Les allocataires logement de la CNAF en Pays de la Loire en 2013
LE GOFF, Sylvain
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">En Pays de la Loire en 2013, plus de 333 000 ménages ont bénéficié d'une aide au logement émanant de la CNAF. Les bénéficiaires d'allocations soumis à un taux d'effort moyen de 18,6 % sont plus spécifiquement présents dans les agglomérations. La proportion relativement forte d'étudiants du parc locatif privé contribue à une population plutôt jeune et composée d'allocataires isolés.<br /><br />Entre 2010 et 2013, le nombre total d'allocataires a progressé de 1,5 % par an, mais le taux d'effort moyen a reculé de 1,2 point.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
donnée statistique
;indicateur social
;allocation logement
;usager du logement
;parc de logements
Descripteur écoplanete
accès au logement
;analyse statistique
Thème
Habitat - Logement
;Économie - Société
Texte intégral
1
service
connaissance
des territoires
et évaluation
Novembre
2014
n° 296
Les allocataires logement de la CNAF en Pays de la Loire
En 2013, 333 165 bénéficiaires
soumis à un taux d?effort moyen de 18,6 %
En Pays de la Loire en 2013, 333 165 ménages ont bénéficié d?une allocation logement émanant de la
CNAF. Les allocataires sont plus spécifiquement présents dans les agglomérations. La proportion
relativement forte d?étudiants du parc locatif privé contribue à une population plutôt jeune et
composée d?allocataires isolés.
Dans le parc locatif, privé comme social, la proportion de ménages aidés est voisine de 50 % ; seuls
un peu plus de 3 % des propriétaires occupants sont allocataires. Au total, 19,4 % des ménages
ligériens hors résidence perçoivent une allocation logement de la CNAF.
Le taux d?effort consenti pour le logement par les bénéficiaires de l?allocation, en moyenne de 18,6 %,
atteint environ 23 % pour les propriétaires et les locataires du parc privé, et tombe à moins de 12 %
pour les locataires du parc social. Les locataires sociaux se singularisent par une moindre exposition
à un taux d?effort supérieur ou égal à 30 % (6,8 %), les locataires du secteur privé par une part élevée
(33,8 %). Les aides sociales réduisent sensiblement le taux d?effort des allocataires, de 16,2 points
s?agissant de l?allocation logement, de 12,4 points pour les autres prestations sociales. Selon les
types de territoires, l?incidence propre à l?allocation logement sur la réduction du taux d?effort varie
entre 11,6 et 21,3 points ; elle est plus forte en ville.
Dans les deux segments de parc locatif, la baisse de taux d?effort induite par l?allocation logement est
de l?ordre de 20 % ; pour les propriétaires, elle n?est que de 6 %.
Le nombre d?allocataires résidant dans le parc locatif croît depuis 2010, au rythme moyen de 1,4 % par
an pour le parc privé, 3,3 % pour le parc social, mais il baisse de 2,5 % parmi les primo-accédants . Sur
la même période, le taux d?effort moyen est passé de 19,8 % à 18,6 %.
En 2013, 333 165 personnes ont bénéficié d?une allocation logement de la CNAF ; 45,4 % de ces
allocataires vivent dans l?une des sept principales villes de la région
En 2013 en Pays de la Loire, 333 165 allocataires ont bénéficié d?une allocation logement de la Caisse Nationale
d?Allocations Familiales ; ils représentent 5,5 % des plus de 6 millions de bénéficiaires établis sur le territoire
national métropolitain .
301 717 d?entre eux résident dans le parc « classique », 31 448 vivent en établissement.
63,6 % des allocataires logement de la CAF des Pays de la Loire résident dans les départements de Loire-
Atlantique et de Maine-et-Loire ; 45,4 % vivent dans les (sept) principales villes de la région, proportion presque
double de celle des ménages.
0% 10% 20% 30% 40% 50%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
Ville petite ou moyenne
Périphérie grands pôles
Banlieue grands pôles
Centre grands pôles
Allocataires Ménages
Répartitions comparées des allocataires logement et
des ménages des Pays de la Loire en 2013
0% 20% 40% 60% 80% 100
%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
Ville petite ou moyenne
Périphérie grands pôles
Banlieue grands pôles
Centre grands pôles
Parc locatif privé Parc locatif social
Propriétaires accédants Etablissement
Répartition des bénéficiaires d'aides au logement
de la CAF en 2013 selon le statut d'occupation
Source : CNAF
En Pays de la Loire en 2013, 80,8 % des allocataires CAF sont locataires, à raison de 47,1 % dans le parc privé
et de 33,7 % dans le parc social. Les primo-accédants en représentent 9,7 % ; leur proportion est supérieure à la
moyenne française (7,5 %), reflétant ainsi la suprématie de la propriété dans la région, en particulier en milieu
péri-urbain ou rural. 9,4 % des bénéficiaires résident en établissement ; cette proportion, également supérieure à
la moyenne nationale (7,9 %), est plus particulièrement élevée sur le littoral vendéen et en milieu rural.
