Marchés de l'habitat - Comparaison entre les loyers des parcs public et privé
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Ce document présente la concurrence en terme de loyers entre les parcs locatifs privé et public.<br /><br />Le partage territorial entre nord-est et sud-ouest de la région en terme de tensions des marchés du logement s'est renforcé durant les dernières années, par effet d'une forte croissance des prix des logements locatifs privés, alors que le parc social encadré connaît d'une part des évolutions bien plus faibles, d'autre part, plus homogènes entre territoires. On constate donc une déconnexion croissante de l'offre qu'apportent ces deux parcs en terme de loyers sur les secteurs les plus tendus du sud-ouest. Par contre, sur les secteurs moins soumis à une forte demande et où l'offre est globalement suffisante, le décalage entre les deux segments de parcs reste faible et plus différencié selon la nature du logement. Ainsi, dans les secteurs où l'offre locative privée et HLM se ressemblent, sur le segment des maisons de type 3 et 4 notamment, les différentiels de loyers restent faibles.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
marché du logement
;donnée statistique
;indicateur
;parc locatif privé
;parc locatif social
;loyer
Descripteur écoplanete
analyse statistique
;indicateur économique
Thème
Habitat - Logement
;Construction
Texte intégral
service
Intermodalité,
aménagement,
logement
Juillet 2012
Marchés de l'hab itat
Comparais onentre les loyers
des parcs public e tprivé
n° 59
Contexte général
La DREAL Pays de la Loire a engagé durant les dernières années différentes démarches
destinées à améliorer la connaissance des marchés locaux de l'habitat. Elle réalise des
études de connaissance des marchés et anime le comité d'animation des dispositifs
d'observation locaux qui permet les échanges entre partenaires locaux de l'habitat sur des
problématiques diverses. Elle a également mis en place en 2011 un dispositif de suivi des
tensions des marchés du logement destiné à proposer une vision objective des enjeux
existants pour le parc locatif social, le parc locatif privé et l'accession sociale neuve à la
propriété des structures intercommunales régionales.
Concernant les données permettant d'alimenter la connaissance des marchés, la DREAL
a développé depuis 2008 les « indicateurs habitat », ensemble d'indicateurs traités et mis
à disposition annuellement sur le champ de l'habitat à destination des partenaires locaux.
En 2011, afin de compléter la connaissance du coût du logement pour le parc locatif privé
pour lequel les données produites nationalement n'offrent pas une finesse d'analyse
suffisante, un système d'information et de connaissance des loyers privés (SICLOP) a été
mis en place avec différents partenaires dans les départements. Les données collectées
durant l'année 2011 permettent de produire une représentation des niveaux de loyers des
logements proposés à la location, à un niveau territorial fin. En parallèle, le répertoire du
parc locatif social (RPLS), enquête nationale réalisée annuellement auprès des
organismes bailleurs du parc locatif social, permet de connaître les caractéristiques du
parc régional, dont les loyers.
Contexte spécifique au parc locatif
Dans la région Pays de la Loire, le parc locatif privé représentait en 2010 près de 330 000
logements soit 21% du total des résidences principales. Il est présent sur tout le territoire,
représentant entre 11 et 28% des résidences principales dans les structures intercommunales. Il
est composé surtout de logements de petite et moyenne surface (71% de logements de 1 à 3
pièces) et accueille 33% de ménages dont les ressources sont très modestes (au regard des
plafonds HLM).
A la même date, le parc locatif social régional comprend un peu plus de 200 000 logements, soit
13% des résidences principales. Le parc social est réparti de manière beaucoup plus inégale que
le parc locatif privé, car au niveau des EPCI, si la part maximale rencontrée est de 27% des
résidences principales, comme pour le locatif privé, on compte moins de 1% de parc locatif social
dans certains territoires. C'est un parc de logements de taille moyenne à grande (67% de
logements de 3 et 4 pièces) qui accueille 54% de ménages aux ressources très modestes (moins
de 60% des plafonds d'accès au parc HLM).
Même si le mode d'occupation majoritaire est la propriété occupante dans la région, avec plus de
64% de propriétaires en 2009 et une part en augmentation constante (63% en 2005), le parc
locatif joue un rôle essentiel à plusieurs titres :
Le parc locatif privé permet l'accueil des ménages qui arrivent sur un territoire, il est accessible à
tous quels que soient les revenus. Il constitue également souvent le premier logement pour les
jeunes qui partent du domicile familial, pour étudier ou travailler ; il permet aux actifs mobiles de se
loger sur leurs différents lieux de travail. Au regard de ce rôle, les changements d'occupants sont
fréquents dans ce parc. Les loyers de ces logements sont fixés librement par les propriétaires
(sauf en cas de conventionnement) au regard des caractéristiques du logement, mais aussi de sa
localisation et du contexte local de l'offre et de la demande en logement.
Le parc locatif social, en raison des conditions d'accès restreintes,- par les revenus, mais surtout
0609H12MPHbComparaisonloyersHLMetprivé?DREAL?SIALDPHavril2012 1/18
par la disponibilité d'un logement -, est davantage envisagé comme un logement sur le moyen
terme. Si traditionnellement il était considéré comme un passage dans le parcours résidentiel
avant une démarche d'accession à la propriété, les conditions économiques actuelles contribuent
à « figer » la situation de nombre de ménages dans ce parc. Aussi, ses occupants sont plus âgés,
et la mobilité y devient faible. Les loyers sont fixés selon un barême réglementaire dépendant de la
localisation du logement, de son financement initial et de sa surface. Hormis quelques adaptations
assez marginales à l'appréciation du bailleur, le loyer ne dépend pas de critères d'offre et de
demande locale.
