Coût et financements des logements locatifs sociaux en région Pays de la Loire depuis 2005 - Bilan 2013
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Dans la continuité du Plan de cohésion sociale et du Plan de relance de l'économie, l'année 2013 s'inscrit dans la dynamique de « production » engagée ces dernières années. Les quatre études thématiques sur la production réalisées par la DREAL traitent du financement, de la typologie et de la qualité des logements locatifs sociaux aidés en 2013, ainsi que des évolutions depuis 2005. Ces études à l'échelle régionale se déclinent par territoire de gestion des aides à la pierre du parc public.<br /><br />Le coût de revient ou d'investissement d'un logement locatif social dépend de son type et de sa localisation. Le prix du foncier, plus cher sur le territoire de Nantes Métropole et sur le littoral atlantique du fait de la tension du marché, impacte le coût moyen d'un logement.<br /><br />En 2013, concernant l'équilibre financier au niveau régional, la part des prêts reste constante tandis que celles des subventions et l'autofinancement des bailleurs se stabilisent, par rapport à la période 2005-2013. Les logements locatifs sociaux bénéficient également d'aides indirectes en complément des subventions versées. Ces dernières n'apparaissent pas explicitement en tant que recette dans le plan de financement d'une opération, mais elles contribuent à l'équilibre de l'opération sur sa durée de vie et au coût réel d'investissement du maître d'ouvrage HLM.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
donnée statistique
;enquête
;logement aidé
;coût
Descripteur écoplanete
analyse statistique
;aide financière
Thème
Habitat - Logement
;Construction
Texte intégral
Le coût des logements locatifs sociaux (LLS) en région Pays
de la Loire
Les chiffres exposés dans ce document sont issus des plans de financement prévisionnels présentés par
les maîtres d?ouvrage (MO) lors de leurs demandes d?octroi d?une aide à la pierre. Ces coûts peuvent
évoluer jusqu?à la livraison de l?opération où le coût final est arrêté.
Des prix très différents entre LLS ordinaire1 et LLS en structure collective2
Le coût moyen des logements ordinaires est très inférieur (facteur 2,5) à celui des logements en structure
collective (foyer) qui présentent des parties communes et des équipements collectifs spécifiques
importants.
Coût moyen d?un LLS neuf, par territoire de délégation, selon le type
de logement (¤/m² de surface utile³)
Source : Infocentre SISAL
Le coût moyen 2013, en
logement ordinaire, n'est
supérieur que de 5,8 %
au coût moyen
2005/2013, ce qui, par
rapport à la tendance
des années précédentes
traduit une poursuite du
tassement des prix.
Pour le logement
collectif (foyer), le même
phénomène s?observe
puisque le coût moyen
en 2013 n?est supérieur
à la moyenne 2005/2013
que de 4,7 points (pour
mémoire, il était de 15
points en 2012).
On observe, en rapprochant les chiffres 2013 des valeurs moyennes 2005/2013 :
- Pour le logement ordinaire, les coûts sont en nette hausse sur toute la région avec des différences
plus ou moins importantes selon les départements. En Mayenne l?augmentation est très légère (2%), en
Loire-Atlantique et Maine-et-Loire elle est de 5 % tandis que sur la Vendée et la Sarthe, elle atteint
respectivement 15 et 18 %.
La Loire Atlantique demeure le département le plus cher, la Mayenne est toujours le moins cher (-38%
par rapport à la Loire-Atlantique), les coûts en agglomération étant logiquement plus élevés que sur le
reste du territoire.
- Pour le logement en structure (analyse à considérer avec précaution, les volumes construits étant
faibles et variables), en 2013, les coûts augmentent sensiblement en Loire Atlantique, et Maine-et-Loire
(respectivement 1 et 8 % par rapport à la période 2005/2013), et fortement en Vendée (+35%). Pour la
Sarthe, on observe une très forte augmentation des coûts par rapport à la moyenne 2005/2013 puisque
les coûts ont quasiment doublés, compte tenu d?une opération particulière au coût élevé pour la
construction de 6 logements pour personnes handicapées par le Conseil général de la Sarthe.
Service
Intermodalité,
Aménagement
et Logement
Septembre
2014
Coût e t financements des
logements locatifs sociaux
en région des Pays de la
Loire depuis 2005
Bilan 2013
N° 134
Logement ordinaire Logement en structure
2013 2013
Nantes Métropole
CARENE
État 44
Sous total Loire-Atlantique
Angers Loire Métropole
CG 49
Sous total Maine-et-Loire
Laval Agglomération
Sous total Mayenne
Le Mans Métropole
CG 72
Sous total Sarthe
La Roche-sur-Yon Agglomération
CG 85
Sous total Vendée
Pays de la Loire
Moyenne 2005-
2013
Moyenne 2005-
2013
1970 ¤ 1862 ¤ 4438 ¤ 4228 ¤
1837 ¤ 1757 ¤ 4324 ¤ 3383 ¤
1737 ¤ 1632 ¤ 3848 ¤ 3471 ¤
1915 ¤ 1820 ¤ 4075 ¤ 3911 ¤
1824 ¤ 1674 ¤ 3852 ¤
1476 ¤ 1345 ¤ 3983 ¤ 3633 ¤
1670 ¤ 1582 ¤ 3983 ¤ 3673 ¤
1458 ¤ 1412 ¤ 3733 ¤
Etat 53 1288 ¤ 1259 ¤ 1803 ¤
1385 ¤ 1355 ¤ 3319 ¤
1894 ¤ 1584 ¤ 5118 ¤
1571 ¤ 1347 ¤ 6290 ¤ 2757 ¤
1775 ¤ 1499 ¤ 6290 ¤ 3210 ¤
1619 ¤ 1464 ¤ 3285 ¤
1601 ¤ 1381 ¤ 4503 ¤ 3334 ¤
1604 ¤ 1398 ¤ 4503 ¤ 3332 ¤
1787 ¤ 1649 ¤ 4532 ¤ 3763 ¤
Les prix du LLS ordinaire neuf en collectif4 ou en individuel5
En Pays de Loire, en 2013, le logement collectif est 19% plus cher que le logement individuel. Des
logements plus petits, une structure bâtie plus complexe et un foncier beaucoup plus cher en zone urbaine
expliquent cet écart. Cependant la différence tend à se réduire puisque sur 2005/2013 elle est de 25%. C'est
sans doute le fait du coût du foncier qui, ces dernières années, a beaucoup plus progressé en zone rurale
(pavillons) qu'en zone urbaine (collectifs), réduisant ainsi l'avantage financier de la construction en milieu
rural.
