Consommation d'espace - L'emprise au sol du bâti selon le plan cadastral informatisé au 1er janvier 2012
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">A la suite de traitements informatiques effectués sur le plan cadastral informatisé (PCI), cette première publication sur la mesure de l'emprise au sol du bâti par commune est disponible. Le plan cadastral français recense et localise les parcelles et les éventuels bâtiments construits sur celles-ci.<br /><br />En Pays de la Loire au 1er janvier 2012, environ 1,28% du territoire est occupé par du bâti (1,07 % par du bâti dur et 0,21 % par du bâti léger). Entre 2010 et 2012, on estime à plus de 13 000 000 m² la progression de l'emprise au sol du bâti dans la région, soit 1 300 hectares correspondant à 0,04 % de la surface régionale. La part de l'emprise au sol du bâti a, quant à elle, progressé de 3,3 % entre 2012 et 2010. La Loire-Atlantique et la Vendée captent l'essentiel des nouvelles emprises (61 %).<br /><br />D'autres études réalisées par la DREAL, permettent de détailler différents aspects de la consommation d'espace par l'eau, les bâtiments, les parcelles bâties, etc. Elles concernent les surfaces en eau (2014), l'emprise au sol des voiries (2014), les surfaces de parcelles bâties (2014), les surfaces de parcelles bâties à vocation résidentielle (2014), les surfaces de parcelles bâties à vocation économique (2014), les propriétés publiques (2014) et les surfaces artificialisées (à paraître début 2015).</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
cadastre
;aménagement de l'espace
;aménagement urbain
;donnée statistique
;occupation du sol
Descripteur écoplanete
analyse statistique
;bâti
;gestion économe des sols
;maîtrise de l'urbanisation
;recueil de données
Thème
Construction
;Aménagement du territoire
Texte intégral
service
Connaissance
Des territoires
Et évaluation
Mai 2013
Consommation d'espace
L'emprise au sol du bâti se lon le plan
cadas tral informatisé
68% des nouve lles emprises au sol du bâti se s ituent
en périphérie des pôles principaux ou dans leurs
territoires d'influence .
n° 135
Le plan cadastral français recense et localise les parcelles et les éventuels bâtiments construits sur ces
parcelles. Autrefois, les feuilles qui le constituaient étaient disponibles uniquement sous forme d'images
mais, depuis plusieurs années, elles sont progressivement vectorisées. Le plan cadastral est dit
informatisé. Des traitements à grandes échelles deviennent donc possibles pour notamment mesurer
l'emprise au sol du bâti au gré des mises à jour.
Les communes les plus construites se trouvent en agglomération ou sur le littoral.
En Loire-Atlantique et en Vendée, on observe une forte concentration des communes où l'emprise au
sol du bâti est élevé.
Seules 5 des 50 communes où l'emprise au sol du bâti est la plus élevée se situent en Mayenne et en
Sarthe. Seules 10 d'entre elles sont des communes sans statut administratif particulier, le plus souvent
situées sur le littoral. Les autres sont des préfectures, des sous-préfectures ou des chefs-lieux de
cantons.
Cependant, des communes, pourtant éloignées des centres urbains ou du littoral, consacrent une part
importante de leur surface au bâti. Il s'agit de communes où le bâti léger occupe une place importante.
L'implantation du bâti léger n'est pas liée qu'au peuplement.
L'implantation de bâti léger n'est pas liée qu'à la présence d'habitants mais plutôt à une manière
d'habiter et travailler sur un territoire. Les espaces périurbains et le littoral concentrent beaucoup de bâti
léger. Dans le nord de la Loire-Atlantique et de la Mayenne, des secteurs pourtant moins peuplés, sont
également très consommateurs de surfaces pour du bâti léger. Ce bâti léger correspond à des
structures pour le bétail, la production laitière (laiterie, etc.) ou encore le tourisme (caravaning). Il existe
des exceptions notables. Ainsi, les communes du pays des Mauges, pourtant en secteur rural,
possèdent peu de bâti léger. A l'inverse, quelques communes péri-urbaines comportent une part
importante de bâti léger, telles que Saint-Julien-de-
Concelles (529 807 m²) ou Haute-Goulaine
(342 883 m²) : il s'agit en grande partie de serres
ou de hangars semi-ouverts destinés aux activités
de maraîchage.
Le bâti léger peut représenter plus de 60 % des
surfaces bâties d'une commune.
