La situation de l'habitat et du logement en Pays de la Loire - La demande locative sociale au 1er janvier 2012
PIROT, Philippe
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">En Pays de la Loire, depuis 1998 et à l'initiative de l'union sociale de l'habitat (USH) des Pays de la Loire, a été mis en place progressivement, dans chacun des départements de la région, un fichier de la demande de logement locatif social permettant, au delà de l'obtention d'un numéro unique, d'assurer une gestion partagée des demandes. Ces bases de données sont gérées par le centre régional d'études pour l'habitat de l'ouest (CREHA Ouest) pour le compte des partenaires du dispositif et notamment les organismes USH. L'état participe au financement de cette opération.<br /><br />La présente étude porte sur l'ensemble des demandes exprimées au 1er janvier 2012 (y compris des demandes en cours d'attribution : 4,9 %) et ne prend en compte que la première commune demandée. L'analyse détaille les points suivants :<br />Les caractéristiques des demandes exprimées (type et taille des logements, motif de la demande)<br />Les caractéristiques des ménages demandeurs (composition du ménage, activité-ressource, statut d'occupation actuel...)<br />Et les zones de tension du marché locatif social (évolution de la demande, poids par rapport au parc existant, ancienneté de la demande...).</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
donnée statistique
;parc locatif social
;demande de logement
Descripteur écoplanete
accès au logement
;analyse statistique
Thème
Construction
;Habitat - Logement
Texte intégral
service
connaissance
des territoires
et évaluation
Août 2012
57
La situation de l?habitat et du logement
en Pays de la Loire
La demande locative sociale
au 1er janvier 2012
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 2
Sommaire
I ? Source P 3
II ? Les principaux enseignements P 4
1 - Les caractéristiques régionales P 4
2 - Les différences entre demandes interne et externe P 5
3 - Les spécificités départementales par rapport à la tendance régionale P 5
III ? Description des demandes P 7
1 - Nombre de demandes P 7
2 - Type de logement demandé P 10
3 - Taille de logement demandée P 11
4 - Motif de la demande P 12
IV ? Description des demandeurs P 13
A ? composition du ménage demandeur P 13
1 ? Statut familial du demandeur et composition familiale du ménage P 13
2 - Nombre de personnes et nombre d?enfants du ménage demandeur P 15
3 - Age du demandeur P 17
4 - Nationalité du ménage demandeur P 19
B ? Activité ? ressources du ménage demandeur P 20
1 - Activité du ménage demandeur P 20
2 - Ressources du ménage demandeur P 21
C ? Statut d?occupation actuel du ménage demandeur P 25
V ? La tension du marché locatif social P 28
1 ? Evolution de la demande locative sociale P 28
2 - Demandes par rapport à la commune d?origine P 31
3 - Demandes par rapport au parc social existant P 33
4 - Ancienneté de la demande P 37
5 - Les propositions reçues et refusées P 42
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 3
I ? Source : Le fichier de la demande du CREHA Ouest
La génèse :
En Pays de la Loire, depuis 1998 et à l'initiative de l'union sociale de l'habitat (USH) des Pays de la Loire, a été
mis en place progressivement dans chacun des départements de la région un fichier de la demande de logement
locatif social permettant, au delà de l?obtention d?un numéro unique, d?assurer une gestion partagée des
demandes.
Les objectifs :
Les objectifs de ces fichiers sont multiples :
- faciliter et simplifier les démarches des demandeurs et harmoniser les pratiques ;
- affecter à chaque demandeur un numéro unique (pour la région, le CREHA Ouest a été déclaré, par
arrête préfectoral, « centre informatique de traitement chargé de délivrer le numéro unique
d'enregistrement ») ;
- mettre en commun la demande locative sociale ;
- suivre à tout moment l'état d'avancement des dossiers et les « délais anormalement longs » ;
- mutualiser la connaissance de la demande afin de mieux appréhender et satisfaire les besoins de
logements locatifs sociaux ;
- optimiser la gestion des propositions de logements et améliorer la transparence des attributions ;
- développer les partenariats avec l'Etat, les collectivités locales et les collecteurs d'Action logement
(anciennement 1% logement) pour participer à la définition et à la mise en oeuvre des politiques locales
de l'habitat.
La gestion de la base de donnée :
Ces bases de données sont gérées par le centre régional d'études pour l'habitat de l'ouest (CREHA Ouest) pour le
compte des partenaires du dispositif et notamment les organismes affiliés à l?USH. L?état participe au financement
de cette opération.
Les utilisateurs des fichiers :
Les fichiers départementaux sont utilisés par l'ensemble des acteurs locaux (organismes HLM, collectivités
locales ayant souhaité être lieu d'enregistrement, services de l'Etat, collecteurs d?Action logement, ADIL44, etc.).
Les services de l'Etat accèdent à ces fichiers via une convention régionale signée avec l'USH des Pays de la Loire
et le CREHA Ouest qui depuis 2009 s'est substituée aux conventions départementales pré-existantes.
Les fichiers utilisés pour cette étude :
Les fichiers exploités sont ceux des demandes en cours au 1/01/2012 ainsi que les fichiers des demandes en
cours au 1/1/2011, 1/1/2010 et 1/1/2009 pour l?analyse de l?évolution de la demande. Ces fichiers sont secrétisés
et ne comportent ni le nom, ni l?adresse précise du demandeur.
La présente étude porte sur l?ensemble des demandes exprimées au 1er janvier 2012 (y compris des
demandes en cours d?attribution : 4,9 %), et ne prend en compte que la première commune demandée.
Les limites d?utilisation :
Il est utile de souligner trois points importants :
- Il convient d?être vigilant dans les analyses temporelles réalisées. En effet, si l?objectif de cette source est
de disposer d?un numéro de demandeur de logement social unique pour la région, cet objectif n?a pas pu
être atteint immédiatement. La qualité du fichier s?est donc progressivement améliorée et le nombre de
doublons a diminué pour ne plus excéder la centaine depuis le millésime 2010 ;
- Les informations enregistrées dans ces fichiers sont celles indiquées par les demandeurs de logement
social lorsqu'ils ont rempli le formulaire de demande ou lorsqu'ils se sont enregistrés via internet
(possibilité offerte depuis 2010 en Loire-Atlantique et Maine-et-Loire). Il s?agit donc de données
déclaratives ;
- Ces fichiers sont départementaux et bien que l'essentiel des informations contenues soit commun aux
cinq départements, quelques différences dans les dénominations et/ou nomenclatures utilisées peuvent
être rencontrées sur certaines variables. Pour limiter ces divergences départementales, des
regroupements de modalités ont été opérés pour obtenir des informations les plus homogènes possible
entre départements.
Le numéro unique national :
La région des Pays de la Loire a été pionnière dans l?utilisation de fichiers partagés de la demande sociale.
Néanmoins le développement de dispositifs proches est en cours dans de nombreuses régions, ce qui permettra
des comparaisons avec d?autres territoires dans les prochaines années.
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 4
II ? Les principaux enseignements
1 - Les principales caractéristiques régionales
Les demandes
La région des Pays de la Loire enregistre 77 286 demandes de logements sociaux au 1er janvier 2012. Ceci
correspond à 4,9 % des ménages, soit 1 ménage sur 20. Cette demande est fortement concentrée sur les zones
urbaines et plus spécifiquement sur l?unité urbaine de Nantes (1 demande régionale sur 3). 37 % de la demande
émanent de ménages résidant déjà dans le parc social HLM. Cette demande interne est plus importante dans les
centres urbains. Les 48 689 demandes externes représentent 3,1 % des ménages de la région, soit 1 ménage sur
32 avec une présence plus prononcée sur l?unité urbaine de Nantes (plus de 1 ménage sur 20).
28 % des demandeurs souhaitent un logement collectif, 31 % un logement individuel et le solde n?exprime pas de
préférence. 67 % des demandes portent sur des 2 ou 3 pièces et les demandes de studio représentent 6 %.
Le principal motif (38 %) de demande de logement social est le fait de se trouver sans logement stable
(hébergement provisoire, en cours de décohabitation). Pour 28 % des demandeurs, l?objectif est de disposer d?un
logement mieux adapté (plus grand, adapté à des soucis de santé ?). Les problèmes financiers et le souhait d?un
rapprochement professionnel ou familial arrivent ensuite avec 13 % et 11 % des motifs.
Les demandeurs
41 % des demandeurs sont des personnes seules, 18 % sont des couples avec enfant(s), 12 % des couples sans
enfant et 23 % des familles mono-parentales, pour un poids de 10 % au sein des ménages ligériens. La
composition familiale est bien évidemment déterminante pour la taille du ménage et par conséquent pour la taille
du logement attendue. Elle est également à l?origine de motivations différentes : souhait plus fréquent de
logements mieux adaptés (plus grands) pour les couples avec ou sans enfants contre recherche d?un logement
stable pour les autres.
La taille moyenne des ménages demandeurs est de 2,21 personnes et dans 17 % des cas le ménage est
composé de 4 personnes ou plus. Ce sont ainsi 171 038 habitants des Pays de la Loire qui sont concernés par le
fichier de la demande locative sociale. Environ 40 % des demandes sont faites par des ménages avec enfant(s).
Globalement, ce sont donc 60 046 enfants qui sont concernés par une demande de logement social. L?âge moyen
du demandeur (chef de famille) de logement social est de 41 ans et la médiane est de 38 ans. Les 25 % les plus
jeunes ont 28 ans et moins alors que les 25 % les plus âgés ont 51 ans et plus. Les demandeurs de 60 ans et +
représentent 14 % de la demande. Ils sont plus spécifiquement localisés sur le littoral et moins représentés dans
les principaux pôles urbains.
Environ 12 % des ménages demandeurs d?un logement social comportent au moins une personne de nationalité
étrangère.
45 % des ménages demandeurs sont constitués d?au moins une personne en CDI alors que les ménages
chômeurs ou inactifs représentent 20 % des demandes. Les couples avec enfants disposent plus souvent d?un
CDI (62 %) alors que les familles mono-parentales comptent plus de chômeurs et inactifs (30 %). Au niveau
régional, 36 % des demandeurs disposent de moins de 1 000 ¤ de ressources alors que 32 % ont plus de 1 500 ¤.
97 % des demandeurs disposent d?au moins une ressource avec une moyenne de 1,8 source de revenus entre le
salaire, la retraite, les assedic, les allocations familiales ? Le montant moyen de ces ressources est de 1 286 ¤
par ménage demandeur (1 324 ¤ si on exclut les ménages sans ressource). Environ 59 % de ce montant
proviennent d?une activité salariée, 11 % des retraites, 9 % d?allocation chômage, 6 % du RSA et 4 % d?allocations
familiales ? Avec ces ressources, 73 % des demandeurs disposent d?un revenu inférieur à 60 % du plafond HLM.
37 % des demandeurs résident déjà dans le parc locatif social alors que 31 % sont actuellement hébergés chez
leurs parents ou amis, ou occupent un logement précaire. Pour le reste, 26 % sont logés dans le parc locatif privé
et 6 % sont propriétaires. Le motif de la demande est plus fréquemment un problème financier pour les locataires
privés, un logement inadapté et un souhait de cadre de vie différent pour les locataires du parc public et des
problèmes de séparation pour les propriétaires. 52 % des enfants concernés par une demande de logement social
résident déjà dans le parc HLM,. En revanche, 18 % ne disposent pas d?un logement stable.
La tension du marché locatif social
De 2003 à 2007, la région a connu une progression soutenue de la demande de logements sociaux (7,6 %) et le
nombre de demandeurs a culminé à plus de 71 000 au 1er janvier 2007. La demande s?est ensuite stabilisée en
2008 avant d?amorcer une baisse de 1,5 % au 1er janvier 2009 confirmée par une diminution plus conséquente de
2.5 % entre 2009 et 2010. L?année 2011 a été une année de rupture avec une forte reprise à la hausse de 5 %.
2012 voit le nombre de demandes s?envoler de 8 % pour atteindre 77 286 demandeurs. Il convient d?être vigilant
dans l?interprétation de ces évolutions. En effet, une hausse de la demande peut correspondre à un besoin
supplémentaire ou être provoquée par une offre nouvelle de logements sociaux. A l?inverse, une baisse peut
signifier un moindre besoin ou être la traduction d?un parc social trop peu dense ou mobile, avec des délais
importants qui découragent les demandeurs.
En Pays de la Loire, 60 % des demandes émanent d?un ménage résidant dans la commune, 30 % d?une autre
commune du département et 7 % (soit 5 251 demandes) proviennent de l?extérieur de la région. Les centres
urbains (spécifiquement en Loire-Atlantique et en Vendée) attirent de nombreux demandeurs provenant des
2èmes couronnes et des communes rurales, mais également des ménages externes à la région qui se fixent
principalement au sein des unités urbaines.
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 5
Environ 14 % des ménages déjà en parc HLM sont inscrits dans le fichier de la demande et souhaitent changer de
logement. D?un autre coté, la demande externe correspond à 24 % du parc social existant et 3,6 % du parc privé.
La pression de la demande externe au regard du parc existant est faible dans le rural mayennais et sarthois. Elle
est en revanche particulièrement élevée sur le littoral et dans la deuxième couronne nantaise. La pression externe
analysée au regard du parc privé pointe toujours l?unité urbaine nantaise comme la plus tendue, mais fait
également ressortir les cantons du Maine-et-Loire où le parc social est dense. La part des T1 et T2 demandés est
beaucoup plus importante que dans le parc existant ce qui accentue la pression sur les petits logements ; la
situation est inverse pour les T4.
L?ancienneté moyenne de la demande est de 16,8 mois au niveau régional, mais 50 % des ménages ont sollicité
un logement social il y a moins de 9,7 mois. 25 % des demandes datent de moins de 4,2 mois alors que 25 % ont
une ancienneté de plus de 19,2 mois. Les demandes sont beaucoup plus anciennes sur l?unité urbaine de Nantes,
le littoral et l?unité urbaine d?Angers. Les délais d?attente les plus courts se rencontrent pour les demandeurs qui
sont ou vont être sans logement. Néanmoins, 30 % attendent depuis plus d?un an au 1er janvier 2012.
Les ménages dont le revenu est inférieur à 500 ¤ par mois affichent des délais d?attente légèrement plus faibles.
Les écarts sont en revanche limités pour les autres tranches de revenus. Les dates de demande sont beaucoup
plus récentes pour les T1 et plus anciens pour les T5. En outre, il est important de préciser qu?il s?agit là du délai
d?attente pour les demandes actives au 1er janvier 2012, notion différente de celle de délai moyen de satisfaction.
Parmi les demandeurs en attente d?un logement social, 23 % ont déjà décliné au moins une proposition et 9 % ont
même exprimé au moins 2 refus. Les refus de propositions sont presque 2 fois plus élevés pour les ménages
actuellement locataires dans le parc public ou privé que pour les ménages installés dans un logement précaire. Le
premier refus est justifié dans 40 % des cas par un logement inadapté (caractéristiques, taille?) et dans 24 % par
une localisation (quartier, environnement) considérée non satisfaisante.
2 - Les différences entre demandes interne et externe
Les demandeurs internes sont plus nombreux à attendre un logement individuel : 31 % contre 23 % pour les
demandeurs externes. Les demandes internes sont plus axées sur de grands logements (40 % de T4 et + contre
21 % de T1 et T2) que la demande externe (19 % de T4 et + contre 45 % de T1 et T2). Les demandes externes
sont plus souvent liées à des problèmes financiers et à la recherche d?un logement stable suite à une
décohabitation (séparation ou départ du foyer familial). Les demandeurs internes cherchent à disposer d?un
logement mieux adapté (souvent plus grand) ou mieux localisé en terme d?environnement.
La part des personnes seules est de 48 % pour la demande externe contre 30 % pour la demande interne. A
l?opposé, 55 % des demandeurs internes sont des couples avec enfants et familles mono-parentales contre 33 %
au sein de la demande externe. Les ménages externes étant plus petits que les ménages internes (12 % de
ménages de 4 personnes et + contre 26 %), il en découle que les ménages externes représentent 63 % des
ménages, mais 56 % des individus attendant un logement social. 54 % des demandes internes concernent au
moins un enfant contre 32 % pour la demande externe. On compte ainsi 1,09 enfant par demande interne contre
0,59 par demande externe. Le nombre d?enfants appartenant à des ménages demandeurs internes est ainsi plus
important qu?en demande externe (31 204 contre 28 842). Les demandeurs externes sont plus jeunes : 38 % de
moins de 30 ans contre 17 % en interne. L?âge médian est ainsi de 35 ans en externe contre 43 ans en interne.
Les ménages étrangers sont plus présents dans la demande interne (16 %) que dans la demande externe (11 %).
On rencontre plus de ménages en CDI (50 % contre 42 %) et de ménages retraités (17 % contre 13 %) au sein de
la demande interne. En revanche la part des étudiants est inférieure à 1 % contre 4 % en demande externe. Les
ménages externes qui sont plus souvent des personnes seules et donc mono-revenu affichent des revenus
largement inférieurs aux demandeurs internes (39 % disposent de ressources inférieures à 1 000 ¤ contre 29 %
en interne). En revanche, rapportées par unité de consommation (prise en compte de la composition familiale), les
ressources sont assez proches.
Sur la période 2010-2012, l?évolution de la demande locative sociale de 13 % est de 15 % en externe contre 10 %
en interne. L?augmentation de 8 864 demandes sur cette période est donc due pour 30 % à la progression de la
demande interne et pour 70 % à la demande externe.
Les demandeurs internes sont plus nombreux à effectuer une demande au sein de leur commune (65 % en
interne contre 56 % en externe). Les demandes externes sont plus récentes que les demandes internes (66 % de
moins d?un an contre 54 %), ce qui signifie que les demandes externes sont satisfaites plus vite ou alors que les
demandeurs externes sont plus nombreux à ne pas renouveler leur demande faute de réponse apportée. La part
des ménages ayant déjà refusé une offre de logement social est assez proche entre demandeurs internes (25 %)
et externes (21 %).
3 - Les spécificités départementales par rapport à la tendance régionale
La Loire-Atlantique
La Loire-Atlantique concentre 36 710 demandes (1 ménage sur 16) au 1er janvier 2012, soit la moitié (48 %) de la
demande locative sociale régionale pour seulement 1/3 des ménages. La demande interne se situe dans la
moyenne régionale (36 %). La seule demande externe représente 1 ménage sur 24. Les demandeurs sont peu
nombreux (49 %) à exprimer une préférence entre logement individuel et collectif. La demande en T2 est un peu
plus forte que sur le reste de la région.
La Loire-Atlantique concentre un peu moins de demandeurs jeunes et âgés, 50 % ont ainsi entre 28 et 50 ans. La
part des ménages composés d?au moins une personne étrangère (16 %) est plus importante que le niveau
régional. C?est en Loire-Atlantique que l?on compte le plus de demandeurs en CDI (48 %).
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 6
Le département enregistre une part plus importante de personnes actuellement logées de manière précaire (13%
contre 9 % à10 % pour les autres départements).
En Loire-Atlantique, la demande est restée relativement stable de 2006 à 2010 malgré une légère progression de
la demande interne. Entre 2010 et 2012, on observe une progression de 14 % impulsée par la demande externe
qui progresse de 16 % et une demande interne qui progresse de 10 %. La demande interne est forte et concerne
18 % des ménages résidant déjà dans le parc HLM. La demande externe l?est tout autant et représente 33 % du
parc HLM et 4,7 % du parc privé. L?ancienneté de la demande est la plus élevée en Loire-Atlantique (moyenne de
19,6 mois et médiane à 10,9 mois).
Le Maine-et-Loire
Le Maine-et-Loire concentre 19 080 demandes (1 ménage sur 18) au 1er janvier 2012, soit le quart de la demande
régionale. La part de la demande interne se situe dans la moyenne régionale (41 %). La seule demande externe
représente 1 ménage sur 30. La demande de logements T1 est plus marquée (7 %).
Le Maine-et-Loire se distingue par une part plus importante de demandeurs jeunes : 33 % ont moins de 30 ans.
Le montant moyen des ressources perçues par ménage est plus élevé que la moyenne régionale (1 307 ¤).
On a assisté à une baisse continue de la demande de 2006 à 2010 plus marquée pour l?externe (-12 %) que pour
l?interne (-5 %). On note ensuite une reprise en 2011 (+5 %) confirmée en 2012 (+8 %) qui repose sur la
demande externe (+14 %)
La Mayenne
La Mayenne concentre 3 390 demandes (1 ménage sur 39) au 1er janvier 2012, soit 4 % de la demande locative
sociale régionale. La demande interne se situe dans la moyenne régionale (40 %). La seule demande externe
représente 1 ménage sur 65. Les demandeurs sont plus nombreux à exprimer leur choix pour un type de logement
précis (77 % contre 59 % au plan régional). La Mayenne se démarque des demandes de logements plus grands
que la moyenne (31 % de T4 et +).
La Mayenne compte un nombre plus important de ménages de 5 personnes et + (9,2 %).
La Mayenne a connu une baisse continue de la demande particulièrement marquée jusqu?en 2010. Entre 2010 et
2012, la reprise est modérée (+8 %), mais sur les 10 dernières années, la Mayenne est le seul département de la
région qui voit le nombre de demandeurs baisser. La demande interne ne concerne que 9 % des ménages
résidant déjà dans le parc HLM. Le poids de la demande externe dans le parc social n?est que de 13 % et
correspond à 1,7 % du parc privé. L?ancienneté de la demande est la plus récente en Mayenne (moyenne à 11,7
mois et médiane à 7 mois). Enfin la part des demandeurs ayant déjà refusé une offre est forte (34 %).
