Bilan économique 2015 - Des signes d'amélioration dans les Pays de la Loire
Auteur moral
Institut national de la statistique et des études économiques (France). Direction régionale (Nantes)
;Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
;Pays-de-la-Loire. Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi
;Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt
Auteur secondaire
Résumé
En 2015, le PIB de la France se redresse avec une hausse modérée de + 1,3 % contre seulement + 0,6 % en 2014. La reprise économique intervient dans un environnement international où l'activité accélère dans les économies avancées, avec un taux de change favorable pour l'euro et un bas prix pour le pétrole. En France, la consommation des ménages et l'investissement des entreprises sont les principaux moteurs de la croissance.<br /><br />Comme en France, l'activité progresse dans l'industrie et les services marchands dans les Pays de la Loire. Reflétant cette amélioration, l'emploi salarié augmente aux niveaux national (+ 0,5 %) et régional (+ 0,8 %). Après trois années de baisse, la région crée 7 000 emplois dans les secteurs principalement marchands, toutefois cette progression ne concerne que le tertiaire. Le taux de chômage se replie très légèrement : - 0,1 % sur un an pour atteindre 8,9 % au au 4e trimestre.
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
analyse
;donnée statistique
Descripteur écoplanete
Thème
Transports
;Construction
;Economie
;Emploi - Formation - Education
;Tourisme - Loisirs
Texte intégral
Le bilan économique 2015
Des signes d?amélioration dans les
Pays de la Loire
N° 10
Mai 2016
Direccte Pays de la Loire
Direction Régionale des
Entreprises, de la Concurrence,
de la Consommation,
du Travail et de l?Emploi
Dreal Pays de la Loire
Direction Régionale de
l?Environnement, de
l?Aménagement et du
Logement
Draaf Pays de la Loire
Direction Régionale de
l?Alimentation, de
l?Agriculture et de la Forêt
es différentes analyses de ce bilan économique 2015 ont été réalisées par l'Insee des
Pays de la Loire et des services de l?État de la région : Direccte, Dreal, Draaf des Pays
de la Loire.
Avertissement
La rédaction de ce bilan économique s?échelonne de janvier à mai 2016. Les données analysées sont celles
disponibles à la date de rédaction des différents articles. Certaines ont pu légèrement évoluer depuis.
Dans le cadrage national, les évolutions sont en moyenne annuelle ; elles sont principalement en glissement
annuel (T4 2015 / T4 2014) pour les autres évolutions du bilan, ce qui peut expliquer certains écarts entre les
chiffres du cadrage national et le reste du bilan économique régional.
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une
combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent
de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Signes conventionnels utilisés
? résultat non disponible
/// absence de résultat due à la nature des choses
e estimation
p résultat provisoire
r résultat révisé par rapport à l?édition précédente
n.s résultat non significatif
¤ euro
M million
Md milliard
L
Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 10 ? mai 2016 3
Avant-propos
Le Bilan économique 2015 des Pays de la Loire est la quatrième édition d?une publication au
contenu mutualisé pour l?ensemble des régions françaises. Cette harmonisation traduit la volonté
de fournir aux observateurs régionaux un ensemble homogène de données, bâti sur un socle
commun d?indicateurs.
Ce bilan économique retrace les faits et les tendances de l?année écoulée en s?appuyant sur des
données consolidées. La situation économique des Pays de la Loire en 2015 est exposée à travers
huit chapitres thématiques relatifs à l?activité régionale, complétés d?un chapitre de cadrage
consacré à la conjoncture nationale. Cette publication met en évidence pour l?année 2015 des
signes d'amélioration, bien que la situation économique demeure difficile.
Coordonné par l?Insee, le Bilan économique 2015 des Pays de la Loire est réalisé avec la
Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de
l?emploi (Direccte), de la Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du
logement (Dreal) et de la Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt
(Draaf). Que chacun soit ici chaleureusement remercié pour sa participation à cette publication.
Le Directeur régional
de l?Insee des Pays de la Loire
Pascal Seguin
4 Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 10 ? mai 2016
Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 10 ? mai 2016 5
Sommaire
Avant-propos 3
Synthèse régionale 6
Des signes d?amélioration dans les Pays de la Loire
Contexte national 7
L?économie française accélère en 2015
Emploi 8
Rebond de l?emploi salarié après trois années de baisse
Chômage 10
Légère baisse du chômage et stabilisation de la demande d?emploi
Démographie d?entreprises 12
Chute des créations sous le régime de micro-entrepreneur, forte
progression des entreprises individuelles
Construction 14
Une reprise de l?activité qui ne se traduit pas encore sur le front de
l?emploi
Tourisme 16
Une fréquentation encore en hausse dans les hôtels et les
campings
Transports 18
Nouveau recul du fret, accroissement de la mobilité des personnes
Agriculture 20
Bons rendements en blé et en orge, des productions animales en
crise
Définitions 22
6 Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 10 ? mai 2016
Synthèse régionale
Synthèse régionale
Des signes d?amélioration dans les Pays de la Loire
Serge Fraboul, Insee
Croissance de l?activité et de l?emploi
En 2015, le PIB de la France se redresse
avec une hausse modérée de + 1,3 %
contre seulement + 0,6 % en 2014. La
reprise économique intervient dans un
environnement international où l?activité
accélère dans les économies avancées,
pays anglo-saxons en tête mais aussi zone
euro. Elles bénéficient notamment d'un
taux de change favorable pour l?euro et
d'un bas prix pour le baril de pétrole. En
France, la consommation des ménages et
l?investissement des entreprises sont les
principaux moteurs de la croissance.
L?activité progresse dans l?industrie et les
services marchands en France comme dans
la région (d?après les enquêtes annuelles
de la Banque de France). Reflétant cette
amélioration, l?emploi salarié augmente
aux niveaux national (+ 0,5 %) et régional
(+ 0,8 %). Après trois années de baisse, la
région crée 7 000 emplois dans les secteurs
principalement marchands, toutefois cette
progression ne concerne que le tertiaire.
Du mieux dans l?industrie mais toujours
des difficultés dans la construction
Si globalement l?activité a légèrement
progressé dans l?industrie d?après la
Banque de France en 2015, cette
amélioration n?est pas générale. Au final,
l?emploi industriel recule une nouvelle fois
dans la région (? 0,9 %) sous l'effet des
gains de productivité et de l'utilisation
accrue de l'intérim. Il se stabilise au
4e trimestre. Tiré par la construction navale
et aéronautique, le secteur de la fabrication
de matériels de transport se distingue avec
une croissance de l?activité, des
exportations, notamment pour la filière
automobile, et de l?emploi. Ces indicateurs
sont en légère hausse dans l?industrie
agroalimentaire. En revanche, l?activité
stagne dans le secteur de la fabrication
d?autres produits industriels (produits
électroniques, métalliques, chimie, etc.)
qui perd à nouveau des emplois. Dans le
secteur de la fabrication d?équipements et
de machines, activité, exportations et
emploi sont en baisse.
En 2015, la situation demeure difficile
dans la construction. Au plan national,
l?investissement des ménages ne repart
pas. Toutefois, la vente et la construction
de logements neufs sont en hausse pour la
1re fois depuis fin 2010, mais à un niveau
inférieur aux moyennes de longue période.
L?emploi diminue de nouveau et plus
fortement qu'en France métropolitaine
(? 4,4 % contre ? 2,6 %).
Selon la Banque de France, l?activité
devrait encore progresser dans l?industrie
régionale en 2016 et les investissements se
confirmer. Un rebond de l?activité et de
l?investissement est attendu dans la
construction.
Le tertiaire marchand est favorablement
orienté
En 2015, le tertiaire marchand tire encore
l?emploi régional. L?intérim a largement
bénéficié de la reprise de l?activité. Ses
effectifs augmentent de 16,5 % contre
seulement + 9,4 % au plan national. Ils
avaient reculé en 2014 et demeurent
inférieurs au niveau d'avant crise. Hors
intérim, l?emploi salarié dans le tertiaire
marchand est également en hausse.
Le secteur de l?information et de la
communication connaît encore la plus
forte croissance de l?emploi, six fois
supérieure à la moyenne nationale.
L?emploi augmente également nettement
dans le secteur de l?hébergement et de la
restauration, en lien notamment avec
l?activité touristique. La fréquentation des
hôtels et des campings est de nouveau en
forte hausse en 2015. En revanche,
l?emploi stagne dans le commerce ; il ne
profite pas de la bonne tenue de la
consommation des ménages favorisée par
la croissance du pouvoir d?achat.
Le secteur des transports ne bénéficie
qu?en partie de l?amorce de reprise. Le
recul des volumes acheminés sur les routes
de la région s'accentue et le trafic du port
de Nantes Saint-Nazaire diminue encore.
À l?inverse, les ventes de véhicules neufs
augmentent et le transport aérien à bas
coût dope toujours la fréquentation de
l?aéroport de Nantes. L?emploi salarié du
secteur se redresse.
Pour les autres secteurs, la tendance est à
la hausse de l?emploi : services aux
entreprises, services immobiliers et
services financiers. Seul, le secteur des
services aux ménages perd à nouveau des
effectifs.
Un bilan contrasté pour l?agriculture
En 2015, de bonnes conditions climatiques
favorisent de bonnes récoltes pour le blé et
l?orge, les fruits et légumes et la
viticulture. Les abattages de volailles
progressent. En revanche, la situation se
dégrade pour la production laitière avec la
fin des quotas. Celle-ci entraîne une baisse
du prix du lait mais également de la viande
bovine du fait de la hausse des abattages
de vaches. Enfin, l?année 2015 est
marquée par la crise de l?élevage porcin.
