Émissions de CO2 en Pays de la Loire - Des pistes pour réduire l'usage de la voiture au quotidien
DOUILLARD, Denis ;PIROT, Philippe ;ALLAIN, Brigitte ;KAISER, Ophélie ;SEGUIN, Sébastien
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
;Institut national de la statistique et des études économiques (France). Direction régionale (Nantes)
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Cette publication relative au émissions de CO2 en Pays de la Loire, porte spécifiquement sur les flux domicile-travail et domicile-études. Le document est issue d'un partenariat entre la Direction régionale de l'INSEE et la DREAL. Il repose sur une méthode, dénommée «Kit CO2», qui utilise principalement le recensement de la population de 2007 pour estimer les émissions de CO2 générées par les flux domicile-travail et domicile-études.<br /><br />Les actifs et étudiants résidant dans les Pays de la Loire émettent autant de CO2 par personne qu'au niveau national hors Île-de-France. L'usage plus fréquent de la voiture dans la région est compensé par de moindres émissions de CO2 par véhicule. Proportionnellement plus nombreux que dans les autres régions et recourant moins souvent aux transports collectifs qu'ailleurs, les habitants de l'espace périurbain de la région sont les premiers contributeurs des émissions de CO2. Les agglomérations nantaise et angevine sont celles où les émissions de CO2 par km parcouru sont les plus faibles. Le trajet entre Saint-Nazaire et Nantes est la liaison inter-agglomérations la plus fréquentée et la plus émettrice de CO2, devant celle reliant Nantes et Angers.Les Pays de la Loire présentent peu de spécificités par rapport à la moyenne nationale en termes de longueur ou d'empreinte carbone des déplacements entre le domicile et le lieu de travail ou d'études. Néanmoins, des disparités importantes apparaissent entre départements. Ainsi, les émissions de CO2 liées à ces navettes sont sensiblement plus élevées en Vendée que la moyenne régionale. A contrario, grâce à la densité du réseau de transports collectifs de la métropole nantaise, l'émission de CO2 par km parcouru en Loire-Atlantique est la plus faible des départements des Pays de la Loire.<br /><br />A l'échelle locale, des leviers d'action divers pourraient venir compléter des mesures nationales visant à réduire les émissions des transports. Elles visent à aménager le territoire pour réduire la dépendance à la voiture et les émissions de CO2, mais aussi à favoriser des choix de modes de transport moins émetteurs.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
déplacement domicile-travail
;qualité de l'air
;pollution de l'air
;empreinte carbone
Descripteur écoplanete
CO2
;déplacement urbain
;émission de polluant
Thème
Transports
;Ressources - Nuisances
;Ville - Urbanisme
Texte intégral
service
connaissance
des territoires
et évaluation
septembre
2012
Émissions de CO2 en Pays de la Loire
Des pistes pour réduire l'usage
de la voiture au quotidien
Ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l?Énergie
direction régionale de l'environnement,
de l'aménagement et du logement des Pays de la Loire
A
N
A
LY
SE
S
ET
C
O
N
N
A
IS
SA
N
CE
Collection
n ?56
ANALYSES ET CONNAISSANCE I N° 56 I Septembre 2012
1 I Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Les collections « Transports »
de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
La collecte, l?analyse et la diffusion des statistiques dans le domaine des transports font partie du champ d?intervention de la
DREAL des Pays de la Loire. Cette mission s?effectue au travers de deux grandes catégories de publications numériques :
1. Une note de conjoncture trimestrielle
Titre de la collection :
La conjoncture des transports en Pays de la Loire
Contenu : suivi et analyse de l'évolution récente des
principaux indicateurs du secteur des transports en
Pays de la Loire.
2. Des bilans thématiques annuels
Titre de la collection :
La situation des transports en Pays de la Loire
Contenu : publication apériodique, à double timbre
DREAL / O.R.T., analysant les résultats statistiques
annuels d?un thème donné du secteur des transports.
service
connaissance
des territoires
et évaluation
septembre
2012
Émissions de CO2 en Pays de la Loire
Des pistes pour réduire l'usage
de la voiture au quotidien
Ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l?Énergie
direction régionale de l'environnement,
de l'aménagement et du logement des Pays de la Loire
A
N
A
LY
SE
S
ET
C
O
N
N
A
IS
SA
N
CE
Collection
n ?56
Cette publication est issue d?un partenariat entre la
Direction régionale de l?Insee et la Direction régionale de
l'environnement, de l'aménagement et du logement. Elle
repose sur une méthode, dénommée «Kit CO2»,
développée par l?Insee et le MEDDE / SOeS (Ministère de
l'Écologie, du Développement durable et de l?Énergie /
Service de l'observation et des statistiques). Elle utilise
principalement le recensement de la population de 2007
pour estimer les émissions de CO2 générées par les flux
domicile-travail et domicile-études.
Document consultable et téléchargeable sur le site
de la Direction régionale de l?environnement,
de l?aménagement et du logement à l'adresse suivante :
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.
gouv.fr/emissions-de-co2-generes-par-les-a1783.html
Émissions de CO2 en Pays de la Loire I Des pistes pour réduire l'usage de la voiture au quotidien
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division de l'observation, des études et des statistiques I 2
Sommaire
Préambule
Les déplacements domicile-travail représentent environ 2 % des émissions liées à l?empreinte carbone des ligériens
Émissions de CO2 par navetteur : les Pays de la Loire dans la moyenne
La voiture : 81 % des déplacements pendulaires, mais 96 % des émissions de CO2
Le parc automobile des Pays de la Loire : prédominance du gazole, carburant moins émetteur de CO2 que le sans-plomb
? mais plus polluant
Dans les Pays de la Loire, des émissions de CO2 très variables selon les départements
Des émissions de CO2 plus élevées en Vendée
Des émissions de CO2 par km plus faibles en Loire-Atlantique
Davantage d?émissions de CO2 dans l?espace périurbain
Moins de CO2 émis par km dans les grandes agglomérations
Aménager le territoire pour réduire la dépendance à la voiture
Favoriser des choix de modes de transport moins émetteurs
Des actions pour accroître le recours aux transports collectifs
Annexes
Illustrations complémentaires
Du Grenelle de l?environnement aux plans climat énergie territoriaux, en passant par le schéma régional climat air énergie
Pour comprendre ces résultats
Définitions
Pour en savoir plus
Méthodologie
2
4
5
7
8
9
9
9
11
13
19
19
20
21
21
23
24
25
25
26
Préambule
Les lois « Grenelle » réaffirment l'objectif de réduire de
20 % à l'horizon 2020 les émissions de gaz à effet de
serre (GES) par rapport au niveau de 1990. L'effort
concerne tous les secteurs économiques, y compris les
transports, activité fortement émettrice. Elle est
responsable à elle seule de 27 % des émissions en France,
dont plus de la moitié due aux voitures particulières. Pour
les transports, le Plan Climat de la France de 2010 vise
une baisse de 11 % des émissions de CO2 entre 2005 et
2020. Ce gaz est en effet le principal GES impliqué dans le
réchauffement climatique.
Les déplacements quotidiens, effectués par les actifs en
emploi et les étudiants du supérieur entre leur domicile et
leur lieu de travail ou d'études (appelés aussi
« déplacements pendulaires »), contribuent à la congestion
des réseaux et à la dégradation de la qualité de l'air,
lorsqu'ils sont effectués massivement en voiture. Mais ils
sont aussi source d'opportunité pour créer et pérenniser
des modes de transport alternatifs, si leurs usagers
nombreux et réguliers optent pour de nouvelles pratiques.
De plus, l'enjeu social de ces trajets est grandissant, les
coûts croissants de l'énergie risquant en effet de fragiliser
les ménages les plus modestes.
ANALYSES ET CONNAISSANCE I N° 56 I Septembre 2012
3 I Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Les actifs et étudiants résidant dans les Pays de
la Loire émettent autant de CO2 par personne
qu?au niveau national hors Île-de-France.
L?usage plus fréquent de la voiture dans la
région est compensé par de moindres émissions
de CO2 par véhicule. Proportionnellement plus
nombreux que dans les autres régions et
recourant moins souvent aux transports
collectifs qu?ailleurs, les habitants de l?espace
périurbain de la région sont les premiers
contributeurs des émissions de CO2. C?est en
Vendée que les émissions sont les plus élevées ;
les agglomérations nantaise et angevine sont
celles où les émissions de CO2 par km parcouru
sont les plus faibles. Le trajet entre Saint-
Nazaire et Nantes est la liaison inter-
agglomérations la plus fréquentée et la plus
émettrice de CO2, devant celle reliant Nantes et
Angers.
Les Pays de la Loire présentent peu de
spécificités par rapport à la moyenne nationale
en termes de longueur ou d?empreinte carbone
des déplacements entre le domicile et le lieu de
travail ou d?études. Néanmoins, des disparités
importantes apparaissent entre départements.
Ainsi, les émissions de CO2 liées à ces navettes
sont sensiblement plus élevées en Vendée que
la moyenne régionale. A contrario, grâce à la
densité du réseau de transports collectifs de la
métropole nantaise, l?émission de CO2 par km
parcouru en Loire-Atlantique est la plus faible
des départements des Pays de la Loire.
À l?échelle locale, des leviers d?action divers
pourraient venir compléter des mesures
nationales visant à réduire les émissions des
transports. Elles visent à aménager le territoire
pour réduire la dépendance à la voiture et les
émissions de CO2, mais aussi à favoriser des
choix de modes de transport moins émetteurs.
En Pays de la Loire, les émissions de CO2 provenant
des déplacements domicile-travail et domicile-études
ne représentent que 2 % de l?empreinte carbone de
chaque ligérien (cf. encadré de la page ci-contre et
définitions en page 25). Ces émissions correspondent
néanmoins à 3 % des émissions directes produites
sur le territoire régional, à 4,5 % des émissions
provenant de la combustion de produits énergétiques
et à 13 % des émissions dégagées par le secteur des
transports. Souvent considérées comme une cible
privilégiée des politiques publiques de transport, les
navettes domicile-travail et domicile-études pèsent
donc pour une part somme toute modeste dans les
émissions de CO2 des ligériens. Pour autant, les
émissions liées aux navettes constituent l?un des
postes ayant le plus augmenté au cours des 20
dernières années (+ 30 % entre 1990 et 2007).
Cette progression est liée à la dynamique
économique de la région et traduit les difficultés
croissantes que peuvent rencontrer les habitants
pour rejoindre au quotidien leur lieu de travail ou
d?études : congestion de certains réseaux routiers,
éloignement du lieu de travail, absence de choix du
mode de transport.
