La situation de l'habitat et du logement en Pays de la Loire - La demande locative sociale au 1er janvier 2013
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">En Pays de la Loire, depuis 1998 et à l'initiative de l'Union sociale de l'habitat (USH) des Pays de la Loire, a été mis en place progressivement dans chacun des départements de la région un fichier de la demande de logement locatif social permettant, au delà de l'obtention d'un numéro unique, d'assurer une gestion partagée des demandes. Ces bases de données sont gérées par le centre régional d'études pour l'habitat de l'ouest (CREHA Ouest) pour le compte des partenaires du dispositif et notamment les organismes USH. L'état participe au financement de cette opération.<br /><br />La présente étude porte sur l'ensemble des demandes exprimées au 1er janvier 2013 (y compris des demandes en cours d'attribution : 4,5 %), et ne prend en compte que la première commune demandée. L'analyse détaille les points suivants : Les caractéristiques des demandes exprimées (type et taille des logements, motif de la demande)<br />Les caractéristiques des ménages demandeurs (composition du ménage, activité-ressource, statut d'occupation actuel ...)<br />Et les zones de tension du marché locatif social (évolution de la demande, poids par rapport au parc existant, ancienneté de la demande ...).</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
donnée statistique
;parc locatif social
;demande de logement
Descripteur écoplanete
accès au logement
;analyse statistique
Thème
Construction
;Habitat - Logement
Texte intégral
service
connaissance
des territoires
et évaluation
Juin 2013
79
La situation de l?habitat et du logement
en Pays de la Loire
La demande locative sociale
au 1er janvier 2013
?
?
Sommaire
La source P 4
Les principaux enseignements P 5
1 - Les caractéristiques régionales P 5
2 - Les différences entre demandes interne et externe P 6
3 - Les spécificités départementales par rapport à la tendance régionale P 6
I ? Description des demandes P 8
1 - Nombre de demandes P 8
2 - Type de logement demandé P 12
3 - Taille de logement demandée P 14
4 - Motif de la demande P 15
II ? Description des demandeurs P 17
A ? composition du ménage demandeur P 17
1 ? Composition familiale du ménage P 17
2 - Nombre de personnes et nombre d?enfants du ménage P 19
3 - Age du demandeur P 22
4 - Nationalité du ménage P 24
B ? Activité ? ressources du ménage demandeur P 25
1 - Activité du ménage P 25
2 - Ressources du ménage P 27
C ? Statut d?occupation actuel du ménage demandeur P 32
D ? Incidence des caractéristiques des ménages demandeurs
sur la taille du logement sollicité P 36
III ? La tension du marché locatif social P 39
1 ? Evolution de la demande locative sociale P 39
2 - Demandes par rapport à la commune d?origine P 43
3 - Demandes par rapport au parc social existant P 47
4 - Ancienneté de la demande P 53
5 - Les propositions reçues et refusées P 59
IV ? Annexe P 63
Type de territoire privilégié par les demandeurs en fonction
de leur origine résidentielle et de l?origine de la demande P 63
- 4 -
La source : le fichier de la demande du CREHA Ouest
La génèse :
En Pays de la Loire, depuis 1998 et à l'initiative de l'union sociale de l'habitat (USH) des Pays de la Loire, a été
mis en place progressivement dans chacun des départements de la région un fichier de la demande de logement
locatif social permettant, au delà de l?obtention d?un numéro unique, d?assurer une gestion partagée des
demandes.
Les objectifs :
Les objectifs de ces fichiers sont multiples :
- faciliter et simplifier les démarches des demandeurs et harmoniser les pratiques ;
- affecter à chaque demandeur un numéro unique (pour la région, le CREHA Ouest a été déclaré, par
arrête préfectoral, « centre informatique de traitement chargé de délivrer le numéro unique
d'enregistrement ») ;
- mettre en commun la demande locative sociale ;
- suivre à tout moment l'état d'avancement des dossiers et les « délais anormalement longs » ;
- mutualiser la connaissance de la demande afin de mieux appréhender et satisfaire les besoins de
logements locatifs sociaux ;
- optimiser la gestion des propositions de logements et améliorer la transparence des attributions ;
- développer les partenariats avec l'Etat, les collectivités locales et les collecteurs d'Action logement
(anciennement 1% logement) pour participer à la définition et à la mise en oeuvre des politiques locales
de l'habitat.
La gestion de la base de donnée :
Ces bases de données sont gérées par le centre régional d'études pour l'habitat de l'ouest (CREHA Ouest) pour le
compte des partenaires du dispositif et notamment les organismes affiliés à l?USH. L?état participe au financement
de cette opération.
Les utilisateurs des fichiers :
Les fichiers départementaux sont utilisés par l'ensemble des acteurs locaux (organismes HLM, collectivités
locales ayant souhaité être lieu d'enregistrement, services de l'Etat, collecteurs d?Action logement, ADIL44, etc.).
Les services de l'Etat accèdent à ces fichiers via une convention régionale signée avec l'USH des Pays de la Loire
et le CREHA Ouest qui depuis 2009 s'est substituée aux conventions départementales pré-existantes.
Les fichiers utilisés pour cette étude :
Les fichiers exploités sont ceux des demandes en cours au 1/01/2013 ainsi que les fichiers des demandes en cours au
1/1/2012, 1/1/2011, 1/1/2010 et 1/1/2009 pour l?analyse de l?évolution de la demande. Ces fichiers sont secrétisés et ne
comportent ni le nom, ni l?adresse précise du demandeur.
La présente étude porte sur l?ensemble des demandes exprimées au 1er janvier 2013 (y compris des demandes
en cours d?attribution : 4,5 %), et ne prend en compte que la première commune demandée.
Les limites d?utilisation :
Il est utile de souligner trois points importants :
- Il convient d?être vigilant dans les analyses temporelles réalisées. En effet, si l?objectif de cette source est
de disposer d?un numéro de demandeur de logement social unique pour la région, cet objectif n?a pas pu
être atteint immédiatement. La qualité du fichier s?est donc progressivement améliorée et le nombre de
doublons a diminué pour ne plus excéder la centaine depuis le millésime 2010 ;
- Les informations enregistrées dans ces fichiers sont celles indiquées par les demandeurs de logement
social lorsqu'ils ont rempli le formulaire de demande ou lorsqu'ils se sont enregistrés via internet
(possibilité offerte depuis 2010 en Loire-Atlantique et Maine-et-Loire). Il s?agit donc de données
déclaratives ;
- Ces fichiers sont départementaux et bien que l'essentiel des informations contenues soit commun aux
cinq départements, quelques différences dans les dénominations et/ou nomenclatures utilisées peuvent
être rencontrées sur certaines variables. Pour limiter ces divergences départementales, des
regroupements de modalités ont été opérés pour obtenir des informations les plus homogènes possible
entre départements.
Le numéro unique national :
La région des Pays de la Loire a été pionnière dans l?utilisation de fichiers partagés de la demande sociale.
Néanmoins le développement de dispositifs proches est en cours dans de nombreuses régions, ce qui permettra
des comparaisons avec d?autres territoires dans les prochaines années.
- 5 -
Les principaux enseignements
1 - Les principales caractéristiques régionales
Les demandes
Au 1er janvier 2013, la région des Pays de la Loire compte 81 317 demandeurs de logements sociaux, soit 5,1 %
de l?ensemble des ménages, proportion surtout élevée dans les agglomérations. Les sept principales aires
urbaines attirent 79,2 % des demandeurs, à raison de 48,5 % dans les centres, 20,1 % dans les banlieues et
10,6 % dans les périphéries. Nantes, Angers, Le Mans et Saint-Nazaire réunissent à elles seules 70,1 % de la
demande. Les villes moyennes en captent 9,6 %, le rural sous influence urbaine, 6,4 %, le littoral, 4,2 %. De plus
en plus résiduel, le rural « pur » ne représente que 0,6 % de l?ensemble de la demande.
37,0 % des demandes émanent de ménages résidant déjà dans le parc social HLM. Cette proportion, qui dépasse 40 %
dans les sept principales agglomérations, tombe en deçà de 30 % hors des villes moyennes, autrement dit dans les
zones peu urbanisées et sur le littoral.
La demande interne correspond par ailleurs à 15,4 % des ménages résidant déjà dans le parc HLM.
La demande externe représente 3,2 % de l?ensemble des ménages et 3,6 % de ceux du parc privé. Elle est
particulièrement marquée sur Nantes et Angers et plus généralement dans les principales agglomérations.
26,0 % des demandeurs demandent formellement un logement individuel, 31,3 % un logement collectif ; la
localisation donne toutefois lieu à d?importants écarts.
31,3 % et 35,6 % des demandes portent sur des 2 ou 3 pièces, 7,0 % sur des studios. Les villes centres des
principales agglomérations et le littoral connaissent une proportion plus élevée de demandes de T1
(respectivement 9,2 % et 8,1 %) et de T2 (34,0 % et 35,4 %). Les T3 sont surtout caractéristiques des territoires
autres que les principales agglomérations, où leur proportion dépasse 40 %. La part de T3 est en revanche de
31,5 % dans les centres et de 35,3 % dans les banlieues.
Les demandeurs
41,4 % des demandeurs sont des personnes seules, 17,4 % sont des couples avec enfant(s), 11,2 % des couples
sans enfant et 23,6 % des familles mono-parentales, pour un poids de 10 % au sein des ménages ligériens. Bien
que n?en étant pas la seule cause, la composition familiale est évidemment déterminante pour la taille du ménage
et par conséquent pour la taille du logement attendue. Elle est également à l?origine de motivations différentes :
souhait plus fréquent de logements mieux adaptés (plus grands) pour les couples avec ou sans enfants contre
recherche d?un logement stable pour les autres.
La taille moyenne des ménages demandeurs est de 2,22 personnes ; dans 17,3 % des cas, le ménage est
composé de 4 personnes ou plus. Ce sont ainsi 180 227 habitants des Pays de la Loire qui sont concernés
par le fichier de la demande locative sociale. Environ 40 % des demandes sont faites par des ménages avec
enfant(s). Globalement, ce sont 63 548 enfants qui sont concernés par une demande de logement social.
L?âge moyen du demandeur de logement social est de 40,8 ans, les demandeurs issus du parc HLM sont
plus âgés de 5,9 ans. Les demandeurs de 60 ans et plus représentent 13,7 % de la demande et sont plus
présents sur le littoral et dans une moindre mesure le rural.
13,5 % des ménages demandeurs d?un logement social comportent au moins une personne de nationalité
étrangère, mais avec des écarts importants selon l?origine de la demande et surtout sa localisation : 20,4 %
dans les centres, 11,4 % en banlieues, 6,9 % dans les villes moyennes , 3,2 % maximum ailleurs. 44,2 % des
ménages demandeurs sont constitués d?au moins une personne en CDI alors que les chômeurs représentent 21,0
% des demandes. Les ménages en CDI et les retraités sont mieux représentés dans la demande interne. 38,1 %
des demandeurs disposent de moins de 1 000 ¤ de ressources mensuelles (dont 3,0 % sans ressource déclarée)
et 30,7 % de plus de 1 500 ¤. Les demandeurs externes affichent des revenus largement inférieurs aux
demandeurs internes. Le montant mensuel moyen de ressources des demandeurs est de 1 343 ¤ (en excluant les
« sans ressource »); la contribution des revenus d?activité à ce montant est de 57,2 %, celle des retraites de
11,3 %. 73,1 % des demandeurs disposent d?un revenu inférieur à 60 % du plafond HLM. 31,6 % des ménages
sont hébergés chez leurs parents, leurs amis, ou dans un logement précaire, dans l?attente d?un logement HLM.
Des problèmes financiers de locataires privés et des séparations pour les propriétaires sont par ailleurs souvent à
l?origine des demandes externes.
52,0 % des enfants concernés par une demande de logement social résident déjà dans le parc HLM ; en
revanche, 19,4 % ne disposent pas d?un logement stable.
La tension du marché locatif social
De 2003 à 2007, la région a connu une progression soutenue de la demande de logements sociaux (7,6 %) et le
nombre de demandeurs a culminé à plus de 71 000 au 1er janvier 2007. La demande s?est ensuite stabilisée en
2008 avant d?amorcer une baisse de 1,5 % au 1er janvier 2009 confirmée par une diminution plus conséquente de
2.5 % entre 2009 et 2010.
L?année 2010 apparaît comme une année de rupture avec une forte reprise à la hausse de 5 %. 2011 voit le
nombre de demandes s?envoler de 7,6 %. 2012 confirme avec + 5,2 %. Il convient d?être vigilant dans
l?interprétation de ces évolutions. En effet, une hausse de la demande peut correspondre à un besoin
supplémentaire ou être provoquée par une offre nouvelle de logements sociaux. A l?inverse, une baisse peut
signifier un moindre besoin ou être la traduction d?un parc social trop peu dense ou mobile, avec des délais
importants qui découragent les demandeurs.
- 6 -
La part de demandeurs qui aspirent à ne pas changer de commune, en moyenne de 58,7 %, est surtout importante
chez ceux d?entre eux qui résident actuellement dans les villes, notamment principales où elle atteint 71,3 %, et déjà
beaucoup moins dans les villes moyennes : 53,4 %. Les autres types de territoire attirent tous en majorité (50 % à 60
%) des personnes extérieures à la commune d?actuelle résidence. La fréquence des demandeurs originaires de
l?extérieur de la région, en moyenne 7,1 % des demandeurs, est surtout importante sur le littoral (11,5 %) et dans le
rural pur (12,5 %), beaucoup moins dans les banlieues et périphéries des grandes aires urbaines (4,7 % et 5,0 %).
L?aspiration au changement de type de territoire est plus marquée en milieu rural.
15,4 % des ménages déjà dans le parc HLM souhaitent changer de logement HLM (23,4 % sur le littoral, plus de 20 %
dans l?agglomération de Nantes ).La demande externe correspond à 26,1 % du parc social existant ; elle est faible dans
le rural mayennais et sarthois, forte sur tout le littoral et dans une moindre mesure sur la couronne nantaise.La pression
externe au regard du parc privé est nettement plus soutenue dans les grandes villes, leurs banlieues et les villes
moyennes venant ensuite.
La part des T1 et T2 demandés est beaucoup plus importante que dans le parc existant ce qui accentue la pression sur
les petits logements ; la situation est inverse pour les T4.
L?ancienneté moyenne de la demande est de 17,0 mois au niveau régional, mais 50 % des ménages ont sollicité un
logement social il y a moins de 9,8 mois. Les demandes internes sont plus anciennes (47,9 % de plus d?un an contre
34,1 % en externe), de même que les demandes sur le littoral et dans les principales agglomérations. 25 % des
demandes datent de moins de 4,5 mois, 25 % ont une ancienneté de plus de 20,2 mois. Les demandeurs qui sont ou
vont être sans logement, sans ressource, ou qui sollicitent un T1 attendent depuis moins longtemps. Parmi les
demandeurs en attente d?un logement social, 22,2 % ont déjà décliné au moins une proposition et 8,6 % ont même
exprimé au moins 2 refus. Les refus de propositions sont presque 2 fois plus élevés pour les ménages actuellement
locataires dans le parc public ou privé que pour les ménages installés dans un logement précaire. Le premier refus est
invoqué dans 32,1 % des cas par un logement jugé inadapté (caractéristiques, taille ?) et dans 24,3 % par une
localisation (commune, quartier, environnement) considérée comme non satisfaisante.
2 - Les différences entre demandes interne et externe
Les demandeurs internes sont plus nombreux à attendre un logement individuel : 29,9 % contre 23,7 % pour les
demandeurs externes. Les demandes internes sont plus axées sur de grands logements (39,0 % de T4 et + contre
23,7 % de T1 et T2) que la demande externe (18,6 % de T4 et + contre 47,0 % de T1 et T2). 43,9 % des
demandes externes sont liées à des décohabitations en cours et 18,4 % à des problèmes financiers (causes
respectives de 8,5 % et 7,8 % des demandes internes) ; 46,3 % des demandes internes ont pour objet de
disposer d?un logement plus adapté (problèmes de santé, taille inadéquate), et 18,5 % un logement mieux localisé
(motifs de 16,7 % et 2,7 % des demandes externes).
La part des personnes seules est de 48,1 % pour la demande externe contre 30,2 % pour la demande interne. Par
corollaire, 54,6 % des demandeurs internes sont des couples avec enfants et familles mono-parentales contre
33,0 % au sein de la demande externe. Les ménages externes étant plus petits que les ménages internes (12,4 %
de ménages de 4 personnes et + contre 25,9 %), ils représentent en réalité 56,4 % des individus en attente d?un
logement social. 54,0 % des demandes internes concernent au moins un enfant contre 32,4 % pour la demande
externe.
On compte ainsi 1,10 enfant par demande interne contre 0,60 par demande externe. Le nombre d?enfants
appartenant à des ménages demandeurs internes est ainsi plus important qu?en demande externe (33 042 contre
30 506). Les demandeurs externes sont plus jeunes : 36,8 % de moins de 30 ans contre 16,9 % en interne. L?âge
médian est ainsi de 35 ans en externe contre 43 ans en interne. Les ménages étrangers, notamment hors Union
Européenne, sont plus présents dans la demande interne (17,2 %) que dans la demande externe (11,3 %).
On rencontre plus de ménages en CDI (48,4 % contre 41,8 %) et de ménages retraités (16,4 % contre 12,3 %) au
sein de la demande interne. En revanche la part des étudiants est de 0,6 % % contre 3,6 % en demande externe.
Les ménages externes qui sont plus souvent des personnes seules et donc mono-revenu affichent des revenus
largement inférieurs aux demandeurs internes (42,0 % disposent de ressources inférieures à 1 000 ¤ ou sont sans
ressource contre 31,4 % en interne). En revanche, rapportées par unité de consommation (prise en compte de la
composition familiale), les ressources sont assez proches.
Sur la période 2010-2013, l?évolution annuelle de la demande locative sociale de 5,9 % est en fait de 6,5 % en
externe contre 5,0 % en interne. L?apparition de 2 925 demandes nouvelles par an sur cette période est donc due
pour 32 % à la progression de la demande interne et pour 68 % à la demande externe.
Les demandeurs internes sont plus nombreux à effectuer une demande au sein de leur commune (63,7 % en
interne contre 55,7 % en externe). Les demandes externes sont plus récentes que les demandes internes (65,9 %
de moins d?un an contre 52,2 %), ce qui signifie que les demandes externes sont satisfaites plus vite ou alors que
les demandeurs externes sont plus nombreux à ne pas renouveler leur demande faute de réponse apportée. La
part des demandeurs ayant déjà refusé une offre de logement social est assez proche entre demandeurs internes
(14,0 %) et demandeurs externes (13,3 %).
3 - Les spécificités départementales par rapport à la tendance régionale
La Loire-Atlantique
La Loire-Atlantique concentre 38 727 demandes au 1er janvier 2013, soit près de la moitié (47,6 %) de la demande
locative sociale régionale pour seulement 36,5 % des ménages. La part de cette demande émanant de résidents du
parc social est proche de la moyenne régionale (36,1 %). La seule demande externe représente 4,2 % des ménages.
Le logement individuel est peu sollicité (16,3 %), et les demandeurs exprimant une préférence sont minoritaires
(47,3 %). La demande en T2 est un peu plus forte que sur le reste de la région.
- 7 -
La Loire-Atlantique concentre un peu moins de demandeurs jeunes et âgés, 59,2 % ont ainsi entre 30 et 60 ans. La part
des ménages composés d?au moins une personne étrangère (16,5 %) est supérieure au niveau régional. C?est en Loire-
Atlantique que l?on compte le plus de demandeurs en CDI (47,5 %). Le département enregistre une part plus importante
de personnes actuellement logées de manière précaire (12,9 % contre 10 % à 12 % pour les autres départements).
Entre 2010 et 2013, le rythme annuel moyen de croissance de la demande de 6,3 % est surtout dû à la demande
externe en progression de 6,8 % contre 5,4 % pour la demande interne. La demande interne est particulièrement forte
et représente 20,1 % des ménages résidant déjà dans le parc HLM. Mais la demande externe l?est tout autant et
représente 35,6 % du parc HLM et 4,8 % du parc privé. L?ancienneté de la demande y est la plus élevée (moyenne de
19,8 mois et médiane à 11,2 mois).
Le Maine-et-Loire
Le Maine-et-Loire concentre 19 157 demandes au 1er janvier 2013, soit 23,6 % de la demande régionale. La part de
demandes internes se situe légèrement au-dessus de la moyenne régionale (40,9 %). La seule demande externe
représente 3,3 % des ménages. La demande de logements T1 (7,7 %) y est plus marquée qu?ailleurs.
Le Maine-et-Loire se distingue par une part relativement importante de demandeurs jeunes : 32,0 % ont moins de 30
ans.
Le montant moyen des ressources (1 386 ¤) perçues par ménage est supérieur à la moyenne régionale.
Des cinq départements, le Maine-et-Loire enregistre la plus faible part de demandeurs de l?extérieur de la région : 5,8%.
Entre 2010 et 2013, le rythme annuel moyen de croissance de la demande de 4,3 % est le plus faible : la demande
externe progresse de 4,4 % (contre 6,8 % à 8,1 % dans les autres départements), la demande interne de 4,2 % (entre
4,1 % et 7,7 % ailleurs). La demande externe est modique par rapport au parc HLM dont elle représente 18,8 % ; elle
est en revanche relativement importante au regard du parc privé : 4,0 %. L?ancienneté de la demande y est modérée
(moyenne de 15,6 mois et médiane à 9,0 mois).
La Mayenne
La Mayenne concentre 3 794 demandes au 1er janvier 2013, soit 4,7 % de la demande locative sociale régionale. La
part des demandes internes est proche de la moyenne régionale (38,2 %). La seule demande externe représente 1,8 %
des ménages. Les demandeurs sont plus nombreux à exprimer leur choix pour un type de logement (71,2 % contre
56,3 % au plan régional), notamment en faveur de l?individuel. La Mayenne se démarque par la plus faible proportion de
demandes en T2 (24,8 %), une part importante de ménages de 4 personnes et + (19,3 %) et de jeunes demandeurs
(32,9 % de moins de 30 ans).
Entre 2010 et 2013, le rythme annuel moyen de croissance de la demande, soit 6,5 %, est largement impulsé par la
demande externe (7,6 % contre 4,7 % pour la demande interne). La demande externe est modique par rapport au parc
HLM dont elle représente 16,5 % comme surtout au regard du parc privé : 2,0 %. L?ancienneté de la demande y est la
plus faible des cinq départements (moyenne de 11,8 mois et médiane à 7,4 mois).
La Sarthe
La Sarthe concentre 9 776 demandes au 1er janvier 2013, soit 12,0 % de la demande locative sociale régionale. Les
demandes internes sont les plus fortement représentées (43,1 %). La seule demande externe représente 2,2 % des
ménages.
La Sarthe rencontre de nombreuses demandes émanant de ménages de 5 personnes et + (9,1 %) ; 11,7 % des
ménages comptent au moins 3 enfants (moyenne de 0,85 enfant par ménage), pour une moyenne de 2.28 personnes
par demande. La Sarthe compte un nombre important de demandeurs chômeurs (25,1 %) ; c?est aussi le département
qui concentre le plus de faibles revenus : 76,0 % des demandeurs ont un revenu inférieur à 60 % du plafond HLM, le
niveau moyen de ressources est de 1264 ¤..
Entre 2010 et 2013, le rythme annuel moyen de croissance de la demande, soit 6,3 %, est très largement impulsé par la
demande externe (8,1 % contre 4,1 % pour la demande interne). La demande externe est modique par rapport au parc
HLM dont elle représente 16,2 % comme au regard du parc privé : 2,6 %. L?ancienneté de la demande y est plutôt faible
(moyenne de 12,9 mois et médiane à 8,1 mois).
La Vendée
La Vendée concentre 9 863 demandes au 1er janvier 2013, soit 12,1 % de la demande. La part de la demande interne
se situe nettement en dessous de la moyenne régionale (26,7 %). La seule demande externe représente 2,5 % des
ménages. Le souhait d?accéder à un logement individuel est particulièrement prononcé (46,3 %) et celui de résider en
collectif, bas (17,5 %). En Vendée, les attentes sont plus spécifiquement pour des 3 pièces (41,6 % de la demande
contre 35,6 % au plan régional).
Les ménages vendéens sont généralement de taille plus petite : 69,3 % de 1 ou 2 personnes pour 6,3 % de ménages
de 5 personnes et + (moyenne de 2,12 personnes par ménage). La présence d?enfants est moins fréquente (0,72
enfant par ménage en moyenne). On trouve plus de demandeurs âgés en Vendée (18,3 % de 60 ans et plus pour
26,9 % de moins de 30 ans). La part des ménages composés d?au moins une personne étrangère est particulièrement
faible en Vendée (5,8 %). La Vendée concentre une part relativement importante de chômeurs (23,1 %) et surtout de
retraités (19,1 %). Le montant moyen des ressources par ménage compte parmi les plus faibles, à 1 288 ¤. Le parc
HLM étant peu présent sur le département, 32,6 % des demandeurs sont actuellement locataires dans le parc privé et
7,8 % propriétaires, contre respectivement 25,6 % et 5,8 % pour l?ensemble de la région.
Des cinq départements, la Vendée enregistre la plus forte part de demandeurs de l?extérieur de la région : 10,1 %.
La Vendée est le département qui a connu le rythme annuel de croissance de la demande le plus élevé entre 2010 et
2013 (7,3 %) et aussi le seul dont la demande externe, 7,2 % a progressé (un peu) moins rapidement que la demande
interne, à 7,7 %. La demande externe représente 40,7 % du parc HLM - record à imputer à la faiblesse de l?offre, mais
seulement 2,7 % du parc privé. L?ancienneté de la demande est inférieure à la moyenne régionale (moyenne de 15,0
mois et médiane à 9,0 mois).
- 8 -
I ? Description des demandes
1 ? Nombre de demandes
La région des Pays de la Loire enregistre 81 317 demandes de logements sociaux au 1er
janvier 2013, représentant 5,1 % des ménages. 79,2 % des demandes sont concentrées sur
les sept principales aires urbaines
0 5 000 10 000 15 000 20 000 25 000 30 000 35 000 40 000
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
externe
interne
Répartition de la demande locative sociale régionale au 1er janvier 2013
par département entre demande externe et demande interne
0 5000 10000 15000 20000 25000 30000 35000 40000
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
externe
interne
Répartition de la demande locative sociale régionale au 1er janvier 2013
par type de territoire entre demande externe et demande interne
Au 1er janvier 2013, la région comptabilise 81 317 demandeurs de logements sociaux ; certains d?entre eux
sont déjà logés dans le parc social, mais sollicitent un nouveau logement pour diverses raisons.
Près de la moitié de cette demande (47,6 %) est concentrée sur le seul département de Loire-Atlantique.
23,6 % de la demande est localisée dans le Maine-et-Loire, alors que la Vendée et la Sarthe représentent
respectivement 12,1 % et 12,0 % des demandes. La Mayenne arrive loin derrière les autres départements
avec 4,7 % des ménages demandeurs de la région.
Les sept principales aires urbaines attirent 64 376 demandeurs, soit 79,2 % d?entre eux, à raison de 48,5 %
dans les centres, 20,1 % dans les banlieues et 10,6 % dans les périphéries. Avec respectivement 29 752,
13 504, 7 481 et 6 294 demandes (dont 16 638, 8 463, 5 329, 3 364 dans leurs centres), les aires urbaines
de Nantes, Angers, Le Mans et Saint-Nazaire réunissent à elles seules 70,1 % de la demande régionale.
- 9 -
Les villes moyennes captent 9,6 % des demandes, le rural sous influence urbaine, 6,4 %, le littoral, 4,2 %.
De plus en plus résiduel, le rural « pur » ne représente que 0,6 % de l?ensemble de la demande.
Localisation de la demande locative sociale par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ?
demande locative sociale
La demande locative sociale est donc très fortement localisée sur les zones urbaines, alors que le nombre
des demandes est inférieur à 50 dans la majorité des cantons mayennais et une partie des cantons sarthois
ruraux.
Des disparités importantes en lien avec le degré d?urbanisation
Poids des ménages demandeurs par
département au 1-1-2013
0%
1%
2%
3%
4%
5%
6%
7%
Loire-
Atlantique
Maine-et-
Loire
Mayenne Sarthe Vendée Région
En Pays de la Loire, ce sont 5,1 % des
ménages, soit 1 ménage sur 20, qui
sollicitent l?octroi d?un logement social. Il
existe de fortes disparités résultant de
situations contrastées sur le territoire en
termes de pression foncière, de coûts du
foncier, d?importance du parc social
existant, ?
6,6 % des ménages sont ainsi demandeurs
d?un logement social en Loire-Atlantique,
contre seulement 2,8 % en Mayenne. La
pression est également forte dans le Maine-
et-Loire (5,6 % des ménages attendent un
logement social). La situation est
intermédiaire en Sarthe et en Vendée avec
3,9 % et 3, 4%.
Sources : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale ?
Filocom d?après DGI
- 10 -
De même, cette part des
ménages demandeurs d?un
logement social est beaucoup
plus élevée (9,7 %) dans les
centres des principales
agglomérations et dans une
moindre mesure dans leurs
banlieues (6,9 %).
Elle est en revanche
particulièrement basse dans les
territoires les moins urbanisés
(3,8 % sur le littoral, 2,6 % en
périphérie d?aires urbaines, 1,5 %
dans le rural).
Poids des ménages demandeurs par type de
territoire au 1-1-2013
0%
1%
2%
3%
4%
5%
6%
7%
8%
9%
10%
Centre
grands
pôles
Banlieue
grands
pôles
Périphérie
grands
pôles
ville
moyenne
Rural sous
influence
urbaine
Rural pur Littoral
Sources : DREAL / Créha Ouest ?
demande locative sociale ?
Filocom d?après DGI
37 % des demandes de logements sociaux émanent de ménages résidant déjà dans le parc
social HLM. La demande interne est plus importante dans les agglomérations.
Origine de la demande locative sociale en
2013
0%
20%
40%
60%
80%
100%
Loire-
Atlantique
Maine-et-
Loire
Mayenne Sarthe Vendée Région
externe interne
Sur les 81 317 ménages en attente d?un
logement social, 37,0 % résident déjà dans le
parc social HLM mais souhaitent l?attribution
d?un nouveau logement (plus grand, plus petit,
dans une autre commune ?).
Pour le département de la Sarthe, on observe
un fort taux de demandes internes (43,1 %). La
situation est inverse en Vendée où seules
26,7 % des demandes proviennent de
ménages actuellement logés dans le parc HLM.
Cette demande interne est comprise entre
36 % et 41 % pour les trois autres
départements
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La demande interne est généralement
plus présente dans les centres urbains ou
à proximité (41 % dans les centres et
banlieues). Cette situation est
particulièrement marquée dans la
banlieue angevine où la part de demande
interne dépasse les 50 %, et à un degré
moindre à proximité de Laval et du Mans.
A l?opposé, la part de la demande interne
est plus limitée dans les espaces plus
ruraux (24 à 28 %) et sur le littoral (23 %).