Coût moyen d?un LLS ordinaire neuf, par territoire de délégation,
selon le type d?habitat (¤/m² de SU) En 2013, le coût du logement
collectif a beaucoup augmenté
sur les agglomérations de
Laval et du Mans
(respectivement +34% et
36 % par rapport à la
moyenne 2005/2013). On
constate, par contre, une
légère baisse (-2%) pour La
Roche-sur-Yon Agglomération.
Pour les autres territoires,
l?augmentation du coût moyen
des logements est atténuée.
Au bilan, sur la période 2005-
2013, la Loire Atlantique
demeure le département le
plus cher, suivi du Maine et
Loire, de la Vendée, de la
Mayenne et de la Sarthe.
6
Source : Infocentre SISAL
Le coût du logement individuel croît sensiblement, en 2013, (+12% par rapport à la moyenne 2005/2013),
sous la poussée du Maine et Loire (+13%) et surtout de la Sarthe et de la Vendée (+17%). La progression
est remarquable aussi pour Angers Loire Métropole (+19%) et Nantes Métropole (+12%), sans doute due au
coût du foncier en augmentation. Les autres territoires enregistrent une légère augmentation de 2 à 9 %.
Le coût d'un LLS ordinaire neuf selon sa localisation
Depuis 2010, « une territorialisation renforcée sur les secteurs les plus tendus du marché et où l'accès
au logement est difficile » avait été mise en place. L?objectif de ce zonage Scellier était de prioriser les
territoires B1, et de manière moindre les B2 pour répondre aux besoins en matière d'offre locative
sociale.
En 2013, un zonage régional spécifique au secteur locatif social pour la programmation des aides à la
pierre en Pays-de-la-Loire a été défini pour permettre de mieux prendre en compte les tensions et les
priorités de développement de l?offre sur ce territoire.
Le tableau ci-dessous présente les coûts moyens des LLS ordinaires par territoire de gestion selon ce
nouveau zonage régional de programmation.
Au regard des coûts présentés, Ce tableau ci-dessous souligne que la programmation régionale PDL 1, 2 et
3 tend à répondre aux objectifs de territorialisation.
Par rapport à la période 2005/2013, les coûts progressent sensiblement sur tous les secteurs : de plus 5 %
en zone PDL1 à plus 10 % en PDL3. Le prix du foncier est à l'origine de ces augmentations qui traduit un
marché en tension sur le littoral et dans les agglomérations.
2
Logement ordinaire Individuel
2013 2013
Nantes Métropole
CARENE
État 44
Sous total Loire-Atlantique
Angers Loire Métropole
CG 49
Sous total Maine-et-Loire
Laval Agglomération
État 53
Sous total Mayenne
Le Mans Métropole
CG 72
Sous total Sarthe
La Roche-sur-Yon Agglomération
CG 85
Sous total Vendée
Pays de la Loire
Logement ordinaire
Collectif
Moyenne 2005-
2013
Moyenne 2005-
2013
1969 ¤ 1871 ¤ 1987 ¤ 1768 ¤
1825 ¤ 1756 ¤ 1836 ¤ 1759 ¤
1741 ¤ 1678 ¤ 1723 ¤ 1588 ¤
1924 ¤ 1847 ¤ 1816 ¤ 1684 ¤
1837 ¤ 1709 ¤ 1776 ¤ 1495 ¤
1583 ¤ 1467 ¤ 1437 ¤ 1321 ¤
1751 ¤ 1691 ¤ 1554 ¤ 1379 ¤
1991 ¤ 1484 ¤ 1449 ¤ 1397 ¤
1208 ¤ 1288 ¤ 1259 ¤
1991 ¤ 1483 ¤ 1382 ¤ 1340 ¤
2265 ¤ 1659 ¤ 1691 ¤ 1444 ¤
1514 ¤ 1571 ¤ 1326 ¤
2265 ¤ 1647 ¤ 1613 ¤ 1375 ¤
1642 ¤ 1679 ¤ 1604 ¤ 1339 ¤
1656 ¤ 1599 ¤ 1549 ¤ 1333 ¤
1654 ¤ 1627 ¤ 1562 ¤ 1334 ¤
1901 ¤ 1777 ¤ 1600 ¤ 1425 ¤
Coût moyen d?un LLS ordinaire neuf, par territoire de délégation, selon le zonage PDL (¤/m² SU)
source : Infocentre SISAL
Au global, l'échelle des coûts respecte la hiérarchie du zonage sur l'ensemble des Pays-de-la-Loire. Ainsi on
constate :
? des coûts plus importants sur la zone PDL1 : de 1 655 ¤ pour le Conseil général de Vendée à
1 970 ¤ pour le territoire de Nantes Métropole.
? des coûts intermédiaires en zone PDL2 : entre 1 460 ¤ pour Laval Agglomération à 1 894¤ pour
l?agglomération de Le Mans Métropole.
? les coûts les plus bas de la région pour le secteur PDL3, variant de 1 288 ¤ pour le territoire de
gestion de l?État Mayenne à 1 671 ¤ pour les LLS ordinaires situés sur le secteur PDL3 du Conseil
général de la Loire-Atlantique.
Évolution du coût moyen d?un LLS ordinaire neuf, par département, entre 2005 et 2013 (¤/m² de SU)
Source : Infocentre SISAL
Entre 2005 et 2013, le coût moyen prévisionnel des LLS ordinaires en région Pays-de-la-Loire est passé de
1 311 ¤/m² à 1 787 ¤/m² (+ 36 %). En 2012, la progression était de 38% et de 36 % en 2011 ; il y a donc une
quasi stabilité dans la progression des coûts depuis 3 ans. Dans le graphique ci-dessus, on relève :
? les progressions les plus importantes en Vendée et en Sarthe avec, respectivement, +44% et +49 %
entre 2005 et 2013.