Du fait de leurs répercussions écologiques, sociales
et économiques, les collectivités sont tentées d?agir
sur les navettes quotidiennes des habitants. Ces
migrations pendulaires constituent un terrain
privilégié de l?action publique, afin de proposer un
mode de développement plus durable offrant des
alternatives aux déplacements coûteux et contraints,
réalisés le plus souvent en voiture. Ces mesures, la
mise en place de nouvelles pratiques en matière de
mobilité durable et l?évolution des comportements
pourraient réduire sensiblement les émissions de
CO2. Le dynamisme démographique de la région rend
d?autant plus crucial la réduction d?émission de CO2
par navetteur : si les distances parcourues et les
modes de transports utilisés n?évoluaient pas,
l?augmentation attendue de 11 % du nombre d?actifs
d?ici 2030 entraînerait une augmentation équivalente
des émissions totales de CO2.
Émissions de CO2 en Pays de la Loire I Des pistes pour réduire l'usage de la voiture au quotidien
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division de l'observation, des études et des statistiques I 4
Les déplacements domicile-travail représentent environ 2 %
des émissions liées à l?empreinte carbone des ligériens
L?empreinte carbone représente la quantité de gaz à effet de serre émise pour satisfaire la consommation de la
population.
D?après les calculs du service statistique (SOeS) du ministère en charge du développement durable, en France,
l?empreinte carbone représente 750 millions de tonnes équivalent CO2 en 2007, en hausse de 14 % entre 1990
et 2007. Rapportée à la population, l?empreinte carbone est de 12,2 tonnes par français ; du fait de l?évolution
de la population, cette empreinte carbone par habitant a progressé de 5 % sur la période 1990-2007. En 2007,
75 % de l?empreinte carbone émane de CO2, le solde provenant de méthane (16 %) et de protoxyde d?azote
(9 %).
Une partie de ces émissions (appelées émissions indirectes) proviennent des importations sur le territoire
national. La part des émissions indirectes représente un tiers des émissions en France en 2007. Cette part a
fortement progressé et est dorénavant le double des valeurs observées en 1990. Dans le même temps, les
émissions produites sur le territoire national (émissions directes représentant 518 millions de tonnes)
s?établissent à 8,2 tonnes équivalent CO2 par habitant en 2007 contre 9,7 en 1990, en repli de 15 %.
En Pays de la Loire, les émissions directes s?établissent à plus de 33 millions de tonnes soit 9,5 tonnes
équivalent CO2 par habitant, une valeur 15 % supérieure à la moyenne nationale. Ce fort niveau d?émissions est
tiré par les activités agricoles très denses sur la région et par de fortes émissions associées aux
transformations énergétiques. La région contribue ainsi à 6,6 % des émissions françaises pour une part de
population de 5,6 %.
Parmi ces émissions directes, un peu plus de 30 %, soit 10,8 millions de tonnes, sont d?origine non
énergétique. Ces émissions non énergétiques proviennent majoritairement (79 %) des activités agricoles
(élevage et culture via l?utilisation d?engrais) ; le reste se ventile entre le secteur de l?industrie - chimie,
cimenteries ? (12 %) et le traitement des déchets (9 %).
Les émissions directes d?origine énergétique représentent 22,7 millions de tonnes d?équivalent CO2. Le secteur
de l?industrie, des déchets et de la production d?énergie est le plus producteur : environ 37 %. La part des
transports est également importante : 33 %, soit 7,6 millions de tonnes. Suivent les émissions liées au
bâtiment pour 25 % et les émissions énergétiques de l?agriculture qui comptent pour moins de 5 %.
Parmi les 7,6 millions de tonnes de CO2 dégagées par les activités de transport, environ 45% sont liées aux
transports de marchandises contre 55 % pour les transports de voyageurs. La part relative aux déplacements
domicile-travail est plus modeste : elle représente 13 % des émissions du transport, 4,5 % des émissions
énergétiques directes, 3 % des émissions directes régionales et environ 2 % de l?empreinte carbone.
Hormis les gaz à effet de serre, les déplacements domicile-travail sont aussi à l?origine de la production de
polluants atmosphériques (oxyde d?azote, particules en suspension), dont la réduction constitue un enjeu
majeur de santé publique.
Sources : La mesure des émissions de gaz à effet de serre est compliquée, les chiffres ci-dessus correspondent à une estimation qui,
à défaut de correspondre à des chiffres exacts, permet de disposer d?ordre de grandeurs fiables. Ces chiffres émanent des travaux
réalisés dans le cadre de l?état des lieux du SRCAE, qui s?est lui même appuyé sur l?outil Basémis de Air Pays de la Loire (mobilisant
des données du SOeS, de l?Insee, de l?Ademe ?) et les travaux du CITEPA.
ANALYSES ET CONNAISSANCE I N° 56 I Septembre 2012
5 I Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Émissions de CO2 par navetteur : les Pays de la Loire dans la moyenne
En 2007, 1,5 million d?habitants de la région - soit 43 % de la population totale - ont effectué des navettes quotidiennes entre
leur domicile et leur lieu de travail ou d'études (cf. pour comprendre ces résultats en page 24 et méthodologie en page 26).
Tous modes de transports confondus, les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées à ces déplacements sont évaluées à
921 milliers de tonnes de CO2, soit le quatrième volume des régions de province. Elles représentent 620 kg de CO2 par actif en
emploi ou étudiant résidant dans les Pays de la Loire.
Les actifs et étudiants résidant dans la
région émettent autant de CO2 par personne
qu?en France métropolitaine hors Île-de-
France. Les Pays de la Loire, 4e région de
province par la population et la richesse
produite, se classent au 6e rang des régions
les plus émettrices, rapporté au nombre de
navetteurs. En revanche, compte tenu du
fort taux d?emploi régional, les émissions de
CO2 rapportées à la population totale sont
légèrement au-dessus de la moyenne
nationale, hors Île-de-France (264 kg par an
et par habitant contre 257 kg).
La région se situe ainsi dans une position
intermédiaire entre les régions françaises les
plus mesurées, émettant moins de 600 kg
de CO2 par navetteur (Languedoc-Roussillon,
Provence-Alpes-Côte d'Azur, Corse, Auvergne,
Limousin et Champagne-Ardenne) et les
espaces les plus émetteurs de CO2, à plus de
650 kg (Lorraine, Alsace, Picardie, Centre et
Haute-Normandie). Ces trois dernières
régions, qui bordent l?Île-de-France, génèrent
des migrations de plus longue distance
qu?ailleurs, en raison de flux quotidiens plus
importants vers Paris et sa banlieue.
L?Île-de-France et ses embouteillages.
Photo : Laurent Mignaux © MEDDE
Ensemble
Dont
grands
pôles
urbains
Dont espace
périurbain
des grands
pôles urbains
Pays de
la Loire
81,3 71,0 91,4
France hors
Île-de-France
79,2 71,8 89,6
Pays de
la Loire
18,5 14,2 23,4
France hors
Île-de-France
18,5 14,7 24,4
Pays de
la Loire
620 450 800
France hors
Île-de-France
620 480 830
Pays de
la Loire
128,0 122,9 131,3
France hors
Île-de-France
128,2 125,3 131,1
Champ : déplacements pendulaires des actifs en emploi et des étudiants (plus de 150 km exclus).
Sources : Insee, recensement de la population 2007 ; SOeS ; Certu.
Des émissions de CO2 proches de la moyenne nationale hors Île-de-France
Comparaison des principaux indicateurs sur les navettes quotidiennes
et leurs émissions de CO2 selon le territoire de résidence
Part modale
de la voiture
ou moto (%)
Lecture : en Pays de la Loire, 71,0 % des actifs en emploi ou étudiants qui résident dans un grand pôle urbain
utilisent principalement la voiture ou la moto pour les navettes quotidiennes.
Distance moyenne
parcourue par
personne et par
jour ouvré (km)
CO2 émis
en moyenne
par personne
et par an (en kg)
CO2 émis
en moyenne par
personne et
par km (en gramme)
Émissions de CO2 en Pays de la Loire I Des pistes pour réduire l'usage de la voiture au quotidien
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division de l'observation, des études et des statistiques I 6
Région
de résidence
Actifs en emploi
ou étudiants
(milliers de
personnes)
Part
voiture
ou moto
(%)
Part
transports
collectifs
(%)
Part
marche
et vélo
(%)
Alsace 833 76,1 12,3 11,7
Aquitaine 1 311 82,0 7,7 10,3
Auvergne 552 79,8 6,7 13,5
Basse-Normandie 587 82,9 5,6 11,5
Bourgogne 665 80,1 6,6 13,3
Bretagne 1 303 81,8 7,5 10,8
Centre 1 055 80,7 8,2 11,2
Champagne-Ardenne 551 78,8 6,5 14,7
Corse 114 82,8 3,6 13,5
Franche-Comte 494 80,1 6,6 13,3
Haute-Normandie 764 79,2 10,0 10,7
Languedoc-Roussillon 970 79,3 7,3 13,4
Limousin 296 82,1 4,7 13,1
Lorraine 994 79,8 8,9 11,3
Midi-Pyrenees 1 210 78,9 8,8 12,3
Nord-Pas-de-Calais 1 582 78,4 10,8 10,8
Pays de la Loire 1 497 81,3 8,0 10,7
Picardie 782 79,7 9,2 11,1
Poitou-Charentes 704 84,1 4,4 11,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 1 971 74,7 11,3 14,0
Rhone-Alpes 2 735 75,9 12,6 11,5
France hors Île-de-France 20 969 79,2 9,0 11,8
Région
de résidence
Distance
moyenne
parcourue
par personne et
par jour ouvré
CO2
total émis
(en milliers
de tonnes
par an)
CO2 émis
en moyenne
par personne
et par an
(en kg)
CO2 émis
en moyenne
par personne
et par km
(en gramme)
Alsace 19,6 542 650 127,5
Aquitaine 17,8 791 600 130,4
Auvergne 16,9 317 570 131,0
Basse-Normandie 18,0 358 610 130,1
Bourgogne 18,0 401 600 128,8
Bretagne 18,7 804 620 127,2
Centre 20,5 709 670 126,1
Champagne-Ardenne 17,4 319 580 127,9
Corse 17,2 65 570 127,2
Franche-Comte 18,3 303 610 128,7
Haute-Normandie 21,0 530 690 126,8
Languedoc-Roussillon 16,5 537 550 129,1
Limousin 16,7 169 570 131,5
Lorraine 20,8 696 700 129,4
Midi-Pyrenees 18,0 725 600 128,0
Nord-Pas-de-Calais 18,3 973 610 129,1
Pays de la Loire 18,5 921 620 128,0
Picardie 24,8 617 790 122,6
Poitou-Charentes 17,8 424 600 130,1
Provence-Alpes-Côte d'Azur 16,6 1 095 560 129,1
Rhone-Alpes 17,9 1 628 600 127,7
France hors Île-de-France 18,5 12 924 620 128,2
Champ : déplacements pendulaires des actifs en emploi et des étudiants (plus de 150 km exclus).
Sources : Insee, recensement de la population 2007 ; SOeS ; Certu.
Lecture : en Pays de la Loire, 81,3 % des 1 497 milliers d'actifs en emploi ou étudiants utilisent une voiture ou une moto pour leurs navettes
quotidiennes ; ils émettent chacun en moyenne 620 kg de CO2 sur un an.
