Le parc locatif des bailleurs sociaux en Pays de la Loire au 1er janvier 2012
LE GOFF, Sylvain
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Il s'agit d'une analyse synthétique relative au parc locatif social au 1er janvier 2012 en Pays de la Loire, région qui compte 206 849 logements locatifs sociaux (LLS), dont 64,6 % sur la Loire-Atlantique et le Maine-et-Loire, et 50% sur les 7 principales villes (Nantes, Angers, Le Mans, Saint-Nazaire, Laval, La Roche-sur-Yon, Cholet). 98,6 % des logements sont la propriété de bailleurs de plus de 1000 logements , 97,5% de bailleurs régionaux.<br /><br />En 2011, 0,77 % du parc a été renouvelé, essentiellement en Loire-Atlantique et en Vendée, dans les banlieues et sur le littoral.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
analyse
;donnée statistique
;logement aidé
;parc de logements
;occupation du logement
;politique du logement
Descripteur écoplanete
analyse statistique
;comptes de la nation
;indicateur économique
;accès au logement
Thème
Construction
;Habitat - Logement
Texte intégral
1
service
connaissance
des territoires
et évaluation
Mars 2013
n° 141
Le parc locatif des bailleurs sociaux
en Pays de la Loire au 1er janvier 2012
Un parc qui reste concentré,
mais de type, de taille, d?ancienneté et de loyers très divers
Au 1er janvier 2012, la région des Pays de la Loire compte 206 849 logements locatifs sociaux (LLS),
dont 64,6 % sur la Loire-Atlantique et le Maine-et-Loire et 50% sur les 7 principales villes (Nantes,
Angers, Le Mans, Saint-Nazaire, Laval, La Roche-sur-Yon, Cholet). 98,6 % des logements sont la
propriété de bailleurs de plus de 1000 logements , 97,5% de bailleurs régionaux.
En 2011, 0,77 % du parc a été renouvelé, essentiellement en Loire-Atlantique et en Vendée, dans les
banlieues et sur le littoral.
73% des LLS sont collectifs, ce pourcentage est inférieur de près de 12 points à la moyenne nationale ;
toutefois, après avoir décrû jusque 50 % entre 2000 et 2009, la part des collectifs construits en 2010 ?
2011 est remontée à 67 %. 30,4 % ont été construits entre 1990 et 2009 et 3,2 % en 2010 - 2011,
proportions supérieures respectivement de 3,5 et 0,3 points à la moyenne nationale. 58% des
logements sont des T2 ou des T3, soit 4 points au-dessus de la moyenne nationale.
Le taux de vacance des LLS s?élève en moyenne à 3,1 % (3,7 % pour l?habitat collectif, 1,9 % pour
l?individuel). Le taux de mobilité est de 13,4 % (14,3 % pour l?habitat collectif, 11,1 % pour l?individuel).
La moyenne des loyers de l?ensemble des logements loués est de 5,05 ¤ par m² de surface habitable ;
mais ce niveau dépend du type d?habitat, de la part des logements anciens et récents, petits et grands,
ainsi que des catégories de financement (47% du parc subsiste sous le régime en vigueur avant 1977).
En moyenne régionale, le loyer d?un m² de logement collectif de 1 pièce construit depuis 1990 est de
l?ordre de 9,2 ¤, celui d?un logement individuel de 4 pièces ou plus construit avant 1990, de 4,5 ¤.
Le parc locatif des bailleurs sociaux en Pays de la Loire représente 13,0 logements pour 100
résidences principales
Au 1er janvier 2012, la région des Pays de
la Loire compte 206 849 logements locatifs
sociaux (LLS), soit 13,0 logements pour
100 résidences principales, ratio qui la situe
au 13ème rang des régions françaises.
Ce ratio est de 12,8 (logements pour 100
résidences principales) dans la Loire-
Atlantique, 17,4 dans le Maine-et-Loire,
11,8 en Mayenne, 15,1 dans la Sarthe, et
7,1 en Vendée où le parc locatif social est
donc nettement sous-représenté.
La Loire-Atlantique et le Maine-et-
Loire captent 64,6 % des LLS de la
région
La répartition des LLS par département est
la suivante : Loire-Atlantique : 35,7 %,
Maine-et-Loire : 28,9 %, Mayenne : 7,6 %,
Sarthe : 18,0 %, Vendée : 9,8 %. À eux
deux, Loire-Atlantique et Maine-et-Loire
hébergent donc 64,6% du parc régional.
Les villes centres des sept principaux pôles
urbains concentrent 50 % du parc régional
de LLS - alors qu?elles hébergent un quart
des ménages. Ces agglomérations
réunissent 66 % du parc ; additionnées aux
banlieues et aux villes moyennes, elles en
regroupent 79 %.
Les autres types de territoire (périphéries,
rural, littoral) accusent un fort déficit de
logements sociaux : ils hébergent 21 % du
parc régional là où résident 51 % des
ménages.
Source : RPLS- DREAL
Pays de la Loire
- Filocom 2011
2
Un taux de renouvellement plus conséquent en Loire-Atlantique, en Vendée, dans les banlieues et sur le
littoral
Le taux de renouvellement net du patrimoine est le rapport dans l?année échue (2011 en la circonstance) du solde des entrées
et des sorties à l?effectif actuel (au 1er janvier 2012). Il est de 0,77 % à l?échelle de la région, contre 0,99 % pour la France
entière.