Par ailleurs, les allocataires sont plus jeunes en Pays de la Loire que sur l?ensemble de la France, en liaison
avec leur présence massive dans les plus grandes villes. La sur-représentation touche essentiellement les
locataires de moins de 25 ans : 24,6 % en Pays de la Loire, contre 19,4 % sur l?ensemble de la France.
Pour la même raison et avec les mêmes effets, les allocataires isolés sont plus nombreux en Pays de la Loire.
En particulier, 13,9 % des allocataires du parc « classique » (résidant hors établissement) sont étudiants, contre
11,8 % sur l?ensemble de la France.
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Dans le parc locatif, privé comme social, la proportion de ménages aidés par la CAF est voisine de 50 % ;
en revanche, seuls un peu plus de 3 % des propriétaires occupants sont allocataires
La proportion de ménages ligériens ayant en 2013 bénéficié d?une allocation logement de la CAF varie selon le statut
d?occupation : limitée à 3,1 % parmi les propriétaires, elle est de 48,8 % des locataires du parc privé et de 55,6 % des
locataires du parc social. Au total, 19,4 % des ménages du parc « classique » perçoivent une allocation logement de la CAF.
Elle évolue également avec l?âge : proche de 50 % parmi les ménages de moins de 40 ans, elle tombe à 17 % pour ceux de la
tranche 40 ? 59 ans et à moins de 10 % des 60 ans ou plus.
Sources : CNAF,
Filocom
Une proportion de ménages aidés par la CAF surtout importante au sein du parc locatif privé des villes
Dans le parc locatif privé, la proportion de ménages aidés s?échelonne entre 36 % en Mayenne et 57 % dans le Maine-et-Loire.
Elle est comprise entre 32 % et 42 % dans tous les types de territoires à l?exception notable des villes centres où elle s?élève à
à 78 %.
Dans le parc locatif social, la « fourchette » de valeurs est nettement plus resserrée avec une proportion de ménages aidés
allant de 52 % dans le Maine-et-Loire à 59 % en Loire-Atlantique et de 42 % dans les zones les plus rurales à 59 % ailleurs.
Part des ménages du parc locatif privé
bénéficiaires d'une aide au logement
0% 20% 40% 60% 80%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
Ville petite ou moyenne
Périphérie grands pôles
Banlieue grands pôles
Centre grands pôles
Part des ménages du parc locatif social
bénéficiaires d'une aide au logement
0% 20% 40% 60% 80%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
Ville petite ou moyenne
Périphérie grands pôles
Banlieue grands pôles
Centre grands pôles
3
Un taux d?effort consenti pour le logement en moyenne de 18,6 %, supérieur à 30 % pour 21,7 % de
l?ensemble des allocataires CAF, mais près de 34 % des occupants du parc locatif privé
225 858 allocataires logement, soit 74,9 % des allocataires occupants du parc « classique » se situent dans le champ du taux
d?effort. Sont exclus du champ de calcul du taux d?effort les allocataires en établissement, les étudiants, les handicapés en
maison d?accueil et les allocataires ou conjoints de plus de 65 ans.
Le taux d?effort des allocataires, en moyenne de 18,6 %, est voisin de 23 % pour les propriétaires occupants et les locataires
du parc privé, de 12 % pour les locataires du parc social. Il est supérieur à 30 % pour 33,8 % des locataires du parc privé,
26,1 % des primo-accédants et 6,8 % des locataires du parc social.
En Pays de la Loire, le taux d?effort moyen sans allocation
logement ni prestations sociales serait de 47,1 %. L?incidence
spécifique de l?allocation logement sur la baisse du taux
d?effort est de 16,4 points, celle des autres prestations
sociales, de 12,1 points ; leurs effets conjugués ramènent
donc le taux d?effort moyen à 18,6 %.
L?incidence de l?ensemble des aides sociales sur la réduction
du taux d?effort est surtout importante pour les occupants des
parcs locatifs, privé comme social. Dans chacun de ces deux
segments en effet, la baisse de taux d?effort induite par
l?allocation logement est en Pays de la Loire de 20 %, les
autres prestations intervenant pour 13 %. Pour les
propriétaires, les incidences respectives sont de 6 % et 7 %.
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60%
Parc locatif
privé
Parc locatif
social
Propriétaires
accédants
Ensemble
allocataires
T.E. moyen avec aides
Incidence aides au logement
Incidence prestations
Incidence des aides et prestations sociales sur le
niveau du taux d'effort
Source : CNAF
Selon les types de territoires, l?incidence spécifique de l?allocation logement sur le taux d?effort varie entre
11,6 et 21,3 points
En moyenne de 16,4 points sur l?ensemble de la région, l?incidence spécifique de l?allocation logement sur la réduction du taux
d?effort varie de 11,6 points à 14,3 points dans les zones les moins urbanisées, à 21,3 points dans les principales villes.
Moindre, l?impact des prestations sociales est également plus élevé dans les villes.
C?est la raison pour laquelle à la faveur de ces aides conjuguées, le taux d?effort moyen chute de 53,4 % à 16,6 % (- 36,8
points) dans les villes principales, mais « seulement » de 42,4 % à 19,4 % (- 23,0 points) dans les zones les moins urbanisées.
