Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire en 2011
LE GOFF, Sylvain
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">A partir du fichier détaillé comportant des données sur les biens financés, l'acquéreur et le financement, mis à la disposition du ministère par la SGFGAS (Société de Gestion du Fond de Garantie de l'Accession Sociale à la propriété), une analyse fine des PTZ est réalisée.<br /><br />En Pays de la Loire, 24 845 prêts à taux zéro ont été accordés. 53,7 % ont concerné des périphéries d'agglomération ou du rural, sous influence urbaine (70 % avant 2005). Le nombre de PTZ accordés place la région au 4ème rang national.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
crédit
;donnée statistique
;prêt à la construction
;coût
Descripteur écoplanete
analyse statistique
Thème
Construction
;Habitat - Logement
Texte intégral
1
service
connaissance
des territoires
et évaluation
Décembre
2012
n° 121
Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire en 2011
Pour 2011, de nouvelles conditions d?attribution des prêts à taux zéro ont été instituées, contribuant à
de sensibles modifications dans les caractéristiques des logements et des emprunteurs bénéficiaires.
En Pays de la Loire, 24 845 prêts à taux zéro ont été accordés ; 53,7 % ont concerné des périphéries
d?agglomération ou du rural sous influence urbaine (70 % avant 2005). Le nombre de PTZ par ménage
(16,4 ?) a été supérieur de 25 % au reste du territoire national.
43,7 % des PTZ ont bénéficié à des emprunteurs de moins de 30 ans, 20,6 % à des plus de 40 ans,
22 % à des ménages aux revenus inférieurs à 15 800 ¤ (stable par rapport à 2010) et 33 % à ceux ayant
des revenus supérieurs à 28 420 ¤ (+ 12 points par rapport à 2010). 59,3 % de ces prêts sont allés à
des ménages de 1 ou 2 personnes (56,3 % en 2010) ; 68 % ont concerné l?acquisition de logements
anciens (+ 12 points), 16,5 % ont visé des logements collectifs (+ 3,5 points).
Le montant moyen investi par opération concernée par un PTZ a été de 155 500 ¤. Il est plus élevé
dans l?habitat neuf que dans l?ancien, dans l?individuel que dans le collectif. Au-delà d?un « plancher »
de l?ordre de 120 000 ¤ correspondant aux revenus inférieurs à 16 000 ¤, le niveau d?investissement
dépend notamment de la catégorie socioprofessionnelle (en moyenne 202 000 ¤ pour les cadres), de
l?âge et du nombre d?occupants (« pic » chez les 35 ? 44 ans avec 3 occupants ou plus), des revenus
de l?emprunteur, des caractéristiques physiques des logements, et de leur localisation.
Le montant moyen du PTZ a été de 20 457 ¤. Il a surtout été important (34 420 ¤) pour les logements
collectifs neufs (qui ne correspondent qu?à 2,3 % des prêts). Le PTZ a contribué à financer en
moyenne 13,1 % du coût de l?investissement, en baisse de 3 points par rapport à 2010.
En 2011, le nombre de PTZ+ attribués par ménage (en moyenne 16,4 pour 1 000 ménages) est
en Pays de la Loire supérieur de 25 % au reste du territoire national
En 2011 comme en 2010 mais dans une moindre proportion, les ménages ligériens ont davantage recouru
aux PTZ (16,4 prêts accordés pour 1 000 ménages) que les ménages français de métropole dans leur
ensemble (13,0 prêts pour 1 000 ménages).
La région des Pays de la Loire se positionne encore en tête des régions françaises pour le nombre de PTZ+
par ménage. Trois de ses départements figurent parmi les 10 premiers de métropole (Loire-Atlantique, 1er,
Maine-et-Loire, 7ème et Vendée, 9ème), la Mayenne est 12ème, la Sarthe, 29ème.
Source : SGFGAS ? DREAL
Pays de la Loire ? service
connaissance des territoires
et évaluation
En 2011, 24 845 prêts à taux zéro
« plus » délivrés
Avec 24 845 PTZ+ délivrés en 2011, la région
des Pays de la Loire se place au 4ème rang
national derrière l?Ile-de-France, Rhône-Alpes
et PACA. Elle représente 7,1% des PTZ
attribués en France métropolitaine. Par rapport
à 2010, ce nombre marque une progression
de 9,6 %.
