La commercialisation des logements neufs en Pays de la Loire en 2012
LE GOFF, Sylvain
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Cette publication présente les données statistiques en Pays de la Loire de la commercialisation du logement neuf (ECLN) au cours de l'année 2012, année médiocre, surtout pour les ventes de maisons, accompagnée d'une commercialisation difficile.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
construction
;coût de la construction
;promoteur
;logement neuf
;donnée statistique
;enquête
;commercialisation
;type de logement
Descripteur écoplanete
accès au logement
;habitation
;analyse statistique
Thème
Construction
;Habitat - Logement
Texte intégral
1
service
connaissance
des territoires
et évaluation
Novembre
2013
n° 191
La commercialisation des logements neufs en
Pays de la Loire
Une année 2012 médiocre, surtout pour les ventes de maisons,
accompagnée d?une commercialisation difficile
En 2012, 488 logements individuels groupés et 4 193 collectifs ont été vendus en Pays de la Loire. Au
regard de l?évolution annuelle des ventes depuis 2000, cette année apparaît médiocre, principalement
pour les maisons. Les maisons et plus encore les appartements vendus sont - de plus en plus -
fortement concentrés dans l?ouest de la région, dans les principales agglomérations et sur le littoral.
Depuis 12 ans, les ventes de maisons tendent à se déplacer vers les banlieues de Nantes et d?Angers,
les ventes d?appartements vers l?agglomération de Nantes.
La taille des logements vendus est le reflet de leur structure : 80 % des maisons comptent 4 ou 5
pièces, près de 90 % des appartements, 1 à 3 pièces.
Les prix par logement vendu sont en moyenne de 207 580 ¤ pour les maisons, de 185 470 ¤, soit
3 360 ¤/m² pour les appartements ; ils sont plus élevés à Nantes et sur le littoral.
Le ralentissement de la hausse des prix constaté depuis le milieu des années 2000 se confirme. Le
prix au m² des appartements est même en baisse en 2012 par rapport à 2011.
Le délai moyen de commercialisation frôle le record observé en 2008. Pour les logements individuels
comme pour les collectifs, la cause en est la même, en l?occurrence la conjonction d?une forte
diminution des ventes et le maintien à un niveau élevé des mises en vente ; les conséquences sont en
revanche différentes sur les niveaux d?encours respectifs des maisons (qui demeurent dans la
moyenne des douze années précédentes) et des appartements (qui atteignent un niveau record).
Qu?il s?agisse des maisons ou des appartements, la commercialisation des logements dont la taille est
la plus demandée pose un peu moins de difficultés. Elle se fait mieux à Nantes que dans les autres
agglomérations ou sur le littoral. L?encours d?appartements à Angers est particulièrement
problématique eu égard à leur délai de commercialisation.
En 2012, 488 logements individuels groupés et 4 193 collectifs vendus en Pays de la Loire
En 2012 en Pays de la Loire, 488
maisons individuelles (groupées) et
4 193 appartements ont été réservés
ou vendus dans le cadre de
programmes destinés à la vente aux
particuliers portant sur 5 logements
ou plus. Ces chiffres représentent
5,9 % des maisons et 5,4 % des
appartements vendus sur l?ensemble
de la France métropolitaine.
2012, année médiocre pour le
nombre des ventes en Pays de
la Loire
Au regard de l?évolution par année
des ventes intervenues depuis 2000,
2012 apparaît comme une année
médiocre pour les Pays de la Loire :
o seules, 2000, 2001 et 2008
ont fait moins bien ;
o 2012 constitue de loin la
plus mauvaise des 13
années pour les maisons
(nombre de ventes compris
entre 760 et 1 290 entre
2000 et 2011) ;
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Individuels groupés Collectifs
Evolution entre 2000 et 2012 du nombre de logements vendus en Pays de
la Loire (programmes portant sur des permis de 5 logements et plus)
o 2012 occupe le 9ème rang pour les appartements (nombre de logements vendus variant entre 2 783
et 5 869).
