Directive inondations Bassin Loire-Bretagne - Rapport de présentation de la cartographie du risque de submersion marine sur le secteur de la Baie de l'Aiguillon
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Dans le cadre de la directive inondation, l'exploitation des connaissances rassemblées dans l'évaluation préliminaire des risques d'inondation du bassin Loire-Bretagne, arrêtée à la fin de l'année 2011, a conduit à identifier 22 Territoires à Risque Important (TRI), dont celui de la Baie de l'Aiguillon, en raison de l'aléa submersion marine selon des critères nationaux et locaux.<br /><br />Ce TRI, qui concerne des communes sur deux départements, la Charente-maritime et la Vendée, a été arrêté par le préfet coordonnateur du bassin Loire-Bretagne le 26 novembre 2012. Le TRI a fait l'objet de cartographies des zones inondables et des risques (croisement des aléas avec les enjeux). Ce rapport d'accompagnement recense les événements historiques, décrit les hypothèses retenues et les cartes. A l'issue de la consultation organisée en juin 2014 par les services de l'État (Préfectures et DDTM) de Vendée et Charente-Maritime, les cartes produites seront approuvées par le Préfet coordonnateur de bassin Loire-Bretagne. Sans portée réglementaire, ces cartes qui n'ont pas vocation à se substituer aux cartes d'aléas des plans de prévention des risques littoraux, doivent être considérées comme un des éléments alimentant la réflexion à engager pour l'élaboration d'une stratégie locale de gestion des risques d'inondation (SLGRI) pour le TRI.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
risques naturels
;inondation
;plan de prévention du risque inondation
;crue
Descripteur écoplanete
protection contre les risques
;analyse du risque
;cartographie du risque
;étude de risque
;évaluation du risque
;protection contre les crues
Thème
Environnement - Nature
;Maritime
;Risques
Texte intégral
3/106
Rapport de présentation
de la cartographie du risque de
submersion marine sur le secteur
de La Baie de L?Aiguillon
Direction Régionale de l'Environnement, de
l'Aménagement et du Logement Pays de Loire
Directive inondations
Bassin Loire-Bretagne
Version 2
Mai 2014
2/106
Table des matières
1 - Introduction............................................................................................................5
2 - Présentation générale du sous-bassin des côtiers Vendéens et du marais
Poitevin.........................................................................................................................6
2-1 Le sous-bassin des côtiers Vendéens et du marais Poitevin........................................6
2-2 Le TRI de La Baie de l'Aiguillon....................................................................................8
3 - Caractérisation des submersions marines sur le secteur de La Baie de
l?Aiguillon...................................................................................................................10
3-1 La submersion marine................................................................................................10
3-2 Les submersions marine sur le secteur de La Baie de l?Aiguillon...............................11
4 - Historique des submersions marines sur le secteur de La baie de l?Aiguillon
.....................................................................................................................................13
5 - Études sur les inondations dans le secteur de la Baie de l?Aiguillon............18
6 - Qualification des évènements d'inondation......................................................19
6-1 Évènement fréquent...................................................................................................19
6-2 Évènement moyen......................................................................................................21
6-3 Évènement moyen + changement climatique.............................................................24
6-4 Évènement exceptionnel............................................................................................24
7 - Limites des résultats obtenus............................................................................25
8 - Qualification des enjeux et sources de données utilisées..............................26
9 - Analyse des enjeux..............................................................................................27
9-1 Évènement fréquent...................................................................................................27
9-2 Évènement moyen......................................................................................................27
9-3 Évènement exceptionnel............................................................................................28
10 - Cartes des évènements d'inondation et des enjeux exposés.......................33
10 ? 1 Cartes de synthèse des inondations......................................................................35
10 ? 2 Cartes des hauteurs d'eau.....................................................................................49
10 ? 3 Cartes d'exposition aux risques.............................................................................87
11- Annexes nécessaires à une compréhension approfondie des cartes........101
11-1 Bases de données nationales utilisées dans l'analyse des enjeux.........................103
11-2 Métadonnées simplifiées sur les bases de données nationales utilisées................104
12- Glossaire............................................................................................................105
3/106
4/106
Rapport de présentation de la
cartographie du risque de submersion
marine sur le secteur de La Baie de
L?Aiguillon
1 - Introduction
Dans le cadre de la directive inondation, l'exploitation des connaissances rassemblées dans
l?évaluation préliminaire des risques d?inondation du bassin Loire-Bretagne, arrêtée fin
décembre 2011 (arrêté n° 11-261 du 12 décembre 2011), a conduit à identifier 22 Territoires
à Risque Important (TRI) d'inondation. Au vu des enjeux liés aux risques de submersion
marines, le secteur de La Baie de l?Aiguillon est l?un d?entre eux. La qualification d?un
territoire en TRI implique une nécessaire réduction de son exposition au risque d?inondation,
et engage l'ensemble des pouvoirs publics concernés territorialement dans la recherche de
cet objectif.
À cette fin, une ou plusieurs stratégies locales de gestion du risque d?inondation devront être
mises en oeuvre sur chaque TRI. Leurs objectifs, avec leurs délais d'élaboration, devront être
arrêtés par le préfet coordonnateur de bassin, en tenant compte des priorités de la stratégie
nationale de gestion du risque d'inondation et de sa déclinaison dans le Plan de Gestion du
Risque d'Inondation (PGRI) du bassin Loire-Bretagne.
Afin d'éclairer les choix à faire et partager les priorités, la connaissance des inondations sur
les TRI doit être approfondie, en réalisant une cartographie des risques pour 3 scénarios
basés sur :
? les évènements fréquents,
? les évènements moyens,
? les évènements exceptionnels.
C?est l?objet des cartographies présentées dans ce rapport sur le TRI du secteur de la Baie
de l?Aiguillon. Les 6 communes de Charente-Maritime et les 10 communes de Vendée
incluses dans le TRI sont les suivantes :
5/106
Département Nom Code INSEE
Charente-Maritime 17008 1980
Charente-Maritime Charron 17091 2337
Charente-Maritime 17153 2063
Charente-Maritime 17218 4623
Charente-Maritime 17376 1201
Charente-Maritime 17472 1425
Vendée L'Aiguillon-sur-Mer 85001 2312
Vendée Angles 85004 2433
Vendée 85049 1700
Vendée Grues 85104 811
Vendée 85185 657
Vendée 85255 2186
Vendée 85267 804
Vendée La Tranche-sur-Mer 85294 2728
Vendée 85297 1039
Vendée La Faute-sur-Mer 85307 828
Nb d'habitants
Andilly
Esnandes
Marans
Saint-Ouen-d'Aunis
Villedoux
Champagné-les-Marais
Puyravault
Saint-Michel-en-l'Herm
Sainte-Radégonde-des-Noyers
Triaize
2 - Présentation générale du sous-bassin des côtiers Vendéens et du
marais Poitevin
Le bassin hydrographique de la Loire s ?étend sur 117 800 km2 du Massif Central (Loire
supérieure) au sud du Bassin Parisien (Loire moyenne), et au sud-est du Massif Armoricain
(basse Loire). Il est constitué de 5 sous-bassins, dont deux présentant un littoral maritime.
Le TRI de La Baie de L?aiguillon est compris dans le sous-bassin des côtiers Vendéens et du
marais Poitevin.
2-1 Le sous-bassin des côtiers Vendéens et du marais Poitevin
La pointe méridionale du Massif Armoricain est à l?origine de la formation des hauteurs du
bocage Vendéen et des Gâtines. Cette ligne de collines qui culminent à moins de
300 mètres donne naissance à un bassin hydraulique de 8 900 km2 au sud de la Loire.
Le nord du bassin est drainé par plusieurs petits cours d?eau côtiers comme la Vie,
l?Auzance, le Falleron. Le sud est occupé par le marais poitevin dont le bassin versant de
350 km2 est drainé principalement par le Lay, la Sèvre Niortaise et son affluent, la Vendée.
Les eaux de ces rivières rejoignent l'océan Atlantique, au nord de la Rochelle, dans la baie
de l?Aiguillon.
6/106
Illustration 1 : Localisation du bassin de la Loire et de ses sous-bassins [source : DREAL Centre - 2011]
La Sèvre Niortaise prend sa source à une altitude de 153 mètres. Avec une longueur de
158 km, elle constitue l?artère centrale du marais poitevin dans lequel elle pénètre à l?aval de
Niort. Son cours avec une pente très faible est constitué de 9 biefs. La rivière est contiguë à
la zone des marais mouillés, soumise à des submersions régulières, jusqu'à l'écluse du
Brault à Marans, et finit par rejoindre l'océan en se jetant dans la baie de l?Aiguillon.
La Vendée rejoint la Sèvre Niortaise peu avant l?océan. Elle s?écoule sur 70 km. En aval de
Fontenay-le-Comte, son cours devient rythmé par des biefs. Elle traverse tour à tour le
marais mouillé, puis le marais desséché.
Après avoir pris naissance à une altitude proche de 200 mètres, le Petit Lay et le Grand Lay
parcourent une cinquantaine de kilomètres avant de se rejoindre pour former le Lay. La
rivière poursuit encore son cours sur 80 km en traversant le marais poitevin pour se jeter
dans l?océan.
Le littoral vendéen se décompose selon trois types de physionomie :
? le littoral sableux qui représente 40 % du linéaire ;
? les côtes rocheuses, localisées principalement entre Saint-Gilles-Croix-de-Vie et
Brétignolles-sur-Mer et entre les Sables-d'Olonne et Jard-sur-Mer ; elles représentent
20 % du linéaire ;
? le rivage artificialisé pour les 40 % du linéaire restant ; il s'agit principalement des
zones polderisées de Noirmoutier, du marais Breton au nord, et du marais Poitevin
7/106
Illustration 2 : Sous-bassin des côtiers Vendéens et du marais Poitevin [source : DREAL Centre- 2011]
au sud. Si initialement ces digues avaient pour objet l'exploitation de terrain à des fins
agricoles, aujourd?hui elles protègent de nombreuses zones résidentielles qui se sont
développées.
Entre les deux grands polders vendéens, le littoral est interrompu par l'embouchure des
fleuves côtiers.
La majorité de ces étiers et rivières est régulée par des vannes ou barrages et présente un
fonctionnement hydraulique fortement influencé par les niveaux marins.
Trois îles sont liées à ce littoral : l'île de Ré et l'île de Noirmoutier, qui possèdent un relief peu
marqué, l'île d'Yeu avec une topographie plus élevée.
Un seul barrage d'une hauteur supérieure à 20 mètres (classe A) et d'un volume supérieur à
15 Mm3 est présent sur le bassin des côtiers Vendéens et du marais poitevin.
Cependant, il existe une douzaine d'autres ouvrages sur les rivières de ce bassin qui créent
des retenues d'eau destinées principalement à l'alimentation en eau potable. Les deux
principaux sont le barrage de Mervent sur la Vendée avec une retenue de 8 Mm3, et le
barrage du Marillet, affluent du Grand Lay, avec une retenue de 7 Mm3.
