Les occupants de résidences principales en Pays de la Loire au 1er janvier 2013

LE GOFF, Sylvain

Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
Ce document est la synthèse de l'étude sur les occupants de résidences principales en Pays de la Loire au 1er janvier 2013, paru dans la collection sur la situation de l'habitat et du logement en Pays de la Loire.<br /><br />Il détaille une croissance du nombre de ménages en hausse, particulièrement dans les banlieues, et de ménages d'un seul adulte.
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
donnée statistique ; résidence principale ; usager du logement ; statut de résidence
Descripteur écoplanete
analyse statistique
Thème
Construction ; Habitat - Logement
Texte intégral
- 1 - service connaissance des territoires et évaluation Septembre 2014 n° 276 Les occupants de résidences principales en Pays de la Loire au 1er janvier 2013 Au 1er janvier 2013, la région des Pays de la Loire compte 1 555 807 ménages ; leur nombre a progressé au cours des deux dernières années au taux annuel de 1,31 %, supérieur de 0,30 point à la moyenne nationale et de 0,34 point à celui des deux années précédentes. La reprise est relativement vigoureuse en Loire-Atlantique et dans les principales aires urbaines, voire forte (dépassant 2 %) dans les banlieues des principales agglomérations. Cette croissance demeure essentiellement alimentée par les ménages de plus de 60 ans, essentiellement composés de 1 ou 2 personnes, mais la progression du nombre des 3 ou 4 personnes et l?arrêt de diminution des 5 personnes ou plus a pour effet de ralentir la baisse de taille moyenne (passée à 2,35 en 2013). Les ménages composés d?un seul adulte, sans et surtout avec personne(s) à charge, respectivement 31,5 % et 6,0 % de l?ensemble des ménages, sont en forte progression (2,1 % et 3,4 % par an, contre 0,9 % et 0,6 % pour les couples et co-occupants). Les ménages ligériens se caractérisent encore par une forte proportion de revenus intermédiaires (tranches 60 à 130 % des plafonds sociaux), par une accession à la propriété (66,3 %) à la fois forte, précoce, et largement tournée vers le logement individuel, mais qui pour la première fois tend à reculer. L?ancienneté du logement des propriétaires occupants est fortement corrélée avec leur propre âge ; c?est moins vrai des locataires. Le nombre moyen de pièces du logement occupé croît de façon dégressive avec le nombre d?occupants. Il dépend aussi de la localisation, de la composition familiale et des revenus. Les logements sont relativement plus grands dans les banlieues et périphéries des principales agglomérations et plus petits dans les villes centres, surtout pour les ménages de 1 à 2 personnes. La sur-occupation des logements demeure faible et continue de baisser en Pays de la Loire. Au 1er janvier 2013, la région des Pays de la Loire compte 1 555 807 ménages La région des Pays de la Loire héberge 1 555 807 ménages fiscalement indépendants. La Loire- Atlantique en concentre un peu plus de 36 %, la Vendée et le Maine-et-Loire comptent chacun pour environ 20 %, la Sarthe et la Mayenne pour respectivement un peu moins de 16 % et de 9 %. 60,0 % des ménages régionaux résident dans une des sept principales aires urbaines, dont 23,7 % dans une des sept principales communes centres, parmi lesquelles 8,5 % à Nantes, 4,1 % à Angers et 4,4 % au Mans. Les banlieues de ces sept villes accueillent 15,2 % des ménages ligériens, leurs périphéries, 21,1 %. Les villes petites et moyennes en rassemblent 10,1 %, l?espace rural, 24,1 % ; 5,8 % des ménages habitent une commune littorale. Entre 2011 et 2013, un rythme de croissance de 1,31 % par an, en hausse et relativement élevé Après avoir été très soutenu, compris entre 1,4 % et 1,7 % par an tout au long de la décennie 1999-2009, le rythme de croissance du nombre de ménages avait beaucoup fléchi en Pays de la Loire en 2009 - 2010, tombant à 0,97 %. Il se redresse à 1,31 % en 2011 - 2012. Par ailleurs, depuis (au moins) 12 ans, les rythmes de croissance successifs du nombre des ménages des Pays de la Loire évoluent parallèlement à ceux de l?ensemble de la France (métropolitaine) en demeurant plus élevés. En particulier, l?