Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">A partir du fichier détaillé comportant des données sur les biens financés, l'acquéreur et le financement, mis à la disposition du ministère par la SGFGAS (Société de Gestion du Fond de Garantie de l'Accession Sociale à la propriété ) une analyse fine des PTZ est réalisée.<br /><br />Sont fournies :<br />Des données de cadrage sur les opérations de PTZ (nombre et évolution)<br />Les caractéristiques des emprunteurs par structure d'age, de catégorie socioprofessionnelle et par niveau de revenus<br />Les caractéristiques des logements (type d'opérations financées et type de logements)<br />Les incidences des caractéristiques des emprunteurs sur celles des logements objet d'un PTZ en 2010<br />Les caractéristiques financières d'ensemble des opérations donnant lieu à PTZ<br />Et enfin les caractéristiques financières des opérations ayant donné lieu à PTZ en 2011, en fonction des caractéristiques des logements et des emprunteurs.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
crédit
;donnée statistique
;prêt à la construction
;coût
Descripteur écoplanete
analyse statistique
Thème
Construction
;Habitat - Logement
Texte intégral
décembre
2012
n° 66
Le prêt à taux zéro
en Pays de la Loire
de 1995 à 2011
?
?
Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
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Sommaire
- Définition des zonages utilisés p. 3
- Principales évolutions réglementaires depuis la création du prêt à taux zéro (P.T.Z.) p. 4
- Les principaux enseignements p. 7
I - Données de cadrage sur les opérations de PTZ p. 10
I -1 ? Nombre de PTZ attribués p. 10
A - Nombre de PTZ+ attribués en 2011 p. 10
B - Évolution depuis 1995 p. 11
I - 2 ? Nombre de PTZ par ménage p. 13
A - Nombre de PTZ+ attribués par ménage en 2011 p. 13
B - Évolution depuis 1995 p. 14
II ? Caractéristiques des emprunteurs p. 16
II ? 1 ? Structure par âge p. 16
A - Structure par âge en 2011 p. 16
B - Évolution depuis 1995 p. 17
II ? 2 ? Structure par catégorie socioprofessionnelle p. 18
A - Structure par CSP en 2011 p. 18
B - Évolution depuis 1995 p. 20
II ? 3 ? Structure selon niveau de revenus p. 21
A - Structure par niveau de revenus en 2011 p. 21
B - Évolution depuis 1995 p. 23
II ? 4 ? Structure selon situation professionnelle p. 24
II ? 5 ? Structure selon nombre d?occupants p. 25
II ? 6 ? Structure par statut d?occupation d?origine p. 26
III ? Caractéristiques des logements p. 27
III ? 1 ? Type d?opérations financées p. 27
A - Type d?opérations financées en 2011 p. 27
B - Évolution depuis 1995 p. 28
III ? 2 ? Type de logements financés p. 29
A - Type de logements en 2011 p. 29
B - Évolution depuis 1995 p. 31
III ? 3 ? Caractéristiques des logements en fonction de celles des emprunteurs p. 32
Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
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IV ? Caractéristiques financières d?ensemble des opérations
donnant lieu à PTZ p. 34
IV ? 1 ? Montant des opérations donnant lieu à PTZ p. 34
A - Montant moyen par opération en 2011 p. 34
B - Montant global en 2011 p. 35
C - Évolution depuis 1995 p. 35
IV ? 2 ? Le financement des opérations p. 37
A - Montant moyen du PTZ en 2011 p. 37
B - Contributions du PTZ et des autres composantes au financement en 2011 p. 38
C - Évolution depuis 1995 p. 38
V ? Caractéristiques financières détaillées des opérations ayant
donné lieu à PTZ en 2011 p. 39
V ? 1 En fonction des catégories de logements p. 39
A - Montant moyen par opération p. 39
B - Montant moyen du PTZ p. 39
C - Contributions du PTZ et des autres composantes au financement des investissements p. 40
V ? 2 En fonction des caractéristiques des ménages p. 41
V ? 2 ? 1 En fonction de l?âge et du nombre d?occupants p. 41
A - Montant moyen par opération p. 41
B - Montant moyen du PTZ p. 42
C - Contributions du PTZ et des autres composantes au financement p. 42
V ? 2 ? 2 En fonction de la catégorie socioprofessionnelle et du niveau de revenus p. 43
A - Montant moyen par opération p. 43
B - Montant moyen du PTZ p. 44
C - Contributions du PTZ et des autres composantes au financement p. 45
Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
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Définition des zonages utilisés : centres, banlieues, périphéries, villes moyennes,
rural sous influence urbaine, rural « pur », littoral
Les concepts utilisés sont dérivés des « zonages en aires urbaines ? 2010 » définis par l?INSEE et fondés
sur les résultats du Recensement de Population millésimé 2008 : grands pôles, moyens pôles et petits pôles
urbains à chacun desquels sont rattachées des couronnes, communes multipolarisées, communes isolées :
- unité urbaine ou agglomération : ensemble d?une ou plusieurs communes présentant une continuité
de tissu bâti et comptant au moins 2 000 habitants ;
- grand pôle : agglomération offrant au moins 10 000 emplois ;
- moyen pôle : agglomération comptant de 5 000 à moins de 10 000 emplois ;
- petit pôle : agglomération comptant de 1 500 à moins de 5 000 emplois ;
- aire urbaine : ensemble de communes, d'un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle (ou
agglomération) et par des communes dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi
travaille dans le pôle ou dans des communes attirées par celui-ci ;
- couronne : ensemble des communes d?une aire urbaine extérieures au pôle (ou agglomération).
Les concepts de centre, banlieue et périphérie, renvoient dans le présent document à ceux des « grands
pôles» comptant au moins 50 000 habitants ainsi qu?à leur couronne. On en dénombre 7 en Pays de la
Loire : Nantes, Angers, Le Mans, Saint-Nazaire, Laval, La Roche-sur-Yon, Cholet :
- le centre correspond à la commune la plus peuplée ;
- dans la banlieue sont incluses le cas échéant les autres communes du pôle (ou agglomération) ;
- la périphérie réunit les communes de la couronne.
Les villes moyennes (53 en Pays de la Loire) correspondent aux communes centres des pôles autres que
les 7 principaux, à l?exception des communes présentes dans le zonage loi littoral en tant que commune
littorale.
L?espace rural sous influence urbaine regroupe les communes des pôles autres que les 7 principaux et
autres que les villes moyennes, ainsi que l?ensemble des communes multipolarisées, à l?exception des
communes présentes dans le zonage loi littoral en tant que commune littorale.
L?espace rural « pur » correspond aux autres communes, à l?exception des communes présentes dans le
zonage loi littoral en tant que commune littorale.
Le littoral est composé des communes présentes dans le zonage loi littoral en tant que commune littorale, à
l?exception de 4 communes de l?aire urbaine de Saint-Nazaire considérées par convention en tant que
composantes de l?aire urbaine et non en tant que communes littorales.
Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
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Principales évolutions réglementaires depuis la création du prêt à taux zéro (P.T.Z.)
HISTORIQUE SOMMAIRE
Entré en application le 1er octobre 1995, le prêt à taux zéro (PTZ, ou prêt à 0 %) s?est à l?époque substitué
aux prêts aidés d?accession à la propriété (PAP). Il est destiné aux emprunteurs à revenus modestes ou
moyens pour leur permettre d?acquérir une résidence principale.
À l?origine, le prêt à taux zéro n?est délivré que pour les constructions ou les achats dans le neuf, ainsi que
pour les achats de logements de plus de 20 ans sous réserve d?une part minimum de 35 % de travaux
(acquisition-amélioration). À partir de novembre 1997, le champ des bénéficiaires est réduit aux primo-
accédants. Les plafonds de ressources permettant l?accès au prêt demeurent par ailleurs inchangés entre la
date de création du prêt et février 2005.
Institué à partir du 1er février 2005, le « nouveau prêt à 0 % » (NPTZ) fonctionne jusqu?au 31 décembre
2010. Son champ continue de couvrir la construction ou l?acquisition d?un logement neuf, tout en étant élargi
à l?ensemble de l?habitat ancien, sans condition d?ancienneté ni quotité minimale de travaux.
Les plafonds de ressources par catégorie de ménages sont revalorisés dans un premier temps pour ceux
d?entre eux comptant trois personnes ou plus, puis, en avril 2007, à l?ensemble des ménages. Les conditions
d?attribution du NPTZ dépendent en outre du caractère neuf ou ancien du logement et de sa localisation
géographique ; une partition du territoire en trois zones est instituée à cet effet :
- Zone A (fortement tendue) : Paris, petite couronne et deuxième couronne jusqu'aux limites de
l'agglomération parisienne, Côte d'Azur (bande littorale Hyères-Menton), Genevois français ;
- Zone B (moyennement tendue à tendue) : agglomérations de plus de 50 000 habitants, communes
en bordure de l'agglomération parisienne, communes des départements d'outre-mer, certaines
communes littorales et frontalières ;
- Zone C : reste du territoire.
Dans le cadre du plan de relance de l?économie adopté fin 2008, le montant du prêt est doublé pour les prêts
émis entre janvier 2009 et juin 2010, dans le neuf uniquement. Cette majoration est réduite à 50 % durant le
second semestre 2010.
Le « prêt à taux zéro plus » entre en vigueur le 1er janvier 2011. Il résulte de la fusion de trois dispositifs : le
NPTZ, le Pass-Foncier et le crédit d?impôt sur les intérêts d?emprunt. Ce PTZ+ propose des montants et des
durées de prêts supérieurs à ceux accessibles précédemment. Il reste réservé aux primo-accédants pour
une acquisition dans le neuf ou l?ancien, mais, et c?est là une différence importante, est accessible sans
condition de ressources.
CONDITIONS EN VIGUEUR EN 2011
Conditions relatives au logement
Le PTZ + peut financer la construction d?un logement, l?achat d?un logement neuf ou ancien quelle que soit
l?ancienneté, l?achat d?un logement objet d?un contrat de location-accession, et la transformation en logement
d?un local professionnel dont l?emprunteur est déjà propriétaire. Il peut couvrir l'achat du terrain et la
construction simultanée sur ce terrain d'une maison individuelle. Il peut également participer au financement
des dépendances et annexes (garage, jardin, ?) si celles-ci sont réalisées ou acquises en même temps que
le logement. Il ne peut en revanche financer l'achat du terrain seul.
S?il s?agit d?un logement ancien, celui-ci doit répondre à des normes minimales de surface et d?habitabilité.
Lorsque l?acquisition porte sur des immeubles achevés depuis plus de 20 ans, un état des lieux relatif à la
conformité du logement quant aux normes de surface et d?habitabilité est établi. Cet état des lieux doit
prévoir les travaux éventuellement nécessaires pour mettre le logement aux normes, auquel cas ces travaux
sont finançables par le PTZ +. Ils doivent alors être achevés dans un délai de 24 mois suivant la signature
du prêt.
Sauf dérogation, le logement objet du PTZ + doit dans un délai de 1 an devenir la résidence principale de
l?emprunteur qui doit l?occuper pendant une durée minimum de 8 mois par an. L?entrée dans le logement doit
se faire dans l?année suivant la déclaration d?achèvement des travaux (DAT) ou l?acquisition du logement (si
postérieure à la DAT).
Conditions relatives à l?emprunteur
Sauf dérogation, le bénéficiaire ne doit pas avoir été propriétaire de sa résidence principale lors des 2
dernières années précédant la demande de prêt.
Pour la première fois en 2011, l?emprunteur n?est pas soumis à conditions de ressources. Toutefois, le
montant total des ressources de l'emprunteur et de l'ensemble des personnes destinées à occuper le
Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
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logement est pris en compte pour déterminer les conditions de remboursement du prêt. Lors de la demande
de prêt, l'emprunteur doit ainsi produire l'avis d'imposition sur le revenu de l'ensemble de ces personnes.
L?emprunteur doit être le propriétaire du logement construit ou acheté. S?il est titulaire d?un contrat de
location-accession, il devient bénéficiaire au moment de la levée de l?option.
Le PTZ + est accordé uniquement à des personnes physiques (c?est à dire ni à des sociétés civiles
immobilières, ni à des groupements fonciers agricoles). Il ne peut financer l'achat de valeurs immobilières
ayant vocation au financement de l'immobilier.
Le PTZ + peut être accordé au titulaire d?un bail à construction si la durée de remboursement des prêts est
inférieure à la durée du bail.
Conditions relatives à l?octroi du prêt
Un seul prêt à 0 % est possible par ménage. Il ne peut ni être accordé seul ni constituer le financement
principal de l'opération. II est cumulable avec un ou plusieurs autre(s) prêt(s).
Le montant du PTZ + ne doit ni dépasser 20 % du coût de l?opération (30 % en zone franche urbaine) ni
excéder 50 % des autres prêts (de durée supérieure à deux ans). Il peut cependant être majoré dans les
zones franches urbaines (ZFU) et dans les zones urbaines sensibles (ZUS), dans des conditions liées à
l?intervention ou non de collectivités territoriales (majoration pour l?accession sociale).
Calcul du montant du PTZ +
Le calcul du PTZ + s?effectue en appliquant un pourcentage au coût maximal TTC de l?opération. Ce coût
comprend le coût de la construction ou de l'achat et les honoraires de négociation ; les frais d'acte notarié et
les droits d'enregistrement ne sont pas inclus.
Ce pourcentage varie en fonction :
- de la zone géographique dans lequel se trouve le logement à financer, l?ancienne zone B étant
scindée en deux groupes :
o B1 (tendue) : agglomérations de plus de 250 000 habitants, grande couronne autour de
Paris, quelques agglomérations chères (Annecy, Bayonne, Chambéry, Cluses, La Rochelle,
Saint-Malo), pourtour de la Côte d'Azur, départements outre-mer, Corse ;
o B2 (moyennement tendue) : autres agglomérations de plus de 50 000 habitants, autres
zones frontalières ou littorales chères, limite de l'Ile-de-France ;
- de son caractère neuf ou ancien,
- de son niveau de performance énergétique.
Le niveau de performance énergétique d'un logement neuf dépend de l'obtention du label "bâtiment basse
consommation, BBC 2005" (BBC).
Le niveau de performance énergétique d'un logement ancien est classé de A (très performant) à G (très peu
performant). En l'absence de DPE, le logement est considéré comme classé de niveau G.
Nota : Un bonus de 5 % peut être accordé, sous conditions, pour l'acquisition d'un logement d'habitation à
loyer modéré (HLM).
Logement neuf
NOMBRE DE PERSONNES
DESTINÉES À OCCUPER LE
LOGEMENT
COÛT MAXIMAL DE L?OPÉRATION OBJET DU PRÊT À 0 % (EN EUROS)
Zone A Zone B1 Zone B2 Zone C
1 personne 156 000 117 000 86 000 79 000
2 personnes 218 000 164 000 120 000 111 000
3 personnes 265 000 199 000 146 000 134 000
4 personnes 312 000 234 000 172 000 158 000
5 personnes et plus 359 000 269 000 198 000 182 000
Label BBC POURCENTAGE APPLIQUÉ À L?OPÉRATION OBJET DU PRÊT À 0 % ( %)
Zone A Zone B1 Zone B2 Zone C
Avec 40 35 30 25
Sans 27 22 17 15
Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
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Logement ancien
NOMBRE DE PERSONNES
DESTINÉES À OCCUPER LE
LOGEMENT
COÛT MAXIMAL DE L?OPÉRATION OBJET DU PRÊT À 0 % (EN EUROS)
Zone A Zone B1 Zone B2 Zone C
1 personne 124 000 93 000 86 000 79 000
2 personnes 174 000 130 000 120 000 111 000
3 personnes 211 000 158 000 146 000 134 000
4 personnes 248 000 186 000 172 000 158 000
5 personnes et plus 285 000 214 000 198 000 182 000
Niveau de
performance
énergétique
POURCENTAGE APPLIQUÉ À L?OPÉRATION OBJET DU PRÊT À 0 % ( %)
Zone A Zone B1 Zone B2 Zone C
A, B, C, D 20
E, F 10
G 5
Conditions relatives au remboursement du prêt
La durée de remboursement du PTZ+ est fonction des revenus de l'emprunteur. Plus ses revenus sont
élevés, plus la durée du prêt est courte. Elle s'étend de 5 à 30 ans selon les cas.
La durée du PTZ+ se compose de 2 périodes qui peuvent se cumuler :
- une 1ère période de remboursement, comprise entre 5 et 23 ans,
- une période de différé de remboursement, comprise entre 2 et 7 ans et qui ne doit pas dépasser la 1ère
période.
La période de différé est accordée ou non en fonction des ressources de l'emprunteur et de la composition
du ménage.
Tableau comparatif PTZ + / NPTZTableau comparatif PTZ + / NPTZTableau comparatif PTZ + / NPTZTableau comparatif PTZ + / NPTZ
Caractéristiques « PTZ + » « NPTZ »
Conditions de ressources NON OUI
Primo accédant OUI (uniquement) OUI (uniquement)
Achat résidence principale OUI (uniquement) OUI (uniquement)
Frais de dossier NON NON
Intérêts sur le prêt NON NON
Zones éligibles Zones A, B1, B2 et C Zones A, B et C
Montant PTZ Variable en fonction de la composition du
ménage, de la zone géographique, du statut
(neuf ou ancien), de la performance
énergétique du logement
Variable en fonction de la taille et des
revenus du ménage, de la zone géographique,
du statut (neuf ou ancien) du logement
Durée remboursement PTZ De 5 à 30 ans en fonction de la zone
géographique, des revenus de l'emprunteur et
de la composition du ménage
De 6 à 22 ans en fonction des revenus du
ménage
Prise en compte des
performances énergétiques
OUI (neuf / ancien) NON
Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
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Les principaux enseignements
En 2011, 24 845 prêts à taux zéro « plus » délivrés
Avec 24 845 PTZ+ délivrés en 2011, la région des Pays de la Loire se place au 3ème rang national derrière l?Ile-de-
France et Rhône-Alpes. Elle représente 7,1% des PTZ attribués en France métropolitaine. Par rapport à 2010, ce
nombre marque une progression de 9,6 %.
Le département de Loire-Atlantique, en 4ème position, concentre 39,4% des PTZ+ délivrés dans la région, pourcentage
en augmentation de 3,5 points par rapport à 2010 ; le Maine-et-Loire et la Vendée en représentent 21,4% et 17,8%, la
Sarthe et la Mayenne, 13,5% et 7,9%. La Vendée est le seul département de la région enregistrant une baisse du
nombre de prêts attribués.
Les sept principales aires urbaines accaparent 62,0 % des PTZ (contre 57,8 % en 2010)
En 2011, les centres, banlieues et périphéries des 7 principaux pôles (Nantes, Angers, Le Mans, Saint-Nazaire, Laval,
La Roche-sur-Yon, Cholet) ont concentré respectivement 20,1 %, 13,9 % et 28,0 % des PTZ accordés en Pays de la
Loire (contre 16,3 %, 13,0 % et 28,5 % l?année précédente). La part revenant au rural sous influence urbaine a été de
25,7 % (29,3 % en 2010). Le reste des prêts s?est réparti entre villes moyennes (7,3 %), rural « pur » (2,2 %) et littoral
(3,0 %).
En 2011, le nombre de PTZ+ attribués par ménage en Pays de la Loire (en moyenne 16,4 pour 1 000
ménages) est supérieur de 25 % au reste du territoire national
En 2011 comme en 2010 mais dans une moindre proportion, les ménages ligériens ont davantage recouru aux PTZ
(16,4 prêts accordés pour 1 000 ménages) que les ménages français de métropole dans leur ensemble (13,0 prêts pour
1 000 ménages).
La région des Pays de la Loire se positionne encore en tête des régions françaises pour le nombre de PTZ+ par
ménage. Trois de ses départements figurent parmi les 10 premiers de métropole (Loire-Atlantique, 1er, Maine-et-Loire,
7ème et Vendée, 9ème), la Mayenne est 12ème, la Sarthe, 29ème.
2011 marque après 2010 un nouveau record du nombre de prêts à taux zéro attribués en Pays de la
Loire, mais leur part en France est tombée de 10,4 % en 2004 à 7,1 %
Depuis leur création, 235 100 PTZ ont été accordés en Pays de la Loire. Le nombre annuel, qui avait doublé en 2005
sous l?effet de l?élargissement du champ du prêt aux logements anciens sans travaux, avait atteint en 2010 un niveau
sans précédent.
La mise en oeuvre du PTZ + s?est traduite en 2011 par une nouvelle augmentation ? et donc un nouveau record - du
nombre de prêts attribués.
Cependant, la part des Pays de la Loire dans le nombre de prêts attribués sur l?ensemble de la France métropolitaine
s?était élevée de 8,8 % en 1996 à 10,8 % en 2004. Avec l?ouverture à l?ensemble des logements anciens du champ
d?attribution du prêt en 2005, elle est progressivement retombée jusqu?à atteindre en 2011 un minimum de 7,1 %,
sensiblement supérieur néanmoins à la part des ménages, qui est, rappelons-le, de 5,7 %.
La répartition spatiale des PTZ a connu une forte évolution à partir de 2005, avec un renforcement,
confirmé en 2011, de la place de la Loire-Atlantique et des villes centres des principaux pôles ainsi
que dans une moindre mesure de leurs banlieues, au détriment de la Vendée et des espaces en
cours d?urbanisation
Depuis la mise en place du PTZ, Loire-Atlantique et Vendée se partagent bon an mal an entre 55 et 58 % des prêts
attribués sur la région, ne laissant donc que moins de 45 % aux trois départements de l?intérieur.
Avant 2005, cette apparente stabilité de la part des départements littoraux cachait une redistribution interne caractérisée
par un recul régulier de la part de la Loire-Atlantique (de 35 % en 1997 à 29 % en 2004) et une progression quasi
équivalente de celle de la Vendée (de 21 à 26 %). Les évolutions propres à chacun des autres départements étaient
nettement moins tranchées.
Depuis 2005, on observe un recul sensible - de 26 % à 17% - en 2011 de la part de la Vendée dans l?attribution des
prêts sur la région, avec pour contrepartie une remontée de 29 à 39 % de celle de la Loire-Atlantique. Le nombre de
prêts attribués en Maine-et-Loire devient ? très légèrement il est vrai - supérieur au nombre de prêts accordés en
Vendée.
De même, jusque 2004, les périphéries des principaux pôles et le rural sous influence urbaine accaparaient aux
alentours de 70 % des PTZ attribués sur la région. L?ouverture du NPTZ aux logements anciens avec ou sans travaux
s?est immédiatement traduite par un bond du nombre de prêts attribués dans les villes centres des principales
agglomérations et dans une moindre mesure dans leurs banlieues. La progression a été moindre dans les autres types
de territoire, qu?il s?agisse des espaces en cours d?urbanisation, du rural plus profond ou du littoral.
En 2011, les périphéries des principaux pôles et le rural sous influence urbaine ne couvrent plus que 53,7 % des prêts ?
pourcentage qui demeure toutefois élevé au regard de la proportion de ménages résidant sur ce type de territoires
(42,9 %).
Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
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Une proportion toujours forte (43,7%) mais en baisse des bénéficiaires de moins de 30 ans
En 2011, 43,7 % des bénéficiaires d?un PTZ en Pays de la Loire ont moins de 30 ans, tandis que 20,6 % en ont plus de
40. En France métropolitaine, les proportions respectives sont de 38,4 % et 23,3 %.
Avec de tels taux, la région des Pays de la Loire conserve le 2ème rang en France pour la part des moins de 30 ans dans
le total. À l?opposé, elle occupe la 21ème (avant-dernière) position pour celle des plus de 40 ans.
La part des bénéficiaires de moins de 30 ans a crû assez régulièrement jusque 2007 ou 2008 (selon les régions) avant
de fléchir au profit des plus de 40 ans.
En particulier, par rapport à 2010, la part en 2011 des moins de 30 ans recule de 3,3 points tandis que celle des plus de
40 ans s?élève de 3,6 points. La progression du nombre des bénéficiaires, limitée à 2 % chez les moins de 30 ans et à
8 % chez les 30 ? 39 ans, atteint 33 % parmi les plus de 40 ans.
