Évaluation de la demande potentielle de logements en Pays de la Loire à l'horizon 2020
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
;Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (France). Direction territoriale Ouest
Auteur secondaire
Résumé
Dans un contexte économique instable et pour prendre en compte l'évolution des dynamiques territoriales, la DREAL Pays de la Loire a engagé en 2014 une actualisation de l'évaluation des besoins en logements. En effet en 2007, la DREAL avait mené avec le bureau d'études GRESGE, une étude prospective sur les besoins en logements à l'horizon 2020, étude qui visait à évaluer les besoins globaux en résidences principales par territoire (21 zones + 9 principaux EPCI) et par segment de parc. Ce travail qui s'appuyait sur différents scénarios de développement de la demande ne prenait pas en compte les évolutions démographiques et urbaines intervenues depuis 2008.<br /><br />L'objectif de cette étude est donc de disposer d'une vision actualisée à l'année 2014 de la demande potentielle de logements au regard des dernières tendances, sur la base d'une méthode simplifiée. Afin de prendre en compte le contexte économique instable, qui impacte notamment la croissance du nombre de ménages, la nouvelle estimation a été réalisée selon une hypothèse basse et une hypothèse haute.
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
demande de logement
;résidence principale
;offre de logements
;analyse
;donnée statistique
;prospective
;indicateur
Descripteur écoplanete
accès au logement
;indicateur économique
;étude socioéconomique
Thème
Construction
;Habitat - Logement
;Économie - Société
Texte intégral
direction régionale de l?environnement,
de l?aménagement et du logement Pays de la Loire
Ministère de l?Écologie du Développement Durable et de l?Énergie
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Collection
D R E A L
Pays de la Loire
Évaluation de la demande
potentielle de logements en
Pays-de-la-Loire à l?horizon 2020
service
intermodalité
aménagement
et logement
Janvier
2015
n° 144
Affaire suivie par:
- Bruno Le Gonidec ? Cerema / Direction territoriale Ouest
Département Villes et Territoires ? Groupe connaissance des territoires
mail Bruno.Le-gonidec@cerema.fr ? Tél: 02-40-12-84-57
Évaluation de la demande potentielle de logements en Pays-de-la-Loire à l?horizon 2020
Service intermodalité aménagement logement - Division Politiques de l?Habitat 3
Préambule
La DREAL Pays de la Loire a mené en 2007, avec le
bureau d?études CRESGE, une étude prospective sur
les besoins en logements à l?horizon 2020. Cette étude
visait à évaluer les besoins globaux en résidences
principales par territoire (21 zones + 9 principaux
EPCI) et par segment de parc.
Elle comprend 4 parties : le contexte socio-
économique, un diagnostic territorial de la région,
la démarche prospective et l?estimation des besoins
en résidences principales. Ce travail s?appuie sur
différents scénarios de développement de la demande
potentielle de logements des 21 territoires. Mais il ne
prend pas en compte les évolutions démographiques
et urbaines intervenues depuis 2008.
L?objectif de la présente étude est de disposer d?une
vision actualisée à l?année 2014 de la demande
potentielle de logements au regard des dernières
tendances, sur la base d?une méthode simplifiée.
Évaluation de la demande potentielle de logements en Pays-de-la-Loire à l?horizon 2020
Service intermodalité aménagement logement - Division Politiques de l?Habitat 5
SOMMAIRE
INTRODUCTION .................................................................................................................................... 7
PRINCIPES METHODOLOGIQUES ...........................................................................................................9
1 - Besoins en logements, demande potentielle ? ...................................................................................................9
2 - SOeS et CRESGE : deux approches différentes ................................................................................................... 11
2.1 - Les résultats de 2007 à l?épreuve du temps .............................................................................................. 11
2.2 - Synthèse de la méthode du SOeS ................................................................................................................... 19
PRESENTATION DE LA DEMANDE POTENTIELLE A HORIZON 2020 ....................... 21
ANNEXES ............................................................................................................................................................. 29
Évaluation de la demande potentielle de logements en Pays-de-la-Loire à l?horizon 2020
Service intermodalité aménagement logement - Division Politiques de l?Habitat 7
INTRODUCTION
Illustration 1 : Besoins globaux en logements par territoire à l?horizon 2015
Traitement: CRESGE
L?étude prospective menée en 2007 par le bureau
d?études CRESGE, propose plusieurs scénarios de
développement ?souhaité? pour les 21 zones d?étude:
- une croissance forte régulée pour les deux
départements de la région les plus dynamiques
(Loire-Atlantique et Vendée) et pour la
communauté d?agglomération d?Angers
également attractive;
- une croissance douce régulée pour les autres
territoires de la région (Maine-et-Loire hors CA
d?Angers, Mayenne et Sarthe).
Selon ces scénarios, les besoins en construction neuve
à l?horizon 2020 au titre des résidences principales
étaient estimés au niveau régional à 26 354 par an.
La DREAL a sollicité le Cerema pour réaliser une
actualisation des résultats par territoire en s?appuyant
sur une méthode développée par le Service de
l?Observation et de la Statistique du ministère
en charge du logement, au regard des dernières
tendances démographiques. Il s?agit d?une méthode
différente de celle utilisée par le bureau d?études
CRESGE en 2007.