Ces deux segments du parc locatif ressortent donc comme assez complémentaires dans leur
typologie, les conditions d'accès et la durée d'occupation par les locataires, les loyers pratiqués.
Au niveau des territoires qui fixent une politique du logement et agissent afin d'adapter au mieux
l'offre de logements aux besoins des ménages, l'existence de ces deux segments du parc locatif
est généralement souhaitée, pour la complémentarité qu'ils présentent.
Néanmoins, dans un contexte de limitation des crédits finançant le logement locatif social, et face
à des situations territoriales très contrastées dans la région en terme de demande de logements
locatifs, la question se pose de la pertinence du développement d'une offre locative sociale lorsque
l'offre locative privée préexistante est en capacité de répondre, dans de bonnes conditions, aux
besoins en logements des ménages.
La réponse aux besoins sous-entend plusieurs facteurs :
? une adaptation des logements en terme de taille et de typologie,
? une qualité du logement au regard des normes, une qualité d'usage conforme aux attentes,
? un coût du logement pour son occupant compatible avec ses ressources et en cohérence
avec la situation locale du marché du logement.
Concernant les deux premiers facteurs, l'analyse sur chaque territoire de l'offre locative privée est
nécessaire pour confirmer leur réalisation. Concernant les niveaux de loyers des logements, même
si là encore des analyses plus poussées au niveau territorial sont nécessaires pour orienter les
politiques locales, il est néanmoins possible, grâce aux données relatives aux loyers désormais
disponibles sur les 2 segments du parc locatif, de réaliser une première comparaison.
0609H12MPHbComparaisonloyersHLMetprivé?DREAL?SIALDPHavril2012 2/18
I - Méthodologie
Afin de réaliser la comparaison des loyers des logements locatifs sous statut privé et sous statut
HLM, deux sources de données ont été utilisées :
? la base de données SICLOP constituée durant l'année 2011, grâce à la collecte d'annonces
immobilières pour des logements mis en location en 2011 ;
? les résultats de RPLS 2011 concernant les logements HLM loués au courant de l'année
2010.
Les avantages et problèmes posés pour la comparaison des données issues de ces deux sources
sont assez nombreux ; ils ont été traités de la manière suivante.
Les avantages de l'usage de ces 2 sources
? Des sources qui fournissent une information non disponible par ailleurs : les 2 sources
utilisées constituent, à l'échelle d'analyse régionale, les seules pouvant être utilisées. En effet, les
loyers du parc HLM ne sont disponibles pour le flux des logements loués sur une année que dans
la source RPLS (ou antérieurement EPLS). Concernant les loyers du parc privé, la source
nationale CLAMEUR, propose des informations sur les loyers pratiqués, mais l'échantillon est
insuffisant pour que des données soient disponibles sur l'ensemble des EPCI de la région.
? Les deux sources comparent les loyers d'un flux de logements mis en location sur une
période annuelle. En effet, concernant les loyers HLM, RPLS permet de connaître les loyers de
l'ensemble du parc en situation de location. Néanmoins, dans une perspective de marché, seule
l'offre disponible pour une période choisie est intéressante. Pour cette raison, ont été retenus dans
la base les loyers des logements qui ont été loués courant 2010 (première occupation ou
changement d'occupant). Pour le parc locatif privé, les loyers étant recueillis sur les annonces
immobilières concernent donc également des logements offerts à la location, et non le stock de
logements locatifs privés existants.
? Les volumes de données disponibles pour les 2 sources sont conséquents et permettent
leur comparaison. Ainsi,plusde18400annoncesimmobilièrescollectéesontpuêtreexploitées
aucoursde l'année 2011. Le calcul des prix moyens implique la disponibilité simultanée d'un
niveau de loyer et d'une surface habitable. Les 18 400 annonces comportent de manière
homogène ces informations et ont donc permis de calculer les prix moyens au m² des logements
offerts à la location. L'enquête RPLS 2011 fournit quant à elle l'information sur les loyers des
logements loués en 2010 pour plus de 28 800 logements (logements loués avec contrat de
location ayant fait l?objet d?un premier emménagement ou d?un énième emménagement au cours
de l?année 2010).
? La question des charges afférentes au logement. En parc privé comme en parc social,
outre le loyer à titre principal, le locataire doit également acquitter des charges qui représentent
des frais payés par le propriétaire, mais qui sont relatifs à l'occupation des lieux et dont le
propriétaire peut demander au locataire le remboursement. Ces charges sont listées par la
réglementation et afin d'étaler leur perception, il est généralement procédé à un calcul du coût
mensuel de ces charges, avec en fin d'année un ajustement au niveau réel par la perception d'un
reliquat ou le reversement d'un trop perçu. Pour les deux sources, le principe retenu a été de
calculer les loyers hors charges. En effet, même si elles sont en général connues, elles peuvent
recouvrir des réalités assez différentes selon les logements (par exemple, des immeubles où les
frais de chauffage collectif font partie des charges, alors que pour d'autres, le chauffage est
individuel et le locataire règle directement ses frais d'énergie de chauffage au distributeur). La
mention des charges étant présente à la fois dans les annonces immobilières et le fichier RPLS, il
a été possible de les exclure pour le calcul du loyer.
