Le parc de logements en Pays de la Loire au 1er janvier 2013 - Un parc de 1 937 503 logements dont la croissance demeure plus importante en Loire-Atlantique
LE GOFF, Sylvain
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Cette production, qui porte sur le parc de logements des personnes physiques et morales en Pays de la Loire au 1er janvier 2013, est une analyse qui exploite les données du Fichier des Logements à la commune (Filocom) de la Direction Générale des Finances Publiques.<br /><br />Au 1er janvier 2013, le parc comporte 1 937 503 logements dont la croissance demeure plus importante dans le département de la Loire-Atlantique.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
donnée statistique
;parc de logements
;logement individuel
;résidence principale
;logement vacant
Descripteur écoplanete
analyse statistique
;indicateur économique
;comptes de la nation
Thème
Habitat - Logement
;Économie - Société
;Construction
Texte intégral
1
service
connaissance
des territoires
et évaluation
Août 2014
n° 268
Le parc de logements
en Pays de la Loire au 1er janvier 2013
Au 1er janvier 2013, le parc ligérien est composé de 1 937 503 logements. 57,5 % sont localisés dans
l?une des sept principales aires urbaines, 23,9 % dans l?une des sept villes centres, 8,8 % sur la seule
commune de Nantes.
Le taux de croissance annuel moyen du parc s?établit entre les 1er janvier 2011 et 2013 à 1,37 %. Il est
supérieur de 0,32 point à celui de la France métropolitaine. Il demeure plus élevé en Loire-Atlantique,
ainsi que dans les principales aires urbaines où il confirme le redéploiement des nouveaux logements
vers les banlieues, stoppant le fort étalement urbain observé dans les années 2000.
La vacance demeure faible dans la région, avec un taux de 6,7 % contre 8,9 % pour la France
entière ; la Vendée et la Loire-Atlantique occupent respectivement les 1eret 2ème rangs nationaux
pour la faiblesse du taux de vacance, dont les valeurs sont respectivement de 5,4 % et 5,8 %.
La part des résidences principales occupées par les propriétaires est plus forte dans la région
(64,3 % contre 57,8 % en moyenne nationale) et plus encore en Vendée confortée au 1errang avec
72,1 %.
Confirmant un léger repli, la part des logements de type individuel reste importante (71,3 % contre
53,7 % en moyenne nationale), principalement en Vendée au 5ème rang national avec 83,1 %.
Le parc ligérien est plus récent que celui de la France métropolitaine avec 28,1 % de logements
construits depuis 1990, contre 23,1 % au niveau national.
Le nombre médian de pièces par logement est plus élevé, 3,18 contre 2,99 au plan national,
corollaire de la forte proportion de propriétaires occupants de logements individuels.
Un parc ligérien de 1 937 503 logements, dont 57,5 % dans une des 7 principales aires urbaines
Au 1er janvier 2013, le parc ligérien compte 1 937 503 logements. La Loire-Atlantique en concentre
36,1 % ; suivent la Vendée, 20,9 %, le Maine-et-Loire, 20,1 %, la Sarthe, 14,9 %, et la Mayenne, 8,0 %.
57,5 % des logements construits dans la région sont accaparés par les sept principales aires urbaines
(Nantes, Angers, Le Mans, Saint-Nazaire, Laval, La Roche-sur-Yon, Cholet) : 23,9 % sont situés dans
une des villes centre, à raison de 8,8 % sur la seule commune de Nantes, 4,5 % sur celle d?Angers,
4,2 % au Mans; les banlieues et périphéries de ces villes absorbent respectivement 14,6 % et 19,0 %
du parc régional. Les villes moyennes en réunissent 9,6 %, le rural sous influence de ces villes
moyennes, 20,5 %. Le rural échappant aux influences urbaines ne représente plus que 2,6 % du parc ;
quant au littoral, il frôle 10 %.
Entre 2011 et 2013, un rythme de
croissance relativement élevé (1,37 % par
an, contre 1,05 % sur l?ensemble de la
France métropolitaine)
Le taux de croissance du parc ligérien de
logements s?établit entre les 1ers janvier 2011
et 2013 à 1,37 % par an, évolution qui
correspond à une création annuelle nette
(solde créations ? disparitions ± mutations)
de 26 076 logements.
Ce rythme est très voisin de celui de la
période 2009 ? 2011 (1,34 %). En réalité, il
continue de fléchir dans 4 départements,
mais connaît une vigoureuse reprise en
Loire-Atlantique où la création annuelle
(nette) de 12 182 logements représente
46,7 % du total régional, proportion qui
culminait antérieurement à 41,8 % (entre
2009 et 2011).
