La typologie des logements locatifs sociaux en région Pays de la Loire entre 2005 et 2013 (et analyse 2013)
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Dans un contexte de crise du logement, des mesures ont été prises pour palier au déficit de construction, notamment dans le secteur locatif social, via le plan de cohésion social en 2005, le volet logement du plan de relance de l'économie de 2009 et la politique de développement de l'offre de logements locatifs sociaux en 2013.<br /><br />Dans la région des Pays de la Loire, la production de logements sociaux s'est pleinement inscrite dans ces objectifs de relance. La DREAL des Pays de la Loire a réalisé quatre études thématiques sur la production, le financement, la typologie et la qualité des logements locatifs sociaux aidés, à l'échelle régionale avec déclinaison par territoire de gestion des aides à la pierre du parc public. Les analyses prennent en considération les évolutions depuis 2005 jusqu'à l'année du bilan afférent. Une photographie des résultats de l'année est présentée, soit dans ce cas ceux de l'année 2013. Ces études se basent sur l'Infocentre SISAL qui extrait les informations quotidiennement des outils d'instruction d'aides à la pierre, à partir des décisions de financements datées et signées.<br /><br />Cette fiche correspond à la publication consacrée à la typologie de logements locatifs sociaux (LLS). La production du parc public aidé concerne une offre de logements ordinaires locatifs sociaux abordables, pour satisfaire au mieux les besoins des ménages pouvant y accéder (plafonds de ressources). La production de résidences principales ainsi considérée est composée de logements ordinaires individuels (maisons) ou collectifs (appartements). Pour répondre aux besoins des populations spécifiques, une offre de structures collectives (foyers personnes agées, foyers jeunes travailleurs, résidences sociales...) est également développée. Selon les territoires, on constate que l'individuel est moins présent sur certaines EPCI que sur le reste du département, avec quelques particularités locales.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
donnée statistique
;enquête
;logement aidé
;logement individuel
;habitat collectif
;jeune travailleur
;logement pour personnes âgées
Descripteur écoplanete
analyse statistique
;accès au logement
;aide financière
Thème
Habitat - Logement
;Construction
Texte intégral
*
Les logements locatifs sociaux (LLS) ordinaires¹ et en
structure collective² en région des Pays de la Loire
La répartition territoriale des LLS ordinaires et en structure collective
La production du parc public aidé vise le développement d?une offre de logements locatifs sociaux
abordables pour satisfaire au mieux les besoins des ménages pouvant y accéder. La production de
résidences principales est composée de logements ordinaires en individuels3 (maisons) ou en collectifs4
(appartements). Pour répondre à des besoins de populations spécifiques, une offre de structures
collectives composées de petits logements type studio est également mise en place (foyers personnes
âgées, foyers jeunes travailleurs, résidences sociales?).
Traditionnellement, les logements
foyers sont davantage localisés sur les
territoires ruraux où se développe un
besoin de structures collectives
principalement aidées par le prêt
locatif social (PLS). Ces structures
collectives sont majoritairement à
destination des personnes âgées
(foyers pour personnes âgées
[FPA], établissements d?hébergement
pour personnes âgées dépendantes
[EHPAD]?).
En 2013, la Vendée représente la part
la plus importante de logements
réalisés en structure collective avec
près de 37 % des LLS sur son
département. Toutefois, c?est dans les
départements de la Sarthe et de la
Mayenne que les plus forts taux de
réalisation de structures se retrouvent
avec 66 % pour l?État Mayenne et
59 % pour le Conseil général de la
Sarthe, chacun de ces gestionnaires
ayant financé, en 2013, la réalisation
de 2 structures d?une centaine de
places pour personnes âgées et pour
personnes handicapées.
Répartition des LLS ordinaires et des LLS en structure
collective en 2013
NM St NA État 44 ALM CG 49 LA État 53 LMM CG 72 CARY CG 85
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
Logements ordinaires 2013
Logements en structure collective 2013
Moyenne 2005-2013 des logements en structure collective
Territoires de délégation
Source : Infocentre SISAL
Les logements ordinaires se situent majoritairement dans les pôles urbains, là où se concentrent l?activité
et les besoins en logement. Les logements foyers en ville correspondent à des projets plus spécifiques
répondant à une population active (résidences sociales, foyers jeunes travailleurs?).
* La fiche présente un bilan de la typologie des LLS en Pays-de-la-loire sur la période 2005-2013 avec un éclairage sur cette dernière année étudiée.