Un plan de soutien d?urgence aux éleveurs
porcins et bovins est mis en place.
Chute des immatriculations de micro-
entrepreneurs
Les créations d?entreprises ont diminué en
2015 du fait de la chute des immatriculations
de micro-entrepreneurs. À l?inverse, les
créations d?entreprises hors micro-
entrepreneurs ont rebondi en 2015, la
situation est totalement inversée par rapport à
2014.
Un taux de chômage en très léger repli
Dans un contexte économique qui
s?améliore légèrement, le nombre de
demandeurs d?emploi sans activité
(catégorie A) tend à se stabiliser au
2d semestre 2015. Il progresse de + 1,3 %
sur un an contre + 7,5 % en 2014. Il recule
au 1er trimestre 2016. Toutefois, en
incluant les personnes exerçant une
activité réduite (catégories B et C), la
région compte 320 000 demandeurs
d?emploi fin 2015, soit + 5,1 % par rapport
à 2014. Le taux de chômage se replie très
légèrement (? 0,1 point sur un an). Il
s?établit à 8,9 % au 4e trimestre, un niveau
élevé pour la région. L'évolution est
identique en France métropolitaine. La
région demeure parmi les moins touchées.
Fin 2015, seuls la Sarthe (10,0 %) et le
Maine-et-Loire (9,5 %) affichent des taux
proches du national (10,0 %) alors qu?ils
sont sensiblement inférieurs en Loire-
Atlantique (8,7 %), en Vendée (8,3 %) et
en Mayenne (7,0 %). Le taux de chômage
baisse légèrement dans tous les
départements. ??
Contexte national
Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 10 ? mai 2016 7
Contexte national
L?économie française accélère en 2015
Camille Sutter, Insee
La reprise se confirme dans la zone
euro
En 2015, l?activité mondiale ralentit
légèrement, du fait d?un fléchissement de
la croissance dans les pays émergents.
Cela résulte notamment d?un nouveau
ralentissement de l?activité en Chine, et
d?importantes récessions au Brésil et en
Russie. Dans les économies avancées, la
croissance reste en revanche robuste
(+ 2,0 % après + 2,2 % en 2014). Aux
États-Unis, l?activité croît solidement, au
même rythme qu?en 2014 (+ 2,4 %) ;
l?activité britannique reste également
dynamique (+ 2,3 %). Dans la zone euro,
la reprise se confirme (+ 1,6 % après
+ 0,9 %) et les rythmes de croissance des
principales économies de la zone
s?homogénéisent. Plusieurs facteurs
externes favorisent l?activité européenne.
D?une part, la baisse des prix du pétrole et
des matières premières pèse sur l?inflation,
ce qui, combiné à l?accélération de
l?emploi, soutient le pouvoir d?achat des
ménages, et donc leur consommation.
D?autre part, la dépréciation de l?euro à
l?oeuvre depuis mi-2014 favorise les
exportations de la zone, limitant les effets
d?un commerce mondial morose. En outre,
la baisse des taux d?intérêt due à la
politique monétaire non conventionnelle
- notamment la mise en place d?un
quantitative easing - de la Banque centrale
européenne dynamise l?investissement, et
contribue à sa forte accélération,
notamment en Europe du Sud.
L?économie française accélère en 2015
Dans le mouvement européen, l?économie
française continue elle aussi d?accélérer en
2015 : le PIB progresse de + 1,3 % en
volume, après + 0,6 % en 2014 (figure 1).
Il s?agit de la plus forte croissance depuis
2011.
La consommation des ménages est le
principal facteur de l?accélération en 2015
(+ 1,5 % après + 0,7 %), dans le sillage de
leur pouvoir d?achat. Du côté de la
demande publique, la consommation des
administrations publiques accélère
légèrement (+ 1,4 % après + 1,2 %) tandis
que le recul de l?investissement public est
moins accentué qu?en 2014 (? 3,8 % après
? 5,7 %). L?investissement des entreprises
accélère (+ 2,8 % après + 1,6 %), tandis
que le recul de l?investissement des
ménages s?atténue (? 0,8 % après ? 3,5 %)
(figure 2).
Les échanges extérieurs continuent de
peser sur la croissance, mais moins
fortement en 2015 (? 0,3 point) qu?en
2014 (? 0,5 point). Le dynamisme des
exportations est en effet plus que
compensé par celui des importations.
Enfin, le comportement de stockage des
entreprises contribue de nouveau
positivement à la croissance (+ 0,1 point).
1 Évolution du PIB en volume et
contributions à cette évolution
(1) : y compris Institutions sans but lucratif au service des
ménages.
Champ : France.
Source : Insee, comptes nationaux, base 2010.
L?emploi total augmente
Dans le sillage de la reprise d?activité,
l?emploi salarié du secteur marchand non
agricole se stabilise après deux années
consécutives de baisse. Grâce aux
créations nettes d?emplois dans le secteur
non marchand ainsi que pour les non-
salariés, l?emploi total continue
d?augmenter. Le taux de chômage en
France entière est ainsi stable en moyenne
annuelle à 10,3 %. En revanche, en
glissement annuel en fin d?année, l?emploi
salarié marchand non agricole s?améliore
nettement : fin 2015, l?économie française
compte 102 000 emplois de plus que fin
2014 (+ 0,5 %).
Le pouvoir d?achat des ménages
accélère nettement
En moyenne annuelle, l?indice des prix à
la consommation stagne, en net
ralentissement par rapport à 2014
(+ 0,5 %), du fait de sa composante
énergétique : les prix de l?énergie se
replient en effet fortement en 2015 avec la
chute du cours du baril de Brent. De plus,
les revenus d?activité augmentent
fortement (+ 1,7 % après + 0,8 %). Ainsi,
le pouvoir d?achat des ménages accélère
en 2015 : + 1,6 % après + 0,7 %. Cette
hausse est proche de sa croissance
moyenne depuis 2000 (+ 1,5 %). ??
2 Contribution des principaux agrégats à
la croissance du PIB
Évolution en
volume aux prix
de l'année
précédente
(en %)
2015
2013 2014 2015
En
milliards
d'euros
Contribution
à la
croissance
du
PIB en
volume
Produit intérieur
brut (PIB) 0,6 0,6 1,3 2 181,1 1,3
Importations 2,1 4,7 6,6 685,0 -2,1
Consommation
effective des
ménages, dont :
0,7 0,9 1,6 1 540,7 1,1
- dépense des
ménages
0,5 0,7 1,5 1 156,0 0,8
- dépense
individualisable des
administrations et
des ISBLSM (1)
1,4 1,8 1,7 384,7 0,3
Consommation
collective
des administrations
publiques
1,5 -0,1 1,0 182,7 0,1
Formation brute de
capital fixe, dont :
-0,8 -0,3 1,0 469,2 0,2
- entreprises non
financières
0,2 1,6 2,8 262,7 0,3
- ménages -0,5 -3,5 -0,8 107,6 0,0
- administrations
publiques
-0,7 -5,7 -3,8 75,3 -0,1
Variations de stocks
(contribution à la
croissance)
0,2 0,5 0,1 2,7 0,1
Exportations 1,9 3,3 6,1 654,9 1,8
(1) : ISBLSM : institutions sans but lucratif au service des
ménages.
Note : les séries sont présentées ici non corrigées des jours
ouvrés.
Source : Insee, comptes nationaux, base 2010.
8 Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 10 ? mai 2016
Emploi
Emploi
Rebond de l?emploi salarié après trois années de
baisse
En 2015, le nombre d?emplois dans les secteurs marchands progresse de 0,8 %, contre + 0,5 % au niveau national. Il augmente dans les services
marchands, notamment dans l?interim qui progresse fortement après une légère baisse en 2014. En revanche, la situation est toujours difficile dans
l?industrie et dans la construction. Mais contrairement à la construction, la baisse de l?emploi ralentit dans le secteur industriel.
Delphine Legendre, Insee
En 2015, dans les Pays de la Loire,
l'emploi salarié dans les secteurs
principalement marchands progresse de
0,8 % pour atteindre 903 500 emplois en
fin d'année. Cette augmentation de 7 000
emplois fait suite à trois années
consécutives de baisse. L'amélioration est
plus sensible qu'au niveau national où
l'emploi n'a progressé que de 0,5 % sur
l'année (figure 1).
L'intérim augmente également plus
fortement dans la région (+ 16,5 %) qu'en
France métropolitaine (+ 9,4 %). Cette
forte hausse fait suite à une baisse en 2014
(figure 4), elle ne permet toutefois pas
d'atteindre le niveau d'avant crise dans tous
les départements de la région. En Vendée
et en Mayenne, la progression est
supérieure à 20 %. (figure 2).
Sur l?année, l'emploi salarié augmente au
cours des 2e et 4e trimestres, respecti-
vement de 0,3 % et 0,4 %, contre + 0,2 %
et + 0,2 % au niveau national. Il stagne
aux 1er et 3e trimestres, comme au niveau
national. La situation de l'emploi ne
s'améliore pas dans tous les départements.
L'emploi progresse assez fortement en
Vendée et en Loire-Atlantique (+ 1,5 % et
+ 1,2 %) et plus modérément en Mayenne
(+ 0,7%). Il stagne dans le Maine-et-Loire
(+ 0,1 %) et se replie légèrement dans la
Sarthe (? 0,2 %).
