La demande locative sociale au 1er janvier 2014
LE GOFF, Sylvain
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Au 1er janvier 2014, la région des Pays de la Loire compte 81 946 demandeurs de logements sociaux, soit 5,1 % de l'ensemble des ménages, proportion surtout élevée dans les agglomérations. Les sept principales aires urbaines attirent 78,9 % des demandeurs, à raison de 48,0 % dans les centres, 20,3 % dans les banlieues et 10,6 % dans les périphéries. Nantes, Angers, Le Mans et Saint-Nazaire réunissent à elles seules 69,8 % de la demande. 37,6 % des demandes émanent de ménages résidant déjà dans le parc social HLM (demande interne).</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
donnée statistique
;indicateur
;indicateur social
;parc locatif social
;type de logement
;usager du logement
;demande de logement
Descripteur écoplanete
accès au logement
;analyse statistique
;indicateur économique
Thème
Construction
;Habitat - Logement
Texte intégral
1
service
connaissance
des territoires
et évaluation
Avril 2014
n° 229
La demande locative sociale
en Pays de la Loire au 1er janvier 2014
81 946 logements locatifs sociaux, dont 4/5 dans les principales aires urbaines
37,6 % des demandes émanent de ménages résidant déjà dans le parc social HLM (demande interne).
Cette proportion, qui dépasse 40 % dans les sept principales agglomérations, tombe en deçà de 30 % hors
des villes petites ou moyennes, autrement dit dans les zones peu urbanisées et sur le littoral.
Source : DREAL / Créha Ouest ?
demande locative sociale
Les caractéristiques des demandes exprimées
0 10000 20000 30000 40000
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
externe
interne
Demande locative sociale régionale au 1er janvier 2014
par type de territoire entre demande externe et interne
Au 1er janvier 2014, la région des Pays
de la Loire compte 81 946 demandeurs
de logements sociaux, soit 5,1 % de
l?ensemble des ménages, proportion
surtout élevée dans les agglomérations.
Les sept principales aires urbaines
attirent 78,9 % des demandeurs, à
raison de 48,0 % dans les centres,
20,3 % dans les banlieues et 10,6 %
dans les périphéries. Nantes, Angers, Le
Mans et Saint-Nazaire réunissent à elles
seules 69,8 % de la demande.
Les villes moyennes attirent 9,7 % des
demandeurs, le rural sous influence
urbaine, 6,4 %, le littoral, 4,4 %. Le rural
« pur » ne représente que 0,7 % de
l?ensemble de la demande.
25,5 % des demandeurs demandent formellement un logement individuel, 30,8 % un logement collectif ; ces
souhaits sont très différents d?un territoire à l?autre.
31,3 % et 35,3 % des demandes portent sur des T2 ou T3, 7,2 % sur des chambres ou T1. Les villes centres
des principales agglomérations connaissent une proportion plus élevée de demandes de T1 (9,3 %) et de T2
(33,4 %), le littoral de T2 (35,4 %). Les T3 sont surtout caractéristiques des territoires autres que les
principales agglomérations, où leur proportion est d?au moins 39 % contre 31,7 % dans les centres et 35,1 %
dans les banlieues.
Les demandes externes ont principalement pour origine des décohabitations en cours (48,8 %) et des soucis
financiers (18,1 %), les demandes internes ont surtout pour objet de disposer d?un logement de dimension
plus adaptée (47,8 %) ou mieux localisé (19,1 %).
2
La description des demandeurs
41,6 % des demandeurs sont des personnes seules, 17,3 % sont des couples avec enfant(s), 10,6 % des couples sans enfant et
21,8 % des familles mono-parentales. Ces demandeurs représentent 10 % des ménages ligériens. Bien que n?en étant pas la
seule cause, la composition familiale est évidemment déterminante pour la taille du ménage et par conséquent pour la taille du
logement attendue. Elle est également à l?origine de motivations différentes : d?une part, souhait plus fréquent de logements mieux
adaptés (plus grands) pour les couples avec ou sans enfants, d?autre part recherche d?un logement stable pour les autres.
