Note de conjoncture régionale - Environnement - 1er trimestre 2014
ENGELAERE-LEFEBVRE, Juliette ;GASPARD, Franck
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Cette note de conjoncture rassemble des informations régionales relatives à la situation hydrologique, phénologique, aux catastrophes naturelles, à la qualité de l'air et à la météo du trimestre passé.<br /><br />Au cours du 1er trimestre 2014, la région a connu un temps doux. Les deux premiers mois ont été très fréquemment pluvieux. On a assisté, surtout en Loire-Atlantique, à plusieurs épisodes de vigilance hydro-météorologique (pour vents violents, crues et submersion marine) : 2 arrêtés de catastrophe naturelle ont été adoptés. Du point de vue hydrologique, grâce à une pluviométrie abondante, les retenues d'eau sont quasiment à pleine capacité, les débits des cours d'eau et le niveau des nappes sont globalement à un niveau moyen voire excédentaire pour la saison. À noter toutefois que le niveau des eaux souterraines présente une tendance baissière en fin de trimestre. En matière de qualité de l'air, la procédure départementale d'alerte pour pollution aux particules fines a été déclenchée mi-mars dans tous les départements de la région sauf en Vendée.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
développement durable
;risques naturels
;diagnostic
;qualité de l'environnement
;hydrologie
;qualité de l'air
;région
;objectif
Descripteur écoplanete
catastrophe naturelle
;débitmétrie
;état de l'environnement
;exploitation de données
;hydrométéorologie
;phénologie
;résultat de mesure
Thème
Énergie - Climat
;Risques
Texte intégral
Note de conjoncture régionale
Environnement
1er trimestre 2014
Hydrologie, phénologie, catastrophes naturelles, qualité de l?air, météo
Au cours du 1er trimestre 2014, la région a connu un temps doux et, les deux premiers mois, ont été très
fréquemment pluvieux. On a assisté, surtout en Loire-Atlantique, à plusieurs épisodes de vigilance hydro-
météorologique (pour vents violents, crues et submersion marine) et 2 arrêtés de catastrophe naturelle ont
été adoptés. Du point de vue hydrologique, grâce à une pluviométrie abondante, les retenues d?eau sont
quasiment à pleine capacité, les débits des cours d?eau et le niveau des nappes sont globalement à un
niveau moyen voire excédentaire pour la saison. À noter toutefois que le niveau des eaux souterraines
présente une tendance baissière en fin de trimestre. En matière de qualité de l?air, la procédure
départementale d?alerte pour pollution aux particules fines a été déclenchée mi-mars dans tous les
départements de la région sauf en Vendée.
1- Situation hydrologique
Eaux superficielles (source BSH DREAL)
hydraulicité : très excédentaires en début d?année, les débits deviennent moyens en mars
< à 0,5 0,5 à 0,8 0,8 à 1,25 1,25 à 2 à 2? - information manquante
La pluviométrie abondante de fin d?année 2013 et du
début d?année 2014 a entraîné une hausse généralisée
des débits des cours d?eau. Ces derniers, atteignant déjà
1,25 à 2 fois leur débit moyen en janvier, ont encore
gonflé le mois suivant pour dépasser 2 voire plus 3 fois
leur débit moyen de février (exceptée la Loire dont le
débit est tout de même de 2/3 supérieur à son débit
moyen pour un mois de février). La météo apaisée du
mois de mars a ramené les débits vers leur moyenne ou
légèrement au-dessus.
DREAL
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Collection
Définition:
L?hydraulicité d?un cours d?eau est le rapport entre son débit
mesuré à une date donnée et son débit moyen pour la date
considérée (moyenne inter-annuelle). Ainsi une hydraulicité
de 2 correspond à un débit deux fois supérieur à la moyenne,
tandis qu?une hydraulicité de 0,5 traduit une situation où le
débit du cours d?eau en est deux fois moindre.
Les valeurs très faibles de cet indicateur (inférieures à 0,5)
sont le reflet de situation de sécheresse préoccupante,
tandis que les valeurs élevées ne permettent pas
systématiquement de conclure à une situation dangereuse
par excès d?eau.
direction régionale de l?environnement, de l?aménagement
et du logement Pays de la Loire
Service
connaissance
des territoires
et évaluation
Division
observations
études et
statistiques
juin 2014
n°248
avr. 2013 mai 2013 juin 2013 juil. 2013 août 2013 sept. 2013 oct. 2013 nov. 2013 déc. 2013 janv. 2014 févr. 2014 mars 2014
Vilaine 1,66 0,66 1,09 1,37 1,19 0,37 0,38 2,23 - 2,16 3,81 -
Erdre 1,38 0,80 1,20 1,25 0,88 0,62 0,73 3,29 1,88 2,34 3,14 1,17
Loire 1,29 2,18 1,89 0,90 1,42 1,10 0,96 1,64 0,85 1,26 1,66 1,09
Sarthe 1,67 1,44 1,43 1,01 0,97 0,96 0,75 1,52 1,25 1,52 2,58 1,52
Loir 1,68 1,16 1,52 1,02 0,90 0,92 0,82 1,44 1,11 1,27 2,12 1,04
Mayenne 1,57 0,97 1,10 1,01 0,83 0,57 0,46 1,30 1,32 1,70 2,84 1,32
Versant sud Loire 1,99 2,00 2,02 1,05 0,53 0,63 0,56 1,39 1,11 2,18 2,78 1,11
Sèvre 2,16 1,26 1,96 1,16 0,50 0,64 0,35 1,23 1,23 1,95 2,97 1,23
Grand Lieu 2,16 0,69 1,64 1,89 0,80 0,43 0,27 1,45 1,36 2,09 2,85 1,36
Côtiers vendéens 1,80 0,70 0,97 0,48 0,18 0,17 0,19 1,22 1,07 2,19 3,42 1,33
Lay et Vendée 1,96 1,24 2,36 0,96 0,61 0,45 0,33 1,75 1,75 1,98 3,22 1,45
OBSERVATIONS ET STATISTIQUES I N° 248 I juin 2014
Température de l?eau (mesures DREAL) : de la douceur tout au long du trimestre
Depuis mi-2013, les températures des cours d?eau suivis étaient conformes à la moyenne ou excédentaires. Celles du premier
trimestre 2014 sont systématiquement excédentaires, d?environ 1 à 2°C selon les stations. On enregistre même un excédent
de 4°C pour l?Huisne à Monfort-le-Gènois en janvier. De manière générale, les excédents sont plus marqués en janvier et en
février (de l?ordre de ou supérieurs à 2°C dans deux tiers des cas) qu?en mars où ils atteignent 1°C sans dépasser 1,75°C.
