation est plus tendue. Le Maine-
et-Loire se situe dans la moyenne régionale.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des demandeurs ayant déjà refusé une offre
de logement social est assez proche entre
demandeurs internes (25 %) et demandeurs
externes (21,5 %). L?écart le plus prononcé se situe
au niveau des ménages ayant refusé plus d?une
proposition : ils sont 11 % pour les ménages
résidant déjà dans le parc HLM contre 8 % pour les
demandeurs externes.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
De manière générale, on note que le poids des ménages ayant déjà refusé une offre de logement social est
d?autant fort que les délais d?attente sont faibles. Ce taux est inférieur à 10 % sur les cantons littoraux que
sont Bourgneuf-en Retz, Pornic, St-Jean-de-Mont, Talmont-St-Hilaire, mais aussi l?Ile d?Yeu et Noirmoutier.
A l?inverse, il dépasse les 50 % dans 8 cantons ruraux de Sarthe et Mayenne, dont Mamers (61 %).
Poids des demandeurs ayant déjà refusé une proposition par canton au 1-1-2011
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
nombre de refus par département au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
0
1
2
3 et +
nombre de refus selon l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
0
1
2
3 et +
DREAL des Pays de la Loire 42 La demande locative sociale
Plus la demande est ancienne, plus la part des ménages ayant refusé des offres est
importante (53 % pour les demandeurs de 5 ans et plus)
On observe que plus la demande est ancienne,
plus la part des ménages ayant refusé au moins
une offre est forte.
Le poids des refus progresse ainsi de la valeur
de 12 % pour les ménages ayant effectué leur
demande pour la première fois lors des 6
derniers mois, à la valeur de 53 % pour les
ménages dont la demande remonte à plus de 5
ans.
Pour les presque 4 000 demandeurs de plus de 5
ans, 47 % n?ont jamais eu la moindre proposition,
en revanche, ils sont 18 % à avoir refusé au
moins 3 propositions de logement.
Pour les demandeurs de moins de 6 mois, 1 %
ont déjà rejeté 3 offres ou plus.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des ménages ayant déjà refusé une offre de logement HLM est proche quel que soit
le motif de la demande, elle est légèrement plus faible pour les demandeurs sans logement
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des ménages ayant déjà refusé un logement est assez proche, quel que soit le motif de la demande.
Cette part se situe entre 25 % pour les demandes ayant comme motif une raison financière et 21 % pour les
ménages sans logement (séparation-sans domicile-indépendance). Pour les demandeurs sans logement, en
instance de séparation ou en recherche d?indépendance, ils sont tout de même 8 % à avoir refusé 2 offres
ou plus.
Les refus de proposition sont deux fois plus importants pour les ménages actuellement
locataires dans le parc public ou privé que pour les ménages résidant un logement précaire
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Nombre de refus selon l'ancienneté de la
demande au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Total
0
1
2
3 et +
Nombre de refus selon le motif de la demande au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb f inancier
total
0
1
2
3 et +
Nombre de propositions refusées selon le statut d'occupation au 1-1-2011
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire logement social
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
total
0
1
2
3 et +
DREAL des Pays de la Loire 43 La demande locative sociale
Les demandeurs actuellement hébergés dans un logement précaire ou sans hébergement sont peu
nombreux à avoir déjà refusé une offre de logement social (12 %). La part des ménages ayant rejeté au
moins une proposition est en revanche le double, parmi les ménages résidant déjà dans le parc social
(25 %) ou locataires du parc privé (24 %). Un demandeur sur cinq (21 %) hébergé chez des parents ou amis
s?est déjà vu proposer un logement social, mais n?a pas donné suite.
Lorsqu?il est motivé, le premier refus est justifié dans 40 % des cas par un logement jugé
inadapté (caractéristiques, taille ?) et dans 24 % par une localisation (commune, quartier,
environnement) considérée non satisfaisante.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Environ 36 % des propositions ne dispose pas d?un motif de refus clairement identifié.
Lorsque la motif est exprimé, la raison invoquée pour expliquer le premier refus d?une offre de logement
social est dans plus d?un quart des situations (30 %) liée à des caractéristiques inadaptées du logement
(collectif, étage insatisfaisant, manque d?ascenseur, type de chauffage ?). Cette raison est à rapprocher
des 11 % de refus liés à une taille de logement jugée insatisfaisante par rapport aux attentes.
