État d'avancement des travaux d'élaboration du schéma régional du climat, de l'air et de l'énergie en Pays de la Loire - Point d'étape en vue des états régionaux de l'énergie et du débat national sur la transition énergétique
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
;Pays-de-la-Loire. Conseil régional
;Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (France). Délégation régionale (Pays de la Loire)
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Le Schéma régional du Climat, de l'Air et de l'Énergie (SRCAE) est créé par l'article 68 de la loi Grenelle 2, portant engagement national de l'État pour l'environnement, l'État et le Conseil régional étant chargés conjointement de l'élaborer. Ce schéma fixe, à l'échelon du territoire régional et aux horizons 2020 et 2050 :<br />Les orientations permettant d'atténuer les effets du changement climatique et de s'y adapter<br />Les orientations permettant de prévenir ou de réduire la pollution atmosphérique ou d'en atténuer les effets<br />Les objectifs qualitatifs et quantitatifs à atteindre en matière de développement des énergies renouvelables.<br /><br />Ce rapport point d'étape a pour objet, d'une part de porter à la connaissance des acteurs qui vont participer aux débats des états régionaux de l'énergie les travaux conduits en préparation de ce SRCAE, et d'autre part, de fournir aux collectivités qui doivent produire un plan climat énergie territorial (PCET), l'état des réflexions au niveau régional, tant que le SRCAE n'est pas approuvé. A l'issue du débat sur la transition énergétique, en juin 2013, une loi de programmation de l'énergie sera présentée au Parlement. Le SRCAE pourra alors être finalisé à la lumière des conclusions des débats régionaux et nationaux.</div>
Editeur
Préfecture de la Région des Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
changement climatique
;pollution atmosphérique
;énergie renouvelable
;transition énergétique
Descripteur écoplanete
Thème
Énergie - Climat
;Environnement - Nature
Texte intégral
État d?avancement des travaux d?élaboration du
schéma régional du climat, de l?air et de l?énergie
des Pays de la Loire
Point d?étape en vue des états régionaux de l?énergie et
du débat national sur la transition énergétique
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L?enjeu climatique est l?un des plus importants auquel nos sociétés ont à faire face. Étant par nature à la fois diffus dans ses
causes, global dans ses mécanismes, et local dans ses effets, les réponses à y apporter concernent de très nombreux
acteurs à différentes échelles territoriales. Il nous interpelle tous : individuellement, afin que nous adaptions nos modes de
vie, mais aussi collectivement. Il interroge nos modèles de développement.
A l?échelle régionale, les lois issues du Grenelle de l?environnement engagent l?État et le Conseil régional à élaborer
conjointement un schéma régional du climat, de l?air et de l?énergie (SRCAE) qui oriente l?action en la matière.
Le SRCAE fixe aux horizons 2020 et 2050 :
- les orientations permettant d?atténuer les effets du changement climatique et de s?y adapter. Il définit notamment les
objectifs régionaux en matière de maîtrise de l?énergie ;
- les orientations permettant de prévenir ou de réduire la pollution atmosphérique ou d?en atténuer les effets. Il définit des
normes de qualité de l?air propres à certaines zones lorsque les nécessités de leur protection le justifient ;
- les objectifs qualitatifs et quantitatifs à atteindre en matière de développement des énergies renouvelables.
Les travaux d?élaboration du SRCAE des Pays de la Loire ont été lancés le 6 juin 2011 avec la première réunion du comité
régional du climat, de l?air et de l?énergie (CRCAE) co-présidé par le préfet de région et le président du Conseil régional. Les
travaux se sont déroulés de juillet 2011 à mars 2012 au sein de 13 ateliers thématiques et transversaux animés par la
DREAL, les services du Conseil régional et l?ADEME. Ces travaux ont permis de rassembler les éléments de diagnostic de
la situation et de mener les réflexions nécessaires à la proposition d?objectifs et d?orientations en matière de diminution des
émissions de gaz à effet de serre, d?amélioration de l?efficacité énergétique, de développement des énergies renouvelables,
d?amélioration de la qualité de l?air et d?adaptation du territoire régional au changement climatique.
Depuis ces travaux régionaux, s?est tenue la conférence environnementale nationale des 14 et 15 septembre 2012, à l?issue
de laquelle ont été lancés un débat national sur la transition énergétique et des conférences régionales sur l?énergie. En
Pays de la Loire, cette conférence s?intitule « États régionaux de l?énergie ».
Le présent document a pour objet d?une part de porter à la connaissance des acteurs qui vont participer aux débats des
états régionaux de l?énergie les travaux conduits en préparation du SRCAE, et d?autre part, de fournir aux collectivités qui
doivent produire un plan climat énergie territorial, l?état des réflexions au niveau régional quand le SRCAE n?est pas
approuvé.
A l?issue du débat sur la transition énergétique, en juin 2013, une loi de programmation de l?énergie sera présentée au
Parlement. Le SRCAE pourra alors être finalisé à la lumière des conclusions des débats régionaux et nationaux.
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Table des matières
Propos introductif : le SRCAE, un document stratégique aux multiples implications...................................4
1- Premier axe de travail des ateliers : agir pour la sobriété et l?efficacité énergétiques, réduire les
émissions de gaz à effet de serre..................................................................................................................13
1.1- Agriculture...........................................................................................................................................................13
1.2- Bâtiment.............................................................................................................................................................. 18
1.3- Industrie..............................................................................................................................................................23
1.4- Transports et aménagement du territoire............................................................................................................27
2- Deuxième axe de travail des ateliers : développer les énergies renouvelables......................................30
2.1- Développer le bois énergie.................................................................................................................................30
2.2- Développer la méthanisation..............................................................................................................................34
2.3- Développer l?éolien terrestre...............................................................................................................................38
2.4- Développer la géothermie et l?aérothermie.........................................................................................................41
2.5- Développer l?hydroélectricité...............................................................................................................................44
2.6- Développer l?énergie solaire thermique..............................................................................................................47
2.7- Développer l?énergie solaire photovoltaïque.......................................................................................................50
3- Garantir une bonne qualité de l?air................................................................................................................53
4- S?inscrire dans une stratégie d?adaptation au changement climatique....................................................59
5- Contribuer à l?atteinte des objectifs nationaux............................................................................................62
5.1- Économies d?énergie : approche des ateliers de travail......................................................................................62
5.2- Réduction des émissions de gaz à effet de serre : approche des ateliers de travail (émissions territoriales
directes)..............................................................................................................................................................63
5.3- Développement des énergies renouvelables : approche des ateliers de travail.................................................64
5.4- Synthèse des propositions des ateliers..............................................................................................................66
6- Glossaire et précisions méthodologiques....................................................................................................67
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Propos introductif : le SRCAE, un document stratégique
aux multiples implications
1.1- Le contexte climatique et énergétique
Signalé par le savant Arrhénius dès 1896, le rôle de l?activité humaine dans le réchauffement climatique fut longtemps
contesté. Cette thèse de la responsabilité humaine dans l?amplification du changement climatique est désormais un fait
scientifique avéré.
Le rapport du GIEC (Groupe Intergouvernemental d?Experts sur le Climat) de 2007 synthétise ainsi l?état des
connaissances :
- « Le changement climatique est sans équivoque. On note déjà, à l?échelle du globe, une hausse des températures
moyennes de l?atmosphère et de l?océan, une fonte massive de la neige et de la glace et une élévation du niveau
moyen de la mer [?]
- Les observations effectuées sur tous les continents et dans la plupart des océans montrent qu?une multitude de
systèmes naturels sont touchés par les changements climatiques régionaux, en particulier par la hausse des
températures [?]
- L?essentiel de l?élévation de la température moyenne du globe observée depuis le milieu du XXe siècle est très
probablement attribuable à la hausse des concentrations de GES anthropiques. Il est probable que tous les continents,
à l?exception de l?Antarctique, ont généralement subi un réchauffement anthropique marqué depuis cinquante ans. »
L?organisation météorologique mondiale indique par ailleurs fin 2011 que les treize années les plus chaudes jamais
enregistrées sont comprises dans les quinze dernières années.
Qu?est-ce que l?effet de serre ?
L?effet de serre est le phénomène par
lequel la température de l?atmosphère
terrestre permet de se maintenir dans une
moyenne de 15°C. Sans ce phénomène, la
température moyenne à l?échelle du globe
serait de -18 °C. Le processus de
réchauffement est comparable à celui
d?une serre : une partie du rayonnement
solaire est capturée dans l?atmosphère par
l?action des « gaz à effet de serre » (GES)
qui accumulent la chaleur. Plus leur
concentration est élevée, plus l?effet de
serre est important et plus la température
est elle-même élevée.
Bien que naturellement présents dans l?atmosphère, les gaz à effet de serre ont vu leurs concentrations fortement augmenter
depuis le début de la révolution industrielle. Parmi la dizaine de gaz à effet de serre, les trois principaux sont le dioxyde de
carbone (CO2), les oxydes d?azote (NOx) et le méthane (CH4) émis principalement par la combustion d?énergie fossile et les
activités agricoles.
Pour en savoir plus : www.developpement-durable.gouv.fr/-Effet-de-serre-et-changement-.html
Le GIEC propose plusieurs scénarios d?évolution des émissions de gaz à effet de serre à l?échelle mondiale et montre que
l?augmentation de la température moyenne à l?échelle du globe sera comprise entre +1°C et + 6°C selon les scénarios
d?émissions de gaz à effet de serre (GES). Les conséquences attendues de ces évolutions du climat sont nombreuses et
pour la plupart graves : augmentation du niveau de la mer menaçant les zones littorales, modifications du climat affectant la
production agricole, la santé humaine, etc.
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Du point de vue énergétique, les tensions actuelles ont des raisons structurelles et l?épuisement des ressources n?est plus
un horizon si lointain. Entre temps, les prix vont continuer de grimper. Des menaces de toutes sortes en résultent sur la paix,
le développement, l?emploi, la cohésion sociale, le confort de vie, etc.
1.2- Des politiques énergie-climat aux multiples bénéfices
Les années 70 ont été marquées par une crise énergétique majeure. Les années 90 ont mis en évidence la crise climatique.
Les premières décennies du XXIe siècle sont marquées par les deux à la fois : crise climatique et crise énergétique se
conjuguent. Plutôt que de subir, il est intéressant d?anticiper et de prendre ces nouveaux défis comme des opportunités,
plutôt que comme une charge supplémentaire. Réduire nos consommations d?énergie, développer les énergies
renouvelables, réduire nos émissions de gaz à effet de serre et adapter notre territoire aux mutations climatiques sont en
effet des politiques à dividendes multiples ayant des impacts aux niveaux économique, social et environnemental.
Garantir le développement économique régional et l?emploi
Mieux et moins consommer d?énergie, c?est remplacer de l?énergie importée par de l?intelligence humaine grâce à une
généralisation des postes d?« économes de flux », c?est en particulier créer des emplois dans le bâtiment. Utiliser des
ressources locales, c?est permettre des activités nouvelles, non délocalisables.
En prévoyant les adaptations nécessaires, on se prémunit contre d?éventuels sinistres économiques : qu?adviendra-t-il d?un
territoire, agricole ou touristique, dont l?économie est directement dépendante de sa ressource en eau si cette dernière
s?amenuise ou se dégrade ?
Lutter contre la précarité énergétique
Réduire la pauvreté est un enjeu majeur. Limiter la précarité énergétique est une nécessité absolue si l?on veut permettre
l?accès à un confort minimal à chacun. Les solutions durables passent par exemple par des logements à très faible
consommation, très bien isolés, qui complètent l?action sociale.
Réduire la vulnérabilité énergétique et climatique de notre région
Protéger les citoyens contre les aléas est une priorité des autorités publiques. Consommer moins et utiliser des ressources
renouvelables protègent des prix élevés de l?énergie et des crises d?approvisionnement. Adapter le territoire aux risques
climatiques, c?est renforcer sa résilience vis-à-vis des aléas climatiques et c?est protéger les citoyens et les activités contre
les aléas.
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1.3- Des objectifs ambitieux aux plans national, européen et international
La lutte contre le changement climatique est une de priorités de la France. Dans le cadre de la loi de programme fixant les
orientations de la politique énergétique (loi POPE du 13 juillet 2005), la France s?est dotée d?un objectif d?une division par
quatre de ses émissions de GES à l?horizon 2050 (objectif dit du facteur 4). Cet objectif a depuis été réaffirmé dans le cadre
de l?article 2 de la loi du 3 août 2009 relative à la mise en oeuvre du Grenelle de l?environnement (loi Grenelle 1).
Au niveau international, la France s?est engagée dans le cadre du protocole de Kyoto à stabiliser ses émissions de GES sur
la période 2008-2012 par rapport au niveau des émissions de 1990.
Au niveau communautaire, la directive 2006/32/CE du 5 avril 2006 relative à l?efficacité énergétique dans les utilisations
finales et aux services énergétiques (directive ESD) a fixé, pour chaque pays européen, un objectif indicatif d?économie
d?énergie à l?horizon 2016. La France s?est ainsi engagée à réaliser 12 Mtep d?économies d?énergie d?ici à 2016, avec une
cible intermédiaire de 5 Mtep en 2010.
Composé d?un ensemble de textes législatifs adoptés en décembre 2008 sous la présidence française du Conseil de l?Union
européenne, le paquet énergie-climat fixe un objectif européen commun dit des « 3 x 20 » qui consiste, d?ici à 2020, à :
- diminuer de 20 % les émissions de GES par rapport à 1990 ;
- porter la part d?énergies renouvelables dans la consommation énergétique finale à 20 % ;
- améliorer de 20 % l?efficacité énergétique de l?Union européenne (par rapport à 2006).
Dans ce cadre, la France s?est engagée à atteindre 23 % d?énergie renouvelable dans sa consommation d?énergie finale en
2020 et à réduire de 14 % entre 2005 et 2020 les émissions de GES des secteurs non soumis à la directive européenne
2003/87/CE établissant un système d?échange de quotas d?émission de GES (directive SCEQE).
Au niveau national, lors de la conférence environnementale des 14 et 15 septembre 2012, la décision de réduire de 75 % à
50 % de la part du nucléaire dans la production d?électricité en 2025, a été annoncée.
1.4- Une mobilisation à toutes les échelles
Pour répondre à de tels enjeux et atteindre ces objectifs, les collectivités sont (et se sont) également mobilisées. Elles sont
incitées depuis le plan climat national de 2004 à élaborer des plans climat territoriaux déclinant dans leurs compétences
propres une véritable politique climatique et énergétique locale. Plus de 200 plans climat-énergie territoriaux sont aujourd?hui
élaborés ou en cours d?élaboration, que ce soit au niveau régional, départemental ou à l?échelle des grandes
agglomérations. Ces plans abordent principalement la lutte contre le changement climatique à travers l?urbanisme et
l?aménagement, l?amélioration de l?efficacité énergétique des transports et des bâtiments, et le développement des énergies
renouvelables.
Les lois Grenelle 1 et 2 ont généralisé cette démarche et rendu obligatoire l?approbation d?un plan climat-énergie territorial
(PCET) pour les collectivités de plus de 50 000 habitants avant le 31 décembre 2012. Ce PCET s?appuie sur la réalisation,
également obligatoire, d?un bilan des émissions de gaz à effet de serre liées au patrimoine et à l?exercice des compétences
de la collectivité.
La loi Grenelle 2 (article 68) a également renforcé l?articulation et la cohérence des actions à chaque échelle de territoire en
définissant un nouveau cadre de référence stratégique régional avec les schémas régionaux du climat, de l?air et de l?énergie
(SRCAE) que les conseils régionaux et l?État doivent réaliser. Ces schémas, coélaborés par les préfets de région et les
présidents des conseils régionaux, définissent les orientations régionales et stratégiques en matière de réduction des
émissions de gaz à effet de serre, de lutte contre la pollution atmosphérique, d?amélioration de la qualité de l?air, de maîtrise
de la demande énergétique, de développement des énergies renouvelables et d?adaptation au changement climatique.
Élaborés en concertation avec l?ensemble des acteurs locaux, ils définissent la contribution de chaque région et de ses
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territoires à l?atteinte des objectifs nationaux et internationaux de la France, notamment en matière de réduction des
émissions de gaz à effet de serre et de développement des filières d?énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque, solaire
thermique, géothermie, hydraulique, biomasse). Cinq années après son adoption, une évaluation de la mise en oeuvre du
schéma est réalisée et, si les indicateurs de suivi font apparaître que tout ou partie des objectifs ne pourra être
raisonnablement atteint à l?horizon retenu, le préfet de région et le président du Conseil régional engagent la révision du
schéma. Les PCET doivent être compatibles avec les orientations et les objectifs du SRCAE.
Ces obligations législatives ont été précisées dans deux décrets fondateurs :
- le décret n° 2011-678 du 16 juin 2011 relatif aux schémas régionaux du climat, de l?air et de l?énergie,
- et le décret n°2011-829 du 11 juillet 2011 relatif au bilan des émissions de gaz à effet de serre et au plan climat-énergie
territorial.
Excepté pour son annexe relative à l?éolien (qui arrête les zones en dehors desquelles le tarif d?achat bonifié de l?électricité
éolienne ne pourra plus être accordé), le SRCAE est décrit comme un document d?orientations, non prescriptif.
Le SRCAE remplace le plan régional de la qualité de l?air (PRQA), instauré par la loi n°96-1236 du 30 décembre 1996 sur
l?air et l?utilisation rationnelle de l?énergie (Loi Laure) et vaut schéma régional des énergies renouvelables prévu par l?article
19 de la loi n°2009-967 du 3 août 2009, dite Grenelle 1.
L?instauration du SRCAE permet de renforcer l?articulation entre les orientations nationales, régionales et locales sur les
enjeux du climat, de l?air et de l?énergie par l?instauration de relations de prises en compte et de compatibilité résumées dans
la figure ci après :
Définition des notions de compatibilité,
de prise en compte et de conformité
Conformité : obligation de stricte
identité, l?acte subordonné ne doit pas
s?écarter de la norme supérieure.
Compatibilité : obligation de non
contrariété, possibilité de divergence
entre les deux documents mais à
condition que les options fondamentales
ne soient pas remises en cause par le
document devant être compatible.
Prise en compte : obligation de ne pas
ignorer, possibilité de déroger pour un
motif justifié.
Ce schéma est un document stratégique qui a vocation à définir de grandes orientations. Les actions qui en découlent
relèvent des collectivités territoriales au travers des Plans climat-énergie territoriaux (PCET) et des Plans de déplacements
urbains (PDU) qui devront être compatibles aux orientations fixées par le SRCAE. À leur tour, les PCET seront pris en
compte dans les documents d?urbanisme. Cet ensemble de planification régionale et locale aura ainsi un impact sur
l?aménagement du territoire.
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Les PCET
Le PCET est un projet territorial de développement durable dont la finalité première est la lutte contre le changement climatique.
Institué par le Plan climat national et repris par la loi Grenelle 1 et la loi Grenelle 2, il constitue un cadre d?engagement pour le
territoire.
Le PCET vise deux objectifs :
- l?atténuation, il s?agit de limiter l?impact du territoire sur le climat en réduisant les émissions de GES dans la perspective du
facteur 4 (diviser par 4 ces émissions d?ici 2050) ;
- l?adaptation, il s?agit de réduire la vulnérabilité du territoire puisqu?il est désormais établi que les impacts du changement
climatique ne pourront plus être intégralement évités. Le PCET vient s?intégrer au projet politique de la collectivité. Si un
Agenda 21 local pré-existe, le PCET en renforce le volet « Energie-Climat »
De nouveaux PCET seront développés avant 2013 comme l?impose la loi Grenelle 2 (Art. L. 229-26) : « les départements, les
communautés urbaines, les communautés l?agglomération ainsi que les communes ou communautés de communes de plus de
50 000 habitants doivent avoir adopté un plan climat-énergie territorial pour le 31 décembre 2012. »
Pour construire leur PCET, il est recommandé aux collectivités de prendre connaissance du guide élaboré par l?ADEME
« Construire et mettre en oeuvre un Plan climat-énergie territorial » (www.pcet-ademe.fr) et d?examiner les actions proposées par
les démarches « climat pratic » (www.climat-pratic.fr) et « Cit?ergie » (www.citergie.ademe.fr) répondant aux orientations du
SRCAE.
1.5- L?élaboration et la structure du SRCAE des Pays de la Loire
1.5.1- Modalités d?élaboration
Les travaux d?élaboration du SRCAE des Pays de la Loire ont été lancés le 6 juin 2011 avec la première réunion du comité
régional du climat, de l?air et de l?énergie (CRCAE) co-présidé par le préfet de région et le président du Conseil régional.
Les travaux se sont déroulés de juillet 2011 à mars 2012 au sein de 13 ateliers thématiques et transversaux animés par la
DREAL, les services du Conseil régional et l?ADEME. Chacun de ses ateliers a réuni une à plusieurs dizaines de participants
issus de la société civile, des collectivités territoriales, du monde professionnel, des administrations?
Les participants aux ateliers ont été sollicités pour contribuer à la formulation du diagnostic et à la construction de l?objectif
par des échanges en séance voire par la production de contributions écrites. Le degré d?implication des différents acteurs,
au cours des échanges en ateliers comme à travers les contributions écrites témoigne de la très forte importance accordée à
la démarche.
Les supports des travaux sont téléchargeables sur la plateforme extranet dédiée à l?élaboration du SRCAE à l?adresse :
http://extranet.schemas-regionaux-pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
avec les identifiants suivants : utilisateur : schemas-reg-pdl / mdp : SCHEM@S-REG.
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http://www.pcet-ademe.fr/sites/default/files/Le%20guide%20pcet.pdf
1.5.2- Structure et contenu du document
Le SRCAE des Pays de la Loire comportera trois documents :
- le document « coeur »,
- le rapport,
- et l?annexe « schéma régional éolien terrestre », pour laquelle la consultation du public s?achèvera fin octobre 2012.
Le « rapport » du schéma régional présente et analyse la situation régionale dans les domaines du climat, de l?air et de
l?énergie et les perspectives de leur évolution aux horizons 2020 et 2050. Il comprend :
- un inventaire des émissions directes de gaz à effet de serre,
- un bilan énergétique régional présentant la consommation énergétique finale et l?état de la production des énergies
renouvelables,
- une évaluation des potentiels d?économie d?énergie, d?amélioration de l?efficacité énergétique et de maîtrise de la
demande énergétique ainsi que des gains d?émissions de gaz à effet de serre correspondants,
- une évaluation du potentiel de développement de chaque filière d?énergies renouvelables,
- une analyse de la vulnérabilité de la région aux effets des changements climatiques, qui identifie les territoires et les
secteurs d?activités les plus vulnérables et définit les enjeux d?adaptation auxquels ils devront faire face,
- un inventaire des principales émissions des polluants atmosphériques ainsi qu?une estimation de l?évolution de ces
émissions, cet inventaire s?accompagne d?une évaluation de la qualité de l?air ainsi qu?une estimation de l?évolution de
cette qualité.
En Pays de la Loire, les valeurs chiffrées utilisées dans le rapport correspondent principalement à l?année 2008, dernière
année où les émissions de gaz à effet de serre régionales ont été évaluées. Les principales sources mobilisées sont :
- l?inventaire Basemis pour les émissions de gaz à effet de serre et les émissions de polluants atmosphériques ; cette
source est développée par Air Pays de la Loire,
- les statistiques régionales fournies par le SOeS (service statistique du ministère du développement durable),
- et l?étude régionale sur l?énergie et l?effet de serre, menée par le cabinet Explicit et publiée en 2009.
Sur la base du rapport, le document « coeur », qui constitue le document d?objectifs et orientations au sens du décret,
définit :
- des objectifs et des orientations ayant pour objet la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l?amélioration du
bilan énergétique régional,
- des objectifs quantitatifs et des orientations concourant au développement de la production d?énergie renouvelable,
- des orientations visant à adapter le territoire régional aux effets du changement climatique,
- des orientations destinées à réduire la pollution atmosphérique afin de respecter les objectifs de qualité de l?air.
L?annexe intitulée « schéma régional éolien terrestre » (SRE) identifie, au sein du territoire régional, les zones favorables
au développement de l?énergie éolienne compte-tenu du potentiel du vent d?une part et, d?autre part, des contraintes
techniques, des servitudes réglementaires et des facteurs environnementaux (paysages, patrimoine, biodiversité). Le SRE
propose en outre l?objectif chiffré de développement de l?éolien terrestre à l?horizon 2020 pour la région.
Le projet de SRE est téléchargeable sur le site de la DREAL.
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http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/consultation-publique-sur-le-r992.html
Méthodologie générale de fixation des objectifs
La méthode générale de fixation des objectifs et orientations est de type « bottom-up » : la valorisation maximale du potentiel
régional dans des conditions acceptables sur les plans économique, environnemental, sociologique,? est recherchée.
Dans chaque domaine, les travaux ont brossé les évolutions tendancielles avant de passer en revue les secteurs ou
pratiques offrant des gisements de progrès. Pour chaque piste identifiée :
- le gisement théorique offert par le territoire régional a été estimé,
- des points de vigilance et les facteurs de réussite ont été identifiés,
- avant que ne soit évalué le gisement mobilisable à l?horizon 2020.
Ce gisement mobilisable correspond en pratique à l?objectif affiché dans le schéma. Ce dernier est ensuite comparé aux
objectifs nationaux afin de situer l?ambition de la région en la matière mais il n?en constitue pas une simple déclinaison par
un facteur de proportionnalité démographique, surfacique ou socio-économique par exemple.
La détermination de ces objectifs régionaux, domaine par domaine, revient à construire, toutes choses égales par ailleurs,
un scénario volontariste pour notre région. Les évolutions nationales et internationales, notamment les variations du prix du
baril ou l?introduction d?une taxe carbone sont de nature à modifier profondément la trajectoire énergie-climat de notre région
mais relèvent de niveaux décisionnels supra régionaux. Elles n?ont donc pas fait l?objet d?hypothèses de variation forte d?ici à
l?horizon 2020, le SRCAE se voulant avant tout la traduction d?une vision ambitieuse de la trajectoire énergie-climat de notre
région avec les moyens et les politiques actuelles, cette vision s?imposant ensuite aux PCET.
Les circonstances à venir peuvent ainsi grandement accentuer le virage pris par notre région dans sa consommation
d?énergie et ses émissions de gaz à effet de serre. Par exemple, à l?heure actuelle et selon le prix actuel de l?énergie, les
travaux d?isolation d?une maison individuelle construite au début des années 70 (isolation intérieure des murs et des
combles, installation d?une VMC double flux et changement des fenêtres), représentent un investissement de l?ordre de
20 000 et permettent une économie annuelle de l?ordre de 1¤ 350 ¤, ces travaux sont ainsi rentabilisés en 15 ans environ
(à coût de l?énergie constant). Si en 10 ans, le prix de l?énergie progresse régulièrement pour doubler, tripler voire
quadrupler, le retour sur investissement est atteint au bout de respectivement 10, 8 ou 7 ans. Ainsi, s?il est nécessaire
d?accorder une attention particulière à la population la plus précaire pour laquelle ces investissements sont hors d?atteinte
bien que rentables, il est envisageable que le renchérissement de l?énergie emporte la décision de réaliser des travaux
pour le reste de la population, pour peu qu?une information claire soit disponible et que le secteur de la construction soit
prêt à engager ce grand chantier de la rénovation thermique.
La même logique peut être développée dans les différents secteurs de consommation et à cet égard, certaines ambitions
affichées peuvent paraître modestes car n?intégrant pas ces évolutions qui pourraient se révéler majeures. Toutefois, la
volonté qui a sous-tendu l?exercice a été de mettre en évidence des objectifs qui apparaissent aujourd?hui atteignables pour
que tous les efforts nécessaires soient entrepris dès à présent.
La réflexion nécessaire à l?élaboration du SRCAE en Pays de la Loire a été essentiellement centrée sur l?horizon 2020 :
moins de 8 ans nous séparent de cette échéance et les moyens à notre disposition pour atteindre les objectifs nationaux du
3 × 20 existent pour nombre d?entre eux. Il est par ailleurs très important de limiter au maximum nos émissions dès
aujourd?hui, étant donné la grande durée de vie des gaz à effet de serre dans l?atmosphère. L?horizon 2050 a ainsi fait l?objet
d?une simple approche visant à mesurer l?ampleur de la marche à franchir d?ici à l?horizon de l?objectif « facteur 4 » et à
mettre d?ores et déjà en perspective les évolutions ultérieures à amorcer.
Formulation des orientations
Pour mettre en évidence les orientations et les objectifs directement utilisables par les différents acteurs, notamment par les
collectivités locales dans l?élaboration de leur PCET, une attention particulière a été apportée à la présentation du document
« coeur ». Ce dernier comporte un certain nombre de recommandations à caractère général avant d?aborder chacun des
domaines couverts par le SRCAE. Pour chacun d?eux, la stratégie générale visée est présentée dans sa globalité et les
objectifs chiffrés, directement issus des travaux détaillés dans le rapport, sont rappelés synthétiquement. Visant à mettre en
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oeuvre cette stratégie, les orientations portées par le schéma sont ensuite réparties en trois familles, en fonction de leur
objet :
- les « orientations ayant trait à la sensibilisation, la mobilisation et la communication » rassemblent les messages qu?il
convient de porter collectivement,
- les autres « orientations ayant trait aux politiques territoriales » regroupent les autres recommandations qui concernent
les acteurs locaux, au premier rang desquels les collectivités locales,
- enfin, les « orientations ayant trait à l?amélioration de la connaissance » dressent la liste des connaissances nouvelles
dont on a besoin pour faire progresser le domaine.
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1- Premier axe de travail des ateliers :
agir pour la sobriété et l?efficacité énergétiques,
réduire les émissions de gaz à effet de serre
1.1- Agriculture
Le secteur agricole occupe 73 500 personnes soit 5 % des emplois régionaux, contre 3,1 % sur le territoire français. La
région Pays de la Loire est considérée comme la deuxième région agricole française, avec un secteur de l?élevage
prédominant (élevage bovin en particulier). On recense 34 300 exploitations agricoles dont 1 600 de type « biologique » (2e
rang national).
Sur les vingt dernières années, le nombre d?exploitations agricoles a diminué de 60 % alors que la superficie moyenne a
augmenté de 27 ha en 1963 à 63 ha en 2010.
En 2008, le secteur agricole a consommé 394 ktep d?énergie, soit 5 % des consommations régionales totales. Les émissions
de GES générées par ce secteur s?élèvent à 9,7 Mt équivalent CO2, soit 30 % des émissions de la région.
Les sources d?énergie les plus consommées restent, de loin, les produits pétroliers, 4 à 5 fois plus utilisés que le gaz naturel
et le charbon. L?électricité est plutôt moins utilisée en région (9 % de la consommation finale) qu?au plan national (15 %).
Émissions de GES de l?agriculture
L?agriculture constitue un secteur singulier dans la mesure où la majorité
des gaz à effet de serre émis sont d?origine non-énergétique.
Les émissions de gaz à effet de serre liées à l?usage de l?énergie
(chauffage des bâtiments d?élevage, engins agricoles,?) ne représentent
que 12 % des émissions du secteur.
L?élevage représente plus de la moitié des émissions agricoles de la
région avec 5,25 Mt équivalent CO2. Les émissions issues de l?élevage
proviennent à 65 % de la fermentation entérique et à 35 % des
déjections animales.
Les rejets de GES des terres cultivés ont pour cause principalement les
cultures avec engrais (2/3 des émissions liés aux cultures) qui produisent
une importante quantité de protoxyde d?azote (N2O).
L?agriculture comme la sylviculture ont un rôle à jouer dans le captage du dioxyde de carbone par les sols et les arbres.
Selon l?usage qui est fait des sols, on peut estimer les quantités de gaz à effet de serre ?piégées?: c?est le cas par exemple
des prairies permanentes ou des surfaces boisées, ou au contraire ?libérées? lors d?un changement d?usage des sols :
défrichement, récolte de bois,?
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5%
Consommation d'énergie annuelle : 400 ktep
(2008)
30%
Emissions annuelles de GES : 9,7 MteqCO2
(2008)
Emissions de GES par activités
54%
34%
12%
Elevage Culture Com bus tion
bâtiment
transport
industrie
agriculture
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On s?attache généralement à évaluer cette contribution en estimant le solde lié à l?utilisation des terres, à leur changement et
à la forêt, (secteur dit de l?UTCF, cf. glossaire). En 2007, ce solde a été estimé positif, le puits de carbone UTCF est évalué à
1,143 Mt équivalent CO2 (source CITEPA, inventaire 2007 publié en 2010).
1.1.1- Stratégie générale / orientations structurantes.
Le secteur de l?agriculture doit contribuer à l?atteinte des objectifs généraux de réduction des consommations énergétiques
et des émissions de gaz à effet de serre définis lors du Grenelle de l?environnement. Il doit également participer au
développement des énergies renouvelables et prévoir son adaptation aux changements climatiques.
Des objectifs plus spécifiques étaient ressortis des commissions de concertation du Grenelle, contribuant directement ou
indirectement à la maîtrise des consommations d?énergie et des émissions de GES, ainsi qu?à l?amélioration de la qualité de
l?air, ils sont inscrit dans la loi Grenelle 1 du 3 août 2009 :
- atteindre un taux de 30% d?exploitations agricoles à faible dépendance énergétique d?ici 2013 ;
- développer l?agriculture biologique : 6% des surfaces utiles en 2012, puis 20% en 2020 ;
- développer une démarche de certification environnementale propre à la filière agricole afin que 50% des exploitations
puissent y être engagées en 2012 ;
- réduire si possible de 50% l?utilisation des pesticides d?ici 2018 (plan Ecophyto) ;
- former au moins 20% des agriculteurs d?ici 2012 aux pratiques économes en intrants et économiquement viables.
L?agriculture représente une faible part des émissions régionales de GES d?origine énergétique mais des marges de progrès
existent et méritent d?être mobilisées pour réduire la consommation d?énergie directe (fuel et électricité) dans les bâtiments
et les équipements. En effet, si cette réduction aura un impact limité à l?échelle des émissions régionales, elle est un facteur
important pour améliorer la résilience des exploitations agricoles aux fluctuations du coût de l?énergie et aux crises
conjoncturelles.
Concernant les émissions de gaz à effet de serre non énergétiques :
- les pistes de progrès portant sur les émissions entériques sont très réduites. Elles portent sur le confinement des
animaux et une alimentation à base de grains, au détriment des éléments grossiers cellulosique (foin). Elles
conduiraient à une réduction du pâturage et des prairies de fauche au profit des céréales et aliments importés. Ainsi, la
réduction des émissions de méthane irait à l?encontre des objectifs régionaux portés par ailleurs, en faveur de
l?autonomie fourragère des exploitations et des systèmes d?élevage herbagers, qui représentent une filière majeure de
l?agriculture régionale et jouent un rôle important dans la préservation de la biodiversité, de la qualité des eaux et le
stockage du carbone par les prairies permanentes.
- en revanche, des marges de progrès peuvent être identifiées sur les autres GES émis par l?agriculture, en particulier le
N2O :
- par la promotion des bonnes pratiques de fertilisation et de gestion des éleva ges : des actions en faveur de la
réduction de l?impact sur la qualité de l?air peuvent être développées (couverture des fosses, types d?effluents
produits, méthodes d?épandage), en complémentarité et en coordination avec les programmes existants portant
principalement sur l?impact des pratiques sur la qualité de l?eau (exemple notamment des programmes d?actions
pris en application de la directive Nitrates) ;
- par la valorisation des digestats de méthanisation , dont l?azote, plus minéralisé que dans les effluents bruts, est
plus rapidement disponible pour les cultures et donc moins exposé au risque d?entrainement dans les eaux par
lessivage des sols. La méthanisation présente ainsi une opportunité pour réduire l?usage d?engrais azotés
minéraux tout en réduisant la sensibilité des exploitations aux fluctuations du coût de l?énergie ;
14/74
- par le développement des systèmes économes en intrants : la réduction de l?usage des produits phytosanitaires
portée par le plan Ecophyto 2018 passe par des systèmes de cultures également plus économes en fertilisants et
en énergie (cf scénarii Ecophyto RetD) ;
- par l?optimisation des prairies , qui contribue à développer l?autonomie fourragère par rapport à l?achat d?aliments
externes.
Toutes ces pistes ont été reprises dans le plan régional d?agriculture durable (PRAD) élaboré concomitamment au SRCAE et
approuvé en commission régionale de l?économie agricole et du monde rural le 22 mars 2012.
1.1.2- Freins, points de vigilance et facteurs de réussite
L?efficacité énergétique : un intérêt financier pour les agriculteurs
L?amélioration de l?efficacité énergétique (réduction de la consommation énergétique et utilisation d?énergie renouvelable)
rejoint pleinement les intérêts économiques de l?ensemble des filières (dépendance vis-à-vis du coût des intrants). Les
fluctuations du coût de l?énergie et les crises conjoncturelles contribuent à la prise de conscience de l?importance d?une
bonne efficacité énergétique .
La production d?énergie à partir de biomasse peut aussi rejoindre ces intérêts économiques, à condition d?être mise en
oeuvre à une échelle territoriale adaptée, pour assurer la rentabilité des projets.
Un contexte réglementaire incitatif mais une mise en oeuvre complexe
Des marges de progrès existent sur certains facteurs d?émission de GES non énergétiques tels que la gestion des effluents
d?élevage ou le travail du sol (gestion des résidus de cultures, engrais minéraux). La réglementation existante au titre de la
directive Nitrates encadre déjà fortement les conditions de fertilisation par rapport aux enjeux de qualité de l?eau ; les
évolutions de cette réglementation sont traitées par ailleurs ; des progrès restent possibles sur les rejets dans l?air en termes
de type d?effluents produits, de stockage des effluents et de conditions d?épandage.
À noter cependant que les pratiques de production sont difficiles à modifier : échelle de temps différente entre les exigences
économiques (temps de retour sur investissement raisonnable) et les modifications de pratiques à opérer ;difficulté de
maîtrise de certaines techniques ou pratiques économes en énergie (suppression du labour, limitation de l?utilisation des
engrais?), difficulté à intégrer l?ensemble des problématiques environnementales (qualité de l?eau et biodiversité) et
énergétiques, certaines pratiques pouvant avoir des effets contraires sur les différents enjeux.
Une évolution attendue des comportements alimentaires
L?évolution de la demande des consommateurs en matière de produits alimentaires va être un paramètre déterminant pour
les différentes filières agricoles. La diminution progressive de la part de protéines animales dans la ration alimentaire
moyenne, au profit de protéines végétales est une hypothèse forte étudiée dans divers scenarii nationaux.
De la même manière, l?obligation réglementaire faite à la restauration collective d?introduire progressivement une part de
denrées issues de l?agriculture biologique aura une influence sur le développement de modes productifs moins
consommateurs directs ou indirects d?énergie.
Ces évolutions seront à suivre au cours des prochaines années.
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1.1.3- Synthèse des objectifs chiffrés régionaux
Les objectifs proposés se fondent :
- pour la partie énergétique sur l?expertise développée par les différentes filières professionnelles qui ont évalué un
certain nombre de pistes de progrès et de gain possible (chauffage et aération des bâtiment, blocs de traite, machines
agricoles,... )
- pour la partie non énergétique, sur une gestion mieux maîtrisée des pratiques agricoles (utilisation des intrants,...), les
marges de manoeuvre concernant les émissions entériques apparaissant actuellement limitées.
Objectif en termes de gain en efficacité énergétique : - 20 % par rapport au tendanciel, soit une consommation du secteur de
l?ordre de 350 ktep à horizon 2020.
Objectifs en termes de baisse des émissions de gaz à effet de serre :
- pour les GES d?origine énergétique: -20% par rapport à 1990
- pour les GES d?origine non énergétique: -10% par rapport à 1990
soit des émissions 2020 pour le secteur agricole de l?ordre de : 8,5 MteqCO2. (estimation 1990 : 9,6 MteqCO2).
1.1.4- Orientations ayant trait à la sensibilisation et la mobilisation
- Développer l?information du secteur agricole, sur les technologies, méthodes et solutions de maîtrise de leurs
consommations d?énergie disponibles avec des données financières (temps de retour sur investissement, aides au
financement, appels à projets nationaux ou régionaux,...).
- Assurer un suivi régulier des actions conduites au sein des exploitations agricoles pour enrichir l?expertise collective.
Favoriser les échanges d?expérience et de bonnes pratiques entre professionnels.
- Faire mieux connaître le dispositif des certificats d?économies d?énergie et les opérations standardisées
- Encourager les démarches globales, intégrées, de maîtrise énergétique pouvant aller jusqu?à l?autonomie énergétique
- Mieux intégrer les enjeux liés à l?énergie dans les formations aux métiers agricoles.
- Inciter aux bonnes pratiques de fertilisation et de gestion des effluents d?élevage, encourager la valorisation des
digestats de méthanisation en substitution d?engrais minéraux, développer des systèmes de cultures économes en
intrants (autonomie fourragère, réduction de l?usage des phytosanitaires...).
- Mieux communiquer auprès des consommateurs: valoriser les pratiques économes en énergie et réduisant les
émissions de GES, via la certification environnementale des exploitations par exemple, communiquer sur les légumes
de saison et les circuits courts pertinents.
1.1.5- Orientations ayant trait aux politiques territoriales
- Développer les activités concourant au stockage du carbone en préservant et en renforçant le rôle des prairies
permanentes et des éléments arborés : préservation des prairies permanentes et des zones humides, restauration du
bocage (en lien avec les objectifs du SRCE), boisement des délaissés agricoles, développement des systèmes
agroforestiers en lien avec les objectifs du SRCE et les orientations« bois-énergie » du SRCAE.
- Favoriser les rapprochements entre producteurs et consommateurs d?énergie (projets territoriaux de production
d?énergie, développement de réseaux de chaleur,...) ou de biens de consommation (circuits courts).
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1.1.6- Orientations ayant trait à l?amélioration des connaissances
- Mettre en place de façon concertée avec les acteurs régionaux (représentants du monde agricole, des collectivités, des
associations, des services de l?Etat) l?outil CLIMAGRI (développé par l?ADEME) permettant d?évaluer différents scenarii
d?évolutions des pratiques agricoles et leurs impacts en terme de consommation d?énergie et d?émissions de gaz à effet
de serre.
- Poursuivre les pistes de réflexion sur la filière bovine et l?alimentation animale permettant de limiter les émissions
entériques, dans le respect des enjeux environnementaux (préservation des systèmes herbagers,...).
- Effectuer une veille sur les modes d?alimentation des populations qui auront un impact sur la demande en produits
agricoles.
- Mener une réflexion sur un indicateur de performance pertinent (indicateur d?efficacité ou d?efficience) permettant de
mesurer les progrès réalisés par l?agriculture régionale tenant compte par exemple des populations nourries ou de la
ration protéique produite (réflexions en cours menées par la Chambre régionale d?agriculture sur l?indicateur Perfalim).
1.1.7- Indicateurs
unité déclinaison objectifs 2020
Consommation d?énergie finale du secteur
agricole ktep type d?énergie, évolution annuelle 350 ktep
Émissions territoriales de GES du secteur
agricole MteqCO2
évolution annuelle, part des GES énergétiques
et part des GES non énergétiques. 8,5 MteqCO2
Part d?énergie renouvelable produite et auto-
consommée par le secteur agricole ktep par type d?énergie, évolution annuelle -
1.1.8- Liens utiles
Site internet du ministère de l?agriculture
http://agriculture.gouv.fr/agriculture-energie-2030,1440
http://agriculture.gouv.fr/le-plan-performance-energetique
http://agriculture.gouv.fr/Produisons-autrement
Site internet de l?association Solagro http://www.solagro.org
Site internet de l?association Aile http://www.aile.asso.fr
Site internet des chambres d?agriculture http://www.chambres-agriculture.fr
Pour aller plus loin
Des études nationales ont établi des scénarios d?évolution possible de l?agriculture à horizons 2030 ou 2050 (étude Solagro
2011 « AFTERRES 2050, étude prospective 2010 agriculture-énergie 2030 du ministère de l?agriculture) Selon les
différentes simulations, les émissions de GES du secteur agricole pourraient, au mieux, être divisées d?un facteur 2 d?ici
2050, en supposant une modification de nos régimes alimentaires (plus de céréales, fruits et légumes et moins de viande,
sucre ou lait) et des systèmes agricoles (utilisation différente des terres, réduction de l?élevage,...)
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http://www.chambres-agriculture.fr/
http://www.aile.asso.fr/
http://www.solagro.org/
http://agriculture.gouv.fr/Produisons-autrement
http://agriculture.gouv.fr/le-plan-performance-energetique
http://agriculture.gouv.fr/agriculture-energie-2030,1440
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1.2- Bâtiment
Le secteur du bâtiment représente, avec 3 739 ktep, 46 % de la consommation d?énergie finale en Pays de la Loire, ce qui
en fait le premier secteur de consommation et donc un secteur clé dans l?atteinte de nos objectifs globaux. L?énergie est
consommée à 70 % par le secteur résidentiel et à 30 % par le secteur tertiaire. Les bâtiments sont directement responsables
d?environ 17 % des émissions de GES sur le territoire (à hauteur de 5,7 Mt éq CO2).
Au niveau national, le secteur du bâtiment a été identifié comme un secteur clé dans l?atteinte des objectifs de réduction des
consommations d?énergie et de réduction des émissions de GES. Le plan bâtiment Grenelle prévoit notamment :
- de réduire les consommations d?énergie du parc des bâtiments existants d?au moins 38 % d?ici à 2020. À cette fin, l?État
se fixe comme objectif la rénovation complète de 400 000 logements chaque année à compter de 2013. Dans les
bâtiments publics, l?objectif est de réduire d?au moins 40 % les consommations d?énergie et d?au moins 50 % les
émissions de gaz à effet de serre d?ici 2020. Dans le logement social, l?objectif est de rénover 800 000 logements
sociaux les plus «énergivores » (supérieurs à 230 kWhep/m².an) d?ici 2020 ;
- d?inciter les acteurs de la formation professionnelle initiale et continue à engager un programme pluriannuel de
qualification et de formation des professionnels du bâtiment et de l?efficacité énergétique dans le but d?encourager
l?activité de rénovation du bâtiment, dans ses dimensions de performance thermique et énergétique, acoustique et de
qualité de l?air intérieur.
- Le secteur de la construction neuve est concerné par l?application de
réglementations thermiques (RT) qui se renforcent au fil des années.
Les exigences de la RT 2012, situées au niveau du label BBC (pour
bâtiment basse consommation) représentent une division par 3 des
consommations maximales admises par rapport à la RT 2005. Elles
seront applicables à tous les permis de construire déposés :
- à compter du 28 octobre 2011 pour certains bâtiments neufs du
secteur tertiaire et les bâtiments à usage d?habitation construits
en zone ANRU ;
- et à partir du 1er janvier 2013 pour tous les autres bâtiments
neufs à usage résidentiel.
Dès 2020, les exigences se renforceront encore avec la généralisation des
bâtiments à énergie positive. Toutefois, la construction neuve annuelle ne
représente qu?un faible pourcentage du parc déjà en place.
1.2.1- Stratégie générale / orientations structurantes
Les bâtiments existants doivent constituer la première des préoccupations, avant la construction neuve
Le gros du gisement d?économie d?énergie se trouve en effet dans le parc déjà construit, qui constitue une bonne partie du
cadre bâti de demain. Une très grosse masse de bâtiments est donc à rénover, l?innovation ayant toute sa place dans cette
évolution. Il convient de privilégier les solutions de rénovations globales visant à ?éteindre le gisement? d?économie
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17%
Emissions annuelles de GES : 5,7 MteqCO2
(2008)
46%
Consommation d'énergie annuelle : 3 740 ktep
(2008)
bâtiment
transport
industrie
agriculture
d?énergie.
Pour l?habitat, dans notre région et dans un premier temps, les attentions doivent préférentiellement se concentrer sur les
propriétaires occupants de logements individuels, et cela pour une triple raison :
- l?efficacité : le poids de ce segment (67 % des résidences principales en surface) fait des politiques qui le concerne des
leviers à haute portée ;
- la dimension sociale : la précarité énergétique concerne et concernera grandement les propriétaires occupants, 60 %
d?entre eux ont des ressources inférieures aux plafonds HLM ;
- l?aspect pratique : la décision de rénover est plus facile à prendre dans l?individuel que dans le logement collectif où les
modalités de fonctionnement des copropriétés posent des difficultés, de plus le propriétaire occupant sera d?autant plus
enclin à s?engager dans une rénovation qu?il bénéficie directement du retour sur investissement, contrairement au
propriétaire bailleur.
Pour les bâtiments à usage tertiaire, la loi Grenelle 2 qui prévoit, dans son article 3, des travaux obligatoires
d?amélioration de la performance énergétique avant fin 2020, devrait emporter la décision d?engagement des travaux.
L?évolution du secteur du bâtiment doit être corrélée au développement massif des énergies renouvelables
Bois bûche, réseau de chaleur, éolien domestique, géothermie, solaire thermique et solaire photovoltaïque sont autant de
solutions d?approvisionnement à étudier pour faire évoluer au mieux un projet de rénovation ou de construction neuve.
La réglementation, qui impose désormais dans certains cas, la réalisation d?études de faisabilité de l?approvisionnement en
énergies renouvelables, à l?échelle du bâtiment ou de l?opération d?aménagement, va favoriser cette évolution coordonnée.
Les objectifs régionaux de développement des énergies renouvelables sont détaillés en parties 8 et suivantes.
Le comportement des occupants est la 3e clé de diminution de la consommation d?énergie du secteur
La température de chauffe, la connaissance du fonctionnement des équipements, le choix des appareils électroménager,
sont par ailleurs des facteurs de gain très importants, à portée de main, sur lesquels il convient en dernier lieu de mener des
politiques actives.
1.2.2- Freins, points de vigilance et facteurs de réussite
La faveur du contexte économique est un facteur externe qui
détermine la mise en oeuvre des orientations du SRCAE car
influençant directement la possibilité ou la volonté d?investir
des maîtres d?ouvrage. L?augmentation du prix de l?énergie
par exemple peut constituer un facteur positif car déclenchant
les travaux de rénovation, tout comme un facteur négatif
aggravant les situations de précarité énergétique et réduisant
drastiquement les possibilités d?investissement.
La pérennité et la lisibilité des aides techniques et financières
sont des éléments sans lesquels le démarrage et la continuité
de l?effort de rénovation peuvent être compromis.
