Coût et financements des logements locatifs sociaux en région Pays de la Loire depuis 2005 - Bilan 2011
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Dans un contexte de crise du logement (plan de cohésion social en 2005 et volet logement du plan de relance de l'économie de 2009), la DREAL des Pays de la Loire a réalisé quatre études thématiques sur la production, le financement, la typologie et la qualité des logements locatifs sociaux aidés en 2011, ainsi que sur les évolutions depuis 2005. Les choix des territoires de gestion des aides à la pierre et le zonage Scellier comme références ont permis de réaliser une analyse continue sur une large période, même si des évolutions ont eu lieu depuis 2005. Ces études se basent sur l'Infocentre SISAL qui extrait les informations quotidiennement des outils d'instruction d'aides à la pierre, à partir des décisions de financements datées et signées.<br /><br />Le coût de revient d'un logement locatif social dépend de son type et de sa localisation. Le coût du foncier, plus cher sur le territoire de Nantes Métropole et sur le littoral atlantique du fait de la tension du marché, impacte sur le coût moyen d'un logement.<br /><br />En 2011, concernant l'équilibre financier au niveau régional, la part des prêts reste constante tandis que celle des subventions réduit et l'autofinancement des bailleurs augmente par rapport à la période 2005-2011. Les logements locatifs sociaux bénéficient également d'aides indirectes en complément des subventions versées. Ces aides n'apparaissent pas explicitement en tant que recette dans le bilan d'une opération, mais elles jouent cependant un rôle déterminant de réduction du coût et participent à l'effort financier nécessaire à la production de logements sociaux dans la région.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
donnée statistique
;enquête
;logement aidé
;coût
Descripteur écoplanete
analyse statistique
;aide financière
Thème
Habitat - Logement
;Construction
Texte intégral
Le coût des logements locatifs sociaux (LLS) en région Pays
de la Loire
Les chiffres exposés dans ce document sont issus des plans de financement prévisionnels présentés par
les maîtres d?ouvrage (MO) lors de leurs demande d?octroi d?une aide à la pierre. Ces coûts peuvent
évoluer jusqu?à la livraison de l?opération où le coût final est arrêté.
La distinction entre le prix de revient prévisionnel d?un LLS ordinaire1 et celui
d?un LLS en structure collective2
Le coût moyen prévisionnel des logements ordinaires est inférieur à celui des logements en structure
collective ce qui s?explique par la structure du bâti (fondations, parties communes?).
Coût moyen d?un LLS neuf par territoire de délégation selon le type de
logement (¤/m² de Surface Utile³)
2011 Moyenne annuelle 2005/2011
Nantes Métropole
CG 44
Sous total Loire-Atlantique
Angers Loire Métropole
CG 49
Sous total Maine-et-Loire
Laval Agglomération
Sous total Mayenne
Le Mans Métropole
CG 72
Sous total Sarthe
La Roche-sur-Yon Agglomération
CG 85
Sous total Vendée
Pays de la Loire
Logement
ordinaire
Logement en
structure
Logement
ordinaire
Logement en
structure
1986 ¤ 3873 ¤ 1890 ¤ 3636 ¤
1752 ¤ 3495 ¤ 1704 ¤ 3727 ¤
1914 ¤ 3748 ¤ 1841 ¤ 3675 ¤
1738 ¤ 4045 ¤ 1736 ¤ 3250 ¤
1465 ¤ 7430 ¤ 1308 ¤ 4855 ¤
1689 ¤ 6443 ¤ 1642 ¤ 4463 ¤
1490 ¤ 6464 ¤ 1454 ¤ 4965 ¤
Etat 53 1326 ¤ 6523 ¤ 1327 ¤ 4881 ¤
1433 ¤ 6510 ¤ 1414 ¤ 4893 ¤
1764 ¤ 1653 ¤ 6752 ¤
1544 ¤ 5946 ¤ 1452 ¤ 4853 ¤
1695 ¤ 5946 ¤ 1584 ¤ 5184 ¤
1378 ¤ 1446 ¤ 4357 ¤
1553 ¤ 4661 ¤ 1333 ¤ 4021 ¤
1522 ¤ 4661 ¤ 1369 ¤ 4046 ¤
1784 ¤ 4509 ¤ 1686 ¤ 4055 ¤
Source : Infocentre SISAL
En 2011, le coût moyen
des logements en
structure collective est
de 4 509 ¤/m² de
surface utile (SU) soit
une différence de près
de 500 ¤/m² par rapport
à la moyenne de la
période 2005-2011.
