Consommation d'espace - Les parcelles bâties à vocation résidentielle ou économique
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Dans le cadre d'un partenariat avec la DRAAF des Pays de la Loire, la DREAL des Pays de la Loire a publié en 2014 des indicateurs de consommation d'espace (ICE). Cinq publications permettent d'apprécier la consommation d'espace par les voiries, l'eau non marine, les parcelles bâties, les parcelles bâties économiques et résidentielles ainsi que les propriétés publiques. Des explications concernant les méthodes de calcul ainsi que les données communales sont fournies pour chaque publication.<br /><br />Cette fiche correspond à l'étude concernant les données sur les parcelles bâties à vocation résidentielle ou économique. En 2011, 7 % de la région étaient constitués de parcelles bâties à vocation résidentielle (contre 6,7 % en 2006) et 1,5 % par des parcelles bâties dédiées aux activités. Quelques points à retenir : plus des 4/5 des surfaces bâties de la région ont une vocation résidentielle. La Sarthe et la Loire-Atlantique accueillent plus de la moitié (52 %) des surfaces bâties à dominante résidentielle de la région. Les territoires sous influence urbaine, les plus éloignés des villes-centres, sont les territoires les moins denses en parcelles résidentielles. 2/3 des nouvelles parcelles bâties sont destinées à l'habitat. 70 % des nouvelles parcelles urbanisées pour de l'habitat se trouvent en lointaine périphérie des villes. Les parcelles bâties dédiées aux activités occupaient, en 2011, 1,5 % de la surface régionale. En cinq ans, le rythme de croissance des parcelles à vocation économique a partout été supérieur à celui des parcelles résidentielles.<br /><br />Une synthèse des travaux conduits est en cours de réalisation (parution prévue début 2015). En regroupant les différents postes (eau, agriculture, voiries et surfaces artificialisées), elle constituera un mode d'occupation des sols (MOS) des Pays de la Loire.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
indicateur
;donnée statistique
;occupation du sol
;aménagement de l'espace
;cadastre
;habitat
;propriété foncière
;urbanisation
Descripteur écoplanete
analyse statistique
;bâti
;bâtiment industriel
;carte topographique
Thème
Construction
;Aménagement du territoire
;Habitat - Logement
;Economie
Texte intégral
En 2011, 7,0 % de la région étaient constitués de parcelles bâties à vocation résidentielle
(contre 6,7 % en 2006) et 1,5 % par des parcelles bâties dédiées aux activités. Par
comparaison, les emprises routières et les surfaces en eau mobilisent respectivement 2,8 % et
1,8 % du territoire régional. La consommation d'espaces, en particulier pour les parcelles
d'activités, s'est poursuivie à un rythme soutenu entre 2006 et 2011. Entre 2006 et 2011, le taux
de croissance annuel moyen des nouvelles surfaces bâties a ainsi été de 2,0 % pour les
activités et de 0,8 % pour le résidentiel. Les nouvelles parcelles restent encore très
consommatrices de nouveaux espaces. En Mayenne, leur taille moyenne (1 318 m²) est même
supérieure à la taille moyenne des parcelles de la région (1 192 m²).
Avertissement : selon les données Majic de la DG-Fip, la région compte, en milieu rural, des
parcelles bâties de plusieurs hectares, sur lesquelles une habitation ou un bâtiment agricole a
pu être construit, sans qu'il y ait eu division cadastrale. Le caractère artificiel de ces parcelles,
c'est à dire leur faible propension à revenir à un état naturel, est à relativiser car, dans les faits,
elles sont parfois partiellement utilisées pour de l'élevage ou de la polyculture.
La Sarthe et la Loire-Atlantique accueillent plus de la moitié (52 %) des surfaces
bâties à dominante résidentielle de la région.
En 2011, la région Pays de la Loire comptait 271 908 hectares de parcelles bâties.
224 764 hectares (soit 82,7 % des surfaces parcellaires) revêtaient un caractère résidentiel
c'est-à-dire qu'ils étaient destinés à accueillir maisons, appartements et locaux mixtes à
dominante résidentielle ; les 17,3 % restants étaient consacrés à l'activité.
octobre
2014
Consommation d'espace
Les parcelles bâties à vocation
résidentielle ou économique
n° 262
service
connaissance
des territoires
et évaluation
Plus des 4/5 des surfaces bâties de la
région ont une vocation résidentielle.
La Sarthe est le département qui possède le plus de surfaces de parcelles bâties résidentielles (66 323 ha,
correspondant à 29,5 % des surfaces régionales). A l'opposé, la Mayenne, la Vendée et le Maine-et-Loire sont les
départements qui possèdent le moins de surfaces de parcelles bâties résidentielles (respectivement 34 901 ha,
35 370 ha et 38 187 ha).
Les territoires sous influence urbaine, les plus éloignés des villes-centres, sont les territoires les
moins denses en parcelles résidentielles.
En 2011, 6,96 % de la région étaient
constitués de parcelles bâties à vocation
résidentielle (contre 6,70 % en 2006).
La Sarthe est le département le plus
couvert en parcelles bâties pour du
logement. Les parcelles bâties
résidentielles correspondaient à 10,7 % de
la surface du département en 2011 (contre
10,4 % en 2006). Dans ce département,
non seulement les parcelles résidentielles
sont nombreuses et de taille importante
dans le tissu urbain, mais elles sont
également très grandes en campagne.
Ainsi, hormis dans quelques communes du
nord-ouest et du sud-est de la Sarthe, les
parcelles résidentielles occupent une part
considérable des surfaces communales.
