Déclinaison du plan national d'actions du phragmite aquatique dans la région des Pays de la Loire 2010-2014 - Avril 2013

LATRAUBE, Frank

Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement ; Ligue pour la protection des oiseaux (France). Délégation départementale (Loire-Atlantique)
Auteur secondaire
MOURGAUD, Gilles (contributeur)
Résumé
<div style="text-align: justify;">Rédigée à la demande de la DREAL des Pays de la Loire, validée le 09 avril 2013 par le Conseil scientifique régional du patrimoine naturel, ce document présente l'état d'avancement en 2012 du plan national d'actions du Phragmite aquatique conduit à l'échelle régionale depuis 2010 et se terminant en décembre 2014.<br /><br />Cette étude a pour objectif de proposer des actions pour répondre aux enjeux de conservation pesant sur cette espèce de passereau, une des plus menacée d'extinction en Europe continentale et pour laquelle la France joue une rôle majeur dans la conservation en accueillant la totalité ou presque de la population mondiale en halte migratoire post-nuptiale. Le plan national d'actions 2010-2014 a pour objectif de lui assurer un réseau satisfaisant de sites de haltes migratoires, et de participer ainsi au rétablissement de l'espèce dans un état de conservation favorable.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
biodiversité ; environnement ; faune ; espèce protégée
Descripteur écoplanete
espèce animale ; mesure de protection ; oiseau ; suivi des populations
Thème
Environnement - Nature ; Nature
Texte intégral
Déclinaison du plan national d?actions du Phragmite aquatique dans la région des Pays de la Loire 2010 - 2014 Avril 2013 Déclinaison du plan national d?actions du Phragmite aquatique dans la région des Pays de la Loire 2010 - 2014 Avril 2013 Validée par le CSRPN le 9 avril 2013 Coordination et rédaction : Franck LATRAUBE (LPO Loire-Atlantique) En collaboration avec : Gilles MOURGAUD (LPO Anjou) REMERCIEMENTS Nous tenons à remercier l?ensemble des personnes et structures ayant contribué à cette déclinaison régionale et tout particulièrement : le Centre de Recherche par le Baguage des Populations d?Oiseaux (CRBPO) du Muséum National d?Histoire Naturelle (MNHN), Bretagne Vivante - SEPNB, le Parc naturel régional de Brière, la LPO Vendée, la LPO Anjou, la LPO Loire-Atlantique, la Société Nationale de Protection de la Nature (SNPN), l?association ACROLA, Cap Atlantique, l?ONCFS des Pays de la Loire-Bretagne, les bagueurs généralistes agréés du MNHN, les chargé(e)s de mission Natura 2000 des sites concernés par le PNA en Pays de la Loire. Déclinaison régionale PNA Phragmite aquatique Page 4 SOMMAIRE Préambule...................................................................................................................................................... 5 Introduction ................................................................................................................................................... 5 I ? Etat des connaissances ............................................................................................................................. 6 1. Systématique ............................................................................................................................................. 6 2. Statut légal de protection........................................................................................................................... 6 3. Statut de conservation ............................................................................................................................... 6 4. Distribution, abondance et menaces.......................................................................................................... 6 4.1. Sur les zones de reproduction ............................................................................................................ 7 4.2. Sur les voies de migration .................................................................................................................. 8 4.2.1. Distribution et tendance .............................................................................................................. 8 4.3. Menaces et facteurs limitants ............................................................................................................. 8 5. Distribution et importance des Pays de la Loire ....................................................................................... 9 6. Actions déjà réalisées en faveur du Phragmite aquatique en Pays de la Loire ....................................... 11 6.1 Amélioration des connaissances ....................................................................................................... 11 6.1.1. Eléments de connaissance récents issus du programme CRBPO « ACROLA » ..................... 11 6.1.2 Habitat de l?espèce ..................................................................................................................... 12 6.1.3. Présentation de quelques sites en Pays de la Loire ....................................................................... 15 6.1.3.1. L?estuaire la Loire .............................................................................................................. 15 6.1.3.2 Le Lac de Grand-Lieu ......................................................................................................... 17 6.1.3.3. La Brière ............................................................................................................................ 18 6.1.3.4. La Baie de l?Aiguillon ........................................................................................................ 19 6.1.3.5. Les Basses Vallées Angevines ........................................................................................... 20 7. Intérêt écosystémique de la protection du Phragmite aquatique ............................................................. 21 II. Besoins et enjeux de conservation de l?espèce et stratégie à long terme ............................................... 22 1. Synthèse des enjeux de conservation régionaux ..................................................................................... 22 2. Stratégie de conservation à long terme et pour la durée du plan ............................................................ 22 2.1. Stratégie globale ............................................................................................................................... 22 2.2. Stratégie pour la durée du plan ........................................................................................................ 22 2.3. Stratégie à long terme ...................................................................................................................... 23 2.4. Stratégie de conservation régionale ................................................................................................. 23 III. Mise en oeuvre du plan national d?actions ............................................................................................ 24 1. Actions du plan national d?actions retenues au niveau régional ............................................................. 24 2. Déclinaisons des actions par site en Pays de la Loire ............................................................................. 24 3. Déclinaison des actions menées durant le plan ....................................................................................... 31 3.1 Les actions sites par sites .................................................................................................................. 31 3.3.1. Focus expéditions au Sahel à la recherche des quartiers d'hivernage ....................................... 51 3.3.2. Focus sur la problématique MAE prairie .................................................................................. 51 2.4 Évaluation prévisionnelle de quelques coûts et financements en 2013 ................................................ 52 Conclusion .................................................................................................................................................. 53 Bibliographie ............................................................................................................................................... 54 Déclinaison régionale PNA Phragmite aquatique Page 5 Préambule Ce document présente l?état d?avancement en 2012 du Plan national d?actions du Phragmite aquatique conduit à l?échelle régionale depuis 2010 et se terminant en décembre 2014. L?objectif est de rappeler les enjeux de conservation qui pèsent sur l?espèce et de proposer des actions pour répondre à ces enjeux. Ce document est un outil à destination des parties prenantes du plan en région Pays-de-la-Loire, visant à informer, à programmer et à rendre visible sa mise en oeuvre. Il peut être modifié annuellement par l?opérateur régional à l?occasion du Comité de pilotage régional, en fonction de l?évolution des connaissances sur l?espèce aux niveaux régional, national ou global, et en fonction de la programmation annuelle des actions. La mise en place du plan a permis de découvrir à la fois des nouveaux aspects de la biologie de l'espèce et de nouveaux sites, entraînant une certaine réactivité inhérente à la faible durée de présence des oiseaux dans notre région. Nous présenterons ensuite une présentation des travaux en cours ou prévus d?ici 2014. Introduction Le Phragmite aquatique Acrocephalus paludicola est le passereau le plus menacé d?extinction en Europe continentale. Cela lui vaut le statut d?espèce inscrite par l?Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) en liste rouge mondiale des espèces menacées d?extinction. La France joue un rôle majeur dans la conservation de l?espèce car elle accueille une forte proportion de jeunes de l?année ou une part importante des reproducteurs de la population mondiale en halte migratoire postnuptiale, essentiellement le long de la façade Manche-Atlantique (JIGUET et al. 2011). D?importants éléments de connaissances ont été acquis en France dans le cadre du programme européen Life nature « conservation du Phragmite aquatique en Bretagne » conduit de 2004 à 2009, dans le cadre également d?opérations annuelles de baguage d?espèces paludicoles depuis la fin des années 1990 et d?études ponctuelles par radio-pistage sur des sites importants de haltes comme l?estuaire de la Seine, la baie d?Audierne, l?estuaire de la Loire et celui de la Gironde. A l?issu de ce programme Life, le ministère de l?Écologie, de l?Énergie, du Développement durable et de la Mer a décidé de favoriser les actions de conservation de l?espèce à l?échelle nationale en mettant en place un plan national d?actions en faveur du Phragmite aquatique ; objectif : lui assurer un réseau satisfaisant de sites de haltes migratoires et participer ainsi au rétablissement de l?espèce dans un état de conservation favorable. Compte tenu de l?importance des Pays de la Loire pour l?espèce, la DREAL décidait en 2010 de lancer la mise en oeuvre d?un plan d?actions, et désignait l?ONCFS comme opérateur régional en tant que gestionnaire de la réserve du Massereau dans l?estuaire de la Loire, site de halte migratoire. Un certain nombre d?actions sont mises en oeuvre dès 2010, financées ou non par l?État, et valorisées dans les bilans annuels régionaux et nationaux. La présente déclinaison s?appuie sur ces premières expériences et surtout sur une accumulation importante de connaissance depuis le lancement du plan. Elle permet de mettre en avant cette évolution de connaissance, de réaffirmer les enjeux de conservation, de rappeler les actions régionales déjà engagées et celles prévues ou à réaliser pour les deux années restantes du plan, dans le respect des objectifs globaux énoncés à l?échelle nationale. Le plan national propose une stratégie qui doit permettre d?atteindre trois objectifs : - augmenter la surface d?habitats favorables au Phragmite aquatique dans les ZPS concernées ; - améliorer la connaissance du fonctionnement de la migration en France ; - participer à la conservation globale de l?espèce. Ces objectifs s?inscrivent dans un objectif plus global, à atteindre dans les 15 ans à venir, visant à disposer d?une proportion satisfaisante d?habitats favorables à l?alimentation dans tous les sites de halte migratoire ayant accueilli l?espèce depuis 1980. Déclinaison régionale PNA Phragmite aquatique Page 6 I ? Etat des connaissances 1. Systématique Le Phragmite aquatique Acrocephalus paludicola appartient à la famille des Sylvidae qui compte 270 espèces dans le Monde. Il est classé dans la sous-famille des Acrocephalinae qui compte 23 genres et 128 espèces. Le genre Acrocephalus auquel appartient l'oiseau compte 37 espèces. Décrit par VIEILLOT en 1817 à partir d'individus provenant de Lorraine et de Picardie, il est considéré comme monotypique (DE HOYO et al. 2006). Cependant, des travaux récents sur l'ADN de l'espèce montrent qu'il existe quatre populations reproductrices biogéographiques distinctes dont celle de Poméranie qui est génétiquement différente des autres (GIESSING 2002). 2. Statut légal de protection En France, le Phragmite aquatique est protégé en application des articles L.411-1 et L.411-2 du code de l?environnement, par l?arrêté du 17 avril 1981 qui liste les oiseaux protégés sur l?ensemble du territoire métropolitain. Au niveau communautaire, le Phragmite aquatique est inscrit à l'Annexe I de la directive 79/409 CEE du Conseil du 2 avril 1979 concernant la conservation des oiseaux sauvages faisant notamment l'objet de mesures de conservation spéciale concernant leur milieu naturel. 3. Statut de conservation A l'échelle mondiale en 2011, le Phragmite aquatique est inscrit en liste rouge de l'UICN où il est classé «vulnérable »1 (UICN et al. op. cit.). A l'échelle européenne, d'après les critères définis par BirdLife International (TUCKER ET HEATH, 1994; BirdLife International, 2004), le Phragmite aquatique est classé en « Spec 1 », c'est-à-dire dans la catégorie des espèces inscrites en liste rouge de l'UICN. Ces statuts font de lui le passereau le plus menacé d'extinction en Europe continentale. Pour cette raison, il bénéficie d?un Mémorandum d?accord sous l?égide de la Convention de Bonn depuis 2003, ratifié par la France en mai 2010, à Goniadz, Pologne à l?occasion de la seconde réunion des parties signataires. Un Plan d?action international est annexé à ce Mémorandum (BirdLife International 2008 updated 2010). 4. Distribution, abondance et menaces La répartition mondiale du Phragmite aquatique concerne essentiellement le Paléarctique occidental. Mais une population reproductrice marginale se situait encore en Sibérie occidentale au début des années 2000 (FLADE et al. 2002). Par ailleurs, le Phragmite aquatique est un migrateur transsaharien complet c'est à dire que la totalité de la population mondiale hiverne au sud du Sahara. Ainsi, une partie de la voie de migration et l'ensemble des quartiers d'hivernage connus se trouvent en Afrique (figure 1). 1 L'UICN propose de classer le statut de conservation des espèces de la liste rouge en neuf catégories décroissantes : éteint, éteint à l'état sauvage, en danger critique d'extinction, en danger, vulnérable, quasi-menacé, préoccupation mineure, données insuffisantes, non évalué. Déclinaison régionale PNA Phragmite aquatique Page 7 4.1. Sur les zones de reproduction Dans les pays d?Europe de l?Est qui abritent aujourd?hui encore ses derniers sites de reproduction, le Phragmite aquatique était encore considéré au début du XXe siècle comme un des passereaux les plus abondants. En 2010, la population est comprise entre 10 200 et 13 800 mâles chanteurs (BirdLife International 2008 updated 2010), ce qui représenterait une population totale (adultes et immatures compris) de 30 000 à 40 000 individus. Le noyau principal de la population est centré sur trois pays, la Pologne, la Biélorussie et l'Ukraine, qui totalisent 97 % des effectifs nicheurs (figure 1). Par ailleurs, les effectifs nicheurs sont répartis à travers six pays européens sur une quarantaine de sites dont quatre accueillent plus de 80 % de la population mondiale (FLADE 2008). Cette concentration accroît d'autant la vulnérabilité de l'espèce. Fig. 1 : Distribution mondiale du Phragmite aquatique en 2009 Depuis 2004, les comptages sont annuels et les chiffres avancés quasi-exhaustifs, ce qui permet de constater une lente érosion des effectifs de l'espèce. Et depuis la rédaction du plan en 2009, il a disparu d?Allemagne en 2010 où une petite population subsistait jusqu?alors en Poméranie, et de Hongrie en 2011. Ces estimations sont valables y compris pour la vaste Russie où de récentes expéditions ont mis en évidence que la population de Sibérie occidentale était en fait relictuelle (FLADE & AWCT 1999, 2000, 2002), et qu'ailleurs, les habitats favorables avaient disparu vraisemblablement à la suite de la perestroïka des années 1980. L'exode agricole qui s'en suivit, s'est traduit par l'abandon des prairies tourbeuses de fauche estivale peu productives, provoquant leur boisement spontané et rapide par les saules (FLADE & AWCT 2006). Depuis le début du XXème siècle, la population de Phragmite aquatique a subit un déclin de 90 % de ces effectifs nicheurs. Les principales causes sont : - en Europe occidentale, le drainage des zones humides et plus particulièrement des prairies alluviales et tourbeuses ; - en Europe centrale et de l?est, l?abandon des méthodes de fauches traditionnelles estivales sur les prairies tourbeuses entraînant une fermeture du milieu par colonisation des saules, des aulnes et des bouleaux. Déclinaison régionale PNA Phragmite aquatique Page 8 4.2. Sur les voies de migration 4.2.1. Distribution et tendance Le Phragmite aquatique est un migrateur transsaharien qui effectue une migration en boucle (CRAMP, op. cit.). Lors de la migration postnuptiale, quittant les zones de reproduction à partir de juillet, adultes et juvéniles rejoignent la façade maritime de l'Europe de l'Ouest depuis les Pays-Bas jusqu?en France et passent en août et en septembre avec un pic situé mi-août. Très peu d?individus sont capturés annuellement en Angleterre (de 0 à 3), malgré une forte pression de baguage sur l?ensemble de la côte sud de By, 1990, in JULLIARD et al. 2006). Ils vont poursuivre leur route vers le sud en traversant la Péninsule ibérique par l'est ou par l'ouest le long des côtes (ATIENZA 2001) ou par le centre, pour rejoindre ensuite les côtes marocaines et continuer jusqu'en Afrique tropicale de l'ouest (SCHÄFFER et al. 2006). La migration prénuptiale, quant à elle plus directe vers les zones de reproduction, va emprunter une route européenne à l'est, longeant et traversant la Méditerranée. A cette époque en France, le littoral méditerranéen et la vallée du Rhône, ainsi que l?est du pays et la Corse, sont concernés mais dans une mesure qui reste à préciser. Le littoral languedocien et la Camargue pourraient cependant constituer des haltes fréquentées et stratégiques (POULIN et al. 2010 ; COMMUNIER et al. sous presse) mais les informations manquent encore par défaut d?une prospection ciblée et adaptée à l?espèce. 4.3. Menaces et facteurs limitants Les menaces concernant la disparition des haltes migratoires sont multiples. La première menace concerne la disparition des zones humides. En effet, depuis la seconde guerre mondiale, la France a perdu 50 % de ces zones humides (BARNAUD 1996 ; BOUSSAND 2005). L?habitat du Phragmite aquatique a ainsi été touché dans cette perte globale concernant de grandes surfaces, mais aussi des surfaces plus restreintes pouvant jouer un rôle important en termes de jonction entre les grands sites de haltes migratoires. A titre d?exemple, dans l?estuaire de la Loire, les aménagements portuaires ont fait disparaître plus de 10 000 ha de zones humides et plus particulièrement les zones à l?interface entre le fleuve et les prairies humides qui constituent une bonne partie de l?habitat du Phragmite aquatique . De plus, l?essor de la population humaine observé ces quarante dernières années dans la région et plus particulièrement près de la frange côtière, a également détruit un grand nombre de sites favorables, cependant difficile à quantifier. La deuxième menace est l?intensification de l?agriculture. La politique agricole commune a renforcée cette intensification amorcée dans les années 1960 dans les zones humides. Cela s?est traduit pas le retournement des prairies naturelles (exemple du marais poitevin) (BARNAUD 1996) mais également par la modernisation des fauches et l?avancement des dates de fenaison, puis par une augmentation de la pression de pâturage sur les regains. Ainsi lors de son passage en août-septembre, l?espèce est privée de prairies à strate herbacée haute. Ces milieux transitoires entre les roselières et les prairies permanentes (cf. chapitre 5 : Habitats de l?espèce), se sont donc considérablement réduits au détriment de l?un ou l?autre. A titre d?exemple, en Brière, depuis les années 1980, les roselières ont eu tendance à augmenter au détriment des prairies pâturées (MONTFORT com. pers.) alors que dans l?estuaire et dans le marais Breton le phénomène inverse s?est produit. La troisième menace concerne la gestion du niveau d?eau. Les endiguements, la création de fossés et plus particulière l?ensablement de bras, les dragages et l?aménagement du lit de la Loire ont fortement modifié les régimes d'inondation. Enfin, en Brière et à Grand-Lieu, l?introduction de l?