Étude de valorisation du programme de restauration du littoral post Erika entre 2000 et 2006
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
;Société Emanence
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">En 1999, la marée noire consécutive au naufrage de l'Erika et une forte tempête ont touché le littoral des côtes en Loire-Atlantique et en Vendée. Ce territoire fragile déjà soumis à de nombreuses pressions tant naturelles qu'anthropiques a alors été l'objet de perturbations induites par les opérations de nettoyage. Suite à ces événements, l'Etat et le Conseil régional des Pays de la Loire ont alors signé un avenant au contrat Etat région 2000-2006 permettant de mettre des moyens importants à disposition des collectivités territoriales pour la mise en valeur de leur littoral, d'aménagement et de requalification des itinéraires de randonnées et de loisirs et de soutien aux filières touristiques.<br /><br />Cette étude porte sur la valorisation de ce programme de restauration écologique. Elle permet de rendre compte de l'importante amélioration qualitative du littoral sur 15 communes, parmi les 24 communes ayant bénéficié de subventions et également de dégager des enseignements pouvant bénéficier à de nouveaux projets.<br /><br />Un document de synthèse de quelques pages accompagne cette étude.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
espace naturel
;aménagement du littoral
Descripteur écoplanete
aménagement durable
;mesure de protection
;restauration de site
;milieu littoral
Thème
Aménagement du territoire
;Environnement - Paysage
Texte intégral
Service
connaissance
des territoires
et évaluation
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Juillet 2013
Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement
et du logement Pays de la Loire
Ministère de l?écologie, du développement durable et de l?énergie
Collection
n° 78
Etude
de valorisation du programme
de restauration du littoral
post Erika entre 2000 et 2006
Document de Synthèse
Cette étude a été réalisée par
Sociologue
www.emanence.fr
Paysagiste mandataire
www.vudici.fr
2/7Étude de valorisation du programme de restauration du littoral
Vu d?ici (Paysage) ; Le Bihan Ingénierie (Environnement) ; Emanence (Sociologie)
Ecologie - Environnement
www.lebihan-ing.com
40. La Faute-sur-Mer
41. L'Aiguillon-sur-Mer
36. Jard-sur-Mer
38. Longeville-sur-Mer
37. Saint-Vincent-sur-Jard
39. La Tranche-sur-Mer
35. Talmont-Saint-Hilaire
34. Château-d'Olonne
33. Olonne-sur-Mer
32. Brétignolles-sur-Mer
31. Saint-Gilles-Croix-de-Vie
18. La Bernerie-en-Retz
29. Saint-Hilaire-de-Riez
28. Saint-Jean-de-Monts
26. La Barre-de-Monts
19. Les Moutiers-en-Retz
25. Barbâtre
21. Beauvoir-sur-Mer
20. Bouin
23. L'Epine
24. La Guérinière
22. Noirmoutier-en-l'Ile
27. Notre-Dame-de-Monts
30. L'Ile-d'Yeu
17. Pornic
15. La Plaine-sur-Mer
16. Préfailles
13. Saint-Brevin-les-Pins
14. Saint-Michel-Chef-Chef
6. Guérande
8. Batz-sur-Mer
7. Le Croisic
10. La Baule-Escoublac
11. Pornichet
9. Le Pouliguen
12. Saint-Nazaire
5. La Turballe
3. Mesquer
4. Piriac-sur-Mer
1. Assérac
2. Saint-Molf
Commune ayant fait l?objet de subventions et
figurant dans l?étude de valorisation
Commune ayant fait l?objet de subventions mais ne
figurant pas dans l?étude de valorisation
Commune n?ayant pas fait l?objet de subventions
Communes, Subventions d?état (Avenant « Tempête,
Marée Noire » du Contrat Etat-Région 200-2006) et Etude
dans le cadre de la valorisation du programme de
restauration du littoral
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3/7Étude de valorisation du programme de restauration du littoral
Vu d?ici (Paysage) ; Le Bihan Ingénierie (Environnement) ; Emanence (Sociologie)
OBJECTIFS DE L?ETUDE
Le littoral est un territoire fragile soumis à de nombreuses dynamiques tant
naturelles qu?anthropiques. En décembre 1999, le naufrage de l?Erika suivi
d?une forte tempête (« la tempête de 1999 ») mettent sa fragilité structurelle
et écologique au premier plan de l?actualité. Les opérations de nettoyage et
l?engouement qu?elles suscitent, bien que nécessaires et positives quant à la
prise de conscience environnementale, participent à la dégradation de la côte.
Suite à ces événements, l?Etat et le Conseil régional des Pays de la Loire si-
gnent un avenant « Tempête, Marée Noire, Inondations » au Contrat Etat-Ré-
gion 2000-2006. Cet avenant donne la possibilité de mettre à disposition des
collectivités territoriales des moyens importants, leur permettant de valori-
ser leur littoral, d?aménager et de requalifier les itinéraires de randonnées
et de loisirs ainsi que de soutenir les filières touristiques.