écart annuel moyen de + 0,30 point caractérisant 2011 et 2012 est proche de la moyenne sur 12 ans. Le rythme de progression observé en Pays de la Loire entre 2011 et 2013 correspond à un supplément annuel moyen de 19 979 ménages. Cette variation ne prend pas en compte les ménages fiscalement rattachés. 0,4% 0,8% 1,2% 1,6% 2,0% 2,4% 1999 - 2001 2001 - 2003 2003 - 2005 2005 - 2007 2007 - 2009 2009 - 2011 2011 - 2013 France métropolitaine Pays de la Loire Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée Taux de croissance annuel moyen du nombre de ménages Sources : DREAL Pays de la Loire - DGFiP ? Filocom 2013 Une croissance du nombre des ménages en hausse, particulièrement dans les banlieues, et des ménages d?un seul adulte - 2 - Une vigoureuse reprise en Loire-Atlantique et dans les banlieues des principales agglomérations Entre les 1er janvier 2011 et 2013, c?est en Loire-Atlantique que le rythme de croissance du nombre de ménages a été le plus élevé (1,75 %), précédant la Vendée (1,52 %), le Maine-et-Loire (1,07 %), puis la Sarthe (0,72 %) et la Mayenne (0,60 %). Les banlieues des principales agglomérations connaissent un rythme de progression sans précédent (2,06 % par an contre 1,27 % entre 2009 et 2011), rythme qui devient ainsi supérieur à celui des périphéries (1,63 % contre 1,82 %). Les villes centres bénéficient aussi d?un certain regain d?attractivité (1,08 % contre - 0,18 %). Globalement, le rythme annuel de croissance dans les principales aires urbaines remonte à 1,51 %, après être tombé à 0,87 % entre 2009 et 2011. Il repart également à la hausse sur le littoral (1,63 % après 1,18 %). En revanche, il continue d?être plus faible dans les villes moyennes (0,63 %) et dans le « rural pur » (0,56 %), et recule très nettement dans le rural sous influence urbaine (1,09 % contre 1,41 % entre 2009 et 2011 et après avoir été compris entre 1,8 % et 2,3 % entre 1999 et 2009). Une croissance du nombre des ménages essentiellement alimentée par les plus de 60 ans 90 100 110 120 130 140 150 1999 2001 2003 2005 2007 2009 2011 2013 moins de 25 ans 25 à 39 ans 40 à 59 ans 60 à 74 ans 75 ans et plus Evolution par tranches d'âge du nombre des ménages ligériens - base 100 = 1999 Entre 2011 et 2013 en Pays de la Loire, la moyenne d?âge du référent ménage, passée à 54,4 ans, est en progression de + 0,32 an. Le vieillissement est moins marqué en Loire-Atlantique ; il l?est davantage sur la Sarthe, la Mayenne et la Vendée qui renforcent ainsi leur spécificité de départements plutôt « âgés ». Il demeure particulièrement substantiel sur le littoral. Néanmoins, s?il se poursuit, ce processus de vieillissement est ralenti (+ 0,43 ans entre 2009 et 2011, période de vieillissement « record »). Le vieillissement des ménages conjugue diminution absolue du nombre des moins de 40 ans (apparue entre 2009 et 2011) et progression des plus de 60 ans (continue mais plus marquée depuis 2005). Le ralentissement du processus résulte surtout d?une moindre baisse du nombre des moins de 40 ans. Des couples avec personnes à charge surtout dans les zones peu urbanisées, les ménages isolés principalement dans les zones urbaines Bien que leur part soit légèrement inférieure à la moyenne nationale, les ménages « isolés » comptant un seul adulte sans personne à charge représentent 31,5 % de l?ensemble des ménages ; avec personne(s) à charge (« monoparentaux vrais »), leur proportion est de 6,0 % (+ 0,6 point par rapport à 2011). Ces ménages sont fortement implantés dans les villes, principales ou non, ainsi que sur