Sur les 20 communes de la région les plus
denses en parcelles bâties, 13 étaient
sarthoises.
Les communes les plus couvertes en
parcelles bâties sont le Pouliguen (47 %) et
Saint-Sébastien-sur-Loire (40 %) en Loire-
Atlantique. A l'opposé, Hardanges, une
commune de 230 habitants en Haute-
Mayenne, est celle où très peu de
parcelles bâties à vocation résidentielle
(15,6 ha), situées le plus souvent dans un
bourg resserré et quelques hameaux,
occupent la plus faible part de la surface communale (0,85 %).
22 % des villes centres des principaux pôles urbains de la région sont couverts de parcelles résidentielles. Dans les
autres territoires, la part des parcelles résidentielles est très proche, comprises entre 6 % pour les territoires sous
influence urbaine et 10 % pour le littoral. Les villes moyennes de la région ne sont couvertes qu'à hauteur de 8 %, tout
comme le rural. Étonnamment, les territoires les plus éloignés des villes-centres mais toujours sous leur influence, sont
moins denses en parcelles bâties que les territoires ruraux : les territoires sous influence urbaine ainsi que la périphérie
des principaux pôles urbains ne sont couverts de parcelles bâties résidentielles qu'à hauteur de 6 % et 7 % (cf. tableau
page 10). Il s'agit de territoires sans vocation agricole forte ni services, pourtant attractifs pour les urbains en quête de
foncier à bas prix.
2/3 des nouvelles parcelles bâties sont destinées à l'habitat.
Sur les 12 732 hectares de nouvelles parcelles bâties en Pays de la Loire entre 2006 et 20111, 8 315, soit 65 %, étaient
destinés à l'habitat.
Tous les départements ont vu croître, à des rythmes soutenus, les surfaces de leurs parcelles bâties résidentielles. La
Loire-Atlantique et la Vendée, en particulier, ont capté plus de la moitié de cette croissance (2 372 ha et 2 031 ha).
Dans trois départements sur les cinq et sur cette même période 2006/2011, le taux de croissance annuel moyen des
surfaces bâties résidentielles a été supérieur à la moyenne régionale (0,76 %) : 1,19 % en Vendée, 0,98 % en Loire-
Atlantique et 0,91 % dans le Maine-et-Loire.
6,9 % du département de la Loire-Atlantique étaient constitués en 2006 de parcelles bâties à vocation résidentielle,
contre 7,3 % en 2011. La Vendée, dont le stock de parcelles bâties était l'un des plus faibles de la région, a connu une
très forte croissance du nombre de ses parcelles bâties entre 2006 et 2011 (passant de 4,9 % à 5,2 % de sa surface
départementale).
1 cf. Brochure n°260 « Les surfaces parcellaires bâties », publiée en 2014 et librement téléchargeable sur le site
internet de la Dreal des Pays de la Loire : à préciser dès mise en ligne (validation en cours)
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Dans le Maine-et-Loire, le rythme de croissance y a également été assez soutenu. 36 493 hectares étaient des parcelles
bâties résidentielles en 2006, soit 5,1 % de la surface départementale. Sur la période 2006/2011, 1 694 nouveaux
hectares ont été bâtis (soit 20,4 % des nouvelles parcelles résidentielles de la région), portant à 5,3 % la part des
parcelles bâties dans la surface départementale.
En Sarthe, le taux de croissance annuel moyen des parcelles résidentielles est le plus faible de la région (0,40 %). Ce
rythme de croissance moins élevé qu'ailleurs est relativisé par le poids considérable des parcelles déjà bâties. Ainsi,
augmentées de 1 307 hectares en 5 ans (soit 15,7 % des nouvelles parcelles résidentielles de la région), les parcelles
bâties résidentielles correspondaient à 10,7 % de la surface du département en 2011 (contre 10,4 % en 2006).
La situation de la Mayenne est assez différente de celle de la Sarthe, même si le taux de croissance annuel moyen y est
également assez bas (0,53 %). Le stock de parcelles résidentielles déjà bâties y est en effet faible en 2006 (33 990 ha).
Entre 2006 et 2011, 911 hectares ont été transformés en nouvelles parcelles bâties, soit 11,0 % des nouvelles parcelles
de la région.
Les communes, qui ont connu la plus forte croissance de leur surface de parcelles résidentielles, sont principalement
situées sur le littoral ou dans les villes grandes et moyennes : Pornic et Challans (+ 52 ha), suivies de Baugé-en-Anjou et
Loiron (+ 50 ha), La Roche-sur-Yon (+ 49 ha), Cholet (+ 48 ha), Nantes (+ 45 ha), Herbignac (+ 43 ha), Mesquer
(+ 43 ha) et Saint-Nazaire (+ 42 ha). Les évolutions calculées pour Baugé-en-Anjou sont particulièrement élevées car la
surface communale a crû suite à la fusion
de communes opérée en 2013 entre
Baugé, Pontigné, Montpollin, Saint-Martin-
d'Arcé. Les chiffres de Chemillé-Melay,
autre commune du département issue
d'une fusion récente, s'expliquent de la
même manière. A Loiron en Mayenne, de
nouveaux lotissements ont consommé
d'importantes surfaces.
37 communes de la région n'ont pas connu
d'évolution de leurs surfaces parcellaires
bâties résidentielles entre 2006 et 2011. 23
d'entre elles étaient sarthoises.