En Sarthe, le pic de 2006 s?explique par la réalisation de 217 logements (sur les 547 aidés dans
l?année) avec un coût supérieur à 1500¤/m² alors que pour les 330 autres logements, les prix
oscillaient entre 1 049 et 1473¤/m² ;
3
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Loire Atlantique Maine et Loire Mayenne
Sarthe Vendée
¤
/m
²
2013 Moyenne annuelle 2005/2013
PDL 1 PDL 2 PDL 3 PDL 1 PDL 2 PDL 3
Nantes Métropole
CARENE
CG 44
Sous total Loire-Atlantique
Angers Loire Métropole
CG 49
Sous total Maine-et-Loire
Laval Agglomération
Sous total Mayenne
Le Mans Métropole
CG 72
Sous total Sarthe
La Roche-sur-Yon Agglomération
CG 85
Sous total Vendée
Pays de la Loire
1970 ¤ 1862 ¤
1863 ¤ 1753 ¤ 1763 ¤
1731 ¤ 1749 ¤ 1671 ¤ 1691 ¤ 1626 ¤ 1558 ¤
1944 ¤ 1749 ¤ 1671 ¤ 1848 ¤ 1658 ¤ 1558 ¤
1829 ¤ 1478 ¤ 1683 ¤ 1356 ¤
1651 ¤ 1450 ¤ 1421 ¤ 1336 ¤
1812 ¤ 1450 ¤ 1673 ¤ 1338 ¤
1460 ¤ 1452 ¤ 1421 ¤ 1367 ¤
Etat 53 1288 ¤ 1259 ¤
1460 ¤ 1327 ¤ 1421 ¤ 1282 ¤
1894 ¤ 1584 ¤
1571 ¤ 1124 ¤ 1366 ¤
1894 ¤ 1571 ¤ 1565 ¤ 1366 ¤
1619 ¤ 1464 ¤
1655 ¤ 1610 ¤ 1560 ¤ 1498 ¤ 1471 ¤ 1294 ¤
1655 ¤ 1614 ¤ 1560 ¤ 1498 ¤ 1468 ¤ 1294 ¤
1929 ¤ 1741 ¤ 1474 ¤ 1835 ¤ 1612 ¤ 1333 ¤
? une faible progression des prix en Mayenne de +7% entre 2005 et 2013 ;
? les coûts les plus élevés en Loire-Atlantique et Maine-et-Loire avec une progression similaire à celle
de la région, respectivement, de +32 et 39 % entre 2005 et 2013.
Répartition du coût moyen des LLS ordinaires neufs par
Établissement Public de Coopération Intercommunale
(EPCI) entre 2005 et 2013
Source : Infocentre SISAL
La carte ci-contre montre la répartition
des coûts moyens au m² des
logements locatifs sociaux ordinaires
neufs pour les EPCI de la région.
La Loire-Atlantique apparaît bien
comme étant le département ayant le
coût moyen du LLS le plus élevé.De
façon générale, les coûts moyens les
plus importants sont constatés dans
les grandes agglomérations telles que
Nantes, Angers et Le Mans ainsi que
sur le littoral, là où le foncier est cher
(+ 1 600 ¤ du m²).A l?opposé, certains
territoires ruraux où il y a eu peu
d?opération depuis 2005 (Sud Est de la
Vendée, Nord Sarthe et Nord
Mayenne), montrent des coûts
inférieurs à 1 400 ¤ du m².
L?évolution du coût moyen prévisionnel des LLS ordinaires et neufs depuis 2005
Évolution du coût moyen du LLS ordinaire neuf entre 2005 et 2013
(en ¤/m² SU)
Source : Infocentre SISAL
Après une forte hausse
jusqu?en 2009, le coût
des travaux s?est stabilisé
à un peu moins de
1 300 ¤/m² jusqu?en 2012.
En 2013, on constate une
nouvelle augmentation du
prix des travaux passant à
1 373¤, néanmoins, la
part de ce coût sur le coût
total d?un LLS ordinaire
neuf, entre 2005 et 2013,
poursuit sa légère
diminution, passant de
76 % en 2005 à 71 % en
2012 et 67 % en 2013.
Les charges foncières ou
immobilières ont
régulièrement progressé,
de 14 % en 2005 à 27,5
% en 2011. En 2013, cette
part atteint 23 %.
Le coût des prestations intellectuelles et autres frais et celui des travaux apparaît quasiment constant, entre
7 et 10% entre 2005 et 2013. Enfin, le graphique, qui montrait clairement la stabilité du coût global du LLS
ordinaire et neuf depuis 2009 fait apparaître une nette augmentation de ce coût global en 2013, passant à
plus de 2 000 ¤ par logement.
4
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
0 ¤
250 ¤
500 ¤
750 ¤
1000 ¤
1250 ¤
1500 ¤
1750 ¤
2000 ¤
131 ¤ 156 ¤ 160 ¤ 161 ¤ 146 ¤ 168 ¤ 141 ¤ 128 ¤ 182 ¤
189 ¤ 201 ¤ 222 ¤ 254 ¤ 323 ¤ 329 ¤
494 ¤
392 ¤
472 ¤
990 ¤
1200 ¤ 1164 ¤ 1178 ¤
1290 ¤ 1287 ¤
1159 ¤
1289 ¤
1374 ¤1310 ¤
1558 ¤ 1547 ¤
1593 ¤
1759 ¤ 1784 ¤ 1794 ¤ 1809 ¤
2028 ¤
Coût travaux Charges foncières ou immobilières Prestations intellectuelles et frais
Le coût du foncier des LLS ordinaires et neufs depuis 2005
Si le graphique ci-dessus montre que les charges foncières ou immobilières ont sensiblement progressé
entre 2005 et 2013, il est à noter que nombre d?opérations ont bénéficié d?un foncier gratuit ou à un coût
symbolique.
Le tableau ci-dessous fait apparaître la part des opérations ayant un coût du foncier inférieur à 2000 ¤ sur
cette période.
La part des opérations ayant un coût du foncier inférieur à 2000 ¤ entre 2005 et 2013
Source : Infocentre SISAL
Répartition des opérations de LLS ordinaires neufs ayant un coût
du foncier inférieur à 2000 ¤ par EPCI entre 2005 et 2013
Source : Infocentre SISAL
La carte ci-contre fait apparaître le
nombre d?opérations ayant un coût
du foncier inférieur à 2000 ¤.
L?emploi du foncier à un coût
symbolique est systématisé sur la
quasi totalité des EPCI de la
région.
En rapportant ces données en
part, entre 2005 et 2013, 51,7 %
des opérations de LLS ordinaires
neufs financés en Pays-de-la-Loire
ont un coût du foncier équivalent à
0 ¤.
Sur le tableau ci-dessus, on
constate qu?au niveau régional, la
part de ces opérations a
régulièrement progressé de 2005
à 2009. Elle est en baisse sensible
depuis 2010. Seul le département
de la Sarthe conserve un taux
important (83 %) d?opérations
ayant un coût du foncier
symbolique.