0,6%
0,8%
1,0%
1,2%
1,4%
1,6%
1,8%
2,0%
2,2%
2,4%
1999 -
2001
2001 -
2003
2003 -
2005
2005 -
2007
2007 -
2009
2009 -
2011
2011 -
2013
France métro Pays de la Loire
Loire-Atlantique Maine-et-Loire
Mayenne Sarthe
Vendée
Evolution du rythme annuel de croissance du parc de logements
par période biennale
Comme au cours des périodes précédentes, le rythme de croissance du parc ligérien de logements
demeure entre 2011 et 2013 supérieur à la moyenne nationale, qui est de 1,05 %. L?écart entre Pays de
la Loire et France métropolitaine qui tendait à s?amenuiser : 0,48 point entre 2005 et 2007, 0,37 point
entre 2007 et 2009, 0,25 point entre 2009 et 2011, repart à la hausse : 0,32 point entre 2011 et 2013.
Un parc de 1 937 503 logements dont la croissance demeure plus
importante en Loire-Atlantique
2
Une croissance qui demeure plus lente en Mayenne et dans la Sarthe, plus rapide dans le Maine-et-Loire,
en Vendée et surtout en Loire-Atlantique.
C?est dans la Mayenne et la Sarthe que les taux annuels de progression 2011 ? 2013 du parc de logements sont
les plus modestes de la région, respectivement 0,74 % et 0,76 %. De surcroît, le positionnement de ces deux
départements au regard des moyennes nationale comme régionale se dégrade de façon régulière depuis 12 ans.
Les taux annuels de progression du parc sont sensiblement plus élevés dans les trois autres départements,
atteignant 1,27 % en Maine-et-Loire, 1,44 % en Vendée et 1,79 % en Loire-Atlantique.
Un rythme de progression du parc surtout élevé dans les banlieues des principales aires urbaines
Avec un taux de 1,58 % entre 2011 et 2013, le rythme annuel de croissance du parc des principales aires urbaines
creuse l?écart avec la moyenne régionale. Il le doit aux banlieues (où il atteint 2,10 %), tandis qu?il continue de
fléchir en périphéries (où il est de 1,57 %). Il demeure plus faible mais poursuit sa progression dans les villes
centres de ces agglomérations (1,28 %). Après avoir connu sur le littoral un « creux » à moins de 1 % entre 2009 et
2011, il remonte à 1,20 % entre 2011 et 2013. Il poursuit sa baisse dans le rural au sens large (1,15 %) et surtout
dans les villes petites et moyennes considérées dans leur ensemble (0,84 %).
Une progression de la part des nouveaux logements revenant aux aires urbaines accompagnée d?un
rééquilibrage spatial en leur sein
Dans les zones péri-urbaines (périphérie et rural sous influence urbaine), le fort repli observé en 2009 ?2010 se
confirme donc en 2011 ? 2012, avec des rythmes de progression annuelle inférieurs de 0,8 point aux niveaux
atteints lors des années 2005 à 2008. Sur ces territoires, les taux de croissance sont inférieurs à ceux du début des
années 2000, confirmant l?arrêt du fort étalement urbain observé alors.
En 2013, 83,2 % des logements servent de résidence
principale aux ménages, 10,1 % de résidence secondaire
En 2013, dans les Pays de la Loire, 1 611 766 logements sont
occupés à titre de résidences principales. Ces dernières
représentent 83,2 % de l'ensemble du parc logements de la
région, contre 81,9 % pour l'ensemble de la France
métropolitaine.
Les quelque 196 096 résidences secondaires comptent pour
10,1 % du parc régional. Cette proportion doit à « l'effet
littoral » d'être supérieure de 0,9 point à la moyenne nationale.
Elle s?élève à 22,8 % en Vendée (10ème rang national, 1er de la
façade littorale atlantique), à 10 % en Loire-Atlantique, mais
est inférieure à 6 % sur chacun des départements de
l'intérieur et même à 3,3 % en Maine-et-Loire.
Bien qu?en léger recul, la proportion de logements déclarés
résidences secondaires reste très élevée sur le littoral dont
elle représente 48,6 % du parc. Le littoral concentre 47,3 % de
l?ensemble des résidences secondaires de la région ; les aires
urbaines, 31,7 %, dont 6,5 % dans les villes-centres ; l?espace
rural dans son ensemble compte pour 17,8 %.