La question de l?adaptation de l?appareil de production à ce
chantier sans précédent est cruciale : la réponse en qualité et
en quantité que pourront apporter les professionnels du
bâtiment, quelle que soit leur place dans la filière, doit être
préparée.
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Les circonstances à venir peuvent grandement accentuer le
virage pris par notre région dans sa consommation d'énergie et
ses émissions de gaz à effet de serre. Par exemple, à selon les
prix actuels, les travaux d'isolation d'une maison individuelle
construite au début des années 70 (isolation intérieure des murs
et des combles, installation d'une VMC double flux et
changement des fenêtres), représentent un investissement de
l'ordre de 20000 et permettent une économie annuelle de ¤
l'ordre de 1350 , ces travaux sont ainsi rentabilisés en 15 ans ¤
environ. Si en 10 ans, le prix de l'énergie progresse
régulièrement pour doubler, tripler voire quadrupler, le retour sur
investissement est atteint au bout de respectivement 10, 8 ou 7
ans. Ainsi, s'il est nécessaire d'accorder une attention
particulière à une partie de la population pour laquelle ces
investissements sont hors d'atteinte bien que rentables, il est
envisageable que le renchérissement de l'énergie emporte la
décision de réaliser des travaux pour le reste de la population.
Impact de l'évolution du prix de l'énergie
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Enfin, pour les maîtres d?ouvrage publics au patrimoine bâti important, (conseils généraux, agglomération..), il faudra
prendre en compte le cycle électoral et les contraintes de délais introduites par les marchés publics pour accomplir de ce
grand chantier pour le calendrier 2020.
Le bâti ancien, défini dans les dispositifs réglementaires comme le bâti construit avant 1948, doit participer pleinement aux
économies d?énergie et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Cependant, ses qualités naturelles sont
souvent ignorées. Avant d?envisager ou d?entreprendre tous travaux d?amélioration, il est nécessaire de mieux le connaître.
1.2.3- Synthèse des objectifs chiffrés régionaux
La fixation des objectifs régionaux pour le secteur du bâtiment procède d?une étude des possibilités de rénovation de
l?existant ou de constructions neuves très performantes, segment de parc par segment de parc, en tenant compte des
priorités ci-avant énoncées. En distinguant les secteurs public et privé, tertiaire et résidentiel et les années de construction,
en comptant sur le volontarisme de tous mais en tenant compte des difficultés pratiques de mise en oeuvre, ont été
recherchés pour chaque strate de bâti un niveau de performance thermique qui peut être atteint après travaux (ou en
construction neuve) et la quantité de bâti qui peut être rénovée (ou la quantité de bâtiments neufs construite en sur-
performance). Grâce à cette approche, le niveau d?ambition qui peut raisonnablement être affiché pour le parc de bâtiments
régional est le suivant :
Consommation unitaire moyenne régionale :
- 145 kWhef/m²/an en 2020, soit -25 % par rapport à 2008,
- 101 kWhef/m²/an en 2050, soit -48 % par rapport à 2008.
Cela passe par exemple par la rénovation de presque 1 logement individuel occupé par son propriétaire sur 2 d?ici à 2020 et
70 % de ces logements d?ici à 2050.
Consommation d?énergie finale :
- 3 150 ktep en 2020, soit -15 % par rapport à 2008 et -22 % par rapport au scénario tendanciel,
- 2 950 ktep en 2050, soit -19 % par rapport à 2008 et -42 % par rapport au scénario tendanciel.
Émissions régionales directes de GES (scope 1) :
- 4,8 M teq CO2 en 2020, soit -14 % par rapport à 2008 (mais + 21 % par rapport à 1990)
- 4,2 M teq CO2 en 2050, soit -25 % par rapport à 2008.
Représentation des évolutions que représentent les objectifs unitaires et quantitatifs proposés (base 100 en 2008)
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situation actuelle 2008 objectifs 2020 objectifs 2050
0
25
50
75
100
énergie volume
énergie unitaire (ratio au m²)
gaz à effet de serre volume
gaz à effet de serre unitaire
(ratio par habitant)
facteur 4
B
as
e
10
0
en
2
00
8
1.2.4- Orientations ayant trait à la sensibilisation et à la mobilisation
- Mobiliser le citoyen, les jeunes générations et les réseaux associatifs par une information pédagogique et attractive :
- importance et possibilités d?engager des travaux de rénovation thermique,
- importance de l?efficacité dans le choix des appareils électroménagers, informatiques, ... ;
- incitation à la sobriété.
- Mobiliser les professionnels du bâtiment :
- formations (nouvelles techniques pour le neuf, intégration des énergies renouvelables....),
- capitalisation, retours d?expérience,
- coordination de tous les acteurs d?un chantier,
- qualité, labellisation.
- Mobiliser le secteur bancaire pour adapter l?offre de financement des travaux.
- Inciter à la rénovation en privilégiant l?isolation et en intégrant le confort d?été, sensibiliser à l?approche en coût global
(intégrer le temps de retour sur investissement),
- Promouvoir les dispositifs d?aides existants.
1.2.5- Autres orientations ayant trait aux politiques territoriales
- Inciter à la rénovation du parc bâti grâce aux aides financières nationales et locales.
- Privilégier et coordonner les dispositifs d?aide à la rénovation, notamment pour le propriétaire occupant de logement
individuel.
- Lutter contre la précarité énergétique.
- Renforcer l?exemplarité des maîtres d?ouvrage publics :
- rénover son propre parc,
- suivre et maîtriser ses consommations.
1.2.6- Orientations ayant trait à l?amélioration des connaissances
Mettre en place un dispositif d?observation annuel visant à :
- évaluer les consommations régionales corrigées des variations climatiques (c?est-à-dire, identifier dans les évolutions
annuelles de la consommation du secteur, la part de cette évolution qui est liée aux conditions météorologiques
particulières des années étudiées comme un hiver rigoureux ou particulièrement doux, de manière à bien cerner les
évolutions structurelles de la consommation du parc, comme la progression des rénovations ou l?évolution des
comportements des occupants)
- connaître le rythme des rénovations, le rythme de formations des professionnels,
- suivre le développement de l?intégration des filières d?énergies renouvelables (mettre en place un suivi des filières
aérothermie / géothermie, bois énergie, solaire thermique ; poursuivre le suivi de la filière photovoltaïque).
Connaître statistiquement les différences entre les consommations d?énergie réelles et les consommations théoriques
évaluées selon la méthode réglementaire (DPE et réglementations thermiques).
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1.2.7- Indicateurs
unité déclinaison objectifs 2020
consommation d?énergie finale du secteur du
bâtiment corrigée du climat
ktep
(tep/hab)
résidentiel / tertiaire, type d?énergie, évol
annuelle
3 150
(0,83 tep/ hab)
émissions territoriales de GES du secteur du
bâtiment (scope 1)
MteqCO2
(teqCO2/hab) résidentiel / tertiaire, évol annuelle 4,8
(1,3)
production d?énergie renouvelable liée au
bâtiment ktep par type d?énergie, évolution annuelle 450
1.2.8- Liens utiles
Site internet du ministère du développement
durable
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Batiment-et-
construction-.html
Site internet du ministère du développement
durable, rubrique dédié aux bâtiments existants http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Batiments-existants-.html
Site du plan bâtiment Grenelle http://www.legrenelle-environnement.fr/spip.php?
page=sommaire_plan_batiment
Centre de ressources du CERTU http://www.ressources-batiment-certu.fr
Site de simulation de calcul en coût global http://www.coutglobal.developpement-durable.gouv.fr/
Rubrique bâtiment du site de l?ADEME national
et local
http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-
1&cid=96&m=3&catid=12624
http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-dintervention/batiment/contexte-
regional
Pour aller plus loin
Pour s?orienter vers une réduction significative de la consommation d?électricité de réseau dans le secteur du bâtiment, des
réflexions plus approfondies doivent être menées concernant :
- la substitution des moyens de chauffage électriques par des moyens de chauffage recourant à d?autres sources
énergétiques (gaz, bois, solaire thermique?),
- le déploiement des énergies renouvelables électriques domestiques,
- le développement des dispositifs de stockage et de lissage des consommations de pointe (batteries, compteurs
intelligents,? ).
Entre 2020 et 2025, le parc des bâtiments publics, dont la rénovation s?inscrit nécessairement dans le temps compte tenu
des contraintes inhérentes à la maîtrise d?ouvrage publique (continuité de service, marchés publics, cycle lié aux mandats
électoraux?), aura par ailleurs vu s?achever les programmes de rénovation entamés une quinzaine d?année auparavant. Il
présentera pour cela une meilleure performance énergétique par rapport à 2020. Le reste du parc bénéficiera également de
5 années de rénovation supplémentaires. Toutefois les gains en efficacité énergétique entre 2020 et 2025, de l?ordre de 5
points supplémentaires en consommation unitaire par rapport à 2008, seront contrebalancés par l?accroissement du parc lié
à la croissance démographique particulièrement soutenue, attendue pour notre région.
22/74
http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-dintervention/batiment/contexte-regional
http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-dintervention/batiment/contexte-regional
http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=12624
http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=12624
http://www.coutglobal.developpement-durable.gouv.fr/
http://www.ressources-batiment-certu.fr/
http://www.legrenelle-environnement.fr/spip.php?page=sommaire_plan_batiment
http://www.legrenelle-environnement.fr/spip.php?page=sommaire_plan_batiment
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Batiments-existants-.html
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Batiment-et-construction-.html
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Batiment-et-construction-.html
1.3- Industrie
Le secteur industriel représente 19 % des emplois de la région et 18 % du PIB régional. En 2008, le secteur industriel a
consommé 1,38 Mtep d?énergie finale, ce qui représente 17 % des consommations régionales.
Les émissions de gaz à effet de serre sont estimées à 9,8 MteqCO2, réparties selon trois grandes catégories d?émetteurs :
- le secteur industriel : 3,9 Mt éq CO2, soit 13% des émissions de la région. L?électricité et le gaz restent les énergies les
plus utilisées (76% des consommations). Les principales activités consommatrices d?énergie et émettrices de gaz à
effet de serre sont la construction (cimenterie Lafarge en Mayenne) et la combustion liée aux chaudières (secteurs
agro-alimentaire, de la mécanique, des fonderies...) ;
- le secteur du traitement des déchets : 0,54 Mt éq CO2 ;
- le secteur de la production d?énergie comprenant, à titre principal, la centrale thermique de Cordemais et la raffinerie de
Donges : 5,4 Mt éq CO2.
En France, la consommation d?énergie finale du secteur industriel ne cesse de diminuer depuis les années 1980 (-17 %).
Les tendances régionales ne s?inscrivent cependant pas dans la moyenne française. Du fait d?un dynamisme économique
soutenu, la progression des consommations du secteur a été de 25 % entre 1990 et 2009, avec toutefois une tendance à la
baisse depuis 2005.
On peut estimer une consommation tendancielle en 2020 du même ordre de grandeur que celle de 2008, soit environ
1 400 ktep.
18/12/12 23/74
17%
Consommation d'énergie annuelle : 1 380 ktep
(2008)
Evolution des consommations énergétiques en Pays de la Loire (en ktep)
0
200
400
600
800
1000
1200
1400
1600
1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020
Consom mations réelles Projection volontaris te Tendances 1998 - 2008
30%
Emissions annuelles de GES : 9,8 MteqCO2
(2008)
bâtiment
transport
industrie
agriculture
1.3.1- Stratégie générale / orientations structurantes
Les consommations énergétiques étant principalement liées aux besoins de chaleur (ou de froid) des process industriels,
tous les secteurs d?activités sont potentiellement concernés par la réflexion sur l?amélioration de leur efficacité énergétique.
Par ailleurs, il est intéressant d?agir de façon complémentaire, sur les « utilités » (moteurs, installations de production d?air
comprimé, éclairage des ateliers,?), installations communes à tous les secteurs d?activités industrielles. Ces installations
représenteraient un tiers du potentiel d?économies d?énergie dans l?industrie.
Sur ces deux aspects, process industriels et utilités, la mise en oeuvre progressive des meilleures techniques disponibles,
plus économes en énergie, est à encourager.
Concernant les émissions de gaz à effet de serre, 80 % des émissions régionales sont liées :
- pour une part majoritaire, à deux producteurs d?énergie (centrale thermique et raffinerie) ;
- et à une cinquantaine de grosses entreprises des secteurs de la construction (cimenterie), de l?agro-alimentaire, de la
mécanique, ...
Ces entreprises, dites du secteur ETS, sont concernées par l?application de la directive européenne sur les quotas de CO 2,
visant à encadrer les émissions de gaz à effet de serre par un système de mise sur le marché financier de « permis »
d?émissions de gaz à effet de serre négociables chaque année. Un plafond maximal de quotas disponibles sur le marché est
fixé chaque année. Dans le cadre des engagements liés au protocole de Kyoto, une baisse progressive des plafonds
européens de quotas est programmée pour la période 2013-2020.
L?objectif européen a été fixé à -20 % pour les émissions de gaz à effet de serre des entreprises soumises à ce système des
quotas entre 1990 et 2020. Les établissements industriels de la région devront s?inscrire dans la démarche et contribuer à
l?atteinte de cet objectif.
Par ailleurs, les progrès réalisés pour une meilleure efficacité énergétique participeront à une baisse des émissions de gaz à
effet de serre.
1.3.2- Freins, points de vigilance et facteurs de réussite
L?efficacité énergétique : un intérêt financier pour les entreprises
Les réflexions sur les consommations d?énergie existent déjà dans de nombreuses entreprises industrielles : elles
permettent une meilleure maîtrise des consommations et surtout une identification de gains financiers possibles.
La mise en place d?une véritable stratégie énergétique, sur le plus long terme, est moins répandue notamment par manque
de personnel ou de temps à y consacrer, particulièrement au sein des PME (petites et moyennes entreprises). Le contexte
économique difficile conduit également de nombreuses entreprises à avoir une vision de très court terme.
Un certain nombre d?opérations techniques économes en énergie sont bien documentées, à travers par exemple les fiches
standard élaborées dans le cadre des certificats d?économies d?énergies ou les documents de référence par branches
d?activités éditées par la Commission européenne (documents BREF). Pour les utilités telles que les moteurs, la production
d?air comprimé, le chauffage ou l?éclairage de locaux, les opérations recommandées permettent un retour sur
investissements souvent assez court (2 à 5 ans). Ces informations et documents de référence ne sont pas toujours bien
connus des entreprises.
24/74
objectifs nat ionaux
objectifs rég ionaux
Un contexte réglementaire incitatif
Le contexte réglementaire, notamment celui applicable aux installations classées pour l?environnement incite les entreprises
industrielles à mener cette réflexion sur leur consommation d?énergie et leurs émissions de gaz à effet de serre :
- dans le code de l?environnement, l?utilisation rationnelle de l?énergie fait partie des intérêts à préserver tout comme la
santé ou les écosystèmes (art. L511-1; L224-1,...) ;
- le cadre général de la réglementation des installations classées, notamment pour les entreprises soumises à
autorisation (2000 entreprises industrielles en Pays de la Loire) intègre les principes de recours aux meilleures
techniques disponibles et une démarche d?amélioration continue. Par exemple, la réglementation issue de la directive
européenne dite « IPPC » (Integrated Pollution Prevention and Control) fixe un cadre aux installations industrielles
jugées comme les plus émettrices de polluants (environ 270 établissements industriels concernés en Pays de la Loire).
Périodiquement, ces installations sont tenues d?établir un bilan de leurs activités en se comparant aux meilleures
techniques disponibles de leur secteur d?activité. Des programmes d?amélioration doivent être présentés aux autorités
publiques qui les consignent dans l?arrêté préfectoral d?autorisation. L?efficacité énergétique est un des critères à
examiner ;
- des évolutions réglementaires récentes visent une amélioration des rendements énergétiques (conception des moteurs
des pompes,? par la directive EUP) et une réduction des émissions des chaudières (directive GIC) ;
- le système européen des quotas de CO2, repris en France à travers le plan national d?allocation des quotas de CO2
(PNAQ) définit, plus strictement sur la période 2013-2020 que sur les deux périodes précédentes, l?attribution de permis
d?émissions de gaz à effet de serre aux entreprises les plus contributrices.
Une demande sociale pour des produits éco-responsables
La demande des consommateurs en matière de produits éco-labellisés est un paramètre dont doivent tenir compte les
entreprises industrielles. Toutes les démarches de type éco-conception, analyse du cycle de vie, certification qualité ISO
14 001 ou responsabilité sociétale des entreprises vont dans le sens d?une meilleure utilisation des ressources, des matières
premières et de l?énergie consommée.
1.3.3- Synthèse des objectifs chiffrés régionaux
Les objectifs proposés ont été établis en tenant compte de la situation connue des principaux émetteurs de gaz à effet de
serre et des évolutions techniques attendues.
- objectif en terme de gain en efficacité énergétique : de l?ordre de -20 % par rapport au tendanciel, soit une
consommation du secteur de l?ordre de 1 100 ktep à horizon 2020.
- objectif en terme de baisse des émissions de gaz à effet de serre : - 1 MteqCO2 par rapport à 2008, soit des émissions
2020 de l?ordre de 8,8 MteqCO2. Ces émissions seraient du même ordre de grandeur que les émissions de 1990 (-2%)
et en baisse de 10% par rapport aux émissions de 2008.
1.3.4- Orientations ayant trait à la sensibilisation et la mobilisation
- Développer l?information des entreprises, en particulier des PME sur les technologies, méthodes et solutions de maîtrise
de leurs consommations d?énergie disponibles avec des données financières (temps de retour sur investissement, aides
au financement, appels à projets nationaux ou régionaux?).
- Faire mieux connaître le dispositif des certificats d?économie d?énergie et les opérations standardisées du secteur
industriel, concernant notamment les utilités.
- Favoriser les échanges d?expérience et de bonnes pratiques entre entreprises (actions collectives, mutualisations?).
18/12/12 25/74
- Encourager les éco-démarches (systèmes de management énergétique, éco-conception, approches par cycle de vie du
produit,...) allant dans le sens d?une meilleure efficacité énergétique ou d?une réduction des émissions de GES.
- Mieux intégrer les enjeux liés à l?énergie dans les formations aux métiers industriels.
- Sensibiliser aux enjeux liés aux transports (personnels et marchandises) et au chauffage des locaux qui concernent
toutes les entreprises.
- Sensibiliser les entreprises aux possibilités d?intégrer les énergies renouvelables.
1.3.5- Autres orientations ayant trait aux politiques territoriales
- Promouvoir les différentes formes d?écologie industrielle : zones d?activités durables, plan de déplacement d?entreprise,
mutualisation de ressources,...
- Favoriser les rapprochements entre producteurs et consommateurs d?énergie (projets territoriaux de production
d?énergie, développement des réseaux de chaleur) ou de biens de consommation (circuits courts).
1.3.6- Orientations ayant trait à l?amélioration des connaissances
- Mettre en place un suivi régulier des actions conduites au sein des entreprises soumises au système des quotas
permettant d?évaluer la contribution de l?industrie régionale aux objectifs nationaux et européens.
- Mener une réflexion sur un indicateur de performance énergétique pertinent (indicateur d?efficacité ou d?efficience)
permettant de mesurer les progrès réalisés par l?industrie régionale tenant compte par exemple de l?évolution de la
production ou du PIB généré.
- Approfondir la réflexion sur le potentiel d?intégration des énergies renouvelables au sein des entreprises industrielles.
1.3.7- Indicateurs
libellé unité déclinaison objectifs 2020
consommation d?énergie finale du secteur industriel
(hors producteurs d?énergie) ktep type d?énergie, évolution annuelle 1 100
Évolution des émissions de GES des établissements
industriels soumis à quotas de CO2
MteqCO2
hors producteurs d?énergie, évolution
annuelle
-10 % par
rapport à 2008
Part d?énergie renouvelable dans la consommation
finale du secteur industriel (hors producteurs
d?énergie et traitement des déchets)
ktep par type d?énergie, évolution annuelle -
1.3.8- Liens utiles
Site internet du ministère du développement
durable (fiches CEE)
http://www.developpement-durable.gouv.fr/3-Le-secteur-de-l-
industrie.html
Site de l?INERIS (documents de référence sur
efficacité énergétique dans l?industrie) http://www.ineris.fr/ippc/node/10
Site du CEREN (étude sur les utilités) http://www.ceren.fr/actu/dossiers.aspx
Site d?Oséo (prêts verts - prêts éco-énergie) http://www.oseo.fr/votre_projet/se_developper/aides_et_financements/fin
ancements_bancaires
Rubrique industrie du site de l?ADEME http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-
1&cid=96&m=3&catid=17164
26/74
http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=17164
http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=17164
http://www.oseo.fr/votre_projet/se_developper/aides_et_financements/financements_bancaires
http://www.oseo.fr/votre_projet/se_developper/aides_et_financements/financements_bancaires
http://www.ineris.fr/ippc/node/10
http://www.developpement-durable.gouv.fr/3-Le-secteur-de-l-industrie.html
http://www.developpement-durable.gouv.fr/3-Le-secteur-de-l-industrie.html
objectifs nat ionaux
1.4- Transports et aménagement du territoire
Le secteur des transports est celui qui a connu la plus forte progression de ses consommations d?énergie et de ses
émissions de gaz à effet de serre (+ 40 % depuis 1990). La quasi-totalité de la consommation du secteur (98 %) est due au
mode routier.
Le phénomène d?étalement urbain, particulièrement prégnant en région Pays de la Loire avec un rythme d?artificialisation
des sols de 10 500 ha par an entre 2006 et 2008, en est l?une des causes. Toutefois, on note une inflexion sur la période
2009-2011 avec le rythme annuel de croissance de la construction neuve qui a fortement chuté dans les périphéries 2 même
s?il reste encore à un niveau élevé (+ 1,75 % contre + 2,4 % sur 2005-2007) ; tout comme dans les zones rurales sous
influence urbaine (+ 1,3 % contre + 2 % sur 2005-2007) et sur les zones rurales pures (+ 0,75 % contre + 1,2 % sur 2005-
2007). A l?inverse, le rythme de croissance du parc a progressé dans les proches banlieues (+ 1,6 % contre + 1,4 % sur
2005-2007) et dans les 7 principales villes centre de la région (+ 1,2 % contre + 0,85 % sur 2005-2007).
L?éloignement des lieux de résidences par rapport au lieu d?emploi a un impact important sur les émissions de gaz à effet de
serre : alors qu?un habitant de l?un des grands pôles urbains de la région 1 émet en moyenne 450 kg de CO2 par an pour ses
déplacements domicile-travail, un habitant de l?espace périurbain de ces grands pôles en émet 800 kg/an.
Ainsi les politiques de lutte contre l?étalement urbain, qui ont pour objectifs premier la préservation des espaces naturels et
agricoles, sont également bénéfique en termes de politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il convient
toutefois d?apporter une vigilance quant au phénomène de l?îlot de chaleur lors de la mise en oeuvre des politiques de
densification des milieux urbains de manière à limiter la vulnérabilité de ces territoires au risque de canicule estivale qui se
renforcera à long terme.
La loi Grenelle 1 a pour objectif de ramener les émissions des transports à leur niveau de 1990 d?ici 2020. Elle prévoit le
doublement de la part des modes non routiers dans les acheminements à destination et en provenance des ports d?ici 2015.
Dans le domaine du transport de marchandises, l?ambition est de porter de 14 % à 25 % la part modale du trafic non routier
à l?échéance 2022 ; une première étape devrait conduire à une croissance de 25% de la part du marché du fret non routier et
non aérien d?ici à 2012 (base activité fret 2006). Dans le domaine des véhicules particuliers, l?ambition est de réduire les
émissions de CO2 du parc en circulation de 176 g de CO2/km à 120 g de CO2/km en 2020.Hors Île-de-France, il est prévu de
développer les transports collectifs en site propre (TCSP) afin de les porter en quinze ans de 329 kilomètres à
1 800 kilomètres. (Loi Grenelle 1 article 13).
1.4.1- Stratégie générale / orientations structurantes
La première clef d?amélioration du bilan du secteur des transports est le comportement de chacun, qu?il s?agisse de mobilité
(choix des modes de transports?) mais aussi de nos choix de consommateurs.
L?amélioration technologique croisée avec le renouvellement du parc est un second levier puissant de réduction de
consommations et des émissions associées.
1 selon le zonage en aires urbaines de l?INSEE
18/12/12 27/74
23%
Emissions annuelles de GES : 7,6 MteqCO2
(2008)
32%
Consommation d'énergie annuelle : 2 550 ktep
(2008)
bâtiment
transport
industrie
agriculture
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/emissions-de-co2-generees-par-les-a1783.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/emissions-de-co2-generees-par-les-a1783.html
http://www.profil-environnemental.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/accueil/problematiques_transversales/consommation_espace
ob
jec
tif
s r
ég
io
na
ux
Enfin, la réduction de la longueur des déplacements par des politiques d?aménagement volontaristes (notamment de lutte
contre l?étalement urbain) est un troisième axe de progrès dont les effets pourront se constater à plus long terme.
1.4.2- Freins, points de vigilance et facteurs de réussite
L?augmentation du coût de l?énergie est un facteur décisif de changement des comportements. Lors des récentes
augmentations du prix des carburants, une certaine contraction de la consommation a déjà pu être observée : on renonce à
certains déplacements de loisir, on veille à mieux grouper les motifs de déplacement. Il convient toutefois d?accorder une
grande vigilance aux populations les plus vulnérables à l?augmentation du prix des carburants de par leurs déplacements
domicile-travail.
Le développement des véhicule électriques peut être considéré comme une aubaine technologique à même de réduire les
émissions de gaz à effet de serre du secteur, il convient d?optimiser au mieux cette évolution en évitant de reporter ces
émissions en amont, lors de la production électrique, en la couplant au développement des énergies renouvelables par
exemple. Il convient en effet de mettre en perspective ce développement avec l?évolution de la demande électrique totale qui
risque de connaître de nouvelles pointes difficiles à supporter pour le réseau et les unités de production actuels.
1.4.3- Synthèse des objectifs chiffrés régionaux
La fixation des objectifs régionaux pour le secteur des transports procède d?une étude des possibilités de gain dans le
secteur du transport de personnes d?une part et dans le secteur du transport de marchandises d?autre part. En matière de
transport de personnes, l?étude a concerné les différents moyens de réduire la part du mode routier, d?améliorer l?efficacité
de ce mode et de réduire les distances parcourues. Concernant le transport de marchandises, les estimations ont porté sur
la baisse de la part de la route et la diminution des volumes transportés (exprimés en tonnes.kilomètres). Grâce à ces
approches, le niveau d?ambition affiché pour le secteur est le suivant :
Consommation énergétique : 2 100 ktep, soit -20 % par rapport à 2008 et -38 % par rapport à la consommation tendancielle.
Émissions de gaz à effet de serre : 6,1 M teq CO2, soit -20 % par rapport à 2008 mais +9 % par rapport à 1990.
1.4.4- Orientations ayant trait à la sensibilisation et la mobilisation
Transport de marchandises :
- favoriser le report modal,
- promouvoir le renouvellement du parc et la massification des flux,
- encourager l?engagement des transporteurs à réduire leurs émissions par la signature de charte d?engagement
volontaire,
- rationaliser l?implantation des sites de production,
- encourager les consommateurs à favoriser les circuits courts.
Mobilité :
- promouvoir les modes doux (marche, vélo, vélo à assistance électrique) pour les déplacements courts,
- promouvoir le covoiturage,
- développer l?information intermodale,
- sensibiliser à l?écoconduite, à l?importance de la performance des véhicules (choix des véhicules neufs, réglage des
véhicules anciens...).
28/74
1.4.5- Autres orientations ayant trait aux politiques territoriales
Favoriser le report modal, l?intermodalité (trajets combinant plusieurs modes), les modes doux et le covoiturage par
l?implantation d?infrastructures (physiques et numériques) adaptées, par une éventuelle simplification de la tarification
multimodale et par la mise à disposition d?informations intermodales claires et facilement accessibles.
Optimiser sa propre flotte de véhicules et sensibiliser son personnel à l?éco-conduite.
Développer les plans de déplacements au sein des administrations et des entreprises (PDE/PDA).
Lutter contre l?étalement urbain, favoriser la mixité fonctionnelle des espaces.
Optimiser les déplacements des marchandises (schéma de logistique territorial?).
1.4.6- Orientations ayant trait à l?amélioration des connaissances
Améliorer la connaissance locale des volumes de marchandises transportés.
Améliorer la connaissance locale des motifs de déplacement.
1.4.7- Indicateurs
libellé unité déclinaison objectifs 2020
consommation d?énergie finale du secteur des
transports
ktep
(tep/hab)
voyageurs / marchandises,
type d?énergie, évol annuelle
2 100
(0,55 tep/ hab)
émissions territoriales de GES du secteur des
transports (scope 1)
MteqCO2
(teqCO2/hab) voyageurs / marchandises, évol annuelle 6,1
(1,6)
1.4.8- Liens utiles
Site internet du ministère du développement
durable http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Mobilite-durable,1722-.html
Site internet du CERTU http://www.certu.fr/fr/Mobilit%C3%A9_et_d%C3%A9placements-n25-
s_thematique_general.html
Site internet de l?ADEME national
et régional
http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-
1&cid=96&m=3&catid=12618
http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-
dintervention/transports/contexte-regional
http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-dintervention/territoire-et-villes-
durables/contexte-regional
Site internet de la DREAL
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/emissions-
de-co2-generees-par-les-a1783.html
Site internet de l?INSEE http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=3&ref_id=15519
18/12/12 29/74
http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=3&ref_id=15519
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/emissions-de-co2-generees-par-les-a1783.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/emissions-de-co2-generees-par-les-a1783.html
http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-dintervention/territoire-et-villes-durables/contexte-regional
http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-dintervention/territoire-et-villes-durables/contexte-regional
http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-dintervention/transports/contexte-regional
http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-dintervention/transports/contexte-regional
http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=12618
http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=12618
http://www.certu.fr/fr/Mobilit%C3%A9_et_d%C3%A9placements-n25-s_thematique_general.html
http://www.certu.fr/fr/Mobilit%C3%A9_et_d%C3%A9placements-n25-s_thematique_general.html
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Mobilite-durable,1722-.html
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2- Deuxième axe de travail des ateliers :
développer les énergies renouvelables
2.1- Développer le bois énergie
Bien que n?étant pas une région forestière (seuls 11% de la surface du territoire régional sont boisés), les Pays de la Loire
disposent d?un certain potentiel de ressources mobilisables pour le bois-énergie. La région est la seconde en terme
d?activités de transformation du bois, dont les produits connexes sont mobilisables pour le bois-énergie. La filière bois dans
son ensemble, avec 4 400 entreprises et 30 000 emplois, est le troisième secteur industriel de la région.
Actuellement le bois-énergie est exploité majoritairement sous forme de bûches pour les foyers, cheminées ou installations
automatiques individuelles de particuliers ou d?agriculteurs. Dans la région, environ 400 000 foyers consomment 80% du
bois valorisé sous forme d?énergie. Ces installations individuelles consomment environ un million de tonnes de bois par an et
produisent l?équivalent de 320 ktep d?énergie primaire.
Hors installations individuelles, la région compte actuellement près de 180 installations bois-énergie, consommant près de
200 000 tonnes de bois par an et représentant une production énergétique de l?ordre de 65 ktep/an. Près de la moitié de ces
chaufferies sont installées dans des entreprises de la filière bois pour assurer leurs propres besoins en énergie. Quelques 80
installations sont exploitées dans l?habitat collectif et le tertiaire mais ces installations, généralement de petite taille, ne
représentent que 10% de la production d?énergie liée au bois-énergie dans la région.
En 2009, le bois-énergie est l?énergie renouvelable prédominante dans la région, il représente avec 360 ktep, 70 % des
énergies renouvelables produites. 320 ktep sont issues des installations individuelles et 40 ktep proviennent des installations
industrielles et collectives.
Au niveau national, la production d?énergie primaire thermique à partir de bois énergie représente 9,0 Mtep en 2009. La PPI
« chaleur » retient comme objectif un accroissement de la production annuelle de 6,2 Mtep à l?horizon 2020 par rapport à
2006 (soit un total de 14,2 Mtep) dont 3,8 Mtep de chaleur seule issue du secteur collectif, tertiaire et industriel et 2,4 Mtep
de chaleur issue de cogénération. Pour le secteur du bois-bûche dans les logements individuels, l?objectif est de stabiliser la
production à 7,4 Mtep tout en augmentant l?efficacité des installations (9 millions de logement équipés en 2020 contre 5,75
en 2006.
La production brute d?électricité à partir de bois énergie s?élève à 1,3 TWh en France. Les objectifs nationaux sont définis par
la PPI électricité. L?objectif pour la biomasse « solide » a été précisé dans le plan national d?action en faveur des énergies
renouvelables remis en août 2010 à la Commission Européenne : pour 2020, l?objectif est d?atteindre un parc installé
d?environ 2 380 MW contre environ 750 MW en 2008.
2.1.1- Stratégie générale / orientations structurantes
La région Pays de la Loire est dans une dynamique forte de projets bois-énergie depuis 2008-2009. Le développement de la
filière est cependant soumis à la disponibilité des ressources en bois et autre biomasse.
À moyen terme (2015-2020) il n?est pas certain que les ressources régionales puissent répondre à une croissance rapide
des besoins. La ressource forestière est encore sous-exploitée et sa mobilisation à plus grande échelle prendra encore du
temps ; les ressources liées aux connexes de l?industrie du bois sont très dépendantes de la conjoncture économique.
Certains exploitants sont tentés par l?importation de bois de l?étranger ou d?autres encore par un complément à trouver dans
les cultures énergétiques.
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objectifs rég ionaux
Le projet de SRCAE s?est donc attaché à fixer des orientations qui vont dans le sens d?une plus grande mobilisation des
gisements régionaux de biomasse disponibles pour le bois-énergie, en n?écartant, par principe, aucune ressource.
Deux points feront, dans ce cadre, l?objet d?une vigilance particulière :
- le suivi des plans d?approvisionnement des plus gros projets sollicitant des aides publiques, les plus impactants sur le
développement de la filière bois-énergie (quantités de bois forestiers/non forestiers prélevés, coûts d?achat du bois?) ;
- les conditions de rejets à l?atmosphère des installations bois-énergie, notamment la performance des dispositifs de
filtration des particules fines.
2.1.2- Freins, points de vigilance et facteurs de réussite
Plusieurs facteurs sont favorables au développement régional de la filière:
- L?inter-profession du bois (association Atlanbois) est bien structurée et est très active dans le soutien technique au
développement de projets bois-énergie et à la formation, dans chaque département. Une dynamique forte s?est
développée dans la région depuis 2008-2009 qui se poursuit encore actuellement.
- Des financements importants nationaux (appels à projets BCIAT, fond chaleur, CRE) et régionaux (fonds Conseil
régional-ADEME dans le cadre du CPER) encouragent les porteurs de projets à s?interesser au bois-énergie.
Des freins ou points de vigilance sont identifiés :
- Du fait de différentes contraintes technico-économiques (morcellement de la propriété privée, difficultés d?accès aux
parcelles, coûts, concurrence avec le bois-bûches sur les feuillus?), les ressources forestières ne seront pas
mobilisables à leur potentiel maximal à moyen terme. La mobilisation du gisement régional ne pourra se faire que
progressivement, parallèlement à la structuration des filières d?approvisionnement.
- Même si la dynamique de projets bois-énergie dans la région est positive au regard des objectifs fixés par le Grenelle
de l?environnement en matière de production d?énergie renouvelable, la hausse importante prévisible de la
consommation de bois sur une période assez courte inquiète la filière bois qui craint des conséquences en termes de
conflits d?usages, de développement des importations de bois et le développement incontrôlé de cultures énergétiques
dédiées.
- Une partie de la ressource pour le bois-énergie (connexes de scieries?) est étroitement liée au bois d?oeuvre
(ameublement, bâtiment/construction). Or le marché du bois d?oeuvre est très sensible à la conjoncture économique, ce
qui peut influer directement sur les quantités disponibles et le prix des connexes. Certains exploitants de chaufferies
bois souhaiteraient une régulation nationale du prix du bois-énergie.
- La combustion du bois génère des particules fines dans les rejets atmosphériques. Une vigilance doit être portée sur les
conditions de rejets des installations de combustion au bois, en particulier dans les zones sensibles (zone présentant
une forte densité de population et des niveaux de pollution liés aux transports routiers ou à l?industrie plus marqués).
Une cartographie de ces zones sensibles a été établie dans le cadre du projet de SRCAE (cf. volet « qualité de l?air »).
2.1.3- Synthèse des objectifs chiffrés régionaux
Les gisements de biomasse (plaquettes forestières, connexes de l?industrie du bois, bois en fin de vie, haies bocagères?)
pouvant être mobilisés vers la filière du bois-énergie ont fait l?objet d?une évaluation par Atlanbois 2. Ces chiffres ont servi de
base pour l?élaboration des objectifs de développement à l?horizon 2020 :
- stabilité de production liée aux installations individuelles (hypothèse nationale), soit 320 ktep
- et 140 ktep pour les installations industrielles et collectives,soit +100 ktep par rapport à 2009.
2 Atlanbois : organisme inter-professionnel de la filière bois.
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2.1.4- Orientations ayant trait à la sensibilisation et la mobilisation
- Encourager le renouvellement des appareils de chauffage individuels au bois par des équipements plus performants
(label flamme verte...).
- Favoriser la mobilisation du gisement de bois par l?information et le conseil des propriétaires forestiers.
- Améliorer les conditions d?exploitation en forêts (infrastructures, équipements, formation).
- Améliorer la valorisation des déchets de bois et les bois en fin de vie.
- Maintenir la continuité de développement des petites et moyennes chaufferies en lien avec les collectivités et les
réseaux de chaleur (approvisionnement local, quantités de bois limitées) parallèlement au développement de plus gros
projets de type industriel.
2.1.5- Orientations ayant trait aux politiques territoriales
- Favoriser le renouvellement des boisements.
- Préparer l?avenir et adapter les espèces au changement climatique.
- Accroître la récolte bocagère.
- Développer l?agro-foresterie.
- Encourager la production et l?utilisation (dans le secteur du bâtiment notamment) du bois d?oeuvre local qui produira en
même temps du bois-énergie (branchages, connexes).
- Veiller à ne pas dégrader la qualité de l?air en particulier dans les zones sensibles.
2.1.6- Orientations ayant trait à l?amélioration des connaissances
- Connaître plus précisément le marché du bois-bûche destiné aux particuliers : origine des bois, qualité, évolutions
prévisibles (quantités, qualité,...).
- Etudier le bilan économique et environnemental de l?importation de bois pour l?énergie.
- Etudier et expérimenter certaines ressources biomasse complémentaires au bois (menues pailles, miscanthus, autres
cultures énergétiques,...).Pour exemple : 0.4% de la surface agricole utile dédié à ce type de cultures correspondrait à
10 000 ha de TCR (taillis à courte période de rotation) ou TTCR (taillis à très courte rotation), soit 35 ktep.
2.1.7- Indicateurs
libellé unité déclinaison objectifs
2020
Consommation régionale de bois tonnes Consommation imputable aux
installations individuelles -
Énergie primaire produite par les installations de
combustion bois industrielles et collectives. ktep 140 ktep
Surface dédiée aux cultures énergétiques
destinées à la combustion ha % de la SAU régionale -
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2.1.8- Liens utiles
Organisation professionnelle de la filière bois www.atlanbois.fr
Les appels à projets nationaux ou régionaux
concernant la biomasse (BCIAT, CRE, fonds
chaleur,...)
ADEME : www.ademe.fr
La réglementation des installations classées
applicable aux installations de combustion. INERIS : www.aida.fr
Études et notes de référence
- étude IFN/SOLAGRO-ADEME- potentiel forestier disponible
pour l?énergie à l?horizon 2020 - novembre 2009
- étude prospective à l?horizon 2020 -Bois et habitats de demain
en PDL - Atlanbois 2010.
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http://www.aida.fr/
http://www.ademe.fr/
http://www.atlanbois.fr/
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2.2- Développer la méthanisation
La méthanisation est un procédé visant à produire de chaleur ou d?électricité à partir de biogaz venant de la fermentation de
matières organiques. Il y a peu d?unités de méthanisation opérationnelles en France et dans les Pays de la Loire mais leur
développement s?accélère depuis deux ou trois ans. Fin 2011, on compte une quinzaine d?installations produisant du biogaz
dans la région : deux unités à la ferme, une unité centralisée, sept unités industrielles traitant les effluents du site et six
unités de collectivités traitant des boues de stations d?épuration. Cet ensemble valorise une énergie primaire de l?ordre de 19
ktep/an. Une dizaine de projets supplémentaires devraient voir le jour en 2012.
La région des Pays de la Loire est une région particulièrement adaptée au développement de projets de méthanisation.
D?une part, en tant que grande région d?élevage, la ressource de biomasse méthanisable est très abondante et ne constitue
pas une limite au développement de projets. Par ailleurs, l?industrie agro-alimentaire, deuxième secteur industriel de la
région, présente une complémentarité intéressante avec le secteur agricole (déchets organiques à fort pouvoir méthanogène
et besoins de chaleur compatibles avec la fourniture d?énergie produite).
En France, la production d?énergie primaire à partir de biogaz a atteint 538 ktep en 2009 et 608 ktep en 2010 (SOeS, 2011).
Les unités de production de biogaz sont les unités de méthanisation tirées par le développement des unités de
méthanisation agricole ou à la ferme (52 %), les Installations de Stockage des Déchets Non Dangereux (36 %) et les boues
de station d?épuration (12 %).
La filière méthanisation, permettant de produire de la chaleur et de l?électricité, est concernée par l?atteinte de plusieurs
objectifs. Pour le biogaz, la France a un objectif de puissance électrique installée de 630 MW en 2020 (soit une production
annuelle de 1 440 ktep) et un objectif de production de chaleur (incluant l?injection) de 555 ktep/an en 2020.
2.2.1- Stratégie générale / orientations structurantes
Une dynamique à amplifier en promouvant particulièrement les unités centralisées agricoles
Jusqu?à présent la méthanisation s?était développée essentiellement comme technique complémentaire de traitement de
déchets issus de l?industrie agro-alimentaire et des stations d?épuration urbaines (boues de STEP). Aujourd?hui la filière doit
prendre toute sa place parmi les moyens de production d?énergie renouvelable.
Elle constitue une nouvelle opportunité pour le monde agricole en termes de diversification des activités tout en contribuant
au développement de modes productifs plus durables. Elle répond également aux politiques de développement d?une
agriculture plus durable, notamment la recherche d?une autonomie énergétique ou d?une limitation des engrais minéraux au
profit d?un retour à la terre des effluents de l?exploitation, par exemple.
Dans le scénario de développement de la filière, proposé dans le présent document, la typologie de projet présentant le plus
gros potentiel, dans des conditions économiques viables actuellement, est l?unité centralisée à la ferme. Ces unités sont
gérées par des collectifs d?agriculteurs qui assurent la pérennité des volumes de matières entrantes et valorisent le digestat
sortant. La valorisation du biogaz peut se faire avec injection dans le réseau de gaz naturel ou par cogénération avec
valorisation de la chaleur sur un site industriel ou coopératif (sécheur collectif?). Ce type d?installations pourrait contribuer à
hauteur de 50% de l?objectif de production d?énergie primaire attendue du développement de la filière dans la région à
l?horizon 2020. En outre, ce modèle d?installation présente le gain en gaz à effet de serre le plus important.
L?unité centralisée industrielle, portée par un industriel qui associe les autres acteurs du territoire mais qui dispose des
capacités techniques et financières à gérer seul ses installations et qui est utilisateur de l?énergie produite, est également un
modèle qui semble intéressant à développer. Ce type d?unité, en nombre beaucoup plus restreint que les unités de type
agricole, pourrait contribuer à hauteur de 25 % de la production d?énergie primaire de la filière régionale d?ici 2020.
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2.2.2- Freins, points de vigilance et facteurs de réussite
Plusieurs facteurs sont favorables au développement régional de la filière:
La région des Pays de la Loire a un fort potentiel agricole et agroalimentaire. Les substrats méthanisables sont disponibles
en quantités importantes, que ce soit pour les effluents d?élevage ou pour les sous produits d?industries agroalimentaires.
Les substrats méthanisables en collectivités sont également un gisement important et son développement sera encouragé
par l?obligation de traiter les biodéchets à partir du 1er janvier 2012 pour les producteurs importants (loi Grenelle II et décret
du 11 juillet 2011).
Depuis 2006, le soutien aux premiers projets et l?implantation d?entreprises spécialisées en méthanisation a permis de
développer des compétences et une expertise dans l?ouest de la France.
La biomasse est une énergie renouvelable qui permet de produire de l?électricité à la demande, et non de façon intermittente
comme l?éolien ou le solaire. Elle pourrait donc prendre une place plus importante dans la gestion de l?équilibre du réseau
électrique.
Les mécanismes de financement actuels, combinant les tarifs d?achat de l?électricité ou du biométhane et des subventions
régionales, permettent d?atteindre un temps de retour brut sur investissement de 6 à 10 ans, sous réserve d?une bonne
valorisation de la chaleur.
Des freins ou points de vigilance sont identifiés :
Les substrats sont produits en quantité importante mais il existe des filières concurrentes déjà en place, notamment pour les
sous-produits d?industrie agroalimentaire. La dispersion des substrats peut également rendre les coûts de collecte trop
élevés.
Le digestat issu de la méthanisation a aujourd?hui un statut de déchet qui limite fortement ses possibilités de valorisation en
tant que fertilisant. L?élaboration d?un plan d?épandage est une étape devenue très complexe. Dans certains départements,
par exemple, l?épandage de digestats (liquides) n?est pas permis au printemps, ce qui demande une organisation pour leur
stockage temporaire pendant plusieurs mois. La transposition de la directive Nitrates est susceptible d?amplifier cette
contrainte sur la capacité de stockage.
Plus généralement, les projets de méthanisation sont des projets complexes au croisement entre la gestion des déchets, la
production d?énergie, la diversification des activités agricoles? La sécurisation de l?approvisionnement ainsi que des
débouchés pour la chaleur et le digestat relèvent d?une mécanique subtile qui nécessite un temps de montage conséquent
(2 à 3 ans a minima)
Les tarifs d?achat de l?électricité ou du biométhane ne suffisent pas à eux seuls à garantir la rentabilité des installations, et la
pérennité des aides régionales n?est pas assurée.
La mise en place d?une unité a un impact sur le voisinage (paysager, trafic). L?acceptabilité sociale peut, selon la nature des
opposants et la capacité du porteur de projet à communiquer, être un frein.
2.2.3- Synthèse des objectifs chiffrés régionaux
Afin d?évaluer le potentiel de développement des unités de méthanisation, un travail d?inventaire et de quantification des
gisements de matières organiques théoriquement « disponibles » a été réalisé par l?association AILE. En tenant compte des
filières de valorisation déjà existantes et de leurs contextes technico-économiques, une estimation des gisements de
matières organiques qui pourraient être orientées vers la méthanisation a été établie. Cette estimation a porté sur :
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- les matières agricoles : fumiers, lisiers, résidus de cultures,
- les déchets et sous-produits des industries agro-alimentaires,
- les sous-produits des collectivités (boues, déchets verts, FFOM).
L?objectif de production (en énergie primaire) à horizon 2020 est fixé à 81 ktep, soit +67 ktep par rapport à fin 2011 (37 ktep
sous forme de chaleur et 30 ktep sous forme d?électricité).
L?objectif de production (en énergie primaire) à horizon 2050 est fixé à 211 ktep.
Ces objectifs sont déclinés par typologie de projets, à l?horizon 2020 :
Typologie d?unité Nombre d?unités
régionales
Énergie primaire
du biogaz produit
(ktep)
Puissance
installée (MWe)
Production
d?électricité
(GWh)
Production de
chaleur (GWh)
Centralisée
« industrielle » 7 21 9 70 84
Unité de collectivités 8 6 4 29 35
Centralisée
« agricole » 86 35 22 179 215
À la ferme sur lisiers 73 14 8 65 78
À la ferme sur fumiers 48 5 2 19 23
TOTAUX 81 45 362 435
NB : Les productions d?énergies finales (chaleur et électricité) ont été calculées en prenant comme hypothèses la valorisation du biogaz en chaudières ou
en co-génération, elles pourraient être supérieures si le biogaz était davantage valorisé sous forme de biométhane carburant ou injecté dans le réseau de
gaz naturel (rendement de 98%).
L?ambition est forte puisqu?il est prévu de quadrupler la production énergétique issue de la méthanisation d?ici 2020 pour
aboutir à une contribution de la filière à hauteur de 80 ktep/an d?énergie primaire, soit 6 % de l?énergie renouvelable produite
dans la région (incluant l?éolien marin).
L?outil DIGES développé par le CEMAGREF permet de quantifier les gains en gaz à effet de serre liés aux installations de
méthanisation par rapport à une gestion classique (stockage et épandage) des effluents agricoles. Les objectifs de
développement des unités à l?horizon 2020 permettraient de diminuer de 230 kt éq CO2 les émissions de gaz à effet de serre
et de contribuer ainsi à une baisse de -2,4 % des émissions du secteur agricole régional.
2.2.4- Orientations ayant trait à la sensibilisation et la mobilisation
- Assurer un suivi régulier des projets de méthanisation conduits au sein des exploitations agricoles ou des entreprises
industrielles pour enrichir l?expertise collective et favoriser les échanges d?expérience et de bonnes pratiques entre
professionnels.
- Développer l?information du secteur agricole sur les technologies, sur les solutions techniques existantes et sur la
réglementation liées aux installations de méthanisation avec des données financières (temps de retour sur
investissement, aides au financement, appels à projets nationaux ou régionaux?).
- Inciter aux bonnes pratiques de fertilisation et de gestion des effluents d?élevage, encourager la valorisation des
digestats de méthanisation en substitution d?engrais minéraux, développer des systèmes de cultures économes en
intrants (autonomie fourragère, réduction de l?usage des phytosanitaires?).
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- Mieux informer les porteurs de projets sur la réglementation applicable aux digestats et à ses débouchés possibles
(compostage, plans d?épandage).
- Développer l?information du grand public et des associations régionales (associations environnementale et associations
de consommateurs) sur la méthanisation et ses impacts sur l?environnement.
- Mieux intégrer les enjeux liés à l?énergie dans les formations aux métiers agricoles.