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Les problèmes posés par ces sources
Malgré les avantages décrits ci-dessus, certains problèmes méthodologiques existent pour
comparer les loyers issus de des deux sources. Il sont exposés ci-dessous ainsi que les choix qui
ont été faits pour y pallier au mieux au regard de l'objectif recherché.
? Les deux sources donnent accès à des données qui ne sont pas calées sur la même
temporalité. Ainsi, RPLS est une enquête administrative réalisée en début d'année du millésime
mais concerne les éléments ayant affectés le parc durant l'année n-1 ou la description du parc au
premier janvier de l'année n. Concernant les loyers issus de RPLS, il s'agit de ceux concernant les
logements ayant fait l?objet d?un premier emménagement ou d?un énième emménagement au
cours de l?année 2010, il s'agit donc globalement des loyers pour lesquels l'entrée dans le
logement du locataire a eu lieu en 2010. Pour le parc locatif privé, l'information est collectée au
stade de l'offre, elle concerne des offres faites durant l'année 2011, mais ne peut être rattachée à
une date d'entrée dans les lieux du locataire, celle-ci peut avoir eu lieu en 2011, voire aura lieu en
2012 pour les annonces collectées fin 2011. Pour un meilleur calage temporel, la comparaison
entre RPLS 2012 et SICLOP 2011 pourra être réalisée lorsque les données RPLS seront
disponibles.
? Une information exhaustive d'une part, par sondage d'autre part. D'un côté, RPLS est
une enquête réalisée auprès de tous les organismes bailleurs HLM ou SEM qui répondent à cette
enquête concernant l'ensemble de leur parc (à noter que RPLS 2011 n'a pas concerné les
organismes ayant moins de 1000 logements, qui sont peu nombreux dans la région, mais qui sur
des localisations ponctuelles réduit fortement le volume de l'information collectée, cf note en
annexe sur ce point). Il faut néanmoins souligner que l'enquête porte sur les logements de type
« familial », à l'exclusion des foyers, elle ne concerne également pas le parc des collectivités
locales. SICLOP est quant à lui un dispositif de collecte par sondage sur une source d'annonces
immobilières sur internet, et ne recense qu'une partie des offres locatives privées ayant été faites
en 2011. Ce point ne peut donner lieu à une amélioration en l'état actuel de la réglementation qui
ne permet pas la constitution d'un fichier des loyers du parc privé, par exemple au moyen de la
source fiscale (déclaration des revenus locatifs par le propriétaire).
? La notion de loyer accessoire . Outre le loyer principal et les charges (cf paragraphe ci-
dessus sur ce point), la réglementation concernant le parc HLM distingue la notion de « loyer
accessoire ». La circulaire du 9 mars 2012 relative à la fixation du loyer maximal des conventions -
annexe 6 modalités de calcul des loyers sous le régime de la surface utile ? définit les conditions
dans lesquelles peut être perçu un loyer accessoire :
« Les annexes qui n?entrent pas dans le calcul de la surface utile, à savoir les emplacements
réservés au stationnement des véhicules, les terrasses, cours et jardins, faisant l'objet d'une
jouissance exclusive peuvent donner lieu à perception d?un loyer accessoire.
Aucun loyer accessoire ne saurait être perçu si le loyer maximal de l?annexe n?apparaît pas dans
la convention. Son montant est déterminé d'après les loyers constatés dans le voisinage dans le
respect du caractère social du logement »
Par comparaison avec les loyers du parc locatif privé, le loyer accessoire vient donc s'ajouter au
loyer principal perçu auprès des locataires du parc HLM, et représente la compensation de la
jouissance d'un équipement du logement. En parc locatif privé, le coût de l'accès à ces
équipements tels qu'ils figurent dans les annonces immobilières fait partie du loyer du logement.
Afin de comparer les loyers RPLS et SICLOP, il a donc été procédé, pour les loyers RPLS à la
somme du loyer principal et du loyer accessoire. Dans les cas où l'information n'apparaissait pas
comme bien renseignée dans le fichier, un ajustement a été réalisé par application d'un loyer
accessoire moyen constaté sur les logements de même type sur la région (voir en annexe la
manière dont ont été traités les loyers accessoires).
0609H12MPHbComparaisonloyersHLMetprivé?DREAL?SIALDPHavril2012 4/18
? Les échelles territoriales d'analyse et les résultats au niveau des territoires de l'étude
« besoins en logements ». Les données issues de RPLS comme de SICLOP sont disponibles au
niveau communal. Toutefois, hormis sur les plus grandes villes où le volume des parcs locatifs est
important de même que la mobilité, le nombre d'information collectées par commune est en
général limité, d'autant qu'il s'agit de flux. Aussi, afin de calculer des prix moyens de loyers
reposant sur un nombre suffisant de données, il a été d'emblée retenu de réaliser les analyses
SICLOP au niveau minimum des territoires d'EPCI. Pour les territoires qui présentent encore un
nombre d'annonces faible (<10), un regroupement des données des EPCI dans ce cas dans
chaque département est réalisé afin de constituer un loyer moyen « commun ». Sur les cartes, ces
territoires sont représentés avec une étoile, ils concernent principalement l'est du Maine et Loire, le
nord Mayenne, le nord Sarthe et ponctuellement la Vendée. Pour réaliser certains traitements
relatifs à des typologies de logements, le nombre d'informations étant encore réduit, l'analyse a été
réalisée sur un découpage territorial mis en place par la DREAL dans le contexte d'une étude
régionale sur les besoins en logements en 2007.