Il est surtout important en Loire-Atlantique et en
Vendée (respectivement 1,77 % et 1,84 %), plus
faible en Maine-et-Loire (0,24 %), proche de
zéro en Mayenne (-0,04 %), négatif dans la
Sarthe (-0,63 %) où le nombre de logements
sortis du patrimoine est supérieur à celui des
entrées au Mans et dans le canton d?Allonnes. Il
dépasse 2 % dans les banlieues des principaux
pôles (2,2 %) et plus encore sur le littoral
(2,7 %).
Source : RPLS-
DREAL Pays de la
Loire
58 bailleurs sont présents en Pays de la Loire parmi lesquels 47 de plus de 1 000 logements concentrent
98,6 % du parc, dont les 8 principaux, 50,3%.
Les huit principaux bailleurs concentrent la moitié du parc mais « seulement » 26 % des entrées dans le patrimoine de 2011.
Par ailleurs, 98,6 % des logements de l?ensemble du parc des Pays de la Loire sont la propriété des 47 bailleurs de plus de
1000 logements ; 97,5 % sont la propriété des 33 bailleurs régionaux.
Comme l?année précédente, les logements collectifs représentent 72,8 % du parc, proportion dont
l?apparente stabilité cache d?importantes évolutions
Les logements de type collectif représentent 72,8 % de l?ensemble du parc social régional, moyennant une fourchette allant de
53 % (Vendée) à 83 % (Loire-Atlantique) en passant par 66 % (Maine-et-Loire), 69 % (Mayenne) et 76 % (Sarthe). Comparée à
la moyenne nationale métropolitaine qui est de 84,4 %, cette proportion s?avère modique. Cette faible part de collectifs est
surtout marquée en Vendée qui arrive au 94ème rang des départements métropolitains. Mais le Maine-et-Loire figure également
parmi les derniers départements français à ce titre (85ème), de même que la Mayenne (79ème).
Les situations locales sont extrêmement disparates, puisque cette part de logements collectifs varie de moins de 20 % dans
l?ensemble de l?espace rural à 92 % dans les sept principales villes.
Les logements de type collectif représentent par ailleurs 70,4 % des logements sociaux des Pays de la Loire entrés dans le
patrimoine des bailleurs en 2011.
En Loire-Atlantique et Maine-et-Loire, qui sont les principaux pourvoyeurs de logements sociaux, 2011 se traduit en réalité
comme 2010 par une consolidation de la part des logements collectifs. La tendance à la diminution de la part de logements
collectifs à l?échelle de la région est donc imputable à la Sarthe, à la Mayenne et à la Vendée. Sur ces trois départements,
particulièrement la Sarthe, il y a un « décrochage » très important entre la part de logements collectifs dans l?ensemble du parc
(en moyenne 72 %) d?une part, celle relative aux entrées dans le patrimoine de 2011 (29 %) d?autre part.
Ce sont principalement les villes moyennes et les centres des principales agglomérations qui induisent ce recul de la part des
logements collectifs qui demeure cependant très élevée dans les centres. Celle-ci tend en revanche à progresser dans les
banlieues et périphéries des principales agglomérations, confirmant et confortant le phénomène observé en 2010 .
3
Part des logements collectifs
dans l'ensemble des LLS et les entrées dans
le patrimoine des bailleurs
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Pays de la Loire
LLS Entrées patrimoine
Part des logements collectifs
dans l'ensemble des LLS et les entrées dans le
patrimoine des bailleurs
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Littoral
Rural pur
Rural sous infl. urbaine
ville moyenne
Périphérie grands pôles
Banlieue grands pôles
Centre grands pôles
LLS Entrées patrimoine
30,4 % des LLS sont construits depuis 1990 dont 3,2 % en 2010 - 2011 ; la part des collectifs se redresse
27,2 % des logements sociaux du parc des Pays de la Loire au 1er janvier 2012 ont été construits entre 1990 et 2009, et 3,2 %
en 2010 ou 2011. Comparée aux moyennes nationales métropolitaines, respectivement de 23,7 % et 2,9 %, cette proportion
de logements relativement récents ou très récents en Pays de la Loire se révèle relativement élevée. Elle se situe néanmoins
assez loin derrière les quatre premières régions chez lesquelles elle dépasse 37 %.
La part du parc construite dans les années 1990 à 2009 est voisine de la moyenne régionale dans les départements de Loire-
Atlantique, de Maine-et-Loire et de Mayenne (entre 26 et 30 %). En revanche, elle est sous-représentée dans la Sarthe
(20,3 %), et au contraire fortement représentée en Vendée (38,2 %).
Source : RPLS-
DREAL Pays de
la Loire
Le parc construit en 2010 ? 2011 continue d?être sous-représenté dans la Sarthe (1,2 %) et assez fortement représenté en
Vendée (4,2 %) ; les autres départements présentent des contrastes nettement plus marqués que précédemment avec des
ratios s?élevant à 4,7 % en Loire-Atlantique, à 2,7 % dans le Maine-et-Loire et à 1,8 % dans la Mayenne.
4
Par ailleurs, la part des collectifs construits en 2010 ? 2011 est remontée à 67 % après avoir décrû de 91 % des logements
sociaux construits avant 1970 à 50 % entre 2000 et 2009.
57,9% des LLS sont des T2 ou des T3, part qui monte à 67,7 % parmi les entrées dans le patrimoine de 2011
Le parc locatif social compte 5,5 % de logements de 1 pièce. Les logements de 2 ou 3 pièces représentent respectivement
18,5 % et 39,4 %, les logements de 4 pièces, 28,6 %, les logements de 5 pièces ou plus, 8,0%.
La proportion de T2 et T3, est supérieure à la moyenne nationale métropolitaine qui est de 54,3 %. La région occupe d?ailleurs
à cet égard le 2ème rang national derrière la Bretagne (60,4 %).