La Sarthe
La Sarthe concentre 8 910 demandes (1 ménage sur 28) au 1er janvier 2012, soit 12 % de la demande locative
sociale régionale. La demande interne se situe au dessus de la moyenne régionale (43 %). La seule demande
externe représente 1 ménage sur 48.
La Sarthe rencontre de nombreuses demandes émanant de ménages de 5 personnes et + (9,2 %) ; dans 10,8 %
des cas, le ménage comporte au moins 3 enfants (moyenne de 0,83 enfant par ménage), pour une moyenne de
2.3 personnes par demande. La Sarthe compte un nombre important de demandeurs chômeurs ou inactifs
(23 %) ; c?est ainsi le département qui concentre le plus de faibles revenus : 75 % des demandeurs ont un revenu
inférieur à 60 % du plafond HLM.
On a assisté à une baisse continue de la demande de 2006 à 2010 plus marquée pour l?externe (-12 %) que pour
l?interne (-4 %). Sur la période 2010-2012, la progression observée de 10 % à pour origine la demande externe
(+15 %), l?interne étant assez stable (+3 %). La demande interne ne concerne que 10 % des ménages résidant
déjà dans le parc HLM. Le poids de la demande externe dans le parc social n?est que de 14 % et correspond à
2,4 % du parc privé. L?ancienneté de la demande est faible en Sarthe (moyenne à 12,7 mois et médiane à 7,9). La
part des refus de proposition est forte et concerne 38 % des demandeurs.
La Vendée
La Vendée concentre 9 190 demandes (1 ménage sur 31) au 1er janvier 2012, soit 12 % de la demande. La part
de la demande interne se situe nettement en dessous de la moyenne régionale (27 %). La seule demande externe
représente 1 ménage sur 42. Le souhait d?accéder à un logement individuel est plus prononcé (46 %). En Vendée,
les attentes sont plus spécifiquement pour des 3 pièces (43 % de la demande contre 36 % au plan régional).
Les ménages vendéens sont généralement de taille plus petite : 69 % de 1 ou 2 personnes pour 6 % de ménages
de 5 personnes et + (moyenne de 2,12 personnes par ménage). La présence d?enfants est moins fréquente chez
les ménages vendéens (0,67 enfant par ménage en moyenne). On trouve plus de demandeurs âgés en Vendée
(17 % de 60 ans et plus pour 27 % de moins de 30 ans). La part des ménages composés d?au moins une
personne étrangère est particulièrement faible en Vendée (6 %). La Vendée concentre une part plus importante de
chômeurs ou inactifs (23 %) ainsi que de retraités (19 %). Le montant moyen des ressources par ménage est le
plus faible de la région à 1 209 ¤. Le parc HLM étant peu présent sur le département, 33 % des demandeurs sont
actuellement locataires dans le parc privé et 8 % propriétaires.
En Vendée, la poussée de la demande jusqu?en 2008 avait été impulsée par la demande externe et la chute
observée en 2010 émanait du recul de cette même demande externe. En 2011, la progression globale de 1 %
était le résultat d?une poussée de la seule demande interne ; en 2012, la demande externe progresse plus vite que
la demande interne (15 % contre 11 %) pour une hausse totale de 14 %. La Vendée se distingue par une part
élevée de demandeurs non originaire de son département (14 %). Le parc social étant peu important sur le
département, la demande externe correspond à 34 % du parc existant. La part des refus de proposition est faible :
seulement 11 % des demandeurs.
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 7
III ? Description des demandes
1 ? Nombre de demandes
La région des Pays de la Loire enregistre 77 286 demandes de logements sociaux au 1er
janvier 2012, soit 1 ménage sur 20. Des disparités importantes existent sur le territoire
régional (1 ménage sur 16 est demandeur en Loire-Atlantique, contre 1 sur 39 en Mayenne)
Au 1er janvier 2012, la région comptabilise 77 286 demandeurs de logements sociaux ; certains d?entre eux
étant déjà logés dans le parc social, mais sollicitant un nouveau logement pour diverses raisons.
Près de la moitié de cette demande (47,5 %) est concentrée sur le seul département de Loire-Atlantique.
Environ 25 % de la demande est localisée dans le Maine-et-Loire, alors que la Vendée et la Sarthe
regroupent un peu plus de 11 % des attentes. La Mayenne arrive loin derrière les autres départements avec
4,4 % des ménages demandeurs de la région.
En Pays de la Loire, ce sont ainsi 4,9 % des
ménages qui sollicitent l?octroi d?un logement
social, soit 1 ménage sur 20. Il existe de fortes
disparités résultant de situations contrastées sur le
territoire en terme de pression foncière, de coûts
du foncier, d?importance du parc social existant ?
On constate que 1 ménage sur 16 est demandeur
d?un logement social en Loire-Atlantique, contre
seulement 1 ménage sur 39 en Mayenne. La
pression est également forte dans le Maine-et-
Loire (5,6 % des ménages attendent un logement
social), soit 1 ménage sur 18. La situation est
intermédiaire en Sarthe et Vendée avec 1 ménage
demandeur sur 28 et 1 sur 31.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Une demande locative sociale fortement concentrée sur les zones urbaines et plus
spécifiquement sur l?unité urbaine de Nantes (1 demande régionale sur 3)
Localisation de la demande locative sociale par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Poids des ménages demandeurs par
département au 1-1-2012
0%
1%
2%
3%
4%
5%
6%
7%
Lo ire-
Atlantique
M aine-et-
Lo ire
M ayenne Sarthe Vendée Région
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 8
La demande locative sociale est très fortement localisée sur les zones urbaines alors que les demandes sont
inférieures à 50 pour la majorité des cantons mayennais et une partie des cantons sarthois ruraux.
La seule ville de Nantes regroupe plus de 15 828 demandes, soit plus de 1 demande sur 5 enregistrées dans
la région. Si on ajoute les 23 communes de la banlieue nantaise (2,6 % pour St Herblain, 2,1 % pour Rezé
?), c?est une demande sur 3 (32,4 %) qui est concentrée sur l?unité urbaine nantaise. La ville d?Angers
recense 8 360 demandes, soit 10,8 % des demandes régionales (13,9 % pour l?unité urbaine d?Angers).
Parmi les villes les plus demandées, on trouve ensuite Le Mans (4 890 demandes, soit 6,3% de la demande
régionale) et St-Nazaire (3 271 demandes, soit 4,2 % de la demande régionale). La Roche/Yon concentre
2 280 demandes soit 3 % de la demande régionale. Laval et Cholet recueillent un nombre de demandes
proche de 1 500, soit une contribution à la demande régionale de respectivement 2,0 % et 1,8 %.
37 % des demandes de logements sociaux émanent de ménages résidant déjà dans le parc
social HLM. La demande interne est plus importante dans les centres urbains.
Sur les 77 286 ménages en attente d?un
logement social, 37 % résident déjà dans le parc
social HLM mais souhaitent l?attribution d?un
nouveau logement (plus grand, plus petit, dans
une autre commune ?).
Pour le département de la Sarthe, on observe un
très fort taux de demandes internes (43 %). La
situation est inverse en Vendée où seules 27 %
des demandes proviennent de ménages
actuellement logés dans le parc HLM. Cette
demande interne est comprise entre 36 % et
41 % pour les trois autres départements.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La demande interne est plus présente à proximité des centres urbains. Cette situation est particulièrement
marquée dans la banlieue angevine où la demande interne dépasse les 50 %, et à un degré moindre à
proximité de Laval et du Mans. A l?opposé, la demande interne est plus faible dans les espaces les plus
ruraux des départements de Vendée et Loire-Atlantique.
Part de la demande locative sociale interne (demandeur déjà dans le parc) par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Origine de la demande locative sociale en 2012
0%
20%
40%
60%
80%
100%
Loire-
Atlantique
Maine-et-
Loire
Mayenne Sarthe Vendée Région
externe interne
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 9
La demande externe représente 3,1 % des ménages, soit 1 ménage sur 32. elle est
particulièrement marquée sur Nantes et Angers et plus généralement sur les principales
zones urbaines.
Si on ne retient que la demande externe, ce
sont 48 689 ménages qui sont en attente
d?un logement social, soit 3,1 % des
ménages de la région ou encore 1 ménage
sur 32.
Le poids des ménages demandeurs
externes est le plus élevé en Loire-
Atlantique (1 ménage sur 24), puis dans le
Maine-et-Loire (1 ménage sur 30) suivi par
la Vendée (1 ménage sur 42). La demande
est moindre dans la Sarthe (1 ménage sur
48). Enfin en Mayenne, la part des ménages
demandeurs est 2,7 fois moins importante
qu?en Loire-Atlantique (1 ménage sur 65).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Part de la demande externe dans le parc des résidences principales par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Pour examiner la pression de la demande de logement social, il est possible d?examiner le poids de la
demande externe sur le parc des résidences principales.
Si la moyenne régionale est de 3,1 %, l?analyse au niveau des cantons montre de grandes disparités sur le
territoire avec aucune demande dans le canton de Mayenne-ouest et un ratio qui fluctue de 0,17 % dans les
cantons de Montmirail et Mayenne-est à 6,7% pour la ville de Nantes (1 ménage sur 15).
On comptabilise 11 cantons (+ Mayenne-ouest) pour lesquels le poids des demandes externes dans le parc
des résidences principales est inférieur à 0.5 % (moins de 1 ménage sur 200). Il s?agit exclusivement de
cantons ruraux de la Mayenne et de la Sarthe à l?exception du canton de Mareuil (Vendée), où l?offre sociale
est souvent faible. Plus généralement, on observe une pression moindre sur ces deux départements.
A l?opposé, parmi les territoires où le poids des demandes externes est le plus fort, on retrouve les cantons
de Nantes et Angers avec un taux supérieur à 6 % (soit plus de 1 ménage sur 16). A un degré moindre, le
poids des demandes externes est compris entre 5 et 6 % pour les cantons de Rezé, La Roche sur Yon,
Saint-Nazaire, Saint-Herblain et La Baule ; suivent ensuite les principaux territoires urbains.
Poids des ménages demandeurs externes par
département au 1-1-2012
0%
1%
2%
3%
4%
5%
Lo ire-
Atlantique
M aine-et-
Loire
M ayenne Sarthe Vendée Région
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 10
2 ? Type de logement demandé
26% des demandeurs souhaitent un logement individuel. Cette attente est plus forte pour la
demande interne (31 %) que pour la demande externe (23 %)
Parmi les 77 286 demandes de logements sociaux, 26 %
concernent un logement individuel (valeur proche du
poids de l?individuel dans le parc HLM), 31,5 % un
logement collectif et dans 42,5 % des cas, le demandeur
n?a pas d?exigence spécifique.
Le souhait d?accéder à un logement social collectif varie
de 19 % pour la Vendée à 38 % pour la Mayenne. Les
écarts sont plus importants pour les logements
individuels qui sont attendus par 17 % des demandeurs
de Loire-Atlantique contre 46 % pour la Vendée. Enfin
les demandes sans préférence de type de logement sont
plus élevées en Loire-Atlantique (51 %) et plus faibles en
Mayenne (24 %). La structure du parc existant, mais
aussi la tension du marché locatif social, semblent être
déterminants dans le choix exprimé par les demandeurs.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les attentes des demandeurs sont également liées
au fait qu?ils appartiennent déjà ou non au parc
locatif social.
Les demandes de logement collectif sont plus
fréquentes pour les demandeurs externes (33 %
contre 29 %), le souhait de disposer d?un logement
individuel est plus marqué pour les demandeurs
internes (31 % contre 23 %). Les demandeurs
externes sont plus ouverts sur le type de logement
attendu (43,5 % d?indifférents contre 40,5 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les ménages effectuant des demandes portant uniquement sur un logement individuel sont peu présents au
sein des principales unités urbaines où l?offre est principalement collective. Ils sont plus nombreux dans le
sud-est de la Vendée ainsi que dans le rural mayennais et la majorité des cantons du Maine-et-Loire.
Part des demandes portant uniquement sur des logements individuels par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Type de logement souhaité par le
demandeur au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
Collectif
Indifférent
Individuel
Type de logement demandé selon l'origine
de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne collectif
indifférent
individuel
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 11
3 ? Taille de logement demandée
67 % des demandes portent sur des 2 ou 3 pièces. Les demandes internes concernent
beaucoup plus de grands logements
Au 1er janvier 2012, 67 % de la demande locative
sociale porte sur des logements de 2 ou 3 pièces.
Environ 27 % des ménages demandeurs attendent un
logement de 4 pièces ou + (20 % pour un T4 et 7 %
pour un T5 et +) alors que seuls 6 % souhaitent
emménager un studio ou T1.
La Mayenne se démarque des autres départements
par des besoins de logements plus grands que la
moyenne (seulement 29 % de T1 et T2 contre 31 % de
T4 et +). En Vendée, les besoins sont plus
spécifiquement des 3 pièces (43 % des demandes),
alors qu?en Loire-Atlantique, 35 % des attentes
concernent un logement de 2 pièces. Les besoins en
T1 sont les plus nombreux en Maine-et-Loire (7 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La taille de logements souhaitée diffère fortement
entre demande interne et externe.
Les demandes internes sont plus axées sur de
grands logements (28 % de T4 et 12 % de T5 et +
contre seulement 23 % de T1 et T2). A l?inverse, la
demande externe porte plus sur de petits
logements (45 % de T1 et T2 pour 19 % de T4 et
+). La différence de composition des ménages
entre demande interne et externe explique en
grande partie cette différence.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les ménages souhaitant un logement de 4 pièces et + effectuent peu de demandes dans les villes centre
mais plus dans les banlieues et périphéries où l?offre est plus importante pour ce type de logements. Cette
part est plus faible sur le littoral mais également dans le rural vendéen et de l?est de la Sarthe.
Part des demandes portant sur des logements de 4 pièces et + par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Taille de logement demandée au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Taille de logement demandée selon l'origine
de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 12
4 ? Motif de la demande
Des demandes externes liées à des problèmes financiers et à des décohabitations en
cours, des demandes internes pour disposer d?un logement plus adapté ou mieux localisé.
L?analyse des motifs de demandes de logements sociaux est délicate car plusieurs motifs peuvent être à
l?origine d?une demande et la détermination du motif principal n?est pas toujours évidente ; il convient donc
d?être vigilant sur les interprétations réalisées qui ne dénotent que très peu de disparités géographiques.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Le principal motif à l?origine d?une demande de logement social est le fait de se retrouver sans logement
stable (38 % des demandes), plus précisément, 15 % des demandeurs sont dans une situation de
décohabitation liée à une séparation de couple ou à un enfant quittant le foyer familial ; dans 12 % des cas le
demandeur est sans logement et hébergé temporairement.
Le second motif pour 28 % des demandes est le souhait de quitter un logement inadapté (trop grand pour
3 %, trop petit pour 17 % ou inadapté à un souci de maladie ou de handicap pour 8 % des demandes).
Viennent en second niveau : des problèmes financiers pour subvenir au budget logement (13 %) et pour
11 % le souhait d?un rapprochement professionnel ou familial (6 % pour mobilité professionnelle et 5 % pour
mobilité familiale). On trouve ensuite le désir de disposer d?un cadre de vie différent pour 8 % des
demandeurs et enfin des problèmes de logements inconfortables (2 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?élément déclencheur de la demande diffère fortement selon que celle-ci est interne ou externe. Le motif est
dans 44 % des demandes internes un logement inadapté (25 % pour trop petits), dans 17 % des cas le
souhait de changer de cadre de vie et pour 17 % la conséquence d?une décohabitation. A l?opposé, les
demandes externes proviennent pour moitié d?une recherche de logement stable (décohabitation ou sans
logement) et pour 17 % de problèmes financiers ne permettant pas d?assumer le coût du logement actuel.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Motif de la demande de logement social selon l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande externe
demande interne
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité pro fessionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb financier
Motif de la demande de logement social au 1/1/2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb financier
Motif détaillé de demande du logement social au 1-1-2012
0% 2% 4% 6% 8% 10% 12% 14% 16% 18%
4 - logt trop petit / naissance / mariage
1 - séparation familiale
6 - cout f inancier trop lourd
1 - sans logement
4 - inadapté santé
2 - problème environnement
3 - mobilité professionnelle
1 - autre
3 - mobilité familiale
1 - vente / résiliation / expulsion, démolition
4 - logt trop grand
5 - logement inconfortable
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 13
IV ? Description des demandeurs
A ? Composition du ménage demandeur
1 ? Statut familial du demandeur et composition familiale du ménage
Environ 41 % des demandeurs sont des personnes seules, mais cette part grimpe à 48 %
pour la demande externe contre 30 % en demande interne. A l?opposé, 18 % des
demandeurs sont des couples avec enfants et 23 % des familles monoparentales, mais leur
part cumulée est de 55 % de la demande interne contre 33 % pour la demande externe.
En Pays de la Loire, 38,8 % des demandeurs en attente d?un logement social sont célibataires, alors que
39,8 % sont en couple (13,8 % en vie maritale et 26,0 % sont mariés). 11 495 demandeurs, soit 16.4 % sont
divorcés ou séparés et 5 % sont veufs.
Si cette structure est assez semblable pour l?ensemble des départements, on note toutefois quelques
spécificités. La Vendée enregistre plus de demandeurs en couple (44 %) mais moins de demandeurs
séparés ou divorcés (13,6 %) et moins de célibataires (36,1 %). Le nombre de célibataire est également
moindre en Mayenne (36,6 %) et compensé par une part plus élevée de divorcés et séparés (17 %), ainsi
que de veufs (6,9 %). La Loire-Atlantique présente le plus fort taux de célibataire (40,2 %) et le plus faible
taux de veuf (4,3 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Le poids des demandeurs vivant en couple est très proche entre demandes internes au parc HLM et
demandes externes, alors que le nombre de demandeurs divorcés ou séparés est beaucoup plus élevé pour
les demandeurs déjà logés dans le parc social (24,5 % contre 11,4 %). Il faut néanmoins être vigilant sur ces
chiffres car une part importante des demandeurs externes mariés sont en fait en instance de divorce, mais
disposent encore du statut de ?marié?. Par ailleurs, les célibataires sont sur-représentés pour la demande
externe : 44,6 % contre 29,2 % pour la demande interne.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?examen de la composition familiale des ménages permet d?enrichir l?analyse du statut familial.
Les demandeurs isolés (personnes seules sans enfants) représentent 41,4 % des demandeurs, mais 47,9 %
de la demande externe contre 30,2 % de la demande interne. Il s?agit plus souvent d?une femme que d?un
homme (22,9 % contre 18,5 %) et les hommes effectuent beaucoup moins de demandes en interne.
Les couples sans enfant correspondent à 11,6% des ménages contre 17,7% pour les couples avec enfants.
Ces familles avec enfants effectuent majoritairement une demande alors qu?ils appartiennent déjà au parc
HLM (27,6 % de demandes internes contre 11,8 % de demandes externes).
Statut familial du demandeur au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
Célibataire
Vie maritale
Marié(e)
Divorcé-séparé
Veuf
Statut familial du demandeur selon l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande externe
demande interne
Célibataire
Vie maritale
Marié(e)
Divorcé-séparé
Veuf
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 14
Parmi les 23,2 % de familles mono-parentales, la grande majorité a à sa tête une femme (20,3 % contre
2,9 %) et les demandes sont légèrement plus importantes en interne (26,9 %) qu?en externe (20,8 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La composition familiale est déterminante dans la taille de logement attendue et peut être à
l?origine de motivations différentes : souhait de logements mieux adaptés (plus grands)
pour les couples qu?ils soient avec ou sans enfant.
Les personnes seules homme sont dans 84 % des cas à la recherche d?un T1 ou T2 contre 69 % pour les
personnes seules femme ; les femmes seules sont en fait plus nombreuses à souhaiter des logements de
taille plus grande : 30 % de demandes de T3. Les attentes des couples sans enfant portent essentiellement
sur des T3 (67 %) même si 24 % n?aspirent qu?à un T2. Les familles avec enfant formulent des demandes de
logements plus grands : 52 % de T4 et 24 % de T5 et +. La situation des familles monoparentales est
intermédiaire entre les couples sans enfant et les familles : les besoins s?orientent principalement sur les T3
et les T4 (environ 85 % des demandes). Les logements désirés par les familles monoparentales ayant à leur
tête une femme sont généralement de taille plus importante que les familles monoparentales masculines.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Le motif principal de la demande pour les couples sans enfant et les familles est principalement de quitter un
logement actuellement inadapté car souvent trop petit (respectivement 41 % et 42 %). Pour les autres
catégories familiales, l?origine de la demande émane principalement d?une décohabitation ou d?un
hébergement actuel provisoire : 52 % des familles monoparentales masculines, 50 % des hommes seuls ?
