La demande locative sociale au 1er janvier 2013
LE GOFF, Sylvain
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Au 1er janvier 2013, la région des Pays de la Loire compte 81 317 demandeurs de logements sociaux, soit 5,1 % de l'ensemble des ménages, proportion surtout élevée dans les agglomérations. Les sept principales aires urbaines attirent 79,2 % des demandeurs, à raison de 48,5 % dans les centres, 20,1 % dans les banlieues et 10,6 % dans les périphéries. Nantes, Angers, Le Mans et Saint-Nazaire réunissent à elles seules 70,1 % de la demande. Les villes moyennes en captent 9,6 %, le rural sous influence urbaine, 6,4 %, le littoral, 4,2 %. De plus en plus résiduel, le rural « pur » ne représente que 0,6 % de l'ensemble de la demande.<br /><br />37,0 % des demandes émanent de ménages résidant déjà dans le parc social HLM. Cette proportion, qui dépasse 40 % dans les sept principales agglomérations, tombe en deçà de 30 % hors des villes moyennes, autrement dit dans les zones peu urbanisées et sur le littoral.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
donnée statistique
;indicateur
;indicateur social
;parc locatif social
;type de logement
;usager du logement
;demande de logement
Descripteur écoplanete
accès au logement
;analyse statistique
;indicateur économique
Thème
Construction
;Habitat - Logement
Texte intégral
1
service
connaissance
des territoires
et évaluation
Juin 2013
n° 161
La demande locative sociale
en Pays de la Loire au 1er janvier 2013
81 317 logements locatifs sociaux, dont 4/5 dans les principales aires urbaines
37,0 % des demandes émanent de ménages résidant déjà dans le parc social HLM. Cette proportion, qui
dépasse 40 % dans les sept principales agglomérations, tombe en deçà de 30 % hors des villes moyennes,
autrement dit dans les zones peu urbanisées et sur le littoral.
Source : DREAL / Créha Ouest ?
demande locative sociale satisfaite
Les caractéristiques des demandes exprimées
Poids des ménages demandeurs par type de territoire
au 1-1-2013
0%
1%
2%
3%
4%
5%
6%
7%
8%
9%
10%
Centre
grands
pôles
Banlieue
grands
pôles
Périphérie
grands
pôles
ville
moyenne
Rural sous
influence
urbaine
Rural pur Littoral Région
Au 1er janvier 2013, la région des Pays
de la Loire compte 81 317 demandeurs
de logements sociaux, soit 5,1 % de
l?ensemble des ménages, proportion
surtout élevée dans les agglomérations.
Les sept principales aires urbaines
attirent 79,2 % des demandeurs, à
raison de 48,5 % dans les centres,
20,1 % dans les banlieues et 10,6 %
dans les périphéries. Nantes, Angers, Le
Mans et Saint-Nazaire réunissent à elles
seules 70,1 % de la demande.
Les villes moyennes en captent 9,6 %,
le rural sous influence urbaine, 6,4 %, le
littoral, 4,2 %. De plus en plus résiduel,
le rural « pur » ne représente que 0,6 %
de l?ensemble de la demande.
La demande interne correspond par ailleurs à 15,4 % des ménages résidant déjà dans le parc HLM.
La demande externe représente 3,2 % de l?ensemble des ménages et 3,6 % de ceux du parc privé. Elle est
particulièrement marquée sur Nantes et Angers et plus généralement dans les principales agglomérations.
26,0 % des demandeurs demandent formellement un logement individuel, 31,3 % un logement collectif ; la
localisation donne toutefois lieu à d?importants écarts.
31,3 % et 35,6 % des demandes portent sur des 2 ou 3 pièces, 7,0 % sur des studios. Les villes centres des
principales agglomérations et le littoral connaissent une proportion plus élevée de demandes de T1
(respectivement 9,2 % et 8,1 %) et de T2 (34,0 % et 35,4 %). Les T3 sont surtout caractéristiques des
territoires autres que les principales agglomérations, où leur proportion dépasse 40 %. La part est en
revanche de 31,5 % dans les centres et de 35,3 % dans les banlieues.