Écrevisse de Louisiane Procambarus clarkii a très certainement eu également un effet non négligeable sur les macro-invertébrés. La Jussie terrestre en Brière et sur les marais de Mazerolle a également des effets très préoccupants concernant la perte d?habitat. Déclinaison régionale PNA Phragmite aquatique Page 9 Parmi ces menaces,, les deux premières menaces restent les plus préoccupantes dans la région ; c'est-à-dire destruction directe des milieux d?une part et modification de leur gestion par le biais de l?agriculture d?autre part. 5. Distribution et importance des Pays de la Loire La région des Pays de la Loire est située sur l?axe migratoire de la migration postnuptiale de l?espèce. Localisée à 2 000 km environ au sud des zones de nidification et à 3 000 km des premières zones d?hivernage, elle offre des zones d?étape intermédiaire pour la migration de l?espèce. Les opérations annuelles de baguage d?espèces paludicoles entreprises depuis la fin des années 1990 dans l?estuaire de la Loire et l?application de protocoles spécifiques depuis 2010 ont montré toute l?importance de la région pour l?espèce. De 1973 à 2008, 1 033 Phragmites aquatiques ont été capturés dans la Région Pays de la Loire sur 3 961 sur toute la France soit près de 26 %. Plus précisément en 2011, la proportion régionale des effectifs capturés représente 44 % des effectifs nationaux (voir 62 % en prenant l?ensemble des effectifs de la baie de l?Aiguillon ; partie charentaise). L?analyse des données de capture sur les années 2008 à 2011 (LE NEVE et al. 2011 ; synthèse nationales des captures 2010 et 2011 à paraître), démontre invariablement pour ces quatre années le rôle majeur des Pays de la Loire pour le Phragmite aquatique, et notamment l?importance des sites de Brière, de l?estuaire de la Loire et du lac de Grand Lieu. En 2011, une tentative dans les mizottes de la baie de l?Aiguillon a également révélé ce site comme étant d?importance nationale. Elle a par ailleurs apporté un éclairage supplémentaire sur les habitats recherchés par l?espèce en confirmant l?attrait des prairies subhalophiles. La carte ci-dessous illustre la stratégie probable de migration avec les voies principales et les zones d?engraissement. Déclinaison régionale PNA Phragmite aquatique Page 10 Fig. 2. Stratégie de migration dans l?état actuel des connaissances : voies de migration et de zones d?engraissement (LE NEVE et al. 2009) Si les suivis annuels ont bien mis en évidence qu?une proportion significative de la population de Phragmites aquatiques, et notamment de jeunes de l?année, transitaient par la région, ils ont permis également de mettre en évidence, par les autocontrôles d?oiseaux bagués, son rôle majeur d?escale à des fins de reconstitution de réserve adipeuse en vue de la migration transsaharienne vers les zones d?hivernage. Les zones d?engraissement sont situées de l?estuaire de la Seine en France jusqu?au nord de l?Espagne en longeant le littoral ; et d?une manière plus hypothétique, de part en d?autre, de la Péninsule ibérique, en excluant le centre, et au Maroc. Ainsi, il semblerait que la zone d?engraissement située en France et dans le Nord de l?Espagne soit stratégique pour préparer la traversée du Sahara, et donc pour la survie de l?espèce. L?absence de données concernant des sites de halte postnuptiale en Afrique du Nord laisse supposer que l?espèce ne s?arrête probablement pas le long de la côte africaine pour s?alimenter. D?après les premières analyses issues du programme ACROLA conduit sous égide du CRBPO (JIGUET et al. 2012), la région des Pays de la Loire serait de fait située au milieu de la zone d?engraissement avérée de l?espèce (LE NEVE et al. 2011), comme illustré figure 2. Les auto-contrôles (contrôles d?individus bagués sur un même site) inter journaliers, même s?ils restent faibles, semblent montrer que les prises de poids seraient positives sous la latitude 48 donc à partir des marais de Genêts en baie du Mont-Saint-Michel, puis en Bretagne et dans les Pays de la Loire (LE NEVE et al. 2011.) . Le rôle des zones d?engraissement européennes semble prépondérant dans la stratégie de conservation de l?espèce. Déclinaison régionale PNA Phragmite aquatique Page 11 6. Actions déjà réalisées en faveur du Phragmite aquatique en Pays de la Loire 6.1 Amélioration des connaissances 6.1.1. Eléments de connaissance récents issus du programme CRBPO « ACROLA » Si l?idée a été lancée avant le démarrage du plan et dans la continuité du programme Life, les récentes actualisations de ce programme « ACROLA » ont fait partie des actions mises en oeuvre par le plan national depuis 2010. L?objectif du programme « ACROLA » est de mieux comprendre la stratégie migratoire de l'espèce en France et notamment : ? le système de haltes : localisation et fonction des sites (repos et/ou alimentation), rechercher des haltes méconnues, influence des conditions météo... ? stratégie de l'espèce : localisation des zones d'engraissements, vitesse d'engraissement, temps de séjour, phénologie, longueur des trajets, différences juvéniles/adultes... ? améliorer les connaissances sur la fonctionnalité des habitats : fonction (repos et/ou alimentation) et caractérisation des habitats (composition spécifique, structure, hydrologie), ? évaluer le succès reproducteur à l'échelle globale, ? évaluer la gestion mise en oeuvre sur les sites, ? évaluer les intérêts du baguage pour la conservation de l'espèce dans un contexte d'innovations technologiques (GLS) permettant notamment de réduire les impacts négatifs possibles du baguage. Le graphique suivant montre l?effet moteur du programme « ACROLA » et du PNA par l?augmentation du nombre de Phragmites aquatiques capturés à leur mise en place en 2008 et 2010 respectivement. 0 200 400 600 800 1000 1200 1400 19 82 19 83 19 84 19 85 19 86 19 87 19 88 19 89 19 90 19 91 19 92 19 93 19 94 19 95 19 96 19 97 19 98 19 99 20 00 20 01 20 02 20 03 20 04 20 05 20 06 20 07 20 08 20 09 20 10 20 11 Années E ff e c ti fs Bagués Contrôlés PNA Thème ACROLA Fig. 3. Évolution du nombre de Phragmites aquatiques bagués de 1982 à 2011 avec la mise en place du programme « ACROLA » et du PNA (données issues des fichiers du CRBPO dans le cadre de la convention passée avec Bretagne Vivante ? SEPNB, opérateur nationale). Jusqu?en 2006, il y avait, en moyenne, environ 200 Phragmites aquatiques bagués sur l?ensemble du territoire et le nombre de contrôles était anecdotique. Avec la mise en place du programme « ACROLA », le nombre de capture a doublé deux ans après sa mise en place. La standardisation des captures a eu pour effet de stimuler Déclinaison régionale PNA Phragmite aquatique Page 12 le réseau des bagueurs du nord de la France au pied des Pyrénées, utilisant le protocole pour confirmer ou découvrir de nouvelles haltes migratoires. En 2010, l?arrivée du plan national d?actions, en démultipliant les opérations de recherche spécifiques sur la plupart des sites favorables en France et en apportant un complément financier permettant cet effort, a permis, sous l?impulsion du réseau des bagueurs : - d?évaluer que notre territoire accueillait la quasi-totalité de la population mondiale en halte migratoire (JIGUET et al. 2011) ; - de mettre en évidence une hiérarchisation des haltes entre le nord de la France (essentiellement pour le repos) et la moitié sud à partir de l?estuaire de Seine mais surtout de l?estuaire Loire (engraissement) ; Fig. 4. Représentation des captures de 2008 à 2011 de Phragmites aquatiques pondéré par l?effort et la durée de baguage sur chaque site. 6.1.2 Habitat de l?espèce En période de migration, la capture des fauvettes paludicoles s'effectue traditionnellement dans les phragmitaies, milieu attractif car nourricier et sécurisant pour nombre d?espèces. Cependant, le Phragmite aquatique est une espèce de prairie humide à petits hélophytes comme l?ont montré les études par radio-pistage en France au cours des années 2000 (BARGAIN & HENRY, 2005 ; PROVOST et al. 2011 ; Déclinaison régionale PNA Phragmite aquatique Page 13 MUSSEAU com. pers.). Les phragmitaies ne représenteraient pour lui qu'un habitat de repos et éventuellement de substitution pour l?alimentation. En fait, le Phragmite aquatique est une espèce inféodée aux prairies humides hautes (entre 50 cm et 1,5 m de hauteur) dans lesquelles il va nicher et qu?il recherchera également en migration et en hivernage (FLADE et al. 2011). La présence d?une faible lame d?eau est indispensable en période de reproduction jusqu?à l?envolée des jeunes en juillet, car elle garantie la sécurité du nid, caché à quelques centimètres au-dessus du sol dans un touradon de petit hélophyte. Cette lame d?eau semble importante également en hiver pour des raisons de sécurité et pour la production d?invertébrés. Elle jouera le même rôle d?alimentation en août en halte migratoire dans les marais inondés épisodiquement, par exemple par la marée (DUGUE & FOUCHER com. pers.). Mais en migration, l?espèce peut se contenter de prairies humides exondées pour peu que la structure herbacée soit développée et la quantité d?invertébrés suffisante. Le régime alimentaire en halte migratoire a été étudié notamment par KERBIRIOU (2011) dans le cadre du programme Life « conservation du Phragmite aquatique en Bretagne ». Il est dominé en termes de biomasse, par de grosses proies (araignées, libellules, lépidoptères, orthoptères?) en complément des diptères et pucerons que l?on trouve majoritairement dans le régime alimentaire du Phragmite des joncs et de la Rousserolle effarvatte. En 2010, première année de mise en oeuvre du PNA, une première typologie des habitats du Phragmite aquatique fut proposée par la coordination nationale puis alimentée et mise à jour les années suivantes (cf. tableau 1). Elle est notamment utilisée par le CRBPO et les bagueurs pour caractériser les habitats dans lesquels sont posés les filets de captures. Dans la déclinaison régionale, cette typologie est indispensable à la cartographie des habitats de l?espèce qui permet de dresser un état zéro avant travaux. Fig.5. En halte migratoire, roselière à Phragmites australis, avec en premier plan une prairie à Scirpus maritimus, estuaire de la Loire (réserve du Migron) en août 2012 Déclinaison régionale PNA Phragmite aquatique Page 14 Fig. 6. En halte migratoire, prairie subhalophile de la Réserve naturelle de la baie de l'Aiguillon, site de Triaize, Vendée, en août 2011 (source J. GONIN) Au regard des connaissances régionales actuelles, le Phragmite aquatique utilise également les prairies mésophiles à mésohygrophiles non fauchées et évoluant vers la phalaridaie des vallées alluviales ainsi que les secteurs de mégaphorbiaies (bord de chemin, de fossés, de boires ou rivières). Ainsi, la typologie des habitats du Phragmite aquatique dépend plus de la structure de la végétation que de la composition spécifique ou la formation phytosociologique. De ce point de vue, la hauteur de la strate herbacée est un facteur déterminant. Déclinaison régionale PNA Phragmite aquatique Page 15 Tableau 1 : Typologie des habitats du Phragmite aquatique (habitats fonctionnels) de fin juillet à septembre (en grisé les habitats a priori non fonctionnels) tel que déclinés dans le protocole ACROLA Typologie des formations végétales utilisées par l'espèce Habitats génériques Espèces caractéristiques Code habitat Roselières hautes à roseaux et grands hélophytes à inondation quasi permanente (ou sèche), litière épaisse, hauteur > 1,5 m Phragmitaie, Cladiaie Roseau commun, Typha angustifolia, Marisque A Roselières basses, mixtes 1 : prairies à petites hélophytes de composition floristique diversifiée incluant des roseaux (inondation temporaire + présence de mares + hauteur végétation 0,5 ? 1,5 m en août ? septembre), peu ou pas de litière Cariçaie, scirpaie, parvo-roselière, magno-cariçaie, astéro-phragmitaie Roseau commun < 1,5 m, Baldingère, Grande Glycérie, Joncs, Scirpes, Laîches B Prairies humides sans roseau 2 à inondation temporaire (+ présence de mares + hauteur végétation 0,5 ? 1,5 m en août ? septembre), pas de litière. Formation en touradons possible Cariçaie, Scirpaie, Magno-cariçaie... Scirpes, Laîches, Jonc des chaisiers, Jonc subulé, Cyperus longus, Iris fétide en mélange avec graminées C Prairies mésophiles (prairies douces sèches sans roseaux + hauteur végétation 0,5 ? 1 m en août ? septembre). Une inondation temporaire est possible (cas des prairies subhalophiles soumises aux marées de forts coefficients). Formation en touradons possible. Prairies naturelles sèches, prairies subhalophiles... Chiendents maritimes, Fétuques sp, Agrostis stolonifère D Prairie paillasson en août en raison de la fauche et/ou du pâturage Prairie pâturée ou fauchée, entrée de champs, bourbier de pâturage, zones surpiétinées... C ou D potentie l (Cp, Dp) Eau libre E Fourrés, haies, buissons, saulaies, bosquets, ptéridaies F Pelouses dunaires Choin noirâtre G Roselière boisée (envahissement par les saules) H Mégaphorbiaie I Jardins, végétation rudérale ou nitrophile J Cultures K 6.1.3. Présentation de quelques sites en Pays de la Loire Un des objectifs premiers du PNA est d?essayer de mieux caractériser l?importance et le rôle jouer par les différentes régions et les sites même de baguage. Afin de préciser l?importance stratégique des Pays de la Loire comme zone d?étapes privilégiées par l?espèce, il convient de présenter quelques sites représentatifs sur lesquels des actions sont menées. 6.1.3.1. L?estuaire la Loire Les premières captures de Phragmites aquatiques datent du début des années 1980. Il s?agit d?un des sites historiques, les mieux connus et le plus suivis du territoire national avec Trunvel en baie d?Audierne (29). De part sa superficie, plus de 10 000 ha (dont 2 000 ha de roselières) et sa situation géographique proche du littoral, il demeure un haut lieu de halte migratoire pour l?espèce. Le baguage est devenu régulier à partir de 1994, avec la création du camp de baguage du Massereau (CAILLAT et al. 2005). Plus d?un millier de Phragmites aquatiques furent capturés sur le site depuis sa création. L?absence de standardisation des captures ne permet pas cependant de comparer les données entre les années. Déclinaison régionale PNA Phragmite aquatique Page 16 L?ouverture d?un second site de baguage en rive nord dans la roselière de Donges, par l?association ACROLA, a contribué à intensifier le baguage et les connaissances sur la biologie de l?espèce. Chaque année, environ 150 Phragmites sont capturés sur cette station. Fig.7. Localisation des sites de captures en estuaire Loire avec le nombre de Phragmites aquatiques capturés par site de 2010 à 2012. En 2012, deux nouvelles zones sont prospectées par le baguage dans le cadre du plan national : les roselières de Lavau et du Migron (en jaune). Ces sites présentent également un fort potentiel pour l?espèce puisque 20 individus ont été capturés sur le site de Lavau durant deux journées de baguage et 60 sur le site du Migron en quatre semaines. Une cartographie de l?habitat y a été réalisée en 2010 (Figure 8). 5 km Déclinaison régionale PNA Phragmite aquatique Page 17 Fig. 8. Cartographie des habitats en Estuaire de la Loire selon la typologie du programme ACROLA Il apparaît que plus de 1 100 ha correspondent à des milieux bénéfiques pour l?espèce (repos ou alimentation). Le site est composé de 674 ha de roselières à Phragmites australis et d?une ceinture de roselière basses (scirpes sp.) de 507 ha. Parallèlement à ce constat, les opérations de baguage en simultané démontrent qu?il existe peu de contrôles entre les différents camps de baguage de l'estuaire durant toute la saison de migration (y compris sur des sites proches distants de moins d?un kilomètre). Ainsi, l?espèce est présente sur une très grande superficie dans l?estuaire, mais chaque individu exploiterait un territoire limité. L?effectif migrateur est sans doute très important puisque le nombre de captures augmente en fonction du nombre de sites échantillonnés sans toutefois augmenter le nombre de contrôles. L?estuaire de la Loire peut être considéré comme site majeur de halte migratoire pour l?espèce en France voire dans le Paléarctique occidental. Son intérêt est renforcé par l?ensemble des grandes zones humides périphériques, Brière et Grand Lieu notamment. 6.1.3.2 Le Lac de Grand-Lieu Situé à l?est de l?estuaire, ce site fait l?objet d?opérations de captures depuis 1980 (REEBER 2006). Néanmoins, des opérations de baguage régulières en migration postnuptiale ont lieu dans la partie nord du lac depuis 2003. Jusqu?en 2010, une quarantaine de Phragmites aquatiques y était capturée, en moyenne. Le protocole ACROLA est testé sur une seule unité depuis 2008, en bordure de roselières, le long d?une douve. Durant les deux dernières années, le nombre de captures a quasiment doublé sur l?unité ACROLA avec 85 captures en 2011 et plus de 80 en 2012. Aucune raison ne semble expliquer cette hausse de capture. L?effort de baguage est resté le même et l?habitat n?a semble-t-il pas varié. Déclinaison régionale PNA Phragmite aquatique Page 18 Fig. 9. Localisation du camp de baguage de Grand-Lieu (en rouge) et des sites d?alimentation potentiel au sud La spécificité du lac tient à sa physionomie particulière en terme d?habitats. Schématiquement, il se compose d?une roselière quasi-uniforme au nord servant de zone de repos, et d?habitats d?alimentation au sud, les deux zones étant séparées par une grande étendue d?eau et de boisement de saules et d?Aulne glutineux. La partie où est située le camp de baguage fonctionne comme une zone de halte migratoire « passagère » pour l?ensemble des fauvettes paludicoles. En effet, contrairement à la plupart des autres sites, il n?existe que très peu d?autocontrôles (moins d?une centaine pour 4 000 oiseaux capturés). En 2012, des opérations ponctuelles de baguage ont eu lieu au sud du lac afin d?échantillonner de nouveaux secteurs de haltes et de pouvoir augmenter le nombre d?autocontrôles. 6.1.3.3. La Brière Cette vaste zone humide de plus de 7 000 ha, à proximité de la Loire et du littoral, est située sur l?axe migratoire de l?espèce. Jusqu?en 2009, elle n?avait pas fait l?objet d?opérations de baguage ciblées sur le Phragmite aquatique. Les vastes prairies humides de Brière où dominent les groupements à ampiphytes (Scirpus ssp ?) de touffes d?hélophytes constituent l?habitat prioritaire pour l?espèce. Les formations à hélophytes telles que les groupements à Scirpus lacustris, Sparganium ramosus, Cladium mariscus ainsi que les roselières ouvertes à Phragmites australis, Phalaris arundinacea et Carex elata en bordure de point d?eau, présentent les caractéristiques des zones d?alimentation (Marquet & Séchet, 2010). En 2009, trois sites de baguage sont testés durant une dizaine de jours pour la première fois : 80 Phragmites aquatiques sont ainsi capturés sur 2 044 captures au total. Cette opération fait apparaître nettement la complémentarité de ce site avec l?estuaire. Reconduite en 2010, durant une dizaine de jours, l?opération de baguage a permis la capture de 50 Phragmites aquatiques. Déclinaison régionale PNA Phragmite aquatique Page 19 Fig. 10. Localisation des sites de baguage sur la Brière (en rouge) A priori un suivi annuel sur l?espèce parait difficile en Brière pour de multiples raisons : disponibilités de bagueurs généralistes, accessibilité au site de baguage, relations avec les acteurs locaux, etc? 6.1.3.4. La Baie de l?Aiguillon Située au sud des sites précédents, compte tenu de sa position géographique et des milieux disponibles, la baie de l?Aiguillon semblait une halte migratoire essentielle sur la façade atlantique. Jusqu?en 2010, seuls quelques contacts visuels étaient connus. En 2011, une tentative sur deux sites de baguage en simultanée, est menée dans le cadre du programme « ACROLA », durant six journées, par la LPO Charente maritime et l?