La situation de l'habitat et du logement en Pays de la Loire - Les mutations du parc de logements entre 1999 et 2011
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Dossier détaillé de l'étude des mutations du parc de logements entre 1999 et 2011 en région des Pays de la Loire.<br /><br />La progression du nombre total de logements résulte du solde des créations-disparitions du parc. De 1,46 % sur l'ensemble de la période 1999 - 2011, le rythme annuel de croissance conjugue ainsi une contribution de 1,53% de logements « neufs » et de 0,32 % de logements « nouveaux », en contrepartie d'une destruction ou d'un changement d'affectation (0,39 % de ce parc). Son ralentissement entre 2009 et 2011 (1,38 % contre 1,64 % entre 2005 et 2009) est la conséquence d'une baisse du nombre des entrées, mais non d'une augmentation des sorties.<br /><br />Chaque segment de parc évolue de surcroît à partir de « mutations internes ». De telles mutations touchent chaque année entre 5,0 % et 5,5 % du parc. Cette proportion tend à croître - depuis 2005. Elle varie fortement, dépassant à peine 2 % pour les résidences principales occupées par le propriétaire et le parc locatif social, mais touchant 5,7 % des résidences secondaires et près de 8,5 % du parc locatif privé. Plus de 1 logement vacant sur 4 trouve chaque année une occupation à titre de résidence principale, secondaire ou de meublés, mais un flux plus important encore de logements vacants est alimenté en sens inverse par les résidences principales. Au total, les mutations internes conduisent tantôt à accélérer le rythme de croissance de chaque composante du parc dû aux entrées-sorties (c'est ce que l'on observe pour les logements vacants ainsi que pour les résidences principales occupées par le propriétaire), tantôt à le freiner, comme c'est le cas des résidences secondaires et des logements locatifs.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
analyse
;donnée statistique
;parc de logements
Descripteur écoplanete
analyse statistique
;indicateur économique
Thème
Construction
;Habitat - Logement
Texte intégral
- 1 -
Sommaire
- Définition des zonages utilisés, présentation de la source Filocom p. 2
- Concepts de mutations des logements p. 3
- Tableau synoptique des flux de logements p. 4
- Les principaux enseignements p. 5
I ? Présentation générale des mutations du parc
entre 1999 et 2011 p. 7
I - 1 Ensemble des logements : tendances d?évolution sur 12 ans et moyenne p. 7
I - 2 En fonction du mode d?occupation p. 8
I - 3 En fonction du statut d?occupation des résidences principales p. 12
I - 4 Spécificités locales pour l?ensemble des logements p. 14
I - 5 Spécificités locales selon le mode ou le statut d?occupation p. 17
II ? Composantes de la variation du parc par mode et
statut d?occupation p. 22
II ? 1 Dissymétrie des mutations externes, concentration
et symétrie des mutations internes p. 22
II ? 2 Evolution par nature des mutations externes p. 23
II ? 3 Evolution par nature des mutations internes intermodales p. 24
II ? 4 Evolution par nature des mutations internes intramodales
de résidences principales p. 25
III ? Incidences des mutations sur la variation du parc p. 26
III - 1 Sur l?ensemble du parc régional p. 26
III - 2 En fonction du mode d?occupation p. 26
III - 3 En fonction du statut d?occupation des résidences principales p. 28
IV ? Analyse du rythme de croissance annuel moyen du parc
par segment p. 30
IV ? 1 Ensemble des logements p. 30
IV ? 2 Ensemble des résidences principales p. 31
IV ? 3 Résidences secondaires p. 32
IV ? 4 Logements vacants p. 33
IV ? 5 Propriétaires occupants des résidences principales p. 34
IV ? 6 Parc locatif social p. 35
IV ? 7 Parc locatif privé p. 36
- 2 -
Définition des zonages utilisés : centres, banlieues, périphéries, villes
moyennes, rural sous influence urbaine, rural « pur », littoral
Les concepts utilisés sont dérivés des « zonages en aires urbaines ? 2010 » définis par l?INSEE et fondés sur
les résultats du Recensement de Population millésimé 2008 : grands pôles, moyens pôles et petits pôles urbains
à chacun desquels sont rattachées des couronnes, communes multipolarisées, communes isolées :
- unité urbaine ou agglomération : ensemble d?une ou plusieurs communes présentant une continuité de
tissu bâti et comptant au moins 2 000 habitants ;
- grand pôle : agglomération offrant au moins 10 000 emplois ;
- moyen pôle : agglomération comptant de 5 000 à moins de 10 000 emplois ;
- petit pôle : agglomération comptant de 1 500 à moins de 5 000 emplois ;
- aire urbaine : ensemble de communes, d'un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle (ou
agglomération) et par des communes dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille
dans le pôle ou dans des communes attirées par celui-ci ;
- couronne : ensemble des communes d?une aire urbaine extérieures au pôle (ou agglomération).
Les concepts de centre, banlieue et périphérie, renvoient dans le présent document à ceux des « grands pôles»
comptant au moins 50 000 habitants ainsi qu?à leur couronne. On en dénombre 7 en Pays de la Loire : Nantes,
Angers, Le Mans, Saint-Nazaire, Laval, La Roche-sur-Yon, Cholet :
- le centre correspond à la commune la plus peuplée ;
- dans la banlieue sont incluses le cas échéant les autres communes du pôle (ou agglomération) ;
- la périphérie réunit les communes de la couronne.
Les villes moyennes (53 en Pays de la Loire) correspondent aux communes centres des pôles autres que les 7
principaux, à l?exception des communes présentes dans le zonage loi littoral en tant que commune littorale.
L?espace rural sous influence urbaine regroupe les communes des pôles autres que les 7 principaux et autres
que les villes moyennes, ainsi que l?ensemble des communes multipolarisées, à l?exception des communes
présentes dans le zonage loi littoral en tant que commune littorale.
L?espace rural « pur » correspond aux autres communes, à l?exception des communes présentes dans le zonage
Loi Littoral en tant que commune littorale.
Le littoral est composé des communes présentes dans le zonage loi littoral en tant que commune littorale, à
l?exception de 4 communes de l?aire urbaine de Saint-Nazaire considérées par convention en tant que
composantes de l?aire urbaine et non en tant que communes littorales.
Présentation de la source : FILOCOM
FILOCOM (FIchier des LOgements à la COMmune) résulte de l?appariement de 4 fichiers gérés par la Direction
Générale des Finances Publiques (DGFiP) :
- fichier de la taxe d?habitation,
- fichier foncier (des propriétés bâties),
- fichier des propriétaires,
- fichier de l?Impôt sur les Revenus.
Il est fourni tous les deux ans au service statistique du MEDDE.
Le fichier contient des informations quantitatives et localisées décrivant au 1er janvier des années impaires : le
parc de logements (type individuel ou collectif, mode d?occupation, année de construction, nombre de pièces,
surface, etc.), les occupants (statut d'occupation, composition des ménages, nombre de personnes occupant le
logement, revenus, durée d?occupation du logement, etc.), les propriétaires (personnes physiques ou morales,
âge, lieu de résidence, etc.), ainsi que les mutations de logements au cours des cinq dernières années.
Les concepts et modes de collecte diffèrent de ceux en usage pour d'autres sources comme le Recensement
conduit par l?Insee, ce qui peut expliquer quelques différences de résultats. Il faut donc manier les comparaisons
avec précaution et en connaissance de cause, le champ couvert par une même variable pouvant différer d'une
source à l'autre.
- 3 -
Concepts de mutations de logements
(cf. tableau synoptique des flux à suivre)
1- Il y a absence (supposée) de mutation (en l?occurrence à 2 ans) d?un logement lorsque son mode
d?occupation (résidence principale, résidence secondaire, logement vacant, meublé) ou son statut d?occupation
(relatif aux seules résidences principales : propriété occupante, locatif social, locatif privé, autre statut) sont
identiques au 1er janvier d?une année N et au 1er janvier de l?année N+2.
2- Il y a mutation (à 2 ans) dès lors que le mode d?occupation ou, s?agissant des résidences principales, le
statut d?occupation d?un logement, diffèrent aux deux dates.
Trois cas de mutations peuvent se présenter :
1 ? mutations externes : cas de logements sortis du parc ou entrés dans ce parc entre N et N+2. Les
sorties sont dues à des démolitions, à des changements d?affectation « négatifs » (transformation de logements
en locaux) ou à des fusions de logements conduisant à en réduire le nombre, sans distinction statistique
possible. Les entrées résultent de créations de logements neufs et/ou de l?apparition de logements « nouveaux »
(donnant lieu à distinction statistique) ; les logements nouveaux sont issus de changements d?affectation
« positifs » (transformation de locaux en logements) ou de scissions de logements conduisant à en augmenter le
nombre.
Par opposition, les mutations internes font référence à des logements présents dans le parc à la fois en
N et en N+2. Elles sont intramodales ou intermodales :
2 ? mutations (internes) intramodales : cas (uniquement) des résidences principales ayant changé de
statut d?occupation sans changer de mode aux deux dates ;
3 ? mutations (internes) intermodales : cas des logements ayant changé de mode d?occupation.
Dans le travail qui suit, il est fait référence à un nombre annuel ou à un taux annuel de
mutations. Le taux annuel de mutations pour une période biennale donnée correspond au rapport entre
le nombre annuel moyen de logements ayant changé de mode d?occupation ou de statut d?occupation
(i.e., la moitié des flux de la période) et le niveau de début de période du parc. Les taux calculés sont des
taux approchés, la rigueur voulant que ce nombre moyen soit rapporté au stock estimé au début de
chaque année de la période et non au début de la seule 1ère année.
Par ailleurs, ces valeurs sont calculées par comparaisons de situations au début de périodes de
deux ans, ce qui n?exclut pas des mutations au cours de ces périodes. On peut imaginer le cas d?une
résidence secondaire au 1/1/N devenue vacante au 1/7/N avant de passer résidence principale au 1/7/N+1.
C?est la raison pour laquelle l?absence de mutation correspond en réalité à une absence supposée de
mutation.
- 4 -
Tableau synoptique des flux de logements
(moyenne sur 6 périodes biennales)
Début de
période
biennale
Fin de
période
biennale
Résidences
principales -
occupation
par
propriétaire
Résidences
principales -
locatif HLM
Résidences
principales -
locatif privé
Résidences
principales -
autre statut
d?occupation
Résidences
secondaires
Logements
vacants
Meublés Sorties
Résidences principales -
occupation par propriétaire
853 833 254 13 434 1 173 5 611 17 018 85 3 044
Résidences principales -
locatif HLM
698 181 889 713 246 486 6 711 9 545
Résidences principales ?
locatif privé
16 162 736 244 270 914 4 611 27 735 221 2 132
Résidences principales ?
autre statut d?occupation
2 150 282 1 618 30 765 797 3 304 29 460
Résidences secondaires 9 542 401 5 483 797 158 739 4 032 320 1 382
Logements vacants 14 670 5 340 23 371 1 559 7 820 43 647 629 5 709
Meublés 129 15 339 28 410 145 7 121 244
Entrées de logements neufs 27 609 3 972 12 967 551 3 730 2 923 533
Entrées de logements
nouveaux
2 642 424 4 830 268 1 156 1 904 145
Légende
Absence de mutation Mutation interne
intramodale
[résidences principales]
Mutation interne
intermodale
Sorties du parc Entrées dans le parc
de logements neufs
Entrées dans le parc
de logements
nouveaux
- 5 -
Les principaux enseignements
Des mutations externes relativement peu nombreuses et d?évolution incertaine, des mutations
internes plus fréquentes et dont le rythme de progression est supérieur à celui de l?ensemble
du parc
En moyenne annuelle calculée sur 12 ans, 5,25 % des logements du parc ligérien ont changé de statut ou de
mode d?occupation.
Par ailleurs, tandis que 0,39 % sont sortis du parc, 1,85 % y sont apparus, à raison de 1,53 % sous forme de
logements neufs et de 0,32 % sous forme de logements nouveaux. De ces mutations « externes » a donc résulté
un taux de croissance annuel moyen du parc de 1,46 %.
Plus élevée, la proportion des mutations internes au sein du parc tend en outre à croître, particulièrement depuis
2005 (5,0 % par an avant cette date, 5,5 % après).
Concernant les mutations externes, les parts revenant respectivement aux sorties et aux entrées de logements
nouveaux évoluent assez peu et demeurent voisines ; celle des logements neufs connaît de plus fortes
fluctuations, mais sans qu?une tendance précise se dessine.
Des différences sensibles dans la fréquence des mutations par mode et statut d?occupation
La fréquence des mutations internes donne lieu à des variations très importantes selon le mode ou, s?agissant
des résidences principales, selon le statut d?occupation.
