La situation des transports en Pays de la Loire - Les ventes de carburants routiers en 2011
DOUILLARD, Denis
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
;Observatoire régional des transports (Pays-de-la-Loire)
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">En 2011, environ 3,3 millions de m3 de carburants routiers ont été livrés par des entrepositaires pétroliers aux distributeurs et détaillants d'hydrocarbures (ainsi que quelques consommateurs directs) situés en Pays de la Loire. La région a représenté en 2011 6,7 % des ventes nationales de carburants routiers, soit un point de plus que son poids démographique. Cette surreprésentation trouve son origine dans le faible recours aux modes de transports alternatifs à la route. Il s'observe aussi bien dans le transport de personnes que dans l'acheminement des marchandises.<br /><br />En relation avec la diminution de la consommation unitaire des véhicules, le volume des ventes effectuées dans la région a peu évolué au cours des dernières années. La stabilisation des livraisons observée en 2011 (+ 0,1 % par rapport à 2010) cache néanmoins de fortes disparités selon la catégorie de carburant. Les ventes de gazole ont progressé de 1,7 %, en raison notamment de la reprise d'activité du transport routier de marchandises. En revanche, malgré l'essor du nouveau carburant SP95-E10, les livraisons de supercarburant ont fléchi de 6,3 % en 2011, poursuivant la tendance baissière des dernières décennies liée à la diésélisation croissante du parc automobile régional. Le gazole représente désormais plus des 4/5 des ventes de carburants routiers en Pays de la Loire, un point de plus qu'en 2010 et deux points de plus qu'en France métropolitaine.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
donnée statistique
;carburant
;commerce
Descripteur écoplanete
analyse statistique
;carburant sans plomb
;gazole
Thème
Transports
;Economie
Texte intégral
service
connaissance
des territoires
et évaluation
Ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l?Énergie
direction régionale de l'environnement,
de l'aménagement et du logement des Pays de la Loire
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Collection
La situation des transports
en Pays de la Loire
Les ventes de carburants
routiers en 2011
En 2011, environ 3,3 millions de m3 de carburants routiers ont été livrés par des
entrepositaires pétroliers aux distributeurs et détaillants d?hydrocarbures (ainsi que
quelques consommateurs directs) situés en Pays de la Loire.
La région a représenté en 2011 6,7 % des ventes nationales de carburants routiers, soit
un point de plus que son poids démographique. Cette surreprésentation trouve son origine
dans le faible recours aux modes de transports alternatifs à la route. Il s?observe aussi
bien dans le transport de personnes que dans l?acheminement des marchandises.
En relation avec la diminution de
la consommation unitaire des
véhicules, le volume des ventes
effectuées dans la région a peu
évolué au cours des dernières
années. La stabilisation des
livraisons observée en 2011
(+ 0,1 % par rapport à 2010) cache
néanmoins de fortes disparités
selon la catégorie de carburant. Les
ventes de gazole ont progressé de
1,7 %, en raison notamment de la
reprise d?activité du transport
routier de marchandises. En
revanche, malgré l?essor du
nouveau carburant SP95-E10, les
livraisons de supercarburant ont
fléchi de 6,3 % en 2011,
poursuivant la tendance baissière
des dernières décennies liée à la
diésélisation croissante du parc
automobile régional.
Le gazole représente désormais plus
des 4/5 des ventes de carburants
routiers en Pays de la Loire, un
point de plus qu?en 2010 et deux
points de plus qu?en France
métropolitaine.
février
2013
n° 130
Source : SOeS
Evolution entre 2010 et 2011 des ventes
de carburants routiers
+ 1,7 %
? 7,0 %
+ 16,7 %
+ 0,1 %
? 15,6 %
SP95-E10
SP95
SP98
Gazole
Ensemble
Répartition des ventes de carburants
routiers en 2011
Gazole
82%
SP95
13%
SP95-E10
2%
SP98
3%
OBSERVATION ET STATISTIQUES I N° 130 I Février 2013
2 I Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
1 ? Les caractéristiques géographiques des ventes de carburants routiers en 2011
Les Pays de la Loire contribuent de façon importante aux ventes nationales de carburants routiers
En 2011, les livraisons de carburants routiers (hors GPL,
GNV et superéthanol E85 dont les ventes régionales et
départementales ne sont pas connues) se sont élevées à
3,3 millions de m3 dans les Pays de la Loire. Ce volume de
vente a représenté 6,7 % des livraisons effectuées en
France métropolitaine. Pour mémoire, les Pays de la Loire
contribuent à 5,0 % du produit intérieur brut hexagonal et
abritent 5,7 % de la population métropolitaine1.