Le département de Loire-Atlantique concentre
39,4 % des PTZ+ délivrés dans la région,
pourcentage en augmentation de 3,5 points
par rapport à 2010 ; le Maine-et-Loire et la
Vendée en représentent respectivement
21,4 % et 17,8 %, la Sarthe et la Mayenne,
13,5 % et 7,9 %. La Vendée est le seul
département de la région enregistrant une
baisse absolue (et relative) du nombre de
prêts attribués.
Les sept principales aires urbaines
accaparent 62,0 % des PTZ
En 2011, les centres, banlieues et périphéries
des 7 principaux pôles ont concentré
respectivement 20,1 %, 13,9 % et 28,0 % des
PTZ accordés en Pays de la Loire. La part
revenant au rural sous influence urbaine a été
de 25,7 %. Le reste des prêts s?est réparti
entre villes moyennes (7,3 %), rural « pur »
(2,2 %) et littoral (3,0 %). La part des centres
et banlieues dans le total des prêts est en
hausse par rapport à 2010.
La région au 4ème rang national pour le nombre de PTZ attribués
2
2011 marque après 2010 un nouveau record du nombre de prêts à taux zéro attribués en Pays de la Loire,
mais leur part en France est tombée de 10,4 % en 2004 à 7,1 %
Evolution du nombre des PTZ
0
10 000
20 000
30 000
40 000
50 000
60 000
70 000
1996 1999 2002 2005 2008
P
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L
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e-
F
ra
nc
e
0
50 000
100 000
150 000
200 000
250 000
300 000
350 000
400 000
F
ra
nc
e
m
ét
ro
po
lit
ai
ne
France métropolitaine
Pays de la Loire
Île-de-France
Depuis leur création, 235 100 PTZ ont été accordés en
Pays de la Loire. Le nombre annuel, qui avait doublé en
2005 sous l?effet de l?élargissement du champ du prêt aux
logements anciens sans travaux, avait atteint en 2010 un
niveau sans précédent.
La mise en oeuvre du PTZ + s?est traduite en 2011 par une
nouvelle augmentation ? et donc un nouveau record - du
nombre de prêts attribués.
Cependant, la part des Pays de la Loire dans le nombre de
prêts attribués sur l?ensemble de la France métropolitaine
s?était élevée de 8,8 % en 1996 à 10,8 % en 2004. Avec
l?extension en 2005 du champ d?attribution du prêt à
l?ensemble des logements anciens, elle est
progressivement retombée jusqu?à atteindre en 2011 un
minimum de 7,1 %. Cette part demeure néanmoins
sensiblement supérieure à la part des ménages, qui est,
rappelons-le, de 5,7 %.
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire ? service connaissance des territoires et évaluation
La répartition spatiale des PTZ a connu une forte évolution à partir de 2005, avec un renforcement,
confirmé en 2011, de la place de la Loire-Atlantique et des principaux pôles au détriment de la Vendée et
des espaces en cours d?urbanisation
Depuis la mise en place du PTZ, Loire-Atlantique et Vendée se partagent bon an mal an entre 55 et 58 % des prêts attribués
sur la région.
Avant 2005, cette apparente stabilité de la part des départements littoraux cachait une redistribution interne caractérisée par
un recul régulier de la part de la Loire-Atlantique (de 35 % en 1997 à 29 % en 2004) et une progression quasi équivalente de
celle de la Vendée (de 21 à 26 %).
Depuis 2005, on observe un recul sensible de 26 % à 17% en 2011 de la part de la Vendée dans l?attribution des prêts sur la
région, avec pour contrepartie une remontée de 29 à 39 % de celle de la Loire-Atlantique.
De même, jusque 2004, les périphéries des principaux pôles et le rural sous influence urbaine représentaient environ 70 % des
PTZ attribués sur la région. L?ouverture du NPTZ aux logements anciens avec ou sans travaux s?est immédiatement traduite
par un bond du nombre de prêts attribués dans les villes centres des principales agglomérations et dans une moindre mesure
dans leurs banlieues.
En 2011, les périphéries des principaux pôles et le rural sous influence urbaine ne couvrent plus que 53,7 % des prêts, un
pourcentage qui demeure toutefois élevé au regard de la proportion de ménages résidant sur ce type de territoires (42,9 %).
Une proportion toujours forte (43,7%) mais en baisse des bénéficiaires de moins de 30 ans
En 2011, 43,7 % des bénéficiaires d?un PTZ en Pays de la
Loire ont moins de 30 ans, tandis que 20,6 % en ont plus de
40. En France métropolitaine, les proportions respectives
sont de 38,4 % et 23,3 %.
