Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire en 2014 : près de la moitié des opérations se situent dans les zones B1 ou B2
LE GOFF, Sylvain
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">A partir du fichier détaillé comportant des données sur les biens financés, l'acquéreur et le financement, mis à la disposition du ministère par la SGFGAS (Société de Gestion du Fond de Garantie de l'Accession Sociale à la propriété), une analyse fine des PTZ est réalisée.<br /><br />Comme les conditions d'attribution de ces prêts ont été modifiées à dater du 1er janvier 2013, on note de très sensibles modifications dans le nombre, la localisation des transactions ainsi que dans les caractéristiques des emprunteurs et des logements. Dans ces nouvelles conditions, en 2014 en Pays de la Loire, 3171 PTZ ont été accordés, près de la moitié des opérations se sitauant das les zones B1 et B2. Il s'agit d un niveau légèrement inférieur à 2013 et surtout 7 fois moindre qu'en 2012. Les modifications à venir en 2016 impliqueront une très forte hausse des prêts accordés.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
crédit
;donnée statistique
;prêt à la construction
;coût
Descripteur écoplanete
analyse statistique
Thème
Construction
;Habitat - Logement
Texte intégral
1
service
connaissance
des territoires
et évaluation
Décembre
2015
n° 401
Les modifications successives des conditions d?attribution des prêts à taux zéro (PTZ) ont contribué à
de très sensibles modifications dans le nombre et la localisation des transactions, ainsi que dans les
caractéristiques des emprunteurs et des logements. Ainsi 3 171 PTZ « + » ont été accordés en Pays de
la Loire en 2014, un niveau légèrement inférieur à 2013 et surtout 7 fois moindre qu?en 2012. Les
modifications à venir en 2016 impliqueront une très forte hausse des prêts accordés.
Désormais, près de la moitié des bénéficiaires ont moins de 30 ans, la proportion d?employés (32 %)
est en hausse et réduit son déficit avec la moyenne nationale depuis trois ans, la part des revenus les
plus élevés tend à décliner, essentiellement au profit des revenus « intermédiaires ». Parmi les
logements neufs, la part des appartements est passée d?une moyenne de 5,6 % entre 2005 et 2011 à
7,6 % en 2012 puis à 14,6 % en 2013 avant de revenir à 11,0 % en 2014.
Le montant moyen investi par opération est de 174 250 ¤, mais avec un écart important (de l?ordre de
20 %) entre maisons (177 850 ¤) et appartements (145 250 ¤). Il est stable par rapport à son niveau de
2013. Au-delà d?un « plancher » correspondant à un revenu annuel de l?emprunteur de l?ordre de
16 000 ¤, ce montant dépend de ce revenu et de la composition du ménage attributaire, de la
localisation du logement, et, mais seulement de façon indirecte, de son type , (individuel / collectif).
Le montant moyen du PTZ est de 29 670 ¤. Il est - légèrement - plus élevé dans le collectif en raison
de la localisation des appartements (88 % en zone B1, 10 % en B2) et des caractéristiques des
bénéficiaires. il en résulte un taux de couverture du financement plus élevé pour les appartements
(21,2 %) que pour les maisons (16,6 %), situation qui se confirme depuis 2011.
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire ? service
connaissance des territoires et évaluation
En 2014, 3 171 prêts à taux zéro « plus »
ont été délivrés
3 171 PTZ+ ont été délivrés en 2014 en Pays de
la Loire, niveau légèrement inférieur à 2013 et
correspondant à la moitié de celui de 2012 et
moins de 1/7 de celui de 2011. Bien que lui aussi
très en retrait par rapport aux années
précédentes, le taux d?émission de 2,0 PTZ pour
1000 ménages demeure supérieur à celui de
l?ensemble de la France métropolitaine, (1,7 PTZ
pour 1000 ménages).
Comme en 2013, le département de Loire-
Atlantique concentre près de la moitié des PTZ
émis dans la région (47,3 %), alors que sa part
avait oscillé entre 33 % et 39 % au cours des 8
années précédentes. La Vendée se maintient
autour de 20 %. La part du Maine-et-Loire, de la
Mayenne et de la Sarthe réunis recule à 30 %,
alors qu?elle était encore de 36 % en 2012 et
comprise entre 42 % et 47 % au cours des
années 2005 à 2011.
