Éolien terrestre, préjugés ou vérités ? Quelques idées reçues, éléments de réponse et commentaires
JOSLAIN, Hervé
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Contribuer à inscrire la problématique éolienne dans ses véritables dimensions : énergétique, environnementale, économique est un enjeu sociétal. C'est dans cet esprit que la DREAL des Pays de la Loire a élaboré ce document dans la collection Outils et Repères, qui s'efforce de répondre de façon concise et pédagogique, à treize questions ou affirmations essentielles que vous pouvez vous poser.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
donnée statistique
;énergie éolienne
Descripteur écoplanete
donnée économique
;donnée publique
;enjeu
;état de l'art
Thème
Énergie - Climat
;Économie - Société
;Environnement - Paysage
Texte intégral
Mission énergie
et changement
climatique
Mars 2014
Eolien terrestre
préjugésou vérités?
Quelques idées reçues
Eléments de réponse et commentaires
n° 35
1. L'éolien, une énergie subventionnée et payée par le
consommateur.
Vrai. Les énergies renouvelables sont en cours de
structuration. Leur développement justifie une intervention de
l'Etat soit en amont dans le domaine de la recherche et du
développement, soit en phase d'industrialisation en soutien à la
demande et au déploiement commercial (par le biais de tarifs
de rachats ou d'appels d'offres).
Pour chaque filière, les tarifs d'achat ont vocation,
conformément à la loi, à assurer une rentabilité normale aux
capitaux investis et sont revus périodiquement afin de rester en
adéquation avec la maturité de la filière et la baisse des coûts
de production.
L'énergie éolienne est toutefois une des énergies renouvelables les
plus compétitives, la seconde après l'hydraulique, ce qui permet de
fixer le tarif d'achat à un niveau proche de celui du marché et de
limiter fortement le surcoût pour le consommateur d?électricité.
Le tarif d'achat de l'électricité éolienne terrestre est de près de
8,2 c¤/kWh pendant 10 ans1 (élément de comparaison :
4,95 c¤/kWh pour l'électricité nucléaire - estimation 2010 du coût de
production - selon la Cour des comptes2). Il est ensuite dégressif
pour les 5 années suivantes, le taux de dégressivité dépendant des
caractéristiques du site en termes de qualité du vent.
Une telle garantie d'achat sur 15 ans de l'électricité produite est
nécessaire pour permettre l'investissement et assurer le
développement de la filière.
A titre d'illustration concrète, le Conseil général de la Mayenne a
conduit une analyse qui met en évidence le coût additionnel
supporté par un foyer au titre de ce soutien. Ce coût est estimé en
moyenne à 3,6 ¤ par an, soit environ 1,6 ¤ par an et par mayennais.
Les éoliennes rapportent à l'inverse de l'ordre de 12 000 ¤ par MW
(à travers notamment la cotisation foncière des entreprises, la
cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises et l?imposition
forfaitaire sur les entreprises de réseaux) répartis entre les
communes, les communautés de communes, le département et la
région.
Ainsi, toujours pour le département de la Mayenne (305 000
habitants, 73 MW éoliens raccordés), le bilan financier global est
positif. L'éolien coûte près de 500 000 euros aux mayennais avec
des rentrées fiscales qui représentent plus de 850 000 euros pour
les collectivités.
Les perspectives de développement de l'énergie éolienne
apparaissent favorables, car le prix de revient du kWh éolien, peu
éloigné du prix de marché, pourrait encore diminuer à court terme
(progrès technologiques et effet d'échelle lié à l'augmentation de la
capacité industrielle). L?implication de grands groupes industriels
permet aujourd?hui de renforcer encore ses perspectives de
développement.
A noter que l'éolien n'est pas la seule filière énergétique qui
bénéficie d'un soutien à son développement. Tous les moyens de
production renouvelables bénéficient d'un soutien public. En 2013,
11 % de la contribution au service public de l'électricité (CSPE) ont
été affectés au soutien de la filière éolienne3 (41 % des charges
CSPE pour la filière photovoltaïque, 10 % des charges CSPE pour
la cogénération).
