La demande locative sociale en Pays de la Loire au 1er janvier 2015
LE GOFF, Sylvain
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Au 1er janvier 2015, la région des Pays de la Loire compte 84 019 demandeurs de logements sociaux, soit 5 % de l'ensemble des ménages résidant dans la région, avec une proportion surtout élevée dans les principales agglomérations.<br /><br />Les onze EPCI intégrant des quartier prioritaires de la ville attirent 72% des demandeurs. Quatre d'entre eux, Nantes, Angers, Le Mans et Saint-Nazaire réunissent à elles seules 60,9 % de la demande. 37,8 % des demandes émanent de ménages résidant déjà dans le parc social HLM (demande interne).</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
demande de logement
;logement social
;usager du logement
;donnée statistique
Descripteur écoplanete
analyse statistique
Thème
Habitat - Logement
;Économie - Société
Texte intégral
1
service
connaissance
des territoires
et évaluation
Avril 2015
n° 339
La demande locative sociale
en Pays de la Loire au 1er janvier 2015
Les demandes en cours équivalent à 5 % des ménages résidant dans la région
37,8 % des demandes émanent de ménages résidant déjà dans le parc social HLM (demande interne).
Cette proportion de demandeurs internes est comprise entre 37 % et 43 % dans quatre des cinq départements
de la région, mais elle tombe à 26 % en Vendée où le parc HLM est encore peu présent.
Part de la demande totale d?origine interne au 1er janvier 2015
Elle est plus élevée dans les principaux EPCI
(39,8 % à Nantes, mais surtout 47,4 % à Angers,
45,8 % au Mans et 44,1 % sur la CARENE). Elle
est moindre dans les sept autres EPCI dotés de
quartiers prioritaires de la ville, en moyenne de
37,9 %.
Elle est plus faible ailleurs - 26,7 % sur le reste de
la région - en particulier en milieu rural et sur le
littoral.
Source : DREAL / Créha Ouest ?
demande locative sociale
84 019 demandes en cours, dont 38 % issues de ménages déjà dans le parc
Poids des ménages demandeurs
par EPCI au 1-1-2015
0%
1%
2%
3%
4%
5%
6%
7%
8%
9%
10%
A
ng
er
s
Lo
ire
M
ét
ro
.
C
A
R
E
N
E
C
as
te
lb
ria
nt
ai
s
C
ho
le
ta
is
La
R
oc
he
s
ur
Y
on
La
va
l A
gg
lo
.
Le
M
an
s
M
ét
ro
.
N
an
te
s
M
ét
ro
.
F
on
te
na
y-
le
-
C
om
te
S
ab
lé
-s
/-
S
ar
th
e
S
au
m
ur
L
D
R
es
te
r
ég
io
n
Au 1er janvier 2015, la région des Pays
de la Loire compte 84 019 demandeurs
de logements sociaux, ce qui
correspond à 5,0 % de l?ensemble des
ménages, proportion surtout élevée
dans les principales agglomérations.
Les onze EPCI intégrant des quartiers
prioritaires de la ville attirent 72 % des
demandeurs. Quatre d?entre eux,
Nantes, Angers, Le Mans et Saint-
Nazaire en réunissent respectivement
33,0 %, 14,0 % , 8,5 % et 5,4 %.
25,5 % des demandeurs souhaitent formellement un logement individuel, 29,3 % un logement collectif ; ces
souhaits sont très différents d?un territoire à l?autre.
7,8 % des demandes se portent sur des
chambres ou T1, 30,8 % sur des T2, 34,6 % sur
des T3, 10,0 % sur des T4.
La taille moyenne des logements sollicités au titre
de la demande interne est supérieure à celle des
logements requis en externe.
Taille de logement demandée selon
l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Les demandes externes ont surtout pour origine la précarité du logement actuel liée ou non à une
décohabitation en cours (51 %) , des soucis financiers (18 %), ou un logement inadapté aux besoins (17 %).
Les demandes internes sont principalement fondées sur la nécessité de disposer d?un logement de dimension
plus adaptée (48 %), mieux localisé (19 %), ou sur un motif professionnel ou familial (13 %).
2
71 % des demandeurs perçoivent un revenu inférieur à 60 % des plafonds sociaux
41,8 % des demandeurs sont des personnes seules, 17,4 % des couples avec enfant(s), 10,1 % des couples sans enfant, et
22,2 % des familles mono-parentales. 23,8 % des demandes émanent de ménages composés de 2 personnes, 16,2 % de 3
personnes : dans ces deux hypothèses, environ 45 % des ménages concernés comptent un seul adulte ; les ménages de 4
personnes représentent 10,0 % des ménages..