La part des T2 et T3 est particulièrement basse dans le Maine-et-Loire et la Mayenne (respectivement 52,4 % et 51,1 %), alors
qu?elle est comprise entre 60,5 % et 63 % dans les autres départements. Elle est de 52,6 % dans le « rural pur » à l?opposé
d?un « pic » de 67,4 % sur le littoral. Sur tous les autres types de territoire, elle est comprise entre 56 % et 59 %.
Par ailleurs, elle est de 67,7 % des logements entrés dans le patrimoine en 2011.
40 % des logements individuels comme collectifs sont des T3. En revanche, assez logiquement, les tailles plus petites sont
mieux représentées au sein du parc collectif, les plus grandes parmi les logements individuels
Un taux de vacance plus important dans l?habitat collectif (3,7 %) que dans l?individuel (1,9 %)
Le taux de vacance est sensiblement le même en Pays de la Loire et sur l?ensemble de la France métropolitaine (3,1 %).
Avec des taux respectifs de 2,4 % et 2,8 %, la vacance est plus faible en Loire-Atlantique et Maine-et-Loire où se situe
l?essentiel du parc que dans les autres départements où elle est comprise entre 3,9 % et 4,5 %.
Le taux de vacance est particulièrement bas dans les principales aires urbaines (2,8 % dans les villes centres, 2,4 % dans les
banlieues, 2,6 % dans les périphéries) ainsi que sur le littoral (2,3 %). Il est plus important dans le rural sous influence urbaine
(3,6 %) et plus encore dans le rural pur (6,0 %).
La probabilité d?une vacance forte augmente lorsque le parc est peu dense. Elle diminue lorsque le bailleur est propriétaire
d?un parc plus conséquent et qu?il siège dans la région.
Le taux de vacance global s?élève à 3,7 % pour les logements collectifs et à 1,9 % pour les logements individuels. Mais ces
moyennes cachent, là encore, des particularismes locaux. Sur le littoral, où le parc social est particulièrement peu abondant, la
vacance est uniformément faible et offre l?originalité d?être un peu plus importante dans l?habitat individuel (2,6%) que dans le
collectif (2,0%). Dans tous les autres types de territoire, la vacance est plus élevée dans l?habitat collectif, mais il y a lieu de
nuancer : elle est particulièrement forte en milieu rural.
Le parc datant des années 50 - 60 est celui qui connaît la plus forte vacance, celui bâti dans la décennie 2000, la plus faible.
Le taux de vacance est plus élevé au sein des T1 (supérieur à 4 %).
C?est dans le parc ancien rénové que la vacance est la plus faible (moins de 2 %).
Logements individuels
Logements collectifs
Source : RPLS- DREAL Pays de la Loire
5
Un taux de mobilité élevé, correspondant à une durée d?occupation moyenne de 7 ans et 6 mois
En 2011, la mobilité s?est encore révélée forte dans les Pays de la Loire. Le taux régional, 13,4 %, place en effet la région à
égalité avec la Bretagne et la Franche-Comté juste derrière Midi-Pyrénées où il culmine à 14,0 %. Il est nettement supérieur à
la moyenne nationale (10,1 %), il est vrai nettement tirée vers le bas par l?Ile-de-France (7,2 %).
Avec un taux de mobilité de 11,7 %, la situation est un peu plus tendue en Loire-Atlantique que dans les autres départements.
À l?opposé, Mayenne, Sarthe et Vendée se situent dans les 15 premiers départements de métropole pour la mobilité. Le
marché est également plus tendu sur le littoral, avec un taux inférieur à 10 %.
La mobilité est supérieure dans l?habitat collectif : 14,3 % contre 11,1 % dans l?individuel. À l?écart du littoral, elle est importante
dans l?habitat collectif ; sur le littoral et dans les principales agglomérations, elle est particulièrement faible pour l?individuel.
Globalement, la mobilité est plus faible dans le parc ancien que dans le récent. Elle est aussi plus faible pour les grands
logements et plus forte pour les petits. Mais ce double constat, caractéristique de territoires où le parc est abondant, ne
s?applique ni au littoral ni au rural.
La moyenne des loyers du parc social régional est de 5,05 ¤ / m² de surface habitable, mais donne lieu à
d?importants écarts dans lesquels interviennent plusieurs variables
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
Avant
1950
Entre
1950 et
1969
entre
1970 et
1989
Entre
1990 et
1999
Entre
2000 et
2009
Depuis
2010
Antérieur à 1977
PLA-I
PLA ou PLUS
PLS
Autre financement à partir de 1977
Evolution de la moyenne des loyers (¤/m²) selon la
période de construction et la catégorie de financement
Logements
collectifs
0
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Avant
1950
Entre
1950 et
1969
entre
1970 et
1989
Entre
1990 et
1999
Entre
2000 et
2009
Depuis
2010
Antérieur à 1977
PLA-I
PLA ou PLUS
PLS
Autre financement à partir de 1977
Evolution de la moyenne des loyers (¤/m²) selon la
période de construction et la catégorie de financement
Logements
individuels
Au 1er janvier 2012, la moyenne des loyers par m² de surface habitable de l?ensemble des logements loués en Pays de la Loire
est de 5,05 ¤. Outre les paramètres d?ordre géographique, ce niveau dépend, à type collectif ou individuel donné, de la
représentation des logements anciens et récents, petits et grands, ainsi que des catégories de financement. À toutes les
échelles, mais spécialement dans les villes et notamment les villes moyennes, le poids des logements anciens reste prégnant.