Sur le littoral de Loire-Atlantique et de Vendée, 24 communes ont bénéficié
de subventions d?état (crédits environnement et/ou tourisme), pour un montant
d?environ 11 300 000 ¤. Ces communes présentent des contextes littoraux et des
programmes d?aménagement variés, en lien avec la diversité du faciès littoral ré-
gional : milieux contrastés entre côte rocheuse ou dunaire, secteurs urbanisés ou «
sauvages », espaces accessibles ou non?
Aujourd?hui, une étude de valorisation de ce programme de restauration a été en-
gagée pour rendre compte de l?importante amélioration qualitative du littoral qu?ont
apporté ces opérations. Portant sur 15 communes (choisies selon le caractère des
opérations en excluant les réhabilitations dunaires post tempête ou les aménagements
plus ponctuels), elle rend compte de la diversité des milieux, des échelles de projets
et des stratégies mises en oeuvre. Elle permet de dégager les enseignements de ces
aménagements après plusieurs années de réalisation et de fréquentation. L?objectif
est d?en faire un retour d?expériences, présenté dans les pages suivantes, qui bénéficiera
à de nouveaux projets qui pourraient se réaliser dans l?avenir.
En appui de l?étude technique, 10 entretiens collectifs ont été réalisés pour recueillir les
avis de personnes représentant différentes catégories d?acteurs du territoire : élus,
techniciens, représentants du tourisme, riverains, associations. Des témoignages sur site
(notamment auprès d?usagers riverains) ont également pu enrichir les informations apportées
lors de ces entretiens.
Les avis ont mis en lumière certains partis-pris d?aménagement, les facilités et difficul-
tés techniques dans leur mise en oeuvre et ont apporté des témoignages sur les change-
ments d?usages et de mentalité qui ont suivi le réaménagement du littoral.
Étude de valorisation du programme de restauration du littoral
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Vu d?ici (Paysage) ; Le Bihan IngénIerie (Environnement) ; Emanence (Sociologie)
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AMELIORATION QUALITATIVE DU CADRE DE VIE
Les aménagements proposés devaient permettre de renforcer la qualité du cadre de vie sur les communes littorales, en considérant l?ensemble
de la population, tant touristique que résidente à l?année. Cela impose de tenir compte des usages actuels mais également à venir (tendances
prévisibles) et des contraintes du milieu dans lequel s?ancre le projet (contraintes d?érosion, de déplacement, de stationnement, d?usage). Cela
oblige parfois également à vaincre certaines réticences au changement.
UNE AMELIORATION TANGIBLE DE L?ACCESSIBILITE ET DES DEPLACEMENTS SUR LE FRONT DE MER
Le réaménagement des circulations a privilégié la dissociation des circulations motorisées, cyclistes et piétonnes. Cette séparation des flux a
permis de sécuriser l?espace littoral (souvent mise en sens unique des voies de front de mer en zone urbaine avec pour conséquence une diminu-
tion du nombre de véhicules), de développer les modes de déplacement doux et d?aboutir à de nouveaux usages du littoral (essor du vélo, de la
randonnée, des circuits découvertes), dépassant parfois les attentes puisque de nouveaux conflits apparaissent aujourd?hui (cohabitation piétons/
cyclistes de loisirs/cyclistes sportifs). Améliorer l?accessibilité induit l?apparition de nouvelles pressions qui seront à gérer dans un futur proche.
LA MISE EN CONTINUITE ET LA VALORISATION DU SENTIER COTIER
Le sentier côtier a été réaménagé de manière à permettre une promenade continue le long du littoral. Réservé aux piétons, sa valorisation s?est
orientée vers une canalisation des flux permettant une reprise de la végétation littorale (valorisation visuelle) et une augmentation du confort de
cheminement, le rendant accessible en particulier aux Personnes à Mobilité Réduite. Combinées à la mise en place d?un balisage permettant de
valoriser la continuité du sentier côtier d?une commune à l?autre, ces actions ont favorisé l?émergence de nouveaux usages (augmentation du jogging
et de la randonnée).
UNE QUALITE DES ESPACES LITTORAUX ACCRUE
Outre les circulations, la vocation de nombreux espaces a été repensée de manière qualitative.
La localisation, le dimensionnement et l?insertion paysagère des espaces de stationnement a tenu compte du caractère saisonnier de la fréquentation
et des besoins de la population.
La répartition et le confort des points de convergence (descentes de plage, espaces de pique-nique, aires de jeux, mobilier de repos et de propreté)
ont été étudiés de manière à être optimisés. Le choix des matériaux et du mobilier en accord avec le contexte naturel du milieu concerné a permis de
valoriser l?assiette « naturelle » du site tout en favorisant des usages respectueux de l?environnement.