La moyenne régionale est de 16,28 %. Elle fluctue
de 14,12 % pour le département de la Vendée à
25,59 % pour le département de la Mayenne.
2/12 L'emprise au sol du bâti selon le plan cadastral informatisé
Part des constructions légères dans l'ensemble du bâti en 2012
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
85 44 72 49 53 Région
La part du bâti léger dans le total des surfaces urbanisées varie beaucoup d'une commune à l'autre.
Les secteurs qui en sont les plus dotés sont la Mayenne, le pays Beaugeois et Saumurois, le rétro-
littoral, le nord-est de la Loire-Atlantique et le sud-Vendée. Les constructions légères peuvent
représenter plus de 60 % des surfaces bâties d'une commune (63 % à Pontigné dans le Maine-et-
Loire).
Parmi les 55 communes où le bâti léger représente plus de 42 % du bâti total, 37 se situent en
Mayenne. A l'inverse, toujours dans le classement des communes où le bâti léger occupe une part
importante du bâti total, il faut attendre la 81ème place pour trouver une ville en Vendée (en
l?occurrence, Saint-Cyr-en-Talmondais).
3/12 L'emprise au sol du bâti selon le plan cadastral informatisé
La densité du bâti est synonyme de densité de population.
La part du bâti dur et léger dans la
surface communale constitue un
indicateur de densité. En Pays-de-la-Loire
au 1er janvier 2012, 1,28 % du territoire
est occupé par du bâti (1,07 % pour du
bâti dur et 0,21 % pour du bâti léger). Au
niveau départemental, ce poids de
l'emprise au sol du bâti fluctue du simple
au double entre la Mayenne (0,89 % du
département) et la Loire-Atlantique
(1,74 %). Le caractère dense d'une
commune s'explique à la fois par la
topographie ou l'histoire. En Brière, la
commune de Saint-Joachim, en grande
partie recouverte de marais, est ainsi très peu dense. Par ailleurs, l'attractivité des agglomérations et,
plus récemment, des communes proches du littoral explique qu'elles soient plus construites que
d'autres. Outre de nombreux logements, les agglomérations abritent des bureaux, des centres
commerciaux, des services administratifs, des infrastructures de loisirs, etc. Sur le littoral, l'attractivité
de la mer explique la densification de l'espace disponible.
Les trois communes les plus denses sont les Sables-d'Olonne (17.4 %), suivie de Nantes (17.3 %) et
Rezé (16.0 %). A l'inverse, les trois communes les moins denses avoisinent les 0,3 % : la-Breille-les-
Pins dans le Maine et Loire, les communes boisées de Saint-Symphorien et Château-l'Hermitage en
Sarthe.
Des couronnes en fonction de la densité du bâti apparaissent autour des préfectures et sous-
préfectures. Plus on s'éloigne de
l'aire urbaine, moins la densité
est forte.
Un dense triangle
Nantes/Angers/la Roche-sur-
Yon
Cet indicateur de densité met
également en évidence un vaste
triangle recouvrant les aires
urbaines de Nantes, Angers,
Cholet, les Herbiers et la Roche-
sur-Yon, où l'emprise au sol du
bâti recouvre une part importante
de la surface communale.
Une première mesure de
l'évolution de l'emprise au sol du
bâti entre 2010 et 2012 (voir
pages 7 et 8) semble conforter la
densification de ce territoire et
son caractère dynamique.
4/12 L'emprise au sol du bâti selon le plan cadastral informatisé
Part du bâti dur et léger en 2012 dans les surfaces
départem entales et régionale
0,0%
0,2%
0,4%
0,6%
0,8%
1,0%
1,2%
1,4%
1,6%
1,8%
2,0%
53 72 49 85 44 Région
Bâti dur Bâti léger
Quelles surfaces consommées pour un habitant et pour un logement ?
Précision méthodologique : les chiffres de la population (légale au 01.01.10) sont antérieurs de deux ans aux
données du PCI (01.01.12). Selon le Certu1, le fait de rapporter la surface urbanisée à l'effectif de la population
n-2 ne crée pas de biais majeur dans la mesure où la situation renseignée au cadastre de l'année n reflète
souvent la situation réelle en n-2. Pour la même raison, le nombre de logements par commune est issu du fichier
du logement communal 2011, dit Filocom.
L'emprise au sol d'un habitant des Pays de
la Loire varie de 1 à 15,5.
La Vendée (150,7 m²/hab) et la Mayenne
(146,6 m²/hab) consomment 1,6 fois plus de
surfaces par habitant que la Loire-Atlantique
(92,4 m²/hab).