Le tertiaire marchand porte à lui seul
l?amélioration générale de l?emploi
Hors intérim, l'emploi salarié dans le
tertiaire marchand progresse de 1,2 % dans
la région contre 1 % en France
métropolitaine. Il augmente dans tous les
départements : la hausse de l?emploi
tertiaire hors intérim va de 0,3 % dans la
Sarthe à 1,6 % en Loire-Atlantique et en
Vendée. L?emploi progresse dans tous les
secteurs des services marchands, à
l?exception des services aux ménages. Il
stagne dans le commerce. La hausse de
l'emploi est notamment forte dans
l'information-communication (+ 4,4 %) et
l'hébergement-restauration (+ 3,3 %). Dans
ces secteurs, la progression est plus
marquée qu'en France métropolitaine.
Comme l'année précédente, au niveau
régional, le secteur des services aux
ménages perd des emplois (? 0,6 %),
contrairement à la progression observée en
France métropolitaine (+ 0,3 %). En
revanche, il progresse en moyenne sur les
cinq années précédentes
Nouvelles baisses de l'emploi dans
l'industrie et la construction
L'emploi dans l'industrie et la construction
a une nouvelle fois diminué en 2015. Dans
la construction, l'emploi régional chute de
4,4 %, plus fortement qu'en France
métropolitaine (? 2,6 %). La baisse est
notamment forte dans le Maine-et-Loire
(? 6,8 %) et dans la Sarthe (? 5,6 %). Le
repli dans ce secteur s'est accentué cette
année (figure 3). Sur les cinq dernières
années, l'emploi baisse en moyenne de
1,8 % par an.
À l?inverse, dans l'industrie, le recul de
l'emploi se poursuit à un rythme
légèrement plus faible que l'année
précédente (? 0,9 % contre ? 1,1 % en
2014), l?emploi se stabilisant au
4e trimestre. La perte d'emplois est
relativement plus faible qu'en France
métropolitaine (? 1,2 %). L'emploi
industriel diminue dans tous les
départements sauf en Vendée où il stagne
(+ 0,1 %).
Les secteurs les plus touchés sont ceux des
biens d'équipements et des autres branches
industrielles qui perdent respectivement
2,2 % et 1,9 % de leurs emplois.
L'industrie agro-alimentaire regagne des
emplois (+ 0,3 %), tout comme le secteur
des matériels de transport (+ 1,3 %) alors
qu'il diminue fortement au niveau national
(? 1,6 %). ?
Méthodologie
Les estimations trimestrielles d?emploi salarié couvrent les secteurs principalement marchands non agricoles, soit 15 des 17 postes de la nomenclature
d?activité française (NAF). Le champ regroupe les activités les plus sensibles à la conjoncture.
Les estimations trimestrielles régionales et départementales sont construites selon une méthodologie identique à celle employée au niveau national : les
évolutions trimestrielles sont calculées à partir de données administratives, qui sont ensuite recalées pour chaque zone géographique sur les estimations
annuelles au 31 décembre.
La source principale des évolutions d?emploi provient de la statistique établie par les Urssaf à partir des déclarations des établissements versant des cotisations
sociales. En ce qui concerne l?emploi intérimaire, l?indicateur est élaboré par la Dares (Ministère du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du
Dialogue social), à partir des déclarations mensuelles des entreprises de travail temporaire adressées à Pôle emploi.
Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 10 ? mai 2016 9
Emploi
1 Emploi salarié des secteurs principalement marchands
en %
2015 T4
(en milliers) Glissement annuel
Glissement annuel moyen
2014/2009 (1)
Secteur d'activité
NAF rév. 2, 2008
Pays de
la Loire
Pays de
la Loire
France
métropolitaine
Pays de
la Loire
France
métropolitaine
Industrie 241,9 ? 0,9 ? 1,2 ? 0,6 ? 1,2
Industrie agro-
alimentaire 58,8 0,3 0,3 0,0 ? 0,2
Energie, eau, déchets,
cokéfaction et raffinage 16,9 ? 0,2 ? 0,2 0,1 0,3
Biens d'équipement 32,9 ? 2,2 ? 1,9 ? 1,2 ? 1,6
Matériels de transport 26,9 1,3 ? 1,6 ? 0,1 ? 1,3
Autres branches
industrielles 106,5 ? 1,9 ? 1,7 ? 0,9 ? 1,8
Construction 84,2 ? 4,4 ? 2,6 ? 1,8 ? 1,6
Tertiaire marchand 577,5 2,3 1,4 1,1 0,4
Commerce 172,2 0,0 0,8 0,3 0,0
Transports 69,2 1,1 0,2 0,6 0,0
Hébergement -
restauration 43,4 3,3 2,0 1,3 1,1
Information -
communication 31,7 4,4 0,7 3,4 0,6
Services financiers 45,1 1,1 1,1 0,9 0,6
Services immobiliers 9,9 1,2 0,9 ? 0,4 ? 0,1
Services aux
entreprises 116,7 2,4 3,0 2,0 1,3
Services aux ménages 42,7 ? 0,6 0,3 0,7 ? 0,6
Intérim 46,6 16,5 9,4 2,3 1,5
Total 903,5 0,8 0,5 0,3 ? 0,1
Note : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
(1) : glissement annuel qu'aurait connu l'emploi salarié du secteur, si l'évolution avait été la même
pour chaque année de la période considérée.
Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non
marchands et salariés des particuliers employeurs.
Source : Insee, estimations d'emploi.
2 Emploi salarié par département et par secteur
en %
Glissement annuel
2015 T4
(en
milliers)
Industrie Construction
Tertiaire
marchand
dont
Commerce
dont
Intérim Total
Loire-
Atlantique 368,2 ? 0,7 ? 3,0 2,2 0,6 11,2 1,2
Maine-et-
Loire 177,2 ? 1,2 ? 6,8 1,8 ? 0,5 16,6 0,1
Mayenne 71,6 ? 1,5 ? 4,0 3,0 0,0 23,8 0,7
Sarthe 127,4 ? 2,1 ? 5,6 1,7 ? 0,1 16,4 ? 0,2
Vendée 159,2 0,1 ? 4,1 3,6 ? 0,7 25,5 1,5
Pays de la
Loire 903,5 ? 0,9 ? 4,4 2,3 0,0 16,5 0,8
Note : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non
marchands et salariés des particuliers employeurs.
Source : Insee, estimations d'emploi.
3 Évolution trimestrielle de l'emploi salarié des secteurs
principalement marchands dans les Pays de la Loire
Note : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non
marchands et salariés des particuliers employeurs.
Source : Insee, estimations d?emploi.
4 Évolution trimestrielle de l?emploi intérimaire
Note : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
Champ : emploi intérimaire en fin de trimestre.
Source : Insee, estimations d?emploi.
10 Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 10 ? mai 2016
Chômage
Chômage
Légère baisse du chômage et stabilisation de la
demande d?emploi
Alors que l?année 2014 s?était achevée sur une hausse du taux de chômage, les Pays de la Loire connaissent une légère baisse du chômage. Avec un
taux de 8,9 % fin 2015, les Pays de la Loire conservent un taux de chômage plus faible que la plupart des autres régions.
Le nombre de demandeurs d?emploi en catégorie A se stabilise (+ 1,3 %), il recule chez les jeunes. L?exercice d?une activité réduite continue à
augmenter.
Éric Craipeau, Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l?emploi des Pays de la Loire
Légère baisse du chômage
Après une hausse en 2014, le taux de
chômage dans les Pays de la Loire se
replie légèrement en 2015 (? 0,1 point)
(figure 1), comme au niveau national. Il
s?élève à 8,9 % de la population active au
4e trimestre.
Les Pays de la Loire sont la deuxième
région la plus épargnée par le chômage,
derrière l'Île-de-France et à égalité avec
l'Auvergne-Rhône-Alpes et la Bretagne.
Fin 2015, le taux de chômage régional est
inférieur de 1,1 point au niveau national.
Au sein de la région, le taux de chômage
baisse dans tous les départements, de
0,3 point en Vendée à 0,1 point dans le
Maine-et-Loire et en Mayenne sur un an.
La Loire-Atlantique et la Sarthe
enregistrent une diminution de 0,2 point.
Avec un taux de chômage de 10,0 % fin
2015, la Sarthe demeure le département le
plus touché devant le Maine-et-Loire
(9,5 %). À l'inverse, la Mayenne est
toujours la plus épargnée (7,0 %). La
Vendée (8,3 %) et la Loire-Atlantique
(8,7 %) se situent dans une position
intermédiaire, leur taux de chômage est
nettement inférieur à la moyenne
métropolitaine.
Stabilisation du nombre de demandeurs
d?emploi en 2015...
La demande d?emploi se stabilise au
2d semestre 2015. Fin 2015, 181 300
demandeurs d?emploi sont inscrits en
catégorie A dans la région, soit une hausse
de 1,3 % sur un an (figure 2). Le rythme
de croissance du nombre de demandeurs
d?emploi ralentit nettement (+ 7,4 % en
2014). La hausse est plus prononcée au
niveau national (+ 2,4 % sur un an fin
2015).
L'exercice d'une activité réduite continue à
augmenter, et plus particulièrement la
catégorie C (+ 14,1 % en 2015). Au sein
de cette dernière, les personnes travaillant
à temps plein (151 heures et plus)
représentent 30 % des inscrits et leur
nombre progresse de 31 % sur l?année.