La région des Pays de la Loire conserve le 2ème rang des
régions de France pour la part des moins de 30 ans dans le
total des attributaires. Avec près de 48 %, la Vendée et la
Mayenne occupent les deux premières places des
départements.
La part des bénéficiaires de moins de 30 ans a crû assez
régulièrement jusque 2007 ou 2008 (selon les régions) avant
de fléchir au profit des plus de 40 ans.
En particulier, par rapport à 2010, la part en 2011 des moins
de 30 ans recule de 3,3 points tandis que celle des plus de
40 ans s?élève de 3,6 points.
Structure par tranche d'âge des bénéficiaires de
PTZ en 2011
0% 10
%
20
%
30
%
40
%
50
%
60
%
70
%
80
%
90
%
100
%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
Villes moyennes
Périphérie pôles principaux
Banlieue pôles principaux
Centre pôles principaux
% moins de 30 ans % 30-39 ans
% 40 ans ou plus
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire ? service connaissance des territoires et évaluation
3
22,6 % des prêts sont attribués aux ménages dont les revenus sont inférieurs à 15 800¤, 33,9 % aux
revenus supérieurs à 28 420 ¤
Les emprunteurs dont les revenus sont inférieurs à 15 800 ¤
ont en 2011 reçu 22,6 % des prêts attribués (+ 0,9 point par
rapport à 2010). Ceux dont les revenus sont supérieurs à
28 420 ¤ en ont capté 33,9 %. Malgré une progression de
11,7 points, cette proportion demeure éloignée de la
moyenne nationale, 40,3 %, tirée vers le haut par l?Ile-de-
France, à 53,2 %.
La hausse (en 2011 par rapport à 2010) de la part des
ménages les plus modestes parmi les attributaires de PTZ
se limite en Pays de la Loire aux territoires les moins
urbanisés.
La part des ménages les plus aisés ? revenus supérieurs à
28 420 ¤ - est en hausse, en liaison avec la suppression des
conditions de ressources. Elle s?élève à 34,1 % dans les
villes centres et à 45,9 % dans leurs banlieues, ce qui
correspond à des augmentations respectives de 19,6 et 17,1
points par rapport à 2010 ! À 34,4 % sur le littoral, elle
gagne encore 13,7 points, à 36,0 % dans les périphéries, 10
points. Dans le rural où elle est de l?ordre de 25 %, la
progression se limite à 4 à 6 points.
Structure par niveaux de revenus des
bénéficiaires de PTZ en 2011
0% 20% 40% 60% 80% 100
%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
Villes moyennes
Périphérie pôles principaux
Banlieue pôles principaux
Centre pôles principaux
Moins de 15800 ¤ De 15 801 à 28 420 ¤
Plus de 28 420 ¤
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire ? service connaissance des territoires et évaluation
Les ménages déclarant 1 ou 2 occupants rassemblent près de 60 % des bénéficiaires de PTZ ; les ménages
de 1 personne représentent 45 % des bénéficiaires dans les centres des principales agglomération et
seulement 16 % dans leurs périphéries
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Littoral
Rural pur
Rural sous
influence urbaine
Ville moyenne
Périphérie pôles
principaux
Banlieue pôles
principaux
Centre pôles
principaux
1 2 3 4 5 ou plus
Structure selon nombre d'occupants des
bénéficiaires de PTZ en 2011
En 2011 en Pays de la Loire, les ménages de 1 et 2 personnes
ont été les principaux bénéficiaires de PTZ, soit respectivement
26,0 % et 33,3 % d?entre eux. Les ménages de 3 personnes en
ont représenté 20,7 %, légèrement plus que ceux de 4
personnes ou plus qui en ont réuni 20,0 %. Le nombre moyen
d?occupants par emprunteur a été de 2,42.
Géographiquement, le contraste est particulièrement flagrant
entre d?une part les centres des principales agglomérations,
dont les ménages d?une seule personne ont représenté 45 %
des bénéficiaires de PTZ et ceux de 3 personnes ou plus 28 %,
et d?autre part leur périphérie où ces proportions se sont
respectivement élevées à 16 % et 46 %.