2
La description des demandeurs
41,4 % des demandeurs sont des personnes seules, 17,4 % sont des couples avec enfant(s), 11,2 % des couples sans enfant et
23,6 % des familles mono-parentales, pour un poids de 10 % au sein des ménages ligériens. Bien que n?en étant pas la seule
cause, la composition familiale est évidemment déterminante pour la taille du ménage et par conséquent pour la taille du logement
attendue. Elle est également à l?origine de motivations différentes : souhait plus fréquent de logements mieux adaptés (plus
grands) pour les couples avec ou sans enfants contre recherche d?un logement stable pour les autres.
La taille moyenne des ménages demandeurs est de 2,22 personnes ; dans 17,3 % des cas, le ménage est composé de 4
personnes ou plus. Ce sont ainsi 180 227 habitants des Pays de la Loire qui sont concernés par le fichier de la demande locative
sociale. Environ 40 % des demandes sont faites par des ménages avec enfant(s). Globalement, ce sont 63 548 enfants qui sont
concernés par une demande de logement social. L?âge moyen du demandeur de logement social est de 40,8 ans, les demandeurs
issus du parc HLM sont plus âgés de 5,9 ans. Les demandeurs de 60 ans et plus représentent 13,7 % de la demande et sont plus
présents sur le littoral et dans une moindre mesure le rural.
Source : DREAL / Créha Ouest ?
demande locative sociale
13,5 % des ménages demandeurs d?un logement social comportent au moins une personne de nationalité étrangère, mais avec
des écarts importants selon l?origine de la demande (11,3 % en externe, 17,2 % en interne) et surtout sa localisation : 20,4 % dans
les centres, 11,4 % en banlieues, 6,9 % dans les villes moyennes, 3,2 % maximum ailleurs.
44,2 % des ménages demandeurs sont constitués d?au moins une personne en CDI alors que les chômeurs représentent 21,0 %
des demandes. Les ménages en CDI et les retraités sont mieux représentés dans la demande interne. 38,1 % des demandeurs
disposent de moins de 1 000 ¤ de ressources mensuelles (dont 3,0 % sans ressource déclarée) et 30,7 % de plus de 1 500 ¤. Les
demandeurs externes affichent des revenus largement inférieurs aux demandeurs internes. Le montant mensuel moyen de
ressources des demandeurs est de 1 343 ¤ (en excluant les « sans ressource »); la contribution des revenus d?activité à ce
montant est de 57,2 %, celle des retraites de 11,3 % ; 73,1 % des demandeurs disposent d?un revenu inférieur à 60 % du plafond
HLM.
31,6 % des ménages sont hébergés chez leurs parents, leurs amis, ou dans un logement précaire, dans l?attente d?un logement
HLM. Des problèmes financiers de locataires privés et des séparations pour les propriétaires sont par ailleurs souvent à l?origine
des demandes externes.
52,0 % des enfants concernés par une demande de logement social résident déjà dans le parc HLM ; en revanche, 19,4 % ne
disposent pas d?un logement stable.
La tension du marché locatif social
De 2003 à 2007, la région a connu une progression soutenue de la demande de logements sociaux (7,6 %) et le nombre de
demandeurs a culminé à plus de 71 000 au 1er janvier 2007. La demande s?est ensuite stabilisée en 2008 avant d?amorcer une
baisse de 1,5 % au 1er janvier 2009 confirmée par une diminution plus conséquente de 2.5 % entre 2009 et 2010.
L?année 2010 apparaît comme une année de rupture avec une forte reprise à la hausse de 5 %. 2011 voit le nombre de demandes
s?envoler de 7,6 %. 2012 confirme avec + 5,2 %. Il convient d?être vigilant dans l?interprétation de ces évolutions. En effet, une
hausse de la demande peut correspondre à un besoin supplémentaire ou être provoquée par une offre nouvelle de logements
sociaux. A l?inverse, une baisse peut signifier un moindre besoin ou être la traduction d?un parc social trop peu dense ou mobile,
avec des délais importants qui découragent les demandeurs.