Pour les logements
ordinaires, le coût
moyen est de
1 784 ¤/m² en 2011
avec une moyenne de
1 686 ¤/m² sur la
période 2005-2011.
Le tableau ci-dessus montre des variations entre les territoires de délégation :
? Le coût moyen le plus important se localise sur Nantes Métropole (1 986 ¤/m² en 2011) ;
? Le Conseil général de la Loire-Atlantique (1 752 ¤/m²), Le Mans Métropole (1 764 ¤/m²) et Angers Loire
Métropole (1 738 ¤/m²) se placent ensuite dans les coûts les plus élevés ;
? Les conseils généraux de Maine-et-Loire (1 465 ¤/m²), de la Sarthe (1 544 ¤/m²) et de la Vendée
(1 553 ¤/m²) ainsi que Laval Agglomération (1 490 ¤/m²) constituent le groupe suivant ;
? Le coût le moins élevé se situe sur le territoire de La Roche-sur-Yon Agglomération (1 378 ¤/m²) et celui
de la Mayenne hors Laval Agglomération (1 326 ¤/m², en 2011).
Service
Intermodalité,
Aménagement
et Logement
Décembre
2012
Coût e t financements des
logements locatifs sociaux
en région des Pays de la
Loire depuis 2005
Bilan 2011
n° 68
La distinction entre le prix de revient prévisionnel d?un LLS ordinaire neuf en
collectif4 ou en individuel5
Le tableau ci-dessous expose la distinction du coût moyen au m² entre les logements en collectif et ceux en
individuel.
Coût moyen d?un LLS ordinaire et neuf par territoire de délégation
selon le type d?habitat (¤/m² de SU)
Le pavillonnaire consomme
davantage d?espace foncier
que le collectif ce qui réduit le
coût moyen rapporté à la
surface utile.
A l?inverse, le logement
ordinaire collectif est plus petit
mais du fait de la
territorialisation des objectifs
en secteurs tendus, de la
volonté de rationaliser le
foncier dans ces zones et de
la structure du bâti
(fondations, parties
communes?), son coût
moyen rapporté au m² est plus
élevé.
2011 Moyenne annuelle 2005/2011
Nantes Métropole
CG 44
Sous total Loire-Atlantique
Angers Loire Métropole
CG 49
Sous total Maine-et-Loire
Laval Agglomération
État 53
Sous total Mayenne
Le Mans Métropole
CG 72
Sous total Sarthe
La Roche-sur-Yon Agglomération
CG 85
Sous total Vendée
Pays de la Loire
Logement en
collectif
Logement en
individuel
Logement en
collectif
Logement en
individuel
2017 ¤ 1863 ¤ 1925 ¤ 1797 ¤
1762 ¤ 1775 ¤ 1751 ¤ 1646 ¤
1953 ¤ 1818 ¤ 1891 ¤ 1719 ¤
1759 ¤ 1638 ¤ 1779 ¤ 1520 ¤
1457 ¤ 1439 ¤ 1361 ¤ 1275 ¤
1752 ¤ 1527 ¤ 1758 ¤ 1375 ¤
2341 ¤ 1480 ¤ 1632 ¤ 1424 ¤
1770 ¤ 1324 ¤ 1520 ¤ 1327 ¤
2213 ¤ 1423 ¤ 1630 ¤ 1389 ¤
1822 ¤ 1611 ¤ 1745 ¤ 1557 ¤
1528 ¤ 1507 ¤ 1719 ¤ 1405 ¤
1788 ¤ 1555 ¤ 1742 ¤ 1460 ¤
1255 ¤ 1402 ¤ 1594 ¤ 1279 ¤
1528 ¤ 1541 ¤ 1469 ¤ 1298 ¤
1502 ¤ 1516 ¤ 1557 ¤ 1294 ¤
1879 ¤ 1602 ¤ 1823 ¤ 1445 ¤
Source : Infocentre SISAL
En 2011, les coûts moyens des logements individuels ont augmenté sur l?ensemble de la région excepté en
Mayenne hors EPCI centre. La même année, le coût moyen d?un logement collectif en Pays de la Loire s?est
maintenu malgré des variations entre les territoires liées au nombre d?opérations en collectifs et à la
conjoncture annuelle.