70 % des nouvelles parcelles
urbanisées pour de l'habitat se
trouvent en lointaine périphérie des
villes.
Dans les espaces ruraux (240 378 ha de la
région), le taux de croissance annuel
moyen des parcelles bâties à vocation
résidentielle est très faible (0,35 %). Ce
sont les villes moyennes qui enregistrent la
croissance annuelle moyenne la plus
élevée (0,93 %). En volume, les territoires
sous influence urbaine, et tout
particulièrement ceux de Vendée (taux de
croissance annuel moyen de 1,34 %, correspondant à 1 043 ha), sont les plus grands consommateurs de nouveaux
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Augmentation des surfaces de parcelles bâties
résidentielles entre 2006 et 2011
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Surfaces des parcelles bâties
résidentielles
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2006 2011
espaces : 3 015 ha de surfaces ont été utilisés dans ces espaces sous influence urbaine où très peu d'alternatives à la
voiture sont envisagées par les nouveaux habitants (cf. tableau page 10). Ainsi, 70 % des nouvelles parcelles bâties pour
du logement (soit 5 826 ha en 5 ans) se trouvent dans des territoires, certes sous l'influence des villes-centres, mais dont
ils restent très éloignés.
La vocation des parcelles bâties,
dans le nord de la région, est
davantage résidentielle qu'au sud.
Dans deux des cinq départements de la
région, la part des parcelles à vocation
résidentielle dans les parcelles bâties est
supérieure à la moyenne régionale, soit
87,5 % en Sarthe (correspondant à
66 323 ha sur les 75 809 de parcelles
bâties) et 86,8 % en Mayenne
(correspondant à 34 901 ha sur les
40 212 ha de parcelles bâties).
C'est en Vendée que la part des parcelles
résidentielles dans les parcelles bâties est
la plus faible (77,7 %, soit 35 370 ha de
parcelles résidentielles sur les 45 544 ha
de parcelles bâties).
La vocation résidentielle des parcelles
bâties de Loire-Atlantique (79,6 %
correspondant à 49 983 ha de parcelles
résidentielles) est proche de celle du
Maine-et-Loire (80,3 % correspondant à
38 187 ha de parcelles résidentielles).
A Montoir-de-Bretagne en Loire-Atlantique,
seuls 26,2 % des parcelles bâties (soit
221 ha sur les 842 ha) sont résidentielles.
La présence du port méthanier et de
l'aéroport Saint-Nazaire/Montoir explique en grande partie la faible vocation résidentielle des parcelles de la commune. A
Aillières-Beauvoir, une commune de 217 habitants située au nord-est de la Sarthe, cette part est également très faible
(26,7 %, soit 19 ha sur 72 ha de parcelles bâties) mais pour des raisons différentes : peu de parcelles sont bâties et les
plus vastes sont dédiées soit à l'activité d'élevage, synonyme de bâtiments agricoles sur de grandes parcelles, soit à
l'exploitation d'une carrière.
A l'inverse, dans quatre communes sarthoises (Avesnes-en-Saosnois, Chenay, Montigny et Panon), 100 % des parcelles
bâties sont exclusivement résidentielles.
Dans le rural, la vocation des parcelles est largement résidentielle (à 92 %), contre 63 % dans les villes centres des
principaux pôles urbain où l'activité y est finalement bien plus présente qu'en banlieue (73 %), en périphérie (85 %) ou,
plus loin encore dans les territoires sous influence urbaine (87 %). Ainsi, plus les territoires sont éloignés des grandes
agglomérations et moins la vocation économique des parcelles bâties est affirmée.
La Loire-Atlantique opte pour des formes urbaines plus denses, en captant 57 % des nouveaux
appartements de la région.
Selon les données Majic de 2011, on recensait, en Pays de la Loire, 2 311 225 logements, dont 70 % de maisons, 29 %
d'appartements et 1 % de logements à vocation mixte (accueillant à la fois des locaux commerciaux et du logement)
destinés majoritairement au logement. La Loire-Atlantique accueillait 36 % des logements de la région, contre 8 % en
Mayenne, 15 % en Sarthe, 21 % en Vendée et 20 % dans le Maine-et-Loire.
La copropriété est très inégalement pratiquée en région. Elle est très présente en Loire-Atlantique où l'on trouve 47 %
des appartements de la région et 42 % des logements majoritaires dans les parcelles à vocation mixte. En Mayenne,
seuls 33 008 appartements et 2 023 logements dans des parcelles mixtes ont été déclarés (soit près de 6 % et 7 % du
total régional).
4/12
Entre 2006 et 2011, 108 245
nouveaux logements ont été
déclarés dans la région, dont
74 905 maisons et 32 470
appartements. En région, le taux
de croissance annuel moyen des
appartements (1,22 %) est plus
élevé que celui des maisons
(1,16 %). En Loire-Atlantique et
dans le Maine-et-Loire, les taux
de croissance annuels des
appartements (1,49 % et 1,14 %)
sont plus élevés que ceux des
maisons (1,14 % et 1,12 %). En
Vendée, en Sarthe et en
Mayenne, le rythme de
croissance annuel moyen des
appartements (1,30 %, 0,68 % et
0,51 %) est, à l'inverse plus faible
que celui des maisons (1,48 %,
0,86 % et 1,04 %).