Service
Intermodalité
Aménagement
et Logement
Juin 2014
La typologie des logements
locatifs sociaux en région Pays
de la Loire entre 2005 e t 2013
et analyse 2013 *
N° 132
La surface des logements ordinaires et des logements foyers
La superficie moyenne des logements ordinaires est nettement supérieure à celle des logements en
structure collective. Ces derniers sont principalement des chambres, des lits ou des T1, voire des T2 ce qui
explique une superficie moyenne inférieure aux logements ordinaires.
Comparatif de la Surface Utile (SU6) moyenne entre logements
ordinaires et logements foyers selon les départements (m²)
2013 Moyenne annuelle 2005/2013
Nantes Métropole 32,4 66,2 25,1 59,8
24,9 61,9 23,4 69,5
État 44 32,1 64,6 28,2 62,8
Loire Atlantique 29,8 64,2 25,6 64,0
Angers Loire Métropole 0,0 64,0 23,3 61,3
CG 49 22,3 70,7 23,8 74,6
Maine et Loire 22,3 67,3 23,6 68,0
Laval Agglomération 37,0 77,3 33,5 76,2
État 53 37,2 75,0 29,6 82,2
Mayenne 37,1 76,1 31,6 79,2
Le Mans Métropole 0,0 56,2 22,1 65,2
CG 72 20,9 78,4 22,6 71,6
Sarthe 20,9 67,3 22,4 68,4
29,7 71,1 25,5 69,6
CG 85 26,4 69,2 25,2 75,4
Vendée 28,1 70,2 25,4 72,5
Pays de la Loire 27,6 69,0 25,7 70,4
Logements
Foyers
Logements
ordinaires
Logements
Foyers
Logements
ordinaires
St Nazaire Agglomération
La Roche sur Yon Agglo
Source : Infocentre SISAL
En 2013, la surface utile6 moyenne
des logements foyers est de plus
de 30m² et en nette augmentation
par rapport à 2012 et par rapport à
la moyenne de la période 2005-
2013. Sur cette même période, les
logements foyers sont plus grands
sur le département de la Mayenne
et approximativement de même
surface sur les foyers de la Loire-
Atlantique et de la Vendée.
Pour les logements ordinaires
aidés, entre 2005 et 2013, la
surface moyenne est de 70,4 m²,
avec une moyenne de 69 m² en
2013. Cette donnée surfacique est
en très nette baisse par rapport à
2012 où la moyenne était de
81,1m².
Il existe toujours des différences importantes entre les départements puisqu?en 2013, en Loire-Atlantique, en
raison du poids de la production sur Nantes Métropole qui produit plus de petits logements, la moyenne
constatée est de 64,2 m² tandis qu?elle atteint 76,1 m² en Mayenne où l?on produit plus de grands logements.
La gestion et le coût du foncier expliquent également ces différences de surface pour les logements
ordinaires.
L?évolution du nombre de logements ordinaires et de logements foyers depuis 2005
Le graphique ci-contre présente
l?évolution du nombre de logements aidés
sur la période 2005-2013, avec un impact
significatif du plan de relance en 2009.
Cette augmentation générale des LLS en
région des Pays-de-la-Loire, tant en
objectifs qu?en logements aidés, est
essentiellement liée à l?accroissement des
logements ordinaires. À partir de 2009,
les objectifs fixés à la région sont passés
d?environ 4 700 logements PLAI, PLUS,
PLS sur la période 2005-2008, à plus de
7 000 logements (7 309 en 2013).
La réalisation de LLS après 2009 montre
le dynamisme des acteurs de l?habitat
puisque la moyenne est passée de 4 087
logements aidés, entre 2005-2008, à plus
6 770 logements entre 2009 et 2013.
Entre 2005 et 2013, le nombre de
logements foyers aidés oscille entre 1 179
et 2 082 LLS par an. Ces projets portés le
plus souvent par des associations, restent
ponctuels et s?inscrivent dans le cadre
Évolution du nombre de LLS selon le type de logement
entre 2005 et 2013
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
0
1000
2000
3000
4000
5000
6000
7000
8000
Logements foyers Logements ordinaires
Total LLS Objectifs annuels
N
om
b
re
d
e
l
o
g
e
m
en
ts
Source : Infocentre SISAL
de plans ou de schémas départementaux à destination de populations spécifiques (âgées, handicapées?).