Le coût prévisionnel d?un LLS ordinaire neuf selon sa localisation
Coût moyen d?un LLS ordinaire et neuf par territoire de délégation selon le zonage Scellier
(¤/m² de SU)
2011 Moyenne annuelle 2005/2011
B1 B2 C B1 B2 C
Nantes Métropole
CG 44
Sous total Loire-Atlantique
Angers Loire Métropole
CG 49
Sous total Maine-et-Loire
Laval Agglomération
Sous total Mayenne
Le Mans Métropole
CG 72
Sous total Sarthe
La Roche-sur-Yon Agglomération
CG 85
Sous total Vendée
Pays de la Loire
1986 ¤ 1890 ¤
1823 ¤ 1800 ¤ 1674 ¤ 1788 ¤ 1760 ¤ 1627 ¤
1979 ¤ 1800 ¤ 1674 ¤ 1887 ¤ 1760 ¤ 1627 ¤
1738 ¤ 1736 ¤
1417 ¤ 1474 ¤ 1413 ¤ 1297 ¤
1728 ¤ 1474 ¤ 1727 ¤ 1297 ¤
1532 ¤ 1437 ¤ 1501 ¤ 1377 ¤
Etat 53 1326 ¤ 1327 ¤
1532 ¤ 1376 ¤ 1501 ¤ 1350 ¤
1764 ¤ 1653 ¤
1559 ¤ 1542 ¤ 1432 ¤ 1455 ¤
1754 ¤ 1542 ¤ 1640 ¤ 1455 ¤
1314 ¤ 1388 ¤ 1549 ¤ 1196 ¤
1826 ¤ 1787 ¤ 1471 ¤ 1433 ¤ 1564 ¤ 1277 ¤
1826 ¤ 1719 ¤ 1455 ¤ 1433 ¤ 1553 ¤ 1264 ¤
1977 ¤ 1734 ¤ 1518 ¤ 1874 ¤ 1692 ¤ 1388 ¤
Source : Infocentre SISAL
Le coût du foncier est plus cher en zone B1 (Nantes Métropole et littoral atlantique) du fait de sa localisation
et de la tension du marché qu?en zone C (territoires plus ruraux), ce qui impacte le coût moyen d?un
logement. Le tableau ci-dessus indique les variations de coûts moyens au m² prévisionnels selon qu?il
s?agisse d?un secteur caractérisé par un marché immobilier tendu ou non.
2
Entre 2005 et 2011, le coût moyen
prévisionnel des LLS ordinaires en
région des Pays de la Loire est passé de
1 311 ¤/m² à 1 793 ¤/m² soit une
croissance de 37 %.
Cette augmentation est constatée quel
que soit le département :
? La plus forte hausse se localise en
Maine-et-Loire (41 %) et en Sarthe
(41 %) ;
? La Vendée se place ensuite (37 %) ;
? Le coût moyen en Loire-Atlantique
connaît une progression moindre (30 %)
mais avec un coût moyen supérieur en
2005 (1 450 ¤/m²) ;
? La Mayenne constitue une exception
avec une hausse de 10 % mais ce
constat est à nuancer du fait d?une
importante diminution en 2011.
Évolution du coût moyen d?un LLS ordinaire et neuf par
département entre 2005 et 2011 (¤/m² de SU)
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Loire Atlantique Maine et Loire Mayenne Sarthe Vendée
Années
¤/
m
²
Source : Infocentre SISAL
Répartition du coût moyen des LLS ordinaires neufs par
Établissement Public de Coopération Intercommunale
(EPCI) entre 2005 et 2011
Source : Infocentre SISAL
La carte ci-contre montre la répartition
coûts moyens prévisionnels rapportés
au m² des logements ordinaires aidés
pour chaque EPCI.
Le coût au m² des LLS ordinaires
neufs est plus important en Loire-
Atlantique.
Sur les départements de Maine-et-
Loire et de la Vendée, les coûts les
plus élevés se situent essentiellement
dans les EPCI centres ou sur le littoral
vendéen.
Pour la Sarthe, l?analyse est plus
difficile du fait de l?absence de
certaines données mais également du
fait d?opérations exceptionnelles et non
représentatives dans certains EPCI.