Depuis la crise, les embauches se font plus
fréquemment sous forme de contrats
courts, notamment en intérim. Par ailleurs,
la nouvelle convention d?assurance
chômage entrée en vigueur fin 2014 incite
à la reprise d?emploi en cumulant
partiellement salaire et indemnisation ;
ceci favorise également l'exercice d'une
activité réduite.
? recul pour les jeunes mais
progression des inscriptions de plus
d'un an
En 2015, le nombre de demandeurs
d'emploi de moins de 25 ans recule pour la
catégorie A (? 5,3 %) après une hausse de
6,2 % en 2014. Il se stabilise pour
l'ensemble des catégories A, B et C
(+ 0,7 %). Il s'agit de la seule tranche d'âge
dans ce cas. L?augmentation du nombre de
demandeurs d'emploi en catégories A, B,
C seniors (50 ans et plus) demeure
soutenue bien qu'un peu moins forte qu?au
cours des années précédentes (+ 9 % en
2015 contre + 11 % en 2013-2014 et
+ 15 % en 2011-2012).
Les évolutions sont contrastées selon le
sexe. Le nombre de demandeurs d'emploi
en catégorie A diminue légèrement chez
les hommes (? 0,5 % sur l'année) alors
qu'il augmente chez les femmes (+ 3,2 %).
Le nombre de demandeurs d'emploi
inscrits depuis plus d'un an augmente de
nouveau fortement, + 11,5 % en 2015. De
fait, l'essentiel de la hausse des
demandeurs d'emploi en 2015 concerne
ceux inscrits depuis plus d'un an.
Augmentation des entrées en contrat
d'apprentissage
Généralement ciblés sur les publics les
plus en difficulté sur le marché du travail,
les dispositifs de la politique de l'emploi
prennent notamment la forme d'aides à
l'emploi. En 2015, les entrées en contrats
d'apprentissage repartent à la hausse avec
16 976 entrées, soit + 7,1 % sur un an
(figure 4). Pour les emplois aidés, les
évolutions sont contrastées : les entrées
progressent dans le secteur marchand alors
qu'elles diminuent dans le secteur non
marchand. En 2015, 11 709 personnes sont
entrées en contrat aidé dans le secteur non
marchand et 4 591 dans le secteur
marchand. ??
Définitions
Catégories de demandeurs d?emploi :
- catégorie A : demandeurs d?emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d?emploi, sans emploi ;
- catégorie B : demandeurs d?emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d?emploi, ayant exercé une activité réduite courte (de 78 heures ou moins au
cours du mois) ;
- catégorie C : demandeurs d?emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d?emploi, ayant exercé une activité réduite longue (de plus de 78 heures au
cours du mois).
Chômeur (BIT) : En application de la définition internationale adoptée en 1982 par le Bureau international du travail (BIT), un chômeur est une personne en âge de
travailler (15 ans ou plus) qui répond simultanément à trois conditions : être sans emploi, c'est à dire ne pas avoir travaillé au moins une heure durant une semaine
de référence ; être disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours ; avoir cherché activement un emploi dans le mois précédent ou en avoir trouvé un qui
commence dans moins de trois mois.
Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 10 ? mai 2016 11
Chômage
1 Taux de chômage
en % de la population active
2014
T4
2015
T1
2015
T2
2015
T3
2015
T4 (p)
Évolution
2015T4/2014T4
(en points de %)
Loire-Atlantique 8,9 8,8 8,8 8,9 8,7 ? 0,2
Maine-et-Loire 9,6 9,6 9,5 9,6 9,5 ? 0,1
Mayenne 7,1 6,9 7,0 7,1 7,0 ? 0,1
Sarthe 10,2 10,0 10,0 10,2 10,0 ? 0,2
Vendée 8,6 8,6 8,5 8,6 8,3 ? 0,3
Pays de la Loire 9,0 9,0 8,9 9,0 8,9 ? 0,1
France métropolitaine 10,1 10,0 10,0 10,1 10,0 ? 0,1
p : données provisoires.
Note : données CVS.
Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.
2 Demandeurs d'emploi en fin de mois
Demandeurs d'emploi
au 31/12/2015
(en milliers)
Évolution 2015/2014
(en %)
(1)
Catégories
A, B, C Catégorie A Catégories
A, B, C Catégorie A
Hommes 151,0 93,9 4,1 ? 0,5
Femmes 169,0 87,4 6,1 3,2
Moins de 25 ans 56,8 31,6 0,7 ? 5,3
25 à 49 ans 193,9 107,4 5,0 1,2
50 ans ou plus 69,3 42,3 9,2 7,0
Inscrits depuis un an ou
plus 148,5 nd 11,5 nd
Pays de la Loire 320,0 181,3 5,1 1,3
France métropolitaine 5 551,7 3 638,5 4,9 2,4
nd : données non disponibles.
(1) : évolution de l'indicateur entre le 31/12/2014 et le 31/12/2015
Note : données brutes.
Sources : Pôle emploi ; DARES.
3 Évolution trimestrielle du taux de chômage
Note : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.
4 Nombre d?entrées dans les principales mesures
d?accompagnement et d?aide à l?emploi
2014 2015 (p)
Évolution
2015/2014
(en %)
Contrats en alternance
Contrats de professionnalisation nd /// ///
Contrats d'apprentissage du secteur privé 15 856 16 976 7,1
Emplois aidés du secteur marchand
Contrat unique d'insertion -
Contrat initiative emploi (CUI-CIE)
1 723 3 909 126,9
Emplois d'avenir 697 682 ? 2,2
Emplois aidés du secteur non marchand
Contrat unique d'insertion -
Contrat d'accompagnement dans l'emploi (CUI-CAE)
11 135 9 249 ? 16,9
Emplois d'avenir 2 836 2 460 ? 13,3
Mesures d'accompagnement des jeunes
Contrat d'insertion dans la vie sociale (CIVIS) (1) 9 488 6 602 ///
nd : données non disponibles.
p : données provisoires.
/// : absence de donnée due à la nature des choses.
(1) : le chiffre de 2015 n'est pas comparable avec 2014, il concerne les contrats de janvier à
octobre.
Note : extraction en avril 2016.
Source : DARES.
12 Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 10 ? mai 2016
Démographie d?entreprises
Démographie d?entreprises
Chute des créations sous le régime de micro-
entrepreneur, forte progression des entreprises
individuelles
En 2015, 21 600 entreprises ont été créées dans les Pays de la Loire, soit 6,2 % de moins qu'en 2014. La forte progression des créations d'entreprises
individuelles (+ 34,3 %) ne compense pas la chute des immatriculations de micro-entrepreneurs (? 23,3 %). Les créations de sociétés progressent de
1,0 %. Les créations d'entreprises chutent dans la plupart des secteurs d?activité mais résistent dans les services aux entreprises. Le nombre de
défaillances d'entreprises augmente de 4,1 % en 2015, davantage qu'au niveau national.
Guillaume Coutard, Insee
En 2015, 21 600 entreprises ont été créées
dans les Pays de la Loire : 9 600 sous le
régime de micro-entrepreneur, 5 600
entreprises individuelles et 6 400 sociétés
(figure 1). Leur nombre diminue (? 6,2 %),
après avoir progressé en 2014 (+ 3,6 %).
Cette baisse est plus marquée qu'en France
métropolitaine (? 4,7 %). Comme au
niveau national, elle résulte de la chute des
immatriculations sous le régime de micro-
entrepreneur (? 23,3 %) qui ne
représentent désormais que 44 % de
l?ensemble des créations d?entreprises
contre 54 % en 2014. L?important rebond
des créations d'entreprises individuelles
hors micro-entrepreneurs (+ 34,3 %) ne
permet pas de compenser cette chute. Le
nombre de nouvelles sociétés augmente
légèrement (+ 1,0 %) (figure 2). En fin
d?année, les immatriculations de micro-
entrepreneurs rebondissent.
Une baisse qui touche tous les
départements
En 2015, le nombre de créations
d'entreprises diminue dans tous les
départements de la région sous l?effet de la
baisse des créations de micro-
entrepreneurs. Dans le même temps, les
créations d?entreprises individuelles hors
micro-entrepreneurs progressent dans tous
les départements. La situation est plus
contrastée pour les créations de sociétés :
elles sont moins nombreuses en Mayenne
(? 12,1 % sur un an) et stables dans
le Maine-et-Loire (? 0,6 %). Elles
progressent dans les autres départements,
la hausse est particulièrement marquée
dans la Sarthe (+ 7,5 %).
Toutes catégories confondues, les
créations d?entreprises diminuent le plus
en Mayenne (? 14,3 %) qui affiche la
baisse la plus forte des créations de micro-
entrepreneurs (? 33,3 %) conjuguée à la
baisse des créations de sociétés. Le Maine-
et-Loire (? 6,7 %) allie forte baisse des
créations de micro-entrepreneurs
(? 29,3 %) et forte hausse de celles
d?entreprises individuelles (+ 36,9 %).
Près de la moitié des entreprises créées
dans les Pays de la Loire sont situées en
Loire-Atlantique. Les créations diminuent
dans le département (? 5,4 %) en dépit
d?une très forte progression des
immatriculations d?entreprises indi-
viduelles et d?un moindre repli des micro-
entrepreneurs. En Loire-Atlantique, les
créations de micro-entrepreneurs
représentent 50 % de l?ensemble des
entreprises créées contre 39 % pour le
reste de la région.
Les créations reculent également dans la
Sarthe (? 3,9 %) et en Vendée (? 6,0 %).
Une chute qui épargne les services
En 2015, les créations d'entreprises
baissent dans tous les secteurs d?activité, à
l?exception des services aux entreprises.