Pour 18 % des demandeurs, ce premier refus est justifié par une localisation inadaptée du logement
proposé qui ne correspond pas aux attentes en terme de commune ou de quartier proposé. Dans 6 % des
cas, c?est l?environnement plus proche qui est reproché : manque de services de proximité ou appréhension
liée au voisinage.
Dans 12 % des cas, le demandeur n?accepte pas la proposition car il a trouvé un logement en dehors du
parc social. Dans 7 % des cas, la proposition arrive trop tôt par rapport à un préavis ou alors le demandeur
préfère attendre une évolution possible de sa situation personnelle.
Environ, 9 % des refus sont liés à un loyer trop élevé. Enfin, dans 3 % des cas, il ne s?agit pas d?un refus,
mais le logement proposé n?est finalement plus disponible.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les différences de motifs de refus entre les première et troisième propositions portent essentiellement sur
les demandeurs ayant trouvé un logement dans le parc privé parallèlement à leur demande de logement
social. Cette part passe en effet de 12 % à 3 % entre le premier et le troisième refus.
Motif de premier refus au 1-1-2011
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35%
Caract. du logement inadaptées
Loca. inad.(commune, quartier)
attribution hors parc HLM
Taille du logement
Loyer trop élevé
Préavis
Environnement (voisin, serv.)
Logement non disponible
autre
Motif de troisième refus au 1-1-2011
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35%
Caract. du logement inadaptées
Loca. inad.(commune, quartier)
attribution hors parc HLM
Taille du logement
Loyer trop élevé
Préavis
Environnement (voisin, serv.)
Logement non disponible
autre
Septembre 2011
photo communication DREAL
rédaction et réalisation : Philippe PIROT tél. : 02 53 46 58 99
demande loc 2011
INVALIDE) (ATTENTION: OPTION Ouest ? demande locative sociale
Le poids des 45 009 demandes externes représente 22,5 % du parc existant.
Des disparités territoriales existent : le poids de la demande externe par rapport au parc social n?est en effet
que de 12,5 % en Mayenne et Sarthe alors qu?il culmine à 30% en Vendée et 31 % en Loire-Atlantique.
Cette même demande externe représente
3,4 % du parc privé (parc des propriétaires et
parc locatif privé). Certains ménages
demandeurs étant sans logement ou étant
hébergés dans d?autres ménages (famille ou
amis), il convient d?être vigilant dans
l?interprétation de ce ratio.
Le poids de la demande externe sur le parc
privé est le plus faible en Mayenne (1,7 %), il
est proche de 2,3 % dans la Sarthe et en
Vendée, alors qu?il atteint 3,8 % en Maine-et-
Loire et culmine à 4,6 % en Loire-Atlantique.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Poids de la demande par rapport au parc social existant au 1-1-2011
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Région
externe
interne
totale
Poids de la demande externe dans le parc privé
au 1-1-2011
0% 1% 2% 3% 4% 5%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
DREAL des Pays de la Loire 33 La demande locative sociale
La demande interne correspond à 13,5 % du parc locatif social. Cette part est beaucoup plus faible dans les
cantons ruraux, notamment en Mayenne et Sarthe. Elle est en revanche plus élevée à proximité des pôles
urbains ainsi que sur le littoral. Le poids de la demande interne est ainsi de 29 % sur les cantons de Laval-
nord-est, Vertou et la Roche-sur-Yon-nord et culmine à 32 % sur le canton de Angers-ouest.
Poids de la demande interne par rapport au parc social existant par canton au 1-1-2011
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
La demande externe correspond à 22,5 % du parc locatif social. Si la pression est faible dans le rural
mayennais et sarthois, elle est particulièrement élevée sur le littoral, où la taille du parc social est limitée, et
dans la deuxième couronne nantaise ; sur ces zones la demande externe dépasse 50 % de la taille du parc
social. La demande externe est ainsi équivalente au poids du parc social existant sur le canton de Pornic et
sur l?île d?Yeu.