La surreprésentation de la région dans les ventes de
carburants routiers provient pour une large part de la
prédominance du mode routier dans l?acheminement des
biens comme des personnes.
? Dans le domaine du transport de fret, la région des Pays de la Loire souffre d?un manque de présence et d?utilisation des
modes de transport non routiers. Si la qualité de son réseau autoroutier lui permet une bonne connexion avec le reste du
territoire national, la faiblesse de son offre de fret ferroviaire (liée à l?atomicité de la demande) ainsi que l?envergure limitée
de son réseau fluvial sont des facteurs d?isolement géographique. Le transport routier de marchandises est en situation de
quasi monopole sur les courtes distances. En 2011, le total des flux routiers de fret générés par les Pays de la Loire a
placé le territoire régional au 2ème rang national, après Rhône-Alpes mais devant l'Île de France.
? En matière de mobilité des personnes, le mode routier est également une spécialité ligérienne. Les Pays de la Loire se situent
ainsi au deuxième rang des régions françaises derrière Poitou-Charentes par le taux d?équipement des ménages en
automobiles et au premier rang selon le critère de la multi-motorisation. Cette spécificité est à relier au taux d?emploi des
habitants des Pays de la Loire, le plus fort des régions françaises, qui induit un nombre de couples bi-actifs plus élevé
qu?ailleurs. Le fort équipement en véhicule s?explique aussi par l?attrait des ménages ligériens pour la maison individuelle (plus
fortement pourvue en stationnement automobile que l?habitat collectif), la qualité du maillage routier régional ou encore un
réseau ferroviaire perfectible.
Rapporté à la population, les ventes sont plus élevées dans les départements ruraux de la région
En rapportant les ventes de carburant au nombre d?habitants, une segmentation du territoire français se dessine clairement entre
d?une part les départements frontaliers et les zones urbaines, d?autre part les espaces à faibles densité de population.
En 2011, chaque habitant de France métropolitaine a consommé en moyenne 0,79 m3 de carburants routiers. Ce ratio a atteint
son plancher en Île-de-France (0,49 m3 par habitant), région la plus dense de France où, en raison de la présence d?importants
réseaux de transports collectifs en site propre (RER, métro, tramway) et de faibles distances de déplacement, le taux de
motorisation est nettement moins élevé qu?ailleurs. Les habitants des territoires frontaliers ont également une faible
consommation domestique de carburant par habitant car une partie de leur achat d?essence se fait dans les pays voisins (Belgique
et Espagne en particulier) où le niveau de taxation des produits pétroliers est plus bas qu?en France.
Les Pays de la Loire font partie des territoires à fortes ventes de carburant par habitant. Dans ce groupe de régions situés
principalement dans le quart nord ouest de la France (Basse-Normandie, Centre et Poitou-Charentes), les densités de population,
en moyenne plus faibles qu?ailleurs, induisent des distances moyennes de déplacement élevées et un fort équipement automobile.
Les réseaux de lignes régulières de transport en commun (train et autocar) y sont moins fréquents : ils demandent des
investissements importants et, de ce fait ont peu de pertinence économique en zones rurales.
A l?intérieur de la région des Pays de la Loire, les départements les moins denses ont la consommation de carburant par habitant
la plus importante. Parmi les 96 départements métropolitains, la Vendée se classe au troisième rang avec 1,23 m3 de livraison de
carburant par habitant, derrière la Drôme (1,31 m3 par habitant) et la Haute-Marne (1,28 m3).
1 Cette part de 5,7 % ne tient pas compte de la mobilité saisonnière et professionnelle. Selon la Direction du Tourisme, la population présente en
moyenne sur l?année dans les Pays de la Loire est, en raison de son attrait touristique, supérieure d?environ 2 % à la population résidente.