Le recul est très fort dans l?industrie
(? 14,5 %) et s?accentue encore dans la
construction (? 17,4 %), suivant la
tendance nationale. Les créations
d?entreprises dans la construction
diminuent depuis trois ans. Il s?agit du seul
secteur où les créations d?entreprises
individuelles hors micro-entrepreneurs
n?augmentent pas. Le repli dans les
secteurs du commerce, des transports, de
l?hébergement et restauration (? 9,4 %) est
plus prononcé qu?au niveau national
(? 2,8 %) avec deux fois moins de
créations de micro-entrepreneurs qu?en
2014.
Les créations diminuent moins dans les
services aux particuliers (? 2,8 %) et sont
stables dans les services aux entreprises,
comme au plan national. Dans ces deux
secteurs, le recul des créations de micro-
entrepreneurs est moins marqué (figure 3).
Les créations de sociétés diminuent dans
les services aux particuliers : c?est le seul
secteur dans ce cas avec la construction.
Hausse du nombre de défaillances
En 2015 dans les Pays de la Loire, 3 112
entreprises sont en défaillance contre
2 990 en 2014 (+ 4,1 %) (figure 4). La
hausse est plus marquée qu'en France
métropolitaine (+ 1,3 %). Elle fait suite à
une baisse des défaillances l'année
précédente, particulièrement marquée dans
la région (? 4,4 %). La Sarthe (+ 12,4 %)
et la Vendée (+ 9,5 %) affichent les plus
fortes progressions. À l?inverse, la
Mayenne est le seul département où les
défaillances diminuent (? 14 %). Les
augmentations sont particulièrement
importantes pour les entreprises des
secteurs du commerce, des transports, de
l?hébergement et de la restauration
(+ 8,7 %). Ce secteur représente 38 % de
l'ensemble des entreprises en défaillance
dans la région. Les défaillances sont
également plus nombreuses qu?en 2014
dans l?agriculture (+ 9,1 %) et les services
aux particuliers (+ 7,5 %). En revanche,
elles diminuent dans l?industrie (? 6,4 %)
et dans une moindre mesure dans la
construction (? 2,1 %). ??
?
?
?
Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 10 ? mai 2016 13
Démographie d?entreprises
1 Créations d?entreprises dans les Pays de la Loire
Note : nombre de créations brutes.
Champ : ensemble des activités marchandes non agricoles.
Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).
2 Créations d'entreprises par département
en %
Sociétés
Entreprises
individuelles
hors micro-
entrepreneurs
Régime de
micro-
entrepreneur
Ensemble
Évolution
2015/2014
Évolution
2015/2014
Évolution
2015/2014
Créations
en 2015
(nombre)
Évolution
2015/2014
Loire-Atlantique 1,9 41,6 ? 19,1 9 707 ? 5,4
Maine-et-Loire ? 0,6 36,9 ? 29,3 4 315 ? 6,7
Mayenne ? 12,1 24,7 ? 33,3 1 315 ? 14,3
Sarthe 7,5 28,1 ? 23,1 2 575 ? 3,9
Vendée 2,1 27,7 ? 25,6 3 644 ? 6,0
Pays de la Loire 1,0 34,3 ? 23,3 21 556 ? 6,2
France
métropolitaine 3,6 29,4 ? 21,1 509 550 ? 4,7
Note : données brutes.
Champ : ensemble des activités marchandes non agricoles.
Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).
3 Évolution annuelle du nombre de créations d'entreprises entre
2014 et 2015 dans les Pays de la Loire
Note : données brutes.
Champ : ensemble des activités marchandes non agricoles.
Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).
4 Évolution annuelle des défaillances d'entreprises selon le
secteur d'activité entre 2014 et 2015
(1) : y compris agriculture.
(2) : hors administration publique, activités des ménages en tant qu'employeurs et activités extra-
territoriales.
Note : données brutes, en date de jugement.
Source : Banque de France, Fiben (extraction du 11/3/2016).
14 Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 10 ? mai 2016
Construction
Construction
Une reprise de l?activité qui ne se traduit pas encore
sur le front de l?emploi
Après une année historiquement dégradée en 2014, l?activité du secteur de la construction commence à montrer des signes de reprise en 2015, avec
un rebond de la vente et de la production de logements neufs tirées par le collectif. Cette amélioration ne se traduit pas sur le front de l?emploi : le
nombre de demandeurs d?emploi dans les métiers de la construction est toujours en hausse, et les créations d?entreprises continuent de chuter.
Maël Theulière, Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement des Pays de la Loire
Les ventes de logements neufs
repartent à la hausse en 2015
Selon l?enquête sur la commercialisation
des logements neufs (ECLN), effectuée
auprès des promoteurs immobiliers sur les
programmes de plus de cinq logements,
5 686 logements neufs ont été mis en vente
en 2015. C?est 5,9 % de plus qu?en 2014
mais un niveau qui reste inférieur de 9,9 %
à la moyenne décennale.
Avec 6 226 logements réservés, les ventes
de logements neufs en 2015 repartent en
forte hausse (+ 34,1 % par rapport à 2014)
et s?établissent à près de 10 % au-dessus
de la moyenne décennale. Ces évolutions à
la hausse restent toutefois à relativiser par
le niveau historiquement bas atteint en
2014.
Cette reprise des ventes de logements est
principalement tirée par les ventes
d?appartements, en hausse de 37,5 %,
quand celles des maisons n?augmentent
que de 1,4 % et restent à un niveau près de
deux fois moindre que leur moyenne
décennale.
Une reprise de la construction de
logements neufs tirée par le collectif
En 2015, 23 700 logements ont été
autorisés dans les Pays de la Loire, soit
une hausse de 7,5 % sur l?année (figure 1).
Cette progression fait suite à un recul
annuel moyen de plus de 2,1 % observé
entre 2009 et 2014. Le niveau atteint en
2014 est le plus bas des dix dernières
années. Après avoir connu une chute des
autorisations bien plus importante que le
reste de la métropole, le rebond de 2015
est à l?inverse deux fois plus important que
celui observé au niveau national. La
tendance est analogue pour les mises en
chantier qui augmentent de 8,5 % en 2015
dans la région après un recul moyen de
2,3 % par an entre 2009 et 2014. La
différence avec la dynamique nationale est
encore plus marquée (+ 1,6 % pour la
France métropolitaine en 2015).
Cette reprise n?est pas uniforme sur le
territoire régional : très dynamique dans le
Maine-et-Loire et dans la Sarthe, soutenue
en Loire-Atlantique, elle ne s?observe que
sur les autorisations en Vendée. La
Mayenne reste pour l?instant le seul
département à l?écart de la reprise.
La surface de locaux non résidentiels
autorisés enregistre une très forte hausse
en 2015 (+ 16,2 %) qui est trois fois
supérieure à l'augmentation également
constatée en France métropolitaine. Ce
rebond fait suite à un recul moyen très
important (? 9,8 % observé entre 2009 et
2014), et plus du double de la baisse
nationale (figure 2).
La hausse du chômage se poursuit
En 2015, 2 279 entreprises ont été créées
dans le secteur de la construction, soit
17,4 % de moins qu?en 2014, contre
? 16,6 % au plan national. Parallèlement,
854 entreprises ont été créées dans le
secteur de l?activité immobilière, un bond
de 21,5 % comparé à 2014.
Fin 2015, 27 695 personnes sont inscrites
en catégories A, B et C dans les métiers de
la construction, soit 8,7 % des demandeurs
d?emploi des Pays de la Loire. Ce nombre
augmente de 3,2 % sur un an. Ce rythme
de progression est moindre que celui de
l?ensemble des demandeurs d?emploi
(+ 5,1 %). Le secteur des métiers de
l?immobilier connaît une progression plus
forte des demandeurs d'emploi en 2015
(+ 6,6 %).
Un rebond des aides pour les primo-
accédants
En 2015, 4 492 prêts à taux zéro ont été
accordés, soit 42,2 % de plus qu?en 2014.
Cette augmentation s?explique à la fois par
la reprise des ventes et l?extension des
prêts à taux zéro sur l?ancien effective
depuis le 1er janvier.
Avec 3 172 prêts écologiques à taux zéro
autorisés en 2015, la région demeure l'une
des plus dynamiques (+ 6,6 % par rapport
à 2014).
Par ailleurs, 5 410 logements ont bénéficié
d?une aide à l?amélioration du parc privé
par l?agence nationale de l?habitat (? 1 %
sur un an). Et 5 617 nouveaux logements
sociaux ont été financés (? 14,3 % sur un
an). ?
Méthodologie
La base de données Sit@del2 rassemble les informations relatives aux autorisations de construire (permis accordés) et aux mises en chantier transmises par les services
instructeurs (État, collectivités territoriales) au service statistique du Ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie (MEDDE). Les mouvements relatifs à la
vie du permis (dépôts, autorisations, annulations, modificatifs, déclarations d?ouverture de chantier, déclarations d?achèvement des travaux) sont exploités à des fins
statistiques. Les séries de la construction utilisées pour la conjoncture et le bilan économique sont élaborées à partir de cette base.
En matière de logement, les séries d?estimations en date réelle sont produites mensuellement pour évaluer le nombre d?autorisations et de mises en chantier. Elles visent à
retracer dès le mois suivant, l?ensemble des évènements à leur date réelle. Sur la base des données collectées, les séries intègrent une estimation de l?information non encore
remontée. Ces séries sont actualisées chaque mois pour prendre en compte les informations les plus récentes. Les estimations en date réelle corrigent des éventuels défauts
de collecte des déclarations d?ouverture de chantier.
