Le développement durable dans les Pays de la Loire
Auteur moral
Institut national de la statistique et des études économiques (France). Direction régionale (Nantes)
;Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">La direction régionale de l'INSEE et la DREAL des Pays de la Loire se sont associés pour réaliser cette étude sur les indicateurs de développement durable avec pour objectif, d'une part, de construire un tableau de bord d'indicateurs sur le thème du développement durable et d'autre part, de réaliser un état des lieux synthétique de la situation de la région des Pays de la Loire et des territoires qui la composent au regard des défis du développement durable.<br /><br />Dans cette étude sont mis en perspective les liens entre les dimensions économiques, sociales et environnementales du développement régional. L'étude aborde également des problématiques transversales qui constituent des enjeux majeurs pour l'équilibre de la région : la problématique de l'étalement urbain qui marque l'organisation du territoire régional et la question globale du changement climatique. Enfin, l'étude propose une classification des territoires dont l'objectif est de fournir une approche synthétique des principaux déséquilibres internes à la région et de certaines spécificités locales.<br /><br />Une synthèse de 4 pages intitulée "Pays de la Loire : poursuivre la dynamique du développement en le rendant durable" est publiée en juin 2012 au numéro 104 de la collection Etudes de l'INSEE des Pays de la Loire.</div>
Editeur
INSEE Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
développement durable
;tableau de bord
;analyse économique
;inégalités
;changement climatique
Descripteur écoplanete
indicateur de développement durable
;analyse écologique
;analyse statistique
Thème
Économie - Société
;Énergie - Climat
;Environnement - Nature
;Aménagement du territoire
Texte intégral
Le développement
durable dans
les Pays de la Loire
www.insee.fr/pays-de-la-loire
N° 46. Juin 2012
INSTITUT NATIONAL
DE LA STATISTIQUE
ET DES ÉTUDES ÉCONOMIQUES
La réalisation de cet ouvrage a été coordonnée par la direction
régionale de l?Insee et la direction régionale de l?environnement,
de l?aménagement et du logement (Dreal) des Pays de la
Loire.
Le comité de pilotage de l?étude était composé de :
- Jean-Paul FAUR, Romain LESUR, Nathalie CLOAREC,
Amandine RODRIGUES, Elmostafa OKHAM (Insee)
- Alain LAVILLE-FOURNIER, Pascale ORTIZ, Philippe PIROT,
Philippe VIGNERON (Dreal)
- Sylviane LE GUYADER (Sgar)
- Odile SOULAS (ARS)
- Patricia BOSSARD (Draaf)
- Geneviève LEBOUTEUX (DRJSCS)
- Patricia BRUNEAU (Région des Pays de la Loire)
- Arnaud DU CREST (Agence régionale Pays de la Loire Territoires
d?innovation)
- Philippe AUDIC, Philippe GUÉDON (Ceser)
- Florence VEILLET (Ademe)
- Yvon SIOU (Agence de l?eau Loire-Bretagne)
- François DUCROZ (Air Pays de la Loire)
- Bernard BOURGES (École des Mines)
- Martine MESPOULET (Maison des Sciences de l?Homme)
- Dorothée BRÉCARD, Laure DESPRÉS (Université de Nantes)
Ont également contribué à la réalisation de cet ouvrage par la fourniture de
données, d?analyses complémentaires ou leur relecture :
- Nathalie MORVAN, Denis DOUILLARD (Dreal)
- Jacqueline HAMARD, Josiane GUILLET (Insee)
Nous remercions toutes les personnes qui ont participé aux groupes de
travail et ainsi largement aidé à la réflexion à l?origine de ce dossier.
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION
Jean-Paul FAUR
RÉDACTEUR EN CHEF
Sylvain DUVERNE
SECRÉTARIAT DE RÉDACTION
ET CONTACTS PRESSE
Clémence CULY
Véronique REMONDINI
Charlotte RIEGL
CONCEPTION-COORDINATION
Elmostafa OKHAM
RÉDACTION
Nathalie MORVAN, Philippe PIROT (Dreal)
Emilie DEQUIDT, Magali JULÉ,
Elmostafa OKHAM (Insee)
EXPLOITATION DES DONNÉES -
CARTOGRAPHIE
Maxime SIMONOVICI
MISE EN PAGE- IMPRIMEUR
La Contemporaine - Sainte-Luce-sur-Loire
Photos : Dreal et Fotolia
Prix : 15 e
Dépôt légal 2e trimestre 2012
ISBN 978-2-11-056140-8
CODE SAGE IDOS04644
ISSN 1633-6283
© Insee Pays de la Loire - Juin 2012
INSEE Pays de la Loire
105, rue des Français Libres
BP 67401 - 44274 NANTES Cedex 2
Tél. : 02 40 41 75 75 - Fax : 02 40 41 79 39
Informations statistiques au 09 72 72 4000
(prix d?un appel local)
www.insee.fr/pays-de-la-loire
Selon la définition consacrée par le rapport Brundtland (1987), le développement durable est « un
développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures
à répondre aux leurs », autrement dit un développement à la fois économiquement efficace, socialement
équitable et écologiquement soutenable. Pour prendre la mesure de ce triple enjeu, le besoin d?évaluation et de
suivi à l?échelle locale est incontournable. C?est pourquoi la direction régionale de l?Insee et la direction régionale
de l?environnement, de l?aménagement et du logement (Dreal) des Pays de la Loire se sont associées pour
réaliser une étude sur les indicateurs de développement durable. L?objectif est double : d?une part, mettre à
disposition sur le site internet de l?Insee des Pays de la Loire un tableau de bord d?indicateurs sur le thème du
développement durable (cf. Présentation, p. 4) ; d?autre part, proposer à travers le présent dossier un état des
lieux synthétique de la situation de la région des Pays de la Loire et des territoires qui la composent au regard
des défis du développement durable. Cette démarche s?est inscrite dès l?origine du projet dans une dimension
collective qui s?est traduite notamment par la mise en place d?un comité de pilotage très large dont le rôle était
de suivre et d?orienter les travaux. Ce comité a associé les différents services de l?État, le Conseil régional, des
organismes intervenant dans le domaine de l?environnement, des universitaires et des experts.
Cette étude s?est nourrie des nombreuses avancées récentes en matière d?observation statistique locale. Tout
d?abord, la Datar et le Commissariat général au développement durable (CGDD) ont mis à disposition dès 2010
une cinquantaine d?Indicateurs territoriaux de développement durable (ITDD), documentés et analysés. Ces ITDD
ont été complétés par une collaboration au niveau national entre l?Insee et le service statistique du ministère
en charge du développement durable (SOeS) qui s?est traduite par la mise à disposition d?indicateurs et d?outils
d?analyse auprès des directions régionales de l?Insee et des Dreal. Par ailleurs, le CGDD a conçu à destination
des collectivités un référentiel national pour l?évaluation des Agendas 21. Ce référentiel propose des indicateurs
de mesure des objectifs stratégiques des projets territoriaux complémentaires. De nombreux autres projets
existent, parmi lesquels on peut citer les travaux de l?Association des régions de France consistant à « construire
de nouveaux indicateurs de richesse alternatifs au PIB et permettant de mieux appréhender les spécificités
des régions », à partir des travaux du système statistique public, d?une part, et des chercheurs du Forum pour
d?autres indicateurs de richesse, d?autre part.
Le présent dossier s?est fondé sur la définition du développement durable proposée par le CGDD. Cette définition,
reprise dans l?article 253 de la loi n°2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l?environnement
(dite loi Grenelle II), stipule que l?objectif de développement durable « répond, de façon concomitante et cohérente,
à cinq finalités :
? la lutte contre le changement climatique ;
? la préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources ;
? la cohésion sociale et la solidarité entre les territoires et les générations ;
? l?épanouissement de tous les êtres humains ;
? une dynamique de développement suivant des modes de production et de consommation responsables. »
Cette définition s?appuie sur les références que constituent les principes du développement durable présentés lors
de la conférence de Rio en 1992, ainsi que sur les expériences passées et les contributions de nombreux acteurs.
Elle est par ailleurs cohérente avec les objectifs et les défis définis par la stratégie nationale de développement
durable pour la période 2010-2013.
Les analyses présentées dans cette publication s?appuient en grande partie sur les indicateurs du tableau de
bord régional. À travers un état des lieux de la situation de la région par rapport à celle des autres régions
de métropole ou par rapport aux objectifs nationaux, elle tente de mettre en évidence les forces et faiblesses
Avant-propos > 1
Un tableau de bord de développement durable pour les Pays de la Loire >
Des atouts en termes de qualité de vie, mais des inégalités persistantes >
Des ressources naturelles riches mais fragiles >
Une économie dynamique qui pourrait nécessiter des adaptations >
Zoom Agriculture >
Zoom Tourisme >
Une organisation du territoire marquée par l?étalement urbain >
Les Pays de la Loire face au défi du changement climatique >
Une approche territoriale du développement durable en Pays de la Loire >
Glossaire >
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des Pays de la Loire en matière de développement durable. Les trois premiers chapitres proposent de mettre
en perspective les liens entre les dimensions économiques, sociales et environnementales du développement
régional. Les deux chapitres suivants portent sur des problématiques transversales qui constituent des enjeux
majeurs pour l?équilibre de la région : la problématique de l?étalement urbain qui marque l?organisation du territoire
régional et la question globale du changement climatique. Enfin, le dernier chapitre propose une classification des
territoires dont l?objectif est de fournir une approche synthétique des principaux déséquilibres internes à la région
et de certaines spécificités locales.
Si le présent état des lieux ne vise pas l?exhaustivité, il constitue une base de réflexion et un outil au service de
tous les acteurs du développement durable. Il s?est enrichi au fur et à mesure des échanges qui ont eu lieu avec
de nombreux partenaires. Qu?ils en soient tous ici chaleureusement remerciés.
Le directeur régional de l?environnement,
de l?aménagement et du logement
des Pays de la Loire
Hubert FERRY-WILCZEK
Le directeur régional de l?Insee
des Pays de la Loire
Jean-Paul FAUR
S o m m a i r e
Avant-propos > 1
Un tableau de bord de développement durable pour les Pays de la Loire >
Des atouts en termes de qualité de vie, mais des inégalités persistantes >
Des ressources naturelles riches mais fragiles >
Une économie dynamique qui pourrait nécessiter des adaptations >
Zoom Agriculture >
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Une organisation du territoire marquée par l?étalement urbain >
Les Pays de la Loire face au défi du changement climatique >
Une approche territoriale du développement durable en Pays de la Loire >
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Un tableau de bord de développement
durable pour les Pays de la Loire
L a direction régionale de l?Insee
et la Direction régionale de l?en-
vironnement, de l?aménagement
et du logement (Dreal) des Pays de la
Loire s?associent pour mettre à dispo-
sition du public un tableau de bord d?in-
dicateurs de développement durable.
Ce tableau de bord a pour objectif de
contribuer à l?appropriation par tous
des problématiques de développement
durable. Il s?agit en outre de fournir aux
acteurs locaux un outil opérationnel
permettant d?établir un diagnostic et
de suivre les évolutions au regard des
finalités poursuivies. Ainsi, le tableau
de bord fera l?objet d?une mise à jour
annuelle qui permettra de constituer un
historique des indicateurs.
Le niveau géographique de diffusion le
plus fin est l?Établissement public de
coopération intercommunale (EPCI).
Ces regroupements intercommunaux
constituent à la fois des espaces de
décision publique de taille suffisante
pour porter des projets de dévelop-
pement et un échelon géographique
permettant de mettre en évidence des
spécificités territoriales. Toutefois, un
nombre important d?indicateurs n?est
diffusé qu?au niveau départemental,
voire régional, faute de disponibilité
des données à un niveau plus fin.
La liste des indicateurs retenus a
été établie par un groupe de travail
constitué, outre l?Insee et la Dreal,
de membres de services de l?État
(direction régionale de l?alimentation,
de l?agriculture et de la forêt, direction
régionale de la jeunesse, des sports
et de la cohésion sociale, Agence
régionale de santé), d?organismes
experts sur certaines problématiques
de développement durable (Agence de
l?environnement et de la maîtrise de
l?énergie, Agence de l?eau, Air Pays de
la Loire), du Conseil régional des Pays
de la Loire, de l?Observatoire régional
économique et social, du Conseil
économique, social et environnemental
régional et de l?université de Nantes. La
sélection des indicateurs repose sur
des critères de qualité, de pertinence
au regard des objectifs retenus,
d?accessibilité des données et de
lisibilité. Les indicateurs retenus doivent
également assurer la comparabilité
dans le temps et, si possible, dans
l?espace, tout en prenant en compte
certaines spécificités régionales.
Chaque indicateur est accompagné
d?une documentation :
- définition et sources de l?indicateur ;
- pertinence au regard des objectifs de
développement durable ;
- limites et précautions d?utilisation ;
- le cas échéant, objectifs définis au
niveau national ou international ;
- bibliographie ou sites internet permet-
tant d?approfondir la problématique
associée.
Pour favoriser une vision globale du
développement durable, la structure
de présentation retenue est celle de
la Stratégie nationale de développe-
ment durable (SNDD). Il s?agit d?un
cadre de référence qui offre une cohé-
rence avec la Stratégie en faveur du
développement durable de l?Union
européenne et qui ouvre des passe-
relles avec le référentiel des Agendas
21 locaux. Les grands thèmes de la
SNDD sont déclinés en orientations
définies conjointement par la Déléga-
tion interministérielle à l?aménagement
du territoire et à l?attractivité régionale
(Datar) et le Commissariat général au
développement durable (CGDD) dans
le cadre de la mise en place d?un
référentiel d?indicateurs de développe-
ment durable territoriaux. De manière
générale, la conception du tableau de
bord régional a bénéficié, tant dans le
choix des indicateurs que dans la docu-
mentation associée, des travaux de la
Datar, du CGDD et de la collaboration
en cours au niveau national entre l?Insee
et le service statistique du ministère
en charge du développement durable
(SOeS).
Dans un certain nombre de cas, le choix
des indicateurs est fortement contraint
par la disponibilité des données. À
titre d?exemple, certaines thématiques
essentielles ne sont pas couvertes,
telles la consommation énergétique
des bâtiments ou la gouvernance non
institutionnelle. D?autres thématiques
ne sont que partiellement couvertes,
telles la pauvreté à un niveau
géographique fin (champ réduit), les
énergies renouvelables (limitées à
l?électricité) ou la biodiversité. Ainsi, la
liste des indicateurs du tableau de bord
sera amenée à évoluer en fonction des
évolutions de l?observation statistique.
Notamment, les innovations liées
aux conclusions de la commission
internationale présidée par Joseph
Stiglitz ou à la mise en place du Grenelle
de l?environnement seront suivies de
près. ?
Pour en savoir plus
Indicateurs de développement durable pour les territoires, CGDD, Études&documents, n°57, novembre 2011.
L?observatoire des territoires : http://www.territoires.gouv.fr/observatoire-des-territoires/fr/enjeux-th-matiques/d-veloppement-durable
Les indicateurs de développement durable, La revue du CGDD, janvier 2010.
Tableau de bord de développement durable : http://insee.fr/fr/regions/pays-de-la-loire/default.asp?page=publications/publications.htm
Un tableau de bord de développement durable
pour les Pays de la Loire
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 20124
5 insee pays de la loire - entre chômage et cdi, de multiples formes d?emploi dans les pays de la loire - novembre 20115 insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Des atouts en termes de qualité de vie,
mais des inégalités persistantes
Des atouts en termes de qualité de vie,
mais des inégalités persistantes
Magali JULÉ (Insee)
Partant du constat que le dévelop-
pement économique n?implique
pas systématiquement un pro-
grès social, le développement dura-
ble vise également à renforcer le lien
social et les solidarités. Elle implique
un accès pour tous aux biens et ser-
vices fondamentaux : eau et nourriture
saine, logement décent, santé, éduca-
tion, culture. La durabilité sociale est
également liée à la question de la gou-
vernance à travers la dimension démo-
cratique de l?épanouissement humain.
Ainsi, l?appréciation de l?état de déve-
loppement social durable d?un territoire
est complexe tant les déterminants
potentiels du bien-être d?une population
sont nombreux. La qualité de vie ne se
réduit pas à des critères objectifs ; en
effet, l?importance accordée à chacun
de ces critères varie d?un individu à
l?autre en fonction de ses valeurs ou
de son vécu (cf. encadré « Le rapport
Stiglitz et ses suites », p.10). Pourtant,
un certain nombre d?indicateurs quan-
titatifs peuvent apporter un éclairage
utile pour décrire ce volet social du
développement d?un territoire.
Un patrimoine qui contribue
au bien-être et qui attire
Le climat océanique de la région des
Pays de la Loire se caractérise par une
certaine douceur, un nombre de jours
de gel limité et une faible amplitude
thermique. Avec sa façade littorale,
la présence de la Loire et un contexte
géologique diversifié, la région des
Pays de la Loire possède une diversité
patrimoniale remarquable. Il en ressort
un équilibre entre cadre naturel (riviè-
res, marais littoraux, prairies fluviales,
bocage?) et patrimoine bâti. L?adapta-
tion des constructions au milieu, com-
me l?habitat troglodyte ou les îles bâties
des marais, et la qualité des paysages,
comme celui du Val de Loire classé pa-
trimoine mondial de l?Unesco, s?asso-
cient souvent à un patrimoine religieux
(abbayes, églises, chapelles, calvaires,
croix?) et nobiliaires (châteaux, parcs,
domaines). Les ouvrages situés le long
des nombreux cours d?eau (moulins,
canaux, levées de la Loire?) et les
constructions liées au développement
balnéaire ancien font également par-
tie du patrimoine régional. Tous ces
éléments participent à un cadre de vie
plutôt amène pour les habitants.
La région se situe parmi les principales
destinations touristiques françaises,
essentiellement grâce à son littoral :
avec 13,7 millions de nuitées dans
l?hôtellerie et les campings durant
la saison 2011, les Pays de la Loire
sont la sixième région touristique de
France métropolitaine. Ces atouts font
également des Pays de la Loire une
région où l?on vient s?installer. En effet,
la région attire un nombre important
d?actifs, bien que les migrations soient
déficitaires chez les jeunes : le taux de
migration nette entre 2003 et 2008 est
de + 45 pour 10 000 habitants chez
les 25-59 ans contre - 18 chez les 18-
24 ans. Les départements littoraux, la
Vendée en tête, sont les plus attractifs.
La croissance démographique à
l?oeuvre sur le territoire régional
repose également sur un solde naturel
largement positif : la région est la plus
féconde de France métropolitaine
avec en moyenne plus de 2,1 enfants
par femme en 2009. Ainsi, les Pays
de la Loire sont la cinquième région
la plus peuplée de France et la
première du littoral atlantique avec
près de 3,6 millions d?habitants au
1er janvier 2011. Si son attractivité
démographique et touristique est un
signe de qualité de vie et un facteur
Dotés d?aménités environnementales et culturelles, les Pays de la Loire sont l?une des régions
métropolitaines les plus attractives. La plupart des indicateurs de cohésion sociale sont mieux orientés
qu?ailleurs et tendent à traduire de meilleures conditions de vie que dans d?autres régions : faibles
pauvretés et inégalités, moindres difficultés de logement, etc. Le niveau de formation des jeunes est
satisfaisant, bien que l?enseignement supérieur soit relativement sous-représenté. L?espérance de vie
est supérieure à la moyenne mais la prise en charge de la dépendance des personnes âgées reste un
défi à relever. En revanche, l?équilibre social est fragilisé dans la région par l?effritement de la société
salariale, avec des formes d?emploi souvent précaires et par des inégalités en termes d?emploi et de
salaire entre hommes et femmes. En outre, la fréquence des maladies professionnelles et les décès par
suicide constituent des éléments du diagnostic peu favorables à la région.
Une attractivité croissante de la région
Variation annuelle moyenne de la population dans les Pays de la Loire (%)
Lecture : parmi les hommes intérimaires en mars 2007, 12 % sont en CDI à temps plein en octobre 2007.
Champ : forme d'emploi principale en mars et octobre 2007 pour les salariés du secteur privé et semi-public.
Source : Insee, DADS 2007.
0
2
4
6
8
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12
Hommes Femmes Hommes Femmes Hommes Femmes
Intérim CDD à temps complet CDD à temps partiel
Sources : Insee, RP 1968 à 1990 dénombrement - RP 1999 et 2008 exploitation principale - État civil.
0,0
0,2
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1,2
1968 à 1975 1975 à 1982 1982 à 1990 1990 à 1999 1999 à 2008
due au solde apparent des entrées-sorties
due au solde naturel
Des atouts en termes de qualité de vie,
mais des inégalités persistantes
de vitalité, elle n?est toutefois pas sans
conséquence sur les équilibres sociaux
et environnementaux locaux (cf. « Des
ressources naturelles riches mais
fragiles », p.11 et « Une organisation
du territoire marquée par l?étalement
urbain », p.26).
Une population relativement
jeune qui, comme ailleurs,
vieillit
Conséquence du dynamisme des
naissances, la population résidant en
Pays de la Loire est relativement jeune.
La part de la population âgée de moins
de 10 ans est parmi les plus fortes
des régions métropolitaines (13 %).
De plus, pour 100 personnes âgées
de 65 ans et plus, la région compte
152 jeunes de moins de 20 ans.
Toutefois, à l?instar des autres régions
de France métropolitaine, les Pays de la
Loire n?échappent pas au vieillissement
de leur population. Ce vieillissement,
résultant de l?arrivée aux âges mûrs
des générations nombreuses nées
pendant les Trente Glorieuses, devrait
se poursuivre à l?horizon 2040. À
l?inverse de la France métropolitaine,
le vieillissement de la population
ligérienne serait amplifié par le jeu des
migrations. Cela s?explique par le déficit
migratoire observé chez les jeunes de
20 à 29 ans et par la forte attractivité
des départements du littoral pour les
seniors, particulièrement en Vendée.
Ainsi, en 2040, près du quart de la
population des Pays de la Loire aurait
65 ans ou plus, contre 17 % en 2007.
Ce vieillissement doit être anticipé afin
d?en prévoir les impacts sur l?économie
régionale à travers le vieillissement
de ses actifs, mais également sur les
besoins en équipements et services.
En particulier, l?accompagnement des
personnes en perte d?autonomie sera,
comme partout en France, un enjeu
particulièrement important : le nombre de
personnes âgées dépendantes en Pays
de la Loire pourrait passer de 73 000
en 2010 à 106 000 en 2030, soit une
augmentation de 45 % en 20 ans. De
plus, si la région dispose aujourd?hui
du plus fort taux d?équipement en lits
médicalisés pour personnes âgées
(147 places pour 1 000 personnes de
plus de 75 ans, près de 40 % de plus que
la moyenne nationale), le vieillissement
de la population dépendante pourrait
se traduire par une augmentation du
nombre de personnes touchées par la
dépendance sévère et s?accompagner
d?un vieillissement des aidants familiaux.
Face à ce défi, le Projet régional de santé
met la priorité sur l?accompagnement
des personnes à domicile, service très
peu développé dans la région.
Moins de pauvreté et
d?inégalités qu?ailleurs
Du fait de son attractivité et de la vitalité
de son tissu économique, la région est
relativement épargnée par la grande
pauvreté. En 2009, les Pays de la
Loire comptent sensiblement moins de
ménages pauvres (11,2 %) que les autres
régions françaises (13,5 % en France
métropolitaine). Malgré des disparités
territoriales, les cinq départements de la
région font ainsi partie du premier quart
des départements français où la part
de ménages pauvres est la plus faible.
Par ailleurs, les Pays de la Loire sont
également l?une des régions françaises
les moins inégalitaires en termes de
niveau de vie. L?écart en 2009 entre
le niveau de vie plancher des 10 %
d?habitants de la région les plus aisés
et le niveau de vie plafond des 10 % les
plus modestes n?est que de 2,9 contre
3,4 en France métropolitaine et 3,2
pour les régions de province.
La région n?est toutefois pas exempte de
situations de pauvreté ou de difficultés
financières des ménages, souvent
aggravées par la crise économique.
Comme au niveau national, la hausse
du chômage a eu ses premiers effets
sur le niveau de vie des ménages en
2009. Le taux de pauvreté a ainsi
augmenté de 0,5 point entre 2008 et
2009 dans les Pays de la Loire, comme
au niveau national. Les personnes
aux revenus les plus faibles sont les
premières touchées par la crise : le
niveau de vie des 10 % des personnes
les plus modestes est en baisse de
0,8 % en 2009, alors qu?il n?avait cessé
d?augmenter les années précédentes.
En outre, la proportion d?allocataires
du Revenu de solidarité active (RSA) est
relativement faible dans la région, mais
leur nombre augmente sensiblement en
2010 (+ 7 %). Par ailleurs, un nombre
croissant de ménages a recours
aux procédures de traitement du
surendettement : le nombre de dossiers
déclarés recevables par la commission
de surendettement augmente de 50 %
entre 2000 et 2009, dont une hausse
de 13 % pour la seule année 2009
(contre respectivement + 46 % et
+ 14 % en France métropolitaine). Ce
phénomène, qui touche des ménages
dont la situation financière, à un moment
donné, ne leur permet plus de faire
face à leurs dettes, traduit une forme
nouvelle de précarisation.
Des conditions de logement
plutôt favorables
Au-delà de leur situation financière, les
conditions de logement participent plei-
nement au cadre de vie des ménages et
contribuent ainsi fortement à leur bien-
être. De ce point de vue également,
la situation régionale est globalement
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Moins de pauvreté et d?inégalités qu?ailleurs
Les régions métropolitaines selon le taux de pauvreté et le rapport interdécile des niveaux de vie en
2009
2,8
3,0
3,2
3,4
3,6
3,8
4,0
4,2
10 12 14 16 18 20
taux de pauvreté (%)
rapport interdécile
Pays de la Loire
France métropolitaine
Î le-de-France
Corse
Lecture : L'axe des abscisses correspond à la pauvreté (mesurée à l'aide du taux de pauvreté), l'axe des ordonnées à
l"intensité des inégalités de revenus (mesurée par le rapport interdécile de niveau de vie).
Source : Insee, Revenus disponibles localisés 2009.
6
7
Des atouts en termes de qualité de vie,
mais des inégalités persistantes
meilleure qu?ailleurs, même si des
difficultés existent. Les ménages ligé-
riens sont en moyenne moins concer-
nés qu?ailleurs par les problèmes de
« suroccupation » de logements : les
Pays de la Loire comptent en 2008
moins de 6 % de logements suroccu-
pés contre 7 % en France de province.
Les cinq départements de la région
se situent sous la moyenne nationale,
avec un maximum en Loire-Atlantique
(7 %) et un minimum en Vendée (3 %).
Concernant le parc de logement, la
région se caractérise par une forte
proportion de logements individuels et
par une accession à la propriété plus
fréquente qu?ailleurs. Dans la mesure
où ces deux caractéristiques corres-
pondent à des aspirations importantes
de la population en France1, on peut
faire l?hypothèse qu?elles sont source
d?une certaine satisfaction, même si
l?étalement urbain qu?elles génèrent
pose d?autres problèmes de dévelop-
pement durable. Ainsi en 2008, dans
les Pays de la Loire, les maisons repré-
sentent 72 % du parc contre 56 % en
France métropolitaine. En outre, 64 %
des ménages sont propriétaires de leur
résidence principale en 2008 (58 % en
France métropolitaine). Cette part de
ménages propriétaires est plus élevée
en Vendée (72 %), plus faible en Maine-
et-Loire (60 %). En lien avec l?augmen-
tation de la pression foncière et l?offre
dans les villes-centres, le nombre de
ménages propriétaires a plus aug-
menté dans les espaces périurbains
et le rural. Toutefois, l?accès au loge-
ment des populations modestes reste
une question cruciale dans les grandes
agglomérations de la région, tout par-
ticulièrement en Loire-Atlantique. Dans
ce département, le nombre de deman-
des au titre du Droit au logement oppo-
sable (Dalo) atteint un niveau élevé avec
près de 2 000 demandes en moyenne
par an entre 2008 et 2010, soit 82 %
des demandes de la région.
Un état de santé
globalement bon
Condition du bien-être, la santé est
une composante majeure du dévelop-
pement durable. Si l?on en juge par
le niveau élevé de l?espérance de vie
de ses habitants, les Pays de la Loire
affichent un état de santé globalement
bon. En 2008, à leur naissance, les
hommes peuvent espérer vivre jus-
qu?à 77,8 ans et les femmes jusqu?à
85,0 ans, ce qui est supérieur dans
les deux cas à la moyenne nationale.
La région se place d?ailleurs en pre-
mière position pour l?espérance de vie
des femmes. Pour l?espérance de vie à
60 ans, le diagnostic est similaire avec
pour les hommes une espérance de vie
à 60 ans de 22,2 ans et les femmes de
27,2 ans. Par ailleurs, l?espérance de
vie augmente de manière continue, ce
qui traduit un état de santé en améliora-
tion constante. Autre signe de la bonne
situation sanitaire de la région, sa posi-
tion favorable par rapport au niveau
national en termes de maladies cardio-
vasculaires et d?obésité. Toutefois, la
proportion de personnes obèses chez
les adultes augmente rapidement, pas-
sant de 7 % à 13 % entre 1997 et 2009
(9 % à 14 % en France métropolitaine).
La « mortalité prématurée », définie
comme la mortalité survenant avant
l?âge de 65 ans, concerne dans la région
environ 5 800 décès en moyenne cha-
que année entre 2005 et 2007 dans la
région, dont 4 100 décès masculins et
1 700 décès féminins. La région des
Pays de la Loire fait partie des régions
ayant le plus faible taux de mortalité
prématurée féminine, celui des hom-
mes étant proche de la moyenne natio-
nale. Les trois principales causes de
mortalité prématurée dans la région
sont les tumeurs, les morts violentes
et les maladies de l?appareil respira-
toire. Un point de vigilance particulier
est à souligner sur les morts violentes,
notamment les suicides, signes d?un
certain mal-être. Ils provoquent plus
de décès dans la région qu?en France
métropolitaine (respectivement 21 et
17 décès pour 100 000 habitants en
2008). Le suicide a été à l?origine de
730 décès en moyenne chaque année
parmi les habitants des Pays de la
Loire sur la période 2006-2008. C?est
entre 35 et 54 ans que leur nombre est
le plus important, mais c?est surtout
pour les personnes de plus de 75 ans,
et notamment pour les hommes, que
le pourcentage de suicide est le plus
élevé. Autre cause de mort violente,
les décès suite à un accident de la
route sont également plus importants
dans la région qu?ailleurs, surtout pour
les jeunes.
L?eau, l?air, le bruit : des
déterminants majeurs de la
santé
La qualité de l?environnement est un
déterminant de plus en plus fort de la
santé humaine. Elle agit quotidienne-
ment sur notre santé. Concernant la
qualité de l?air extérieur, la région est
relativement préservée des fortes pol-
lutions. En 2009, les agglomérations
de la région enregistrent de bons indi-
ces de qualité de l?air quatre jours sur
cinq. Les mauvais indices sont géné-
ralement dus aux particules fines2. En
revanche, la qualité des cours d?eau
est dégradée en Pays de la Loire (cf.
« Des ressources naturelles riches
mais fragiles », p.11), ce qui peut avoir
des impacts négatifs à plus ou moins
long terme sur la santé. Les eaux litto-
rales sont de bonne qualité, conformes
aux usages de pêche ou aux activités
nautiques, bien que les analyses réa-
lisées sur les sites de conchyliculture
montrent une dégradation. Enfin, le
bruit associé aux infrastructures rou-
tières constitue aussi une nuisance à
prendre en compte.
La santé au travail, un enjeu
pour le bien-être
Les risques professionnels, avec l?im-
portance des dommages qui en résul-
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Une espérance de vie supérieure à la moyenne nationale
Espérance de vie en 2008 (années)
1 Voir par exemple l?étude réalisée par le Credoc à
la demande du ministère en charge du logement en
2008.
(http://www.credoc.fr/pdf/Sou/LogementetVilleOpinions.pdf)
Source : Insee, État-civil, estimations localisées de population au 1er janvier 2008.
Loire-
Atlantique
Maine-
et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Pays de
la Loire
France
métropo-
litaine
Espérance de vie à la naissance
au 1er janvier 2008
Hommes
Femmes
Espérance de vie à 60 ans
au 1er janvier 2008
Hommes
Femmes
77,6
84,4
21,9
27,0
78,2
85,6
22,3
27,4
78,8
85,7
22,8
27,6
77,0
84,3
22,1
26,9
78,0
84,8
22,4
27,3
77,8
85,0
22,2
27,2
77,6
84,2
22,0
26,7
2 Les particules fines proviennent de la combustion
(de combustibles fossiles, notamment le gazole), de
certaines activités industrielles et de l?agriculture. En
suspension dans l?air, elles peuvent se déposer dans
le poumon profond et engendrer des affections respi-
ratoires et cardio-vasculaires.
8
Des atouts en termes de qualité de vie,
mais des inégalités persistantes
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
tent pour la santé mentale et physique
des salariés, sont considérés comme
un enjeu de santé publique majeur.
Dans les Pays de la Loire, la fréquence
des accidents du travail se situe dans
la moyenne des régions françaises ;
leur recul observé depuis le début des
années 1990 est toutefois moins mar-
qué qu?au plan national. La région pré-
sente, après la Bretagne, la fréquence
de maladies professionnelles la plus
élevée : la forte présence de Troubles
musculo-squelettiques (TMS) dans la
région, première cause de maladies
professionnelles en France, permet
d?expliquer cette position avec l?im-
plantation importante d?industries de
main-d?oeuvre, sources d?exposition aux
TMS (travail de la viande, électronique,
etc.). Deuxième cause de maladies
professionnelles, les affections liées
à l?amiante dans la région sont majo-
ritairement à l?origine de plaques pleu-
rales. La Loire-Atlantique se distingue
du niveau national par une surmortalité
importante liée aux activités profes-
sionnelles à risques.
Un bon niveau de formation
La formation est à la fois un facteur de
cohésion sociale, d?épanouissement
personnel et d?adaptation aux muta-
tions économiques. Le niveau de for-
mation a augmenté de manière rapide
et générale dans les Pays de la Loire.
Juste derrière la Bretagne, les Pays de
la Loire sont la deuxième région pour
laquelle la proportion de jeunes sans
diplôme est la moins élevée (17 % en
2008 contre 22 % en France métro-
politaine). Comme au niveau national,
cette proportion diminue entre 1999 et
2008. La région se place en première
position en termes de réussite au
baccalauréat en 2009, ce qui traduit
de bonnes performances du système
éducatif secondaire. Le diagnostic est
cependant plus mitigé concernant l?ac-
cès à l?enseignement supérieur. Les
bacheliers de la région sont en effet un
peu moins nombreux à poursuivre des
études supérieures qu?ailleurs (71 %
en 2009 contre 75 % en France). La
région compte 115 000 étudiants en
2009-2010, soit 3,3 étudiants pour
100 habitants, ce qui place les Pays
de la Loire au 11e rang national. Par
ailleurs, les diplômés des filières univer-
sitaires de 2e et 3e cycles sont moins
nombreux qu?en France métropolitaine :
11 % contre 14 %. Le diplôme détenu
est souvent l?aboutissement d?un cur-
sus de formation dont l?objectif premier
est l?insertion professionnelle (CAP-BEP,
baccalauréat professionnel, diplôme uni-
versitaire de 1er cycle).
Parallèlement, la formation continue
est primordiale dans le sens où elle
contribue à rapprocher les compé-
tences des salariés des besoins du
marché du travail, favorisant ainsi leur
insertion professionnelle et l?adaptabi-
lité du système productif. Les conseils
régionaux ont compétence pour l?orga-
nisation de la formation continue. Les
dépenses qui lui sont consacrées par le
Conseil régional des Pays de la Loire,
rapportées à la population de 20 à 59
ans, sont dans la moyenne des régions
de province en 2005, mais en recul
par rapport à 1999. Il ne s?agit toute-
fois que d?une partie des dépenses en
formation continue, cette dernière étant
également financée par les entreprises,
les organismes de gestion de la forma-
tion et autres organisations profession-
nelles à risques.
Une cohésion sociale
fragilisée par les conditions
d?emploi
Les indicateurs quantitatifs concernant
l?emploi et le chômage sont mieux
Faible proportion de jeunes sans diplôme
Part des jeunes non diplômés en 2008 (%)
Répartition des accidents du travail par branche d?activité en 2008 (%)
0 5 10 15 20 25
Chimie, caoutchouc, plasturgie
Activités de service I
Commerce non alimentaire
Bois, ameublement, papier-carton, textile, vêtement,
cuirs et peaux, pierres et terres à feu
Transports, eau, gaz, électricité,
livre et communication
Métallurgie
Services, commerces et alimentation
Bâtiment et travaux publics
Activités de service II et travail temporaire
France
métropolitaine
Pays de la Loire
Source : Caisse nationale d?assurance maladie des travailleurs salariés.
Activités de service I
Activités de service II et travail temporaire
Activités de service I : activités financières et cabinets d?études, assurances, recherche publique, administrations
locales (collectivités territoriales et administration hospitalière, uniquement pour les salariés contractuels), autres
administrations, autres activités, accueil à domicile, bureaux d'essai, organismes de formation (personnel enseignant et
administratif).
Activités de service II et travail temporaire : activités de travail temporaire, nettoyage et désinfection, professions
de santé, vétérinaires, action sociale sous toutes ses formes (dont une partie de l'activité des services d'aide à la personne),
formation (stagiaires des centres de formation professionnelle), organisations économiques, sociales et culturelles, services
aux personnes et à la collectivité, activités autres.
Source : Caisse nationale d?assurance maladie des travailleurs salariés.
Source : Insee, Recensement de la population 2008 exploitation principale.
0
5
10
15
20
25
Loire-
Atlantique
Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Pays de la
Loire
France
métropolitaine
9
Forme d?emploi
Pays de la Loire France
Métropolitaine
Effectifs % %
Ensemble des salariés à temps partiel ou à contrat court du secteur
privé et semi-public
dont : Ensemble des salariés à contrat court
- Intérimaires
- Contrats à durée déterminée (CDD)
- Apprentis
- Emplois aidés
dont : Ensemble des salariés en CDD ou CDI à temps partiel
Ensemble des salariés du secteur privé et semi-public
Salariés des services à la personne travaillant exclusivement pour des
particuliers
483 000
277 000
77 000
147 000
38 000
16 000
252 000
1 365 000
52 000
35,4
20,3
5,6
10,8
2,8
1,2
18,5
100,0
/
32,8
18,6
4,6
10,4
2,2
1,4
17,6
100,0
/
Des atouts en termes de qualité de vie, mais
des inégalités persistantes
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
orientés dans les Pays de la Loire que
dans les autres régions, ce qui constitue
un élément essentiel de qualité de vie
et un facteur de cohésion sociale. Mais
derrière ces bons résultats, la société
salariale se trouve profondément
transformée par des formes d?emploi
moins stables et moins pérennes. La
proportion de salariés à temps partiel
ou disposant d?un contrat court (CDD,
intérim, contrats aidés, apprentissage)
est supérieure de 3 points au niveau
national (35,4 % contre 32,8 %). Cette
empreinte des contrats courts ou à
temps partiel dans la région s?explique
par de nombreux facteurs.
Le premier est historique, la région est
en tête des régions françaises pour
l?apprentissage : 2,8 % de salariés en
apprentissage en 2007 contre 2,2 %
en moyenne nationale. Le deuxième
tient à la place importante de l?industrie
et de la construction dans la région
entraînant un poids élevé de l?intérim.
Les Pays de la Loire sont la cinquième
région qui recourt le plus à l?intérim
en 2007 : 5,6 % de salariés occupés
à titre principal dans l?intérim contre
4,6 % en moyenne nationale. Le
troisième facteur concerne les jeunes
qui, comme les femmes, sont des
catégories surreprésentées parmi les
salariés à faible qualification. Ainsi,
près de la moitié des salariés de
moins de 30 ans est concernée par les
contrats courts ou à temps partiel. La
proportion de jeunes en contrat court
dans la région est plus élevée que
la moyenne nationale. Le quatrième
facteur est la forte proportion de
femmes salariées à temps partiel, la
plus élevée des régions françaises
(35 % contre 30 % au niveau national)
avec un taux d?activité des femmes
d?environ 90 % pour les femmes âgées
de 25 à 49 ans. Cependant, si travailler
à temps partiel permet à une partie
des femmes de concilier vie familiale
et activité professionnelle, ce n?est pas
toujours un choix. Ainsi en 2007, on
peut estimer qu?un quart des femmes
ligériennes travaillant à temps partiel
souhaiterait travailler davantage. Ce
temps partiel subi est un révélateur
de précarité professionnelle, avec
des répercussions sur les inégalités
de salaires, sur la progression de
carrière et sur le niveau des retraites.
Il est souvent associé à un temps de
travail très faible et à une multiactivité.
En dernier lieu, cette empreinte des
contrats courts ou à temps partiel
est également due à l?augmentation
des emplois saisonniers agricoles
et touristiques dans la région et au
poids de l?industrie agroalimentaire
qui recourt massivement à ce type de
contrats.
La précarisation de l?emploi, combinée
aux déplacements liés au travail,
peut être à l?origine de difficultés
d?articulation entre le temps du travail
et le temps de la famille. Ainsi, les
salariés les moins qualifiés sont,
d?une part, potentiellement les plus
concernés par les emplois du temps
fragmentés et les horaires décalés et,
d?autre part, souvent contraints par les
prix de l?immobilier à résider loin des
pôles d?emploi. Cette double contrainte
peut entraîner une désynchronisation
des horaires de travail au sein des
familles et créer ainsi des inégalités
entre les ménages.
Des inégalités entre
hommes et femmes qui
subsistent
La durabilité sociale suppose une
égalité des chances entre hommes
et femmes. Le préambule de la
Constitution française du 27 octobre
1946 dispose que « La loi garantit à la
femme, dans tous les domaines, des
droits égaux à ceux de l?homme. » Les
inégalités entre les genres subsistent
pourtant. Elles s?expriment notamment
à travers les disparités de salaires
entre hommes et femmes. En 2009,
ces écarts sont plus importants dans
les Pays de la Loire que dans les autres
régions : les femmes perçoivent en
moyenne un revenu annuel net inférieur
de 25 % à celui des hommes, contre
23 % en France métropolitaine (hors
salariés de particuliers employeurs).
Si l?on se réfère au salaire horaire net,
l?écart de rémunération entre hommes
et femmes subsiste encore mais est
inférieur à celui observé en France
métropolitaine : respectivement 15 % et
16 % en 2009. Ces écarts de salaires
horaires reflètent en partie le fait que les
catégories d?emploi occupées par les
hommes et par les femmes ne sont pas
les mêmes. Par exemple, les femmes
occupent moins souvent des emplois
de cadres, catégorie pour laquelle le
salaire horaire est en moyenne plus de
deux fois supérieur à celui des ouvriers.
Mais ces différences n?expliquent pas
tout car, quelle que soit la catégorie
socioprofessionnelle, le salaire horaire
des femmes est toujours inférieur à
celui des hommes. Ces disparités
peuvent être le résultat d?une répartition
différenciée des emplois entre les
hommes et les femmes au sein de
chaque catégorie socioprofessionnelle.
Diverses études mettent notamment
en évidence les difficultés rencontrées
par les femmes pour accéder à des
postes à responsabilité. Les écarts
de salaires entre hommes et femmes
peuvent s?expliquer par de multiples
facteurs socio-économiques qui ne
permettent toutefois pas de justifier
la totalité de ces écarts. Des actions
publiques visent néanmoins à remédier
à ces disparités : la loi relative à
l?égalité salariale entre les femmes
et les hommes de 2006 prévoit de
supprimer les écarts de salaires par le
biais de négociations, notamment au
niveau des entreprises.
Globalement, les femmes sont très
minoritaires dans les sphères de
pouvoir et les postes à responsabilité.
Les lois sur la parité se sont cependant
traduites par une progression de la
Importance des contrats courts ou à temps partiel dans les Pays de la
Loire en 2007
Champ : forme d?emploi principale sur l?année 2007 pour les salariés du secteur privé et semi-public, situation en décembre 2006
pour les salariés des services à la personne.
Lecture : Dans les Pays de la Loire, 252 000 salariés du secteur privé et semi-public disposent d?un CDI ou CDD à temps partiel.
Ils représentent 18,5 % des salariés de ce secteur dans la région, contre 17,6 % au niveau national.
Sources : Insee, DADS 2007 - CNAV, déclarations Cesu DNS Paje.
10
Des atouts en termes de qualité de vie, mais
des inégalités persistantes
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Pour en savoir plus
Bonnefoy V. et Gicquaud N., 900 000 habitants de plus en 2040 dans les Pays de la Loire, Insee Pays de la Loire, Études, n°90, décembre
2010.
Seguin S., Pays de la Loire : moins de pauvreté et d?inégalités qu?ailleurs, malgré des disparités territoriales, Insee Pays de la Loire,
Études, n°100, décembre 2011.
Bonnefoy V., Fouchard C. et Soulas O., Pays de la Loire : 33 000 personnes âgées dépendantes supplémentaires d?ici 2030, Insee Pays de
la Loire, Études, n°101, février 2012.
Seguin S. et al., Entre chômage et CDI, de multiples formes d?emploi dans les Pays de la Loire, Insee Pays de la Loire, Dossier, n°44,
novembre 2011.
Seguin S. et al., Femmes en Pays de la Loire - Regards sur la parité, Insee Pays de la Loire, Dossier, n°28, mars 2008.
Le Goff S., Les occupants de résidences principales en Pays de la Loire - Une accession à la propriété particulièrement forte et
précoce, Dreal, novembre 2011.
ARS, Diagnostic état de santé et des besoins.
ARS, Plan régional santé-environnement 2010-2013.
ORS, La santé observée en Pays de la Loire ? 2012.
Lesnard L. et De Saint Pol T., Organisation du travail dans la semaine des individus et des couples actifs : le poids des déterminants
économiques et sociaux, Insee, Économie et statistiques, n°414, janvier 2009.
Performances économiques et progrès social - Le rapport Stiglitz et ses suites
L?écart entre la mesure statistique des
faits socio-économiques et la percep-
tion de ces mêmes faits par les citoyens
est devenu depuis quelques années un
sujet sensible. C?est en particulier le cas
pour la mesure du progrès économique
et social, avec une remise en cause de
l?usage presque exclusif du Produit inté-
rieur brut (PIB) comme indicateur global
de ce progrès. Une commission interna-
tionale présidée par Joseph Stiglitz, avec
Amartya Sen comme conseiller et Jean-
Paul Fitoussi comme coordinateur, s?est
penchée sur ces questions. Le rapport
remis par la commission en septembre
2009 émet des recommandations autour
de trois domaines : les questions relati-
ves au PIB, la qualité de vie, le développe-
ment durable et l?environnement. Depuis,
les services statistiques publics ont
entrepris de nombreux travaux et publié
des études pour prendre en compte ces
recommandations. En particulier, l?Insee
a mené une enquête au niveau national
sur la mesure du bien-être subjectif. Les
résultats indiquent que la satisfaction
dans la vie s?accroît avec le niveau de
vie mais, qu?au-delà de cette dimension,
d?autres facteurs jouent un plus grand
rôle en matière de satisfaction dans la vie.
À caractéristiques sociodémographiques
données, les difficultés matérielles sont
celles qui pèsent le plus sur la satisfac-
tion dans la vie. Parmi les autres facteurs
mesurés, les difficultés de santé vien-
nent en second, par exemple lorsqu?elles
sont chroniques ou qu?elles entraînent
un renoncement aux soins (« Satisfaction
dans la vie : les personnes se donnent
7 sur 10 en moyenne », France, portrait
social - édition 2011, octobre 2011).
représentation féminine sur la scène
politique nationale et locale. En Pays
de la Loire, les femmes sont un peu
plus présentes dans les assemblées
locales (conseillers régionaux,
généraux et municipaux) ou nationales
(députés et sénateurs) qu?en moyenne
en France. En juin 2007, la région ne
compte pourtant que sept femmes
à l?Assemblée nationale pour trente
sièges et deux femmes au sénat pour
seize sièges. La part des femmes
disposant d?un mandat national varie
ainsi considérablement selon les
départements. Elle est minimale en
Mayenne, qui n?envoie aucune femme
dans les deux assemblées, mais où
le nombre d?élus est aussi le plus
faible, et maximale en Sarthe avec
trois femmes députées sur les cinq du
département.?
Source : Insee, Déclarations annuelles de données sociales (DADS).
-25
-20
-15
-10
-5
0
Cadres
Professions
intermédiaires Employés Ouvriers
ellennoisseforpoicos eirogétaC
elbmesnE
Pays de la Loire France métropolitaine
Quelle que soit la catégorie socioprofessionnelle, le salaire horaire des
femmes est toujours inférieur à celui des hommes
Écarts de salaires horaires nets entre hommes et femmes, selon la catégorie socioprofessionnelle en
2009 (%)
11
Des ressources naturelles riches mais
fragiles
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Des ressources naturelles riches mais fragiles
Nathalie MORVAN (Dreal), Elmostafa OKHAM (Insee)
Les Pays de la Loire, région à forte dominante agricole, ne comprennent qu?une faible part d?espaces
naturels. Toutefois, la région bénéficie d?une situation géographique particulièrement favorable à la
diversité et à la richesse des milieux naturels, notamment des milieux humides. Ces milieux abritent de
nombreuses espèces animales et végétales qui donnent à la région une forte responsabilité patrimoniale.
Or, le dynamisme et l?attractivité économique et démographique du territoire sont sources de pressions
sur les ressources naturelles. L?eau est une ressource précieuse dont la qualité est dégradée dans de
nombreux cours d?eau. Si les Pays de la Loire sont parmi les régions qui enregistrent le plus faible volume
d?eau potable prélevé par habitant, l?ensemble des prélèvements génère localement de fortes pressions
sur les milieux naturels par une diminution des débits d?étiage. Les sols et les sous-sols du territoire sont
très sollicités, avec des conséquences parfois irréversibles sur les milieux. La dynamique régionale de
construction entraîne en effet une progression de l?artificialisation des sols et une forte production de
granulats. Quant à l?impact environnemental des déchets, il devrait s?atténuer si la tendance à la baisse
de la quantité de déchets par ménage se confirme et si les efforts de valorisation se poursuivent. Enfin,
les risques d?inondation ou technologiques peuvent être localement importants.
Les Pays de la Loire bénéficient
d?une situation géographique
particulièrement favorable à la
diversité et à la richesse des milieux
naturels grâce, notamment, à sa façade
maritime, la Loire et son estuaire. Bien
que le territoire régional, à forte domi-
nante agricole, ne soit occupé qu?à
moins de 20 % par des espaces natu-
rels et boisés (contre 40 % au niveau
national en 20101), une de ses caracté-
ristiques majeures est la forte présence
des zones humides, dont plusieurs
sont reconnues d?importance interna-
tionale : Grande Brière, lac de Grand-
Lieu, marais salants de Guérande et
du Mès et Basses Vallées Angevines.
Les milieux humides constituent l?ha-
bitat privilégié de nombreuses espèces
tandis que les cours d?eau contribuent à
la biodiversité régionale par les espèces
spécifiques qu?ils abritent et par leur rôle
important de corridor écologique. Autre
spécificité régionale, les milieux litto-
raux et estuariens se caractérisent par
une grande diversité avec des milieux
vaseux, sableux et dunaires particulière-
ment présents en Vendée, des rochers
et falaises surtout développés en Loire-
Atlantique et sur l?Île-d?Yeu ainsi que des
marais pouvant s?étendre sur de grandes
surfaces à l?exemple du Marais poitevin
ou du Marais breton. Les milieux marins
constituent également une contribution
originale à la biodiversité régionale.
Outre ces espaces remarquables, les
Pays de la Loire se caractérisent par
l?importance des espaces bocagers,
constitutifs de l?identité paysagère de
la région. Ces espaces jouent un rôle
pour le maintien de la biodiversité en
offrant des zones de refuge et d?habitat
pour la faune et la flore, d?autant plus
importantes que les forêts sont rares
dans la région. De manière générale, les
milieux naturels ou semi-naturels, qu?ils
soient remarquables ou plus ordinaires,
constituent un patrimoine commun qui
1 Les données présentées ici sont issues de l?enquête
annuelle Teruti-Lucas. Elles peuvent être sensiblement
différentes de l?autre principale source de mesure
de l?occupation du territoire, Corine Land Cover.