La plus forte croissance de
nouveaux logements déclarés
s'est faite en Loire-Atlantique et en Vendée (respectivement + 41 839 pour un taux de croissance annuel moyen de
1,26 % et +27 594 logements pour un taux de croissance de 1,44 %). Nantes est la commune qui en a accueilli le plus en
5 ans (+ 8 796), suivie d'Angers (+ 3 464), Le Mans (+ 2 584), Saint-Nazaire (+ 2 597), La Roche-sur-Yon (+ 1 910) et
Challans (+1 077).
La Loire-Atlantique et la Vendée ont chacune accueilli près de 31 % des nouvelles maisons. A l'inverse, la Mayenne, la
Sarthe et le Maine-et-Loire n'en ont capté que 8 %, 12 % et 19 %.
Les écarts sont plus importants encore pour la répartition des nouveaux appartements, puisque la Loire-Atlantique, à elle-
seule, a capté 18 359 appartements (soit près de 57 % du
total régional), contre 832 en Mayenne (soit un peu plus de
2 % des nouveaux appartements de la région).
50 270 nouveaux logements ont été déclarés sur des
territoires, éloignés des centres urbains et dont ils sont
pourtant sous l'influence, d'abord en périphérie des pôles
principaux (+ 26 251 logements où le taux de croissance
annuel moyen est de 1,55 %), puis dans les territoires sous
influence urbaine, plus éloignés encore (+ 24 019 logements
pour un taux de croissance annuel moyen de 1,30 %). Ces
nouveaux logements éloignés des centres urbains importants
de la région sont particulièrement consommateurs d'espaces
puisqu'il s'agit quasi-exclusivement de maisons, non de
logements en copropriété. Seuls 3 652, soit 7 % des 50 270
constructions nouvelles, y sont des appartements : + 2 576
appartements en périphérie des pôles principaux et + 1 076
appartements, plus loin encore, dans les zones sous influence
urbaine. A l'inverse, 53 % des nouveaux appartements
s'implantent dans les villes centres des principaux pôles urbains de la région. Ce phénomène témoigne de l'incapacité
des territoires, où se produit l'étalement urbain, à proposer des formes urbaines plus denses.
La taille moyenne d'une parcelle résidentielle serait, en Pays-de-la-Loire, de 1 176 m².
En 2011, on recensait, en Pays de la Loire, 1 910 794 logements (source : Majic, cf. méthode page 12). Ainsi, pour un
logement, 1 176 m² sont en moyenne utilisés en région.
La surface moyenne pour un ligérien masque de grandes disparités selon les départements et les types de territoire. Un
Sarthois et un Mayennais occupent ainsi respectivement 1 172 m² et 1 137 m² de parcelles à vocation résidentielle,
contre 386 m² pour un habitant de Loire-Atlantique, 483 m² pour un habitant du Maine-et-Loire et 551 m² pour un
Vendéen.
Le plus souvent, c'est le caractère urbain ou rural d'une commune qui influe sur l'importance de la surface rapportée à un
habitant. Ainsi, dans les centres-villes des principaux pôles urbains, 116 m² sont rapportés à un habitant, contre 2 210 m²
en zone rurale. Les surfaces moyennes les plus faibles sont calculées à Nantes (79 m²/hab), Angers (86 m²/hab), Le
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Logements bâtis sur les parcelles résidentielles (milliers)
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Maisons 2006 Appt 2006 Loc. Com. 2006
Maisons 2011 Appt 2011 Loc. Com. 2011
Taux de croissance annuel moyen des logements 2006/11
0,0%
0,2%
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0,6%
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1,0%
1,2%
1,4%
1,6%
44 49 53 72 85 Région
maison appart locaux com
Mans (113 m²/hab) et Indre (117 m²/hab), une commune de la communauté urbaine de Nantes, construite sur trois îlots
rocheux. A l'opposé, c'est dans un territoire sous influence urbaine du sud de la Sarthe, qu'un habitant de Dureil occupe
en moyenne 5 hectares de parcelles bâties. Les 69 Dureillois sont en effet peu nombreux sur une petite commune
(810 ha), couverte soit de bois, soit d'immenses parcelles accueillant chacune un bâtiment d'habitation.
Dans les territoires où, par ailleurs la
croissance des nouvelles surfaces a été
élevée entre 2006 et 2011 (cf. tableau page
10), la surface moyenne pour un habitant
est très importante : 1 072 m²/hab en
territoire sous influence urbaine et 768 m²
en périphérie des pôles urbains principaux.
Ainsi, dans les territoires les moins urbains,
la propension d'un habitant à utiliser
beaucoup d'espaces est restée très forte
sur la période 2006/2011.
Les villes moyennes ont adopté une position
intermédiaire (440 m²/hab).
Sur le littoral, à un habitant permanent
correspond 660 m². Dans la réalité, ce
chiffre est à nuancer car de nombreuses
parcelles y ont été bâties pour accueillir des
résidences secondaires à destination d'une
population temporaire le plus souvent
estivale. La saturation du littoral vendéen,
présentée par certains comme une menace
pour son développement, est d'ailleurs ici
questionnée puisque d'importantes surfaces
(7 539 ha) ont encore été bâties en
seulement 5 ans.
En résumé, plus on s'éloigne des principaux
centres urbains de la région, plus on voit
croître la surface de parcelles
bâties résidentielles par habitant : 116 m²/hab dans les centres des grandes villes, puis 345 m²/hab en banlieue de ces
villes, 768 m²/hab en périphérie, 1 072 m²/hab dans les territoires ruraux sous influence urbaine et enfin 2 210 m²/hab en
zone rurale.
Certains nouveaux logements, construits entre 2006 et 2011, restent très consommateurs de surfaces.