2
Les LLS ordinaires en individuel et en collectif en région des
Pays de la Loire
Les orientations nationales depuis 2009, ainsi que la territorialisation des objectifs, privilégient une
production sur les secteurs où la demande d'accès au logement est la plus forte et là où les loyers du parc
privé sont les plus élevés.
Répartition des LLS ordinaires selon les types d?habitat et le
territoire gestionnaire (hors opération mixte5)
2013 Moyenne annuelle 2005/2013
Nantes Métropole 94,8% 5,2% 93,6% 6,4%
93,6% 6,4% 83,5% 16,5%
51,7% 48,3% 61,3% 38,7%
Sous-total Loire-Atlantique 86,8% 13,2% 86,0% 14,0%
Angers Loire Métropole 88,8% 11,2% 89,1% 10,9%
CG 49 52,0% 48,0% 36,4% 63,6%
Sous-total Maine-et-Loire 76,8% 23,2% 72,7% 27,3%
Laval Agglomération 14,4% 85,6% 34,3% 65,7%
État 53 0,0% 100,0% 10,3% 89,7%
Sous-total Mayenne 9,0% 91,0% 23,3% 76,7%
Le Mans Métropole 88,1% 11,9% 76,7% 23,3%
CG 72 0,0% 100,0% 26,3% 73,7%
Sous-total Sarthe 68,4% 31,6% 57,7% 42,3%
La Roche-sur-Yon Agglomération 56,4% 43,6% 58,6% 41,4%
CG 85 67,0% 33,0% 29,9% 70,1%
Sous-total Vendée 65,0% 35,0% 37,5% 62,5%
Pays de la Loire 77,2% 22,8% 70,6% 29,4%
Logement en
collectif
Logement en
individuel
Logement en
collectif
Logement en
individuel
St Nazaire Agglomération
Etat 44
Source : Infocentre SISAL
Les LLS ordinaires en individuel
sont davantage localisés dans les
secteurs ruraux où le foncier est
plus disponible et moins onéreux. A
l?inverse dans les principales
agglomérations de la région, les
logements en collectif représentent
une part plus importante : près de
95 % en 2013 sur Nantes
Métropole et St Nazaire
Agglomération et 88 % sur Angers
Loire Métropole et Le Mans
Métropole. Cela traduit également
la politique foncière de la
collectivité.
En Loire-Atlantique une grande
proportion de logements sont en
collectif (86 %). Sur les autres
départements de la région hormis
la Mayenne, la proportion est
également importante en 2013
puisqu?elle oscille entre 65 % et
77 %. La Mayenne, à l?inverse et
comme à son habitude, a produit
beaucoup plus de logements
individuels que collectifs en 2013
(91 %).
En 2013, un zonage régional spécifique
au secteur locatif social pour la
programmation des aides à la pierre en
Pays-de-la-Loire a été défini pour
permettre de mieux prendre en compte
les tensions et les priorités de ce
territoire.
Le graphique ci-contre montre la
répartition de la production des
logements individuels et collectifs selon
le zonage de programmation PDL.
Le pavillonnaire consomme plus
d?espace foncier ce qui, selon le secteur
d?investissement, est générateur d?une
augmentation du coût prévisionnel de
l?opération. En effet, le coût du foncier
est plus cher sur la zone PDL1 (Nantes
Métropole et littoral Atlantique) qu?en
zone PDL3, milieu rural.
De fait, le foncier est rationalisé dans
les grands établissements publics de
coopération intercommunale (EPCI),
comme dans la communauté urbaine de
Nantes Métropole où la parcelle de
foncier est plus restreinte.
Répartition des LLS ordinaires selon les types d?habitat et
le zonage PDL entre 2005 et 2013 (hors opération mixte)
PDL1
2
01
3
P
DL1
2
00
5-
20
13
PDL2
2
01
3
PDL2
2
00
5-
20
13
PDL3
2
01
3
PDL3
2
00
5-
20
13
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
Individuel
Collectif
Source : Infocentre SISAL
3
Répartition des LLS ordinaires par EPCI et selon les types d?habitat (hors opération mixtes) entre
2005 et 2013
Les cartes ci-dessous montrent la répartition, en cumulé, des logements ordinaires aidés, entre individuel
et collectif, pour chaque EPCI sur la période 2005-2013.