3
Evolution de la demande locative sociale en cours au 1er janvier
de 2004 à 2013 (base 100 en 2004)
80
90
100
110
120
130
140
2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part de demandeurs qui aspirent à ne pas changer de commune, en moyenne de 58,7 %, est surtout importante chez ceux
d?entre eux qui résident actuellement dans les villes, notamment principales où elle atteint 71,3 %, et déjà beaucoup moins dans
les villes moyennes : 53,4 %. Les autres types de territoire attirent tous en majorité (50 % à 60 %) des personnes extérieures à la
commune de résidence actuelle. La fréquence des demandeurs originaires de l?extérieur de la région, en moyenne de 7,1 % des
demandeurs, est surtout importante sur le littoral (11,5 %) et dans le rural pur (12,5 %), beaucoup moins dans les banlieues et
périphéries des grandes aires urbaines (4,7 % et 5,0 %). L?aspiration au changement de type de territoire est plus marquée en
milieu rural.
Poids de la demande par rapport au parc social existant au 1-1-2013
0%
20%
40%
60%
80%
100%
120%
Centre
grands
pôles
Banlieue
grands
pôles
Périphérie
grands
pôles
ville
moyenne
Rural sous
influence
urbaine
Rural pur Littoral Région
externe
interne
totale
15,4 % des ménages déjà dans le parc
HLM souhaitent changer de logement
HLM (23,4 % sur le littoral, plus de 20
% dans l?agglomération de Nantes ).
La demande externe correspond à
26,1 % du parc social existant ; elle est
faible dans le rural mayennais et
sarthois, forte sur tout le littoral et dans
une moindre mesure sur la couronne
nantaise.
La pression externe au regard du parc
privé est nettement plus soutenue dans
les grandes villes, leurs banlieues et
les villes moyennes venant ensuite.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des T1 et T2 sollicités dans les demandes est proportionnellement nettement supérieure à celle du parc existant, ce qui
accentue la pression sur les petits logements ; la situation est inverse pour les T4.
ancienneté de la demande au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
région
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
L?ancienneté moyenne de la demande est de 17,0 mois au
niveau régional, mais 50 % des ménages ont sollicité un
logement social il y a moins de 9,8 mois. Les demandes
internes sont plus anciennes (47,9 % de plus d?un an contre
34,1 % en externe), de même que les demandes sur le littoral
et dans les principales agglomérations. 25 % des demandes
datent de moins de 4,5 mois, 25 % ont une ancienneté de
plus de 20,2 mois. Les demandeurs qui sont ou vont être
sans logement, sans ressource, ou qui sollicitent un T1
attendent depuis moins longtemps.
Parmi les demandeurs en attente d?un logement social,
22,2 % ont déjà décliné au moins une proposition et 8,6 %
ont même exprimé au moins 2 refus. Les refus de
propositions sont presque 2 fois plus élevés pour les
ménages actuellement locataires dans le parc public ou privé
que pour les ménages installés dans un logement précaire.
Le premier refus est invoqué dans 32,1 % des cas par un
logement jugé inadapté (caractéristiques, taille ?) et dans
24,3 % par une localisation (commune, quartier,
environnement) considérée comme non satisfaisante.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
4
Des différences marquées entre les demandes internes et les demandes externes
Taille de logement demandée selon
l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Les demandeurs internes sont plus nombreux à attendre un
logement individuel : 29,9 % contre 23,7 % pour les
demandeurs externes. Les demandes internes sont plus
axées sur de grands logements (39,0 % de T4 et + contre
23,7 % de T1 et T2) que la demande externe (18,6 % de T4 et
+ contre 47,0 % de T1 et T2). 43,9 % des demandes externes
sont liées à des décohabitations en cours et 18,4 % à des
problèmes financiers (causes respectives de 8,5 % et 7,8 %
des demandes internes) ; 46,3 % des demandes internes ont
pour objet de disposer d?un logement plus adapté (problèmes
de santé, taille inadéquate), et 18,5 % un logement mieux
localisé (motifs de 16,7 % et 2,7 % des demandes externes).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des personnes seules est de 48,1 % pour la
demande externe contre 30,2 % pour la demande
interne. Par corollaire, 54,6 % des demandeurs
internes sont des couples avec enfants et familles
mono-parentales contre 33,0 % au sein de la
demande externe.
Les ménages externes étant plus petits que les
ménages internes (12,4 % de ménages de 4
personnes et + contre 25,9 %), ils représentent en
réalité 56,4 % des individus en attente d?un logement
social. 54,0 % des demandes internes concernent au
moins un enfant contre 32,4 % pour la demande
externe. 0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
Région
personne seule F
personne seule H
couple
famille
famille monoparentale F
famille monoparentale H
personne seule F + autre
personne seule H + autre
autre
Composition familiale selon l'origine de la demande
Age du chef du ménage selon l'origine de
la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
moins de 25
25-29
30-39
40-49
50-59
60-69
70 et plus
On compte ainsi 1,10 enfant par demande interne contre 0,60
par demande externe. Le nombre d?enfants appartenant à des
ménages demandeurs internes est ainsi plus important qu?en
demande externe (33 042 contre 30 506).