Pour mieux saisir les différences de résultats et mieux
appréhender la nouvelle évaluation, les différences
entre la méthode utilisée en 2007 et celle du SoeS
seront présentées.
Enfin, les principaux enseignements de la nouvelle
localisation de la demande potentielle à l?horizon
2020 seront développés..
Évaluation de la demande potentielle de logements en Pays-de-la-Loire à l?horizon 2020
Service intermodalité aménagement logement - Division Politiques de l?Habitat 9
Principes méthodologiques
1 - Besoins en logements, demande
potentielle ?
«Les besoins en logements font référence au stock
que l?on juge insuffisant en quantité ou en qualité»(1):
situation de non-logement dans le premier cas et de
mal-logement dans le second.
Le concept de besoins en logements est historiquement
daté. Il émerge à la période de la reconstruction
qui a suivi la seconde guerre mondiale. Il s?agissait
de combler un déficit d?offre de logements cumulé
depuis plusieurs décennies. L?effort de construction
important porté par l?État, entre 1954 et 1974, a
permis de résorber un déficit de près de quatre
millions de logements.
À partir de 1977, la politique d?aide à l?accession à
la propriété a contribué à soutenir le secteur de la
construction en solvabilisant les ménages à faibles
ressources, et en favorisant la réalisation de maisons
individuelles. Au déficit quantitatif s?est substituée
une certaine détente globale sur le marché immobilier.
La crise du logement, ressentie au début des années
2000, a changé de visage. Il s?agit davantage d?un
décalage entre les besoins des ménages et l?offre
disponible, en termes de type, de taille, d?accessibilité
financière et de localisation.
Partant de ce constat, l?étude de Jean Boisvieux,
Bernard Coloos, Michel Mouillart et Claude Taffin, sur
les besoins en logements en Ile-de-France de 1999,
définit des besoins en se référant à des normes
qualitatives.
Avant même la prise en compte des évolutions
démographiques, la méthode s?attache, en priorité,
à évaluer les besoins non satisfaits. Cela suppose la
définition d?une norme minimale de logement: qualité
intrinsèque du logement, qualité de la localisation et
de l?environnement, adéquation du logement à la
taille et à la structure du ménage.
L?expression des besoins doit également tenir compte
de la capacité financière à accéder à un logement
répondant aux normes. Ceci suppose la définition
de taux d?effort maximum ou de revenu résiduel
minimum.
Toutefois, une telle méthode comporte des limites :
- la définition d?une norme en matière de logement
ne fait pas toujours consensus, d?autres normes
peuvent être fixées (économies d?énergie et
maîtrise des charges, interférant avec le taux
d?effort et le reste à vivre);
- l?impossibilité du fait de la taille de l?échantillon
de l?Enquête Nationale du Logement, de pouvoir
produire des résultats à un niveau infra
régional pertinent;
- la classification cadastrale sur laquelle s?appuie
FILOCOM(2) pour mesurer le niveau de confort des
logements n?a jamais été actualiséeet date de
1999 ;
- pour définir les besoins liés à la décohabitation,
l?étude est basée sur des enquêtes réalisées
par téléphone sur un échantillon d?environ
10 000 ménages.
Pour toutes ces raisons, certaines régions ont privilégié
des approches basées sur la demande potentielle en
logements par le biais de projections démographiques.
Elles consistent à anticiper l?arrivée de nouveaux
ménages liée à l?évolution démographique des
territoires.
Elles s?appuient, pour la plupart, sur l?outil de
projection développé par l?INSEE, OMPHALE (voir
paragraphe 3. sources à mobiliser). Elles permettent
d?estimer la production de logements nécessaires
pour répondre à l?évolution du nombre de
ménages dans les 15-20 ans à venir. Ainsi, les
bureaux d?études CRESGE et GESTEL pour les Pays-
de-la-Loire, ont soumis plusieurs scénarios à l?INSEE.
Une dizaine de variables relatives à l?économie, la
gouvernance locale et la tension du marché immobilier
évoluent en fonction du scénario. Puis, l?évaluation
quantitative des besoins globaux en logements est
réalisée par scénario en tenant compte de quatre
composantes : l?évolution du nombre de ménages,
le solde des transformations résidences principales/
résidences secondaires, la variation du nombre de
logements vacants et le renouvellement du parc.
1 Demande potentielle territorialisée de logements, guide de
méthode, décembre 2013 2 Filocom: Fichier des Logements par COMmune
ANALYSES ET CONNAISSANCE I N° I Décembre 2014
Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement10
Dans ce cas, à chaque scénario correspondent des
hypothèses démographiques qui servent à alimenter
OMPHALE.
Le recours à différents scénarios permet d?une
part, de poser la question du développement des
territoires. D?autre part, le choix d?un scénario
partagé facilite l?appropriation de la démarche
par tous les acteurs.
Toutefois, une actualisation des résultats de la
précédente étude de 2007 nécessiterait de relancer
un travail prospectif potentiellement chronophage.
En effet, elle a pour objectif d?actualiser la demande
potentielle selon une méthode simple et reproductible,
dans la perspective de mettre en place un système
d?information mis à jour à chaque millésime Filocom.