La logique de constitution de ces territoires repose sur la pris en compte de diverses contraintes :
? un minimum de 50 000 habitants permettant de réaliser des exploitations statistiques en
vue de projections démographiques,
? le respect des territoires départementaux sur lesquels sont appuyés certains territoires de
délégation de compétence des aides au logement,
? la prise en compte des limites des pays, territoires de projet,
? le respect des aires urbaines principales (les 5 grands pôles urbains régionaux) selon la
définition qui en avait été donnée en 2000.
II - Les résultats de la comparaison des loyers des logements locatifs sociaux et locatifs
privés
La comparaison nécessite d'une part une présentation des niveaux de loyers issus des 2 sources,
d'autre part une comparaison entre elles.
Elle peut être réalisée globalement, au niveau d'un seuil territorial choisi, elle peut également être
réalisée sur certains types de biens (distinction individuel / collectifs, distinction selon la taille),
avec des entrées territoriales diverses, qui visent à préserver un nombre de données suffisantes
(pour les logements collectifs les principales agglomérations par exemple) ou à cibler des
territoires particulièrement concernés par des tensions sur les marchés du logement notamment
locatif (secteurs littoraux par exemple).
En terme de représentation, les analyses régionales donnent principalement lieu à des cartes,les
analyses sur des territoires plus restreints à des graphiques.
0609H12MPHbComparaisonloyersHLMetprivé?DREAL?SIALDPHavril2012 5/18
II 1 - La comparaison des loyers pour tous types de biens et sans distinction de taille de
logements
Les niveaux de loyers des parcs locatifs privé et social
Les niveaux de loyers dans les 2 segments du parc locatif présentent à la fois :
? un niveau moyen très hétérogène,
? une dispersion très différente.
En effet, si les loyers moyens au m² s'étagent pour les logements locatifs privés vont de 4,70 à
près de 10,90 euros du m², en parc social, pour un niveau inférieur proche (3,93 euros), les
valeurs maximales dépassent à peine 6 euros.
En parc locatif privé, les loyers sont le reflet des situations locales de tension entre offre et
demande ainsi que celui de l'attractivité de certains territoires par exemple littoraux. Si les loyers
sont plus élevés en Loire-Atlantique que sur les autres départements, on voit une gradation
marquée entre le nord et l'ouest du département, gradation que l'on ne retrouve pas en parc HLM.
En parc HLM, les niveaux de loyers les plus importants se retrouvent globalement dans les zones
péri-urbaines des principales agglomérations et sur le littoral, là où les collectivités ont créé du
parc plus récemment que dans les villes centres. En Loire-Atlantique, les loyers sont
essentiellement dans les deuxièmes et troisièmes classes de niveau, avec un phénomène péri-
urbain nantais bien marqué avec les loyers les plus élevés. Un des seuls EPCI avec du parc au
prix moyen inférieur à 5 euros le m² est celui de la région nazairienne. Hormis le cas de la Loire-
Atlantique et du péri-urbain des principaux pôles, les différences au sein de la région sont assez
peu marquées, ne reflétant pas les situations locales de tension des marchés du logement.
0609H12MPHbComparaisonloyersHLMetprivé?DREAL?SIALDPHavril2012 6/18
0609H12MPHbComparaisonloyersHLMetprivé?DREAL?SIALDPHavril2012 7/18
Comparaison des niveaux de loyers entre parcs locatifs privé et social
Selon les territoires, l'écart entre les niveaux de loyers de ces deux parcs peut atteindre près de 5
euros (les loyers HLM sont supérieurs au loyer privé sur le seul EPCI des portes du Maine). Il est
limité à moins de 0,75 euros pour 21 EPCI dans la région, concentrés sur la Mayenne et la Sarthe.
Il est supérieur à 3 euros du m² sur les 5 principaux pôles urbains, et sur l'essentiel des territoires
littoraux (sauf 2 EPCI littoraux de Vendée).
0609H12MPHbComparaisonloyersHLMetprivé?DREAL?SIALDPHavril2012 8/18
La même comparaison réalisée cette fois au niveau des territoires de l'étude « besoins en
logements » simplifie la lecture en terme de différence de loyers entre les deux parcs. Elle met
notamment en relief, en dehors des territoires des pôles principaux des départements de
Mayenne, Sarthe et Maine et Loire, la dichotomie dans la région entre sud-ouest (sauf secteur de
Fontenay-le-Comte) et nord-est. Elle met surtout en valeur les plus grandes difficultés que
rencontrent les ménages pour se loger en parc locatif dans un secteur très vase autour de
l'agglomération nantaise et dès que l'on approche du littoral.
0609H12MPHbComparaisonloyersHLMetprivé?DREAL?SIALDPHavril2012 9/18
Le graphique ci-dessous constitue une autre façon d'approcher cette différence de niveaux de
loyers, cette fois au niveau des territoires définis lors de l'étude sur les besoins en logements à 20
ans dans les Pays de la Loire. Au delà de la localisation des secteurs où les différences de loyers
sont les plus importantes, il permet de visualiser des « groupes » de territoires au plan régional,
pour lesquels la problématique de concurrence entre parcs locatifs privé et social en terme de
loyers se présente de manière radicalement différente.
Ainsi, on repère quatre groupes de territoires : pour les trois secteurs urbains et péri-urbains de
Nantes, St Nazaire et Angers, le niveau de loyers dans le parc privé est très élevé et la différence
de loyers entre les parcs public et privé est importante. Sur ces territoires, le parc locatif social
apporte une réponse radicalement différente de l'offre privée et est complémentaire à celui-ci.