Par rapport à 2010, la part des ménages de 2 personnes a
progressé de 4,2 points. Cette progression s?est opérée au
détriment des ménages de 1 personne (- 1,2 point) et plus
encore des ménages de 3 personnes ou plus (- 3,0 points). Le
nombre moyen d?occupants par emprunteur a ainsi diminué de
0,04.
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
? service connaissance des territoires et évaluation
68% des PTZ concernent l?acquisition de logements anciens
68,4 % des PTZ accordés en 2011 en Pays de la Loire portent sur l?acquisition - amélioration de logements anciens et par
suite 31,6 % sur des logements neufs. Cette part sans précédent de logements anciens dans les attributions de PTZ est
toutefois inférieure à la moyenne nationale qui est de 73,6 % : la région occupe à cet égard le 16ème rang national et par
conséquent le 7ème pour les logements neufs.
4
Structure des bénéficiaires de PTZ
par type d'opérations en 2011
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
Villes moyennes
Périphérie pôles principaux
Banlieue pôles principaux
Centre pôles principaux
Neuf Ancien
Le « bond » de la part de l?ancien par rapport à l?année 2010
est pourtant remarquable : + 12,4 points.
Cette progression conjugue une diminution de 2 118 PTZ
attribués pour des logements neufs et un accroissement
double du nombre des prêts affectés à des logements
anciens : + 4 301.
La progression du nombre de PTZ visant l?acquisition de
logements anciens est particulièrement intense en Loire-
Atlantique, dans les centres et banlieues des principales
agglomérations, et sur le littoral.
Dans les pôles néanmoins, la progression du nombre de PTZ
due aux logements anciens s?accompagne de celle des PTZ
destinés aux neufs, alors que ceux-ci diminuent sur le littoral.
Ces évolutions expliquent d?une façon générale le recul du
nombre de prêts attribués sur la Vendée, département
davantage tourné vers la construction neuve.
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire ? service connaissance des territoires et évaluation
16,5% des PTZ portent sur des logements collectifs
En 2011, 16,5 % des PTZ accordés en Pays de la Loire correspondent à des logements collectifs. Cette part est nettement
inférieure à la moyenne nationale, Ile-de-France comprise (33,6 %) ou non (26,5 %).
Par rapport à 2010, la part des logements de type collectif
est cependant en augmentation de 3,5 points. Celle-ci
résulte d?une augmentation pour la première fois plus
importante du nombre de PTZ attribués à des logements
collectifs (+ 1 162) qu?à des logements individuels (+ 1 021).
Encore faut-il ajouter que la progression du nombre de PTZ
concernant les logements individuels est exclusivement due
à des logements anciens.
La part des PTZ+ destinée à des logements collectifs atteint
27 % en Loire-Atlantique ; elle est de 13 % dans le Maine-
et-Loire et la Sarthe. Elle n?est plus que de 7,2 % dans la
Mayenne. C?est en Vendée avec 4,9 %, qu?elle est la plus
faible : seuls en France, 4 départements ont un taux
inférieur.
Les contrastes locaux sont encore plus importants : 53% de
PTZ+ dans les villes centres des principales agglomérations,
25 % dans leurs banlieues, 11 % sur le littoral, 8% dans les
villes moyennes, 3 % et moins dans les périphéries
d?agglomérations et l?espace rural.
Structure par type de logements des
bénéficiaires de PTZ en 2011
0% 20% 40% 60% 80% 100
%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
Villes ;oyennes
Périphérie pôles principaux
Banlieue pôles principaux
Centre pôles principaux
Collectif Individuel
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire
? service connaissance des territoires et évaluation
En 2011 en Pays de la Loire, l?habitat individuel ancien représente plus de la moitié des opérations ayant donné lieu à
l?attribution d?un PTZ : 54,1 % contre 45,3 % en 2010. La part de l?habitat collectif ancien croît également de 10,8 % à 14,3 %.
Ces progressions s?opèrent au détriment exclusif de l?habitat individuel neuf qui recule de 41,6 % à 29,3 % (et dont le nombre
correspondant de PTZ baisse de 2 100 unités).
Répartition des PTZ attribués en 2011 selon caractéristiques des logements (moyenne régionale)
ancien collectif ancien individuel neuf collectif neuf individuel
14,3 % 54,1 % 2,3 % 29,3 %
Un montant moyen investi par opération de 155 510 ¤
En 2011, le montant moyen investi dans des opérations donnant lieu à PTZ a été de 155 510 ¤ en Pays de la Loire. Ce
montant est inférieur de 3,3% à la moyenne de province et de 8,3 % à la moyenne nationale incluant l?Ile-de-France. Il est en
revanche en nette progression par rapport à 2010 (142 900 ¤)
La Loire-Atlantique est le seul département de la région dont le montant par opération, soit 172 800 ¤, est supérieur à la
moyenne. Dans les quatre autres départements des Pays de la Loire, il est nettement plus faible, compris entre 132 300 ¤
(Mayenne) et 149 200 ¤ (Maine-et-Loire).