Cette méthode permet par ailleurs de réaliser des
comparaisons avec d?autres territoires.
Dans ce contexte, la méthode développée par le SOeS
a semblé la plus adaptée. Il s?agit d?une méthode
accompagnée d?un guide national qui peut être
reproduite dans tous les territoires.
Évaluation de la demande potentielle de logements en Pays-de-la-Loire à l?horizon 2020
Service intermodalité aménagement logement - Division Politiques de l?Habitat 11
2 - SOeS et CRESGE : deux approches
différentes
Pour des raisons techniques, il est difficile de réaliser
une évaluation des besoins en logements selon
une approche par stock. D?une part, la définition
de la norme n?est pas consensuelle et d?autre part,
les données disponibles sont rares. C?est pourquoi,
la majorité des évaluations recensées s?appuie sur
une démarche en flux. Il s?agit d?adapter les flux de
logements au flux des ménages. Si les deux méthodes
de CRESGE et du SOeS aboutissent à une estimation de
la demande potentielle à court et moyen termes, les
approches sont différentes et les résultats difficilement
comparables. Les évolutions intervenues depuis 2007,
tant du point de vue démographique (selon l?INSEE)
que de celui de l?habitat (selon FILOCOM 2011), se
démarquent des tendances projetées par CRESGE.
2.1 - Les résultats de 2007 à l?épreuve
du temps
Le bureau d?études CRESGE avait identifié quatre
composantes de la demande potentielle de résidences
principales:
- le nombre de ménages qui évolue selon le
niveau d?attractivité des territoires et selon
l?évolution du desserrement des ménages
(20 052 résidences principales / an);
- le renouvellement du parc, suite à
démolition, désaffectation, fusion de
logements, évolue en fonction de l?état de
vétusté du parc et du volontarisme politique
local de réhabiliter ce parc (5 126 résidences
principales / an);
- la vacance qui est un indicateur de la tension
du marché local de l?habitat (1 908 résidences
principales / an);
- la transformation de résidences principales en
résidences secondaires, considérant que de
plus en plus de ménages s?installeront de façon
pérenne par la transformation de résidences
secondaires en résidences principales (- 732
résidences principales / an).
L?addition de ces 4 éléments constitue la demande
potentielle en logements (26 354 à horizon 2015).
Tous ces résultats découlent de calculs qui font moduler
le nombre de ménages et le parc de logements selon
des scénarios prospectifs démographiques.
2.1.1 - Evolution du nombre de ménages
Hypothèses de l?étude de 2007
Dans l?étude de 2007, deux scénarios prospectifs sont
retenus:
- croissance forte régulée pour les deux
départements les plus dynamiques (Loire-
Atlantique et Vendée) et pour la communauté
d?agglomération d?Angers;
- croissance douce régulée pour les autres territoires
de la région.
A chaque scénario prospectif correspond une
projection des ménages différente:
- poursuite des tendances FILOCOM(3) 1999-2005,
pour une croissance forte régulée;
- scénario central OMPHALE pour une croissance
douce régulée.
Croissance démographique constatée
Au regard des évolutions démographiques constatées
depuis 2007, les scénarios choisis par CRESGE ont sur-
estimé le nombre de ménages en 2010 à l?échelle
régionale de 13 377 ménages.
Les projections réalisées en 2007 s?appuyaient sur
des scénarios de développement souhaitable (régulé)
des territoires. Le travail de prospective mené dans
le cadre d?ateliers a permis d?envisager des scénarios
de développement souhaitable des territoires. Mais
depuis 2007, l?irruption de la crise économique que
peu de spécialiste avait anticipé a plongé le pays dans
une période de forte incertitude. Le chômage ne cesse
de progresser, la construction de logements ne cesse
de plonger et la mobilité des ménages a ralentie.
3 Filocom:.Fichier des Logements par COMmune
ANALYSES ET CONNAISSANCE I N° I Décembre 2014
Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement12
Dans ce contexte, le nombre de nouveaux ménages,
envisagé par territoire, ne correspond pas aux résultats
du recensement de l?INSEE:
- les zones attractives de Nantes, Angers, Saint-
Nazaire et de l?Ouest Vendéen, n?ont pas
atteint le nombre de ménages ciblé;
- à l?inverse, les zones de La Roche-sur-Yon,
des Mauges Choletaises ou encore le pays
du Haut Anjou Ségréen comptent plus de
ménages qu?envisagés.
Une étude complémentaire sur les mobilités
résidentielles permettrait d?analyser ces
disparités territoriales.
Hypothèse d?évolution du nombre de ménages
Compte tenu de ces évolutions récentes et de
l?incertitude qui plane sur l?économie nationale et
locale, il est décidé d?évaluer les besoins selon deux
hypothèses:
- une hypothèse de croissance démographique
issue de l?étude CRESGE, considérant, que les
scénarios souhaités, largement concertés dans un
travail prospectif très riche, constituent toujours
un objectif à atteindre;
- une hypothèse de croissance démographique
plus réaliste en lien avec les dernières tendances
issues du recensement de l?INSEE. Dans ce cas, le
scénario OMPHALE le plus proche du recensement
2010 sera privilégié. Deux scénarios de projection
démographique sont privilégiés:
- le scénario central qui consiste à poursuivre les
dernières tendances, il s?agit d?un scénario au fil
de l?eau ;
- le scénario alternatif qui envisage un arrêt de la
décohabitation des ménages.