2010 2011 Evolution
Loire-Atlantique 1 076 061 1 089 318 + 1,2 %
Maine-et-Loire 617 971 625 445 + 1,2 %
Mayenne 281 078 289 675 + 3,1 %
Sarthe 552 913 539 838 ? 2,4 %
Vendée 801 426 788 236 ? 1,6 %
Pays de la Loire 3 329 449 3 332 512 + 0,1 %
France métropolitaine 50 251 892 49 945 488 ? 0,6 %
Région / France 6,6 % 6,7 %
Unité : m2
Source : SOeS
Ventes de carburants routiers en 2010 et 2011
La situation des transports en Pays de la Loire I Les ventes de carburants routiers en 2011
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division de l'observation, des études et des statistiques I 3
Ventes de carburants routiers par habitant en 2011
Vente de carburants routiers
par habitant en 2011
Plus de 0,93 m3 par habitant
De 0,86 à 0,93 m3 par habitant
De 0,83 à 0,86 m3 par habitant
Moins de 0,83 m3 par habitant
OBSERVATION ET STATISTIQUES I N° 130 I Février 2013
4 I Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
2 ? L?évolution temporelle des ventes de carburants routiers
Sur longue période, les livraisons de carburants ont faiblement progressé
Au cours de vingt dernières années, les ventes de carburants routiers se sont accrues à un rythme modéré en France
métropolitaine (+ 0,6 % en moyenne annuelle). Dans les Pays de la Loire, l?évolution a été plus forte (+ 1,6 % par an),
particulièrement jusqu?en 2004, de par le dynamisme démographique de la région et le renforcement de la part modale du
transport routier. Depuis 2007, les livraisons ligériennes se sont stabilisées autour de 3,3 millions de m3.
Ces faibles évolutions, au regard de l?augmentation des trafics automobiles, trouvent leur origine dans la réduction de la
consommation des véhicules en carburant. La consommation unitaire moyenne des voitures particulières immatriculées en
France a en effet diminué significativement depuis 1990 (? 17 %). Cette baisse est la conséquence de l?amélioration des
performances énergétiques des moteurs, du changement de comportement des conducteurs (développement de l?écoconduite
et réduction des trajets courts) encouragé par la hausse du prix des carburants et plus marginalement du développement du
parc de véhicules hybrides.
Livraisons de carburants routiers
(en millions de m3)
2,0
2,4
2,8
3,2
3,6
4,0
1990 1993 1996 1999 2002 2005 2008 2011
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30
36
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48
54
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Sources : Comité Professionnel du Pétrole jusqu'en 2008, SOeS à partir de 2009
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Pays de la Loire France métropolitaine
La consommation unitaire des voitures particulières a bénéficié en 2011 de la poursuite de la diésélisation du parc :
l?augmentation du nombre de véhicules diesel, dont la consommation unitaire est inférieure à celle des véhicules essence (en
France, 6,5 litres aux 100 km contre 7,7 litres) a contribué à faire baisser mécaniquement la consommation unitaire globale.
Source : SOeS (Corse non représentée)
Evolution entre 2010 et 2011 des ventes de carburants routiers
Centre
Pays
de la Loire
Île-de-France
Rhône-Alpes
Provence-Alpes-
Côte-d'Azur
Nord-
Pas-de-Calais
Haute-
Normandie
Aquitaine
Midi-Pyrénées
Bretagne
Languedoc-Roussillon
Picardie
Lorraine
Bourgogne
Alsace
Franche-Comté
Auvergne
Champagne-Ardenne
Poitou-
Charentes
Basse-Normandie
Limousin
? 3 %
? 2 %
? 1 %
0 %
+ 1 %
+ 2 %
+ 3 %
0 1 2 3 4 5 6
Ventes 2011
(en millions
de m3)
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La situation des transports en Pays de la Loire I Les ventes de carburants routiers en 2011
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division de l'observation, des études et des statistiques I 5
Le poids de la région dans les ventes nationales s?est renforcé
La contribution des Pays de la Loire à l?ensemble des ventes de carburants routiers réalisées sur le territoire métropolitain est
passée de 5,4 % en 1990 à 6,7 % en 2011. Cette évolution peut s?expliquer par plusieurs phénomènes :
? la croissance démographique du territoire régional, pérenne car basée sur deux moteurs équilibrés (excédent des
naissances sur les décès et flux migratoires positifs), est supérieure à celle observée en moyenne dans les autres régions
françaises ;
? les Pays de la Loire bénéficient d?un environnement économique favorable caractérisé par un taux de chômage le plus
faible de France et une progression soutenue du PIB ;
? l?activité des transports routiers de marchandises s?est fortement accrue au cours des dernières décennies (au détriment
notamment des trafics ferroviaires), les Pays de la Loire étant devenus en 2011 la deuxième région française en terme de
flux routiers de fret ;
? au cours de la dernière décennie, l?allongement des distances domicile ? travail a été plus forte en Pays de la Loire qu?en
France métropolitaine.