1 Arrêté du 17 novembre 2008 fixant les conditions d'achat de l'électricité produite par les
installations éoliennes.
2 Les coûts de la filière électronucléaire , Cour des comptes , janvier 2012, page 280.
3 Plus d'informations sur le site de la Commission de régulation de l'énergie, décryptage
n°32, décembre 2012.
2. Les éoliennes terrestres ne profitent qu'aux
industries étrangères.
Faux. Au niveau national, 150 entreprises françaises
sous-traitants actifs ou potentiellement actifs dans l'éolien
ont été recensées4. 8500 emplois sont liés, en France, au
développement de l'éolien5.
Dans la région Pays de la Loire, des entreprises se sont
positionnées avec succès sur le secteur de l'éolien
terrestre : Rollix Defontaine en Vendée (couronnes
d'orientation), Météodyn à Nantes (logiciels de
modélisation du vent), Net Wind en Sarthe (maintenance
des parcs éoliens),...
L'installation d'un parc éolien ne se limite en outre pas à
la commande d'une machine : travaux d'aménagement,
de logistique, de raccordement électrique. Ces prestations
peuvent (et sont assurées en majorité dans notre région)
par des entreprises locales ou françaises.
Autour des parcs éoliens peuvent se créer des initiatives
touristiques (exemples de Bouin, Saint-Michel-Chef-Chef,
Derval,...).
Des filières de formation se développent, par exemple
celle du GRETA au Mans, notamment spécialisée dans la
maintenance des parcs éoliens.
Enfin, le développement de savoir-faire et de marchés
pour l'éolien terrestre permet aux entreprises de se
préparer pour l'éolien offshore. De grands groupes
français (EDF EN, Alstom, Areva, GDF Suez, STX,...) se
sont clairement positionnés sur ce dernier marché.
3 . Les éoliennes servent surtout les intérêts
financiers des promoteurs.
Faux. La CRE (commission de régulation de l'énergie) a
estimé que la rentabilité des projets éoliens est moyenne,
voire faible, avec un facteur de charge de l'ordre de 2000
heures équivalent par an.
Par ailleurs, les citoyens peuvent participer au
financement des énergies renouvelables via des
mécanismes d'investissement participatif (comme c'est le
cas par exemple pour le parc éolien de Sévérac-
Guenrouët en Loire-Atlantique) à travers notamment le
fonds Energie partagée6.
L'investissement moyen d'un parc éolien est de 1,5 millions
d'euros par MW soit 15 à 20 millions d'euros pour un parc de 5
éoliennes actuelles.
Cet investissement comprend les coûts de développement du
projet (notamment les études environnementales, l?évaluation
du gisement éolien, les études géotechniques), le coût de
construction du parc éolien (voiries, réseaux divers,
terrassement et fondations) et le coût d?achat des équipements
techniques (éoliennes, transformateurs électriques, etc).
4 Annuaire 2012-2013 des fabricants et fournisseurs de l'énergie éolienne
française 2012-13 établi par le S yn d icat des énergies renouvelables .
5 Etude ADEME « état des lieux des marchés et des emploi s » , stratégie et études
n°34, novembre 2012.
6 L'autorité française des marchés financiers a donné son agrément à Energie
partagée investissement : outil financier innovant d'investissement citoyen dans
la production d'énergie renouvelable et l'efficacité énergétique.