L?évolution du nombre de ménages représente près
de 80 % de la demande potentielle de logements.
Parmi les autres éléments constitutifs de la demande
potentielle, le renouvellement du parc permet
d?évaluer le nombre de logements amenés à
disparaître ou à se transformer.
Évaluation de la demande potentielle de logements en Pays-de-la-Loire à l?horizon 2020
Service intermodalité aménagement logement - Division Politiques de l?Habitat 13
2.1.2 - Renouvellement du parc
Précédente méthode(étude CRESGE)
Dans l?étude de 2007, pour évaluer les besoins liés au
renouvellement du parc, le bureau d?études applique
un taux de renouvellement nécessaire pour remplacer
le parc obsolète par des logements neufs.
Ainsi, le niveau de ce taux est fixé par territoire en
fonction de deux indicateurs, l?ancienneté du parc et
son confort:
- un niveau élevé de renouvellement (0,5% du parc
par an) pour les zones ayant des pourcentages de
logements anciens et de résidences principales
inconfortables supérieurs aux moyennes
régionales;
- un niveau intermédiaire de renouvellement
(0,4% du parc par an) pour les zones ayant un
des deux pourcentages supérieurs aux moyennes
régionales;
- un niveau plus faible (0,3% du parc par an) pour
les zones ayant des pourcentages inférieurs à la
moyenne régionale.
Nouvelle méthode (SOeS)
Selon la méthode développée dans le guide du
SOeS, le renouvellement concerne «la vie du parc en
dehors de la création de surface dans le bâti». Il s?agit
de la définition la plus couramment utilisée dans les
études sur la demande potentielle de logements.
Le renouvellement permet d?évaluer de manière
globale:
- les mouvements au sein du parc existant :
destruction, fusions et scissions de logements;
- les mouvements entre bâti résidentiel et bâti non
résidentiel: conversion de locaux non résidentiels
en logements, et conversion inverse de résidentiel
en non résidentiel.
Il s?agit du nombre de logements créés ou supprimés
en dehors de la construction neuve. Dans la grande
majorité des territoires, le renouvellement est négatif,
ce qui témoigne qu?en dehors de la construction,
les démolitions et scissions de logements sont plus
nombreuses que les créations ce qui - à population
constante - nécessite de produire plus de logements
pour compenser cette perte.
Néanmoins, dans le nord de la Loire-Atlantique et dans
le bocage vendéen, le renouvellement est positif.
Il s?agit de territoires à la limite entre le périurbain
éloigné et le rural dans lequel il est possible qu?un
certain nombre de bâtiments agricoles notamment
aient pu être réhabilités pour créer des logements.
L?étude CRESGE prévoyait un taux de renouvellement
du parc compris entre 0,3 % et 0,5 % par an
des résidences principales. Or, selon la nouvelle
méthode de calcul, entre 2001 et 2011, le taux de
renouvellement constaté évolue entre 0,01 % et
0,32%, avec un fort renouvellement entre 2009 et
2011.
ANALYSES ET CONNAISSANCE I N° I Décembre 2014
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Hypothèses retenues pour le renouvellement
du parc
La définition retenue est celle du guide du SOeS. Il s?agit
de l?acceptation la plus courante du renouvellement.
Selon cette nouvelle définition, la région a connu des
évolutions en «dents de scie» depuis 2001:
- une progression du renouvellement jusqu?en
2007 qui se concentre dans un premier temps
dans les principales agglomérations, puis à partir
de 2008 s?étend aux espaces périphériques. Cela
pourrait témoigner de la montée en puissance des
politiques de densification de l?habitat impulsées
par les Schémas de COhérence Territoriale (SCOT);
- une diminution au moment de la crise liée
probablement à la chute de la mobilité des
ménages. En effet, pour qu?un logement puisse
être démoli ou transformé, il doit être libéré, ce
qui implique que l?occupant puisse le quitter pour
un autre logement. Avec la forte dégradation
économique en 2008 et 2009, la mobilité des
ménages a été ralentie.
- entre 2009 et 2011, le renouvellement connaît un
regain important, en partie constitué des stocks
de la période précédente.
Ces évolutions à l?échelle régionale montrent une très
forte progression entre 2009 et 2011, progression
difficile à interpréter sans étude complémentaire. Dans
ces conditions, il est décidé d?appliquer, par territoire,
le taux de renouvellement moyen constaté entre
2001 et 2011, période au cours de laquelle la mobilité
des ménages et le renouvellement du parc ont connu
des phases de croissance et de ralentissement.
La vacance et les résidences secondaires font
également évoluer la demande potentielle.
2.1.3 - Vacance et fluidité du parc
La vacance doit évoluer selon le niveau de
tension du marché
La vacance constitue un des indicateurs de la tension
des marchés. En effet, une vacance forte est un signe
d?une détente du marché local de l?habitat. À l?inverse,
une vacance faible dénote une certaine tension des
marchés. Le marché local est considéré comme peu
fluide. L?offre est insuffisante pour permettre aux
demandeurs de négocier le prix des logements, en
location comme en accession.
