La construction de logements en Pays de la Loire en 2012 - Malgré une baisse sensible du nombre de logements mis en chantier, la région conserve un fort taux de renouvellement de son parc
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Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">En 2012, 22 062 logements ont été mis en chantier en Pays de la Loire, région qui se place, à ce titre, au 3ème rang en France métropolitaine. Le rythme de renouvellement du parc demeure parmi les plus élevés des régions françaises, essentiellement grâce à celui des logements collectifs.<br /><br />Entre le début des années 2000 et 2010, la densité de la construction est passée en moyenne régionale de 10,1 à 15,2 logements par hectare.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
donnée statistique
;logement
Descripteur écoplanete
analyse statistique
;indicateur économique
Thème
Habitat - Logement
;Économie - Société
;Construction
Texte intégral
1
service
connaissance
des territoires
et évaluation
Octobre
2014
n° 284
La construction de logements
en Pays de la Loire en 2012
En 2012, 22 062 logements ont été mis en chantier en Pays de la Loire qui se placent à ce titre au 3ème
rang des régions de France métropolitaine.
Le rythme de renouvellement du parc de logements demeure parmi les plus élevés des régions
françaises, essentiellement grâce à celui des logements collectifs : il demeure supérieur de près de 1/3
à la moyenne nationale. Les logements ordinaires représentent 96,0 % des mises en chantier dont
51,8 % sont des logements individuels purs ? cette proportion qui était tombée de 65 % au début des
années 2000 à 46 % en 2010 s?est redressée en 2011 puis 2012.
8,7 % des mises en chantier en Pays de la Loire sont issus de locaux existants. Le délai médian de mise
en chantier atteint 9 mois pour les logements collectifs et 2 mois pour les individuels purs.
En 2012, la surface de plancher moyenne par logement mis en chantier a été de 95 m², supérieure à la
moyenne nationale uniquement en raison de la forte proportion de logements individuels purs : les
logements construits dans la région sont en effet plus petits qu?ailleurs.
Entre le début des années 2000 et 2010, la densité de constructions, passée en moyenne régionale de
10,1 à 15,2 logements par hectare, avait surtout progressé sous les effets conjugués de la baisse du
poids des logements individuels purs, de la hausse de densité propre à chaque type de logement et du
recentrage au profit des banlieues de la répartition des constructions en milieu péri-urbain. En 2011 et
surtout 2012, le regain de poids des logements individuels purs et la baisse de densité dans les
territoires où elle est la plus forte l?ont ramenée à 14,3 logements par hectare.
En 2012, 22 062 logements ont été mis en chantier en Pays de la Loire, plaçant la région au 3ème
rang des régions de France métropolitaine
Malgré 22 062 logements commencés en
2012, contre 28 022 un an plus tôt, la région
des Pays de la Loire se cale au troisième rang
national, mais loin derrière l?Ile-de-France et
Rhône-Alpes. Elle représente 7,3 % des mises
en chantier sur l?ensemble de la France
métropolitaine ? pour 5,6 % du stock de
logements au 1er janvier 2012.
La Loire-Atlantique reste le 4ème département
de France et concentre 48,3 % des logements
commencés sur la région en 2012.
Après 3 années particulièrement fastes, la
contribution des sept principales villes à la
construction régionale est en baisse et
retrouve son niveau du milieu de la décennie
2000 ; cette évolution est d?autant plus
sensible qu?elle accompagne le repli général.
La part des banlieues demeure stable, celle
des territoires péri-urbains et du littoral croît.
L?évolution des dispositifs d?aide à
l?investissement constitue certainement une
explication importante de ces mutations.
En 2012, le taux de renouvellement du
parc de logements des Pays de la Loire
demeure supérieur - de 32 % - à la
moyenne nationale
En 2012, le taux de renouvellement du parc de
logements (nombre de logements mis en
chantier au cours d?une année donnée
rapporté à un stock de 100 logements au
début de la même année) a été de 1,11 % en
Pays de la Loire, contre 0,84 % sur l?ensemble
de la France métropolitaine. Derrière la Corse
et l?Aquitaine, c?est le 3ème taux des régions
françaises.