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000019917183&dateTexte=&categorieLien=id
http://ademe-et-vous.ademe.fr/sites/default/files/strategie-etudes/ademetudestrat34.pdf
http://ademe-et-vous.ademe.fr/sites/default/files/strategie-etudes/ademetudestrat34.pdf
http://ademe-et-vous.ademe.fr/sites/default/files/strategie-etudes/ademetudestrat34.pdf
http://ademe-et-vous.ademe.fr/sites/default/files/strategie-etudes/ademetudestrat34.pdf
http://ademe-et-vous.ademe.fr/sites/default/files/strategie-etudes/ademetudestrat34.pdf
http://ademe-et-vous.ademe.fr/sites/default/files/strategie-etudes/ademetudestrat34.pdf
http://ademe-et-vous.ademe.fr/sites/default/files/strategie-etudes/ademetudestrat34.pdf
http://ademe-et-vous.ademe.fr/sites/default/files/strategie-etudes/ademetudestrat34.pdf
http://www.enr.fr/docs/2012142251_eol201213BD2.pdf
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http://www.enr.fr/docs/2012142251_eol201213BD2.pdf
http://www.enr.fr/docs/2012142251_eol201213BD2.pdf
http://www.enr.fr/docs/2012142251_eol201213BD2.pdf
http://www.enr.fr/docs/2012142251_eol201213BD2.pdf
http://www.enr.fr/docs/2012142251_eol201213BD2.pdf
http://www.enr.fr/docs/2012142251_eol201213BD2.pdf
http://www.cre.fr/documents/publications/decryptages/decryptages-numero-32
http://www.ccomptes.fr/index.php/fr/Publications/Publications/Les-couts-de-la-filiere-electro-nucleaire
http://www.ccomptes.fr/index.php/fr/Publications/Publications/Les-couts-de-la-filiere-electro-nucleaire
http://www.ccomptes.fr/index.php/fr/Publications/Publications/Les-couts-de-la-filiere-electro-nucleaire
A cet investissement, s?ajoutent les dépenses nécessaires pour
son exploitation (maintenance et exploitation du parc, location des
parcelles d?implantation, impôts et taxes). Les coûts d?exploitation
sont de l?ordre de 20% du chiffre d?affaires du parc éolien.
En contrepartie, le parc éolien produit de l?électricité qui est
injectée sur le réseau électrique français et vendue à un opérateur.
Cette vente correspond aux revenus générés par le parc éolien.
Le retour sur investissement dépend d?un ensemble de facteurs et
en particulier du gisement éolien. A titre d?exemple, un parc éolien
de 5 éoliennes nécessite un investissement de 15 millions
d'euros, produit environ 22 millions de kWh par an (5 éoliennes de
2 MW x 2200 heures pleine puissance). Cette production est
vendue 85 euros/MWh7. Le parc générera un chiffre d?affaires
annuel de 1,87 millions d'euros. Le retour sur investissement d'un
tel parc éolien de 5 éoliennes est de l'ordre de 12 ans.
4. Les éoliennes ne tournent qu'un quart du temps.
Faux. On considère qu'une éolienne tourne environ 90% du
temps, à des régimes variables (fonction du vent). En
moyenne, la quantité d'énergie qu'elle produit est équivalente à
celle qu'elle produirait si elle ne fonctionnait que 2200 h (soit le
quart d'une année) à pleine puissance.
Au sein d'un parc éolien en fonctionnement certaines éoliennes
peuvent être à l'arrêt ou tourner plus lentement que d'autres.
Plusieurs facteurs peuvent être à l'origine de cette situation :
- des travaux d'entretien et de reconfiguration du réseau de
distribution ou de transport d'électricité, des opérations de
maintenance ou de réparation des aérogénérateurs mais également
la survenue de fortes rafales de vent peuvent nécessiter une
déconnexion d'une ou plusieurs éoliennes ;
- des raisons environnementales (limitation des niveaux de bruit
incidents, des effets stroboscopiques, des impacts sur les
chiroptères,...) peuvent nécessiter ponctuellement le bridage ou
l'arrêt d'une ou plusieurs éoliennes ;
- un vent insuffisant ne permet pas la mise en route des éoliennes
(vitesse de vent minimale nécessaire : 2 à 3 m/s).
5. Les éoliennes ne produisent pas en hiver, saison
correspondant à la période de forte consommation
électrique.
Faux en approche globale. Selon les relevés de RTE, la
production éolienne est globalement plus importante en hiver.
Selon les informations de cet organisme, il n?a pas été constaté
d?association significative entre faibles températures
saisonnières et faible production éolienne. Ainsi, la production
éolienne au cours des vacances de Noël de 2012 a été
particulièrement bonne (avec un record de production le 27
décembre 2012) et a permis de limiter le recours aux centrales
à charbon, fioul et gaz.