En Pays de la Loire, chacun des nouveaux logements de la période 2006/2011 a consommé, selon Majic, 768 m². Le
parc récent de logement présente donc une surface moyenne de terrain inférieure de 35 % à celle de l'ensemble du parc.
Ces moyennes témoignent
cependant d'un échec de la
politique d'économie des
espaces dans certains
départements. Ainsi, en
Sarthe et surtout en Mayenne,
respectivement 1 168 m² et
1 318 m² sont en moyenne
utilisés pour un logement :
52 % et 72 % de surfaces
supplémentaires à la
moyenne régionale des
nouveaux logements sont
donc nécessaires.
La surface moyenne par
nouveau logement est bien
plus raisonnable dans les
départements du Maine-et-
Loire (818 m²), de Vendée
(736 m²) et surtout de Loire-
Atlantique (567 m²).
Un nouveau logement à
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Surface moyenne bâtie pour un nouveau logement (m²)
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Centre Banlieue Périphérie Ville
moyenne
Rural sous
influence
urbaine
Rural pur Littoral Région
Nantes a mobilisé en moyenne 76 m² contre 1 673 m² dans le rural pur. Comme le rural pur, les troisièmes couronnes des
villes se montrent également peu économes en espaces : 1 075 m² en périphérie des pôles principaux et 1 259 m² dans
le rural sous influence urbaine.
Les parcelles bâties dédiées aux activités occupaient, en 2011, 1,5 % de la surface régionale.
1,5 % de la surface régionale (soit 47 144 ha) était constitué
en 2011 de parcelles bâties destinées aux activités (contre
1,3 % soit 42 728 ha en 2006).
La Loire-Atlantique est le département le plus dense en
surfaces d'activités (1,9 % de sa surface, correspondant à
12 796 ha).
Le Mans et Nantes sont les communes de la région qui
accueillent la plus grande surface de parcelles dédiées à
l'activité (respectivement 1 284 ha, soit 24,4 % de la
préfecture sarthoise et 1 215 ha, soit 18,5 % de la capitale
régionale).
A l'inverse, dans quatre communes, toutes sarthoises
(Avesnes-en-Saosnois, Chenay, Montigny et Panon), les
surfaces de parcelles dédiées à l'activité sont nulles.
En cinq ans, le rythme de croissance des parcelles
à vocation économique a
partout été supérieur à
celui des parcelles
résidentielles.
Entre 2006 et 2011, les
parcelles bâties pour des
activités ont connu, en
région, une croissance
annuelle de 1,99 % (contre
0,76 % pour les parcelles
résidentielles). Cette
croissance correspond à
4 416 ha, soit presque autant
que les surfaces d'activités
de la seule Mayenne. Les
parcelles dédiées à l'activité
augmentent ainsi à un
rythme bien plus rapide que
les parcelles résidentielles.
La Loire-Atlantique a capté
près du tiers des nouvelles
surfaces de parcelles
dédiées à l'activité (1 280 ha,
soit 29 % des nouvelles
parcelles de la région) et a
connu un taux de croissance
annuel de 2,13 %.
En Mayenne où le taux de
croissance annuel moyen est
de 1,08 %, les surfaces de
parcelles dédiées à l'activité
ont crû de 278 hectares
(seulement 6,3 % des
surfaces nouvelles de la
région), occupant dorénavant
1,02 % de la surface départementale en 2011 (contre 0,97 % en 2006).
Les surfaces dédiées à l'activité, en Vendée, ont connu le taux de croissance annuel moyen des surfaces le plus fort de
la région (2,46 %). 1 165 nouveaux hectares ont été affectés à de l'activité. En 2011, 1,51 % de la surface du
département était constitué de parcelles dédiées à de l'activité (contre 1,33 % en 2006).
7/12
Surfaces des parcelles bâties destinées à l'activité
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6
8
10
12
14
44 49 53 72 85
en
m
illi
er
s
d'
ha
2006 2011
En Sarthe et dans le Maine-et-Loire, les surfaces occupées par des parcelles d'activités étaient proches en 2006, toutes
deux aux environs de 9 000 hectares. Mais des différences existent. D'abord, le taux de croissance annuel moyen des
surfaces d'activités de la Sarthe a été un peu moins élevé (1,81 %) que celui du Maine-et-Loire (1,99 %). Ensuite, la
Sarthe est plus dense en parcelles d'activités (1,5 % de la surface départementale en 2011, correspondant à 9486 ha)
que le Maine-et-Loire (1,3 % du département).
Dans tous les territoires, le rythme de croissance annuel des parcelles à vocation économique a été supérieur à celui des
parcelles résidentielles. Les territoires les plus dynamiques correspondent aux seconde et troisième couronne des
grandes villes (+ 2,25 % dans les banlieues et + 2,23 % en périphérie des pôles principaux).
La croissance des parcelles à vocation économique est plus
élevée dans les villes moyennes (+ 2,14 %) que dans les
villes centres des principaux pôles urbains de la région
(+ 1,86 %).
Le rural, en revanche, enregistre une croissance annuelle
moyenne de 0,90 %.
Un emploi en Sarthe ou en Mayenne mobilise près
de deux fois plus de surfaces à vocation
économique qu'un emploi en Loire-Atlantique.
En Pays de la Loire, on compte 316 m² de surfaces bâties et
destinées à l'activité pour un emploi. La Loire-Atlantique
enregistre la plus faible surface (228 m²/emploi) contre la
Sarthe (425 m²/emploi). Le Maine-et-Loire est également en
dessous de la moyenne régionale (289 m²/emploi), au
contraire de la Vendée (396 m²/emploi) et de la Mayenne
(417 m²/emploi).