Source : Infocentre SISAL
Le logement ordinaire collectif aidé,
sur la période 2005-2013, est
généralement développé sur les
principaux ECPI de chaque
département où le foncier est rationalisé
pour répondre aux besoins.
? En Loire-Atlantique, les opérations en
collectif apportent une réponse à la forte
demande. Le foncier étant plus
onéreux, une grande partie des
opérations aidées sur la période sont du
collectif, excepté sur la Communauté de
Communes (CC) du Secteur de Derval
et celle de la Région de Nozay, au nord
du département où l?individuel est
exclusif ;
? En Maine-et-Loire, les logements
collectifs produits sur la période se
concentrent sur Angers Loire Métropole
et les EPCI environnants ;
? En Sarthe, les logements collectifs
produits sont majoritairement
concentrés sur 4 EPCI : la CC du Pays
de Loué, la CC du Bocage Cénomans,
Le Mans Métropole et la Communauté
urbaine d?Alençon.
Source : Infocentre SISAL
Le logement ordinaire individuel
couvre la quasi-intégralité des EPCI des
territoires ruraux constituant l?offre
principale :
? En Maine-et-Loire, le logement
individuel s?est développé de manière
majoritaire sur la périphérie du
département.
? En Mayenne, le logement individuel
est l?offre de logements la plus
répandue sur l?ensemble du
département pour répondre aux besoins
et à la stratégie des politiques
territoriales relatives au parc public ;
? En Vendée, la tradition de la maison
vendéenne constitue l?essentiel de
l?offre résidentielle proposée par les
maîtres d?ouvrage et répondant aux
orientations locales des collectivités
surtout au sud/sud-est du département.
Le logement individuel y est également
majoritairement produit sur les
territoires tendus du secteur littoral.
4
La taille et la surface des LLS ordinaires en région des Pays de la
Loire, hors structures collectives
La surface des logements aidés ordinaires
L?arrêté du 10 juin 1996, relatif aux caractéristiques techniques des opérations de logements à usage
locatif bénéficiant d?une aide de l?État, précise les surfaces minimales selon la composition du ménage.
La taille minimum d?un logement ordinaire neuf d?une pièce (T1) doit être de 16 m², avec un coin
cuisine et un point d?eau sanitaire. 9 m² s?ajoutent pour toute pièce supplémentaire, soit la taille
minimum d?une chambre.
Pour bénéficier d?une aide au logement, le logement doit répondre aux caractéristiques minimales de
confort, de superficie et de sécurité fixées par la loi du 13 décembre 2000 à l?article 187. La Caisse
d?allocations familiales (CAF) identifie une échelle surfacique relative à la composition des ménages :
9 m² minimum pour une personne, 16 m² pour deux, 25 m² pour trois?
Pour le logement foyer neuf, le T1 doit respecter les 12 m² minimum de pièce à vivre pour une
personne et doit comporter un lavabo, un W-C, une douche ou une baignoire avec eau courante chaude
et froide, des rangements et être raccordé aux réseaux divers.
Hors structures collectives, la surface utile (SU) moyenne d?un LLS ordinaire en 2013, dans la région des
Pays de la Loire est de 66 m² avec des logements individuels plus grands, quel que soit le territoire. En
comparaison, sur la période 2005-2013, la superficie moyenne était légèrement inférieure de 0,6 m².
Au-delà de ces moyennes, il existe des différences notables selon les territoires qui résultent de plusieurs
facteurs comme la pression et le coût du foncier, les volontés politiques de limiter la taille des parcelles et
des logements (surtout en milieu urbain et dense), les spécificités d?un territoire qui privilégie l?individuel au
collectif?
Le tableau suivant permet d?observer les surfaces moyennes présentées dans les projets ayant fait l?objet
d?une décision favorable d?aide à la pierre. Les moyennes surfaciques de la période 2005-2013 exposent
une surface moyenne d?un plus grand nombre d?opérations, donc plus proche du parc existant. A l?inverse, la
moyenne des projets aidés sur une année correspond à la photographie « instantanée » des programmes
immobiliers à venir puisque l?ordre de service doit intervenir dans un délai maximum de 18 mois.
Surface des LLS ordinaires selon le type d?habitat et par territoire de gestion (m² de SU)
Note : les logements en opérations mixtes sont comptabilisés uniquement dans la surface moyenne des
LLS ordinaires.