Pour les locaux non résidentiels, les séries de surface de plancher en date de prise en compte permettent le suivi conjoncturel de ce secteur. Elles agrègent les informations
issues des permis (autorisés, commencés, etc.) selon la date d?enregistrement de la donnée dans l?application Sit@del2.
Les séries de surface de plancher en date réelle sont utilisées pour les études structurelles. L?information est restituée selon la date effective de l?autorisation ou de la date de
la mise en chantier. Ces séries sont présentées nettes des annulations et ne comportent pas d?estimations : elles minorent donc la réalité, spécialement pour les mois de
collecte les plus récents.
Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 10 ? mai 2016 15
Construction
1 Logements autorisés par département
en %
Logements
en 2015 (nombre)
Évolution
2015/2014
Évolution annuelle
moyenne 2014/2009 (1)
Loire-Atlantique 12 800 3,6 1,0
Maine-et-Loire 4 000 21,1 ? 5,2
Mayenne 900 ? 10,6 ? 3,1
Sarthe 1 600 27,4 ? 9,6
Vendée 4 500 6,6 ? 4,6
Pays de la Loire 23 700 7,5 ? 2,1
France métropolitaine 372 200 3,8 ? 0,2
(1) : taux d'évolution annuel qu'aurait connu la construction de logements, pour le département ou
la région, si l'évolution avait été la même pour chaque année de la période considérée.
Note : données brutes provisoires arrondies à la centaine en date réelle. Les évolutions sont
calculées sur des données non arrondies.
Champ : France métropolitaine.
Source : SOeS, Sit@del2, estimations au 13 avril 2016.
2 Construction autorisée de locaux non résidentiels, selon le
type
en %
Pays de la Loire France métropolitaine
Surfaces
autorisées
en 2015
(en milliers
de m²)
Évolution
2015/2014
Évolution
moyenne
annuelle
2014/2009 (1)
Évolution
2015/2014
Évolution
moyenne
annuelle
2014/2009 (1)
Artisanat 94 ? 17,0 ? 0,6 ? 6,3 3,1
Bureaux 274 30,5 ? 0,5 4,7 ? 0,3
Commerce 226 1,2 ? 10,6 1,9 ? 3,4
Entrepôt 336 61,3 ? 14,0 8,2 1,4
Exploitation agricole ou
forestière 1 427 8,0 ? 10,5 15,4 ? 7,2
Hébergement hôtelier 46 5,8 2,7 32,8 ? 2,7
Industrie 344 52,2 ? 10,3 3,2 ? 3,6
Service public ou
d'intérêt collectif 335 8,9 ? 11,2 ? 11,7 ? 5,5
Ensemble 3 081 16,2 ? 9,8 5,2 ? 3,9
(1) : taux d'évolution annuel qu'aurait connu la construction de locaux, si l'évolution avait été la
même pour chaque année de la période considérée.
Note : données brutes provisoires en date réelle.
Source : SOeS, Sit@del2, résultats au 13 avril 2016.
3 Évolution de la construction de logements
Note : données brutes provisoires arrondies à la centaine en date réelle.
Champ : logements individuels, collectifs et en résidence.
Source : SOeS, Sit@del2, estimations au 13 avril 2016.
4 Évolution de la construction de locaux non résidentiels
Note : données brutes provisoires en date réelle.
Source : SOeS, Sit@del2, résultats au 13 avril 2016.
5 Évolution de la commercialisation de logements neufs dans les
Pays de la Loire
Note : données brutes.
Champ : permis de cinq logements et plus destinés à la vente aux particuliers ; France
métropolitaine.
Source : SOeS, enquête ECLN.
16 Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 10 ? mai 2016
Tourisme
Tourisme
Une fréquentation encore en hausse dans les
hôtels et les campings
En 2015, les hôtels et campings des Pays de la Loire ont enregistré 17,7 millions de nuitées. Cela représente une hausse de 4,6 % par rapport à 2014,
contre 2,2 % en France métropolitaine. La fréquentation progresse de 4,2 % dans les campings et de 5,2 % dans l?hôtellerie. Elle repose sur la
clientèle française comme étrangère. Cette dernière est venue particulièrement nombreuse dans les hôtels de la région (+ 13,3 %).
David Amonou, Insee
Dans les hôtels et les campings des Pays
de la Loire, la hausse de la fréquentation se
poursuit (figure 1). En 2015, 17,7 millions
de nuitées ont été enregistrées.
Une progression des nuitées dans les
campings?
Dans les Pays de la Loire, les trois quarts
des nuitées ont lieu dans les campings
durant la saison de mai à septembre, contre
60 % en France de province. La hausse de
fréquentation entamée en 2012 se
poursuit : en 2015, le nombre de nuitées
atteint 11,1 millions (+ 4,2 %). Elle est
plus soutenue qu?au niveau national
(+ 2,9 %). La croissance est parti-
culièrement dynamique dans le Maine-et-
Loire, en Loire-Atlantique et dans la
Sarthe. Elle est plus modérée en Vendée
(+ 1,9 %) et en Mayenne (+ 1,8 %)
(figure 2). Les emplacements équipés
(+ 4,6 %) et les emplacements nus
(+ 3,6 %) ont une fréquentation en hausse.
Les nuitées dans les campings de une et
deux étoiles progressent de 5,5 %, alors
qu'elles sont stables au niveau
métropolitain (figure 3).
?due à une hausse de la fréquentation
française et étrangère
Les touristes français (+ 4,4 % de nuitées)
et étrangers (+ 3,4 %) ont été plus présents
dans les campings, alors que la
fréquentation des étrangers est en baisse au
niveau national (? 1,6 %). Cette hausse
permet de retrouver le niveau de nuitées
étrangères de 2010. Dans la région, les
touristes étrangers consomment 19 % des
nuitées.
La saison est surtout marquée par une forte
progression de la fréquentation des
Allemands (+ 12 % des nuitées) et des
Belges (+ 6,6 %). L?affluence des
Britanniques et des Néerlandais a
également augmenté (respectivement
+ 2,1 % et + 1,4 %), ce sont toujours les
deux nationalités étrangères les plus
présentes dans les campings de la région.
Résultat de la hausse globale de
fréquentation, le taux d?occupation des
emplacements a augmenté de 4,2 points
pour atteindre 38,9 %. Dans la région, les
touristes restent en moyenne 5,8 jours.
Cette durée des séjours diminue
légèrement.
Une fréquentation hôtelière en nette
hausse
Avec 6,6 millions de nuitées enregistrées,
la fréquentation hôtelière est en hausse de
5,2 % par rapport à l?année précédente.
Cette évolution est nettement plus marquée
qu?en France métropolitaine (+ 1,8 %).
Cette hausse de la fréquentation figure
parmi les plus élevées avec celle
des régions Aquitaine-Limousin-Poitou-
Charentes et Corse.
À l?exception de février, tous les mois de
l?année 2015 connaissent une hausse de la
fréquentation. Elle est particulièrement
forte en juillet (+ 9,4 %) et en mai
(+ 9,3 %). La croissance est princi-
palement due à une augmentation du
nombre de nuitées françaises (+ 4,3 % soit
243 500 nuitées de plus qu?en 2015). Les
nuitées étrangères progressent également
(+ 13,3 % soit 85 700 nuitées supplé-
mentaires) : la clientèle étrangère réalise
11 % des nuitées. La durée moyenne des
séjours est stable à 1,6 jour pour la
clientèle française, et à 1,9 jour pour la
clientèle étrangère.
La progression de la fréquentation est
particulièrement forte en Loire-Atlantique
(+ 7,9 %), en Mayenne (+ 6,6 %) et dans
le Maine-et-Loire (+ 5,8 %). En revanche,
elle recule dans la Sarthe de 3,4 %,
malgré une hausse des nuitées étrangères
(figure 4).
Les hôtels de chaîne ont enregistré une
hausse supérieure aux hôtels indépendants
(respectivement + 7,2 % et + 3,4 %). Les
quatre et cinq étoiles tirent leur épingle du
jeu (+ 17,5 % de fréquentation comparé à
2014), tandis que les hôtels une et deux
étoiles progressent de + 8,5 % (figure 5).??
?
?
?
?
?
Méthodologie
Les résultats s?appuient sur deux enquêtes mensuelles réalisées par l?Insee dans le cadre d?un partenariat avec la direction générale des entreprises (DGE) et les
organismes régionaux chargés du tourisme. Elles permettent d?observer la fréquentation et la structure de la clientèle, notamment son origine géographique.
?? L?enquête de fréquentation dans l?hôtellerie couvre un échantillon de 14 000 hôtels homologués (1 à 5 étoiles dans le nouveau classement
hôtelier) et non homologués de chaînes de la France métropolitaine et des départements d'Outre-mer.
?? L?enquête de fréquentation dans l?hôtellerie de plein air couvre un échantillon d?environ 8 000 terrains de camping, offrant au moins un
emplacement de passage, classés de 1 à 4 étoiles et situés en France métropolitaine.
Suite au changement de classification début 2014, les données de 2010 à 2013 ont été rétropolées pour les deux types d?hébergement.
Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 10 ? mai 2016 17
Tourisme
1 Évolution des nuitées dans les hôtels et les campings
Note : données 2015 définitives. Données 2010, 2011, 2012 et 2013 rétropolées suite au
changement de classification début 2014. La fréquentation des campings n'est observée que de
mai à septembre.