22,6 % des prêts sont attribués aux ménages dont les revenus sont inférieurs à 15 800¤, 33,9 % aux
revenus supérieurs à 28 420 ¤
Les emprunteurs dont les revenus sont inférieurs à 15 800 ¤ ont en 2011 reçu 22,6 % des prêts attribués (+ 0,9 point par
rapport à 2010). Ceux dont les revenus sont supérieurs à 28 420 ¤ en ont capté 33,9 % ; malgré une progression de
11,7 points, cette proportion demeure éloignée de la moyenne nationale, 40,3 %, tirée vers le haut par l?Ile-de-France, à
53,2 %.La hausse (en 2011 par rapport à 2010) de la part des ménages les plus modestes parmi les attributaires de PTZ
se limite en Pays de la Loire aux territoires les moins urbanisés. En effet, ces ménages de moins de 15 800 ¤ de
revenus représentent dans les villes centres des principales agglomérations 27,4 % des prêts attribués, dans les
banlieues, 18,1 %, sur le littoral, 23,5 %, chiffres en retrait de 4,6 points, 0,3 point et 3,5 points par rapport à 2010. Dans
les périphéries, la proportion est de 18,2 % (+1,4 point). Dans les autres types de territoire, elle est d?au moins 24 % et
progresse de 3 à 7 points.Pour ce qui la concerne, la hausse de la part des ménages les plus aisés ? revenus supérieurs
à 28 420 ¤ - est générale mais d?ampleur extrêmement variable selon les territoires : s?élevant à 34,1 % dans les villes
centres et à 45,9 % dans leurs banlieues, cette part y augmente respectivement de 19,6 et 17,1 points ! À 34,4 % sur le
littoral, elle gagne encore 13,7 points, à 36,0 % dans les périphéries, 10 points. Dans le rural où elle est de l?ordre de
25 %, la progression se limite à 4 à 6 points.
Les ménages déclarant 1 ou 2 occupants rassemblent près de 60 % des bénéficiaires de PTZ ; les
ménages de 1 personne représentent 45 % des bénéficiaires dans les centres des principales
agglomération et seulement 16 % dans leurs périphéries
En 2011 en Pays de la Loire, les ménages de 1 et 2 personnes ont été les principaux bénéficiaires de PTZ, soit
respectivement 26,0 % et 33,3 % d?entre eux. Les ménages de 3 personnes en ont représenté 20,7 %, légèrement plus
que ceux de 4 personnes ou plus qui en ont réuni 20,0 %. Le nombre moyen d?occupants par emprunteur a été de
2,46.Géographiquement, le contraste est particulièrement flagrant entre d?une part les centres des principales
agglomérations, dont les ménages d?une seule personne ont représenté 45 % des bénéficiaires de PTZ et ceux de
3 personnes ou plus 28 %, et d?autre part leur périphérie où ces proportions se sont respectivement élevées à 16 % et
46 %. Dans les autres types de territoire, les répartitions ont été beaucoup plus homogènes et proches de la moyenne
régionale.Par rapport à 2010, les ménages de 2 personnes ont progressé bien plus que les autres bénéficiaires de PTZ
(+ 4,2 points) ; cette progression s?est opérée au détriment des ménages de 1 personne (- 1,2 point) et plus encore des
ménages de 3 personnes ou plus (- 3,0 points). Toutefois, seuls dans la région les ménages de 5 personnes ou plus
sont moins nombreux en 2011 qu?en 2010 à bénéficier d?un PTZ. Le nombre moyen d?occupants par emprunteur s?est
élevé de 0,04.
68% des PTZ concernent l?acquisition de logements anciens
68,4 % des PTZ accordés en 2011 en Pays de la Loire portent sur l?acquisition - amélioration de logements anciens ? et
par conséquent 31,6 % sur des logements neufs.
Cette part sans précédent de logements anciens dans les attributions de PTZ est toutefois inférieure à la moyenne
nationale qui est de 73,6 % : la région occupe à cet égard le 16ème rang national ? et par conséquent le 7ème pour les
logements neufs.
Comme il l?est par rapport à l?ensemble de la période 2005 ?2010 qui a suivi la mise en oeuvre du NPTZ, le « bond » de
la part de l?ancien par rapport à l?année 2010 est pourtant remarquable : + 12,4 points.
Cette progression conjugue une diminution de 2 118 PTZ attribués pour des logements neufs et un accroissement
double du nombre des prêts affectés à des logements anciens : + 4 301. Cette progression de PTZ visant l?acquisition de
logements anciens est particulièrement intense en Loire-Atlantique ainsi évidemment que dans les territoires desquels ils
étaient quasiment absents avant 2005 : centres, banlieues des principales agglomérations, littoral. Dans les deux
premiers cités néanmoins, la progression du nombre de PTZ dûs aux logements anciens s?accompagne de celle, plus
légère et relative, des PTZ destinés aux neufs, alors que ceux-ci diminuent sur le littoral. Ces évolutions expliquent d?une
façon générale le recul du nombre de prêts attribués sur la Vendée, département beaucoup plus que les autres tourné
vers les logements neufs.
16,5% des PTZ portent sur des logements collectifs
En 2011, 16,5 % des PTZ accordés en Pays de la Loire correspondent à des logements collectifs. Cette part est
nettement inférieure à la moyenne nationale, Ile-de-France comprise (33,6 %) ou non (26,5 %).
Par rapport à 2010, la part des logements de type collectif est cependant en augmentation de 3? points. Celle-ci résulte
d?une augmentation pour la première fois plus importante du nombre de PTZ attribués à des logements collectifs
(+ 1 162) qu?à des logements individuels (+ 1 021). Encore faut-il ajouter que la progression du nombre de PTZ
intéressant les logements individuels est exclusivement due à des logements anciens.
Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 9 -
La part des PTZ+ destinée à des logements collectifs atteint 27 % en Loire-Atlantique ; elle est encore de 13 % dans le
Maine-et-Loire et la Sarthe. Elle n?est plus que de 7,2 % dans la Mayenne. C?est en Vendée qu?avec 4,9 %, elle est la
plus faible : seuls en France, 4 départements font « moins ».
Les contrastes locaux sont encore plus importants : 53% de PTZ+ dans les villes centres des principales
agglomérations, 25 % dans leurs banlieues, 11 % sur le littoral, 8% dans les villes moyennes, 3 % et moins dans les
périphéries d?agglomérations et l?espace rural.
En 2011 en Pays de la Loire, l?habitat individuel ancien représente plus de la moitié des opérations ayant donné lieu à
l?attribution d?un PTZ - 54,1 % contre 45,3 % en 2010. La part de l?habitat collectif ancien croît également de 10,8 % à
14,3 %. Ces progressions s?opèrent au détriment exclusif de l?habitat individuel neuf qui recule de 41,6 % à 29,3 % (et
dont le nombre correspondant de PTZ baisse de 2 100 unités).
Un montant moyen par opération de 155 510 ¤
En 2011, le montant moyen investi dans des opérations donnant lieu à PTZ a été de 155 510 ¤ en Pays de la Loire. Ce
montant est inférieur de 3,3% à la moyenne de province (160 190 ¤) et de 8,3 % à la moyenne nationale incluant l?Ile-de-
France (168 830 ¤). Il est en revanche en nette progression par rapport à 2010 (142 900 ¤)
La Loire-Atlantique est le seul département de la région dont le montant par opération, soit 172 760 ¤, est supérieur à la
moyenne. Dans les quatre autres départements des Pays de la Loire, il est nettement plus faible, compris entre
132 350 ¤ (Mayenne) et 149 220 ¤ (Maine-et-Loire).
Les montants les plus élevés reviennent, dans l?ordre, aux banlieues des principales agglomérations (185 900 ¤), au
littoral (167 560 ¤), aux périphéries (161 430 ¤). Suivent les centres des principales agglomérations (153 170 ¤), puis le
rural sous influence urbaine (139 430 ¤). Dans le rural « pur », l?investissement moyen se situe à 120 570 ¤.
Par rapport à 2010, la progression du montant par opération est de 8,8 % (10,2 % en province, davantage dans les
régions où les investissements ont été les plus conséquents, mais 5,7 % en Ile-de-France). Elle est nettement plus
élevée en Loire-Atlantique (11,4 %), qui creuse ainsi l?écart avec les autres départements. Elle est de 18,4 % dans les
centres des principales agglomérations, de 12,6 % dans leurs banlieues, de 11,7 % sur le littoral. Ailleurs,
l?investissement moyen par opération ne progresse pas de plus de 6 % et diminue même légèrement dans l?espace rural
« pur ».
Le montant moyen investi dépend par ailleurs des caractéristiques des logements et de celles des emprunteurs.
C?est dans l?individuel neuf qu?il atteint les valeurs les plus élevées (170 000 ¤), suivi de l?individuel ancien et du collectif
neuf (environ 155 000 ¤), puis du collectif ancien (125 000 ¤).
Il est de 132 000 ¤ pour les ménages de moins de 25 ans comptant en moyenne 1,8 occupant, passe par un maximum
de 167 500 ¤ chez ceux de 35 ?39 ans (3,0 occupants) puis décroît avec l?âge (et la baisse du nombre d?occupants)
sans toutefois descendre en-deçà de 150 000 ¤. À nombre égal d?occupants, le montant investi par les bénéficiaires de
plus de 55 ans est supérieur en moyenne de près de 15 % à celui des moins de 25 ans.
Ce montant atteint en moyenne 202 000 ¤ chez les cadres, 170 000 ¤ chez les indépendants, 159 000 ¤ parmi les
professions intermédiaires ; il est inférieur à 150 000 ¤ pour les autres catégories socioprofessionnelles, et à revenus
équivalents, plus faible chez les ouvriers (136 000 ¤).
Il existe par ailleurs un montant moyen « plancher » d?investissement associé aux revenus inférieurs à 16 000 ¤. Ce
plancher se situe aux alentours de 120 000 ¤. Lorsque les revenus croissent, la progression du montant investi est
quasiment constante ; elle est d?environ 3 000 ¤ par millier d?euros de revenus supplémentaire. Les revenus supérieurs à
60 000 ¤ échappent à cette « loi », mais ils ne représentent que 2 % de l?ensemble des PTZ+ attribués.
Un montant moyen de PTZ de 20 390 ¤, correspondant à 13,1% du montant de l?opération
En 2011, le montant moyen des PTZ+ a été de 20 390 ¤, inférieur de 2 % à la moyenne de province et de 12 % à la
moyenne nationale.
Le PTZ+ a participé en moyenne à 13,1 % du coût des investissements : un tel taux est de 0,2 point supérieur à la
moyenne nationale de province, mais en baisse de 3 points sur 2010. Cette baisse résulte à la fois d?une diminution du
niveau moyen du prêt et d?une hausse de l?assiette (montant par opération). La contribution moyenne des prêts
bancaires (117 765 ¤) a été de 76,0%, celle de l?autofinancement (en l?occurrence, l?apport personnel déduction faite des
frais administratifs et notariaux, 16 688 ¤), de 10,8 %, en ? forte ? hausse de 3,1 points.
Le montant moyen de PTZ+ attribué a été sensiblement plus élevé (34 420 ¤) pour les logements collectifs neufs qui ne
représentent qu?une faible part des prêts. Bien que supérieur à la moyenne (24 020 ¤), le montant dédié aux logements
individuels neufs accuse une baisse sensible par rapport à 2010. Voisin de 18 000 ¤ quel qu?en soit le type, le montant
associé aux logements anciens est en forte progression.
La contribution du PTZ + au financement des opérations a dépassé 22 % dans le collectif neuf, et a été comprise entre
12 et 14 % dans les autres cas.
Montant comme contribution du PTZ+ au financement des opérations sont par ailleurs très sensibles aux
caractéristiques des emprunteurs.
Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 10 -
I - Données de cadrage sur les opérations de PTZ
I -1 ? Nombre de PTZ attribués
A - Nombre de PTZ + attribués en 2011
En 2011, 24 845 prêts à taux zéro « plus » ont été délivrés en Pays de la Loire, plaçant la
région au 4ème rang des régions de France métropolitaine
Avec 24 845 PTZ+ délivrés, la région des Pays de la Loire se place en 2011 en 4ème position derrière l?Ile-de-
France, Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d?Azur, qui ont attribué cette même année respectivement
61 083, 38 816 et 25 625 prêts. Devancée cette année par « PACA », elle représente néanmoins encore
7,1 % des PTZ attribués en France métropolitaine en 2011 (7,8 % en 2010), pour 5,7 % des ménages au
début de la même année.
Par rapport à 2010, le nombre de PTZ connaît en Pays de la Loire une progression de 9,6 %. Toutefois,
o cette progression atteint 23 % sur l?ensemble de la France ; elle est de 20 % en Loire-Atlantique
mais limitée à 9 % dans la Sarthe, à 6 ? 7 % dans le Maine-et-Loire et en Mayenne ; en Vendée, le
nombre de prêts attribués est en baisse de 4% ;
o parmi ces prêts, 19,8 % émanent de demandeurs qui n?auraient pas été éligibles avec l?ancien
dispositif PTZ qui excluait les ménages dépassant un certain revenu. La hausse observée en 2011
est donc à relativiser ; à champ constant (application des conditions de ressources 2010), on
observerait une baisse de l?ordre de 12 %. Ce repli signifie un recul de l?accès à la propriété en
2011, malgré la hausse du nombre de PTZ délivrés.
La Loire-Atlantique est le 4ème département au niveau national pour le nombre de prêts à
taux zéro attribués ; elle concentre près de 40% des prêts délivrés dans la région en 2011
Avec 9 791 prêts (+ 1 647 par rapport à 2010), le département de Loire-Atlantique se classe en 4ème position
au niveau national derrière le Nord et, désormais, le Rhône et les Bouches-du-Rhône. Le Maine-et-Loire
(5 311, + 335) et la Vendée (4 417, - 192) apparaissent respectivement aux 24ème et 30ème places, la Sarthe
(3 351, + 276) et la Mayenne (1 975, + 117), aux 43ème et 61ème rangs. Tous les départements ligériens
connaissent un certain tassement de leur position par rapport à 2010.
La Loire-Atlantique concentre 39,4 % des prêts à taux zéro délivrés dans la région où elle renforce son poids
de façon conséquente (35,9 % en 2010). En revanche, le Maine-et-Loire, la Vendée, la Sarthe et la
Mayenne, avec respectivement 21,4 %, 17,8 %, 13,5 % et 7,9%, voient leur contribution diminuer.
Répartitions des PTZ attribués et des ménages
en région des Pays de la Loire en 2011
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35% 40% 45%
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
% PTZ attribués % ménages
Répartition des PTZ attribués et des ménages
en région des Pays de la Loire en 2011
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
Villes moyennes
Périphérie grands pôles
Banlieue grands pôles
Centre grands pôles
% PTZ attribués % ménages
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire ? Filocom 2011
Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 11 -
Les sept principales aires urbaines accaparent 62,0 % des PTZ (contre 57,8 % en 2010),
mais la part de la périphérie diminue, tandis que celles des banlieues et plus encore des
centres progressent
En 2011, les centres, banlieues et périphéries des 7 principaux pôles ont concentré respectivement 20,1 %,
13,9 % et 28,0 % des PTZ+ accordés en Pays de la Loire (contre 16,3 %, 13,0 % et 28,5 % l?année
précédente). La part revenant au rural sous influence urbaine a été de 25,7 % (29,3 % en 2010). Le reste
des prêts s?est réparti entre villes moyennes (7,3 %), rural « pur » (2,2 %) et littoral (3,0 %).
On observe ainsi en 2011 un recul de la part du péri-urbain éloigné, cette part demeurant néanmoins
importante.
B - Évolution depuis 1995
Depuis leur création, 235 100 PTZ ont été accordés en Pays de la Loire ; avec
l?élargissement du champ du prêt aux logements anciens sans travaux, le rythme des
attributions s?est accéléré, et des niveaux sans précédent sont atteints en 2010 ? 2011
Depuis la création du PTZ le 1er octobre 1995, jusqu?au 31 décembre 2011, 235 100 prêts à taux zéro ont
été attribués en Pays de la Loire ; la région se situe à ce titre au 3ème rang derrière l?Ile-de-France (366 250)
et Rhône-Alpes (290 890).
o Sur la période allant de 1996 à 2004, le nombre de PTZ accordés chaque année dans la région
se situe dans une fourchette variant entre 12 000 et 8 000 prêts, avec cependant une nette
tendance à la diminution. À compter du 1er novembre 1997, les personnes déjà propriétaires
sont en effet exclues du champ du PTZ ; ensuite, la flambée des prix immobiliers, les difficultés
d?accès au crédit et l?absence d?actualisation des plafonds de revenus éligibles au PTZ
confortent la tendance à la baisse du nombre d?attributaires ;
o Entre 2005 et 2007, le nombre de prêts est multiplié par deux, et s?élève à une vingtaine de
milliers. Cette progression, pourtant moins spectaculaire qu?ailleurs tout particulièrement en Ile-
de-France, est consécutive à la mise en oeuvre du NPTZ, élargissement du PTZ à l?ensemble
des logements anciens (avec ou sans travaux) ;
o En 2008 et 2009, la baisse du nombre de PTZ accordés accompagne la crise du logement (et la
chute du nombre de constructions) ;
o La majoration en 2009 ?2010 du montant du prêt dédié aux logements neufs porte explicitement
ses fruits en 2010, année par ailleurs caractérisée par une remontée sensible du nombre de
logements mis en chantier.
Evolution du nombre des PTZ
0
5000
10000
15000
20000
25000
1996 1999 2002 2005 2008 2011
Loire-Atlantique Maine-et-Loire
Mayenne Sarthe
Vendée Pays de la Loire
Evolution du nombre de PTZ
0
1000
2000
3000
4000
5000
6000
7000
20
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10
20
11
Centre principaux pôles
Banlieue principaux pôles
Périphérie principaux pôles
Villes moyennes
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
L?année 2011 marque après 2010 un nouveau record du nombre de PTZ attribués en Pays
de la Loire, mais leur part en France est, depuis 2009, inférieure à 8 %, ce qui ne s?était
jamais produit au cours des années précédentes
La mise en oeuvre du PTZ + se traduit par une nouvelle augmentation en 2011 du nombre de prêts attribués.
Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 12 -
Les fluctuations annuelles nationales et
régionales sont parallèles. Elles se caractérisent
par une conjonction d?évolutions soit à la hausse,
soit à la baisse du nombre de prêts. Toutefois, la
part des Pays de la Loire dans le nombre de prêts
attribués sur l?ensemble de la France
métropolitaine, qui s?était élevée de 8,8 % en
1996 à 9,3 % en 1999, puis à un niveau record de
10,8 % en 2004, retombe à 9,3 % dès 2005, à
8,4 % en 2007, avant de passer sous la barre des
8 % en 2009 et de tomber à un niveau plancher
de 7,1 % en 2011.
Par rapport à la période 1997-2004, en effet, le
nombre annuel moyen de PTZ délivrés entre
2005 et 2011 est multiplié par 2,05 en Pays de la
Loire, par 2,18 sur la France de province, par
4,63 en Île-de-France.
La part des Pays de la Loire pour le nombre de
prêts demeure néanmoins sensiblement
supérieure à celle du nombre de ménages, qui
est, rappelons-le, de 5,7 %.
Evolution du nombre des PTZ
0
10 000
20 000
30 000
40 000
50 000
60 000
70 000
1996 1999 2002 2005 2008
P
ay
s
de
la
L
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re
, I
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-d
e-
F
ra
nc
e
0
50 000
100 000
150 000
200 000
250 000
300 000
350 000
400 000
F
ra
nc
e
m
ét
ro
po
lit
ai
ne
France métropolitaine
Pays de la Loire
Île-de-France
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
La répartition spatiale des PTZ connaît une forte évolution à partir de 2005, avec un
renforcement confirmé en 2011 de la place de la Loire-Atlantique et des villes centres des
principaux pôles ainsi que dans une moindre mesure leurs banlieues, au détriment de la
Vendée et des espaces en cours d?urbanisation
Depuis la mise en place du PTZ, Loire-Atlantique et Vendée concentrent bon an mal an entre 55 et 58 %
des prêts attribués sur la région, ne laissant donc que moins de 45 % aux trois départements de l?intérieur.
Avant la mise en oeuvre du NPTZ, donc avant 2005, cette apparente stabilité de la part des départements
littoraux cache une redistribution interne caractérisée par un recul régulier de la part de la Loire-Atlantique
(de 35 à 29 %) et une progression quasi équivalente de celle de la Vendée (de 21 à 26 %). Les évolutions
inhérentes à chacun des autres départements sont nettement moins tranchées. En particulier, durant toute
cette période 1997-2004, le nombre de prêts octroyés en Vendée est supérieur au nombre de prêts
accordés en Maine-et-Loire.
Evolution de la répartition des PTZ
attribués en Pays de la Loire
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
40%
19
96
19
97
19
98
19
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20
00
20
01
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20
10
20
11
Loire-Atlantique Maine-et-Loire
Mayenne Sarthe
Vendée
Evolution de la répartition des PTZ attribués en Pays
de la Loire
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
40%
20
00
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01
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05
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20
07
20
08
20
09
20
10
20
11
Centre principaux pôles
Banlieue principaux pôles
Périphérie principaux pôles
Villes moyennes
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
À partir de 2005, on observe un recul sensible de 26 % à 20 % jusque 2010 puis à 17% en 2011 de la part
de la Vendée dans l?attribution des prêts sur la région, que compense la remontée de 29 à 36 % puis à 39 %
de celle de la Loire-Atlantique. Par rapport à 1997 - 2004, le nombre des prêts est multiplié par 1,9 à 2 dans
les départements de l?intérieur, par 2,1 en Loire-Atlantique, mais « seulement » par 1,7 en Vendée. Le
nombre de prêts attribués en Maine-et-Loire devient très légèrement supérieur au nombre de prêts accordés
en Vendée.
Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 13 -
La part des espaces en cours d?urbanisation dans le nombre de PTZ attribués recule de
70 % au début des années 2000 à 54 % en 2011
Au début des années 2000, les périphéries des principaux pôles et le rural sous influence urbaine
accaparent 70 % des PTZ attribués sur la région.
En 2005, l?ouverture du NPTZ aux logements anciens avec ou sans travaux se traduit immédiatement par un
bond du nombre de prêts attribués dans les villes centres des principales agglomérations (où le nombre de
prêts est multiplié par 10) et secondairement leurs banlieues (où il est multiplié par 3,5). S?il est encore de
2,2 dans les pôles de moindre importance, le multiplicateur tombe au-dessous de 2 dans les autres types de
territoire, qu?il s?agisse des espaces en cours d?urbanisation, du rural plus profond ou du littoral.
Après 2005, centres et banlieues des principaux pôles tirent le meilleur parti des nouvelles dispositions
réglementaires. En 2011, les périphéries des principaux pôles et le rural sous influence urbaine ne couvrent
plus que 53,7 % des prêts ? pourcentage qui demeure toutefois élevé au regard de la proportion de
ménages qui y résident (42,9 %).
I -2 ? Nombre de PTZ attribués par ménage
A - Nombre de PTZ+ attribués par ménage en 2011
En 2011, le nombre de PTZ+ attribués par ménage en Pays de la Loire (en moyenne 16,4
pour 1 000 ménages) est supérieur de 25 % au reste du territoire national
En 2011, les ménages ligériens ont de nouveau davantage recouru aux PTZ (16,4 prêts accordés pour
1 000 ménages) que les ménages français de métropole dans leur ensemble (13,0 prêts pour 1 000
ménages).
Comme en 2010, la région des Pays de la Loire se positionne en tête des régions françaises pour le nombre
de PTZ par ménage. Trois de ses départements figurent parmi les 10 premiers de métropole (Loire-
Atlantique, 1er, Maine-et-Loire, 7ème et Vendée, 9ème), la Mayenne est 12ème, la Sarthe, 29ème.