Un Nantais s'attribue ainsi 39 m² de bâti, alors
que, du fait d'un habitat exclusivement
individuel correspondant le plus souvent à des
corps de ferme et d'un château servant de
bâtiment administratif, chacun des 15
habitants de Nauvay, dans le nord de la Sarthe, dispose de 606 m² de bâti.
Dans les agglomérations et la plupart des villes de taille moyenne, l'emprise au sol rapportée au
nombre d'habitants reste faible, tout comme celle rapportée au nombre de logements. Saint-Aignan-
Grandlieu fait exception en raison du poids des infrastructures aéroportuaires dans le bâti total.
A l'inverse, un habitant consommera plus de
surfaces dans les communes moins
peuplées, où il existe quasi-exclusivement
des logements de type individuel ayant une
emprise au sol par habitant plus important.
Le sud du Castelbriantais, le pays de Haute-
Mayenne, le Vihiersois Haut-Layon, le
canton de Noyant, le grand Lucé Sarthois ou
encore le Saosnois sont des secteurs où
chaque habitant consomme au moins 230
m² de sol pour du bâti.
Il existe au moins deux types d'exception.
1. Un littoral vendéen essentiellement
touristique qui se démarque du
littoral de Loire-Atlantique
La situation du littoral régional est
particulière. En effet, les bâtis destinés au
tourisme et notamment les résidences
secondaires engendrent une consommation
parfois forte mais sans population
permanente associée. Parce que la part des
résidences secondaires dans le total des
logements est très différente d'un
département à l'autre, un habitant du littoral vendéen consommera plus de surfaces qu'un habitant du
littoral de Loire-Atlantique. Ainsi, à un habitant permanent du littoral vendéen est associée une emprise
au sol du bâti deux fois supérieure à celle d'un habitant permanent du littoral de Loire-Atlantique. En
revanche, les villes littorales (Saint-Nazaire, Pornic, les Sables-d'Olonne, Château-d'Olonne ou Olonne-
sur-mer) se comportent comme les autres agglomérations de la région.
2. Quelques communes rurales contraintes par la géographie d'économiser les sols
Dans quelques communes rurales, l'emprise au sol par habitant peut paraître très faible. Les
1 La consommation d'espaces par l'urbanisation (page 51) - Certu, août 2011
5/12 L'emprise au sol du bâti selon le plan cadastral informatisé
Em prise au sol consom m ée par un habitant
0
20
40
60
80
100
120
140
160
44 49 53 72 85 Région
su
rf
ac
e
(m
²)
explications sont nombreuses et diffèrent d'une commune à l'autre (contraintes topographiques,
héritage de l'histoire, forme de la maison traditionnelle à un ou plusieurs étages, politique foncière
municipale, faible vacance du parc, etc.). Par exemple, dans le sud-Vendée (Chaillé-les-Marais, l'Île
d'Elle, Vouillé-les-Marais), les étendues de marais quadrillés de canaux et la nécessité de construire sur
un îlot calcaire de taille réduite ont favorisé la construction d'un habitat traditionnel plus resserré.
L'emprise au sol d'un logement des
Pays de la Loire varie également de 1 à
15,5.
La Mayenne (292,2 m²/logement)
consomme par logement presque 1,7 fois
plus d'emprise que la Loire-Atlantique
(175,7 m²/logement).
Pour un logement à Nantes, on
comptabilise en moyenne 68 m² d'emprise
au sol du bâti. A l'opposé, du fait d'un
habitat exclusivement individuel et
d'activités d'élevage et de production de
fruits, 1058 m² sont rapportées à un logement de Pontigné dans l'est du Maine-et-Loire.
Un logement du littoral régional consomme peu d'emprise au sol.
L'emprise au sol par
logement ne permet pas de
discriminer le littoral
vendéen du littoral de Loire-
Atlantique. La rareté et le
coût du foncier y ont rendu
nécessaire les programmes
d'habitat collectif ou
l'application de minimums
parcellaires faibles. Comme
le plan cadastral ne
considère pas les
installations de caravaning
(mobile-homes ou de
caravanes) comme du bâti et
ne prend en compte que les
constructions en dur (blocs
sanitaires, piscine couverte,
etc.), leur présence sur un
territoire ne fausse pas les
chiffres.
L'argument de la vacance
de logements en milieu
rural n'est pas opérant.