2-2 Le TRI de La Baie de l'Aiguillon
Le TRI de La Baie de l?Aiguillon est inclus dans le marais poitevin. Celui-ci fait initialement
partie du plateau de calcaire jurassique du seuil du Poitou. La dernière glaciation de Würm
entraîne une régression marine et une reprise d'érosion des cours d'eau de ce plateau
(bassin versant de 535 000 ha), mettant à nu des formations marno-calcaires qui forment
alors une cuvette tandis que subsistent des « buttes » calcaires plus résistantes. Cette
cuvette est recouverte par la mer lors de la transgression flandrienne, formant le golfe des
Pictons alors que sur les buttes calcaires sont bâtis les villages de Maillezais,
Saint-Michel-en-l'Herm ou Marans. Le golfe est alors progressivement comblé par des
alluvions fluviatiles et des sédiments marins, notamment le bri : argile gris bleuté quasi-
imperméable, d'une épaisseur moyenne de dix mètres, originaire principalement de la
Gironde et de la Loire, et envasant progressivement le golfe.
L'avancée du trait de côte sur la mer tend à se ralentir de nos jours autant pour des raisons
naturelles (remontée du niveau marin) qu'humaines (renonciation aux grands travaux
d'endiguement). Le littoral moderne est composée de deux domaines morphologiquement
très différents :
? l'estuaire du Lay, plus grand fleuve proprement vendéen, dont le débouché, fixé à
l'est (pointe de l'Aiguillon), est accompagné à l'ouest par le libre développement d'une
grande pointe à crochets, la pointe d'Arçay,
? la baie de l'Aiguillon traversée par le chenal de la Sèvre Niortaise, fleuve drainant
pour parties trois départements ; cette baie constitue l'exemple le plus achevé du
travail de poldérisation poursuivi sur nos côtes depuis le XIIe siècle.
Les activités principales sont l?agriculture, la conchyliculture, l?aquaculture et le tourisme
avec une forte pression estivale sur le littoral.
Le Parc Régional du marais poitevin couvre la presque totalité du marais (200 000 ha) et
englobe quelques réserves naturelles dont la pointe d?Arçay.
8/106
Le littoral dans cette zone présente des typologies différentes :
? La dune de Longeville : la dune sur laquelle s?est développée la forêt domaniale de
Longeville se développe jusqu?à la Tranche-sur-Mer. Cette flèche sableuse qui a
progressé vers le sud s?est développée en bordure du marais poitevin jusqu?à
atteindre le platier rocheux de la Pointe du Groin du Cou. Ce cordon sableux s?étend
sur près de 12 km et son altitude varie de 5 m à 12 m.
? L?affleurement calcaire et les formations dunaires, entre la Pointe du Groin du Cou et
la Pointe du Rocher : l?étendue découverte à marée basse présente un fort contraste
entre le platier rocheux du bas estran et le haut-estran sableux. Les plages
sableuses, peu développées, se prolongent par des formations dunaires.
? Le déploiement du grand cordon littoral à partir de la Pointe du Rocher : la Pointe du
Rocher constitue un point d?ancrage à partir duquel s?est développé le grand cordon
littoral qui se développe selon une direction ouest / est entre la pointe du Groin du
Cou et la Pointe du Rocher, puis nord-nord-ouest / sud-sud-est jusqu?à la Pointe
d?Arçay. Le littoral est marqué par la pointe d?Arçay et la pointe de l?Aiguillon qui sont
des zones d?accumulations sableuses entre lesquelles s?écoule le Lay. Elles ont
progressé de plus de 200 mètres depuis le XIXe siècle.
? L?anse de l?Aiguillon : l?anse de l?Aiguillon, qui est séparée du large par ces deux
pointes sableuses, correspond à la partie la plus orientale du Pertuis Breton. Elle
recueille les eaux de quatre canaux et celles de la Sèvre Niortaise. La progression
rapide de la flèche de l'Aiguillon aux XVIIe et XVIIIe siècles, apparait comme le facteur
de la localisation des dépôts ultérieurs à l'abri du cordon littoral. Les digues ont pu
ensuite conquérir définitivement les atterrissements ainsi formés (F.Verger, 2009).
L?anse est limitée au sud par les falaises de la pointe Saint-Clément, sur la commune
d?Esnandes, qui s?élèvent de 6 à 10 m, et subissent une érosion. Plus au sud la digue
de « La Prée de Sion » protège le marais conchylicole.
9/106
Illustration 3 : Le Marais Poitevin [source : Fernand Verger, Zones humides du littoral Français, Belin 2009]
3 - Caractérisation des submersions marines sur le secteur de La Baie
de l?Aiguillon
3-1 La submersion marine
Les submersions marines sont des inondations temporaires de la zone côtière par les eaux
de mer. Leur origine est liée à une élévation temporaire du niveau de la mer et à son état
d'agitation.
Le niveau de la mer à un moment donné est le résultat de 3 composantes :
? le niveau moyen : grandeur caractéristique d?un lieu, il est souvent considéré
comme une constante. Cependant, ce niveau reste soumis à des variations sur de
longues périodes. Actuellement, le changement climatique observé s?accompagne
d?une période d?élévation de ce niveau. À l?horizon 2100, les scientifiques prévoient
une augmentation comprise entre 0,60 m et 1,50 m par rapport au niveau actuel.
? la marée théorique : c?est le phénomène prévisible du mouvement de flux et reflux
des eaux de la mer. Elle trouve son origine dans l'effet conjugué des forces de
gravitation de la lune et du soleil et se traduit deux fois par jour par un état de pleine
mer et, un peu plus de 12 heures après, par un état de basse mer. Lorsque le soleil
et la lune agissent de concert, notamment aux équinoxes, les marées sont de grande
amplitude. Le niveau des plus hautes mers astronomiques (PHMA), correspondant
au niveau maximum susceptible d?être atteint par la marée théorique, est affecté d?un
coefficient de marée égal à 120. Le niveau minimum est quant à lui affecté du
coefficient 20. Sur le littoral du district, le marnage moyen est de l?ordre de 3 à 5 m
(par comparaison, il peut atteindre 13 m dans la baie du Mont Saint-Michel).
? la surcote : elle est définie comme la différence entre le niveau de la mer observé et
le niveau de la marée théorique. Cette différence est d?origine météorologique. Elle
est induite par la variation de la pression atmosphérique (une baisse de 1 hPa
engendre une augmentation de 1 cm), l?action du vent sur la surface de la mer et la
vitesse de déplacement de la perturbation. Sur le littoral atlantique, lors des
tempêtes, les vents peuvent atteindre des vitesses de l?ordre de 150 à 200 km/h et
des surcotes supérieures à 1,50 m ont déjà été enregistrées.
Les niveaux marins sont exceptionnellement élevés lorsque ces composantes se
conjuguent : une marée de grande amplitude qui s?accompagne aux heures de pleine mer du
passage d?une dépression très marquée sous forme de tempête. Les niveaux marins
exceptionnels restent cependant des phénomènes de courte durée. En effet, dès le reflux de
la marée, le niveau baisse.
L?état de la mer correspond à son agitation due à la superposition du vent et de la houle.
Les vagues qui se forment en mer se propagent à la côte en subissant l'influence de la
bathymétrie et des obstacles. Lorsque la profondeur d'eau diminue et devient du même ordre
de grandeur que leur hauteur, les vagues deviennent instables et déferlent. Le transfert
d?énergie provoque alors une surélévation du plan d?eau, appelée « set-up ». Puis, l?énergie
finit par se dissiper sur le littoral sous la forme de jets de rive. La hauteur maximale atteinte
par une vague, appelée « run-up », est composée d?une part du « set-up » et d?autre part du
jet de rive.
10/106
Lors d?un raz de marée lié au passage d?une tempête, les ouvrages de protection sont
soumis à la fois à un niveau de la mer élevé et à l?action dynamique des vagues. L?intrusion
d?eau de mer au-delà du cordon littoral et/ou des ouvrages de protection peut alors survenir
de trois manières :
? par ouverture de brèches et rupture des ouvrages de protection du littoral ou du
cordon dunaire ;
? par débordement des ouvrages de protection, le niveau de la mer ayant une cote
supérieure à celle des ouvrages ;
? par franchissement dû au déferlement des vagues (effet de run-up) par-dessus les
ouvrages, le niveau de la mer restant inférieur au niveau des ouvrages, également
appelé franchissement par paquet de mer.
Sur le district Loire-Bretagne, l'ensemble de la façade littorale atlantique du marais poitevin,
de la Vendée jusqu'à l'estuaire de la Loire, est régulièrement exposé aux tempêtes
océaniques provoquant, en l'absence de relief, des submersions marines importantes. La
tempête Xynthia du 28 février 2010 (coefficient de 102, surcote de 1,50 m, niveau marin de
plus de 4,50 m NGF en sud Vendée), qui a impacté l'intégralité du littoral vendéen et la baie
de l'Aiguillon a été à l'origine de submersions marines aux conséquences dramatiques,
malgré les dispositifs de protection en place.
3-2 Les submersions marine sur le secteur de La Baie de l?Aiguillon
Les submersions marines, appelées vimers localement, se produisent généralement lors des
tempêtes hivernales, et sont d?autant plus importantes que l?altitude du littoral charentais est
relativement faible, avec la présence de nombreux marais. Ainsi sur l?ile de Ré et dans la
Baie de l?Aiguillon, une partie des terres gagnées sur la mer sont parfois situées en dessous
du niveau de la mer. Les digues côtières, leur hauteur, leur qualité et leur entretien sont des
éléments essentiels de la vulnérabilité de ces territoires. La rupture ou la surverse de ces
digues entraînent des dégâts économiques et parfois humains considérables.
Les tempêtes automnales, si elles produisent moins de submersions, fragilisent souvent les
protections littorales, qui sont alors plus vulnérables aux tempêtes suivantes.
11/106
Illustration 4 : Paramètres entrant en compte dans l?évaluation des niveaux marins [source : BRGM]
De plus, les communes de La Faute-sur-Mer et de l?Aiguillon-sur-Mer présentent un élément
aggravant : l?embouchure du Lay. Elle est caractérisée par une forme en entonnoir assez
large, séparant la flèche libre de la pointe d?Arçay à l?ouest du segment littoral bas où est
implantée la commune de l?Aiguillon-sur-Mer à l?est. Au débouché de ce petit fleuve côtier,
même en l?absence de crue, l?afflux d?eau en provenance du continent provoque une hausse
supplémentaire du plan d?eau dans toute la partie estuarienne : les surcotes marines
bloquent l?évacuation normale des eaux douces.
12/106
4 - Historique des submersions marines sur le secteur de La baie de
l?Aiguillon
Les évènements historiques témoignent des phénomènes en présence et de leurs
conséquences. Les archives relatent ainsi de nombreuses submersions depuis le
XVIIIe siècle, dont quelques une sont données dans le tableau suivant.
Localités Date Vent Contexte
marin
Conséquences et dommages
année mois jour Km/h coef Sur-
cote
Baie de l?Aiguillon 1738 - - - «Submersion de terres entre Saint-Michel-en-
L?Herm et L?Aiguillon-sur-Mer. »
Aunis-Saintonge 1753 04 04 86 Violente tempête dévastant les moulières
d'Aunis et les salines de Ré.