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire ? Filocom
Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 14 -
Cette spécificité des Pays de la Loire, bien que moins marquée qu?en 2010, peut s?expliquer par différents
facteurs :
o la population de la région est globalement plus jeune que celle du reste du territoire national,
d?où un potentiel de primo-accédants plus élevé ;
o la construction régionale confirme en 2011 un dynamisme au moins relatif depuis de
nombreuses années : 8,1 % des logements commencés en France métropolitaine1 - lorsque
la proportion des ménages n?est que de 5,7 % ;
o le souhait ou la possibilité d?être propriétaire est plus fort que sur le reste du territoire
national : la part des ménages propriétaires de leur résidence principale est ainsi plus élevée
dans la région qu?au niveau national : 64,4 % (et même 71,9 % en Vendée) contre 57,9 %
au niveau national en 2011 ; le potentiel d?acheteurs est donc important.
Nombre de PTZ+ attribués pour1000 ménages
en région des Pays de la Loire en 2011
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Pays de la Loire
Nombre de PTZ+ attribués pour 1000 ménages
en région des Pays de la Loire en 2011
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
Villes moyennes
Périphérie grands pôles
Banlieue grands pôles
Centre grands pôles
Le nombre de PTZ attribués par ménage reste surtout important sur les territoires en cours
d?urbanisation, et en retrait sur le littoral
Le nombre de PTZ+ par ménage donne lieu à d?importantes variations à l?échelle infra-régionale. À celle des
départements, rapporté à 1000 ménages, ce ratio est compris entre 13,9 (Sarthe) et 18,0 (Loire-Atlantique).
À des échelles plus localisées, il donne lieu à des contrastes sensiblement plus marqués. Il est ainsi limité à
8,5 sur le littoral, où les nouveaux accédants sont plus rares et les ménages âgés plus fréquents. Il se
rapproche de la moyenne nationale dans les villes moyennes (11,8), de la moyenne régionale dans les
centres et banlieues des principales agglomérations (13,8 et 15,2) et dans le rural « pur » (14,4). Il demeure
élevé dans le rural sous influence urbaine (19,2) et plus encore en périphérie des principales agglomérations
(21,8) .
B - Évolution depuis 1995
La mise en place du NPTZ en janvier 2005 modifie fortement la répartition des bénéficiaires
Entre 1995 et 1999 comme entre 2000 et 2004, le PTZ stimule l?installation des ménages dans les
communes où la construction est dynamique : périphéries des principales villes, rural sous influence urbaine.
Sur ces territoires, on dénombre entre 2000 et 2004 en moyenne annuelle respectivement 13,6 et 11,4 PTZ
pour 1000 ménages pour une moyenne régionale de 7,0. A l?opposé, on ne compte que 1,3 PTZ par an pour
1000 ménages dans les principales villes centres de la région et 4,1 dans leurs banlieues. Durant cette
période, on observe un glissement des banlieues vers les périphéries des grandes villes, les PTZ
accompagnant ainsi l?étalement urbain.
Entre 2005 et 2010, si le NPTZ induit une progression plus ou moins sensible dans tous les types d?espace,
il apporte aussi un ré-équilibrage de l?attribution des prêts au profit des principales agglomérations. Ainsi,
dans les périphéries des principales villes et le rural sous influence urbaine, le nombre de PTZ par ménage
s?élève à une moyenne annuelle de 18,2 et 18,8 pour 1000 ménages pendant qu?il grimpe à 9,2 et 10,0 dans
les villes centres et leurs banlieues.
1 Source : Sitadel@2 , données en date réelle
Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 15 -
Le PTZ+ consolide l?émergence des principales aires urbaines, particulièrement de leurs
centres et banlieues
Par rapport à la période 2005 ? 2010, 2011 se caractérise par un accroissement du nombre de PTZ par
ménage plus sensible dans les principales aires urbaines, principalement les centres et secondairement les
banlieues.
Période 2000 - 2004
Période 2005 - 2011
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire ? Filocom
Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 16 -
II ? Caractéristiques des emprunteurs
II ? 1 ? Structure par âge
A - Structure par âge en 2011
En Pays de la Loire, une proportion demeurant forte (43,7 %) quoiqu?en baisse de
bénéficiaires de moins de 30 ans ; la Vendée et la Mayenne occupent les deux premières
places des départements français à ce titre
En 2011, 43,7 % des bénéficiaires d?un PTZ en
Pays de la Loire ont moins de 30 ans, tandis que
20,6 % en ont plus de 40. Sur l?ensemble de la
France métropolitaine, les proportions respectives
sont de 38,4 % et 23,3 %.
Avec de telles proportions, en 2011 - comme en
2010 - la région des Pays de la Loire se classe au
2ème rang pour la part des moins de 30 ans dans le
total des bénéficiaires, juste derrière le Nord- Pas-
de-Calais, en tête avec 46,6 %. À l?opposé, elle
occupe la 21ème et avant-dernière position pour la
part des plus de 40 ans, devant le même Nord-
Pas-de-Calais (17,2 %).
Dans 3/5 des départements ligériens, Loire-
Atlantique, Maine-et-Loire et Sarthe, la part des
emprunteurs de moins de 30 ans est comprise
entre 41,7 % et 43,1 %, ce qui les place assez
nettement au-dessus de la moyenne nationale.
Mais avec des proportions respectives de 48,0 % et
47,7 %, la Vendée et la Mayenne se distinguent
bien davantage et se classent aux deux premiers
rangs des départements français, devançant le
Pas-de-Calais et le Nord qui occupaient ces mêmes
places en 2010.
Distribution des bénéficiaires de PTZ selon
l'âge en 2011
0
200
400
600
800
1000
1200
1400
1600
1800
19 23 27 31 35 39 43 47 51 55 59 63
Âge des emprunteurs
E
ffe
ct
ifs
Ce sont encore les espaces en cours d?urbanisation, périphéries des principaux pôles et espaces sous
influence des pôles de moindre importance, mais également les espaces purement ruraux, qui enregistrent
les plus forts taux de bénéficiaires les plus jeunes (47% à 50 %). La part de ces-derniers se situe en-deçà de
40 % dans les banlieues et les centres des principaux pôles, ainsi que dans les villes moyennes (entre 39 et
37 %) et sur le littoral (35 %), à l?exception notable ? cette année - du canton de Talmont-Saint-Hilaire.
Structure par tranche d'âge des bénéficiaires de
PTZ en 2011
0% 10
%
20
%
30
%
40
%
50
%
60
%
70
%
80
%
90
%
100
%
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Pays de la Loire
France métropolitaine
% moins de 30 ans % 30-39 ans
% 40 ans ou plus
Structure par tranche d'âge des bénéficiaires de
PTZ en 2011
0% 10
%
20
%
30
%
40
%
50
%
60
%
70
%
80
%
90
%
100
%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
Villes moyennes
Périphérie pôles principaux
Banlieue pôles principaux
Centre pôles principaux
% moins de 30 ans % 30-39 ans
% 40 ans ou plus
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 17 -
Par rapport à 2010, on observe pourtant un « vieillissement » des bénéficiaires matérialisé par une baisse
de 3,3 points de la part des moins de 30 ans, et une hausse de 3,6 points des 40 ans et plus.
Si les effectifs des trois tranches d?âge sont en progression, la progression globale (9,6 %) se ventile comme
suit : due à moins de 30 ans : + 1,0 % ; due à 30 ? 40 ans : + 3,1 % ; due à 40 ans ou plus : + 5,5 % ;
ces derniers représentent donc plus de la moitié des nouveaux bénéficiaires.
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
B - Évolution depuis 1995
Jusque 2007, une progression régulière de la part des bénéficiaires de moins de 30 ans
Quasiment depuis la création du PTZ, la part des bénéficiaires âgés de moins de 30 ans a crû assez
régulièrement jusque 2007ou 2008 avant de fléchir.
Sur l?ensemble de la France, comme dans une majorité de régions, le maximum est atteint en 2007 à 44,5 %
(minimum : 27,1 % en 1997).
En Pays de la Loire, le maximum, 49,0 %, est aussi enregistré en 2007 (minimum : 31,4 % en 1996).
Cette évolution s?accompagne d?un ralentissement de l?écart (toujours positif) de cette part entre les Pays de
la Loire et l?ensemble des régions françaises (+ 6,8 points entre 1996 et 2004 et même + 7,8 points entre
2000 et 2004, puis + 4,9 points entre 2005 et 2007)
Depuis 2008, une baisse de cette part des moins de 30 ans?
Dans toutes les régions, les années 2008 ? 2009 de crise du logement, années de baisse absolue du niveau
des PTZ attribués, coïncident avec une baisse de la part de moins de 30 ans, tantôt dès 2008 (c?est le cas
des Pays de la Loire), tantôt en 2009.
Après une hausse limitée en 2010 en Pays de la Loire, la part des moins de 30 ans est repartie à la baisse
en 2011. Pour autant, l?écart avec la France métropolitaine, réduit à 4,1 points en 2008 ? 2009, tend à se
creuser de nouveau depuis deux ans (5,3 points en 2011).
Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 18 -
Evolution de la part des moins de 30 ans parmi
les bénéficiaires de PTZ
25%
30%
35%
40%
45%
50%
1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2010
Pays de la Loire France métropolitaine
Evolution de la part des 40 ans ou plus parmi les
bénéficiaires de PTZ
0%
5%
10%
15%
20%
25%
19
96
19
97
19
98
19
99
20
00
20
01
20
02
20
03
20
04
20
05
20
06
20
07
20
08
20
09
20
10
20
11
Pays de la Loire France métropolitaine
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
? qui profite aux plus de 40 ans
Globalement, la tendance à la baisse entre 2007 et 2011 de 49,0 % à 43,7 % (-5,3 points) de la part des
ménages de moins de 30 ans profite à ceux de plus de 40 ans (dont la part s?élève de + 6,4 points, de
14,2 % à 20,6 %), mais non aux ménages âgés de 30 à 40 ans (dont la part diminue de 1,1 point). Pour la
1ère fois en Pays de la Loire, la part des bénéficiaires de plus de 40 ans dépasse 20 % en 2011.
II ? 2 ? Structure par catégorie socioprofessionnelle (CSP)
A - Structure par CSP en 2011
En Pays de la Loire, une proportion relativement élevée d?agriculteurs ou d?ouvriers ; une
proportion plus forte encore, mais inférieure à la moyenne nationale, d?artisans,
commerçants, chefs d?entreprise et cadres ; une part faible d?employés
En 2011, 31,1 % des bénéficiaires d?un PTZ en Pays de la Loire sont agriculteurs (1,7 %) ou ouvriers
(29,4 %), 40,1 % sont artisans, commerçants, chefs d?entreprise (3,5 %), cadres (14,9 %) ou professions
intermédiaires (21,7 %), 25,9 % sont employés, et 3,0 % retraités ou sans activité professionnelle. Alors
qu?en 2010, les agriculteurs et ouvriers formaient le groupe le plus représenté, en 2011 ce sont donc les
indépendants, cadres et professions intermédiaires qui sont en tête. La suppression des conditions de
ressources ezt vraisemblablement à l?origine de cette évolution. Sur l?ensemble de la France métropolitaine,
les proportions respectives de ces quatre groupes socioprofessionnels sont de 21,3 %, 45,0 %, 30,6 % et
3,0 %.
Pour la part des agriculteurs et ouvriers et malgré un recul de 6,1 points par rapport à 2010, la région des
Pays de la Loire se positionne au 3ème rang derrière la Basse-Normandie et la Franche-Comté. Cette part est
de 9,7 points supérieure à la moyenne nationale.
La part des artisans, commerçants, chefs d?entreprise et cadres, connaît une progression de 7,5 points par
rapport à 2010, mais demeure néanmoins en-deçà de la moyenne nationale.
La part des employés - 1 bénéficiaire sur 4 - n?est évidemment pas négligeable dans l?absolu, mais en
baisse de 2,0 points par rapport à 2010, et surtout faible par comparaison avec la moyenne nationale,
puisque les Pays de la Loire continuent ? comme en 2010 - d?occuper la dernière place régionale.
Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 19 -
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
La répartition par catégorie socioprofessionnelle des PTZ attribués est le reflet de la composition
sociologique des territoires.
Des contrastes existent entre les départements de la région, mais tous, à l?exception de la Loire-Atlantique
dont seuls 23 % des bénéficiaires sont des agriculteurs ou des ouvriers, ont une forte représentation de
cette catégorie, comprise entre 32 - 33 % (Maine-et-Loire, Sarthe) et 41 - 42 % (Vendée, Mayenne, qui
occupent les 3ème et 1er rangs des départements français).
De même, la sous-représentation des employés est générale (entre 23 et 28 %).
Les cadres et professions indépendantes sont bien représentés en Loire-Atlantique, les retraités en Vendée.
Structure par CSP des bénéficiaires de PTZ
en 2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Pays de la Loire
France métropolitaine
% agriculteurs et ouvriers
% artisans, chefs d'entreprise, cadres
% employés
% retraités, sans activité prof.
Structure par CSP des bénéficiaires de PTZ
en 2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
Villes moyennes
Périphérie pôles principaux
Banlieue pôles principaux
Centre pôles principaux
% agriculteurs et ouvriers
% artisans, chefs d'entreprise, cadres
% employés
% retraités, sans activité prof.
Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 20 -
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
Sans surprise, le groupe des agriculteurs et ouvriers est particulièrement présent dans l?espace rural sous
influence urbaine (où il constitue 48 % des bénéficiaires) et plus encore hors influence urbaine (51 %). Il le
demeure dans les périphéries des principales agglomérations ainsi que les villes moyennes (environ 35 %).
Les centres (10,5 %) et banlieues (17 %) des principales agglomérations sont les seuls types de territoire où
sa représentation se révèle réellement faible. Sur le littoral, il constitue 28 % des bénéficiaires.
Les indépendants, cadres et professions intermédiaires représentent plus de la moitié des bénéficiaires dans
les centres et banlieues d?agglomérations (57 % et 53 %), autour de ? dans l?espace rural, sous influence
urbaine ou non (27 % et 23 %).
La représentation des employés se situe légèrement sous la moyenne nationale dans les centres et
banlieues des agglomérations ainsi que sur le littoral, le déficit est plus sensible ailleurs.
Les retraités sont proportionnellement plus nombreux sur le littoral et dans le rural pur (plus de 6 %).
Par rapport à 2010, la progression globale (9,6 %) se ventile de la façon suivante : due à agriculteurs et
ouvriers : - 3,1 % ; due à cadres et indépendants : + 11,3 % ; due à employés : + 0,5 % ; due à retraités :
+1,0 %.
B - Évolution depuis 1995
Une baisse régulière de la part des agriculteurs et ouvriers au profit des employés (jusque
2010) et surtout des artisans, chefs d?entreprise et cadres (principalement en 2011)
Evolution de la part des agriculteurs et ouvriers
parmi les bénéficiaires de PTZ
20%
25%
30%
35%
40%
45%
50%
19
96
19
98
20
00
20
02
20
04
20
06
20
08
20
10
Pays de la Loire France métropolitaine
Evolution de la part des artisans, chefs
d'entreprise, cadres parmi les bénéficiaires de
PTZ
28%
32%
36%
40%
44%
48%
19
96
19
98
20
00
20
02
20
04
20
06
20
08
20
10
Pays de la Loire France métropolitaine
Evolution de la part des employés parmi les
bénéficiaires de PTZ
15%
17%
19%
21%
23%
25%
27%
29%
31%
33%
35%
19
96
19
98
20
00
20
02
20
04
20
06
20
08
20
10
Pays de la Loire France métropolitaine
Evolution de la part des retraités, sans activité
professionnelle parmi les bénéficiaires de PTZ
0%
1%
2%
3%
4%
5%
6%
19
96
19
98
20
00
20
02
20
04
20
06
20
08
20
10
Pays de la Loire France métropolitaine
Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 21 -
En Pays de la Loire - comme sur l?ensemble de la France métropolitaine - il existe un « avant 2005 » et un
« depuis 2005 » quant à la représentation des catégories socioprofessionnelles.
Avant 2005, les agriculteurs et ouvriers représentent plus de 40 %, voire de 45 %, des bénéficiaires de PTZ.
Depuis 2005, le seuil de 40 % n?est plus atteint, et la proportion tombe à 35 - 40 % jusque 2010. Cette
érosion de la part des agriculteurs et ouvriers, amorcée en fait bien antérieurement, s?accentue nettement en
2011. Le parallélisme des évolutions régionale et nationale est par ailleurs frappant ; il se traduit par un
maintien de l?écart d?une dizaine de points et de la (bonne) position relative des Pays de la Loire.
En Pays de la Loire, ce recul relatif des agriculteurs et ouvriers s?opère aux profits des cadres et professions
indépendantes d?une part, des employés d?autre part, mais avec des nuances importantes :
- La progression de la part des employés se maintient depuis la mise en oeuvre du PTZ, avant comme
après 2005, et ce jusque 2010, à un rythme à peu près constant de 0,5 à 0,6 point par an ; en 2011,
cette progression est totalement enrayée, de sorte que la proportion d?employés enregistre une
diminution de 2 points par rapport à 2010, année-record ;
- La progression de la part des cadres et indépendants est consécutive à la mise en oeuvre du NPTZ ;
après avoir ensuite fléchi, elle connaît une brutale accélération en 2011avec l?instauration du PTZ+ ;
- La part des retraités et sans activité professionnelle, qui n?a jamais excédé 5 %, est de 3 %.
II ? 3 ? Structure par niveau de revenus
A - Structure par niveau de revenus en 2011
En Pays de la Loire, 22,6% des 24 845 prêts sont attribués pour des revenus (de l?année N-2,
soit 2009) inférieurs à 15 800 ¤, 33,9 % aux revenus supérieurs à 28 420 ¤
Structure par niveaux de revenus des
bénéficiaires de PTZ en 2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Pays de la Loire
France métropolitaine
Moins de 15800 ¤ De 15 801 à 28 420 ¤
Plus de 28 420 ¤
Structure par niveaux de revenus des
bénéficiaires de PTZ en 2011
0% 20% 40% 60% 80% 100
%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
Villes moyennes
Périphérie pôles principaux
Banlieue pôles principaux
Centre pôles principaux
Moins de 15800 ¤ De 15 801 à 28 420 ¤
Plus de 28 420 ¤
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
En 2011 en Pays de la Loire, les ménages dont les revenus sont inférieurs à 15 800 ¤ représentent 22,6 %
des prêts attribués. Cette proportion est en légère hausse, de 0,9 point, par rapport à 2010 ; elle baisse
d?autant au niveau national . En Pays de la Loire, elle est supérieure de 1,8 point à la moyenne nationale, ce
qui place la région au 7ème rang.
Le groupe des revenus intermédiaires (compris entre 15 800 et 28 420 ¤) représente 43,4 % de l?ensemble
des bénéficiaires ; cette proportion accuse une baisse spectaculaire de 12,7 points sur un an.
Les ménages dont les revenus sont les plus élevés (plus de 28 420 ¤) captent 33,9 % des prêts, contre
22,2 % un an plus tôt. Cette évolution est la conséquence de l?évolution réglementaire du dispositif avec la
suppression des conditions de ressources. Malgré sa progression remarquable de 11,7 points, cette
proportion demeure éloignée de la moyenne nationale, qui est de 40,3 %, et beaucoup plus encore de l?Ile-
de-France, à 53,2 %.
Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 22 -
Revenus inférieurs à 15 800 ¤ Revenus inférieurs à 15 800 ¤
Revenus supérieurs à 28 420¤
Revenus supérieurs à 28 420¤
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
En réalité, la hausse (en 2011 par rapport à 2010) de la part des ménages les plus modestes parmi les
attributaires de PTZ se limite en Pays de la Loire aux territoires les moins urbanisés. En effet, ces ménages
de moins de 15 800 ¤ de revenus représentent dans les villes centres des principales agglomérations
27,4 % des prêts attribués, dans les banlieues, 18,1 %, sur le littoral, 23,5 %, chiffres en retrait de 4,6
points, 0,3 point et 3,5 points par rapport à 2010. Dans les périphéries, la proportion est de 18,2 % (+1,4
point). Dans les autres types de territoire, elle est d?au moins 24 % et progresse de 3 à 7 points.
Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 23 -
Pour ce qui la concerne, la hausse de la part des
ménages les plus aisés (revenus supérieurs à
28 420 ¤)est générale mais d?ampleur extrêmement
variable selon les territoires : la proportion de 34,1
% dans les villes centres et 45,9 % dans leurs
banlieues y croît respectivement de 19,6 et 17,1
points! À 34,4 % sur le littoral, elle est encore en
progression de 13,7 points et à 36,0 % dans les
périphéries, de 10 points. Dans le rural où elle est
de l?ordre de 25 %, elle progresse de 4 à 6 points.
Par rapport à 2010, la progression globale (9,6 %)
se ventile comme suit : due à revenus de moins de
15 800 ¤ : + 3,0 % ; due à revenus intermédiaires :
- 8,4 % ; due à revenus de plus de 28 420 ¤ :
+ 15,0 %.
Distribution des bénéficiaires de PTZ selon le
niveau de revenus nets en 2009
0
100
200
300
400
500
600
700
800
900
1000
1 5 9 13 17 21 25 29 33 37 41 45
Revenus des emprunteurs (k¤)
E
ffe
ct
ifs
B - Évolution depuis 1995
Une baisse du nombre et de la part de PTZ alloués aux revenus les plus modestes, une
hausse depuis 2005 de la part des ménages aisés, très marquée en 2011
Evolution de la part des revenus de moins de 15800
¤ parmi les bénéficiaires de PTZ
20%
25%
30%
35%
40%
45%
50%
55%
60%
65%
70%
19
96
19
97
19
98
19
99
20
00
20
01
20
02
20
03
20
04
20
05
20
06
20
07
20
08
20
09
20
10
20
11
Pays de la Loire France métropolitaine
Evolution de la part des revenus supérieurs à
28420 ¤ parmi les bénéficiaires de PTZ
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
40%
45%
19
96
19
97
19
98
19
99
20
00
20
01
20
02
20
03
20
04
20
05
20
06
20
07
20
08
20
09
20
10
20
11
Pays de la Loire France métropolitaine
Durant la période qui précède la mise en oeuvre du NPTZ, le nombre de bénéficiaires du prêt disposant de
moins de 15 800 ¤ de revenus2, et plus encore leur proportion, ne cessent de diminuer. Ce mouvement de
recul, naturel en raison de la hausse des revenus, est particulièrement fort en Pays de la Loire. La hausse
induite en 2005 par les nouvelles dispositions réglementaires est importante mais aussi très temporaire, de
sorte que dès 2007, on assiste à une nouvelle et forte diminution qui se poursuit jusque 2010. La légère
reprise de 2011 est imputable à des territoires moyennement à faiblement urbanisés, mais ni aux principales
agglomérations, ni au littoral.
Continue depuis 2005, la progression de la part des revenus supérieurs à 28 420 ¤ connaît a contrario en
2011 une accélération particulièrement marquée dans ces-derniers territoires.
2 Il s?agit des revenus nets imposables après abattements fiscaux
Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 24 -
II ? 4 ? Structure selon la situation professionnelle
En Pays de la Loire en 2011, les salariés du secteur privé en CDI et ceux du secteur public
réunissent 60 % des bénéficiaires
En 2011 en Pays de la Loire, les (ménages) salariés du secteur privé en CDI ont représenté 48,7 % des
prêts attribués (+ 1,6 point par rapport à 2010). Les salariés du secteur public ont capté 11,5 % de ces prêts,
(+ 1,0 point). Les non-salariés ont compté pour 16,0 % (- 1,0 point). À 20,9 %, la part des salariés du secteur
privé hors CDI est en recul de 2,3 points, tandis que celle des retraités, chômeurs et inactifs est passée à
2,9 % (+ 0,6 point).
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Pays de la Loire
Salarié secteur privé CDI
Salarié secteur privé autres cas
Salarié secteur public
Non salarié
Chômeur - inactif - retraité
Structure selon situation professionnelle des
bénéficiaires de PTZ en 2011
Source :
SGFGAS ?
