La situation de l'habitat et du logement en Pays de la Loire - La demande locative sociale au 1er janvier 2010
PIROT, Philippe
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">L'analyse détaille les points suivants :<br />Les caractéristiques des demandes exprimées (type et taille des logements, motif de la demande),<br />Les caractéristiques des ménages demandeurs (composition du ménage, activité-ressource, statut d'occupation actuel...),<br />Et les zones de tension du marché locatif social (évolution de la demande, poids par rapport au parc existant, ancienneté de la demande...).</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
donnée statistique
;parc locatif social
;demande de logement
Descripteur écoplanete
accès au logement
;analyse statistique
Thème
Construction
;Habitat - Logement
Texte intégral
service
connaissance
des territoires
et évaluation
Janvier 2011
14
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La demande locative sociale
au 1-1-2010
DREAL des Pays de la Loire 1 La demande locative sociale
Sommaire
I ? Source P 2
II ? Les principaux enseignements P 3
1 - Les caractéristiques régionales P 3
2 - Les différences entre demandes interne et externe P 4
3 - Les spécificités départementales par rapport à la tendance régionale P 4
III ? Description des demandes P 6
1 - Nombre de demandes P 6
2 - Type de logement demandé P 9
3 - Taille de logement demandée P 10
4 - Motif de la demande P 11
IV ? Description des demandeurs P 12
A ? composition du ménage demandeur P 12
1 ? Statut familial du demandeur et composition familiale du ménage P 12
2 - Nombre de personnes et nombre d?enfants du ménage demandeur P 14
3 - Age du demandeur P 16
4 - Nationalité du ménage demandeur P 18
B ? Activité ? ressources du ménage demandeur P 19
1 - Activité du ménage demandeur P 19
2 - Ressources du ménage demandeur P 20
C ? Statut d?occupation actuel du ménage demandeur P 24
V ? La tension du marché locatif social P 27
1 ? Evolution de la demande locative sociale P 27
2 - Demandes par rapport à la commune d?origine P 30
3 - Demandes par rapport au parc social existant P 32
4 - Ancienneté de la demande P 36
5 - Les propositions reçues et refusées P 41
DREAL des Pays de la Loire 2 La demande locative sociale
I ? Source :
Le fichier de la demande du CREHA Ouest
La génèse :
En Pays de la Loire, depuis 1998 et à l'initiative de l'union sociale de l'habitat (USH) des Pays de la Loire, a été mis
en place progressivement dans chacun des départements de la région un fichier de la demande de logement locatif
social permettant, au delà de l?obtention d?un numéro unique, d?assurer une gestion partagée des demandes.
Les objectifs :
Les objectifs de ces fichiers sont multiples :
?? faciliter et simplifier les démarches des demandeurs et harmoniser les pratiques,
?? affecter à chaque demandeur un numéro unique Ces fichiers ont été déclarés, par arrête préfectoral,
« centre informatique de traitement chargé de délivrer le numéro unique d'enregistrement »,
?? mettre en commun la demande locative sociale,
?? suivre à tout moment l'état d'avancement des dossiers et les « délais anormalement long »,
?? mutualiser la connaissance de la demande afin de mieux appréhender et satisfaire les besoins de
logements locatifs sociaux,
?? optimiser la gestion des propositions de logements et améliorer la transparence des attributions,
?? développer les partenariats avec l'Etat, les collectivités locales et les collecteurs d'Action logement
(anciennement 1% logement) pour participer à la définition et à la mise en oeuvre des politiques locales de
l'habitat.
La gestion de la base de donnée :
Ces bases de données sont gérées par le centre régional d'études pour l'habitat de l'ouest (CREHA Ouest) pour le
compte des partenaires du dispositif et notamment les organismes USH. L?état participe au financement de cette
opération.
Les utilisateurs des fichiers :
Les fichiers départementaux sont utilisés par l'ensemble des acteurs locaux (organismes HLM, collectivités locales
ayant souhaité être lieu d'enregistrement, services de l'Etat, collecteurs du 1% logement, ADIL44, etc).
Les services de l'Etat accèdent à ces fichiers via une convention régionale signée avec l'USH des Pays de la Loire
et le CREHA Ouest qui depuis 2009 s'est substituée aux conventions départementales pré-existantes.
Les fichiers utilisés pour cette étude :
Les fichiers exploités sont ceux des demandes en cours au 1/01/2010 ainsi que les fichiers des demandes en cours
au 1/1/2009 pour l?analyse de l?évolution de la demande. Ces fichiers sont secrétisés (ni le nom, ni l?adresse précise
du demandeur).
La présente étude porte sur l?ensemble des demandes exprimées au 1er janvier 2010 (y compris des
demandes en cours d?attribution : 5 %), et ne prend en compte que la première commune demandée.
Les limites d?utilisation :
Il convient de souligner trois points importants :
?? Il convient d?être vigilant dans les analyses temporelles réalisées. En effet, si l?objectif de cette source est
de disposer d?un numéro de demandeur de logement social unique pour la région, cet objectif n?a pas pu
être atteint immédiatement. La qualité du fichier s?est donc progressivement améliorée et le nombre de
doublon a diminué pour atteindre en 2010 un niveau proche de zéro,
?? Les informations enregistrées dans ces fichiers sont celles indiquées par les demandeurs de logement
social lorsqu'ils ont rempli le formulaire de demande ou lorsqu'ils se sont enregistrés via internet (possibilité
offerte depuis 2010 en Loire-Atlantique et Maine-et-Loire). Il s?agit donc de données déclaratives,
?? Ces fichiers sont départementaux et bien que l'essentiel des informations contenues soit commun aux cinq
départements, quelques différences dans les dénominations et/ou nomenclatures utilisées peuvent être
rencontrées sur certaines variables. Pour limiter ces divergences départementales, des regroupements de
modalités ont été opérés pour obtenir des informations les plus homogènes possible entre départements.
Le numéro unique national :
La région des Pays de la Loire a été pionnière dans l?utilisation de fichiers partagés de la demande sociale.
Néanmoins le développement de dispositifs proches est en cours dans de nombreuses régions, ce qui permettra
des comparaisons avec d?autres territoires dans les prochaines années.
DREAL des Pays de la Loire 3 La demande locative sociale
II ? Les principaux enseignements
1 - Les principales caractéristiques régionales
Les demandes
La région des Pays de la Loire enregistre 68 422 demandes de logements sociaux au 1er janvier 2010. Ceci
correspond à 4,6 % des ménages, soit 1 ménage sur 22. Cette demande est fortement concentrée sur les zones
urbaines et plus spécifiquement sur l?unité urbaine de Nantes (1 demande régionale sur 3). 38 % de la demande
émanent de ménages résidant déjà dans le parc social HLM. Cette demande interne est plus importante dans les
centres urbains. Les 42 422 demandes externes représentent 2,8 % des ménages de la région, soit 1 ménage sur
36 avec une présence plus prononcée sur l?unité urbaine de Nantes (1 ménage sur 20).
Un quart des demandeurs souhaite un logement collectif, un quart un logement individuel et la moitié n?exprime pas
de préférence. 70 % des demandes portent sur des 2 ou 3 pièces et les demandes de studio sont quasi-nulles
(2 %).
Le principal motif (1/3) de demande de logement social est le fait de se trouver sans logement stable (hébergement
provisoire ou en cours de séparation). Pour 28 % des demandeurs, l?objectif est de disposer d?un logement mieux
adapté (plus grand, adapté à des soucis de santé ?). Les problèmes financiers et le souhait d?un rapprochement
professionnel ou familial arrivent ensuite avec 13 % des motifs chacun.
Les demandeurs
41 % des demandeurs sont des personnes seules, 18 % sont des couples avec enfant(s), 12 % des couples sans
enfant et 23 % des familles mono-parentales qui représentent 10 % des ménages. La composition familiale est bien
évidemment déterminante pour la taille du ménage et par conséquent pour la taille du logement attendue. Elle est
également à l?origine de motivations différentes : souhait plus fréquent de logements mieux adaptés (plus grands)
pour les couples avec ou sans enfants contre recherche d?un logement stable pour les autres.
La taille moyenne des ménages demandeurs est de 2,18 personnes et dans 17 % des cas le ménage est composé
de 4 personnes ou plus. Ce sont ainsi 149 000 habitants des Pays de la Loire qui sont concernés par le fichier de la
demande locative sociale. Un peu moins de 40 % des demandes concernent des ménages avec enfant(s).
Globalement, ce sont donc 52 000 enfants qui sont touchés par une demande de logement social. L?âge moyen du
demandeur (chef de famille) de logement social est de 41 ans et la médiane est de 38 ans. Les 25 % les plus
jeunes ont 28 ans et moins alors que les 25 % les plus âgés ont 51 ans et plus. Les demandeurs de 60 ans et +
représentent 13 % de la demande et sont plus spécifiquement localisés dans les zones rurales et sur le littoral.
11,5 % des ménages demandeurs d?un logement social comportent au moins une personne de nationalité
étrangère.
44 % des ménages demandeurs sont constitués d?au moins une personne en CDI alors que les ménages chômeurs
ou inactifs représentent un quart des demandes. Les familles avec enfants disposent plus souvent d?un CDI (64 %)
alors que les familles mono-parentales comptent plus de chômeurs et inactifs (38 %). Au niveau régional, 37 % des
demandeurs disposent de moins de 1 000 ¤ de ressources alors que 30 % ont plus de 1 500 ¤. 95 % des
demandeurs disposent d?au moins une ressource avec une moyenne de 1,6 source de revenus entre le salaire, la
retraite, les assedic, les allocations familiales ? Le montant moyen de ces ressources est de 1 230 ¤ par ménage
demandeur (1 300 ¤ si on exclut les ménages sans ressource). Environ 59 % de ce montant provient d?une activité
salariée, 11,5 % des retraites, 9,5 % d?allocation chômage, 5 % d?allocations familiales ? Avec ces ressources,
68 % des demandeurs disposent d?un revenu inférieur à 60 % du plafond HLM
38 % des demandeurs résident déjà dans le parc locatif social alors que 25 % sont actuellement hébergés chez
leurs parents ou amis, ou occupent un logement précaire. Pour le reste, 31 % sont logés dans le parc locatif privé et
6 % sont propriétaires. Le motif de la demande est plus fréquemment un problème financier pour les locataires
privés, un logement inadapté et un souhait de cadre de vie différent pour les locataires du parc public et des
problèmes de séparation pour les propriétaires. 55 % des enfants concernés par une demande de logement social
résident déjà dans le parc HLM, en revanche, 15 % ne disposent pas d?un logement stable.
La tension du marché locatif social
De 2003 à 2007, la région a connu une forte progression de la demande de logements sociaux (7.6 %) et le
nombre de demandeurs a culminé à plus de 71 000 au 1er janvier 2007. La demande s?est ensuite stabilisée en
2008 avant d?amorcer une baisse de 1.5 % au 1er janvier 2009 confirmée par une diminution plus conséquente de
2.5 % entre 2009 et 2010 (une partie de cette baisse peut être imputée à la meilleure qualité de la base et
l?élimination de doublons). Il convient d?être vigilant dans l?interprétation de ces chiffres : sur certaines zones, la
baisse de la demande peut signifier un besoin en baisse, mais sur d?autres zones, on peut aussi supposer qu?un
parc trop peu dense ou des délais trop importants découragent les demandeurs.
En Pays de la Loire, 62 % des demandes émanent d?un ménage résidant dans la commune, 29 % d?une autre
commune du département et 5,6 % (soit 3 800 demandes) proviennent de l?extérieur de la région. Les centres
urbains (plus spécifiquement en Loire-Atlantique et en Vendée) attirent de nombreux demandeurs provenant des
2èmes couronnes et des communes rurales, mais également de ménages externes à la région qui se fixent
principalement au sien des unités urbaines.
DREAL des Pays de la Loire 4 La demande locative sociale
Environ 13 % des ménages déjà en parc HLM souhaitent changer de logement. De son coté, la demande externe
correspond à 21,5 % du parc social existant et 3,2 % du parc privé. La pression de la demande externe au regard
du parc existant est faible dans le rural mayennais et sarthois. Elle est en revanche particulièrement élevée sur le
littoral et dans la deuxième couronne nantaise. La pression externe analysée au regard du parc privé pointe toujours
l?unité urbaine nantaise comme la plus tendue, mais fait également ressortir les cantons du Maine-et-Loire où le
parc social est dense. La part des T2 demandés est beaucoup plus importante que dans le parc existant ce qui
accentue la pression sur ce type de logement ; la situation est inverse pour les T1 et les T4.
L?ancienneté moyenne est de 17,7 mois au niveau régional, mais 50 % des ménages ont effectué leur
demande il y a moins de 10 mois. 25 % datent de moins de 4,5 mois alors que 25 % ont une ancienneté de
plus de 22 mois. Les demandes sont beaucoup plus anciennes sur l?unité urbaine de Nantes, le littoral et
l?unité urbaine d?Angers. Les délais d?attente les plus courts se rencontrent pour les demandeurs qui sont ou
vont être sans logement ; néanmoins, 32 % attendent depuis plus d?un an au 1er janvier 2010. Les ménages
dont le revenu est inférieur à 500 ¤ par mois affichent des délais d?attente légèrement plus faibles. Les
écarts sont en revanche limités pour les autres tranches de revenus et il n?existe pas de différence selon la
composition familiale. Ces délais sont légèrement plus courts pour les T1 et plus longs pour les T5. En
outre, il est important de préciser qu?il s?agit là du délai d?attente pour les demandes actives au 1er janvier,
notion différente de celle de délai moyen de satisfaction. Parmi les demandeurs en attente d?un logement
social, 22 % ont déjà décliné au moins une proposition et 9 % ont même exprimé au moins 2 refus. Les
refus de propositions sont 2 fois plus élevés pour les ménages actuellement locataires dans le parc public
ou privé que pour les ménages installés dans un logement précaire. De manière générale, on observe que
les refus sont d?autant plus forts que les délais d?attente sont faibles.
2 - Les différences entre demandes interne et externe
Les demandeurs internes sont plus nombreux à attendre un logement individuel : 30 % contre 21 % pour les
demandeurs externes. Les demandes internes sont plus axées sur de grands logements (41 % de T4 et + contre
21 % de T1 et T2) que la demande externe (20 % de T4 et + contre 42 % de T1 et T2). Les demandes externes
sont plus souvent liées à des problèmes financiers et la recherche d?un logement stable suite à une séparation, une
recherche d?indépendance? Les demandes internes cherchent à disposer d?un logement mieux adapté (plus
grand) ou mieux localisé en terme d?environnement.
La part des personnes seules est de 48 % pour la demande externe contre 30 % pour la demande interne. A
l?opposé, 55 % des demandeurs internes sont des couples avec enfants et familles mono-parentales contre 32 %
au sein de la demande externe. Les ménages externes étant plus petits que les ménages internes (11 % de
ménages de 4 personnes et + contre 26 %), il en découle que les ménages externes représentent 62 % des
ménages, mais 54,5 % des individus attendant un logement social. 54 % des demandes internes concernent au
moins un enfant contre 31 % pour la demande externe. On compte ainsi 1,09 enfant par demande interne contre
0,56 par demande externe. Le nombre d?enfants appartenant à des ménages demandeurs internes est ainsi plus
important qu?en demande externe. Les demandeurs externes sont plus jeunes : 37 % de moins de 30 ans contre
16 % en interne. L?âge médian est ainsi de 35 ans en externe contre 43 ans en interne. Les ménages étrangers
sont plus présents dans la demande interne (15 %) que dans la demande externe (10 %). Ils sont composés d?une
taille généralement plus importante avec une sur-représentation de la classe d?âge des 30-50 ans. On rencontre
plus de ménages en CDI (48 %) et de ménages retraités (16 %) au sein de la demande interne. En revanche la part
des étudiants est inférieure à 1 % contre 4 % en demande externe. Les demandeurs externes qui sont plus souvent
des personnes seules et donc mono-revenu affichent des revenus largement inférieurs aux demandeurs internes ;
mais rapporté par unité de consommation (prise en compte de la composition familiale), les ressources sont
comparables.
L?évolution de la demande locative sociale est principalement liée à l?évolution de la demande externe, la demande
interne étant restée stable au cours des 5 dernières années. Les demandeurs internes sont plus nombreux à
effectuer une demande au sein de leur commune (67 % en interne contre 59 % en externe). Les demandes
externes sont plus récentes que les demandes internes (65 % de moins d?un an contre 52 %), ce qui signifie que les
demandes externes sont satisfaites plus vite ou alors que les demandeurs externes sont plus nombreux à ne pas
renouveler leur demande faute de réponse apportée. La part des ménages ayant déjà refusé une offre de logement
social est proche entre demandeurs internes (24 %) et externes (21 %).
3 - Les spécificités départementales par rapport à la tendance régionale
La Loire-Atlantique
La Loire-Atlantique concentre 32 270 demandes (1 ménage sur 17) au 1er janvier 2010, soit la moitié (47 %) de la
demande locative sociale régionale pour seulement 1/3 des ménages. La demande interne se situe dans la
moyenne régionale (37 %). La seule demande externe représente 1 ménage sur 27. Les demandeurs sont peu
nombreux (40 %) à exprimer une préférence entre logement individuel et collectif.
La Loire-Atlantique concentre un peu moins de demandeurs jeunes et âgés, 50 % ont ainsi entre 29 et 50 ans. La
part des ménages composés d?au moins une personne étrangère (14 %) est plus importante que le niveau régional.
C?est en Loire-Atlantique que l?on compte le plus de demandeurs en CDI, à contrario, la part des chômeurs et
inactifs est faible (17 %). Le département enregistre une part plus importante de personnes actuellement logées de
manière précaire (8 % contre 6 % au niveau régional).
DREAL des Pays de la Loire 5 La demande locative sociale
La Loire-Atlantique a vu le nombre de demandes locatives sociales augmenter progressivement sur son territoire de
2003 à 2007 (environ 3 % par an). On assiste ensuite à une stabilisation de la demande totale au cours des 3
dernières années (légère baisse de 0.7 % en 2009 compensée par une hausse de 0.7 % en 2010) qui masque une
progression de la demande interne et une baisse de la demande externe. La demande interne est forte et concerne
17 % des ménages résidant déjà dans le parc HLM. La demande externe l?est tout autant et représente 29 % du
parc HLM et 4,2 % du parc privé. L?ancienneté de la demande est la plus élevée en Loire-Atlantique (moyenne de
20,4 mois et médiane à 11,3). La part des refus de proposition est faible et concerne seulement 18 % des
demandeurs.
Le Maine-et-Loire
Le Maine-et-Loire concentre 16 890 demandes (1 ménage sur 20) au 1er janvier 2010, soit le quart de la demande
régionale. La part de la demande interne se situe dans la moyenne régionale (41 %). La seule demande externe
représente 1 ménage sur 33.
Le Maine-et-Loire se distingue par une part plus importante de demandeurs jeunes : 33 % ont moins de 30 ans. Le
montant moyen des ressources perçues par ménage est le plus élevé de la région à 1 273 ¤.
Après une évolution de la demande en progression de l?ordre de 3 à 4 % entre 2003 et 2005, on assiste à une
baisse continue de la demande, notamment en externe.
La Mayenne
La Mayenne concentre 3 145 demandes (1 ménage sur 41) au 1er janvier 2010, soit moins de 5 % de la demande
locative sociale régionale. La demande interne se situe dans la moyenne régionale (40 %). La seule demande
externe représente 1 ménage sur 69. Le souhait d?accéder à un logement individuel est plus prononcé (38 %). La
Mayenne se démarque des autres départements par des attentes de logements plus grands que la moyenne (35 %
de T4 et + contre 23 % de T1 et T2).
La Mayenne rencontre de nombreuses demandes émanant de grands ménages de 5 personnes et + (9 %).
Après une évolution de la demande en progression de l?ordre de 3 à 4 % entre 2003 et 2005, on assiste à une
baisse continue de la demande particulièrement marquée en Mayenne, celle-ci étant observée tant en interne qu?en
externe. La demande interne ne concerne que 8 % des ménages résidant déjà dans le parc HLM. Le poids de la
demande externe dans le parc social n?est que de 12 % et correspond à 1,6 % du parc privé. La structure du parc
demandé et du parc existant fait ressortir un déficit de T3 sur le département. L?ancienneté de la demande est la
plus récente en Mayenne (moyenne à 12,2 mois et médiane à 7,4 mois). La part des refus de proposition est forte
et concerne 39 % des demandeurs.