3
L?évolution du coût moyen prévisionnel des LLS ordinaires et neufs depuis 2005
Evolution du coût moyen d?un LLS ordinaire neuf entre 2005 et 2011
(¤/m²)
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
0
250
500
750
1000
1250
1500
1750
2000
128 152 163 159
324
164
324
176 200 232 257
145
329
480
968
1214 1194 1197
1279 1283
1163
1272
1565 1588 1613
1748 1776
1967
Prestations intellectuelles et frais Charges foncières ou immobilières
Coût travaux
Années
¤/
m
²
Le graphique ci-contre
souligne l?augmentation des
coûts moyens prévisionnels
de production d?un LLS
ordinaire neuf entre 2005 et
2011. Leur part relative dans
le coût total a
considérablement réduit
passant de 76 % à 59 %.
Après une forte hausse entre
2005 et 2006, les coûts liés
aux travaux ont ensuite
oscillé entre 1 163 ¤/m² et
1 283 ¤/m².
Les charges foncières ou
immobilières ont fortement
augmenté. Alors qu?elles
représentaient 176 ¤/m² en
2005, elles atteignent
480 ¤/m² en 2011.
Pour les prestations
intellectuelles et autres frais,
le manque de données sur la
structures des coûts
(cabinets d?architecture,
coordinateurs?) ne permet
pas d?analyser les pics en
2009 et en 2011.Source : Infocentre SISAL
L?équilibre financier des logements locatifs sociaux en région
Pays de la Loire
Plans de financement des opérations en PLAI8/PLUS9 ordinaires et neufs
Les opérations de construction et d?acquisition de logements sociaux nécessitent un équilibre financier
détaillé dans les plans de financement des opérations.
Les tableaux suivants donnent un aperçu des plans de financement des logements en PLAI et en PLUS pour
chaque département.
Plan de financement prévisionnel des LLS ordinaires neufs (PLAI/PLUS) en 2011
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Pays de la Loire
Subventions État 3,1% 2,2% 2,0% 1,9% 2,7% 2,7%
Subventions Collectivités 3,5% 1,7% 3,6% 1,4% 0,7% 2,7%
Subventions Autres 6,2% 7,5% 7,2% 3,6% 4,2% 6,1%
Total des subventions 12,8% 11,4% 12,8% 6,9% 7,6% 11,5%
Prêts 77,3% 74,2% 74,0% 76,1% 69,6% 72,2%
Fonds propres 16,0% 14,4% 13,2% 17,0% 22,8% 16,3%
Total 100% 100% 100% 100% 100% 100%
Source : Infocentre SISAL
4
En 2011, la plupart des départements en Pays de la Loire se situent dans la moyenne régionale pour la
répartition des différents financements prévisionnels (subventions, prêts et fonds propres) des logements en
PLAI/PLUS.
Le territoire vendéen fait cependant figure d?exception puisqu?en 2011, les maîtres d?ouvrage reçoivent
moins de subventions que la moyenne régionale notamment de la part des collectivités. Ils ont également
choisi de réduire la part des prêts dans leurs plans de financement prévisionnels et ont ainsi augmenté la
part de leurs fonds propres.
Plan de financement prévisionnel des LLS ordinaires neufs (PLAI/PLUS) entre 2005 et 2011
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Pays de la Loire
Subventions État 4,1% 3,4% 3,3% 3,4% 4,1% 3,8%
Subventions Collectivités 8,0% 8,5% 4,7% 2,3% 4,4% 7,0%
Subventions Autres 4,1% 2,6% 3,9% 2,4% 2,6% 3,4%
Subventions Total 16,2% 14,5% 11,8% 8,1% 11,1% 14,2%
Prêts 68,9% 73,8% 75,0% 77,0% 75,7% 72,1%
Fonds propres 14,9% 11,7% 13,2% 14,9% 13,2% 13,7%
Total 100% 100% 100% 100% 100% 100%
Source : Infocentre SISAL
Au niveau régional, si la part des prêts reste constante, les bailleurs ont augmenté leur autofinancement et
les subventions ont réduits.
? Sur la période 2005-2011, les MO de Maine-et-Loire, de la Mayenne et de la Vendée ont établi des plans
de financement prévisionnels proches de la moyenne régionale.
? En Loire-Atlantique, la part du prêt dans le financement des logements en PLAI/PLUS est inférieure aux
départements du fait des subventions et des fonds propres plus élevés.
? En Sarthe, afin de pallier la faiblesse des subventions, les maîtres d?ouvrage ont augmenté la part des
prêts et celle de leurs fonds propres.
L?évolution des plans de financement prévisionnels des logements
PLAI/PLUS entre 2005 et 2011
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
Subventions Etat
Subventions Collectivités
Subvention Autres
Prêts
Fonds Propres
Années
Source : Infocentre SISAL
Depuis 2005, la part totale
des subventions a
progressé jusqu?en 2009
(période du plan de relance)
pour passer de 10,6 % à
16,6 %. Ce taux a ensuite
diminué.