Les habitants des Pays de la Loire émettent autant de CO2
qu'en moyenne nationale hors Île-de-France
Comparaison régionale des principaux indicateurs
sur les navettes quotidiennes et leurs émissions de CO2
ANALYSES ET CONNAISSANCE I N° 56 I Septembre 2012
7 I Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
La voiture : 81 % des déplacements pendulaires, mais 96 % des émissions de CO2
L?empreinte carbone des déplacements dépend de plusieurs facteurs : la distance moyenne parcourue, le mode de transport
utilisé, les caractéristiques du parc automobile. Pour ce qui est de la distance moyenne parcourue, la région est proche des
standards nationaux. Chaque habitant des Pays de la Loire parcourt ainsi en moyenne 18,5 km par jour pour aller et revenir de
son lieu de travail ou d?études.
Les modes mécanisés individuels (moto et voiture) sont prédominants et assurent 81 % des navettes quotidiennes dans les
Pays de la Loire. Les ménages de la région se placent au 2e rang des régions françaises après Poitou-Charentes en matière de
taux d?équipement en automobiles (86 % en 2007). Ce fort taux d?équipement s?explique par un type d?urbanisation diffus et
peu dense. La part des navettes effectuées par les modes alternatifs à la voiture (transports collectifs et modes doux -
bicyclette et marche) est donc plus faible dans la région qu?ailleurs en province (19 % contre 21 %). La région se classe ainsi
au 7e rang national pour le recours à la voiture, au 10e rang pour les transports collectifs et au 20e rang pour les modes qui
n?émettent pas de CO2 (vélo et marche à pied).
Champ : déplacements pendulaires des actifs en emploi et des étudiants (plus de 150 km exclus).
Lecture : les voitures et deux roues motorisés émettent 139,3 grammes de CO2 par kilomètre parcouru en Pays de la Loire contre 141,3 grammes en moyenne nationale hors Île-de-France.
Sources : Insee, recensement de la population 2007 ; SOeS ; Certu.
Le parc automobile des Pays de la Loire émet moins de CO2 que la moyenne
Emissions de CO2 selon le mode de transport (en grammes par km et par personne)
61,8
139,3
128,0
63,3
141,3
128,2
0
40
80
120
160
Tous modes Voiture et deux roues motorisés Transport collectif Mode doux (marche et vélo)
Pays de la Loire
France hors Île-de-France
Le parc automobile ligérien apparaît néanmoins légèrement moins émissif en CO2 que la moyenne des régions de province
(cf. encadré ci-contre). L?usage plus fréquent de la voiture est ainsi compensé en Pays de la Loire par de moindres émissions
de CO2 par véhicule que dans les autres régions. Au final, la sous-représentation des modes alternatifs à la voiture ne pèse
donc pas sur l?empreinte carbone des déplacements pendulaires : avec 128,0 grammes de CO2 émis par navetteur et par km
(contre 128,2 au niveau national), les Pays de la Loire occupent le 12e rang des 21 régions de province.
Champ : déplacements pendulaires des actifs en emploi et des étudiants (plus de 150 km exclus).
Sources : Insee, recensement de la population 2007 ; SOeS ; Certu.
Lecture : les actifs et étudiants résidant en Pays de la Loire utilisent à 81 % une voiture ou une moto pour leurs navettes ; ces modes motorisés individuels représentent 88 % des kilomètres
parcourus par les navetteurs et 96 % des émissions de CO2 des navetteurs.
Les modes de transport individuels motorisés expliquent l'essentiel des émissions de CO2
Répartition des émissions de CO2 et des personnes
selon le mode de transport dans la région (en %)
0 20 40 60 80 100
Modes
doux
Transport
collectif
Voiture,
moto
Part
des distances
Part des émissions
de CO2
Fréquence
d'utilisation
Émissions de CO2 en Pays de la Loire I Des pistes pour réduire l'usage de la voiture au quotidien
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division de l'observation, des études et des statistiques I 8
Sur les 921 milliers de tonnes de CO2 émis chaque année par les habitants des Pays de la Loire pour les motifs domicile-travail
et domicile-études, 96 % sont dus à l?usage de la voiture ou de deux-roues motorisés. Étant en moyenne utilisés sur de plus
longues distances que les autres modes de transport (21,6 km), les véhicules et deux-roues motorisés sont à l?origine de 88 %
des kilomètres parcourus. Les transports collectifs représentent 8,0 % du nombre de navettes, mais seulement 4,1 % des
émissions de CO2.
Le parc automobile des Pays de la Loire : prédominance du gazole, carburant moins émetteur de CO2
que le sans-plomb ? mais plus polluant
Trois facteurs permettent de hiérarchiser le
degré d?émissions en CO2 du parc automobile
des régions françaises : l?âge des véhicules, la
puissance fiscale et la carburation. De façon
générale, les modèles récents, de petites
cylindrées et à motorisation diesel émettent
moins de CO2 au kilomètre que les autres
voitures. Le différentiel des émissions de CO2
au km entre les modèles essence et gazole tend
toutefois à se réduire d?année en année.
Selon les chiffres provenant du Service de
l'observation et des statistiques du ministère
en charge des Transports (SOeS), le parc
automobile des Pays de la Loire serait moins
polluant en CO2 qu?au niveau national. La part
des véhicules diesels y est plus élevée et les
habitants de la région recourent davantage aux
petites et moyennes cylindrées, de moins de
huit chevaux fiscaux. En revanche, le parc des
Pays de la Loire est en moyenne plus ancien
que celui des autres régions de province.
Pour les décideurs locaux, l?enjeu consiste donc
à ce que le renouvellement du parc automobile
s?accompagne de l?achat de véhicules moins
émetteurs.
La mise en place, en décembre 2007, du bonus écologique
a favorisé la réduction des émissions unitaires de C02
des automobiles.
Photo : Laurent Mignaux © MEDDE
Âge
Pays de
la Loire
France
hors ÎdF
3 ans et moins 18,3 20,9
4 à 5 ans 13,4 13,7
6 à 7 ans 14,0 13,6
8 à 10 ans 22,6 21,4
11 à 15 ans 31,8 30,4
Ensemble 100,0 100,0
Cylindrée
Pays de
la Loire
France
hors ÎdF
1 à 4 CV 17,6 18,6
5 CV 25,4 25,7
6 CV 25,5 24,2
7 CV 17,6 16,1
8 CV et plus 13,8 15,4
Ensemble 100,0 100,0
Carburation
Pays de
la Loire
France
hors ÎdF
Gazole 63,4 62,7
Essence 35,9 36,8
Autres 0,6 0,5
Ensemble 100,0 100,0
Champ : voitures particulières de moins de 15 ans.
Source : SOeS (fichier central des automobiles).
Une proportion plus élevée de véhicules
à moteur diesel dans les Pays de la Loire
Caractéristiques du parc de voitures particulières
au 1er janvier 2010 (répartition en %)
ANALYSES ET CONNAISSANCE I N° 56 I Septembre 2012
9 I Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Dans les Pays de la Loire, des émissions de CO2 très variables selon les départements
Les Pays de la Loire présentent également peu de spécificités par rapport à la moyenne nationale en termes de longueur de
ces déplacements réguliers et de leur empreinte carbone. On peut cependant isoler trois types de déplacements. Bien que de
courte distance, ceux de moins de 10 km (60 % des navettes domicile-travail et domicile-études) génèrent un quart des
émissions de CO2. Les déplacements de moyenne distance, entre 10 et 30 km (30 % des trajets), sont à l?origine de 41 % des
émissions. Si les trajets de longue distance sont peu nombreux - seulement 10 % des habitants de la région travaillent ou
étudient entre 30 et 150 km de leur commune de résidence, ils contribuent à hauteur d?un tiers aux émissions totales de CO2.
Champ : déplacements pendulaires des actifs en emploi et des étudiants (plus de 150 km exclus).
Lecture : 43 % des navetteurs parcourent une distance inférieure à 5 km et ils émettent 12,5 % du CO2 des navetteurs des Pays de la Loire
Sources : Insee, recensement de la population 2007 ; SOeS ; Certu.
40 % des émissions de CO2 sont dues aux trajets de 10 à 30 kilomètres
Part des émissions et flux selon la distance domicile-travail/études dans les Pays de la Loire (%)
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45
Moins de 5 km
De 5 à 10 km
De 10 à 15 km
De 15 à 20 km
De 20 à 25 km
De 25 à 30 km
De 30 à 35 km
De 35 à 40 km
De 40 à 45 km
De 45 à 50 km
De 50 à 150 km Actifs en
emploi et
étudiants
Emissions
de CO2
30 % des trajets
41 % des émissions de CO2
10 % des trajets
34 % des émissions de CO2
Des émissions de CO2 plus élevées en Vendée
Au sein de la région, les navetteurs résidant en Vendée sont ceux qui émettent le plus de CO2 en moyenne chaque année : 650
kg de CO2 contre 620 kg en moyenne régionale. Ils parcourent en effet des distances plus longues pour rejoindre leur lieu de
travail ou d?études : 19,1 km par jour ouvré contre 18,5 km en moyenne régionale. De surcroît, leurs émissions de CO2 par km
parcouru sont aussi plus élevées, car ils utilisent davantage des modes motorisés individuels (89 % contre 81 % dans les Pays
de la Loire). De tous les départements français, les actifs ou étudiants de Vendée sont d?ailleurs les plus nombreux à utiliser la
voiture dans leurs navettes quotidiennes, avec ceux des Landes.
Les actifs ou étudiants de la Mayenne et de la Sarthe émettent en moyenne moins de CO2 que la moyenne dans le reste de la
région, car ils parcourent des distances plus courtes (si l?on ne tient pas compte des trajets vers la région parisienne).
Toutefois, leurs émissions de CO2 par km sont presque aussi élevées qu?en Vendée, en raison du faible recours aux modes de
transports alternatifs à la voiture.
Des émissions de CO2 par km plus faibles en Loire-Atlantique
En Loire-Atlantique, les émissions de CO2 par personne sont en revanche proches de la moyenne régionale. En effet, les
distances parcourues, un peu plus longues que la moyenne dans la région, sont compensées par un recours plus important aux
modes de transport alternatifs à la voiture, en lien avec la densité du réseau de transports collectifs de la métropole nantaise.
L?émission de CO2 par km parcouru est ainsi la plus faible des départements des Pays de la Loire.