Cependant, les écarts France - Pays de la Loire sont
du même ordre dans les deux sources.
Angers
Nantes
Le Mans
La Roche-
sur-Yon
Laval
MAYENNE
SARTHE
VENDÉE
LOIRE-ATLANTIQUE
MAINE-ET-LOIRE
© IGN - Insee 2012
Source : Dreal, Corine Land Cover 2006.
Pays de la Loire, une région essentiellement recouverte de terres agricoles
Occupation des sols en 2006
Territoires artificialisés
Terres agricoles
Forêts et milieux semi-naturels
Zones humides
Surfaces en eau
12
Des ressources naturelles riches mais
fragiles
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
assure des fonctions indispensables
à toutes les formes de vie et rendent
des services essentiels : source
d?alimentation, maintien de la qualité et
régulation de la quantité de l?eau, de l?air
et des sols, patrimoine culturel, espaces
propices aux activités de détente et de
loisirs, etc. Ce patrimoine est soumis
à la pression des activités humaines
qui agissent sur la qualité des milieux.
Les principales atteintes portées à ces
milieux sont, d?une part, la pression
du développement urbain et, d?autre
part, certaines pratiques agricoles qui
engendrent notamment des pollutions
diffuses (cf. Zoom Agriculture, p. 24).
Une responsabilité forte
pour la préservation de la
biodiversité
Les Pays de la Loire abritent de
nombreuses espèces animales et
végétales, en lien avec la richesse
de ses milieux. La responsabilité
patrimoniale de la région est donc
forte. La région est particulièrement
riche en oiseaux marins, d?eau ou
migrateurs grâce à sa façade maritime
et l?importance des zones humides. Elle
constitue également, avec l?estuaire de
la Loire et les fleuves côtiers vendéens,
une zone primordiale pour la migration
des poissons tels que le saumon, la
lamproie marine et l?anguille. Enfin, les
vasières des baies et des estuaires
contribuent fortement à la reproduction
de certaines des espèces de poissons
pêchées dans le golfe de Gascogne.
En outre, s?il n?existe pas de plante
strictement endémique de la région,
certaines espèces de plantes littorales
possèdent une aire de répartition qui
déborde peu des limites régionales.
De nombreuses familles animales et
végétales sont menacées à plus ou
moins court terme de disparition du fait
de l?altération de leur habitat. Le suivi
statistique de ces évolutions est com-
plexe pour l?analyse de la biodiversité et
de ses modifications. Il est néanmoins
possible d?appréhender ces évolutions
à travers le programme de suivi tem-
porel des oiseaux communs (STOC).
Quoique limités à une seule catégorie
de faune, les indicateurs de suivi du
programme STOC constituent une réfé-
rence au niveau européen en matière
de conservation de la biodiversité
ordinaire. Il ressort de ces statistiques
entre 2001 et 2009 un déclin marqué
dans la région des espèces d?oiseaux
communs spécialisées dans les milieux
bâtis (- 23 %) et agricoles (- 21 %). Les
espèces spécialistes des milieux fores-
tiers, peu nombreuses dans la région,
enregistrent un faible recul (- 2 %) tan-
dis que les espèces dites généralistes,
c?est-à-dire n?ayant aucune préférence
pour tel ou tel milieu, progressent légè-
rement (+ 1 %). Ces évolutions, qui
font écho aux tendances observées
en Europe, pourraient représenter une
menace pour la biodiversité par un phé-
nomène d?homogénéisation de la faune
aviaire.
Une qualité des cours d?eau
insuffisante
La dégradation de la qualité des cours
d?eau, particulièrement marquée dans
la région, peut également constituer
une menace pour la biodiversité par
l?atteinte aux habitats ou aux corridors
écologiques de nombreuses espèces.
Plus généralement, la protection des
ressources en eau est un enjeu majeur
de développement durable, qui touche
à notre environnement et à nos modes
de vie. Les derniers résultats connus
de l?évaluation de l?état écologique,
sur la base des données acquises en
2008-2009, confirment l?état dégradé
des rivières de la région : seulement
13 % des cours d?eau y sont en bon
état contre 30 % sur le district Loire-
Bretagne et 43 % sur la France entière.
Le Maine-et-Loire ainsi que la Vendée
connaissent une situation particulière-
ment difficile avec respectivement 7 %
et 3 % des cours d?eau en bon état. La
configuration géographique de la région
qui limite les débits des cours d?eau
explique en partie les perturbations
écologiques constatées. L?empreinte
des activités humaines présentes et
passées sur la transformation des riviè-
res accentue par ailleurs ces déséqui-
libres écologiques. En effet, au cours
des siècles, les rivières ont été trans-
formées par toute une série de seuils,
de barrages, de dérivations, de vanna-
ges. Ainsi, l?été, certains de ces cours
d?eau se présentent parfois comme une
succession de plans d?eau à très faible
débit où l?eau stagne davantage qu?elle
ne s?écoule.
La dégradation de la qualité de l?eau
provient pour une part de certaines pra-
tiques agricoles, à l?origine notamment
de pollutions diffuses. D?importants
efforts sont indispensables pour attein-
dre l?objectif régional fixé par la Directive
cadre sur l?eau (DCE) à 46 % de cours
d?eau classés en bon état pour 2015.
Des programmes sont déjà en cours
comme sur la Sèvre nantaise, avec la
suppression de seuils et de barrages,
les programmes « Eve » vendéens de
lutte contre les pollutions diffuses ou
les réalisations exemplaires comme le
débarrage du Vicoin sur la commune de
Saint-Berthevin en Mayenne.
L?eau sous pression
La préservation de la ressource en
eau passe également par une gestion
Source : Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN).
- 10
- 21
- 23
- 2
+ 1
-25
-20
-15
-10
-5
0
5
Total Agricoles Bâtis Forestiers Généralistes
Déclin marqué des espèces d?oiseaux communs spécialisées dans les
milieux bâtis et agricoles
Variations entre 2001 et 2009 de l?indice d?abondance des oiseaux communs en Pays de la Loire (%)
13
Des ressources naturelles riches mais
fragiles
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
économe et solidaire pour garantir
l?ensemble de ses usages et fonctions.
Près de 500 millions de mètres cubes
d?eau sont prélevés en moyenne chaque
année pour satisfaire les besoins agri-
coles, industriels et en eau potable
(respectivement 34 %, 8 % et 58 % des
prélèvements). À ces usages s?ajoutent
les prélèvements à usage énergétique2,
concentrés dans l?estuaire de la Loire
et qui représentent plus d?un million
de mètres cubes en moyenne chaque
année. Si l?essentiel des volumes
dédiés aux process énergétiques est
rejeté dans les milieux naturels après
usage, ces prélèvements présentent
néanmoins des impacts qui peuvent
être importants sur le régime des eaux
et la température des milieux aquati-
ques, particulièrement en été quand les
niveaux d?eau sont faibles. Les prélève-
ments d?eau à usage domestique sont
en baisse depuis 2003 malgré la crois-
sance démographique, ce qui fait des
Pays de la Loire l?une des régions qui
enregistre le plus faible volume d?eau
potable prélevé par habitant par an
(73 m3 par habitant en 2007, contre
100 en France métropolitaine). Toute-
fois, l?ensemble des prélèvements
génère localement de fortes pressions
sur les milieux naturels par une diminu-
tion des débits d?étiage. Ce déséqui-
libre s?observe plus particulièrement
sur les cours d?eau traversant les zones
d?agriculture intensive et sur les terri-
toires où les ressources souterraines
sont naturellement faibles. En outre,
sur le littoral, et plus particulièrement
en Vendée et dans les îles, la capacité
d?alimentation en eau potable est fragi-
lisée par la forte augmentation de la
demande en période estivale, tension
qui pourrait s?aggraver avec l?accentua-
tion du changement climatique.
Une exploitation importante
des sols et des sous-sols
Les sols constituent une ressource natu-
relle cruciale particulièrement exploitée
dans les Pays de la Loire. L?artificiali-
sation des sols progresse vivement, du
fait du dynamisme démographique de
la région associé à une prédominance
de la construction individuelle (cf. « Une
organisation du territoire marquée
par l?étalement urbain », p. 26). Les
terres agricoles sont de loin les plus
sollicitées, en particulier les surfaces
bocagères, porteuses d?enjeux forts en
région pour la préservation de la biodi-
versité et de la qualité de l?eau. L?arti-
ficialisation, la plupart du temps irré-
versible, a pour conséquence directe
la destruction d?habitats naturels et la
fragmentation des écosystèmes par la
création de coupures parfois infranchis-
sables au sein d?espaces naturels ou
agricoles, pour la faune comme pour la
flore. Pour lutter contre ce phénomène,
des réflexions sont menées par l?État et
les collectivités pour définir une trame
verte et bleue facilitant les migrations
des espèces entre territoires urbanisés
pour limiter les impacts indirects de
cette artificialisation sur la biodiversité
(cf. encadré, p. 16). Lorsqu?elle conduit
à l?imperméabilisation des sols, l?artificia-
lisation réduit la possibilité de recharge
des eaux souterraines en limitant les
possibilités d?infiltration dans le sol.
Enfin, elle peut aussi aggraver le risque
d?inondation par la diminution des zones
d?expansion des crues, l?intensification
des phénomènes de ruissellement et
l?augmentation du nombre de personnes
exposées. L?activité humaine peut égale-
ment être à l?origine d?une pollution des
sols (activités agricoles et industrielles),
engendrant des risques sanitaires pour
les populations exposées.
Les sous-sols sont eux aussi largement
exploités en Pays de la Loire. La région
est la deuxième région métropolitaine
pour la production de granulats (y
compris marins) avec 10,5 % de la
production nationale en 2009, soit 11
2 Ces prélèvements sont opérés essentiellement pour
le refroidissement de la centrale thermique de Cor-
demais.
tonnes par habitant (contre 6 en France
métropolitaine). Le poids de la région
est toutefois en recul depuis 2007.
L?extraction de granulats répond à un
besoin lié pour beaucoup à la dynamique
régionale de construction de bâtiments
et d?infrastructures, mais elle exerce
des pressions fortes sur des milieux
naturels souvent fragiles de même
que sur la qualité de l?eau. Elle peut
également être source de nuisances
pour les riverains des carrières.
L?impact environnemental
des déchets : des efforts
restent à fournir
Pour une gestion durable des ressources
naturelles, il est nécessaire de réduire
l?impact des déchets sur l?environne-
ment. Le premier objectif national, fixé
par la loi n° 2009-967 du 3 août 2009
de programmation relative à la mise en
oeuvre du Grenelle de l?environnement,
porte sur la diminution de la production
d?ordures ménagères et assimilées de
7 % par habitant sur cinq ans. Les quan-
tités de déchets des ménages s?établis-
sent en 2009 à 583 kg par habitant et
par an, soit légèrement en dessous de
la moyenne nationale (588 kg). Après
une tendance à la hausse, elles amor-
cent une baisse sensible entre 2007
et 2009 (- 6 %), baisse qui devra être
confirmée au cours de la prochaine
enquête qui portera sur l?année 2011.
Les gisements de déchets varient d?en-
Source : Agence de l'eau Loire-Bretagne.
15 000
65 000
115 000
165 000
215 000
265 000
315 000
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
Agricole Domestique Industriel
Prélèvements d?eau à usage domestique en baisse depuis 2003
Évolution des prélèvements en eau hors énergie dans les Pays de la Loire par secteur utilisateur
(milliers de m3)
14
Des ressources naturelles riches mais
fragiles
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Quantité de déchets ménagers par habitant légèrement inférieure à la
moyenne nationale
Quantité d?ordures ménagères et assimilées collectée par habitant en 2009 (kg/habitant)
viron 534 kg par habitant et par an
dans la Sarthe à 673 kg en Vendée,
disparités qui traduisent notamment
l?impact de l?activité touristique.
Un autre objectif du Grenelle porte sur
l?accroissement du taux de recyclage
matière et organique des déchets
ménagers par les pouvoirs publics
(35 % en 2012, puis 45 % en 2015).
Avec un taux de recyclage global (valo-
risation matière et organique) de près
de 43 %, la région dépasse en 2009
l?objectif fixé pour 2012. L?effort à
fournir à l?horizon 2015 reste toute-
fois important pour certains départe-
ments (Mayenne et Loire-Atlantique).
Les déchets ménagers et assimilés
non recyclés sont, pour près de 30 %,
stockés en centre d?enfouissement
technique et, pour 22 %, valorisés en
énergie par incinération. Les quantités
de déchets incinérés ou stockés sont
en baisse, mais des efforts importants
restent à engager pour atteindre le troi-
sième objectif fixé par la loi du Grenelle
de l?environnement, de réduction de
15 % des déchets incinérés ou stockés.
Ils devront porter non seulement sur
l?optimisation des collectes sélectives,
mais aussi sur la prévention, le déve-
loppement du réemploi, un meilleur tri,
et donc une valorisation plus impor-
tante des déchets occasionnels. Dans
les Pays de la Loire, les plans dépar-
tementaux d?élimination des déchets
aujourd?hui adoptés s?engagent dans
cette voie.
Les déchets produits par les
entreprises ne font pas l?objet d?une
connaissance aussi précise que les
déchets ménagers. D?après l?enquête
de l?Insee sur la production de déchets
non dangereux dans l?industrie, les
Pays de la Loire se situent en septième
position des régions métropolitaines,
avec 980 000 tonnes de déchets
produites en 2008. Environ deux tiers
de ces déchets sont recyclés. Il subsiste
donc des marges de progression
Source : Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), Enquête collecte.
0
100
200
300
400
500
600
700
Loire-
Atlantique
Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Pays de la
Loire
France
métropolitaine
importantes pour atteindre l?objectif
de 75 % de ces déchets orientés vers
le recyclage d?ici 20123. Les déchets
dangereux des entreprises font l?objet
d?une attention particulière du fait des
risques qu?ils peuvent entraîner sur
l?environnement ou la santé. Certains
de ces déchets, produits par des
installations classées à risque, doivent
faire l?objet d?une déclaration annuelle
et d?un traitement spécifique : près
de 110 000 tonnes sont déclarées en
2009 dans la région. En revanche, les
déchets produits de manière diffuse et
en faible quantité, notamment par les
activités artisanales ou agricoles, sont
difficiles à quantifier. Depuis 2002,
les Régions ont compétence pour la
planification en matière de déchets
dangereux, compétence préalablement
détenue par l?État. La région Pays de la
Loire a ainsi adopté son Plan régional
d?élimination des déchets dangereux
(PREDD) en 2010 qui retient quatre
orientations principales assorties :
diminuer la production de déchets
dangereux, améliorer leur collecte,
améliorer leur valorisation et leur
traitement, et réduire leur transport
afin d?en diminuer les impacts, les
nuisances et les risques potentiels.
La Vendée à la pointe en termes de recyclage des déchets
Taux de valorisation matière et organique des déchets ménagers et assimilés (%)
Source : Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), Enquête collecte.
0
5
10
15
20
25
30
35
40
45
50
55
60
Loire-
Atlantique
Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Pays de la
Loire
France
métropolitaine
objectif Grenelle 2015
objectif Grenelle 2012
3 Cet objectif, inscrit dans le Plan d?actions Déchets
2009-2012, concerne plus précisément les déchets
d?emballages ménagers et les déchets banals des en-
treprises hors bâtiment et travaux publics, agriculture,
industries agroalimentaires et activités spécifiques.
Voir par exemple : http://www.pcet-ademe.fr/sites/
default/files/Politique_des_dechets_2009-2012.pdf
15
Le risque d?inondation
concerne plus d?un tiers des
communes de la région
Les risques sont le résultat de l?aléa
(occurrence, intensité et durée d?un
événement) et de la vulnérabilité
(niveau de conséquences prévisibles
d?un phénomène). La vulnérabilité peut
concerner les humains, les biens ou
l?environnement. Les risques que l?on
dit majeurs ont une gravité importante
mais une faible fréquence. Ces risques
peuvent être naturels (mouvements de
terrain, inondations, séismes, feux de
forêts, tempêtes, etc.) ou technologi-
ques (industriels, ruptures de barrage,
transports de matières dangereuses,
etc.). Comme tout territoire, les Pays
de la Loire sont exposés à des risques
variés. Les plus importants concernent
les inondations par débordement flu-
vial ou submersion marine. Le risque
d?inondation concerne plus d?un tiers
des communes de la région. Pour les
seuls débordements fluviaux, 3,5 % de
la population de la région est située en
zone inondable en 20064. Ces risques
sont accentués dans les zones artificia-
lisées qui intensifient le ruissellement
par l?imperméabilisation des sols et
les dérèglements climatiques peuvent
engendrer des phénomènes de préci-
pitation plus denses. Ce risque est par
conséquent à la fois naturel et lié à l?ac-
tivité humaine.
Depuis le 1er mai 2011, un nouveau
zonage réglementaire sismique est en
vigueur sur le territoire français. Ce
zonage, basé sur de nouvelles méthodes
et une amélioration des connaissances
sur la sismicité locale, intéresse une
plus grande partie du territoire national.
L?ouest de la France, dont la région des
Pays de la Loire, est concerné par ces
évolutions. Ainsi, alors que la majorité
de la région est soumise à un aléa
faible, le sud du territoire est classé
en zone d?aléa modéré. La présence
de cet aléa non négligeable implique
la prise en compte de mesures de
prévention du risque, afin de limiter les
impacts d?éventuelles secousses. Ce
nouveau zonage s?accompagne donc
de nouvelles normes parasismiques
applicables aux bâtiments. Par ailleurs,
le risque de mouvement de terrain
(tassement, affaissement, glissement,
effondrement, écroulement, coulées)
est considéré comme majeur pour 26 %
des communes en 2010. 90 % des
mouvements de terrain dans la région
étaient de type retrait-gonflement
des argiles cette même année. Ils
sont principalement consécutifs à
la sécheresse. Toute la région est
concernée par l?exposition au radon
(gaz radioactif naturel) mais il ne
s?agit pas d?un enjeu très important, la
région n?étant pas considérée comme
prioritaire en termes d?actions.
Les Pays de la Loire concentrent
9,5 % des installations nationales à
risques pour l?environnement, avec un
pourcentage particulièrement élevé
pour les élevages (15 % du total pour
la France), et seulement 4 % des éta-
blissements Seveso (établissements
industriels classés à risques). Dans
certaines zones, les risques techno-
logiques sont importants du fait de la
concentration d?établissements clas-
sés Seveso comme sur l?estuaire de
la Loire : tandis que la région compte
en moyenne 1,4 établissement Seveso
pour 1000 km², la communauté d?ag-
glomération de la Région nazairienne
et de l?Estuaire en compte 22 pour
1000 km². La vulnérabilité de ces
territoires doit prendre en compte l?or-
ganisation du territoire, l?effet domino
(réactions en chaîne) et l?interdépen-
dances des risques naturels et tech-
nologiques. Parmi les risques éma-
nant uniquement de l?activité humaine,
on trouve notamment les rejets des
entreprises industrielles dans l?eau.
Ces rejets concernent les matières en
suspension, la demande chimique en
oxygène, l?azote global, le phosphate
total et les métaux qui peuvent être
soit des rejets directs, soit raccordés
directement vers une station collec-
tive. La région ne possédant pas de
centrale nucléaire, le risque nucléaire
ne concerne que quatre communes du
Maine-et-Loire limitrophes de Chinon.
D?autres nuisances et risques existent
sur le territoire, notamment le bruit
et la qualité de l?air. Ces risques
proviennent pour une bonne partie des
activités de transport, amplifiées par
le phénomène d?étalement urbain qui
engendre une progression moyenne
des déplacements domicile-travail
(cf. « Une organisation du territoire
marquée par l?étalement urbain »,
p. 26). ?
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Des ressources naturelles riches mais
fragiles
Nantes
Le Mans
Laval
MAYENNE
SARTHE
VENDÉE
LOIRE-ATLANTIQUE
MAINE-ET-LOIRE
© IGN - Insee 2012
Des risques qui peuvent être localement importants
Communes exposées à un risque d'inondation et nombre d'établissements industriels à risque
(Seveso seuil haut et seuil bas 2009)
la Loire
Source : Ministère de l?Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logementet de la Mer - Base des installations classées.
4
1
Donges
Montoir-de-
Bretagne
Carquefou
Saint-Herblain
Les Sables-
d'Olonne
Avrillé
Bonchamp-
lès-Laval
Arnage
Cholet
Bouchemaine
Mortagne-sur-Sèvre
Communes exposées à un risque
d'inondation en 2011
Nombre d'établissements industriels à
risque (Seveso seuil haut et bas 2009)
par commune :
4 Si la connaissance sur le risque de crue a progressé
avec la réalisation d?atlas des zones inondables des
principaux cours d?eau, le risque d?inondation par
submersion marine est encore mal connu.
16
Pour en savoir plus
Siou Y., La qualité des eaux de rivières en Pays de la Loire demeure insuffisante, Insee Pays de la Loire, Informations statistiques, n°410,
mai 2011.
Agence de l?eau Loire-Bretagne : http://www.eau-loire-bretagne.fr/informations_et_donnees/donnees_sur_leau
Ademe des Pays de la Loire : http://paysdelaloire.ademe.fr/
Profil environnemental des Pays de la Loire : http://profil-environnemental.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Des ressources naturelles riches mais
fragiles
Protection et préservation de la biodiversité
Trame verte et bleue
Outre la préservation des espaces natu-
rels les plus remarquables, le maintien
d?une biodiversité de qualité nécessite
la préservation de milieux plus ordinai-
res (petits boisements, haies, bosquets,
talus, cours d?eau, etc.) assurant la
connexion entre ces derniers et le bon
fonctionnement de l?ensemble. En effet,
nombre d?espèces animales effectuent
les différentes parties de leur cycle de
vie dans des milieux différents, distants
de quelques mètres à plusieurs milliers
de kilomètres. Il est donc indispensable
de leur préserver des possibilités de se
déplacer. De telles continuités sont éga-
lement nécessaires au brassage généti-
que, ainsi qu?à la colonisation/recoloni-
sation de milieux, tant par les espèces
animales que végétales.
La mise en place de ces réseaux d?espaces
naturels dénommés « trame verte et
bleue » est une des orientations fortes
issues du Grenelle de l?environnement, au
niveau national. Elle ambitionne d?inscrire
la préservation de la biodiversité dans les
décisions d?aménagement du territoire.
Elle nécessite une appropriation
partagée des enjeux et une adhésion des
acteurs du territoire. Les orientations
nationales doivent être déclinées dans
chaque région dans un Schéma régional
de cohérence écologique (SRCE), réalisé
conjointement par la Région et l?État à
échéance 2012, en concertation avec
l?ensemble des acteurs locaux et devant
déboucher sur un cadre d?intervention.
Ce schéma, lorsqu?il existe, doit être
pris en compte dans les documents de
planification (SCoT, PLU).
Ce schéma devra prendre en compte la
perspective du changement climatique
qui conduit à modifier les aires de
répartition des espèces. Les continuités
doivent permettre aux espèces non
seulement de se déplacer selon leurs
besoins aujourd?hui, mais elles devront
aussi tenir compte des variations
climatiques. Cela vaut aussi pour les
déplacements des espèces exotiques
envahissantes (jussie, robinier faux
acacia, renouée du Japon, etc.) qu?il
conviendra de suivre avec vigilance afin
d?en maîtriser la progression.
Znieff, Zico et zones humides d?impor-
tance nationale
La valeur biologique du patrimoine
naturel est connue à travers différents
inventaires nationaux : Zone naturelle
d?intérêt écologique, faunistique et
floristique (Znieff), Zone importante
pour la conservation des oiseaux (Zico),
zones humides d?importance majeure
et par la désignation de plusieurs sites
Ramsar (traité intergouvernemental
qui sert de cadre à l?action nationale et
à la coopération internationale pour la
conservation et l?utilisation rationnelle
des zones humides et de leurs
ressources). Ces inventaires couvrent
environ 20 % du territoire régional, toutes
zones confondues. Ce pourcentage faible
comparé à certaines autres régions
françaises est à corréler avec la faible
part des espaces naturels en région.
Cependant, les milieux humides y sont
plus particulièrement représentés :
les Pays de la Loire sont la troisième
région française derrière les régions
Champagne-Ardenne et Centre pour leur
taux de couverture régionale.
17 insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
La question de la durabilité de
l?économie régionale est de
taille puisqu?il s?agit de faire vivre
une économie solide capable d?offrir
des opportunités d?emplois et d?assu-
rer un bon niveau de vie à tous, tout
en ne mettant pas en péril la qualité
de l?environnement naturel et les condi-
tions de vie de la population. Au cours
des dernières décennies, l?appareil pro-
ductif des Pays de la Loire a connu de
profondes mutations et va sans doute
en connaître bien d?autres. Contraintes
sur l?énergie, préservation des ressour-
ces naturelles, intégration des préoc-
cupations sociétales, vieillissement de
la population active sont autant d?élé-
ments auxquels l?économie régionale
devra s?adapter. La récente crise éco-
nomique a pesé sur les entreprises de
la région et pourrait être, sous certains
aspects, le point de départ d?une trans-
formation de l?appareil productif.
Une région à l?économie
dynamique
L?économie des Pays de la Loire est
particulièrement dynamique depuis au
moins deux décennies. Entre 1990 et
2008, c?est la région qui enregistre la
plus forte croissance de son Produit
intérieur brut (PIB) : + 2,5 % par an
en volume, contre + 1,8 % en France
métropolitaine. Cette croissance est
créatrice d?emplois. Sur la même pé-
riode, les Pays de la Loire se situent au
3e rang des régions les plus créatrices
d?emploi avec une hausse moyenne
de 1,2 % par an (contre + 0,7 % en
France métropolitaine). La croissance
de la population s?accompagne d?un
développement de l?emploi qui fait des
Pays de la Loire la région ayant le plus
fort taux d?emploi : deux habitants âgés
de 16 à 64 ans sur trois ont un emploi.
Le taux de chômage régional est parmi
les plus faibles des régions métropo-
litaines, y compris dans la période
récente de crise (7,9 % au troisième
trimestre 2011 contre 9,3 % en France
métropolitaine). Cependant, les formes
d?emploi proposées dans la région se
caractérisent par la part importante
des contrats courts ou à temps partiel
et des situations de précarité qui en dé-
coulent (cf. « Des atouts en termes de
qualité de vie », p. 5).
La forte croissance régionale a permis
un certain rattrapage du PIB par habi-
tant : les Pays de la Loire se situent
légèrement au-dessus de la moyenne
des régions de province depuis la fin
des années 1990 (26 481 euros dans
la région contre 25 949 euros en pro-
Une économie dynamique qui pourrait nécessiter des
adaptations
Elmostafa OKHAM (Insee)
L?économie des Pays de la Loire est particulièrement dynamique, portée par la diversification de ses
activités, un maillage important de petits et moyens établissements et quelques grandes entreprises
qui structurent le territoire. L?appareil productif régional présente toutefois un positionnement à l?export
et en termes de recherche en retrait au regard de ses performances économiques globales. En outre,
afin que sa croissance perdure, l?économie régionale devra relever de nombreux défis. La préservation
des ressources naturelles, en particulier la qualité de l?eau, et la maîtrise des risques technologiques
requièrent déjà la mise en oeuvre de modes de production innovants. La question énergétique est
cruciale avec la croissance soutenue des consommations dans le résidentiel-tertiaire et les transports.
La réduction de la consommation d?énergie et le développement des énergies renouvelables émergentes,
pour lesquelles la région est déjà bien positionnée, sont des réponses qu?il est possible de lui apporter.
Enfin, comme pour le reste du territoire national, le renouvellement de la main-d?oeuvre pourrait devenir
un enjeu important dans un contexte de vieillissement de la population active.
Une économie dynamique qui pourrait
nécessiter des adaptations
Forte croisssance du PIB et de l?emploi dans les Pays de la Loire
Évolution du PIB en volume et de l?emploi dans les Pays de la Loire et en France métropolitaine (indice 100
en 1990)
Forte croisssance du PIB et de l'emploi dans les Pays de la Loire
É volution du PIB en volume et de l?emploi dans les Pays de la Loire et en France métropolitaine (indice 100 en 1990)
Sources : Insee, Estimations d'emploi, Comptes régionaux (base 2000).
90
100
110
120
130
140
150
160
1990
Pays de la Loire - PIB
France métropolitaine - PIB
Pays de la Loire - emploi
France métropolitaine - emploi
1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008
18 insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
vince en 2009). En revanche, le PIB
par emploi reste inférieur à la moyenne
(65 427 euros contre 68 253 euros en
2009). En effet, du fait de la structure
sectorielle de l?économie régionale, les
emplois restent en moyenne moins ri-
ches qu?ailleurs en valeur ajoutée.
Des activités diversifiées,
mais pas partout
L?appareil productif des Pays de la
Loire est globalement diversifié, ce
qui constitue, au moins en théorie, un
atout en période de crise ou de muta-
tions de l?appareil productif. La vitalité
économique de la région s?appuie sur
une industrie qui reste forte. Grâce à
la structure de son activité, la désin-
dustrialisation a été moins marquée
que dans les autres régions, avec un
recul de l?emploi industriel de 0,2 %
en moyenne chaque année entre 1990
et 2008, contre ? 1,4 % en France
métropolitaine. En 2008, l?emploi indus-
triel représente 18 % de l?emploi total
régional, soit 4 points de plus que la
moyenne nationale. La région dispose
ainsi d?une spécificité dans quelques
secteurs clés tels les industries du cuir,
de la chaussure et de l?habillement, les
industries navales et aéronautiques,
la plasturgie et l?agroalimentaire. Le
secteur de la construction, dynamisé
par la demande forte de logements et
de locaux, constitue une des forces de
l?économie régionale. Avec une progres-
sion de 1,4 % en moyenne par an entre
1990 et 2008, ce secteur représente
8 % de l?emploi régional en 2008, soit
1 point de plus qu?au niveau national. Le
secteur tertiaire est en revanche moins
présent qu?ailleurs, malgré un certain
rattrapage. L?emploi progresse rapi-
dement entre 1990 et 2008 (+ 2,4 %
en moyenne par an) dans le tertiaire
marchand qui regroupe les services
rendus aux entreprises et aux ménages,
le commerce et les transports. L?éco-
nomie régionale s?est notamment
renforcée dans des créneaux à forte
valeur ajoutée tels les services informa-
tiques, les activités juridiques, compta-
bles ou d?ingénierie. Bien qu?en recul,
l?agriculture reste une spécificité forte
des Pays de la Loire : deuxième région
en termes d?emplois agricoles perma-
nents d?après le dernier recensement
agricole, l?agriculture ligérienne se
caractérise par une grande diversité
des productions (cf. Zoom Agriculture,
p. 24). La région profite également d?un
positionnement privilégié qui favorise
le développement d?activités liées à la
mer. Pêche, aquaculture, nautisme et
tourisme (cf. Zoom Tourisme, p. 25)
sont autant d?activités structurantes
du littoral en termes d?emploi et d?or-
ganisation des infrastructures. Enfin,
l?économie sociale, souvent en marge
des logiques lucratives classiques, est
très présente dans la région, notam-
ment dans les activités financières et
d?assurance, l?enseignement ou les
services à la personne. Les associa-
tions, les coopératives et les mutuelles
représentent ainsi 13 % des emplois
salariés de la région (contre 10 % en
France métropolitaine).
Si l?appareil productif régional est
globalement bien diversifié, ce n?est
pas le cas dans tous ses territoires.
Certains territoires sont en effet centrés
sur quelques secteurs spécifiques,
ce qui peut faire peser sur l?emploi
un risque en cas de conjoncture
défavorable ou d?adaptation nécessaire
aux mutations du marché ou à des
impératifs environnementaux. Dans les
zones d?emploi de La Ferté-Bernard,
Les Herbiers et Sablé-sur-Sarthe,
l?industrie représente ainsi un tiers de
l?emploi salarié. D?autres territoires de
la région ont des activités économiques
diversifiées, mais se distinguent par la
place importante de certains secteurs.
Ainsi, par exemple, les industries navale
et aéronautique et le raffinage sont des
spécificités de la zone d?emploi de
Saint-Nazaire ; les industries du cuir et
de la chaussure ainsi que les industries
de l?habillement sont très présentes
dans le Choletais.
Une structure productive
relativement équilibrée et
stable
Les grands établissements régionaux
de 250 salariés ou plus représentent
23 % de l?emploi régional en 2009
(26 % en France métropolitaine) et
sont très présents dans le domaine de
l?industrie, notamment dans l?agroali-
mentaire ou la métallurgie. La crois-
sance des Pays de la Loire s?appuie, en
partie, sur ces grands établissements
orientés vers des marchés nationaux
et internationaux. Ces établissements
créent des synergies avec d?autres
grandes entreprises ou attirent des
sous-traitants et sont ainsi facteur de
développement pour les territoires.
Ils résistent mieux à la concurrence
internationale et s?adaptent plus facile-
ment aux mutations des marchés. La
région dispose également d?un tissu
bien développé de petits et moyens
établissements de 10 à 249 salariés.
Ils représentent 57 % de l?emploi de
la région (54 % en France métropoli-
taine). Leur développement a été lar-
gement favorisé par l?essor du secteur
tertiaire et les mouvements d?externali-
sation des grandes unités industrielles.
Cette structure équilibrée entre grands
établissements et structures de taille
moyenne représente un atout considé-
rable, car ces dernières constituent un
réel potentiel de développement pour
la région et ses territoires.
Les performances économiques des
Pays de la Loire sont plus le fait d?une
croissance des entreprises existantes
Plus d?emplois qu?ailleurs dans l?industrie, la construction et l?agriculture
Emploi en structure selon le secteur d?activité en 2008 (%)
Une économie dynamique qui pourrait
nécessiter des adaptations
Plus d'emplois qu'ailleurs dans l'industrie, la construction et l'agriculture
Emploi en structure selon le secteur d'activité en 2008 (%)
Source : Insee, Estimations d'emploi.
0
5
10
15
20
25
30
35
40
45
50
Agriculture Construction Industrie Tertiaire
marchand
Tertiaire non
marchand
Pays de la Loire
France métropolitaine
19 insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
que d?un nombre élevé de créations
d?entreprises. En effet, le renouvelle-
ment de l?appareil productif est moindre
qu?en moyenne nationale avec un taux
de création d?établissements moyen in-
férieur d?un demi-point au taux national
(9,6 % entre 2003 et 2008, soit avant
la mise en place du régime auto-entre-
preneur). La faiblesse des créations
est néanmoins compensée par un
meilleur taux de survie, ce qui témoi-
gne d?une bonne capacité de la région
à accompagner le développement et
à assurer la pérennité des entreprises
nouvellement créées. Ainsi, 58 % des
entreprises régionales créées en 2002
sont toujours en activité cinq ans après
leur création, soit cinq points de plus
qu?en France métropolitaine. Parmi cel-
les créées en 2006, les deux tiers ont
atteint leur troisième anniversaire. Les
jeunes créateurs de la région se distin-
guent particulièrement avec un taux de
survie de leurs entreprises supérieur
de 10 points à la moyenne nationale.
Une économie moins
dépendante de l?extérieur
qu?ailleurs
L?appareil productif de la région est
moins dépendant de l?extérieur que ce-
lui des autres régions de province : la
part des effectifs salariés de la région
qui travaillent dans des établissements
contrôlés par des centres de décision
situés en dehors du territoire régional
est inférieure à la moyenne calculée
sur l?ensemble de la province (42,5 %
contre 44,2 % en 2007). Le moindre
niveau de dépendance de l?économie
régionale peut constituer un atout dans
la mesure où les établissements dont
le capital est majoritairement détenu
par un centre de décision extérieur à
la région présentent généralement une
plus forte exposition à des risques de
fermeture ou de délocalisation. Il peut
cependant aussi être perçu comme un
indicateur de déficit d?attractivité du
territoire pour les entreprises d?enver-
gure internationale. La présence d?éta-
blissements dépendant de centres de
décision extérieurs permet de bénéfi-
cier des atouts de structures d?enver-
gure nationale ou internationale. De
ce point de vue, la région se situe en
11e position des régions de province
avec, en 2007, 25,9 % des salariés
de l?économie marchande travaillant
dans une entreprise contrôlée par un
groupe international (contre 29,3 %
en France métropolitaine et 26,2 %
hors Île-de-France). Qu?il s?agisse d?un
groupe étranger ou d?un groupe fran-
çais ayant des filiales à l?étranger, la
capacité d?une entreprise à exporter et
donc à s?ouvrir de nouveaux marchés
dépend généralement du caractère in-
ternational du groupe contrôlant cette
entreprise. Or, le positionnement de
la région à l?export apparaît faible au
regard de ses performances écono-
miques globales. Avec 4 % des expor-
tations nationales en 2010, les Pays
de la Loire se placent au 9e rang des
régions métropolitaines. De plus, les
exportations sont concentrées dans
un nombre restreint d?entreprises et
de secteurs (produits agroalimentaires,
machines industrielles et agricoles,
matériels de transports notamment).
Aujourd?hui, la région importe plus
qu?elle n?exporte : hors hydrocarbures,
le solde de son commerce extérieur
est négatif en 2011.
Un certain déficit en termes
de recherche malgré
des atouts favorables à
l?innovation
La recherche et l?innovation contribuent
à la compétitivité de l?économie régio-
nale tout en favorisant les trajectoires
de développement durable. En effet,
les moyens qui y sont investis peuvent
contribuer à améliorer la connaissance
humaine et à anticiper les enjeux du fu-
tur. Or, le bilan de la recherche régiona-
le s?avère mitigé au regard du potentiel
économique de la région : les Pays de
la Loire ne se placent qu?au 9e rang des
régions de métropole pour le niveau de
dépenses en recherche et développe-
ment (R&D) et au 17e rang pour l?effort
en matière de R&D avec moins de 1 %
du PIB qui lui est consacré en 2008,
soit une part très inférieure à l?objec-
tif fixé par le Conseil européen de Lis-
bonne de 2000 (3 %). Les dépenses
en R&D sont néanmoins en progression
sensible depuis quelques années, aussi
bien dans le secteur privé que dans le
secteur public. Bien qu?également en
augmentation soutenue, le nombre
de chercheurs rapporté au nombre
d?habitants reste lui aussi inférieur à la
moyenne nationale. La région dispose
cependant d?un réel potentiel. Elle est
bien placée en ce qui concerne la pro-
portion d?étudiants en formation d?in-
génieur et elle est bien dotée en éta-
blissements d?enseignement supérieur,
bien répartis sur le territoire. La région
bénéficie également d?atouts à travers
des domaines de compétence diver-
sifiés et reconnus : agroalimentaire,
horticulture et maraîchage, mécanique
et matériaux, informatique et électroni-
que, santé et biotechnologies, etc. Elle
accueille ainsi sept pôles de compéti-
tivité dont l?objectif est de développer
des synergies entre des entreprises,
des laboratoires de recherche et des
établissements de formation. D?autres
dynamiques de filières, favorables au
développement économique, semblent
émerger dans les Pays de la Loire :
bois et habitat de demain, industries
de la construction, éco-technologies
par exemple.
Par ailleurs, les entreprises industrielles
de la région innovent plus qu?ailleurs :
53 % des entreprises industrielles de
10 à 249 salariés situées dans les Pays
de la Loire ont déclaré avoir innové en-
tre 2006 et 2008, soit deux points de
plus qu?en moyenne nationale. En parti-
culier, ces petites et moyennes unités
innovent davantage qu?ailleurs dans
certains secteurs industriels comme la
fabrication informatique, électronique,
optique et d?équipements électriques,
les industries agroalimentaires et la
fabrication de produits en caoutchouc
et en plastique. C?est l?innovation d?or-
ganisation qui est plus répandue dans
les entreprises industrielles régionales
que dans celles des autres régions.
Ce surcroît d?innovation par rapport à
la norme nationale concerne surtout
les unités indépendantes, celles ayant
principalement un marché local. L?inno-
vation se traduit par une coopération
de proximité, qui est en outre favori-
sée par un financement bancaire de
confiance et local. Au final, ce surcroît
d?innovation résulte d?un cercle ver-
tueux qui peut s?expliquer en partie par
le riche passé industriel de la région et
les coopérations de longue date qui y
règnent, ce qui compense l?ouverture
limitée à l?international de l?industrie
régionale.
Les entreprises des services techno-
logiques de la région, plus récentes,
ne semblent pas bénéficier du même
« fonctionnement historique » que l?in-
dustrie. En effet, dans ce secteur, les
petites et moyennes unités de la région
présentent un léger déficit d?innovation
par rapport à la moyenne nationale :
60 % ont déclaré avoir innové entre
2006 et 2008, contre 62 % au niveau
national. Ce déficit d?innovation est par-
ticulièrement marqué dans les activités
informatiques et services d?information
(? 6 points).
Une économie dynamique qui pourrait
nécessiter des adaptations
20 insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Préserver les ressources,
maîtriser les risques
Pour être durable, l?activité économi-
que doit s?appuyer sur des modes de
production qui limitent la pression exer-
cée sur les ressources, réduisent les
pollutions et les déchets ainsi que les
risques pour l?environnement et la popu-
lation (cf. « Des ressources naturelles
riches mais fragiles », p.11). Certaines
ressources épuisables nécessitent à
terme le recours à des substituts. C?est
le cas en particulier des granulats dont
la production régionale est importante.
D?autres ressources peuvent être sou-
mises à des altérations dont la réver-
sibilité n?est possible qu?à très long
terme, telles que l?eau, dont l?état est
fortement dégradé dans la région. En
outre, certaines activités peuvent être
sources de risques industriels majeurs
pour l?environnement ou la population.
Afin de réduire la vulnérabilité face à
de tels risques, 18 plans de prévention
des risques technologiques doivent
être élaborés autour des 23 établis-
sements régionaux classés Seveso
« seuil haut » de la région.
De manière générale, l?enjeu de la maî-
trise de la consommation et de la pré-
servation des ressources nécessite des
adaptations de l?appareil productif. Ce
défi peut en partie être relevé par des
pratiques innovantes de production.
Dans les Pays de la Loire, trois entre-
prises sur cinq ont déclaré avoir innové
au bénéfice de l?environnement1, le plus
souvent au cours du processus de pro-
duction. Le recyclage des déchets ou
des produits est le premier bénéfice
environnemental déclaré par les entre-
prises industrielles ; le remplacement
des matières premières polluantes ou
la substitution de produits dangereux
arrivent en seconde position. L?innova-
tion la plus fréquente dans les services
technologiques est la réduction de l?uti-
lisation de matières, y compris d?em-
ballages ; arrivent ensuite la réduction
de la consommation d?énergie et le
recyclage des déchets. La réduction
des coûts constitue la motivation prin-
cipale des entreprises qui innovent au
Une économie dynamique qui pourrait
nécessiter des adaptations
Part (en %)
de 1,75 à moins de 5
de 1 à moins de 1,75
moins de 1
© IGN - Insee 2012
Sources : Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche - DGI - DGESIP
Insee
Les Pays de la Loire restent mal placés en termes d'effort
de recherche
Part des dépenses de recherche et développement dans le PIB en 2008
1 L?innovation environnementale se définit comme
l?introduction d?un produit, d?un procédé, d?une
méthode d?organisation ou de marketing nouveau ou
amélioré significativement, qui génère un bénéfice
environnemental comparé aux alternatives déjà
existantes.
Le recyclage, principal bénéfice généré par les innovations environnementales (%)
Des préoccupations environnementales liées au type d'activité industrielle
Proportion d'entreprises industrielles ayant mis en oeuvre de l'innovation environnementale selon le secteur d'activité (en %)
Champ : entreprises monorégionales ou quasi-monorégionales de 10 à 249 salariés.
Source : Insee, enquête communautaire sur l'innovation (CIS) 2008.
0 10 20 30 40 50 60 70 80
Réparation et installation de machines et d'équipements
Industrie chimique et pharmaceutique
Métallurgie et fabrication de produits métalliques
Autres industries manufacturières
Fabrication de textiles, industries de l'habillement,
du cuir et de la chaussure
Fabrication de denrées alimentaires,de boissons et
de produits à base de tabac
Fabrication de produits en caoutchouc et en plastique
Fabrication de machines, équipements et matériels
de transport
Fabrication informatique, électronique, optique,
et d'équipements électriques
Travail du bois, industries du papier et imprimerie
France
Pays de la Loire
21 insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
bénéfice de l?environnement ; les régle-
mentations ou les taxes sur la pollution
constituent également des motivations
importantes. Par ailleurs, la région se
distingue par une proportion élevée
d?entreprises qui disposent de pro-
cessus de mesure de l?impact de leur
activité sur l?environnement (17 % dans
l?industrie et 10 % dans les services
technologiques contre respectivement
12 % et 5 % au niveau national), indus-
tries chimiques et pharmaceutiques en
tête.
Une consommation
énergétique qui augmente
dans les transports et le
résidentiel
La consommation énergétique consti-
tue un enjeu majeur de durabilité à deux
titres : l?épuisement des ressources
fossiles avec l?augmentation du prix
des matières premières énergétiques
qui en découle ; les risques climatiques
liés aux émissions de gaz à effet de
serre rejetés lors de leur combustion.
Dès lors, la maîtrise des consomma-
tions d?énergie est l?un des objectifs
fixés dans le cadre du protocole de
Kyoto et du « paquet énergie-climat » de
l?Union européenne. Les engagements
pris par la France consistent à augmen-
ter de 20 % l?efficacité énergétique par
des mesures d?économie d?énergie et à
atteindre 23 % d?énergie renouvelable
dans la consommation finale d?énergie
d?ici 2020.
La consommation d?énergie par unité de
PIB, appelée intensité énergétique, per-
met d?illustrer l?efficacité énergétique
des régions, en mesurant la consom-
mation finale d?énergie nécessaire pour
dégager la richesse produite par la
région. Il est à noter que les disparités
régionales reflètent en grande partie
les caractéristiques économiques des
différentes régions. En 2009, la région
se situe au 6e rang des régions les
moins gourmandes en énergie, tandis
qu?à l?extrême inverse on trouve des
régions comme la Lorraine ou le Nord-
Pas-de-Calais, où la part d?énergie liée
à l?industrie est élevée. La région était
cependant en 1990 la troisième région
pour la faiblesse de son intensité éner-
gétique : celle-ci a peu diminué en
Pays de la Loire par rapport aux autres
régions. Ainsi, le découplage entre
consommation énergétique et produc-
tion de biens et services est moins pro-
noncé dans la région qu?en moyenne
nationale. En effet, la consommation
Le découplage entre consommation énergétique et PIB est moins
prononcé dans les Pays de la Loire qu?en moyenne nationale
Évolution de la consommation finale d?énergie et du PIB (indice 100 en 1990)
régionale d?énergie augmente sensible-
ment entre 1990 et 2004 et semble se
stabiliser depuis, tandis qu?au niveau
national la baisse des consommations
est amorcée depuis 2005.
Le résidentiel-tertiaire et les transports
sont les deux principaux secteurs
consommateurs d?énergie : ils repré-
sentent respectivement 45 % et 36 %
des consommations régionales en
2009, des proportions supérieures
de respectivement 3 et 5 points par
rapport à la moyenne des régions de
province. La part de l?industrie est en
revanche moins importante dans la
région qu?en moyenne de province,
avec 14 % des consommations, soit
10 points de moins. Si les parts rela-
tives des secteurs ont peu évolué
entre 1990 et 2009, leurs évolutions
en volume ont été très différentes. La
dynamique démographique associée
à l?étalement urbain a accentué les
consommations d?énergie dans l?ha-
bitat, puisqu?elle se traduit par un plus
grand nombre de maisons individuelles
qui consomment davantage que le
collectif. À ces évolutions, s?ajoute la
croissance des activités tertiaires. Au
total, entre 1990 et 2009, les quantités
d?énergie consommées par le secteur
résidentiel-tertiaire progressent de
43 % contre une hausse moyenne de
36 % pour l?ensemble des secteurs de
la région. Ces évolutions et le poids du
résidentiel-tertiaire dans la consomma-
tion d?énergie laissent entrevoir dans la
rénovation énergétique des bâtiments
un gisement important d?économies
d?énergies et, par conséquent, des
opportunités de développement pour le
secteur de la construction. Autre consé-
quence de l?étalement urbain à travers
la hausse des déplacements qu?il
induit, la consommation d?énergie dans
le secteur des transports augmente de
47 % entre 1990 et 2009.
Cette augmentation trouve aussi son
origine dans la croissance du transport
de marchandises, essentiellement des
transports routiers. En effet, la part
des transports de marchandises par
chemin de fer et par voie fluviale est
en déclin. Ces modes de transport, à
la fois plus respectueux de l?environne-
ment et de la qualité de vie (moins d?ac-
cidents et d?encombrements routiers),
représentent 6 % des flux interrégio-
naux de transport de marchandises
en 2009 dans les Pays de la Loire, ce
qui place la région en avant-dernière
position des régions métropolitaines.
La faible part du transport ferroviaire
tient, d?une part, au relatif isolement de
la région et, d?autre part, à la concur-
rence du réseau autoroutier qui s?est
particulièrement étoffé depuis une ving-
taine d?années. Quant au réseau fluvial,
il est très peu étendu dans la région,
avec des gabarits limités. Parmi les
actions qui visent à réduire l?impact
environnemental du transport de mar-
chandises, on peut toutefois citer la
liaison maritime entre Saint-Nazaire et
le port espagnol de Gijòn. Cette « auto-
route de la mer » propose en effet un
transfert des camions de la route vers
la mer.
Une économie dynamique qui pourrait
nécessiter des adaptations
Le découplage entre consommation énergétique et PIB est moins prononcé dans les Pays de la Loire qu'en moyenne nationale
É volution de la consommation finale d'énergie et du PIB (indice 100 en 1990)
Sources : CGDD / SOeS ; Insee, Comptes régionaux (base 2000).
100
110
120
130
140
150
160
1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008
Pays de la Loire / PIB en volume
Pays de la Loire / Consommation d'énergie
France métropolitaine / PIB en volume
France métropolitaine / Consommation
d'énergie
22 insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Une économie dynamique qui pourrait
nécessiter des adaptations
Les Pays de la Loire sont fortement
dépendants des énergies fossiles
(pétrole et gaz naturel), qui représentent
plus des deux tiers de la consommation
énergétique de la région. La consom-
mation d?énergie est particulièrement
dominée par les produits pétroliers.
Ce type d?énergie représente 50 % de
l?énergie consommée dans la région.
Seules la Bretagne, la Corse et la
Basse-Normandie présentent des parts
de produits pétroliers supérieures, la
moyenne en province étant de 43 %.
Les autres sources d?énergie les plus
fréquentes dans la région sont l?électri-
cité (24 %), le gaz naturel (18 %) et le
bois (4 %).
Une faible place des
énergies renouvelables
malgré le développement
des énergies émergentes
Les Pays de la Loire sont bien position-
nés dans les sources d?énergie émer-
gentes. Leur développement, impulsé
notamment par le plan national de
développement des énergies renouve-
lables initié dans le cadre du Grenelle
de l?environnement, offre des pers-
pectives pour réduire le recours aux
énergies fossiles. En outre, ces filières
sont porteuses en termes de dévelop-
pement économique pour la région et
potentiellement créatrices d?emplois.
Si les volumes d?électricité produits
restent marginaux, la région se situe
dans la moyenne nationale en termes
d?électricité éolienne, avec 260 GWh
Déclin de la part des transports de marchandises par chemin de fer et
par voie fluviale
Part du rail et du fluvial dans le transport de marchandises (%)
Déclin de la part des transports de marchandises par chemin de fer et par voie fluviale
Part du rail et du fluvial dans le transport de marchandise (%)
Sources : SOeS d'après enquête TRM, enquête opérateurs ferroviaires, VNF, données SNCF et RFF.