DREAL
Pays de la
Loire
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Littoral
Rural pur
Rural sous
influence urbaine
Ville moyenne
Périphérie pôles
principaux
Banlieue pôles
principaux
Centre pôles
principaux
Salarié secteur privé CDI
Salarié secteur privé autres cas
Salarié secteur public
Non salarié
Chômeur - inactif - retraité
Structure selon situation professionnelle des bénéficiaires de
PTZ en 2011
Les salariés du secteur privé en CDI sont plus
massivement représentés dans les banlieues et
périphéries des principales aires urbaines, dont ils
représentent respectivement 51,7 % et 53,4 % des
bénéficiaires de PTZ (soit + 1,7 et + 2,9 points par
rapport à 2010, évolution qui conforte leur ancrage sur
ce type de territoires).
Les salariés du secteur public privilégient eux aussi
ces aires urbaines, mais plus spécialement les centres
et banlieues (17,5 % et 14,3 % des prêts 2011).
Le littoral et le rural pur concentrent davantage les inactifs et retraités, aux revenus plus modestes, les actifs
dont la situation professionnelle est plus aléatoire, ainsi que les non- salariés également bien représentés
dans le rural sous influence urbaine.
Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 25 -
II ? 5 ? Structure selon le nombre d?occupants
En Pays de la Loire, les ménages déclarant 1 ou 2 occupants réunissent près de 60 % des
bénéficiaires de PTZ ; les ménages de 1 personne représentent 45 % des bénéficiaires dans
les centres des principales agglomération et seulement 16 % dans leurs périphéries
En 2011 en Pays de la Loire, les ménages de 1 et 2 personnes ont été les principaux bénéficiaires de PTZ,
soit respectivement 26,0 % et 33,3 % d?entre eux. Les ménages de 3 personnes en ont représenté 20,7 %,
légèrement plus que ceux de 4 personnes ou plus qui en ont réuni 20,0 %. Le nombre moyen d?occupants
par emprunteur est de 2,42.
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Pays de la Loire
1 2 3 4 5 ou plus
Structure selon nombre d'occupants des bénéficiaires
de PTZ en 2011
Source : SGFGAS ?
DREAL Pays de la Loire
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Littoral
Rural pur
Rural sous
influence urbaine
Ville moyenne
Périphérie pôles
principaux
Banlieue pôles
principaux
Centre pôles
principaux
1 2 3 4 5 ou plus
Structure selon nombre d'occupants des
bénéficiaires de PTZ en 2011
Géographiquement, le contraste est particulièrement
flagrant entre d?une part les centres des principales
agglomérations, dont les ménages d?une seule
personne ont représenté 45 % des bénéficiaires de
PTZ et ceux de 3 personnes ou plus 28%, et d?autre
part leur périphérie où ces proportions se sont élevées
à 16 % et 46 %. Dans les autres types de territoire, les
répartitions sont beaucoup plus homogènes et proches
de la moyenne régionale.
Par rapport à 2010, les ménages de 2 personnes progressent bien plus que les autres bénéficiaires de PTZ
(+ 4,2 points) ; cette progression s?opère au détriment des ménages de 1 personne (- 1,2 point) et plus
encore des ménages de 3 personnes ou plus (- 3,0 points). Toutefois, seuls dans la région les ménages de
5 personnes ou plus sont moins nombreux en 2011 qu?en 2010 à bénéficier d?un PTZ.
Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 26 -
II ? 6 ? Structure par statut d?occupation d?origine
85,0 % des PTZ accordés en Pays de la Loire reviennent à des locataires privés. Cette proportion se situe
3,6 points au-dessus de la moyenne nationale.
Les locataires sociaux représentent 4,1 % des bénéficiaires (1,1 point au-dessus de la moyenne nationale).
Ce statut est particulièrement sous-représenté sur le littoral (1,8 % des prêts alloués).
Structure selon statut d'occupation actuel des
bénéficiaires de PTZ en 2011
0% 1% 2% 3% 4% 5% 6% 7%
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Pays de la Loire
Structure selon statut d'occupation actuel des
bénéficiaires de PTZ en 2011
0% 1% 2% 3% 4% 5% 6% 7%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
Villes moyennes
Périphérie pôles principaux
Banlieue pôles principaux
Centre pôles principaux
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
8,9 % des attributaires vivent chez leurs parents. Cette proportion monte à 13 % sur le littoral.
Par rapport à 2010, la progression globale (9,6 %) se décompose de la façon suivante : due à locataires
sociaux : - 1,1 % ; due à locataires privés : + 8,4 % ; due à habitat chez parents : + 1,8 %.
La diminution du nombre de PTZ attribués à des locataires sociaux est quasiment absente des centres des
principales agglomérations (qui représentent pourtant 22 % des attributaires en 2011), comme bien entendu
des territoires tels que les villes moyennes, le rural « pur » et le littoral (chez lesquels la sous-représentation
des demandeurs est chronique, et qui réunissent 14 % des bénéficiaires). En définitive, 94 % - la quasi-
totalité - de cette diminution est imputable aux banlieues, aux périphéries d?agglomérations et au rural sous
influence urbaine qui englobent 64 % des bénéficiaires.
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 27 -
III ? Caractéristiques des logements
III ? 1 ? Type d?opérations financées
A - Type d?opérations financées en 2011
68 % des PTZ - contre 73 % sur l?ensemble de la France ? sont relatifs à l?acquisition de
logements anciens
En 2011, 68,4 % des PTZ accordés en Pays de la Loire portent sur l?acquisition-amélioration de logements
anciens ? et par conséquent 31,6 % sur des logements neufs. Cette proportion sans précédent de
logements anciens dans les attributions de PTZ est importante mais inférieure à la moyenne nationale qui
est de 73,6 % : la région occupe à cet égard le 16ème rang des régions de métropole ? et par conséquent le
7ème pour les logements neufs.
Par rapport à 2010, le « bond » de l?ancien est remarquable : + 12,4 points. Il résulte d?une diminution de
2 118 PTZ attribués pour des logements neufs compensée par un accroissement double du nombre de PTZ
relatifs à l?ancien : + 4 301.
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
Dans les trois départements ligériens non littoraux, la part des PTZ destinée à l?acquisition - amélioration de
logements anciens dépasse 70 %, avec un maximum de 76,7 %, dans la Sarthe - 22ème département
français. La proportion tombe à 57,8 % en Vendée qui se situe au 91ème rang national sur 96 ? et donc au
6ème rang pour la part imputée aux logements neufs. Elle est de 67,7 % en Loire-Atlantique.
La part des logements anciens parmi les PTZ atteint 88,4 % dans les villes centres des principales
agglomérations. Elle est de l?ordre de 65 ? 70 % dans les banlieues et l?espace rural. C?est dans la
périphérie des principaux pôles (58,6 %) et sur le littoral (54,3 %) qu?elle est la plus faible, tout en demeurant
globalement supérieure à 50 %.
La progression entre 2010 et 2011 de la part des PTZ dédiée à l?ancien est générale : « limitée » à + 6,0
points dans les principales villes centres où elle était déjà supérieure à 80%, elle varie entre + 10,2 points
sur le littoral et + 15,4 points dans les banlieues
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 28 -
Structure des bénéficiaires de PTZ
par type d'opérationsen 2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Pays de la Loire
France métropolitaine
Neuf Ancien
Structure des bénéficiaires de PTZ
par type d'opérations en 2011
0% 20% 40% 60% 80% 100
%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
Villes moyennes
Périphérie pôles principaux
Banlieue pôles principaux
Centre pôles principaux
Neuf Ancien
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
B - Évolution depuis 1995
La part des PTZ affectés à l?acquisition de logements anciens passe d?une moyenne de
17 % entre 1997 et 2004 à 58 % entre 2005 et 2010 et à 68 % en 2011, année record
Depuis la mis en oeuvre du PTZ, le nombre de prêts dédiés aux logements neufs reste assez stable ? 7 000
à 9 000 par an. De ce fait, les variations du nombre total de prêts sont principalement imputables aux
fluctuations incombant aux logements anciens.
De 37 % en Pays de la Loire en 1996, la part des PTZ concernant l?acquisition de logements anciens (avec
un minimum de 35 % de travaux) chute à 21 % en 1997-1998, puis décroît encore jusqu?à moins de 12 % en
2004. Dès l?année de mise en place du NPTZ, elle remonte à 56 % pour atteindre un deuxième pic à 61 %
en 2008 avant de redescendre à 57 % en 2009-2010 puis de remonter à son niveau record de 68 % en
2011.
Evolution du nombre de PTZ attribués en
Pays de la Loire
0
1 000
2 000
3 000
4 000
5 000
6 000
7 000
8 000
9 000
10 000
11 000
12 000
13 000
14 000
15 000
16 000
17 000
18 000
19
96
19
98
20
00
20
02
20
04
20
06
20
08
20
10
dans l'habitat neuf
dans l'habitat ancien
Evolution de la part des
logements anciens
parmi les bénéficiaires de PTZ
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
19
96
19
98
20
00
20
02
20
04
20
06
20
08
20
10
Loire-Atlantique Maine-et-Loire
Mayenne Sarthe
Vendée Pays de la Loire
France métropolitaine
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 29 -
Dans les trois années (2005 ? 2007) qui suivent le lancement du NPTZ, le doublement (par rapport à la
période antérieure) du nombre de prêts est presque totalement (à 96 %) imputable à l?ouverture à l?ancien.
La diminution du nombre de prêts durant les deux années de crise qui suivent (2008 ? 2009) est à presque
égalité partagée entre le neuf et l?ancien ; il en va de même de la reprise de 2010. Les aménagements du
dispositif de PTZ en faveur des logements neufs pour les années 2009-2010 (majoration du montant du PTZ
pour un achat ou une construction dans le neuf) semblent donc avoir un impact relativement limité sur la
répartition des prêts par type d?opérations.
En revanche, la mise en oeuvre du PTZ+ en 2011 bénéficie aux seuls logements anciens auxquels elle
profite même à 200 %, puisque le nombre de prêts dédiés à ce type augmente de 4 301 lorsque celui
concernant les neufs recule de 2 118.
Ces observations à l?échelle des Pays de la Loire sont corroborées à celle de la France métropolitaine.
En 2005 et au-delà, une progression plus marquée des prêts destinés à l?ancien dans les
territoires urbains, mais qui n?y exclue pas celle des prêts aux logements neufs
Depuis 2005, la progression du nombre de PTZ repose donc en Pays de la Loire ? et en 2011 plus encore
que précédemment du fait de la diminution du nombre de logements neufs concernés - sur la progression du
nombre de prêts destinés au financement de l?acquisition de logements anciens.
Cette progression du financement par le PTZ de l?acquisition de logements anciens est particulièrement
intense en Loire-Atlantique ainsi évidemment que dans les territoires desquels elle était quasiment absente
avant 2005 : centres, banlieues des principales agglomérations, littoral. On observe néanmoins que dans les
deux premiers cités, la progression du nombre de PTZ dû aux logements anciens s?accompagne de celle,
plus légère et relative, des PTZ destinés aux neufs, ce qui n?est pas le cas sur le littoral. Ces évolutions
expliquent également le recul du nombre de prêts attribués sur la Vendée, département beaucoup plus que
les autres tourné vers les logements neufs.
III ? 2 ? Type de logements
A - Type de logements en 2011
16,5 % des PTZ, contre 34 % sur l?ensemble de la France, portent sur des logements
collectifs
Structure par type de logements des
bénéficiaires de PTZ en 2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Pays de la Loire
France métropolitaine
Collectif Individuel
En 2011, 16,5 % des PTZ accordés en Pays de la
Loire le sont pour l?achat ou la construction de
logements collectifs. Cette part est à rapprocher de
la part des logements de même type parmi les
résidences principales des personnes physiques,
soit 26,8 % au 1er janvier 20113. Elle est en outre
nettement inférieure à la moyenne nationale, Ile-de-
France comprise (33,6 %) ou non (26,5 %).
Par rapport à 2010, la part des logements de type
collectif est en augmentation de 3,5 points. Celle-ci
résulte d?une augmentation pour la première fois
plus importante du nombre de PTZ attribués à des
logements collectifs (+ 1 162) qu?à des individuels
(+ 1 021). La part des PTZ destinée à l?achat ou la
construction de logements collectifs atteint ainsi
27 % en Loire-Atlantique ; elle est encore de 13 %
dans le Maine-et-Loire et la Sarthe. Elle n?est plus
que de 7,2 % dans la Mayenne. C?est en Vendée
qu?avec 4,9 %, elle est la plus faible : seuls en
France 4 départements font « moins ».
3 Source : Filocom
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 30 -
Structure par type de logements des
bénéficiaires de PTZ en 2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Pays de la Loire
France métropolitaine
Collectif Individuel
Les contrastes locaux sont encore plus importants :
proportions de logements collectifs de 53 % dans
les villes centres des principales agglomérations,
de 25 % dans leurs banlieues, de 11 % sur le
littoral, de 8 % dans les villes moyennes, de 3 % et
moins dans les périphéries d?agglomérations et
l?espace rural.
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 31 -
B - Évolution depuis 1995
En Pays de la Loire, la part des PTZ affectée à l?acquisition de logements collectifs est
passée d?une moyenne de 3 % entre 1997 et 2004 à une moyenne de 13 % entre 2005 et 2010
puis à 16,5 % en 2011
Entre 1997 et 2004, la part des PTZ affectés à l?acquisition de logements collectifs est de 2,9 % en Pays de
la Loire et stagne à un niveau notoirement bas, proche de zéro. Avec l?ouverture à l?ancien sans travaux, elle
s?élève en moyenne à 12,7 % entre 2005 et 2010. Dans le même temps, les proportions respectives sur
l?ensemble de la France progressent de 10 % à 32 %. La progression se poursuit en 2011, atteignant
respectivement 16,5 % et 34 %.
À partir de 2005, logements individuels comme logements collectifs profitent, chacun à son niveau, de
l?élargissement des conditions d?attribution du PTZ. Si l?essentiel du « bond » en faveur des logements
collectifs se réalise en 2005, on peut noter que le PTZ + semble leur donner une nouvelle impulsion, alors
que leur proportion avait tendance à se stabiliser entre 2006 et 2010. En Pays de la Loire, la « barre » des
4000 logements collectifs est pour la première fois dépassée, et pour la première fois depuis sa création,
l?accroissement du nombre de PTZ par rapport à l?année précédente doit plus aux logements collectifs
qu?aux logements individuels.
Evolution du nombre de PTZ attribués en
Pays de la Loire
0
2000
4000
6000
8000
10000
12000
14000
16000
18000
20000
22000
19
96
19
98
20
00
20
02
20
04
20
06
20
08
20
10
dans l'habitat individuel
dans l'habitat collectif
Evolution de la part des logements collectifs
parmi les bénéficiaires de PTZ
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
19
96
19
98
20
00
20
02
20
04
20
06
20
08
20
10
Loire-Atlantique Maine-et-Loire
Mayenne Sarthe
Vendée Pays de la Loire
France métropolitaine
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
Entre 2005 et 2010 et par comparaison avec la moyenne 2000 - 2004, la progression du nombre de PTZ
repose en Pays de la Loire à 4/5 sur les logements individuels et à 1/5 sur les logements collectifs.
En 2011, la progression par rapport à 2010, s?explique majoritairement (à 53 %) par les logements collectifs.
Entre 2005 et 2010 comme en 2011, la progression du nombre de PTZ destinés à financer l?achat ou la
construction de logements individuels profite plus spécialement aux centres et banlieues des principales
agglomérations dont la part dans les attributions régionales relatives à ce type de logements passe de 12 %
des PTZ attribués dans la région (entre 2000 et 2004 ) à 20 % (2005 ?2010), puis à 24 % (en 2011).
La progression du nombre de PTZ destinés à financer l?achat ou la construction de logements collectifs
profite surtout aux centres des principales agglomérations (de 36 % à plus de 60 % des PTZ régionaux).
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 32 -
III ? 3 ? Caractéristiques des logements en fonction de celles des
emprunteurs en 2011
En 2011 en Pays de la Loire, l?habitat individuel ancien représente plus de la moitié des opérations ayant
donné lieu à l?attribution d?un PTZ : 54,1 % contre 45,3 % en 2010. La part de l?habitat collectif ancien croît
également de 10,8 % à 14,3 %. Ces progressions s?opèrent au détriment exclusif de l?habitat individuel neuf
qui recule de 41,6 % à 29,3 % -avec un nombre de PTZ attribués en diminution de 2 100 unités.
La part des PTZ destinée à la construction ou l?acquisition de logements neufs est plus élevée chez les
ménages de moins de 30 ans, les agriculteurs et ouvriers, les revenus intermédiaires, et les ménages
comptant au moins 3 personnes (elle atteint ou dépasse alors 35 %). Cette part est plus faible (autour de
25 %, voire moins) chez les plus de 40 ans, les retraités ou inactifs et les salariés du secteur public, les
revenus les plus modestes, et surtout parmi les ménages comptant un seul occupant.
S?agissant de la part des prêts correspondant à des logements collectifs, l?âge se révèle peu discriminant.
En revanche, les agriculteurs et ouvriers, les non-salariés, et les ménages nombreux sont clairement peu
portés sur ce type de logements qui a surtout les faveurs des ménages d?une personne (pour lesquelles il
représente 4 prêts sur 10). Le recours aux appartements plutôt qu?aux maisons dépend par ailleurs
nettement du revenu des occupants (il diminue avec son élévation).
Les logements individuels anciens ? qui ont le plus contribué à la croissance du nombre de PTZ attribués
entre 2010 et 2011 ? sont privilégiés par les personnes de plus de 40 ans, les agriculteurs, les artisans et
cadres, les non-salariés, les revenus (les plus) élevés, les ménages les plus nombreux.
Les logements individuels neufs ? dont le nombre de PTZ a baissé entre 2010 et 2011 ? intéressent plus
spécifiquement les moins de 30 ans, les agriculteurs et ouvriers, la classe de revenus intermédiaires, les
ménages de 3 personnes ou plus.
Proportion de logements neufs et de logements collectifs parmi les PTZ
attribués en 2011 selon divers critères relatifs à l?emprunteur
LOGEMENTS NEUFS
LOGEMENTS COLLECTIFS
Â
g
e
d
u
p
ri
n
ci
p
al
e
m
p
ru
n
te
u
r
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35% 40%
Moins de 30
ans
30 à 39 ans
40 ans ou plus
Âge du principal emprunteur
0% 5% 10% 15% 20%
Moins de 30
ans
30 à 39 ans
40 ans ou plus
Âge du principal emprunteur
Répartition des PTZ attribués en 2011 selon caractéristiques des logements (moyenne régionale)
ancien collectif ancien individuel neuf collectif neuf individuel
14,3 % 54,1 % 2,3 % 29,3 %
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 33 -
Proportion de logements neufs et de logements collectifs parmi les PTZ
attribués en 2011 selon divers critères relatifs à l?emprunteur
LOGEMENTS NEUFS
LOGEMENTS COLLECTIFS
C
S
P
d
u
p
ri
n
ci
p
al
e
m
p
ru
n
te
u
r
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35% 40%
Agriculteurs, ouvriers
Artisans, chefs
entreprise, cadres
Employés
Retraités et inactifs
CSP du principal emprunteur
0% 5% 10% 15% 20% 25%
Agriculteurs, ouvriers
Artisans, chefs
entreprise, cadres
Employés
Retraités et inactifs
CSP du principal emprunteur
T
ra
n
ch
e
d
e
re
ve
n
u
s
d
u
p
ri
n
ci
p
al
em
p
ru
n
te
u
r
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35% 40%
Moins de
15800 ¤
Revenus
intermédiaires
Plus de 28420
¤
Tranche revenus du principal emprunteur
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30%
Moins de
15800 ¤
Revenus
intermédiaires
Plus de 28420
¤
Tranche revenus du principal emprunteur
N
o
m
b
re
d
'o
cc
u
p
an
ts
d
u
m
én
ag
e
em
p
ru
n
te
u
r
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35% 40%
1
2
3
4
5 ou plus
Nombre d'occupants du ménage emprunteur
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35% 40% 45%
1
2
3
4
5 ou plus
Nombre d'occupants du ménage emprunteur
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 34 -
IV ? Caractéristiques financières d?ensemble des opérations
donnant lieu à PTZ4
IV ? 1 ? Montant des opérations
A - Montant moyen en 2011
Un montant moyen par opération de 155 510 ¤
En 2011, le montant moyen investi dans des opérations donnant lieu à PTZ est de 155 510 ¤ en Pays de la
Loire. Le montant moyen investi en Pays de la Loire, pour lequel la région se situe en 11ème position des
régions de France métropolitaine, est inférieur de 3,3% à la moyenne de province et inférieur de 8,3 % à la
moyenne nationale incluant l?Ile-de-France.
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
La Loire-Atlantique est le seul département de la région dont le montant moyen des opérations, soit
172 800 ¤, est supérieur à la moyenne : il se positionne au 25ème rang national.
Dans les quatre autres départements des Pays de la Loire, il est nettement plus faible, compris entre
132 300 ¤ (Mayenne) et 149 200 ¤ (Maine-et-Loire).
Les montants les plus élevés par opération correspondent dans l?ordre aux banlieues des principales
agglomérations (185 900 ¤), au littoral (167 500 ¤), aux périphéries (161 400 ¤). Suivent les centres des
principales agglomérations (153 100 ¤), puis le rural sous influence urbaine (139 400 ¤). Dans le rural
« pur », l?investissement moyen se situe à 120 500 ¤.
4 Le champ porte sur 24 747 des 24 845 prêts accordés, les informations relatives aux 98 prêts restants étant non prises
en compte car manquantes ou aberrantes
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 35 -
Par rapport à 2010, Le montant moyen par opération donnant lieu à PTZ augmente diversement.
En Pays de la Loire, la progression est de 8,8 %. En province, elle est de 10,2 % et plus élevée dans les
régions où les investissements sont les plus importants (PACA , Corse, Rhône-Alpes, Alsace, Languedoc-
Roussillon). Région dans laquelle le montant par opération dépasse désormais 200 000 ¤, l?Ile-de-France
fait exception avec une progression du montant moyen par opération limitée à 5,7 %.
Cette progression est nettement plus élevée sur la Loire-Atlantique (11,4 %), qui creuse ainsi l?écart avec les
autres départements de la région. Elle est de 18,4 % dans les centres des principales agglomérations, de
12,6 % dans leurs banlieues, de 11,7 % sur le littoral. Ailleurs, l?investissement moyen par opération ne
progresse pas de plus de 6 % et diminue même légèrement dans l?espace rural « pur ».
B - Montant global en 2011
3,85 milliards d?euros investis en Pays de la Loire (dans des opérations donnant lieu à PTZ)
En 2011, le montant global des investissements
donnant lieu à PTZ s?est élevé en Pays de la
Loire à 3,85 milliards euros. Il représente 6,5 %
du montant des opérations de même nature sur
l?ensemble de la France.
Par rapport à 2010, la progression du montant de
ces investissements est de 19 % sur l?ensemble
de la région (35 % sur l?ensemble de la France),
mais très inégalement répartie : de 34 % en
Loire-Atlantique à moins de 1 % en Vendée. La
hausse est de 60 % dans les centres des
principales villes, 32 à 30 % dans leurs banlieues
et sur le littoral, 14 % dans les périphéries, 9 %
dans les villes moyennes. Dans l?espace rural, les
investissements sont en baisse de 2 %.
Cette progression en volume est due pour une
bonne moitié (10,1 points) à la progression du
nombre de prêts, et pour une part un peu moins
importante (8,4 points) à celle du montant investi
par opération.
Les contributions respectives du nombre de prêts
et du montant par opération à la variation des
investissements entre 2010 et 2011 sont par
ailleurs fortement corrélées : ces deux
composantes expliquent donc conjointement
l?évolution du niveau des investissements ainsi
que les disparités de répartitions territoriales.
