La mise en oeuvre du droit au logement opposable (DALO) en Pays de la Loire - Activité des commissions de médiation en 2013
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">En 2013, la région des Pays de la Loire, qui se situe au 7ème rang national, enregistre une remontée de l'activité des commissions de médiation, de l'ordre de 20 % par rapport à 2012 en raison de la forte hausse en Loire-Atlantique. En effet, le département concentre la majorité des dossiers de la région (63 %).<br /><br />Ce bilan d'activité, établi à partir de l'Infocentre DALO, dresse une analyse des recours déposés, des décisions prises par les commissions ainsi que des suites données aux dossiers reconnus prioritaires et urgents. Il inclut par ailleurs des éléments d'information sur le profil des requérants.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
politique du logement
;droit au logement
;relogement
;usager du logement
;mal logé
Descripteur écoplanete
accès au logement
;précarité sociale
Thème
Habitat - Logement
;Construction
Texte intégral
service
Intermodalité,
Aménagment,
Logement
Mars 2014
La mis e en oe uvre du droit
au logement oppos able en
Pays de la Loire
Activ ité des commis s ions de médiation
en 2013
n° 223
1) Point sur l'activité des commissions de médiation
Entre le 1er janvier 2008 et le 31 décembre 2013, 11 383 recours ont été déposés au total en région Pays de la Loire
ce qui représente 2,6 % de l'ensemble des recours DALO enregistrés en France. En moyenne, 89,5% visent l'accès
à un logement et 10,5%, l'accueil en structure d'hébergement.
Avec 1 618 nouveaux dossiers (1,8% des recours nationaux), l'année 2013 se caractérise par une remontée de
l'activité des commissions de la région (+ 20,2%) soit une progression de près de 3 pts supérieure à la tendance
nationale. La région des Pays de la Loire se positionne ainsi à la 7ème place derrière l'Ile-de-France (52 719 recours,
58%), la Provence-Alpes-Côtes d'Azur (12 860 recours, 14,2%), le Rhône-Alpes (5 451 recours, 6%), les Midi-
Pyrénées (3 293 recours, 3,6%), le Languedoc-Roussillon (2 657 recours, 2,9%) et l'Aquitaine (1 810 recours, 2%).
Cette progression est due à la hausse de 26,9% du nombre de recours reçus en Loire-Atlantique après deux années
de fléchissement de l'activité sur ce département (1 331 recours en 2011 puis 807 en 2012). Les demandes au titre
de l'hébergement y ont bondi de 71% par rapport à 2012 - année où elles avaient atteint le niveau le plus faible (76
recours). Les recours en vue d'un logement ont augmenté, quant à eux, de 22,3% en un an. Ils représentent 87,3%
de l'ensemble des recours 2013 réceptionnés. Sur l'année écoulée, la Loire-Atlantique concentre 63% des nouveaux
recours déposés dans les Pays de la Loire (75,4% des recours reçus depuis 2008).
La Vendée enregistre également une hausse notable de son activité (+ 16,5%), dans la continuité de la tendance
observée depuis 2011. Avec 318 nouveaux recours fin 2013, le département comptabilise, comme l'année
précédente, 20% du total des recours de la région. Il se différencie de la Loire-Atlantique avec la quasi totalité des
recours formulés en vue d'un logement.
En Maine-et-Loire et en Sarthe, l'activité est relativement constante voire parfaitement identique en Maine-et-Loire
avec 119 dossiers déposés comme en 2012. Ce département a pour particularité, plus encore que la Loire-
Atlantique, d'avoir une proportion de recours en hébergement plus forte que la moyenne régionale (15,1% en 2013).
La Mayenne passe, quant à elle, la barre des 20 recours annuels, tous en vue d'un logement.