équipe de la Réserve naturelle nationale de la Baie de l?Aiguillon, à l?aide de filet bas (trois poches), dans de la végétation basse (mizottes : Puccinellia maritima et Elymus pungens). Déclinaison régionale PNA Phragmite aquatique Page 20 Fig. 11. Localisation des sites de baguage sur la Baie de l?Aiguillon (en rouge) Après deux premières années d?évaluation des potentialités d?accueil, la baie de l?Aiguillon s?inscrit comme l?un des sites majeurs de halte migratoire pour l?espèce. En 2011 et 2012, 77 et 180 Phragmites aquatiques ont été capturés et bagués générant déjà des contrôles le long de leurs trajets migratoires post et prénuptiaux. Ces opérations de baguage ont permis de mettre en évidence que l?espèce pouvait fréquenter uniquement des habitats d?alimentation (végétation basse) et ne pas fréquenter les roselières. 6.1.3.5. Les Basses Vallées Angevines Les Basses Vallées Angevines sont de vastes étendues inondables situées au nord d?Angers le long des rivières Sarthe et Loir et de la Maine. D?une superficie proche de 6 000 ha, cette zone humide est surtout connue pour son importance vis-à-vis du Râle des genêts (Crex crex), puisqu?elle abrite près des 3/4 de la population française. L?habitat y est essentiellement composé de prairies de fauche parcourues de réseau de fossés ou boires et de haies de frênes. De nombreuses peupleraies fragmentent ce paysage. La LPO Anjou, mène depuis 2009 des opérations de baguage « fauvettes paludicoles » sur une micro roselière située au coeur du site. La mise en place expérimentale du protocole ACROLA en 2010, s?est traduite par la capture de 10 Phragmites aquatiques. Les filets sont disposés dans une parcelle non fauchée, bande refuge pour le Râle des genêts. En 2011, 24 oiseaux sont capturés ce qui constitue un record pour le site. En 2012, la même méthode de baguage a permis la capture de 14 individus. Déclinaison régionale PNA Phragmite aquatique Page 21 Fig. 12. Localisation du site de baguage sur la roselière de Noyant/ Soulaire-et-Bourg (en rouge) Ce site de halte migratoire, distant des sites majeurs, nous éclaire sur deux aspects de la biologie de l?espèce. Premièrement, les Basses Vallées Angevins démontrent que certaines zones de haltes migratoires peuvent être assez éloignées du littoral. La distance pour les Basses Vallées Angevines, par rapport à l?estuaire de la Loire, est de 125 km et de 148 par rapport à la baie de l?Aiguillon. Une des hypothèses serait que ce site est emprunté par des oiseaux provenant directement de la Manche ou de la baie de Seine ; c?est-à-dire en coupant la Bretagne par les terres. Le site est sur la ligne droite baie de Seine, baie de l?Aiguillon. Cependant, les conditions météorologiques contribuent également à la capture. Les ciels nocturnes couverts liés à des régimes dépressionnaires atlantiques semblent favoriser la pose des oiseaux et augmenter la proportion de capture de Phragmites aquatiques à l?inverse de ciels nocturnes clairs liés au flux d?est qui n?incitent pas les oiseaux à s?arrêter (MOURGAUD com. pers.). Deuxièmement, la quasi-totalité des captures se font dans les prairies restant non fauchées ou celles conservées comme « bandes refuges » de quelques mètres de large, pour le Râle des genêts (MOURGAUD com. pers.).. Cela démontre qu?une gestion différenciée des vallées alluviales des Basses Vallées Angevines et de la vallée de la Loire, par la conservation de zones non fauchées en août, serait très favorables au Phragmite aquatique d?une part mais aussi à l?ensemble des oiseaux prairiaux. 7. Intérêt écosystémique de la protection du Phragmite aquatique La préservation de l?habitat du Phragmite aquatique en période migratoire est bénéfique à d?autres espèces menacées à l?échelle du paléarctique mais aussi à l?échelle des Pays de la Loire. Les zones herbeuses hautes sont très souvent fauchées précocement durant le printemps. Le couvert n?existe plus durant l?été excepté les printemps très pluvieux. Les prairies ou les franges des roselières présentant un caractère hydrique important sont bénéfiques à d?autres espèces aviaires telles que la Marouette ponctuée (Porzana porzana), le Râle des genêts (Crex crex), le Tarier des prés (Saxicola rubetra) ou la Bergeronnette printanière (Motacilla flava). Les zones ouvertes des roselières avec une présence d?eau suffisante sont des zones favorables au Butor Etoilé (Botaurus stellaris) pour son alimentation. Ces formations végétales sont favorables également à de nombreux amphibiens et invertébrés spécialisés des milieux prairiaux et des mares temporaires (branchiopodes, entomofaune prairiale en déclin, pollinisateur, petits Cerambycidae, etc...). Enfin, ces secteurs prairiaux constituent des zones de reproduction pour des espèces qui ont fortement diminué dans la région ou qui sont en fort déclin telles que la Bécassine des marais (Gallinago gallinago) ou le Chevalier gambette (Tringa totanus). Le Campagnol amphibie (Arvicola sapidus), nouvelle espèce protégée de la faune de France, fréquente également ces milieux. Déclinaison régionale PNA Phragmite aquatique Page 22 II. Besoins et enjeux de conservation de l?espèce et stratégie à long terme 1. Synthèse des enjeux de conservation régionaux 1. Une région stratégique pour la survie de l?espèce en migration en raison de : - sa position centrale dans la zone ouest-européenne d?engraissement, - la qualité des habitats sur de nombreux sites et leur surface encore relativement vaste, notamment en Loire-Atlantique, en Vendée et dans une moindre mesure en Maine-et-Loire. 2. Des menaces sur les habitats de l?espèce liées à : - une destruction directe des prairies humides et des roselières (projets industriels, urbanisation) - une exploitation agricole prairiale intensive ne procurant pas d?habitats favorables en août et septembre, ? une gestion des niveaux d?eau défavorable par drainage printanier précoce, notamment en Brière, et en marais endigués pâturés ne permettant pas de recharge même temporaire en été. ? L'expansion d'une espèce invasive telle que la Jussie terrestre en Brière ? 2. Stratégie de conservation à long terme et pour la durée du plan 2.1. Stratégie globale La stratégie nationale est guidée par l'objectif global que le Mémorandum international s'est fixé en 2010, à l'occasion de la seconde réunion des parties signataires : « sortir l'espèce de la liste rouge de l'UICN à l'horizon 2020, c'est-à-dire stopper l'érosion annuelle des effectifs et constater une recolonisation d'ancien sites de reproduction ». 2.2. Stratégie pour la durée du plan Une difficulté du plan national d?actions est qu?il doit agir sur la population d?une espèce d?oiseau de petite taille, aux moeurs discrètes et donc difficilement détectable sur le terrain. En plus, il n'est qu?en transit dans notre pays, et les causes de déclin sont disséminées sur l?ensemble de son aire de répartition mondiale. Les objectifs à atteindre s?intéressent donc autant à l?espèce qu?à son milieu naturel. Au niveau de la région, nous ne nous intéresserons qu?aux enjeux de conservation liés à son habitat. Ainsi, la stratégie de conservation sur la durée du plan peut être déclinée en trois objectifs : - augmenter la surface d?habitats favorables au Phragmite aquatique dans les ZPS concernées visés ; - améliorer la connaissance du fonctionnement de la migration en Pays de la Loire ; - participer à la conservation globale de l?espèce. Dans un contexte de déclin global (sites de reproduction, sites d?hivernage, autres haltes migratoires) et d?absence de sensibilité des gestionnaires en France aux enjeux de conservation de l?espèce, la priorité donnée aux objectifs est d?améliorer les conditions d?accueil du Phragmite aquatique sur le réseau de haltes migratoires actuellement fonctionnelles. Cette amélioration doit être accompagnée : - d?une meilleure compréhension du fonctionnement de la migration : trajets, autonomie des oiseaux, complémentarité des haltes migratoires connues et interactions, et recherche de haltes complémentaires non détectées à ce jour ; Déclinaison régionale PNA Phragmite aquatique Page 23 - d?une évaluation de l?intérêt de la gestion mise en oeuvre sur les sites (pour le Phragmite aquatique ainsi que pour l?ensemble des espèces d?intérêt patrimonial concernées par cette gestion). - d'une communication auprès des gestionnaires de sites de halte. La durée du plan d?actions étant fixée à cinq ans, l?objectif, pendant cette période, est au minimum de réduire de façon notable les menaces pesant sur le Phragmite aquatique et ses habitats, afin de maintenir un réseau de haltes qui permettent des migrations postnuptiales dans de bonnes conditions. 2.3. Stratégie à long terme À long terme sur les quinze ans à venir, l?objectif est d?obtenir des habitats favorables à l?alimentation et au repos, dans tous les sites de halte migratoire ayant accueilli l?espèce depuis 1980. « La surface d'habitats d'alimentation fonctionnelle d'une zone humide (définie par son périmètre de surface inondable) devrait atteindre 20 % des surfaces exondées en août-septembre » (compte rendu du COPIL National du 13 Décembre 2011). L?habitat pour le repos est constitué de roselières hautes. Par souci de cohérence avec les travaux existants, nous avons considéré que ces roselières hautes correspondent aux roselières faisant actuellement l?objet d?un recensement national par l?ONCFS et la Fédération nationale des chasseurs (Le Barz, Michas & Fouque, 2008). Elles sont ainsi constituées de grandes hélophytes qui forment un peuplement presque toujours uniforme, élévé et compact, dominant toute autre forme de végétation herbacée. Elles se composent principalement de six espèces végétales : le roseau commun Phragmites australis, la baldingère faux-roseau Phalaris arundinacea, les massettes Typha latifolia et T. angustifolia, le Scirpe lacustre Schoenoplectus tabernaemontani (anciennement Scirpus lacustris), et la grande glycérie Glyceria maxima. Il est donc rappelé que la restauration d?un milieu naturel favorable à l?alimentation peut être réalisée sur d?autres types d?habitats : prairies subhalophiles denses, mégaphorbiaies, prairies humides alluviales... Enfin de façon réaliste, la reconquête d?anciens sites de reproduction en France ne nous concerne pas. 2.4. Stratégie de conservation régionale La région des Pays de la Loire avec des sites tels que l?estuaire de la Loire, la Brière, le lac de Grand-Lieu et la baie de l?Aiguillon a une importance nationale et internationale pour le Phragmite aquatique. Le seul département de la Loire-Atlantique grâce à sa superficie de zones humides, sa situation géographique et son linéaire côtier est un département majeur, dans la déclinaison régionale du plan d?actions. Toutefois, la baie de l?Aiguillon, à cheval sur les départements de la Vendée et de la Charente-Maritime, démontre des potentialités toutes aussi remarquables. La disparition des zones humides prairiales sont assez menacés en Pays de la Loire compte tenu de l?urbanisation, des pratiques agricoles intensives, de l?abandon des pratiques traditionnelles et enfin de la prolifération d?espèce introduite comme la jussie notamment sa propension à coloniser des zones exondées en été. Cependant, le degré de menaces sur le Phragmite aquatique et son statut de conservation justifie que même les sites de moindre passage pour l'espèce et de moindre taille, soient pris en compte. L?enjeu de ce plan est de contribuer à sauvegarder voire restaurer l?habitat de halte migratoire c'est-à-dire maintenir une végétation herbacée haute à proximité des roselières ou proche du littoral durant les mois d?août-septembre, ainsi qu'en prairies humides intérieures. La gestion concerne également des mesures hydrauliques avec le maintien d?un régime estival d'inondation ? exondation lorsque c?est possible. En effet de nombreux sites littoraux sont en connexion directe avec les marées. Déclinaison régionale PNA Phragmite aquatique Page 24 III. Mise en oeuvre du plan national d?actions Les objectifs généraux se déclinent en objectifs spécifiques : - objectifs régionaux : 1. maintenir ou restaurer un réseau satisfaisant de haltes migratoires ; 2. protéger durablement les sites de haltes ; 3. assurer la mise en oeuvre de la déclinaison du plan ; 4. améliorer le suivi et les connaissances du fonctionnement migratoire ; - objectif transversal : 5. communiquer autour de la déclinaison régionale du plan et échanger avec les outils de planification existants. 1. Actions du plan national d?actions retenues au niveau régional ACTIONS OBJECTIFS PRIORITE 1.1. Suivi écologique des haltes migratoires (cartographie des habitats, diagnostic initial et suivi des indicateurs de la qualité et de la quantité des habitats) 1 1.2 Travaux uniques sur la végétation (clôtures, enlèvement de saules...) 2 1.3 Gestion expérimentale de la végétation par la fauche estivale 1 1.4 Gestion expérimentale de la végétation par le pâturage 1 1.5 Travaux d?aménagements et d?ouvrages hydrauliques 2 1.6 Gestion des niveaux d'eau 1 2.1 Protections réglementaires des sites de halte 1 2.2 Maîtrises foncière et d'usage à vocation environnementale 1 3.1 Intégration des enjeux de conservation dans les documents de gestion d?espaces naturels (Docobs, plans de gestion, listes régionales...) 1 3.2 Coordination et animation des actions du plan : suivi et mise en oeuvre, animation du réseau des gestionnaires de halte migratoire, développement de filières socio- économiques, retour d?expériences des MAE... 1 4.1 Inventaire exhaustif des sites de halte par le baguage standardisé (Protocole ACROLA) 1 4.2 Suivi de la migration en fin d?été et au printemps : mise en oeuvre du protocole « Acrola » en France (et à l?étranger), animation et analyses annuelles (flux migratoires, succès reproducteur global...) 1 4.3 Bénéfices environnementaux collatéraux : suivi des bénéfices de la gestion pour les autres espèces de la faune et de la flore et d?un point de vue social et économique 3 7 Communication et sensibilisation générale : décideurs, acteurs de l?aménagement du territoire, grand public, scolaires... 1 2. Déclinaisons des actions par site en Pays de la Loire Sur l'ensemble des sites concernés, le plan national d?actions doit permettre la mise en oeuvre des 14 actions du plan, et notamment pallier aux manques de connaissances en termes de fréquentation par l'espèce et de cartographie des habitats fonctionnels, de continuité du suivi de la migration sur les sites qui ont valeur de référence régionale ou plus, et d'actions de gestion pour garantir notamment des surfaces d'alimentation correspondant aux objectifs du plan. L?ensemble des sites de haltes migratoires identifié dans la déclinaison régionale est cartographié (figure suivante). Déclinaison régionale PNA Phragmite aquatique Page 25 Fig. 13. Répartition géographique des sites de haltes avérées et potentielles dans la région Pays de la Loire, de 1980 à 2012 inclus. Les sites n°7 et 24 ne figurent pas sur la carte car ils sont considérés comme anecdotiques, se rapportant à des observations accidentelles de l?espèce. Néanmoins, ils figurent dans le tableau n°2 pour la valeur historique de l?observation. Le tableau 2 résume pour chacun des sites le contexte foncier, le ou les personnes ressources (gestionnaires, opérateurs Natura 2000 ou bagueur généraliste) et les statuts de protection (ZPS, ZSC, Natura 2000). Le tableau indique également si l?espèce est présente dans le DOCOB et si elle est concernée par une fiche action. Enfin, les nombres de captures ou d?observations sont indiqués à titre indicatif. Dans la majorité des DOCOB, on ne trouve pas de fiche « Phragmite aquatique » car leur écriture est antérieur à l?essor des connaissances sur l'espèce depuis la fin du Life « Conservation du Phragmite aquatique en Bretagne » et le démarrage du plan. Parfois, l'espèce y est mentionnée dans des fiches actions sur les habitats, mais alors, la roselière est trop souvent assimilée au milieu de prédilection. Déclinaison régionale PNA Phragmite aquatique Page 26 Tableau 2 : Liste des sites de haltes avérées et potentielles dans la région Pays de la Loire, de 1980 à 2011 inclus (les sites grisés concernent des observations considérées comme accidentelles, et n?ont pas d?intérêt pour sa conservation) N° Dp Commune Lieudit Proprié- taire Référent du site ou Gestionnaire ZPS ZSC Natura 2000 Nom du site Natura 2000 Inventaire Natura 2000 Inclus dans la liste espèces Fiche Docob NB Obs + captures 1 44 Herbignac Marais du Mès ? CapAtlantique P. Delavalle A. Gentric oui oui FR5212007 Marais du Mès, baie et dunes de Pont-Mahé, étang du Pont de Fer, île Dumet oui oui oui 1 2 44 Asserac Baie et dunes de Pont-Mahé ? CapAtlantique P. Delavalle A. Gentric oui oui FR5212007 Marais du Mès, baie et dunes de Pont-Mahé, étang du Pont de Fer, île Dumet oui oui oui NP 3 44 Asserac Etang du Pont de Fer CERL CG44 CG44- CERL oui oui FR5212007 Marais du Mès, baie et dunes de Pont-Mahé, étang du Pont de Fer, île Dumet oui oui oui NP 4 44 Piriac Ile Dumet CERL CG44-CERL oui Non NP 5 44 Guérande Marais de Guérande CapAtlantique P. Delavalle A. Gentric oui oui FR5210090 Marais salants de Guérande, bois de Pen Bron non oui non 17 6 44 Guérande Marais de Guérande (saline de la Grande Drouine) CapAtlantique P. Delavalle A. Gentric oui oui FR5210090 Marais salants de Guérande, bois de Pen Bron non oui non 3 8 44 Saint- Joachim Brière (nord) M.Marquet PNR oui oui FR5212008 Grande-Brière, marais de Donges et du Brivet oui oui Non 13 9 44 Saint- Joachim Brière (sud) M. Marquet PNR oui oui FR5212008 Grande-Brière, marais de Donges et du Brivet oui oui Non 922 10 44 St Malo de Guersac Brière (Réserve Pierre Constant) M. Marquet PNR oui oui FR5212008 Grande-Brière, marais de Donges et du Brivet oui oui Non 443 2 NP avant 2009 Déclinaison régionale PNA Phragmite aquatique Page 27 12 44 Bouguenais Estuaire de Loire (Mandine) Y. Chepeau oui oui FR5210103 Estuaire de la Loire oui oui non 2 13 44 Frossay Estuaire de Loire (Massereau) CERL F. Latraube oui oui FR5210103 Estuaire de la Loire oui oui non 571 14 44 Lavau sur Loire Estuaire de Loire (Lavau- sur-Loire) CERL F. Latraube oui oui FR5210103 Estuaire de la Loire oui oui non 1 15 44 Donges Estuaire de Loire (Tour aux Moutons) Grand Port Maritime ACROLA oui oui FR5210103 Estuaire de la Loire oui oui non 515 16 44 Frossay Estuaire Loire (Le Carnet) Grand Port Maritime GPMNSN Non Non Non Non Non NP 17 44 Frossay Estuaire Loire (Le Migron) CERL FL Oui Oui FR5210103 Estuaire de la Loire oui oui non NP 18 44 Corsept Estuaire Loire (banc de Bilho) Grand Port Maritime G. Leray, Port Oui Oui FR5210103 Estuaire de la Loire oui oui non NP 19 44 St Marc du désert Marais de l'Erdre (Tourbière de France) EDEN J.-L. Maisonneuve LPO oui oui FR5212004 Marais de l'Erdre oui Non Non 3 20 44 St Marc du désert Marais de l'Erdre (Mazerolle) EDEN J.-L. Maisonneuve LPO oui oui FR5212004 Marais de l'Erdre oui Non Non 2 21 44 St Philbert de Grand Lieu Grand-Lieu (Vasière de Mars et Bonshommes) CERL? S. Reeber oui oui FR5210008 Lac de Grand-Lieu oui Oui Non 121 22 44 St Philbert de Grand Lieu Grand-Lieu RNN CERL S. Reeber oui oui FR5210008 Lac de Grand-Lieu oui Oui Non 9 23 44 St Philbert Grand Lieu FHPFS C. Sorin oui oui FR5210008 Lac de Grand-Lieu oui oui Non NP Déclinaison régionale PNA Phragmite aquatique Page 28 de Grand Lieu (RNR) 25 49 Soulaire-et- Bourg Roselière de Noyant G.Mourgaud, E. Séchet, LPO49 oui oui FR5210115 Basses Vallées Angevines non Non Non 21 26 85 Beauvoir- sur-Mer Future RNR des marais du Bout de sac (et marais saumâtre en général) Privé, CERL, LPO C.Barbier & P. Dulac LPO85 oui oui FR5212009 Marais Breton, baie de Bourgneuf, île de Noirmoutier oui Non Non 1 27 85 Perrier (Le) Marais Breton (La Grande Herse) Privé J.