Les demandeurs externes sont plus jeunes : 36,8 % de moins
de 30 ans contre 16,9 % en interne.
Les ménages étrangers, notamment hors Union Européenne,
sont plus présents dans la demande interne (17,2 %) que
dans la demande externe (11,3 %).
On rencontre plus de ménages en CDI (48,4 % contre 41,8 %) et de ménages retraités (16,4 % contre 12,3 %) au sein de la
demande interne. En revanche la part des étudiants est de 0,6 % % contre 3,6 % en demande externe. Les ménages
externes qui sont plus souvent des personnes seules et donc mono-revenu affichent des revenus largement inférieurs aux
demandeurs internes (42,0 % disposent de ressources inférieures à 1 000 ¤ ou sont sans ressource contre 31,4 % en
interne). En revanche, rapportées par unité de consommation (prise en compte de la composition familiale), les ressources
sont assez proches.
Evolution des demandes entre 2010 et 2013 (% moyen par an)
0%
2%
4%
6%
8%
10%
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Région
externe
interne
total
Sur la période 2010-2013,
l?évolution annuelle de la
demande locative sociale de
5,9 % est en fait de 6,5 % en
externe contre 5,0 % en
interne. L?apparition de
2 925 demandes nouvelles
par an sur cette période est
donc due pour 32 % à la
progression de la demande
interne et pour 68 % à la
demande externe.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les demandeurs internes sont plus nombreux à effectuer une demande au sein de leur commune (63,7 % en interne contre
55,7 % en externe). Les demandes externes sont plus récentes que les demandes internes (65,9 % de moins d?un an contre
52,2 %), ce qui signifie que les demandes externes sont satisfaites plus vite ou alors que les demandeurs externes sont plus
nombreux à ne pas renouveler leur demande faute de réponse apportée. La part des demandeurs ayant déjà refusé une offre
de logement social est assez proche entre demandeurs internes (14,0 %) et demandeurs externes (13,3 %). L?écart s?accentue
parmi les ménages ayant refusé plus d?une proposition : ils sont 10,5 % pour les ménages résidant déjà dans le parc HLM
contre 7,5 % pour les demandeurs externes.
5
Les spécificités départementales par rapport à la tendance régionale
La Loire-Atlantique
La Loire-Atlantique concentre 38 727 demandes au 1er janvier 2013, soit près de la moitié (47,6 %) de la demande locative sociale
régionale pour seulement 36,5 % des ménages de la région. La part de cette demande émanant de résidents du parc social est
proche de la moyenne régionale (36,1 %). La seule demande externe représente 4,2 % des ménages du département. Le logement
individuel est peu sollicité (16,3 %), et les demandeurs exprimant une préférence sont minoritaires (47,3 %). La demande en T2 est
un peu plus forte que sur le reste de la région.
La Loire-Atlantique concentre un peu moins de demandeurs jeunes et âgés, 59,2 % ont ainsi entre 30 et 60 ans. La part des
ménages composés d?au moins une personne étrangère (16,5 %) est supérieure au niveau régional. C?est en Loire-Atlantique que
l?on compte le plus de demandeurs en CDI (47,5 %). Le département enregistre une part plus importante de personnes
actuellement logées de manière précaire (12,9 % contre 10 % à 12 % pour les autres départements).
Entre 2010 et 2013, le rythme annuel moyen de croissance de la demande de 6,3 % est surtout dû à la demande externe en
progression de 6,8 % contre 5,4 % pour la demande interne. La demande interne est particulièrement forte et représente 20,1 %
des ménages résidant déjà dans le parc HLM. Mais la demande externe l?est tout autant et représente 35,6 % du parc HLM et 4,8 %
du parc privé. L?ancienneté de la demande y est la plus élevée (moyenne de 19,8 mois et médiane à 11,2 mois).