5
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Nantes Métropole 52,7% 64,7% 64,8% 82,0% 52,6% 48,6% 54,9% 48,1%
19,4% 66,7% 79,5% 63,5% 61,2% 49,0% 37,7% 31,0%
25,0%
24,5%
Sous total Loire-Atlantique 19,4% 59,0% 70,5% 64,0% 76,3% 51,2% 44,4% 44,4% 37,8%
Angers Loire Métropole 45,1% 31,5% 51,3% 70,0% 77,3% 52,1% 32,6%
CG 49 21,3% 34,2% 36,7% 29,9% 40,0% 14,6% 20,8% 37,8% 32,9%
Sous total Maine-et-Loire 21,3% 34,2% 40,5% 30,5% 48,4% 54,5% 57,4% 45,2% 32,7%
Laval Agglomération 84,2% 75,0% 63,9% 86,4% 68,9% 47,9% 39,5% 43,2%
70,1% 48,6% 54,8% 48,4% 54,5% 59,0% 46,5% 27,9% 36,4%
Sous total Mayenne 70,1% 70,2% 68,9% 58,7% 75,2% 64,3% 47,3% 33,7% 40,3%
Le Mans Métropole 88,9% 92,3% 0,0% 35,3% 63,6% 68,4% 75,0% 83,3% 82,1%
CG 72 88,2% 67,9% 62,5% 73,1% 85,3% 81,1% 55,6% 87,1% 83,3%
Sous total Sarthe 88,5% 75,6% 35,7% 58,1% 74,6% 76,8% 64,1% 85,5% 82,7%
La Roche-sur-Yon Agglomération 56,7% 73,1% 88,2% 67,6% 84,6% 71,4% 47,6% 31,0%
CG 85 50,0% 44,1% 47,8% 78,6% 72,5% 63,0% 61,2% 57,4% 31,0%
Sous total Vendée 50,0% 48,0% 53,4% 80,0% 71,2% 65,3% 62,6% 55,8% 31,0%
Pays de la Loire 39,1% 54,5% 56,8% 58,4% 65,6% 56,7% 51,3% 43,0% 38,6%
Carene
Etat 44
Etat 53
L?équilibre financier des logements locatifs sociaux en région
Pays de la Loire
Plans de financement des opérations en PLAI8/PLUS9 ordinaires et neufs
Les opérations de construction et d?acquisition de logements sociaux nécessitent un équilibre financier
détaillé dans les plans de financement des opérations.
Le taux de TVA appliqué pour le plan de financement prévisionnel varie sur la période observée : TVA à
5,5 % jusqu?en 2010 et TVA à 7 % à partir du 1er janvier 2011.
Les tableaux suivants donnent un aperçu des plans de financement des logements en PLAI, en PLUS et en
cumulé PLAI/PLUS pour l'ensemble de la région, et en cumulé PLAI/PLUS pour chacun des départements.
Plan de financement prévisionnel des LLS ordinaires neufs, en 2013, et sur la période 2005/2013
Pays de la Loire
PLAI PLUS PLAI/PLUS
2013 2005/2013 2013 2005/2013 2013 2005/2013
Subventions État 4,3% 7,4% 0,7% 2,1% 1,8% 3,4%
Subventions Collectivités 7,4% 10,5% 3,4% 5,1% 4,6% 6,4%
Subventions Autres 1,5% 2,1% 1,5% 2,9% 1,5% 2,7%
Total des subventions 13,2% 20,0% 5,6% 10,1% 7,9% 12,5%
Prêts 78,1% 71,2% 77,9% 73,8% 78,0% 73,1%
Fonds propres 8,7% 8,9% 16,5% 16,1% 14,1% 14,3%
Total 100,0% 100,0% 100% 100% 100% 100%
Source : Infocentre SISAL ? VADEMECUM ? aides moyennes
Les opérations PLAI ouvrent droit à plus de subventions que les opérations PLUS et à des prêts très bon
marché. Aussi, en PLAI, les opérateurs privilégient le recours à l'emprunt et limitent autant que possible les
apports en fonds propres. A l'inverse, beaucoup plus de fonds propres sont injectés dans les opérations
PLUS pour compenser un moindre subventionnement et limiter le recours à des prêts plus coûteux. Avec la
réduction des subventions, cette tendance s?accentue.
Plan de financement prévisionnel des LLS ordinaires neufs (PLAI/PLUS), par département, en 2013,
et sur la période 2005 et 2013
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Pays de la Loire
2013 2005/2013 2013 2005/2013 2013 2005/2013 2013 2005/2013 2013 2005/2013 2013 2005/2013
Subventions État 1,9% 3,8% 1,9% 3,0% 1,7% 3,0% 1,1% 2,7% 1,8% 3,3% 1,8% 3,4%
Subventions Collectivités 4,9% 7,4% 5,7% 7,9% 8,2% 5,1% 2,1% 2,3% 2,3% 3,6% 4,6% 6,4%
Subventions Autres 2,4% 3,5% 0,3% 2,0% 0,8% 3,2% 0,1% 1,8% 0,2% 1,9% 1,5% 2,7%
Total des subventions 9,3% 14,6% 7,9% 12,9% 10,8% 11,4% 3,3% 6,8% 4,2% 8,8% 7,9% 12,5%
Prêts 76,7% 70,4% 78,9% 74,7% 75,4% 75,2% 79,0% 77,7% 82,3% 75,9% 78,0% 73,1%
Fonds propres 14,0% 15,0% 13,2% 12,3% 13,8% 13,4% 17,7% 15,5% 13,4% 15,3% 14,1% 14,3%
Total 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100%
Source : Infocentre SISAL ? VADEMECUM ? aides moyennes
On constate cependant quelques disparités entre les départements de la région (tableau ci-dessus).
Avec une moyenne de 4,6 % au niveau régional, la part des subventions des collectivités a légèrement
augmenté en 2013 (4,4 % en 2012). Elles varient, selon les départements entre 2,1 % pour la Sarthe et
8,2 % pour la Mayenne.
6
Dans la même tendance, les subventions « autres » ont modérément augmenté passant de 1 % en 2012 à
1,5 % en 2013 au niveau régional. C?est pour la Loire-Atlantique que le taux est le plus élevé avec 2,4 %
tandis que pour les autres départements, la part oscille entre 0,1 % (pour la Sarthe) et 0,8 % (pour la
Mayenne).
Toutes subventions confondues, la Sarthe et la Vendée sont beaucoup moins dotées que les autres
départements avec une faible part dans les plans de financement à seulement 3,3 et 4,2 %.
Le recours aux fonds propres baisse en 2013 hormis en Sarthe où il passe de 16,3 % en 2012 à 17,7 %.