Émissions de CO2 en Pays de la Loire I Des pistes pour réduire l'usage de la voiture au quotidien
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division de l'observation, des études et des statistiques I 10
Territoire
de résidence
Actifs en
emploi ou
étudiants
(milliers de
personnes)
Part
voiture
ou moto
(%)
Part
transports
collectifs
(%)
Part
marche
et vélo
(%)
Distance
moyenne
parcourue
par personne
par jour
ouvré (aller-
retour)
CO2
total émis
(en milliers
de tonnes
par an)
CO2 émis
en moyenne
par personne
et par an
(en kg)
CO2 émis
en moyenne
par personne
et par km
(en gramme)
Pays de la Loire 1 497 81,3 8,0 10,7 18,5 921 620 128,0
Loire-Atlantique 561 77,3 12,8 9,9 19,0 346 620 125,0
Maine-et-Loire 337 80,7 6,4 12,9 18,2 206 610 129,0
Mayenne 123 85,2 3,2 11,6 17,5 73 590 129,7
Sarthe 227 81,6 7,4 10,9 17,6 135 590 129,4
Vendée 248 88,8 2,4 8,8 19,1 162 650 131,8
France hors Île-de-France 20 969 79,2 9,0 11,8 18,5 12 924 620 128,2
Champ : déplacements pendulaires des actifs en emploi et des étudiants (plus de 150 km exclus).
Sources : Insee, recensement de la population 2007; SOeS ; Certu.
Lecture : en Pays de la Loire, 8,0 % des actifs en emploi ou étudiants utilisent principalement les transports collectifs pour les navettes quotidiennes. Chaque navetteur résidant dans la région
émet en moyenne 620 kg de CO2 par an.
Les émissions de CO2 culminent en Vendée
Comparaison départementale des principaux indicateurs sur les navettes quotidiennes et leurs émissions de CO2
Les émissions de CO2 des navetteurs résidant en Maine-et-Loire se situent également dans la moyenne régionale. Le recours
aux modes doux y est plus élevé que dans les autres départements des Pays de la Loire et qu?en moyenne nationale hors Île-
de-France. En particulier, la part des modes doux avoisine 20 % dans les unités urbaines d?Angers et de Saumur, contre moins
de 15 % à Nantes, en raison d?un réseau urbain de pistes cyclables plus développé qu?ailleurs.
Champ : déplacements pendulaires des actifs en emploi et des étudiants (plus de 150 km exclus).
Lecture : les émissions de CO2 par navetteur en Vendée sont supérieures de 6,4 % à la moyenne régionale, les deux effets distance et mode de transport contribuant "positivement" à cet écart.
Sources : Insee, recensement de la population 2007 ; SOeS ; Certu.
En Loire-Atlantique, l'utilisation des transports collectifs compense les longues distances
Ecart à la moyenne régionale des émissions de CO2 par navetteur et par an (en %)
-6 -4 -2 0 2 4 6 8
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Ecart à la
moyenne
régionale des
émissions par
navetteur
Dont
effet
modes de
transport
utilisés
Dont
effet
distance
ANALYSES ET CONNAISSANCE I N° 56 I Septembre 2012
11 I Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Davantage d?émissions de CO2 dans l?espace périurbain
À l?instar des autres régions, la majorité des migrations quotidiennes des habitants des Pays de la Loire s?effectue à l?intérieur
des agglomérations, où se concentre l?essentiel de la population, de l?emploi et des établissements universitaires de la région.
Les navetteurs résidant dans les grands pôles urbains sont plus nombreux que ceux qui habitent dans les couronnes
périurbaines de ces pôles. S?ils émettent au total un volume important de CO2, leurs émissions de CO2 par personne ou par km
parcourus sont, en revanche, nettement inférieures. En effet, le trajet aller-retour du domicile au lieu de travail est à la fois
plus court en moyenne (14,2 km contre 23,4 pour ceux qui résident dans une couronne périurbaine) et moins souvent réalisé
en voiture (71 % contre 91 % dans les couronnes). La proximité des emplois et l?offre de transports collectifs facilitent ainsi
le recours à des modes alternatifs à la voiture.
Proportionnellement plus nombreux que dans les autres régions et recourant moins souvent aux transports collectifs
qu?ailleurs, les habitants de l?espace périurbain de la région sont les premiers contributeurs des émissions de CO2. À titre
d?illustration, au sein de l?aire urbaine de Nantes, où résident plus du quart des navetteurs de la région, les résidents de
l?espace périurbain - dont la majorité travaille dans la métropole nantaise ou un grand pôle d?emploi voisin comme Saint-
Nazaire ou Rennes - représentent 30 % des navetteurs de l?aire urbaine, mais 45 % des émissions de CO2 de l?ensemble des
navetteurs.
Champ : déplacements pendulaires des actifs en emploi et des étudiants (plus de 150 km exclus).
Sources : Insee, recensement de la population 2007 ; SOeS ; Certu.
Lecture : 46 % des navetteurs résident dans les grands pôles urbains de la région ; ils émettent 34 % des émissions de CO2.
Dans les Pays de la Loire, le périurbain contribue plus aux émissions de CO2 qu'ailleurs
Répartition des navetteurs et des émissions de CO2 selon le territoire de résidence (en %)
0
10
20
30
40
50
60
Pays de la Loire France hors Île-de-France Pays de la Loire France hors Île-de-France
Part des navetteurs (en %) Part du CO2 total émis (en %)
Grands pôles urbains
Espace périurbain des grands pôles urbains
Autres pôles
Autour des autres pôles
Communes isolées hors influence des pôles
Émissions de CO2 en Pays de la Loire I Des pistes pour réduire l'usage de la voiture au quotidien
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division de l'observation, des études et des statistiques I 12
Actifs en
emploi ou
étudiants
(milliers de
personnes)
Part
voiture
ou moto
(%)
Part
transports
collectifs
(%)
Part
marche
et vélo
(%)
Pays de la Loire 688 71,0 14,1 14,8
France hors Île-de-France 11 342 71,8 13,2 15,0
Pays de la Loire 479 91,4 3,4 5,3
France hors Île-de-France 5 674 89,6 4,8 5,6
Pays de la Loire 132 85,2 2,4 12,5
France hors Île-de-France 1 489 81,5 3,7 14,8
Pays de la Loire 162 90,8 1,9 7,3
France hors Île-de-France 1 450 90,4 2,6 7,0
Pays de la Loire 35 86,0 1,8 12,2
France hors Île-de-France 1 013 83,9 2,5 13,6
Pays de la Loire 1 497 81,3 8,0 10,7
France hors Île-de-France 20 969 79,2 9,0 11,8
Distance
moyenne
parcourue par
personne par
jour ouvré
CO2
total émis
(en milliers
de tonnes
par an)
CO2 émis
en moyenne
par personne
et par an
(en kg)
CO2 émis
en moyenne
par personne
et par km
(en gramme)
Pays de la Loire 14,2 313 450 122,9
France hors Île-de-France 14,7 5 426 480 125,3
Pays de la Loire 23,4 383 800 131,3
France hors Île-de-France 24,4 4 723 830 131,1
Pays de la Loire 18,5 82 620 129,3
France hors Île-de-France 18,3 905 610 128,0
Pays de la Loire 21,8 120 740 130,9
France hors Île-de-France 23,3 1 150 790 130,8
Pays de la Loire 19,8 23 660 128,9
France hors Île-de-France 21,4 721 710 127,9
Pays de la Loire 18,5 921 620 128,0
France hors Île-de-France 18,5 12 924 620 128,2
Champ : déplacements pendulaires des actifs en emploi et des étudiants (plus de 150 km exclus).
Sources : Insee, recensement de la population 2007; SOeS ; Certu.
Espace périurbain
des autres pôles
Communes isolées hors
influence des pôles
Ensemble
Moins d'émissions de CO2 dans les grands pôles urbains de la région
que la moyenne nationale des grands pôles urbains
Comparaison des principaux indicateurs sur les navettes quotidiennes
et leurs émissions de CO2 selon le zonage en aires urbaines
Ensemble
Zonage
en aires urbaines
Lecture : dans les grands pôles urbains des Pays de la Loire, 14,1 % des actifs en emploi ou étudiants qui y résident utilisent principalement les transports
collectifs pour leurs navettes quotidiennes.
Zonage
en aires urbaines
Grands
pôles urbains
Espace périurbain
des grands pôles urbains
Autres
pôles
Espace périurbain
des autres pôles
Communes isolées hors
influence des pôles
Grands
pôles urbains
Espace périurbain
des grands pôles urbains
Autres
pôles
ANALYSES ET CONNAISSANCE I N° 56 I Septembre 2012
13 I Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Moins de CO2 émis par km dans les grandes agglomérations
Les disparités d?émissions de CO2 entre grandes unités urbaines reflètent, d?une part, la densité du réseau de transports
collectifs des agglomérations et l?intensité du recours aux modes doux et, d?autre part, la distance plus ou moins importante à
parcourir pour rejoindre son lieu de travail. Ainsi, les agglomérations nantaise et angevine sont celles où les émissions de CO2
par km parcouru sont les plus faibles, alors qu?elles culminent dans les agglomérations du littoral et vendéennes (Saint-
Nazaire, Pornic, Saint-Brevin-les-Pins, Les Sables-d?Olonne, Fontenay-le-Comte, Les Herbiers, Challans, Saint-Hilaire-de-Riez et
La Roche-sur-Yon), dont le réseau de transports collectifs est moins développé. Parmi les grandes agglomérations de la région,
Saint-Nazaire se démarque par son fort niveau d?émission, avec des distances parcourues plus élevées qu?ailleurs et une
utilisation de la voiture plus fréquente.
Étant nombreux à travailler dans l?un des deux grands pôles d?emploi de Nantes ou de Saint-Nazaire, les habitants des unités
urbaines de taille intermédiaire de la Loire-Atlantique ou du nord de la Vendée (Pornic, Saint-Brevin-les-Pins, Saint-Julien-de-
Concelles, Clisson et Montaigu) parcourent des distances importantes et émettent ainsi beaucoup plus de CO2. Les liaisons au
sein de l?unité urbaine de Cholet sont également très émettrices de CO2.
Sources : Insee, recensement de la population 2007 ; SOeS ; Certu.