Dans les centres urbains (112 m²/emploi), la banlieue proche (269 m²/emploi) et les villes moyennes (261 m²/emploi), les
8/12
Surface bâties à vocation économique par emploi (m²)
0
50
100
150
200
250
300
350
400
450
44 49 53 72 85 Région
activités tertiaires peu consommatrices d'espaces sont concentrées. Partout ailleurs, les ratios sont supérieurs à la
moyenne régionale. Le maximum est atteint dans les territoires sous influence urbaine (614 m²/emploi). En milieu rural,
sur le littoral ou en troisième couronne des aires urbaines, la surface mobilisée pour un emploi est sensiblement la
même (respectivement 522 m², 513 m² et 514 m²).
Problématiques associées et questionnements
Dans tous les territoires de la région, le rythme de croissance des parcelles bâties à vocation d'activité est donc bien
supérieur à celui de l'ensemble des parcelles bâties. Les deux départements littoraux et la Sarthe, en particulier,
accueillent davantage d'activités économiques.
La croissance des surfaces de parcelles dédiées aux activités, plus rapide que celles affectées au logement, va à
l'encontre de la réputation d'une région Pays de la Loire très résidentielle.
Sur la période 2006/2011, on observe une forte croissance des surfaces bâties pour du résidentiel dans les zones
périphériques éloignées des centres urbains.
La difficulté à inverser une situation existante très contrastée entre le rural et l'urbain est manifeste, d'autant plus que les
évolutions mesurées sur la période 2006/2011 témoignent d'une accentuation des écarts.
Cet étalement urbain engendre des déplacements domicile-travail plus longs, plus d'émission de CO² et une plus forte
dépendance aux produits pétroliers, qui entraîne certains ménages vers une précarité énergétique en cas de forte
évolution des prix de l'énergie.
L'utilisation plus rationnelle de l'espace serait cependant un phénomène amorcé dans la région2. Les évolutions qui
seront prochainement calculées sur une période plus récente (2008/2013), permettront de le vérifier.
2 Cf. Le parc de logements en Pays de la Loire (graphique page 11), Collection analyses et connaissance n°124, août
2014 - http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/publication-de-l-etude-le-parc-de-a1263.html
9/12
Territoire
1 - Centre pôle principal
44 85 0,49% 1,89% 69% 31% 1,11% 99 77
49 73 0,65% 2,05% 62% 17% 0,79% 113 122
53 741 26 0,72% 0,70% 64% 22% 918 0,64% 146 117
72 37 0,46% 1,77% 56% 31% 0,63% 113 151
85 49 0,90% 2,31% 60% 13% 1,38% 212 176
Total 271 0,59% 1,86% 63% 22% 0,93% 116 112
2 - Banlieue pôle principal
44 386 0,70% 2,21% 71% 15% 1,13% 290 239
49 86 0,80% 2,49% 69% 12% 1,37% 302 255
53 954 42 0,91% 0,95% 66% 12% 685 2,04% 561 547
72 140 0,65% 2,84% 81% 18% 1,03% 668 427
Total 654 0,71% 2,25% 73% 15% 1,17% 345 269
3 - Périphérie pôle principal
44 1,14% 2,28% 85% 6% 1,69% 619 421
49 680 0,88% 2,25% 83% 6% 1,42% 670 506
53 278 1,24% 1,17% 85% 5% 1,51% 876 659
72 466 0,52% 1,98% 89% 11% 1,15% 727
85 232 1,27% 3,55% 80% 5% 2,15% 591 539
Total 0,91% 2,23% 85% 7% 1,55% 768 514
4 - Ville moyenne
44 101 1,15% 2,00% 70% 6% 1,10% 456 268
49 233 0,97% 1,50% 77% 7% 1,10% 520 282
53 82 0,93% 1,33% 71% 9% 0,85% 356 222
72 77 0,54% 1,16% 73% 11% 835 0,50% 480 267
85 209 1,08% 3,76% 69% 7% 1,52% 379 258
Total 703 0,93% 2,14% 72% 8% 1,07% 440 261
5 - Territoire sous influence urbaine
44 509 1,09% 1,90% 86% 4% 1,41% 749 508
49 576 1,03% 1,72% 85% 4% 1,13% 693 451
53 326 0,46% 1,26% 88% 5% 0,89% 850
72 560 0,32% 1,67% 91% 10% 0,82% 947
85 1,34% 2,25% 81% 4% 1,78% 599 513
Total 0,71% 1,81% 87% 6% 1,30% 614
6 - Rural pur
49 46 0,74% 0,96% 89% 3% 373 1,01% 850 276
53 156 0,26% 0,68% 93% 11% 564 0,53% 659
72 26 0,14% 1,26% 93% 12% 186 0,49% 527
85 105 1,33% 1,20% 84% 3% 881 1,57% 801 457
Total 334 0,35% 0,90% 92% 8% 0,85% 522
7 - Littoral
44 136 1,03% 2,00% 84% 12% 1,09% 623 360
85 392 0,94% 1,75% 77% 9% 1,02% 673 559
Total 529 0,96% 1,79% 79% 10% 1,03% 660 513
Pays de la Loire 0,76% 1,99% 83% 7% 1,17% 624 316
Surfaces des
PB* en 2011
(ha)
Surface des
PBr* en
2011(ha)
Augmentation
des PBr* entre
2006 et 2011
(ha)
TCAM* des
surfaces de
PBr 2006/11
(%)
TCAM* des
surfaces de
PBa 2006/11
(%)
Part des
PBr* dans
les surfaces
de PB (%)
Densité des
PBr* dans la
surface du
territoire (%)
Nombre de
locaux
d'habitation
en 2011
Evolution du
nombre de
locaux
d'habitation
2006/11
TCAM* du
nombre de
locaux
2006/11
Surface des
PBr* par
habitant
2011
(m²/hab)
Surface des
PBe* par
emploi 2011
(m²/emploi)
5110 3524 212293 11393
3724 2300 116548 4498
1161 29179
2908 1624 83365 2584
1857 1119 28920 1910