2.2.5- Autres orientations ayant trait aux politiques territoriales
- Développer l?information de proximité des acteurs (agriculteurs, collectivités, industriels, associations) sur les
potentialités de leur territoire en terme de gisements de matières disponibles pour la méthanisation, de valorisation de
l?énergie produite et d?utilisation optimale des digestats. L?utilisation de Climagri (outil de diagnostic énergie-gaz à effet
de serre pour l?agriculture et la forêt à l?échelle des territoires, développé par l?ADEME) au niveau local pourrait
répondre à cet objectif de concertation et de création d?une dynamique locale autour du développement de la filière.
- Encourager les démarches de rapprochement ou de regroupement d?agriculteurs avec éventuellement d?autres acteurs
de proximité (collectivités, industriels,...) dans le cadre de projets d?unités de méthanisation centralisées.
2.2.6- Orientations ayant trait à l?amélioration des connaissances
- Approfondir les connaissances relatives au développement de cultures énergétiques pouvant venir en complément de la
biomasse existante et à ses conséquences sur l?usage des sols (concurrence avec les cultures alimentaires, impact sur
les pratiques culturales).
2.2.7- Indicateurs
libellé unité déclinaison objectifs 2020
Nombre d?unités de méthanisation soumises
à autorisation nbre type d?unité (agricole ou industrielle)
Énergie primaire du biogaz produite par les
unités centralisées ktep 56
2.2.8- Liens utiles
Plan biogaz des Pays de la Loire et de la Bretagne. Association AILE : http://www.aile.org
Appels à projets nationaux ou régionaux concernant la méthanisation
(BCIAT, expérimentations régionales) ADEME : www.ademe.fr
Réglementation des installations classées applicable aux unités de méthanisation INERIS : www.aida.fr
Pour aller plus loin
Les installations de cogénération à partir de bois ou de substrats méthanisables sont amenées à se développer. Le
développement de ces installations, confrontée à la relative faiblesse de la ressource locale, devrait toutefois conduire à
mieux révéler le potentiel local (en examinant notamment la possibilité de recourir à des cultures énergétiques sur une
fraction jugée acceptable de la SAU) et à s?appuyer le cas échéant sur des importations de bois, après avoir vérifié
l?acceptabilité environnementale d?une telle option.
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2.3- Développer l?éolien terrestre
Le volet éolien terrestre du SRCAE fait l?objet de dispositions législatives et réglementaires spécifiques, il est détaillé dans
l?annexe intitulée « schéma régional éolien » (SRE), qui a été soumis à consultation du public entre août et octobre 2012.
Quelques éléments forts extraits du projet de SRE sont ici rassemblés.
Le SRE a pour objectif de favoriser le développement de l?énergie éolienne terrestre en fournissant un cadre clair et objectif
pour le « projet éolien régional ». Pour cela, le SRE identifie, au sein du territoire régional, les zones favorables au
développement de l?énergie éolienne compte-tenu, d?une part, du potentiel du vent et, d?autre part, des servitudes
réglementaires, des contraintes techniques et des facteurs environnementaux (paysages, patrimoine, biodiversité). Il formule
par ailleurs un certain nombre de recommandations visant à favoriser l?insertion des projets éoliens dans leur
environnement.
L?objectif régional 2020 proposé par le Préfet de région est fixé à 1 750 MW, il suppose la réalisation de près de 1 000 MW
supplémentaires d?ici cette date. Cette ambition permet à la région de contribuer de manière significative, à hauteur de 9 %,
à l?objectif national visant à porter à 19 000 MW la puissance éolienne installée en 2020.
En définissant des zones favorables à l?accueil de parcs éoliens et en « fixant le cap » en matière de puissance régionale à
développer, le SRE facilite la réflexion des porteurs de projets et l?instruction des projets éoliens dans le cadre des
procédures qui leur sont spécifiques : autorisation de création de zones de développement de l?éolien (ZDE), autorisation
d?exploitation et permis de construire des parcs éoliens.
2.3.1- Orientations ayant trait à la sensibilisation et la mobilisation
Sensibiliser les porteurs de projets à l?importance de la qualité des études préalables de manière à ce que les études
d?impacts décèlent les justes enjeux à prendre en compte.
2.3.2- Autres orientations ayant trait aux politiques territoriales
- Éviter le mitage des territoires par les parcs éoliens voire densifier les parcs existants lorsque la situation s?y prête.
- Veiller à prévenir les atteintes aux paysages, au patrimoine, à la biodiversité et à la qualité de vie des riverains.
- Développer la concertation locale de manière à accroitre l?acceptabilité des nouveaux projets.
2.3.3- Orientation ayant trait à l?amélioration des connaissances proposée
Développer les suivis environnementaux pour objectiver la connaissance des impacts.
2.3.4- Indicateurs
unité déclinaison objectifs 2020
Nombre et puissance des installations
raccordées au réseau par département MW par département 1 750 MW
Production d?électricité d?origine éolienne ktep/an par département 331 ktep/ an
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http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/consultation-publique-sur-le-r992.html
2.3.5- Liens utiles
En savoir plus sur l?éolien terrestre en France
- Site du ministère de l?écologie, du développement
durable et de l?énergie (généralité, réglementation,?)
- Suivi de production de l?éolien en France
- Avis de l?ADEME sur l?éolien
- L?énergie éolienne présentée par France Energie
Eolienne
- Guide de l?étude d?impact des projets éoliens
- Club des collectivités éoliennes : CLEO
Petit éolien
- Association française des professionnels du petit éolien
- Guide du petit éolien
En savoir plus sur l?éolien en Pays de la Loire
Suivi du développement de l?éolien
- Etat des zones de développement de l?éolien autorisées
- Lettre régionale sur l?éolien et le photovoltaïque
Potentiel de vent
- Atlas régional du potentiel éolien
Servitudes et contraintes techniques
- Recensement des espaces sous contraintes liés aux
radars et aux aéroports
Raccordement au réseau
- Gestionnaire du réseau de transport d?électricité (RTE)
Paysage
- Synthèse régionale sur les modalités d?insertion
paysagère des éoliennes dans les Pays de la Loire.
- Les atlas de paysages départementaux disponibles
- Les parcs éoliens dans les paysages de Maine-et-Loire
- Etude sur les modalités d?insertion paysagère des grands
ouvrages éoliens en Mayenne3
- Modalités d?insertion paysagère des ouvrages éoliens
dans le département de la Sarthe
- Les parcs éoliens dans les paysages de la Vendée4
Patrimoine culturel
- Inventaire général des monuments historiques
- Atlas du patrimoine
Biodiversité
- Ressources naturelles et paysages
- Avifaune, chiroptères et projets de parcs éoliens par LPO
et coll.
Guides des bonnes pratiques
- Guide des bonnes pratiques dans le département de la
Loire-Atlantique5
- Guide de l?éolien en Sarthe
3 document disponible à la DDT de la Mayenne
4 document disponible à la DDTM de la Vendée
5 en cours de finalisation
Pour aller plus loin
Nonobstant le caractère ambitieux de l?objectif porté par le SRE, des marges de progression existent. Elles sont
principalement liées, d?une part, à la généralisation de la puissance unitaire des machines composant le parc éolien
régional et, d?autre part, à une évolution de l?acceptation sociale de l?éolien dans certains départements. Un objectif
régional de 2 100 ou 2 200 MW en 2025 (soit environ + 20 % par rapport à 2020) pourrait vraisemblablement être visé, en
particulier si les freins sociétaux dont pâtit cette filière en certains endroits étaient amenés à s?estomper.
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http://www.sarthe.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/Un_guide_de_l_eolien_en_Sarthe_cle75f717.pdf
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/avifaune-chiropteres-et-projets-de-a1233.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/avifaune-chiropteres-et-projets-de-a1233.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/patrimoine-naturel-et-geologique-r232.html
http://atlas.patrimoines.culture.fr//atlas
file:///H:/Planification/SRCAE/Eolien%20terrestre/SRE/documentSRE/%20http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/patrimoine/
http://www.sarthe.gouv.fr/ddtftp/SPT/eoliensarthe.pdf
http://www.sarthe.gouv.fr/ddtftp/SPT/eoliensarthe.pdf
http://www.maine-et-loire.equipement-agriculture.gouv.fr/des-parcs-eoliens-dans-les-a311.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/les-principales-activites-dans-le-a642.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/synthese-regionale-sur-les-a1793.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/synthese-regionale-sur-les-a1793.html
http://www.rte-france.com/fr/
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/recensement-des-espaces-sous-a1429.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/recensement-des-espaces-sous-a1429.html
http://paysdelaloire.ademe.fr/atlas-regional-du-potentiel-eolien
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/lettre-regionale-eolien-et-r829.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=956
http://paysdelaloire.ademe.fr/atlas-regional-du-potentiel-eolien
http://www.cleantechrepublic.com/guide-petit-eolien/
https://sites.google.com/site/afppeweb/
http://www.amorce.asso.fr/Club-des-collectivites-locales-en.html
http://www.developpement-durable.gouv.fr/Les-guides-methodologiques.html
http://fee.asso.fr/tout_savoir_sur_l_energie_eolienne
http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=23212
http://www.suivi-eolien.com/
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Energie-eolienne-.html
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Energie-eolienne-.html
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objectifs nat ionaux
2.4- Développer la géothermie et l?aérothermie
La géothermie est un mode de production d?énergie qui s?alimente à partir de la chaleur contenue dans le sol. Compte tenu
de son sous sol, la région des Pays de la Loire n?est concernée que par la géothermie de type « très basse énergie » qui
nécessite une pompe à chaleur (PAC) et ne produit que de la chaleur. De la même manière, l?aérothermie est un mode de
production d?énergie qui prélève la chaleur contenue dans l?air et la restitue grâce à une pompe à chaleur.
Ces dernières années, la filière a connu un très fort développement. Le nombre de pompes à chaleur (PAC) géothermiques
installées en 2010 dans les logements individuels en Pays de la Loire est estimé à 6 000, on évalue à environ 40 le nombre
des bâtiments à usage tertiaire et collectif équipés. La production annuelle de chaleur (à comprendre comme la « part
renouvelable » de l?énergie consommée par l?usager final) correspondante est estimée à 5 ktep.
Le nombre de pompes à chaleur aérothermiques installées en 2010 est bien plus important (environ 9 fois plus important),
on l?estime à 54 000 dans l?individuel et 360 pour les bâtiments tertiaires et à usage collectif. La production annuelle de
chaleur à partir de PAC aérothermiques est proportionnellement moindre qu?à partir de PAC géothermiques, du fait de
rendement moins importants pour cette technologie, on l?évalue à 41 ktep.
Au niveau national, les objectifs de développement de la filière ont été fixés par la programmation pluriannuelle des
investissements (PPI) de production de chaleur du 15 décembre 2009.
Il est prévu de porter de 75 000 en 2006 à 2 millions en 2020 le nombre de logements équipés de pompes à chaleur (PAC)
(géothermiques et aérothermiques) afin de produire annuellement 1 600 ktep de chaleur renouvelable. Ce développement
des pompes à chaleur correspond à une multiplication par 8 de la chaleur annuelle produite par pompes à chaleur. Il
représente au niveau du supplément à réaliser au niveau national entre 2006 et 2020 : près de 14 % de la chaleur
renouvelable et près de 7 % de l?objectif total « ensemble des énergies renouvelables ».
2.4.1- Stratégie générale / orientations structurantes
Compte tenu de son sous-sol, la région des Pays de la Loire ne présente pas de potentialités en matière de géothermie très
haute et basse énergie, elle n?est donc concernée que par la géothermie de type « très basse énergie » avec pompe à
chaleur.
La région Pays de la Loire est située dans une zone climatique présentant des températures minimales en hiver qui sont
qualifiées de « moyennes » par rapport à l?ensemble de la France, avec des variantes locales en fonction, par exemple, de
la proximité à la côte Atlantique. Ainsi, en Pays de la Loire, l?aérothermie constitue une solution de chauffage performante du
point de vue technique et environnemental si les systèmes mis en place sont cohérents, c?est-à-dire adaptés aux matériels
d?émission de chaleur, et adaptés aux besoins de chauffage (évalués par une étude thermique sérieuse) et préalablement
réduits par de l?isolation.
Le déploiement de cette filière concerne à la fois la construction neuve et la rénovation même si, en fonction des émetteurs
préexistants, il est parfois difficile de convertir un logement à la pompe à la chaleur.
2.4.2- Freins, points de vigilance et facteurs de réussite
Les aspects financiers sont, comme pour toutes les filières d?énergies renouvelables, déterminants dans le développement
des pompes à chaleur aérothermiques et géothermiques. Cette technologie reste coûteuse car elle nécessite des
investissements conséquents même si le temps de retour sur investissement est raisonnable (de l?ordre d?une quinzaine
d?années) et même si les évolutions du coût de l?énergie vont par ailleurs réduire notablement ces temps de retour sur
investissement. Il est donc nécessaire appuyer le développement de la filière en aidant les maîtres d?ouvrage à investir.
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La qualité des installations prescrites (adaptation de la
puissance, adaptation au réseau de distribution électrique
desservant le bâtiment?) doit faire l?objet d?une attention
particulière de manière à préserver l?attractivité de cette
technologie auprès des maîtres d?ouvrages et afin de
rendre effective la production de chaleur renouvelable.
Le développement des chauffe-eaux thermodynamiques
(constitués d?un ballon et d?une pompe à chaleur
aérothermique qui transfère à l?eau contenue dans le
ballon les calories de l?air ambiant) est actuellement en fort
développement, et constitue une piste de développement
supplémentaire de la filière aérothermie.
2.4.3- Synthèse des objectifs chiffrés régionaux
Les objectifs régionaux résultent d?une étude des potentialités offerts par les logements individuels d?une part et par les
logements collectifs et les bâtiments à usages tertiaires d?autre part. Pour les logements individuels, l?objectif provient d?une
évaluation de progression des installations d?ici à 2020 basé sur le fort rythme de développement de la filière observé sur les
années 2007 à 2010. Pour le secteur collectif et tertiaire, l?objectif est basé sur le recensement des projets régionaux
effectué par l?ADEME à partir duquel une extrapolation a été réalisée.
Pays de la Loire
2010 2020
production nb d?installations production nb d?installations
Logements
individuels
PAC géothermiques 5 ktep/an 6 000 20 ktep/an 23 000
PAC aérothermiques 39 ktep/an 54 000 99 ktep/an 137 000
Logements collectifs
et bâtiments tertiaires
PAC géothermiques 0,2 ktep/an 40 4,4 ktep/an 500
PAC aérothermiques 1,8 ktep/an 360 21,8 ktep/an 3 000
TOTAL 46 ktep/ an 60 400 145 ktep/an 163 500
2.4.4- Orientations ayant trait à la sensibilisation et la mobilisation
- Informer le grand public sur les atouts et les faiblesses de la filière.
- Promouvoir des outils d?aide à la décision.
- Renforcer la formation des professionnels : adéquation des caractéristiques techniques des équipements à l?usage
souhaité et à l?environnement du bâtiment.
2.4.5- Autres orientations ayant trait aux politiques territoriales
- Fédérer les professionnels (fabricants, bureaux d?études, foreurs, installateurs, entreprises de maintenance) autour
d?une démarche qualité et d?une harmonisation du vocabulaire.
- Préserver la ressource en eau souterraine dans les projets géothermiques sur aquifère.
2.4.6- Orientation ayant trait à l?amélioration des connaissances proposée
- Mettre en place des outils permettant de suivre le développement régional de la filière géothermie/aérothermie.
42/74
L'augmentation du coût de l'énergie est susceptible
d'accélérer fortement le développement des énergies
renouvelables. Par exemple, selon les prix actuels,
l'installation d'une pompe à chaleur en relève de chaudière
couplée à des travaux d'isolation représentent un
investissement de l'ordre de 24 000 , ils permettent une ¤
économie de l'ordre de 1500 /an et présentent ¤ un temps de
retour sur investissement de 16 ans (à cout de l'énergie
constant). Si en 10 ans, le prix de l'énergie progresse
régulièrement pour doubler, tripler voire quadrupler, le retour
sur investissement est atteint bien plus rapidement, au bout
de respectivement 10, 9 ou 7 ans.
Impact de l'évolution du prix de l'énergie
- Connaître les caractéristiques des équipements installés et leur fonctionnement : puissance moyenne unitaire, durée
moyenne annuelle de fonctionnement en équivalent pleine puissance, coefficient de performance (COP) moyen.
2.4.7- Indicateurs
unité déclinaison objectifs 2020
Nombre d?installations - géothermie / aérothermie (yc. chauffe-eaux
thermodynamique) / équipement de froid
- individuel / collectif et tertiaire
163 500
Apport en chaleur renouvelable ktep/an 145 ktep/an
2.4.8- Liens utiles
Site écocitoyen de l?ADEME http://ecocitoyens.ademe.fr/mon-habitation/renover/chauffage-
climatisation/pompes-a-chaleur
Site de l?ADEME et du BRGM dédié à la géothermie http://www.geothermie-perspectives.fr/
Site de l?AFPAC
(association française pour les pompes à chaleur) http://www.afpac.org/
Site d?ErDF pour les questions d?appel de puissance http://www.erdfdistribution.fr/medias/Sequelec_public/Sequelec_fich
e_pompe%20_chaleur.pdf
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2.5- Développer l?hydroélectricité
Les Pays de la Loire comptent actuellement une cinquantaine de petites centrales hydroélectriques, situées majoritairement
dans les départements de la Mayenne, de la Sarthe et de la Vendée.
Avec une puissance maximale installée de 12 MW, ces installations produisent en moyenne près de 20 GWh/an, ce qui
représente de l?ordre de 0,1 % de la consommation électrique régionale.
Les politiques nationales prévoient le développement d?une hydroélectricité durable en cohérence avec la préservation et la
reconquête de la qualité des cours d?eau, en s?engageant à atteindre simultanément deux objectifs nationaux :
- le développement de la production hydroélectrique (+ 3 TWh/an nets et + 3 000 MW à l?horizon 2020), en accord avec
les objectifs de l?arrêté du 15 décembre 2009 relatif à la PPI électricité,
- et le « bon état » des masses d?eau en 2015 en application de la loi sur l?eau et les milieux aquatiques.
Hydroélectricité
France entière
puissance installée
(puissance maximale) énergie produite nombre d?installations
situation 2010 25 500 MW 68 TWh/an soit 5 800 ktep/an de l?ordre de 2 100
objectifs 2020 28 500 MW 71 TWh/an soit 6 100 ktep/an de l?ordre de 2 100
En 2010, l?hydroélectricité représente environ 12 % de l?électricité produite en France. C?est la 2e source de production
d?électricité (derrière le nucléaire) et la 1ère source d?origine renouvelable (elle en représente à elle seule plus de 80 %).
2.5.1- Stratégie générale / orientations structurantes
Il n?est pas mis en évidence de potentiel de développement significatif de la ressource hydroélectrique. Celle-ci pourra
néanmoins bénéficier d?un certain renforcement à travers :
- l?optimisation des centrales existantes en augmentant la productivité,
- la réhabilitation / réactivation des sites anciennement exploités, notamment les plus intéressants,
- la possibilité d?installer de nouvelles centrales sur certains seuils ou barrages existants non encore équipés,
- la reconversion de certains moulins à eau (toutefois, la production d?électricité correspondante est très faible).
Les actions permettant de mieux préserver la vie piscicole des cours d?eau concernés (mise en place de turbines
ichtyophiles, mise en oeuvre de grilles fines sur les centrales, protocole d?arrêt de turbinage pour la dévalaison des
anguilles?) seront parallèlement à déployer.
2.5.2- Freins, points de vigilance et facteurs de réussite
Le relief peu accentué de la région Pays de la Loire est peu propice à l?énergie hydroélectrique. Les sites les plus
intéressants sont déjà équipés.
La prise en compte des exigences de protection environnementale concernant la qualité écologique des cours d?eau est à
considérer comme un atout pour un développement mieux accepté de la petite hydroélectricité.
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objectifs rég ionaux
2.5.3- Synthèse des objectifs chiffrés
L?objectif régional a été déterminé en tenant compte des principales opportunités de développement de l?hydroélectricité qui
consistent en
- l?optimisation des centrales existantes en augmentant la productivité (par exemple, lors de du remplacement
d?anciennes turbines par des turbines favorables à la survie des poissons dites turbines ichtyophiles; cf. cas de la
Mayenne ci-dessous),
- la réhabilitation / réactivation des sites anciennement exploités (raccordés au réseau électrique ou en auto-
consommation), notamment les plus intéressants,
- la possibilité d?installer de nouvelles centrales sur certains seuils ou barrages existants non encore équipés,
- la reconversion de certains moulins à eau (toutefois, la production d?électricité correspondante est très faible)
Hydroélectricité
Pays de la Loire
puissance installée
(puissance maximale) énergie produite nombre d?installations
situation 2010 12 MW 12 à 22 GWh/an
soit entre 1 et 1,9 ktep/an de l?ordre de 45
objectifs 2020 14 MW 15 à 30 GWh/an
soit entre 1,3 et 2,6 ktep/an de l?ordre de 60
L?objectif 2020 proposé représente sur 10 ans une augmentation de la production d?électricité d?origine hydraulique de l?ordre
de 30 à 40 % (selon la pluviométrie annuelle).
2.5.4- Orientations ayant trait aux politiques territoriales
- Performance et qualité des équipements : favoriser l?optimisation et la réhabilitation des sites.
- Préservation de l?environnement : développer une hydroélectricité durable en cohérence avec la restauration des
milieux aquatiques.
2.5.5- Orientations ayant trait à l?amélioration des connaissances
Affiner les données fournies par le Service de l?observation et des statistiques (SOeS) en ventilant, par département, le
nombre d?installations par tranche de puissance et de productible (par exemple, inférieur et supérieur aux seuils de 100 kW
et de 3 500 h/an équivalent pleine puissance).
2.5.6- Indicateurs
Afin de connaître le développement dans la région Pays de la Loire de la filière hydroélectrique et de le comparer aux
orientations prévues, il est nécessaire de pouvoir disposer, avec une périodicité annuelle, des indicateurs régionaux
suivants :
Unité Objectifs 2020
Nombre d?installations ayant réellement produit
(raccordées au réseau ou utilisées en autoconsommation) Nb de l?ordre de 60
Puissance installée correspondante MW 14
Production réelle d?électricité
GWh/an entre 15 et 30
ktep/an entre 1,3 et 2,6
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2.5.7- Liens utiles
Site internet du ministère de l?écologie, du
développement durable et de l?énergie / Energie, Air et
Climat
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Energie-
hydraulique,409-.html
Site internet du ministère de l?écologie, du
développement durable et de l?énergie / Service de
l?observation et des statistiques (SOeS)
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/energie-
climat/s/statistiques-regionales.html
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objectifs nat ionaux
2.6- Développer l?énergie solaire thermique
Le marché du solaire thermique a connu une forte croissance jusqu?en 2008. Le marché du particulier recule depuis 2006,
en lien avec la fin du plan soleil alors que les segments du collectif et du tertiaire, portés par le fonds chaleur, poursuivent
leur progression.
En Pays de la Loire, la production d?énergie solaire thermique régionale atteint 2,6 ktep en 2009, cela correspond à
30,1 GWh de chaleur produite par un peu moins de 65 000 m² de panneaux.
Au niveau national, le solaire thermique représente environ 80 ktep de chaleur renouvelable produite chaque année, soit
mois de 1 % des énergies renouvelables produites chaque année. Les objectifs de développement de la production de
chaleur à partir d ?énergies renouvelables en France, fixés dans la PPI chaleur sont d?atteindre au 31 décembre 2020 une
production globale :
- pour le solaire thermique individuel, de 817 ktep correspondant à 4,3 millions de logements équipés,
- pour le solaire thermique collectif, de 110 ktep.
Cela représente une très forte évolution, le solaire thermique avec 927 ktep représente près de 5 % de l?objectif national
« chaleur renouvelable » (incluant la biomasse, la géothermie, les pompes à chaleur, le biogaz, la part renouvelable des
déchets, etc.) à atteindre à l?horizon 2020.
2.6.1- Stratégie générale / orientations structurantes
Bien que le gisement théorique soit immense, la filière solaire thermique peine à décoller. Faciliter l?émergence du marché
du solaire thermique dans la région des Pays de la Loire est une ambition qui doit prendre appui sur un réel soutien de cette
filière.
Son développement sera favorisé par des politiques visant à faire baisser les coûts et à améliorer la qualité des installations.
La stratégie de développement peut reposer sur l?idée de d?aider d?abord les bonnes expériences, avant de les multiplier
pour que la technologie se généralise.
2.6.2- Freins, points de vigilance et facteurs de réussite
D?ici à 2020, le développement de la filière peut être limité
ou favorisé par la vitesse d?évolution du prix des énergies.
En effet, l?augmentation importante des prix des énergies est
un facteur d?attractivité pour la filière solaire thermique. Une
recherche de diversification de la production (apports de
chaleur solaire ou rafraîchissement solaire dans les
procédés industriels, préchauffage de locaux, séchage en
secteur agricole - fourrage, fruits -, traitement des déchets -
résidus végétaux, boues de STEP?) sont également
susceptibles d?élargir le spectre de déploiement de la filière.
Les freins à l?oeuvre actuellement déjà identifiés sont par
ailleurs susceptibles de perdurer :
- le coût des systèmes trop élevé allié la difficulté de mettre en place les système d?aides adéquat dans le contexte de
budgets publics tendus,
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L'augmentation du coût de l'énergie est susceptible
d'accélérer fortement le développement des énergies
renouvelables. Par exemple, selon les prix actuels (et sans
prendre en compte les différentes aides financières),
l'installation d'un chauffe-eau solaire individuel en lieu et place
d'un ballon électrique représente un investissement de l'ordre
de 4000 . Elle permet une économie de l'ordre de 160 /an ¤ ¤
et présente un temps de retour sur investissement de 25 ans
(à cout de l'énergie constant). Si en 10 ans, le prix de
l'électricité progresse régulièrement pour doubler, tripler voire
quadrupler, le retour sur investissement est atteint plus
rapidement, au bout de respectivement 15, 12 ou 10 ans.
Impact de l'évolution du prix de l'énergie
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- l?absence de réglementation imposant l?intégration d?eau chaude sanitaire solaire en construction neuve et réhabilitation,
- le manque de qualité dans la filière,
- le manque d?efficacité de la communication, du marketing et de la commercialisation du solaire thermique,
- et la concurrence avec d?autres technologies.
Il faut, en effet, souligner une régulière augmentation des prix installés, supérieure à l?inflation et une productivité
énergétique sur les échantillons mesurés par l?ADEME environ 25 % inférieure aux performances attendues.
2.6.3- Synthèse des objectifs chiffrés régionaux
En tenant compte du nombre de logements potentiellement équipables, de l?orientation actuelle de la filière et des
contraintes qui freinent son évolution, il est proposé de retenir une production annuelle régionale de 10 ktep pour l?objectif
solaire thermique 2020 :
Pays de la Loire Situation fin 2009 Objectif 2020
logements individuels - 4 ktep/an
logements collectifs, bâtiments tertiaires - 4 ktep/an
bâtiments industriels et agricoles - 2 ktep/an
Total tous secteurs 2,6 ktep/an 10 ktep/an*
* Soit de l?ordre de 2 ktep/an par département.
2.6.4- Orientations ayant trait à la sensibilisation et la mobilisation
- Favoriser l?installation de chauffe-eau solaires pour toutes nouvelles constructions et lors de rénovations lourdes.
- Mettre en avant les opérations réussies : inciter par le bon exemple.
2.6.5- Autres orientations ayant trait aux politiques territoriales
Renforcer la formation des professionnels : adéquation entre les caractéristiques techniques des équipements et l?usage
souhaité.
Fédérer les professionnels (fabricants, bureaux d?études, installateurs, entreprises de maintenance) autour d?une démarche
qualité globale et de diminution des coûts (constituer un annuaire de la filière?)
2.6.6- Orientation ayant trait à l?amélioration des connaissances
Mettre en place des outils de suivi du développement de la filière, et notamment celui des nouvelles technologies (chauffe-
eau thermodynamique, systèmes combinés photovoltaïques/thermiques?)
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2.6.7- Indicateurs
unité déclinaison objectifs 2020
production d?énergie solaire thermique ktep / an évolution annuelle 10 ktep / an
surfaces de panneaux solaires en activité m² évolution annuelle
individuel / collectif et tertiaire
2.6.8- Liens utiles
Site internet du ministère de l?écologie, du
développement durable et de l?énergie
http://www.developpement-durable.gouv.fr/Presentation-
generale,25027.html
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/theme/energie-
climat/966.html).
Site internet de l?ADEME national
et régional
http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-
1&cid=96&m=3&catid=25165
http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-dintervention/energies-et-
matieres-renouvelables/contexte-regional
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http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-dintervention/energies-et-matieres-renouvelables/contexte-regional
http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-dintervention/energies-et-matieres-renouvelables/contexte-regional
http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=25165
http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=25165
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/theme/energie-climat/966.html
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/theme/energie-climat/966.html
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Mobilite-durable,1722-.html
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Mobilite-durable,1722-.html
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2.7- Développer l?énergie solaire photovoltaïque
En Pays de la Loire, le parc photovoltaïque raccordé à fin 2011 présente une puissance d?environ 200 MW, en progression
de 130 % par rapport à l?année 2010. La production d?électricité correspondante est estimée à 141 GWh (environ 12 ktep),
elle représente 0,6 % de la consommation d?électricité régionale.
La puissance cumulée du parc photovoltaïque installé en France était de 81 MW fin 2008, de 261 MW en 2009, de
1 025 MW fin 2010 et de 2 921 MW fin 2011. L?essor spectaculaire du photovoltaïque français démontre que la phase
d?amorçage de la filière est achevée. Le développement entre désormais dans une phase de maturation.
La France est largement en mesure de réaliser les objectifs du Grenelle de l?Environnement qui consistent à porter à
5 400 MW la puissance photovoltaïque installée en 2020, afin de parvenir à une production annuelle de 450 ktep/an.
2.7.1- Stratégie générale / orientations structurantes
L?action publique structure et accompagne la maturation de la filière photovoltaïque notamment à travers les tarifs d?achat,
les appels d?offres, ainsi que des dispositifs d?aides de certaines collectivités.
Nationalement, le soutien à la recherche et au développement de la production énergie solaire a été renforcé en 2011 et
2012 à travers les investissements d?avenir (appels à manifestations d?intérêt) gérés par l?ADEME et les instituts
d?excellence en énergies décarbonées gérés par l?agence nationale de recherche.
La filière française du photovoltaïque, notamment par une implication grandissante des acteurs industriels et énergétiques,
se renforce par une meilleure lisibilité dans la programmation de projets à mettre en place (grandes toitures, centrales au
sol), retenus par le système d?appels d?offres national. L?évolution des technologies permet des rendements plus élevés et
des coûts de production de plus en plus faibles. L?accroissement de l?offre concurrentielle devrait conduire à une baisse des
prix. Les politiques de soutien à la filière photovoltaïque deviendront en conséquence de moins en moins nécessaires.
Concernant les centrales au sol, le déploiement de cette filière ne peut s?envisager sans une prise en compte des impératifs
de protection environnementale et de prévention des risques de conflits d?usage des sols. Un cadrage régional établi en juin
2010, disponible sur le site internet de la DREAL et comportant une liste indicative de sites propices, confirme les
orientations nationales devant guider les choix d?implantation des centrales photovoltaïques au sol :
- ces dernières n?ont pas vocation à être installées dans les espaces agricoles, qu?ils soient exploités ou non, ni dans les
espaces naturels protégés ou non ;
- la priorité doit être accordée aux projets implantés sur des sites artificialisés, correspondant pour l?essentiel aux
emplacements sur lesquels ont été exercées des activités industrielles, sans possibilité facile ou rapide de réaffectation
à un usage économique.
2.7.2- Freins, points de vigilance et facteurs de réussite
Le bon développement de la filière s?appuie sur des bonnes pratiques aujourd?hui partagées par les acteurs de la filière :
- les centrales solaires photovoltaïques au sol consommatrices d?espace, sont à envisager sur des espaces déjà
artificialisés ne présentant pas de conflit d?usage des sols ( agricole, naturel, économique) ;
- les installations sur logements sont à développer sur des bâtiments bénéficiant d?une bonne isolation ;
- les centrales solaires sur moyennes et grandes toitures sont à concevoir d?une manière proportionnée par rapport aux
constructions environnantes, bien adaptée d?un point de vue visuel dans le paysage, après avoir mené une réflexion
sur le caractère lié et/ou nécessaire au fonctionnement du bâtiment.
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http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/photovoltaique-r296.html
objectifs rég ionaux
Le respect de critères techniques précis, parfois complexe, de bonne intégration au bâti des installations permet aux
producteurs de bénéficier d?un tarif d?achat plus élevé. Le comité d?évaluation de l?intégration au bâti (CEIAB) distingue les
procédés d?intégration photovoltaïques éligibles au tarif d?intégration ou d?intégration simplifiée au bâti.
La profession a mis en place la marque AQPV-modules qui a pour but de signaler aux acheteurs l?origine des panneaux et
d?assurer leur performance et leur fiabilité. La reprise et le recyclage des panneaux en fin de vie est quant à lui organisé par
l?association PV cycle.
2.7.3- Synthèse des objectifs chiffrés régionaux
En tenant compte des surfaces disponibles (sites propices pour les centrales au sol, grandes toitures et toitures
individuelles), de l?orientation actuelle de la filière et du système de tarification, un objectif de puissance solaire
photovoltaïque installée en 2020 de 600 MW est retenu pour les Pays de la Loire.
puissance installée
à fin 2009
puissance installée
à mi 2011
objectif de puissance
2020
logements individuels et collectifs - 60,4 MW 180 MW
moyennes toitures -
92,7 MW
100 MW
grandes toitures - 170 MW
centrales au sol - 0 MW 150 MW
Pays de la Loire 29,3 MW 153,1 MW 600 MW
puissance installée
à fin 2009
puissance installée
à mi 2011
objectif de puissance
2020
Loire-Atlantique - 36,4 MW 120 MW
Maine-et-Loire - 34,7 MW 120 MW
Mayenne - 15,8 MW 100 MW
Sarthe - 21 MW 110 MW
Vendée - 45,3 MW 150 MW
Pays de la Loire 29,3 MW 153,1 MW 600 MW
2.7.4- Orientations ayant trait à la sensibilisation et la mobilisation
Renforcer l?information pour éviter les installations :
- sur les logements au détriment d?une bonne isolation du bâtiment,
- sur les bâtiments « alibi » (dont l?unique objectif est de supporter des panneaux, au détriment d?une réflexion sur le
caractère lié et/ou nécessaire au fonctionnement du bâtiment),
- sur des bâtiments surdimensionnés par rapport aux constructions environnantes ou inadaptés d?un point de vue visuel
dans le paysage.
2.7.5- Autres orientations ayant trait aux politiques territoriales
Utiliser les sites artificialisés en priorité pour l?implantation de centrales solaires au sol pour éviter la consommation de terres
agricoles et d?espaces naturels protégés ou non.
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http://www.ceiab-pv.fr/
2.7.6- Indicateurs
unité déclinaison objectifs
2020
Nombre et puissance des installations
raccordées au réseau par département MW
par département et
par classe de puissance :
- inférieure à 3 kWc ;
- comprise entre 3 et 100 kWc ;
- comprise entre 100 et 250 kWc ;
- comprise entre 250 et 1000 kWc ;
- supérieure à 1000 kWc.
600 MW
Production d?électricité d?origine photovoltaïque ktep/an par département 46 ktep/an
2.7.7- Liens utiles
Site internet du ministère de l?écologie, du
développement durable et de l?énergie www.developpement-durable.gouv.fr/-Energie-solaire,418-.html
Site internet de l?ADEME national
et régional
www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=13921
http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-dintervention/energies-et-
matieres-renouvelables/contexte-regional
Site internet de la DREAL
mission énergie et changement climatique
www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/energies-
renouvelables-r290.html
Pour aller plus loin
D?ici à 2025, des marges de progression supplémentaires peuvent clairement être mobilisées sur les grandes toitures.
L?objectif 2025 pourrait consister en une puissance installée à hauteur de 300 MW (pour 170 MW en 2020). Cela
supposerait notamment que l?actuel dispositif d?appel d?offres national, destiné à canaliser l?expansion du photovoltaïque
soit révisé.
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http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/energies-renouvelables-r290.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/energies-renouvelables-r290.html
http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-dintervention/energies-et-matieres-renouvelables/contexte-regional
http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-dintervention/energies-et-matieres-renouvelables/contexte-regional
http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-dintervention/energies-et-matieres-renouvelables/contexte-regional
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Energie-solaire,418-.html
3- Garantir une bonne qualité de l?air
Le présent schéma fixe des orientations destinées à prévenir ou à réduire la pollution atmosphérique afin de respecter les
objectifs de qualité de mentionnés aux articles L. 221-1 et R. 221-1 du Code de l?environnement. Ces orientations tiennent
compte et reprennent en partie celles du plan régional pour la qualité de l?air (PRQA) adopté le 24 décembre 2002, auquel le
schéma régional du climat, de l?air et de l?énergie se substitue.
Les orientations du SRCAE doivent également contribuer à l?atteinte des objectifs nationaux de réduction des émissions pris
dans le cadre des engagements européens (plafonds d?émissions fixés par le plan PREPA). Dans cet objectif, une attention
particulière doit être portée sur la réduction des émissions d?oxydes d?azote et de particules, polluants pour lesquels la
situation française est plus critique.
En lien notamment avec ce dernier objectif, des orientations du schéma visant à promouvoir la mise en oeuvre du plan
particules adopté par le ministère de l?écologie en juillet 2010 visant à diminuer l?exposition des personnes aux particules
fines dans l?air, reconnues comme ayant un impact sanitaire important.
Le volet « air » du schéma n?a cependant pas vocation à couvrir de manière exhaustive tous les thèmes, d?autres plans
venant le compléter. On peut notamment citer le plan régional santé-environnement 2010-2013 qui comporte des actions de
réduction des substances dangereuses dans l?air (HAP, dioxines?) émises par certaines activités industrielles et le plan
Ecophyto 2018 qui vise à une réduction de 30 % à 50 % de l?usage des phytosanitaires.
De même, les actions mises en oeuvre en cas de pics de pollution (mesures de court terme) ne sont pas définies dans le
SRCAE mais font l?objet de procédures décrites par arrêtés préfectoraux.
À noter également qu?un plan de protection de l?atmosphère (PPA) existe sur la zone de Nantes-St Nazaire. Adopté
initialement en 2005, ce PPA fait l?objet d?une révision en 2012-2013. Les actions qui seront à mener dans le cadre de ce
PPA devront être en cohérence avec les orientations du SRCAE.
3.1.1- Le bilan du plan régional pour la qualité de l?air (PRQA)
Le plan régional pour la qualité de l?air adopté en 2002 définissait un grand nombre d?orientations regroupées sous différents
thèmes :
? la surveillance de la qualité de l?air : élargissement du champ du type de pollution et des polluants mesurés,
évaluation de l?exposition des populations, amélioration de la prévision de la pollution et de la modélisation
prospective.
? La plupart de ces orientations ont été mises en oeuvre : mesures régulières des composés organiques volatiles,
campagnes de mesures des HAP, de certaines substances phytosanitaires, études épidémiologiques menées par
la CIRE (cellule inter-régionale d?épidémiologie), prévision journalière des taux d?ozone?
? La modélisation a été développée par Air Pays de la Loire sur quelques agglomérations mais n?est pas encore
devenue un outil « courant » d?aide à la décision. Ce volet reste à développer et sera repris dans les orientations
du schéma.
? Les émissions des sources mobiles (transports) : le plan recensait un très large spectre de recommandations
visant à agir sur les choix en matière d?urbanisme pour limiter les déplacements, à favoriser les déplacements par
des modes alternatifs au routier (offre de transports en commun, développement des modes doux, gestion du
parking en ville, offre ferroviaire voyageurs et marchandises?), à agir sur les comportements (campagnes
18/12/12 53/74
d?information et de communication) et enfin à améliorer les connaissances sur les déplacements et la pollution liée
aux transports.
? Le plan ne fixait pas d?objectif précis ni d?indicateurs de suivi. Il est donc difficile de pouvoir évaluer finement
chaque orientation individuellement. On peut néanmoins considérer que, même si des progrès sont notés en
matière d?évolution de la qualité de l?air dans la région depuis 2002, ces orientations restent, pour la plupart,
pertinentes. Ces orientations vont dans le sens d?une amélioration continue de la qualité de l?air et participent
également à la maîtrise des gaz à effet de serre. C?est pourquoi un grand nombre des orientations du PRQA dans
ce domaine sont reprises dans le schéma dans ses thématiques transports, aménagement/urbanisme et qualité de
l?air.
? Les émissions des sources fixes (industrie, agriculture, résidentiel et tertiaire) : le plan fixait des orientations liées à
l?amélioration des connaissances et recommandait notamment la réalisation d?inventaires régionaux des
émissions. Par ailleurs des actions de réduction des émissions des principaux émetteurs industriels (industriels de
Basse-Loire, entreprises soumises au bilan décennal) étaient prévues, par le déploiement des meilleures
techniques disponibles. Dans le domaine des émissions agricoles, des actions visaient à réduire l?usage des
phytosanitaires et à développer l?information des agriculteurs. Enfin une des orientations était de favoriser les
économies d?énergie, notamment en promouvant les procédés énergétiques performants.
? Dans le domaine industriel, sous l?action des services d?inspection des installations classées, des progrès ont été
obtenus en termes de baisse des émissions des polluants classiques auprès des principaux établissements
industriels de la région : réduction de 80 % des émissions de NOx pour la centrale EDF de Cordemais entre 2000
et 2009, de 20 % des émissions de SO2 et de COV pour la raffinerie Total de Donges par exemple. Dans une
logique de progrès constant, de nouvelles orientations à la baisse des émissions industrielles sont intégrées dans
le schéma.
? Dans le domaine agricole, le plan Ecophyto 2018 donne des objectifs en termes de réduction de l?usage des
phytosanitaires, ce qui aura un impact positif sur la qualité de l?air. Le schéma, pour sa part, s?est intéressé plus
particulièrement à la pollution liée aux particules fines émises lors de diverses activités agricoles.
? Les impacts sur la santé : ce volet du PRQA recouvrait, outre un état des connaissances sur l?impact sur la santé
des polluants courants, des problématiques plus larges telles que l?air intérieur, le radon, les pollens, le risque
légionellose. Les orientations concernaient le développement de l?information autour de ces thématiques ainsi que
des études (mesures ou quantifications des expositions ou des impacts sanitaires). Un grand nombre de ces
travaux ont été réalisés (campagnes de mesures d?air intérieur dans des écoles, création d?un pollinier sentinelle à
Nantes, campagnes de mesure du radon dans des habitations et lieux publics, contrôles d?installations à risques
pour les légionelles, réalisation d?études sanitaires?). Le plan régional santé-environnement 2010-2013 reprend
une partie des problématiques santé du PRQA. Le schéma ne prévoit pas d?orientations spécifiques
complémentaires.
? Les impacts sur le milieu naturel, le bâti et la qualité de vie : des orientations du plan visaient à acquérir davantage
d?informations sur les impacts de la pollution de l?air sur les milieux sensibles (Natura 2000, forêts), sur les
végétaux alimentaires, sur les sites de loisirs ou encore sur le patrimoine bâti. Il s?intéressait également à
l?évaluation et la réduction des odeurs autour de certaines activités industrielles ou agricoles. La plupart de ces
orientations n?ont pas été mises en oeuvre. Le schéma ne les reprend pas. Des études existent cependant au plan
national ou international, la réalisation d?études ou de campagnes de mesures locales, souvent coûteuses,
n?apporteraient pas de réelle plus-value dans la mesure où la région ne présente pas de pollutions ou de situations
spécifiques.
? Information et communication : les orientations concernaient la sensibilisation du public, des milieux scolaires et
des médias à la fois en période « calme » et en période d?épisodes de pollution. La question de l?information et de
la communication reste d?actualité et est intégrée dans les orientations du schéma. La gestion des pics de pollution
ne relève pas du schéma, les procédures sont définies par des arrêtés préfectoraux.
54/74
3.1.2- Les orientations et actions liées au plan particules
Les particules en suspension dans l?air (poussières très fines de diamètre inférieur à 10 µm) constituent un risque sanitaire.
Ces particules pénètrent profondément les voies respiratoires et s?accumulent dans l?organisme, avec un impact en termes
de maladies respiratoires, cardiovasculaires et de cancers.
C?est pourquoi un plan national « particules » a été adopté en 2010 préconisant un ensemble d?actions d?amélioration de la
qualité de l?air dont certaines peuvent trouver une déclinaison locale. Ces actions concernent l?ensemble des secteurs
émetteurs.
Une des orientations du SRCAE est de mieux faire connaître les enjeux liés à la pollution atmosphérique par les particules et
à inciter les acteurs locaux à mettre en place des actions en faveur de la réduction des émissions de particules. Quelques
exemples d?actions sont cités ci-après. Le plan particules ainsi que d?autres exemples d?actions possibles ou de réflexions
en cours au niveau national sont présentés sur le site internet du MEDDE.
Exemples d?actions dans le secteur domestique :
- réorienter la communication publique sur les risques liés à une mauvaise combustion de la biomasse et au brûlage à
l?air libre. Faire connaître et respecter la réglementation sur l?interdiction du brûlage à l?air libre. Mieux informer le public
sur les effets de certains chauffages au bois sur la qualité de l?air.
- Renouveler au plus vite le parc français d?appareils de chauffage au bois grâce à des incitations financières (crédits
d?impôts, fonds locaux?). Le renouvellement de la totalité des chauffages au bois domestiques de plus de 10 ans
permettrait, au plan national, de réduire de 30 000 tonnes les émissions de particules fines dans l?air.
- Conditionner les aides publiques sur les systèmes de chauffage au bois les moins émetteurs de particules.
- aux plans européen et français, faire évoluer les normes et labels des appareils de chauffage au bois, promouvoir le
filtre à particules individuel.
Exemples d?actions dans le secteur industriel et résidentiel tertiaire:
- inciter à renouveler les chaudières biomasse les plus anciennes.
- Inciter au recours aux meilleures techniques disponibles.
- privilégier les aides financières aux projets de taille suffisante permettant d?installer un traitement des fumées.
- Au niveau national, abaisser les valeurs limites de la réglementation des émissions des chaudières.
Exemples d?actions dans le secteur des transports :
- Encourager les collectivités à mettre en place des zones d?action prioritaire pour l?air (ZAPA) visant à limiter l?accès de
zones urbaines aux seuls véhicules peu polluants. En Europe, plus de 180 zones de ce type ont déjà été mises en
oeuvre. Une expérimentation a débuté en 2012 avec 8 villes françaises.
- Mieux réguler la mobilité en développant les modes doux, l?auto-partage, le co-voiturage, en favorisant les transports en
commun et le multimodal (simplification de la billettique, continuité de services?), en régulant le stationnement (parcs
relais?).
- Faire évoluer les modes de livraisons de marchandises (horaires de livraison, gestion des trafics, intensification des flux
de fret?).
- Améliorer le parc de véhicules captifs des administrations, collectivités et entreprises (achat de véhicules à faibles
émissions de polluants, équipement de filtres à particules?).
18/12/12 55/74
- Poursuivre les réflexions engagées au plan national sur les émissions de navires et bateaux (encourager le recours à
l?alimentation électrique à quai par exemple), sur les zones aéroportuaires (réduire les émissions des véhicules roulants
et des avions au sol), sur le fret routier (charte CO2) et sur les deux roues (normes d?émissions, contrôle technique,...).
Exemples d?actions dans le secteur agricole :
Révision à l?initiative des ministères concernés du guide du CORPEN (comité d?orientation pour les pratiques agricoles
respectueuses de l?environnement) pour y intégrer des recommandations de bonnes pratiques permettant de limiter les
émissions de particules et d?ammoniac dans l?air. Ces bonnes pratiques ont été définies dans une étude ADEME/INRA
publiée en 2011. Elles sont à diffuser et à encourager dans le cadre du SRCAE. On peut en citer quelques-unes :
- développer la couverture des fosses à lisiers,
- adapter les matériels et méthodes d?épandage (pendillards, enfouissement),
- développer le travail simplifié du sol?
3.1.3- Les orientations générales du schéma
La qualité de l?air est un domaine transversal à toutes les thématiques traitées dans le schéma. Les orientations portées par
le schéma en termes de réduction des consommations d?énergie et de limitation des émissions de gaz à effet de serre dans
les différents secteurs d?activités, tout comme le développement de certaines énergies renouvelables ont un impact
généralement positif sur la qualité de l?air. Le tableau suivant en fait une synthèse :
Secteur d?activités
ou type d?EnR Principales orientations et objectifs visés Impacts sur la qualité
de l?air
Bâtiment
Priorité à la rénovation du parc ancien (aides, sensibilisation, formation des
professionnels?) - réglementation thermique pour les nouvelles
constructions - Gain estimé en efficacité énergétique de l?ordre de 15 à
20 % à l?horizon 2020 par rapport à 2008.
+
effets positifs sur les
polluants liés aux
chauffages
domestiques et
tertiaires
Transports
Actions de sensibilisation pour modifier les comportements, report modal,
co-voiturage, massification des flux, évolutions technologiques des
véhicules de moins en moins polluants, réduction à plus long terme des
déplacements en lien avec la densification urbaine. Gain estimé en efficacité
énergétique de l?ordre de 20 % à l?horizon 2020 par rapport à 2008.
+
effets positifs sur les
émissions d?oxydes
d?azote principalement
Industrie
Mise en oeuvre des meilleures techniques disponibles sur les process et les
utilités. Système réglementaire des quotas de CO2 plus contraignant sur la
période 2013-2020. Gain estimé en efficacité énergétique de l?ordre de 15 %
à l?horizon 2020.
+
effets positifs sur
l?ensemble des
émissions industrielles
Agriculture
Mise en oeuvre de pratiques plus sobres en énergie. Développement des
systèmes économes en intrants. Gain estimé en efficacité énergétique de
l?ordre de 20 %. Utilisation moindre des énergies fossiles au profit de
l?électricité et des énergies renouvelables. Promotion des bonnes pratiques
de fertilisation et de gestion des élevages (réduction des particules).
+
effets positifs sur les
particules et les
polluants agricoles
Bois-énergie Développement important de la filière y compris en zone urbaine (réseaux
de chaleur).
-
émissions de
particules fines.
Vigilance notamment
dans les zones
sensibles.