Lorsque l?eau des rivières descend en dessous de 5°C, de nombreuses fonctions biologiques sont à l?arrêt ou au ralenti. Au
cours de ce 1er trimestre 2014, ce seuil n?a jamais été franchi, alors qu?en moyenne, en janvier ou février, on enregistre 5 à
10 jours de ce type par station. En mars en revanche, l?absence de jours où la température de l?eau descend sous 5°C est
plus commune, car en moyenne, on ne s?attend qu?à 2 jours d?eau très fraîche (voire 4 pour la Mayenne à Ambrières).
2 I Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
avril
2013
mai
2013
juin
2013
juillet
2013
août
2013
septembre
2013
octobre
2013
novembre
2013
décembre
2013
janvier
2014
février
2014
mars
2014
-3°C
-2°C
-1°C
0°C
1°C
2°C
3°C
4°C
Températures de l 'eau des 12 derniers mois : écarts aux moyennes
la Chère à Derval (44) la Loire à Montjean/L. (49) l'Oudon à Segré (49)
la Mayenne à Ambrières (53) l'Huisne à Montfort-le-G. (72) la Vendée à Foussais-P. (85)
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(8
5)
Janvier Février Mars
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Nombre de j ours où la température moyenne de l 'eau es t inférieure ou égale à 5°C
relevés 2014 moyennes
Note de conjoncture régionale I Environnement 1er trimestre 2014
Retenue d?eau potable (source CG de Vendée et Com. d?agglo. de Cholet) : un remplissage total
à Cholet et volontairement partiel en Vendée
A la fin du mois de mars 2014,
le taux global de remplissage des
barrages d?eau potable de la
Vendée est de 90 %
représentant un total stocké de
50 millions de m3. Afin de
pouvoir faire face au risque de
crue, certains barrages y ont été
volontairement laissés à une
côte basse. En Maine-et-Loire,
dès le 7 janvier, on a atteint le
remplissage total (soit
17,8 millions de m3 d?eau).
Eaux souterraines (données ADES) : des ressources globalement excédentaires mais en baisse
sur la dernière quinzaine de mars
Malgré l?importance des précipitations du trimestre, quelques stations piézométriques de l?est de la
Mayenne et de Maine et Loire présentent à la fin du mois de mars un niveau légèrement déficitaire. Dans les autres
départements, toutes les stations suivies affichent des niveaux excédentaires ou conformes à la moyenne. À noter par
ailleurs qu?à deux exceptions près (Frossay en Loire-Atlantique et Bouin en Vendée), tous les niveaux sont orientés à la baisse
entre le 16 et le 31 mars.
Service connaissance des territoires et évaluation - Division observations, études et statistiques I 3
Situation par rapport aux normales
(définition des classes p. 15)
largement excédentaire
excédentaire
moyen à excédentaire
moyen à déficitaire
déficitaire
largement déficitaire
Evolution des 15 derniers jours
en hausse
stable
en baisse
stations piezzométriques
aux informations non disponibles
Situation des ressources en eaux souterraines en Pays de la Loire au 31/03/2014
(données issues de la base ADES)
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Maine-et-Loire Vendée
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Remplissage des retenues d'eau de Maine-et-Loire et Vendée du trimestre
capacité
niveau de fin mars
niveau de début mars
niveau de début février
niveau de fin décembre
mi
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OBSERVATIONS ET STATISTIQUES I N° 248 I juin 2014
2- Catastrophes naturelles : 3 communes concernées par un arrêté CATNAT au 1er trimestre
Les Pays de la Loire sont l?une des sept régions concernées par un arrêté de reconnaissance de l?état de catastrophe naturelle
survenue au cours du premier trimestre 2014. D?après la base GASPAR, seule une commune des Pays de la Loire a fait l?objet
d?un arrêté CATNAT pour un événement ayant débuté au cours du trimestre. Un événement, imputé au 4 e trimestre 2013, est
en fait à cheval sur décembre 2013 et janvier 2014. Ces deux événements sont survenus au début du mois de janvier, sur le
littoral de la Loire-Atlantique (communes de La Baule et de Batz-sur-Mer) et relèvent d?« inondations et [de] chocs mécaniques
liés à l'action des vagues ». Par ailleurs, le 18 mai 2014 a été publié un arrêté CATNAT, non encore enregistré dans la base
GASPAR. Il concerne des « inondations et coulées de boue » survenues le 29 janvier dans la commune de La Fosse-de-Tigné
(Maine-et-Loire).
4 I Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
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Evolution du nombre trimes trie l d'événements .communes
(selon la date de début de l'événement, base GASPAR extraite au 23/5/2014)
PdL Autres régions
2012T1 2012T2 2012T3 2012T4 2013T1 2013T2 2013T3 2013T4 2014T1
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Nombre trimes trie l d'événements .communes par département en Pays de la Loi re depuis 2012
(selon la date de début d'événement, base GASPAR extraite au 23/5/2014)
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée
Définition:
La liste des arrêtés de reconnaissance de
l?état de catastrophe naturelle est
rassemblée dans une base de données
nommée GASPAR. Dans cette base, un
enregistrement correspond à un
événement pour une commune donnée. Le
type de catastrophe survenue à la
commune est indiqué par un libellé
générique, on connaît les dates de début
et de fin de l?épisode ainsi que la date de
l?arrêté correspondant. Comme un même
événement peut être décrit différemment
selon les communes (durée du sinistre
différente, nature de dégâts
différente... ), qu?il peut faire l?objet de
plusieurs arrêtés, il est difficile d?isoler
précisément le nombre d?événements
physiques ayant fait l?objet d?arrêtés
CATNAT à une échelle autre que
communale. Aussi, l'analyse de cette
base est effectuée en dénombrant les
«événements.communes».
Note de conjoncture régionale I Environnement 1er trimestre 2014
3- Phénologie
Pollens (données RNSA) : démarrage précoce de la saison pollinique du frêne à Nantes
Un indicateur phénologique pertinent pour
le 1er trimestre est celui des dates de
début de saison pollinique de plusieurs
types de végétaux, ici les aulnes, les
frênes et les cupressacées (famille qui
comprend les cyprès, les thuyas, les
genévriers?).
Comme la durée de la saison pollinique
peut dépasser la date de production de la
présente note, certaines données 2014
sont considérées comme provisoires
(cupressacées essentiellement).
