Prospective territoriale - Lexique - Glossaire mis à jour en août 2012
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">"Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément" (Boileau). Cependant, afin de préciser leur méthode, il est utile pour les prospectivistes, d'utiliser un vocabulaire spécifique. Certains termes se laissent deviner par ceux qui les découvrent : "scénario du futur", "diagnostic prospectif". D'autres paraissent moins familiers : analyse morphologique, variables systémiques, etc. Sans encourager l'usage abusif de termes complexes, il peut être utile de disposer de quelques définitions-clés.<br /><br />Le glossaire ci-après regroupe, en 13 pages, plusieurs notions utiles. Huit autres fiches de la DREAL présentent la méthode prospective. Elles sont publiées dans la même collection « Outils et repères ».</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
prospective
;technique d'organisation
;stratégie
Descripteur écoplanete
Thème
Méthodes - Techniques
;Économie - Société
;Aménagement du territoire
Texte intégral
Août 2012
Prospective territorialeProspective territorialeProspective territorialeProspective territoriale
Lexique
GlossaireGlossaireGlossaireGlossaire
mis à jour en août 2012mis à jour en août 2012mis à jour en août 2012mis à jour en août 2012
n° 08
Lexique de prospective territoriale
« Ce qui se conçoit bien s?énonce clairement
et les mots pour le dire arrivent aisément. » (Boileau).
Afin de préciser leur méthode, il est utile pour les prospectivistes, d?utiliser un vocabulaire spécifique.
Certains termes se laissent deviner par ceux qui les découvrent : « futurible », « diagnostic prospectif ».
D?autres paraissent moins familiers : analyse morphologique, variables systémiques, etc.
Sans encourager l?usage abusif de termes complexes, il peut être utile de disposer de quelques
définitions-clés.
Le glossaire ci-après regroupe plusieurs notions utiles. Toute suggestion pour le compléter sera la
bienvenue.
Envoyer une suggestion :
prospectiveterritoriale.scte.dreal-pays-de-la-loire@developpement-durable.gouv.fr
? ? ?
Abaque de Reignier : outil de vote inventé en 1973 par François Régnier. Il permet de faire émerger
toutes les opinions individuelles, de visualiser les consensus, les points de désaccord, les incertitudes
(cf. fiche dédiée aux outils). Des outils informatiques permettent aujourd'hui d'automatiser le traitement
des votes.
Aide à la décision : Une typologie des démarches de prospective territoriale, établie par Jean-Philippe
Bootz1, en distingue quatre, en fonction du degré de mobilisation des acteurs et de leur implication
stratégique.
1 Prospective et apprentissage organisationnel de Jean-Philippe Bootz ? futuribles international n°13 ? janvier 2001
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Chacune présente des intérêts propres. Théoriquement, aucune n'est préférable ou plus astucieuse
qu'une autre. En contexte par contre, certaines s'adaptent mieux aux objectifs exprimés.
L'aide à la décision est une des quatre démarches prospectives, identifiées par Jean-Philippe Bootz. La
mobilisation est faible et l'implication sur la stratégie indirecte. A l'inverse, la conduite du changement se
caractérise par une forte mobilisation des personnes et une implication stratégique directe. Cette
démarche est proactive (voir Triangle grec) car non seulement elle anticipe les changements mais elle
les provoque. Entre ces deux démarches extrêmes, J.P. Bootz identifie l'orientation stratégique (faible
mobilisation et impact stratégique direct) et la mobilisation (forte mobilisation et impact stratégique
indirect).
Acteur / Jeu d'acteur : l'acteur est clairement identifiable. Il dispose d'un projet et de moyens d'actions
qui lui sont propres pour le faire aboutir. Il peut s'agir d'un groupe, social ou économique, dès lors qu'il
est organisé pour une stratégie précise. Si une association de consommateurs constitue un acteur, tel
n'est pas le cas des consommateurs dans leur ensemble. Une analyse du jeu d'acteurs recherche les
rapports de force, les conflits passés et potentiels, les alliances existantes ou à venir.
AFOM (Atouts, Faiblesses - Opportunités - Menaces) : Méthode également appelée FFOM pour
Forces - Faiblesses - Opportunités - Menaces (d'après l'acronyme anglais SWOT pour Strengths -
Weaknesses - Opportunities - Threats). Les forces et faiblesses d'une organisation ou d'un territoire
sont inventoriés au même titre que les opportunités et les menaces de son environnement. L'objectif est
souvent de les utiliser pour définir une stratégie de développement (voir la fiche sur les outils).