L?évolution des plans de financement prévisionnels des logements PLAI/PLUS entre 2005 et 2013
Source : Infocentre SISAL ? VADEMECUM ? aides moyennes
Depuis 2005, la part totale des subventions a progressé jusqu?en 2009 (période du plan de relance) pour
passer de 10,6 % à 16,6 %. Ce taux a ensuite diminué jusqu'à plonger en 2012 à 6,8%. En 2013, cette part
progresse légèrement passant à 7,9 % des plans de financement.
La part des fonds propres a augmenté jusqu?en 2008 pour atteindre 17,5 %. Après une forte baisse en 2009
(13,9 %) cette part a recommencé à croître, et de manière accentuée en 2012 (+ 2,6 %, soit 18,9 %). En
2013 elle diminue à nouveau pour atteindre 14,1 % au profit du recours à l?emprunt.
En effet, la diminution de la part des prêts, passée de 81,9 % en 2005 à 66,2 % en 2008 augmente
progressivement depuis 2009. Elle est de 78 % en 2013.
7
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
7% 10% 13%
18% 14% 14% 16% 19%
14%
82% 77% 72% 66% 70% 71%
72%
74%
78%
5%
4% 4% 4% 3% 2%
3%
1% 2%
3%
7% 8% 7% 8% 8% 6%
4% 5%
3% 3% 4% 5% 5% 4% 3% 1% 2%
Subventions Etat Subventions Collectivités Subventions Autres Prêts Fonds Propres
La contribution des aides indirectes aux financements des logements en PLAI/PLUS
ordinaires neufs
Les logements en PLAI/PLUS ordinaires neufs bénéficient d?aides financières indirectes de l?État en
complément des subventions versées (aides financières directes). Ces aides indirectes n?apparaissent
pas explicitement en tant que recette dans le bilan d?une opération (plan de financement) contrairement
aux subventions, aux prêts et aux fonds propres. Elles jouent, cependant, un rôle déterminant de
réduction du coût d?opération et allègent l?effort financier nécessaire à la production dans la région.
En 2012, les principales aides indirectes sont :
? le taux réduit de TVA à 7 % au lieu de 19,6 %. Par rapport à la construction non aidée, ce soutien de
l?État baisse les coûts de construction de 14,1 points de 2005 à 2011, puis 12,6 points en 2012. Les
entreprises factures les lots avec la TVA au maître d?ouvrage, qui récupère la différence avec la TVA
réduite en justifiant auprès des services fiscaux l?avancé des travaux et les montants mobilisés.
Dans les tableaux de la présente note, le montant TTC financé est donc un montant avec un taux réduit
de TVA en vigueur.
Les simulations qui suivent, avec un coût simulé de TVA à 19,6 %, permettent une comparaison avec le
secteur privé.
? les prêts à taux bonifiés de la caisse des dépôts et des consignations (CDC) et du
« 1 % Logement » (Action logement), encore appelés aides de circuit. Ils assurent aux bailleurs sociaux
un accès au crédit à un coût inférieur à celui du marché (égal, en 2012 pour les prêts PLUS) et baissent
les frais financiers dans le bilan d?opération. A l?horizon fin 2014 ? début 2015, cette aide indirecte pourrait
apparaître modeste dans un contexte de taux d?intérêt historiquement bas. En réalité, comme la durée
des prêts est très longue, les frais financiers évités sur 40 à 50 ans représentent un montant équivalent
au quart des fonds propres pour les logements PLAI.
? la garantie des prêts par les collectivités locales (2 % du montant emprunté) évite au porteur de
l?opération de supporter les charges de fonds de garantie bancaire aux prêts, dans des conditions en
outre plus avantageuses que la garantie hypothécaire. Cette aide évite aux maîtres d?ouvrage
d'immobiliser des fonds propres.
? les exonérations de taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB), pendant 25 assimilables à des
exonérations d?impôt.
On peut encore citer l'acquisition souvent à prix réduit, voire nul, du foncier, l'exonération d'impôt sur
les sociétés, l'exonération de la taxe d'aménagement, l'exonération de droit de mutation à titre
onéreux, sans oublier la valorisation des intérêts d'emprunts complémentaires qui auraient été
nécessaires en l'absence de TVA réduite, de subventions et de foncier à prix réduit. Ces montants non
mobilisés par les maîtres d?ouvrage permettent de réduire le coût réel supporté par le maître d?ouvrage.
Ces aides contribuent à proposer des loyers moins élevés et soutiennent l?accès au logement dit
abordable. Elles participent à l?équilibre de l?opération sur sa durée de vie, de manière analogue à l?aide
personnalisée au logement (APL) accordée dans le cas d?un logement conventionné suite à une aide à la
pierre. L'APL est une « garantie » pour le bailleur de percevoir un minimum du loyer. Elle est versée, soit
au ménage, soit au bailleur, sous réserve d?un accord contractualisé avec les services de l?État, laissant
de fait un reste à charge au ménage.
Le tableau récapitulatif ci-dessous expose les interactions entre aides directes et indirectes, et, plan de
financement et coût réel de l?investissement de l?opération :
Source : DGALN
8
Plan de financement
Subvention État
Subvention collectivité
Réduction TVA
Aide de circuit prêt CDC logement
Aide de circuit prêt CDC foncier
Aide de circuit prêt 1%
Exonération de TFPB compensée
Garantie d?emprunt
Autres aides indirectes
Hors plan de financement ? vie de
l?opération
Aides directes
de l?État
Aides indirectes
de l?État
Aides directes
hors État
Aides indirectes
hors État
Aides indirectes
de l?État
Aides indirectes
hors État
Subvention 1%
Pour l?analyse qui suit sur la période 2007 à 2013, il faut prendre en considération le fait que le taux de TVA
appliqué pour le plan de financement prévisionnel a varié sur la période observée : TVA à 5,5 % jusqu?en
2010 et TVA à 7 % à partir du 1er janvier 2011.
Ce tableau est constitué à partir des décisions de financement PLAI de chaque année depuis 2007, en
Pays-de-la-Loire, pour le logement ordinaire neuf. Il identifie le coût réel d?investissement sur la durée de vie
de l?opération, soit en théorie une cinquantaine d?année, ce qui couvre la période la plus longue de l?emprunt
de la Caisse des dépôts.
Bilan de 2007 à 2013, du coût réel moyen d?investissement d?un logement PLAI sur la durée du prêt
CDC (50 ans)
Source : Infocentre SISAL ? VADEMECUM ? aides moyennes
Le coût moyen d?investissement réel d?un logement PLAI, sur la période 2007/2013, est d?environ 163 200 ¤
sur la durée de vie de l?opération. On note que la part des emprunts, qui augmentait depuis 2010 au regard
de la baisse des aides de l?État et des collectivités (directes et indirectes), réduit en 2013.