Poids de la demande externe par rapport au parc social existant par canton au 1-1-2011
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
DREAL des Pays de la Loire 34 La demande locative sociale
La demande externe correspond à 3,4 % du parc privé (propriétaire et locatif privé) et est plus soutenue sur
les pôles urbains. En dehors de Laval et Le Mans, la part de la demande externe dans le parc privé en
Sarthe et Mayenne est inférieure à 3 %. Cette part est en revanche conséquente sur l?ensemble du
département du Maine-et-Loire où le parc existant est important. La friction est particulièrement soutenue
sur le pôle urbain nantais (Nantes, Rezé, Bouguenais, Saint-Herblain), le pôle angevin (Angers et Angers-
est) ainsi que sur Saint-Nazaire et la Roche-sur-Yon avec une demande externe dépassant 5 % du parc
privé.
Poids de la demande externe par rapport au parc privé existant par canton au 1-1-2011
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
La part des T2 demandés est beaucoup plus importante que dans le parc existant, ce qui
amplifie la pression sur ce type de logement ; la situation est inverse pour les T1 et T4.
Au sein du parc social demandé, on comptabilise
34 % de petits logements (3 % de T1 et 31 % de
T2) et 28 % de grands logements (21 % T4 et
7 % T5 et +) ; le solde correspondant à 38 % de
T3.
La Mayenne présente la spécificité d?avoir une
demande plus orientée vers les grands logements
(26 %de T1 et T2 contre 32 % de T4 et +).
A l?inverse, les besoins en petits logements sont
plus importants en Loire-Atlantique (38 %) et les
besoins en grands logements plus faibles en
Vendée (25 % de T4 et +).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Il existe des différences marquées entre demandes
interne et externe. Il y a ainsi plus de petits logements
attendus par les demandeurs externes (42 %) que par
les demandeurs internes (21 %). En corollaire, le
nombre de grands logements est plus faible en
externe (20 %) qu?en interne (41 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Structure du parc demandé au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Taille de logement demandée selon l'origine
de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
DREAL des Pays de la Loire 35 La demande locative sociale
Au sein du parc HLM, on enregistre 23,5 % de
petits logements (5,5 % de T1 et 18 % de T2)
alors que la demande est de 34 % sur ce type de
logements et même de 42 % si on ne s?intéresse
qu?à la demande externe.
A l?opposé, il existe dans le parc social 37 % de
grands logements (29 % T4 et 8 % T5 et +),
contre une demande exprimée de 28 % dans le
fichier total de la demande et 21 % pour la seule
demande externe.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Il est possible de comparer la structure en nombre de pièces des logements demandés et des logements
existants. Cette comparaison permet de mettre en évidence des déséquilibres éventuels entre des besoins
et un existant susceptible de devenir disponible à plus ou moins long terme. On peut ainsi identifier des
types de logements pour lesquels les tensions peuvent être plus ou moins prononcées. Il convient
néanmoins d?être vigilant dans les commentaires apportés. En effet, une partie de la demande est interne et
par définition l?octroi d?un nouveau logement social est synonyme de la libération d?un autre logement social
présentant des caractéristiques différentes. On peut notamment rappeler que les demandes internes
concernent plus fréquemment des logements plus grands et que la satisfaction de cette demande
permettrait de libérer des petits logements. L?information précise sur la taille des logements occupés par les
demandeurs internes n?étant pas mobilisable, il n?est pas possible d?affiner cette approche.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?analyse entre la structure de la demande de logement social et le parc existant met en évidence un déficit
de T2 pour l?ensemble des départements de la région. A l?inverse, la part des T1 et des T4 semble
systématiquement sur-représentée par rapport aux besoins exprimés.
Parmi les spécificités départementales, Le Maine-et-Loire et surtout la Mayenne ont un manque relatif de
T3 alors que la structure en T3 dans les autres départements semble assez bien calibrée par rapport aux
attentes.
Structure du parc hlm existant au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Déséquilibre entre la demande et l'offre de logement social
-20% -15% -10% -5% 0% 5% 10% 15% 20%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
DREAL des Pays de la Loire 36 La demande locative sociale
4 ? Ancienneté de la demande
L?ancienneté moyenne est de 16,9 mois au niveau régional, mais 50 % des ménages ont
effectué leur demande il y a moins de 9,2 mois ; elle est plus forte en Loire-Atlantique.
Au 1er janvier 2011, la durée moyenne d?ancienneté de la demande est de 16,9 mois au niveau régional en
recul par rapport à 2010 (17,7 mois). Des demandes anciennes tirent fortement la moyenne vers le haut. La
médiane est ainsi beaucoup moins élevée et 50 % des demandes ont été formulées il y a moins de 9,2
mois (9,9 mois en 2010). Un examen plus précis met en avant que 25 % des demandes datent de moins de
4 mois alors que 25 % ont une ancienneté de plus de 20 mois. Les 10 % de demandes les plus anciennes
ont été réalisées pour la première fois il y a plus de 42,8 mois et ont ensuite été renouvelées chaque année.