L'occurrence d'épisodes anticycloniques marqués par un grand
froid et une faiblesse du vent ne doit cependant pas être
écartée. Le fait que la France bénéficie de 3 régimes majeurs
de vent non corrélés (façade atlantique, façade Manche-mer du
nord, zone méditerranéenne) limite cependant les risques de
non fonctionnement total et simultané des parcs éoliens.
Ce constat doit au demeurant être étendu au territoire
7 Revalorisation 2013 des 8,2 c¤/kWh prenant notamment en compte l'indexation des prix
à la production de l'industrie et des services aux entreprises pour l'ensemble de l'industrie
(marché français) et du coût du travail dans les industries mécaniques et électriques.
européen qui constitue, grâce à l'interconnexion des
réseaux, l'espace pertinent à considérer.
6. L'énergie éolienne n'évite pas la construction
de centrales thermiques classiques.
Faux, mais à préciser. Le parc existant de moyens
classiques de production d'électricité (dont font
notamment partie les centrales thermiques au charbon et
au fuel) est actuellement suffisant pour pallier le déficit
temporaire que peut entraîner la défaillance ou
l'indisponibilité des autres moyens de production (y
compris nucléaires).
On peut toutefois faire remarquer que la baisse marquée
annoncée du nucléaire dans la production d'électricité
aura pour conséquence une forte montée en puissance
des énergies renouvelables (dont l'éolien) mais pourrait
également rendre nécessaire un renforcement des
moyens thermiques classiques (gaz, voire charbon ?).
7. L'énergie éolienne n'évite pas le recours aux
centrales thermiques classiques (existantes) ni,
en conséquence, les émissions de CO2
correspondantes.
A nuancer. L'interconnexion des réseaux au niveau
européen permet d'accéder en cas de besoin (notamment
en cas d'épisodes de pointe sur le réseau et/ou de
faiblesse temporaire de la production éolienne) à d'autres
disponibilités énergétiques (l?hydroélectricité en Suisse,
l'éolien en Allemagne, ...), ce qui évite de solliciter le cas
échéant des moyens de type centrales à charbon sur le
territoire national. L e recours aux moyens de production
les moins chers est en règle générale recherché. Le
recours temporaire aux centrales classiques, même s'il
ne peut être écarté, n'est donc pas automatique.
Point à souligner : globalement et sur une période
annuelle, tout kWh produit par l?éolien n'est pas un kWh
produit par les autres filières. Compte tenu de la forte
proportion d?électricité produite à partir d?énergies fossiles
en Europe, y compris en base, chaque kWh éolien produit
en France (ou ailleurs sur le sol européen) vient donc en
pratique se substituer, dans une grande partie des cas, à
un kWh qui aurait été obtenu à partir de ces énergies.
Ceci est donc bénéfique en termes de bilan global
d'émissions de CO2.
8. Les parcs éoliens sont consommateurs
d'espace.
A relativiser. Globalement l'éolien est très peu
consommateur d'espace (agricole, naturel,...). Les
activités agricoles peuvent être maintenues entre les
éoliennes en fonctionnement.
L'emprise au sol d'une éolienne est relativement réduite.
Les fondations d'une éolienne (d'une profondeur de
l'ordre de 3 m) occupent une surface au sol de 100 à
300 m² selon les modèles et les puissances. Cette
emprise au sol est ramenée à moins de 100 m2 lorsque
le chantier est terminé. Les fondations sont en effet
recouvertes d'un empierrement puis de terre végétale
(culture possible).
A cette surface d'environ 100 m2 doit être rajoutée la surface de
la plate-forme, généralement empierrée, nécessaire aux
opérations de grutage et d'entretien, comprise entre 500 et
1000 m2 pour chaque éolienne.
Une piste d'accès peut être créée pour atteindre les machines.
Le plus souvent, les porteurs de projets utilisent les chemins
agricoles existants. Ils doivent par ailleurs s'attacher à limiter
les destructions de haies et à compenser les destructions
inévitablement créées.
Il y a lieu de souligner que l'occupation des sols est limitée au
cycle de vie des éoliennes, les sols pouvant ensuite retrouver
leur usage. Au terme de l'exploitation du parc éolien, il y a
obligation pour l'exploitant de remettre en état le site occupé
par les installations (voir ci-après les commentaires).