5
Les montants les plus élevés reviennent, dans l?ordre, aux banlieues des principales agglomérations (185 900 ¤), au littoral
(167 500 ¤), aux périphéries (161 400 ¤). Suivent les centres des principales agglomérations (153 100 ¤), puis le rural sous
influence urbaine (139 400 ¤). Dans le rural « pur », l?investissement moyen se situe à 120 500 ¤.
Par rapport à 2010, la progression du montant par opération est de 8,8 %. Elle est nettement plus élevée en Loire-Atlantique
(11,4 %), qui creuse ainsi l?écart avec les autres départements. Elle est de 18,4 % dans les centres des principales
agglomérations, de 12,6 % dans leurs banlieues, de 11,7 % sur le littoral. Ailleurs, l?investissement moyen par opération ne
progresse pas de plus de 6 % et diminue même légèrement dans l?espace rural « pur ».
Le montant moyen investi dépend des caractéristiques des logements et de celles des emprunteurs
C?est dans l?individuel neuf que le montant moyen investi
atteint les valeurs les plus élevées (170 000 ¤), suivi de
l?individuel ancien et du collectif neuf (environ 155 000 ¤),
puis du collectif ancien (125 000 ¤).
Il est de 132 000 ¤ pour les ménages de moins de 25 ans
comptant en moyenne 1,8 occupant, passe par un maximum
de 167 500 ¤ chez ceux de 35 ?39 ans (3,0 occupants) puis
décroît avec l?âge (et la baisse du nombre d?occupants) sans
toutefois descendre en-deçà de 150 000 ¤.
Le montant atteint en moyenne 202 000 ¤ chez les cadres,
170 000 ¤ chez les indépendants, 159 000 ¤ parmi les
professions intermédiaires. Il est inférieur à 150 000 ¤ pour
les autres catégories socioprofessionnelles (en moyenne,
136 000 ¤).
Il existe par ailleurs un montant moyen « plancher »
d?investissement associé aux revenus inférieurs à 16 000 ¤.
Ce plancher se situe aux alentours de 120 000 ¤. Lorsque
les revenus croissent, la progression du montant investi est
quasiment constante ; elle est d?environ 3 000 ¤ par millier
d?euros de revenus supplémentaire.
Un montant moyen de PTZ de 20 390 ¤,
correspondant à 13,1 % du montant de l?opération
En 2011, le montant moyen des PTZ+ a été de 20 390 ¤,
inférieur de 2 % à la moyenne de province et de 12 % à la
moyenne nationale.
Le PTZ+ a participé en moyenne à 13,1% du coût des
investissements : un tel taux est de 0,2 point supérieur à la
moyenne nationale de province, mais en baisse de 3 points
sur 2010. Cette baisse résulte à la fois d?une diminution du
niveau moyen du PTZ et d?une hausse de l?assiette (montant
par opération).
Source : SGFGAS ? DREAL Pays
de la Loire ? service connaissance
des territoires et évaluation
La contribution moyenne des prêts bancaires (117 530 ¤) a été
de 76,0 %, celle de l?autofinancement (en l?occurrence, l?apport
personnel déduction faite des frais administratifs et notariaux,
17 590 ¤) de 10,8 %, en forte hausse de 3,1 points.
Le montant moyen des PTZ+ attribués a été sensiblement plus
élevé (34 420 ¤) pour les logements collectifs neufs qui ne
représentent qu?une faible part des prêts. Supérieur à la
moyenne (24 020 ¤), le montant dédié aux logements
individuels neufs accuse une baisse sensible par rapport à
2010. Voisin de 18 000 ¤ quel qu?en soit le type, le montant
associé aux logements anciens est en forte progression.
La contribution du PTZ + au financement des opérations a
dépassé 22 % dans le collectif neuf, et a été comprise entre 12
et 14 % dans les autres cas.
