Les mutations du parc de logements entre 2009 et 2013 - En Pays de la Loire, des mutations qui touchent particulièrement les logements vacants et le parc locatif privé
LE GOFF, Sylvain
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Ce document est la note de synthèse de l'étude sur la situation de l'habitat et du logement en Pays de la Loire concernant les mutations du parc de logements entre 2009 et 2013. Ces mutations touchent particulièrement les logements vacants et le parc locatif privé.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
analyse
;donnée statistique
;parc de logements
;occupation du logement
;logement neuf
Descripteur écoplanete
analyse statistique
;indicateur économique
Thème
Construction
;Habitat - Logement
Texte intégral
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Les mutations du parc de logements entre 2009 et 2013
En Pays de la Loire, des mutations qui touchent particulièrement
les logements vacants et le parc locatif privé
La progression du nombre total de logements résulte de la construction neuve, mais également des
transformations du parc existant (destructions mais aussi scissions de logements existants,
reconversions de locaux?). Ainsi, si le nombre de logements a progressé de 1,37 % par an entre 2009
et 2013, ce rythme résulte d?une contribution de 1,46 % de logements « neufs » et de 0,27 % de
logements « nouveaux », et d?une destruction ou d?un changement d?affectation ayant contribué
négativement pour 0,36 %. Le ralentissement de la croissance du parc par rapport à la période 2005 -
2009 est la conséquence d?une baisse de la construction de logements neufs comme de l?apparition
de logements nouveaux, atténuées par une diminution du nombre de sorties du parc.
Chaque segment de parc évolue de surcroît à partir de changements de mode ou de statut
d?occupation. De tels changements touchent chaque année entre 5,0 % et 5,6 % du parc. Cette
proportion tend à croître surtout depuis 2005. Elle varie fortement, dépassant à peine 2 % pour les
résidences principales occupées par le propriétaire et atteignant 3 % au sein du parc locatif social,
mais touchant 6,1% des résidences secondaires et surtout près de 9 % du parc locatif privé. Plus de 1
logement vacant sur 4 redevient occupé chaque année, mais un flux plus important encore de
résidences principales deviennent des logements vacants.
Au total, les mutations internes conduisent tantôt à amplifier le rythme de croissance des segments
de parc dû aux entrées ? sorties, c?est ce que l?on observe pour les résidences principales occupées
par le propriétaire, tantôt à le freiner, comme c?est le cas de façon très conséquente pour les
logements locatifs. L?importance du parc locatif devenant vacant nécessite un effort de construction
beaucoup plus soutenu pour renouveler ce parc.
Le parc de logements est constamment soumis à des flux d?entrées et de sorties résultant de créations (logements neufs,
logements nouveaux sous forme de transformations de locaux ou de scissions) d?une part, de disparitions (destructions,
transformations en locaux, fusions) d?autre part. Le niveau du solde de ces entrées-sorties définit l?évolution des effectifs de
l?ensemble du parc.
Mais il existe aussi en son sein des changements de mode d?occupation (résidences principales, résidences secondaires,
logements vacants) ou de statut d?occupation des résidences principales (propriété occupante, locatif social, locatif prié,
autre) dont les flux de nature interne contribuent à faire évoluer les effectifs de chaque segment de parc.
-0,5%
0,0%
0,5%
1,0%
1,5%
2,0%
Logement neuf Logement
nouveau
Sortie Taux de
croissance
annuel moyen
du parc
1999 - 2005 2005 -2009
2009 -2011 2011 - 2013
Impact des différentes composantes du taux de croissance annuel
du parc de logements des Pays de la Loire sur son évolution
Les logements neufs constituent
le principal déterminant de la
progression du parc, mais les
logements nouveaux et les
sorties jouent un rôle non
négligeable dans les variations
de son rythme
Entre 2011 et 2013, le parc de
logements des Pays de la Loire s?est
accru au rythme annuel de 1,37 %. Ce
taux correspond à la création annuelle
nette de 26 014 logements associant
l?entrée de 27 484 logements neufs et
de 5 397 logements nouveaux, et la
sortie de 6 866 logements.
L?impact des logements neufs sur la
variation des effectifs du parc se révèle
certes essentiel (+ 1,45 %). Pour
autant, il ne doit pas conduire à
négliger celui des logements nouveaux
(+ 0,28 %) ni en sens contraire, celui
des sorties (- 0, 36 %).