le littoral, lorsqu?ils sont sans personne(s) à charge, dans les villes principales lorsqu?ils en ont. Les couples avec personne(s) à charge (28,5 % des ménages) sont surtout présents dans le péri-urbain (périphéries, rural sous influence urbaine dans une moindre mesure), beaucoup moins dans les centres et sur le littoral. Les couples sans personne à charge (34,0 %) sont nombreux sur le littoral et dans le rural pur. Ils le sont moins dans les centres. Des ménages plus grands dans les zones péri-urbaines, plus petits dans les villes centres et sur le littoral En Pays de la Loire, la taille moyenne des ménages est de 2,35 occupants. Cette taille varie selon les départements de la région entre 2,33 (Sarthe, Vendée) et 2,40 (Maine-et-loire). Les ménages de 1 personne représentent un petit tiers des ménages ligériens (31,5 %), les ménages de 2 personnes un autre tiers (33,3 %), les ménages de 3 personnes ou plus le dernier (gros) tiers (35,2 %), à raison de 13,3 % de ménages de 3 personnes, 14,0 % de ménages de 4 personnes, 6,0 % de ménages de 5 personnes et 1,8 % de ménages de 6 personnes ou plus. Si à l?échelle des départements ligériens, la structure par taille des ménages se révèle relativement figée, ce n?est plus du tout le cas à celle des territoires. En effet, la proportion des ménages de 1 personne varie entre 22,2 % des ménages (périphérie des agglomérations) ou 25,8 % (rural sous influence urbaine) et 44,4 % (centres des grandes agglomérations). Les ménages de 2 personnes sont relativement peu présents dans les centres (29,1 %) mais fortement dans le rural « pur » (37,3 %) et plus encore sur le littoral (39,9 %). Les ménages de 3 personnes ou plus sont peu présents sur le littoral (24,0 %) et dans les centres (26,5 %), mais le sont bien davantage dans le rural sous influence urbaine (39,6 %) ainsi que dans les périphéries (44,5 %) voire les banlieues (36,8 %) d?agglomérations. Le nombre moyen d?occupants par logement est le reflet logique de ces différentes structures : 2,06 et 2,07 occupants dans les centres des principales agglomérations et sur le littoral, puis 2,23 dans les villes moyennes, 2,32 dans le rural pur, 2,40 dans les banlieues, 2,51 dans le rural sous influence urbaine, 2,63 dans les périphéries. - 3 - Sources : DREAL Pays de la Loire - DGFiP ? Filocom 2013 Des ménages isolés, surtout monoparentaux, en forte progression, notamment en couronne des principales villes La période récente se caractérise par une poussée du nombre de ménages isolés. 100 105 110 115 120 125 2007 2009 2011 2013 Adulte seul sans PAC Adulte seul avec PAC Couples ou co-occupants sans PAC Couples ou co-occupants avec PAC Evolution selon composition familiale du nombre des ménages ligériens - base 100 = 2007 En particulier, entre 2011 et 2013, les ménages isolés sans personne à charge représentent pratiquement la moitié - 49,5 % - des nouveaux ménages, les ménages isolés avec personne(s) à charge, 15,1 %. Leurs rythmes de croissance annuelle respectifs sont de 2,1 % et 3,4 %. Parallèlement, les rythmes de croissance annuelle des couples sont de 0,6 % et 0,9 % selon qu?ils hébergent ou non des personnes à charge. L?impact de la croissance du nombre de ménages isolés sans personne à charge est particulièrement important dans les principales agglomérations, en particulier leurs banlieues, et sur le littoral. Plus relatif car portant sur des effectifs moindres et en raison d?un rythme légèrement infléchi en 2011 - 2012, l?impact de la croissance des ménages monoparentaux est surtout manifeste sur l?ensemble de la couronne des principales agglomérations. La taille moyenne des ménages ligériens (2,35 occupants) continue de diminuer (- 0,015 entre 2011 et 2013). Cette baisse est plus spécialement prononcée dans les banlieues et sur le littoral. Le processus est cependant ralenti. La diminution de taille provient de ce que le rythme de croissance du nombre des petits ménages est supérieur à celui des plus grands : pour la période 2011 ? 