La vacance est souvent plus
élevée en secteur rural qu'en
milieu urbain. Cependant,
elle reste sans incidence sur
les indicateurs d'emprise au
sol rapportée à un habitant
ou à un logement. Ainsi, les communes où l'emprise au sol par habitant est la plus élevée sont
également celles où l'emprise au sol par logement l'est.
6/12 L'emprise au sol du bâti selon le plan cadastral informatisé
Em prise au sol consom m ée par un logem ent
0
50
100
150
200
250
300
350
44 49 53 72 85 Région
su
rf
ac
e
(m
²)
Quelles évolutions ? Une première comparaison entre deux millésimes révèle les secteurs où une part
importante des sols a été récemment dédiée à la construction de nouveaux bâtiments durs ou légers.
Précision méthodologique : pour comparer deux millésimes, le choix s'est porté sur ceux de 2010 et 2012. Ces
premières comparaisons sont à analyser avec prudence (voir page 12). Ce premier essai encourage cependant
à poursuivre, dans l'avenir, les comparaisons entre deux millésimes, dont la qualité s'améliorera
significativement, année après année, jusqu'à offrir des indications annuelles fiables de l'emprise au sol du bâti
qui distingueront le dur du léger.
Entre 2010 et 2012, on estime à plus de
13 000 000 m² la progression de l'emprise
au sol du bâti dans la région, soit
1 300 hectares correspondant à 0,04 % de
la surface régionale. La part de l'emprise au
sol du bâti a, quant à elle, progressé de
3,3 % entre 2012 et 2010.
La Loire-Atlantique et la Vendée captent
l'essentiel des nouvelles emprises (61 %).
L'emprise au sol du bâti augmente en
périphérie des centres urbains.
L'emprise au sol du bâti des principaux pôles
urbains de la région et leurs proches
banlieues connaît une croissance limitée. L'essentiel des nouvelles emprises au sol du bâti (68%
correspondant à plus de 8 millions de m²) se situe en périphérie des pôles principaux ou dans les
territoires d'influence urbaine.
Le littoral parvient encore à accueillir de nouveaux bâtiments.
Alors que les communes littorales se disent saturées, elles dédient encore d'importantes surfaces aux
nouveaux bâtiments. La quasi-totalité connaît en effet une croissance supérieure à 6 000 m². L'attrait du
littoral et la proximité d'axes routiers
déterminent la localisation de
constructions nouvelles, souvent
consommatrices de sols agricoles.
Sans-doute en raison de la tempête
Xynthia de février 2010, un
ralentissement de la construction
s'observe à la Faute-sur-Mer
comme à l'Aiguillon-sur-Mer.
Les villes moyennes restent
dynamiques.
Quelques communes des
départements non littoraux ont
connu des croissances supérieures
à deux hectares au cours des deux
dernières années. Le Mans, Laval,
Angers et leurs couronnes voient
ainsi leur bâti progresser fortement.
Dans le Maine-et-Loire, plusieurs
communes du Saumurois, du
Choletais sont concernées par une
construction dynamique. En Sarthe,
le bâti de Sablé-sur-Sarthe et La
Ferté-Bernard se densifie.
7/12 L'emprise au sol du bâti selon le plan cadastral informatisé
Variation de l'em prise au sol du bâti entre 2010 et 2012
(pour les données com parables entre ces deux dates)
0
500
1 000
1 500
2 000
2 500
3 000
3 500
4 000
4 500
5 000
53 72 49 85 44
départem ents
su
rf
ac
e
(m
ill
ie
rs
d
e
m
²) ESB léger
ESB dur
L'activité est très
consommatrice de sols.
Entre 2010 et 2012, la seconde
commune, après Angers, dont
l'emprise au sol du bâti total (dur
et léger) a connu la plus forte
croissance est Machecoul (+
175 000 m²). Durant cette
période en effet, des serres, pour
certaines équipées de panneaux
photovoltaïques, ont été
construites sur une dizaine
d'hectares. La différence est
imputable à des activités autres
que le maraîchage ainsi qu'à la
dynamique de constructions
essentiellement individuelles.
La commune où l'emprise au sol
du seul bâti dur a le plus augmenté est la Roche-sur-Yon. Nantes n'apparaît qu'en dixième position. Son
extension reste aujourd'hui relative pour au moins deux raisons. D'une part, il n'existe plus, dans ses
limites administratives, de vastes terrains vierges. D'autre part, la ville s'est davantage densifiée
verticalement qu'étendue grâce à d'importantes opérations de renouvellement urbain.
