La construction de logements en Pays de la Loire en 2011 - Avec 28 000 logements mis en chantier, la région conserve un fort taux de renouvellement de son parc
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Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">En 2011, 28 022 logements ont été mis en chantier en Pays de la Loire, plaçant la région au 4ème rang des régions de France métropolitaine.<br /><br />Le rythme de renouvellement du parc de logements compte parmi les plus élevés des régions françaises, grâce à celui des logements collectifs : il demeure supérieur de près de 50 % à la moyenne nationale. Les logements ordinaires représentent 97,0 % des logements mis en chantier dont 48,0 % sont encore des logements individuels purs - cette proportion qui était en forte baisse depuis 2002 s'est légèrement redressée en 2011 au détriment des logements en résidence qui ne représentent plus que 3,0 % des constructions de logements. 7,0 % des mises en chantier en Pays de la Loire sont issus de locaux existants. Le délai médian de mise en chantier atteint 9 mois pour les logements collectifs et 2 mois pour les individuels purs. La surface moyenne par logement (97 m²) est relativement modeste malgré la forte représentation des logements individuels. Depuis 10 ans, sa diminution est essentiellement due à l'évolution de la structure par type des logements, mais la surface moyenne propre à chaque type baisse également.<br /><br />Durant cette période, la densité de constructions, passée en moyenne régionale de 10,1 à 15,1 logements par hectare, a surtout progressé dans les banlieues des principales agglomérations. Cette évolution s'est opérée sous les effets conjugués de la baisse du poids des logements individuels purs, de la hausse de densité propre à chaque type de logement et du recentrage au profit des banlieues et de la répartition des constructions en milieu péri-urbain.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
donnée statistique
;logement
Descripteur écoplanete
analyse statistique
;indicateur économique
Thème
Habitat - Logement
;Économie - Société
;Construction
Texte intégral
1
service
connaissance
des territoires
et évaluation
Septembre
2013
n° 173
La construction de logements
en Pays de la Loire en 2011
En 2011, 28 022 logements ont été mis en chantier en Pays de la Loire, plaçant la région au 4ème rang
des régions de France métropolitaine.
Le rythme de renouvellement du parc de logements compte parmi les plus élevés des régions
françaises, grâce à celui des logements collectifs : il demeure supérieur de près de 50 % à la moyenne
nationale. Les logements ordinaires représentent 97,0 % des logements mis en chantier dont 48,0 %
sont encore des logements individuels purs ? cette proportion qui était en forte baisse depuis 2002
s?est légèrement redressée en 2011 au détriment des logements en résidence qui ne représentent plus
que 3,0 % des constructions de logements.
7,0 % des mises en chantier en Pays de la Loire sont issus de locaux existants. Le délai médian de mise
en chantier atteint 9 mois pour les logements collectifs et 2 mois pour les individuels purs.
La surface moyenne par logement (97 m²) est relativement modeste malgré la forte représentation des
logements individuels. Depuis 10 ans, sa diminution est essentiellement due à l?évolution de la
structure par type des logements, mais la surface moyenne propre à chaque type baisse également.
Durant cette période, la densité de constructions, passée en moyenne régionale de 10,1 à 15,1
logements par hectare, a surtout progressé dans les banlieues des principales agglomérations. Cette
évolution s?est opérée sous les effets conjugués de la baisse du poids des logements individuels purs,
de la hausse de densité propre à chaque type de logement et du recentrage au profit des banlieues de
la répartition des constructions en milieu péri-urbain.
En 2011, 28 022 logements ont été mis en chantier en Pays de la Loire, plaçant la région au 4ème
rang des régions de France métropolitaine
Avec 28 022 logements mis en chantier en
2011, la région des Pays de la Loire se
positionne au quatrième rang national derrière
Rhône-Alpes, l?Ile-de-France et PACA. Elle
représente 8,2 % des logements mis en
chantier sur l?ensemble de la France
métropolitaine ? pour 5,6 % du stock de
logements au 1er janvier 2011.
La Loire-Atlantique est le 4ème département de
France pour le nombre de logements mis en
chantier. Elle concentre à elle seule 46,6 %
des constructions de la région en 2011.