0
5
10
15
20
25
800250020002
Pays de la Loire France métropolitaine
produits par les 72 éoliennes de la
région en 2008. Au vu des projets de
parcs éoliens, notamment off-shore, la
progression de cette filière, en accélé-
ration depuis 2006, pourrait se poursui-
vre dans les années à venir. Les Pays
de la Loire figurent par ailleurs dans le
trio de tête des régions dans lesquelles
le photovoltaïque est le plus utilisé et
ce, loin devant les autres régions. La
région est en effet très bien pourvue
en panneaux solaires thermiques qui
lui permettent de produire 5,3 GWh
d?électricité en 2008. D?autres sources
représentent des potentiels suscepti-
bles d?être valorisés, tels la biomasse,
le solaire thermique, la valorisation des
déchets, la méthanisation, les énergies
marines, etc.
Malgré le développement de ces éner-
gies émergentes, la part de la produc-
tion d?électricité renouvelable dans la
consommation totale d?électricité est
très faible en Pays de la Loire : en
2008, cette part s?élève à 1,5 %. Seule
l?Île-de-France présente une part plus
faible (1,2 %). Ceci s?explique par le fait
que la production d?électricité d?origine
hydraulique y est marginale (21 GWh
en 2008). En outre, du fait de la confi-
guration de ses cours d?eau, le poten-
tiel de développement de l?énergie
hydraulique dans la région est faible.
Or actuellement, de manière générale,
la production d?électricité renouvelable
est largement dominée par la produc-
tion hydraulique (près de 90 % en 2008
en moyenne nationale). Les régions
bien équipées en barrages - qui produi-
sent depuis longtemps de grandes
quantités d?électricité hydraulique - ont,
de ce seul fait, des parts d?électricité
renouvelable élevées.
Anticiper le vieillissement de
la population active et son
renouvellement
En sus des contraintes énergétiques et
du respect de l?environnement, l?emploi
des seniors constitue, avec la pour-
suite du vieillissement de la population
active, une question à la fois d?actualité
et d?avenir pour l?économie régionale.
D?une part, le faible taux d?emploi des
seniors interroge sur la capacité de
l?appareil productif régional à répondre
Un faible taux d?emploi des hommes et des femmes de 55 ans et plus
Taux d?emploi par âge des hommes et de femmes en 2008 (%)
Un faible taux d'emploi des hommes et des femmes de 55 ans et plus
Taux d'emploi par âge des hommes et des femmes en 2008 (%)
Source : Insee, Recensement de la population 2008 exploitation principale.
0
10
20
30
40
50
60
70
80
90
100
Femmes Hommes Femmes Hommes Femmes Hommes
sna 46 à 55sna 45 à 52sna 42 à 51
Pays de la Loire
France métropolitaine
23
Pour en savoir plus
Seguin S. et al., Forces et faiblesses caractérisant l?économie des Pays de la Loire, Insee Pays de la Loire, Dossier, n°32, janvier 2009.
Cloarec N. et al., L?appareil productif des Pays de la Loire face à son avenir, Insee Pays de la Loire, Dossier, n°HS, avril 2010.
Seguin S. et al., L?innovation des entreprises dans les Pays de la Loire, Insee Pays de la Loire, Dossier, n°43, juin 2011.
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Profil environnemental des Pays de la Loire : http://profil-environnemental.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Une économie dynamique qui pourrait
nécessiter des adaptations
à l?allongement de la durée du travail.
En effet, si jusqu?à 55 ans les habitants
de la région sont davantage en emploi
qu?ils ne le sont sur le reste du territoire,
c?est l?inverse au-delà de cet âge et, à
partir de 57 ans, ceux qui sont en emploi
deviennent minoritaires. D?autre part, le
renouvellement des effectifs pourrait
devenir un enjeu important de dévelop-
pement économique de la région. Si la
croissance de la population active des
Pays de la Loire ne devrait pas ralentir
dans les quinze à vingt ans à venir, les
départs à la retraite des générations du
baby-boom seront massifs. Ainsi, sous
la double hypothèse de la poursuite
des comportements de départs à la
retraite constatés sur un passé récent
et d?un recul d?un an de l?âge moyen
de départ réel en fin de carrière, ce
sont d?ici 2020 plus de 36 000 postes
par an qui seraient concernés par un
départ et donc par un enjeu de renou-
vellement des effectifs. Des départs
massifs interviendront dans l?éducation,
la santé, l?action sociale et l?administra-
tion. Des risques existent par ailleurs
en matière de transmission d?entre-
prises, surtout pour les plus petites
d?entre elles, dans l?agriculture, l?arti-
sanat et le commerce, de nombreux
chefs d?entreprise approchant l?âge
de la retraite. Mais, les départs consti-
tuent également des opportunités de
recrutement dans les secteurs où les
postes occupés par des seniors répon-
dent à des besoins pérennes du tissu
productif. Les ouvriers qualifiés et les
métiers des services à la personne
seraient ainsi parmi les plus concernés
par le renouvellement de leurs effectifs.
Reste que, afin d?éviter les pénuries de
main-d?oeuvre, les entreprises devront
attirer les plus jeunes et créer les
conditions du maintien en emploi des
seniors dans de bonnes conditions. De
ce point de vue, l?important recours au
temps partiel ou à des contrats courts
(CDD ou intérim) pourrait peser sur
l?attractivité du marché du travail de la
région (cf. « Des atouts en termes de
qualité de vie », p.5).?
24 insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Zoom : L?agriculture, un secteur en mutation
L ?agriculture est une spécificité
forte des Pays de la Loire.
En effet, la superficie agricole
utilisée couvre les deux tiers de l?espace
régional, contre la moitié en moyenne
en France métropolitaine, en lien avec la
faible part des forêts dans la région. En
2010, 73 500 personnes, qu?elles soient
salariées ou non, travaillent de manière
permanente dans ce secteur. Les Pays
de la Loire sont ainsi la deuxième région
agricole de France en termes d?emplois.
En outre, les 34 300 exploitations de la
région contribuent à près de 11 % de la
production agricole nationale. La région
est très orientée vers l?élevage (70 %
de la valeur des productions), mais se
caractérise également par une grande
variété de cultures végétales telles que
les céréales, la viticulture, le maraîchage
ou l?arboriculture.
Ainsi, la production agricole est très
diversifiée et pour bon nombre de
produits, les Pays de la Loire se situent
aux tous premiers rangs nationaux
(élevage de gros bovins, de volailles et
de porcs, production horticole et arbori-
cole, etc.).
Des enjeux de
développement économique
et social
Le secteur agricole doit faire face à des
enjeux de développement et de pérennité
des exploitations, particulièrement
prégnants en Pays de la Loire. Si dans la
région, le recul des surfaces agricoles au
profit essentiellement de l?urbanisation
se situe dans la moyenne nationale,
les Pays de la Loire se distinguent
par une forte diminution du nombre
d?exploitations (- 36 % en dix ans,
contre - 26 % en moyenne nationale) qui
se traduit par une augmentation de leur
taille. La moitié des petites exploitations
ligériennes a ainsi disparu en dix ans.
Ce phénomène est en partie lié au
vieillissement des chefs d?exploitation
et à la modernisation des structures de
production.
Les activités agricoles végétales, de par
leur saisonnalité, marquent localement
l?emploi, de la même manière que les
activités touristiques. En effet, les ex-
ploitations maraîchères, horticoles ou vi-
ticoles notamment, offrent des emplois
saisonniers souvent de courte durée.
Une meilleure prise en
compte des impacts
environnementaux
Les mutations économiques doivent
également prendre en compte les effets
environnementaux de l?agriculture, l?en-
jeu étant de réduire les pressions sur
les écosystèmes et les ressources
naturelles. En effet, même si les prati-
ques agricoles s?améliorent, le recours
aux produits phytosanitaires est source
de pollutions. L?utilisation de ces pro-
duits et des engrais azotés participe à
l?altération de la qualité de l?eau, par la
présence de pesticides et de nitrates.
Elle contamine également les sols et
affecte leur fertilité par la diminution de
leur teneur en matière organique. Face à
ces préoccupations, le plan « Écophyto
2018 » a été lancé en 2008, avec pour
objectif de diviser par deux l?utilisation
des produits phytosanitaires au niveau
national d?ici 2018. Celle-ci est mesurée
en Nombre de doses unités (NODU),
qui prennent en compte l?efficacité des
différents produits. Les Pays de la Loire
représentent 6 % du NODU national en
2009. Le NODU est en baisse de 16 %
en Pays de la Loire par rapport à 2008.
Il est toutefois difficile de distinguer les
dimensions structurelle et conjoncturelle
de ce recul, plus marqué qu?au niveau
national (- 3 %).
L?irrigation constitue une autre source
de pression. Les grandes cultures, prin-
cipalement le maïs et le maraîchage
dans la région, ont une consomma-
tion d?eau souvent concentrée sur une
période de l?année où la pluviométrie
est faible, ce qui peut engendrer loca-
lement une diminution des débits et des
nappes phréatiques. Ainsi, l?agriculture,
via les activités d?élevage et l?utilisation
d?engrais azotés, est à l?origine de l?es-
sentiel des émissions de gaz à effet de
serre non énergétiques de la région.
L?agriculture a, enfin, un impact sur la
faune et la flore. Le développement de
certains types d?agriculture a pour effet
de diminuer les espaces bocagers qui
jouent un rôle important pour le maintien
de la biodiversité, notamment en offrant
des zones de refuge et d?alimentation
pour la faune. À l?inverse, le maintien de
l?élevage extensif, notamment dans les
zones humides permet sa préservation.
Ainsi, il est important de veiller au main-
tien des effets bénéfiques de l?agricul-
ture sur l?environnement.
Un secteur agricole en
reconversion
Face à ces enjeux environnementaux et
aux exigences économiques, les struc-
tures agricoles doivent s?adapter pour
privilégier des pratiques culturales plus
respectueuses de l?environnement. En
lien avec le développement de nouveaux
comportements de consommation, dif-
férents modes de production se sont
développés, tels que l?agriculture biolo-
gique, pour laquelle les Pays de la Loire
sont bien positionnés nationalement,
même s?ils se situent dans la moyenne
au niveau européen. En 2010, 4,1 %
des surfaces agricoles sont utilisées
pour ce type d?agriculture, y compris les
surfaces en conversion, soit 1 point de
plus qu?en moyenne nationale. Les cir-
cuits courts et les signes de qualité tels
que les labels et « appellations d?origine
contrôlées » connaissent également un
succès croissant. ?
Sources : Agence Bio ; SSP.
0,0
0,5
1,0
1,5
2,0
2,5
3,0
3,5
4,0
4,5
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Pays de la Loire
France métropolitaine
Une part de l?agriculture biologique qui demeure limitée, mais en forte
progression depuis 2008
Part de l?agriculture biologique (y compris conversion) dans la superficie agricole utilisée de 2000 à 2010 (%)
25 insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Zoom : Le tourisme, facteur de dynamisme
économique et source de pressions sur
les territoires
Avec 13,7 millions de nuitées enregis-
trées dans les hôtels et campings
durant la saison 2011, les Pays de
la Loire sont la sixième région touristique
de France métropolitaine. L?activité touris-
tique occupe une place importante dans
l?économie des communes du littoral
de Vendée et de Loire-Atlantique. En
moyenne en 2007, respectivement 16 %
et 8 % des emplois de ces communes
sont liés au tourisme, soit 6 500 et
6 200 salariés travaillant dans l?héber-
gement, la restauration, le commerce ou
des activités récréatives par exemple. Le
tourisme constitue également un levier
de développement local, notamment
dans les territoires plus ruraux. Outre les
structures d?hébergement, il nécessite en
effet la mise à disposition d?équipements
et d?infrastructures adaptés.
Deux types d?activité touristique se distin-
guent : d?une part, le tourisme d?affaires,
localisé principalement dans les agglo-
mérations et relativement bien réparti sur
l?année, et d?autre part, le tourisme de
loisirs, qui constitue l?essentiel de la fré-
quentation touristique en termes de nui-
tées totales (la moitié des nuitées hôte-
lières). Ce dernier, par sa concentration
sur le littoral et en période estivale, a un
impact fort en termes de développement
durable. Il pose notamment la question de
l?adéquation entre les ressources disponi-
bles (foncier, eau, etc.) et la population
présente, avec pour enjeu d?assurer la
rentabilité économique de l?activité tout
en limitant la pression exercée sur ces
territoires.
Une artificialisation
importante du littoral
Une conséquente permanente du déve-
loppement des activités touristiques est
l?artificialisation importante du littoral, en
particulier vendéen. En effet, l?afflux de
touristes génère des besoins supplémen-
taires en logements, en zones commer-
ciales, en infrastructures routières, ou
encore en équipements sportifs et de
loisirs, qui consomment beaucoup d?es-
pace. De nombreuses résidences secon-
daires sont par ailleurs construites sur
le littoral, réduisant le foncier disponible
et accroissant le prix des terrains, ce
qui peut se traduire par des difficultés
d?accès au logement pour les résidents.
L?aménagement du territoire met en
exergue des conflits d?usage entre le déve-
loppement des activités touristiques et le
maintien de secteurs traditionnels tels que
l?agriculture. L?artificialisation des sols a
également provoqué une transformation
des paysages et une fragmentation des
aires de peuplement. En outre, l?augmen-
tation de la fréquentation du littoral par
la population engendre la destruction ou
la détérioration de la qualité des milieux
naturels (piétinement, dérangement de
la faune, érosion des sols), en particulier
pour les milieux dunaires et rocheux. L?ur-
banisation entraîne par ailleurs une imper-
méabilité des sols qui accroît les risques
d?inondation.
Un tourisme saisonnier source
de pressions et de contraintes
Le tourisme a des conséquences liées à
son caractère saisonnier. La forte hausse
de population présente sur le littoral en
été pose la question du calibrage des
équipements et des services. En période
estivale, les collectivités sont ainsi
amenées à traiter d?importantes quantités
de déchets et d?eaux usées supplémen-
taires et à répondre à de forts besoins
énergétiques.
L?activité touristique engendre égale-
ment des tensions saisonnières sur les
ressources en eau, en particulier en
Vendée où des restrictions à l?usage de
l?eau sont prises chaque été. La consom-
mation en eau potable est alors en concur-
rence avec le secteur de l?agriculture,
pour lequel les besoins sont également
importants à cette période de l?année.
Un autre aspect de la saisonnalité des
activités touristiques est la forte propor-
tion de salariés en emplois précaires
qu?elle génère : près d?un quart des
emplois touristiques correspondent à des
contrats compris entre mars et octobre,
avec nombre de contrats courts et des
temps partiels plus fréquents.
Vers un développement
de nouvelles activités
touristiques
La prise en compte de capacités d?ac-
cueil croissantes mais limitées sur le
littoral, pose la question du développe-
ment de nouvelles activités qui ne soient
pas centrées uniquement sur le tourisme
balnéaire. Avec le souhait de développer
un tourisme plus respectueux de l?envi-
ronnement, émergent ainsi de nouvelles
filières qui mettent à l?honneur le tourisme
de nature et culturel. Celles-ci offrent
des possibilités de développement dans
de nombreux territoires tout au long de
l?année. Si ces nouvelles tendances sont
encore marginales, dans les territoires
ruraux par exemple, elles se concrétisent
par la fréquentation croissante des gîtes
ruraux et par la popularité de l?aménage-
ment récent de l?itinéraire cyclable « La
Loire à vélo ». ?
Angers
Nantes
Le Mans
La Roche-
sur-Yon
Laval
Lecture : les communes en blanc ne font pas partie d'un EPCI. Pour les EPCI comprenant des communes de différentes
régions, les communes appartenant à la région Pays de la Loire sont uniquement prises en compte.
© IGN - Insee 2012
Une offre en hébergement localisée principalement sur le littoral
Taux de fonction touristique par EPCI en Pays de la Loire en 2011
(nombre de lits en hôtels, campings et résidences secondaires pour 100 habitants)
Sources : Insee, Recensement de la population (RP) 2008 exploitation principale ;
Insee, DGCIS, enquêtes de fréquentation dans l'hôtellerie et l'hôtellerie de plein air.
Moins de 10
De 10 à moins de 30
De 30 à moins de 100
De 100 à moins de 800
Nombre de lits pour 100 habitants :
MAYENNE
SARTHE
VENDÉE
LOIRE-ATLANTIQUE
MAINE-ET-LOIRE
26
Une organisation du territoire marquée par
l?étalement urbain
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Depuis le début des années 1960, la périurbanisation a profondément structuré les territoires. Facteur
d?inégalités sociales, économiques et environnementales, elle met aujourd?hui en jeu l?équilibre territorial
interne de la région. La déconnexion entre les emplois et l?habitat, à laquelle elle est associée, entraîne des
problématiques spécifiques de déplacement pour les ménages habitant loin des pôles. L?étalement urbain
provoque des conflits sur l?usage des sols (activités agricoles, habitat et développement économique)
et sur l?accroissement du risque d?inondation. L?artificialisation a également des conséquences directes
sur la biodiversité. La progression de la mobilité, sur des distances toujours plus longues, effectuées
le plus souvent en voiture, engendre des émissions de CO2 plus élevées dans la région. Face à cette
situation, se développent désormais de nouvelles formes d?urbanisme pour intensifier la ville.
Une organisation du territoire marquée
par l?étalement urbain
Émilie DEQUIDT (Insee)
L?organisation du territoire est
au coeur des problématiques
de développement durable. En
Pays de la Loire, celle-ci est marquée
par la périurbanisation et l?étalement
urbain, qui mettent sur le devant de
la scène de nombreux enjeux écono-
miques, sociaux et environnementaux.
En effet, pour appréhender la qualité
de vie, les atouts de l?économie locale
et la richesse de la biodiversité, il
faut prendre en compte, entre autres
facteurs, la localisation de la popula-
tion, des emplois et des équipements,
ou la complémentarité entre les acti-
vités humaines et les milieux naturels.
Ainsi, cette organisation peut être
source d?inégalités. Dès lors, l?enjeu
en termes de développement durable
est de préserver l?équilibre au sein des
territoires.
Une périurbanisation
marquée, en raison d?un fort
dynamisme démographique
La région des Pays de la Loire est
particulièrement concernée par les
phénomènes de périurbanisation et de
rurbanisation, en raison de son dyna-
misme démographique. Depuis 1999,
la population régionale augmente
de 31 500 habitants chaque année,
soit une progression de 0,9 % en
moyenne par an entre 1999 et 2009,
contre + 0,7 % au niveau national. Sur
cette période, les Pays de la Loire
se positionnent ainsi au 5e rang des
régions françaises pour le dynamisme
démographique, derrière la Corse, le
Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées et
l?Aquitaine. Cette croissance de la popu-
lation bénéficie largement aux espaces
périurbains et ruraux, en raison d?une
offre foncière plus attractive en termes
de disponibilité et de coût. Le souhait
d?accéder à la propriété, notamment en
logement individuel, incite en effet un
nombre important de familles à s?ins-
taller toujours plus loin des villes.
Une artificialisation rapide
La demande croissante de logements
hors des pôles urbains a provoqué un
développement des surfaces urbani-
sées en périphérie des villes. Outre le
dynamisme démographique des Pays
de la Loire, de nombreux facteurs
ont contribué à cet étalement urbain,
comme la diminution de la taille des
ménages, à l?origine d?un besoin de
logements important. En Pays de la
Loire, l?attrait pour la propriété (avec
la prépondérance des maisons indivi-
duelles) associé à une forte progres-
sion des prix incite une part importante
des familles à s?éloigner des villes afin
de pouvoir accéder à la propriété. La
demande en résidences secondaires,
les besoins en infrastructures de trans-
port et la demande en locaux profes-
sionnels ou agricoles (maraîchage,
élevage) consomment beaucoup d?es-
pace.
En 2010, les territoires artificialisés
occupent ainsi 11,3 % de l?espace
régional, soit 2,4 points de plus qu?au
niveau national (cf. encadré, p. 27).
Au sein de la région, l?urbanisation est
très présente dans les départements
littoraux de Loire-Atlantique et de Ven-
dée, où la part des surfaces artificia-
lisées atteint respectivement 14,0 %
et 12,7 %. Le degré d?artificialisation
élevé des Pays de la Loire s?inscrit dans
Croissance soutenue de la population en Pays de la Loire
Évolution de la population entre 1990 et 2009, projections au-delà (indice 100 en 1990)
Croissance soutenue de la population en Pays de la Loire
Évolution de la population entre 1990 et 2009, projections au-delà (indice 100 en 1990)
Source : Insee, Recensements de la population (RP) de 1990, 1999 et 2009 exploitations principales, Omphale 2010.
100
105
110
115
120
125
130
135
140
145
1990 2000 2010 2020 2030 2040
Pays de la Loire
France métropolitaine
Projection au-delà
des pointillés
3,2 millions
4,4 millions
3,5 millions
27
Une organisation du territoire marquée par
l?étalement urbain
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
une tendance nationale à la progres-
sion de l?artificialisation des territoires.
Celle-ci a été particulièrement marquée
dans la région entre les années 2000 et
2006. Depuis, l?urbanisation des Pays
de la Loire continue de progresser plus
rapidement qu?en moyenne nationale :
la part de surfaces artificialisées a pro-
gressé de 0,9 point dans la région entre
2006 et 2010, contre + 0,5 point en
moyenne nationale. Un relatif ralentisse-
ment du rythme de l?artificialisation sem-
ble toutefois se dessiner dans la région
depuis la mi-2008. Entre 2006 et 2010,
les surfaces artificialisées dans la région
sont prélevées en large majorité sur les
terres agricoles (à hauteur de 71 %), à la
différence des régions riches en forêts
et milieux semi-naturels, où ces territoi-
res peuvent fournir une grande partie
des sols nouvellement artificialisés. Les
surfaces agricoles sont ainsi converties
pour accueillir les lotissements, routes
ou zones commerciales qui répondent
aux besoins des nouvelles populations.
L?artificialisation a de nombreuses consé-
quences sur les territoires, en parti-
culier sur le littoral où les milieux sont
particulièrement fragiles. Au-delà de la
diminution des ressources naturelles
et agricoles, l?artificialisation entraîne
une recomposition des paysages, une
fragmentation des habitats naturels et
pèse sur la biodiversité. L?urbanisation
entraîne également l?imperméabilité
des sols et, par là même, augmente
les difficultés pour recharger les eaux
souterraines et les risques d?inonda-
tion (cf. « Des ressources naturelles
riches mais fragiles », p. 11). Ce
phénomène présente aussi des enjeux
forts en termes de tensions foncières
et d?éventuels conflits d?usage entre
activités.
Une déconnexion
emploi-habitat...
Un autre effet lié à la périurbanisation
est que les lieux d?emploi et d?habitat
sont souvent disjoints. Alors que la
population se loge toujours plus loin
des villes-centres, l?emploi reste large-
ment concentré dans les grands pôles
urbains. Le desserrement spatial de
l?appareil productif observé depuis
le début des années 2000 reste en
effet très limité en nombre d?emplois
concernés et en distance. Ainsi, les
grands pôles urbains regroupent près
de six emplois salariés régionaux sur
dix en 2008, quand n?y résident que
42 % des personnes en emploi. Avec un
ratio de 135 emplois pour 100 actifs,
les habitants des grands pôles urbains
ont potentiellement plus de chance de
trouver un emploi proche de chez eux
et seraient donc moins contraints de se
déplacer pour travailler que les actifs
périurbains.
De la même façon que les territoires
périphériques attirent les habitants sans
leur offrir forcément des emplois, les
habitants du périurbain sont souvent
plus éloignés des équipements et des
services même si, en moyenne, l?ac-
cessibilité aux services des habitants
des Pays de la Loire se situe au même
niveau que celle de leurs homologues
de province. En effet, autour des grands
pôles urbains qui concentrent la plupart
des équipements supérieurs tels que
les hôpitaux, la région dispose d?un
réseau de pôles de taille plus modeste,
qui offrent également de nombreux
équipements de gamme intermédiaire
ou supérieure. Ainsi, en 2008, comme
dans l?ensemble des régions de pro-
vince, les habitants de la région mettent
en moyenne 8,8 minutes aller-retour en
voiture pour accéder depuis leur domi-
cile à un panier type de 29 commerces
et services d?usage courant, apparte-
nant pour la plupart à la gamme intermé-
diaire. Au sein de la région, des inégali-
tés entre territoires persistent toutefois,
avec un accès aux équipements plus
difficile dans des zones moins densé-
ment peuplées situées en bordure des
grandes aires urbaines, notamment en
Sarthe et en Mayenne, mais également
Une artificialisation élevée et croissante en Pays de la Loire
Part des surfaces artificialisées en 2006 et 2010 (%)
La mesure de l?occupation des sols
Plusieurs sources permettent de mesurer le degré d?artificialisation des territoires.
Les données présentées ici sont issues de l?enquête annuelle Teruti-Lucas,
réalisée de manière continue par les services statistiques du ministère en charge
de l?agriculture (SSP-SRISE). Elle a pour objectif de connaître les différentes
catégories d?occupation du sol et d?usage de l?ensemble du territoire (agricole,
naturel et urbanisé). Le concept de cette enquête repose sur des relevés de terrain
effectués annuellement par des enquêteurs qui disposent de photographies
aériennes.
D?autres méthodes de mesure de l?occupation du territoire existent, en particulier
l?outil Corine Land Cover, qui fournit une base de données représentant l?occupation
du sol européen, à partir d?interprétation d?images satellitaires. Elle est produite
dans le cadre du programme européen Corine de coordination de l?information sur
l?environnement.
Bien que ces deux outils fournissent des chiffres différents en niveau, les
évolutions obtenues sont cohérentes et l?analyse des deux sources aboutit aux
mêmes conclusions.
Une artificialisation élevée et croissante en Pays de la Loire
Part des surfaces artificialisées en 2006 et 2010 (en %)
Source : SSP-Agreste, enquête Teruti-Lucas.
0
2
4
6
8
10
12
14
Loire-
Atlantique
2006 2010
Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Pays de
la Loire
France
métropolitaine
28
Une organisation du territoire marquée par
l?étalement urbain
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
dans le nord de la Loire-Atlantique,
au sud de la Vendée et dans l?est du
Maine-et-Loire.
... source de déséquilibres
sociaux et économiques
Avec la périurbanisation, la répartition
des habitants au sein du territoire est
fortement liée à leur catégorie sociale
et à leur niveau de revenus. Cette
répartition de la population entraîne des
inégalités d?accès aux emplois et aux
services, qui restent largement concen-
trés dans les pôles urbains. Dès lors, la
capacité de déplacement peut devenir
un enjeu crucial pour les ménages habi-
tant plus loin des villes, que ce soit pour
se rendre à leur travail, faire des achats
ou tout simplement aller au collège
ou au lycée pour les plus jeunes. Les
réseaux de transports collectifs y étant
moins développés que dans les pôles
urbains, les ménages peuvent être
amenés à acquérir une ou plusieurs
voitures pour se déplacer, ce qui peut
peser fortement sur leur budget. À plus
long terme, se pose par ailleurs la ques-
tion de la précarité énergétique, avec
l?augmentation du coût des énergies
qui risque de se poursuivre. Au-delà
des problèmes financiers, la décon-
nexion entre le lieu de résidence et les
lieux d?activité entraîne un allongement
des distances parcourues et du temps
passé dans les transports, avec des
axes de communication qui pourraient,
si le nombre de personnes sur les
routes continue d?augmenter, arriver
à saturation. Le trafic automobile nuit
également à la qualité de vie en géné-
rant des nuisances sonores à proximité
des voies de circulation, mais aussi en
rejetant des gaz à effet de serre et en
dégradant la qualité de l?air.
Sur le plan économique, l?étalement
urbain peut provoquer des conflits
d?usage entre activités agricoles,
habitat et développement économique.
En particulier, les zones agricoles sont
souvent grignotées pour répondre aux
besoins de la population en termes
de logements et d?équipements. Les
territoires sont ainsi de plus en plus
spécialisés, avec des pôles urbains
qui pourraient, à terme, se tourner très
fortement vers les seules fonctions
économiques et de formation, et
l?apparition de « cités-dortoirs » en
périphérie de ces zones. Les inégalités
territoriales posent la question de la
viabilité économique des territoires,
fondée en grande partie sur les
activités présentielles, pour les espaces
situés hors des pôles. Ces nouvelles
dynamiques en oeuvre ont également
des conséquences au niveau de la
gestion des infrastructures, notamment
scolaires.
Des déplacements pour
le travail plus longs et
plus fréquents
La déconnexion entre lieux de
résidence et d?emploi entraîne une
hausse des déplacements pour aller
travailler. La région se caractérise par
une forte progression de la mobilité
depuis 1999 : les Pays de la Loire
se situent au 4e rang des régions
dont le nombre d?actifs changeant
de commune pour aller travailler a
le plus augmenté (+ 30 %), derrière
la Corse, le Languedoc-Roussillon et
Midi-Pyrénées. La part de personnes
quittant leur commune pour se rendre
sur leur lieu de travail a ainsi progressé
de 7 points en Pays de la Loire, soit
la plus forte progression enregistrée
en France métropolitaine. Sur près de
1,5 million de personnes occupant un
emploi dans les Pays de la Loire, 61 %
changent de commune pour rejoindre
leur lieu de travail en 2008.
Actifs occupés Emplois
Espace des grandes aires urbaines :
Grands pôles urbains
Couronnes des grands pôles urbains
Communes multipolarisées des grandes aires
Espace des autres aires :
Moyennes aires
Petites aires
Autres communes
76,2
42,0
27,1
7,1
23,8
4,8
5,6
13,4
77,4
57,5
15,3
4,6
22,6
5,5
7,5
9,5
Total 100,0 100,0
Discordance spatiale de l?emploi et de l?habitat
Répartition de l?emploi et des actifs occupés selon le type d?espace en 2008
dans les Pays de la Loire (%)
Sources : Insee, Recensement de la population (RP) 2008 exploitations complémentaires lieu de résidence et lieu de travail.
Angers
Nantes
Le Mans
La Roche-
sur-Yon
Laval
Lecture : les communes en blanc ne font pas partie d'un EPCI. Pour les EPCI comprenant des communes de différentes
régions, les communes appartenant à la région Pays de la Loire sont uniquement prises en compte.
© IGN - Insee 2012
Des temps d'accès aux équipements plus longs à la frange des aires
Accessibilité potentielle à un panier de 29 équipements d'usage courant par EPCI en 2007
(durée de l'aller-retour en minutes en heures creuses)
Sources : Insee, Recensement de la population (RP) 2007 exploitation principale, Base permanente des équipements (BPE) ;
Inra UMR1041CESAER - Distancier Odomatrix 2008.
Moins de 9
De 9 à moins de 13
De 13 à moins de 17
De 17 à moins de 23
Durée (en minutes) :
MAYENNE
SARTHE
VENDÉE
LOIRE-ATLANTIQUE
MAINE-ET-LOIRE
29
Une organisation du territoire marquée par
l?étalement urbain
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Forte hausse de la mobilité pour aller travailler entre 1999 et 2008
Part des actifs changeant de commune pour travailler par région (%)
Si cette proportion est légèrement
inférieure à la moyenne des régions de
province (- 1 point), elle s?explique en
partie par la structure particulièrement
urbaine des Pays de la Loire, les habi-
tants des pôles ayant plus de chances
de trouver un travail dans leur commune.
Ainsi, les actifs qui résident dans les
pôles, quelle que soit leur taille, sont
moins contraints de se déplacer dans
une autre commune. En 2008, environ
un sur deux change de commune pour
travailler, tandis qu?ils sont plus de sept
sur dix dans les couronnes des pôles
ou dans les communes multipolarisées.
De ce fait, les déplacements entre le
lieu de résidence et le lieu de travail se
sont allongés, aussi bien en distance
qu?en durée. En 2007, en Pays de la
Loire, la moitié des actifs qui travaillent
hors de leur commune parcourt un
trajet supérieur à 13,5 kilomètres, soit
1,4 kilomètre de plus qu?en 1999. Les
Pays de la Loire figurent ainsi parmi les
régions où cette distance médiane est
la plus élevée avec la Corse, la Picardie,
Provence-Alpes-Côte d?Azur, la Bretagne
et le Limousin.
La voiture reste reine dans
la région malgré
le développement
des transports en commun
Cette forte mobilité dans le périurbain et
les zones plus rurales s?appuie sur l?usa-
ge de la voiture. En 2008, sur l?ensem-
ble de la région, 78 % des déplacements
quotidiens pour aller travailler sont
effectués via ce mode de transport.
Cette part est supérieure d?1 point à
la moyenne des régions de province,
le maximum étant de 81 % en Poitou-
Charentes. Le recours à la voiture
est particulièrement fréquent dans
les zones périurbaines, avec une uti-
lisation par 85 % des actifs dans les
couronnes des pôles par exemple.
En dehors des grands pôles urbains
où ils rencontrent 12 % d?adeptes,
les transports en commun sont peu
utilisés. Au total, 6 % des actifs les
utilisent, soit 1 point de moins qu?en
moyenne en province.
Ces résultats ne reflètent toutefois
que les déplacements liés au travail,
qui représentent un peu moins du
quart des déplacements locaux effec-
tués en semaine. Lorsque sont pris
en compte les autres motifs, tels que
les achats, les loisirs ou les études
par exemple, le recours aux trans-
ports collectifs est plus fréquent dans
la région qu?en province. En outre, la
part des transports en commun dans
les déplacements locaux effectués
en semaine est restée stable dans
la région entre 1994 et 2008, tandis
qu?elle diminuait de 0,8 point en
moyenne en province. Il faut égale-
ment préciser qu?après un recul de
la fréquentation par habitant des
transports collectifs au cours de la
décennie 1990, la décennie suivante
a été marquée par un retournement
de tendance, caractérisé par une
augmentation importante et généralisée
de l?usage des transports en commun de
la région, en particulier dans les agglo-
mérations. Ce renouveau s?explique par
quatre facteurs principaux. Un double
effet prix peut d?abord être avancé :
l?accroissement du prix des carburants
automobiles, particulièrement sensible
depuis 2003, a contribué à augmenter
le coût d?usage de la voiture, alors que
dans le même temps la tarification des
transports collectifs est devenue attrac-
tive en raison de la généralisation des
abonnements de longue durée. Les
politiques urbaines et d?aménagement
du territoire menées depuis quelques
décennies constituent un deuxième
élément d?explication : régionalisation
ferroviaire, développement du transport
urbain en site propre, généralisation de
la limitation du stationnement automo-
bile dans les agglomérations. L?augmen-
tation de la congestion des principales
villes-centres, qui impacte les temps de
trajet en voiture, a pu rendre les trans-
ports collectifs plus attractifs. Enfin,
l?émergence citoyenne des considéra-
tions environnementales a pu également
contribuer au regain de l?utilisation des
transports collectifs.
Les modes doux, marche à pied et bicy-
clette, sont quant à eux assez peu déve-
loppés en Pays de la Loire. Ils repré-
sentent 21 % des déplacements locaux
des habitants de la région, tous motifs
confondus. Cette part est en baisse de
5 points par rapport à 1994 et se situe
maintenant en deçà de celle enregistrée
au niveau national hors Île-de-France.
Les raisons de cette désaffection sont
relatives à la motorisation croissante
des habitants de la région, à l?allonge-
ment des distances de déplacement et
enfin à une habitude du « tout voiture »,
y compris pour des déplacements de
courte distance.
Ainsi, malgré le développement des
transports en commun, la voiture reste,
de loin, le principal mode de transport.
Cette prépondérance de la voiture est en
grande partie liée au taux d?équipement
des ménages en automobiles, particu-
lièrement élevé en Pays de la Loire. La
région se place au 2e rang des régions
françaises derrière Poitou-Charentes
en matière de taux d?équipement des
ménages en automobiles et au 1er rang
pour ce qui est de la multimotorisation.
Ainsi, quatre ménages sur dix disposent
d?au moins deux voitures dans la région
en 2008. Cette proportion est particu-
lièrement élevée dans les couronnes
Forte hausse de la mobilité pour aller travailler entre 1999 et 2008
Part des actifs changeant de commune pour travailler par région (en %)
Source : Insee, RP 1999 et 2008 exploitations principales.
0 10 20 30 40 50 60 70
Corse
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Limousin
Languedoc-Roussillon
Champagne-Ardenne
Midi-Pyrénées
Auvergne
Bourgogne
Pays de la Loire
Bretagne
Poitou-Charentes
Aquitaine
Centre
Franche-Comté
Rhône-Alpes
Basse-Normandie
Alsace
Haute-Normandie
Picardie
Île-de-France
Lorraine
Nord-Pas-de-Calais
Part en 1999 Accroissement de la part entre 1999 et 2008
30
Une organisation du territoire marquée par
l?étalement urbain
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
des pôles, où elle atteint 53 % à 55 %.
Si le phénomène de périurbanisation
explique en partie ces résultats, ils
sont également liés au taux d?emploi
élevé dans la région, qui entraîne une
forte proportion de couples bi-actifs. Le
nombre élevé de familles dans le périur-
bain est un autre facteur explicatif :
dans ces zones, les habitants sont plus
fréquemment amenés à accompagner
ou aller chercher quelqu?un, ce qui est
souvent le cas des jeunes parents qui
conduisent leurs enfants à l?école ou à
des activités extra-scolaires. L?habitat
individuel est, par ailleurs, davantage
présent en périphérie des villes, ce qui
peut faciliter le stationnement d?un ou
plusieurs véhicules et rend plus délicate
l?organisation d?un service de transport
en commun par manque de densité.
Plus d?émissions de CO2
qu?ailleurs pour
les déplacements
L?augmentation des mouvements
de population pour aller au travail ou
pour d?autres motifs accroît les émis-
sions de polluants liés au trafic, qui
conduisent à des épisodes de pollution
récurrents dans toutes les agglomé-
rations. Elle entraîne également une
hausse des émissions de gaz à effet
de serre qui contribuent au réchauf-
fement climatique. Globalement, qu?il
s?agisse du transport de personnes ou
de marchandises, le secteur des trans-
ports en France est à l?origine d?un
quart des émissions de gaz à effet de
serre et, plus particulièrement, d?un
tiers des émissions de CO2 dégagé
lors de la combustion des carburants.
Dès lors, même s?ils ne représentent
qu?une fraction de l?ensemble des dépla-
cements, la maîtrise des déplacements
des personnes constitue un véritable
enjeu pour les Pays de la Loire, où les
habitants se déplacent plus souvent
que ceux des autres régions. Au cours
de l?année 2008, chaque personne
résidant en Pays de la Loire a ainsi
émis en moyenne 2,15 tonnes de CO2
pour effectuer ses déplacements, des
émissions supérieures de 9 % à celles
produites en moyenne par les habitants
des autres régions françaises (hors Île-
de-France).
Vers une poursuite
de l?étalement urbain ?
Ces phénomènes risquent de
s?amplifier dans les années à venir
si la périurbanisation continue de
progresser. Les aires d?influence des
villes montrent en effet l?existence
de couloirs de déplacements au sein
de la région, qui préfigurent de ce
que pourrait être la progression de
l?étalement urbain dans les années à
venir. Ainsi par exemple, autour de
la couronne nantaise, les communes
multipolarisées sont très présentes,
tant vers Redon au nord-ouest que vers
Cholet et Ancenis à l?est. Ces couloirs
de déplacements laissent pressentir
la future extension de l?aire urbaine de
Nantes qui, à terme, pourrait s?étendre
aux aires voisines (Saint-Nazaire,
Rennes). L?extension des aires urbaines
d?Angers et du Mans s?accompagne
également de la création de couloirs de
déplacements : elles sont aujourd?hui
reliées entre elles par l?aire urbaine de
Sablé-sur-Sarthe. De la même façon,
l?aire urbaine de Laval se rapproche de
celle de Rennes par Vitré et l?aire de
La Roche-sur-Yon frôle celle des Sables-
d?Olonne tout en se rapprochant de l?aire
urbaine nantaise par l?intermédiaire de
l?aire de Legé.
Si les tendances démographiques
récentes en termes de fécondité, de
mortalité et de migrations se poursui-
vaient, les Pays de la Loire compte-
raient près de 4,4 millions d?habitants
en 2040. La population régionale aug-
menterait de 26 % par rapport à 2007,
soit 910 000 habitants supplémentai-
res. Elle deviendrait alors la 4e région
de France en nombre d?habitants,
devançant le Nord-Pas-de-Calais. Cette
projection de population est toutefois
un exercice théorique qui prolonge
les tendances actuelles sans prendre
en compte de nombreux facteurs tels
que la soutenabilité et les futures poli-
tiques d?aménagement du territoire. La
forte croissance de la population pose
la question, à terme, de la disponibilité
du foncier, et d?une augmentation pro-
gressive du coût du logement, avec
les problématiques d?accès au crédit
associées. La hausse des prix des car-
burants pourrait également inciter les
ménages à s?installer moins loin des
pôles d?emploi et ainsi limiter le phéno-
mène d?étalement urbain.
Les politiques de
renouvellement urbain
Au travers de la périurbanisation et de
l?étalement urbain se pose la question
de la préservation de l?équilibre interne
au territoire régional. En effet, même
si les Pays de la Loire sont en partie
préservés grâce à un maillage plutôt
serré de pôles en territoires urbains et
ruraux, les enjeux sociaux, économiques
et environnementaux liés à l?étalement
urbain restent nombreux.
L?évolution des pratiques en matière
d?urbanisme est au coeur des enjeux
pour une économie des ressources
foncières. Les outils de planification
territoriale, et en premier lieu les docu-
ments d?aménagement et d?urbanisme,
constituent le principal levier pour frei-
ner la consommation d?espace, par
les orientations qu?ils comprennent en
matière d?organisation territoriale. Il
s?agit notamment des directives territo-
riales d?aménagement et de développe-
ment durable (DTADD) et des schémas
de cohérence territoriale (SCoT). La loi
n°2010-788 du 12 juillet 2010 portant
engagement national pour l?environne-
ment, dite Grenelle 2, a considérable-
ment renforcé leur rôle en matière de
lutte contre la consommation d?espace.
78 % des déplacements domicile-travail effectués en voiture
Répartition des trajets domicile-travail selon le lieu de résidence et le mode de transport en Pays de la
Loire en 2008 (%)
Source : Insee, Recensement de la population (RP) 2008 exploitation complémentaire.
Voiture,
camion,
fourgon-
nette
Transports
en
commun
Marche Pas de
transport
Deux
roues Total
Espace des grandes aires urbaines :
Grands pôles urbains (10 000 emplois ou plus)
Couronnes des grands pôles urbains
Communes multipolarisées des grandes aires
urbaines
Espace des autres aires :
Moyens pôles (5 000 à moins de 10 000 emplois)
Couronnes des moyens pôles
Petits pôles (de 1 500 à moins de 5 000 emplois)
Couronnes des petits pôles
Autres communes :
Autres communes multipolarisées
Communes isolées hors influence des pôles
71
85
82
79
85
78
86
81
75
12
3
2
2
1
1
1
1
1
7
3
5
7
3
8
5
5
9
3
5
7
5
8
7
7
9
11
6
3
4
7
2
6
2
4
4
100
100
100
100
100
100
100
100
100
Total 78 6 6 5 5 100
31
Une organisation du territoire marquée par
l?étalement urbain
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Ainsi, les SCoT doivent déterminer
les conditions d?un développement
urbain maîtrisé, arrêter des objectifs
chiffrés de consommation économe
de l?espace et préciser les modalités
de protection des espaces nécessai-
res au maintien de la biodiversité. Les
SCoT constituent aussi un des outils
de mise en oeuvre de la loi n°2010-874
du 27 juillet 2010 de modernisation de
l?agriculture et de la pêche, qui affiche
un objectif de réduction de moitié du
rythme d?artificialisation des sols à l?ho-
rizon 2020.
L?habitat comme les activités sont
concernés par les nouvelles organi-
sations territoriales. Celles-ci s?arti-
culent autour de deux grands axes :
Pour en savoir plus
Rodrigues A., En Pays de la Loire, la ville déborde de plus en plus sur la campagne, Insee Pays de la Loire, Dossier, n°42, juin 2011.
Lerenard A., Estimation de population au 1er janvier 2011 : la région des Pays de la Loire, première région du littoral atlantique, Insee
Pays de la Loire, Informations statistiques, n°444, janvier 2012.
Gray P. et Hautbois L., Le zonage en aires urbaines 2010 : en Pays de la Loire, les villes tissent leur toile toujours plus loin, Insee Pays
de la Loire, Études, n°98, octobre 2011.
Robert B., Une dynamique d?artificialisation toujours soutenue dans les Pays de la Loire : + 28 400 ha en quatre ans, DRAAF-SRISE,
Agreste Pays de la Loire, juin 2011.
Hautbois L., Dans les Pays de la Loire, sept ouvriers sur dix travaillent hors de leur commune de résidence, Insee Pays de la Loire,
Informations statistiques, n°435, décembre 2011.
Seguin S., Les transports et déplacements des habitants des Pays de la Loire, Insee Pays de la Loire, Dossier, n°35, avril 2010.
Legendre D. et Seguin S., Chaque habitant des Pays de la Loire émet en moyenne 2,15 tonnes de CO2 pour effectuer ses déplacements
de l?année, Insee Pays de la Loire, Informations statistiques, n°411, juin 2011.
Bonnefoy V. et Gicquaud N., 900 000 habitants de plus en 2040 dans les Pays de la Loire, Insee Pays de la Loire, Études, n°90, décembre
2010.
Profil environnemental des Pays de la Loire : http://profil-environnemental.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
Zonage en aires urbaines (ZAU) 2010 de la région Pays de la Loire
Pays de la Loire : un maillage territorial serré
Grands pôles urbains
(10 000 emplois ou plus)
Couronne des grands pôles urbains
Communes multipolarisées des
grandes aires urbaines
Moyens pôles (5 000 à moins de
10 000 emplois)
Couronne des moyens pôles
Petits pôles (de 1 500 à moins de
5 000 emplois)
Couronne des petits pôles
Autres communes multipolarisées
Communes isolées hors influence
des pôles
Nantes
Cholet
Saumur
Alençon
Mayenne
Laval Le Mans
La Ferté-
Bernard
Sablé-
sur-Sarthe
Saint-Nazaire
Challans
La Roche-
sur-Yon
Fontenay-
le-Comte
Les Sables-
d'Olonne
Les Herbiers
Angers Ancenis
Nantes
Cholet
Saumur
Alençon
Mayenne
Laval Le Mans
La Ferté-
Bernard
Sablé-
sur-Sarthe
Saint-Nazaire
Challans
La Roche-
sur-Yon
Fontenay-
le-Comte
Les Sables-
d'Olonne
Les Herbiers
Angers Ancenis
Aire urbaine
Niort Niort
La Rochelle La Rochelle
Redon Redon
Espace des grandes aires urbaines Espace des autres aires
Zonage en aires urbaines (ZAU) 2010 de la région Pays de la Loire
Pays de la Loire : un maillage territorial serré
Grands pôles urbains
(10 000 emplois ou plus)
Couronne des grands pôles urbains
Communes multipolarisées des
grandes aires urbaines
Moyens pôles (5 000 à moins de
10 000 emplois)
Couronne des moyens pôles
Petits pôles (de 1 500 à moins de
5 000 emplois)
Couronne des petits pôles
Autres communes multipolarisées
Communes isolées hors influence
des pôles
Nantes
Cholet
Saumur
Alençon
Mayenne
Laval Le Mans
La Ferté-
Bernard
Sablé-
sur-Sarthe
Saint-Nazaire
Challans
La Roche-
sur-Yon
Fontenay-
le-Comte
Les Sables-
d'Olonne
Les Herbiers
Angers Ancenis
Nantes
Cholet
Saumur
Alençon
Mayenne
Laval Le Mans
La Ferté-
Bernard
Sablé-
sur-Sarthe
Saint-Nazaire
Challans
La Roche-
sur-Yon
Fontenay-
le-Comte
Les Sables-
d'Olonne
Les Herbiers
Angers Ancenis
Aire urbaine
Niort Niort
La Rochelle La Rochelle
Redon Redon
Espace des grandes aires urbaines Espace des autres aires
d?une part, le renouvellement urbain,
à travers la valorisation des poten-
tiels sous-exploités des enveloppes
urbaines constituées principalement
par du pavillonnaire et, d?autre part,
les formes urbaines, en jouant notam-
ment sur l?organisation, la diversité des
habitats (individuels, collectifs et semi-
collectifs) ou encore la hauteur des
bâtiments, pour un bâti moins consom-
mateur d?espace.
La lutte contre la consommation
d?espace ne peut toutefois réussir
que si l?espace urbain est rendu plus
accessible (dépollution, démolition
ou reconstruction de friches et coût
financier des logements abordable) et
plus attractif, en termes de cadre et
de qualité de vie, que les secteurs plus
éloignés, voire l?espace rural. Dans ce
contexte, le ministère en charge du
développement durable a initié en 2008
le plan « Ville durable », afin de favoriser
l?émergence et la diffusion des bonnes
pratiques en matière d?aménagement
durable. Dans ce cadre, la démarche
Écocités (à l?échelle de la ville) et
l?appel à projets Écoquartiers (à
l?échelle plus locale) ont été lancés à
l?échelle nationale. En Pays de la Loire,
la métropole Nantes Saint-Nazaire a
été l?une des 13 démarches Écocités
retenues en 2009 et trois opérations
exemplaires ont été distinguées au titre
des Écoquartiers (sur 27 opérations
primées).?
32
Les Pays de la Loire face au défi du
changement climatique
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Les évolutions observées au cours des dernières décennies sur l?augmentation des températures, la
hausse du niveau des océans et les modifications climatiques indiquent qu?un réchauffement climatique
global de la planète est à l?oeuvre. Le lien entre ce réchauffement et l?évolution des gaz à effet de serre
est clairement établi. La convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique, le protocole
de Kyoto, le marché européen des droits d?émission et le plan climat national visent à stabiliser ou
réduire les émissions de gaz à effet de serre. La région contribue à 6,5 % des émissions françaises,
niveau porté principalement par les activités agricoles et de production énergétiques. Les évolutions
climatiques peuvent avoir des impacts importants sur les éco-systèmes et les activités humaines et
nécessiter, en complément des actions d?atténuation, des mesures d?adaptation. Dans les Pays de
la Loire, certains territoires (le littoral, l?estuaire?) et certaines activités (l?agriculture, le tourisme, la
pêche?) sont plus exposés, mais c?est l?ensemble de la biodiversité et de l?économie régionale qui est
concerné.
Les Pays de la Loire face au défi du changement
climatique
Philippe PIROT (Dreal)
Le changement climatique s?ob-
serve à l?échelle mondiale au
travers de différentes variables
climatiques, notamment les tempé-
ratures à la surface de la Terre. Les
tendances sur longue période indi-
quent une augmentation des tempé-
ratures de 0,74°C sur les 100 der-
nières années. Quinze des seize der-
nières années (1995-2010) figurent
parmi les plus chaudes depuis 1900.
Le Groupement intergouvernemental
d?experts sur l?évolution du climat
(Giec)1, dans son quatrième rapport
publié en 2007, signale, outre une
hausse des températures de l?atmos-
phère et de l?océan, une fonte mas-
sive des couvertures neigeuses et
des glaces ainsi qu?une élévation du
niveau moyen des océans (+ 18 cm
au cours du XXe siècle). On constate
également une fréquence plus
importante des aléas climatiques
extrêmes. Cette évolution observée
au niveau mondial peut se traduire
de manière plus ou moins prononcée
d?un territoire à un autre.
Un accroissement des gaz
à effet de serre issus de
l?activité humaine
L?effet de serre est un phénomène
naturel lié à la présence de gaz
atmosphériques qui piègent le
rayonnement infrarouge émis par la
Terre et agissent comme une serre.
Sans lui, la température moyenne à
la surface du globe serait de l?ordre
de - 19 °C, contre une température
observée de 14°C. La plupart des
gaz à effet de serre (GES) sont d?ori-
gine naturelle, mais certains comme
le méthane (CH4) et le dioxyde de
carbone (CO2) voient leur concentra-
tion dans l?atmosphère augmenter
en raison de l?activité humaine (GES
dits anthropiques). D?après les tra-
vaux du Giec, il est très probable2
que le réchauffement observé ces
cinquante dernières années résulte
pour l?essentiel de l?augmentation de
ces émissions de GES produites par
l?homme. Ces dernières proviennent
principalement de la combustion des
énergies fossiles (comme le char-
bon, les produits pétroliers, les gaz
naturels?) auxquelles il faut ajouter
les effets de la déforestation qui sup-
prime des réservoirs naturels d?ab-
sorption du CO2. Si les océans en
absorbent une partie, l?autre reste
1 Le Giec est mis en place en 1988 sous l?égide du
Programme des Nations unies pour l?environnement
et de l?Organisation météorologique mondiale
pour évaluer la nature et la probabilité des risques
climatiques. Il publie des rapports qui mettent en
évidence les éléments qui relèvent d?un consensus
de la communauté scientifique mondiale.