La Rochelle, ile de Ré, Baie
de l?Aiguillon
1788 02 21 111 « Le 21 la mer a monté extraordinairement et
a fait peu de mal, sauf dans nos marais.[?]
de St-Michel et de Champagné. »
Baie de l?Aiguillon 1875 11 11 86 Rupture de digues et débordement des
ouvrages de protection. 1828 ha de terres
cultivées et pâtures sont submergées.
L'Aiguillon-sur-Mer,
Champagné-les-Marais
1876 12 5 et
31
81
92
Rupture de digue à Champagné-les-Marais,
submersion de terres cultivées et pâtures.
La-Faute-sur-Mer 1882 10 27 110 Rupture de digues et débordement des
ouvrages de protection ; submersion des
terres cultivées et pâtures.
La Faute-sur-Mer 1928 03 21 101 Débordement au sud du bourg : 120 hectares
de terres cultivées et pâtures submergés. Le
bourg de La Faute est réduit à une île.
La Faute-sur-Mer,
l?Aiguillon-sur-Mer,Triaize
1937 03 14 110 Rupture de digues.
Baie de l?Aiguillon 1940 11 16 85 1 Digue des Wagons détruite, inondation
jusqu'à la digue de la Bouhière. A l?Aiguillon,
la digue du Maroc a été rompue, plus de
1000 ha inondés.
Baie de l?Aiguillon 1957 02 15 106
112
Le littoral de la Tranche a souffert des
Générelles à la Grière. A la Grière, la dune a
été emportée sur plusieurs centaines de
mètres à raison de 8 à 9 mètres de largeur.
L?Aiguillon 1962 04 04-05 100 116 Importants dégâts à la digue de la Pointe de
l'Aiguillon, où la mer a ouvert une brèche de
douze mètres.
St-Michel-en-l?Herm 1978 01 11 108 En raison de la forte marée et d'une violente
tempête, la digue des polders de St-Michel-
en-l'Herm a cédé ?... sur une largeur de plus
de 200 mètres
13/106
Localités date vent Context
e marin
Conséquences et dommage
année mois jour Km/h coef Sur-
cote
Baie de
l?Aiguillon :« Tempête
Lothar et Martin »
1999 12 25-27 150 99 La Tranche-sur-mer : recul des cordons
dunaires sur environ 1 mètre, à l'exception
des Générelles où le recul est de 4 mètres.
Rupture d'une digue de protection à
L'Aiguillon-sur-Mer submergeant environ
30 ha de terres agricoles
Communes du littoral
atlantique,l'île de
Noirmoutier et l'île de Ré :
« Tempête Xynthia »
2010 02 28 120 106 1,3
à
1,5
Le niveau atteint 4,50 m NGF à La Pallice.
Dégâts généralisés sur l'ensemble du littoral,
nombreuses brèches, submersions
importantes en sud Vendée(29 décès) et
Charente-Maritime (11 décès).
Baie de
l?Aiguillon :« Tempête
Joachim »
2011 12 15-16 120 70 1,15 Affouillement de digues et recul du cordon
dunaire à la Belle-Henriette
Tableau 1 : Principaux évènements répertoriés depuis le XVIIIe siècle [source : DREAL Centre-
DDT M 85 - « La tempête Xynthia face à l?histoire », F. Surville]
Description des submersions les plus marquantes des XXe et XXIe siècles :
? Submersion du 16 novembre 1940: Vimer atypique. Dans l?après-midi, en l?espace
de deux heures, le baromètre fit une chute brutale de 762 mm à 728 mm. Au moment
de la pleine mer à seize heures, la mer se déchaîna et monta d?un mètre. Les vagues
se ruèrent à l?assaut des digues et les coupèrent en plusieurs endroits... La mer a
atteint la route reliant la Tranche à la Grière à l'arrière de l'Anse du Maupas. On
signale aussi d'importantes inondations à l'Aiguillon, la Faute et la Tranche suite à la
rupture de la digue et à une forte marée (85) conjuguée à une forte dépression . A
l?Aiguillon, la digue du Maroc a été rompue, plus de 1000 ha ont été inondés. Ce
phénomène est ressenti sur toute la côte vendéenne de Bouin à l'Aiguillon.
14/106
Illustration 5 : Tempête du 16/11/1940 - terrains inondés [source : AD de la Vendée]
? Tempête du 15 février 1957 : Cette tempête est d?une intensité exceptionnelle,
probablement une des trois plus fortes du XXe siècle. Le coefficient de marée, ajouté
à des vents puissants (150 km/h) ont généré une submersion sans doute plus forte
que Xynthia. Le Sud-Ouest daté du 16 février 1957 relate : "À Aytré, on n'avait jamais
vu une telle catastrophe. Un bateau a chaviré, dix autres ont été transportés par une
marée exceptionnelle sur les Misottes, jusqu'à 700 mètres à l'intérieur des terres. Les
bouchots de l'anse de l'Aiguillon ont été détruits... »
? Tempête des 26 et 27 décembre 1999 : les tempêtes Lothar et Martin ont frappé
l?ensemble du territoire national, avec des vents jusqu'à 259 km/h. Ces tempêtes sont
dues à la conjonction d'un puissant jet stream en altitude (400 km/h à 8000 m
d'altitude) et d'une profonde dépression en surface (960 hPa). À La Rochelle, le
27/12/1999, le coefficient de marée était de 77, avec une surcote estimée supérieure
à 1,50 m, engendrant des submersions marines notamment dans l?Estuaire de la
Gironde, mais aussi à Port-des-Barques, Fouras, La Rochelle?
15/106
Illustration 6 : Colmatage de brèches à Sainte-Radegonde-des-Noyers
[source : AD de la Vendée]
Illustration 7 : Une conséquence de la tempête Martin [source : Sud-
Ouest]
? Tempête du 27 et 28 février 2010 : Une violente tempête, baptisée Xynthia, balaya
une large bande de territoire allant de la Charente-Maritime aux Ardennes. Le
caractère singulier de la tempête Xynthia en France est dû à la concomitance de la
tempête avec un fort coefficient de marée. Le passage de la tempête a, en effet,
coïncidé avec la pleine mer d?une marée de vives-eaux de coefficient 102 et des
fortes houles comprises entre 6 et 7 m, provoquant une surcote de l?ordre de 1,50 m
à La Rochelle et de 1,30 m à Rochefort.
Cette forte surcote est en partie due à la direction sud-ouest du vent, générant une
force de Coriolis, et à une rugosité particulièrement élevée de l?océan (vagues jeunes
et cambrées). L?analyse des observations et des surcotes, réalisée par le service
hydrographique et océanographique de la marine (SHOM) a permis d?estimer les
périodes de retour associées aux niveaux extrêmes atteints lors de l?évènement de la
tempête Xynthia : la période de retour de la surcote pourrait être supérieure à 50 ans
tandis que la période de retour du niveau d?eau (concomitance pleine-mer et surcote)
est estimée à plus de 100 ans à La Rochelle.
D?une violence exceptionnelle, la tempête Xynthia a fortement endommagé le littoral
de la Charente-Maritime, sur un territoire d?environ 80 communes : douze personnes
ont perdu la vie (essentiellement par noyade), des centaines de familles ont dû être
relogées, et, sur un linéaire de l?ordre de 400 km de côte et de 225 km de défenses
contre la mer, environ la moitié des ouvrages a subi des dommages plus ou moins
importants. C?est environ 5 000 à 6 000 bâtiments qui ont été submergés et
40 000 ha de terres agricoles.
En Vendée, les niveaux marins atteints au cours de la nuit ont entraîné une
submersion d'une grande partie du territoire de l'estuaire du Lay et du marais
poitevin. L'importance de cette submersion a provoqué une catastrophe majeure et a
entraîné le décès de 29 personnes à La Faute-sur-mer. Les services de secours ont
effectué 765 sauvetages dans les premières heures de cette catastrophe, dans le
département et tout particulièrement dans l'estuaire du Lay. Par ailleurs, cette
inondation a provoqué d'importants dégâts dans de nombreuses habitations.
16/106
Illustration 8: Surcote observée au marégraphe de La Pallice en février 2010 [source :
SHOM]
C?est suite à cette tempête que l?État a défini des zones de solidarité où les parcelles
considérées comme trop dangereuses pour y maintenir des maisons peuvent à terme
être expropriées, sur les communes de La Faute-sur-Mer et de L'Aiguillon-sur-Mer
(Vendée), et Charron (Charente-Maritime). Les maisons situées dans ces zones,
soumises à enquête publique, ont fait l'objet soit d'un rachat à l'amiable par l'État,
soit, au terme d'une enquête publique, d'une expropriation.
17/106
Illustration 9 : Baie de l?Aiguillon après Xynthia [source : La Nouvelle
République]
Illustration 10 : Vue satellite après Xynthia le 02/03/2014 [source : SERTIT]
5 - Études sur les inondations dans le secteur de la Baie de l?Aiguillon
Plusieurs études ont été conduites sur le secteur du TRI afin de caractériser les submersions
marines :
? 1999 : Atlas des risques littoraux - DDT 17,
? 2001 : Éléments de mémoire sur la tempête du 27 décembre 1999 ?
DDTM 17/CREOCEAN,
? Septembre 2005 : étude sur la connaissance des risque submersion et
inondation de la sèvre niortaise (SOGREAH,
? 2008 : Atlas des zones inondables des fleuves côtiers vendéens ? Lot 1 : Sèvre
Niortaise et marais poitevin - DDE 85 / LRPC d'Angers,
? 2008 : Atlas des zones inondables des fleuves côtiers vendéens ? Lot 2 : Le Lay aval
- DDE 85 / LRPC d'Angers,
? 2010 : PPRL ? Nord du Département de Charente-Maritime (Andilly, Charron,
Esnandes, Marans, Saint-Ouen-d'Aunis, Villedoux...) prescrit le 26/07/2010, modifié
le 27/12/2012,
? 2011 : Éléments de mémoire et retour d?expérience Xynthia ? DDTM 17
/ Sogreah,
? 2011 : « Étude préalable à la prévention des submersions marines dans une zone
sensible à l?érosion : la Belle Henriette » de C. Vanroye, E. Devaux, P. Chasse
? 2012 : Plan de Prévention des Risques Prévisibles d?inondations ? Commune de
L?Aiguillon-sur-Mer , approuvé le 18 juillet 2012,
? 2012 : Plan de Prévention des Risques Prévisibles d?inondations ? Commune de
La Faute-sur-Mer , approuvé le 18 juillet 2012,
? 2012 : Étude Statistiques des niveaux marins extrêmes des côtes de France ?
SHOM/CETMEF
? 2013 : Étude des protections contre la submersion marine en vue de l'élaboration des
PAPI des territoires autour de la Baie de l'Aiguillon, CG 17 / Artelia.