Il l?est principalement pour les logements collectifs dont le financement est par structure essentiellement antérieur à 1977. Ce
type de financement, donnant lieu aux loyers les plus bas, influe encore considérablement sur la moyenne de l?ensemble du
parc. Les niveaux et écarts de loyers moyens constatés proviennent par conséquent de l?importance relative des logements
construits depuis 1990, de leur taille et dans une certaine mesure de leur mode de financement.
La période de construction est un élément déterminant du niveau de loyer : la moyenne au m² du parc de logements collectifs
construits depuis 1990 est supérieure de 33% à celui du parc antérieur à cette date, celle du parc de logements individuels
l?est de 12%. De plus, pour les deux types de logements, le niveau du loyer moyen au m² diminue avec la taille du logement.
Ensemble du parc de logements locatifs sociaux des Pays de la Loire loués selon la taille et la période de construction
Logements collectifs Logements individuels
Moyenne loyers / m² (¤) Avant 1990 Depuis 1990 Moyenne loyers / m² (¤) Avant 1990 Depuis 1990
T1 5,98 9,23 T1 6,05 6,23
T2 5,18 6,29 T2 5,40 5,66
T3 4,58 5,85 T3 4,81 5,27
T4 ou plus 4,33 5,57
T4 ou plus 4,53 5,25
Les loyers les plus élevés s?appliquent aux logements récents de petite taille, les plus faibles aux anciens de grande taille.
L?éventail est néanmoins bien plus ouvert dans le parc des logements collectifs au sein duquel les petits appartements récents
sont particulièrement coûteux, et les grands appartements anciens le sont peu.
Les loyers moyens de l?ensemble des logements, collectifs ou individuels, sont nettement plus élevés dans les banlieues, plus
élevés sur le littoral, faibles dans les villes moyennes (en raison de la forte proportion d?immeubles anciens) ainsi que dans
l?espace rural.
6
Source et concepts
Définition des zonages utilisés : centres, banlieues, périphéries, villes moyennes, rural sous
influence urbaine, rural « pur », littoral
Les concepts utilisés sont dérivés des « zonages en aires urbaines ? 2010 » définis par l?INSEE et fondés sur les résultats du
Recensement de Population millésimé 2008 : grands pôles, moyens pôles et petits pôles urbains à chacun desquels sont
rattachées des couronnes, communes multipolarisées, communes isolées :
- unité urbaine ou agglomération : ensemble d?une ou plusieurs communes présentant une continuité de tissu bâti et
comptant au moins 2 000 habitants ;
- grand pôle : agglomération offrant au moins 10 000 emplois ;
- moyen pôle : agglomération comptant de 5 000 à moins de 10 000 emplois ;
- petit pôle : agglomération comptant de 1 500 à moins de 5 000 emplois ;
- aire urbaine : ensemble de communes, d'un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle (ou agglomération) et
par des communes dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des
communes attirées par celui-ci ;
- couronne : ensemble des communes d?une aire urbaine extérieures au pôle (ou agglomération).
Les concepts de centre, banlieue et périphérie, renvoient dans le présent document à ceux des « grands pôles» comptant au
moins 50 000 habitants ainsi qu?à leur couronne. On en dénombre 7 en Pays de la Loire : Nantes, Angers, Le Mans, Saint-
Nazaire, Laval, La Roche-sur-Yon, Cholet :
- le centre correspond à la commune la plus peuplée ;
- dans la banlieue sont incluses le cas échéant les autres communes du pôle (ou agglomération) ;
- la périphérie réunit les communes de la couronne.
Les villes moyennes (53 en Pays de la Loire) correspondent aux communes centres des pôles autres que les 7 principaux, à
l?exception des communes présentes dans le zonage loi littoral en tant que commune littorale.
L?espace rural sous influence urbaine regroupe les communes des pôles autres que les 7 principaux et autres que les villes
moyennes, ainsi que l?ensemble des communes multipolarisées, à l?exception des communes présentes dans le zonage loi
littoral en tant que commune littorale.
L?espace rural « pur » correspond aux autres communes, à l?exception des communes présentes dans le zonage Loi Littoral
en tant que commune littorale.
Le littoral est composé des communes présentes dans le zonage loi littoral en tant que commune littorale, à l?exception de 4
communes de l?aire urbaine de Saint-Nazaire considérées par convention en tant que composantes de l?aire urbaine et non en
tant que communes littorales.
Le RPLS au 1er janvier 2012 (première année sur le champ complet du répertoire)
Le répertoire du parc locatif des bailleurs sociaux (RPLS) a été mis en place au 1er janvier 2011, succédant à l?enquête sur le
parc locatif social (EPLS). À cette première collecte, les organismes propriétaires de 1 000 logements ou moins au 1er janvier
2010 n?étaient pas tenu de répondre. Au 1er janvier 2011, le nombre ainsi que les données structurelles des logements
correspondant à ces organismes ont alors été estimés par le SOeS à partir des réponses transmises lors de la dernière
enquête EPLS. Au 1er janvier 2012, le répertoire couvre la totalité du parc.
Les bailleurs sociaux interrogés pour RPLS sont définis par l?article L.411-10 du code de la construction et de l?habitation
(CCH). Ces bailleurs doivent déclarer l?ensemble des logements ordinaires dont ils ont la pleine propriété ou sur lesquels ils
ont un bail emphytéotique, à construction ou à réhabilitation, ou dont ils ont l?usufruit au 1er janvier de l?année de collecte ou au
1er janvier de l?année précédente. Sont exclus les logements foyers, les foyers de travailleurs et les résidences sociales. Les
logements mis en service au 1er janvier de l?année de collecte sont pris en compte dans les résultats.