2 Dans les rapports du Giec, un événement est qualifié
de « très probable » si sa probabilité de réalisation est
supérieure à 90 %.
dans l?atmosphère et contribue au
phénomène de serre.
L?empreinte carbone par
Français est de l?ordre de
12 tonnes équivalent CO2
par an en 2007
L?empreinte carbone représente la
quantité de GES émise pour satis-
faire la consommation de la popula-
tion. Elle est composée d?une partie
intérieure, émissions directes des
ménages (voiture et chauffage) et
émissions des établissements qui
produisent les biens et services des-
tinés à la demande intérieure (les
émissions associées aux exporta-
tions sont exclues), et d?une partie
importée.
L?empreinte carbone de la France
représente 750 millions de tonnes
équivalent CO2 en 2007, soit une
augmentation de 14 % entre 1990
et 2007. Rapportée à la popula-
tion, l?empreinte carbone est de
12,2 tonnes équivalent CO2 par
Français. L?empreinte carbone par
habitant a progressé de 5 % sur la
période 1990-2007. En 2007, 75 %
de l?empreinte carbone mesurée
Les gaz à effet de serre anthropiques
Adopté le 11 décembre 1997 et entré en vigueur en 2005, le protocole de Kyoto
explicite les objectifs et les moyens pour mettre en oeuvre la convention-cadre
des Nations unies sur les changements climatiques. Les émissions considérées
correspondent aux six gaz à effet de serre dont l?origine est liée à l?activité humaine :
le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d?azote (N2O) et les gaz
fluorés (hydrofluocarbures, perfluorocarbures et hexafluorure de soufre).
33
Les Pays de la Loire face au défi du
changement climatique
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
émane du CO2, le solde provenant
de méthane (16 %) et de protoxyde
d?azote (9 %) (cette analyse ne tient
pas compte des trois gaz fluorés qui
représentent environ 3 % du total
des émissions de GES).
La partie de ces émissions (appelées
émissions indirectes) qui provient des
importations sur le territoire national
représente un tiers des émissions en
France en 2007. Cette part a forte-
ment progressé et est dorénavant
le double des valeurs observées en
1990. Dans le même temps, les
émissions produites sur le territoire
national (émissions directes repré-
sentant 518 millions de tonnes)
s?établissent à 8,2 tonnes équivalent
CO2 par habitant en 2007 contre 9,7
en 1990, soit un repli de 15 %.
Au niveau international, la France
se situe en dessous de ses voisins
européens en raison notamment
du poids de l?énergie nucléaire qui
produit moins d?émissions de GES.
Les émissions des Français sont
néanmoins largement supérieures à
celles des habitants des pays moins
développés et au-dessus du seuil de
2,5 tonnes par habitant qui corres-
pondrait au partage équitable des
émissions estimées par le Giec pour
limiter le réchauffement à + 2°C au
niveau mondial.
Une partie des gaz à effet
de serre produits sur le
territoire est destinée aux
autres régions
Au niveau régional, il est impossible
de mesurer précisément l?empreinte
carbone de chaque habitant. Les chif-
fres disponibles portent sur les émis-
sions produites sur le territoire et
ne reflètent pas les consommations
réelles des habitants. Dans les Pays
de la Loire en 2008, les émissions
produites s?établissent à 33 millions
de tonnes soit 9,4 tonnes équivalent
CO2 par habitant. Ce niveau d?émis-
sions est porté par les activités agri-
coles très denses sur la région et
par de fortes émissions associées
aux transformations énergétiques
(centrale thermique de Cordemais
et raffinerie de Donges) dont une
grosse partie est destinée aux autres
régions. La région contribue ainsi à
6,5 % des émissions françaises pour
une part de population à 5,6 %.
Parmi ces émissions directes, un
peu plus de 30 %, soit 10,5 millions
Sources : La mesure des émissions de gaz à effet de serre est complexe. Les
données régionales utilisées dans ce dossier correspondent à une estimation
qui permet de disposer d?ordres de grandeur fiables. Ces chiffres émanent des
travaux réalisés dans le cadre de l?état des lieux du Schéma régional du climat, de
l?air et de l?énergie (SRCAE), lui-même basé sur l?outil Basémis de Air Pays de la
Loire (mobilisant des données du SOeS, de l?Insee, de l?Ademe, etc.) et les travaux
du Centre interprofessionnel technique d?études de la pollution atmosphérique
(Citepa).
de tonnes sont d?origine non énergé-
tique. Elles proviennent majoritaire-
ment (82 %) des activités agricoles
(élevage et culture via l?utilisation
d?engrais), le reste se ventilant entre
le secteur de l?industrie avec la
chimie, les cimenteries, etc. (12 %)
et le traitement des déchets (6 %).
Les émissions directes d?origine
énergétique représentent 22,3 mil-
lions de tonnes équivalent CO2. Le
secteur de l?industrie, des déchets
et de la production d?énergie est le
plus producteur, environ 36 %. La
part des transports est également
importante : 34 % soit 7,6 millions
de tonnes. Suivent les émissions
liées aux bâtiments pour 25 % et les
émissions énergétiques de l?agricul-
ture qui comptent pour 5 %.
Entre 1990 et 2007, hausse de l?empreinte carbone de la France, baisse
des émissions sur le territoire
468
550
95
12496
78
12,2
11,6
0
200
400
600
800
70020991
0
2
4
6
8
10
12
Empreinte CO2 Empreinte CH4
Empreinte N2O Empreinte par habitant
m
illi
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s
de
to
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es
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qu
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al
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t C
O
2
Empreinte carbone de la France en 1990 et en 2007
to
nn
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al
en
t C
O
2 p
ar
p
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so
nn
e
391 388
65 54
91 64
9,7
8,2
0
200
400
600
800
70020991
0
2
4
6
8
10
12
CCNUC* N2O
CCNUC* CH4 CCNUC* CO2
Total CCNUCC* par habitant
m
illi
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s
de
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qu
iv
al
en
t C
O
2
Quantité de GES émise sur le territoire en 1990 et en 2007
to
nn
es
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qu
iv
al
en
t C
O
2 p
ar
p
er
so
nn
e
* : Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (protocole de Kyoto). Version 2009 de
l'inventaire des émissions de GES pour la CCNUCC.
Sources : AIE, Citepa, Douanes, Eurostat, Insee, calculs SOeS.
(tiré de L'empreinte carbone de la consommation des Français, CGDD-SOeS, Le Point sur, n°114, mars 2012)
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Empreinte CO2 Empreinte CH4
Empreinte N2O Empreinte par habitant
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Empreinte carbone de la France en 1990 et en 2007
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CCNUC* N2O
CCNUC* CH4 CCNUC* CO2
Total CCNUCC* par habitant
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Quantité de GES émise sur le territoire en 1990 et en 2007
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* : Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (protocole de Kyoto). Version 2009 de
l'inventaire des émissions de GES pour la CCNUCC.
Sources : AIE, Citepa, Douanes, Eurostat, Insee, calculs SOeS.
(tiré de L'empreinte carbone de la consommation des Français, CGDD-SOeS, Le Point sur, n°114, mars 2012)
34
Les Pays de la Loire face au défi du
changement climatique
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Des politiques mondiales et
nationales d?adaptation
et de lutte contre
le changement climatique?
Les experts du Giec estiment que
si le rythme actuel d?accroisse-
ment de la concentration de GES se
maintient, le réchauffement moyen
de la Terre pourrait se poursuivre.
Ils estiment que les températures
pourraient augmenter d?ici 2100
de 1,1 °C à 6,4 °C selon les scéna-
rios. Par ailleurs, le réchauffement
serait inévitable du fait de l?inertie du
phénomène liée aux durées de vie
relativement longues des GES dans
l?atmosphère (plus de 100 ans pour
le CO2, des milliers d?années pour
les gaz fluorés). Ainsi, le Giec préco-
nise, en complément des efforts
de réduction des émissions de
GES, la mise en oeuvre de mesures
d?adaptation « qui pourront contri-
buer à réduire les effets néfastes
et renforcer les effets bénéfiques
des changements climatiques ». Dès
lors, les pouvoirs publics mettent
en place des politiques, qui visent,
d?une part, à limiter l?ampleur de ce
changement par une réduction des
émissions de GES et, d?autre part,
à se préparer dès à présent à vivre
avec ces évolutions. Au niveau inter-
national, la France s?est engagée,
Exemples d?actions de réduction des émissions de CO2
Le développement des maisons passives, voire productrices d?énergie, et la
rénovation du parc existant peuvent limiter les dépenses de chauffage. Une
évolution vers des modes de transports plus durables réduirait considérablement
nos consommations de produits pétroliers : utilisation de modes doux comme la
marche à pied ou le vélo pour les courtes distances, transports en commun ou
co-voiturage pour les distances plus longues. Le développement des énergies
renouvelables permettrait également de limiter les émissions de CO2. La région
dispose d?atouts pour le déploiement d?énergies éoliennes et solaires ; des avancées
sur de nouveaux procédés utilisant la force des marées pourraient également être
une solution d?avenir.
dans le cadre du protocole de Kyoto
signé en décembre 1997, à stabi-
liser ses émissions de gaz à effet
de serre sur la période 2008-2012
par rapport au niveau des émis-
sions de 1990. Lors des sommets
internationaux de Copenhague et de
Cancun, les États se sont également
fixés l?objectif de stabiliser à + 2°C
l?accroissement de la température
moyenne d?ici la fin du siècle. Au
niveau communautaire, le paquet
énergie-climat de mars 2009 a fixé
à chaque État membre des objectifs
s?inscrivant dans le cadre du proto-
cole de Kyoto. L?objectif européen
global, dit « 3 x 20 » consiste, d?ici à
2020, à diminuer de 20 % les émis-
sions de GES par rapport à 1990, à
porter la part d?énergies renouvela-
bles dans la consommation énergé-
tique finale à 20 %, et à améliorer
de 20 % l?efficacité énergétique de
l?Union européenne.
Dans ce cadre, la France s?est
engagée à atteindre 23 % d?énergie
renouvelable dans sa consommation
d?énergie finale en 2020. Elle a éga-
lement défini la cible d?une baisse de
11 % des émissions de CO2 dans le
secteur des transports entre 2005
et 2020 dans le plan climat de la
France adopté en 2010. Enfin, dans
le cadre de la loi de programme
fixant les orientations de la politique
énergétique (loi POPE du 13 juillet
2005), la France s?est fixée l?objectif
de diviser par quatre (« facteur 4 »)
ses émissions de GES à l?horizon
2050.
? qui s?appuient sur des
outils au niveau local
Pour la réalisation de ces engage-
ments nationaux, la loi Grenelle 2
(article 68) a renforcé l?articulation et
la cohérence des actions en définis-
sant un nouveau cadre de référence
stratégique au niveau régional : le
Schéma régional du climat, de l?air
et de l?énergie (SRCAE). Ce schéma,
qui fera l?objet d?une révision quin-
quennale, vise ainsi à créer une
dynamique locale en s?appuyant sur
un état des lieux partagé des carac-
téristiques énergétique, climatique
et atmosphérique de la région. Ces
démarches co-pilotées par l?État et
les régions doivent aboutir à des
orientations en termes de réduction
des émissions de GES et d?adaptation
au changement climatique, de maî-
trise de l?énergie, de qualité de l?air
et de développement des énergies
renouvelables en s?inscrivant dans la
trajectoire qui permettra d?atteindre
les objectifs du Grenelle et les enga-
gements internationaux (« 3 x 20 »,
« facteur 4 ») tout en tenant compte
des spécificités régionales. En Pays
de la Loire, les travaux du SRCAE
sont en cours et donneront lieu pro-
chainement à débat pour une adop-
tion attendue début 2013.
Le SRCAE est un document d?orien-
tation stratégique non prescriptif
qui n?a pas vocation à compor-
ter de mesures ou d?actions. Les
mesures ou actions découlant des
orientations du SRCAE relèvent de
l?ensemble des acteurs régionaux,
notamment des collectivités territo-
riales soumises à la mise en place
de plans climat-énergie territoriaux
(PCET). L?article 75 de la loi Gre-
nelle 2 oblige en effet les régions,
départements, communes et EPCI
de plus de 50 000 habitants à réa-
liser un bilan de leurs émissions et
définir un programme d?actions (le
PCET) précisant les mesures politi-
ques d?atténuation et d?adaptation
au changement climatique que va
mettre en oeuvre la collectivité, en
veillant à s?inscrire dans le cadre
défini par le SRCAE.
L?agriculture, premier secteur émetteur de gaz à effet de serre
Émissions de gaz à effet de serre par département et secteur d?activité en Pays de la Loire en 2008
(total en millions de teq CO2, répartition en %)
Total Agriculture Résidentiel/
Tertiaire Transports Énergie* Industrie Traitement
des déchets Total
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
13,0
5,5
5,3
4,4
4,7
15
38
41
34
45
15
23
10
22
20
21
28
12
32
28
42
0
0
1
0
6
7
33
7
5
2
3
4
4
2
100
100
100
100
100
Pays de la Loire 32,8 30 17 23 17 10 3 100
*Transformation et distribution de l?énergie
Source : Air Pays de la Loire, inventaire d?émissions Basémis 2008.
35
Les Pays de la Loire face au défi du
changement climatique
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Source : Air Pays de la Loire, inventaire d?émissions Basémis 2008.
Émissions de GES énergétiques (hors production d'énergie) en Pays de la Loire en 2008
Transports
45 %
Traitement des déchets
1 %
Agriculture
7 %
Industrie
13 %
Résidentiel-
Tertiaire
34 %
Émissions de GES non énergétiques (hors production d'énergie) en Pays de la Loire en 2008
Traitement des déchets
6 %
Industrie
12 %
Agriculture
82 %
Un enjeu global aux
conséquences locales
Les conséquences du changement
climatique seront plus ou moins
prononcées d?un territoire à l?autre.
Selon les scénarios, la hausse du
niveau des mers liée à la fonte des
zones glacières et la dilatation ther-
mique des océans pourrait atteindre
de 10 cm à 3 mètres d?ici fin 2100.
La région des Pays de la Loire s?avère
particulièrement vulnérable en raison
de sa situation littorale. Les côtes
basses pourraient subir une éro-
sion ou des submersions définitives,
d?autres des submersions temporai-
res. Il en résulterait pour la popula-
tion une exposition accrue aux ris-
ques côtiers et un déplacement des
lieux de vie. Une éventuelle diminu-
tion des précipitations l?été pourrait
également présenter un risque sur
les ressources en eau, à travers une
aggravation des tensions déjà loca-
lement fortes dans la région, notam-
ment en période estivale (afflux tou-
ristique), avec des conflits d?usage
entre alimentation en eau potable et
irrigation à des fins agricoles.
L?écosystème des marais de Brière,
de Grandlieu et du marais breton de
Vendée pourrait être modifié par l?ap-
port d?eau salée, de même que l?es-
tuaire de la Loire avec un enjeu sur
la production d?eau potable, celle-ci
étant actuellement pour majeure
partie prélevée dans le fleuve. Plus
généralement, l?ensemble de l?éco-
système pourrait être concerné par
les changements du climat, les évo-
lutions de température et précipita-
tions agissant directement sur les
espèces végétales et indirectement
sur les espèces animales.
Une nécessaire adaptation
des secteurs utilisant les
ressources naturelles
Les activités humaines fondées sur
les ressources naturelles locales
(agriculture et pêche) et le tourisme,
ne pourront qu?intégrer ces diffé-
rentes évolutions. Dans le domaine
agricole, la canicule de 2003 a mis
en évidence la vulnérabilité particu-
lière des exploitations orientées vers
l?élevage, la capacité d?alimentation
du bétail dépendant de la production
fourragère. Si la région se rappro-
che dans les prochaines décennies
des conditions climatiques actuel-
78 % des émissions énergétiques dans le résidentiel-tertiaire et les
transports
Répartition des émissions de gaz à effet de serre énergétiques et non énergétiques par secteur (hors production
d?énergie) en Pays de la Loire en 2008 (%)
les du Poitou ou du Midi toulousain,
l?agriculture devra s?adapter avec
des sècheresses estivales mais
aussi des végétations printanières
et automnales plus longues et plus
denses. Concernant le secteur de la
pêche, il est possible que l?évolution
des propriétés physiques de l?eau
et son réchauffement entraînent
une évolution des peuplements. Les
espèces peuvent en effet migrer,
soit pour retrouver une tempéra-
ture de l?eau spécifique, soit pour
suivre les organismes marins dont
ils se nourrissent. L?activité touris-
tique pourrait quant à elle évoluer
géographiquement en fonction des
modifications subies par le littoral
et les milieux naturels. Elle pourrait
également être plus étalée dans le
temps. ?
36
Les Pays de la Loire face au défi du
changement climatique
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Pour en savoir plus
Pasquier J.-L., L?empreinte carbone de la consommation des Français : évolution de 1990 à 2007, CGDD - SOeS, Le point sur, n°114, mars
2012.
Chiffres clés du climat : France et monde - Édition 2012, MEDDTL et CDC Climat Recherche, Repères, janvier 2012.
Climat - Tout savoir sur la politique de la France, MEDDTL, novembre 2011.
Politiques climat et efficacité énergétique : synthèse des engagements et résultats de la France, MEDDTL, novembre 2011.
Plan climat de la France - Actualisation 2011, MEDDTL, juillet 2011.
Jamous M. et al., Scénarios climatiques : indices sur la France métropolitaine pour les modèles français ARPEGE-Climat et LMDz et
quelques projections pour les DOM-COM - Rapport de la mission Jouzel, Météo-France/CNRM et IPSL, janvier 2011.
L?adaptation au changement climatique, MEDDTL, décembre 2010.
Inventaire régional d?émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre dans le cadre du schéma régional climat-air-
énergie, Citepa, Dreal des Pays de la Loire, juin 2010.
Étude régionale sur l?énergie et l?effet de serre, Explicit, Ademe Pays de la Loire, Préfecture de la région Pays de la Loire, Région Pays de la
Loire, février 2009.
Profil environnemental des Pays de la Loire : http://profil-environnemental.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
Site Internet de l?Observatoire national sur les effets du changement climatique (ONERC) : http://onerc.org
37
Une approche territoriale du développement
durable en Pays de la Loire
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Une approche territoriale du développement durable permet de mettre en évidence, au-delà du constat
global sur la région, certains contrastes internes aux Pays de la Loire. Ainsi, les grandes agglomérations,
par leur taille, concentrent la plupart des problématiques de développement durable, que ce soit en
termes de cohésion sociale ou de pression sur les ressources naturelles. Les territoires littoraux
doivent, quant à eux, faire face à leur attractivité et aux tensions qui en résultent entre développement et
préservation des équilibres sociaux et environnementaux. Les couronnes des grandes agglomérations,
relativement équilibrées socialement, se développent au prix d?une forte consommation foncière et du
développement de l?usage de la voiture. A contrario, d?autres territoires, plus isolés, présentent des
signes de fragilité sociale.
Une approche territoriale du développement durable
en Pays de la Loire
Magali JULÉ, Elmostafa OKHAM (Insee)
Au-delà du constat régional, une
approche locale du développe-
ment durable permet de mettre
en évidence les dynamiques à l?oeuvre et
les enjeux propres à chaque territoire.
Elle donne une illustration concrète des
synergies positives ou négatives entre
les trois dimensions constitutives du
développement durable (environnemen-
tale, économique et sociale). En outre,
une analyse à des échelons géographi-
ques fins permet de souligner les éven-
tuels déséquilibres internes à la région
de même que les interdépendances
entre les territoires. Une telle analyse
peut ainsi être utile pour organiser
la solidarité et l?articulation entre les
différentes échelles territoriales. Pour
cette approche locale, l?échelon des
Établissements publics de coopération
intercommunale (EPCI) a été choisi.
Cette maille semble suffisamment fine
pour faire ressortir les disparités terri-
toriales. De plus, les EPCI constituent
des espaces de décision publique de
taille suffisante pour porter des projets
de développement.
Cohésion sociale, préservation des
ressources naturelles, prévention des
risques, etc., sont autant de probléma-
tiques dont l?intensité voire la nature
peut varier d?un territoire à l?autre. À
partir d?indicateurs qui couvrent diffé-
rentes facettes du développement
durable, sept types de territoires sont
distingués dans les Pays de la Loire.
Les agglomérations : au
coeur des problématiques
de développement durable
Les grandes agglomérations de Nantes,
Angers, Le Mans, Saint-Nazaire, Laval,
La Roche-sur-Yon et Cholet constituent
un premier ensemble de territoires bien
spécifiques. Concentrant 40 % de la
population et la moitié des emplois des
Pays de la Loire, elles sont au coeur
des problématiques du développement
durable de la région. Si les revenus y
sont en moyenne plus élevés que dans
les autres territoires de la région, les
inégalités et les situations de pauvreté
y sont particulièrement intenses. La
cohésion sociale est de ce fait un enjeu
fondamental de ces agglomérations
dans lesquelles des zones urbaines
sensibles côtoient des quartiers rési-
dentiels ou d?habitat diversifié. Sur le
plan écologique, ces territoires, du fait
de leur taille, consomment une part
importante des ressources naturelles
de la région. En effet, dans ces terri-
toires déjà fortement urbanisés, l?ex-
tension de la ville se poursuit au détri-
ment des espaces agricoles et, dans
une moindre mesure, naturels : la part
des surfaces artificialisées augmente
entre 2000 et 2006 de 0,7 point pour
les agglomérations les plus urbanisées
(Nantes et Saint-Nazaire) à 1,4 point
pour la moins urbanisée (La Roche-
sur-Yon). Par ailleurs, ces aggloméra-
tions représentent près de 40 % des
prélèvements en eau de la région (hors
énergie), pour l?essentiel destinés à l?ali-
mentation en eau potable. La concen-
tration des activités économiques sur
ces territoires implique également une
concentration des risques industriels :
60 % des déchets dangereux des entre-
prises industrielles de la région sont
produits dans ces agglomérations qui
regroupent 25 des 45 établissements
industriels classés à risques (Seveso).
Au sein de cet ensemble, la Commu-
nauté d?agglomération de la région
nazairienne et de l?estuaire (la Carene)
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Couronne des agglomérations : déplacements et constructions accrus
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires ruraux relativement isolés
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires confrontés à la pauvreté
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Au-delà de la première couronne, les distances s?allongent,
la cohésion sociale se fragilise
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Les agglomérations : au coeur des problématiques de développement
durable
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Le littoral : tensions entre préservation et développement
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires âgés, à faible taux d?emploi, attractifs et au patrimoine
naturel important
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
38
Une approche territoriale du développement
durable en Pays de la Loire
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
se distingue par sa situation sur
l?estuaire de la Loire. Ce territoire
se caractérise en effet par l?impor-
tance des activités industrielles et
portuaires, d?une part, et la présence
de zones humides, d?autre part. La
sauvegarde de ces espaces, qui
représentent près d?un tiers du terri-
toire de la Carene, tout en préservant
le dynamisme économique, constitue
un enjeu à l?origine de nombreuses
réflexions.
Les couronnes des
agglomérations
Les deux ensembles suivants sont
constitués des territoires qui forment
les couronnes des grandes agglomé-
rations. Le premier de ces ensembles,
appelé « Couronnes des aggloméra-
tions : déplacements et constructions
accrus », regroupe la couronne périur-
baine de Nantes, et plus globalement
tous les EPCI compris dans le triangle
formé par Nantes, La Roche-sur-Yon
et Angers ; il comporte également
trois EPCI de la couronne du Mans
et la partie régionale de la commu-
nauté urbaine d?Alençon. Ces terri-
toires se caractérisent par l?impor-
tance des déplacements pendulaires
entre la commune de résidence et la
commune de travail, accompagnée
d?un usage fréquent de la voiture pour
ces déplacements. La communauté
de communes du Pays des Herbiers
se distingue au sein de cet ensemble
par une faible fréquence des dépla-
cements domicile-travail, car Les
Herbiers constituent en soi un grand
pôle d?emplois (10 000 emplois
ou plus). Ces territoires vivent par
ailleurs un développement de l?artifi-
cialisation des sols, soutenu par les
constructions de logements. Sociale-
ment, ces territoires sont plutôt favo-
risés. L?accès au marché du travail
y est surreprésenté et les revenus
y sont en moyenne supérieurs à
ceux de la région. Les situations de
pauvreté y sont moins fréquentes
qu?ailleurs dans la région et les inéga-
lités de revenus plus faibles. Toute-
fois, les écarts de salaires horaires
entre hommes et femmes y sont en
général élevés, probablement du fait
de la présence importante de cadres,
catégorie socioprofessionnelle pour
laquelle ces écarts sont en général
les plus forts.
Le deuxième de ces ensembles de
territoires périurbains, appelé « Au-
delà de la première couronne, les
distances s?allongent, la cohésion
sociale se fragilise », est constitué
d?EPCI souvent plus éloignés des
grandes agglomérations. Ces terri-
toires présentent de fortes similarités
avec ceux du précédent ensemble, en
termes de déplacements pendulaires,
de rythme de constructions immobi-
lières, de cohésion sociale ou d?accès
à l?emploi. Les revenus et le taux
d?emploi y sont toutefois inférieurs et
les situations de pauvreté un peu plus
fréquentes. Par ailleurs, plus éloignés
des pôles d?emploi, les territoires de
cet ensemble se caractérisent par
des distances plus importantes entre
commune de résidence et commune
d?emploi et par des temps d?accès
aux services plus longs. Contraire-
ment au précédent ensemble, les
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Couronne des agglomérations : déplacements et constructions accrus
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires ruraux relativement isolés
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires confrontés à la pauvreté
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Au-delà de la première couronne, les distances s?allongent,
la cohésion sociale se fragilise
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Les agglomérations : au coeur des problématiques de développement
durable
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Le littoral : tensions entre préservation et développement
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires âgés, à faible taux d?emploi, attractifs et au patrimoine
naturel important
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
emplois courts (CDD et intérim) y sont
plus fréquents qu?en moyenne régionale.
Enfin, ces territoires sont moins urba-
nisés que les territoires des premières
couronnes et l?artificialisation, bien que
supérieure à la moyenne régionale, y est
moindre: les trois quarts des territoires
de cet ensemble ont une croissance, due
au seul solde migratoire, supérieure à
0,9 % par an entre 1999 et 2008, ce qui
traduit une attractivité démographique
importante.
Le littoral : tensions
entre préservation et
développement
Le quatrième ensemble est constitué
des territoires littoraux à forte activité
touristique. Ces territoires se caractéri-
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Couronne des agglomérations : déplacements et constructions accrus
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires ruraux relativement isolés
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires confrontés à la pauvreté
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Au-delà de la première couronne, les distances s?allongent,
la cohésion sociale se fragilise
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Les agglomérations : au coeur des problématiques de développement
durable
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Le littoral : tensions entre préservation et développement
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires âgés, à faible taux d?emploi, attractifs et au patrimoine
naturel important
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
39
Une approche territoriale du développement
durable en Pays de la Loire
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
sent par une forte proportion d?héber-
gements touristiques et, en termes de
croissance démographique, par une
dynamique migratoire très soutenue.
Leur développement, intimement lié au
développement du tourisme balnéaire
et plus généralement à l?attractivité
du littoral, est à l?origine de tensions
fortes. En premier lieu, des tensions
sur la nature, tant l?attrait pour ces
territoires induit une surexploitation des
ressources naturelles, une dégradation
des milieux et une multiplication des
risques (érosion, submersion et éléva-
tion du niveau de la mer notamment).
Comme dans les agglomérations, l?ur-
banisation y est forte et croissante,
avec un rythme soutenu des construc-
tions de logements. Or, ces territoires
littoraux sont constitués d?espaces
naturels dont la préservation est essen-
tielle. En témoigne notamment la part
importante de la surface classée en
Znieff (Zones naturelles d?intérêt écolo-
gique faunistique et floristique), supé-
rieure à la moyenne régionale, à l?excep-
tion de la communauté de communes
de Pornic qui se singularise par une
forte part de terres agricoles (85 %).
En second lieu, ces territoires connais-
sent des disparités sociales, avec des
inégalités de revenus particulièrement
marquées. Les actifs sont nombreux
à travailler à temps partiel, princi-
palement les femmes, ou à alterner
périodes d?activité et de chômage du
fait de l?importance des contrats de
courte durée dans les activités saison-
nières. Enfin, ces territoires présentent
un certain déséquilibre générationnel :
les personnes de 65 ans et plus sont
plus nombreuses que les moins de
20 ans.
Parmi ces territoires, la communauté
de communes du Pays de Saint-Gilles-
Croix-de-Vie, la communauté d?agglo-
mération de la Presqu?île de Guérande
- Atlantique et la communauté de
communes des Olonnes ont une acti-
vité industrielle présentant des risques
technologiques, source potentielle de
tensions supplémentaires. Ces trois
territoires enregistrent une production
de déchets industriels dangereux, la
dernière accueillant également sur
son territoire un établissement classé
Seveso.
Territoires ruraux
relativement isolés
Le cinquième ensemble est constitué
de territoires ruraux, pour l?essentiel
situés en Mayenne et en Sarthe. Plus
qu?ailleurs, les espaces agricoles ou
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Couronne des agglomérations : déplacements et constructions accrus
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires ruraux relativement isolés
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires confrontés à la pauvreté
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Au-delà de la première couronne, les distances s?allongent,
la cohésion sociale se fragilise
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Les agglomérations : au coeur des problématiques de développement
durable
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Le littoral : tensions entre préservation et développement
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires âgés, à faible taux d?emploi, attractifs et au patrimoine
naturel important
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Couronne des agglomérations : déplacements et constructions accrus
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires ruraux relativement isolés
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires confrontés à la pauvreté
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Au-delà de la première couronne, les distances s?allongent,
la cohésion sociale se fragilise
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Les agglomérations : au coeur des problématiques de développement
durable
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Le littoral : tensions entre préservation et développement
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires âgés, à faible taux d?emploi, attractifs et au patrimoine
naturel important
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
naturels (forêts) prédominent dans ces
territoires peu urbanisés. La dynamique
d?artificialisation et de constructions
immobilières y est modérée. Par
ailleurs, ces territoires se distinguent
par un certain isolement, l?accès aux
équipements y étant en moyenne
peu aisé et la densité de médecins
généralistes particulièrement faible.
Cette situation est d?autant plus
défavorable que la population y est
relativement âgée. Les revenus y sont
inférieurs au niveau régional et les
situations de pauvreté plus fréquentes.
Toutefois, les écarts de salaires entre
hommes et femmes y sont inférieurs,
de même que le temps partiel subi des
femmes.
Territoires confrontés
à la pauvreté
Dans le sixième ensemble de terri-
toires, majoritairement situés à l?est du
Maine-et Loire et au sud de la Sarthe,
les difficultés sociales sont plus fortes
qu?ailleurs dans la région. La propor-
tion de ménages à bas revenus y est
importante, de même que la proportion
de jeunes sans diplôme. Les inégalités
de revenus y sont également assez
importantes et le parc locatif social
y est relativement élevé. À ces diffi-
cultés sociales, s?ajoute pour trois
territoires une exposition notable aux
risques technologiques ou naturels : la
communauté de communes de Loire-
Longué et la communauté d?agglomé-
ration Saumur Loire Développement
font partie des territoires de la région
pour lesquels la part de la population
exposée à un risque d?inondation (hors
submersion marine) est la plus impor-
40
Une approche territoriale du développement
durable en Pays de la Loire
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
tante (respectivement 44 % et 35 %) ; la
communauté de communes du Canton
de Noyant est celle qui enregistre,
hors grandes agglomérations, la plus
grande quantité de déchets dangereux
produits par les entreprises.
Territoires âgés, à faible
taux d?emploi, attractifs
et au patrimoine naturel
important
Le septième et dernier ensemble, bien
que constitué de seulement douze EPCI,
est assez hétérogène mais regroupe
six EPCI du sud de la Vendée. Ces
territoires ont en commun d?être plus
attractifs que la moyenne régionale,
d?avoir une population plus âgée et un
taux d?emploi très faible. En corollaire,
le chômage de même que la proportion
de ménages à bas revenus y sont
globalement plus élevés qu?en moyenne
régionale. Rapporté à la population, le
nombre d?hébergements touristiques y
est relativement important. Par ailleurs,
tous les EPCI de cet ensemble ont une
responsabilité particulière en termes
de préservation de la biodiversité,
bien qu?ils ne soient pas les seuls
dans la région. Ils sont tous couverts
par une Znieff : faiblement pour la
communauté de communes du Val du
Loir (moins de 5 % de sa superficie)
à fortement (plus de 20 %) pour
certaines intercommunalités de Vendée
(notamment celles couvertes par le
Marais poitevin au sud et par le Marais
breton au nord-est). De plus, la part de
surfaces naturelles est supérieure à
la moyenne régionale pour la plupart
d?entre elles, y compris celles qui ne
sont que faiblement couvertes par une
Znieff. ?
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Couronne des agglomérations : déplacements et constructions accrus
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires ruraux relativement isolés
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires confrontés à la pauvreté
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Au-delà de la première couronne, les distances s?allongent,
la cohésion sociale se fragilise
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Les agglomérations : au coeur des problématiques de développement
durable
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Le littoral : tensions entre préservation et développement
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires âgés, à faible taux d?emploi, attractifs et au patrimoine
naturel important
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Couronne des agglomérations : déplacements et constructions accrus
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires ruraux relativement isolés
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires confrontés à la pauvreté
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Au-delà de la première couronne, les distances s?allongent,
la cohésion sociale se fragilise
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Les agglomérations : au coeur des problématiques de développement
durable
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Le littoral : tensions entre préservation et développement
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires âgés, à faible taux d?emploi, attractifs et au patrimoine
naturel important
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Limites de la classification
La typologie des EPCI présentée ici ne fait pas ressortir de groupes de territoires spécifiquement exposés aux risques technologiques
ou naturels. Cet aspect fondamental du développement durable a pourtant été intégré dans l?analyse (densité d?établissements
à risque et population exposée à un risque d?inondation). De même, les territoires qui ont une responsabilité particulière en
matière de préservation de la biodiversité ne sont que peu distingués par la présente classification. De manière générale, les
variables environnementales utilisées dans l?analyse s?avèrent n?avoir qu?un faible pouvoir explicatif comparé aux variables socio-
économiques.
Lecture des radars :
Les « radars » représentent douze des indicateurs utilisés dans la classification des EPCI de la région. Chaque rayon
correspond à un indicateur. La moyenne régionale est fixée comme référence (courbe en vert) et on mesure, pour chaque
indicateur, l?écart entre le groupe de territoires et cette moyenne régionale. Si la courbe en orange est au-delà de la courbe
en noir, cela signifie que la moyenne de l?indicateur pour le groupe de territoires est supérieure à la moyenne régionale.
Inversement, si la courbe en rouge est plus proche du centre que la courbe en noir, cela signifie que la moyenne de l?indi-
cateur pour le groupe de territoires est inférieure à la moyenne régionale.
41 insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Angers
Nantes
Le Mans
La Roche-
sur-Yon
Laval
Cholet
Saint-Nazaire
Lecture : les communes en blanc ne font pas partie d'un EPCI. Pour les EPCI comprenant des communes de différentes
régions, les communes appartenant à la région Pays de la Loire sont uniquement prises en compte.
© IGN - Insee 2012
Sept familles de territoires au regard des problématiques de
développement durable
MAYENNE
SARTHE
VENDÉE
LOIRE-ATLANTIQUE
MAINE-ET-LOIRE
Typologie des EPCI :
Les agglomérations : au coeur des problématiques de
développement durable
Le littoral : tensions entre préservation et développement
Déplacements et constructions accrus
Au-delà de la première couronne,
les distances s'allongent, la cohésion
sociale se fragilise
Territoires ruraux relativement isolés
Territoires confrontés à la pauvreté
Territoires âgés, à faible taux d'emplois,
attractifs et au patrimoine naturel important
Couronnes des
agglomérations
Pour en savoir plus
David D. et Marcus M., Organiser, hiérarchiser, synthétiser : l?analyse des données comme outil d?expertise des indicateurs européens
de développement durable, Insee, Courrier des statistiques, n°130, mai 2011.
Després L. et al., L?estuaire de la Loire. Un territoire en développement durable ?, coll. « Espaces et Territoires », Presses universitaires de
Rennes, 2009.
Seguin S., Pays de la Loire : moins de pauvreté et d?inégalités qu?ailleurs, malgré des disparités territoriales, Insee Pays de la Loire,
Études, n°100, décembre 2011.
Zuindeau B. et al., Développement durable et territoires, Presses universitaires du Septentrion, 2010.
Le regroupement des EPCI en sept
ensembles a été obtenu par la mise
en oeuvre d?une « classification
ascendante hiérarchique ». Cette
méthode consiste à agréger deux
à deux et selon un processus
itératif les EPCI qui présentent le
profil le plus proche eu égard à
un certain nombre de variables.
Cette procédure d?agrégation a
été réalisée selon un critère (Ward)
qui maximise l?homogénéité des
profils au sein d?un ensemble ainsi
que l?hétérogénéité d?un ensemble
à l?autre.
Au préalable, une « analyse en
composante principale » a été
menée sur 38 variables, dont
24 retenues comme variables
actives, caractérisant les terri-
toires sur des problématiques
socio-économiques et environne-
mentales. Cette étape a permis
de faire émerger les variables qui
contribuaient le plus à l?analyse et
à la différentiation des territoires.
Pour comprendre
ces résultats
Une approche territoriale du développement
durable en Pays de la Loire
42
Glossaire
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
GLOSSAIRE
Agriculture biologique
Elle établit un système de gestion durable pour l?agriculture (maintien de la biodiversité, préservation de la qualité des sols,
de l?air et des eaux, respect du bien-être animal) visant à une production agricole de qualité. L?utilisation de produits chimiques
de synthèse, d?OGM et de leurs dérivés est interdite. Les opérateurs de la filière bio sont contrôlés par des organismes
certificateurs agréés par les pouvoirs publics et répondant à des critères d?indépendance, d?impartialité, d?efficacité et
de compétence. Le sigle « AB » (Agriculture biologique) est l?un des cinq signes officiels d?identification de la qualité et de
l?origine.
Artificialisation
On parle d?artificialisation du sol lorsque des zones agricoles ou naturelles sont transformées par l?homme en zones artificielles
(lotissements, routes, zones commerciales...).
Biodiversité
La biodiversité est définie par la Convention sur la diversité biologique de l?ONU de 1992 comme : « la variabilité des
organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes
aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie ; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre
espèces, ainsi que celle des écosystèmes » (art. 2). Le concept de biodiversité concerne donc toutes les composantes
et les variations du monde vivant. Les scientifiques distinguent trois niveaux d?organisation : la diversité écologique (les
écosystèmes), la diversité spécifique (les espèces), la diversité génétique (les gènes). Une autre composante essentielle et
constitutive de la biodiversité sont les interactions au sein et entre chacun de ces trois niveaux d?organisation.
Déchets dangereux
Un déchet est considéré comme dangereux s?il présente l?une ou l?autre des caractéristiques suivantes : explosif, hautement
inflammable, irritant, nocif, toxique, corrosif, mutagène ou cancérigène. La classification des déchets résulte de la décision
de la Commission européenne du 3 mai 2000, transposée en droit français par le décret du 18 avril 2002.
Déchets ménagers
Les déchets ménagers et assimilés regroupent six catégories de déchets : les ordures ménagères résiduelles en mélange
collectées en porte-à-porte, le verre et les matériaux secs collectés en porte-à-porte ou par apport volontaire aux bornes de
collecte, les bio-déchets et les déchets verts, les encombrants, les déchets déposés en déchèteries. Ces déchets ménagers
et assimilés comprennent une part non négligeable (de l?ordre de 20 %) de déchets produits par des petites entreprises du
commerce et des services ou de l?artisanat et ramassée dans les mêmes conditions que les ordures ménagères (déchets de
restauration, cartons, gravats, etc.).
Énergies renouvelables
Elles proviennent de ressources que la nature renouvelle en permanence (eau, vent, soleil, matières organiques, chaleur de
la terre, etc.). Les sources d?énergies renouvelables peuvent alimenter la production électrique (hydraulique, éolien, solaire
photovoltaïque, déchets urbains, déchets de bois) ou la production thermique (solaire thermique, géothermie, déchets urbains,
bois et déchets, résidus de récolte, biogaz et biocarburants).
Espérance de vie
L?espérance de vie à la naissance (ou à l?âge 0) représente la durée de vie moyenne - autrement dit l?âge moyen au décès
- d?une génération fictive soumise aux conditions de mortalité de l?année. Elle caractérise la mortalité indépendamment de la
structure par âge.
Étalement urbain
Désigne le phénomène de développement des surfaces urbanisées en périphérie des villes ; son étude nécessite l?emploi
d?outils et de sources spécifiques mesurant l?évolution de l?occupation du sol.
43
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Gaz à effet de serre
Les principaux gaz responsables de l?effet de serre, dont les émissions sont encadrées par le protocole de Kyoto, sont le
dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), l?oxyde nitreux (N2O), et les gaz fluorés (HFC, PFC et SF6). Les émissions de ces
six gaz sont pondérées par leurs potentiels de réchauffement global (PRG) et exprimées en équivalents CO2 pour donner un
total d?émissions en équivalents CO2.
Granulats
Petits morceaux de roche d?une taille inférieure à 125 mm, utilisés dans les travaux publics, le génie civil et le bâtiment. Ils
peuvent être obtenus par exploitation directe des roches meubles (sable, graviers), par concassage de roches massives
(granite, basalte, calcaire) ou par recyclage de matériaux de démolition ou de laitiers de hauts fourneaux, mâchefers.
Niveau de vie
Le niveau de vie est égal au revenu disponible d?un ménage (somme des revenus de ses membres, y compris les prestations
sociales et après paiement des impôts directs) divisé par le nombre d?unités de consommation (uc). Le niveau de vie est donc
le même pour tous les individus d?un même ménage. Les uc, qui permettent de tenir compte des économies d?échelle liées à
la vie en commun, sont calculées selon l?échelle d?équivalence dite de l?OCDE modifiée qui attribue 1 uc au premier adulte du
ménage, 0,5 uc aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 uc aux enfants de moins de 14 ans. Le niveau de vie médian
partage une population en deux sous-ensembles égaux : la moitié des personnes dispose d?un niveau de vie inférieur, l?autre
moitié d?un niveau de vie supérieur.
Périurbanisation
La périurbanisation a trait au comportement des populations ayant quitté les centres urbains pour aller vivre dans les zones
périphériques.
Produits phytosanitaires
Matières actives (ou préparations en contenant) utilisées en agriculture pour protéger les plantes cultivées contre les
organismes nuisibles. Avec les biocides, ils constituent les pesticides.
Rapport interdécile des revenus
Le rapport interdécile est le rapport entre le 9e décile et le 1er décile (D9/D1) définis respectivement comme le niveau de vie
plancher des 10 % les plus aisés et le niveau de vie plafond des 10 % les plus modestes. Il est utilisé pour mesurer les écarts
de revenus.
Seveso
Les établissements Seveso, seuils haut et bas, sont les installations industrielles qui présentent le plus de risques pour la
population qui réside autour de ces sites. La maîtrise de l?urbanisation et la réduction de la vulnérabilité des populations
situées à proximité des sites Seveso font partie des objectifs du Grenelle de l?environnement. La population exposée aux
risques technologiques doit être informée des risques qu?elle encourt en résidant à proximité de ces établissements.
Surendettement
Les commissions de surendettement ont pour mission de chercher des solutions aux problèmes rencontrés par les particuliers
qui ont contracté un endettement excessif ou qui sont confrontés à une réduction de leurs ressources à la suite d?un accident
de la vie (divorce, chômage, maladie, etc.). Elles peuvent orienter le dossier de surendettement vers une procédure amiable
qui repose sur la négociation d?un plan conventionnel de redressement ou, en cas d?échec des négociations, proposer aux
autorités judiciaires des recommandations visant à étaler le remboursement des dettes, réduire les taux d?intérêt, voire
suspendre le paiement des dettes et/ou procéder à un effacement partiel de la dette.
Suroccupation
La définition d?un logement en situation de suroccupation repose sur la composition du ménage et le nombre de pièces
du logement. Un logement est suroccupé quand il lui manque au moins une pièce par rapport à la norme d? « occupation
normale », fondée sur : une pièce de séjour pour le ménage, une pièce pour chaque personne de référence d?une famille, une
pièce pour les personnes hors famille non célibataires ou les célibataires de 19 ans ou plus et, pour les célibataires de moins
de 19 ans : une pièce pour deux enfants s?ils sont de même sexe ou ont moins de 7 ans, sinon, une pièce par enfant.
Valorisation des déchets
Il s?agit de la valorisation matière ou organique ainsi que de la valorisation énergétique. La valorisation matière ou organique
comprend le recyclage et le réemploi (valorisation matière), le compostage, la méthanisation et l?épandage (valorisation
organique). La valorisation énergétique correspond à une énergie renouvelable thermique obtenue par incinération des
déchets. Les autres modes de traitement sont l?incinération sans valorisation énergétique et la mise en décharge.
Glossaire
44 insee pays de la loire - entre chômage et cdi, de multiples formes d?emploi dans les pays de la loire - novembre 2011
Glossaire
Zonage en aires urbaines 2010
Une aire urbaine ou « grande aire urbaine » est un ensemble de communes, d?un seul tenant et sans enclave, constitué par
un pôle urbain (unité urbaine de plus de 10 000 emplois) et par des communes rurales ou unités urbaines dont au moins
40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des communes attirées par celui-ci (couronne
périurbaine). Le zonage en aires urbaines 2010 distingue également les « moyennes aires », les « petites aires », les
communes « multipolarisées des grandes aires », les « autres communes multipolarisées » et les communes « isolées hors
influence des pôles ».
Le périurbain est composé des couronnes des grands pôles urbains et des communes multipolarisées des grandes aires
urbaines.
Zone naturelle d?intérêt écologique, faunistique et floristique (Znieff)
Territoire terrestre, fluvial ou marin présentant un intérêt de par la richesse de ses écosystèmes et les espèces animales ou
végétales, rares ou menacées qu?il recèle. Les Znieff ont été créées à l?initiative du ministère chargé de l?Environnement dans
le but d?améliorer la connaissance des richesses écologiques du patrimoine national, de constituer une base scientifique de
la politique nationale de protection de la nature et de proposer une base de connaissance accessible à tous pour permettre
la prise en compte des espaces naturels dans les projets d?aménagement.
45 insee pays de la loire - entre chômage et cdi, de multiples formes d?emploi dans les pays de la loire - novembre 2011
www.insee.fr/pays-de-la-loire
INSEE Pays de la Loire
105, rue des Français Libres
BP 67401
44274 Nantes cedex 2
La réalisation de cet ouvrage a été coordonnée par la direction régionale de l?Insee et
la direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement (Dreal)
des Pays de la Loire.
ISBN 978-2-11-056140-8
Code Sage IdoS04644 - JUIN 2012 - PRIX 15 E
Le développement
durable dans
les Pays de la Loire
www.insee.fr/pays-de-la-loire
N° 46. Juin 2012
(ATTENTION: OPTION en découle ; les risques climatiques
liés aux émissions de gaz à effet de
serre rejetés lors de leur combustion.
Dès lors, la maîtrise des consomma-
tions d?énergie est l?un des objectifs
fixés dans le cadre du protocole de
Kyoto et du « paquet énergie-climat » de
l?Union européenne. Les engagements
pris par la France consistent à augmen-
ter de 20 % l?efficacité énergétique par
des mesures d?économie d?énergie et à
atteindre 23 % d?énergie renouvelable
dans la consommation finale d?énergie
d?ici 2020.
La consommation d?énergie par unité de
PIB, appelée intensité énergétique, per-
met d?illustrer l?efficacité énergétique
des régions, en mesurant la consom-
mation finale d?énergie nécessaire pour
dégager la richesse produite par la
région. Il est à noter que les disparités
régionales reflètent en grande partie
les caractéristiques économiques des
différentes régions. En 2009, la région
se situe au 6e rang des régions les
moins gourmandes en énergie, tandis
qu?à l?extrême inverse on trouve des
régions comme la Lorraine ou le Nord-
Pas-de-Calais, où la part d?énergie liée
à l?industrie est élevée. La région était
cependant en 1990 la troisième région
pour la faiblesse de son intensité éner-
gétique : celle-ci a peu diminué en
Pays de la Loire par rapport aux autres
régions. Ainsi, le découplage entre
consommation énergétique et produc-
tion de biens et services est moins pro-
noncé dans la région qu?en moyenne
nationale. En effet, la consommation
Le découplage entre consommation énergétique et PIB est moins
prononcé dans les Pays de la Loire qu?en moyenne nationale
Évolution de la consommation finale d?énergie et du PIB (indice 100 en 1990)
régionale d?énergie augmente sensible-
ment entre 1990 et 2004 et semble se
stabiliser depuis, tandis qu?au niveau
national la baisse des consommations
est amorcée depuis 2005.
Le résidentiel-tertiaire et les transports
sont les deux principaux secteurs
consommateurs d?énergie : ils repré-
sentent respectivement 45 % et 36 %
des consommations régionales en
2009, des proportions supérieures
de respectivement 3 et 5 points par
rapport à la moyenne des régions de
province. La part de l?industrie est en
revanche moins importante dans la
région qu?en moyenne de province,
avec 14 % des consommations, soit
10 points de moins. Si les parts rela-
tives des secteurs ont peu évolué
entre 1990 et 2009, leurs évolutions
en volume ont été très différentes. La
dynamique démographique associée
à l?étalement urbain a accentué les
consommations d?énergie dans l?ha-
bitat, puisqu?elle se traduit par un plus
grand nombre de maisons individuelles
qui consomment davantage que le
collectif. À ces évolutions, s?ajoute la
croissance des activités tertiaires. Au
total, entre 1990 et 2009, les quantités
d?énergie consommées par le secteur
résidentiel-tertiaire progressent de
43 % contre une hausse moyenne de
36 % pour l?ensemble des secteurs de
la région. Ces évolutions et le poids du
résidentiel-tertiaire dans la consomma-
tion d?énergie laissent entrevoir dans la
rénovation énergétique des bâtiments
un gisement important d?économies
d?énergies et, par conséquent, des
opportunités de développement pour le
secteur de la construction. Autre consé-
quence de l?étalement urbain à travers
la hausse des déplacements qu?il
induit, la consommation d?énergie dans
le secteur des transports augmente de
47 % entre 1990 et 2009.
Cette augmentation trouve aussi son
origine dans la croissance du transport
de marchandises, essentiellement des
transports routiers. En effet, la part
des transports de marchandises par
chemin de fer et par voie fluviale est
en déclin. Ces modes de transport, à
la fois plus respectueux de l?environne-
ment et de la qualité de vie (moins d?ac-
cidents et d?encombrements routiers),
représentent 6 % des flux interrégio-
naux de transport de marchandises
en 2009 dans les Pays de la Loire, ce
qui place la région en avant-dernière
position des régions métropolitaines.
La faible part du transport ferroviaire
tient, d?une part, au relatif isolement de
la région et, d?autre part, à la concur-
rence du réseau autoroutier qui s?est
particulièrement étoffé depuis une ving-
taine d?années. Quant au réseau fluvial,
il est très peu étendu dans la région,
avec des gabarits limités. Parmi les
actions qui visent à réduire l?impact
environnemental du transport de mar-
chandises, on peut toutefois citer la
liaison maritime entre Saint-Nazaire et
le port espagnol de Gijòn. Cette « auto-
route de la mer » propose en effet un
transfert des camions de la route vers
la mer.
Une économie dynamique qui pourrait
nécessiter des adaptations
Le découplage entre consommation énergétique et PIB est moins prononcé dans les Pays de la Loire qu'en moyenne nationale
É volution de la consommation finale d'énergie et du PIB (indice 100 en 1990)
Sources : CGDD / SOeS ; Insee, Comptes régionaux (base 2000).