La Sarthe
La Sarthe concentre 8 135 demandes (1 ménage sur 30) au 1er janvier 2010, soit 12 % de la demande locative
sociale régionale. La demande interne se situe nettement au dessus de la moyenne régionale (46 %). La seule
demande externe représente 1 ménage sur 55.
La Sarthe rencontre de nombreuses demandes émanant de grands ménages de 5 personnes et + (9 %) et dans
11,5 % des cas, le ménage comporte au moins 3 enfants (moyenne de 0,84 enfant par ménage). C?est dans la
Sarthe que l?on compte le plus de demandeurs chômeurs ou inactifs (36 %) ; c?est par conséquent le département
qui concentre le plus de faibles revenus : 71,5 % des demandeurs ont un revenu inférieur à 60 % du plafond HLM.
Après une évolution de la demande en progression de l?ordre de 3 à 4 % entre 2003 et 2005, on assiste à une
baisse continue de la demande, notamment en externe. La demande interne ne concerne que 10 % des ménages
résidant déjà dans le parc HLM. Le poids de la demande externe dans le parc social n?est que de 12 % et
correspond à 2 % du parc privé. L?ancienneté de la demande est faible en Sarthe (moyenne à 13,5 mois et
médiane à 7,8). La part des refus de proposition est forte et concerne 38 % des demandeurs.
La Vendée
La Vendée concentre 7 982 demandes (1 ménage sur 34) au 1er janvier 2010, soit 12 % de la demande locative
sociale régionale. La part de la demande interne se situe nettement en dessous de la moyenne régionale (26 %).
La seule demande externe représente 1 ménage sur 46. Le souhait d?accéder à un logement individuel est plus
prononcé (42 %). En Vendée, les attentes sont plus spécifiquement pour des 3 pièces (48 % de la demande).
Les ménages demandeurs vendéens sont généralement de taille plus petite : 48 % de personnes seules contre 5 %
de ménages de 5 personnes et plus. Les demandes concernant des enfants sont moins nombreuses en Vendée :
7 % de familles avec 3 enfants ou plus pour une moyenne de 0,66 enfants par ménage. C?est en Vendée que l?on
trouve le plus de demandeurs âgés (18 % de 60 ans et plus). La part des ménages composés d?au moins une
personne étrangère est particulièrement faible en Vendée à 4 %. La Vendée concentre une part plus importante de
chômeurs ou inactifs ainsi que de retraités. Le montant moyen des ressources perçues par ménage est le plus
faible de la région à 1 141 ¤. Le parc HLM étant peu présent sur le département, 41 % des demandeurs sont
actuellement locataires dans le parc privé et 8 % sont propriétaires.
En Vendée, on a observé une poussée de la demande totale entre 2003 et 2008 (+ 19.2 %) ; l?année 2009 a
essuyé une première baisse de 2.5 % suivie d?une chute de 7.5 % des demandes en 2010. Cette évolution est
impulsée principalement par la demande externe, la demande interne étant plus stable. La Vendée se distingue par
des distances entre lieu de la demande et origine du demandeur beaucoup plus éloignées, avec notamment 13 %
des demandes provenant de l?extérieur du département. Le parc social étant peu important sur le département, la
demande externe correspond à 31 % du parc existant. La part des refus de proposition est faible : seulement 15 %
des demandeurs.
DREAL des Pays de la Loire 6 La demande locative sociale
III ? Description des demandes
1 ? Nombre de demandes
La région des Pays de la Loire enregistre 68 422 demandes de logements sociaux au 1er
janvier 2010, soit 1 ménage sur 22. Des disparités importantes existent sur le territoire
régional (1 ménage sur 17 est demandeur en Loire-Atlantique, contre 1 sur 41 en Mayenne)
Au 1er janvier 2010, la région comptabilise 68 422 demandeurs de logements sociaux - certains d?entre eux
étant déjà logés dans le parc social, mais sollicitant un nouveau logement pour diverses raisons.
Près de la moitié de cette demande (47.2 %) est concentrée sur le seul département de Loire-Atlantique.
Environ 25 % de la demande est localisée dans le Maine-et-Loire, alors que la Vendée et la Sarthe
regroupent un peu moins de 12 % des attentes. La Mayenne arrive loin derrière les autres départements
avec 4.6 % des ménages demandeurs de la région.
En Pays de la Loire, ce sont ainsi 4.5 % des
ménages qui sollicitent l?octroi d?un logement
social, soit 1 ménage sur 22. Il existe de fortes
disparités résultant de situations contrastées sur le
territoire en terme de pression foncière, de coûts
du foncier, d?importance du parc social existant ?
On constate que 1 ménage sur 17 est demandeur
d?un logement social en Loire-Atlantique, contre
seulement 1 ménage sur 41 en Mayenne. La
pression est également forte dans le Maine-et-
Loire (5.1 % des ménages attendent un logement
social), soit 1 ménage sur 20. La situation est
intermédiaire en Sarthe et Vendée avec 1
ménage demandeur sur 30 et 1 sur 34.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Une demande locative sociale fortement concentrée sur les zones urbaines et plus
spécifiquement sur l?unité urbaine de Nantes (1 demande régionale sur 3)
Localisation de la demande locative sociale par canton au 1-1-2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Poids des ménages demandeurs par
département au 1-1-2010
0%
1%
2%
3%
4%
5%
6%
7%
Lo ire-
Atlantique
M aine-et-
Lo ire
M ayenne Sarthe Vendée Région
DREAL des Pays de la Loire 7 La demande locative sociale
La demande locative sociale est très fortement localisée sur les zones urbaines alors que les demandes
sont inférieures à 50 pour la majorité des cantons mayennais et une partie des cantons sarthois ruraux.
La seule ville de Nantes regroupe 13 900 demandes, soit plus de 1 demande sur 5 enregistrées dans la
région. Si on ajoute les communes de la banlieue nantaise (3.1 % pour St Herblain, 2.4 % pour Rezé ?),
c?est une demande sur 3 qui est concentrée sur la seule unité urbaine nantaise. La ville d?Angers recense
7 000 demandes, soit 10.2 % des demandes régionales (13.5 % pour l?unité urbaine d?Angers).
Parmi les villes les plus demandées, on trouve ensuite Le Mans (4 500 demandes, soit 6.5% de la demande
régionale) et St-Nazaire (2 750 demandes, soit 4 % de la demande régionale). Les communes de La
Roche/Yon, Laval, Cholet et les Sables d?Olonne recueillent un nombre de demandes compris entre 1 000
et 2 000, soit une contribution à la demande régionale de respectivement 2.7 %, 1.9 %, 1.8 % et 1,7 %.
38 % des demandes de logements sociaux émanent de ménages résidant déjà dans le parc
social HLM. La demande interne est plus importante dans les centres urbains.
Sur les 68 422 ménages en attente d?un logement
social, 38 % résident déjà dans le parc social HLM
mais souhaitent l?attribution d?un nouveau
logement (plus grand, plus petit, dans une autre
commune ?).
Pour le département de la Sarthe, on observe un
très fort taux de demandes internes (46 %). La
situation est inverse en Vendée où seules 26 %
des demandes proviennent de ménages
actuellement logés dans le parc HLM. Cette
demande interne est comprise entre 37 % et 41 %
pour les trois autres départements.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La demande interne est plus présente à proximité des centres urbains. On observe également quelques
cantons ruraux dans le nord-est de la région qui affichent plus de 50 % de demandes internes (Ste-
Suzanne, Beaumont-sur sarthe, Brulon, La Chartre-sur-le-loir). A l?opposé, la demande interne est moindre
en Vendée, notamment sur le littoral, mais également en Loire-Atlantique hors unité urbaine nantaise.
Part de la demande locative sociale interne (demandeur déjà dans le parc) par canton au 1-1-2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Origine de la demande locative sociale en 2010
0%
20%
40%
60%
80%
100%
Loire-
Atlantique
Maine-et-
Loire
Mayenne Sarthe Vendée Région
externe interne
DREAL des Pays de la Loire 8 La demande locative sociale
La demande externe représente 2.8 % des ménages, soit 1 ménage sur 36. elle est
particulièrement marquée sur l?unité urbaine de Nantes et plus généralement sur les
principales zones urbaines.
Si on ne retient que la demande externe, ce
sont 42 422 ménages qui sont en attente
d?un logement social, soit 2.8 % des
ménages de la région ou encore 1 ménage
sur 36.
Le poids des ménages demandeurs
externes est le plus élevé en Loire-
Atlantique (1 ménage sur 27), puis dans le
Maine-et-Loire (1 ménage sur 33) suivi par
la Vendée (1 ménage sur 46). La demande
est moindre dans la Sarthe (1 ménage sur
55). Enfin en Mayenne, les ménages
demandeurs sont 2.5 fois moins importants
qu?en Loire-Atlantique (1 ménage sur 69).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Part de la demande externe dans le parc des résidences principales par canton au 1-1-2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Pour examiner la pression de la demande de logement social, il est possible d?examiner le poids de la
demande externe sur le parc des résidences principales.
Si la moyenne régionale est de 2.8 %, l?analyse au niveau des cantons montre de grandes disparités sur le
territoire avec un ratio qui fluctue de 0,1 % dans le canton de Mayenne Ouest (1 ménage demandeur sur
1 300) à 6.2% pour la ville de Rezé (1 ménage sur 16) soit un rapport exact de 1 à 80.
On comptabilise 10 cantons pour lesquels le poids des demandes externes dans le parc des résidences
principales est inférieur à 0.5 % (moins de 1 ménage sur 200). Il s?agit exclusivement de cantons ruraux de
la Mayenne et de la Sarthe. Plus généralement, on observe que la pression est moindre sur ces deux
départements.
A l?opposé, parmi les territoires où le poids des demandes externes est le plus fort, on retrouve l?unité
urbaine nantaise dans son intégralité avec un taux supérieur à 5 % (soit plus de 1 ménage sur 20). A un
degré moindre, le poids des demandes externes est élevé sur l?unité urbaine d?Angers, ainsi qu?à La Roche-
sur-Yon et Saint-Nazaire ? mais aussi sur l?Ile d?Yeu.
Poids des ménages demandeurs externes par
département au 1 -1-2010
0%
1%
2%
3%
4%
Loire-
Atlantique
M aine-et-
Loire
M ayenne Sarthe Vendée Région
DREAL des Pays de la Loire 9 La demande locative sociale
2 ? Type de logement demandé
? des demandeurs souhaitent un logement collectif et ? attendent un logement individuel.
Les ménages sans préférence sont plus nombreux en demande externe (53 % contre 46 %)
Parmi les 68 422 demandes de logements sociaux, ?
concernent un logement individuel, ? un logement
collectif et dans la moitié des cas, le demandeur n?a pas
d?exigence spécifique.
Le souhait d?accéder à un logement social collectif varie
de 18 % pour la Vendée à 29 % pour le Maine-et-Loire.
Les écarts sont beaucoup plus importants pour les
logements individuels qui sont attendus par 16 % des
demandeurs de Loire-Atlantique contre 42 % pour la
Vendée. Enfin les demandes ne précisant pas de
préférence de type de logement sont plus élevées en
Loire-Atlantique (60 %) et plus faibles en Mayenne
(35 %). La structure du parc existant, mais également la
tension du marché locatif social, semblent être
déterminants dans le choix des demandeurs.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les attentes des demandeurs sont également liées
au fait qu?ils appartiennent déjà ou non au parc
locatif social.
Si les demandes de logement collectif sont proches
(24 % en interne et 26 % en externe), le souhait de
disposer d?un logement individuel est plus fort pour
les demandeurs internes (30 % contre 21 %). Les
demandeurs externes sont eux plus ouverts sur le
type de logement qui pourra leur être proposé (53 %
d?indifférents contre 46 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les ménages effectuant des demandes portant uniquement sur un logement individuel sont peu présents au
sein des principales unités urbaines où l?offre est principalement collective. Ils sont plus nombreux dans le
sud-est de la Vendée ainsi que dans le nord-ouest du Maine-et-Loire et ses cantons limitrophes.
Part des demandes portant uniquement sur des logements individuels par canton au 1-1-2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Type de logement souhaité par le
demandeur au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
Collectif
Indifférent
Individuel
Type de logement demandé selon l'origine
de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne collectif
indif férent
individuel
DREAL des Pays de la Loire 10 La demande locative sociale
3 ? Taille de logement demandée
70 % des demandes portent sur des 2 ou 3 pièces. Les demandes internes concernent
beaucoup plus de grands logements
Au 1er janvier 2010, 70 % de la demande locative
sociale porte sur des logements de 2 ou 3 pièces.
Environ 28 % des ménages demandeurs attendent un
logement de 4 pièces ou + (21 % pour un T4 et 7 %
pour un T5 et +) alors que seuls 2 % souhaitent
emménager un studio.
La Mayenne se démarque des autres départements
par des besoins de logements plus grands que la
moyenne (seulement 23 % de T1 et T2 contre 35 %
de T4 et +). En Vendée, les besoins sont plus
spécifiquement des 3 pièces (48 % des demandes),
alors qu?en Loire-Atlantique, 35 % des attentes
concernent un logement de 2 pièces. Les besoins en
T1 sont les plus nombreux en Maine-et-Loire (4 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La taille de logements souhaitée diffère fortement
entre demande interne et externe.
Les demandes internes sont plus axées sur de
grands logements (29 % de T4 et 12 % de T5 et +
contre seulement 21 % de T1 et T2). A l?inverse,
la demande externe porte plus sur de petits
logements (42 % de T1 et T2 pour 20 % de T4 et
+). La différence de composition des ménages
entre demande interne et externe explique en
grande partie cette différence.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les ménages souhaitant un logement de 4 pièces et + effectuent peu de demandes dans les villes centre
mais plus dans les banlieues et périphéries où l?offre est plus importante. Par ailleurs, la demande en
grands logements est particulièrement importante dans la zone ?Chateau-Gontier ? Laval ? Le Mans ?
Sablé?.
Part des demandes portant sur des logements de 4 pièces et + par canton au 1-1-2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Taille de logement demandée au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Taille de logement demandée selon l'origine
de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
DREAL des Pays de la Loire 11 La demande locative sociale
4 ? Motif de la demande
Des demandes externes liées à des problèmes financiers et à la recherche d?un logement
stable, des demandes internes pour disposer d?un logement plus adapté ou mieux localisé.
L?analyse des motifs de demandes de logements sociaux est délicate car plusieurs motifs peuvent être à
l?origine d?une demande et la détermination du motif principal n?est pas toujours évidente ; il convient donc
d?être vigilant sur les interprétations réalisées qui ne dénotent que très peu de disparités géographiques.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Le principal motif à l?origine d?une demande de logement social est le fait de se retrouver sans logement
stable (33 % des demandes), plus précisément, 17 % des demandeurs disposent d?un hébergement
provisoire (parents, amis, hôtel), dans 10 % des situations la demande se justifie par une séparation
familiale ; dans 5 % des cas le demandeur va être expulsé, son logement démoli ou son bail résilié.
Le second motif pour 28 % des demandes est le souhait de quitter un logement inadapté (trop grand pour
3 %, trop petit pour 17 % ou inadapté à un souci de maladie ou de handicap pour 8 % des demandes).
Viennent en second niveau : des problèmes financiers pour subvenir au budget logement (13 %) et le
souhait d?un rapprochement professionnel ou familial (13 %). On trouve ensuite le désir de d?avoir un cadre
de vie différent pour 10 % des demandeurs (7 % pour problème d?environnement, 2 % pour étage
insatisfaisant, 1 % pour un logement individuel) et enfin des problèmes de logements inconfortables (3 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?élément déclencheur de la demande diffère totalement selon que celle-ci est interne ou externe. Le motif
est dans 43 % des demandes internes un logement inadapté (25 % pour trop petit) et dans 22 % des cas le
souhait de changer de cadre de vie (15 % pour problème d?environnement). A l?opposé, les demandes
externes proviennent pour 44 % d?un besoin de logement stable (25 % chez parent, ami ou hôtel et 14 % de
séparation) et pour 18 % de problèmes financiers ne permettant plus d?assumer le coût du logement actuel.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Motif de la demande de logement social selon l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande externe
demande interne
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité pro fessionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb financier
Motif détaillé de demande du logement social au 1-1-2010
0% 2% 4% 6% 8% 10% 12% 14% 16% 18%
4 - logt trop petit / naissance / mariage
1 - sans logement, indépendance
6 - cout financier trop lourd
3 - mobilité professionnelle ou familiale
1 - séparation familiale
4 - inadapté santé
2 - problème environnement
1 - vente / résiliation / expulsion,
4 - logt trop grand
5 - logement inconfortable
2 - étage insatisfaisant
2 - souhait logt individuel
1 - autre, pb accession, loc saison
Motif de la demande de logement social au 1/1/2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité pro fessionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb financier
DREAL des Pays de la Loire 12 La demande locative sociale
IV ? Description des demandeurs
A ? Composition du ménage demandeur
1 ? Statut familial du demandeur et composition familiale du ménage
Environ 41 % des demandeurs sont des personnes seules, mais cette part grimpe à 48 %
pour la demande externe contre moins de 30 % en demande interne. A l?opposé, 18 % des
demandeurs sont des couples avec enfants et 23 % des familles monoparentales, mais leur
part cumulée est de 55 % de la demande interne contre 32 % pour la demande externe.
En Pays de la Loire, 37.4 % des demandeurs en attente d?un logement social sont célibataires, alors que
31.1 % sont en couple (14.3 % en vie maritale et 16.8 % sont mariés). 17 500 demandeurs, soit 26.2 % sont
divorcés ou séparés et 5.3 % sont veufs.
Si cette structure est assez semblable pour l?ensemble des départements, on note toutefois quelques
spécificités. Le Maine-et-Loire enregistre plus de demandeurs en couple (34.7 %) mais moins de
demandeurs séparés ou divorcés (22.7 %). Le nombre de célibataire est moindre en Mayenne (35.3 %) et
compensé par une part plus élevée de demandeurs mariés (18.6 %). La Vendée recueille moins de
demandes émanant de célibataires (36.4 %) et de personnes mariées (13.7 %) mais plus de personnes
divorcées ou séparées (28.8 %), ou encore de veufs (6.8 %)
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Le poids des demandeurs divorcés, séparés ou veufs est similaire entre demande interne au parc HLM et
demande externe. En revanche les demandeurs déjà logés dans le parc social sont 40.8% à vivre en couple
contre seulement 25 % pour les demandeurs externes. Les célibataires sont de leur coté sur-représentés
pour la demande externe : 43.9 % contre 27.2 % pour la demande interne.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?examen de la composition familiale des ménages permet d?enrichir l?analyse de la situation familiale des
demandeurs.
Les demandeurs isolés (célibataires sans enfants) représentent 41.1 % des demandeurs, mais 48.4 % de la
demande externe contre 29.5 % de la demande interne. Il s?agit plus souvent d?une femme que d?un homme
(23 % contre 18.1 %) et les hommes effectuent beaucoup moins de demande en interne.
Les couples sans enfant correspondent à 12.2% des ménages contre 18.3% pour les couples avec enfants.
Ces familles avec enfants effectuent majoritairement une demande alors qu?ils appartiennent déjà au parc
HLM (29.3 % de demandes internes contre 11.4 % de demandes externes).
Statut familial du demandeur au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
Célibataire
Vie maritale
Marié(e)
Divorcé-séparé
Veuf
Statut familial du demandeur selon l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande externe
demande interne
Célibataire
Vie maritale
Marié(e)
Divorcé-séparé
Veuf
DREAL des Pays de la Loire 13 La demande locative sociale
Parmi les 22.8 % de familles mono-parentales, la grande majorité a à sa tête une femme (20.1 % contre
2.7 %) et les demandes sont plus importantes en interne (25.7 %) qu?en externe (21 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La composition familiale est déterminante dans la taille de logement attendue et est à
l?origine de motivations différentes : souhait de logements mieux adaptés (plus grands)
pour les couples avec ou sans enfant et recherche d?un logement stable pour les autres.