Agir / Action (A lire : fiche sur le difficile passage de la réflexion à l'action) : Michel Godet, dont la
conception de l'action n'est pas monolithique, décrit trois manières d'agir :
? l'attitude réactive (faire face aux urgences),
? l'attitude préactive (agir pour se préparer aux changements attendus en se méfiant des clichés),
? l'attitude proactive (agir pour provoquer les changements souhaités).
Apprentissage accompli : Apprentissage organisationnel qui repose sur l?interaction entre
changements comportementaux et changements cognitifs. Pour Leroy et Ramanantsoa (1996), lorsque
ces 2 formes de changements ne sont pas en phase, on aboutit en effet à des risques de blocage :
« Un changement seulement cognitif menace l?apprentissage d?inaccomplissement, d?ineffectivité.
Celui-ci ne se traduit pas par un changement organisationnel et reste lettre morte. A l?opposé, s?il est
seulement comportemental, le changement risque de devenir un automatisme non compris. La réunion
des deux dimensions sera définie comme une configuration d?apprentissage idéal et sera désignée
comme un apprentissage accompli ».
Apprentissage organisationnel : Courant des sciences de gestion qui, à l?appui notamment de
travaux issus de la psychologie et de la sociologie, analyse la manière dont les individus, les groupes et
l?entreprise dans leur ensemble développent des processus d?apprentissage et créent des
connaissances nouvelles. L?objectif dans ce cadre consiste notamment à optimiser les ressources
internes de l?entreprise (connaissances, informations, compétences, ?) afin de renforcer le potentiel
d?innovation et la flexibilité par rapport aux évolutions de l?environnement.
Approche comportementale de l?apprentissage (behaviorisme) : Théorie qui postule l?impossibilité
d?accéder aux états mentaux des individus. De ce fait, la psychologie doit se limiter à ce qui peut être
observé, c?est-à-dire au comportement. L?apprentissage est, dans ce cadre appréhendé comme une
modification des conduites des individus par des séquences stimulus-réponses adéquates (essai-
erreur, répétition, ?).
Approche cognitive de l?apprentissage (cognitivisme) : Théorie qui postule, à l?inverse du
behaviorisme, que l?apprentissage s?explique avant tout par des processus mentaux (cognitifs) qui se
traduisent notamment par un enrichissement et/ou une remise en cause des représentations des
individus.
Atelier : « Tout seul, on va plus vite, mais ensemble, on va plus loin. » Le terme d'atelier est volontiers
utilisé en prospective car il est le reflet d'une dynamique de travail participative et studieuse. Au
contraire d'autres types de réunions, les ateliers sont un des moyens les plus efficaces pour éviter la
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censure, l'inefficacité, la perte de temps, les non-dits, les répétitions, le conservatisme des idées... Ils
constituent un investissement pour chacun des participants puisque, dans l'idéal, ils les mobilisent une
journée. Ils créent une dynamique de groupe et, par la même, permettent d'encourager le travail
collectif dans une atmosphère studieuse. Les participants viennent ainsi plus en producteurs de
réflexion qu'en consommateurs.
Attitudes (4) face à l'avenir (d'après Hasan Ozbekhan, professeur à l'université de Pennsylvanie,
participa en 1975 à l'étude de la Datar sur la méthode des scénarios) : passivité = subir l'avenir sans
réagir (autruche); réactivité = s'apprêter à combattre les éventuelles difficultés (pompier); préactivité =
se préparer aux changements (assureur); proactivité = provoquer le changement (conspirateur)
Backcasting (ou analyse rétrospective normative) : par opposition au forecasting, le backcasting est
une réflexion qui permet de développer une stratégie à partir d'un idéal à atteindre. Il faut imaginer être
déjà dans l'avenir et se retourner. Le regard porte alors sur le chemin parcouru. Il remonte ainsi le
temps jusqu'à aujourd'hui pour identifier les choix à opérer qui permettront d'arriver là où il le souhaite.
Benchmarking comparaison de façons de faire et de méthodes. S'il s'agit de méthodes développées
par des territoires, on parle de benchmarking territorial.
Boite noire (ou black box) : une boite noire correspond à un système organisé (un territoire politique,
une entreprise). Il est alimenté par des variables (intrants) et producteur de résultats (extrants ou
outputs). Ses fonctionnements internes sont méconnus de l'extérieur, d'où la dénomination « boite
noire ». Ces termes sont couramment utilisés en prospective d'entreprises. Certaines prospectives
territoriales, inspirées par la prospective d'entreprises, en ont cependant repris le vocabulaire. Voir aussi
output et intrant.
Bottom/up : correspond à la maîtrise progressive d?éléments simples, que l?on combine pour cheminer
vers une complexité de plus en plus grande. Le raisonnement se met en place par tâtonnement, du
simple au complexe. La réflexion est ascendante allant du détail à la synthèse, du local au national, etc.