? DREAL 2013
Rédaction et mise en forme :
Sylvain Le Goff
sylvain.legoff@developpe
ment-durable.gouv.fr
Service connaissance des
territoires et évaluation
Division de l?Observation des
Etudes et des statistiques
5 rue Françoise Giroud
- CS 16326
44263 NANTES Cedex 2
Tél. 02 72 74 74 40
Directeur
de la publication :
Hubert FERRY-WILCZEK
ISSN : 2109 ? 0025
Le parc locatif des
bailleurs sociaux 2012
1
service
connaissance
des territoires
et évaluation
Mars 2013
n° 141
Le parc locatif des bailleurs sociaux
en Pays de la Loire au 1er janvier 2012
Un parc qui reste concentré,
mais de type, de taille, d?ancienneté et de loyers très divers
Au 1er janvier 2012, la région des Pays de la Loire compte 206 849 logements locatifs sociaux (LLS),
dont 64,6 % sur la Loire-Atlantique et le Maine-et-Loire et 50% sur les 7 principales villes (Nantes,
Angers, Le Mans, Saint-Nazaire, Laval, La Roche-sur-Yon, Cholet). 98,6 % des logements sont la
propriété de bailleurs de plus de 1000 logements , 97,5% de bailleurs régionaux.
En 2011, 0,77 % du parc a été renouvelé, essentiellement en Loire-Atlantique et en Vendée, dans les
banlieues et sur le littoral.
73% des LLS sont collectifs, ce pourcentage est inférieur de près de 12 points à la moyenne nationale ;
toutefois, après avoir décrû jusque 50 % entre 2000 et 2009, la part des collectifs construits en 2010 ?
2011 est remontée à 67 %. 30,4 % ont été construits entre 1990 et 2009 et 3,2 % en 2010 - 2011,
proportions supérieures respectivement de 3,5 et 0,3 points à la moyenne nationale. 58% des
logements sont des T2 ou des T3, soit 4 points au-dessus de la moyenne nationale.
Le taux de vacance des LLS s?élève en moyenne à 3,1 % (3,7 % pour l?habitat collectif, 1,9 % pour
l?individuel). Le taux de mobilité est de 13,4 % (14,3 % pour l?habitat collectif, 11,1 % pour l?individuel).
La moyenne des loyers de l?ensemble des logements loués est de 5,05 ¤ par m² de surface habitable ;
mais ce niveau dépend du type d?habitat, de la part des logements anciens et récents, petits et grands,
ainsi que des catégories de financement (47% du parc subsiste sous le régime en vigueur avant 1977).
En moyenne régionale, le loyer d?un m² de logement collectif de 1 pièce construit depuis 1990 est de
l?ordre de 9,2 ¤, celui d?un logement individuel de 4 pièces ou plus construit avant 1990, de 4,5 ¤.
Le parc locatif des bailleurs sociaux en Pays de la Loire représente 13,0 logements pour 100
résidences principales
Au 1er janvier 2012, la région des Pays de
la Loire compte 206 849 logements locatifs
sociaux (LLS), soit 13,0 logements pour
100 résidences principales, ratio qui la situe
au 13ème rang des régions françaises.
Ce ratio est de 12,8 (logements pour 100
résidences principales) dans la Loire-
Atlantique, 17,4 dans le Maine-et-Loire,
11,8 en Mayenne, 15,1 dans la Sarthe, et
7,1 en Vendée où le parc locatif social est
donc nettement sous-représenté.
La Loire-Atlantique et le Maine-et-
Loire captent 64,6 % des LLS de la
région
La répartition des LLS par département est
la suivante : Loire-Atlantique : 35,7 %,
Maine-et-Loire : 28,9 %, Mayenne : 7,6 %,
Sarthe : 18,0 %, Vendée : 9,8 %. À eux
deux, Loire-Atlantique et Maine-et-Loire
hébergent donc 64,6% du parc régional.
Les villes centres des sept principaux pôles
urbains concentrent 50 % du parc régional
de LLS - alors qu?elles hébergent un quart
des ménages. Ces agglomérations
réunissent 66 % du parc ; additionnées aux
banlieues et aux villes moyennes, elles en
regroupent 79 %.
Les autres types de territoire (périphéries,
rural, littoral) accusent un fort déficit de
logements sociaux : ils hébergent 21 % du
parc régional là où résident 51 % des
ménages.
Source : RPLS- DREAL
Pays de la Loire
- Filocom 2011
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Un taux de renouvellement plus conséquent en Loire-Atlantique, en Vendée, dans les banlieues et sur le
littoral
Le taux de renouvellement net du patrimoine est le rapport dans l?année échue (2011 en la circonstance) du solde des entrées
et des sorties à l?effectif actuel (au 1er janvier 2012). Il est de 0,77 % à l?échelle de la région, contre 0,99 % pour la France
entière.
Il est surtout important en Loire-Atlantique et en
Vendée (respectivement 1,77 % et 1,84 %), plus
faible en Maine-et-Loire (0,24 %), proche de
zéro en Mayenne (-0,04 %), négatif dans la
Sarthe (-0,63 %) où le nombre de logements
sortis du patrimoine est supérieur à celui des
entrées au Mans et dans le canton d?Allonnes. Il
dépasse 2 % dans les banlieues des principaux
pôles (2,2 %) et plus encore sur le littoral
(2,7 %).
Source : RPLS-
DREAL Pays de la
Loire
58 bailleurs sont présents en Pays de la Loire parmi lesquels 47 de plus de 1 000 logements concentrent
98,6 % du parc, dont les 8 principaux, 50,3%.
