La construction de logements en Pays de la Loire en 2010 - La région au 3e rang national pour le nombre de logements mis en chantier
LE GOFF, Sylvain
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">En 2010, 28 627 logements ont été mis en chantier en Pays de la Loire, plaçant la région au 3ème rang des régions de France métropolitaine.<br /><br />Le rythme de renouvellement du parc de logements est le plus élevé des régions françaises, grâce à celui des logements collectifs : il est supérieur de plus de 50 % à la moyenne nationale. Les logements ordinaires représentent 93,1 % des logements mis en chantier dont 46,0 % sont encore des logements individuels purs, mais cette proportion est en forte baisse depuis 2008. Les logements en résidence représentent 6,9 % du total, proportion encore modeste mais tendant à la hausse. 7,4 % des mises en chantier en Pays de la Loire sont issus de locaux existants. Le délai médian de mise en chantier dépasse 6 mois pour les logements autres qu'individuels purs, alors qu'il est inférieur à 2 mois pour les individuels purs. La surface moyenne par logement (94 m²) est relativement modeste malgré la forte représentation des logements individuels. Depuis 10 ans, sa diminution est essentiellement due à l'évolution de la structure par type des logements, mais la surface moyenne propre à chaque type baisse également. 544 m² de terrain ont en moyenne été utilisés pour la construction d'un nouveau logement.<br /><br />La surface foncière consommée décline fortement depuis 10 ans sous les effets conjugués de la baisse de proportion de logements individuels, de la baisse de surface consommée par type et du rapprochement des constructions des centres des grandes villes.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
donnée statistique
;logement
Descripteur écoplanete
analyse statistique
;indicateur économique
Thème
Habitat - Logement
;Économie - Société
;Construction
Texte intégral
1
service
connaissance
des territoires
et évaluation
Septembre
2012
n° 99
La construction de logements
en Pays de la Loire en 2010
En 2010, 28 627 logements ont été mis en chantier en Pays de la Loire, plaçant la région au 3ème rang
des régions de France métropolitaine.
Le rythme de renouvellement du parc de logements est le plus élevé des régions françaises, grâce à
celui des logements collectifs : il est supérieur de plus de 50 % à la moyenne nationale. Les logements
ordinaires représentent 93,1 % des logements mis en chantier dont 46,0 % sont encore des logements
individuels purs ? mais cette proportion est en forte baisse depuis 2008. Les logements en résidence
représentent 6,9 % du total, proportion encore modeste mais tendant à la hausse.
7,4 % des mises en chantier en Pays de la Loire sont issus de locaux existants. Le délai médian de mise
en chantier dépasse 6 mois pour les logements autres qu?individuels purs, alors qu?il est inférieur à 2
mois pour les individuels purs.
La surface moyenne par logement (94 m²) est relativement modeste malgré la forte représentation des
logements individuels. Depuis 10 ans, sa diminution est essentiellement due à l?évolution de la
structure par type des logements, mais la surface moyenne propre à chaque type baisse également.
544 m² de terrain ont en moyenne été utilisés pour la construction d?un nouveau logement. La surface
foncière consommée décline fortement depuis 10 ans sous les effets conjugués de la baisse de
proportion de logements individuels, de la baisse de surface consommée par type et du rapprochement
des constructions des centres des grandes villes.
En 2010, 28 627 logements ont été mis en chantier en Pays de la Loire, plaçant la région au
3ème rang des régions de France métropolitaine
Avec 28 627 logements mis en chantier en
2010, la région des Pays de la Loire se
positionne au troisième rang national derrière
Rhône-Alpes et l?Ile-de-France. Elle
représente 8,6 % des logements mis en
chantier sur l?ensemble de la France
métropolitaine ? pour 5,6 % du stock de
logements au 1er janvier 2010.
La Loire-Atlantique est le 1er département de
France pour le nombre de logements mis en
chantier. Elle concentre 45 % des
constructions de la région en 2010.
Après en avoir représenté moins de 35 %
entre 2003 et 2008, puis 44 % en 2009, les
centres et banlieues des - sept - principaux
pôles urbains réunissent 49 % des logements
mis en chantier sur la région en 2010. Le
phénomène d?étalement urbain observé
jusque 2007 semble donc en repli ces
dernières années.
En 2010, le taux de renouvellement du
parc de logements des Pays de la Loire
est supérieur de plus de 50 % à la
moyenne nationale
En 2010, le taux de renouvellement du parc de
logements (nombre de logements mis en
chantier au cours d?une année donnée
rapporté à un stock de 100 logements au
début de la même année) a atteint 1,54 % en
Pays de la Loire, alors qu?il n?a été que de
1,00 % sur l?ensemble de la France
métropolitaine. C?est le taux le plus élevé des
régions françaises en 2010.