Les zones B1 et B2 actuelles concentrent
près de 50 % des PTZ
La proportion de PTZ attribués en zone B1
(définition octobre 2014) est passée d?une
moyenne de 18 % entre 2005 et 2012 à 30,4 %
en 2013 puis à 26,4 % en 2014.
Cette tendance à la progression s?est effectuée
au détriment des communes de zone C, dont la
part a évolué dans le même temps de 62 % à
48,6 % puis à 53,3 %.
La part des PTZ accordés en zone B2 s?est
maintenue aux environs de 20 %.
Près de la moitié des opérations se situent dans les zones B1 ou B2
Le péri-urbain des principales agglomérations et le littoral attirent relativement plus
La proportion de PTZ de la région captés par les principales aires urbaines est passée d?une moyenne de
57 % entre 2005 et 2012 à 66,3 % en 2013 puis 64,4 % en 2014. Cependant, seules les banlieues et
périphéries ont été gagnantes, la part des villes centres reculant de 16,1 % à 12,2 % puis 10,4 %. Le littoral a
également profité de cette redistribution: 3,1 % puis 5,1 % et 5,9 %,. Ces évolutions se sont opérées au
détriment de l?espace rural.
Le prêt à taux zéro en Pays de la Loire en 2014
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B1 B2 C
Evolution de la répartition par zone des PTZ
émis en Pays de la Loire
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Centre grands pôles Banlieue grands pôles
Périphérie grands pôles Espace rural
Littoral
Evolution par type de territoire de la répartition des PTZ
émis en Pays de la Loire
Source : SGFGAS ? DREAL Pays de la Loire ? service connaissance des territoires et évaluation
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Moins de 30 ans 30 - 40 ans 40 ans ou plus
Evolution de la répartition par tranche d'âge des emprunteurs des PTZ
émis en Pays de la Loire
Près de la moitié des bénéficiaires de PTZ
ont moins de 30 ans
Malgré une légère tendance à la baisse, encore
48,3 % des bénéficiaires d?un PTZ en Pays de la
Loire ont moins de 30 ans, alors que la moyenne
nationale est de 41,9 % ; 16,5 % ont par ailleurs
plus de 40 ans (contre 19,1 %). Ces proportions
reflètent la jeunesse des emprunteurs, que les
dispositifs mis en place en 2012 puis en 2013 et
2014 ont relativement favorisée, plus
particulièrement en Pays de la Loire.
La part des moins de 30 ans est cependant plus
importante et en hausse en zone C (55% depuis
2012, contre 49 % avant), alors qu?elle est stable
en B1 et B2.
Le déficit de bénéficiaires employés se
réduit pour la deuxième année
consécutive
32 % des bénéficiaires d?un PTZ en Pays de la
Loire sont agriculteurs ou ouvriers (+ 9 points par
rapport à la moyenne nationale), 34 % artisans,
commerçants, chefs d?entreprise, cadres ou
professions intermédiaires (- 5 points), 32 %
employés (- 4 points), et 2 % retraités ou sans
activité professionnelle.
La part des agriculteurs ou ouvriers est élevée
hors Loire-Atlantique, celle des cadres et
assimilés l?est dans ce seul département
La part des employés s?élève notablement en
2013 ? 2014 dans les trois types de zones, mais
la progression est plus évidente en C qui accusait
auparavant un déficit plus important. Cette hausse
s?opère surtout au détriment des agriculteurs en
zone C, des cadres en zone B2, de ces deux
catégories socioprofessionnelles en zone B1.
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Retraités, autres pers sans act prof
Employés
Artis, commerc, chefs ent, cadres
Agric exploit, ouvriers
Evolution des parts dans le nombre de PTZ
émis en Pays de la Loire
21,0 % des prêts sont attribués à des ménages dont les revenus (de l?année N-2, soit 2012) sont inférieurs à
15 800 ¤, 25,4 % à des revenus supérieurs à 28 420 ¤
21 % des bénéficiaires d?un PTZ en Pays de la Loire ont des revenus inférieurs à 15 800 ¤, 54 % possèdent des revenus
« intermédiaires » compris entre 15 800 ¤ et 28 420 ¤, et 25 % des revenus supérieurs à 28 420 ¤. Pour l?ensemble de la
France métropolitaine, ces proportions sont respectivement de 19 %, 49 % et 32 %.