2013, le taux est de 2,1 % par an pour les ménages de 1 personne, 1,4 % pour les ménages de 2 personnes, 0,5 % pour les ménages de 3 personnes, 0,9 % pour les ménages de 4 personnes, 0,1 % pour les ménages de 5 personnes, -2,5 % pour les ménages de 6 personnes ou plus. Le ralentissement du processus de diminution provient d?une amorce de retournement de situation pour les plus grands ménages : arrêt de la diminution du nombre des ménages de 5 personnes et plus et tendance à l?amplification du rythme de croissance pour les ménages de 4 personnes. - 4 - Une forte proportion de revenus intermédiaires (ménages éligibles sous conditions au logement locatif social) Au 1er janvier 2013, le revenu brut moyen des ménages fiscaux des Pays de la Loire s?établit à 35 812 ¤. La Loire-Atlantique est le seul département de la région offrant un revenu brut moyen (37 984 ¤) supérieur à la moyenne nationale de province (36 157 ¤). On relève d?importantes différences d?un type de territoire à l?autre, entre le rural « pur » (30 348 ¤) et la banlieue des principales agglomérations (41 367 ¤). Les Pays de la Loire se caractérisent par une part relativement faible de ménages percevant des ressources inférieures à 60 % des plafonds sociaux, à ce titre susceptibles de bénéficier d?un logement social, et par une part également faible de ménages aux ressources supérieures à 130 % des plafonds, qui ne peuvent en principe revendiquer de logement social. Les ménages de revenus intermédiaires pouvant accéder au logement social sous conditions - qui correspondent aux tranches 60 % à 130 % des plafonds sociaux - sont par conséquent nombreux dans la région. Ils y correspondent à 51,4 % des ménages contre 45,8 % sur la France métropolitaine. 0% 20% 40% 60% 80% 100% Littoral Rural pur Rural sous influence urbaine ville moyenne Périphérie grands pôles Banlieue grands pôles Centre grands pôles Inférieur ou égal à 30 % De 30 % à 60 % inclus De 60 % à 100 % inclus De 100 % à 130 % inclus De 130 % à 150 % inclus Supérieur à 150% Répartition du nombre de ménages fiscaux en fonction du positionnement des revenus au regard des plafonds HLM Les revenus moyens des ménages ligériens présentent par ailleurs les caractéristiques suivantes : o en progression entre 2011 et 2013 (en raison des revenus perçus en 2011) ; o offrant des contrastes très importants selon les tranches d?âge (maximum entre 40 et 59 ans) ; o élevés chez les propriétaires, surtout s?il s?agit de ménages en couples, faibles chez les locataires sociaux, surtout isolés. Sources : DREAL Pays de la Loire - DGFiP ? Filocom 2013 Plus de locataires ? surtout dans le secteur privé ? chez les moins de 40 ans ; plus de propriétaires ensuite jusque 75 ans La part des propriétaires occupants, 66,3 % des ménages de la région, augmente de façon continue et puissante avec l?âge au détriment de celle des locataires, sociaux et surtout privés : elle passe de 5,4 % des ménages de moins de 25 ans à 46% dès la tranche 25 ? 39 ans, puis à 68 % des 40 - 59 ans, pour approcher 80 % parmi les plus de 60 ans. Principalement en Vendée, de très nombreux ménages propriétaires occupants avant 40 ans ? En Pays de la Loire, 41,8 % des ménages de moins de 40 ans sont propriétaires du logement qu?ils occupent à titre de résidence principale ; sur l?ensemble de la France métropolitaine, cette part n?est que de 34,0 %. Cette particularité régionale est d?abord mais non exclusivement due à la Vendée, dont 49,8 % des ménages de moins de 40 ans sont propriétaires. Cette précocité d?accession des ménages ligériens à la propriété va de pair avec celle du logement individuel. ? mais un taux en diminution dans toutes les tranches d?