Ainsi, le taux annuel moyen de mutations par mode d?occupation est-il de 3,7 % pour les résidences principales,
5,8 % pour les résidences secondaires, mais s?élève à 26 % chez les logements vacants.
Parmi les résidences principales, il est de 2,1 % à 2,3 % pour les logements occupés par les propriétaires et les
logements locatifs sociaux, de 8,5 % pour les locatifs privés.
Davantage de mutations internes dans les zones d?urbanisation ancienne et de mutations
externes dans les zones d?urbanisation récente
En proportion du parc, les mutations internes sont plus importantes dans la Sarthe (5,8 % par an),
moins en Vendée (4,7 %). Elles sont également plus fréquentes dans les centres des principaux pôles
(6,5 %) et les villes moyennes (6,1 %) ainsi que dans le rural pur (5,9 %), moins dans les banlieues,
les périphéries, et le littoral (inférieures à 5 %, avec des taux respectifs de 4,2 %, 4,3 % et 4,7 %).
Dans la mesure où les taux de sorties (par transformation d?un logement en local commercial ou fusion de deux
logements) et d?entrées (par transformation d?un local commercial en logement ou division d?un logement) dans
le parc demeurent assez voisins et se neutralisent à peu près quel que soit le territoire considéré, les variations
du parc sont essentiellement déterminées par les logements neufs.
Au total, le taux de croissance annuel d?ensemble du parc (en moyenne régionale égal à 1,46 %), est plus
important en Loire-Atlantique (1,57 %) et en Vendée (1,89 %), d?une part, dans les périphéries d?agglomération
(2,13 %), le rural sous influence urbaine (1,65 %) le littoral (1,47 %) et les banlieues (1,46 %) d?autre part.
Des taux de croissance du parc et de mutations internes inversement corrélés
Les mutations internes du parc de logements vont ainsi souvent de pair avec une dynamique inverse des
entrées - sorties, donc de la construction de logements neufs. C?est dans les villes centres des grands pôles, les
villes moyennes, le rural pur, qui se caractérisent par un taux de croissance modéré de leur parc, que l?on
enregistre les taux de mutations internes les plus élevés. Ceux-ci sont au contraire faibles dans les banlieues et
périphéries d?agglomérations qui connaissent une croissance plutôt rapide de leur parc.
Des mutations qui selon les modes et statuts d?occupation n?obéissent pas aux mêmes
logiques
Le taux de mutation des résidences principales varie assez peu d?un département à l?autre et est
systématiquement compris entre 3,5 et 4 % du parc sur chacune des 6 périodes biennales s?étendant de 1999 à
2011. Plus localement toutefois, les écarts sont plus marqués. Sans atteindre la « barre » de 5 %, les taux s?en
approchent sur le littoral (4,9 %) et dans les principales villes centres (4,4 %). À l?opposé, ils sont de l?ordre de 3
% dans les banlieues et périphéries des principales agglomérations et à peine plus élevés dans le rural sous
influence urbaine.
Globalement, le taux de mutations des résidences secondaires est légèrement supérieur à celui des résidences
principales. Mais la fréquence de changement de mode d?occupation des résidences secondaires est fortement
et inversement liée à la densité de leur parc : sur le littoral, les résidences secondaires « mutent » moins que les
résidences principales, alors que dans les principales villes où elles sont peu nombreuses, leur propension à
changer de mode d?occupation équivaut jusqu?à 10 fois celle des résidences principales.
Les mutations de résidences principales occupées par les propriétaires sont particulièrement rares dans les
banlieues et périphéries d?agglomérations ; elles le sont un peu moins dans le rural, les villes centres et surtout
le littoral .
- 6 -
Les mutations du parc locatif social sont tout aussi peu nombreuses, sauf en Mayenne, et le sont un peu plus
dans les villes moyennes et en milieu rural.
La proportion des mutations de logements locatifs privés est homogène mais nettement supérieure à celle des
autres catégories de résidences principales, avec des taux partout compris entre 8 % et 10 %.
Dans les villes, la plus grande fréquence des mutations de résidences principales tient notamment dans la
présence nombreuse de logements locatifs privés plus exposés. Sur le littoral et dans le rural pur où la
proportion de logements locatifs est plus faible, en revanche, c?est une « mutabilité » intrinsèquement plus forte
qui explique le taux plus élevé des résidences principales.
De son côté, la « mutabilité » des logements vacants apparaît relativement homogène, le plus souvent comprise
entre 25 et 30 %, sauf dans le rural, en particulier le rural profond où avec un taux de 18,4 % elle est un peu plus
faible, révélant de plus grandes difficultés à intégrer le parc occupé - de façon permanente ou temporaire.
Des mutations aux conséquences très différentes sur les rythmes de croissance des segments
de parc
Sur l?ensemble de la région et tout au long de la période 1999 ? 2011, les mutations internes ont « joué » en
défaveur des résidences principales et secondaires, et favorisé la hausse de la vacance ; les mutations externes
ont bénéficié aux résidences principales et secondaires, mais leur impact sur la croissance a été ralenti par la
vacance pour les premières, la transformation en résidences principales pour les secondes.
De son côté, la croissance des logements vacants a été alimentée par des mutations internes en provenance
des résidences principales. Négatif jusque 2007, le solde des entrées ? sorties de logements vacants du parc
s?est ensuite rapproché de zéro, contribuant à amplifier la vacance.
Les mutations internes ont profité aux propriétaires occupants de résidences principales au détriment des locatifs
sociaux et surtout des locatifs privés.
La croissance du parc locatif (notamment privé) est entièrement d?origine externe, tandis que celle des
propriétaires occupants est mixte : le recours à la propriété « ponctionne » les autres statuts d?occupation.
Le rythme voisin de progression des logements locatifs privés et destinés à l?occupation auquel a conduit le
« jeu » des mutations, a nécessité l?introduction dans le parc de plus de 5 logements locatifs privés ? neufs ou
nouveaux - lorsque 3 destinés à la propriété occupante ont suffi.
Un fléchissement du rythme de croissance du parc dû aux seules entrées de logements, neufs
ou nouveaux
Au cours des douze années d?observation, le rythme de croissance annuelle moyenne du parc de logements des
Pays de la Loire a été de 1,46 %.
Les logements neufs ont contribué pour 1,53 % à cette croissance, les logements nouveaux pour 0,33 %. Ces
deux composantes de croissance du parc ont donc concouru à une hausse de 1,86 %.
Les sorties ont ralenti celle-ci à hauteur de 0,39 %.
Après avoir été élevé entre 2005 et 2009 (1,64 %), le taux de croissance annuel moyen du parc régional a
sensiblement fléchi entre 2009 et 2011 (1,36 %).
Le recul de 0,28 point associe conjointement les logements neufs (0,23 point) et nouveaux (0,09 point).
Les sorties, dont le rythme a dans le même temps décrû de 0,04 point, n?ont donc pas participé à ce
ralentissement.
- 7 -
I - Présentation générale des mutations du parc entre 1999
et 2011
I ?1 Ensemble des logements : tendances d?évolution sur 12 ans et moyenne
Évolution sur deux ans Tableau récapitulatif des flux
régionaux de logements
(moyenne sur 6 périodes
biennales)
Valeur absolue
Base 100 = début
de période
Nombre
moyen
annuel de
mutations
Taux
annuel de
mutations1
Effectifs moyens en début de période 1 713 800 100
Absence de mutation dans les deux ans 1 520 260 88,7
Mutations internes (sorties = entrées) 180 020 10,5 90 010 5,25
Sorties 13 520 0,8 6 760 0,4
Entrées logements neufs 52 280 3,0 26 140 1,5 Mutations
externes Entrées logements
nouveaux
11 380
0,7 5 690 0,3
Effectifs moyens en fin de période 1 763 940 102,9
Lecture :
1- La taille moyenne du parc régional de logements en début de période (moyenne des stocks initiaux sur 6 périodes)
est de 1 713 800 logements ;
2- 1 520 260 de ces logements ne connaissent aucune mutation dans les deux ans ;
3- 180 020 logements font l?objet d?une mutation interne dans les deux ans ? soit 90 010 chaque année ; par
construction, ces mutations internes n?ont pas d?impact sur le stock de logements ;
4- 13 520 logements disparaissent du stock dans les deux ans ? soit chaque année 6 760 logements ;
5- 52 280 logements neufs et 11 380 logements nouveaux entrent dans le stock au terme des deux ans ? soit
respectivement chaque année 26 140 et 5 690 logements ;
6- Il découle des § 4 et 5 que le stock de logements augmente en moyenne de 52 280 + 11 380 ? 13 520 = 50 140
logements sous deux ans ? ou encore de 25 070 logements chaque année ;
7- Dans un délai de deux ans, le stock initial moyen de 1 713 800 logements connaît donc une majoration nette de
50 140 logements, de sorte que la taille moyenne du parc régional de en fin de période (moyenne des stocks finaux
sur 6 périodes) est de 1 763 940 logements .
Des mutations externes relativement peu nombreuses et d?évolution incertaine, des
mutations internes plus fréquentes et dont le rythme de progression est supérieur à
celui de l?ensemble du parc
L?absence de changement de mode ou de statut d?occupation (dans un délai de deux ans) est de très
loin la situation la plus fréquente : elle concerne en moyenne 88,71 % du parc de début de période.
Par ailleurs, en moyenne chaque année :
o Les mutations internes intéressent 90 010 logements, soit 5,25 % du parc ;
o Les sorties de parc touchent 6 760 logements, ou 0,39 % du parc ;
o Les entrées dans le parc résultent de l?imputation fiscale de 26 140 logements neufs et de
5 690 logements nouveaux, correspondant respectivement à 1,53 % et à 0,32 % du parc.
Alors que les mutations externes ont été fluctuantes dans chacune de leurs composantes, le nombre
de mutations internes est monté progressivement de 80 230 logements (1999 ? 2000) à 101 000
logements (2009 ? 2010), et leur taux annuel est passé de 5,03 % à 5,47 % du parc.
Au total, les changements de situation au sein du parc tendent à progresser, en volume comme en
poids, mais ce phénomène est plus sûrement imputable aux mutations internes qu?aux flux externes à
la fois moins nombreux et moins réguliers. En conséquence, la proportion de logements qui ne
« mutent » pas tend à baisser.
1 Rappel : le taux annuel de mutations est le rapport entre le nombre moyen annuel de mutations et le stock en
début de période
- 8 -
0
10 000
20 000
30 000
40 000
50 000
60 000
70 000
80 000
90 000
100 000
110 000
1999 -
2001
2001 -
2003
2003 -
2005
2005 -
2007
2007 -
2009
2009 -
2011
Mutations internes
Sorties
Entrées de logements neufs
Entrées de logements nouveaux
Evolution annuelle moyenne par période biennale
du nombre de mutations internes ou externes du
parc
(Ensemble des Pays de la Loire)
0%
1%
2%
3%
4%
5%
6%
1999 -
2001
2001 -
2003
2003 -
2005
2005 -
2007
2007 -
2009
2009 -
2011
Mutations internes
Sorties
Entrées de logements neufs
Entrées de logements nouveaux
Evolution annuelle moyenne par période biennale du
taux de mutations internes ou externes du parc
(Ensemble des Pays de la Loire)
Par le jeu des entrées ? sorties du parc, la mise sur le marché de 100 logements neufs
s?est accompagnée d?une augmentation moyenne du parc de 96 logements
Au regard de la moyenne des douze années observées, la croissance annuelle du parc régional
(+ 25 070 logements), uniquement mue par les mutations externes, est légèrement inférieure à celle
du nombre de logements neufs pris en compte par les données fiscales (26 140 logements). L?écart
résulte d?un léger excédent des sorties sur les entrées de logements nouveaux.
Au vu de ce constat, la construction de 26 140 logements neufs s?est traduite en définitive par un
accroissement du parc de 25 070 logements ; dit autrement, la construction de 100 logements neufs a
conduit à une augmentation du parc de 96 logements.