Nombre de recours reçus 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Loire-Atlantique 807 26,9%
Maine-et-Loire 119 118 117 136 119 119 0,0%
Mayenne 53 28 16 12 18 23 27,8%
Sarthe 109 110 104 104 129 134 3,9%
Vendée 178 212 162 227 273 318 16,5%
Pays de la Loire 20,2%
France 17,3%
Evolution
2013/2012
1671 1686 1918 1331 1024
2130 2154 2137 1810 1346 1618
59468 60343 62713 70695 77397 90770
2008 2009 2010 2011 2012 2013
0
500
1000
1500
2000
2500
78% 78%
83%
74%
60%
63%
6% 5%
5%
8%
9%
7%
5% 5%
4%
6%
10%
8%
8% 10%
7%
13%
20%
20%
Evolution de la répartition des recours annuels DALO par département
Vendée
Sarthe
May enne
Maine-et-Loire
Loire-Atlantique
Activité des commissions de médiation de janvier 2008 à décembre 2013 (décisions)
Signe d'efficacité et de réactivité des commissions de médiation de la région, 92,2% des recours déposés ont fait
l'objet d'une décision. C'est 2 pts de mieux que la moyenne nationale. Le taux est cependant plus faible sur la Loire-
Atlantique tout en restant conforme à la tendance nationale.
Sur la période, plus de 4 000 décisions favorables et près de 4 300 décisions défavorables ont été prononcées. Le
taux moyen de décisions favorables s'établit en conséquence à 38,5% (-1,6 pt par rapport à la moyenne nationale)
avec des écarts de 20 pts entre les taux de la Loire-Atlantique (35,4%) et de la Sarthe (55,4%). Le taux moyen de
rejet, plus élevé que le taux moyen de décisions favorables, reste en-deçà de près de 10 pts par rapport au taux de
rejet national. Cela se justifie par la proportion élevée de situations ayant pu être résolues avant passage en
commission (« sans objet »). Elle est de 19,6% sur la région alors qu'elle n'est que de 7,4% sur la France entière. La
Loire-Atlantique et la Vendée s'illustrent comme les deux départements où davantage de décisions sans objet sont
prononcées.
Zoom sur l'année 2013
Fin 2013, près de 80% des recours ont fait l'objet d'une décision dans la région, la Sarthe se distinguant avec 97,8%
des recours examinés.
La lecture des seuls chiffres 2013 révèle une baisse du taux de décisions favorables (35,2% contre 38,9% en 2012)
alors que le taux national se maintient autour de 39%. Ce recul s'observe tout particulièrement en Maine-et-Loire où
le taux passe de 45,9% en 2012 à 27,7% en 2013 (- 18,2 pts). Le taux suit la même inflexion en Loire-Atlantique (- 4
pts en 2013) et en Sarthe (-9 pts). A l'inverse, la Vendée a rendu proportionnellement plus de décisions favorable
(+3,5 pts). Le nombre global de recours ayant augmenté, cela s'est traduit aussi par une hausse en valeur absolue.
Par corrélation, le taux de rejet régional a progressé de 3,4 pts passant de 44,8 % à 48,2 %. Au niveau national, si la
hausse a été plus modérée (+1,5 pts), le taux de rejet a atteint 53,4% fin 2013. Dans la région, le Maine-et-Loire a
enregistré la plus forte hausse du taux de rejet (+18,6 pts). Il est avec la Loire-Atlantique le département où le taux
est supérieur à la moyenne régionale de 48,2%.
Comme en 2012, 15% des recours déposés dans la région ont été déclarés sans objet. C'est 10 pts de plus que les
données nationales.
Décisions de la commission
Favorables
1 2 3=2/1 4 5 6 7=6/2 8 9=8/2
France 90% 40,1% 50,8%
Loire Atlantique 90,4% 66 35,4% 42,2%
Maine et Loire 726 706 97,2% 106 13 302 42,8% 285 40,4%
Mayenne 150 146 97,3% 3 0 72 49,3% 71 48,6%
Sarthe 691 680 98,4% 36 1 377 55,4% 266 39,1%
Vendée 97% 265 20 590 44,1% 462 34,6%
Total PDL 92,2% 100 38,5% 41%
Recours
reçus
Recours
avec
décision
% Recours
avec
décision /
Recours
reçus
Sans
objet :
solution
trouvée
avant
commissi
on
Sans objet :
autres motifs
(décès, départ
territoire...)