Les dates de début de la saison pollinique
2014 de l?aulne sont identiques pour
Cholet et Nantes (14 février) et sont
proches de leur date moyenne respective
(calculées sur la période 2003-2014).
Concernant les cupressacées, le début de
la saison pollinique est également très
proche de la moyenne, qu?il s?agisse de
Nantes ou de Cholet. Nantes est toutefois
en avance de 2 jours par rapport à Cholet
alors qu?en moyenne, la saison pollinique
des cupressacées démarre un jour plus tôt
à Cholet qu?à Nantes.
L?avance du démarrage de la saison
pollinique à Nantes est nettement plus
marquée avec les frênes pour lesquels on
y constate 15 jours de précocité. A
Cholet en revanche, la saison pollinique
des frênes ne démarre qu?avec quatre
jours d?avance par rapport à la moyenne
2003-2014.
Service connaissance des territoires et évaluation - Division observations, études et statistiques I 5
Définition:
La phénologie est l'étude de l'apparition des
phénomènes périodiques du monde vivant,
sensible aux variations saisonnières du
climat.
Dans le monde végétal, les événements
étudiés sont par exemple la floraison, la
feuillaison, la fructification, la coloration
des feuilles des végétaux.
Dans le monde animal, on note par exemple
l'arrivée d'oiseaux migrateurs, l'apparition
des larves ou des formes adultes des
insectes.
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
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19 févr.
01 mars
11 mars
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Début de la saison pollinique des aulnes
Cholet Nantes
moyenne Cholet (16/2) moyenne Nantes (16/2)
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10 janv.
20 janv.
30 janv.
09 févr.
19 févr.
01 mars
11 mars
21 mars
19 févr.
17 févr.
Début de la saison pollinique des cupressacées
Cholet Nantes
moyenne Cholet (19/2) moyenne Nantes (19/2)
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
10 janv.
20 janv.
30 janv.
09 févr.
19 févr.
01 mars
11 mars
21 mars
19 févr.
01 févr.
Début de la saison pollinique des frênes
Cholet Nantes
moyenne Cholet (23/2) moyenne Nantes (16/2)
OBSERVATIONS ET STATISTIQUES I N° 248 I juin 2014
4- Qualité de l?air (données Air Pays de la Loire)
Dioxyde d?azote : des concentrations mensuelles inférieures à la moyenne excepté à Nantes
Le dioxyde d?azote (NO2) est un polluant atmosphérique, irritant pour les voies respiratoires, émis
majoritairement par le trafic routier et les installations de chauffage. Excepté à Nantes en décembre
2013 et en mars 2014, les concentrations moyennes mensuelles mesurées en sites urbains ces
douze derniers mois sont restées inférieures à celles d?une année type dans la région et restent,
dans tous les cas, assez éloignées de la valeur limite annuelle réglementaire de 40 µg/m3. Ce propos
est toutefois à nuancer selon l?implantation des stations de mesures : les stations encaissées ou à
proximité immédiate d?importantes voies de circulation mesurent des concentrations localisées
fréquemment supérieures au double de celles mesurées par les autres stations de l?agglomération.
La concentration présentée ici correspond à la moyenne des mesures effectuées par les différentes
stations implantées en sites urbains dans chaque agglomération.
Particules fines : une procédure d?alerte déclenchée le 15 mars pour 4 départements
Les particules fines sont des polluants d?origines et de natures variées caractérisés par leur taille. Les PM10 sont des
particules au diamètre inférieur à 10 µm (0,01 mm). Les épisodes de pollution sont fréquemment liés à la conjonction de
plusieurs facteurs, comme l?augmentation des émissions en période froide (chauffage, véhicules), en période de préparation
des cultures au début
de printemps ou lors
de conditions météo-
rologiques défavo-
rables à la dispersion
des polluants. Les
particules fines peu-
vent provoquer des
affections respira-
toires et cardiovas-
culaires.
Sur les douze der-
niers mois, l?évolution
des concentrations
moyennes mensuelles urbaines est assez homogène d?une agglomération à l?autre, reflétant la faculté à se propager sur de
longues distances de ce polluant. Au cours du 1er trimestre 2014, les concentrations relevées lors des mois de janvier et de
6 I Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
Définition:
Les sites urbains sont
localisés dans une zone
densément peuplée en
milieu urbain de façon à ne
pas être soumis à une
source déterminée de
pollution, ils caractérisent la
pollution moyenne de cette
zone.
2013-04 2013-05 2013-06 2013-07 2013-08 2013-09 2013-10 2013-11 2013-12 2014-01 2014-02 2014-03
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NO2 : concentration mensue l le moyenne en s i tes urba ins
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année type régionale
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valeur limite
annuelle
µg/m3
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40
PM10 : concentration mensue l le moyenne en s i tes urbains
Nantes
St-Nazaire
Angers
Cholet
Laval
Le Mans
La-Roche/Y.
année type régionale
2000-2012
valeur limite annuelle
µg/m3
Note de conjoncture régionale I Environnement 1er trimestre 2014
février présentent toutefois une certaine disparité entre les stations : Laval et Le Mans sont les moins touchées
(concentrations de l?ordre de 10 µg/m3) tandis qu?on mesure à La Roche-sur-Yon une concentration proche de 20 µg/m3.
Quelle que soit la ville considérée, on reste toutefois pendant ces deux premiers mois de l?année 2014, à des concentrations
inférieures aux niveaux habituels de la région pour cette période (d?environ 25 µg/m3) vraisemblablement en raison de la
douceur des températures de ce début d?année (de 2°C supérieures à la normale environ) et des forts vents de février
favorisant la dispersion des polluants émis. En mars en revanche, les concentrations mesurées sont comparables d?une
station à l?autre et conformes à la valeur mensuelle moyenne de la région (27 µg/m3). Pour l?ensemble du trimestre, les
concentrations mesurées sont bien en deçà de la valeur limite annuelle réglementaire de 40 µg/m3.
Au 1er trimestre 2014, la procédure départementale d?information/recommandation a été déclenchée trois fois en Loire-
Atlantique, Mayenne et Vendée et quatre fois en Maine-et-Loire et en Sarthe. Une procédure d?alerte a par ailleurs été
déclenchée le 15 mars dans tous les départements de la région sauf en Vendée. Ces épisodes de dépassements des seuils du
1er trimestre ont tous eu lieu 2e décade de mars. À noter que le 13 mars 2014, les agglomérations de Saint-Nazaire et de la
Roche-sur-Yon étaient également en alerte particules fines. Le nombre total de jours de dépassement de seuil à l?échelle
départementale du 1er trimestre 2014, s?il comprend une journée d?alerte pour quatre départements sur cinq alors qu?il n?y en
a pas eue en 2013, est en quantité bien moins important que celui du premier trimestre de l?année dernière.