Source : Filocom 2013 ? DREAL Pays de la Loire / service connaissance des
territoires et évaluation
n° 400
service
connaissance
des territoires
et évaluation
Décembre
2015
Le nombre de logements à construire pour atteindre un même niveau de logements
supplémentaires tend à augmenter et varie fortement selon les territoires
Période 1999 -
2005
2005 -
2009
2009 -
2011
2011 -
2013
Nombre de
logements neufs
nécessaires à
mettre sur le
marché 100
logements
supplémentaires
103,4 103,7 108,0 105,6
Tout au long de la période d?observation de 14 ans, la
permanence d?un déficit de logements nouveaux par
rapport aux sorties du parc a nécessité la production
d?un surcroît de logements neufs pour répondre aux
besoins exprimés du marché.
En outre, depuis 2009, malgré un résultat moins
défavorable après 2011, la tendance à
l?accroissement de ce déficit a imposé au niveau
régional la réalisation d?un nombre accru de
logements neufs.
- 2 -
Par ailleurs, le nombre de logements neufs à construire pour atteindre un même niveau de logements supplémentaires diffère
selon les territoires.
Ainsi, si tous les départements de la région connaissent un déficit global de logements nouveaux au regard des sorties, le
niveau de ce déficit n?est pas équivalent. La Mayenne et la Sarthe, plus globalement les territoires ruraux voire littoraux, doivent
construire nettement plus de logements neufs pour maintenir ou développer leur parc en raison de l?importance plus élevée
des sorties et moindre des logements nouveaux.
Période 2009 ? 2013 : moyenne régionale 106,8
En particulier, entre 2009 et 2013, s?il a fallu 106,8 logements neufs pour répondre à une demande régionale de 100 logements
supplémentaires, l?introduction de 95 logements neufs a permis de mettre sur le marché 100 logements supplémentaires
destinés à la propriété quand 120 ont été nécessaires pour le même résultat dans le parc locatif privé, conduisant donc à un
effort de construction beaucoup plus conséquent en son sein.
Des différences sensibles dans la fréquence des flux internes au parc selon le mode ou le statut
d?occupation
En moyenne annuelle, 5,6 % du parc est touché par des flux internes, mais leur fréquence varie sensiblement selon le mode
ou, s?agissant des résidences principales, le statut d?occupation.
Ainsi, le taux annuel moyen de changements de mode d?occupation a t-il été durant la période 2009 ? 2013 de 3,8 % pour les
résidences principales, 6,1 % pour les résidences secondaires, mais il s?est élevé à plus de 25 % parmi les logements vacants.
Parmi les résidences principales, il a été de 2,1 % pour les logements occupés par les propriétaires, de 3,0 % pour les
logements locatifs sociaux, de 8,9 % pour les locatifs privés.
Davantage de changements de mode ou de statut d?occupation dans les zones d?urbanisation ancienne et
davantage de flux d?entrées-sorties du parc dans les zones d?urbanisation récente
La part du parc existant faisant l?objet d?un changement de mode ou de statut d?occupation est plus importante en Sarthe. Elle
l?est également dans les centres des principales villes, au sein des villes moyennes ainsi que dans l?espace « rural pur »
Source : Filocom 2013 ? DREAL Pays de la Loire / service connaissance des territoires et évaluation
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Des taux de croissance du parc et de mutations internes inversement corrélés
Là où la croissance du parc liée aux flux d?entrées-sorties est forte, les changements de mode ou de statut d?occupation sont
plus rares, et vice-versa. C?est dans les villes centres des grands pôles, les villes moyennes, le rural pur, qui se caractérisent
par un taux de croissance modéré de leur parc, que l?on enregistre les taux de flux internes les plus élevés. Ces taux sont au
contraire faibles dans les banlieues et périphéries d?agglomérations qui connaissent une croissance plutôt rapide de leur parc.
La croissance du parc des propriétaires occupants est en (petite) partie induite par les flux internes ; la
croissance du parc locatif (social comme privé) est nettement freinée par elles
-1,0% -0,5% 0,0% 0,5% 1,0% 1,5% 2,0% 2,5% 3,0%
RP
RS
LV
RP/PO
RP/LS
RP/LP
Mobilité interne Mobilité externe
Types de mobilité contribuant à la variation du parc par segment
entre 2009 et 2013
Légende:
RP : résidences principales
RS : résidences secondaires
LV : logements vacants
(résidences principales)
RP/PO : parc des propriétaires
occupants
RP/LS : parc locatif social
RP/ LP : parc locatif privé
En baisse par rapport à la période quadriennale précédente (de 1,64 % à 1,37 %), le rythme annuel de progression du parc au
cours de la période 2009 ? 2013 a sensiblement fluctué selon les modes et / ou statuts d?occupation.