56/74
Autres énergies
renouvelables
(méthanisation,
éolien, géothermie,
solaire)
Développement volontariste de toutes les filières. Impact considéré
comme neutre.
En dehors de ces orientations thématiques, des orientations générales sont définies :
Orientations ayant trait à la sensibilisation et la mobilisation
- Développer une communication davantage orientée vers l?action (promotion des bonnes pratiques) et plus seulement
vers le diagnostic. Diffuser des informations permettant au public d?adopter un comportement et des pratiques
contribuant à l?amélioration de la qualité de l?air (choix de consommation, de pratiques, déplacements,...).
- Développer la quantification et la prévision des niveaux de polluants aérobiologiques (pollens) à vocation d?information
des personnes sensibles.
Orientations ayant trait aux politiques territoriales
- Promouvoir la prise en compte des enjeux de qualité de l?air dans la planification de l?urbanisme, sensibiliser les
professionnels par l?intégration des enjeux de qualité de l?air dans les portés à connaissance de l?Etat (en particulier
dans les zones sensibles pour la qualité de l?air). De manière générale, lors de l?élaboration de documents de
planification comportant une composante d?amélioration de la qualité de l?air (SRCAE, PPA, PDU, PCET,?), aider les
acteurs lors de la prise de décision par l?évaluation a priori et a postériori des effets des actions sélectionnées
(possibilités d?évaluations, de scénarisation/modélisations).
- Dans les zones pouvant être considérées comme ??sensibles??, accorder une attention spécifique à la qualité de l?air
dans l?arbitrage des choix de planifications ou les choix techniques réalisés (projets biomasse par exemple). Tenir
compte des niveaux de qualité de l?air extérieur dans les projets de construction et d?aménagement notamment par la
limitation des transferts de pollution vers l?intérieur des bâtiments.
- Faire connaître et aider à l?intégration des mesures du plan particules au niveau local (prise en compte dans les PCET,
compatibilité pour les PDU).
- Entamer une réflexion sur la pertinence de déployer une ZAPA dans les Pays de la Loire après les retours
d?expérimentation d?autres agglomérations françaises.
Orientations ayant trait à l?amélioration des connaissances
- Assurer un suivi au niveau régional des actions conjointement bénéfiques pour la maîtrise des émissions de gaz à effet
de serre et la maîtrise des émissions de polluants tout en restant vigilant sur les antagonismes possibles
(développement du bois-énergie notamment).
- Améliorer et poursuivre le développement des outils d?évaluation de la qualité de l?air (émission, concentration,
exposition), notamment :
- Maintenir l?outil BASEMIS (inventaire régional des émissions de polluants, de gaz à effet de serre et de
consommations énergétiques) et le faire évoluer, notamment par la prise en compte de données locales
(bouclage énergétique, suivi des effets des actions d?amélioration de la qualité de l?air, de réduction des
émissions GES et des consommations).
- Poursuivre le développement des systèmes de modélisation à différentes échelles (quartier, agglomération,
région) permettant d?obtenir une couverture spatiale continue de la pollution (évaluation de la population
18/12/12 57/74
exposée), d?établir des prévisions à court terme par la mise en oeuvre anticipée des mesures d?information et
d?urgence en cas d?épisodes de pollution et de fournir plus globalement des éléments d?aide à la décision
pour les gestionnaires (impact des politiques d?aménagement et de transport, notamment).
- Affiner la connaissance sur la qualité de l?air, notamment par rapport :
- aux polluants présentant des risques de dépassement des valeurs réglementaires (dioxyde d?azote,
particules, ozone?) en améliorant l?évaluation des parts respectives des émissions locales et de la pollution
importée,
- à la composition chimique des particules (PM10, PM2.5 voire particules ultrafines) notamment lors
d?épisodes de pollution généralisés ou locaux, permettant de mieux comprendre l?origine des pollutions,
- à l?impact sur la qualité de l?air des nouvelles filières énergétiques (bois-énergie, notamment).
3.1.4- Indicateurs
libellé unité déclinaison objectifs 2020
Nombre de points de mesures fixes de la
qualité de l?air pour lesquels des dépassements
des valeurs limites réglementaires sont
enregistrées.
nombre 0
Évolution des émissions des principaux
polluants atmosphériques tonnes - par polluant
- par secteur d?activités baisse
3.1.5- Liens utiles
informations sur la qualité de l?air, les données régionales, les
bulletins d?alerte?
inventaire régional des émissions de polluants et des gaz à
effet de serre (synthèses)
Site internet de l?association Air Pays de la Loire :
www.airpl.org
plan particules
expérimentation ZAPA
http://www.developpement-durable.gouv.fr/Les-particules-
dans-l-air-qu-est,17702.html
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Air-et-
pollution-atmospherique,495-.html
rapport d?étude ADEME/INRA 2011 sur le secteur agricole et
les particules fines
http://www.developpement-durable.gouv.fr/Les-emisions-
agricoles-de.html
58/74
4- S?inscrire dans une stratégie d?adaptation au
changement climatique
Le changement climatique est une réalité ayant des
impacts locaux déjà sensibles et qui vont
s?intensifier dans les années à venir. L?adaptation
est définie dans le 3e rapport d?évaluation du GIEC
comme l?« ajustement des systèmes naturels ou
humains en réponse à des stimuli climatiques ou à
leurs effets, afin d?atténuer les effets néfastes ou
d?exploiter des opportunités bénéfiques ».
Si l?adaptation spontanée est l?adaptation à une
contrainte climatique par une réponse immédiate et non réfléchie d?un point de vue stratégique, l?adaptation planifiée, issue
d?une démarche d?anticipation, résulte de décisions stratégiques délibérées, fondées sur une perception claire des
conditions qui vont changer et sur les mesures qu?il convient de prendre pour parvenir à la situation souhaitée. L?adaptation
spontanée peut conduire à des conflits avec d?autres politiques (par exemple le recours massif à la climatisation qui
augmente les consommations énergétiques et les émissions de GES), voire conduire à une maladaptation, c?est-à-dire à
une situation où la vulnérabilité aux aléas climatiques se trouve paradoxalement accrue.
Les mesures d?adaptation relèvent de plusieurs types :
- elles peuvent être physiques, comme la mise à niveau de digues de protection ;
- elles peuvent être institutionnelles comme les mécanismes de gestion de crise ou l?instauration de réglementations
spécifiques ;
- elles peuvent être stratégiques, comme le choix de déplacement ou d?installations de populations, ou la mise en place
de mesures facilitant la reconstitution en cas de sinistre ;
- elles peuvent concerner l?augmentation de la connaissance en mettant en oeuvre des programmes de recherche ;
- elles peuvent concerner l?information du public et des décideurs, afin de faciliter la responsabilisation et la prise de
décision.
Les politiques d?atténuation du changement climatique (par la réduction des émissions de GES), et les politiques
d?adaptation prises séparément ne permettront de prévenir totalement les effets du changement climatique : sans une
réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre, on risquerait d?atteindre des seuils au-delà desquels il deviendra
difficile voire impossible de s?adapter. Mais le changement climatique est déjà enclenché et se poursuivra du fait de la durée
de vie des GES dans l?atmosphère. Même si les efforts d?atténuation réduisent l?ampleur des phénomènes, l?adaptation à un
nouveau contexte sera indispensable.
Atténuation et adaptation constituent ainsi les deux piliers de toute stratégie de lutte contre le changement climatique.
L?intérêt de considérer atténuation et adaptation de manière intégrée doit être souligné : il s?agit en en effet de tirer profit des
convergences entre les mesures d?atténuation et d?adaptation et d?éviter les antagonismes.
A titre d?exemple, les projets d?adaptation basés sur les écosystèmes (végétalisation en milieu urbain, adaptation des forêts
au CC) peuvent avoir des effets positifs sur l?atténuation, en augmentant le stockage de carbone. De même les mesures
visant à maîtriser les consommations énergétiques ont des effets positifs en matière de réduction des émissions de GES,
elles allègent également la demande vis-à-vis des structures de production électrique contraintes par la diminution de la
ressource en eau (qui amoindrit des capacités de refroidissement estivales).
En revanche, une politique d?atténuation visant la densification en milieu urbain, si elle ne tient pas compte de l?effet de l?ilot
de chaleur, peut conduire à augmenter la vulnérabilité des populations urbaines aux températures estivales élevées. De la
même manière, une adaptation à ces températures élevées basées sur le développement des équipements de climatisation
aurait des effets négatifs en termes de GES.
Plus généralement, la recherche de synergies avec les autres objectifs du territoire (politiques sociales, de développement
économique?) peut faciliter l?acceptation des mesures d?adaptation et leur financement. Au vue de la transversalité du sujet,
18/12/12 59/74
L?homme et la nature ont sans doute la capacité de s?adapter spontanément
aux bouleversements engendrés par le changement climatique. Mais il est
certain que si l?on ne se prépare pas à ce changement, il induira des coûts
et des dommages bien supérieurs à l?effort de préparation. Il faut donc dès
aujourd?hui réduire notre vulnérabilité aux variations climatiques, afin
d?éviter de forts dommages environnementaux, matériels, financiers mais
aussi humains. Le coût de l?inaction est évalué par l?économiste Nicolas
Stern entre 5 % et 20 % du PIB mondial et celui de l?action à 1 % du PIB
mondial.
Pourquoi faut-il se préparer à s'adapter au changement climatique ?
un grand nombre de mesures a vocation à s?inscrire dans les politiques et dispositifs existants, en en renforçant ou
réajustant certains de leurs aspects. (gestion de l?eau, gestion des zones côtières, préventions des risques naturels?)
Comme il existe encore de nombreuses incertitudes quand à l?ampleur des changements changement climatiques, cela
permet de mettre en oeuvre en premier lieu des mesures dites sans-regret, qui sont bénéfiques même en l?absence de
changement climatique.
4.1.1- Rappel des enjeux
Caractérisé par une grande diversité de milieux et de
paysages, la région Pays de la Loire présente de
nombreux enjeux en termes de vulnérabilité et d?impacts
du changement climatique. L?importance majeure de
certaines activités particulièrement sensibles aux
évolutions du climat ; ainsi que les enjeux liés à
l?aménagement du territoire ? la gestion des zones
côtières notamment, inscrivent la thématique des
impacts du changement climatique et de l?adaptation
comme une question centrale pour le développement de
la région. Cette dernière couvre les problématiques
suivantes :
- adéquation entre ressource et demande (quantité)
et la préservation de la qualité des eaux,
- santé des populations dans un contexte de
canicules plus fréquentes et un système de soins
adapté,
- préservation du potentiel adaptatif de la biodiversité,
- adaptation des forêts aux évolutions climatiques à venir,
- sécurisation de l?offre énergétique et la limitation des hausses de consommation estivales,
- maintien du niveau de protection des populations et des biens face à la possible augmentation de certains risques
naturels,
- adaptation de la production agricole et des filières agro-alimentaires au changement climatique,
- transition touristique tenant compte des évolutions climatiques,
- promotion d?un aménagement et d?un urbanisme qui répondent à la fois aux enjeux de l?atténuation et de l?adaptation,
dans un contexte de hausse des températures estivales.
4.1.2- Orientations ayant trait à la sensibilisation et la mobilisation
Sensibiliser et mobiliser l?ensemble des acteurs (agricoles, eau, responsables territoriaux et grand public) notamment autour
des résultats du programme de recherche CLIMASTER.
Poursuivre et renforcer les politiques visant à favoriser les comportements économes en eau.
4.1.3- Autres orientations ayant trait aux politiques territoriales
Intégrer les enjeux du changement climatique aux politiques existantes :
- de conservation et gestion de la biodiversité (interface trames vertes et bleues),
60/74
Les simulations du climat futur sont soumises à des incertitudes
significatives, dont les origines sont multiples :
- incertitude liée aux scénarios socioéconomiques ,
-incertitude portant sur le lien entre émissions et concentration
atmosphérique en CO2 ,
- incertitude liée aux modèles climatiques utilisés,
- incertitude liée à la descente d?échelle.
Toutefois, de grandes tendances d?évolution se dessinent, quel que
soit le scénario d?émissions adopté: élévation des températures
moyennes annuelles, augmentation des contrastes saisonniers pour
les précipitations, etc. S?il est important de prendre en compte
l?incertitude, celle-ci ne constitue pas un frein à l?action pour
l?adaptation.
Pour connaître les projections climatiques territorialisées :
www.drias-climat.fr
Le climat du futur
http://www.drias-climat.fr/
- de gestion de la ressources en eau (SDAGE et SAGES)
- et au plan régional agriculture durable.
Adapter les bâtiments pour réduire la vulnérabilité des occupants à la canicule et préserver le bâti du risque de
retrait/gonflement des argiles.
Ressource en eau : poursuivre les politiques d?économie de l?eau, adapter l?offre par le développement de nouvelles
infrastructures d?approvisionnement en eau pour pallier les sécheresses sévères.
Prendre en compte le changement climatique dans les documents d?aménagement et de planification (îlots de chaleur,
risques naturels, agriculture?).
Infrastructures routières, ferroviaires, portuaires, fluviales : rendre plus robustes les réseaux.
4.1.4- Orientations ayant trait à l?amélioration des connaissances
Améliorer la connaissance des risques naturels futurs :
- aléas : sécheresse, submersion marine, inondation,
- vulnérabilité et coûts (territoires, secteurs de l?industrie, de l?agriculture),
- analyser les effets de mesures de type repli stratégique ou restauration du fonctionnement naturel ou maintien du trait
de côte.
Biodiversité :
- développer de nouveaux modèles prospectifs d?évolution,
- valoriser les espaces protégés comme socle privilégiés d?observation des impacts du changement climatique.
Agriculture / forêt :
- développer la connaissance des impacts du changement climatique sur l?agriculture et sur la forêt dans le grand ouest
et préparer l?adaptation de ces secteurs.
4.1.5- Liens utiles
Site internet de l?ONERC (observatoire national des effets du
réchauffement climatique)
www.developpement-durable.gouv.fr/-Impacts-et-
adaptation-ONERC-.html
Base de données des projets de recherches onerc.developpement-durable.gouv.fr/fr/recherche-projets
Le portail Drias les futurs du climat donnant accès aux
données régionalisées des projections climatiques les plus
récentes produites par les acteurs de la recherche en France
ouvre aujourd?hui.
www.drias-climat.fr/
Dossier réalisé par le Réseau Action Climat - France www.rac-f.org/-Les-changements-climatiques-.html
18/12/12 61/74
http://www.rac-f.org/-Les-changements-climatiques-.html
http://www.drias-climat.fr/
http://onerc.developpement-durable.gouv.fr/fr/recherche-projets
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Impacts-et-adaptation-ONERC-.html
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Impacts-et-adaptation-ONERC-.html
5- Contribuer à l?atteinte des objectifs nationaux
Les Pays de la Loire sont une région en forte expansion démographique. Un accroissement de 9 % de la population y est
attendu entre 2008 et 2020, alors que celui de la France devrait se limiter à 6 % sur la même période. Ce dynamisme
démographique, s?il est un atout pour le rayonnement de la région, constitue cependant un facteur d?accroissement des
consommations d?énergie et d?émissions de GES, venant en partie contrarier les actions de maîtrise déployées dans ces
domaines.
5.1- Économies d?énergie : approche des ateliers de travail
L?analyse en ateliers des possibilités d?économies d?énergies dans les différents secteurs a conduit à proposer pour 2020 un
objectif total de réduction de la consommation annuelle qui pourrait être de 1 370 ktep par rapport à 2008 (soit -18 %).
Le respect de cet objectif conduirait la région à consommer
en 2020 2 055 ktep de moins (soit 24 % de moins) par
rapport à ce qu?elle aurait consommé à la même date si le
cours actuel des choses n?était pas infléchi (ce que l?on
appelle la consommation tendancielle).
Cela signifie que cet objectif est de 4 points supérieur à
l?objectif national et européen d?améliorer de 20 % l?efficacité
énergétique.
L?efficacité énergétique
L?efficacité énergétique est à distinguer de la consommation
d?énergie. L?efficacité énergétique n?est pas fonction de la
population, elle mesure la quantité d?énergie consommée au
regard du service rendu (population, activités économiques)
C?est pourquoi, pour ce paramètre, le facteur démographique
n?a pas d?impact.
Cette réduction des consommations annuelles de 1 370 ktep entre 2008 et 2020, est répartie selon les secteurs de
consommation comme indiqué par les graphiques ci-dessus.
62/74
590 ktep
450 ktep
280 ktep
50 ktep
Contribution des différents secteurs à l'objectif régional de
réduction des consommations annuelles d'ici 2020
Bâtiment
Transports
Industrie
Agriculture
1990 2008 objectif 2020
0 Mtep
2 Mtep
4 Mtep
6 Mtep
8 Mtep
10 Mtep
5,7 Mtep
8,1 Mtep
8,7 Mtep
6,7 Mtep
consommation
tendancielle
objectif de
consommation
- 24%
- 18 %
Évolution de la consommation régionale annuelle d'énergie (Mtep)
1990 2008 objectif 2020
0
3000
6000
9000
2550
3740 3150
1816
2550
2100
1100
1380
1100281
400
350
Répartition par secteur
Évolution des consommations d'énergie régionales annuelles
1990 2008 objectif 2020
15
20
25
30
35
40
28,1
32,8
28,2
M
illi
on
s
de
to
nn
es
é
qu
iv
al
en
t C
O
2
5.2- Réduction des émissions de gaz à effet de serre :
approche des ateliers de travail (émissions territoriales directes)
De manière corollaire, l?analyse des possibilités de diminution des émissions annuelles de gaz à effet de serre lors des
ateliers de travail, a conduit à proposer pour 2020 un objectif de réduction de 4,6 MteqCO2, soit -14 % par rapport à 2008.
Par rapport à l?année 1990, année de référence en matière de gaz à effet de serre, cet objectif représente une simple
stabilisation des émissions, l?accroissement de la population contrariant les progrès attendus. En comparaison, l?objectif
européen correspondant est de réduire les émissions de 20 % par rapport à 1990. L?ambition régionale représente tout de
même, une fois rapportée à la population, un objectif de -21 % par habitant par rapport à 1990.
Par ailleurs, cet engagement européen de réduction des émissions de GES de 20 % a été détaillé lors de la révision du
système communautaire d?échange de quotas d?émission de gaz à effet de serre (SCEQE) qui a eu lieu en 2008 et qui
s?appliquera en 2013. Pour atteindre l?objectif de -20 %, en France, les émissions des secteurs couverts par le SCEQE
(secteurs dits « de l?ETS » pour emission trading scheme) seront réduites de 21 % entre 2005 et 2020 et celles des secteurs
hors SCEQE de 14 %. La stricte transposition de ces engagements nationaux, compte tenu de la part régionale des
émissions couvertes par le SCEQE (25 %) conduirait à fixer un objectif régional de l?ordre de 27 MteqCO2, comparable à
objectif régional proposé qui place les émissions de la région à hauteur de 28,2 MteqCO2.
Les transports sont le secteur qui présente le potentiel
de réduction le plus important en volume, bien qu?ils ne
représentent que 23 % des émissions régionales.
Toutefois ce constat ne doit pas masquer l?importance
des efforts à accomplir dans les autres secteurs.
18/12/12 63/74
émissions
tendancielles
objectif
d'émissions
0,9 MteqCO2
1,5 MteqCO2
1,0 MteqCO2
1,2 MteqCO2
Contribution des différents secteurs à l'objectif régional
de réduction de la consommation annuelle d'énergie d'ici à 2020
Bâtiment
Transports
Industrie
Agriculture
Évolution des émissions régionales annuelles de gaz à effet de serre (MteqCO2)
- 14 %
1990 2008 objectif 2020
5
10
15
20
25
30
35
4,0 5,7 4,8
5,6
7,6 6,1
8,9
9,8
8,8
9,6
9,7
8,5
Emissions de gaz à effet de serre annuelles régionales
(émissions territoriales directes - millions de tonnes équivalent CO2)
Agriculture
Industrie
Transports
Bâtiment
2008 2020
0
200
400
600
800
1000
1200
1400
1600
Solaire thermique
Solaire photovoltaïque
Hydroélectricité
Géothermie / aérothermie
Eolien marin
Eolien terrestre
Déchets (énergie primaire valorisée)
Bois énergie (énergie primaire valorisée)
Biogaz (énergie primaire valorisée)
ktep
5.3- Développement des énergies renouvelables :
approche des ateliers de travail
L?étude du potentiel offert par la région dans chaque filière d?énergie renouvelable, visant la valorisation maximale dans des
conditions acceptables sur les plans économique, environnemental et sociologique, lors des ateliers de travail a conduit aux
propositions d?objectifs suivants :
production annuelle régionale (ktep) 2008 2020
Biogaz (énergie primaire valorisée) 15,4 80
Bois énergie (énergie primaire valorisée) 360 460
Déchets (énergie primaire valorisée) 54 50
Éolien terrestre (1750 MW en 2020) 35,1 331
Éolien marin (hors périmètre SRCAE) - 284
Pompes à chaleur (géothermie - aérothermie) 40 145
Hydroélectricité 1,4 2
Solaire photovoltaïque 1,7 46
Solaire thermique 2,6 10
Total 510 1 409
Cette proposition représenterait une multiplication par plus de 8 des productions d?énergies renouvelables issues du biogaz,
de l?éolien, des pompes à chaleur et du solaire. Elle permettrait à la région, grâce au développement des filières éoliennes
notamment, de contribuer de manière significative aux objectifs nationaux (détaillés en page suivante), avec une production
régionale à hauteur de 4,2 % de la production nationale d?énergie renouvelable, et ce malgré le handicap que représentent
la quasi-absence de potentiel hydroélectrique et la faiblesse de la ressource régionale en bois. Cette production régionale
permettrait par ailleurs d?atteindre le ratio de 24 % d?énergies renouvelables dans la consommation d?énergie finale à
l?horizon 2020, légèrement supérieur à l?objectif national de 23 % fixé dans ce domaine. Une telle progression de la part des
renouvelables dans la consommation d?énergie finale représenterait un triplement pour la région qui présente un ratio 2008
de 7,6 % alors qu?il s?agit pour le niveau national d?un peu moins de son doublement, la proportion nationale évoluant de
12,5 % en 2008 à 23 % en 2020.
L?objectif national visant porter à 23 % la part des renouvelables intègre les agrocarburants
Pour comparer de manière homogène l?objectif régional à l?objectif national de 23 % d?énergie renouvelable dans la
consommation d?énergie finale, il convient d?ajouter à la production d?énergie renouvelable régionale de 1 409 ktep, la
consommation d?agrocarburants régionale (estimée à 200 ktep), avant de rapporter cette somme à la consommation d?énergie
finale.
64/74
Les objectifs nationaux de production d?électricité et de chaleur à partir d?une source renouvelable pour 2020 ont été fixés
par les programmations pluriannuelles des investissements (PPI) fin 2009.
Objectifs nationaux en matière d?énergies renouvelables
Situation 2006 Objectifs 2020
ktep/an précisions ktep/an précisions
Chaleur
Bois individuel 7 400 5 750 000 logements 7 400 9 000 000 logements
Biomasse (habitat collectif, tertiaire et industrie) 1 400 5 200
Biomasse (chaleur en cogénération) 0 2 400
Géothermie profonde et intermédiaire 180 750
Pompes à chaleur individuelles 200 75 000 logements 1 600 2 000 000 logements
Solaire thermique individuel 17 85 000 logements 817 4 285 000 logements
Solaire thermique collectif 10 110
Part renouvelable des déchets 400 900
Biogaz 55 555
total chaleur 9 662 ktep/ an 19 732 ktep/ an
Électricité
Hydraulique 5 200 25 000 MW 5 800 27 500 MW
Éolien terrestre 180 1 600 MW 3 650 19 000 MW
Éolien marin 0 1 400 6 000 MW
Photovoltaïque 0 450 5 400 MW
Biomasse (biogaz et part renouvelable des UIOM) 240 1 440
Géothermie 9 90
Autres énergies marines renouvelables et
solaire thermodynamique 0 30
total électricité 5 629 ktep/ an 12 860 ktep/ an
TOTAL 15 291 ktep/ an 32 592 ktep/ an
Sources : Comité opérationnel (COMOP) n°10 du Grenelle de l?environnement et arrêtés du 15/12/ 2009 relatif à la programmation pluriannuelle des investissements
de production de chaleur et d?électricité
18/12/12 65/74
5.4- Synthèse des propositions des ateliers
Ainsi l?ensemble des objectifs sectoriels proposés conduiraient à :
- une baisse de la consommation d?énergie, de 24% inférieure à la consommation tendancielle (celà revient à améliorer
de 24 % notre efficacité énergétique). Par rapport à la situation actuelle, cela représente une diminution de 18% ;
- un développement de la production d?énergie renouvelable avec un quasi triplement par rapport à 2008, ce qui permet à
la proportion régionale d?énergies renouvelables d?atteindre 24% de la consommation finale, niveau un peu au delà de
l?objectif national.
- de manière résultante, une stabilisation des émissions de GES, qui, compte tenu de la progression de la démographie,
représente toute de même une baisse de 14% par rapport à la situation actuelle et une baisse de 21% des émissions
par habitant par rapport à 1990 (passage de 9,4 teqCO2/habitant en 1990 à 7,4 en 2020).
Ces pistes d?objectifs régionaux globaux, déterminés à partir de la compilation des contributions proposées pour chacun des
différents secteurs ou filières, permettrait aux Pays de la Loire de contribuer de manière significative à l?objectif national.
Les objectifs nationaux 2020 Pistes d?objectifs 2020 pour la région,
issues des ateliers de travail
Consommation d?énergie -20 %
par rapport au scénario tendanciel
-24%
par rapport au scénario tendanciel
Part des énergies renouvelables
(yc conso. régionale de biocarburant)
23 %
de la consommation d?énergie finale
24 %
de la consommation d?énergie finale
Émissions de gaz à effet de serre -20 %
par rapport à la situation de 1990
en volume : stabilisation
par rapport à la situation de 1990
Une forte progression de la production d?électricité d?origine renouvelable attendue dans les Pays de la Loire
dans les prochaines années
À ce jour, l?électricité d?origine renouvelable produite dans la région représente un peu moins de 5 % de la consommation
électrique régionale. Avec le développement attendu des différentes filières de production d?électricité renouvelable (éolien
terrestre et offshore, solaire photovoltaïque, biomasse?) cette part pourrait atteindre en 2020 plus de 40 % de la
consommation électrique.
La décision de réduire de 75 % à 50 % la part de l?électricité d?origine nucléaire à l?horizon 2025 devrait renforcer encore
le déploiement de ces filières à travers notamment une valorisation accrue du potentiel photovoltaïque sur grande toitures
et l?émergence de nouvelles formes d?énergies marines renouvelables (éolien offshore flottant, houlomoteur,?)
66/74
Situation actuelle (2008) 2020
1000
2000
3000
4000
5000
6000
7000
8000
9000
0
5
10
15
20
25
30
35
40
45
8070
6700
510
1409
33
28
consommation d'énergie
(ktep)
production d'EnR (ktep)
émissions de gaz à effet de
serre
(millions de teqCO2)
ktep millions de teqCO2
6- Glossaire et précisions méthodologiques
Quelle différence entre l?énergie primaire et énergie finale ?
En matière de consommation d?énergie, on distingue :
- la consommation d?énergie primaire. Il s?agit de la consommation totale d?énergie telle qu?elle est fournie par la nature,
avant transformation. Cette consommation comprend l?énergie consommée pour transformer et acheminer l?énergie, y
compris les pertes, et la consommation finale, celle des utilisateurs finals ;
- de la consommation d?énergie finale. Il s?agit de la consommation des utilisateurs finals des différents secteurs de
l?économie. Cette consommation ne comprend pas les quantités consommées pour produire ou transformer l?énergie
(consommation de combustibles pour la production d?électricité thermique, consommation propre d?une raffinerie, par
exemple). Elle ne comprend pas non plus les pertes de distribution des lignes électriques. On distingue dans la
consommation finale la consommation non énergétique, où les énergies sont utilisées en tant que matière première
(pétrochimie, production d?engrais?) et la consommation finale énergétique.
Le concept de consommation d?énergie primaire est pertinent pour analyser les questions d?approvisionnement, comme le
taux d?indépendance énergétique national, alors que celui de consommation d?énergie finale sert à suivre l?efficacité
énergétique et la pénétration des diverses formes d?énergie dans les différents secteurs de l?économie.
La différence entre la consommation primaire et la consommation finale correspond à la branche énergie (centrales
nucléaires, centrales classiques, raffineries, réseaux de transport). Les pertes ne sont pas localisées. Au niveau régional, la
consommation finale est celle qui rend le mieux compte de l?activité du territoire.
Dans le secteur du bâtiment, la réglementation thermique s?appuie sur le concept d?énergie primaire pour donner une valeur
différente aux différents vecteurs d?énergie. Ainsi, pour tenir compte du rendement des centrales et des pertes dans le
transport et la distribution de l?électricité, on considère qu?un KWh électrique consommé représente 2,58 kWh d?énergie
primaire.
Que trouve-t-on dans les consommations et émissions de gaz à effet de serre des
secteurs agriculture, bâtiment, industrie et transport ?
En matière d?énergie et de gaz à effet de serre, les informations statistiques sont conventionnellement ventilées selon une
nomenclature construite à cet effet.
Le domaine de l?énergie distingue 6 grands secteurs : industrie de l?énergie ; industrie hors énergie ; résidentiel ; tertiaire ;
agriculture/pêche ; transports.
La consommation d?énergie de la branche énergie est considérée comme une consommation intermédiaire ; elle n?est donc
pas prise en compte quand on s?intéresse à la consommation finale. Quand il n?y a pas d?ambiguïté, et notamment quand on
parle de consommation finale, le secteur de l?industrie hors énergie est appelé plus simplement secteur de l?industrie. On
comptabilise en revanche ses émissions de GES.
La branche énergie
La branche énergie regroupe ce qui relève de la production et de la transformation d?énergie (centrales électriques, cokeries,
raffineries, pertes de distribution, etc.). Elle inclut toutes les installations qui transforment l?énergie, y compris quand elles
sont intégrées à une activité industrielle.
18/12/12 67/74
Les consommations de l?industrie de l?énergie sont considérées comme de la consommation primaire et ne sont donc pas
affectés à la consommation finale des secteurs. Toutefois, toutes les consommations de carburants sont affectées au
secteur des Transports, y compris les consommations de carburants des véhicules des entreprises de la branche Energie.
Le secteur industrie
Dans le bilan, le secteur de l?industrie comprend les industries agricoles et alimentaires, la sidérurgie, le bâtiment et le génie
civil, mais ne comprend pas la branche Energie.
Le secteur transports
Le bilan de l?énergie s?intéresse à la fonction de transport, c?est-à-dire à tous les véhicules. Ce secteur couvre tous les
transports de personnes et de marchandises pour compte propre ou compte d?autrui. Les consommations des gares et des
aéroports sont exclues, elles relèvent du secteur tertiaire. A l?inverse, les consommations de carburants des véhicules de la
branche énergie sont également comptées dans le secteur Transports ; elles sont donc considérées comme une
consommation finale.
Les consommations d?énergie (c?est souvent du fioul) du machinisme (agricole, industriel, travaux publics?) sont
comptabilisées dans les secteurs correspondants plutôt que dans le secteur transport, qui ne s?intéresse pas au
déplacement sur le domaine non routier. Les consommations des bateaux de pêche sont comptabilisées dans le secteur
Agriculture/pêche, dans la mesure où le déplacement des bateaux est un moyen de production (se rendre sur les lieux où se
trouvent les poissons) et non une « fin ».
Le secteur tertiaire
Selon la définition donnée par l?agence internationale de l?énergie au secteur tertiaire, celui- ci est constitué des secteurs
NACE (nomenclature statistique des activités économiques dans la Communauté européenne) E, G (commerce), I
(hébergement et restauration) à S, U, ainsi que la division 33 (Réparation et installation de machines et d?équipements) de la
section C et les divisions 52 (entreposage et services auxiliaires des transports) et 53 (activités de poste et de courrier) de la
section H (transports et entreposage).
Il ne comprend ni la construction (section F, incluse dans l?industrie), ni les divisions 49 (transports terrestres et transport par
conduites), 50 (transports par eau) et 51 (transports aériens) de la section H.
Ainsi, la consommation de kérosène des avions fait partie des consommations du secteur des transports, mais celle des
aéroports du secteur tertiaire. La consommation du secteur tertiaire correspond essentiellement à des consommations qui
ont lieu à l?intérieur des bâtiments : chauffage, eau chaude sanitaire, cuisson, climatisation / réfrigération, consommations
spécifiques d?électricité, mais aussi aux usages de process. Ces process peuvent être très divers : énergie utilisée dans les
blanchisseries, les garages, les entrepôts frigorifiques, les data centers, énergie utilisée pour le chauffage des piscines, mais
aussi la consommation du Cern, grand établissement de recherche, qui fait partie du secteur tertiaire.
En pratique, la consommation de certaines activités tertiaire (commerces, cabinets médicaux?) est parfois difficile à
distinguer de celle des ménages.
Le secteur résidentiel
Dans le secteur, on comptabilise toutes les consommations des ménages qui se situent à l?intérieur des logements, par
opposition aux consommations de carburants, qui se situent à l?extérieur. On ajoute les consommations des parties
communes des immeubles résidentiels.
En pratique, la consommation des exploitations agricoles est parfois difficile à distinguer de celle des ménages agriculteurs,
notamment pour l?électricité. Il en est de même pour d?autres activités qui ne sont pas clairement séparées des logements
(commerces, cabinets médicaux?).
68/74
Le secteur agriculture/pêche
La consommation des bâtiments agricoles (étables, serres, locaux pour le séchage) doit être affectée au secteur agriculture.
Certaines consommations sont affectées au secteur agriculture/pêche :
- - les consommations du machinisme agricole, y compris d?engins mobiles non routiers
- - les consommations des bateaux de pêche, dans la mesure où le déplacement des bateaux est un moyen de
production (aller sur les lieux de pêche), et non une fin.
En pratique, la consommation des exploitations agricoles est parfois difficile à distinguer de celle des ménages agriculteurs,
notamment pour l?électricité.
Les différents bilans d?émissions de gaz à effet de serre
La réalisation de bilan d?émissions de gaz à effet de serre peut être effectuée à l?échelle d?un territoire ou à l?échelle d?un
organisme. On dénombre 3 périmètres de comptabilisation des émissions :
- périmètre 1 (ou scope 1) : émissions directes de GES des sources appartenant ou étant sous le contrôle de l?organisme
(ou évoluant sur le territoire considéré dans le cas d?un bilan territorial). Ces sources peuvent être fixes (ex. :
consommation d?énergie pour le chauffage des locaux) ou mobiles (ex. : consommation de carburant de la flotte de
véhicules de l?entreprise) ;
- périmètre 2 (ou scope 2) : émissions de GES indirectes liés à énergie, elles proviennent de la production d?électricité, de
la chaleur ou de la vapeur consommée(s) par l?organisme ou par le territoire ;
- périmètre 3 (ou scope 3) : autres émissions indirectes de GES. Il s?agit des émissions indirectes de GES, autres que
celles liées à la consommation d?énergie, qui sont une conséquence des activités de l?organisme ou du territoire. Ces
émissions proviennent de sources de GES appartenant à d?autres organismes ou d?autres territoires. Il s?agit par
exemple de l?extraction et production des matériaux et combustibles, du transport (de biens et de personnes), de
l?élimination et raitement des déchets, etc.
Dans le cadre des travaux du SRCAE, les bilans réalisés considèrent les émissions directement émises sur le territoire
régional. Les émissions des transports aériens et maritimes en sont exclues.
Les collectivités concernées par l?obligation réglementaire d?élaborer un PCET sont également soumises à l?obligation
d?élaborer un bilan d?émissions de gaz à effet de serre dit « patrimoine et compétences ». Ce bilan porte sur les émissions
des périmètres 1 et 2 issues du patrimoine détenus par la collectivités ou contrôlé par cette dernière dans le cadre de
l?exercice de ses compétences (cas de gestion externalisée).
Pour en savoir plus : http://www.developpement-durable.gouv.fr/Bilans-des-emissions-de-gaz-a.html
18/12/12 69/74
* Postes d'émissions non
concernés par l'application
de la réglementation, à
prendre en compte de
manière optionnelle
Unités
Les mesures de quantité d?énergie s?effectuent dans le présent document en kWh (kiloWatt-heure), MWh (mégaWatt-
heure), GWh (mégaWatt-heure), tep (tonne équivalent pétrole), ktep ( kilo tonne équivalent pétrole) ou Mtep (méga tonne
équivalent pétrole) en fonction des ordres de grandeurs.
Une tonne équivalent pétrole (tep) correspond à l?énergie libérée par la combustion d?une tonne de pétrole.
Une kilo tonne équivalent pétrole (ktep) correspond à 1 000 tep, 1 000 ktep valent une méga tonne équivalent pétrole (Mtep).
De même 1 GWh vaut 1 000 MWh et 1 000 000 kWh, par ailleurs 1 GWh vaut environ 0,086 ktep.
Taux de conversion des unités énergétiques :
Qu?est-ce que l?UTCF ? (définition issue du site du CITEPA www.citepa.org)
Pour des raisons notamment historiques, les émissions des terres liées aux activités humaines sont prises en compte dans
deux secteurs distincts : le secteur « Utilisation des Terres, leurs Changements et la Forêt » (UTCF ou bien LULUCF en
anglais) et le secteur « agriculture » :
- l?UTCF traite de toutes les questions relatives au carbone, depuis la biomasse vivante jusqu?à la matière
organique des sols, et de quelques émissions associées (émissions des sols dues à l?épandage d?amendements
calcaires, etc.) ;
- le secteur agriculture conserve les émissions des sols liées à la fertilisation et à l?élevage, ainsi que les émissions
de particules liées au travail du sol.
L?utilisation des terres, leurs changements et la forêt (UTCF) est un secteur particulier à plusieurs titres, dans le cadre des
inventaires des émissions dans l?atmosphère :
- contrairement à la plupart des autres secteurs de l?inventaire, le bilan émission-captage de ce secteur peut
constituer un puits de gaz à effet de serre (GES). De ce fait, l?UTCF a actuellement un statut particulier dans le
cadre des accords internationaux et est régi par des règles spécifiques.
70/74
- de plus, contrairement aux autres secteurs de l?inventaire, il n?est pas centré sur des processus d?émission bien
matérialisés comme des usines, des bâtiments, des véhicules, etc. mais sur des unités géographiques telles que
les forêts, les cultures, les prairies, les zones humides, etc. En pratique, ces unités géographiques conduisent à
considérer de nombreux paramètres comme l?occupation, l?utilisation, l?historique des terres ou encore le climat
pour estimer les émissions.
De manière schématique (cf. Figure 1), le secteur UTCF correspond à un découpage du territoire en unités géographiques
sur lesquelles les différents flux, émissions et absorptions liées à l?utilisation du sol, sont estimés.
Figure 1 : Représentation schématique du découpage géographique et des flux de carbone estimés en UTCF
(Source : CITEPA)
Sur la base des lignes directrices du GIEC, six grandes catégories d?utilisation des terres sont considérées :
- les forêts, en application des accords de Marrakech (2001) dans le cadre de la Convention Climat, la France retient,
pour sa définition de la forêt, les valeurs minimales suivantes :
- couverture du sol par les houppiers des essences ligneuses : 10 %,
- superficie : 0,5 ha,
- hauteur des arbres à maturité : 5 m,
- largeur : 20 m.
- les terres cultivées (terres cultivées et labourées ainsi que les parcelles en agroforesterie pour lesquelles la définition
de forêt ne s?applique pas) ;
- les prairies (zones couvertes d?herbe d?origine naturelle ou qui ont été semées il y a plus de cinq ans (contrairement
aux prairies temporaires comptées en terres cultivées) ; la catégorie prairie inclut également les surfaces arborées ou
recouvertes d?arbustes qui ne correspondent pas à la définition de la forêt et ne rentrent pas dans les catégories culture
ou zone artificialisée comme la plupart des haies et des bosquets (surface boisée < 0,5 ha)) ;
- les terres humides (terres recouvertes ou saturées d?eau pendant tout ou une partie de l?année et qui n?entrent pas
dans l?une des autres catégories - hormis la catégorie « Autres terres ») ;
- les zones artificielles (terres bâties incluant les infrastructures de transport et les zones habitées de toutes tailles, sauf
si celles-ci sont comptabilisées dans une autre catégorie. Cette catégorie peut donc inclure des terres enherbées ou
boisées si leur utilisation principale n?est ni agricole ni forestière, c?est le cas des jardins, des parcs ou des terrains de
sport) ;
- les autres terres.
18/12/12 71/74
Le secteur UTCF porte essentiellement sur la comptabilisation des impacts de ces activités sur les changements
climatiques : les substances visées sont les gaz à effet de serre direct (CO2, CH4, N2O) et accessoirement les gaz à effet de
serre indirect (NOx, CO, COVNM).
De manière plus simple, l?essentiel des flux de GES du secteur UTCF concerne le CO2 et donc le carbone. Dans le cadre
des inventaires, l?objectif est de déterminer l?ensemble des flux de carbone issus des différents réservoirs de carbone. Le
principe de ces flux de carbone entre réservoirs peut être schématisé comme à la figure 2 :
Figure 2 : Représentation schématique des flux entre les réservoirs de carbone pris en compte dans le secteur
UTCF
(Source : CITEPA)
Le guide UTCF du GIEC définit ainsi plusieurs réservoirs de carbone :
- la biomasse vivante aérienne,
- la biomasse vivante souterraine,
- le bois mort,
- la litière,
- la matière organique du sol,
- les produits bois.
Les principaux flux observés sur les terres sont soit dus à des pratiques de gestion, soit à des conversions importantes
d?utilisation, soit encore à des aléas naturels tels que :
- gestions forestière et agricole,
- défrichements,
- boisements,
- tempêtes.
Les forêts sont souvent le principal contributeur à ces flux de CO2 car ces derniers peuvent être à la fois importants et
durables sur les terres forestières. C?est le cas en France, car la production brute forestière (croissance) entraîne
actuellement un stockage de CO2 que la récolte forestière et la mortalité ne compensent pas entièrement. Les stocks de
carbone en forêt sont donc croissants.
72/74
Selon les cas, les changements d?affectation des sols peuvent mener à un déstockage de carbone (conversion des forêts et
des prairies en terres agricoles) ou à un stockage de carbone (conversion des prairies et terres agricoles en forêts).
Dans les inventaires, le stockage et le déstockage de carbone peuvent être estimés de manières différentes en fonction du
type de conversion ou du réservoir concerné. Par exemple, dans le cas d?un défrichement (cf. figure 3), il est considéré que
le carbone de la biomasse est perdu rapidement tandis que le carbone contenu dans la matière organique des sols est émis
dans l?atmosphère sur une période longue de 20 ans.
Figure 3 : Représentation de l?évolution des stocks de carbone des différents réservoirs au cours du temps suite à
un défrichement
(Source : CITEPA)
Qu?est-ce que la cogénération ? (définition issue du site de l?ATEE www.atee.fr)
La cogénération permet à partir d?un combustible, la production simultanée de chaleur et d?énergie mécanique. Cette
énergie mécanique, produite par un moteur à gaz, une turbine à gaz ou une turbine à vapeur, est utilisée, le plus souvent
pour entraîner des alternateurs produisant de l?électricité. En récupérant l?énergie thermique perdue d?ordinaire lors de la
production d?énergie électrique, la cogénération met à disposition les deux produits ? chaleur et électricité ? avec un
rendement global nettement plus élevé que celui résultant de filières séparées.
A partir d?une énergie combustible (gaz naturel) de 100 kWh (PCI), une cogénération optimisée fournit :
- 35 kWh électrique,
- 50 kWh thermique sous forme d?eau chaude ou de vapeur
ce qui correspond à un rendement global de 85 %.
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Sigles utilisés
ADEME Agence de l?environnement et de la maîtrise de l?énergie
BCIAT
CPER Contrat de projets État/région
CRE Commission de régulation de l?énergie
DREAL Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
ECS eau chaude sanitaire
ETS European trade system
PPI programmation pluriannuelle des investissements
SCEQE système communautaire d?échange de quotas d?émissions
tep tonne équivalent pétrole
t eq CO2 tonne équivalent CO2
UTCF utilisation des terres, leurs changements et la forêt
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(ATTENTION: OPTION p en 2009 et 608 ktep en 2010 (SOeS, 2011).
Les unités de production de biogaz sont les unités de méthanisation tirées par le développement des unités de
méthanisation agricole ou à la ferme (52 %), les Installations de Stockage des Déchets Non Dangereux (36 %) et les boues
de station d?épuration (12 %).
La filière méthanisation, permettant de produire de la chaleur et de l?électricité, est concernée par l?atteinte de plusieurs
objectifs. Pour le biogaz, la France a un objectif de puissance électrique installée de 630 MW en 2020 (soit une production
annuelle de 1 440 ktep) et un objectif de production de chaleur (incluant l?injection) de 555 ktep/an en 2020.
2.2.1- Stratégie générale / orientations structurantes
Une dynamique à amplifier en promouvant particulièrement les unités centralisées agricoles
Jusqu?à présent la méthanisation s?était développée essentiellement comme technique complémentaire de traitement de
déchets issus de l?industrie agro-alimentaire et des stations d?épuration urbaines (boues de STEP). Aujourd?hui la filière doit
prendre toute sa place parmi les moyens de production d?énergie renouvelable.
Elle constitue une nouvelle opportunité pour le monde agricole en termes de diversification des activités tout en contribuant
au développement de modes productifs plus durables. Elle répond également aux politiques de développement d?une
agriculture plus durable, notamment la recherche d?une autonomie énergétique ou d?une limitation des engrais minéraux au
profit d?un retour à la terre des effluents de l?exploitation, par exemple.
Dans le scénario de développement de la filière, proposé dans le présent document, la typologie de projet présentant le plus
gros potentiel, dans des conditions économiques viables actuellement, est l?unité centralisée à la ferme. Ces unités sont
gérées par des collectifs d?agriculteurs qui assurent la pérennité des volumes de matières entrantes et valorisent le digestat
sortant. La valorisation du biogaz peut se faire avec injection dans le réseau de gaz naturel ou par cogénération avec
valorisation de la chaleur sur un site industriel ou coopératif (sécheur collectif?). Ce type d?installations pourrait contribuer à
hauteur de 50% de l?objectif de production d?énergie primaire attendue du développement de la filière dans la région à
l?horizon 2020. En outre, ce modèle d?installation présente le gain en gaz à effet de serre le plus important.
L?unité centralisée industrielle, portée par un industriel qui associe les autres acteurs du territoire mais qui dispose des
capacités techniques et financières à gérer seul ses installations et qui est utilisateur de l?énergie produite, est également un
modèle qui semble intéressant à développer. Ce type d?unité, en nombre beaucoup plus restreint que les unités de type
agricole, pourrait contribuer à hauteur de 25 % de la production d?énergie primaire de la filière régionale d?ici 2020.
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2.2.2- Freins, points de vigilance et facteurs de réussite
Plusieurs facteurs sont favorables au développement régional de la filière:
La région des Pays de la Loire a un fort potentiel agricole et agroalimentaire. Les substrats méthanisables sont disponibles
en quantités importantes, que ce soit pour les effluents d?élevage ou pour les sous produits d?industries agroalimentaires.
Les substrats méthanisables en collectivités sont également un gisement important et son développement sera encouragé
par l?obligation de traiter les biodéchets à partir du 1er janvier 2012 pour les producteurs importants (loi Grenelle II et décret
du 11 juillet 2011).
Depuis 2006, le soutien aux premiers projets et l?implantation d?entreprises spécialisées en méthanisation a permis de
développer des compétences et une expertise dans l?ouest de la France.
La biomasse est une énergie renouvelable qui permet de produire de l?électricité à la demande, et non de façon intermittente
comme l?éolien ou le solaire. Elle pourrait donc prendre une place plus importante dans la gestion de l?équilibre du réseau
électrique.
Les mécanismes de financement actuels, combinant les tarifs d?achat de l?électricité ou du biométhane et des subventions
régionales, permettent d?atteindre un temps de retour brut sur investissement de 6 à 10 ans, sous réserve d?une bonne
valorisation de la chaleur.
Des freins ou points de vigilance sont identifiés :
Les substrats sont produits en quantité importante mais il existe des filières concurrentes déjà en place, notamment pour les
sous-produits d?industrie agroalimentaire. La dispersion des substrats peut également rendre les coûts de collecte trop
élevés.
Le digestat issu de la méthanisation a aujourd?hui un statut de déchet qui limite fortement ses possibilités de valorisation en
tant que fertilisant. L?élaboration d?un plan d?épandage est une étape devenue très complexe. Dans certains départements,
par exemple, l?épandage de digestats (liquides) n?est pas permis au printemps, ce qui demande une organisation pour leur
stockage temporaire pendant plusieurs mois. La transposition de la directive Nitrates est susceptible d?amplifier cette
contrainte sur la capacité de stockage.
Plus généralement, les projets de méthanisation sont des projets complexes au croisement entre la gestion des déchets, la
production d?énergie, la diversification des activités agricoles? La sécurisation de l?approvisionnement ainsi que des
débouchés pour la chaleur et le digestat relèvent d?une mécanique subtile qui nécessite un temps de montage conséquent
(2 à 3 ans a minima)
Les tarifs d?achat de l?électricité ou du biométhane ne suffisent pas à eux seuls à garantir la rentabilité des installations, et la
pérennité des aides régionales n?est pas assurée.
La mise en place d?une unité a un impact sur le voisinage (paysager, trafic). L?acceptabilité sociale peut, selon la nature des
opposants et la capacité du porteur de projet à communiquer, être un frein.
2.2.3- Synthèse des objectifs chiffrés régionaux
Afin d?évaluer le potentiel de développement des unités de méthanisation, un travail d?inventaire et de quantification des
gisements de matières organiques théoriquement « disponibles » a été réalisé par l?association AILE. En tenant compte des
filières de valorisation déjà existantes et de leurs contextes technico-économiques, une estimation des gisements de
matières organiques qui pourraient être orientées vers la méthanisation a été établie. Cette estimation a porté sur :
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- les matières agricoles : fumiers, lisiers, résidus de cultures,
- les déchets et sous-produits des industries agro-alimentaires,
- les sous-produits des collectivités (boues, déchets verts, FFOM).