Le montant moyen TTC d?un logement PLAI financé en 2012 est de 125 838 ¤ (Cf. avec TVA réduite), soit le
montant engagé par le maître d?ouvrage équivalent au plan de financement.
Dans le graphique ci-après, toutes contributions confondues, sur la durée de vie de l?opération, ce même
logement atteint la somme de 157 915 ¤, intégrant les aides indirectes de 32 076 ¤ (20%) dont 23 531 ¤
attribuables à l?État (14%). Ces montants ne seront pas mobilisés par le maître d?ouvrage contrairement au
secteur locatif non aidé.
En PLAI comme en PLUS, les aides indirectes de État constituent le 2ème poste de financement.
En PLAI, les aides de l?État ont commencé à diminuer en 2009. En 2011, les aides hors État ont également
amorcé une baisse.
En 2013, l'ensemble des aides poursuivent leur chute. Elles ne représentant plus que 30% du coût réel de
l'opération. La cause en revient, pour partie, au relèvement de la TVA à 7% et surtout à la diminution
importante des aides de circuit consécutive au rapprochement des taux d'intérêt des emprunts CDC et de
ceux du marché. Étant donné, le taux particulièrement intéressant des prêts PLAI, les maîtres d?ouvrage ont
compensé la baisse des aides par un recours accru à l'emprunt, sans augmenter la ponction sur leurs fonds
propres.
9
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
dont montant engagé par le MO
Aides directes de l?État 7% 8% 8% 6% 4% 4% 4%
Aides directes hors État 8% 9% 10% 10% 8% 6% 7%
Sous total aides directes 15% 18% 18% 16% 12% 10% 10%
Aides indirectes de l?État 25% 24% 22% 19% 22% 15% 14%
Aides indirectes hors État 3% 3% 3% 3% 3% 5% 5%
Sous total aides indirectes 28% 27% 25% 23% 25% 21% 20%
Fonds propres 6% 8% 6% 7% 8% 8% 7%
Prêts 50% 47% 51% 54% 55% 62% 60%
Total
Coût réel d'investissement sur la
durée de vie de l'opération
171340 ¤ 161970 ¤ 163595 ¤ 159098 ¤ 165584 ¤ 162929 ¤ 157915 ¤
123193 ¤ 117473 ¤ 122357 ¤ 123268 ¤ 123452 ¤ 129197 ¤ 125838 ¤
Prix de revient TTC avant récupération
TVA réduite
139652 ¤ 133167 ¤ 138704 ¤ 139737 ¤ 139945 ¤ 144416 ¤ 143204 ¤
12165 ¤ 13144 ¤ 12344 ¤ 9803 ¤ 7344 ¤ 6131 ¤ 5972 ¤
13781 ¤ 15323 ¤ 17005 ¤ 16358 ¤ 13027 ¤ 9411 ¤ 10797 ¤
25946 ¤ 28467 ¤ 29349 ¤ 26161 ¤ 20371 ¤ 15542 ¤ 16769 ¤
42844 ¤ 39516 ¤ 36066 ¤ 30631 ¤ 36834 ¤ 25227 ¤ 23531 ¤
5303 ¤ 4981 ¤ 5173 ¤ 5198 ¤ 5298 ¤ 8505 ¤ 8545 ¤
48147 ¤ 44497 ¤ 41239 ¤ 35829 ¤ 42132 ¤ 33732 ¤ 32076 ¤
10871 ¤ 12879 ¤ 9512 ¤ 10978 ¤ 12446 ¤ 12939 ¤ 11668 ¤
86376 ¤ 76127 ¤ 83495 ¤ 86130 ¤ 90635 ¤ 100716 ¤ 97401 ¤
171340 ¤ 161970 ¤ 163595 ¤ 159098 ¤ 165584 ¤ 162929 ¤ 157915 ¤
Évolution de 2007 à 2013 de la répartition des différentes aides moyennes contribuant au
financement d?un LLS ordinaire neuf PLAI
Source : Infocentre SISAL ? VADEMECUM ? aides moyennes
Le tableau ci-dessous expose le coût réel d?investissement sur la durée de vie de l?opération en Pays-de-la-
Loire, pour le logement ordinaire neuf en PLUS. Cela prend en considération toutes les décisions de
financement s?y rapportant depuis 2007.
Bilan de 2007 à 2013, du coût réel moyen d?investissement d?un logement PLUS sur la durée du prêt
CDC (50 ans)
Source : Infocentre SISAL ? VADEMECUM ? aides moyennes
Le coût réel moyen d?investissement d?un logement ordinaire neuf, moyenné sur la période 2007/2013, est
d?environ 154 500 ¤ sur la durée de vie de l?opération. On note, à l?inverse des PLAI, que la part des
emprunts poursuit sa progression depuis 2009 au regard de la baisse des aides de l?État et des collectivités
(directes et indirectes).
Le montant moyen TTC d?un PLUS financé en 2013 est de 127 589 ¤ (Cf. avec TVA réduite), soit le montant
engagé par le maître d?ouvrage équivalent au plan de financement.
Toutes contributions confondues, sur la durée de vie de l?opération, ce même logement atteint la somme de
160 120 ¤, soit une réduction grâce aux aides indirectes de 32 531 ¤ (20%), dont 23 773 ¤ attribuables à
l?État (15%). Ces montants ne seront pas mobilisés par le maître d?ouvrage contrairement au secteur locatif
non aidé.