I - 2 En fonction du mode d?occupation
Tableau récapitulatif des flux régionaux de logements ? Évolution sur deux ans
(moyenne sur 6 périodes biennales)
Résidences principales Répartition par mode d?occupation Ensemble
logements intramodal intermodal
Résidences
secondaires
Logements
vacants
Meublés
Effectifs moyens en début de
période 1 713 800 1 421 930 180 700 102 740 8 430
Absence de mutation dans les deux
ans 1 520 260 1 310 760 158 740 43 650 7 120
Sorties 66 620 20 580 53 380 1 060 Mutations internes
sur deux ans
Entrées 180 020 38 380
61 680 19 740 58 940 1 280
Sorties 13 520 6 180 1 380 5 700 260
Entrées
Logements
neufs
52 280 45 100 3 720 2 920 540
Mutations externes
sur deux ans
Entrées
logements
nouveaux
11 380 8 160 1 160 1 900 160
Effectifs moyens en fin de période 1 763 940 1 464 070 183 360 107 420 9 090
- 9 -
Tableau récapitulatif des flux régionaux de logements ? Nombre moyen annuel de mutations
Résidences principales Répartition par mode d?occupation Ensemble
logements intramodal intermodal
Résidences
secondaires
Logements
vacants
Meublés
Sorties 33 310 10 290 26 690 530 Mutations internes
sur deux ans
(moyenne annuelle)
Entrées 90 010 19 190
30 840 9 870 29 470 640
Sorties 6 590 3 090 690 2 850 120
Entrées
Logements
neufs
26 140 22 550 1 860 1 460 270
Mutations externes
sur deux ans
(moyenne annuelle)
Entrées
logements
nouveaux
5 690 4 080 580 950 80
Du fait des mutations externes et internes intermodales ainsi que de l?absorption du
marché par d?autres modes d?occupation, la construction de 100 logements neufs
s?est traduite par une augmentation du parc de 81 résidences principales mais aussi
de 5 résidences secondaires et de 9 logements vacants
La croissance annuelle moyenne du parc régional de résidences principales (+ 21 070 logements)
résulte à la fois de mutations externes (+ 23 540, soit 22 550 logements neufs + 4 080 logements
nouveaux - 3 090 sorties), et d?un solde défavorable de ( -2 470) mutations (internes) intermodales.
Au vu de ce constat et compte tenu d?un volume de logements dédiés aux autres modes d?occupation,
la construction annuelle de 26 140 logements neufs (dont 22 550 dédiés aux résidences principales)
s?est traduite par un accroissement net du parc de résidences principales de 21 070.
De même, cette construction de 26 140 logements neufs a eu pour corollaire un accroissement de
1 330 résidences secondaires, de 330 meublés et de 2 340 logements vacants.
Des différences sensibles entre modes quant à la propension à « muter »
0
5 000
10 000
15 000
20 000
25 000
30 000
35 000
40 000
1999 -
2001
2001 -
2003
2003 -
2005
2005 -
2007
2007 -
2009
2009 -
2011
Mutations intramodales
Mutations intermodales (sorties)
Entrées de logements neufs
Entrées de logements nouveaux
Sorties
Evolution annuelle moyenne par période biennale du
nombre de mutations intéressant les RP
(Ensemble des Pays de la Loire)
0,0%
0,5%
1,0%
1,5%
2,0%
2,5%
3,0%
1999 -
2001
2001 -
2003
2003 -
2005
2005 -
2007
2007 -
2009
2009 -
2011
Mutations intramodales
Mutations intermodales (sorties)
Entrées de logements neufs
Entrées de logements nouveaux
Sorties
Evolution annuelle moyenne par période biennale du
taux de mutations intéressant les RP
(Ensemble des Pays de la Loire)
- 10 -
0
1 000
2 000
3 000
4 000
5 000
6 000
7 000
8 000
9 000
10 000
11 000
12 000
1999 -
2001
2001 -
2003
2003 -
2005
2005 -
2007
2007 -
2009
2009 -
2011
Mutations intermodales (sorties)
Entrées de logements neufs
Entrées de logements nouveaux
Sorties
Evolution annuelle moyenne par période biennale du
nombre de mutations intéressant les RS
(Ensemble des Pays de la Loire)
0,0%
0,5%
1,0%
1,5%
2,0%
2,5%
3,0%
3,5%
4,0%
4,5%
5,0%
5,5%
6,0%
6,5%
1999 -
2001
2001 -
2003
2003 -
2005
2005 -
2007
2007 -
2009
2009 -
2011
Mutations intermodales (sorties)
Entrées de logements neufs
Entrées de logements nouveaux
Sorties
Evolution annuelle moyenne par période biennale du
taux de mutations intéressant les RS
(Ensemble des Pays de la Loire)
0
5 000
10 000
15 000
20 000
25 000
30 000
35 000
1999 -
2001
2001 -
2003
2003 -
2005
2005 -
2007
2007 -
2009
2009 -
2011
Mutations intermodales (sorties)
Entrées de logements neufs
Entrées de logements nouveaux
Sorties
Evolution annuelle moyenne par période biennale du
nombre de mutations intéressant les LV
(Ensemble des Pays de la Loire)
0%
2%
4%
6%
8%
10%
12%
14%
16%
18%
20%
22%
24%
26%
28%
30%
1999 -
2001
2001 -
2003
2003 -
2005
2005 -
2007
2007 -
2009
2009 -
2011
Mutations intermodales (sorties)
Entrées de logements neufs
Entrées de logements nouveaux
Sorties
Evolution annuelle moyenne par période biennale du
taux de mutations intéressant les LV
(Ensemble des Pays de la Loire)
- 11 -
0
100
200
300
400
500
600
700
1999 -
2001
2001 -
2003
2003 -
2005
2005 -
2007
2007 -
2009
2009 -
2011
Mutations intermodales (sorties)
Entrées de logements neufs
Entrées de logements nouveaux
Sorties
Evolution annuelle moyenne par période biennale du
nombre de mutations intéressant les meublés
(Ensemble des Pays de la Loire)
0%
1%
2%
3%
4%
5%
6%
7%
8%
1999 -
2001
2001 -
2003
2003 -
2005
2005 -
2007
2007 -
2009
2009 -
2011
Mutations intermodales (sorties)
Entrées de logements neufs
Entrées de logements nouveaux
Sorties
Evolution annuelle moyenne par période biennale du
taux de mutations intéressant les meublés
(Ensemble des Pays de la Loire)
Absence de mutation dans un délai de deux ans : au moins 84 % des logements non
vacants, mais seulement 42 % des vacants
Très importante sur l?ensemble du parc, la proportion de logements qui n?ont en apparence connu ni
changement de mode d?occupation ni de statut d?occupation pour les résidences principales deux ans
plus tard, est surtout élevée pour les résidences principales. Elle le demeure parmi les résidences
secondaires et les meublés, tout en l?étant un peu moins. En revanche, les logements vacants qui ne
semblent pas muter, autrement dit qui ne changent pas de mode dans les deux ans, sont moins
nombreux que ceux qui mutent. Cela signifie néanmoins que parmi les logements vacants, 42 % le
seront encore deux ans plus tard.
Mutations internes : par an, plus de 1 logement sur 4 pour les logements vacants,
autour de 1 sur 20 pour les autres modes
Plus de 1 logement sur 10 du parc régional est touché par une mutation dans les deux ans. Cette
proportion varie selon le mode de 7,4 % pour les résidences principales à 12,7 % pour les meublés du
stock de début de période, à l?exception très notoire des logements vacants dont une proportion
majoritaire connaît une mutation à cette échéance. C?est dans le parc de résidences principales que
les mutations internes sont les moins fréquentes. Rapportés à une année, ces taux de mutation
doivent être divisés par deux.
Sorties du parc : par an, 4 logements sur 1 000, taux multiplié par 7 pour les vacants,
divisé par 2 pour les résidences principales
Les sorties de parc sont relativement rares (8 logements pour 1000 sur deux ans, soit 4 ? par an sur
la région), mais le sont beaucoup moins parmi les logements vacants (7 fois la moyenne de
l?ensemble du parc). Toutes proportions gardées, elles affectent également une part importante de
meublés.
Entrées dans le parc : par an, 19 logements sur 1 000 (dont 82 % neufs)
Les entrées dans le parc de logements neufs assurent l?essentiel de son renouvellement. Elles sont
relativement plus nombreuses parmi les meublés, moins chez les résidences secondaires.
Les logements nouveaux créés par suite de restructurations sont nettement moins nombreux que les
logements neufs : ils représentent 18 % des entrées dans le parc, contre 82 % pour les logements
- 12 -
neufs. De surcroît en 2009 ? 2010, malgré la baisse de production de logements neufs (par rapport
aux quatre années précédentes), leur part s?est encore réduite pour tomber à 14 %.
I - 3 En fonction du statut d?occupation des résidences principales
Tableau récapitulatif des flux régionaux de logements ? Évolution sur deux ans
(moyenne sur 6 périodes biennales)
Répartition par statut d?occupation Ensemble des
résidences
principales
Prop.
occupants
Locatif social Locatif privé
Autres
Effectifs moyens en début de période 1 421 930 894 450 191 300 296 780 39 400
Absence de mutation sur deux ans 1 310 760 853 830 181 890 244 270 30 770
Sorties 14 860 1 660 17 820 4 040 Mutations intramodales
sur deux ans
Entrées
38 380
19 000 1 280 15 760 2 340
Sorties 66 620 22 720 7 200 32 560 2 140 Mutations intermodales
sur deux ans
Entrées 61 680 24 340 5 760 29 200 2 380
Sorties 6 180 3 040 540 2 140 460
Entrées
logements
neufs
45 100 27 600 3 980 12 960 560 Mutations externes
sur deux ans
Entrées
Logements
nouveaux
8 160 2 640 420 4 840 260
Effectifs moyens en fin de période 1 464 070 927 410 193 340 307 020 36 300
Tableau récapitulatif des flux régionaux de logements ? Nombre moyen annuel de mutations
Répartition par statut d?occupation Ensemble des
résidences
principales
Prop.
occupants
Locatif social Locatif privé
Autres
Sorties 7 430 830 8 910 2 020 Mutations intramodales
sur deux ans
(moyenne annuelle) Entrées
19 190
9 500 640 7 880 1 170
Sorties 33 310 11 360 3 600 16 280 2 070 Mutations intermodales
sur deux ans
(moyenne annuelle) Entrées 30 840 12 170 2 880 14 600 1 190
Sorties 3 090 1 520 270 1 070 230
Entrées
logements
neufs
22 550 13 800 1 990 6 480 280 Mutations externes
sur deux ans
(moyenne annuelle) Entrées
Logements
nouveaux
4 080 1 320 210 2 420 130
Par le jeu des mutations, la construction de 100 logements neufs a eu pour corollaire
une augmentation nette du parc de 81 résidences principales, soit + 63 occupées par
le propriétaire, + 4 occupées par des locataires du parc social, + 20 occupées par des
locataires du parc privé, mais - 6 « hors statut »
La construction annuelle moyenne de 26 140 logements s?est traduite par un accroissement de 16 480
résidences principales occupées par le propriétaire, 1 020 occupées par des locataires du parc social,
5 120 occupées par des locataires du parc privé, et par la disparition de 1 550 logements « hors
statut ».
Des mutations internes principalement intermodales
Au sein des résidences principales, les mutations impliquant un changement de mode d?occupation
sont nettement plus fréquentes que leurs homologues conduisant à un simple changement de statut
(par an, respectivement 2,35 % et 1,35 % du parc).
- 13 -
Des mutations qui affectent surtout le locatif privé et les logements sans statut défini
Les résidences principales présentent globalement une faible propension à la mutation, avec un taux
de non-mutations à deux ans de plus de 95 % au sein des parcs de propriétaires occupants ou locatif
social et encore d?environ 80 % au sein du parc locatif privé ou sous statut divers.
Ces deux derniers statuts présentent donc une « mutabilité » plus élevée, qu?il faut relativiser
s?agissant des logements sans statut défini.
Des mutations internes qui touchent fortement les locatifs privés
Les mutations internes des résidences principales considérées dans leur ensemble sont relativement
peu fréquentes au regard de celles des logements vacants, mais aussi des résidences secondaires et
des meublés puisque leur taux annuel moyen en sorties (3,7 %) est sensiblement inférieur à 5 %, alors
qu?il dépasse ce seuil au sein des deux autres modes considérés (respectivement 5,70 % et 6,35 %) .
Il convient cependant de bien distinguer en leur sein les propriétaires occupants et les logements
locatifs sociaux, dont les taux annuels de mutations internes (en sorties) s?établissent respectivement
à 2,10 % et 2,32 % et sont donc les plus faibles, des locataires privés chez lesquels il est quasiment
quadruplé (8,45 %), et donc supérieur à celui des résidences secondaires et meublés.
Sorties du parc : par an, 2 résidences principales sur 1 000, mais 3,5 pour les locatifs
privés
Les sorties de parc des résidences principales sont particulièrement rares (2 ? par an sur la région),
tout en l?étant un peu moins pour les locatifs privés (3,5 ?) que pour les propriétaires occupants
comme les locatifs sociaux (1,5 ?).
Entrées dans le parc : par an, de 11,5 à 29,5 résidences principales sur 1 000
Les entrées dans le parc de logements touchent annuellement 17 ? des logements en propriété
occupante, mais 11,5 ? des locatifs sociaux et 29,5 ? des locatifs privés. La contribution des
logements nouveaux à ces entrées est sensiblement supérieure parmi les locatifs privés (8,5 ?) que
pour les autres statuts (1,0 ? des locatifs sociaux, 1,5 ? des logements en propriété occupante).