100
110
120
130
140
150
160
1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008
Pays de la Loire / PIB en volume
Pays de la Loire / Consommation d'énergie
France métropolitaine / PIB en volume
France métropolitaine / Consommation
d'énergie
22 insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Une économie dynamique qui pourrait
nécessiter des adaptations
Les Pays de la Loire sont fortement
dépendants des énergies fossiles
(pétrole et gaz naturel), qui représentent
plus des deux tiers de la consommation
énergétique de la région. La consom-
mation d?énergie est particulièrement
dominée par les produits pétroliers.
Ce type d?énergie représente 50 % de
l?énergie consommée dans la région.
Seules la Bretagne, la Corse et la
Basse-Normandie présentent des parts
de produits pétroliers supérieures, la
moyenne en province étant de 43 %.
Les autres sources d?énergie les plus
fréquentes dans la région sont l?électri-
cité (24 %), le gaz naturel (18 %) et le
bois (4 %).
Une faible place des
énergies renouvelables
malgré le développement
des énergies émergentes
Les Pays de la Loire sont bien position-
nés dans les sources d?énergie émer-
gentes. Leur développement, impulsé
notamment par le plan national de
développement des énergies renouve-
lables initié dans le cadre du Grenelle
de l?environnement, offre des pers-
pectives pour réduire le recours aux
énergies fossiles. En outre, ces filières
sont porteuses en termes de dévelop-
pement économique pour la région et
potentiellement créatrices d?emplois.
Si les volumes d?électricité produits
restent marginaux, la région se situe
dans la moyenne nationale en termes
d?électricité éolienne, avec 260 GWh
Déclin de la part des transports de marchandises par chemin de fer et
par voie fluviale
Part du rail et du fluvial dans le transport de marchandises (%)
Déclin de la part des transports de marchandises par chemin de fer et par voie fluviale
Part du rail et du fluvial dans le transport de marchandise (%)
Sources : SOeS d'après enquête TRM, enquête opérateurs ferroviaires, VNF, données SNCF et RFF.
0
5
10
15
20
25
800250020002
Pays de la Loire France métropolitaine
produits par les 72 éoliennes de la
région en 2008. Au vu des projets de
parcs éoliens, notamment off-shore, la
progression de cette filière, en accélé-
ration depuis 2006, pourrait se poursui-
vre dans les années à venir. Les Pays
de la Loire figurent par ailleurs dans le
trio de tête des régions dans lesquelles
le photovoltaïque est le plus utilisé et
ce, loin devant les autres régions. La
région est en effet très bien pourvue
en panneaux solaires thermiques qui
lui permettent de produire 5,3 GWh
d?électricité en 2008. D?autres sources
représentent des potentiels suscepti-
bles d?être valorisés, tels la biomasse,
le solaire thermique, la valorisation des
déchets, la méthanisation, les énergies
marines, etc.
Malgré le développement de ces éner-
gies émergentes, la part de la produc-
tion d?électricité renouvelable dans la
consommation totale d?électricité est
très faible en Pays de la Loire : en
2008, cette part s?élève à 1,5 %. Seule
l?Île-de-France présente une part plus
faible (1,2 %). Ceci s?explique par le fait
que la production d?électricité d?origine
hydraulique y est marginale (21 GWh
en 2008). En outre, du fait de la confi-
guration de ses cours d?eau, le poten-
tiel de développement de l?énergie
hydraulique dans la région est faible.
Or actuellement, de manière générale,
la production d?électricité renouvelable
est largement dominée par la produc-
tion hydraulique (près de 90 % en 2008
en moyenne nationale). Les régions
bien équipées en barrages - qui produi-
sent depuis longtemps de grandes
quantités d?électricité hydraulique - ont,
de ce seul fait, des parts d?électricité
renouvelable élevées.
Anticiper le vieillissement de
la population active et son
renouvellement
En sus des contraintes énergétiques et
du respect de l?environnement, l?emploi
des seniors constitue, avec la pour-
suite du vieillissement de la population
active, une question à la fois d?actualité
et d?avenir pour l?économie régionale.
D?une part, le faible taux d?emploi des
seniors interroge sur la capacité de
l?appareil productif régional à répondre
Un faible taux d?emploi des hommes et des femmes de 55 ans et plus
Taux d?emploi par âge des hommes et de femmes en 2008 (%)
Un faible taux d'emploi des hommes et des femmes de 55 ans et plus
Taux d'emploi par âge des hommes et des femmes en 2008 (%)
Source : Insee, Recensement de la population 2008 exploitation principale.
0
10
20
30
40
50
60
70
80
90
100
Femmes Hommes Femmes Hommes Femmes Hommes
sna 46 à 55sna 45 à 52sna 42 à 51
Pays de la Loire
France métropolitaine
23
Pour en savoir plus
Seguin S. et al., Forces et faiblesses caractérisant l?économie des Pays de la Loire, Insee Pays de la Loire, Dossier, n°32, janvier 2009.
Cloarec N. et al., L?appareil productif des Pays de la Loire face à son avenir, Insee Pays de la Loire, Dossier, n°HS, avril 2010.
Seguin S. et al., L?innovation des entreprises dans les Pays de la Loire, Insee Pays de la Loire, Dossier, n°43, juin 2011.
Fouchard C. et al., L?emploi des seniors en Pays de la Loire : enjeux et perspectives, Insee Pays de la Loire, Dossier, n°37, juin 2010.
Girault M., Les consommations finales d?énergie en région, SOeS, Le point sur, n°70, janvier 2011.
Léon O., La population active en métropole à l?horizon 2030 : une croissance significative dans dix régions, Insee Première, n°1371,
octobre 2011.
Profil environnemental des Pays de la Loire : http://profil-environnemental.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Une économie dynamique qui pourrait
nécessiter des adaptations
à l?allongement de la durée du travail.
En effet, si jusqu?à 55 ans les habitants
de la région sont davantage en emploi
qu?ils ne le sont sur le reste du territoire,
c?est l?inverse au-delà de cet âge et, à
partir de 57 ans, ceux qui sont en emploi
deviennent minoritaires. D?autre part, le
renouvellement des effectifs pourrait
devenir un enjeu important de dévelop-
pement économique de la région. Si la
croissance de la population active des
Pays de la Loire ne devrait pas ralentir
dans les quinze à vingt ans à venir, les
départs à la retraite des générations du
baby-boom seront massifs. Ainsi, sous
la double hypothèse de la poursuite
des comportements de départs à la
retraite constatés sur un passé récent
et d?un recul d?un an de l?âge moyen
de départ réel en fin de carrière, ce
sont d?ici 2020 plus de 36 000 postes
par an qui seraient concernés par un
départ et donc par un enjeu de renou-
vellement des effectifs. Des départs
massifs interviendront dans l?éducation,
la santé, l?action sociale et l?administra-
tion. Des risques existent par ailleurs
en matière de transmission d?entre-
prises, surtout pour les plus petites
d?entre elles, dans l?agriculture, l?arti-
sanat et le commerce, de nombreux
chefs d?entreprise approchant l?âge
de la retraite. Mais, les départs consti-
tuent également des opportunités de
recrutement dans les secteurs où les
postes occupés par des seniors répon-
dent à des besoins pérennes du tissu
productif. Les ouvriers qualifiés et les
métiers des services à la personne
seraient ainsi parmi les plus concernés
par le renouvellement de leurs effectifs.
Reste que, afin d?éviter les pénuries de
main-d?oeuvre, les entreprises devront
attirer les plus jeunes et créer les
conditions du maintien en emploi des
seniors dans de bonnes conditions. De
ce point de vue, l?important recours au
temps partiel ou à des contrats courts
(CDD ou intérim) pourrait peser sur
l?attractivité du marché du travail de la
région (cf. « Des atouts en termes de
qualité de vie », p.5).?
24 insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Zoom : L?agriculture, un secteur en mutation
L ?agriculture est une spécificité
forte des Pays de la Loire.
En effet, la superficie agricole
utilisée couvre les deux tiers de l?espace
régional, contre la moitié en moyenne
en France métropolitaine, en lien avec la
faible part des forêts dans la région. En
2010, 73 500 personnes, qu?elles soient
salariées ou non, travaillent de manière
permanente dans ce secteur. Les Pays
de la Loire sont ainsi la deuxième région
agricole de France en termes d?emplois.
En outre, les 34 300 exploitations de la
région contribuent à près de 11 % de la
production agricole nationale. La région
est très orientée vers l?élevage (70 %
de la valeur des productions), mais se
caractérise également par une grande
variété de cultures végétales telles que
les céréales, la viticulture, le maraîchage
ou l?arboriculture.
Ainsi, la production agricole est très
diversifiée et pour bon nombre de
produits, les Pays de la Loire se situent
aux tous premiers rangs nationaux
(élevage de gros bovins, de volailles et
de porcs, production horticole et arbori-
cole, etc.).
Des enjeux de
développement économique
et social
Le secteur agricole doit faire face à des
enjeux de développement et de pérennité
des exploitations, particulièrement
prégnants en Pays de la Loire. Si dans la
région, le recul des surfaces agricoles au
profit essentiellement de l?urbanisation
se situe dans la moyenne nationale,
les Pays de la Loire se distinguent
par une forte diminution du nombre
d?exploitations (- 36 % en dix ans,
contre - 26 % en moyenne nationale) qui
se traduit par une augmentation de leur
taille. La moitié des petites exploitations
ligériennes a ainsi disparu en dix ans.
Ce phénomène est en partie lié au
vieillissement des chefs d?exploitation
et à la modernisation des structures de
production.
Les activités agricoles végétales, de par
leur saisonnalité, marquent localement
l?emploi, de la même manière que les
activités touristiques. En effet, les ex-
ploitations maraîchères, horticoles ou vi-
ticoles notamment, offrent des emplois
saisonniers souvent de courte durée.
Une meilleure prise en
compte des impacts
environnementaux
Les mutations économiques doivent
également prendre en compte les effets
environnementaux de l?agriculture, l?en-
jeu étant de réduire les pressions sur
les écosystèmes et les ressources
naturelles. En effet, même si les prati-
ques agricoles s?améliorent, le recours
aux produits phytosanitaires est source
de pollutions. L?utilisation de ces pro-
duits et des engrais azotés participe à
l?altération de la qualité de l?eau, par la
présence de pesticides et de nitrates.
Elle contamine également les sols et
affecte leur fertilité par la diminution de
leur teneur en matière organique. Face à
ces préoccupations, le plan « Écophyto
2018 » a été lancé en 2008, avec pour
objectif de diviser par deux l?utilisation
des produits phytosanitaires au niveau
national d?ici 2018. Celle-ci est mesurée
en Nombre de doses unités (NODU),
qui prennent en compte l?efficacité des
différents produits. Les Pays de la Loire
représentent 6 % du NODU national en
2009. Le NODU est en baisse de 16 %
en Pays de la Loire par rapport à 2008.
Il est toutefois difficile de distinguer les
dimensions structurelle et conjoncturelle
de ce recul, plus marqué qu?au niveau
national (- 3 %).
L?irrigation constitue une autre source
de pression. Les grandes cultures, prin-
cipalement le maïs et le maraîchage
dans la région, ont une consomma-
tion d?eau souvent concentrée sur une
période de l?année où la pluviométrie
est faible, ce qui peut engendrer loca-
lement une diminution des débits et des
nappes phréatiques. Ainsi, l?agriculture,
via les activités d?élevage et l?utilisation
d?engrais azotés, est à l?origine de l?es-
sentiel des émissions de gaz à effet de
serre non énergétiques de la région.
L?agriculture a, enfin, un impact sur la
faune et la flore. Le développement de
certains types d?agriculture a pour effet
de diminuer les espaces bocagers qui
jouent un rôle important pour le maintien
de la biodiversité, notamment en offrant
des zones de refuge et d?alimentation
pour la faune. À l?inverse, le maintien de
l?élevage extensif, notamment dans les
zones humides permet sa préservation.
Ainsi, il est important de veiller au main-
tien des effets bénéfiques de l?agricul-
ture sur l?environnement.
Un secteur agricole en
reconversion
Face à ces enjeux environnementaux et
aux exigences économiques, les struc-
tures agricoles doivent s?adapter pour
privilégier des pratiques culturales plus
respectueuses de l?environnement. En
lien avec le développement de nouveaux
comportements de consommation, dif-
férents modes de production se sont
développés, tels que l?agriculture biolo-
gique, pour laquelle les Pays de la Loire
sont bien positionnés nationalement,
même s?ils se situent dans la moyenne
au niveau européen. En 2010, 4,1 %
des surfaces agricoles sont utilisées
pour ce type d?agriculture, y compris les
surfaces en conversion, soit 1 point de
plus qu?en moyenne nationale. Les cir-
cuits courts et les signes de qualité tels
que les labels et « appellations d?origine
contrôlées » connaissent également un
succès croissant. ?
Sources : Agence Bio ; SSP.
0,0
0,5
1,0
1,5
2,0
2,5
3,0
3,5
4,0
4,5
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Pays de la Loire
France métropolitaine
Une part de l?agriculture biologique qui demeure limitée, mais en forte
progression depuis 2008
Part de l?agriculture biologique (y compris conversion) dans la superficie agricole utilisée de 2000 à 2010 (%)
25 insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Zoom : Le tourisme, facteur de dynamisme
économique et source de pressions sur
les territoires
Avec 13,7 millions de nuitées enregis-
trées dans les hôtels et campings
durant la saison 2011, les Pays de
la Loire sont la sixième région touristique
de France métropolitaine. L?activité touris-
tique occupe une place importante dans
l?économie des communes du littoral
de Vendée et de Loire-Atlantique. En
moyenne en 2007, respectivement 16 %
et 8 % des emplois de ces communes
sont liés au tourisme, soit 6 500 et
6 200 salariés travaillant dans l?héber-
gement, la restauration, le commerce ou
des activités récréatives par exemple. Le
tourisme constitue également un levier
de développement local, notamment
dans les territoires plus ruraux. Outre les
structures d?hébergement, il nécessite en
effet la mise à disposition d?équipements
et d?infrastructures adaptés.
Deux types d?activité touristique se distin-
guent : d?une part, le tourisme d?affaires,
localisé principalement dans les agglo-
mérations et relativement bien réparti sur
l?année, et d?autre part, le tourisme de
loisirs, qui constitue l?essentiel de la fré-
quentation touristique en termes de nui-
tées totales (la moitié des nuitées hôte-
lières). Ce dernier, par sa concentration
sur le littoral et en période estivale, a un
impact fort en termes de développement
durable. Il pose notamment la question de
l?adéquation entre les ressources disponi-
bles (foncier, eau, etc.) et la population
présente, avec pour enjeu d?assurer la
rentabilité économique de l?activité tout
en limitant la pression exercée sur ces
territoires.
Une artificialisation
importante du littoral
Une conséquente permanente du déve-
loppement des activités touristiques est
l?artificialisation importante du littoral, en
particulier vendéen. En effet, l?afflux de
touristes génère des besoins supplémen-
taires en logements, en zones commer-
ciales, en infrastructures routières, ou
encore en équipements sportifs et de
loisirs, qui consomment beaucoup d?es-
pace. De nombreuses résidences secon-
daires sont par ailleurs construites sur
le littoral, réduisant le foncier disponible
et accroissant le prix des terrains, ce
qui peut se traduire par des difficultés
d?accès au logement pour les résidents.
L?aménagement du territoire met en
exergue des conflits d?usage entre le déve-
loppement des activités touristiques et le
maintien de secteurs traditionnels tels que
l?agriculture. L?artificialisation des sols a
également provoqué une transformation
des paysages et une fragmentation des
aires de peuplement. En outre, l?augmen-
tation de la fréquentation du littoral par
la population engendre la destruction ou
la détérioration de la qualité des milieux
naturels (piétinement, dérangement de
la faune, érosion des sols), en particulier
pour les milieux dunaires et rocheux. L?ur-
banisation entraîne par ailleurs une imper-
méabilité des sols qui accroît les risques
d?inondation.
Un tourisme saisonnier source
de pressions et de contraintes
Le tourisme a des conséquences liées à
son caractère saisonnier. La forte hausse
de population présente sur le littoral en
été pose la question du calibrage des
équipements et des services. En période
estivale, les collectivités sont ainsi
amenées à traiter d?importantes quantités
de déchets et d?eaux usées supplémen-
taires et à répondre à de forts besoins
énergétiques.
L?activité touristique engendre égale-
ment des tensions saisonnières sur les
ressources en eau, en particulier en
Vendée où des restrictions à l?usage de
l?eau sont prises chaque été. La consom-
mation en eau potable est alors en concur-
rence avec le secteur de l?agriculture,
pour lequel les besoins sont également
importants à cette période de l?année.
Un autre aspect de la saisonnalité des
activités touristiques est la forte propor-
tion de salariés en emplois précaires
qu?elle génère : près d?un quart des
emplois touristiques correspondent à des
contrats compris entre mars et octobre,
avec nombre de contrats courts et des
temps partiels plus fréquents.
Vers un développement
de nouvelles activités
touristiques
La prise en compte de capacités d?ac-
cueil croissantes mais limitées sur le
littoral, pose la question du développe-
ment de nouvelles activités qui ne soient
pas centrées uniquement sur le tourisme
balnéaire. Avec le souhait de développer
un tourisme plus respectueux de l?envi-
ronnement, émergent ainsi de nouvelles
filières qui mettent à l?honneur le tourisme
de nature et culturel. Celles-ci offrent
des possibilités de développement dans
de nombreux territoires tout au long de
l?année. Si ces nouvelles tendances sont
encore marginales, dans les territoires
ruraux par exemple, elles se concrétisent
par la fréquentation croissante des gîtes
ruraux et par la popularité de l?aménage-
ment récent de l?itinéraire cyclable « La
Loire à vélo ». ?
Angers
Nantes
Le Mans
La Roche-
sur-Yon
Laval
Lecture : les communes en blanc ne font pas partie d'un EPCI. Pour les EPCI comprenant des communes de différentes
régions, les communes appartenant à la région Pays de la Loire sont uniquement prises en compte.
© IGN - Insee 2012
Une offre en hébergement localisée principalement sur le littoral
Taux de fonction touristique par EPCI en Pays de la Loire en 2011
(nombre de lits en hôtels, campings et résidences secondaires pour 100 habitants)
Sources : Insee, Recensement de la population (RP) 2008 exploitation principale ;
Insee, DGCIS, enquêtes de fréquentation dans l'hôtellerie et l'hôtellerie de plein air.
Moins de 10
De 10 à moins de 30
De 30 à moins de 100
De 100 à moins de 800
Nombre de lits pour 100 habitants :
MAYENNE
SARTHE
VENDÉE
LOIRE-ATLANTIQUE
MAINE-ET-LOIRE
26
Une organisation du territoire marquée par
l?étalement urbain
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Depuis le début des années 1960, la périurbanisation a profondément structuré les territoires. Facteur
d?inégalités sociales, économiques et environnementales, elle met aujourd?hui en jeu l?équilibre territorial
interne de la région. La déconnexion entre les emplois et l?habitat, à laquelle elle est associée, entraîne des
problématiques spécifiques de déplacement pour les ménages habitant loin des pôles. L?étalement urbain
provoque des conflits sur l?usage des sols (activités agricoles, habitat et développement économique)
et sur l?accroissement du risque d?inondation. L?artificialisation a également des conséquences directes
sur la biodiversité. La progression de la mobilité, sur des distances toujours plus longues, effectuées
le plus souvent en voiture, engendre des émissions de CO2 plus élevées dans la région. Face à cette
situation, se développent désormais de nouvelles formes d?urbanisme pour intensifier la ville.
Une organisation du territoire marquée
par l?étalement urbain
Émilie DEQUIDT (Insee)
L?organisation du territoire est
au coeur des problématiques
de développement durable. En
Pays de la Loire, celle-ci est marquée
par la périurbanisation et l?étalement
urbain, qui mettent sur le devant de
la scène de nombreux enjeux écono-
miques, sociaux et environnementaux.
En effet, pour appréhender la qualité
de vie, les atouts de l?économie locale
et la richesse de la biodiversité, il
faut prendre en compte, entre autres
facteurs, la localisation de la popula-
tion, des emplois et des équipements,
ou la complémentarité entre les acti-
vités humaines et les milieux naturels.
Ainsi, cette organisation peut être
source d?inégalités. Dès lors, l?enjeu
en termes de développement durable
est de préserver l?équilibre au sein des
territoires.
Une périurbanisation
marquée, en raison d?un fort
dynamisme démographique
La région des Pays de la Loire est
particulièrement concernée par les
phénomènes de périurbanisation et de
rurbanisation, en raison de son dyna-
misme démographique. Depuis 1999,
la population régionale augmente
de 31 500 habitants chaque année,
soit une progression de 0,9 % en
moyenne par an entre 1999 et 2009,
contre + 0,7 % au niveau national. Sur
cette période, les Pays de la Loire
se positionnent ainsi au 5e rang des
régions françaises pour le dynamisme
démographique, derrière la Corse, le
Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées et
l?Aquitaine. Cette croissance de la popu-
lation bénéficie largement aux espaces
périurbains et ruraux, en raison d?une
offre foncière plus attractive en termes
de disponibilité et de coût. Le souhait
d?accéder à la propriété, notamment en
logement individuel, incite en effet un
nombre important de familles à s?ins-
taller toujours plus loin des villes.
Une artificialisation rapide
La demande croissante de logements
hors des pôles urbains a provoqué un
développement des surfaces urbani-
sées en périphérie des villes. Outre le
dynamisme démographique des Pays
de la Loire, de nombreux facteurs
ont contribué à cet étalement urbain,
comme la diminution de la taille des
ménages, à l?origine d?un besoin de
logements important. En Pays de la
Loire, l?attrait pour la propriété (avec
la prépondérance des maisons indivi-
duelles) associé à une forte progres-
sion des prix incite une part importante
des familles à s?éloigner des villes afin
de pouvoir accéder à la propriété. La
demande en résidences secondaires,
les besoins en infrastructures de trans-
port et la demande en locaux profes-
sionnels ou agricoles (maraîchage,
élevage) consomment beaucoup d?es-
pace.
En 2010, les territoires artificialisés
occupent ainsi 11,3 % de l?espace
régional, soit 2,4 points de plus qu?au
niveau national (cf. encadré, p. 27).
Au sein de la région, l?urbanisation est
très présente dans les départements
littoraux de Loire-Atlantique et de Ven-
dée, où la part des surfaces artificia-
lisées atteint respectivement 14,0 %
et 12,7 %. Le degré d?artificialisation
élevé des Pays de la Loire s?inscrit dans
Croissance soutenue de la population en Pays de la Loire
Évolution de la population entre 1990 et 2009, projections au-delà (indice 100 en 1990)
Croissance soutenue de la population en Pays de la Loire
Évolution de la population entre 1990 et 2009, projections au-delà (indice 100 en 1990)
Source : Insee, Recensements de la population (RP) de 1990, 1999 et 2009 exploitations principales, Omphale 2010.
100
105
110
115
120
125
130
135
140
145
1990 2000 2010 2020 2030 2040
Pays de la Loire
France métropolitaine
Projection au-delà
des pointillés
3,2 millions
4,4 millions
3,5 millions
27
Une organisation du territoire marquée par
l?étalement urbain
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
une tendance nationale à la progres-
sion de l?artificialisation des territoires.
Celle-ci a été particulièrement marquée
dans la région entre les années 2000 et
2006. Depuis, l?urbanisation des Pays
de la Loire continue de progresser plus
rapidement qu?en moyenne nationale :
la part de surfaces artificialisées a pro-
gressé de 0,9 point dans la région entre
2006 et 2010, contre + 0,5 point en
moyenne nationale. Un relatif ralentisse-
ment du rythme de l?artificialisation sem-
ble toutefois se dessiner dans la région
depuis la mi-2008. Entre 2006 et 2010,
les surfaces artificialisées dans la région
sont prélevées en large majorité sur les
terres agricoles (à hauteur de 71 %), à la
différence des régions riches en forêts
et milieux semi-naturels, où ces territoi-
res peuvent fournir une grande partie
des sols nouvellement artificialisés. Les
surfaces agricoles sont ainsi converties
pour accueillir les lotissements, routes
ou zones commerciales qui répondent
aux besoins des nouvelles populations.
L?artificialisation a de nombreuses consé-
quences sur les territoires, en parti-
culier sur le littoral où les milieux sont
particulièrement fragiles. Au-delà de la
diminution des ressources naturelles
et agricoles, l?artificialisation entraîne
une recomposition des paysages, une
fragmentation des habitats naturels et
pèse sur la biodiversité. L?urbanisation
entraîne également l?imperméabilité
des sols et, par là même, augmente
les difficultés pour recharger les eaux
souterraines et les risques d?inonda-
tion (cf. « Des ressources naturelles
riches mais fragiles », p. 11). Ce
phénomène présente aussi des enjeux
forts en termes de tensions foncières
et d?éventuels conflits d?usage entre
activités.
Une déconnexion
emploi-habitat...
Un autre effet lié à la périurbanisation
est que les lieux d?emploi et d?habitat
sont souvent disjoints. Alors que la
population se loge toujours plus loin
des villes-centres, l?emploi reste large-
ment concentré dans les grands pôles
urbains. Le desserrement spatial de
l?appareil productif observé depuis
le début des années 2000 reste en
effet très limité en nombre d?emplois
concernés et en distance. Ainsi, les
grands pôles urbains regroupent près
de six emplois salariés régionaux sur
dix en 2008, quand n?y résident que
42 % des personnes en emploi. Avec un
ratio de 135 emplois pour 100 actifs,
les habitants des grands pôles urbains
ont potentiellement plus de chance de
trouver un emploi proche de chez eux
et seraient donc moins contraints de se
déplacer pour travailler que les actifs
périurbains.
De la même façon que les territoires
périphériques attirent les habitants sans
leur offrir forcément des emplois, les
habitants du périurbain sont souvent
plus éloignés des équipements et des
services même si, en moyenne, l?ac-
cessibilité aux services des habitants
des Pays de la Loire se situe au même
niveau que celle de leurs homologues
de province. En effet, autour des grands
pôles urbains qui concentrent la plupart
des équipements supérieurs tels que
les hôpitaux, la région dispose d?un
réseau de pôles de taille plus modeste,
qui offrent également de nombreux
équipements de gamme intermédiaire
ou supérieure. Ainsi, en 2008, comme
dans l?ensemble des régions de pro-
vince, les habitants de la région mettent
en moyenne 8,8 minutes aller-retour en
voiture pour accéder depuis leur domi-
cile à un panier type de 29 commerces
et services d?usage courant, apparte-
nant pour la plupart à la gamme intermé-
diaire. Au sein de la région, des inégali-
tés entre territoires persistent toutefois,
avec un accès aux équipements plus
difficile dans des zones moins densé-
ment peuplées situées en bordure des
grandes aires urbaines, notamment en
Sarthe et en Mayenne, mais également
Une artificialisation élevée et croissante en Pays de la Loire
Part des surfaces artificialisées en 2006 et 2010 (%)
La mesure de l?occupation des sols
Plusieurs sources permettent de mesurer le degré d?artificialisation des territoires.
Les données présentées ici sont issues de l?enquête annuelle Teruti-Lucas,
réalisée de manière continue par les services statistiques du ministère en charge
de l?agriculture (SSP-SRISE). Elle a pour objectif de connaître les différentes
catégories d?occupation du sol et d?usage de l?ensemble du territoire (agricole,
naturel et urbanisé). Le concept de cette enquête repose sur des relevés de terrain
effectués annuellement par des enquêteurs qui disposent de photographies
aériennes.
D?autres méthodes de mesure de l?occupation du territoire existent, en particulier
l?outil Corine Land Cover, qui fournit une base de données représentant l?occupation
du sol européen, à partir d?interprétation d?images satellitaires. Elle est produite
dans le cadre du programme européen Corine de coordination de l?information sur
l?environnement.
Bien que ces deux outils fournissent des chiffres différents en niveau, les
évolutions obtenues sont cohérentes et l?analyse des deux sources aboutit aux
mêmes conclusions.
Une artificialisation élevée et croissante en Pays de la Loire
Part des surfaces artificialisées en 2006 et 2010 (en %)
Source : SSP-Agreste, enquête Teruti-Lucas.
0
2
4
6
8
10
12
14
Loire-
Atlantique
2006 2010
Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Pays de
la Loire
France
métropolitaine
28
Une organisation du territoire marquée par
l?étalement urbain
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
dans le nord de la Loire-Atlantique,
au sud de la Vendée et dans l?est du
Maine-et-Loire.
... source de déséquilibres
sociaux et économiques
Avec la périurbanisation, la répartition
des habitants au sein du territoire est
fortement liée à leur catégorie sociale
et à leur niveau de revenus. Cette
répartition de la population entraîne des
inégalités d?accès aux emplois et aux
services, qui restent largement concen-
trés dans les pôles urbains. Dès lors, la
capacité de déplacement peut devenir
un enjeu crucial pour les ménages habi-
tant plus loin des villes, que ce soit pour
se rendre à leur travail, faire des achats
ou tout simplement aller au collège
ou au lycée pour les plus jeunes. Les
réseaux de transports collectifs y étant
moins développés que dans les pôles
urbains, les ménages peuvent être
amenés à acquérir une ou plusieurs
voitures pour se déplacer, ce qui peut
peser fortement sur leur budget. À plus
long terme, se pose par ailleurs la ques-
tion de la précarité énergétique, avec
l?augmentation du coût des énergies
qui risque de se poursuivre. Au-delà
des problèmes financiers, la décon-
nexion entre le lieu de résidence et les
lieux d?activité entraîne un allongement
des distances parcourues et du temps
passé dans les transports, avec des
axes de communication qui pourraient,
si le nombre de personnes sur les
routes continue d?augmenter, arriver
à saturation. Le trafic automobile nuit
également à la qualité de vie en géné-
rant des nuisances sonores à proximité
des voies de circulation, mais aussi en
rejetant des gaz à effet de serre et en
dégradant la qualité de l?air.
Sur le plan économique, l?étalement
urbain peut provoquer des conflits
d?usage entre activités agricoles,
habitat et développement économique.
En particulier, les zones agricoles sont
souvent grignotées pour répondre aux
besoins de la population en termes
de logements et d?équipements. Les
territoires sont ainsi de plus en plus
spécialisés, avec des pôles urbains
qui pourraient, à terme, se tourner très
fortement vers les seules fonctions
économiques et de formation, et
l?apparition de « cités-dortoirs » en
périphérie de ces zones. Les inégalités
territoriales posent la question de la
viabilité économique des territoires,
fondée en grande partie sur les
activités présentielles, pour les espaces
situés hors des pôles. Ces nouvelles
dynamiques en oeuvre ont également
des conséquences au niveau de la
gestion des infrastructures, notamment
scolaires.
Des déplacements pour
le travail plus longs et
plus fréquents
La déconnexion entre lieux de
résidence et d?emploi entraîne une
hausse des déplacements pour aller
travailler. La région se caractérise par
une forte progression de la mobilité
depuis 1999 : les Pays de la Loire
se situent au 4e rang des régions
dont le nombre d?actifs changeant
de commune pour aller travailler a
le plus augmenté (+ 30 %), derrière
la Corse, le Languedoc-Roussillon et
Midi-Pyrénées. La part de personnes
quittant leur commune pour se rendre
sur leur lieu de travail a ainsi progressé
de 7 points en Pays de la Loire, soit
la plus forte progression enregistrée
en France métropolitaine. Sur près de
1,5 million de personnes occupant un
emploi dans les Pays de la Loire, 61 %
changent de commune pour rejoindre
leur lieu de travail en 2008.
Actifs occupés Emplois
Espace des grandes aires urbaines :
Grands pôles urbains
Couronnes des grands pôles urbains
Communes multipolarisées des grandes aires
Espace des autres aires :
Moyennes aires
Petites aires
Autres communes
76,2
42,0
27,1
7,1
23,8
4,8
5,6
13,4
77,4
57,5
15,3
4,6
22,6
5,5
7,5
9,5
Total 100,0 100,0
Discordance spatiale de l?emploi et de l?habitat
Répartition de l?emploi et des actifs occupés selon le type d?espace en 2008
dans les Pays de la Loire (%)
Sources : Insee, Recensement de la population (RP) 2008 exploitations complémentaires lieu de résidence et lieu de travail.
Angers
Nantes
Le Mans
La Roche-
sur-Yon
Laval
Lecture : les communes en blanc ne font pas partie d'un EPCI. Pour les EPCI comprenant des communes de différentes
régions, les communes appartenant à la région Pays de la Loire sont uniquement prises en compte.
© IGN - Insee 2012
Des temps d'accès aux équipements plus longs à la frange des aires
Accessibilité potentielle à un panier de 29 équipements d'usage courant par EPCI en 2007
(durée de l'aller-retour en minutes en heures creuses)
Sources : Insee, Recensement de la population (RP) 2007 exploitation principale, Base permanente des équipements (BPE) ;
Inra UMR1041CESAER - Distancier Odomatrix 2008.
Moins de 9
De 9 à moins de 13
De 13 à moins de 17
De 17 à moins de 23
Durée (en minutes) :
MAYENNE
SARTHE
VENDÉE
LOIRE-ATLANTIQUE
MAINE-ET-LOIRE
29
Une organisation du territoire marquée par
l?étalement urbain
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Forte hausse de la mobilité pour aller travailler entre 1999 et 2008
Part des actifs changeant de commune pour travailler par région (%)
Si cette proportion est légèrement
inférieure à la moyenne des régions de
province (- 1 point), elle s?explique en
partie par la structure particulièrement
urbaine des Pays de la Loire, les habi-
tants des pôles ayant plus de chances
de trouver un travail dans leur commune.
Ainsi, les actifs qui résident dans les
pôles, quelle que soit leur taille, sont
moins contraints de se déplacer dans
une autre commune. En 2008, environ
un sur deux change de commune pour
travailler, tandis qu?ils sont plus de sept
sur dix dans les couronnes des pôles
ou dans les communes multipolarisées.
De ce fait, les déplacements entre le
lieu de résidence et le lieu de travail se
sont allongés, aussi bien en distance
qu?en durée. En 2007, en Pays de la
Loire, la moitié des actifs qui travaillent
hors de leur commune parcourt un
trajet supérieur à 13,5 kilomètres, soit
1,4 kilomètre de plus qu?en 1999. Les
Pays de la Loire figurent ainsi parmi les
régions où cette distance médiane est
la plus élevée avec la Corse, la Picardie,
Provence-Alpes-Côte d?Azur, la Bretagne
et le Limousin.
La voiture reste reine dans
la région malgré
le développement
des transports en commun
Cette forte mobilité dans le périurbain et
les zones plus rurales s?appuie sur l?usa-
ge de la voiture. En 2008, sur l?ensem-
ble de la région, 78 % des déplacements
quotidiens pour aller travailler sont
effectués via ce mode de transport.
Cette part est supérieure d?1 point à
la moyenne des régions de province,
le maximum étant de 81 % en Poitou-
Charentes. Le recours à la voiture
est particulièrement fréquent dans
les zones périurbaines, avec une uti-
lisation par 85 % des actifs dans les
couronnes des pôles par exemple.
En dehors des grands pôles urbains
où ils rencontrent 12 % d?adeptes,
les transports en commun sont peu
utilisés. Au total, 6 % des actifs les
utilisent, soit 1 point de moins qu?en
moyenne en province.
Ces résultats ne reflètent toutefois
que les déplacements liés au travail,
qui représentent un peu moins du
quart des déplacements locaux effec-
tués en semaine. Lorsque sont pris
en compte les autres motifs, tels que
les achats, les loisirs ou les études
par exemple, le recours aux trans-
ports collectifs est plus fréquent dans
la région qu?en province. En outre, la
part des transports en commun dans
les déplacements locaux effectués
en semaine est restée stable dans
la région entre 1994 et 2008, tandis
qu?elle diminuait de 0,8 point en
moyenne en province. Il faut égale-
ment préciser qu?après un recul de
la fréquentation par habitant des
transports collectifs au cours de la
décennie 1990, la décennie suivante
a été marquée par un retournement
de tendance, caractérisé par une
augmentation importante et généralisée
de l?usage des transports en commun de
la région, en particulier dans les agglo-
mérations. Ce renouveau s?explique par
quatre facteurs principaux. Un double
effet prix peut d?abord être avancé :
l?accroissement du prix des carburants
automobiles, particulièrement sensible
depuis 2003, a contribué à augmenter
le coût d?usage de la voiture, alors que
dans le même temps la tarification des
transports collectifs est devenue attrac-
tive en raison de la généralisation des
abonnements de longue durée. Les
politiques urbaines et d?aménagement
du territoire menées depuis quelques
décennies constituent un deuxième
élément d?explication : régionalisation
ferroviaire, développement du transport
urbain en site propre, généralisation de
la limitation du stationnement automo-
bile dans les agglomérations. L?augmen-
tation de la congestion des principales
villes-centres, qui impacte les temps de
trajet en voiture, a pu rendre les trans-
ports collectifs plus attractifs. Enfin,
l?émergence citoyenne des considéra-
tions environnementales a pu également
contribuer au regain de l?utilisation des
transports collectifs.
Les modes doux, marche à pied et bicy-
clette, sont quant à eux assez peu déve-
loppés en Pays de la Loire. Ils repré-
sentent 21 % des déplacements locaux
des habitants de la région, tous motifs
confondus. Cette part est en baisse de
5 points par rapport à 1994 et se situe
maintenant en deçà de celle enregistrée
au niveau national hors Île-de-France.
Les raisons de cette désaffection sont
relatives à la motorisation croissante
des habitants de la région, à l?allonge-
ment des distances de déplacement et
enfin à une habitude du « tout voiture »,
y compris pour des déplacements de
courte distance.
Ainsi, malgré le développement des
transports en commun, la voiture reste,
de loin, le principal mode de transport.
Cette prépondérance de la voiture est en
grande partie liée au taux d?équipement
des ménages en automobiles, particu-
lièrement élevé en Pays de la Loire. La
région se place au 2e rang des régions
françaises derrière Poitou-Charentes
en matière de taux d?équipement des
ménages en automobiles et au 1er rang
pour ce qui est de la multimotorisation.
Ainsi, quatre ménages sur dix disposent
d?au moins deux voitures dans la région
en 2008. Cette proportion est particu-
lièrement élevée dans les couronnes
Forte hausse de la mobilité pour aller travailler entre 1999 et 2008
Part des actifs changeant de commune pour travailler par région (en %)
Source : Insee, RP 1999 et 2008 exploitations principales.
0 10 20 30 40 50 60 70
Corse
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Limousin
Languedoc-Roussillon
Champagne-Ardenne
Midi-Pyrénées
Auvergne
Bourgogne
Pays de la Loire
Bretagne
Poitou-Charentes
Aquitaine
Centre
Franche-Comté
Rhône-Alpes
Basse-Normandie
Alsace
Haute-Normandie
Picardie
Île-de-France
Lorraine
Nord-Pas-de-Calais
Part en 1999 Accroissement de la part entre 1999 et 2008
30
Une organisation du territoire marquée par
l?étalement urbain
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
des pôles, où elle atteint 53 % à 55 %.
Si le phénomène de périurbanisation
explique en partie ces résultats, ils
sont également liés au taux d?emploi
élevé dans la région, qui entraîne une
forte proportion de couples bi-actifs. Le
nombre élevé de familles dans le périur-
bain est un autre facteur explicatif :
dans ces zones, les habitants sont plus
fréquemment amenés à accompagner
ou aller chercher quelqu?un, ce qui est
souvent le cas des jeunes parents qui
conduisent leurs enfants à l?école ou à
des activités extra-scolaires. L?habitat
individuel est, par ailleurs, davantage
présent en périphérie des villes, ce qui
peut faciliter le stationnement d?un ou
plusieurs véhicules et rend plus délicate
l?organisation d?un service de transport
en commun par manque de densité.
Plus d?émissions de CO2
qu?ailleurs pour
les déplacements
L?augmentation des mouvements
de population pour aller au travail ou
pour d?autres motifs accroît les émis-
sions de polluants liés au trafic, qui
conduisent à des épisodes de pollution
récurrents dans toutes les agglomé-
rations. Elle entraîne également une
hausse des émissions de gaz à effet
de serre qui contribuent au réchauf-
fement climatique. Globalement, qu?il
s?agisse du transport de personnes ou
de marchandises, le secteur des trans-
ports en France est à l?origine d?un
quart des émissions de gaz à effet de
serre et, plus particulièrement, d?un
tiers des émissions de CO2 dégagé
lors de la combustion des carburants.
Dès lors, même s?ils ne représentent
qu?une fraction de l?ensemble des dépla-
cements, la maîtrise des déplacements
des personnes constitue un véritable
enjeu pour les Pays de la Loire, où les
habitants se déplacent plus souvent
que ceux des autres régions. Au cours
de l?année 2008, chaque personne
résidant en Pays de la Loire a ainsi
émis en moyenne 2,15 tonnes de CO2
pour effectuer ses déplacements, des
émissions supérieures de 9 % à celles
produites en moyenne par les habitants
des autres régions françaises (hors Île-
de-France).
Vers une poursuite
de l?étalement urbain ?
Ces phénomènes risquent de
s?amplifier dans les années à venir
si la périurbanisation continue de
progresser. Les aires d?influence des
villes montrent en effet l?existence
de couloirs de déplacements au sein
de la région, qui préfigurent de ce
que pourrait être la progression de
l?étalement urbain dans les années à
venir. Ainsi par exemple, autour de
la couronne nantaise, les communes
multipolarisées sont très présentes,
tant vers Redon au nord-ouest que vers
Cholet et Ancenis à l?est. Ces couloirs
de déplacements laissent pressentir
la future extension de l?aire urbaine de
Nantes qui, à terme, pourrait s?étendre
aux aires voisines (Saint-Nazaire,
Rennes). L?extension des aires urbaines
d?Angers et du Mans s?accompagne
également de la création de couloirs de
déplacements : elles sont aujourd?hui
reliées entre elles par l?aire urbaine de
Sablé-sur-Sarthe. De la même façon,
l?aire urbaine de Laval se rapproche de
celle de Rennes par Vitré et l?aire de
La Roche-sur-Yon frôle celle des Sables-
d?Olonne tout en se rapprochant de l?aire
urbaine nantaise par l?intermédiaire de
l?aire de Legé.
Si les tendances démographiques
récentes en termes de fécondité, de
mortalité et de migrations se poursui-
vaient, les Pays de la Loire compte-
raient près de 4,4 millions d?habitants
en 2040. La population régionale aug-
menterait de 26 % par rapport à 2007,
soit 910 000 habitants supplémentai-
res. Elle deviendrait alors la 4e région
de France en nombre d?habitants,
devançant le Nord-Pas-de-Calais. Cette
projection de population est toutefois
un exercice théorique qui prolonge
les tendances actuelles sans prendre
en compte de nombreux facteurs tels
que la soutenabilité et les futures poli-
tiques d?aménagement du territoire. La
forte croissance de la population pose
la question, à terme, de la disponibilité
du foncier, et d?une augmentation pro-
gressive du coût du logement, avec
les problématiques d?accès au crédit
associées. La hausse des prix des car-
burants pourrait également inciter les
ménages à s?installer moins loin des
pôles d?emploi et ainsi limiter le phéno-
mène d?étalement urbain.
Les politiques de
renouvellement urbain
Au travers de la périurbanisation et de
l?étalement urbain se pose la question
de la préservation de l?équilibre interne
au territoire régional. En effet, même
si les Pays de la Loire sont en partie
préservés grâce à un maillage plutôt
serré de pôles en territoires urbains et
ruraux, les enjeux sociaux, économiques
et environnementaux liés à l?étalement
urbain restent nombreux.
L?évolution des pratiques en matière
d?urbanisme est au coeur des enjeux
pour une économie des ressources
foncières. Les outils de planification
territoriale, et en premier lieu les docu-
ments d?aménagement et d?urbanisme,
constituent le principal levier pour frei-
ner la consommation d?espace, par
les orientations qu?ils comprennent en
matière d?organisation territoriale. Il
s?agit notamment des directives territo-
riales d?aménagement et de développe-
ment durable (DTADD) et des schémas
de cohérence territoriale (SCoT). La loi
n°2010-788 du 12 juillet 2010 portant
engagement national pour l?environne-
ment, dite Grenelle 2, a considérable-
ment renforcé leur rôle en matière de
lutte contre la consommation d?espace.
78 % des déplacements domicile-travail effectués en voiture
Répartition des trajets domicile-travail selon le lieu de résidence et le mode de transport en Pays de la
Loire en 2008 (%)
Source : Insee, Recensement de la population (RP) 2008 exploitation complémentaire.
Voiture,
camion,
fourgon-
nette
Transports
en
commun
Marche Pas de
transport
Deux
roues Total
Espace des grandes aires urbaines :
Grands pôles urbains (10 000 emplois ou plus)
Couronnes des grands pôles urbains
Communes multipolarisées des grandes aires
urbaines
Espace des autres aires :
Moyens pôles (5 000 à moins de 10 000 emplois)
Couronnes des moyens pôles
Petits pôles (de 1 500 à moins de 5 000 emplois)
Couronnes des petits pôles
Autres communes :
Autres communes multipolarisées
Communes isolées hors influence des pôles
71
85
82
79
85
78
86
81
75
12
3
2
2
1
1
1
1
1
7
3
5
7
3
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9
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3
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4
100
100
100
100
100
100
100
100
100
Total 78 6 6 5 5 100
31
Une organisation du territoire marquée par
l?étalement urbain
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Ainsi, les SCoT doivent déterminer
les conditions d?un développement
urbain maîtrisé, arrêter des objectifs
chiffrés de consommation économe
de l?espace et préciser les modalités
de protection des espaces nécessai-
res au maintien de la biodiversité. Les
SCoT constituent aussi un des outils
de mise en oeuvre de la loi n°2010-874
du 27 juillet 2010 de modernisation de
l?agriculture et de la pêche, qui affiche
un objectif de réduction de moitié du
rythme d?artificialisation des sols à l?ho-
rizon 2020.
L?habitat comme les activités sont
concernés par les nouvelles organi-
sations territoriales. Celles-ci s?arti-
culent autour de deux grands axes :
Pour en savoir plus
Rodrigues A., En Pays de la Loire, la ville déborde de plus en plus sur la campagne, Insee Pays de la Loire, Dossier, n°42, juin 2011.
Lerenard A., Estimation de population au 1er janvier 2011 : la région des Pays de la Loire, première région du littoral atlantique, Insee
Pays de la Loire, Informations statistiques, n°444, janvier 2012.
Gray P. et Hautbois L., Le zonage en aires urbaines 2010 : en Pays de la Loire, les villes tissent leur toile toujours plus loin, Insee Pays
de la Loire, Études, n°98, octobre 2011.
Robert B., Une dynamique d?artificialisation toujours soutenue dans les Pays de la Loire : + 28 400 ha en quatre ans, DRAAF-SRISE,
Agreste Pays de la Loire, juin 2011.
Hautbois L., Dans les Pays de la Loire, sept ouvriers sur dix travaillent hors de leur commune de résidence, Insee Pays de la Loire,
Informations statistiques, n°435, décembre 2011.
Seguin S., Les transports et déplacements des habitants des Pays de la Loire, Insee Pays de la Loire, Dossier, n°35, avril 2010.
Legendre D. et Seguin S., Chaque habitant des Pays de la Loire émet en moyenne 2,15 tonnes de CO2 pour effectuer ses déplacements
de l?année, Insee Pays de la Loire, Informations statistiques, n°411, juin 2011.
Bonnefoy V. et Gicquaud N., 900 000 habitants de plus en 2040 dans les Pays de la Loire, Insee Pays de la Loire, Études, n°90, décembre
2010.
Profil environnemental des Pays de la Loire : http://profil-environnemental.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
Zonage en aires urbaines (ZAU) 2010 de la région Pays de la Loire
Pays de la Loire : un maillage territorial serré
Grands pôles urbains
(10 000 emplois ou plus)
Couronne des grands pôles urbains
Communes multipolarisées des
grandes aires urbaines
Moyens pôles (5 000 à moins de
10 000 emplois)
Couronne des moyens pôles
Petits pôles (de 1 500 à moins de
5 000 emplois)
Couronne des petits pôles
Autres communes multipolarisées
Communes isolées hors influence
des pôles
Nantes
Cholet
Saumur
Alençon
Mayenne
Laval Le Mans
La Ferté-
Bernard
Sablé-
sur-Sarthe
Saint-Nazaire
Challans
La Roche-
sur-Yon
Fontenay-
le-Comte
Les Sables-
d'Olonne
Les Herbiers
Angers Ancenis
Nantes
Cholet
Saumur
Alençon
Mayenne
Laval Le Mans
La Ferté-
Bernard
Sablé-
sur-Sarthe
Saint-Nazaire
Challans
La Roche-
sur-Yon
Fontenay-
le-Comte
Les Sables-
d'Olonne
Les Herbiers
Angers Ancenis
Aire urbaine
Niort Niort
La Rochelle La Rochelle
Redon Redon
Espace des grandes aires urbaines Espace des autres aires
Zonage en aires urbaines (ZAU) 2010 de la région Pays de la Loire
Pays de la Loire : un maillage territorial serré
Grands pôles urbains
(10 000 emplois ou plus)
Couronne des grands pôles urbains
Communes multipolarisées des
grandes aires urbaines
Moyens pôles (5 000 à moins de
10 000 emplois)
Couronne des moyens pôles
Petits pôles (de 1 500 à moins de
5 000 emplois)
Couronne des petits pôles
Autres communes multipolarisées
Communes isolées hors influence
des pôles
Nantes
Cholet
Saumur
Alençon
Mayenne
Laval Le Mans
La Ferté-
Bernard
Sablé-
sur-Sarthe
Saint-Nazaire
Challans
La Roche-
sur-Yon
Fontenay-
le-Comte
Les Sables-
d'Olonne
Les Herbiers
Angers Ancenis
Nantes
Cholet
Saumur
Alençon
Mayenne
Laval Le Mans
La Ferté-
Bernard
Sablé-
sur-Sarthe
Saint-Nazaire
Challans
La Roche-
sur-Yon
Fontenay-
le-Comte
Les Sables-
d'Olonne
Les Herbiers
Angers Ancenis
Aire urbaine
Niort Niort
La Rochelle La Rochelle
Redon Redon
Espace des grandes aires urbaines Espace des autres aires
d?une part, le renouvellement urbain,
à travers la valorisation des poten-
tiels sous-exploités des enveloppes
urbaines constituées principalement
par du pavillonnaire et, d?autre part,
les formes urbaines, en jouant notam-
ment sur l?organisation, la diversité des
habitats (individuels, collectifs et semi-
collectifs) ou encore la hauteur des
bâtiments, pour un bâti moins consom-
mateur d?espace.
La lutte contre la consommation
d?espace ne peut toutefois réussir
que si l?espace urbain est rendu plus
accessible (dépollution, démolition
ou reconstruction de friches et coût
financier des logements abordable) et
plus attractif, en termes de cadre et
de qualité de vie, que les secteurs plus
éloignés, voire l?espace rural. Dans ce
contexte, le ministère en charge du
développement durable a initié en 2008
le plan « Ville durable », afin de favoriser
l?émergence et la diffusion des bonnes
pratiques en matière d?aménagement
durable. Dans ce cadre, la démarche
Écocités (à l?échelle de la ville) et
l?appel à projets Écoquartiers (à
l?échelle plus locale) ont été lancés à
l?échelle nationale. En Pays de la Loire,
la métropole Nantes Saint-Nazaire a
été l?une des 13 démarches Écocités
retenues en 2009 et trois opérations
exemplaires ont été distinguées au titre
des Écoquartiers (sur 27 opérations
primées).?
32
Les Pays de la Loire face au défi du
changement climatique
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Les évolutions observées au cours des dernières décennies sur l?augmentation des températures, la
hausse du niveau des océans et les modifications climatiques indiquent qu?un réchauffement climatique
global de la planète est à l?oeuvre. Le lien entre ce réchauffement et l?évolution des gaz à effet de serre
est clairement établi. La convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique, le protocole
de Kyoto, le marché européen des droits d?émission et le plan climat national visent à stabiliser ou
réduire les émissions de gaz à effet de serre. La région contribue à 6,5 % des émissions françaises,
niveau porté principalement par les activités agricoles et de production énergétiques. Les évolutions
climatiques peuvent avoir des impacts importants sur les éco-systèmes et les activités humaines et
nécessiter, en complément des actions d?atténuation, des mesures d?adaptation. Dans les Pays de
la Loire, certains territoires (le littoral, l?estuaire?) et certaines activités (l?agriculture, le tourisme, la
pêche?) sont plus exposés, mais c?est l?ensemble de la biodiversité et de l?économie régionale qui est
concerné.