Sources :
DREAL Pays de la Loire - DGFiP ? Filocom 2013
Un taux de vacance très faible dans la région : 6,7 %
contre 8,9 % en France métropolitaine
La vacance du parc de logements ligérien (129 641
logements, 6,7 %) demeure notoirement basse (à rapprocher
de 8,9 % sur l?ensemble de la France métropolitaine). Avec
des taux de 5,4 % et 5,8 %, les départements de Vendée, de
Loire-Atlantique et de Maine-et-Loire occupent respectivement
les 1er et 2ème rangs nationaux par la faiblesse du taux de
vacance. Le taux « culmine » à 8,5 % dans la Sarthe et en
Mayenne, où il reste néanmoins inférieur à la moyenne
nationale. Il est particulièrement bas sur le littoral (4,0 %),
mais il est également faible dans les banlieues et les
périphéries des principales agglomérations (4,7 % et 4,9 %).
Il est systématiquement plus élevé dans les villes centres (en
moyenne 8,2 %) que dans leurs 1ère et 2ème couronnes. Il est
de 7,6 % à Nantes, 9,3 % au Mans et 9,6 % à Angers.
3
64,3 % de propriétaires occupants, contre 57,8 % en moyenne nationale : la Vendée au 1er rang
Dans les Pays de la Loire plus nettement que sur
l'ensemble de la France, les résidences principales
sont majoritairement occupées par leurs propriétaires :
c?est le cas de 64,3 % d?entre elles, contre 57,8 %
pour la métropole.
Avec un taux de propriétaires occupants de 72,1 %, la
Vendée conforte son 1er rang des départements
français. En Mayenne, Sarthe et Loire-Atlantique, les
taux de propriétaires sont compris entre 65,6 % et
62,3 %. Dans le Maine-et-Loire, le taux est de 60,3 %.
C'est dans la périphérie des grandes villes que l'on
trouve les plus fortes proportions de propriétaires
occupants (77 %), suivie de peu par le rural et le littoral
(76 à 72 %), puis les banlieues (68 %) et, plus loin, les
villes moyennes (59 %). En revanche, la proportion de
propriétaires parmi les occupants tombe en moyenne à
41,4 % dans les communes centres des sept
principales agglomérations, en particulier 38 % à
Nantes et 32 % à Angers.
Plus de locatif social en Maine-et-Loire ; peu de
locatif privé ou social dans les territoires
faiblement urbanisés, très peu de locatif social sur
le littoral
Corollaire et contrepartie de la forte représentation des
propriétaires occupants, la proportion de résidences
principales occupées par des locataires, qu'ils relèvent
du parc public ou du parc privé, est plus faible en Pays
de la Loire qu'en France métropolitaine. Dans la
région, la part du locatif social est de 12,5 % du parc
(inférieure de 2,1 points à la moyenne nationale), celle
du locatif privé, de 21,5 % (inférieure de 3,4 points).
Sources :
DREAL Pays de la Loire
DGFiP ? Filocom 2013
Moyennant un taux de 6,4 %, la Vendée fait partie des 10 départements qui comptent la plus faible proportion de
logements sociaux ; hors de La Roche-sur-Yon, la sous-représentation y est quasiment générale. À l?opposé, les
logements sociaux représentent 17,3 % des résidences principales de Maine-et-Loire (15ème rang national). La
proportion en est de 14,4 % dans la Sarthe, 12,5 % en Loire-Atlantique, 9,8 % en Mayenne.
50,4 % des logements locatifs sociaux de la région sont concentrés dans les villes centres (où ils représentent
24,6 % des résidences principales), 16,6 % dans leurs banlieues et 11,7 % dans les villes moyennes. Dans les
autres types de territoire, cette proportion du parc des résidences principales chute à moins de 7 % ; sur le littoral,
elle atteint ses valeurs plancher à 3,8 %.
Le parc locatif privé est moins concentré dans l?espace que son homologue social. 38,9 % des logements sont
dans les centres (32,7 % des résidences principales), 11,7 % dans leurs banlieues.
Parc social comme parc privé sont faiblement présents dans l?ensemble de l?espace rural mais également en
périphérie de grandes villes.
Un habitat pavillonnaire particulièrement développé (71,3 % du parc)
En Pays de la Loire, 71,3 % des logements sont des maisons, proportion très nettement supérieure à la moyenne
nationale, 53,7 %, et même à la moyenne de province, 59,4 %.