Le Maine-et-Loire
Le Maine-et-Loire concentre 19 157 demandes au 1er janvier 2013, soit 23,6 % de la demande régionale. La part de demandes
internes se situe légèrement au-dessus de la moyenne régionale (40,9 %). La seule demande externe représente 3,3 % des
ménages du département. La demande de logements T1 (7,7 %) y est plus marquée qu?ailleurs.
Le Maine-et-Loire se distingue par une part relativement importante de demandeurs jeunes : 32,0 % ont moins de 30 ans.
Le montant moyen des ressources (1 386 ¤) perçues par ménage est supérieur à la moyenne régionale .
Des cinq départements, le Maine-et-Loire enregistre la plus faible part de demandeurs de l?extérieur de la région : 5,8 %.
Entre 2010 et 2013, le rythme annuel moyen de croissance de la demande de 4,3 % est le plus faible : la demande externe
progresse de 4,4 % (contre 6,8 % à 8,1 % dans les autres départements), la demande interne de 4,2 % (entre 4,1 % et 7,7 %
ailleurs). La demande externe est modique par rapport au parc HLM dont elle représente 18,8 % ; elle est en revanche relativement
importante au regard du parc privé : 4,0 %. L?ancienneté de la demande y est modérée (moyenne de 15,6 mois et médiane à 9,0
mois).
La Mayenne
La Mayenne concentre 3 794 demandes au 1er janvier 2013, soit 4,7 % de la demande locative sociale régionale. La part des
demandes internes est proche de la moyenne régionale (38,2 %). La seule demande externe représente 1,8 % des ménages du
département. Les demandeurs sont plus nombreux à exprimer leur choix pour un type de logement (71,2 % contre 56,3 % au plan
régional), notamment en faveur de l?individuel. La Mayenne se démarque par la plus faible proportion de demandes en T2 (24,8 %),
une part importante de ménages de 4 personnes et + (19,3 %) et de jeunes demandeurs (32,9 % de moins de 30 ans).
Entre 2010 et 2013, le rythme annuel moyen de croissance de la demande, soit 6,5 %, est largement impulsé par la demande
externe (7,6 % contre 4,7 % pour la demande interne). La demande externe est modique par rapport au parc HLM dont elle
représente 16,5 % comme surtout au regard du parc privé : 2,0 %. L?ancienneté de la demande y est la plus faible des cinq
départements (moyenne de 11,8 mois et médiane à 7,4 mois).
La Sarthe
La Sarthe concentre 9 776 demandes au 1er janvier 2013, soit 12,0 % de la demande locative sociale régionale. Les demandes
internes sont les plus fortement représentées (43,1 %). La seule demande externe représente 2,2 % des ménages du département.
La Sarthe rencontre de nombreuses demandes émanant de ménages de 5 personnes et + (9,1 %) ; 11,7 % des ménages comptent
au moins 3 enfants (moyenne de 0,85 enfant par ménage), pour une moyenne de 2,28 personnes par demande. La Sarthe compte
un nombre important de demandeurs chômeurs (25,1 %) ; c?est aussi le département qui concentre le plus de faibles revenus :
76,0 % des demandeurs ont un revenu inférieur à 60 % du plafond HLM, le niveau moyen de ressources est de 1 264 ¤..
Entre 2010 et 2013, le rythme annuel moyen de croissance de la demande, soit 6,3 %, est très largement impulsé par la demande
externe (8,1 % contre 4,1 % pour la demande interne). La demande externe est modique par rapport au parc HLM dont elle
représente 16,2 % comme au regard du parc privé : 2,6 %. L?ancienneté de la demande y est plutôt faible (moyenne de 12,9 mois et
médiane à 8,1 mois).
La Vendée
La Vendée concentre 9 863 demandes au 1er janvier 2013, soit 12,1 % de la demande. La part de la demande interne se situe
nettement en dessous de la moyenne régionale (26,7 %). La seule demande externe représente 2,5 % des ménages du
département. Le souhait d?accéder à un logement individuel est particulièrement prononcé (46,3 %) et celui de résider en collectif,
bas (17,5 %). En Vendée, les attentes sont plus spécifiquement pour des 3 pièces (41,6 % de la demande contre 35,6 % au plan
régional).