L?évolution du prix des carburants routiers en 2011
En 2011, pour la deuxième année consécutive, les prix à la pompe ont fortement augmenté en France métropolitaine
(hors Corse) : + 16,5 % pour le gazole, + 11,4 % pour le super SP95 et + 11,2 % pour le super SP98. Ils dépassent
ainsi les niveaux records atteints en 2008.
Prix moyens annuels de la vente au détail des carburants routiers
en France métropolitaine (hors Corse)
0,4
0,6
0,8
1,0
1,2
1,4
1,6
1990 1993 1996 1999 2002 2005 2008 2011
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Source : MEDDE - Direction de l'Énergie et du Climat (DGEC) Gazole SP95 SP98
Les prix à la consommation français ont suivi l?augmentation des cours internationaux des produits raffinés,
principalement due à la situation géopolitique des pays d?Afrique du Nord et du Moyen Orient. Le prix du baril de
pétrole, exprimé en dollar, a notamment fait un bond de 40 % en 2011, dépassant la barre des 100 $ de février à
décembre. En moyenne sur l?année 2011, le prix du baril s?est élevé à 111 $, un niveau nettement supérieur à celui
de 2008 (97 $ en moyenne annuelle). L?évolution des taux de change a néanmoins temporairement atténué la hausse
des prix à la pompe. En 2011, la hausse du baril de pétrole a été ainsi un peu moins marquée en euro (+ 33 %)
compte tenu de l?appréciation de la monnaie européenne par rapport au dollar.
OBSERVATION ET STATISTIQUES I N° 130 I Février 2013
6 I Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
3 ? La répartition des ventes par type de carburant en 2011
L?enquête du SOeS (cf. méthodologie en pages 11 et 12) fournit les livraisons départementales de carburant selon quatre
catégories : le gazole routier et les trois variétés de supercarburants sans plomb actuellement mis en vente (le SP95-E10, le
SP95 et le SP98). Le super plombé a été retiré du marché français en décembre 1999. Il a été remplacé le 1er janvier 2000
par le super ARS (« anti-récession de soupapes ») qui était un carburant spécifique, mélange de SP98 et d'un additif à base de
potassium, destiné aux véhicules anciens ne supportant pas le sans plomb (apparu en 1989). Sa commercialisation a pris fin
au cours du second semestre 2005.
La part de marché du gazole dépasse 80 % des ventes
L?analyse des ventes montre
la prépondérance du gazole,
carburant destiné aux moteurs
Diesel. Devenu majoritaire dès
1991 dans les Pays de la Loire,
sa part n?a cessé de croître. Il a
représenté en 2011 81,6 % des
livraisons régionales, contre
79,7 % en France métropolitaine.
La diésélisation du parc concerne
tous les types de véhicules.
D?après des estimations faites au niveau national, 59 % du parc en circulation des voitures particulières roule au gazole. Cette
part atteint 91 % parmi les véhicules utilitaires légers (VUL) et est proche de 100 % au sein du parc roulant de véhicules
lourds (camions, tracteurs routiers, autobus et autocars).
Structure des ventes de carburants routiers en Pays de la Loire
27
7 38
1
44
8
47
5
47
6
51
3
55
4
65
2
69
4
76
4
82
5
84
8
83
4
82
8
79
9
80
4
77
7
72
3
69
3
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3
99
9 87
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79
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47
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1
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6
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0
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500
1000
1500
2000
2500
3000
3500
1990 1993 1996 1999 2002 2005 2008 2011
Sources : Comité Professionnel du Pétrole jusqu'en 2008, SOeS à partir de 2009
M
illi
er
d
e
m
3
Super sans plomb Super plombé et ARS
Gazole
En Pays de la Loire, comme sur une large part du territoire français, il est observé une corrélation forte entre le niveau des
ventes par habitant et l?intensité du recours au gazole. C?est ainsi dans les départements ruraux caractérisés par des
distances de déplacements élevées (notamment celles pour rejoindre son lieu de travail) que la part du gazole est la plus forte.