La taille moyenne des ménages demandeurs est de 2,23 personnes ; dans 17,8 % des cas, le ménage est composé de 4
personnes ou plus. Ce sont ainsi 182 379 habitants des Pays de la Loire qui sont concernés par le fichier de la demande locative
sociale. 40,7 % des demandes émanent de ménages avec enfant(s). Globalement, 64 924 enfants sont concernés par la
demande de logement social. L?âge moyen du demandeur de logement social est de 41,4 ans, les demandeurs issus du parc HLM
sont plus âgés de 5,3 ans. Les demandeurs de 60 ans et plus représentent 15,7 % de la demande et sont plus présents sur le
littoral et dans une moindre mesure dans le rural.
Source : DREAL / Créha Ouest ?
demande locative sociale
14,3 % des ménages demandeurs d?un logement social comportent au moins une personne de nationalité étrangère, mais avec
des écarts importants selon l?origine de la demande (12,1 % en externe, 17,9 % en interne) et surtout sa localisation : 21,7 % dans
les centres, 12,0 % en banlieues, 7,2 % dans les villes moyennes, 3,3 % maximum ailleurs.
42,6 % des ménages demandeurs sont constitués d?au moins une personne en CDI alors que les chômeurs représentent 22,1 %
des demandes. Les ménages en CDI et les retraités sont mieux représentés dans la demande interne. 38,4 % des demandeurs
disposent de moins de 1 000 ¤ de ressources mensuelles (dont 2,6 % sans ressource déclarée) et 30,6 % de plus de 1 500 ¤. Les
demandeurs externes affichent des revenus largement inférieurs aux demandeurs internes. Le montant mensuel moyen de
ressources des demandeurs est de 1 340 ¤ (en excluant les « sans ressource »). 38,5 % des demandeurs vivent esentiellement
des aides publiques. 72,9 % des demandeurs disposent d?un revenu inférieur à 60 % du plafond HLM.
30,6 % des demandeurs sont hébergés chez leurs parents, leurs amis, ou dans un logement précaire, dans l?attente d?un
logement HLM. Des problèmes financiers de locataires privés et des séparations pour les propriétaires sont par ailleurs souvent à
l?origine des demandes externes.
52,5 % des enfants concernés par une demande de logement social résident déjà dans le parc HLM ; en revanche, 18,7 % ne
disposent pas d?un logement stable.
La tension du marché locatif social
La part de demandeurs qui aspirent à un (éventuellement nouveau) logement social sans changer de commune est en moyenne
de 58,6 %. Elle est surtout importante chez les demandeurs qui résident actuellement dans les villes, notamment principales où
elle atteint 71,8 %. Elle est plus faible dans les villes moyennes : 51,1 %. Les autres types de territoire attirent tous en majorité
(50 % à 60 %) des personnes extérieures à la commune de résidence actuelle. La fréquence des demandeurs originaires de
l?extérieur de la région, en moyenne de 7,4 % des demandeurs, est surtout importante sur le littoral (11,7 %) et dans le rural pur
(12,1 %), beaucoup moins dans les banlieues et périphéries des grandes aires urbaines (4,9 % et 4,6 %). L?aspiration au
changement de type de territoire est plus marquée en milieu rural.
3
Poids de la demande par rapport au parc social existant au 1-1-2014
0%
20%
40%
60%
80%
100%
120%
Centre
grands
pôles
Banlieue
grands
pôles
Périphérie
grands
pôles
ville
moyenne
Rural sous
influence
urbaine
Rural pur Littoral Région
externe
interne
totale
La demande interne correspond à
14,6 % des ménages résidant déjà
dans le parc HLM. Elle est plus
marquée dans les agglomérations,
notamment de Nantes et d?Angers,
ainsi que sur le littoral.