14759 9308 470305 21303
15887 11327 207774 11319
3190 2186 32645 2152
1443 7135
5423 4378 27692 1383
25943 18846 275246 15539
24659 20923 1155 148554 11961
19192 15901 100328 6843
5457 4659 21696 1566
20528 18286 57823 3214 1361
4719 3789 26443 2667
74557 63558 2811 354844 26251
2607 1820 20327 1084
6455 4950 49952 2651
2559 1813 27438 1131
4000 2928 34038
5806 3993 52503 3815
21426 15503 184258 9516
11286 9663 59373 4008
13560 11572 76538 4199
16445 14493 47196 2043 1487
38795 35224 74627 2987 2370
20041 16249 1043 127720 10782
100127 87201 3015 385454 24019 1072
1443 1279 7592
13148 12241 21437 3252
4154 3882 7656 2990
1967 1642 11792
20712 19044 48477 2004 2210
3230 2726 39157 2074
11154 8578 153053 7539
14385 11304 192210 9613
271908 224764 8315 1910794 108245
* PB : parcelles bâties, PBr : parcelles bâties à vocation résidentielle, PBa : parcelles bâties destinées aux activités, TCAM : taux de croissance annuel moyen
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Définition des zonages utilisés : centres, banlieues, périphéries, villes moyennes, rural sous influence
urbaine, rural « pur », littoral
Les concepts utilisés sont dérivés des « zonages en aires urbaines ? 2010 » définis par l?INSEE et fondés sur les résultats du
Recensement de Population millésimé 2008 : grands pôles, moyens pôles et petits pôles urbains à chacun desquels sont rattachées
des couronnes, communes multipolarisées, communes isolées :
? unité urbaine ou agglomération : ensemble d?une ou plusieurs communes présentant une continuité de tissu bâti et comptant
au moins 2 000 habitants ;
? grand pôle : agglomération offrant au moins 10 000 emplois ;
? moyen pôle : agglomération comptant de 5 000 à moins de 10 000 emplois ;
? petit pôle : agglomération comptant de 1 500 à moins de 5 000 emplois ;
? aire urbaine : ensemble de communes, d'un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle (ou agglomération) et par des
communes dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des communes
attirées par celui-ci ;
? couronne : ensemble des communes d?une aire urbaine extérieures au pôle (ou agglomération).
Les concepts de centre, banlieue et périphérie, renvoient dans le présent document à ceux des « grands pôles » comptant au moins
50 000 habitants ainsi qu?à leur couronne. On en dénombre 7 en Pays de la Loire : Nantes, Angers, Le Mans, Saint-Nazaire, Laval,
La Roche-sur-Yon, Cholet:
? le centre correspond à la commune la plus peuplée ;
? dans la banlieue sont incluses le cas échéant les autres communes du pôle (ou agglomération) ;
? la périphérie réunit les communes de la couronne.
Les villes moyennes (53 en Pays de la Loire) correspondent aux communes centres des pôles autres que les 7 principaux, à
l?exception des communes présentes dans le zonage Loi Littoral en tant que commune littorale.
L?espace rural sous influence urbaine regroupe les communes des pôles autres que les 7 principaux et autres que les villes moyennes,
ainsi que l?ensemble des communes multipolarisées, à l?exception des communes présentes dans le zonage loi littoral en tant que
commune littorale.
L?espace rural « pur » correspond aux autres communes, à l?exception des communes présentes dans le zonage Loi Littoral en tant
que commune littorale.
Le littoral est composé des communes présentes dans le zonage Loi Littoral en tant que commune littorale, à l?exception des
communes de l?aire urbaine de Saint-Nazaire considérées par convention en tant que composantes de l?aire urbaine et non en tant que
communes littorales.
11/12
Méthode :
Grâce aux fichiers fonciers Majic (mise à jour des informations cadastrales) produits par la DGFIP, les surfaces totales
des parcelles comportant un bâti (un ou plusieurs locaux d?habitation ou d?activité économique) ont été calculées dans
chaque commune au 01/01/2011. La méthode utilisée est nationale. Elle a été recommandée par le ministère de
l'égalité des territoires et du logement, ainsi que celui de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, dans la
fiche 2.2 « Foncier mobilisé pour l'habitat et les activités économiques », extraite d'un ouvrage édité conjointement par
la DGALN, le Certu et le Cete Nord-Picardie en septembre 2013 (Mesure de la consommation d'espace partit des
fichiers fonciers, série de fiches).
Les surfaces comptabilisées correspondent au total des surfaces des parcelles (variable dcntpa) comportant au moins
un local (variable gparbat = 1).
Les locaux ont également été dénombrés. Le dénombrement des locaux s?effectue à l?aide de la variable « local ».