Il est en effet reconnu que l'achat d'une motorisation diesel devient rentable dès lors que le kilométrage moyen du véhicule
dépasse une quinzaine de milliers de kilomètres par an.
Gazole SP95-E10 SP95 SP98 Ensemble
Loire-Atlantique 861 610 33 322 158 386 36 000 1 089 318
Maine-et-Loire 512 709 10 848 81 238 20 650 625 445
Mayenne 249 106 3 425 29 169 7 975 289 675
Sarthe 439 660 17 838 60 925 21 415 539 838
Vendée 656 900 10 146 100 610 20 580 788 236
Pays de la Loire 2 719 985 75 579 430 328 106 620 3 332 512
France métropolitaine 39 789 875 1 826 437 6 401 171 1 928 005 49 945 488
Région / France 6,8 % 4,1 % 6,7 % 5,5 % 6,7 %
Unité : m2
Source : SOeS
Ventes de carburants routiers en 2011
La situation des transports en Pays de la Loire I Les ventes de carburants routiers en 2011
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division de l'observation, des études et des statistiques I 7
Part du gazole dans les ventes totales de carburant routier en 2011
Part du gazole dans les ventes
totales de carburant routier en 2011
Plus de 82 %
De 81 à 82 %
De 80 à 81 %
Moins de 80 %
OBSERVATION ET STATISTIQUES I N° 130 I Février 2013
8 I Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
La structure de la consommation de gazole et de supercarburants par types de véhicules
Le SOeS établit chaque année, dans le cadre de l?élaboration des comptes des transports de la Nation, un bilan de la
circulation. Ce document numérique, disponible sur le site du ministère1, fournit, à partir de sources statistiques
diverses (CCFA, Setra, Asfa, Kantar-Worldpanel, TNS-Sofres, CPDP) la ventilation de la consommation de
carburants routiers sur le territoire français selon la catégorie de véhicules et le type de carburant.
Sur les vingt dernières années, les traitements statistiques du SOeS, présentés ci-dessous, révèlent la
marginalisation du supercarburant et la part croissante de la voiture particulière dans les ventes de gazole.
Environ 90 % du supercarburant acheté dans l?Hexagone est consommé par des voitures particulières immatriculées
en France. Le solde se répartit entre motocycles, véhicules utilitaires légers et voitures étrangères.
Structure de la consommation de supercarburant sur le territoire français
(en million de m3)
0
5
10
15
20
25
1990 1993 1996 1999 2002 2005 2008 2011
Sources : SOeS-Bilan de la circulation d'après SOeS, CCFA, Setra, Asfa, Kantar-Worldpanel, TNS-Sofres, CPDP
Voitures particulières Motocycles
Véhicules utilitaires légers VP et VUL étrangers
La répartition des ventes de gazole est plus diversifiée : les véhicules lourds français ou étrangers (PL, bus et cars)
représentent encore 31 % de la consommation. La part de la voiture particulière a néanmoins progressé de vingt
points depuis 1990 (de 28 à 48 %) sous l?effet du mouvement de diésélisation du parc automobile français.