L?objectif de production (en énergie primaire) à horizon 2020 est fixé à 81 ktep, soit +67 ktep par rapport à fin 2011 (37 ktep
sous forme de chaleur et 30 ktep sous forme d?électricité).
L?objectif de production (en énergie primaire) à horizon 2050 est fixé à 211 ktep.
Ces objectifs sont déclinés par typologie de projets, à l?horizon 2020 :
Typologie d?unité Nombre d?unités
régionales
Énergie primaire
du biogaz produit
(ktep)
Puissance
installée (MWe)
Production
d?électricité
(GWh)
Production de
chaleur (GWh)
Centralisée
« industrielle » 7 21 9 70 84
Unité de collectivités 8 6 4 29 35
Centralisée
« agricole » 86 35 22 179 215
À la ferme sur lisiers 73 14 8 65 78
À la ferme sur fumiers 48 5 2 19 23
TOTAUX 81 45 362 435
NB : Les productions d?énergies finales (chaleur et électricité) ont été calculées en prenant comme hypothèses la valorisation du biogaz en chaudières ou
en co-génération, elles pourraient être supérieures si le biogaz était davantage valorisé sous forme de biométhane carburant ou injecté dans le réseau de
gaz naturel (rendement de 98%).
L?ambition est forte puisqu?il est prévu de quadrupler la production énergétique issue de la méthanisation d?ici 2020 pour
aboutir à une contribution de la filière à hauteur de 80 ktep/an d?énergie primaire, soit 6 % de l?énergie renouvelable produite
dans la région (incluant l?éolien marin).
L?outil DIGES développé par le CEMAGREF permet de quantifier les gains en gaz à effet de serre liés aux installations de
méthanisation par rapport à une gestion classique (stockage et épandage) des effluents agricoles. Les objectifs de
développement des unités à l?horizon 2020 permettraient de diminuer de 230 kt éq CO2 les émissions de gaz à effet de serre
et de contribuer ainsi à une baisse de -2,4 % des émissions du secteur agricole régional.
2.2.4- Orientations ayant trait à la sensibilisation et la mobilisation
- Assurer un suivi régulier des projets de méthanisation conduits au sein des exploitations agricoles ou des entreprises
industrielles pour enrichir l?expertise collective et favoriser les échanges d?expérience et de bonnes pratiques entre
professionnels.
- Développer l?information du secteur agricole sur les technologies, sur les solutions techniques existantes et sur la
réglementation liées aux installations de méthanisation avec des données financières (temps de retour sur
investissement, aides au financement, appels à projets nationaux ou régionaux?).
- Inciter aux bonnes pratiques de fertilisation et de gestion des effluents d?élevage, encourager la valorisation des
digestats de méthanisation en substitution d?engrais minéraux, développer des systèmes de cultures économes en
intrants (autonomie fourragère, réduction de l?usage des phytosanitaires?).
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- Mieux informer les porteurs de projets sur la réglementation applicable aux digestats et à ses débouchés possibles
(compostage, plans d?épandage).
- Développer l?information du grand public et des associations régionales (associations environnementale et associations
de consommateurs) sur la méthanisation et ses impacts sur l?environnement.
- Mieux intégrer les enjeux liés à l?énergie dans les formations aux métiers agricoles.
2.2.5- Autres orientations ayant trait aux politiques territoriales
- Développer l?information de proximité des acteurs (agriculteurs, collectivités, industriels, associations) sur les
potentialités de leur territoire en terme de gisements de matières disponibles pour la méthanisation, de valorisation de
l?énergie produite et d?utilisation optimale des digestats. L?utilisation de Climagri (outil de diagnostic énergie-gaz à effet
de serre pour l?agriculture et la forêt à l?échelle des territoires, développé par l?ADEME) au niveau local pourrait
répondre à cet objectif de concertation et de création d?une dynamique locale autour du développement de la filière.
- Encourager les démarches de rapprochement ou de regroupement d?agriculteurs avec éventuellement d?autres acteurs
de proximité (collectivités, industriels,...) dans le cadre de projets d?unités de méthanisation centralisées.
2.2.6- Orientations ayant trait à l?amélioration des connaissances
- Approfondir les connaissances relatives au développement de cultures énergétiques pouvant venir en complément de la
biomasse existante et à ses conséquences sur l?usage des sols (concurrence avec les cultures alimentaires, impact sur
les pratiques culturales).
2.2.7- Indicateurs
libellé unité déclinaison objectifs 2020
Nombre d?unités de méthanisation soumises
à autorisation nbre type d?unité (agricole ou industrielle)
Énergie primaire du biogaz produite par les
unités centralisées ktep 56
2.2.8- Liens utiles
Plan biogaz des Pays de la Loire et de la Bretagne. Association AILE : http://www.aile.org
Appels à projets nationaux ou régionaux concernant la méthanisation
(BCIAT, expérimentations régionales) ADEME : www.ademe.fr
Réglementation des installations classées applicable aux unités de méthanisation INERIS : www.aida.fr
Pour aller plus loin
Les installations de cogénération à partir de bois ou de substrats méthanisables sont amenées à se développer. Le
développement de ces installations, confrontée à la relative faiblesse de la ressource locale, devrait toutefois conduire à
mieux révéler le potentiel local (en examinant notamment la possibilité de recourir à des cultures énergétiques sur une
fraction jugée acceptable de la SAU) et à s?appuyer le cas échéant sur des importations de bois, après avoir vérifié
l?acceptabilité environnementale d?une telle option.
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2.3- Développer l?éolien terrestre
Le volet éolien terrestre du SRCAE fait l?objet de dispositions législatives et réglementaires spécifiques, il est détaillé dans
l?annexe intitulée « schéma régional éolien » (SRE), qui a été soumis à consultation du public entre août et octobre 2012.
Quelques éléments forts extraits du projet de SRE sont ici rassemblés.
Le SRE a pour objectif de favoriser le développement de l?énergie éolienne terrestre en fournissant un cadre clair et objectif
pour le « projet éolien régional ». Pour cela, le SRE identifie, au sein du territoire régional, les zones favorables au
développement de l?énergie éolienne compte-tenu, d?une part, du potentiel du vent et, d?autre part, des servitudes
réglementaires, des contraintes techniques et des facteurs environnementaux (paysages, patrimoine, biodiversité). Il formule
par ailleurs un certain nombre de recommandations visant à favoriser l?insertion des projets éoliens dans leur
environnement.
L?objectif régional 2020 proposé par le Préfet de région est fixé à 1 750 MW, il suppose la réalisation de près de 1 000 MW
supplémentaires d?ici cette date. Cette ambition permet à la région de contribuer de manière significative, à hauteur de 9 %,
à l?objectif national visant à porter à 19 000 MW la puissance éolienne installée en 2020.
En définissant des zones favorables à l?accueil de parcs éoliens et en « fixant le cap » en matière de puissance régionale à
développer, le SRE facilite la réflexion des porteurs de projets et l?instruction des projets éoliens dans le cadre des
procédures qui leur sont spécifiques : autorisation de création de zones de développement de l?éolien (ZDE), autorisation
d?exploitation et permis de construire des parcs éoliens.
2.3.1- Orientations ayant trait à la sensibilisation et la mobilisation
Sensibiliser les porteurs de projets à l?importance de la qualité des études préalables de manière à ce que les études
d?impacts décèlent les justes enjeux à prendre en compte.
2.3.2- Autres orientations ayant trait aux politiques territoriales
- Éviter le mitage des territoires par les parcs éoliens voire densifier les parcs existants lorsque la situation s?y prête.
- Veiller à prévenir les atteintes aux paysages, au patrimoine, à la biodiversité et à la qualité de vie des riverains.
- Développer la concertation locale de manière à accroitre l?acceptabilité des nouveaux projets.
2.3.3- Orientation ayant trait à l?amélioration des connaissances proposée
Développer les suivis environnementaux pour objectiver la connaissance des impacts.
2.3.4- Indicateurs
unité déclinaison objectifs 2020
Nombre et puissance des installations
raccordées au réseau par département MW par département 1 750 MW
Production d?électricité d?origine éolienne ktep/an par département 331 ktep/ an
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http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/consultation-publique-sur-le-r992.html
2.3.5- Liens utiles
En savoir plus sur l?éolien terrestre en France
- Site du ministère de l?écologie, du développement
durable et de l?énergie (généralité, réglementation,?)
- Suivi de production de l?éolien en France
- Avis de l?ADEME sur l?éolien
- L?énergie éolienne présentée par France Energie
Eolienne
- Guide de l?étude d?impact des projets éoliens
- Club des collectivités éoliennes : CLEO
Petit éolien
- Association française des professionnels du petit éolien
- Guide du petit éolien
En savoir plus sur l?éolien en Pays de la Loire
Suivi du développement de l?éolien
- Etat des zones de développement de l?éolien autorisées
- Lettre régionale sur l?éolien et le photovoltaïque
Potentiel de vent
- Atlas régional du potentiel éolien
Servitudes et contraintes techniques
- Recensement des espaces sous contraintes liés aux
radars et aux aéroports
Raccordement au réseau
- Gestionnaire du réseau de transport d?électricité (RTE)
Paysage
- Synthèse régionale sur les modalités d?insertion
paysagère des éoliennes dans les Pays de la Loire.
- Les atlas de paysages départementaux disponibles
- Les parcs éoliens dans les paysages de Maine-et-Loire
- Etude sur les modalités d?insertion paysagère des grands
ouvrages éoliens en Mayenne3
- Modalités d?insertion paysagère des ouvrages éoliens
dans le département de la Sarthe
- Les parcs éoliens dans les paysages de la Vendée4
Patrimoine culturel
- Inventaire général des monuments historiques
- Atlas du patrimoine
Biodiversité
- Ressources naturelles et paysages
- Avifaune, chiroptères et projets de parcs éoliens par LPO
et coll.
Guides des bonnes pratiques
- Guide des bonnes pratiques dans le département de la
Loire-Atlantique5
- Guide de l?éolien en Sarthe
3 document disponible à la DDT de la Mayenne
4 document disponible à la DDTM de la Vendée
5 en cours de finalisation
Pour aller plus loin
Nonobstant le caractère ambitieux de l?objectif porté par le SRE, des marges de progression existent. Elles sont
principalement liées, d?une part, à la généralisation de la puissance unitaire des machines composant le parc éolien
régional et, d?autre part, à une évolution de l?acceptation sociale de l?éolien dans certains départements. Un objectif
régional de 2 100 ou 2 200 MW en 2025 (soit environ + 20 % par rapport à 2020) pourrait vraisemblablement être visé, en
particulier si les freins sociétaux dont pâtit cette filière en certains endroits étaient amenés à s?estomper.
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http://www.sarthe.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/Un_guide_de_l_eolien_en_Sarthe_cle75f717.pdf
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/avifaune-chiropteres-et-projets-de-a1233.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/avifaune-chiropteres-et-projets-de-a1233.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/patrimoine-naturel-et-geologique-r232.html
http://atlas.patrimoines.culture.fr//atlas
file:///H:/Planification/SRCAE/Eolien%20terrestre/SRE/documentSRE/%20http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/patrimoine/
http://www.sarthe.gouv.fr/ddtftp/SPT/eoliensarthe.pdf
http://www.sarthe.gouv.fr/ddtftp/SPT/eoliensarthe.pdf
http://www.maine-et-loire.equipement-agriculture.gouv.fr/des-parcs-eoliens-dans-les-a311.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/les-principales-activites-dans-le-a642.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/synthese-regionale-sur-les-a1793.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/synthese-regionale-sur-les-a1793.html
http://www.rte-france.com/fr/
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/recensement-des-espaces-sous-a1429.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/recensement-des-espaces-sous-a1429.html
http://paysdelaloire.ademe.fr/atlas-regional-du-potentiel-eolien
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/lettre-regionale-eolien-et-r829.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=956
http://paysdelaloire.ademe.fr/atlas-regional-du-potentiel-eolien
http://www.cleantechrepublic.com/guide-petit-eolien/
https://sites.google.com/site/afppeweb/
http://www.amorce.asso.fr/Club-des-collectivites-locales-en.html
http://www.developpement-durable.gouv.fr/Les-guides-methodologiques.html
http://fee.asso.fr/tout_savoir_sur_l_energie_eolienne
http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=23212
http://www.suivi-eolien.com/
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Energie-eolienne-.html
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Energie-eolienne-.html
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objectifs nat ionaux
2.4- Développer la géothermie et l?aérothermie
La géothermie est un mode de production d?énergie qui s?alimente à partir de la chaleur contenue dans le sol. Compte tenu
de son sous sol, la région des Pays de la Loire n?est concernée que par la géothermie de type « très basse énergie » qui
nécessite une pompe à chaleur (PAC) et ne produit que de la chaleur. De la même manière, l?aérothermie est un mode de
production d?énergie qui prélève la chaleur contenue dans l?air et la restitue grâce à une pompe à chaleur.
Ces dernières années, la filière a connu un très fort développement. Le nombre de pompes à chaleur (PAC) géothermiques
installées en 2010 dans les logements individuels en Pays de la Loire est estimé à 6 000, on évalue à environ 40 le nombre
des bâtiments à usage tertiaire et collectif équipés. La production annuelle de chaleur (à comprendre comme la « part
renouvelable » de l?énergie consommée par l?usager final) correspondante est estimée à 5 ktep.
Le nombre de pompes à chaleur aérothermiques installées en 2010 est bien plus important (environ 9 fois plus important),
on l?estime à 54 000 dans l?individuel et 360 pour les bâtiments tertiaires et à usage collectif. La production annuelle de
chaleur à partir de PAC aérothermiques est proportionnellement moindre qu?à partir de PAC géothermiques, du fait de
rendement moins importants pour cette technologie, on l?évalue à 41 ktep.
Au niveau national, les objectifs de développement de la filière ont été fixés par la programmation pluriannuelle des
investissements (PPI) de production de chaleur du 15 décembre 2009.
Il est prévu de porter de 75 000 en 2006 à 2 millions en 2020 le nombre de logements équipés de pompes à chaleur (PAC)
(géothermiques et aérothermiques) afin de produire annuellement 1 600 ktep de chaleur renouvelable. Ce développement
des pompes à chaleur correspond à une multiplication par 8 de la chaleur annuelle produite par pompes à chaleur. Il
représente au niveau du supplément à réaliser au niveau national entre 2006 et 2020 : près de 14 % de la chaleur
renouvelable et près de 7 % de l?objectif total « ensemble des énergies renouvelables ».
2.4.1- Stratégie générale / orientations structurantes
Compte tenu de son sous-sol, la région des Pays de la Loire ne présente pas de potentialités en matière de géothermie très
haute et basse énergie, elle n?est donc concernée que par la géothermie de type « très basse énergie » avec pompe à
chaleur.
La région Pays de la Loire est située dans une zone climatique présentant des températures minimales en hiver qui sont
qualifiées de « moyennes » par rapport à l?ensemble de la France, avec des variantes locales en fonction, par exemple, de
la proximité à la côte Atlantique. Ainsi, en Pays de la Loire, l?aérothermie constitue une solution de chauffage performante du
point de vue technique et environnemental si les systèmes mis en place sont cohérents, c?est-à-dire adaptés aux matériels
d?émission de chaleur, et adaptés aux besoins de chauffage (évalués par une étude thermique sérieuse) et préalablement
réduits par de l?isolation.
Le déploiement de cette filière concerne à la fois la construction neuve et la rénovation même si, en fonction des émetteurs
préexistants, il est parfois difficile de convertir un logement à la pompe à la chaleur.
2.4.2- Freins, points de vigilance et facteurs de réussite
Les aspects financiers sont, comme pour toutes les filières d?énergies renouvelables, déterminants dans le développement
des pompes à chaleur aérothermiques et géothermiques. Cette technologie reste coûteuse car elle nécessite des
investissements conséquents même si le temps de retour sur investissement est raisonnable (de l?ordre d?une quinzaine
d?années) et même si les évolutions du coût de l?énergie vont par ailleurs réduire notablement ces temps de retour sur
investissement. Il est donc nécessaire appuyer le développement de la filière en aidant les maîtres d?ouvrage à investir.
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La qualité des installations prescrites (adaptation de la
puissance, adaptation au réseau de distribution électrique
desservant le bâtiment?) doit faire l?objet d?une attention
particulière de manière à préserver l?attractivité de cette
technologie auprès des maîtres d?ouvrages et afin de
rendre effective la production de chaleur renouvelable.
Le développement des chauffe-eaux thermodynamiques
(constitués d?un ballon et d?une pompe à chaleur
aérothermique qui transfère à l?eau contenue dans le
ballon les calories de l?air ambiant) est actuellement en fort
développement, et constitue une piste de développement
supplémentaire de la filière aérothermie.
2.4.3- Synthèse des objectifs chiffrés régionaux
Les objectifs régionaux résultent d?une étude des potentialités offerts par les logements individuels d?une part et par les
logements collectifs et les bâtiments à usages tertiaires d?autre part. Pour les logements individuels, l?objectif provient d?une
évaluation de progression des installations d?ici à 2020 basé sur le fort rythme de développement de la filière observé sur les
années 2007 à 2010. Pour le secteur collectif et tertiaire, l?objectif est basé sur le recensement des projets régionaux
effectué par l?ADEME à partir duquel une extrapolation a été réalisée.
Pays de la Loire
2010 2020
production nb d?installations production nb d?installations
Logements
individuels
PAC géothermiques 5 ktep/an 6 000 20 ktep/an 23 000
PAC aérothermiques 39 ktep/an 54 000 99 ktep/an 137 000
Logements collectifs
et bâtiments tertiaires
PAC géothermiques 0,2 ktep/an 40 4,4 ktep/an 500
PAC aérothermiques 1,8 ktep/an 360 21,8 ktep/an 3 000
TOTAL 46 ktep/ an 60 400 145 ktep/an 163 500
2.4.4- Orientations ayant trait à la sensibilisation et la mobilisation
- Informer le grand public sur les atouts et les faiblesses de la filière.
- Promouvoir des outils d?aide à la décision.
- Renforcer la formation des professionnels : adéquation des caractéristiques techniques des équipements à l?usage
souhaité et à l?environnement du bâtiment.
2.4.5- Autres orientations ayant trait aux politiques territoriales
- Fédérer les professionnels (fabricants, bureaux d?études, foreurs, installateurs, entreprises de maintenance) autour
d?une démarche qualité et d?une harmonisation du vocabulaire.
- Préserver la ressource en eau souterraine dans les projets géothermiques sur aquifère.
2.4.6- Orientation ayant trait à l?amélioration des connaissances proposée
- Mettre en place des outils permettant de suivre le développement régional de la filière géothermie/aérothermie.
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L'augmentation du coût de l'énergie est susceptible
d'accélérer fortement le développement des énergies
renouvelables. Par exemple, selon les prix actuels,
l'installation d'une pompe à chaleur en relève de chaudière
couplée à des travaux d'isolation représentent un
investissement de l'ordre de 24 000 , ils permettent une ¤
économie de l'ordre de 1500 /an et présentent ¤ un temps de
retour sur investissement de 16 ans (à cout de l'énergie
constant). Si en 10 ans, le prix de l'énergie progresse
régulièrement pour doubler, tripler voire quadrupler, le retour
sur investissement est atteint bien plus rapidement, au bout
de respectivement 10, 9 ou 7 ans.
Impact de l'évolution du prix de l'énergie
- Connaître les caractéristiques des équipements installés et leur fonctionnement : puissance moyenne unitaire, durée
moyenne annuelle de fonctionnement en équivalent pleine puissance, coefficient de performance (COP) moyen.
2.4.7- Indicateurs
unité déclinaison objectifs 2020
Nombre d?installations - géothermie / aérothermie (yc. chauffe-eaux
thermodynamique) / équipement de froid
- individuel / collectif et tertiaire
163 500
Apport en chaleur renouvelable ktep/an 145 ktep/an
2.4.8- Liens utiles
Site écocitoyen de l?ADEME http://ecocitoyens.ademe.fr/mon-habitation/renover/chauffage-
climatisation/pompes-a-chaleur
Site de l?ADEME et du BRGM dédié à la géothermie http://www.geothermie-perspectives.fr/
Site de l?AFPAC
(association française pour les pompes à chaleur) http://www.afpac.org/
Site d?ErDF pour les questions d?appel de puissance http://www.erdfdistribution.fr/medias/Sequelec_public/Sequelec_fich
e_pompe%20_chaleur.pdf
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2.5- Développer l?hydroélectricité
Les Pays de la Loire comptent actuellement une cinquantaine de petites centrales hydroélectriques, situées majoritairement
dans les départements de la Mayenne, de la Sarthe et de la Vendée.
Avec une puissance maximale installée de 12 MW, ces installations produisent en moyenne près de 20 GWh/an, ce qui
représente de l?ordre de 0,1 % de la consommation électrique régionale.
Les politiques nationales prévoient le développement d?une hydroélectricité durable en cohérence avec la préservation et la
reconquête de la qualité des cours d?eau, en s?engageant à atteindre simultanément deux objectifs nationaux :
- le développement de la production hydroélectrique (+ 3 TWh/an nets et + 3 000 MW à l?horizon 2020), en accord avec
les objectifs de l?arrêté du 15 décembre 2009 relatif à la PPI électricité,
- et le « bon état » des masses d?eau en 2015 en application de la loi sur l?eau et les milieux aquatiques.
Hydroélectricité
France entière
puissance installée
(puissance maximale) énergie produite nombre d?installations
situation 2010 25 500 MW 68 TWh/an soit 5 800 ktep/an de l?ordre de 2 100
objectifs 2020 28 500 MW 71 TWh/an soit 6 100 ktep/an de l?ordre de 2 100
En 2010, l?hydroélectricité représente environ 12 % de l?électricité produite en France. C?est la 2e source de production
d?électricité (derrière le nucléaire) et la 1ère source d?origine renouvelable (elle en représente à elle seule plus de 80 %).
2.5.1- Stratégie générale / orientations structurantes
Il n?est pas mis en évidence de potentiel de développement significatif de la ressource hydroélectrique. Celle-ci pourra
néanmoins bénéficier d?un certain renforcement à travers :
- l?optimisation des centrales existantes en augmentant la productivité,
- la réhabilitation / réactivation des sites anciennement exploités, notamment les plus intéressants,
- la possibilité d?installer de nouvelles centrales sur certains seuils ou barrages existants non encore équipés,
- la reconversion de certains moulins à eau (toutefois, la production d?électricité correspondante est très faible).
Les actions permettant de mieux préserver la vie piscicole des cours d?eau concernés (mise en place de turbines
ichtyophiles, mise en oeuvre de grilles fines sur les centrales, protocole d?arrêt de turbinage pour la dévalaison des
anguilles?) seront parallèlement à déployer.
2.5.2- Freins, points de vigilance et facteurs de réussite
Le relief peu accentué de la région Pays de la Loire est peu propice à l?énergie hydroélectrique. Les sites les plus
intéressants sont déjà équipés.
La prise en compte des exigences de protection environnementale concernant la qualité écologique des cours d?eau est à
considérer comme un atout pour un développement mieux accepté de la petite hydroélectricité.
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objectifs rég ionaux
2.5.3- Synthèse des objectifs chiffrés
L?objectif régional a été déterminé en tenant compte des principales opportunités de développement de l?hydroélectricité qui
consistent en
- l?optimisation des centrales existantes en augmentant la productivité (par exemple, lors de du remplacement
d?anciennes turbines par des turbines favorables à la survie des poissons dites turbines ichtyophiles; cf. cas de la
Mayenne ci-dessous),
- la réhabilitation / réactivation des sites anciennement exploités (raccordés au réseau électrique ou en auto-
consommation), notamment les plus intéressants,
- la possibilité d?installer de nouvelles centrales sur certains seuils ou barrages existants non encore équipés,
- la reconversion de certains moulins à eau (toutefois, la production d?électricité correspondante est très faible)
Hydroélectricité
Pays de la Loire
puissance installée
(puissance maximale) énergie produite nombre d?installations
situation 2010 12 MW 12 à 22 GWh/an
soit entre 1 et 1,9 ktep/an de l?ordre de 45
objectifs 2020 14 MW 15 à 30 GWh/an
soit entre 1,3 et 2,6 ktep/an de l?ordre de 60
L?objectif 2020 proposé représente sur 10 ans une augmentation de la production d?électricité d?origine hydraulique de l?ordre
de 30 à 40 % (selon la pluviométrie annuelle).
2.5.4- Orientations ayant trait aux politiques territoriales
- Performance et qualité des équipements : favoriser l?optimisation et la réhabilitation des sites.
- Préservation de l?environnement : développer une hydroélectricité durable en cohérence avec la restauration des
milieux aquatiques.
2.5.5- Orientations ayant trait à l?amélioration des connaissances
Affiner les données fournies par le Service de l?observation et des statistiques (SOeS) en ventilant, par département, le
nombre d?installations par tranche de puissance et de productible (par exemple, inférieur et supérieur aux seuils de 100 kW
et de 3 500 h/an équivalent pleine puissance).
2.5.6- Indicateurs
Afin de connaître le développement dans la région Pays de la Loire de la filière hydroélectrique et de le comparer aux
orientations prévues, il est nécessaire de pouvoir disposer, avec une périodicité annuelle, des indicateurs régionaux
suivants :
Unité Objectifs 2020
Nombre d?installations ayant réellement produit
(raccordées au réseau ou utilisées en autoconsommation) Nb de l?ordre de 60
Puissance installée correspondante MW 14
Production réelle d?électricité
GWh/an entre 15 et 30
ktep/an entre 1,3 et 2,6
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2.5.7- Liens utiles
Site internet du ministère de l?écologie, du
développement durable et de l?énergie / Energie, Air et
Climat
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Energie-
hydraulique,409-.html
Site internet du ministère de l?écologie, du
développement durable et de l?énergie / Service de
l?observation et des statistiques (SOeS)
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/energie-
climat/s/statistiques-regionales.html
46/74
objectifs nat ionaux
2.6- Développer l?énergie solaire thermique
Le marché du solaire thermique a connu une forte croissance jusqu?en 2008. Le marché du particulier recule depuis 2006,
en lien avec la fin du plan soleil alors que les segments du collectif et du tertiaire, portés par le fonds chaleur, poursuivent
leur progression.
En Pays de la Loire, la production d?énergie solaire thermique régionale atteint 2,6 ktep en 2009, cela correspond à
30,1 GWh de chaleur produite par un peu moins de 65 000 m² de panneaux.
Au niveau national, le solaire thermique représente environ 80 ktep de chaleur renouvelable produite chaque année, soit
mois de 1 % des énergies renouvelables produites chaque année. Les objectifs de développement de la production de
chaleur à partir d ?énergies renouvelables en France, fixés dans la PPI chaleur sont d?atteindre au 31 décembre 2020 une
production globale :
- pour le solaire thermique individuel, de 817 ktep correspondant à 4,3 millions de logements équipés,
- pour le solaire thermique collectif, de 110 ktep.
Cela représente une très forte évolution, le solaire thermique avec 927 ktep représente près de 5 % de l?objectif national
« chaleur renouvelable » (incluant la biomasse, la géothermie, les pompes à chaleur, le biogaz, la part renouvelable des
déchets, etc.) à atteindre à l?horizon 2020.
2.6.1- Stratégie générale / orientations structurantes
Bien que le gisement théorique soit immense, la filière solaire thermique peine à décoller. Faciliter l?émergence du marché
du solaire thermique dans la région des Pays de la Loire est une ambition qui doit prendre appui sur un réel soutien de cette
filière.
Son développement sera favorisé par des politiques visant à faire baisser les coûts et à améliorer la qualité des installations.
La stratégie de développement peut reposer sur l?idée de d?aider d?abord les bonnes expériences, avant de les multiplier
pour que la technologie se généralise.
2.6.2- Freins, points de vigilance et facteurs de réussite
D?ici à 2020, le développement de la filière peut être limité
ou favorisé par la vitesse d?évolution du prix des énergies.
En effet, l?augmentation importante des prix des énergies est
un facteur d?attractivité pour la filière solaire thermique. Une
recherche de diversification de la production (apports de
chaleur solaire ou rafraîchissement solaire dans les
procédés industriels, préchauffage de locaux, séchage en
secteur agricole - fourrage, fruits -, traitement des déchets -
résidus végétaux, boues de STEP?) sont également
susceptibles d?élargir le spectre de déploiement de la filière.
Les freins à l?oeuvre actuellement déjà identifiés sont par
ailleurs susceptibles de perdurer :
- le coût des systèmes trop élevé allié la difficulté de mettre en place les système d?aides adéquat dans le contexte de
budgets publics tendus,
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L'augmentation du coût de l'énergie est susceptible
d'accélérer fortement le développement des énergies
renouvelables. Par exemple, selon les prix actuels (et sans
prendre en compte les différentes aides financières),
l'installation d'un chauffe-eau solaire individuel en lieu et place
d'un ballon électrique représente un investissement de l'ordre
de 4000 . Elle permet une économie de l'ordre de 160 /an ¤ ¤
et présente un temps de retour sur investissement de 25 ans
(à cout de l'énergie constant). Si en 10 ans, le prix de
l'électricité progresse régulièrement pour doubler, tripler voire
quadrupler, le retour sur investissement est atteint plus
rapidement, au bout de respectivement 15, 12 ou 10 ans.
Impact de l'évolution du prix de l'énergie
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- l?absence de réglementation imposant l?intégration d?eau chaude sanitaire solaire en construction neuve et réhabilitation,
- le manque de qualité dans la filière,
- le manque d?efficacité de la communication, du marketing et de la commercialisation du solaire thermique,
- et la concurrence avec d?autres technologies.
Il faut, en effet, souligner une régulière augmentation des prix installés, supérieure à l?inflation et une productivité
énergétique sur les échantillons mesurés par l?ADEME environ 25 % inférieure aux performances attendues.
2.6.3- Synthèse des objectifs chiffrés régionaux
En tenant compte du nombre de logements potentiellement équipables, de l?orientation actuelle de la filière et des
contraintes qui freinent son évolution, il est proposé de retenir une production annuelle régionale de 10 ktep pour l?objectif
solaire thermique 2020 :
Pays de la Loire Situation fin 2009 Objectif 2020
logements individuels - 4 ktep/an
logements collectifs, bâtiments tertiaires - 4 ktep/an
bâtiments industriels et agricoles - 2 ktep/an
Total tous secteurs 2,6 ktep/an 10 ktep/an*
* Soit de l?ordre de 2 ktep/an par département.
2.6.4- Orientations ayant trait à la sensibilisation et la mobilisation
- Favoriser l?installation de chauffe-eau solaires pour toutes nouvelles constructions et lors de rénovations lourdes.
- Mettre en avant les opérations réussies : inciter par le bon exemple.
2.6.5- Autres orientations ayant trait aux politiques territoriales
Renforcer la formation des professionnels : adéquation entre les caractéristiques techniques des équipements et l?usage
souhaité.
Fédérer les professionnels (fabricants, bureaux d?études, installateurs, entreprises de maintenance) autour d?une démarche
qualité globale et de diminution des coûts (constituer un annuaire de la filière?)
2.6.6- Orientation ayant trait à l?amélioration des connaissances
Mettre en place des outils de suivi du développement de la filière, et notamment celui des nouvelles technologies (chauffe-
eau thermodynamique, systèmes combinés photovoltaïques/thermiques?)
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2.6.7- Indicateurs
unité déclinaison objectifs 2020
production d?énergie solaire thermique ktep / an évolution annuelle 10 ktep / an
surfaces de panneaux solaires en activité m² évolution annuelle
individuel / collectif et tertiaire
2.6.8- Liens utiles
Site internet du ministère de l?écologie, du
développement durable et de l?énergie
http://www.developpement-durable.gouv.fr/Presentation-
generale,25027.html
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/theme/energie-
climat/966.html).
Site internet de l?ADEME national
et régional
http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-
1&cid=96&m=3&catid=25165
http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-dintervention/energies-et-
matieres-renouvelables/contexte-regional
18/12/12 49/74
http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-dintervention/energies-et-matieres-renouvelables/contexte-regional
http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-dintervention/energies-et-matieres-renouvelables/contexte-regional
http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=25165
http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=25165
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/theme/energie-climat/966.html
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/theme/energie-climat/966.html
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Mobilite-durable,1722-.html
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Mobilite-durable,1722-.html
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2.7- Développer l?énergie solaire photovoltaïque
En Pays de la Loire, le parc photovoltaïque raccordé à fin 2011 présente une puissance d?environ 200 MW, en progression
de 130 % par rapport à l?année 2010. La production d?électricité correspondante est estimée à 141 GWh (environ 12 ktep),
elle représente 0,6 % de la consommation d?électricité régionale.
La puissance cumulée du parc photovoltaïque installé en France était de 81 MW fin 2008, de 261 MW en 2009, de
1 025 MW fin 2010 et de 2 921 MW fin 2011. L?essor spectaculaire du photovoltaïque français démontre que la phase
d?amorçage de la filière est achevée. Le développement entre désormais dans une phase de maturation.
La France est largement en mesure de réaliser les objectifs du Grenelle de l?Environnement qui consistent à porter à
5 400 MW la puissance photovoltaïque installée en 2020, afin de parvenir à une production annuelle de 450 ktep/an.
2.7.1- Stratégie générale / orientations structurantes
L?action publique structure et accompagne la maturation de la filière photovoltaïque notamment à travers les tarifs d?achat,
les appels d?offres, ainsi que des dispositifs d?aides de certaines collectivités.
Nationalement, le soutien à la recherche et au développement de la production énergie solaire a été renforcé en 2011 et
2012 à travers les investissements d?avenir (appels à manifestations d?intérêt) gérés par l?ADEME et les instituts
d?excellence en énergies décarbonées gérés par l?agence nationale de recherche.
La filière française du photovoltaïque, notamment par une implication grandissante des acteurs industriels et énergétiques,
se renforce par une meilleure lisibilité dans la programmation de projets à mettre en place (grandes toitures, centrales au
sol), retenus par le système d?appels d?offres national. L?évolution des technologies permet des rendements plus élevés et
des coûts de production de plus en plus faibles. L?accroissement de l?offre concurrentielle devrait conduire à une baisse des
prix. Les politiques de soutien à la filière photovoltaïque deviendront en conséquence de moins en moins nécessaires.
Concernant les centrales au sol, le déploiement de cette filière ne peut s?envisager sans une prise en compte des impératifs
de protection environnementale et de prévention des risques de conflits d?usage des sols. Un cadrage régional établi en juin
2010, disponible sur le site internet de la DREAL et comportant une liste indicative de sites propices, confirme les
orientations nationales devant guider les choix d?implantation des centrales photovoltaïques au sol :
- ces dernières n?ont pas vocation à être installées dans les espaces agricoles, qu?ils soient exploités ou non, ni dans les
espaces naturels protégés ou non ;
- la priorité doit être accordée aux projets implantés sur des sites artificialisés, correspondant pour l?essentiel aux
emplacements sur lesquels ont été exercées des activités industrielles, sans possibilité facile ou rapide de réaffectation
à un usage économique.
2.7.2- Freins, points de vigilance et facteurs de réussite
Le bon développement de la filière s?appuie sur des bonnes pratiques aujourd?hui partagées par les acteurs de la filière :
- les centrales solaires photovoltaïques au sol consommatrices d?espace, sont à envisager sur des espaces déjà
artificialisés ne présentant pas de conflit d?usage des sols ( agricole, naturel, économique) ;
- les installations sur logements sont à développer sur des bâtiments bénéficiant d?une bonne isolation ;
- les centrales solaires sur moyennes et grandes toitures sont à concevoir d?une manière proportionnée par rapport aux
constructions environnantes, bien adaptée d?un point de vue visuel dans le paysage, après avoir mené une réflexion
sur le caractère lié et/ou nécessaire au fonctionnement du bâtiment.
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http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/photovoltaique-r296.html
objectifs rég ionaux
Le respect de critères techniques précis, parfois complexe, de bonne intégration au bâti des installations permet aux
producteurs de bénéficier d?un tarif d?achat plus élevé. Le comité d?évaluation de l?intégration au bâti (CEIAB) distingue les
procédés d?intégration photovoltaïques éligibles au tarif d?intégration ou d?intégration simplifiée au bâti.
La profession a mis en place la marque AQPV-modules qui a pour but de signaler aux acheteurs l?origine des panneaux et
d?assurer leur performance et leur fiabilité. La reprise et le recyclage des panneaux en fin de vie est quant à lui organisé par
l?association PV cycle.
2.7.3- Synthèse des objectifs chiffrés régionaux
En tenant compte des surfaces disponibles (sites propices pour les centrales au sol, grandes toitures et toitures
individuelles), de l?orientation actuelle de la filière et du système de tarification, un objectif de puissance solaire
photovoltaïque installée en 2020 de 600 MW est retenu pour les Pays de la Loire.
puissance installée
à fin 2009
puissance installée
à mi 2011
objectif de puissance
2020
logements individuels et collectifs - 60,4 MW 180 MW
moyennes toitures -
92,7 MW
100 MW
grandes toitures - 170 MW
centrales au sol - 0 MW 150 MW
Pays de la Loire 29,3 MW 153,1 MW 600 MW
puissance installée
à fin 2009
puissance installée
à mi 2011
objectif de puissance
2020
Loire-Atlantique - 36,4 MW 120 MW
Maine-et-Loire - 34,7 MW 120 MW
Mayenne - 15,8 MW 100 MW
Sarthe - 21 MW 110 MW
Vendée - 45,3 MW 150 MW
Pays de la Loire 29,3 MW 153,1 MW 600 MW
2.7.4- Orientations ayant trait à la sensibilisation et la mobilisation
Renforcer l?information pour éviter les installations :
- sur les logements au détriment d?une bonne isolation du bâtiment,
- sur les bâtiments « alibi » (dont l?unique objectif est de supporter des panneaux, au détriment d?une réflexion sur le
caractère lié et/ou nécessaire au fonctionnement du bâtiment),
- sur des bâtiments surdimensionnés par rapport aux constructions environnantes ou inadaptés d?un point de vue visuel
dans le paysage.
2.7.5- Autres orientations ayant trait aux politiques territoriales
Utiliser les sites artificialisés en priorité pour l?implantation de centrales solaires au sol pour éviter la consommation de terres
agricoles et d?espaces naturels protégés ou non.
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http://www.ceiab-pv.fr/
2.7.6- Indicateurs
unité déclinaison objectifs
2020
Nombre et puissance des installations
raccordées au réseau par département MW
par département et
par classe de puissance :
- inférieure à 3 kWc ;
- comprise entre 3 et 100 kWc ;
- comprise entre 100 et 250 kWc ;
- comprise entre 250 et 1000 kWc ;
- supérieure à 1000 kWc.
600 MW
Production d?électricité d?origine photovoltaïque ktep/an par département 46 ktep/an
2.7.7- Liens utiles
Site internet du ministère de l?écologie, du
développement durable et de l?énergie www.developpement-durable.gouv.fr/-Energie-solaire,418-.html
Site internet de l?ADEME national
et régional
www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=13921
http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-dintervention/energies-et-
matieres-renouvelables/contexte-regional
Site internet de la DREAL
mission énergie et changement climatique
www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/energies-
renouvelables-r290.html
Pour aller plus loin
D?ici à 2025, des marges de progression supplémentaires peuvent clairement être mobilisées sur les grandes toitures.
L?objectif 2025 pourrait consister en une puissance installée à hauteur de 300 MW (pour 170 MW en 2020). Cela
supposerait notamment que l?actuel dispositif d?appel d?offres national, destiné à canaliser l?expansion du photovoltaïque
soit révisé.
52/74
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/energies-renouvelables-r290.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/energies-renouvelables-r290.html
http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-dintervention/energies-et-matieres-renouvelables/contexte-regional
http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-dintervention/energies-et-matieres-renouvelables/contexte-regional
http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-dintervention/energies-et-matieres-renouvelables/contexte-regional
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Energie-solaire,418-.html
3- Garantir une bonne qualité de l?air
Le présent schéma fixe des orientations destinées à prévenir ou à réduire la pollution atmosphérique afin de respecter les
objectifs de qualité de mentionnés aux articles L. 221-1 et R. 221-1 du Code de l?environnement. Ces orientations tiennent
compte et reprennent en partie celles du plan régional pour la qualité de l?air (PRQA) adopté le 24 décembre 2002, auquel le
schéma régional du climat, de l?air et de l?énergie se substitue.
Les orientations du SRCAE doivent également contribuer à l?atteinte des objectifs nationaux de réduction des émissions pris
dans le cadre des engagements européens (plafonds d?émissions fixés par le plan PREPA). Dans cet objectif, une attention
particulière doit être portée sur la réduction des émissions d?oxydes d?azote et de particules, polluants pour lesquels la
situation française est plus critique.
En lien notamment avec ce dernier objectif, des orientations du schéma visant à promouvoir la mise en oeuvre du plan
particules adopté par le ministère de l?écologie en juillet 2010 visant à diminuer l?exposition des personnes aux particules
fines dans l?air, reconnues comme ayant un impact sanitaire important.
Le volet « air » du schéma n?a cependant pas vocation à couvrir de manière exhaustive tous les thèmes, d?autres plans
venant le compléter. On peut notamment citer le plan régional santé-environnement 2010-2013 qui comporte des actions de
réduction des substances dangereuses dans l?air (HAP, dioxines?) émises par certaines activités industrielles et le plan
Ecophyto 2018 qui vise à une réduction de 30 % à 50 % de l?usage des phytosanitaires.
De même, les actions mises en oeuvre en cas de pics de pollution (mesures de court terme) ne sont pas définies dans le
SRCAE mais font l?objet de procédures décrites par arrêtés préfectoraux.
À noter également qu?un plan de protection de l?atmosphère (PPA) existe sur la zone de Nantes-St Nazaire. Adopté
initialement en 2005, ce PPA fait l?objet d?une révision en 2012-2013. Les actions qui seront à mener dans le cadre de ce
PPA devront être en cohérence avec les orientations du SRCAE.
3.1.1- Le bilan du plan régional pour la qualité de l?air (PRQA)
Le plan régional pour la qualité de l?air adopté en 2002 définissait un grand nombre d?orientations regroupées sous différents
thèmes :
? la surveillance de la qualité de l?air : élargissement du champ du type de pollution et des polluants mesurés,
évaluation de l?exposition des populations, amélioration de la prévision de la pollution et de la modélisation
prospective.
? La plupart de ces orientations ont été mises en oeuvre : mesures régulières des composés organiques volatiles,
campagnes de mesures des HAP, de certaines substances phytosanitaires, études épidémiologiques menées par
la CIRE (cellule inter-régionale d?épidémiologie), prévision journalière des taux d?ozone?
? La modélisation a été développée par Air Pays de la Loire sur quelques agglomérations mais n?est pas encore
devenue un outil « courant » d?aide à la décision. Ce volet reste à développer et sera repris dans les orientations
du schéma.
? Les émissions des sources mobiles (transports) : le plan recensait un très large spectre de recommandations
visant à agir sur les choix en matière d?urbanisme pour limiter les déplacements, à favoriser les déplacements par
des modes alternatifs au routier (offre de transports en commun, développement des modes doux, gestion du
parking en ville, offre ferroviaire voyageurs et marchandises?), à agir sur les comportements (campagnes
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d?information et de communication) et enfin à améliorer les connaissances sur les déplacements et la pollution liée
aux transports.
? Le plan ne fixait pas d?objectif précis ni d?indicateurs de suivi. Il est donc difficile de pouvoir évaluer finement
chaque orientation individuellement. On peut néanmoins considérer que, même si des progrès sont notés en
matière d?évolution de la qualité de l?air dans la région depuis 2002, ces orientations restent, pour la plupart,
pertinentes. Ces orientations vont dans le sens d?une amélioration continue de la qualité de l?air et participent
également à la maîtrise des gaz à effet de serre. C?est pourquoi un grand nombre des orientations du PRQA dans
ce domaine sont reprises dans le schéma dans ses thématiques transports, aménagement/urbanisme et qualité de
l?air.
? Les émissions des sources fixes (industrie, agriculture, résidentiel et tertiaire) : le plan fixait des orientations liées à
l?amélioration des connaissances et recommandait notamment la réalisation d?inventaires régionaux des
émissions. Par ailleurs des actions de réduction des émissions des principaux émetteurs industriels (industriels de
Basse-Loire, entreprises soumises au bilan décennal) étaient prévues, par le déploiement des meilleures
techniques disponibles. Dans le domaine des émissions agricoles, des actions visaient à réduire l?usage des
phytosanitaires et à développer l?information des agriculteurs. Enfin une des orientations était de favoriser les
économies d?énergie, notamment en promouvant les procédés énergétiques performants.
? Dans le domaine industriel, sous l?action des services d?inspection des installations classées, des progrès ont été
obtenus en termes de baisse des émissions des polluants classiques auprès des principaux établissements
industriels de la région : réduction de 80 % des émissions de NOx pour la centrale EDF de Cordemais entre 2000
et 2009, de 20 % des émissions de SO2 et de COV pour la raffinerie Total de Donges par exemple. Dans une
logique de progrès constant, de nouvelles orientations à la baisse des émissions industrielles sont intégrées dans
le schéma.
? Dans le domaine agricole, le plan Ecophyto 2018 donne des objectifs en termes de réduction de l?usage des
phytosanitaires, ce qui aura un impact positif sur la qualité de l?air. Le schéma, pour sa part, s?est intéressé plus
particulièrement à la pollution liée aux particules fines émises lors de diverses activités agricoles.
? Les impacts sur la santé : ce volet du PRQA recouvrait, outre un état des connaissances sur l?impact sur la santé
des polluants courants, des problématiques plus larges telles que l?air intérieur, le radon, les pollens, le risque
légionellose. Les orientations concernaient le développement de l?information autour de ces thématiques ainsi que
des études (mesures ou quantifications des expositions ou des impacts sanitaires). Un grand nombre de ces
travaux ont été réalisés (campagnes de mesures d?air intérieur dans des écoles, création d?un pollinier sentinelle à
Nantes, campagnes de mesure du radon dans des habitations et lieux publics, contrôles d?installations à risques
pour les légionelles, réalisation d?études sanitaires?). Le plan régional santé-environnement 2010-2013 reprend
une partie des problématiques santé du PRQA. Le schéma ne prévoit pas d?orientations spécifiques
complémentaires.
? Les impacts sur le milieu naturel, le bâti et la qualité de vie : des orientations du plan visaient à acquérir davantage
d?informations sur les impacts de la pollution de l?air sur les milieux sensibles (Natura 2000, forêts), sur les
végétaux alimentaires, sur les sites de loisirs ou encore sur le patrimoine bâti. Il s?intéressait également à
l?évaluation et la réduction des odeurs autour de certaines activités industrielles ou agricoles. La plupart de ces
orientations n?ont pas été mises en oeuvre. Le schéma ne les reprend pas. Des études existent cependant au plan
national ou international, la réalisation d?études ou de campagnes de mesures locales, souvent coûteuses,
n?apporteraient pas de réelle plus-value dans la mesure où la région ne présente pas de pollutions ou de situations
spécifiques.
? Information et communication : les orientations concernaient la sensibilisation du public, des milieux scolaires et
des médias à la fois en période « calme » et en période d?épisodes de pollution. La question de l?information et de
la communication reste d?actualité et est intégrée dans les orientations du schéma. La gestion des pics de pollution
ne relève pas du schéma, les procédures sont définies par des arrêtés préfectoraux.
54/74
3.1.2- Les orientations et actions liées au plan particules
Les particules en suspension dans l?air (poussières très fines de diamètre inférieur à 10 µm) constituent un risque sanitaire.
Ces particules pénètrent profondément les voies respiratoires et s?accumulent dans l?organisme, avec un impact en termes
de maladies respiratoires, cardiovasculaires et de cancers.
C?est pourquoi un plan national « particules » a été adopté en 2010 préconisant un ensemble d?actions d?amélioration de la
qualité de l?air dont certaines peuvent trouver une déclinaison locale. Ces actions concernent l?ensemble des secteurs
émetteurs.
Une des orientations du SRCAE est de mieux faire connaître les enjeux liés à la pollution atmosphérique par les particules et
à inciter les acteurs locaux à mettre en place des actions en faveur de la réduction des émissions de particules. Quelques
exemples d?actions sont cités ci-après. Le plan particules ainsi que d?autres exemples d?actions possibles ou de réflexions
en cours au niveau national sont présentés sur le site internet du MEDDE.
Exemples d?actions dans le secteur domestique :
- réorienter la communication publique sur les risques liés à une mauvaise combustion de la biomasse et au brûlage à
l?air libre. Faire connaître et respecter la réglementation sur l?interdiction du brûlage à l?air libre. Mieux informer le public
sur les effets de certains chauffages au bois sur la qualité de l?air.
- Renouveler au plus vite le parc français d?appareils de chauffage au bois grâce à des incitations financières (crédits
d?impôts, fonds locaux?). Le renouvellement de la totalité des chauffages au bois domestiques de plus de 10 ans
permettrait, au plan national, de réduire de 30 000 tonnes les émissions de particules fines dans l?air.
- Conditionner les aides publiques sur les systèmes de chauffage au bois les moins émetteurs de particules.
- aux plans européen et français, faire évoluer les normes et labels des appareils de chauffage au bois, promouvoir le
filtre à particules individuel.
Exemples d?actions dans le secteur industriel et résidentiel tertiaire:
- inciter à renouveler les chaudières biomasse les plus anciennes.
- Inciter au recours aux meilleures techniques disponibles.
- privilégier les aides financières aux projets de taille suffisante permettant d?installer un traitement des fumées.
- Au niveau national, abaisser les valeurs limites de la réglementation des émissions des chaudières.
Exemples d?actions dans le secteur des transports :
- Encourager les collectivités à mettre en place des zones d?action prioritaire pour l?air (ZAPA) visant à limiter l?accès de
zones urbaines aux seuls véhicules peu polluants. En Europe, plus de 180 zones de ce type ont déjà été mises en
oeuvre. Une expérimentation a débuté en 2012 avec 8 villes françaises.
- Mieux réguler la mobilité en développant les modes doux, l?auto-partage, le co-voiturage, en favorisant les transports en
commun et le multimodal (simplification de la billettique, continuité de services?), en régulant le stationnement (parcs
relais?).
- Faire évoluer les modes de livraisons de marchandises (horaires de livraison, gestion des trafics, intensification des flux
de fret?).
- Améliorer le parc de véhicules captifs des administrations, collectivités et entreprises (achat de véhicules à faibles
émissions de polluants, équipement de filtres à particules?).