Sources :
DREAL
Pays de la Loire ?
Sitadel 2
DGFiP ?
Filocom 2010
La région au 3ème rang national
pour le nombre de logements mis en chantier
2
Le taux de renouvellement du parc de logements individuels, de 1,22 %, place les Pays de la Loire au 4ème rang des régions.
La moyenne nationale se situe à 0,96 %.
Mais c?est surtout le renouvellement du parc de logements collectifs, avec un taux de 1,96 %, qui singularise la région, qui se
positionne très largement en tête. Ce taux de renouvellement du parc de logements collectifs est en Pays de la Loire plus du
double de la moyenne nationale (0,90 %). Il s?élève en 2010 à 2,44 % dans les banlieues des sept principaux pôles urbains,
mais n?est que de 0,86 % dans le rural.
En 2010, les logements ordinaires représentent 93,1 % des logements mis en chantier dont 46,0 % sont des
logements individuels purs
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
Ville moyenne
Périphérie grands pôles
Banlieue grands pôles
Centre grands pôles
Individuels purs Individuels groupés
Collectifs En résidence
Répartition par type
des logements mis en chantier en 2010
93,1 % des logements mis en chantier en 2010 en Pays de la
Loire sont des logements « ordinaires » (le solde correspond à
des logements en résidence). Ces 93,1 % de logements
ordinaires se répartissent en 46,0 % de logements individuels
« purs », 10,8 % de logements individuels « groupés » et
36,2 % de logements collectifs. Sur l?ensemble de la France
métropolitaine, ces proportions sont respectivement de
37,9 %, 14,0 % et 41,7 %.
Complémentaire de celle des logements « ordinaires », la part
des logements en résidence est donc de 6,9 %. Elle tend à
croître au fil du temps. 80 % des logements en résidence sont
localisés dans les centres ou banlieues des principales aires
urbaines.
Depuis 1985, le niveau de la construction a connu en Pays de
la Loire plusieurs cycles de durée et d?intensité inégales. La
part des Pays de la Loire en France en revanche croît
régulièrement et, en 2010, intensément.
Période Nombre annuel moyen de logements mis en chantier % PdL / France métropolitaine
1985 - 1993 18 100 6,0 %
1994 - 2002 22 300 7,3 %
2003 - 2007 30 980 7,5 %
2008 - 2009 23 250 7,2 %
2010 28 630 8,6 %
Depuis une dizaine d?années, la part des
logements individuels « purs » dans l?ensemble
des constructions connaît une forte baisse, celle
des collectifs se redresse
Après avoir successivement décrû entre 1985 et 1993, puis
crû fortement pour atteindre des taux records de plus de
65 % au début des années 2000, la part des logements
individuels ne cesse de diminuer depuis revenant à 46 %
en 2010.
Par corollaire, la part des logements collectifs se redresse,
de sorte que l?écart avec la moyenne nationale, qui était de
12 points en 2002 (22,4 % en Pays de la Loire, 34,4 % sur
l?ensemble de la France métropolitaine), est réduit à 4
points en 2010 (respectivement 37,9 % et 41,7 %).
En 2010, 2 127 logements créés, soit 7,4 % des
mises en chantier en Pays de la Loire, sont issus
de locaux existants
Le taux de logements créés à partir de bâtiments existants
est surtout important parmi les logements en résidence dont
ils représentent 26,8 % du total. Il est plus modéré au sein
des logements ordinaires dont il représente 6,7 % des
logements individuels « purs », 5,6 % des individuels
groupés et 5,2 % des collectifs.
Evolution de la part des différents types de logements
ordinaires dans le total des logements mis en chantier
en Pays de la Loire
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
19
85
19
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95
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20
01
20
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09
Individuels purs Individuels groupés
Collectifs
La Mayenne se distingue par un taux de travaux sur existant plus élevé. Plus généralement, les travaux sur existant concernent
davantage les territoires peu urbanisés.
3
En 2010, le délai moyen de mise en chantier dépasse 6 mois pour les logements autres qu?individuels
« purs », alors qu?il est inférieur à 2 mois pour les individuels « purs »
Le délai médian (celui qui partage les délais de mise en chantier en deux groupes de logements d?effectifs égaux) est estimé
pour 2010 en Pays de la Loire à :
- 58 jours pour les logements individuels « purs »,
- 190 jours pour les individuels groupés,
- 273 jours pour les collectifs.