La décision politique mûrit localement, alimentée par l'expérience de terrain. On assiste aujourd'hui à un
intérêt croissant pour le bottom/up, au détriment du top/down (voir définition).
Codebook : voir communauté épistémique
Communauté de pratique : Une communauté de pratique rassemble des membres homogènes,
engagés dans la même pratique, et dont l'objectif principal est l'amélioration de l?activité à travers une
réflexion sur leurs pratiques. Cet objectif est atteint à travers la construction, l'échange et le partage
d'un répertoire commun de ressources. Les communautés de pratique se caractérisent par leur nature
auto-organisée. En effet, les individus participent à ces communautés, non pas parce que la hiérarchie
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les y pousse, mais parce que cette participation leur permet de faire progresser leur expertise et
d?améliorer leur compétence dans leur domaine d?activité.
Communauté épistémique : Cette communauté rassemble des individus possédant des compétences
hétérogènes mais qui partagent un objectif cognitif commun orienté vers la création de connaissances.
L?unité de la communauté est assurée par l?existence d?une « autorité procédurale ». Cette dernière
mobilise et évalue les membres de la communauté en fonction de l?objectif à atteindre et définit les
moyens à mettre en oeuvre. Étant donné que les communautés épistémiques poursuivent un but
cognitif de création de connaissances et que leurs membres sont hétérogènes, la création d?un
« codebook » est souvent nécessaire. Ce dernier, en tant que dictionnaire et ensemble de règles de
grammaire permettant l?usage efficace du dictionnaire, favorise, en effet, la communication interne et
facilite la synergie des variétés individuelles.
Conduite du changement : Voir aide à la décision
Correction d'erreurs : Chris Argyris et Donald Schön ont décrit deux façons de corriger des erreurs :
? les pratiques et les comportements sont corrigés à partir de notre expérience, sans remise en
cause des valeurs, des normes, des objectifs et des stratégies (on parle d'apprentissage en
simple boucle),
? soit les valeurs, les normes, les objectifs et les stratégies sont d'abord remis en cause puis, par
voie de conséquence les pratiques et les comportements qui en découlaient (on parle
d'apprentissage en double boucle). (Voir shifts, représentations).
Création de connaissances : enrichissement et/ou remise en cause des représentations d?un ou de
plusieurs individus.
Décision/Action/Stratégie (A lire : fiche sur le difficile passage de la réflexion à l'action) : les termes
d'action, de décision et de stratégie se substituent souvent les uns aux autres alors qu'ils ne recouvrent
pas la même réalité. D'une part, il ne suffit pas d'exiger (décision) pour que les choses se fassent
(action). D'autre part, la stratégie, pour faire face à toutes les éventualités, est une succession de
réponses et donc de décisions. L'action, quant à elle, est l'acte final, issu de cette succession de
décisions.
Déduction : méthode de raisonnement par laquelle on admet d'un principe ou d'une hypothèse toutes
les conséquences qui en découlent. La forme la plus classique de la déduction est le syllogisme dans
lequel on conclut d'une affirmation à caractère général à une situation particulière (tous les hommes
sont mortels & je suis un homme -> donc je suis mortel). Les raisonnements déductifs s'opposent aux
raisonnements inductifs (Voir induction). Une réflexion prospective se nourrit tantôt de raisonnements
inductifs (quelles sont les variables caractéristiques de mon système de réflexion ?), tantôt de
raisonnements déductifs (quelles conséquences aura tel scénario ?).
Diagnostic prospectif : appréciation des éléments objectifs pour dégager les atouts et les handicaps
pour l'avenir. Il n'a pas besoin d'être exhaustif, ni de contenir les chiffres les plus récents. Il ne dresse
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pas un état de la situation mais réunit les tendances, les possibles ruptures, les germes de
changement. Il comprend nécessairement une phase de rétrospective (d'où venons-nous ?). Réunir au
préalable les premiers éléments qui le constitueront puis le faire compléter par les participants à la
démarche prospective permet de gagner en efficacité.
Enjeu : point de passage obligé pour les acteurs aux issues incertaines et multiples. Il se manifeste
dans un contexte où il y a possibilité de perte ou de gain pour chacun des acteurs impliqués.
Espace morphologique : correspond aux champs des possibles c'est-à-dire aux combinaisons
d'éléments d'un système que l'on juge concevables pour l'avenir selon des seuils minimums de
probabilité.