Origine de la demande locative sociale en
2013
0%
20%
40%
60%
80%
100%
Centre
grands
pôles
Banlieue
grands
pôles
Périphérie
grands
pôles
ville
moyenne
Rural
sous
influence
urbaine
Rural pur Littoral
externe interne
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative
sociale
- 11 -
Part de la demande locative sociale interne (demandeur déjà dans le parc) par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative
sociale
La demande externe représente 3,2 % des ménages. Elle est particulièrement marquée sur
Nantes et Angers et plus généralement dans les principales agglomérations
Poids des ménages demandeurs externes par
département au 1-1-2013
0%
1%
2%
3%
4%
5%
Loire-
Atlantique
Maine-et-
Loire
Mayenne Sarthe Vendée Région
Le poids de la demande externe sur le parc
des résidences principales constitue un
indicateur de pression de la demande de
logement social.
51 196 ménages ne résidant pas dans le parc
social sont en attente d?un logement social,
soit 3,2 % des ménages de la région ou
encore 1 ménage sur 31.
Le poids de ces demandeurs externes est le
plus élevé en Loire-Atlantique (4,2 %), puis
dans le Maine-et-Loire (3,3 %) suivi par la
Vendée (2,5 %). Il est moindre dans la Sarthe
(2,2 %). C?est en Mayenne que la part des
ménages demandeurs ne résidant pas dans
le parc social est la plus faible (1,8 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?analyse locale montre en outre
de grandes disparités opposant
espaces urbains et dans une
moindre mesure péri-urbains
proches, avec une forte demande
externe d?une part, espaces
ruraux d?autre part, le littoral
offrant un profil intermédiaire.
Poids des ménages demandeurs externes par
type de territoire au 1-1-2013
0%
1%
2%
3%
4%
5%
6%
Centre
grands
pôles
Banlieue
grands
pôles
Périphérie
grands
pôles
ville
moyenne
Rural sous
influence
urbaine
Rural pur Littoral
Source : DREAL / Créha Ouest ?
demande locative sociale
- 12 -
On compte 9 cantons (+ Mayenne-Ouest sur lequel n?existe aucune demande externe) pour lesquels le poids
des demandes externes dans le parc des résidences principales est inférieur à 0,5 %. Il s?agit exclusivement
de cantons ruraux de la Mayenne et de la Sarthe, où l?offre sociale est souvent faible. Plus généralement, on
observe une pression moindre sur ces deux départements, hors des villes de Laval et Le Mans.
A l?opposé, parmi les territoires où le poids des demandes externes est le plus fort, on retrouve les villes de
Nantes (6,8 %), Rezé, Saint-Herblain, Angers et La Roche-sur-Yon, avec un taux supérieur à 6 %. Suivent
Saint-Nazaire et La Baule, avec des poids respectifs de demandes externes de 5,5 % et 5,0 %, puis les
principaux territoires urbains (dont Le Mans, à 4,1 %, Laval, à 4,0 % et Cholet, à 3,5 %).
Part de la demande externe dans le parc des résidences principales par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
2 ? Type de logement demandé
26 % des demandeurs souhaitent formellement un logement individuel.
Parmi les 81 317 demandes de logements sociaux, 26,0 % concernent un logement individuel (valeur proche
du poids des logements de ce type dans le parc HLM), 31,3 % un logement collectif, alors que dans 42,7 %
des cas, le demandeur n?a pas d?exigence spécifique.
La localisation sollicitée donne lieu à d?importants écarts selon les types
L?analyse met en évidence des différences manifestes dans les souhaits exprimés par le demandeur selon le
département ou plus encore selon le type de territoire sollicité.
Le souhait d?accéder à un logement social collectif
varie de 17,5 % pour la Vendée à 35,7 % pour la
Mayenne.
Les écarts sont plus importants encore pour les
logements individuels qui sont attendus par 16,3 %
des demandeurs de Loire-Atlantique contre 46,3 %
pour la Vendée.
Par ailleurs, les demandes sans préférence
affirmée quant au type de logement sont plus
élevées en Loire-Atlantique (51,8 %) et plus faibles
en Mayenne (27,5 %).
La structure du parc existant, mais aussi la tension
du marché locatif social, semblent être
déterminants dans le choix exprimé par les
demandeurs.
Type de logement souhaité par le
demandeur au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
Collectif
Indifférent
Individuel
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 13 -
Type de logement souhaité par le demandeur
au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
Collectif Indifférent Individuel
Le logement collectif est
recherché par 44,7 % des
demandeurs aspirant à
résider dans les plus
grandes villes et encore par
27,1 % pour ceux qui
recherchent leurs banlieues,
où l?offre est principalement
collective. En dehors des
villes moyennes où elle
atteint 23 %, cette proportion
culmine dans les autres
types de territoire à 13 %
(littoral).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Le logement individuel est privilégié par une majorité plus ou moins nette de demandeurs en périphérie des
principales agglomérations (53 %) et plus encore dans le rural (67 %). Il le demeure de façon relativement
importante (39 %) sur le littoral. Mais il faut pondérer cette observation en rappelant que ces types de
territoire ne réunissent que 22 % de la demande régionale.
L?attente d?un logement individuel n?est plus que de 22 % dans les banlieues et de 11 % dans les centres des
principales agglomérations qui attirent 69 % de la demande.
Une attente un peu plus forte de logements individuels pour la demande interne (30 %) que
pour la demande externe (24 %)
Type de logement demandé selon l'origine
de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
collectif
indifférent
individuel
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les attentes des demandeurs sont assez
faiblement liées au fait qu?ils appartiennent
déjà ou non au parc locatif social.
Les demandes de logement collectif sont
néanmoins plus fréquentes pour les
demandeurs externes (32,7 % contre 29,0 %),
le souhait d?accéder à un logement individuel
est plus marqué pour les demandeurs internes
(29,9 % contre 23,7 %). Les demandeurs
externes sont un peu plus ouverts sur le type
de logement attendu (43,7 % d?indifférents
contre 41,1%).
Part des demandes portant uniquement sur des logements individuels par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative
sociale
- 14 -
3 ? Taille de logement demandée
67 % des demandes portent sur des 2 ou 3 pièces. Les demandes internes concernent
beaucoup plus de grands logements
Taille de logement demandée au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Au 1er janvier 2013, les 2/3 de la demande locative
sociale portent sur des logements de 2 pièces
(31,3 %) ou 3 pièces (35,6 %). 26,1 % des
ménages demandeurs attendent un logement de 4
pièces ou + (19,7 % pour un T4 et 6,4 % pour un
T5 et +) alors que seuls 7,0 % souhaitent
emménager un studio ou T1.
La Mayenne se démarque des autres
départements par des besoins de logements plus
grands que la moyenne (seulement 32,0 % de T1
et T2 contre 30,5 % de T4 et +). En Vendée, les
besoins sont plus spécifiquement des 3 pièces
(41,6 % des demandes), alors qu?en Loire-
Atlantique, 35,1 % des attentes concernent un
logement de 2 pièces. Les besoins en T1 sont plus
nombreux en Maine-et-Loire (7,7 %). Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Taille de logement demandée au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100
%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les villes centres des principales agglomérations
et le littoral se caractérisent par une proportion
relativement élevée de demandes de T1
(respectivement 9,2 % et 8,1 %) et de T2 (34,0 %
et 35,4 %).
Les T3 sont surtout caractéristiques des
territoires autres que les principales
agglomérations, où leur proportion dépasse
40 %. Celle-ci est de 31,5 % dans les centres et
de 35,3 % dans les banlieues.
La part de T4 et + atteint 38,8 % dans le rural
pur, il est vrai très faiblement sollicité, alors
qu?ailleurs elle culmine à 28,4 % dans les
banlieues et périphéries d?agglomération. Si elle
est encore de 25,4 % dans les centres, elle n?est
plus que de 16,4 % sur le littoral.
Taille de logement demandée selon
l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La taille de logements souhaitée diffère fortement
entre demande interne et externe.
Les demandes internes sont plus axées sur de
grands logements (27,9 % de T4 et 11,1 % de T5
et + contre seulement 23,7 % de T1 et T2). A
l?inverse, la demande externe porte plus sur de
petits logements (47,0 % de T1 et T2 pour 18,6 %
de T4 et +). La différence de composition des
ménages entre demande interne et externe
explique en grande partie cette différence.
- 15 -
Part des demandes portant sur des logements de 4 pièces et + par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ?
demande locative sociale
4 ? Motif de la demande
Des demandes externes liées à des problèmes financiers et à des décohabitations en
cours, des demandes internes pour disposer d?un logement plus adapté ou mieux localisé.
L?analyse des motifs de demandes de logements sociaux est délicate car plusieurs motifs peuvent être à
l?origine d?une demande et la détermination du motif principal n?est pas toujours évidente ; il convient donc
d?être vigilant sur les interprétations réalisées qui ne dénotent que très peu de disparités géographiques.
Motif de la demande de logement social au 1/1/2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb financier
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Motif de la demande de logement social au 1/1/2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb financier
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 16 -
Le principal motif général à l?origine d?une demande de logement social réside dans le fait de se retrouver
sans logement stable (35,0 % des demandes). Plus précisément, 14,7 % des demandeurs concernés sont
en situation de décohabitation liée à une séparation de couple ou à un enfant quittant le foyer familial ; dans
16,2 % des cas, le demandeur est sans logement ou hébergé temporairement.
Le second motif pour 27,5 % des demandes est le souhait de quitter un logement inadapté (trop grand pour
3,0 %, trop petit pour 16,0 % ou inadapté à un souci de maladie ou de handicap pour 8,5 % des demandes).
Viennent en second niveau : des problèmes financiers pour subvenir au budget logement (14,6 %) et, pour
11,9 %, le souhait d?un rapprochement professionnel ou familial (6,6 % pour mobilité professionnelle et 5,3 %
pour mobilité familiale). On trouve ensuite le désir de disposer d?un cadre de vie différent pour 8,1 % des
demandeurs et enfin des problèmes de logement inconfortable (2,4 %).
Motif détaillé de demande du logement social au 1-1-2013
0% 2% 4% 6% 8% 10% 12% 14% 16% 18%
12 - Sans logement ou héb. temporaire
43 - Logement trop petit
11 - Décohabitation
61 - Logement trop cher
41 - Logement inadapté santé
21 - Problème environnement, voisinage
31 - Mobilité professionnelle
32 - Mobilité familiale
13 - Vente, résiliation, expulsion, démolition
42 - Logement trop grand
50 - Logement insalubre ou dangereux
22 - Rapproch. équipements, services
62 - Accédant à la prop. en diffic.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?élément déclencheur de la demande diffère fortement selon que celle-ci est d?origine interne ou externe.
Pour 46,3 % des demandes internes, le motif tient dans un logement actuel inadapté (24,7 % trop petit, 6,1 %
trop grand et 15,5 % pour cause de santé), pour 18,5 % dans le souhait de changer de cadre de vie et pour
10,2 % seulement dans la conséquence d?une décohabitation.
A l?opposé, les demandes externes proviennent pour moitié (49,2 %) de la recherche d?un logement stable
(dont décohabitation, 18,5 %, absence ou précarité de logement, 25,3 %) et pour 18,8 % de problèmes
financiers ne permettant pas d?assumer le coût du logement actuel. L?inadaptation n?intervient que pour
16,7 %.
Motif de la demande de logement social selon l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande externe
demande interne
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb financier
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 17 -
II ? Caractéristiques des demandeurs
A ? Composition du ménage demandeur
1 ? Composition familiale du ménage
41,4 % des demandeurs sont des personnes seules sans enfant, mais cette part grimpe à
48,0 % pour la demande externe contre 30,2 % en demande interne. A l?opposé, 17,4 % des
demandeurs sont des couples avec enfant(s) et 23,6 % des familles monoparentales, mais
leur part cumulée est de 54,6 % de la demande interne, contre 33,0 % en demande externe.
Les demandeurs isolés (personnes seules sans enfant) représentent 41,4 % des demandeurs, mais 48,0 %
de la demande externe contre 30,2 % de la demande interne. Il s?agit plus souvent d?une femme que d?un
homme (22,7 % contre 18,7 %), et les hommes effectuent beaucoup moins de demandes en interne.
Les couples sans enfant correspondent à 11,2 % des ménages contre 17,4 % pour les couples avec
enfant(s). Ces familles avec enfant(s) sont plus nombreuses parmi les demandeurs lorsqu?elles
appartiennent déjà au parc HLM (27,1 % de demandes internes contre 11,7 % de demandes externes).
Parmi les 23,6 % de familles mono-parentales, la grande majorité a à sa tête une femme (20,7 % contre
2,9 %) ; leurs demandes sont plus importantes en interne (24,8 %) qu?en externe (18,2 %).
Composition familiale des demandeurs au 1/1/2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
personne seule F
personne seule H
couple
famille
famille monoparentale F
famille monoparentale H
personne seule F + autre
personne seule H + autre
autre
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Entre départements, les différences de composition familiale des demandeurs sont peu marquées.
Selon les types de territoire, elles le sont un peu plus.
C?est ainsi que les demandeurs isolés sont plus nombreux sur le littoral (47,6 %) et, par corollaire, sur la
Vendée, en lien avec l?importance particulière de la demande externe. Ils le sont également mais dans une
moindre mesure dans les centres des principales agglomérations (44,1 %). Ils sont en revanche relativement
peu nombreux dans leurs banlieues et périphéries (36,7 % et 37,0 %).
Les couples sans enfant se portent plus volontiers sur le rural dont ils représentent plus de 15 % des
demandeurs, que sur les centres des principales agglomérations (9,5 %).
Pour leur part, les couples avec enfant(s) sont plus nombreux à solliciter un logement en banlieue (20,1 %) et
moins sur le littoral (11,7 %).
La présence d?enfants se traduit par une demande relativement plus importante de logements sociaux en
banlieues et périphéries.
- 18 -
Composition familiale des demandeurs au 1/1/2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
personne seule F
personne seule H
couple
famille
famille monoparentale F
famille monoparentale H
personne seule F + autre
personne seule H + autre
autre
Composition familiale selon l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande externe
demande interne
Région
personne seule F
personne seule H
couple
famille
famille monoparentale F
famille monoparentale H
personne seule F + autre
personne seule H + autre
autre
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La composition familiale est déterminante dans la taille de logement attendue et peut être à
l?origine de motivations différentes : souhait de logements mieux adaptés (plus grands)
pour les couples, qu?ils soient avec ou sans enfant.
85,0 % des personnes seules hommes sont en recherche d?un T1 ou d?un T2 contre 71,0 % pour leurs
homologues femmes ; les femmes seules sont en fait plus nombreuses à souhaiter des logements de taille
plus grande : 28,1 % de demandes de T3. Les attentes des couples sans enfant portent essentiellement sur
des T3 (65,1 %) même si 25,8 % n?aspirent qu?à un T2. Les familles formulent des demandes de logements
plus grands : 51,0 % de T4 et 22,8 % de T5 et +. La situation des familles monoparentales est intermédiaire
entre les couples sans enfant et les familles : les besoins s?orientent principalement sur les T3 et les T4 (près
de 85 % des demandes). Les logements désirés par les familles monoparentales ayant à leur tête une
femme sont généralement de taille plus importante que les familles monoparentales masculines.
Taille de logement demandée selon la composition familiale au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
personne seule F
personne seule H
couple
famille
famille monoparentale F
famille monoparentale H
personne seule F + autre
personne seule H + autre
Total
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 19 -
L?élément déclencheur de la demande diffère fortement selon que celle-ci émane d?un homme, d?une femme,
d?un couple ou d?une famille « classique ».
Lorsque l?initiative provient d?un homme ne vivant ni en couple ni en famille, l?absence de logement stable
joue un rôle beaucoup plus fort (50,5 %) que lorsqu?elle émane d?une femme (36,7 %) et encore davantage
que chez les couples sans enfant (23,6 %) et plus encore les familles (14,6 %).
L?inadaptation du logement actuel est au contraire beaucoup moins invoquée par les hommes seuls (19,1 %)
que par les femmes seules (24,4 %) ou par les couples, avec ou sans enfants (40,1 %).
L?impact du cadre de vie est également moins prégnant lorsque la demande de logement est effectuée par
un homme seul (5,8 %) que dans les autres cas (9,3 %).
Les autres motifs possibles apparaissent moins discriminants.
Motif de la demande selon la composition familiale au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
personne seule F
personne seule H
couple
famille
famille monoparentale F
famille monoparentale H
personne seule F + autre
personne seule H + autre
Total 1 - séparation / sans
logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie
différent
3 - mobilité professionnelle ou
familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb financier
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
2 ? Nombre de personnes et nombre d?enfants du ménage
La taille moyenne des ménages est de
2,22 personnes. La demande de
logements sociaux touche ainsi 180 227
personnes dont 43,6 % résident déjà dans
le parc HLM
La plupart des demandes de logements sociaux
concernent une seule personne (41,5 %). Dans
25,1 % des cas, le ménage est composé de 2
personnes et pour 16,0 % de 3 personnes. 9,6 %
des demandes touchent des ménages de 4
personnes et 7,7 % des ménages de 5 personnes
et plus. Au final, les 81 317 demandes de
logements sociaux représentent ainsi 180 227
personnes.
Nombre de personnes au sein du ménage
demandeur au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
1
2
3
4
5
6 et +
Nombre de personnes au sein du ménage
demandeur au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100
%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
1
2
3
4
5
6 et +
Les ménages vendéens sont de taille plus petite,
dont notamment 6,3 % de 5 personnes et plus. La
Sarthe comme la Mayenne enregistrent de plus
nombreuses demandes émanant de ménages de
5 personnes et + (9,1 % et 9,5 %). La Loire-
Atlantique et le Maine-et-Loire ont une structure
plus voisine de la moyenne régionale.
Le littoral et les centres ont en commun une forte
proportion de demandeurs isolés, mais le littoral
se différencie par une proportion plus forte de
demandeurs de 2 personnes et plus faible de 4
personnes et +.
Les banlieues et périphéries comptent une
proportion supérieure à la moyenne de ménages
de 2 personnes ou davantage. Elles se
distinguent du rural dont la fréquence de
ménages de 3 personnes ou plus est plus faible.
- 20 -
Nombre de personnes selon l'origine de la
demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
1
2
3
4
5
6 et +
Les personnes seules étant beaucoup plus
nombreuses dans la demande externe, il en
découle des ménages de taille inférieure à ceux
de la demande interne (notamment, 12,1 % de
ménages de 4 personnes et + contre 26,1 %).
De ce fait, les ménages externes représentent
63 % des demandes, mais regroupent 101 678
personnes (78 549 pour l?interne), soit seulement
56,4 % des personnes attendant un logement
HLM.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La taille moyenne des ménages demandeurs d?un logement social est de 2,22 personnes (1,99 personne en
externe, 2,61 en interne). Cette taille est plus forte dans les zones péri-urbaines et plus faible sur le littoral.
Pour les territoires ruraux, les disparités sont plus marquées et sensibles aux nombres de demandes peu
importantes.
Nombre moyen de personnes dans les ménages demandeurs par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande
locative sociale
40,4 % des demandes sont faites par des ménages avec enfant(s) ; cette part est de 54,0 %
pour la demande interne contre seulement 32,4 % pour la demande externe
59,6 % des ménages demandant un logement
social n?ont pas d?enfant.
Pour 17,6 % des ménages, il y a un enfant et
dans 13,1 % 2 enfants. Les ménages avec 3
enfants et plus concernent un peu moins de
10 % des demandes (6,2 % avec 3 enfants,
2,4 % avec 4 enfants et 1,2 % avec 5 et +).
Globalement, ce sont 63 548 enfants qui sont
concernés par une demande de logement social.
La part des ménages avec enfant(s) est
inférieure à la moyenne dans le rural et sur le
littoral. Elle est en revanche supérieure à 40 %
en couronne des grandes villes.
Nombre d'enfants au sein du ménage
demandeur au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
0
1
2
3
4
5 et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 21 -
Nombre d'enfants au sein du ménage
demandeur au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
Région
0
1
2
3
4
5 et +
Sur l?ensemble de la région, le nombre moyen
d?enfants par ménage demandeur est de 0,78.
La Mayenne et la Sarthe recensent plus de
familles nombreuses (12,0 % et 11,7 % avec 3
enfants ou plus). A l?opposé, seules 8,7 % des
familles vendéennes ont 3 enfants ou plus. On
compte 0,72 enfant par ménage en Vendée
contre 0,84 en Sarthe et 0,85 en Mayenne.
Le nombre moyen d?enfants par ménage
demandeur s?échelonne selon le type de territoire
entre 0,66 (littoral), 0,68 (rural pur), 0,73 (rural
sous influence urbaine), 0,78 (centres et
périphéries d?agglomérations), 0,80 (villes
moyennes) et 0,82 (banlieues).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Nombre d'enfants selon l'origine de la
demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
0
1
2
3
4
5 et +
Etant données les différences de composition
familiale, la proportion de ménages avec enfants
est de 54 % parmi les demandeurs déjà logés
dans le parc HLM (dont 14,8 % avec 3 enfants et
+) contre 32 % pour les demandeurs externes.
Le nombre d?enfant(s) associés à une demande
interne est ainsi plus élevé que celui associé à
une demande externe (33 042 contre 30 506), ce
qui représente en moyenne 1,10 enfant par
ménage contre 0,60, soit presque deux fois plus.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Part des ménages demandeurs avec enfant(s) par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 22 -
3 ? Age du demandeur
L?âge moyen du demandeur de logement social est de 40,8 ans et les demandeurs issus du
parc HLM sont plus âgés de 5,9 ans. Les demandeurs de 60 ans et plus représentent 13,7 %
de la demande et sont plus présents sur le littoral et dans une moindre mesure le rural.
Age du chef du ménage demandeur au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-
Atlantique
Maine-et-
Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
moins de 25
25-29
30-39
40-49
50-59
60-69
70 et plus
L?âge moyen du chef de ménage demandeur
est de 40,8 ans. Les chefs de ménage de 60
ans ou plus représentent 13,7 % des
demandeurs, les moins de 25 ans, 14,8 %.
C?est dans le département de Vendée que l?on
trouve le plus de demandeurs âgés : 18,1%
ont 60 ans et plus ? contre 13,7 % sur
l?ensemble de la région, et le moins de
demandeurs de moins de 30 ans : 26,9 %
contre 29,5 %, mais aussi de 30 ?39 ans :
20,8 % contre 23,6 %. La Mayenne possède
un nombre relativement élevé de demandeurs
de moins de 30 ans : 32,9 %. Les autres
départements présentent une structure par âge
plus lissée et proche de la moyenne régionale,
ce qui est aussi le cas de la Vendée? en
excluant le littoral, qui attire 27 % des
demandeurs du département.
Le littoral présente en effet une structure par
âge des demandeurs très spécifique, puisque
les moins de 40 ans n?y comptent que pour
33,3 % des demandeurs (seulement 15,3 %
ont moins de 30 ans), les 60 ans ou plus en
représentent 25,8 %, tandis que les 40 ? 59
ans, avec un taux de 40,8 % des demandeurs,
se situent 7,6 points au-dessus de la moyenne
régionale.
Dans une moindre mesure, les territoires
ruraux considérés dans leur ensemble offrent
également une structure différenciée,
caractérisée aussi par une forte présence de
demandeurs âgés de 60 ans ou plus (20,0 %),
mais par une faible part de 30 ? 39 ans
(20,3 %) comme de 40 ? 59 ans (29,5 %).
Les agglomérations ? villes centres et
banlieues ? ont un profil d?âge des
demandeurs nettement moins typé.
Age du chef du ménage demandeur au 1-1-2013
0% 20
%
40
%
60
%
80
%
100
%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
Région
moins de 25
25-29
30-39
40-49
50-59
60-69
70 et plus
Source : DREAL / CréhaOuest ? demande locative sociale
Age du chef du ménage selon l'origine de
la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
moins de 25
25-29
30-39
40-49
50-59
60-69
70 et plus
En interne, 16,9 % des demandeurs ont moins de
30 ans contre 36,8 % pour la demande externe. À
l?opposé, 57,8 % des demandeurs internes ont 40
ans ou plus contre seulement 40,5 % pour les
demandeurs logés actuellement hors parc HLM.
L?écart d?âge moyen est de 5,9 ans (44,5 ans pour
la demande interne contre 38,6 ans pour l?externe).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 23 -
Part des ménages dont le demandeur a 60 ans ou plus par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande
locative sociale
Les ménages en attente d?un logement social pour cause de logement temporaire (voire sans logement) ou
de décohabitation en cours sont d?autant plus nombreux que le demandeur est jeune : de 48 % pour les
moins de 25 ans à 14 % pour les 70 ans et +. Toutefois, lorsque la cause de la précarité tient dans une
perspective de vente, résiliation de bail, expulsion ou démolition, c?est l?inverse qui se produit : 1,9 % des
demandes émanant de moins de 25 ans, 7,0 % pour les plus de 70 ans.
A l?inverse, le motif de logement inadapté est d?autant plus fréquent que le demandeur est âgé : de 18 %
pour les moins de 25 ans à 49 % pour les 70 ans et +. C?est le cas pour les logements (actuels) trop grands :
0,5 % des demandes de ménages de moins de 40 ans, entre 6 % et 11 % des demandes de ménages de 50
ans ou plus. C?est encore vrai pour les logements inadaptés à la santé : moins de 4 % pour les moins de 40
ans s?élevant ensuite de 14 % à 33 %. En revanche, ce n?est pas le cas pour les logements trop petits qui
correspondent à 15 à 21 % des demandes de moins de 40 ans, et à moins de 10 % de celles des plus de 50
ans.
Motif de la demande selon l'âge au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
moins de 25
25-29
30-39
40-49
50-59
60-69
70 et plus
Total
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb financier
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 24 -
4 ? Nationalité du ménage
Pour déterminer la nationalité du ménage, il a été décidé de retenir la règle suivante :
- est considéré ?étranger non UE? un ménage dont le demandeur ou son conjoint est de nationalité étrangère hors UE ;
- est considéré ?étranger UE? un ménage dont le demandeur ou son conjoint est de nationalité étrangère UE et pas étrangère hors UE ;
- est considéré ?français? un ménage dont le demandeur et son éventuel conjoint sont français.
13,5 % des ménages demandeurs sont étrangers (dont la majorité hors UE), mais
seulement 11,3 % en demande externe contre 17,2 % en demande interne. Les ménages
étrangers sont de taille plus importante avec plus de demandeurs âgés de 30 à 50 ans.
Au 1er janvier 2013, 13,5 % des ménages
demandeurs d?un logement social comportent au
moins une personne de nationalité étrangère. La
nationalité des ménages étrangers est
généralement hors union européenne (11,8 %
contre 1,6 %).
La part des ménages étrangers provenant de
l?union européenne fluctue de 1,2 % dans le
Maine-et-Loire à 2,0 % pour la Loire-Atlantique.
Les ménages étrangers hors union européenne
sont environ 3 fois plus nombreux en Loire
Atlantique et dans la Sarthe qu?en Vendée
(respectivement 14,5 % et 12,2 % contre 4,5 %).
Toutes nationalités confondues, la Loire-
Atlantique présente 16,5 % de ménages
étrangers contre 5,8 % en Vendée.
Nationalité des demandeurs au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
1 - Française
2 - Union
Européenne
3 - Hors Union
Européenne
Nationalité des demandeurs au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100
%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
Région
1 - Française
2 - Union
Européenne
3 - Hors
Union
Européenne
Les demandes de logements émanant
d?étrangers, surtout extérieurs à l?Union
Européenne, sont fortement concentrées
dans les principales agglomérations (centres
et banlieues des grands pôles) : 92 % pour les
étrangers hors Union Européenne, 76 % pour
les étrangers européens, contre 65 % pour les
Français.
La proportion de demandeurs étrangers
atteint de ce fait 20,4 % dans les centres,
11,4 % dans les banlieues, mais n?est plus
que de 6,9 % dans les villes moyennes et ne
dépasse 3,2 % dans aucun autre type de
territoire.
Nationalité des demandeurs selon l'origine
de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne francaise
etrangère
UE
etrangère
non UE
Le nombre de ménages étrangers est assez
proche en demande interne et externe (5 175 et
5 771). La part des étrangers est ainsi supérieure
de 5 points pour les ménages résidant déjà dans le
parc HLM (17,2 % contre 11,3 %).
Le poids des étrangers issus de l?union
européenne est proche entre demande interne et
externe (respectivement 1,5 % et 1,7 %). L?écart
constaté porte donc uniquement sur les ménages
hors UE.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 25 -
L?âge moyen des ménages étrangers et français
est proche (39 ans pour les étrangers hors UE, 40
ans pour les étrangers UE et 41 ans pour les
français). En revanche, la structure par âge est
plus resserrée pour les étrangers (57,3 % des
demandeurs étrangers ont entre 30 et 49 années,
contre 41,1 % des français).
Les moins de 30 ans représentent ainsi 30,3 %
des demandeurs français, contre 24,3 % pour les
étrangers. Les plus de 60 ans sont 14,6 % chez
les français contre 8,3 % chez les étrangers.
Age selon la nationalité des demandeurs
0% 20% 40% 60% 80% 100
%
1 - Française
2 - Union Européenne
3 - Hors Union Européenne
Total
moins de 25
25-29
30-39
40-49
50-59
60-69
70 et plus
Nombre de personnes selon la nationalité
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - Française
2 - Union
Européenne
3 - Hors Union
Européenne
Total 1
2
3
4
5
6 et +
Parmi les ménages français, 44,3 % sont
composés d?une seule personne contre 23,6 %
pour les ménages étrangers. Par corollaire, les
ménages de 5 personnes et plus sont presque 3
fois plus importants chez les étrangers que chez
les français (17,7 % contre 6,2 %).
Ceci a des conséquences sur les motifs à l?origine
de la demande : 23,1 % pour cause de logements
trop petits pour les étrangers contre 13,8 % pour
les français - respectivement 1,9 % et 2,9 % de
logements trop grands, ou encore 24,6 % et
13,9 % de logements précaires.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
A l?inverse, les questions de décohabitation, de ventes, résiliations, expulsions, démolitions de logements, de
mobilité professionnelle et de coût du logement sont à l?origine de 40,2 % des demandes émanant de
ménages français et de 23,2 % en provenance d?étrangers.
B ? Activité ? ressources du ménage demandeur
1 ? Activité du ménage
Pour déterminer l?activité du ménage, il a été décidé de retenir la règle suivante :
- si le demandeur ou son conjoint est en CDI alors le ménage est ?CDI? ;
- sinon si le demandeur ou son conjoint est en CDD, stage ou intérim alors le ménage est ?CDD, stage, intérim? ;
- sinon si le demandeur ou son conjoint est en retraite alors le ménage est ?retraité? ;
- sinon si le demandeur ou son conjoint est étudiant alors le ménage est ?étudiant? ;
- sinon le ménage est considéré comme ?chômeur et inactif? (hors étudiants et retraités).
44,2 % des ménages demandeurs sont en CDI, contre 21,0 % de chômeurs et 18,5 % de
CDD, stage et intérim. Les ménages en CDI et les retraités sont plus présents en demande
interne.
Parmi les 81 317 ménages en attente d?un logement social, 44,2 % sont constitués d?au moins une personne
en CDI. Les ménages chômeurs ou inactifs représentent 21,0 % des demandes contre 18,5 % pour les
ménages en CDD stage et intérim. Les retraités constituent 13,8 % des demandeurs alors que les ménages
étudiants comptent pour 2,5 %.