0%
2%
4%
6%
8%
10%
12%
14%
16%
18%
20%
-10% 0% 10% 20% 30% 40%
Evolution du nombre de prêts
E
vo
lu
ti
o
n
d
u
m
o
n
ta
n
t
in
ve
st
i p
ar
o
p
ér
at
io
n
Corrélation entre l'évolution 2010 - 2011 du nombre de
PTZ et l'évolution du montant moyen investi par PTZ
Centres
Banlieues
Périphéries
Littoral
Villes moyennesEnsemble
rural
C - Évolution depuis 1995
Un montant moyen par opération dont la progression assez régulière cache des disparités
locales accentuées depuis 2005 et maximales en 2011
Depuis le lancement des premiers PTZ, les montants moyens des opérations donnant lieu à ce prêt sont
demeurés très voisins en Pays de la Loire et sur l?ensemble de la France de province : les écarts de niveau
avec la France métropolitaine, en 2011 notamment, sont clairement imputables à l?Ile-de-France. Ces
montants unitaires ont suivi une progression assez régulière, quoique ralentie jusque 2009. Ainsi, entre 1996
et 2004, le rythme de croissance annuel moyen a été de 4,7 % en Pays de la Loire et de 4,3 % sur la France
de province. Entre 2004 et 2009, il s?est réduit à des moyennes respectives de 2,5 % et 2,8 %. Le
ralentissement est imputable à une stabilisation du montant moyen des investissements en 2008 et 2009.
2010 et plus encore 2011, marquent une reprise de la croissance des coûts moyens d?investissements qui
s?apparente à un « rattrapage » du rythme antérieur à ces deux années de crise.
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 36 -
Evolution du montant moyen des opérations donnant
lieu à PTZ
75000
100000
125000
150000
175000
200000
225000
19
96
19
98
20
00
20
02
20
04
20
06
20
08
20
10
Loire-Atlantique Maine-et-Loire
Mayenne Sarthe
Vendée Pays de la Loire
France hors IdF Île-de-France
Evolution du montant moyen des opérations donnant
lieu à PTZ
75000
100000
125000
150000
175000
200000
20
00
20
01
20
02
20
03
20
04
20
05
20
06
20
07
20
08
20
09
20
10
20
11
Centre principaux pôles
Banlieue principaux pôles
Périphérie principaux pôles
Villes moyennes
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
Toutefois, des divergences parfois importantes sont apparues dans l?évolution au sein des Pays de la Loire.
Avant 2005, les niveaux apparaissaient relativement homogènes. Depuis cette date, l?écart se creuse entre
le montant moyen des opérations en Loire-Atlantique d?une part, en Sarthe et en Mayenne d?autre part ou
encore entre banlieues et territoires ruraux. Le littoral et, en 2011, les villes centres des principales
agglomérations, font également partie des territoires où les PTZ attribués correspondent à des
investissements sensiblement plus coûteux qu?ailleurs. Jamais jusqu?alors, le montant des opérations n?a
donné lieu à des écarts géographiques aussi importants qu?en 2011.
Un montant global d?opérations stagnant autour de 1 milliard d?euros par an durant toute la
période 1996 ? 2004, suivi d?une très forte poussée seulement interrompue en 2008 - 2009
Entre 1996 et 2004, le montant global des opérations
donnant lieu à PTZ est resté stable (même en valeur
courante) en Pays de la Loire, autour de 1 milliard
d?euros. La progression du montant par opération du
début à la fin de la période compense alors à peine la
baisse tendancielle du nombre de PTZ dont les
origines ont été précédemment décrites.
Dans ce contexte, le « boom » des années 2005 et
suivantes est la conséquence de la mise en oeuvre du
NPTZ. Le montant global des opérations concernées
s?élève entre 2,5 et un peu moins de 3 milliards
d?euros avant de fléchir en 2008 et 2009, puis de
monter « en flèche » à 3,85 milliards en 2011.
Entre 2005 et 2009, le montant global des opérations
est surtout impacté par le nombre des prêts. En 2010
puis 2011, le nombre des prêts et le montant unitaire
des opérations se conjuguent pour en expliquer la
poussée.
Evolution du montant global (milliards
d'euros) des opérations donnant lieu à PTZ
0,0
0,5
1,0
1,5
2,0
2,5
3,0
3,5
4,0
19
96
19
98
20
00
20
02
20
04
20
06
20
08
20
10
Loire-Atlantique Maine-et-Loire
Mayenne Sarthe
Vendée Pays de la Loire
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 37 -
IV ? 2 ? Financement des opérations
A - Montant moyen du PTZ en 2011
Avec un montant moyen de 20 390 ¤, les Pays de la Loire se classent au 8ème rang des
régions métropolitaines
En 2011, le montant moyen des PTZ+ a été de 20 390 ¤. Ce montant, pour lequel la région se situe en 8ème
position des régions de France métropolitaine, est inférieur de 2 % à la moyenne de province et de 12 % à la
moyenne nationale. Il est en baisse par rapport à 2009 et 2010, années marquées par une majoration
temporaire dans le neuf.
Il est en moyenne de 23 790 ¤ en Loire-Atlantique (18ème rang), 18 990 ¤ dans le Maine-et-Loire (40ème ),
18 610 ¤ en Vendée (44ème), 17 130 ¤ dans la Sarthe (68ème), 16 910 ¤ en Mayenne (71ème).
Il culmine à 28 690 ¤ dans les banlieues. Dans tous les autres types de territoires, il est inférieur à 22 000 ¤,
compris entre 22 000 et 21 500 ¤ dans les villes centres d?agglomération et sur le littoral, inférieur à 20 000 ¤
dans les périphéries d?agglomérations et à 17 000 ¤ dans l?espace rural.
Du fait du dispositif réglementaire, les valeurs individuelles sont influencées par :
o le zonage géographique (B1, B2 ou C) ;
o la composition familiale ;
o le type d?opération financée ;
o la performance énergétique.
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
Le montant moyen du PTZ accuse à l?échelle régionale une baisse sensible de 11,2 % par rapport à 2010.
Cette baisse est en moyenne de 5 % dans la France de province, alors que le montant progresse de 41 %
en Région Parisienne. La Loire-Atlantique se caractérise par une quasi-stabilité du montant du PTZ ; dans
les autres départements ligériens, la baisse est comprise entre 14% (Sarthe) et 26 % (Vendée). Les
banlieues et surtout les centres des principales agglomérations échappent totalement à cette baisse (+ 5 %
et + 35 %). Le recul est de 17 % sur le littoral, compris entre 22 et 25 % sur les territoires en cours
d?urbanisation ainsi que dans les villes moyennes et atteint 34 % dans le rural « pur ».
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 38 -
B - Contributions du PTZ et des autres composantes au financement en 2011
Le PTZ contribue en moyenne à 13,1 % du financement des acquisitions ou constructions
En moyenne en 2011 en Pays de la Loire, le montant par opération (155 510 ¤) a été financé par le PTZ à
hauteur de 20 390 ¤, par les prêts bancaires pour 117 530 ¤, et par l?apport personnel déduction faite des
frais administratifs et notariaux, pour 17 590 ¤.
Le taux moyen de couverture des investissements par le PTZ+ a donc été de 13,1 %. Un tel taux est de 0,2
point supérieur à la moyenne nationale de province. Dit autrement, cela signifie qu?en Pays de la Loire, un
euro prêté à taux zéro a permis, grâce aux compléments bancaires et à l?apport personnel des acquéreurs,
de financer 7,6 ¤ d?investissement. Ce taux est cependant en baisse de 3 points par rapport à 2010, à la fois
du fait du montant moyen lui-même et du renchérissement du coût des opérations.
Ce taux donne lieu à écarts entre la Loire-Atlantique (13,8 %) et les autres départements (12,6 % à 12,8 %),
et de manière plus importante entre types de territoires (le PTZ+ ne finance que 12,6 % des opérations dans
les villes centres, mais plus de 16,5 % ailleurs).
On peut noter que la contribution même relative du PTZ+ au financement des opérations est plus élevée
dans le département où les investissements liés au PTZ sont en moyenne les plus importants.
En 2011, les prêts bancaires sont intervenus en moyenne pour 75,6 % du financement, et donc l?apport
personnel pour 11,3 %. À montant d?opération et d?apport personnel supposés fixes, le PTZ a ainsi rendu
possible la réduction de 14,8 % du capital bancaire emprunté, allégeant dans des proportions plus
importantes encore la charge de la dette des emprunteurs.
C- Évolution depuis 1995
Après avoir régulièrement décrû entre 1996 et 2008, et après deux millésimes marqués par
des majorations, la contribution du PTZ au financement des opérations retrouve en 2011
son niveau moyen de longue période
Maximale lors de son lancement (17,0 %), la
contribution du PTZ au financement des opérations
décroît ensuite régulièrement durant la période qui
précède l?instauration du NPTZ pendant laquelle le
montant des investissements connaît une forte
progression. En 2004, elle n?est déjà plus que de
13,0 %. En fait, au cours de cette phase, le montant
moyen du prêt reste voisin de 15 000 ¤. L?intégralité de
la croissance du volume des opérations est due aux
emprunts bancaires : en effet, l?apport personnel lui-
même diminue dans l?absolu, à plus forte raison sa
contribution à la croissance du montant des
investissements.
Entre 2005, année de mise en oeuvre du NPTZ, et
2008, le montant moyen du PTZ continue de stagner
autour de 15 000 ¤, matérialisant l?absence d?impact
direct du NPTZ en niveau. Sa contribution au
financement des opérations continue donc de baisser :
en 2007-2008, elle tombe à son niveau plancher de
10,7 %.
En 2009 - 2010, la majoration du PTZ dans le neuf se
traduit par une majoration d?environ 8 000 ¤ du PTZ qui
a davantage pour effet de réduire le recours aux prêts
bancaires et à l?apport personnel que de majorer les
dépenses d?investissement.
Evolution du montant des composantes
financières des opérations en Pays de la
Loire
0
20000
40000
60000
80000
100000
120000
19
97
19
98
19
99
20
00
20
01
20
02
20
03
20
04
20
05
20
06
20
07
20
08
20
09
20
10
20
11
PTZ autres prêts apport personnel
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
La mise en oeuvre du PTZ+ en revanche se traduit par une augmentation des dépenses d?investissement et
de leur financement à la fois par les prêts bancaires et l?apport personnel qui accompagne la baisse de
l?ordre de 2 600 ¤ des prêts à taux zéro par rapport à 2010.
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 39 -
V ? Caractéristiques financières détaillées des opérations
ayant donné lieu à PTZ en 2011
V ? 1 ? En fonction des catégories de logements
A - Montant moyen par opération
Un montant plus élevé dans le neuf que dans l?ancien, dans l?individuel que dans le collectif
En 2011 en Pays de la Loire, le montant moyen investi par opération donnant lieu à PTZ est compris entre
125 000 et 170 000 ¤. Comme en 2010, il est plus important dans l?habitat neuf que dans l?ancien, avec un
différentiel de 15 750 ¤ (habitat individuel) à 28 190 ¤ (habitat collectif). Il est également plus élevé dans
l?habitat individuel que dans le collectif, de 17 160 ¤ (habitat neuf) à 29 600 ¤ (habitat ancien).
Par rapport à 2010, la hausse du montant moyen des opérations est néanmoins sensiblement plus marquée
dans l?ancien que dans le neuf : 11,3% (collectif) à 14,2 % (individuel) pour l?ancien, 8,6 % (collectif) et 7,2 %
(individuel) pour le neuf. Cette évolution contribue à réduire les écarts de niveau entre les deux types
d?opérations.
B - Montant moyen du PTZ
Un montant qui reste plus élevé dans le neuf que dans l?ancien, mais un éventail resserré
En 2011 en Pays de la Loire, le montant moyen des PTZ attribués s?échelonne de 17 430 à 34 420 ¤ selon
les caractéristiques des logements. Le PTZ est surtout attractif pour le neuf collectif ; il est moins élevé dans
l?ancien, tant collectif qu?individuel.
Par comparaison avec l?année précédente, on note un resserrement de l?éventail dû à la fois à la chute de
12 700 ¤ du montant du PTZ caractérisant l?individuel neuf, et à son augmentation dans l?habitat ancien,
individuel comme collectif, respectivement de + 6 000 ¤ et + 7 000 ¤. Le montant pour un logement neuf
collectif enregistre, lui, une hausse de 3 000 ¤. L?augmentation du montant du prêt est donc surtout sensible
dans l?ancien, mais le prêt lui-même demeure dans l?absolu plus important dans le neuf.
Montant moyen des PTZ (¤) par opération selon caractéristiques des logements
ancien collectif ancien individuel neuf collectif neuf individuel
17 430 18 610 34 420 24 020
Du fait des dispositions réglementaires, le montant par PTZ attribué dépend de la fréquence des prêts par
type d?opérations dans les communes classées B2 que concernent 21 % des PTZ attribués en 2011, et plus
encore dans les communes classées B1, présentes uniquement en Loire-Atlantique et Vendée, qui en
représentent 19 %. Ces communes se situent en outre dans les principales aires urbaines ou sur le littoral.
Pour ces communes de type B1 et B2, le montant du PTZ est sensiblement plus élevé, surtout dans le neuf.
Une partie de la supériorité du montant du PTZ observé dans le neuf, commune aux trois zonages, provient
de la composition des ménages, dont le nombre moyen d?occupants est de 2,28 (contre 2,04 dans l?ancien).
Montant moyen par opération (¤) selon caractéristiques des logements
ancien collectif ancien individuel neuf collectif neuf individuel
125 540 155 140 153 730 170 890
Montant moyen des PTZ (¤) par opération selon caractéristiques des logements et zonage
ancien neuf
B1 23 020 46 430
B2 19 100 26 220
C 16 330 19 920
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 40 -
C - Contributions du PTZ et autres composantes au financement des opérations
Une contribution du PTZ au financement surtout importante dans l?habitat collectif neuf
En 2011 en Pays de la Loire, le PTZ a contribué dans des proportions diverses au financement des
opérations.
Cette contribution du PTZ a été nettement plus importante (22,4 %) pour les logements collectifs neufs et ce
d?autant plus que, au-delà d?un montant de prêt par nature plus élevé dans le neuf, le type collectif génère
des niveaux d?investissements plus limités que l?individuel. Elle s?est alors accompagnée d?un apport
personnel important (contribution de 20,6 %) impliquant un recours spécifiquement faible aux emprunts
bancaires qui n?ont représenté que 57 % du montant moyen de l?investissement.
Contribution du PTZ au financement des opérations selon caractéristiques des logements
Contributions
par opération ancien collectif ancien individuel neuf collectif neuf individuel
Val. Abs. % Val. Abs. % Val. Abs. % Val. Abs. %
PTZ 17 430 13,9% 18 610 12,0% 34 420 22,4% 24 020 14,1%
Autres prêts 89 810 71,5% 119 400 77,0% 87 680 57,0% 129 870 76,0%
Apport personnel 18 300 14,6% 17 130 11,0% 31 630 20,6% 17 000 9,9%
Total financement
125 540
155 140
153 730
170 890
Les logements individuels de même que les collectifs anciens n?ont pas bénéficié d?une contribution aussi
avantageuse du PTZ, en l?occurrence comprise entre 12 et 14 %. À cette participation réduite du PTZ au
financement ont été associés celle également plus faible de l?apport personnel (10 à 15 %) et donc un
recours plus important aux prêts bancaires (de 71 % à 77 %), mais avec des modalités très différentes :
- s?agissant du collectif ancien, privilégié par les ménages d?une seule personne, le montant plus
faible (de moitié) du PTZ a été associé à un niveau modeste des investissements, avec recours
limité à l?apport personnel et niveau équivalent ? somme toute modeste - des emprunts bancaires ;
- concernant les logements individuels en revanche, la conjonction d?un PTZ faible à modéré et d?un
niveau d?investissement sensiblement plus fort, sans apport personnel plus important, s?est
répercutée de façon spectaculaire sur le niveau des prêts bancaires.
Pour autant, on doit pondérer ces observations par diverses remarques :
- la catégorie des logements neufs collectifs pour laquelle la contribution du PTZ au financement de
l?opération a été la plus élevée n?a représenté qu?une très faible part (2,3 %) des prêts ;
- a contrario, la catégorie des logements individuels anciens ayant donné lieu à la fois aux plus
importants investissements en 2011 et à la plus forte progression par rapport à 2010 coïncide avec
celle pour laquelle la contribution du PTZ au financement de l?opération a été la moins élevée ;
- limité aux logements collectifs neufs, le taux record de PTZ l?est aussi géographiquement aux
communes de la zone B1 qui concentrent cette catégorie de parc ;
- face à un montant d?opérations nettement plus élevé en zone B1 pour les logements neufs comme
anciens, en zone B2 pour le neuf, l?apport personnel constitue une condition indispensable pour
accéder au crédit immobilier. Il est nettement plus faible en zone C.
Contribution du PTZ au financement des opérations selon caractéristiques des logements et zonage
ancien neuf
B1 B2 C B1 B2 C
12,7% 13,1% 11,8% 23,6% 14,9% 12,2%
Contribution du PTZ au financement des opérations selon caractéristiques des logements et zonage
ancien neuf Contributions
par opération B1 B2 C B1 B2 C
PTZ 23 020 19 100 16 330 46 430 26 220 19 920
Autres prêts 123 240 106 550 112 280 115 610 124 880 129 640
Apport
personnel 35 460 20 310 9 490 34 630 24 490 13 170
Total
financement 181 720 145 960 138 100 196 670 175 590 162 730
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 41 -
V ? 2 ? En fonction des caractéristiques des ménages
V ? 2 ? 1 En fonction de l?âge et/ou du nombre d?occupants
A - Montant moyen par opération
Un montant nettement plus élevé au sein des ménages de 30 ? 44 ans et/ou comptant
plusieurs occupants
En - deçà de 55 ans, le montant moyen par opération des bénéficiaires de PTZ dépend nettement de leur
âge. Partant d?une moyenne de 132 000 ¤ avant 25 ans, il progresse jusqu?à atteindre un maximum de
167 460 ¤ dans la classe 35 ? 39 ans, avant de décroître et de se stabiliser à un niveau comparable à celui
des 25 ? 29 ans (150 000 ¤) aux alentours de 55 ans.
La relation entre le montant par opération et le nombre moyen d?occupants d?une part, la proportion de
ménages de plus de 2 personnes d?autre part, suit quasiment la même évolution, légèrement décalée,
puisque le maximum correspond en l?occurrence à la tranche 40 ? 44 ans.
Tranche d?âge % PTZ 2011 Montant moyen par
opération (euros)
% ménages
1 ou 2 personnes
Nombre moyen
d?occupants
moins de 25 ans 11 131 940 87 1,81
25 ? 29 ans 33 151 330 71 2,13
30 ? 34 ans 22 163 550 49 2,60
35 ? 39 ans 13 167 460 38 2,98
40 ? 44 ans 8 165 170 37 3,08
45 ? 49 ans 6 157 810 47 2,74
50 ? 54 ans 3 151 570 66 2,25
55 ans ou plus 4 149 960 87 1,80
110 000
120 000
130 000
140 000
150 000
160 000
170 000
180 000
20 25 30 35 40 45 50 55 60 65
Montant moyen (euros) par opération
en fonction de l'âge (années) des accédants
100 000
110 000
120 000
130 000
140 000
150 000
160 000
170 000
180 000
190 000
200 000
Moins
de 25
ans
25 - 29
ans
30 -34
ans
35 -39
ans
40 - 44
ans
45 - 49
ans
50 - 54
ans
55 ans
ou plus
1 2 3 4 5 ou plus
Lien entre le montant moyen par opération,
la tranche d'âge et le nombre d'occupants
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
À nombre d?occupants donné, des différences de montants investis selon l?âge
Avant 35 ans, la relation de croissance entre montant investi et âge des emprunteurs est commune à toutes
les tailles de ménage. Par ailleurs, à tranche d?âge donnée, le montant moyen investi dépend assez peu du
nombre d?occupants chez les ménages de 2 personnes ou plus, mais il est inférieur d?au moins 30 % chez
les ménages d?une seule personne ;
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 42 -
Entre 35 et 55 ans en revanche, des contrastes de plus en plus marqués opposent les ménages de 2 ou 3
personnes pour lesquels le montant moyen investi diminue avec l?âge, aux ménages de taille plus
importante chez lesquels il augmente.
B - Montant moyen du PTZ
Un montant qui croît fortement avec le nombre d?occupants mais indépendant de l?âge
0
5 000
10 000
15 000
20 000
25 000
30 000
35 000
Moins
de 25
ans
25 - 29
ans
30 -34
ans
35 -39
ans
40 - 44
ans
45 - 49
ans
50 - 54
ans
55 ans
ou plus
1 2 3 4 5 ou plus
Lien entre le montant moyen du PTZ,
la tranche d'âge et le nombre d'occupants
Les dispositions réglementaires conduisent à un
montant de PTZ quasiment indépendant de l?âge
mais non du nombre de personnes composant le
ménage bénéficiaire.
L?échelle de valeurs va de 13 800 ¤ (ménages de 1
emprunteur) à 19 300 ¤ (ménages de 2 personnes)
puis à 28 600 ¤ (ménages de 5 personnes ou plus).
Pour un même nombre d?occupants, le prêt est
majoré lorsque son objet est un logement neuf : il
l?est de 50 % pour un logements ancien destiné à une
personne seule, de 20 % lorsque les occupants sont
plus nombreux.
L?incidence du zonage géographique est encore plus
nette : l?échelle de prêt s?étend ainsi de 9 600 ¤ pour
un ménage d?une seule personne achetant un
logement ancien en zone C à 70 000 ¤ pour un
ménage de 5 personnes ou plus achetant un
logement neuf en zone B1.
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
C - Contributions du PTZ et des autres composantes au financement
Une contribution à la fois plus forte du PTZ et accompagnant des investissements plus
importants chez les ménages plus nombreux
Quelques exemples de répartition par financement des opérations donnant lieu à PTZ
en fonction du type (nb occupants / tranche d?âge5) de bénéficiaires
Montant op. PTZ Prêts bancaires Apport personnel Type Nb PTZ
attribués
en 2011
% PTZ
attribués
en 2011
Val.abs.
(k¤)
% Val.abs.
(k¤)
% Val.abs.
(k¤)
% Val.abs.
(k¤)
%
1 occ / - de 25 ans 958 3,9 101,5 100 13,1 12,9 81,7 80,5 6,7 6,6
1 occ / 30 à 34 ans 1 216 4,9 118,3 100 14,1 12,0 85,9 72,6 18,3 15,5
1 occ / 45 à 49 ans 1 001 4,0 120,3 100 12,9 10,8 75,8 63,0 31,6 26,2
1 occ / 55 ans ou plus 358 1,4 131,9 100 13,4 10,2 55,2 41,8 63,3 48,0
2-3 occ / - de 25 ans 1 724 7,0 148,2 100 18,7 12,6 128,5 86,7 1,0 0,7
2-3 occ / 30 à34 ans 2 950 11,9 175,0 100 22,1 12,7 136,5 78,0 16,4 9,4
2-3 occ / 45 à 49 ans 1 423 5,8 156,2 100 20,8 13,3 102,5 65,6 32,9 21,1
2-3 occ / 55 ans ou + 442 1,8 164,8 100 19,5 11,8 89,7 54,5 55,6 33,7
4 occ ou + / 30 à34 ans 1 361 5,5 179,0 100 27,8 15,5 136,7 76,4 14,5 8,1
4 occ ou + / 45 à49 ans 622 2,5 187,4 100 28,5 15,2 124,6 66,5 34,2 18,3
Ensemble (rappel) 24 745 100 155,5 100 20,4 13,1 117,5 75,6 17,6 11,3
5 Les types présentés ont été sélectionnées en tenant compte de valeurs remarquables (extremums) du montant par
opération et de la représentativité des effectifs concernés (au moins 1% du total des prêts)
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 43 -
0
20 000
40 000
60 000
80 000
100 000
120 000
140 000
160 000
180 000
200 000
1 occupant
/ Moins de
25 ans
1 occupant
/ 30 - 34
ans
1 occupant
/ 45 -49 ans
2 ou 3
occupants /
Moins de
25 ans
2 ou 3
occupants /
30 - 34 ans
2 ou 3
occupants /
45 -49 ans
4
occupants
ou plus / 30
- 34 ans
PTZ Autres prêts Apport personnel
Exemples de répartition par financement (exprimée en euros) des opérations
donnant lieu à PTZ en fonction du nombre d?occupants et de la tranche d?âge
La contribution des PTZ+ au
financement des investissements est
plus importante chez les ménages de
4 occupants ou plus, et ce malgré des
montants d?opérations plus élevés.