Étude, démarche et exercice de prospective : une distinction est opérée entre les trois types de
réflexions qui repose sur le degré souhaité d'apprentissage, d'expertise et de changements. Les études
sont l'oeuvre d'experts et souvent (mais pas toujours) spécialisées dans un domaine. Les exercices, au
contraire, mettent l'accent sur les processus collectifs de travail. Ils recouvrent la notion
d'apprentissage, d'humilité et de droit à l'erreur. Les démarches se rapprochent des exercices Comme
eux, elles mettent l'accent sur les apprentissages plutôt que sur l'expertise. Cependant, les dé-marches
sont davantage dans l'idée d'apprendre en marchant, d'emporter avec elles toute une organisation, de
conduire un changement... chemin faisant.
Évaluation : évaluation et prospective sont guidées par des valeurs communes. Une prospective se
nourrit judicieusement d'un travail final d'évaluation, éventuellement lors de la mise en place d'une
veille.
Faits porteurs d'avenir : voir germe de changement
FFOM : voir AFOM
Forecasting (voir également backcasting) : avant tout utilisé pour déterminer le temps qu'il va faire
(météo), le forecasting, en aménagement du territoire, imagine tout ce que l'on peut attendre
raisonnablement d'un projet et ce qui peut advenir. Il prolonge les tendances et cherche les moyens de
les infléchir, de les encourager ou de rompre avec elles. Le regard est dans le présent et cherche sa
voie.
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Futurible : terme résultant d'une contraction des termes futur et possible et désignant les futurs
possibles.
Germes de changement (env. signaux faibles et faits porteurs d'avenir) : phénomènes, encore peu
perceptibles, qui pourraient à long terme avoir des incidences déterminantes sur l'avenir.
Gouvernance : procédure de décisions qui se fonde sur la négociation et le compromis et permet des
interactions entre les acteurs publics et la société.
Histoire / passé : Il existe au moins deux passés : celui qui a eu lieu et celui qui nous a été raconté. Le
premier n'est pas linéaire mais connait des inflexions, des accidents. Le second, au contraire, est
simplifié, lissé par les souvenirs lors du récit. Il en sera de même du futur : celui qui adviendra se
démarquera toujours du futur projeté.
Extrait du quiz pour conduire un exercice de prospective territoriale, Certu, 2008
Induction : méthode de raisonnement consistant à aller des effets à la cause, des faits particuliers aux
lois qui les régissent. A partir d'expériences, de témoignages, d'indices, de signaux recueillis sur le
terrain, on cherche à comprendre, à trouver, pas à pas, une règle universelle qui éclairera un
phénomène. Sherlock Holmes induit plus qu'il ne déduit (Voir : déduction). Il ne connait pas la vérité (la
règle) mais la recherche progressive d'indices lui permet de la détenir. Une réflexion prospective se
nourrit tantôt de raisonnements inductifs (quelles sont les variables caractéristiques de mon système de
réflexion ?), tantôt de raisonnements déductifs (quelles conséquences aura tel choix politique sur mon
avenir ?).
Intrant (ou variable d'entrée) : Les intrants sont les éléments qui nourrissent un système (Voir aussi
boite noire et output).
Invariant : quelle que soit la manière dont évolue le système, l'invariant ne connaitra pas d'évolutions.
Lorsque l'invariant est un élément majeur aux conséquences déterminantes sur le système, il est une
tendance lourde inéluctable.
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Lien de causalité (entre des variables) : cf. variables
Matrice : elle se compose d'un nombre suffisant de variables et met en évidence les relations entre
elles : lesquelles influent sur les autres ? Lesquelles dépendent des autres ?
Matrice d'impacts croisés : lors d'une analyse du système prospectif, la matrice d'impacts croisés
porte les variables en lignes et en colonnes pour analyser leurs relations et les influences, plus ou
moins forte, que chacune a sur les autres. Le Lipsor2 propose MicMac, une méthode et son outil
informatique pour réaliser ce type de matrice.
Mobilisation : Voir aide à la décision
Orientation stratégique : Voir aide à la décision
Output (ou extrant ou variables de sortie) : résultat qui découle du système (cf. intrant et boite noire)
Planification : souvent spatiale, elle prend la forme de documents d'urbanisme (Scot, PLU, PDU). Elle
définit des objectifs d'utilisation du sol et opte pour des moyens de réalisation, à partir d'enjeux de
développement. Elle peut se nourrir de prospective pour dépasser les ambitions actuelles et inscrire la
réflexion au-delà des mandats politiques et des crispations ambiantes.
Pensée latérale : elle a été théorisée par le docteur Edward de Bono. Lors de travaux collectifs
conduits pour résoudre un problème, les solutions impossibles ou irréalistes sont conservées et servent
de tremplins jusqu'à la découverte d'une solution valide et innovante (Voir pensée verticale).
Pensée verticale : elle correspond à notre manière classique de résoudre des situations complexes.