Moins d'émissions de CO2 dans les grandes agglomérations qu'ailleurs
Émissions de CO2 liées aux navettes selon le territoire de résidence
Reste
de la Vendée
La Roche-
sur-Yon
Les Sables-d'Olonne
Challans / St-Hilaire-
de-R. / Saint-Jean-de-Monts
Reste de la
Sarthe
Le Mans
Reste
de la
Mayenne
Laval
Reste du
Maine-et-Loire
Angers
Cholet
Reste
de la Loire-Atlantique
Nantes
Saint-
Nazaire
Pornic / Saint-Brevin
350
450
550
650
750
850
950
115 120 125 130 135 140
Efficacité carbone (CO2 émis par km parcouru)
Ém
iss
io
ns
d
e
CO
2 p
ar
p
er
so
nn
e
et
p
ar
a
n
(e
n
kg
)
Moyenne
régionale (128)
Moyenne
régionale (620)
Faibles distances,
forte efficacité carbone
Distances élevées,
faible efficacité
carbone
Faibles distances,
faible efficacité carbone
Distances élevées,
forte efficacité carbone
Émissions de CO2 en Pays de la Loire I Des pistes pour réduire l'usage de la voiture au quotidien
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division de l'observation, des études et des statistiques I 14
Parmi les liaisons entre agglomérations, celle entre Saint-Nazaire et Nantes est la plus fréquentée et la plus émettrice de CO2,
devant celle reliant Nantes et Angers. Les liaisons de Nantes et Angers avec Rennes font également partie des liaisons les
plus émettrices de CO2, en raison de distances supérieures à 100 km par trajet aller. Du fait de l?efficacité de l?offre
ferroviaire permettant de relier entre elles les principales agglomérations de la région (Nantes, Angers, Le Mans, Saint-
Nazaire), ces liaisons émettent relativement peu de CO2 au km. Les émissions sont en revanche plus élevées sur les liaisons où
le train est concurrencé par des voies routières rapides et gratuites (Nantes - Clisson, Nantes - Rennes, Nantes - La Roche-sur-
Yon par exemple). Elles culminent pour les trajets où la voiture n?est pas ou très peu concurrencée, notamment pour les
liaisons Nantes - Cholet, Angers - Cholet, Les Sables-d?Olonne - La Roche-sur-Yon ou Saint-Brevin-les-Pins - Nantes.
Unité urbaine
de résidence
et de destination
Nombre
de
navetteurs
CO2 émis
(en tonnes
par an)
Distance
moyenne
du trajet
domicile-
travail (aller
seul en km)
CO2 émis
en moyenne
par personne
et par an
(en kg)
CO2 émis
en moyenne
par personne
et par km
(en gramme)
Part des
trajets en
voiture ou
moto (%)
Nantes 262 397 86 099 6,9 328 115 64,0
Angers 91 593 19 484 4,3 213 117 60,8
Saint-Nazaire 49 645 19 875 7,1 400 135 83,5
Le Mans 77 350 19 841 4,8 257 122 67,7
Laval 24 658 4 734 3,0 192 134 72,7
Cholet 18 626 4 163 3,1 223 140 77,3
La Roche-sur-Yon 17 861 2 896 2,8 162 126 69,0
Les Sables-d'Olonne 9 852 2 500 3,2 254 149 84,6
Challans 5 976 1 586 3,4 265 148 86,5
Saint-Hilaire-de-Riez 5 048 1 466 3,6 290 153 89,2
Saumur 7 802 1 387 2,7 178 128 69,9
Les Herbiers 4 622 914 2,5 198 147 82,9
Fontenay-le-Comte 4 948 909 2,3 184 149 79,0
Pornic 3 445 863 3,4 250 142 81,6
Saint-Jean-de-Monts 2 544 827 4,5 325 141 84,1
Saint-Brevin-les-Pins 2 962 768 3,6 259 145 84,8
Sablé-sur-Sarthe 4 519 766 2,3 169 137 75,6
Mayenne 4 604 748 2,1 163 145 79,8
Château-Gontier 4 535 745 2,1 164 146 80,9
Montaigu 3 106 735 3,0 237 147 80,2
La Flèche 3 981 655 2,5 164 125 70,2
Clisson 2 975 601 2,6 202 146 84,0
La Ferté-Bernard 3 226 497 2,0 154 140 77,2
Châteaubriant 3 199 464 2,0 145 137 74,1
Ancenis 2 390 381 2,2 159 136 77,7
Champ : déplacements pendulaires des actifs en emploi et des étudiants (plus de 150 km exclus).
Sources : Insee, recensement de la population 2007 ; SOeS ; Certu.
Lecture : les navetteurs habitant et travaillant dans l'unité urbaine de Nantes émettent au total 86 099 tonnes de CO2 par an.
De longues distances moyennes parcourues au sein des grandes agglomérations,
mais un recours plus élevé aux transports collectifs
Caractéristiques des navettes réalisées au sein des unités urbaines de 10 000 habitants ou plus
des Pays de la Loire (par ordre décroissant d'émissions de CO2)
ANALYSES ET CONNAISSANCE I N° 56 I Septembre 2012
15 I Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Champ : déplacements pendulaires des actifs en emploi et des étudiants (plus de 150 km exclus).
Sources : Insee, recensement de la population 2007; SOeS ; Certu.
Lecture : les émissions de CO2 par navetteur dans l'agglomération de Cholet sont supérieures de 6,5 % à la moyenne des grandes unités urbaines de la région ; l'effet distance plus courte, qui
contribue négativement aux émissions de CO2, ne compense donc pas l'effet modes de transports utilisés plus émetteurs.
Les émissions moyennes dans les unités urbaines dépendent à la fois
des distances parcourues et de l'offre de transports collectifs
Ecart à la moyenne des émissions de CO2 par navetteur et par an
pour les unités urbaines de 10 000 habitants ou plus (en %)
-20 -10 0 10 20 30 40
Laval
Le Mans
Angers
La Roche-sur-Yon
Nantes
Sablé-sur-Sarthe
Cholet
Mayenne
Saumur
Fontenay-le-Comte
La Ferté-Bernard
Les Herbiers
Les Sables d'Olonne
Saint-Nazaire
Challans
Ancenis
Ecart des
émissions par
navetteur avec
la moyenne des
grandes unités
urbaines de
la région
Dont
effet
modes de
transport
utilisés
Dont
effet
distance
Émissions de CO2 en Pays de la Loire I Des pistes pour réduire l'usage de la voiture au quotidien
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division de l'observation, des études et des statistiques I 16
Sources : Insee, recensement de la population 2007 ; SOeS ; Certu.
Les émissions de CO2 dépendent fortement
des infrastructures de transport reliant les grandes agglomérations
Les 20 liaisons entre agglomérations de plus de 10 000 habitants les plus émettrices de CO2
Angers ?> Saumur
La Roche-sur-Yon ?> Nantes
Ancenis ?> Nantes
Cholet ?> Nantes
Le Mans ?> Angers
Angers ?> Cholet
St-Brevin ?>
Nantes
Les Sables-d'O. ?>
La Roche-sur-Yon
Pornic ?>
Nantes
Nantes ?> Ancenis
Angers ?> Rennes
Nantes ?> Cholet
St-Brevin-les-Pins ?> St-Nazaire
Nantes ?> La Roche sur Yon
Clisson ?> Nantes
Nantes ?> Rennes
Angers ?> Nantes
Nantes ?> Angers
Nantes ?> St-Nazaire
St-Nazaire ?>Nantes
90
100
110
120
130
140
150
0 20 40 60 80 100 120 140
Distance domicile travail (km)
Ef
fic
ac
ité
c
ar
bo
ne
(C
O 2
é
m
is
pa
r k
m
p
ar
co
ur
u)
Moyenne
régionale (128)
Les Pays de la Loire sont aujourd?hui
desservis par un réseau maillé de routes
à 2 x 2 voies. Depuis 1990, la longueur du
réseau autoroutier de la région a doublé,
passant de 325 à 750 kilomètres.
Ci-contre, le péage du Bignon (44) sur l?A 83.
Photo : Jean-Luc Martin © MEDDE
ANALYSES ET CONNAISSANCE I N° 56 I Septembre 2012
17 I Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Unité urbaine
de résidence
Unité urbaine
de destination
Nombre
de
navetteurs
CO2 émis
(en tonnes
par an)
Distance
moyenne
du trajet DT
(aller seul
en km)
CO2 émis
en moyenne
par personne
et par km
(en gramme)
Part
des trajets
en voiture
ou moto
(%)
Saint-Nazaire Nantes 2 883 6 358 65,8 116 77,2
Nantes Saint-Nazaire 2 232 4 491 61,7 117 78,5
Nantes Angers 1 244 3 423 90,2 102 48,2
Angers Nantes 1 173 3 266 88,9 106 52,0
Nantes Rennes 851 3 141 109,4 112 75,0
Saint-Julien-de-Concelles Nantes 3 265 2 796 18,0 129 92,4
Clisson Nantes 1 936 2 379 31,9 112 73,3
Vigneux-de-Bretagne Nantes 2 282 2 274 21,1 131 93,3
Brain-sur-l'Authion Angers 3 113 2 131 13,5 133 94,5
Nort-sur-Erdre Nantes 1 504 2 129 32,1 127 93,2
Savenay Nantes 1 307 2 004 37,3 118 77,9
Treillières Nantes 2 577 1 923 15,4 130 90,3
Saint-Sylvain-d'Anjou Angers 3 018 1 871 12,9 133 92,0
Vallet Nantes 1 403 1 819 28,0 128 90,8
Nantes La Roche-sur-Yon 720 1 816 71,1 124 79,1
Saint-Brevin-les-Pins Saint-Nazaire 2 214 1 796 17,2 130 97,1
Saint-Étienne-de-Montluc Nantes 1 905 1 790 19,3 132 93,0
Saint-Philbert-de-Grand-Lieu Nantes 1 504 1 761 25,6 127 91,5
Geneston Nantes 1 683 1 713 21,3 131 92,9
Blain Nantes 1 014 1 677 39,1 127 92,8
Nantes Cholet 753 1 619 60,0 130 93,2
Sucé-sur-Erdre Nantes 2 066 1 545 15,0 132 90,9
Angers Saint-Sylvain-d'Anjou 2 552 1 545 11,5 136 91,9
Nantes Ancenis 903 1 491 41,2 140 87,1
Grandchamps-des-Fontaines Nantes 1 388 1 486 22,2 132 95,6
Pornic Nantes 923 1 470 47,0 116 84,6
Les Sables-d'Olonne La Roche-sur-Yon 926 1 456 34,9 126 89,1
Angers Rennes 336 1 433 129,6 98 65,6
Héric Nantes 1 153 1 432 25,8 133 93,5
Saint-Brevin-les-Pins Nantes 708 1 366 57,3 118 85,7
Champagné Le Mans 1 826 1 355 15,6 130 90,8
Angers Cholet 576 1 353 63,5 134 81,5
Pontchâteau Saint-Nazaire 1 288 1 342 23,3 124 90,5
Le Mans Angers 410 1 314 95,5 104 52,0
Saint-Mars-du-Désert Nantes 1 343 1 269 19,8 132 95,4
Beaufort-en-Vallée Angers 677 1 265 37,2 146 93,7
Sainte-Pazanne Nantes 1 171 1 247 24,8 120 87,2
Cholet Nantes 585 1 235 61,2 119 80,4
St-Joachim - St-Malo-de-G. Saint-Nazaire 1 828 1 228 13,0 136 95,5
Ancenis Nantes 769 1 208 39,9 130 76,3
La Roche-sur-Yon Nantes 544 1 198 70,0 104 56,6
Tiercé Angers 1 440 1 195 17,9 128 90,9
La Chapelle-Basse-Mer Nantes 1 198 1 174 20,6 130 95,0
La Haie-Fouassière Nantes 1 369 1 158 18,0 127 87,6
La Chevrolière Nantes 1 282 1 148 18,3 134 93,3
Angers Saumur 557 1 111 61,1 117 65,8
Le Mans La Ferté-Bernard 605 1 110 53,5 127 71,6
Le Poiré-sur-Vie La Roche-sur-Yon 1 463 1 081 15,7 130 96,9
Le Mans Champagné 1 444 1 073 13,2 143 97,4
Cholet Angers 447 1 071 66,4 124 72,4
Sources : Insee, recensement de la population 2007 ; SOeS ; Certu.