Les évolutions depuis 2006 ont ensuite été mesurées. L?état 2006 est réalisé par rétropolation à partir du millésime 2011
en ne retenant que les parcelles dont l?année de construction minimale (variable jannatmin) du local le plus ancien
présent dans la parcelle est antérieure (<) à 2007.
Un parcellaire bâti à dominante résidentielle a été constitué à partir des surfaces de maisons, appartements et locaux à
dominante résidentielle. La sélection des parcelles à dominante résidentielle consiste à ne conserver que les parcelles
où le nombre de locaux de type commercial ou industriel est minoritaire par rapport au nombre total de locaux (nloccom
< (nlocal ? nloccom) avec nlocal = nlocmaison + nlocappt + nloccom + ndependances). La composition du parcellaire
bâti à dominante résidentielle a été détaillée (nombre de maisons, d'appartements, de locaux commerciaux à
dominantes résidentielle).
Parce que les fichiers Majic contiennent exclusivement des données sur les surfaces cadastrées (les surfaces non
cadastrées, comme les routes par exemple, n'y figurent pas), les parcelles bâties qui ne revêtaient pas un caractère
résidentiel ont, par déduction, été considérées comme des surfaces d'activités.
La fiabilité des résultats est assez bonne malgré des limites liées :
1. à la fiabilité variable des données cadastrales : la mise à jour parfois tardive des informations cadastrales pour
certains biens, une révision du plan cadastral en cours dans la commune, une « disparition » de la subdivision
fiscale vers le non cadastré (cas fréquent pour la voirie),
2. à l?exercice de rétropolation qui ne permet pas de prendre en compte le renouvellement urbain (c'est à dire la
reconstruction de la ville sur elle-même, en recyclant les ressources bâties foncières). La qualification de la
dominante résidentielle d?une parcelle pourra dans certains cas (assez peu nombreux) être erronée en raison
de l?existence d?un bâtiment à usage autre qu?habitation qui ne serait pas enregistré dans la base cadastrale
(présence d'un bâtiment public, d'un local mal géolocalisé ou encore d'un bien exonéré de taxe),
3. à la surface importante de certaines parcelles, sur lesquelles un local peut être construit et que la méthode
considère comme bâties, alors qu'elles pourront par la suite faire l'objet de division parcellaire et être ainsi
densifiées.
Pour information, des écarts existent entre les chiffres issus de Majic, ceux de Filocom et ceux
du recensement. Par exemple, selon les données Majic, on recensait, en 2011,
1 910 794 logements (maisons, appartements et logements commerciaux destinés
majoritairement au logement), contre 1 861 787 selon le recensement 2011 effectué par l'Insee
et 1 885 352 selon Filocom 2011. Le décalage entre les moments d'obtention de l'information
au cours d'une même année ainsi que la différence de méthode de dénombrement
(déclarations pour les impôts et Filocom, recensement pour l'Insee) sont à l'origine de tels
écarts. Cette publication ne s'appuie que sur les données Majic pour estimer le parc de
logements.
Des mises à jour seront réalisées prochainement à partir des données Majic 2012 et 2013.
Elles seront disponibles sur le site internet de la Dreal.
Contact à la Dreal des Pays de la Loire/SCTE
Division observation études et statistiques /Gwénaëlle Le Bourhis
Avec l'appui technique de la direction territoriale ouest du Cerema
Département villes et territoires / Unité connaissance des territoires/ Emmanuel Dupland
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/gestion-econome-et-consommation-de-r604.html
Service de la connaissance
des territoires et de
l'évaluation
Philippe Viroulaud
mailto:Gwenaelle.Le-bourhis@developpement-durable.gouv.fr
mailto:Emmanuel.Dupland@cerema.fr
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/gestion-econome-et-consommation-de-r604.html
La Sarthe et la Loire-Atlantique accueillent plus de la moitié (52%) des surfaces bâties à dominante résidentielle de la région.
Les territoires sous influence urbaine, les plus éloignés des villes-centres, sont les territoires les moins denses en parcelles résidentielles.
2/3 des nouvelles parcelles bâties sont destinées à l'habitat.
70% des nouvelles parcelles urbanisées pour de l'habitat se trouvent en lointaine périphérie des villes.
La vocation des parcelles bâties, dans le nord de la région, est davantage résidentielle qu'au sud.
La Loire-Atlantique opte pour des formes urbaines plus denses, en captant 57% des nouveaux appartements de la région.
La taille moyenne d'une parcelle résidentielle serait, en Pays-de-la-Loire, de 1176m².
Certains nouveaux logements, construits entre 2006 et 2011, restent très consommateurs de surfaces.
Les parcelles bâties dédiées aux activités occupaient, en 2011, 1,5% de la surface régionale.
En cinq ans, le rythme de croissance des parcelles à vocation économique a partout été supérieur à celui des parcelles résidentielles.
Un emploi en Sarthe ou en Mayenne mobilise près de deux fois plus de surfaces à vocation économique qu'un emploi en Loire-Atlantique.
Problématiques associées et questionnements
Définition des zonages utilisés: centres, banlieues, périphéries, villes moyennes, rural sous influence urbaine, rural «pur», littoral
Les concepts utilisés sont dérivés des «zonages en aires urbaines ? 2010» définis par l?INSEE et fondés sur les résultats du Recensement de Population millésimé 2008 : grands pôles, moyens pôles et petits pôles urbains à chacun desquels sont rattachées des couronnes, communes multipolarisées, communes isolées:
Méthode :