Ainsi ce rythme pour l?ensemble des résidences principales a t-il été globalement proche de celui de l?ensemble du parc, mais
avec des différences sensibles entre parcs des propriétaires occupants (+ 1,35 %), locatif privé (+ 1,91 %), ou encore locatif
social (+ 0,85 %) .
Il a été plus faible au sein des résidences secondaires (+ 0,73 %), beaucoup plus fort parmi les logements vacants (2,94 %).
Dans le rythme de progression des segments de parc, on relèvera que les flux internes ont eu un impact positif, quoique très
légèrement, sur le taux de croissance du parc des propriétaires occupants, mais nettement négatif sur celui des locataires,
privés ou sociaux. Il apparaît clairement que la forte progression, très essentiellement de nature interne, du nombre de
logements vacants, a été nourrie par des transferts en provenance des parcs locatifs.
Entre 2009 et 2013, la réduction du rythme de croissance du parc des propriétaires occupants a résulté
conjointement de flux d?entrées ? sorties et de flux internes moins favorables, l?amplification de celui du
parc locatif privé a été due à la réduction du déficit lié aux flux internes
Par rapport à la période 2005 ? 2009, on a observé entre 2009 et 2013 une diminution conjuguée de la contribution des deux
types de mobilités à la croissance du parc des propriétaires occupants, faisant baisser son rythme annuel global de 1,98 % à
1,35 %.
Un fort ralentissement du déficit induit par la mobilité interne a au contraire relevé de 1,41 % à 1,91 % celui du parc locatif
privé, malgré une baisse d?incidence des flux d?entrées-sorties.
Composantes par type de mobilité et par période de la variation du parc de logements
0,0%
0,2%
0,4%
0,6%
0,8%
1,0%
1,2%
1,4%
1,6%
1,8%
2,0%
1999 - 2005 2005 - 2009 2009 -2013
Mobilité interne Mobilité externe Variation globale
Parc des propriétaires occupants
-2,0%
-1,0%
0,0%
1,0%
2,0%
3,0%
4,0%
1999 - 2005 2005 - 2009 2009 -2013
Mobilité interne Mobilité externe Variation globale
Parc locatif privé
- 4 -
Entre 2009 et 2013, la vacance et les sorties du parc ont freiné la progression du parc, mais beaucoup plus
sensiblement celle du parc locatif
Composantes par mode/statut d?occupation et par période de la variation du parc de logements
-2,5
%
-2,0
%
-1,5
%
-1,0
%
-0,5
%
0,0% 0,5% 1,0% 1,5% 2,0% 2,5% 3,0% 3,5% 4,0%
Propriétaire occupant
Locatif privé
Propr. occ. Locatif social Locatif privé
Autre Résidence secondaire Logement vacant
Meublé Lgts neufs Lgts nouveaux
Sorties
Flux intervenus dans le rythme de croissance du parc
Période 2009 - 2013
Entre 2009 et 2013,
- le rythme de croissance du parc
des propriétaires occupants a été
modérément freiné par les sorties
du parc et par les logements
vacants en direction desquels se
sont opérés des transferts.
- le rythme de croissance du parc
locatif privé a été, comme pour les
propriétaires occupants mais bien
plus intensément, ralenti par les
sorties du parc et les logements
vacants ; ce ralentissement a de
surcroît été aggravé par des
transferts vers le parc locatif social
et la propriété occupante.
Une conséquence importante des flux d?entrées ? sorties du parc réside dans le fait que la mise sur le marché de logements
supplémentaires nécessaires à répondre à la demande globale dépend de l?intensité de ces flux.
Une conséquence importante de la conjonction des flux d?entrées ? sorties et des flux internes réside dans le fait que la mise
sur le marché de logements supplémentaires nécessaires à répondre à la demande propre à chaque segment dépend du
sens et de l?intensité de ces deux types de flux.
Une telle mise sur le marché de logements supplémentaires passe essentiellement - mais non exclusivement - par la
construction de logements neufs.
? DREAL 2015
Rédaction et mise en forme :
Sylvain Le Goff
sylvain.le-goff@developpement-durable.gouv.fr
Service connaissance des
territoires et évaluation
Division de l?Observation, des
Etudes et des statistiques
5 rue Françoise Giroud
- CS 16326
44263 NANTES Cedex 2
Tél. 02 72 74 74 40
Directrice
de la publication :
Annick BONNEVILLE
ISSN : 2109 ? 0025
Les mutations du parc