âge inférieur à 75 ans Cependant, seuls les ménages de 75 ans et plus voient leur taux de propriétaires occupants augmenter entre 2011 et 2013. - 5 - Une ancienneté de construction fortement corrélée avec l?âge des ménages propriétaires 23,4 % des ménages ligériens occupent un logement construit avant 1915, 29,2 % un logement construit depuis 1990, 47,4 % un logement d?ancienneté intermédiaire (1915-1989). L?analyse de la répartition des ménages âgés de plus de 25 ans, spécialement des propriétaires occupants, en fonction de l?âge du logement occupé, révèle un « effet de génération ». Ainsi la proportion des ménages de 25 à 39 ans est- elle particulièrement élevée dans le parc construit à partir de 2000, celle des ménages de 40 à 59 ans dans celui de la période 1982 ? 1999, celle des ménages de 60 à 74 ans dans le parc érigé entre 1968 et 1981. La part des ménages âgés de 75 ans ou plus est nettement plus élevée parmi les logements dont la construction est antérieure à 1968. 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100 % Moins de 25 ans De 25 à 39 ans De 40 à 59 ans De 60 à 74 ans 75 ans ou plus Ens. ménages Avant 1915 De 1915 à 1948 De 1949 à 1967 De 1968 à 1974 De 1975 à 1981 De 1982 à 1989 De 1990 à 1999 Après 2000 Répartition du nombre de ménages ligériens par période de construction et tranche d'âge du référent Une forte incidence de la composition familiale sur les caractéristiques des logements occupés Plus de 75 % des ménages en couple, qu?ils aient ou non des personnes à charge, sont propriétaires occupants de leur logement ; cette proportion de propriétaires occupants tombe à 50 % parmi les ménages isolés sans personne(s) à charge et à 34 % parmi ceux d?entre eux qui ont au moins une personne à charge. Les ménages, essentiellement les couples ayant des personnes à charge occupent plus volontiers des logements individuels et de construction récente ; les adultes vivant seuls et sans personne à charge vont davantage vers les logements anciens mais privilégient également, en proportion plus faible il est vrai, les logements individuels. Le lien entre taille du logement et nombre d?occupants du ménage La taille du logement occupé dépend certes du nombre d?occupants, mais la localisation, la composition familiale et le niveau de revenus ont de surcroît une incidence non négligeable. Sources : DREAL Pays de la Loire - DGFiP ? Filocom 2013 Un très faible niveau de sur-occupation dans la région La sur-occupation se révèle peu importante en Pays de la Loire. Pour 10 000 ménages, on y compte en effet en moyenne 107 ménages en surnombre au regard de la capacité du logement occupé, contre 290 pour l?ensemble de la France. De surcroît, la diminution du nombre de ménages en situation de sur-occupation se poursuit quoique très ralentie en Pays de la Loire (- 3 % entre 2011 et 2013 - alors que le nombre de ménages hors situation de sur- occupation a progressé de 2,7 %). Le risque de sur ? occupation est amplifié par diverses situations, notamment lorsqu?elles se conjuguent. Pour les ménages concernés, le nombre d?occupants est évidemment un facteur essentiel mais non exclusif d?exposition. Mais l?importance des effectifs en âge d?être actifs, avec des revenus inférieurs à 60 % des plafonds HLM, le statut de locataire, particulièrement dans le parc privé, l?habitat en logement collectif et ancien (antérieur à 1967), constituent autant de facteurs de nature à majorer le risque de sur-occupation. - 6 - Source et concepts Définition des zonages utilisés : centres, banlieues, périphéries, villes moyennes, rural sous influence urbaine, rural « pur », littoral Les concepts utilisés sont dérivés des « zonages en aires urbaines ? 