% Décisions
favorables /
Recours
avec
décision
Rejets
(explicites)
% Rejets /
Recours
avec
décision
445677 401062 29537 7143 160686 203695
8437 7624 1645 2698 3215
1379 1337
11383 10493 2055 4039 4299
Décisions de la commission
Favorables
1 2 3=2/1 4 5 6 7=6/2 8 9=8/2
France 78,1% 755 39,8% 53,4%
Loire Atlantique 746 72,9% 129 9 211 28,3% 397 53,2%
Maine et Loire 119 101 84,9% 12 4 28 27,7% 57 56,4%
Mayenne 23 20 87% 0 0 11 55% 9 45%
Sarthe 134 131 97,8% 6 0 76 58% 49 37,4%
Vendée 318 278 87,4% 46 6 123 44,2% 103 37,1%
Total PDL 78,9% 193 19 449 35,2% 615 48,2%
Recours
reçus
Recours
avec
décision
% Recours
avec
décision /
Recours
reçus
Sans objet :
solution
trouvée
avant
commission
Sans objet :
autres
motifs
(décès,
départ
territoire...)
% Décisions
favorables /
Recours
avec
décision
Rejets
(explicites)
% Rejets /
Recours
avec
décision
90770 70928 4085 28210 37878
1024
1618 1276
Pour la seule année 2013, 357 ménages ont été reconnus prioritaires et urgents au titre d'un recours « logement »,
22 au titre d'un recours « hébergement » et 70 ménages ont fait l'objet d'une réorientation vers un hébergement. Au
total, ce sont 449 recours qui ont abouti à un avis favorable.
2) Point sur les suites données aux décisions favorables des commissions
De janvier 2008 à décembre 2013 ? recours « logement » et « hébergement »)
Sur 4 039 recours reconnus prioritaires et urgents (PU) en Pays de la Loire, 85% ont reçu une offre de relogement
ou d'accueil adaptée. Ce taux est de 48,1% en moyenne nationale. Des disparités ressortent toutefois entre
départements : la Loire-Atlantique affiche un taux de 92,4% alors que la Vendée qui est le second département en
termes de recours reçus, a un taux de 57,1%. Cela s'expliquerait en Vendée par des difficultés à obtenir de la part
des ménages prioritaires, les pièces nécessaires à leur relogement dans le parc social. Si les difficultés persistent, le
risque auquel s'exposent alors les ménages est la requalification de leur recours en non prioritaires « faute d'avoir
mis les bailleurs en capacité de procéder au relogement ».
Dans l'ensemble de la région, près de 60% des ménages reconnus prioritaires au titre du DALO ont été relogés ou
hébergés suite à une offre. C'est 20 pts de mieux que la moyenne nationale à 40,9%.
Fin 2013, 306 requérants restent en attente d'une proposition de relogement (59,2%) ou d'accueil (40,8%). Ils étaient
262 fin 2012. A l'échelle nationale, ces 306 ménages représentent 0,4% de l'ensemble de ceux reconnus prioritaires.
Géographiquement, ils sont localisés pour plus de la moitié en Loire-Atlantique et pour 26,8% en Vendée.
Détail sur les relogements à effectuer (recours « logement »)
Mise en oeuvre des décisions
1 2 3 4 5 6=2+5 7 8=1-(4+6+7) 9 = (1-8)/1
France 53,2%
Loire Atlantique 17 809 20 171 93,7%
Maine et Loire 302 16 242 35 207 223 31 13 95,7%
Mayenne 72 1 67 31 36 37 1 3 95,8%
Sarthe 377 17 291 61 230 247 32 37 90,2%
Vendée 590 39 337 70 266 305 133 82 86,1%
Total PDL 90 217 306 92,4%
Recours
reconnus
prioritaires et
urgents (PU)
Logés /
accueillis
AVANT mise
en oeuvre de
la décision
favorable
Autres
ménages
reconnus PU
n'étant plus à
reloger/accuei
llir
Bénéficiaires
restant à
reloger/accueil
lir
% de
situations
résolues
Offres faites
aux
bénéficiaires
Offres
adaptées
refusées par
bénéficiaires
Bénéficiaires
logés ou
accueillis suite
à offre
Bénéficiaires
reconnus PU
et logés /
accueillis
160686 2983 77292 10179 65795 68778 6470 75259
2698 2492 1681 1698
4039 3429 1006 2420 2510
56%
4%
1%
12%
27%
Répartition des requérants restant à reloger
ou accueillir par département
67%
7%
2%
9%
15%
Répartition des recours PU par département
Loire Atlantique
Maine et Loire
Mayenne
Sarthe
Vendée
Mise en oeuvre des décisions
1 2 3 4 5 6 7=3+6 8 9=2-(5+7+8) 10=(2-9)/2
France 56,4%
Loire Atlantique 15 318 14 79 95,3%
Maine et Loire 615 218 9 198 31 167 176 9 2 99,1%
Mayenne 150 71 1 67 31 36 37 1 2 97,2%
Sarthe 679 337 15 280 56 224 239 17 25 92,6%
Vendée 544 36 320 64 255 291 116 73 86,6%
Total PDL 76 500 157 181 93,6%
Recours
"logement"
reçus
Recours
PU
logement
Logés
AVANT
mise en
oeuvre de
la
décision
Nb de
ménages
qui ne
sont plus à
reloger
(autre
solution)
Bénéficiaires
restant à
reloger
% de
situations
résolues
Offres
bailleur
faites aux
bénéficiaires
Offres
adaptées
refusées par
bénéficiaires
Bénéficiai
res logés
suite à
offre
Total des
Bénéficiai
res logés
396266 132077 2445 68578 7439 59961 62406 4584 57648
7396 1673 1566 1247 1262
1352
10192 2843 2431 1929 2005
Depuis 2008, 11 383 recours ont été déposés dans la région des Pays de la Loire dont 89,5% en vue d'un logement.