? 2013 : Programme d?Actions et de Préventions Des Inondations ?PAPI Nord Aunis
porté par le Syndicat Hydraulique de Nord Aunis (SYHNA) / ARTELIA
? 2014 : PPRL ? Bassin du Lay (communes de La Tranche-sur-mer, Angles, Grues,
Saint-Michel-en-l?Herm, Triaize...) prescrit le 22 février 2012 - DDTM 85 / DHI,
? 2014 : PPRL ? Marais Poitevin - Sèvre Niortaise (communes de Champagné-les-
Marais, Puyravault, Sainte-Radégonde-des-Noyers, Chaillé-les-Marais..) prescrit le
22 février 2012 - DDTM 85 / DHI,
? 2014 : PAPI Complet Du Bassin Versant Du Lay Aval ? BRL /Syndicat Mixte Marais
Poitevin Bassin du Lay Aval ? Rapport phase 1 et 2
18/106
6 - Qualification des évènements d'inondation
Pour cette partie, le TRI de la Baie de l'Aiguillon peut être divisé en deux parties :
? une partie nord correspondant au département de la Vendée,
? une partie sud correspondant au département de Charente-Maritime.
Le principe retenu pour cartographier l?aléa lié aux différents scénarios de submersion
marine est de réutiliser les modélisations des études de submersion de 2013 menées par le
bureau d'études DHI dans le cadre du PPRL Sud Vendée ? Marais Poitevin ainsi que les
études de 2012 et 2013 menées par le bureau d?études Artelia dans le cadre du PPRL Nord
du Département (de Charente-Maritime) et l'élaboration des PAPI de la Baie de l'Aiguillon .
Les évènements fréquents, moyens et exceptionnels sont interprétés directement à partir
des niveaux d'eau fournis par ces études. L?événement moyen avec changement climatique
est estimé de même ampleur que l?événement exceptionnel.
Les hauteurs d?eau sont différenciées avec les intervalles [0, 0,5m[, [0,5m, 1m[, [1m, ?[ pour
finaliser la carte d?aléas associée à l'évènement d?inondation. L?échelle de présentation
retenue est le 1/25 000. Enfin, les emprises inondées par les 3 évènements de submersion
sont reportées sur une carte de synthèse des aléas d'inondation.
6-1 Évènement fréquent
L?événement fréquent a été choisi comme l?événement historique provoquant les premiers
débordements dommageables avec un temps de retour compris en 10 ans et 30 ans.
Départements de Vendée et de Charente-Maritime
La cartographie de l?évènement fréquent s?appuie, pour l'ensemble du territoire du TRI, sur
l?étude de submersion marine réalisée par Artelia pour le compte du Conseil Général de la
Charente-Maritime, dans le cadre de l'élaboration des PAPI des territoires autour de la Baie
de l'Aiguillon.
La méthodologie mise en oeuvre reprend celle qu'Artelia avait utilisée dans le cadre du PPR
Nord du Département, réalisé antérieurement et utilisé ici pour l'évènement moyen. Le
modèle a été affiné et mis à jour pour les secteurs de la Sèvre Maritime et pour le
département de la Vendée, au nord du canal de Vix.
Cette méthodologie est basée sur une modélisation mathématique bidimensionnelle à l?aide
des outils du système logiciel TELEMAC (développée par EDF). Cette modélisation intègre :
? la représentation de l?hydrodynamique côtés maritime et terrestre,
? la représentation de la propagation de la houle côté maritime,
? le calcul des débits de surverse au niveau de l?interface constituée par le système de
protection littorale.
Cette modélisation hydrodynamique est bidimensionnelle, ce qui signifie que l?on caractérise
les écoulements (hauteur d?eau et vitesse) de manière dynamique (à chaque instant de
l?évènement simulé), le modèle fournit alors les vitesses de déplacement de la colonne d?eau
(vitesses moyennées sur la verticale) dans l?espace (plan horizontal).
Les protections littorales sont considérées dans cette modélisation comme une « interface »
entre la partie maritime du modèle et sa partie terrestre. Elles sont supposées globalement
non faillible (hypothèse optimiste issue des cadrages nationaux).
19/106
Au niveau de cette « interface », un développement spécifique a été réalisé afin de
déterminer, à partir du type de protection et des conditions hydrodynamiques et de houles
observées, le débit de franchissement qui arrive côté terrestre.
La bathymétrie de la partie maritime du modèle est issue des cartes du SHOM disponibles
sur le secteur. La topographie de la partie terrestre du modèle est issue de l?interprétation et
de l?exploitation des données LIDAR (source récente IGN) du secteur d?étude.
La topographie des crêtes des protections est issue du levé de géomètre réalisé suite à la
tempête Xynthia. Ces éléments ont été complétés sur les secteurs manquants par des
données transmises par la Communauté d?Agglomération de la Rochelle (CDA) en cours
d?étude.
Les limites associées à la modélisation mise en oeuvre sont liées aux hypothèses propres
aux modèles bidimensionnels (taille des mailles) et à la précision des données de base qui
ont servi à leur élaboration.
Le modèle hydrodynamique est en premier lieu calé en niveau et en vitesse sur la partie
maritime pour des évènements « courants », c?est-à-dire par comparaison entre les
évolutions du niveau d?eau fournies par le modèle hydrodynamique pour un cycle de marée
astronomique aux différents marégraphes du secteur d?étude et les prédictions fournies par
le SHOM pour ces mêmes marégraphes. Puis il a été comparé à des phénomènes plus
marquants (tempêtes Martin et Xynthia), afin de représenter le plus fidèlement possible
l?influence des paramètres hydro-météorologiques sur le modèle.
Selon les études PAPI pour le Lay Aval, les premiers débordements se situent à une cote de
3,85 m NGF au niveau de la pointe de l?Aiguillon, ce qui correspond à une période de retour
de 25 à 35 ans. La cote de 3.85 m NGF correspond au niveau marin relevé au marégraphe
de La Rochelle lors de la tempête Martin du 27 décembre 1999.
Ainsi Artelia a défini un aléa maritime « fréquent » qui correspond à la tempête Martin
en aval avec concomitance de débits faibles et courants des rivières Sèvre et Vendée.
Il servira ici pour décrire l?évènement fréquent.
20/106
Illustration 11 : Maillage du modèle [source : Artelia]
La prise en compte des ouvrages de protection s?est faite après inventaire des ouvrages et
classement selon leur homogénéité et leur état. En complément, des études sur la
dynamique des brèches ou des ruines ont permis d'adapter ces scénarios selon les
situations locales. De plus, conformément aux textes en vigueur, toute infrastructure
présentant un remblai conséquent dans la bande de 150 m en arrière de la protection
principale a été considérée dans le modèle comme arasée à la cote du terrain naturel de part
et d?autre (arasement réalisé dès le début du calcul).
Note importante : la simulation réalisée par Artelia, si elle prend en compte l?ensemble de la
Baie de l?Aiguillon, n?a pas été cartographiée sur les communes suivantes : (l?Aiguillon-sur-
Mer, la Tranche-sur-Mer, La Faute-sur-Mer, Grues, Angles). Cependant compte tenu des
protections maritimes existantes sur ces communes, seul le secteur de La Belle-Henriette
sur les communes de La Tranche-sur Mer et La Faute-sur-Mer semble vulnérable, comme le
prouve la dernière tempête du 02 janvier 2014 ayant rompu le cordon dunaire qui isole la
lagune. En s?appuyant sur l?étude « Étude préalable à la prévention des submersions
marines dans une zone sensible à l?érosion : la Belle Henriette » de C. Vanroye, E. Devaux,
P. Chasse (http://www.paralia.fr/jngcgc/12_56_vanroye.pdf) et en utilisant le LIDAR
disponible sur la zone, on peut estimer de façon simple les hauteurs d?eau prévisibles dans
la lagune pour un évènement fréquent. La hauteur d?eau dans la lagune été fixé à 2,80 m
NGF pour être cohérent avec les valeurs estimées par l?étude précédente.
6-2 Évènement moyen
La cartographie de l?évènement moyen (période de retour entre 100 et 300 ans) s?appuiera
sur les modélisations de l?événement Xynthia + 20 cm. L?occurrence du phénomène peut
être estimée en s?appuyant sur les rapports des « Statistiques des niveaux marins extrêmes
des côtes de France » et l? « Analyse des surcôtes extrêmes le long des cotes
métropolitaines » à une occurrence supérieure à 100 ans.
Avec une cote Xynthia+20 cm à la Rochelle (Marégraphe le plus proche du TRI), égale à
4,71 m et une PHMA de 3,37 m (source SHOM), on obtient une surcote de 1,34 m. Cette
surélévation de 1,34 m est compatible avec une période de retour supérieure à 100 ans
(Intervalles de confiance à 70 % sur La Rochelle 123-140 cm).
Tableau 2 : Estimations des surcotes extrêmes de La Rochelle selon les lois exponentielle et
GPD[SHOM-CETMEF 2012]
Remaque : Pour les scénarios moyen et extrême les ouvrages sont réputés faillibles
(cadrages nationaux), voire ruinés en cas de déversement de plus de 20 cm.
Département de Vendée
La cartographie de l?évènement moyen (période de retour entre 100 et 300 ans) s?appuie,
pour la partie Vendée, sur l?étude de submersion marine réalisée par DHI pour le compte de
la DDTM de la Vendée, dans le cadre du PPR Sud Vendée ? Marais Poitevin.
21/106
Période de retour (années) 5 10 20 50 100 1000
Surcote de Pleine mer (cm) 85 96 107 121 132 168
Intervalle de confiance à 70% (cm) 81 - 90 90 - 101 100 - 113 113 - 129 123 - 140 156 - 179
Période de retour (années) 5 10 20 50 100 1000
Surcote de Pleine mer (cm) 85 96 107 122 134 172
Intervalle de confiance à 70% (cm) 80 - 91 89 - 104 97 - 117 108 - 137 115 - 152 133 - 210
Loi exponentielle ? Seuil : 34 cm
Loi GPD ? Seuil : 40 cm
http://www.paralia.fr/jngcgc/12_56_vanroye.pdf
Le modèle construit pour cette étude utilise le logiciel MIKE FLOOD, développé par DHI.
La zone d?étude couvre un vaste secteur et on y retrouve des cours d?eau, des canaux, des
plaines d?inondation et des marais, qui ont été représentés différemment au sein du modèle
afin de reproduire au mieux leur comportement hydraulique.
Dans le modèle, les digues et autres éléments structurants de la topographie, qui vont dicter
le comportement hydraulique des secteurs concernés, sont représentés par des ouvrages de
type seuil. La localisation et les hauteurs de crêtes sont fidèlement reproduites au sein du
modèle.
Afin de tenir compte de la variabilité spatiale de la « résistance à l?écoulement » des terrains,
une carte des coefficients de rugosité a été définie pour l?ensemble de la zone d?étude à
partir de la carte d?occupation du sol Corine Land Cover.
Les données concernant le niveau d?eau sont issues d?une interprétation graphique des
courbes des niveaux marins de pleine-mer du CETMEF et du SHOM (Statistiques des
niveaux marins extrêmes des côtes de France (Manche et Atlantique) ? 2008 et 2012). Ces
données permettent de prendre en compte l?effet combiné de la marée avec les surcotes
atmosphériques.