10
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
6% 8% 6% 7% 8% 8% 7%
50% 47% 51% 54% 55%
62% 62%
3% 3% 3%
3% 3%
5% 5%
8% 9% 10%
10% 8%
6% 7%25% 24% 22% 19% 22%
15% 15%
7% 8% 8% 6% 4% 4% 4%
Aides directes de l?État Aides indirectes de l?État Aides directes hors État
Aides indirectes hors État Prêts Fonds propres
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
dont montant engagé par le MO
Aides directes de l?État 2% 2% 2% 2% 1% 1% 1%
Aides directes hors État 7% 7% 8% 8% 6% 4% 4%
Sous total aides directes 9% 9% 10% 9% 7% 5% 5%
Aides indirectes de l?État 21% 21% 17% 15% 17% 13% 15%
Aides indirectes hors État 3% 3% 3% 4% 3% 5% 5%
Sous total aides indirectes 25% 24% 21% 19% 20% 19% 20%
Fonds propres 12% 16% 13% 14% 16% 19% 14%
Prêts 54% 50% 56% 58% 57% 58% 60%
Total
Coût réel d'investissement sur la
durée de vie de l'opération
148396 ¤ 155581 ¤ 151316 ¤ 148602 ¤ 156950 ¤ 160278 ¤ 160120 ¤
111486 ¤ 118563 ¤ 120009 ¤ 120833 ¤ 125344 ¤ 130228 ¤ 127589 ¤
Prix de revient TTC avant récupération
TVA réduite
126381 ¤ 134403 ¤ 136042 ¤ 136976 ¤ 142090 ¤ 145569 ¤ 145197 ¤
3052 ¤ 3236 ¤ 3725 ¤ 2392 ¤ 1368 ¤ 1119 ¤ 1298 ¤
10252 ¤ 11358 ¤ 11562 ¤ 11207 ¤ 9233 ¤ 6168 ¤ 6733 ¤
13304 ¤ 14594 ¤ 15287 ¤ 13599 ¤ 10601 ¤ 7287 ¤ 8031 ¤
31772 ¤ 31986 ¤ 26145 ¤ 22512 ¤ 26308 ¤ 21507 ¤ 23773 ¤
5138 ¤ 5031 ¤ 5161 ¤ 5258 ¤ 5298 ¤ 8543 ¤ 8758 ¤
36910 ¤ 37017 ¤ 31306 ¤ 27770 ¤ 31606 ¤ 30050 ¤ 32531 ¤
17938 ¤ 25621 ¤ 19786 ¤ 20965 ¤ 24915 ¤ 30119 ¤ 22224 ¤
80244 ¤ 78349 ¤ 84937 ¤ 86268 ¤ 89828 ¤ 92822 ¤ 97335 ¤
148396 ¤ 155581 ¤ 151316 ¤ 148602 ¤ 156950 ¤ 160278 ¤ 160120 ¤
Evolution de 2007 à 2013 de la répartition des différentes aides moyennes contribuant au
financement d?un LLS ordinaire neuf PLUS
Source : Infocentre SISAL ? VADEMECUM ? aides moyennes
Comme pour les opérations PLAI, les aides de l?État ont commencé à diminuer en 2009 suivies par les aides
hors État à partir de 2011. En 2013, pour les opérations PLUS, les aides indirectes de l?État ont une part plus
importante que l?année précédente (14,8 %, contre 13,4 % en 2012).
En 2013, de la même manière, l'ensemble des aides progresse légèrement par rapport à 2012, de 23 à
25 % du coût réel d?une opération.
Pour les opérations PLUS, à la différence du PLAI, en 2013, les maîtres d?ouvrage ont moins ponctionné sur
leurs fonds propres en augmentant la part du recours à l?emprunt dans les plans de financement.
Le coût réel des logements ordinaires neufs en PLAI/PLUS en 2012
Pour mieux appréhender ce que coûte réellement un logement social en 2013, il faut distinguer ce qui relève
du plan de financement relatif au prix de revient de l?opération et les dépenses qui traitent de
l?investissement sur la durée de vie d?une opération. La durée de vie d?une opération est assimilée à la durée
la plus longue de l?emprunt de la CDC, 50 ans, ce qui correspond aussi à la durée du conventionnement
(Cf. octroi de l?aide à la personne suite à une décision d?aide à la pierre). Les paragraphes suivants exposent
le plus explicitement possible les chiffres observés précédemment en distinguant :
? le coût TTC du logement aidé (Cf. prix de revient avec la TVA réduite) ;
? le plan de financement TTC du logement considéré : subventions, prêts et fonds propres ;
? le coût réel supporté par le maître d?ouvrage (MOa) : encourt des prêts mobilisés et reconstitution
des fonds propres ;
? les aides indirectes de l?État et des collectivités générant des économies pendant la durée de vie de
l?opération : aides de circuit, garantie d?emprunt, exonération de TFPB.
Pour un logement ordinaire neuf PLAI aidé en 2013, le prix de revient TTC est de 143 204 ¤ pour le
maître d?ouvrage avant la récupération de la TVA réduite (Cf. 19,6 % - 7%), qui sera récupérée auprès des
services fiscaux au fur et à mesure que la réalisation le justifie et ce, jusqu?à la livraison. L?aide à la pierre est
calculée sur un plan de financement présenté sur la base de la TVA réduite à 7 %.
11
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
12% 16% 13% 14% 16% 19% 14%
54% 50% 56% 58% 57%
58%
61%
3% 3% 3% 4% 3%
5% 5%
7% 7% 8% 8% 6%
4% 4%
21% 21% 17% 15% 17% 13% 15%
2% 2% 2% 2% 1% 1% 1%
Fonds propres Prêts Aides indirectes hors État
Aides directes hors État Aides indirectes de l?État Aides directes de l?État
En moyenne, sur les 2 190 logements ordinaires neuf en PLAI financés en 2013, la surface moyenne était
de 67,4 m² soit un coût d?investissement rapporté à environ 2 125 ¤ par m² de surface utile.
Analyse 2013 des coûts liés à la construction du logement ordinaire neuf en PLAI, et ceux relatifs à
l?investissement sur la durée de vie
Source : Infocentre SISAL ? VADEMECUM ? aides moyennes
Le plan de financement, correspondant au coût du logement, fait état d?une part de « fonds gratuits » de
13,3 % dont 4,7 % pour l?État et 8,1 % pour les collectivités.
Le coût réel de l?opération pour le maître d?ouvrage correspond alors à 86,7 % dont 77,4 % lié au
remboursement de l?emprunt et 9,3 % de fonds propres du maître d?ouvrage à reconstituer à partir des futurs
loyers.
La récupération de la TVA réduite permettra au maître d?ouvrage « d?économiser » 17 366 ¤ par logement
environ par rapport au secteur privé non aidé.
Sur la durée de vie de l?opération PLAI, en matière d?investissement et hors récupération de la TVA réduite
(17 366 ¤), on identifie 14 710 ¤ qui ne seront pas mobilisés par le maître d?ouvrage répartis de la manière
suivante :
? 6 462 ¤ relatifs aux aides indirectes de l?État comprenant 6 165 ¤ pour l?exonération de TFPB
compensée de la 1er à la 25ème année par l?État et 297 ¤ pour les aides de circuits des prêts du 1 %.
A noter en 2013, il n?y a pas eu d?aide de circuit relatifs aux prêts de la CDC (foncier + logement) ;
? 8 247 ¤ relatifs aux aides indirectes des collectivités comprenant 6 366 ¤ pour l?exonération de TFPB
non compensée de la 1ème à la 25ème année par les collectivités et 1 881 ¤ pour la garantie d?emprunt
de la collectivité.