La part des ménages en CDI atteint 47,5 % en Loire-Atlantique alors qu?elle n?est que de 37,6 % en Vendée.
Même si leur poids reste limité, on rencontre plus d?étudiants parmi les demandeurs du Maine-et-Loire
(3,7 %). En Vendée, on enregistre un nombre de demandeurs retraités supérieur de 6,7 points à celui de la
Loire-Atlantique (19,1 % contre 12,4 %). Le poids des chômeurs et inactifs est assez homogène, de 19,3 %
en Loire-Atlantique à 25,1 % en Sarthe.
- 26 -
Activité du ménage au 1-1-2013
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
1 - CDI (ou fonctionnaire)
2 - CDD, stage, intérim
3 - Retraité
4 - Etudiant
5 - Chômeur
Activité du ménage au 1-1-2013
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100
%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
Région
1 - CDI (ou fonctionnaire)
2 - CDD, stage, intérim
3 - Retraité
4 - Etudiant
5 - Chômeur
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les écarts entre territoires sont plus prononcés. Les ménages avec CDI sont nettement plus présents dans
les banlieues et périphéries des principales agglomérations (53,6 % et 50,9 % des demandeurs), moins dans
le rural pur et sur le littoral (33,4 % et 35,7 %) où l?on compte en revanche de nombreux retraités (26,3 % et
26,5 %). Les étudiants et chômeurs sont fortement présents parmi les demandeurs des grandes villes (4,1 %
et 23,9 %), les chômeurs représentant également 24,6 % des demandeurs des villes moyennes.
Parmi les demandeurs résidant déjà dans le
parc HLM, on rencontre plus de ménages
ayant une activité en CDI et de ménages
retraités (48,4 % et 16,4 %) que parmi les
demandeurs externes (41,8 % et 12,3 %). A
l?inverse, les ménages en CDD, stage,
intérim ainsi que les ménages chômeurs ou
inactifs sont plus fréquents parmi les
demandeurs externes (4 points de plus pour
chacune de ces deux catégories). Enfin, les
ménages étudiants représentent 3,6 % des
demandes externes contre 0,6 % pour les
demandes internes.
Activité du ménage selon l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
1 - CDI (ou
fonctionnaire)
2 - CDD, stage,
intérim
3 - Retraité
4 - Etudiant
5 - Chômeur
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La majorité des demandeurs retraités vit seule ou en couple sans enfant et aspire souvent
à un logement mieux adapté. Les familles avec enfants disposent plus souvent d?un CDI,
alors que les familles mono-parentales comptent plus de chômeurs.
C?est parmi les couples avec enfant(s) que l?on enregistre le plus de ménages ayant une activité en CDI
(62,0 %) alors que cette part est la plus faible chez les ménages isolés (32,2 %). Les retraités comptent pour
22,8 % des ménages vivant seuls et pour 22,2 % des couples sans enfant ; ils sont beaucoup moins
représentés parmi les familles avec enfants (moins de 4 %). La part des chômeurs est plus élevée au sein
des familles monoparentales (30,8 %), il est en revanche plus rare que les 2 conjoints soient au chômage ou
sans activité parmi les couples sans enfant (8,8 %) et parmi les familles (15,6 %). Enfin, la part des CDD,
stage et intérim est stable et comprise entre 16,8 % et 21,4 % quelle que soit la composition familiale du
ménage.
- 27 -
Activité des ménages selon la composition familiale
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
1 - Personne seule
2 - Couple
3 - Famille
4 - Famille mono
5 - Personne seule + autre(s)
Total
1 - CDI (ou fonctionnaire)
2 - CDD, stage, intérim
3 - Retraité
4 - Etudiant
5 - Chômeur
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La demande de logement social pour cause de décohabitation, recherche d?indépendance ou absence de
logements n?est que de 17,0 % chez les ménages retraités alors qu?elle est de 40,2 % pour les ménages
sans activité stable (CDD, intérim, stage), 44,4 % chez les chômeurs et inactifs et 42,3 % chez les étudiants.
Les ménages invoquant des problèmes financiers sont curieusement plus fréquents parmi les ménages
disposant d?un CDI (17,0 %), mais ces ménages étant en plus grande proportion des familles avec enfant(s),
le fait de disposer d?un emploi stable ne suffit pas toujours à garantir l?accès à un logement de taille
suffisante. Les étudiants sont ceux qui ont le moins d?exigences concernant le cadre de vie (4,0 %) car ils se
savent mobiles, c?est d?ailleurs au sein de cette catégorie que la demande de logement pour mobilité
professionnelle ou familiale est la plus forte (23,4 %). Les demandes justifiées par un logement actuellement
inadapté sont plus fréquentes chez les retraités dont les logements peuvent être trop grands (8,4 %) ou
inadaptés à un problème de santé (25,6 %).
Motif de la demande selon l'activité du ménage
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - CDI (ou fonctionnaire)
2 - CDD, stage, intérim
3 - Retraité
4 - Etudiant
5 - Chômeur
Total
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb financier
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
2 ? Ressources du ménage
Au niveau régional, 38,1 % des demandeurs disposent de moins de 1 000 ¤ de ressources
mensuelles (dont 3,0 % sans ressource déclarée) et 30,7 % de plus de 1 500 ¤. Les
demandeurs externes affichent des revenus largement inférieurs aux demandeurs internes.
38,1 % des ménages demandeurs d?un logement
social disposent de ressources mensuelles inférieures
à 1000 ¤ par mois. A l?opposé, 30,7 % des ménages
ont plus de 1 500 ¤ pour vivre et même plus de
2 000 ¤ pour 15,6 % d?entre eux.
On n?observe que peu de disparités départementales
dans la structure des ressources des demandeurs.
Les ménages de Maine-et-Loire présentent des
ressources légèrement supérieures à la moyenne
régionale : 35,5 % de ménages avec moins de
1 000 ¤ et 33,2 % avec plus de 1 500 ¤. La Sarthe
compte plus de ménages à faible revenu : 41,8 %
disposent de moins de 1 000 ¤, contre 27,5 % de
revenus de plus de 1 500 ¤. Les titulaires de revenus
supérieurs à 1 500 ¤ sont également sous-
représentés en Vendée (27,3 %).
Ressources des ménages au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
Aucune
moins de 500
500 à 750
750 à 1000
1000 à 1200
1200 à 1500
1500 à 2000
2000 et plus
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 28 -
Ressources des ménages au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
Région
Aucune
moins de 500
500 à 750
750 à 1000
1000 à 1200
1200 à 1500
1500 à 2000
2000 et plus
Les banlieues et périphéries
d?agglomérations se différencient
sensiblement par des
représentations forte des plus hauts
revenus et modique des plus
faibles.
Les demandeurs aux revenus
modestes sont pour leur part
relativement nombreux dans les
villes et aussi, mais dans une
moindre mesure, sur le littoral et
dans le rural.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Ressources du ménage selon l'origine de la
demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
Aucune
moins de 500
500 à 750
750 à 1000
1000 à 1200
1200 à 1500
1500 à 2000
2000 et plus
Les demandeurs externes, qui se caractérisent par
une part de personnes seules plus importante,
présentent des ressources beaucoup plus faibles
que les ménages résidant déjà dans le parc HLM :
42,0 % ont des ressources inférieures à 1 000 ¤
contre 31,4 % en interne. A l?inverse, 37,8 % des
demandeurs internes disposent de plus de 1 500 ¤
de ressources contre 26,5 % seulement pour les
demandeurs externes.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Le montant mensuel moyen de ressources des demandeurs est de 1 343 ¤ ; la contribution
des revenus d?activité à ce montant est de 57,2 %, celle des retraites de 11,3 %
Pour les ménages disposant de ressources définies, le montant moyen perçu est en moyenne régionale de
1 343 ¤ par mois. Il tombe à 1 291 ¤ si l?on prend en compte l?ensemble des ménages.
Il est de 1 644 ¤ pour les ménages dont le salaire ou l?activité non salariée constitue la principale source de
revenu (dont 1 442 ¤ de revenu d?activité), de 1 341 ¤ lorsque la principale source est la retraite (dont 1 250 ¤
de retraite), de 913 ¤ pour les ménages dont les allocations et aides diverses constituent la part la plus
importante ou exclusive des ressources.
Répartition des demandeurs en fonction de l'origine
principale des ressources au 1/1/2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
1 - Revenu
net d'activité
2 - Retraite
3 - Aides
diverses
Pour 52,0 % des demandeurs, la source
principale de revenus provient de l?activité, pour
11,5 % de la perception d?une retraite ; 36,5 %
vivent essentiellement des aides publiques le cas
échéant nettes des pensions alimentaires
versées.
Les revenus d?activité représentent cependant la
source principale de moins de la moitié des
demandeurs de la Sarthe (47,0 %) et de la
Vendée (45,0 %). Cette sous-représentation a
pour contrepartie une forte présence de
bénéficiaires d?aides publiques (42,3 %) dans la
Sarthe et dans une moindre mesure (39,0 %) en
Vendée, de retraités (15,9 %) en Vendée.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 29 -
D?importantes différences de structure
caractérisent les territoires.
Ainsi, les revenus d?activité constituent la
principale ressource de 38,9 % des
demandeurs du littoral, de 41,6 % des
demandeurs du rural « pur », mais leur
proportion s?élève à 52,0 % des
demandeurs du rural « sous influence
urbaine » et surtout à près de 60 % de ceux
de la couronne des principales
agglomérations (respectivement 59,6 % et
59,3 % des demandeurs en banlieues et
périphéries) où les bénéficiaires d?aides
publiques ont un poids nettement moindre .
Les retraites constituent la principale
source de revenus de 8,6 % des
demandeurs des principales villes, mais de
22,6 % de ceux du littoral.
Répartition des demandeurs en fonction de l'origine
principale des ressources au 1/1/2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
Région
1 - Revenu
net d'activité
2 - Retraite
3 - Aides
diverses
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Part des demandeurs dont les aides diverses (ressources autres que salaires et retraites) constituent la
principale source de revenus, par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative
sociale
Au total, les ressources des ménages sont en moyenne plus importantes là où les revenus d?activité
représentent une part plus élevée des demandeurs ; elles le sont moins lorsque prédominent les aides
publiques.
La capacité financière des demandeurs est globalement constituée pour 57,2 % par des salaires (et revenus
d?activité), pour 11,3 % par des retraites, et pour 31,5 % par les allocations, dont 10,1 % d?indemnités
chômage et 6,1 % de R.S.A.
- 30 -
Moyenne des ressources par ménage
percevant des ressources (¤ / mois)
1 200
1 220
1 240
1 260
1 280
1 300
1 320
1 340
1 360
1 380
1 400
Loire-
Atlantique
Maine-et-
Loire
Mayenne Sarthe Vendée Région
Moyenne des ressources par ménage percevant des
ressources (¤/mois)
1 150
1 200
1 250
1 300
1 350
1 400
1 450
1 500
Centre
grands
pôles
Banlieue
grands
pôles
Périphérie
grands
pôles
ville
moyenne
Rural sous
influence
urbaine
Rural pur Littoral
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
73,1 % des demandeurs disposent d?un revenu inférieur à 60 % du plafond HLM.
L?analyse des ressources en référence au plafond
HLM permet d?intégrer la composante
?composition familiale? dans l?analyse des
revenus. Au niveau régional, 73,1 % des
ménages demandeurs d?un logement social
disposent de revenus inférieurs à 60 % des
plafonds HLM, contre 5,1 % de ménages
bénéficiant de ressources supérieures à 100 %
des plafonds.
La structure des ressources par rapport aux
plafonds HLM est proche pour les cinq
départements de la région. La Sarthe concentre
un peu plus de faibles revenus (inférieurs à 60 %
des plafonds HLM) avec 76,0 % des demandeurs.
Cette part est légèrement plus faible dans le
Maine-et-Loire et en Mayenne avec des taux
respectifs de 72,1 % et 71,7 %.
Positionnement des ressources par rapport
au plafond PLUS au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région 1 - Moins de 20
%
2 - De 20 à 59 %
3 - De 60 à 99 %
4 - De 100 à 119
%
5 - 120 % et plus
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Positionnement des ressources par rapport
au plafond PLUS au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
Région
1 - Moins de 20
%
2 - De 20 à 59 %
3 - De 60 à 99 %
4 - De 100 à 119
%
5 - 120 % et plus
Ces taux sont surtout nettement plus bas
dans les banlieues et périphéries des
principales aires urbaines où ils tombent en-
deçà de 70 % (68,3 % et 67,9 %), alors
qu?ils dépassent 75 % dans les centres de
grands pôles (76,5 %) et dans le rural pur
(76,1 %).
Inversement, banlieues et périphéries font
partie des territoires pour lesquels la part
des demandeurs dont les ressources sont
supérieures à 100 % des plafonds HLM
dépasse 5 % (respectivement 6,0 % et
5,4 %). Mais c?est aussi le cas du littoral,
avec un taux de 5,5 %. Dans tous les autres
types de territoire, cette part est inférieure à
5 %.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 31 -
Plafond PLUS des demandeurs selon
l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
1 - Moins de 20 %
2 - De 20 à 59 %
3 - De 60 à 99 %
4 - De 100 à 119 %
5 - 120 % et plus
L?analyse des ressources nettes mettait en avant
de fortes disparités entre demandeurs internes et
externes. L?examen des revenus au regard du
plafond HLM, qui tient compte de la composition
familiale (il y a plus de personnes seules parmi les
demandeurs externes) apporte une lecture
différente avec des structures plus proches.
Il subsiste néanmoins plus de ménages avec
faible revenu en demande externe (37,7 % avec
revenu inférieur à 20 % du plafond contre 32,5 %).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Au niveau régional, 73,1 % des demandeurs ont des revenus inférieurs à 60 % du plafond HLM ce qui leur
permet de prétendre à des logements avec le niveau de loyers le plus bas (financements PLAI).
Ces revenus les plus faibles sont plus spécifiquement observés dans le nord de la Loire-Atlantique et plus
globalement aux franges de la région. A l?inverse, les demandeurs du centre mayennais et de l?aire urbaine
d?Angers (en dehors de la commune centre) affichent une part de revenus inférieurs à 60 % du plafond HLM
beaucoup plus faible.
Part des demandeurs dont le revenu est inférieur à 60 % des plafonds HLM par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative
sociale
Les ressources sont très liées à l?activité et à la composition familiale du ménage : la
moitié des ménages dont au moins une personne est en CDI dispose de plus de
1 500 ¤ alors que 52 % des étudiants ont moins de 500 ¤ ; 70 % des couples avec enfants
ont plus de 1 500 ¤ alors que 54 % des personnes seules ont moins de 1 000 ¤
Sans surprise, le niveau de ressources des ménages est fortement corrélé à leur activité professionnelle.
Ainsi, lorsqu?un membre au moins du ménage est embauché en CDI, les ressources moyennes dépassent la
barre des 1 000 ¤ pour 87,3 % de ces demandeurs (et même 1 500 ¤ pour 50,7 %). Pour les 12,7 %
restants, on peut estimer que le CDI concerne généralement un emploi à temps partiel ; il existe également
des situations où le revenu dépasse les 1 000 ¤ mais est amputé d?une pension alimentaire versée ce qui
limite les ressources disponibles.
A l?opposé, les ménages étudiants présentent les ressources les plus basses : 52,0 % d?entre eux vivent
avec moins de 500 ¤ par mois, 80,9 % avec moins de 1 000 ¤. Les ménages au chômage affichent
également de faibles ressources : 24,9 % ont moins de 500 ¤ et 66,1 % moins de 1 000 ¤.
Les ménages en intérim, stage ou CDD ainsi que les retraités disposent d?une structure de ressource plus
proche de la moyenne régionale.
- 32 -
Niveau de ressources selon l'activité du ménage
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
1 - CDI (ou fonctionnaire)
2 - CDD, stage, intérim
3 - Retraité
4 - Etudiant
5 - Chômeur
Total
0 - Aucune
1 - moins de 500
2 - 500 à 750
3 - 750 à 1000
4 - 1000 à 1250
5 - 1250 à 1500
6 - 1500 à 2000
7 - 2000 et plus
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les ressources des demandeurs sont également très dépendantes de la structure du ménage.
Parmi les demandeurs en couple ou en famille, il y a en effet plus de probabilités que le ménage comporte
au moins un actif en activité et dans les meilleures situations, ils peuvent être deux. On comptabilise ainsi
70,4 % de familles (couple avec enfant) avec des ressources supérieures à 1 500 ¤ et même 48,1 % avec
plus de 2 000 ¤ de ressources (respectivement 64,9 % et 40,0 % pour les couples sans enfant).
La situation est beaucoup plus compliquée pour les familles mono-parentales qui concentrent le plus de
chômeurs et d?inactifs, mais avec l?aide des allocations familiales et des pensions alimentaires perçues, les
ressources atteignent au moins 1 000 ¤ dans 60,0 % des cas et dépassent la barre des 500 ¤ pour 94,2 %
de ces ménages. En fait, les ressources les plus faibles se rencontrent pour les personnes seules parmi
lesquelles une part importante de retraités : seules 9,5 % bénéficient de plus de 1 500 ¤ de ressources alors
que 54,3 % ont moins de 1 000 ¤.
Niveau de ressources selon composition familiale du demandeur au 1-1-2013
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
1 - Personne seule
2 - Couple
3 - Famille
4 - Famille mono
5 - Personne seule + autre(s)
Total
0 - Aucune
1 - moins de 500
2 - 500 à 750
3 - 750 à 1000
4 - 1000 à 1250
5 - 1250 à 1500
6 - 1500 à 2000
7 - 2000 et plus
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
C ? Statut d?occupation actuel du ménage demandeur
La rubrique logement précaire regroupe les ménages hébergés par leur employeur, en habitat mobile et camping, en résidence sociale
ou maison relais, en structure d?accueil urgence et insertion, provisoirement en hôtel, en sous-location, en squat ou sans domicile.
37,1 % des demandeurs résident déjà dans le parc locatif social ; 31,6 % sont précarisés,
c?est-à-dire hébergés chez leurs parents, leurs amis, ou dans un logement précaire, dans
l?attente d?un logement HLM.
Parmi les demandeurs, 37,1 % résident déjà dans le parc locatif HLM et 25,6 % appartiennent au parc locatif
privé. On comptabilise également 5,8 % de ménages propriétaires et qui sont en situation de séparation ou
ne peuvent plus assumer la charge de remboursement du prêt ou le coût d?entretien de leur logement.
11,8 % des demandeurs sont actuellement hébergés de manière précaire (contre 11,3 % en 2012 et 7 % en
2011), 7,8 % sont accueillis par des amis et 12,0 % chez des parents ; ces trois catégories précarisées
attendent de prendre ou re-prendre leur indépendance.
- 33 -
La Vendée se démarque par une distribution très spécifique, avec une part plus importante de demandeurs
propriétaires (7,8 %), de locataires privés (32,6 %), et dans une moindre mesure de logés précaires au sens
large (32,9 %). Les locataires du parc social y sont peu représentés (26,7 %), ce parc étant faible sur le
département. Avec 12,9 %, la Loire-Atlantique concentre une part plus importante de personnes précaires au
sens restreint (c?est-à-dire vivant ailleurs que chez les parents ou amis). La part de locataires sociaux est la
plus forte dans la Sarthe (43,1 %).
Statut d'occupation regroupé du demandeur au 1-1-2013
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
1 - Propriétaire occupant
2 - Locataire privé
3 - Locataire HLM
4 - Logement précaire
5 - Hébergement amis
6 - Hébergement parents
Statut d'occupation regroupé du demandeur au 1-1-2013
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
1 - Propriétaire occupant
2 - Locataire privé
3 - Locataire HLM
4 - Logement précaire
5 - Hébergement amis
6 - Hébergement parents
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
De même, la sous-représentation du parc locatif social sur le littoral et à l?écart des zones urbanisées a pour
corollaire une forte proportion de demandeurs locataires privés. Les logements actuellement occupés à titre
précaire au sens strict sont surtout nombreux dans les principales villes, l?hébergement chez les amis ainsi
que chez les parents étant plus fréquent en milieu rural.
Part des ménages en logement précaire ou hébergés chez des amis ou parents), par canton au 1-1-2013
- 34 -
Des problèmes financiers pour les locataires privés, un logement inadapté et un souhait de
cadre de vie différent pour les locataires HLM, des séparations pour les propriétaires sont à
l?origine des demandes
Parmi les demandeurs propriétaires, la majorité (58,8 %) effectuent une demande de logement social suite à
une séparation ; une part non négligeable (21,5 %) évoquent également un logement actuel inadapté ; 6,1 %
rencontrent des problèmes financiers.
Le principal motif (36,9 %) de demande des ménages actuellement locataires dans le parc privé est un
problème financier avec difficultés pour régler la charge des loyers ; 65,1 % des demandeurs invoquant un
problème financier sont ainsi locataires dans le parc privé. Cette catégorie compte également une part plus
importante de personnes logées de manière inconfortable (4,5 %).
Les demandeurs du parc social considèrent dans 46,3 % des cas que leur logement est inadapté (trop grand
ou trop petit). Une part élevée de cette population effectue également une demande dans l?optique de
pouvoir changer de cadre de vie (18,5 %). 79,9 % des demandes motivées par un changement de cadre de
vie proviennent ainsi d?un demandeur appartenant au parc social. Il est également intéressant de noter que
7,9 % des demandes internes ont pour origine des difficultés financières, malgré l?occupation d?un logement
social.
Enfin de manière évidente, 84,2 % des demandeurs actuellement en logement précaire et 81,5 % des
demandeurs résidant chez les parents, ont comme premier motif : une absence de logement, une recherche
d?indépendance ou une séparation.
Motif de la demande selon le statut d'occupation actuel
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - Propriétaire occupant
2 - Locataire privé
3 - Locataire HLM
4 - Logement précaire
5 - Hébergement amis
6 - Hébergement parents
Total
1 - séparation / sans logement
2 - souhait cadre de vie
différent
3 - mobilité professionnelle ou
familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb financier
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Plus de personnes seules parmi les ménages hébergés chez des parents ou en logement
précaire ; plus de couples avec enfant pour les originaires du parc social ; plus de couples
sans enfant pour le parc privé, et plus de familles monoparentales chez les propriétaires
Les personnes seules sont majoritaires parmi les demandeurs actuellement hébergés chez des parents
(62,8 %) et parmi ceux qui occupent un logement précaire (55,0 %) ; les couples - avec et sans enfant(s) -
sont peu présents dans ces deux catégories (respectivement 16,3 % et 14,8 %), de même que les familles
monoparentales pour ce qui est de l?hébergement chez les parents (12,9 %).
On compte une bien plus forte proportion de couples avec ou sans enfants (28,9 %) et de familles
monoparentales (22,0 %) parmi les ménages hébergés chez des amis.
Néanmoins, les couples sans enfant sont surtout nombreux dans le parc locatif privé, tandis que les couples
avec enfants le sont principalement dans le parc social.
Enfin, on observe une représentation particulièrement forte (37,5 %) des familles monoparentales au sein
des demandeurs propriétaires.
- 35 -
Composition familiale selon le statut d'occupation du demandeur au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - Propriétaire occupant
2 - Locataire privé
3 - Locataire HLM
4 - Logement précaire
5 - Hébergement amis
6 - Hébergement parents
Total
1 - Personne seule
2 - Couple
3 - Famille
4 - Famille mono
5 - Personne seule +
autre(s)
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
19,4 % des enfants concernés par une demande de logement social font partie de ménages
ne disposant pas d?un logement stable
Le nombre d?enfants associés à une demande atteint son maximum chez les ménages déjà hébergés dans
le parc social : 54,0 % de ces ménages abritent au moins un enfant, pour une moyenne de 1,10 enfant.
Cette moyenne n?est plus que de 0,60 pour l?ensemble des demandeurs externes, mais avec d?importants
écarts entre demandeurs hébergés par les parents (0,26) et propriétaires (0,94) : en effet, le nombre de
ménages avec enfant(s) ne représente que 16,8 % des ménages hébergés chez les parents, mais 46,8 %
des propriétaires.
Le nombre moyen d?enfants appartenant à des ménages hébergés chez des amis atteint 0,68, et le nombre
d?enfants par ménage en logement précaire est de 0,57. enfin, le nombre moyen d?enfants par demandeur
locataire privé est de 0,67.
La part des enfants sans hébergement stable (ménages vivant chez des parents, des amis ou en logement
précaire) est relativement importante : 19,4 % soit 12 300 enfants environ au sein de la région.
Nombre d'enfants selon le statut d'occupation au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - Propriétaire occupant
2 - Locataire privé
3 - Locataire HLM
4 - Logement précaire
5 - Hébergement amis
6 - Hébergement parents
Total
0
1
2
3
4
5 et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
35 à 40% des demandeurs propriétaires et locataires du parc privé ou HLM possèdent plus
de 1 500 ¤ de ressources contre moins de 15 % pour les personnes hébergées chez des
parents ou disposant d?un logement précaire.
Les demandeurs occupant actuellement un logement précaire présentent les niveaux de ressources les plus
faibles : 60,9 % gagnent moins de 1 000 ¤ et seuls 12,9 % disposent de plus de 1 500 ¤. Les ménages
hébergés chez des parents affichent également de faibles revenus, 50,5 % gagnent moins de 1 000 ¤ et
14,9 % plus de 1 500 ¤. Les faibles ressources pour ces deux catégories s?expliquent en partie par la plus
forte proportion de personnes seules et donc de ménages mono-revenu.
Le revenu moyen des demandeurs hébergés chez des amis est un peu plus élevé : 40,5 % gagnent moins
de 1 000 ¤ et 28,3 % gagnent plus de 1 500 ¤.
Les ressources disponibles des demandeurs locataires du parc social et du parc privé sont assez proches
(31,4 % des demandeurs du parc social gagnent moins de 1 000 ¤ et 37,8 % plus de 1 500 ¤, alors que
33,8 % des demandeurs du parc privé gagnent moins de 1 000 ¤ et 34,4 % plus de 1 500 ¤). Chez les
propriétaires, les proportions respectives sont de 24,5 % et 40,0 %.
- 36 -
Niveau de ressources selon le statut d'occupation du demandeur au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - Propriétaire occupant
2 - Locataire privé
3 - Locataire HLM
4 - Logement précaire
5 - Hébergement amis
6 - Hébergement parents
Total
0 - Aucune
1 - moins de 500
2 - 500 à 750
3 - 750 à 1000
4 - 1000 à 1500
5 - 1250 à 1500
6 - 1500 à 2000
7 - 2000 et plus
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
D ? Incidence des caractéristiques des ménages demandeurs sur la
taille du logement sollicité
La taille du logement sollicité est liée au nombre de personnes composant le ménage, mais
également à d?autres facteurs :
Taille de logement demandé selon le nb de
personnes composant le ménage au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1
2
3
4
5
6 et +
total
nb
d
e
pe
rs
on
ne
s
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Pour les ménages de 1 à 2 personnes,
l?essentiel des demandes porte sur des
logements disposant d?une pièce de plus que le
nombre d?occupants (15,5 % de T1, 61,6 % de
T2 et 21,9 % de T3 pour les personnes seules,
18,8 % de T2 et 71,9 % de T3 pour les
ménages de 2 personnes). Les ménages de 3
personnes sollicitent à la fois des 3 pièces
(41,9 %) et des 4 pièces (51,2 %). 66 % des
ménages de 4 personnes demandent un 4
pièces. Les ménages de 5 personnes sollicitent
à la fois des 4 pièces (47 %) et des 5 pièces
(45 %). À partir de 6 personnes, l?essentiel
(74 %) des demandes porte sur des logements
disposant de 5 pièces ou +.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Le lien entre le nombre de personnes composant le ménage et la taille de logement désirée est évident, mais
on constate que le souhait du ménage dépend également de plusieurs autres facteurs :
- la composition familiale :
0% 20% 40% 60% 80% 100%
2 - Couple
4 - Famille
monoparentale
Ensemble 2
personnes T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Taille du logement demandé pour un ménage
de 2 personnes au 1-1-2013
Ainsi, quelle que soit la composition familiale,
90 % des ménages de 2 personnes
privilégient un deux-pièces ou un trois-
pièces.
Cependant, pour deux personnes vivant en
couple, 65,1 % optent pour un T3, et 25,8 %
pour un T2. Si le ménage est composé d?un
adulte et d?un enfant, la part des T3 s?élève à
80,5 %, tandis que celle des T2 est réduite à
9,7 %.
- 37 -
De même, plus de 90 % de l?ensemble des
ménages de 3 personnes demandent un
trois-pièces ou un quatre-pièces.
Mais 55,4 % des ménages constitués d?un
couple et d?un enfant optent pour un T3 et
40,4 % pour un T4. Composés d?un adulte et
de deux enfants, ils ne sont plus que 29,6 %
à demander un T3, alors que la part de ceux
qui sollicitent un T4 monte à 65,1 %.
En toute hypothèse, à nombre d?occupants
potentiels identique, la demande émanant
d?une famille monoparentale se porte
davantage vers un logement plus grand que
celle en provenance d?autres configurations
familiales.
0% 20% 40% 60% 80% 100%
3 - Famille
4 - Famille
monoparentale
Ensemble 3
personnes T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Taille du logement demandé pour un ménage
de 3 personnes au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- l?âge du demandeur :
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - moins de 25
2 - entre 25 et 29
3 - entre 30 et 39
4 - entre 40 et 49
5 - entre 50 et 59
6 - entre 60 et 69
7 - 70 et plus
Total
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Taille du logement demandé pour 1 personne
composant le ménage au 1-1-2013
L?âge du demandeur impacte sensiblement
la répartition des demandes de ménages
isolés entre T1, T2, et T3.
Parmi les isolés de moins de 40 ans, la part
des demandes de T1 est en moyenne de
21,4 %, alors qu?elle n?est plus que de 6,2 %
pour ceux ayant plus de 60 ans.
Les parts des demandes de T2 varient
relativement peu dans les différentes
tranches d?âge.
Corollaire des constats précédents, la part de
la demande de trois-pièces, est de 14,1 % au
sein des moins de 40 ans, mais atteint
35,7 % chez les plus de 60 ans.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- le niveau de ressources du demandeur:
0% 20% 40% 60% 80% 100%
moins de 500
500 à 750
750 à 1000
1000 à 1200
1200 à 1500
1500 à 2000
2000 et plus
Total
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Taille du logement demandé pour 1 personne
composant le ménage au 1-1-2013
Le niveau de ressources impacte sensiblement
la répartition des demandes de ménages isolés
entre T1, T2, et T3.
Parmi les isolés percevant moins de 500 ¤
mensuels, la part des demandes de T1 est en
moyenne de 31,5 %, mais n?est plus que de
5,8 % pour ceux disposant de plus de 1 500 ¤.
Les parts de demandes de T2 varient
relativement peu dans les différentes tranches
de ressources.
Corollaire des constats précédents, la part de la
demande de trois-pièces est de 10,3 % au sein
des ménages ayant moins de 500 ¤, et de
38,3 % chez ceux recevant plus de 1 500 ¤.