Bien que n?en étant pas la seule cause, la composition familiale est évidemment déterminante pour la taille du ménage et par
conséquent pour la taille du logement attendu. Pour les ménages de 1 ou 2 personnes, 60 à 70 % des demandes portent sur des
logements disposant d?une pièce de plus que le nombre d?occupants (respectivement, T2 et T3). Pour les ménages de 3
personnes, la répartition est plus équilibrée entre T3 (40 %) et T4 (50 %). À partir de 4 personnes, un nombre de pièces égal au
nombre d?occupants est le plus souvent sollicité. À nombre de personnes identique, la présence d?enfants suscite des demandes
de logements plus grands.
La composition familiale joue également un rôle dans le type de logement privilégié : 40 % des personnes seules sont en
recherche d?un collectif ; à l?opposé, seulement 15 % des couples avec enfant(s), 21 % des familles monoparentales et 22 % des
couples sans enfant font ce choix. Inversement, les logements individuels sont formellement souhaités par 15% des personnes
seules, par 29 % des familles monoparentales et par 40 ± 1 % des couples, avec ou sans enfant(s).
L?âge du pétitionnaire, le niveau de ressources du ménage et la localisation souhaitée ont également une incidence sur la taille du
logement revendiqué.
Part des demandeurs dont le revenu est inférieur à 60 % des
plafonds HLM au 1-1-2015
Les personnes de moins de 30 ans comptent pour
24,3 % des demandeurs, les 50 ans ou plus, 30,0 %,
laissant donc un peu moins de la moitié de la demande
aux 30 ? 49 ans . La part des moins de 30 ans s?élève à
30,8 % en externe et s?abaisse à 13,8 % en interne. La
part des plus de 50 ans s?élève à 37,2 % en interne et
s?abaisse à 25,7 % en externe.
Dans les 3 principaux EPCI, la demande de logement
social intéresse relativement plus de ménages jeunes ou
d?âge intermédiaire.
15,2 % des ménages demandeurs d?un logement social
comportent au moins une personne de nationalité
étrangère, mais avec des écarts importants selon
l?origine de la demande (13,0 % en externe, 18,8 % en
interne).
41,6 % des ménages demandeurs sont constitués d?au
moins une personne en CDI alors que les chômeurs
représentent 23,0 % des demandes. Les ménages en
CDI et les retraités sont mieux représentés dans la
demande interne.
38,7 % des demandeurs disposent de moins de 1 000 ¤
de ressources mensuelles (dont 2,7 % sans ressource
déclarée) et 30,6 % de plus de 1 500 ¤. Les demandeurs
externes affichent des revenus assez largement
inférieurs aux demandeurs internes.
Le montant mensuel moyen de ressources des ménages
demandeurs est de 1 340 ¤ (en excluant les « sans
ressource »), mais il varie fortement selon que le revenu
principal est un revenu d?activité (1 660 ¤), une retraite
(1 370 ¤), ou résulte d?aides publiques diverses (940 ¤).
39,6 % des demandeurs vivent essentiellement des
aides publiques.
71,0 % des demandeurs perçoivent un revenu inférieur à
60 % du plafond HLM.
31,2 % des demandeurs sont actuellement hébergés
chez leurs parents, leurs amis, ou dans un logement
précaire (foyer, hôtel, ?).
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
7,4 % des demandeurs originaires de l?extérieur de la région
La part de demandeurs qui aspirent à un (éventuellement nouveau) logement social sans changer de commune est en moyenne
de 58,3 %. Cet attachement à la commune actuelle de résidence est plus élevé dans les principaux EPCI (60 % à Angers, 63 % à
Nantes, 66 % au Mans et jusque 70 % dans la CARENE) , alors qu?elle est limitée à 47 % en dehors des onze EPCI « QPV ».
La fréquence des demandeurs originaires de l?extérieur de la région, en moyenne de 7,4 %, atteint un maximum en Vendée
(11,0 %) - notamment sur le littoral, ainsi que - logiquement ? sur les franges de la région.
L?attraction du marché est plus spécialement polarisée sur les trois principaux EPCI qui enregistrent un flux entrées - sorties de
demandes largement positif. Ce flux est plus important sur la ville centre que sur le reste de l?EPCI au Mans, équilibré à Angers,
plus favorable à la périphérie à Nantes.