Une part importante des sols s'artificialise dans des
communes éloignées des grands centres
d'emplois.
Quelques communes, éloignées de pôles urbains
importants, connaissent d'importantes variations de
leur surface d'emprise au sol du bâti.
Dans les communes, où la numérisation du PCI est
ancienne, la forte croissance entre 2010 et 2012 est
confirmée par les prises de vue aériennes qui
témoignent le plus souvent de l'existence de nouveaux
lotissements.
Or, les constructions nouvelles, loin des pôles
d'emplois, des transports en commun, des écoles du
second degré et des universités, laissent présager un
phénomène plus inquiétant, celui de l'étalement urbain, de l'allongement des temps de parcours, de la
nécessité d'acquérir pour un même foyer autant de
voitures que d'habitants majeurs.
Dans de nombreuses communes, la croissance en
deux ans de l'emprise au sol du bâti dépasse les
10 %.
Les plus fortes croissances s'expliquent le plus souvent
par la construction simultanée de bâtiments d'activité et
de maisons individuelles en lotissements. Si une partie
des nouveaux bâtiments d'activité est classée en
structures légères, leur incidence n'est pas pour autant
à négliger. Des serres par exemple artificialisent les
sols, consomment de l'énergie pour être chauffées,
génèrent du trafic de poids lourds, etc.
Sur une période de deux ans, de grands projets ont pu voir le jour. Ainsi, la construction d'une centrale
gaz, d'un terminal méthanier, d'une usine de production de ciment et divers aménagements de
8/12 L'emprise au sol du bâti selon le plan cadastral informatisé
réorganisation des différents terminaux a fait croître de 11 % l'emprise au sol de Montoir-de-Bretagne.
Les territoires, où une unité est très consommatrice de sol, accentuent leur différence.
Pondérer les variations d'emprise au sol en fonction du nombre d'habitants, de logements et de l'espace
disponible (voir tableau page 10) témoigne, sur la seule période de deux ans, d'une accentuation des
comportements. Plus l'on s'éloigne d'un centre urbain, plus une unité (logement ou habitant) a
consommé de sols entre 2010 et 2012. Autrement dit, moins le territoire est dense, plus la croissance
de l'emprise au sol par habitant ou par logement a été forte. Le littoral fait cependant exception à ce
principe. Qu'elle soit rapportée au nombre d'habitants et dans une moindre mesure au nombre de
logements, la variation de l'emprise au sol du bâti reste toujours élevée.
9/12 L'emprise au sol du bâti selon le plan cadastral informatisé
Tableau de synthèse de l'emprise au sol du bâti (ESB) par territoire
Typologie Départem ent Population
1 - Centre pôle principal 1,08 20,77 1,92
44 0,57 17,84 0,99
49 1,74 26,91 3,13
53 1,80 26,85 3,28
72 0,59 15,82 1,04
85 2,66 16,00 4,99
2 - Banlieue pôle principal 3,35 14,72 6,67
44 3,29 17,38 6,22
49 3,46 14,07 7,71
53 4,24 8,78 10,06
72 3,40 9,15 7,94
3 - Périphérie pôle principal 4,39 3,91 10,05
44 5,11 5,30 11,40
49 3,66 3,22 8,54
53 3,89 2,33 9,36
72 3,45 2,68 7,89
85 5,73 5,14 13,53
4 - Ville moyenne hors littoral 3,77 6,76 7,25
44 7,70 9,83 15,28
49 3,91 6,00 7,46
53 2,29 5,50 4,27
72 1,70 3,98 3,06
85 4,11 7,63 8,26
5 - Terr. hors littoral ss influence urbaine 5,04 2,59 10,49
44 5,52 3,17 11,83
49 4,17 2,26 9,01
53 4,07 1,39 8,29
72 3,91 1,61 7,66
85 6,35 4,31 13,27
6 - Rural pur 4,40 1,58 7,76
49 -19 2,34 0,78 4,60
53 4,15 1,40 7,21
72 4,51 1,76 7,61
85 6,35 2,61 10,94
71 - Ville moyenne littorale 4,49 10,49 3,83
44 4,62 10,72 5,73
85 4,41 10,35 3,20
72 - Littoral sous influence urbaine 6,86 9,40 7,21
44 7,52 10,97 7,23
85 6,68 9,00 7,20
73 - Littoral pur 8,30 5,62 6,01
85 8,30 5,62 6,01
Total 3,66 4,07 6,93
* des communes dont les données sont comparables entre 2010 et 2012