Les personnes seules homme sont dans 73 % des cas à la recherche d?un T2 contre 61 % pour les
personnes seules femme ; les femmes sont en fait plus nombreuses à souhaiter des logements de taille
plus grande : 35 % de demandes de T3. Les attentes des couples sans enfant portent essentiellement sur
des T3 (73 %) même si 19 % n?aspirent qu?à un T2. Les familles avec enfant formulent des demandes de
logements plus grands : 54 % de T4 et 25 % de T5 et +. La situation des familles monoparentales est
intermédiaire entre les couples sans enfant et les familles : les besoins s?orientent principalement sur les T3
et les T4 (environ 85 % des demandes). Les logements désirés par les familles monoparentales ayant à leur
tête une femme sont généralement de taille plus importante que les familles mono-parentale masculines.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Le motif principal de la demande pour les couples sans enfant et les familles est principalement de quitter
un logement actuellement inadapté car souvent trop petit (respectivement 40 % et 44 %). Pour les autres
catégories familiales, l?origine de la demande est principalement une séparation ou un hébergement actuel
provisoire : 50 % des familles monoparentales masculines, 47 % des hommes seuls ?
La composition familiale est en revanche beaucoup moins discriminante pour les autres motifs (souhait d?un
cadre de vie différent, mobilité professionnelle ou familiale, logement inconfortable ou problèmes
financiers).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Composition familiale selon l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande externe
demande interne
Région
personne seule F
personne seule H
couple
famille
famille monoparentale F
famille monoparentale H
personne seule F + autre
personne seule H + autre
autre
Taille de logement demandée selon la composition familiale au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
personne seule F
personne seule H
couple
famille
famille monoparentale F
famille monoparentale H
personne seule F + autre
personne seule H + autre
Total
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Motif de la demande selon la composition familiale au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
personne seule F
personne seule H
couple
famille
famille monoparentale F
famille monoparentale H
personne seule F + autre
personne seule H + autre
Total 1 - séparation / sans
logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie
dif férent
3 - mobilité professionnelle
ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb f inancier
DREAL des Pays de la Loire 14 La demande locative sociale
2 ? Nombre de personnes et nombre d?enfants du ménage demandeur
La taille moyenne des ménages est de 2.18 personnes avec 43.1 % de personnes seules. La
demande touche ainsi 149 000 personnes dont 45.5% résident déjà dans le parc HLM.
La forte part des demandes de logements sociaux
concerne une personne seule (43.1 %). Dans 24.6 %
des cas, le ménage est composé de 2 personnes et
dans 15.5 % de 3 personnes. 9.3 % des demandes
touchent des ménages de 4 personnes et 7.4 % des
ménages de 5 personnes et plus. Au final, les 68 422
demandes de logements sociaux représentent ainsi un
peu plus de 149 000 personnes.
Les ménages vendéens sont de taille plus petite :
48 % de personnes seules contre 5 % de 5 personnes
et plus. La Mayenne compte moins de ménages de
taille intermédiaire de 2, 3 ou 4 personnes : 45.7 %
contre 49.4 % au niveau régional. La Sarthe, comme
la Mayenne a de nombreuses demandes émanant de
grands ménages de 5 personnes et + (8.8 %)
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les célibataires étant beaucoup plus nombreux
dans la demande externe, il en découle des
ménages de taille inférieure à ceux de la
demande interne (50.6 % de personnes seules
contre 30.8 % et 11 % de ménages de 4
personnes et + contre 26.2 %).
Les ménages externes représentent 62 % des
demandeurs, mais regroupent 81 300 personnes
(67 800 pour l?interne), soit seulement 54.5 %
des personnes attendant un logement HLM.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La taille moyenne des ménages demandeurs d?un logement social est de 2.18 personnes. Cette taille est
plus importante à proximité des villes centre, ainsi que dans le nord du Maine-et-Loire. Les ménages sont
en revanche plus petits dans le nord de la Sarthe et de la Mayenne, ainsi que sur l?ensemble de la Vendée.
Nombre moyen de personnes dans les ménages demandeurs par canton au 1-1-2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Nombre de personnes au sein du ménage
demandeur au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
1
2
3
4
5
6 et +
Nombre de personnes selon l'origine de la
demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
1
2
3
4
5
6 et +
DREAL des Pays de la Loire 15 La demande locative sociale
Moins de 40 % des demandes concernent des ménages avec enfant(s) ; cette part est de
54 % pour la demande interne contre seulement 31 % pour la demande externe
Plus de 60 % des ménages demandant un logement
social n?ont pas d?enfants. Dans 17.5 % des ménages,
il y a un enfant et dans 12.8 % 2 enfants. Les
ménages avec 3 enfants et plus concernent un peu
moins de 10 % des demandes (6.1 % avec 3 enfants,
2.2 % avec 4 enfants et 1.2 % avec 5 et +).
Globalement, ce sont 52 000 enfants qui sont
concernés par une demande de logement social.
Le nombre moyen d?enfants par ménage demandeur
est de 0.76. La Sarthe recense plus de familles
nombreuses (11.5 % avec 3 enfants ou plus), pour
une moyenne de 0.84 enfant par ménage. A l?opposé,
seules 7.3 % des familles vendéennes ont 3 enfants
ou plus (moyenne de 0.66 enfants par ménage).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Etant donné les différences de composition
familiale, on trouve 54 % de ménages avec
enfants parmi les demandeurs déjà logés dans le
parc HLM (et même 14.7 % avec 3 enfants et +)
contre 30.9 % pour les demandeurs externes.
Le nombre d?enfant(s) associés à une demande
interne est ainsi plus important que celui associé
à une demande externe (28 400 contre 23 700)
et même presque deux fois plus important en
moyenne (1.09 contre 0.56)
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Demandes internes et externes confondues, 39.7 % des ménages en attente d?un logement social
impliquent au moins un enfant. Le nombre de ménages avec enfant(s) est généralement inférieur à la
moyenne dans les principales villes centres, il est en revanche supérieur à 40 % dans les premières
couronnes. La Loire-Atlantique présente un nombre important de cantons où la part des ménages avec
enfant(s) dépasse 40 % ; à l?inverse, cette part est faible dans le nord Mayenne, le nord-est vendéen et le
sud-ouest du Maine-et-Loire.
Part des ménages demandeurs avec enfant(s) par canton au 1-1-2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Nombre d'enfants au sein du ménage
demandeur au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
0
1
2
3
4
5 et +
Nombre d'enfants selon l'origine de la
demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
0
1
2
3
4
5 et +
DREAL des Pays de la Loire 16 La demande locative sociale
La taille du logement demandé est liée au nombre de personnes composant le ménage,
mais également à la composition familiale.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Pour les ménages de 1 à 3 personnes, la majorité des demandes porte sur des logements disposant d?une
pièce de plus que le nombre d?occupants (65 % de T2 pour les personnes seules, 78 % de T3 pour les
ménages de 2 personnes et 59 % de T4 pour les ménages de 3 personnes). A partir de 4 personnes, la
présence de couples au sein des ménages est plus fréquente, les ménages sont donc plus enclin à
demander des logements dont le nombre de pièces correspond au nombre d?occupants : 69 % de T4 pour
les ménages de 4 personnes et 52 % de T5 et + pour les ménages de 5 personnes. Pour les 2 000 ménages
de 6 personnes et plus, le choix se porte dans 77 % sur un logement de 5 pièces et plus.
Le lien entre le nombre de personnes composant le ménage et la taille de logement désirée est évident,
mais on constate que le souhait du ménage dépend également de la composition familiale ; un couple avec
un enfant pourra demander un T3 alors qu?une personne seule avec 2 enfants sera plus légitime à attendre
un T4. Par ailleurs, même si le choix porte généralement sur des logements faisant une pièce de plus que
le nombre de chambres nécessaires, certains ménages de petite taille (1 et 2 personnes) aspirent à plus
grand et anticipent éventuellement un agrandissement de la famille. De leur coté, les ménages de 5
personnes et plus savent que l?offre en grands logements est limitée (8 % de T5 et + dans le parc HLM) et
sont souvent prêts à disposer d?un logement où certains enfants partageront la même chambre (43 % de
demandes de T4 pour des ménages de 5 personnes).
3 ? Age du demandeur
L?âge moyen du demandeur de logement social est de 41 ans et les demandeurs issus du
parc HLM sont plus âgés de 6 ans. Les demandeurs de 60 ans et plus représentent 13.7 %
de la demande et sont plus présents dans les cantons ruraux ainsi que sur le littoral.
L?âge moyen du chef de ménage demandeur est de
41 ans, mais la médiane est de 38 ans. Les 25 %
les plus jeunes ont 28 ans et moins alors que les
25 % les plus âgés ont 51 ans et plus. Les chefs de
ménage de 60 ans ou plus représentent 13.7 % des
demandeurs.
C?est en Vendée que les âges sont les plus
dispersés (50% des demandeurs sont âgés de 28 à
54 ans) et que l?on trouve le plus de demandeurs
âgés : 18 % ont 60 ans et plus. La Loire-Atlantique
recueille de son coté moins de demandes de
ménages jeunes (27.7 % de moins de 30 ans contre
29.3 % au niveau régional), mais également moins
de demandes de ménages âgés (12.5 % de 60 ans
et plus) ; 50 % des demandeurs sont ainsi âgés de
29 à 50 ans. Enfin, le Maine-et-Loire se distingue
par une part plus importante de demandeurs
jeunes : 33.2 % ont moins de 30 ans.
Source : DREAL / Créha Ouest ?
demande locative sociale
Taille de logement demandé selon le nombre de personnes composant le
ménage au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1
2
3
4
5
6 et +
total
nb
d
e
pe
rs
on
ne
s T1
T2
T3
T4
T5 ou +
? 9ème décile
??? 3??? quartile
? moyenne
? médiane
??? 1?? quartile
? 1er décile
Age du chef de ménage demandeur au 1-1-2010
20
25
30
35
40
45
50
55
60
65
70
Lo ire-
Atlantique
M aine-et-
Lo ire
M ayenne Sarthe Vendée Région
DREAL des Pays de la Loire 17 La demande locative sociale
En interne, 16.2 % des demandeurs ont moins
de 30 ans contre 37.4 % en demande externe. A
l?opposé, 35 % des demandeurs internes ont 50
ans ou plus contre seulement 22.8 % pour les
demandeurs logés actuellement hors parc HLM.
Les âges médians présentent un écart de 8 ans :
50 % des demandeurs issus du parc HLM ont
moins de 43 ans contre 50 % de moins de 35
ans pour la demande externe. L?écart d?âge
moyen est de 6 ans (44.5 ans contre 38.5 ans).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
En Pays de la Loire, 13.7 % des demandeurs d?un logement HLM sont âgés de 60 ans et plus. Des
disparités importantes existent au niveau des cantons : 12 % des cantons ont moins de 10 % de
demandeurs de 60 ans et plus alors que 7 % des cantons en ont plus de 30 %. La part des 60 ans et plus
est généralement plus faible dans les centres urbains et plus élevée dans les cantons ruraux ainsi que sur le
littoral.
Part des ménages dont le demandeur a 60 ans ou plus par canton au 1-1-2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
Les ménages en attente d?un logement social pour cause de logement provisoire ou de séparation sont
d?autant plus nombreux que le demandeur est jeune : 45 % pour les moins de 25 ans à 14 % pour les 70
ans et +. A l?inverse, le motif de logement inadapté est d?autant plus fréquent que le demandeur est âgé : de
20 % pour les moins de 25 ans à 45 % pour les 70 ans et +. Par ailleurs les jeunes souhaitent des
logements plus grands, alors que les anciens cherchent un logement plus petit ou mieux adapté à des
problèmes de santé.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Motif de la demande selon l'âge au 1-1-2010
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
moins de 25
25-29
30-39
40-49
50-59
60-69
70 et plus
Total
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité pro fessionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb financier
Age du chef du ménage selon l'origine de la
demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
moins de 25
25-29
30-39
40-49
50-59
60-69
70 et plus
DREAL des Pays de la Loire 18 La demande locative sociale
4 ? Nationalité du ménage demandeur
Pour déterminer la nationalité du ménage, il a été décidé de retenir la règle suivante :
- est considéré ?étranger non UE? un ménage dont le demandeur ou son conjoint est de nationalité étrangère hors UE ;
- est considéré ?étranger UE? un ménage dont le demandeur ou son conjoint est de nationalité étrangère UE et pas étrangère hors UE ;
- est considéré ?français? un ménage dont le demandeur et son éventuel conjoint sont français.
11.5% des ménages demandeurs sont étrangers (dont la majorité hors UE), mais seulement
9.6 % en demande externe contre 14,6 % en demande interne. Les ménages étrangers sont
de taille plus importante avec plus de demandeurs entre 30 et 50 ans.
Au 1er janvier 2010, 11.5 % des ménages demandeurs
d?un logement social comportent au moins une
personne de nationalité étrangère. La nationalité des
ménages étrangers est généralement hors union
européenne (10.2 % contre 1.3 %).
La part des ménages étrangers provenant de l?union
européenne fluctue de 0.9 % dans la Sarthe à 1.5 %
pour la Loire-Atlantique. Les ménages étrangers hors
union européenne sont presque 3 à 4 fois plus
nombreux en Loire Atlantique et dans la Sarthe qu?en
Vendée (respectivement 12.5 % et 11.4 % contre
3.3 %). Toutes nationalités confondues, la Loire-
Atlantique présente 14 % de ménages étrangers
contre seulement 4.3 % en Vendée.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Le nombre de ménages étrangers est assez
proche en demande interne et externe (3 750 et
3 950). La part des étrangers est ainsi supérieur
de 5 points parmi les ménages résidant déjà dans
le parc HLM (14.6 % contre 9.6 %).
Le poids des étrangers issus de l?union
européenne est identique entre demande interne
et externe. L?écart constaté porte donc
uniquement sur les ménages hors UE.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?âge moyen des ménages étrangers et français est
proche (39 ans pour les étrangers hors UE, 42 ans
pour les étrangers UE et 41 ans pour les français). En
revanche, la structure par âge est plus resserrée pour
les étrangers : 50% des demandeurs étrangers hors
UE ont entre 30 et 46 années, 50 % ont entre 31 et 50
années pour les étrangers UE que chez les français :
50 % ont entre 28 et 52 années.
Les moins de 30 ans représentent ainsi 29.5 % des
demandeurs français, contre 23.1% pour les
étrangers. Les plus de 60 ans sont 14.5 % chez les
français contre 9.4 % chez les étrangers.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Parmi les ménages français, 44.5 % sont des
personnes seules contre 21 % pour les ménages
étrangers. Cette différence provient en partie de la
différence de structure : les ménages de 5
personnes et plus sont 3 fois plus importants chez
les étrangers que chez les français (18.5 % contre
6.2 %). Ceci a des conséquences sur les motifs à
l?origine de la demande : 37 % de logements
inadaptés (souvent trop petits) pour les étrangers
contre 27 % pour les français. A l?inverse, les
problèmes financiers sont moins souvent invoqués
chez les étrangers (9 % contre 14 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Nationalité des demandeurs au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
francaise
etrangère
UE
etrangère
non UE
nationalité des demandeurs selon l'origine
de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne francaise
etrangère
UE
etrangère
non UE
Age selon la nationalité des demandeurs
0% 20% 40% 60% 80% 100%
f rancaise
etrangère
UE
etrangère
non UE
Total
moins de 25
25-29
30-39
40-49
50-59
60-69
70 et plus
Nombre de personnes selon la nationalité
0% 20% 40% 60% 80% 100%
f rancaise
etrangère
UE
etrangère
non UE
Total 1
2
3
4
5
6 et +
DREAL des Pays de la Loire 19 La demande locative sociale
B ? Activité ? ressources du ménage demandeur
1 ? Activité du ménage demandeur
Pour déterminer l?activité du ménage, il a été décidé de retenir la règle suivante :
- si le demandeur ou son conjoint est en CDI alors le ménage est ?CDI? ;
- sinon si le demandeur ou son conjoint est en CDD, stage ou intérim alors le ménage est ?CDD, stage, intérim? ;
- sinon si le demandeur ou son conjoint est en retraite alors le ménage est ?retraité? ;
- sinon si le demandeur ou son conjoint est étudiant alors le ménage est ?étudiant? ;
- sinon le ménage est considéré comme ?chômeur et inactif? (hors étudiants et retraités).
44 % des ménages demandeurs sont en CDI, contre un quart de chômeurs ou inactifs et
15 % de CDD, stage et interim. Les ménages en CDI et retraités sont plus présents en
demande interne.
Parmi les 68 422 ménages en attente d?un logement social, 44 % sont constitués d?au moins une personne
en CDI. Les ménages chômeurs ou inactifs représentent un quart des demandes contre 15 % pour les
ménages en CDD stage et intérim. Les retraités sont un peu moins de 15 % des demandeurs alors que les
ménages étudiants comptent pour moins de 3 %.
La part des ménages en CDI atteint les 50 % en Loire-Atlantique alors qu?elle n?est que de 35 % en Vendée.
Même si leur poids reste limité, on rencontre plus d?étudiants parmi les demandeurs de Loire-Atlantique et
du Maine-et-Loire (3,1 % et 3.3 %). En Vendée, on enregistre un nombre de ménages retraités supérieur de
5 points à celui de la Sarthe (17.3 % contre 12.1 %). Les plus importants écarts de structure portent sur les
chômeurs et inactifs qui sont deux fois plus nombreux dans la Sarthe et en Vendée qu?en Loire-Atlantique
(respectivement 35.8 % et 32.4 % contre 17.3 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Parmi les demandeurs résidant déjà dans le parc
HLM, on rencontre plus de ménages ayant une
activité en CDI et de ménages retraités (48 % et
16 %) que parmi les demandeurs externes (41 %
et 12 %). A l?inverse, les ménages en CDD, stage,
intérim ainsi que les ménages chômeurs ou
inactifs sont plus fréquents parmi les demandeurs
externes (4 points de plus). Enfin, les ménages
étudiants représentent 4 % des demandes
externes contre moins de 1 % pour les demandes
internes.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La majorité des demandeurs retraités vit seule ou en couple sans enfant et aspire souvent à
un logement mieux adapté. Les familles avec enfants disposent plus souvent d?un CDI alors
que les familles mono-parentales comptent plus de chômeurs et d?inactifs.
C?est parmi les couples avec enfant(s) que l?on enregistre le plus de ménages ayant une activité en CDI
(64 %) alors que cette part est la plus faible chez les célibataires (32 %). Les retraités comptent pour 22 %
des ménages vivant seuls et pour 23.5 % des couples sans enfants ; ils sont beaucoup moins représentés
parmi les familles avec enfants. La part des chômeurs et inactifs est la plus élevée au sein des familles
monoparentales (38 %), il est en revanche plus rare que les 2 conjoints soient au chômage ou sans activité
parmi les couples sans enfants (10 %) et parmi les familles (16 %). Enfin, la part des CDD, stage et intérim
est stable et comprise entre 14 % et 16 % quelque soit la composition familiale du ménage.
Activité du ménage au 1-1-2010
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
CDI
CDD, stage, intérim
étudiant
chomeur, inactif
retraité
Activité du ménage selon l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
CDI
CDD, stage, intérim
étudiant
chomeur, inactif
retraité
DREAL des Pays de la Loire 20 La demande locative sociale
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La demande de logement social pour cause de séparation, de recherche d?indépendance ou d?absence de
logements n?est que de 17.5 % chez les ménages retraités alors qu?elle est proche de 40 % pour les
ménages sans activité stable (CDD, intérim, stage, étudiants, chômeurs et inactifs). Les ménages invoquant
des problèmes financiers sont curieusement plus fréquents parmi les ménages disposant d?un CDI (15 %),
mais ces ménages étant en plus grande proportion des familles avec enfant(s), le fait de disposer d?un
emploi stable ne suffit pas toujours à garantir l?accès à un logement de taille suffisante. Les étudiants sont
ceux qui ont le moins d?exigences concernant leur cadre de vie car ils se savent mobiles, c?est d?ailleurs au
sein de cette catégorie que la demande de logement pour mobilité professionnelle ou familiale est la plus
forte (29 %). Les demandes se justifiant par un logement actuellement inadapté sont plus fréquentes chez
les retraités dont les logements peuvent être trop grands ou inadaptés à un problème de santé (38.5 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
2 ? Ressources du ménage demandeur
Au niveau régional, 37 % des demandeurs disposent de moins de 1 000 ¤ de ressources
mensuelles et 30 % de plus de 1 500 ¤. Si la structure est proche pour les 5 départements,
les demandeurs externes affichent des revenus largement inférieurs aux demandeurs
internes.