9. Le démantèlement n'est pas garanti.
Faux. A l'issue du contrat d'achat de 15 ans, les éoliennes ne
seront pas systématiquement démontées. Elles pourront
continuer à produire et faire le cas échéant l'objet
d'investissements permettant par exemple d'augmenter leur
puissance unitaire (« repowering »).
Les éoliennes font, au titre des ICPE, l'objet d'une garantie
financière de 50 000 ¤ par unité dès le début de la production, y
compris pour les parcs installés avant la loi Grenelle 2.
Au terme de l?exploitation du parc éolien, au titre des ICPE, la
remise en état du site imposée se traduit par :
- un démantèlement des éoliennes (y compris le système de
raccordement au réseau) ;
- une excavation des fondations et un remplacement par des
terres sur une profondeur minimale d'1 m (majorité des cas)
pour notamment permettre des pratiques agricoles ;
- une remise en état par décaissement des aires de grutage et
des chemins d'accès sur une profondeur de 40 cm et un
remplacement par des terres (de caractéristiques comparables
aux terres environnantes).
Ces dispositions sont les plus sévères appliquées en la matière
aux différentes filières de production d'énergie.
10. Les éoliennes sont source de nuisances sonores,
ont des effets sur la santé et engendrent des risques
d'atteinte à la sécurité.
Nuisances sonores :
Les éoliennes de moyenne et grande taille sont assujetties à la
législation des installations classées pour la protection de
l?environnement (ICPE), dans le cadre de laquelle sont fixées
les mesures propres à prévenir les impacts sur l'environnement
et le voisinage : obligation générale d'implantation des
éoliennes à plus de 500 mètres des zones destinées à
l?habitation, niveau de bruit incident fixé par l'arrêté préfectoral
d'autorisation (émergence de 3 dBA la nuit, 5 dBA le jour par
rapport aux bruits résiduels), actions correctrices imposées si
dépassement, ...
Les machines font l?objet de perfectionnements techniques
constants : diminution de la vitesse de rotation des pales,
engrenages de précision silencieux, montage des arbres de
transmission sur amortisseurs, capitonnage de la nacelle, ...
Santé humaine :
Aucune donnée sanitaire disponible ne permet d'observer
des effets sur la santé liés à l'exposition aux basses
fréquences et aux infrasons générés par les éoliennes.
Les effets stroboscopiques (ombres des pales en
mouvement) peuvent parfois être gênants. Pour pallier ce
type de nuisance, le dispositif ICPE permet par exemple
de contraindre l'industriel d'arrêter les éoliennes à
certaines heures de la journée en fonction de l?inclinaison
du soleil.
Sécurité :
Les risques en matière d'atteinte à la sécurité restent très
faibles. Ils sont analysés dans le cadre de l'étude de
dangers (ICPE). La probabilité qu'un accident, tel que la
ruine d'une machine ou l'éjection d'une partie de machine,
entraîne une atteinte aux personnes ou des dommages
aux biens de tiers est extrêmement faible, compte-tenu
notamment de l'éloignement imposé des éoliennes par
rapport aux zones habitées8.
11. L'éolien est un mode de production
décentralisé. L'électricité produite par un parc
éolien est consommée localement.
En partie vrai. Si dans la plupart des cas, l'énergie
éolienne terrestre est distribuée d'abord par le réseau à
20000 volts sur les lieux de consommation les plus
proches, elle peut être acheminée vers des sites plus
éloignés par le réseau de transport d'électricité (63 000 à
400 000 volts). Ceci est notamment le cas lorsque la
quantité d'électricité produite est supérieure aux besoins
des lieux de consommation les plus proches. En effet,
lorsque le vent fait tourner les éoliennes, l'énergie
produite doit obligatoirement être accueillie par le réseau.
Seule l'hypothèse d'un risque pour la sûreté du système
électrique justifierait un arrêt des éoliennes.
Par ailleurs, du fait du caractère intermittent de ce moyen
de production, dépendant du vent, il est nécessaire de
prévoir une mutualisation avec d'autres sources d'énergie
implantées sur des sites plus éloignés. C'est le réseau de
transport d'électricité qui remplit ce rôle en acheminant
l'électricité jusqu'aux lieux de consommation.