Superficie
(hectare)
Nom bre de
logem ents
Em prise au sol
du bâti (ESB)
dur en 2012
(m ²)
Em prise au sol
du bâti (ESB)
léger en 2012
(m ²)
Em prise au sol
du bâti (ESB)
total en 2012
(m ²)
Variation de
l'ESB dur entre
2010 et 2012*
(m ²)
Variation de
l'ESB léger
entre 2010 et
2012* (m ²)
Variation de
l'ESB total
entre 2010 et
2012* (m ²)
Variation de
l'ESB
rapportée à la
population*
Variation de
l'ESB
rapportée à la
superficie*
Variation de
l'ESB
rapportée au
nom bre de
logem ents*
799900 41670 451017 39688221 2255173 41943393 777285 88168 865453
352001 11198 202774 14696896 811604 15508500 167003 32774 199777
201669 13017 112021 10409820 600161 11009981 323278 26944 350223
50940 3422 27996 3020893 123212 3144105 89556 2336 91892
142626 5281 80186 7531560 393285 7924845 79775 3780 83555
52664 8752 28040 4029052 326910 4355962 117672 22334 140006
540744 123145 271721 43339872 5315951 48655822 1532905 279644 1812548
386757 73133 204465 30143519 3524129 33667648 1049157 221735 1270892
72081 17709 32309 6268137 1021472 7289609 224594 24574 249168
16874 8151 7115 1638172 181248 1819420 61847 9713 71560
65032 24152 27832 5290044 589101 5879145 197306 23622 220928
817117 918210 356817 80402205 18071055 98473261 2789453 797904 3587357
332792 320853 149128 31102509 7020941 38123450 1251299 449039 1700339
235311 267178 100783 23830393 5148847 28979240 736653 124472 861125
52644 87929 21866 5223619 1707241 6930860 142150 62623 204772
133422 172069 58398 13453415 2654270 16107684 365259 95288 460546
62948 70181 26642 6792269 1539757 8332026 294093 66482 360575
347773 194107 181004 37343434 5155682 42499117 998373 314420 1312793
39871 31223 20084 4521485 1082637 5604122 114494 192349 306843
90791 59218 47592 9499782 1469546 10969329 291674 63409 355083
50972 21192 27261 5017535 690467 5708002 99455 17035 116490
61286 26070 33946 5815217 603000 6418217 97716 6167 103883
104853 56404 52121 12489415 1310032 13799447 395035 35459 430494
809806 1574582 389541 104495865 28297034 132792899 2913215 1171826 4085041
127468 222259 59514 14941881 4489512 19431394 404627 299476 704103
169974 314457 78735 20968786 5698122 26666907 544439 164767 709206
97215 284789 47709 12826925 5830025 18656949 206286 189083 395369
148080 359503 75668 20017275 4680533 24697808 417899 161515 579414
267069 393574 127915 35740998 7598842 43339840 1339963 356986 1696949
85802 239400 48714 13322097 5164053 18486149 244855 133067 377922
14984 44981 7622 2236217 801599 3037815 35098 35079
37692 112038 21692 5683549 2956963 8640512 68182 88271 156453
13072 33524 7753 1934036 555608 2489644 39864 19118 58982
20054 48857 11647 3468295 849883 4318178 101712 25696 127408
72694 31097 85134 10181194 896342 11077535 285163 40913 326076
26349 11347 21229 3050488 342947 3393435 106253 15417 121670
46345 19750 63905 7130706 553395 7684101 178910 25495 204405
78012 56952 74274 10896210 1210498 12106708 449595 85676 535271
16814 11525 17483 2367128 360253 2727381 91323 35075 126398
61198 45427 56791 8529082 850245 9379327 358272 50601 408873
19647 29014 27130 3990274 477067 4467341 134211 28880 163091
19647 29014 27130 3990274 477067 4467341 134211 28880 163091
3571495 3208177 1885352 343659371 66842853 410502225 10125054 2940497 13065551
La source
Le plan cadastral2 est un plan de
référence pour la gestion de l'espace
communal et intercommunal comme
pour la connaissance des territoires à
grande échelle. La Direction Générale
des Impôts en est propriétaire.
Sa numérisation est l'occasion de
réaliser et diffuser des publications sur
nos connaissances des surfaces
urbanisées.
Cette source présente beaucoup
d'intérêts.
Tout d'abord, elle est mise à jour
annuellement.