Pour une tranche d?âge donnée à
l?exception des moins de 25 ans, la
contribution des PTZ+ aux
investissements des ménages de 2
ou 3 occupants est supérieure à
celle des ménages d?un seul
occupant, malgré des dépenses
nettement plus élevées.
Les principales variables
discriminantes sont cependant les
prêts bancaires et l?apport personnel.
Les prêts bancaires participent à plus
de 80% de l?investissement chez les
moins de 25 ans, à 70 - 80 % chez
les 30 ? 34 ans, à 60 ? 70 % chez
les 45 ? 49 ans, à moins de 60 %
chez les emprunteurs plus âgés. Si la
contribution des prêts bancaires
diminue avec l?âge de l?emprunteur,
elle a pour contrepartie un apport
personnel plus conséquent pour les
ménages de plus de 35 ans.
V ? 2 ? 2 En fonction de la CSP et du niveau de revenus
A - Montant moyen par opération
Un montant « plancher » de l?ordre de 120 000 ¤ pour les revenus inférieurs à 15 800 ¤, puis
croissant avec le niveau de revenus
Le montant moyen par opération oppose principalement les cadres, dans une moindre mesure les
professions indépendantes puis les professions intermédiaires, aux autres catégories socioprofessionnelles.
Pour ces-dernières néanmoins, on détecte d?importants contrastes entre un niveau de revenus net très
variable puisque compris en moyenne entre 18 et 29 k¤, et un montant investi qui l?est beaucoup moins :
entre 135 000 et 150 000 euros.
Il existe un montant moyen « plancher » par opération correspondant aux revenus les plus modestes, ceux
de la tranche inférieure à 15 800 ¤. Ce plancher se situe entre 115 000 et 130 000 ¤. Lorsque les revenus
s?élèvent, la progression du montant investi avec leur niveau est quasiment constante, d?environ 3 000 ¤ par
millier d?euros de revenus supplémentaire.
Catégorie
socioprofessionnelle
% PTZ 2011 Montant moyen
par opération
(milliers euros)
% Revenus
inférieurs à
15 800 ¤
% Revenus
supérieurs à
28 420 ¤
Revenu net
moyen
Agriculteurs exploitants 1,7% 143 640 46,3% 18,4% 18 138
Artisans, commerçants et
chefs d'entreprise 3,5% 170 100 22,2% 42,5% 29 628
Cadres et professions
intellectuelles supérieures 14,6% 201 770 11,2% 62,1% 35 737
Professions Intermédiaires 21,8% 159 120 19,0% 36,7% 25 793
Employés 26,0% 148 510 26,5% 28,9% 23 247
Ouvriers 29,5% 135 890 25,9% 21,3% 21 752
Retraités 1,2% 144 640 17,2% 41,6% 28 971
Autres personnes sans
activité professionnelle 1,7% 148 260 34,8% 27,3% 22 962
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 44 -
110 000
120 000
130 000
140 000
150 000
160 000
170 000
180 000
190 000
200 000
210 000
220 000
230 000
240 000
250 000
260 000
270 000
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60
Montant moyen (euros) par opération
en fonction du niveau de revenus (k¤) des accédants
100 000
120 000
140 000
160 000
180 000
200 000
220 000
240 000
260 000
280 000
Moins
de 16
k¤
16 -20
k¤
21 -
25 k¤
26 -30
k¤
31 -35
k¤
36 -40
k¤
41 -45
k¤
46 k¤
ou +
Agriculteurs exploitants
Artisans, commerçants et chefs d'entreprise
Cadres et professions intellectuelles supérieures
Professions Intermédiaires
Employés
Ouvriers
Lien entre le montant moyen par opération,
la tranche de revenus et la CSP
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
À niveau de revenus donné, des différences de montants investis selon la CSP
Il est clair qu?à niveau de revenus comparable, le montant des opérations varie sensiblement en fonction de
la catégorie socioprofessionnelle. Les investissements des ouvriers sont nettement inférieurs à ceux des
cadres voire des professions indépendantes.
B - Montant moyen du PTZ
Un montant plus élevé parmi les plus hauts revenus
0
5 000
10 000
15 000
20 000
25 000
30 000
35 000
Moins
de 16
k¤
16 -20
k¤
21 -
25 k¤
26 -30
k¤
31 -35
k¤
36 -40
k¤
41 -45
k¤
46 k¤
ou +
Agriculteurs exploitants
Artisans, commerçants et chefs d'entreprise
Cadres et professions intellectuelles supérieures
Professions Intermédiaires
Employés
Ouvriers
Lien entre le montant moyen du PTZ,
la tranche d'âge et le nombre d'occupants
Le montant moyen du PTZ se révèle plus
élevé parmi les hauts revenus, en liaison avec
un niveau d?investissements plus important.
Pour les mêmes raisons, le montant moyen
du PTZ est plus important chez les cadres.
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 45 -
C - Contributions du PTZ et des autres composantes au financement
Une contribution du PTZ non directement dépendante des CSP et du niveau de revenus
Tableau présentant les modalités de financement des principales opérations donnant lieu à PTZ
en fonction du type (CSP / tranche de revenus6) de bénéficiaires
Montant op. PTZ Prêts bancaires Apport personnel Type Nb PTZ
attribués
en 2011
% PTZ
attribués
en 2011
Val.abs.
(k¤)
% Val.abs.
(k¤)
% Val.abs.
(k¤)
% Val.abs.
(k¤)
%
cadres / - de 16 k¤ 389 1,6 152,4 100 20,3 13,3 109,3 71,7 22,8 15,0
cadres / 21 à 25 k¤ 433 1,7 160,0 100 20,5 12,8 117,0 73,1 22,5 14,1
cadres / 31 à 35 k¤ 441 1,8 193,3 100 26,2 13,6 136,8 70,8 30,3 15,6
cadres / 46 k¤ ou + 867 3,5 266,6 100 29,3 11,0 170,8 64,1 66,5 24,9
employés / - de 16 k¤ 1622 6,5 116,4 100 16,4 14,1 84,3 72,5 15,7 13,5
employés / 21 à 25 k¤ 1092 4,4 150,6 100 21,1 14,0 115,5 76,7 14,0 9,3
employés / 31 à 35 k¤ 710 2,9 170,8 100 23,4 13,7 132,3 77,5 15,1 8,8
ouvriers / - de 16 k¤ 1787 7,2 110,6 100 13,7 12,4 89,7 81,1 7,2 6,5
ouvriers / 21 à 25 k¤ 1510 6,1 142,2 100 18,7 13,2 121,2 85,2 2,4 1,7
ouvriers / 31 à 35 k¤ 688 2,8 157,8 100 21,2 13,7 131,0 83,1 5,6 3,5
retraités 428 1,7 144,6 100 16,1 11,1 65,9 45,6 62,6 43,3
Ensemble (rappel) 24 745 100 155,5 100 20,4 13,1 117,5 75,6 17,6 11,3
Quelques exemples de répartition par financement
des opérations donnant lieu à PTZ
en fonction de la CSP et/ou de la tranche de revenus
0
50 000
100 000
150 000
200 000
250 000
300 000
PTZ Autres prêts Apport personnel
La participation des PTZ+ au financement des
investissements est stable de façon générale
(comprise entre 12 et 14 %), puisque leur
montant progresse proportionnellement à celui
des travaux. Tout juste est-elle un peu plus faible
chez les cadres dont le niveau des
investissements progresse plus que
proportionnellement aux revenus et qui
recourent davantage à l?apport personnel. Elle
est également moindre d?une manière générale
chez les retraités.
Les principales variables discriminantes restent
les prêts bancaires et l?apport personnel.
Les prêts bancaires correspondent à 80 % de
l?investissement chez les ouvriers, en
contrepartie d?un apport personnel
spécifiquement faible. Il est par ailleurs
généralement compris entre 70 et 80 %. On
relève pourtant des taux tombant à 64 % chez
les cadres les plus aisés et à 46 % chez les
retraités : le niveau de l?apport personnel est
dans l?un et l?autre cas élevé, mais il est calé sur
un montant d?investissements nettement plus
modeste chez les retraités que chez les cadres.
6 Les tranches d?âge présentées ont été sélectionnées en tenant compte des valeurs remarquables (extremums) du
montant par opération et de la représentativité des effectifs concernés (au moins 1% du total des prêts)
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 46 -
TABLEAU RECAPITULATIF DES PRINCIPALES EVOLUTIONS EN PAYS DE LA LOIRE (2011 VS 2010)
[ Incidences apparentes du PTZ+ ]
Variable considérée Favorise
(ou favorise davantage)
Défavorise
(ou favorise moins)
Localisation des opérations Loire-Atlantique,
Centres et banlieues des principales
agglomérations
Vendée,
Rural, rural sous influence urbaine, (baisse
du nombre de prêts), périphéries des
principales agglomérations, villes
moyennes
Structure par âge Plus de 40 ans Moins de 30 ans
Structure par CSP Artisans, chefs d?entreprise, cadres
(secondairement, retraités)
Agriculteurs et ouvriers, employés
Structure par niveaux de
revenus
Revenus supérieurs à 28 420 ¤, revenus
inférieurs à 15 800 ¤ (zones peu
urbanisées)
Revenus intermédiaires
Revenus inférieurs à 15 800 ¤ (zones
urbanisées)
Structure par situation
professionnelle
Salariés secteur privé en CDI, salariés
secteur public
Salariés secteur privé « précaires », non
salariés
Structure par nombre
d?occupants
Ménages de 2 personnes Ménages de 3 personnes ou plus
Structure selon origine sociale Location privée, habitat chez parents Location HLM
Structure par type d?opération Ancien Neuf
Structure par type de
logement
Collectif Individuel
Montant des investissements
par opération
Hausse particulière dans les territoires
concernés (cf. localisation des opérations),
supérieure à 10 % dans l?ancien
(rattrapage partiel)
Progression supérieure à 10 % chez les 30
ans et + et à 20 % chez les 55 ans et +
Progression de 14 % pour les revenus
supérieurs à 28 420 ¤
Hausse limitée dans les territoires
concernés (cf. localisation des opérations),
inférieure à 10 % dans le neuf
Progression de l?ordre de 5 % chez les
moins de 30 ans
Progression de l?ordre de 2 % pour les
revenus inférieurs à 15 800 ¤ et
intermédiaires
Montant global des
investissements liés au PTZ
Hausse plus importante dans les territoires
concernés (cf. localisation des opérations)
Baisse dans le rural
Montant du PTZ Hausse dans l?ancien et le collectif neuf
Baisse inférieure à 10 % chez les 40 ans
ou plus
Diminution de 9 % pour les revenus
supérieurs à 28 420 ¤
Baisse dans l?individuel neuf
Baisse supérieure à 10 % chez les moins
de 40 ans
Diminution de 11 % pour les revenus
inférieurs à 15 800 ¤ et de 17 % pour les
intermédiaires
Contribution
PTZ (%)
22% collectif neuf (concerne 2,3 % des
prêts), progression dans l?ancien (2 à 4
points)
Zonage B1
12 à 14 % hors collectif neuf, chute dans
l?individuel neuf (9 points)
Zonage C
Prêts
bancaires (%)
Diminution hors individuel neuf
Progression de l?ordre de 2 points pour les
revenus inférieurs à 15 800 ¤ et
intermédiaires
Progression dans l?individuel neuf
Diminution de 4 points pour les revenus
supérieurs à 28 420 ¤
Hausse de 2 à 6 points chez 30 ans et + Baisse ou hausse modérée chez moins de
30 ans
Financement
des
opérations
Apport
personnel (%)
Progression inférieure à 1 point pour les
revenus inférieurs à 28 420 ¤
Progression de 7 points pour les revenus
supérieurs à 28 420 ¤
?
?
Service connaissance des territoires et évaluation
Tél : 02.40.99.58.13
Fax : 02.40.99.58.27
Service connaissance des
territoires et évaluation
Division Observation
Etudes et Statistiques
Directeur de la publication :
Hubert FERRY-WILCZEK
ISSN 2109-0017
(ATTENTION: OPTION tribue en moyenne à 13,1 % du financement des acquisitions ou constructions
En moyenne en 2011 en Pays de la Loire, le montant par opération (155 510 ¤) a été financé par le PTZ à
hauteur de 20 390 ¤, par les prêts bancaires pour 117 530 ¤, et par l?apport personnel déduction faite des
frais administratifs et notariaux, pour 17 590 ¤.
Le taux moyen de couverture des investissements par le PTZ+ a donc été de 13,1 %. Un tel taux est de 0,2
point supérieur à la moyenne nationale de province. Dit autrement, cela signifie qu?en Pays de la Loire, un
euro prêté à taux zéro a permis, grâce aux compléments bancaires et à l?apport personnel des acquéreurs,
de financer 7,6 ¤ d?investissement. Ce taux est cependant en baisse de 3 points par rapport à 2010, à la fois
du fait du montant moyen lui-même et du renchérissement du coût des opérations.
Ce taux donne lieu à écarts entre la Loire-Atlantique (13,8 %) et les autres départements (12,6 % à 12,8 %),
et de manière plus importante entre types de territoires (le PTZ+ ne finance que 12,6 % des opérations dans
les villes centres, mais plus de 16,5 % ailleurs).
On peut noter que la contribution même relative du PTZ+ au financement des opérations est plus élevée
dans le département où les investissements liés au PTZ sont en moyenne les plus importants.
En 2011, les prêts bancaires sont intervenus en moyenne pour 75,6 % du financement, et donc l?apport
personnel pour 11,3 %. À montant d?opération et d?apport personnel supposés fixes, le PTZ a ainsi rendu
possible la réduction de 14,8 % du capital bancaire emprunté, allégeant dans des proportions plus
importantes encore la charge de la dette des emprunteurs.
C- Évolution depuis 1995
Après avoir régulièrement décrû entre 1996 et 2008, et après deux millésimes marqués par
des majorations, la contribution du PTZ au financement des opérations retrouve en 2011
son niveau moyen de longue période
Maximale lors de son lancement (17,0 %), la
contribution du PTZ au financement des opérations
décroît ensuite régulièrement durant la période qui
précède l?instauration du NPTZ pendant laquelle le
montant des investissements connaît une forte
progression. En 2004, elle n?est déjà plus que de
13,0 %. En fait, au cours de cette phase, le montant
moyen du prêt reste voisin de 15 000 ¤. L?intégralité de
la croissance du volume des opérations est due aux
emprunts bancaires : en effet, l?apport personnel lui-
même diminue dans l?absolu, à plus forte raison sa
contribution à la croissance du montant des
investissements.
Entre 2005, année de mise en oeuvre du NPTZ, et
2008, le montant moyen du PTZ continue de stagner
autour de 15 000 ¤, matérialisant l?absence d?impact
direct du NPTZ en niveau. Sa contribution au
financement des opérations continue donc de baisser :
en 2007-2008, elle tombe à son niveau plancher de
10,7 %.
En 2009 - 2010, la majoration du PTZ dans le neuf se
traduit par une majoration d?environ 8 000 ¤ du PTZ qui
a davantage pour effet de réduire le recours aux prêts
bancaires et à l?apport personnel que de majorer les
dépenses d?investissement.
Evolution du montant des composantes
financières des opérations en Pays de la
Loire
0
20000
40000
60000
80000
100000
120000
19
97
19
98
19
99
20
00
20
01
20
02
20
03
20
04
20
05
20
06
20
07
20
08
20
09
20
10
20
11
PTZ autres prêts apport personnel
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
La mise en oeuvre du PTZ+ en revanche se traduit par une augmentation des dépenses d?investissement et
de leur financement à la fois par les prêts bancaires et l?apport personnel qui accompagne la baisse de
l?ordre de 2 600 ¤ des prêts à taux zéro par rapport à 2010.
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 39 -
V ? Caractéristiques financières détaillées des opérations
ayant donné lieu à PTZ en 2011
V ? 1 ? En fonction des catégories de logements
A - Montant moyen par opération
Un montant plus élevé dans le neuf que dans l?ancien, dans l?individuel que dans le collectif
En 2011 en Pays de la Loire, le montant moyen investi par opération donnant lieu à PTZ est compris entre
125 000 et 170 000 ¤. Comme en 2010, il est plus important dans l?habitat neuf que dans l?ancien, avec un
différentiel de 15 750 ¤ (habitat individuel) à 28 190 ¤ (habitat collectif). Il est également plus élevé dans
l?habitat individuel que dans le collectif, de 17 160 ¤ (habitat neuf) à 29 600 ¤ (habitat ancien).
Par rapport à 2010, la hausse du montant moyen des opérations est néanmoins sensiblement plus marquée
dans l?ancien que dans le neuf : 11,3% (collectif) à 14,2 % (individuel) pour l?ancien, 8,6 % (collectif) et 7,2 %
(individuel) pour le neuf. Cette évolution contribue à réduire les écarts de niveau entre les deux types
d?opérations.
B - Montant moyen du PTZ
Un montant qui reste plus élevé dans le neuf que dans l?ancien, mais un éventail resserré
En 2011 en Pays de la Loire, le montant moyen des PTZ attribués s?échelonne de 17 430 à 34 420 ¤ selon
les caractéristiques des logements. Le PTZ est surtout attractif pour le neuf collectif ; il est moins élevé dans
l?ancien, tant collectif qu?individuel.
Par comparaison avec l?année précédente, on note un resserrement de l?éventail dû à la fois à la chute de
12 700 ¤ du montant du PTZ caractérisant l?individuel neuf, et à son augmentation dans l?habitat ancien,
individuel comme collectif, respectivement de + 6 000 ¤ et + 7 000 ¤. Le montant pour un logement neuf
collectif enregistre, lui, une hausse de 3 000 ¤. L?augmentation du montant du prêt est donc surtout sensible
dans l?ancien, mais le prêt lui-même demeure dans l?absolu plus important dans le neuf.
Montant moyen des PTZ (¤) par opération selon caractéristiques des logements
ancien collectif ancien individuel neuf collectif neuf individuel
17 430 18 610 34 420 24 020
Du fait des dispositions réglementaires, le montant par PTZ attribué dépend de la fréquence des prêts par
type d?opérations dans les communes classées B2 que concernent 21 % des PTZ attribués en 2011, et plus
encore dans les communes classées B1, présentes uniquement en Loire-Atlantique et Vendée, qui en
représentent 19 %. Ces communes se situent en outre dans les principales aires urbaines ou sur le littoral.
Pour ces communes de type B1 et B2, le montant du PTZ est sensiblement plus élevé, surtout dans le neuf.
Une partie de la supériorité du montant du PTZ observé dans le neuf, commune aux trois zonages, provient
de la composition des ménages, dont le nombre moyen d?occupants est de 2,28 (contre 2,04 dans l?ancien).
Montant moyen par opération (¤) selon caractéristiques des logements
ancien collectif ancien individuel neuf collectif neuf individuel
125 540 155 140 153 730 170 890
Montant moyen des PTZ (¤) par opération selon caractéristiques des logements et zonage
ancien neuf
B1 23 020 46 430
B2 19 100 26 220
C 16 330 19 920
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 40 -
C - Contributions du PTZ et autres composantes au financement des opérations
Une contribution du PTZ au financement surtout importante dans l?habitat collectif neuf
En 2011 en Pays de la Loire, le PTZ a contribué dans des proportions diverses au financement des
opérations.
Cette contribution du PTZ a été nettement plus importante (22,4 %) pour les logements collectifs neufs et ce
d?autant plus que, au-delà d?un montant de prêt par nature plus élevé dans le neuf, le type collectif génère
des niveaux d?investissements plus limités que l?individuel. Elle s?est alors accompagnée d?un apport
personnel important (contribution de 20,6 %) impliquant un recours spécifiquement faible aux emprunts
bancaires qui n?ont représenté que 57 % du montant moyen de l?investissement.
Contribution du PTZ au financement des opérations selon caractéristiques des logements
Contributions
par opération ancien collectif ancien individuel neuf collectif neuf individuel
Val. Abs. % Val. Abs. % Val. Abs. % Val. Abs. %
PTZ 17 430 13,9% 18 610 12,0% 34 420 22,4% 24 020 14,1%
Autres prêts 89 810 71,5% 119 400 77,0% 87 680 57,0% 129 870 76,0%
Apport personnel 18 300 14,6% 17 130 11,0% 31 630 20,6% 17 000 9,9%
Total financement
125 540
155 140
153 730
170 890
Les logements individuels de même que les collectifs anciens n?ont pas bénéficié d?une contribution aussi
avantageuse du PTZ, en l?occurrence comprise entre 12 et 14 %. À cette participation réduite du PTZ au
financement ont été associés celle également plus faible de l?apport personnel (10 à 15 %) et donc un
recours plus important aux prêts bancaires (de 71 % à 77 %), mais avec des modalités très différentes :
- s?agissant du collectif ancien, privilégié par les ménages d?une seule personne, le montant plus
faible (de moitié) du PTZ a été associé à un niveau modeste des investissements, avec recours
limité à l?apport personnel et niveau équivalent ? somme toute modeste - des emprunts bancaires ;
- concernant les logements individuels en revanche, la conjonction d?un PTZ faible à modéré et d?un
niveau d?investissement sensiblement plus fort, sans apport personnel plus important, s?est
répercutée de façon spectaculaire sur le niveau des prêts bancaires.
Pour autant, on doit pondérer ces observations par diverses remarques :
- la catégorie des logements neufs collectifs pour laquelle la contribution du PTZ au financement de
l?opération a été la plus élevée n?a représenté qu?une très faible part (2,3 %) des prêts ;
- a contrario, la catégorie des logements individuels anciens ayant donné lieu à la fois aux plus
importants investissements en 2011 et à la plus forte progression par rapport à 2010 coïncide avec
celle pour laquelle la contribution du PTZ au financement de l?opération a été la moins élevée ;
- limité aux logements collectifs neufs, le taux record de PTZ l?est aussi géographiquement aux
communes de la zone B1 qui concentrent cette catégorie de parc ;
- face à un montant d?opérations nettement plus élevé en zone B1 pour les logements neufs comme
anciens, en zone B2 pour le neuf, l?apport personnel constitue une condition indispensable pour
accéder au crédit immobilier. Il est nettement plus faible en zone C.
Contribution du PTZ au financement des opérations selon caractéristiques des logements et zonage
ancien neuf
B1 B2 C B1 B2 C
12,7% 13,1% 11,8% 23,6% 14,9% 12,2%
Contribution du PTZ au financement des opérations selon caractéristiques des logements et zonage
ancien neuf Contributions
par opération B1 B2 C B1 B2 C
PTZ 23 020 19 100 16 330 46 430 26 220 19 920
Autres prêts 123 240 106 550 112 280 115 610 124 880 129 640
Apport
personnel 35 460 20 310 9 490 34 630 24 490 13 170
Total
financement 181 720 145 960 138 100 196 670 175 590 162 730
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 41 -
V ? 2 ? En fonction des caractéristiques des ménages
V ? 2 ? 1 En fonction de l?âge et/ou du nombre d?occupants
A - Montant moyen par opération
Un montant nettement plus élevé au sein des ménages de 30 ? 44 ans et/ou comptant
plusieurs occupants
En - deçà de 55 ans, le montant moyen par opération des bénéficiaires de PTZ dépend nettement de leur
âge. Partant d?une moyenne de 132 000 ¤ avant 25 ans, il progresse jusqu?à atteindre un maximum de
167 460 ¤ dans la classe 35 ? 39 ans, avant de décroître et de se stabiliser à un niveau comparable à celui
des 25 ? 29 ans (150 000 ¤) aux alentours de 55 ans.
La relation entre le montant par opération et le nombre moyen d?occupants d?une part, la proportion de
ménages de plus de 2 personnes d?autre part, suit quasiment la même évolution, légèrement décalée,
puisque le maximum correspond en l?occurrence à la tranche 40 ? 44 ans.