La part des fonds propres a
augmenté jusqu?en 2008
pour atteindre 17,5 %.
Depuis une forte baisse en
2009 (13,9 %) ce taux est de
nouveau en progression.
(16,3 % en 2011).
Il en résulte ainsi une
diminution de la part des
prêts passant de 81,9 % en
2005 à 66,2 % en 2008.
Depuis cette part est en
légère croissance (72,2 % en
2011) tout en restant
inférieure à celle de 2005.
5
La contribution des aides indirectes aux financements des logements en PLAI/PLUS
ordinaires neufs
Les logements en PLAI/PLUS ordinaires et neufs bénéficient d?aides financières indirectes de l?État en
complément des subventions versées (aides financières directes). Ces aides indirectes n?apparaissent
pas explicitement en tant que recette dans le bilan d?une opération (le plan de financement) contrairement
aux subventions, aux prêts et aux fonds propres. Elles jouent, cependant, un rôle déterminant de
réduction du coût d?opération et allègent l?effort financier nécessaire à la production de logements sociaux
dans la région.
En 2011, les principales aides indirectes sont :
? le taux réduit de TVA à 5,5 % au lieu de 19,6 % jusqu?au 31 décembre 2011. Pour la période
2005/2011, ce soutien de l?État abaisse les coûts de construction de 14,1 points par rapport à la
construction non aidée.
? les prêts à taux bonifiés de la caisse des dépôts et des consignations (CDC) et du « 1 %
Logement » (Action logement), encore appelés aides de circuit. Ils assurent aux bailleurs sociaux un
accès au crédit à un coût inférieur à celui du marché et baissent les frais financiers dans le bilan
d?opération. A l?horizon d?une année, cette aide indirecte pourrait apparaître modeste dans un contexte de
taux d?intérêt historiquement bas. En réalité, comme la durée des prêts est très longue, les frais financiers
évités sur 40 à 50 ans représente un montant équivalent aux fonds propres pour les logements PLAI.
? la garantie des prêts par les collectivités locales (2 % du montant emprunté) évite au porteur de
l?opération de supporter les charges de fonds de garantie bancaire aux prêts, dans des conditions en
outre plus avantageuses que la garantie hypothécaire. Cette aide réduit la durée des immobilisations en
fonds propres des maîtres d?ouvrage.
? les exonérations de taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB), pendant 25 ans sont
assimilables à des crédits d?impôt.
Ces montants non mobilisés par les maîtres d?ouvrage permettent de réduire le coût de l?opération.
Cela contribue à proposer des loyers moins élevés et soutient l?accès au logement dit abordable. Elles
participent à l?équilibre de l?opération sur sa durée de vie, de manière analogue à l?aide personnalisée au
logement (APL) accordée dans le cas d?un logement conventionné suite à une aide à la pierre. Cette aide
personnalisée au logement est une « garantie » pour le bailleur de percevoir un minimum du loyer. L?APL
est versée soit au ménage, soit au bailleur sous réserve d?un accord contractualisé avec les services de
l?État laissant de fait un reste à charge au ménage.
Bilan moyen d?opération pour la réalisation d?un logement
PLAI en 2011 sur la durée du prêt CDC (50 ans)
Dépenses Recettes
Fonds propres
Prêts
Total Total
Coût réel sur
toute la durée
de vie de
l'opération,
toutes
contributions
confondues
165556 ¤ Aides directes de
l?État 7344 ¤
Aides directes
hors État 13001 ¤
Sous total aides
directes 20345 ¤
12479 ¤
90647 ¤
Aides indirectes
de l?État 36793 ¤
Aides indirectes
hors État 5292 ¤
dont montant
engagé par le MO 123470 ¤ Sous total aides
indirectes 42085 ¤
165556 ¤ 165556 ¤
Source : Infocentre SISAL
Le montant moyen TTC d?un PLAI
financé en 2011 est de 123 470 ¤.
Toutes contributions confondues,
sur toute la durée de vie de
l?opération, ce même logement
atteint la somme réelle de
165 556 ¤, soit une réduction grâce
aux aides indirectes de 42 086 ¤
(25 %) dont 36 793 ¤ attribuables à
l?État (22 %).