À la différence de la moyenne nationale tirée vers le haut par l?Ile-de-France, la région des Pays de la Loire se caractérise par
une représentation modeste des bénéficiaires dont les revenus sont les plus élevés.
La part des bénéficiaires aux revenus modestes est relativement plus élevée dans les principales villes. À contrario, la part des
bénéficiaires aux revenus plutôt élevés est plus importante dans les banlieues.
3
Par rapport aux deux années précédentes, 2013
et 2014 marquent en Pays de la Loire une
diminution générale de la part des revenus de la
tranche supérieure au profit de ceux de la tranche
intermédiaire.
Ce transfert est cependant moindre dans les
territoires où la proportion des bénéficiaires aux
revenus plus élevés est traditionnellement plus
importante - recul de 5 points en B1, B2, dans les
banlieues, sur le littoral.
Il est plus important ? baisse de l?ordre de 10
points - en zone C et dans les villes centres (où il
profite aux deux tranches inférieures) et dans les
périphéries d?aires urbaines et l?espace rural (où il
profite presque exclusivement à la tranche
intermédiaire).
La part des bénéficiaires ayant des revenus
inférieurs à 15 800 ¤ demeure globalement stable
depuis plusieurs années.
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< 15800 ¤ 15800 ¤ - 28420 ¤ > 28 420 ¤
Evolutionde la répartition par grande tranche de revenus des PTZ
émis en Pays de la Loire
11,0 % des opérations portent sur des logements collectifs, contre une moyenne de 34,5 % sur l?ensemble
de la France ; toutes les échelles géographiques donnent lieu à des contrastes très marqués
En Pays de la Loire, 11,0 % des PTZ concernent un
logement collectif. La moyenne nationale de 34,5 %
apparaît peu significative tant sont grandes les
différences (24 % en province, 69 % en Ile-de-
France, aucun logement collectif dans 20
départements).
Le recul apparent de la part des logements
collectifs s?explique par la disparition des
logements anciens du champ du PTZ
La période 2012 ?2014 fait apparaître par
comparaison avec les années précédentes (2005 -
2011) un recul de la part moyenne des logements
collectifs concernés par le PTZ (10,9 % contre
13,2 %), d?ailleurs plus marqué que sur l?ensemble de
la France (31,3 % contre 31,9 %).
Cette baisse n?est qu?apparente puisqu?elle résulte
mécaniquement de la quasi disparition du champ du
PTZ des logements anciens dont en moyenne
18,4 % étaient des collectifs entre 2005 et 2011,
contre seulement 5,6 % des logements neufs.
Depuis 2013, la part des logements neufs de
type collectif dépasse 10 %
En réalité, la part
des logements
collectifs s?est
fortement élevée
parmi les
logements neufs :
montée à 7,6 % en
2012, et bien qu?en
baisse sur 2013,
elle dépasse le
seuil de 10 % pour
la deuxième année
consécutive.
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Ancien Neuf Ensem ble
Evolution de la proportion de logem ents collectifs
parmi les PTZ attribués
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Les ménages à revenus modestes se tournent davantage vers les appartements des principales villes
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<= 12640
> 12640 et <= 15800
> 15800 et <= 18950
> 18950 et <= 22110
> 22110 et <= 25270
> 25270 et <= 28420
> 28420
Poids des logements collectifs dans les opérations de PTZ
selon les niveaux de revenus N - 2 (¤)
La part des logements collectifs
dans les opérations de PTZ diminue
à mesure qu?augmente le niveau de
revenu des primo-accédants.
Un montant moyen investi par opération de 174 250 ¤ à raison de 177 850 ¤ pour l?individuel et de 145 250 ¤
pour le collectif et donc sensiblement impacté par le type de logement
Prix moyen (¤) par opération en 2014
Ensemble Individuel collectif
Pays de la Loire 174 250 177 850 145 250
Reste province 183 000 184 570 177 960
Ile-de-France 229 030 258 920 216 750
Plus qu?ailleurs en Pays de la Loire, le coût moyen des
transactions est tiré vers le bas par le faible montant relatif
aux appartements.