Tranche d?âge % PTZ 2011 Montant moyen par
opération (euros)
% ménages
1 ou 2 personnes
Nombre moyen
d?occupants
moins de 25 ans 11 131 940 87 1,81
25 ? 29 ans 33 151 330 71 2,13
30 ? 34 ans 22 163 550 49 2,60
35 ? 39 ans 13 167 460 38 2,98
40 ? 44 ans 8 165 170 37 3,08
45 ? 49 ans 6 157 810 47 2,74
50 ? 54 ans 3 151 570 66 2,25
55 ans ou plus 4 149 960 87 1,80
110 000
120 000
130 000
140 000
150 000
160 000
170 000
180 000
20 25 30 35 40 45 50 55 60 65
Montant moyen (euros) par opération
en fonction de l'âge (années) des accédants
100 000
110 000
120 000
130 000
140 000
150 000
160 000
170 000
180 000
190 000
200 000
Moins
de 25
ans
25 - 29
ans
30 -34
ans
35 -39
ans
40 - 44
ans
45 - 49
ans
50 - 54
ans
55 ans
ou plus
1 2 3 4 5 ou plus
Lien entre le montant moyen par opération,
la tranche d'âge et le nombre d'occupants
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
À nombre d?occupants donné, des différences de montants investis selon l?âge
Avant 35 ans, la relation de croissance entre montant investi et âge des emprunteurs est commune à toutes
les tailles de ménage. Par ailleurs, à tranche d?âge donnée, le montant moyen investi dépend assez peu du
nombre d?occupants chez les ménages de 2 personnes ou plus, mais il est inférieur d?au moins 30 % chez
les ménages d?une seule personne ;
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 42 -
Entre 35 et 55 ans en revanche, des contrastes de plus en plus marqués opposent les ménages de 2 ou 3
personnes pour lesquels le montant moyen investi diminue avec l?âge, aux ménages de taille plus
importante chez lesquels il augmente.
B - Montant moyen du PTZ
Un montant qui croît fortement avec le nombre d?occupants mais indépendant de l?âge
0
5 000
10 000
15 000
20 000
25 000
30 000
35 000
Moins
de 25
ans
25 - 29
ans
30 -34
ans
35 -39
ans
40 - 44
ans
45 - 49
ans
50 - 54
ans
55 ans
ou plus
1 2 3 4 5 ou plus
Lien entre le montant moyen du PTZ,
la tranche d'âge et le nombre d'occupants
Les dispositions réglementaires conduisent à un
montant de PTZ quasiment indépendant de l?âge
mais non du nombre de personnes composant le
ménage bénéficiaire.
L?échelle de valeurs va de 13 800 ¤ (ménages de 1
emprunteur) à 19 300 ¤ (ménages de 2 personnes)
puis à 28 600 ¤ (ménages de 5 personnes ou plus).
Pour un même nombre d?occupants, le prêt est
majoré lorsque son objet est un logement neuf : il
l?est de 50 % pour un logements ancien destiné à une
personne seule, de 20 % lorsque les occupants sont
plus nombreux.
L?incidence du zonage géographique est encore plus
nette : l?échelle de prêt s?étend ainsi de 9 600 ¤ pour
un ménage d?une seule personne achetant un
logement ancien en zone C à 70 000 ¤ pour un
ménage de 5 personnes ou plus achetant un
logement neuf en zone B1.
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
C - Contributions du PTZ et des autres composantes au financement
Une contribution à la fois plus forte du PTZ et accompagnant des investissements plus
importants chez les ménages plus nombreux
Quelques exemples de répartition par financement des opérations donnant lieu à PTZ
en fonction du type (nb occupants / tranche d?âge5) de bénéficiaires
Montant op. PTZ Prêts bancaires Apport personnel Type Nb PTZ
attribués
en 2011
% PTZ
attribués
en 2011
Val.abs.
(k¤)
% Val.abs.
(k¤)
% Val.abs.
(k¤)
% Val.abs.
(k¤)
%
1 occ / - de 25 ans 958 3,9 101,5 100 13,1 12,9 81,7 80,5 6,7 6,6
1 occ / 30 à 34 ans 1 216 4,9 118,3 100 14,1 12,0 85,9 72,6 18,3 15,5
1 occ / 45 à 49 ans 1 001 4,0 120,3 100 12,9 10,8 75,8 63,0 31,6 26,2
1 occ / 55 ans ou plus 358 1,4 131,9 100 13,4 10,2 55,2 41,8 63,3 48,0
2-3 occ / - de 25 ans 1 724 7,0 148,2 100 18,7 12,6 128,5 86,7 1,0 0,7
2-3 occ / 30 à34 ans 2 950 11,9 175,0 100 22,1 12,7 136,5 78,0 16,4 9,4
2-3 occ / 45 à 49 ans 1 423 5,8 156,2 100 20,8 13,3 102,5 65,6 32,9 21,1
2-3 occ / 55 ans ou + 442 1,8 164,8 100 19,5 11,8 89,7 54,5 55,6 33,7
4 occ ou + / 30 à34 ans 1 361 5,5 179,0 100 27,8 15,5 136,7 76,4 14,5 8,1
4 occ ou + / 45 à49 ans 622 2,5 187,4 100 28,5 15,2 124,6 66,5 34,2 18,3
Ensemble (rappel) 24 745 100 155,5 100 20,4 13,1 117,5 75,6 17,6 11,3
5 Les types présentés ont été sélectionnées en tenant compte de valeurs remarquables (extremums) du montant par
opération et de la représentativité des effectifs concernés (au moins 1% du total des prêts)
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 43 -
0
20 000
40 000
60 000
80 000
100 000
120 000
140 000
160 000
180 000
200 000
1 occupant
/ Moins de
25 ans
1 occupant
/ 30 - 34
ans
1 occupant
/ 45 -49 ans
2 ou 3
occupants /
Moins de
25 ans
2 ou 3
occupants /
30 - 34 ans
2 ou 3
occupants /
45 -49 ans
4
occupants
ou plus / 30
- 34 ans
PTZ Autres prêts Apport personnel
Exemples de répartition par financement (exprimée en euros) des opérations
donnant lieu à PTZ en fonction du nombre d?occupants et de la tranche d?âge
La contribution des PTZ+ au
financement des investissements est
plus importante chez les ménages de
4 occupants ou plus, et ce malgré des
montants d?opérations plus élevés.
Pour une tranche d?âge donnée à
l?exception des moins de 25 ans, la
contribution des PTZ+ aux
investissements des ménages de 2
ou 3 occupants est supérieure à
celle des ménages d?un seul
occupant, malgré des dépenses
nettement plus élevées.
Les principales variables
discriminantes sont cependant les
prêts bancaires et l?apport personnel.
Les prêts bancaires participent à plus
de 80% de l?investissement chez les
moins de 25 ans, à 70 - 80 % chez
les 30 ? 34 ans, à 60 ? 70 % chez
les 45 ? 49 ans, à moins de 60 %
chez les emprunteurs plus âgés. Si la
contribution des prêts bancaires
diminue avec l?âge de l?emprunteur,
elle a pour contrepartie un apport
personnel plus conséquent pour les
ménages de plus de 35 ans.
V ? 2 ? 2 En fonction de la CSP et du niveau de revenus
A - Montant moyen par opération
Un montant « plancher » de l?ordre de 120 000 ¤ pour les revenus inférieurs à 15 800 ¤, puis
croissant avec le niveau de revenus
Le montant moyen par opération oppose principalement les cadres, dans une moindre mesure les
professions indépendantes puis les professions intermédiaires, aux autres catégories socioprofessionnelles.
Pour ces-dernières néanmoins, on détecte d?importants contrastes entre un niveau de revenus net très
variable puisque compris en moyenne entre 18 et 29 k¤, et un montant investi qui l?est beaucoup moins :
entre 135 000 et 150 000 euros.
Il existe un montant moyen « plancher » par opération correspondant aux revenus les plus modestes, ceux
de la tranche inférieure à 15 800 ¤. Ce plancher se situe entre 115 000 et 130 000 ¤. Lorsque les revenus
s?élèvent, la progression du montant investi avec leur niveau est quasiment constante, d?environ 3 000 ¤ par
millier d?euros de revenus supplémentaire.
Catégorie
socioprofessionnelle
% PTZ 2011 Montant moyen
par opération
(milliers euros)
% Revenus
inférieurs à
15 800 ¤
% Revenus
supérieurs à
28 420 ¤
Revenu net
moyen
Agriculteurs exploitants 1,7% 143 640 46,3% 18,4% 18 138
Artisans, commerçants et
chefs d'entreprise 3,5% 170 100 22,2% 42,5% 29 628
Cadres et professions
intellectuelles supérieures 14,6% 201 770 11,2% 62,1% 35 737
Professions Intermédiaires 21,8% 159 120 19,0% 36,7% 25 793
Employés 26,0% 148 510 26,5% 28,9% 23 247
Ouvriers 29,5% 135 890 25,9% 21,3% 21 752
Retraités 1,2% 144 640 17,2% 41,6% 28 971
Autres personnes sans
activité professionnelle 1,7% 148 260 34,8% 27,3% 22 962
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 44 -
110 000
120 000
130 000
140 000
150 000
160 000
170 000
180 000
190 000
200 000
210 000
220 000
230 000
240 000
250 000
260 000
270 000
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60
Montant moyen (euros) par opération
en fonction du niveau de revenus (k¤) des accédants
100 000
120 000
140 000
160 000
180 000
200 000
220 000
240 000
260 000
280 000
Moins
de 16
k¤
16 -20
k¤
21 -
25 k¤
26 -30
k¤
31 -35
k¤
36 -40
k¤
41 -45
k¤
46 k¤
ou +
Agriculteurs exploitants
Artisans, commerçants et chefs d'entreprise
Cadres et professions intellectuelles supérieures
Professions Intermédiaires
Employés
Ouvriers
Lien entre le montant moyen par opération,
la tranche de revenus et la CSP
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
À niveau de revenus donné, des différences de montants investis selon la CSP
Il est clair qu?à niveau de revenus comparable, le montant des opérations varie sensiblement en fonction de
la catégorie socioprofessionnelle. Les investissements des ouvriers sont nettement inférieurs à ceux des
cadres voire des professions indépendantes.
B - Montant moyen du PTZ
Un montant plus élevé parmi les plus hauts revenus
0
5 000
10 000
15 000
20 000
25 000
30 000
35 000
Moins
de 16
k¤
16 -20
k¤
21 -
25 k¤
26 -30
k¤
31 -35
k¤
36 -40
k¤
41 -45
k¤
46 k¤
ou +
Agriculteurs exploitants
Artisans, commerçants et chefs d'entreprise
Cadres et professions intellectuelles supérieures
Professions Intermédiaires
Employés
Ouvriers
Lien entre le montant moyen du PTZ,
la tranche d'âge et le nombre d'occupants
Le montant moyen du PTZ se révèle plus
élevé parmi les hauts revenus, en liaison avec
un niveau d?investissements plus important.
Pour les mêmes raisons, le montant moyen
du PTZ est plus important chez les cadres.
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 45 -
C - Contributions du PTZ et des autres composantes au financement
Une contribution du PTZ non directement dépendante des CSP et du niveau de revenus
Tableau présentant les modalités de financement des principales opérations donnant lieu à PTZ
en fonction du type (CSP / tranche de revenus6) de bénéficiaires
Montant op. PTZ Prêts bancaires Apport personnel Type Nb PTZ
attribués
en 2011
% PTZ
attribués
en 2011
Val.abs.
(k¤)
% Val.abs.
(k¤)
% Val.abs.
(k¤)
% Val.abs.
(k¤)
%
cadres / - de 16 k¤ 389 1,6 152,4 100 20,3 13,3 109,3 71,7 22,8 15,0
cadres / 21 à 25 k¤ 433 1,7 160,0 100 20,5 12,8 117,0 73,1 22,5 14,1
cadres / 31 à 35 k¤ 441 1,8 193,3 100 26,2 13,6 136,8 70,8 30,3 15,6
cadres / 46 k¤ ou + 867 3,5 266,6 100 29,3 11,0 170,8 64,1 66,5 24,9
employés / - de 16 k¤ 1622 6,5 116,4 100 16,4 14,1 84,3 72,5 15,7 13,5
employés / 21 à 25 k¤ 1092 4,4 150,6 100 21,1 14,0 115,5 76,7 14,0 9,3
employés / 31 à 35 k¤ 710 2,9 170,8 100 23,4 13,7 132,3 77,5 15,1 8,8
ouvriers / - de 16 k¤ 1787 7,2 110,6 100 13,7 12,4 89,7 81,1 7,2 6,5
ouvriers / 21 à 25 k¤ 1510 6,1 142,2 100 18,7 13,2 121,2 85,2 2,4 1,7
ouvriers / 31 à 35 k¤ 688 2,8 157,8 100 21,2 13,7 131,0 83,1 5,6 3,5
retraités 428 1,7 144,6 100 16,1 11,1 65,9 45,6 62,6 43,3
Ensemble (rappel) 24 745 100 155,5 100 20,4 13,1 117,5 75,6 17,6 11,3
Quelques exemples de répartition par financement
des opérations donnant lieu à PTZ
en fonction de la CSP et/ou de la tranche de revenus
0
50 000
100 000
150 000
200 000
250 000
300 000
PTZ Autres prêts Apport personnel
La participation des PTZ+ au financement des
investissements est stable de façon générale
(comprise entre 12 et 14 %), puisque leur
montant progresse proportionnellement à celui
des travaux. Tout juste est-elle un peu plus faible
chez les cadres dont le niveau des
investissements progresse plus que
proportionnellement aux revenus et qui
recourent davantage à l?apport personnel. Elle
est également moindre d?une manière générale
chez les retraités.
Les principales variables discriminantes restent
les prêts bancaires et l?apport personnel.
Les prêts bancaires correspondent à 80 % de
l?investissement chez les ouvriers, en
contrepartie d?un apport personnel
spécifiquement faible. Il est par ailleurs
généralement compris entre 70 et 80 %. On
relève pourtant des taux tombant à 64 % chez
les cadres les plus aisés et à 46 % chez les
retraités : le niveau de l?apport personnel est
dans l?un et l?autre cas élevé, mais il est calé sur
un montant d?investissements nettement plus
modeste chez les retraités que chez les cadres.
6 Les tranches d?âge présentées ont été sélectionnées en tenant compte des valeurs remarquables (extremums) du
montant par opération et de la représentativité des effectifs concernés (au moins 1% du total des prêts)
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 46 -
TABLEAU RECAPITULATIF DES PRINCIPALES EVOLUTIONS EN PAYS DE LA LOIRE (2011 VS 2010)
[ Incidences apparentes du PTZ+ ]
Variable considérée Favorise
(ou favorise davantage)
Défavorise
(ou favorise moins)
Localisation des opérations Loire-Atlantique,
Centres et banlieues des principales
agglomérations
Vendée,
Rural, rural sous influence urbaine, (baisse
du nombre de prêts), périphéries des
principales agglomérations, villes
moyennes
Structure par âge Plus de 40 ans Moins de 30 ans
Structure par CSP Artisans, chefs d?entreprise, cadres
(secondairement, retraités)
Agriculteurs et ouvriers, employés
Structure par niveaux de
revenus
Revenus supérieurs à 28 420 ¤, revenus
inférieurs à 15 800 ¤ (zones peu
urbanisées)
Revenus intermédiaires
Revenus inférieurs à 15 800 ¤ (zones
urbanisées)
Structure par situation
professionnelle
Salariés secteur privé en CDI, salariés
secteur public
Salariés secteur privé « précaires », non
salariés
Structure par nombre
d?occupants
Ménages de 2 personnes Ménages de 3 personnes ou plus
Structure selon origine sociale Location privée, habitat chez parents Location HLM
Structure par type d?opération Ancien Neuf
Structure par type de
logement
Collectif Individuel
Montant des investissements
par opération
Hausse particulière dans les territoires
concernés (cf. localisation des opérations),
supérieure à 10 % dans l?ancien
(rattrapage partiel)
Progression supérieure à 10 % chez les 30
ans et + et à 20 % chez les 55 ans et +
Progression de 14 % pour les revenus
supérieurs à 28 420 ¤
Hausse limitée dans les territoires
concernés (cf. localisation des opérations),
inférieure à 10 % dans le neuf
Progression de l?ordre de 5 % chez les
moins de 30 ans
Progression de l?ordre de 2 % pour les
revenus inférieurs à 15 800 ¤ et
intermédiaires
Montant global des
investissements liés au PTZ
Hausse plus importante dans les territoires
concernés (cf. localisation des opérations)
Baisse dans le rural
Montant du PTZ Hausse dans l?ancien et le collectif neuf
Baisse inférieure à 10 % chez les 40 ans
ou plus
Diminution de 9 % pour les revenus
supérieurs à 28 420 ¤
Baisse dans l?individuel neuf
Baisse supérieure à 10 % chez les moins
de 40 ans
Diminution de 11 % pour les revenus
inférieurs à 15 800 ¤ et de 17 % pour les
intermédiaires
Contribution
PTZ (%)
22% collectif neuf (concerne 2,3 % des
prêts), progression dans l?ancien (2 à 4
points)
Zonage B1
12 à 14 % hors collectif neuf, chute dans
l?individuel neuf (9 points)
Zonage C
Prêts
bancaires (%)
Diminution hors individuel neuf
Progression de l?ordre de 2 points pour les
revenus inférieurs à 15 800 ¤ et
intermédiaires
Progression dans l?individuel neuf
Diminution de 4 points pour les revenus
supérieurs à 28 420 ¤
Hausse de 2 à 6 points chez 30 ans et + Baisse ou hausse modérée chez moins de
30 ans
Financement
des
opérations
Apport
personnel (%)
Progression inférieure à 1 point pour les
revenus inférieurs à 28 420 ¤
Progression de 7 points pour les revenus
supérieurs à 28 420 ¤
?
?
Service connaissance des territoires et évaluation
Tél : 02.40.99.58.13
Fax : 02.40.99.58.27
Service connaissance des
territoires et évaluation
Division Observation
Etudes et Statistiques
Directeur de la publication :
Hubert FERRY-WILCZEK
ISSN 2109-0017
INVALIDE) (ATTENTION: OPTION e 20 390 ¤, par les prêts bancaires pour 117 530 ¤, et par l?apport personnel déduction faite des
frais administratifs et notariaux, pour 17 590 ¤.
Le taux moyen de couverture des investissements par le PTZ+ a donc été de 13,1 %. Un tel taux est de 0,2
point supérieur à la moyenne nationale de province. Dit autrement, cela signifie qu?en Pays de la Loire, un
euro prêté à taux zéro a permis, grâce aux compléments bancaires et à l?apport personnel des acquéreurs,
de financer 7,6 ¤ d?investissement. Ce taux est cependant en baisse de 3 points par rapport à 2010, à la fois
du fait du montant moyen lui-même et du renchérissement du coût des opérations.
Ce taux donne lieu à écarts entre la Loire-Atlantique (13,8 %) et les autres départements (12,6 % à 12,8 %),
et de manière plus importante entre types de territoires (le PTZ+ ne finance que 12,6 % des opérations dans
les villes centres, mais plus de 16,5 % ailleurs).
On peut noter que la contribution même relative du PTZ+ au financement des opérations est plus élevée
dans le département où les investissements liés au PTZ sont en moyenne les plus importants.
En 2011, les prêts bancaires sont intervenus en moyenne pour 75,6 % du financement, et donc l?apport
personnel pour 11,3 %. À montant d?opération et d?apport personnel supposés fixes, le PTZ a ainsi rendu
possible la réduction de 14,8 % du capital bancaire emprunté, allégeant dans des proportions plus
importantes encore la charge de la dette des emprunteurs.
C- Évolution depuis 1995
Après avoir régulièrement décrû entre 1996 et 2008, et après deux millésimes marqués par
des majorations, la contribution du PTZ au financement des opérations retrouve en 2011
son niveau moyen de longue période
Maximale lors de son lancement (17,0 %), la
contribution du PTZ au financement des opérations
décroît ensuite régulièrement durant la période qui
précède l?instauration du NPTZ pendant laquelle le
montant des investissements connaît une forte
progression. En 2004, elle n?est déjà plus que de
13,0 %. En fait, au cours de cette phase, le montant
moyen du prêt reste voisin de 15 000 ¤. L?intégralité de
la croissance du volume des opérations est due aux
emprunts bancaires : en effet, l?apport personnel lui-
même diminue dans l?absolu, à plus forte raison sa
contribution à la croissance du montant des
investissements.
Entre 2005, année de mise en oeuvre du NPTZ, et
2008, le montant moyen du PTZ continue de stagner
autour de 15 000 ¤, matérialisant l?absence d?impact
direct du NPTZ en niveau. Sa contribution au
financement des opérations continue donc de baisser :
en 2007-2008, elle tombe à son niveau plancher de
10,7 %.
En 2009 - 2010, la majoration du PTZ dans le neuf se
traduit par une majoration d?environ 8 000 ¤ du PTZ qui
a davantage pour effet de réduire le recours aux prêts
bancaires et à l?apport personnel que de majorer les
dépenses d?investissement.
Evolution du montant des composantes
financières des opérations en Pays de la
Loire
0
20000
40000
60000
80000
100000
120000
19
97
19
98
19
99
20
00
20
01
20
02
20
03
20
04
20
05
20
06
20
07
20
08
20
09
20
10
20
11
PTZ autres prêts apport personnel
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
La mise en oeuvre du PTZ+ en revanche se traduit par une augmentation des dépenses d?investissement et
de leur financement à la fois par les prêts bancaires et l?apport personnel qui accompagne la baisse de
l?ordre de 2 600 ¤ des prêts à taux zéro par rapport à 2010.
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 39 -
V ? Caractéristiques financières détaillées des opérations
ayant donné lieu à PTZ en 2011
V ? 1 ? En fonction des catégories de logements
A - Montant moyen par opération
Un montant plus élevé dans le neuf que dans l?ancien, dans l?individuel que dans le collectif
En 2011 en Pays de la Loire, le montant moyen investi par opération donnant lieu à PTZ est compris entre
125 000 et 170 000 ¤. Comme en 2010, il est plus important dans l?habitat neuf que dans l?ancien, avec un
différentiel de 15 750 ¤ (habitat individuel) à 28 190 ¤ (habitat collectif). Il est également plus élevé dans
l?habitat individuel que dans le collectif, de 17 160 ¤ (habitat neuf) à 29 600 ¤ (habitat ancien).
Par rapport à 2010, la hausse du montant moyen des opérations est néanmoins sensiblement plus marquée
dans l?ancien que dans le neuf : 11,3% (collectif) à 14,2 % (individuel) pour l?ancien, 8,6 % (collectif) et 7,2 %
(individuel) pour le neuf. Cette évolution contribue à réduire les écarts de niveau entre les deux types
d?opérations.
B - Montant moyen du PTZ
Un montant qui reste plus élevé dans le neuf que dans l?ancien, mais un éventail resserré
En 2011 en Pays de la Loire, le montant moyen des PTZ attribués s?échelonne de 17 430 à 34 420 ¤ selon
les caractéristiques des logements. Le PTZ est surtout attractif pour le neuf collectif ; il est moins élevé dans
l?ancien, tant collectif qu?individuel.
Par comparaison avec l?année précédente, on note un resserrement de l?éventail dû à la fois à la chute de
12 700 ¤ du montant du PTZ caractérisant l?individuel neuf, et à son augmentation dans l?habitat ancien,
individuel comme collectif, respectivement de + 6 000 ¤ et + 7 000 ¤. Le montant pour un logement neuf
collectif enregistre, lui, une hausse de 3 000 ¤. L?augmentation du montant du prêt est donc surtout sensible
dans l?ancien, mais le prêt lui-même demeure dans l?absolu plus important dans le neuf.