Sur les 3 autres aires urbaines principales ainsi que sur le littoral, la niveau de loyers privés sont
inférieurs au premier groupe de même que la différence de loyers entre les deux parcs. Ces deux
segments restent néanmoins très complémentaires, et non dans une situation de concurrence.
Pour sept territoires, les loyers privés sont compris entre 6 et 8 euros du m² et la différence avec le
parc social est comprise entre 1,5 et 2,5 euros du m². Ces territoires sont situés en Loire-
Atlantique nord et est, Maine et Loire et Vendée. Dans ces zones où les loyers privés sont encore
assez élevés mais où le différentiel avec le parc social se réduit fortement, ce dernier reste bien
complémentaire du parc locatif privé, mais sur certaines localisations précises ou pour certaines
typologies de logements, les deux parcs peuvent ponctuellement être en situation de concurrence.
Enfin, pour la Mayenne et la Sarthe hors des pôles principaux et sud Sarthe, mais aussi pour le
nord-est du Maine et Loire et le sud est Vendée, les loyers privés sont assez bas (moins de 6,5
euros le m²) et le différentiel avec le parc HLM est faible (moins de 1,5 euro du m²). On doit se
poser la question dans ces zones, pour chaque projet de création de parc social, de sa pertinence
au regard de l'offre locative privée existante. L'analyse de la typologie de l'offre, de sa qualité et
localisation est à mener si l'on veut éviter le développement potentiel de phénomènes de vacance
dans le parc social ou privé. Ces tendances à l'oeuvre sur certaines zones de Mayenne (cf étude
« vacance dans le parc locatif social en Mayenne 2011) doivent pousser à la vigilance.
0609H12MPHbComparaisonloyersHLMetprivé?DREAL?SIALDPHavril201210/18
0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5
5
6
7
8
9
10
11
AU Angers
AU de la Roche sur Yon
AU de Laval
AU de Nantes
AU de St-Nazaire
AU du Mans
bocage vendéen
Ouest vendéen
Pays de Haute Mayenne
Pays de la Haute sarthe
Pays des vallées d'Anjou
Pays des Vallées de la Sarthe et du Loir
Pays du Haut Anjou segréen
Pays du Perche sarthois
Sud et Est de la Mayenne
Sud vendéen
Territoire des Mauges choletaises
Zone Est de la Loire-Atlantique
Zone Nord de la Loire-Atlantique
Zone Sud-Est de Maine-et-Loire
Zone Sud-Ouest de la Loire-Atlantique
Différence de loyer moyen au m² entre parcs locatifs social et privé
sources SICLOP 2011 - RPLS 2011
Différence entre loyer "annonces" et loyer du parc social
L
o
ye
r
m
²
a
n
n
o
n
ce
s
II ? 2 La comparaison des loyers pour certains secteurs et par type de logements
Les appartements sur les principaux EPCI
0609H12MPHbComparaisonloyersHLMetprivé?DREAL?SIALDPHavril201211/18
Loyers moyens au m² des logements collectifs T1 et T2 des parcs locatifs
HLM et privé sur les 5 EPCI principaux sources SICLOP 2011 - RPLS 2011
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
Nantes
Métropole
Angers Loire
Métropole
Laval
Agglomération
Le Mans
Métropole
La Roche sur
Yon
Agglomération
loyer privé T1T2
loyer HLM T1T2
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
Nantes
Métropole
Angers Loire
Métropole
Laval
Agglomération
Le Mans
Métropole
La Roche sur
Yon
Agglomération
loyer privé T3T4
loyer HLM T3T4
Loyers moyens au m² des logements collectifs T3 et T4 des parcs locatifs
HLM et privé sur les 5 EPCI principaux sources SICLOP 2011 - RPLS 2011
0
1
2
3
4
5
6
7
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10
11
Nantes
Métropole
Angers Loire
Métropole
Laval
Agglomération
Le Mans
Métropole
La Roche sur
Yon
Agglomération
loyer privé T5T6
loyer HLM T5T6
Loyers moyens au m² des logements collectifs T5 et T6 des parcs locatifs
HLM et privé sur les 5 EPCI principaux sources SICLOP 2011 - RPLS 2011
Pour les cinq principaux EPCI de la région, pour les appartements, le volume d'annonces
collectées par le système SICLOP ainsi que le nombre de locations en parc HLM sont suffisants
pour permettre une analyse par taille de logements. La comparaison des loyers est ainsi plus
pertinente car elle resserre son champ géographique et son objet d'analyse.
Les enseignements qui peuvent en être extraits sont les suivants :
? la hiérarchie des territoires en terme de loyers privés et HLM est identique : Nantes
Métropole en première position, puis Angers Loire Métropole, Le Mans Métropole et La Roche sur
Yon agglomération pratiquement au même niveau, enfin Laval Agglomérations ;
? si la hiérarchie est la même, la différence de niveau de loyers entre ces territoires est bien
différente, avec par exemple 3,5 euros de différence entre Nantes Métropole et Laval
Agglomération pour les T1-T2 du parc privé, alors que cette différence est inférieure à 2 euros
pour le parc social ; pour les appartements de plus grande taille, la différence est moindre ;
? la hiérarchie des territoires est similaire quelle que soit la taille des appartements
concernés, à l'exception de la Roche sur Yon Agglomération pour les plus grands appartements :
elle est en effet plus chère pour le parc social que les pôles mayennais et Sarthois pour cette
catégorie de logements en parc privé, mais par contre moins chère que ces territoires en parc
social. L'effet de la rareté de l'offre sur ce segment des grands appartements privés et la forte
concurrence que représente l'habitat individuel social expliquent sans doute cette particularité.