La dissociation des secteurs accessibles à l?homme et ceux réservés « au milieu naturel » au sein des mêmes espaces a permis de relever la qualité
visuelle du littoral, en diminuant la pression anthropique sur les milieux naturels sensibles.
VALORISATION DE L?IMAGE DES COMMUNES
La mise en oeuvre des opérations a abouti à une transformation radicale et lisible du littoral, valorisant par ailleurs l?image des communes. Par rapport à
son état antérieur, celui-ci apparaît souvent plus naturel (bien que plus aménagé), plus fonctionnel, moins dégradé. Chaque commune se distingue par ses
choix en termes d?aménagement et de mobilier, conférant au paysage des ambiances variant du tout naturel au tout urbain en passant par le sobre et le chic.
Le bilan paysager est globalement positif. Les personnes interrogées sont très contentes des possibilités que leur offre leur « nouveau littoral », témoignant
d?un phénomène d?appropriation de l?espace par la population et d?une volonté de respecter ce qui a été entrepris pour le conserver autant que possible.
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RESTAURATION ECOLOGIQUE DES MILIEUX
Les aménagements sont partis du constat que la végétation des communes littorales (végétation des falaises littorales, et milieux dunaires pour
l?essentiel subissent une pression de fréquentation considérable, aboutissant à une dégradation et une banalisation importante des habitats
naturels et de la flore. Ils avaient pour objectif la restauration écologique des milieux littoraux tout en permettant la fréquentation touristique et
de loisirs sur la côte.
LE RECUL DE LA PLACE DE LA VOITURE MAIS UNE FORTE PRESENCE DES CHEMINEMENTS
La restauration écologique va de pair avec un réaménagement global du territoire. La canalisation des flux de circulation et l?éloignement du
stationnement du trait de côte (parfois sur plusieurs centaines de mètres) a permis de reconquérir de belles surfaces de d?espaces naturels en
front de mer. La place de la voiture a significativement diminué grâce aux aménagements, mais est encore importante localement et, là où elle a
régressé, l?emprise des cheminements piétons et cyclistes est encore très forte.
LA RESTAURATION ECOLOGIQUE EN MILIEUX DUNAIRES
Face au recul lié à l?érosion d?origine naturelle et humaine des cordons dunaires, les techniques simples de restauration passive se sont révélées
efficaces.
? La protection des hauts de plages est un procédé fiable pour reconstituer la végétation de laisse de mer et la dune embryonnaire et reproductible.
? Les ganivelles hautes se sont montrées efficaces contre le piétinement et l?érosion éolienne.
? Le recul du sentier côtier en arrière de la dune vive a été bénéfique (retour des oyats).
? La canalisation des accès aux plages permet une bonne protection des habitats dunaires si elle s?accompagne d?aménagement de confort.
Des techniques comme la couverture des dunes par branchage montrent des résultats plus mitigés.
LA RESTAURATION ECOLOGIQUE EN MILIEUX ROCHEUX
On est ainsi passé de pelouses sommitales en très mauvais état de conservation (végétation fragmentée, voire inexistante, prédominance d?espèces
supportant le piétinement) à des pelouses protégées, en cours de restauration, mais souvent cantonnées à un espace résiduel, parcourus par un sen-
tier côtier large (2-3 m) et artificialisé (sable-ciment), bordé trop souvent de plantation horticole. Le bilan de la restauration écologique est cependant
positif : le taux de recouvrement a progressé et le retour d?espèces caractéristiques des falaises est engagé.
Les comparaisons des techniques s?avèrent difficile à établir, compte tenu de la multiplicité des facteurs, de l?échelle de l?étude et du manque de don-
nées sur l?état des sites avant travaux. Toutefois, on peut dire que :
? La mise en défens, associée à la présence d?un sentier côtier confortable et adapté aux besoins, est une condition indispensable au succès.
de la restauration écologique des milieux naturels littoraux, quelque soit la technique mise en oeuvre.
? La gestion des eaux pluviales mériterait une prise en compte plus forte.
? Le temps de restauration est long quelque soit la technique utilisée ; le processus de restauration n?est ainsi pas achevé sur la plupart des sites.
? Les espèces dominantes sont les espèces résistantes au piétinement et à la sécheresse (Plantago coronopus, Cynodon dactylon, Herniaria
ciliolata?), déjà présentes avant les aménagements.
Si les résultats ne sont pas toujours là, les expériences ont été réalisées et permettent de guider les nouveaux projets vers les solutions qui fonctionnent.