Sources :
DREAL
Pays de la Loire
? Sitadel 2
DGFiP ?
Filocom 2010
Malgré une baisse sensible du nombre de logements mis en chantier,
la région conserve un fort taux de renouvellement de son parc
2
Le taux de renouvellement du parc de logements individuels, égal à 1,02 %, place les Pays de la Loire au 5ème rang des
régions ; la moyenne nationale se situe à 0,84 %.
Mais c?est encore principalement par le renouvellement du parc de logements collectifs que les Pays de la Loire, moyennant
un taux de 1,33 %, se démarquent des autres régions, et se placent en 2ème position. Ce taux de renouvellement du parc de
logements collectifs demeure sensiblement supérieur à la moyenne nationale (également de 0,84 %). Il est de 3,16 % dans les
banlieues des sept principaux pôles urbains, de 1,86 % dans leurs périphéries, et s?élève à 1,98 % sur le littoral.
En 2012, les logements ordinaires représentent 96,0 % des logements mis en chantier dont 51,8 % sont des
logements individuels purs
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
Ville moyenne
Périphérie grands pôles
Banlieue grands pôles
Centre grands pôles
Individuels purs Individuels groupés
Collectifs En résidence
Répartition par type
des logements mis en chantier en 2012
96,0 % des logements mis en chantier en 2012 en Pays de la
Loire sont des logements « ordinaires » (le solde correspond à
des logements en résidence). Ces 96,0 % de logements
ordinaires se répartissent en 51,8 % de logements individuels
« purs » (+3,8 points par rapport à 2011), 11,2 % de logements
individuels « groupés » et 33,0 % de logements collectifs (-5,1
points). Sur l?ensemble de la France métropolitaine, ces
proportions sont respectivement de 37,6 %, 13,0 % et 43,9 %.
Complémentaire de celle des logements « ordinaires », la part
des logements en résidence est donc de 4,0 %. Après avoir crû
régulièrement jusqu?à atteindre 6,9 % en 2010, cette part a
brutalement chuté à 3,0 % en 2011 et remonte donc
légèrement. En 2012, les logements en résidence ont
essentiellement été mis en chantier dans les principales
agglomérations (pour 68 %) ainsi que sur le littoral (pour 18 %).
Après avoir eu tendance à s?accroître durant 25 ans, très
intensément en 2010 et 2011, la part des Pays de la Loire dans
les logements commencés en France connaît en 2012 un recul
révélateur d?une sensibilité particulière de la région aux cycles
de construction.
Période Nombre annuel moyen de logements mis en chantier % PdL / France métropolitaine
1998 -2002 23 590 7,4 %
2003 - 2007 30 980 7,5 %
2008 - 2009 23 340 7,0 %
2010 29 060 8,3 %
2011 28 020 8,2 %
2012 22 060 7,3 %
Fortes durant la première décennie 2000, la baisse
de la part des logements individuels « purs » dans
l?ensemble des constructions et la hausse de celle
des collectifs sont enrayées en 2012
Après avoir successivement décrû jusque 1993, puis crû
fortement pour atteindre des taux records de plus de 65 % au
début des années 2000, la part des logements individuels
dans les constructions en Pays de la Loire n?a cessé de
diminuer jusqu?à atteindre un palier à 46 % en 2010. 2011 et
2012 marquent une remontée, à 48 % puis 52 %.
Par corollaire, la part des logements collectifs, passée de
21 % en 2000 à 38 % en 2011, recule à 33 % en 2012.
En 2012, 1 922 logements constituant 8,7 % des
mises en chantier en Pays de la Loire, sont issus de
locaux existants
En 2012, la part de logements créés à partir de bâtiments
existants a surtout été importante parmi les logements
collectifs dont ils ont représenté 14,0 % du total.
Cette année encore, la Mayenne se distingue par un taux de
travaux sur existant plus élevé (12,8 %). Habituellement, les
travaux sur existant concernent davantage les territoires
ruraux ; en 2012, ils concernent aussi les principales villes
(globalement, 13,5 %).