2
Les logements vendus en 2012, maisons et plus encore appartements, sont fortement concentrés dans le
sud de la région, dans les principales agglomérations et sur le littoral
Les départements de Loire-Atlantique (50,4 %), de Maine-et-Loire (23,0 %) et de Vendée (12,7 %), accaparent 86,1 % des
logements individuels vendus sur la région en 2012. La concentration des logements collectifs est encore plus forte sur la
Loire-Atlantique (75,3 %) ; la Vendée en représente 12,4 %, le Maine-et-Loire 7,5 %, la Mayenne seulement 0,9 %.
De même, les agglomérations de Nantes, Angers,
Le Mans et Saint-Nazaire se partagent 63,7 % des
logements individuels et 82,4 % des collectifs
vendus en 2012 sur l?ensemble des Pays de la
Loire.
Mais, alors que les banlieues accueillent 47,3 % et
les villes centres 16,4 % des maisons, la répartition
des appartements est plus équilibrée
(respectivement 38,6 % et 43,8 %).
À elle seule, l?agglomération nantaise héberge
32,2 % des logements individuels (dont 27,9 %
dans la banlieue) et 63,2 % des collectifs (32,7 %
dans la banlieue).
Il convient de noter s?agissant de l?agglomération
nazairienne que les ventes de maisons se situent
presque intégralement sur la ville de Saint-Nazaire.
Les ventes d?appartements (9,1 % du total régional)
sont en revanche partagées entre la ville (58 %) et
le littoral (41 %).
Le littoral proprement dit accueille 13,9 % des
logements individuels et 10,3 % des collectifs.
Le reste de la région incluant les périphéries d?aires
urbaines ainsi que les villes moyennes réunit par
conséquent 22,4 % des logements individuels et
7,3 % des collectifs.
Source : Enquête sur la commercialisation des logements
neufs ? 2012
Sur 12 ans, les ventes de maisons se déplacent vers les banlieues de Nantes et d?Angers, les ventes
d?appartements vers l?agglomération de Nantes
La part de l?agglomération nantaise dans les ventes régionales de logements individuels groupés est passée entre 2006 et
2012 de 10,3 % à 32,2 %, celle d?Angers de 6,4 % à 16,3 %. Cette progression a quasi exclusivement profité aux banlieues (de
12,1 % à 42,2 %). Les parts des agglomérations du Mans et de Saint-Nazaire tout comme celle du littoral ont peu varié.
De leur côté, les ventes régionales de logements collectifs se concentrent de plus en plus fortement et spectaculairement sur
l?agglomération nantaise : 33,3 % en 2006, 63,2 % en 2012. Tous les autres territoires infra-régionaux pâtissent de cette
évolution, même si le littoral (passé de 5,8 % à 5,2 % entre 2006 et 2012), voire les banlieues d?Angers, du Mans et de Saint-
Nazaire (de 7,4 % à 4,6 % dans la même période) résistent mieux que les villes centres de ces agglomérations (de 15,8 % à
6,3%) et que le reste de la région (de 37,7 % à 20,7 %).
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Nantes centre Nantes banlieue
Angers centre Angers banlieue
Le Mans agglo. Saint Nazaire agglo.
Evolution de la répartition intra-régionale
des logements individuels groupés vendus
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Nantes centre Nantes banlieue
Angers centre Angers banlieue
Le Mans agglo. Saint Nazaire agglo.
Evolution de la répartition intra-régionale
des logements collectifs vendus
La taille des logements vendus est le reflet de leur structure : 80 % des maisons comptent 4 ou 5 pièces,
près de 90 % des appartements, de 1 à 3 pièces
Les ventes de maisons de 4 ou 5 pièces sont relativement plus fréquentes dans les principales agglomérations (87 %),
principalement leurs banlieues, que sur le littoral (45 %). Il en résulte une taille moyenne de maisons vendues plus élevée dans
ces agglomérations (84 m²) que sur le littoral (74 m²).
Les ventes d?appartements de 4 pièces ou plus sont plus fréquentes dans les agglomérations autres que Nantes (18,5 %) que
dans celle de Nantes (10,0 %). Il en découle une taille moyenne d?appartements vendus plus élevée hors de l?agglomération
nantaise (58 m²) qu?à Nantes (53 m², avec très peu de différence entre banlieue et centre).