Les Pays de la Loire face au défi du changement
climatique
Philippe PIROT (Dreal)
Le changement climatique s?ob-
serve à l?échelle mondiale au
travers de différentes variables
climatiques, notamment les tempé-
ratures à la surface de la Terre. Les
tendances sur longue période indi-
quent une augmentation des tempé-
ratures de 0,74°C sur les 100 der-
nières années. Quinze des seize der-
nières années (1995-2010) figurent
parmi les plus chaudes depuis 1900.
Le Groupement intergouvernemental
d?experts sur l?évolution du climat
(Giec)1, dans son quatrième rapport
publié en 2007, signale, outre une
hausse des températures de l?atmos-
phère et de l?océan, une fonte mas-
sive des couvertures neigeuses et
des glaces ainsi qu?une élévation du
niveau moyen des océans (+ 18 cm
au cours du XXe siècle). On constate
également une fréquence plus
importante des aléas climatiques
extrêmes. Cette évolution observée
au niveau mondial peut se traduire
de manière plus ou moins prononcée
d?un territoire à un autre.
Un accroissement des gaz
à effet de serre issus de
l?activité humaine
L?effet de serre est un phénomène
naturel lié à la présence de gaz
atmosphériques qui piègent le
rayonnement infrarouge émis par la
Terre et agissent comme une serre.
Sans lui, la température moyenne à
la surface du globe serait de l?ordre
de - 19 °C, contre une température
observée de 14°C. La plupart des
gaz à effet de serre (GES) sont d?ori-
gine naturelle, mais certains comme
le méthane (CH4) et le dioxyde de
carbone (CO2) voient leur concentra-
tion dans l?atmosphère augmenter
en raison de l?activité humaine (GES
dits anthropiques). D?après les tra-
vaux du Giec, il est très probable2
que le réchauffement observé ces
cinquante dernières années résulte
pour l?essentiel de l?augmentation de
ces émissions de GES produites par
l?homme. Ces dernières proviennent
principalement de la combustion des
énergies fossiles (comme le char-
bon, les produits pétroliers, les gaz
naturels?) auxquelles il faut ajouter
les effets de la déforestation qui sup-
prime des réservoirs naturels d?ab-
sorption du CO2. Si les océans en
absorbent une partie, l?autre reste
1 Le Giec est mis en place en 1988 sous l?égide du
Programme des Nations unies pour l?environnement
et de l?Organisation météorologique mondiale
pour évaluer la nature et la probabilité des risques
climatiques. Il publie des rapports qui mettent en
évidence les éléments qui relèvent d?un consensus
de la communauté scientifique mondiale.
2 Dans les rapports du Giec, un événement est qualifié
de « très probable » si sa probabilité de réalisation est
supérieure à 90 %.
dans l?atmosphère et contribue au
phénomène de serre.
L?empreinte carbone par
Français est de l?ordre de
12 tonnes équivalent CO2
par an en 2007
L?empreinte carbone représente la
quantité de GES émise pour satis-
faire la consommation de la popula-
tion. Elle est composée d?une partie
intérieure, émissions directes des
ménages (voiture et chauffage) et
émissions des établissements qui
produisent les biens et services des-
tinés à la demande intérieure (les
émissions associées aux exporta-
tions sont exclues), et d?une partie
importée.
L?empreinte carbone de la France
représente 750 millions de tonnes
équivalent CO2 en 2007, soit une
augmentation de 14 % entre 1990
et 2007. Rapportée à la popula-
tion, l?empreinte carbone est de
12,2 tonnes équivalent CO2 par
Français. L?empreinte carbone par
habitant a progressé de 5 % sur la
période 1990-2007. En 2007, 75 %
de l?empreinte carbone mesurée
Les gaz à effet de serre anthropiques
Adopté le 11 décembre 1997 et entré en vigueur en 2005, le protocole de Kyoto
explicite les objectifs et les moyens pour mettre en oeuvre la convention-cadre
des Nations unies sur les changements climatiques. Les émissions considérées
correspondent aux six gaz à effet de serre dont l?origine est liée à l?activité humaine :
le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d?azote (N2O) et les gaz
fluorés (hydrofluocarbures, perfluorocarbures et hexafluorure de soufre).
33
Les Pays de la Loire face au défi du
changement climatique
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
émane du CO2, le solde provenant
de méthane (16 %) et de protoxyde
d?azote (9 %) (cette analyse ne tient
pas compte des trois gaz fluorés qui
représentent environ 3 % du total
des émissions de GES).
La partie de ces émissions (appelées
émissions indirectes) qui provient des
importations sur le territoire national
représente un tiers des émissions en
France en 2007. Cette part a forte-
ment progressé et est dorénavant
le double des valeurs observées en
1990. Dans le même temps, les
émissions produites sur le territoire
national (émissions directes repré-
sentant 518 millions de tonnes)
s?établissent à 8,2 tonnes équivalent
CO2 par habitant en 2007 contre 9,7
en 1990, soit un repli de 15 %.
Au niveau international, la France
se situe en dessous de ses voisins
européens en raison notamment
du poids de l?énergie nucléaire qui
produit moins d?émissions de GES.
Les émissions des Français sont
néanmoins largement supérieures à
celles des habitants des pays moins
développés et au-dessus du seuil de
2,5 tonnes par habitant qui corres-
pondrait au partage équitable des
émissions estimées par le Giec pour
limiter le réchauffement à + 2°C au
niveau mondial.
Une partie des gaz à effet
de serre produits sur le
territoire est destinée aux
autres régions
Au niveau régional, il est impossible
de mesurer précisément l?empreinte
carbone de chaque habitant. Les chif-
fres disponibles portent sur les émis-
sions produites sur le territoire et
ne reflètent pas les consommations
réelles des habitants. Dans les Pays
de la Loire en 2008, les émissions
produites s?établissent à 33 millions
de tonnes soit 9,4 tonnes équivalent
CO2 par habitant. Ce niveau d?émis-
sions est porté par les activités agri-
coles très denses sur la région et
par de fortes émissions associées
aux transformations énergétiques
(centrale thermique de Cordemais
et raffinerie de Donges) dont une
grosse partie est destinée aux autres
régions. La région contribue ainsi à
6,5 % des émissions françaises pour
une part de population à 5,6 %.
Parmi ces émissions directes, un
peu plus de 30 %, soit 10,5 millions
Sources : La mesure des émissions de gaz à effet de serre est complexe. Les
données régionales utilisées dans ce dossier correspondent à une estimation
qui permet de disposer d?ordres de grandeur fiables. Ces chiffres émanent des
travaux réalisés dans le cadre de l?état des lieux du Schéma régional du climat, de
l?air et de l?énergie (SRCAE), lui-même basé sur l?outil Basémis de Air Pays de la
Loire (mobilisant des données du SOeS, de l?Insee, de l?Ademe, etc.) et les travaux
du Centre interprofessionnel technique d?études de la pollution atmosphérique
(Citepa).
de tonnes sont d?origine non énergé-
tique. Elles proviennent majoritaire-
ment (82 %) des activités agricoles
(élevage et culture via l?utilisation
d?engrais), le reste se ventilant entre
le secteur de l?industrie avec la
chimie, les cimenteries, etc. (12 %)
et le traitement des déchets (6 %).
Les émissions directes d?origine
énergétique représentent 22,3 mil-
lions de tonnes équivalent CO2. Le
secteur de l?industrie, des déchets
et de la production d?énergie est le
plus producteur, environ 36 %. La
part des transports est également
importante : 34 % soit 7,6 millions
de tonnes. Suivent les émissions
liées aux bâtiments pour 25 % et les
émissions énergétiques de l?agricul-
ture qui comptent pour 5 %.
Entre 1990 et 2007, hausse de l?empreinte carbone de la France, baisse
des émissions sur le territoire
468
550
95
12496
78
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0
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70020991
0
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12
Empreinte CO2 Empreinte CH4
Empreinte N2O Empreinte par habitant
m
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de
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iv
al
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t C
O
2
Empreinte carbone de la France en 1990 et en 2007
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t C
O
2 p
ar
p
er
so
nn
e
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65 54
91 64
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0
200
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600
800
70020991
0
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12
CCNUC* N2O
CCNUC* CH4 CCNUC* CO2
Total CCNUCC* par habitant
m
illi
on
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de
to
nn
es
é
qu
iv
al
en
t C
O
2
Quantité de GES émise sur le territoire en 1990 et en 2007
to
nn
es
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qu
iv
al
en
t C
O
2 p
ar
p
er
so
nn
e
* : Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (protocole de Kyoto). Version 2009 de
l'inventaire des émissions de GES pour la CCNUCC.
Sources : AIE, Citepa, Douanes, Eurostat, Insee, calculs SOeS.
(tiré de L'empreinte carbone de la consommation des Français, CGDD-SOeS, Le Point sur, n°114, mars 2012)
468
550
95
12496
78
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11,6
0
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Empreinte carbone de la France en 1990 et en 2007
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* : Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (protocole de Kyoto). Version 2009 de
l'inventaire des émissions de GES pour la CCNUCC.
Sources : AIE, Citepa, Douanes, Eurostat, Insee, calculs SOeS.
(tiré de L'empreinte carbone de la consommation des Français, CGDD-SOeS, Le Point sur, n°114, mars 2012)
34
Les Pays de la Loire face au défi du
changement climatique
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Des politiques mondiales et
nationales d?adaptation
et de lutte contre
le changement climatique?
Les experts du Giec estiment que
si le rythme actuel d?accroisse-
ment de la concentration de GES se
maintient, le réchauffement moyen
de la Terre pourrait se poursuivre.
Ils estiment que les températures
pourraient augmenter d?ici 2100
de 1,1 °C à 6,4 °C selon les scéna-
rios. Par ailleurs, le réchauffement
serait inévitable du fait de l?inertie du
phénomène liée aux durées de vie
relativement longues des GES dans
l?atmosphère (plus de 100 ans pour
le CO2, des milliers d?années pour
les gaz fluorés). Ainsi, le Giec préco-
nise, en complément des efforts
de réduction des émissions de
GES, la mise en oeuvre de mesures
d?adaptation « qui pourront contri-
buer à réduire les effets néfastes
et renforcer les effets bénéfiques
des changements climatiques ». Dès
lors, les pouvoirs publics mettent
en place des politiques, qui visent,
d?une part, à limiter l?ampleur de ce
changement par une réduction des
émissions de GES et, d?autre part,
à se préparer dès à présent à vivre
avec ces évolutions. Au niveau inter-
national, la France s?est engagée,
Exemples d?actions de réduction des émissions de CO2
Le développement des maisons passives, voire productrices d?énergie, et la
rénovation du parc existant peuvent limiter les dépenses de chauffage. Une
évolution vers des modes de transports plus durables réduirait considérablement
nos consommations de produits pétroliers : utilisation de modes doux comme la
marche à pied ou le vélo pour les courtes distances, transports en commun ou
co-voiturage pour les distances plus longues. Le développement des énergies
renouvelables permettrait également de limiter les émissions de CO2. La région
dispose d?atouts pour le déploiement d?énergies éoliennes et solaires ; des avancées
sur de nouveaux procédés utilisant la force des marées pourraient également être
une solution d?avenir.
dans le cadre du protocole de Kyoto
signé en décembre 1997, à stabi-
liser ses émissions de gaz à effet
de serre sur la période 2008-2012
par rapport au niveau des émis-
sions de 1990. Lors des sommets
internationaux de Copenhague et de
Cancun, les États se sont également
fixés l?objectif de stabiliser à + 2°C
l?accroissement de la température
moyenne d?ici la fin du siècle. Au
niveau communautaire, le paquet
énergie-climat de mars 2009 a fixé
à chaque État membre des objectifs
s?inscrivant dans le cadre du proto-
cole de Kyoto. L?objectif européen
global, dit « 3 x 20 » consiste, d?ici à
2020, à diminuer de 20 % les émis-
sions de GES par rapport à 1990, à
porter la part d?énergies renouvela-
bles dans la consommation énergé-
tique finale à 20 %, et à améliorer
de 20 % l?efficacité énergétique de
l?Union européenne.
Dans ce cadre, la France s?est
engagée à atteindre 23 % d?énergie
renouvelable dans sa consommation
d?énergie finale en 2020. Elle a éga-
lement défini la cible d?une baisse de
11 % des émissions de CO2 dans le
secteur des transports entre 2005
et 2020 dans le plan climat de la
France adopté en 2010. Enfin, dans
le cadre de la loi de programme
fixant les orientations de la politique
énergétique (loi POPE du 13 juillet
2005), la France s?est fixée l?objectif
de diviser par quatre (« facteur 4 »)
ses émissions de GES à l?horizon
2050.
? qui s?appuient sur des
outils au niveau local
Pour la réalisation de ces engage-
ments nationaux, la loi Grenelle 2
(article 68) a renforcé l?articulation et
la cohérence des actions en définis-
sant un nouveau cadre de référence
stratégique au niveau régional : le
Schéma régional du climat, de l?air
et de l?énergie (SRCAE). Ce schéma,
qui fera l?objet d?une révision quin-
quennale, vise ainsi à créer une
dynamique locale en s?appuyant sur
un état des lieux partagé des carac-
téristiques énergétique, climatique
et atmosphérique de la région. Ces
démarches co-pilotées par l?État et
les régions doivent aboutir à des
orientations en termes de réduction
des émissions de GES et d?adaptation
au changement climatique, de maî-
trise de l?énergie, de qualité de l?air
et de développement des énergies
renouvelables en s?inscrivant dans la
trajectoire qui permettra d?atteindre
les objectifs du Grenelle et les enga-
gements internationaux (« 3 x 20 »,
« facteur 4 ») tout en tenant compte
des spécificités régionales. En Pays
de la Loire, les travaux du SRCAE
sont en cours et donneront lieu pro-
chainement à débat pour une adop-
tion attendue début 2013.
Le SRCAE est un document d?orien-
tation stratégique non prescriptif
qui n?a pas vocation à compor-
ter de mesures ou d?actions. Les
mesures ou actions découlant des
orientations du SRCAE relèvent de
l?ensemble des acteurs régionaux,
notamment des collectivités territo-
riales soumises à la mise en place
de plans climat-énergie territoriaux
(PCET). L?article 75 de la loi Gre-
nelle 2 oblige en effet les régions,
départements, communes et EPCI
de plus de 50 000 habitants à réa-
liser un bilan de leurs émissions et
définir un programme d?actions (le
PCET) précisant les mesures politi-
ques d?atténuation et d?adaptation
au changement climatique que va
mettre en oeuvre la collectivité, en
veillant à s?inscrire dans le cadre
défini par le SRCAE.
L?agriculture, premier secteur émetteur de gaz à effet de serre
Émissions de gaz à effet de serre par département et secteur d?activité en Pays de la Loire en 2008
(total en millions de teq CO2, répartition en %)
Total Agriculture Résidentiel/
Tertiaire Transports Énergie* Industrie Traitement
des déchets Total
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
13,0
5,5
5,3
4,4
4,7
15
38
41
34
45
15
23
10
22
20
21
28
12
32
28
42
0
0
1
0
6
7
33
7
5
2
3
4
4
2
100
100
100
100
100
Pays de la Loire 32,8 30 17 23 17 10 3 100
*Transformation et distribution de l?énergie
Source : Air Pays de la Loire, inventaire d?émissions Basémis 2008.
35
Les Pays de la Loire face au défi du
changement climatique
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Source : Air Pays de la Loire, inventaire d?émissions Basémis 2008.
Émissions de GES énergétiques (hors production d'énergie) en Pays de la Loire en 2008
Transports
45 %
Traitement des déchets
1 %
Agriculture
7 %
Industrie
13 %
Résidentiel-
Tertiaire
34 %
Émissions de GES non énergétiques (hors production d'énergie) en Pays de la Loire en 2008
Traitement des déchets
6 %
Industrie
12 %
Agriculture
82 %
Un enjeu global aux
conséquences locales
Les conséquences du changement
climatique seront plus ou moins
prononcées d?un territoire à l?autre.
Selon les scénarios, la hausse du
niveau des mers liée à la fonte des
zones glacières et la dilatation ther-
mique des océans pourrait atteindre
de 10 cm à 3 mètres d?ici fin 2100.
La région des Pays de la Loire s?avère
particulièrement vulnérable en raison
de sa situation littorale. Les côtes
basses pourraient subir une éro-
sion ou des submersions définitives,
d?autres des submersions temporai-
res. Il en résulterait pour la popula-
tion une exposition accrue aux ris-
ques côtiers et un déplacement des
lieux de vie. Une éventuelle diminu-
tion des précipitations l?été pourrait
également présenter un risque sur
les ressources en eau, à travers une
aggravation des tensions déjà loca-
lement fortes dans la région, notam-
ment en période estivale (afflux tou-
ristique), avec des conflits d?usage
entre alimentation en eau potable et
irrigation à des fins agricoles.
L?écosystème des marais de Brière,
de Grandlieu et du marais breton de
Vendée pourrait être modifié par l?ap-
port d?eau salée, de même que l?es-
tuaire de la Loire avec un enjeu sur
la production d?eau potable, celle-ci
étant actuellement pour majeure
partie prélevée dans le fleuve. Plus
généralement, l?ensemble de l?éco-
système pourrait être concerné par
les changements du climat, les évo-
lutions de température et précipita-
tions agissant directement sur les
espèces végétales et indirectement
sur les espèces animales.
Une nécessaire adaptation
des secteurs utilisant les
ressources naturelles
Les activités humaines fondées sur
les ressources naturelles locales
(agriculture et pêche) et le tourisme,
ne pourront qu?intégrer ces diffé-
rentes évolutions. Dans le domaine
agricole, la canicule de 2003 a mis
en évidence la vulnérabilité particu-
lière des exploitations orientées vers
l?élevage, la capacité d?alimentation
du bétail dépendant de la production
fourragère. Si la région se rappro-
che dans les prochaines décennies
des conditions climatiques actuel-
78 % des émissions énergétiques dans le résidentiel-tertiaire et les
transports
Répartition des émissions de gaz à effet de serre énergétiques et non énergétiques par secteur (hors production
d?énergie) en Pays de la Loire en 2008 (%)
les du Poitou ou du Midi toulousain,
l?agriculture devra s?adapter avec
des sècheresses estivales mais
aussi des végétations printanières
et automnales plus longues et plus
denses. Concernant le secteur de la
pêche, il est possible que l?évolution
des propriétés physiques de l?eau
et son réchauffement entraînent
une évolution des peuplements. Les
espèces peuvent en effet migrer,
soit pour retrouver une tempéra-
ture de l?eau spécifique, soit pour
suivre les organismes marins dont
ils se nourrissent. L?activité touris-
tique pourrait quant à elle évoluer
géographiquement en fonction des
modifications subies par le littoral
et les milieux naturels. Elle pourrait
également être plus étalée dans le
temps. ?
36
Les Pays de la Loire face au défi du
changement climatique
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Pour en savoir plus
Pasquier J.-L., L?empreinte carbone de la consommation des Français : évolution de 1990 à 2007, CGDD - SOeS, Le point sur, n°114, mars
2012.
Chiffres clés du climat : France et monde - Édition 2012, MEDDTL et CDC Climat Recherche, Repères, janvier 2012.
Climat - Tout savoir sur la politique de la France, MEDDTL, novembre 2011.
Politiques climat et efficacité énergétique : synthèse des engagements et résultats de la France, MEDDTL, novembre 2011.
Plan climat de la France - Actualisation 2011, MEDDTL, juillet 2011.
Jamous M. et al., Scénarios climatiques : indices sur la France métropolitaine pour les modèles français ARPEGE-Climat et LMDz et
quelques projections pour les DOM-COM - Rapport de la mission Jouzel, Météo-France/CNRM et IPSL, janvier 2011.
L?adaptation au changement climatique, MEDDTL, décembre 2010.
Inventaire régional d?émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre dans le cadre du schéma régional climat-air-
énergie, Citepa, Dreal des Pays de la Loire, juin 2010.
Étude régionale sur l?énergie et l?effet de serre, Explicit, Ademe Pays de la Loire, Préfecture de la région Pays de la Loire, Région Pays de la
Loire, février 2009.
Profil environnemental des Pays de la Loire : http://profil-environnemental.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
Site Internet de l?Observatoire national sur les effets du changement climatique (ONERC) : http://onerc.org
37
Une approche territoriale du développement
durable en Pays de la Loire
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Une approche territoriale du développement durable permet de mettre en évidence, au-delà du constat
global sur la région, certains contrastes internes aux Pays de la Loire. Ainsi, les grandes agglomérations,
par leur taille, concentrent la plupart des problématiques de développement durable, que ce soit en
termes de cohésion sociale ou de pression sur les ressources naturelles. Les territoires littoraux
doivent, quant à eux, faire face à leur attractivité et aux tensions qui en résultent entre développement et
préservation des équilibres sociaux et environnementaux. Les couronnes des grandes agglomérations,
relativement équilibrées socialement, se développent au prix d?une forte consommation foncière et du
développement de l?usage de la voiture. A contrario, d?autres territoires, plus isolés, présentent des
signes de fragilité sociale.
Une approche territoriale du développement durable
en Pays de la Loire
Magali JULÉ, Elmostafa OKHAM (Insee)
Au-delà du constat régional, une
approche locale du développe-
ment durable permet de mettre
en évidence les dynamiques à l?oeuvre et
les enjeux propres à chaque territoire.
Elle donne une illustration concrète des
synergies positives ou négatives entre
les trois dimensions constitutives du
développement durable (environnemen-
tale, économique et sociale). En outre,
une analyse à des échelons géographi-
ques fins permet de souligner les éven-
tuels déséquilibres internes à la région
de même que les interdépendances
entre les territoires. Une telle analyse
peut ainsi être utile pour organiser
la solidarité et l?articulation entre les
différentes échelles territoriales. Pour
cette approche locale, l?échelon des
Établissements publics de coopération
intercommunale (EPCI) a été choisi.
Cette maille semble suffisamment fine
pour faire ressortir les disparités terri-
toriales. De plus, les EPCI constituent
des espaces de décision publique de
taille suffisante pour porter des projets
de développement.
Cohésion sociale, préservation des
ressources naturelles, prévention des
risques, etc., sont autant de probléma-
tiques dont l?intensité voire la nature
peut varier d?un territoire à l?autre. À
partir d?indicateurs qui couvrent diffé-
rentes facettes du développement
durable, sept types de territoires sont
distingués dans les Pays de la Loire.
Les agglomérations : au
coeur des problématiques
de développement durable
Les grandes agglomérations de Nantes,
Angers, Le Mans, Saint-Nazaire, Laval,
La Roche-sur-Yon et Cholet constituent
un premier ensemble de territoires bien
spécifiques. Concentrant 40 % de la
population et la moitié des emplois des
Pays de la Loire, elles sont au coeur
des problématiques du développement
durable de la région. Si les revenus y
sont en moyenne plus élevés que dans
les autres territoires de la région, les
inégalités et les situations de pauvreté
y sont particulièrement intenses. La
cohésion sociale est de ce fait un enjeu
fondamental de ces agglomérations
dans lesquelles des zones urbaines
sensibles côtoient des quartiers rési-
dentiels ou d?habitat diversifié. Sur le
plan écologique, ces territoires, du fait
de leur taille, consomment une part
importante des ressources naturelles
de la région. En effet, dans ces terri-
toires déjà fortement urbanisés, l?ex-
tension de la ville se poursuit au détri-
ment des espaces agricoles et, dans
une moindre mesure, naturels : la part
des surfaces artificialisées augmente
entre 2000 et 2006 de 0,7 point pour
les agglomérations les plus urbanisées
(Nantes et Saint-Nazaire) à 1,4 point
pour la moins urbanisée (La Roche-
sur-Yon). Par ailleurs, ces aggloméra-
tions représentent près de 40 % des
prélèvements en eau de la région (hors
énergie), pour l?essentiel destinés à l?ali-
mentation en eau potable. La concen-
tration des activités économiques sur
ces territoires implique également une
concentration des risques industriels :
60 % des déchets dangereux des entre-
prises industrielles de la région sont
produits dans ces agglomérations qui
regroupent 25 des 45 établissements
industriels classés à risques (Seveso).
Au sein de cet ensemble, la Commu-
nauté d?agglomération de la région
nazairienne et de l?estuaire (la Carene)
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Couronne des agglomérations : déplacements et constructions accrus
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires ruraux relativement isolés
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires confrontés à la pauvreté
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Au-delà de la première couronne, les distances s?allongent,
la cohésion sociale se fragilise
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Les agglomérations : au coeur des problématiques de développement
durable
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Le littoral : tensions entre préservation et développement
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires âgés, à faible taux d?emploi, attractifs et au patrimoine
naturel important
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
38
Une approche territoriale du développement
durable en Pays de la Loire
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
se distingue par sa situation sur
l?estuaire de la Loire. Ce territoire
se caractérise en effet par l?impor-
tance des activités industrielles et
portuaires, d?une part, et la présence
de zones humides, d?autre part. La
sauvegarde de ces espaces, qui
représentent près d?un tiers du terri-
toire de la Carene, tout en préservant
le dynamisme économique, constitue
un enjeu à l?origine de nombreuses
réflexions.
Les couronnes des
agglomérations
Les deux ensembles suivants sont
constitués des territoires qui forment
les couronnes des grandes agglomé-
rations. Le premier de ces ensembles,
appelé « Couronnes des aggloméra-
tions : déplacements et constructions
accrus », regroupe la couronne périur-
baine de Nantes, et plus globalement
tous les EPCI compris dans le triangle
formé par Nantes, La Roche-sur-Yon
et Angers ; il comporte également
trois EPCI de la couronne du Mans
et la partie régionale de la commu-
nauté urbaine d?Alençon. Ces terri-
toires se caractérisent par l?impor-
tance des déplacements pendulaires
entre la commune de résidence et la
commune de travail, accompagnée
d?un usage fréquent de la voiture pour
ces déplacements. La communauté
de communes du Pays des Herbiers
se distingue au sein de cet ensemble
par une faible fréquence des dépla-
cements domicile-travail, car Les
Herbiers constituent en soi un grand
pôle d?emplois (10 000 emplois
ou plus). Ces territoires vivent par
ailleurs un développement de l?artifi-
cialisation des sols, soutenu par les
constructions de logements. Sociale-
ment, ces territoires sont plutôt favo-
risés. L?accès au marché du travail
y est surreprésenté et les revenus
y sont en moyenne supérieurs à
ceux de la région. Les situations de
pauvreté y sont moins fréquentes
qu?ailleurs dans la région et les inéga-
lités de revenus plus faibles. Toute-
fois, les écarts de salaires horaires
entre hommes et femmes y sont en
général élevés, probablement du fait
de la présence importante de cadres,
catégorie socioprofessionnelle pour
laquelle ces écarts sont en général
les plus forts.
Le deuxième de ces ensembles de
territoires périurbains, appelé « Au-
delà de la première couronne, les
distances s?allongent, la cohésion
sociale se fragilise », est constitué
d?EPCI souvent plus éloignés des
grandes agglomérations. Ces terri-
toires présentent de fortes similarités
avec ceux du précédent ensemble, en
termes de déplacements pendulaires,
de rythme de constructions immobi-
lières, de cohésion sociale ou d?accès
à l?emploi. Les revenus et le taux
d?emploi y sont toutefois inférieurs et
les situations de pauvreté un peu plus
fréquentes. Par ailleurs, plus éloignés
des pôles d?emploi, les territoires de
cet ensemble se caractérisent par
des distances plus importantes entre
commune de résidence et commune
d?emploi et par des temps d?accès
aux services plus longs. Contraire-
ment au précédent ensemble, les
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Couronne des agglomérations : déplacements et constructions accrus
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires ruraux relativement isolés
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires confrontés à la pauvreté
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Au-delà de la première couronne, les distances s?allongent,
la cohésion sociale se fragilise
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Les agglomérations : au coeur des problématiques de développement
durable
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Le littoral : tensions entre préservation et développement
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires âgés, à faible taux d?emploi, attractifs et au patrimoine
naturel important
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
emplois courts (CDD et intérim) y sont
plus fréquents qu?en moyenne régionale.
Enfin, ces territoires sont moins urba-
nisés que les territoires des premières
couronnes et l?artificialisation, bien que
supérieure à la moyenne régionale, y est
moindre: les trois quarts des territoires
de cet ensemble ont une croissance, due
au seul solde migratoire, supérieure à
0,9 % par an entre 1999 et 2008, ce qui
traduit une attractivité démographique
importante.
Le littoral : tensions
entre préservation et
développement
Le quatrième ensemble est constitué
des territoires littoraux à forte activité
touristique. Ces territoires se caractéri-
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Couronne des agglomérations : déplacements et constructions accrus
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires ruraux relativement isolés
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires confrontés à la pauvreté
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Au-delà de la première couronne, les distances s?allongent,
la cohésion sociale se fragilise
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Les agglomérations : au coeur des problématiques de développement
durable
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Le littoral : tensions entre préservation et développement
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires âgés, à faible taux d?emploi, attractifs et au patrimoine
naturel important
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
39
Une approche territoriale du développement
durable en Pays de la Loire
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
sent par une forte proportion d?héber-
gements touristiques et, en termes de
croissance démographique, par une
dynamique migratoire très soutenue.
Leur développement, intimement lié au
développement du tourisme balnéaire
et plus généralement à l?attractivité
du littoral, est à l?origine de tensions
fortes. En premier lieu, des tensions
sur la nature, tant l?attrait pour ces
territoires induit une surexploitation des
ressources naturelles, une dégradation
des milieux et une multiplication des
risques (érosion, submersion et éléva-
tion du niveau de la mer notamment).
Comme dans les agglomérations, l?ur-
banisation y est forte et croissante,
avec un rythme soutenu des construc-
tions de logements. Or, ces territoires
littoraux sont constitués d?espaces
naturels dont la préservation est essen-
tielle. En témoigne notamment la part
importante de la surface classée en
Znieff (Zones naturelles d?intérêt écolo-
gique faunistique et floristique), supé-
rieure à la moyenne régionale, à l?excep-
tion de la communauté de communes
de Pornic qui se singularise par une
forte part de terres agricoles (85 %).
En second lieu, ces territoires connais-
sent des disparités sociales, avec des
inégalités de revenus particulièrement
marquées. Les actifs sont nombreux
à travailler à temps partiel, princi-
palement les femmes, ou à alterner
périodes d?activité et de chômage du
fait de l?importance des contrats de
courte durée dans les activités saison-
nières. Enfin, ces territoires présentent
un certain déséquilibre générationnel :
les personnes de 65 ans et plus sont
plus nombreuses que les moins de
20 ans.
Parmi ces territoires, la communauté
de communes du Pays de Saint-Gilles-
Croix-de-Vie, la communauté d?agglo-
mération de la Presqu?île de Guérande
- Atlantique et la communauté de
communes des Olonnes ont une acti-
vité industrielle présentant des risques
technologiques, source potentielle de
tensions supplémentaires. Ces trois
territoires enregistrent une production
de déchets industriels dangereux, la
dernière accueillant également sur
son territoire un établissement classé
Seveso.
Territoires ruraux
relativement isolés
Le cinquième ensemble est constitué
de territoires ruraux, pour l?essentiel
situés en Mayenne et en Sarthe. Plus
qu?ailleurs, les espaces agricoles ou
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Couronne des agglomérations : déplacements et constructions accrus
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires ruraux relativement isolés
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires confrontés à la pauvreté
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Au-delà de la première couronne, les distances s?allongent,
la cohésion sociale se fragilise
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
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mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Les agglomérations : au coeur des problématiques de développement
durable
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
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utilisation de la voiture
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mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Le littoral : tensions entre préservation et développement
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
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mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires âgés, à faible taux d?emploi, attractifs et au patrimoine
naturel important
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
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mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Couronne des agglomérations : déplacements et constructions accrus
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
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Territoires ruraux relativement isolés
taux d'emploi
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Territoires confrontés à la pauvreté
taux d'emploi
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Au-delà de la première couronne, les distances s?allongent,
la cohésion sociale se fragilise
taux d'emploi
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Les agglomérations : au coeur des problématiques de développement
durable
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
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Le littoral : tensions entre préservation et développement
taux d'emploi
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Territoires âgés, à faible taux d?emploi, attractifs et au patrimoine
naturel important
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
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part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
naturels (forêts) prédominent dans ces
territoires peu urbanisés. La dynamique
d?artificialisation et de constructions
immobilières y est modérée. Par
ailleurs, ces territoires se distinguent
par un certain isolement, l?accès aux
équipements y étant en moyenne
peu aisé et la densité de médecins
généralistes particulièrement faible.
Cette situation est d?autant plus
défavorable que la population y est
relativement âgée. Les revenus y sont
inférieurs au niveau régional et les
situations de pauvreté plus fréquentes.
Toutefois, les écarts de salaires entre
hommes et femmes y sont inférieurs,
de même que le temps partiel subi des
femmes.
Territoires confrontés
à la pauvreté
Dans le sixième ensemble de terri-
toires, majoritairement situés à l?est du
Maine-et Loire et au sud de la Sarthe,
les difficultés sociales sont plus fortes
qu?ailleurs dans la région. La propor-
tion de ménages à bas revenus y est
importante, de même que la proportion
de jeunes sans diplôme. Les inégalités
de revenus y sont également assez
importantes et le parc locatif social
y est relativement élevé. À ces diffi-
cultés sociales, s?ajoute pour trois
territoires une exposition notable aux
risques technologiques ou naturels : la
communauté de communes de Loire-
Longué et la communauté d?agglomé-
ration Saumur Loire Développement
font partie des territoires de la région
pour lesquels la part de la population
exposée à un risque d?inondation (hors
submersion marine) est la plus impor-
40
Une approche territoriale du développement
durable en Pays de la Loire
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
tante (respectivement 44 % et 35 %) ; la
communauté de communes du Canton
de Noyant est celle qui enregistre,
hors grandes agglomérations, la plus
grande quantité de déchets dangereux
produits par les entreprises.
Territoires âgés, à faible
taux d?emploi, attractifs
et au patrimoine naturel
important
Le septième et dernier ensemble, bien
que constitué de seulement douze EPCI,
est assez hétérogène mais regroupe
six EPCI du sud de la Vendée. Ces
territoires ont en commun d?être plus
attractifs que la moyenne régionale,
d?avoir une population plus âgée et un
taux d?emploi très faible. En corollaire,
le chômage de même que la proportion
de ménages à bas revenus y sont
globalement plus élevés qu?en moyenne
régionale. Rapporté à la population, le
nombre d?hébergements touristiques y
est relativement important. Par ailleurs,
tous les EPCI de cet ensemble ont une
responsabilité particulière en termes
de préservation de la biodiversité,
bien qu?ils ne soient pas les seuls
dans la région. Ils sont tous couverts
par une Znieff : faiblement pour la
communauté de communes du Val du
Loir (moins de 5 % de sa superficie)
à fortement (plus de 20 %) pour
certaines intercommunalités de Vendée
(notamment celles couvertes par le
Marais poitevin au sud et par le Marais
breton au nord-est). De plus, la part de
surfaces naturelles est supérieure à
la moyenne régionale pour la plupart
d?entre elles, y compris celles qui ne
sont que faiblement couvertes par une
Znieff. ?
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Couronne des agglomérations : déplacements et constructions accrus
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
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Territoires ruraux relativement isolés
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Territoires confrontés à la pauvreté
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Au-delà de la première couronne, les distances s?allongent,
la cohésion sociale se fragilise
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Les agglomérations : au coeur des problématiques de développement
durable
taux d'emploi
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Territoires âgés, à faible taux d?emploi, attractifs et au patrimoine
naturel important
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Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
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Territoires âgés, à faible taux d?emploi, attractifs et au patrimoine
naturel important
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Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Limites de la classification
La typologie des EPCI présentée ici ne fait pas ressortir de groupes de territoires spécifiquement exposés aux risques technologiques
ou naturels. Cet aspect fondamental du développement durable a pourtant été intégré dans l?analyse (densité d?établissements
à risque et population exposée à un risque d?inondation). De même, les territoires qui ont une responsabilité particulière en
matière de préservation de la biodiversité ne sont que peu distingués par la présente classification. De manière générale, les
variables environnementales utilisées dans l?analyse s?avèrent n?avoir qu?un faible pouvoir explicatif comparé aux variables socio-
économiques.
Lecture des radars :
Les « radars » représentent douze des indicateurs utilisés dans la classification des EPCI de la région. Chaque rayon
correspond à un indicateur. La moyenne régionale est fixée comme référence (courbe en vert) et on mesure, pour chaque
indicateur, l?écart entre le groupe de territoires et cette moyenne régionale. Si la courbe en orange est au-delà de la courbe
en noir, cela signifie que la moyenne de l?indicateur pour le groupe de territoires est supérieure à la moyenne régionale.
Inversement, si la courbe en rouge est plus proche du centre que la courbe en noir, cela signifie que la moyenne de l?indi-
cateur pour le groupe de territoires est inférieure à la moyenne régionale.
41 insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Angers
Nantes
Le Mans
La Roche-
sur-Yon
Laval
Cholet
Saint-Nazaire
Lecture : les communes en blanc ne font pas partie d'un EPCI. Pour les EPCI comprenant des communes de différentes
régions, les communes appartenant à la région Pays de la Loire sont uniquement prises en compte.
© IGN - Insee 2012
Sept familles de territoires au regard des problématiques de
développement durable
MAYENNE
SARTHE
VENDÉE
LOIRE-ATLANTIQUE
MAINE-ET-LOIRE
Typologie des EPCI :
Les agglomérations : au coeur des problématiques de
développement durable
Le littoral : tensions entre préservation et développement
Déplacements et constructions accrus
Au-delà de la première couronne,
les distances s'allongent, la cohésion
sociale se fragilise
Territoires ruraux relativement isolés
Territoires confrontés à la pauvreté
Territoires âgés, à faible taux d'emplois,
attractifs et au patrimoine naturel important
Couronnes des
agglomérations
Pour en savoir plus
David D. et Marcus M., Organiser, hiérarchiser, synthétiser : l?analyse des données comme outil d?expertise des indicateurs européens
de développement durable, Insee, Courrier des statistiques, n°130, mai 2011.
Després L. et al., L?estuaire de la Loire. Un territoire en développement durable ?, coll. « Espaces et Territoires », Presses universitaires de
Rennes, 2009.
Seguin S., Pays de la Loire : moins de pauvreté et d?inégalités qu?ailleurs, malgré des disparités territoriales, Insee Pays de la Loire,
Études, n°100, décembre 2011.
Zuindeau B. et al., Développement durable et territoires, Presses universitaires du Septentrion, 2010.
Le regroupement des EPCI en sept
ensembles a été obtenu par la mise
en oeuvre d?une « classification
ascendante hiérarchique ». Cette
méthode consiste à agréger deux
à deux et selon un processus
itératif les EPCI qui présentent le
profil le plus proche eu égard à
un certain nombre de variables.
Cette procédure d?agrégation a
été réalisée selon un critère (Ward)
qui maximise l?homogénéité des
profils au sein d?un ensemble ainsi
que l?hétérogénéité d?un ensemble
à l?autre.
Au préalable, une « analyse en
composante principale » a été
menée sur 38 variables, dont
24 retenues comme variables
actives, caractérisant les terri-
toires sur des problématiques
socio-économiques et environne-
mentales. Cette étape a permis
de faire émerger les variables qui
contribuaient le plus à l?analyse et
à la différentiation des territoires.
Pour comprendre
ces résultats
Une approche territoriale du développement
durable en Pays de la Loire
42
Glossaire
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
GLOSSAIRE
Agriculture biologique
Elle établit un système de gestion durable pour l?agriculture (maintien de la biodiversité, préservation de la qualité des sols,
de l?air et des eaux, respect du bien-être animal) visant à une production agricole de qualité. L?utilisation de produits chimiques
de synthèse, d?OGM et de leurs dérivés est interdite. Les opérateurs de la filière bio sont contrôlés par des organismes
certificateurs agréés par les pouvoirs publics et répondant à des critères d?indépendance, d?impartialité, d?efficacité et
de compétence. Le sigle « AB » (Agriculture biologique) est l?un des cinq signes officiels d?identification de la qualité et de
l?origine.
Artificialisation
On parle d?artificialisation du sol lorsque des zones agricoles ou naturelles sont transformées par l?homme en zones artificielles
(lotissements, routes, zones commerciales...).
Biodiversité
La biodiversité est définie par la Convention sur la diversité biologique de l?ONU de 1992 comme : « la variabilité des
organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes
aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie ; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre
espèces, ainsi que celle des écosystèmes » (art. 2). Le concept de biodiversité concerne donc toutes les composantes
et les variations du monde vivant. Les scientifiques distinguent trois niveaux d?organisation : la diversité écologique (les
écosystèmes), la diversité spécifique (les espèces), la diversité génétique (les gènes). Une autre composante essentielle et
constitutive de la biodiversité sont les interactions au sein et entre chacun de ces trois niveaux d?organisation.
Déchets dangereux
Un déchet est considéré comme dangereux s?il présente l?une ou l?autre des caractéristiques suivantes : explosif, hautement
inflammable, irritant, nocif, toxique, corrosif, mutagène ou cancérigène. La classification des déchets résulte de la décision
de la Commission européenne du 3 mai 2000, transposée en droit français par le décret du 18 avril 2002.
Déchets ménagers
Les déchets ménagers et assimilés regroupent six catégories de déchets : les ordures ménagères résiduelles en mélange
collectées en porte-à-porte, le verre et les matériaux secs collectés en porte-à-porte ou par apport volontaire aux bornes de
collecte, les bio-déchets et les déchets verts, les encombrants, les déchets déposés en déchèteries. Ces déchets ménagers
et assimilés comprennent une part non négligeable (de l?ordre de 20 %) de déchets produits par des petites entreprises du
commerce et des services ou de l?artisanat et ramassée dans les mêmes conditions que les ordures ménagères (déchets de
restauration, cartons, gravats, etc.).
Énergies renouvelables
Elles proviennent de ressources que la nature renouvelle en permanence (eau, vent, soleil, matières organiques, chaleur de
la terre, etc.). Les sources d?énergies renouvelables peuvent alimenter la production électrique (hydraulique, éolien, solaire
photovoltaïque, déchets urbains, déchets de bois) ou la production thermique (solaire thermique, géothermie, déchets urbains,
bois et déchets, résidus de récolte, biogaz et biocarburants).
Espérance de vie
L?espérance de vie à la naissance (ou à l?âge 0) représente la durée de vie moyenne - autrement dit l?âge moyen au décès
- d?une génération fictive soumise aux conditions de mortalité de l?année. Elle caractérise la mortalité indépendamment de la
structure par âge.
Étalement urbain
Désigne le phénomène de développement des surfaces urbanisées en périphérie des villes ; son étude nécessite l?emploi
d?outils et de sources spécifiques mesurant l?évolution de l?occupation du sol.
43
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Gaz à effet de serre
Les principaux gaz responsables de l?effet de serre, dont les émissions sont encadrées par le protocole de Kyoto, sont le
dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), l?oxyde nitreux (N2O), et les gaz fluorés (HFC, PFC et SF6). Les émissions de ces
six gaz sont pondérées par leurs potentiels de réchauffement global (PRG) et exprimées en équivalents CO2 pour donner un
total d?émissions en équivalents CO2.
Granulats
Petits morceaux de roche d?une taille inférieure à 125 mm, utilisés dans les travaux publics, le génie civil et le bâtiment. Ils
peuvent être obtenus par exploitation directe des roches meubles (sable, graviers), par concassage de roches massives
(granite, basalte, calcaire) ou par recyclage de matériaux de démolition ou de laitiers de hauts fourneaux, mâchefers.
Niveau de vie
Le niveau de vie est égal au revenu disponible d?un ménage (somme des revenus de ses membres, y compris les prestations
sociales et après paiement des impôts directs) divisé par le nombre d?unités de consommation (uc). Le niveau de vie est donc
le même pour tous les individus d?un même ménage. Les uc, qui permettent de tenir compte des économies d?échelle liées à
la vie en commun, sont calculées selon l?échelle d?équivalence dite de l?OCDE modifiée qui attribue 1 uc au premier adulte du
ménage, 0,5 uc aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 uc aux enfants de moins de 14 ans. Le niveau de vie médian
partage une population en deux sous-ensembles égaux : la moitié des personnes dispose d?un niveau de vie inférieur, l?autre
moitié d?un niveau de vie supérieur.
Périurbanisation
La périurbanisation a trait au comportement des populations ayant quitté les centres urbains pour aller vivre dans les zones
périphériques.
Produits phytosanitaires
Matières actives (ou préparations en contenant) utilisées en agriculture pour protéger les plantes cultivées contre les
organismes nuisibles. Avec les biocides, ils constituent les pesticides.
Rapport interdécile des revenus
Le rapport interdécile est le rapport entre le 9e décile et le 1er décile (D9/D1) définis respectivement comme le niveau de vie
plancher des 10 % les plus aisés et le niveau de vie plafond des 10 % les plus modestes. Il est utilisé pour mesurer les écarts
de revenus.
Seveso
Les établissements Seveso, seuils haut et bas, sont les installations industrielles qui présentent le plus de risques pour la
population qui réside autour de ces sites. La maîtrise de l?urbanisation et la réduction de la vulnérabilité des populations
situées à proximité des sites Seveso font partie des objectifs du Grenelle de l?environnement. La population exposée aux
risques technologiques doit être informée des risques qu?elle encourt en résidant à proximité de ces établissements.
Surendettement
Les commissions de surendettement ont pour mission de chercher des solutions aux problèmes rencontrés par les particuliers
qui ont contracté un endettement excessif ou qui sont confrontés à une réduction de leurs ressources à la suite d?un accident
de la vie (divorce, chômage, maladie, etc.). Elles peuvent orienter le dossier de surendettement vers une procédure amiable
qui repose sur la négociation d?un plan conventionnel de redressement ou, en cas d?échec des négociations, proposer aux
autorités judiciaires des recommandations visant à étaler le remboursement des dettes, réduire les taux d?intérêt, voire
suspendre le paiement des dettes et/ou procéder à un effacement partiel de la dette.
Suroccupation
La définition d?un logement en situation de suroccupation repose sur la composition du ménage et le nombre de pièces
du logement. Un logement est suroccupé quand il lui manque au moins une pièce par rapport à la norme d? « occupation
normale », fondée sur : une pièce de séjour pour le ménage, une pièce pour chaque personne de référence d?une famille, une
pièce pour les personnes hors famille non célibataires ou les célibataires de 19 ans ou plus et, pour les célibataires de moins
de 19 ans : une pièce pour deux enfants s?ils sont de même sexe ou ont moins de 7 ans, sinon, une pièce par enfant.
Valorisation des déchets
Il s?agit de la valorisation matière ou organique ainsi que de la valorisation énergétique. La valorisation matière ou organique
comprend le recyclage et le réemploi (valorisation matière), le compostage, la méthanisation et l?épandage (valorisation
organique). La valorisation énergétique correspond à une énergie renouvelable thermique obtenue par incinération des
déchets. Les autres modes de traitement sont l?incinération sans valorisation énergétique et la mise en décharge.
Glossaire
44 insee pays de la loire - entre chômage et cdi, de multiples formes d?emploi dans les pays de la loire - novembre 2011
Glossaire
Zonage en aires urbaines 2010
Une aire urbaine ou « grande aire urbaine » est un ensemble de communes, d?un seul tenant et sans enclave, constitué par
un pôle urbain (unité urbaine de plus de 10 000 emplois) et par des communes rurales ou unités urbaines dont au moins
40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des communes attirées par celui-ci (couronne
périurbaine). Le zonage en aires urbaines 2010 distingue également les « moyennes aires », les « petites aires », les
communes « multipolarisées des grandes aires », les « autres communes multipolarisées » et les communes « isolées hors
influence des pôles ».
Le périurbain est composé des couronnes des grands pôles urbains et des communes multipolarisées des grandes aires
urbaines.
Zone naturelle d?intérêt écologique, faunistique et floristique (Znieff)
Territoire terrestre, fluvial ou marin présentant un intérêt de par la richesse de ses écosystèmes et les espèces animales ou
végétales, rares ou menacées qu?il recèle. Les Znieff ont été créées à l?initiative du ministère chargé de l?Environnement dans
le but d?améliorer la connaissance des richesses écologiques du patrimoine national, de constituer une base scientifique de
la politique nationale de protection de la nature et de proposer une base de connaissance accessible à tous pour permettre
la prise en compte des espaces naturels dans les projets d?aménagement.
45 insee pays de la loire - entre chômage et cdi, de multiples formes d?emploi dans les pays de la loire - novembre 2011
www.insee.fr/pays-de-la-loire
INSEE Pays de la Loire
105, rue des Français Libres
BP 67401
44274 Nantes cedex 2
La réalisation de cet ouvrage a été coordonnée par la direction régionale de l?Insee et
la direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement (Dreal)
des Pays de la Loire.
ISBN 978-2-11-056140-8
Code Sage IdoS04644 - JUIN 2012 - PRIX 15 E
Le développement
durable dans
les Pays de la Loire
www.insee.fr/pays-de-la-loire
N° 46. Juin 2012
INVALIDE) (ATTENTION: OPTION fixés dans le cadre du protocole de
Kyoto et du « paquet énergie-climat » de
l?Union européenne. Les engagements
pris par la France consistent à augmen-
ter de 20 % l?efficacité énergétique par
des mesures d?économie d?énergie et à
atteindre 23 % d?énergie renouvelable
dans la consommation finale d?énergie
d?ici 2020.
La consommation d?énergie par unité de
PIB, appelée intensité énergétique, per-
met d?illustrer l?efficacité énergétique
des régions, en mesurant la consom-
mation finale d?énergie nécessaire pour
dégager la richesse produite par la
région. Il est à noter que les disparités
régionales reflètent en grande partie
les caractéristiques économiques des
différentes régions. En 2009, la région
se situe au 6e rang des régions les
moins gourmandes en énergie, tandis
qu?à l?extrême inverse on trouve des
régions comme la Lorraine ou le Nord-
Pas-de-Calais, où la part d?énergie liée
à l?industrie est élevée. La région était
cependant en 1990 la troisième région
pour la faiblesse de son intensité éner-
gétique : celle-ci a peu diminué en
Pays de la Loire par rapport aux autres
régions. Ainsi, le découplage entre
consommation énergétique et produc-
tion de biens et services est moins pro-
noncé dans la région qu?en moyenne
nationale. En effet, la consommation
Le découplage entre consommation énergétique et PIB est moins
prononcé dans les Pays de la Loire qu?en moyenne nationale
Évolution de la consommation finale d?énergie et du PIB (indice 100 en 1990)
régionale d?énergie augmente sensible-
ment entre 1990 et 2004 et semble se
stabiliser depuis, tandis qu?au niveau
national la baisse des consommations
est amorcée depuis 2005.
Le résidentiel-tertiaire et les transports
sont les deux principaux secteurs
consommateurs d?énergie : ils repré-
sentent respectivement 45 % et 36 %
des consommations régionales en
2009, des proportions supérieures
de respectivement 3 et 5 points par
rapport à la moyenne des régions de
province. La part de l?industrie est en
revanche moins importante dans la
région qu?en moyenne de province,
avec 14 % des consommations, soit
10 points de moins. Si les parts rela-
tives des secteurs ont peu évolué
entre 1990 et 2009, leurs évolutions
en volume ont été très différentes. La
dynamique démographique associée
à l?étalement urbain a accentué les
consommations d?énergie dans l?ha-
bitat, puisqu?elle se traduit par un plus
grand nombre de maisons individuelles
qui consomment davantage que le
collectif. À ces évolutions, s?ajoute la
croissance des activités tertiaires. Au
total, entre 1990 et 2009, les quantités
d?énergie consommées par le secteur
résidentiel-tertiaire progressent de
43 % contre une hausse moyenne de
36 % pour l?ensemble des secteurs de
la région. Ces évolutions et le poids du
résidentiel-tertiaire dans la consomma-
tion d?énergie laissent entrevoir dans la
rénovation énergétique des bâtiments
un gisement important d?économies
d?énergies et, par conséquent, des
opportunités de développement pour le
secteur de la construction. Autre consé-
quence de l?étalement urbain à travers
la hausse des déplacements qu?il
induit, la consommation d?énergie dans
le secteur des transports augmente de
47 % entre 1990 et 2009.