Evolution de la part des différents types de logements
ordinaires dans le total des logements mis en chantier
en Pays de la Loire
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
19
86
19
88
19
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19
92
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19
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20
12
Individuels purs Individuels groupés
Collectifs
3
Le délai médian de mise en chantier atteint 9 mois pour les logements collectifs, près de 8 mois
pour les individuels groupés, et 2 mois pour les individuels purs
Le délai médian de mise en chantier (celui qui partage les délais en deux groupes de logements d?effectifs égaux) est estimé
pour 2012 en Pays de la Loire à :
- 61 jours pour les logements individuels « purs »,
- 239 jours pour les individuels groupés,
- 272 jours pour les collectifs.
Les délais de mise en chantier (en moyenne 150 jours en Pays de la Loire) dépendent donc très étroitement du type de
logements construits, en particulier des proportions de logements individuels purs et, inversement, de collectifs. Ils sont en
grande partie pour cette raison beaucoup plus courts en Mayenne (88 jours) ainsi que dans les zones rurales, et plus longs en
Loire-Atlantique (195 jours), dans les centres et banlieues des principaux pôles, voire sur le littoral. Ces délais sont en outre
relativement constants pour les logements individuels purs, plus variables avec tendance à la hausse pour les autres types de
logements, malgré un fléchissement depuis le pic de 2008 pour les collectifs.
Une surface moyenne par logement impactée par la remontée de la part des maisons individuelles
En 2012, la surface moyenne de plancher par logement mis en chantier dans les Pays de la Loire est de 95,0 m², mais celle
des logements individuels « purs » équivaut à près de 2 fois celle des collectifs (119 m² contre 66 m²). De ce fait, le poids élevé
des logements individuels purs explique seul une taille en Pays de la Loire supérieure à la moyenne nationale, les logements
mis en chantier en Pays de la Loire étant plus petits quel que soit le type considéré. De fait, après avoir atteint des sommets à
105 m² entre 2000 et 2002, la surface de plancher par logement, qui était tombée à 88 m² en 2010, remonte en raison d?une
répartition des constructions plus favorable aux maisons.
Surface moyenne de plancher (m²) Individuels purs Individuels groupés Collectifs résidence Ensemble
Pays de la Loire 118,6 88,5 66,2 45,4 95,0
France métropolitaine 125,0 91,4 67,8 46,5 91,2
Ecart absolu -6,4 -2,9 -1,6 -1,1 +3,8
En 2012, une densité moyenne de construction repassée sous la "barre" des 15 logements par hectare
Entre 2000 et 2002
En 2012
Source : DREAL Pays de la Loire ? Sitadel 2
Entre 2001 et 2011, la densité moyenne était en Pays de la Loire passée de 10,1 à 15,1 logements par hectare. Elle avait
surtout progressé dans les banlieues des principales agglomérations (de 13,3 à 25,8) et secondairement dans leurs centres où
elle est structurellement forte (de 39,1 à 45,9). Elle était restée légèrement supérieure à la moyenne régionale sur le littoral
(12,6 puis 16,6).
Le recul en 2012 à 14,3 logements par hectare de la moyenne régionale est imputable à ces trois types de territoire : 23,5 pour
les banlieues, 38,1 pour les centres, 14,1 pour le littoral. Il est aussi dû à l?augmentation de la part des logements individuels.
Sur 1 hectare, on construit en moyenne 11 maisons individuelles, 21 maisons groupées et 78 logements collectifs.
4
Source et concepts
Définition des zonages utilisés : centres, banlieues, périphéries, villes moyennes, rural sous
influence urbaine, rural « pur », littoral
Les concepts utilisés sont dérivés des « zonages en aires urbaines ? 2010 » définis par l?INSEE et fondés sur les résultats du
Recensement de Population millésimé 2008 : grands pôles, moyens pôles et petits pôles urbains à chacun desquels sont
rattachées des couronnes, communes multipolarisées, communes isolées :
- unité urbaine ou agglomération : ensemble d?une ou plusieurs communes présentant une continuité de tissu bâti et
comptant au moins 2 000 habitants ;
- grand pôle : agglomération offrant au moins 10 000 emplois ;
- moyen pôle : agglomération comptant de 5 000 à moins de 10 000 emplois ;
- petit pôle : agglomération comptant de 1 500 à moins de 5 000 emplois ;
- aire urbaine : ensemble de communes, d'un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle (ou agglomération) et
par des communes dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des
communes attirées par celui-ci ;
- couronne : ensemble des communes d?une aire urbaine extérieures au pôle (ou agglomération).