Structure de la consommation de gazole sur le territoire français
(en million de m3)
0
10
20
30
40
1990 1993 1996 1999 2002 2005 2008 2011
Sources : SOeS-Bilan de la circulation d'après SOeS, CCFA, Setra, Asfa, Kantar-Worldpanel, TNS-Sofres, CPDP
Voitures particulières Véh. utilitaires légers
Poids lourds Bus et cars
VP et VUL étrangers Véh. lourds étrangers
1 Le document se trouve ici : http://www.statistiques.developpement-
durable.gouv.fr/fileadmin/documents/Produits_editoriaux/Publications/References/2012/CCTN%20ann%C3%A9e%202011%20ed.%202012/Annexes
%20C%20-%20Bilan%20de%20la%20circulation%202011.xls
La situation des transports en Pays de la Loire I Les ventes de carburants routiers en 2011
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division de l'observation, des études et des statistiques I 9
Ventes de carburants routiers en 2010 et 2011
Gazole 2010 2011 Evolution
Loire-Atlantique 840 847 861 610 + 2,5 %
Maine-et-Loire 497 870 512 709 + 3,0 %
Mayenne 238 404 249 106 + 4,5 %
Sarthe 440 389 439 660 ? 0,2 %
Vendée 658 088 656 900 ? 0,2 %
Pays de la Loire 2 675 598 2 719 985 + 1,7 %
France métropolitaine 39 478 764 39 789 875 + 0,8 %
Région / France 6,8 % 6,8 %
SP95-E10 2010 2011 Evolution
Loire-Atlantique 27 318 33 322 + 22 %
Maine-et-Loire 10 923 10 848 ? 1 %
Mayenne 3 093 3 425 + 11 %
Sarthe 14 897 17 838 + 20 %
Vendée 8 551 10 146 + 19 %
Pays de la Loire 64 782 75 579 + 17 %
France métropolitaine 1 456 231 1 826 437 + 25 %
Région / France 4,4 % 4,1 %
SP95 2010 2011 Evolution
Loire-Atlantique 166 998 158 386 ? 5 %
Maine-et-Loire 84 094 81 238 ? 3 %
Mayenne 29 947 29 169 ? 3 %
Sarthe 71 468 60 925 ? 15 %
Vendée 110 254 100 610 ? 9 %
Pays de la Loire 462 761 430 328 ? 7 %
France métropolitaine 7 152 830 6 401 171 ? 11 %
Région / France 6,5 % 6,7 %
SP98 2010 2011 Evolution
Loire-Atlantique 40 898 36 000 ? 12 %
Maine-et-Loire 25 085 20 650 ? 18 %
Mayenne 9 633 7 975 ? 17 %
Sarthe 26 159 21 415 ? 18 %
Vendée 24 533 20 580 ? 16 %
Pays de la Loire 126 308 106 620 ? 16 %
France métropolitaine 2 164 067 1 928 005 ? 11 %
Région / France 5,8 % 5,5 %
Unité : m2
Source : SOeS
Les ventes de supercarburant
ont encore reculé
en 2011
Sur l?ensemble de l?année 2011, les livraisons de gazole
ont peu souffert de l?augmentation des prix à la pompe
(cf. encadré de la page 5). Le carburant leader a
bénéficié de la reprise d?activité du transport routier de
marchandises : en Pays de la Loire, le trafic des poids
lourds du pavillon français, exprimé en tonnes-
kilomètres, s?est accru de 8,5 %. En second lieu, la
diésélisation du parc de véhicules légers, encouragée
par la perspective de prix durablement élevés des
produits pétroliers, a généré un transfert de
consommation du supercarburant vers le gazole.
À l?inverse, les livraisons de supercarburant ont
poursuivi leur tendance baissière de long terme. Pour la
treizième année consécutive, elles se sont repliées dans
la région (? 6,3 % en 2011 après notamment ? 5,6 %
en 2010 et ? 4,2 % en 2009). En 2011, elles ont subi
à la fois les effets de la baisse du parc de voitures
particulières essence et le recul de leur kilométrage
unitaire (? 2,1 % au niveau national à 8 500 km par
an).
Le recul des ventes de SP98 s?est amplifié en 2011
(? 16 % après ? 3 % en 2010). Ce carburant est
concurrencé par le SP95 qui offre des caractéristiques
proches à un prix légèrement inférieur (1,50 ¤ en
moyenne en 2011 contre 1,54 ¤). Avec l?émergence du
SP95-E10, il est voué à disparaître sous peu, les
stations-services n?étant généralement pourvus que de
trois cuves de stockage.
Le SP95-E10
se développe moins vite
qu?au niveau national
Le SP95-E10, commercialisé depuis le printemps 2009 (cf. encadré de la page 11), a poursuivi son développement. En 2011, il
a représenté 12 % des ventes régionales de supercarburants, en progression de deux points comparé à 2010. Sa percée est
pourtant moins rapide qu?en France métropolitaine où il a contribué en 2011 à 18 % des livraisons de carburant sans plomb.
C?est dans le bassin parisien et dans une moindre mesure dans les métropoles régionales que la part du SP95-E10 est la plus
forte, supérieure à 20 % des livraisons totales de supercarburant. A l?inverse, dans la plupart des départements du quart sud-
ouest de la France, le SP95-E10 représente moins de 10 % des ventes totales de sans plomb.