Les ménages vendéens sont généralement de taille plus petite : 69,3 % de 1 ou 2 personnes pour 6,3 % de ménages de 5
personnes et + (moyenne de 2,12 personnes par ménage). La présence d?enfants est moins fréquente (0,72 enfant par ménage en
moyenne). On trouve plus de demandeurs âgés en Vendée (18,3 % de 60 ans et plus pour 26,9 % de moins de 30 ans). La part des
ménages composés d?au moins une personne étrangère est particulièrement faible en Vendée (5,8 %). La Vendée concentre une
part relativement importante de chômeurs (23,1 %) et surtout de retraités (19,1 %). Le montant moyen des ressources par ménage
compte parmi les plus faibles, à 1 288 ¤. Le parc HLM étant peu présent sur le département, 32,6 % des demandeurs sont
actuellement locataires dans le parc privé et 7,8 % propriétaires, contre respectivement 25,6 % et 5,8 % pour l?ensemble de la
région.
Des cinq départements, la Vendée enregistre la plus forte part de demandeurs de l?extérieur de la région : 10,1 %.
La Vendée est le département qui a connu le rythme annuel de croissance de la demande le plus élevé entre 2010 et 2013 (7,3 %)
et aussi le seul dont la demande externe, 7,2% a progressé (un peu) moins rapidement que la demande interne, à 7,7 %. La
demande externe représente 40,7 % du parc HLM - record à imputer à la faiblesse de l?offre, mais seulement 2,7 % du parc privé.
L?ancienneté de la demande est inférieure à la moyenne régionale (moyenne de 15,0 mois et médiane à 9,0 mois).
6
Source et concepts
Le fichier de la demande du CREHA Ouest
La genèse :
En Pays de la Loire, depuis 1998 et à l'initiative de l'union sociale de l'habitat (USH) des Pays de la Loire, a été mis en place
progressivement dans chacun des départements de la région un fichier de la demande de logement locatif social permettant, au
delà de l?obtention d?un numéro unique, d?assurer une gestion partagée des demandes.
Les objectifs :
Les objectifs de ces fichiers sont multiples :
- faciliter et simplifier les démarches des demandeurs et harmoniser les pratiques,
- affecter à chaque demandeur un numéro unique (pour la région, le CREHA Ouest a été déclaré, par arrête préfectoral,
« centre informatique de traitement chargé de délivrer le numéro unique d'enregistrement »),
- mettre en commun la demande locative sociale,
- suivre à tout moment l'état d'avancement des dossiers et les « délais anormalement longs »,
- mutualiser la connaissance de la demande afin de mieux appréhender et satisfaire les besoins de logements locatifs
sociaux,
- optimiser la gestion des propositions de logements et améliorer la transparence des attributions,
- développer les partenariats avec l'Etat, les collectivités locales et les collecteurs d'Action logement (anciennement 1%
logement) pour participer à la définition et à la mise en oeuvre des politiques locales de l'habitat.
La gestion de la base de donnée :
Ces bases de données sont gérées par le centre régional d'études pour l'habitat de l'ouest (CREHA Ouest) pour le compte des
partenaires du dispositif et notamment les organismes affiliés à l?USH. L?état participe au financement de cette opération.
Les utilisateurs des fichiers :
Les fichiers départementaux sont utilisés par l'ensemble des acteurs locaux (organismes HLM, collectivités locales ayant souhaité
être lieu d'enregistrement, services de l'Etat, collecteurs d?Action logement, ADIL44, etc).
Les services de l'Etat accèdent à ces fichiers via une convention régionale signée avec l'USH des Pays de la Loire et le CREHA
Ouest qui depuis 2009 s'est substituée aux conventions départementales pré-existantes.
Les fichiers utilisés pour cette étude :
Les fichiers exploités sont ceux des demandes en cours au 1/01/2013 ainsi que les fichiers des demandes en cours au 1/1/2013,
1/1/2011, 1/1/2010 et 1/1/2009 pour l?analyse de l?évolution de la demande. Ces fichiers sont secrétisés et ne comportent ni le
nom, ni l?adresse précise du demandeur.
La présente étude porte sur l?ensemble des demandes exprimées au 1er janvier 2013 (y compris des demandes en cours
d?attribution : 4,5 %), et ne prend en compte que la première commune demandée.
Les limites d?utilisation :
Il convient de souligner trois points importants :
- Il convient d?être vigilant dans les analyses temporelles réalisées. En effet, si l?objectif de cette source est de disposer
d?un numéro de demandeur de logement social unique pour la région, cet objectif n?a pas pu être atteint immédiatement.