Les demandes de T4 ou plus sont pour ainsi
dire circonscrites aux ménages touchant plus de
1 000 ¤ par mois.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Parmi les ménages de 2 personnes ou plus, ceux percevant moins de 500 ¤ mensuels recherchent de plus
petits logements. Au-delà de ce niveau, la taille requise est sensiblement moins dépendante du niveau de
ressources.
- 38 -
0% 20% 40% 60% 80% 100%
moins de 500
500 à 750
750 à 1000
1000 à 1200
1200 à 1500
1500 à 2000
2000 et plus
Total
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Taille du logement demandé pour 2 personnes
composant le ménage au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Taille du logement demandé pour 3 personnes
composant le ménage au 1-1-2013
- la localisation :
0% 20% 40% 60% 80% 100
%
1 - Centre grands pôles
2 - Banlieue grands pôles
3 - Périphérie grands pôles
4 - Ville moyenne
5 - Rural sous influence urbaine
6 - Rural pur
7 - Littoral
Total
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Taille du logement demandé pour un ménage de 1
personne au 1-1-2013
La localisation impacte sensiblement la
répartition des demandes de ménages isolés
entre T1, T2, et T3.
Dans les plus grandes villes, la part des
demandes de T1 et T2 émanant de cette
catégorie est supérieure respectivement de
3,6 et de 1,9 points à la demande régionale.
Dans les banlieues, seule la demande de T2
est sur-représentée (supérieure de 8,1 points
à la moyenne).
Corollaire des constats précédents, la part
de la demande de trois-pièces, de 17 %
dans les principales agglomérations, atteint
27 % sur le littoral, 30 % dans les
périphéries, 33 % dans les villes moyennes,
et dépasse 40 % dans le rural.
L?impact de la localisation sur la répartition des ménages de deux personnes ou plus est beaucoup plus
diffus que sur celle des ménages isolés. Il faut néanmoins souligner le cas particulier des ménages de 3
personnes souhaitant un logement sur le littoral, plus nombreux à solliciter un T3 plutôt qu?un T4, alors que
cette catégorie privilégie majoritairement les T4 dans tous les autres types de territoires.
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - Centre grands pôles
2 - Banlieue grands pôles
3 - Périphérie grands pôles
4 - Ville moyenne
5 - Rural sous influence urbaine
6 - Rural pur
7 - Littoral
Total
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Taille du logement demandé pour un ménage
de 2 personnes au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Taille du logement demandé pour un ménage
de 3 personnes
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 39 -
III ? La tension du marché locatif social
1 ? Evolution de la demande locative sociale
Attention, il convient d?être vigilant dans l?analyse des séries temporelles ci-dessous. En effet, la qualité du fichier de la
demande locative sociale n?a cessé de progresser au cours des dernières années. Cette amélioration s?est manifestée
notamment par la suppression de nombreux doublons de demandes initialement présents dans la base régionale. Ces
doublons ont pu gonfler artificiellement le niveau des ménages demandeurs dans les années antérieures à 2010. Par ailleurs,
des doublons entre départements restent possibles, le numéro unique étant géré au niveau départemental.
Une hausse de 5,2 % de la demande locative sociale régionale en 2012, succédant à des
hausses de 7,6 % en 2011 et de 5,0 % en 2010, tandis que le rythme annuel de variation était
antérieurement compris entre ? 2,5 % et + 1,7 %. Sur les trois dernières années, le rythme
de progression des demandes est bon an mal an voisin dans les cinq départements .
Jusque 2007, la demande de logements sociaux sur la région progresse modérément (moyenne annuelle de
1,4 % depuis 2004) ; le nombre de demandeurs connaît un pic à 71 434 au 1er janvier 2007. La demande se
stabilise en 2007 avant d?amorcer une baisse de 1,5 % en 2008 confirmée par une diminution plus
conséquente de 2,5 % en 2009. 2010 est une année de rupture avec une forte reprise à la hausse de 5,0 %.
2011 voit le nombre de demandes s?envoler de 7,6 %. Le rythme de progression, 5,2%, demeure élevé en
2012.
Nombre de
demandeurs au
1er janvier 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Loire-Atlantique 29 390 30 090 31 420 32 220 32 264 32 050 32 270 34 504 36 711 38 727
Maine-et-Loire 18 618 18 834 18 602 18 328 18 100 17 718 16 890 17 693 19 081 19 157
Mayenne 3 830 3 850 3 790 3 708 3 454 3 436 3 145 3 352 3 389 3 794
Sarthe 8 600 8 840 8 880 8 598 8 616 8 362 8 135 8 215 8 912 9 776
Vendée 7 995 8 010 8 060 8 580 8 842 8 621 7 982 8 060 9 193 9 863
Région 68 433 69 624 70 752 71 434 71 276 70 187 68 422 71 824 77 286 81 317
La Loire-Atlantique voit le nombre de demandes locatives sociales augmenter progressivement sur son
territoire jusque 2007 (environ 3 % par an). Après une stabilisation de la demande sur la période 2007-2010,
la progression reprend à 6,9 % en 2010, 6,4 % en 2011 et 5,5 % en 2012.
En Vendée, on observe une poussée de la demande en 2007 et 2008 (en moyenne 4,7 %) ; 2009 essuie une
première baisse de 2,5 % suivie d?une chute de 7,5 % des demandes en 2009. La demande se stabilise en
2010 avant de connaître une poussée spectaculaire de 14,1 % en 2011, et encore de 7,3 % en 2012.
Evolution de la demande locative sociale de 2004 à 2013 (base 100 en 2004)
80
90
100
110
120
130
140
2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 40 -
Jusque début 2010, l?évolution de la demande pour les départements de Mayenne, Maine-et-Loire et Sarthe
est assez semblable. Après une progression de l?ordre de 3 à 4 % entre 2003 et 2005, ces départements
connaissent une baisse continue de la demande, plus soutenue encore en Mayenne. L?année 2010 est
marquée dans le Maine-et-Loire et en Mayenne par une reprise d?autant plus forte que la baisse avait été
importante au cours des années précédentes. En 2011, cette forte reprise se confirme dans le Maine-et-Loire
mais non en Mayenne et touche la Sarthe. En 2012, elle se poursuit dans la Sarthe et reprend en Mayenne,
tandis qu?elle est freinée dans le Maine-et-Loire.
Les trois dernières années se traduisent en définitive par des rythmes de croissance de la demande assez
voisins de ces trois départements, de surcroît nettement plus proches de ceux des deux autres. Ainsi, le
rythme annuel moyen de progression triennale s?établit-il à 6,3 % en Loire-Atlantique, 4,3 % en Maine-et-
Loire, 6,5 % en Mayenne, 6,4 % en Sarthe, 7,4 % en Vendée, 5,9 % sur l?ensemble de la région : seul le
Maine-et-Loire se situe un peu en-deçà.
Il convient d?être vigilant dans l?interprétation de ces chiffres : sur certaines zones, la baisse de la demande peut
signifier un besoin en baisse, mais sur d?autres zones, on peut aussi supposer qu?un parc trop peu dense ou des délais
trop importants découragent les demandeurs.
Une progression moyenne de la demande locative sociale de 5,9 % entre les 1ers janvier
2010 et 2013 liée pour 32 % à la demande interne et pour 68 % à la demande externe.
Sur la période 2006 à 2010, le nombre total de demandes de logements sociaux avait diminué de 3.3 %. En
fait, la demande interne était restée stable et l?évolution de la demande totale était à imputer à la seule
demande externe. Depuis 2010, demande interne et demande externe sont en progression, mais la hausse
de la demande externe est plus marquée : en moyenne 6,5 % entre 2010 et 2012 contre 5,0 % en interne. Au
final, sur les 12 895 demandes supplémentaires enregistrées entre 2010 et 2013, 68 % émanent de
demandeurs externes.
Evolution de la demande interne de 2010 à 2013
(base 100 en 2010)
90
95
100
105
110
115
120
125
130
2010 2011 2012 2013
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
Evolution de la demande externe de
2010 à 2013 (base 100 en 2010)
90
95
100
105
110
115
120
125
130
2010 2011 2012 2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?analyse départementale permet de mettre en avant des situations contrastées.
En Loire-Atlantique, la demande était restée relativement stable de 2006 à 2010 malgré une légère
progression de la demande interne. Depuis 2010, la progression de la demande externe (6,8 % par an) est
en moyenne plus rapide que celle de la demande interne (5,4 %).
En Vendée, la poussée de la demande jusqu?en 2008 avait été impulsée par la demande externe et la chute
observée en 2010 émanait du recul de cette même demande externe. Depuis 2010, le rythme annuel de
croissance (7,7 %) dépasse celui de la demande externe (7,2 %), mais il s?agit dans les deux cas de
progressions importantes.
En Maine-et-Loire et Sarthe, le recul constaté de 2006 à 2010 était beaucoup plus important en externe (de -
12 %) qu?en interne (-4 % pour la Sarthe et ?5 % pour le Maine-et-Loire). En Mayenne, le repli de 17 % en 4
ans se retrouvait tant en interne qu?en externe. Pour la période 2010-2012, la progression de la demande
observée en Mayenne et dans la Sarthe est pour ces deux départements très largement mue par la
demande externe (respectivement + 7,6 % et + 8,1 %), alors que la demande interne progresse plus
mollement (entre 4,1 % et 4,7 %). En Maine-et-Loire, la progression est modérée et, proche de 5 %,
s?applique conjointement aux demandes interne et externe, tout particulièrement en 2012.
- 41 -
Evolution des demandes entre 2010 et 2013 (% moyen par an)
0%
2%
4%
6%
8%
10%
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Région
externe
interne
total
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Une progression 2012-2013 de 5,2 % (5,3 % pour la demande interne, 5,1 % pour la
demande externe) surtout importante dans les banlieues, les villes moyennes et sur le
littoral
Evolution des demandes entre 2012 et 2013
-5%
0%
5%
10%
15%
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Région
externe
interne
total
Evolution des demandes entre 2012 et 2013
0%
2%
4%
6%
8%
10%
Centre grands
pôles
Banlieue
grands pôles
Périphérie
grands pôles
ville moyenne Rural sous
influence
urbaine
Rural pur Littoral
externe
interne
total
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative social
Entre le 1er janvier 2012 et le 1er janvier 2013, l?évolution de la demande offre des situations très contrastées.
Générale, la progression est cependant plus marquée dans les banlieues (demande externe et interne) et sur
le littoral (demande externe). C?est encore le cas dans le rural « pur » de la demande interne, mais cette
progression est peu significative au regard des effectifs concernés. Dans les villes moyennes, la progression
est mixte.
La progression existe mais faible dans les zones à faible densité du parc social, tout particulièrement les
périphéries des grandes villes.
- 42 -
Evolution de la demande totale de logements sociaux par canton entre 2012et 2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Evolution de la demande externe de logements sociaux par canton entre 2012 et 2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 43 -
Evolution de la demande interne de logements sociaux par canton entre 2012 et 2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
2 ? Demandes par rapport à la commune d?origine
En Pays de la Loire, 58,7 % des demandes émanent d?un ménage résidant dans la
commune et 7,1 % proviennent de l?extérieur de la région. La Vendée se distingue avec plus
de demandeurs ?hors région? ; il en va logiquement de même des franges de la région
Le fichier régional de la demande locative sociale recense les demandes formulées au sein des communes de
la région. Le demandeur peut déjà habiter la région ou provenir d?un autre territoire.
Le numéro unique n?étant pas encore géré au niveau national, il n?est pas possible d?examiner les demandes
réalisées par des habitants des Pays de la Loire à l?extérieur de la région.
Dans cette analyse, seule la première commune demandée est prise en compte.
Au 1er janvier 2013, on comptabilise 5 855 demandes d?entrants dans la région.
Sur les 81 317 demandes de logements au 1er janvier 2013, la grande majorité est exprimée (pour la
première commune demandée) dans la commune où réside le demandeur (58,7 %). Dans 29,6 % des cas,
le demandeur réside dans une autre commune du même département. Les demandes provenant d?un autre
département de la région occupent une part de 4,6 %. Les demandes provenant de l?extérieur de la région
pèsent donc pour 7,1 %.
La part de demandeurs originaires de la commune demandée fluctue entre 52,0 % en Vendée et 61,1 % en
Loire-Atlantique, celle des demandeurs habitant une autre commune du département, entre 26,7 % (Sarthe)
et 33,5 % (Mayenne, Vendée). La Sarthe attire proportionnellement plus que les autres les demandeurs des
autres départements des Pays de la Loire (7,4 % contre 3,9 % à 5,6 %). La Vendée attire une part
sensiblement plus forte de l?extérieur de la région (10,1 %) que la Loire-Atlantique (6,7 %) ou le Maine-et-
Loire (5,8 %).
- 44 -
Origine du demandeur par rapport à la commune demandée au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
1 - Même commune
2 - Autre commune du
département
3 - Autre commune de la région
4 - Extérieur région
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Origine du demandeur par rapport à la commune demandée au 1-1-2013
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100
%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
Région
1 - Même commune
2 - Autre commune du
département
3 - Autre commune de la région
4 - Extérieur région
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part de demandeurs qui aspirent à ne pas changer de commune est surtout importante chez ceux d?entre
eux qui actuellement résident dans les villes, notamment principales, où elle atteint 71,3 %, et déjà beaucoup
moins dans les villes moyennes : 53,4 % .
Les autres types de territoire attirent tous en majorité (50 % à 60 %) des personnes extérieures à la
commune d?actuelle résidence. La fréquence des demandeurs originaires de l?extérieur de la région est alors
surtout importante sur le littoral (11,5 % des demandeurs) et dans le rural pur (12,5 %), beaucoup moins
dans les banlieues et périphéries des grandes aires urbaines (4,7 % et 5,0 %). Les couronnes urbaines et le
rural sont plus fréquemment recherchés par des résidents d?autres communes du même département (plus
de 40 % des demandeurs, contre une moyenne régionale de 29,6 %, mais proportion qui chute à 16,7 %
dans les principales villes).
On observe par ailleurs quelques différences
entre les demandeurs internes et les
demandeurs externes.
Les ménages appartenant déjà au parc locatif
sont en effet plus nombreux à effectuer une
demande au sein de leur commune (63,7 %
pour la demande interne contre 55,7 % en
externe), ce qui les différencie des demandeurs
externes du département qui choisissent plus
volontiers de changer de commune tout en
restant dans le département (32,8 % contre
24,0 % en demande interne).
Origine du demandeur par rapport à la
commune sollicitée
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
1 - Même
commune
2 - Autre
commune du
département
3 - Autre
commune de la
région
4 - Extérieur
région
En revanche, la part des demandeurs extérieurs à la région est à peine plus élevée en interne (7,8 %) qu?en
externe (6,9 %), celle des demandeurs résidant dans un autre département sont quasiment identiques (4,5 %
et 4,6 %).
- 45 -
Part des demandeurs originaires de l?extérieur de la commune sollicitée, par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative
sociale
Part des demandeurs originaires de l?extérieur de la région, par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative
sociale
En Pays de la Loire, 71,0 % des demandes émanent d?un ménage résidant dans une des
sept principales aires urbaines de la région. L?aspiration au changement de type de
territoire est plus marquée en milieu rural
57 699 des 81 317 demandeurs de logements au 1er janvier 2013, soit 71,0 % d?entre eux, résident dans une
des sept principales aires urbaines à raison de 42,9 % dans une ville centre, 15,9 % dans une banlieue et
12,2 % dans une périphérie. Les villes moyennes sont à l?origine de 8,0 % des demandes, le rural sous
influence urbaine, de 9,6 %, le littoral, de 3,5 %, le rural « pur » de 0,9 %, l?extérieur de la région de 7,1 %.
79,2 % des demandes visent les principales aires urbaines. Mais une telle proportion est extrêmement
variable selon le territoire d?origine, puisqu?elle atteint 97 % s?il s?agit d?une aire urbaine ; si elle est encore de
74 % pour les demandeurs de l?extérieur de la région, elle n?est plus que de 30 % lorsque le lieu de résidence
actuel est un territoire rural, de 19 % lorsque c?est une ville moyenne, de 12 % lorsqu?il est littoral.
- 46 -
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - Centre grands pôles
2 - Banlieue grands pôles
3 - Périphérie grands pôles
4 - V ille m oyenne
5 - Rural sous influence urbaine
6 - Rural pur
7 - Littoral
Extérieur région
Ensem ble de la dem ande
1 - Centre grands pôles
2 - Banlieue grands pôles
3 - Périphérie grands pôles
4 - Ville m oyenne
5 - Rural sous influence
urbaine
6 - Rural pur
7 - Littoral
Répartition des dem andeurs en fonction du lieu de résidence actuel au 1er janvier 2013
De telles différences résultent de la conjugaison du poids des demandeurs provenant des aires urbaines et
de la préférence pour un maintien du demandeur sur la commune de résidence actuelle.
Il est donc « normal » que cette concentration soit d?abord le fait de résidents des aires urbaines. On relève
cependant qu?au sein de celles-ci, les villes centres se révèlent également très attractives pour les ménages
résidant à l?extérieur de la région et le sont même beaucoup plus que pour les résidents des banlieues et
périphéries. En revanche, les couronnes urbaines ne sont que médiocrement attractives pour ces mêmes
résidents de l?extérieur de la région.
L?aspiration au changement de type de territoire est plus marquée en milieu rural : elle caractérise une
majorité des demandeurs (en provenance) du rural sous influence urbaine (55,7 %) comme du rural
pur (62,5 %). Ailleurs en revanche, elle est plus ou moins minoritaire : 42,0 % dans les périphéries, 29,0 %
dans les villes moyennes, 28,3 % dans les banlieues, seulement 18,2 % sur le littoral et 16,9 % dans les
villes centres des principales aires urbaines dont 14,3 % des demandeurs sollicitent un logement social en
banlieue ou en périphérie (quand 22,2 % des demandeurs en couronne privilégient une ville centre).
La Loire-Atlantique concentre les principaux flux
L?écart entre le nombre de demandes enregistrées sur une commune et le nombre de demandeurs originaires de cette
même commune permet de mettre en évidence les communes qui attirent les demandeurs et celles qui les repoussent.
Le phénomène d?attrait ou de répulsion peut trouver deux origines selon qu?il est choisi ou subi. Un demandeur peut
ainsi profiter d?une demande de logement social pour essayer d?emménager dans la commune qui est la plus adéquate
à sa situation personnelle (proximité travail, famille ?). Il peut également choisir une commune pour essayer de
maximiser ses chances d?intégrer le parc social ; le demandeur privilégie alors une commune où le parc social est
abondant, aux dépens d?une commune qui aurait pu être plus fonctionnelle pour lui. Sur des territoires où l?offre est
limitée, la mise en location de nouveaux logements locatifs peut susciter un afflux ponctuel de demandes.
Le fichier de la demande locative sociale n?étant pas national, l?analyse proposée ne peut être qu?incomplète. En effet, il
manque la prise en compte (en négatif) des ménages originaires de la région et qui ont réalisé une demande hors Pays
de la Loire. L?indicateur retenu est par conséquent sur-estimé et artificiellement positif de 5 855 demandeurs au niveau
régional, ce qui correspond aux demandeurs extérieurs à la région.
Pour certains types de ménages, comme les étudiants ou les retraités, se rapprocher des villes centres, c?est
se rapprocher des lieux d?étude et de l?accès aux soins. Pour d?autres ménages très modestes, c?est la
possibilité de se rapprocher de son emploi, ce qui leur est financièrement impossible dans le parc privé. Mais
il est également probable que ce choix soit fait par défaut pour d?autres ménages qui auraient souhaité rester
en périphérie ou dans le rural mais demandent un pôle urbain parce que l?offre de logements sociaux est en
nombre insuffisant sur leur territoire.
44 % des communes ligériennes présentant les principales ?fuites? de demandeurs de logements sociaux
(différence entre nombre de logements sollicités et nombre de logements actuels inférieure ou égale à - 10)
se situent en Loire-Atlantique. Il est donc assez logique, par corollaire, que ce département participe
largement, à hauteur de 46,7 %, aux « flux sortants » de demandeurs.
- 47 -
Ecart entre nombre de demandeurs sur la commune et nombre de demandeurs originaires de la commune,
par commune au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
De leur côté, 33 % des communes offrant les ?entrées nettes? les plus massives de demandeurs (différence
entre nombre de logements sollicités et nombre de logements actuels supérieure à + 10) sont également de
Loire-Atlantique. Ce département contribue pour 47,6 % aux « flux entrants » de demandeurs de la région.
La concentration est donc particulièrement forte en Loire-Atlantique, principalement pour les « entrants ».
Le solde est par ailleurs très largement positif pour les 3 principales villes centre de la région : + 1 780 à
Nantes, + 1 133 Angers et + 748 au Mans. Il est également important sur la banlieue nantaise.
3 ? Demandes par rapport au parc social existant
15,4 % des ménages internes souhaitent changer de logement HLM (20,1 % en Loire-
Atlantique). La demande externe correspond à 26,1 % du parc social existant ; elle est
faible dans le rural mayennais et sarthois, forte sur tout le littoral et dans une moindre
mesure sur la deuxième couronne nantaise.
Avec 81 317 logements, la demande locative sociale représente au niveau régional 5,1 % du parc des
résidences principales et 41,5 % du parc de logements sociaux existant.
Cette demande totale représente 26,7 % et 28,5 % du parc social existant en Mayenne et dans la Sarthe, son
poids est double en Vendée (55,5 %) et en Loire-Atlantique (55,8 %). Il est surtout de 19,3 % dans le rural
pur, de 22,5 % dans les villes moyennes, de 30 % à 40 % dans les autres types de territoire, à l?exception
très spectaculaire du littoral où il culmine à 100,8 % : cela signifie donc que le niveau des demandes y
correspond à celui du stock de logements existants ? le dépassant même très légèrement !
Mais une partie de cette demande émane du parc locatif social, il ne s?agit donc pas uniquement d?un besoin
de logements sociaux supplémentaires, mais également d?un besoin de logements sociaux disposant de
caractéristiques différentes (lieu, taille ?). Cette demande interne correspond à 15,4 % du parc locatif
social ; c?est donc un peu plus de 1 ménage sur 7 résidant dans le parc social qui souhaite déménager tout
en restant dans ce parc pour disposer d?un environnement ou d?un type de logement différent.
Seuls 10,2 % des résidents du parc social de Mayenne souhaitent un nouveau logement alors que cette
proportion est comprise entre 12 % et 15 % en Sarthe, Vendée et Maine-et-Loire. La part des demandes
souhaitées en interne est en revanche beaucoup plus importante en Loire-Atlantique (20,1 %). Le niveau et
le poids de la demande interne sont particulièrement faibles dans les villes moyennes (0,6 %), le poids
devient relativement important dans les grandes villes (16,9 %), en particulier Nantes, et plus encore sur le
littoral (23,4 %).
- 48 -
Poids de la demande par rapport au parc social existant au 1-1-2013
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Région
externe
interne
totale
Poids de la demande par rapport au parc social existant au 1-1-2013
0%
20%
40%
60%
80%
100%
120%
Centre
grands
pôles
Banlieue
grands
pôles
Périphérie
grands
pôles
ville
moyenne
Rural sous
influence
urbaine
Rural pur Littoral Région
externe
interne
totale
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Poids de la demande interne par rapport au parc social existant par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande
locative sociale
- 49 -
Les demandes externes représentent 26,1 % du parc social existant.
Des disparités territoriales existent, très importantes : le poids de la demande externe par rapport au parc
social n?est que de 16,2 % en Sarthe, 16,5 % en Mayenne, 18,8 % dans le Maine-et-Loire, dont le parc social
est il est vrai particulièrement abondant, alors qu?il s?élève à 35,6 % en Loire-Atlantique et à 40,7 % en
Vendée. Sensiblement plus faible dans le rural « pur » (14 %), le poids de la demande externe est ailleurs
généralement compris entre 22 ? 23 % (villes grandes ou moyennes) et 30 ? 31 % (banlieues périphéries).
Toutefois, sur le littoral, il atteint la proportion exceptionnelle de 77,4 %.
Poids de la demande externe par rapport au parc social existant par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande
locative sociale
La demande externe correspond à 3,6 % du parc privé (4,8 % en Loire-Atlantique).
Poids de la demande externe dans le parc privé
au 1-1-2013
0% 1% 2% 3% 4% 5%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
La demande externe représente 3,6 % du parc
privé (parc des propriétaires et parc locatif
privé). Certains ménages demandeurs étant
sans logement ou hébergés dans d?autres
ménages (famille ou amis), il convient d?être
vigilant dans l?interprétation de ce ratio.
Le poids de la demande externe sur le parc
privé est le plus faible en Mayenne (2,0 %), il
est de 2,6 % dans la Sarthe et 2,7 % en
Vendée, alors qu?il atteint 4,0 % en Maine-et-
Loire et culmine à 4,8 % en Loire-Atlantique.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 50 -
La part de la demande externe dans le parc
privé est nettement plus soutenue dans les
grandes villes, secondairement dans leurs
banlieues ainsi que les villes moyennes.
En dehors de Laval et Le Mans, la part de la
demande externe dans le parc privé en Sarthe
et Mayenne est inférieure à 3 %. Cette part est
en revanche conséquente sur l?ensemble du
département du Maine-et-Loire où le parc
existant est important. La friction est
particulièrement soutenue sur les principaux
pôles urbains ainsi que sur le canton de la
Baule, avec une demande externe dépassant
5 % du parc privé.
Poids de la demande externe dans le parc privé
au 1-1-2013
0% 2% 4% 6% 8% 10% 12%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
Région
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Poids de la demande externe par rapport au parc privé existant par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande
locative sociale
La part des petits logements (T2 et T1 hors littoral) est plus forte que dans le parc existant,
soit une pression importante sur ce type de logement ; la situation est inverse pour les T4.
Structure du parc demandé au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Au sein du parc social demandé, on comptabilise
38,3 % de petits logements (7,0 % de T1 et 31,3 %
de T2) et 26,1 % de grands logements (19,7 % T4
et 6,4 % T5 et +), le solde correspondant à 35,6 %
de T3.
La Mayenne présente la spécificité d?avoir une
demande plus orientée vers les grands logements
(32,0 % de T1 et T2 et 30,5 % de T4 et +).
A l?inverse, les besoins en petits logements sont
plus importants en Loire-Atlantique (41,8 %) et les
besoins en grands logements plus faibles en
Vendée (22,4 % de T4 et +).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 51 -
Les besoins en petits logements sont
surtout importants dans les
principales villes (43,2 %) et sur le
littoral (40,9 %).
Les besoins en grands logements
sont nettement plus faibles sur le
littoral (18,1 % de T4 et +).
Structure du parc demandé au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Il existe des différences marquées entre
demandes interne et externe. Il y a ainsi plus de
petits logements attendus par les demandeurs
externes (47,0 %) que par les demandeurs
internes (23,7 %). En corollaire, le nombre de
grands logements est plus faible en externe
(18,6 %) qu?en interne (39,0 %).
Taille de logement demandée selon l'origine
de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Structure du parc hlm existant estim. 2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Structure du parc hlm existant estim. au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Au sein du parc HLM, on enregistre
25,9 % de petits logements (6,8 % de
T1 et 19,1 % de T2) alors que la
demande est de 38,3 % sur ce type de
logements et même de 47,0 % si on ne
s?intéresse qu?à la demande externe.
A l?opposé, il existe dans le parc social
35,9 % de grands logements (27,9 %
T4 et 8,0 % T5 et +), contre une
demande exprimée de 26,1 % dans le
fichier total de la demande et 18,6 %
pour la seule demande externe.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative social
- 52 -
Il est possible de comparer la structure en nombre de pièces des logements demandés et des logements existants.
Cette comparaison permet de mettre en évidence des déséquilibres éventuels entre des besoins et un existant
susceptible de devenir disponible à plus ou moins long terme. On peut ainsi identifier des types de logements pour
lesquels les tensions peuvent être plus ou moins prononcées. Il convient néanmoins d?être vigilant dans les
commentaires apportés. En effet, une partie de la demande est interne et par définition l?octroi d?un nouveau logement
social est synonyme de la libération d?un autre logement social présentant des caractéristiques différentes. On peut
notamment rappeler que les demandes internes concernent plus fréquemment des logements plus grands et que la
satisfaction de cette demande permettrait de libérer des petits logements. L?information précise sur la taille des
logements occupés par les demandeurs internes n?étant pas mobilisable, il n?est pas possible d?affiner cette approche.
Déséquilibre entre la demande et l'offre de logement social
-15% -10% -5% 0% 5% 10% 15%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Déséquilibre entre la demande et l'offre de logement social
-20% -15% -10% -5% 0% 5% 10% 15% 20%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?analyse entre la structure de la demande de logement social et le parc existant met en évidence un déficit
général de petits logements et notamment de T2. Seuls le Maine-et-Loire d?une part, la périphérie des
principales aires urbaines et surtout le littoral d?autre part, affichent un apparent excédent de T1.
À l?inverse, la part des T4 est systématiquement sur-représentée par rapport aux besoins exprimés.
Parmi les spécificités locales, le Maine-et-Loire et dans une moindre mesure la Mayenne connaissent un
?manque? relatif de T3 ; il en va de même des villes moyennes et des espaces peu urbanisés (rural,
périphéries). La structure en T3 dans les autres départements ainsi que dans les principales agglomérations
semble en revanche ?excédentaire? par rapport aux attentes.
Le Maine-et-Loire et dans une moindre mesure la Loire-Atlantique présenteraient un excédent de structure
en T5 et + par rapport aux demandes totales exprimées. Cet excédent serait imputable à tous les types de
territoire à l?exception du littoral.
- 53 -
4 ? Ancienneté de la demande
L?ancienneté moyenne est de 17,0 mois au niveau régional, mais 50 % des ménages ont
effectué leur demande il y a moins de 9,7 mois ; elle est plus forte en Loire-Atlantique, sur
le littoral ainsi que dans les principales agglomérations
Au 1er janvier 2013, la durée moyenne d?ancienneté de la demande est de 17,0 mois au niveau régional, en
très légère augmentation (+ 0,2 mois) par rapport à 2012. Des demandes anciennes tirent fortement la
moyenne vers le haut. La médiane est ainsi beaucoup moins élevée, et 50 % des demandes ont été
formulées il y a moins de 9,8 mois (9,7 mois en 2012). Un examen plus précis met en avant que 25 % des
demandes datent de moins de 4,5 mois alors que 25 % ont une ancienneté supérieure à 20,2 mois. Les
10 % de demandes les plus anciennes ont été réalisées pour la première fois il y a plus de 39,7 mois et ont
ensuite été renouvelées chaque année.
Les disparités départementales sont importantes. L?ancienneté de la demande est plus élevée en Loire-
Atlantique (moyenne à 19,8, médiane à 11,2, et dernier décile à 47,1 mois) et moindre en Mayenne
(moyenne à 11,8, médiane à 7,4, et dernier décile à 25,4 mois).
0
10
20
30
40
50
Loire-
Atlantique
Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Région
Ancienneté de la demande en mois au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les disparités locales le sont
encore davantage.
L?ancienneté de la demande est
plus élevée sur le littoral
(moyenne à 20,3, médiane à
11,2, et dernier décile à 50,0
mois) ainsi que dans les
principales agglomérations
(centres + banlieues : moyenne à
18,2, médiane à 10,4, et dernier
décile à 43,2 mois). Elle est
moindre et plus homogène en
milieu rural (moyenne à 12,0,
médiane à 7,6 et dernier décile à
25,1 mois).