3
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
40%
45%
50%
55%
A
ng
er
s
C
A
R
E
N
E
C
as
te
lb
ria
nt
ai
s
C
ho
le
ta
is
La
R
oc
he
s
ur
Y
on La
va
l
Le
M
an
s
N
an
te
s
F
on
te
na
y-
le
-C
.
S
ab
lé
-s
/-
S
ar
th
e
S
au
m
ur
L
D
R
es
te
r
ég
io
n
Interne
Externe
Poids de la demande par rapport au parc locatif social existant
15 % des ménages résidant dans le parc
locatif social ont une demande en cours
pour un nouveau logement (19 % en Loire-
Atlantique). Cette demande est plus
intense dans les principaux EPCI ainsi que
sur le littoral.
La demande externe correspond à 24,4 %
des ménages du parc social et à 3,7 % du
parc privé. Son poids est particulièrement
marqué sur la Loire-Atlantique (32,7 %) où
l?offre est abondante, principalement à
Nantes, et plus encore sur la Vendée
(36,7 %) où elle est plus rare.
La pression de la demande externe est
surtout intense sur les T1 et les T2, celle de
la demande interne l?est davantage sur les
T2 et les T5 ou +.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
Poids de la demande totale (interne + externe) par rapport au parc social existant (indicateur de tension)
Au total, la pression de la demande locative sociale se
fait particulièrement sentir sur la Loire-Atlantique et la
Vendée, spécialement sur le littoral.
Son intensité est moindre sur les trois autres
départements, y compris autour des principaux pôles.
Source : DREAL / Créha Ouest ? demande locative sociale
ancienneté de la demande
0%
20%
40%
60%
80%
100%
A
ng
er
s
Lo
ire
M
ét
ro
.
C
A
R
E
N
E
C
as
te
lb
ria
nt
ai
s
C
ho
le
ta
is
La
R
oc
he
s
ur
Y
on
La
va
l A
gg
lo
.
Le
M
an
s
M
ét
ro
.
N
an
te
s
M
ét
ro
.
F
on
te
na
y-
le
-C
om
te
S
ab
lé
-s
/-
S
ar
th
e
S
au
m
ur
L
D
R
es
te
r
ég
io
n
5 ans et +
2 à 5 ans
1 à 2 ans
6 à 12 mois
0 à 6 mois
L?ancienneté moyenne de la demande est de 18,0 mois
au niveau régional, mais la moitié des ménages ont
sollicité un logement social il y a moins de 10,1 mois.
Les demandes internes sont plus anciennes : 48,9 %
datent de plus d?un an, l?ancienneté moyenne est de
22,0 mois, contre 35,5 % et une ancienneté de 15,6
mois en externe.
Une partie de l?ancienneté est consécutive aux refus
par certains demandeurs des propositions qui leur sont
faites (20,7 % d?entre elles). C?est ainsi que
l?ancienneté moyenne de la demande tombe à 14,6
mois parmi les demandes n?ayant fait l?objet d?aucun
refus (16,9 mois en interne, 13,3 mois en externe).
Les refus de proposition sont nettement plus fréquents
chez les ménages actuellement locataires dans le parc
public ou privé que chez les ménages en structure
d?accueil temporaire, dans la famille ou chez des amis.
4
En hausse de 2,5 % en 2014, la demande en cours connaît une certaine reprise
100
105
110
115
120
125
130
135
2010 2011 2012 2013 2014 2015
100
105
110
115
120
125
130
135
2010 2011 2012 2013 2014 2015
Demande externe Demande interne
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne
Sarthe Vendée Région
Source : DREAL /
Créha Ouest ?
demande locative
sociale
La demande locative sociale en
cours connaît une certaine reprise
de croissance en 2014 (2,5 %),
imputable à la fois à la demande
externe et à la demande interne.
Cette évolution succède à des
hausses de 5,0 % en 2010, 7,6 %
en 2011, 5,2 % en 2012, et 0,8 %
en 2013.
En moyenne, sur les cinq
dernières années, le rythme de
progression de la demande
externe est plus limité dans le
Maine-et-Loire, celui de la
demande interne est plus
prononcé en Vendée.
Nota : Il convient d?être vigilant dans l?interprétation de ces évolutions. En effet, une hausse de la demande peut correspondre à un besoin
supplémentaire ou être provoquée par une offre nouvelle de logements sociaux. A l?inverse, une baisse peut signifier un moindre besoin ou être la
traduction d?un parc social trop peu dense ou mobile, avec des délais importants qui découragent les demandeurs.