5- Météo du trimestre (données Météo France)
5.1 Températures
Des températures mensuelles moyennes au-dessus des normales
Globalement, le 1er trimestre 2014 a été plus doux qu?à l?accoutumée dans les cinq stations suivies.
En janvier et février, les températures moyennes mensuelles, qu?il s?agisse des minimales ou des maximales, ont été
largement supérieures aux normales de saison (d?environ 1,5 à 2°C).
Service connaissance des territoires et évaluation - Division observations, études et statistiques I 7
2013-T1 2014-T1 2013-T1 2014-T1 2013-T1 2014-T1 2013-T1 2014-T1 2013-T1 2014-T1
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée
0
2
4
6
8
10
12
14
PM10 : nombre tr imestrie l de jours de depassement des s eui ls à l 'éche l le départementale
(source : Air Pays de la Loire)
alerte
information
Définition:
Une procédure d?information ou
d?alerte en cas d'épisode de pollution
atmosphérique est déclenchée à
l?échelle départementale dès lors que,
dans le département, on détecte dans
deux zones de mesure distinctes un
dépassement des valeurs limites. Il
s?agit, pour la procédure
d?information / recommandation,
d?une concentration moyenne de
50µg/m3 sur un pas de temps de 24
h et pour la procédure d?alerte de
80µg/m3 sur la même durée.
01/2014 02/2014 03/2014
minimales moyennes maximales minimales moyennes maximales minimales moyennes maximales
Nantes 5,1 8,3 11,5 5,1 8,4 11,8 4,3 9,7 15,1
Angers 5,1 7,9 10,9 5,4 8,5 11,7 4,2 9,6 15,1
Laval 4,6 7,1 9,8 4,4 7,6 10,8 4,2 9,3 14,4
Le Mans 5,0 7,7 10,3 4,4 8 11,6 3,3 9,6 15,8
La Roche/Y. 4,8 8 11,1 4,9 8,1 11,3 4,4 9,5 14,5
Moyennes mensuelles des
températures quot. (°C)
OBSERVATIONS ET STATISTIQUES I N° 248 I juin 2014
En mars, les températures mensuelles
moyennes sont également supérieures aux
normales mais de manière moins prononcée :
les minimales sont proches de leurs valeurs de
saison à Angers, Laval ou La Roche-sur-Yon,
voire légèrement en deçà à Nantes ou au
Mans, mais les maximales sont nettement
supérieures aux normales (d?environ 2°C, et
même de 3°C au Mans)
Degrés jours unifiés (DJU) : un hiver 2013-2014 particulièrement doux
Quelle que soit la station considérée, le 1er trimestre 2014 s?est avéré bien moins
rigoureux que la normale. Après un second trimestre 2013 lui plus froid que la
moyenne partout dans la région, la douceur du dernier trimestre de 2013 et celle du
premier de 2014 ramènent les 12 derniers mois légèrement au-dessous des
normales de rigueur climatique.
Pour nos cinq stations, la saison de chauffe 2013/2014 a été en effet
particulièrement clémente. L?indice de rigueur couvrant la période allant d?octobre
2013 à mars 2014 est en moyenne inférieur de 12 % aux normales saisonnières (de
10,7 % à Laval à 13,7 % à Angers).
8 I Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
Définition:
la normale d?un paramètre météorologique
correspond à la moyenne de ce paramètre
mesuré sur une période de 30 ans. Ici, les
normales sont calculées sur la période 1981 à
2010.
Définition:
le nombre de DJU d?une période rend
compte de sa rigueur climatique, il est
calculé en cumulant les écarts quotidiens à
une température seuil, lorsque la
température moyenne du jour est inférieure
à ce seuil (ici 18°C). On utilise cet
indicateur pour corriger des variations
climatiques les consommations de
chauffage.
relevés normales relevés normales relevés normales relevés normales relevés normales
Nantes Angers Laval Le Mans La Roche/Y.
0
500
1000
1500
2000
2500
Degrés jours uni fiés trimes trie l s , re levés et comparai s on aux normales
2014T1 2013T4 2013T3 2013T2
01 / 2014 02 / 2014 03 / 2014
0
0,5
1
1,5
2
2,5
3
Ecarts des températures mensue l les moyennes aux normales (°C)
Nantes
Angers
Laval
Le Mans
La Roche/Y.
Note de conjoncture régionale I Environnement 1er trimestre 2014
Aucun jour de gel en février et globalement un trimestre aux gelées rares et modérées
La rareté et la faiblesse des gelées de ce 1er trimestre 2014 est remarquable pour les cinq stations suivies. Le mois de février
se distingue par l?absence complète de jour de gel. Seuls trois jours sont enregistrés à Nantes ou à Angers sur l?ensemble du
trimestre pour vingtaine habituellement. A Laval, même, où usuellement on en dénombre 22, on n?observe en tout et pour tout
qu?une seule journée où la température minimale est passée sous le seuil de 0°C. Au Mans, si les gelées de janvier ou février
sont également exceptionnellement rares (un unique jour de gel pour ces deux mois contre une normale de l?ordre de la
vingtaine), le mois de mars tranche avec un compte, plutôt proche de la normale, de cinq jours de gel observés. À La Roche-
sur-Yon, la situation est également légèrement plus nuancée, mais cette fois en raison du mois de janvier. On y a observé 4
jours de gel, ce qui tout de même est moitié moindre de la normale. La faiblesse des gelées est également à souligner, la
température la plus basse enregistrée ce trimestre pour les cinq stations est de -2,3°C (au Mans, début mars).
5.2 Précipitations
Un nombre de jours de pluie conséquent en janvier, exceptionnellement haut en février mais en deça
des normales en mars
Les deux premiers mois de
l?année 2014 ont été très
fréquemment pluvieux. Les
records du nombre de jours de
pluie du mois sont atteints
voire battus à plusieurs
reprises (à Laval en janvier, à
Nantes et au Mans en février,
et à La Roche-sur-Yon pour
les deux mois). Selon la
station, on a enregistré, sur
les 28 jours que compte
février, entre 19 et 24 jours
de pluie. Ce sont les deux
villes des départements
littoraux qui ont été le plus
régulièrement arrosées. En mars, la fréquence des jours pluvieux chute sous les normales dans nos cinq stations. Ce constat
est moins marqué dans les stations des départements littoraux que dans les trois autres de la région. À Angers notamment,
les jours de pluie de mars sont presque moitié moins nombreux qu?à la normale.