18/12/12 55/74
- Poursuivre les réflexions engagées au plan national sur les émissions de navires et bateaux (encourager le recours à
l?alimentation électrique à quai par exemple), sur les zones aéroportuaires (réduire les émissions des véhicules roulants
et des avions au sol), sur le fret routier (charte CO2) et sur les deux roues (normes d?émissions, contrôle technique,...).
Exemples d?actions dans le secteur agricole :
Révision à l?initiative des ministères concernés du guide du CORPEN (comité d?orientation pour les pratiques agricoles
respectueuses de l?environnement) pour y intégrer des recommandations de bonnes pratiques permettant de limiter les
émissions de particules et d?ammoniac dans l?air. Ces bonnes pratiques ont été définies dans une étude ADEME/INRA
publiée en 2011. Elles sont à diffuser et à encourager dans le cadre du SRCAE. On peut en citer quelques-unes :
- développer la couverture des fosses à lisiers,
- adapter les matériels et méthodes d?épandage (pendillards, enfouissement),
- développer le travail simplifié du sol?
3.1.3- Les orientations générales du schéma
La qualité de l?air est un domaine transversal à toutes les thématiques traitées dans le schéma. Les orientations portées par
le schéma en termes de réduction des consommations d?énergie et de limitation des émissions de gaz à effet de serre dans
les différents secteurs d?activités, tout comme le développement de certaines énergies renouvelables ont un impact
généralement positif sur la qualité de l?air. Le tableau suivant en fait une synthèse :
Secteur d?activités
ou type d?EnR Principales orientations et objectifs visés Impacts sur la qualité
de l?air
Bâtiment
Priorité à la rénovation du parc ancien (aides, sensibilisation, formation des
professionnels?) - réglementation thermique pour les nouvelles
constructions - Gain estimé en efficacité énergétique de l?ordre de 15 à
20 % à l?horizon 2020 par rapport à 2008.
+
effets positifs sur les
polluants liés aux
chauffages
domestiques et
tertiaires
Transports
Actions de sensibilisation pour modifier les comportements, report modal,
co-voiturage, massification des flux, évolutions technologiques des
véhicules de moins en moins polluants, réduction à plus long terme des
déplacements en lien avec la densification urbaine. Gain estimé en efficacité
énergétique de l?ordre de 20 % à l?horizon 2020 par rapport à 2008.
+
effets positifs sur les
émissions d?oxydes
d?azote principalement
Industrie
Mise en oeuvre des meilleures techniques disponibles sur les process et les
utilités. Système réglementaire des quotas de CO2 plus contraignant sur la
période 2013-2020. Gain estimé en efficacité énergétique de l?ordre de 15 %
à l?horizon 2020.
+
effets positifs sur
l?ensemble des
émissions industrielles
Agriculture
Mise en oeuvre de pratiques plus sobres en énergie. Développement des
systèmes économes en intrants. Gain estimé en efficacité énergétique de
l?ordre de 20 %. Utilisation moindre des énergies fossiles au profit de
l?électricité et des énergies renouvelables. Promotion des bonnes pratiques
de fertilisation et de gestion des élevages (réduction des particules).
+
effets positifs sur les
particules et les
polluants agricoles
Bois-énergie Développement important de la filière y compris en zone urbaine (réseaux
de chaleur).
-
émissions de
particules fines.
Vigilance notamment
dans les zones
sensibles.
56/74
Autres énergies
renouvelables
(méthanisation,
éolien, géothermie,
solaire)
Développement volontariste de toutes les filières. Impact considéré
comme neutre.
En dehors de ces orientations thématiques, des orientations générales sont définies :
Orientations ayant trait à la sensibilisation et la mobilisation
- Développer une communication davantage orientée vers l?action (promotion des bonnes pratiques) et plus seulement
vers le diagnostic. Diffuser des informations permettant au public d?adopter un comportement et des pratiques
contribuant à l?amélioration de la qualité de l?air (choix de consommation, de pratiques, déplacements,...).
- Développer la quantification et la prévision des niveaux de polluants aérobiologiques (pollens) à vocation d?information
des personnes sensibles.
Orientations ayant trait aux politiques territoriales
- Promouvoir la prise en compte des enjeux de qualité de l?air dans la planification de l?urbanisme, sensibiliser les
professionnels par l?intégration des enjeux de qualité de l?air dans les portés à connaissance de l?Etat (en particulier
dans les zones sensibles pour la qualité de l?air). De manière générale, lors de l?élaboration de documents de
planification comportant une composante d?amélioration de la qualité de l?air (SRCAE, PPA, PDU, PCET,?), aider les
acteurs lors de la prise de décision par l?évaluation a priori et a postériori des effets des actions sélectionnées
(possibilités d?évaluations, de scénarisation/modélisations).
- Dans les zones pouvant être considérées comme ??sensibles??, accorder une attention spécifique à la qualité de l?air
dans l?arbitrage des choix de planifications ou les choix techniques réalisés (projets biomasse par exemple). Tenir
compte des niveaux de qualité de l?air extérieur dans les projets de construction et d?aménagement notamment par la
limitation des transferts de pollution vers l?intérieur des bâtiments.
- Faire connaître et aider à l?intégration des mesures du plan particules au niveau local (prise en compte dans les PCET,
compatibilité pour les PDU).
- Entamer une réflexion sur la pertinence de déployer une ZAPA dans les Pays de la Loire après les retours
d?expérimentation d?autres agglomérations françaises.
Orientations ayant trait à l?amélioration des connaissances
- Assurer un suivi au niveau régional des actions conjointement bénéfiques pour la maîtrise des émissions de gaz à effet
de serre et la maîtrise des émissions de polluants tout en restant vigilant sur les antagonismes possibles
(développement du bois-énergie notamment).
- Améliorer et poursuivre le développement des outils d?évaluation de la qualité de l?air (émission, concentration,
exposition), notamment :
- Maintenir l?outil BASEMIS (inventaire régional des émissions de polluants, de gaz à effet de serre et de
consommations énergétiques) et le faire évoluer, notamment par la prise en compte de données locales
(bouclage énergétique, suivi des effets des actions d?amélioration de la qualité de l?air, de réduction des
émissions GES et des consommations).
- Poursuivre le développement des systèmes de modélisation à différentes échelles (quartier, agglomération,
région) permettant d?obtenir une couverture spatiale continue de la pollution (évaluation de la population
18/12/12 57/74
exposée), d?établir des prévisions à court terme par la mise en oeuvre anticipée des mesures d?information et
d?urgence en cas d?épisodes de pollution et de fournir plus globalement des éléments d?aide à la décision
pour les gestionnaires (impact des politiques d?aménagement et de transport, notamment).
- Affiner la connaissance sur la qualité de l?air, notamment par rapport :
- aux polluants présentant des risques de dépassement des valeurs réglementaires (dioxyde d?azote,
particules, ozone?) en améliorant l?évaluation des parts respectives des émissions locales et de la pollution
importée,
- à la composition chimique des particules (PM10, PM2.5 voire particules ultrafines) notamment lors
d?épisodes de pollution généralisés ou locaux, permettant de mieux comprendre l?origine des pollutions,
- à l?impact sur la qualité de l?air des nouvelles filières énergétiques (bois-énergie, notamment).
3.1.4- Indicateurs
libellé unité déclinaison objectifs 2020
Nombre de points de mesures fixes de la
qualité de l?air pour lesquels des dépassements
des valeurs limites réglementaires sont
enregistrées.
nombre 0
Évolution des émissions des principaux
polluants atmosphériques tonnes - par polluant
- par secteur d?activités baisse
3.1.5- Liens utiles
informations sur la qualité de l?air, les données régionales, les
bulletins d?alerte?
inventaire régional des émissions de polluants et des gaz à
effet de serre (synthèses)
Site internet de l?association Air Pays de la Loire :
www.airpl.org
plan particules
expérimentation ZAPA
http://www.developpement-durable.gouv.fr/Les-particules-
dans-l-air-qu-est,17702.html
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Air-et-
pollution-atmospherique,495-.html
rapport d?étude ADEME/INRA 2011 sur le secteur agricole et
les particules fines
http://www.developpement-durable.gouv.fr/Les-emisions-
agricoles-de.html
58/74
4- S?inscrire dans une stratégie d?adaptation au
changement climatique
Le changement climatique est une réalité ayant des
impacts locaux déjà sensibles et qui vont
s?intensifier dans les années à venir. L?adaptation
est définie dans le 3e rapport d?évaluation du GIEC
comme l?« ajustement des systèmes naturels ou
humains en réponse à des stimuli climatiques ou à
leurs effets, afin d?atténuer les effets néfastes ou
d?exploiter des opportunités bénéfiques ».
Si l?adaptation spontanée est l?adaptation à une
contrainte climatique par une réponse immédiate et non réfléchie d?un point de vue stratégique, l?adaptation planifiée, issue
d?une démarche d?anticipation, résulte de décisions stratégiques délibérées, fondées sur une perception claire des
conditions qui vont changer et sur les mesures qu?il convient de prendre pour parvenir à la situation souhaitée. L?adaptation
spontanée peut conduire à des conflits avec d?autres politiques (par exemple le recours massif à la climatisation qui
augmente les consommations énergétiques et les émissions de GES), voire conduire à une maladaptation, c?est-à-dire à
une situation où la vulnérabilité aux aléas climatiques se trouve paradoxalement accrue.
Les mesures d?adaptation relèvent de plusieurs types :
- elles peuvent être physiques, comme la mise à niveau de digues de protection ;
- elles peuvent être institutionnelles comme les mécanismes de gestion de crise ou l?instauration de réglementations
spécifiques ;
- elles peuvent être stratégiques, comme le choix de déplacement ou d?installations de populations, ou la mise en place
de mesures facilitant la reconstitution en cas de sinistre ;
- elles peuvent concerner l?augmentation de la connaissance en mettant en oeuvre des programmes de recherche ;
- elles peuvent concerner l?information du public et des décideurs, afin de faciliter la responsabilisation et la prise de
décision.
Les politiques d?atténuation du changement climatique (par la réduction des émissions de GES), et les politiques
d?adaptation prises séparément ne permettront de prévenir totalement les effets du changement climatique : sans une
réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre, on risquerait d?atteindre des seuils au-delà desquels il deviendra
difficile voire impossible de s?adapter. Mais le changement climatique est déjà enclenché et se poursuivra du fait de la durée
de vie des GES dans l?atmosphère. Même si les efforts d?atténuation réduisent l?ampleur des phénomènes, l?adaptation à un
nouveau contexte sera indispensable.
Atténuation et adaptation constituent ainsi les deux piliers de toute stratégie de lutte contre le changement climatique.
L?intérêt de considérer atténuation et adaptation de manière intégrée doit être souligné : il s?agit en en effet de tirer profit des
convergences entre les mesures d?atténuation et d?adaptation et d?éviter les antagonismes.
A titre d?exemple, les projets d?adaptation basés sur les écosystèmes (végétalisation en milieu urbain, adaptation des forêts
au CC) peuvent avoir des effets positifs sur l?atténuation, en augmentant le stockage de carbone. De même les mesures
visant à maîtriser les consommations énergétiques ont des effets positifs en matière de réduction des émissions de GES,
elles allègent également la demande vis-à-vis des structures de production électrique contraintes par la diminution de la
ressource en eau (qui amoindrit des capacités de refroidissement estivales).
En revanche, une politique d?atténuation visant la densification en milieu urbain, si elle ne tient pas compte de l?effet de l?ilot
de chaleur, peut conduire à augmenter la vulnérabilité des populations urbaines aux températures estivales élevées. De la
même manière, une adaptation à ces températures élevées basées sur le développement des équipements de climatisation
aurait des effets négatifs en termes de GES.
Plus généralement, la recherche de synergies avec les autres objectifs du territoire (politiques sociales, de développement
économique?) peut faciliter l?acceptation des mesures d?adaptation et leur financement. Au vue de la transversalité du sujet,
18/12/12 59/74
L?homme et la nature ont sans doute la capacité de s?adapter spontanément
aux bouleversements engendrés par le changement climatique. Mais il est
certain que si l?on ne se prépare pas à ce changement, il induira des coûts
et des dommages bien supérieurs à l?effort de préparation. Il faut donc dès
aujourd?hui réduire notre vulnérabilité aux variations climatiques, afin
d?éviter de forts dommages environnementaux, matériels, financiers mais
aussi humains. Le coût de l?inaction est évalué par l?économiste Nicolas
Stern entre 5 % et 20 % du PIB mondial et celui de l?action à 1 % du PIB
mondial.
Pourquoi faut-il se préparer à s'adapter au changement climatique ?
un grand nombre de mesures a vocation à s?inscrire dans les politiques et dispositifs existants, en en renforçant ou
réajustant certains de leurs aspects. (gestion de l?eau, gestion des zones côtières, préventions des risques naturels?)
Comme il existe encore de nombreuses incertitudes quand à l?ampleur des changements changement climatiques, cela
permet de mettre en oeuvre en premier lieu des mesures dites sans-regret, qui sont bénéfiques même en l?absence de
changement climatique.
4.1.1- Rappel des enjeux
Caractérisé par une grande diversité de milieux et de
paysages, la région Pays de la Loire présente de
nombreux enjeux en termes de vulnérabilité et d?impacts
du changement climatique. L?importance majeure de
certaines activités particulièrement sensibles aux
évolutions du climat ; ainsi que les enjeux liés à
l?aménagement du territoire ? la gestion des zones
côtières notamment, inscrivent la thématique des
impacts du changement climatique et de l?adaptation
comme une question centrale pour le développement de
la région. Cette dernière couvre les problématiques
suivantes :
- adéquation entre ressource et demande (quantité)
et la préservation de la qualité des eaux,
- santé des populations dans un contexte de
canicules plus fréquentes et un système de soins
adapté,
- préservation du potentiel adaptatif de la biodiversité,
- adaptation des forêts aux évolutions climatiques à venir,
- sécurisation de l?offre énergétique et la limitation des hausses de consommation estivales,
- maintien du niveau de protection des populations et des biens face à la possible augmentation de certains risques
naturels,
- adaptation de la production agricole et des filières agro-alimentaires au changement climatique,
- transition touristique tenant compte des évolutions climatiques,
- promotion d?un aménagement et d?un urbanisme qui répondent à la fois aux enjeux de l?atténuation et de l?adaptation,
dans un contexte de hausse des températures estivales.
4.1.2- Orientations ayant trait à la sensibilisation et la mobilisation
Sensibiliser et mobiliser l?ensemble des acteurs (agricoles, eau, responsables territoriaux et grand public) notamment autour
des résultats du programme de recherche CLIMASTER.
Poursuivre et renforcer les politiques visant à favoriser les comportements économes en eau.
4.1.3- Autres orientations ayant trait aux politiques territoriales
Intégrer les enjeux du changement climatique aux politiques existantes :
- de conservation et gestion de la biodiversité (interface trames vertes et bleues),
60/74
Les simulations du climat futur sont soumises à des incertitudes
significatives, dont les origines sont multiples :
- incertitude liée aux scénarios socioéconomiques ,
-incertitude portant sur le lien entre émissions et concentration
atmosphérique en CO2 ,
- incertitude liée aux modèles climatiques utilisés,
- incertitude liée à la descente d?échelle.
Toutefois, de grandes tendances d?évolution se dessinent, quel que
soit le scénario d?émissions adopté: élévation des températures
moyennes annuelles, augmentation des contrastes saisonniers pour
les précipitations, etc. S?il est important de prendre en compte
l?incertitude, celle-ci ne constitue pas un frein à l?action pour
l?adaptation.
Pour connaître les projections climatiques territorialisées :
www.drias-climat.fr
Le climat du futur
http://www.drias-climat.fr/
- de gestion de la ressources en eau (SDAGE et SAGES)
- et au plan régional agriculture durable.
Adapter les bâtiments pour réduire la vulnérabilité des occupants à la canicule et préserver le bâti du risque de
retrait/gonflement des argiles.
Ressource en eau : poursuivre les politiques d?économie de l?eau, adapter l?offre par le développement de nouvelles
infrastructures d?approvisionnement en eau pour pallier les sécheresses sévères.
Prendre en compte le changement climatique dans les documents d?aménagement et de planification (îlots de chaleur,
risques naturels, agriculture?).
Infrastructures routières, ferroviaires, portuaires, fluviales : rendre plus robustes les réseaux.
4.1.4- Orientations ayant trait à l?amélioration des connaissances
Améliorer la connaissance des risques naturels futurs :
- aléas : sécheresse, submersion marine, inondation,
- vulnérabilité et coûts (territoires, secteurs de l?industrie, de l?agriculture),
- analyser les effets de mesures de type repli stratégique ou restauration du fonctionnement naturel ou maintien du trait
de côte.
Biodiversité :
- développer de nouveaux modèles prospectifs d?évolution,
- valoriser les espaces protégés comme socle privilégiés d?observation des impacts du changement climatique.
Agriculture / forêt :
- développer la connaissance des impacts du changement climatique sur l?agriculture et sur la forêt dans le grand ouest
et préparer l?adaptation de ces secteurs.
4.1.5- Liens utiles
Site internet de l?ONERC (observatoire national des effets du
réchauffement climatique)
www.developpement-durable.gouv.fr/-Impacts-et-
adaptation-ONERC-.html
Base de données des projets de recherches onerc.developpement-durable.gouv.fr/fr/recherche-projets
Le portail Drias les futurs du climat donnant accès aux
données régionalisées des projections climatiques les plus
récentes produites par les acteurs de la recherche en France
ouvre aujourd?hui.
www.drias-climat.fr/
Dossier réalisé par le Réseau Action Climat - France www.rac-f.org/-Les-changements-climatiques-.html
18/12/12 61/74
http://www.rac-f.org/-Les-changements-climatiques-.html
http://www.drias-climat.fr/
http://onerc.developpement-durable.gouv.fr/fr/recherche-projets
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Impacts-et-adaptation-ONERC-.html
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Impacts-et-adaptation-ONERC-.html
5- Contribuer à l?atteinte des objectifs nationaux
Les Pays de la Loire sont une région en forte expansion démographique. Un accroissement de 9 % de la population y est
attendu entre 2008 et 2020, alors que celui de la France devrait se limiter à 6 % sur la même période. Ce dynamisme
démographique, s?il est un atout pour le rayonnement de la région, constitue cependant un facteur d?accroissement des
consommations d?énergie et d?émissions de GES, venant en partie contrarier les actions de maîtrise déployées dans ces
domaines.
5.1- Économies d?énergie : approche des ateliers de travail
L?analyse en ateliers des possibilités d?économies d?énergies dans les différents secteurs a conduit à proposer pour 2020 un
objectif total de réduction de la consommation annuelle qui pourrait être de 1 370 ktep par rapport à 2008 (soit -18 %).
Le respect de cet objectif conduirait la région à consommer
en 2020 2 055 ktep de moins (soit 24 % de moins) par
rapport à ce qu?elle aurait consommé à la même date si le
cours actuel des choses n?était pas infléchi (ce que l?on
appelle la consommation tendancielle).
Cela signifie que cet objectif est de 4 points supérieur à
l?objectif national et européen d?améliorer de 20 % l?efficacité
énergétique.
L?efficacité énergétique
L?efficacité énergétique est à distinguer de la consommation
d?énergie. L?efficacité énergétique n?est pas fonction de la
population, elle mesure la quantité d?énergie consommée au
regard du service rendu (population, activités économiques)
C?est pourquoi, pour ce paramètre, le facteur démographique
n?a pas d?impact.
Cette réduction des consommations annuelles de 1 370 ktep entre 2008 et 2020, est répartie selon les secteurs de
consommation comme indiqué par les graphiques ci-dessus.
62/74
590 ktep
450 ktep
280 ktep
50 ktep
Contribution des différents secteurs à l'objectif régional de
réduction des consommations annuelles d'ici 2020
Bâtiment
Transports
Industrie
Agriculture
1990 2008 objectif 2020
0 Mtep
2 Mtep
4 Mtep
6 Mtep
8 Mtep
10 Mtep
5,7 Mtep
8,1 Mtep
8,7 Mtep
6,7 Mtep
consommation
tendancielle
objectif de
consommation
- 24%
- 18 %
Évolution de la consommation régionale annuelle d'énergie (Mtep)
1990 2008 objectif 2020
0
3000
6000
9000
2550
3740 3150
1816
2550
2100
1100
1380
1100281
400
350
Répartition par secteur
Évolution des consommations d'énergie régionales annuelles
1990 2008 objectif 2020
15
20
25
30
35
40
28,1
32,8
28,2
M
illi
on
s
de
to
nn
es
é
qu
iv
al
en
t C
O
2
5.2- Réduction des émissions de gaz à effet de serre :
approche des ateliers de travail (émissions territoriales directes)
De manière corollaire, l?analyse des possibilités de diminution des émissions annuelles de gaz à effet de serre lors des
ateliers de travail, a conduit à proposer pour 2020 un objectif de réduction de 4,6 MteqCO2, soit -14 % par rapport à 2008.
Par rapport à l?année 1990, année de référence en matière de gaz à effet de serre, cet objectif représente une simple
stabilisation des émissions, l?accroissement de la population contrariant les progrès attendus. En comparaison, l?objectif
européen correspondant est de réduire les émissions de 20 % par rapport à 1990. L?ambition régionale représente tout de
même, une fois rapportée à la population, un objectif de -21 % par habitant par rapport à 1990.
Par ailleurs, cet engagement européen de réduction des émissions de GES de 20 % a été détaillé lors de la révision du
système communautaire d?échange de quotas d?émission de gaz à effet de serre (SCEQE) qui a eu lieu en 2008 et qui
s?appliquera en 2013. Pour atteindre l?objectif de -20 %, en France, les émissions des secteurs couverts par le SCEQE
(secteurs dits « de l?ETS » pour emission trading scheme) seront réduites de 21 % entre 2005 et 2020 et celles des secteurs
hors SCEQE de 14 %. La stricte transposition de ces engagements nationaux, compte tenu de la part régionale des
émissions couvertes par le SCEQE (25 %) conduirait à fixer un objectif régional de l?ordre de 27 MteqCO2, comparable à
objectif régional proposé qui place les émissions de la région à hauteur de 28,2 MteqCO2.
Les transports sont le secteur qui présente le potentiel
de réduction le plus important en volume, bien qu?ils ne
représentent que 23 % des émissions régionales.
Toutefois ce constat ne doit pas masquer l?importance
des efforts à accomplir dans les autres secteurs.
18/12/12 63/74
émissions
tendancielles
objectif
d'émissions
0,9 MteqCO2
1,5 MteqCO2
1,0 MteqCO2
1,2 MteqCO2
Contribution des différents secteurs à l'objectif régional
de réduction de la consommation annuelle d'énergie d'ici à 2020
Bâtiment
Transports
Industrie
Agriculture
Évolution des émissions régionales annuelles de gaz à effet de serre (MteqCO2)
- 14 %
1990 2008 objectif 2020
5
10
15
20
25
30
35
4,0 5,7 4,8
5,6
7,6 6,1
8,9
9,8
8,8
9,6
9,7
8,5
Emissions de gaz à effet de serre annuelles régionales
(émissions territoriales directes - millions de tonnes équivalent CO2)
Agriculture
Industrie
Transports
Bâtiment
2008 2020
0
200
400
600
800
1000
1200
1400
1600
Solaire thermique
Solaire photovoltaïque
Hydroélectricité
Géothermie / aérothermie
Eolien marin
Eolien terrestre
Déchets (énergie primaire valorisée)
Bois énergie (énergie primaire valorisée)
Biogaz (énergie primaire valorisée)
ktep
5.3- Développement des énergies renouvelables :
approche des ateliers de travail
L?étude du potentiel offert par la région dans chaque filière d?énergie renouvelable, visant la valorisation maximale dans des
conditions acceptables sur les plans économique, environnemental et sociologique, lors des ateliers de travail a conduit aux
propositions d?objectifs suivants :
production annuelle régionale (ktep) 2008 2020
Biogaz (énergie primaire valorisée) 15,4 80
Bois énergie (énergie primaire valorisée) 360 460
Déchets (énergie primaire valorisée) 54 50
Éolien terrestre (1750 MW en 2020) 35,1 331
Éolien marin (hors périmètre SRCAE) - 284
Pompes à chaleur (géothermie - aérothermie) 40 145
Hydroélectricité 1,4 2
Solaire photovoltaïque 1,7 46
Solaire thermique 2,6 10
Total 510 1 409
Cette proposition représenterait une multiplication par plus de 8 des productions d?énergies renouvelables issues du biogaz,
de l?éolien, des pompes à chaleur et du solaire. Elle permettrait à la région, grâce au développement des filières éoliennes
notamment, de contribuer de manière significative aux objectifs nationaux (détaillés en page suivante), avec une production
régionale à hauteur de 4,2 % de la production nationale d?énergie renouvelable, et ce malgré le handicap que représentent
la quasi-absence de potentiel hydroélectrique et la faiblesse de la ressource régionale en bois. Cette production régionale
permettrait par ailleurs d?atteindre le ratio de 24 % d?énergies renouvelables dans la consommation d?énergie finale à
l?horizon 2020, légèrement supérieur à l?objectif national de 23 % fixé dans ce domaine. Une telle progression de la part des
renouvelables dans la consommation d?énergie finale représenterait un triplement pour la région qui présente un ratio 2008
de 7,6 % alors qu?il s?agit pour le niveau national d?un peu moins de son doublement, la proportion nationale évoluant de
12,5 % en 2008 à 23 % en 2020.
L?objectif national visant porter à 23 % la part des renouvelables intègre les agrocarburants
Pour comparer de manière homogène l?objectif régional à l?objectif national de 23 % d?énergie renouvelable dans la
consommation d?énergie finale, il convient d?ajouter à la production d?énergie renouvelable régionale de 1 409 ktep, la
consommation d?agrocarburants régionale (estimée à 200 ktep), avant de rapporter cette somme à la consommation d?énergie
finale.
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Les objectifs nationaux de production d?électricité et de chaleur à partir d?une source renouvelable pour 2020 ont été fixés
par les programmations pluriannuelles des investissements (PPI) fin 2009.
Objectifs nationaux en matière d?énergies renouvelables
Situation 2006 Objectifs 2020
ktep/an précisions ktep/an précisions
Chaleur
Bois individuel 7 400 5 750 000 logements 7 400 9 000 000 logements
Biomasse (habitat collectif, tertiaire et industrie) 1 400 5 200
Biomasse (chaleur en cogénération) 0 2 400
Géothermie profonde et intermédiaire 180 750
Pompes à chaleur individuelles 200 75 000 logements 1 600 2 000 000 logements
Solaire thermique individuel 17 85 000 logements 817 4 285 000 logements
Solaire thermique collectif 10 110
Part renouvelable des déchets 400 900
Biogaz 55 555
total chaleur 9 662 ktep/ an 19 732 ktep/ an
Électricité
Hydraulique 5 200 25 000 MW 5 800 27 500 MW
Éolien terrestre 180 1 600 MW 3 650 19 000 MW
Éolien marin 0 1 400 6 000 MW
Photovoltaïque 0 450 5 400 MW
Biomasse (biogaz et part renouvelable des UIOM) 240 1 440
Géothermie 9 90
Autres énergies marines renouvelables et
solaire thermodynamique 0 30
total électricité 5 629 ktep/ an 12 860 ktep/ an
TOTAL 15 291 ktep/ an 32 592 ktep/ an
Sources : Comité opérationnel (COMOP) n°10 du Grenelle de l?environnement et arrêtés du 15/12/ 2009 relatif à la programmation pluriannuelle des investissements
de production de chaleur et d?électricité
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5.4- Synthèse des propositions des ateliers
Ainsi l?ensemble des objectifs sectoriels proposés conduiraient à :
- une baisse de la consommation d?énergie, de 24% inférieure à la consommation tendancielle (celà revient à améliorer
de 24 % notre efficacité énergétique). Par rapport à la situation actuelle, cela représente une diminution de 18% ;
- un développement de la production d?énergie renouvelable avec un quasi triplement par rapport à 2008, ce qui permet à
la proportion régionale d?énergies renouvelables d?atteindre 24% de la consommation finale, niveau un peu au delà de
l?objectif national.
- de manière résultante, une stabilisation des émissions de GES, qui, compte tenu de la progression de la démographie,
représente toute de même une baisse de 14% par rapport à la situation actuelle et une baisse de 21% des émissions
par habitant par rapport à 1990 (passage de 9,4 teqCO2/habitant en 1990 à 7,4 en 2020).
Ces pistes d?objectifs régionaux globaux, déterminés à partir de la compilation des contributions proposées pour chacun des
différents secteurs ou filières, permettrait aux Pays de la Loire de contribuer de manière significative à l?objectif national.
Les objectifs nationaux 2020 Pistes d?objectifs 2020 pour la région,
issues des ateliers de travail
Consommation d?énergie -20 %
par rapport au scénario tendanciel
-24%
par rapport au scénario tendanciel
Part des énergies renouvelables
(yc conso. régionale de biocarburant)
23 %
de la consommation d?énergie finale
24 %
de la consommation d?énergie finale
Émissions de gaz à effet de serre -20 %
par rapport à la situation de 1990
en volume : stabilisation
par rapport à la situation de 1990
Une forte progression de la production d?électricité d?origine renouvelable attendue dans les Pays de la Loire
dans les prochaines années
À ce jour, l?électricité d?origine renouvelable produite dans la région représente un peu moins de 5 % de la consommation
électrique régionale. Avec le développement attendu des différentes filières de production d?électricité renouvelable (éolien
terrestre et offshore, solaire photovoltaïque, biomasse?) cette part pourrait atteindre en 2020 plus de 40 % de la
consommation électrique.
La décision de réduire de 75 % à 50 % la part de l?électricité d?origine nucléaire à l?horizon 2025 devrait renforcer encore
le déploiement de ces filières à travers notamment une valorisation accrue du potentiel photovoltaïque sur grande toitures
et l?émergence de nouvelles formes d?énergies marines renouvelables (éolien offshore flottant, houlomoteur,?)
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Situation actuelle (2008) 2020
1000
2000
3000
4000
5000
6000
7000
8000
9000
0
5
10
15
20
25
30
35
40
45
8070
6700
510
1409
33
28
consommation d'énergie
(ktep)
production d'EnR (ktep)
émissions de gaz à effet de
serre
(millions de teqCO2)
ktep millions de teqCO2
6- Glossaire et précisions méthodologiques
Quelle différence entre l?énergie primaire et énergie finale ?
En matière de consommation d?énergie, on distingue :
- la consommation d?énergie primaire. Il s?agit de la consommation totale d?énergie telle qu?elle est fournie par la nature,
avant transformation. Cette consommation comprend l?énergie consommée pour transformer et acheminer l?énergie, y
compris les pertes, et la consommation finale, celle des utilisateurs finals ;
- de la consommation d?énergie finale. Il s?agit de la consommation des utilisateurs finals des différents secteurs de
l?économie. Cette consommation ne comprend pas les quantités consommées pour produire ou transformer l?énergie
(consommation de combustibles pour la production d?électricité thermique, consommation propre d?une raffinerie, par
exemple). Elle ne comprend pas non plus les pertes de distribution des lignes électriques. On distingue dans la
consommation finale la consommation non énergétique, où les énergies sont utilisées en tant que matière première
(pétrochimie, production d?engrais?) et la consommation finale énergétique.
Le concept de consommation d?énergie primaire est pertinent pour analyser les questions d?approvisionnement, comme le
taux d?indépendance énergétique national, alors que celui de consommation d?énergie finale sert à suivre l?efficacité
énergétique et la pénétration des diverses formes d?énergie dans les différents secteurs de l?économie.
La différence entre la consommation primaire et la consommation finale correspond à la branche énergie (centrales
nucléaires, centrales classiques, raffineries, réseaux de transport). Les pertes ne sont pas localisées. Au niveau régional, la
consommation finale est celle qui rend le mieux compte de l?activité du territoire.
Dans le secteur du bâtiment, la réglementation thermique s?appuie sur le concept d?énergie primaire pour donner une valeur
différente aux différents vecteurs d?énergie. Ainsi, pour tenir compte du rendement des centrales et des pertes dans le
transport et la distribution de l?électricité, on considère qu?un KWh électrique consommé représente 2,58 kWh d?énergie
primaire.
Que trouve-t-on dans les consommations et émissions de gaz à effet de serre des
secteurs agriculture, bâtiment, industrie et transport ?
En matière d?énergie et de gaz à effet de serre, les informations statistiques sont conventionnellement ventilées selon une
nomenclature construite à cet effet.
Le domaine de l?énergie distingue 6 grands secteurs : industrie de l?énergie ; industrie hors énergie ; résidentiel ; tertiaire ;
agriculture/pêche ; transports.
La consommation d?énergie de la branche énergie est considérée comme une consommation intermédiaire ; elle n?est donc
pas prise en compte quand on s?intéresse à la consommation finale. Quand il n?y a pas d?ambiguïté, et notamment quand on
parle de consommation finale, le secteur de l?industrie hors énergie est appelé plus simplement secteur de l?industrie. On
comptabilise en revanche ses émissions de GES.
La branche énergie
La branche énergie regroupe ce qui relève de la production et de la transformation d?énergie (centrales électriques, cokeries,
raffineries, pertes de distribution, etc.). Elle inclut toutes les installations qui transforment l?énergie, y compris quand elles
sont intégrées à une activité industrielle.
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Les consommations de l?industrie de l?énergie sont considérées comme de la consommation primaire et ne sont donc pas
affectés à la consommation finale des secteurs. Toutefois, toutes les consommations de carburants sont affectées au
secteur des Transports, y compris les consommations de carburants des véhicules des entreprises de la branche Energie.
Le secteur industrie
Dans le bilan, le secteur de l?industrie comprend les industries agricoles et alimentaires, la sidérurgie, le bâtiment et le génie
civil, mais ne comprend pas la branche Energie.
Le secteur transports
Le bilan de l?énergie s?intéresse à la fonction de transport, c?est-à-dire à tous les véhicules. Ce secteur couvre tous les
transports de personnes et de marchandises pour compte propre ou compte d?autrui. Les consommations des gares et des
aéroports sont exclues, elles relèvent du secteur tertiaire. A l?inverse, les consommations de carburants des véhicules de la
branche énergie sont également comptées dans le secteur Transports ; elles sont donc considérées comme une
consommation finale.
Les consommations d?énergie (c?est souvent du fioul) du machinisme (agricole, industriel, travaux publics?) sont
comptabilisées dans les secteurs correspondants plutôt que dans le secteur transport, qui ne s?intéresse pas au
déplacement sur le domaine non routier. Les consommations des bateaux de pêche sont comptabilisées dans le secteur
Agriculture/pêche, dans la mesure où le déplacement des bateaux est un moyen de production (se rendre sur les lieux où se
trouvent les poissons) et non une « fin ».
Le secteur tertiaire
Selon la définition donnée par l?agence internationale de l?énergie au secteur tertiaire, celui- ci est constitué des secteurs
NACE (nomenclature statistique des activités économiques dans la Communauté européenne) E, G (commerce), I
(hébergement et restauration) à S, U, ainsi que la division 33 (Réparation et installation de machines et d?équipements) de la
section C et les divisions 52 (entreposage et services auxiliaires des transports) et 53 (activités de poste et de courrier) de la
section H (transports et entreposage).
Il ne comprend ni la construction (section F, incluse dans l?industrie), ni les divisions 49 (transports terrestres et transport par
conduites), 50 (transports par eau) et 51 (transports aériens) de la section H.
Ainsi, la consommation de kérosène des avions fait partie des consommations du secteur des transports, mais celle des
aéroports du secteur tertiaire. La consommation du secteur tertiaire correspond essentiellement à des consommations qui
ont lieu à l?intérieur des bâtiments : chauffage, eau chaude sanitaire, cuisson, climatisation / réfrigération, consommations
spécifiques d?électricité, mais aussi aux usages de process. Ces process peuvent être très divers : énergie utilisée dans les
blanchisseries, les garages, les entrepôts frigorifiques, les data centers, énergie utilisée pour le chauffage des piscines, mais
aussi la consommation du Cern, grand établissement de recherche, qui fait partie du secteur tertiaire.
En pratique, la consommation de certaines activités tertiaire (commerces, cabinets médicaux?) est parfois difficile à
distinguer de celle des ménages.
Le secteur résidentiel
Dans le secteur, on comptabilise toutes les consommations des ménages qui se situent à l?intérieur des logements, par
opposition aux consommations de carburants, qui se situent à l?extérieur. On ajoute les consommations des parties
communes des immeubles résidentiels.
En pratique, la consommation des exploitations agricoles est parfois difficile à distinguer de celle des ménages agriculteurs,
notamment pour l?électricité. Il en est de même pour d?autres activités qui ne sont pas clairement séparées des logements
(commerces, cabinets médicaux?).
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Le secteur agriculture/pêche
La consommation des bâtiments agricoles (étables, serres, locaux pour le séchage) doit être affectée au secteur agriculture.
Certaines consommations sont affectées au secteur agriculture/pêche :
- - les consommations du machinisme agricole, y compris d?engins mobiles non routiers
- - les consommations des bateaux de pêche, dans la mesure où le déplacement des bateaux est un moyen de
production (aller sur les lieux de pêche), et non une fin.
En pratique, la consommation des exploitations agricoles est parfois difficile à distinguer de celle des ménages agriculteurs,
notamment pour l?électricité.
Les différents bilans d?émissions de gaz à effet de serre
La réalisation de bilan d?émissions de gaz à effet de serre peut être effectuée à l?échelle d?un territoire ou à l?échelle d?un
organisme. On dénombre 3 périmètres de comptabilisation des émissions :
- périmètre 1 (ou scope 1) : émissions directes de GES des sources appartenant ou étant sous le contrôle de l?organisme
(ou évoluant sur le territoire considéré dans le cas d?un bilan territorial). Ces sources peuvent être fixes (ex. :
consommation d?énergie pour le chauffage des locaux) ou mobiles (ex. : consommation de carburant de la flotte de
véhicules de l?entreprise) ;
- périmètre 2 (ou scope 2) : émissions de GES indirectes liés à énergie, elles proviennent de la production d?électricité, de
la chaleur ou de la vapeur consommée(s) par l?organisme ou par le territoire ;
- périmètre 3 (ou scope 3) : autres émissions indirectes de GES. Il s?agit des émissions indirectes de GES, autres que
celles liées à la consommation d?énergie, qui sont une conséquence des activités de l?organisme ou du territoire. Ces
émissions proviennent de sources de GES appartenant à d?autres organismes ou d?autres territoires. Il s?agit par
exemple de l?extraction et production des matériaux et combustibles, du transport (de biens et de personnes), de
l?élimination et raitement des déchets, etc.
Dans le cadre des travaux du SRCAE, les bilans réalisés considèrent les émissions directement émises sur le territoire
régional. Les émissions des transports aériens et maritimes en sont exclues.
Les collectivités concernées par l?obligation réglementaire d?élaborer un PCET sont également soumises à l?obligation
d?élaborer un bilan d?émissions de gaz à effet de serre dit « patrimoine et compétences ». Ce bilan porte sur les émissions
des périmètres 1 et 2 issues du patrimoine détenus par la collectivités ou contrôlé par cette dernière dans le cadre de
l?exercice de ses compétences (cas de gestion externalisée).
Pour en savoir plus : http://www.developpement-durable.gouv.fr/Bilans-des-emissions-de-gaz-a.html
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* Postes d'émissions non
concernés par l'application
de la réglementation, à
prendre en compte de
manière optionnelle
Unités
Les mesures de quantité d?énergie s?effectuent dans le présent document en kWh (kiloWatt-heure), MWh (mégaWatt-
heure), GWh (mégaWatt-heure), tep (tonne équivalent pétrole), ktep ( kilo tonne équivalent pétrole) ou Mtep (méga tonne
équivalent pétrole) en fonction des ordres de grandeurs.
Une tonne équivalent pétrole (tep) correspond à l?énergie libérée par la combustion d?une tonne de pétrole.
Une kilo tonne équivalent pétrole (ktep) correspond à 1 000 tep, 1 000 ktep valent une méga tonne équivalent pétrole (Mtep).
De même 1 GWh vaut 1 000 MWh et 1 000 000 kWh, par ailleurs 1 GWh vaut environ 0,086 ktep.
Taux de conversion des unités énergétiques :
Qu?est-ce que l?UTCF ? (définition issue du site du CITEPA www.citepa.org)
Pour des raisons notamment historiques, les émissions des terres liées aux activités humaines sont prises en compte dans
deux secteurs distincts : le secteur « Utilisation des Terres, leurs Changements et la Forêt » (UTCF ou bien LULUCF en
anglais) et le secteur « agriculture » :
- l?UTCF traite de toutes les questions relatives au carbone, depuis la biomasse vivante jusqu?à la matière
organique des sols, et de quelques émissions associées (émissions des sols dues à l?épandage d?amendements
calcaires, etc.) ;
- le secteur agriculture conserve les émissions des sols liées à la fertilisation et à l?élevage, ainsi que les émissions
de particules liées au travail du sol.
L?utilisation des terres, leurs changements et la forêt (UTCF) est un secteur particulier à plusieurs titres, dans le cadre des
inventaires des émissions dans l?atmosphère :
- contrairement à la plupart des autres secteurs de l?inventaire, le bilan émission-captage de ce secteur peut
constituer un puits de gaz à effet de serre (GES). De ce fait, l?UTCF a actuellement un statut particulier dans le
cadre des accords internationaux et est régi par des règles spécifiques.
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- de plus, contrairement aux autres secteurs de l?inventaire, il n?est pas centré sur des processus d?émission bien
matérialisés comme des usines, des bâtiments, des véhicules, etc. mais sur des unités géographiques telles que
les forêts, les cultures, les prairies, les zones humides, etc. En pratique, ces unités géographiques conduisent à
considérer de nombreux paramètres comme l?occupation, l?utilisation, l?historique des terres ou encore le climat
pour estimer les émissions.
De manière schématique (cf. Figure 1), le secteur UTCF correspond à un découpage du territoire en unités géographiques
sur lesquelles les différents flux, émissions et absorptions liées à l?utilisation du sol, sont estimés.
Figure 1 : Représentation schématique du découpage géographique et des flux de carbone estimés en UTCF
(Source : CITEPA)
Sur la base des lignes directrices du GIEC, six grandes catégories d?utilisation des terres sont considérées :
- les forêts, en application des accords de Marrakech (2001) dans le cadre de la Convention Climat, la France retient,
pour sa définition de la forêt, les valeurs minimales suivantes :
- couverture du sol par les houppiers des essences ligneuses : 10 %,
- superficie : 0,5 ha,
- hauteur des arbres à maturité : 5 m,
- largeur : 20 m.
- les terres cultivées (terres cultivées et labourées ainsi que les parcelles en agroforesterie pour lesquelles la définition
de forêt ne s?applique pas) ;
- les prairies (zones couvertes d?herbe d?origine naturelle ou qui ont été semées il y a plus de cinq ans (contrairement
aux prairies temporaires comptées en terres cultivées) ; la catégorie prairie inclut également les surfaces arborées ou
recouvertes d?arbustes qui ne correspondent pas à la définition de la forêt et ne rentrent pas dans les catégories culture
ou zone artificialisée comme la plupart des haies et des bosquets (surface boisée < 0,5 ha)) ;
- les terres humides (terres recouvertes ou saturées d?eau pendant tout ou une partie de l?année et qui n?entrent pas
dans l?une des autres catégories - hormis la catégorie « Autres terres ») ;
- les zones artificielles (terres bâties incluant les infrastructures de transport et les zones habitées de toutes tailles, sauf
si celles-ci sont comptabilisées dans une autre catégorie. Cette catégorie peut donc inclure des terres enherbées ou
boisées si leur utilisation principale n?est ni agricole ni forestière, c?est le cas des jardins, des parcs ou des terrains de
sport) ;
- les autres terres.
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Le secteur UTCF porte essentiellement sur la comptabilisation des impacts de ces activités sur les changements
climatiques : les substances visées sont les gaz à effet de serre direct (CO2, CH4, N2O) et accessoirement les gaz à effet de
serre indirect (NOx, CO, COVNM).
De manière plus simple, l?essentiel des flux de GES du secteur UTCF concerne le CO2 et donc le carbone. Dans le cadre
des inventaires, l?objectif est de déterminer l?ensemble des flux de carbone issus des différents réservoirs de carbone. Le
principe de ces flux de carbone entre réservoirs peut être schématisé comme à la figure 2 :
Figure 2 : Représentation schématique des flux entre les réservoirs de carbone pris en compte dans le secteur
UTCF
(Source : CITEPA)
Le guide UTCF du GIEC définit ainsi plusieurs réservoirs de carbone :
- la biomasse vivante aérienne,
- la biomasse vivante souterraine,
- le bois mort,
- la litière,
- la matière organique du sol,
- les produits bois.
Les principaux flux observés sur les terres sont soit dus à des pratiques de gestion, soit à des conversions importantes
d?utilisation, soit encore à des aléas naturels tels que :
- gestions forestière et agricole,
- défrichements,
- boisements,
- tempêtes.
Les forêts sont souvent le principal contributeur à ces flux de CO2 car ces derniers peuvent être à la fois importants et
durables sur les terres forestières. C?est le cas en France, car la production brute forestière (croissance) entraîne
actuellement un stockage de CO2 que la récolte forestière et la mortalité ne compensent pas entièrement. Les stocks de
carbone en forêt sont donc croissants.
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Selon les cas, les changements d?affectation des sols peuvent mener à un déstockage de carbone (conversion des forêts et
des prairies en terres agricoles) ou à un stockage de carbone (conversion des prairies et terres agricoles en forêts).
Dans les inventaires, le stockage et le déstockage de carbone peuvent être estimés de manières différentes en fonction du
type de conversion ou du réservoir concerné. Par exemple, dans le cas d?un défrichement (cf. figure 3), il est considéré que
le carbone de la biomasse est perdu rapidement tandis que le carbone contenu dans la matière organique des sols est émis
dans l?atmosphère sur une période longue de 20 ans.
Figure 3 : Représentation de l?évolution des stocks de carbone des différents réservoirs au cours du temps suite à
un défrichement
(Source : CITEPA)
Qu?est-ce que la cogénération ? (définition issue du site de l?ATEE www.atee.fr)
La cogénération permet à partir d?un combustible, la production simultanée de chaleur et d?énergie mécanique. Cette
énergie mécanique, produite par un moteur à gaz, une turbine à gaz ou une turbine à vapeur, est utilisée, le plus souvent
pour entraîner des alternateurs produisant de l?électricité. En récupérant l?énergie thermique perdue d?ordinaire lors de la
production d?énergie électrique, la cogénération met à disposition les deux produits ? chaleur et électricité ? avec un
rendement global nettement plus élevé que celui résultant de filières séparées.
A partir d?une énergie combustible (gaz naturel) de 100 kWh (PCI), une cogénération optimisée fournit :
- 35 kWh électrique,
- 50 kWh thermique sous forme d?eau chaude ou de vapeur
ce qui correspond à un rendement global de 85 %.
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Sigles utilisés
ADEME Agence de l?environnement et de la maîtrise de l?énergie
BCIAT
CPER Contrat de projets État/région
CRE Commission de régulation de l?énergie
DREAL Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
ECS eau chaude sanitaire
ETS European trade system
PPI programmation pluriannuelle des investissements
SCEQE système communautaire d?échange de quotas d?émissions
tep tonne équivalent pétrole
t eq CO2 tonne équivalent CO2
UTCF utilisation des terres, leurs changements et la forêt
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INVALIDE) (ATTENTION: OPTION cole ou à la ferme (52 %), les Installations de Stockage des Déchets Non Dangereux (36 %) et les boues
de station d?épuration (12 %).
La filière méthanisation, permettant de produire de la chaleur et de l?électricité, est concernée par l?atteinte de plusieurs
objectifs. Pour le biogaz, la France a un objectif de puissance électrique installée de 630 MW en 2020 (soit une production
annuelle de 1 440 ktep) et un objectif de production de chaleur (incluant l?injection) de 555 ktep/an en 2020.
2.2.1- Stratégie générale / orientations structurantes
Une dynamique à amplifier en promouvant particulièrement les unités centralisées agricoles
Jusqu?à présent la méthanisation s?était développée essentiellement comme technique complémentaire de traitement de
déchets issus de l?industrie agro-alimentaire et des stations d?épuration urbaines (boues de STEP). Aujourd?hui la filière doit
prendre toute sa place parmi les moyens de production d?énergie renouvelable.
Elle constitue une nouvelle opportunité pour le monde agricole en termes de diversification des activités tout en contribuant
au développement de modes productifs plus durables. Elle répond également aux politiques de développement d?une
agriculture plus durable, notamment la recherche d?une autonomie énergétique ou d?une limitation des engrais minéraux au
profit d?un retour à la terre des effluents de l?exploitation, par exemple.
Dans le scénario de développement de la filière, proposé dans le présent document, la typologie de projet présentant le plus
gros potentiel, dans des conditions économiques viables actuellement, est l?unité centralisée à la ferme. Ces unités sont
gérées par des collectifs d?agriculteurs qui assurent la pérennité des volumes de matières entrantes et valorisent le digestat
sortant. La valorisation du biogaz peut se faire avec injection dans le réseau de gaz naturel ou par cogénération avec
valorisation de la chaleur sur un site industriel ou coopératif (sécheur collectif?). Ce type d?installations pourrait contribuer à
hauteur de 50% de l?objectif de production d?énergie primaire attendue du développement de la filière dans la région à
l?horizon 2020. En outre, ce modèle d?installation présente le gain en gaz à effet de serre le plus important.
L?unité centralisée industrielle, portée par un industriel qui associe les autres acteurs du territoire mais qui dispose des
capacités techniques et financières à gérer seul ses installations et qui est utilisateur de l?énergie produite, est également un
modèle qui semble intéressant à développer. Ce type d?unité, en nombre beaucoup plus restreint que les unités de type
agricole, pourrait contribuer à hauteur de 25 % de la production d?énergie primaire de la filière régionale d?ici 2020.
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2.2.2- Freins, points de vigilance et facteurs de réussite
Plusieurs facteurs sont favorables au développement régional de la filière:
La région des Pays de la Loire a un fort potentiel agricole et agroalimentaire. Les substrats méthanisables sont disponibles
en quantités importantes, que ce soit pour les effluents d?élevage ou pour les sous produits d?industries agroalimentaires.
Les substrats méthanisables en collectivités sont également un gisement important et son développement sera encouragé
par l?obligation de traiter les biodéchets à partir du 1er janvier 2012 pour les producteurs importants (loi Grenelle II et décret
du 11 juillet 2011).