2013 2005/2013
Total
Nantes Métropole 65,5 79,1 66,2 57,8 76,2 59,8
60,9 61,7 61,9 67,5 74,7 69,5
62,4 68,0 64,6 56,8 70,3 62,8
Sous-total Loire-Atlantique 64,7 70,9 65,4 58,5 72,7 61,5
Angers Loire Métropole 60,5 88,0 64,3 56,8 87,9 61,3
CG 49 59,5 82,6 70,7 62,0 81,4 74,6
Sous-total Maine-et-Loire 60,3 84,3 66,0 57,5 83,7 65,3
Laval Agglomération 53,1 81,1 77,3 64,8 83,3 76,2
État 53 75,0 75,0 63,7 82,8 82,2
Sous-total Mayenne 53,1 78,6 76,5 64,3 83,0 78,4
Le Mans Métropole 51,1 78,2 56,2 59,0 80,0 65,2
CG 72 80,4 78,4 51,3 78,2 71,6
Sous-total Sarthe 51,1 79,8 62,0 57,7 78,8 67,6
La Roche-sur-Yon Agglomération 63,5 77,6 69,9 61,0 81,9 69,6
CG 85 64,9 76,6 69,2 63,8 80,7 75,4
Sous-total Vendée 64,7 76,8 69,6 62,6 80,9 73,9
Pays de la Loire 62,4 77,3 66,0 58,6 79,8 65,4
Logement en
collectif
Logement en
individuel
Moyenne LLS
ordinaires
Logement en
collectif
Logement en
individuel
St Nazaire Agglomération
Etat 44
Source : Infocentre SISAL
En 2013, pour les logements ordinaires en collectif, la taille moyenne des logements financés est de
62,4 m² avec des différences notables entre les territoires de gestion :
5
? sur Nantes Métropole, la superficie des appartements y est plus élevée qu?en 2012 passant de
57,5 m² à 65,5m² en 2013. Pour cette année, les logements financés sur le territoire de gestion de
Nantes Métropole est supérieure à celle des autres agglomérations de la région.
? sur les territoires « ruraux », les logements collectifs ont une superficie moyenne autour de 60 m² en
2013.
La taille moyenne des logements ordinaires individuels financés en Pays de la Loire en 2013 est de
77,3 m². Concernant les logements aidés sur la période 2005-2012, la surface moyenne est de 79,8 m² sur
la région. Des différences entre territoires sont identifiables :
? en dehors de Nantes Métropole et de Saint-Nazaire agglomération où le foncier connaît une forte
tension du marché, la superficie des pavillons dépasse les 80 m² sur les autres agglomérations de la
région ;
? sur les territoires dits « ruraux », les superficies moyennes sont très variées allant de 70 m² en Loire-
Atlantique, où la tension du marché fait que le programme pavillonnaire est de petite taille, à près de
83 m² en Mayenne où le coût du foncier est moins important ce qui permet d?avoir des programmes
plus grands, proches de l?accession à la propriété. C?est aussi le résultat des orientations des
collectivités en matière de planification.
En matière de superficie des logements ordinaires, l?écart significatif entre le collectif et l?individuel est lié à
un effet de structure, puisque le poids des logements collectifs diminue au profit des logements individuels à
mesure que le nombre de pièces croît.
À nombre de pièces identique, il existe par ailleurs une différence de taille moyenne de 3 à 4 m² entre
logements individuels et logements collectifs au profit des premiers. Cette différence toutefois plus faible au
sein des T1 et T2 tend à légèrement se creuser lorsque le nombre de pièces devient plus important.
La typologie des LLS ordinaires
La définition de la typologie des logements est issue de la définition de la surface utile (SU) vue
précédemment. Le T1 correspond à un espace de vie commun avec la partie nuit. À partir du T2, on
distingue l?espace de vie/séjour et une chambre. La cuisine et la salle de bain ou salle d?eau ne sont pas
inclues dans la typologie, ainsi un appartement avec un salon et deux chambres est un T3.
Le tableau ci-dessous présente une répartition en trois groupes de typologie de logements : T1-T2, T3-T4
puis T5 et plus.
Ces catégories correspondent à une progression dans le parcours résidentiel des ménages et permettent
d?identifier une réponse à apporter par l?offre de logements locatifs sociaux.