Service connaissance des territoires et évaluation - Division observations, études et statistiques I 9
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2014-01 2014-02 2014-03
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6
8
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12
Nombre de jours de ge l par mois
Observations
Normales
Définition:
le nombre de
jours de gel
s?entend comme
le nombre de
jours où les
minimales sont
inférieures ou
égales à 0°C.
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2014-01 2014-02 2014-03
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15
20
25
30
Nb de jours avec préc ip itations supérieures ou égales à 1 mm
Observations
Normales
OBSERVATIONS ET STATISTIQUES I N° 248 I juin 2014
Des cumuls mensuels de précipitations très excédentaires en janvier et février mais déficitaires en
mars
Le cumul de précipitations des douze derniers mois est excédentaire pour les cinq stations suivies. L?excédent est plus
prononcé à Nantes, à Laval ou à la Roche-sur-Yon, qu?à Angers ou au Mans dont les excédents sont plus mesurés. Ces
excédents sont principalement liés à la pluviométrie extraordinaire des mois de janvier et février 2014, où les cumuls de
précipitations sont proches ou dépassent le double des hauteurs mensuelles normales. Les 172,3 mm de pluie observés à La
Roche-sur-Yon en février constituent même un nouveau record pour le mois. En mars en revanche, la pluviométrie est
déficitaire pour les cinq stations, ce constat est plus marqué pour les préfectures des départements intérieurs que les
départements littoraux.
Des maxima de précipitations quotidiennes inférieurs aux normales en mars
Si les mois de janvier et
février se distinguent
par la fréquence et le
cumul des précipi-
tations, la hauteur des
précipitations quoti-
diennes observées ces
deux premiers mois de
l?année est plutôt
commune. C?est donc la
répétition peu habituelle
d?averses banales qui
est à l?origine de la
singularité du cumul
des précipitations de ce
début de l?année 2014.
Les précipitations du
mois de mars se distin-
guent nettement de celles des deux mois précédents, y compris sur l?aspect des hauteurs quotidiennes de précipitations. En
dehors de Nantes où la situation est conforme à la normale, ces dernières sont bien en deçà des normales.
10 I Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
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Nantes Angers Laval Le Mans La Roche/Y.
0
200
400
600
800
1000
1200
Cumuls mens ue ls de préc ipi tations (mm)
Comparaison des 12 derniers mois aux normales
2014-03
2014-02
2014-01
2013-12
2013-11
2013-10
2013-09
2013-08
2013-07
2013-06
2013-05
2013-04
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2014-01 2014-02 2014-03
0
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30
40
50
60
70
Hauteur de préc ipation quotidienne maximale du mois (mm)
record enregistré ce dernier trimestre
normale
record enregistré depuis la mise en service de la station et son année
1961
1993
1993
1993
1993
1951
2004
1996
1997
2007
1967
1937
2001
1989 2007
Note de conjoncture régionale I Environnement 1er trimestre 2014
Des pluies efficaces excédentaires en janvier et février mais déficitaires en mars
En janvier et février, les
pluies efficaces sont
nettement supérieures
aux normales pour
toutes les stations. Les
excédents y sont
larges : les cumuls
mensuels observés
représentent entre une
fois et demi et deux fois les normales de saison, excepté au Mans, en janvier, où les pluies efficaces ne sont « que » de 20 %
supérieures à la normale. En mars, une nouvelle fois, la situation s?inverse nettement et ce de manière moins prononcée à
Nantes et à la Roche-sur-Yon. Au total, le cumul trimestriel de pluies efficaces est juste conforme aux normales au Mans,
excédentaire à Angers et Laval et exceptionnellement excédentaire à Nantes et à la Roche-sur-Yon.
5.3 Vent
Dans les cinq stations des préfectures, Météo-France mesure la vitesse du vent en continu. Elle est ici restituée selon trois approches
distinctes : 1- moyenne mensuelle de la vitesse du vent, 2- occurrence de vents forts soutenus (approchée à travers le nombre de jours où
la vitesse du vent moyen mesurée sur une plage de dix minutes a atteint certains seuils), 3- vitesse maximale des rafales, c?est-à-dire
vitesse instantanée maximale du vent.
Vitesse moyenne du vent par mois : février décoiffant, mars nettement en deçà des normales
Les vents moyens de
ce 1er trimestre 2014
sont très contrastés
d?un mois à l?autre
mais les évolutions
sont plutôt homogènes
entre les stations. En
janvier, la vitesse
moyenne mensuelle du
vent est plutôt proche
des normales (écarts
de l?ordre d?un km/h).
Et excepté à Laval, où
elle est un peu plus
forte que d?habitude,
elle est inférieure à la
normale ailleurs. La vitesse moyenne des mois suivants s?écarte franchement des normales : les vents moyens sont supérieurs
à la normale d?environ 4 km/h en février et inférieurs d?environ autant en mars. À noter que ce constat est à modérer au Mans
en février (dont le vent moyen est supérieur à la normale de 2,2 km/h) et à Laval en mars (vent moyen inférieur à la normale
de 1,8 km/h)
Service connaissance des territoires et évaluation - Division observations, études et statistiques I 11
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Nantes Angers Laval Le Mans La Roche/Y.
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Cumuls mensue ls de plu ies efficaces (mm)
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22
Vi tes se moyenne du vent du mois (km/h)
observations normales
Définition:
les pluies efficaces correspondent à
la différence entre les
précipitations et
l?évapotranspiration. Elles indiquent
la part des précipitations qui ne
retourne pas à l?atmosphère par
évaporation directe ou par
transpiration des végétaux.
OBSERVATIONS ET STATISTIQUES I N° 248 I juin 2014
Des vents forts particulièrement fréquents en février et rares en Mars
L?examen du nombre de jours où le vent moyen calculé sur 10 min a atteint les seuils de 8, 10 ou 15 m/s permet
d?approfondir les tendances dégagées lors de l?analyse précédente. En janvier, on enregistre un nombre total de jours venteux
proche des normales, sauf au Mans (5 jours de moins) et à Laval (4 jours de plus). Toutefois, les vents soutenus les plus forts
sont moins fréquents pour toutes les stations. Le mois de février décoiffe : l?occurrence de vent forts soutenus est supérieure
à la normale à la fois en intensité et en quantité pour toutes les stations. Au moins un jour sur deux du mois de février
comprend une plage de 10 min où le vent moyen a atteint 30 km/h dans nos cinq stations.