Pas à pas, on rejette pour les oublier des hypothèses qui ne paraissent pas applicables. On franchit
ainsi des étapes en construisant des résultats intermédiaires. La pensée progresse, par déduction, en
validant pas à pas des hypothèses mais elle rejette également un nombre croissant d'idées, suivant les
arguments suivants : l'idée n'est pas bonne, ça ne saurait être comme ça, ça ne marchera jamais, c'est
au-dessus de nos moyens, c'est stupide ; ça ne sert à rien, c'est inutile ; ce n'est pas comme ça qu'on a
l'habitude de procéder (Voir pensée latérale et déduction).
Praxéologie : science ou théorie de l'action. Elle traite des lois de l'action humaine qui conduisent à
des conclusions opératoires (recherche opérationnelle, cybernétique, etc.) Elle mesure ainsi la capacité
des acteurs à réfléchir et agir ensemble.
Préactivité/Proactivité : voir Triangle grec
Prédiction : pour la prospective, la prédiction est une imposture.
Prévision : estimation du futur, assortie d'un degré de confiance. Elle est différente de la prospective.
La prévision peut nourrir la réflexion prospective mais n'a pas sa capacité à introduire des ruptures dans
les tendances passées et les représentations.
Process : ensemble d'étapes d'évolution ou de transformation d'un produit ou d'un phénomène.
Projection : prolongement ou inflexion dans le futur de tendances passées. Les projections, en
inscrivant l'avenir dans la continuité du passé, ne parviennent pas à envisager collectivement les
ruptures. La prospective rompt avec cette pratique de la projection, en construisant d'autres scénarios
que des scénarios au fil de l'eau. Elle permet de placer à leur juste valeur les constats d'une situation
au profit d'analyses dynamiques, prenant en compte les tendances passées et envisageant des
ruptures.
2 Laboratoire d'Innovation de Prospective Stratégique et d?Organisation, laboratoire du CNAM, Paris
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La prospective
quelques définitions parmi d'autres
1. Prospective : terme de Gaston Berger (1896-1960) pour qualifier les recherches sur l'avenir
possible. « Demain ne sera pas comme hier. il sera nouveau et il dépendra de nous. Il est moins à
découvrir qu'à inventer. » La prospective lui survit sous la forme d'un processus créatif,
pluridisciplinaire, participatif, impliquant les parties prenantes, organisé à différents niveaux (de l'infra
départemental à l'international), qui pense l'homme, son environnement, l'organisation de la société et
rompt avec l'habitude de subir l'avenir sans l'anticiper ou le préparer.
2. Le Centre d'études sur les réseaux, les transports, l'urbanisme et les constructions (Certu)
distingue quatre grands types de prospective, en fonction du but recherché :
Extrait du quiz pour conduire un exercice de prospective territoriale, Certu, 2008
? La prospective exploratoire : la plus communément répandue. Elle porte sur l'étude des
évolutions à venir, les tendances, les ruptures, les signaux faibles. Elle cherche à dire ce qui
pourrait vraisemblablement advenir ? les futurs possibles, probables, plausibles ? compte tenu de
notre connaissance, imparfaite, du présent.
Cette prospective dessine à grands traits des images du futur ? des scénarios ? dont on sait
qu'aucune ne se réalisera entièrement, mais seulement des bribes des unes et des autres ; le futur
se niche dans les interstices... On confond souvent ce type de prospective avec la prévision. La
prospective exploratoire est utilisée en prospective territoriale pour bâtir les socles informationnels
destinés aux groupes de travail. Mais ce type de prospective reste généralement une affaire de
prospectivistes. La prospective territoriale, elle, s?appuie sur deux formes principales : la
prospective normative et la prospective participative.
? La prospective normative : a pour objectif de définir une vision d'avenir commune aux acteurs
locaux. Celle-ci doit ensuite servir de cadre général, de référence, pour mettre en oeuvre le
changement, à tous les niveaux. Elle produit plutôt de grandes orientations stratégiques que des
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objectifs concrets clairement définis. Elle interroge davantage sur les finalités que sur les moyens,
sa cible étant l'introduction du changement dans les pratiques ? l'horizon recule lorsqu'on avance.
Elle est donc généralement suivie d'une planification ou d'une programmation qui vont, elles, porter
exclusivement sur les objectifs et les moyens, comme le volet Charte d'un SRADT par exemple.
C'est l'une des deux grandes formes de la prospective territoriale.