Cette augmentation trouve aussi son
origine dans la croissance du transport
de marchandises, essentiellement des
transports routiers. En effet, la part
des transports de marchandises par
chemin de fer et par voie fluviale est
en déclin. Ces modes de transport, à
la fois plus respectueux de l?environne-
ment et de la qualité de vie (moins d?ac-
cidents et d?encombrements routiers),
représentent 6 % des flux interrégio-
naux de transport de marchandises
en 2009 dans les Pays de la Loire, ce
qui place la région en avant-dernière
position des régions métropolitaines.
La faible part du transport ferroviaire
tient, d?une part, au relatif isolement de
la région et, d?autre part, à la concur-
rence du réseau autoroutier qui s?est
particulièrement étoffé depuis une ving-
taine d?années. Quant au réseau fluvial,
il est très peu étendu dans la région,
avec des gabarits limités. Parmi les
actions qui visent à réduire l?impact
environnemental du transport de mar-
chandises, on peut toutefois citer la
liaison maritime entre Saint-Nazaire et
le port espagnol de Gijòn. Cette « auto-
route de la mer » propose en effet un
transfert des camions de la route vers
la mer.
Une économie dynamique qui pourrait
nécessiter des adaptations
Le découplage entre consommation énergétique et PIB est moins prononcé dans les Pays de la Loire qu'en moyenne nationale
É volution de la consommation finale d'énergie et du PIB (indice 100 en 1990)
Sources : CGDD / SOeS ; Insee, Comptes régionaux (base 2000).
100
110
120
130
140
150
160
1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008
Pays de la Loire / PIB en volume
Pays de la Loire / Consommation d'énergie
France métropolitaine / PIB en volume
France métropolitaine / Consommation
d'énergie
22 insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Une économie dynamique qui pourrait
nécessiter des adaptations
Les Pays de la Loire sont fortement
dépendants des énergies fossiles
(pétrole et gaz naturel), qui représentent
plus des deux tiers de la consommation
énergétique de la région. La consom-
mation d?énergie est particulièrement
dominée par les produits pétroliers.
Ce type d?énergie représente 50 % de
l?énergie consommée dans la région.
Seules la Bretagne, la Corse et la
Basse-Normandie présentent des parts
de produits pétroliers supérieures, la
moyenne en province étant de 43 %.
Les autres sources d?énergie les plus
fréquentes dans la région sont l?électri-
cité (24 %), le gaz naturel (18 %) et le
bois (4 %).
Une faible place des
énergies renouvelables
malgré le développement
des énergies émergentes
Les Pays de la Loire sont bien position-
nés dans les sources d?énergie émer-
gentes. Leur développement, impulsé
notamment par le plan national de
développement des énergies renouve-
lables initié dans le cadre du Grenelle
de l?environnement, offre des pers-
pectives pour réduire le recours aux
énergies fossiles. En outre, ces filières
sont porteuses en termes de dévelop-
pement économique pour la région et
potentiellement créatrices d?emplois.
Si les volumes d?électricité produits
restent marginaux, la région se situe
dans la moyenne nationale en termes
d?électricité éolienne, avec 260 GWh
Déclin de la part des transports de marchandises par chemin de fer et
par voie fluviale
Part du rail et du fluvial dans le transport de marchandises (%)
Déclin de la part des transports de marchandises par chemin de fer et par voie fluviale
Part du rail et du fluvial dans le transport de marchandise (%)
Sources : SOeS d'après enquête TRM, enquête opérateurs ferroviaires, VNF, données SNCF et RFF.
0
5
10
15
20
25
800250020002
Pays de la Loire France métropolitaine
produits par les 72 éoliennes de la
région en 2008. Au vu des projets de
parcs éoliens, notamment off-shore, la
progression de cette filière, en accélé-
ration depuis 2006, pourrait se poursui-
vre dans les années à venir. Les Pays
de la Loire figurent par ailleurs dans le
trio de tête des régions dans lesquelles
le photovoltaïque est le plus utilisé et
ce, loin devant les autres régions. La
région est en effet très bien pourvue
en panneaux solaires thermiques qui
lui permettent de produire 5,3 GWh
d?électricité en 2008. D?autres sources
représentent des potentiels suscepti-
bles d?être valorisés, tels la biomasse,
le solaire thermique, la valorisation des
déchets, la méthanisation, les énergies
marines, etc.
Malgré le développement de ces éner-
gies émergentes, la part de la produc-
tion d?électricité renouvelable dans la
consommation totale d?électricité est
très faible en Pays de la Loire : en
2008, cette part s?élève à 1,5 %. Seule
l?Île-de-France présente une part plus
faible (1,2 %). Ceci s?explique par le fait
que la production d?électricité d?origine
hydraulique y est marginale (21 GWh
en 2008). En outre, du fait de la confi-
guration de ses cours d?eau, le poten-
tiel de développement de l?énergie
hydraulique dans la région est faible.
Or actuellement, de manière générale,
la production d?électricité renouvelable
est largement dominée par la produc-
tion hydraulique (près de 90 % en 2008
en moyenne nationale). Les régions
bien équipées en barrages - qui produi-
sent depuis longtemps de grandes
quantités d?électricité hydraulique - ont,
de ce seul fait, des parts d?électricité
renouvelable élevées.
Anticiper le vieillissement de
la population active et son
renouvellement
En sus des contraintes énergétiques et
du respect de l?environnement, l?emploi
des seniors constitue, avec la pour-
suite du vieillissement de la population
active, une question à la fois d?actualité
et d?avenir pour l?économie régionale.
D?une part, le faible taux d?emploi des
seniors interroge sur la capacité de
l?appareil productif régional à répondre
Un faible taux d?emploi des hommes et des femmes de 55 ans et plus
Taux d?emploi par âge des hommes et de femmes en 2008 (%)
Un faible taux d'emploi des hommes et des femmes de 55 ans et plus
Taux d'emploi par âge des hommes et des femmes en 2008 (%)
Source : Insee, Recensement de la population 2008 exploitation principale.
0
10
20
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40
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90
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Femmes Hommes Femmes Hommes Femmes Hommes
sna 46 à 55sna 45 à 52sna 42 à 51
Pays de la Loire
France métropolitaine
23
Pour en savoir plus
Seguin S. et al., Forces et faiblesses caractérisant l?économie des Pays de la Loire, Insee Pays de la Loire, Dossier, n°32, janvier 2009.
Cloarec N. et al., L?appareil productif des Pays de la Loire face à son avenir, Insee Pays de la Loire, Dossier, n°HS, avril 2010.
Seguin S. et al., L?innovation des entreprises dans les Pays de la Loire, Insee Pays de la Loire, Dossier, n°43, juin 2011.
Fouchard C. et al., L?emploi des seniors en Pays de la Loire : enjeux et perspectives, Insee Pays de la Loire, Dossier, n°37, juin 2010.
Girault M., Les consommations finales d?énergie en région, SOeS, Le point sur, n°70, janvier 2011.
Léon O., La population active en métropole à l?horizon 2030 : une croissance significative dans dix régions, Insee Première, n°1371,
octobre 2011.
Profil environnemental des Pays de la Loire : http://profil-environnemental.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Une économie dynamique qui pourrait
nécessiter des adaptations
à l?allongement de la durée du travail.
En effet, si jusqu?à 55 ans les habitants
de la région sont davantage en emploi
qu?ils ne le sont sur le reste du territoire,
c?est l?inverse au-delà de cet âge et, à
partir de 57 ans, ceux qui sont en emploi
deviennent minoritaires. D?autre part, le
renouvellement des effectifs pourrait
devenir un enjeu important de dévelop-
pement économique de la région. Si la
croissance de la population active des
Pays de la Loire ne devrait pas ralentir
dans les quinze à vingt ans à venir, les
départs à la retraite des générations du
baby-boom seront massifs. Ainsi, sous
la double hypothèse de la poursuite
des comportements de départs à la
retraite constatés sur un passé récent
et d?un recul d?un an de l?âge moyen
de départ réel en fin de carrière, ce
sont d?ici 2020 plus de 36 000 postes
par an qui seraient concernés par un
départ et donc par un enjeu de renou-
vellement des effectifs. Des départs
massifs interviendront dans l?éducation,
la santé, l?action sociale et l?administra-
tion. Des risques existent par ailleurs
en matière de transmission d?entre-
prises, surtout pour les plus petites
d?entre elles, dans l?agriculture, l?arti-
sanat et le commerce, de nombreux
chefs d?entreprise approchant l?âge
de la retraite. Mais, les départs consti-
tuent également des opportunités de
recrutement dans les secteurs où les
postes occupés par des seniors répon-
dent à des besoins pérennes du tissu
productif. Les ouvriers qualifiés et les
métiers des services à la personne
seraient ainsi parmi les plus concernés
par le renouvellement de leurs effectifs.
Reste que, afin d?éviter les pénuries de
main-d?oeuvre, les entreprises devront
attirer les plus jeunes et créer les
conditions du maintien en emploi des
seniors dans de bonnes conditions. De
ce point de vue, l?important recours au
temps partiel ou à des contrats courts
(CDD ou intérim) pourrait peser sur
l?attractivité du marché du travail de la
région (cf. « Des atouts en termes de
qualité de vie », p.5).?
24 insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Zoom : L?agriculture, un secteur en mutation
L ?agriculture est une spécificité
forte des Pays de la Loire.
En effet, la superficie agricole
utilisée couvre les deux tiers de l?espace
régional, contre la moitié en moyenne
en France métropolitaine, en lien avec la
faible part des forêts dans la région. En
2010, 73 500 personnes, qu?elles soient
salariées ou non, travaillent de manière
permanente dans ce secteur. Les Pays
de la Loire sont ainsi la deuxième région
agricole de France en termes d?emplois.
En outre, les 34 300 exploitations de la
région contribuent à près de 11 % de la
production agricole nationale. La région
est très orientée vers l?élevage (70 %
de la valeur des productions), mais se
caractérise également par une grande
variété de cultures végétales telles que
les céréales, la viticulture, le maraîchage
ou l?arboriculture.
Ainsi, la production agricole est très
diversifiée et pour bon nombre de
produits, les Pays de la Loire se situent
aux tous premiers rangs nationaux
(élevage de gros bovins, de volailles et
de porcs, production horticole et arbori-
cole, etc.).
Des enjeux de
développement économique
et social
Le secteur agricole doit faire face à des
enjeux de développement et de pérennité
des exploitations, particulièrement
prégnants en Pays de la Loire. Si dans la
région, le recul des surfaces agricoles au
profit essentiellement de l?urbanisation
se situe dans la moyenne nationale,
les Pays de la Loire se distinguent
par une forte diminution du nombre
d?exploitations (- 36 % en dix ans,
contre - 26 % en moyenne nationale) qui
se traduit par une augmentation de leur
taille. La moitié des petites exploitations
ligériennes a ainsi disparu en dix ans.
Ce phénomène est en partie lié au
vieillissement des chefs d?exploitation
et à la modernisation des structures de
production.
Les activités agricoles végétales, de par
leur saisonnalité, marquent localement
l?emploi, de la même manière que les
activités touristiques. En effet, les ex-
ploitations maraîchères, horticoles ou vi-
ticoles notamment, offrent des emplois
saisonniers souvent de courte durée.
Une meilleure prise en
compte des impacts
environnementaux
Les mutations économiques doivent
également prendre en compte les effets
environnementaux de l?agriculture, l?en-
jeu étant de réduire les pressions sur
les écosystèmes et les ressources
naturelles. En effet, même si les prati-
ques agricoles s?améliorent, le recours
aux produits phytosanitaires est source
de pollutions. L?utilisation de ces pro-
duits et des engrais azotés participe à
l?altération de la qualité de l?eau, par la
présence de pesticides et de nitrates.
Elle contamine également les sols et
affecte leur fertilité par la diminution de
leur teneur en matière organique. Face à
ces préoccupations, le plan « Écophyto
2018 » a été lancé en 2008, avec pour
objectif de diviser par deux l?utilisation
des produits phytosanitaires au niveau
national d?ici 2018. Celle-ci est mesurée
en Nombre de doses unités (NODU),
qui prennent en compte l?efficacité des
différents produits. Les Pays de la Loire
représentent 6 % du NODU national en
2009. Le NODU est en baisse de 16 %
en Pays de la Loire par rapport à 2008.
Il est toutefois difficile de distinguer les
dimensions structurelle et conjoncturelle
de ce recul, plus marqué qu?au niveau
national (- 3 %).
L?irrigation constitue une autre source
de pression. Les grandes cultures, prin-
cipalement le maïs et le maraîchage
dans la région, ont une consomma-
tion d?eau souvent concentrée sur une
période de l?année où la pluviométrie
est faible, ce qui peut engendrer loca-
lement une diminution des débits et des
nappes phréatiques. Ainsi, l?agriculture,
via les activités d?élevage et l?utilisation
d?engrais azotés, est à l?origine de l?es-
sentiel des émissions de gaz à effet de
serre non énergétiques de la région.
L?agriculture a, enfin, un impact sur la
faune et la flore. Le développement de
certains types d?agriculture a pour effet
de diminuer les espaces bocagers qui
jouent un rôle important pour le maintien
de la biodiversité, notamment en offrant
des zones de refuge et d?alimentation
pour la faune. À l?inverse, le maintien de
l?élevage extensif, notamment dans les
zones humides permet sa préservation.
Ainsi, il est important de veiller au main-
tien des effets bénéfiques de l?agricul-
ture sur l?environnement.
Un secteur agricole en
reconversion
Face à ces enjeux environnementaux et
aux exigences économiques, les struc-
tures agricoles doivent s?adapter pour
privilégier des pratiques culturales plus
respectueuses de l?environnement. En
lien avec le développement de nouveaux
comportements de consommation, dif-
férents modes de production se sont
développés, tels que l?agriculture biolo-
gique, pour laquelle les Pays de la Loire
sont bien positionnés nationalement,
même s?ils se situent dans la moyenne
au niveau européen. En 2010, 4,1 %
des surfaces agricoles sont utilisées
pour ce type d?agriculture, y compris les
surfaces en conversion, soit 1 point de
plus qu?en moyenne nationale. Les cir-
cuits courts et les signes de qualité tels
que les labels et « appellations d?origine
contrôlées » connaissent également un
succès croissant. ?
Sources : Agence Bio ; SSP.
0,0
0,5
1,0
1,5
2,0
2,5
3,0
3,5
4,0
4,5
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Pays de la Loire
France métropolitaine
Une part de l?agriculture biologique qui demeure limitée, mais en forte
progression depuis 2008
Part de l?agriculture biologique (y compris conversion) dans la superficie agricole utilisée de 2000 à 2010 (%)
25 insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Zoom : Le tourisme, facteur de dynamisme
économique et source de pressions sur
les territoires
Avec 13,7 millions de nuitées enregis-
trées dans les hôtels et campings
durant la saison 2011, les Pays de
la Loire sont la sixième région touristique
de France métropolitaine. L?activité touris-
tique occupe une place importante dans
l?économie des communes du littoral
de Vendée et de Loire-Atlantique. En
moyenne en 2007, respectivement 16 %
et 8 % des emplois de ces communes
sont liés au tourisme, soit 6 500 et
6 200 salariés travaillant dans l?héber-
gement, la restauration, le commerce ou
des activités récréatives par exemple. Le
tourisme constitue également un levier
de développement local, notamment
dans les territoires plus ruraux. Outre les
structures d?hébergement, il nécessite en
effet la mise à disposition d?équipements
et d?infrastructures adaptés.
Deux types d?activité touristique se distin-
guent : d?une part, le tourisme d?affaires,
localisé principalement dans les agglo-
mérations et relativement bien réparti sur
l?année, et d?autre part, le tourisme de
loisirs, qui constitue l?essentiel de la fré-
quentation touristique en termes de nui-
tées totales (la moitié des nuitées hôte-
lières). Ce dernier, par sa concentration
sur le littoral et en période estivale, a un
impact fort en termes de développement
durable. Il pose notamment la question de
l?adéquation entre les ressources disponi-
bles (foncier, eau, etc.) et la population
présente, avec pour enjeu d?assurer la
rentabilité économique de l?activité tout
en limitant la pression exercée sur ces
territoires.
Une artificialisation
importante du littoral
Une conséquente permanente du déve-
loppement des activités touristiques est
l?artificialisation importante du littoral, en
particulier vendéen. En effet, l?afflux de
touristes génère des besoins supplémen-
taires en logements, en zones commer-
ciales, en infrastructures routières, ou
encore en équipements sportifs et de
loisirs, qui consomment beaucoup d?es-
pace. De nombreuses résidences secon-
daires sont par ailleurs construites sur
le littoral, réduisant le foncier disponible
et accroissant le prix des terrains, ce
qui peut se traduire par des difficultés
d?accès au logement pour les résidents.
L?aménagement du territoire met en
exergue des conflits d?usage entre le déve-
loppement des activités touristiques et le
maintien de secteurs traditionnels tels que
l?agriculture. L?artificialisation des sols a
également provoqué une transformation
des paysages et une fragmentation des
aires de peuplement. En outre, l?augmen-
tation de la fréquentation du littoral par
la population engendre la destruction ou
la détérioration de la qualité des milieux
naturels (piétinement, dérangement de
la faune, érosion des sols), en particulier
pour les milieux dunaires et rocheux. L?ur-
banisation entraîne par ailleurs une imper-
méabilité des sols qui accroît les risques
d?inondation.
Un tourisme saisonnier source
de pressions et de contraintes
Le tourisme a des conséquences liées à
son caractère saisonnier. La forte hausse
de population présente sur le littoral en
été pose la question du calibrage des
équipements et des services. En période
estivale, les collectivités sont ainsi
amenées à traiter d?importantes quantités
de déchets et d?eaux usées supplémen-
taires et à répondre à de forts besoins
énergétiques.
L?activité touristique engendre égale-
ment des tensions saisonnières sur les
ressources en eau, en particulier en
Vendée où des restrictions à l?usage de
l?eau sont prises chaque été. La consom-
mation en eau potable est alors en concur-
rence avec le secteur de l?agriculture,
pour lequel les besoins sont également
importants à cette période de l?année.
Un autre aspect de la saisonnalité des
activités touristiques est la forte propor-
tion de salariés en emplois précaires
qu?elle génère : près d?un quart des
emplois touristiques correspondent à des
contrats compris entre mars et octobre,
avec nombre de contrats courts et des
temps partiels plus fréquents.
Vers un développement
de nouvelles activités
touristiques
La prise en compte de capacités d?ac-
cueil croissantes mais limitées sur le
littoral, pose la question du développe-
ment de nouvelles activités qui ne soient
pas centrées uniquement sur le tourisme
balnéaire. Avec le souhait de développer
un tourisme plus respectueux de l?envi-
ronnement, émergent ainsi de nouvelles
filières qui mettent à l?honneur le tourisme
de nature et culturel. Celles-ci offrent
des possibilités de développement dans
de nombreux territoires tout au long de
l?année. Si ces nouvelles tendances sont
encore marginales, dans les territoires
ruraux par exemple, elles se concrétisent
par la fréquentation croissante des gîtes
ruraux et par la popularité de l?aménage-
ment récent de l?itinéraire cyclable « La
Loire à vélo ». ?
Angers
Nantes
Le Mans
La Roche-
sur-Yon
Laval
Lecture : les communes en blanc ne font pas partie d'un EPCI. Pour les EPCI comprenant des communes de différentes
régions, les communes appartenant à la région Pays de la Loire sont uniquement prises en compte.
© IGN - Insee 2012
Une offre en hébergement localisée principalement sur le littoral
Taux de fonction touristique par EPCI en Pays de la Loire en 2011
(nombre de lits en hôtels, campings et résidences secondaires pour 100 habitants)
Sources : Insee, Recensement de la population (RP) 2008 exploitation principale ;
Insee, DGCIS, enquêtes de fréquentation dans l'hôtellerie et l'hôtellerie de plein air.
Moins de 10
De 10 à moins de 30
De 30 à moins de 100
De 100 à moins de 800
Nombre de lits pour 100 habitants :
MAYENNE
SARTHE
VENDÉE
LOIRE-ATLANTIQUE
MAINE-ET-LOIRE
26
Une organisation du territoire marquée par
l?étalement urbain
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Depuis le début des années 1960, la périurbanisation a profondément structuré les territoires. Facteur
d?inégalités sociales, économiques et environnementales, elle met aujourd?hui en jeu l?équilibre territorial
interne de la région. La déconnexion entre les emplois et l?habitat, à laquelle elle est associée, entraîne des
problématiques spécifiques de déplacement pour les ménages habitant loin des pôles. L?étalement urbain
provoque des conflits sur l?usage des sols (activités agricoles, habitat et développement économique)
et sur l?accroissement du risque d?inondation. L?artificialisation a également des conséquences directes
sur la biodiversité. La progression de la mobilité, sur des distances toujours plus longues, effectuées
le plus souvent en voiture, engendre des émissions de CO2 plus élevées dans la région. Face à cette
situation, se développent désormais de nouvelles formes d?urbanisme pour intensifier la ville.
Une organisation du territoire marquée
par l?étalement urbain
Émilie DEQUIDT (Insee)
L?organisation du territoire est
au coeur des problématiques
de développement durable. En
Pays de la Loire, celle-ci est marquée
par la périurbanisation et l?étalement
urbain, qui mettent sur le devant de
la scène de nombreux enjeux écono-
miques, sociaux et environnementaux.
En effet, pour appréhender la qualité
de vie, les atouts de l?économie locale
et la richesse de la biodiversité, il
faut prendre en compte, entre autres
facteurs, la localisation de la popula-
tion, des emplois et des équipements,
ou la complémentarité entre les acti-
vités humaines et les milieux naturels.
Ainsi, cette organisation peut être
source d?inégalités. Dès lors, l?enjeu
en termes de développement durable
est de préserver l?équilibre au sein des
territoires.
Une périurbanisation
marquée, en raison d?un fort
dynamisme démographique
La région des Pays de la Loire est
particulièrement concernée par les
phénomènes de périurbanisation et de
rurbanisation, en raison de son dyna-
misme démographique. Depuis 1999,
la population régionale augmente
de 31 500 habitants chaque année,
soit une progression de 0,9 % en
moyenne par an entre 1999 et 2009,
contre + 0,7 % au niveau national. Sur
cette période, les Pays de la Loire
se positionnent ainsi au 5e rang des
régions françaises pour le dynamisme
démographique, derrière la Corse, le
Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées et
l?Aquitaine. Cette croissance de la popu-
lation bénéficie largement aux espaces
périurbains et ruraux, en raison d?une
offre foncière plus attractive en termes
de disponibilité et de coût. Le souhait
d?accéder à la propriété, notamment en
logement individuel, incite en effet un
nombre important de familles à s?ins-
taller toujours plus loin des villes.
Une artificialisation rapide
La demande croissante de logements
hors des pôles urbains a provoqué un
développement des surfaces urbani-
sées en périphérie des villes. Outre le
dynamisme démographique des Pays
de la Loire, de nombreux facteurs
ont contribué à cet étalement urbain,
comme la diminution de la taille des
ménages, à l?origine d?un besoin de
logements important. En Pays de la
Loire, l?attrait pour la propriété (avec
la prépondérance des maisons indivi-
duelles) associé à une forte progres-
sion des prix incite une part importante
des familles à s?éloigner des villes afin
de pouvoir accéder à la propriété. La
demande en résidences secondaires,
les besoins en infrastructures de trans-
port et la demande en locaux profes-
sionnels ou agricoles (maraîchage,
élevage) consomment beaucoup d?es-
pace.
En 2010, les territoires artificialisés
occupent ainsi 11,3 % de l?espace
régional, soit 2,4 points de plus qu?au
niveau national (cf. encadré, p. 27).
Au sein de la région, l?urbanisation est
très présente dans les départements
littoraux de Loire-Atlantique et de Ven-
dée, où la part des surfaces artificia-
lisées atteint respectivement 14,0 %
et 12,7 %. Le degré d?artificialisation
élevé des Pays de la Loire s?inscrit dans
Croissance soutenue de la population en Pays de la Loire
Évolution de la population entre 1990 et 2009, projections au-delà (indice 100 en 1990)
Croissance soutenue de la population en Pays de la Loire
Évolution de la population entre 1990 et 2009, projections au-delà (indice 100 en 1990)
Source : Insee, Recensements de la population (RP) de 1990, 1999 et 2009 exploitations principales, Omphale 2010.
100
105
110
115
120
125
130
135
140
145
1990 2000 2010 2020 2030 2040
Pays de la Loire
France métropolitaine
Projection au-delà
des pointillés
3,2 millions
4,4 millions
3,5 millions
27
Une organisation du territoire marquée par
l?étalement urbain
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
une tendance nationale à la progres-
sion de l?artificialisation des territoires.
Celle-ci a été particulièrement marquée
dans la région entre les années 2000 et
2006. Depuis, l?urbanisation des Pays
de la Loire continue de progresser plus
rapidement qu?en moyenne nationale :
la part de surfaces artificialisées a pro-
gressé de 0,9 point dans la région entre
2006 et 2010, contre + 0,5 point en
moyenne nationale. Un relatif ralentisse-
ment du rythme de l?artificialisation sem-
ble toutefois se dessiner dans la région
depuis la mi-2008. Entre 2006 et 2010,
les surfaces artificialisées dans la région
sont prélevées en large majorité sur les
terres agricoles (à hauteur de 71 %), à la
différence des régions riches en forêts
et milieux semi-naturels, où ces territoi-
res peuvent fournir une grande partie
des sols nouvellement artificialisés. Les
surfaces agricoles sont ainsi converties
pour accueillir les lotissements, routes
ou zones commerciales qui répondent
aux besoins des nouvelles populations.
L?artificialisation a de nombreuses consé-
quences sur les territoires, en parti-
culier sur le littoral où les milieux sont
particulièrement fragiles. Au-delà de la
diminution des ressources naturelles
et agricoles, l?artificialisation entraîne
une recomposition des paysages, une
fragmentation des habitats naturels et
pèse sur la biodiversité. L?urbanisation
entraîne également l?imperméabilité
des sols et, par là même, augmente
les difficultés pour recharger les eaux
souterraines et les risques d?inonda-
tion (cf. « Des ressources naturelles
riches mais fragiles », p. 11). Ce
phénomène présente aussi des enjeux
forts en termes de tensions foncières
et d?éventuels conflits d?usage entre
activités.
Une déconnexion
emploi-habitat...
Un autre effet lié à la périurbanisation
est que les lieux d?emploi et d?habitat
sont souvent disjoints. Alors que la
population se loge toujours plus loin
des villes-centres, l?emploi reste large-
ment concentré dans les grands pôles
urbains. Le desserrement spatial de
l?appareil productif observé depuis
le début des années 2000 reste en
effet très limité en nombre d?emplois
concernés et en distance. Ainsi, les
grands pôles urbains regroupent près
de six emplois salariés régionaux sur
dix en 2008, quand n?y résident que
42 % des personnes en emploi. Avec un
ratio de 135 emplois pour 100 actifs,
les habitants des grands pôles urbains
ont potentiellement plus de chance de
trouver un emploi proche de chez eux
et seraient donc moins contraints de se
déplacer pour travailler que les actifs
périurbains.
De la même façon que les territoires
périphériques attirent les habitants sans
leur offrir forcément des emplois, les
habitants du périurbain sont souvent
plus éloignés des équipements et des
services même si, en moyenne, l?ac-
cessibilité aux services des habitants
des Pays de la Loire se situe au même
niveau que celle de leurs homologues
de province. En effet, autour des grands
pôles urbains qui concentrent la plupart
des équipements supérieurs tels que
les hôpitaux, la région dispose d?un
réseau de pôles de taille plus modeste,
qui offrent également de nombreux
équipements de gamme intermédiaire
ou supérieure. Ainsi, en 2008, comme
dans l?ensemble des régions de pro-
vince, les habitants de la région mettent
en moyenne 8,8 minutes aller-retour en
voiture pour accéder depuis leur domi-
cile à un panier type de 29 commerces
et services d?usage courant, apparte-
nant pour la plupart à la gamme intermé-
diaire. Au sein de la région, des inégali-
tés entre territoires persistent toutefois,
avec un accès aux équipements plus
difficile dans des zones moins densé-
ment peuplées situées en bordure des
grandes aires urbaines, notamment en
Sarthe et en Mayenne, mais également
Une artificialisation élevée et croissante en Pays de la Loire
Part des surfaces artificialisées en 2006 et 2010 (%)
La mesure de l?occupation des sols
Plusieurs sources permettent de mesurer le degré d?artificialisation des territoires.
Les données présentées ici sont issues de l?enquête annuelle Teruti-Lucas,
réalisée de manière continue par les services statistiques du ministère en charge
de l?agriculture (SSP-SRISE). Elle a pour objectif de connaître les différentes
catégories d?occupation du sol et d?usage de l?ensemble du territoire (agricole,
naturel et urbanisé). Le concept de cette enquête repose sur des relevés de terrain
effectués annuellement par des enquêteurs qui disposent de photographies
aériennes.
D?autres méthodes de mesure de l?occupation du territoire existent, en particulier
l?outil Corine Land Cover, qui fournit une base de données représentant l?occupation
du sol européen, à partir d?interprétation d?images satellitaires. Elle est produite
dans le cadre du programme européen Corine de coordination de l?information sur
l?environnement.
Bien que ces deux outils fournissent des chiffres différents en niveau, les
évolutions obtenues sont cohérentes et l?analyse des deux sources aboutit aux
mêmes conclusions.
Une artificialisation élevée et croissante en Pays de la Loire
Part des surfaces artificialisées en 2006 et 2010 (en %)
Source : SSP-Agreste, enquête Teruti-Lucas.
0
2
4
6
8
10
12
14
Loire-
Atlantique
2006 2010
Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Pays de
la Loire
France
métropolitaine
28
Une organisation du territoire marquée par
l?étalement urbain
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
dans le nord de la Loire-Atlantique,
au sud de la Vendée et dans l?est du
Maine-et-Loire.
... source de déséquilibres
sociaux et économiques
Avec la périurbanisation, la répartition
des habitants au sein du territoire est
fortement liée à leur catégorie sociale
et à leur niveau de revenus. Cette
répartition de la population entraîne des
inégalités d?accès aux emplois et aux
services, qui restent largement concen-
trés dans les pôles urbains. Dès lors, la
capacité de déplacement peut devenir
un enjeu crucial pour les ménages habi-
tant plus loin des villes, que ce soit pour
se rendre à leur travail, faire des achats
ou tout simplement aller au collège
ou au lycée pour les plus jeunes. Les
réseaux de transports collectifs y étant
moins développés que dans les pôles
urbains, les ménages peuvent être
amenés à acquérir une ou plusieurs
voitures pour se déplacer, ce qui peut
peser fortement sur leur budget. À plus
long terme, se pose par ailleurs la ques-
tion de la précarité énergétique, avec
l?augmentation du coût des énergies
qui risque de se poursuivre. Au-delà
des problèmes financiers, la décon-
nexion entre le lieu de résidence et les
lieux d?activité entraîne un allongement
des distances parcourues et du temps
passé dans les transports, avec des
axes de communication qui pourraient,
si le nombre de personnes sur les
routes continue d?augmenter, arriver
à saturation. Le trafic automobile nuit
également à la qualité de vie en géné-
rant des nuisances sonores à proximité
des voies de circulation, mais aussi en
rejetant des gaz à effet de serre et en
dégradant la qualité de l?air.
Sur le plan économique, l?étalement
urbain peut provoquer des conflits
d?usage entre activités agricoles,
habitat et développement économique.
En particulier, les zones agricoles sont
souvent grignotées pour répondre aux
besoins de la population en termes
de logements et d?équipements. Les
territoires sont ainsi de plus en plus
spécialisés, avec des pôles urbains
qui pourraient, à terme, se tourner très
fortement vers les seules fonctions
économiques et de formation, et
l?apparition de « cités-dortoirs » en
périphérie de ces zones. Les inégalités
territoriales posent la question de la
viabilité économique des territoires,
fondée en grande partie sur les
activités présentielles, pour les espaces
situés hors des pôles. Ces nouvelles
dynamiques en oeuvre ont également
des conséquences au niveau de la
gestion des infrastructures, notamment
scolaires.
Des déplacements pour
le travail plus longs et
plus fréquents
La déconnexion entre lieux de
résidence et d?emploi entraîne une
hausse des déplacements pour aller
travailler. La région se caractérise par
une forte progression de la mobilité
depuis 1999 : les Pays de la Loire
se situent au 4e rang des régions
dont le nombre d?actifs changeant
de commune pour aller travailler a
le plus augmenté (+ 30 %), derrière
la Corse, le Languedoc-Roussillon et
Midi-Pyrénées. La part de personnes
quittant leur commune pour se rendre
sur leur lieu de travail a ainsi progressé
de 7 points en Pays de la Loire, soit
la plus forte progression enregistrée
en France métropolitaine. Sur près de
1,5 million de personnes occupant un
emploi dans les Pays de la Loire, 61 %
changent de commune pour rejoindre
leur lieu de travail en 2008.
Actifs occupés Emplois
Espace des grandes aires urbaines :
Grands pôles urbains
Couronnes des grands pôles urbains
Communes multipolarisées des grandes aires
Espace des autres aires :
Moyennes aires
Petites aires
Autres communes
76,2
42,0
27,1
7,1
23,8
4,8
5,6
13,4
77,4
57,5
15,3
4,6
22,6
5,5
7,5
9,5
Total 100,0 100,0
Discordance spatiale de l?emploi et de l?habitat
Répartition de l?emploi et des actifs occupés selon le type d?espace en 2008
dans les Pays de la Loire (%)
Sources : Insee, Recensement de la population (RP) 2008 exploitations complémentaires lieu de résidence et lieu de travail.
Angers
Nantes
Le Mans
La Roche-
sur-Yon
Laval
Lecture : les communes en blanc ne font pas partie d'un EPCI. Pour les EPCI comprenant des communes de différentes
régions, les communes appartenant à la région Pays de la Loire sont uniquement prises en compte.
© IGN - Insee 2012
Des temps d'accès aux équipements plus longs à la frange des aires
Accessibilité potentielle à un panier de 29 équipements d'usage courant par EPCI en 2007
(durée de l'aller-retour en minutes en heures creuses)
Sources : Insee, Recensement de la population (RP) 2007 exploitation principale, Base permanente des équipements (BPE) ;
Inra UMR1041CESAER - Distancier Odomatrix 2008.
Moins de 9
De 9 à moins de 13
De 13 à moins de 17
De 17 à moins de 23
Durée (en minutes) :
MAYENNE
SARTHE
VENDÉE
LOIRE-ATLANTIQUE
MAINE-ET-LOIRE
29
Une organisation du territoire marquée par
l?étalement urbain
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Forte hausse de la mobilité pour aller travailler entre 1999 et 2008
Part des actifs changeant de commune pour travailler par région (%)
Si cette proportion est légèrement
inférieure à la moyenne des régions de
province (- 1 point), elle s?explique en
partie par la structure particulièrement
urbaine des Pays de la Loire, les habi-
tants des pôles ayant plus de chances
de trouver un travail dans leur commune.
Ainsi, les actifs qui résident dans les
pôles, quelle que soit leur taille, sont
moins contraints de se déplacer dans
une autre commune. En 2008, environ
un sur deux change de commune pour
travailler, tandis qu?ils sont plus de sept
sur dix dans les couronnes des pôles
ou dans les communes multipolarisées.
De ce fait, les déplacements entre le
lieu de résidence et le lieu de travail se
sont allongés, aussi bien en distance
qu?en durée. En 2007, en Pays de la
Loire, la moitié des actifs qui travaillent
hors de leur commune parcourt un
trajet supérieur à 13,5 kilomètres, soit
1,4 kilomètre de plus qu?en 1999. Les
Pays de la Loire figurent ainsi parmi les
régions où cette distance médiane est
la plus élevée avec la Corse, la Picardie,
Provence-Alpes-Côte d?Azur, la Bretagne
et le Limousin.
La voiture reste reine dans
la région malgré
le développement
des transports en commun
Cette forte mobilité dans le périurbain et
les zones plus rurales s?appuie sur l?usa-
ge de la voiture. En 2008, sur l?ensem-
ble de la région, 78 % des déplacements
quotidiens pour aller travailler sont
effectués via ce mode de transport.
Cette part est supérieure d?1 point à
la moyenne des régions de province,
le maximum étant de 81 % en Poitou-
Charentes. Le recours à la voiture
est particulièrement fréquent dans
les zones périurbaines, avec une uti-
lisation par 85 % des actifs dans les
couronnes des pôles par exemple.
En dehors des grands pôles urbains
où ils rencontrent 12 % d?adeptes,
les transports en commun sont peu
utilisés. Au total, 6 % des actifs les
utilisent, soit 1 point de moins qu?en
moyenne en province.
Ces résultats ne reflètent toutefois
que les déplacements liés au travail,
qui représentent un peu moins du
quart des déplacements locaux effec-
tués en semaine. Lorsque sont pris
en compte les autres motifs, tels que
les achats, les loisirs ou les études
par exemple, le recours aux trans-
ports collectifs est plus fréquent dans
la région qu?en province. En outre, la
part des transports en commun dans
les déplacements locaux effectués
en semaine est restée stable dans
la région entre 1994 et 2008, tandis
qu?elle diminuait de 0,8 point en
moyenne en province. Il faut égale-
ment préciser qu?après un recul de
la fréquentation par habitant des
transports collectifs au cours de la
décennie 1990, la décennie suivante
a été marquée par un retournement
de tendance, caractérisé par une
augmentation importante et généralisée
de l?usage des transports en commun de
la région, en particulier dans les agglo-
mérations. Ce renouveau s?explique par
quatre facteurs principaux. Un double
effet prix peut d?abord être avancé :
l?accroissement du prix des carburants
automobiles, particulièrement sensible
depuis 2003, a contribué à augmenter
le coût d?usage de la voiture, alors que
dans le même temps la tarification des
transports collectifs est devenue attrac-
tive en raison de la généralisation des
abonnements de longue durée. Les
politiques urbaines et d?aménagement
du territoire menées depuis quelques
décennies constituent un deuxième
élément d?explication : régionalisation
ferroviaire, développement du transport
urbain en site propre, généralisation de
la limitation du stationnement automo-
bile dans les agglomérations. L?augmen-
tation de la congestion des principales
villes-centres, qui impacte les temps de
trajet en voiture, a pu rendre les trans-
ports collectifs plus attractifs. Enfin,
l?émergence citoyenne des considéra-
tions environnementales a pu également
contribuer au regain de l?utilisation des
transports collectifs.
Les modes doux, marche à pied et bicy-
clette, sont quant à eux assez peu déve-
loppés en Pays de la Loire. Ils repré-
sentent 21 % des déplacements locaux
des habitants de la région, tous motifs
confondus. Cette part est en baisse de
5 points par rapport à 1994 et se situe
maintenant en deçà de celle enregistrée
au niveau national hors Île-de-France.
Les raisons de cette désaffection sont
relatives à la motorisation croissante
des habitants de la région, à l?allonge-
ment des distances de déplacement et
enfin à une habitude du « tout voiture »,
y compris pour des déplacements de
courte distance.
Ainsi, malgré le développement des
transports en commun, la voiture reste,
de loin, le principal mode de transport.
Cette prépondérance de la voiture est en
grande partie liée au taux d?équipement
des ménages en automobiles, particu-
lièrement élevé en Pays de la Loire. La
région se place au 2e rang des régions
françaises derrière Poitou-Charentes
en matière de taux d?équipement des
ménages en automobiles et au 1er rang
pour ce qui est de la multimotorisation.
Ainsi, quatre ménages sur dix disposent
d?au moins deux voitures dans la région
en 2008. Cette proportion est particu-
lièrement élevée dans les couronnes
Forte hausse de la mobilité pour aller travailler entre 1999 et 2008
Part des actifs changeant de commune pour travailler par région (en %)
Source : Insee, RP 1999 et 2008 exploitations principales.
0 10 20 30 40 50 60 70
Corse
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Limousin
Languedoc-Roussillon
Champagne-Ardenne
Midi-Pyrénées
Auvergne
Bourgogne
Pays de la Loire
Bretagne
Poitou-Charentes
Aquitaine
Centre
Franche-Comté
Rhône-Alpes
Basse-Normandie
Alsace
Haute-Normandie
Picardie
Île-de-France
Lorraine
Nord-Pas-de-Calais
Part en 1999 Accroissement de la part entre 1999 et 2008
30
Une organisation du territoire marquée par
l?étalement urbain
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
des pôles, où elle atteint 53 % à 55 %.
Si le phénomène de périurbanisation
explique en partie ces résultats, ils
sont également liés au taux d?emploi
élevé dans la région, qui entraîne une
forte proportion de couples bi-actifs. Le
nombre élevé de familles dans le périur-
bain est un autre facteur explicatif :
dans ces zones, les habitants sont plus
fréquemment amenés à accompagner
ou aller chercher quelqu?un, ce qui est
souvent le cas des jeunes parents qui
conduisent leurs enfants à l?école ou à
des activités extra-scolaires. L?habitat
individuel est, par ailleurs, davantage
présent en périphérie des villes, ce qui
peut faciliter le stationnement d?un ou
plusieurs véhicules et rend plus délicate
l?organisation d?un service de transport
en commun par manque de densité.
Plus d?émissions de CO2
qu?ailleurs pour
les déplacements
L?augmentation des mouvements
de population pour aller au travail ou
pour d?autres motifs accroît les émis-
sions de polluants liés au trafic, qui
conduisent à des épisodes de pollution
récurrents dans toutes les agglomé-
rations. Elle entraîne également une
hausse des émissions de gaz à effet
de serre qui contribuent au réchauf-
fement climatique. Globalement, qu?il
s?agisse du transport de personnes ou
de marchandises, le secteur des trans-
ports en France est à l?origine d?un
quart des émissions de gaz à effet de
serre et, plus particulièrement, d?un
tiers des émissions de CO2 dégagé
lors de la combustion des carburants.
Dès lors, même s?ils ne représentent
qu?une fraction de l?ensemble des dépla-
cements, la maîtrise des déplacements
des personnes constitue un véritable
enjeu pour les Pays de la Loire, où les
habitants se déplacent plus souvent
que ceux des autres régions. Au cours
de l?année 2008, chaque personne
résidant en Pays de la Loire a ainsi
émis en moyenne 2,15 tonnes de CO2
pour effectuer ses déplacements, des
émissions supérieures de 9 % à celles
produites en moyenne par les habitants
des autres régions françaises (hors Île-
de-France).
Vers une poursuite
de l?étalement urbain ?
Ces phénomènes risquent de
s?amplifier dans les années à venir
si la périurbanisation continue de
progresser. Les aires d?influence des
villes montrent en effet l?existence
de couloirs de déplacements au sein
de la région, qui préfigurent de ce
que pourrait être la progression de
l?étalement urbain dans les années à
venir. Ainsi par exemple, autour de
la couronne nantaise, les communes
multipolarisées sont très présentes,
tant vers Redon au nord-ouest que vers
Cholet et Ancenis à l?est. Ces couloirs
de déplacements laissent pressentir
la future extension de l?aire urbaine de
Nantes qui, à terme, pourrait s?étendre
aux aires voisines (Saint-Nazaire,
Rennes). L?extension des aires urbaines
d?Angers et du Mans s?accompagne
également de la création de couloirs de
déplacements : elles sont aujourd?hui
reliées entre elles par l?aire urbaine de
Sablé-sur-Sarthe. De la même façon,
l?aire urbaine de Laval se rapproche de
celle de Rennes par Vitré et l?aire de
La Roche-sur-Yon frôle celle des Sables-
d?Olonne tout en se rapprochant de l?aire
urbaine nantaise par l?intermédiaire de
l?aire de Legé.
Si les tendances démographiques
récentes en termes de fécondité, de
mortalité et de migrations se poursui-
vaient, les Pays de la Loire compte-
raient près de 4,4 millions d?habitants
en 2040. La population régionale aug-
menterait de 26 % par rapport à 2007,
soit 910 000 habitants supplémentai-
res. Elle deviendrait alors la 4e région
de France en nombre d?habitants,
devançant le Nord-Pas-de-Calais. Cette
projection de population est toutefois
un exercice théorique qui prolonge
les tendances actuelles sans prendre
en compte de nombreux facteurs tels
que la soutenabilité et les futures poli-
tiques d?aménagement du territoire. La
forte croissance de la population pose
la question, à terme, de la disponibilité
du foncier, et d?une augmentation pro-
gressive du coût du logement, avec
les problématiques d?accès au crédit
associées. La hausse des prix des car-
burants pourrait également inciter les
ménages à s?installer moins loin des
pôles d?emploi et ainsi limiter le phéno-
mène d?étalement urbain.
Les politiques de
renouvellement urbain
Au travers de la périurbanisation et de
l?étalement urbain se pose la question
de la préservation de l?équilibre interne
au territoire régional. En effet, même
si les Pays de la Loire sont en partie
préservés grâce à un maillage plutôt
serré de pôles en territoires urbains et
ruraux, les enjeux sociaux, économiques
et environnementaux liés à l?étalement
urbain restent nombreux.
L?évolution des pratiques en matière
d?urbanisme est au coeur des enjeux
pour une économie des ressources
foncières. Les outils de planification
territoriale, et en premier lieu les docu-
ments d?aménagement et d?urbanisme,
constituent le principal levier pour frei-
ner la consommation d?espace, par
les orientations qu?ils comprennent en
matière d?organisation territoriale. Il
s?agit notamment des directives territo-
riales d?aménagement et de développe-
ment durable (DTADD) et des schémas
de cohérence territoriale (SCoT). La loi
n°2010-788 du 12 juillet 2010 portant
engagement national pour l?environne-
ment, dite Grenelle 2, a considérable-
ment renforcé leur rôle en matière de
lutte contre la consommation d?espace.
78 % des déplacements domicile-travail effectués en voiture
Répartition des trajets domicile-travail selon le lieu de résidence et le mode de transport en Pays de la
Loire en 2008 (%)
Source : Insee, Recensement de la population (RP) 2008 exploitation complémentaire.
Voiture,
camion,
fourgon-
nette
Transports
en
commun
Marche Pas de
transport
Deux
roues Total
Espace des grandes aires urbaines :
Grands pôles urbains (10 000 emplois ou plus)
Couronnes des grands pôles urbains
Communes multipolarisées des grandes aires
urbaines
Espace des autres aires :
Moyens pôles (5 000 à moins de 10 000 emplois)
Couronnes des moyens pôles
Petits pôles (de 1 500 à moins de 5 000 emplois)
Couronnes des petits pôles
Autres communes :
Autres communes multipolarisées
Communes isolées hors influence des pôles
71
85
82
79
85
78
86
81
75
12
3
2
2
1
1
1
1
1
7
3
5
7
3
8
5
5
9
3
5
7
5
8
7
7
9
11
6
3
4
7
2
6
2
4
4
100
100
100
100
100
100
100
100
100
Total 78 6 6 5 5 100
31
Une organisation du territoire marquée par
l?étalement urbain
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Ainsi, les SCoT doivent déterminer
les conditions d?un développement
urbain maîtrisé, arrêter des objectifs
chiffrés de consommation économe
de l?espace et préciser les modalités
de protection des espaces nécessai-
res au maintien de la biodiversité. Les
SCoT constituent aussi un des outils
de mise en oeuvre de la loi n°2010-874
du 27 juillet 2010 de modernisation de
l?agriculture et de la pêche, qui affiche
un objectif de réduction de moitié du
rythme d?artificialisation des sols à l?ho-
rizon 2020.
L?habitat comme les activités sont
concernés par les nouvelles organi-
sations territoriales. Celles-ci s?arti-
culent autour de deux grands axes :
Pour en savoir plus
Rodrigues A., En Pays de la Loire, la ville déborde de plus en plus sur la campagne, Insee Pays de la Loire, Dossier, n°42, juin 2011.
Lerenard A., Estimation de population au 1er janvier 2011 : la région des Pays de la Loire, première région du littoral atlantique, Insee
Pays de la Loire, Informations statistiques, n°444, janvier 2012.
Gray P. et Hautbois L., Le zonage en aires urbaines 2010 : en Pays de la Loire, les villes tissent leur toile toujours plus loin, Insee Pays
de la Loire, Études, n°98, octobre 2011.
Robert B., Une dynamique d?artificialisation toujours soutenue dans les Pays de la Loire : + 28 400 ha en quatre ans, DRAAF-SRISE,
Agreste Pays de la Loire, juin 2011.
Hautbois L., Dans les Pays de la Loire, sept ouvriers sur dix travaillent hors de leur commune de résidence, Insee Pays de la Loire,
Informations statistiques, n°435, décembre 2011.
Seguin S., Les transports et déplacements des habitants des Pays de la Loire, Insee Pays de la Loire, Dossier, n°35, avril 2010.
Legendre D. et Seguin S., Chaque habitant des Pays de la Loire émet en moyenne 2,15 tonnes de CO2 pour effectuer ses déplacements
de l?année, Insee Pays de la Loire, Informations statistiques, n°411, juin 2011.
Bonnefoy V. et Gicquaud N., 900 000 habitants de plus en 2040 dans les Pays de la Loire, Insee Pays de la Loire, Études, n°90, décembre
2010.
Profil environnemental des Pays de la Loire : http://profil-environnemental.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
Zonage en aires urbaines (ZAU) 2010 de la région Pays de la Loire
Pays de la Loire : un maillage territorial serré
Grands pôles urbains
(10 000 emplois ou plus)
Couronne des grands pôles urbains
Communes multipolarisées des
grandes aires urbaines
Moyens pôles (5 000 à moins de
10 000 emplois)
Couronne des moyens pôles
Petits pôles (de 1 500 à moins de
5 000 emplois)
Couronne des petits pôles
Autres communes multipolarisées
Communes isolées hors influence
des pôles
Nantes
Cholet
Saumur
Alençon
Mayenne
Laval Le Mans
La Ferté-
Bernard
Sablé-
sur-Sarthe
Saint-Nazaire
Challans
La Roche-
sur-Yon
Fontenay-
le-Comte
Les Sables-
d'Olonne
Les Herbiers
Angers Ancenis
Nantes
Cholet
Saumur
Alençon
Mayenne
Laval Le Mans
La Ferté-
Bernard
Sablé-
sur-Sarthe
Saint-Nazaire
Challans
La Roche-
sur-Yon
Fontenay-
le-Comte
Les Sables-
d'Olonne
Les Herbiers
Angers Ancenis
Aire urbaine
Niort Niort
La Rochelle La Rochelle
Redon Redon
Espace des grandes aires urbaines Espace des autres aires
Zonage en aires urbaines (ZAU) 2010 de la région Pays de la Loire
Pays de la Loire : un maillage territorial serré
Grands pôles urbains
(10 000 emplois ou plus)
Couronne des grands pôles urbains
Communes multipolarisées des
grandes aires urbaines
Moyens pôles (5 000 à moins de
10 000 emplois)
Couronne des moyens pôles
Petits pôles (de 1 500 à moins de
5 000 emplois)
Couronne des petits pôles
Autres communes multipolarisées
Communes isolées hors influence
des pôles
Nantes
Cholet
Saumur
Alençon
Mayenne
Laval Le Mans
La Ferté-
Bernard
Sablé-
sur-Sarthe
Saint-Nazaire
Challans
La Roche-
sur-Yon
Fontenay-
le-Comte
Les Sables-
d'Olonne
Les Herbiers
Angers Ancenis
Nantes
Cholet
Saumur
Alençon
Mayenne
Laval Le Mans
La Ferté-
Bernard
Sablé-
sur-Sarthe
Saint-Nazaire
Challans
La Roche-
sur-Yon
Fontenay-
le-Comte
Les Sables-
d'Olonne
Les Herbiers
Angers Ancenis
Aire urbaine
Niort Niort
La Rochelle La Rochelle
Redon Redon
Espace des grandes aires urbaines Espace des autres aires
d?une part, le renouvellement urbain,
à travers la valorisation des poten-
tiels sous-exploités des enveloppes
urbaines constituées principalement
par du pavillonnaire et, d?autre part,
les formes urbaines, en jouant notam-
ment sur l?organisation, la diversité des
habitats (individuels, collectifs et semi-
collectifs) ou encore la hauteur des
bâtiments, pour un bâti moins consom-
mateur d?espace.