Le recentrage des ventes de maisons vers les banlieues de Nantes et d?Angers s?accompagne d?une proportion plus
importante des ventes de 4 et 5 pièces, tandis que la polarisation des ventes d?appartements sur l?agglomération nantaise
s?accompagne d?une proportion accrue des ventes de 1 et 2 pièces.
Des prix par logement vendu en 2012 en moyenne de 207 580 ¤ pour les maisons, de 185 470 ¤, soit
3 360 ¤/m² pour les appartements, plus élevés à Nantes et sur le littoral
Prix moyen par m² des appartements vendus en 2012
Le prix moyen de vente des appartements est de 185 470 ¤.
Pour le prix au m², soit 3 360 ¤, la région figure au 10ème rang
national. Ce prix au m² s?élève à 4 840 ¤ en Ile-de-France, à
4 320 ¤ en Provence-Alpes-Côte d'Azur, à 3 700 ¤ en Rhône-
Alpes, mais à l?opposé se situe à 2 640 ¤ en Lorraine et à
2 620 ¤ dans le Limousin.
Les agglomérations de Nantes, Saint-Nazaire et le littoral se
distinguent par leur prix au m², 3 500 ± 200 ¤, nettement
supérieur à celui des agglomérations d?Angers et du Mans,
lui-même peu différent du reste de la région, de l?ordre de 2
700 à 2 800 ¤.
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Pour le prix moyen des maisons individuelles, soit 207 580 ¤, les Pays de la Loire se positionnent au 15ème rang des régions de
France métropolitaine, loin derrière l?Ile-de-France, la Corse et Provence-Alpes-Côte d'Azur où il dépasse couramment
300 000 ¤, ou encore de Rhône-Alpes où il est de 293 000 ¤. Dans les autres régions, ce prix varie entre 170 000 et 230 000 ¤.
Les logements individuels sont vendus en moyenne 24 % plus chers dans l?agglomération nantaise que sur le reste des Pays
de la Loire.
Une tendance confirmée au ralentissement de la hausse des prix
Malgré une reprise à 2,4 % entre 2011 et 2012, la tendance au ralentissement du rythme de croissance du prix des maisons
vendues en Pays de la Loire se poursuit. La moyenne annuelle avait en effet été de 8,4 % entre 2000 et 2006, avant de tomber
à 1,0 % entre 2006 et 2011.
Le processus de décélération du rythme de croissance des prix est encore plus sensible par m² d?appartement : + 7,3 % par an
entre 2000 et 2006, + 3,7 % entre 2006 et 2012, recul de 1,5 % entre 2011 et 2012.
Un délai de commercialisation presque record en 2012 : une même cause, mais des conséquences
différentes sur l?encours des maisons et des appartements
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Maisons Appartements
Délai théorique de commercialisation (nombre de mois)
de l'encours en fin d'année (Pays de la Loire)
Au regard des ventes réalisées en 2012, les délais
théoriques d?écoulement de l?encours de fin d?année1
sur l?ensemble des Pays de la Loire sont de 18,4
mois pour les maisons et de 15,8 mois pour les
appartements.
Il s?agit, pour l?un comme pour l?autre des deux types
de construction, du deuxième plus haut niveau
enregistré depuis plus de 25 ans - après celui de fin
2008, et alors que 2009 à 2011 figuraient comme des
années à commercialisation des logements neufs
plutôt rapide.
Par rapport à la moyenne 2000 - 2012, ces délais
sont donc importants, supérieurs de respectivement +
8,3 et + 7,1 mois.
Pour les maisons comme pour les appartements, le
niveau du délai de commercialisation des logements
neufs atteint fin 2012 trouve son origine dans la
même conjonction d?une forte diminution des ventes,
du maintien à un niveau - au moins relativement -
élevé des mises en vente, et du décalage qui en
résulte.
Pour autant, les conséquences sur l?encours en sont
très différentes.
Pour les maisons, la hausse du délai de commercialisation résulte d?une chute à un niveau sans précédent depuis 1985 du
nombre des ventes, diminué de moitié par rapport à la moyenne des années 2000 à 2012, jointe à un niveau resté relativement
élevé bien qu?inférieur de 21 % à cette même moyenne des mises en vente. Ce décalage n?implique pas de poussée
substantielle de l?encours, qui demeure dans la moyenne des valeurs observées depuis 2000 et donc loin d?être « anormal ».