La demande externe représente
24,2 % des ménages du parc social
et 3,7 % de ceux du parc privé. Elle
est intense sur la majeure partie de
la Loire-Atlantique et de la Vendée.
La pression externe au regard du
parc privé est nettement plus
soutenue dans les grandes villes, et
leurs banlieues. Les villes moyennes
viennent ensuite.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
La part des T1 et T2 sollicités dans les demandes est proportionnellement nettement supérieure à celle du parc existant, ce qui
accentue la pression sur les petits logements ; la situation est inverse pour les T4.
ancienneté de la demande au 1-1-2014
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Centre grands pôles
Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles
ville moyenne
Rural sous influence urbaine
Rural pur
Littoral
région
0 à 6 mois
6 à 12 mois
1 à 2 ans
2 à 5 ans
5 ans et +
L?ancienneté moyenne de la demande est de 17,7 mois au
niveau régional, mais 50 % des ménages ont sollicité un
logement social il y a moins de 10,0 mois. Les demandes
internes sont plus anciennes (48,6 % de plus d?un an
contre 35,3 % en externe), de même que les demandes
sur le littoral et dans les principales agglomérations. 25 %
des demandes datent de moins de 4,6 mois, 25 % ont une
ancienneté de plus de 21,2 mois. Les demandeurs qui sont
ou vont être sans logement, sans ressource, ou qui
sollicitent un T1 attendent depuis moins longtemps.
Parmi les demandeurs en attente d?un logement social,
22,6 % ont déjà décliné au moins une proposition et 8,6 %
ont même exprimé au moins 2 refus. Les refus de
propositions sont presque 2 fois plus élevés pour les
ménages actuellement locataires dans le parc public ou
privé que pour les ménages installés dans un logement
précaire.
La première cause de refus, invoquée dans 31,1 % des
cas, est un logement jugé inadapté (catégorie, taille ?),
suivie 22,9 fois sur cent par un problème de localisation
(commune, quartier, environnement) considérée comme
non satisfaisante.
Poids de la demande (interne et externe) par rapport au parc social existant par canton (indicateur de tension)
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
4
Évolution des demandes entre 2010 et 2014
100
105
110
115
120
125
130
135
2010 2011 2012 2013 2014
100
105
110
115
120
125
130
135
2010 2011 2012 2013 2014
Demande externe Demande interne
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne
Sarthe Vendée Région
Source : DREAL /
Créha Ouest ?
demande locative
sociale
La demande locative sociale en
cours connaît un ralentissement
général de croissance en 2013
(0,8 %), imputable à la demande
externe, succédant à des
hausses de 5,0 % en 2010, 7,6 %
en 2011, et 5,2 % en 2012.
Sur les quatre dernières années,
le rythme de progression est plus
limité dans le Maine-et-Loire et
même assorti d?une baisse en
2013, principalement en raison
d?un fléchissement de la demande
externe.
Nota : Il convient d?être vigilant dans l?interprétation de ces évolutions. En effet, une hausse de la demande peut correspondre à un besoin
supplémentaire ou être provoquée par une offre nouvelle de logements sociaux. A l?inverse, une baisse peut signifier un moindre besoin ou être la
traduction d?un parc social trop peu dense ou mobile, avec des délais importants qui découragent les demandeurs.
Des différences marquées entre les demandes internes et les demandes externes
Taille de logement demandée selon
l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Les demandeurs internes sont plus nombreux à attendre un
logement individuel : 29,4 % contre 23,2 % pour les demandeurs
externes. Les demandes internes sont plus axées sur de grands
logements (38,7 % de T4 et + contre 24,4 % de T1 et T2) que la
demande externe (18,8 % de T4 et + contre 46,9 % de T1 et
T2).
48,8 % des demandes externes sont liées à des décohabitations
en cours et 18,7 % à des problèmes financiers (causes
respectives de 6,5 % et 9,6 % des demandes internes) ; 47,8 %
des demandes internes ont pour objet de disposer d?un
logement plus adapté (problèmes de santé, taille inadéquate), et
19,1 % un logement mieux localisé (motifs de 18,1 % et 2,8 %
des demandes externes).