Les disparités départementales sont importantes. L?ancienneté de la demande est plus élevée en Loire-
Atlantique (moyenne à 19,4, médiane à 10,4 et dernier décile à 49,5 mois) et moindre en Mayenne
(moyenne à 11,4, médiane à 6,9 et dernier décile à 25,4 mois).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
20 % des demandes datent de plus de 2 ans au plan régional, 10,5 % en Mayenne et plus du
double en Loire-Atlantique. Des demandes externes plus récentes que les internes.
Au niveau régional, 64 % des demandes datent
de moins de 1 an (et 35 % de moins de 6 mois)
contre 20 % de 2 ans et plus.
En Mayenne et Sarthe, ce sont 45 % et 42 %
des demandes qui ont été exprimées pour la
première fois il y a moins de 6 mois alors que
les demandes de 2 ans et plus sont de 10,5 %
en Mayenne et 13 % dans la Sarthe.
L?ancienneté des demandes a une structure
proche en Vendée et Maine-et-Loire : environ
68 % de moins de 1 an et 17 % de 2 ans et plus.
Les anciennetés les plus importantes se trouvent
en Loire-Atlantique : 58 % de plus de 1 an et
7 % de plus de 5 ans.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les demandes externes sont en général plus récentes
que les demandes internes : 70 % de moins de 1 an
contre 55 %. A l?inverse, 26 % des demandes internes
datent de plus de 2 ans contre 16 % pour les externes.
Deux raisons peuvent expliquer ce phénomène : soit les
demandes externes sont satisfaites plus rapidement, ou
alors des demandeurs externes sont plus nombreux à
ne pas renouveler leur demande faute d?une réponse
apportée.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
? 9ème décile
??? 3ème quartile
? moyenne
? médiane
??? 1er quartile
? 1er décile
Ancienneté de la demande en mois au 1-1-2011
0
5
10
15
20
25
30
35
40
45
50
Loire-
Atlantique
Maine-et-
Loire
Mayenne Sarthe Vendée Région
en
m
o
is
ancienneté de la demande au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
ancienneté de la demande selon son origine
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
DREAL des Pays de la Loire 37 La demande locative sociale
On observe des anciennetés moyennes de demandes très dispersées sur le territoire : de 4 mois d?attente
dans le canton du Horps en Mayenne à 24mois pour le canton de La Baule-Escoublac et pour l?Ile D?yeu.
Plus généralement, l?attente est plus importante au sein des unités urbaines et spécifiquement sur Nantes,
ainsi que sur l?ensemble du littoral.
Ancienneté moyenne des demandes par canton au 1-1-2011
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
21 % des demandes présentent un délai ?anormalement long? : 17 % pour les demandes
externes contre 27 % pour les demandes internes. Les délais sont plus fréquemment
anormalement longs sur le littoral de Loire-Atlantique
Les délais anormalement longs sont fixés par arrêté préfectoral.
Ils sont différents sur le territoire selon la pression rencontrée et sont calculés selon l?ancienneté
de la demande.
Pour le département de la Sarthe les délais anormalement longs prennent également en compte
l?éventuel refus d?une proposition.
Département Délai anormalement long fixé par l'arrêté préfectoral Date de l'arrêté fixant le délai
Loire-
Atlantique
30 mois sur Nantes métropole
24 mois sur CAP Atlantique et les Communautés de
communes de Pornic, Sud-Estuaire et coeur Pays de
Retz
18 mois sur le reste du département
7 Mars 2008
Maine et Loire 24 mois sur Angers Loire métropole
18 mois sur le reste du département
23 janvier 2008
Mayenne 16 mois 16 janvier 2008
Sarthe 12 mois sans proposition de logement 2 novembre 2006
Vendée 24 mois (littoral et rétro littoral)
15 mois (reste du département)
Février 2008
DREAL des Pays de la Loire 38 La demande locative sociale
En 2011, 14 920 demandes régionales de
logements HLM répondent à un délai
anormalement long, soit 20 % des demandes,
contre 23 % en 2010. Plus de la moitié des
ménages qui rencontrent une demande avec un
délai anormalement long sont en attente d?un
logement HLM en Loire-Atlantique.
