Le parc locatif social en Pays de la Loire au 1er janvier 2010
PIROT, Philippe ;DEBAISSE, Eric
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Il s'agit d'une analyse synthétique relative au parc locatif social au 1er janvier 2010 en Pays de la Loire, région qui compte 200 806 logements sociaux, soit 13% du parc des résidences principales.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
analyse
;donnée statistique
;logement aidé
;parc de logements
;occupation du logement
;politique du logement
Descripteur écoplanete
analyse statistique
;comptes de la nation
;indicateur économique
;accès au logement
Thème
Construction
;Habitat - Logement
Texte intégral
service
connaissance
des territoires
et évaluation
mai 2011
n° 27
Le parc locatif social en Pays de la Loire
Au 1er janvier 2010, la région compte 200 806 logements
sociaux, soit 13 % du parc des résidences principales
Au 1er janvier 2010, la région compte 200 806 logements sociaux détenus ou gérés par les
organismes HLM et les SEM. Ce parc représente 13% des résidences principales de la région et
environ 56 logements pour 1 000 habitants, ce qui place la région légèrement en deçà de la
moyenne nationale. Le parc est particulièrement dense en Maine-et-Loire (17,3% des résidences
principales), mais très peu présent en Vendée (7,1%).
Le parc social a progressé de 1,4% en 2009, soit un solde de 2 700 nouveaux logements.
Environ 73% des logements sont des collectifs et un quart a été construit après 1990. La taille
moyenne est de 3,17 pièces (3,03 dans le collectif et 3,53 dans l?individuel).
La durée d?occupation moyenne des logements est de 7 ans et 10 mois. La vacance de plus de 3
mois a fortement progressé et s?établit à 1,7% du parc au 1-1-2010. Le loyer moyen est de 4,71¤
par m² de surface habitable, en progression de 2 à 3% en 1 an.
sources :
- IGN
- enquête EPLS au 1/1/2010
- estimation de la population
INSEE au 1/1/2010
DREAL des Pays de la Loire /
SCTE / DOES
1 - Cadrage national au 1/1/2010
Au 1er janvier 2010, le parc locatif social détenu ou géré par les organismes d?HLM ou les SEM représente
4 425 000 logements au niveau de la France métropolitaine. Plus du quart de ces logements sociaux (28%)
est localisé en Ile de France.
L?évolution du parc locatif social entre le 1er janvier 2009 et le 1er janvier 2010 est de 1,2% pour la France
métropolitaine et de 1,3% pour la région des Pays de la Loire. Les progressions les plus fortes sont
observées en Bretagne (+2,2%), Provence Alpes Côte d?Azur +(2,2%), Aquitaine (+1.9%) et Alsace
(+1.7%). A l?opposé, on constate une stabilité du parc en Poitou-Charentes et une progression très faible en
Haute-normandie (+0,2%), dans le Limousin (+0,2%) ainsi qu?en Champagne-Ardenne (0,3%).
La densité du parc social métropolitain s?élève à 70,5 logements pour 1 000 habitants. En excluant la région
Ile de France, cette densité descend à 62,8 logements pour 1 000 habitants.
La région des Pays de la Loire, avec une densité de 56,4 logements sociaux pour 1 000 habitants se situe
à la charnière de deux zones (diagonale Cherbourg / Nice) :
- l?une, constituée des régions du nord et de l?est où le poids du parc locatif social est fort : plus de
64 logements sociaux pour 1 000 habitants dans chacune des régions, excepté en Alsace (57,1) ;
- l?autre, constituée des régions du sud et de l?ouest, où le poids du parc social est plus faible :
moins de 56 logements sociaux pour 1 000 habitants dans chacune des régions.
Nombre de logements locatifs sociaux pour 1 000 habitants au 1/1/2010
2 ? Eléments structurels du parc régional au 1/1/2010
Dénombrement
Le patrimoine locatif social compte 200 806 logements au 1/1/2010
Dans les Pays de la Loire, l?offre de logements locatifs sociaux a dépassé les 200 000 logements au 1er janvier 2010
pour atteindre 200 806 logements.
Parmi ces logements, 197 292 étaient proposés à la location, les 3 514 autres logements (soit 1,75% du parc total)
étant soit loués à des associations, soit laissés vides avant réhabilitation ou démolition.
En prenant en compte les 3 080 constructions neuves, les 234 acquisitions, les 332 démolitions, les 480 ventes,
plus les changements d?usage, les restructurations ? le patrimoine déclaré par les organismes HLM et les SEM a
augmenté de 2 705 logements au cours de l?année 2009.
Cette augmentation est importante et correspond à 1,4% du parc de logements sociaux.
Localisation
Le parc locatif social est le plus important en nombre en Loire-Atlantique, mais le plus
dense en Maine-et-Loire
C?est en Loire-Atlantique, département le plus peuplé de la
région (35,8% de la population régionale), que l?on
dénombre également le parc locatif social le plus important
(35,2% du parc HLM régional).