La part des personnes seules est de 48,0 % pour la demande externe contre 30,8 % pour la demande interne. Par corollaire,
52,2 % des demandeurs internes sont des couples avec enfants ou familles mono-parentales contre seulement 31,2 % au sein de
la demande externe.
Les ménages internes sont de plus grande taille que les ménages externes (26,2 % de ménages de 4 personnes et + contre
12,7 %). De ce fait, les 37,7 % demandeurs résidant dans le parc HLM représentent 44,1 % des personnes et 52,5 % des enfants
en attente d?un logement social.
On compte ainsi 1,11 enfant par demande interne contre 0,60 par demande externe.
Age du chef du ménage selon l'origine de
la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
moins de 25
25-29
30-39
40-49
50-59
60-69
70 et plus
Les demandeurs externes sont plus jeunes : 31,5 % de moins
de 30 ans contre 14,2 % en interne. Dans toutes les tranches
d?âge plus élevé, les demandeurs internes sont
proportionnellement plus nombreux.
Les ménages étrangers, qui représentent 14,3 % de l?ensemble
des demandeurs et dont 88 % ne sont pas ressortissants de
l?Union Européenne, sont plus présents dans la demande
interne (17,2 %) que dans la demande externe (11,3 %).
On rencontre plus de ménages en CDI (47,2 % contre 39,8 %) et de ménages retraités (16,8 % contre 13,3 %) en demande
interne qu?en externe. En revanche la part des étudiants est de 0,6 % contre 3,4 % en demande externe. Les ménages externes
qui sont plus souvent des personnes seules et donc mono-revenu affichent des revenus largement inférieurs aux demandeurs
internes (42,6 % disposent de ressources inférieures à 1 000 ¤ ou sont sans ressource contre 31,6 % en interne). En revanche,
rapportées par unité de consommation (prise en compte de la composition familiale), les ressources sont assez proches.
Les demandeurs internes sont un peu plus nombreux à effectuer une demande au sein de leur commune (62,9 % en interne
contre 56,0 % en externe). Les demandes externes sont plus récentes que les demandes internes (64,7 % de moins d?un an
contre 51,1 %), ce qui signifie que les demandes externes sont satisfaites plus vite ou alors que les demandeurs externes sont
plus nombreux à ne pas renouveler leur demande faute de réponse apportée. La part des demandeurs ayant déjà refusé une
seule offre de logement social est assez proche entre demandeurs internes (14,0 %) et demandeurs externes (13,3 %). L?écart
s?accentue parmi les ménages ayant refusé plus d?une proposition : ils sont 10,8 % pour les ménages résidant déjà dans le parc
HLM contre 7,6 % pour les demandeurs externes.
5
Les spécificités départementales par rapport à la tendance régionale
La Loire-Atlantique
La Loire-Atlantique concentre 39 151 demandes au 1er janvier 2014, soit près de la moitié (47,8 %) de la demande locative sociale
régionale pour seulement 36,5 % des ménages de la région. La part de cette demande émanant de résidents du parc social est
légèrement inférieure à la moyenne régionale (36,9 %). La seule demande externe représente 4,2 % des ménages du département.
Le logement individuel sollicité en tant que tel est peu fréquent (16,0 %, moyenne ligérienne de 25,5 %). La part de demande par
des ménages étrangers (17,6 % de la demande totale) est plus importante que sur la région (14,3 %).
Le montant moyen des ressources perçues par ménage est de 1 348 ¤ (moyenne régionale: 1 340 ¤).
Les délais d?attente sont nettement plus longs en Loire-Atlantique (26,5% d?ancienneté supérieure à 2 ans contre 21,0 %, délai
moyen 20,6 mois contre 17,7 mois sur l?ensemble de la région). Du fait de seuils élevés, la proportion de délais « anormalement
longs » n?est cependant pas démesurée au regard de la moyenne régionale : 23,3 % contre 21,8 %.