Après en avoir représenté moins de 35 %
entre 2003 et 2008, puis 44 % en 2009 et
49 % en 2010, les centres et banlieues des -
sept - principaux pôles urbains réunissent
encore 48 % des logements mis en chantier
sur la région en 2011. Le phénomène
d?étalement urbain observé jusque 2008
confirme donc son repli des dernières années.
En 2011, le taux de renouvellement du
parc de logements des Pays de la Loire
reste nettement supérieur ? de 46 % - à
la moyenne nationale
En 2011, le taux de renouvellement du parc de
logements (nombre de logements mis en
chantier au cours d?une année donnée
rapporté à un stock de 100 logements au
début de la même année) a atteint 1,49 % en
Pays de la Loire, alors qu?il n?a été que de
1,02 % sur l?ensemble de la France
métropolitaine. C?est, après la Corse, le taux le
plus élevé des régions françaises.
Sources :
DREAL
Pays de la Loire
? Sitadel 2
DGFiP ?
Filocom 2010
Avec 28 000 logements mis en chantier,
la région conserve un fort taux de renouvellement de son parc
2
Le taux de renouvellement du parc de logements individuels, de 1,23 %, place les Pays de la Loire au 3ème rang des régions.
La moyenne nationale se situe à 0,98 %.
Mais c?est surtout le renouvellement du parc de logements collectifs qui avec un taux de 1,99 % singularise la région, qui se
positionne très largement en tête. Ce taux de renouvellement du parc de logements collectifs est en Pays de la Loire plus du
double de la moyenne nationale (0,95 %). Il s?élève en 2011 à 3,95 % dans les banlieues des sept principaux pôles urbains,
est encore de 1,80 % dans leurs centres, mais limité à 0,53 % dans les villes moyennes considérées dans leur ensemble.
En 2011, les logements ordinaires représentent 97,0 % des logements mis en chantier dont 48,0 % sont des
logements individuels purs
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
Ville moyenne
Périphérie grands pôles
Banlieue grands pôles
Centre grands pôles
Individuels purs Individuels groupés
Collectifs En résidence
Répartition par type
des logements mis en chantier en 2011
97,0 % des logements mis en chantier en 2011 en Pays de la
Loire sont des logements « ordinaires » (le solde correspond à
des logements en résidence). Ces 97,0 % de logements
ordinaires se répartissent en 48,0 % de logements individuels
« purs », 10,9 % de logements individuels « groupés » et
38,1 % de logements collectifs. Sur l?ensemble de la France
métropolitaine, ces proportions sont respectivement de
38,1 %, 13,3 % et 42,7 %.
Complémentaire de celle des logements « ordinaires », la part
des logements en résidence est donc de 3,0 %. Après avoir
crû régulièrement jusqu?à atteindre 6,9 % en 2010, cette part
a brutalement chuté. En 2011, les logements en résidence ont
été mis en chantier dans les centres/banlieues des principales
aires urbaines (pour 58 %) ainsi que sur le littoral (pour 28 %).
Depuis 1985, le niveau de la construction a connu en Pays de
la Loire plusieurs cycles de durée et d?intensité inégales.
La part des Pays de la Loire en France a eu tendance à
s?accroître durant 25 ans, très intensément en 2010.
2011 marque une pause dans cette progression.
Période Nombre annuel moyen de logements mis en chantier % PdL / France métropolitaine
1985 - 1993 18 140 6,0 %
1994 - 2002 22 300 7,3 %
2003 - 2007 30 980 7,5 %
2008 - 2009 23 280 7,1 %
2010 29 000 8,5 %
2011 28 020 8,2 %
Durant la décennie écoulée, la part des logements
individuels « purs » dans l?ensemble des
constructions a connu une forte baisse enrayée en
2011, celle des collectifs s?est redressée
Après avoir successivement décrû entre 1985 et 1993, puis
crû fortement pour atteindre des taux records de plus de 65 %
au début des années 2000, la part des logements individuels
n?a cessé de diminuer vers un palier à 46 % en 2010. 2011
marque donc une légère remontée
Par corollaire, la part des logements collectifs s?est redressée,
de sorte que l?écart avec la moyenne nationale, qui était de 12
points en 2002 (22,4 % en Pays de la Loire, 34,4 % sur
l?ensemble de la France métropolitaine), est réduit à 4,6 points
en 2011 (respectivement 38,1 % et 42,7 %).