Une nouvelle fois, en mars, la météo s?apaise. Les jours de vents forts soutenus y ont été généralement moitié moins
fréquents qu?à l?accoutumée, et les vitesses soutenues observées sont également moindres. Le Mans n?enregistre même
qu?une seule journée de vent fort soutenu.
Des rafales de vents maximales supérieures aux normales en février et un quasi record à la Roche-sur-
Yon en mars
Aucun record de vitesse de rafales n?est atteint ce trimestre, on s?en approche de très près toutefois à la Roche-sur-Yon en
mars (où est enregistré le 2e plus fort coup de vent pour un mois de mars depuis la mise en service des mesures en 1985).
Également, à plusieurs reprises, le seuil de tempête (89 km/h) a été atteint : au Mans le 3 janvier, dans nos cinq stations les 6
12 I Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
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Occurence mensuel l e de vents forts s outenus
Nb de jours où le maximum de la vitesse du vent moyennée sur 10 min a atteint :
8 m/s à 10 m/s (28,8 à 36 km/h)
10 m/s à 15 m/s (36 à 54 km/h)
15 m/s (54 km/h) et plus
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Vi tes se maximale des rafales de vent (km/h)
rafale max observée ce trimestre rafale record du mois et son année rafale max normale pour le mois
1998
1998
1998
1995
1998
1990
1990
1990
1990
2010
2008
1986
2008 1986
1986
Note de conjoncture régionale I Environnement 1er trimestre 2014
et 7 février et à la Roche-sur-Yon le 3 mars. Les rafales maximales des mois de janvier et mars sont plutôt conformes aux
normales tandis que celles de février sont plus fortes que la normale. À noter qu?au Mans en janvier comme à la Roche-sur-
Yon en mars, si le nombre de jours de vents forts soutenus est inférieur à la normale, la vitesse observée des rafales y est
plus forte.
5.4 Ensoleillement
Des durées d?insolation un peu faibles en janvier, normales en février et record en mars?
L?importance des pluies des deux mois premiers mois de l?année n?a pas empêché le soleil de se frayer un chemin : les durées
d?insolation n?ont été que légèrement plus courtes que d?habitude en janvier et même légèrement plus longues en février
(excepté à La Roche-sur-Yon). En mars, en revanche, les durées d?insolations sont nettement plus élevées que d?habitude (de
35 % à La Roche-sur-Yon jusqu?à 80 % de plus à Laval). Les durées d?insolations sont parmi les plus fortes jamais
enregistrées pour un mois de mars, et pour nombres d?entre elles les plus fortes depuis 1991 (date à laquelle Météo France a
changé tous ses capteurs d?ensoleillement). (À Laval, où les mesures de durée d?insolation ont démarré en 1988 et ont été
interrompues entre 2006 et 2010, la comparaison à la normale ou aux records est à effectuer avec précaution)
?mais une chaleur reçue à peine excédentaire en mars
La mesure du rayonnement
global n?est pas effectuée
de longue date dans toutes
les stations, aussi, on ne
dispose de normales qu?à
Nantes et La Roche-sur-Yon)
Ces normales sont par
ailleurs calculées sur une
période vingtenaire.
Service connaissance des territoires et évaluation - Division observations, études et statistiques I 13
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01-2014 02-2014 03-2014
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Durée d' insolat ion du mois (heures) observations normales
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01-2014 02-2014 03-2014
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Rayonnement global reçu dans le mois (kWh/m²) observations
normales
Définition:
La durée d'insolation
est la durée
d'exposition d'un lieu
au rayonnement
solaire direct. On la
ressent à travers la
présence ou
l'absence d'ombres
portées nettement
dessinées. Elle est
fonction de l'heure
du lever et du
coucher du soleil, du
relief environnant et
de la nébulosité.
Définition:
Le rayonnement global traduit en
quelque sorte la «force» du soleil. Il
correspond à la somme des
rayonnements solaires direct et indirect,
c'est-à-dire des rayons provenant
directement du soleil, et des rayons
diffusés ou réfléchis par
l'environnement. Il mesure la quantité de
chaleur solaire reçue en un point donné.
OBSERVATIONS ET STATISTIQUES I N° 248 I juin 2014
Le rayonnement global observé au cours du premier trimestre 2014 est assez homogène d?une station à l?autre. En janvier et
en février, il est plutôt proche des normales et reflète assez bien les durées d?insolation de chaque station. En mars en
revanche, bien que les durées d?insolation soient de 35 % à 80 % supérieures aux normales, le rayonnement reçu n?est que
légèrement au-dessus des normales, révélant en cela un soleil de mars plutôt peu ardent.
5.5 Des épisodes de vigilance à répétition en Loire-Atlantique
Tous les départements de la région ont
fait l?objet de vigilances hydro-
météorologiques ce dernier trimestre.
Ces épisodes ont été particulièrement
conséquents en Loire-Atlantique et en
Vendée, où, avec 600 h pour l?un et près
de 200 h pour l?autre, on a dépassé en
un trimestre la durée maximale annuelle
de vigilance enregistrée ces dernières
années. En Loire-Atlantique, deux
séquences de vigilance inondation ont
été déployées durant le trimestre : l?une,
de près de 6 jours, a démarré tout début
janvier et la seconde, qui a duré près de
10 jours, est intervenue courant février.
Ce second épisode est même passé au
rouge le 8 février pour un laps de temps
de 40 h. Ils concernaient tous deux
principalement le Pays de Redon.
La Loire-Atlantique (les 1er, 6 et 31
janvier, les 4, 6 et 14 février et le 2 mars) et la Vendée (les 6 et 31 janvier, le 4 février et le 2 mars) ont par ailleurs fait
l?objet de plusieurs épisodes de vigilance orange submersion marine. Enfin, chaque département a été concerné par une
journée de vigilance orange pour vent violent le 6 février.
14 I Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée
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Nombre d 'heures passées en vi g i l ance hydro -météoro log ique du tr imestre
vent violent, vigil. orange
vagues/submersion, vigil. orange
vagues/submersion et vent violent, vigil. orange
inondation, vigil. rouge
inondation, vigil. orange
Lo
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2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
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Nombre d'heures pas sées en v igi lance hydro-météorologique par trimes tre depuis 2008
4e trim
3e trim
2e trim
1er trim
Note de conjoncture régionale I Environnement 1er trimestre 2014
Précisions sur les sources employées
1- hydrologie
Les données d?hydraulicité présentées ici correspondent à des valeurs moyennes par bassin. Les données détaillées par stations de
mesures sont publiées dans le bulletin de situation hydrologique mensuel de la DREAL. Elles sont issues de mesures effectuées par la
DREAL et versées à la banque de données Hydro. L?ancienneté des mesures de débits est très variable selon la station (de 20 à 50 ans ou
station cours d?eau mise en service
Derval (44) la Chère août 2002
Segré (49) l?Oudon janvier 2002
Montjean (49) la Loire août 2004
Ambrières (53) la Mayenne août 2002
Montfort-le-Gènois (72) l?Huisne août 2009
Foussais-Payré (85) la Vendée janvier 2004
Les mesures des volumes de retenues d?eau disponibles sont effectuées par la Communauté d?agglomération du Choletais et par le
Conseil général de Vendée dans le cadre de la surveillance de l?approvisionnement en eau potable.