La composition familiale est en revanche beaucoup moins discriminante pour les autres motifs (souhait d?un
cadre de vie différent, mobilité professionnelle ou familiale, logement inconfortable ou problèmes financiers).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Composition familiale selon l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande externe
demande interne
Région
personne seule F
personne seule H
couple
famille
famille monoparentale F
famille monoparentale H
personne seule F + autre
personne seule H + autre
autre
Taille de logement demandée selon la composition familiale au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
personne seule F
personne seule H
couple
famille
famille monoparentale F
famille monoparentale H
personne seule F + autre
personne seule H + autre
Total
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Motif de la demande selon la composition familiale au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
personne seule F
personne seule H
couple
famille
famille monoparentale F
famille monoparentale H
personne seule F + autre
personne seule H + autre
Total 1 - séparation / sans
logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie
différent
3 - mobilité professionnelle
ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb f inancier
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 15
2 ? Nombre de personnes et nombre d?enfants du ménage demandeur
La taille moyenne des ménages est de 2,21 personnes. La demande de logements sociaux
touche ainsi 171 038 personnes dont 43,6% résident déjà dans le parc HLM.
La plupart des demandes de logements sociaux
concerne une seule personne (41,6 %). Dans 25,1 %
des cas, le ménage est composé de 2 personnes et
dans 16,0 % de 3 personnes. 9,5 % des demandes
touchent des ménages de 4 personnes et 7,7 % des
ménages de 5 personnes et plus. Au final, les 77 286
demandes de logements sociaux représentent ainsi
171 038 personnes.
Les ménages vendéens sont de taille plus petite :
43 % de personnes seules contre 6 % de 5 personnes
et plus. La Mayenne compte moins de ménages de
taille intermédiaire de 2, 3 ou 4 personnes : 48 %
contre 51 % au niveau régional. La Sarthe, comme la
Mayenne a de nombreuses demandes émanant de
grands ménages de 5 personnes et + (9,2 %)
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les célibataires étant beaucoup plus nombreux
dans la demande externe, il en découle des
ménages de taille inférieure à ceux de la
demande interne (48,3 % de 1 seule personne en
externe contre 30,3 % pour l?interne et 12,1 % de
ménages de 4 personnes et + contre 26,1 %).
Les ménages externes représentent 63 % des
demandes, mais regroupent 96 441 personnes
(74 597 pour l?interne), soit seulement 56,4 % des
personnes attendant un logement HLM.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La taille moyenne des ménages demandeurs d?un logement social est de 2,21 personnes. Cette taille est
plus forte à proximité des villes centre et plus faible sur le littoral. Pour les territoires ruraux, les disparités
sont plus marquées et sensibles aux nombres de demandes peu importantes.
Nombre moyen de personnes dans les ménages demandeurs par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Nombre de personnes au sein du ménage
demandeur au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
1
2
3
4
5
6 et +
Nombre de personnes selon l'origine de la
demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
1
2
3
4
5
6 et +
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 16
40 % des demandes sont faites par des ménages avec enfant(s) ; cette part est de 54 %
pour la demande interne contre seulement 32 % pour la demande externe
60 % des ménages demandant un logement social
n?ont pas d?enfants. Pour 17,3 % des ménages, il y a
un enfant et dans 13,1 % 2 enfants. Les ménages
avec 3 enfants et plus concernent un peu moins de
10 % des demandes (6,1 % avec 3 enfants, 2,4 %
avec 4 enfants et 1,2 % avec 5 et +). Globalement, ce
sont 60 046 enfants qui sont concernés par une
demande de logement social.
Le nombre moyen d?enfants par ménage demandeur
est de 0,78. La Mayenne et la Sarthe recensent plus
de familles nombreuses (11,3 et 10,8 % avec 3
enfants ou plus). A l?opposé, seules 8,7 % des familles
vendéennes ont 3 enfants ou plus. On compte 0,72
enfants par ménage en Vendée contre 0,83 en Sarthe.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Etant donné les différences de composition
familiale, on trouve 54 % de ménages avec
enfants parmi les demandeurs déjà logés dans le
parc HLM (et même 15 % avec 3 enfants et +)
contre 32 % pour les demandeurs externes.
Le nombre d?enfant(s) associés à une demande
interne est ainsi plus élevé que celui associé à
une demande externe (31 204 contre 28 842), ce
qui représente en moyenne 1,09 enfant par
ménage contre 0,59, soit presque deux fois plus.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Demandes internes et externes confondues, 40 % des ménages en attente d?un logement social impliquent
au moins un enfant. Le nombre de ménages avec enfant(s) est généralement inférieur à la moyenne dans
les principales villes centres, il est en revanche supérieur à 40 % dans les premières couronnes de ces
grandes villes. La Loire-Atlantique présente un nombre important de cantons où la part des ménages avec
enfant(s) dépasse 40 %.
Part des ménages demandeurs avec enfant(s) par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Nombre d'enfants au sein du ménage
demandeur au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
0
1
2
3
4
5 et +
Nombre d'enfants selon l'origine de la
demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
0
1
2
3
4
5 et +
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 17
La taille du logement demandé est liée au nombre de personnes composant le ménage,
mais également à la composition familiale.
Pour les ménages de 1 à 3 personnes, la majorité
des demandes porte sur des logements disposant
d?une pièce de plus que le nombre d?occupants
(62 % de T2 pour les personnes seules, 73 % de
T3 pour les ménages de 2 personnes et 53 % de
T4 pour les ménages de 3 personnes). A partir de
4 personnes, la présence de couples au sein des
ménages est plus fréquente, les ménages sont
donc plus enclins à demander des logements dont
le nombre de pièces correspond au nombre
d?occupants : 67 % de T4 pour les ménages de 4
personnes et 48 % de T5 et + pour les ménages
de 5 personnes. Pour les 2 350 ménages de 6
personnes et plus, le choix se porte dans 74 % des
cas sur un logement de 5 pièces et plus.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Le lien entre le nombre de personnes composant le ménage et la taille de logement désirée est évident, mais
on constate que le souhait du ménage dépend également de la composition familiale ; un couple avec un
enfant pourra demander un T3 alors qu?une personne seule avec 2 enfants sera plus légitime à attendre un
T4. Par ailleurs, même si le choix porte généralement sur des logements faisant une pièce de plus que le
nombre de chambres nécessaires, certains ménages de petite taille (1 et 2 personnes) aspirent à plus grand
et anticipent éventuellement un agrandissement de la famille. De leur coté, les ménages de 5 personnes et
plus savent que l?offre en grands logements est limitée (8 % de T5 et + dans le parc HLM) et sont souvent
prêts à disposer d?un logement où certains enfants partageront la même chambre (45 % de demandes de T4
pour des ménages de 5 personnes).
3 ? Age du demandeur
L?âge moyen du demandeur de logement social est de 41 ans et les demandeurs issus du
parc HLM sont plus âgés de 6 ans. Les demandeurs de 60 ans et plus représentent 13,7 %
de la demande et sont plus présents sur le littoral.
Source : DREAL / Créha Ouest
? demande locative social
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative social
L?âge moyen du chef de ménage demandeur est d?un peu moins de 41 ans, mais la médiane est de 38 ans.
Les 25 % les plus jeunes ont 28 ans et moins alors que les 25 % les plus âgés ont 51 ans et plus. Les chefs
de ménage de 60 ans ou plus représentent 13,7 % des demandeurs.
C?est en Vendée que les âges sont les plus dispersés (50% des demandeurs sont âgés de 29 à 54 ans) et
que l?on trouve le plus de demandeurs âgés : 17,2 % ont 60 ans et plus, et le moins de demandeurs de 30 ans
et moins (26,6 %). La Loire-Atlantique recueille de son coté un peu moins de demandes de ménages âgés
(12,7 % de 60 ans et plus contre 13,7 % au niveau régional) et une part plus importante de demandeurs âgés
de 30 à 50 ans (45 %). Enfin, le Maine-et-Loire se distingue par une part plus importante de demandeurs
jeunes : 33,0 % ont moins de 30 ans et une part plus faible de 40-60 ans (30,4 %).
Age du chef de ménage demandeur au 1-1-2012
20
25
30
35
40
45
50
55
60
65
70
Loire-
Atlantique
M aine-et-
Loire
M ayenne Sarthe Vendée Région
? 9ème décile
??? 3ème quartile
? moyenne
? médiane
??? 1er quartile
? 1er décile
Age du chef du ménage demandeur au 1-1-2012
0% 50% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
moins de 25
25-29
30-39
40-49
50-59
60-69
70 et plus
Taille de logement demandé selon le nb de
personnes composant le ménage au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1
2
3
4
5
6 et +
total
nb
d
e
pe
rs
on
ne
s
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 18
En interne, 16,6 % des demandeurs ont moins de
30 ans contre 37,7 % pour la demande externe. A
l?opposé, 34,7 % des demandeurs internes ont 50
ans ou plus contre seulement 22,5 % pour les
demandeurs logés actuellement hors parc HLM.
Les âges médians présentent un écart de 8 ans :
50 % des demandeurs issus du parc HLM ont
moins de 43 ans contre 50 % de moins de 35 ans
pour la demande externe. L?écart d?âge moyen est
de 6 ans (44,5 ans contre 38,4 ans).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
En Pays de la Loire, 13,7 % des demandeurs d?un logement HLM sont âgés de 60 ans et plus. Des disparités
importantes existent au niveau des cantons : 7 % des cantons ont moins de 10 % de demandeurs de 60 ans
et plus alors que 6 % des cantons en ont plus de 30 %. La part des 60 ans et plus est généralement plus
faible dans les centres urbains et plus élevée sur le littoral ainsi que sur certains cantons ruraux de Mayenne.
Part des ménages dont le demandeur a 60 ans ou plus par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
Les ménages en attente d?un logement social pour cause de logement temporaire (voire sans logement) ou
de décohabitation en cours sont d?autant plus nombreux que le demandeur est jeune : de 48 % pour les
moins de 25 ans à 18 % pour les 70 ans et +. A l?inverse, le motif de logement inadapté est d?autant plus
fréquent que le demandeur est âgé : de 21 % pour les moins de 25 ans à 46 % pour les 70 ans et +. Par
ailleurs les jeunes souhaitent des logements plus grands, alors que les anciens cherchent un logement plus
petit ou mieux adapté à des problèmes de santé.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Age du chef du ménage selon l'origine de la
demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
moins de 25
25-29
30-39
40-49
50-59
60-69
70 et plus
Motif de la demande selon l'âge au 1-1-2012
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
moins de 25
25-29
30-39
40-49
50-59
60-69
70 et plus
Total
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité pro fessionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb financier
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 19
4 ? Nationalité du ménage demandeur
Pour déterminer la nationalité du ménage, il a été décidé de retenir la règle suivante :
- est considéré ?étranger non UE? un ménage dont le demandeur ou son conjoint est de nationalité étrangère hors UE ;
- est considéré ?étranger UE? un ménage dont le demandeur ou son conjoint est de nationalité étrangère UE et pas étrangère hors UE ;
- est considéré ?français? un ménage dont le demandeur et son éventuel conjoint sont français.
12,3% des ménages demandeurs sont étrangers (dont la majorité hors UE), mais seulement
10,3 % en demande externe contre 15,5 % en demande interne. Les ménages étrangers sont
de taille plus importante avec plus de demandeurs âgés de 30 à 50 ans.
Au 1er janvier 2012, 13 % des ménages demandeurs
d?un logement social comportent au moins une
personne de nationalité étrangère. La nationalité des
ménages étrangers est généralement hors union
européenne (11,4 % contre 1,7 %).
La part des ménages étrangers provenant de l?union
européenne fluctue de 1,2 % en Sarthe et Vendée à
2,1 % pour la Loire-Atlantique. Les ménages
étrangers hors union européenne sont environ 3 fois
plus nombreux en Loire Atlantique et dans la Sarthe
qu?en Vendée (respectivement 13,7 % et 12,1 %
contre 4,4 %). Toutes nationalités confondues, la
Loire-Atlantique présente 15,8 % de ménages
étrangers contre 5,7 % en Vendée.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Le nombre de ménages étrangers est assez
proche en demande interne et externe (4 658 et
5 360). La part des étrangers est ainsi supérieure
de 5 points pour les ménages résidant déjà dans
le parc HLM (16,3 % contre 11,1 %).
Le poids des étrangers issus de l?union
européenne est proche entre demande interne et
externe. L?écart constaté porte donc uniquement
sur les ménages hors UE.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?âge moyen des ménages étrangers et français est
proche (39 ans pour les étrangers hors UE, 40 ans
pour les étrangers UE et 41 ans pour les français).
En revanche, la structure par âge est plus resserrée
pour les étrangers (50% des demandeurs étrangers
hors UE ont entre 30 et 45 années, 50 % ont entre
30 et 48 années pour les étrangers UE) que chez les
français : 50 % ont entre 27 et 52 années.
Les moins de 30 ans représentent ainsi 30,5 % des
demandeurs français, contre 24,8% pour les
étrangers. Les plus de 60 ans sont 14,5 % chez les
français contre 8,5 % chez les étrangers.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Parmi les ménages français, 47,8 % sont composés
d?une seule personne contre 23,5 % pour les
ménages étrangers. Par corollaire, les ménages de
5 personnes et plus sont presque 3 fois plus
importants chez les étrangers que chez les français
(17,6 % contre 6,8 %).
Ceci a des conséquences sur les motifs à l?origine
de la demande : 34 % de logements inadaptés
(souvent trop petits) pour les étrangers contre 27 %
pour les français. A l?inverse, les problèmes
financiers sont moins souvent invoqués chez les
étrangers (9 % contre 14 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Nationalité des demandeurs au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
francaise
etrangère
UE
etrangère
non UE
Nationalité des demandeurs selon l'origine
de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne francaise
etrangère
UE
etrangère
non UE
Age selon la nationalité des demandeurs
0% 20% 40% 60% 80% 100%
francaise
etrangère UE
etrangère non
UE
Total
moins de 25
25-29
30-39
40-49
50-59
60-69
70 et plus
Nombre de personnes selon la nationalité
0% 20% 40% 60% 80% 100%
francaise
etrangère UE
etrangère non
UE
Total 1
2
3
4
5
6 et +
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 20
B ? Activité ? ressources du ménage demandeur
1 ? Activité du ménage demandeur
Pour déterminer l?activité du ménage, il a été décidé de retenir la règle suivante :
- si le demandeur ou son conjoint est en CDI alors le ménage est ?CDI? ;
- sinon si le demandeur ou son conjoint est en CDD, stage ou intérim alors le ménage est ?CDD, stage, intérim? ;
- sinon si le demandeur ou son conjoint est en retraite alors le ménage est ?retraité? ;
- sinon si le demandeur ou son conjoint est étudiant alors le ménage est ?étudiant? ;
- sinon le ménage est considéré comme ?chômeur et inactif? (hors étudiants et retraités).
45 % des ménages demandeurs sont en CDI, contre 20 % de chômeurs ou inactifs et 18 %
de CDD, stage et interim. Les ménages en CDI et retraités sont plus présents en demande
interne.
Parmi les 77 286 ménages en attente d?un logement social, 45 % sont constitués d?au moins une personne
en CDI. Les ménages chômeurs ou inactifs représentent 20 % des demandes contre 18,3 % pour les
ménages en CDD stage et intérim. Les retraités constituent un peu plus de 14 % des demandeurs alors que
les ménages étudiants comptent pour moins de 3 %.
La part des ménages en CDI atteint 48 % en Loire-Atlantique alors qu?elle n?est que de 39 % en Vendée.
Même si leur poids reste limité, on rencontre plus d?étudiants parmi les demandeurs du Maine-et-Loire
(3,8 %). En Vendée, on enregistre un nombre de ménages retraités supérieur de 6 points à celui de la Loire-
Atlantique (18,9 % contre 12,9 %). Le poids des chômeurs et inactifs est assez homogène, de 18,6 % en
Loire-Atlantique à 23 % en Sarthe.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Parmi les demandeurs résidant déjà dans le
parc HLM, on rencontre plus de ménages ayant
une activité en CDI et de ménages retraités
(50 % et 17 %) que parmi les demandeurs
externes (42 % et 13 %). A l?inverse, les
ménages en CDD, stage, intérim ainsi que les
ménages chômeurs ou inactifs sont plus
fréquents parmi les demandeurs externes (4
points de plus pour chacune de ces deux
catégories). Enfin, les ménages étudiants
représentent 4 % des demandes externes contre
0,5 % pour les demandes internes.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La majorité des demandeurs retraités vit seule ou en couple sans enfant et aspire souvent
à un logement mieux adapté. Les familles avec enfants disposent plus souvent d?un CDI
alors que les familles mono-parentales comptent plus de chômeurs et inactifs.
C?est parmi les couples avec enfant(s) que l?on enregistre le plus de ménages ayant une activité en CDI
(62 %) alors que cette part est la plus faible chez les célibataires (33 %). Les retraités comptent pour 23 %
des ménages vivant seuls et pour 24 % des couples sans enfants ; ils sont beaucoup moins représentés
parmi les familles avec enfants. La part des chômeurs et inactifs est la plus élevée au sein des familles
monoparentales (30 %), il est en revanche plus rare que les 2 conjoints soient au chômage ou sans activité
parmi les couples sans enfants (9 %) et parmi les familles (16 %). Enfin, la part des CDD, stage et intérim est
stable et comprise entre 17 % et 20 % quelle que soit la composition familiale du ménage.
Activité du ménage au 1-1-2012
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
CDI
CDD, stage, intérim
Etudiant
Chômeur
Retraité
Activité du ménage selon l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
CDI
CDD, stage, intérim
Etudiant
Chômeur
Retraité
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 21
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La demande de logement social pour cause de décohabitation, recherche d?indépendance ou absence de
logements n?est que de 22 % chez les ménages retraités alors qu?elle est de 42 % pour les ménages sans
activité stable (CDD, intérim, stage), 46 % chez les chômeurs et inactifs et 51 % chez les étudiants. Les
ménages invoquant des problèmes financiers sont curieusement plus fréquents parmi les ménages
disposant d?un CDI (15 %), mais ces ménages étant en plus grande proportion des familles avec enfant(s), le
fait de disposer d?un emploi stable ne suffit pas toujours à garantir l?accès à un logement de taille suffisante.
Les étudiants sont ceux qui ont le moins d?exigences concernant leur cadre de vie car ils se savent mobiles,
c?est d?ailleurs au sein de cette catégorie que la demande de logement pour mobilité professionnelle ou
familiale est la plus forte (18 %). Les demandes justifiées par un logement actuellement inadapté sont plus
fréquentes chez les retraités dont les logements peuvent être trop grands ou inadaptés à un problème de
santé (39 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
2 ? Ressources du ménage demandeur
Au niveau régional, 36 % des demandeurs disposent de moins de 1 000 ¤ de ressources
mensuelles et 32 % de plus de 1 500 ¤. Si la structure est homogène géographiquement, les
demandeurs externes affichent des revenus largement inférieurs aux demandeurs internes.
21,5 % des ménages demandeurs d?un logement
social disposent de ressources mensuelles
inférieures à 750 ¤ par mois. A l?opposé, 32,5 % des
ménages ont plus de 1 500 ¤ pour vivre et même
plus de 2 000 ¤ pour 16,3 % d?entre eux.
On n?observe que peu de disparités départementales
dans la structure des ressources des demandeurs.
Les ménages de Maine-et-Loire présentent des
ressources légèrement supérieures à la moyenne
régionale : 20 % de ménages avec moins de 750 ¤
de ressources et 35 % avec plus de 1 500 ¤. La
Sarthe compte plus de ménages avec faible revenu :
23,4 % disposent de moins de 750 ¤, contre 30 % de
revenus de plus de 1 500 ¤.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Activité des ménages selon la composition familiale
0% 20% 40% 60% 80% 100%
personne seule
couple
famille
famille monoparentale
personne seule + autre
total
CDI
CDD, stage, intérim
étudiant
chomeur, inactif
retraité
Motif de la demande selon l'activité du ménage
0% 20% 40% 60% 80% 100%
CDI
CDD, stage, intérim
étudiant
chomeur, inactif
retraité
Total
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb financier
Ressources des ménages au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
moins de 500
500 à 750
750 à 1000
1000 à 1200
1200 à 1500
1500 à 2000
2000 et plus
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 22
Les demandeurs externes, qui se caractérisent
par une part de célibataires plus importante,
présentent des ressources beaucoup plus faibles
que les ménages résidant déjà dans le parc HLM :
39 % ont des ressources inférieures à 1 000 ¤
contre 29 % en interne. A l?inverse, 40 % des
demandeurs internes disposent de plus de
1 500 ¤ de ressources contre 28 % seulement
pour les demandeurs externes.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
97 % des ménages disposent de ressources (1,8 sources de revenu en moyenne) pour un
montant moyen de 1 324 ¤. 59 % de ce montant proviennent d?une activité salariée.
Au niveau régional, 96,7 % des demandeurs disposent d?au moins une source de revenu. Ce taux est
légèrement plus important en Loire-Atlantique (97,2 %), mais il est surtout beaucoup plus faible en Mayenne
(92,9 %).
Parmi les ménages ayant au moins une source d?entrée d?argent, le nombre moyen de ressources perçu est
de 1,80. Les demandeurs de Maine-et-Loire peuvent compter sur un nombre plus important de ressources
(1,86), alors que les mayennais n?enregistrent que 1,63 source de revenu par ménage.