Le pourcentage des demandes avec un délai
anormalement long est le plus élevé en Vendée
(24 %) et en Loire-Atlantique (23 %). A l?opposé,
cette part est beaucoup plus faible dans la Sarthe
(12 %). En fait 26 % des demandes de la Sarthe
datent de plus de 12 mois, mais plus de la moitié
des demandeurs a déjà eu au moins une
proposition.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Des divergences importantes existent selon l?origine
du demandeur avec 27 % des demandes internes
rencontrant un délai anormalement long contre
17 % pour la demande externe.
Cette situation est somme toute assez logique car
l?urgence à loger des demandeurs externes est
souvent plus élevée que d?apporter un nouveau
logement à un locataire appartenant déjà au parc
HLM. Par ailleurs, un demandeur externe aura
beaucoup moins tendance à refuser une offre.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
On ne dénombre aucune demande avec un délai anormalement long dans 11 cantons de la région ; il s?agit
intégralement de cantons ruraux de Mayenne et de Sarthe. Plus généralement ces deux départements
présentent un nombre important de cantons pour lesquels la part des délais anormalement longs est
inférieure à 10 %.
A l?opposé, on observe une part de demandes anormalement longues plus importante sur le littoral de Loire-
Atlantique avec 4 cantons présentant plus de 30 % de délais anormalement longs : la Baule-Escoublac
(42 %), Bourgneuf-en-Retz, Saint-Nazaire et Moutiers-les-Maufaix. Les délais anormalement longs sont
également très fréquents sur les îles vendéennes : 34 % sur l?île d?Yeu et 27 % sur l?île de Noirmoutier. Plus
surprenant, on trouve également 2 cantons de Mayenne : Meslay-du-Maine (37 %) et Pré-en-Pail (32 %).
Part des délais anormalement longs par canton au 1-1-2011
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
délais anormalement longs au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
non
oui
délais anormalement longs selon l'origine de
la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne non
oui
DREAL des Pays de la Loire 39 La demande locative sociale
Les délais d?attente les plus courts se rencontrent pour les demandeurs qui sont ou vont
être sans logement ; néanmoins, 29 % attendent depuis plus d?un an au 1er janvier 2011
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les demandes pour raison de logement actuel inconfortable, logement inadapté et pour les souhaits de
cadre de vie différent affichent en général des délais d?attente plus importants que la moyenne
(respectivement 40 %, 43 % et 48 % des demandes datent de plus d?un an).
A l?inverse, les délais d?attente sont beaucoup plus faibles pour les situations plus urgentes, c?est à dire
lorsque le demandeur est sans logement (séparation, sans logement, indépendance), avec néanmoins 29 %
de demandes datant de plus de 1 an au 1er janvier 2010.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les délais d?attente les plus longs se retrouvent parmi les demandeurs résidant déjà dans un logement
HLM : 45 % attendent depuis plus d?un an. Les attentes de plus d?un an sont en revanche le plus faible
parmi les demandeurs hébergés chez des parents ou amis (22 %).
La composition familiale du demandeur est peu discriminante sur le délai d?attente
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
délai d'attente selon le motif de la demande au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb f inancier
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
délai d'attente selon le statut d'occupation du demandeur au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire logement social
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Délai d'attente selon la composition familiale
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
célibataire F
célibataire H
couple
famille
famille monoparentale F
famille monoparentale H
personne seule F + autre
personne seule H + autre
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
DREAL des Pays de la Loire 40 La demande locative sociale
Selon le type de composition familiale, la part des ménages dont la demande de logement social date de
plus d?un an fluctue de 29 % pour les familles monoparentales ayant un homme à leur tête à 41 % pour les
familles (couples avec enfants).
Parmi les célibataires et familles monoparentales, on observe des écarts, dans les délais d?attente de plus
de un an, entre les ménages composés par des hommes et ceux composés par des femmes. La part des
demandes de plus de un an est en effet supérieure de 5 à 6 points chez les ménages ayant à leur tête une
femme.
Par ailleurs, parmi les demandes émanant de femmes célibataires, 8 % datent de plus de 5 ans.