Partant de ce principe, CRESGE a fait évoluer la
vacance à la hausse ou à la baisse en fonction de deux
critères : la tension du marché local et sa vocation
métropolitaine. Ainsi:
- pour les territoires qui ont un taux supérieur à la
moyenne régionale de 5 % et qui n?ont pas de
vocation métropolitaine, l?objectif est de remettre
des logements vacants sur le marché et donc
de réduire leur vacance de 2 % par an jusqu?à
atteindre 5%. Cet objectif est fixé à 6% pour les
territoires métropolitains, c?est-à-dire inclus dans
la métropole Nantes-Saint-Nazaire.
- Pour les territoires qui ont un taux de vacance
inférieur à 5 ou 6 % selon leur vocation
métropolitaine, l?objectif était d?augmenter la
part de logements vacants de 1 % par an.
Évaluation de la demande potentielle de logements en Pays-de-la-Loire à l?horizon 2020
Service intermodalité aménagement logement - Division Politiques de l?Habitat 15
Evolution de la vacance depuis 2007
D?après les informations fiscales réunies dans FILOCOM,
la part de logements vacants en Pays-de-la-Loire est
de 6 % en 2005 et 6,7 % en 2013. Il s?agit du plus
faible taux de vacance régional en France, dénotant
une certaine tension du marché. Néanmoins, depuis
2007, la part de logements vacants progresse.
Entre 2007 et 2011, la part de logements vacants
augmente dans tous les territoires, à l?exception du
Perche Sarthois, de la Zone Nord de Loire Atlantique
et du Sud-Est de la Mayenne. Il est important de
noter que dans les territoires attractifs du littoral et
les grandes agglomérations d?Angers, du Mans, de
Laval et de Cholet, la part de logements vacants a
fortement progressé jusqu?en 2011.
Néanmoins, sur la dernière période, entre 2011 et
2013, si la croissance de la vacance se poursuit à
l?échelle régionale, il faut souligner une réduction de
la part de logements vacants notamment dans l?aire
urbaine du Mans, de Laval et dans la zone nord de la
Loire-Atlantique.
La crise économique, combinée à la crise énergétique
et à l?augmentation du prix des carburants, pèse
sur la mobilité des ménages. Parallèlement,
le développement des Schémas de COhérence
Territoriale (SCOT), contribue à la densification de
l?urbanisation. Dans ce contexte, certains territoires
semblent constater un «retour» des familles vers les
centres-villes.
Actualisation du taux cible de vacance pour
détendre les marchés ligériens (nouvelle
méthode)
Avec 6,7 % de logements vacants en 2013, les Pays-
de-la-Loire ont le plus faible taux de logements
vacants en France(4). C?est le signe d?une certaine
tension du marché. Pour contribuer à une meilleure
fluidité du parc, il est proposé d?actualiser la méthode
fixée par CRESGE :
- pour les territoires dont le taux de logements
vacants est inférieur à 7,5 %: progression du taux
de logements vacants selon le taux de croissance
annuel moyen 2001-2011, jusqu?au taux de
7,5 %;
- pour les territoires dont le taux de logements
vacants est supérieur à 7,5 %, réduction du taux de
logements vacants selon le taux de décroissance
annuel moyen 2001-2011, jusqu?au taux de 7,5 %.
4 dans FILOCOM 2013
Carte 1 : Evolutions des logements vacants
(2007-2011)
ANALYSES ET CONNAISSANCE I N° I Décembre 2014
Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement16
2.1.4 - Les résidences secondaires se
transformeront en résidences
principales...
Pour CRESGE, le parc de résidences secondaires
constitue un gisement potentiel pour les nouveaux
arrivants qui s?installeraient de façon permanente.
En effet, l?installation importante de retraités sur le
littoral pourrait s?accompagner d?une transformation
importante de résidences secondaires en résidences
principales.
Partant de ce principe, l?étude de 2007 a retenu un
solde positif, à savoir que dans l?ensemble, le parc
de logements gagne des résidences principales par
la simple transformation d?usage des résidences
secondaires, ce qui diminue d?autant la demande
potentielle de résidences principales.
? pourtant le solde des mutations est négatif
D?après les données FILOCOM entre 2001 et 2011, le
nombre de transformations de résidences secondaires
en résidences principales est supérieur au nombre
de transformations de résidences principales en
résidences secondaires.
Toutefois, le solde des mutations de logements doit
intégrer les logements vacants. Dans ce cas, le déficit
de résidences principales est constant. Au total, les
Pays-de-la-Loire perdent plus de résidences principales
qu?ils n?en gagnent. En toute rigueur, la demande
potentielle en résidences principales devraient tenir
compte de l?ensemble des mutations du parc.
Les résidences secondaires sur le littoral, une
époque révolue?