La proportion de demandes donnant lieu à plusieurs refus, en moyenne de 8,6 % sur la région, est ici limitée à 6,9 %.
Le rythme annuel moyen de croissance de la demande, 6,3 % entre 2010 et 2012, est tombé à 1,1 % en 2013, conjuguant un
ralentissement de croissance de 5,4 % à 3,3 % de la demande interne et une baisse de la demande externe (+ 6,8 % puis ? 0,2 %).
Le Maine-et-Loire
Le Maine-et-Loire concentre 18 772 demandes au 1er janvier 2014, soit 22,9 % de la demande régionale. La proportion de
demandes internes se situe au-dessus de la moyenne régionale (42,5 %). La seule demande externe représente 3,1 % des
ménages du département.
La demande de logements T1 (8,0 %) et T5 ou + (8,1 %) est plus marquée qu?ailleurs, celle émanant d?étudiants aussi (3,8 %, alors
que la moyenne régionale est de 2,3 %).
Le montant moyen des ressources (1 384 ¤) perçues par ménage est plus important que sur le reste de la région.
La proportion de demandes essuyant plusieurs refus atteint 11,6 %.
Des cinq départements, le Maine-et-Loire enregistre la plus faible part de demandeurs de l?extérieur de la région : 6,2 %, la
moyenne régionale étant de 7,4 %.
Le rythme annuel moyen de variation de la demande, 4,3 % entre 2010 et 2012, est passé à ? 2,0 % en 2013, associant un
ralentissement de croissance de 4,2 % à 1,8 % de la demande interne et une baisse de la demande externe (+ 4,4 % puis ? 4,7 %).
La Mayenne
La Mayenne concentre 3 790 demandes au 1er janvier 2014, soit 4,6 % de la demande locative sociale régionale. La part des
demandes internes est proche de la moyenne régionale (39,1 %). La seule demande externe représente 1,7 % des ménages du
département. Le logement individuel est assez fortement sollicité (36,2 %). La Mayenne se démarque par une proportion de
demandes plus faible en T2 (24,1 %) et plus forte en T5 ou + (8,3 %). La demande par des étudiants est relativement faible (1,8 %)
tout comme la demande étrangère (11,3 %).
Le montant moyen des ressources par ménage est de 1 313 ¤.
La Mayenne se caractérise par des délais d?attente relativement brefs : 12,4 % de demandes d?ancienneté supérieure à 2 ans, et
même 14,4 % de demandes datant d?1 à 2 ans (19,3 % pour les Pays de la Loire), délai moyen 12,2 mois. Alors que la moyenne
régionale est de 31,2 %, la part des demandes en attente depuis moins de 6 mois s?élève ici à 42,5 %.
La proportion de demandeurs hébergés chez les parents est spécifiquement forte (10,2 %, la moyenne régionale étant de 7,3 %).
La part de demandes débouchant sur plusieurs refus culmine ici à 14,5 %.
Le rythme annuel moyen de variation de la demande qui était de 6,5 % entre 2010 et 2012, est passé à ? 0,1 % en 2013, résultat
d?un ralentissement de croissance de 4,7 % à 2,2 % de la demande interne, mais surtout d?une baisse de la demande externe (+ 7,6
% puis ? 1,5 %).
La Sarthe
La Sarthe concentre 10 079 demandes au 1er janvier 2014, soit 12,3 % de la demande locative sociale régionale. Les demandes
internes sont légèrement sur-représentées (41,6 %). La seule demande externe représente 2,3 % des ménages du département.
Le montant moyen des ressources (1 286 ¤) perçues par ménage est plus faible qu?ailleurs.
La part des demandeurs extérieurs au département (2,8 %) est plus faible que sur l?ensemble de la région (3,8 %), sans que l?on
puisse en dire autant de la part des demandeurs extérieurs à la région.