Champ : déplacements pendulaires des actifs en emploi et des étudiants, à l'origine d'une unité urbaine des Pays de la Loire vers une unité urbaine des Pays de la Loire ou d'une région voisine.
Lecture : les navetteurs habitant dans l'unité urbaine de Nantes et travaillant dans celle de St-Nazaire émettent au total 4 491 tonnes de CO2 par an ; cela représente 117 grammes par km parcouru.
Tableau 1 : liaisons 1 à 50
Les navettes entre Nantes et Saint-Nazaire sont les plus émettrices de CO2
Caractéristiques des 100 liaisons entre unités urbaines les plus émettrices de CO2 (par ordre décroissant)
Émissions de CO2 en Pays de la Loire I Des pistes pour réduire l'usage de la voiture au quotidien
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division de l'observation, des études et des statistiques I 18
Unité urbaine
de résidence
Unité urbaine
de destination
Nombre
de
navetteurs
CO2 émis
(en tonnes
par an)
Distance
moyenne
du trajet DT
(aller seul
en km)
CO2 émis
en moyenne
par personne
et par km
(en gramme)
Part
des trajets
en voiture
ou moto
(%)
Ligné Nantes 886 1 068 26,0 129 94,7
Nantes Montaigu 546 1 059 39,9 145 95,6
Petit-Mars Nantes 1 092 1 053 20,7 128 95,0
Montaigu Nantes 654 1 045 42,1 131 79,3
Le Pellerin Nantes 1 297 1 039 16,8 128 92,4
Saumur Angers 457 1 007 63,9 115 61,6
Savenay Saint-Nazaire 929 1 002 23,6 129 91,2
Mazé Angers 912 987 23,0 130 96,1
Nantes Clisson 669 978 31,8 126 91,4
La Suze-sur-Sarthe Le Mans 1 174 976 18,0 127 91,6
Herbignac Saint-Nazaire 859 939 23,4 128 96,5
Montreuil-Juigné Angers 1 887 926 8,2 131 84,5
Bonchamp-lès-Laval Laval 1 784 906 6,9 151 96,2
Les Sables-d'Olonne Nantes 202 891 119,4 127 76,2
Laval Rennes 381 890 73,9 103 62,0
Nantes Treillières 1 046 884 15,8 135 96,6
Angers Le Mans 322 863 96,3 99 41,8
Mayenne Laval 627 856 30,6 125 92,9
Saint-Mathurin-sur-Loire Angers 833 853 22,6 125 89,7
Parigné-l'Évêque Le Mans 1 143 844 15,2 131 95,2
Missillac Saint-Nazaire 544 831 33,4 125 92,0
Écommoy Le Mans 889 824 20,5 124 86,8
Nantes St-Julien-de-Concelles 981 811 16,8 129 92,8
Aizenay La Roche-sur-Yon 1 005 797 16,9 129 96,1
Sainte-Jamme-sur-Sarthe Le Mans 887 793 18,7 132 96,5
Vieillevigne Nantes 448 781 43,0 142 91,8
Saint-Lambert-la-Potherie Angers 1 260 781 12,7 133 95,1
Savigné-l'Évêque Le Mans 1 240 766 12,6 134 96,9
Le Mans Laval 232 752 88,1 127 71,8
Pornic Saint-Nazaire 547 749 30,9 126 97,1
Dompierre-sur-Yon La Roche-sur-Yon 1 097 741 9,7 140 96,4
Louverné Laval 1 141 736 9,4 140 95,4
Le Mans La Suze-sur-Sarthe 763 726 18,8 131 96,1
La Bazoge Le Mans 1 188 724 12,0 134 97,2
Mauves-sur-Loire Nantes 895 708 15,7 132 92,6
La Chapelle-des-Marais Saint-Nazaire 665 707 22,8 129 95,3
Nantes La Chevrolière 697 707 19,8 133 95,4
Machecoul Nantes 461 693 37,8 113 80,5
Mulsanne Le Mans 1 257 691 11,5 128 86,9
La Turballe Saint-Nazaire 812 690 16,6 134 94,3
Chalonnes-sur-Loire Angers 620 688 25,3 121 88,6
Château-Gontier Laval 474 676 31,3 127 95,1
Laval Mayenne 438 675 31,4 126 93,1
La Ferté-Bernard Le Mans 323 669 53,6 132 76,8
Saint-Brevin-les-Pins Pornic 994 668 12,0 134 97,4
Le Mans Tours 188 661 98,2 122 67,9
Pontchâteau Nantes 377 659 49,2 126 88,4
Aigrefeuille-sur-Maine Nantes 596 655 22,8 133 95,7
Nantes Châteaubriant 269 649 69,3 128 95,9
Le Pallet Nantes 592 642 23,8 126 87,9
Sources : Insee, recensement de la population 2007 ; SOeS ; Certu.
Tableau 2 : liaisons 51 à 100
Lecture : les navetteurs habitant dans l'unité urbaine de Ligné et travaillant dans celle de Nantes émettent au total 1 059 tonnes de CO2 par an ; cela représente 129 grammes par km parcouru.
Champ : déplacements pendulaires des actifs en emploi et des étudiants, à l'origine d'une unité urbaine des Pays de la Loire vers une unité urbaine des Pays de la Loire ou d'une région voisine.
ANALYSES ET CONNAISSANCE I N° 56 I Septembre 2012
19 I Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Aménager le territoire pour réduire la dépendance à la voiture
Attendue par de nombreux observateurs, l?augmentation du prix des carburants est porteuse d?une modification en profondeur
des pratiques de mobilité des ménages. Les habitants qui vivent éloignés des centres-villes afin de bénéficier de conditions de
logement en rapport avec leurs revenus, notamment les familles modestes, pourraient en effet voir leur équilibre économique
se tendre. Même si cette augmentation du prix des carburants demeurait modeste ou était compensée par des progrès
technologiques (voiture électrique, hybride, baisse sensible de la consommation), l?augmentation du trafic routier mettrait à
mal l?équilibre du budget-temps de ces familles.
À l?échelle locale, les enjeux d?offre de transport et d?offre de logement sont liés aux mesures pour une réduction des
émissions de CO2. Des leviers d?action divers (technologiques, réglementaires, incitatifs) pourraient venir compléter des
mesures nationales de réduction des émissions dues aux transports (incitations au renouvellement du parc, véhicules moins
émetteurs, biocarburants, grandes infrastructures de transports ferroviaires?). Les nouveaux habitants ou ceux qui cherchent
un nouveau logement pourraient être les premiers concernés, le choix d?un lieu de résidence allant le plus souvent de pair avec
le choix d?un mode de transport pour se rendre sur son lieu de travail. La localisation concertée des emplois sur le territoire est
un enjeu clef de cet objectif de réduction des émissions de CO2.
Le premier type de mesures cherche à diminuer la longueur et le nombre de déplacements réalisés en voiture. Elles visent à
restreindre l'étalement urbain dans les zones périurbaines qui ne sont pas ou mal reliées aux pôles d?emploi par des
infrastructures de transports collectifs. Des politiques de revitalisation urbaine, visant à la réhabilitation des friches urbaines
et au retour des populations au coeur des villes - métropoles comme petits bourgs - peuvent en partie répondre à l?objectif de
réduire l'éloignement entre les lieux de domicile et d'activité par une densification des centres urbains. Au cours de la
décennie écoulée, les trajets se sont en effet considérablement allongés du fait de la périurbanisation. Dans les grandes
agglomérations, les plans locaux de l?habitat visent ainsi à réduire les départs des personnes de 25 à 39 ans et de leur famille
en dehors des grands pôles urbains. Nantes Métropole s?est par exemple fixé comme objectif de réduire d?un tiers ces départs
à l?horizon 2030. En extrapolant cet objectif aux cinq autres principales agglomérations de la région, l?atteinte de cette cible
conduirait à une réduction de 4 % des émissions régionales liées aux navettes.
En favorisant le télétravail et le passage à la semaine de quatre jours de travail, la diffusion des nouvelles technologies de
l?information et de la communication permet aussi de réduire le nombre de déplacements. Elle pose néanmoins la question de
l?acceptabilité sociale d?un recours accru au travail « hors les murs ».
Favoriser des choix de modes de transport moins émetteurs
Un deuxième type de mesures consiste à favoriser l?usage de modes de déplacement moins émetteurs de CO2 que le modèle
dominant, basé sur « l?autosolisme » et le recours aux énergies fossiles. Ces mesures incitatives seront d?autant plus
efficaces qu?elles assureront aux intéressés une sécurisation de leur déplacement, un niveau de confort satisfaisant, un coût
et un temps de parcours équivalents voire réduits par rapport à un mode de transport plus émetteur. Ainsi, pour développer le
recours aux modes doux dans les déplacements courts, diverses actions ont été mises en oeuvre dans les villes à travers le
monde : versement d?une prime transport aux actifs cyclistes, aides financières à l'achat de vélos à assistance électrique,
mise en place de jalonnement pour les cycles au détriment du stationnement automobile sur la voirie, amélioration des
cheminements piétons, anticipation de la place de ces modes dans les schémas d?urbanisation. Les plans de déplacements
urbains visent ainsi une augmentation significative de la part de ces modes doux : + 60 % par exemple à l?horizon 2030 à
Nantes Métropole. Si la part de ces modes doux dans l?ensemble des déplacements domicile-travail ou domicile-études de
moins de 5 km augmentait de 50 % d?ici 2030, ce serait 2 % des émissions régionales de CO2 liées aux navettes qui seraient
évitées.
Émissions de CO2 en Pays de la Loire I Des pistes pour réduire l'usage de la voiture au quotidien
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division de l'observation, des études et des statistiques I 20
D?autres actions visent à rationnaliser ou limiter l?utilisation de la voiture : réduire le nombre de places réservées à la voiture
dans les quartiers résidentiels comme dans les zones d?activités par des politiques de stationnement volontaristes, accroître le
taux d?occupation des voitures réalisant des trajets domicile-travail (covoiturage, crèches inter-entreprises?), dissocier
possession et utilisation de la voiture (services de location et d?auto-partage), subventionner l'achat de véhicules faiblement
émetteurs (électriques, GNL...), majorer la part régionale de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques.
Si elles peuvent contribuer à réduire les émissions de CO2, ces actions ne sont néanmoins pas neutres au niveau social et en
termes de libre choix du mode de transport. Elles peuvent en effet s?accompagner de contraintes pesant davantage sur les
ménages modestes vivant dans les couronnes périurbaines que sur des ménages assez aisés vivant dans les grands centres
urbains.