Les phénomènes de submersions marines reproduits dans le modèle hydraulique sont :
? Les débordements : les ouvrages de protection maritime le long du littoral ainsi que
les éléments linéaires structurants de la topographie sont représentés par des profils
en long dont les hauteurs sont extraites des données LIDAR. Dès lors que le niveau
d?eau dépasse celui de crête de la digue, il se produit un débordement par dessus
l?ouvrage. Les volumes mis en jeu sont directement calculés par le logiciel en fonction
des hauteurs d?eau de part et d?autres de l?ouvrage ;
? Les brèches : la localisation des brèches est basée sur une approche topographique,
tenant compte de la définition de casiers hydrauliques. L?abaissement de l?ouvrage
s?opère jusqu?au terrain naturel en arrière de la digue. Le début d?apparition de la
défaillance est considéré comme ayant lieu 1h avant la pleine mer. Cette hypothèse
permet d?avoir un niveau proche de la pleine mer et un phénomène qui se produit
suffisamment tôt pour représenter un volume d?eau entrant important ;
? Les franchissements par paquets de mer : ceux-ci ne sont considérés que sur les
secteurs où leurs effets ont été identifiés comme significatifs, à savoir à
La Tranche-sur-Mer et sur la digue du Génie. Les débits de franchissement par
paquets de mer ont été quantifiés pour des évènements centennaux.
Le modèle reproduit d?une part les phénomènes de submersions marines et d?autre part les
inondations par débordement de cours d?eau. Ainsi le calage du modèle a été effectué sur
deux évènements distincts, où l'on s'est efforcé premièrement de caler le modèle sur le front
littoral et rétro littoral. Pour ce faire il a été utilisé les données récoltées suite à l?évènement
Xynthia. Deuxièmement, l?évènement d?inondation fluvial survenu en octobre 1999 a servi à
ajuster les paramètres du modèle dans la vallée du Lay.
Plusieurs hypothèses générales sont valables quelque soit la modélisation.
Les conditions initiales dans les marais sont les suivantes :
? Marais desséchés partiellement en eau, avec le volume d?une précipitation
décennalle de 24h ;
? Dans la vallée du Lay les marais mouillés sont supposés secs initialement.
22/106
Les ouvrages transversaux sur le Lay sont considérés comme défaillants (Braud non
compris, les hypothèses pour ce dernier varient en fonction du scénario modélisé). Ainsi les
barrages de Moricq et Mortevieille ont leurs vannes « fermées », ne permettant le passage
des eaux que par surverse. Pour les portes à la mer le long du littoral on a supposé un
dysfonctionnement de ces ouvrages : ils sont maintenus ouverts durant la simulation. Les
différents ouvrages de jonction entre les canaux et cours d?eau sont quant à eux supposés
fermés durant la simulation.
Caractéristiques des brèches maritimes :
? Cinétique identique pour toutes les brèches (indépendante de l?exposition à la houle,
notamment), la durée d?ouverture est de 15min et l?abaissement se fait jusqu?au
terrain naturel ;
? Début d?apparition : 1h avant la pleine mer ;
? Brèches de largeur 100 m par défaut, si historiquement une brèche plus importante
fut observée alors cette largeur a été retenue (5 brèches concernées).
La durée de simulation est de 2 cycles de marées, soit 24h.
Pour l'évènement moyen, les conditions limites en mer ( modèle Artelia au large, ce
qui assure une bonne cohérence avec la modélisation en Charente-Maritime).
correspondent aux niveaux de l?évènement Xynthia, rehaussés de 20 cm pour la prise
en compte du changement climatique à l?horizon 2010.
Les conditions aux limites fluviales correspondent à un évènement non exceptionnel,
nommément celles observées dans les cours d?eau lors du passage de la tempête Xynthia. Il
n'est pas pris en compte de défaillance des ouvrages de protection le long des berges.
Département de Charente-Maritime
La cartographie de l?évènement moyen (période de retour entre 100 et 300 ans) s?appuie,
pour la partie Charente-Maritime, sur l?étude de submersion marine réalisée par Artelia pour
le compte de la Communauté d?Agglomération (CDA) de La Rochelle servant de base à
l?élaboration du PPR Nord du Département.
Illustration 12 : Maillage du modèle, bathymétrie et topographie du modèle [source : Artelia]
23/106
La méthodologie est la même que celle utilisée dans le cadre de l'élaboration des PAPI de la
Baie de l'Aiguillon, les limites évoquées précédemment sont donc identiques.
L?évènement de référence, dont les règles de détermination sont définies par la circulaire du
27 juillet 2011, est dans ce cas l?évènement historique le plus fort ayant affecté le territoire
avec une période de retour au moins centennale. La tempête Xynthia, avec la cote maximale
atteinte par cet évènement de 4,51 m NGF à La Rochelle, a donc été retenue pour cette
étude.
Ainsi, Artelia a défini un aléa à court terme, défini à partir de l?évènement de référence
Xynthia auquel on rajoutera au large une valeur de 0,20 m en chaque point du
marégramme pour prise en compte de l'évolution du changement climatique . Il
servira ici pour décrire l?évènement moyen.
6-4 Évènement moyen plus changement climatique
Compte tenu des hypothèses précédentes, il s?avère que la prise en compte du
réchauffement climatique pour un événement moyen, s?appuie sur des hypothèses
identiques à celles de l?événement exceptionnel en terme d?événement de référence.
La prise en compte du réchauffement climatique impose une augmentation de 60 cm du
niveau moyen des mers à l?horizon 2100. Ainsi le niveau de l?évènement moyen plus
changement climatique s?appuiera sur ce TRI sur Xynthia +60 cm. Par ailleurs, avec une
cote Xynthia+60 cm à la Rochelle (Marégraphe le plus proche du TRI), égale à 5,11 m et une
PHMA de 3,37 m (source SHOM), on obtient une surcote de 1,74 m. Cette surélévation de
1,74 m est compatible avec une période de retour proche de 1000 ans (Intervalles de
confiance à 70 % sur La Rochelle 156-179 cm).
Ainsi pour ce TRI, l?événement moyen avec le changement climatique sera équivalent
à l?événement exceptionnel. Pour la cartographie, on se référera aux cartes
modélisant ce dernier.
6-3 Évènement exceptionnel
La cartographie de l?évènement exceptionnel (période de retour de 1000 ans) s?appuiera sur
les modélisations de l?événement Xynthia + 60 cm. L?occurrence du phénomène peut être
estimée en s?appuyant sur le rapport « Analyse des surcotes extrêmes le long des cotes
métropolitaines » SHOM-CETMEF à une occurrence de 1000 ans.
Département de Vendée
La cartographie de l?évènement exceptionnel (période de retour supérieure à 1000 ans)
s?appuie, comme pour l'évènement moyen, sur l?étude de submersion marine réalisée par
DHI pour le compte de la DDTM de la Vendée, dans le cadre du PPR Sud Vendée ? Marais
Poitevin.
Département de Charente-Maritime
La cartographie de l?évènement exceptionnel (période de retour supérieure à 1000 ans)
s?appuie, comme pour l'évènement moyen, sur l?étude de submersion marine réalisée par
24/106
Artelia pour le compte de la Communauté d?Agglomération de La Rochelle, dans le cadre du
PPR Nord du Département.
Pour les deux départements on utilisera les mêmes hypothèses générales, la même durée
de simulation et les mêmes conditions aux limites fluviales. Ainsi, on utilisera l?aléa à 100
ans, toujours défini à partir de l?évènement de référence Xynthia mais en ajoutant au
large, à chaque point du marégramme, une valeur de 0,60 m, permettant, entre autres,
de prendre en compte la possible élévation des niveaux des océans en fonction du
réchauffement climatique. Cet aléa servira ici pour décrire l?évènement exceptionnel. La
méthodologie et les limites évoquées précédemment sont donc identiques.
Remarque importante : L?évènement modélisé en Charente-Maritime pour la carte des
aléas pour l'évènement de référence + 20 cm comprend une concomitance avec un
évènement centennal coté Vendée et Sèvre fluviale.
Au moment de l'élaboration des cartes de surfaces inondables, la modélisation pour
l'évènement de référence + 60 cm n'était pas complètement achevée. Ainsi en Charente-
Maritime pour la carte des aléas pour l'évènement de référence + 60 cm est modélisée sans
concomitance de crues fluviales : ceci implique que notamment sur Marans, l?évènement
moyen est à certains endroits de plus grande ampleur que l?évènement exceptionnel. La
prochaine version de la cartographie intégrera la concomitance inondation/submersion dès
lors que les données seront disponibles.
7 - Limites des résultats obtenus
Différentes incertitudes sont attachées à la méthode utilisée pour définir les zones inondées.
La représentation de la topographie s'appuie sur un Modèle Numérique de Terrain (MNT) qui
se présente sous la forme d'un assemblage de pixels de 1 m x 1 m et dont l'altimétrie est
interpolée à partir d'un levé topographique de type « LIDAR » avec une incertitude propre de
l'ordre de 15 centimètres.
Des incertitudes sont également présentes sur les modélisations hydrauliques, les périodes
de retours et le calage des modèles.
Il existe également des incertitudes (difficilement quantifiable) attachée au choix des
hypothèses de faillibilité des ouvrages de protection (approche très optimiste pour le
fréquent, et plutôt sécuritaire pour le moyen et l'exceptionnel selon les cadrages nationaux).
De ce fait, au-delà des incertitudes relatives à la période de retour des évènements, les
incertitudes moyennes sur la ligne d'eau pour les évènements retenus sont :
? de l'ordre de 20 à 30 cm pour la submersion fréquente,
? de l'ordre de 20 à 50 cm pour la submersion moyenne,
? d'au moins 50 cm pour la submersion exceptionnelle.
25/106
8 - Qualification des enjeux et sources de données utilisées
La carte de synthèse des aléas d?inondation est complétée avec différents enjeux présents
dans les zones inondables.
Les enjeux reportés sont :
? la population et les emplois ainsi que le bâti concerné,
? les zones d?activités,
? les patrimoines naturel et culturel,
? les installations polluantes et dangereuses (dites IPPC1 et SEVESO AS2),
? les stations d'épurations,
? les installations et bâtiments sensibles.
Les bases de données mobilisées dans ce cadre sont :
? la BD topo de l?IGN pour identifier les bâtiments et les installations sensibles ou utiles
à la gestion de crises,
? S3IC et BDERU du Ministère de l?Écologie du Développement Durable et de l?Énergie
pour les installations polluantes ou dangereuses et les stations d?épuration,
? les éléments issus du rapportage de la directive cadre sur l'eau pour le patrimoine
naturel (cf annexe).
Ces bases de données nationales ont été complétées par des bases locales (base ERP,
zones d'activité, base établissements du rectorat Poitou-Charentes) ou plus spécifiques
(base FINESS du Ministère de la santé), ainsi que par les documents d'urbanisme existants
(PLU et POS des communes numérisés au 31/12/2011).
Par ailleurs, les emplois3 et la population sont issus de bases de données spécifiques dont le
traitement et les extractions par commune ont été réalisés par le Cerema, Direction
territoriale Méditerranée (ex CETE Méditerranée).