S?agissant des appartements, les incidences sur l?encours sont très différentes et beaucoup plus sensibles. Dans leur cas, on
se trouve en présence d?une diminution limitée (à 8 %) du nombre des ventes, et d?une progression (de 34 %) des mises en
vente. Le décalage induit cette fois une forte montée (+ 75 %) de l?encours qui le conduit au niveau le plus important jamais
atteint.
Une commercialisation moins problématique des
logements dont la taille est la plus demandée
Des délais de commercialisation plus rapides
correspondent aux maisons de 4 ou 5 pièces ainsi qu?aux
appartements de 1 ou 2 pièces. Toutefois, la
commercialisation des appartements de 3 pièces pose
davantage de problèmes.
Une commercialisation plus rapide sur
l?agglomération de Nantes
Délai de
commercialisation
(mois)
Nantes Angers Littoral Reste
région
Maisons 10,3 10,5 34,6 27
Appartements 11 44 16,8 22,8
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D é la i th é o r iq u e d e c o m m e rc ia l is a tio n d e s lo g e m e n ts
(n o m b re d e m o is ) e n P a ys d e la L o ire e n 2 0 1 2 e n
fo n c tio n d e le u r ta i lle (n o m b re d e p iè c e s )
1 = délai de commercialisation de l?encours correspondant au niveau de ventes de l?année écoulée
5
Source et concepts
Les concepts utilisés sont dérivés des « zonages en unités urbaines ? 2010 » définis par l?INSEE et fondés sur les
résultats du Recensement de Population millésimé 2008. Une unité urbaine ou agglomération est un ensemble
d?une ou plusieurs communes présentant une continuité de tissu bâti et comptant au moins 2 000 habitants.
Les concepts de centre et banlieue renvoient dans le présent document à quatre agglomérations : Nantes,
Angers, Le Mans, Saint-Nazaire :
- le centre correspond à la commune la plus peuplée ;
- dans la banlieue sont incluses le cas échéant les autres communes ;
Le littoral est composé des communes présentes dans le zonage loi littoral en tant que commune littorale, à
l?exception des communes de l?agglomération de Saint-Nazaire situées au nord de la Loire et considérées par
convention en tant que composantes de l?agglomération et non en tant que communes littorales.
L?enquête sur la commercialisation des logements neufs
L?enquête sur la commercialisation des logements neufs (ECLN) est une enquête trimestrielle de suivi de la
commercialisation des logements neufs destinés à la vente aux particuliers portant sur des programmes de 5
logements ou plus.
Les règles du secret statistique s?appliquent lors de la diffusion des résultats. Trois types de données sont alors
distingués :
- les données considérées comme publiques : référence du pétitionnaire, caractéristiques du programme (adresse,
type de logements, nombre de logements, trimestre de début et de fin de commercialisation), mises en vente. Ces
données sont diffusables à tous les niveaux géographiques.
- les données considérées comme sensibles : les prix de réservation à la vente. Elles sont diffusées en appliquant
les règles strictes du secret statistique : une donnée est diffusable si elle concerne au moins trois entreprises, c'est-
à-dire trois promoteurs, dont aucun ne réalise 85 % ou plus de la donnée publiée. Le secret statistique doit être
calculé pour la donnée au niveau de la zone géographique de diffusion.
- les données considérées comme peu sensibles : réservations, taille des logements réservés, stock de logements
offerts à la commercialisation. Les données de cette troisième catégorie sont diffusables sans restriction à un
niveau départemental et pour les zonages d?au moins 50 000 habitants (unités urbaines, aires urbaines ou autres
zonages) pour lesquels au moins cinq promoteurs sont présents en moyenne et sans vérification de la règle
concernant la contribution dominante (plus de 85 %).
? DREAL 2013
Rédaction et mise en forme :
Sylvain Le Goff
sylvain.legoff@developpement-durable.gouv.fr
Service connaissance des
territoires et évaluation
Division de l?Observation des
Etudes et des statistiques
5 rue Françoise Giroud
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44263 NANTES Cedex 2
Tél. 02 72 74 74 40
Directeur
de la publication :
Hubert FERRY-WILCZEK
ISSN : 2109 ? 0025
ECLN