? La prospective participative : ne recherche pas le résultat dans les contenus de la réflexion mais
dans le processus lui-même. Car elle vise à mettre en mouvement le territoire par la concertation,
le débat public, l'intelligence collective, etc. Elle se focalise donc sur la mobilisation, la
participation, l'animation des échanges, l?implication des acteurs. Elle est le produit des années 90,
moment où émerge la notion de gouvernance, la démocratie délibérative ; elle s'est aussi incarnée
dans les Conseils de développement, par exemple. C'est la seconde des deux grandes formes de
la prospective territoriale.
? La prospective stratégique : celle-ci a pour but de fixer un objectif précis à atteindre à un horizon
considéré. Aussi, cette prospective s'articule-t-elle naturellement avec la programmation ?stratégie,
tactique? et l'évaluation. Pour pouvoir atteindre cet objectif, il est préférable d'agir sur un
environnement contrôlé. C?est pourquoi un territoire est rarement l'objet d'une telle prospective, car
qui le contrôle vraiment ? La prospective stratégique s'adresse donc surtout à des organisations
fondées sur des rapports de subordination, comme les entreprises, ou à des structures publiques
de type CCI par exemple. Il est important de ne pas la confondre avec la prospective territoriale.
Pour conclure, la prospective territoriale recouvre deux formes : la prospective normative qui a pour
but de définir une vision d?avenir du territoire, et la prospective participative qui vise à mettre en
mouvement les acteurs d?un territoire. Les deux dimensions peuvent se combiner dans un même
exercice.
3. Prospective des collectivités dite territoriale & prospective des entreprises dite stratégique :
lorsqu'au milieu des années 1980, peu après la décentralisation, les territoires se sont emparés de la
méthode prospective, celle-ci était déjà largement diffusée dans les entreprises. La prospective
territoriale peut s'enrichir de la prospective stratégique des entreprises, même si prospective
territoriale et prospective stratégique diffèrent pour plusieurs raisons. D'abord, un territoire n'est pas
une entreprise. Le territoire est riche d'une multiplicité d'acteurs, alors que le milieu de l'entreprise est
plus fermé. Il en découle une seconde spécificité de la prospective territoriale, par rapport aux
prospectives d'entreprises, qui est la multitude des acteurs. Celle-ci rend plus difficile la mise en place
de l'action puis son suivi. Le besoin d'une démarche participative apparaît donc beaucoup plus fort.
Par ailleurs, la concurrence entre territoires, même si elle existe, est loin d'être de la même ampleur
que celle qui existe entre les entreprises. Enfin, la quatrième distinction concerne le temps de l'élu et
du projet de territoire (5/10/20 ans) qui ne sont jamais les mêmes que ceux des dirigeants et du projet
d'entreprise (1/3 ans).
4. Jean-Philippe Bootz distingue l'aide à la décision, la conduite du changement, l'orientation
stratégique et la mobilisation (Voir aide à la décision).
(Art du) récit (ou storytelling) : le récit ou storytelling (sens littéral de « raconter des histoires ») est
une technique de communication. Les perspectives pour le futur sont racontées comme des histoires
dans lesquelles chacun peut se retrouver. Ces récits rendent plus concrets les futurs possibles puisque
le lecteur est plongé dans une histoire dont il pourrait être le héros dans 10, 20 ou 30 ans. Souvent
illustrés de manière plus ou moins futuristes, ils plongent leurs lecteurs dans différents contextes pour
les aider à différencier les alternatives qui s'offrent à eux. Cette méthode du storytelling est aussi
communicante que persuasive. Pour certains qui lui reprochent de manipuler les esprits les plus
passifs, elle aurait le défaut de ses qualités.
Représentations : elles sont soit individuelles, soit collectives et influent sur les idées reçues et les
valeurs. Un travail pour les repérer et en discuter est indispensable car elles conditionnent les visions
du futur. Sans changement des représentations, les pratiques bonnes ou mauvaises évoluent très peu
ou pas du tout (Voir Shifts, correction d'erreurs).
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Rétrospective : phase indispensable à toute démarche de prospective parce qu'elle permet de faire un
bilan des actions et projets conduits par le passé. Elle aide à comprendre d'où vient le territoire et ce
qu'il est aujourd'hui.
Rupture : discontinuité parfois progressive, souvent brutale dont la survenance ne résulte pas d'un
choix délibéré des décideurs. La prospective recherche ces ruptures qui brisent les projections.
Approche SAS pour « story and simulation approach » : pour mieux cerner les perspectives d'avenir,
l'approche SAS combine des scénarios quantitatifs (modèles de calcul) et qualitatifs (points de vue
d'experts et de politiques sur les perspectives futures). Deux équipes de travail travaillent de manière
itérative pour convertir les données quantitatives en éléments qualitatifs, et inversement. Elles
aboutissent ainsi à des scénarios très riches qui combinent les avantages des approches qualitatives et
quantitatives. Développée par Joseph Alcamo, cette méthode est aujourd'hui particulièrement
plébiscitée par les porteurs de prospectives environnementales.