La proportion de maisons est supérieure à ces moyennes nationales dans les cinq départements ligériens. Elle
varie entre 62,1 % en Loire-Atlantique et 83,1 % en Vendée qui occupe à ce titre le 5ème rang national.
Les contrastes inhérents au degré d'urbanisation sont encore plus marquants. On enregistre seulement 31,1 % de
logements individuels dans les centres des principales agglomérations, mais avec d?importantes différences entre
Nantes et Angers (20,0 % et 21,6 %) d?une part, La Roche-sur-Yon et Cholet (52,3 % et 58,9 %) d?autre part. Dans
leurs banlieues, la proportion s?élève à 67 %, dans les villes moyennes à 72 %, et sur le littoral à 77 %. Les
maisons représentent plus de 93 % du parc de logements du rural et des périphéries d'agglomérations.
En Pays de la Loire, le taux de logements individuels est légèrement plus élevé parmi les résidences principales
(73,0 %) que parmi les résidences secondaires (69,6 %). Comme sur l?ensemble de la France, les proportions de
logements individuels / collectifs sont donc voisines pour ces deux modes d?occupation.
Dans les zones peu urbanisées (périphéries, espace rural) toutefois, la fréquence de logements individuels
dépasse 90 % quel que soit le mode d?occupation. Dans les zones plus urbanisées (agglomérations, littoral), le
mode d?occupation a une incidence plus importante. Sur le littoral, 85 % des résidences principales sont des
maisons pour 71 % des résidences secondaires.
4
Une part de maisons individuelles beaucoup plus forte parmi les propriétaires occupants de résidences
principales que chez les locataires
En Pays de la Loire, la proportion de logements
individuels varie très fortement avec le statut
d'occupation des résidences principales : 27 % pour les
locataires du parc social, 47 % pour ceux du parc privé,
mais surtout 91 % chez les propriétaires occupants.
Dans les villes centres des sept principales
agglomérations, la proportion de logements individuels
parmi les résidences principales occupées par les
propriétaires est en moyenne de 64 % (46 % à Nantes,
58 % à Angers). Dans tous les autres types de territoire,
cette proportion atteint ou dépasse 88 %.
Qu?il s?agisse du parc social ou du parc privé, la
fréquence des maisons parmi les locations est
particulièrement faible dans les villes centres, élevée
dans les espaces ruraux.
10,9 % de vacance dans les logements collectifs
contre 5,0 % dans l?individuel
Quel que soit le territoire concerné, la vacance dans le
parc des logements collectifs est sensiblement plus
élevée que dans celui des maisons. La vacance
affectant les logements collectifs est en outre souvent
plus élevée là où l?offre est peu abondante.
Proportion de logements individuels en
fonction du statut d'occupation en 2013
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Littoral
Rural pur
Rural sous influence urbaine
ville moyenne
Périphérie grands pôles
Banlieue grands pôles
Centre grands pôles
Pays de la Loire
France métropolitaine
parc locatif privé
parc locatif social
occupation par propriétaire
Sources : DREAL Pays de la Loire - DGFiP ? Filocom 2013
La part des logements individuels demeure nettement majoritaire, mais décroît depuis 2003
En Pays de la Loire, la maison demeure de loin le type de logement privilégié. En 2011 ? 2012, les logements
individuels représentent encore 64 % des nouveaux logements.
Pour autant, la part des logements individuels dans le total de ces nouveaux logements ne cesse de reculer au
profit des collectifs depuis les années 2002-2003, au cours desquelles elle s?est élevée à 84 %. Leur niveau ?
moins de 17 000 par an ? est par sa relative faiblesse sans précédent sur les douze dernières années (au moins).
Le ralentissement du rythme de croissance du parc est d?ailleurs plus net là où sont concentrés les logements
individuels.
Un parc jeune en Loire-Atlantique et en Vendée, plus ancien dans le monde rural
En Pays de la Loire, 28,1 % des logements ont été construits depuis 1990 (23,1 % en France métropolitaine).
Avec des proportions respectives de 32,8 % et 30,9 % de logements construits depuis 1990, la Vendée et la Loire-
Atlantique ont un parc nettement plus jeune que les autres départements de la région et qui les place aux 5ème et
8ème rangs nationaux. Cette proportion est en effet réduite à 25,7 % en Maine-et-Loire, à 22,8 % en Mayenne et à
20,7 % dans la Sarthe. La proportion de ce parc jeune atteint 32,7 % en périphérie des principales agglomérations,
31,8 % dans les banlieues, 31,3 % sur le littoral. Elle tombe à 17,9 % dans le rural « pur » - il s?agit alors
principalement du rural situé aux franges de la Mayenne et de la Sarthe.