Le taux de population saisonnière a été estimé à partir des données INSEE tourisme
(campings, résidences de vacances, hôtels, ports de plaisance,..), et des données de la DGI
(résidences secondaires) agrégées et modulées4 selon les capacités des établissements.
Les enjeux ont par ailleurs été complétés ou confirmés à partir des documents
réglementaires (PPRL, PLU), contractuels (PAPI) ou informatifs (site internet, plans des
communes ..).
1 Les « IPPC » sont les installations classées pour la protection de l'environnement potentiellement
les plus polluantes
2 Les « SEVESO AS » sont les installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE)
potentiellement les plus dangereuses
3 Une incertitude de l'ordre de 20 % est attachée au calcul des emplois impactés. Les chiffres cités
ci-après et sur les cartes sont des valeurs moyennes de l'estimation. Les résultats détaillés
(fourchettes de valeurs) par commune et agrégés sur le TRI sont joints sur le tableau de synthèse
en annexe p 103.
4 Voir détail en annexe p 102
26/106
9 - Analyse des enjeux
Il est important de noter que la fréquentation touristique sur le TRI est très importante, avec
une estimation du taux d?habitants saisonniers de 305 % pour l?ensemble du TRI, et près de
2 000 % pour les communes de la Tranche-sur-Mer et la Faute-sur-Mer.
Ces taux sont donnés pour l?ensemble de la commune, et l?estimation des populations selon
les scénarios, ne concerne que la population permanente.
Les analyses conduites permettent notamment de mettre en évidence les enjeux suivants
selon les différents scénarios.
9-1 Évènement fréquent
Pour ce scénario, les zones touchées sont relativement faibles et circonscrites aux abords
de la Sèvre Niortaise, de quelques zones littorales autour de la Baie de l?Aiguillon et la
lagune de la Belle Henriette.
Les enjeux humains : environ 125 personnes et 46 emplois sont susceptibles d'être
impactés directement, essentiellement sur les communes de Marans et de Charron.
Établissements ou Installations sensibles : aucune installation sensible n?est impactée
par ce scénario.
Infrastructures de transports : La RD 10a sur la commune de
Sainte-Radégonde-des-Noyers, est impactée sur environ 200 m au lieu dit « Le Brault »
Zone d'activité économique : les zones d'activités proches de la Sèvre Niortaise à
Marans sont impactées de façon marginale (Marans Nord ? secteur du port), sur Charron la
zone d?activité du Corps de Garde, ainsi que le port du Pavé sont en grande partie impactés.
Les zones agricoles entourant la Sèvre Niortaise sont également touchées
(Sainte-Radégonde-des-Noyers, Charron, Marans).
Installations polluantes (IPPC) : aucune IPPC n'est située dans une zone inondable
pour ce scénario.
Stations de traitement des eaux usées (STEU) : aucune STEU de capacité
supérieure à 2 000 Equivalent Habitants (EH) n'est située dans une zone inondable pour ce
scénario.
Zones protégées pouvant être impactées : sans objet car pas d'IPPC et de STEU
recensés.
Patrimoine culturel : pas de patrimoine recensé.
9-2 Évènement moyen
Outre les enjeux impactés dès l'évènement fréquent et détaillés en 9-1, les enjeux ci-
dessous pourront être touchés lors d'un évènement moyen.
Les enjeux humains : environ 6 000 personnes et 2 120 emplois sont susceptibles
d'être impactés directement, principalement sur L?Aiguillon-sur-Mer (1 768 habitants et 640
emplois) Charron (872 habitants et 197 emplois) La Faute-sur-mer (747 habitants et 354
emplois), Saint-Michel-en-l'Herm (739 habitants et 175 emplois) et Marans (683 habitants et
194 emplois).
Établissements ou Installations sensibles : on recense 3 casernes de pompiers (ou
centre de secours) sur L?Aiguillon-sur-Mer, La Tranche-sur-Mer et Saint-Michel-en-l'Herm
27/106
qui seront impactés. Un Établissement d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes
(EHPAD Paul Bouhier) à l?Aiguillon-sur-Mer, la mairie et une école à la Faute-sur-Mer, la
mairie et les écoles maternelle et primaire à Charron, 30 campings ou centres de vacances
dont 14 à La Tranche-sur-Mer, 7 à La Faute-sur-Mer, 3 sur Grues et 2 sur
Sain-Michel-en-l'Herm sont impactés. Enfin, 6 installations d?eau potable (station de
pompages, réservoirs), 1 poste de transformation électrique (Grues), et 2 ICPE sur Marans
sont touchés.
Infrastructures de transports : la RD 105B, la RD 46, la RD 1046 et son
prolongement la RD 746 , la RD 747 (partiellement) sont impactés sur le secteur de La
Tranche-sur Mer jusqu?à Triaize. La RD 44 sur Grues, la RD 25 sur Triaize sont impactées.
En Charente-Maritime la RD 9, La R 105, la RD 10, la RD 20, la RD 938 et la ligne de
chemin de fer la Roche-sur-Yon/La Rochelle sont impactées sur une grande partie de leurs
linéaires.
Pour ce scénario les communes de La Faute-sur-Mer l?Aiguillon-sur-Mer, Saint-Michel-en-
l'Herm et Charron sont isolées, et la commune de La Tranche-sur-Mer partiellement.
Zone d'activité économique : les zone d'activités de Marans (ZI du Port, ZI La
Pénnissière très partiellement), de Charron (ZA du Peu Relevé), la Zone artisanale de
Champagné-les-Marais, en partie celles de Triaize, de Saint-Michel-en-l?Herm (ZA Delphine),
de l?Aiguillon-sur-Mer, de la Tranche-sur-Mer (ZA de la Corba) et le centre de compostage
d?Angles sont impactés. A cela il faut ajouter de nombreuses zones agricoles touchées sur
l?ensemble des communes, et un grand nombre de zones d?activités futures. Les activités
mytilicoles et conchylicoles sont également fortement impactées sur les communes de
Esnandes, Charron, La Faute-sur-Mer et l?Aiguillon-sur-Mer.
Installations polluantes (IPPC) : la Laiterie Terra Lacta de Saint-Michel-en-l?Herm est
impactée par ce scénario.
Station de traitements des eaux usées (STEU) : les STEU de l?Aiguillon-sur-Mer
(28 000 EH), de Saint-Michel-en-l?Herm (4 400 EH), de Marans (10 000 EH) et d?Esnandes
(2 200EH) sont situées dans une zone inondable pour ce scénario.
Zones protégées pouvant être impactées : cinq zones de protection des habitats et
des espèces situées sur la Baie et 2 zones de baignade à l?Aiguillon-sur-Mer sont situées à
proximité des installations polluantes précédemment identifiées.
Patrimoine culturel : l'église de La Faute-sur-Mer, 1 musée à Charron, et 1 musée à
Esnandes sont impactés.
9-3 Évènement exceptionnel
Outre les enjeux impactés lors des évènements fréquent et moyen détaillés en 9-1 et 9-2, les
enjeux ci-dessous pourront être touchés lors d'un évènement exceptionnel.
Les enjeux humains : environ 7 500 personnes et 2900 emplois sont susceptibles
d'être impactés directement : les communes les plus touchées sont celles de L?Aiguillon-sur-
Mer avec respectivement 1 959 habitants et 755 emplois, La Faute-sur-Mer (776 habitants et
372 emplois), Charron (1 000 habitants et 252 emplois), Marans (920 habitants et 542
emplois), Saint-Michel-en-l'Herm (845 habitants et 189 emplois). La tableau ci-après précise
les taux de population impactée, hors population saisonnière qui peut être très importante
comme précédemment indiqué. Ainsi sur la Tranche-sur-Mer, en rapportant le pourcentage
de population impactée par le phénomène (17,5%) à la population saisonnière estimée (49
610), on atteint près de 8700 personnes supplémentaires impactées pour cette seule
commune essentiellement en période estivale. Pour l?ensemble du TRI, avec un taux
28/106
saisonnier de 305 %, on arrive à une population saisonnière impactée de près de 23 000
personnes.
Tableau 3 : Estimations des populations impactées pour le scénario exceptionnel.
Établissements ou installations sensibles : la caserne et l?EHPAD (Ste Bernadette) à
Champagné-les-Marais, La mairie et l?école à l?Aiguillon-sur-Mer, 6 campings et un ICPE
(déchetterie) et une installation d?eau potable sur La Tranche-sur-Mer, 3 campings sur La
Faute-sur-Mer, 1 camping sur Triaize et 1 station de pompage sur Andilly sont touchés.
Infrastructures de transports : la RD 747 sur Angles , la RD 44 sur un plus grand
Linéaire à Grues, la RD 746 dans toute sa traversée de Triaize, la RD 25 sur Champagné-
les-Marais, Puyravault et Sainte-Radégonde-des-Noyers et la RN 137 entre Marans et
Andilly sont impactées.
Zone d'activité économique : la zone d?activité de Puyravault, la zone d?activité à
Grues (Maison Blanche) et celle de la Pénnissiere à Marans sont impactés.
Installations polluantes (IPPC) : pas d?autres IPPC impactés par ce scénario.
Station de traitements des eaux usées (STEU) : pas d?autres STEU impactées par ce
scénario.
Zones protégées pouvant être impactées : les zones de protection des habitats et des
espèces situées sur la Baie sont plus largement touchées et les zones de baignade à La
Faute-sur-Mer et La Tranche-sur-Mer sont susceptibles d?être impactées par les IPPC et les
STEU précédemment identifiées.
Patrimoine culturel : pas d?autres patrimoines recensés.
L'ensemble des enjeux recensés pour chaque évènement est synthétisé dans le tableau 5 ci-
après.