Les délais d?attente sont relativement courts (12,7 % d?ancienneté supérieure à 2 ans contre 21,0 %, délai moyen : 13,2 mois).
Seuls 15,8 % des demandeurs doivent supporter des délais « anormalement longs ».
La proportion de demandes à plusieurs refus est très élevée, soit 14,0 %.
Le rythme annuel moyen de variation de la demande qui était de 6,3 % entre 2010 et 2012, est passé à 3,1 % en 2013, résultat
d?une baisse de la demande interne (4,1 % puis ? 0,5 %) malgré la hausse spécifique au département, certes ralentie, de la
demande externe (+ 8,1 % puis + 5,9 %).
La Vendée
La Vendée concentre 10 154 demandes au 1er janvier 2014, soit 12,4 % de la demande. La part de la demande interne se situe
nettement en dessous de la moyenne régionale (26,7 %). La seule demande externe représente 2,5 % des ménages du
département. Le souhait d?accéder à un logement individuel est particulièrement prononcé (45,6 %) et celui de résider en collectif,
bas (16,8 %). Les attentes sont peu portées sur les T5 ou + (3,8 %). La demande étudiante est particulièrement faible (1,2 %), il en
va de même de la demande étrangère (6,3 %).
Les ménages vendéens sont généralement de taille plus petite (moyenne de 2,11 personnes par ménage). On trouve plus de
demandeurs âgés en Vendée (20,4 % de 60 ans et plus pour une moyenne régionale de 15,7 %).
Le montant moyen des ressources (1 287 ¤) perçues par ménage est plus faible qu?ailleurs.
La Vendée présente des proportions particulièrement élevées de demandeurs propriétaires (7,6 %, moyenne régionale de 5,9 %),
locataires privés (33,7 % contre 25,8 %) ou encore chez les parents (8,8 %), et des proportions faibles de locataires sociaux (26,7 %
contre 37,7 %). Les sollicitations extérieures au département (4,6 %) ou à la région (10,5 %) sont notoirement élevées.
La proportion de demandes essuyant plusieurs refus est remarquablement basse, soit 2,1 %.
Le rythme annuel moyen de variation de la demande qui était de 7,3 % entre 2010 et 2012, est passé à 3,0 % en 2013, résultat d?un
ralentissement de croissance de 7,7 % à 3,0 % de la demande interne comme de la demande externe (+ 7,2 % puis + 2,9 %).
6
La source : le fichier de la demande du CREHA Ouest
En Pays de la Loire, depuis 1998 et à l'initiative de l'union sociale de l'habitat (USH) des Pays de la Loire, a été mis en place
progressivement dans chacun des départements de la région un fichier de la demande de logement locatif social permettant, au
delà de l?obtention d?un numéro unique, d?assurer une gestion partagée des demandes.
Les objectifs de ces fichiers sont multiples :
- faciliter et simplifier les démarches des demandeurs et harmoniser les pratiques ;
- affecter à chaque demandeur un numéro unique (pour la région, le CREHA Ouest a été déclaré, par arrête préfectoral,
« centre informatique de traitement chargé de délivrer le numéro unique d'enregistrement ») ;
- mettre en commun la demande locative sociale ;
- suivre à tout moment l'état d'avancement des dossiers et les « délais anormalement longs » ;
- mutualiser la connaissance de la demande afin de mieux appréhender et satisfaire les besoins de logements locatifs
sociaux ;
- optimiser la gestion des propositions de logements et améliorer la transparence des attributions ;
- développer les partenariats avec l'Etat, les collectivités locales et les collecteurs d'Action logement (anciennement 1%
logement) pour participer à la définition et à la mise en oeuvre des politiques locales de l'habitat.
Ces bases de données sont gérées par le centre régional d'études pour l'habitat de l'ouest (CREHA Ouest) pour le compte des
partenaires du dispositif et notamment les organismes affiliés à l?USH. L?état participe au financement de cette opération.