Les Conseils généraux sont par exemple en première ligne pour inciter au covoiturage dans les trajets entre l?espace périurbain
et les grandes agglomérations. Pour ce faire, ils développent notamment des aires de covoiturage et des systèmes
d?information. À l?heure actuelle, moins d?une voiture sur vingt comprend un passager en plus du conducteur au cours d?un
trajet domicile-travail. Si cette proportion passait à une voiture sur cinq, les émissions régionales de CO2 seraient réduites de
6 % pour les déplacements domicile-travail.
Des actions pour accroître le recours aux transports collectifs
La généralisation de la billettique et de l?intégration tarifaire - sur le modèle du dispositif Korrigo en Bretagne -,
l?expérimentation de péages urbains dans certaines agglomérations de la région, le développement du transport à la demande
en zones peu denses visent quant à eux à inciter les utilisateurs de voitures à se reporter sur les transports collectifs. S?il
s?avère très coûteux pour la collectivité, le développement de l?offre de transports collectifs peut avoir une influence
considérable sur la réduction des émissions de CO2, en plus des conséquences positives en matière économique, sociale et de
maillage du territoire. À titre d?exemple, 5 000 utilisateurs quotidiens de la nouvelle ligne de « tram-train » reliant Nantes à
Châteaubriant sont attendus.
En cumulant une augmentation limitée du recours aux transports collectifs au sein des agglomérations, surtout celles qui sont
déjà bien équipées (Nantes Métropole a un objectif d?augmentation de la part des transports collectifs de 10 % seulement à
l?horizon 2030), un doublement de cette part dans les liaisons entre couronnes périurbaines et grands pôles urbains et une
poursuite au même rythme de l?accroissement de la fréquentation des trains régionaux dans les principaux trajets entre
agglomérations, les émissions régionales de CO2 liées aux navettes seraient réduites de 2 %.
Transports collectifs, modes doux et voie d?eau :
trois alternatives à la voiture
ANALYSES ET CONNAISSANCE I N° 56 I Septembre 2012
21 I Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Annexes
Illustrations complémentaires
Les déplacements de la couronne périurbaine
vers Nantes et sa banlieue contribuent
pour un quart aux émissions de CO2
des résidents de l'aire urbaine
Répartition de l'ensemble des émissions de CO2
des navetteurs résidant dans l'aire urbaine de Nantes
selon le type de trajet réalisé (en %)
Sources : Insee, recensement de la population 2007 ; SOeS ; Certu.
Commune de Nantes
Banlieue
Aire urbaine de Nantes :
236 000 tonnes de CO2
émis en 2007
Couronne périurbaine
15 %
11%
2 %
10 %
6 %
11 %7 %
3 %
7 %
8 %
13 %
6 %
Émissions de CO2 en Pays de la Loire I Des pistes pour réduire l'usage de la voiture au quotidien
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division de l'observation, des études et des statistiques I 22
Territoire
de résidence
(UU : unité urbaine)
Actifs en
emploi ou
étudiants
(milliers de
personnes)
Part
voiture
ou moto
(%)
Part
transports
collectifs
(%)
Part
marche
et vélo
(%)
France hors Île-de-France 20 969 79,2 9,0 11,8
Pays de la Loire 1 497 81,3 8,0 10,7
Loire-Atlantique 561 77,3 12,8 9,9
Dont : - UU Pornic et Saint-Brevin-les-Pins 14 89,3 3,4 7,3
- UU Saint-Nazaire 57 84,0 5,7 10,2
- UU Nantes 287 66,2 20,7 13,1
- Reste de la Loire-Atlantique 204 90,3 4,3 5,4
Maine-et-Loire 337 80,7 6,4 12,9
Dont : - UU Cholet 25 81,6 5,2 13,2
- UU Angers 106 64,3 13,3 22,4
- Reste du Maine-et-Loire 206 89,0 3,0 8,0
Mayenne 123 85,2 3,2 11,6
Dont : - UU Laval 30 75,8 7,6 16,7
- Reste de la Mayenne 93 88,3 1,8 9,9
Sarthe 227 81,6 7,4 10,9
Dont : - UU Le Mans 89 70,6 14,5 14,8
- Reste de la Sarthe 138 88,7 2,9 8,4
Vendée 248 88,8 2,4 8,8
Dont : - UU Challans, Saint-Hilaire-de-Riez et Saint-Jean-de-Monts 21 90,2 1,7 8,1
- UU Les Sables-d'Olonne 13 86,3 3,0 10,7
- UU La Roche-sur-Yon 23 74,3 7,0 18,8
- Reste de la Vendée 191 90,6 1,9 7,5
Territoire
de résidence
(UU : unité urbaine)
Distance
moyenne
parcourue par
personne par
jour ouvré
(aller-retour)
CO2
total émis
(en milliers
de tonnes
par an)
CO2 émis
en moyenne
par personne
et par an
(en kg)
CO2 émis
en moyenne
par personne
et par km
(en gramme)
France hors Île-de-France 18,5 12 924 620 128,2
Pays de la Loire 18,5 921 620 128,0
Loire-Atlantique 19,0 346 620 125,0
Dont : - UU Pornic et Saint-Brevin-les-Pins 22,4 10 744 127,8
- UU Saint-Nazaire 16,9 32 570 129,2
- UU Nantes 14,6 129 450 118,3
- Reste de la Loire-Atlantique 25,4 174 856 133,5
Maine-et-Loire 18,2 206 610 129,0
Dont : - UU Cholet 14,3 12 490 132,5
- UU Angers 13,0 43 410 120,1
- Reste du Maine-et-Loire 21,3 150 730 133,2
Mayenne 17,5 73 590 129,7
Dont : - UU Laval 12,1 12 400 126,3
- Reste de la Mayenne 19,2 61 652 130,8
Sarthe 17,6 135 590 129,4
Dont : - UU Le Mans 12,5 36 400 124,5
- Reste de la Sarthe 20,9 99 713 132,3
Vendée 19,1 162 650 131,8
Dont : - UU Challans, Saint-Hilaire-de-Riez et Saint-Jean-de-Monts 17,0 12 584 132,0
- UU Les Sables-d'Olonne 16,4 7 570 135,0
- UU La Roche-sur-Yon 13,7 10 450 125,5
- Reste de la Vendée 20,2 132 693 132,5
Champ : déplacements pendulaires des actifs en emploi et des étudiants (plus de 150 km exclus).
Sources : Insee, recensement de la population 2007 ; SOeS ; Certu.
Lecture : 89,3 % des 14 000 navetteurs qui résident dans les agglomérations de Pornic et de Saint Brevin-les-Pins utilisent la voiture ou la moto ; ils émettent au total 10000
tonnes de CO2 par an, soit 744 kg en moyenne par navetteur.
En Loire-Atlantique, de longues distances en moyenne,
mais un recours plus important aux transports collectifs en milieu urbain
Comparaison territoriale des principaux indicateurs sur les navettes quotidiennes et leurs émissions de CO2
ANALYSES ET CONNAISSANCE I N° 56 I Septembre 2012
23 I Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Du Grenelle de l?environnement aux plans climat énergie territoriaux,
en passant par le schéma régional climat air énergie
La loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010 porte sur
l?engagement de la France pour l?environnement. La
maîtrise de l?énergie et l?efficacité énergétique sont
en effet des enjeux majeurs du XXIe siècle, en termes
de lutte contre le changement climatique, de
préservation des ressources naturelles,
d?indépendance énergétique et de lutte contre la
précarité énergétique. Les mesures prioritaires du
Grenelle visent à baisser la consommation d?énergie
et réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).
La France s?est ainsi engagée auprès de l?Union
européenne à réduire de 20 % les émissions de GES
pour 2020 par rapport à 1990 et à diviser ces
émissions par 4 (75 % de réduction) d?ici 2050. Le
plan climat de la France en 2010 vise une baisse de
11 % des émissions de CO2 dans le secteur des
transports entre 2005 et 2020.
Pour la réalisation de ces engagements nationaux,
l?article 68 de la loi Grenelle 2 prévoit une déclinaison
régionale via les schémas régionaux climat air énergie
(SRCAE). Le SRCAE doit ainsi créer une dynamique
locale en s?appuyant sur un état des lieux partagé des
caractéristiques énergétique, climatique et
atmosphérique de la région. Ces démarches co-
pilotées par l?État et la Région doivent aboutir à des
orientations en termes de réduction des émissions de
GES et d?adaptation au changement climatique, de
maîtrise de l?énergie, de qualité de l?air et de
développement des énergies renouvelables en
respectant les objectifs du Grenelle, mais en les
adaptant pour tenir compte des spécificités
régionales.
Dans les Pays de la Loire, les travaux du SRCAE sont
en cours et donneront lieu prochainement à débat
pour une adoption attendue début 2013. Réalisée en
partenariat entre la Direction régionale de
l?environnement, de l?aménagement et du logement
(Dreal) et l?Insee, la présente étude a pour objectif
d?alimenter le diagnostic sur la question des
émissions de CO2 dans la région.
Le SRCAE est un document d?orientation stratégique
non prescriptif, qui n?a pas vocation à comporter de
mesures ou d?actions. Les mesures ou actions
découlant des orientations du SRCAE doivent relever
des collectivités territoriales soumises à la mise en
place de plans climat énergie territoriaux (PCET).
L?article 75 de la loi Grenelle oblige en effet
les Régions, Départements, communes et
intercommunalités de plus de 50 000 habitants à
réaliser un bilan de leurs émissions et à définir un
PCET qui précise des mesures politiques
d?atténuation et d?adaptation au changement
climatique, répondant au cadrage régional du SRCAE.
Émissions de CO2 en Pays de la Loire I Des pistes pour réduire l'usage de la voiture au quotidien
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division de l'observation, des études et des statistiques I 24
Pour comprendre ces résultats
Diverses sources ont été mobilisées pour estimer les
émissions de CO2 : le recensement de la population, les
déclarations annuelles de données sociales (DADS),
l?enquête nationale transports et déplacements, le
distancier Loxane, le modèle Copert 4, le fichier
central des automobiles, les coefficients de l?Institut
national de recherche sur les transports et leur
sécurité (Inrets) et les émissions par kilomètre des
transports collectifs fournies par l?Agence de
l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).
Les déplacements de plus de 150 km ont été exclus de
l?analyse. Près de 12 000 navetteurs résidant en Pays
de la Loire déclarent travailler à plus de 150 km de
leur domicile. Ils résident pour 40 % d?entre eux dans
la Sarthe et travaillent en région parisienne pour la
plupart. Empruntant le train dans la très grande
majorité des cas, leurs émissions sont plus efficaces
que la moyenne des navetteurs à moins de 150 km de
leur lieu de travail : 113 grammes de CO2 émis par km.
Les déplacements pendulaires peuvent être analysés
selon deux approches géographiques possibles : soit en
considérant le lieu de résidence de l?individu, soit son
lieu de travail. Dans cette étude, les flux et les
émissions de CO2 sont évalués au lieu de résidence.