-G. Robin (comcom Océan marais de Monts ; P. Dulac LPO85) oui oui FR5212009 Marais Breton, baie de Bourgneuf, île de Noirmoutier oui Non Non 2 28 85 Perrier (Le) Marais Breton (Port la Roche) Privé P. Dulac (LPO85) oui oui FR5212009 Marais Breton, baie de Bourgneuf, île de Noirmoutier oui Non Non 0 29 85 St Hilaire de Riez Marais de la Vie Privé LPO 85, G.Besseau & F. Salmon oui oui FR5212009 Marais Breton, baie de Bourgneuf, île de Noirmoutier oui Non Non 1 30 85 Les Sables d'Olonne Marais d'Olonne (La Chaume, les Augures) Privé LPO 85, A. Barzic & F. Salmon oui oui FR5212010 Dunes, forêt et marais d'Olonne oui oui Non 1 31 85 Les Sables d'Olonne Marais d'Olonne (marais Sablais) Privé LPO 85, A. Barzic & F. Salmon oui oui FR5212010 Dunes, forêt et marais d'Olonne oui oui Non 2 32 85 Ile d'Olonne Marais d'Olonne (marais de l'Île d'Olonne) Privé/CER L ONCFS CNERA Chanteloup oui oui FR5212010 Dunes, forêt et marais d'Olonne oui oui Non 2 Déclinaison régionale PNA Phragmite aquatique Page 29 33 85 Talmont St Hilaire Marais de la Guittière Privé / CERL /CG85 LPO 85, F. Salmon, F. Varenne, L. Chaillot & J. Cloutour non oui FR5200657 Marais de Talmont et zone littorale entre Les Sables et Jard non Non Non 1 34 85 Luçon Marais Poitevin (station d'épuration) E. Joyeux, J. Gonin, F. Le Corre oui oui FR5410100 Marais Poitevin oui Non Non 1 35 85 St Benoit sur Mer Marais Poitevin (Saint- Benoist-sur- Mer) E. Joyeux, J. Gonin, F. Le Corre oui oui FR5410100 Marais Poitevin oui Non Non 1 36 85 St Denis du Payré Marais Poitevin (RNN St-Denis-du- Payré) H. Des Touches oui oui FR5410100 Marais Poitevin oui Non Non 2 37 85 Grues Marais Poitevin (Le Braud) LPO85/F. Salmon oui oui FR5410100 Marais Poitevin oui Non Non 80 38 85 St Michel en l'Herm Marais Poitevin (RNN Baie de l'Aiguillon) CERL E. Joyeux, J. Gonin, F. Le Corre oui oui FR5410100 Marais Poitevin oui Non Non 2 39 85 Tranche sur mer (La) Marais Poitevin (La Tranche-sur- mer) E. Joyeux, J. Gonin, F. Le Corre oui oui FR5410100 Marais Poitevin oui Non Non 2 40 85 Faute sur Mer (La) Marais Poitevin (Belle Henriette) CERL E. Joyeux, J. Gonin, F. Le Corre oui oui FR5410100 Marais Poitevin oui Non Non 14 41 85 Faute sur Mer (La) Marais Poitevin (Pointe CERL E. Joyeux, J. Gonin, F. Le Corre oui oui FR5410100 Marais Poitevin oui Non Non 1 Déclinaison régionale PNA Phragmite aquatique Page 30 d'Arçay) 42 85 Triaize RNN Baie de l?Aiguillon (Nord) CERL E. Joyeux, J. Gonin, F. Le Corre oui oui FR5410100 Marais Poitevin oui Non Non NP (77 en 2011) 43 17 Esnande RNN Baie de l?Aiguillon (Sud) CERL E. Joyeux, J. Gonin, F. Le Corre oui oui FR5410100 Marais Poitevin oui Non Non NP (14 en 2011) 44 44 Haute Goulaine Marais de Goulaine Privée, LPO, SIVOM, CG44 F. Latraube, Pa. Chable, F. Potiron oui oui FR5202009 Marais de Goulaine Non Non Non NP NP = Non prospecté par du baguage spécifique ACROLA ; les numéros de sites sont des identifiants, c?est la raison pour laquelle ils ne se suivent pas forcément). 31 3. Déclinaison des actions menées durant le plan 3.1 Les actions sites par sites Les années 2010, 2011 et 2012 ont permis de mettre en place différentes actions sur les sites de haltes. Sur certains sites découverts récemment, les démarches sont conduites sur les deux années restantes du plan. A quelques exceptions près, la plupart des sites connus pour être fréquentés par le Phragmite aquatique bénéficie d?ores et déjà d?actions de connaissance et de gestion. En effet, ces zones humides sont presque toutes classées au titre de Natura 2000 et bénéficient de documents d?objectifs ou de plans de gestion actifs. En revanche, la problématique de la prise en compte de cette espèce étant récente, il convient de revoir ces documents de gestion et les pratiques sur le terrain pour bien prendre en compte ce nouvel enjeu. 32 Action n°1.1 Suivi écologique des haltes migratoires Déclinaison régionale Cartographie des habitats, diagnostic environnemental : état initial et évaluation Objectif La réalisation d?un diagnostic de site apparaît nécessaire avant d?entamer toute démarche de suivis, de travaux de gestion et d?évaluation du plan. Cette action de diagnostic doit être impérativement réalisée en amont et permettre de définir les actions de gestion (1.2 à 3.2) les mieux appropriées aux menaces et aux contextes locaux. L?action doit permettre la réalisation d?un bilan écologique au terme des cinq ans du plan, notamment par le biais des indicateurs de suivi et d?évaluation annuels. La cartographie des habitats fonctionnels (cf. tab.1) constitue le coeur de ce diagnostic. Description La cartographie des habitats de l?espèce utilisée dans le cadre du PNA n'est pas une approche phytosociologie. En effet, la structure de la végétation (hauteur, présence d?eau) au mois d'août et septembre est plus déterminante que la composition des communautés végétales. Une correspondance entre la typologie proposée dans le tableau 1 et la nomenclature des communautés végétales a été tentée en 2010 en partenariat avec le Conservatoire national botanique de Brest mais se traduit par un grand nombre de chevauchements. Il est donc très aléatoire de traduire une carte des communautés végétales en habitats fonctionnels du Phragmite aquatique. Les autres paramètres inhérents à la gestion de l?habitat telle que la description des usages (gestion hydraulique, usages agricoles...) sont également notés. Cette action a été menée sur l?estuaire de la Loire par l?opérateur régional ; pour les autres sites (tels que Brière, Goulaine, Erdre et Grand-Lieu par exemple), ce travail de cartographie serait à faire (éventuellement en utilisant les éléments cartographiques existants tout en prenant garde aux difficultés de compatibilités exposées ci-dessus). Sur le marais Breton, la cartographie a été réalisée en 2012 par la LPO Vendée. En Brière, la télédétection devrait permettre d?avoir une meilleure connaissance des habitats. Elle y est programmée en 2013 et 2014. La poursuite des diagnostics et notamment la cartographie des habitats de l?espèce doivent être réalisés sur l'ensemble des sites. Une table attributaire a été proposée par la coordination nationale pour que les cartographies d'habitats réalisées à travers la France soient identiques, comparables en terme d'évaluation du PNA et centralisable. La table figure à la fin de cette fiche (cf. Annexe I). Commentaires Toutefois la démarche réalisée n?est pas en mesure partout de permettre la déclinaison d?objectifs de gestion sur chaque site. Cela reste à faire sur un certain nombre d?entre eux. Acteurs Animateur de la déclinaison régionale du plan pour la coordination des cartographies, et leur centralisation dans une base de données uniques, en lien avec les associations locales (LPO44, LPO85, LPO49), les gestionnaires d?espaces naturels (SNPN, ONCFS, LPO-France), les animateurs Natura 2000 (EDENN, SIVOM Loire et Goulaine, Cap Atlantique). Niveau géographique de l?enjeu L?ensemble de la région Calendrier (en grisé, années déjà concernées) 2011 2012 2013 2014 Estimation du coût Réalisation de l?actualisation : action intégrée à l?animation du plan si coordonnée par l?animateur (1 journée par actualisation soit environ 400 ¤) Transmission des données : ? journée par département soit environ 1 000 ¤ par actualisation Niveau de priorité régionale 1 33 Action n°1.2 Travaux uniques sur la végétation Déclinaison régionale Travaux uniques sur la végétation Objectif Il s?agit des travaux sur la végétation qui ne dépendent pas d?une périodicité annuelle. Elles sont considérées ici comme non périodiques car leur occurrence est difficilement prédictible. Il peut s'agir aussi d'une action de restauration, au préalable à une action d'entretien. Ils concernent par exemple la pose de clôture pour la mise en place d?un pâturage expérimental, le contrôle de l?atterrissement des roselières par enlèvement de saules ou encore la lutte contre des espèces invasives (Baccharis, herbe de la Pampas...). Ces deux dernières actions sont des menaces constantes contre lesquelles des opérations de gestion doivent être prévues régulièrement. Description 1. Pose d?équipements de pâturage : clôtures fixes ou mobiles, parcs de contention... 2. Actions curatives - Arrachage de ligneux, écobuage, brûlis, étrépage dans certains cas Acteurs DDTM, ACROLA, LPO 44, LPO85, LPO49, SNPN, Cap-Atlantique, EDENN, GPNSN, FHPFS, PNR Brière, ONCFS, CERL, LPO France Niveau géographique de l?enjeu L?ensemble de la région Calendrier 2013 2014 Estimation du coût À titre indicatif, un nettoyage de saules (arrachage et broyage) sur 1 hectare (disséminés sur 30 hectares) en baie d?Audierne en 2007 a coûté 3 074 ¤ et a nécessité une journée d?intervention avec une pelle mécanique sur chenille, une pelle mécanique sur pneu, 2 tracteurs équipés de broyeurs forestiers, 4 tracteurs évacuant les saules par bennes. Niveau de priorité régionale 2 34 Action n°1.3 Fauche estivale expérimentale Déclinaison régionale Entretien de la végétation prairiale par la fauche Objectif Obtenir des surfaces prairiales non fauchées et non pâturées au moment de la migration Description Il est nécessaire de distinguer deux types de fauches : 1. La fauche de réhabilitation : il s?agit d?obtenir une prairie humide haute hétérogène à partir d?une roselière dense homogène. Il s'agit d'une fauche estivale avec exportation. En fonction de la richesse en nutriments (milieu eutrophe, mésotrophe ou oligotrophe), la transformation d?une roselière en prairie humide haute prendra de un à trois étés de fauches successives de la même parcelle. En milieu riche, une fauche ou un pâturage des regains, un mois après la première fauche permet d'accélérer le processus de restauration. 2. La fauche d?entretien : il s?agit d?entretenir une prairie humide haute favorable à l?alimentation en août et septembre. La fauche peut être très tardive (mi-septembre) sur une partie des parcelles. Mais les produits seront plus difficilement valorisables au plan agricole. Le rythme d?intervention est fonction de la mosaïque obtenue. La fauche peut être également moins tardive (juillet) en conservant des bandes refuges . Les bandes sont situées de préférence en bordure de roselières, mais leur position varie chaque année pour conserver un milieu prairial et éviter l'embroussaillement. Les fauches très tardives de ces bandes, et le pâturage automnal et hivernal sont possibles. Cette fauche d'entretien pourrait être expérimentée en s'inspirant du nouveau projet de MAE « bandes refuges » qui prévoit notamment de conserver des bandes refuges. Le ministère de l'agriculture et le ministère de l'écologie travaillent actuellement à la proposition d'une MAE "bandes refuges" qui consisterait à avoir une approche "milieux" en proposant des bandes enherbées non fauchée, non et/ou non pâturées jusqu'à septembre ou année N+1 pour conserver des milieux propices à l'alimentation des jeunes oiseaux et des oiseaux migrateurs, notamment les passereaux insectivores. En théorie, ce type de gestion peut offrir des prairies humides basses, favorables aux limicoles et certains passereaux nicheurs de milieux ouverts, jusqu'à des parcelles dominées par les roseaux pour favoriser la reproduction du Butor étoilé. Entre ces deux stades « extrêmes » se trouve la prairie humide haute hétérogène. Le gestionnaire devrait prendre en compte trois principes : - une période de fauche compatible avec la reproduction des oiseaux, - une exportation des produits de fauche pour favoriser la germination d?une plus grande diversité floristique, éviter l?enrichissement du sol en matière organique et la formation d?une litière épaisse, - une rotation pluriannuelle par parcelle : le plan de fauche devra être rédigé de manière à obtenir une mosaïque d?habitats offrant chaque année une proportion importante de prairies humides hautes. Le plan de fauche pourra être évolutif (première année théorique puis affinement au fil des ans) en fonction des résultats obtenus par le suivi annuel de l?évolution de la végétation. Partenaires potentiels de la mise en oeuvre DDTM, ACROLA, LPO 44, LPO85, LPO49, ONCFS, SNPN, Cap-Atlantique, EDENN, FHPFS, PNR Brière, propriétaires, exploitants agricoles. Niveau géographique de l?enjeu L?ensemble de la région Calendrier 2011 2012 2013 2014 Estimation du coût A évaluer selon les sites et selon les moyens disponibles Niveau de priorité régionale 1 35 Action n°1.4 Pâturage expérimental Déclinaison régionale Entretien de la végétation prairial par le pâturage Objectif Obtenir des surfaces prairiales non fauchées et non pâturées au moment de la migration Description Un plan de pâturage devra prévoir les parcelles, les périodes et la charge. Le plan pourra être évolutif (première année théorique puis affinement au fil des ans) en fonction des résultats obtenus par le suivi annuel de l?évolution de la végétation. Les bovins semblent les plus efficaces pour avoir un impact intéressant sur la végétation des milieux humides. Il est nécessaire de distinguer deux méthodes de pâturage expérimental. 1. Pâturage avec retrait : il consiste à faire pâturer une parcelle puis à retirer les animaux suffisamment tôt avant le passage des oiseaux pour laisser le temps à la végétation de pousser. Ce pâturage devra vraisemblablement combiner charge et durée pour obtenir la structure de végétation recherchée, notamment si l?objectif est de limiter les roseaux. Les dates seront à définir en fonction du contexte local : soit les mois précédant la migration post-nuptiale si les niveaux d?eau le permettent, soit l?année N-1 si les niveaux d?eau printaniers ne le permettent pas et si la végétation obtenue un an après le pâturage peut correspondre à ce qui est recherché. A titre d?exemple sur l?estuaire de la Loire, certaines roselières peu humides peuvent être pâturées dès le mois de mars et jusqu?à la fin avril. 2. Pâturage sans retrait : il consiste à conserver les animaux dans les habitats favorables pendant le passage des oiseaux. Ce pâturage sera nécessairement extensif. Il devra notamment mesurer le recouvrement de la végétation au mètre carré et la structure du couvert végétal sur l?ensemble de la parcelle. Il ne doit pas conduire à une fragmentation des structures de végétations herbacées : zones de prairie rase alternant avec des bouquets herbeux, hétérogénéité des strates.... Recherche bibliographique : l?insuffisance actuelle des connaissances en matière de restauration et d?entretien d?un milieu naturel favorable au Phragmite aquatique par le pâturage, nécessite une recherche bibliographique pour tenter de trouver des informations issues d?expériences complémentaires (cf. action 3.2, Annexe 2). Acteurs DDTM, ACROLA, LPO 44, LPO85, LPO49, SNPN, Cap-Atlantique, EDENN, FHPFS, PNR Brière, ONCFS, propriétaires, exploitants agricoles. Niveau géographique de l?enjeu L?ensemble de la région Calendrier 2011 2012 2013 2014 Estimation du coût A évaluer selon les sites et selon les moyens disponibles Niveau de priorité régionale 1 36 Actions n°1.5, 1.6 Travaux hydrauliques et gestion hydraulique Déclinaison régionale Travaux hydrauliques et gestion hydraulique en pays de la Loire Objectif Restaurer un fonctionnement de mares temporaires sur les sites de halte Description L'alternance inondation-exondation sur un an est un paramètre déterminant la nature et la structure de la végétation en été au moment de la migration. Le résultat de cette alternance sur la végétation va varier également selon que l'on se trouve en marais soumis ou non à la marée et à la part d'eaux douce et salée. Par exemple, les roselières se développent dans l'estuaire de la Loire mais pas en baie de l'Aiguillon. Par ailleurs, le roseau dépérit sous 50 cm d'eau. Et sur des sites aux assecs prolongés, il est remplacé par une végétation à petits hélophytes favorable à l'alimentation du Phragmite aquatique. Dans ces conditions, l'inondation estivale n'est sans doute pas essentielle à l'espèce. Son caractère temporaire en été (marées) peut cependant être un plus pour la production de biomasse en favorisant l'émergence en masse d'invertébrés dont le Phragmite aquatique se nourrira. A ce titre, des observations à Donges et en baie de l'Aiguillon laissent penser que le Phragmite aquatique pourrait se nourrir de gamares lors des épisodes d'inondation par les grandes marées. Cette alternance inondation-exondation peut s'obtenir par les travaux suivants : 1. Pose ou restauration d?ouvrages hydrauliques : il s?agit d?installer ou de remplacer des ouvrages hydrauliques du type vanne, buse, clapet, pompe... 2. Curage d?entretien de fossés en cours de comblement : il existe un certain nombre de prescriptions écologiques liées au curage des canaux « vieux-bords/vieux-fonds » et suivant le mode de curage utilisé (pelle mécanique, dragline...). Si ces travaux sont réalisés avec un financement et strictement dans le cadre du plan d?actions, les prescriptions écologiques devront systématiquement être respectées et les opérations de curage ne devront pas servir de prétexte à des intérêts autre qu?écologiques (drainage, plan d?eau de chasse...). Si ces travaux sont réalisés dans des secteurs d?habitats à Phragmite aquatique, un co-financement par le plan d?actions pourra être envisagé à condition qu?ils aient un intérêt pour les habitats de l?espèce et qu?ils soient réalisés en respect des prescriptions écologiques. 3. Création de nouveaux chenaux : elle peut être nécessaire pour améliorer la gestion hydraulique (meilleure circulation de l?eau, augmentation des surfaces inondables...) et augmenter l?interface eau libre / végétation hélophytique. 4. Entretien / création des plans d?eau libre : les plans d?eau libre contribuent à la multiplication des interfaces avec les hélophytes favorisant d?autant la diversité et le volume de la ressource trophique. Leur maintien sous forme de linéaire ou de petites mares en pente douce est donc à rechercher avec intervention mécanique si cela s?avère nécessaire. Avertissement : selon leur nature et leur impact, tous ces travaux peuvent être soumis à procédure de déclaration ou d?autorisation au titre de l?article L 214-3 du code de l?environnement (loi sur l?Eau). Un avis préalable devra donc être sollicité auprès du service en charge de la police de l?eau de la DDEA concernée pour l?aspect réglementaire, et de l?Onéma pour l?aspect technique, au vu d?un descriptif précis des travaux envisagés. Acteurs LPO85, LPO49, ONCFS, SNPN, Cap-Atlantique, EDENN, FHPFS, PNR Brière, propriétaires, exploitants agricoles, syndicats de Marais. Niveau géographique de l?enjeu L?ensemble de la région Calendrier 2011 2012 2013 2014 Estimation du coût Cout de curage dépendant des sites et de leur accès. Cout de la gestion hydraulique intégrée dans la gestion existante. Niveau de priorité régionale 2 37 Action n°2.1 Protections réglementaires Déclinaison régionale Protéger durablement les sites de halte Objectif Protéger durablement les sites de halte par le biais de mesures réglementaires. Description 1. Définir les sites majeurs non protégés : croiser les sites majeurs identifiés par l?action 4.1 avec les statuts de protection réglementaire existants et les contextes locaux. 2. Hiérarchiser les priorités en comité de pilotage. 3. Obtenir un statut de protection réglementaire : réserve naturelle nationale ou régionale, arrêté préfectoral de protection de biotope, espaces naturels sensibles sur les sites majeurs de halte migratoire. A ce titre le classement en RNN de l?estuaire de la Loire a été demandé. La Belle-Henriette a été classée en RNN. Le Marais Breton, l?estuaire de la Loire, marais de l?Erdre, et la vallée de la Loire. Acteurs Animateur du PRA, DREAL, DDTM, LPO49 et 85, ACROLA, SNPN, Cap- Atlantique, EDENN, FHPFS, PNR Brière, ONCFS, CERL, LPO France. Niveau géographique de l?enjeu L?ensemble de la région Calendrier 2011 2012 2013 2014 Estimation du coût Action intégrée à l?animation du plan Niveau de priorité régionale 1 38 Action n°2.2 Maîtrises foncières et d?usage Déclinaison régionale Protéger durablement les sites de halte Objectif Protéger durablement les sites de halte Description 1. Dresser la liste des sites présentant un enjeu de conservation fort pour le Phragmite aquatique où une maîtrise foncière ou d?usage est souhaitable. 2. Contacter les propriétaires sur les sites présentant un enjeu de conservation fort pour le Phragmite aquatique. 