Des différences marquées entre les demandes internes et les demandes externes
Taille de logement demandée selon
l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
T1
T2
T3
T4
T5 ou +
Les demandeurs internes sont plus nombreux à attendre un
logement individuel : 29,1% contre 23,4 % pour les demandeurs
externes. Les demandes internes sont plus axées sur de grands
logements (39,3 % de T4 et + contre 24,6 % de T1 et T2) que la
demande externe (19,2 % de T4 et + contre 47,1 % de T1 et
T2).
51 % des demandes externes sont liées à une recherche de
logement stable et 18 % à des problèmes financiers (causes
respectives de 8,3 % et 9,2 % des demandes internes) ; 48 %
des demandes internes ont pour objet de disposer d?un
logement plus adapté (problèmes de santé, taille inadéquate), et
19 % un logement mieux localisé (motifs de 18 % et 2,8 % des
demandes externes).
La part des personnes seules est de 47,8 % pour la demande externe contre 30,7 % pour la demande interne. Par corollaire,
52,2 % des demandeurs internes sont des couples avec enfants ou familles mono-parentales contre seulement 31,7 % au sein de
la demande externe.
Les ménages internes sont de plus grande taille que les ménages externes (26,4 % de ménages de 4 personnes et + contre
13,3 %). De ce fait, les 37,8 % demandeurs résidant dans le parc HLM représentent 44,1 % des personnes en attente d?un
logement social.
Age du demandeur principal du ménage
selon l'origine de la demande
0% 20% 40% 60% 80% 100%
demande
externe
demande
interne
moins de 25
25-29
30-39
40-49
50-59
60-69
70 et plus
Les demandeurs externes sont plus jeunes : 30,6 % de moins
de 30 ans contre 13,8 % en interne. Dans toutes les tranches
d?âge plus élevé, les demandeurs internes sont
proportionnellement plus nombreux.
Les ménages étrangers, qui représentent 15,2 % de l?ensemble
des demandeurs et dont 88 % ne sont pas ressortissants de
l?Union Européenne, sont plus présents dans la demande
interne (18,8 %) que dans la demande externe (13,0 %).
On rencontre plus de ménages en CDI (45,4 % contre 39,9 %) et de ménages retraités (16,7 % contre 13,0 %) en demande
interne qu?en externe. En revanche la part des étudiants est de 0,5 % contre 2,9 % en demande externe. Les ménages externes
qui sont plus souvent des personnes seules et donc mono-revenu affichent des revenus largement inférieurs aux demandeurs
internes (43,0 % disposent de ressources inférieures à 1 000 ¤ ou sont sans ressource contre 31,7 % en interne). En revanche,
rapportées par unité de consommation (prise en compte de la composition familiale), les ressources sont assez proches.
Les demandeurs internes sont un peu plus nombreux à effectuer une demande au sein de leur commune (62,6 % en interne
contre 55,7 % en externe). Les demandes externes sont plus récentes que les demandes internes (64,4 % de moins d?un an
contre 51,1 %), ce qui signifie que les demandes externes sont satisfaites plus vite ou que les demandeurs externes sont plus
nombreux à ne pas renouveler leur demande faute de réponse apportée. La part des demandeurs ayant déjà refusé une seule
offre de logement social est assez proche entre demandeurs internes (13,4 %) et demandeurs externes (13,0 %). L?écart
s?accentue parmi les ménages ayant refusé plus d?une proposition : ils sont 9,4 % pour les ménages résidant déjà dans le parc
HLM contre 6,5 % pour les demandeurs externes.
5
La source : le fichier de la demande du CREHA Ouest
En Pays de la Loire, depuis 1998 et à l'initiative de l'union sociale de l'habitat (USH) des Pays de la Loire, a été mis en place
progressivement dans chacun des départements de la région un fichier de la demande de logement locatif social permettant, au
delà de l?obtention d?un numéro unique, d?assurer une gestion partagée des demandes.
Les objectifs de ces fichiers sont multiples :
- faciliter et simplifier les démarches des demandeurs et harmoniser les pratiques ;
- affecter à chaque demandeur un numéro unique (pour la région, le CREHA Ouest a été déclaré, par arrête préfectoral,
« centre informatique de traitement chargé de délivrer le numéro unique d'enregistrement ») ;
- mettre en commun la demande locative sociale ;
- suivre à tout moment l'état d'avancement des dossiers ;
- mutualiser la connaissance de la demande afin de mieux appréhender et satisfaire les besoins de logements locatifs
sociaux ;
- optimiser la gestion des propositions de logements et améliorer la transparence des attributions ;
- développer les partenariats avec l'Etat, les collectivités locales et les collecteurs d'Action logement (anciennement 1%
logement) pour participer à la définition et à la mise en oeuvre des politiques locales de l'habitat.