La ressource la plus fréquente est le salaire qui est une ressource perçue par 56,3 % des ménages de la
région ; ce taux fluctue de 48,6 % en Vendée à 58,7 % en Loire-Atlantique. On trouve ensuite les allocations
familiales qui sont touchées par 20,5 % des ménages (18,6 % en Vendée et 20,6 % en Sarthe). La troisième
ressource la plus fréquente en nombre avec 18,9 % est le Revenu de solidarité active (16,7 % en Vendée et
22,5 % en Sarthe), suivi par l?assurance chômage pour 17,2 % des demandeurs (14,5 % en Mayenne et
19,7 % en Vendée). En cinquième position, 13,8 % des ménages disposent d?une retraite (12,6 % en Sarthe
et 17,3 % en Vendée). Les ressources les plus souvent perçues sont ensuite l?allocation jeunes enfants
(10,3 %), la pension alimentaire reçue (9,8 %) et l?allocation adulte handicapé (8,7 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Le montant moyen des ressources perçues par ménage est de 1 286 ¤. Ce montant oscille de 1 209 ¤ pour
la Vendée à 1 307 ¤ pour le Maine-et-loire. En excluant les ménages sans ressource, la moyenne passe à
1 324 ¤. La capacité financière des demandeurs est constituée pour 58,6 % par des salaires, 11,4 % par des
retraites, 9,4 % par des allocations chômage, 5,7 % par le RSA et 4,5 % par des allocations familiales. La
Vendée se démarque par une plus faible contribution des salaires aux ressources totales (51 %), compensée
par des montants plus importants pour les retraites (16 %) et allocations chômages (12 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Ressources du ménage selon l'origine de la
demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
moins de 500
500 à 750
750 à 1000
1000 à 1200
1200 à 1500
1500 à 2000
2000 et plus
Présence en nombre des principales ressources au 1/1/2012
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
Loire-
Atlantique
M aine et Loire M ayenne Sarthe Vendée Région
- salaire net
- retraite nette
- ASSEDIC
- revenu de solidarité active (RSA)
- allocations familiales
- allocation adulte handicapé (AAH)
- allocation jeunes enfants (PAJE)
- pension alimentaire reçue
Composition moyenne des ressources des demandeurs
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine et Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région - salaire net
- retraite nette
- ASSEDIC
- revenu de solidarité active (RSA)
- allocations familiales
- allocation adulte handicapé (AAH)
- allocation jeunes enfants (PAJE)
autre
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 23
73 % des demandeurs disposent d?un revenu inférieur à 60 % du plafond HLM. Mayenne et
Maine-et-Loire présentent moins de revenus faibles, à l?inverse de la Sarthe.
L?analyse des ressources en référence au plafond
HLM permet d?intégrer la composante ?composition
familiale? dans l?analyse des revenus. Au niveau
régional, environ 73 % des ménages demandeurs
d?un logement social disposent de revenus
inférieurs à 60 % du plafond HLM, contre 5 % de
ménages bénéficiant de ressources supérieures à
100 % du plafond.
La structure des ressources par rapport aux
plafonds HLM est proche pour les cinq
départements de la région. La Sarthe concentre un
peu plus de faibles revenus (inférieurs à 60 % du
plafond HLM) avec 75 % des demandeurs. Cette
part est légèrement plus faible en Mayenne et
dans le Maine-et-Loire avec un taux de 72 %.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?analyse des ressources nettes mettait en avant de
fortes disparités entre demandeurs internes et
externes. L?examen des revenus au regard du
plafond HLM, qui tient compte de la composition
familiale (il y a plus de célibataires dans les
demandeurs externes), apporte une lecture
différente avec des structures plus proches.
Il subsiste néanmoins plus de ménages avec faible
revenu en demande externe (38 % avec revenu
inférieur à 30 % du plafond contre 30 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Au niveau régional, 73 % des demandeurs ont des revenus inférieurs à 60 % du plafond HLM ce qui leur
permet de prétendre à des logements avec le niveau de loyers le plus bas (financements PLAI).
Ces revenus les plus faibles sont plus spécifiquement observés dans le nord de la Loire-Atlantique et plus
globalement aux franges de la région. A l?inverse, les demandeurs du centre mayennais et de l?aire urbaine
d?Angers affichent une part de revenus inférieurs à 60 % du plafond HLM beaucoup plus faible.
Part des ménages dont le revenu est inférieur à 60 % du plafond HLM par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Positionnement des ressources par rapport
au plafond PLUS au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
- de 30%
20/59%
60/99%
100/119%
120% et +
Plafond PLUS des demandeurs selon
l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
- de 30%
20/59%
60/99%
100/119%
120% et +
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 24
Les ressources sont très liées à l?activité et la composition familiale du ménage : la moitié
des ménages dont au moins une personne est en CDI dispose de plus de 1 500 ¤ alors que
55 % des étudiants ont moins de 500 ¤ ; 72 % des couples avec enfants ont plus de 1 500 ¤
alors que 51 % des personnes seules ont moins de 1 000 ¤
Sans surprise, le niveau de ressources des ménages est fortement corrélé à leur activité professionnelle.
Ainsi, lorsqu?un membre au moins du ménage est embauché en CDI, les ressources moyennes dépassent la
barre des 1 000 ¤ pour 89 % de ces demandeurs (et même 1 500 ¤ pour 53 %). Pour les 11 % restants, le
CDI concerne généralement un emploi à temps partiel ; il existe également des situations où le revenu
dépasse les 1 000 ¤ mais est amputé d?une pension alimentaire versée ce qui limite les ressources
disponibles.
A l?opposé, les ménages étudiants présentent les ressources les plus basses et 55 % d?entre eux vivent avec
moins de 500 ¤ par mois. Les ménages au chômage ou inactifs affichent également de faibles ressources :
43 % ont moins de 750 ¤ et 67 % moins de 1 000 ¤.
Les ménages en intérim, stage ou CDD ainsi que les demandeurs retraités disposent d?une structure de
ressource plus proche de la moyenne régionale avec une ressource médiane qui est proche de 1 200 ¤.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les ressources des demandeurs sont également très dépendantes de la structure du ménage.
Parmi les demandeurs en couple, il y a en effet plus de probabilités que le ménage comporte au moins un
actif en activité et dans les meilleures situations, ils peuvent être deux. On comptabilise ainsi 72 % de
familles (couple avec enfant) avec des ressources supérieures à 1 500 ¤ et même 49 % avec plus de 2 000¤
de ressources (respectivement 66 % et 41 % pour les couples sans enfants).
La situation est beaucoup plus compliquée pour les familles mono-parentales qui concentrent le plus de
chômeurs et d?inactifs, mais avec l?aide des allocations familiales et des pensions alimentaires perçues, les
ressources atteignent au moins 1 000 ¤ dans 62 % des cas et dépassent la barre des 500 ¤ pour 95 % de
ces ménages. En fait, les ressources les plus faibles se rencontrent pour les personnes seules parmi
lesquelles une part importante de retraités : seules 11 % bénéficient de plus de 1 500 ¤ de ressources alors
que 51 % ont moins de 1 000 ¤.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Niveau des ressources selon l'activité du ménage
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
CDI
CDD, stage, intérim
retraité
étudiant
chomeur, inactif
total
moins de 500
500 à 750
750 à 1000
1000 à 1200
1200 à 1500
1500 à 2000
2000 et plus
Ressources mensuelles selon la composition familiale
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
personne seule
couple
famille
famille monoparentale
personne seule + autre
total
moins de 500
500 à 750
750 à 1000
1000 à 1200
1200 à 1500
1500 à 2000
2000 et plus
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 25
C ? Statut d?occupation actuel du ménage demandeur
La rubrique logement précaire regroupe les ménages hébergés par leur employeur, en habitat mobile et camping, en résidence sociale
ou maison relais, en structure d?accueil urgence et insertion, provisoirement en hôtel, en sous-location, en squat ou sans domicile.
37 % des demandeurs résident déjà dans le parc locatif social et 31 % sont hébergés chez
leurs parents ou amis ou occupent un logement précaire dans l?attente d?un logement HLM.
Parmi les demandeurs, 37 % résident déjà dans le parc locatif HLM et 26 % appartiennent au parc locatif
privé. On comptabilise également 6 % de ménages propriétaires de leur logement et qui sont en situation de
séparation ou ne peuvent plus assumer la charge de remboursement du prêt ou le coût d?entretien de leur
logement. Enfin, 11 % des demandeurs sont hébergés de manière précaire (contre 7 % en 2011) et 19 %
sont actuellement logés chez des parents ou amis en attendant de prendre ou re-prendre leur indépendance.
La Vendée se démarque par une part plus importante de demandeurs propriétaires (8 %) et de locataires
privés (33 %). Les locataires du parc social y sont peu représentés (27 %), ce parc étant faible sur le
département. La Loire-Atlantique concentre une part plus importante de personnes logées de manière
précaire (13 %). La part de locataires du logement social est la plus forte dans la Sarthe (43 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Au plan régional, 30,6 % des demandeurs sont sans logement fixe et sont ainsi soit hébergés chez des
parents ou amis, soit résident dans un logement précaire. Cette catégorie de demandeurs est
particulièrement présente dans les grandes villes centre, mais également au sein de certains territoires plus
ruraux (est-vendéen, est-sarthois ?).
Part des ménages en logement précaire ou hébergés chez des parents/amis par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Statut d'occupation regroupé du demandeur au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire HLM
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 26
Des problèmes financiers pour les locataires privés ; un logement inadapté et un souhait
de cadre de vie différent pour les locataires HLM et des séparations pour les propriétaires
Parmi les demandeurs propriétaires, la majorité (62 %) effectuent une demande de logement social suite à
une séparation ; une part non négligeable (20 %) évoquent également un logement actuel inadapté ; enfin
6 % rencontrent des problèmes financiers. Le principal motif (35 %) de demande des ménages actuellement
locataires dans le parc privé est un problème financier et des difficultés pour régler la charge des loyers ;
68 % des demandeurs invoquant un problème financier sont ainsi locataires dans le parc privé. On compte
également une part importante de personnes logées de manière inconfortable (4 %).
Les demandeurs du parc social considèrent dans 44 % des cas que leur logement est inadapté (trop grand
ou trop petit). Une part élevée de cette population effectue également une demande dans l?optique de
pouvoir changer de cadre de vie (17 %). 81 % des demandes motivées par un changement de cadre de vie
proviennent ainsi d?un demandeur appartenant au parc social. Il est également intéressant de noter que 7 %
des demandes internes ont pour origine des difficultés financières, malgré leur logement social.
Enfin de manière évidente, 83 % des demandeurs actuellement en logement précaire et 68 % des
demandeurs résidant chez les parents ou amis, ont comme premier motif : une absence de logement, une
recherche d?indépendance ou une séparation.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Plus de célibataires parmi les ménages hébergés chez des parents/amis ou en logement
précaire ; plus de couples avec enfant pour les originaires du parc social ; plus de couples
sans enfant pour le parc privé et plus de familles monoparentales chez les propriétaires
Parmi les ménages actuellement hébergés chez des parents ou amis, la majorité sont des célibataires
(56 %). On trouve néanmoins une part importante de couples avec ou sans enfants (21 %) et 16 % d?adultes
seuls avec enfant(s). Les demandeurs actuellement en logement précaire sont aussi plus souvent des
célibataires (55 %), mais on dénombre aussi 30 % de ménages (1 ou 2 adultes) avec enfants.
Les ménages déjà présents dans le parc social abritent dans 55 % des cas des enfants et sont plus rarement
des célibataires (30 %). Ces caractéristiques se retrouvent chez les propriétaires mais les familles avec
enfants sont principalement monoparentales (36 % des demandeurs).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Motif de la demande selon le statut d'occupation actuel
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire HLM
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
Total
1 - séparation / sans logement
2 - souhait cadre de vie
différent
3 - mobilité professionnelle ou
familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb financier
Composition familiale selon le statut d'occupation du demandeur au 1-1-2012
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire HLM
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
Total
célibataire
couple
famille
famille monoparentale
personne seule + autre
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 27
52 % des enfants concernés par une demande de logement social résident déjà dans ce
parc ; en revanche 18 % ne disposent pas d?un logement stable
23 % des ménages hébergés chez des parents ou amis comportent au moins un enfant, pour une moyenne
de 0,41 enfant par ménage.
Environ 1/3 des ménages hébergés de manière précaire et dans le parc privé comprennent au moins un
enfant. On compte ainsi 0,57 et 0,67 enfant par ménage concerné par ces types d?hébergement.
Seuls 54 % des demandeurs propriétaires sont sans enfant ; la moyenne est de 0,92 enfant par ménage
pour ce statut d?occupation. Les ménages dont le nombre d?enfants est le plus important sont ceux du parc
social : 54 % abritent un enfant pour une moyenne de 1,09 enfant.
Au global, ce sont ainsi 52 % des enfants impliqués par une demande de logement social qui résident déjà
dans ce parc. La part des enfants sans hébergement stable (ménages hébergés chez des parents/amis ou
hébergés en logement précaire) est relativement importante : 18 % soit 11 055 enfants environ au sein de la
région.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Environ 35 % des ménages propriétaires et locataires du parc privé ou HLM possèdent plus
de 1 500 ¤ de ressources contre seulement 13 % pour les personnes hébergées chez des
parents/amis ou disposant d?un logement précaire.
Les demandeurs occupant actuellement un logement précaire présentent les niveaux de ressource les plus
faibles : 41 % gagnent moins de 750 ¤ et seuls 42 % disposent de plus de 1 000 ¤. Les ménages hébergés
chez des parents ou amis affichent également de faibles revenus, 29 % gagnent moins de 750 ¤ et 40 %
gagnent plus de 1 200 ¤. Les faibles ressources pour ces deux catégories s?expliquent en partie par la plus
forte proportion de célibataires et donc de ménages mono-revenu.
Les ressources disponibles des demandeurs propriétaires sont assez proches de celles des ménages issus
du parc privé ou social alors que la part des couples n?est que de 21 % contre 38 % dans le parc social. Les
probabilités de bi-activité sont plus faibles, en revanche, la part importante de familles mono-parentales
permet aux ménages de disposer de ressources annexes (allocations familiales, pensions alimentaires).
Pour ces trois populations, 22 % à 32 % des demandeurs bénéficient de moins de 1 000 ¤ contre 35 % à
41 % qui perçoivent plus de 1 500 ¤.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Nombre d'enfants selon le statut d'occupation au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire logement social
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
Total
0
1
2
3
4
5 et +
Niveau de ressource selon le statut d'occupation du demandeur au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire HLM
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
Total moins de 500
500 à 750
750 à 1000
1000 à 1200
1200 à 1500
1500 à 2000
2000 et plus
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 28
V ? La tension du marché locatif social
1 ? Evolution de la demande
Attention, il convient d?être vigilant dans l?analyse des séries temporelles ci-dessous. En effet, la qualité du
fichier de la demande locative sociale n?a cessé de progresser au cours des dernières années. Cette
amélioration s?est manifestée notamment par la suppression de nombreux doublons de demandes initialement
présents dans la base régionale. Ces doublons ont pu gonfler artificiellement le niveau des ménages
demandeurs dans les années antérieures à 2010. Par ailleurs, des doublons entre départements restent
possibles, le numéro unique étant géré au niveau départemental.
Une hausse de 8 % de la demande locative sociale régionale entre 2012 et 2011 après une
hausse de 5 % entre 2011 et 2010. La Loire-Atlantique et la Vendée sont les départements
ou la progression de la demande est la plus forte ces dernières années.
De 2003 à 2007, la région a connu une progression soutenue de la demande de logements sociaux (7,6 %)
et le nombre de demandeurs a culminé à plus de 71 000 au 1er janvier 2007. La demande s?est ensuite
stabilisée en 2008 avant d?amorcer une baisse de 1.5 % en 2009 confirmée par une diminution plus
conséquente de 2.5 % entre 2009 et 2010. L?année 2011 a été une année de rupture avec une forte reprise à
la hausse de 5 %. 2012 voit le nombre de demandes s?envoler de 8 % pour atteindre 77 286 demandeurs.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La Loire-Atlantique a vu le nombre de demandes locatives sociales augmenter progressivement sur son
territoire de 2003 à 2007 (environ 3 % par an). Après une stabilisation de la demande sur la période 2007-
2010, la progression est importante à 7 % en 2011 et 6 % en 2012. En Vendée, on a observé une poussée
de la demande entre 2003 et 2008 (+ 19,2 %) ; l?année 2009 a essuyé une première baisse de 2,5 % suivie
d?une chute de 7,5 % des demandes en 2010. La demande s?est ensuite stabilisée en 2011 avant de
connaître une poussée de 14 % en 2012. L?évolution de la demande pour les départements de Mayenne,
Maine-et-Loire et Sarthe est assez semblable. Après une progression de l?ordre de 3 à 4 % entre 2003 et
2005, ces départements ont connu une baisse continue de la demande jusqu?en 2010 plus soutenue encore
en Mayenne. L?année 2011 avait été marquée par une reprise d?autant plus forte que la baisse avait été
importante sur les années précédentes. En 2012, la progression se poursuit en Sarthe et Maine-et-Loire
(+8 %), elle est plus modérée (1 %) en Mayenne.
Il convient d?être vigilant dans l?interprétation de ces chiffres : sur certaines zones, la baisse de la demande peut
signifier un besoin en baisse, mais sur d?autres zones, on peut aussi supposer qu?un parc trop peu dense ou des délais
trop importants découragent les demandeurs.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Nombre de demandeurs 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Loire-Atlantique 28 640 29 390 30 090 31 420 32 220 32 264 32 050 32 270 34 504 36 711
Maine-et-Loire 18 140 18 618 18 834 18 602 18 328 18 100 17 718 16 890 17 693 19 081
Mayenne 3 730 3 830 3 850 3 790 3 708 3 454 3 436 3 145 3 352 3 389
Sarthe 8 460 8 600 8 840 8 880 8 598 8 616 8 362 8 135 8 215 8 912
Vendée 7 420 7 995 8 010 8 060 8 580 8 842 8 621 7 982 8 060 9 193
Région 66 390 68 433 69 624 70 752 71 434 71 276 70 187 68 422 71 824 77 286
Evolution de la demande locative sociale de 2003 à 2012 (base 100 en 2003)
80
85
90
95
100
105
110
115
120
125
130
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 29
L?évolution globale de la demande locative sociale de 13 % entre 2010 et 2012 est liée pour
30 % à la progression de la demande interne et pour 70 % à la demande externe.
Sur la période 2006 à 2010, le nombre total de demandes de logements sociaux avait diminué de 3.3 %. En
fait, la demande interne était restée stable et l?évolution de la demande totale était à imputer à la seule
demande externe. En 2011 et 2012, demande interne et demande externe sont en progression, mais la
hausse de la demande externe est plus marquée : +15 % entre 2010 et 2012 contre +10 % en interne. Au
final, sur les 8 864 demandes supplémentaires entre 2010 et 2012, 70 % émanent de demandeurs externes.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?analyse départementale permet de mettre en avant des situations contrastées.
En Loire-Atlantique, la demande est restée relativement stable de 2006 à 2010 malgré une légère
progression de la demande interne. Entre 2010 et 2012, on observe une progression de 14 % impulsée par
la demande externe qui progresse de 16 % et une demande interne qui progresse de 10 %.
En Vendée, la poussée de la demande jusqu?en 2008 avait été impulsée par la demande externe et la chute
observée en 2010 émanait du recul de cette même demande externe. En 2011, la progression globale de
1 % était le résultat d?une poussée de la seule demande interne ; en 2012, la demande externe progresse
plus vite que la demande interne (15 % contre 11 %) pour une hausse totale de 14 %. En Maine-et-Loire et
Sarthe, le recul constaté de 2006 à 2010 était beaucoup plus important en externe (-12 %) qu?en interne (-
4 % pour la Sarthe et ?5 % pour le Maine-et-Loire). En Mayenne, le repli de 17 % en 4 ans se retrouvait tant
en interne qu?en externe. Pour la période 2010-2012, la progression de la demande interne est variable entre
ces 3 départements et fluctue de +3 % pour la Sarthe à +11 % pour le Maine-et-Loire ; pour la Mayenne, la
hausse de 7% se décline en +12 % entre 2010 et 2011 et ?4 % entre 2011 et 2012. De 2011 à 2012, la
demande externe est plus soutenue en Maine-et-Loire et Sarthe (+15,5 %) qu?en Mayenne (+8 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Des évolutions 2011-2012 très importantes sur certains territoires : baisse de + de 50 % sur
certains cantons mayennais et hausse importante sur le littoral (+82 % pour La Baule)
Entre le 1er janvier 2011 et le 1er janvier 2012, l?évolution régionale de la demande totale de +8 % masque
des situations très contrastées localement : de ? 57 % pour le canton de Lassay-les-Châteaux en Mayenne à
+ 257 % pour le canton de Légé en Loire-Atlantique. Au final, 123 cantons connaissent une progression (tous
les cantons vendéens à l?exception de 5), 4 sont stables et 64 présentent une baisse (notamment le rural
mayennais et sarthois). Parmi les principaux cantons où l?on observe une baisse, on note Château du Loir (-
33 %), Ste-Hermine (-23 %), L?île d?Yeu (-21 %) et Vallet (-18 %). A l?opposé, on note une hausse importante
sur La Baule (+82 %), Bourgneuf en Retz (+62 %) et St-Gilles-Croix-de-Vie (+39 %) entre autres.