Par ailleurs, la région des Pays-de-la-
Loire est bien couverte par cette source.
Ensuite, les conditions de son utilisation
sont souples et ne font pas obstacle à
des traitements ou à des diffusions.
Enfin, sa mise à jour est plus fréquente
(annuelle sur certains départements),
contrairement à la BD-topo dont les
données disponibles remontent à 2006.
Calculée à l'aide du PCI, l'emprise au
sol des bâtiments durs et légers
constituent d'intéressants indicateurs
pour apprécier la consommation
d'espace, même s'ils ne recouvrent pas
tous les aspects de l'artificialisation et
du recul de la biodiversité : les routes,
en particulier, ne sont pas cadastrées.
Le PCI est composé de données
vecteurs et images.
Le PCI n?est pas une source exhaustive car toutes les communes de France ne disposent pas encore d?un cadastre
numérique. Le cadastre comprend en effet :
? des zones où le plan a été « vectorisé », c?est-à-dire décomposé en éléments de base (parcelles, bâtiments, limites
territoriales, etc.) indépendants mais structurés, connus en coordonnées géographiques, et répartis en couches de
données. C?est le PCI.
? des zones (le complément du territoire) où le plan a simplement été « scanné », c?est-à-dire géré en tant qu?image.
C?est l?opération de dématérialisation du cadastre.
Si la zone scannée offre des horizons relativement limités en matière de gestion numérique, la zone vectorisée, dans la
mesure où elle a été labellisée ouvre sans restriction toutes les possibilités d?une intégration dans un système d?information
géographique.
Le nombre de communes couvertes par un plan cadastral informatisé croît constamment.
Au 1er janvier 2012 (données au 1er janvier et disponibles à l'automne 2012), la région était presque entièrement couverte.
État de la numérisation en Pays de la Loire
Année Couverture
2008 Les départements de Loire-Atlantique et Vendée sont couverts. La Sarthe, la Mayenne et le Maine-et-Loire le sont partiellement.
2009 Les départements de Loire-Atlantique et Vendée sont couverts. La Sarthe, la Mayenne et le Maine-et-Loire le sont partiellement.
2010 Tous les départements couverts sauf une partie de la Mayenne et du Maine-et-Loire
2011 Tous les départements couverts sauf une partie de la Mayenne et du Maine-et-Loire
2012 Tous les départements couverts sauf 6 communes de Mayenne
2 Il reproduit à plusieurs échelles les biens immobiliers (terrains ou parcelles construites) du territoire d?une commune. Il se compose de feuilles reliées en
un atlas et comprend un tableau d?assemblage qui donne l?image schématique du territoire de la commune, et les feuilles parcellaires. On y retrouve le
parcellaire, les bâtiments, l?ensemble des limites administratives, les voies de communication, l?hydrographie, la toponymie ainsi que diverses
informations représentées par des signes conventionnels permettant de distinguer les natures de limite, de clôture ou les types de bâtiments.
11/12 L'emprise au sol du bâti selon le plan cadastral informatisé
L'observation du renouvellement urbain
La démolition puis la reconstruction d'un bâtiment se traduira, dans les calculs, par la baisse de l'emprise au sol d'une
parcelle à un moment donné puis sa croissance quelques années plus tard (après prise en compte d'éventuelles divisions
cadastrales). L'agrégat communal de l'emprise au sol pour toutes les parcelles bâties peut masquer cette baisse, en
particulier si la dynamique communale de construction est forte. Pour observer le renouvellement urbain, des comparaisons
plus fines à la parcelle ou au quartier, sans agrégation communale, sont indispensables.
La distinction entre bâti léger et bâti dur
Le plan cadastral distingue le bâti dur du bâti léger. Un bâtiment en dur est défini comme étant attaché au sol par des
fondations et fermé sur les 4 côtés (habitations, bâtiment d'activités, etc.). Un bâtiment léger est soit une structure légère non
attachée au sol par l'intermédiaire de fondations soit un bâtiment ouvert sur au moins un côté (serres, arrêts de bus,
garages, hangars agricoles, etc.). Cette
distinction entre bâti léger et dur reste soumise à
l'interprétation des géomètres du cadastre mais
est, malgré tout, révélatrice de l'usage fait du sol
autant que de l'aspect architectural des
bâtiments.
Les données concernant le bâti léger constituent,
par leur nature même, une source moins stable
dans le temps. Le bâti léger peut très souvent
correspondre à de grandes surfaces dédiées à
l'élevage, au maraîchage ou à la logistique
commerciale. La cessation d'une activité peut
ainsi générer d'importantes pertes de surfaces.