Surtout abondant dans l'espace rural « pur » où il représente encore 56 % de l?ensemble des logements, et même
dans celui sous influence des villes moyennes où il est de 45 %, le parc antérieur à 1949 est encore bien présent
dans les périphéries de grandes agglomérations, avec 34 % du parc. Il est sensiblement plus rare dans les centres
(25 %), les banlieues (16 %) et sur le littoral (18 %).
On notera avec intérêt la cohabitation massive dans les périphéries de grandes agglomérations d'un parc jeune et
d'un parc ancien, probablement révélatrice des transformations du paysage urbain de cette catégorie d'espace que
l'on peut à ce titre différencier de l'espace rural dans lequel le parc ancien domine nettement. Dans les centres et
les banlieues de ces mêmes agglomérations ainsi que sur le littoral, le parc d'âge médian domine, puisque les
logements construits entre 1949 et 1990 représentent encore 50 ± 2 % du total (42 % en moyenne régionale).
Un taux de vacance variant de 3,3 % à 11,5 % selon les périodes de construction
La vacance frappe principalement les logements les plus anciens : taux de 11,5 % pour les constructions datant
d?avant 1915, de 8,1 % pour celles de la période 1915 - 1948. Les taux les plus faibles correspondent à la période
d?achèvement située entre 1982 et 1989, avec 3,3 %. Les logements construits depuis 1990 ont un taux de
vacance en moyenne plus élevé : 4,5 % ou 4,2 % selon que l?achèvement est antérieur ou non à l?an 2000.
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Sources :
DREAL Pays de la Loire
DGFiP ? Filocom 2013
Des logements particulièrement grands dans les périphéries d?agglomérations, plus petits dans les villes
centres et sur le littoral
Le nombre de pièces du parc de logements des Pays de la Loire est dans l?ensemble plutôt élevé : 54,9 % des
logements de la région comptent en effet 4 pièces ou plus, contre 49,7 % en France métropolitaine. La taille
médiane du parc est de 3,18 en Pays de la Loire contre 2,99 en France.
Les logements de 1 pièce représentent 8,2 % du parc (9,8 % sur l?ensemble de la France) ; les logements de 2 et 3
pièces, 36,9 % (40,6 % sur l?ensemble de la France). Ces logements sont surtout présents dans les villes centres
des principales agglomérations, également sur le littoral.
La part des logements de 4 pièces et plus est forte dans les périphéries d?agglomérations : 67,2 %, proportion qui
dépasse également 60 % dans les banlieues et l?espace rural sous influence urbaine. Elle tombe à 42,2 % et
39,9 % sur le littoral et dans les villes centres.
Des résidences principales occupées par leurs propriétaires plutôt de grande taille, des logements vacants
plus petits ; de nouveaux logements plus grands
Les résidences principales occupées par leur propriétaire sont nettement plus grandes que les résidences
principales à usage locatif ou que les résidences secondaires.
En effet, la taille médiane des logements des propriétaires occupants est de 3,76 (59,6 % des logements comptent
4 pièces ou plus) ; dans les autres hypothèses de mode/statut d?occupation, elle est comprise entre 2,25 (locatif
privé) et 2,60 (locatif social) en passant par 2,40 (résidences secondaires). La taille médiane des logements
vacants est de 2,20.
La taille médiane des nouveaux logements est de 3,74.
Sources :
DREAL Pays de la Loire
DGFiP ? Filocom 2013
Des logements individuels nettement plus grands
que les logements collectifs
En Pays de la Loire, le type individuel n?est minoritaire
que chez les 1 et 2 pièces (respectivement 29,6 % et
40,8 % du parc). Il devient majoritaire à partir de 3
pièces (62,5 %), concerne 83,1 % des logements de 4
pièces, 93,3 % des 5 pièces et 97,5 % des 6 pièces et
plus.
La taille médiane des maisons est de 3,50 pièces, celle
des appartements, de 2,01 pièces.