Mais si l?on excepte la Loire-Atlantique dans une certaine
mesure ainsi que - surtout - certains territoires spécifiques,
le prix moyen des maisons s?y révèle également
relativement modique.
France métro. 193 700 192 060 196 820
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Le poids des appartements dans l?ensemble des transactions a un effet significativement réducteur sur le montant moyen des
opérations en Loire-Atlantique, en zone B1, et dans les principales agglomérations, territoires qui à l?exception des villes
centres correspondent aux investissements les plus onéreux.
Le montant moyen des maisons est par ailleurs de 207 480 ¤ en zone B1, de 183 550 ¤ en B2 et de 166 600 ¤ en C ; il est
supérieur à 210 000 ¤ dans les banlieues, mais inférieur à 180 000 ¤ dans tous les autres types de territoires. Le poids des
émissions de PTZ destinés aux maisons intéressant la zone C et les territoires autres que la banlieue des principales
agglomérations contribue donc à la modicité du montant moyen des opérations.
Un montant moyen des transactions
stabilisé en 2013 ? 2014 mais après
une forte hausse en 2012 résultant
du retrait des logements anciens du
champ du PTZ
Pour les Pays de la Loire, on évalue
l?incidence en 2012 de la disparition
(supposée totale) des logements anciens
sur la hausse du montant moyen des
opérations donnant lieu à PTZ à 18,5 %
pour les logements collectifs et à 6,5 %
pour les logements individuels ; la même
année, le montant des opérations dans le
neuf a, lui, baissé de 2,3 % pour le collectif
et de 0,3 % pour l?individuel.
2014 marque, à l?échelle régionale, une
stabilité du prix moyen des logements,
individuels et collectifs.
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Ancien collectif Ancien individuel Neuf collectif Neuf individuel
Montant moyen des opérations par PTZ (¤) en Pays de la Loire
Un montant moyen du PTZ de 29 670 ¤ assorti d?un écart modeste entre maisons et appartements, malgré
les différences de niveau d?investissement ou plutôt à cause d?elles ; un taux moyen de couverture des
transactions par le prêt de 17,0 %
En 2014, le montant moyen du PTZ+ a été en Pays de la Loire de 29 670 ¤ à raison de 29 530 ¤ pour l?individuel et
de 30 770 ¤ pour le collectif. Les taux de couverture par le prêt des montants investis sont donc de 21,2 % pour le
collectif, de 16,6 % pour l?individuel, et en moyenne de 17,0 %.
Un PTZ de 30 000 ¤ correspond à un investissement moyen de 142 000 ¤ dans le collectif et de 180 000 ¤ dans
l?individuel.
Le niveau du PTZ n?est pas assis sur le type de logements mais sur les ressources des emprunteurs et la
composition de leur ménage ainsi que sur la localisation de l?investissement : ce sont donc ces variables qui sont à
l?origine des différences observées en fonction du type de logement.
La relative dissémination des maisons objet d?un PTZ sur les départements de la région et, à l?inverse, la
concentration des appartements sur la Loire-Atlantique, expliquent ainsi les différences de taux de couverture entre
ce département (18,5 %) et les autres de la région (15,3 % à 16,0 %).
Les mêmes raisons sont à l?origine de taux moyens plus différenciés encore entre zones - 21,2 % en B1, contre
17,9 % en B2 et seulement 14,7 % en C.
Les évolutions réglementaires
survenues depuis 2011 se sont
traduites à l?échelle régionale, toutes
transactions confondues, par le
maintien à haut niveau du taux de
couverture des investissements dans
le collectif, et par une baisse dans
l?individuel.
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Ancien collectif Ancien individuel
Neuf collectif Neuf individuel
Taux moyen de couverture des opérations par le PTZ
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Source et concepts
Définition des zonages utilisés
Le zonage dit A / B / C s?applique à plusieurs dispositifs du logement, dont les paramètres varient en fonction de chaque zone.
Figurent parmi ces dispositifs notamment l?investissement locatif, le logement intermédiaire, le Prêt à Taux Zéro (PTZ), le Prêt
Social Accession Location (PSLA) et le prêt d?accession sociale (PAS) à la propriété.