Les appartements sur le littoral
0609H12MPHbComparaisonloyersHLMetprivé?DREAL?SIALDPHavril201212/18
Loyers m oyens au m ² des logem ents collectifs T1 e t T2
des parcs HLM et locatif privé, sur les trois zones littorales
de l'é tude "besoins en logem ents" sources SICLOP 2011 -
RPLS 2011
0,00
1,00
2,00
3,00
4,00
5,00
6,00
7,00
8,00
9,00
10,00
11,00
12,00
13,00
AU de Saint-Nazaire et
presqu'ïle de Guérande
Ouest vendéen Zone Sud-Ouest de la
Loire-Atlantique
loyer privé T1T2
loyer HLM T1T2
0,00
1,00
2,00
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8,00
9,00
10,00
AU de Saint-
Nazaire et
presqu'ïle de
Guérande
Ouest vendéen Zone Sud-Ouest
de la Loire-
Atlantique
loyer privé T3T4
loyer HLM T3T4
Loyers m oyens au m ² des logem ents collectifs T3 e t T4 des
parcs HLM et locatif privé, sur les trois zones littorales de
l'étude "besoins en logem ents"
sources SICLOP 2011 - RPLS 2011
Pour le littoral, l'exploitation n'a pu être réalisée que jusqu'aux T3-T4, trop peu de données
concernant des logements de grande taille.
Sur ces zones littorales, les loyers du parc locatif privé comme ceux du parc social sont très
proche en niveau au sein du même segment : la différence entre territoires est inférieure à 50
centimes pour chaque segment public ou privé.
Le différentiel entre les deux parcs est très important, du même niveau que celui rencontré sur le
territoire de Nantes Métropole : il est de plus de 5 euros pour les logements T1-T2 et de plus de 4
euros pour les T3-T4.
Les coûts des loyers des plus petits logements se différencient fortement des logements de taille
moyenne avec environ 2 euros de différence par m².
Les maisons de type 3 et 4 sur la région
Le graphique ci-dessus compare les niveaux de loyers moyens au m² des logements individuels
T3-T4 locatifs HLM et privés sur les territoires de l'étude besoins en logements. La comparaison a
du être limitée à cette taille de logements, les logements individuels plus petits et plus grands étant
en nombre trop limités dans les sources.
Comme pour l'analyse réalisée sur les appartements, les territoires où la différence des niveaux de
loyers des logements individuels de taille intermédiaire est maximale sur les principaux pôles
urbains (sauf sur le Mans Métropole où il est faible) ainsi que sur trois territoires littoraux.
Globalement, la différence de loyers est nettement plus faible que sur les appartements pour tous
les territoires. Seul Le secteur nazairien et de la presqu'île guérandaise atteint une différence de
près de 4 euros.
Sur l'ensemble des secteurs hors des pôles principaux et du littoral, la différence de loyers est
faible entre parcs locatifs privé et social, généralement inférieure à 1,5 euros.
0609H12MPHbComparaisonloyersHLMetprivé?DREAL?SIALDPHavril201213/18
Conclusion
L'analyse globale au niveau régional reflète les constats habituellement faits concernant les
niveaux très différents de tensions des marchés du logement. Le partage territorial entre nord-est
et sud-ouest de la région s'est renforcé durant les dernières années, par effet d'une forte
croissance des prix des logements locatifs privés, alors que le parc social encadré connaît d'une
part des évolutions bien plus faibles, d'autre part, plus homogènes entre secteurs.
On constate donc une déconnexion croissante de l'offre qu'apportent ces deux parcs en terme de
loyers, pour les secteurs de marchés tendus.
Par contre, sur les secteurs moins soumis à de fortes demandes et où l'offre est globalement
suffisante, le décalage entre les deux segments de parcs reste faible et plus différencié selon la
nature du logement. Pour les appartements qui sont en moyenne de taille plus réduite, la rareté de
l'offre sur certaines zones rurales ou péri-urbaines a conduit à des hausses de loyers privés, et
donc à un décalage croissant avec le parc social. Par contre, dans les secteurs où l'offre locative
privée et HLM « se ressemblent », sur le segment des maisons de type 3 et 4 notamment, les
différentiels de loyers restent très faibles, posant ainsi nettement la question de la pertinence du
développement d'une offre sociale nouvelle sur ce champ précis.