Les fichiers départementaux sont utilisés par l'ensemble des acteurs locaux (organismes HLM, collectivités locales ayant souhaité
être lieu d'enregistrement, services de l'Etat, collecteurs d?Action logement, ADIL44, etc.).
Les services de l'Etat accèdent à ces fichiers via une convention régionale signée avec l'USH des Pays de la Loire et le CREHA
Ouest qui depuis 2009 s'est substituée aux conventions départementales pré-existantes.
Les fichiers exploités sont ceux des demandes en cours au 1/01/2014 ainsi que les fichiers des demandes en cours depuis 2009
pour l?analyse de l?évolution de la demande. Ces fichiers sont secrétisés et ne comportent ni le nom, ni l?adresse précise du
demandeur. Les services de l'Etat accèdent à ces fichiers via une convention régionale signée avec l'USH des Pays de la Loire et
le CREHA Ouest qui depuis 2009 s'est substituée aux conventions départementales pré-existantes.
L?étude porte sur l?ensemble des demandes exprimées au 1er janvier 2014 (y compris des demandes en cours d?attribution, soit
1,2 %), et ne prend en compte que la première commune demandée.
Il est utile de souligner trois points importants :
- Il convient d?être vigilant dans les analyses temporelles réalisées. En effet, si l?objectif de cette source est de disposer
d?un numéro de demandeur de logement social unique pour la région, cet objectif n?a pas pu être atteint immédiatement ;
la qualité du fichier s?est progressivement améliorée et le nombre de doublons a diminué pour ne plus excéder la
centaine depuis le millésime 2010 ;
- Les informations enregistrées dans ces fichiers sont celles indiquées par les demandeurs de logement social lorsqu'ils
ont rempli le formulaire de demande ou lorsqu'ils se sont enregistrés via internet. Il s?agit donc de données déclaratives ;
- Ces fichiers sont départementaux, et bien que l'essentiel des informations contenues soit commun aux cinq
départements, quelques différences dans les dénominations et/ou nomenclatures utilisées peuvent être rencontrées sur
certaines variables. Pour limiter ces divergences départementales, des regroupements de modalités ont été opérés pour
obtenir des informations les plus homogènes possible entre départements.
La région des Pays de la Loire a donc été pionnière dans l?utilisation de fichiers partagés de la demande sociale. Néanmoins, la
mise en place d?un Système National d?Enregistrement rendant possible des comparaisons avec d?autres territoires a été
instaurée par la loi du 25 mars 2009 (art. 117) renforce les acquis du Numéro Unique.
Ses principaux apports sont les suivants :
- les informations fournies dans la demande de logement social et pour l'attribution du numéro d'enregistrement unique
sont identiques et définies par décret en Conseil d'Etat, marquant la fin de la distinction entre demande de numéro unique
et demande de logement social, source de complexité dans les démarches du demandeur ; la demande est désormais
effectuée au moyen d'un formulaire unique ;
- les informations comportant une caractérisation des demandes au regard des
critères de priorité, sont enregistrées dans une base de données qui permet
d?améliorer la connaissance de la demande de logement social ;
- les organismes qui disposent de logements au titre du droit de réservation peuvent
être lieux de délivrance du numéro d'enregistrement unique - cette disposition
concerne notamment les CIL, comités interprofessionnels du logement.
À ce jour, ce Système National d?Enregistrement est en cours de stabilisation, période au
terme de laquelle son exploitation viendra se substituer aux fichiers du CREHA Ouest.
Rédaction et mise en forme : Sylvain Le Goff
sylvain.le-goff@developpement-durable.gouv.fr
Service connaissance des
territoires et évaluation
Division de l?Observation des
Etudes et des statistiques
5 rue Françoise Giroud
- CS 16326
44263 NANTES Cedex 2
Tél. 02 72 74 74 40
Directeur
de la publication :
Hubert FERRY-WILCZEK
ISSN : 2109 ? 0025
La demande locative
sociale
? DREAL 2014