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire ? service connaissance des territoires et évaluation
6
Source et concepts
Définition des zonages utilisés : centres, banlieues, périphéries, villes moyennes, rural sous
influence urbaine, rural « pur », littoral
Les concepts utilisés sont dérivés des « zonages en aires urbaines ? 2010 » définis par l?INSEE et fondés sur les résultats du
Recensement de Population millésimé 2008 : grands pôles, moyens pôles et petits pôles urbains à chacun desquels sont
rattachées des couronnes, communes multipolarisées, communes isolées :
- unité urbaine ou agglomération : ensemble d?une ou plusieurs communes présentant une continuité de tissu bâti et
comptant au moins 2 000 habitants ;
- grand pôle : agglomération offrant au moins 10 000 emplois ;
- moyen pôle : agglomération comptant de 5 000 à moins de 10 000 emplois ;
- petit pôle : agglomération comptant de 1 500 à moins de 5 000 emplois ;
- aire urbaine : ensemble de communes, d'un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle (ou agglomération) et
par des communes dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des
communes attirées par celui-ci ;
- couronne : ensemble des communes d?une aire urbaine extérieures au pôle (ou agglomération).
Les concepts de centre, banlieue et périphérie, renvoient dans le présent document à ceux des « grands pôles» comptant
au moins 50 000 habitants ainsi qu?à leur couronne. On en dénombre 7 en Pays de la Loire : Nantes, Angers, Le Mans, Saint-
Nazaire, Laval, La Roche-sur-Yon, Cholet:
- le centre correspond à la commune la plus peuplée ;
- dans la banlieue sont incluses le cas échéant les autres communes du pôle (ou agglomération) ;
- la périphérie réunit les communes de la couronne.
Les villes moyennes (53 en Pays de la Loire) correspondent aux communes centres des pôles autres que les 7 principaux, à
l?exception des communes présentes dans le zonage Loi Littoral en tant que commune littorale.
L?espace rural sous influence urbaine regroupe les communes des pôles autres que les 7 principaux et autres que les villes
moyennes, ainsi que l?ensemble des communes multipolarisées, à l?exception des communes présentes dans le zonage Loi
Littoral en tant que commune littorale.
L?espace rural « pur » correspond aux autres communes, à l?exception des communes présentes dans le zonage Loi Littoral
en tant que commune littorale.
Le littoral est composé des communes présentes dans le zonage Loi Littoral en tant que commune littorale, à l?exception de 4
communes de l?aire urbaine de Saint-Nazaire considérées par convention en tant que composantes de l?aire urbaine et non en
tant que communes littorales.
Le prêt à taux zéro (P.T.Z.)
Depuis octobre 1995, l?État aide les primo-accédants à la propriété d?un logement en leur permettant de bénéficier d'un prêt
sans intérêt, couvrant une partie du coût d?achat. Ce dispositif a connu plusieurs formules :
- de 1995 à 2005, le prêt à 0% est réservé aux logements neufs achetés par des ménages aux ressources modestes, ainsi
qu?aux logements anciens acquis sous condition de réalisation de travaux à hauteur de 35% de l?investissement ;
- en 2005, le dispositif devenu « nouveau prêt à taux zéro » (NPTZ) est étendu à l?ensemble des logements anciens ;
- en 2009 - 2010, le NPTZ est temporairement majoré pour la construction ou l?achat d?un logement neuf ; la durée de
remboursement est allongée ;
- en 2011, le PTZ+ se substitue au NPTZ : avec lui, les conditions de ressources disparaissent des conditions d?éligibilté ; les
modalités de remboursement du prêt sont modifiées ; le dispositif est assoupli dans les zones sous tension, et, surtout, il
prend désormais en compte la performance énergétique des logements ; enfin, le concept de composition du ménage
(tenant compte de la situation familiale) se substitue à celui de nombre de personnes du ménage.
Pour bénéficier d?un PTZ, l?emprunteur doit destiner son logement à la résidence principale et (sauf exception) ne pas avoir été
propriétaire pendant les deux années précédant l?offre de prêt.
? DREAL 2012
Rédaction et mise en forme :
Sylvain Le Goff
sylvain.legoff@developpement-durable.gouv.fr
Service connaissance des
territoires et évaluation
Division de l?Observation des
Etudes et des statistiques
34 Place Viarme- BP 32 205
44022 NANTES Cedex 1
Tél. 02 40 99 58 13
Directeur
de la publication :
Hubert FERRY-WILCZEK
ISSN : 2109 ? 0025
Le PTZ en 2011