3. Sur les sites loués par des exploitants, il est nécessaire de mettre en place des clauses environnementales favorables aux habitats du Phragmite aquatique à l?occasion de la signature ou du renouvellement du bail. 4. Dans tous les cas lors de la mise en place de baux ruraux avec intégration de « clauses environnementales », il s?agira de veiller à leur respect. Acteurs CERL, CG44, ONCFS, LPO44, LPO 85, LPO 49, ACROLA, LPO France Niveau géographique de l?enjeu L?ensemble de la région Calendrier 2013 2014 Estimation du coût Référence au prix des domaines. Niveau de priorité régionale 1 39 Action n°3.1 Intégration des enjeux de conservation dans les documents de gestion ou de planification Déclinaison régionale Assurer la gouvernance du plan : suivre, coordonner et auto-évaluer le plan d?actions Objectif Assurer la gouvernance du plan : suivre, coordonner et auto-évaluer le plan d?actions Description ? Intégration : intégration d'une fiche Phragmite aquatique dans les Docobs des ZPS concernées, les plans de gestion, la SCAP en cours. Intégration de l?espèce dans l?Avifaune Prioritaire des Pays de la Loire (espèce jugées très prioritaires : rouge). Acteurs Animateur du PRA, DDTM, ACROLA, LPO 44, LPO85, LPO49, SNPN, Cap- Atlantique, EDENN, GPNSN, FHPFS, PNR Brière, ONCFS, CERL, LPO France Niveau géographique de l?enjeu L?ensemble de la région Calendrier 2011 2012 2013 2014 Estimation du coût Action intégrée à l?animation du plan Niveau de priorité régionale 1 40 Action n°3.2 Coordination et animation des actions de la déclinaison régionale du plan national d?action Déclinaison régionale Assurer la gouvernance du plan : suivre, coordonner et auto-évaluer le plan d?actions Objectif Assurer la gouvernance du plan : suivre, coordonner et auto-évaluer le plan d?actions Description Suivi de la mise en oeuvre de l?ensemble des actions du plan et réalisation des bilans annuels à partir des informations transmises par les partenaires. 2. Appui aux partenaires du plan pour la mise en oeuvre des actions. 3. Participation à la réalisation des diagnostics environnementaux sur les sites. 4. Participation à la mise en oeuvre de la fauche estivale et du pâturage par site et retours d?expériences. 5. Veille administratives des procédures et propositions de modification ou d?ajout d?engagements unitaires auprès des services de l?État, des ministères en charge de l?Ecologie et de l?Agriculture pour validation éventuelle par la Commission européenne, si des lacunes sont mises en évidence. 6. Centre de ressources pour les travaux d?investissement : types d?ouvrages hydrauliques, matériels agricoles, coordonnées de professionnels, conseils... 7. Promotion de la valorisation des produits de fauche : inventaire des filières existantes, retour d?expériences, organisation de chantiers de démonstration, recherche de financements et de débouchés commerciaux... 8. Suivi des indicateurs, animation des tableaux de bords (auto-évaluation du plan) 9. Recherche bibliographique et échange avec les réseaux « zones humides » : pôle-relais zones humides intérieures de la fédération des parcs naturels régionaux, observatoires départementaux, réso du rozo de RNF, inventaire des roselières de l?ONCFS. Acteurs Animateur du PNA, DDTM, ACROLA, LPO 44, LPO85, LPO49, SNPN, Cap- Atlantique, EDENN, GPNSN, FHPFS, PNR Brière, ONCFS, CERL, LPO France Niveau géographique de l?enjeu L?ensemble de la région Calendrier 2011 2012 2013 2014 Estimation du coût Action intégrée à l?animation du plan Niveau de priorité régionale 1 41 Action n°4.1 Inventaire exhaustif des sites de halte Déclinaison régionale Inventaire exhaustif des sites de halte Objectif Améliorer le suivi et les connaissances du fonctionnement migratoire Description 1. Dresser la liste exhaustive des sites ayant accueilli le Phragmite aquatique en migration depuis les années 1980 et celle des sites potentiels à partir des bases de données existantes sur les zones humides à roselières et des connaissances à dires d?experts. 2. Remplir une fiche signalétique par site précisant : - la surface de roselière, - l?existence de zonages réglementaires, - la gestion effective des niveaux d?eau, - la présence d?activités de gestion sur la végétation, - la présence d?un acteur local capable de prendre en compte le plan national d?actions. 3. Mener des opérations ponctuelles de baguage pour vérification Les sites échantillonnés par le baguage standardisé sont en priorité des ZPS où les données de Phragmite aquatique sont absentes ou anciennes, secondairement les ZSC où la présence de l'espèce nécessite d'être confirmée et enfin les sites non classés Natura 2000 qui sont potentiellement des haltes migratoires. Acteurs Bagueurs généralistes, ACROLA, LPO 44, LPO85, LPO49, SNPN, Cap- Atlantique, EDENN, GPNSN, FHPFS, PNR Brière, ONCFS, CERL, LPO France Niveau géographique de l?enjeu L?ensemble de la région Calendrier 2011 2012 2013 2014 Indicateurs de suivi et évaluation Indice de captures liées au protocole ACROLA. Estimation du coût Bénévolat, temps de coordination et financement de salariés (coût estimé à 1000-1500 ¤ par site) Niveau de priorité régionale 1 42 Action n°4.2 Suivi de la migration du Phragmite aquatique en fin d?été Déclinaison régionale Suivi de la migration post-nuptiale du Phragmite aquatique Objectif Améliorer le suivi et les connaissances du fonctionnement migratoire Description 1. Animer et promouvoir le protocole ACROLA du CRBPO dans le réseau des bagueurs et des naturalistes en général, comprenant la centralisation et l?analyse des résultats, l?établissement d?un bilan annuel et sa diffusion. 2. Mettre en oeuvre le protocole avec les objectifs de : - participer à l'estimation des effectifs en transit en France, - participer à l'amélioration de la compréhension du fonctionnement de la migration en France : trajets, autonomie des oiseaux, complémentarité et importance relative des sites, lacunes dans le réseau de haltes... - évaluer les temps de séjour en halte migratoire en relation avec les ressources alimentaires et l'engraissement de façon à préciser le rôle des haltes régionales (repos et/ou alimentation?) à l'échelle de la voie de migration, - participer à l'évaluation du succès reproducteur du Phragmite aquatique à l?échelle globale 3. Rédiger des publications scientifiques : valorisation des résultats en partenariat avec le CRBPO ? Inventaire des sites, connaissance de la migration : baguage standardisé exploratoire sur des sites peu connus et soutien aux stations de référence tels que l?estuaire, la baie de l?Aiguillon. Acteurs CRBPO, Bagueurs généralistes, ACROLA, LPO 44, LPO85, LPO49, SNPN, Cap- Atlantique, EDENN, GPNSN, FHPFS, PNR Brière, ONCFS, CERL, LPO France Niveau géographique de l?enjeu L?ensemble de la région Calendrier 2011 2012 2013 2014 Indicateurs de suivi et évaluation Rapport annuel Estimation du coût Bénévolat, temps de coordination et financement de salariés (coût estimé à 400 ¤/jour), matériel de baguage Niveau de priorité régionale 1 43 Action n°4.3 Bénéfices environnementaux collatéraux Déclinaison régionale Suivi des bénéfices de la gestion pour les autres espèces de la faune et de la flore et d?un point de vue social et économique Objectif Objectif 1 et 4 Description 1. Évaluer a minima l?impact des actions de gestion sur les autres espèces d?intérêt patrimonial présentes ; 2. Mesurer les incidences environnementales positives provoquées par la mise en oeuvre du plan d?actions (principe du cercle vertueux et de l?approche « intégrée »). Acteurs Animateur du PRA Niveau géographique de l?enjeu L?ensemble de la région Calendrier 2011 2012 2013 2014 Estimation du coût Action intégrée à l?animation du plan Niveau de priorité régionale 3 44 Action n°7 Communication générale Déclinaison régionale Communication et sensibilisation générale : décideurs, acteurs de l?aménagement du territoire, grand public, scolaires... Objectif Communication du plan national d?actions et échanges avec les outils de planification existants Description 1. Promouvoir auprès des acteurs de l?aménagement (gestionnaires de milieux naturels, collectivités, services de l?État, agences de l?eau...) la prise en compte des zones humides à roselières et à prairies : - réalisation d?une plaquette de présentation du plan national d?actions et de l?espèce, - réalisation d?une fiche technique zone humide par l?entrée habitat / gestion, expliquant notamment de quoi ont besoin les espèces de ces milieux les unes par rapport aux autres, le principe de mosaïque et de complémentarité des milieux naturels (il arrive en effet que des gestionnaires opposent la gestion en faveur du Phragmite aquatique et celle pour le Butor par exemple). 2. Réalisation d?animations (journées porte-ouverte dans les stations de baguage, sorties nature, conférences, animations scolaires) permettant de faire découvrir la conservation de la nature par le biais du Phragmite aquatique et des zones humides. 3. Participation aux événements nationaux : journées Ramsar, fête de la nature... 4. Intervention dans les formations professionnelles et promotion du plan d?actions auprès des organismes de formation (Aten, Irpa, organismes de formation...). - Journées d?échanges sur les passereaux paludicoles les 1er et 2 Février 2013 (dans le cadre des journées mondiales des zones humides organisé par l?ACROLA et le PNR Brière dans le cadre de réunion du Groupement d?Intérêt Scientifique «Atlantic Flyway Network» (AFN). - Communication MNHN faite par l?animateur du PNA, « L?estuaire, une halte pour des milliers d?oiseaux » dans le cadre des mardis du MHN de Nantes le 6 novembre 2012. -Conférence sur la Phragmite aquatique en préambule de l?AG de la LPO44 à Nantes (le 10/05/2012). Acteurs Animateur du PNA, CRBPO, Bagueurs généralistes, ACROLA, LPO 44, LPO85, LPO49, SNPN, Cap-Atlantique, EDENN, GPNSN, FHPFS, PNR Brière, ONCFS, CERL, LPO France Niveau géographique de l?enjeu L?ensemble de la région Calendrier 2011 2012 2013 2014 Niveau de priorité régionale 1 45 Tableau 3. Liste des actions programmées durant le Plan National d?Actions (actions réalisées en noir et actions à faire en 2013-2014 en bleu) N° Lieu dit 1.1 . 1.2 1.3 1.4 1.5 1.6 2.1 2.2 3.1 3.2 4.1 4.2 4.3 7 1 Marais du Mès X X X X X 2 Baie et dunes de Pont-Mahé X X 3 Etang du pont de Fer X 4 Ile Dumet X 5 Marais de Guérande X X X X 6 Marais de Guérande (saline de la Grande Drouine) X ? X 7 Brière (St- Joachim) X X X X 8 Brière (nord) X X X X 9 Brière (sud) X X X X X 12 Estuaire de Loire (Mandine) X X X X 13 Estuaire de Loire (Massereau) X X X X X X X X 14 Estuaire de Loire (Lavau- sur-Loire) X X X X X 15 Estuaire de Loire (Tour aux Moutons) X X X X X X 16 Estuaire Loire (Le Carnet) X X X 17 Estuaire Loire (Le Migron) X X X X X X X ? 18 Estuaire Loire (banc de Biho) X X 19 Marais de l'Erdre (Tourbière de France) X X X X 20 Marais de l'Erdre (Mazerolle) X X X X 21 Grand-Lieu (Vasière de Mars et Bonshommes) X X X 22 Grand-Lieu RNN X X ? X X 46 23 Grand Lieu (RNR) X X X X X 25 Roselière de Noyant X X X X X X X X ?. Lieu dit 1.1 1.2 1.3 1.4 1.5 1.6 2.1 2.2 3.1 3.2 4.1 4.2 4.3 7 26 Marais Breton (terrains de la LPO) X X X 27 Marais Breton (La Grande Herse) X X X 28 Marais Breton Port la Roche X X X 29 Marais de la Vie X 30 Marais d'Olonne (La Chaume) X 31 Marais d'Olonne (marais Sablais) X 32 Marais d'Olonne (marais de l'Île d'Olonne) X 33 Marais salants de la Guittière X 34 Marais Poitevin (station d'épuration) X 35 Marais Poitevin (Saint-Benoist- sur-Mer) X 36 Marais Poitevin (RNN St-Denis- du-Payré) X 37 Marais Poitevin (Le Braud) X X 38 Marais Poitevin (RNN Baie de l'Aiguillon) X 39 Marais Poitevin (La Tranche- sur-mer) 40 Marais Poitevin (Belle Henriette) X ? 47 41 Marais poitevin (Pointe d?Arcay) X ? 42 Triaize (RNN Baie de l?Aiguillon) X X X X 43 Esnande (RNN Baie de l?Aiguillon) x X X X 44 Marais de Goulaine X X X Coordination régionale x x x X X Notes explicatives sur l?ensemble des sites Site 1 : Marais du Mes Action 1.1 : cartographie réalisée à partir d?éléments existants auprès de l?opérateur Natura 2000. Action 1.2 : lutte contre le Baccharis et les ligneux (saules ssp.) Action 1.5 : Travaux hydrauliques concernant le curage de douves et la pose d?une vanne permettant de contrôler le niveau d?eau durant l?hiver 2011-2012. Action 1.6 : La gestion des niveaux d?eau se fait par l?opérateur Natura 2000. Action 4.1 : Des actions de baguage sont menées chaque année depuis 2010. 35 Phragmites aquatiques ont été capturés en 2010, 19 en 2011 et 18 en 2012. Les opérations de suivis par le baguage seront reconduites en 2013 et 2014. Site 2 : Baie et dunes de Pont Mahé Action 1.1 : cartographie réalisée à partir d?éléments existants auprès de l?opérateur Natura 2000. Action 1.3 : La fauche de la végétation se fait annuellement sur ce site. L?objectif est de pouvoir repousser la fauche au mois de septembre. Aucune opération de recherche par le baguage ne semble pouvoir être envisagée sur le site. Sites 3 : Etang du pont de Fer Ce site est une Réserve Naturelle Régionale gérée par le Conseil général de Loire-Atlantique. Site difficile d?accès et milieu à priori peu favorable en l?état pour l?espèce (Gentric A. comm. pers.). Action 1.1 : la cartographie sera réalisée à partir d?éléments cartographiques existants dans le plan de gestion. Site 4 : Ile Dumet Observation accidentelle du Phragmite aquatique : site non concerné par la conservation de l?espèce. Sites 5 : Marais de Guérande Action 1.1 : Diagnostic disponible auprès de l?animateur Natura 2000. L?habitat potentiel de halte migratoire est surtout présent sur des parcelles appartenant au Conseil général de Loire-Atlantique (Espaces Naturels Sensibles) et à la LPO sur la roselière de Bertramé. Action 1.2 : Arrachage du Baccharis et de ligneux en hiver 2010-2011, par le Conseil général. Action 1.5 : curage de saline et mis en place de clapets permettant de gérer les niveaux d?eau sur Bertramé. Action 1.6 : Gestion des niveaux d?eau par le gestionnaire (technicien des Espaces Naturels Sensibles). Site 6 : Marais de la Grande Drouine Marais gérés par l?association Bretagne Vivante-SEPNB. Action 1.1 : Diagnostic disponible auprès de l?animateur Natura 2 000 et Bretagne Vivante-SEPNB. Action 1.6 : Des opérations d?arrachage de Baccharis et de ligneux sont prévues en 2013. 48 Sites 7 à 9 : Marais de Brière Action 1.1 : Cartographie existante disponible auprès de l?opérateur Natura 2 000 (PNR Brière). Cette cartographie devrait faire l?objet d?une remise à jour par télédétection en 2013. Action 1.3 : Entretien par la fauche des roselières, contrat PNR visant à renforcer l?activité liée aux toits de chaumes. Action 1.6 : La gestion des niveaux d?eau devrait tenir compte des enjeux liés au Phragmite aquatique. Action 2.1 : Prise en compte de l?espèce dans les enjeux SCAP. Action 4.1 et 4.2: En 2009, trois sites de baguage sont testés durant une dizaine de jours pour la première fois. Quatre-vingt Phragmites aquatiques sont ainsi capturés sur 2 044 captures au total. Reconduite en 2010, durant une dizaine de jours, l?opération de baguage a permis la capture de cinquante Phragmites aquatiques. Site 12 : Mandine (Estuaire de la Loire) Action 1.1 : cartographie disponible auprès de Bretagne Vivante-SEPNB (gestionnaire du site). Action 1.6 : gestion de la roselière par le pâturage de vaches nantaises. Action 2.1 : prise en compte de l?espèce dans les documents de mise en place de la création de la RNN Estuaire. Action 4.1 : Site faisant l?objet ponctuellement d?opérations de baguage au mois d?août. Douze Phragmites aquatiques ont été capturés depuis 2010, en dehors d?actions financées par le plan d?actions. Site 13 : Réserve du Massereau (Estuaire de la Loire) Action 1.1 : Cartographie réalisée en 2010 par l?animateur du PRA. Action 1.3 : Des fauches quinquennales sont conduites en rotation sur plusieurs roselières au mois de septembre. Ces opérations ne nécessitent pas de budget puisqu?elles sont réalisées par les agriculteurs en échange des roseaux récoltés servant de paillage pour leurs animaux (bovins ou équidés). Action 1.4 : Chaque année, au printemps, du pâturage est réalisé sur des roselières à l?aide de vaches nantaises dans l?objectif de maintien d?habitat. Action 1.5 : Des aménagements hydrauliques (curage de douve et aménagement d?une vanne) ont été réalisés au cours du printemps 2011 afin de maintenir un niveau d?eau estival. Le curage de 1 200 mètres de douves est également prévu en 2013. Action 1.6 : Gestion du niveau par le conservateur ONCFS. Action 2.1 : Prise en compte de l?espèce dans les documents de mise en place de la création de la RNN Estuaire. Action 4.2 : Des opérations de baguage sont menées depuis 1994. Le protocole ACROLA y est appliqué depuis 2008. Ce site fait partie des sites historiques. Depuis 2010, 120 Phragmites aquatiques ont été capturés. Action 7 : réunions et participation à différentes réunions MAEt, journées d?information grand public et découverte du camp de baguage, etc? Site 14 : Lavau sur Loire (Estuaire de la Loire) Située sur les terrains du Conservatoire du Littoral, cette zone fait l?objet d?un plan de gestion depuis 2009. Ce document prend en compte la problématique Phragmite aquatique. Action 1.1 : cartographie réalisée en 2010 par l?animateur du PRA. Action 1.3 : Travaux de fauche réalisés en septembre 2011 par un agriculteur. Action 1.4 : Gestion par du pâturage sur les prairies et les roselières de Lavau. Action 2.1 : Prise en compte de l?espèce dans les documents de mise en place de la création de la RNN Estuaire. Action 4.1 : L?accessibilité est le principal facteur limitant aux opérations de baguage. Pourtant en 2012, deux matinées de baguage ont été réalisées par l?association ACROLA et ont permis de baguer 20 Phragmites aquatiques. Site 15 : Tour aux moutons (Estuaire de la Loire) également dénommé site de Donges-Est Action 1.1 : cartographie réalisée en 2010 par l?animateur du PRA. Action 1.3 : Travaux de fauche réalisés en septembre 2011 par un agriculteur. La fauche est également envisagée sur des secteurs très précis afin d?augmenter la potentialité alimentaire du site en 2013. Action 1.4 : Le pâturage équin est réalisé essentiellement le long du remblai de Donges-Est. Action 2.1 : prise en compte de l?espèce dans les documents de mise en place de la création de la RNN Estuaire. Action 4.2 : Une station de baguage existe depuis 2003. Plusieurs centaines de Phragmites aquatiques sont capturés sur le site chaque année. Le protocole ACROLA est appliqué, depuis 2010, durant toute la période de migration de l?espèce. Il s?agit du site le mieux suivi dans la région des Pays de la Loire. Du suivi par radio-pistage y est réalisé en 49 2011 afin d?identifier les zones d?alimentation. Ce site mérite d?être doté d?une station permanente de baguage capable d?évaluer l?évolution des captures, l?âge ratio et d?autres connaissances biologiques sur l?espèce. Action 7 : site internet, blog, rapport de synthèse, opération de communication audivisuelle (France 3) et publication d?un article dans Alauda 2011 (2) : Chenaval (N.), Lorrillière (R.), Dugué (H.) & Doxa (A.).? Phénologie et durée de halte migratoire de quatre passereaux paludicoles en migration post-nuptiale en estuaire de la Loire Site 16 : Le Carnet (Estuaire de la Loire) Le site n?a pas fait d?objet d?opérations de baguage. La mise en place de l?éolienne « prototype » a compliqué les relations avec les associations. Action 1.1 : cartographie réalisée en 2010 par l?animateur du PRA. Action 1.6 : La gestion hydraulique du site est faite par l?association de chasse du secteur à des fins cynégétiques, gestion qui n?est cependant pas incompatible avec les milieux recherchés par le Phragmite aquatique. Action 2.1 : Prise en compte de l?espèce dans les documents de mise en place de la création de la RNN Estuaire. Site 17 : Le Migron (Estuaire de la Loire) Action 1.1 : Cartographie réalisée en 2010 par l?animateur du PRA. Action 2.1 : Prise en compte de l?espèce dans les documents de mise en place de la création de la RNN Estuaire. Terrains appartenant au Conservatoire du Littoral, cette zone fait l?objet d?un plan de gestion depuis 2009. Ce document prend en compte la problématique du Phragmite aquatique. Action 1.3 : Fauche d?une partie de la scirpaie réalisée en 2011. Cette fauche avait pour but de redynamiser la cariçaie. L?accessibilité des engins agricoles et la récolte de la matière sèche sont rendues difficiles par la grande marée du mois d?Aout. Cette opération ne sera pas reconduite dans les années à venir. Action 1.4 : Pâturage bovin très extensif réalisé toute l?année sur les prairies et en lisière des roselières. Action 4.1 et 4.2 : En 2011, une fauche expérimentale a été menée en bordure de la roselière à la fin du mois de Juillet. En 2011, 7 Phragmites aquatiques ont été capturés en 10 matinées de baguage. En 2012, 60 Phragmites aquatiques ont été capturés durant le mois d?Août. En 2013, la possibilité de maintenir des actions de baguage dépend de la disponibilité d?un bagueur. Site 18 : Banc de Bilho (Estuaire de la Loire) Ce site n?est pas prioritaire dans le cadre du PNA compte tenu de son accessibilité dépendant d?une embarcation nautique et de la contrainte d?y accoster par grandes marées. Action 1.1 : cartographie réalisée en 2010 par l?animateur du PRA. Action 2.1 : prise en compte de l?espèce dans les documents de mise en place de la création de la RNN Estuaire. Site 19 et 20 : Marais de l?Erdre Action 1.1 : cartographie disponible par l?opérateur Natura 2000 et réactualisée en 2012 par l?animateur du PRA. Action 1.2 et 1.3 : Les milieux évoluent rapidement principalement à cause de la Jussie terrestre qui est prédominante en l?absence de roseau. La lutte contre cette espèce invasive passe par de la fauche estivale qui a souvent lieu au mois de juillet. Des solutions sont envisagées en 2012 afin de prendre en compte la problématique liée à l?espèce. Action 4.1 : En 2009, dix jours de baguage dans les marais de Mazerolles ont permis de capturer deux Phragmites aquatiques en appliquant le protocole ACROLA. En 2012, dix jours sont également prospectés sur des sites beaucoup plus favorables à l?espèce. Sites 21, 22 et 23 : Lac de Grand-Lieu Action 1.1 : Cartographie à voir avec la SNPN en 2013-2014 (en attente). Action 1.3 : En matière de gestion, la partie nord mériterait d?