Depuis 2006, le soutien aux premiers projets et l?implantation d?entreprises spécialisées en méthanisation a permis de
développer des compétences et une expertise dans l?ouest de la France.
La biomasse est une énergie renouvelable qui permet de produire de l?électricité à la demande, et non de façon intermittente
comme l?éolien ou le solaire. Elle pourrait donc prendre une place plus importante dans la gestion de l?équilibre du réseau
électrique.
Les mécanismes de financement actuels, combinant les tarifs d?achat de l?électricité ou du biométhane et des subventions
régionales, permettent d?atteindre un temps de retour brut sur investissement de 6 à 10 ans, sous réserve d?une bonne
valorisation de la chaleur.
Des freins ou points de vigilance sont identifiés :
Les substrats sont produits en quantité importante mais il existe des filières concurrentes déjà en place, notamment pour les
sous-produits d?industrie agroalimentaire. La dispersion des substrats peut également rendre les coûts de collecte trop
élevés.
Le digestat issu de la méthanisation a aujourd?hui un statut de déchet qui limite fortement ses possibilités de valorisation en
tant que fertilisant. L?élaboration d?un plan d?épandage est une étape devenue très complexe. Dans certains départements,
par exemple, l?épandage de digestats (liquides) n?est pas permis au printemps, ce qui demande une organisation pour leur
stockage temporaire pendant plusieurs mois. La transposition de la directive Nitrates est susceptible d?amplifier cette
contrainte sur la capacité de stockage.
Plus généralement, les projets de méthanisation sont des projets complexes au croisement entre la gestion des déchets, la
production d?énergie, la diversification des activités agricoles? La sécurisation de l?approvisionnement ainsi que des
débouchés pour la chaleur et le digestat relèvent d?une mécanique subtile qui nécessite un temps de montage conséquent
(2 à 3 ans a minima)
Les tarifs d?achat de l?électricité ou du biométhane ne suffisent pas à eux seuls à garantir la rentabilité des installations, et la
pérennité des aides régionales n?est pas assurée.
La mise en place d?une unité a un impact sur le voisinage (paysager, trafic). L?acceptabilité sociale peut, selon la nature des
opposants et la capacité du porteur de projet à communiquer, être un frein.
2.2.3- Synthèse des objectifs chiffrés régionaux
Afin d?évaluer le potentiel de développement des unités de méthanisation, un travail d?inventaire et de quantification des
gisements de matières organiques théoriquement « disponibles » a été réalisé par l?association AILE. En tenant compte des
filières de valorisation déjà existantes et de leurs contextes technico-économiques, une estimation des gisements de
matières organiques qui pourraient être orientées vers la méthanisation a été établie. Cette estimation a porté sur :
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ob
jec
tif
s r
ég
io
na
ux
- les matières agricoles : fumiers, lisiers, résidus de cultures,
- les déchets et sous-produits des industries agro-alimentaires,
- les sous-produits des collectivités (boues, déchets verts, FFOM).
L?objectif de production (en énergie primaire) à horizon 2020 est fixé à 81 ktep, soit +67 ktep par rapport à fin 2011 (37 ktep
sous forme de chaleur et 30 ktep sous forme d?électricité).
L?objectif de production (en énergie primaire) à horizon 2050 est fixé à 211 ktep.
Ces objectifs sont déclinés par typologie de projets, à l?horizon 2020 :
Typologie d?unité Nombre d?unités
régionales
Énergie primaire
du biogaz produit
(ktep)
Puissance
installée (MWe)
Production
d?électricité
(GWh)
Production de
chaleur (GWh)
Centralisée
« industrielle » 7 21 9 70 84
Unité de collectivités 8 6 4 29 35
Centralisée
« agricole » 86 35 22 179 215
À la ferme sur lisiers 73 14 8 65 78
À la ferme sur fumiers 48 5 2 19 23
TOTAUX 81 45 362 435
NB : Les productions d?énergies finales (chaleur et électricité) ont été calculées en prenant comme hypothèses la valorisation du biogaz en chaudières ou
en co-génération, elles pourraient être supérieures si le biogaz était davantage valorisé sous forme de biométhane carburant ou injecté dans le réseau de
gaz naturel (rendement de 98%).
L?ambition est forte puisqu?il est prévu de quadrupler la production énergétique issue de la méthanisation d?ici 2020 pour
aboutir à une contribution de la filière à hauteur de 80 ktep/an d?énergie primaire, soit 6 % de l?énergie renouvelable produite
dans la région (incluant l?éolien marin).
L?outil DIGES développé par le CEMAGREF permet de quantifier les gains en gaz à effet de serre liés aux installations de
méthanisation par rapport à une gestion classique (stockage et épandage) des effluents agricoles. Les objectifs de
développement des unités à l?horizon 2020 permettraient de diminuer de 230 kt éq CO2 les émissions de gaz à effet de serre
et de contribuer ainsi à une baisse de -2,4 % des émissions du secteur agricole régional.
2.2.4- Orientations ayant trait à la sensibilisation et la mobilisation
- Assurer un suivi régulier des projets de méthanisation conduits au sein des exploitations agricoles ou des entreprises
industrielles pour enrichir l?expertise collective et favoriser les échanges d?expérience et de bonnes pratiques entre
professionnels.
- Développer l?information du secteur agricole sur les technologies, sur les solutions techniques existantes et sur la
réglementation liées aux installations de méthanisation avec des données financières (temps de retour sur
investissement, aides au financement, appels à projets nationaux ou régionaux?).
- Inciter aux bonnes pratiques de fertilisation et de gestion des effluents d?élevage, encourager la valorisation des
digestats de méthanisation en substitution d?engrais minéraux, développer des systèmes de cultures économes en
intrants (autonomie fourragère, réduction de l?usage des phytosanitaires?).
36/74
- Mieux informer les porteurs de projets sur la réglementation applicable aux digestats et à ses débouchés possibles
(compostage, plans d?épandage).
- Développer l?information du grand public et des associations régionales (associations environnementale et associations
de consommateurs) sur la méthanisation et ses impacts sur l?environnement.
- Mieux intégrer les enjeux liés à l?énergie dans les formations aux métiers agricoles.
2.2.5- Autres orientations ayant trait aux politiques territoriales
- Développer l?information de proximité des acteurs (agriculteurs, collectivités, industriels, associations) sur les
potentialités de leur territoire en terme de gisements de matières disponibles pour la méthanisation, de valorisation de
l?énergie produite et d?utilisation optimale des digestats. L?utilisation de Climagri (outil de diagnostic énergie-gaz à effet
de serre pour l?agriculture et la forêt à l?échelle des territoires, développé par l?ADEME) au niveau local pourrait
répondre à cet objectif de concertation et de création d?une dynamique locale autour du développement de la filière.
- Encourager les démarches de rapprochement ou de regroupement d?agriculteurs avec éventuellement d?autres acteurs
de proximité (collectivités, industriels,...) dans le cadre de projets d?unités de méthanisation centralisées.
2.2.6- Orientations ayant trait à l?amélioration des connaissances
- Approfondir les connaissances relatives au développement de cultures énergétiques pouvant venir en complément de la
biomasse existante et à ses conséquences sur l?usage des sols (concurrence avec les cultures alimentaires, impact sur
les pratiques culturales).
2.2.7- Indicateurs
libellé unité déclinaison objectifs 2020
Nombre d?unités de méthanisation soumises
à autorisation nbre type d?unité (agricole ou industrielle)
Énergie primaire du biogaz produite par les
unités centralisées ktep 56
2.2.8- Liens utiles
Plan biogaz des Pays de la Loire et de la Bretagne. Association AILE : http://www.aile.org
Appels à projets nationaux ou régionaux concernant la méthanisation
(BCIAT, expérimentations régionales) ADEME : www.ademe.fr
Réglementation des installations classées applicable aux unités de méthanisation INERIS : www.aida.fr
Pour aller plus loin
Les installations de cogénération à partir de bois ou de substrats méthanisables sont amenées à se développer. Le
développement de ces installations, confrontée à la relative faiblesse de la ressource locale, devrait toutefois conduire à
mieux révéler le potentiel local (en examinant notamment la possibilité de recourir à des cultures énergétiques sur une
fraction jugée acceptable de la SAU) et à s?appuyer le cas échéant sur des importations de bois, après avoir vérifié
l?acceptabilité environnementale d?une telle option.
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2.3- Développer l?éolien terrestre
Le volet éolien terrestre du SRCAE fait l?objet de dispositions législatives et réglementaires spécifiques, il est détaillé dans
l?annexe intitulée « schéma régional éolien » (SRE), qui a été soumis à consultation du public entre août et octobre 2012.
Quelques éléments forts extraits du projet de SRE sont ici rassemblés.
Le SRE a pour objectif de favoriser le développement de l?énergie éolienne terrestre en fournissant un cadre clair et objectif
pour le « projet éolien régional ». Pour cela, le SRE identifie, au sein du territoire régional, les zones favorables au
développement de l?énergie éolienne compte-tenu, d?une part, du potentiel du vent et, d?autre part, des servitudes
réglementaires, des contraintes techniques et des facteurs environnementaux (paysages, patrimoine, biodiversité). Il formule
par ailleurs un certain nombre de recommandations visant à favoriser l?insertion des projets éoliens dans leur
environnement.
L?objectif régional 2020 proposé par le Préfet de région est fixé à 1 750 MW, il suppose la réalisation de près de 1 000 MW
supplémentaires d?ici cette date. Cette ambition permet à la région de contribuer de manière significative, à hauteur de 9 %,
à l?objectif national visant à porter à 19 000 MW la puissance éolienne installée en 2020.
En définissant des zones favorables à l?accueil de parcs éoliens et en « fixant le cap » en matière de puissance régionale à
développer, le SRE facilite la réflexion des porteurs de projets et l?instruction des projets éoliens dans le cadre des
procédures qui leur sont spécifiques : autorisation de création de zones de développement de l?éolien (ZDE), autorisation
d?exploitation et permis de construire des parcs éoliens.
2.3.1- Orientations ayant trait à la sensibilisation et la mobilisation
Sensibiliser les porteurs de projets à l?importance de la qualité des études préalables de manière à ce que les études
d?impacts décèlent les justes enjeux à prendre en compte.
2.3.2- Autres orientations ayant trait aux politiques territoriales
- Éviter le mitage des territoires par les parcs éoliens voire densifier les parcs existants lorsque la situation s?y prête.
- Veiller à prévenir les atteintes aux paysages, au patrimoine, à la biodiversité et à la qualité de vie des riverains.
- Développer la concertation locale de manière à accroitre l?acceptabilité des nouveaux projets.
2.3.3- Orientation ayant trait à l?amélioration des connaissances proposée
Développer les suivis environnementaux pour objectiver la connaissance des impacts.
2.3.4- Indicateurs
unité déclinaison objectifs 2020
Nombre et puissance des installations
raccordées au réseau par département MW par département 1 750 MW
Production d?électricité d?origine éolienne ktep/an par département 331 ktep/ an
38/74
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/consultation-publique-sur-le-r992.html
2.3.5- Liens utiles
En savoir plus sur l?éolien terrestre en France
- Site du ministère de l?écologie, du développement
durable et de l?énergie (généralité, réglementation,?)
- Suivi de production de l?éolien en France
- Avis de l?ADEME sur l?éolien
- L?énergie éolienne présentée par France Energie
Eolienne
- Guide de l?étude d?impact des projets éoliens
- Club des collectivités éoliennes : CLEO
Petit éolien
- Association française des professionnels du petit éolien
- Guide du petit éolien
En savoir plus sur l?éolien en Pays de la Loire
Suivi du développement de l?éolien
- Etat des zones de développement de l?éolien autorisées
- Lettre régionale sur l?éolien et le photovoltaïque
Potentiel de vent
- Atlas régional du potentiel éolien
Servitudes et contraintes techniques
- Recensement des espaces sous contraintes liés aux
radars et aux aéroports
Raccordement au réseau
- Gestionnaire du réseau de transport d?électricité (RTE)
Paysage
- Synthèse régionale sur les modalités d?insertion
paysagère des éoliennes dans les Pays de la Loire.
- Les atlas de paysages départementaux disponibles
- Les parcs éoliens dans les paysages de Maine-et-Loire
- Etude sur les modalités d?insertion paysagère des grands
ouvrages éoliens en Mayenne3
- Modalités d?insertion paysagère des ouvrages éoliens
dans le département de la Sarthe
- Les parcs éoliens dans les paysages de la Vendée4
Patrimoine culturel
- Inventaire général des monuments historiques
- Atlas du patrimoine
Biodiversité
- Ressources naturelles et paysages
- Avifaune, chiroptères et projets de parcs éoliens par LPO
et coll.
Guides des bonnes pratiques
- Guide des bonnes pratiques dans le département de la
Loire-Atlantique5
- Guide de l?éolien en Sarthe
3 document disponible à la DDT de la Mayenne
4 document disponible à la DDTM de la Vendée
5 en cours de finalisation
Pour aller plus loin
Nonobstant le caractère ambitieux de l?objectif porté par le SRE, des marges de progression existent. Elles sont
principalement liées, d?une part, à la généralisation de la puissance unitaire des machines composant le parc éolien
régional et, d?autre part, à une évolution de l?acceptation sociale de l?éolien dans certains départements. Un objectif
régional de 2 100 ou 2 200 MW en 2025 (soit environ + 20 % par rapport à 2020) pourrait vraisemblablement être visé, en
particulier si les freins sociétaux dont pâtit cette filière en certains endroits étaient amenés à s?estomper.
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http://www.sarthe.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/Un_guide_de_l_eolien_en_Sarthe_cle75f717.pdf
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/avifaune-chiropteres-et-projets-de-a1233.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/avifaune-chiropteres-et-projets-de-a1233.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/patrimoine-naturel-et-geologique-r232.html
http://atlas.patrimoines.culture.fr//atlas
file:///H:/Planification/SRCAE/Eolien%20terrestre/SRE/documentSRE/%20http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/patrimoine/
http://www.sarthe.gouv.fr/ddtftp/SPT/eoliensarthe.pdf
http://www.sarthe.gouv.fr/ddtftp/SPT/eoliensarthe.pdf
http://www.maine-et-loire.equipement-agriculture.gouv.fr/des-parcs-eoliens-dans-les-a311.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/les-principales-activites-dans-le-a642.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/synthese-regionale-sur-les-a1793.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/synthese-regionale-sur-les-a1793.html
http://www.rte-france.com/fr/
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/recensement-des-espaces-sous-a1429.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/recensement-des-espaces-sous-a1429.html
http://paysdelaloire.ademe.fr/atlas-regional-du-potentiel-eolien
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/lettre-regionale-eolien-et-r829.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=956
http://paysdelaloire.ademe.fr/atlas-regional-du-potentiel-eolien
http://www.cleantechrepublic.com/guide-petit-eolien/
https://sites.google.com/site/afppeweb/
http://www.amorce.asso.fr/Club-des-collectivites-locales-en.html
http://www.developpement-durable.gouv.fr/Les-guides-methodologiques.html
http://fee.asso.fr/tout_savoir_sur_l_energie_eolienne
http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=23212
http://www.suivi-eolien.com/
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Energie-eolienne-.html
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Energie-eolienne-.html
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objectifs nat ionaux
2.4- Développer la géothermie et l?aérothermie
La géothermie est un mode de production d?énergie qui s?alimente à partir de la chaleur contenue dans le sol. Compte tenu
de son sous sol, la région des Pays de la Loire n?est concernée que par la géothermie de type « très basse énergie » qui
nécessite une pompe à chaleur (PAC) et ne produit que de la chaleur. De la même manière, l?aérothermie est un mode de
production d?énergie qui prélève la chaleur contenue dans l?air et la restitue grâce à une pompe à chaleur.
Ces dernières années, la filière a connu un très fort développement. Le nombre de pompes à chaleur (PAC) géothermiques
installées en 2010 dans les logements individuels en Pays de la Loire est estimé à 6 000, on évalue à environ 40 le nombre
des bâtiments à usage tertiaire et collectif équipés. La production annuelle de chaleur (à comprendre comme la « part
renouvelable » de l?énergie consommée par l?usager final) correspondante est estimée à 5 ktep.
Le nombre de pompes à chaleur aérothermiques installées en 2010 est bien plus important (environ 9 fois plus important),
on l?estime à 54 000 dans l?individuel et 360 pour les bâtiments tertiaires et à usage collectif. La production annuelle de
chaleur à partir de PAC aérothermiques est proportionnellement moindre qu?à partir de PAC géothermiques, du fait de
rendement moins importants pour cette technologie, on l?évalue à 41 ktep.
Au niveau national, les objectifs de développement de la filière ont été fixés par la programmation pluriannuelle des
investissements (PPI) de production de chaleur du 15 décembre 2009.
Il est prévu de porter de 75 000 en 2006 à 2 millions en 2020 le nombre de logements équipés de pompes à chaleur (PAC)
(géothermiques et aérothermiques) afin de produire annuellement 1 600 ktep de chaleur renouvelable. Ce développement
des pompes à chaleur correspond à une multiplication par 8 de la chaleur annuelle produite par pompes à chaleur. Il
représente au niveau du supplément à réaliser au niveau national entre 2006 et 2020 : près de 14 % de la chaleur
renouvelable et près de 7 % de l?objectif total « ensemble des énergies renouvelables ».
2.4.1- Stratégie générale / orientations structurantes
Compte tenu de son sous-sol, la région des Pays de la Loire ne présente pas de potentialités en matière de géothermie très
haute et basse énergie, elle n?est donc concernée que par la géothermie de type « très basse énergie » avec pompe à
chaleur.
La région Pays de la Loire est située dans une zone climatique présentant des températures minimales en hiver qui sont
qualifiées de « moyennes » par rapport à l?ensemble de la France, avec des variantes locales en fonction, par exemple, de
la proximité à la côte Atlantique. Ainsi, en Pays de la Loire, l?aérothermie constitue une solution de chauffage performante du
point de vue technique et environnemental si les systèmes mis en place sont cohérents, c?est-à-dire adaptés aux matériels
d?émission de chaleur, et adaptés aux besoins de chauffage (évalués par une étude thermique sérieuse) et préalablement
réduits par de l?isolation.
Le déploiement de cette filière concerne à la fois la construction neuve et la rénovation même si, en fonction des émetteurs
préexistants, il est parfois difficile de convertir un logement à la pompe à la chaleur.
2.4.2- Freins, points de vigilance et facteurs de réussite
Les aspects financiers sont, comme pour toutes les filières d?énergies renouvelables, déterminants dans le développement
des pompes à chaleur aérothermiques et géothermiques. Cette technologie reste coûteuse car elle nécessite des
investissements conséquents même si le temps de retour sur investissement est raisonnable (de l?ordre d?une quinzaine
d?années) et même si les évolutions du coût de l?énergie vont par ailleurs réduire notablement ces temps de retour sur
investissement. Il est donc nécessaire appuyer le développement de la filière en aidant les maîtres d?ouvrage à investir.
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La qualité des installations prescrites (adaptation de la
puissance, adaptation au réseau de distribution électrique
desservant le bâtiment?) doit faire l?objet d?une attention
particulière de manière à préserver l?attractivité de cette
technologie auprès des maîtres d?ouvrages et afin de
rendre effective la production de chaleur renouvelable.
Le développement des chauffe-eaux thermodynamiques
(constitués d?un ballon et d?une pompe à chaleur
aérothermique qui transfère à l?eau contenue dans le
ballon les calories de l?air ambiant) est actuellement en fort
développement, et constitue une piste de développement
supplémentaire de la filière aérothermie.
2.4.3- Synthèse des objectifs chiffrés régionaux
Les objectifs régionaux résultent d?une étude des potentialités offerts par les logements individuels d?une part et par les
logements collectifs et les bâtiments à usages tertiaires d?autre part. Pour les logements individuels, l?objectif provient d?une
évaluation de progression des installations d?ici à 2020 basé sur le fort rythme de développement de la filière observé sur les
années 2007 à 2010. Pour le secteur collectif et tertiaire, l?objectif est basé sur le recensement des projets régionaux
effectué par l?ADEME à partir duquel une extrapolation a été réalisée.
Pays de la Loire
2010 2020
production nb d?installations production nb d?installations
Logements
individuels
PAC géothermiques 5 ktep/an 6 000 20 ktep/an 23 000
PAC aérothermiques 39 ktep/an 54 000 99 ktep/an 137 000
Logements collectifs
et bâtiments tertiaires
PAC géothermiques 0,2 ktep/an 40 4,4 ktep/an 500
PAC aérothermiques 1,8 ktep/an 360 21,8 ktep/an 3 000
TOTAL 46 ktep/ an 60 400 145 ktep/an 163 500
2.4.4- Orientations ayant trait à la sensibilisation et la mobilisation
- Informer le grand public sur les atouts et les faiblesses de la filière.
- Promouvoir des outils d?aide à la décision.
- Renforcer la formation des professionnels : adéquation des caractéristiques techniques des équipements à l?usage
souhaité et à l?environnement du bâtiment.
2.4.5- Autres orientations ayant trait aux politiques territoriales
- Fédérer les professionnels (fabricants, bureaux d?études, foreurs, installateurs, entreprises de maintenance) autour
d?une démarche qualité et d?une harmonisation du vocabulaire.
- Préserver la ressource en eau souterraine dans les projets géothermiques sur aquifère.
2.4.6- Orientation ayant trait à l?amélioration des connaissances proposée
- Mettre en place des outils permettant de suivre le développement régional de la filière géothermie/aérothermie.
42/74
L'augmentation du coût de l'énergie est susceptible
d'accélérer fortement le développement des énergies
renouvelables. Par exemple, selon les prix actuels,
l'installation d'une pompe à chaleur en relève de chaudière
couplée à des travaux d'isolation représentent un
investissement de l'ordre de 24 000 , ils permettent une ¤
économie de l'ordre de 1500 /an et présentent ¤ un temps de
retour sur investissement de 16 ans (à cout de l'énergie
constant). Si en 10 ans, le prix de l'énergie progresse
régulièrement pour doubler, tripler voire quadrupler, le retour
sur investissement est atteint bien plus rapidement, au bout
de respectivement 10, 9 ou 7 ans.
Impact de l'évolution du prix de l'énergie
- Connaître les caractéristiques des équipements installés et leur fonctionnement : puissance moyenne unitaire, durée
moyenne annuelle de fonctionnement en équivalent pleine puissance, coefficient de performance (COP) moyen.
2.4.7- Indicateurs
unité déclinaison objectifs 2020
Nombre d?installations - géothermie / aérothermie (yc. chauffe-eaux
thermodynamique) / équipement de froid
- individuel / collectif et tertiaire
163 500
Apport en chaleur renouvelable ktep/an 145 ktep/an
2.4.8- Liens utiles
Site écocitoyen de l?ADEME http://ecocitoyens.ademe.fr/mon-habitation/renover/chauffage-
climatisation/pompes-a-chaleur
Site de l?ADEME et du BRGM dédié à la géothermie http://www.geothermie-perspectives.fr/
Site de l?AFPAC
(association française pour les pompes à chaleur) http://www.afpac.org/
Site d?ErDF pour les questions d?appel de puissance http://www.erdfdistribution.fr/medias/Sequelec_public/Sequelec_fich
e_pompe%20_chaleur.pdf
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2.5- Développer l?hydroélectricité
Les Pays de la Loire comptent actuellement une cinquantaine de petites centrales hydroélectriques, situées majoritairement
dans les départements de la Mayenne, de la Sarthe et de la Vendée.
Avec une puissance maximale installée de 12 MW, ces installations produisent en moyenne près de 20 GWh/an, ce qui
représente de l?ordre de 0,1 % de la consommation électrique régionale.
Les politiques nationales prévoient le développement d?une hydroélectricité durable en cohérence avec la préservation et la
reconquête de la qualité des cours d?eau, en s?engageant à atteindre simultanément deux objectifs nationaux :
- le développement de la production hydroélectrique (+ 3 TWh/an nets et + 3 000 MW à l?horizon 2020), en accord avec
les objectifs de l?arrêté du 15 décembre 2009 relatif à la PPI électricité,
- et le « bon état » des masses d?eau en 2015 en application de la loi sur l?eau et les milieux aquatiques.
Hydroélectricité
France entière
puissance installée
(puissance maximale) énergie produite nombre d?installations
situation 2010 25 500 MW 68 TWh/an soit 5 800 ktep/an de l?ordre de 2 100
objectifs 2020 28 500 MW 71 TWh/an soit 6 100 ktep/an de l?ordre de 2 100
En 2010, l?hydroélectricité représente environ 12 % de l?électricité produite en France. C?est la 2e source de production
d?électricité (derrière le nucléaire) et la 1ère source d?origine renouvelable (elle en représente à elle seule plus de 80 %).
2.5.1- Stratégie générale / orientations structurantes
Il n?est pas mis en évidence de potentiel de développement significatif de la ressource hydroélectrique. Celle-ci pourra
néanmoins bénéficier d?un certain renforcement à travers :
- l?optimisation des centrales existantes en augmentant la productivité,
- la réhabilitation / réactivation des sites anciennement exploités, notamment les plus intéressants,
- la possibilité d?installer de nouvelles centrales sur certains seuils ou barrages existants non encore équipés,
- la reconversion de certains moulins à eau (toutefois, la production d?électricité correspondante est très faible).
Les actions permettant de mieux préserver la vie piscicole des cours d?eau concernés (mise en place de turbines
ichtyophiles, mise en oeuvre de grilles fines sur les centrales, protocole d?arrêt de turbinage pour la dévalaison des
anguilles?) seront parallèlement à déployer.
2.5.2- Freins, points de vigilance et facteurs de réussite
Le relief peu accentué de la région Pays de la Loire est peu propice à l?énergie hydroélectrique. Les sites les plus
intéressants sont déjà équipés.
La prise en compte des exigences de protection environnementale concernant la qualité écologique des cours d?eau est à
considérer comme un atout pour un développement mieux accepté de la petite hydroélectricité.
44/74
objectifs rég ionaux
2.5.3- Synthèse des objectifs chiffrés
L?objectif régional a été déterminé en tenant compte des principales opportunités de développement de l?hydroélectricité qui
consistent en
- l?optimisation des centrales existantes en augmentant la productivité (par exemple, lors de du remplacement
d?anciennes turbines par des turbines favorables à la survie des poissons dites turbines ichtyophiles; cf. cas de la
Mayenne ci-dessous),
- la réhabilitation / réactivation des sites anciennement exploités (raccordés au réseau électrique ou en auto-
consommation), notamment les plus intéressants,
- la possibilité d?installer de nouvelles centrales sur certains seuils ou barrages existants non encore équipés,
- la reconversion de certains moulins à eau (toutefois, la production d?électricité correspondante est très faible)
Hydroélectricité
Pays de la Loire
puissance installée
(puissance maximale) énergie produite nombre d?installations
situation 2010 12 MW 12 à 22 GWh/an
soit entre 1 et 1,9 ktep/an de l?ordre de 45
objectifs 2020 14 MW 15 à 30 GWh/an
soit entre 1,3 et 2,6 ktep/an de l?ordre de 60
L?objectif 2020 proposé représente sur 10 ans une augmentation de la production d?électricité d?origine hydraulique de l?ordre
de 30 à 40 % (selon la pluviométrie annuelle).
2.5.4- Orientations ayant trait aux politiques territoriales
- Performance et qualité des équipements : favoriser l?optimisation et la réhabilitation des sites.
- Préservation de l?environnement : développer une hydroélectricité durable en cohérence avec la restauration des
milieux aquatiques.
2.5.5- Orientations ayant trait à l?amélioration des connaissances
Affiner les données fournies par le Service de l?observation et des statistiques (SOeS) en ventilant, par département, le
nombre d?installations par tranche de puissance et de productible (par exemple, inférieur et supérieur aux seuils de 100 kW
et de 3 500 h/an équivalent pleine puissance).
2.5.6- Indicateurs
Afin de connaître le développement dans la région Pays de la Loire de la filière hydroélectrique et de le comparer aux
orientations prévues, il est nécessaire de pouvoir disposer, avec une périodicité annuelle, des indicateurs régionaux
suivants :
Unité Objectifs 2020
Nombre d?installations ayant réellement produit
(raccordées au réseau ou utilisées en autoconsommation) Nb de l?ordre de 60
Puissance installée correspondante MW 14
Production réelle d?électricité
GWh/an entre 15 et 30
ktep/an entre 1,3 et 2,6
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2.5.7- Liens utiles
Site internet du ministère de l?écologie, du
développement durable et de l?énergie / Energie, Air et
Climat
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Energie-
hydraulique,409-.html
Site internet du ministère de l?écologie, du
développement durable et de l?énergie / Service de
l?observation et des statistiques (SOeS)
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/energie-
climat/s/statistiques-regionales.html
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objectifs nat ionaux
2.6- Développer l?énergie solaire thermique
Le marché du solaire thermique a connu une forte croissance jusqu?en 2008. Le marché du particulier recule depuis 2006,
en lien avec la fin du plan soleil alors que les segments du collectif et du tertiaire, portés par le fonds chaleur, poursuivent
leur progression.
En Pays de la Loire, la production d?énergie solaire thermique régionale atteint 2,6 ktep en 2009, cela correspond à
30,1 GWh de chaleur produite par un peu moins de 65 000 m² de panneaux.
Au niveau national, le solaire thermique représente environ 80 ktep de chaleur renouvelable produite chaque année, soit
mois de 1 % des énergies renouvelables produites chaque année. Les objectifs de développement de la production de
chaleur à partir d ?énergies renouvelables en France, fixés dans la PPI chaleur sont d?atteindre au 31 décembre 2020 une
production globale :
- pour le solaire thermique individuel, de 817 ktep correspondant à 4,3 millions de logements équipés,
- pour le solaire thermique collectif, de 110 ktep.
Cela représente une très forte évolution, le solaire thermique avec 927 ktep représente près de 5 % de l?objectif national
« chaleur renouvelable » (incluant la biomasse, la géothermie, les pompes à chaleur, le biogaz, la part renouvelable des
déchets, etc.) à atteindre à l?horizon 2020.
2.6.1- Stratégie générale / orientations structurantes
Bien que le gisement théorique soit immense, la filière solaire thermique peine à décoller. Faciliter l?émergence du marché
du solaire thermique dans la région des Pays de la Loire est une ambition qui doit prendre appui sur un réel soutien de cette
filière.
Son développement sera favorisé par des politiques visant à faire baisser les coûts et à améliorer la qualité des installations.
La stratégie de développement peut reposer sur l?idée de d?aider d?abord les bonnes expériences, avant de les multiplier
pour que la technologie se généralise.
2.6.2- Freins, points de vigilance et facteurs de réussite
D?ici à 2020, le développement de la filière peut être limité
ou favorisé par la vitesse d?évolution du prix des énergies.
En effet, l?augmentation importante des prix des énergies est
un facteur d?attractivité pour la filière solaire thermique. Une
recherche de diversification de la production (apports de
chaleur solaire ou rafraîchissement solaire dans les
procédés industriels, préchauffage de locaux, séchage en
secteur agricole - fourrage, fruits -, traitement des déchets -
résidus végétaux, boues de STEP?) sont également
susceptibles d?élargir le spectre de déploiement de la filière.
Les freins à l?oeuvre actuellement déjà identifiés sont par
ailleurs susceptibles de perdurer :
- le coût des systèmes trop élevé allié la difficulté de mettre en place les système d?aides adéquat dans le contexte de
budgets publics tendus,
18/12/12 47/74
L'augmentation du coût de l'énergie est susceptible
d'accélérer fortement le développement des énergies
renouvelables. Par exemple, selon les prix actuels (et sans
prendre en compte les différentes aides financières),
l'installation d'un chauffe-eau solaire individuel en lieu et place
d'un ballon électrique représente un investissement de l'ordre
de 4000 . Elle permet une économie de l'ordre de 160 /an ¤ ¤
et présente un temps de retour sur investissement de 25 ans
(à cout de l'énergie constant). Si en 10 ans, le prix de
l'électricité progresse régulièrement pour doubler, tripler voire
quadrupler, le retour sur investissement est atteint plus
rapidement, au bout de respectivement 15, 12 ou 10 ans.
Impact de l'évolution du prix de l'énergie
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- l?absence de réglementation imposant l?intégration d?eau chaude sanitaire solaire en construction neuve et réhabilitation,
- le manque de qualité dans la filière,
- le manque d?efficacité de la communication, du marketing et de la commercialisation du solaire thermique,
- et la concurrence avec d?autres technologies.
Il faut, en effet, souligner une régulière augmentation des prix installés, supérieure à l?inflation et une productivité
énergétique sur les échantillons mesurés par l?ADEME environ 25 % inférieure aux performances attendues.
2.6.3- Synthèse des objectifs chiffrés régionaux
En tenant compte du nombre de logements potentiellement équipables, de l?orientation actuelle de la filière et des
contraintes qui freinent son évolution, il est proposé de retenir une production annuelle régionale de 10 ktep pour l?objectif
solaire thermique 2020 :
Pays de la Loire Situation fin 2009 Objectif 2020
logements individuels - 4 ktep/an
logements collectifs, bâtiments tertiaires - 4 ktep/an
bâtiments industriels et agricoles - 2 ktep/an
Total tous secteurs 2,6 ktep/an 10 ktep/an*
* Soit de l?ordre de 2 ktep/an par département.
2.6.4- Orientations ayant trait à la sensibilisation et la mobilisation
- Favoriser l?installation de chauffe-eau solaires pour toutes nouvelles constructions et lors de rénovations lourdes.
- Mettre en avant les opérations réussies : inciter par le bon exemple.
2.6.5- Autres orientations ayant trait aux politiques territoriales
Renforcer la formation des professionnels : adéquation entre les caractéristiques techniques des équipements et l?usage
souhaité.
Fédérer les professionnels (fabricants, bureaux d?études, installateurs, entreprises de maintenance) autour d?une démarche
qualité globale et de diminution des coûts (constituer un annuaire de la filière?)
2.6.6- Orientation ayant trait à l?amélioration des connaissances
Mettre en place des outils de suivi du développement de la filière, et notamment celui des nouvelles technologies (chauffe-
eau thermodynamique, systèmes combinés photovoltaïques/thermiques?)
48/74
2.6.7- Indicateurs
unité déclinaison objectifs 2020
production d?énergie solaire thermique ktep / an évolution annuelle 10 ktep / an
surfaces de panneaux solaires en activité m² évolution annuelle
individuel / collectif et tertiaire
2.6.8- Liens utiles
Site internet du ministère de l?écologie, du
développement durable et de l?énergie
http://www.developpement-durable.gouv.fr/Presentation-
generale,25027.html
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/theme/energie-
climat/966.html).
Site internet de l?ADEME national
et régional
http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-
1&cid=96&m=3&catid=25165
http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-dintervention/energies-et-
matieres-renouvelables/contexte-regional
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http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-dintervention/energies-et-matieres-renouvelables/contexte-regional
http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-dintervention/energies-et-matieres-renouvelables/contexte-regional
http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=25165
http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=25165
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/theme/energie-climat/966.html
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/theme/energie-climat/966.html
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Mobilite-durable,1722-.html
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2.7- Développer l?énergie solaire photovoltaïque
En Pays de la Loire, le parc photovoltaïque raccordé à fin 2011 présente une puissance d?environ 200 MW, en progression
de 130 % par rapport à l?année 2010. La production d?électricité correspondante est estimée à 141 GWh (environ 12 ktep),
elle représente 0,6 % de la consommation d?électricité régionale.
La puissance cumulée du parc photovoltaïque installé en France était de 81 MW fin 2008, de 261 MW en 2009, de
1 025 MW fin 2010 et de 2 921 MW fin 2011. L?essor spectaculaire du photovoltaïque français démontre que la phase
d?amorçage de la filière est achevée. Le développement entre désormais dans une phase de maturation.
La France est largement en mesure de réaliser les objectifs du Grenelle de l?Environnement qui consistent à porter à
5 400 MW la puissance photovoltaïque installée en 2020, afin de parvenir à une production annuelle de 450 ktep/an.
2.7.1- Stratégie générale / orientations structurantes
L?action publique structure et accompagne la maturation de la filière photovoltaïque notamment à travers les tarifs d?achat,
les appels d?offres, ainsi que des dispositifs d?aides de certaines collectivités.
Nationalement, le soutien à la recherche et au développement de la production énergie solaire a été renforcé en 2011 et
2012 à travers les investissements d?avenir (appels à manifestations d?intérêt) gérés par l?ADEME et les instituts
d?excellence en énergies décarbonées gérés par l?agence nationale de recherche.
La filière française du photovoltaïque, notamment par une implication grandissante des acteurs industriels et énergétiques,
se renforce par une meilleure lisibilité dans la programmation de projets à mettre en place (grandes toitures, centrales au
sol), retenus par le système d?appels d?offres national. L?évolution des technologies permet des rendements plus élevés et
des coûts de production de plus en plus faibles. L?accroissement de l?offre concurrentielle devrait conduire à une baisse des
prix. Les politiques de soutien à la filière photovoltaïque deviendront en conséquence de moins en moins nécessaires.
Concernant les centrales au sol, le déploiement de cette filière ne peut s?envisager sans une prise en compte des impératifs
de protection environnementale et de prévention des risques de conflits d?usage des sols. Un cadrage régional établi en juin
2010, disponible sur le site internet de la DREAL et comportant une liste indicative de sites propices, confirme les
orientations nationales devant guider les choix d?implantation des centrales photovoltaïques au sol :
- ces dernières n?ont pas vocation à être installées dans les espaces agricoles, qu?ils soient exploités ou non, ni dans les
espaces naturels protégés ou non ;
- la priorité doit être accordée aux projets implantés sur des sites artificialisés, correspondant pour l?essentiel aux
emplacements sur lesquels ont été exercées des activités industrielles, sans possibilité facile ou rapide de réaffectation
à un usage économique.
2.7.2- Freins, points de vigilance et facteurs de réussite
Le bon développement de la filière s?appuie sur des bonnes pratiques aujourd?hui partagées par les acteurs de la filière :
- les centrales solaires photovoltaïques au sol consommatrices d?espace, sont à envisager sur des espaces déjà
artificialisés ne présentant pas de conflit d?usage des sols ( agricole, naturel, économique) ;
- les installations sur logements sont à développer sur des bâtiments bénéficiant d?une bonne isolation ;
- les centrales solaires sur moyennes et grandes toitures sont à concevoir d?une manière proportionnée par rapport aux
constructions environnantes, bien adaptée d?un point de vue visuel dans le paysage, après avoir mené une réflexion
sur le caractère lié et/ou nécessaire au fonctionnement du bâtiment.
50/74
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/photovoltaique-r296.html
objectifs rég ionaux
Le respect de critères techniques précis, parfois complexe, de bonne intégration au bâti des installations permet aux
producteurs de bénéficier d?un tarif d?achat plus élevé. Le comité d?évaluation de l?intégration au bâti (CEIAB) distingue les
procédés d?intégration photovoltaïques éligibles au tarif d?intégration ou d?intégration simplifiée au bâti.
La profession a mis en place la marque AQPV-modules qui a pour but de signaler aux acheteurs l?origine des panneaux et
d?assurer leur performance et leur fiabilité. La reprise et le recyclage des panneaux en fin de vie est quant à lui organisé par
l?association PV cycle.
2.7.3- Synthèse des objectifs chiffrés régionaux
En tenant compte des surfaces disponibles (sites propices pour les centrales au sol, grandes toitures et toitures
individuelles), de l?orientation actuelle de la filière et du système de tarification, un objectif de puissance solaire
photovoltaïque installée en 2020 de 600 MW est retenu pour les Pays de la Loire.
puissance installée
à fin 2009
puissance installée
à mi 2011
objectif de puissance
2020
logements individuels et collectifs - 60,4 MW 180 MW
moyennes toitures -
92,7 MW
100 MW
grandes toitures - 170 MW
centrales au sol - 0 MW 150 MW
Pays de la Loire 29,3 MW 153,1 MW 600 MW
puissance installée
à fin 2009
puissance installée
à mi 2011
objectif de puissance
2020
Loire-Atlantique - 36,4 MW 120 MW
Maine-et-Loire - 34,7 MW 120 MW
Mayenne - 15,8 MW 100 MW
Sarthe - 21 MW 110 MW
Vendée - 45,3 MW 150 MW
Pays de la Loire 29,3 MW 153,1 MW 600 MW
2.7.4- Orientations ayant trait à la sensibilisation et la mobilisation
Renforcer l?information pour éviter les installations :
- sur les logements au détriment d?une bonne isolation du bâtiment,
- sur les bâtiments « alibi » (dont l?unique objectif est de supporter des panneaux, au détriment d?une réflexion sur le
caractère lié et/ou nécessaire au fonctionnement du bâtiment),
- sur des bâtiments surdimensionnés par rapport aux constructions environnantes ou inadaptés d?un point de vue visuel
dans le paysage.
2.7.5- Autres orientations ayant trait aux politiques territoriales
Utiliser les sites artificialisés en priorité pour l?implantation de centrales solaires au sol pour éviter la consommation de terres
agricoles et d?espaces naturels protégés ou non.
18/12/12 51/74
http://www.ceiab-pv.fr/
2.7.6- Indicateurs
unité déclinaison objectifs
2020
Nombre et puissance des installations
raccordées au réseau par département MW
par département et
par classe de puissance :
- inférieure à 3 kWc ;
- comprise entre 3 et 100 kWc ;
- comprise entre 100 et 250 kWc ;
- comprise entre 250 et 1000 kWc ;
- supérieure à 1000 kWc.
600 MW
Production d?électricité d?origine photovoltaïque ktep/an par département 46 ktep/an
2.7.7- Liens utiles
Site internet du ministère de l?écologie, du
développement durable et de l?énergie www.developpement-durable.gouv.fr/-Energie-solaire,418-.html
Site internet de l?ADEME national
et régional
www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=13921
http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-dintervention/energies-et-
matieres-renouvelables/contexte-regional
Site internet de la DREAL
mission énergie et changement climatique
www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/energies-
renouvelables-r290.html
Pour aller plus loin
D?ici à 2025, des marges de progression supplémentaires peuvent clairement être mobilisées sur les grandes toitures.
L?objectif 2025 pourrait consister en une puissance installée à hauteur de 300 MW (pour 170 MW en 2020). Cela
supposerait notamment que l?actuel dispositif d?appel d?offres national, destiné à canaliser l?expansion du photovoltaïque
soit révisé.
52/74
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/energies-renouvelables-r290.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/energies-renouvelables-r290.html
http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-dintervention/energies-et-matieres-renouvelables/contexte-regional
http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-dintervention/energies-et-matieres-renouvelables/contexte-regional
http://paysdelaloire.ademe.fr/domaines-dintervention/energies-et-matieres-renouvelables/contexte-regional
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Energie-solaire,418-.html
3- Garantir une bonne qualité de l?air
Le présent schéma fixe des orientations destinées à prévenir ou à réduire la pollution atmosphérique afin de respecter les
objectifs de qualité de mentionnés aux articles L. 221-1 et R. 221-1 du Code de l?environnement. Ces orientations tiennent
compte et reprennent en partie celles du plan régional pour la qualité de l?air (PRQA) adopté le 24 décembre 2002, auquel le
schéma régional du climat, de l?air et de l?énergie se substitue.
Les orientations du SRCAE doivent également contribuer à l?atteinte des objectifs nationaux de réduction des émissions pris
dans le cadre des engagements européens (plafonds d?émissions fixés par le plan PREPA). Dans cet objectif, une attention
particulière doit être portée sur la réduction des émissions d?oxydes d?azote et de particules, polluants pour lesquels la
situation française est plus critique.
En lien notamment avec ce dernier objectif, des orientations du schéma visant à promouvoir la mise en oeuvre du plan
particules adopté par le ministère de l?écologie en juillet 2010 visant à diminuer l?exposition des personnes aux particules
fines dans l?air, reconnues comme ayant un impact sanitaire important.
Le volet « air » du schéma n?a cependant pas vocation à couvrir de manière exhaustive tous les thèmes, d?autres plans
venant le compléter. On peut notamment citer le plan régional santé-environnement 2010-2013 qui comporte des actions de
réduction des substances dangereuses dans l?air (HAP, dioxines?) émises par certaines activités industrielles et le plan
Ecophyto 2018 qui vise à une réduction de 30 % à 50 % de l?usage des phytosanitaires.
De même, les actions mises en oeuvre en cas de pics de pollution (mesures de court terme) ne sont pas définies dans le
SRCAE mais font l?objet de procédures décrites par arrêtés préfectoraux.
À noter également qu?un plan de protection de l?atmosphère (PPA) existe sur la zone de Nantes-St Nazaire. Adopté
initialement en 2005, ce PPA fait l?objet d?une révision en 2012-2013. Les actions qui seront à mener dans le cadre de ce
PPA devront être en cohérence avec les orientations du SRCAE.
3.1.1- Le bilan du plan régional pour la qualité de l?air (PRQA)
Le plan régional pour la qualité de l?air adopté en 2002 définissait un grand nombre d?orientations regroupées sous différents
thèmes :
? la surveillance de la qualité de l?air : élargissement du champ du type de pollution et des polluants mesurés,
évaluation de l?exposition des populations, amélioration de la prévision de la pollution et de la modélisation
prospective.
? La plupart de ces orientations ont été mises en oeuvre : mesures régulières des composés organiques volatiles,
campagnes de mesures des HAP, de certaines substances phytosanitaires, études épidémiologiques menées par
la CIRE (cellule inter-régionale d?épidémiologie), prévision journalière des taux d?ozone?
? La modélisation a été développée par Air Pays de la Loire sur quelques agglomérations mais n?est pas encore
devenue un outil « courant » d?aide à la décision. Ce volet reste à développer et sera repris dans les orientations
du schéma.
? Les émissions des sources mobiles (transports) : le plan recensait un très large spectre de recommandations
visant à agir sur les choix en matière d?urbanisme pour limiter les déplacements, à favoriser les déplacements par
des modes alternatifs au routier (offre de transports en commun, développement des modes doux, gestion du
parking en ville, offre ferroviaire voyageurs et marchandises?), à agir sur les comportements (campagnes
18/12/12 53/74
d?information et de communication) et enfin à améliorer les connaissances sur les déplacements et la pollution liée
aux transports.
? Le plan ne fixait pas d?objectif précis ni d?indicateurs de suivi. Il est donc difficile de pouvoir évaluer finement
chaque orientation individuellement. On peut néanmoins considérer que, même si des progrès sont notés en
matière d?évolution de la qualité de l?air dans la région depuis 2002, ces orientations restent, pour la plupart,
pertinentes. Ces orientations vont dans le sens d?une amélioration continue de la qualité de l?air et participent
également à la maîtrise des gaz à effet de serre. C?est pourquoi un grand nombre des orientations du PRQA dans
ce domaine sont reprises dans le schéma dans ses thématiques transports, aménagement/urbanisme et qualité de
l?air.
? Les émissions des sources fixes (industrie, agriculture, résidentiel et tertiaire) : le plan fixait des orientations liées à
l?amélioration des connaissances et recommandait notamment la réalisation d?inventaires régionaux des
émissions. Par ailleurs des actions de réduction des émissions des principaux émetteurs industriels (industriels de
Basse-Loire, entreprises soumises au bilan décennal) étaient prévues, par le déploiement des meilleures
techniques disponibles. Dans le domaine des émissions agricoles, des actions visaient à réduire l?usage des
phytosanitaires et à développer l?information des agriculteurs. Enfin une des orientations était de favoriser les
économies d?énergie, notamment en promouvant les procédés énergétiques performants.
? Dans le domaine industriel, sous l?action des services d?inspection des installations classées, des progrès ont été
obtenus en termes de baisse des émissions des polluants classiques auprès des principaux établissements
industriels de la région : réduction de 80 % des émissions de NOx pour la centrale EDF de Cordemais entre 2000
et 2009, de 20 % des émissions de SO2 et de COV pour la raffinerie Total de Donges par exemple. Dans une
logique de progrès constant, de nouvelles orientations à la baisse des émissions industrielles sont intégrées dans
le schéma.
? Dans le domaine agricole, le plan Ecophyto 2018 donne des objectifs en termes de réduction de l?usage des
phytosanitaires, ce qui aura un impact positif sur la qualité de l?air. Le schéma, pour sa part, s?est intéressé plus
particulièrement à la pollution liée aux particules fines émises lors de diverses activités agricoles.
? Les impacts sur la santé : ce volet du PRQA recouvrait, outre un état des connaissances sur l?impact sur la santé
des polluants courants, des problématiques plus larges telles que l?air intérieur, le radon, les pollens, le risque
légionellose. Les orientations concernaient le développement de l?information autour de ces thématiques ainsi que
des études (mesures ou quantifications des expositions ou des impacts sanitaires). Un grand nombre de ces
travaux ont été réalisés (campagnes de mesures d?air intérieur dans des écoles, création d?un pollinier sentinelle à
Nantes, campagnes de mesure du radon dans des habitations et lieux publics, contrôles d?installations à risques
pour les légionelles, réalisation d?études sanitaires?). Le plan régional santé-environnement 2010-2013 reprend
une partie des problématiques santé du PRQA. Le schéma ne prévoit pas d?orientations spécifiques
complémentaires.
? Les impacts sur le milieu naturel, le bâti et la qualité de vie : des orientations du plan visaient à acquérir davantage
d?informations sur les impacts de la pollution de l?air sur les milieux sensibles (Natura 2000, forêts), sur les
végétaux alimentaires, sur les sites de loisirs ou encore sur le patrimoine bâti. Il s?intéressait également à
l?évaluation et la réduction des odeurs autour de certaines activités industrielles ou agricoles. La plupart de ces
orientations n?ont pas été mises en oeuvre. Le schéma ne les reprend pas. Des études existent cependant au plan
national ou international, la réalisation d?études ou de campagnes de mesures locales, souvent coûteuses,
n?apporteraient pas de réelle plus-value dans la mesure où la région ne présente pas de pollutions ou de situations
spécifiques.
? Information et communication : les orientations concernaient la sensibilisation du public, des milieux scolaires et
des médias à la fois en période « calme » et en période d?épisodes de pollution. La question de l?information et de
la communication reste d?actualité et est intégrée dans les orientations du schéma. La gestion des pics de pollution
ne relève pas du schéma, les procédures sont définies par des arrêtés préfectoraux.
54/74
3.1.2- Les orientations et actions liées au plan particules
Les particules en suspension dans l?air (poussières très fines de diamètre inférieur à 10 µm) constituent un risque sanitaire.