Son développement est freiné par la faible étendue de son réseau de distribution. En décembre 2011, il n?était proposé à la
vente que dans un quart des stations-services françaises, six points de plus toutefois qu?un an auparavant.
OBSERVATION ET STATISTIQUES I N° 130 I Février 2013
10 I Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Part du SP95-E10 dans les ventes totales de supercarburant en 2011
Part du SP95-E10 dans les ventes
totales de supercarburant en 2011
Plus de 18 %
De 14 à 18 %
De 10 à 14 %
Moins de 10 %
La situation des transports en Pays de la Loire I Les ventes de carburants routiers en 2011
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division de l'observation, des études et des statistiques I 11
Le supercarburant SP95-E10
Depuis le 1er avril 2009, le SP95-E10, carburant incorporant de 5 à 10 % d?éthanol, est vendu en parallèle du
supercarburant sans plomb traditionnel dont la teneur en éthanol est inférieure à 5 %. Il a vocation à devenir le
carburant essence de référence en Europe. Il est néanmoins prévu que la distribution des carburants SP95 et SP98
soit maintenue au moins jusqu?en 2013 dans la mesure où il existe encore des véhicules non compatibles avec le
SP95-E10 (notamment les plus anciens et ceux équipés d?un moteur à injection directe).
Pourquoi ce nouveau carburant ?
La mise sur le marché de ce supercarburant 95-E10 a pour but de contribuer à atteindre les objectifs du plan national
de développement des biocarburants, en particulier celui d?incorporer en 2011 7 % de carburants issus de la
biomasse dans les carburants traditionnels d?origine fossiles.
Quels sont les véhicules compatibles ?
Le SP95-E10 est compatible avec plus des trois quarts des véhicules essence actuellement en circulation et avec la
quasi-totalité des véhicules neufs. Le parc automobile essence tend donc, à terme, à être entièrement compatible.
Quelles sont les caractéristiques du SP95-E10 ?
Ses caractéristiques principales, à l?exception de sa teneur en éthanol, sont identiques à celles du supercarburant SP
95. Le SP95-E10 est en outre conforme aux spécifications définies par la directive européenne relative à la qualité
des carburants, dont la dernière modification a été adoptée dans le cadre du paquet Énergie-Climat. Il est
généralement vendu environ cinq centimes de moins au litre que le SP95.
Annexe ? La source statistique utilisée : l?enquête annuelle du SOeS sur les ventes de produits pétroliers
Descriptif de l?enquête
L?enquête fournit les ventes de gazole routier et de
supercarburants effectuées par les sociétés pétrolières
entrepositaires. Chaque année, il est ainsi demandé à tous
les dépôts agréés exerçant une activité de distribution sur
le territoire métropolitain de déclarer l?intégralité de leurs
ventes faites à des non entrepositaires agréés (ventes
s?effectuant en acquitté). L'échelon géographique le plus
fin est le département.
Historique
De 1970 à 2008, l?enquête a été réalisée mensuellement
par le Comité professionnel du pétrole (CPDP). A partir de
l?automne 2008, suite à la décision de plusieurs sociétés
pétrolières adhérentes de ne plus fournir leurs statistiques
mensuelles de vente, le CPDP n?a plus été en mesure de
diffuser à l?échelle régionale et départementale les
livraisons de produits pétroliers de ses adhérents,
l?enquête n?étant plus exhaustive. En 2010, au sein du
ministère en charge des transports, le Service de
l?observation et des statistiques (SOeS), en accord avec la
Direction générale de l?énergie et du climat (DGEC), a
décidé de reprendre la collecte de données
départementalisées sous la forme d'une enquête annuelle.
2009 a constitué le premier millésime recueilli par
l?enquête dans sa nouvelle version.
Statut de l?enquête
Il s?agit d?une enquête administrative exhaustive, résultant
de l?obligation faite aux distributeurs de produits pétroliers
de fournir à l'autorité administrative documents et
informations sur leur contribution à l'approvisionnement
du marché français en produits pétroliers.
Objectifs
L'enquête permet d?avoir une bonne connaissance de la
répartition géographique des ventes de produits pétroliers.
Elle est utilisée pour réaliser le bilan énergétique de la
France et pour répondre aux obligations statistiques
internationales (Eurostat, AIE). Elle permet également
d?établir des statistiques régionales de consommation
d?énergie et d?émissions de gaz à effet de serre, utilisées
lors de la mise en oeuvre du volet territorial du Grenelle de
l?environnement.