Le zonage A / B / C indique la tension du marché du logement en découpant le territoire national en 5 zones, des plus tendues
(A, Abis) à la plus détendue (C) en passant par les zones B1 et B2. Seules les zones B1, B2 et C sont présentes en Pays de
la Loire.
Le prêt à taux zéro (P.T.Z.)
Historique du Prêt à Taux Zéro :
- 1995 : mise en place du prêt à taux zéro (PTZ)
Le prêt à taux zéro entre en vigueur le 1er octobre. Il se substitue aux prêts aidés à l?accession à la
propriété (PAP). Il s?agit d?une aide de l?Etat destinée aux emprunteurs à revenu modeste ou moyen
pour leur permettre d?acquérir une résidence principale. Le PTZ ne peut initialement être délivré que
pour les constructions, les achats dans le neuf et les achats dans l?ancien (logements de plus de 20
ans) avec une part minimum (35 %) de travaux.
- 2005 : mise en place du nouveau prêt à taux zéro (NPTZ)
A partir du 1er février 2005, le nouveau prêt à taux zéro est ouvert aux opérations d?accession dans
l?ancien avec ou sans travaux, sans condition d?ancienneté ni quotité minimale de travaux, mais
toujours avec conditions de ressources. Le NPTZ bénéficie pour les acquisitions dans le neuf d?un
doublement du prêt entre janvier 2009 et juin 2010, et d?une majoration du prêt de 50 % entre juillet et
décembre 2010.
- 2011 : mise en place du prêt à taux zéro plus 2011 (PTZ+ 2011)
Le prêt à taux zéro plus remplace 3 dispositifs d?aides (NPTZ, crédit d?impôt sur les intérêts d?emprunt
et pass-foncier) à partir du 1er janvier. Les conditions de ressources étant levées, il est alors destiné à
tous les accédants à la propriété. Les modalités de calcul des montants empruntés sont fortement
aménagées pour intégrer une visée environnementale (prise en compte de la performance énergétique
du logement).
- 2012 : mise en place du prêt à taux zéro plus 2012 (PTZ+ 2012)
De nouvelles modalités du PTZ+ sont appliquées en 2012. Les principales évolutions portent sur le
rétablissement de conditions de ressources et sur l?exclusion des logements anciens du dispositif, à
l?exception des achats de logements HLM par le locataire. Par ailleurs, le niveau des montants PTZ est
revu légèrement à la baisse et les durées de remboursement sont réduites pour être comprises entre
12 et 25 ans (contre 5 et 30 pour le PTZ+ 2011).
- 2013 : mise en place du prêt à taux zéro plus 2013 (PTZ+ 2013)
De nouvelles évolutions apparaissent en 2013. Les conditions de ressources sont plus strictes pour
recentrer le dispositif sur les ménages les plus modestes. La performance énergétique du logement
devient obligatoire pour les logements neufs (réglementation thermique RT2012 ou label BBC 2005). Si
les montants retenus par opération restent stables, le niveau des prêts basé sur une quotité du coût
global de l?opération est revu à la baisse. Enfin, les conditions de remboursement évoluent avec
notamment le retour à un différé total de remboursement pour les classes de revenu les plus faibles.
- 2014 : modification des conditions d?accès au prêt à taux zéro (PTZ+ 2014)
Le dispositif en vigueur en 2013 est reconduit à l?identique durant les trois premiers trimestres de 2014.
à partir du 1er octobre, la répartition des communes selon le zonage A/B/C entraîne une nette
modification de la répartition des prêts par zones. Par ailleurs, les montants d?opérations ainsi que les
profils de remboursement sont modifiés.
Le PTZ en 2014
Le PTZ en 2014
? DREAL 2015
Rédaction et mise en forme : Sylvain Le Goff
sylvain.le-goff@developpement-durable.gouv.fr
Service connaissance des
territoires et évaluation
Division de l?Observation des
Etudes et des statistiques
5 rue Françoise Giroud
- CS 16326
44263 NANTES Cedex 2
Tél. 02 72 74 74 40
Directrice
de la publication :
Annick BONNEVILLE
ISSN : 2109 ? 0025