0609H12MPHbComparaisonloyersHLMetprivé?DREAL?SIALDPHavril201214/18
Annexe 1 - Territoires retenus dans le cadre de l'étude prospective sur les besoins en
logements à 20 ans en Pays de la Loire ? DREAL ? 2007
Annexe 2 - résultats SICLOP sur la région Pays de la Loire ? année 2011
0609H12MPHbComparaisonloyersHLMetprivé?DREAL?SIALDPHavril201215/18
annonces maisons
Nombre pièces
Montant loyer Nb annonces
1 393 35 428 33,61 28 11,69 0,7%
2 434 23 457 47,68 347 9,10 8,2%
3 545 22 567 69,31 1169 7,87 27,6%
4 685 23 709 91,31 1511 7,50 35,7%
5 769 30 799 106,33 787 7,23 18,6%
6 et + 929 34 936 143,44 395 6,47 9,3%
Moyenne générale 662 25 688 89 4237 7,45 100,0%
annonces appartements
Nombre pièces
Montant loyer Nb annonces
1 339 35 374 27 3693 12,55 26,1%
2 445 45 489 44 5505 10,19 38,8%
3 562 61 623 64 3828 8,73 27,0%
4 679 87 766 84 940 8,11 6,6%
5 842 109 951 106 180 7,92 1,3%
6 et + 989 152 1141 126 28 7,87 0,2%
Moyenne générale 471 50 521 49 9,70 100,0%
annonces tous types de bien
Nombre pièces
Montant loyer Nb annonces
1 339 35 374 27 12,54 20,2%
2 444 43 487 44 10,12 31,8%
3 558 52 610 66 8,52 27,1%
4 683 48 730 88 7,72 13,3%
5 783 44 827 106 967 7,36 5,3%
6 et + 933 41 974 142 423 6,56 2,3%
Moyenne générale 515 45 559 58 8,90 100,0%
Moyenne
charges
Loyer +
charges
Surface
habitable
Prix moyen
m² HT
Part du
nombre
d'annonces
Montant
charges
Loyer +
charges
Surface
habitable
Prix moyen
m² HT
Part du
nombre
d'annonces
14 174
Montant
charges
Loyer +
charges
Surface
habitable
Prix moyen
m² HT
Part du
nombre
d'annonces
3 721
5 852
4 997
2 451
18 411
Annexe 3 - Méthode mises en oeuvre pour la constitution de la base SICLOP
La base de données est constituée par la collecte 3 fois par an des annonces immobilières
présentées sur le site internet de Ouest France Immobilier ainsi que l'alimentation par les Agences
d'Information pour le Logement (ADIL) de Maine et Loire et de Mayenne d'une extraction de leurs
bases d'offres locatives pour les périodes de printemps et d'été.
En 2011 :
des données ont été produites en avril, juillet-août et décembre 2011 par les partenaires suivants :
? la Direction Départementale des Territoires et de la Mer de Loire-Atlantique,
? le conseil général de Loire-Atlantique,
? l'ADIL de Maine et Loire,
? l'ADIL de la Mayenne,
? la Direction Départementale des Territoires de la Sarthe,
? la Direction Départementale des Territoires et de la Mer de la Vendée ;
? le Conseil général de la Vendée ;
? la DREAL, des Pays de la Loire.
Au vu de la méthode retenue, les données disponibles sont donc des loyers de relocation, qui
peuvent être différents de ceux des locataires en place, notamment depuis de nombreuses
années. En effet, la relocation est un moment privilégié pour le propriétaire afin d'ajuster le loyer
aux tendances du marché (à la hausse comme à la baisse). Les annonces concernent également,
pour une part faible, les logements neufs pour leur première mise sur le marché.
Les informations collectées portent sur :
? type d'annonce (agence, notaire, particulier)
? type de bien (maison, appartement)
? loyer
? charges
? surface habitable en m²
? nombre de pièces
? commune (quartier pour Nantes)
? neuf-ancien
? stationnement (oui/non)
? balcon, terrasse, jardin (oui/non)
? annexe : cave, grenier, cellier (oui/non)
Les traitements qui sont ensuite faits, permettent de déterminer, selon les types de biens et leur
taille, un coût moyen des loyers ainsi qu'un prix moyen au m². Quelques autres informations
qualifiant les logements sont également saisies telles que la présence d'annexes, de
stationnement ou d'espaces extérieurs (terrasse, jardin) pour les appartements.
Les données sont disponibles à divers niveaux géographiques, à partir de la commune (ou des
quartiers seulement sur Nantes) jusqu'au département. Les analyses selon la typologie des
logements (maison/appartement et taille) sont réalisées au niveau départemental ou dans les
chefs lieux pour disposer d'un nombre de données suffisantes. Les analyses infra-
départementales sont réalisées à l'échelle des établissements de coopération intercommunale
(EPCI), la diffusion de prix restant assujettie à un nombre d'annonces suffisant (fixé à 10).
Enfin, pour certaines analyses, pour lesquelles le niveau départemental ressortait comme
insuffisant et le niveau EPCI comme trop fin (au regard du nombre d'annonces disponibles), un
zonage intermédiaire a été retenu. Il s'agit d'un découpage régional en 21 territoires, autour des
aires urbaines principales qui a été établi à l'occasion d'une étude réalisée par la DREAL en 2007 :
0609H12MPHbComparaisonloyersHLMetprivé?DREAL?SIALDPHavril201216/18
« étude prospective sur les besoins en logements à 20 ans en Pays de la Loire ».
Annexe 4 - Cohérence des données issues de RPLS avec le parc social global : les
organismes HLM ayant moins de 1000 logements sur la région
Le nombre de logements publié dans Chiffres & Statistiques (SOeS) fait état pour les Pays de la
Loire au 1er janvier 2011 de 203 931 logements sociaux.
Les données RPLS brutes portent sur 201 129 logements, soit un nombre de non-réponses estimé
à 2 802 logements et un taux de non-réponses à 1,37%.
Ces non-réponses intéressent 13 communes et concernent 4 organismes qui n'ont pas été
enquêtés en 2011 en raison d'une disposition réglementaire transitoire qui prévoyait pour la
première année de RPLS la non-consultation des organismes de moins de 1000 logements.
Il s'agit des organismes suivants :
? l'office public de la Ferté-Bernard (85% du parc communal),
? ORYON (15% du parc communal),
? la SIEM Saumur (18% du parc communal),
? Anjou Castors.