Evolution de la demande externe de
2006 à 2012 (base 100 en 2006)
80
85
90
95
100
105
110
115
120
125
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Evolution de la demande interne de 2006 à 2012
(base 100 en 2006)
80
85
90
95
100
105
110
115
120
125
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
Evolution des demandes entre 2011 et 2012
-5%
0%
5%
10%
15%
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Région
externe
interne
total
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 30
Evolution de la demande totale de logements sociaux par canton entre 2011 et 2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Entre le 1er janvier 2011 et le 1er janvier 2012, l?évolution régionale de la demande externe de +8 % masque
des situations tout aussi hétérogènes : de ?50 % pour le canton de Mayenne-est à +247 % pour Légé en
Loire-Atlantique. Au final, 116 cantons connaissent une progression, 7 sont stables et 68 présentent une
baisse. Parmi les principaux cantons où l?on observe une baisse, on note Montfort-le-Gesnois (-29 %), Vallet
(-21 %), Laval-nord (-17 %) et Nozay (-16 %). A l?opposé, on note une hausse importante sur le canton de La
Baule (+83 %), Bourgneuf-en-Retz (+66 %), St-Philbert-de-Grand-Lieu (+48 %) entre autres.
Evolution de la demande externe de logements sociaux par canton entre 2011 et 2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 31
2 ? Demandes par rapport à la commune d?origine
En Pays de la Loire, 60 % des demandes émanent d?un ménage résidant dans la commune
et 7 % proviennent de l?extérieur de la région. La Vendée se distingue avec plus de
demandeurs ?hors région?.
Le fichier régional de la demande locative sociale recense les demandes formulées au sein des communes de
la région. Le demandeur peut déjà habiter la région ou provenir d?un autre territoire.
Le numéro unique n?étant pas encore géré au niveau national, il n?est pas possible d?examiner les demandes
réalisées par des habitants des Pays de la Loire à l?extérieur de la région.
Dans cette analyse, seule la première commune demandée est prise en compte.
Au 1er janvier 2012, on comptabilise 5 251 demandes d?entrants dans la région.
Sur les 77 286 demandes de logements réalisées au 1er janvier 2012, la grande majorité est exprimée (pour
la première commune demandée) au sein de la commune où réside le demandeur (59,6 %). Dans 16,2 %
des cas, le demandeur ne réside pas au sein de la commune demandée, mais dans une commune du même
EPCI et dans 13,8 % au sein d?une autre commune du département. Ce sont ainsi 89,6 % des demandes
régionales qui émanent d?un ménage résidant dans le département de la commune demandée. Les
demandes provenant d?un autre département de la région ont une part de 3,6 %. Les demandes provenant
de l?extérieur de la région pèsent donc pour 6,8 % (3,2 % émanent d?une région limitrophe, 1,6 % de l?Ile de
France et 2,0 % d?une autre région, voire de l?étranger) et sont au nombre de 5 251 en Pays de la Loire.
A noter qu?entre 2012 et 2011, les demandes ?hors-région? ont progressé de 16 %.
La part de demandeurs originaires de la commune demandée fluctue autour de 61% en Loire-Atlantique et
en Sarthe, 56 % pour la Mayenne et 60 % pour le Maine-et-Loire. Le principal département se démarquant
est la Vendée avec seulement 52 % des demandes originaires de la commune. La Vendée attire une
demande très forte provenant de l?extérieur du département (14 %) alors que cette demande est plus
restreinte pour les autres départements de la région (9,4 % à 10,4%).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
On observe quelques différences entre les demandeurs internes et les demandeurs externes.
Les ménages appartenant déjà au parc locatif sont en effet plus nombreux à effectuer une demande au sein
de leur commune (65% pour la demande interne contre 56% en externe).
En revanche, la part des demandeurs originaires du département est de 90 %, que le demandeur
appartienne déjà au parc social ou non.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Origine du demandeur par rapport à la commune demandée au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
1 - de la commune
2 - du même EPCI
3 - du département
4 - d'un département de la région
5 - région limitrophe
6 - ile de france
7 - autre france + étranger
Origine du demandeur par rapport à la commune demandée
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande externe
demande interne
1 - de la commune
2 - du même EPCI
3 - du département
4 - d'un département de la région
5 - région limitrophe
6 - ile de france
7 - autre france + étranger
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 32
Les centres urbains et plus spécifiquement ceux de Loire-Atlantique et Vendée attirent des
demandeurs provenant d?autres territoires
L?écart entre le nombre de demandes enregistrées sur une commune et le nombre de demandeurs originaires de cette
même commune permet de mettre en évidence les communes qui attirent les demandeurs et celles qui les repoussent.
Le phénomène d?attrait ou de répulsion peut trouver deux origines selon qu?il est choisi ou subi. Un demandeur peut
ainsi profiter d?une demande de logement social pour essayer d?emménager dans la commune qui est la plus adéquate
à sa situation personnelle (proximité travail, famille ?). Il peut également choisir une commune pour essayer de
maximiser ses chances d?intégrer le parc social ; le demandeur privilégie alors une commune où le parc social est
abondant, aux dépens d?une commune qui aurait pu être plus fonctionnelle pour lui. Sur des territoires où l?offre est
limitée, la mise en location de nouveaux logements locatifs peut susciter un afflux ponctuel de demandes.
Le fichier de la demande locative sociale n?étant pas national, l?analyse proposée ne peut être qu?incomplète. En effet, il
manque la prise en compte (en négatif) des ménages originaires de la région et qui ont réalisé une demande hors Pays
de la Loire. L?indicateur retenu est par conséquent sur-estimé et artificiellement positif de 5 251 demandeurs au niveau
régional, ce qui correspond aux demandeurs extérieurs à la région.
En Pays de la Loire, on constate que les demandes se concentrent sur les principaux pôles urbains. Les
demandeurs qui ne sont pas originaires des pôles urbains, proviennent principalement des 2ème couronnes et
des cantons ruraux, mais on trouve également des ménages externes à la région qui se fixent plus
spécifiquement au sein des unités urbaines. Pour certains types de ménages, comme les étudiants ou les
retraités, se rapprocher des villes centres, c?est se rapprocher des lieux d?étude et de l?accès aux soins. Pour
d?autres ménages très modestes, c?est la possibilité de se rapprocher de son emploi, ce qui leur est
financièrement impossible dans le parc privé. Mais il est également probable que ce choix soit fait par défaut
pour d?autres ménages qui auraient souhaité rester en périphérie ou dans le rural mais demandent un pôle
urbain parce que l?offre de logements sociaux est en nombre insuffisant sur leur territoire.
Les cantons présentant les plus grandes ?fuites? de demandeurs de logements sociaux sont La-Mothe-
Achard (-79 demandeurs), Allonnes (-77), Champtoceaux et Montrevault (-66) et Nozay (-65). A noter que
Sablé-sur-Sarthe affiche une ?fuite? de 55 demandeurs, alors que cette commune compte 34 logements HLM
pour 100 résidences principales !!! Parallèlement à ces mouvements, le canton de La-Mothe-Achard a
enregistré une hausse de 10 % de la demande locative sur son territoire et Allonnes 15 %.
A l?inverse, le solde est très largement positif pour les 3 principales villes centre de la région : +1 543 à
Nantes (en progression de 9 % par rapport à 2011), +1 028 Angers (progression de 20 %) et +660 au Mans.
Il est également important sur les cantons de la banlieue nantaise : +323 à Rezé, +271 sur le canton de
Carquefou et +213 pour Orvault ? . Les deux principales unités urbaines de Vendée affichent, elles-aussi un
attrait conséquent : +388 à la Roche-sur-Yon et +343 pour le canton des Sables d?Olonne. Enfin, la
?captation? est de +485 pour le canton de La Baule.
Ecart entre nombre de demandeurs sur la commune et nombre de demandeurs originaires de la commune
par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 33
3 ? Demandes par rapport au parc social existant
14 % des ménages internes souhaitent changer de logement HLM (18 % en Loire-
Atlantique).
La demande externe correspond à 24 % du parc social existant (faible dans le rural
mayennais et sarthois, fort sur tout le littoral et sur la deuxième couronne nantaise) et
3,6 % du parc privé (4,7 % en Loire-Atlantique).
Avec 77 286 logements, la demande locative sociale représente au niveau régional 4,9 % du parc des
résidences principales et 38 % du parc de logement social existant.
Le poids de la demande totale dans le parc social est de 22 % et 24 % en Mayenne et dans la Sarthe alors
qu?il est double en Vendée (46 %) et en Loire-Atlantique (51 %).
Mais une partie de cette demande émane du parc locatif social, il ne s?agit donc pas uniquement d?un besoin
de logements sociaux supplémentaires, mais également d?un besoin de logements sociaux disposant de
caractéristiques différentes (lieu, taille ?). Cette demande interne correspond à 14 % du parc locatif social ;
c?est donc environ 1 ménage sur 7 résidant dans le parc social qui souhaite déménager tout en restant dans
le parc social pour disposer d?un environnement ou d?un type de logement différent.
Seuls 9 % des résidents du parc social de Mayenne souhaitent un nouveau logement alors que cette
proportion est comprise entre 10 % et 13 % en Sarthe, Vendée et Maine-et-Loire. La part des demandes
souhaitées en interne est en revanche beaucoup plus importante en Loire-Atlantique (18 %) soit un peu plus
d?un ménage sur 6.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Le poids des 48 689 demandes externes représente 24 % du parc social existant.
Des disparités territoriales existent : le poids de la demande externe par rapport au parc social n?est que de
13 % en Mayenne et 14 % en Sarthe alors qu?il culmine à 34% en Vendée et 33 % en Loire-Atlantique.
Cette même demande externe représente
3,6 % du parc privé (parc des propriétaires et
parc locatif privé). Certains ménages
demandeurs étant sans logement ou étant
hébergés dans d?autres ménages (famille ou
amis), il convient d?être vigilant dans
l?interprétation de ce ratio.
Le poids de la demande externe sur le parc
privé est le plus faible en Mayenne (1,7 %), il
est de 2,4 % dans la Sarthe et 2,5 % en
Vendée, alors qu?il atteint 4,1 % en Maine-et-
Loire et culmine à 4,7 % en Loire-Atlantique.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Poids de la demande par rapport au parc social existant au 1-1-2012
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Région
externe
interne
totale
Poids de la demande externe dans le parc privé
au 1-1-2012
0% 1% 2% 3% 4% 5%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 34
La demande interne correspond à 14 % du parc locatif social. Cette part est beaucoup plus faible dans les
cantons ruraux, notamment en Mayenne et Sarthe. Elle est en revanche plus élevée à proximité des pôles
urbains ainsi que sur le littoral. Le poids de la demande interne culmine ainsi à 35 % pour le canton de La
Baule alors qu?il est de 32 % sur le canton de Angers-ouest, 28 % pour le canton de la Chapelle-sur-Erdre ?
Poids de la demande interne par rapport au parc social existant par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
La demande externe correspond à 24 % du parc locatif social. Si la pression est très faible dans le rural
mayennais et sarthois, elle est particulièrement élevée sur le littoral où la taille du parc social est limitée, et
dans la deuxième couronne nantaise. Sur ces zones la demande externe dépasse 50 % de la taille du parc
social existant. La demande externe dépasse ainsi le poids du parc social existant sur 3 cantons : Ligné, La
Baule et Pornic et sur l?île d?Yeu et est quasi-équivalent pour St-Gilles-Croix-de-Vie et Bourgneuf-en-Retz.
Poids de la demande externe par rapport au parc social existant par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 35
La demande externe correspond à 3,6 % du parc privé (propriétaire et locatif privé) et est plus soutenue sur
les pôles urbains. En dehors de Laval et Le Mans, la part de la demande externe dans le parc privé en
Sarthe et Mayenne est inférieure à 3 %. Cette part est en revanche conséquente sur l?ensemble du
département du Maine-et-Loire où le parc existant est important. La friction est particulièrement soutenue sur
le pôle urbain nantais (Nantes, Rezé, Bouguenais, Saint-Herblain), le pôle angevin (Angers et Angers-est)
ainsi que sur Saint-Nazaire, le canton de la Baule et la Roche-sur-Yon avec une demande externe dépassant
5 % du parc privé.
Poids de la demande externe par rapport au parc privé existant par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
La part des petits logements (T2 et T1) demandés est plus forte que dans le parc existant,
soit une pression importante sur ce type de logement ; la situation est inverse pour les T4.
Au sein du parc social demandé, on comptabilise
37 % de petits logements (6 % de T1 et 31 % de
T2) et 27 % de grands logements (20 % T4 et 7 %
T5 et +), le solde correspondant à 36 % de T3. A
noter que la demande de T1 a doublé entre 2010
et 2011 pour passer de 2 112 à 4 729.
La Mayenne présente la spécificité d?avoir une
demande plus orientée vers les grands logements
(29 %de T1 et T2 contre 31 % de T4 et +).
A l?inverse, les besoins en petits logements sont
plus importants en Loire-Atlantique (41 %) et les
besoins en grands logements plus faibles en
Vendée (23 % de T4 et +).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Il existe des différences marquées entre demandes
interne et externe. Il y a ainsi plus de petits logements
attendus par les demandeurs externes (45 %) que par
les demandeurs internes (23 %). En corollaire, le
nombre de grands logements est plus faible en
externe (19 %) qu?en interne (39 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Taille de logement demandée selon l'origine
de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Structure du parc demandé au 1-1-2012
0% 50% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 36
Au sein du parc HLM, on enregistre 23,5 % de
petits logements (5,5 % de T1 et 18 % de T2)
alors que la demande est de 37 % sur ce type de
logements et même de 45 % si on ne s?intéresse
qu?à la demande externe.
A l?opposé, il existe dans le parc social 37 % de
grands logements (29 % T4 et 8 % T5 et +),
contre une demande exprimée de 27 % dans le
fichier total de la demande et 19 % pour la seule
demande externe.
Source : DREAL / Répertoire du Parc Locatif Social (RPLS)
Il est possible de comparer la structure en nombre de pièces des logements demandés et des logements
existants. Cette comparaison permet de mettre en évidence des déséquilibres éventuels entre des besoins et
un existant susceptible de devenir disponible à plus ou moins long terme. On peut ainsi identifier des types
de logements pour lesquels les tensions peuvent être plus ou moins prononcées. Il convient néanmoins
d?être vigilant dans les commentaires apportés. En effet, une partie de la demande est interne et par
définition l?octroi d?un nouveau logement social est synonyme de la libération d?un autre logement social
présentant des caractéristiques différentes. On peut notamment rappeler que les demandes internes
concernent plus fréquemment des logements plus grands et que la satisfaction de cette demande permettrait
de libérer des petits logements. L?information précise sur la taille des logements occupés par les demandeurs
internes n?étant pas mobilisable, il n?est pas possible d?affiner cette approche.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?analyse entre la structure de la demande de logement social et le parc existant met en évidence un déficit
de petits logements et notamment deT2 pour l?ensemble des départements de la région. A l?inverse, la part
des logements T4 est systématiquement sur-représentée par rapport aux besoins exprimés.
Parmi les spécificités départementales, Le Maine-et-Loire et surtout la Mayenne ont un ?manque? relatif de T3
alors que la structure en T3 dans les autres départements semble ?excédentaire? par rapport aux attentes. Le
Maine-et-Loire présenterait également un excédent de structure en T5 et + par rapport aux demandes totales
exprimées.
Structure du parc hlm existant au 1-1-2011
0% 50% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Déséquilibre entre la demande et l'offre de logement social
-20% -15% -10% -5% 0% 5% 10% 15% 20%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 37
4 ? Ancienneté de la demande
L?ancienneté moyenne est de 16,8 mois au niveau régional, mais 50 % des ménages ont
effectué leur demande il y a moins de 9,7 mois ; elle est plus forte en Loire-Atlantique.
Au 1er janvier 2012, la durée moyenne d?ancienneté de la demande est de 16,8 mois au niveau régional soit
une stabilité par rapport à 2011. Des demandes anciennes tirent fortement la moyenne vers le haut. La
médiane est ainsi beaucoup moins élevée et 50 % des demandes ont été formulées il y a moins de 9,7 mois
(9,2 mois en 2011). Un examen plus précis met en avant que 25 % des demandes datent de moins de 4,2
mois alors que 25 % ont une ancienneté supérieure à 19,2 mois. Les 10 % de demandes les plus anciennes
ont été réalisées pour la première fois il y a plus de 41 mois et ont ensuite été renouvelées chaque année.
Les disparités départementales sont importantes. L?ancienneté de la demande est plus élevée en Loire-
Atlantique (moyenne à 19,6 - médiane à 10,9 et dernier décile à 48,3 mois) et moindre en Mayenne
(moyenne à 11,7 - médiane à 7 et dernier décile à 25,7 mois).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
19 % des demandes datent de plus de 2 ans au plan régional, 11 % en Mayenne et 23 % en
Loire-Atlantique. Des demandes externes plus récentes que les demandes internes.
Au niveau régional, 62 % des demandes datent
de moins de 1 an (et 33 % de moins de 6 mois)
contre 19 % de 2 ans et plus.
En Mayenne et Sarthe, ce sont 45 % et 41 % des
demandes qui ont été exprimées pour la
première fois il y a moins de 6 mois alors que les
demandes de 2 ans et plus sont respectivement
de 11 % et de 13 %.
L?ancienneté des demandes a une structure
proche en Vendée et Maine-et-Loire : environ
66 % de moins de 1 an et 16 % de 2 ans et plus.
Les anciennetés les plus importantes se trouvent
en Loire-Atlantique : 45 % de plus de 1 an, dont
23 % de plus de 2 ans et 7 % de plus de 5 ans.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les demandes externes sont en général plus récentes
que les demandes internes : 66 % de moins de 1 an
contre 54 %. A l?inverse, 25 % des demandes internes
datent de plus de 2 ans contre 15 % pour les externes.
Deux raisons peuvent expliquer ce phénomène : soit
les demandes externes sont satisfaites plus
rapidement, ou alors les demandeurs externes sont
plus nombreux à ne pas renouveler leur demande
faute d?une réponse apportée.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
? 9ème décile
??? 3ème quartile
? moyenne
? médiane
??? 1er quartile
? 1er décile
Ancienneté de la demande en mois au 1-1-2012
0
5
10
15
20
25
30
35
40
45
50
Loire-
Atlantique
Maine-et-
Loire
Mayenne Sarthe Vendée Région
en
m
o
is
ancienneté de la demande selon son origine
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
ancienneté de la demande au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 38
On observe des anciennetés moyennes de demandes très dispersées sur le territoire : de 3 mois d?attente
dans le canton de Bais et Le-Horps en Mayenne à 25 mois pour l?Ile D?yeu et 24 mois sur le canton de
Pornic. Plus généralement, l?attente est plus importante au sein des unités urbaines et spécifiquement sur
Nantes, ainsi que sur l?ensemble du littoral. La demande date en revanche de moins de 10 mois en moyenne
pour la majorité des cantons ruraux de Mayenne et Sarthe au sein desquels les cantons de Beaumont-sur-
Sarthe et Meslay-du-Maine font figure d?exception avec une ancienneté moyenne de plus de 20 mois.
Ancienneté moyenne des demandes par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
20 % des demandes présentent un délai ?anormalement long? : 16 % pour les demandes
externes contre 27 % pour les demandes internes. Les délais sont plus fréquemment
anormalement longs sur le littoral de Loire-Atlantique
Les délais anormalement longs sont fixés par arrêté préfectoral.
Ils sont différents sur le territoire selon la pression rencontrée et sont calculés selon l?ancienneté
de la demande.
Pour le département de la Sarthe les délais anormalement longs prennent également en compte
l?éventuel refus d?une proposition.
Département Délai anormalement long fixé par l'arrêté préfectoral Date de l'arrêté fixant le délai
Loire-
Atlantique
30 mois sur Nantes métropole
24 mois sur CAP Atlantique et les Communautés de
communes de Pornic, Sud-Estuaire et coeur Pays de Retz
18 mois sur le reste du département
7 Mars 2008
Maine et Loire 24 mois sur Angers Loire métropole
18 mois sur le reste du département
23 janvier 2008
Mayenne 16 mois 16 janvier 2008
Sarthe 12 mois sans proposition de logement 2 novembre 2006
Vendée 24 mois (littoral et rétro littoral)
15 mois (reste du département)
Février 2008
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 39
En 2012, 15 653 demandes régionales de
logements HLM répondent à un délai anormalement
long, soit 20 % des demandes. Plus de la moitié
(8 231 demandes) des ménages qui rencontrent un
délai anormalement long sont en attente d?un
logement HLM en Loire-Atlantique.
Le pourcentage des demandes avec un délai
anormalement long est le plus élevé en Vendée et
en Loire-Atlantique (22,4 %). A l?opposé, cette part
est beaucoup plus faible dans la Sarthe (13,6 %).
En fait 28 % des demandes de la Sarthe datent de
plus de 12 mois, mais plus de la moitié des
demandeurs a déjà eu au moins une proposition
qu?il a refusée.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Des divergences importantes existent selon l?origine
du demandeur avec 27 % des demandes internes
rencontrant un délai anormalement long contre 16 %
pour la demande externe.