Les huit principaux bailleurs concentrent la moitié du parc mais « seulement » 26 % des entrées dans le patrimoine de 2011.
Par ailleurs, 98,6 % des logements de l?ensemble du parc des Pays de la Loire sont la propriété des 47 bailleurs de plus de
1000 logements ; 97,5 % sont la propriété des 33 bailleurs régionaux.
Comme l?année précédente, les logements collectifs représentent 72,8 % du parc, proportion dont
l?apparente stabilité cache d?importantes évolutions
Les logements de type collectif représentent 72,8 % de l?ensemble du parc social régional, moyennant une fourchette allant de
53 % (Vendée) à 83 % (Loire-Atlantique) en passant par 66 % (Maine-et-Loire), 69 % (Mayenne) et 76 % (Sarthe). Comparée à
la moyenne nationale métropolitaine qui est de 84,4 %, cette proportion s?avère modique. Cette faible part de collectifs est
surtout marquée en Vendée qui arrive au 94ème rang des départements métropolitains. Mais le Maine-et-Loire figure également
parmi les derniers départements français à ce titre (85ème), de même que la Mayenne (79ème).
Les situations locales sont extrêmement disparates, puisque cette part de logements collectifs varie de moins de 20 % dans
l?ensemble de l?espace rural à 92 % dans les sept principales villes.
Les logements de type collectif représentent par ailleurs 70,4 % des logements sociaux des Pays de la Loire entrés dans le
patrimoine des bailleurs en 2011.
En Loire-Atlantique et Maine-et-Loire, qui sont les principaux pourvoyeurs de logements sociaux, 2011 se traduit en réalité
comme 2010 par une consolidation de la part des logements collectifs. La tendance à la diminution de la part de logements
collectifs à l?échelle de la région est donc imputable à la Sarthe, à la Mayenne et à la Vendée. Sur ces trois départements,
particulièrement la Sarthe, il y a un « décrochage » très important entre la part de logements collectifs dans l?ensemble du parc
(en moyenne 72 %) d?une part, celle relative aux entrées dans le patrimoine de 2011 (29 %) d?autre part.
Ce sont principalement les villes moyennes et les centres des principales agglomérations qui induisent ce recul de la part des
logements collectifs qui demeure cependant très élevée dans les centres. Celle-ci tend en revanche à progresser dans les
banlieues et périphéries des principales agglomérations, confirmant et confortant le phénomène observé en 2010 .
3
Part des logements collectifs
dans l'ensemble des LLS et les entrées dans
le patrimoine des bailleurs
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Vendée
Sarthe
Mayenne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Pays de la Loire
LLS Entrées patrimoine
Part des logements collectifs
dans l'ensemble des LLS et les entrées dans le
patrimoine des bailleurs
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Littoral
Rural pur
Rural sous infl. urbaine
ville moyenne
Périphérie grands pôles
Banlieue grands pôles
Centre grands pôles
LLS Entrées patrimoine
30,4 % des LLS sont construits depuis 1990 dont 3,2 % en 2010 - 2011 ; la part des collectifs se redresse
27,2 % des logements sociaux du parc des Pays de la Loire au 1er janvier 2012 ont été construits entre 1990 et 2009, et 3,2 %
en 2010 ou 2011. Comparée aux moyennes nationales métropolitaines, respectivement de 23,7 % et 2,9 %, cette proportion
de logements relativement récents ou très récents en Pays de la Loire se révèle relativement élevée. Elle se situe néanmoins
assez loin derrière les quatre premières régions chez lesquelles elle dépasse 37 %.
La part du parc construite dans les années 1990 à 2009 est voisine de la moyenne régionale dans les départements de Loire-
Atlantique, de Maine-et-Loire et de Mayenne (entre 26 et 30 %). En revanche, elle est sous-représentée dans la Sarthe
(20,3 %), et au contraire fortement représentée en Vendée (38,2 %).
Source : RPLS-
DREAL Pays de
la Loire
Le parc construit en 2010 ? 2011 continue d?être sous-représenté dans la Sarthe (1,2 %) et assez fortement représenté en
Vendée (4,2 %) ; les autres départements présentent des contrastes nettement plus marqués que précédemment avec des
ratios s?élevant à 4,7 % en Loire-Atlantique, à 2,7 % dans le Maine-et-Loire et à 1,8 % dans la Mayenne.
4
Par ailleurs, la part des collectifs construits en 2010 ? 2011 est remontée à 67 % après avoir décrû de 91 % des logements
sociaux construits avant 1970 à 50 % entre 2000 et 2009.
57,9% des LLS sont des T2 ou des T3, part qui monte à 67,7 % parmi les entrées dans le patrimoine de 2011
Le parc locatif social compte 5,5 % de logements de 1 pièce. Les logements de 2 ou 3 pièces représentent respectivement
18,5 % et 39,4 %, les logements de 4 pièces, 28,6 %, les logements de 5 pièces ou plus, 8,0%.
La proportion de T2 et T3, est supérieure à la moyenne nationale métropolitaine qui est de 54,3 %. La région occupe d?ailleurs
à cet égard le 2ème rang national derrière la Bretagne (60,4 %).
La part des T2 et T3 est particulièrement basse dans le Maine-et-Loire et la Mayenne (respectivement 52,4 % et 51,1 %), alors
qu?elle est comprise entre 60,5 % et 63 % dans les autres départements. Elle est de 52,6 % dans le « rural pur » à l?opposé
d?un « pic » de 67,4 % sur le littoral. Sur tous les autres types de territoire, elle est comprise entre 56 % et 59 %.
Par ailleurs, elle est de 67,7 % des logements entrés dans le patrimoine en 2011.