Les concepts de centre, banlieue et périphérie, renvoient dans le présent document à ceux des « grands pôles» comptant
au moins 50 000 habitants ainsi qu?à leur couronne. On en dénombre 7 en Pays de la Loire : Nantes, Angers, Le Mans, Saint-
Nazaire, Laval, La Roche-sur-Yon, Cholet :
- le centre correspond à la commune la plus peuplée ;
- dans la banlieue sont incluses le cas échéant les autres communes du pôle (ou agglomération) ;
- la périphérie réunit les communes de la couronne.
Les villes moyennes (53 en Pays de la Loire) correspondent aux communes centres des pôles autres que les 7 principaux, à
l?exception des communes présentes dans le zonage loi littoral en tant que commune littorale.
L?espace rural sous influence urbaine regroupe les communes des pôles autres que les 7 principaux et autres que les villes
moyennes, ainsi que l?ensemble des communes multipolarisées, à l?exception des communes présentes dans le zonage loi
littoral en tant que commune littorale.
L?espace rural « pur » correspond aux autres communes, à l?exception des communes présentes dans le zonage loi littoral
en tant que commune littorale.
Le littoral est composé des communes présentes dans le zonage loi littoral en tant que commune littorale, à l?exception des
communes de l?aire urbaine de Saint-Nazaire considérées par convention en tant que composantes de l?aire urbaine et non en
tant que communes littorales.
Présentation de la source SITADEL2 Présentation de la source SITADEL2
Les données de la source Sit@del2 relatives aux logements proviennent des formulaires de permis
de construire transmis par les services instructeurs au service statistique du Ministère chargé du
Logement. Les mouvements relatifs à la vie du permis (dépôts, autorisations, annulations,
modificatifs, mises en chantier, achèvements des travaux) sont exploités à des fins statistiques.
Deux types de séries statistiques sont proposés :
- les séries en date de prise en compte (séries conjoncturelles) reflètent les niveaux d?intégration des
données dans la base Sitadel2. Ces séries doivent être de préférence utilisées en évolution sur les
périodes les plus récentes pour étudier la conjoncture. Ces séries présentent l?avantage de disposer
de comptages stables, mais des écarts avec la réalité peuvent être constatés si des difficultés de
collecte sont rencontrées.
- les séries en date réelle (séries structurelles) reflètent la réalité de la construction dans le temps et
doivent être utilisées de préférence aux séries en date de prise en compte pour toutes les études
structurelles sur les années passées. C?est le cas pour la présente publication. Ces séries peuvent
évoluer chaque mois. Il convient alors d?attendre 6 mois pour les autorisations et 15 mois pour les
mises en chantier pour disposer de données quasi exhaustives.
La présente publication porte en outre sur les logements mis en chantier (logements commencés),
qui représentent sur le long terme environ 95 % des logements autorisés. L?écart entre logements
autorisés et logements commencés tient à deux facteurs :
- le décalage temporel existant entre les dates d?autorisation et d?ouverture de chantier (avec de très
grosses différences selon le type de logements, voir à ce sujet le chapitre III ? Répartition des
logements mis en chantier selon les délais de mise en chantier) ;
- la non mise en chantier de logements autorisés pour des raisons administratives, financières ou
personnelles au pétitionnaire.
? DREAL 2014
La construction de
logements
Rédaction et mise en forme :
Sylvain Le Goff
sylvain.legoff@developpement-durable.gouv.fr
Service connaissance des
territoires et évaluation
Division de l?Observation des
Etudes et des statistiques
5 rue Françoise Giroud
- CS 16326
44263 NANTES Cedex 2
Tél. 02 72 74 74 40
Directeur
de la publication :
Philippe VIROULAUD
ISSN : 2109 ? 0025