Mais c?est dans le Maine-et-Loire que la part du parc locatif
social par rapport à la population départementale est la plus
forte (22,0% de la population ligérienne et 28,8% du parc
HLM).
A contrario, 17,7% de la population ligérienne réside en
Vendée, mais le poids du parc locatif social dans ce
département n?atteint que 9,8% du total régional.
Part du parc locatif social dans les résidences principales au 1/1/2010
Sources : IGN
EPLS au 1/1/2010
Filocom 2009
Sitadel 2009
DREAL des Pays de la Loire / SCTE / DOES
Le parc régional représente 13% des résidences principales
Le poids du parc HLM dans les résidences principales est de 13% pour la région avec des écarts importants entre
départements (de 17,3% en Maine-et-Loire à 7,1% en Vendée).
Plus globalement, le département de Maine-et-Loire ressort comme étant le département le mieux doté en
logements sociaux et ceci avec une répartition uniforme sur tout son territoire.
A l?opposé, on constate de faibles taux de logements sociaux en Vendée et notamment sur l?ensemble de la bande
littorale atlantique. Enfin, un nombre important de petites communes rurales de la Sarthe ne possède aucun
logement social géré par un organisme HLM.
Poids de chaque département dans le parc
régional
28,8%
7,8%
9,8%18,4% 35,2%
Loire atlantique
Maine et Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Un parc HLM principalement urbain
Le parc HLM est 3,5 fois plus dense dans les communes des unités urbaines (17,2 logements HLM pour 100
résidences principales) qu?en zone rurale (5 logements HLM pour 100 résidences principales). Cet écart important a
tendance à se réduire ces dernières années et il subsiste de fortes disparités au sein des départements de la région.
En zone urbaine, cette densité oscille entre 9,5 logements HLM pour 100 résidences principales pour le
département de Vendée et 22,1 pour le Maine-et-Loire.
En zone rurale, la densité oscille entre 3,2 logements HLM pour 100 résidences principales en Loire-Atlantique et
8,2 pour le Maine-et-Loire.
La taille des ménages ruraux étant, en moyenne, plus grande que celle des ménages urbains, l?analyse en nombre
de logements pour 1 000 habitants accentue légèrement cet écart entre urbain et rural ; il existe un rapport d?environ
1 à 4 entre ces deux types de territoires.
La densité du parc locatif social est généralement plus importante dans les plus grandes
unités urbaines
Rapporté au nombre des résidences principales, le parc locatif social traduit des situations contrastées.
C?est dans la commune de Sablé-sur-Sarthe (34% des résidences principales) que le taux de logements locatifs
sociaux est le plus élevé, suivi par l?unité urbaine d?Angers (27,9% des résidences principales).
Toutes les unités urbaines de la région qui dépassent les 25 000 habitants ont au minimum 20% de logements
sociaux, à l?exception des deux principales unités urbaines de Loire-Atlantique : Nantes (18,3%) et Saint-Nazaire
(16%), mais surtout de l?unité urbaine des Sables d?Olonne en Vendée qui dispose de seulement 6,5% de
logements locatifs sociaux parmi ses résidences principales.
Caractéristiques
Un parc social principalement collectif, mais qui s?équilibre avec l?individuel pour les
constructions postérieures au début des années 1990
Un peu plus du ? du parc de logements sociaux existant au
1/1/2010 a été construit en 1990 ou après.
90% des 64 986 logements locatifs sociaux construits avant
1970 sont des logements situés dans des ensembles
collectifs. De 1970 à 1989, la part du collectif est
descendue à 74%, puis à 53% dans les années 1990.
Depuis le début des années 2000, le logement individuel
est majoritaire avec 55% du parc ; ceci s?explique en partie
par le développement récent des logements sociaux dans
les communes rurales.
La Loire-Atlantique se caractérise par une forte
majorité de collectif et la Vendée par l?individuel.
La hausse de la part de l?individuel depuis 1990 est très
importante en Vendée (plus de 70% du parc construit
depuis 1990). A l?opposé, l?individuel ne représente que
33% du parc créé depuis 1990 en Loire-Atlantique.
Un équilibre dû principalement au développement du parc social en milieu rural
Depuis 1990, la part du parc locatif social dans les résidences principales est en légère diminution (passage de
14,1% à 13%). Cette baisse est particulièrement marquée dans les grandes agglomérations (-2,6 points) mais est
partiellement compensée par l?augmentation du parc social en zone rurale. Dans les communes rurales, la part du
logement social est ainsi passée de 3,7% en 1990 à 5% des résidences principales en 2010. La part de l?individuel
qui est très élevée hors des grandes zones urbaines, où le foncier est moins rare, permet un équilibre entre
individuel et collectif depuis 1990.
Une maison individuelle sur 2 est plutôt grande (4 pièces ou plus), contre seulement 1
logement collectif sur 3
Les logements collectifs comportent en moyenne 3,03 pièces
contre 3,53 pour les logements individuels.