0
10
20
30
40
50
60
Centre
grands
pôles
Banlieue
grands
pôles
Périphérie
grands
pôles
ville
moyenne
Rural sous
influence
urbaine
Rural pur Littoral
Ancienneté de la demande en mois au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les anciennetés moyennes de demandes sont ainsi très diverses : moins de 8 mois d?attente dans 14
cantons dont 8 mayennais et 3 sarthois, plus de 20 mois dans 15 cantons dont 9 de Loire-Atlantique et 3 de
Vendée. Plus généralement, l?attente est plus longue au sein des unités urbaines majeures et spécifiquement
sur Nantes, ainsi que sur l?ensemble du littoral. La demande de moins de 8 mois, en revanche, est fréquente
dans les cantons ruraux de Mayenne et de Sarthe au sein desquels Beaumont-sur-Sarthe et Château-
Gontier-Est (Azé) font figure d?exception avec une ancienneté moyenne de plus de 20 mois.
? 9ème décile
??? 3ème quartile
? moyenne
? médiane
??? 1er quartile
? 1er décile
- 54 -
Ancienneté moyenne des demandes par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande
locative sociale
19,3 % des demandes datent de plus de 2 ans au plan régional, 11,0 % en Mayenne et
24,4 % en Loire-Atlantique ; 39,2 % datent de plus de 1 an ; des demandes externes plus
récentes que les demandes internes.
ancienneté de la demande au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
60,7 % des demandes formulées sur la région
datent de moins de 1 an (et 31,5 % de moins de 6
mois) contre 19,3 % de 2 ans et plus.
En Mayenne et Sarthe, ce sont 41,2 % et 37,5 %
des demandes qui ont été exprimées pour la
première fois il y a moins de 6 mois alors que les
demandes de 2 ans et plus sont respectivement de
11,0 % et de 12,0 %.
L?ancienneté des demandes a une structure
proche en Vendée et Maine-et-Loire : 65,3 % et
64,8 % de moins de 1 an, 16,3 % et 15,8 % de 2
ans et plus.
Les anciennetés les plus importantes se trouvent
en Loire-Atlantique : 46,2 % de plus de 1 an, dont
24,4 % de plus de 2 ans et 6,8 % de plus de 5 ans.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les demandes externes sont en général plus
récentes que les demandes internes : 65,9 % de
moins de 1 an contre 52,2 % ; à l?inverse, 26,0 %
des demandes internes datent de plus de 2 ans
contre 15,4 % pour les externes.
Deux raisons peuvent expliquer ce phénomène :
soit les demandes externes sont satisfaites plus
rapidement, ou alors les demandeurs externes
sont plus nombreux à ne pas renouveler leur
demande faute d?une réponse apportée.
ancienneté de la demande selon son origine
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
0 à 6 mois
6 à 12
mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 55 -
19,1 % des demandes présentent un délai ?anormalement long? : 15,9 % pour les demandes
externes contre 24,4 % pour les demandes internes. Les délais anormalement longs sont
plus fréquents sur le littoral de Loire-Atlantique
Les délais anormalement longs sont fixés par arrêté préfectoral.
Ils sont différents sur le territoire selon la pression rencontrée et sont calculés selon l?ancienneté de la
demande.
Pour le département de la Sarthe les délais anormalement longs prennent également en compte l?éventuel refus
d?une proposition.
Département Délai anormalement long fixé par l'arrêté préfectoral Date de l'arrêté fixant le délai
Loire-Atlantique 30 mois sur Nantes métropole
24 mois sur CAP Atlantique et les Communautés de
communes de Pornic, Sud-Estuaire et coeur Pays de Retz
18 mois sur le reste du département
7 Mars 2008
Maine et Loire 24 mois sur Angers Loire métropole
18 mois sur le reste du département
23 janvier 2008
Mayenne 16 mois 16 janvier 2008
Sarthe 12 mois sans proposition de logement 2 novembre 2006
Vendée 24 mois (littoral et rétro littoral)
15 mois (reste du département)
Février 2008
délais anormalement longs au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
non
oui
En 2013, 15 508 demandes régionales de
logements HLM répondent à un délai
anormalement long, soit 19,1 % des demandes.
Plus de la moitié (8 231 demandes) des ménages
qui rencontrent un délai anormalement long sont
en attente d?un logement HLM en Loire-Atlantique.
Le pourcentage des demandes avec un délai
anormalement long est le plus élevé en Vendée
(22,7 %) et en Loire-Atlantique (21,4 %). A
l?opposé, cette part est beaucoup plus faible dans
la Sarthe (5,4 %). En fait 29 % des demandes de la
Sarthe datent de plus de 12 mois, mais plus de la
moitié des demandeurs a déjà reçu au moins une
proposition qu?il a refusée.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
C?est sur le littoral que la fréquence des demandes
en cours avec un délai anormalement long est la
plus élevée (24,9 %), dans le rural qu?elle est la plus
modique (14,6 %).
délais anormalement longs au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
région
non
oui
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 56 -
Des divergences importantes existent selon
l?origine du demandeur avec 24,4 % des
demandes internes rencontrant un délai
anormalement long contre 15,9 % pour la
demande externe.
Cette situation est somme toute assez logique,
l?urgence à loger des demandeurs externes étant
souvent plus élevée que celle d?apporter un
nouveau logement à un locataire appartenant déjà
au parc HLM. Par ailleurs, un demandeur externe
a beaucoup moins tendance à refuser une offre.
délais anormalement longs selon l'origine
de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
non
oui
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
On ne dénombre aucune demande avec délai anormalement long dans 8 cantons de la région ; il s?agit
intégralement de cantons ruraux de Mayenne et de Sarthe. Plus généralement, ces deux départements
présentent un nombre important de cantons pour lesquels la part des délais anormalement longs est
inférieure à 10 %.
A l?opposé, on observe une part particulièrement élevée de demandes avec délais anormalement longs en
Maine-et-Loire (4 cantons à plus de 30 %) et en Loire-Atlantique (5 cantons dans la même situation),
notamment sur le littoral. Les délais anormalement longs sont également fréquents sur les îles vendéennes :
44,4 % sur l?île d?Yeu et 26,6 % sur l?île de Noirmoutier.
Part des délais anormalement longs par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande
locative sociale
Les délais d?attente les plus courts se rencontrent pour les demandeurs qui sont ou vont
être sans logement ; néanmoins, 30,5 % de ceux-ci attendent depuis plus d?un an au 1er
janvier 2013
Les demandes pour raison de ?souhaits de cadre de vie différent? et de ?logement inadapté? affichent en
général des délais d?attente plus importants que la moyenne (respectivement 50,3 % et 48,0 % des
demandes datent de plus d?un an).
A l?inverse, les délais d?attente sont beaucoup plus faibles pour les situations plus urgentes, c?est à dire
lorsque le demandeur est sans logement (séparation, sans logement, indépendance), avec néanmoins
30,5 % de demandes datant de plus de 1 an au 1er janvier 2013.
- 57 -
Délai d'attente selon le motif de la demande au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb financier
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Délai d'attente selon le statut d'occupation du demandeur au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - Propriétaire occupant
2 - Locataire privé
3 - Locataire HLM
4 - Logement précaire
5 - Hébergement amis
6 - Hébergement parents
Total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les délais d?attente les plus longs se retrouvent parmi les demandeurs résidant déjà dans un logement
HLM : 47,8 % attendent depuis plus d?un an ; ils sont également très élevés pour les demandeurs émanant
du parc locatif privé (43,8 %). Les attentes de plus d?un an sont en revanche les plus faibles parmi les
demandeurs hébergés chez des amis (24,3 %), des parents (25,8 %), ou disposant d?un logement précaire
(29,9 %).
La composition familiale du demandeur intervient peu sur le délai d?attente
Délai d'attente selon la composition familiale
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
personne seule F
personne seule H
couple
famille
famille monoparentale F
famille monoparentale H
personne seule F + autre
personne seule H + autre
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Selon le type de composition familiale, la part des ménages dont la demande de logement social date de plus
d?un an fluctue de 32,7 % pour les familles monoparentales ayant un homme à leur tête à 43,2 % pour les
familles (couples avec enfants).
- 58 -
Parmi les personnes seules et les familles monoparentales, on observe des écarts significatifs dans les
délais d?attente de plus de un an, entre les ménages composés par des hommes et ceux composés par des
femmes. La part des demandes de plus de un an est en effet supérieure de 5 à 6 points chez les ménages
ayant à leur tête une femme.
Par ailleurs, parmi les demandes émanant de femmes seules, 7,7 % datent de plus de 5 ans pour une
moyenne régionale de 5,2 %.
Les demandeurs disposant d?un revenu inférieur à 500 ¤ par mois, essentiellement les
demandeurs sans ressource, affichent une ancienneté de demande inférieure à la
moyenne ; néanmoins, 21,2 % sont en attente depuis plus d?un an
Délai moyen d'attente selon le niveau de ressource au 1-1-2013
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
0 - Aucune
1 - moins de 500
2 - 500 à 750
3 - 750 à 1000
4 - 1000 à 1500
5 - 1250 à 1500
6 - 1500 à 2000
Total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les ménages sans ressource affichent des délais d?attente plus faibles : 21,2 % ont tout de même effectué
leur demande il y a plus d?un an ; les délais d?attente sont nettement plus proches de la moyenne pour ceux
dont le revenu est inférieur à 500 ¤ par mois: 36,1 %. Plusieurs origines peuvent expliquer ce phénomène :
une satisfaction plus rapide de la demande de logements sociaux, ou une sortie de cette catégorie
(réorientation vers des foyers, progression des revenus ?). Pour les autres tranches de revenus, la part de
demandes datant de plus d?un an est très homogène, comprise entre 39 % et 42 %. Contrairement à ce que
l?on aurait pu supposer, le niveau de revenu n?a qu?un faible effet sur le délai d?attente moyen. Il convient
néanmoins d?être vigilant car le seul revenu ne tient pas compte de la composition familiale et donc de la
situation par rapport au plafond HLM. Par ailleurs le délai d?attente est différent de la notion de délai de
satisfaction (seules les demandes en cours au 1er janvier sont ici comptabilisées).
Des délais d?attente beaucoup plus courts pour les T1 et un peu plus longs pour les T5 et +
Délai moyen d'attente selon la taille demandée au 1-1-2013
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les délais d?attente pour les logements de 2, 3 et 4 pièces se situent dans la moyenne. En revanche, on
rencontre des situations différentes pour les logements les plus petits (T1) et les plus grands (T5 et +).
Les délais sont plus courts pour le T1 avec 23,9 % des demandes datant de plus d?un an et seulement 6,0 %
de demandes de 2 ans et plus pour une moyenne régionale de 19,3 %. A l?opposé, les délais sont
légèrement plus longs pour les plus grands logements (T5 et +), avec 45,8 % des demandes datant de plus
d?un an et 23,8 % de 2 ans et plus.
- 59 -
5 ? Les propositions reçues et refusées
Les demandeurs ayant déjà refusé une offre de logement social (22,2 % sur l?ensemble de
la région) sont nombreux en Sarthe et Mayenne (38 et 34 %), beaucoup moins en Vendée
(9,6 %) ; peu d?écarts entre demandeurs internes et externes (3,5 points)
Nombre de refus par département au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
0
1
2
3 et +
Au 1er janvier 2013, 18 045 demandeurs sur
81 317 (22,2 %) sont toujours en attente d?un
logement social après avoir refusé au moins une
proposition d?un organisme HLM. 8,6 % des
demandeurs ont même reçu au moins 2
propositions sans y donner suite. A contrario,
77,8 % n?ont pas encore eu d?offre.
La part des demandeurs ayant exprimé un refus
est particulièrement importante en Sarthe et en
Mayenne (respectivement 34,3 % et 33,6 %) où
la tension est la plus faible. Cette part est en
revanche beaucoup plus faible en Vendée et
Loire-Atlantique (respectivement 9,6 % et
18,3 %) où la situation est plus tendue. Le
Maine-et-Loire se situe proche de la moyenne
régionale.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Sur le littoral, le nombre de
demandeurs ayant exprimé au
moins 1 refus est
particulièrement faible (8,6 %).
Le nombre de demandeurs à 2
refus ou plus y devient
quasiment négligeable (1,7 %).
Ailleurs, l?expression de refus
donne lieu à des résultats plus
homogènes (autour de 20 %
des demandeurs), tout en étant
légèrement supérieure là où
l?offre est plus abondante
(agglomérations).
Nombre de refus par département au 1-1-2013
0% 10
%
20
%
30
%
40
%
50
%
60
%
70
%
80
%
90
%
100
%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
région
0
1
2
3 et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des demandeurs ayant déjà refusé au
moins une offre de logement social est assez
proche entre demandeurs internes (24,5 %) et
demandeurs externes (20,8 %), soit 3,7 points
d?écart. L?écart le plus prononcé se situe au
niveau des ménages ayant refusé plus d?une
proposition : ils sont 10,5 % pour les ménages
résidant déjà dans le parc HLM contre 7,5 %
pour les demandeurs externes.
Nombre de refus selon l'origine de la
demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
0
1
2
3 et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les ménages ayant refusé (au moins) une offre de logement social sont fortement concentrés sur la Sarthe
et une grande partie de la Mayenne. Dans les Mauges, leur proportion est également importante. À l?opposé,
elle est faible sur l?ensemble du littoral et de la Vendée, où l?offre se fait rare.
- 60 -
Poids des demandeurs ayant déjà refusé (au moins) une proposition, par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande
locative sociale
L?ancienneté moyenne de la demande varie entre 13,8 mois pour les demandes sans refus
et 44,5 mois pour les demandes maintenues après au moins 3 refus
L?ancienneté moyenne
de la demande est de
13,8 mois pour celles
des demandes qui n?ont
fait l?objet d?aucun refus.
Chaque refus
s?accompagne d?une
majoration de l?ordre de
10 mois de cette
ancienneté.
0
12
24
36
48
60
72
84
96
108
0 refus 1 refus 2 refus 3 refus ou +
Ancienneté de la demande au 1er janvier 2013 en mois
Nombre de refus selon l'ancienneté de la
demande au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Total
0
1
2
3 et +
On observe que plus la
demande est ancienne,
plus la part des ménages
ayant refusé au moins
une offre est élevée.
Le poids des refus
progresse ainsi de
11,1 % pour les ménages
ayant effectué leur
demande pour la
première fois lors des 6
derniers mois, à 54,6 %
pour les ménages dont la
demande remonte à plus
de 5 ans.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
? 9ème décile
??? 3ème quartile
? moyenne
? médiane
??? 1er quartile
? 1er décile
- 61 -
La part des ménages ayant déjà refusé une offre de logement HLM est proche quel que soit
le motif de la demande, elle est légèrement plus faible pour les demandeurs sans logement
Nombre de refus selon le motif de la demande au 1-1-2013
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb financier
total
0
1
2
3 et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des ménages ayant déjà refusé au moins un logement est assez proche, quel que soit le motif de la
demande. Cette part se situe entre 24,9 % pour les demandes ayant comme motif une raison financière et
18,8 % pour les ménages sans logement (séparation-sans domicile-indépendance). 6,5 % des demandeurs
sans logement, en instance de séparation ou en recherche d?indépendance ont tout de même refusé 2 offres
ou plus.
Les refus de proposition sont presque deux fois plus fréquents chez les ménages
actuellement locataires dans le parc public ou privé que chez les ménages résidant un
logement précaire
Nombre de propositions refusées selon le statut d'occupation au 1-1-2013
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
1 - Propriétaire occupant
2 - Locataire privé
3 - Locataire HLM
4 - Logement précaire
5 - Hébergement amis
6 - Hébergement parents
total
0
1
2
3 et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les demandeurs actuellement hébergés dans un logement précaire sont peu nombreux à avoir déjà refusé
une offre de logement social (14,0 %). La part des ménages ayant rejeté au moins une proposition est en
revanche quasiment le double, parmi les ménages résidant déjà dans le parc social (24,5 %) ou locataires du
parc privé (24,6 %).
Lorsqu?il est motivé, le premier refus est invoqué dans 32,1 % des cas par un logement
jugé inadapté (caractéristiques, taille ?) et dans 24,3 % par une localisation (commune,
quartier, environnement) considérée comme non satisfaisante.
43,3 % des propositions ne disposent pas d?un motif de refus clairement identifié.
Lorsqu?elle est exprimée, la raison invoquée pour expliquer le refus de la première offre de logement social
est dans près de 1/3 des situations (32,1 %) liée à des caractéristiques inadaptées du logement (collectif,
étage insatisfaisant, manque d?ascenseur, type de chauffage ?). Seuls 9,1 % des refus sont liés à une taille
de logement jugée insatisfaisante par rapport aux attentes.
Pour 16,5 % des demandeurs, ce premier refus est justifié par une localisation inadaptée du logement
proposé qui ne correspond pas aux attentes en terme de commune ou de quartier proposé.
Dans 7,7 % des cas, c?est l?environnement plus proche qui est reproché : manque de services de proximité
ou appréhension liée au voisinage.
- 62 -
Motif de premier refus au 1-1-2013
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35%
Caract. du logement inadaptées
Localisation inadaptée
Attribution hors parc HLM
Taille du logement
Loyer trop élevé
Environnement
Préavis
Demande mise en attente
Logement non disponible
Autre
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Dans 10,4 % des cas, le demandeur n?accepte pas la proposition car il a trouvé un logement en dehors du
parc social. Dans 7,7 % des cas, la proposition arrive trop tôt par rapport à un préavis ou alors le demandeur
préfère attendre une évolution possible de sa situation personnelle.
7,8 % des refus sont liés à un loyer trop élevé.
Enfin, dans 1,8 % des cas, il ne s?agit pas d?un refus, mais le logement proposé n?est finalement plus
disponible.
Motif de troisième refus au 1-1-2013
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35%
Caract. du logement inadaptées
Localisation inadaptée
Attribution hors parc HLM
Taille du logement
Loyer trop élevé
Environnement
Préavis
Demande mise en attente
Logement non disponible
Autre
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Entre les première et troisième propositions, les motifs « caractéristiques de logement inadaptées » (+ 2,9
points), loyer élevés (+ 2,8 points), et localisation inadaptée (+ 2,0 points) prennent de l?importance tandis
que les raisons liées à l?environnement au sens large (- 1,7 point) et à l?attribution d?un logement dans le parc
privé parallèlement à la demande de logement social (-2,9 points) en perdrent.
Par rapport à l?an dernier, on note un net infléchissement de l?impact de l?attribution d?un logement dans le
parc privé entre le premier et le troisième refus (qui passe respectivement de 13 à 4 % à 10,4 % à 7,5 %).
- 63 -
ANNEXE
Type de territoire privilégié par les demandeurs en fonction
de leur origine résidentielle et de l?origine de la demande
O/D
Demande
externe
1 - Centre
grands
pôles
2 -
Banlieue
grands
pôles
3 -
Périphérie
grands
pôles
4 - Ville
moyenne
5 - Rural
sous
influence
urbaine
6 - Rural
pur 7 - Littoral Total
1 - Centre
grands pôles 15 735 1 944 448 241 153 12 99 18 632
2 - Banlieue
grands pôles 2 154 5 468 277 30 36 3 31 7 999
3 - Périphérie
grands pôles 1 807 1 144 4 516 235 288 10 45 8 045
4 - Ville
moyenne 500 126 143 2 815 273 24 52 3 933
5 - Rural sous
influence
urbaine 931 356 501 1 255 2 800 76 246 6 165
6 - Rural pur 70 24 32 108 72 183 12 501
7 - Littoral 224 52 34 81 52 4 1 965 2 412
Extérieur
région 1 871 475 286 391 267 39 179 3 508
Total 23 292 9 589 6 237 5 156 3 941 351 2 629 51 195
O/D
Demande
interne
1 - Centre
grands
pôles
2 -
Banlieue
grands
pôles
3 -
Périphérie
grands
pôles
4 - Ville
moyenne
5 - Rural
sous
influence
urbaine
6 - Rural
pur 7 - Littoral Total
1 - Centre
grands pôles 13 231 2 020 552 208 121 2 103 16 237
2 - Banlieue
grands pôles 844 3 791 201 25 20 2 30 4 913
3 - Périphérie
grands pôles 258 250 1 233 57 60 15 1 873
4 - Ville
moyenne 309 95 80 1 773 214 18 43 2 532
5 - Rural sous
influence
urbaine 194 292 141 282 649 15 43 1 616
6 - Rural pur 19 9 17 52 19 79 3 198
7 - Littoral 25 6 1 19 14 341 406
Extérieur
région 1 243 301 146 259 160 22 215 2 346
Total 16 123 6 764 2 371 2 675 1 257 138 793 30 121
O/D
Ensemble de
la demande
1 - Centre
grands
pôles
2 -
Banlieue
grands
pôles
3 -
Périphérie
grands
pôles
4 - Ville
moyenne
5 - Rural
sous
influence
urbaine
6 - Rural
pur 7 - Littoral Total
1 - Centre
grands pôles 28 966 3 964 1 000 449 274 14 202 34 869
2 - Banlieue
grands pôles 2 998 9 259 478 55 56 5 61 12 912
3 - Périphérie
grands pôles 2 065 1 394 5 749 292 348 10 60 9 918
4 - Ville
moyenne 809 221 223 4 588 487 42 95 6 465
5 - Rural sous
influence
urbaine 1 125 648 642 1 537 3 449 91 289 7 781
6 - Rural pur 89 33 49 160 91 262 15 699
7 - Littoral 249 58 35 100 66 4 2 306 2 818
Extérieur
région 3 114 776 432 650 427 61 394 5 854
Total 39 415 16 353 8 608 7 831 5 198 489 3 422 81 316
Service connaissance des territoires et évaluation
Service connaissance des
territoires et évaluation
Division Observation
Etudes et Statistiques
Directeur de la publication :
Hubert FERRY-WILCZEK
ISSN 2109-0017
Tél : 02.72.74.73.00
Fax : 02.72.74.73.09
5 rue Françoise Giroud CS 16 326
44263 NANTES Cedex 2
(ATTENTION: OPTION e
cette catégorie privilégie majoritairement les T4 dans tous les autres types de territoires.
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - Centre grands pôles
2 - Banlieue grands pôles
3 - Périphérie grands pôles
4 - Ville moyenne
5 - Rural sous influence urbaine
6 - Rural pur
7 - Littoral
Total
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Taille du logement demandé pour un ménage
de 2 personnes au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Taille du logement demandé pour un ménage
de 3 personnes
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 39 -
III ? La tension du marché locatif social
1 ? Evolution de la demande locative sociale
Attention, il convient d?être vigilant dans l?analyse des séries temporelles ci-dessous. En effet, la qualité du fichier de la
demande locative sociale n?a cessé de progresser au cours des dernières années. Cette amélioration s?est manifestée
notamment par la suppression de nombreux doublons de demandes initialement présents dans la base régionale. Ces
doublons ont pu gonfler artificiellement le niveau des ménages demandeurs dans les années antérieures à 2010. Par ailleurs,
des doublons entre départements restent possibles, le numéro unique étant géré au niveau départemental.
Une hausse de 5,2 % de la demande locative sociale régionale en 2012, succédant à des
hausses de 7,6 % en 2011 et de 5,0 % en 2010, tandis que le rythme annuel de variation était
antérieurement compris entre ? 2,5 % et + 1,7 %. Sur les trois dernières années, le rythme
de progression des demandes est bon an mal an voisin dans les cinq départements .
Jusque 2007, la demande de logements sociaux sur la région progresse modérément (moyenne annuelle de
1,4 % depuis 2004) ; le nombre de demandeurs connaît un pic à 71 434 au 1er janvier 2007. La demande se
stabilise en 2007 avant d?amorcer une baisse de 1,5 % en 2008 confirmée par une diminution plus
conséquente de 2,5 % en 2009. 2010 est une année de rupture avec une forte reprise à la hausse de 5,0 %.
2011 voit le nombre de demandes s?envoler de 7,6 %. Le rythme de progression, 5,2%, demeure élevé en
2012.
Nombre de
demandeurs au
1er janvier 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Loire-Atlantique 29 390 30 090 31 420 32 220 32 264 32 050 32 270 34 504 36 711 38 727
Maine-et-Loire 18 618 18 834 18 602 18 328 18 100 17 718 16 890 17 693 19 081 19 157
Mayenne 3 830 3 850 3 790 3 708 3 454 3 436 3 145 3 352 3 389 3 794
Sarthe 8 600 8 840 8 880 8 598 8 616 8 362 8 135 8 215 8 912 9 776
Vendée 7 995 8 010 8 060 8 580 8 842 8 621 7 982 8 060 9 193 9 863
Région 68 433 69 624 70 752 71 434 71 276 70 187 68 422 71 824 77 286 81 317
La Loire-Atlantique voit le nombre de demandes locatives sociales augmenter progressivement sur son
territoire jusque 2007 (environ 3 % par an). Après une stabilisation de la demande sur la période 2007-2010,
la progression reprend à 6,9 % en 2010, 6,4 % en 2011 et 5,5 % en 2012.
En Vendée, on observe une poussée de la demande en 2007 et 2008 (en moyenne 4,7 %) ; 2009 essuie une
première baisse de 2,5 % suivie d?une chute de 7,5 % des demandes en 2009. La demande se stabilise en
2010 avant de connaître une poussée spectaculaire de 14,1 % en 2011, et encore de 7,3 % en 2012.
Evolution de la demande locative sociale de 2004 à 2013 (base 100 en 2004)
80
90
100
110
120
130
140
2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 40 -
Jusque début 2010, l?évolution de la demande pour les départements de Mayenne, Maine-et-Loire et Sarthe
est assez semblable. Après une progression de l?ordre de 3 à 4 % entre 2003 et 2005, ces départements
connaissent une baisse continue de la demande, plus soutenue encore en Mayenne. L?année 2010 est
marquée dans le Maine-et-Loire et en Mayenne par une reprise d?autant plus forte que la baisse avait été
importante au cours des années précédentes. En 2011, cette forte reprise se confirme dans le Maine-et-Loire
mais non en Mayenne et touche la Sarthe. En 2012, elle se poursuit dans la Sarthe et reprend en Mayenne,
tandis qu?elle est freinée dans le Maine-et-Loire.
Les trois dernières années se traduisent en définitive par des rythmes de croissance de la demande assez
voisins de ces trois départements, de surcroît nettement plus proches de ceux des deux autres. Ainsi, le
rythme annuel moyen de progression triennale s?établit-il à 6,3 % en Loire-Atlantique, 4,3 % en Maine-et-
Loire, 6,5 % en Mayenne, 6,4 % en Sarthe, 7,4 % en Vendée, 5,9 % sur l?ensemble de la région : seul le
Maine-et-Loire se situe un peu en-deçà.
Il convient d?être vigilant dans l?interprétation de ces chiffres : sur certaines zones, la baisse de la demande peut
signifier un besoin en baisse, mais sur d?autres zones, on peut aussi supposer qu?un parc trop peu dense ou des délais
trop importants découragent les demandeurs.
Une progression moyenne de la demande locative sociale de 5,9 % entre les 1ers janvier
2010 et 2013 liée pour 32 % à la demande interne et pour 68 % à la demande externe.
Sur la période 2006 à 2010, le nombre total de demandes de logements sociaux avait diminué de 3.3 %. En
fait, la demande interne était restée stable et l?évolution de la demande totale était à imputer à la seule
demande externe. Depuis 2010, demande interne et demande externe sont en progression, mais la hausse
de la demande externe est plus marquée : en moyenne 6,5 % entre 2010 et 2012 contre 5,0 % en interne. Au
final, sur les 12 895 demandes supplémentaires enregistrées entre 2010 et 2013, 68 % émanent de
demandeurs externes.
Evolution de la demande interne de 2010 à 2013
(base 100 en 2010)
90
95
100
105
110
115
120
125
130
2010 2011 2012 2013
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
Evolution de la demande externe de
2010 à 2013 (base 100 en 2010)
90
95
100
105
110
115
120
125
130
2010 2011 2012 2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?analyse départementale permet de mettre en avant des situations contrastées.
En Loire-Atlantique, la demande était restée relativement stable de 2006 à 2010 malgré une légère
progression de la demande interne. Depuis 2010, la progression de la demande externe (6,8 % par an) est
en moyenne plus rapide que celle de la demande interne (5,4 %).
En Vendée, la poussée de la demande jusqu?en 2008 avait été impulsée par la demande externe et la chute
observée en 2010 émanait du recul de cette même demande externe. Depuis 2010, le rythme annuel de
croissance (7,7 %) dépasse celui de la demande externe (7,2 %), mais il s?agit dans les deux cas de
progressions importantes.
En Maine-et-Loire et Sarthe, le recul constaté de 2006 à 2010 était beaucoup plus important en externe (de -
12 %) qu?en interne (-4 % pour la Sarthe et ?5 % pour le Maine-et-Loire). En Mayenne, le repli de 17 % en 4
ans se retrouvait tant en interne qu?en externe. Pour la période 2010-2012, la progression de la demande
observée en Mayenne et dans la Sarthe est pour ces deux départements très largement mue par la
demande externe (respectivement + 7,6 % et + 8,1 %), alors que la demande interne progresse plus
mollement (entre 4,1 % et 4,7 %). En Maine-et-Loire, la progression est modérée et, proche de 5 %,
s?applique conjointement aux demandes interne et externe, tout particulièrement en 2012.
- 41 -
Evolution des demandes entre 2010 et 2013 (% moyen par an)
0%
2%
4%
6%
8%
10%
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Région
externe
interne
total
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Une progression 2012-2013 de 5,2 % (5,3 % pour la demande interne, 5,1 % pour la
demande externe) surtout importante dans les banlieues, les villes moyennes et sur le
littoral
Evolution des demandes entre 2012 et 2013
-5%
0%
5%
10%
15%
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Région
externe
interne
total
Evolution des demandes entre 2012 et 2013
0%
2%
4%
6%
8%
10%
Centre grands
pôles
Banlieue
grands pôles
Périphérie
grands pôles
ville moyenne Rural sous
influence
urbaine
Rural pur Littoral
externe
interne
total
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative social
Entre le 1er janvier 2012 et le 1er janvier 2013, l?évolution de la demande offre des situations très contrastées.
Générale, la progression est cependant plus marquée dans les banlieues (demande externe et interne) et sur
le littoral (demande externe). C?est encore le cas dans le rural « pur » de la demande interne, mais cette
progression est peu significative au regard des effectifs concernés. Dans les villes moyennes, la progression
est mixte.
La progression existe mais faible dans les zones à faible densité du parc social, tout particulièrement les
périphéries des grandes villes.
- 42 -
Evolution de la demande totale de logements sociaux par canton entre 2012et 2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Evolution de la demande externe de logements sociaux par canton entre 2012 et 2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 43 -
Evolution de la demande interne de logements sociaux par canton entre 2012 et 2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
2 ? Demandes par rapport à la commune d?origine
En Pays de la Loire, 58,7 % des demandes émanent d?un ménage résidant dans la
commune et 7,1 % proviennent de l?extérieur de la région. La Vendée se distingue avec plus
de demandeurs ?hors région? ; il en va logiquement de même des franges de la région
Le fichier régional de la demande locative sociale recense les demandes formulées au sein des communes de
la région. Le demandeur peut déjà habiter la région ou provenir d?un autre territoire.