Pour un logement ordinaire neuf PLUS aidé en 2013, le prix de revient TTC est de 145 197 ¤ pour le
maître d?ouvrage avant la récupération de la TVA réduite (Cf. 19,6 % - 7%), qui sera récupéré auprès des
services fiscaux au fur et à mesure que la réalisation le justifie et ce, jusqu?à la livraison. L?aide à la pierre est
calculée sur un plan de financement présenté sur la base de la TVA réduite à 7 %.
En moyenne, sur les 2 286 logements ordinaires neuf en PLUS financés en 2012, la surface moyenne était
de 67,5 m² soit un coût d?investissement rapporté à environ 2 151 ¤ par m² de surface utile.
12
Coût réel
d?investis-
sement
Prix de
revient
TTC
Plan finan-
cement TTC
(TVA réduite)
Coût réel pour
le MOa
Aides indi-
rectes non
engagées par
le MOa
0
20000
40000
60000
80000
100000
120000
140000
160000
125838 ¤ 125838 ¤
17366 ¤ 17366 ¤
8247 ¤
8247 ¤
6462 ¤
6462 ¤
11668 ¤ 11668 ¤
97401 ¤ 97401 ¤
10204 ¤
593 ¤
5972 ¤
Exo TFPB + aides de
circuit (État)
Exo TFPB + garantie
emprunt (collect)
Récupération TVA
réduite
Montant TTC financé
(7%)
Subv Etat
Subv 1%
Subv collectivité
Prêts
Fonds propres
Analyse 2013 des coûts liés à la construction du logement ordinaire neuf en PLUS, et ceux relatifs à
l?investissement sur la durée de vie
Source : Infocentre SISAL ? VADEMECUM ? aides moyennes
Le plan de financement, correspondant au coût du logement, fait état d?une part de « fonds gratuits » de
5,6 % dont 1 % pour l?État et 4,4 % pour les collectivités.
Le coût réel de l?opération pour le maître d?ouvrage correspond alors à 95,8 % dont 78,1 % lié au
remboursement de l?emprunt et 17,7 % de fonds propres du maître d?ouvrage à reconstituer à partir des
futurs loyers.
La récupération de la TVA réduite permettra au maître d?ouvrage « d?économiser » 17 607 ¤ par logement
environ par rapport au secteur privé non aidé.
Sur la durée de vie de l?opération PLUS, en matière d?investissement et hors récupération de la TVA réduite
(17 607 ¤), on identifie 14 923 ¤ qui ne seront pas mobilisés par le maître d?ouvrage répartis de la manière
suivante :
? 6 714 ¤ relatifs aux aides indirectes de l?État comprenant 6 165 ¤ pour l?exonération de TFPB
compensée de la 1er à la 25ème année par l?État et 549 ¤ pour les aides de circuits des prêts du 1 % ;
? 8 209 ¤ relatifs aux aides indirectes des collectivités comprenant 6 366 ¤ pour l?exonération de TFPB
non compensée de la 1ème à la 25ème année par les collectivités et 1 843 ¤ pour la garantie d?emprunt
de la collectivité.
Contrairement au PLAI, les taux de prêts de la CDC pour les PLUS sont équivalents à ceux du secteur
bancaire classique ce qui induit qu?il n?y a pas d?aides de circuit relatifs aux prêts de la CDC (foncier +
logement) générant une « économie » pour le maître d?ouvrage.
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Coût réel
d?investis-
sement
Prix de revient
TTC
Plan finance-
ment TTC (TVA
réduite)
Coût réel pour
le MOa
Aides indi-
rectes non
engagées par
le MOa
0
20000
40000
60000
80000
100000
120000
140000
160000
127589 ¤ 127589 ¤
17607 ¤ 17607 ¤
8209 ¤
8209 ¤
6714 ¤
6714 ¤22224 ¤ 22224 ¤
98354 ¤ 98354 ¤
5571 ¤143 ¤
1298 ¤
Exo TFPB + aides
de circuit (État)
Exo TFPB + garan-
tie emprunt (col-
lect)
Récupération TVA
réduite
Montant TTC fi-
nancé (7%)
Subv Etat
Subv 1%
Subv collectivité
Prêts
GLOSSAIRE
1. Le logement ordinaire ou logement familial est un logement défini par opposition à un logement en
résidence offrant des services spécifiques (résidences pour personnes âgées, pour étudiants, de
tourisme, à vocation sociale, pour personnes handicapées?).
2. Le logement en structure collective ou logement-foyer est un logement dans un établissement qui
comporte à la fois des locaux privatifs meublés ou non et des locaux communs affectés à la vie
collective.
3. La surface utile (SU) est égale « à la surface habitable du logement augmentée de la moitié de la
surface des annexes définies par un arrêté du ministre chargé du logement » (article R.353-16 du code
de la construction et de l?habitation).
La surface habitable « est la surface de plancher construite, après déduction des surfaces occupées
par les murs, cloisons, marches et cages d?escalier, gaines, ébrasements de portes et de fenêtres ; [?]
Il n?est pas tenu compte de la superficie des combles non aménagés, caves, sous-sols, remises,
garages, terrasses, loggias, balcons, séchoirs extérieurs au logement, vérandas, volumes vitrés, locaux
communs et autres dépendances des logements, ni des parties de locaux d?une hauteur inférieure à
1,80 mètre » (article R.111-2 du code de la construction et de l?habitation).
4. Un logement en collectif appartient à un bâtiment de deux logements ou plus.
5. Un logement en individuel correspond à une construction qui ne comprend qu?un logement
(maison).
7. Le PLUS-CD est un PLUS finançant des opérations de construction-démolition.
6. Le prêt locatif social (PLS) a pour vocation de financer des opérations dont les niveaux de loyer et
de ressources sont 30 % supérieurs au PLUS notamment dans les zones avec un marché immobilier
tendu.
8. Le prêt locatif aidé d?intégration (PLAI) finance la production de logements ordinaires destinés à
des ménages qui cumulent des difficultés économiques et sociales particulières. Il est également utilisé
pour la production de structures collectives adaptées à ces publics comme les résidences sociales, les
maisons relais ou les pensions de famille.
9. Le prêt locatif à usage social (PLUS) est le dispositif le plus fréquemment employé pour financer le
logement social. D?après les plafonds de ressources fixés chaque année par circulaire, ces logements
sont accessibles à 60 % de la population française. Les caractéristiques de ce prêt prennent en compte
un objectif de mixité.
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ISNN 2109-0017