Ces particules pénètrent profondément les voies respiratoires et s?accumulent dans l?organisme, avec un impact en termes
de maladies respiratoires, cardiovasculaires et de cancers.
C?est pourquoi un plan national « particules » a été adopté en 2010 préconisant un ensemble d?actions d?amélioration de la
qualité de l?air dont certaines peuvent trouver une déclinaison locale. Ces actions concernent l?ensemble des secteurs
émetteurs.
Une des orientations du SRCAE est de mieux faire connaître les enjeux liés à la pollution atmosphérique par les particules et
à inciter les acteurs locaux à mettre en place des actions en faveur de la réduction des émissions de particules. Quelques
exemples d?actions sont cités ci-après. Le plan particules ainsi que d?autres exemples d?actions possibles ou de réflexions
en cours au niveau national sont présentés sur le site internet du MEDDE.
Exemples d?actions dans le secteur domestique :
- réorienter la communication publique sur les risques liés à une mauvaise combustion de la biomasse et au brûlage à
l?air libre. Faire connaître et respecter la réglementation sur l?interdiction du brûlage à l?air libre. Mieux informer le public
sur les effets de certains chauffages au bois sur la qualité de l?air.
- Renouveler au plus vite le parc français d?appareils de chauffage au bois grâce à des incitations financières (crédits
d?impôts, fonds locaux?). Le renouvellement de la totalité des chauffages au bois domestiques de plus de 10 ans
permettrait, au plan national, de réduire de 30 000 tonnes les émissions de particules fines dans l?air.
- Conditionner les aides publiques sur les systèmes de chauffage au bois les moins émetteurs de particules.
- aux plans européen et français, faire évoluer les normes et labels des appareils de chauffage au bois, promouvoir le
filtre à particules individuel.
Exemples d?actions dans le secteur industriel et résidentiel tertiaire:
- inciter à renouveler les chaudières biomasse les plus anciennes.
- Inciter au recours aux meilleures techniques disponibles.
- privilégier les aides financières aux projets de taille suffisante permettant d?installer un traitement des fumées.
- Au niveau national, abaisser les valeurs limites de la réglementation des émissions des chaudières.
Exemples d?actions dans le secteur des transports :
- Encourager les collectivités à mettre en place des zones d?action prioritaire pour l?air (ZAPA) visant à limiter l?accès de
zones urbaines aux seuls véhicules peu polluants. En Europe, plus de 180 zones de ce type ont déjà été mises en
oeuvre. Une expérimentation a débuté en 2012 avec 8 villes françaises.
- Mieux réguler la mobilité en développant les modes doux, l?auto-partage, le co-voiturage, en favorisant les transports en
commun et le multimodal (simplification de la billettique, continuité de services?), en régulant le stationnement (parcs
relais?).
- Faire évoluer les modes de livraisons de marchandises (horaires de livraison, gestion des trafics, intensification des flux
de fret?).
- Améliorer le parc de véhicules captifs des administrations, collectivités et entreprises (achat de véhicules à faibles
émissions de polluants, équipement de filtres à particules?).
18/12/12 55/74
- Poursuivre les réflexions engagées au plan national sur les émissions de navires et bateaux (encourager le recours à
l?alimentation électrique à quai par exemple), sur les zones aéroportuaires (réduire les émissions des véhicules roulants
et des avions au sol), sur le fret routier (charte CO2) et sur les deux roues (normes d?émissions, contrôle technique,...).
Exemples d?actions dans le secteur agricole :
Révision à l?initiative des ministères concernés du guide du CORPEN (comité d?orientation pour les pratiques agricoles
respectueuses de l?environnement) pour y intégrer des recommandations de bonnes pratiques permettant de limiter les
émissions de particules et d?ammoniac dans l?air. Ces bonnes pratiques ont été définies dans une étude ADEME/INRA
publiée en 2011. Elles sont à diffuser et à encourager dans le cadre du SRCAE. On peut en citer quelques-unes :
- développer la couverture des fosses à lisiers,
- adapter les matériels et méthodes d?épandage (pendillards, enfouissement),
- développer le travail simplifié du sol?
3.1.3- Les orientations générales du schéma
La qualité de l?air est un domaine transversal à toutes les thématiques traitées dans le schéma. Les orientations portées par
le schéma en termes de réduction des consommations d?énergie et de limitation des émissions de gaz à effet de serre dans
les différents secteurs d?activités, tout comme le développement de certaines énergies renouvelables ont un impact
généralement positif sur la qualité de l?air. Le tableau suivant en fait une synthèse :
Secteur d?activités
ou type d?EnR Principales orientations et objectifs visés Impacts sur la qualité
de l?air
Bâtiment
Priorité à la rénovation du parc ancien (aides, sensibilisation, formation des
professionnels?) - réglementation thermique pour les nouvelles
constructions - Gain estimé en efficacité énergétique de l?ordre de 15 à
20 % à l?horizon 2020 par rapport à 2008.
+
effets positifs sur les
polluants liés aux
chauffages
domestiques et
tertiaires
Transports
Actions de sensibilisation pour modifier les comportements, report modal,
co-voiturage, massification des flux, évolutions technologiques des
véhicules de moins en moins polluants, réduction à plus long terme des
déplacements en lien avec la densification urbaine. Gain estimé en efficacité
énergétique de l?ordre de 20 % à l?horizon 2020 par rapport à 2008.
+
effets positifs sur les
émissions d?oxydes
d?azote principalement
Industrie
Mise en oeuvre des meilleures techniques disponibles sur les process et les
utilités. Système réglementaire des quotas de CO2 plus contraignant sur la
période 2013-2020. Gain estimé en efficacité énergétique de l?ordre de 15 %
à l?horizon 2020.
+
effets positifs sur
l?ensemble des
émissions industrielles
Agriculture
Mise en oeuvre de pratiques plus sobres en énergie. Développement des
systèmes économes en intrants. Gain estimé en efficacité énergétique de
l?ordre de 20 %. Utilisation moindre des énergies fossiles au profit de
l?électricité et des énergies renouvelables. Promotion des bonnes pratiques
de fertilisation et de gestion des élevages (réduction des particules).
+
effets positifs sur les
particules et les
polluants agricoles
Bois-énergie Développement important de la filière y compris en zone urbaine (réseaux
de chaleur).
-
émissions de
particules fines.
Vigilance notamment
dans les zones
sensibles.
56/74
Autres énergies
renouvelables
(méthanisation,
éolien, géothermie,
solaire)
Développement volontariste de toutes les filières. Impact considéré
comme neutre.
En dehors de ces orientations thématiques, des orientations générales sont définies :
Orientations ayant trait à la sensibilisation et la mobilisation
- Développer une communication davantage orientée vers l?action (promotion des bonnes pratiques) et plus seulement
vers le diagnostic. Diffuser des informations permettant au public d?adopter un comportement et des pratiques
contribuant à l?amélioration de la qualité de l?air (choix de consommation, de pratiques, déplacements,...).
- Développer la quantification et la prévision des niveaux de polluants aérobiologiques (pollens) à vocation d?information
des personnes sensibles.
Orientations ayant trait aux politiques territoriales
- Promouvoir la prise en compte des enjeux de qualité de l?air dans la planification de l?urbanisme, sensibiliser les
professionnels par l?intégration des enjeux de qualité de l?air dans les portés à connaissance de l?Etat (en particulier
dans les zones sensibles pour la qualité de l?air). De manière générale, lors de l?élaboration de documents de
planification comportant une composante d?amélioration de la qualité de l?air (SRCAE, PPA, PDU, PCET,?), aider les
acteurs lors de la prise de décision par l?évaluation a priori et a postériori des effets des actions sélectionnées
(possibilités d?évaluations, de scénarisation/modélisations).
- Dans les zones pouvant être considérées comme ??sensibles??, accorder une attention spécifique à la qualité de l?air
dans l?arbitrage des choix de planifications ou les choix techniques réalisés (projets biomasse par exemple). Tenir
compte des niveaux de qualité de l?air extérieur dans les projets de construction et d?aménagement notamment par la
limitation des transferts de pollution vers l?intérieur des bâtiments.
- Faire connaître et aider à l?intégration des mesures du plan particules au niveau local (prise en compte dans les PCET,
compatibilité pour les PDU).
- Entamer une réflexion sur la pertinence de déployer une ZAPA dans les Pays de la Loire après les retours
d?expérimentation d?autres agglomérations françaises.
Orientations ayant trait à l?amélioration des connaissances
- Assurer un suivi au niveau régional des actions conjointement bénéfiques pour la maîtrise des émissions de gaz à effet
de serre et la maîtrise des émissions de polluants tout en restant vigilant sur les antagonismes possibles
(développement du bois-énergie notamment).
- Améliorer et poursuivre le développement des outils d?évaluation de la qualité de l?air (émission, concentration,
exposition), notamment :
- Maintenir l?outil BASEMIS (inventaire régional des émissions de polluants, de gaz à effet de serre et de
consommations énergétiques) et le faire évoluer, notamment par la prise en compte de données locales
(bouclage énergétique, suivi des effets des actions d?amélioration de la qualité de l?air, de réduction des
émissions GES et des consommations).
- Poursuivre le développement des systèmes de modélisation à différentes échelles (quartier, agglomération,
région) permettant d?obtenir une couverture spatiale continue de la pollution (évaluation de la population
18/12/12 57/74
exposée), d?établir des prévisions à court terme par la mise en oeuvre anticipée des mesures d?information et
d?urgence en cas d?épisodes de pollution et de fournir plus globalement des éléments d?aide à la décision
pour les gestionnaires (impact des politiques d?aménagement et de transport, notamment).
- Affiner la connaissance sur la qualité de l?air, notamment par rapport :
- aux polluants présentant des risques de dépassement des valeurs réglementaires (dioxyde d?azote,
particules, ozone?) en améliorant l?évaluation des parts respectives des émissions locales et de la pollution
importée,
- à la composition chimique des particules (PM10, PM2.5 voire particules ultrafines) notamment lors
d?épisodes de pollution généralisés ou locaux, permettant de mieux comprendre l?origine des pollutions,
- à l?impact sur la qualité de l?air des nouvelles filières énergétiques (bois-énergie, notamment).
3.1.4- Indicateurs
libellé unité déclinaison objectifs 2020
Nombre de points de mesures fixes de la
qualité de l?air pour lesquels des dépassements
des valeurs limites réglementaires sont
enregistrées.
nombre 0
Évolution des émissions des principaux
polluants atmosphériques tonnes - par polluant
- par secteur d?activités baisse
3.1.5- Liens utiles
informations sur la qualité de l?air, les données régionales, les
bulletins d?alerte?
inventaire régional des émissions de polluants et des gaz à
effet de serre (synthèses)
Site internet de l?association Air Pays de la Loire :
www.airpl.org
plan particules
expérimentation ZAPA
http://www.developpement-durable.gouv.fr/Les-particules-
dans-l-air-qu-est,17702.html
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Air-et-
pollution-atmospherique,495-.html
rapport d?étude ADEME/INRA 2011 sur le secteur agricole et
les particules fines
http://www.developpement-durable.gouv.fr/Les-emisions-
agricoles-de.html
58/74
4- S?inscrire dans une stratégie d?adaptation au
changement climatique
Le changement climatique est une réalité ayant des
impacts locaux déjà sensibles et qui vont
s?intensifier dans les années à venir. L?adaptation
est définie dans le 3e rapport d?évaluation du GIEC
comme l?« ajustement des systèmes naturels ou
humains en réponse à des stimuli climatiques ou à
leurs effets, afin d?atténuer les effets néfastes ou
d?exploiter des opportunités bénéfiques ».
Si l?adaptation spontanée est l?adaptation à une
contrainte climatique par une réponse immédiate et non réfléchie d?un point de vue stratégique, l?adaptation planifiée, issue
d?une démarche d?anticipation, résulte de décisions stratégiques délibérées, fondées sur une perception claire des
conditions qui vont changer et sur les mesures qu?il convient de prendre pour parvenir à la situation souhaitée. L?adaptation
spontanée peut conduire à des conflits avec d?autres politiques (par exemple le recours massif à la climatisation qui
augmente les consommations énergétiques et les émissions de GES), voire conduire à une maladaptation, c?est-à-dire à
une situation où la vulnérabilité aux aléas climatiques se trouve paradoxalement accrue.
Les mesures d?adaptation relèvent de plusieurs types :
- elles peuvent être physiques, comme la mise à niveau de digues de protection ;
- elles peuvent être institutionnelles comme les mécanismes de gestion de crise ou l?instauration de réglementations
spécifiques ;
- elles peuvent être stratégiques, comme le choix de déplacement ou d?installations de populations, ou la mise en place
de mesures facilitant la reconstitution en cas de sinistre ;
- elles peuvent concerner l?augmentation de la connaissance en mettant en oeuvre des programmes de recherche ;
- elles peuvent concerner l?information du public et des décideurs, afin de faciliter la responsabilisation et la prise de
décision.
Les politiques d?atténuation du changement climatique (par la réduction des émissions de GES), et les politiques
d?adaptation prises séparément ne permettront de prévenir totalement les effets du changement climatique : sans une
réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre, on risquerait d?atteindre des seuils au-delà desquels il deviendra
difficile voire impossible de s?adapter. Mais le changement climatique est déjà enclenché et se poursuivra du fait de la durée
de vie des GES dans l?atmosphère. Même si les efforts d?atténuation réduisent l?ampleur des phénomènes, l?adaptation à un
nouveau contexte sera indispensable.
Atténuation et adaptation constituent ainsi les deux piliers de toute stratégie de lutte contre le changement climatique.
L?intérêt de considérer atténuation et adaptation de manière intégrée doit être souligné : il s?agit en en effet de tirer profit des
convergences entre les mesures d?atténuation et d?adaptation et d?éviter les antagonismes.
A titre d?exemple, les projets d?adaptation basés sur les écosystèmes (végétalisation en milieu urbain, adaptation des forêts
au CC) peuvent avoir des effets positifs sur l?atténuation, en augmentant le stockage de carbone. De même les mesures
visant à maîtriser les consommations énergétiques ont des effets positifs en matière de réduction des émissions de GES,
elles allègent également la demande vis-à-vis des structures de production électrique contraintes par la diminution de la
ressource en eau (qui amoindrit des capacités de refroidissement estivales).
En revanche, une politique d?atténuation visant la densification en milieu urbain, si elle ne tient pas compte de l?effet de l?ilot
de chaleur, peut conduire à augmenter la vulnérabilité des populations urbaines aux températures estivales élevées. De la
même manière, une adaptation à ces températures élevées basées sur le développement des équipements de climatisation
aurait des effets négatifs en termes de GES.
Plus généralement, la recherche de synergies avec les autres objectifs du territoire (politiques sociales, de développement
économique?) peut faciliter l?acceptation des mesures d?adaptation et leur financement. Au vue de la transversalité du sujet,
18/12/12 59/74
L?homme et la nature ont sans doute la capacité de s?adapter spontanément
aux bouleversements engendrés par le changement climatique. Mais il est
certain que si l?on ne se prépare pas à ce changement, il induira des coûts
et des dommages bien supérieurs à l?effort de préparation. Il faut donc dès
aujourd?hui réduire notre vulnérabilité aux variations climatiques, afin
d?éviter de forts dommages environnementaux, matériels, financiers mais
aussi humains. Le coût de l?inaction est évalué par l?économiste Nicolas
Stern entre 5 % et 20 % du PIB mondial et celui de l?action à 1 % du PIB
mondial.
Pourquoi faut-il se préparer à s'adapter au changement climatique ?
un grand nombre de mesures a vocation à s?inscrire dans les politiques et dispositifs existants, en en renforçant ou
réajustant certains de leurs aspects. (gestion de l?eau, gestion des zones côtières, préventions des risques naturels?)
Comme il existe encore de nombreuses incertitudes quand à l?ampleur des changements changement climatiques, cela
permet de mettre en oeuvre en premier lieu des mesures dites sans-regret, qui sont bénéfiques même en l?absence de
changement climatique.
4.1.1- Rappel des enjeux
Caractérisé par une grande diversité de milieux et de
paysages, la région Pays de la Loire présente de
nombreux enjeux en termes de vulnérabilité et d?impacts
du changement climatique. L?importance majeure de
certaines activités particulièrement sensibles aux
évolutions du climat ; ainsi que les enjeux liés à
l?aménagement du territoire ? la gestion des zones
côtières notamment, inscrivent la thématique des
impacts du changement climatique et de l?adaptation
comme une question centrale pour le développement de
la région. Cette dernière couvre les problématiques
suivantes :
- adéquation entre ressource et demande (quantité)
et la préservation de la qualité des eaux,
- santé des populations dans un contexte de
canicules plus fréquentes et un système de soins
adapté,
- préservation du potentiel adaptatif de la biodiversité,
- adaptation des forêts aux évolutions climatiques à venir,
- sécurisation de l?offre énergétique et la limitation des hausses de consommation estivales,
- maintien du niveau de protection des populations et des biens face à la possible augmentation de certains risques
naturels,
- adaptation de la production agricole et des filières agro-alimentaires au changement climatique,
- transition touristique tenant compte des évolutions climatiques,
- promotion d?un aménagement et d?un urbanisme qui répondent à la fois aux enjeux de l?atténuation et de l?adaptation,
dans un contexte de hausse des températures estivales.
4.1.2- Orientations ayant trait à la sensibilisation et la mobilisation
Sensibiliser et mobiliser l?ensemble des acteurs (agricoles, eau, responsables territoriaux et grand public) notamment autour
des résultats du programme de recherche CLIMASTER.
Poursuivre et renforcer les politiques visant à favoriser les comportements économes en eau.
4.1.3- Autres orientations ayant trait aux politiques territoriales
Intégrer les enjeux du changement climatique aux politiques existantes :
- de conservation et gestion de la biodiversité (interface trames vertes et bleues),
60/74
Les simulations du climat futur sont soumises à des incertitudes
significatives, dont les origines sont multiples :
- incertitude liée aux scénarios socioéconomiques ,
-incertitude portant sur le lien entre émissions et concentration
atmosphérique en CO2 ,
- incertitude liée aux modèles climatiques utilisés,
- incertitude liée à la descente d?échelle.
Toutefois, de grandes tendances d?évolution se dessinent, quel que
soit le scénario d?émissions adopté: élévation des températures
moyennes annuelles, augmentation des contrastes saisonniers pour
les précipitations, etc. S?il est important de prendre en compte
l?incertitude, celle-ci ne constitue pas un frein à l?action pour
l?adaptation.
Pour connaître les projections climatiques territorialisées :
www.drias-climat.fr
Le climat du futur
http://www.drias-climat.fr/
- de gestion de la ressources en eau (SDAGE et SAGES)
- et au plan régional agriculture durable.
Adapter les bâtiments pour réduire la vulnérabilité des occupants à la canicule et préserver le bâti du risque de
retrait/gonflement des argiles.
Ressource en eau : poursuivre les politiques d?économie de l?eau, adapter l?offre par le développement de nouvelles
infrastructures d?approvisionnement en eau pour pallier les sécheresses sévères.
Prendre en compte le changement climatique dans les documents d?aménagement et de planification (îlots de chaleur,
risques naturels, agriculture?).
Infrastructures routières, ferroviaires, portuaires, fluviales : rendre plus robustes les réseaux.
4.1.4- Orientations ayant trait à l?amélioration des connaissances
Améliorer la connaissance des risques naturels futurs :
- aléas : sécheresse, submersion marine, inondation,
- vulnérabilité et coûts (territoires, secteurs de l?industrie, de l?agriculture),
- analyser les effets de mesures de type repli stratégique ou restauration du fonctionnement naturel ou maintien du trait
de côte.
Biodiversité :
- développer de nouveaux modèles prospectifs d?évolution,
- valoriser les espaces protégés comme socle privilégiés d?observation des impacts du changement climatique.
Agriculture / forêt :
- développer la connaissance des impacts du changement climatique sur l?agriculture et sur la forêt dans le grand ouest
et préparer l?adaptation de ces secteurs.
4.1.5- Liens utiles
Site internet de l?ONERC (observatoire national des effets du
réchauffement climatique)
www.developpement-durable.gouv.fr/-Impacts-et-
adaptation-ONERC-.html
Base de données des projets de recherches onerc.developpement-durable.gouv.fr/fr/recherche-projets
Le portail Drias les futurs du climat donnant accès aux
données régionalisées des projections climatiques les plus
récentes produites par les acteurs de la recherche en France
ouvre aujourd?hui.
www.drias-climat.fr/
Dossier réalisé par le Réseau Action Climat - France www.rac-f.org/-Les-changements-climatiques-.html
18/12/12 61/74
http://www.rac-f.org/-Les-changements-climatiques-.html
http://www.drias-climat.fr/
http://onerc.developpement-durable.gouv.fr/fr/recherche-projets
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Impacts-et-adaptation-ONERC-.html
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Impacts-et-adaptation-ONERC-.html
5- Contribuer à l?atteinte des objectifs nationaux
Les Pays de la Loire sont une région en forte expansion démographique. Un accroissement de 9 % de la population y est
attendu entre 2008 et 2020, alors que celui de la France devrait se limiter à 6 % sur la même période. Ce dynamisme
démographique, s?il est un atout pour le rayonnement de la région, constitue cependant un facteur d?accroissement des
consommations d?énergie et d?émissions de GES, venant en partie contrarier les actions de maîtrise déployées dans ces
domaines.
5.1- Économies d?énergie : approche des ateliers de travail
L?analyse en ateliers des possibilités d?économies d?énergies dans les différents secteurs a conduit à proposer pour 2020 un
objectif total de réduction de la consommation annuelle qui pourrait être de 1 370 ktep par rapport à 2008 (soit -18 %).
Le respect de cet objectif conduirait la région à consommer
en 2020 2 055 ktep de moins (soit 24 % de moins) par
rapport à ce qu?elle aurait consommé à la même date si le
cours actuel des choses n?était pas infléchi (ce que l?on
appelle la consommation tendancielle).
Cela signifie que cet objectif est de 4 points supérieur à
l?objectif national et européen d?améliorer de 20 % l?efficacité
énergétique.
L?efficacité énergétique
L?efficacité énergétique est à distinguer de la consommation
d?énergie. L?efficacité énergétique n?est pas fonction de la
population, elle mesure la quantité d?énergie consommée au
regard du service rendu (population, activités économiques)
C?est pourquoi, pour ce paramètre, le facteur démographique
n?a pas d?impact.
Cette réduction des consommations annuelles de 1 370 ktep entre 2008 et 2020, est répartie selon les secteurs de
consommation comme indiqué par les graphiques ci-dessus.
62/74
590 ktep
450 ktep
280 ktep
50 ktep
Contribution des différents secteurs à l'objectif régional de
réduction des consommations annuelles d'ici 2020
Bâtiment
Transports
Industrie
Agriculture
1990 2008 objectif 2020
0 Mtep
2 Mtep
4 Mtep
6 Mtep
8 Mtep
10 Mtep
5,7 Mtep
8,1 Mtep
8,7 Mtep
6,7 Mtep
consommation
tendancielle
objectif de
consommation
- 24%
- 18 %
Évolution de la consommation régionale annuelle d'énergie (Mtep)
1990 2008 objectif 2020
0
3000
6000
9000
2550
3740 3150
1816
2550
2100
1100
1380
1100281
400
350
Répartition par secteur
Évolution des consommations d'énergie régionales annuelles
1990 2008 objectif 2020
15
20
25
30
35
40
28,1
32,8
28,2
M
illi
on
s
de
to
nn
es
é
qu
iv
al
en
t C
O
2
5.2- Réduction des émissions de gaz à effet de serre :
approche des ateliers de travail (émissions territoriales directes)
De manière corollaire, l?analyse des possibilités de diminution des émissions annuelles de gaz à effet de serre lors des
ateliers de travail, a conduit à proposer pour 2020 un objectif de réduction de 4,6 MteqCO2, soit -14 % par rapport à 2008.
Par rapport à l?année 1990, année de référence en matière de gaz à effet de serre, cet objectif représente une simple
stabilisation des émissions, l?accroissement de la population contrariant les progrès attendus. En comparaison, l?objectif
européen correspondant est de réduire les émissions de 20 % par rapport à 1990. L?ambition régionale représente tout de
même, une fois rapportée à la population, un objectif de -21 % par habitant par rapport à 1990.
Par ailleurs, cet engagement européen de réduction des émissions de GES de 20 % a été détaillé lors de la révision du
système communautaire d?échange de quotas d?émission de gaz à effet de serre (SCEQE) qui a eu lieu en 2008 et qui
s?appliquera en 2013. Pour atteindre l?objectif de -20 %, en France, les émissions des secteurs couverts par le SCEQE
(secteurs dits « de l?ETS » pour emission trading scheme) seront réduites de 21 % entre 2005 et 2020 et celles des secteurs
hors SCEQE de 14 %. La stricte transposition de ces engagements nationaux, compte tenu de la part régionale des
émissions couvertes par le SCEQE (25 %) conduirait à fixer un objectif régional de l?ordre de 27 MteqCO2, comparable à
objectif régional proposé qui place les émissions de la région à hauteur de 28,2 MteqCO2.
Les transports sont le secteur qui présente le potentiel
de réduction le plus important en volume, bien qu?ils ne
représentent que 23 % des émissions régionales.
Toutefois ce constat ne doit pas masquer l?importance
des efforts à accomplir dans les autres secteurs.
18/12/12 63/74
émissions
tendancielles
objectif
d'émissions
0,9 MteqCO2
1,5 MteqCO2
1,0 MteqCO2
1,2 MteqCO2
Contribution des différents secteurs à l'objectif régional
de réduction de la consommation annuelle d'énergie d'ici à 2020
Bâtiment
Transports
Industrie
Agriculture
Évolution des émissions régionales annuelles de gaz à effet de serre (MteqCO2)
- 14 %
1990 2008 objectif 2020
5
10
15
20
25
30
35
4,0 5,7 4,8
5,6
7,6 6,1
8,9
9,8
8,8
9,6
9,7
8,5
Emissions de gaz à effet de serre annuelles régionales
(émissions territoriales directes - millions de tonnes équivalent CO2)
Agriculture
Industrie
Transports
Bâtiment
2008 2020
0
200
400
600
800
1000
1200
1400
1600
Solaire thermique
Solaire photovoltaïque
Hydroélectricité
Géothermie / aérothermie
Eolien marin
Eolien terrestre
Déchets (énergie primaire valorisée)
Bois énergie (énergie primaire valorisée)
Biogaz (énergie primaire valorisée)
ktep
5.3- Développement des énergies renouvelables :
approche des ateliers de travail
L?étude du potentiel offert par la région dans chaque filière d?énergie renouvelable, visant la valorisation maximale dans des
conditions acceptables sur les plans économique, environnemental et sociologique, lors des ateliers de travail a conduit aux
propositions d?objectifs suivants :
production annuelle régionale (ktep) 2008 2020
Biogaz (énergie primaire valorisée) 15,4 80
Bois énergie (énergie primaire valorisée) 360 460
Déchets (énergie primaire valorisée) 54 50
Éolien terrestre (1750 MW en 2020) 35,1 331
Éolien marin (hors périmètre SRCAE) - 284
Pompes à chaleur (géothermie - aérothermie) 40 145
Hydroélectricité 1,4 2
Solaire photovoltaïque 1,7 46
Solaire thermique 2,6 10
Total 510 1 409
Cette proposition représenterait une multiplication par plus de 8 des productions d?énergies renouvelables issues du biogaz,
de l?éolien, des pompes à chaleur et du solaire. Elle permettrait à la région, grâce au développement des filières éoliennes
notamment, de contribuer de manière significative aux objectifs nationaux (détaillés en page suivante), avec une production
régionale à hauteur de 4,2 % de la production nationale d?énergie renouvelable, et ce malgré le handicap que représentent
la quasi-absence de potentiel hydroélectrique et la faiblesse de la ressource régionale en bois. Cette production régionale
permettrait par ailleurs d?atteindre le ratio de 24 % d?énergies renouvelables dans la consommation d?énergie finale à
l?horizon 2020, légèrement supérieur à l?objectif national de 23 % fixé dans ce domaine. Une telle progression de la part des
renouvelables dans la consommation d?énergie finale représenterait un triplement pour la région qui présente un ratio 2008
de 7,6 % alors qu?il s?agit pour le niveau national d?un peu moins de son doublement, la proportion nationale évoluant de
12,5 % en 2008 à 23 % en 2020.
L?objectif national visant porter à 23 % la part des renouvelables intègre les agrocarburants
Pour comparer de manière homogène l?objectif régional à l?objectif national de 23 % d?énergie renouvelable dans la
consommation d?énergie finale, il convient d?ajouter à la production d?énergie renouvelable régionale de 1 409 ktep, la
consommation d?agrocarburants régionale (estimée à 200 ktep), avant de rapporter cette somme à la consommation d?énergie
finale.
64/74
Les objectifs nationaux de production d?électricité et de chaleur à partir d?une source renouvelable pour 2020 ont été fixés
par les programmations pluriannuelles des investissements (PPI) fin 2009.
Objectifs nationaux en matière d?énergies renouvelables
Situation 2006 Objectifs 2020
ktep/an précisions ktep/an précisions
Chaleur
Bois individuel 7 400 5 750 000 logements 7 400 9 000 000 logements
Biomasse (habitat collectif, tertiaire et industrie) 1 400 5 200
Biomasse (chaleur en cogénération) 0 2 400
Géothermie profonde et intermédiaire 180 750
Pompes à chaleur individuelles 200 75 000 logements 1 600 2 000 000 logements
Solaire thermique individuel 17 85 000 logements 817 4 285 000 logements
Solaire thermique collectif 10 110
Part renouvelable des déchets 400 900
Biogaz 55 555
total chaleur 9 662 ktep/ an 19 732 ktep/ an
Électricité
Hydraulique 5 200 25 000 MW 5 800 27 500 MW
Éolien terrestre 180 1 600 MW 3 650 19 000 MW
Éolien marin 0 1 400 6 000 MW
Photovoltaïque 0 450 5 400 MW
Biomasse (biogaz et part renouvelable des UIOM) 240 1 440
Géothermie 9 90
Autres énergies marines renouvelables et
solaire thermodynamique 0 30
total électricité 5 629 ktep/ an 12 860 ktep/ an
TOTAL 15 291 ktep/ an 32 592 ktep/ an
Sources : Comité opérationnel (COMOP) n°10 du Grenelle de l?environnement et arrêtés du 15/12/ 2009 relatif à la programmation pluriannuelle des investissements
de production de chaleur et d?électricité
18/12/12 65/74
5.4- Synthèse des propositions des ateliers
Ainsi l?ensemble des objectifs sectoriels proposés conduiraient à :
- une baisse de la consommation d?énergie, de 24% inférieure à la consommation tendancielle (celà revient à améliorer
de 24 % notre efficacité énergétique). Par rapport à la situation actuelle, cela représente une diminution de 18% ;
- un développement de la production d?énergie renouvelable avec un quasi triplement par rapport à 2008, ce qui permet à
la proportion régionale d?énergies renouvelables d?atteindre 24% de la consommation finale, niveau un peu au delà de
l?objectif national.
- de manière résultante, une stabilisation des émissions de GES, qui, compte tenu de la progression de la démographie,
représente toute de même une baisse de 14% par rapport à la situation actuelle et une baisse de 21% des émissions
par habitant par rapport à 1990 (passage de 9,4 teqCO2/habitant en 1990 à 7,4 en 2020).
Ces pistes d?objectifs régionaux globaux, déterminés à partir de la compilation des contributions proposées pour chacun des
différents secteurs ou filières, permettrait aux Pays de la Loire de contribuer de manière significative à l?objectif national.
Les objectifs nationaux 2020 Pistes d?objectifs 2020 pour la région,
issues des ateliers de travail
Consommation d?énergie -20 %
par rapport au scénario tendanciel
-24%
par rapport au scénario tendanciel
Part des énergies renouvelables
(yc conso. régionale de biocarburant)
23 %
de la consommation d?énergie finale
24 %
de la consommation d?énergie finale
Émissions de gaz à effet de serre -20 %
par rapport à la situation de 1990
en volume : stabilisation
par rapport à la situation de 1990
Une forte progression de la production d?électricité d?origine renouvelable attendue dans les Pays de la Loire
dans les prochaines années
À ce jour, l?électricité d?origine renouvelable produite dans la région représente un peu moins de 5 % de la consommation
électrique régionale. Avec le développement attendu des différentes filières de production d?électricité renouvelable (éolien
terrestre et offshore, solaire photovoltaïque, biomasse?) cette part pourrait atteindre en 2020 plus de 40 % de la
consommation électrique.
La décision de réduire de 75 % à 50 % la part de l?électricité d?origine nucléaire à l?horizon 2025 devrait renforcer encore
le déploiement de ces filières à travers notamment une valorisation accrue du potentiel photovoltaïque sur grande toitures
et l?émergence de nouvelles formes d?énergies marines renouvelables (éolien offshore flottant, houlomoteur,?)
66/74
Situation actuelle (2008) 2020
1000
2000
3000
4000
5000
6000
7000
8000
9000
0
5
10
15
20
25
30
35
40
45
8070
6700
510
1409
33
28
consommation d'énergie
(ktep)
production d'EnR (ktep)
émissions de gaz à effet de
serre
(millions de teqCO2)
ktep millions de teqCO2
6- Glossaire et précisions méthodologiques
Quelle différence entre l?énergie primaire et énergie finale ?
En matière de consommation d?énergie, on distingue :
- la consommation d?énergie primaire. Il s?agit de la consommation totale d?énergie telle qu?elle est fournie par la nature,
avant transformation. Cette consommation comprend l?énergie consommée pour transformer et acheminer l?énergie, y
compris les pertes, et la consommation finale, celle des utilisateurs finals ;
- de la consommation d?énergie finale. Il s?agit de la consommation des utilisateurs finals des différents secteurs de
l?économie. Cette consommation ne comprend pas les quantités consommées pour produire ou transformer l?énergie
(consommation de combustibles pour la production d?électricité thermique, consommation propre d?une raffinerie, par
exemple). Elle ne comprend pas non plus les pertes de distribution des lignes électriques. On distingue dans la
consommation finale la consommation non énergétique, où les énergies sont utilisées en tant que matière première
(pétrochimie, production d?engrais?) et la consommation finale énergétique.
Le concept de consommation d?énergie primaire est pertinent pour analyser les questions d?approvisionnement, comme le
taux d?indépendance énergétique national, alors que celui de consommation d?énergie finale sert à suivre l?efficacité
énergétique et la pénétration des diverses formes d?énergie dans les différents secteurs de l?économie.
La différence entre la consommation primaire et la consommation finale correspond à la branche énergie (centrales
nucléaires, centrales classiques, raffineries, réseaux de transport). Les pertes ne sont pas localisées. Au niveau régional, la
consommation finale est celle qui rend le mieux compte de l?activité du territoire.
Dans le secteur du bâtiment, la réglementation thermique s?appuie sur le concept d?énergie primaire pour donner une valeur
différente aux différents vecteurs d?énergie. Ainsi, pour tenir compte du rendement des centrales et des pertes dans le
transport et la distribution de l?électricité, on considère qu?un KWh électrique consommé représente 2,58 kWh d?énergie
primaire.
Que trouve-t-on dans les consommations et émissions de gaz à effet de serre des
secteurs agriculture, bâtiment, industrie et transport ?
En matière d?énergie et de gaz à effet de serre, les informations statistiques sont conventionnellement ventilées selon une
nomenclature construite à cet effet.
Le domaine de l?énergie distingue 6 grands secteurs : industrie de l?énergie ; industrie hors énergie ; résidentiel ; tertiaire ;
agriculture/pêche ; transports.
La consommation d?énergie de la branche énergie est considérée comme une consommation intermédiaire ; elle n?est donc
pas prise en compte quand on s?intéresse à la consommation finale. Quand il n?y a pas d?ambiguïté, et notamment quand on
parle de consommation finale, le secteur de l?industrie hors énergie est appelé plus simplement secteur de l?industrie. On
comptabilise en revanche ses émissions de GES.
La branche énergie
La branche énergie regroupe ce qui relève de la production et de la transformation d?énergie (centrales électriques, cokeries,
raffineries, pertes de distribution, etc.). Elle inclut toutes les installations qui transforment l?énergie, y compris quand elles
sont intégrées à une activité industrielle.
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Les consommations de l?industrie de l?énergie sont considérées comme de la consommation primaire et ne sont donc pas
affectés à la consommation finale des secteurs. Toutefois, toutes les consommations de carburants sont affectées au
secteur des Transports, y compris les consommations de carburants des véhicules des entreprises de la branche Energie.
Le secteur industrie
Dans le bilan, le secteur de l?industrie comprend les industries agricoles et alimentaires, la sidérurgie, le bâtiment et le génie
civil, mais ne comprend pas la branche Energie.
Le secteur transports
Le bilan de l?énergie s?intéresse à la fonction de transport, c?est-à-dire à tous les véhicules. Ce secteur couvre tous les
transports de personnes et de marchandises pour compte propre ou compte d?autrui. Les consommations des gares et des
aéroports sont exclues, elles relèvent du secteur tertiaire. A l?inverse, les consommations de carburants des véhicules de la
branche énergie sont également comptées dans le secteur Transports ; elles sont donc considérées comme une
consommation finale.
Les consommations d?énergie (c?est souvent du fioul) du machinisme (agricole, industriel, travaux publics?) sont
comptabilisées dans les secteurs correspondants plutôt que dans le secteur transport, qui ne s?intéresse pas au
déplacement sur le domaine non routier. Les consommations des bateaux de pêche sont comptabilisées dans le secteur
Agriculture/pêche, dans la mesure où le déplacement des bateaux est un moyen de production (se rendre sur les lieux où se
trouvent les poissons) et non une « fin ».
Le secteur tertiaire
Selon la définition donnée par l?agence internationale de l?énergie au secteur tertiaire, celui- ci est constitué des secteurs
NACE (nomenclature statistique des activités économiques dans la Communauté européenne) E, G (commerce), I
(hébergement et restauration) à S, U, ainsi que la division 33 (Réparation et installation de machines et d?équipements) de la
section C et les divisions 52 (entreposage et services auxiliaires des transports) et 53 (activités de poste et de courrier) de la
section H (transports et entreposage).
Il ne comprend ni la construction (section F, incluse dans l?industrie), ni les divisions 49 (transports terrestres et transport par
conduites), 50 (transports par eau) et 51 (transports aériens) de la section H.
Ainsi, la consommation de kérosène des avions fait partie des consommations du secteur des transports, mais celle des
aéroports du secteur tertiaire. La consommation du secteur tertiaire correspond essentiellement à des consommations qui
ont lieu à l?intérieur des bâtiments : chauffage, eau chaude sanitaire, cuisson, climatisation / réfrigération, consommations
spécifiques d?électricité, mais aussi aux usages de process. Ces process peuvent être très divers : énergie utilisée dans les
blanchisseries, les garages, les entrepôts frigorifiques, les data centers, énergie utilisée pour le chauffage des piscines, mais
aussi la consommation du Cern, grand établissement de recherche, qui fait partie du secteur tertiaire.
En pratique, la consommation de certaines activités tertiaire (commerces, cabinets médicaux?) est parfois difficile à
distinguer de celle des ménages.
Le secteur résidentiel
Dans le secteur, on comptabilise toutes les consommations des ménages qui se situent à l?intérieur des logements, par
opposition aux consommations de carburants, qui se situent à l?extérieur. On ajoute les consommations des parties
communes des immeubles résidentiels.
En pratique, la consommation des exploitations agricoles est parfois difficile à distinguer de celle des ménages agriculteurs,
notamment pour l?électricité. Il en est de même pour d?autres activités qui ne sont pas clairement séparées des logements
(commerces, cabinets médicaux?).
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Le secteur agriculture/pêche
La consommation des bâtiments agricoles (étables, serres, locaux pour le séchage) doit être affectée au secteur agriculture.
Certaines consommations sont affectées au secteur agriculture/pêche :
- - les consommations du machinisme agricole, y compris d?engins mobiles non routiers
- - les consommations des bateaux de pêche, dans la mesure où le déplacement des bateaux est un moyen de
production (aller sur les lieux de pêche), et non une fin.
En pratique, la consommation des exploitations agricoles est parfois difficile à distinguer de celle des ménages agriculteurs,
notamment pour l?électricité.
Les différents bilans d?émissions de gaz à effet de serre
La réalisation de bilan d?émissions de gaz à effet de serre peut être effectuée à l?échelle d?un territoire ou à l?échelle d?un
organisme. On dénombre 3 périmètres de comptabilisation des émissions :
- périmètre 1 (ou scope 1) : émissions directes de GES des sources appartenant ou étant sous le contrôle de l?organisme
(ou évoluant sur le territoire considéré dans le cas d?un bilan territorial). Ces sources peuvent être fixes (ex. :
consommation d?énergie pour le chauffage des locaux) ou mobiles (ex. : consommation de carburant de la flotte de
véhicules de l?entreprise) ;
- périmètre 2 (ou scope 2) : émissions de GES indirectes liés à énergie, elles proviennent de la production d?électricité, de
la chaleur ou de la vapeur consommée(s) par l?organisme ou par le territoire ;
- périmètre 3 (ou scope 3) : autres émissions indirectes de GES. Il s?agit des émissions indirectes de GES, autres que
celles liées à la consommation d?énergie, qui sont une conséquence des activités de l?organisme ou du territoire. Ces
émissions proviennent de sources de GES appartenant à d?autres organismes ou d?autres territoires. Il s?agit par
exemple de l?extraction et production des matériaux et combustibles, du transport (de biens et de personnes), de
l?élimination et raitement des déchets, etc.
Dans le cadre des travaux du SRCAE, les bilans réalisés considèrent les émissions directement émises sur le territoire
régional. Les émissions des transports aériens et maritimes en sont exclues.
Les collectivités concernées par l?obligation réglementaire d?élaborer un PCET sont également soumises à l?obligation
d?élaborer un bilan d?émissions de gaz à effet de serre dit « patrimoine et compétences ». Ce bilan porte sur les émissions
des périmètres 1 et 2 issues du patrimoine détenus par la collectivités ou contrôlé par cette dernière dans le cadre de
l?exercice de ses compétences (cas de gestion externalisée).
Pour en savoir plus : http://www.developpement-durable.gouv.fr/Bilans-des-emissions-de-gaz-a.html
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* Postes d'émissions non
concernés par l'application
de la réglementation, à
prendre en compte de
manière optionnelle
Unités
Les mesures de quantité d?énergie s?effectuent dans le présent document en kWh (kiloWatt-heure), MWh (mégaWatt-
heure), GWh (mégaWatt-heure), tep (tonne équivalent pétrole), ktep ( kilo tonne équivalent pétrole) ou Mtep (méga tonne
équivalent pétrole) en fonction des ordres de grandeurs.
Une tonne équivalent pétrole (tep) correspond à l?énergie libérée par la combustion d?une tonne de pétrole.
Une kilo tonne équivalent pétrole (ktep) correspond à 1 000 tep, 1 000 ktep valent une méga tonne équivalent pétrole (Mtep).
De même 1 GWh vaut 1 000 MWh et 1 000 000 kWh, par ailleurs 1 GWh vaut environ 0,086 ktep.
Taux de conversion des unités énergétiques :
Qu?est-ce que l?UTCF ? (définition issue du site du CITEPA www.citepa.org)
Pour des raisons notamment historiques, les émissions des terres liées aux activités humaines sont prises en compte dans
deux secteurs distincts : le secteur « Utilisation des Terres, leurs Changements et la Forêt » (UTCF ou bien LULUCF en
anglais) et le secteur « agriculture » :
- l?UTCF traite de toutes les questions relatives au carbone, depuis la biomasse vivante jusqu?à la matière
organique des sols, et de quelques émissions associées (émissions des sols dues à l?épandage d?amendements
calcaires, etc.) ;
- le secteur agriculture conserve les émissions des sols liées à la fertilisation et à l?élevage, ainsi que les émissions
de particules liées au travail du sol.
L?utilisation des terres, leurs changements et la forêt (UTCF) est un secteur particulier à plusieurs titres, dans le cadre des
inventaires des émissions dans l?atmosphère :
- contrairement à la plupart des autres secteurs de l?inventaire, le bilan émission-captage de ce secteur peut
constituer un puits de gaz à effet de serre (GES). De ce fait, l?UTCF a actuellement un statut particulier dans le
cadre des accords internationaux et est régi par des règles spécifiques.
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- de plus, contrairement aux autres secteurs de l?inventaire, il n?est pas centré sur des processus d?émission bien
matérialisés comme des usines, des bâtiments, des véhicules, etc. mais sur des unités géographiques telles que
les forêts, les cultures, les prairies, les zones humides, etc. En pratique, ces unités géographiques conduisent à
considérer de nombreux paramètres comme l?occupation, l?utilisation, l?historique des terres ou encore le climat
pour estimer les émissions.
De manière schématique (cf. Figure 1), le secteur UTCF correspond à un découpage du territoire en unités géographiques
sur lesquelles les différents flux, émissions et absorptions liées à l?utilisation du sol, sont estimés.
Figure 1 : Représentation schématique du découpage géographique et des flux de carbone estimés en UTCF
(Source : CITEPA)
Sur la base des lignes directrices du GIEC, six grandes catégories d?utilisation des terres sont considérées :
- les forêts, en application des accords de Marrakech (2001) dans le cadre de la Convention Climat, la France retient,
pour sa définition de la forêt, les valeurs minimales suivantes :
- couverture du sol par les houppiers des essences ligneuses : 10 %,
- superficie : 0,5 ha,
- hauteur des arbres à maturité : 5 m,
- largeur : 20 m.
- les terres cultivées (terres cultivées et labourées ainsi que les parcelles en agroforesterie pour lesquelles la définition
de forêt ne s?applique pas) ;
- les prairies (zones couvertes d?herbe d?origine naturelle ou qui ont été semées il y a plus de cinq ans (contrairement
aux prairies temporaires comptées en terres cultivées) ; la catégorie prairie inclut également les surfaces arborées ou
recouvertes d?arbustes qui ne correspondent pas à la définition de la forêt et ne rentrent pas dans les catégories culture
ou zone artificialisée comme la plupart des haies et des bosquets (surface boisée < 0,5 ha)) ;
- les terres humides (terres recouvertes ou saturées d?eau pendant tout ou une partie de l?année et qui n?entrent pas
dans l?une des autres catégories - hormis la catégorie « Autres terres ») ;
- les zones artificielles (terres bâties incluant les infrastructures de transport et les zones habitées de toutes tailles, sauf
si celles-ci sont comptabilisées dans une autre catégorie. Cette catégorie peut donc inclure des terres enherbées ou
boisées si leur utilisation principale n?est ni agricole ni forestière, c?est le cas des jardins, des parcs ou des terrains de
sport) ;
- les autres terres.
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Le secteur UTCF porte essentiellement sur la comptabilisation des impacts de ces activités sur les changements
climatiques : les substances visées sont les gaz à effet de serre direct (CO2, CH4, N2O) et accessoirement les gaz à effet de
serre indirect (NOx, CO, COVNM).
De manière plus simple, l?essentiel des flux de GES du secteur UTCF concerne le CO2 et donc le carbone. Dans le cadre
des inventaires, l?objectif est de déterminer l?ensemble des flux de carbone issus des différents réservoirs de carbone. Le
principe de ces flux de carbone entre réservoirs peut être schématisé comme à la figure 2 :
Figure 2 : Représentation schématique des flux entre les réservoirs de carbone pris en compte dans le secteur
UTCF
(Source : CITEPA)
Le guide UTCF du GIEC définit ainsi plusieurs réservoirs de carbone :
- la biomasse vivante aérienne,
- la biomasse vivante souterraine,
- le bois mort,
- la litière,
- la matière organique du sol,
- les produits bois.
Les principaux flux observés sur les terres sont soit dus à des pratiques de gestion, soit à des conversions importantes
d?utilisation, soit encore à des aléas naturels tels que :
- gestions forestière et agricole,
- défrichements,
- boisements,
- tempêtes.
Les forêts sont souvent le principal contributeur à ces flux de CO2 car ces derniers peuvent être à la fois importants et
durables sur les terres forestières. C?est le cas en France, car la production brute forestière (croissance) entraîne
actuellement un stockage de CO2 que la récolte forestière et la mortalité ne compensent pas entièrement. Les stocks de
carbone en forêt sont donc croissants.
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Selon les cas, les changements d?affectation des sols peuvent mener à un déstockage de carbone (conversion des forêts et
des prairies en terres agricoles) ou à un stockage de carbone (conversion des prairies et terres agricoles en forêts).
Dans les inventaires, le stockage et le déstockage de carbone peuvent être estimés de manières différentes en fonction du
type de conversion ou du réservoir concerné. Par exemple, dans le cas d?un défrichement (cf. figure 3), il est considéré que
le carbone de la biomasse est perdu rapidement tandis que le carbone contenu dans la matière organique des sols est émis
dans l?atmosphère sur une période longue de 20 ans.
Figure 3 : Représentation de l?évolution des stocks de carbone des différents réservoirs au cours du temps suite à
un défrichement
(Source : CITEPA)
Qu?est-ce que la cogénération ? (définition issue du site de l?ATEE www.atee.fr)
La cogénération permet à partir d?un combustible, la production simultanée de chaleur et d?énergie mécanique. Cette
énergie mécanique, produite par un moteur à gaz, une turbine à gaz ou une turbine à vapeur, est utilisée, le plus souvent
pour entraîner des alternateurs produisant de l?électricité. En récupérant l?énergie thermique perdue d?ordinaire lors de la
production d?énergie électrique, la cogénération met à disposition les deux produits ? chaleur et électricité ? avec un
rendement global nettement plus élevé que celui résultant de filières séparées.
A partir d?une énergie combustible (gaz naturel) de 100 kWh (PCI), une cogénération optimisée fournit :
- 35 kWh électrique,
- 50 kWh thermique sous forme d?eau chaude ou de vapeur
ce qui correspond à un rendement global de 85 %.
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Sigles utilisés
ADEME Agence de l?environnement et de la maîtrise de l?énergie
BCIAT
CPER Contrat de projets État/région
CRE Commission de régulation de l?énergie
DREAL Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
ECS eau chaude sanitaire
ETS European trade system
PPI programmation pluriannuelle des investissements
SCEQE système communautaire d?échange de quotas d?émissions
tep tonne équivalent pétrole
t eq CO2 tonne équivalent CO2
UTCF utilisation des terres, leurs changements et la forêt
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INVALIDE)