Les demandeurs disposant d?un revenu inférieur à 500 ¤ par mois affichent une ancienneté
de demande inférieure à la moyenne
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les ménages dont le revenu est inférieur à 500 ¤ par mois affichent des délais d?attente légèrement plus
faibles : 31 % ont effectué leur demande il y a plus d?un an. Pour les autres tranches de revenus, la part de
demandes datant de plus d?un an est comprise entre 36 % et 39 %. Contrairement à ce que l?on aurait pu
supposer, le niveau de revenu n?a qu?un faible effet sur le délai d?attente moyen. Il convient néanmoins
d?être vigilant car le seul revenu ne tient pas compte de la composition familiale et donc de la situation par
rapport au plafond HLM. Par ailleurs le délai d?attente est différent de la notion de délai de satisfaction
(seules les demandes en cours au 1er janvier sont comptabilisées).
Des délais d?attente légèrement plus courts pour les T1 et plus longs pour les T5 et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les délais d?attente pour les logements de 2, 3 et 4 pièces se situent dans la moyenne. En revanche on
rencontre des situations différentes pour les logements les plus petits (T1) et les plus grands (T5 et +).
Les délais sont plus courts pour le T1 avec 25 % des demandes datant de plus d?un an et seulement 13 %
de demandes de 2 ans et plus pour une moyenne régionale de 20 %. A l?opposé, les délais sont légèrement
plus longs pour les plus grands logements (T5 et +), avec 39 % des demandes datant de plus d?un an et
22 % de 2 ans et plus.
Délai moyen d'attente selon le niveau de ressource au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
moins de 500
500 à 750
750 à 1000
1000 à 1200
1200 à 1500
1500 à 2000
2000 et plus
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Délai moyen d'attente selon la taille demandée au 1-1-2011
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
DREAL des Pays de la Loire 41 La demande locative sociale
5 ? Les propositions reçues et refusées
Les demandeurs ayant déjà refusé une offre de logement social sont nombreux en
Mayenne et Sarthe (37 et 40 %) ; peu d?écarts entre demandeurs internes et externes
Au 1er janvier 2011, plus de 16 400 demandeurs
sur les 71 824 étaient toujours en attente d?un
logement social après avoir refusé au moins
une proposition. 9 % des demandeurs (6 630)
ont même reçu au moins 2 propositions mais
n?ont pas donné suite. A contrario, 77 % n?ont
pas encore eu d?offre.
La part des demandeurs ayant exprimé un refus
est particulièrement importante en Mayenne et
dans la Sarthe (respectivement 37 % et 40 %)
où la tension est la plus faible. Cette part est en
revanche beaucoup plus faible en Loire-
Atlantique et Vendée (respectivement 18 % et
13 %) où la situation est plus tendue. Le Maine-
et-Loire se situe dans la moyenne régionale.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des demandeurs ayant déjà refusé une offre
de logement social est assez proche entre
demandeurs internes (25 %) et demandeurs
externes (21,5 %). L?écart le plus prononcé se situe
au niveau des ménages ayant refusé plus d?une
proposition : ils sont 11 % pour les ménages
résidant déjà dans le parc HLM contre 8 % pour les
demandeurs externes.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
De manière générale, on note que le poids des ménages ayant déjà refusé une offre de logement social est
d?autant fort que les délais d?attente sont faibles. Ce taux est inférieur à 10 % sur les cantons littoraux que
sont Bourgneuf-en Retz, Pornic, St-Jean-de-Mont, Talmont-St-Hilaire, mais aussi l?Ile d?Yeu et Noirmoutier.
A l?inverse, il dépasse les 50 % dans 8 cantons ruraux de Sarthe et Mayenne, dont Mamers (61 %).
Poids des demandeurs ayant déjà refusé une proposition par canton au 1-1-2011
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
nombre de refus par département au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
0
1
2
3 et +
nombre de refus selon l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
0
1
2
3 et +
DREAL des Pays de la Loire 42 La demande locative sociale
Plus la demande est ancienne, plus la part des ménages ayant refusé des offres est
importante (53 % pour les demandeurs de 5 ans et plus)
On observe que plus la demande est ancienne,
plus la part des ménages ayant refusé au moins
une offre est forte.
Le poids des refus progresse ainsi de la valeur
de 12 % pour les ménages ayant effectué leur
demande pour la première fois lors des 6
derniers mois, à la valeur de 53 % pour les
ménages dont la demande remonte à plus de 5
ans.