Par ailleurs,
o à niveaux de ressources (revenus + prestations) équivalents, le taux d?effort des occupants du parc locatif privé est
supérieur à celui du parc locatif social ;
o En moyenne, l?allocation logement couvre 47 % des dépenses consacrées par les bénéficiaires au logement. Mais ce
chiffre est soumis à de très grandes variations. En particulier, le taux de couverture, très proche de la moyenne dans
le parc locatif privé, s?élève à 62 % dans le parc social et est limité à 20 % chez les propriétaires.
Depuis 2010, un nombre d?allocataires en progression soutenue dans le parc locatif social, en baisse parmi
les accédants
Entre 2010 et 2013, le nombre total d?allocataires a progressé de 1,5 % par an, soit + 1,4 % pour les locataires du parc privé, +
3,3 % pour ceux du parc social, - 2,5 % pour les primo-accédants. Sur cette période, la proportion d?allocataires supportant un
taux d?effort supérieur à 30 % a été réduite de 2,0 points (de 23,7 % à 21,7 %) ; le taux d?effort moyen est passé de 19,8 % à
18,6 %, diminution de 1,2 point imputable pour 1,2 point à l?allocation logement, 0,4 point aux prestations sociales et 0,2 point
aux revenus, en contrepartie d?une contribution supplémentaire de 0,6 point des loyers.
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La source
Les données sont issues des fichiers de gestion des Caisses d'allocations familiales (CAF). Les éléments statistiques portent
sur les bénéficiaires d?aides au logement versées au titre de l'année d'observation.
Concept et champ du taux d?effort
Le taux d'effort d?un ménage est égal au rapport entre sa dépense en logement et son revenu :
o dépense en logement = loyer ou mensualité de remboursement + charges forfaitaires ? aide au logement ;
o revenu = revenu annuel divisé par 12 + prestations CAF (hors aide au logement).
Le montant des charges forfaitaires est fixé par la CAF ; il comprend une partie fixe et une partie proportionnelle au nombre
d?enfants à charge.
Cet indicateur permet de mesurer le poids de la dépense liée à l'occupation du logement sur le budget des ménages et le
pouvoir « solvabilisateur » des aides.
Sont exclus du champ du taux d?effort :
- les allocataires en établissement (maison de retraite ou centre de long séjour, foyer d?étudiants ou de handicapés ?) ;
- les étudiants qui apparaissent très souvent dans les fichiers des CAF avec des revenus nuls ; il serait abusif de considérer
cette absence de revenus comme reflétant la réalité, et leur situation financière ne peut être correctement appréhendée au
travers des informations détenues par les CAF ;
- les familles où soit l?allocataire, soit le conjoint, est âgé d?au moins 65 ans ;
- les handicapés hébergés en maisons d?accueil spécialisées ou hospitalisés, pouvant déclarer des ressources faibles (voire
nulles) et de ce fait être considérés comme des allocataires « à bas revenus » alors que leurs frais (hébergement, soin,
nourriture) sont directement pris en charge par l?assurance maladie.
Définition des zonages utilisés : centres, banlieues, périphéries, villes moyennes, rural sous influence
urbaine, rural « pur », littoral
Les concepts utilisés sont dérivés des « zonages en aires urbaines ? 2010 » définis par l?INSEE et fondés sur les résultats du
Recensement de Population millésimé 2008.
Les concepts de centre, banlieue et périphérie, renvoient dans le présent document aux agglomérations comptant au moins
50 000 habitants ainsi qu?à leur couronne. On en dénombre 7 en Pays de la Loire : Nantes, Angers, Le Mans, Saint-Nazaire,
Laval, La Roche-sur-Yon, Cholet :
- le centre correspond à la commune la plus peuplée ;
- dans la banlieue sont incluses le cas échéant les autres communes du pôle (ou agglomération) ;
- la périphérie réunit les autres communes de la couronne.
Les villes moyennes (53 en Pays de la Loire) correspondent aux communes centres des pôles autres que les 7 principaux, à
l?exception des communes présentes dans le zonage loi littoral en tant que commune littorale.
L?espace rural sous influence urbaine regroupe les communes des pôles autres que les 7 principaux et autres que les villes
moyennes, ainsi que l?ensemble des communes multipolarisées, à l?exception des communes présentes dans le zonage loi
littoral en tant que commune littorale.
L?espace rural « pur » correspond aux autres communes, à l?exception des communes présentes dans le zonage Loi Littoral en
tant que commune littorale.
Le littoral est composé des communes présentes dans le zonage loi littoral en tant que commune littorale, à l?exception
des communes de l?aire urbaine de Saint-Nazaire considérées par convention en tant que composantes de l?aire urbaine et
non en tant que communes littorales.
Service connaissance des
territoires et évaluation
Division de l?Observation des
Etudes et des statistiques
5 rue Françoise Giroud
- CS 16326
44263 NANTES Cedex 2
Tél. 02 72 74 74 40
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de la publication :
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ISSN : 2109 ? 0025
? DREAL 2014
Les allocataires
logement
Rédaction et mise en forme :
Sylvain Le Goff
sylvain.legoff@developpement-durable.gouv.fr