Les mesures du niveau des nappes sont effectuées par les conseils généraux de Loire-Atlantique, de la Sarthe et de la Vendée et par le
BRGM pour le Maine-et-Loire et la Mayenne. La cartographie représente le niveau tel qu?il est relevé à chaque station, il ne représente
pas la situation moyenne de la nappe correspondante. Les 48 stations suivies ont été sélectionnées en fonction de leur représentativité
hydrogéologique d?une part et en fonction de l?ancienneté des mesures disponibles d?autre part. En effet une situation est qualifiée
d?excédentaire ou de déficitaire par rapport à la probabilité d?occurrence du niveau relevé et l?estimation de cette probabilité ne peut être
effectuée qu?à partir de longues séries de mesures. Les niveaux décennaux (c?est-à-dire qui ont une chance sur dix de survenir), humide et
sec, servent ici de référence. On considère l?écart entre le niveau relevé, le niveau moyen et les niveaux décennaux. On considère que la
situation au point de mesure est largement excédentaire ou largement déficitaire à partir du moment où l?écart à la moyenne a atteint
90 % de l?écart entre le niveau moyen et le niveau décennal, qu?elle est juste excédentaire ou déficitaire lorsque ce rapport est compris
entre 15 et 90 %, et qu?elle est moyenne lorsqu?il est inférieur à 15 %.
2- catastrophes naturelles
La base de données GASPAR est gérée par la direction générale de la prévention des risques du ministère du Développement durable. La
description des événements est possiblement incomplète. Si près des deux tiers des événements.communes font l?objet d?un arrêté
CATNAT dans les trois mois qui suivent leur survenance, 10 % font l?objet d?un arrêté après plus d?un an. Le délai d?adoption de l?arrêté
est particulièrement long concernant les mouvements de terrains consécutifs à la sécheresse pour lesquels il faut plus d?une année dans
deux cas sur trois.
3- phénologie
Les informations sur les pollens proviennent du Réseau national de surveillance aérobiologique. En Pays de la Loire, des stations de
mesure existent à Angers, Cholet, La Roche-sur-Yon, Le Mans et Nantes, mais seules celles de Cholet et Nantes, aux séries plus
régulières, ont été retenues. Pour chaque famille végétale, le début de la saison pollinique correspond au moment où 5 % du cumul annuel
de ses concentrations journalières est atteint. La fin de la saison pollinique correspond au moment où 95 % du cumul annuel est atteint.
Comme la durée de la saison pollinique peut dépasser la date de production de la présente note, certaines données 2014 sont
considérées comme provisoires (cupressacées essentiellement).
4- qualité de l?air
Toutes les données de mesures de la qualité de l?air sont produites par Air Pays de la Loire. Les mesures de la concentration
atmosphériques en NO2 et PM10 présentées sur les 7 agglomérations de la région proviennent de 12 stations de mesures de typologie
urbaine : deux stations sont implantées à Nantes, Saint-Nazaire, Angers et au Mans, tandis que Cholet, Laval et Roche-sur-Yon en
comportent chacune une.
5- météo
Toutes les données climatiques sont produites par Météo-France. Les informations de vigilances sont également produites par Météo-
France exceptées celles relatives aux crues qui relèvent des services du ministère du Développement durable.
Service connaissance des territoires et évaluation - Division observations, études et statistiques I 15
plus), aussi les estimations de moyenne n?ont pas toutes la même qualité.
Les relevés de température de cours d?eau proviennent également du réseau de
surveillance de la DREAL, dont certaines stations ont parfois été mises en service
récemment. Certains écarts à la moyenne s'expliquent donc peut être plus par la
complétude des séries que par des phénomènes hydroclimatiques particuliers. La
mesure des températures de l?eau est par ailleurs sensible à l?emplacement du
capteur, pour en savoir plus à ce sujet consulter le rapport sur les «Mesures en
continu des températures sur quelques rivières des Pays de la Loire».
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/mesures-en-continu-des-a1009.html
www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
OBSERVATIONS ET STATISTIQUES I N° 248 I juin 2014
La température moyenne présentée correspond à la moyenne d?une minimale et d?une maximale, et non à la moyenne de la température
mesurée en continue sur une journée. En dehors des spécificités de certaines stations telle qu?une mise en service plus tardive (cf. tableau
ci-après), les normales ont été établies sur la période 1981-2010 sauf pour les deux paramètres d?ensoleillement (1991-2010). Les
records de précipitations quotidiennes sont ceux enregistrés depuis la date de mise en service de chaque station tandis que les records de
rafales ne sont comptabilisés qu?à partir de 1981 en raison du manque d?homogénéité des dispositifs des mesures antérieurs.
commune station météo mise en service spécificité
Nantes Bouguenais mai 1945 -
Angers Beaucouzé janvier 1937 -
Laval Etronnier septembre 2010
Les records et les normales ont été définis en utilisant également les données de la
station Entrammes, mise en service en mai 1988 et fermée en août 2010.
Interruption des mesures de durée d?insolation pendant 6 ans entre 2005 et 2010.
Le Mans Le Mans novembre 1944 Les records de précipitations quotidiennes sont établis depuis janvier 1945.
La Roche-sur-Yon La Roche-sur-Yon août 1984 -
Pour en savoir plus?
1- hydrologie : bulletins mensuels de situation hydrologique portant sur :
? la région, publié par la DREAL Pays de la Loire,
? le bassin Loire-Bretagne publié par la DREAL Centre,
? et la France, publié par la direction de l?eau et de la biodiversité du ministère du Développement durable ;
? relevés des températures de cours d?eau effectués et diffusés par la DREAL Pays de la Loire ;
? mesures de débits de cours d?eau effectuées par la DREAL Pays de la Loire ;
? sites des observatoires de l?eau de Vendée, et de Maine-et-Loire ;
? système d?information sur l?eau du bassin Loire-Bretagne et sa base de données OSUR ;
? banque de données ADES (accès aux données sur les eaux souterraines), bulletins piézométriques publiés par le Conseil
général de la Sarthe, par le BRGM à l?échelle du Maine-et-Loire ou nationale.