0
5 000
10 000
15 000
20 000
1999 -
2001
2001 -
2003
2003 -
2005
2005 -
2007
2007 -
2009
2009 -
2011
Mutations intramodales (sorties)
Mutations intermodales (sorties)
Entrées externes logements neufs
Entrées externes logements nouveaux
Sorties
Evolution annuelle moyenne par période biennale du
nombre de mutations intéressant les propriétaires
occupants
(Ensemble des Pays de la Loire)
0,0%
0,5%
1,0%
1,5%
2,0%
1999 -
2001
2001 -
2003
2003 -
2005
2005 -
2007
2007 -
2009
2009 -
2011
Mutations intramodales (sorties)
Mutations intermodales (sorties)
Entrées externes logements neufs
Entrées externes logements nouveaux
Sorties
Evolution annuelle moyenne par période biennale du
taux de mutations intéressant les propriétaires
occupants
(Ensemble des Pays de la Loire)
- 14 -
0
1 000
2 000
3 000
4 000
5 000
1999 -
2001
2001 -
2003
2003 -
2005
2005 -
2007
2007 -
2009
2009 -
2011
Mutations intramodales (sorties)
Mutations intermodales (sorties)
Entrées externes logements neufs
Entrées externes logements nouveaux
Sorties
Evolution annuelle moyenne par période biennale du
nombre de mutations intéressant les locataires
sociaux
(Ensemble des Pays de la Loire)
0,00%
0,50%
1,00%
1,50%
2,00%
2,50%
1999 -
2001
2001 -
2003
2003 -
2005
2005 -
2007
2007 -
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2009 -
2011
Mutations intramodales (sorties)
Mutations intermodales(sorties)
Entrées externes logements neufs
Entrées externes logements nouveaux
Sorties
Evolution annuelle moyenne par période biennale du
taux de mutations intéressant les locataires sociaux
(Ensemble des Pays de la Loire)
0
5 000
10 000
15 000
20 000
25 000
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2001
2001 -
2003
2003 -
2005
2005 -
2007
2007 -
2009
2009 -
2011
Mutations intramodales (sorties)
Mutations intermodales(sorties)
Entrées externes logements neufs
Entrées externes logements nouveaux
Sorties
Evolution annuelle moyenne par période biennale du
nombre de mutations intéressant les locataires privés
(Ensemble des Pays de la Loire)
0%
1%
2%
3%
4%
5%
6%
7%
1999 -
2001
2001 -
2003
2003 -
2005
2005 -
2007
2007 -
2009
2009 -
2011
Mutations intramodales (sorties)
Mutations intermodales(sorties)
Entrées externes logements neufs
Entrées externes logements nouveaux
Sorties
Evolution annuelle moyenne par période biennale du
taux de mutations intéressant les locataires privés
(Ensemble des Pays de la Loire)
I ? 4 Spécificités locales pour l?ensemble des logements
Davantage de mutations internes dans les zones d?urbanisation ancienne
En proportion du parc, les mutations internes (en moyenne régionale de 5,25 % par an) sont plus
abondantes dans la Sarthe (5,8 %), moins en Vendée (4,7 %). Elles sont également plus fréquentes
dans les centres des principaux pôles (6,5 %) et les villes moyennes (6,1 %) ainsi que dans le rural pur
(5,9 %), moins dans les banlieues, les périphéries, et le littoral (inférieures à 5 %, avec des taux
respectifs de 4,2 %, 4,3 % et 4,7 %).
- 15 -
Taux annuel de mutations internes
par département
0% 1% 2% 3% 4% 5% 6%
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Pays de la Loire
Taux annuel de mutations internes
par type de territoire
0% 1% 2% 3% 4% 5% 6% 7%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
ville moyenne
Périphérie grands pôles
Banlieue grands pôles
Centre grands pôles
Taux annuel d'entrées nettes de logements
dans le parc (solde des entrées - sorties)
par département
0,0% 0,4% 0,8% 1,2% 1,6% 2,0%
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Pays de la Loire
Taux annuel d'entrées nettes de logements
dans le parc (solde des entrées - sorties)
par type de territoire
0,0% 0,4% 0,8% 1,2% 1,6% 2,0%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
ville moyenne
Périphérie grands pôles
Banlieue grands pôles
Centre grands pôles
Davantage de mutations externes dans les zones d?urbanisation récente
Dans chaque département et territoire analysé, les sorties affectent annuellement entre 0,32 % et
0,49 % du parc, les entrées de logements nouveaux entre 0,26 % et 0,43 %. Comme à l?échelle
régionale, les sorties de parc sont en grande partie voire totalement (périphéries d?agglomérations)
compensées par la mise sur le marché de logements nouveaux. Ces deux variables d?importance
voisine sont en outre positivement corrélées, de sorte que le déficit lié à la supériorité des premières
sur les seconds demeure peu important d?un territoire à l?autre : il est compris entre 0% (périphéries,
où il y a compensation) et 0,12 % du parc (villes centres, où les sorties prennent davantage le pas sur
les entrées de logements nouveaux).
Les taux annuels d?entrées - sorties de logements, qui ne sont autres que les taux de croissance
annuels du parc, sont donc largement déterminés par les entrées de logements neufs qui quant à elles
représentent entre 1,00 % et 2,14 % du parc.
Au total, par le jeu des entrées ? sorties du parc, le taux de croissance annuel d?ensemble du parc (en
moyenne régionale égal à 1,46 %), est plus important en Loire-Atlantique (1,57 %) et en Vendée
(1,89 %), d?une part, dans les périphéries d?agglomération (2,13 %), le rural sous influence urbaine
(1,65 %) le littoral (1,47 %) et les banlieues (1,46 %) d?autre part.
Taux de croissance du parc et de mutations internes sont inversement corrélés
On observe ainsi que les mutations internes du parc de logements vont souvent de pair avec une
dynamique inverse des entrées - sorties, donc de la construction de logements neufs. Ainsi, c?est dans
les villes centres des grands pôles, les villes moyennes, le rural pur, qui se caractérisent par un taux
de croissance modéré de leur parc, que l?on enregistre les taux de mutations internes les plus élevés.
Ceux-ci sont au contraire faibles dans les banlieues et périphéries d?agglomérations qui connaissent
une croissance plutôt rapide de leur parc.
- 16 -
Source : DREAL Pays de la Loire - Filocom
La mise sur le marché de 100 logements neufs a eu pour corollaire une augmentation
du parc allant de 89,4 logements dans les villes centres à 99,9 dans les périphéries
La variation du parc de logements d?un territoire au cours d?une période donnée dépend conjointement
du nombre de logements neufs, de logements nouveaux et de sorties du parc.
Si, comme c?est le cas le plus fréquent, le
nombre des sorties l?emporte sur celui des
logements nouveaux, alors la création de 100
logements neufs se traduit par une
augmentation plus faible du nombre de
logements du parc.
Dans l?hypothèse contraire, le parc croît de
plus de 100 logements.
La création de 100 logements neufs peut
ainsi être accompagnée d?une augmentation
moyenne du parc allant de moins de 80
logements (divers cantons ruraux, mais aussi
Saint-Nazaire) à plus de 120.
Source : DREAL Pays de la Loire - Filocom
Dans les périphéries d?agglomérations où l?écart sorties ? entrées de logements nouveaux est très
faible, l?augmentation du parc induite par la création de logements neufs se rapproche de celle-ci. Les
- 17 -
villes centres d?agglomérations sont à cet égard nettement plus pénalisées (+ 89,4 logements dans le
parc accompagnant 100 logements neufs) que les autres types de territoires (+ 94,5 dans les villes
moyennes à + 99,9 dans les périphéries), mais avec de forts écarts entre Saint-Nazaire (+ 78,6) et
Nantes (+ 96,0).
80
82
84
86
88
90
92
94
96
98
100
102
104
1999 -
2001
2001 -
2003
2003 -
2005
2005 -
2007
2007 -
2009
2009 -
2011
Pays de la Loire Loire-Atlantique
Maine-et-Loire Mayenne
Sarthe Vendée
Evolution de la variation du parc accompagnant la
création de 100 logements neufs
par département
80
84
88
92
96
100
104
108
1999 -
2001
2001 -
2003
2003 -
2005
2005 -
2007
2007 -
2009
2009 -
2011
Centre grands pôles Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles ville moyenne
Rural sous influence urbaine Rural pur
Littoral
Evolution de la variation du parc accompagnant la
création de 100 logements neufs
par type de territoire
Les années 2009 ? 2010 se caractérisent par une baisse sans précédent de « l?efficacité » de la
création de logements neufs sur la variation du parc. Si cette baisse affecte les cinq départements, elle
est surtout sensible dans les banlieues (après il est vrai une période 2007 ? 2009 très faste), sur le
littoral et dans le rural « pur ».
I ? 5 Spécificités locales selon le mode ou le statut d?occupation
Des mutations de résidences principales plus rares dans les zones péri-urbaines,
plus fréquentes dans les principales villes centres et surtout sur le littoral
Taux annuel de mutations internes
des résidences principales
par département
0% 1% 2% 3% 4% 5%
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Pays de la Loire
Taux annuel de mutations internes
des résidences principales
par type de territoire
0% 1% 2% 3% 4% 5%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
ville moyenne
Périphérie grands pôles
Banlieue grands pôles
Centre grands pôles
On l?a vu, les mutations internes annuelles de résidences principales sont encore plus rares que celles
des résidences secondaires et surtout des logements vacants (3,7 % d?entre elles sont concernées sur
l?ensemble de la région). En raison de leur poids dans l?ensemble du parc, elles sont néanmoins les
plus nombreuses (52 500, contre 11 300 touchant les résidences secondaires et 26 600 les logements
vacants de la région).
- 18 -
Leur taux varie assez peu d?un département à l?autre et est systématiquement compris entre 3,5 et
4 % du parc sur chacune des 6 périodes. Plus localement toutefois, les écarts sont plus marqués.
Sans atteindre 5 %, ces taux s ?en approchent sur le littoral (4,9 %) et dans les principales villes
centres (4,4 %). À l?opposé, ils sont de l?ordre de 3 % dans les banlieues et périphéries des principales
agglomérations, à peine plus élevés dans le rural sous influence urbaine.
Des mutations de résidences principales occupées par les propriétaires notoirement
rares dans les banlieues et périphéries d?agglomérations, un peu moins dans le rural,
les villes centres et surtout le littoral
Taux annuel de mutations internes
des résidences occupées par le propriétaire
par département
0,0% 0,5% 1,0% 1,5% 2,0% 2,5% 3,0%
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Pays de la Loire
intramodales intermodales
Taux annuel de mutations internes
des résidences occupées par le propriétaire
par type de territoire
0,0% 1,0% 2,0% 3,0% 4,0%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
ville moyenne
Périphérie grands pôles
Banlieue grands pôles
Centre grands pôles
intramodales intermodales
La proportion des mutations internes de résidences principales occupées par les propriétaires (2,1 %
par an sur l?ensemble de la région) est particulièrement faible. Elle varie peu d?un département à
l?autre, avec des taux annuels moyens systématiquement compris entre 1,9 et 2,2 % du parc sur
l?ensemble des 6 périodes. Localement toutefois, les écarts peuvent devenir plus importants. Les taux
dépassent 2,5 % dans le rural pur (2,6 %), dans les principales villes centres (2,7 %) et plus nettement
sur le littoral (3,3 %). À l?opposé, ils sont de 1,7 % dans les banlieues et périphéries des principales
agglomérations.
La part des mutations dues au changement de statut d?occupation est très homogène (0,7 à 0,8 % du
parc concerné) sauf dans les principales villes centres où elle s?élève à 1,3 %. En dehors de celles-ci,
les mutations impliquant un changement de mode d?occupation sont toujours plus nombreuses, et ce
sont elles qui sont à l?origine des différences entre territoires.
Des mutations du parc locatif social tout aussi peu nombreuses, sauf en Mayenne
Taux annuel de mutations internes
du parc locatif social
par département
0,0% 0,5% 1,0% 1,5% 2,0% 2,5% 3,0% 3,5%
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Pays de la Loire
intramodales intermodales
Taux annuel de mutations internes
du parc locatif social
par type de territoire
0,0% 1,0% 2,0% 3,0% 4,0%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
ville moyenne
Périphérie grands pôles
Banlieue grands pôles
Centre grands pôles
intramodales intermodales
- 19 -
La proportion des mutations internes de logements locatifs sociaux n?est guère plus élevée (2,3 % par
an sur l?ensemble de la région). Elle présente la particularité d?être nettement plus élevée en Mayenne
que dans les autres départements où son niveau est tout-à-fait comparable à celui des résidences
principales occupées par les propriétaires. Elle est également plus importante dans les villes
moyennes et le rural pur.