Les délais de mise en chantier sur un territoire dépendent donc très étroitement du type de logements construits, en particulier
des proportions de logements individuels purs et, inversement, de collectifs, du fait de leurs poids respectifs. Ils sont en
grande partie pour cette raison beaucoup plus courts en Mayenne et en Vendée ainsi que dans les zones rurales, et plus longs
dans les centres et banlieues des principaux pôles. Ces délais sont en outre relativement constants pour les logements
individuels purs, plus variables avec tendance à la hausse pour les autres types de logements
Une surface moyenne par logement (94 m²) plutôt modeste malgré une structure favorable
SHON moyenne par logement Individuels purs Individuels groupés Collectifs résidence Ensemble
Pays de la Loire (m²) 125,2 90,1 65,2 43,2 94,0
France métropolitaine (m²) 131,5 94,6 70,8 48,1 95,7
Écart absolu (m²) -6,3 -4,5 -5,6 -4,9 -1,7
Écart relatif ( %) -4,7 % -4,8 % -7,9 % -10,2 % -1,8 %
En 2010, la surface hors oeuvre nette (SHON) par logement mis
en chantier dans les Pays de la Loire est de 94m², mais celle
des logements individuels « purs » est quasiment le triple de
celle des logements en résidence et le double de celle des
collectifs. La surface moyenne des logements individuels
« purs » est de 125 m², celle des logements collectifs de 65 m².
Depuis 10 ans, une diminution de surface moyenne
principalement due à une évolution de structure des
logements mis en chantier
Après avoir atteint entre 2000 et 2002 des sommets à 113 m²,
la SHON par logement connaît en Pays de la Loire une baisse
modérée dans un premier temps. Cette diminution combine
stabilité dans les départements de Mayenne, de Sarthe et de
Vendée, et baisse - sensible et plus ancienne - en Loire-
Atlantique et dans le Maine-et-Loire. En 2010 en revanche, la
diminution est commune aux cinq départements.
L?évolution observée à l?échelle des territoires est exactement
de même nature. La diminution de SHON moyenne est amorcée
dès le début des années 2000 voire antérieurement dans les
centres et banlieues des principales aires urbaines, alors qu?elle
n?est manifeste qu?en 2010 dans les autres types de territoire.
Affectant surtout les logements collectifs, la diminution de
SHON se généralise en 2010 à l?ensemble du parc.
Globalement, l?évolution structurelle des types de logements
mis sur le marché conduit à la baisse de la SHON par logement
constatée durant la décennie 2000. L?intensité de cette baisse
est ensuite modulée par l?évolution de la SHON propre à
chaque type de logements qui fluctue davantage (sauf pour les
collectifs). Cette évolution à la baisse est de surcroît confortée
depuis quelques années par le retour des constructions plus
près des centres des principales agglomérations.
Source :
DREAL Pays de la Loire
? Sitadel 2
En 2010, 544 m² de terrain ont en moyenne été utilisés pour la construction d?un nouveau logement
La mobilisation moyenne de terrain est également fortement liée au type de construction. Après avoir nettement augmenté
entre 1994 et 2002, cette consommation foncière moyenne atteint son maximum au terme de cette période : 948 m² entre
2000 et 2002. Depuis, on observe un recul continu impulsé par la baisse de la surface des parcelles dans l?individuel. En 2010,
seulement 544 m² de terrain ont été utilisés pour chaque nouveau logement construit dans la région : ce - faible - niveau est
sans précédent, comme l?avait été celui - fort - du début de la décennie. Comme pour la SHON par logement, une disparité
importante caractérise le type de construction. La mobilisation foncière est ainsi de 110 m² pour un logement collectif, mais de
953 m² pour un logement individuel « pur », lequel utilise en outre deux fois plus de terrain qu?un individuel groupé. La surface
consommée est donc plus faible là où le poids du collectif est plus fort.
La surface des parcelles utilisées décline fortement depuis 10 ans sous les effets conjugués de la baisse de proportion de
logements individuels, de la hausse de celle des logements collectifs, de la baisse de surface mobilisée par type et du
rapprochement des constructions des centres des grandes villes.