La production de résidences secondaires dans les
communes littorales a connu dans les départements
de Vendée et de Loire Atlantique un succès qui ne s?est
pas démenti jusqu?en 2007. Les évolutions récentes
liées à la fiscalité, aux changements sociétaux et à la
crise économique semblent décourager les candidats
aux résidences secondaires. Est-ce un phénomène
passager? Il apparaît que malgré un engouement pour
ce type d?habitat, la part de résidences secondaires
dans les communes touristiques diminue de manière
constante depuis 2001. Les seuls territoires en
progression sont les aires urbaines de Nantes et
d?Angers (cf. carte 3). Néanmoins, il faut noter que la
production de ce type de logements reste importante
dans les zones littorales mais l?extension de l?aire
d?influence des pôles urbains de Nantes, Saint-Nazaire
et La Roche-sur-Yon induit un rééquilibrage de la
production de logements au profit des résidences
principales.
Carte 2: Evolutions des résidences secondaires
(2001-2007)
Évaluation de la demande potentielle de logements en Pays-de-la-Loire à l?horizon 2020
Service intermodalité aménagement logement - Division Politiques de l?Habitat 17
Carte 3: Evolutions des résidences secondaires
(2007-2011)
Le taux de résidences secondaires en 2011, par zonage
d?étude, laisse entrevoir 3 catégories de zones et trois
taux cibles différents:
- les espaces urbains où le taux de résidences
secondaires est faible, près de 3 %. Compte
tenu du développement d?un tourisme urbain et
des évolutions récentes, le taux de résidences
secondaires progressera au même rythme pendant
10 ansque pendant les années 2005-2011 ;
- les espaces ruraux et peu touristiques, dont le
taux est compris entre 3 et 10 %. Le taux retenu
est celui de 2011;
- les espaces touristiques, pour lesquels le taux
dépasse 10 %. La variation du taux de résidences
secondaires peut avoir des incidences importantes
sur la demande potentielle, c?est pourquoi après
de nombreuses simulations, la méthode retenue
est celle d?une réduction de la part de résidences
secondaires sur le même rythme que le taux de
croissance annuel moyen constaté entre 2007 et
2011.
La variation du taux de résidences secondaires a une
influence notable sur la demande potentielle des
territoires les plus concernés, à savoir les communes
littorales et rétro-littorales. En effet, les territoires
touristiques développent une offre déséquilibrée
au profit des résidences secondaires. Dans certains
territoires, la part de résidences secondaires dans le
parc total de logements dépasse 30% et représente
un stock de logements important. Par exemple, sur
les 191 000 résidences secondaires enregistrées dans
FILOCOM 2011, 80 000 sont localisées dans l?Ouest
Vendéen et 36 000 dans l?aire urbaine de Saint-Nazaire
et la presqu?île de Guérande. Dans ce contexte, la
variation d?un point du taux de résidences secondaires
concerne au total 11 600 logements. A l?inverse, la
variation d?un point de résidences secondaires dans le
pays du Haut-Anjou Ségréen concerne 120 logements,
les résidences secondaires ne représentant que 4 %
du parc de logements dans ce territoire.
ANALYSES ET CONNAISSANCE I N° I Décembre 2014
Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement18
Carte 4 : Localisations des résidences
secondaires (2011)
Évaluation de la demande potentielle de logements en Pays-de-la-Loire à l?horizon 2020
Service intermodalité aménagement logement - Division Politiques de l?Habitat 19
2.2 - Synthèse de la méthode du SOeS
La demande potentielle de logements correspond au
«flux de construction de logements neufs compatible
avec la croissance attendue du nombre de ménages,
sans tenir compte des situations de mal-logement et
de non-logement»(5).
La démarche pédagogique engagée dans le guide
méthodologique, élaboré par le SoeS, donne des clefs
de compréhension pour l?évaluation de la demande
potentielle en logements. Elle a pour objectif de
permettre aux acteurs locaux du logement d?envisager
la demande potentielle en logements comme un
exercice sur le développement territorial et non
pas, le résultat de type «boîte noire». La demande
potentielle en logements est le résultat d?arbitrages
individuels et collectifs qui influent sur la localisation
et la qualité des logements. Chaque ménage décide
de son implantation géographique en arbitrant entre
contrainte et désir: location/accession, neuf/ancien,
proximité des services et équipements, proximité du
lieu de travail, taille du logement...
Parallèlement, les politiques mises en oeuvre ont
un impact sur l?offre de logements disponibles en
utilisant différents leviers: règles de constructibilité,
financement des logements, fiscalité...
Aussi, la demande potentielle selon la méthode du
SOeS évolue en fonction de trois éléments:
- l?évolution du nombre de ménages définit le
nombre de résidences principales;
- le renouvellement du parc de logements;
- l?évolution de la part de résidences secondaires et
de logements vacants.
À la différence de CRESGE, la demande potentielle
porte ici sur tous les logements et pas seulement
sur les résidences principales. Pour cette raison, les
résultats obtenus par cette méthode ne sont pas
en toute rigueur comparables avec ceux de CRESGE.
Ils permettent toutefois une comparaison avec les
données de la construction, issues de la base de
données SITADEL.
Par ailleurs, certains postulats de CRESGE ne sont pas
repris par le SOeS:
- la transformation de résidences principales en
résidences secondaires n?est pas un postulat
à l?échelle nationale. Elle peut l?être dans les
territoires touristiques mais elle ne constitue
qu?un élément de l?ensemble des mutations
de logements : transformation de résidences
secondaires en logements vacants, transformations
de logements vacants en résidences principales,
transformations de résidences principales en
logements vacants, transformation de logements
vacants en résidences secondaires...