22 % des ménages demandeurs d?un logement social
disposent de ressources mensuelles inférieures à
750 ¤ par mois. A l?opposé, 30 % des ménages ont
plus de 1 500 ¤ pour vivre et même plus de 2 000 ¤
pour 15 % d?entre eux.
On n?observe que peu de disparités départementales
dans la structure des ressources des demandeurs. Les
ménages de Maine-et-Loire sont plus souvent en
couples (avec ou sans enfant), et donc avec
potentiellement deux sources de revenus. Ils
présentent ainsi des ressources légèrement
supérieures à la moyenne régionale : moins de 20 %
de ménages avec moins de 750 ¤ de ressources et
32.5 % avec plus de 1 500 ¤.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Activité des ménages selon la composition familiale
0% 20% 40% 60% 80% 100%
personne seule
couple
famille
famille monoparentale
personne seule + autre
total
CDI
CDD, stage, intérim
étudiant
chomeur, inactif
retraité
Motif de la demande selon l'activité du ménage
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
CDI
CDD, stage, intérim
étudiant
chomeur, inactif
retraité
Total
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb financier
Ressources des ménages au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
moins de 500
500 à 750
750 à 1000
1000 à 1200
1200 à 1500
1500 à 2000
2000 et plus
DREAL des Pays de la Loire 21 La demande locative sociale
Les demandeurs externes, qui se caractérisent
par une part de célibataires plus importante,
présentent des ressources beaucoup plus faibles
que les ménages résidant déjà dans le parc
HLM : 41 % ont des ressources inférieures à
1 000 ¤ contre 30 %. A l?inverse, 38 % des
demandeurs internes disposent de plus de
1 500 ¤ de ressources contre 25 % seulement
pour les demandeurs externes.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
95 % des demandeurs disposent de ressources (1,61 sources de revenu en moyenne) pour
un montant moyen de 1 298 ¤. 59 % de ce montant provient d?une activité salariée.
Au niveau régional, 95 % des demandeurs disposent d?au moins une source de revenu. Ce taux est
légèrement plus important en Loire-Atlantique (96,3 %), mais il est surtout beaucoup plus faible en Mayenne
et Vendée (respectivement 91,2 % et 91,4 %).
Parmi les ménages ayant au moins une source d?entrée d?argent, le nombre moyen de ressources perçu est
de 1,61. Les demandeurs de la Sarthe et du Maine-et-Loire peuvent compter sur un nombre plus important
de ressources (1,69 et 1,67), alors que les vendéens n?enregistrent que 1,55 source de revenu par ménage.
La ressource la plus fréquente est le salaire qui est perçu par 54 % des ménages régionaux ; ce taux fluctue
de 46,3 % en Vendée à 57,2 % en Loire-Atlantique. On trouve ensuite les allocations familiales qui sont
touchées par 19,4 % des ménages (17,3 % en Vendée et 20,7 % en Loire-Atlantique). La troisième
ressource la plus fréquente en nombre est l?assurance chômage pour 14,9 % des demandeurs (13,1 % en
Mayenne et 16,5 % en Vendée). En quatrième position, 12,6 % des ménages disposent d?une retraite
(11,5 % en Loire-Atlantique et 16,2 % en Vendée). Les ressources les plus souvent perçues sont ensuite le
revenu de solidarité active (7,5 %), la pension alimentaire reçue (6,9 %), l?allocation adulte handicapé
(6,3 %) et le revenu minimum d?insertion (5,9 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Le montant moyen des ressources perçues par ménage est de 1 233 ¤. Ce montant oscille de 1 141 ¤ pour
la Vendée à 1 273 ¤ pour le Maine-et-Loire En excluant les ménages sans ressource, la moyenne passe à
1 298 ¤. La capacité financière des demandeurs est constituée pour 59 % par des salaires, 11,5 % par des
retraites, 9,5 % par des allocations chômage et 5 % par des allocations familiales. La Vendée se démarque
par une plus faible contribution des salaires aux ressources totales, compensée par des montants plus
importants pour les retraites et allocations chômages, soit une situation opposée à celle de Loire-Atlantique.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Ressources du ménage selon l'origine de la
demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
moins de 500
500 à 750
750 à 1000
1000 à 1200
1200 à 1500
1500 à 2000
2000 et plus
Présence en nombre des différents types de ressources au 1/1/2010
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
Lo ire-
Atlantique
M aine et Loire M ayenne Sarthe Vendée Région
- salaire net
- retraite nette
- ASSEDIC
- allocations familiales
- allocation adulte handicapé (AAH)
- revenu minimum d'insertion (RMI)
- revenu de solidarité active (RSA)
- pension alimentaire reçue
Composition moyenne des ressources des demandeurs
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine et Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région - salaire net
- retraite nette
- ASSEDIC
- allocations familiales
- allocation adulte handicapé (AAH)
- revenu minimum d'insertion (RMI)
- revenu de solidarité active (RSA)
autre
DREAL des Pays de la Loire 22 La demande locative sociale
68 % des demandeurs (internes comme externes) disposent d?un revenu inférieur à 60 % du
plafond HLM. Le Maine-et-Loire présente moins de revenus faibles, à l?inverse de la Sarthe.
L?analyse des ressources en référence au plafond
HLM permet d?intégrer la composante ?composition
familiale? dans l?analyse des revenus. Au niveau
régional, environ 68 % des ménages demandeurs
d?un logement social disposent de revenus inférieurs à
60 % du plafond HLM, contre 5 % de ménages
bénéficiant de ressources supérieures à 100 % du
plafond.
Les demandeurs dépassant le plafond sont plus
nombreux en Maine-et-Loire (5,5 %) qu?en Vendée
(4 %). La Sarthe est le département qui concentre le
plus de faibles revenus (inférieurs à 60 % du plafond
HLM) avec 71,5 % des demandeurs. En revanche, la
part des ménages ayant un revenu entre 60 % et
100 % est la plus faible : 24 %.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?analyse des ressources nettes mettait en avant
de fortes disparités entre demandeurs internes et
externes (les demandeurs externes affichant des
revenus beaucoup plus bas).
L?examen des revenus au regard du plafond
HLM, qui tient compte de la composition familiale
(on comptabilise beaucoup plus de célibataires
dans les demandeurs externes), apporte une
lecture bien différente : la structure des revenus
par rapport aux plafonds HLM est semblable.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Au niveau régional, 68 % des demandeurs ont des revenus inférieurs à 60 % du plafond HLM ce qui leur
permet de prétendre à des loyers plus bas (financements PLAI).
Ces revenus les plus faibles sont plus spécifiquement observés dans l?est-mayennais et dans le rural
sarthois. A l?inverse, les demandeurs de l?ouest-mayennais et de l?aire urbaine d?Angers affichent une part
de revenus inférieurs à 60 % du plafond HLM beaucoup plus faible que la moyenne régionale.
Part des ménages dont le revenu est inférieur à 60 % du plafond HLM par canton au 1-1-2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Positionnement des ressources par rapport
au plafond PLUS au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
1/19%
20/59%
60/99%
100/119%
120% et +
Plafond PLUS des demandeurs selon
l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
1/19%
20/59%
60/99%
100/119%
120% et +
DREAL des Pays de la Loire 23 La demande locative sociale
Les ressources sont très liées à l?activité et la composition familiale du ménage : la moitié
des ménages dont au moins une personne est en CDI disposent de plus de 1 500 ¤ alors
que 43 % des étudiants ont moins de 500 ¤ ; 71 % des couples avec enfants ont plus de
1 500 ¤ alors que 53 % des personnes seules ont moins de 1 000 ¤
Sans surprise, le niveau de ressources des ménages est fortement corrélé à leur activité professionnelle.
Ainsi, lorsqu?un membre au moins du ménage est embauché en CDI, les ressources moyennes dépassent
la barre des 1 000 ¤ pour 89 % de ces demandeurs (et même 1 500 ¤ pour 49 %). Pour les 11 % restant, le
CDI concerne généralement un emploi à temps partiel ; il existe également des situations où le revenu
dépasse les 1 000 ¤ mais est amputé d?une pension alimentaire versée ce qui limite les ressources
disponibles.
A l?opposé, les ménages étudiants présentent les ressources les plus basses et 43 % d?entre eux vivent
avec moins de 500 ¤ par mois. Les ménages au chômage ou inactifs affichent également de faibles
ressources : 46 % ont moins de 750 ¤ et 72 % moins de 1 000 ¤.
Les ménages en intérim, stage ou CDD ainsi que les demandeurs retraités disposent d?une structure de
ressource proche de la moyenne régionale avec une ressource médiane qui se situe à 1 200 ¤.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les ressources des demandeurs sont également très dépendantes de la structure du ménage.
Parmi les demandeurs en couple, il y a effectivement plus de probabilités que le ménage comporte au
moins un actif en activité et dans les meilleures situations, ils peuvent être deux. On comptabilise ainsi
71 % de familles avec des ressources supérieures à 1 500 ¤ et même 46 % avec plus de 2 000¤ de
ressources (respectivement 63 % et 38 % pour les couples sans enfants).
La situation est beaucoup plus compliquée pour les familles mono-parentales qui concentrent le plus de
chômeurs et d?inactifs, mais avec l?aide des allocations familiales et des pensions alimentaires perçues, les
ressources atteignent au moins 1 000 ¤ dans 60 % des cas et dépassent la barre des 500 ¤ pour 95 % de
ces ménages. En fait, les ressources les plus faibles se rencontrent pour les personnes seules parmi
lesquelles une part importante de retraités : seules 9 % bénéficient de plus de 1 500 ¤ de ressources alors
que 53 % ont moins de 1 000 ¤.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Ressources mensuelles selon la composition familiale
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
personne seule
couple
famille
famille monoparentale
personne seule + autre
total
moins de 500
500 à 750
750 à 1000
1000 à 1200
1200 à 1500
1500 à 2000
2000 et plus
Niveau des ressources selon l'activité du ménage
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
CDI
CDD, stage, intérim
retraité
étudiant
chomeur, inactif
total
moins de 500
500 à 750
750 à 1000
1000 à 1200
1200 à 1500
1500 à 2000
2000 et plus
DREAL des Pays de la Loire 24 La demande locative sociale
C ? Statut d?occupation actuel du ménage demandeur
La rubrique locataire logement social regroupe les ménages hébergés dans le parc HLM ou dans un logement géré par une collectivité.
La rubrique logement précaire regroupe les ménages hébergés par leur employeur, en habitat mobile, en résidence sociale ou maison relais,
en structure d?accueil urgence et insertion, en sous-location ou sans domicile.
38 % des demandeurs résident déjà dans le parc locatif social et 25 % sont hébergés chez
leurs parents ou amis ou occupent un logement précaire dans l?attente d?un logement HLM.
Parmi les demandeurs, 38 % résident déjà dans le parc locatif social (que le logement soit HLM ou géré par
une collectivité), et 31 % appartiennent au parc locatif privé. On comptabilise également 6 % de ménages
propriétaires de leur logement et qui ne peuvent plus assumer la charge de remboursement du prêt ou le
coût d?entretien. Enfin, 6 % des demandeurs sont hébergés de manière précaire et 19 % sont actuellement
logés chez des parents ou amis en attendant de prendre ou re-prendre leur indépendance.
La Vendée se démarque par une part plus importante de demandeurs propriétaires (8 %) et de locataires
privés (41 %). Les locataires du parc social y sont peu représentés (28 %), ce parc étant faible sur le
département. La Loire-Atlantique concentre une part plus importante de personnes logées de manière
précaire (8 %). La part de locataires du logement social est la plus forte dans la Sarthe (46 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Au plan régional, ? des demandeurs sont sans logement fixe et sont ainsi soit hébergés chez des parents
ou amis, soit résident dans un logement précaire. Cette catégorie de demandeurs est particulièrement
présente dans l?unité urbaine nantaise, mais également au sein de certains territoires ruraux.
Part des ménages en logement précaire ou hébergés chez des parents/amis par canton au 1-1-2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Statut d'occupation regroupé du demandeur au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire logement social
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
DREAL des Pays de la Loire 25 La demande locative sociale
Des problèmes financiers pour les locataires privés ; un logement inadapté et un souhait de
cadre de vie différent pour les locataires du parc public et des problèmes de séparation
pour les propriétaires.
Parmi les demandeurs propriétaires, la majorité (64 %) effectuent une demande de logement social suite à
une séparation ; une part non négligeable (20 %) évoquent également un logement actuel inadapté.
Le principal motif (35 %) de demande des ménages actuellement locataires dans le parc privé est un
problème financier et des difficultés pour régler la charge des loyers ; 80 % des demandeurs invoquant un
problème financier sont ainsi locataires dans le parc privé. On compte également une part importante de
personnes logées de manière inconfortable (4,5 %).
Les demandeurs du parc social considèrent dans 43 % des cas que leur logement est inadapté (trop grand
ou trop petit). Une part élevée de cette population effectue également une demande dans l?optique de
pouvoir changer de cadre de vie (22 %). 83 % des demandes motivées par un changement de cadre de vie
proviennent ainsi d?un demandeur appartenant au parc social.
Enfin de manière évidente, 73 % des demandeurs actuellement en logement précaire et 80 % des
demandeurs résidant chez les parents ou amis, ont comme premier motif : une absence de logement, une
recherche d?indépendance ou une séparation.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Plus de célibataires parmi les ménages hébergés chez des parents/amis ou en logement
précaire ; plus de couples avec enfant pour les originaires du parc social ; plus de couples
sans enfant pour le parc privé et plus de familles monoparentales chez les propriétaires
Parmi les ménages actuellement hébergés chez des parents ou amis, la majorité sont des célibataires
(62 %). On trouve néanmoins une part importante de couples avec ou sans enfants (15 %) et 16 %
d?adultes avec enfants. Les demandeurs actuellement en logement précaire sont aussi plus souvent des
célibataires (54 %), mais on dénombre aussi 31 % de ménages avec enfants.
Les ménages déjà présents dans le parc social abritent dans 55 % des cas des enfants et sont plus
rarement des célibataires (30 %). Ces caractéristiques se retrouvent chez les propriétaires mais les familles
avec enfants sont principalement monoparentales (38 % des demandeurs).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Motif de la demande selon le statut d'occupation actuel
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire logement social
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
Total
1 - séparation / sans logement /
indépendance
2 - souhait cadre de vie
différent
3 - mobilité professionnelle ou
familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb financier
Composition familiale selon le statut d'occupation du demandeur au 1-1-2010
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire logement social
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
Total
célibataire
couple
famille
famille monoparentale
personne seule + autre
DREAL des Pays de la Loire 26 La demande locative sociale
55 % des enfants concernés par une demande de logement social résident déjà dans ce
parc ; en revanche 15 % ne disposent pas d?un logement stable
20 % des ménages hébergés chez des parents ou amis comportent au moins un enfant, soit un total de 0,33
enfant par ménage.
Environ 1/3 des ménages hébergés de manière précaire et dans le parc privé comprennent au moins un
enfant, soit respectivement 0,59 et 0,63 enfant par ménage.
Seuls 55 % des demandeurs propriétaires sont sans enfant, soit une moyenne de 0,89 enfants en moyenne
par ménage. Les ménages dont le nombre d?enfants est le plus important sont ceux du parc social : 54 %
abritent un enfant pour une moyenne de 1,09 enfant.
Au global, ce sont ainsi 55 % des enfants impliqués par une demande de logement social qui résident déjà
dans ce parc. La part des enfants sans hébergement stable (ménages hébergés chez des parents/amis ou
hébergés en logement précaire) est relativement importante : 15 % soit 6 700 enfants environ.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Environ 35 % des ménages propriétaires et locataires du parc privé ou social possèdent
plus de 1 500 ¤ de ressources contre seulement 13 % pour les personnes hébergées chez
des parents/amis ou disposant d?un logement précaire.
Les demandeurs occupant actuellement un logement précaire présentent les niveaux de ressource les plus
faibles : 46 % gagnent moins de 750 ¤ et seuls 35 % disposent de plus de 1 000 ¤. Les ménages hébergés
chez des parents ou amis affichent également de faibles revenus, 1/3 gagnent moins de 750 ¤ et 1/3
gagnent plus de 1 200 ¤. Les faibles ressources pour ces deux catégories s?expliquent en partie par la plus
forte proportion de célibataires et donc de ménages mono-revenu.
Les ressources disponibles des demandeurs propriétaires sont assez proches de celles des ménages issus
du parc privé ou social alors que la part des couples n?est que de 20 % contre 40 % dans le parc social. Les
probabilités de bi-activité sont plus faibles, en revanche, la part importante de familles mono-parentales
permet aux ménages de disposer de ressources annexes (allocations familiales, pensions alimentaires).
Pour ces trois populations, 25 % à 33 % des demandeurs bénéficient de moins de 1 000 ¤ contre 33 % à
38 % qui perçoivent plus de 1 500 ¤.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Niveau de ressource selon le statut d'occupation du demandeur au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire logement social
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
Total moins de 500
500 à 750
750 à 1000
1000 à 1200
1200 à 1500
1500 à 2000
2000 et plus
Nombre d'enfants selon le statut d'occupation au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire logement social
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
Total
0
1
2
3
4
5 et +
DREAL des Pays de la Loire 27 La demande locative sociale
V ? La tension du marché locatif social
1 ? Evolution de la demande
Attention, il convient d?être vigilant dans l?analyse des séries temporelles ci-dessous. En effet, la qualité du
fichier de la demande locative sociale n?a cessé de progresser au cours des dernières années. Cette
amélioration s?est manifestée notamment par la suppression de nombreux doublons de demandes initialement
présents dans la base régionale. Ces doublons ont pu gonfler artificiellement le niveau des ménages
demandeurs dans les années antérieures à 2010.
Une baisse de 2.5 % de la demande locative sociale régionale entre 2010 et 2009. Seule la
Loire-Atlantique voit sa demande augmenter légèrement alors que la chute est importante
en Mayenne et Vendée.
De 2003 à 2007, la région a connu une forte progression de la demande de logements sociaux (7.6 %) et le
nombre de demandeurs a culminé à plus de 71 000 au 1er janvier 2007. La demande s?est ensuite stabilisée
en 2008 avant d?amorcer une baisse de 1.5 % au 1er janvier 2009 confirmée par une diminution plus
conséquente de 2.5 % entre 2009 et 2010.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La Loire-Atlantique a vu le nombre de demandes locatives sociales augmenter progressivement sur son
territoire de 2003 à 2007 (environ 3 % par an). On assiste ensuite à une stabilisation de la demande au
cours des 3 dernières années (légère baisse de 0.7 % en 2009 compensée par une hausse de 0.7 % en
2010).
En Vendée, on a observé une poussée de la demande entre 2003 et 2008 (+ 19.2 %) ; l?année 2009 a
essuyé une première baisse de 2.5 % suivie d?une chute de 7.5 % des demandes en 2010.
L?évolution de la demande pour les départements de Mayenne, Maine-et-Loire et Sarthe est assez
semblable : après une progression de l?ordre de 3 à 4 % entre 2003 et 2005, on assiste à une baisse
continue de la demande qui est plus spécifiquement marquée en Mayenne. Il convient d?être vigilant dans
l?interprétation de ces chiffres : sur certaines zones, la baisse de la demande peut signifier un besoin en
baisse, mais sur d?autres zones, on peut aussi supposer qu?un parc trop peu dense ou des délais trop
importants découragent les demandeurs.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Nombre de demandeurs 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Loire-Atlantique 28 640 29 390 30 090 31 420 32 220 32 264 32 050 32 270
Maine-et-Loire 18 140 18 618 18 834 18 602 18 328 18 100 17 718 16 890
Mayenne 3 730 3 830 3 850 3 790 3 708 3 454 3 436 3 145
Sarthe 8 460 8 600 8 840 8 880 8 598 8 616 8 362 8 135
Vendée 7 420 7 995 8 010 8 060 8 580 8 842 8 621 7 982
Région 66 390 68 433 69 624 70 752 71 434 71 276 70 187 68 422
Evolution de la demande locative sociale de 2003 à 2010 (base 100 en 2003)
80,0
85,0
90,0
95,0
100,0
105,0
110,0
115,0
120,0
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
DREAL des Pays de la Loire 28 La demande locative sociale
L?évolution de la demande locative sociale est principalement liée à l?évolution de la
demande externe, la demande interne étant restée stable au cours des 5 dernières années.