être ouverte (par de la fauche) afin de créer des zones d?alimentation favorables à l?espèce. La fauche ne pourra se faire que manuellement compte tenu de la faible portance du sol (levis). Au sud, une fauche est pratiquée en septembre, chaque année par la FDC44. La problématique de la Jussie terrestre est également à prendre en compte dans les moyens de gestion. Action 1.4 : Un pâturage avec des vaches nantaises est mené chaque année Action 1.6 : Une réflexion sur la modification des niveaux d?eau est actuellement en cours d?élaboration. Elle devrait prendre en compte les objectifs du PNA. 50 Action 4.1 : Des opérations de baguage en milieu très ouvert (type scirpaie) furent menée en 2012. Elles ont permis de capturer une dizaine de Phragmites aquatiques sur la partie sud du Lac. Action 4.2 : Jusqu?en 2010, une quarantaine de Phragmites aquatiques était capturée, en moyenne, sur ce site. Le protocole ACROLA est testé sur une seule unité depuis 2008, en bordure de roselière, le long d?une douve. Durant les deux dernières années, le nombre de capture a quasiment doublé sur l?unité ACROLA avec 85 captures en 2011 et plus de 80 en 2012. Aucune explication ne semble éclaircir cette hausse de capture. L?effort de baguage est resté le même et l?habitat n?a semble-t-il pas varié. Site 24 : Etang de la Godinière Il s?agit d?une observation accidentelle. Le site n?est pas concerné par le PNA car l?habitat ne correspond pas à l?espèce. Site 25 : Basses Vallées Angevines Action 1.1 : cartographie disponible auprès de la LPO Anjou. L?habitat est essentiellement constitué par des prairies de fauche et une micro-roselière. Action 1.3 : La conservation de bandes non fauchées pour le Râle des genêts montre que ces bandes sont également favorables à d?autres espèces dont le Phragmite aquatique. Le dispositif va être démultiplié dans le cadre des nouvelles MAET prairies. Action 2.2 : des actions de sensibilisation des communes est engagée depuis 2012 pour mettre en oeuvre des retards d?entretien sur les bords de chemin, de fossés et de rivières. Appliquée en 2012 à l?échelle du territoire d?une communauté de communes, ce sont plusieurs kilomètres de linéaires dont la fauche a été retardée à début septembre. L?opération sera reconduite et démultipliée à compter de 2013. Action 4.2 : La LPO Anjou, mène depuis 2009 des opérations de baguage sur la roselière de Noyant et ses abords avec une mise en place du protocole ACROLA en 2010 qui se sont traduites par la capture de dix phragmites aquatiques. Les filets étant disposés à la fois dans la phragmitaie pure et dans des bandes refuges de fauche, conservées pour le Râle des genêts. Les captures se faisant essentiellement dans les « bandes refuges » lorsque les oiseaux sont en nourrissage. En 2011, 24 oiseaux ont été capturés ce qui constitue un record pour le site. En 2012, la même méthode de baguage a permis la capture de quatorze individus. Action 4.3 : la création de bandes non fauchées sera proposée dans les cahiers des charges des prochaines Mesures Agro-Environnementales dans le cadre du plan national d?action Râle des genêts. Elle devrait profiter ainsi pleinement au cortège des oiseaux prairiaux en fin de reproduction et halte migratoire Sites 26, 27, 28 : Marais Breton Action 1.1 : La cartographie des habitats est réalisée en 2012. Action 1.3 : Les futures MAEt, avec la création de bandes refuges, seront favorables au Phragmite aquatique. Action 4.3 : La gestion des fauches tardives et/ou de bandes enherbées sera favorable aux anatidés et aux limicoles nicheurs. Sites 29 à 33 : Marais d?Olonne, marais de la Vie et de la Guitière A priori le site de la Jaunay et du Ligneron correspondraient plus à l?habitat de l?espèce. Action 1.1 : encore à programmer en 2013-2014. Sites 34 à 35 : Marais Poitevin Action 1.1 : encore à programmer en 2013-2014. Sites 36 : Réserve de Saint-Denis-du-Payré Le site n?est pas réellement propice en termes de halte migratoire pour l?espèce. Sites 37 : Marais Poitevin (Le Braud) Action 1.1 : cartographie des habitats réalisée en 2012 par la LPO Vendée. Action 4.1 : Des opérations de baguage sont menées depuis 2010. Chaque année, une dizaine de Phragmites aquatiques sont capturés. Sites 38, 42 et 43 : RNN de la Baie de l?Aiguillon 51 Action 1.1 : Cartographie disponible auprès des gestionnaires de la RNN Baie de l?Aiguillon. Action 1..3 : Entretien des mizottes par la fauche. Action 4.1 et 4.2 : Considéré comme le plus gros site de halte migratoire pour cette espèce. En 2011 et 2012, 77 et 180 Phragmites aquatiques ont été capturés et bagués générant déjà des contrôles le long de leurs trajets migratoires post et prénuptiaux. En termes de gestion, aucun moyen de gestion n?est à envisager sur ce site selon le gestionnaire. Site 41 : Pointe d?Arcay Le site n?a pas fait l?objet d?opérations de baguage jusqu?à présent. Des opérations devront être programmées dans les deux dernières années sur ce site. En matière de gestion, fauche et/ou pâturage devront être mis en place. Site 39 : La Tranche/sur/Mer Aucune action du plan n?est envisagée sur ce site Site 40 : RNN de la Belle-Henriette Site classé en RNN depuis 2011, le gestionnaire vient d?être recruté en 2012. Un contact a été pris afin d?évaluer avec le gestionnaire les actions à mettre en place. Site 44 : Marais de Goulaine Action 1.1 : Cartographie des habitats disponible auprès de l?organisme gestionnaire SIVOM Loire et Goulaine. Ce site fera l?objet d?action de prospection par le baguage en 2012. En parallèle une cartographie des habitats devra être réalisée à partir des éléments disponibles auprès du SIVOM Loire et Goulaine. La fauche est réalisée sur l?ensemble du site néanmoins, elle est trop précoce pour être favorable à l?espèce. L?objectif est de pouvoir retarder les dates de fauches sur certains secteurs favorables. 3.3.1. Focus expéditions au Sahel à la recherche des quartiers d'hivernage Ce document ne décline pas l'action 5 du PNA « recherche des quartiers d'hivernage africains » car elle relève plus du pilotage national du plan. Cependant, il convient de souligner ici les efforts réalisés sur cette action par l'association ACROLA : Depuis l?hiver 2009-2010, l?association ACROLA mène des expéditions en Afrique de l?ouest sub-saharienne à la recherche des quartiers d?hivernage du Phragmite aquatique, sur fonds propres et sans le soutien financier de l?État pour des raisons de sécurité en Mauritanie et au Mali. L?association ACROLA a ainsi mis en évidence l?hivernage de l?espèce en Mauritanie sur des marais temporaires et à mis en évidence que le delta intérieur du fleuve Niger au Mali devait constituer un bastion de l?espèce en hiver (Foucher & Boucaux, 2010 ; Foucher et al., à paraître). 3.3.2. Focus sur la problématique MAE prairie Cette action concerne l?action 7 sur la coordination régionale. A ce jour, aucune Mesure Agro-Environnementale ne semble réellement adaptée à la biologie de l?espèce. Dans le cadre de leur révision en 2013 par le ministère, la problématique « Phragmite aquatique » devrait être prise en compte. Elle concerne à la fois les MAEt « prairies » sur les dates de fauches et les MAEt « roselière ». Cette mesure devrait se traduire par le maintien de bandes non fauchées représentant entre 5 et 10 % d?une prairie de fauche. L?exploitant sera tenu de ne pas la faucher jusqu?à à la mi-septembre. Un travail en ce sens a débuté fin 2012 pour les MAEt « prairies » grâce au travail mener par le PNA « Râle des genêts ». Cette mesure adaptée au Râle des genêts et potentiellement favorable à d?autres espèces nicheuses pourrait être testée dans d?autres sites comme l?estuaire de la Loire, le marais Breton ou Goulaine. 52 2.4 Évaluation prévisionnelle de quelques coûts et financements en 2013 Tableau 2 : Programmation des actions par site en exemple pour 2013 S = site A = Action Tableau des co-financements Dréal Bénévolat Région Contrat Natura200 0 ONCFS CG44 ACROLA SNPN TOTAL Valorisé Site de Donges-Est (Estuaire Loire) action 4.2 15 000 ¤ 27 000 ¤ nc 42 000 ¤ Site du Massereau (Estuaire Loire) action 4.2 560 ¤ 18 600 ¤ 5 000 ¤ 2 000 ¤ 26 160 ¤ Site du Massereau (Estuaire Loire) action 1.5 3 000 ¤ 3 000 ¤ Marais de l?Erdre action 4.1 5 050 ¤ 4 600 ¤ 9 650 ¤ Site Lac de Grand-Lieu action 4.2 410 ¤ 9 300 ¤ 3 000 ¤ 12 710 ¤ Baie de l?Aiguillon action 4.2 12 679 ¤ 22 320 ¤ 6 000 ¤ 40 999 ¤ Marais de Brau action 4.1 680 ¤ 680 ¤ Marais de Goulaine action 4.1 5 050 ¤ 4 600 ¤ 9 650 ¤ Coordinatio n 7 200 ¤ 7 200 ¤ régionale TOTAL 49 629 ¤ 92 620 ¤ 11 000 ¤ 2 000 ¤ 3 000 ¤ 158 249 ¤ NB : les différences de coûts s?expliquent aussi par la durée du baguage et l?emploi ou non de salariés Action 4.1 et 4.2 : Bénévolat sur un site : [8 heures x 9.40 ¤ x 1,55 (smic horaire 2012 + charges) soit un coup journalier de 155 ¤ / personne 53 Conclusion Le plan national d?actions du Phragmite aquatique démarré depuis 2010 a permis de faire avancer de nombreuses découvertes sur l?espèce. Le rôle de la France dans la sauvegarde de l?espèce se trouve conforté par le fait que l?ensemble de la population mondiale transite en migration postnuptiale et qu'elle y fait halte pour une étape d'engraissement stratégique pour la poursuite du voyage jusqu'au sud du Sahara. Une partie de la population mondiale passe également en France (littoral méditerranéen) lors de la migration prénuptiale. Le statut de la région des Pays de la Loire pour cette espèce a également évolué en quelques années. Elle est devenue, la région majeure de halte migratoire pour l?espèce grâce à la découverte de nouveaux sites de haltes migratoires d?importance nationale voire internationale, telles que la Brière en 2010 et la baie de l?Aiguillon en 2011. La standardisation des captures a en effet permis de comparer les résultats de baguage entre sites à l?échelle nationale et d'affiner la connaissance des zones stratégiques d?engraissement à l?échelle de la voie de migration. La multiplication d?opérations de baguage concertées et standardisées démontre qu?il existe peu d?échanges entre les sites régionaux mais que les prises de masse concernent l?ensemble des sites de la région. Le baguage n?est pas une finalité en soi mais bien un outil nécessaire et adapter à identifier les zones d?intérêts majeures. A ce titre, le Conseil National de la Protection de la Nature soutient l?action de baguage de l?espèce dans le cadre du PNA. Néanmoins, les actions de captures n?ont pas vocation à se renouveler à l?infini notamment sur des sites sensibles à forte valeur pour l?espèce comme la baie de l?Aiguillon afin de réduire le stress et le dérangement dans une étape essentielle dans leur cycle biologique. La plupart des sites concernés bénéficient de mesures de protection ou de gestion dans le cadre des Mesures Agro-environnementales ou de documents d?objectifs Natura 2000. Par ailleurs, les sites fréquentés ne souffrent pas aujourd?hui de menaces lourdes risquant de remettre en question les haltes de l?espèce. Néanmoins sur l?estuaire de la Loire, les activités industrialo-portuaires ont toujours des intérêts stratégiques de développement sur des zones d?intérêt pour l?espèce (zone du carnet, roselière de Donges-Est). Par contre, en prenant en compte cette nouvelle donne dans nos documents de gestion, cela ne peut que contribuer à renforcer les exigences environnementales sur ces territoires. Justifier par exemple la « MAET bandes refuges » sur la base des plans d?actions Râle et Phragmite aquatique ne peut que contribuer à renforcer les cahiers des charges valables pour les deux espèces. Il est important également de veiller à bien accompagner les démarches actuelles contre les espèces invasives (jussie et ecrevisse notamment). Un des enjeux est aussi d?évaluer les effets collatéraux de telle ou telle action au sein des différents territoires concernés. En matière de sauvegarde et de gestion de zones humides, les recherches sur l?habitat d?alimentation (cartographie et baguage) font apparaître un potentiel de plusieurs milliers d?hectares. Les roselières basses (scirpaies, jonçaies, phalaridae), les mizottes (Puccinellia maritima et Elymus pungens) et les prairies de fauches tardives ont un enjeu fort pour l?espèce mais également pour tout un cortège d?espèces faunistiques et floristiques menacées. Les actions à venir doivent porter en priorité sur : - la cartographie des habitats de l?espèce sur les sites de halte pour disposer de points 0, afin de mieux prévoir les actions de gestion et pouvoir évaluer l?évolution des habitats par rapport aux objectifs du plan, - la gestion de la végétation prairiale pour garantir des zones refuges jusqu?en septembre. 54 Bibliographie ATIENZA J.C., PINILLA J. & JUSTRIBO J.H. 2001. Migration and conservation of the Aquatic Warbler Acrocephalus paludicola in Spain. Ardeola 48-2: 197-208. BARGAIN B. & HENRY J. 2005. Les oiseaux de la baie d?Audierne. Penn ar Bed 193/194 : 1-72. BARNAUD G., LE BLOCH F. & LO MBARDI A. 1996. Entre Terre et Eau; Agir pour les zones humides. Dossier d?information. Ministère de l?environnement. 80 p. BIRDLIFE INTERNATIONAL. 2004. Birds in Europe: population estimates, trends and conservation status. Cambridge, UK: BirdLife International. (BirdLife Conservation Series No. 12). BIRDLIFE INTERNATIONAL 2008. International Species Action Plan for the Aquatic Warbler Acrocephalus paludicola. Updated version, 2010 BOUSSAND L., coord. 2005. Les zones humides d?importance internationale en France. Gestion des milieux et biodiversité. Ministère de l?Écologie et du Développement durable, Secrétariat de la convention de Ramsar. 57 p. CAILLAT M., DUGUÉ H., LERAY G., GENTRIC A., POURREAU J., JUILLARD R., YÉSOU P. 2005. Résultat de dix années de baguage de fauvettes paludicoles Acrocephalus sp. dans l?estuaire de la Loire. Alauda 73 (4) 375-388 p. COMMUNIER F., DELAHAIE B., COURMONT L., DELATTRE J-C., FIQUET P., GILOT F., GIRAUDON Q., GONIN J., LE NEVÉ A. sous presse. Migration prénuptiale du Phragmite aquatique Acrocephalus paludicola dans les Pyrénées- Orientales : enjeux et conservation. La Mélanocéphale. CRAMP S., BROOKS D-J., DUNN E., GILL MORR., HALL -CRAGGS J., HOLLO M P.A.D., NICHOL SONE.M., OGILVIE M.A., RO SELAAR C.S., SELLAR P.J., SIMMON S K.E.L., SNOW D.W., VINCENT D., VOOUS K.H., WALLACE D.I.M., WIL ON M.G. 1992. Handbook of the Birds of Europe the Middle East and North Africa; Volume VI ? Warblers. Oxford University Press. London. UK. 728 p. DEL HOYO J., ELLIOTT A., CHRISTIE D. 2006. Handbook of the Birds of the World; Volume 11 ? Old World Flycatchers to Old World Warblers. Lynx Editions. Barcelona. SP. 798 p. DRONNEAU C. et les observateurs de la LPO Alsace. 2010. Liste des oiseaux d?Alsace et statut des oiseaux non nicheurs les plus rares. Ciconia 34 : 49-144. ERARD C. 1961. Acrocephalus paludicola a niché en France. Alauda XXIX : 193-195 FLADE M. & AWCT; 1999. Report on the 1st Aquatic Warbler expedition to Western Siberia; 4th to 19th June 1999. AWCT. 31 p. FLADE M. & AWCT 2000. Report on the 2nd Aquatic Warbler expedition to Western Siberia; 21st May to 4th June 2000. AWCT. 35 p. FLADE M., KALYA KIN M. & AWCT 2002. Report on the 4th expedition to W-Siberia; 31st May to 8th June 2002. AWCT. 9 p. FLADE M. & AWCT 2006. Field Trip 2006 to N-Belarus & W-Russia; 28th May to 6th June; Aquatic Warbler count and habitat analysis at Servech (N-Belarus) and search for AW populations in Smolensk, Pskov and Tver Regions (W- Russia). AWCT. 28 p. 55 FLADE M. & AWCT 2007. Searching for wintering sites of the Aquatic Warbler Acrocephalus paludicola in Senegal; 17th January to 10th February 2007 ; Final Report. AWCT, BirdLife International. 52 p. FLADE M. 2008. Current breeding distribution, population trends and threat status of the Aquatic Warbler Acrocephalus paludicola. In COLLECTIF (2008). Le Phragmite aquatique, une espèce mondialement menacée : actes du séminaire du Life « conservation du Phragmite aquatique en Bretagne ». Penn ar Bed 206. 120 p. FLADE M., DIOP I., HAASE M., LE NEVÉ A., OPPEL S., TEGETMEYER C., VOGEL A. & SALEWSKI V. 2011. Distribution, ecology and threat status of the Aquatic Warblers Acrocephalus paludicola wintering in West Africa. J. Ornithol 152 (Suppl 1): S129-S140 FOUCHER J. & BOUCAUX M. (2010) ? Mission de prospection et de baguage en Afrique de l?Ouest. Association Acrola. Donges. 23 p. FOUCHER J., BOUCAUX M., GIRAUDOT E., ANDRE A., LORRILLIERE R., & DUGUE H. - Mission de prospection des quartiers d?hivernage du Phragmite aquatique Acrocephalus paludicola en Afrique de l?Ouest. Ornithos, à paraître. GIESSING B. 2002. Viele Väter für eine Brut ? vorteilhaft oder unausweichlich für das Weibchen? Zum Paarungssystem und zur Populationsgenetik des Seggenrohrsängers (Acrocephalus paludicola). Doctor thesis, University of Köln. JIGUET F., CHIRON F., DEHORTER O., DUGUE H., PROVOST P., MUSSEAU R., GUYOT G., LATRAUBE F., FONTANILLES P., SECHET E., LAIGNEL J., GRUWIER X., LE NEVÉ A. 2011. How many Aquatic Warblers Acrocephalus paludicola stop over in France during the autumn migration? Acta Ornithol. 46: 135?142. JIGUET F., DEHORTER O., GONIN J., LATRAUBE F., LE NEVE A. & PROVOST P. 2012. Connaissance de la migration du Phragmite aquatique en France : méthodologie de suivi scientifique et réglementation ; version de juillet 2012. CRBPO, Bretagne Vivante ? SEPNB, LPO. 13 p. JULLIARD R., BARGAIN B., DUBOS A., JIGUET F. 2006. Identifying autumn migration routes for the globally threatened Aquatic Warbler Acrocephalus paludicola. Ibis 148: 735-743. KERBIRIOU C., BARGAIN B., LEVIOL I., PAVOINE S., 2010. Diet and fuelling of the globally threatened aquatic warbler at autumn migration stopover as compared with two congeners. Animal Conservation : 1-10. LE NEVÉ A., BARGAIN B., RAOUL L., .2003. Conservation du Phragmite aquatique en Bretagne 2004 - 2008 ; projet Life-nature. Dossier de candidature. Bretagne Vivante ? SEPNB. 67 p. LE NEVÉ A., BARGAIN B., PROVOST P. & LATRAUBE F. 2009. Le Phragmite aquatique Acrocephalus paludicola; Plan national d?actions 2010 ? 2014. 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Les oiseaux du Lac de Grand Lieu. 203 p. TUCKER G.M. and HEATH M.F. 1994. Birds in Europe: their conservation status. Cambridge, UK: BirdLife International. (BirdLife Conservation Series No. 3). U.I.C.N. France., M.N.H.N., L.P.O., S.E.O.F., O.N.C.F.S., 2011. La liste rouge des espèces menacées en France ? Chapitre Oiseaux de France métropolitaine. Paris. 28p 57 Annexe I Table attributaire pour la cartographie de l?habitat (ATTENTION: OPTION ?un plan de gestion depuis 2009. Ce document prend en compte la problématique Phragmite aquatique. Action 1.1 : cartographie réalisée en 2010 par l?animateur du PRA. Action 1.3 : Travaux de fauche réalisés en septembre 2011 par un agriculteur. Action 1.4 : Gestion par du pâturage sur les prairies et les roselières de Lavau. Action 2.1 : Prise en compte de l?espèce dans les documents de mise en place de la création de la RNN Estuaire. Action 4.1 : L?accessibilité est le principal facteur limitant aux opérations de baguage. Pourtant en 2012, deux matinées de baguage ont été réalisées par l?association ACROLA et ont permis de baguer 20 Phragmites aquatiques. Site 15 : Tour aux moutons (Estuaire de la Loire) également dénommé site de Donges-Est Action 1.1 : cartographie réalisée en 2010 par l?animateur du PRA. Action 1.3 : Travaux de fauche réalisés en septembre 2011 par un agriculteur. La fauche est également envisagée sur des secteurs très précis afin d?augmenter la potentialité alimentaire du site en 2013. Action 1.4 : Le pâturage équin est réalisé essentiellement le long du remblai de Donges-Est. Action 2.1 : prise en compte de l?espèce dans les documents de mise en place de la création de la RNN Estuaire. Action 4.2 : Une station de baguage existe depuis 2003. Plusieurs centaines de Phragmites aquatiques sont capturés sur le site chaque année. Le protocole ACROLA est appliqué, depuis 2010, durant toute la période de migration de l?espèce. Il s?agit du site le mieux suivi dans la région des Pays de la Loire. Du suivi par radio-pistage y est réalisé en 49 2011 afin d?identifier les zones d?alimentation. Ce site mérite d?