- entre les deux méthodes, le renouvellement du
parc de logements ne recouvre pas la même
réalité. Dans la méthode de CRESGE, le taux de
renouvellement du parc correspond au taux
de croissance annuelle du parc de logements
explicable par la seule construction neuve. À
l?inverse, le SOeS - comme dans la majorité des
études recensées - définit le renouvellement du
parc comme la vie du parc en dehors de la création
de surface dans le bâti.
5 « La demande potentielle de logements à l?horizon 2030»,
Alain Jacquot, août 2012, Le Point sur, SOeS
La demande potentielle correspond à la variation du parc de logements auquel est ajouté le
renouvellement urbain selon la formule suivante:
Demande potentielle 2015 = (parc 2015 ? parc 2014) + renouvellement 2015.
Pour calculer la variation du parc de logements, la
méthode s?appuie en premier sur les projections
de ménages. Ces projections permettent de poser
le nombre de résidences principales. Puis selon les
hypothèses de part de résidences secondaires et de
logements vacants, il est possible d?évaluer le parc
nécessaire pour répondre à la variation du nombre de
ménages et donc de résidences principales selon la
formule suivante:
Parc = résidences principales / ( 1- part de LV ? part de RS)
Évaluation de la demande potentielle de logements en Pays-de-la-Loire à l?horizon 2020
Service intermodalité aménagement logement - Division Politiques de l?Habitat 21
Présentation de la demande
potentielle à horizon 2020
À l?horizon 2020, la demande potentielle de
logements, selon la nouvelle méthode de calcul, est
comprise entre 20 722 et 27 797 logements. Elle se
concentre dans les zones attractives de l?Ouest de la
région.
Il est difficile de faire des comparaisons avec
l?évaluation de 2007 pour différentes raisons:
- l?étude de 2007 fait une estimation de la demande
potentielle des résidences principales, la nouvelle
méthode s?applique à l?ensemble des logements;
- la notion de renouvellement urbain utilisée
dans les deux méthodes recouvre des réalités
différentes;
- les hypothèses de calcul ont évolué au
regard des dernières tendances, notamment
démographiques.
Pour les nouvelles simulations, la demande potentielle
est comprise entre deux scénarios:
- un scénario de développement maîtrisé du
nombre de ménages issu de l?étude CRESGE qui
correspond le plus souvent à l?hypothèse haute de
la demande potentielle;
- un scénario de développement «au fil de l?eau» au
regard des dernières tendances démographiques
en s?appuyant sur l?outil de projection OMPHALE.
Le travail prospectif de 2007 avait mis en
avant la nécessité de construire des scénarios
de développement maîtrisé des territoires en
concentrant les besoins dans les espaces denses des
principales agglomérations. Les nouvelles simulations
font état d?une demande plus dispersée pour deux
raisons.
Premièrement, l?étude de 2007 envisageait la
demande potentielle de résidences principales
uniquement. Les grandes agglomérations
concentraient une part importante de la demande.
La nouvelle estimation porte sur l?ensemble des
logements.
Deuxièmement, les projections démographiques,
réalisées par OMPHALE, prolongent, voire accentuent,
les tendances passées. Les résultats de ces projections
entérinent le plus souvent l?émiettement des villes
et l?étalement urbain. En conséquence, la demande
potentielle issue de ces hypothèses de calcul est
dispersée à l?image de l?extension des villes constatées
jusqu?en 2007. A l?inverse, l?étude de 2007 met en
avant des scénarios souhaités et raisonnés pour les
territoires. Elle ne se contente pas de poursuivre
les tendances au fil de l?eau mais fixe des objectifs
d?aménagement des territoires.
ANALYSES ET CONNAISSANCE I N° I Décembre 2014
Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement22
Carte 6 : Demande potentielle de résidences
principales à l?horizon 2020 selon étude
CRESGE de 2007
Carte 5 : Demande potentielle de logements
à l?horizon 2020 selon méthode SOeS
Évaluation de la demande potentielle de logements en Pays-de-la-Loire à l?horizon 2020
Service intermodalité aménagement logement - Division Politiques de l?Habitat 23
Malgré ces précautions méthodologiques, des écarts
importants sont observés entre les objectifs de
l?étude de 2007, la demande potentielle recalculée et
les constructions constatées depuis 2009.
Plus de 80 % de la demande potentielle de
logements dépend de l?évolution du nombre de
ménages. Par conséquent, la grande différence entre
les hypothèses hautes et basses vient des scénarios
de projection démographique. Deux scénarios ont
permis d?établir une fourchette haute et basse de la
demande potentielle:
- une croissance importante de nouveaux ménages
et plus particulièrement dans les grandes
agglomérations;
- une croissance contenue de nouveaux ménages
en raison de la crise économique et immobilière.
Malgré la crise, les Pays-de-la-Loire reste une des
régions les plus attractives de France et son économie
diversifiée est un atout fort. Dans ce contexte, la région
pourrait retrouver à moyen ou long terme un niveau de
croissance démographique important correspondant
à l?hypothèse haute des projections. Dans ce cas, la
production annuelle de logements a été insuffisante
pour répondre à la demande potentielle, à l?exception
de la zone interstitielle du Sud-Loire.