Cette situation est somme toute assez logique,
l?urgence à loger des demandeurs externes étant
souvent plus élevée que celle d?apporter un nouveau
logement à un locataire appartenant déjà au parc
HLM. Par ailleurs, un demandeur externe a beaucoup
moins tendance à refuser une offre.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
On ne dénombre aucune demande avec un délai anormalement long dans 8 cantons de la région ; il s?agit
intégralement de cantons ruraux de Mayenne et de Sarthe, à l?exception du canton de St-Julien-de-
Vouvantes en Loire-Atlantique. Plus généralement ces deux départements présentent un nombre important
de cantons pour lesquels la part des délais anormalement longs est inférieure à 10 %.
A l?opposé, on observe une part de demandes anormalement longues plus importante sur le littoral de Loire-
Atlantique avec notamment St-Nazaire (32 %), le Canton de Pornic (31 %) et le canton du Croisic (29 %).
Les délais anormalement longs sont également fréquents sur les îles vendéennes : 42 % sur l?île d?Yeu et
23 % sur l?île de Noirmoutier. Plus surprenant, on trouve plus de 30 % de délais anormalement longs pour 3
cantons de Mayenne : Meslay-du-Maine, Laval-nord et Grez-en-Bouère et 1 en Sarthe (Montmirail).
Part des délais anormalement longs par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
délais anormalement longs au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
non
oui
délais anormalement longs selon l'origine de
la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
non
oui
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 40
Les délais d?attente les plus courts se rencontrent pour les demandeurs qui sont ou vont
être sans logement ; néanmoins, 30 % attendent depuis plus d?un an au 1er janvier 2012
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les demandes pour raison de ?souhaits de cadre de vie différent? et de ?logement inadapté? affichent en
général des délais d?attente plus importants que la moyenne (respectivement 44 % et 47 % des demandes
datent de plus d?un an).
A l?inverse, les délais d?attente sont beaucoup plus faibles pour les situations plus urgentes, c?est à dire
lorsque le demandeur est sans logement (séparation, sans logement, indépendance), avec néanmoins 30 %
de demandes datant de plus de 1 an au 1er janvier 2012.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les délais d?attente les plus longs se retrouvent parmi les demandeurs résidant déjà dans un logement
HLM : 46 % attendent depuis plus d?un an ; ils sont également très élevés pour les demandeurs émanant du
parc locatif privé (44 %). Les attentes de plus d?un an sont en revanche les plus faibles parmi les
demandeurs hébergés chez des parents ou amis, ou disposant d?un logement précaire (24 %).
La composition familiale du demandeur est peu discriminante sur le délai d?attente
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Délai d'attente selon le motif de la demande au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb f inancier
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Délai d'attente selon le statut d'occupation du demandeur au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire logement social
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Délai d'attente selon la composition familiale
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
personne seule F
personne seule H
couple
famille
famille monoparentale F
famille monoparentale H
personne seule F + autre
personne seule H + autre
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 41
Selon le type de composition familiale, la part des ménages dont la demande de logement social date de plus
d?un an fluctue de 32 % pour les familles monoparentales ayant un homme à leur tête à 42 % pour les
familles (couples avec enfants).
Parmi les personnes seules et les familles monoparentales, on observe des écarts significatifs dans les
délais d?attente de plus de un an, entre les ménages composés par des hommes et ceux composés par des
femmes. La part des demandes de plus de un an est en effet supérieure de 5 à 6 points chez les ménages
ayant à leur tête une femme.
Par ailleurs, parmi les demandes émanant de femmes célibataires, 8 % datent de plus de 5 ans pour une
moyenne régionale de 5,5 %.
Les demandeurs disposant d?un revenu inférieur à 500 ¤ par mois affichent une ancienneté
de demande inférieure à la moyenne
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les ménages dont le revenu est inférieur à 500 ¤ par mois affichent des délais d?attente légèrement plus
faibles : 32 % ont effectué leur demande il y a plus d?un an. Plusieurs origines peuvent expliquer ce
phénomène : une satisfaction plus rapide à la demande de logements sociaux, ou une sortie de cette
catégorie (réorientation vers des foyers, progression des revenus ?). Pour les autres tranches de revenus, la
part de demandes datant de plus d?un an est comprise entre 38 % et 40 %. Contrairement à ce que l?on
aurait pu supposer, le niveau de revenu n?a qu?un faible effet sur le délai d?attente moyen. Il convient
néanmoins d?être vigilant car le seul revenu ne tient pas compte de la composition familiale et donc de la
situation par rapport au plafond HLM. Par ailleurs le délai d?attente est différent de la notion de délai de
satisfaction (seules les demandes en cours au 1er janvier sont comptabilisées).
Des délais d?attente beaucoup plus courts pour les T1 et un peu plus longs pour les T5 et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les délais d?attente pour les logements de 2, 3 et 4 pièces se situent dans la moyenne. En revanche on
rencontre des situations différentes pour les logements les plus petits (T1) et les plus grands (T5 et +).
Les délais sont plus courts pour le T1 avec 15 % des demandes datant de plus d?un an et seulement 6 % de
demandes de 2 ans et plus pour une moyenne régionale de 19 %. A l?opposé, les délais sont légèrement
plus longs pour les plus grands logements (T5 et +), avec 44 % des demandes datant de plus d?un an et
22 % de 2 ans et plus.
Délai moyen d'attente selon le niveau de ressource au 1-1-2012
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
moins de 500
500 à 750
750 à 1000
1000 à 1200
1200 à 1500
1500 à 2000
2000 et plus
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Délai moyen d'attente selon la taille demandée au 1-1-2012
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 42
5 ? Les propositions reçues et refusées
Les demandeurs ayant déjà refusé une offre de logement social sont nombreux en Sarthe
et Mayenne (38 et 34 %) ; peu d?écarts entre demandeurs internes et externes (3,5 points)
Au 1er janvier 2012, 17 448 demandeurs sur les
77 286 étaient toujours en attente d?un logement
social après avoir refusé au moins une
proposition d?un organisme HLM. 9 % des
demandeurs (6 886) ont même reçu au moins 2
propositions mais n?ont pas donné suite. A
contrario, 77,4 % n?ont pas encore eu d?offre.
La part des demandeurs ayant exprimé un refus
est particulièrement importante en Sarthe et en
Mayenne (respectivement 38 % et 34 %) où la
tension est la plus faible. Cette part est en
revanche beaucoup plus faible en Vendée et
Loire-Atlantique (respectivement 11% et 18 %)
où la situation est plus tendue. Le Maine-et-
Loire se situe proche de la moyenne régionale.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des demandeurs ayant déjà refusé une offre
de logement social est assez proche entre
demandeurs internes (24,8 %) et demandeurs
externes (21,3 %), soit 3,5 points d?écart. L?écart le
plus prononcé se situe au niveau des ménages
ayant refusé plus d?une proposition : ils sont 10,6 %
pour les ménages résidant déjà dans le parc HLM
contre 8 % pour les demandeurs externes.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
De manière générale, on note que le poids des ménages ayant déjà refusé une offre de logement social est
d?autant fort que les délais d?attente sont faibles. Ce taux est inférieur à 10 % sur les cantons littoraux
(Bourgneuf-en Retz, Beauvoir, St-Jean-de-Mont, Pornic, Talmont-St-Hilaire, La Baule) mais aussi l?Ile d?Yeu
et Noirmoutier. A l?inverse, il dépasse les 50 % dans 7 cantons ruraux de la Sarthe, dont Mamers (62 %).
Poids des demandeurs ayant déjà refusé une proposition par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Nombre de refus par département au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
0
1
2
3 et +
Nombre de refus selon l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
0
1
2
3 et +
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 43
Plus la demande est ancienne, plus la part des ménages ayant refusé des offres est
importante (54 % pour les demandeurs de 5 ans et plus)
On observe que plus la demande est ancienne,
plus la part des ménages ayant refusé au moins
une offre est forte.
Le poids des refus progresse ainsi de la valeur de
12 % pour les ménages ayant effectué leur
demande pour la première fois lors des 6 derniers
mois, à la valeur de 54 % pour les ménages dont
la demande remonte à plus de 5 ans.
Pour les 4 239 demandeurs de plus de 5 ans,
46 % n?ont jamais eu la moindre proposition, en
revanche, ils sont 19 % à avoir refusé au moins 3
propositions de logement.
Pour les demandeurs de moins de 6 mois, 1 %
ont déjà rejeté 3 offres ou plus.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des ménages ayant déjà refusé une offre de logement HLM est proche quel que soit
le motif de la demande, elle est légèrement plus faible pour les demandeurs sans logement
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des ménages ayant déjà refusé au moins un logement est assez proche, quel que soit le motif de la
demande. Cette part se situe entre 26 % pour les demandes ayant comme motif une raison financière et
20 % pour les ménages sans logement (séparation-sans domicile-indépendance). Pour les demandeurs
sans logement, en instance de séparation ou en recherche d?indépendance, ils sont tout de même 7 % à
avoir refusé 2 offres ou plus.
Les refus de proposition sont deux fois plus importants pour les ménages actuellement
locataires dans le parc public ou privé que pour les ménages résidant un logement précaire
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Nombre de refus selon l'ancienneté de la
demande au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Total
0
1
2
3 et +
Nombre de refus selon le motif de la demande au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb f inancier
total
0
1
2
3 et +
Nombre de propositions refusées selon le statut d'occupation au 1-1-2012
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire logement social
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
total
0
1
2
3 et +
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 44
Les demandeurs actuellement hébergés dans un logement précaire ou sans hébergement sont peu
nombreux à avoir déjà refusé une offre de logement social (13,5 %). La part des ménages ayant rejeté au
moins une proposition est en revanche quasiment le double, parmi les ménages résidant déjà dans le parc
social (25,1 %) ou locataires du parc privé (24,8 %). Un demandeur sur cinq (21 %) hébergé chez des
parents ou amis s?est déjà vu proposer un logement social, mais n?a pas donné suite.
Lorsqu?il est motivé, le premier refus est justifié dans 40 % des cas par un logement jugé
inadapté (caractéristiques, taille ?) et dans 24 % par une localisation (commune, quartier,
environnement) considérée non satisfaisante.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Environ 38 % des propositions ne dispose pas d?un motif de refus clairement identifié.
Lorsque la motif est exprimé, la raison invoquée pour expliquer le refus de la première offre de logement
social est dans plus d?un quart des situations (30 %) liée à des caractéristiques inadaptées du logement
(collectif, étage insatisfaisant, manque d?ascenseur, type de chauffage ?). Cette raison est à rapprocher des
10 % de refus liés à une taille de logement jugée insatisfaisante par rapport aux attentes.
Pour 16 % des demandeurs, ce premier refus est justifié par une localisation inadaptée du logement proposé
qui ne correspond pas aux attentes en terme de commune ou de quartier proposé. Dans 7 % des cas, c?est
l?environnement plus proche qui est reproché : manque de services de proximité ou appréhension liée au
voisinage.
Dans 13 % des cas, le demandeur n?accepte pas la proposition car il a trouvé un logement en dehors du parc
social. Dans 8 % des cas, la proposition arrive trop tôt par rapport à un préavis ou alors le demandeur préfère
attendre une évolution possible de sa situation personnelle.
Environ 9 % des refus sont liés à un loyer trop élevé. Enfin, dans 2 % des cas, il ne s?agit pas d?un refus,
mais le logement proposé n?est finalement plus disponible.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les différences de motifs de refus entre les première et troisième propositions portent essentiellement sur les
demandeurs ayant trouvé un logement dans le parc privé parallèlement à leur demande de logement social.
Cette part passe en effet de 13 % à 4 % entre le premier et le troisième refus.
Motif de premier refus au 1-1-2012
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35%
Caract. du logement inadaptées
Loca. inad.(commune, quartier)
attribution hors parc HLM
Taille du logement
Loyer trop élevé
Préavis
Environnement (voisin, serv.)
Logement non disponible
autre
Motif de troisième refus au 1-1-2012
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35%
Caract. du logement inadaptées
Loca. inad.(commune, quartier)
attribution hors parc HLM
Taille du logement
Loyer trop élevé
Préavis
Environnement (voisin, serv.)
Logement non disponible
autre
Août 2012
photo communication DREAL
rédaction et réalisation : Philippe PIROT tél. : 02 53 46 58 99
(ATTENTION: OPTION 5 pour le canton de La Baule.
Ecart entre nombre de demandeurs sur la commune et nombre de demandeurs originaires de la commune
par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 33
3 ? Demandes par rapport au parc social existant
14 % des ménages internes souhaitent changer de logement HLM (18 % en Loire-
Atlantique).
La demande externe correspond à 24 % du parc social existant (faible dans le rural
mayennais et sarthois, fort sur tout le littoral et sur la deuxième couronne nantaise) et
3,6 % du parc privé (4,7 % en Loire-Atlantique).
Avec 77 286 logements, la demande locative sociale représente au niveau régional 4,9 % du parc des
résidences principales et 38 % du parc de logement social existant.
Le poids de la demande totale dans le parc social est de 22 % et 24 % en Mayenne et dans la Sarthe alors
qu?il est double en Vendée (46 %) et en Loire-Atlantique (51 %).
Mais une partie de cette demande émane du parc locatif social, il ne s?agit donc pas uniquement d?un besoin
de logements sociaux supplémentaires, mais également d?un besoin de logements sociaux disposant de
caractéristiques différentes (lieu, taille ?). Cette demande interne correspond à 14 % du parc locatif social ;
c?est donc environ 1 ménage sur 7 résidant dans le parc social qui souhaite déménager tout en restant dans
le parc social pour disposer d?un environnement ou d?un type de logement différent.
Seuls 9 % des résidents du parc social de Mayenne souhaitent un nouveau logement alors que cette
proportion est comprise entre 10 % et 13 % en Sarthe, Vendée et Maine-et-Loire. La part des demandes
souhaitées en interne est en revanche beaucoup plus importante en Loire-Atlantique (18 %) soit un peu plus
d?un ménage sur 6.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Le poids des 48 689 demandes externes représente 24 % du parc social existant.
Des disparités territoriales existent : le poids de la demande externe par rapport au parc social n?est que de
13 % en Mayenne et 14 % en Sarthe alors qu?il culmine à 34% en Vendée et 33 % en Loire-Atlantique.
Cette même demande externe représente
3,6 % du parc privé (parc des propriétaires et
parc locatif privé). Certains ménages
demandeurs étant sans logement ou étant
hébergés dans d?autres ménages (famille ou
amis), il convient d?être vigilant dans
l?interprétation de ce ratio.
Le poids de la demande externe sur le parc
privé est le plus faible en Mayenne (1,7 %), il
est de 2,4 % dans la Sarthe et 2,5 % en
Vendée, alors qu?il atteint 4,1 % en Maine-et-
Loire et culmine à 4,7 % en Loire-Atlantique.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Poids de la demande par rapport au parc social existant au 1-1-2012
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Région
externe
interne
totale
Poids de la demande externe dans le parc privé
au 1-1-2012
0% 1% 2% 3% 4% 5%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 34
La demande interne correspond à 14 % du parc locatif social. Cette part est beaucoup plus faible dans les
cantons ruraux, notamment en Mayenne et Sarthe. Elle est en revanche plus élevée à proximité des pôles
urbains ainsi que sur le littoral. Le poids de la demande interne culmine ainsi à 35 % pour le canton de La
Baule alors qu?il est de 32 % sur le canton de Angers-ouest, 28 % pour le canton de la Chapelle-sur-Erdre ?
Poids de la demande interne par rapport au parc social existant par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
La demande externe correspond à 24 % du parc locatif social. Si la pression est très faible dans le rural
mayennais et sarthois, elle est particulièrement élevée sur le littoral où la taille du parc social est limitée, et
dans la deuxième couronne nantaise. Sur ces zones la demande externe dépasse 50 % de la taille du parc
social existant. La demande externe dépasse ainsi le poids du parc social existant sur 3 cantons : Ligné, La
Baule et Pornic et sur l?île d?Yeu et est quasi-équivalent pour St-Gilles-Croix-de-Vie et Bourgneuf-en-Retz.
Poids de la demande externe par rapport au parc social existant par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 35
La demande externe correspond à 3,6 % du parc privé (propriétaire et locatif privé) et est plus soutenue sur
les pôles urbains. En dehors de Laval et Le Mans, la part de la demande externe dans le parc privé en
Sarthe et Mayenne est inférieure à 3 %. Cette part est en revanche conséquente sur l?ensemble du
département du Maine-et-Loire où le parc existant est important. La friction est particulièrement soutenue sur
le pôle urbain nantais (Nantes, Rezé, Bouguenais, Saint-Herblain), le pôle angevin (Angers et Angers-est)
ainsi que sur Saint-Nazaire, le canton de la Baule et la Roche-sur-Yon avec une demande externe dépassant
5 % du parc privé.
Poids de la demande externe par rapport au parc privé existant par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
La part des petits logements (T2 et T1) demandés est plus forte que dans le parc existant,
soit une pression importante sur ce type de logement ; la situation est inverse pour les T4.
Au sein du parc social demandé, on comptabilise
37 % de petits logements (6 % de T1 et 31 % de
T2) et 27 % de grands logements (20 % T4 et 7 %
T5 et +), le solde correspondant à 36 % de T3. A
noter que la demande de T1 a doublé entre 2010
et 2011 pour passer de 2 112 à 4 729.
La Mayenne présente la spécificité d?avoir une
demande plus orientée vers les grands logements
(29 %de T1 et T2 contre 31 % de T4 et +).
A l?inverse, les besoins en petits logements sont
plus importants en Loire-Atlantique (41 %) et les
besoins en grands logements plus faibles en
Vendée (23 % de T4 et +).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Il existe des différences marquées entre demandes
interne et externe. Il y a ainsi plus de petits logements
attendus par les demandeurs externes (45 %) que par
les demandeurs internes (23 %). En corollaire, le
nombre de grands logements est plus faible en
externe (19 %) qu?en interne (39 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Taille de logement demandée selon l'origine
de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Structure du parc demandé au 1-1-2012
0% 50% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 36
Au sein du parc HLM, on enregistre 23,5 % de
petits logements (5,5 % de T1 et 18 % de T2)
alors que la demande est de 37 % sur ce type de
logements et même de 45 % si on ne s?intéresse
qu?à la demande externe.
A l?opposé, il existe dans le parc social 37 % de
grands logements (29 % T4 et 8 % T5 et +),
contre une demande exprimée de 27 % dans le
fichier total de la demande et 19 % pour la seule
demande externe.
Source : DREAL / Répertoire du Parc Locatif Social (RPLS)
Il est possible de comparer la structure en nombre de pièces des logements demandés et des logements
existants. Cette comparaison permet de mettre en évidence des déséquilibres éventuels entre des besoins et
un existant susceptible de devenir disponible à plus ou moins long terme. On peut ainsi identifier des types
de logements pour lesquels les tensions peuvent être plus ou moins prononcées. Il convient néanmoins
d?être vigilant dans les commentaires apportés. En effet, une partie de la demande est interne et par
définition l?octroi d?un nouveau logement social est synonyme de la libération d?un autre logement social
présentant des caractéristiques différentes. On peut notamment rappeler que les demandes internes
concernent plus fréquemment des logements plus grands et que la satisfaction de cette demande permettrait
de libérer des petits logements. L?information précise sur la taille des logements occupés par les demandeurs
internes n?étant pas mobilisable, il n?est pas possible d?affiner cette approche.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?analyse entre la structure de la demande de logement social et le parc existant met en évidence un déficit
de petits logements et notamment deT2 pour l?ensemble des départements de la région. A l?inverse, la part
des logements T4 est systématiquement sur-représentée par rapport aux besoins exprimés.
Parmi les spécificités départementales, Le Maine-et-Loire et surtout la Mayenne ont un ?manque? relatif de T3
alors que la structure en T3 dans les autres départements semble ?excédentaire? par rapport aux attentes. Le
Maine-et-Loire présenterait également un excédent de structure en T5 et + par rapport aux demandes totales
exprimées.
Structure du parc hlm existant au 1-1-2011
0% 50% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Déséquilibre entre la demande et l'offre de logement social
-20% -15% -10% -5% 0% 5% 10% 15% 20%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 37
4 ? Ancienneté de la demande
L?ancienneté moyenne est de 16,8 mois au niveau régional, mais 50 % des ménages ont
effectué leur demande il y a moins de 9,7 mois ; elle est plus forte en Loire-Atlantique.
Au 1er janvier 2012, la durée moyenne d?ancienneté de la demande est de 16,8 mois au niveau régional soit
une stabilité par rapport à 2011. Des demandes anciennes tirent fortement la moyenne vers le haut. La
médiane est ainsi beaucoup moins élevée et 50 % des demandes ont été formulées il y a moins de 9,7 mois
(9,2 mois en 2011). Un examen plus précis met en avant que 25 % des demandes datent de moins de 4,2
mois alors que 25 % ont une ancienneté supérieure à 19,2 mois. Les 10 % de demandes les plus anciennes
ont été réalisées pour la première fois il y a plus de 41 mois et ont ensuite été renouvelées chaque année.
Les disparités départementales sont importantes. L?ancienneté de la demande est plus élevée en Loire-
Atlantique (moyenne à 19,6 - médiane à 10,9 et dernier décile à 48,3 mois) et moindre en Mayenne
(moyenne à 11,7 - médiane à 7 et dernier décile à 25,7 mois).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
19 % des demandes datent de plus de 2 ans au plan régional, 11 % en Mayenne et 23 % en
Loire-Atlantique. Des demandes externes plus récentes que les demandes internes.