Là encore, les écarts entre territoires sont, sauf sur la Mayenne, dûs aux changements de mode
d?occupation beaucoup plus qu?à un changement de statut le plus souvent limité à 0,6 % ou 0,7 % du
parc.
Des mutations du parc locatif privé partout relativement élevées
Taux annuel de mutations internes
du parc locatif privé
par département
0,0% 2,0% 4,0% 6,0% 8,0% 10,0%
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Pays de la Loire
intramodales intermodales
Taux annuel de mutations internes
du parc locatif privé
par type de territoire
0,0% 2,0% 4,0% 6,0% 8,0% 10,0
%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
ville moyenne
Périphérie grands pôles
Banlieue grands pôles
Centre grands pôles
intramodales intermodales
La proportion des mutations internes de logements locatifs privés est homogène mais nettement
supérieure à celle des autres catégories de résidences principales, avec des taux partout compris
entre 8 % et 10 %.
Des mutations de résidences principales de natures différentes
Au total, dans les villes, l?importance plus élevée des mutations de résidences principales tient
notamment dans la présence de logements locatifs privés plus exposés. Sur le littoral et dans le rural
pur où la proportion de logements locatifs est plus faible, en revanche, c?est une propension à muter
intrinsèquement plus élevée qui explique le taux plus élevé des mutations.
Des mutations de résidences secondaires en fréquence inverse de la densité du parc
Taux annuel de mutations internes
des résidences secondaires
par département
0% 2% 4% 6% 8% 10% 12%
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Pays de la Loire
Taux annuel de mutations internes
des résidences secondaires
par type de territoire
0% 4% 8% 12% 16% 20% 24%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
ville moyenne
Périphérie grands pôles
Banlieue grands pôles
Centre grands pôles
- 20 -
5,7 % des résidences secondaires de la région
sont touchées chaque année par une mutation
interne. Mais ce taux un peu supérieur à celui
des résidences principales donne lieu à des
variations géographiques nettement plus
marquées. Les résidences secondaires des
départements de l?intérieur « mutent »
beaucoup plus que celles des départements
littoraux. Il en va de même de celles des villes,
dont ce mode d?occupation apparaît beaucoup
moins stable que sur le littoral qui concentre
près de la moitié du parc régional.
La propension au changement de mode
d?occupation des résidences secondaires se
révèle ainsi fortement et inversement liée à la
densité de leur parc : sur le littoral, les
résidences secondaires « mutent » moins que
les résidences principales, alors que dans les
zones fortement urbanisées où elles sont peu
nombreuses, la propension à muter équivaut
jusqu?à 10 fois celle des résidences
principales.
0%
4%
8%
12%
16%
20%
24%
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70%
Poids des résidences secondaires dans l'ensemble du
parc
T
au
x
d
e
m
u
ta
ti
o
n
s
in
te
rn
es
Relation entre le poids des résidences secondaires dans
le parc de logements et leur taux de mutation interne
Des mutations de logements vacants plutôt homogènes et toujours nombreuses,
cependant un peu moins dans l?espace faiblement urbanisé
Quand on le compare à ceux des résidences principales et secondaires, le taux de mutations des
logements vacants, qui atteint la moyenne régionale de 26 % par an, se révèle élevé quasiment
partout : il n?est pas de département où il descende en-dessous de 20 %. La « mutabilité » des
logements vacants apparaît relativement homogène, le plus souvent comprise entre 25 et 30 %, sauf
dans le rural, en particulier le rural profond dont la propension (18,4 %) est un peu plus faible, révélant
de plus grandes difficultés à intégrer le parc occupé - de façon permanente ou temporaire.
Taux annuel de mutations internes
des logements vacants
par département
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35%
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Pays de la Loire
Taux annuel de mutations internes
des logements vacants
par type de territoire
0% 5% 10
%
15
%
20
%
25
%
30
%
35
%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
ville moyenne
Périphérie grands pôles
Banlieue grands pôles
Centre grands pôles
- 21 -
Un accroissement de la vacance accompagne la mise sur le marché de logements
neufs, plus important dans les départements de l?intérieur ainsi que dans les villes,
presque nul sur le littoral.
-20 -10 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Pays de la Loire
RP RS LV Meublés
Variation selon mode d'occupation du parc de
logements induite par la construction de 100
logements neufs par département
-10 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
ville moyenne
Périphérie grands pôles
Banlieue grands pôles
Centre grands pôles
RP RS LV Meublés
Variation selon mode d'occupation du parc de logements induite par
la construction de 100 logements neufs par type de territoire
Si à la construction de 100 logements neufs est généralement associée une majoration du nombre de
résidences principales supérieure à 75 ? c?est vrai dans chacun des cinq départements - cette
majoration tombe à 68,5 dans le « rural pur », à 66,7 dans les villes moyennes, à 62,4 sur le littoral et
à 57,9 dans les villes centres.
Ces différences d?impact de la construction neuve sur le parc de résidences principales tient tantôt
dans celui de la variation du nombre de résidences secondaires induite par la création de logements
neufs, tantôt dans celle du nombre de logements vacants, tantôt dans les deux.
Ainsi, la construction de 100 logements neufs a pour corollaire l?apparition de 13 nouvelles résidences
secondaires dans le rural pur et de 30 sur le littoral, contre seulement 7 dans les principales
agglomérations ; elle s?accompagne d?une diminution de leur nombre dans le péri-urbain éloigné.
Mais, à l?image des 3 départements de l?intérieur et à la différence des périphéries des principales
agglomérations et dans une moindre mesure de leurs banlieues, la construction de 100 logements
neufs s?accompagne de plus de 10 logements vacants supplémentaires dans le rural pur et même de
plus de 20 logements vacants dans les grandes villes centres ainsi que les villes moyennes, alors que
le supplément correspondant sur le littoral est de + 1.
- 22 -
II ? Composantes de la variation du parc
par mode et statut d?occupation
II - 1 Dissymétrie des mutations externes, concentration et symétrie des
mutations internes
Si l?on désigne par X le mode ou (pour les résidences principales) le statut d?occupation d?un logement au début
d?une période biennale et par Y son mode ou statut au terme de la même période, alors il existe 70 flux de type
« X->Y » possibles parmi lesquels 7 correspondent à une identité entre modes ou statuts d?origine et de
destination (« X->X »).
On compte par conséquent 63 flux de type « X->Y » (avec X?Y) correspondant à de vraies mutations. Ces 63
flux peuvent être décomposés en 21 types de mutations externes correspondant à 14 types de flux d?entrées (7
types dûs à des logements neufs, 7 à des logements nouveaux) et à 7 types de flux de sorties, et en 42 types de
mutations internes (30 types de mutations intermodales,12 types de mutations intramodales).
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Résidences principales -
occupation par propriétaire
Résidences principales - locatif
HLM
Résidences principales - locatif
privé
Résidences secondaires
Logements vacants
Meublés
Entrées logements neufs Entrées logements nouveaux Sorties
Répartition des mutations externes
par mode ou statut d'occupation
Les mutations externes (variations nettes de
logements) sont très « déséquilibrées », puisque à
l?exception des logements vacants (pour lesquels
les sorties de logements l?emportent sur les
entrées), les flux d?entrées (massivement
logements neufs) sont plus ou moins nettement
supérieurs aux flux de sorties.
On observe que les logements neufs ont plus
d?impact sur les variations du parc parmi les
logements de propriétaires occupants et locatifs
sociaux que sur les locatifs privés, résidences
secondaires et meublés sur la variation desquels
les logements nouveaux jouent un rôle plus
important.
Les mutations internes présentent deux
caractéristiques majeures :
- La forte concentration des flux, puisque 6
des 42 types cumulent à eux seuls 63 %
des mutations concernées, 14 types en
réunissent 90 % ;
- La symétrie des types de flux : lorsque un
flux de type X -> Y est important, le flux
inverse Y -> X l?est également, et
inversement ;
- Ainsi, par exemple, les 6 principaux types
de flux sont-ils des flux « triangulaires »
de niveaux voisins dans les sens X -> Y et
Y -> X entre logements en propriétés
occupantes, locatifs privés et vacants ;
- Ainsi encore, les flux mettant en cause
des logements sociaux ou des résidences
secondaires sont-ils sensiblement moins
importants et essentiellement
triangulaires entre logements sociaux,
résidences secondaires, et logements
vacants.
Fréquences cumulées des mutations internes
(moyenne sur 6 périodes)
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
40%
45%
50%
55%
60%
65%
70%
75%
80%
85%
90%
R
P
/L
P
-
>
L
V
LV
-
>
R
P
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P
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P
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O
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R
P
/L
S
R
P
/L
P
-
>
R
S
R
S
-
>
L
V
- 23 -
II - 2 Evolution par nature des mutations externes (moyennes annuelles)
Origine Destination
Début
période
Fin de
période
1999 - 2001 2001 - 2003 2003 - 2005 2005 - 2007 2007 - 2009 2009 - 2011
RP - PO Sorties 1 572 1 466 1 611 1 770 1 312 1 404
RP - PLS 106 251 350 353 370 207
RP - PLP 1 129 1 080 1 065 1 129 1 034 960
RP - Autre 287 243 228 261 189 173
RS 593 636 783 713 589 834
LV 2 600 2 761 2 936 2 962 3 016 2 854
Meublé 114 117 117 120 113 152
RP - PO 11 456 12 972 14 132 15 089 16 298 12 880
RP - PLS 2 441 1 841 1 934 1 631 1 799 2 271
RP - PLP 5 807 4 028 5 912 8 073 7 741 7 340
RP - Autre 297 241 258 246 243 369
RS 1 929 1 578 1 706 2 077 2 174 1 726
LV 807 712 1 339 1 644 2 120 2 149
Entrées
Logements
neufs
Meublé 92 84 250 340 415 421
RP - PO 1 399 1 363 1 357 1 368 1 268 1 171
RP - PLS 252 224 198 195 261 141
RP - PLP 2 762 2 598 2 503 2 657 2 173 1 800
RP - Autre 213 146 127 112 112 95
RS 519 563 597 649 634 507
LV 992 808 895 951 1 260 808
Entrées
Logements
nouveaux
Meublé 43 59 115 55 115 50
Les flux d?origine externe (entrées ? sorties du
parc) se traduisent essentiellement par une
création nette massive de logements destinés à la
résidence principale du propriétaire d?une part, à la
location privée d?autre part, malgré un
ralentissement en fin de période, particulièrement
marqué en 2009 ? 2010 s?agissant des logements
destinés à la résidence principale du propriétaire.
Nettement plus modestes, les flux externes relatifs
aux autres modes et statuts d?occupation impactent
en conséquence beaucoup moins l?évolution du
parc.
On observe notamment en leur sein qu?entre 1999
et 2007, les logements vacants apparaissent
davantage en sorties de parc qu?en entrées, ce qui
n?est plus le cas entre 2007 et 2010. Cette
évolution tient non dans une diminution des sorties
du parc (dont le nombre se maintient à un peu
moins de 3 000 logements par an), mais dans une
forte progression du nombre de logements neufs
non affectés (à un mode d?occupation).
Le parc locatif social croît d?environ 2 000
logements par an par le jeu des entrées ? sorties
du parc, tout comme d?ailleurs les résidences
secondaires.
-4 000
-2 000
0
2 000
4 000
6 000
8 000
10 000
12 000
14 000
16 000
18 000
1999 -
2001
2001 -
2003
2003 -
2005
2005 -
2007
2007 -
2009
2009 -
2011
RP - PO RP - PLS RP - PLP RP - Autre
RS LV Meublé
Evolution par période biennale et par mode ou statut
d'occupation du solde annuel des mutations externes
(créations nettes ou disparitions nettes)
- 24 -
II - 3 Evolution par nature des mutations internes intermodales (moyennes
annuelles)
Origine Destination
Début
période
Fin de
période
1999 - 2001 2001 - 2003 2003 - 2005 2005 - 2007 2007 - 2009 2009 - 2011
RP RS 4 005 4 520 5 071 6 979 7 086 6 856
RS RP 7 600 7 881 7 838 7 628 8 777 8 944
RP LV 24 161 23 647 25 119 28 140 30 707 32 531
LV RP 19 431 21 318 21 365 22 476 23 909 26 320
RP Meublé 140 145 175 195 203 174
Meublé RP 258 301 265 244 229 236
RS LV 1 791 1 744 1 787 1 948 2 256 2 572
LV RS 3 364 3 790 3 978 4 059 3 974 4 296
RS Meublé 97 207 120 149 157 231
Meublé RS 144 119 160 315 275 218
LV Meublé 192 213 504 345 373 261
Meublé LV 58 42 59 105 82 89
Les principales mutations intermodales résident
dans les flux entre résidences principales et
logements vacants et à un degré moindre entre
résidences principales et résidences secondaires.