En attendant, un rebond économique et
démographique, le nombre de nouveaux ménages
en Pays-de-la-Loire est inférieur aux projections
de CRESGE. Aussi, les projections démographiques
actualisées, proposées par l?INSEE, paraissent plus
réalistes compte tenu des dernières tendances.
ANALYSES ET CONNAISSANCE I N° I Décembre 2014
Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement24
Parallèlement aux évolutions démographiques, la
production de logements est au ralenti et se concentre
dans les grandes agglomérations. En effet, le nombre
de logements construits pour 1 000 habitants, avant
2007, était supérieur à la moyenne régionale dans
les zones littorales et de desserrement de Nantes.
Depuis 2007, la production, toujours importante sur
le littoral, a tendance à se recentrer sur les principales
agglomérations, Nantes et Angers en tête.
Carte 7 : Production de logements par zone
avant 2007
Carte 8 : Production de logements par zone
depuis 2008
Évaluation de la demande potentielle de logements en Pays-de-la-Loire à l?horizon 2020
Service intermodalité aménagement logement - Division Politiques de l?Habitat 25
Les zones de La Roche-sur-Yon, la CARENE, de Laval et
toute la périphérie de l?aire urbaine du Mans sont en
carence importante de constructions. En effet, le taux
de couverture est inférieur à 100 %. Dans ces zones
quelle que soit l?hypothèse choisie, la construction
actuelle de logements paraît insuffisante pour
répondre à la demande potentielle.
Le taux de couverture rapporte la demande potentielle
au nombre de logements construits. Si le rapport
est inférieur à 100 % cela signifie que le niveau de
production de logements est insuffisant pour répondre
à la demande potentielle. Si le rapport est supérieur
à 100 %, le niveau de production moyen enregistré
dans SITADEL entre 2009 et 2013 est supérieur à la
demande potentielle.
Carte 9 : Les mises en chantiers couvrent
partiellement les besoins en hypothèse basse
Carte 10 : Les mises en chantier ne couvrent
pas les besoins en hypothèse haute
ANALYSES ET CONNAISSANCE I N° I Décembre 2014
Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement26
Carte 11 : La construction répond en grande
partie à la demande potentielle hypothèse
basse
En revanche, dans les territoires attractifs de l?Ouest
de la région et dans les principales agglomérations,
la production de logements est dans une situation
intermédiaire : suffisante en hypothèse basse et
insuffisante en hypothèse haute.
La situation semble plus préoccupante pour les
communes périurbaines des principales aires
urbaines. En effet, le taux de couverture des besoins
en logements des principaux EPCI de la région est bien
meilleur à l?échelle des EPCI centraux qu?à l?échelle
des aires urbaines. La production aurait tendance
à se concentrer dans les zones denses. Le taux de
couverture est particulièrement important dans les
EPCI de Nantes, Angers et Saumur.
A l?inverse, la construction est insuffisante dans
tous les EPCI, si l?on se place dans une perpective
dynamique et optimiste des besoins.
En particulier dans les EPCI de La Roche sur Yon, du
Mans, de Cholet et de Laval, les logements mis en
chantier en 2013 représentent moins de 58 % des
besoins.
Évaluation de la demande potentielle de logements en Pays-de-la-Loire à l?horizon 2020
Service intermodalité aménagement logement - Division Politiques de l?Habitat 27
Carte 12 : La construction est largement
insuffisante pour répondre aux ambitions
fixées en 2007 par l?étude CRESGE
Carte 13 : Les objectifs de production des PLH
ne sont pas atteints sauf à Nantes et Saint-
Nazaire
Enfin, au regard des objectifs de production fixés dans
les PLH, seuls deux EPCI produisent suffisamment :
Nantes et Saint-Nazaire; ce qui pourrait laisser penser
que les objectifs des PLH n?ont pas tenu compte des
tendances démographiques intervenue depuis 2007.
La situation d?Angers Loire métropole est particulière,
en effet, son taux de couverture change profondément
selon les hypothèses démographiques. Au regard
des dernières tendances, l?installation de nouveaux
ménages dans l?agglomération est beaucoup moins
importante qu?envisagé par CRESGE.
Évaluation de la demande potentielle de logements en Pays-de-la-Loire à l?horizon 2020
Service intermodalité aménagement logement - Division Politiques de l?Habitat 29
Annexes
Évaluation de la demande potentielle de logements en Pays-de-la-Loire à l?horizon 2020
Service intermodalité aménagement logement - Division Politiques de l?Habitat 31
Tableau 1 : Demande potentielle de logements par zone d?études
Tableau 2 : Demande potentielle par EPCI
Direction régionale de
l?environnement, de
l?aménagement et du logement
5 rue Françoise Giroud
CS 16326
44 263 NANTES Cedex 2
Directeur de la publication: Mr
Philippe Viroulaud
Service intermodalité aménagement
logement
Tél : 02 72 74 75 02
ISSN 2109-0017
ISBN 978-2-11-099535-3
Maquettage : CEREMA - D. Dallibert
Rédaction : CEREMA - B. Legonidec
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