Sur la période 2006 à 2010, le nombre total de demandes de logements sociaux a diminué de 3.3 %. En
fait, la demande interne est restée stable au cours de ces 5 dernières années et l?évolution de la demande
totale est à imputer à la seule demande externe. La demande externe a ainsi progressé de plus de 2 %
entre 2006 et 2007 avant de régresser de 6.5 % entre 2007 et 2010.
L?analyse départementale permet de mettre en avant des situations contrastées.
En Loire-Atlantique, la stabilisation de la demande de 2007 à 2010 est principalement due à une
progression de la demande interne, la demande externe étant orientée légèrement à la baisse.En Vendée,
la poussée de la demande observée jusqu?en 2008 a été impulsée par la demande externe et la chute
observée au cours des 2 dernières années émane du recul de cette même demande externe. La demande
interne suit cette même tendance, mais avec une intensité beaucoup plus faible. En Maine-et-Loire et
Sarthe, le recul constaté depuis 2006 est beaucoup plus important en externe (-14 %) qu?en interne (-4 %
pour la Sarthe et ?5 % pour le Maine-et-Loire). En Mayenne, le repli de 17 % en 4 ans se retrouve tant en
interne qu?en externe.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?examen de l?évolution 2009-2010 met en évidence une stabilité de la demande interne et une baisse de
4 % de la demande externe qui aboutit au recul de 2,5 % de la demande totale régionale.
La demande externe est relativement stable en Loire-Atlantique (-0,3 %) mais est en repli de presque 10 %
en Mayenne et Vendée (respectivement ?9,6 % et -9,4 %). Le plus fort repli de la demande interne est en
Mayenne (-6,8 %) alors qu?elle est en progression de 2,4 % en Loire-Atlantique).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Des évolutions 2010-2009 très importantes sur certains territoires : baisse de -17 % à -22 %
pour les cantons de Montaigu, Segré et Les Herbiers, progression de 12% à 16 % pour Nort-
sur-Erdre, Savenay et Saint-Jean-de-Monts
Entre le 1er janvier 2010 et le 1er janvier 2009, l?évolution régionale de la demande totale de ?2,5 % masque
des situations très contrastées localement : de ?55 % pour le canton de Bais en Mayenne à +100 % pour le
canton de Vibraye dans la Sarthe. Au final, 66 cantons connaissent une progression, 6 sont stables et 120
présentent une baisse. Parmi les principaux cantons où l?on observe une baisse, on note Montaigu (-22 %),
Les Herbiers (-18 %) et Segré (-17 %). A l?opposé, on note une hausse importante à Saint-Jean-de-Monts
(+16%), Savenay (+15 %) et Nort-sur-Erdre (+12 %).
Evolution des demandes entre 2010 et 2009
-10%
-8%
-6%
-4%
-2%
0%
2%
4%
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Région externe
interne
total
Evolution de la demande interne de 2006 à 2010 (base
100 en 2006)
80
85
90
95
100
105
110
115
120
2006 2007 2008 2009 2010
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
Evolution de la demande externe de
2006 à 2010 (base 100 en 2006)
80
85
90
95
100
105
110
115
120
2006 2007 2008 2009 2010
DREAL des Pays de la Loire 29 La demande locative sociale
Evolution de la demande totale de logements sociaux par canton entre 2010 et 2009
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Entre le 1er janvier 2010 et le 1er janvier 2009, l?évolution régionale de la demande externe de ?4 % masque
des situations tout aussi hétérogènes : de ?57 % pour le canton de ?Château-Gonthier est? à +180 % ? pour
le canton ?Château-Gonthier ouest?. Au final, 71 cantons connaissent une progression, 4 sont stables et 119
présentent une baisse. Parmi les principaux cantons où l?on observe une baisse, on note Montaigu (-26 %),
Segré (-25 %) et les Herbiers (-24 %). A l?opposé, on note une hausse importante à Aigrefeuille-sur-Maine
(+27 %), Nort-sur-Erdre (+17 %), Savenay (+14 %), Montfort-le-Gesnois (+11 %), Bouaye (+11 %) ou
encore Vertou (+10 %).
Evolution de la demande externe de logements sociaux par canton entre 2010 et 2009
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
DREAL des Pays de la Loire 30 La demande locative sociale
2 ? Demandes par rapport à la commune d?origine
En Pays de la Loire, 62,2 % des demandes émanent d?un ménage résidant dans la
commune et 5,6 % proviennent de l?extérieur de la région. La Vendée se distingue avec des
distances entre lieu de la demande et origine du demandeur beaucoup plus éloignée.
Le fichier régional de la demande locative sociale recense les demandes formulées au sein des communes de la
région. Le demandeur peut déjà habiter la région ou provenir d?un autre territoire.
Le numéro unique n?étant pas encore géré au niveau national, il n?est pas possible d?examiner les demandes
réalisées par des habitants des Pays de la Loire à l?extérieur de la région.
Dans cette analyse, seule la première commune demandée est prise en compte.
Au 1er janvier 2010, on comptabilise 3 800 demandes d?entrants dans la région.
Sur les 68 422 demandes de logements réalisées au 1er janvier 2010, la grande majorité est exprimée (pour
la première commune demandée) au sein de la commune où réside le demandeur (62,2 %). Dans 16,6 %
des cas, le demandeur ne réside pas au sein de la commune demandée, mais dans une commune du
même EPCI et dans 12,5 % au sein d?une autre commune du département. Ce sont ainsi 91,3 % des
demandes régionales qui émanent d?un ménage résidant dans le département de la commune demandée.
Les demandes provenant d?un autre département de la région ont une part de 3,2 %. Les demandes
provenant de l?extérieur de la région pèsent donc pour 5,6 % (2,8 % émanent d?une région limitrophe, 1,2 %
de l?Ile de France et 1,6 % d?une autre région, voire de l?étranger) et sont au nombre de 3 800 en Pays de la
Loire.
La part de demandeurs originaires de la commune demandée fluctue de 64% en Loire-Atlantique et en
Sarthe à 60 % pour la Mayenne en passant par 62 % pour le Maine-et-Loire. Le principal département se
démarquant est donc la Vendée avec seulement 54.5 % des demandes originaires de la commune. La
Vendée attire une demande très forte provenant de l?extérieur du département (12,6 %) alors que cette
demande est plus restreinte pour les autres départements de la région (8 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
On observe quelques différences entre les demandeurs internes et les demandeurs externes.
Les ménages appartenant déjà au parc locatif sont en effet plus nombreux à effectuer une demande au sein
de leur commune (67% pour la demande interne contre 59% en externe).
En revanche, la part des demandeurs intérieurs au département est de 91,3 %, que le demandeur
appartienne déjà au parc social ou non.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Origine du demandeur par rapport à la commune demandée au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
1 - de la commune
2 - du même EPCI
3 - du département
4 - d'un département de la région
5 - région limitrophe
6 - ile de france
7 - autre france + étranger
Origine du demandeur par rapport à la commune demandée
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande externe
demande interne
1 - de la commune
2 - du même EPCI
3 - du département
4 - d'un département de la région
5 - région limitrophe
6 - ile de france
7 - autre france + étranger
DREAL des Pays de la Loire 31 La demande locative sociale
Les centres urbains et plus spécifiquement en Loire-Atlantique et en Vendée attirent des
demandeurs provenant d?autres territoires
L?écart entre le nombre de demandes enregistrées sur une commune et le nombre de demandeurs originaires de cette
même commune permet de mettre en évidence les communes qui attirent les demandeurs et celles qui les repoussent.
Le phénomène d?attrait ou de répulsion peut trouver deux origines selon qu?il soit choisi ou subi. Un demandeur peut
ainsi profiter d?une demande de logement social pour essayer d?emménager dans la commune qui est la plus adéquate
à sa situation personnelle (proximité travail, famille ?). Il peut également choisir une commune pour essayer de
maximiser ses chances d?intégrer le parc social ; le demandeur privilégie alors une commune où le parc social est
abondant, aux dépens d?une commune qui aurait pu être plus fonctionnelle pour lui. Sur des territoires ou l?offre est
limitée, la mise en location de nouveaux logements locatifs peut susciter un afflux de demandes.
Le fichier de la demande locative sociale n?étant pas national, l?analyse proposée ne peut être qu?incomplète. En effet, il
manque la prise en compte (en négatif) des ménages originaires de la région et qui ont réalisé une demande hors Pays
de la Loire. L?indicateur retenu est par conséquent sur-estimé et artificiellement positif de 3 800 demandeurs au niveau
régional, ce qui correspond aux demandeurs extérieurs à la région.
En Pays de la Loire, on constate que les demandes se concentrent sur les principaux pôles urbains. Les
demandeurs qui ne sont pas originaires des pôles urbains, proviennent principalement des 2ème couronnes
et des cantons ruraux, mais également de ménages externes à la région qui se fixent plus spécifiquement
au sein des unités urbaines. Pour certains types de ménages, comme les étudiants ou les retraités, se
rapprocher des villes centres, c?est se rapprocher des lieux d?étude et de l?accès aux soins. Pour d?autres
ménages très modestes, c?est la possibilité de se rapprocher de son emploi, ce qui leur est financièrement
impossible dans le parc privé. Mais il est également probable que ce choix soit fait par défaut pour d?autres
ménages qui auraient souhaité rester en périphérie ou dans le rural mais demandent un pôle urbain parce
que l?offre de logements sociaux est en nombre insuffisant sur leur territoire.
Les cantons présentant les plus grandes ?fuites? de demandeurs de logements sociaux sont Allonnes (-81
demandeurs), Montrevault (-63), Aigrefeuille-sur-Maine (-60) et Blain (-53). Parallèlement à ces
mouvements, le canton de Montrevault a enregistré une baisse de 19 % de la demande locative sur son
territoire, alors que le canton d?Aigrefeuille-sur-Maine a connu une poussée de 12 %.
A l?inverse, le solde est très largement positif pour les 3 principales villes centre de la région : +843 à
Nantes, +640 au Mans et +595 à Angers. Il est également important sur les cantons de la banlieue
nantaise :+350 à Rezé et +271 sur le canton de Carquefou, +241 pour Orvault et +229 pour Saint Herblain.
Les deux principales unités urbaines de Vendée affichent, elles-aussi un attrait conséquent : +267 à la
Roche-sur-Yon et +262 pour le canton des Sables d?Olonne.
Ecart entre nombre de demandeurs sur la commune et nombre de demandeurs originaires de la commune
par canton au 1-1-2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
DREAL des Pays de la Loire 32 La demande locative sociale
3 ? Demandes par rapport au parc social existant
13 % des ménages internes souhaitent changer de logement HLM (17 % en Loire-
Atlantique).
La demande externe correspond à 21,5 % du parc social existant (faible dans le rural
mayennais et sarthois, fort sur tout le littoral et sur la deuxième couronne nantaise) et 3,2 %
du parc privé (4,2 % en Loire-Atlantique).
Avec 68 422 logements, la demande locative sociale représente au niveau régional 4,5 % du parc des
résidences principales et 35 % du parc de logement social existant.
Le poids de la demande totale dans le parc social est proche des 20 % en Mayenne et dans la Sarthe alors
qu?il dépasse les 40 % en Vendée (42 %) et en Loire-Atlantique (46 %).
Mais une partie de cette demande émane du parc locatif social, il ne s?agit donc pas uniquement d?un
besoin de logements sociaux supplémentaires, mais également d?un besoin de logements sociaux disposant
de caractéristiques différentes (lieu, taille ?). Cette demande interne correspond à 13 % du parc locatif
social ; ce sont donc environ 2 ménages sur 15 résidant dans le parc social qui souhaitent déménager tout
en restant dans le parc social pour disposer d?un environnement ou d?un type de logement différent.
Seuls 8 % des résidents du parc social de Mayenne souhaitent un nouveau logement alors que cette
proportion est comprise entre 10 % et 12 % en Sarthe, Vendée et Maine-et-Loire. La part des demandes
souhaitées en interne est en revanche beaucoup plus importante en Loire-Atlantique (17 %) soit un peu plus
d?un ménage sur 6.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Le poids des 42 422 demandes externes représente 21,5 % du parc existant.
Des disparités territoriales existent : le poids de la demande externe par rapport au parc social n?est en effet
que de 12 % en Mayenne et Sarthe alors qu?il culmine à 29% en Loire-Atlantique et 31 % en Vendée.
Cette même demande externe représente
3,2 % du parc privé (parc des propriétaires et
parc locatif privé). Certains ménages
demandeurs étant sans logement ou étant
hébergés dans d?autres ménages (famille ou
amis), il convient d?être vigilant dans
l?interprétation de ce ratio.
Le poids de la demande externe sur le parc
privé est le plus faible en Mayenne (1,6 %), il
est légèrement au dessus de 2 % dans la
Sarthe et en Vendée, alors qu?il atteint 3,6 %
en Maine-et-Loire et 4,2 % en Loire-
Atlantique.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Poids de la demande par rapport au parc social existant au 1-1-2010
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
40%
45%
50%
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Région
externe
interne
totale
Poids de la demande externe dans le parc privé
au 1-1-2010
0% 1% 2% 3% 4% 5%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
DREAL des Pays de la Loire 33 La demande locative sociale
La demande interne correspond à 13 % du parc locatif social. Cette part est beaucoup plus faible dans les
cantons ruraux, notamment en Mayenne. Elle est en revanche plus élevée à proximité des pôles urbains
ainsi que sur le littoral. Le poids de la demande interne atteint même 30 % sur les cantons de Laval-nord-
est, Vertou et Angers-ouest et culmine à 37 % sur le canton de la Roche-sur-Yon-nord.
Poids de la demande interne par rapport au parc social existant par canton au 1-1-2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
La demande externe correspond à 21,5 % du parc locatif social. Si la pression est faible dans le rural
mayennais et sarthois, elle est particulièrement élevée sur le littoral, où la taille du parc social est limitée, et
dans la deuxième couronne nantaise. La demande externe est ainsi équivalente au poids du parc social
existant sur les cantons de la Roche-sur-Yon-nord, l?île d?Yeu et Pornic.
Poids de la demande externe par rapport au parc social existant par canton au 1-1-2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
DREAL des Pays de la Loire 34 La demande locative sociale
La demande externe correspond à 3,2 % du parc privé (propriétaire et locatif privé) et est plus soutenue sur
les pôles urbains. En dehors de Laval et Le Mans, la part de la demande externe dans le parc privé en
Sarthe et Mayenne est très faible. Cette part est en revanche importante sur l?ensemble du département du
Maine-et-Loire où le parc existant est important. La friction est particulièrement soutenue sur le pôle urbain
nantais (Nantes, Rezé, Bouguenais, Saint-Herblain), le pôle angevin (Angers et Angers-est) ainsi que sur
Saint-Nazaire et la Roche-sur-Yon avec une demande externe dépassant 5 % du parc privé.
Poids de la demande externe par rapport au parc privé existant par canton au 1-1-2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
La part des T2 demandés est beaucoup plus importante que dans le parc existant, ce qui
amplifie la pression sur ce type de logement ; la situation est inverse pour les T1 et T4.
Au sein du parc social demandé, on comptabilise
33,4 % de petits logements (2,4 % de T1 et 31 %
de T2) et 28,1 % de grands logements (21,1 %
T4 et 7 % T5 et +).
La Mayenne présente la spécificité d?avoir une
demande plus orientée vers les grands logements
(23 %de T1 et T2 contre 34,5 % de T4 et +).
A l?inverse, les besoins en petits logements sont
plus importants en Loire-Atlantique (37 %) et les
besoins en grands logements plus faibles en
Vendée (24 % de T4 et +).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Il existe des différences marquées entre demandes
interne et externe. Il y a ainsi plus de petits logements
attendus par les demandeurs externes (43,4 %) que
par les demandeurs internes (20,6 %). En corollaire,
le nombre de grands logements est plus faible en
externe (19,7 %) qu?en interne (41,6 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Structure du parc demandé au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Taille de logement demandée selon l'origine
de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
DREAL des Pays de la Loire 35 La demande locative sociale
Au sein du parc HLM, on enregistre 24,7 % de
petits logements (5,6 % de T1 et 18,1 % de T2)
alors que la demande est de 33,4 % sur ce type
de logements.
A l?opposé, il existe dans le parc social 37,6 % de
grands logements (29,3 % T4 et 8,3 % T5 et +),
contre une demande exprimée de 28,1 % dans le
fichier de la demande.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Il est possible de comparer la structure en nombre de pièces des logements demandés et des logements existants.
Cette comparaison permet de mettre en évidence des déséquilibres éventuels entre des besoins et un existant
susceptible de devenir disponible à plus ou moins long terme. On peut ainsi identifier des types de logements pour
lesquels les tensions peuvent être plus ou moins prononcées. Il convient néanmoins d?être vigilant dans les
commentaires apportés. En effet, une partie de la demande est interne et par définition l?octroi d?un nouveau logement
social est synonyme de la libération d?un autre logement social présentant des caractéristiques différentes. On peut
notamment rappeler que les demandes internes concernent plus fréquemment des logements plus grands et que la
satisfaction de cette demande permettrait de libérer des petits logements. L?information précise sur la taille des
logements occupés par les demandeurs internes n?étant pas mobilisable, il n?est pas possible d?affiner cette approche.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?analyse entre la structure de la demande de logement social et le parc existant met en évidence un déficit
de T2 pour l?ensemble des départements de la région. A l?inverse, la part des T1 et des T4 semble
systématiquement sur-représentée par rapport aux besoins exprimés.
Parmi les spécificités départementales, Le Maine-et-Loire et surtout la Mayenne ont un manque relatif de
T3 alors que la structure en T3 dans les autres départements semble assez bien calibrée par rapport aux
attentes.
Structure du parc hlm existant au 1-1-2009
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Déséquilibre entre la demande et l'offre de logement social
-20% -15% -10% -5% 0% 5% 10% 15% 20%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
DREAL des Pays de la Loire 36 La demande locative sociale
4 ? Ancienneté de la demande
L?ancienneté moyenne est de 17,7 mois au niveau régional, mais 50 % des ménages ont
effectué leur demande il y a moins de 10 mois ; elle est plus importante en Loire-Atlantique.
Au 1er janvier 2010, la durée moyenne d?ancienneté de la demande est de 17,7 mois au niveau régional,
mais des demandes anciennes tirent fortement la moyenne vers le haut. La médiane est ainsi beaucoup
moins élevée et 50 % des demandes ont été formulées il y a moins de 9,9 mois. Un examen plus précis
permet d?observer que 25 % des demandes datent de moins de 4,5 mois alors que 25 % ont une ancienneté
de plus de 21,8 mois. Les 10 % de demandes les plus anciennes ont été réalisées pour la première fois il y
a plus de 44,1 mois et ont ensuite été renouvelées chaque année.
Les disparités départementales sont importantes. L?ancienneté de la demande est plus élevée en Loire-
Atlantique (moyenne à 20,4, médiane à 11,3 et dernier décile à 50,1 mois) et moindre en Mayenne
(moyenne à 12,2, médiane à 7,4 et dernier décile à 27,1 mois).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
22 % des demandes datent de plus de 2 ans au plan régional, 17,5 % en Mayenne et le
double en Loire-Atlantique. Des demandes externes plus récentes que les internes.
Au niveau régional, 60,5 % des demandes datent
de moins de 1 an (et 32 % de moins de 6 mois)
contre 21,8 % de 2 ans et plus.
En Mayenne et Sarthe, ce sont 40 % des
demandes qui ont été exprimées pour la première
fois il y a moins de 6 mois alors que les demandes
de 2 ans et plus sont de 11 % en Mayenne et 14 %
dans la Sarthe.
L?ancienneté des demandes a une structure
proche en Vendée et Maine-et-Loire : environ
65 % de moins de 1 an et 19 % de 2 ans et plus.
Les anciennetés les plus importantes se trouvent
en Loire-Atlantique : 47 % de plus de 1 an et 7 %
de plus de 5 ans.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les demandes externes sont en général plus récentes
que les demandes internes : 65,1 % de moins de 1 an
contre 52,3 %. A l?inverse, 29 % des demandes internes
datent de plus de 2 ans contre 17,5 % pour les externes.