Les tailles des appartements sont assez semblables dans
l?ensemble des départements (taille moyenne entre 2,96 et
3,10 et pourcentage de grands appartements de 4 pièces et
plus compris entre 30 et 35%)
La situation est en revanche plus contrastée dans l?individuel :
la taille moyenne varie de 3,29 pour la Vendée (34%
seulement de grandes maisons) à 3,76 pour la Mayenne
(67% de grandes maisons).
Parc locatif social selon l'année de construction
0
10 000
20 000
30 000
40 000
50 000
60 000
70 000
avant 1970 70-89 90-99 après
1999
collectif
individuel
Parc locatif social selon la taille du logement
0
10 000
20 000
30 000
40 000
50 000
60 000
1pièce 2 pièces 3 pièces 4 pièces 5 pièces
et plus
collectif
individuel
3 ? Eléments conjoncturels
Mobilité
Le taux de mobilité s?établit à 12,8% en 2009 soit 7 ans et 10 mois d?occupation moyenne
Au cours de l?année 2009, un peu moins de 25 000 ménages ont emménagé dans un logement locatif social (venant
d?un autre logement locatif social ou non) qui existait au 1/1/2009.
Le taux de rotation global pour la région est de 12,8% ce qui signifie que la durée d?occupation moyenne des
logements est de 7 ans et 10 mois. La mobilité est plus rapide d?environ 2 ans et 3 mois dans les logements
collectifs par rapport à l?individuel (durée d?occupation moyenne de 7 ans et 4 mois contre 9 ans et 7 mois).
C?est en Loire-Atlantique que la situation est la plus tendue avec une durée d?occupation moyenne de 9 ans, soit 1
an et 2 mois de plus que la moyenne régionale. Cette situation est la conséquence d?une part d?un marché locatif
privé souvent insuffisant ou aux loyers plus chers et d?autre part de la difficulté à pouvoir accéder à la propriété, les
prix étant plus élevés en moyenne en Loire-Atlantique.
Une mobilité plus faible dans l?individuel urbain et plus forte dans le collectif rural
Pour le collectif, la durée d?occupation moyenne est 5 ans et 8 mois dans le rural contre 7 ans et 4 mois dans le
collectif urbain. De la même manière, la mobilité est plus forte dans l?individuel rural (durée d?occupation moyenne
de 7 ans et 6 mois) que dans l?individuel urbain (durée d?occupation moyenne de 11 ans et 11 mois).
Vacance
La vacance pour absence de candidat (vacance > 3 mois) progresse et atteint 1,7% du parc
Au 1er janvier 2010, 6 325 logements étaient proposés à
la location mais non occupés soit 1 000 de plus qu?en
2009. Parmi ceux-ci, 3 300 étaient vacants depuis plus
de 3 mois pour absence de candidat.
La vacance est principalement localisée dans les
ensembles collectifs (88% des logements vacants) et
dans les logements anciens, ceux-ci présentant souvent
un niveau de confort plus faible.
La vacance de plus de 3 mois est de 2,1% dans le
collectif contre 0,9% dans l?individuel.
La vacance de plus de 3 mois a fortement progressé pour
passer de 1,4 à 1,7%. A l?exception de la Sarthe, tous les
départements sont à la hausse, notamment la Vendée.
Loyers
Des loyers plus élevés en Loire-Atlantique, à la fois en individuel et en collectif.
Au 1er janvier 2010, le loyer moyen par m² de surface habitable est de 4,86¤/m² SH dans les logements individuels
et de 4,64¤/m² SH dans les logements collectifs, soit une augmentation moyenne de l?ordre de 2 à 3% par rapport à
l?année précédente. La progression est la plus faible en Vendée (+ 1,4%).
Pour les logements individuels, les loyers moyens fluctuent entre 4,65¤/m² SH en Mayenne et 5,35¤/m² SH en
Loire-Atlantique. Dans le collectif, les loyers moyens au m² s?échelonnent de 4,11¤/m² SH pour la Vendée à
4,89¤/m² SH pour la Loire-Atlantique.
Pour en savoir plus :
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=70
Le parc locatif social
Service connaissance des
territoires et évaluation
Division de l?observation des
études et des statistiques
34 Place Viarme- BP 32 205
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de la publication :
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ISSN : 2109 - 0025
DREAL 2011
Rédaction et mise en forme :
Philippe PIROT et Eric DEBAISSE
philippe.pirot@developpement-durable.gouv.fr
taux de vacance > 3 mois par département
0,0
0,5
1,0
1,5
2,0
2,5
3,0
3,5
4,0
4,5
Loire
Atlantique
M aine et
Lo ire
M ayenne Sarthe Vendée Pays de la
Loire
individuel
co llectif
Prix moyen au 1/1/2010 par m² de surface habitable
0 ¤
1 ¤
2 ¤
3 ¤
4 ¤
5 ¤
6 ¤
Loire
Atlantique
Maine et
Loire
Mayenne Sarthe Vendée Pays de la
Loire
individuel
collectif