29/106
N° INSEE Nom de la Commune emplois
85307 La Faute-sur-Mer 828 776 93,72% 372
85001 L'Aiguillon-sur-Mer 2312 1956 84,60% 755
17091 Charron 2337 999 42,75% 252
85255 Saint-Michel-en-l'Herm 2186 845 38,66% 189
85297 1039 346 33,30% 135
17218 Marans 4623 920 19,90% 542
85104 Grues 811 159 19,61% 52
85049 1700 331 19,47% 73
85294 La Tranche-sur-Mer 2728 477 17,49% 363
17153 2063 355 17,21% 71
85267 Sainte-Radégonde-des-Noyers 804 98 12,19% <50
85185 657 65 9,89% <50
17376 1201 59 4,91% <50
17472 1425 70 4,91% <50
17008 1980 31 1,57% <50
habitants
permanents (2010)
habitants impactés
événement
exceptionnel
% par rapport population
permanente totale
Triaize
Champagné-les-Marais
Esnandes
Puyravault
Saint-Ouen-d'Aunis
Villedoux
Andilly
58
Tableau 4-a : Synthèse par évènements des enjeux concernés pour chaque commune
Zone d'activités
IP
P
C
S
T
E
U
P
o
p
u
la
ti
o
n
E
m
p
lo
i
C
a
s
e
rn
e
p
o
m
p
ie
r
H
ô
p
it
a
l /
c
lin
iq
u
e
P
ri
s
o
n
M
a
ir
ie
É
c
o
le
/h
a
lt
e
g
a
rd
e
ri
e
In
s
ta
lla
ti
o
n
S
E
V
E
S
O
IC
P
E
e
a
u
p
o
ta
b
le
t
ra
n
s
fo
rm
a
te
u
r
é
le
c
tr
iq
u
e
p
o
rt
s
A
u
to
ro
u
te
R
o
u
te
d
'in
té
rê
t
N
a
ti
o
n
a
l
Z
o
n
e
d
'a
c
ti
v
it
é
Z
o
n
e
d
'a
c
ti
v
it
é
f
u
tu
re
Z
o
n
e
a
g
ri
c
o
le
IP
P
C
Z
o
n
e
s
d
e
b
a
ig
n
a
d
e
s
Z
o
n
e
s
d
e
c
a
p
ta
g
e
s
P
a
tr
im
o
in
e
c
u
lt
u
re
l
Andilly
01Freqt 0 0
02Moy 21 <50 1 1 1 1 2
04Exc 31 <50 1 1 1 1 2 2
Charron
01Freqt 20 <50 2 2 1
02Moy 872 197 1 2 1 2 2 1 3 3 2 1 2 1
04Exc 999 252 1 2 1 2 2 1 3 3 2 1 2 1
01Freqt <20 <50
02Moy 302 64 1 1 1 1 1 1 2 1
04Exc 355 71 1 1 1 1 1 1 2 1
Marans
01Freqt 100 <50 2 1
02Moy 683 194 2 1 1 1 1 6 2 1 2
04Exc 920 542 2 1 2 1 1 6 3 1 2
01Freqt 0 0
02Moy 45 <50 1 1 1 1 2
04Exc 59 <50 1 1 1 1 2
01Freqt 0 0
02Moy 31 <50 2 1 1 2
04Exc 70 <50 3 1 1 2
01Freqt <20 <50
02Moy 1768 642 1 1 1 2 2 1 1 1 2 3
04Exc 1956 755 1 1 1 1 1 2 2 1 1 1 2 3
Angles
01Freqt 0 0
02Moy <20 <50 1 1
04Exc <20 <50 1 1 1
01Freqt <20 <50
02Moy 109 <50 1 3 1 1
04Exc 331 73 1 1 1 1 3 2 1
Grues
01Freqt 0 0
02Moy 105 <50 1 1 3 1 1
04Exc 159 52 1 1 3 1 2 1
Enjeux
humains
Établissement sensible
Autres établissement
sensible
Infrastructure de
transports
Zones
protégées
P
a
tr
im
o
in
e
c
u
lt
u
re
l
E
v
é
n
e
m
e
n
t
M
a
is
o
n
d
e
r
e
tr
a
it
e
G
e
n
d
a
rm
e
ri
e
/
c
o
m
m
is
s
a
ri
a
t
A
ir
e
d
?a
c
c
u
e
il
d
e
s
g
e
n
s
d
u
v
o
y
a
g
e
É
ta
b
lis
s
e
m
e
n
t
p
o
u
r
h
a
n
d
ic
a
p
é
s
C
a
m
p
in
g
s
/
C
e
n
tr
e
d
e
v
a
c
a
n
c
e
s
R
o
u
te
d
'in
té
rê
t
D
é
p
a
rt
e
m
e
n
ta
l
V
o
ie
f
e
rr
é
e
Z
o
n
e
c
o
n
c
h
y
lic
o
le
/o
s
tr
é
ic
o
le
/m
y
ti
lic
o
le
S
T
E
U
>
2
0
0
0
E
H
Z
o
n
e
s
d
e
p
ro
te
c
ti
o
n
e
s
p
é
c
e
s
/h
a
b
it
a
ts
Esnandes
Saint-Ouen-
d'Aunis
Villedoux
L'Aiguillon-sur-
Mer
Champagné-les-
Marais
59Tableau 4-b : Synthèse par évènements des enjeux concernés pour chaque commune
Zone d'activités
IP
P
C
S
T
E
U
P
o
p
u
la
ti
o
n
E
m
p
lo
i
C
a
s
e
rn
e
p
o
m
p
ie
r
H
ô
p
it
a
l /
c
lin
iq
u
e
P
ri
s
o
n
M
a
ir
ie
É
c
o
le
/h
a
lt
e
g
a
rd
e
ri
e
In
s
ta
lla
ti
o
n
S
E
V
E
S
O
IC
P
E
e
a
u
p
o
ta
b
le
t
ra
n
s
fo
rm
a
te
u
r
é
le
c
tr
iq
u
e
p
o
rt
s
A
u
to
ro
u
te
R
o
u
te
d
'in
té
rê
t
N
a
ti
o
n
a
l
Z
o
n
e
d
'a
c
ti
v
it
é
Z
o
n
e
d
'a
c
ti
v
it
é
f
u
tu
re
Z
o
n
e
a
g
ri
c
o
le
IP
P
C
Z
o
n
e
s
d
e
b
a
ig
n
a
d
e
s
Z
o
n
e
s
d
e
c
a
p
ta
g
e
s
P
a
tr
im
o
in
e
c
u
lt
u
re
l
Puyravault
01Freqt <20 <50 1
02Moy 38 <50 1 2 1
04Exc 65 <50 1 1 1 3
01Freqt <20 <50
02Moy 739 175 1 1 2 1 1 1 2 1 1 1 1
04Exc 845 189 1 1 2 1 1 1 2 2 1 1 1
01Freqt <20 <50 1 1
02Moy 36 <50 1 2 1
04Exc 98 <50 2 1 3 1
01Freqt <20 <50
02Moy 380 327 1 14 1 2 2 1 1
04Exc 477 363 1 1 1 20 1 2 2 1 1 5 2
Triaize
01Freqt <20 <50 1
02Moy 120 <50 1 1 2 1
04Exc 346 135 1 1 1 3 1
La Faute-sur-Mer
01Freqt <20 <50
02Moy 747 354 1 1 7 1 1 1 1 1 3 1
04Exc 776 372 1 1 10 1 1 1 1 1 3 1
01Freqt 125 <50 2 1 4 5
02Moy 6004 2120 3 1 2 3 2 7 1 30 2 3 14 5 19 10 21 4 1 4 2 24 3
04Exc 7499 2892 4 2 3 4 3 8 1 40 2 5 19 5 22 10 29 4 1 4 7 25 3
Enjeux
humains
Établissement sensible
Autres établissement
sensible
Infrastructure de
transports
Zones
protégées
P
a
tr
im
o
in
e
c
u
lt
u
re
l
E
v
é
n
e
m
e
n
t
M
a
is
o
n
d
e
r
e
tr
a
it
e
G
e
n
d
a
rm
e
ri
e
/
c
o
m
m
is
s
a
ri
a
t
A
ir
e
d
?a
c
c
u
e
il
d
e
s
g
e
n
s
d
u
v
o
y
a
g
e
É
ta
b
lis
s
e
m
e
n
t p
o
u
r
h
a
n
d
ic
a
p
é
s
C
a
m
p
in
g
s
/
C
e
n
tr
e
d
e
v
a
c
a
n
c
e
s
R
o
u
te
d
'in
té
rê
t
D
é
p
a
rt
e
m
e
n
ta
l
V
o
ie
f
e
rr
é
e
Z
o
n
e
c
o
n
c
h
y
lic
o
le
/o
s
tr
é
ic
o
le
/m
y
ti
lic
o
le
S
T
E
U
>
2
0
0
0
E
H
Z
o
n
e
s
d
e
p
ro
te
c
ti
o
n
e
s
p
é
c
e
s
/h
a
b
it
a
ts
Saint-Michel-en-
l'Herm
Sainte-
Radégonde-des-
Noyers
La Tranche-sur-
Mer
TRI_BAIE_DE_L'A
IGUILLON
32/106
10 - Cartes des évènements d'inondation et des enjeux exposés
33/106
Illustration 13 : Plan de calepinage de la restitution cartographique
34/106
10 ? 1 Cartes de synthèse des inondations
35/106
36/106
10 ? 2 Cartes des hauteurs d'eau
- Évènement fréquent
- Évènement moyen
- Évènement exceptionnel
49/106
50/106
10 ? 3 Cartes d'exposition aux risques
87/106
88/106
11- Annexes nécessaires à une compréhension approfondie des cartes
11-1 Bases de données nationales utilisées dans l'analyse des enjeux
Avant d?être complétée par les connaissances locales, l'analyse des enjeux s?appuie sur les bases
de données nationales suivantes :
? Un maillage du territoire élaboré par le réseau scientifique et technique du ministère de
l?écologie du développement durable et de l?énergie, à partir des informations de l?INSEE,
représentant un nombre d?habitants et une fourchette d?emplois,
? La BD TOPO V2 de l'IGN :
? Les zones d?activité sont identifiées par l?intermédiaire de la classe
« SURFACE_ACTIVITE », dont l?attribut « CATEGORIE » vaut : « Industriel ou
commercial » (la classe PAI_INDUSTRIEL_COMMERCIAL permet ensuite de
distinguer industriel et commercial),
? Les établissements, infrastructures ou installations sensibles sont identifiés par
l?intermédiaire des classes suivantes :
Thème Classe Valeur de l?attribut « Nature »
Réseau routier ROUTE Attribut « Importance » valant 1, 2 ou 3
Voies ferrées PAI_TRANSPORT Gare voyageur, Gare voyageurs et fret
TRONCON_VOIE_FERREE Principale
Transport aérien PAI_TRANSPORT Aérodrome non militaire, Aéroport
international, Aéroport quelconque
École PAI_SCIENCE_ENSEIGNEMENT Enseignement primaire
Énergie POSTE_TRANSFORMATION Transformateur électrique
Eau PAI_GESTION_EAUX Usine de traitement (en excluant les
eaux usées), Station de pompage
Population
saisonnière
PAI_CULTURE_LOISIRS Camping, Village de vacances
Établissements
difficilement
évacuables
PAI_ADMINISTRATIF_MILITAIRE Établissement pénitentiaire
PAI_SANTE Établissement hospitalier, Hôpital,
Maison de retraite médicalisée
Établissements
utiles à la gestion
de crise
PAI_ADMINISTRATIF_MILITAIRE Caserne de pompiers, Gendarmerie,
Poste ou hôtel de police, Préfecture,
Préfecture de région, Mairie
Remarque : En terme de symboles, les crèches et haltes-garderie sont représentées de la même
façon que les écoles, les centres accueillant des personnes âgées ou handicapées sont
représentés par le symbole « autre établissement sensible », et les maisons de retraite sont
représentées par le symbole « établissement de soin ».
101/106
? La Base S3IC (Gestion Informatique des Données des Installations Classées),
renseignée par les services de l?État comporte les coordonnées X,Y des Installations
Classées pour la Protection de l?Environnement (ICPE). Elle permet d'identifier les
installations dites « IPPC » et « SEVESO AS ».
? La Base de Données sur les Eaux Résiduaires Urbaines (BDERU) des services de
police des eaux du Ministère de l'écologie, du développement durable et de l?énergie
permet d'identifier les stations de traitement des eaux usées.