La situation
des transports
en Pays de la Loire
Service connaissance
des territoires et évaluation
Division de l'observation,
des études et des statistiques
5 rue Françoise Giroud - CS 16326
44263 Nantes Cedex 2
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Directeur
de la publication :
Hubert Ferry-Wilczek
ISSN : 2109-0025
© DREAL 2013
Rédaction et mise en forme :
Denis DOUILLARD
denis.douillard@developpement-durable.gouv.fr
www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
Document téléchargeable sur le site internet de la DREAL :
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/
rapports-thematiques-annuels-sur-a564.html
OBSERVATION ET STATISTIQUES I N° 130 I Février 2013
Unité enquêtée
L'enquête est exhaustive. L?unité enquêtée est
l?entrepositaire agréé, effectuant à ce titre la mise à la
consommation des produits pétroliers (agrément délivré
par le service des Douanes). Une cinquantaine
d?entreprises est interrogée en France métropolitaine. Ces
sociétés sont des grossistes chargés du stockage et de la
commercialisation d'hydrocarbures pétroliers. Ils vendent
ces produits en acquitté, c'est à dire toutes taxes payées,
aux distributeurs, négociants et détaillants de carburants
ainsi qu?à certains consommateurs directs (entreprises de
transport, industriels, etc.) possédant des flottes de
véhicules.
Champ géographique
La ventilation régionale et départementale des ventes
correspond à celle des détaillants et clients directs
mentionnés ci-dessus. Le consommateur final et le lieu de
consommation effective peuvent relever d?autres
départements.
Unité de mesure
Les chiffres des ventes de carburants portent sur des
mètres-cubes. Les volumes vendus incluent les
biocarburants incorporés.
Mode de collecte
Un courrier de lancement de l?enquête est envoyé à
chaque entrepositaire agréé ainsi qu?un courriel. Les
questionnaires sont à télécharger sur le site internet du
SOeS, puis à renvoyer par courriel. Les entrepositaires qui
ont transmis au CPDP leurs données pour chacun des
douze mois de l?année peuvent autoriser ce dernier à
fournir les totalisations annuelles correspondantes au
SOeS. Une fois les questionnaires réceptionnés, ils sont
vérifiés. Les réponses manquantes, incomplètes ou
suspectées d?erreurs donnent lieu à relances. Les données
recueillies sont ensuite agrégées tous entrepositaires
confondus.
Qualité des données
Le taux de réponse est de 100 %. Des contrôles de
cohérence multiples, des rapprochements avec les
données de mises à la consommation et les chiffres
nationaux du CPDP permettent de garantir la qualité des
réponses.
Limites ou précautions d?utilisation
? Les chiffres communiqués correspondent aux achats
effectués par les stations-services (et marginalement
des consommateurs directs) auprès des grossistes
(entrepositaires pétroliers). Ils ne permettent donc pas
de mesurer les ventes de carburants par les
détaillants et sont, en corollaire, un indicateur
imparfait de la consommation des véhicules (en raison
du décalage temporel entre les achats et les ventes de
carburants des stations-services).
? Le lieu d'achat du carburant ne préjuge pas non plus
du lieu de consommation effective. En premier lieu, la
zone de chalandise d?un détaillant en carburant peut
déborder du département dans lequel il est localisé.
D?autre part, dans le cadre de déplacements
touristiques ou d?acheminement de marchandises sur
longues distances, il peut également exister un
décalage géographique entre le lieu de vente du
carburant par une station-service et le lieu de
consommation. Les chiffres fournis s'utilisent donc
plutôt en tendance.
? En outre, les variations constatées d'une année sur
l'autre peuvent parfois s'expliquer autant par des
modifications des circuits de distribution (apparition
de nouveaux revendeurs ou disparition d'anciens
revendeurs), que par des variations réelles de la
consommation du département ou de la région
considérée.
? En 2008, les ventes régionales de gazole et de
supercarburants ont été construites à partir des
déclarations de tous les adhérents sur les neufs
premiers mois et d?une estimation des ventes des
trois derniers mois, quelques adhérents ayant décidé
de ne plus communiquer leurs ventes à partir du
dernier trimestre 2008. La ventilation par
département n?est pas disponible en 2008.