Au niveau régional, 62 % des demandes datent
de moins de 1 an (et 33 % de moins de 6 mois)
contre 19 % de 2 ans et plus.
En Mayenne et Sarthe, ce sont 45 % et 41 % des
demandes qui ont été exprimées pour la
première fois il y a moins de 6 mois alors que les
demandes de 2 ans et plus sont respectivement
de 11 % et de 13 %.
L?ancienneté des demandes a une structure
proche en Vendée et Maine-et-Loire : environ
66 % de moins de 1 an et 16 % de 2 ans et plus.
Les anciennetés les plus importantes se trouvent
en Loire-Atlantique : 45 % de plus de 1 an, dont
23 % de plus de 2 ans et 7 % de plus de 5 ans.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les demandes externes sont en général plus récentes
que les demandes internes : 66 % de moins de 1 an
contre 54 %. A l?inverse, 25 % des demandes internes
datent de plus de 2 ans contre 15 % pour les externes.
Deux raisons peuvent expliquer ce phénomène : soit
les demandes externes sont satisfaites plus
rapidement, ou alors les demandeurs externes sont
plus nombreux à ne pas renouveler leur demande
faute d?une réponse apportée.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
? 9ème décile
??? 3ème quartile
? moyenne
? médiane
??? 1er quartile
? 1er décile
Ancienneté de la demande en mois au 1-1-2012
0
5
10
15
20
25
30
35
40
45
50
Loire-
Atlantique
Maine-et-
Loire
Mayenne Sarthe Vendée Région
en
m
o
is
ancienneté de la demande selon son origine
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
ancienneté de la demande au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 38
On observe des anciennetés moyennes de demandes très dispersées sur le territoire : de 3 mois d?attente
dans le canton de Bais et Le-Horps en Mayenne à 25 mois pour l?Ile D?yeu et 24 mois sur le canton de
Pornic. Plus généralement, l?attente est plus importante au sein des unités urbaines et spécifiquement sur
Nantes, ainsi que sur l?ensemble du littoral. La demande date en revanche de moins de 10 mois en moyenne
pour la majorité des cantons ruraux de Mayenne et Sarthe au sein desquels les cantons de Beaumont-sur-
Sarthe et Meslay-du-Maine font figure d?exception avec une ancienneté moyenne de plus de 20 mois.
Ancienneté moyenne des demandes par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
20 % des demandes présentent un délai ?anormalement long? : 16 % pour les demandes
externes contre 27 % pour les demandes internes. Les délais sont plus fréquemment
anormalement longs sur le littoral de Loire-Atlantique
Les délais anormalement longs sont fixés par arrêté préfectoral.
Ils sont différents sur le territoire selon la pression rencontrée et sont calculés selon l?ancienneté
de la demande.
Pour le département de la Sarthe les délais anormalement longs prennent également en compte
l?éventuel refus d?une proposition.
Département Délai anormalement long fixé par l'arrêté préfectoral Date de l'arrêté fixant le délai
Loire-
Atlantique
30 mois sur Nantes métropole
24 mois sur CAP Atlantique et les Communautés de
communes de Pornic, Sud-Estuaire et coeur Pays de Retz
18 mois sur le reste du département
7 Mars 2008
Maine et Loire 24 mois sur Angers Loire métropole
18 mois sur le reste du département
23 janvier 2008
Mayenne 16 mois 16 janvier 2008
Sarthe 12 mois sans proposition de logement 2 novembre 2006
Vendée 24 mois (littoral et rétro littoral)
15 mois (reste du département)
Février 2008
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 39
En 2012, 15 653 demandes régionales de
logements HLM répondent à un délai anormalement
long, soit 20 % des demandes. Plus de la moitié
(8 231 demandes) des ménages qui rencontrent un
délai anormalement long sont en attente d?un
logement HLM en Loire-Atlantique.
Le pourcentage des demandes avec un délai
anormalement long est le plus élevé en Vendée et
en Loire-Atlantique (22,4 %). A l?opposé, cette part
est beaucoup plus faible dans la Sarthe (13,6 %).
En fait 28 % des demandes de la Sarthe datent de
plus de 12 mois, mais plus de la moitié des
demandeurs a déjà eu au moins une proposition
qu?il a refusée.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Des divergences importantes existent selon l?origine
du demandeur avec 27 % des demandes internes
rencontrant un délai anormalement long contre 16 %
pour la demande externe.
Cette situation est somme toute assez logique,
l?urgence à loger des demandeurs externes étant
souvent plus élevée que celle d?apporter un nouveau
logement à un locataire appartenant déjà au parc
HLM. Par ailleurs, un demandeur externe a beaucoup
moins tendance à refuser une offre.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
On ne dénombre aucune demande avec un délai anormalement long dans 8 cantons de la région ; il s?agit
intégralement de cantons ruraux de Mayenne et de Sarthe, à l?exception du canton de St-Julien-de-
Vouvantes en Loire-Atlantique. Plus généralement ces deux départements présentent un nombre important
de cantons pour lesquels la part des délais anormalement longs est inférieure à 10 %.
A l?opposé, on observe une part de demandes anormalement longues plus importante sur le littoral de Loire-
Atlantique avec notamment St-Nazaire (32 %), le Canton de Pornic (31 %) et le canton du Croisic (29 %).
Les délais anormalement longs sont également fréquents sur les îles vendéennes : 42 % sur l?île d?Yeu et
23 % sur l?île de Noirmoutier. Plus surprenant, on trouve plus de 30 % de délais anormalement longs pour 3
cantons de Mayenne : Meslay-du-Maine, Laval-nord et Grez-en-Bouère et 1 en Sarthe (Montmirail).
Part des délais anormalement longs par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
délais anormalement longs au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
non
oui
délais anormalement longs selon l'origine de
la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
non
oui
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 40
Les délais d?attente les plus courts se rencontrent pour les demandeurs qui sont ou vont
être sans logement ; néanmoins, 30 % attendent depuis plus d?un an au 1er janvier 2012
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les demandes pour raison de ?souhaits de cadre de vie différent? et de ?logement inadapté? affichent en
général des délais d?attente plus importants que la moyenne (respectivement 44 % et 47 % des demandes
datent de plus d?un an).
A l?inverse, les délais d?attente sont beaucoup plus faibles pour les situations plus urgentes, c?est à dire
lorsque le demandeur est sans logement (séparation, sans logement, indépendance), avec néanmoins 30 %
de demandes datant de plus de 1 an au 1er janvier 2012.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les délais d?attente les plus longs se retrouvent parmi les demandeurs résidant déjà dans un logement
HLM : 46 % attendent depuis plus d?un an ; ils sont également très élevés pour les demandeurs émanant du
parc locatif privé (44 %). Les attentes de plus d?un an sont en revanche les plus faibles parmi les
demandeurs hébergés chez des parents ou amis, ou disposant d?un logement précaire (24 %).
La composition familiale du demandeur est peu discriminante sur le délai d?attente
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Délai d'attente selon le motif de la demande au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb f inancier
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Délai d'attente selon le statut d'occupation du demandeur au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire logement social
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Délai d'attente selon la composition familiale
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
personne seule F
personne seule H
couple
famille
famille monoparentale F
famille monoparentale H
personne seule F + autre
personne seule H + autre
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 41
Selon le type de composition familiale, la part des ménages dont la demande de logement social date de plus
d?un an fluctue de 32 % pour les familles monoparentales ayant un homme à leur tête à 42 % pour les
familles (couples avec enfants).
Parmi les personnes seules et les familles monoparentales, on observe des écarts significatifs dans les
délais d?attente de plus de un an, entre les ménages composés par des hommes et ceux composés par des
femmes. La part des demandes de plus de un an est en effet supérieure de 5 à 6 points chez les ménages
ayant à leur tête une femme.
Par ailleurs, parmi les demandes émanant de femmes célibataires, 8 % datent de plus de 5 ans pour une
moyenne régionale de 5,5 %.
Les demandeurs disposant d?un revenu inférieur à 500 ¤ par mois affichent une ancienneté
de demande inférieure à la moyenne
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les ménages dont le revenu est inférieur à 500 ¤ par mois affichent des délais d?attente légèrement plus
faibles : 32 % ont effectué leur demande il y a plus d?un an. Plusieurs origines peuvent expliquer ce
phénomène : une satisfaction plus rapide à la demande de logements sociaux, ou une sortie de cette
catégorie (réorientation vers des foyers, progression des revenus ?). Pour les autres tranches de revenus, la
part de demandes datant de plus d?un an est comprise entre 38 % et 40 %. Contrairement à ce que l?on
aurait pu supposer, le niveau de revenu n?a qu?un faible effet sur le délai d?attente moyen. Il convient
néanmoins d?être vigilant car le seul revenu ne tient pas compte de la composition familiale et donc de la
situation par rapport au plafond HLM. Par ailleurs le délai d?attente est différent de la notion de délai de
satisfaction (seules les demandes en cours au 1er janvier sont comptabilisées).
Des délais d?attente beaucoup plus courts pour les T1 et un peu plus longs pour les T5 et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les délais d?attente pour les logements de 2, 3 et 4 pièces se situent dans la moyenne. En revanche on
rencontre des situations différentes pour les logements les plus petits (T1) et les plus grands (T5 et +).
Les délais sont plus courts pour le T1 avec 15 % des demandes datant de plus d?un an et seulement 6 % de
demandes de 2 ans et plus pour une moyenne régionale de 19 %. A l?opposé, les délais sont légèrement
plus longs pour les plus grands logements (T5 et +), avec 44 % des demandes datant de plus d?un an et
22 % de 2 ans et plus.
Délai moyen d'attente selon le niveau de ressource au 1-1-2012
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
moins de 500
500 à 750
750 à 1000
1000 à 1200
1200 à 1500
1500 à 2000
2000 et plus
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Délai moyen d'attente selon la taille demandée au 1-1-2012
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 42
5 ? Les propositions reçues et refusées
Les demandeurs ayant déjà refusé une offre de logement social sont nombreux en Sarthe
et Mayenne (38 et 34 %) ; peu d?écarts entre demandeurs internes et externes (3,5 points)
Au 1er janvier 2012, 17 448 demandeurs sur les
77 286 étaient toujours en attente d?un logement
social après avoir refusé au moins une
proposition d?un organisme HLM. 9 % des
demandeurs (6 886) ont même reçu au moins 2
propositions mais n?ont pas donné suite. A
contrario, 77,4 % n?ont pas encore eu d?offre.
La part des demandeurs ayant exprimé un refus
est particulièrement importante en Sarthe et en
Mayenne (respectivement 38 % et 34 %) où la
tension est la plus faible. Cette part est en
revanche beaucoup plus faible en Vendée et
Loire-Atlantique (respectivement 11% et 18 %)
où la situation est plus tendue. Le Maine-et-
Loire se situe proche de la moyenne régionale.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des demandeurs ayant déjà refusé une offre
de logement social est assez proche entre
demandeurs internes (24,8 %) et demandeurs
externes (21,3 %), soit 3,5 points d?écart. L?écart le
plus prononcé se situe au niveau des ménages
ayant refusé plus d?une proposition : ils sont 10,6 %
pour les ménages résidant déjà dans le parc HLM
contre 8 % pour les demandeurs externes.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
De manière générale, on note que le poids des ménages ayant déjà refusé une offre de logement social est
d?autant fort que les délais d?attente sont faibles. Ce taux est inférieur à 10 % sur les cantons littoraux
(Bourgneuf-en Retz, Beauvoir, St-Jean-de-Mont, Pornic, Talmont-St-Hilaire, La Baule) mais aussi l?Ile d?Yeu
et Noirmoutier. A l?inverse, il dépasse les 50 % dans 7 cantons ruraux de la Sarthe, dont Mamers (62 %).
Poids des demandeurs ayant déjà refusé une proposition par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Nombre de refus par département au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
0
1
2
3 et +
Nombre de refus selon l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
0
1
2
3 et +
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 43
Plus la demande est ancienne, plus la part des ménages ayant refusé des offres est
importante (54 % pour les demandeurs de 5 ans et plus)
On observe que plus la demande est ancienne,
plus la part des ménages ayant refusé au moins
une offre est forte.
Le poids des refus progresse ainsi de la valeur de
12 % pour les ménages ayant effectué leur
demande pour la première fois lors des 6 derniers
mois, à la valeur de 54 % pour les ménages dont
la demande remonte à plus de 5 ans.
Pour les 4 239 demandeurs de plus de 5 ans,
46 % n?ont jamais eu la moindre proposition, en
revanche, ils sont 19 % à avoir refusé au moins 3
propositions de logement.
Pour les demandeurs de moins de 6 mois, 1 %
ont déjà rejeté 3 offres ou plus.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des ménages ayant déjà refusé une offre de logement HLM est proche quel que soit
le motif de la demande, elle est légèrement plus faible pour les demandeurs sans logement
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des ménages ayant déjà refusé au moins un logement est assez proche, quel que soit le motif de la
demande. Cette part se situe entre 26 % pour les demandes ayant comme motif une raison financière et
20 % pour les ménages sans logement (séparation-sans domicile-indépendance). Pour les demandeurs
sans logement, en instance de séparation ou en recherche d?indépendance, ils sont tout de même 7 % à
avoir refusé 2 offres ou plus.
Les refus de proposition sont deux fois plus importants pour les ménages actuellement
locataires dans le parc public ou privé que pour les ménages résidant un logement précaire
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Nombre de refus selon l'ancienneté de la
demande au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Total
0
1
2
3 et +
Nombre de refus selon le motif de la demande au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb f inancier
total
0
1
2
3 et +
Nombre de propositions refusées selon le statut d'occupation au 1-1-2012
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire logement social
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
total
0
1
2
3 et +
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 44
Les demandeurs actuellement hébergés dans un logement précaire ou sans hébergement sont peu
nombreux à avoir déjà refusé une offre de logement social (13,5 %). La part des ménages ayant rejeté au
moins une proposition est en revanche quasiment le double, parmi les ménages résidant déjà dans le parc
social (25,1 %) ou locataires du parc privé (24,8 %). Un demandeur sur cinq (21 %) hébergé chez des
parents ou amis s?est déjà vu proposer un logement social, mais n?a pas donné suite.
Lorsqu?il est motivé, le premier refus est justifié dans 40 % des cas par un logement jugé
inadapté (caractéristiques, taille ?) et dans 24 % par une localisation (commune, quartier,
environnement) considérée non satisfaisante.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Environ 38 % des propositions ne dispose pas d?un motif de refus clairement identifié.
Lorsque la motif est exprimé, la raison invoquée pour expliquer le refus de la première offre de logement
social est dans plus d?un quart des situations (30 %) liée à des caractéristiques inadaptées du logement
(collectif, étage insatisfaisant, manque d?ascenseur, type de chauffage ?). Cette raison est à rapprocher des
10 % de refus liés à une taille de logement jugée insatisfaisante par rapport aux attentes.
Pour 16 % des demandeurs, ce premier refus est justifié par une localisation inadaptée du logement proposé
qui ne correspond pas aux attentes en terme de commune ou de quartier proposé. Dans 7 % des cas, c?est
l?environnement plus proche qui est reproché : manque de services de proximité ou appréhension liée au
voisinage.
Dans 13 % des cas, le demandeur n?accepte pas la proposition car il a trouvé un logement en dehors du parc
social. Dans 8 % des cas, la proposition arrive trop tôt par rapport à un préavis ou alors le demandeur préfère
attendre une évolution possible de sa situation personnelle.
Environ 9 % des refus sont liés à un loyer trop élevé. Enfin, dans 2 % des cas, il ne s?agit pas d?un refus,
mais le logement proposé n?est finalement plus disponible.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les différences de motifs de refus entre les première et troisième propositions portent essentiellement sur les
demandeurs ayant trouvé un logement dans le parc privé parallèlement à leur demande de logement social.
Cette part passe en effet de 13 % à 4 % entre le premier et le troisième refus.
Motif de premier refus au 1-1-2012
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35%
Caract. du logement inadaptées
Loca. inad.(commune, quartier)
attribution hors parc HLM
Taille du logement
Loyer trop élevé
Préavis
Environnement (voisin, serv.)
Logement non disponible
autre
Motif de troisième refus au 1-1-2012
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35%
Caract. du logement inadaptées
Loca. inad.(commune, quartier)
attribution hors parc HLM
Taille du logement
Loyer trop élevé
Préavis
Environnement (voisin, serv.)
Logement non disponible
autre
Août 2012
photo communication DREAL
rédaction et réalisation : Philippe PIROT tél. : 02 53 46 58 99
INVALIDE) (ATTENTION: OPTION ? demande
locative sociale
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 33
3 ? Demandes par rapport au parc social existant
14 % des ménages internes souhaitent changer de logement HLM (18 % en Loire-
Atlantique).
La demande externe correspond à 24 % du parc social existant (faible dans le rural
mayennais et sarthois, fort sur tout le littoral et sur la deuxième couronne nantaise) et
3,6 % du parc privé (4,7 % en Loire-Atlantique).
Avec 77 286 logements, la demande locative sociale représente au niveau régional 4,9 % du parc des
résidences principales et 38 % du parc de logement social existant.
Le poids de la demande totale dans le parc social est de 22 % et 24 % en Mayenne et dans la Sarthe alors
qu?il est double en Vendée (46 %) et en Loire-Atlantique (51 %).
Mais une partie de cette demande émane du parc locatif social, il ne s?agit donc pas uniquement d?un besoin
de logements sociaux supplémentaires, mais également d?un besoin de logements sociaux disposant de
caractéristiques différentes (lieu, taille ?). Cette demande interne correspond à 14 % du parc locatif social ;
c?est donc environ 1 ménage sur 7 résidant dans le parc social qui souhaite déménager tout en restant dans
le parc social pour disposer d?un environnement ou d?un type de logement différent.
Seuls 9 % des résidents du parc social de Mayenne souhaitent un nouveau logement alors que cette
proportion est comprise entre 10 % et 13 % en Sarthe, Vendée et Maine-et-Loire. La part des demandes
souhaitées en interne est en revanche beaucoup plus importante en Loire-Atlantique (18 %) soit un peu plus
d?un ménage sur 6.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Le poids des 48 689 demandes externes représente 24 % du parc social existant.
Des disparités territoriales existent : le poids de la demande externe par rapport au parc social n?est que de
13 % en Mayenne et 14 % en Sarthe alors qu?il culmine à 34% en Vendée et 33 % en Loire-Atlantique.
Cette même demande externe représente
3,6 % du parc privé (parc des propriétaires et
parc locatif privé). Certains ménages
demandeurs étant sans logement ou étant
hébergés dans d?autres ménages (famille ou
amis), il convient d?être vigilant dans
l?interprétation de ce ratio.
Le poids de la demande externe sur le parc
privé est le plus faible en Mayenne (1,7 %), il
est de 2,4 % dans la Sarthe et 2,5 % en
Vendée, alors qu?il atteint 4,1 % en Maine-et-
Loire et culmine à 4,7 % en Loire-Atlantique.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Poids de la demande par rapport au parc social existant au 1-1-2012
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Région
externe
interne
totale
Poids de la demande externe dans le parc privé
au 1-1-2012
0% 1% 2% 3% 4% 5%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 34
La demande interne correspond à 14 % du parc locatif social. Cette part est beaucoup plus faible dans les
cantons ruraux, notamment en Mayenne et Sarthe. Elle est en revanche plus élevée à proximité des pôles
urbains ainsi que sur le littoral. Le poids de la demande interne culmine ainsi à 35 % pour le canton de La
Baule alors qu?il est de 32 % sur le canton de Angers-ouest, 28 % pour le canton de la Chapelle-sur-Erdre ?
Poids de la demande interne par rapport au parc social existant par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
La demande externe correspond à 24 % du parc locatif social. Si la pression est très faible dans le rural
mayennais et sarthois, elle est particulièrement élevée sur le littoral où la taille du parc social est limitée, et
dans la deuxième couronne nantaise. Sur ces zones la demande externe dépasse 50 % de la taille du parc
social existant. La demande externe dépasse ainsi le poids du parc social existant sur 3 cantons : Ligné, La
Baule et Pornic et sur l?île d?Yeu et est quasi-équivalent pour St-Gilles-Croix-de-Vie et Bourgneuf-en-Retz.
Poids de la demande externe par rapport au parc social existant par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 35
La demande externe correspond à 3,6 % du parc privé (propriétaire et locatif privé) et est plus soutenue sur
les pôles urbains. En dehors de Laval et Le Mans, la part de la demande externe dans le parc privé en
Sarthe et Mayenne est inférieure à 3 %. Cette part est en revanche conséquente sur l?ensemble du
département du Maine-et-Loire où le parc existant est important. La friction est particulièrement soutenue sur
le pôle urbain nantais (Nantes, Rezé, Bouguenais, Saint-Herblain), le pôle angevin (Angers et Angers-est)
ainsi que sur Saint-Nazaire, le canton de la Baule et la Roche-sur-Yon avec une demande externe dépassant
5 % du parc privé.
Poids de la demande externe par rapport au parc privé existant par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande locative
sociale
La part des petits logements (T2 et T1) demandés est plus forte que dans le parc existant,
soit une pression importante sur ce type de logement ; la situation est inverse pour les T4.