2- catastrophes naturelles : base de données GASPAR, derniers arrêtés CATNAT publiés au journal officiel et publication de la
DREAL analysant 30 ans d?arrêtés de reconnaissance de l?état de catastrophe naturelle.
3- phénologie : site du RNSA diffusant des informations générales concernant les sites de surveillance et des bilans de la
pollinisation pour les saisons passées et en cours.
4- qualité de l?air : site d?Air Pays de la Loire, leur rapport annuel 2012 et la description des procédures d?alerte/information.
5- météo : bulletins climatiques mensuels publiés par Météo France à l?échelle régionale ou France entière, données
climatiques régionales et archives des cartes et bulletins de vigilance météorologique diffusées par Météo France.
Principaux sigles utilisés
ADES : accès aux données sur les eaux souterraines
BRGM : bureau de recherches géologiques et minières
BSH : bulletin de situation hydrologique
CATNAT : catastrophe naturelle
DREAL : direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
GASPAR : gestion assistée des procédures administratives relatives aux risques naturels
LPO : ligue de protection des oiseaux
NO2 : dioxyde d?azote
PM10 : particule fine de diamètre inférieur à 10 microns
RNSA : réseau national de surveillance aérobiologique
T1, T2, T3 ou T4 : 1er, 2e, 3e ou 4e trimestre
DREAL juin 2014
Rédaction et mise en forme:
Juliette Engelaere-Lefebvre & Franck Gaspard
statistiques.dreal-pdl@developpement-durable.gouv.fr
Service connaissance des
territoires et évaluation
Division observations
études et statistiques
5 rue Françoise Giroud
CS16326
44263 Nantes cedex 2
Tél. 02 72 74 74 40
Directeur de publication:
Hubert FERRY-WILCZECK
ISSN:
2109-0025
Direction régionale
de l'environnement,
de l'aménagement
et du logement
http://vigilance-public.meteo.fr/
http://www.meteofrance.com/climat/france/pays-de-la-loire/regi52/releves
http://www.meteofrance.com/climat/france/pays-de-la-loire/regi52/releves
http://www.meteofrance.com/climat/france/pays-de-la-loire/regi52/releves
https://donneespubliques.meteofrance.fr/?fond=produit&id_produit=129&id_rubrique=29
http://www.airpl.org/publications/fiches/brochure_les_modalites_pratiques_d_information_du_public_en_cas_d_episode_de_pollution_atmospherique
http://www.airpl.org/publications/rapports_annuels/rapport_annuel_2012__1
http://www.airpl.org/
http://www.pollens.fr/accueil.php
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/arretes-de-reconnaissance-de-l-a2393.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/arretes-de-reconnaissance-de-l-a2393.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/arretes-de-reconnaissance-de-l-a2393.html
http://www.legifrance.gouv.fr/affichSarde.do?reprise=true&page=1&idSarde=SARDOBJT000007104817&ordre=null&nature=null&g=ls
http://macommune.prim.net/gaspar/index.php
http://www.brgm.fr/content/list-press?typepresse[]=17
http://www.eau-anjou.fr/thematiques/proteger-mesurer-agir/les-reseaux-de-surveillance/#c348
http://www.cg72.fr/Eau_Potable.asp
http://www.cg72.fr/Eau_Potable.asp
http://www.cg72.fr/Eau_Potable.asp
http://www.ades.eaufrance.fr/
http://www.eau-loire-bretagne.fr/informations_et_donnees/donnees_brutes/osur_web
http://www.loire-bretagne.eaufrance.fr/spip/spip/,
http://www.eau-anjou.fr/
http://observatoire-eau.vendee.fr/gestion-de-l-eau/reseaux-de-mesure.htm
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/la-banque-hydro-a669.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/temperature-des-cours-d-eau-r619.html
http://www.eaufrance.fr/documents/documents-213/bulletin-national-de-situation/
http://www.centre.developpement-durable.gouv.fr/archives-des-bulletins-de-r220.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/bulletins-de-situation-r490.html
1- Situation hydrologique
Eaux superficielles (source BSH DREAL)
hydraulicité: très excédentaires en début d?année, les débits deviennent moyens en mars
Température de l?eau (mesures DREAL): de la douceur tout au long du trimestre
Retenue d?eau potable (source CG de Vendée et Com. d?agglo. de Cholet): un remplissage total à Cholet et volontairement partiel en Vendée
Eaux souterraines (données ADES): des ressources globalement excédentaires mais en baisse sur la dernière quinzaine de mars
2- Catastrophes naturelles: 3 communes concernées par un arrêté CATNAT au 1er trimestre
3- Phénologie
Pollens (données RNSA): démarrage précoce de la saison pollinique du frêne à Nantes
4- Qualité de l?air (données Air Pays de la Loire)
Dioxyde d?azote: des concentrations mensuelles inférieures à la moyenne excepté à Nantes
Particules fines: une procédure d?alerte déclenchée le 15 mars pour 4 départements
5- Météo du trimestre (données Météo France)
5.1 Températures
Des températures mensuelles moyennes au-dessus des normales
Degrés jours unifiés (DJU): un hiver 2013-2014 particulièrement doux
Aucun jour de gel en février et globalement un trimestre aux gelées rares et modérées
5.2 Précipitations
Un nombre de jours de pluie conséquent en janvier, exceptionnellement haut en février mais en deça des normales en mars
Des cumuls mensuels de précipitations très excédentaires en janvier et février mais déficitaires en mars
Des maxima de précipitations quotidiennes inférieurs aux normales en mars
Des pluies efficaces excédentaires en janvier et février mais déficitaires en mars
5.3 Vent
Vitesse moyenne du vent par mois: février décoiffant, mars nettement en deçà des normales
Des vents forts particulièrement fréquents en février et rares en Mars
Des rafales de vents maximales supérieures aux normales en février et un quasi record à la Roche-sur-Yon en mars
5.4 Ensoleillement
Des durées d?insolation un peu faibles en janvier, normales en février et record en mars?
?mais une chaleur reçue à peine excédentaire en mars
5.5 Des épisodes de vigilance à répétition en Loire-Atlantique
Précisions sur les sources employées
1- hydrologie
2- catastrophes naturelles
3- phénologie
4- qualité de l?air
5- météo
Pour en savoir plus?
Principaux sigles utilisés