40 % des logements individuels comme collectifs sont des T3. En revanche, assez logiquement, les tailles plus petites sont
mieux représentées au sein du parc collectif, les plus grandes parmi les logements individuels
Un taux de vacance plus important dans l?habitat collectif (3,7 %) que dans l?individuel (1,9 %)
Le taux de vacance est sensiblement le même en Pays de la Loire et sur l?ensemble de la France métropolitaine (3,1 %).
Avec des taux respectifs de 2,4 % et 2,8 %, la vacance est plus faible en Loire-Atlantique et Maine-et-Loire où se situe
l?essentiel du parc que dans les autres départements où elle est comprise entre 3,9 % et 4,5 %.
Le taux de vacance est particulièrement bas dans les principales aires urbaines (2,8 % dans les villes centres, 2,4 % dans les
banlieues, 2,6 % dans les périphéries) ainsi que sur le littoral (2,3 %). Il est plus important dans le rural sous influence urbaine
(3,6 %) et plus encore dans le rural pur (6,0 %).
La probabilité d?une vacance forte augmente lorsque le parc est peu dense. Elle diminue lorsque le bailleur est propriétaire
d?un parc plus conséquent et qu?il siège dans la région.
Le taux de vacance global s?élève à 3,7 % pour les logements collectifs et à 1,9 % pour les logements individuels. Mais ces
moyennes cachent, là encore, des particularismes locaux. Sur le littoral, où le parc social est particulièrement peu abondant, la
vacance est uniformément faible et offre l?originalité d?être un peu plus importante dans l?habitat individuel (2,6%) que dans le
collectif (2,0%). Dans tous les autres types de territoire, la vacance est plus élevée dans l?habitat collectif, mais il y a lieu de
nuancer : elle est particulièrement forte en milieu rural.
Le parc datant des années 50 - 60 est celui qui connaît la plus forte vacance, celui bâti dans la décennie 2000, la plus faible.
Le taux de vacance est plus élevé au sein des T1 (supérieur à 4 %).
C?est dans le parc ancien rénové que la vacance est la plus faible (moins de 2 %).
Logements individuels
Logements collectifs
Source : RPLS- DREAL Pays de la Loire
5
Un taux de mobilité élevé, correspondant à une durée d?occupation moyenne de 7 ans et 6 mois
En 2011, la mobilité s?est encore révélée forte dans les Pays de la Loire. Le taux régional, 13,4 %, place en effet la région à
égalité avec la Bretagne et la Franche-Comté juste derrière Midi-Pyrénées où il culmine à 14,0 %. Il est nettement supérieur à
la moyenne nationale (10,1 %), il est vrai nettement tirée vers le bas par l?Ile-de-France (7,2 %).
Avec un taux de mobilité de 11,7 %, la situation est un peu plus tendue en Loire-Atlantique que dans les autres départements.
À l?opposé, Mayenne, Sarthe et Vendée se situent dans les 15 premiers départements de métropole pour la mobilité. Le
marché est également plus tendu sur le littoral, avec un taux inférieur à 10 %.
La mobilité est supérieure dans l?habitat collectif : 14,3 % contre 11,1 % dans l?individuel. À l?écart du littoral, elle est importante
dans l?habitat collectif ; sur le littoral et dans les principales agglomérations, elle est particulièrement faible pour l?individuel.
Globalement, la mobilité est plus faible dans le parc ancien que dans le récent. Elle est aussi plus faible pour les grands
logements et plus forte pour les petits. Mais ce double constat, caractéristique de territoires où le parc est abondant, ne
s?applique ni au littoral ni au rural.
La moyenne des loyers du parc social régional est de 5,05 ¤ / m² de surface habitable, mais donne lieu à
d?importants écarts dans lesquels interviennent plusieurs variables
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
Avant
1950
Entre
1950 et
1969
entre
1970 et
1989
Entre
1990 et
1999
Entre
2000 et
2009
Depuis
2010
Antérieur à 1977
PLA-I
PLA ou PLUS
PLS
Autre financement à partir de 1977
Evolution de la moyenne des loyers (¤/m²) selon la
période de construction et la catégorie de financement
Logements
collectifs
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Avant
1950
Entre
1950 et
1969
entre
1970 et
1989
Entre
1990 et
1999
Entre
2000 et
2009
Depuis
2010
Antérieur à 1977
PLA-I
PLA ou PLUS
PLS
Autre financement à partir de 1977
Evolution de la moyenne des loyers (¤/m²) selon la
période de construction et la catégorie de financement
Logements
individuels
Au 1er janvier 2012, la moyenne des loyers par m² de surface habitable de l?ensemble des logements loués en Pays de la Loire
est de 5,05 ¤. Outre les paramètres d?ordre géographique, ce niveau dépend, à type collectif ou individuel donné, de la
représentation des logements anciens et récents, petits et grands, ainsi que des catégories de financement. À toutes les
échelles, mais spécialement dans les villes et notamment les villes moyennes, le poids des logements anciens reste prégnant.
Il l?est principalement pour les logements collectifs dont le financement est par structure essentiellement antérieur à 1977. Ce
type de financement, donnant lieu aux loyers les plus bas, influe encore considérablement sur la moyenne de l?ensemble du
parc. Les niveaux et écarts de loyers moyens constatés proviennent par conséquent de l?importance relative des logements
construits depuis 1990, de leur taille et dans une certaine mesure de leur mode de financement.
La période de construction est un élément déterminant du niveau de loyer : la moyenne au m² du parc de logements collectifs
construits depuis 1990 est supérieure de 33% à celui du parc antérieur à cette date, celle du parc de logements individuels
l?est de 12%. De plus, pour les deux types de logements, le niveau du loyer moyen au m² diminue avec la taille du logement.