Scénario (pl.: scénarios) : ce mot qualifie un assemblage d'hypothèses, effectué dans le respect de
cinq conditions : vraisemblance, pertinence, cohérence, importance et transparence (cf. fiche spécifique
sur les scénarios : les construire, s'en servir, les dépasser).
Shifts : les shifts sont les changements qui se produisent dans les faits (shifts in action) mais
également et surtout dans les esprits (shifts in minds). La formule « shifts in mind for shifts in action »
signifie que les vrais changements ne sont possibles que si, préalablement (ou au moins
simultanément), se sont produits des changements dans les esprits, c'est à dire si chacun a accepté de
modifier ses représentations de la réalité (Voir correction d'erreurs, représentations).
Signal faible : cf. germe de changement
Storytelling : cf. récit
Stratégie : procédé qui présente des jeux de décisions, à prendre en fonction des circonstances (voir
aussi décision et action).
SWOT : voir AFOM
Système/systémique : l'analyse des systèmes (ou l'approche systémique) a d'abord été utilisée en
biologie et en linguistique avant d'être employée par les prospectivistes et les urbanistes. Le système
est ce qui environne l'objet d'étude. Lorsque les liens de causalité entre deux phénomènes ne sont pas
évidents, leur compréhension s'enrichit d'un regard plus global qui porte sur les phénomènes
environnants et leurs relations avec l'objet d'étude. Dans un système « déplacements », les
suppositions sur le mode de transport utilisé pour relier domicile et lieu de travail ne sont pas toujours
vérifiées. L'accessibilité en transports en commun, le tout-voiture, le stationnement, les aménagements
pour cyclistes, les heures d'ouverture, les choix individuels de vie sont en effet autant d'éléments qui ont
des effets sur les logiques d'équilibre du système.
Tendance (ou trends) : orientation que prend un phénomène. Elle est une composante d'un « futur
nécessaire », déjà programmé (projets, programmes engagés). On distingue trois types de tendances :
les tendances inéluctables, les tendances lourdes et les germes de changement (Voir la définition des
trois).
Tendance inéluctable : selon les cas, la tendance est inévitable et non maîtrisable (vieillissement de la
population, obsolescence, etc.) ou née d'une échéance programmée et non modifiable (délai de
prescription, date butoir, etc.). Elle est alors inéluctable.
Tendance lourde : mouvement affectant un phénomène de façon suffisamment significative et sur une
période suffisamment longue pour que l'on puisse prévoir son évolution dans le temps. Elle présente
ainsi un caractère moins profond, moins prédéterminé que la tendance inéluctable. Le repérage d?une
tendance lourde permet de fixer des « pré-connus » et donc d'anticiper des avenirs probables à partir
de l'analyse approfondie de processus dominants. Il s?agit de percevoir et d?argumenter les évolutions
majeures en cours actuellement sur un territoire donné et qui devraient se poursuivre sur le champ de
la problématique considérée. Quatre types de tendances lourdes peuvent être distingués : les
tendances lourdes liées à l?environnement contextuel (évolutions de certaines variables exogènes) ;
Lexique de prospective territoriale Dreal des Pays de la Loire 11/13
les tendances lourdes spécifiques au territoire (issues du diagnostic prospectif) ; les tendances
lourdes génériques repérées dans la littérature prospective, à adapter au contexte particulier du
territoire étudié ; les grands projets structurants en cours de réalisation, projetés à un horizon précis
ou simplement envisagés par certains acteurs socioprofessionnels ou institutionnels (en matière de
voiries, équipements, infrastructures).
Top/down : le raisonnement va du plus compliqué au plus simple. La complexité se réduit à chaque
nouvelle étape. La réflexion est descendante, du général au particulier. En politiques publiques, ce
schéma accorde beaucoup d'importance à la décision rationnelle : le haut gouverne et la base applique
(Voir : Bottom-up).
Triangle grec : le triangle grec met en scène le logos (la rationalité qui aboutit au bleu de l'anticipation)
qui se conjugue à l'épithumia (le désir qui est la source de toute appropriation) pour donner l'erga (les
actions, les réalisations). Cette notion, développée en prospective par Michel Godet, distingue (1) le
temps bleu de l'anticipation (les changements possibles et souhaitables sont recherchés) (2) du temps
vert de la préparation à l'action : les choix stratégiques sont élaborés et évalués pour se préparer aux
changements attendus (préactivité) ou provoquer les changements souhaitables (proactivité).