Le solde des mutations entre résidences
principales et logements vacants est toujours
défavorable aux résidences principales ? et l?est de
plus en plus nettement depuis 2003 : depuis 2007,
le déficit annuel moyen dépasse 6 000 logements.
Le solde des mutations résidences principales /
résidences secondaires traduit en revanche un
accroissement de l?habitat principal au détriment du
secondaire tendant à se réduire avant 2007 et à
s?amplifier depuis cette date. Ce résultat favorable
aux résidences principales (de 2 000 logements en
2009 ?2010) est cependant nettement insuffisant
pour combler le déficit lié au basculement dans la
vacance.
Le solde annuel moyen des mutations intermodales
intéressant les résidences principales, tous statuts
d?occupation confondus, leur est de ce fait
déficitaire. Il l?est de 2 470 logements sur
l?ensemble des 6 périodes, mais l?écart s?élève à
plus de 4 000 au cours des deux dernières d?entre
elles. La transformation en logements vacants,
maximale entre 2007 et 2010, de nombreuses
résidences principales occupées constitue en
conséquence un frein de plus en plus important à
leur progression.
La mutation nette de logements vacants en
résidences secondaires en revanche nourrit en
partie, de manière régulière (2 000 logements / an)
tout au long des six périodes, la progression du
parc de ces-dernières.
-6 000
-4 000
-2 000
0
2 000
4 000
6 000
8 000
1999 -
2001
2001 -
2003
2003 -
2005
2005 -
2007
2007 -
2009
2009 -
2011
RP / RS RP / LV RP / Meublé
RS / LV RS / Meublé LV / Meublé
Evolution par période biennale et par mode
d'occupation du solde des mutations intermodales
(ensemble des logements)
Lecture : Le sens du solde des mutations X -> Y (noté X /
Y) est donné pour Y. Ainsi, le solde annuel des mutations
de résidences principales en résidences secondaires (RP /
RS), constamment négatif, est défavorable aux résidences
secondaires, et donc bénéficie aux résidences principales.
Au contraire, le sens des changements de mode entre
résidences principales et logements vacants est favorable
aux logements vacants et défavorable aux résidences
principales.
- 25 -
II - 4 Evolution par nature des mutations internes intramodales de résidences
principales (moyennes annuelles)
Origine Destination
Début
période
Fin de
période
1999 - 2001 2001 - 2003 2003 - 2005 2005 - 2007 2007 - 2009 2009 - 2011
PO PLS 97 115 110 138 155 149
PLS PO 198 210 418 358 295 617
PO PLP 6 514 6 405 7 071 6 813 6 600 6 899
PLP PO 7 491 7 911 8 245 9 131 8 642 7 067
PO Autre 566 642 600 615 524 572
Autre PO 1 379 1 104 1 140 1 062 943 824
PLS PLP 199 137 198 382 896 330
PLP PLS 645 308 163 203 434 457
PLS Autre 95 65 92 130 149 207
Autre PLS 186 121 183 131 102 123
PLP Autre 548 476 545 423 364 386
Autre PLP 1 078 936 795 766 639 642
-2 500
-2 000
-1 500
-1 000
-500
0
500
1999 -
2001
2001 -
2003
2003 -
2005
2005 -
2007
2007 -
2009
2009 -
2011
PO / PLS PO / PLP PO / Autre
PLS / PLP PLS / Autre PLP / Autre
Evolution par période biennale et par statut
d'occupation du solde annuel des mutations
intramodales (résidences principales)
Les mutations intramodales de résidences
principales sont très largement dominées par les
flux entre logements occupés par les propriétaires
et logements locatifs privés.
Le solde de ces mutations est toujours défavorable
aux locatifs privés. Les années 2009 ? 2010
marquent toutefois un changement d?autant plus
radical que l?écart qui avait été maximal au cours
des quatre années précédentes tombe à un niveau
proche de zéro sans précédent durant les douze
années d?observation. En 2009 ? 2010, le nombre
des mutations de logements occupés par les
propriétaires en logements locatifs privés devient
ainsi (presque) équivalent à celui des logements
locatifs retournés aux propriétaires.
Le solde annuel moyen des mutations intramodales
intéressant les logements du parc privé loués est
de ce fait fortement déficitaire jusque 2009, puis
proche de l?équilibre en 2009 ?2010.
Durant ces deux dernières années, on note
également :
- une tendance renforcée de l?acquisition de
leur logement par les occupants du parc
locatif social ;
- le retour ? comme entre 1999 et 2003 ?
dans le parc locatif social de locatifs privés,
alors qu?entre-temps, c?est le phénomène
inverse qui s?était développé.
Lecture : Le sens du solde des mutations X -> Y (noté X /
Y) est donné pour Y. Ainsi, le solde annuel des mutations
de propriétaires occupants en locatifs privés (PO / PLP),
constamment négatif, est défavorable aux locatifs, et donc
bénéficie à la propriété occupante.
- 26 -
III - Incidence des mutations sur la variation du parc
III - 1 Sur l?ensemble du parc régional
Sur l?ensemble du parc, seules par construction les mutations externes (flux d?entrées ? sorties) ont
une incidence : ce sont elles qui en déterminent le rythme de croissance.
-0,5% 0,0% 0,5% 1,0% 1,5% 2,0% 2,5%
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Pays de la Loire
sorties entrées logements neufs entrées logements nouveaux
Incidence des mutations externes
sur le taux de variation annuel du parc
par département
-0,5% 0,0% 0,5% 1,0% 1,5% 2,0% 2,5%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
ville moyenne
Périphérie grands pôles
Banlieue grands pôles
Centre grands pôles
sorties entrées logements neufs entrées logements nouveaux
Incidence des mutations externes
sur le taux de variation annuel du parc
par type de territoire
L?incidence des sorties de logements sur le rythme de croissance du parc varie peu d?un département
à l?autre, puisqu?elles le freinent de 0,35 à 0,40 point par an, sauf dans le Maine-et-Loire où le
ralentissement qu?elles induisent est de 0,46 point.
Les entrées dans le parc par apparition de logements nouveaux ont une incidence également à peu
près constante, comprise entre 0,29 et 0,33 point, mais là encore le Maine-et-Loire se démarque avec
+ 0,39 point.
À l?échelle des départements, les différences de rythme de croissance autant que les rythmes de
croissance proprement dits sont donc essentiellement mus par les logements neufs.
Le frein à la croissance du parc dû aux sorties qui l?affectent est plus net dans les villes (incidence de
? 0,49 point) et plus faible dans les zones péri-urbaines (- 0,32 à ? 0,34 point dans les banlieues et
périphéries) ainsi que sur le littoral (- 0,35 point).
L?apport de logements nouveaux est plus important dans les villes (0,37 point dans les grands pôles,
0,43 point dans les villes moyennes), moins sur le littoral (0,27 point).
À l?échelle des territoires aussi, les différences de rythme de croissance comme les rythmes de
croissance eux-mêmes sont essentiellement dûs aux logements neufs.
Il en ressort en définitive un rôle relativement important des mutations de bâtiments existants (sorties
ou entrées de logements nouveaux) dans le renouvellement du parc des villes et du rural pur, alors
que les logements neufs occupent une place essentielle dans les zones péri-urbaines et sur le littoral.
III- 2 En fonction du mode d?occupation
Pour chaque segment de parc, la variation en volume résulte à la fois de mutations internes et de
mutations externes.
Des mutations internes défavorables aux résidences principales et secondaires,
favorables aux logements vacants
En Pays de la Loire, le parc de résidences principales diminue en moyenne chaque année de 0,17 %
et le parc de résidences secondaires de 0,24 % par suite de mutations défavorables. Cela signifie que
les flux conduisant à transformer les résidences principales en résidences secondaires, logements
vacants ou meublés, sont plus importants que ceux s?effectuant en sens inverse ; il en va de même
- 27 -
pour les résidences secondaires, les changements de mode d?occupation étant plus nombreux en
sorties qu?en entrées. Les mutations internes sont défavorables aux résidences principales en raison
de leur transfert vers de la vacance ; elles sont défavorables aux résidences secondaires en raison de
leur transformation en résidences principales, laquelle alimente la croissance de celles-ci et réduit
l?impact de l?augmentation de la vacance.
En revanche, le volume de logements vacants est accru de 2,70 % par an par une forte ponction sur
les résidences principales sensiblement plus nombreuses à être affectées que le nombre de
logements vacants à être réhabilités ou, plus largement, réhabités.
Des mutations externes favorables aux résidences principales et secondaires,
défavorables aux logements vacants
En Pays de la Loire, 1,66 % du parc de résidences principales et 0,97 % du parc de résidences
secondaires croissent chaque année à la faveur des entrées ? sorties du parc. La différence de
rythmes de croissance des deux modes tient essentiellement (pour 0, 56 point) dans une dynamique
supérieure des logements neufs sur les résidences principales, mais également (pour 0,16 point) par
des destructions ou transformations en locaux relativement moins nombreuses.
En moyenne annuelle sur l?ensemble des douze années, le parc de logements vacants a diminué de
0,43 % par suite de sorties plus nombreuses que les entrées - mais on a vu que ce phénomène
d?excédent des sorties sur les entrées a disparu entre 2007 et 2011.
Au total, une croissance des résidences principales et secondaires freinée par des
mutations internes défavorables, une croissance des logements vacants aux dépens
des résidences principales limtée (jusqu?en 2007) par des sorties plus nombreuses
que les entrées
-0,5% 0,0% 0,5% 1,0% 1,5% 2,0% 2,5% 3,0% 3,5% 4,0%
Résidences
principales
Résidences
secondaires
Logements
vacants
Meublés
Mutations internes Mutations externes
Incidence des mutations internes et externes sur le
rythme annuel de croissance du parc par mode
On assiste donc à une croissance globale du parc
des résidences principales et de celui des
résidences secondaires dont les logements neufs
constituent la composante principale mais non
exclusive. Mais si cette progression est freinée
pour l?un comme pour l?autre modes par des
mutations internes défavorables, celles-ci se
révèlent de nature différente, le frein sur les
résidences principales étant consécutif au
passage à de la vacance, alors que les résidences
secondaires voient leur croissance ralentie par la
mutation de certaines d?entre elles en résidences
principales.
À l?inverse, la progression des logements vacants
est mue par des transferts de résidences
principales, trop nombreux pour freiner
sensiblement un excédent des sorties sur les
entrées de parc, excédent qui en outre tend à se
réduire depuis quelques années.
Composantes du
taux de variation
annuel du parc
Résidences
principales
Résidences
secondaires Logements vacants Meublés
Taux de variation 1,49% 0,73% 2,27% 3,82%
Mutations internes -0,17% -0,24% 2,70% 1,35%
Mutations externes 1,66% 0,97% -0,43% 2,57%
Détail mutations
internes
Résidences
principales
Résidences
secondaires Logements vacants Meublés
Mutations internes RS 0,17% RP -1,31% RP 4,78% RP -0,99%
LV -0,35% LV 1,05% RS -1,84% RS -0,53%
Meublé 0,01% Meublé 0,02% Meublé -0,24% LV 2,87%
- 28 -
Détail mutations externes
Résidences
principales
Résidences
secondaires
Logements
vacants Meublés
Sorties du parc - 0,22% - 0,38% - 2,78% - 1,45%
Entrées logements neufs 1,59% 1,03% 1,42% 3,16%
Entrées logements nouveaux 0,29% 0,32% 0,93% 0,86%
III - 3 En fonction du statut d?occupation des résidences principales
Des mutations internes profitables aux propriétaires occupants au détriment des
locatifs sociaux et surtout des locatifs privés
On observe notamment que :
- les mutations internes, intramodales comme intermodales, sont favorables aux propriétaires
occupants et défavorables aux locataires sociaux comme privés ; elles interviennent pour
0,33 % des 1,85 % de croissance annuelle du parc des propriétaires occupants ;
- les mutations internes dont bénéficient les propriétaires occupants sont alimentées par les
apports du parc locatif privé et par la réaffectation de résidences secondaires ; ceux-ci
compensent en grande partie les pertes finalement assez limitées liées au passage à la
vacance ;
- les mutations internes sont défavorables aux logements locatifs à la fois en raison à la fois
d?un fort transfert de statut (principalement des locataires privés) vers la propriété occupante,
mais également ? et davantage encore - d?un puissant développement de la vacance.