Près de 28% ont été déclarés prioritaires et urgents. A l'échelle de la France, les recours prioritaires de la région
pèsent 2,1%. En 2013, 492 nouvelles situations ont été reconnues prioritaires (1,7% des recours PU nationaux).
Depuis 2008, 85% des ménages prioritaires ont reçu une offre de logement adapté et 78% y ont donné une suite
favorable. 20,6% l'ont au contraire refusé. Comparés aux chiffres nationaux, ces résultats témoignent de la forte
activité et réactivité des commissions de la région pour trouver une réponse adaptée. France entière, à peine la
moitié des ménages reconnus prioritaires ont reçu une offre de la part des bailleurs. Cependant, le taux d'acceptation
des offres faites par les organismes est plus élevé (87,4%). Cela peut s'expliquer par les possibilités de relogement
plus limitées dans les régions concentrant la majorité des ménages prioritaires. L'Île-de-France a elle seule doit
reloger 58% de ces publics qui, au vu du contexte contraint, semblent plus disposés à accepter les premières
propositions faites par les organismes.
Comme il l'a été évoqué précédemment, la Vendée se démarque par un niveau de proposition de relogement plus
faible que la moyenne régionale (58,8%). Il reste toutefois au-dessus de la moyenne nationale. Parmi les 181
ménages en attente de proposition, fin 2013, 40% se situent par ailleurs en Vendée ? département qui ne recense
que 19% des publics reconnus prioritaires en Pays de la Loire (544).
Globalement, plus de 93% des situations reconnues prioritaires et urgentes sont aujourd'hui considérées comme
résolues dans la région.
Détail sur les accueils à effectuer (recours « hébergement » et réorientations d'un recours « logement »)
Dans la région, un peu plus de 10% des recours déposés portaient sur l'accès à un hébergement. 43% ont été
déclarés prioritaires et urgents (soit un taux de plus de 15 pts supérieur au taux constaté pour les recours
« logement »). A ces 517 recours se sont ajoutés 679 réorientations de recours « logement » ce qui révèle une
pratique relativement forte de la part des commissions de la commission. En effet, alors que 1,7% des recours
« logement » sont requalifiés en prioritaires et urgents « hébergement » au niveau national, la proportion atteint 6,7%
dans la région (6,9% en Loire-Atlantique et 8% en Maine-et-Loire).
83,4% ont reçu une proposition d'hébergement et plus de la moitié l'ont refusé, signe de la moindre adhésion des
ménages à une solution autre que le logement. Fin 2013, 125 ménages restent à accueillir dont près de 3/4 sur le
département de la Loire-Atlantique qui concentre 85,7% des ménages reconnus prioritaires dans la région (1 025).
Le tableau ci-dessus met en exergue des disparités dans les réponses à apporter par chaque département. En Loire-
Atlantique, 53,8% des situations en attente portent sur un hébergement. La proportion atteint 84,6% en Maine-et-
Loire. A l'inverse, en Sarthe et Vendée, ce sont des solutions de relogement qui restent à trouver pour
respectivement 67,6% et 89% des situations en attente. Quel que soit le département, les réponses en termes
d'hébergement semblent plus difficiles à mobiliser que celles en termes de logement (taux de ménages restant à
reloger ou accueillir).