Pour les presque 4 000 demandeurs de plus de 5
ans, 47 % n?ont jamais eu la moindre proposition,
en revanche, ils sont 18 % à avoir refusé au
moins 3 propositions de logement.
Pour les demandeurs de moins de 6 mois, 1 %
ont déjà rejeté 3 offres ou plus.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des ménages ayant déjà refusé une offre de logement HLM est proche quel que soit
le motif de la demande, elle est légèrement plus faible pour les demandeurs sans logement
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des ménages ayant déjà refusé un logement est assez proche, quel que soit le motif de la demande.
Cette part se situe entre 25 % pour les demandes ayant comme motif une raison financière et 21 % pour les
ménages sans logement (séparation-sans domicile-indépendance). Pour les demandeurs sans logement, en
instance de séparation ou en recherche d?indépendance, ils sont tout de même 8 % à avoir refusé 2 offres
ou plus.
Les refus de proposition sont deux fois plus importants pour les ménages actuellement
locataires dans le parc public ou privé que pour les ménages résidant un logement précaire
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Nombre de refus selon l'ancienneté de la
demande au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Total
0
1
2
3 et +
Nombre de refus selon le motif de la demande au 1-1-2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb f inancier
total
0
1
2
3 et +
Nombre de propositions refusées selon le statut d'occupation au 1-1-2011
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire logement social
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
total
0
1
2
3 et +
DREAL des Pays de la Loire 43 La demande locative sociale
Les demandeurs actuellement hébergés dans un logement précaire ou sans hébergement sont peu
nombreux à avoir déjà refusé une offre de logement social (12 %). La part des ménages ayant rejeté au
moins une proposition est en revanche le double, parmi les ménages résidant déjà dans le parc social
(25 %) ou locataires du parc privé (24 %). Un demandeur sur cinq (21 %) hébergé chez des parents ou amis
s?est déjà vu proposer un logement social, mais n?a pas donné suite.
Lorsqu?il est motivé, le premier refus est justifié dans 40 % des cas par un logement jugé
inadapté (caractéristiques, taille ?) et dans 24 % par une localisation (commune, quartier,
environnement) considérée non satisfaisante.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Environ 36 % des propositions ne dispose pas d?un motif de refus clairement identifié.
Lorsque la motif est exprimé, la raison invoquée pour expliquer le premier refus d?une offre de logement
social est dans plus d?un quart des situations (30 %) liée à des caractéristiques inadaptées du logement
(collectif, étage insatisfaisant, manque d?ascenseur, type de chauffage ?). Cette raison est à rapprocher
des 11 % de refus liés à une taille de logement jugée insatisfaisante par rapport aux attentes.
Pour 18 % des demandeurs, ce premier refus est justifié par une localisation inadaptée du logement
proposé qui ne correspond pas aux attentes en terme de commune ou de quartier proposé. Dans 6 % des
cas, c?est l?environnement plus proche qui est reproché : manque de services de proximité ou appréhension
liée au voisinage.
Dans 12 % des cas, le demandeur n?accepte pas la proposition car il a trouvé un logement en dehors du
parc social. Dans 7 % des cas, la proposition arrive trop tôt par rapport à un préavis ou alors le demandeur
préfère attendre une évolution possible de sa situation personnelle.
Environ, 9 % des refus sont liés à un loyer trop élevé. Enfin, dans 3 % des cas, il ne s?agit pas d?un refus,
mais le logement proposé n?est finalement plus disponible.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les différences de motifs de refus entre les première et troisième propositions portent essentiellement sur
les demandeurs ayant trouvé un logement dans le parc privé parallèlement à leur demande de logement
social. Cette part passe en effet de 12 % à 3 % entre le premier et le troisième refus.
Motif de premier refus au 1-1-2011
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35%
Caract. du logement inadaptées
Loca. inad.(commune, quartier)
attribution hors parc HLM
Taille du logement
Loyer trop élevé
Préavis
Environnement (voisin, serv.)
Logement non disponible
autre
Motif de troisième refus au 1-1-2011
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35%
Caract. du logement inadaptées
Loca. inad.(commune, quartier)
attribution hors parc HLM
Taille du logement
Loyer trop élevé
Préavis
Environnement (voisin, serv.)
Logement non disponible
autre
Septembre 2011
photo communication DREAL
rédaction et réalisation : Philippe PIROT tél. : 02 53 46 58 99
demande loc 2011
INVALIDE)