Cependant, la comptabilisation année après
année de l'emprise au sol du bâti reste une
donnée importante pour comprendre l'usage du
sol, en particulier en milieu rural.
Quelques difficultés rencontrées
Dans quelques communes, variables d'un
millésime à l'autre, les bâtiments peuvent figurer
deux voire trois fois. Avant de calculer, par
commune, les surfaces de chaque bâtiment, les
doublons ont été recherchés et supprimés.
Très rarement, des lotissements privés ne sont
pas cadastrés. Par exemple, à Nuillé-sur-Vicoin
(53168) en Mayenne, les calculs à partir du PCI indiquent que l'emprise au sol du bâti entre 2010 et 2012 a baissé. Dans la
réalité, plusieurs bâtiments d'activités (encadrés en bleu) ont été détruits alors que de nouveaux bâtiments, de part et
d'autres de la voirie, n'ont pas été répertoriés sur la cadastre.
Les données non comparables entre deux millésimes
Même si la couverture en 2010 n'était pas aussi bonne qu'aujourd'hui et que les données n'étaient pas encore bien
consolidées, les premiers essais rendaient intéressante une première comparaison entre 2010 et 2012. Par ailleurs, dans
deux départements (Vendée et Sarthe), les données 2011 et 2012 sont identiques et rendent impossibles toute comparaison
sur cette période. Les livraisons à venir éclaireront sur le caractère exceptionnel ou non de ce défaut de mise à jour
annuelle.
Une comparaison entre 2010 et 2012 a, par défaut, été réalisée. Pour la réaliser, 206 communes ont été écartées :
1. les 173 communes qui n'étaient pas couvertes en 2010 ;
2. 28 communes, couvertes en 2010, où apparaissaient des incohérences : les hameaux
n'avaient parfois pas été répertoriés ; dans les centres-villes, seuls les bâtiments situés d'un
côté de la rue étaient répertoriés ; dans une même rue, un bâtiment sur deux apparaissait ;
3. 5 communes, couvertes en 2010, dont d'importantes surfaces d'emprise au sol du bâti ont
cessé d'être répertoriées en 2012.
Dans quelques communes où la numérisation du PCI est récente (elles se situent essentiellement en
Mayenne et dans le Maine-et-Loire), les fortes variations d'emprise au sol du bâti entre 2010 et 2012
peuvent s'expliquer par une amélioration de la source : des bâtiments, le plus souvent agricoles, qui
n'avaient parfois pas été répertoriés en 2010 alors que, selon les photos aériennes, ils existaient bien
(à Montenay en Mayenne, par exemple), sont répertoriés à partir de 2012. Les prochains millésimes
permettront de suivre, de manière plus juste, les évolutions annuelles de l'emprise au sol du bâti.
Contacts à la Dreal des Pays de la Loire/SCTE
Division observation études et statistiques /Gwénaëlle Le Bourhis
Division des systèmes d'information sur les territoires / Michel Zevort
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/consommation-de-l-espace-r506.html
5 rue Françoise Giroud
CS 16326
44263 NANTES Cedex 200
Service de la connaissance
des territoires et de
l'évaluation
Tél : 02.72.74.74.54
Fax : 02.72.74.73.09
Directeur
de la publication :
Hubert FERRY-WILCZEK
ISSN : 2109 ? 0025
DREAL 2013
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/consommation-de-l-espace-r506.html
Le littoral parvient encore à accueillir de nouveaux bâtiments.
Le plan cadastral2 est un plan de référence pour la gestion de l'espace communal et intercommunal comme pour la connaissance des territoires à grande échelle. La Direction Générale des Impôts en est propriétaire.
Sa numérisation est l'occasion de réaliser et diffuser des publications sur nos connaissances des surfaces urbanisées.
Cette source présente beaucoup d'intérêts.
Tout d'abord, elle est mise à jour annuellement.
Enfin, sa mise à jour est plus fréquente (annuelle sur certains départements), contrairement à la BD-topo dont les données disponibles remontent à 2006.
Calculée à l'aide du PCI, l'emprise au sol des bâtiments durs et légers constituent d'intéressants indicateurs pour apprécier la consommation d'espace, même s'ils ne recouvrent pas tous les aspects de l'artificialisation et du recul de la biodiversité: les routes, en particulier, ne sont pas cadastrées.
Le PCI est composé de données vecteurs et images.