En 2011, 1 965 logements constituant 7,0 % des
mises en chantier en Pays de la Loire, sont issus de
locaux existants
Le taux de logements créés à partir de bâtiments existants est
surtout important parmi les logements en résidence dont ils
représentent 20,2 % du total. Il est plus modéré au sein des
logements ordinaires dont il représente 6,4 % des logements
individuels « purs », 5,1 % des individuels groupés et 7,3 %
des collectifs.
Evolution de la part des différents types de logements
ordinaires dans le total des logements mis en chantier
en Pays de la Loire
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
19
86
19
88
19
90
19
92
19
94
19
96
19
98
20
00
20
02
20
04
20
06
20
08
20
10
Individuels purs Individuels groupés
Collectifs
La Mayenne se distingue par un taux de travaux sur existant plus élevé. Plus généralement, les travaux sur existant concernent
davantage les territoires peu urbanisés.
3
En 2011 comme en 2010, le délai médian de mise en chantier atteint 9 mois pour les logements collectifs,
alors qu?il est inférieur à 2 mois pour les individuels « purs »
Le délai médian (celui qui partage les délais de mise en chantier en deux groupes de logements d?effectifs égaux) est estimé
pour 2011 en Pays de la Loire à :
- 61 jours pour les logements individuels « purs »,
- 203 jours pour les individuels groupés,
- 268 jours pour les collectifs.
Les délais de mise en chantier sur un territoire dépendent donc très étroitement du type de logements construits, en particulier
des proportions de logements individuels purs et, inversement, de collectifs. Ils sont en grande partie pour cette raison
beaucoup plus courts en Mayenne, en Sarthe et en Vendée ainsi que dans les zones rurales, et plus longs dans les centres et
banlieues des principaux pôles. Ces délais sont en outre relativement constants pour les logements individuels purs, plus
variables avec tendance à la hausse pour les autres types de logements, malgré un fléchissement depuis le pic de 2008.
Une surface moyenne par logement plutôt modeste malgré une structure favorable
En 2011, la surface hors oeuvre nette (SHON) par logement mis en chantier dans les Pays de la Loire est de 97,6 m², mais
celle des logements individuels « purs » équivaut à près de 2? fois celle des logements en résidence et de 2 fois celle des
collectifs : la surface moyenne des logements individuels « purs » est de 127 m², celle des logements collectifs de 65 m².
SHON moyenne par logement Individuels purs Individuels groupés Collectifs résidence Ensemble
Pays de la Loire (m²) 127,1 92,0 65,1 58,4 97,6
France métropolitaine (m²) 132,4 95,7 70,3 48,8 96,1
Écart absolu (m²) -5,3 -3,7 -5,2 + 9,6 +1,5
Écart relatif ( %) -4,0 % -3,9 % -7,3 % 19,8 % +1,6 %
Depuis 10 ans, une diminution de surface moyenne principalement due à une évolution de structure des
logements mis en chantier
Après avoir atteint entre 2000 et 2002 des sommets à 113 m², la SHON par logement a connu en Pays de la Loire une baisse
modérée dans un premier temps, accélérée en 2010 et 2011, due pour les ? à l?évolution structurelle des constructions.
Depuis 2010, une densité moyenne de construction supérieure à 15 logements par hectare
Entre 2000 et 2002
En 2010 - 2011
Source : DREAL Pays de la Loire ? Sitadel 2
Depuis le début des années 2000, la progression de densité de 10,1 à 15,1 logements par hectare a surtout été marquée dans
les banlieues des principales agglomérations. Cette croissance s?est opérée sous les effets conjugués de la baisse du poids
des logements individuels purs, de la hausse de la densité propre à chaque type de logement et du recentrage au profit des
banlieues de la répartition des constructions.
4
Source et concepts
Définition des zonages utilisés : centres, banlieues, périphéries, villes moyennes, rural sous
influence urbaine, rural « pur », littoral
Les concepts utilisés sont dérivés des « zonages en aires urbaines ? 2010 » définis par l?INSEE et fondés sur les résultats du
Recensement de Population millésimé 2008 : grands pôles, moyens pôles et petits pôles urbains à chacun desquels sont
rattachées des couronnes, communes multipolarisées, communes isolées :
- unité urbaine ou agglomération : ensemble d?une ou plusieurs communes présentant une continuité de tissu bâti et
comptant au moins 2 000 habitants ;
- grand pôle : agglomération offrant au moins 10 000 emplois ;
- moyen pôle : agglomération comptant de 5 000 à moins de 10 000 emplois ;
- petit pôle : agglomération comptant de 1 500 à moins de 5 000 emplois ;
- aire urbaine : ensemble de communes, d'un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle (ou agglomération) et
par des communes dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des
communes attirées par celui-ci ;
- couronne : ensemble des communes d?une aire urbaine extérieures au pôle (ou agglomération).