Le numéro unique n?étant pas encore géré au niveau national, il n?est pas possible d?examiner les demandes
réalisées par des habitants des Pays de la Loire à l?extérieur de la région.
Dans cette analyse, seule la première commune demandée est prise en compte.
Au 1er janvier 2013, on comptabilise 5 855 demandes d?entrants dans la région.
Sur les 81 317 demandes de logements au 1er janvier 2013, la grande majorité est exprimée (pour la
première commune demandée) dans la commune où réside le demandeur (58,7 %). Dans 29,6 % des cas,
le demandeur réside dans une autre commune du même département. Les demandes provenant d?un autre
département de la région occupent une part de 4,6 %. Les demandes provenant de l?extérieur de la région
pèsent donc pour 7,1 %.
La part de demandeurs originaires de la commune demandée fluctue entre 52,0 % en Vendée et 61,1 % en
Loire-Atlantique, celle des demandeurs habitant une autre commune du département, entre 26,7 % (Sarthe)
et 33,5 % (Mayenne, Vendée). La Sarthe attire proportionnellement plus que les autres les demandeurs des
autres départements des Pays de la Loire (7,4 % contre 3,9 % à 5,6 %). La Vendée attire une part
sensiblement plus forte de l?extérieur de la région (10,1 %) que la Loire-Atlantique (6,7 %) ou le Maine-et-
Loire (5,8 %).
- 44 -
Origine du demandeur par rapport à la commune demandée au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
1 - Même commune
2 - Autre commune du
département
3 - Autre commune de la région
4 - Extérieur région
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Origine du demandeur par rapport à la commune demandée au 1-1-2013
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100
%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
Région
1 - Même commune
2 - Autre commune du
département
3 - Autre commune de la région
4 - Extérieur région
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part de demandeurs qui aspirent à ne pas changer de commune est surtout importante chez ceux d?entre
eux qui actuellement résident dans les villes, notamment principales, où elle atteint 71,3 %, et déjà beaucoup
moins dans les villes moyennes : 53,4 % .
Les autres types de territoire attirent tous en majorité (50 % à 60 %) des personnes extérieures à la
commune d?actuelle résidence. La fréquence des demandeurs originaires de l?extérieur de la région est alors
surtout importante sur le littoral (11,5 % des demandeurs) et dans le rural pur (12,5 %), beaucoup moins
dans les banlieues et périphéries des grandes aires urbaines (4,7 % et 5,0 %). Les couronnes urbaines et le
rural sont plus fréquemment recherchés par des résidents d?autres communes du même département (plus
de 40 % des demandeurs, contre une moyenne régionale de 29,6 %, mais proportion qui chute à 16,7 %
dans les principales villes).
On observe par ailleurs quelques différences
entre les demandeurs internes et les
demandeurs externes.
Les ménages appartenant déjà au parc locatif
sont en effet plus nombreux à effectuer une
demande au sein de leur commune (63,7 %
pour la demande interne contre 55,7 % en
externe), ce qui les différencie des demandeurs
externes du département qui choisissent plus
volontiers de changer de commune tout en
restant dans le département (32,8 % contre
24,0 % en demande interne).
Origine du demandeur par rapport à la
commune sollicitée
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
1 - Même
commune
2 - Autre
commune du
département
3 - Autre
commune de la
région
4 - Extérieur
région
En revanche, la part des demandeurs extérieurs à la région est à peine plus élevée en interne (7,8 %) qu?en
externe (6,9 %), celle des demandeurs résidant dans un autre département sont quasiment identiques (4,5 %
et 4,6 %).
- 45 -
Part des demandeurs originaires de l?extérieur de la commune sollicitée, par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative
sociale
Part des demandeurs originaires de l?extérieur de la région, par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative
sociale
En Pays de la Loire, 71,0 % des demandes émanent d?un ménage résidant dans une des
sept principales aires urbaines de la région. L?aspiration au changement de type de
territoire est plus marquée en milieu rural
57 699 des 81 317 demandeurs de logements au 1er janvier 2013, soit 71,0 % d?entre eux, résident dans une
des sept principales aires urbaines à raison de 42,9 % dans une ville centre, 15,9 % dans une banlieue et
12,2 % dans une périphérie. Les villes moyennes sont à l?origine de 8,0 % des demandes, le rural sous
influence urbaine, de 9,6 %, le littoral, de 3,5 %, le rural « pur » de 0,9 %, l?extérieur de la région de 7,1 %.
79,2 % des demandes visent les principales aires urbaines. Mais une telle proportion est extrêmement
variable selon le territoire d?origine, puisqu?elle atteint 97 % s?il s?agit d?une aire urbaine ; si elle est encore de
74 % pour les demandeurs de l?extérieur de la région, elle n?est plus que de 30 % lorsque le lieu de résidence
actuel est un territoire rural, de 19 % lorsque c?est une ville moyenne, de 12 % lorsqu?il est littoral.
- 46 -
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - Centre grands pôles
2 - Banlieue grands pôles
3 - Périphérie grands pôles
4 - V ille m oyenne
5 - Rural sous influence urbaine
6 - Rural pur
7 - Littoral
Extérieur région
Ensem ble de la dem ande
1 - Centre grands pôles
2 - Banlieue grands pôles
3 - Périphérie grands pôles
4 - Ville m oyenne
5 - Rural sous influence
urbaine
6 - Rural pur
7 - Littoral
Répartition des dem andeurs en fonction du lieu de résidence actuel au 1er janvier 2013
De telles différences résultent de la conjugaison du poids des demandeurs provenant des aires urbaines et
de la préférence pour un maintien du demandeur sur la commune de résidence actuelle.
Il est donc « normal » que cette concentration soit d?abord le fait de résidents des aires urbaines. On relève
cependant qu?au sein de celles-ci, les villes centres se révèlent également très attractives pour les ménages
résidant à l?extérieur de la région et le sont même beaucoup plus que pour les résidents des banlieues et
périphéries. En revanche, les couronnes urbaines ne sont que médiocrement attractives pour ces mêmes
résidents de l?extérieur de la région.
L?aspiration au changement de type de territoire est plus marquée en milieu rural : elle caractérise une
majorité des demandeurs (en provenance) du rural sous influence urbaine (55,7 %) comme du rural
pur (62,5 %). Ailleurs en revanche, elle est plus ou moins minoritaire : 42,0 % dans les périphéries, 29,0 %
dans les villes moyennes, 28,3 % dans les banlieues, seulement 18,2 % sur le littoral et 16,9 % dans les
villes centres des principales aires urbaines dont 14,3 % des demandeurs sollicitent un logement social en
banlieue ou en périphérie (quand 22,2 % des demandeurs en couronne privilégient une ville centre).
La Loire-Atlantique concentre les principaux flux
L?écart entre le nombre de demandes enregistrées sur une commune et le nombre de demandeurs originaires de cette
même commune permet de mettre en évidence les communes qui attirent les demandeurs et celles qui les repoussent.
Le phénomène d?attrait ou de répulsion peut trouver deux origines selon qu?il est choisi ou subi. Un demandeur peut
ainsi profiter d?une demande de logement social pour essayer d?emménager dans la commune qui est la plus adéquate
à sa situation personnelle (proximité travail, famille ?). Il peut également choisir une commune pour essayer de
maximiser ses chances d?intégrer le parc social ; le demandeur privilégie alors une commune où le parc social est
abondant, aux dépens d?une commune qui aurait pu être plus fonctionnelle pour lui. Sur des territoires où l?offre est
limitée, la mise en location de nouveaux logements locatifs peut susciter un afflux ponctuel de demandes.
Le fichier de la demande locative sociale n?étant pas national, l?analyse proposée ne peut être qu?incomplète. En effet, il
manque la prise en compte (en négatif) des ménages originaires de la région et qui ont réalisé une demande hors Pays
de la Loire. L?indicateur retenu est par conséquent sur-estimé et artificiellement positif de 5 855 demandeurs au niveau
régional, ce qui correspond aux demandeurs extérieurs à la région.
Pour certains types de ménages, comme les étudiants ou les retraités, se rapprocher des villes centres, c?est
se rapprocher des lieux d?étude et de l?accès aux soins. Pour d?autres ménages très modestes, c?est la
possibilité de se rapprocher de son emploi, ce qui leur est financièrement impossible dans le parc privé. Mais
il est également probable que ce choix soit fait par défaut pour d?autres ménages qui auraient souhaité rester
en périphérie ou dans le rural mais demandent un pôle urbain parce que l?offre de logements sociaux est en
nombre insuffisant sur leur territoire.
44 % des communes ligériennes présentant les principales ?fuites? de demandeurs de logements sociaux
(différence entre nombre de logements sollicités et nombre de logements actuels inférieure ou égale à - 10)
se situent en Loire-Atlantique. Il est donc assez logique, par corollaire, que ce département participe
largement, à hauteur de 46,7 %, aux « flux sortants » de demandeurs.
- 47 -
Ecart entre nombre de demandeurs sur la commune et nombre de demandeurs originaires de la commune,
par commune au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
De leur côté, 33 % des communes offrant les ?entrées nettes? les plus massives de demandeurs (différence
entre nombre de logements sollicités et nombre de logements actuels supérieure à + 10) sont également de
Loire-Atlantique. Ce département contribue pour 47,6 % aux « flux entrants » de demandeurs de la région.
La concentration est donc particulièrement forte en Loire-Atlantique, principalement pour les « entrants ».
Le solde est par ailleurs très largement positif pour les 3 principales villes centre de la région : + 1 780 à
Nantes, + 1 133 Angers et + 748 au Mans. Il est également important sur la banlieue nantaise.
3 ? Demandes par rapport au parc social existant
15,4 % des ménages internes souhaitent changer de logement HLM (20,1 % en Loire-
Atlantique). La demande externe correspond à 26,1 % du parc social existant ; elle est
faible dans le rural mayennais et sarthois, forte sur tout le littoral et dans une moindre
mesure sur la deuxième couronne nantaise.
Avec 81 317 logements, la demande locative sociale représente au niveau régional 5,1 % du parc des
résidences principales et 41,5 % du parc de logements sociaux existant.
Cette demande totale représente 26,7 % et 28,5 % du parc social existant en Mayenne et dans la Sarthe, son
poids est double en Vendée (55,5 %) et en Loire-Atlantique (55,8 %). Il est surtout de 19,3 % dans le rural
pur, de 22,5 % dans les villes moyennes, de 30 % à 40 % dans les autres types de territoire, à l?exception
très spectaculaire du littoral où il culmine à 100,8 % : cela signifie donc que le niveau des demandes y
correspond à celui du stock de logements existants ? le dépassant même très légèrement !
Mais une partie de cette demande émane du parc locatif social, il ne s?agit donc pas uniquement d?un besoin
de logements sociaux supplémentaires, mais également d?un besoin de logements sociaux disposant de
caractéristiques différentes (lieu, taille ?). Cette demande interne correspond à 15,4 % du parc locatif
social ; c?est donc un peu plus de 1 ménage sur 7 résidant dans le parc social qui souhaite déménager tout
en restant dans ce parc pour disposer d?un environnement ou d?un type de logement différent.
Seuls 10,2 % des résidents du parc social de Mayenne souhaitent un nouveau logement alors que cette
proportion est comprise entre 12 % et 15 % en Sarthe, Vendée et Maine-et-Loire. La part des demandes
souhaitées en interne est en revanche beaucoup plus importante en Loire-Atlantique (20,1 %). Le niveau et
le poids de la demande interne sont particulièrement faibles dans les villes moyennes (0,6 %), le poids
devient relativement important dans les grandes villes (16,9 %), en particulier Nantes, et plus encore sur le
littoral (23,4 %).
- 48 -
Poids de la demande par rapport au parc social existant au 1-1-2013
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Région
externe
interne
totale
Poids de la demande par rapport au parc social existant au 1-1-2013
0%
20%
40%
60%
80%
100%
120%
Centre
grands
pôles
Banlieue
grands
pôles
Périphérie
grands
pôles
ville
moyenne
Rural sous
influence
urbaine
Rural pur Littoral Région
externe
interne
totale
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Poids de la demande interne par rapport au parc social existant par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande
locative sociale
- 49 -
Les demandes externes représentent 26,1 % du parc social existant.
Des disparités territoriales existent, très importantes : le poids de la demande externe par rapport au parc
social n?est que de 16,2 % en Sarthe, 16,5 % en Mayenne, 18,8 % dans le Maine-et-Loire, dont le parc social
est il est vrai particulièrement abondant, alors qu?il s?élève à 35,6 % en Loire-Atlantique et à 40,7 % en
Vendée. Sensiblement plus faible dans le rural « pur » (14 %), le poids de la demande externe est ailleurs
généralement compris entre 22 ? 23 % (villes grandes ou moyennes) et 30 ? 31 % (banlieues périphéries).
Toutefois, sur le littoral, il atteint la proportion exceptionnelle de 77,4 %.
Poids de la demande externe par rapport au parc social existant par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande
locative sociale
La demande externe correspond à 3,6 % du parc privé (4,8 % en Loire-Atlantique).
Poids de la demande externe dans le parc privé
au 1-1-2013
0% 1% 2% 3% 4% 5%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
La demande externe représente 3,6 % du parc
privé (parc des propriétaires et parc locatif
privé). Certains ménages demandeurs étant
sans logement ou hébergés dans d?autres
ménages (famille ou amis), il convient d?être
vigilant dans l?interprétation de ce ratio.
Le poids de la demande externe sur le parc
privé est le plus faible en Mayenne (2,0 %), il
est de 2,6 % dans la Sarthe et 2,7 % en
Vendée, alors qu?il atteint 4,0 % en Maine-et-
Loire et culmine à 4,8 % en Loire-Atlantique.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 50 -
La part de la demande externe dans le parc
privé est nettement plus soutenue dans les
grandes villes, secondairement dans leurs
banlieues ainsi que les villes moyennes.
En dehors de Laval et Le Mans, la part de la
demande externe dans le parc privé en Sarthe
et Mayenne est inférieure à 3 %. Cette part est
en revanche conséquente sur l?ensemble du
département du Maine-et-Loire où le parc
existant est important. La friction est
particulièrement soutenue sur les principaux
pôles urbains ainsi que sur le canton de la
Baule, avec une demande externe dépassant
5 % du parc privé.
Poids de la demande externe dans le parc privé
au 1-1-2013
0% 2% 4% 6% 8% 10% 12%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
Région
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Poids de la demande externe par rapport au parc privé existant par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande
locative sociale
La part des petits logements (T2 et T1 hors littoral) est plus forte que dans le parc existant,
soit une pression importante sur ce type de logement ; la situation est inverse pour les T4.
Structure du parc demandé au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Au sein du parc social demandé, on comptabilise
38,3 % de petits logements (7,0 % de T1 et 31,3 %
de T2) et 26,1 % de grands logements (19,7 % T4
et 6,4 % T5 et +), le solde correspondant à 35,6 %
de T3.
La Mayenne présente la spécificité d?avoir une
demande plus orientée vers les grands logements
(32,0 % de T1 et T2 et 30,5 % de T4 et +).
A l?inverse, les besoins en petits logements sont
plus importants en Loire-Atlantique (41,8 %) et les
besoins en grands logements plus faibles en
Vendée (22,4 % de T4 et +).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 51 -
Les besoins en petits logements sont
surtout importants dans les
principales villes (43,2 %) et sur le
littoral (40,9 %).
Les besoins en grands logements
sont nettement plus faibles sur le
littoral (18,1 % de T4 et +).
Structure du parc demandé au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Il existe des différences marquées entre
demandes interne et externe. Il y a ainsi plus de
petits logements attendus par les demandeurs
externes (47,0 %) que par les demandeurs
internes (23,7 %). En corollaire, le nombre de
grands logements est plus faible en externe
(18,6 %) qu?en interne (39,0 %).
Taille de logement demandée selon l'origine
de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Structure du parc hlm existant estim. 2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Structure du parc hlm existant estim. au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Au sein du parc HLM, on enregistre
25,9 % de petits logements (6,8 % de
T1 et 19,1 % de T2) alors que la
demande est de 38,3 % sur ce type de
logements et même de 47,0 % si on ne
s?intéresse qu?à la demande externe.
A l?opposé, il existe dans le parc social
35,9 % de grands logements (27,9 %
T4 et 8,0 % T5 et +), contre une
demande exprimée de 26,1 % dans le
fichier total de la demande et 18,6 %
pour la seule demande externe.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative social
- 52 -
Il est possible de comparer la structure en nombre de pièces des logements demandés et des logements existants.
Cette comparaison permet de mettre en évidence des déséquilibres éventuels entre des besoins et un existant
susceptible de devenir disponible à plus ou moins long terme. On peut ainsi identifier des types de logements pour
lesquels les tensions peuvent être plus ou moins prononcées. Il convient néanmoins d?être vigilant dans les
commentaires apportés. En effet, une partie de la demande est interne et par définition l?octroi d?un nouveau logement
social est synonyme de la libération d?un autre logement social présentant des caractéristiques différentes. On peut
notamment rappeler que les demandes internes concernent plus fréquemment des logements plus grands et que la
satisfaction de cette demande permettrait de libérer des petits logements. L?information précise sur la taille des
logements occupés par les demandeurs internes n?étant pas mobilisable, il n?est pas possible d?affiner cette approche.
Déséquilibre entre la demande et l'offre de logement social
-15% -10% -5% 0% 5% 10% 15%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Déséquilibre entre la demande et l'offre de logement social
-20% -15% -10% -5% 0% 5% 10% 15% 20%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?analyse entre la structure de la demande de logement social et le parc existant met en évidence un déficit
général de petits logements et notamment de T2. Seuls le Maine-et-Loire d?une part, la périphérie des
principales aires urbaines et surtout le littoral d?autre part, affichent un apparent excédent de T1.
À l?inverse, la part des T4 est systématiquement sur-représentée par rapport aux besoins exprimés.
Parmi les spécificités locales, le Maine-et-Loire et dans une moindre mesure la Mayenne connaissent un
?manque? relatif de T3 ; il en va de même des villes moyennes et des espaces peu urbanisés (rural,
périphéries). La structure en T3 dans les autres départements ainsi que dans les principales agglomérations
semble en revanche ?excédentaire? par rapport aux attentes.
Le Maine-et-Loire et dans une moindre mesure la Loire-Atlantique présenteraient un excédent de structure
en T5 et + par rapport aux demandes totales exprimées. Cet excédent serait imputable à tous les types de
territoire à l?exception du littoral.
- 53 -
4 ? Ancienneté de la demande
L?ancienneté moyenne est de 17,0 mois au niveau régional, mais 50 % des ménages ont
effectué leur demande il y a moins de 9,7 mois ; elle est plus forte en Loire-Atlantique, sur
le littoral ainsi que dans les principales agglomérations
Au 1er janvier 2013, la durée moyenne d?ancienneté de la demande est de 17,0 mois au niveau régional, en
très légère augmentation (+ 0,2 mois) par rapport à 2012. Des demandes anciennes tirent fortement la
moyenne vers le haut. La médiane est ainsi beaucoup moins élevée, et 50 % des demandes ont été
formulées il y a moins de 9,8 mois (9,7 mois en 2012). Un examen plus précis met en avant que 25 % des
demandes datent de moins de 4,5 mois alors que 25 % ont une ancienneté supérieure à 20,2 mois. Les
10 % de demandes les plus anciennes ont été réalisées pour la première fois il y a plus de 39,7 mois et ont
ensuite été renouvelées chaque année.
Les disparités départementales sont importantes. L?ancienneté de la demande est plus élevée en Loire-
Atlantique (moyenne à 19,8, médiane à 11,2, et dernier décile à 47,1 mois) et moindre en Mayenne
(moyenne à 11,8, médiane à 7,4, et dernier décile à 25,4 mois).
0
10
20
30
40
50
Loire-
Atlantique
Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Région
Ancienneté de la demande en mois au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les disparités locales le sont
encore davantage.
L?ancienneté de la demande est
plus élevée sur le littoral
(moyenne à 20,3, médiane à
11,2, et dernier décile à 50,0
mois) ainsi que dans les
principales agglomérations
(centres + banlieues : moyenne à
18,2, médiane à 10,4, et dernier
décile à 43,2 mois). Elle est
moindre et plus homogène en
milieu rural (moyenne à 12,0,
médiane à 7,6 et dernier décile à
25,1 mois).
0
10
20
30
40
50
60
Centre
grands
pôles
Banlieue
grands
pôles
Périphérie
grands
pôles
ville
moyenne
Rural sous
influence
urbaine
Rural pur Littoral
Ancienneté de la demande en mois au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les anciennetés moyennes de demandes sont ainsi très diverses : moins de 8 mois d?attente dans 14
cantons dont 8 mayennais et 3 sarthois, plus de 20 mois dans 15 cantons dont 9 de Loire-Atlantique et 3 de
Vendée. Plus généralement, l?attente est plus longue au sein des unités urbaines majeures et spécifiquement
sur Nantes, ainsi que sur l?ensemble du littoral. La demande de moins de 8 mois, en revanche, est fréquente
dans les cantons ruraux de Mayenne et de Sarthe au sein desquels Beaumont-sur-Sarthe et Château-
Gontier-Est (Azé) font figure d?exception avec une ancienneté moyenne de plus de 20 mois.
? 9ème décile
??? 3ème quartile
? moyenne
? médiane
??? 1er quartile
? 1er décile
- 54 -
Ancienneté moyenne des demandes par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande
locative sociale
19,3 % des demandes datent de plus de 2 ans au plan régional, 11,0 % en Mayenne et
24,4 % en Loire-Atlantique ; 39,2 % datent de plus de 1 an ; des demandes externes plus
récentes que les demandes internes.
ancienneté de la demande au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
60,7 % des demandes formulées sur la région
datent de moins de 1 an (et 31,5 % de moins de 6
mois) contre 19,3 % de 2 ans et plus.
En Mayenne et Sarthe, ce sont 41,2 % et 37,5 %
des demandes qui ont été exprimées pour la
première fois il y a moins de 6 mois alors que les
demandes de 2 ans et plus sont respectivement de
11,0 % et de 12,0 %.
L?ancienneté des demandes a une structure
proche en Vendée et Maine-et-Loire : 65,3 % et
64,8 % de moins de 1 an, 16,3 % et 15,8 % de 2
ans et plus.
Les anciennetés les plus importantes se trouvent
en Loire-Atlantique : 46,2 % de plus de 1 an, dont
24,4 % de plus de 2 ans et 6,8 % de plus de 5 ans.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les demandes externes sont en général plus
récentes que les demandes internes : 65,9 % de
moins de 1 an contre 52,2 % ; à l?inverse, 26,0 %
des demandes internes datent de plus de 2 ans
contre 15,4 % pour les externes.
Deux raisons peuvent expliquer ce phénomène :
soit les demandes externes sont satisfaites plus
rapidement, ou alors les demandeurs externes
sont plus nombreux à ne pas renouveler leur
demande faute d?une réponse apportée.
ancienneté de la demande selon son origine
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
0 à 6 mois
6 à 12
mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 55 -
19,1 % des demandes présentent un délai ?anormalement long? : 15,9 % pour les demandes
externes contre 24,4 % pour les demandes internes. Les délais anormalement longs sont
plus fréquents sur le littoral de Loire-Atlantique
Les délais anormalement longs sont fixés par arrêté préfectoral.
Ils sont différents sur le territoire selon la pression rencontrée et sont calculés selon l?ancienneté de la
demande.
Pour le département de la Sarthe les délais anormalement longs prennent également en compte l?éventuel refus
d?une proposition.
Département Délai anormalement long fixé par l'arrêté préfectoral Date de l'arrêté fixant le délai
Loire-Atlantique 30 mois sur Nantes métropole
24 mois sur CAP Atlantique et les Communautés de
communes de Pornic, Sud-Estuaire et coeur Pays de Retz
18 mois sur le reste du département
7 Mars 2008
Maine et Loire 24 mois sur Angers Loire métropole
18 mois sur le reste du département
23 janvier 2008
Mayenne 16 mois 16 janvier 2008
Sarthe 12 mois sans proposition de logement 2 novembre 2006
Vendée 24 mois (littoral et rétro littoral)
15 mois (reste du département)
Février 2008
délais anormalement longs au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
non
oui
En 2013, 15 508 demandes régionales de
logements HLM répondent à un délai
anormalement long, soit 19,1 % des demandes.
Plus de la moitié (8 231 demandes) des ménages
qui rencontrent un délai anormalement long sont
en attente d?un logement HLM en Loire-Atlantique.
Le pourcentage des demandes avec un délai
anormalement long est le plus élevé en Vendée
(22,7 %) et en Loire-Atlantique (21,4 %). A
l?opposé, cette part est beaucoup plus faible dans
la Sarthe (5,4 %). En fait 29 % des demandes de la
Sarthe datent de plus de 12 mois, mais plus de la
moitié des demandeurs a déjà reçu au moins une
proposition qu?il a refusée.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
C?est sur le littoral que la fréquence des demandes
en cours avec un délai anormalement long est la
plus élevée (24,9 %), dans le rural qu?elle est la plus
modique (14,6 %).
délais anormalement longs au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
région
non
oui
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 56 -
Des divergences importantes existent selon
l?origine du demandeur avec 24,4 % des
demandes internes rencontrant un délai
anormalement long contre 15,9 % pour la
demande externe.
Cette situation est somme toute assez logique,
l?urgence à loger des demandeurs externes étant
souvent plus élevée que celle d?apporter un
nouveau logement à un locataire appartenant déjà
au parc HLM. Par ailleurs, un demandeur externe
a beaucoup moins tendance à refuser une offre.
délais anormalement longs selon l'origine
de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
non
oui
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
On ne dénombre aucune demande avec délai anormalement long dans 8 cantons de la région ; il s?agit
intégralement de cantons ruraux de Mayenne et de Sarthe. Plus généralement, ces deux départements
présentent un nombre important de cantons pour lesquels la part des délais anormalement longs est
inférieure à 10 %.
A l?opposé, on observe une part particulièrement élevée de demandes avec délais anormalement longs en
Maine-et-Loire (4 cantons à plus de 30 %) et en Loire-Atlantique (5 cantons dans la même situation),
notamment sur le littoral. Les délais anormalement longs sont également fréquents sur les îles vendéennes :
44,4 % sur l?île d?Yeu et 26,6 % sur l?île de Noirmoutier.
Part des délais anormalement longs par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande
locative sociale
Les délais d?attente les plus courts se rencontrent pour les demandeurs qui sont ou vont
être sans logement ; néanmoins, 30,5 % de ceux-ci attendent depuis plus d?un an au 1er
janvier 2013
Les demandes pour raison de ?souhaits de cadre de vie différent? et de ?logement inadapté? affichent en
général des délais d?attente plus importants que la moyenne (respectivement 50,3 % et 48,0 % des
demandes datent de plus d?un an).
A l?inverse, les délais d?attente sont beaucoup plus faibles pour les situations plus urgentes, c?est à dire
lorsque le demandeur est sans logement (séparation, sans logement, indépendance), avec néanmoins
30,5 % de demandes datant de plus de 1 an au 1er janvier 2013.
- 57 -
Délai d'attente selon le motif de la demande au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb financier
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Délai d'attente selon le statut d'occupation du demandeur au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - Propriétaire occupant
2 - Locataire privé
3 - Locataire HLM
4 - Logement précaire
5 - Hébergement amis
6 - Hébergement parents
Total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les délais d?attente les plus longs se retrouvent parmi les demandeurs résidant déjà dans un logement
HLM : 47,8 % attendent depuis plus d?un an ; ils sont également très élevés pour les demandeurs émanant
du parc locatif privé (43,8 %). Les attentes de plus d?un an sont en revanche les plus faibles parmi les
demandeurs hébergés chez des amis (24,3 %), des parents (25,8 %), ou disposant d?un logement précaire
(29,9 %).
La composition familiale du demandeur intervient peu sur le délai d?attente
Délai d'attente selon la composition familiale
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
personne seule F
personne seule H
couple
famille
famille monoparentale F
famille monoparentale H
personne seule F + autre
personne seule H + autre
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Selon le type de composition familiale, la part des ménages dont la demande de logement social date de plus
d?un an fluctue de 32,7 % pour les familles monoparentales ayant un homme à leur tête à 43,2 % pour les
familles (couples avec enfants).
- 58 -
Parmi les personnes seules et les familles monoparentales, on observe des écarts significatifs dans les
délais d?attente de plus de un an, entre les ménages composés par des hommes et ceux composés par des
femmes. La part des demandes de plus de un an est en effet supérieure de 5 à 6 points chez les ménages
ayant à leur tête une femme.
Par ailleurs, parmi les demandes émanant de femmes seules, 7,7 % datent de plus de 5 ans pour une
moyenne régionale de 5,2 %.
Les demandeurs disposant d?un revenu inférieur à 500 ¤ par mois, essentiellement les
demandeurs sans ressource, affichent une ancienneté de demande inférieure à la
moyenne ; néanmoins, 21,2 % sont en attente depuis plus d?un an
Délai moyen d'attente selon le niveau de ressource au 1-1-2013
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
0 - Aucune
1 - moins de 500
2 - 500 à 750
3 - 750 à 1000
4 - 1000 à 1500
5 - 1250 à 1500
6 - 1500 à 2000
Total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les ménages sans ressource affichent des délais d?attente plus faibles : 21,2 % ont tout de même effectué
leur demande il y a plus d?un an ; les délais d?attente sont nettement plus proches de la moyenne pour ceux
dont le revenu est inférieur à 500 ¤ par mois: 36,1 %. Plusieurs origines peuvent expliquer ce phénomène :
une satisfaction plus rapide de la demande de logements sociaux, ou une sortie de cette catégorie
(réorientation vers des foyers, progression des revenus ?). Pour les autres tranches de revenus, la part de
demandes datant de plus d?un an est très homogène, comprise entre 39 % et 42 %. Contrairement à ce que
l?on aurait pu supposer, le niveau de revenu n?a qu?un faible effet sur le délai d?attente moyen. Il convient
néanmoins d?être vigilant car le seul revenu ne tient pas compte de la composition familiale et donc de la
situation par rapport au plafond HLM. Par ailleurs le délai d?attente est différent de la notion de délai de
satisfaction (seules les demandes en cours au 1er janvier sont ici comptabilisées).
Des délais d?attente beaucoup plus courts pour les T1 et un peu plus longs pour les T5 et +
Délai moyen d'attente selon la taille demandée au 1-1-2013
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les délais d?attente pour les logements de 2, 3 et 4 pièces se situent dans la moyenne. En revanche, on
rencontre des situations différentes pour les logements les plus petits (T1) et les plus grands (T5 et +).
Les délais sont plus courts pour le T1 avec 23,9 % des demandes datant de plus d?un an et seulement 6,0 %
de demandes de 2 ans et plus pour une moyenne régionale de 19,3 %. A l?opposé, les délais sont
légèrement plus longs pour les plus grands logements (T5 et +), avec 45,8 % des demandes datant de plus
d?un an et 23,8 % de 2 ans et plus.