Ainsi, l?ensemble des constatations réalisées plaident plutôt pour privilégier la restauration passive plus respectueuse de la dynamique de la végétation et
moins onéreuse quand l?état de conservation du milieu à restaurer le permet.
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RESTAURATION ECOLOGIQUE DES MILIEUX
L?ENTRETIEN DES ESPACES ET LA GESTION DES DYNAMIQUES NATURELLES
Milieux rocheux : suite à la mise en défens, de larges secteurs évoluent vers un stade prairial, voire d?ourlet (végétation dense, avec ronces
et graminées banales), nécessitant une gestion conservatoire des espaces littoraux. Quelques communes ou communautés de communes l?ont
déjà mise en place.
Milieux dunaires : la dynamique forte des milieux dunaires nécessite une gestion souple (saisonnière, liée aux événements météorologiques?)
des milieux dunaires, pas toujours compatibles avec les contraintes de fonctionnement des institutions.
Entretien courant : l?utilisation des matériaux et plantations (atriplex notamment) pour canaliser et accueillir le public induit des coûts et des
moyens de gestion importants. Les collectivités ont, pour cette raison, tendance à remplacer les matériaux et aménagements dégradés par des
éléments plus rustiques.
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AGIR EN FAVEUR D?UN LITTORAL DURABLE
POSER LA DEMARCHE DE REFLEXION EN AMONT
En amont du projet doivent être posées les bases de la réflexion qui servira de fil directeur à l?aménagement. Au-delà du simple questionnement technique, il apparaît fonda-
mental de se positionner de manière presque philosophique. Politiques, techniciens et population doivent s?interroger sur la nature de leur intervention et les objectifs à tenir,
selon quelques axes principaux :
? Quelle part d?environnement « naturel » et d?humain ? Où placer le curseur ? Quelle fréquentation le milieu peut-il accepter ? Doit-on dimensionner pour le pic estival ou
contraindre la fréquentation ?
? Quelles sont les images qui guident le projet ? (ex : la côte sauvage est-elle toujours sauvage si elle est aménagée ? Doit-elle supporter tout type de fréquentation ou rester
inaccessible ?
Pour quelle population ?
? Quelle place laisser à l?expérience (garantie de résultats ou tests) ?
? Quels moyens (financiers/humains) ?
? Quelles continuités spatiales (communales et intercommunales) et temporelles ?
En effet, l?analyse des opérations déjà réalisées montrent que les partis-pris conduisent à des projets radicalement différents où environnement, biodiversité, tourisme et conten-
tement des usagers tiennent des places différentes, parfois selon les moyens mobilisés pour réaliser les opérations. Concilier habitat naturel et exigences économiques n?est pas
toujours possible, ce qui pose la question de la protection des milieux et du dosage des aménagements.
AGIR EN FAVEUR DE LA CONTINUITE DES PROJETS
Les continuités temporelles sont nécessaires pour aboutir à un projet cohérent dans la durée. L?esprit du projet doit être respecté en cas d?adaptation à des modifications d?usage.
Les opérations d?entretien et de gestion des aménagements doivent être réfléchies en amont en définissant les compétences de chaque collectivité.
Les continuités spatiales posent essentiellement le constat que les communes forment généralement chacune leur projet de manière séparée. Deux risques sont à prévoir :
? des discontinuités franches occasionnées par des ruptures de traitements (exemple des pistes cyclables dont le traitement et le positionnement est différent d?une commune
à l?autre) ;
? une homogénéisation trop forte du littoral engendrée par la facilité d?utiliser le couple « un problème = une réponse » (ex : toujours le même traitement des circulations, la
même signalétique ou encore les mêmes palettes végétales telle que l?atriplex).
MESURER LE COUT DES PROJETS
En parallèle, les opérations envisagées doivent être budgétisées de manière fine. Si les charges d?investissement sont limitées du fait des subventions, les charges de gestion restent com-
munales : le remplacement du mobilier, l?entretien et l?adaptation potentielle des aménagements nécessitent d?avoir des équipes compétentes et formées, temps de concertation entre les
collectivités pour des aménagements cohérents? Cet aspect est souvent sous-évalué et l?effort humain et financier se concentre majoritairement sur la mise en oeuvre de l?aménagement.
PREVOIR L?IMPREVISIBLE
Les aménagements doivent tenir compte de la dynamique des milieux et des usages. Notamment, le rôle des espaces naturels en tant qu?espace-tampon face aux risques climatiques
(tempêtes, submersion marine?) et aux phénomènes d?érosion doit être considéré. Il est également nécessaire d?envisager et de prévoir la réversibilité des aménagements au regard des
changements d?usage et de mentalité en cours ou à prévoir, pour éviter d?altérer le milieu de manière définitive ou de nuire à la lisibilité du paysage par la superposition progressive d?éléments
disparates (homogénéité de traitement du littoral).