Ces bases de données sont gérées par le centre régional d'études pour l'habitat de l'ouest (CREHA Ouest) pour le compte des
partenaires du dispositif et notamment les organismes affiliés à l?USH. L?état participe au financement de cette opération.
Les fichiers départementaux sont utilisés par l'ensemble des acteurs locaux (organismes HLM, collectivités locales ayant souhaité
être lieu d'enregistrement, services de l'Etat, collecteurs d?Action logement, ADIL44, etc.).
Les services de l'Etat accèdent à ces fichiers via une convention régionale signée avec l'USH des Pays de la Loire et le CREHA
Ouest qui depuis 2009 s'est substituée aux conventions départementales pré-existantes.
Les fichiers exploités sont ceux des demandes en cours au 1/1/2015 ainsi que les fichiers des demandes en cours depuis 2010
pour l?analyse de l?évolution de la demande. Ces fichiers sont secrétisés et ne comportent ni le nom, ni l?adresse précise du
demandeur. Les services de l'Etat accèdent à ces fichiers via une convention régionale signée avec l'USH des Pays de la Loire et
le CREHA Ouest qui depuis 2009 s'est substituée aux conventions départementales pré-existantes.
L?étude porte sur l?ensemble des demandes exprimées au 1er janvier 2015 (y compris des demandes en cours d?attribution, soit un
peu plus de 1 %), et ne prend en compte que la première commune demandée.
Il est utile de souligner trois points importants :
- Il convient d?être vigilant dans les analyses temporelles réalisées. En effet, si l?objectif de cette source est de disposer
d?un numéro de demandeur de logement social unique pour la région, cet objectif n?a pas pu être atteint immédiatement ;
la qualité du fichier s?est progressivement améliorée et le nombre de doublons a diminué pour ne plus excéder la
centaine depuis le millésime 2010 ;
- Les informations enregistrées dans ces fichiers sont celles indiquées par les demandeurs de logement social lorsqu'ils
ont rempli le formulaire de demande ou lorsqu'ils se sont enregistrés via internet. Il s?agit donc de données déclaratives ;
- Ces fichiers sont départementaux, et bien que l'essentiel des informations contenues soit commun aux cinq
départements, quelques différences dans les dénominations et/ou nomenclatures utilisées peuvent être rencontrées sur
certaines variables. Pour limiter ces divergences départementales, des regroupements de modalités ont été opérés pour
obtenir des informations les plus homogènes possible entre départements.
La région des Pays de la Loire a donc été pionnière dans l?utilisation de fichiers partagés de la demande sociale. Néanmoins, la
mise en place d?un Système National d?Enregistrement rendant possible des comparaisons avec d?autres territoires a été
instaurée par la loi du 25 mars 2009 (art. 117) renforce les acquis du Numéro Unique.
Ses principaux apports sont les suivants :
- les informations fournies dans la demande de logement social et pour l'attribution du numéro d'enregistrement unique
sont identiques et définies par décret en Conseil d'Etat, marquant la fin de la distinction entre demande de numéro unique
et demande de logement social, source de complexité dans les démarches du demandeur ; la demande est désormais
effectuée au moyen d'un formulaire unique ;
- les informations comportant une caractérisation des demandes au regard des
critères de priorité, sont enregistrées dans une base de données qui permet
d?améliorer la connaissance de la demande de logement social ;
- les organismes qui disposent de logements au titre du droit de réservation peuvent
être lieux de délivrance du numéro d'enregistrement unique - cette disposition
concerne notamment les CIL, comités interprofessionnels du logement.
À ce jour, ce Système National d?Enregistrement est en cours de stabilisation, période au
terme de laquelle son exploitation viendra se substituer aux fichiers du CREHA Ouest.
Rédaction et mise en forme : Sylvain Le Goff
sylvain.le-goff@developpement-durable.gouv.fr
Service connaissance des
territoires et évaluation
Division de l?Observation des
Etudes et des statistiques
5 rue Françoise Giroud
- CS 16326
44263 NANTES Cedex 2
Tél. 02 72 74 74 40
Directrice
de la publication :
Annick BONNEVILLE
ISSN : 2109 ? 0025
La demande locative
sociale
? DREAL 2015