être doté d?une station permanente de baguage capable d?évaluer l?évolution des captures, l?âge ratio et d?autres connaissances biologiques sur l?espèce. Action 7 : site internet, blog, rapport de synthèse, opération de communication audivisuelle (France 3) et publication d?un article dans Alauda 2011 (2) : Chenaval (N.), Lorrillière (R.), Dugué (H.) & Doxa (A.).? Phénologie et durée de halte migratoire de quatre passereaux paludicoles en migration post-nuptiale en estuaire de la Loire Site 16 : Le Carnet (Estuaire de la Loire) Le site n?a pas fait d?objet d?opérations de baguage. La mise en place de l?éolienne « prototype » a compliqué les relations avec les associations. Action 1.1 : cartographie réalisée en 2010 par l?animateur du PRA. Action 1.6 : La gestion hydraulique du site est faite par l?association de chasse du secteur à des fins cynégétiques, gestion qui n?est cependant pas incompatible avec les milieux recherchés par le Phragmite aquatique. Action 2.1 : Prise en compte de l?espèce dans les documents de mise en place de la création de la RNN Estuaire. Site 17 : Le Migron (Estuaire de la Loire) Action 1.1 : Cartographie réalisée en 2010 par l?animateur du PRA. Action 2.1 : Prise en compte de l?espèce dans les documents de mise en place de la création de la RNN Estuaire. Terrains appartenant au Conservatoire du Littoral, cette zone fait l?objet d?un plan de gestion depuis 2009. Ce document prend en compte la problématique du Phragmite aquatique. Action 1.3 : Fauche d?une partie de la scirpaie réalisée en 2011. Cette fauche avait pour but de redynamiser la cariçaie. L?accessibilité des engins agricoles et la récolte de la matière sèche sont rendues difficiles par la grande marée du mois d?Aout. Cette opération ne sera pas reconduite dans les années à venir. Action 1.4 : Pâturage bovin très extensif réalisé toute l?année sur les prairies et en lisière des roselières. Action 4.1 et 4.2 : En 2011, une fauche expérimentale a été menée en bordure de la roselière à la fin du mois de Juillet. En 2011, 7 Phragmites aquatiques ont été capturés en 10 matinées de baguage. En 2012, 60 Phragmites aquatiques ont été capturés durant le mois d?Août. En 2013, la possibilité de maintenir des actions de baguage dépend de la disponibilité d?un bagueur. Site 18 : Banc de Bilho (Estuaire de la Loire) Ce site n?est pas prioritaire dans le cadre du PNA compte tenu de son accessibilité dépendant d?une embarcation nautique et de la contrainte d?y accoster par grandes marées. Action 1.1 : cartographie réalisée en 2010 par l?animateur du PRA. Action 2.1 : prise en compte de l?espèce dans les documents de mise en place de la création de la RNN Estuaire. Site 19 et 20 : Marais de l?Erdre Action 1.1 : cartographie disponible par l?opérateur Natura 2000 et réactualisée en 2012 par l?animateur du PRA. Action 1.2 et 1.3 : Les milieux évoluent rapidement principalement à cause de la Jussie terrestre qui est prédominante en l?absence de roseau. La lutte contre cette espèce invasive passe par de la fauche estivale qui a souvent lieu au mois de juillet. Des solutions sont envisagées en 2012 afin de prendre en compte la problématique liée à l?espèce. Action 4.1 : En 2009, dix jours de baguage dans les marais de Mazerolles ont permis de capturer deux Phragmites aquatiques en appliquant le protocole ACROLA. En 2012, dix jours sont également prospectés sur des sites beaucoup plus favorables à l?espèce. Sites 21, 22 et 23 : Lac de Grand-Lieu Action 1.1 : Cartographie à voir avec la SNPN en 2013-2014 (en attente). Action 1.3 : En matière de gestion, la partie nord mériterait d?être ouverte (par de la fauche) afin de créer des zones d?alimentation favorables à l?espèce. La fauche ne pourra se faire que manuellement compte tenu de la faible portance du sol (levis). Au sud, une fauche est pratiquée en septembre, chaque année par la FDC44. La problématique de la Jussie terrestre est également à prendre en compte dans les moyens de gestion. Action 1.4 : Un pâturage avec des vaches nantaises est mené chaque année Action 1.6 : Une réflexion sur la modification des niveaux d?eau est actuellement en cours d?élaboration. Elle devrait prendre en compte les objectifs du PNA. 50 Action 4.1 : Des opérations de baguage en milieu très ouvert (type scirpaie) furent menée en 2012. Elles ont permis de capturer une dizaine de Phragmites aquatiques sur la partie sud du Lac. Action 4.2 : Jusqu?en 2010, une quarantaine de Phragmites aquatiques était capturée, en moyenne, sur ce site. Le protocole ACROLA est testé sur une seule unité depuis 2008, en bordure de roselière, le long d?une douve. Durant les deux dernières années, le nombre de capture a quasiment doublé sur l?unité ACROLA avec 85 captures en 2011 et plus de 80 en 2012. Aucune explication ne semble éclaircir cette hausse de capture. L?effort de baguage est resté le même et l?habitat n?a semble-t-il pas varié. Site 24 : Etang de la Godinière Il s?agit d?une observation accidentelle. Le site n?est pas concerné par le PNA car l?habitat ne correspond pas à l?espèce. Site 25 : Basses Vallées Angevines Action 1.1 : cartographie disponible auprès de la LPO Anjou. L?habitat est essentiellement constitué par des prairies de fauche et une micro-roselière. Action 1.3 : La conservation de bandes non fauchées pour le Râle des genêts montre que ces bandes sont également favorables à d?autres espèces dont le Phragmite aquatique. Le dispositif va être démultiplié dans le cadre des nouvelles MAET prairies. Action 2.2 : des actions de sensibilisation des communes est engagée depuis 2012 pour mettre en oeuvre des retards d?entretien sur les bords de chemin, de fossés et de rivières. Appliquée en 2012 à l?échelle du territoire d?une communauté de communes, ce sont plusieurs kilomètres de linéaires dont la fauche a été retardée à début septembre. L?opération sera reconduite et démultipliée à compter de 2013. Action 4.2 : La LPO Anjou, mène depuis 2009 des opérations de baguage sur la roselière de Noyant et ses abords avec une mise en place du protocole ACROLA en 2010 qui se sont traduites par la capture de dix phragmites aquatiques. Les filets étant disposés à la fois dans la phragmitaie pure et dans des bandes refuges de fauche, conservées pour le Râle des genêts. Les captures se faisant essentiellement dans les « bandes refuges » lorsque les oiseaux sont en nourrissage. En 2011, 24 oiseaux ont été capturés ce qui constitue un record pour le site. En 2012, la même méthode de baguage a permis la capture de quatorze individus. Action 4.3 : la création de bandes non fauchées sera proposée dans les cahiers des charges des prochaines Mesures Agro-Environnementales dans le cadre du plan national d?action Râle des genêts. Elle devrait profiter ainsi pleinement au cortège des oiseaux prairiaux en fin de reproduction et halte migratoire Sites 26, 27, 28 : Marais Breton Action 1.1 : La cartographie des habitats est réalisée en 2012. Action 1.3 : Les futures MAEt, avec la création de bandes refuges, seront favorables au Phragmite aquatique. Action 4.3 : La gestion des fauches tardives et/ou de bandes enherbées sera favorable aux anatidés et aux limicoles nicheurs. Sites 29 à 33 : Marais d?Olonne, marais de la Vie et de la Guitière A priori le site de la Jaunay et du Ligneron correspondraient plus à l?habitat de l?espèce. Action 1.1 : encore à programmer en 2013-2014. Sites 34 à 35 : Marais Poitevin Action 1.1 : encore à programmer en 2013-2014. Sites 36 : Réserve de Saint-Denis-du-Payré Le site n?est pas réellement propice en termes de halte migratoire pour l?espèce. Sites 37 : Marais Poitevin (Le Braud) Action 1.1 : cartographie des habitats réalisée en 2012 par la LPO Vendée. Action 4.1 : Des opérations de baguage sont menées depuis 2010. Chaque année, une dizaine de Phragmites aquatiques sont capturés. Sites 38, 42 et 43 : RNN de la Baie de l?Aiguillon 51 Action 1.1 : Cartographie disponible auprès des gestionnaires de la RNN Baie de l?Aiguillon. Action 1..3 : Entretien des mizottes par la fauche. Action 4.1 et 4.2 : Considéré comme le plus gros site de halte migratoire pour cette espèce. En 2011 et 2012, 77 et 180 Phragmites aquatiques ont été capturés et bagués générant déjà des contrôles le long de leurs trajets migratoires post et prénuptiaux. En termes de gestion, aucun moyen de gestion n?est à envisager sur ce site selon le gestionnaire. Site 41 : Pointe d?Arcay Le site n?a pas fait l?objet d?opérations de baguage jusqu?à présent. Des opérations devront être programmées dans les deux dernières années sur ce site. En matière de gestion, fauche et/ou pâturage devront être mis en place. Site 39 : La Tranche/sur/Mer Aucune action du plan n?est envisagée sur ce site Site 40 : RNN de la Belle-Henriette Site classé en RNN depuis 2011, le gestionnaire vient d?être recruté en 2012. Un contact a été pris afin d?évaluer avec le gestionnaire les actions à mettre en place. Site 44 : Marais de Goulaine Action 1.1 : Cartographie des habitats disponible auprès de l?organisme gestionnaire SIVOM Loire et Goulaine. Ce site fera l?objet d?action de prospection par le baguage en 2012. En parallèle une cartographie des habitats devra être réalisée à partir des éléments disponibles auprès du SIVOM Loire et Goulaine. La fauche est réalisée sur l?ensemble du site néanmoins, elle est trop précoce pour être favorable à l?espèce. L?objectif est de pouvoir retarder les dates de fauches sur certains secteurs favorables. 3.3.1. Focus expéditions au Sahel à la recherche des quartiers d'hivernage Ce document ne décline pas l'action 5 du PNA « recherche des quartiers d'hivernage africains » car elle relève plus du pilotage national du plan. Cependant, il convient de souligner ici les efforts réalisés sur cette action par l'association ACROLA : Depuis l?hiver 2009-2010, l?association ACROLA mène des expéditions en Afrique de l?ouest sub-saharienne à la recherche des quartiers d?hivernage du Phragmite aquatique, sur fonds propres et sans le soutien financier de l?État pour des raisons de sécurité en Mauritanie et au Mali. L?association ACROLA a ainsi mis en évidence l?hivernage de l?espèce en Mauritanie sur des marais temporaires et à mis en évidence que le delta intérieur du fleuve Niger au Mali devait constituer un bastion de l?espèce en hiver (Foucher & Boucaux, 2010 ; Foucher et al., à paraître). 3.3.2. Focus sur la problématique MAE prairie Cette action concerne l?action 7 sur la coordination régionale. A ce jour, aucune Mesure Agro-Environnementale ne semble réellement adaptée à la biologie de l?espèce. Dans le cadre de leur révision en 2013 par le ministère, la problématique « Phragmite aquatique » devrait être prise en compte. Elle concerne à la fois les MAEt « prairies » sur les dates de fauches et les MAEt « roselière ». Cette mesure devrait se traduire par le maintien de bandes non fauchées représentant entre 5 et 10 % d?une prairie de fauche. L?exploitant sera tenu de ne pas la faucher jusqu?à à la mi-septembre. Un travail en ce sens a débuté fin 2012 pour les MAEt « prairies » grâce au travail mener par le PNA « Râle des genêts ». Cette mesure adaptée au Râle des genêts et potentiellement favorable à d?autres espèces nicheuses pourrait être testée dans d?autres sites comme l?estuaire de la Loire, le marais Breton ou Goulaine. 52 2.4 Évaluation prévisionnelle de quelques coûts et financements en 2013 Tableau 2 : Programmation des actions par site en exemple pour 2013 S = site A = Action Tableau des co-financements Dréal Bénévolat Région Contrat Natura200 0 ONCFS CG44 ACROLA SNPN TOTAL Valorisé Site de Donges-Est (Estuaire Loire) action 4.2 15 000 ¤ 27 000 ¤ nc 42 000 ¤ Site du Massereau (Estuaire Loire) action 4.2 560 ¤ 18 600 ¤ 5 000 ¤ 2 000 ¤ 26 160 ¤ Site du Massereau (Estuaire Loire) action 1.5 3 000 ¤ 3 000 ¤ Marais de l?Erdre action 4.1 5 050 ¤ 4 600 ¤ 9 650 ¤ Site Lac de Grand-Lieu action 4.2 410 ¤ 9 300 ¤ 3 000 ¤ 12 710 ¤ Baie de l?Aiguillon action 4.2 12 679 ¤ 22 320 ¤ 6 000 ¤ 40 999 ¤ Marais de Brau action 4.1 680 ¤ 680 ¤ Marais de Goulaine action 4.1 5 050 ¤ 4 600 ¤ 9 650 ¤ Coordinatio n 7 200 ¤ 7 200 ¤ régionale TOTAL 49 629 ¤ 92 620 ¤ 11 000 ¤ 2 000 ¤ 3 000 ¤ 158 249 ¤ NB : les différences de coûts s?expliquent aussi par la durée du baguage et l?emploi ou non de salariés Action 4.1 et 4.2 : Bénévolat sur un site : [8 heures x 9.40 ¤ x 1,55 (smic horaire 2012 + charges) soit un coup journalier de 155 ¤ / personne 53 Conclusion Le plan national d?actions du Phragmite aquatique démarré depuis 2010 a permis de faire avancer de nombreuses découvertes sur l?espèce. Le rôle de la France dans la sauvegarde de l?espèce se trouve conforté par le fait que l?ensemble de la population mondiale transite en migration postnuptiale et qu'elle y fait halte pour une étape d'engraissement stratégique pour la poursuite du voyage jusqu'au sud du Sahara. Une partie de la population mondiale passe également en France (littoral méditerranéen) lors de la migration prénuptiale. Le statut de la région des Pays de la Loire pour cette espèce a également évolué en quelques années. Elle est devenue, la région majeure de halte migratoire pour l?espèce grâce à la découverte de nouveaux sites de haltes migratoires d?importance nationale voire internationale, telles que la Brière en 2010 et la baie de l?Aiguillon en 2011. La standardisation des captures a en effet permis de comparer les résultats de baguage entre sites à l?échelle nationale et d'affiner la connaissance des zones stratégiques d?engraissement à l?échelle de la voie de migration. La multiplication d?opérations de baguage concertées et standardisées démontre qu?il existe peu d?échanges entre les sites régionaux mais que les prises de masse concernent l?ensemble des sites de la région. Le baguage n?est pas une finalité en soi mais bien un outil nécessaire et adapter à identifier les zones d?intérêts majeures. A ce titre, le Conseil National de la Protection de la Nature soutient l?action de baguage de l?espèce dans le cadre du PNA. Néanmoins, les actions de captures n?ont pas vocation à se renouveler à l?infini notamment sur des sites sensibles à forte valeur pour l?espèce comme la baie de l?Aiguillon afin de réduire le stress et le dérangement dans une étape essentielle dans leur cycle biologique. La plupart des sites concernés bénéficient de mesures de protection ou de gestion dans le cadre des Mesures Agro-environnementales ou de documents d?objectifs Natura 2000. Par ailleurs, les sites fréquentés ne souffrent pas aujourd?hui de menaces lourdes risquant de remettre en question les haltes de l?espèce. Néanmoins sur l?estuaire de la Loire, les activités industrialo-portuaires ont toujours des intérêts stratégiques de développement sur des zones d?intérêt pour l?espèce (zone du carnet, roselière de Donges-Est). Par contre, en prenant en compte cette nouvelle donne dans nos documents de gestion, cela ne peut que contribuer à renforcer les exigences environnementales sur ces territoires. Justifier par exemple la « MAET bandes refuges » sur la base des plans d?actions Râle et Phragmite aquatique ne peut que contribuer à renforcer les cahiers des charges valables pour les deux espèces. Il est important également de veiller à bien accompagner les démarches actuelles contre les espèces invasives (jussie et ecrevisse notamment). Un des enjeux est aussi d?évaluer les effets collatéraux de telle ou telle action au sein des différents territoires concernés. En matière de sauvegarde et de gestion de zones humides, les recherches sur l?habitat d?alimentation (cartographie et baguage) font apparaître un potentiel de plusieurs milliers d?hectares. Les roselières basses (scirpaies, jonçaies, phalaridae), les mizottes (Puccinellia maritima et Elymus pungens) et les prairies de fauches tardives ont un enjeu fort pour l?espèce mais également pour tout un cortège d?espèces faunistiques et floristiques menacées. Les actions à venir doivent porter en priorité sur : - la cartographie des habitats de l?espèce sur les sites de halte pour disposer de points 0, afin de mieux prévoir les actions de gestion et pouvoir évaluer l?évolution des habitats par rapport aux objectifs du plan, - la gestion de la végétation prairiale pour garantir des zones refuges jusqu?en septembre. 54 Bibliographie ATIENZA J.C., PINILLA J. & JUSTRIBO J.H. 2001. Migration and conservation of the Aquatic Warbler Acrocephalus paludicola in Spain. Ardeola 48-2: 197-208. BARGAIN B. & HENRY J. 2005. Les oiseaux de la baie d?Audierne. Penn ar Bed 193/194 : 1-72. BARNAUD G., LE BLOCH F. & LO MBARDI A. 1996. Entre Terre et Eau; Agir pour les zones humides. Dossier d?information. Ministère de l?environnement. 80 p. BIRDLIFE INTERNATIONAL. 2004. Birds in Europe: population estimates, trends and conservation status. Cambridge, UK: BirdLife International. (BirdLife Conservation Series No. 12). BIRDLIFE INTERNATIONAL 2008. International Species Action Plan for the Aquatic Warbler Acrocephalus paludicola. Updated version, 2010 BOUSSAND L., coord. 2005. Les zones humides d?importance internationale en France. Gestion des milieux et biodiversité. Ministère de l?Écologie et du Développement durable, Secrétariat de la convention de Ramsar. 57 p. CAILLAT M., DUGUÉ H., LERAY G., GENTRIC A., POURREAU J., JUILLARD R., YÉSOU P. 2005. Résultat de dix années de baguage de fauvettes paludicoles Acrocephalus sp. dans l?estuaire de la Loire. Alauda 73 (4) 375-388 p. COMMUNIER F., DELAHAIE B., COURMONT L., DELATTRE J-C., FIQUET P., GILOT F., GIRAUDON Q., GONIN J., LE NEVÉ A. sous presse. Migration prénuptiale du Phragmite aquatique Acrocephalus paludicola dans les Pyrénées- Orientales : enjeux et conservation. La Mélanocéphale. CRAMP S., BROOKS D-J., DUNN E., GILL MORR., HALL -CRAGGS J., HOLLO M P.A.D., NICHOL SONE.M., OGILVIE M.A., RO SELAAR C.S., SELLAR P.J., SIMMON S K.E.L., SNOW D.W., VINCENT D., VOOUS K.H., WALLACE D.I.M., WIL ON M.G. 1992. Handbook of the Birds of Europe the Middle East and North Africa; Volume VI ? Warblers. Oxford University Press. London. UK. 728 p. DEL HOYO J., ELLIOTT A., CHRISTIE D. 2006. Handbook of the Birds of the World; Volume 11 ? Old World Flycatchers to Old World Warblers. Lynx Editions. Barcelona. SP. 798 p. DRONNEAU C. et les observateurs de la LPO Alsace. 2010. Liste des oiseaux d?Alsace et statut des oiseaux non nicheurs les plus rares. Ciconia 34 : 49-144. ERARD C. 1961. Acrocephalus paludicola a niché en France. Alauda XXIX : 193-195 FLADE M. & AWCT; 1999. Report on the 1st Aquatic Warbler expedition to Western Siberia; 4th to 19th June 1999. AWCT. 31 p. FLADE M. & AWCT 2000. Report on the 2nd Aquatic Warbler expedition to Western Siberia; 21st May to 4th June 2000. AWCT. 35 p. FLADE M., KALYA KIN M. & AWCT 2002. Report on the 4th expedition to W-Siberia; 31st May to 8th June 2002. AWCT. 9 p. FLADE M. & AWCT 2006. Field Trip 2006 to N-Belarus & W-Russia; 28th May to 6th June; Aquatic Warbler count and habitat analysis at Servech (N-Belarus) and search for AW populations in Smolensk, Pskov and Tver Regions (W- Russia). AWCT. 28 p. 55 FLADE M. & AWCT 2007. Searching for wintering sites of the Aquatic Warbler Acrocephalus paludicola in Senegal; 17th January to 10th February 2007 ; Final Report. AWCT, BirdLife International. 52 p. FLADE M. 2008. Current breeding distribution, population trends and threat status of the Aquatic Warbler Acrocephalus paludicola. In COLLECTIF (2008). Le Phragmite aquatique, une espèce mondialement menacée : actes du séminaire du Life « conservation du Phragmite aquatique en Bretagne ». Penn ar Bed 206. 120 p. FLADE M., DIOP I., HAASE M., LE NEVÉ A., OPPEL S., TEGETMEYER C., VOGEL A. & SALEWSKI V. 2011. Distribution, ecology and threat status of the Aquatic Warblers Acrocephalus paludicola wintering in West Africa. J. Ornithol 152 (Suppl 1): S129-S140 FOUCHER J. & BOUCAUX M. (2010) ? Mission de prospection et de baguage en Afrique de l?Ouest. Association Acrola. Donges. 