Ensemble du parc de logements locatifs sociaux des Pays de la Loire loués selon la taille et la période de construction
Logements collectifs Logements individuels
Moyenne loyers / m² (¤) Avant 1990 Depuis 1990 Moyenne loyers / m² (¤) Avant 1990 Depuis 1990
T1 5,98 9,23 T1 6,05 6,23
T2 5,18 6,29 T2 5,40 5,66
T3 4,58 5,85 T3 4,81 5,27
T4 ou plus 4,33 5,57
T4 ou plus 4,53 5,25
Les loyers les plus élevés s?appliquent aux logements récents de petite taille, les plus faibles aux anciens de grande taille.
L?éventail est néanmoins bien plus ouvert dans le parc des logements collectifs au sein duquel les petits appartements récents
sont particulièrement coûteux, et les grands appartements anciens le sont peu.
Les loyers moyens de l?ensemble des logements, collectifs ou individuels, sont nettement plus élevés dans les banlieues, plus
élevés sur le littoral, faibles dans les villes moyennes (en raison de la forte proportion d?immeubles anciens) ainsi que dans
l?espace rural.
6
Source et concepts
Définition des zonages utilisés : centres, banlieues, périphéries, villes moyennes, rural sous
influence urbaine, rural « pur », littoral
Les concepts utilisés sont dérivés des « zonages en aires urbaines ? 2010 » définis par l?INSEE et fondés sur les résultats du
Recensement de Population millésimé 2008 : grands pôles, moyens pôles et petits pôles urbains à chacun desquels sont
rattachées des couronnes, communes multipolarisées, communes isolées :
- unité urbaine ou agglomération : ensemble d?une ou plusieurs communes présentant une continuité de tissu bâti et
comptant au moins 2 000 habitants ;
- grand pôle : agglomération offrant au moins 10 000 emplois ;
- moyen pôle : agglomération comptant de 5 000 à moins de 10 000 emplois ;
- petit pôle : agglomération comptant de 1 500 à moins de 5 000 emplois ;
- aire urbaine : ensemble de communes, d'un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle (ou agglomération) et
par des communes dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des
communes attirées par celui-ci ;
- couronne : ensemble des communes d?une aire urbaine extérieures au pôle (ou agglomération).
Les concepts de centre, banlieue et périphérie, renvoient dans le présent document à ceux des « grands pôles» comptant au
moins 50 000 habitants ainsi qu?à leur couronne. On en dénombre 7 en Pays de la Loire : Nantes, Angers, Le Mans, Saint-
Nazaire, Laval, La Roche-sur-Yon, Cholet :
- le centre correspond à la commune la plus peuplée ;
- dans la banlieue sont incluses le cas échéant les autres communes du pôle (ou agglomération) ;
- la périphérie réunit les communes de la couronne.
Les villes moyennes (53 en Pays de la Loire) correspondent aux communes centres des pôles autres que les 7 principaux, à
l?exception des communes présentes dans le zonage loi littoral en tant que commune littorale.
L?espace rural sous influence urbaine regroupe les communes des pôles autres que les 7 principaux et autres que les villes
moyennes, ainsi que l?ensemble des communes multipolarisées, à l?exception des communes présentes dans le zonage loi
littoral en tant que commune littorale.
L?espace rural « pur » correspond aux autres communes, à l?exception des communes présentes dans le zonage Loi Littoral
en tant que commune littorale.
Le littoral est composé des communes présentes dans le zonage loi littoral en tant que commune littorale, à l?exception de 4
communes de l?aire urbaine de Saint-Nazaire considérées par convention en tant que composantes de l?aire urbaine et non en
tant que communes littorales.
Le RPLS au 1er janvier 2012 (première année sur le champ complet du répertoire)
Le répertoire du parc locatif des bailleurs sociaux (RPLS) a été mis en place au 1er janvier 2011, succédant à l?enquête sur le
parc locatif social (EPLS). À cette première collecte, les organismes propriétaires de 1 000 logements ou moins au 1er janvier
2010 n?étaient pas tenu de répondre. Au 1er janvier 2011, le nombre ainsi que les données structurelles des logements
correspondant à ces organismes ont alors été estimés par le SOeS à partir des réponses transmises lors de la dernière
enquête EPLS. Au 1er janvier 2012, le répertoire couvre la totalité du parc.
Les bailleurs sociaux interrogés pour RPLS sont définis par l?article L.411-10 du code de la construction et de l?habitation
(CCH). Ces bailleurs doivent déclarer l?ensemble des logements ordinaires dont ils ont la pleine propriété ou sur lesquels ils
ont un bail emphytéotique, à construction ou à réhabilitation, ou dont ils ont l?usufruit au 1er janvier de l?année de collecte ou au
1er janvier de l?année précédente. Sont exclus les logements foyers, les foyers de travailleurs et les résidences sociales. Les
logements mis en service au 1er janvier de l?année de collecte sont pris en compte dans les résultats.
? DREAL 2013
Rédaction et mise en forme :
Sylvain Le Goff
sylvain.legoff@developpe
ment-durable.gouv.fr
Service connaissance des
territoires et évaluation
Division de l?Observation des
Etudes et des statistiques
5 rue Françoise Giroud
- CS 16326
44263 NANTES Cedex 2
Tél. 02 72 74 74 40
Directeur
de la publication :
Hubert FERRY-WILCZEK
ISSN : 2109 ? 0025
Le parc locatif des
bailleurs sociaux 2012