Une croissance du parc locatif (notamment privé) entièrement d?origine externe,
tandis que celle des propriétaires occupants est mixte ; l?accès à la propriété
« ponctionne » tous les autres statuts d?occupation
-1,0% -0,5% 0,0% 0,5% 1,0% 1,5% 2,0% 2,5% 3,0%
Propriétaires
occupants
Locatif social
Locatif privé
Mutations intramodales Mutations intermodales
Mutations externes
Incidence des mutations internes et externes sur le
rythme annuel de croissance des RP par statut
La progression globale du nombre des
logements locatifs privés (+ 1,73 % par an) est
totalement d?origine externe. Cette progression
due aux entrées - sorties du parc est de 2,63 %
par an, mais elle est freinée par les déficits liés
aux mutations intramodales (- 0 ,35 %) et plus
encore intermodales (- 0,55 %).
La progression du nombre des logements
locatifs sociaux (+ 0,54 % par an) est aussi
intégralement d?origine externe. En effet, la
progression d?origine externe est de 1,01 % par
an, mais la progression globale est ralentie par
les mutations intramodales (- 0,10 %) et plus
encore intermodales (- 0,37 %).
Seule la progression du nombre des logements
en propriété occupante (+ 1,85 % par an) est
mixte, externe et interne. Aux 1,52 % dûs aux
flux externes viennent en effet s?ajouter les
contributions positives des flux intramodaux
(0,23 %) et intermodaux (0,10 %).
Pour un rythme voisin de progression des logements locatifs privés et destinés à
l?occupation, il faut par le jeu des mutations introduire dans le parc plus de 5
logements locatifs privés pour 3 destinés à la propriété occupante
La proximité des rythmes de croissance des logements locatifs privés et de logements destinés à la
propriété occupante peut être soulignée.
Pourtant, on vient de voir combien les composantes de cette croissance étaient très différentes de par
la nature des mutations qui gouvernent ces évolutions.
- 29 -
L?option du maintien dans le parc des résidences principales d?un ratio constant entre locatifs privés et
occupation par le propriétaire nécessite l?introduction dans le parc par le biais des flux externes de
beaucoup plus de logements destinés à la location privée qu?à la propriété occupante.
Sur l?ensemble des 6 périodes observées, on voit qu?une contribution annuelle de 1,52 % de ces flux
externes a conduit à un taux de croissance de 1,85 % du parc des propriétaires occupants. Dans le
même temps, une contribution de 2,63 % des flux externes a conduit à une croissance plus faible
puisque limitée à 1,73 % du parc locatif privé. Pour (obtenir) un rythme (presque) identique de
croissance des deux segments, l?introduction par voie externe (solde entrées ? sorties) dans le parc de
logements destinés à la location privée a dû ainsi être supérieure en volume de plus de 2/3 à celle des
logements destinés à l?occupation par le propriétaire.
De surcroît, les sorties du parc affectent davantage la location privée que la propriété occupante. La
croissance externe du parc locatif privé a de ce fait nécessité davantage d?entrées que celle du parc
des propriétaires occupants. L?introduction de logements nouveaux y a participé.
Au total, la mise sur le marché de 100 logements neufs a en moyenne conduit, grâce à des mutations
internes profitables et à un solde quasiment à l?équilibre des flux externes hors logements neufs, à une
croissance de 120 du nombre de résidences principales destinées à l?occupation par le propriétaire.
Une même mise sur le marché de 100 logements neufs, pourtant appuyée par un apport net
relativement plus important de logements nouveaux, s?est traduite par 80 logements locatifs privés
supplémentaires.
Composantes du taux de variation
annuel du parc Propr. occupants Locatif social Locatif privé
Taux de variation 1,85% 0,54% 1,73%
Mutations internes intramodales 0,23% -0,10% -0,35%
Mutations internes intermodales 0,10% -0,37% -0,55%
Mutations externes 1,52% 1,01% 2,63%
Détail mutations internes Propr. occupants Locatif social Locatif privé
Mutations intramodales PLS 0,02% PO -0,12% PO -0,46%
PLP 0,15% PLP 0,01% PLS 0,00%
Autres 0,05% Autres 0,01% Autres 0,12%
Mutations intermodales RS 0,22% RS -0,02% RS 0,15%
LV -0,13% LV -0,36% LV -0,74%
Meublés 0,00% Meublés 0,00% Meublés -0,04%
Détail mutations externes Propr. occupants Locatif social Locatif privé
Sorties du parc - 0,17% - 0,14% - 0,36%
Entrées logements neufs 1,54% 1,04% 2,18%
Entrées logements nouveaux 0,15% 0,11% 0,81%
- 30 -
IV ? Analyse du rythme de croissance annuel moyen du
parc de logements des Pays de la Loire par segment
IV ? 1 Ensemble des logements
Au cours de la période 1999 ? 2011, le rythme de croissance annuelle moyenne du parc de logements
des Pays de la Loire a été de 1,46 %.
Les logements neufs ont contribué pour 1,53 % à cette croissance, les logements nouveaux pour
0,33 %. Ces deux composantes de croissance du parc ont donc concouru à une hausse de 1,86 %.
Les sorties ont ralenti celle-ci à hauteur de 0,39 %.
Les écarts de rythme entre territoires sont essentiellement dus aux logements neufs, dont la
contribution a varié entre 1,0 % (rural pur), 1,1 % (centres des grands pôles) et 2,1 % (périphéries).
La contribution des logements nouveaux à la croissance a été comprise entre 0,26 % et 0,43 %. En
moyenne de 18 %, leur part dans les entrées dans le parc a été plus élevée dans les zones
d?urbanisation traditionnelle (24 à 25 % dans les centres, les villes moyennes et le rural pur) que dans
les zones d?urbanisation récente incluant le littoral (13 à 16 %).
Les sorties ont ralenti le taux de croissance annuel moyen à raison, selon les territoires, de 0,32 % à
0,49 %. Leur impact sur ce taux a surtout été important dans les zones d?urbanisation traditionnelle (40
à 50 %) ; il a été plus faible dans les zones d?urbanisation récente (16 à 24 %).
-0,5% 0,0% 0,5% 1,0% 1,5% 2,0% 2,5%
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Pays de la Loire
sorties entrées logements neufs entrées logements nouveaux
Incidence des mutations externes
sur le taux de variation annuel du parc
par département
-0,5% 0,0% 0,5% 1,0% 1,5% 2,0% 2,5%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
ville moyenne
Périphérie grands pôles
Banlieue grands pôles
Centre grands pôles
sorties entrées logements neufs entrées logements nouveaux
Incidence des mutations externes
sur le taux de variation annuel du parc
par type de territoire
Après avoir été élevé entre 2005 et 2009
(1,64 %), le taux de croissance annuel moyen du
parc régional a sensiblement fléchi entre 2009 et
2011 (1,36 %).
Le recul de 0,28 point associe conjointement les
logements neufs (0,23 point) et nouveaux (0,09
point).
Les sorties, dont le rythme a dans le même temps
décrû de 0,04 point, n?ont donc pas participé à ce
ralentissement.
-0,8% -0,4% 0,0% 0,4% 0,8% 1,2% 1,6% 2,0% 2,4%
1999 - 2001
2001 -2003
2003 -2005
2005 -2007
2007 -2009
2009 - 2011
sorties entrées logements neufs entrées logements nouveaux
Incidence selon origine des mutations
sur le taux de variation annuel
- 31 -
IV - 2 Ensemble des résidences principales
Au cours de la période 1999 ? 2011, le rythme de croissance annuelle moyenne du parc de résidences
principales a été en Pays de la Loire de 1,48 %.
3 composantes ont concouru à cette croissance, tandis que 2 l?ont freinée.
Les logements neufs ont contribué pour 1,59 % à cette croissance, les logements nouveaux pour 0,29 %, la
transformation de résidences secondaires en résidences principales a en outre dégagé un solde positif
correspondant à 0,17 % du parc de résidences principales. Ces 3 composantes ont donc ensemble induit
un rythme de croissance du parc des résidences principales de 2,05 %.
En revanche, l?aggravation de la vacance a freiné ce rythme à raison de 0,35 %, les sorties (par destruction,
fusion ou transformations en locaux) ont contribué à le faire baisser de 0,22 %. Ces 2 composantes donc
ont entravé le rythme de croissance à hauteur de 0,57 %.
Localement, la croissance induite par les logements neufs a été spécialement élevée en Vendée, dans les
périphéries d?agglomérations, ainsi que sur le littoral, et sensiblement inférieure à la moyenne dans les
villes centres des principaux pôles et le rural pur.
La contribution des logements nouveaux a été modérée à (quasiment) nulle.
Sur le littoral, la transformation des résidences secondaires en résidences principales a plus spécifiquement
contribué à la croissance. Cependant, comme dans le rural pur, la vacance y a davantage qu?ailleurs joué
un rôle de frein.
L?impact des sorties de parc est assez homogène et relativement faible.
-1,0% -0,5% 0,0% 0,5% 1,0% 1,5% 2,0% 2,5% 3,0%
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Pays de la Loire
résidences secondaires logements vacants
sorties entrées logements neufs
entrées logements nouveaux
Incidence par origine des mutations
sur le taux de variation annuel du parc RP
par département
-1,0% -0,5% 0,0% 0,5% 1,0% 1,5% 2,0% 2,5% 3,0%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
ville moyenne
Périphérie grands pôles
Banlieue grands pôles
Centre grands pôles
résidences secondaires logements vacants
sorties entrées logements neufs
entrées logements nouveaux
Incidence par origine des mutations
sur le taux de variation annuel du parc RP
par type de territoire
Depuis 2005, le rythme de croissance du parc de
résidences principales est en baisse (1,58 % par an
entre 1999 et 2005, 1,39 % entre 2005 et 2011).
La contribution des logements neufs progresse de
1,51 % à 1,66 %.
Le ralentissement est donc imputable à d?autres
variables, en l?occurrence à une diminution du
nombre des transformations de résidences
secondaires en résidences principales (dont la
contribution au taux de croissance passe de 0,24 % à
0,10 % du parc) et à l?aggravation de la vacance
affectant le segment (qui s?élève de 0,27 % à 0,42
%). La réduction (de 0,32 % à 0,26 %) de la
contribution des logements nouveaux intervient
également.
On note l?absence d?incidence des meublés.
-1,0% -0,5% 0,0% 0,5% 1,0% 1,5% 2,0% 2,5%
1999 - 2001
2001 -2003
2003 -2005
2005 -2007
2007 -2009
2009 - 2011
résidences secondaires logements vacants
meublés sorties
entrées logements neufs entrées logements nouveaux
Incidence selon origine des mutations
sur le taux de variation annuel
- 32 -
IV ? 3 Résidences secondaires
Au cours de la période 1999 ? 2011, le rythme de croissance annuelle moyenne du parc de résidences
secondaires a été en Pays de la Loire de 0,73 %.
Les logements neufs ont contribué pour 1,03 % à cette croissance, les logements nouveaux pour 0,32 % ;
la transformation de logements vacants en résidences secondaires a dégagé un solde fortement positif
correspondant à 1,05 % du parc de résidences secondaires ; les meublés ont joué un rôle marginal. Ces
composantes ont ensemble induit un rythme de croissance de 2,42 %.
En contrepartie, la transformation de résidences secondaires en résidences principales a fortement entravé
le rythme de croissance, à raison de 1,31 %, celui des sorties a contribué à le faire baisser de 0,38 %. L?une
et l?autre ont freiné le rythme de croissance à hauteur de 1,69 %.
Localement, la croissance induite par les logements neufs a été supérieure dans les villes principales, faible
dans le rural, proche de la moyenne régionale sur le littoral. Celle issue de la (re)mise sur le marché de
logements vacants a surtout bénéficié aux villes et au rural, peu au littoral.
La transformation de résidences secondaires en résidences principales a, en raison de sa faiblesse, très
peu pesé sur le parc du littoral et pas du tout sur celui des plus grandes villes. Elle a en revanche fortement
obéré sa progression (villes moyennes) ou même entraîné sa diminution (territoires peu urbanisés).
-5% -4% -3% -2% -1% 0% 1% 2% 3% 4% 5% 6%
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Pays de la Loire
résidences principales logements vacants
sorties entrées logements neufs
entrées logements nouveaux
Incidence par origine des mutations
sur le taux de variation annuel du parc RS
par département
-5% -4% -3% -2% -1% 0% 1% 2% 3% 4% 5% 6%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
ville moyenne
Périphérie grands pôles
Banlieue grands pôles
Centre grands pôles
résidences principales logements vacants
sorties entrées logements neufs
entrées logements nouveaux
Incidence par origine des mutations
sur le taux de variation annuel du parc RS
par type de territoire
Beaucoup plus fluctuant que celui des résidences
principales, proche de 0 jusque 2003, le rythme de
croissance des résidences secondaires a connu un
« pic » de 2,04 % entre 2005 et 2007 avant de
retomber à 0,54 % entre 2009 et 2011.