La qualité du fichier s?est donc progressivement améliorée et le nombre de doublon a diminué pour ne plus excéder la
centaine de cas depuis le millésime 2010,
- Les informations enregistrées dans ces fichiers sont celles indiquées par les demandeurs de logement social lorsqu'ils ont
rempli le formulaire de demande ou lorsqu'ils se sont enregistrés via internet (possibilité offerte depuis 2010 en Loire-
Atlantique et Maine-et-Loire). Il s?agit donc de données déclaratives,
- Ces fichiers sont départementaux et bien que l'essentiel des informations contenues soit commun aux cinq départements,
quelques différences dans les dénominations et/ou nomenclatures utilisées peuvent être rencontrées sur certaines
variables. Pour limiter ces divergences départementales, des regroupements de modalités ont été opérés pour obtenir des
informations les plus homogènes possible entre départements.
Le numéro unique national :
La région des Pays de la Loire a été pionnière dans l?utilisation de fichiers partagés de la demande sociale. Néanmoins le
développement de dispositifs proches est en cours dans de nombreuses régions, ce qui permettra des comparaisons avec d?autres
territoires dans les prochaines années.
La demande
locative sociale
7
Définition des zonages utilisés : centres, banlieues, périphéries, villes moyennes, rural sous
influence urbaine, rural « pur », littoral
Les concepts utilisés sont dérivés des « zonages en aires urbaines ? 2010 » définis par l?INSEE et fondés sur les résultats du
Recensement de Population millésimé 2008 : grands pôles, moyens pôles et petits pôles urbains à chacun desquels sont
rattachées des couronnes, communes multipolarisées, communes isolées :
- unité urbaine ou agglomération : ensemble d?une ou plusieurs communes présentant une continuité de tissu bâti et
comptant au moins 2 000 habitants ;
- grand pôle : agglomération offrant au moins 10 000 emplois ;
- moyen pôle : agglomération comptant de 5 000 à moins de 10 000 emplois ;
- petit pôle : agglomération comptant de 1 500 à moins de 5 000 emplois ;
- aire urbaine : ensemble de communes, d'un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle (ou agglomération) et
par des communes dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des
communes attirées par celui-ci ;
- couronne : ensemble des communes d?une aire urbaine extérieures au pôle (ou agglomération).
Les concepts de centre, banlieue et périphérie, renvoient dans le présent document à ceux des « grands pôles» comptant au
moins 50 000 habitants ainsi qu?à leur couronne. On en dénombre 7 en Pays de la Loire : Nantes, Angers, Le Mans, Saint-
Nazaire, Laval, La Roche-sur-Yon, Cholet :
- le centre correspond à la commune la plus peuplée ;
- dans la banlieue sont incluses le cas échéant les autres communes du pôle (ou agglomération) ;
- la périphérie réunit les communes de la couronne.
Les villes moyennes (53 en Pays de la Loire) correspondent aux communes centres des pôles autres que les 7 principaux, à
l?exception des communes présentes dans le zonage loi littoral en tant que commune littorale.
L?espace rural sous influence urbaine regroupe les communes des pôles autres que les 7 principaux et autres que les villes
moyennes, ainsi que l?ensemble des communes multipolarisées, à l?exception des communes présentes dans le zonage loi
littoral en tant que commune littorale.
L?espace rural « pur » correspond aux autres communes, à l?exception des communes présentes dans le zonage Loi Littoral
en tant que commune littorale.
Le littoral est composé des communes présentes dans le zonage loi littoral en tant que commune littorale, à l?exception de 4
communes de l?aire urbaine de Saint-Nazaire considérées par convention en tant que composantes de l?aire urbaine et non en
tant que communes littorales.
? DREAL 2013
Rédaction et mise en forme :
Sylvain Le Goff
sylvain.le-goff@developpement-
durable.gouv.fr
Service connaissance des
territoires et évaluation
Division de l?Observation des
Etudes et des statistiques
5 rue Françoise Giroud
- CS 16326
44263 NANTES Cedex 2
Tél. 02 72 74 74 40
Directeur
de la publication :
Hubert FERRY-WILCZEK
ISSN : 2109 ? 0025
La demande locative
sociale
La demande locative
sociale en 2013