Deux raisons peuvent expliquer ce phénomène : soit les
demandes externes sont satisfaites plus rapidement, ou
alors des demandeurs externes sont plus nombreux à
ne pas renouveler leur demande faute d?une réponse
apportée.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Ancienneté de la demande en mois au 1-1-2010
0
5
10
15
20
25
30
35
40
45
50
55
Loire-
Atlantique
Maine-et-
Loire
Mayenne Sarthe Vendée Région
en
m
o
is ? 9ème décile
??? 3??? quartile
? moyenne
? médiane
??? 1?? quartile
? 1er décile
ancienneté de la demande au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
ancienneté de la demande selon son origine
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
DREAL des Pays de la Loire 37 La demande locative sociale
On observe des anciennetés moyennes de demandes très dispersées sur le territoire : de 3 mois d?attente
dans le canton du Horps en Mayenne à 24.4 mois pour le canton de Pornic et 25,1 mois pour l?Ile D?yeu.
Plus généralement, l?attente est plus importante au sein des unités urbaines et spécifiquement sur Nantes,
ainsi que sur le littoral.
Ancienneté moyenne des demandes par canton au 1-1-2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
23 % des demandes présentent un délai ?anormalement long? : 29 % pour les demandes
externes contre 19 % pour les demandes internes. Les délais sont plus fréquemment
anormalement longs sur le littoral de Loire-Atlantique
Les délais anormalement longs sont fixés par arrêté préfectoral.
Ils sont différents sur le territoire selon la pression rencontrée et sont calculés selon l?ancienneté
de la demande.
Pour le département de la Sarthe les délais anormalement longs prennent également en compte
l?éventuel refus d?une proposition.
Département Délai anormalement long fixé par l'arrêté préfectoral Date de l'arrêté fixant le délai
Loire-
Atlantique
30 mois sur Nantes métropole
24 mois sur CAP Atlantique et les Communautés de
communes de Pornic, Sud-Estuaire et coeur Pays de
Retz
18 mois sur le reste du département
7 Mars 2008
Maine et Loire 24 mois sur Angers Loire métropole
18 mois sur le reste du département
23 janvier 2008
Mayenne 16 mois 16 janvier 2008
Sarthe 12 mois sans proposition de logement 2 novembre 2006
Vendée 24 mois (littoral et rétro littoral)
15 mois (reste du département)
Février 2008
DREAL des Pays de la Loire 38 La demande locative sociale
En 2010, 15 765 demandes régionales de
logements HLM répondent à un délai
anormalement long, soit 23 % des demandes.
Plus de la moitié des ménages qui rencontrent
une demande avec un délai anormalement long
sont en attente d?un logement HLM en Loire-
Atlantique.
Le pourcentage des demandes avec un délai
anormalement long est le plus élevé en Vendée
et en Loire-Atlantique (25 %). A l?opposé, cette
part est beaucoup plus faible dans la Sarthe
(14 %). En fait 28 % des demandes de la Sarthe
datent de plus de 12 mois, mais la moitié des
demandeurs ont déjà eu au moins une
proposition.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Des divergences importantes existent selon l?origine
du demandeur avec 29,5 % des demandes internes
rencontrant un délai anormalement long contre 19 %
pour la demande externe.
Cette situation est somme toute assez logique car
l?urgence à loger des demandeurs externes est
souvent plus élevée que d?apporter un nouveau
logement à un locataire appartenant déjà au parc
HLM. Par ailleurs, un demandeur externe aura
beaucoup moins tendance à refuser une offre.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
On ne dénombre aucune demande avec un délai anormalement long dans 3 cantons de la région : 2 en
Mayenne (Le Horps et Mayenne-ouest) et 1 dans la Sarthe (Montmirail). Plus généralement 18 des 20
cantons pour lesquels la part des délais anormalement longs est inférieure à 10 % sont localisées dans la
Sarthe ou en Mayenne.
A l?opposé, on observe une part de demandes anormalement longues plus importante sur le littoral de Loire-
Atlantique avec 4 des 6 cantons présentant plus de 35 % de délais anormalement longs : 39 % sur le canton
de la Baule, 38 % sur celui de Pornic, 36 % sur le canton de Bourgneuf-en-Retz et 35 % sur Saint-Nazaire.
Les délais anormalement longs sont également très fréquents sur les îles vendéennes : 39 % sur l?île d?Yeu
et 31 % sur l?île de Noirmoutier.
Part des délais anormalement longs par canton au 1-1-2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
délais anormalement longs au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
non
oui
délais anormalement longs selon l'origine de
la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne non
oui
DREAL des Pays de la Loire 39 La demande locative sociale
Les délais d?attente les plus courts se rencontrent pour les demandeurs qui sont ou vont
être sans logement ; néanmoins, 32 % attendent depuis plus d?un an au 1er janvier 2010
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les demandes pour raison de logement actuel inconfortable, logement inadapté et pour les souhaits de
cadre de vie différent affichent en général des délais d?attente plus importants que la moyenne
(respectivement 52 %, 46 % et 50 % des demandes datent de plus d?un an).
A l?inverse, les délais d?attente sont beaucoup plus faibles pour les situations plus urgentes, c?est à dire
lorsque le demandeur est sans logement (séparation, sans logement, indépendance), avec néanmoins 32 %
de demande datant de plus de 1 an au 1er janvier 2010.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les délais d?attente les plus longs se retrouvent parmi les demandeurs résidant déjà dans un logement
social : 48 % attendent depuis plus d?un an. Les attentes de plus d?un an sont en revanche le plus faible
parmi les demandeurs hébergés chez des parents ou amis (27 %).
La composition familiale du demandeur est peu discriminante sur le délai d?attente
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
délai d'attente selon le motif de la demande au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb f inancier
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
délai d'attente selon le statut d'occupation du demandeur au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire logement social
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Délai d'attente selon la composition familiale
0% 20% 40% 60% 80% 100%
célibataire F
célibataire H
couple
famille
famille monoparentale F
famille monoparentale H
personne seule F + autre
personne seule H + autre
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
DREAL des Pays de la Loire 40 La demande locative sociale
Selon le type de composition familiale, la part des ménages dont la demande de logement social date de
plus d?un an fluctue de 32 % pour les familles monoparentales ayant un homme à leur tête à 45 % pour les
familles (couples avec enfants).
Parmi les célibataires et familles monoparentales, on observe des écarts dans les délais d?attente de plus
de un an entre les ménages composés par des hommes et ceux composés par des femmes. La part des
demandes de plus de un an est en effet supérieure de 6 points chez les ménages ayant à leur tête une
femme.
Par ailleurs, parmi les demandes émanant de femmes célibataires, 8 % datent de plus de 5 ans.
Les demandeurs disposant d?un revenu inférieur à 500 ¤ par mois affichent une ancienneté
de demande inférieure à la moyenne
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les ménages dont le revenu est inférieur à 500 ¤ par mois affichent des délais d?attente légèrement plus
faibles : 35 % ont effectué leur demande il y a plus d?un an. Pour les autres tranches de revenus, la part de
demandes datant de plus d?un an est comprise entre 39 % et 42 %. Contrairement à ce que l?on aurait pu
supposer, le niveau de revenu n?a qu?un faible effet sur le délai d?attente moyen. Il convient néanmoins
d?être vigilant car le seul revenu ne tient pas compte de la composition familiale et donc de la situation par
rapport au plafond HLM. Par ailleurs le délai d?attente est différent de la notion de délai de satisfaction
(seules les demandes en cours au 1er janvier sont comptabilisées).
Des délais d?attente légèrement plus courts pour les T1 et plus longs pour les T5 et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les délais d?attente pour les logements de 2, 3 et 4 pièces se situent dans la moyenne. En revanche on
rencontre des situations différentes pour les logements les plus petits (T1) et les plus grands (T5 et +).
Les délais sont plus courts pour le T1 avec 34 % des demandes datant de plus d?un an et seulement 18 %
de demandes de 2 ans et plus pour une moyenne régionale de 22 %. A l?opposé, les délais sont beaucoup
plus longs pour les plus grands logements (T5 et +), avec 45 % des demandes datant de plus d?un an et
26 % de 2 ans et plus.
Délai moyen d'attente selon la taille demandée au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Délai moyen d'attente selon le niveau de ressource au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
moins de 500
500 à 750
750 à 1000
1000 à 1200
1200 à 1500
1500 à 2000
2000 et plus
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
DREAL des Pays de la Loire 41 La demande locative sociale
5 ? Les propositions reçues et refusées
Les demandeurs ayant déjà refusé une offre de logement social sont nombreux (presque
40 %) en Mayenne et Sarthe. Il n?y a que peu d?écart entre demandeurs internes et externes
Au 1er janvier 2010, plus de 15 000 demandeurs
sur les 68 422 étaient toujours en attente d?un
logement social après avoir refusé au moins
une proposition. 9 % des demandeurs (6 000)
ont même reçu au moins 2 propositions mais
n?ont pas donné suite. A contrario, 78 % n?ont
pas encore eu d?offre.
La part des demandeurs ayant exprimé un refus
est particulièrement importante en Mayenne et
dans la Sarthe (respectivement 39 et 38 %) où
la tension est la plus faible. Cette part est en
revanche beaucoup plus faible en Loire-
Atlantique et Vendée (respectivement 18 et
15 %) où la situation est plus tendue. Le Maine-
et-Loire se situe dans la moyenne régionale.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des demandeurs ayant déjà refusé une offre
de logement social est assez proche entre
demandeurs internes (24 %) et demandeurs
externes (21 %). L?écart le plus prononcé se situe
au niveau des ménages ayant refusé au moins 3
propositions : ils sont 5 % pour les ménages
résidant déjà dans le parc HLM contre 3 % pour les
demandeurs externes.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
De manière générale, on note que le poids des ménages ayant déjà refusé une offre de logement social est
d?autant fort que les délais d?attente sont faibles. Ce taux est nul pour les cantons de Mayenne-ouest, Candé
et le Horps et plus largement sur le littoral. A l?inverse, il dépasse les 50 % dans certains cantons de Sarthe
et Mayenne : Laval-est, La Fresnaye-sur-Chedouet, Ambrieres-les-Vallées, Mamers et Cossé-le-Vivien.
Poids des demandeurs ayant déjà refusé une proposition par canton au 1-1-2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
nombre de refus par département au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
0
1
2
3 et +
nombre de refus selon l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
0
1
2
3 et +
DREAL des Pays de la Loire 42 La demande locative sociale
Plus la demande est ancienne, plus la part des ménages ayant refusé des offres est
importante (51 % pour les demandeurs de 5 ans et plus)
On observe que plus la demande est ancienne,
plus la part des ménages ayant refusé au moins
une offre est forte.
Le poids des refus progresse ainsi de 12 % pour
les ménages ayant effectué leur demande pour
la première fois lors des 6 derniers mois à 51 %
pour les ménages dont la demande remonte à
plus de 5 ans.
Pour les presque 4 000 demandeurs de plus de 5
ans, 49 % n?ont jamais eu la moindre proposition,
en revanche, ils sont 16 % à avoir refusé au
moins 3 propositions de logement.
Pour les demandeurs de moins de 6 mois, 1 %
ont déjà rejeté 3 offres ou plus.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des ménages ayant déjà refusé une offre de logement HLM est proche quel que soit
le motif de la demande, elle est légèrement plus faible pour les demandeurs sans logement
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des ménages ayant déjà refusé un logement est assez proche, quel que soit le motif de la demande.
Cette part se situe entre 26 % pour les demandes ayant comme motif une raison financière et 20 % pour les
ménages sans logement (séparation-sans domicile-indépendance). Pour les demandeurs sans logement, en
instance de séparation ou en recherche d?indépendance, ils sont tout de même 7,5 % à avoir refusé 2 offres
ou plus.
Les refus de proposition sont deux fois plus importants pour les ménages actuellement
locataires dans le parc public ou privé que pour les ménages résidant un logement précaire
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Nombre de refus selon l'ancienneté de la
demande au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Total
0
1
2
3 et +
nombre de refus selon le motif de la demande au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb f inancier
total
0
1
2
3 et +
nombre de propositions refusées selon le statut d'occupation au 1-1-2010
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire logement social
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
total
0
1
2
3 et +
DREAL des Pays de la Loire 43 La demande locative sociale
Les demandeurs actuellement hébergés dans un logement précaire ou sans hébergement sont peu
nombreux à avoir déjà refusé une offre de logement social (12 %). La part des ménages ayant rejeté au
moins une proposition est en revanche le double, soit 24 % parmi les ménages résidant déjà dans le parc
social ou locataires du parc privé. Un demandeur sur cinq hébergé chez des parents ou amis s?est déjà vu
proposer un logement social, mais n?a pas donné suite.
Lorsqu?il est motivé, le premier refus est justifié dans 40 % des cas par un logement jugé
inadapté (caractéristiques, taille ?) et dans 25 % par une localisation (commune, quartier,
environnement) considérée non satisfaisante.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Environ 30 % des propositions ne dispose pas d?un motif de refus clairement identifié.
Lorsque la motif est exprimé, la raison invoquée pour expliquer le premier refus d?une offre de logement
social est dans plus d?un quart des situations (28 %) liée à des caractéristiques inadaptées du logement
(collectif, étage insatisfaisant, manque d?ascenseur, type de chauffage ?). Cette raison est à rapprocher
des 11,5 % de refus liés à une taille de logement jugée insatisfaisante par rapport aux attentes.
Pour 17,5 % des demandeurs, ce premier refus est justifié par une localisation inadaptée du logement
proposé qui ne correspond pas aux attentes en terme de commune ou de quartier proposé. Dans 7 % des
cas, c?est l?environnement plus proche qui est reproché : manque de services de proximité ou appréhension
liée au voisinage.
Dans 13 % des cas, le demandeur n?accepte pas la proposition car il a trouvé un logement en dehors du
parc social (essentiellement dans le parc privé). Dans 7 % des cas, la proposition arrive trop tôt par rapport
à un préavis ou alors le demandeur préfère attendre une évolution possible de sa situation personnelle.
Environ, 10 % des refus sont liés à un loyer trop élevé. Enfin, dans 3 % des cas, il ne s?agit pas d?un refus,
mais le logement proposé n?est finalement plus disponible.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les différences de motifs de refus entre les première et troisième propositions portent essentiellement sur
les demandeurs ayant trouvé un logement dans le parc privé parallèlement à leur demande de logement
social. Cette part passe en effet de 13 % à 3 % entre le premier et le troisième refus.
motif de premier refus au 1-1-2010
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30%
Caract. du logement inadaptées
Loca. inad.(commune, quartier)
attribution hors parc HLM
Taille du logement
Loyer trop élevé
Préavis
Environnement (voisin, serv.)
Logement non disponible
autre
motif de troisième refus au 1-1-2010
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30%
Caract. du logement inadaptées
Loca. inad.(commune, quartier)
attribution hors parc HLM
Taille du logement
Loyer trop élevé
Préavis
Environnement (voisin, serv.)
Logement non disponible
autre
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
Janvier 2011
?
?
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???
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??????
? ????????
???
? ?????
?
???????????????????? ?!"??#?$$?
(ATTENTION: OPTION erne représente
3,2 % du parc privé (parc des propriétaires et
parc locatif privé). Certains ménages
demandeurs étant sans logement ou étant
hébergés dans d?autres ménages (famille ou
amis), il convient d?être vigilant dans
l?interprétation de ce ratio.
Le poids de la demande externe sur le parc
privé est le plus faible en Mayenne (1,6 %), il
est légèrement au dessus de 2 % dans la
Sarthe et en Vendée, alors qu?il atteint 3,6 %
en Maine-et-Loire et 4,2 % en Loire-
Atlantique.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Poids de la demande par rapport au parc social existant au 1-1-2010
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
40%
45%
50%
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Région
externe
interne
totale
Poids de la demande externe dans le parc privé
au 1-1-2010
0% 1% 2% 3% 4% 5%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
DREAL des Pays de la Loire 33 La demande locative sociale
La demande interne correspond à 13 % du parc locatif social. Cette part est beaucoup plus faible dans les
cantons ruraux, notamment en Mayenne. Elle est en revanche plus élevée à proximité des pôles urbains
ainsi que sur le littoral. Le poids de la demande interne atteint même 30 % sur les cantons de Laval-nord-
est, Vertou et Angers-ouest et culmine à 37 % sur le canton de la Roche-sur-Yon-nord.
Poids de la demande interne par rapport au parc social existant par canton au 1-1-2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
La demande externe correspond à 21,5 % du parc locatif social. Si la pression est faible dans le rural
mayennais et sarthois, elle est particulièrement élevée sur le littoral, où la taille du parc social est limitée, et
dans la deuxième couronne nantaise. La demande externe est ainsi équivalente au poids du parc social
existant sur les cantons de la Roche-sur-Yon-nord, l?île d?Yeu et Pornic.
Poids de la demande externe par rapport au parc social existant par canton au 1-1-2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
DREAL des Pays de la Loire 34 La demande locative sociale
La demande externe correspond à 3,2 % du parc privé (propriétaire et locatif privé) et est plus soutenue sur
les pôles urbains. En dehors de Laval et Le Mans, la part de la demande externe dans le parc privé en
Sarthe et Mayenne est très faible. Cette part est en revanche importante sur l?ensemble du département du
Maine-et-Loire où le parc existant est important. La friction est particulièrement soutenue sur le pôle urbain
nantais (Nantes, Rezé, Bouguenais, Saint-Herblain), le pôle angevin (Angers et Angers-est) ainsi que sur
Saint-Nazaire et la Roche-sur-Yon avec une demande externe dépassant 5 % du parc privé.
Poids de la demande externe par rapport au parc privé existant par canton au 1-1-2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
La part des T2 demandés est beaucoup plus importante que dans le parc existant, ce qui
amplifie la pression sur ce type de logement ; la situation est inverse pour les T1 et T4.
Au sein du parc social demandé, on comptabilise
33,4 % de petits logements (2,4 % de T1 et 31 %
de T2) et 28,1 % de grands logements (21,1 %
T4 et 7 % T5 et +).
La Mayenne présente la spécificité d?avoir une
demande plus orientée vers les grands logements
(23 %de T1 et T2 contre 34,5 % de T4 et +).
A l?inverse, les besoins en petits logements sont
plus importants en Loire-Atlantique (37 %) et les
besoins en grands logements plus faibles en
Vendée (24 % de T4 et +).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Il existe des différences marquées entre demandes
interne et externe. Il y a ainsi plus de petits logements
attendus par les demandeurs externes (43,4 %) que
par les demandeurs internes (20,6 %). En corollaire,
le nombre de grands logements est plus faible en
externe (19,7 %) qu?en interne (41,6 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Structure du parc demandé au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Taille de logement demandée selon l'origine
de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
DREAL des Pays de la Loire 35 La demande locative sociale
Au sein du parc HLM, on enregistre 24,7 % de
petits logements (5,6 % de T1 et 18,1 % de T2)
alors que la demande est de 33,4 % sur ce type
de logements.
A l?opposé, il existe dans le parc social 37,6 % de
grands logements (29,3 % T4 et 8,3 % T5 et +),
contre une demande exprimée de 28,1 % dans le
fichier de la demande.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Il est possible de comparer la structure en nombre de pièces des logements demandés et des logements existants.
Cette comparaison permet de mettre en évidence des déséquilibres éventuels entre des besoins et un existant
susceptible de devenir disponible à plus ou moins long terme. On peut ainsi identifier des types de logements pour
lesquels les tensions peuvent être plus ou moins prononcées. Il convient néanmoins d?être vigilant dans les
commentaires apportés. En effet, une partie de la demande est interne et par définition l?octroi d?un nouveau logement
social est synonyme de la libération d?un autre logement social présentant des caractéristiques différentes. On peut
notamment rappeler que les demandes internes concernent plus fréquemment des logements plus grands et que la
satisfaction de cette demande permettrait de libérer des petits logements. L?information précise sur la taille des
logements occupés par les demandeurs internes n?étant pas mobilisable, il n?est pas possible d?affiner cette approche.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?analyse entre la structure de la demande de logement social et le parc existant met en évidence un déficit
de T2 pour l?ensemble des départements de la région. A l?inverse, la part des T1 et des T4 semble
systématiquement sur-représentée par rapport aux besoins exprimés.