12. La production d'électricité d'un parc éolien
couvre les besoins d'une petite ville.
Vrai. Un parc éolien de 12 MW, situé dans un
environnement aux conditions de vent favorables,
fonctionnant en équivalent 2200 heures par an à pleine
puissance, produit 26 millions de kWh d'électricité par an.
Un tel parc éolien couvre les besoins en consommation
d?électricité d'environ 5000 foyers domestiques (tous
usages électriques y compris chauffage).
8 Rapport du Conseil général des mines sur la sécurité des éoliennes, juillet 2004.
Le schéma régional éolien terrestre vise 1750 MW installés en
2020. La quantité d'électricité produite par l'éolien terrestre devrait
à cette date atteindre près de 3800 GWh, ce qui devrait
représenter plus de 15% de la consommation régionale
d'électricité.
Rapportés à la consommation domestique, ces 3800 GWh
correspondront à la consommation :
- de 700 000 foyers domestiques, si l'on ne tient compte que de la
seule consommation d'électricité ;
- de 300 000 foyers domestiques, si l'on prend en compte la
consommation énergétique totale des foyers domestiques, toutes
énergies confondues (électricité, gaz, fuel, bois, géothermie,
aérothermie,...). La consommation énergétique annuelle totale
peut être estimée en 2020 à 12 000 kWh par logement.
13. Les français sont défavorables à l'éolien.
Majoritairement faux. Selon un sondage réalisé par TNS-
Soffres, l'énergie éolienne bénéficie d'une image globalement
positive9. 75 % des français voient des avantages dans le
choix de l'éolien, contre 14 % surtout des inconvénients. Le
caractère renouvelable de cette énergie et son faible impact
environnemental sont mis en avant. Les principaux
inconvénients attribués à l'éolien sont les pollutions visuelles
et sonores.
9 Baromètre d'opinion sur l'énergie et le climat en 2012 du commissariat général au
développement durable , Soes, chiffres et statistiques n°412 , avril 2013 .
Contribuer à inscrire la problématique éolienne dans ses véritables
dimensions : énergétique, environnementale, économique est un enjeu
sociétal.
C?est dans cet esprit que la DREAL des Pays de la Loire a élaboré ce
document qui s?efforce de répondre de façon concise et pédagogique à
treize questions ou affirmations essentielles que vous pouvez vous poser.
En espérant que vous avez été sensible à l?intérêt de cette démarche, nous
souhaitons qu'elle participe à éclairer votre approche vis-à-vis de l' éolien.
« On n'en finirait pas de dresser la liste des illusions et des absurdités qui sont tenues pour
vraies par les hommes les plus sensés, chaque fois que l'esprit ne peut venir à bout d'une
contradiction qui le tourmente. »
(Citation de Giacomo, comte Leopardi)
Mission énergie et
changement climatique
ISSN:
2115-9998
5 rue Françoise Giroud
CS 16326
44263 Nantes Cedex 2
Tél. 0272747300
Directeur de publication:
Hubert FERRY-WILCZEK
La DREAL remercie l'ADEME en l'occurence Samy GUYET et RTE Ouest pour leur collaboration.
Rédaction et mise en forme : Hervé JOSLAIN
mecc.dreal-pays-de-la-loire@developpement-durable.gouv.fr
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/publications/p/2012/985/barometre-dopinion-lenergie-climat-2012.html
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/publications/p/2012/985/barometre-dopinion-lenergie-climat-2012.html
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/publications/p/2012/985/barometre-dopinion-lenergie-climat-2012.html
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/publications/p/2012/985/barometre-dopinion-lenergie-climat-2012.html
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/publications/p/2012/985/barometre-dopinion-lenergie-climat-2012.html
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/publications/p/2012/985/barometre-dopinion-lenergie-climat-2012.html
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/publications/p/2012/985/barometre-dopinion-lenergie-climat-2012.html
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/publications/p/2012/985/barometre-dopinion-lenergie-climat-2012.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/le-schema-regional-eolien-a1943.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/le-schema-regional-eolien-a1943.html