Les résultats issus de ces deux approches sont
néanmoins très proches. Les différences proviennent
pour une large part des 24 000 navettes qui sont
réalisées quotidiennement entre la Bretagne et les
Pays de la Loire. Ce flux de navetteurs est le deuxième
en volume (après les échanges entre les régions
Provence-Alpes-Côte d'Azur et Languedoc-Roussillon),
parmi les 210 relations bilatérales reliant les régions
métropolitaines de province.
Approche lieu
de résidence (résidents
des Pays de la Loire,
qu'ils travaillent
ou étudient
en Pays de la Loire
ou ailleurs)
Approche lieu
de travail (personnes
travaillant ou étudiant
dans les Pays de la Loire,
qu'elles résident
en Pays de la Loire
ou ailleurs)
Nombre de salariés et d'étudiants (en milliers) 1 497 1 490
Distance totale parcourue (en milliers de km par jour ouvré) 27 662 27 484
CO2 émis par l'ensemble des salariés et étudiants (en milliers de tonnes par an) 921 915
Distance totale moyenne parcourue (en km par jour ouvré et par personne) 18 18
CO2 émis en moyenne par an et par personne (en kg) 620 610
CO2 émis en moyenne par personne et par kilomètre (en grammes) 128 128
Champ : déplacements pendulaires des actifs en emploi et des étudiants (plus de 150 km exclus).
Sources : Insee, recensement de la population 2007 ; SOeS ; Certu.
Lecture : les 1 497 milliers de salariés et étudiants qui résident en Pays de la Loire émettent 921 milliers de tonnes de CO2 ; en comparaison, les 1 490 milliers de salariés et étudiants qui
travaillent en Pays de la Loire émettent 915 milliers tonnes de CO2.
Peu d'écart entre les émissions des résidents
et les émissions de ceux qui travaillent ou étudient dans la région
Emissions de CO2 dans les Pays de la Loire : approche lieu de résidence versus lieu de travail
ANALYSES ET CONNAISSANCE I N° 56 I Septembre 2012
25 I Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Définitions
Les gaz à effet de serre (GES) sont les composants
gazeux de l?atmosphère, naturels ou résultant de l?activité
de l?homme. En retenant la chaleur dans la troposphère, ils
provoquent l?effet de serre, qui peut conduire au
réchauffement de la planète. La limitation des GES
constitue donc un enjeu majeur des politiques
environnementales pour lutter contre le réchauffement
climatique. Adopté le 11 décembre 1997 et entré en
vigueur en 2005, le protocole de Kyoto explicite les
objectifs et les moyens pour mettre en oeuvre la
Convention cadre des Nations Unies sur les changements
climatiques. Les principaux GES sont le dioxyde de
carbone (CO2), le méthane (CH4), l'oxyde nitreux (N2O) et
les gaz fluorés (HFC, PFC et SF6). Les GES proviennent
pour 75 % des émissions de CO2, malgré les forts pouvoirs
de réchauffement global des autres gaz. Dans le secteur
des transports, plus de 95 % des émissions proviennent
d?émissions de CO2 émanant de la combustion d?énergie
fossile. Hormis les GES, les déplacements domicile-travail
sont aussi à l?origine de la production de polluants
atmosphériques (oxyde d?azote, particules en suspension),
dont la réduction constitue un enjeu majeur de santé
publique.
L?empreinte carbone représente la quantité de gaz à
effet de serre émise pour satisfaire la consommation de la
population. On distingue les émissions directes -
produites sur un territoire - des émissions indirectes, qui
correspondent aux émissions liées aux importations de
produits et services sur un territoire.
Le secteur des transports regroupe à la fois des activités
de transports de marchandises et de transports des
voyageurs.
Les déplacements « réguliers » ou « pendulaires »
sont les déplacements domicile-travail ou domicile-étude ;
le trajet aller-retour compte pour une seule navette.
Les transports collectifs recouvrent les bus, autocars,
trains, métros, tramways, ainsi que le ramassage scolaire.
Pour en savoir plus
Okham E. et al., Le développement durable dans les
Pays de la Loire, Insee Pays de la Loire, Dossier, n° 46,
juin 2012.
Legendre D. et Seguin S., Chaque habitant des Pays de
la Loire émet en moyenne 2,15 tonnes de CO2 pour
effectuer ses déplacements de l'année, Insee Pays de
la Loire, Information statistiques, n° 411, juin 2011.
Seguin S. et al., Les transports et déplacements des
habitants des Pays de la Loire, Insee Pays de la Loire,
Dossier, n° 35, avril 2010.
Rodrigues A. et al., En Pays de la Loire, la ville déborde
de plus en plus sur la campagne, Insee Pays de la Loire,
Dossier, n° 38, octobre 2010.
Longuar Z., Nicolas J.-P., et Verry D., Chaque français
émet en moyenne deux tonnes de CO2 par an pour
effectuer ses déplacements, Commissariat général au
développement durable - Service de l'observation et des
statistiques, La Revue du CGDD, décembre 2010.
Levy D. et Le Jeannic T., Un habitant de pôle urbain
émet deux fois moins de CO2 que la moyenne pour se
rendre à son lieu de travail ou d'études, Insee
Première, n° 1357, juin 2011.
Rapport d'inventaire national : Inventaire des
émissions de polluants dans l'atmosphère en France,
CITEPA, avril 2010 : http://www.citepa.org/fr/inventaires-
etudes-et-formations/inventaires-d-emissions/secten
Lenglart F., Lesieur C. et Pasquier J.-L., Les émissions de
CO2 du circuit économique en France, Insee, Insee
Références, L'économie française - Comptes et dossiers,
édition 2010.
Schémas régionaux du climat, de l'air et de l'énergie
(SRCAE) : http://www.pays-de-la-loire.developpement-
durable.gouv.fr/schemas-regionaux-du-climat-de-l-r211.html
Inventaire énergétique et des émissions polluantes
issues des transports en Pays de la Loire, Dreal Pays
de la Loire, Analyses et connaissance, n° 28, septembre
2011.
Émissions de CO2 en Pays de la Loire I Des pistes pour réduire l'usage de la voiture au quotidien
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division de l'observation, des études et des statistiques I 26
Méthodologie
L'estimation des émissions de CO2 des déplacements
domicile-travail/études a été réalisée par l'Insee avec la
collaboration du Service de l'Observation et des
Statistiques (SoeS) du ministère de l'Écologie, du
développement durable et de l'énergie.
Ce travail a nécessité la mobilisation de nombreuses
sources :
? le recensement de la population 2007, pour estimer les
flux domicile-travail/études et le mode de transport
utilisé ;
? les déclarations annuelles de données sociales (DADS)
géolocalisées, pour estimer les distances moyennes
parcourues par les actifs résidant et travaillant dans la
même commune ;
? le distancier Loxane, pour estimer des distances entre
communes par le chemin le plus rapide ;
? le fichier central des automobiles, pour estimer la
structure du parc par commune et ensuite appliquer les
formules du modèle Copert 4 par classe de véhicule ;
? l'enquête nationale transports et déplacements (ENTD),
réalisée en 2007-2008 par l'Insee et le SoeS, les
enquêtes ménages déplacements (EMD) et la Base de
transports en commun du Certu sont utilisées pour
estimer le nombre d'allers-retours quotidiens, le nombre
de personnes par véhicule, ainsi que pour affiner les
parts modales.
Les émissions de CO2 des déplacements effectués en
véhicule particulier sont estimées par le modèle européen
Copert 4 qui prend en compte les caractéristiques des
véhicules, les vitesses moyennes pratiquées par type de
route et la circulation en centre-ville (démarrage à froid,
embouteillages ...). Pour les transports collectifs et les
deux-roues motorisés, les estimations se fondent sur les
émissions moyennes au kilomètre fournies par l'Ademe.
Enfin, quelques hypothèses de travail ont été posées :
? les détours réalisés au cours du trajet vers le lieu de
travail ou d'études, par exemple pour amener ses enfants
à l'école ou faire une course, n?ont pas appréhendés ;
? le trajet retour s'effectue de la même façon que le
trajet aller, par le chemin le plus rapide ;
? l'intermodalité, c'est-à-dire la combinaison de plusieurs
modes de transport au cours du même trajet, n'a pas
été traitée ;
? les itinéraires de plus de 150 km ont été exclus de
l'analyse (cf. tableau ci-contre) ;
? une année de travail correspond à 260 jours ouvrés.
Trajets
compris
entre 150
et 300 km
Trajets
de 150 km
ou moins
Ensemble
des
navetteurs
Nombre de navetteurs
(en milliers)
13 1 497 1 509
Part de l'ensemble
des navetteurs (%)
1 99 100
CO2 émis (en milliers
de tonnes par an) *
90 921 1 011
Part du CO2
total émis (%)
9 91 100
Distance totale parcourue
par les navetteurs par jour
ouvré (en milliers)
3 044 27 662 30 706
Part
des distances totales
parcourues (en %)
10 90 100
CO2 émis par personne
et par an (en kg) *
7 081 620 670
CO2 émis en moyenne
par personne
et par km (en gramme)
113,8 128,0 126,6
Part des navettes
réalisées en
transports collectifs (en %)
36,2 8,0 8,3
Champ : déplacements pendulaires de moins de 300 km des actifs en emploi et des étudiants.
Sources : Insee, recensement de la population 2007 ; SOeS ; Certu.
Lecture : 13 000 résidents des Pays de la Loire parcourent entre 150 et 300 km pour se
rendre sur leur lieu de travail, ce qui représente 1% du nombre total des navettes.
Les navettes à longue distance :
peu nombreuses mais très émissives
Caractéristiques des navettes pour se rendre sur son lieu
de travail ou d'études selon la distance au domicile
* Ces estimations sont réalisées en faisant l'hypothèse que les navettes sont quotidiennes;
or une bonne part des navettes à longue distance ne sont sans doute pas réalisées tous les
jours, mais souvent une à deux fois par semaine. Elles sont donc sur-estimées.
Des pistes pour
réduire l'usage
de la voiture
Service connaissance
des territoires et évaluation
Division de l'observation,
des études et des statistiques
Directeur
de la publication :
Hubert Ferry-Wilczek
ISSN : 2109-0017
© DREAL 2012
www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
Direction régionale de l'environnement,
de l'aménagement et du logement des Pays de la Loire
34, place Viarme - BP 32 205 - 44022 Nantes Cedex 1
Tél. 02 40 99 58 13
Rédaction :
Denis DOUILLARD (Dreal),
Philippe PIROT (Dreal),
Brigitte ALLAIN (Insee),
Ophélie KAISER (Insee) et
Sébastien SEGUIN (Insee)
Maquettage :
Denis DOUILLARD
denis.douillard@developpement-durable.gouv.fr
Photos (première de couverture) :
Olivier Calvez / Pierre-Joris Jehenne / Pierre-Bernard Fourny