Parmi les spécificités départementales, Le Maine-et-Loire et surtout la Mayenne ont un manque relatif de
T3 alors que la structure en T3 dans les autres départements semble assez bien calibrée par rapport aux
attentes.
Structure du parc hlm existant au 1-1-2009
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Déséquilibre entre la demande et l'offre de logement social
-20% -15% -10% -5% 0% 5% 10% 15% 20%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
DREAL des Pays de la Loire 36 La demande locative sociale
4 ? Ancienneté de la demande
L?ancienneté moyenne est de 17,7 mois au niveau régional, mais 50 % des ménages ont
effectué leur demande il y a moins de 10 mois ; elle est plus importante en Loire-Atlantique.
Au 1er janvier 2010, la durée moyenne d?ancienneté de la demande est de 17,7 mois au niveau régional,
mais des demandes anciennes tirent fortement la moyenne vers le haut. La médiane est ainsi beaucoup
moins élevée et 50 % des demandes ont été formulées il y a moins de 9,9 mois. Un examen plus précis
permet d?observer que 25 % des demandes datent de moins de 4,5 mois alors que 25 % ont une ancienneté
de plus de 21,8 mois. Les 10 % de demandes les plus anciennes ont été réalisées pour la première fois il y
a plus de 44,1 mois et ont ensuite été renouvelées chaque année.
Les disparités départementales sont importantes. L?ancienneté de la demande est plus élevée en Loire-
Atlantique (moyenne à 20,4, médiane à 11,3 et dernier décile à 50,1 mois) et moindre en Mayenne
(moyenne à 12,2, médiane à 7,4 et dernier décile à 27,1 mois).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
22 % des demandes datent de plus de 2 ans au plan régional, 17,5 % en Mayenne et le
double en Loire-Atlantique. Des demandes externes plus récentes que les internes.
Au niveau régional, 60,5 % des demandes datent
de moins de 1 an (et 32 % de moins de 6 mois)
contre 21,8 % de 2 ans et plus.
En Mayenne et Sarthe, ce sont 40 % des
demandes qui ont été exprimées pour la première
fois il y a moins de 6 mois alors que les demandes
de 2 ans et plus sont de 11 % en Mayenne et 14 %
dans la Sarthe.
L?ancienneté des demandes a une structure
proche en Vendée et Maine-et-Loire : environ
65 % de moins de 1 an et 19 % de 2 ans et plus.
Les anciennetés les plus importantes se trouvent
en Loire-Atlantique : 47 % de plus de 1 an et 7 %
de plus de 5 ans.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les demandes externes sont en général plus récentes
que les demandes internes : 65,1 % de moins de 1 an
contre 52,3 %. A l?inverse, 29 % des demandes internes
datent de plus de 2 ans contre 17,5 % pour les externes.
Deux raisons peuvent expliquer ce phénomène : soit les
demandes externes sont satisfaites plus rapidement, ou
alors des demandeurs externes sont plus nombreux à
ne pas renouveler leur demande faute d?une réponse
apportée.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Ancienneté de la demande en mois au 1-1-2010
0
5
10
15
20
25
30
35
40
45
50
55
Loire-
Atlantique
Maine-et-
Loire
Mayenne Sarthe Vendée Région
en
m
o
is ? 9ème décile
??? 3??? quartile
? moyenne
? médiane
??? 1?? quartile
? 1er décile
ancienneté de la demande au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
ancienneté de la demande selon son origine
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
DREAL des Pays de la Loire 37 La demande locative sociale
On observe des anciennetés moyennes de demandes très dispersées sur le territoire : de 3 mois d?attente
dans le canton du Horps en Mayenne à 24.4 mois pour le canton de Pornic et 25,1 mois pour l?Ile D?yeu.
Plus généralement, l?attente est plus importante au sein des unités urbaines et spécifiquement sur Nantes,
ainsi que sur le littoral.
Ancienneté moyenne des demandes par canton au 1-1-2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
23 % des demandes présentent un délai ?anormalement long? : 29 % pour les demandes
externes contre 19 % pour les demandes internes. Les délais sont plus fréquemment
anormalement longs sur le littoral de Loire-Atlantique
Les délais anormalement longs sont fixés par arrêté préfectoral.
Ils sont différents sur le territoire selon la pression rencontrée et sont calculés selon l?ancienneté
de la demande.
Pour le département de la Sarthe les délais anormalement longs prennent également en compte
l?éventuel refus d?une proposition.
Département Délai anormalement long fixé par l'arrêté préfectoral Date de l'arrêté fixant le délai
Loire-
Atlantique
30 mois sur Nantes métropole
24 mois sur CAP Atlantique et les Communautés de
communes de Pornic, Sud-Estuaire et coeur Pays de
Retz
18 mois sur le reste du département
7 Mars 2008
Maine et Loire 24 mois sur Angers Loire métropole
18 mois sur le reste du département
23 janvier 2008
Mayenne 16 mois 16 janvier 2008
Sarthe 12 mois sans proposition de logement 2 novembre 2006
Vendée 24 mois (littoral et rétro littoral)
15 mois (reste du département)
Février 2008
DREAL des Pays de la Loire 38 La demande locative sociale
En 2010, 15 765 demandes régionales de
logements HLM répondent à un délai
anormalement long, soit 23 % des demandes.
Plus de la moitié des ménages qui rencontrent
une demande avec un délai anormalement long
sont en attente d?un logement HLM en Loire-
Atlantique.
Le pourcentage des demandes avec un délai
anormalement long est le plus élevé en Vendée
et en Loire-Atlantique (25 %). A l?opposé, cette
part est beaucoup plus faible dans la Sarthe
(14 %). En fait 28 % des demandes de la Sarthe
datent de plus de 12 mois, mais la moitié des
demandeurs ont déjà eu au moins une
proposition.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Des divergences importantes existent selon l?origine
du demandeur avec 29,5 % des demandes internes
rencontrant un délai anormalement long contre 19 %
pour la demande externe.
Cette situation est somme toute assez logique car
l?urgence à loger des demandeurs externes est
souvent plus élevée que d?apporter un nouveau
logement à un locataire appartenant déjà au parc
HLM. Par ailleurs, un demandeur externe aura
beaucoup moins tendance à refuser une offre.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
On ne dénombre aucune demande avec un délai anormalement long dans 3 cantons de la région : 2 en
Mayenne (Le Horps et Mayenne-ouest) et 1 dans la Sarthe (Montmirail). Plus généralement 18 des 20
cantons pour lesquels la part des délais anormalement longs est inférieure à 10 % sont localisées dans la
Sarthe ou en Mayenne.
A l?opposé, on observe une part de demandes anormalement longues plus importante sur le littoral de Loire-
Atlantique avec 4 des 6 cantons présentant plus de 35 % de délais anormalement longs : 39 % sur le canton
de la Baule, 38 % sur celui de Pornic, 36 % sur le canton de Bourgneuf-en-Retz et 35 % sur Saint-Nazaire.
Les délais anormalement longs sont également très fréquents sur les îles vendéennes : 39 % sur l?île d?Yeu
et 31 % sur l?île de Noirmoutier.
Part des délais anormalement longs par canton au 1-1-2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
délais anormalement longs au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
non
oui
délais anormalement longs selon l'origine de
la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne non
oui
DREAL des Pays de la Loire 39 La demande locative sociale
Les délais d?attente les plus courts se rencontrent pour les demandeurs qui sont ou vont
être sans logement ; néanmoins, 32 % attendent depuis plus d?un an au 1er janvier 2010
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les demandes pour raison de logement actuel inconfortable, logement inadapté et pour les souhaits de
cadre de vie différent affichent en général des délais d?attente plus importants que la moyenne
(respectivement 52 %, 46 % et 50 % des demandes datent de plus d?un an).
A l?inverse, les délais d?attente sont beaucoup plus faibles pour les situations plus urgentes, c?est à dire
lorsque le demandeur est sans logement (séparation, sans logement, indépendance), avec néanmoins 32 %
de demande datant de plus de 1 an au 1er janvier 2010.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les délais d?attente les plus longs se retrouvent parmi les demandeurs résidant déjà dans un logement
social : 48 % attendent depuis plus d?un an. Les attentes de plus d?un an sont en revanche le plus faible
parmi les demandeurs hébergés chez des parents ou amis (27 %).
La composition familiale du demandeur est peu discriminante sur le délai d?attente
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
délai d'attente selon le motif de la demande au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb f inancier
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
délai d'attente selon le statut d'occupation du demandeur au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire logement social
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Délai d'attente selon la composition familiale
0% 20% 40% 60% 80% 100%
célibataire F
célibataire H
couple
famille
famille monoparentale F
famille monoparentale H
personne seule F + autre
personne seule H + autre
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
DREAL des Pays de la Loire 40 La demande locative sociale
Selon le type de composition familiale, la part des ménages dont la demande de logement social date de
plus d?un an fluctue de 32 % pour les familles monoparentales ayant un homme à leur tête à 45 % pour les
familles (couples avec enfants).
Parmi les célibataires et familles monoparentales, on observe des écarts dans les délais d?attente de plus
de un an entre les ménages composés par des hommes et ceux composés par des femmes. La part des
demandes de plus de un an est en effet supérieure de 6 points chez les ménages ayant à leur tête une
femme.
Par ailleurs, parmi les demandes émanant de femmes célibataires, 8 % datent de plus de 5 ans.
Les demandeurs disposant d?un revenu inférieur à 500 ¤ par mois affichent une ancienneté
de demande inférieure à la moyenne
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les ménages dont le revenu est inférieur à 500 ¤ par mois affichent des délais d?attente légèrement plus
faibles : 35 % ont effectué leur demande il y a plus d?un an. Pour les autres tranches de revenus, la part de
demandes datant de plus d?un an est comprise entre 39 % et 42 %. Contrairement à ce que l?on aurait pu
supposer, le niveau de revenu n?a qu?un faible effet sur le délai d?attente moyen. Il convient néanmoins
d?être vigilant car le seul revenu ne tient pas compte de la composition familiale et donc de la situation par
rapport au plafond HLM. Par ailleurs le délai d?attente est différent de la notion de délai de satisfaction
(seules les demandes en cours au 1er janvier sont comptabilisées).
Des délais d?attente légèrement plus courts pour les T1 et plus longs pour les T5 et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les délais d?attente pour les logements de 2, 3 et 4 pièces se situent dans la moyenne. En revanche on
rencontre des situations différentes pour les logements les plus petits (T1) et les plus grands (T5 et +).
Les délais sont plus courts pour le T1 avec 34 % des demandes datant de plus d?un an et seulement 18 %
de demandes de 2 ans et plus pour une moyenne régionale de 22 %. A l?opposé, les délais sont beaucoup
plus longs pour les plus grands logements (T5 et +), avec 45 % des demandes datant de plus d?un an et
26 % de 2 ans et plus.
Délai moyen d'attente selon la taille demandée au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Délai moyen d'attente selon le niveau de ressource au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
moins de 500
500 à 750
750 à 1000
1000 à 1200
1200 à 1500
1500 à 2000
2000 et plus
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
DREAL des Pays de la Loire 41 La demande locative sociale
5 ? Les propositions reçues et refusées
Les demandeurs ayant déjà refusé une offre de logement social sont nombreux (presque
40 %) en Mayenne et Sarthe. Il n?y a que peu d?écart entre demandeurs internes et externes
Au 1er janvier 2010, plus de 15 000 demandeurs
sur les 68 422 étaient toujours en attente d?un
logement social après avoir refusé au moins
une proposition. 9 % des demandeurs (6 000)
ont même reçu au moins 2 propositions mais
n?ont pas donné suite. A contrario, 78 % n?ont
pas encore eu d?offre.
La part des demandeurs ayant exprimé un refus
est particulièrement importante en Mayenne et
dans la Sarthe (respectivement 39 et 38 %) où
la tension est la plus faible. Cette part est en
revanche beaucoup plus faible en Loire-
Atlantique et Vendée (respectivement 18 et
15 %) où la situation est plus tendue. Le Maine-
et-Loire se situe dans la moyenne régionale.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des demandeurs ayant déjà refusé une offre
de logement social est assez proche entre
demandeurs internes (24 %) et demandeurs
externes (21 %). L?écart le plus prononcé se situe
au niveau des ménages ayant refusé au moins 3
propositions : ils sont 5 % pour les ménages
résidant déjà dans le parc HLM contre 3 % pour les
demandeurs externes.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
De manière générale, on note que le poids des ménages ayant déjà refusé une offre de logement social est
d?autant fort que les délais d?attente sont faibles. Ce taux est nul pour les cantons de Mayenne-ouest, Candé
et le Horps et plus largement sur le littoral. A l?inverse, il dépasse les 50 % dans certains cantons de Sarthe
et Mayenne : Laval-est, La Fresnaye-sur-Chedouet, Ambrieres-les-Vallées, Mamers et Cossé-le-Vivien.
Poids des demandeurs ayant déjà refusé une proposition par canton au 1-1-2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
nombre de refus par département au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
0
1
2
3 et +
nombre de refus selon l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
0
1
2
3 et +
DREAL des Pays de la Loire 42 La demande locative sociale
Plus la demande est ancienne, plus la part des ménages ayant refusé des offres est
importante (51 % pour les demandeurs de 5 ans et plus)
On observe que plus la demande est ancienne,
plus la part des ménages ayant refusé au moins
une offre est forte.
Le poids des refus progresse ainsi de 12 % pour
les ménages ayant effectué leur demande pour
la première fois lors des 6 derniers mois à 51 %
pour les ménages dont la demande remonte à
plus de 5 ans.
Pour les presque 4 000 demandeurs de plus de 5
ans, 49 % n?ont jamais eu la moindre proposition,
en revanche, ils sont 16 % à avoir refusé au
moins 3 propositions de logement.
Pour les demandeurs de moins de 6 mois, 1 %
ont déjà rejeté 3 offres ou plus.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des ménages ayant déjà refusé une offre de logement HLM est proche quel que soit
le motif de la demande, elle est légèrement plus faible pour les demandeurs sans logement
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des ménages ayant déjà refusé un logement est assez proche, quel que soit le motif de la demande.
Cette part se situe entre 26 % pour les demandes ayant comme motif une raison financière et 20 % pour les
ménages sans logement (séparation-sans domicile-indépendance). Pour les demandeurs sans logement, en
instance de séparation ou en recherche d?indépendance, ils sont tout de même 7,5 % à avoir refusé 2 offres
ou plus.
Les refus de proposition sont deux fois plus importants pour les ménages actuellement
locataires dans le parc public ou privé que pour les ménages résidant un logement précaire
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Nombre de refus selon l'ancienneté de la
demande au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Total
0
1
2
3 et +
nombre de refus selon le motif de la demande au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb f inancier
total
0
1
2
3 et +
nombre de propositions refusées selon le statut d'occupation au 1-1-2010
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire logement social
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
total
0
1
2
3 et +
DREAL des Pays de la Loire 43 La demande locative sociale
Les demandeurs actuellement hébergés dans un logement précaire ou sans hébergement sont peu
nombreux à avoir déjà refusé une offre de logement social (12 %). La part des ménages ayant rejeté au
moins une proposition est en revanche le double, soit 24 % parmi les ménages résidant déjà dans le parc
social ou locataires du parc privé. Un demandeur sur cinq hébergé chez des parents ou amis s?est déjà vu
proposer un logement social, mais n?a pas donné suite.
Lorsqu?il est motivé, le premier refus est justifié dans 40 % des cas par un logement jugé
inadapté (caractéristiques, taille ?) et dans 25 % par une localisation (commune, quartier,
environnement) considérée non satisfaisante.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Environ 30 % des propositions ne dispose pas d?un motif de refus clairement identifié.
Lorsque la motif est exprimé, la raison invoquée pour expliquer le premier refus d?une offre de logement
social est dans plus d?un quart des situations (28 %) liée à des caractéristiques inadaptées du logement
(collectif, étage insatisfaisant, manque d?ascenseur, type de chauffage ?). Cette raison est à rapprocher
des 11,5 % de refus liés à une taille de logement jugée insatisfaisante par rapport aux attentes.
Pour 17,5 % des demandeurs, ce premier refus est justifié par une localisation inadaptée du logement
proposé qui ne correspond pas aux attentes en terme de commune ou de quartier proposé. Dans 7 % des
cas, c?est l?environnement plus proche qui est reproché : manque de services de proximité ou appréhension
liée au voisinage.
Dans 13 % des cas, le demandeur n?accepte pas la proposition car il a trouvé un logement en dehors du
parc social (essentiellement dans le parc privé). Dans 7 % des cas, la proposition arrive trop tôt par rapport
à un préavis ou alors le demandeur préfère attendre une évolution possible de sa situation personnelle.
Environ, 10 % des refus sont liés à un loyer trop élevé. Enfin, dans 3 % des cas, il ne s?agit pas d?un refus,
mais le logement proposé n?est finalement plus disponible.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les différences de motifs de refus entre les première et troisième propositions portent essentiellement sur
les demandeurs ayant trouvé un logement dans le parc privé parallèlement à leur demande de logement
social. Cette part passe en effet de 13 % à 3 % entre le premier et le troisième refus.
motif de premier refus au 1-1-2010
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30%
Caract. du logement inadaptées
Loca. inad.(commune, quartier)
attribution hors parc HLM
Taille du logement
Loyer trop élevé
Préavis
Environnement (voisin, serv.)
Logement non disponible
autre
motif de troisième refus au 1-1-2010
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30%
Caract. du logement inadaptées
Loca. inad.(commune, quartier)
attribution hors parc HLM
Taille du logement
Loyer trop élevé
Préavis
Environnement (voisin, serv.)
Logement non disponible
autre
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
Janvier 2011
?
?
???????????
???
? ??????
??????
? ????????
???
? ?????
?
???????????????????? ?!"??#?$$?
INVALIDE) (ATTENTION: OPTION mis), il convient d?être vigilant dans
l?interprétation de ce ratio.
Le poids de la demande externe sur le parc
privé est le plus faible en Mayenne (1,6 %), il
est légèrement au dessus de 2 % dans la
Sarthe et en Vendée, alors qu?il atteint 3,6 %
en Maine-et-Loire et 4,2 % en Loire-
Atlantique.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Poids de la demande par rapport au parc social existant au 1-1-2010
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
40%
45%
50%
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Région
externe
interne
totale
Poids de la demande externe dans le parc privé
au 1-1-2010
0% 1% 2% 3% 4% 5%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
DREAL des Pays de la Loire 33 La demande locative sociale
La demande interne correspond à 13 % du parc locatif social. Cette part est beaucoup plus faible dans les
cantons ruraux, notamment en Mayenne. Elle est en revanche plus élevée à proximité des pôles urbains
ainsi que sur le littoral. Le poids de la demande interne atteint même 30 % sur les cantons de Laval-nord-
est, Vertou et Angers-ouest et culmine à 37 % sur le canton de la Roche-sur-Yon-nord.
Poids de la demande interne par rapport au parc social existant par canton au 1-1-2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
La demande externe correspond à 21,5 % du parc locatif social. Si la pression est faible dans le rural
mayennais et sarthois, elle est particulièrement élevée sur le littoral, où la taille du parc social est limitée, et
dans la deuxième couronne nantaise. La demande externe est ainsi équivalente au poids du parc social
existant sur les cantons de la Roche-sur-Yon-nord, l?île d?Yeu et Pornic.
Poids de la demande externe par rapport au parc social existant par canton au 1-1-2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
DREAL des Pays de la Loire 34 La demande locative sociale
La demande externe correspond à 3,2 % du parc privé (propriétaire et locatif privé) et est plus soutenue sur
les pôles urbains. En dehors de Laval et Le Mans, la part de la demande externe dans le parc privé en
Sarthe et Mayenne est très faible. Cette part est en revanche importante sur l?ensemble du département du
Maine-et-Loire où le parc existant est important. La friction est particulièrement soutenue sur le pôle urbain
nantais (Nantes, Rezé, Bouguenais, Saint-Herblain), le pôle angevin (Angers et Angers-est) ainsi que sur
Saint-Nazaire et la Roche-sur-Yon avec une demande externe dépassant 5 % du parc privé.