? Les données issues du rapportage de la directive eau à l'union européenne permettent
d'identifier les zones naturelles sensibles (périmètre de captage d'eau potable, zone de
baignade...)
Méthodologie du calcul du taux d?habitants saisonnier :
Le code du tourisme a défini dans son article R133-33, en vue de qualifier une commune de
« touristique », des ratios pour estimer la capacité d'hébergement d'une population non
permanente.Cette capacité est estimée par le cumul suivant :
- nombre de chambres en hôtellerie classée et non classée multiplié par deux ;
- nombre de lits en résidence de tourisme répondant à des critères déterminés par décret ;
- nombre de logements meublés multiplié par quatre ;
- nombre d'emplacements situés en terrain de camping multiplié par trois ;
- nombre de lits en village de vacances et maisons familiales de vacances ;
- nombre de résidences secondaires multiplié par cinq ;
- nombre de chambres d'hôtes multiplié par deux ;
- nombre d'anneaux de plaisance dans les ports de plaisance multiplié par quatre.
Les résidences secondaires (5 personnes) et les locations saisonnières (4 personnes) ne peuvent
pas être distinguées dans les données officielles. Par ailleurs les chambres d'hôtes (2 personnes)
ne sont pas comptabilisées. Le coefficient 5 a été affecté à la variable P09_RSEC.
Enfin, une seule personne est comptabilisée par logement occasionnel, ces logements étant
obtenus par les variables P09_RSEC (sans logements occasionnels) et P09_RSECOCC (avec).
Données détaillées sur les emplois
Le tableau page suivante donne les populations et les valeurs basses et hautes de l?estimation
du nombre d?emplois impactés par des crues de probabilité fréquente, moyenne et
exceptionnelle par commune et agrégées sur le TRI.
102/106
Note : Le taux d?habitants saisonniers est le rapport entre le nombre d?habitants saisonniers sur l?ensemble de la commune comparé au
nombre d?habitants permanents sur l?ensemble de la commune.
103
TRI de La Baie de l?Aiguillon
17008 Andilly 1980 131 6,6 <20 0 0 21 12 14 31 12 14
17091 Charron 2337 128 5,5 20 4 5 872 176 218 999 214 289
17153 2063 264 12,8 <20 0 0 302 55 72 355 62 79
17218 Marans 4623 1923 41,6 100 37 46 683 161 227 920 405 678
17376 1201 55 4,6 <20 0 0 45 0 0 59 1 1
17472 1425 36 2,5 <20 0 0 31 8 11 70 9 12
85001 L'Aiguillon-sur-Mer 2312 7654 331,1 <20 0 0 1768 506 777 1956 597 913
85004 Angles 2433 4600 189,1 <20 0 0 <20 14 15 <20 21 24
85049 Champagné-les-Marais 1700 321 18,9 <20 0 0 109 32 35 331 67 78
85104 Grues 811 3620 446,4 <20 0 0 105 26 30 159 49 55
85185 Puyravault 657 316 48,1 <20 0 0 38 7 8 65 13 16
85255 Saint-Michel-en-l'Herm 2186 2862 130,9 <20 0 0 739 147 202 845 160 217
85267 Sainte-Radégonde-des-Noyers 804 246 30,6 <20 0 0 36 16 20 98 26 34
85294 La Tranche-sur-Mer 2728 49610 1818,5 <20 0 0 380 258 395 477 290 436
85297 Triaize 1039 740 71,2 <20 0 0 120 43 46 346 113 156
85307 La Faute-sur-Mer 828 16311 1969,9 <20 0 0 747 312 396 776 327 416
TRI de La Baie de l?Aiguillon 29127 88817 304,9 120 41 51 5996 1773 2466 7487 2366 3418
Habitants
permanents
en 2010
Habitants
saisonniers
Taux
d'habitants
saisonniers
(%)
Evénement fréquent Evénement moyen Evénement exceptionnel
Habitants
permanents
impactés
Nombre
minimum
d'emplois
impactés
Nombre
maximum
d'emplois
impactés
Habitants
permanents
impactés
Nombre
minimum
d'emplois
impactés
Nombre
maximum
d'emplois
impactés
Habitants
permanents
impactés
Nombre
minimum
d'emplois
impactés
Nombre
maximum
d'emplois
impactés
Esnandes
Saint-Ouen-d'Aunis
Villedoux
11-2 Métadonnées simplifiées sur les bases de données nationales utilisées
104
NOM PRODUCTEUR Description Usage Cartographie DI Format Précision Actualité Lien - URL
BD TOPO V2,1 IGN Vecteur RGF 93 > 10 m 2012
BDERU 2012 MEDDE base de données sur les eaux résiduaires urbaines tableur RGF 93 variable 2012
S3IC MEDDE - identification IPPC, ICPE et SEVESO tableur RGF 93 adresse 2012
INB ASN - Installation nucléaire _ adresse 2013
FINESS tableur RGF 93 2013
MEDDE Cartographie des risques naturel Vecteur RGF 93 variable 2013
Rapportage Directive Eau MEDDE/ONEMA Vecteur >100m 2010
INSEE /DGI
Population communale et population en zone inondable tableur
_
adresse 2010
SIRENE INSEE Emploi communale tableur _ adresse 2013
INSEE
INSEE
tableur
_
commune
_ divers _ variable
Systéme
La BD TOPO®, base de données vecteur de
référence produite par l?IGN est la principale source
des enjeux
-infrastructures linéaires
-Etablissement utile/sensible à la gestion de
cries
-bâti
-Surface d?activité
-patrimoine
http://professionnels.ign.fr/sites/default/files/DC_BDTO
PO_2-1.pdf
? pour caractériser les stations d?épurations
(STEU) de plus de 2000 équivalent habitants
http://assainissement.developpement-
durable.gouv.fr/services.php
Base de données des installations classées
(ICPE,IPPC, SEVESO)
http://www.installationsclassees.developpement-
durable.gouv.fr/rechercheICForm.php
Liste des installations nucléaires de base au
31/12/2013
documen
t texte
http://www.asn.fr/content/download/84637/586391/vers
ion/2/file/D%C3%A9cision+2014-DC-
0392+du+14_01_2014_Liste+des+INB+
%2B+2+annexes.pdf
Ministere des Affaires
Sociales et de la Sante
Fichier National des Etablissements Sanitaires et
sociaux
Creche/halte garderie/centre
aéré/ehpad/maison de retraite/ autres
établissements acceuillant public handicapés
/agés
variable
(adresse à
commune)
http://finess.sante.gouv.fr/finess/jsp/index.jsp
Cartorisque
cartographie et au rapports des PPRNI et
AZI
http://cartorisque.prim.net/dpt/86/86_ip.html
Données issues du rapportage de la directive eau
(MEDDTL / ONEMA)
Zones protégées ? eau
potable/baignades/oiseaux/habitat
EPSG
4258
http://www.rapportage.eaufrance.fr/dce/2010/document
s_de_reference/rapportage
Population INSEE 2010 et fichier
foncier MAJIC
estimation emploi dans zone inondable selon
scénario
http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-
donnees/recensement/populations-legales/france-
departements.asp?annee=2010
estimation population dans zone inondable
selon scénario http://avis-situation-sirene.insee.fr/avisitu/
Population saisonniere
estimation population saisonnière
communale
2008-
2012
http://www.insee.fr/fr/basesdedonnees/default.asp?
page=statistiqueslocales/tourisme.htm
Autres Bases:
DDT(M), SDIS, Commune, Service
Economique communauté d?agglo,
plateforme régionale WEB,?
Bases de données locales ayant parfois des accès
restreints.
Actualisation ou correction des données
précédentes
2012-
2013
12- Glossaire
? ASN : Autorité de sûreté nucléaire
? CETE : Centre d?Études Techniques de l?Équipement
? CEREMA : Centre d?Études et d?Expertise sur les Risques, l?Environnement, la Mobilité et
l?Aménagement (ex CETE)
? CDA : Communauté d?Agglomération de la Rochelle
? DGI : Direction Générale des Impôts
? DREAL : Direction Régionale de l'Environnement de l'Aménagement et du Logement
? DDT (M) : Direction Départementale des Territoires (et de la Mer)
? EAIP : Enveloppe Approchée des Inondations Potentielles
? EHPAD : Établissement d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes
? EPRI : Évaluation Préliminaire des Risques d'Inondation
? ERP : Établissement Recevant du Public
? INB : Installation Nucléaire de Base
? IME : Institut Médico Educatif
? INSEE : Institut National de la Statistique et des Études Économiques
? MEDDE : Ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie
? PAPI : Programmes d'Actions de Prévention des Inondations
? PGRI : Plan de Gestion des Risques d'Inondation
? PLU : Plan local d'Urbanisme
? POS : Plan d'Occupation des Sols
? PPRI : Plan de Prévention des Risques d'Inondation
? SAGE : Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux
? SCoT : Schéma de Cohérence Territoriale
? SDAGE : Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux
? SDIS : Service Départemental d'Incendie et de Secours
? SIDPC : Service Interministériel de Défense et de Protection Civiles
? SLGRI : Stratégies Locales de Gestion des Risques d'Inondation
? TRI : Territoires à Risques Importants d'inondation
105/106
Mise en oeuvre de la directive inondations dans
le bassin Loire Bretagne
Ministère de l'Écologie, du Développement Durable et de l'Energie
www.developpement-durable.gouv.fr
DREAL Centre ? bassin Loire-Bretagne
5 avenue Buffon . BP 6407
45064 ORLEANS CEDEX 2
Tél: 02 36 17 41 41
Fax: 02 36 17 41 01
WWW.centre.developpement-durable.gouv.fr
Coordination:
1 - Introduction
2 - Présentation générale du sous-bassin des côtiers Vendéens et du marais Poitevin
2-1 Le sous-bassin des côtiers Vendéens et du marais Poitevin
2-2 Le TRI de La Baie de l'Aiguillon
3 - Caractérisation des submersions marines sur le secteur de La Baie de l?Aiguillon
3-1 La submersion marine
3-2 Les submersions marine sur le secteur de La Baie de l?Aiguillon
4 - Historique des submersions marines sur le secteur de La baie de l?Aiguillon
5 - Études sur les inondations dans le secteur de la Baie de l?Aiguillon
6 - Qualification des évènements d'inondation
6-1 Évènement fréquent
6-2 Évènement moyen
6-4 Évènement moyen plus changement climatique
6-3 Évènement exceptionnel
8 - Qualification des enjeux et sources de données utilisées
9 - Analyse des enjeux
9-1 Évènement fréquent
9-2 Évènement moyen
9-3 Évènement exceptionnel
10 - Cartes des évènements d'inondation et des enjeux exposés
10 ? 1 Cartes de synthèse des inondations
10 ? 2 Cartes des hauteurs d'eau
10 ? 3 Cartes d'exposition aux risques
11- Annexes nécessaires à une compréhension approfondie des cartes
11-1 Bases de données nationales utilisées dans l'analyse des enjeux
11-2 Métadonnées simplifiées sur les bases de données nationales utilisées
12- Glossaire