2010 » définis par l?INSEE et fondés sur les résultats du Recensement de Population millésimé 2008 : grands pôles, moyens pôles et petits pôles urbains à chacun desquels sont rattachées des couronnes, communes multipolarisées, communes isolées : - unité urbaine ou agglomération : ensemble d?une ou plusieurs communes présentant une continuité de tissu bâti et comptant au moins 2 000 habitants ; - grand pôle : agglomération offrant au moins 10 000 emplois ; - moyen pôle : agglomération comptant de 5 000 à moins de 10 000 emplois ; - petit pôle : agglomération comptant de 1 500 à moins de 5 000 emplois ; - aire urbaine : ensemble de communes, d'un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle (ou agglomération) et par des communes dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des communes attirées par celui-ci ; - couronne : ensemble des communes d?une aire urbaine extérieures au pôle (ou agglomération). Les concepts de centre, banlieue et périphérie, renvoient dans le présent document à ceux des « grands pôles» comptant au moins 50 000 habitants ainsi qu?à leur couronne. On en dénombre 7 en Pays de la Loire : Nantes, Angers, Le Mans, Saint- Nazaire, Laval, La Roche-sur-Yon, Cholet: - le centre correspond à la commune la plus peuplée ; - dans la banlieue sont incluses le cas échéant les autres communes du pôle (ou agglomération) ; - la périphérie réunit les communes de la couronne. Les villes moyennes (53 en Pays de la Loire) correspondent aux communes centres des pôles autres que les 7 principaux, à l?exception des communes présentes dans le zonage Loi Littoral en tant que commune littorale. L?espace rural sous influence urbaine regroupe les communes des pôles autres que les 7 principaux et autres que les villes moyennes, ainsi que l?ensemble des communes multipolarisées, à l?exception des communes présentes dans le zonage loi littoral en tant que commune littorale. L?espace rural « pur » correspond aux autres communes, à l?exception des communes présentes dans le zonage Loi Littoral en tant que commune littorale.. Le littoral est composé des communes présentes dans le zonage Loi Littoral en tant que commune littorale, à l?exception des communes de l?aire urbaine de Saint-Nazaire considérées par convention en tant que composantes de l?aire urbaine et non en tant que communes littorales. Présentation de la source : FILOCOM FILOCOM (FIchier des LOgements à la COMmune) résulte de l?appariement de 4 fichiers gérés par la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) : - fichier de la taxe d?habitation, - fichier foncier (des propriétés bâties), - fichier des propriétaires, - fichier de l?Impôt sur les Revenus. Il est fourni tous les deux ans au service statistique du ministère en charge du logement. Le fichier contient des informations quantitatives et localisées décrivant au 1er janvier des années impaires : le parc de logements (type individuel ou collectif, mode d?occupation, année de construction, nombre de pièces, surface, etc.), les occupants (statut d'occupation, composition des ménages, nombre de personnes occupant le logement, revenus, durée d?occupation du logement, etc.), les propriétaires (personnes physiques ou morales, âge, lieu de résidence, etc.), ainsi que les mutations de logements au cours des cinq dernières années. Les concepts et modes de collecte diffèrent de ceux en usage pour d'autres sources comme le Recensement de la Population conduit par l?Insee, ce qui peut expliquer quelques différences de résultats. Il faut donc manier les comparaisons avec précaution et en connaissance de cause, le champ couvert par une même variable pouvant différer d'une source à l'autre. Rédaction et mise en forme : Sylvain Le Goff sylvain.le-goff@developpement-durable.gouv.fr ? DREAL 2014 Service connaissance des territoires et évaluation Division de l?Observation des Etudes et des statistiques 5 rue Françoise Giroud - CS 16326 44263 NANTES Cedex 2 Tél. 02 72 74 74 40 Directeur de la publication : Philippe VIROULAUD ISSN : 2109 ? 0025 Les occupants au 1er janvier 2013

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