Répartition par territoire de gestion des LLS ordinaires selon leur
typologie
2013 Moyenne annuelle 2005/2013
T1 ? T2 T3 ? T4 T5 et + T1 ? T2 T3 ? T4 T5 et +
Nantes Métropole 35,8% 59,5% 4,7% 45,5% 51,7% 2,8%
47,0% 51,1% 1,9% 32,9% 63,5% 3,6%
État 44 34,6% 64,0% 1,4% 38,3% 60,3% 1,4%
Sous-total Loire-Atlantique 36,6% 59,8% 3,6% 42,6% 54,8% 2,6%
Angers Loire Métropole 38,2% 57,2% 4,6% 42,3% 52,8% 4,9%
CG 49 20,3% 77,5% 2,2% 15,4% 78,2% 6,4%
Sous-total Maine-et-Loire 32,8% 63,3% 3,9% 34,3% 60,4% 5,3%
Laval Agglomération 12,3% 83,1% 4,6% 15,4% 74,2% 10,4%
État 53 22,2% 69,8% 7,9% 10,6% 77,3% 12,1%
Sous-total Mayenne 15,5% 78,8% 5,7% 13,6% 75,4% 11,0%
Le Mans Métropole 47,9% 51,1% 1,0% 35,2% 61,0% 3,8%
CG 72 16,7% 72,9% 10,4% 24,9% 68,4% 6,7%
Sous-total Sarthe 39,7% 56,8% 3,5% 31,3% 63,8% 4,9%
La Roche-sur-Yon Agglomération 11,8% 87,3% 0,9% 27,4% 71,5% 1,0%
CG 85 30,3% 69,0% 0,7% 17,8% 80,8% 1,3%
Sous-total Vendée 26,5% 72,7% 0,7% 20,3% 78,4% 1,3%
Pays de la Loire 34,3% 62,3% 3,4% 35,3% 60,9% 3,8%
St Nazaire Agglomération
Source : Infocentre SISAL
Le parc locatif social
ordinaires des Pays-de-la-
Loire financé en 2013
compte 34,3 % de logements
de 1 pièce ou 2. Les
logements de 3 ou 4 pièces
représentent 62,3 % tandis
que les logements de 5
pièces ou plus
correspondent à 3,4 % de
l?ensemble.
Par rapport aux logements
financés sur le période
2005/2012, la structure du
parc régional financé en
2013, est quasiment
similaire : pour les T1-T2 (-1
point), pour les T3-T4 (+1,4
point) et pour les T5 et plus (-
0,4 point).
6
Répartition des LLS ordinaires aidés entre 2005 et 2013, selon leur typologie et par EPCI
Les cartes suivantes permettent de visualiser la part de ces logements ordinaires aidés, en cumulé, pour
chaque EPCI. (Source : Infocentre SISAL)
Pour les petits logements (T1-T2), l?offre vise les ménages composés d'une ou deux personnes et qui se
situent, dans la majorité des cas, dans la première étape de leur parcours résidentiel.
Sur la période 2005-2013, ces logements
représentent 35,3 % des LLS ordinaires
aidés et sont principalement localisés sur
les secteurs plus tendus, avec 32,9 % sur
St Nazaire Agglomération, 35,2 % sur Le Mans
Métropole, 42,3 % sur Angers Loire Métropole
44,8 % sur Cap Atlantique et 45,5 % sur
Nantes Métropole.
Ce phénomène s?explique par le besoin en
petits logements de la population étudiante
présente dans les principales agglomérations
et plus généralement des publics jeunes qui
débutent leur parcours résidentiel. Cette
catégorie de logements est sujette à une
rotation plus forte que des logements plus
grands.
Sur certains territoires moins tendus, la part
des T1/T2 est importante, oscillant entre 75 et
100 %. Elle doit cependant être relativisée
compte tenu du faible nombre de logements
créés sur la période étudiée (moins de 100).
Pour le département de la Loire-Atlantique, la
part des petits logements aidés entre 2005 et
2013, hors Nantes Métropole est légèrement
plus importante puisqu?elle atteint 35,8 %.
Les LLS ordinaires de trois à quatre pièces
(T3 et T4) comptent pour 60,9 % des
logements aidés sur la période en région Pays
de la Loire. Cette part importante de la
production a vocation à répondre aux besoins
en matière de logement de taille moyenne, dits
intermédiaires, car ils constituent une étape du
parcours résidentiel des ménages : passage
du stade célibataire à celui de couple avec ou
sans enfant, de famille avec enfants au
ménage monoparental.