Au sein du parc social demandé, on comptabilise
37 % de petits logements (6 % de T1 et 31 % de
T2) et 27 % de grands logements (20 % T4 et 7 %
T5 et +), le solde correspondant à 36 % de T3. A
noter que la demande de T1 a doublé entre 2010
et 2011 pour passer de 2 112 à 4 729.
La Mayenne présente la spécificité d?avoir une
demande plus orientée vers les grands logements
(29 %de T1 et T2 contre 31 % de T4 et +).
A l?inverse, les besoins en petits logements sont
plus importants en Loire-Atlantique (41 %) et les
besoins en grands logements plus faibles en
Vendée (23 % de T4 et +).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Il existe des différences marquées entre demandes
interne et externe. Il y a ainsi plus de petits logements
attendus par les demandeurs externes (45 %) que par
les demandeurs internes (23 %). En corollaire, le
nombre de grands logements est plus faible en
externe (19 %) qu?en interne (39 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Taille de logement demandée selon l'origine
de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Structure du parc demandé au 1-1-2012
0% 50% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 36
Au sein du parc HLM, on enregistre 23,5 % de
petits logements (5,5 % de T1 et 18 % de T2)
alors que la demande est de 37 % sur ce type de
logements et même de 45 % si on ne s?intéresse
qu?à la demande externe.
A l?opposé, il existe dans le parc social 37 % de
grands logements (29 % T4 et 8 % T5 et +),
contre une demande exprimée de 27 % dans le
fichier total de la demande et 19 % pour la seule
demande externe.
Source : DREAL / Répertoire du Parc Locatif Social (RPLS)
Il est possible de comparer la structure en nombre de pièces des logements demandés et des logements
existants. Cette comparaison permet de mettre en évidence des déséquilibres éventuels entre des besoins et
un existant susceptible de devenir disponible à plus ou moins long terme. On peut ainsi identifier des types
de logements pour lesquels les tensions peuvent être plus ou moins prononcées. Il convient néanmoins
d?être vigilant dans les commentaires apportés. En effet, une partie de la demande est interne et par
définition l?octroi d?un nouveau logement social est synonyme de la libération d?un autre logement social
présentant des caractéristiques différentes. On peut notamment rappeler que les demandes internes
concernent plus fréquemment des logements plus grands et que la satisfaction de cette demande permettrait
de libérer des petits logements. L?information précise sur la taille des logements occupés par les demandeurs
internes n?étant pas mobilisable, il n?est pas possible d?affiner cette approche.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?analyse entre la structure de la demande de logement social et le parc existant met en évidence un déficit
de petits logements et notamment deT2 pour l?ensemble des départements de la région. A l?inverse, la part
des logements T4 est systématiquement sur-représentée par rapport aux besoins exprimés.
Parmi les spécificités départementales, Le Maine-et-Loire et surtout la Mayenne ont un ?manque? relatif de T3
alors que la structure en T3 dans les autres départements semble ?excédentaire? par rapport aux attentes. Le
Maine-et-Loire présenterait également un excédent de structure en T5 et + par rapport aux demandes totales
exprimées.
Structure du parc hlm existant au 1-1-2011
0% 50% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Déséquilibre entre la demande et l'offre de logement social
-20% -15% -10% -5% 0% 5% 10% 15% 20%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 37
4 ? Ancienneté de la demande
L?ancienneté moyenne est de 16,8 mois au niveau régional, mais 50 % des ménages ont
effectué leur demande il y a moins de 9,7 mois ; elle est plus forte en Loire-Atlantique.
Au 1er janvier 2012, la durée moyenne d?ancienneté de la demande est de 16,8 mois au niveau régional soit
une stabilité par rapport à 2011. Des demandes anciennes tirent fortement la moyenne vers le haut. La
médiane est ainsi beaucoup moins élevée et 50 % des demandes ont été formulées il y a moins de 9,7 mois
(9,2 mois en 2011). Un examen plus précis met en avant que 25 % des demandes datent de moins de 4,2
mois alors que 25 % ont une ancienneté supérieure à 19,2 mois. Les 10 % de demandes les plus anciennes
ont été réalisées pour la première fois il y a plus de 41 mois et ont ensuite été renouvelées chaque année.
Les disparités départementales sont importantes. L?ancienneté de la demande est plus élevée en Loire-
Atlantique (moyenne à 19,6 - médiane à 10,9 et dernier décile à 48,3 mois) et moindre en Mayenne
(moyenne à 11,7 - médiane à 7 et dernier décile à 25,7 mois).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
19 % des demandes datent de plus de 2 ans au plan régional, 11 % en Mayenne et 23 % en
Loire-Atlantique. Des demandes externes plus récentes que les demandes internes.
Au niveau régional, 62 % des demandes datent
de moins de 1 an (et 33 % de moins de 6 mois)
contre 19 % de 2 ans et plus.
En Mayenne et Sarthe, ce sont 45 % et 41 % des
demandes qui ont été exprimées pour la
première fois il y a moins de 6 mois alors que les
demandes de 2 ans et plus sont respectivement
de 11 % et de 13 %.
L?ancienneté des demandes a une structure
proche en Vendée et Maine-et-Loire : environ
66 % de moins de 1 an et 16 % de 2 ans et plus.
Les anciennetés les plus importantes se trouvent
en Loire-Atlantique : 45 % de plus de 1 an, dont
23 % de plus de 2 ans et 7 % de plus de 5 ans.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les demandes externes sont en général plus récentes
que les demandes internes : 66 % de moins de 1 an
contre 54 %. A l?inverse, 25 % des demandes internes
datent de plus de 2 ans contre 15 % pour les externes.
Deux raisons peuvent expliquer ce phénomène : soit
les demandes externes sont satisfaites plus
rapidement, ou alors les demandeurs externes sont
plus nombreux à ne pas renouveler leur demande
faute d?une réponse apportée.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
? 9ème décile
??? 3ème quartile
? moyenne
? médiane
??? 1er quartile
? 1er décile
Ancienneté de la demande en mois au 1-1-2012
0
5
10
15
20
25
30
35
40
45
50
Loire-
Atlantique
Maine-et-
Loire
Mayenne Sarthe Vendée Région
en
m
o
is
ancienneté de la demande selon son origine
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
ancienneté de la demande au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 38
On observe des anciennetés moyennes de demandes très dispersées sur le territoire : de 3 mois d?attente
dans le canton de Bais et Le-Horps en Mayenne à 25 mois pour l?Ile D?yeu et 24 mois sur le canton de
Pornic. Plus généralement, l?attente est plus importante au sein des unités urbaines et spécifiquement sur
Nantes, ainsi que sur l?ensemble du littoral. La demande date en revanche de moins de 10 mois en moyenne
pour la majorité des cantons ruraux de Mayenne et Sarthe au sein desquels les cantons de Beaumont-sur-
Sarthe et Meslay-du-Maine font figure d?exception avec une ancienneté moyenne de plus de 20 mois.
Ancienneté moyenne des demandes par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
20 % des demandes présentent un délai ?anormalement long? : 16 % pour les demandes
externes contre 27 % pour les demandes internes. Les délais sont plus fréquemment
anormalement longs sur le littoral de Loire-Atlantique
Les délais anormalement longs sont fixés par arrêté préfectoral.
Ils sont différents sur le territoire selon la pression rencontrée et sont calculés selon l?ancienneté
de la demande.
Pour le département de la Sarthe les délais anormalement longs prennent également en compte
l?éventuel refus d?une proposition.
Département Délai anormalement long fixé par l'arrêté préfectoral Date de l'arrêté fixant le délai
Loire-
Atlantique
30 mois sur Nantes métropole
24 mois sur CAP Atlantique et les Communautés de
communes de Pornic, Sud-Estuaire et coeur Pays de Retz
18 mois sur le reste du département
7 Mars 2008
Maine et Loire 24 mois sur Angers Loire métropole
18 mois sur le reste du département
23 janvier 2008
Mayenne 16 mois 16 janvier 2008
Sarthe 12 mois sans proposition de logement 2 novembre 2006
Vendée 24 mois (littoral et rétro littoral)
15 mois (reste du département)
Février 2008
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 39
En 2012, 15 653 demandes régionales de
logements HLM répondent à un délai anormalement
long, soit 20 % des demandes. Plus de la moitié
(8 231 demandes) des ménages qui rencontrent un
délai anormalement long sont en attente d?un
logement HLM en Loire-Atlantique.
Le pourcentage des demandes avec un délai
anormalement long est le plus élevé en Vendée et
en Loire-Atlantique (22,4 %). A l?opposé, cette part
est beaucoup plus faible dans la Sarthe (13,6 %).
En fait 28 % des demandes de la Sarthe datent de
plus de 12 mois, mais plus de la moitié des
demandeurs a déjà eu au moins une proposition
qu?il a refusée.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Des divergences importantes existent selon l?origine
du demandeur avec 27 % des demandes internes
rencontrant un délai anormalement long contre 16 %
pour la demande externe.
Cette situation est somme toute assez logique,
l?urgence à loger des demandeurs externes étant
souvent plus élevée que celle d?apporter un nouveau
logement à un locataire appartenant déjà au parc
HLM. Par ailleurs, un demandeur externe a beaucoup
moins tendance à refuser une offre.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
On ne dénombre aucune demande avec un délai anormalement long dans 8 cantons de la région ; il s?agit
intégralement de cantons ruraux de Mayenne et de Sarthe, à l?exception du canton de St-Julien-de-
Vouvantes en Loire-Atlantique. Plus généralement ces deux départements présentent un nombre important
de cantons pour lesquels la part des délais anormalement longs est inférieure à 10 %.
A l?opposé, on observe une part de demandes anormalement longues plus importante sur le littoral de Loire-
Atlantique avec notamment St-Nazaire (32 %), le Canton de Pornic (31 %) et le canton du Croisic (29 %).
Les délais anormalement longs sont également fréquents sur les îles vendéennes : 42 % sur l?île d?Yeu et
23 % sur l?île de Noirmoutier. Plus surprenant, on trouve plus de 30 % de délais anormalement longs pour 3
cantons de Mayenne : Meslay-du-Maine, Laval-nord et Grez-en-Bouère et 1 en Sarthe (Montmirail).
Part des délais anormalement longs par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
délais anormalement longs au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
non
oui
délais anormalement longs selon l'origine de
la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
non
oui
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 40
Les délais d?attente les plus courts se rencontrent pour les demandeurs qui sont ou vont
être sans logement ; néanmoins, 30 % attendent depuis plus d?un an au 1er janvier 2012
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les demandes pour raison de ?souhaits de cadre de vie différent? et de ?logement inadapté? affichent en
général des délais d?attente plus importants que la moyenne (respectivement 44 % et 47 % des demandes
datent de plus d?un an).
A l?inverse, les délais d?attente sont beaucoup plus faibles pour les situations plus urgentes, c?est à dire
lorsque le demandeur est sans logement (séparation, sans logement, indépendance), avec néanmoins 30 %
de demandes datant de plus de 1 an au 1er janvier 2012.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les délais d?attente les plus longs se retrouvent parmi les demandeurs résidant déjà dans un logement
HLM : 46 % attendent depuis plus d?un an ; ils sont également très élevés pour les demandeurs émanant du
parc locatif privé (44 %). Les attentes de plus d?un an sont en revanche les plus faibles parmi les
demandeurs hébergés chez des parents ou amis, ou disposant d?un logement précaire (24 %).
La composition familiale du demandeur est peu discriminante sur le délai d?attente
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Délai d'attente selon le motif de la demande au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb f inancier
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Délai d'attente selon le statut d'occupation du demandeur au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire logement social
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Délai d'attente selon la composition familiale
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
personne seule F
personne seule H
couple
famille
famille monoparentale F
famille monoparentale H
personne seule F + autre
personne seule H + autre
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 41
Selon le type de composition familiale, la part des ménages dont la demande de logement social date de plus
d?un an fluctue de 32 % pour les familles monoparentales ayant un homme à leur tête à 42 % pour les
familles (couples avec enfants).
Parmi les personnes seules et les familles monoparentales, on observe des écarts significatifs dans les
délais d?attente de plus de un an, entre les ménages composés par des hommes et ceux composés par des
femmes. La part des demandes de plus de un an est en effet supérieure de 5 à 6 points chez les ménages
ayant à leur tête une femme.
Par ailleurs, parmi les demandes émanant de femmes célibataires, 8 % datent de plus de 5 ans pour une
moyenne régionale de 5,5 %.
Les demandeurs disposant d?un revenu inférieur à 500 ¤ par mois affichent une ancienneté
de demande inférieure à la moyenne
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les ménages dont le revenu est inférieur à 500 ¤ par mois affichent des délais d?attente légèrement plus
faibles : 32 % ont effectué leur demande il y a plus d?un an. Plusieurs origines peuvent expliquer ce
phénomène : une satisfaction plus rapide à la demande de logements sociaux, ou une sortie de cette
catégorie (réorientation vers des foyers, progression des revenus ?). Pour les autres tranches de revenus, la
part de demandes datant de plus d?un an est comprise entre 38 % et 40 %. Contrairement à ce que l?on
aurait pu supposer, le niveau de revenu n?a qu?un faible effet sur le délai d?attente moyen. Il convient
néanmoins d?être vigilant car le seul revenu ne tient pas compte de la composition familiale et donc de la
situation par rapport au plafond HLM. Par ailleurs le délai d?attente est différent de la notion de délai de
satisfaction (seules les demandes en cours au 1er janvier sont comptabilisées).
Des délais d?attente beaucoup plus courts pour les T1 et un peu plus longs pour les T5 et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les délais d?attente pour les logements de 2, 3 et 4 pièces se situent dans la moyenne. En revanche on
rencontre des situations différentes pour les logements les plus petits (T1) et les plus grands (T5 et +).
Les délais sont plus courts pour le T1 avec 15 % des demandes datant de plus d?un an et seulement 6 % de
demandes de 2 ans et plus pour une moyenne régionale de 19 %. A l?opposé, les délais sont légèrement
plus longs pour les plus grands logements (T5 et +), avec 44 % des demandes datant de plus d?un an et
22 % de 2 ans et plus.
Délai moyen d'attente selon le niveau de ressource au 1-1-2012
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
moins de 500
500 à 750
750 à 1000
1000 à 1200
1200 à 1500
1500 à 2000
2000 et plus
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Délai moyen d'attente selon la taille demandée au 1-1-2012
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 42
5 ? Les propositions reçues et refusées
Les demandeurs ayant déjà refusé une offre de logement social sont nombreux en Sarthe
et Mayenne (38 et 34 %) ; peu d?écarts entre demandeurs internes et externes (3,5 points)
Au 1er janvier 2012, 17 448 demandeurs sur les
77 286 étaient toujours en attente d?un logement
social après avoir refusé au moins une
proposition d?un organisme HLM. 9 % des
demandeurs (6 886) ont même reçu au moins 2
propositions mais n?ont pas donné suite. A
contrario, 77,4 % n?ont pas encore eu d?offre.
La part des demandeurs ayant exprimé un refus
est particulièrement importante en Sarthe et en
Mayenne (respectivement 38 % et 34 %) où la
tension est la plus faible. Cette part est en
revanche beaucoup plus faible en Vendée et
Loire-Atlantique (respectivement 11% et 18 %)
où la situation est plus tendue. Le Maine-et-
Loire se situe proche de la moyenne régionale.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des demandeurs ayant déjà refusé une offre
de logement social est assez proche entre
demandeurs internes (24,8 %) et demandeurs
externes (21,3 %), soit 3,5 points d?écart. L?écart le
plus prononcé se situe au niveau des ménages
ayant refusé plus d?une proposition : ils sont 10,6 %
pour les ménages résidant déjà dans le parc HLM
contre 8 % pour les demandeurs externes.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
De manière générale, on note que le poids des ménages ayant déjà refusé une offre de logement social est
d?autant fort que les délais d?attente sont faibles. Ce taux est inférieur à 10 % sur les cantons littoraux
(Bourgneuf-en Retz, Beauvoir, St-Jean-de-Mont, Pornic, Talmont-St-Hilaire, La Baule) mais aussi l?Ile d?Yeu
et Noirmoutier. A l?inverse, il dépasse les 50 % dans 7 cantons ruraux de la Sarthe, dont Mamers (62 %).
Poids des demandeurs ayant déjà refusé une proposition par canton au 1-1-2012
Source : DREAL /
Créha Ouest ? demande
locative sociale
Nombre de refus par département au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
0
1
2
3 et +
Nombre de refus selon l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
0
1
2
3 et +
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 43
Plus la demande est ancienne, plus la part des ménages ayant refusé des offres est
importante (54 % pour les demandeurs de 5 ans et plus)
On observe que plus la demande est ancienne,
plus la part des ménages ayant refusé au moins
une offre est forte.
Le poids des refus progresse ainsi de la valeur de
12 % pour les ménages ayant effectué leur
demande pour la première fois lors des 6 derniers
mois, à la valeur de 54 % pour les ménages dont
la demande remonte à plus de 5 ans.
Pour les 4 239 demandeurs de plus de 5 ans,
46 % n?ont jamais eu la moindre proposition, en
revanche, ils sont 19 % à avoir refusé au moins 3
propositions de logement.
Pour les demandeurs de moins de 6 mois, 1 %
ont déjà rejeté 3 offres ou plus.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des ménages ayant déjà refusé une offre de logement HLM est proche quel que soit
le motif de la demande, elle est légèrement plus faible pour les demandeurs sans logement
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des ménages ayant déjà refusé au moins un logement est assez proche, quel que soit le motif de la
demande. Cette part se situe entre 26 % pour les demandes ayant comme motif une raison financière et
20 % pour les ménages sans logement (séparation-sans domicile-indépendance). Pour les demandeurs
sans logement, en instance de séparation ou en recherche d?indépendance, ils sont tout de même 7 % à
avoir refusé 2 offres ou plus.
Les refus de proposition sont deux fois plus importants pour les ménages actuellement
locataires dans le parc public ou privé que pour les ménages résidant un logement précaire
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Nombre de refus selon l'ancienneté de la
demande au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Total
0
1
2
3 et +
Nombre de refus selon le motif de la demande au 1-1-2012
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb f inancier
total
0
1
2
3 et +
Nombre de propositions refusées selon le statut d'occupation au 1-1-2012
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
1 - propriétaire
2 - loc privé
3 - locataire logement social
4 - logement précaire
5 - hébergement parent/amis
total
0
1
2
3 et +
DREAL des Pays de la Loire La demande locative sociale 44
Les demandeurs actuellement hébergés dans un logement précaire ou sans hébergement sont peu
nombreux à avoir déjà refusé une offre de logement social (13,5 %). La part des ménages ayant rejeté au
moins une proposition est en revanche quasiment le double, parmi les ménages résidant déjà dans le parc
social (25,1 %) ou locataires du parc privé (24,8 %). Un demandeur sur cinq (21 %) hébergé chez des
parents ou amis s?est déjà vu proposer un logement social, mais n?a pas donné suite.
Lorsqu?il est motivé, le premier refus est justifié dans 40 % des cas par un logement jugé
inadapté (caractéristiques, taille ?) et dans 24 % par une localisation (commune, quartier,
environnement) considérée non satisfaisante.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Environ 38 % des propositions ne dispose pas d?un motif de refus clairement identifié.
Lorsque la motif est exprimé, la raison invoquée pour expliquer le refus de la première offre de logement
social est dans plus d?un quart des situations (30 %) liée à des caractéristiques inadaptées du logement
(collectif, étage insatisfaisant, manque d?ascenseur, type de chauffage ?). Cette raison est à rapprocher des
10 % de refus liés à une taille de logement jugée insatisfaisante par rapport aux attentes.
Pour 16 % des demandeurs, ce premier refus est justifié par une localisation inadaptée du logement proposé
qui ne correspond pas aux attentes en terme de commune ou de quartier proposé. Dans 7 % des cas, c?est
l?environnement plus proche qui est reproché : manque de services de proximité ou appréhension liée au
voisinage.
Dans 13 % des cas, le demandeur n?accepte pas la proposition car il a trouvé un logement en dehors du parc
social. Dans 8 % des cas, la proposition arrive trop tôt par rapport à un préavis ou alors le demandeur préfère
attendre une évolution possible de sa situation personnelle.
Environ 9 % des refus sont liés à un loyer trop élevé. Enfin, dans 2 % des cas, il ne s?agit pas d?un refus,
mais le logement proposé n?est finalement plus disponible.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les différences de motifs de refus entre les première et troisième propositions portent essentiellement sur les
demandeurs ayant trouvé un logement dans le parc privé parallèlement à leur demande de logement social.
Cette part passe en effet de 13 % à 4 % entre le premier et le troisième refus.
Motif de premier refus au 1-1-2012
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35%
Caract. du logement inadaptées
Loca. inad.(commune, quartier)
attribution hors parc HLM
Taille du logement
Loyer trop élevé
Préavis
Environnement (voisin, serv.)
Logement non disponible
autre
Motif de troisième refus au 1-1-2012
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35%
Caract. du logement inadaptées
Loca. inad.(commune, quartier)
attribution hors parc HLM
Taille du logement
Loyer trop élevé
Préavis
Environnement (voisin, serv.)
Logement non disponible
autre
Août 2012
photo communication DREAL
rédaction et réalisation : Philippe PIROT tél. : 02 53 46 58 99
INVALIDE)