- 59 -
5 ? Les propositions reçues et refusées
Les demandeurs ayant déjà refusé une offre de logement social (22,2 % sur l?ensemble de
la région) sont nombreux en Sarthe et Mayenne (38 et 34 %), beaucoup moins en Vendée
(9,6 %) ; peu d?écarts entre demandeurs internes et externes (3,5 points)
Nombre de refus par département au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
0
1
2
3 et +
Au 1er janvier 2013, 18 045 demandeurs sur
81 317 (22,2 %) sont toujours en attente d?un
logement social après avoir refusé au moins une
proposition d?un organisme HLM. 8,6 % des
demandeurs ont même reçu au moins 2
propositions sans y donner suite. A contrario,
77,8 % n?ont pas encore eu d?offre.
La part des demandeurs ayant exprimé un refus
est particulièrement importante en Sarthe et en
Mayenne (respectivement 34,3 % et 33,6 %) où
la tension est la plus faible. Cette part est en
revanche beaucoup plus faible en Vendée et
Loire-Atlantique (respectivement 9,6 % et
18,3 %) où la situation est plus tendue. Le
Maine-et-Loire se situe proche de la moyenne
régionale.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Sur le littoral, le nombre de
demandeurs ayant exprimé au
moins 1 refus est
particulièrement faible (8,6 %).
Le nombre de demandeurs à 2
refus ou plus y devient
quasiment négligeable (1,7 %).
Ailleurs, l?expression de refus
donne lieu à des résultats plus
homogènes (autour de 20 %
des demandeurs), tout en étant
légèrement supérieure là où
l?offre est plus abondante
(agglomérations).
Nombre de refus par département au 1-1-2013
0% 10
%
20
%
30
%
40
%
50
%
60
%
70
%
80
%
90
%
100
%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
région
0
1
2
3 et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des demandeurs ayant déjà refusé au
moins une offre de logement social est assez
proche entre demandeurs internes (24,5 %) et
demandeurs externes (20,8 %), soit 3,7 points
d?écart. L?écart le plus prononcé se situe au
niveau des ménages ayant refusé plus d?une
proposition : ils sont 10,5 % pour les ménages
résidant déjà dans le parc HLM contre 7,5 %
pour les demandeurs externes.
Nombre de refus selon l'origine de la
demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
0
1
2
3 et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les ménages ayant refusé (au moins) une offre de logement social sont fortement concentrés sur la Sarthe
et une grande partie de la Mayenne. Dans les Mauges, leur proportion est également importante. À l?opposé,
elle est faible sur l?ensemble du littoral et de la Vendée, où l?offre se fait rare.
- 60 -
Poids des demandeurs ayant déjà refusé (au moins) une proposition, par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande
locative sociale
L?ancienneté moyenne de la demande varie entre 13,8 mois pour les demandes sans refus
et 44,5 mois pour les demandes maintenues après au moins 3 refus
L?ancienneté moyenne
de la demande est de
13,8 mois pour celles
des demandes qui n?ont
fait l?objet d?aucun refus.
Chaque refus
s?accompagne d?une
majoration de l?ordre de
10 mois de cette
ancienneté.
0
12
24
36
48
60
72
84
96
108
0 refus 1 refus 2 refus 3 refus ou +
Ancienneté de la demande au 1er janvier 2013 en mois
Nombre de refus selon l'ancienneté de la
demande au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Total
0
1
2
3 et +
On observe que plus la
demande est ancienne,
plus la part des ménages
ayant refusé au moins
une offre est élevée.
Le poids des refus
progresse ainsi de
11,1 % pour les ménages
ayant effectué leur
demande pour la
première fois lors des 6
derniers mois, à 54,6 %
pour les ménages dont la
demande remonte à plus
de 5 ans.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
? 9ème décile
??? 3ème quartile
? moyenne
? médiane
??? 1er quartile
? 1er décile
- 61 -
La part des ménages ayant déjà refusé une offre de logement HLM est proche quel que soit
le motif de la demande, elle est légèrement plus faible pour les demandeurs sans logement
Nombre de refus selon le motif de la demande au 1-1-2013
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb financier
total
0
1
2
3 et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des ménages ayant déjà refusé au moins un logement est assez proche, quel que soit le motif de la
demande. Cette part se situe entre 24,9 % pour les demandes ayant comme motif une raison financière et
18,8 % pour les ménages sans logement (séparation-sans domicile-indépendance). 6,5 % des demandeurs
sans logement, en instance de séparation ou en recherche d?indépendance ont tout de même refusé 2 offres
ou plus.
Les refus de proposition sont presque deux fois plus fréquents chez les ménages
actuellement locataires dans le parc public ou privé que chez les ménages résidant un
logement précaire
Nombre de propositions refusées selon le statut d'occupation au 1-1-2013
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
1 - Propriétaire occupant
2 - Locataire privé
3 - Locataire HLM
4 - Logement précaire
5 - Hébergement amis
6 - Hébergement parents
total
0
1
2
3 et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les demandeurs actuellement hébergés dans un logement précaire sont peu nombreux à avoir déjà refusé
une offre de logement social (14,0 %). La part des ménages ayant rejeté au moins une proposition est en
revanche quasiment le double, parmi les ménages résidant déjà dans le parc social (24,5 %) ou locataires du
parc privé (24,6 %).
Lorsqu?il est motivé, le premier refus est invoqué dans 32,1 % des cas par un logement
jugé inadapté (caractéristiques, taille ?) et dans 24,3 % par une localisation (commune,
quartier, environnement) considérée comme non satisfaisante.
43,3 % des propositions ne disposent pas d?un motif de refus clairement identifié.
Lorsqu?elle est exprimée, la raison invoquée pour expliquer le refus de la première offre de logement social
est dans près de 1/3 des situations (32,1 %) liée à des caractéristiques inadaptées du logement (collectif,
étage insatisfaisant, manque d?ascenseur, type de chauffage ?). Seuls 9,1 % des refus sont liés à une taille
de logement jugée insatisfaisante par rapport aux attentes.
Pour 16,5 % des demandeurs, ce premier refus est justifié par une localisation inadaptée du logement
proposé qui ne correspond pas aux attentes en terme de commune ou de quartier proposé.
Dans 7,7 % des cas, c?est l?environnement plus proche qui est reproché : manque de services de proximité
ou appréhension liée au voisinage.
- 62 -
Motif de premier refus au 1-1-2013
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35%
Caract. du logement inadaptées
Localisation inadaptée
Attribution hors parc HLM
Taille du logement
Loyer trop élevé
Environnement
Préavis
Demande mise en attente
Logement non disponible
Autre
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Dans 10,4 % des cas, le demandeur n?accepte pas la proposition car il a trouvé un logement en dehors du
parc social. Dans 7,7 % des cas, la proposition arrive trop tôt par rapport à un préavis ou alors le demandeur
préfère attendre une évolution possible de sa situation personnelle.
7,8 % des refus sont liés à un loyer trop élevé.
Enfin, dans 1,8 % des cas, il ne s?agit pas d?un refus, mais le logement proposé n?est finalement plus
disponible.
Motif de troisième refus au 1-1-2013
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35%
Caract. du logement inadaptées
Localisation inadaptée
Attribution hors parc HLM
Taille du logement
Loyer trop élevé
Environnement
Préavis
Demande mise en attente
Logement non disponible
Autre
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Entre les première et troisième propositions, les motifs « caractéristiques de logement inadaptées » (+ 2,9
points), loyer élevés (+ 2,8 points), et localisation inadaptée (+ 2,0 points) prennent de l?importance tandis
que les raisons liées à l?environnement au sens large (- 1,7 point) et à l?attribution d?un logement dans le parc
privé parallèlement à la demande de logement social (-2,9 points) en perdrent.
Par rapport à l?an dernier, on note un net infléchissement de l?impact de l?attribution d?un logement dans le
parc privé entre le premier et le troisième refus (qui passe respectivement de 13 à 4 % à 10,4 % à 7,5 %).
- 63 -
ANNEXE
Type de territoire privilégié par les demandeurs en fonction
de leur origine résidentielle et de l?origine de la demande
O/D
Demande
externe
1 - Centre
grands
pôles
2 -
Banlieue
grands
pôles
3 -
Périphérie
grands
pôles
4 - Ville
moyenne
5 - Rural
sous
influence
urbaine
6 - Rural
pur 7 - Littoral Total
1 - Centre
grands pôles 15 735 1 944 448 241 153 12 99 18 632
2 - Banlieue
grands pôles 2 154 5 468 277 30 36 3 31 7 999
3 - Périphérie
grands pôles 1 807 1 144 4 516 235 288 10 45 8 045
4 - Ville
moyenne 500 126 143 2 815 273 24 52 3 933
5 - Rural sous
influence
urbaine 931 356 501 1 255 2 800 76 246 6 165
6 - Rural pur 70 24 32 108 72 183 12 501
7 - Littoral 224 52 34 81 52 4 1 965 2 412
Extérieur
région 1 871 475 286 391 267 39 179 3 508
Total 23 292 9 589 6 237 5 156 3 941 351 2 629 51 195
O/D
Demande
interne
1 - Centre
grands
pôles
2 -
Banlieue
grands
pôles
3 -
Périphérie
grands
pôles
4 - Ville
moyenne
5 - Rural
sous
influence
urbaine
6 - Rural
pur 7 - Littoral Total
1 - Centre
grands pôles 13 231 2 020 552 208 121 2 103 16 237
2 - Banlieue
grands pôles 844 3 791 201 25 20 2 30 4 913
3 - Périphérie
grands pôles 258 250 1 233 57 60 15 1 873
4 - Ville
moyenne 309 95 80 1 773 214 18 43 2 532
5 - Rural sous
influence
urbaine 194 292 141 282 649 15 43 1 616
6 - Rural pur 19 9 17 52 19 79 3 198
7 - Littoral 25 6 1 19 14 341 406
Extérieur
région 1 243 301 146 259 160 22 215 2 346
Total 16 123 6 764 2 371 2 675 1 257 138 793 30 121
O/D
Ensemble de
la demande
1 - Centre
grands
pôles
2 -
Banlieue
grands
pôles
3 -
Périphérie
grands
pôles
4 - Ville
moyenne
5 - Rural
sous
influence
urbaine
6 - Rural
pur 7 - Littoral Total
1 - Centre
grands pôles 28 966 3 964 1 000 449 274 14 202 34 869
2 - Banlieue
grands pôles 2 998 9 259 478 55 56 5 61 12 912
3 - Périphérie
grands pôles 2 065 1 394 5 749 292 348 10 60 9 918
4 - Ville
moyenne 809 221 223 4 588 487 42 95 6 465
5 - Rural sous
influence
urbaine 1 125 648 642 1 537 3 449 91 289 7 781
6 - Rural pur 89 33 49 160 91 262 15 699
7 - Littoral 249 58 35 100 66 4 2 306 2 818
Extérieur
région 3 114 776 432 650 427 61 394 5 854
Total 39 415 16 353 8 608 7 831 5 198 489 3 422 81 316
Service connaissance des territoires et évaluation
Service connaissance des
territoires et évaluation
Division Observation
Etudes et Statistiques
Directeur de la publication :
Hubert FERRY-WILCZEK
ISSN 2109-0017
Tél : 02.72.74.73.00
Fax : 02.72.74.73.09
5 rue Françoise Giroud CS 16 326
44263 NANTES Cedex 2
INVALIDE) (ATTENTION: OPTION nds pôles
4 - Ville moyenne
5 - Rural sous influence urbaine
6 - Rural pur
7 - Littoral
Total
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Taille du logement demandé pour un ménage
de 2 personnes au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Taille du logement demandé pour un ménage
de 3 personnes
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 39 -
III ? La tension du marché locatif social
1 ? Evolution de la demande locative sociale
Attention, il convient d?être vigilant dans l?analyse des séries temporelles ci-dessous. En effet, la qualité du fichier de la
demande locative sociale n?a cessé de progresser au cours des dernières années. Cette amélioration s?est manifestée
notamment par la suppression de nombreux doublons de demandes initialement présents dans la base régionale. Ces
doublons ont pu gonfler artificiellement le niveau des ménages demandeurs dans les années antérieures à 2010. Par ailleurs,
des doublons entre départements restent possibles, le numéro unique étant géré au niveau départemental.
Une hausse de 5,2 % de la demande locative sociale régionale en 2012, succédant à des
hausses de 7,6 % en 2011 et de 5,0 % en 2010, tandis que le rythme annuel de variation était
antérieurement compris entre ? 2,5 % et + 1,7 %. Sur les trois dernières années, le rythme
de progression des demandes est bon an mal an voisin dans les cinq départements .
Jusque 2007, la demande de logements sociaux sur la région progresse modérément (moyenne annuelle de
1,4 % depuis 2004) ; le nombre de demandeurs connaît un pic à 71 434 au 1er janvier 2007. La demande se
stabilise en 2007 avant d?amorcer une baisse de 1,5 % en 2008 confirmée par une diminution plus
conséquente de 2,5 % en 2009. 2010 est une année de rupture avec une forte reprise à la hausse de 5,0 %.
2011 voit le nombre de demandes s?envoler de 7,6 %. Le rythme de progression, 5,2%, demeure élevé en
2012.
Nombre de
demandeurs au
1er janvier 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Loire-Atlantique 29 390 30 090 31 420 32 220 32 264 32 050 32 270 34 504 36 711 38 727
Maine-et-Loire 18 618 18 834 18 602 18 328 18 100 17 718 16 890 17 693 19 081 19 157
Mayenne 3 830 3 850 3 790 3 708 3 454 3 436 3 145 3 352 3 389 3 794
Sarthe 8 600 8 840 8 880 8 598 8 616 8 362 8 135 8 215 8 912 9 776
Vendée 7 995 8 010 8 060 8 580 8 842 8 621 7 982 8 060 9 193 9 863
Région 68 433 69 624 70 752 71 434 71 276 70 187 68 422 71 824 77 286 81 317
La Loire-Atlantique voit le nombre de demandes locatives sociales augmenter progressivement sur son
territoire jusque 2007 (environ 3 % par an). Après une stabilisation de la demande sur la période 2007-2010,
la progression reprend à 6,9 % en 2010, 6,4 % en 2011 et 5,5 % en 2012.
En Vendée, on observe une poussée de la demande en 2007 et 2008 (en moyenne 4,7 %) ; 2009 essuie une
première baisse de 2,5 % suivie d?une chute de 7,5 % des demandes en 2009. La demande se stabilise en
2010 avant de connaître une poussée spectaculaire de 14,1 % en 2011, et encore de 7,3 % en 2012.
Evolution de la demande locative sociale de 2004 à 2013 (base 100 en 2004)
80
90
100
110
120
130
140
2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 40 -
Jusque début 2010, l?évolution de la demande pour les départements de Mayenne, Maine-et-Loire et Sarthe
est assez semblable. Après une progression de l?ordre de 3 à 4 % entre 2003 et 2005, ces départements
connaissent une baisse continue de la demande, plus soutenue encore en Mayenne. L?année 2010 est
marquée dans le Maine-et-Loire et en Mayenne par une reprise d?autant plus forte que la baisse avait été
importante au cours des années précédentes. En 2011, cette forte reprise se confirme dans le Maine-et-Loire
mais non en Mayenne et touche la Sarthe. En 2012, elle se poursuit dans la Sarthe et reprend en Mayenne,
tandis qu?elle est freinée dans le Maine-et-Loire.
Les trois dernières années se traduisent en définitive par des rythmes de croissance de la demande assez
voisins de ces trois départements, de surcroît nettement plus proches de ceux des deux autres. Ainsi, le
rythme annuel moyen de progression triennale s?établit-il à 6,3 % en Loire-Atlantique, 4,3 % en Maine-et-
Loire, 6,5 % en Mayenne, 6,4 % en Sarthe, 7,4 % en Vendée, 5,9 % sur l?ensemble de la région : seul le
Maine-et-Loire se situe un peu en-deçà.
Il convient d?être vigilant dans l?interprétation de ces chiffres : sur certaines zones, la baisse de la demande peut
signifier un besoin en baisse, mais sur d?autres zones, on peut aussi supposer qu?un parc trop peu dense ou des délais
trop importants découragent les demandeurs.
Une progression moyenne de la demande locative sociale de 5,9 % entre les 1ers janvier
2010 et 2013 liée pour 32 % à la demande interne et pour 68 % à la demande externe.
Sur la période 2006 à 2010, le nombre total de demandes de logements sociaux avait diminué de 3.3 %. En
fait, la demande interne était restée stable et l?évolution de la demande totale était à imputer à la seule
demande externe. Depuis 2010, demande interne et demande externe sont en progression, mais la hausse
de la demande externe est plus marquée : en moyenne 6,5 % entre 2010 et 2012 contre 5,0 % en interne. Au
final, sur les 12 895 demandes supplémentaires enregistrées entre 2010 et 2013, 68 % émanent de
demandeurs externes.
Evolution de la demande interne de 2010 à 2013
(base 100 en 2010)
90
95
100
105
110
115
120
125
130
2010 2011 2012 2013
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
Evolution de la demande externe de
2010 à 2013 (base 100 en 2010)
90
95
100
105
110
115
120
125
130
2010 2011 2012 2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?analyse départementale permet de mettre en avant des situations contrastées.
En Loire-Atlantique, la demande était restée relativement stable de 2006 à 2010 malgré une légère
progression de la demande interne. Depuis 2010, la progression de la demande externe (6,8 % par an) est
en moyenne plus rapide que celle de la demande interne (5,4 %).
En Vendée, la poussée de la demande jusqu?en 2008 avait été impulsée par la demande externe et la chute
observée en 2010 émanait du recul de cette même demande externe. Depuis 2010, le rythme annuel de
croissance (7,7 %) dépasse celui de la demande externe (7,2 %), mais il s?agit dans les deux cas de
progressions importantes.
En Maine-et-Loire et Sarthe, le recul constaté de 2006 à 2010 était beaucoup plus important en externe (de -
12 %) qu?en interne (-4 % pour la Sarthe et ?5 % pour le Maine-et-Loire). En Mayenne, le repli de 17 % en 4
ans se retrouvait tant en interne qu?en externe. Pour la période 2010-2012, la progression de la demande
observée en Mayenne et dans la Sarthe est pour ces deux départements très largement mue par la
demande externe (respectivement + 7,6 % et + 8,1 %), alors que la demande interne progresse plus
mollement (entre 4,1 % et 4,7 %). En Maine-et-Loire, la progression est modérée et, proche de 5 %,
s?applique conjointement aux demandes interne et externe, tout particulièrement en 2012.
- 41 -
Evolution des demandes entre 2010 et 2013 (% moyen par an)
0%
2%
4%
6%
8%
10%
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Région
externe
interne
total
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Une progression 2012-2013 de 5,2 % (5,3 % pour la demande interne, 5,1 % pour la
demande externe) surtout importante dans les banlieues, les villes moyennes et sur le
littoral
Evolution des demandes entre 2012 et 2013
-5%
0%
5%
10%
15%
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Région
externe
interne
total
Evolution des demandes entre 2012 et 2013
0%
2%
4%
6%
8%
10%
Centre grands
pôles
Banlieue
grands pôles
Périphérie
grands pôles
ville moyenne Rural sous
influence
urbaine
Rural pur Littoral
externe
interne
total
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative social
Entre le 1er janvier 2012 et le 1er janvier 2013, l?évolution de la demande offre des situations très contrastées.
Générale, la progression est cependant plus marquée dans les banlieues (demande externe et interne) et sur
le littoral (demande externe). C?est encore le cas dans le rural « pur » de la demande interne, mais cette
progression est peu significative au regard des effectifs concernés. Dans les villes moyennes, la progression
est mixte.
La progression existe mais faible dans les zones à faible densité du parc social, tout particulièrement les
périphéries des grandes villes.
- 42 -
Evolution de la demande totale de logements sociaux par canton entre 2012et 2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Evolution de la demande externe de logements sociaux par canton entre 2012 et 2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 43 -
Evolution de la demande interne de logements sociaux par canton entre 2012 et 2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
2 ? Demandes par rapport à la commune d?origine
En Pays de la Loire, 58,7 % des demandes émanent d?un ménage résidant dans la
commune et 7,1 % proviennent de l?extérieur de la région. La Vendée se distingue avec plus
de demandeurs ?hors région? ; il en va logiquement de même des franges de la région
Le fichier régional de la demande locative sociale recense les demandes formulées au sein des communes de
la région. Le demandeur peut déjà habiter la région ou provenir d?un autre territoire.
Le numéro unique n?étant pas encore géré au niveau national, il n?est pas possible d?examiner les demandes
réalisées par des habitants des Pays de la Loire à l?extérieur de la région.
Dans cette analyse, seule la première commune demandée est prise en compte.
Au 1er janvier 2013, on comptabilise 5 855 demandes d?entrants dans la région.
Sur les 81 317 demandes de logements au 1er janvier 2013, la grande majorité est exprimée (pour la
première commune demandée) dans la commune où réside le demandeur (58,7 %). Dans 29,6 % des cas,
le demandeur réside dans une autre commune du même département. Les demandes provenant d?un autre
département de la région occupent une part de 4,6 %. Les demandes provenant de l?extérieur de la région
pèsent donc pour 7,1 %.
La part de demandeurs originaires de la commune demandée fluctue entre 52,0 % en Vendée et 61,1 % en
Loire-Atlantique, celle des demandeurs habitant une autre commune du département, entre 26,7 % (Sarthe)
et 33,5 % (Mayenne, Vendée). La Sarthe attire proportionnellement plus que les autres les demandeurs des
autres départements des Pays de la Loire (7,4 % contre 3,9 % à 5,6 %). La Vendée attire une part
sensiblement plus forte de l?extérieur de la région (10,1 %) que la Loire-Atlantique (6,7 %) ou le Maine-et-
Loire (5,8 %).
- 44 -
Origine du demandeur par rapport à la commune demandée au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
1 - Même commune
2 - Autre commune du
département
3 - Autre commune de la région
4 - Extérieur région
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Origine du demandeur par rapport à la commune demandée au 1-1-2013
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100
%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
Région
1 - Même commune
2 - Autre commune du
département
3 - Autre commune de la région
4 - Extérieur région
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part de demandeurs qui aspirent à ne pas changer de commune est surtout importante chez ceux d?entre
eux qui actuellement résident dans les villes, notamment principales, où elle atteint 71,3 %, et déjà beaucoup
moins dans les villes moyennes : 53,4 % .
Les autres types de territoire attirent tous en majorité (50 % à 60 %) des personnes extérieures à la
commune d?actuelle résidence. La fréquence des demandeurs originaires de l?extérieur de la région est alors
surtout importante sur le littoral (11,5 % des demandeurs) et dans le rural pur (12,5 %), beaucoup moins
dans les banlieues et périphéries des grandes aires urbaines (4,7 % et 5,0 %). Les couronnes urbaines et le
rural sont plus fréquemment recherchés par des résidents d?autres communes du même département (plus
de 40 % des demandeurs, contre une moyenne régionale de 29,6 %, mais proportion qui chute à 16,7 %
dans les principales villes).
On observe par ailleurs quelques différences
entre les demandeurs internes et les
demandeurs externes.
Les ménages appartenant déjà au parc locatif
sont en effet plus nombreux à effectuer une
demande au sein de leur commune (63,7 %
pour la demande interne contre 55,7 % en
externe), ce qui les différencie des demandeurs
externes du département qui choisissent plus
volontiers de changer de commune tout en
restant dans le département (32,8 % contre
24,0 % en demande interne).
Origine du demandeur par rapport à la
commune sollicitée
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
1 - Même
commune
2 - Autre
commune du
département
3 - Autre
commune de la
région
4 - Extérieur
région
En revanche, la part des demandeurs extérieurs à la région est à peine plus élevée en interne (7,8 %) qu?en
externe (6,9 %), celle des demandeurs résidant dans un autre département sont quasiment identiques (4,5 %
et 4,6 %).
- 45 -
Part des demandeurs originaires de l?extérieur de la commune sollicitée, par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative
sociale
Part des demandeurs originaires de l?extérieur de la région, par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative
sociale
En Pays de la Loire, 71,0 % des demandes émanent d?un ménage résidant dans une des
sept principales aires urbaines de la région. L?aspiration au changement de type de
territoire est plus marquée en milieu rural
57 699 des 81 317 demandeurs de logements au 1er janvier 2013, soit 71,0 % d?entre eux, résident dans une
des sept principales aires urbaines à raison de 42,9 % dans une ville centre, 15,9 % dans une banlieue et
12,2 % dans une périphérie. Les villes moyennes sont à l?origine de 8,0 % des demandes, le rural sous
influence urbaine, de 9,6 %, le littoral, de 3,5 %, le rural « pur » de 0,9 %, l?extérieur de la région de 7,1 %.
79,2 % des demandes visent les principales aires urbaines. Mais une telle proportion est extrêmement
variable selon le territoire d?origine, puisqu?elle atteint 97 % s?il s?agit d?une aire urbaine ; si elle est encore de
74 % pour les demandeurs de l?extérieur de la région, elle n?est plus que de 30 % lorsque le lieu de résidence
actuel est un territoire rural, de 19 % lorsque c?est une ville moyenne, de 12 % lorsqu?il est littoral.
- 46 -
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - Centre grands pôles
2 - Banlieue grands pôles
3 - Périphérie grands pôles
4 - V ille m oyenne
5 - Rural sous influence urbaine
6 - Rural pur
7 - Littoral
Extérieur région
Ensem ble de la dem ande
1 - Centre grands pôles
2 - Banlieue grands pôles
3 - Périphérie grands pôles
4 - Ville m oyenne
5 - Rural sous influence
urbaine
6 - Rural pur
7 - Littoral
Répartition des dem andeurs en fonction du lieu de résidence actuel au 1er janvier 2013
De telles différences résultent de la conjugaison du poids des demandeurs provenant des aires urbaines et
de la préférence pour un maintien du demandeur sur la commune de résidence actuelle.
Il est donc « normal » que cette concentration soit d?abord le fait de résidents des aires urbaines. On relève
cependant qu?au sein de celles-ci, les villes centres se révèlent également très attractives pour les ménages
résidant à l?extérieur de la région et le sont même beaucoup plus que pour les résidents des banlieues et
périphéries. En revanche, les couronnes urbaines ne sont que médiocrement attractives pour ces mêmes
résidents de l?extérieur de la région.
L?aspiration au changement de type de territoire est plus marquée en milieu rural : elle caractérise une
majorité des demandeurs (en provenance) du rural sous influence urbaine (55,7 %) comme du rural
pur (62,5 %). Ailleurs en revanche, elle est plus ou moins minoritaire : 42,0 % dans les périphéries, 29,0 %
dans les villes moyennes, 28,3 % dans les banlieues, seulement 18,2 % sur le littoral et 16,9 % dans les
villes centres des principales aires urbaines dont 14,3 % des demandeurs sollicitent un logement social en
banlieue ou en périphérie (quand 22,2 % des demandeurs en couronne privilégient une ville centre).
La Loire-Atlantique concentre les principaux flux
L?écart entre le nombre de demandes enregistrées sur une commune et le nombre de demandeurs originaires de cette
même commune permet de mettre en évidence les communes qui attirent les demandeurs et celles qui les repoussent.
Le phénomène d?attrait ou de répulsion peut trouver deux origines selon qu?il est choisi ou subi. Un demandeur peut
ainsi profiter d?une demande de logement social pour essayer d?emménager dans la commune qui est la plus adéquate
à sa situation personnelle (proximité travail, famille ?). Il peut également choisir une commune pour essayer de
maximiser ses chances d?intégrer le parc social ; le demandeur privilégie alors une commune où le parc social est
abondant, aux dépens d?une commune qui aurait pu être plus fonctionnelle pour lui. Sur des territoires où l?offre est
limitée, la mise en location de nouveaux logements locatifs peut susciter un afflux ponctuel de demandes.
Le fichier de la demande locative sociale n?étant pas national, l?analyse proposée ne peut être qu?incomplète. En effet, il
manque la prise en compte (en négatif) des ménages originaires de la région et qui ont réalisé une demande hors Pays
de la Loire. L?indicateur retenu est par conséquent sur-estimé et artificiellement positif de 5 855 demandeurs au niveau
régional, ce qui correspond aux demandeurs extérieurs à la région.
Pour certains types de ménages, comme les étudiants ou les retraités, se rapprocher des villes centres, c?est
se rapprocher des lieux d?étude et de l?accès aux soins. Pour d?autres ménages très modestes, c?est la
possibilité de se rapprocher de son emploi, ce qui leur est financièrement impossible dans le parc privé. Mais
il est également probable que ce choix soit fait par défaut pour d?autres ménages qui auraient souhaité rester
en périphérie ou dans le rural mais demandent un pôle urbain parce que l?offre de logements sociaux est en
nombre insuffisant sur leur territoire.
44 % des communes ligériennes présentant les principales ?fuites? de demandeurs de logements sociaux
(différence entre nombre de logements sollicités et nombre de logements actuels inférieure ou égale à - 10)
se situent en Loire-Atlantique. Il est donc assez logique, par corollaire, que ce département participe
largement, à hauteur de 46,7 %, aux « flux sortants » de demandeurs.
- 47 -
Ecart entre nombre de demandeurs sur la commune et nombre de demandeurs originaires de la commune,
par commune au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
De leur côté, 33 % des communes offrant les ?entrées nettes? les plus massives de demandeurs (différence
entre nombre de logements sollicités et nombre de logements actuels supérieure à + 10) sont également de
Loire-Atlantique. Ce département contribue pour 47,6 % aux « flux entrants » de demandeurs de la région.
La concentration est donc particulièrement forte en Loire-Atlantique, principalement pour les « entrants ».
Le solde est par ailleurs très largement positif pour les 3 principales villes centre de la région : + 1 780 à
Nantes, + 1 133 Angers et + 748 au Mans. Il est également important sur la banlieue nantaise.
3 ? Demandes par rapport au parc social existant
15,4 % des ménages internes souhaitent changer de logement HLM (20,1 % en Loire-
Atlantique). La demande externe correspond à 26,1 % du parc social existant ; elle est
faible dans le rural mayennais et sarthois, forte sur tout le littoral et dans une moindre
mesure sur la deuxième couronne nantaise.
Avec 81 317 logements, la demande locative sociale représente au niveau régional 5,1 % du parc des
résidences principales et 41,5 % du parc de logements sociaux existant.
Cette demande totale représente 26,7 % et 28,5 % du parc social existant en Mayenne et dans la Sarthe, son
poids est double en Vendée (55,5 %) et en Loire-Atlantique (55,8 %). Il est surtout de 19,3 % dans le rural
pur, de 22,5 % dans les villes moyennes, de 30 % à 40 % dans les autres types de territoire, à l?exception
très spectaculaire du littoral où il culmine à 100,8 % : cela signifie donc que le niveau des demandes y
correspond à celui du stock de logements existants ? le dépassant même très légèrement !
Mais une partie de cette demande émane du parc locatif social, il ne s?agit donc pas uniquement d?un besoin
de logements sociaux supplémentaires, mais également d?un besoin de logements sociaux disposant de
caractéristiques différentes (lieu, taille ?). Cette demande interne correspond à 15,4 % du parc locatif
social ; c?est donc un peu plus de 1 ménage sur 7 résidant dans le parc social qui souhaite déménager tout
en restant dans ce parc pour disposer d?un environnement ou d?un type de logement différent.