Les T3-T4 représentent au minimum 51,7 %
(Nantes Métropole) des réalisations sur les
agglomérations centres et jusqu?à 74,2 %
(Agglomération de La Roche-sur-Yon). Ils
représentent la majorité de la réalisation en
Vendée (78,3 %), en Mayenne (75 %) et en
Sarthe (63,8 %).
Au niveau régional, 43 % des T3/T4 sont
réalisés en Loire-Atlantique entre 2005 et
2013, 27 % en Maine-et-Loire et 15 % en
Vendée. Les départements de la Sarthe et de
la Mayenne ne créent, respectivement, que 8
et 7 % de la production régionale de ce type
de logements.
7
Les grands logements (T5 et plus)
représentent 4 % du parc de logements
ordinaires aidés en Pays de la Loire entre
2005 et 2013. La demande est moindre sur
cette typologie mais est bien supérieure en
proportion aux LLS aidés entre 2005 et 2013.
Les moyennes départementales de la
réalisation de ces logements sur la période
2005-2013 sont de :
- 1,3 % en Vendée,
- 2,6 % pour la Loire-Atlantique,
- 4,8 % pour la Sarthe,
- 5,3 % pour le Maine-et-Loire,
- et 11,2 % pour la Mayenne, ce qui en fait une
spécificité dans la production des logements
locatifs aidés au niveau régional.
Il ressort de la carte ci-contre qu?en dehors de
la Loire-Atlantique et de la Vendée, les
secteurs ruraux produisent régulièrement une
offre nouvelle de grands logements supérieurs
à 5 % des logements aidés. Cela traduit une
volonté locale de maintien de ce type d?offre.
Evolution des LLS ordinaires selon leur typologie entre
2005 et 2013
20
05
20
06
20
07
20
08
20
09
20
10
20
11
20
12
20
13
La
d
em
an
de
0
1-
01
-2
01
3
Le
p
ar
c
ex
ist
an
t 0
1-
01
-2
01
3
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
T5 et + T3-T4 T1-T2
Source : Infocentre SISAL
Au regard des besoins en matière de
logements dans le fichier de la
demande locative sociale et du parc
existant, il est constaté que :
? pour les petits logements T1-T2, la
part dans la réalisation oscille d?une
année sur l?autre, ne répondant pas
totalement à la demande (38,3 % de la
demande et 24,1 % de la production
au 1er janvier 2013) principalement
localisée sur les ECPI centres où les
objectifs sont plus importants ;
? pour les logements T3-T4, ils restent
majoritaires quels que soient les
territoires. Cette offre nouvelle
constitue une réponse à la demande
locative sociale (demande à 55,3 % et
production à 67,9 % au 1er janvier
2013) ;
? pour les grands logements, T5 et
plus, la production est légèrement plus
importante que la demande (demande
à 6,4 % et une production à 7,8 % au
1er janvier 2013).
8
GLOSSAIRE
1. Le logement ordinaire est défini par opposition à un logement en résidence offrant des services
spécifiques. Il est composé d?individuel et/ou de collectif.
2. Le logement en structure collective ou logement-foyer est un logement dans un établissement qui
comporte à la fois des locaux privatifs meublés ou non et des locaux communs affectés à la vie
collective.
3. Un logement en individuel correspond à une construction qui ne comprend qu?un logement
(maison).
4. Un logement en collectif appartient à un bâtiment de deux logements ou plus (appartement).
5. Une opération mixte comprend à la fois des logements en individuel et des logements en collectif.
6. La surface utile (SU) est égale « à la surface habitable du logement augmentée de la moitié de la
surface des annexes définies par un arrêté du ministre chargé du logement » (article R.353-16 du code
de la construction et de l?habitation [CCH]).
7? La surface habitable (SHab) « est la surface de plancher construite, après déduction des surfaces
occupées par les murs, cloisons, marches et cages d?escalier, gaines, ébrasements de portes et de
fenêtres ; [?] Il n?est pas tenu compte de la superficie des combles non aménagés, caves, sous-sols,
remises, garages, terrasses, loggias, balcons, séchoirs extérieurs au logement, vérandas, volumes
vitrés, locaux communs et autres dépendances des logements, ni des parties de locaux d?une hauteur
inférieure à 1,80 mètre » (article R.111-2 du code de la construction et de l?habitation).
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Directeur de publication:
Hubert FERRY-WILCZEK
ISSN: 2109-0017