Poids de la demande externe par rapport au parc privé existant par canton au 1-1-2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
La part des T2 demandés est beaucoup plus importante que dans le parc existant, ce qui
amplifie la pression sur ce type de logement ; la situation est inverse pour les T1 et T4.
Au sein du parc social demandé, on comptabilise
33,4 % de petits logements (2,4 % de T1 et 31 %
de T2) et 28,1 % de grands logements (21,1 %
T4 et 7 % T5 et +).
La Mayenne présente la spécificité d?avoir une
demande plus orientée vers les grands logements
(23 %de T1 et T2 contre 34,5 % de T4 et +).
A l?inverse, les besoins en petits logements sont
plus importants en Loire-Atlantique (37 %) et les
besoins en grands logements plus faibles en
Vendée (24 % de T4 et +).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Il existe des différences marquées entre demandes
interne et externe. Il y a ainsi plus de petits logements
attendus par les demandeurs externes (43,4 %) que
par les demandeurs internes (20,6 %). En corollaire,
le nombre de grands logements est plus faible en
externe (19,7 %) qu?en interne (41,6 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Structure du parc demandé au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Taille de logement demandée selon l'origine
de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
DREAL des Pays de la Loire 35 La demande locative sociale
Au sein du parc HLM, on enregistre 24,7 % de
petits logements (5,6 % de T1 et 18,1 % de T2)
alors que la demande est de 33,4 % sur ce type
de logements.
A l?opposé, il existe dans le parc social 37,6 % de
grands logements (29,3 % T4 et 8,3 % T5 et +),
contre une demande exprimée de 28,1 % dans le
fichier de la demande.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Il est possible de comparer la structure en nombre de pièces des logements demandés et des logements existants.
Cette comparaison permet de mettre en évidence des déséquilibres éventuels entre des besoins et un existant
susceptible de devenir disponible à plus ou moins long terme. On peut ainsi identifier des types de logements pour
lesquels les tensions peuvent être plus ou moins prononcées. Il convient néanmoins d?être vigilant dans les
commentaires apportés. En effet, une partie de la demande est interne et par définition l?octroi d?un nouveau logement
social est synonyme de la libération d?un autre logement social présentant des caractéristiques différentes. On peut
notamment rappeler que les demandes internes concernent plus fréquemment des logements plus grands et que la
satisfaction de cette demande permettrait de libérer des petits logements. L?information précise sur la taille des
logements occupés par les demandeurs internes n?étant pas mobilisable, il n?est pas possible d?affiner cette approche.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?analyse entre la structure de la demande de logement social et le parc existant met en évidence un déficit
de T2 pour l?ensemble des départements de la région. A l?inverse, la part des T1 et des T4 semble
systématiquement sur-représentée par rapport aux besoins exprimés.
Parmi les spécificités départementales, Le Maine-et-Loire et surtout la Mayenne ont un manque relatif de
T3 alors que la structure en T3 dans les autres départements semble assez bien calibrée par rapport aux
attentes.
Structure du parc hlm existant au 1-1-2009
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Déséquilibre entre la demande et l'offre de logement social
-20% -15% -10% -5% 0% 5% 10% 15% 20%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
DREAL des Pays de la Loire 36 La demande locative sociale
4 ? Ancienneté de la demande
L?ancienneté moyenne est de 17,7 mois au niveau régional, mais 50 % des ménages ont
effectué leur demande il y a moins de 10 mois ; elle est plus importante en Loire-Atlantique.
Au 1er janvier 2010, la durée moyenne d?ancienneté de la demande est de 17,7 mois au niveau régional,
mais des demandes anciennes tirent fortement la moyenne vers le haut. La médiane est ainsi beaucoup
moins élevée et 50 % des demandes ont été formulées il y a moins de 9,9 mois. Un examen plus précis
permet d?observer que 25 % des demandes datent de moins de 4,5 mois alors que 25 % ont une ancienneté
de plus de 21,8 mois. Les 10 % de demandes les plus anciennes ont été réalisées pour la première fois il y
a plus de 44,1 mois et ont ensuite été renouvelées chaque année.
Les disparités départementales sont importantes. L?ancienneté de la demande est plus élevée en Loire-
Atlantique (moyenne à 20,4, médiane à 11,3 et dernier décile à 50,1 mois) et moindre en Mayenne
(moyenne à 12,2, médiane à 7,4 et dernier décile à 27,1 mois).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
22 % des demandes datent de plus de 2 ans au plan régional, 17,5 % en Mayenne et le
double en Loire-Atlantique. Des demandes externes plus récentes que les internes.
Au niveau régional, 60,5 % des demandes datent
de moins de 1 an (et 32 % de moins de 6 mois)
contre 21,8 % de 2 ans et plus.
En Mayenne et Sarthe, ce sont 40 % des
demandes qui ont été exprimées pour la première
fois il y a moins de 6 mois alors que les demandes
de 2 ans et plus sont de 11 % en Mayenne et 14 %
dans la Sarthe.
L?ancienneté des demandes a une structure
proche en Vendée et Maine-et-Loire : environ
65 % de moins de 1 an et 19 % de 2 ans et plus.
Les anciennetés les plus importantes se trouvent
en Loire-Atlantique : 47 % de plus de 1 an et 7 %
de plus de 5 ans.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les demandes externes sont en général plus récentes
que les demandes internes : 65,1 % de moins de 1 an
contre 52,3 %. A l?inverse, 29 % des demandes internes
datent de plus de 2 ans contre 17,5 % pour les externes.
Deux raisons peuvent expliquer ce phénomène : soit les
demandes externes sont satisfaites plus rapidement, ou
alors des demandeurs externes sont plus nombreux à
ne pas renouveler leur demande faute d?une réponse
apportée.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Ancienneté de la demande en mois au 1-1-2010
0
5
10
15
20
25
30
35
40
45
50
55
Loire-
Atlantique
Maine-et-
Loire
Mayenne Sarthe Vendée Région
en
m
o
is ? 9ème décile
??? 3??? quartile
? moyenne
? médiane
??? 1?? quartile
? 1er décile
ancienneté de la demande au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
ancienneté de la demande selon son origine
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
DREAL des Pays de la Loire 37 La demande locative sociale
On observe des anciennetés moyennes de demandes très dispersées sur le territoire : de 3 mois d?attente
dans le canton du Horps en Mayenne à 24.4 mois pour le canton de Pornic et 25,1 mois pour l?Ile D?yeu.
Plus généralement, l?attente est plus importante au sein des unités urbaines et spécifiquement sur Nantes,
ainsi que sur le littoral.
Ancienneté moyenne des demandes par canton au 1-1-2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
23 % des demandes présentent un délai ?anormalement long? : 29 % pour les demandes
externes contre 19 % pour les demandes internes. Les délais sont plus fréquemment
anormalement longs sur le littoral de Loire-Atlantique
Les délais anormalement longs sont fixés par arrêté préfectoral.
Ils sont différents sur le territoire selon la pression rencontrée et sont calculés selon l?ancienneté
de la demande.
Pour le département de la Sarthe les délais anormalement longs prennent également en compte
l?éventuel refus d?une proposition.
Département Délai anormalement long fixé par l'arrêté préfectoral Date de l'arrêté fixant le délai
Loire-
Atlantique
30 mois sur Nantes métropole
24 mois sur CAP Atlantique et les Communautés de
communes de Pornic, Sud-Estuaire et coeur Pays de
Retz
18 mois sur le reste du département
7 Mars 2008
Maine et Loire 24 mois sur Angers Loire métropole
18 mois sur le reste du département
23 janvier 2008
Mayenne 16 mois 16 janvier 2008
Sarthe 12 mois sans proposition de logement 2 novembre 2006
Vendée 24 mois (littoral et rétro littoral)
15 mois (reste du département)
Février 2008
DREAL des Pays de la Loire 38 La demande locative sociale
En 2010, 15 765 demandes régionales de
logements HLM répondent à un délai
anormalement long, soit 23 % des demandes.
Plus de la moitié des ménages qui rencontrent
une demande avec un délai anormalement long
sont en attente d?un logement HLM en Loire-
Atlantique.
Le pourcentage des demandes avec un délai
anormalement long est le plus élevé en Vendée
et en Loire-Atlantique (25 %). A l?opposé, cette
part est beaucoup plus faible dans la Sarthe
(14 %). En fait 28 % des demandes de la Sarthe
datent de plus de 12 mois, mais la moitié des
demandeurs ont déjà eu au moins une
proposition.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Des divergences importantes existent selon l?origine
du demandeur avec 29,5 % des demandes internes
rencontrant un délai anormalement long contre 19 %
pour la demande externe.
Cette situation est somme toute assez logique car
l?urgence à loger des demandeurs externes est
souvent plus élevée que d?apporter un nouveau
logement à un locataire appartenant déjà au parc
HLM. Par ailleurs, un demandeur externe aura
beaucoup moins tendance à refuser une offre.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
On ne dénombre aucune demande avec un délai anormalement long dans 3 cantons de la région : 2 en
Mayenne (Le Horps et Mayenne-ouest) et 1 dans la Sarthe (Montmirail). Plus généralement 18 des 20
cantons pour lesquels la part des délais anormalement longs est inférieure à 10 % sont localisées dans la
Sarthe ou en Mayenne.
A l?opposé, on observe une part de demandes anormalement longues plus importante sur le littoral de Loire-
Atlantique avec 4 des 6 cantons présentant plus de 35 % de délais anormalement longs : 39 % sur le canton
de la Baule, 38 % sur celui de Pornic, 36 % sur le canton de Bourgneuf-en-Retz et 35 % sur Saint-Nazaire.
Les délais anormalement longs sont également très fréquents sur les îles vendéennes : 39 % sur l?île d?Yeu
et 31 % sur l?île de Noirmoutier.
Part des délais anormalement longs par canton au 1-1-2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
délais anormalement longs au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
non
oui
délais anormalement longs selon l'origine de
la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne non
oui
DREAL des Pays de la Loire 39 La demande locative sociale
Les délais d?attente les plus courts se rencontrent pour les demandeurs qui sont ou vont
être sans logement ; néanmoins, 32 % attendent depuis plus d?un an au 1er janvier 2010
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les demandes pour raison de logement actuel inconfortable, logement inadapté et pour les souhaits de
cadre de vie différent affichent en général des délais d?attente plus importants que la moyenne
(respectivement 52 %, 46 % et 50 % des demandes datent de plus d?un an).
A l?inverse, les délais d?attente sont beaucoup plus faibles pour les situations plus urgentes, c?est à dire
lorsque le demandeur est sans logement (séparation, sans logement, indépendance), avec néanmoins 32 %
de demande datant de plus de 1 an au 1er janvier 2010.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les délais d?attente les plus longs se retrouvent parmi les demandeurs résidant déjà dans un logement
social : 48 % attendent depuis plus d?un an. Les attentes de plus d?un an sont en revanche le plus faible
parmi les demandeurs hébergés chez des parents ou amis (27 %).
La composition familiale du demandeur est peu discriminante sur le délai d?attente
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
délai d'attente selon le motif de la demande au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb f inancier
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
délai d'attente selon le statut d'occupation du demandeur au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire logement social
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Délai d'attente selon la composition familiale
0% 20% 40% 60% 80% 100%
célibataire F
célibataire H
couple
famille
famille monoparentale F
famille monoparentale H
personne seule F + autre
personne seule H + autre
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
DREAL des Pays de la Loire 40 La demande locative sociale
Selon le type de composition familiale, la part des ménages dont la demande de logement social date de
plus d?un an fluctue de 32 % pour les familles monoparentales ayant un homme à leur tête à 45 % pour les
familles (couples avec enfants).
Parmi les célibataires et familles monoparentales, on observe des écarts dans les délais d?attente de plus
de un an entre les ménages composés par des hommes et ceux composés par des femmes. La part des
demandes de plus de un an est en effet supérieure de 6 points chez les ménages ayant à leur tête une
femme.
Par ailleurs, parmi les demandes émanant de femmes célibataires, 8 % datent de plus de 5 ans.
Les demandeurs disposant d?un revenu inférieur à 500 ¤ par mois affichent une ancienneté
de demande inférieure à la moyenne
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les ménages dont le revenu est inférieur à 500 ¤ par mois affichent des délais d?attente légèrement plus
faibles : 35 % ont effectué leur demande il y a plus d?un an. Pour les autres tranches de revenus, la part de
demandes datant de plus d?un an est comprise entre 39 % et 42 %. Contrairement à ce que l?on aurait pu
supposer, le niveau de revenu n?a qu?un faible effet sur le délai d?attente moyen. Il convient néanmoins
d?être vigilant car le seul revenu ne tient pas compte de la composition familiale et donc de la situation par
rapport au plafond HLM. Par ailleurs le délai d?attente est différent de la notion de délai de satisfaction
(seules les demandes en cours au 1er janvier sont comptabilisées).
Des délais d?attente légèrement plus courts pour les T1 et plus longs pour les T5 et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les délais d?attente pour les logements de 2, 3 et 4 pièces se situent dans la moyenne. En revanche on
rencontre des situations différentes pour les logements les plus petits (T1) et les plus grands (T5 et +).
Les délais sont plus courts pour le T1 avec 34 % des demandes datant de plus d?un an et seulement 18 %
de demandes de 2 ans et plus pour une moyenne régionale de 22 %. A l?opposé, les délais sont beaucoup
plus longs pour les plus grands logements (T5 et +), avec 45 % des demandes datant de plus d?un an et
26 % de 2 ans et plus.
Délai moyen d'attente selon la taille demandée au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Délai moyen d'attente selon le niveau de ressource au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
moins de 500
500 à 750
750 à 1000
1000 à 1200
1200 à 1500
1500 à 2000
2000 et plus
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
DREAL des Pays de la Loire 41 La demande locative sociale
5 ? Les propositions reçues et refusées
Les demandeurs ayant déjà refusé une offre de logement social sont nombreux (presque
40 %) en Mayenne et Sarthe. Il n?y a que peu d?écart entre demandeurs internes et externes
Au 1er janvier 2010, plus de 15 000 demandeurs
sur les 68 422 étaient toujours en attente d?un
logement social après avoir refusé au moins
une proposition. 9 % des demandeurs (6 000)
ont même reçu au moins 2 propositions mais
n?ont pas donné suite. A contrario, 78 % n?ont
pas encore eu d?offre.
La part des demandeurs ayant exprimé un refus
est particulièrement importante en Mayenne et
dans la Sarthe (respectivement 39 et 38 %) où
la tension est la plus faible. Cette part est en
revanche beaucoup plus faible en Loire-
Atlantique et Vendée (respectivement 18 et
15 %) où la situation est plus tendue. Le Maine-
et-Loire se situe dans la moyenne régionale.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des demandeurs ayant déjà refusé une offre
de logement social est assez proche entre
demandeurs internes (24 %) et demandeurs
externes (21 %). L?écart le plus prononcé se situe
au niveau des ménages ayant refusé au moins 3
propositions : ils sont 5 % pour les ménages
résidant déjà dans le parc HLM contre 3 % pour les
demandeurs externes.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
De manière générale, on note que le poids des ménages ayant déjà refusé une offre de logement social est
d?autant fort que les délais d?attente sont faibles. Ce taux est nul pour les cantons de Mayenne-ouest, Candé
et le Horps et plus largement sur le littoral. A l?inverse, il dépasse les 50 % dans certains cantons de Sarthe
et Mayenne : Laval-est, La Fresnaye-sur-Chedouet, Ambrieres-les-Vallées, Mamers et Cossé-le-Vivien.
Poids des demandeurs ayant déjà refusé une proposition par canton au 1-1-2010
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
nombre de refus par département au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
0
1
2
3 et +
nombre de refus selon l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
0
1
2
3 et +
DREAL des Pays de la Loire 42 La demande locative sociale
Plus la demande est ancienne, plus la part des ménages ayant refusé des offres est
importante (51 % pour les demandeurs de 5 ans et plus)
On observe que plus la demande est ancienne,
plus la part des ménages ayant refusé au moins
une offre est forte.
Le poids des refus progresse ainsi de 12 % pour
les ménages ayant effectué leur demande pour
la première fois lors des 6 derniers mois à 51 %
pour les ménages dont la demande remonte à
plus de 5 ans.
Pour les presque 4 000 demandeurs de plus de 5
ans, 49 % n?ont jamais eu la moindre proposition,
en revanche, ils sont 16 % à avoir refusé au
moins 3 propositions de logement.
Pour les demandeurs de moins de 6 mois, 1 %
ont déjà rejeté 3 offres ou plus.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des ménages ayant déjà refusé une offre de logement HLM est proche quel que soit
le motif de la demande, elle est légèrement plus faible pour les demandeurs sans logement
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des ménages ayant déjà refusé un logement est assez proche, quel que soit le motif de la demande.
Cette part se situe entre 26 % pour les demandes ayant comme motif une raison financière et 20 % pour les
ménages sans logement (séparation-sans domicile-indépendance). Pour les demandeurs sans logement, en
instance de séparation ou en recherche d?indépendance, ils sont tout de même 7,5 % à avoir refusé 2 offres
ou plus.
Les refus de proposition sont deux fois plus importants pour les ménages actuellement
locataires dans le parc public ou privé que pour les ménages résidant un logement précaire
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Nombre de refus selon l'ancienneté de la
demande au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Total
0
1
2
3 et +
nombre de refus selon le motif de la demande au 1-1-2010
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb f inancier
total
0
1
2
3 et +
nombre de propositions refusées selon le statut d'occupation au 1-1-2010
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire logement social
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
total
0
1
2
3 et +
DREAL des Pays de la Loire 43 La demande locative sociale
Les demandeurs actuellement hébergés dans un logement précaire ou sans hébergement sont peu
nombreux à avoir déjà refusé une offre de logement social (12 %). La part des ménages ayant rejeté au
moins une proposition est en revanche le double, soit 24 % parmi les ménages résidant déjà dans le parc
social ou locataires du parc privé. Un demandeur sur cinq hébergé chez des parents ou amis s?est déjà vu
proposer un logement social, mais n?a pas donné suite.
Lorsqu?il est motivé, le premier refus est justifié dans 40 % des cas par un logement jugé
inadapté (caractéristiques, taille ?) et dans 25 % par une localisation (commune, quartier,
environnement) considérée non satisfaisante.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Environ 30 % des propositions ne dispose pas d?un motif de refus clairement identifié.
Lorsque la motif est exprimé, la raison invoquée pour expliquer le premier refus d?une offre de logement
social est dans plus d?un quart des situations (28 %) liée à des caractéristiques inadaptées du logement
(collectif, étage insatisfaisant, manque d?ascenseur, type de chauffage ?). Cette raison est à rapprocher
des 11,5 % de refus liés à une taille de logement jugée insatisfaisante par rapport aux attentes.
Pour 17,5 % des demandeurs, ce premier refus est justifié par une localisation inadaptée du logement
proposé qui ne correspond pas aux attentes en terme de commune ou de quartier proposé. Dans 7 % des
cas, c?est l?environnement plus proche qui est reproché : manque de services de proximité ou appréhension
liée au voisinage.
Dans 13 % des cas, le demandeur n?accepte pas la proposition car il a trouvé un logement en dehors du
parc social (essentiellement dans le parc privé). Dans 7 % des cas, la proposition arrive trop tôt par rapport
à un préavis ou alors le demandeur préfère attendre une évolution possible de sa situation personnelle.
Environ, 10 % des refus sont liés à un loyer trop élevé. Enfin, dans 3 % des cas, il ne s?agit pas d?un refus,
mais le logement proposé n?est finalement plus disponible.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les différences de motifs de refus entre les première et troisième propositions portent essentiellement sur
les demandeurs ayant trouvé un logement dans le parc privé parallèlement à leur demande de logement
social. Cette part passe en effet de 13 % à 3 % entre le premier et le troisième refus.
motif de premier refus au 1-1-2010
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30%
Caract. du logement inadaptées
Loca. inad.(commune, quartier)
attribution hors parc HLM
Taille du logement
Loyer trop élevé
Préavis
Environnement (voisin, serv.)
Logement non disponible
autre
motif de troisième refus au 1-1-2010
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30%
Caract. du logement inadaptées
Loca. inad.(commune, quartier)
attribution hors parc HLM
Taille du logement
Loyer trop élevé
Préavis
Environnement (voisin, serv.)
Logement non disponible
autre
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
?
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Janvier 2011
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