4
Source et concepts
Définition des zonages utilisés : centres, banlieues, périphéries, villes moyennes, rural sous
influence urbaine, rural « pur », littoral
Les concepts utilisés sont dérivés des « zonages en aires urbaines ? 2010 » définis par l?INSEE et fondés sur les résultats du
Recensement de Population millésimé 2008 : grands pôles, moyens pôles et petits pôles urbains à chacun desquels sont
rattachées des couronnes, communes multipolarisées, communes isolées :
- unité urbaine ou agglomération : ensemble d?une ou plusieurs communes présentant une continuité de tissu bâti et
comptant au moins 2 000 habitants ;
- grand pôle : agglomération offrant au moins 10 000 emplois ;
- moyen pôle : agglomération comptant de 5 000 à moins de 10 000 emplois ;
- petit pôle : agglomération comptant de 1 500 à moins de 5 000 emplois ;
- aire urbaine : ensemble de communes, d'un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle (ou agglomération) et
par des communes dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des
communes attirées par celui-ci ;
- couronne : ensemble des communes d?une aire urbaine extérieures au pôle (ou agglomération).
Les concepts de centre, banlieue et périphérie, renvoient dans le présent document à ceux des « grands pôles» comptant
au moins 50 000 habitants ainsi qu?à leur couronne. On en dénombre 7 en Pays de la Loire : Nantes, Angers, Le Mans, Saint-
Nazaire, Laval, La Roche-sur-Yon, Cholet :
- le centre correspond à la commune la plus peuplée ;
- dans la banlieue sont incluses le cas échéant les autres communes du pôle (ou agglomération) ;
- la périphérie réunit les communes de la couronne.
Les villes moyennes (53 en Pays de la Loire) correspondent aux communes centres des pôles autres que les 7 principaux, à
l?exception des communes présentes dans le zonage loi littoral en tant que commune littorale.
L?espace rural sous influence urbaine regroupe les communes des pôles autres que les 7 principaux et autres que les villes
moyennes, ainsi que l?ensemble des communes multipolarisées, à l?exception des communes présentes dans le zonage loi
littoral en tant que commune littorale.
L?espace rural « pur » correspond aux autres communes, à l?exception des communes présentes dans le zonage loi littoral
en tant que commune littorale.
Le littoral est composé des communes présentes dans le zonage loi littoral en tant que commune littorale, à l?exception de 4
communes de l?aire urbaine de Saint-Nazaire considérées par convention en tant que composantes de l?aire urbaine et non en
tant que communes littorales.
Présentation de la source SITADEL2 Présentation de la source SITADEL2
Les données de la source Sit@del2 relatives aux logements proviennent des formulaires de permis
de construire transmis par les services instructeurs au service statistique du Ministère chargé du
Logement. Les mouvements relatifs à la vie du permis (dépôts, autorisations, annulations,
modificatifs, mises en chantier, achèvements des travaux) sont exploités à des fins statistiques.
Deux types de séries statistiques sont proposés :
- les séries en date de prise en compte (séries conjoncturelles) reflètent les niveaux d?intégration des
données dans la base Sitadel2. Ces séries doivent être de préférence utilisées en évolution sur les
périodes les plus récentes pour étudier la conjoncture. Ces séries présentent l?avantage de disposer
de comptages stables, mais des écarts avec la réalité peuvent être constatés si des difficultés de
collecte sont rencontrées.
- les séries en date réelle (séries structurelles) reflètent la réalité de la construction dans le temps et
doivent être utilisées de préférence aux séries en date de prise en compte pour toutes les études
structurelles sur les années passées. C?est le cas pour la présente publication. Ces séries peuvent
évoluer chaque mois. Il convient alors d?attendre 6 mois pour les autorisations et 15 mois pour les
mises en chantier pour disposer de données quasi exhaustives.
La présente publication porte en outre sur les logements mis en chantier (logements commencés),
qui représentent sur le long terme environ 95 % des logements autorisés. L?écart entre logements
autorisés et logements commencés tient à deux facteurs :
- le décalage temporel existant entre les dates d?autorisation et d?ouverture de chantier (avec de très
grosses différences selon le type de logements, voir à ce sujet le chapitre III ? Répartition des
logements mis en chantier selon les délais de mise en chantier);
- la non mise en chantier de logements autorisés pour des raisons administratives, financières ou
personnelles au pétitionnaire.
? DREAL 2012
La construction de
logements
Rédaction et mise en forme :
Sylvain Le Goff
sylvain.legoff@developpement-durable.gouv.fr
Service connaissance des
territoires et évaluation
Division de l?Observation des
Etudes et des statistiques
34 Place Viarme- BP 32 205
44022 NANTES Cedex 1
Tél. 02 40 99 58 13
Directeur
de la publication :
Hubert FERRY-WILCZEK
ISSN : 2109 ? 0025