6
Source et concepts
Définition des zonages utilisés : centres, banlieues, périphéries, villes moyennes, rural sous
influence urbaine, rural « pur », littoral
Les concepts utilisés sont dérivés des « zonages en aires urbaines ? 2010 » définis par l?INSEE et fondés sur les résultats du
Recensement de Population millésimé 2008 : grands pôles, moyens pôles et petits pôles urbains à chacun desquels sont
rattachées des couronnes, communes multipolarisées, communes isolées :
- unité urbaine ou agglomération : ensemble d?une ou plusieurs communes présentant une continuité de tissu bâti et
comptant au moins 2 000 habitants ;
- grand pôle : agglomération offrant au moins 10 000 emplois ;
- moyen pôle : agglomération comptant de 5 000 à moins de 10 000 emplois ;
- petit pôle : agglomération comptant de 1 500 à moins de 5 000 emplois ;
- aire urbaine : ensemble de communes, d'un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle (ou agglomération) et
par des communes dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des
communes attirées par celui-ci ;
- couronne : ensemble des communes d?une aire urbaine extérieures au pôle (ou agglomération).
Les concepts de centre, banlieue et périphérie, renvoient dans le présent document à ceux des « grands pôles» comptant au
moins 50 000 habitants ainsi qu?à leur couronne. On en dénombre 7 en Pays de la Loire : Nantes, Angers, Le Mans, Saint-
Nazaire, Laval, La Roche-sur-Yon, Cholet:
- le centre correspond à la commune la plus peuplée ;
- dans la banlieue sont incluses le cas échéant les autres communes du pôle (ou agglomération) ;
- la périphérie réunit les communes de la couronne.
Les villes moyennes (53 en Pays de la Loire) correspondent aux communes centres des pôles autres que les 7 principaux, à
l?exception des communes présentes dans le zonage Loi Littoral en tant que commune littorale.
L?espace rural sous influence urbaine regroupe les communes des pôles autres que les 7 principaux et autres que les villes
moyennes, ainsi que l?ensemble des communes multipolarisées, à l?exception des communes présentes dans le zonage loi
littoral en tant que commune littorale.
L?espace rural « pur » correspond aux autres communes, à l?exception des communes présentes dans le zonage Loi Littoral en
tant que commune littorale..
Le littoral est composé des communes présentes dans le zonage Loi Littoral en tant que commune littorale, à l?exception des
communes de l?aire urbaine de Saint-Nazaire considérées par convention en tant que composantes de l?aire urbaine et non en
tant que communes littorales.
Présentation de la source : FILOCOM
FILOCOM (FIchier des LOgements à la COMmune) résulte de l?appariement de 4 fichiers gérés par la Direction Générale des
Finances Publiques (DGFiP) : fichier de la taxe d?habitation, fichier foncier (des propriétés bâties), fichier des propriétaires, et
fichier de l?Impôt sur les Revenus. Il est fourni tous les deux ans au service statistique du Ministère en charge du logement.
Le fichier contient des informations quantitatives et localisées décrivant au 1er janvier des années impaires : le parc de
logements (type individuel ou collectif, mode d?occupation, année de construction, nombre de pièces, surface, etc.), les
occupants (statut d'occupation, composition des ménages, nombre de personnes occupant le logement, revenus, durée
d?occupation du logement, etc.), les propriétaires (personnes physiques ou morales, âge, lieu de résidence, etc.), ainsi que les
mutations de logements au cours des cinq dernières années.
Les concepts et modes de collecte (sources administratives, enquêtes) diffèrent de ceux en usage pour d'autres sources
comme le Recensement conduit par l?Insee, ce qui peut expliquer quelques différences de résultats. Il faut donc manier les
comparaisons avec précaution et en connaissance de cause, le champ couvert par une même variable pouvant différer d'une
source à l'autre.
Concept de médiane
Dans le présent document, la taille médiane théorique N + pn d?un ensemble de logements (N =
nombre de pièces, avec 0 < pn < 1 ) se situe entre deux nombres entiers N et N + 1 tels que la part
p1 cumulée des logements de taille inférieure à N est inférieure à 50 % et la part p2 cumulée des
logements de taille inférieure à N + 1 est supérieure à 50 %. Par interpolation linéaire, on calcule
pn = (0,5 ? p1)/(p2 ? p1).
Rédaction et mise en forme :
Sylvain Le Goff
sylvain.le-goff@developpement-durable.gouv.fr
Le parc de logements
au 1er janvier 2013
Service connaissance des
territoires et évaluation
Division de l?Observation des
Etudes et des statistiques
5 rue Françoise Giroud
- CS 16326
44263 NANTES Cedex 2
Tél. 02 72 74 74 40
Directeur
de la publication :
Hubert FERRY-WILCZEK
ISSN : 2109 ? 0025
? DREAL 2014