Montant moyen des PTZ (¤) par opération selon caractéristiques des logements
ancien collectif ancien individuel neuf collectif neuf individuel
17 430 18 610 34 420 24 020
Du fait des dispositions réglementaires, le montant par PTZ attribué dépend de la fréquence des prêts par
type d?opérations dans les communes classées B2 que concernent 21 % des PTZ attribués en 2011, et plus
encore dans les communes classées B1, présentes uniquement en Loire-Atlantique et Vendée, qui en
représentent 19 %. Ces communes se situent en outre dans les principales aires urbaines ou sur le littoral.
Pour ces communes de type B1 et B2, le montant du PTZ est sensiblement plus élevé, surtout dans le neuf.
Une partie de la supériorité du montant du PTZ observé dans le neuf, commune aux trois zonages, provient
de la composition des ménages, dont le nombre moyen d?occupants est de 2,28 (contre 2,04 dans l?ancien).
Montant moyen par opération (¤) selon caractéristiques des logements
ancien collectif ancien individuel neuf collectif neuf individuel
125 540 155 140 153 730 170 890
Montant moyen des PTZ (¤) par opération selon caractéristiques des logements et zonage
ancien neuf
B1 23 020 46 430
B2 19 100 26 220
C 16 330 19 920
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 40 -
C - Contributions du PTZ et autres composantes au financement des opérations
Une contribution du PTZ au financement surtout importante dans l?habitat collectif neuf
En 2011 en Pays de la Loire, le PTZ a contribué dans des proportions diverses au financement des
opérations.
Cette contribution du PTZ a été nettement plus importante (22,4 %) pour les logements collectifs neufs et ce
d?autant plus que, au-delà d?un montant de prêt par nature plus élevé dans le neuf, le type collectif génère
des niveaux d?investissements plus limités que l?individuel. Elle s?est alors accompagnée d?un apport
personnel important (contribution de 20,6 %) impliquant un recours spécifiquement faible aux emprunts
bancaires qui n?ont représenté que 57 % du montant moyen de l?investissement.
Contribution du PTZ au financement des opérations selon caractéristiques des logements
Contributions
par opération ancien collectif ancien individuel neuf collectif neuf individuel
Val. Abs. % Val. Abs. % Val. Abs. % Val. Abs. %
PTZ 17 430 13,9% 18 610 12,0% 34 420 22,4% 24 020 14,1%
Autres prêts 89 810 71,5% 119 400 77,0% 87 680 57,0% 129 870 76,0%
Apport personnel 18 300 14,6% 17 130 11,0% 31 630 20,6% 17 000 9,9%
Total financement
125 540
155 140
153 730
170 890
Les logements individuels de même que les collectifs anciens n?ont pas bénéficié d?une contribution aussi
avantageuse du PTZ, en l?occurrence comprise entre 12 et 14 %. À cette participation réduite du PTZ au
financement ont été associés celle également plus faible de l?apport personnel (10 à 15 %) et donc un
recours plus important aux prêts bancaires (de 71 % à 77 %), mais avec des modalités très différentes :
- s?agissant du collectif ancien, privilégié par les ménages d?une seule personne, le montant plus
faible (de moitié) du PTZ a été associé à un niveau modeste des investissements, avec recours
limité à l?apport personnel et niveau équivalent ? somme toute modeste - des emprunts bancaires ;
- concernant les logements individuels en revanche, la conjonction d?un PTZ faible à modéré et d?un
niveau d?investissement sensiblement plus fort, sans apport personnel plus important, s?est
répercutée de façon spectaculaire sur le niveau des prêts bancaires.
Pour autant, on doit pondérer ces observations par diverses remarques :
- la catégorie des logements neufs collectifs pour laquelle la contribution du PTZ au financement de
l?opération a été la plus élevée n?a représenté qu?une très faible part (2,3 %) des prêts ;
- a contrario, la catégorie des logements individuels anciens ayant donné lieu à la fois aux plus
importants investissements en 2011 et à la plus forte progression par rapport à 2010 coïncide avec
celle pour laquelle la contribution du PTZ au financement de l?opération a été la moins élevée ;
- limité aux logements collectifs neufs, le taux record de PTZ l?est aussi géographiquement aux
communes de la zone B1 qui concentrent cette catégorie de parc ;
- face à un montant d?opérations nettement plus élevé en zone B1 pour les logements neufs comme
anciens, en zone B2 pour le neuf, l?apport personnel constitue une condition indispensable pour
accéder au crédit immobilier. Il est nettement plus faible en zone C.
Contribution du PTZ au financement des opérations selon caractéristiques des logements et zonage
ancien neuf
B1 B2 C B1 B2 C
12,7% 13,1% 11,8% 23,6% 14,9% 12,2%
Contribution du PTZ au financement des opérations selon caractéristiques des logements et zonage
ancien neuf Contributions
par opération B1 B2 C B1 B2 C
PTZ 23 020 19 100 16 330 46 430 26 220 19 920
Autres prêts 123 240 106 550 112 280 115 610 124 880 129 640
Apport
personnel 35 460 20 310 9 490 34 630 24 490 13 170
Total
financement 181 720 145 960 138 100 196 670 175 590 162 730
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 41 -
V ? 2 ? En fonction des caractéristiques des ménages
V ? 2 ? 1 En fonction de l?âge et/ou du nombre d?occupants
A - Montant moyen par opération
Un montant nettement plus élevé au sein des ménages de 30 ? 44 ans et/ou comptant
plusieurs occupants
En - deçà de 55 ans, le montant moyen par opération des bénéficiaires de PTZ dépend nettement de leur
âge. Partant d?une moyenne de 132 000 ¤ avant 25 ans, il progresse jusqu?à atteindre un maximum de
167 460 ¤ dans la classe 35 ? 39 ans, avant de décroître et de se stabiliser à un niveau comparable à celui
des 25 ? 29 ans (150 000 ¤) aux alentours de 55 ans.
La relation entre le montant par opération et le nombre moyen d?occupants d?une part, la proportion de
ménages de plus de 2 personnes d?autre part, suit quasiment la même évolution, légèrement décalée,
puisque le maximum correspond en l?occurrence à la tranche 40 ? 44 ans.
Tranche d?âge % PTZ 2011 Montant moyen par
opération (euros)
% ménages
1 ou 2 personnes
Nombre moyen
d?occupants
moins de 25 ans 11 131 940 87 1,81
25 ? 29 ans 33 151 330 71 2,13
30 ? 34 ans 22 163 550 49 2,60
35 ? 39 ans 13 167 460 38 2,98
40 ? 44 ans 8 165 170 37 3,08
45 ? 49 ans 6 157 810 47 2,74
50 ? 54 ans 3 151 570 66 2,25
55 ans ou plus 4 149 960 87 1,80
110 000
120 000
130 000
140 000
150 000
160 000
170 000
180 000
20 25 30 35 40 45 50 55 60 65
Montant moyen (euros) par opération
en fonction de l'âge (années) des accédants
100 000
110 000
120 000
130 000
140 000
150 000
160 000
170 000
180 000
190 000
200 000
Moins
de 25
ans
25 - 29
ans
30 -34
ans
35 -39
ans
40 - 44
ans
45 - 49
ans
50 - 54
ans
55 ans
ou plus
1 2 3 4 5 ou plus
Lien entre le montant moyen par opération,
la tranche d'âge et le nombre d'occupants
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
À nombre d?occupants donné, des différences de montants investis selon l?âge
Avant 35 ans, la relation de croissance entre montant investi et âge des emprunteurs est commune à toutes
les tailles de ménage. Par ailleurs, à tranche d?âge donnée, le montant moyen investi dépend assez peu du
nombre d?occupants chez les ménages de 2 personnes ou plus, mais il est inférieur d?au moins 30 % chez
les ménages d?une seule personne ;
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 42 -
Entre 35 et 55 ans en revanche, des contrastes de plus en plus marqués opposent les ménages de 2 ou 3
personnes pour lesquels le montant moyen investi diminue avec l?âge, aux ménages de taille plus
importante chez lesquels il augmente.
B - Montant moyen du PTZ
Un montant qui croît fortement avec le nombre d?occupants mais indépendant de l?âge
0
5 000
10 000
15 000
20 000
25 000
30 000
35 000
Moins
de 25
ans
25 - 29
ans
30 -34
ans
35 -39
ans
40 - 44
ans
45 - 49
ans
50 - 54
ans
55 ans
ou plus
1 2 3 4 5 ou plus
Lien entre le montant moyen du PTZ,
la tranche d'âge et le nombre d'occupants
Les dispositions réglementaires conduisent à un
montant de PTZ quasiment indépendant de l?âge
mais non du nombre de personnes composant le
ménage bénéficiaire.
L?échelle de valeurs va de 13 800 ¤ (ménages de 1
emprunteur) à 19 300 ¤ (ménages de 2 personnes)
puis à 28 600 ¤ (ménages de 5 personnes ou plus).
Pour un même nombre d?occupants, le prêt est
majoré lorsque son objet est un logement neuf : il
l?est de 50 % pour un logements ancien destiné à une
personne seule, de 20 % lorsque les occupants sont
plus nombreux.
L?incidence du zonage géographique est encore plus
nette : l?échelle de prêt s?étend ainsi de 9 600 ¤ pour
un ménage d?une seule personne achetant un
logement ancien en zone C à 70 000 ¤ pour un
ménage de 5 personnes ou plus achetant un
logement neuf en zone B1.
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
C - Contributions du PTZ et des autres composantes au financement
Une contribution à la fois plus forte du PTZ et accompagnant des investissements plus
importants chez les ménages plus nombreux
Quelques exemples de répartition par financement des opérations donnant lieu à PTZ
en fonction du type (nb occupants / tranche d?âge5) de bénéficiaires
Montant op. PTZ Prêts bancaires Apport personnel Type Nb PTZ
attribués
en 2011
% PTZ
attribués
en 2011
Val.abs.
(k¤)
% Val.abs.
(k¤)
% Val.abs.
(k¤)
% Val.abs.
(k¤)
%
1 occ / - de 25 ans 958 3,9 101,5 100 13,1 12,9 81,7 80,5 6,7 6,6
1 occ / 30 à 34 ans 1 216 4,9 118,3 100 14,1 12,0 85,9 72,6 18,3 15,5
1 occ / 45 à 49 ans 1 001 4,0 120,3 100 12,9 10,8 75,8 63,0 31,6 26,2
1 occ / 55 ans ou plus 358 1,4 131,9 100 13,4 10,2 55,2 41,8 63,3 48,0
2-3 occ / - de 25 ans 1 724 7,0 148,2 100 18,7 12,6 128,5 86,7 1,0 0,7
2-3 occ / 30 à34 ans 2 950 11,9 175,0 100 22,1 12,7 136,5 78,0 16,4 9,4
2-3 occ / 45 à 49 ans 1 423 5,8 156,2 100 20,8 13,3 102,5 65,6 32,9 21,1
2-3 occ / 55 ans ou + 442 1,8 164,8 100 19,5 11,8 89,7 54,5 55,6 33,7
4 occ ou + / 30 à34 ans 1 361 5,5 179,0 100 27,8 15,5 136,7 76,4 14,5 8,1
4 occ ou + / 45 à49 ans 622 2,5 187,4 100 28,5 15,2 124,6 66,5 34,2 18,3
Ensemble (rappel) 24 745 100 155,5 100 20,4 13,1 117,5 75,6 17,6 11,3
5 Les types présentés ont été sélectionnées en tenant compte de valeurs remarquables (extremums) du montant par
opération et de la représentativité des effectifs concernés (au moins 1% du total des prêts)
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 43 -
0
20 000
40 000
60 000
80 000
100 000
120 000
140 000
160 000
180 000
200 000
1 occupant
/ Moins de
25 ans
1 occupant
/ 30 - 34
ans
1 occupant
/ 45 -49 ans
2 ou 3
occupants /
Moins de
25 ans
2 ou 3
occupants /
30 - 34 ans
2 ou 3
occupants /
45 -49 ans
4
occupants
ou plus / 30
- 34 ans
PTZ Autres prêts Apport personnel
Exemples de répartition par financement (exprimée en euros) des opérations
donnant lieu à PTZ en fonction du nombre d?occupants et de la tranche d?âge
La contribution des PTZ+ au
financement des investissements est
plus importante chez les ménages de
4 occupants ou plus, et ce malgré des
montants d?opérations plus élevés.
Pour une tranche d?âge donnée à
l?exception des moins de 25 ans, la
contribution des PTZ+ aux
investissements des ménages de 2
ou 3 occupants est supérieure à
celle des ménages d?un seul
occupant, malgré des dépenses
nettement plus élevées.
Les principales variables
discriminantes sont cependant les
prêts bancaires et l?apport personnel.
Les prêts bancaires participent à plus
de 80% de l?investissement chez les
moins de 25 ans, à 70 - 80 % chez
les 30 ? 34 ans, à 60 ? 70 % chez
les 45 ? 49 ans, à moins de 60 %
chez les emprunteurs plus âgés. Si la
contribution des prêts bancaires
diminue avec l?âge de l?emprunteur,
elle a pour contrepartie un apport
personnel plus conséquent pour les
ménages de plus de 35 ans.
V ? 2 ? 2 En fonction de la CSP et du niveau de revenus
A - Montant moyen par opération
Un montant « plancher » de l?ordre de 120 000 ¤ pour les revenus inférieurs à 15 800 ¤, puis
croissant avec le niveau de revenus
Le montant moyen par opération oppose principalement les cadres, dans une moindre mesure les
professions indépendantes puis les professions intermédiaires, aux autres catégories socioprofessionnelles.
Pour ces-dernières néanmoins, on détecte d?importants contrastes entre un niveau de revenus net très
variable puisque compris en moyenne entre 18 et 29 k¤, et un montant investi qui l?est beaucoup moins :
entre 135 000 et 150 000 euros.
Il existe un montant moyen « plancher » par opération correspondant aux revenus les plus modestes, ceux
de la tranche inférieure à 15 800 ¤. Ce plancher se situe entre 115 000 et 130 000 ¤. Lorsque les revenus
s?élèvent, la progression du montant investi avec leur niveau est quasiment constante, d?environ 3 000 ¤ par
millier d?euros de revenus supplémentaire.
Catégorie
socioprofessionnelle
% PTZ 2011 Montant moyen
par opération
(milliers euros)
% Revenus
inférieurs à
15 800 ¤
% Revenus
supérieurs à
28 420 ¤
Revenu net
moyen
Agriculteurs exploitants 1,7% 143 640 46,3% 18,4% 18 138
Artisans, commerçants et
chefs d'entreprise 3,5% 170 100 22,2% 42,5% 29 628
Cadres et professions
intellectuelles supérieures 14,6% 201 770 11,2% 62,1% 35 737
Professions Intermédiaires 21,8% 159 120 19,0% 36,7% 25 793
Employés 26,0% 148 510 26,5% 28,9% 23 247
Ouvriers 29,5% 135 890 25,9% 21,3% 21 752
Retraités 1,2% 144 640 17,2% 41,6% 28 971
Autres personnes sans
activité professionnelle 1,7% 148 260 34,8% 27,3% 22 962
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 44 -
110 000
120 000
130 000
140 000
150 000
160 000
170 000
180 000
190 000
200 000
210 000
220 000
230 000
240 000
250 000
260 000
270 000
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60
Montant moyen (euros) par opération
en fonction du niveau de revenus (k¤) des accédants
100 000
120 000
140 000
160 000
180 000
200 000
220 000
240 000
260 000
280 000
Moins
de 16
k¤
16 -20
k¤
21 -
25 k¤
26 -30
k¤
31 -35
k¤
36 -40
k¤
41 -45
k¤
46 k¤
ou +
Agriculteurs exploitants
Artisans, commerçants et chefs d'entreprise
Cadres et professions intellectuelles supérieures
Professions Intermédiaires
Employés
Ouvriers
Lien entre le montant moyen par opération,
la tranche de revenus et la CSP
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
À niveau de revenus donné, des différences de montants investis selon la CSP
Il est clair qu?à niveau de revenus comparable, le montant des opérations varie sensiblement en fonction de
la catégorie socioprofessionnelle. Les investissements des ouvriers sont nettement inférieurs à ceux des
cadres voire des professions indépendantes.
B - Montant moyen du PTZ
Un montant plus élevé parmi les plus hauts revenus
0
5 000
10 000
15 000
20 000
25 000
30 000
35 000
Moins
de 16
k¤
16 -20
k¤
21 -
25 k¤
26 -30
k¤
31 -35
k¤
36 -40
k¤
41 -45
k¤
46 k¤
ou +
Agriculteurs exploitants
Artisans, commerçants et chefs d'entreprise
Cadres et professions intellectuelles supérieures
Professions Intermédiaires
Employés
Ouvriers
Lien entre le montant moyen du PTZ,
la tranche d'âge et le nombre d'occupants
Le montant moyen du PTZ se révèle plus
élevé parmi les hauts revenus, en liaison avec
un niveau d?investissements plus important.
Pour les mêmes raisons, le montant moyen
du PTZ est plus important chez les cadres.
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 45 -
C - Contributions du PTZ et des autres composantes au financement
Une contribution du PTZ non directement dépendante des CSP et du niveau de revenus
Tableau présentant les modalités de financement des principales opérations donnant lieu à PTZ
en fonction du type (CSP / tranche de revenus6) de bénéficiaires
Montant op. PTZ Prêts bancaires Apport personnel Type Nb PTZ
attribués
en 2011
% PTZ
attribués
en 2011
Val.abs.
(k¤)
% Val.abs.
(k¤)
% Val.abs.
(k¤)
% Val.abs.
(k¤)
%
cadres / - de 16 k¤ 389 1,6 152,4 100 20,3 13,3 109,3 71,7 22,8 15,0
cadres / 21 à 25 k¤ 433 1,7 160,0 100 20,5 12,8 117,0 73,1 22,5 14,1
cadres / 31 à 35 k¤ 441 1,8 193,3 100 26,2 13,6 136,8 70,8 30,3 15,6
cadres / 46 k¤ ou + 867 3,5 266,6 100 29,3 11,0 170,8 64,1 66,5 24,9
employés / - de 16 k¤ 1622 6,5 116,4 100 16,4 14,1 84,3 72,5 15,7 13,5
employés / 21 à 25 k¤ 1092 4,4 150,6 100 21,1 14,0 115,5 76,7 14,0 9,3
employés / 31 à 35 k¤ 710 2,9 170,8 100 23,4 13,7 132,3 77,5 15,1 8,8
ouvriers / - de 16 k¤ 1787 7,2 110,6 100 13,7 12,4 89,7 81,1 7,2 6,5
ouvriers / 21 à 25 k¤ 1510 6,1 142,2 100 18,7 13,2 121,2 85,2 2,4 1,7
ouvriers / 31 à 35 k¤ 688 2,8 157,8 100 21,2 13,7 131,0 83,1 5,6 3,5
retraités 428 1,7 144,6 100 16,1 11,1 65,9 45,6 62,6 43,3
Ensemble (rappel) 24 745 100 155,5 100 20,4 13,1 117,5 75,6 17,6 11,3
Quelques exemples de répartition par financement
des opérations donnant lieu à PTZ
en fonction de la CSP et/ou de la tranche de revenus
0
50 000
100 000
150 000
200 000
250 000
300 000
PTZ Autres prêts Apport personnel
La participation des PTZ+ au financement des
investissements est stable de façon générale
(comprise entre 12 et 14 %), puisque leur
montant progresse proportionnellement à celui
des travaux. Tout juste est-elle un peu plus faible
chez les cadres dont le niveau des
investissements progresse plus que
proportionnellement aux revenus et qui
recourent davantage à l?apport personnel. Elle
est également moindre d?une manière générale
chez les retraités.
Les principales variables discriminantes restent
les prêts bancaires et l?apport personnel.
Les prêts bancaires correspondent à 80 % de
l?investissement chez les ouvriers, en
contrepartie d?un apport personnel
spécifiquement faible. Il est par ailleurs
généralement compris entre 70 et 80 %. On
relève pourtant des taux tombant à 64 % chez
les cadres les plus aisés et à 46 % chez les
retraités : le niveau de l?apport personnel est
dans l?un et l?autre cas élevé, mais il est calé sur
un montant d?investissements nettement plus
modeste chez les retraités que chez les cadres.
6 Les tranches d?âge présentées ont été sélectionnées en tenant compte des valeurs remarquables (extremums) du
montant par opération et de la représentativité des effectifs concernés (au moins 1% du total des prêts)
Les prêts à taux zéro en Pays de la Loire de 1995 à 2011
- 46 -
TABLEAU RECAPITULATIF DES PRINCIPALES EVOLUTIONS EN PAYS DE LA LOIRE (2011 VS 2010)
[ Incidences apparentes du PTZ+ ]
Variable considérée Favorise
(ou favorise davantage)
Défavorise
(ou favorise moins)
Localisation des opérations Loire-Atlantique,
Centres et banlieues des principales
agglomérations
Vendée,
Rural, rural sous influence urbaine, (baisse
du nombre de prêts), périphéries des
principales agglomérations, villes
moyennes
Structure par âge Plus de 40 ans Moins de 30 ans
Structure par CSP Artisans, chefs d?entreprise, cadres
(secondairement, retraités)
Agriculteurs et ouvriers, employés
Structure par niveaux de
revenus
Revenus supérieurs à 28 420 ¤, revenus
inférieurs à 15 800 ¤ (zones peu
urbanisées)
Revenus intermédiaires
Revenus inférieurs à 15 800 ¤ (zones
urbanisées)
Structure par situation
professionnelle
Salariés secteur privé en CDI, salariés
secteur public
Salariés secteur privé « précaires », non
salariés
Structure par nombre
d?occupants
Ménages de 2 personnes Ménages de 3 personnes ou plus
Structure selon origine sociale Location privée, habitat chez parents Location HLM
Structure par type d?opération Ancien Neuf
Structure par type de
logement
Collectif Individuel
Montant des investissements
par opération
Hausse particulière dans les territoires
concernés (cf. localisation des opérations),
supérieure à 10 % dans l?ancien
(rattrapage partiel)
Progression supérieure à 10 % chez les 30
ans et + et à 20 % chez les 55 ans et +
Progression de 14 % pour les revenus
supérieurs à 28 420 ¤
Hausse limitée dans les territoires
concernés (cf. localisation des opérations),
inférieure à 10 % dans le neuf
Progression de l?ordre de 5 % chez les
moins de 30 ans
Progression de l?ordre de 2 % pour les
revenus inférieurs à 15 800 ¤ et
intermédiaires
Montant global des
investissements liés au PTZ
Hausse plus importante dans les territoires
concernés (cf. localisation des opérations)
Baisse dans le rural
Montant du PTZ Hausse dans l?ancien et le collectif neuf
Baisse inférieure à 10 % chez les 40 ans
ou plus
Diminution de 9 % pour les revenus
supérieurs à 28 420 ¤
Baisse dans l?individuel neuf
Baisse supérieure à 10 % chez les moins
de 40 ans
Diminution de 11 % pour les revenus
inférieurs à 15 800 ¤ et de 17 % pour les
intermédiaires
Contribution
PTZ (%)
22% collectif neuf (concerne 2,3 % des
prêts), progression dans l?ancien (2 à 4
points)
Zonage B1
12 à 14 % hors collectif neuf, chute dans
l?individuel neuf (9 points)
Zonage C
Prêts
bancaires (%)
Diminution hors individuel neuf
Progression de l?ordre de 2 points pour les
revenus inférieurs à 15 800 ¤ et
intermédiaires
Progression dans l?individuel neuf
Diminution de 4 points pour les revenus
supérieurs à 28 420 ¤
Hausse de 2 à 6 points chez 30 ans et + Baisse ou hausse modérée chez moins de
30 ans
Financement
des
opérations
Apport
personnel (%)
Progression inférieure à 1 point pour les
revenus inférieurs à 28 420 ¤
Progression de 7 points pour les revenus
supérieurs à 28 420 ¤
?
?
Service connaissance des territoires et évaluation
Tél : 02.40.99.58.13
Fax : 02.40.99.58.27
Service connaissance des
territoires et évaluation
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Etudes et Statistiques
Directeur de la publication :
Hubert FERRY-WILCZEK
ISSN 2109-0017
INVALIDE)