Les concepts de centre, banlieue et périphérie, renvoient dans le présent document à ceux des « grands pôles» comptant
au moins 50 000 habitants ainsi qu?à leur couronne. On en dénombre 7 en Pays de la Loire : Nantes, Angers, Le Mans, Saint-
Nazaire, Laval, La Roche-sur-Yon, Cholet :
- le centre correspond à la commune la plus peuplée ;
- dans la banlieue sont incluses le cas échéant les autres communes du pôle (ou agglomération) ;
- la périphérie réunit les communes de la couronne.
Les villes moyennes (53 en Pays de la Loire) correspondent aux communes centres des pôles autres que les 7 principaux, à
l?exception des communes présentes dans le zonage loi littoral en tant que commune littorale.
L?espace rural sous influence urbaine regroupe les communes des pôles autres que les 7 principaux et autres que les villes
moyennes, ainsi que l?ensemble des communes multipolarisées, à l?exception des communes présentes dans le zonage loi
littoral en tant que commune littorale.
L?espace rural « pur » correspond aux autres communes, à l?exception des communes présentes dans le zonage loi littoral
en tant que commune littorale.
Le littoral est composé des communes présentes dans le zonage loi littoral en tant que commune littorale, à l?exception de 4
communes de l?aire urbaine de Saint-Nazaire considérées par convention en tant que composantes de l?aire urbaine et non en
tant que communes littorales.
Présentation de la source SITADEL2 Présentation de la source SITADEL2
Les données de la source Sit@del2 relatives aux logements proviennent des formulaires de permis
de construire transmis par les services instructeurs au service statistique du Ministère chargé du
Logement. Les mouvements relatifs à la vie du permis (dépôts, autorisations, annulations,
modificatifs, mises en chantier, achèvements des travaux) sont exploités à des fins statistiques.
Deux types de séries statistiques sont proposés :
- les séries en date de prise en compte (séries conjoncturelles) reflètent les niveaux d?intégration des
données dans la base Sitadel2. Ces séries doivent être de préférence utilisées en évolution sur les
périodes les plus récentes pour étudier la conjoncture. Ces séries présentent l?avantage de disposer
de comptages stables, mais des écarts avec la réalité peuvent être constatés si des difficultés de
collecte sont rencontrées.
- les séries en date réelle (séries structurelles) reflètent la réalité de la construction dans le temps et
doivent être utilisées de préférence aux séries en date de prise en compte pour toutes les études
structurelles sur les années passées. C?est le cas pour la présente publication. Ces séries peuvent
évoluer chaque mois. Il convient alors d?attendre 6 mois pour les autorisations et 15 mois pour les
mises en chantier pour disposer de données quasi exhaustives.
La présente publication porte en outre sur les logements mis en chantier (logements commencés),
qui représentent sur le long terme environ 95 % des logements autorisés. L?écart entre logements
autorisés et logements commencés tient à deux facteurs :
- le décalage temporel existant entre les dates d?autorisation et d?ouverture de chantier (avec de très
grosses différences selon le type de logements, voir à ce sujet le chapitre III ? Répartition des
logements mis en chantier selon les délais de mise en chantier) ;
- la non mise en chantier de logements autorisés pour des raisons administratives, financières ou
personnelles au pétitionnaire.
? DREAL 2013
La construction de
logements
Rédaction et mise en forme :
Sylvain Le Goff
sylvain.legoff@developpement-durable.gouv.fr
Service connaissance des
territoires et évaluation
Division de l?Observation des
Etudes et des statistiques
5 rue Françoise Giroud
- CS 16326
44263 NANTES Cedex 2
Tél. 02 72 74 74 40
Directeur
de la publication :
Hubert FERRY-WILCZEK
ISSN : 2109 ? 0025