1 2 3 4=2+3 5 6 7 8 9=5+8 10 11=7+9+10 12=4-11 13=11/4
France 538 38,4%
Loire Atlantique 475 550 2 926 491 434 436 6 933 92 91%
Maine et Loire 111 35 49 84 7 44 4 40 47 22 73 11 86,9%
Mayenne 0 0 1 1 0 0 0 0 0 0 0 1 0%
Sarthe 12 3 37 40 2 11 5 6 8 15 28 12 70%
Vendée 27 4 42 46 3 17 6 11 14 17 37 9 80,4%
Total PDL 517 679 14 998 506 491 505 60 125 89,5%
Recours
"héberge
ment"
reçus
Recours
hébgt
reconnus
PU
Recours
logement
réorientés
hébergement
(rappel)
Total PU
vers un
hébergt
Accueillis
AVANT
mise en
oeuvre de
la décision
Mise en oeuvre des décisions y c.
réorientations Bénéficia
ires qui
ne sont
plus à
accueillir
(autre
solution)
Total des
bénéficiaire
s accueillis
ou ayant
refusé ou
n'étant plus
à accueillir
Bénéfi
ciaires
restant
à
accueil
lir
% de
situations
résolues
Nb de
proposi
tions
faites
nb de
proposi
tions
adapté
es
refusée
s
Nb de
bénéfic
iares
PU
accueil
lis
Total des
bénéficiaire
s accueillis
49411 21678 6931 28609 8714 2740 5834 6372 1886 10998 17611
1041 1025
1191 1196 1071
Loire Atlantique 79 4,72% 92 8,98%
Maine et Loire 615 218 2 0,92% 84 11 13,10%
Mayenne 150 71 2 2,82% 1 1 100,00%
Sarthe 679 337 25 7,42% 40 12 30,00%
Vendée 544 73 13,42% 46 9 19,57%
Pays de la Loire 181 6,37% 125 10,45%
Recours
"logement"
reçus
Recours PU
logement
Restant à
reloger
Restant à
reloger / PU
Recours PU
hébergement
(+
réorientation)
Restant à
accueillir
Restant à
accueillir / PU
7396 1673 1025
1352
10192 2843 1196
3) Motifs invoqués par les requérants
(source InfoDALo : requête prédéfinie TP5 sur l'analyse des motifs invoqués par les requérants en vue d'un
logement) - * PH : personne handicapée
NB : Le critère du délai anormalement long doit être pris avec prudence dans l'analyse issue de l?Infocentre. La
notion de « délai anormalement long » n'apparaît pas en tant que tel dans le formulaire CERFA que les ménages
doivent renseigner. Il leur est demandé d?indiquer simplement si une demande de logement social a été déposée et
n?a pas été suivie d'une proposition de logement adapté.
Sur un plan réglementaire, la notion de délai anormalement long renvoie à un délai d'attente variable selon les
départements. Il est est fixé par arrêté préfectoral :
- Loire-atlantique : 30 mois sur Nantes Métropole, 24 mois sur CAP Atlantique, CC de Pornic, Sud Estuaire et Coeur
du Pays de Retz. Il est de 18 mois sur le reste du département ;
- Maine-et-loire : 24 mois sur Angers Loire Métropole et 18 mois sur le reste du département ;
- Mayenne : 16 mois sur l?ensemble du département ;
- Sarthe : 12 mois sur l?ensemble du département ;
- Vendée : 24 mois sur les communes du littoral et du rétro-littoral et 15 mois sur le reste du département.
En conséquence, le délai anormalement long réglementaire n?est pas pris en compte dans les motifs invoqués par
les ménages. Dans une nouvelle version du formulaire CERFA, une clarification sera apportée pour que les
ménages puissent connaître ces délais de référence par département et mieux compléter l?information.
En dehors du délai anormalement long, l'absence de logement ou la situation d'hébergement chez des tiers,
apparentés ou non, restent les premiers motifs invoqués. Plus de 46% des recours en font mention en 2013 (29% en
2012). Viennent ensuite la menace d'expulsion (19% des recours en 2013), les locaux impropres à l'habitation (10%)
et la suroccupation du logement avec présence d'enfant mineur ou d'une personne handicapée (9,2%). Le caractère
impropre à l'habitation a notamment progressé de 5 pts par rapport à 2012.