Utopie : d'après le toponyme Utopia donnée à une île de l'oeuvre de Thomas More, sur laquelle il faisait
bon vivre (grec : eu-topos, lieu du bonheur). Une utopie est un idéal inaccessible qui ne tient pas
compte de la réalité. La réflexion prospective cherche ce qui est vraisemblable et prend donc position
contre les opinions chimériques. Malgré cela, des scénarios utopiques sont parfois créés en prospective
pour marquer les esprits, tout comme l'a fait la satire de Thomas More.
Valeurs : la prospective recherche les valeurs qui guident les territoires, ces manières affectives de
l'habiter et de l'apprécier. Elles sont tantôt cachées, tantôt différentes de celles qui viendraient
spontanément à l'esprit.
Variable-clé : élément qui caractérise le système étudié ou son environnement. Elle peut être :
? interne/externe : elle est, selon le cas, interne au système (ou endogène) c'est à dire que soit
elle est maitrisable sur le territoire, soit les acteurs du territoire peuvent y contribuer
(l'attachement des habitants à leur lieu de vie, par exemple) ou externe (également qualifiée
d'exogène) : elle est en effet régie par des acteurs extérieurs sur lesquels le territoire n'a pas
d'influence (par exemple, le prix du baril de pétrole ou la politique agricole commune, discutée à
l'échelle européenne).
? dépendante/indépendante : certaines variables sont dépendantes des autres de manière
directe ou indirecte. Si la variable A entraîne (ou est entrainée par) une autre variable B, on
identifie un lien de causalité direct, actuel ou à venir plus ou moins fort entre A et B. Des liens
de causalité indirecte existent également entre les mêmes variables. Enfin, des liens particuliers
de causalité réciproque existe.
Causalité directe : A influence B : lien direct de A sur B
Causalité indirecte : C influence D qui influence A : lien indirect de C sur A
Causalité réciproque : A influence B et B influence C qui influence A.
Lexique de prospective territoriale Dreal des Pays de la Loire 12/13
? motrice/non motrice : l'influence d'une variable dans le système détermine la capacité à le faire
évoluer (ou à le figer). Très influente sur le système, elle est dite motrice et donc stratégique.
Veille : elle permet de vérifier que l'exercice de prospectif ne s'est pas trompé mais surtout de le faire
vivre dans la durée. Idéalement, sa mise en place est à envisager dès le lancement de l'exercice. Les
indicateurs qu'elle contiendra sont ensuite choisis progressivement.
Verbatim : compte-rendu intégral d'une interview (ou d'une action), qui permet de reconstituer les
conditions dans lesquelles les mots ont été utilisés (ou les actions menées).
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l?entrepreneur, Hermès (Traité Management et gestion des STIC, IC2), 2009.
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typologie interprétative en termes d?apprentissage organisationnel, Finance Contrôle stratégie, publication prévue, 2008.
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Contrôle Stratégie, vol 8, Issue 3, 2005.
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explicatif fondé sur une approche cognitive, Thèse de doctorat, CNAM Paris, Strasbourg I, septembre 2003.
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Comment faire ? - Cahier du Lipsor ? série recherches
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2008
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stratégique, Cahiers n°5 du LIPSOR
Godet Michel, en collaboration avec Philippe Durance, Prospective stratégique, problèmes et méthodes, Cahiers n°20 du
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Le Bourhis Gwénaëlle, Il y a démarche et démarche... - Petit précis terminologique signé des Persans Usbek et Rica, article,
2007
Dreal des Pays de la Loire, Le difficile passage de la réflexion à l'action (téléchargeable en ligne)
Accueil> Connaissance et évaluation > Prospective territoriale > Passer de la réflexion à l'action> Synthèse bibliographique
"le difficile passage de la réflexion à l?action"
Dreal des Pays de la Loire, Les scénarios, les construire, s'en servir, les dépasser (téléchargeable en ligne)
Accueil > Connaissance et évaluation > Prospective territoriale > Les outils de la prospective territoriale > Les scénarios : les
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Dreal des Pays de la Loire, Les outils mobilisables lors de travaux de prospective territoriale (téléchargeable en ligne)
Accueil > Connaissance et évaluation > Prospective territoriale > Les outils de la prospective territoriale > La boite à outils de
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Dreal des Pays de la Loire, Les processus de travail collectif : conseils pour leur mise en place (téléchargeable en ligne)
Accueil > Connaissance et évaluation > Prospective territoriale >
Comment et pourquoi mettre en place des processus de travail collectif ?
Dreal des Pays de la Loire, Comment rédiger un cahier des charges de prospective territoriale ?
(téléchargeable en ligne)
Accueil > Connaissance et évaluation > Prospective territoriale >
Comment rédiger un cahier des charges de prospective territoriale ?
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