23 p. FOUCHER J., BOUCAUX M., GIRAUDOT E., ANDRE A., LORRILLIERE R., & DUGUE H. - Mission de prospection des quartiers d?hivernage du Phragmite aquatique Acrocephalus paludicola en Afrique de l?Ouest. Ornithos, à paraître. GIESSING B. 2002. Viele Väter für eine Brut ? vorteilhaft oder unausweichlich für das Weibchen? Zum Paarungssystem und zur Populationsgenetik des Seggenrohrsängers (Acrocephalus paludicola). Doctor thesis, University of Köln. JIGUET F., CHIRON F., DEHORTER O., DUGUE H., PROVOST P., MUSSEAU R., GUYOT G., LATRAUBE F., FONTANILLES P., SECHET E., LAIGNEL J., GRUWIER X., LE NEVÉ A. 2011. How many Aquatic Warblers Acrocephalus paludicola stop over in France during the autumn migration? Acta Ornithol. 46: 135?142. JIGUET F., DEHORTER O., GONIN J., LATRAUBE F., LE NEVE A. & PROVOST P. 2012. Connaissance de la migration du Phragmite aquatique en France : méthodologie de suivi scientifique et réglementation ; version de juillet 2012. CRBPO, Bretagne Vivante ? SEPNB, LPO. 13 p. JULLIARD R., BARGAIN B., DUBOS A., JIGUET F. 2006. Identifying autumn migration routes for the globally threatened Aquatic Warbler Acrocephalus paludicola. Ibis 148: 735-743. KERBIRIOU C., BARGAIN B., LEVIOL I., PAVOINE S., 2010. Diet and fuelling of the globally threatened aquatic warbler at autumn migration stopover as compared with two congeners. Animal Conservation : 1-10. LE NEVÉ A., BARGAIN B., RAOUL L., .2003. Conservation du Phragmite aquatique en Bretagne 2004 - 2008 ; projet Life-nature. Dossier de candidature. Bretagne Vivante ? SEPNB. 67 p. LE NEVÉ A., BARGAIN B., PROVOST P. & LATRAUBE F. 2009. Le Phragmite aquatique Acrocephalus paludicola; Plan national d?actions 2010 ? 2014. 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Les oiseaux du Lac de Grand Lieu. 203 p. TUCKER G.M. and HEATH M.F. 1994. Birds in Europe: their conservation status. Cambridge, UK: BirdLife International. (BirdLife Conservation Series No. 3). U.I.C.N. France., M.N.H.N., L.P.O., S.E.O.F., O.N.C.F.S., 2011. La liste rouge des espèces menacées en France ? Chapitre Oiseaux de France métropolitaine. Paris. 28p 57 Annexe I Table attributaire pour la cartographie de l?habitat INVALIDE) (ATTENTION: OPTION he réalisés en septembre 2011 par un agriculteur. Action 1.4 : Gestion par du pâturage sur les prairies et les roselières de Lavau. Action 2.1 : Prise en compte de l?espèce dans les documents de mise en place de la création de la RNN Estuaire. Action 4.1 : L?accessibilité est le principal facteur limitant aux opérations de baguage. Pourtant en 2012, deux matinées de baguage ont été réalisées par l?association ACROLA et ont permis de baguer 20 Phragmites aquatiques. Site 15 : Tour aux moutons (Estuaire de la Loire) également dénommé site de Donges-Est Action 1.1 : cartographie réalisée en 2010 par l?animateur du PRA. Action 1.3 : Travaux de fauche réalisés en septembre 2011 par un agriculteur. La fauche est également envisagée sur des secteurs très précis afin d?augmenter la potentialité alimentaire du site en 2013. Action 1.4 : Le pâturage équin est réalisé essentiellement le long du remblai de Donges-Est. Action 2.1 : prise en compte de l?espèce dans les documents de mise en place de la création de la RNN Estuaire. Action 4.2 : Une station de baguage existe depuis 2003. Plusieurs centaines de Phragmites aquatiques sont capturés sur le site chaque année. Le protocole ACROLA est appliqué, depuis 2010, durant toute la période de migration de l?espèce. Il s?agit du site le mieux suivi dans la région des Pays de la Loire. Du suivi par radio-pistage y est réalisé en 49 2011 afin d?identifier les zones d?alimentation. Ce site mérite d?être doté d?une station permanente de baguage capable d?évaluer l?évolution des captures, l?âge ratio et d?autres connaissances biologiques sur l?espèce. Action 7 : site internet, blog, rapport de synthèse, opération de communication audivisuelle (France 3) et publication d?un article dans Alauda 2011 (2) : Chenaval (N.), Lorrillière (R.), Dugué (H.) & Doxa (A.).? Phénologie et durée de halte migratoire de quatre passereaux paludicoles en migration post-nuptiale en estuaire de la Loire Site 16 : Le Carnet (Estuaire de la Loire) Le site n?a pas fait d?objet d?opérations de baguage. La mise en place de l?éolienne « prototype » a compliqué les relations avec les associations. Action 1.1 : cartographie réalisée en 2010 par l?animateur du PRA. Action 1.6 : La gestion hydraulique du site est faite par l?association de chasse du secteur à des fins cynégétiques, gestion qui n?est cependant pas incompatible avec les milieux recherchés par le Phragmite aquatique. Action 2.1 : Prise en compte de l?espèce dans les documents de mise en place de la création de la RNN Estuaire. Site 17 : Le Migron (Estuaire de la Loire) Action 1.1 : Cartographie réalisée en 2010 par l?animateur du PRA. Action 2.1 : Prise en compte de l?espèce dans les documents de mise en place de la création de la RNN Estuaire. Terrains appartenant au Conservatoire du Littoral, cette zone fait l?objet d?un plan de gestion depuis 2009. Ce document prend en compte la problématique du Phragmite aquatique. Action 1.3 : Fauche d?une partie de la scirpaie réalisée en 2011. Cette fauche avait pour but de redynamiser la cariçaie. L?accessibilité des engins agricoles et la récolte de la matière sèche sont rendues difficiles par la grande marée du mois d?Aout. Cette opération ne sera pas reconduite dans les années à venir. Action 1.4 : Pâturage bovin très extensif réalisé toute l?année sur les prairies et en lisière des roselières. Action 4.1 et 4.2 : En 2011, une fauche expérimentale a été menée en bordure de la roselière à la fin du mois de Juillet. En 2011, 7 Phragmites aquatiques ont été capturés en 10 matinées de baguage. En 2012, 60 Phragmites aquatiques ont été capturés durant le mois d?Août. En 2013, la possibilité de maintenir des actions de baguage dépend de la disponibilité d?un bagueur. Site 18 : Banc de Bilho (Estuaire de la Loire) Ce site n?est pas prioritaire dans le cadre du PNA compte tenu de son accessibilité dépendant d?une embarcation nautique et de la contrainte d?y accoster par grandes marées. Action 1.1 : cartographie réalisée en 2010 par l?animateur du PRA. Action 2.1 : prise en compte de l?espèce dans les documents de mise en place de la création de la RNN Estuaire. Site 19 et 20 : Marais de l?Erdre Action 1.1 : cartographie disponible par l?opérateur Natura 2000 et réactualisée en 2012 par l?animateur du PRA. Action 1.2 et 1.3 : Les milieux évoluent rapidement principalement à cause de la Jussie terrestre qui est prédominante en l?absence de roseau. La lutte contre cette espèce invasive passe par de la fauche estivale qui a souvent lieu au mois de juillet. Des solutions sont envisagées en 2012 afin de prendre en compte la problématique liée à l?espèce. Action 4.1 : En 2009, dix jours de baguage dans les marais de Mazerolles ont permis de capturer deux Phragmites aquatiques en appliquant le protocole ACROLA. En 2012, dix jours sont également prospectés sur des sites beaucoup plus favorables à l?espèce. Sites 21, 22 et 23 : Lac de Grand-Lieu Action 1.1 : Cartographie à voir avec la SNPN en 2013-2014 (en attente). Action 1.3 : En matière de gestion, la partie nord mériterait d?être ouverte (par de la fauche) afin de créer des zones d?alimentation favorables à l?espèce. La fauche ne pourra se faire que manuellement compte tenu de la faible portance du sol (levis). Au sud, une fauche est pratiquée en septembre, chaque année par la FDC44. La problématique de la Jussie terrestre est également à prendre en compte dans les moyens de gestion. Action 1.4 : Un pâturage avec des vaches nantaises est mené chaque année Action 1.6 : Une réflexion sur la modification des niveaux d?eau est actuellement en cours d?élaboration. Elle devrait prendre en compte les objectifs du PNA. 50 Action 4.1 : Des opérations de baguage en milieu très ouvert (type scirpaie) furent menée en 2012. Elles ont permis de capturer une dizaine de Phragmites aquatiques sur la partie sud du Lac. Action 4.2 : Jusqu?en 2010, une quarantaine de Phragmites aquatiques était capturée, en moyenne, sur ce site. Le protocole ACROLA est testé sur une seule unité depuis 2008, en bordure de roselière, le long d?une douve. Durant les deux dernières années, le nombre de capture a quasiment doublé sur l?unité ACROLA avec 85 captures en 2011 et plus de 80 en 2012. Aucune explication ne semble éclaircir cette hausse de capture. L?effort de baguage est resté le même et l?habitat n?a semble-t-il pas varié. Site 24 : Etang de la Godinière Il s?agit d?une observation accidentelle. Le site n?est pas concerné par le PNA car l?habitat ne correspond pas à l?espèce. Site 25 : Basses Vallées Angevines Action 1.1 : cartographie disponible auprès de la LPO Anjou. L?habitat est essentiellement constitué par des prairies de fauche et une micro-roselière. Action 1.3 : La conservation de bandes non fauchées pour le Râle des genêts montre que ces bandes sont également favorables à d?autres espèces dont le Phragmite aquatique. Le dispositif va être démultiplié dans le cadre des nouvelles MAET prairies. Action 2.2 : des actions de sensibilisation des communes est engagée depuis 2012 pour mettre en oeuvre des retards d?entretien sur les bords de chemin, de fossés et de rivières. Appliquée en 2012 à l?échelle du territoire d?une communauté de communes, ce sont plusieurs kilomètres de linéaires dont la fauche a été retardée à début septembre. L?opération sera reconduite et démultipliée à compter de 2013. Action 4.2 : La LPO Anjou, mène depuis 2009 des opérations de baguage sur la roselière de Noyant et ses abords avec une mise en place du protocole ACROLA en 2010 qui se sont traduites par la capture de dix phragmites aquatiques. Les filets étant disposés à la fois dans la phragmitaie pure et dans des bandes refuges de fauche, conservées pour le Râle des genêts. Les captures se faisant essentiellement dans les « bandes refuges » lorsque les oiseaux sont en nourrissage. En 2011, 24 oiseaux ont été capturés ce qui constitue un record pour le site. En 2012, la même méthode de baguage a permis la capture de quatorze individus. Action 4.3 : la création de bandes non fauchées sera proposée dans les cahiers des charges des prochaines Mesures Agro-Environnementales dans le cadre du plan national d?action Râle des genêts. Elle devrait profiter ainsi pleinement au cortège des oiseaux prairiaux en fin de reproduction et halte migratoire Sites 26, 27, 28 : Marais Breton Action 1.1 : La cartographie des habitats est réalisée en 2012. Action 1.3 : Les futures MAEt, avec la création de bandes refuges, seront favorables au Phragmite aquatique. Action 4.3 : La gestion des fauches tardives et/ou de bandes enherbées sera favorable aux anatidés et aux limicoles nicheurs. Sites 29 à 33 : Marais d?Olonne, marais de la Vie et de la Guitière A priori le site de la Jaunay et du Ligneron correspondraient plus à l?habitat de l?espèce. Action 1.1 : encore à programmer en 2013-2014. Sites 34 à 35 : Marais Poitevin Action 1.1 : encore à programmer en 2013-2014. Sites 36 : Réserve de Saint-Denis-du-Payré Le site n?est pas réellement propice en termes de halte migratoire pour l?espèce. Sites 37 : Marais Poitevin (Le Braud) Action 1.1 : cartographie des habitats réalisée en 2012 par la LPO Vendée. Action 4.1 : Des opérations de baguage sont menées depuis 2010. Chaque année, une dizaine de Phragmites aquatiques sont capturés. Sites 38, 42 et 43 : RNN de la Baie de l?Aiguillon 51 Action 1.1 : Cartographie disponible auprès des gestionnaires de la RNN Baie de l?Aiguillon. Action 1..3 : Entretien des mizottes par la fauche. Action 4.1 et 4.2 : Considéré comme le plus gros site de halte migratoire pour cette espèce. En 2011 et 2012, 77 et 180 Phragmites aquatiques ont été capturés et bagués générant déjà des contrôles le long de leurs trajets migratoires post et prénuptiaux. En termes de gestion, aucun moyen de gestion n?est à envisager sur ce site selon le gestionnaire. Site 41 : Pointe d?Arcay Le site n?a pas fait l?objet d?opérations de baguage jusqu?à présent. Des opérations devront être programmées dans les deux dernières années sur ce site. En matière de gestion, fauche et/ou pâturage devront être mis en place. Site 39 : La Tranche/sur/Mer Aucune action du plan n?est envisagée sur ce site Site 40 : RNN de la Belle-Henriette Site classé en RNN depuis 2011, le gestionnaire vient d?être recruté en 2012. Un contact a été pris afin d?évaluer avec le gestionnaire les actions à mettre en place. Site 44 : Marais de Goulaine Action 1.1 : Cartographie des habitats disponible auprès de l?organisme gestionnaire SIVOM Loire et Goulaine. Ce site fera l?objet d?action de prospection par le baguage en 2012. En parallèle une cartographie des habitats devra être réalisée à partir des éléments disponibles auprès du SIVOM Loire et Goulaine. La fauche est réalisée sur l?ensemble du site néanmoins, elle est trop précoce pour être favorable à l?espèce. L?objectif est de pouvoir retarder les dates de fauches sur certains secteurs favorables. 3.3.1. Focus expéditions au Sahel à la recherche des quartiers d'hivernage Ce document ne décline pas l'action 5 du PNA « recherche des quartiers d'hivernage africains » car elle relève plus du pilotage national du plan. Cependant, il convient de souligner ici les efforts réalisés sur cette action par l'association ACROLA : Depuis l?hiver 2009-2010, l?association ACROLA mène des expéditions en Afrique de l?ouest sub-saharienne à la recherche des quartiers d?hivernage du Phragmite aquatique, sur fonds propres et sans le soutien financier de l?État pour des raisons de sécurité en Mauritanie et au Mali. L?association ACROLA a ainsi mis en évidence l?hivernage de l?espèce en Mauritanie sur des marais temporaires et à mis en évidence que le delta intérieur du fleuve Niger au Mali devait constituer un bastion de l?espèce en hiver (Foucher & Boucaux, 2010 ; Foucher et al., à paraître). 3.3.2. Focus sur la problématique MAE prairie Cette action concerne l?action 7 sur la coordination régionale. A ce jour, aucune Mesure Agro-Environnementale ne semble réellement adaptée à la biologie de l?espèce. Dans le cadre de leur révision en 2013 par le ministère, la problématique « Phragmite aquatique » devrait être prise en compte. Elle concerne à la fois les MAEt « prairies » sur les dates de fauches et les MAEt « roselière ». Cette mesure devrait se traduire par le maintien de bandes non fauchées représentant entre 5 et 10 % d?une prairie de fauche. L?exploitant sera tenu de ne pas la faucher jusqu?à à la mi-septembre. Un travail en ce sens a débuté fin 2012 pour les MAEt « prairies » grâce au travail mener par le PNA « Râle des genêts ». Cette mesure adaptée au Râle des genêts et potentiellement favorable à d?autres espèces nicheuses pourrait être testée dans d?autres sites comme l?estuaire de la Loire, le marais Breton ou Goulaine. 52 2.4 Évaluation prévisionnelle de quelques coûts et financements en 2013 Tableau 2 : Programmation des actions par site en exemple pour 2013 S = site A = Action Tableau des co-financements Dréal Bénévolat Région Contrat Natura200 0 ONCFS CG44 ACROLA SNPN TOTAL Valorisé Site de Donges-Est (Estuaire Loire) action 4.2 15 000 ¤ 27 000 ¤ nc 42 000 ¤ Site du Massereau (Estuaire Loire) action 4.2 560 ¤ 18 600 ¤ 5 000 ¤ 2 000 ¤ 26 160 ¤ Site du Massereau (Estuaire Loire) action 1.5 3 000 ¤ 3 000 ¤ Marais de l?Erdre action 4.1 5 050 ¤ 4 600 ¤ 9 650 ¤ Site Lac de Grand-Lieu action 4.2 410 ¤ 9 300 ¤ 3 000 ¤ 12 710 ¤ Baie de l?Aiguillon action 4.2 12 679 ¤ 22 320 ¤ 6 000 ¤ 40 999 ¤ Marais de Brau action 4.1 680 ¤ 680 ¤ Marais de Goulaine action 4.1 5 050 ¤ 4 600 ¤ 9 650 ¤ Coordinatio n 7 200 ¤ 7 200 ¤ régionale TOTAL 49 629 ¤ 92 620 ¤ 11 000 ¤ 2 000 ¤ 3 000 ¤ 158 249 ¤ NB : les différences de coûts s?expliquent aussi par la durée du baguage et l?emploi ou non de salariés Action 4.1 et 4.2 : Bénévolat sur un site : [8 heures x 9.40 ¤ x 1,55 (smic horaire 2012 + charges) soit un coup journalier de 155 ¤ / personne 53 Conclusion Le plan national d?actions du Phragmite aquatique démarré depuis 2010 a permis de faire avancer de nombreuses découvertes sur l?espèce. Le rôle de la France dans la sauvegarde de l?espèce se trouve conforté par le fait que l?ensemble de la population mondiale transite en migration postnuptiale et qu'elle y fait halte pour une étape d'engraissement stratégique pour la poursuite du voyage jusqu'au sud du Sahara. Une partie de la population mondiale passe également en France (littoral méditerranéen) lors de la migration prénuptiale. Le statut de la région des Pays de la Loire pour cette espèce a également évolué en quelques années. Elle est devenue, la région majeure de halte migratoire pour l?espèce grâce à la découverte de nouveaux sites de haltes migratoires d?importance nationale voire internationale, telles que la Brière en 2010 et la baie de l?Aiguillon en 2011. La standardisation des captures a en effet permis de comparer les résultats de baguage entre sites à l?échelle nationale et d'affiner la connaissance des zones stratégiques d?engraissement à l?échelle de la voie de migration. La multiplication d?opérations de baguage concertées et standardisées démontre qu?il existe peu d?échanges entre les sites régionaux mais que les prises de masse concernent l?ensemble des sites de la région. Le baguage n?est pas une finalité en soi mais bien un outil nécessaire et adapter à identifier les zones d?intérêts majeures. A ce titre, le Conseil National de la Protection de la Nature soutient l?action de baguage de l?espèce dans le cadre du PNA. Néanmoins, les actions de captures n?ont pas vocation à se renouveler à l?infini notamment sur des sites sensibles à forte valeur pour l?espèce comme la baie de l?Aiguillon afin de réduire le stress et le dérangement dans une étape essentielle dans leur cycle biologique. La plupart des sites concernés bénéficient de mesures de protection ou de gestion dans le cadre des Mesures Agro-environnementales ou de documents d?objectifs Natura 2000. Par ailleurs, les sites fréquentés ne souffrent pas aujourd?hui de menaces lourdes risquant de remettre en question les haltes de l?espèce. Néanmoins sur l?estuaire de la Loire, les activités industrialo-portuaires ont toujours des intérêts stratégiques de développement sur des zones d?intérêt pour l?espèce (zone du carnet, roselière de Donges-Est). Par contre, en prenant en compte cette nouvelle donne dans nos documents de gestion, cela ne peut que contribuer à renforcer les exigences environnementales sur ces territoires. Justifier par exemple la « MAET bandes refuges » sur la base des plans d?actions Râle et Phragmite aquatique ne peut que contribuer à renforcer les cahiers des charges valables pour les deux espèces. Il est important également de veiller à bien accompagner les démarches actuelles contre les espèces invasives (jussie et ecrevisse notamment). Un des enjeux est aussi d?évaluer les effets collatéraux de telle ou telle action au sein des différents territoires concernés. En matière de sauvegarde et de gestion de zones humides, les recherches sur l?habitat d?alimentation (cartographie et baguage) font apparaître un potentiel de plusieurs milliers d?hectares. Les roselières basses (scirpaies, jonçaies, phalaridae), les mizottes (Puccinellia maritima et Elymus pungens) et les prairies de fauches tardives ont un enjeu fort pour l?espèce mais également pour tout un cortège d?espèces faunistiques et floristiques menacées. Les actions à venir doivent porter en priorité sur : - la cartographie des habitats de l?espèce sur les sites de halte pour disposer de points 0, afin de mieux prévoir les actions de gestion et pouvoir évaluer l?évolution des habitats par rapport aux objectifs du plan, - la gestion de la végétation prairiale pour garantir des zones refuges jusqu?en septembre. 54 Bibliographie ATIENZA J.C., PINILLA J. & JUSTRIBO J.H. 2001. Migration and conservation of the Aquatic Warbler Acrocephalus paludicola in Spain. Ardeola 48-2: 197-208. BARGAIN B. & HENRY J. 2005. Les oiseaux de la baie d?Audierne. Penn ar Bed 193/194 : 1-72. BARNAUD G., LE BLOCH F. & LO MBARDI A. 1996. Entre Terre et Eau; Agir pour les zones humides. Dossier d?information. Ministère de l?environnement. 80 p. BIRDLIFE INTERNATIONAL. 2004. Birds in Europe: population estimates, trends and conservation status. Cambridge, UK: BirdLife International. (BirdLife Conservation Series No. 12). BIRDLIFE INTERNATIONAL 2008. 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