Seuls 10,2 % des résidents du parc social de Mayenne souhaitent un nouveau logement alors que cette
proportion est comprise entre 12 % et 15 % en Sarthe, Vendée et Maine-et-Loire. La part des demandes
souhaitées en interne est en revanche beaucoup plus importante en Loire-Atlantique (20,1 %). Le niveau et
le poids de la demande interne sont particulièrement faibles dans les villes moyennes (0,6 %), le poids
devient relativement important dans les grandes villes (16,9 %), en particulier Nantes, et plus encore sur le
littoral (23,4 %).
- 48 -
Poids de la demande par rapport au parc social existant au 1-1-2013
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Région
externe
interne
totale
Poids de la demande par rapport au parc social existant au 1-1-2013
0%
20%
40%
60%
80%
100%
120%
Centre
grands
pôles
Banlieue
grands
pôles
Périphérie
grands
pôles
ville
moyenne
Rural sous
influence
urbaine
Rural pur Littoral Région
externe
interne
totale
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Poids de la demande interne par rapport au parc social existant par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande
locative sociale
- 49 -
Les demandes externes représentent 26,1 % du parc social existant.
Des disparités territoriales existent, très importantes : le poids de la demande externe par rapport au parc
social n?est que de 16,2 % en Sarthe, 16,5 % en Mayenne, 18,8 % dans le Maine-et-Loire, dont le parc social
est il est vrai particulièrement abondant, alors qu?il s?élève à 35,6 % en Loire-Atlantique et à 40,7 % en
Vendée. Sensiblement plus faible dans le rural « pur » (14 %), le poids de la demande externe est ailleurs
généralement compris entre 22 ? 23 % (villes grandes ou moyennes) et 30 ? 31 % (banlieues périphéries).
Toutefois, sur le littoral, il atteint la proportion exceptionnelle de 77,4 %.
Poids de la demande externe par rapport au parc social existant par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande
locative sociale
La demande externe correspond à 3,6 % du parc privé (4,8 % en Loire-Atlantique).
Poids de la demande externe dans le parc privé
au 1-1-2013
0% 1% 2% 3% 4% 5%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
La demande externe représente 3,6 % du parc
privé (parc des propriétaires et parc locatif
privé). Certains ménages demandeurs étant
sans logement ou hébergés dans d?autres
ménages (famille ou amis), il convient d?être
vigilant dans l?interprétation de ce ratio.
Le poids de la demande externe sur le parc
privé est le plus faible en Mayenne (2,0 %), il
est de 2,6 % dans la Sarthe et 2,7 % en
Vendée, alors qu?il atteint 4,0 % en Maine-et-
Loire et culmine à 4,8 % en Loire-Atlantique.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 50 -
La part de la demande externe dans le parc
privé est nettement plus soutenue dans les
grandes villes, secondairement dans leurs
banlieues ainsi que les villes moyennes.
En dehors de Laval et Le Mans, la part de la
demande externe dans le parc privé en Sarthe
et Mayenne est inférieure à 3 %. Cette part est
en revanche conséquente sur l?ensemble du
département du Maine-et-Loire où le parc
existant est important. La friction est
particulièrement soutenue sur les principaux
pôles urbains ainsi que sur le canton de la
Baule, avec une demande externe dépassant
5 % du parc privé.
Poids de la demande externe dans le parc privé
au 1-1-2013
0% 2% 4% 6% 8% 10% 12%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
Région
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Poids de la demande externe par rapport au parc privé existant par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande
locative sociale
La part des petits logements (T2 et T1 hors littoral) est plus forte que dans le parc existant,
soit une pression importante sur ce type de logement ; la situation est inverse pour les T4.
Structure du parc demandé au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Au sein du parc social demandé, on comptabilise
38,3 % de petits logements (7,0 % de T1 et 31,3 %
de T2) et 26,1 % de grands logements (19,7 % T4
et 6,4 % T5 et +), le solde correspondant à 35,6 %
de T3.
La Mayenne présente la spécificité d?avoir une
demande plus orientée vers les grands logements
(32,0 % de T1 et T2 et 30,5 % de T4 et +).
A l?inverse, les besoins en petits logements sont
plus importants en Loire-Atlantique (41,8 %) et les
besoins en grands logements plus faibles en
Vendée (22,4 % de T4 et +).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 51 -
Les besoins en petits logements sont
surtout importants dans les
principales villes (43,2 %) et sur le
littoral (40,9 %).
Les besoins en grands logements
sont nettement plus faibles sur le
littoral (18,1 % de T4 et +).
Structure du parc demandé au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Il existe des différences marquées entre
demandes interne et externe. Il y a ainsi plus de
petits logements attendus par les demandeurs
externes (47,0 %) que par les demandeurs
internes (23,7 %). En corollaire, le nombre de
grands logements est plus faible en externe
(18,6 %) qu?en interne (39,0 %).
Taille de logement demandée selon l'origine
de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Structure du parc hlm existant estim. 2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Structure du parc hlm existant estim. au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Au sein du parc HLM, on enregistre
25,9 % de petits logements (6,8 % de
T1 et 19,1 % de T2) alors que la
demande est de 38,3 % sur ce type de
logements et même de 47,0 % si on ne
s?intéresse qu?à la demande externe.
A l?opposé, il existe dans le parc social
35,9 % de grands logements (27,9 %
T4 et 8,0 % T5 et +), contre une
demande exprimée de 26,1 % dans le
fichier total de la demande et 18,6 %
pour la seule demande externe.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative social
- 52 -
Il est possible de comparer la structure en nombre de pièces des logements demandés et des logements existants.
Cette comparaison permet de mettre en évidence des déséquilibres éventuels entre des besoins et un existant
susceptible de devenir disponible à plus ou moins long terme. On peut ainsi identifier des types de logements pour
lesquels les tensions peuvent être plus ou moins prononcées. Il convient néanmoins d?être vigilant dans les
commentaires apportés. En effet, une partie de la demande est interne et par définition l?octroi d?un nouveau logement
social est synonyme de la libération d?un autre logement social présentant des caractéristiques différentes. On peut
notamment rappeler que les demandes internes concernent plus fréquemment des logements plus grands et que la
satisfaction de cette demande permettrait de libérer des petits logements. L?information précise sur la taille des
logements occupés par les demandeurs internes n?étant pas mobilisable, il n?est pas possible d?affiner cette approche.
Déséquilibre entre la demande et l'offre de logement social
-15% -10% -5% 0% 5% 10% 15%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Région
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Déséquilibre entre la demande et l'offre de logement social
-20% -15% -10% -5% 0% 5% 10% 15% 20%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
L?analyse entre la structure de la demande de logement social et le parc existant met en évidence un déficit
général de petits logements et notamment de T2. Seuls le Maine-et-Loire d?une part, la périphérie des
principales aires urbaines et surtout le littoral d?autre part, affichent un apparent excédent de T1.
À l?inverse, la part des T4 est systématiquement sur-représentée par rapport aux besoins exprimés.
Parmi les spécificités locales, le Maine-et-Loire et dans une moindre mesure la Mayenne connaissent un
?manque? relatif de T3 ; il en va de même des villes moyennes et des espaces peu urbanisés (rural,
périphéries). La structure en T3 dans les autres départements ainsi que dans les principales agglomérations
semble en revanche ?excédentaire? par rapport aux attentes.
Le Maine-et-Loire et dans une moindre mesure la Loire-Atlantique présenteraient un excédent de structure
en T5 et + par rapport aux demandes totales exprimées. Cet excédent serait imputable à tous les types de
territoire à l?exception du littoral.
- 53 -
4 ? Ancienneté de la demande
L?ancienneté moyenne est de 17,0 mois au niveau régional, mais 50 % des ménages ont
effectué leur demande il y a moins de 9,7 mois ; elle est plus forte en Loire-Atlantique, sur
le littoral ainsi que dans les principales agglomérations
Au 1er janvier 2013, la durée moyenne d?ancienneté de la demande est de 17,0 mois au niveau régional, en
très légère augmentation (+ 0,2 mois) par rapport à 2012. Des demandes anciennes tirent fortement la
moyenne vers le haut. La médiane est ainsi beaucoup moins élevée, et 50 % des demandes ont été
formulées il y a moins de 9,8 mois (9,7 mois en 2012). Un examen plus précis met en avant que 25 % des
demandes datent de moins de 4,5 mois alors que 25 % ont une ancienneté supérieure à 20,2 mois. Les
10 % de demandes les plus anciennes ont été réalisées pour la première fois il y a plus de 39,7 mois et ont
ensuite été renouvelées chaque année.
Les disparités départementales sont importantes. L?ancienneté de la demande est plus élevée en Loire-
Atlantique (moyenne à 19,8, médiane à 11,2, et dernier décile à 47,1 mois) et moindre en Mayenne
(moyenne à 11,8, médiane à 7,4, et dernier décile à 25,4 mois).
0
10
20
30
40
50
Loire-
Atlantique
Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Région
Ancienneté de la demande en mois au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les disparités locales le sont
encore davantage.
L?ancienneté de la demande est
plus élevée sur le littoral
(moyenne à 20,3, médiane à
11,2, et dernier décile à 50,0
mois) ainsi que dans les
principales agglomérations
(centres + banlieues : moyenne à
18,2, médiane à 10,4, et dernier
décile à 43,2 mois). Elle est
moindre et plus homogène en
milieu rural (moyenne à 12,0,
médiane à 7,6 et dernier décile à
25,1 mois).
0
10
20
30
40
50
60
Centre
grands
pôles
Banlieue
grands
pôles
Périphérie
grands
pôles
ville
moyenne
Rural sous
influence
urbaine
Rural pur Littoral
Ancienneté de la demande en mois au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les anciennetés moyennes de demandes sont ainsi très diverses : moins de 8 mois d?attente dans 14
cantons dont 8 mayennais et 3 sarthois, plus de 20 mois dans 15 cantons dont 9 de Loire-Atlantique et 3 de
Vendée. Plus généralement, l?attente est plus longue au sein des unités urbaines majeures et spécifiquement
sur Nantes, ainsi que sur l?ensemble du littoral. La demande de moins de 8 mois, en revanche, est fréquente
dans les cantons ruraux de Mayenne et de Sarthe au sein desquels Beaumont-sur-Sarthe et Château-
Gontier-Est (Azé) font figure d?exception avec une ancienneté moyenne de plus de 20 mois.
? 9ème décile
??? 3ème quartile
? moyenne
? médiane
??? 1er quartile
? 1er décile
- 54 -
Ancienneté moyenne des demandes par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande
locative sociale
19,3 % des demandes datent de plus de 2 ans au plan régional, 11,0 % en Mayenne et
24,4 % en Loire-Atlantique ; 39,2 % datent de plus de 1 an ; des demandes externes plus
récentes que les demandes internes.
ancienneté de la demande au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
60,7 % des demandes formulées sur la région
datent de moins de 1 an (et 31,5 % de moins de 6
mois) contre 19,3 % de 2 ans et plus.
En Mayenne et Sarthe, ce sont 41,2 % et 37,5 %
des demandes qui ont été exprimées pour la
première fois il y a moins de 6 mois alors que les
demandes de 2 ans et plus sont respectivement de
11,0 % et de 12,0 %.
L?ancienneté des demandes a une structure
proche en Vendée et Maine-et-Loire : 65,3 % et
64,8 % de moins de 1 an, 16,3 % et 15,8 % de 2
ans et plus.
Les anciennetés les plus importantes se trouvent
en Loire-Atlantique : 46,2 % de plus de 1 an, dont
24,4 % de plus de 2 ans et 6,8 % de plus de 5 ans.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les demandes externes sont en général plus
récentes que les demandes internes : 65,9 % de
moins de 1 an contre 52,2 % ; à l?inverse, 26,0 %
des demandes internes datent de plus de 2 ans
contre 15,4 % pour les externes.
Deux raisons peuvent expliquer ce phénomène :
soit les demandes externes sont satisfaites plus
rapidement, ou alors les demandeurs externes
sont plus nombreux à ne pas renouveler leur
demande faute d?une réponse apportée.
ancienneté de la demande selon son origine
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
0 à 6 mois
6 à 12
mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 55 -
19,1 % des demandes présentent un délai ?anormalement long? : 15,9 % pour les demandes
externes contre 24,4 % pour les demandes internes. Les délais anormalement longs sont
plus fréquents sur le littoral de Loire-Atlantique
Les délais anormalement longs sont fixés par arrêté préfectoral.
Ils sont différents sur le territoire selon la pression rencontrée et sont calculés selon l?ancienneté de la
demande.
Pour le département de la Sarthe les délais anormalement longs prennent également en compte l?éventuel refus
d?une proposition.
Département Délai anormalement long fixé par l'arrêté préfectoral Date de l'arrêté fixant le délai
Loire-Atlantique 30 mois sur Nantes métropole
24 mois sur CAP Atlantique et les Communautés de
communes de Pornic, Sud-Estuaire et coeur Pays de Retz
18 mois sur le reste du département
7 Mars 2008
Maine et Loire 24 mois sur Angers Loire métropole
18 mois sur le reste du département
23 janvier 2008
Mayenne 16 mois 16 janvier 2008
Sarthe 12 mois sans proposition de logement 2 novembre 2006
Vendée 24 mois (littoral et rétro littoral)
15 mois (reste du département)
Février 2008
délais anormalement longs au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
non
oui
En 2013, 15 508 demandes régionales de
logements HLM répondent à un délai
anormalement long, soit 19,1 % des demandes.
Plus de la moitié (8 231 demandes) des ménages
qui rencontrent un délai anormalement long sont
en attente d?un logement HLM en Loire-Atlantique.
Le pourcentage des demandes avec un délai
anormalement long est le plus élevé en Vendée
(22,7 %) et en Loire-Atlantique (21,4 %). A
l?opposé, cette part est beaucoup plus faible dans
la Sarthe (5,4 %). En fait 29 % des demandes de la
Sarthe datent de plus de 12 mois, mais plus de la
moitié des demandeurs a déjà reçu au moins une
proposition qu?il a refusée.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
C?est sur le littoral que la fréquence des demandes
en cours avec un délai anormalement long est la
plus élevée (24,9 %), dans le rural qu?elle est la plus
modique (14,6 %).
délais anormalement longs au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
région
non
oui
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
- 56 -
Des divergences importantes existent selon
l?origine du demandeur avec 24,4 % des
demandes internes rencontrant un délai
anormalement long contre 15,9 % pour la
demande externe.
Cette situation est somme toute assez logique,
l?urgence à loger des demandeurs externes étant
souvent plus élevée que celle d?apporter un
nouveau logement à un locataire appartenant déjà
au parc HLM. Par ailleurs, un demandeur externe
a beaucoup moins tendance à refuser une offre.
délais anormalement longs selon l'origine
de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
non
oui
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
On ne dénombre aucune demande avec délai anormalement long dans 8 cantons de la région ; il s?agit
intégralement de cantons ruraux de Mayenne et de Sarthe. Plus généralement, ces deux départements
présentent un nombre important de cantons pour lesquels la part des délais anormalement longs est
inférieure à 10 %.
A l?opposé, on observe une part particulièrement élevée de demandes avec délais anormalement longs en
Maine-et-Loire (4 cantons à plus de 30 %) et en Loire-Atlantique (5 cantons dans la même situation),
notamment sur le littoral. Les délais anormalement longs sont également fréquents sur les îles vendéennes :
44,4 % sur l?île d?Yeu et 26,6 % sur l?île de Noirmoutier.
Part des délais anormalement longs par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande
locative sociale
Les délais d?attente les plus courts se rencontrent pour les demandeurs qui sont ou vont
être sans logement ; néanmoins, 30,5 % de ceux-ci attendent depuis plus d?un an au 1er
janvier 2013
Les demandes pour raison de ?souhaits de cadre de vie différent? et de ?logement inadapté? affichent en
général des délais d?attente plus importants que la moyenne (respectivement 50,3 % et 48,0 % des
demandes datent de plus d?un an).
A l?inverse, les délais d?attente sont beaucoup plus faibles pour les situations plus urgentes, c?est à dire
lorsque le demandeur est sans logement (séparation, sans logement, indépendance), avec néanmoins
30,5 % de demandes datant de plus de 1 an au 1er janvier 2013.
- 57 -
Délai d'attente selon le motif de la demande au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb financier
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Délai d'attente selon le statut d'occupation du demandeur au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 - Propriétaire occupant
2 - Locataire privé
3 - Locataire HLM
4 - Logement précaire
5 - Hébergement amis
6 - Hébergement parents
Total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les délais d?attente les plus longs se retrouvent parmi les demandeurs résidant déjà dans un logement
HLM : 47,8 % attendent depuis plus d?un an ; ils sont également très élevés pour les demandeurs émanant
du parc locatif privé (43,8 %). Les attentes de plus d?un an sont en revanche les plus faibles parmi les
demandeurs hébergés chez des amis (24,3 %), des parents (25,8 %), ou disposant d?un logement précaire
(29,9 %).
La composition familiale du demandeur intervient peu sur le délai d?attente
Délai d'attente selon la composition familiale
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
personne seule F
personne seule H
couple
famille
famille monoparentale F
famille monoparentale H
personne seule F + autre
personne seule H + autre
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Selon le type de composition familiale, la part des ménages dont la demande de logement social date de plus
d?un an fluctue de 32,7 % pour les familles monoparentales ayant un homme à leur tête à 43,2 % pour les
familles (couples avec enfants).
- 58 -
Parmi les personnes seules et les familles monoparentales, on observe des écarts significatifs dans les
délais d?attente de plus de un an, entre les ménages composés par des hommes et ceux composés par des
femmes. La part des demandes de plus de un an est en effet supérieure de 5 à 6 points chez les ménages
ayant à leur tête une femme.
Par ailleurs, parmi les demandes émanant de femmes seules, 7,7 % datent de plus de 5 ans pour une
moyenne régionale de 5,2 %.
Les demandeurs disposant d?un revenu inférieur à 500 ¤ par mois, essentiellement les
demandeurs sans ressource, affichent une ancienneté de demande inférieure à la
moyenne ; néanmoins, 21,2 % sont en attente depuis plus d?un an
Délai moyen d'attente selon le niveau de ressource au 1-1-2013
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
0 - Aucune
1 - moins de 500
2 - 500 à 750
3 - 750 à 1000
4 - 1000 à 1500
5 - 1250 à 1500
6 - 1500 à 2000
Total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les ménages sans ressource affichent des délais d?attente plus faibles : 21,2 % ont tout de même effectué
leur demande il y a plus d?un an ; les délais d?attente sont nettement plus proches de la moyenne pour ceux
dont le revenu est inférieur à 500 ¤ par mois: 36,1 %. Plusieurs origines peuvent expliquer ce phénomène :
une satisfaction plus rapide de la demande de logements sociaux, ou une sortie de cette catégorie
(réorientation vers des foyers, progression des revenus ?). Pour les autres tranches de revenus, la part de
demandes datant de plus d?un an est très homogène, comprise entre 39 % et 42 %. Contrairement à ce que
l?on aurait pu supposer, le niveau de revenu n?a qu?un faible effet sur le délai d?attente moyen. Il convient
néanmoins d?être vigilant car le seul revenu ne tient pas compte de la composition familiale et donc de la
situation par rapport au plafond HLM. Par ailleurs le délai d?attente est différent de la notion de délai de
satisfaction (seules les demandes en cours au 1er janvier sont ici comptabilisées).
Des délais d?attente beaucoup plus courts pour les T1 et un peu plus longs pour les T5 et +
Délai moyen d'attente selon la taille demandée au 1-1-2013
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
total
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les délais d?attente pour les logements de 2, 3 et 4 pièces se situent dans la moyenne. En revanche, on
rencontre des situations différentes pour les logements les plus petits (T1) et les plus grands (T5 et +).
Les délais sont plus courts pour le T1 avec 23,9 % des demandes datant de plus d?un an et seulement 6,0 %
de demandes de 2 ans et plus pour une moyenne régionale de 19,3 %. A l?opposé, les délais sont
légèrement plus longs pour les plus grands logements (T5 et +), avec 45,8 % des demandes datant de plus
d?un an et 23,8 % de 2 ans et plus.
- 59 -
5 ? Les propositions reçues et refusées
Les demandeurs ayant déjà refusé une offre de logement social (22,2 % sur l?ensemble de
la région) sont nombreux en Sarthe et Mayenne (38 et 34 %), beaucoup moins en Vendée
(9,6 %) ; peu d?écarts entre demandeurs internes et externes (3,5 points)
Nombre de refus par département au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
région
0
1
2
3 et +
Au 1er janvier 2013, 18 045 demandeurs sur
81 317 (22,2 %) sont toujours en attente d?un
logement social après avoir refusé au moins une
proposition d?un organisme HLM. 8,6 % des
demandeurs ont même reçu au moins 2
propositions sans y donner suite. A contrario,
77,8 % n?ont pas encore eu d?offre.
La part des demandeurs ayant exprimé un refus
est particulièrement importante en Sarthe et en
Mayenne (respectivement 34,3 % et 33,6 %) où
la tension est la plus faible. Cette part est en
revanche beaucoup plus faible en Vendée et
Loire-Atlantique (respectivement 9,6 % et
18,3 %) où la situation est plus tendue. Le
Maine-et-Loire se situe proche de la moyenne
régionale.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Sur le littoral, le nombre de
demandeurs ayant exprimé au
moins 1 refus est
particulièrement faible (8,6 %).
Le nombre de demandeurs à 2
refus ou plus y devient
quasiment négligeable (1,7 %).
Ailleurs, l?expression de refus
donne lieu à des résultats plus
homogènes (autour de 20 %
des demandeurs), tout en étant
légèrement supérieure là où
l?offre est plus abondante
(agglomérations).
Nombre de refus par département au 1-1-2013
0% 10
%
20
%
30
%
40
%
50
%
60
%
70
%
80
%
90
%
100
%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
région
0
1
2
3 et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des demandeurs ayant déjà refusé au
moins une offre de logement social est assez
proche entre demandeurs internes (24,5 %) et
demandeurs externes (20,8 %), soit 3,7 points
d?écart. L?écart le plus prononcé se situe au
niveau des ménages ayant refusé plus d?une
proposition : ils sont 10,5 % pour les ménages
résidant déjà dans le parc HLM contre 7,5 %
pour les demandeurs externes.
Nombre de refus selon l'origine de la
demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
0
1
2
3 et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les ménages ayant refusé (au moins) une offre de logement social sont fortement concentrés sur la Sarthe
et une grande partie de la Mayenne. Dans les Mauges, leur proportion est également importante. À l?opposé,
elle est faible sur l?ensemble du littoral et de la Vendée, où l?offre se fait rare.
- 60 -
Poids des demandeurs ayant déjà refusé (au moins) une proposition, par canton au 1-1-2013
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande
locative sociale
L?ancienneté moyenne de la demande varie entre 13,8 mois pour les demandes sans refus
et 44,5 mois pour les demandes maintenues après au moins 3 refus
L?ancienneté moyenne
de la demande est de
13,8 mois pour celles
des demandes qui n?ont
fait l?objet d?aucun refus.
Chaque refus
s?accompagne d?une
majoration de l?ordre de
10 mois de cette
ancienneté.
0
12
24
36
48
60
72
84
96
108
0 refus 1 refus 2 refus 3 refus ou +
Ancienneté de la demande au 1er janvier 2013 en mois
Nombre de refus selon l'ancienneté de la
demande au 1-1-2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
Total
0
1
2
3 et +
On observe que plus la
demande est ancienne,
plus la part des ménages
ayant refusé au moins
une offre est élevée.
Le poids des refus
progresse ainsi de
11,1 % pour les ménages
ayant effectué leur
demande pour la
première fois lors des 6
derniers mois, à 54,6 %
pour les ménages dont la
demande remonte à plus
de 5 ans.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
? 9ème décile
??? 3ème quartile
? moyenne
? médiane
??? 1er quartile
? 1er décile
- 61 -
La part des ménages ayant déjà refusé une offre de logement HLM est proche quel que soit
le motif de la demande, elle est légèrement plus faible pour les demandeurs sans logement
Nombre de refus selon le motif de la demande au 1-1-2013
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
1 - séparation / sans logement / indépendance
2 - souhait cadre de vie différent
3 - mobilité professionnelle ou familiale
4 - logement inadapté
5 - logement inconfortable
6 - pb financier
total
0
1
2
3 et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des ménages ayant déjà refusé au moins un logement est assez proche, quel que soit le motif de la
demande. Cette part se situe entre 24,9 % pour les demandes ayant comme motif une raison financière et
18,8 % pour les ménages sans logement (séparation-sans domicile-indépendance). 6,5 % des demandeurs
sans logement, en instance de séparation ou en recherche d?indépendance ont tout de même refusé 2 offres
ou plus.
Les refus de proposition sont presque deux fois plus fréquents chez les ménages
actuellement locataires dans le parc public ou privé que chez les ménages résidant un
logement précaire
Nombre de propositions refusées selon le statut d'occupation au 1-1-2013
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
1 - Propriétaire occupant
2 - Locataire privé
3 - Locataire HLM
4 - Logement précaire
5 - Hébergement amis
6 - Hébergement parents
total
0
1
2
3 et +
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Les demandeurs actuellement hébergés dans un logement précaire sont peu nombreux à avoir déjà refusé
une offre de logement social (14,0 %). La part des ménages ayant rejeté au moins une proposition est en
revanche quasiment le double, parmi les ménages résidant déjà dans le parc social (24,5 %) ou locataires du
parc privé (24,6 %).
Lorsqu?il est motivé, le premier refus est invoqué dans 32,1 % des cas par un logement
jugé inadapté (caractéristiques, taille ?) et dans 24,3 % par une localisation (commune,
quartier, environnement) considérée comme non satisfaisante.
43,3 % des propositions ne disposent pas d?un motif de refus clairement identifié.
Lorsqu?elle est exprimée, la raison invoquée pour expliquer le refus de la première offre de logement social
est dans près de 1/3 des situations (32,1 %) liée à des caractéristiques inadaptées du logement (collectif,
étage insatisfaisant, manque d?ascenseur, type de chauffage ?). Seuls 9,1 % des refus sont liés à une taille
de logement jugée insatisfaisante par rapport aux attentes.
Pour 16,5 % des demandeurs, ce premier refus est justifié par une localisation inadaptée du logement
proposé qui ne correspond pas aux attentes en terme de commune ou de quartier proposé.
Dans 7,7 % des cas, c?est l?environnement plus proche qui est reproché : manque de services de proximité
ou appréhension liée au voisinage.
- 62 -
Motif de premier refus au 1-1-2013
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35%
Caract. du logement inadaptées
Localisation inadaptée
Attribution hors parc HLM
Taille du logement
Loyer trop élevé
Environnement
Préavis
Demande mise en attente
Logement non disponible
Autre
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Dans 10,4 % des cas, le demandeur n?accepte pas la proposition car il a trouvé un logement en dehors du
parc social. Dans 7,7 % des cas, la proposition arrive trop tôt par rapport à un préavis ou alors le demandeur
préfère attendre une évolution possible de sa situation personnelle.
7,8 % des refus sont liés à un loyer trop élevé.
Enfin, dans 1,8 % des cas, il ne s?agit pas d?un refus, mais le logement proposé n?est finalement plus
disponible.
Motif de troisième refus au 1-1-2013
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35%
Caract. du logement inadaptées
Localisation inadaptée
Attribution hors parc HLM
Taille du logement
Loyer trop élevé
Environnement
Préavis
Demande mise en attente
Logement non disponible
Autre
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Entre les première et troisième propositions, les motifs « caractéristiques de logement inadaptées » (+ 2,9
points), loyer élevés (+ 2,8 points), et localisation inadaptée (+ 2,0 points) prennent de l?importance tandis
que les raisons liées à l?environnement au sens large (- 1,7 point) et à l?attribution d?un logement dans le parc
privé parallèlement à la demande de logement social (-2,9 points) en perdrent.
Par rapport à l?an dernier, on note un net infléchissement de l?impact de l?attribution d?un logement dans le
parc privé entre le premier et le troisième refus (qui passe respectivement de 13 à 4 % à 10,4 % à 7,5 %).
- 63 -
ANNEXE
Type de territoire privilégié par les demandeurs en fonction
de leur origine résidentielle et de l?origine de la demande
O/D
Demande
externe
1 - Centre
grands
pôles
2 -
Banlieue
grands
pôles
3 -
Périphérie
grands
pôles
4 - Ville
moyenne
5 - Rural
sous
influence
urbaine
6 - Rural
pur 7 - Littoral Total
1 - Centre
grands pôles 15 735 1 944 448 241 153 12 99 18 632
2 - Banlieue
grands pôles 2 154 5 468 277 30 36 3 31 7 999
3 - Périphérie
grands pôles 1 807 1 144 4 516 235 288 10 45 8 045
4 - Ville
moyenne 500 126 143 2 815 273 24 52 3 933
5 - Rural sous
influence
urbaine 931 356 501 1 255 2 800 76 246 6 165
6 - Rural pur 70 24 32 108 72 183 12 501
7 - Littoral 224 52 34 81 52 4 1 965 2 412
Extérieur
région 1 871 475 286 391 267 39 179 3 508
Total 23 292 9 589 6 237 5 156 3 941 351 2 629 51 195
O/D
Demande
interne
1 - Centre
grands
pôles
2 -
Banlieue
grands
pôles
3 -
Périphérie
grands
pôles
4 - Ville
moyenne
5 - Rural
sous
influence
urbaine
6 - Rural
pur 7 - Littoral Total
1 - Centre
grands pôles 13 231 2 020 552 208 121 2 103 16 237
2 - Banlieue
grands pôles 844 3 791 201 25 20 2 30 4 913
3 - Périphérie
grands pôles 258 250 1 233 57 60 15 1 873
4 - Ville
moyenne 309 95 80 1 773 214 18 43 2 532
5 - Rural sous
influence
urbaine 194 292 141 282 649 15 43 1 616
6 - Rural pur 19 9 17 52 19 79 3 198
7 - Littoral 25 6 1 19 14 341 406
Extérieur
région 1 243 301 146 259 160 22 215 2 346
Total 16 123 6 764 2 371 2 675 1 257 138 793 30 121
O/D
Ensemble de
la demande
1 - Centre
grands
pôles
2 -
Banlieue
grands
pôles
3 -
Périphérie
grands
pôles
4 - Ville
moyenne
5 - Rural
sous
influence
urbaine
6 - Rural
pur 7 - Littoral Total
1 - Centre
grands pôles 28 966 3 964 1 000 449 274 14 202 34 869
2 - Banlieue
grands pôles 2 998 9 259 478 55 56 5 61 12 912
3 - Périphérie
grands pôles 2 065 1 394 5 749 292 348 10 60 9 918
4 - Ville
moyenne 809 221 223 4 588 487 42 95 6 465
5 - Rural sous
influence
urbaine 1 125 648 642 1 537 3 449 91 289 7 781
6 - Rural pur 89 33 49 160 91 262 15 699
7 - Littoral 249 58 35 100 66 4 2 306 2 818
Extérieur
région 3 114 776 432 650 427 61 394 5 854
Total 39 415 16 353 8 608 7 831 5 198 489 3 422 81 316
Service connaissance des territoires et évaluation
Service connaissance des
territoires et évaluation
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