Sans logement et non hébergé chez un tiers
Hébergé chez un tiers non apparenté
Hébergé chez un tiers apparenté
Menacé d'expulsion
Hébergé dans une structure
Hébergé dans un logt de transition
Logé dans locaux impropres à l'habitation
Logé dans locaux insalubres ou dangereux
Logt non décent + PH ou mineur
Logt suroccupé + PH ou mineur
Délai anormalement long
0,00% 20,00% 40,00% 60,00% 80,00% 100,00%
2008
2009
2010
2011
2012
2013
4) Profils des requérants de la région : quelques caractéristiques
(Source InfoDALo : requête prédéfinie TP4 ? NB : selon les requêtes, les données portent soit sur le public ayant
déposé un recours « logement » soit sur le public ayant déposé un recours « logement » et/ou « hébergement »)
Le profil des ménages DALO apparaît en ce sens spécifique avec une surreprésentation des familles monoparentales. Il en est
de même pour les personnes isolées (32,7% des ménages de la région ? 39% des publics prioritaires DALO). Les couples avec
ou sans enfant sont inversement moins représentés par rapport à la répartition des ménages dans la région. Ils constituent
respectivement 28,6 et 30,2% des ménages de la région.
2008
2009
2010
2011
2012
2013
0 500 1000 1500 2000 2500
74%
77%
64%
78%
80%
76%
22%
18%
15%
18%
18%
21%
Nationalité des requérants (uniquement pour les recours "logement")
Non Renseigné
Autre
Communauté européenne
Français(e)
2008
2009
2010
2011
2012
2013
0 500 1000 1500 2000 2500
37%
37%
50%
40%
40%
39%
37%
40%
30%
37%
38%
41%
5%
6%
6%
7%
5%
4%
19%
16%
14%
16%
16%
13%
Composition familiale (requérants "logement" et/ou "hébergement")
Autre
Couple avec enfant(s)
Couple sans enfant
Famille mono-parentale
Personne seule
En 2013, 3/4 des requérants
«logement» sont de nationalité
française. Les étrangers hors Union
Européenne représentent 1/5 des
recours. Au niveau national, ces
derniers représentent 34,8% des
requérants, les personnes de
nationalité française totalisant 62,1%
des recours.
Si depuis 2010 la majorité des requérants sont des
personnes isolées, la part des familles
monoparentales n'a cessé de croître au point de
dépasser celle des personnes isolées en 2013 avec
41% des situations.Il convient de souligner que sur la
région, ces familles ne représentent que 6,6% des
ménages (recensement 2010).
2008
2009
2010
2011
2012
2013
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
1%
2%
4%
5%
7%
9%
39%
44%
46%
47%
45%
45%
38%
36%
35%
34%
34%
35%
14%
12%
10%
9%
10%
9%
5%
5%
4%
4%
3%
2%
Répartition par âge du requérant (recours "logement" et/ou "hébergement")
Non renseigné
65 ans ou Plus
56 à 64 ans
41 à 55 ans
25 à 40 ans
18 à 24 ans
0 à 17 ans
Quelle que soit l'année observée, les 25-40 ans sont la classe d'âge la plus représentée. Il est à noter également depuis
2008 un certain « rajeunissement » des demandeurs avec un poids croissant des moins de 25 ans. Leur proportion passe de
1% en 2008 à 9% en 2013. A titre indicatif, les moins de 25 ans représentent 5,8% de la population régionale, les 25-39 ans,
18,7%, les 40-54 ans, 20,2% et les plus de 55 ans, 29,8%.
Les informations relatives aux ressources étant insuffisamment renseignées en 2008 et 2009, il n'est analysé ici que celles
collectées depuis 2010. Il ressort que plus de 40% des ménages disposent de ressources comprises entre 0,5 et 1 fois le
SMIC. Signe d'une paupérisation des publics, le poids des ménages disposant de ressources inférieures au SMIC ne cesse
de croître depuis 2008 pour atteindre 67%.
2010
2011
2012
2013
0 500 1000 1500 2000 2500
17%
18%
23%
25%
33%
39%
42%
41%
16%
19%
19%
18%
8%
11%
10%
10%
26%
13%
6%
5%
Ressources déclarées des requérants (requérants "logement")
Non Renseigné
> 1,5 SMIC net annuel
1 à 1,5 SMIC net annuel
0,5 à 1 SMIC net annuel
1 euro à 0,5 SMIC net annuel
0