6
Bilan moyen d?opération pour la réalisation d?un logement
PLUS en 2011 sur la durée du prêt CDC (50 ans)
Dépenses Recettes
Fonds propres
Prêts
Total Total
Coût réel sur
toute la durée
de vie de
l'opération,
toutes
contributions
confondues
156913 ¤ Aides directes de
l?État 1365 ¤
Aides directes
hors État 9222 ¤
Sous total aides
directes 10587 ¤
24898 ¤
89835 ¤
Aides indirectes
de l?État 26299 ¤
Aides indirectes
hors État 5294 ¤
dont montant
engagé par le MO 125320 ¤ Sous total aides
indirectes 31593 ¤
156913 ¤ 156913 ¤
Source : Infocentre SISAL
Le montant moyen TTC d?un PLUS
financé en 2011 est de 125 320 ¤.
Toutes contributions confondues,
sur toute la durée de vie de
l?opération, ce même logement
atteint la somme de 156 913 ¤, soit
une réduction grâce aux aides
indirectes de 42 086 ¤ de 31 593 ¤
(20 %) dont 26 299 ¤ attribuables à
l?État (17 %).
Répartition des types de financements moyens d?un LLS ordinaire neuf selon le produit en 2011
Source : Infocentre SISAL
Tant pour les logements financés en PLAI qu?en PLUS, la part des prêts est prépondérante dans le
financement du logement social. Les efforts de financement de l?État sont renforcés sur le prêt locatif aidé
d?intégration destiné aux publics les plus en difficultés. Il est accompagné sur ce plan par les collectivités et
les autres organismes. Concernant le prêt locatif d?utilité sociale, les maîtres d?ouvrage recourent davantage
à leurs fonds propres pour limiter la part de l?emprunt.
7
PLAI PLUS
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
12479 ¤
24898 ¤
90646 ¤
89836 ¤
5292 ¤
5294 ¤
13001 ¤
10586 ¤
36793 ¤
26299 ¤
7344 ¤ 1365 ¤
165 556 ¤156 913 ¤
Fonds propres Prêts Aides indirectes hors État
Aides directes hors État Aides indirectes de l?État Aides directes de l?État
GLOSSAIRE
1. Le logement ordinaire ou logement familial est un logement défini par opposition à un logement en
résidence offrant des services spécifiques (résidences pour personnes âgées, pour étudiants, de
tourisme, à vocation sociale, pour personnes handicapées?).
2. Le logement en structure collective ou logement-foyer est un logement dans un établissement qui
comporte à la fois des locaux privatifs meublés ou non et des locaux communs affectés à la vie
collective.
3. La surface utile (SU) est égale « à la surface habitable du logement augmentée de la moitié de la
surface des annexes définies par un arrêté du ministre chargé du logement » (article R.353-16 du code
de la construction et de l?habitation).
? La surface habitable « est la surface de plancher construite, après déduction des surfaces occupées
par les murs, cloisons, marches et cages d?escalier, gaines, ébrasements de portes et de fenêtres ; [?]
Il n?est pas tenu compte de la superficie des combles non aménagés, caves, sous-sols, remises,
garages, terrasses, loggias, balcons, séchoirs extérieurs au logement, vérandas, volumes vitrés, locaux
communs et autres dépendances des logements, ni des parties de locaux d?une hauteur inférieure à
1,80 mètre » (article R.111-2 du code de la construction et de l?habitation).
4. Un logement en collectif appartient à un bâtiment de deux logements ou plus.
5. Un logement en individuel correspond à une construction qui ne comprend qu?un logement
(maison).
7. Le PLUS-CD est un PLUS finançant des opérations de construction-démolition.
6. Le prêt locatif social (PLS) a pour vocation de financer des opérations dont les niveaux de loyer et
de ressources sont 30 % supérieurs au PLUS notamment dans les zones avec un marché immobilier
tendu.
8. Le prêt locatif aidé d?intégration (PLAI) finance la production de logements ordinaires destinés à
des ménages qui cumulent des difficultés économiques et sociales particulières. Il est également utilisé
pour la production de structures collectives adaptées à ces publics comme les résidences sociales, les
maisons relais ou les pensions de famille.
9. Le prêt locatif à usage social (PLUS) est le dispositif le plus fréquemment employé pour financer le
logement social. D?après les plafonds de ressources fixés chaque année par circulaire, ces logements
sont accessibles à 60 % de la population française. Les caractéristiques de ce prêt prennent en compte
un objectif de mixité.
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