La lutte contre la consommation
d?espace ne peut toutefois réussir
que si l?espace urbain est rendu plus
accessible (dépollution, démolition
ou reconstruction de friches et coût
financier des logements abordable) et
plus attractif, en termes de cadre et
de qualité de vie, que les secteurs plus
éloignés, voire l?espace rural. Dans ce
contexte, le ministère en charge du
développement durable a initié en 2008
le plan « Ville durable », afin de favoriser
l?émergence et la diffusion des bonnes
pratiques en matière d?aménagement
durable. Dans ce cadre, la démarche
Écocités (à l?échelle de la ville) et
l?appel à projets Écoquartiers (à
l?échelle plus locale) ont été lancés à
l?échelle nationale. En Pays de la Loire,
la métropole Nantes Saint-Nazaire a
été l?une des 13 démarches Écocités
retenues en 2009 et trois opérations
exemplaires ont été distinguées au titre
des Écoquartiers (sur 27 opérations
primées).?
32
Les Pays de la Loire face au défi du
changement climatique
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Les évolutions observées au cours des dernières décennies sur l?augmentation des températures, la
hausse du niveau des océans et les modifications climatiques indiquent qu?un réchauffement climatique
global de la planète est à l?oeuvre. Le lien entre ce réchauffement et l?évolution des gaz à effet de serre
est clairement établi. La convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique, le protocole
de Kyoto, le marché européen des droits d?émission et le plan climat national visent à stabiliser ou
réduire les émissions de gaz à effet de serre. La région contribue à 6,5 % des émissions françaises,
niveau porté principalement par les activités agricoles et de production énergétiques. Les évolutions
climatiques peuvent avoir des impacts importants sur les éco-systèmes et les activités humaines et
nécessiter, en complément des actions d?atténuation, des mesures d?adaptation. Dans les Pays de
la Loire, certains territoires (le littoral, l?estuaire?) et certaines activités (l?agriculture, le tourisme, la
pêche?) sont plus exposés, mais c?est l?ensemble de la biodiversité et de l?économie régionale qui est
concerné.
Les Pays de la Loire face au défi du changement
climatique
Philippe PIROT (Dreal)
Le changement climatique s?ob-
serve à l?échelle mondiale au
travers de différentes variables
climatiques, notamment les tempé-
ratures à la surface de la Terre. Les
tendances sur longue période indi-
quent une augmentation des tempé-
ratures de 0,74°C sur les 100 der-
nières années. Quinze des seize der-
nières années (1995-2010) figurent
parmi les plus chaudes depuis 1900.
Le Groupement intergouvernemental
d?experts sur l?évolution du climat
(Giec)1, dans son quatrième rapport
publié en 2007, signale, outre une
hausse des températures de l?atmos-
phère et de l?océan, une fonte mas-
sive des couvertures neigeuses et
des glaces ainsi qu?une élévation du
niveau moyen des océans (+ 18 cm
au cours du XXe siècle). On constate
également une fréquence plus
importante des aléas climatiques
extrêmes. Cette évolution observée
au niveau mondial peut se traduire
de manière plus ou moins prononcée
d?un territoire à un autre.
Un accroissement des gaz
à effet de serre issus de
l?activité humaine
L?effet de serre est un phénomène
naturel lié à la présence de gaz
atmosphériques qui piègent le
rayonnement infrarouge émis par la
Terre et agissent comme une serre.
Sans lui, la température moyenne à
la surface du globe serait de l?ordre
de - 19 °C, contre une température
observée de 14°C. La plupart des
gaz à effet de serre (GES) sont d?ori-
gine naturelle, mais certains comme
le méthane (CH4) et le dioxyde de
carbone (CO2) voient leur concentra-
tion dans l?atmosphère augmenter
en raison de l?activité humaine (GES
dits anthropiques). D?après les tra-
vaux du Giec, il est très probable2
que le réchauffement observé ces
cinquante dernières années résulte
pour l?essentiel de l?augmentation de
ces émissions de GES produites par
l?homme. Ces dernières proviennent
principalement de la combustion des
énergies fossiles (comme le char-
bon, les produits pétroliers, les gaz
naturels?) auxquelles il faut ajouter
les effets de la déforestation qui sup-
prime des réservoirs naturels d?ab-
sorption du CO2. Si les océans en
absorbent une partie, l?autre reste
1 Le Giec est mis en place en 1988 sous l?égide du
Programme des Nations unies pour l?environnement
et de l?Organisation météorologique mondiale
pour évaluer la nature et la probabilité des risques
climatiques. Il publie des rapports qui mettent en
évidence les éléments qui relèvent d?un consensus
de la communauté scientifique mondiale.
2 Dans les rapports du Giec, un événement est qualifié
de « très probable » si sa probabilité de réalisation est
supérieure à 90 %.
dans l?atmosphère et contribue au
phénomène de serre.
L?empreinte carbone par
Français est de l?ordre de
12 tonnes équivalent CO2
par an en 2007
L?empreinte carbone représente la
quantité de GES émise pour satis-
faire la consommation de la popula-
tion. Elle est composée d?une partie
intérieure, émissions directes des
ménages (voiture et chauffage) et
émissions des établissements qui
produisent les biens et services des-
tinés à la demande intérieure (les
émissions associées aux exporta-
tions sont exclues), et d?une partie
importée.
L?empreinte carbone de la France
représente 750 millions de tonnes
équivalent CO2 en 2007, soit une
augmentation de 14 % entre 1990
et 2007. Rapportée à la popula-
tion, l?empreinte carbone est de
12,2 tonnes équivalent CO2 par
Français. L?empreinte carbone par
habitant a progressé de 5 % sur la
période 1990-2007. En 2007, 75 %
de l?empreinte carbone mesurée
Les gaz à effet de serre anthropiques
Adopté le 11 décembre 1997 et entré en vigueur en 2005, le protocole de Kyoto
explicite les objectifs et les moyens pour mettre en oeuvre la convention-cadre
des Nations unies sur les changements climatiques. Les émissions considérées
correspondent aux six gaz à effet de serre dont l?origine est liée à l?activité humaine :
le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d?azote (N2O) et les gaz
fluorés (hydrofluocarbures, perfluorocarbures et hexafluorure de soufre).
33
Les Pays de la Loire face au défi du
changement climatique
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
émane du CO2, le solde provenant
de méthane (16 %) et de protoxyde
d?azote (9 %) (cette analyse ne tient
pas compte des trois gaz fluorés qui
représentent environ 3 % du total
des émissions de GES).
La partie de ces émissions (appelées
émissions indirectes) qui provient des
importations sur le territoire national
représente un tiers des émissions en
France en 2007. Cette part a forte-
ment progressé et est dorénavant
le double des valeurs observées en
1990. Dans le même temps, les
émissions produites sur le territoire
national (émissions directes repré-
sentant 518 millions de tonnes)
s?établissent à 8,2 tonnes équivalent
CO2 par habitant en 2007 contre 9,7
en 1990, soit un repli de 15 %.
Au niveau international, la France
se situe en dessous de ses voisins
européens en raison notamment
du poids de l?énergie nucléaire qui
produit moins d?émissions de GES.
Les émissions des Français sont
néanmoins largement supérieures à
celles des habitants des pays moins
développés et au-dessus du seuil de
2,5 tonnes par habitant qui corres-
pondrait au partage équitable des
émissions estimées par le Giec pour
limiter le réchauffement à + 2°C au
niveau mondial.
Une partie des gaz à effet
de serre produits sur le
territoire est destinée aux
autres régions
Au niveau régional, il est impossible
de mesurer précisément l?empreinte
carbone de chaque habitant. Les chif-
fres disponibles portent sur les émis-
sions produites sur le territoire et
ne reflètent pas les consommations
réelles des habitants. Dans les Pays
de la Loire en 2008, les émissions
produites s?établissent à 33 millions
de tonnes soit 9,4 tonnes équivalent
CO2 par habitant. Ce niveau d?émis-
sions est porté par les activités agri-
coles très denses sur la région et
par de fortes émissions associées
aux transformations énergétiques
(centrale thermique de Cordemais
et raffinerie de Donges) dont une
grosse partie est destinée aux autres
régions. La région contribue ainsi à
6,5 % des émissions françaises pour
une part de population à 5,6 %.
Parmi ces émissions directes, un
peu plus de 30 %, soit 10,5 millions
Sources : La mesure des émissions de gaz à effet de serre est complexe. Les
données régionales utilisées dans ce dossier correspondent à une estimation
qui permet de disposer d?ordres de grandeur fiables. Ces chiffres émanent des
travaux réalisés dans le cadre de l?état des lieux du Schéma régional du climat, de
l?air et de l?énergie (SRCAE), lui-même basé sur l?outil Basémis de Air Pays de la
Loire (mobilisant des données du SOeS, de l?Insee, de l?Ademe, etc.) et les travaux
du Centre interprofessionnel technique d?études de la pollution atmosphérique
(Citepa).
de tonnes sont d?origine non énergé-
tique. Elles proviennent majoritaire-
ment (82 %) des activités agricoles
(élevage et culture via l?utilisation
d?engrais), le reste se ventilant entre
le secteur de l?industrie avec la
chimie, les cimenteries, etc. (12 %)
et le traitement des déchets (6 %).
Les émissions directes d?origine
énergétique représentent 22,3 mil-
lions de tonnes équivalent CO2. Le
secteur de l?industrie, des déchets
et de la production d?énergie est le
plus producteur, environ 36 %. La
part des transports est également
importante : 34 % soit 7,6 millions
de tonnes. Suivent les émissions
liées aux bâtiments pour 25 % et les
émissions énergétiques de l?agricul-
ture qui comptent pour 5 %.
Entre 1990 et 2007, hausse de l?empreinte carbone de la France, baisse
des émissions sur le territoire
468
550
95
12496
78
12,2
11,6
0
200
400
600
800
70020991
0
2
4
6
8
10
12
Empreinte CO2 Empreinte CH4
Empreinte N2O Empreinte par habitant
m
illi
on
s
de
to
nn
es
é
qu
iv
al
en
t C
O
2
Empreinte carbone de la France en 1990 et en 2007
to
nn
es
é
qu
iv
al
en
t C
O
2 p
ar
p
er
so
nn
e
391 388
65 54
91 64
9,7
8,2
0
200
400
600
800
70020991
0
2
4
6
8
10
12
CCNUC* N2O
CCNUC* CH4 CCNUC* CO2
Total CCNUCC* par habitant
m
illi
on
s
de
to
nn
es
é
qu
iv
al
en
t C
O
2
Quantité de GES émise sur le territoire en 1990 et en 2007
to
nn
es
é
qu
iv
al
en
t C
O
2 p
ar
p
er
so
nn
e
* : Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (protocole de Kyoto). Version 2009 de
l'inventaire des émissions de GES pour la CCNUCC.
Sources : AIE, Citepa, Douanes, Eurostat, Insee, calculs SOeS.
(tiré de L'empreinte carbone de la consommation des Français, CGDD-SOeS, Le Point sur, n°114, mars 2012)
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Empreinte CO2 Empreinte CH4
Empreinte N2O Empreinte par habitant
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Empreinte carbone de la France en 1990 et en 2007
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CCNUC* CH4 CCNUC* CO2
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Quantité de GES émise sur le territoire en 1990 et en 2007
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* : Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (protocole de Kyoto). Version 2009 de
l'inventaire des émissions de GES pour la CCNUCC.
Sources : AIE, Citepa, Douanes, Eurostat, Insee, calculs SOeS.
(tiré de L'empreinte carbone de la consommation des Français, CGDD-SOeS, Le Point sur, n°114, mars 2012)
34
Les Pays de la Loire face au défi du
changement climatique
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Des politiques mondiales et
nationales d?adaptation
et de lutte contre
le changement climatique?
Les experts du Giec estiment que
si le rythme actuel d?accroisse-
ment de la concentration de GES se
maintient, le réchauffement moyen
de la Terre pourrait se poursuivre.
Ils estiment que les températures
pourraient augmenter d?ici 2100
de 1,1 °C à 6,4 °C selon les scéna-
rios. Par ailleurs, le réchauffement
serait inévitable du fait de l?inertie du
phénomène liée aux durées de vie
relativement longues des GES dans
l?atmosphère (plus de 100 ans pour
le CO2, des milliers d?années pour
les gaz fluorés). Ainsi, le Giec préco-
nise, en complément des efforts
de réduction des émissions de
GES, la mise en oeuvre de mesures
d?adaptation « qui pourront contri-
buer à réduire les effets néfastes
et renforcer les effets bénéfiques
des changements climatiques ». Dès
lors, les pouvoirs publics mettent
en place des politiques, qui visent,
d?une part, à limiter l?ampleur de ce
changement par une réduction des
émissions de GES et, d?autre part,
à se préparer dès à présent à vivre
avec ces évolutions. Au niveau inter-
national, la France s?est engagée,
Exemples d?actions de réduction des émissions de CO2
Le développement des maisons passives, voire productrices d?énergie, et la
rénovation du parc existant peuvent limiter les dépenses de chauffage. Une
évolution vers des modes de transports plus durables réduirait considérablement
nos consommations de produits pétroliers : utilisation de modes doux comme la
marche à pied ou le vélo pour les courtes distances, transports en commun ou
co-voiturage pour les distances plus longues. Le développement des énergies
renouvelables permettrait également de limiter les émissions de CO2. La région
dispose d?atouts pour le déploiement d?énergies éoliennes et solaires ; des avancées
sur de nouveaux procédés utilisant la force des marées pourraient également être
une solution d?avenir.
dans le cadre du protocole de Kyoto
signé en décembre 1997, à stabi-
liser ses émissions de gaz à effet
de serre sur la période 2008-2012
par rapport au niveau des émis-
sions de 1990. Lors des sommets
internationaux de Copenhague et de
Cancun, les États se sont également
fixés l?objectif de stabiliser à + 2°C
l?accroissement de la température
moyenne d?ici la fin du siècle. Au
niveau communautaire, le paquet
énergie-climat de mars 2009 a fixé
à chaque État membre des objectifs
s?inscrivant dans le cadre du proto-
cole de Kyoto. L?objectif européen
global, dit « 3 x 20 » consiste, d?ici à
2020, à diminuer de 20 % les émis-
sions de GES par rapport à 1990, à
porter la part d?énergies renouvela-
bles dans la consommation énergé-
tique finale à 20 %, et à améliorer
de 20 % l?efficacité énergétique de
l?Union européenne.
Dans ce cadre, la France s?est
engagée à atteindre 23 % d?énergie
renouvelable dans sa consommation
d?énergie finale en 2020. Elle a éga-
lement défini la cible d?une baisse de
11 % des émissions de CO2 dans le
secteur des transports entre 2005
et 2020 dans le plan climat de la
France adopté en 2010. Enfin, dans
le cadre de la loi de programme
fixant les orientations de la politique
énergétique (loi POPE du 13 juillet
2005), la France s?est fixée l?objectif
de diviser par quatre (« facteur 4 »)
ses émissions de GES à l?horizon
2050.
? qui s?appuient sur des
outils au niveau local
Pour la réalisation de ces engage-
ments nationaux, la loi Grenelle 2
(article 68) a renforcé l?articulation et
la cohérence des actions en définis-
sant un nouveau cadre de référence
stratégique au niveau régional : le
Schéma régional du climat, de l?air
et de l?énergie (SRCAE). Ce schéma,
qui fera l?objet d?une révision quin-
quennale, vise ainsi à créer une
dynamique locale en s?appuyant sur
un état des lieux partagé des carac-
téristiques énergétique, climatique
et atmosphérique de la région. Ces
démarches co-pilotées par l?État et
les régions doivent aboutir à des
orientations en termes de réduction
des émissions de GES et d?adaptation
au changement climatique, de maî-
trise de l?énergie, de qualité de l?air
et de développement des énergies
renouvelables en s?inscrivant dans la
trajectoire qui permettra d?atteindre
les objectifs du Grenelle et les enga-
gements internationaux (« 3 x 20 »,
« facteur 4 ») tout en tenant compte
des spécificités régionales. En Pays
de la Loire, les travaux du SRCAE
sont en cours et donneront lieu pro-
chainement à débat pour une adop-
tion attendue début 2013.
Le SRCAE est un document d?orien-
tation stratégique non prescriptif
qui n?a pas vocation à compor-
ter de mesures ou d?actions. Les
mesures ou actions découlant des
orientations du SRCAE relèvent de
l?ensemble des acteurs régionaux,
notamment des collectivités territo-
riales soumises à la mise en place
de plans climat-énergie territoriaux
(PCET). L?article 75 de la loi Gre-
nelle 2 oblige en effet les régions,
départements, communes et EPCI
de plus de 50 000 habitants à réa-
liser un bilan de leurs émissions et
définir un programme d?actions (le
PCET) précisant les mesures politi-
ques d?atténuation et d?adaptation
au changement climatique que va
mettre en oeuvre la collectivité, en
veillant à s?inscrire dans le cadre
défini par le SRCAE.
L?agriculture, premier secteur émetteur de gaz à effet de serre
Émissions de gaz à effet de serre par département et secteur d?activité en Pays de la Loire en 2008
(total en millions de teq CO2, répartition en %)
Total Agriculture Résidentiel/
Tertiaire Transports Énergie* Industrie Traitement
des déchets Total
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
13,0
5,5
5,3
4,4
4,7
15
38
41
34
45
15
23
10
22
20
21
28
12
32
28
42
0
0
1
0
6
7
33
7
5
2
3
4
4
2
100
100
100
100
100
Pays de la Loire 32,8 30 17 23 17 10 3 100
*Transformation et distribution de l?énergie
Source : Air Pays de la Loire, inventaire d?émissions Basémis 2008.
35
Les Pays de la Loire face au défi du
changement climatique
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Source : Air Pays de la Loire, inventaire d?émissions Basémis 2008.
Émissions de GES énergétiques (hors production d'énergie) en Pays de la Loire en 2008
Transports
45 %
Traitement des déchets
1 %
Agriculture
7 %
Industrie
13 %
Résidentiel-
Tertiaire
34 %
Émissions de GES non énergétiques (hors production d'énergie) en Pays de la Loire en 2008
Traitement des déchets
6 %
Industrie
12 %
Agriculture
82 %
Un enjeu global aux
conséquences locales
Les conséquences du changement
climatique seront plus ou moins
prononcées d?un territoire à l?autre.
Selon les scénarios, la hausse du
niveau des mers liée à la fonte des
zones glacières et la dilatation ther-
mique des océans pourrait atteindre
de 10 cm à 3 mètres d?ici fin 2100.
La région des Pays de la Loire s?avère
particulièrement vulnérable en raison
de sa situation littorale. Les côtes
basses pourraient subir une éro-
sion ou des submersions définitives,
d?autres des submersions temporai-
res. Il en résulterait pour la popula-
tion une exposition accrue aux ris-
ques côtiers et un déplacement des
lieux de vie. Une éventuelle diminu-
tion des précipitations l?été pourrait
également présenter un risque sur
les ressources en eau, à travers une
aggravation des tensions déjà loca-
lement fortes dans la région, notam-
ment en période estivale (afflux tou-
ristique), avec des conflits d?usage
entre alimentation en eau potable et
irrigation à des fins agricoles.
L?écosystème des marais de Brière,
de Grandlieu et du marais breton de
Vendée pourrait être modifié par l?ap-
port d?eau salée, de même que l?es-
tuaire de la Loire avec un enjeu sur
la production d?eau potable, celle-ci
étant actuellement pour majeure
partie prélevée dans le fleuve. Plus
généralement, l?ensemble de l?éco-
système pourrait être concerné par
les changements du climat, les évo-
lutions de température et précipita-
tions agissant directement sur les
espèces végétales et indirectement
sur les espèces animales.
Une nécessaire adaptation
des secteurs utilisant les
ressources naturelles
Les activités humaines fondées sur
les ressources naturelles locales
(agriculture et pêche) et le tourisme,
ne pourront qu?intégrer ces diffé-
rentes évolutions. Dans le domaine
agricole, la canicule de 2003 a mis
en évidence la vulnérabilité particu-
lière des exploitations orientées vers
l?élevage, la capacité d?alimentation
du bétail dépendant de la production
fourragère. Si la région se rappro-
che dans les prochaines décennies
des conditions climatiques actuel-
78 % des émissions énergétiques dans le résidentiel-tertiaire et les
transports
Répartition des émissions de gaz à effet de serre énergétiques et non énergétiques par secteur (hors production
d?énergie) en Pays de la Loire en 2008 (%)
les du Poitou ou du Midi toulousain,
l?agriculture devra s?adapter avec
des sècheresses estivales mais
aussi des végétations printanières
et automnales plus longues et plus
denses. Concernant le secteur de la
pêche, il est possible que l?évolution
des propriétés physiques de l?eau
et son réchauffement entraînent
une évolution des peuplements. Les
espèces peuvent en effet migrer,
soit pour retrouver une tempéra-
ture de l?eau spécifique, soit pour
suivre les organismes marins dont
ils se nourrissent. L?activité touris-
tique pourrait quant à elle évoluer
géographiquement en fonction des
modifications subies par le littoral
et les milieux naturels. Elle pourrait
également être plus étalée dans le
temps. ?
36
Les Pays de la Loire face au défi du
changement climatique
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Pour en savoir plus
Pasquier J.-L., L?empreinte carbone de la consommation des Français : évolution de 1990 à 2007, CGDD - SOeS, Le point sur, n°114, mars
2012.
Chiffres clés du climat : France et monde - Édition 2012, MEDDTL et CDC Climat Recherche, Repères, janvier 2012.
Climat - Tout savoir sur la politique de la France, MEDDTL, novembre 2011.
Politiques climat et efficacité énergétique : synthèse des engagements et résultats de la France, MEDDTL, novembre 2011.
Plan climat de la France - Actualisation 2011, MEDDTL, juillet 2011.
Jamous M. et al., Scénarios climatiques : indices sur la France métropolitaine pour les modèles français ARPEGE-Climat et LMDz et
quelques projections pour les DOM-COM - Rapport de la mission Jouzel, Météo-France/CNRM et IPSL, janvier 2011.
L?adaptation au changement climatique, MEDDTL, décembre 2010.
Inventaire régional d?émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre dans le cadre du schéma régional climat-air-
énergie, Citepa, Dreal des Pays de la Loire, juin 2010.
Étude régionale sur l?énergie et l?effet de serre, Explicit, Ademe Pays de la Loire, Préfecture de la région Pays de la Loire, Région Pays de la
Loire, février 2009.
Profil environnemental des Pays de la Loire : http://profil-environnemental.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
Site Internet de l?Observatoire national sur les effets du changement climatique (ONERC) : http://onerc.org
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Une approche territoriale du développement
durable en Pays de la Loire
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Une approche territoriale du développement durable permet de mettre en évidence, au-delà du constat
global sur la région, certains contrastes internes aux Pays de la Loire. Ainsi, les grandes agglomérations,
par leur taille, concentrent la plupart des problématiques de développement durable, que ce soit en
termes de cohésion sociale ou de pression sur les ressources naturelles. Les territoires littoraux
doivent, quant à eux, faire face à leur attractivité et aux tensions qui en résultent entre développement et
préservation des équilibres sociaux et environnementaux. Les couronnes des grandes agglomérations,
relativement équilibrées socialement, se développent au prix d?une forte consommation foncière et du
développement de l?usage de la voiture. A contrario, d?autres territoires, plus isolés, présentent des
signes de fragilité sociale.
Une approche territoriale du développement durable
en Pays de la Loire
Magali JULÉ, Elmostafa OKHAM (Insee)
Au-delà du constat régional, une
approche locale du développe-
ment durable permet de mettre
en évidence les dynamiques à l?oeuvre et
les enjeux propres à chaque territoire.
Elle donne une illustration concrète des
synergies positives ou négatives entre
les trois dimensions constitutives du
développement durable (environnemen-
tale, économique et sociale). En outre,
une analyse à des échelons géographi-
ques fins permet de souligner les éven-
tuels déséquilibres internes à la région
de même que les interdépendances
entre les territoires. Une telle analyse
peut ainsi être utile pour organiser
la solidarité et l?articulation entre les
différentes échelles territoriales. Pour
cette approche locale, l?échelon des
Établissements publics de coopération
intercommunale (EPCI) a été choisi.
Cette maille semble suffisamment fine
pour faire ressortir les disparités terri-
toriales. De plus, les EPCI constituent
des espaces de décision publique de
taille suffisante pour porter des projets
de développement.
Cohésion sociale, préservation des
ressources naturelles, prévention des
risques, etc., sont autant de probléma-
tiques dont l?intensité voire la nature
peut varier d?un territoire à l?autre. À
partir d?indicateurs qui couvrent diffé-
rentes facettes du développement
durable, sept types de territoires sont
distingués dans les Pays de la Loire.
Les agglomérations : au
coeur des problématiques
de développement durable
Les grandes agglomérations de Nantes,
Angers, Le Mans, Saint-Nazaire, Laval,
La Roche-sur-Yon et Cholet constituent
un premier ensemble de territoires bien
spécifiques. Concentrant 40 % de la
population et la moitié des emplois des
Pays de la Loire, elles sont au coeur
des problématiques du développement
durable de la région. Si les revenus y
sont en moyenne plus élevés que dans
les autres territoires de la région, les
inégalités et les situations de pauvreté
y sont particulièrement intenses. La
cohésion sociale est de ce fait un enjeu
fondamental de ces agglomérations
dans lesquelles des zones urbaines
sensibles côtoient des quartiers rési-
dentiels ou d?habitat diversifié. Sur le
plan écologique, ces territoires, du fait
de leur taille, consomment une part
importante des ressources naturelles
de la région. En effet, dans ces terri-
toires déjà fortement urbanisés, l?ex-
tension de la ville se poursuit au détri-
ment des espaces agricoles et, dans
une moindre mesure, naturels : la part
des surfaces artificialisées augmente
entre 2000 et 2006 de 0,7 point pour
les agglomérations les plus urbanisées
(Nantes et Saint-Nazaire) à 1,4 point
pour la moins urbanisée (La Roche-
sur-Yon). Par ailleurs, ces aggloméra-
tions représentent près de 40 % des
prélèvements en eau de la région (hors
énergie), pour l?essentiel destinés à l?ali-
mentation en eau potable. La concen-
tration des activités économiques sur
ces territoires implique également une
concentration des risques industriels :
60 % des déchets dangereux des entre-
prises industrielles de la région sont
produits dans ces agglomérations qui
regroupent 25 des 45 établissements
industriels classés à risques (Seveso).
Au sein de cet ensemble, la Commu-
nauté d?agglomération de la région
nazairienne et de l?estuaire (la Carene)
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Couronne des agglomérations : déplacements et constructions accrus
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires ruraux relativement isolés
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires confrontés à la pauvreté
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Au-delà de la première couronne, les distances s?allongent,
la cohésion sociale se fragilise
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Les agglomérations : au coeur des problématiques de développement
durable
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Le littoral : tensions entre préservation et développement
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires âgés, à faible taux d?emploi, attractifs et au patrimoine
naturel important
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
38
Une approche territoriale du développement
durable en Pays de la Loire
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
se distingue par sa situation sur
l?estuaire de la Loire. Ce territoire
se caractérise en effet par l?impor-
tance des activités industrielles et
portuaires, d?une part, et la présence
de zones humides, d?autre part. La
sauvegarde de ces espaces, qui
représentent près d?un tiers du terri-
toire de la Carene, tout en préservant
le dynamisme économique, constitue
un enjeu à l?origine de nombreuses
réflexions.
Les couronnes des
agglomérations
Les deux ensembles suivants sont
constitués des territoires qui forment
les couronnes des grandes agglomé-
rations. Le premier de ces ensembles,
appelé « Couronnes des aggloméra-
tions : déplacements et constructions
accrus », regroupe la couronne périur-
baine de Nantes, et plus globalement
tous les EPCI compris dans le triangle
formé par Nantes, La Roche-sur-Yon
et Angers ; il comporte également
trois EPCI de la couronne du Mans
et la partie régionale de la commu-
nauté urbaine d?Alençon. Ces terri-
toires se caractérisent par l?impor-
tance des déplacements pendulaires
entre la commune de résidence et la
commune de travail, accompagnée
d?un usage fréquent de la voiture pour
ces déplacements. La communauté
de communes du Pays des Herbiers
se distingue au sein de cet ensemble
par une faible fréquence des dépla-
cements domicile-travail, car Les
Herbiers constituent en soi un grand
pôle d?emplois (10 000 emplois
ou plus). Ces territoires vivent par
ailleurs un développement de l?artifi-
cialisation des sols, soutenu par les
constructions de logements. Sociale-
ment, ces territoires sont plutôt favo-
risés. L?accès au marché du travail
y est surreprésenté et les revenus
y sont en moyenne supérieurs à
ceux de la région. Les situations de
pauvreté y sont moins fréquentes
qu?ailleurs dans la région et les inéga-
lités de revenus plus faibles. Toute-
fois, les écarts de salaires horaires
entre hommes et femmes y sont en
général élevés, probablement du fait
de la présence importante de cadres,
catégorie socioprofessionnelle pour
laquelle ces écarts sont en général
les plus forts.
Le deuxième de ces ensembles de
territoires périurbains, appelé « Au-
delà de la première couronne, les
distances s?allongent, la cohésion
sociale se fragilise », est constitué
d?EPCI souvent plus éloignés des
grandes agglomérations. Ces terri-
toires présentent de fortes similarités
avec ceux du précédent ensemble, en
termes de déplacements pendulaires,
de rythme de constructions immobi-
lières, de cohésion sociale ou d?accès
à l?emploi. Les revenus et le taux
d?emploi y sont toutefois inférieurs et
les situations de pauvreté un peu plus
fréquentes. Par ailleurs, plus éloignés
des pôles d?emploi, les territoires de
cet ensemble se caractérisent par
des distances plus importantes entre
commune de résidence et commune
d?emploi et par des temps d?accès
aux services plus longs. Contraire-
ment au précédent ensemble, les
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Couronne des agglomérations : déplacements et constructions accrus
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires ruraux relativement isolés
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires confrontés à la pauvreté
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Au-delà de la première couronne, les distances s?allongent,
la cohésion sociale se fragilise
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Les agglomérations : au coeur des problématiques de développement
durable
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Le littoral : tensions entre préservation et développement
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires âgés, à faible taux d?emploi, attractifs et au patrimoine
naturel important
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
emplois courts (CDD et intérim) y sont
plus fréquents qu?en moyenne régionale.
Enfin, ces territoires sont moins urba-
nisés que les territoires des premières
couronnes et l?artificialisation, bien que
supérieure à la moyenne régionale, y est
moindre: les trois quarts des territoires
de cet ensemble ont une croissance, due
au seul solde migratoire, supérieure à
0,9 % par an entre 1999 et 2008, ce qui
traduit une attractivité démographique
importante.
Le littoral : tensions
entre préservation et
développement
Le quatrième ensemble est constitué
des territoires littoraux à forte activité
touristique. Ces territoires se caractéri-
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Couronne des agglomérations : déplacements et constructions accrus
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires ruraux relativement isolés
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires confrontés à la pauvreté
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Au-delà de la première couronne, les distances s?allongent,
la cohésion sociale se fragilise
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Les agglomérations : au coeur des problématiques de développement
durable
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Le littoral : tensions entre préservation et développement
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires âgés, à faible taux d?emploi, attractifs et au patrimoine
naturel important
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
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Une approche territoriale du développement
durable en Pays de la Loire
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
sent par une forte proportion d?héber-
gements touristiques et, en termes de
croissance démographique, par une
dynamique migratoire très soutenue.
Leur développement, intimement lié au
développement du tourisme balnéaire
et plus généralement à l?attractivité
du littoral, est à l?origine de tensions
fortes. En premier lieu, des tensions
sur la nature, tant l?attrait pour ces
territoires induit une surexploitation des
ressources naturelles, une dégradation
des milieux et une multiplication des
risques (érosion, submersion et éléva-
tion du niveau de la mer notamment).
Comme dans les agglomérations, l?ur-
banisation y est forte et croissante,
avec un rythme soutenu des construc-
tions de logements. Or, ces territoires
littoraux sont constitués d?espaces
naturels dont la préservation est essen-
tielle. En témoigne notamment la part
importante de la surface classée en
Znieff (Zones naturelles d?intérêt écolo-
gique faunistique et floristique), supé-
rieure à la moyenne régionale, à l?excep-
tion de la communauté de communes
de Pornic qui se singularise par une
forte part de terres agricoles (85 %).
En second lieu, ces territoires connais-
sent des disparités sociales, avec des
inégalités de revenus particulièrement
marquées. Les actifs sont nombreux
à travailler à temps partiel, princi-
palement les femmes, ou à alterner
périodes d?activité et de chômage du
fait de l?importance des contrats de
courte durée dans les activités saison-
nières. Enfin, ces territoires présentent
un certain déséquilibre générationnel :
les personnes de 65 ans et plus sont
plus nombreuses que les moins de
20 ans.
Parmi ces territoires, la communauté
de communes du Pays de Saint-Gilles-
Croix-de-Vie, la communauté d?agglo-
mération de la Presqu?île de Guérande
- Atlantique et la communauté de
communes des Olonnes ont une acti-
vité industrielle présentant des risques
technologiques, source potentielle de
tensions supplémentaires. Ces trois
territoires enregistrent une production
de déchets industriels dangereux, la
dernière accueillant également sur
son territoire un établissement classé
Seveso.
Territoires ruraux
relativement isolés
Le cinquième ensemble est constitué
de territoires ruraux, pour l?essentiel
situés en Mayenne et en Sarthe. Plus
qu?ailleurs, les espaces agricoles ou
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Couronne des agglomérations : déplacements et constructions accrus
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires ruraux relativement isolés
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires confrontés à la pauvreté
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Au-delà de la première couronne, les distances s?allongent,
la cohésion sociale se fragilise
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Les agglomérations : au coeur des problématiques de développement
durable
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Le littoral : tensions entre préservation et développement
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires âgés, à faible taux d?emploi, attractifs et au patrimoine
naturel important
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Couronne des agglomérations : déplacements et constructions accrus
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires ruraux relativement isolés
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires confrontés à la pauvreté
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Au-delà de la première couronne, les distances s?allongent,
la cohésion sociale se fragilise
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Les agglomérations : au coeur des problématiques de développement
durable
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Le littoral : tensions entre préservation et développement
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires âgés, à faible taux d?emploi, attractifs et au patrimoine
naturel important
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
naturels (forêts) prédominent dans ces
territoires peu urbanisés. La dynamique
d?artificialisation et de constructions
immobilières y est modérée. Par
ailleurs, ces territoires se distinguent
par un certain isolement, l?accès aux
équipements y étant en moyenne
peu aisé et la densité de médecins
généralistes particulièrement faible.
Cette situation est d?autant plus
défavorable que la population y est
relativement âgée. Les revenus y sont
inférieurs au niveau régional et les
situations de pauvreté plus fréquentes.
Toutefois, les écarts de salaires entre
hommes et femmes y sont inférieurs,
de même que le temps partiel subi des
femmes.
Territoires confrontés
à la pauvreté
Dans le sixième ensemble de terri-
toires, majoritairement situés à l?est du
Maine-et Loire et au sud de la Sarthe,
les difficultés sociales sont plus fortes
qu?ailleurs dans la région. La propor-
tion de ménages à bas revenus y est
importante, de même que la proportion
de jeunes sans diplôme. Les inégalités
de revenus y sont également assez
importantes et le parc locatif social
y est relativement élevé. À ces diffi-
cultés sociales, s?ajoute pour trois
territoires une exposition notable aux
risques technologiques ou naturels : la
communauté de communes de Loire-
Longué et la communauté d?agglomé-
ration Saumur Loire Développement
font partie des territoires de la région
pour lesquels la part de la population
exposée à un risque d?inondation (hors
submersion marine) est la plus impor-
40
Une approche territoriale du développement
durable en Pays de la Loire
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
tante (respectivement 44 % et 35 %) ; la
communauté de communes du Canton
de Noyant est celle qui enregistre,
hors grandes agglomérations, la plus
grande quantité de déchets dangereux
produits par les entreprises.
Territoires âgés, à faible
taux d?emploi, attractifs
et au patrimoine naturel
important
Le septième et dernier ensemble, bien
que constitué de seulement douze EPCI,
est assez hétérogène mais regroupe
six EPCI du sud de la Vendée. Ces
territoires ont en commun d?être plus
attractifs que la moyenne régionale,
d?avoir une population plus âgée et un
taux d?emploi très faible. En corollaire,
le chômage de même que la proportion
de ménages à bas revenus y sont
globalement plus élevés qu?en moyenne
régionale. Rapporté à la population, le
nombre d?hébergements touristiques y
est relativement important. Par ailleurs,
tous les EPCI de cet ensemble ont une
responsabilité particulière en termes
de préservation de la biodiversité,
bien qu?ils ne soient pas les seuls
dans la région. Ils sont tous couverts
par une Znieff : faiblement pour la
communauté de communes du Val du
Loir (moins de 5 % de sa superficie)
à fortement (plus de 20 %) pour
certaines intercommunalités de Vendée
(notamment celles couvertes par le
Marais poitevin au sud et par le Marais
breton au nord-est). De plus, la part de
surfaces naturelles est supérieure à
la moyenne régionale pour la plupart
d?entre elles, y compris celles qui ne
sont que faiblement couvertes par une
Znieff. ?
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Couronne des agglomérations : déplacements et constructions accrus
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires ruraux relativement isolés
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires confrontés à la pauvreté
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Au-delà de la première couronne, les distances s?allongent,
la cohésion sociale se fragilise
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Les agglomérations : au coeur des problématiques de développement
durable
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Le littoral : tensions entre préservation et développement
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
disparités de revenus
part de bas revenus
indice de vieillissement
temps d'accès aux services
Territoires âgés, à faible taux d?emploi, attractifs et au patrimoine
naturel important
taux d'emploi
temps partiel subi des femmes
contrats courts
Znieff
construction de logements
utilisation de la voiture
distance domicile-travail
mobilité domicile-travail
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part de bas revenus
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Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
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naturel important
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Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel. Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Sources : Insee, Recensement de la population, Enquête emploi, RFL ; CAF ; MSA ; Dreal, Sitadel.
Limites de la classification
La typologie des EPCI présentée ici ne fait pas ressortir de groupes de territoires spécifiquement exposés aux risques technologiques
ou naturels. Cet aspect fondamental du développement durable a pourtant été intégré dans l?analyse (densité d?établissements
à risque et population exposée à un risque d?inondation). De même, les territoires qui ont une responsabilité particulière en
matière de préservation de la biodiversité ne sont que peu distingués par la présente classification. De manière générale, les
variables environnementales utilisées dans l?analyse s?avèrent n?avoir qu?un faible pouvoir explicatif comparé aux variables socio-
économiques.
Lecture des radars :
Les « radars » représentent douze des indicateurs utilisés dans la classification des EPCI de la région. Chaque rayon
correspond à un indicateur. La moyenne régionale est fixée comme référence (courbe en vert) et on mesure, pour chaque
indicateur, l?écart entre le groupe de territoires et cette moyenne régionale. Si la courbe en orange est au-delà de la courbe
en noir, cela signifie que la moyenne de l?indicateur pour le groupe de territoires est supérieure à la moyenne régionale.
Inversement, si la courbe en rouge est plus proche du centre que la courbe en noir, cela signifie que la moyenne de l?indi-
cateur pour le groupe de territoires est inférieure à la moyenne régionale.
41 insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Angers
Nantes
Le Mans
La Roche-
sur-Yon
Laval
Cholet
Saint-Nazaire
Lecture : les communes en blanc ne font pas partie d'un EPCI. Pour les EPCI comprenant des communes de différentes
régions, les communes appartenant à la région Pays de la Loire sont uniquement prises en compte.
© IGN - Insee 2012
Sept familles de territoires au regard des problématiques de
développement durable
MAYENNE
SARTHE
VENDÉE
LOIRE-ATLANTIQUE
MAINE-ET-LOIRE
Typologie des EPCI :
Les agglomérations : au coeur des problématiques de
développement durable
Le littoral : tensions entre préservation et développement
Déplacements et constructions accrus
Au-delà de la première couronne,
les distances s'allongent, la cohésion
sociale se fragilise
Territoires ruraux relativement isolés
Territoires confrontés à la pauvreté
Territoires âgés, à faible taux d'emplois,
attractifs et au patrimoine naturel important
Couronnes des
agglomérations
Pour en savoir plus
David D. et Marcus M., Organiser, hiérarchiser, synthétiser : l?analyse des données comme outil d?expertise des indicateurs européens
de développement durable, Insee, Courrier des statistiques, n°130, mai 2011.
Després L. et al., L?estuaire de la Loire. Un territoire en développement durable ?, coll. « Espaces et Territoires », Presses universitaires de
Rennes, 2009.
Seguin S., Pays de la Loire : moins de pauvreté et d?inégalités qu?ailleurs, malgré des disparités territoriales, Insee Pays de la Loire,
Études, n°100, décembre 2011.
Zuindeau B. et al., Développement durable et territoires, Presses universitaires du Septentrion, 2010.
Le regroupement des EPCI en sept
ensembles a été obtenu par la mise
en oeuvre d?une « classification
ascendante hiérarchique ». Cette
méthode consiste à agréger deux
à deux et selon un processus
itératif les EPCI qui présentent le
profil le plus proche eu égard à
un certain nombre de variables.
Cette procédure d?agrégation a
été réalisée selon un critère (Ward)
qui maximise l?homogénéité des
profils au sein d?un ensemble ainsi
que l?hétérogénéité d?un ensemble
à l?autre.
Au préalable, une « analyse en
composante principale » a été
menée sur 38 variables, dont
24 retenues comme variables
actives, caractérisant les terri-
toires sur des problématiques
socio-économiques et environne-
mentales. Cette étape a permis
de faire émerger les variables qui
contribuaient le plus à l?analyse et
à la différentiation des territoires.
Pour comprendre
ces résultats
Une approche territoriale du développement
durable en Pays de la Loire
42
Glossaire
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
GLOSSAIRE
Agriculture biologique
Elle établit un système de gestion durable pour l?agriculture (maintien de la biodiversité, préservation de la qualité des sols,
de l?air et des eaux, respect du bien-être animal) visant à une production agricole de qualité. L?utilisation de produits chimiques
de synthèse, d?OGM et de leurs dérivés est interdite. Les opérateurs de la filière bio sont contrôlés par des organismes
certificateurs agréés par les pouvoirs publics et répondant à des critères d?indépendance, d?impartialité, d?efficacité et
de compétence. Le sigle « AB » (Agriculture biologique) est l?un des cinq signes officiels d?identification de la qualité et de
l?origine.
Artificialisation
On parle d?artificialisation du sol lorsque des zones agricoles ou naturelles sont transformées par l?homme en zones artificielles
(lotissements, routes, zones commerciales...).
Biodiversité
La biodiversité est définie par la Convention sur la diversité biologique de l?ONU de 1992 comme : « la variabilité des
organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes
aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie ; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre
espèces, ainsi que celle des écosystèmes » (art. 2). Le concept de biodiversité concerne donc toutes les composantes
et les variations du monde vivant. Les scientifiques distinguent trois niveaux d?organisation : la diversité écologique (les
écosystèmes), la diversité spécifique (les espèces), la diversité génétique (les gènes). Une autre composante essentielle et
constitutive de la biodiversité sont les interactions au sein et entre chacun de ces trois niveaux d?organisation.
Déchets dangereux
Un déchet est considéré comme dangereux s?il présente l?une ou l?autre des caractéristiques suivantes : explosif, hautement
inflammable, irritant, nocif, toxique, corrosif, mutagène ou cancérigène. La classification des déchets résulte de la décision
de la Commission européenne du 3 mai 2000, transposée en droit français par le décret du 18 avril 2002.
Déchets ménagers
Les déchets ménagers et assimilés regroupent six catégories de déchets : les ordures ménagères résiduelles en mélange
collectées en porte-à-porte, le verre et les matériaux secs collectés en porte-à-porte ou par apport volontaire aux bornes de
collecte, les bio-déchets et les déchets verts, les encombrants, les déchets déposés en déchèteries. Ces déchets ménagers
et assimilés comprennent une part non négligeable (de l?ordre de 20 %) de déchets produits par des petites entreprises du
commerce et des services ou de l?artisanat et ramassée dans les mêmes conditions que les ordures ménagères (déchets de
restauration, cartons, gravats, etc.).
Énergies renouvelables
Elles proviennent de ressources que la nature renouvelle en permanence (eau, vent, soleil, matières organiques, chaleur de
la terre, etc.). Les sources d?énergies renouvelables peuvent alimenter la production électrique (hydraulique, éolien, solaire
photovoltaïque, déchets urbains, déchets de bois) ou la production thermique (solaire thermique, géothermie, déchets urbains,
bois et déchets, résidus de récolte, biogaz et biocarburants).
Espérance de vie
L?espérance de vie à la naissance (ou à l?âge 0) représente la durée de vie moyenne - autrement dit l?âge moyen au décès
- d?une génération fictive soumise aux conditions de mortalité de l?année. Elle caractérise la mortalité indépendamment de la
structure par âge.
Étalement urbain
Désigne le phénomène de développement des surfaces urbanisées en périphérie des villes ; son étude nécessite l?emploi
d?outils et de sources spécifiques mesurant l?évolution de l?occupation du sol.
43
insee pays de la loire - le développement durable dans les pays de la loire - juin 2012
Gaz à effet de serre
Les principaux gaz responsables de l?effet de serre, dont les émissions sont encadrées par le protocole de Kyoto, sont le
dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), l?oxyde nitreux (N2O), et les gaz fluorés (HFC, PFC et SF6). Les émissions de ces
six gaz sont pondérées par leurs potentiels de réchauffement global (PRG) et exprimées en équivalents CO2 pour donner un
total d?émissions en équivalents CO2.
Granulats
Petits morceaux de roche d?une taille inférieure à 125 mm, utilisés dans les travaux publics, le génie civil et le bâtiment. Ils
peuvent être obtenus par exploitation directe des roches meubles (sable, graviers), par concassage de roches massives
(granite, basalte, calcaire) ou par recyclage de matériaux de démolition ou de laitiers de hauts fourneaux, mâchefers.
Niveau de vie
Le niveau de vie est égal au revenu disponible d?un ménage (somme des revenus de ses membres, y compris les prestations
sociales et après paiement des impôts directs) divisé par le nombre d?unités de consommation (uc). Le niveau de vie est donc
le même pour tous les individus d?un même ménage. Les uc, qui permettent de tenir compte des économies d?échelle liées à
la vie en commun, sont calculées selon l?échelle d?équivalence dite de l?OCDE modifiée qui attribue 1 uc au premier adulte du
ménage, 0,5 uc aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 uc aux enfants de moins de 14 ans. Le niveau de vie médian
partage une population en deux sous-ensembles égaux : la moitié des personnes dispose d?un niveau de vie inférieur, l?autre
moitié d?un niveau de vie supérieur.
Périurbanisation
La périurbanisation a trait au comportement des populations ayant quitté les centres urbains pour aller vivre dans les zones
périphériques.
Produits phytosanitaires
Matières actives (ou préparations en contenant) utilisées en agriculture pour protéger les plantes cultivées contre les
organismes nuisibles. Avec les biocides, ils constituent les pesticides.
Rapport interdécile des revenus
Le rapport interdécile est le rapport entre le 9e décile et le 1er décile (D9/D1) définis respectivement comme le niveau de vie
plancher des 10 % les plus aisés et le niveau de vie plafond des 10 % les plus modestes. Il est utilisé pour mesurer les écarts
de revenus.
Seveso
Les établissements Seveso, seuils haut et bas, sont les installations industrielles qui présentent le plus de risques pour la
population qui réside autour de ces sites. La maîtrise de l?urbanisation et la réduction de la vulnérabilité des populations
situées à proximité des sites Seveso font partie des objectifs du Grenelle de l?environnement. La population exposée aux
risques technologiques doit être informée des risques qu?elle encourt en résidant à proximité de ces établissements.
Surendettement
Les commissions de surendettement ont pour mission de chercher des solutions aux problèmes rencontrés par les particuliers
qui ont contracté un endettement excessif ou qui sont confrontés à une réduction de leurs ressources à la suite d?un accident
de la vie (divorce, chômage, maladie, etc.). Elles peuvent orienter le dossier de surendettement vers une procédure amiable
qui repose sur la négociation d?un plan conventionnel de redressement ou, en cas d?échec des négociations, proposer aux
autorités judiciaires des recommandations visant à étaler le remboursement des dettes, réduire les taux d?intérêt, voire
suspendre le paiement des dettes et/ou procéder à un effacement partiel de la dette.
Suroccupation
La définition d?un logement en situation de suroccupation repose sur la composition du ménage et le nombre de pièces
du logement. Un logement est suroccupé quand il lui manque au moins une pièce par rapport à la norme d? « occupation
normale », fondée sur : une pièce de séjour pour le ménage, une pièce pour chaque personne de référence d?une famille, une
pièce pour les personnes hors famille non célibataires ou les célibataires de 19 ans ou plus et, pour les célibataires de moins
de 19 ans : une pièce pour deux enfants s?ils sont de même sexe ou ont moins de 7 ans, sinon, une pièce par enfant.
Valorisation des déchets
Il s?agit de la valorisation matière ou organique ainsi que de la valorisation énergétique. La valorisation matière ou organique
comprend le recyclage et le réemploi (valorisation matière), le compostage, la méthanisation et l?épandage (valorisation
organique). La valorisation énergétique correspond à une énergie renouvelable thermique obtenue par incinération des
déchets. Les autres modes de traitement sont l?incinération sans valorisation énergétique et la mise en décharge.
Glossaire
44 insee pays de la loire - entre chômage et cdi, de multiples formes d?emploi dans les pays de la loire - novembre 2011
Glossaire
Zonage en aires urbaines 2010
Une aire urbaine ou « grande aire urbaine » est un ensemble de communes, d?un seul tenant et sans enclave, constitué par
un pôle urbain (unité urbaine de plus de 10 000 emplois) et par des communes rurales ou unités urbaines dont au moins
40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des communes attirées par celui-ci (couronne
périurbaine). Le zonage en aires urbaines 2010 distingue également les « moyennes aires », les « petites aires », les
communes « multipolarisées des grandes aires », les « autres communes multipolarisées » et les communes « isolées hors
influence des pôles ».
Le périurbain est composé des couronnes des grands pôles urbains et des communes multipolarisées des grandes aires
urbaines.
Zone naturelle d?intérêt écologique, faunistique et floristique (Znieff)
Territoire terrestre, fluvial ou marin présentant un intérêt de par la richesse de ses écosystèmes et les espèces animales ou
végétales, rares ou menacées qu?il recèle. Les Znieff ont été créées à l?initiative du ministère chargé de l?Environnement dans
le but d?améliorer la connaissance des richesses écologiques du patrimoine national, de constituer une base scientifique de
la politique nationale de protection de la nature et de proposer une base de connaissance accessible à tous pour permettre
la prise en compte des espaces naturels dans les projets d?aménagement.
45 insee pays de la loire - entre chômage et cdi, de multiples formes d?emploi dans les pays de la loire - novembre 2011
www.insee.fr/pays-de-la-loire
INSEE Pays de la Loire
105, rue des Français Libres
BP 67401
44274 Nantes cedex 2
La réalisation de cet ouvrage a été coordonnée par la direction régionale de l?Insee et
la direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement (Dreal)
des Pays de la Loire.
ISBN 978-2-11-056140-8
Code Sage IdoS04644 - JUIN 2012 - PRIX 15 E
Le développement
durable dans
les Pays de la Loire
www.insee.fr/pays-de-la-loire
N° 46. Juin 2012
INVALIDE)