La moitié de cette baisse sur 4 ans est due à
l?amplification de la transformation en résidences
principales, après plusieurs années de net
ralentissement et un « creux » entre 2005 et 2007.
L?autre moitié s?explique par la réduction d?impact des
facteurs de hausse (logements neufs comme
nouveaux, intégration dans le parc d?ex-logements
vacants).
Là encore, l?incidence des meublés est négligeable. -3,0% -2,0% -1,0% 0,0% 1,0% 2,0% 3,0%
1999 - 2001
2001 -2003
2003 -2005
2005 -2007
2007 -2009
2009 - 2011
résidences principales logements vacants
meublés sorties
entrées logements neufs entrées logements nouveaux
Incidence selon origine des mutations
sur le taux de variation annuel
- 33 -
IV ? 4 Logements vacants
Au cours de la période 1999 ? 2011, le rythme de croissance annuelle moyenne du parc de logements
vacants a été en Pays de la Loire de 2,21 %.
Les logements neufs pour 1,40 %, les logements nouveaux pour 0,93 %, mais surtout le passage à la
vacance de logements précédemment classés résidences principales, pour 4,76 % ont fortement impulsé
cette hausse. Au total, ces 3 composantes ont induit un rythme de croissance de 7,10 %.
En contrepartie, la transformation en résidences secondaires pour 1,85 %, en meublés pour 0,24 %, et
surtout les disparitions du parc pour 2,79 % ont contribué à le faire baisser de 4,89 %.
Dans les principales agglomérations (centres et banlieues), ainsi que dans les villes moyennes, le taux de
croissance de la vacance a été élevé (supérieur à 3% par an), alimenté par un contingent important
d?anciennes résidences principales. Pour une raison symétrique, il a été plus faible (moins de 1,7 %) dans
les territoires où l?urbanisation gagne du terrain.
Sur le littoral, la croissance de la vacance a été limitée (0,4 % par an) en raison de la juxtaposition à un fort
mouvement de transformation de résidences principales en logements vacants d?un flux plus important
encore de logements vacants mutés en résidences secondaires.
L?impact des sorties de parc sur l?évolution de la vacance est partout important, et leur volume supérieur à
celui des entrées (logements neufs ou nouveaux) à la notoire exception du littoral.
-10% -8% -6% -4% -2% 0% 2% 4% 6% 8% 10% 12%
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Pays de la Loire
résidences principales résidences secondaires
sorties entrées logements neufs
entrées logements nouveaux
Incidence par origine des mutations
sur le taux de variation annuel du parc logements vacants
par département
-10% -8% -6% -4% -2% 0% 2% 4% 6% 8% 10% 12%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
ville moyenne
Périphérie grands pôles
Banlieue grands pôles
Centre grands pôles
résidences principales résidences secondaires
sorties entrées logements neufs
entrées logements nouveaux
Incidence par origine des mutations
sur le taux de variation annuel du parc logements vacants
par type de territoire
Depuis 2005, le rythme de croissance de la vacance
croît fortement (0,53 % par an entre 1999 et 2005,
3,89 % entre 2005 et 2011).
La vacance issue d?anciennes résidences principales
en est la première cause : elle intervient pour 2/3 de
la progression.
Mais ? de cette progression est aussi le fait de
logements neufs qui n?ont pas trouvé acquéreur.
Dans le même temps, les sorties de parc sont
restées stables.
L?amplification des facteurs d?augmentation de la
vacance et la stabilité de ceux qui la font baisser ont
contribué à diminuer et même ? depuis 2007 - à faire
totalement disparaître l?excédent des sorties sur les
entrées dans le parc de ces logements inoccupés.
-6% -4% -2% 0% 2% 4% 6% 8% 10%
1999 - 2001
2001 -2003
2003 -2005
2005 -2007
2007 -2009
2009 - 2011
résidences principales résidences secondaires
meublés sorties
entrées logements neufs entrées logements nouveaux
Incidence selon origine des mutations
sur le taux de variation annuel
- 34 -
IV ? 5 Propriétaires occupants des résidences principales
Au cours de la période 1999 ? 2011, le rythme de croissance annuelle moyenne du parc de résidences
principales occupées par les propriétaires a été en Pays de la Loire de 1,85 %.
Les logements neufs pour 1,54 %, le transfert de résidences secondaires pour 0,22 %, les logements
nouveaux et l?apport du parc locatif privé, chacun pour 0,15 %, ont contribué à une hausse de 2,06 %. La
contribution du parc locatif social n?a été que de 0,02 %, celle des statuts d?occupation non identifiés, de
0,05 %..
En contrepartie, la vacance pour 0,13 % et les sorties pour 0,17 % ont contribué à réduire le taux de
croissance de 0,30 %.
C?est là où il est implanté, c?est-à-dire essentiellement dans les principales agglomérations, que le parc
locatif privé a eu l?impact le plus important sur le taux de croissance du parc des propriétaires occupants.
De même, les résidences secondaires ont joué un rôle plus important sur le littoral et négligeable dans les
villes.
L?incidence ? négative - de la vacance a été plus modique dans les villes et leur aire d?influence que dans
le rural « pur » et sur le littoral. Celle des sorties a été plus homogène.
66,5 % de la croissance nette du parc des propriétaires occupants s?explique par les logements neufs
dans les principales villes, 80 % sur le littoral et dans l?espace rural, 90 % dans les territoires péri-urbains.
-0,6% 0,0% 0,6% 1,2% 1,8% 2,4% 3,0%
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Pays de la Loire
parc locatif social parc locatif privé
Autre stat. occ. résidences secondaires
logements vacants sorties
entrées logements neufs entrées logements nouveaux
Incidence par origine des mutations
sur le taux de variation annuel du parc
des propriétaires occupants par département
-0,6% 0,0% 0,6% 1,2% 1,8% 2,4% 3,0%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
ville moyenne
Périphérie grands pôles
Banlieue grands pôles
Centre grands pôles
parc locatif social parc locatif privé
Autre stat. occ. résidences secondaires
logements vacants sorties
entrées logements neufs entrées logements nouveaux
Incidence par origine des mutations
sur le taux de variation annuel du parc propriétaires
occupants par type de territoire
Constamment de 1,9 % à 2 % - en moyenne de
1,94 % - par an jusque 2008, le rythme de
croissance du parc des propriétaires occupants a
chuté en 2009 ?2010 à 1,40 %.
Ce recul de 0,54 point est essentiellement
imputable à la diminution du nombre de logements
neufs (destinés à l?occupation principale, pour 0,28
point), ainsi qu?à la résorption du passage du statut
de locataire privé à celui de propriétaire (pour 0,16
point).
L?incidence des autres variables est plus diffuse.
-1,0% -0,5% 0,0% 0,5% 1,0% 1,5% 2,0% 2,5%
1999 - 2001
2001 -2003
2003 -2005
2005 -2007
2007 -2009
2009 - 2011
parc locatif social parc locatif privé
Autre stat. occ. résidences secondaires
sorties entrées logements neufs
entrées logements nouveaux
Incidence selon origine des mutations
sur le taux de variation annuel
- 35 -
IV ? 6 Parc locatif social
Au cours de la période 1999 ? 2011, le rythme de croissance annuelle moyenne du parc locatif social a été
en Pays de la Loire de 0,54 %.
Les logements neufs pour 1,04 %, les logements nouveaux pour 0,11 %, ont contribué pour 1,15 % à sa
hausse.
En contrepartie, la vacance pour 0,36 %, les sorties pour 0,14 % et l?accession sociale à la propriété pour
0,12 % ont contribué à le réduire de 0,62 %.
Le parc locatif social a diminué dans les villes moyennes et s?est développé modérément dans les plus
grandes ? autrement dit là où il est bien implanté. Il a davantage progressé sur le littoral et dans les zones
péri-urbaines.
Dans le rural de même que dans les villes moyennes, la progression du PLS a été fortement contrariée par
le développement de la vacance. Dans les centres des principales agglomérations et les villes moyennes, la
modicité de la croissance des logements neufs est également en cause.
Les territoires à forte dynamique conjuguent ainsi une faible vacance et un fort développement du neuf.
Les sorties de parc ne révèlent pas de spécificité territoriale.
-1,5% -1,0% -0,5% 0,0% 0,5% 1,0% 1,5% 2,0% 2,5%
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Pays de la Loire
propriétaires occupants parc locatif privé
Autre stat. occ. résidences secondaires
logements vacants sorties
entrées logements neufs entrées logements nouveaux
Incidence par origine des mutations
sur le taux de variation annuel du parc locatif social
par département
-1,5% -1,0% -0,5% 0,0% 0,5% 1,0% 1,5% 2,0% 2,5%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
ville moyenne
Périphérie grands pôles
Banlieue grands pôles
Centre grands pôles
propriétaires occupants parc locatif privé
Autre stat. occ. résidences secondaires
logements vacants sorties
entrées logements neufs entrées logements nouveaux
Incidence par origine des mutations
sur le taux de variation annuel du parc locatif social
par type de territoire
Depuis 2005, le rythme de croissance du parc de
locatif social est en recul (0,81 % par an entre 1999
et 2005, 0,34 % entre 2005 et 2011).
L?augmentation de la vacance joue un rôle important
dans cette baisse (0,34 point). Les transferts de
propriété ont en outre eu en 2009 ? 2010 une
incidence plus importante que précédemment.
-1,2% -0,8% -0,4% 0,0% 0,4% 0,8% 1,2% 1,6%
1999 - 2001
2001 -2003
2003 -2005
2005 -2007
2007 -2009
2009 - 2011
propriétaires occupants parc locatif privé
Autre stat. occ. résidences secondaires
logements vacants sorties
entrées logements neufs entrées logements nouveaux
Incidence selon origine des mutations
sur le taux de variation annuel
- 36 -
IV ? 7 Parc locatif privé
Au cours de la période 1999 ? 2011, le rythme de croissance annuelle moyenne du parc locatif privé a été
en Pays de la Loire de 1,74 %.
Les logements neufs pour 2,18%, les logements nouveaux pour 0,81 %, les mutations en provenance des
autres statuts d?occupation et résidences secondaires ont influé sur cette hausse pour respectivement 0,12
% et 0,15 %. Au total, 5 composantes ont contribué à une hausse de 3,30 %.
En contrepartie, la vacance pour 0,74 %, les transferts vers la propriété occupante pour 0,46 % et les
sorties pour 0,36 % ont contribué à réduire le taux de croissance de 1,56 %.
Le parc locatif privé a connu un gros ou très gros développement (2 à 3 %) sur le littoral et dans les zones
péri-urbaines où il est faiblement implanté, plus modeste (moins de 1 %) dans le rural pur et dans les
centres des principales agglomérations.
L?impact des logements nouveaux sur la variation du parc locatif privé a été relativement important quelle
que soit la localisation ? et l?a été nettement plus que sur les autres statuts d?occupation. Ce sont donc les
logements neufs qui expliquent les différences de rythme entre territoires.
Les freins dûs au passage à la propriété occupante ont été plus sévères dans les principales aires urbaines
et de façon générale dans les zones péri-urbaines.
La vacance a davantage affecté le parc locatif privé que les autres statuts d?occupation, et ce phénomène
n?est pas localisé.
-2% -1% 0% 1% 2% 3% 4% 5%
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Pays de la Loire
propriétaires occupants parc locatif social
Autre stat. occ. résidences secondaires
logements vacants sorties
entrées logements neufs entrées logements nouveaux
Incidence par origine des mutations
sur le taux de variation annuel du parc locatif privé
par département
-2% -1% 0% 1% 2% 3% 4% 5%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
ville moyenne
Périphérie grands pôles
Banlieue grands pôles
Centre grands pôles
propriétaires occupants parc locatif social
Autre stat. occ. résidences secondaires
logements vacants sorties
entrées logements neufs entrées logements nouveaux
Incidence par origine des mutations
sur le taux de variation annuel du parc locatif privé
par type de territoire
En nette baisse entre les périodes 2003 ? 2005
(2,09 %) et 2007 ? 2009 (1,38 %), le rythme de
croissance du parc locatif privé a repris de la vigueur
entre 2009 et 2011 sous l?influence du dispositif
Scellier (1,88 %).
Cette reprise s?explique intégralement par la quasi-
disparition des transferts au profit de la propriété
occupante, cependant que les facteurs de hausse
ont légèrement diminué.
-3% -2% -1% 0% 1% 2% 3% 4%
1999 - 2001
2001 -2003
2003 -2005
2005 -2007
2007 -2009
2009 - 2011
propriétaires occupants parc locatif social
Autre stat. occ. résidences secondaires
logements vacants sorties
entrées logements neufs entrées logements nouveaux
Incidence selon origine des mutations
sur le taux de variation annuel
Service connaissance des territoires et évaluation
Service connaissance des
territoires et évaluation
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