L'impact de ces non-réponses concerne pour les 3 premiers organismes des communes précises
sur lesquelles ils ont exclusivement du parc. Pour Anjou Castors, son parc est disséminé dans un
ensemble de communes du Maine et Loire.
On observe que La Ferté-Bernard représente à elle seule 1/3 des non-réponses sur la région et
que le taux de non-réponses y est estimé à 85% : sur cette ville, la comparaison des sources
RPLS et SICLOP est donc très difficile.
La Roche-sur-Yon, qui correspond également à 1/3 des non-réponses sur la région, montre par
contre un taux de non-réponses sensiblement plus faible, le parc d'autres bailleurs présents sur la
ville ayant été renseigné dans RPLS. Il en est de même pour Saumur.
Les autres logements non renseignés sont soit en nombre très faible, soit localisés sur des
communes où un parc HLM conséquent a été renseigné dans le cadre de RPLS. La comparaison
avec SICLOP reste possible avec pertinence dans ces cas.
Annexe 5 - le traitement des loyers « accessoires » extraits de RPLS
Les informations de loyers issues des annonces collectées sur le parc privé portent sans les
distinguer sur les loyers dits « en principal » et les loyers « accessoires », qui s?appliquent aux
locaux annexes réservés à l?usage exclusif de l?occupant du logement : combles non aménagés,
caves, sous-sols, garages, terrasses, balcons et loggias, lorsqu?ils n'entrent pas dans le calcul du
loyer en principal.
La comparaison des deux sources suppose par conséquent le regroupement des deux types de
loyers sous RPLS; or, il s?avère que si le champ loyer « en principal » ne semble pas poser
problème, il n?en va pas de même du champ des loyers « accessoires » en raison de réponses
non renseignées ou non conformes.
Le tableau ci-après fournit la répartition des renseignements apportés à la question des loyers
accessoires par bailleur dans le champ des logements :
l loués avec contrat de location (proposés à la location mais non vacants);
l ayant fait l?objet d?un premier emménagement ou d?un énième emménagement au cours de
l?année 2010.
0609H12MPHbComparaisonloyersHLMetprivé?DREAL?SIALDPHavril201217/18
1) Pour les 22 843 résultats renseignés :
l il convient de distinguer 16 398 logements pour lesquels le niveau de loyer accessoire est
« sans objet », donc supposé égal à 0 : il sera traité ainsi,
l des 6 445 logements pour lesquels le montant des loyers accessoires est renseigné (supérieur
à 0) : il est dans ce cas ajouté au loyer principal.
2) Pour les 5 762 résultats non conformes (5 084) ou non renseignés (678) :
L?analyse par bailleur fait clairement apparaître la concentration de réponses « non-renseignées »
sur l?OPH du Choletais et celle des « non-conformes » sur 8 des 48 organismes intervenant sur les
Pays de la Loire et concernés par RPLS en 2011. Pour chacun de ces 8 organismes, les réponses
« non-conformes » ou « non-renseignées » représentent au moins la moitié des logements, et
cette proportion dépasse 75% ou approche 100% pour5d?entreeux:la solution retenue au final a
été de redresser les résultats sur la base de la moyenne régionale par type de logement et par
nombre de pièces.
0609H12MPHbComparaisonloyersHLMetprivé?DREAL?SIALDPHavril201218/18
Total
44 41,4%
49 501 6,1%
53 913 36,8%
72 385 7,2%
85 0,0%
Région 20,1%
Total
AU Angers 501 10,0%
0,0%
AU de Laval 838 615 57,7%
AU de Nantes 44,4%
332 21,2%
AU du Mans 361 9,6%
bocage vendéen 817 817 0,0%
Ouest vendéen 583 583 0,0%
Pays de Haute Mayenne 43 389 432 10,0%
233 233 0,0%
Pays des vallées d'Anjou 365 365 0,0%
Pays des Vallées de la Sarthe et du Loir 16 1,5%
537 537 0,0%
8 319 327 2,4%
Sud et Est de la Mayenne 32 562 594 5,4%
Sud vendéen 582 582 0,0%
0,0%
Zone Est de la Loire-Atlantique 205 170 375 54,7%
Zone Nord de la Loire-Atlantique 138 145 283 48,8%
Zone Sud-Est de Maine-et-Loire 769 769 0,0%
Zone Sud-Ouest de la Loire-Atlantique 105 61 166 63,3%
Total 20,1%
Departements
Loyers accessoires
non conformes ou
non renseignés
Loyers
accessoire
s
renseignés
Taux de non
renseignés
3 963 5 602 9 565
7 726 8 227
1 566 2 479
4 958 5 343
2 991 2 991
5 762 22 843 28 605
zonage « beoisn en logements »
Loyers accessoires
non conformes ou
non renseignés
Loyers
accessoire
s
renseignés
Taux de non
renseignés
4 492 4 993
AU de la Roche sur Yon 1 009 1 009
1 453
3 183 3 993 7 176
AU de Saint-Nazaire et presqu'ïle de Guérande 1 233 1 565
3 384 3 745
Pays de la Haute sarthe
1 022 1 038
Pays du Haut Anjou segréen
Pays du Perche sarthois
Territoire des Mauges choletaises 1 563 1 563
5 762 22 843 28 605
Service intermodalité,
aménagement, logement
Tél : 02 53 46 57 54
Fax : 02 53 46 57 27
en cours