Source : Insee en partenariat avec la DGE et les comités régionaux du tourisme (CRT).
2 Nombre de nuitées dans les campings par département
en %
Nombre de nuitées dans les
campings
Part de nuitées effectuées en
2015
2015
(en
milliers)
Évolution
2015/2014
Évolution
moyenne
annuelle
2014/2010 (1)
par une
clientèle
étrangère
sur
emplacements
équipés
Loire-Atlantique 2 432 9,8 1,4 14,9 52,8
Maine-et-Loire 573 11,6 ? 0,2 43,1 38,9
Mayenne 79 1,8 0,3 18,5 38,6
Sarthe 285 8,5 ? 1,4 34,3 24,7
Vendée 7 711 1,9 0,4 18,0 64,2
Pays de la Loire 11 080 4,2 0,5 19,0 59,2
France métropolitaine 112 876 2,9 1,3 31,9 48,5
Note : données 2015 définitives. La fréquentation des campings n'est observée que de mai à
septembre. Données 2010, 2011, 2012 et 2013 rétropolées suite au changement de classification
début 2014.
(1) : taux d'évolution annuel qu'aurait connu le nombre de nuitées si l'évolution avait été la même
pour chaque année de la période considérée.
Source : Insee en partenariat avec la DGE et les comités régionaux du tourisme (CRT).
3 Nombre de nuitées dans les campings selon la catégorie
Nombre de nuitées en 2015
(en milliers)
Évolution 2015/2014
(en %)
Pays de la Loire
France
métropolitaine Pays de la Loire
France
métropolitaine
1-2 étoiles 1 084 16 120 5,5 0,2
3-4-5 étoiles 9 685 90 199 3,7 4,1
Non classés 311 6 556 14,1 ? 6,6
Total 11 080 112 876 4,2 2,9
Note : données 2015 définitives. La fréquentation des campings n'est observée que de mai à
septembre. Données 2010, 2011, 2012 et 2013 rétropolées suite au changement de classification
début 2014.
Source : Insee en partenariat avec la DGE et les comités régionaux du tourisme (CRT).
4 Nombre de nuitées dans les hôtels par département
Nombre de nuitées dans les hôtels
2015
(en milliers)
Évolution
2015/2014
(en %)
Évolution
moyenne
annuelle
2014/2010
(en %) (1)
Part de nuitées
effectuées en
2015 par une
clientèle
étrangère
(en %)
Loire-Atlantique 3 049 7,9 1,2 10,8
Maine-et-Loire 1 211 5,8 0,1 13,3
Mayenne 304 6,6 0,0 8,7
Sarthe 802 ? 3,4 0,8 15,4
Vendée 1 264 3,9 2,1 7,2
Pays de la Loire 6 629 5,2 1,0 11,0
France métropolitaine 202 087 1,8 0,4 36,5
Note : données 2015 définitives. Données 2010, 2011, 2012 et 2013 rétropolées suite au
changement de classification début 2014.
(1) : taux d'évolution annuel qu'aurait connu le nombre de nuitées si l'évolution avait été la même
pour chaque année de la période considérée.
Source : Insee en partenariat avec la DGE et les comités régionaux du tourisme (CRT).
5 Nombre de nuitées dans les hôtels selon la catégorie
Nombre de nuitées en 2015
(en milliers)
Évolution 2015/2014
(en %)
Pays de la Loire
France
métropolitaine Pays de la Loire
France
métropolitaine
1-2 étoiles 2 304 58 002 8,5 7,7
3 étoiles 2 591 75 770 3,0 5,3
4-5 étoiles 1 065 48 224 17,5 8,9
Non classés 669 20 091 ? 11,2 ? 29,3
Total 6 629 202 087 5,2 1,8
Note : données 2015 définitives. Données 2010, 2011, 2012 et 2013 rétropolées suite au
changement de classification début 2014.
Source : Insee en partenariat avec la DGE et les comités régionaux du tourisme (CRT).
18 Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 10 ? mai 2016
Transports
Transports
Nouveau recul du fret, accroissement de la mobilité
des personnes
En 2015, le secteur des transports ne bénéficie pas uniformément de la légère amélioration de la conjoncture économique. Le transport de fret connaît
un nouveau recul : les volumes acheminés sur les routes de la région se replient plus fortement que les années précédentes et la baisse du trafic du
port de Nantes Saint-Nazaire se poursuit. À l?inverse, les ventes de véhicules neufs se redressent et la mobilité des habitants de la région ne faiblit pas.
Malgré la baisse du prix de l?essence, la fréquentation des bus et des tramways s?accroît dans toutes les agglomérations de la région. Pour la
cinquième année consécutive, le trafic aéroportuaire se développe de plus de 5 %, deux fois plus vite qu?au niveau national.
Denis Douillard, Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement des Pays de la Loire
Quatrième année de recul des trafics de
marchandises
En 2015, le repli de l?activité de transport
routier de marchandises s?accélère.
Mesurés en tonnes-kilomètres (figure 1),
les flux du pavillon national sur les routes
de la région reculent de 4,6 %, néanmoins
moins fortement qu?en France
métropolitaine (? 6,5 %). La contraction
des trafics est plus élevée que les années
précédentes (? 0,6 % en 2014, ? 4,1 % en
2013 et ? 3,7 % en 2012). Elle affecte les
flux d?échanges avec les autres régions
françaises (? 10,5 % en entrées et ? 3,8 %
en sorties) (figure 2). Les flux internes se
redressent en revanche de 2,8 %.
Pour la neuvième fois en dix ans, le trafic
du port de Nantes Saint-Nazaire diminue
(? 4,4 % par rapport à 2014, ? 27 % par
rapport à 2005). Il s?élève à 25,4 millions
de tonnes, soit le plus faible volume depuis
19 ans. En 2015, l?essentiel des pertes de
trafic est dû au recul des importations de
pétrole brut (? 11 %) et de charbon
(? 34 %) en lien avec les travaux de
maintenance et de modernisation menés à
la raffinerie de Donges et à la centrale
thermique de Cordemais.
Regain des ventes de voitures neuves
et de la circulation automobile
En 2015, 78 250 voitures particulières
neuves sont immatriculées dans les Pays
de la Loire. Ce volume progresse de 3,9 %
par rapport à 2014. Il est cependant
inférieur de 10 % à la moyenne de la
dernière décennie (figure 3). Observée
dans les cinq départements de la région, la
reprise des ventes est plus faible que celle
enregistrée en France métropolitaine
(+ 6,8 %) (figure 4).
En 2015, les modèles gazole rassemblent
encore la majorité des ventes (54 %). Leur
part diminue cependant (? 7 points par
rapport à 2014) au profit des motorisations
essence (+ 19 % de ventes), hybrides
(+ 31 %) et électriques (+ 120 %). Le
développement des modèles hybrides et
électriques se poursuit : ils constituent
4,7 % des ventes de voitures neuves,
contre 3,3 % en 2014. Les immatri-
culations de voitures diesel baissent quant
à elles pour la quatrième année d?affilée
(? 7 % en 2015). Différents facteurs y
contribuent : la hausse du coût des
modèles gazole (à l?achat comme à
l?entretien) liée au renforcement des
normes environnementales, le scandale
Volkswagen, le recul du kilométrage
moyen parcouru en voiture, la réduction de
l?attrait fiscal du gazole et la
sensibilisation croissante des ménages aux
effets du diesel sur la santé.
Le marché des autres catégories de
véhicules se redresse, là aussi de façon
moins marquée qu?au niveau national
(figure 4). Les ventes de véhicules
utilitaires légers augmentent de 1,6 % sans
parvenir à compenser le recul de 2014
(? 4,3 %). Au sein des véhicules
industriels (+ 3,8 %), le segment des
tracteurs routiers bondit de 17 % après
avoir chuté de 23 % en 2014. Les
immatriculations de camions neufs
reculent de nouveau (? 13 %) et sont à leur
plus bas niveau du dernier quart de siècle.
La circulation des véhicules légers
progresse de 3,7 % en 2015 sur les
autoroutes de la région. Cette croissance
est la plus élevée depuis cinq ans, en lien
avec la baisse du prix des carburants.
Poursuite du dynamisme des
transports collectifs
Les réseaux de transport public urbain
enregistrent 225 millions de voyages en
2015, soit + 2,6 % sur un an. Le
ralentissement est sensible en comparaison
avec les hausses de plus de 4 %
enregistrées chaque année entre 2011 et
2014. En 2015, malgré la baisse du prix
des carburants, le recours aux transports
collectifs progresse dans chacune des huit
plus grandes agglomérations ligériennes.
Sept réseaux battent leur record de
fréquentation.
En 2015, 4,4 millions de passagers sont
recensés dans les aéroports de la région
(+ 5,7 % par rapport à 2014) (figure 5). La
quasi-totalité d?entre eux transitent par
l?aéroport de Nantes Atlantique (99 %),
dont la fréquentation a doublé en dix ans.
La croissance du trafic aérien ligérien est
ininterrompue depuis 2009 (figure 6). En
2015, elle est presque deux fois supérieure
à celle observée en France métropolitaine
et comparable à celle des aéroports
européens (+ 5,2 %). Elle reste portée par
les lignes à bas coût dont la fréquentation
progresse de 15 % par rapport à 2014.
Celles-ci représentent désormais 47 % du
trafic de l?aéroport de Nantes, 19 points de
plus que dans les autres plates-formes
métropolitaines. ??
Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 10 ? mai 2016 19
Transports
1 Transport de marchandises par la route
Pays de la Loire
2015 (p)
(millions de tonnes-kilomètres)
Évolution annuelle moyenne
2015/2010 (en %) (1)
Entrées dans la région 6 772 ? 3,0
Sorties de la région 7 177 ? 1,7
Intérieur de la région 5 471 3,0
p : données provisoires.
(1) : taux d'évolution annuel qu'aurait connu le transport de marchandises si l'évolution avait été la
même pour chaque année de la période considérée.
Champ : France métropolitaine hors Corse. Données hors transport international.
Source : SOeS, Enquête Transport routier de marchandises.
2 Évolution du transport routier de marchandises dans les Pays
de la Loire
p : données provisoires.
Champ : hors transport international.
Source : SOeS, Enquête Transport routier de marchandises.
3 Évolution du nombre d?immatriculations de véhicules
particuliers neufs
Note : données brutes.
Source : SOeS, Fichier central des automobiles, SIDIV.
4 Immatriculations de véhicules neufs
Véhicules particuliers Véhicules utilitaires
légers (1)
Véhicules
industriels à moteur
(2)
Ensemble
immatriculations (3)
2015
(nombre)
Évolution
2015/2014
(en %)
2015
(nombre)
Évolution
2015/2014
(en %)
2015
(nombre)
Évolution
2015/2014
(en %)
2015
(nombre)
Évolution
2015/2014
(en %)
Loire-
Atlantique 29 481 1,6 9 748 0,2 946 3,3 40 265 1,4
Maine-et-Loire 14 863 5,4 4 447 3,2 663 ? 6,2 20 021 4,4
Mayenne 5 847 3,5 1 443 0,5 403 16,1 7 702 3,2
Sarthe 12 413 5,7 2 729 ? 3,9 497 18,6 15 690 4,6
Vendée 15 646 5,7 3 722 8,8 579 ? 1,2 19 994 6,1
Pays de la
Loire 78 250 3,9 22 089 1,6 3 088 3,8 103 672 3,4
France
métropolitaine 1 886 233 6,8 377 326 1,9 42 981 10,5 2 313 885 6,1
Note : données brutes.
(1) : camionnettes et véhicules automoteurs spécialisés <= 3,5 t de PTAC.
(2) : camions, véhicules automoteurs spécialisés > 3,5 t de PTAC et tracteurs routiers.
(3) : y compris immatriculations de transports en commun.
Source : SOeS, SIDIV.
5 Passagers des aéroports
Pays de la Loire France métropolitaine
Passagers 2015
(nombre)
Évolution
2015/2014
(en %)
Évolution
annuelle
moyenne
2014/2009
(en %) (1)
Évolution
2015/2014
(en %)
Évolution
annuelle
moyenne
2014/2009
(en %) (1)
Lignes nationales 2 095 667 2,7 9,7 0,9 1,4
Lignes
internationales 2 252 290 8,4 9,7 4,0 3,9
Transit 86 486 12,9 ? 3,1 2,5 ? 11,2
Total 4 434 443 5,7 9,4 3,1 3,1
dont lignes à bas
coût (low cost) 2 079 182 15,4 36,1 9,4 10,3
Part des lignes à
bas coût (low
cost) (en %) 46,9 /// /// /// ///
Note : données brutes.
(1) : taux d'évolution annuel qu'aurait connu le trafic passager si l'évolution avait été la même pour
chaque année de la période considérée.
/// : absence de donnée due à la nature des choses.
Source : Union des aéroports français.
6 Évolution du nombre de passagers des aéroports dans les
Pays de la Loire
Source : Union des aéroports français.
20 Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 10 ? mai 2016
Agriculture
Agriculture
Bons rendements en blé et en orge, des
productions animales en crise
En 2015, les conditions climatiques favorables permettent de très bons rendements en blé et en orge. Mais, au vu des productions et des stocks
mondiaux importants, les cours des céréales fléchissent. En maraîchage, la situation est contrastée selon les productions. En arboriculture et
viticulture, la récolte est satisfaisante. La fin des quotas laitiers occasionne une surproduction et un effondrement des prix. Après une année 2014
difficile, la situation des éleveurs porcins se dégrade encore, du fait de prix peu rémunérateurs. Face à la crise, un plan de soutien à l?élevage est mis
en place. L?afflux de vaches laitières dans les abattoirs entraîne une baisse des cotations bovines. Les abattages de volailles progressent, dans un
contexte de prix à la production en repli.
Olivier Jean, Direction régionale de l?alimentation, de l?agriculture et de la forêt des Pays de la Loire
Prix des céréales en baisse
Le blé et l'orge bénéficient de bonnes
conditions de développement. Les
rendements régionaux sont très bons
(figure 1). Ceux du maïs grain et du
tournesol sont en repli du fait d'un été sec.
L?année débute avec des stocks mondiaux
pléthoriques de blé, de maïs et de soja. La
tendance baissière des cours s'interrompt
début juillet suite à un épisode caniculaire
qui limite l?offre en Europe. Fin
novembre, l'Argentine supprime les taxes
et les contingents à l'export sur le blé et le
maïs ; ce retour sur le marché à des prix
compétitifs enclenche un repli sensible des
cours.
En pommes et poires, la saison 2015-2016
s'annonce meilleure que la précédente.
Pour les légumes, si la campagne a été
globalement favorable pour le poireau
primeur, le concombre et la tomate, des
opérations de destruction ont été mises en
oeuvre pour les radis et la mâche. Face à
une offre pléthorique, le melon est déclaré
en crise conjoncturelle du 10 juillet au
11 août. Après un printemps sans gel ni
grêle, l'été sec, chaud et ensoleillé a profité
aux vignobles. Les cours progressent, sauf
en Muscadet.
Lait : fin des quotas au 1er avril
Après trente ans d'existence, les quotas
laitiers prennent fin. La production
européenne n?est plus limitée. Par ailleurs,
l'embargo instauré par la Russie sur
certains produits européens en août 2014
se poursuit, en représailles aux sanctions
qui la visent dans le conflit ukrainien. Le
marché doit y faire face, ainsi qu'à une
forte disponibilité sur les marchés
internationaux et à une baisse des achats
chinois. Les prix chutent. Avec la montée
des stocks chez les transformateurs, le
cours de la poudre de lait descend au
niveau du prix d'intervention. Dans la
région, le prix du lait payé aux producteurs
perd 15 % par rapport à 2014 (figure 2).
Porc : un plan d'aides d'urgence face à
la crise
La hausse des productions porcines
française et européenne et l'embargo russe
saturent le marché communautaire. Les
débouchés asiatiques compensent en partie
la perte du marché russe. Les exportations
françaises en profitent peu ; elles reculent
de 6 %, les cours français restant
supérieurs à ceux de ses concurrents
européens. Malgré le stockage privé et la
volonté au cours de l'été de maintenir un
prix au-delà de 1,40 euro/kg, le cours
moyen est inférieur à celui de 2014
(? 7 %), déjà insuffisant pour couvrir les
charges (figure 3). Le volume abattu
augmente avec le développement de
l'abattoir Holvia à Laval et la hausse du
poids des carcasses, conséquence de
retards à l'enlèvement des animaux. Face à
cette crise, un plan de soutien d?urgence
aux éleveurs porcins et bovins est mis en
place.
Viande bovine : recul des prix et afflux
de vaches laitières
Face à la baisse marquée du prix du lait,
les éleveurs réduisent leur cheptel. Les
prix chutent du fait de la hausse des
abattages de vaches de réforme et de
l'encombrement des marchés européens.
L'offre importante de vaches laitières
impacte également le marché des jeunes
bovins. Ce dernier souffre par ailleurs
d'une baisse des exports, de la concurrence
polonaise, d'une demande turque
irrégulière et de la fièvre catarrhale ovine
en septembre. Il s'ensuit un repli de près de
5 % des abattages régionaux de jeunes
bovins et des cours peu rémunérateurs. Les
abattages en veaux de boucherie reculent
de 10 %, dans un contexte d'inadéquation
offre-demande et de prix dégradés d'avril à
décembre.
En volaille, les abattages de poulets,
pintades et canards progressent, à l?inverse
de ceux des dindes et des lapins,
historiquement bas. La production d?oeufs
de consommation augmente légèrement.
Au printemps, l?épizootie d'influenza
aviaire aux États-Unis nécessite des
importations massives auprès de l'Union
européenne et de la France, entraînant une
hausse du cours de l?oeuf.
En 2015, l'indice du prix d'achat des
moyens de production agricole perd en
moyenne 2 % par rapport à 2014, sous
l'effet de la baisse des cours du pétrole et
du prix des aliments pour animaux
(figure 4). ??
Pour en savoir plus
"Bilan de l?année agricole 2015 en Pays de la Loire", Direction régionale de l?alimentation, de l?agriculture et de la forêt des Pays de la Loire, mars 2016.
http://draaf.pays-de-la-loire.agriculture.gouv.fr/Bilan-de-l-annee-agricole
Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 10 ? mai 2016 21
Agriculture
1 Grandes cultures : surfaces, rendements et productions dans
les Pays de la Loire en 2015 et évolutions
Surface
(en ha)
Évolution
par
rapport à
2014
(en %)
Rendement
(en q/ha)
Évolution
par
rapport
à 2014
(en %)
Production
(en
milliers de
quintaux)
Évolution
par
rapport
à 2014
(en %)
Céréales : 730 100 ha, dont :
Blé tendre 406 000 3 76 4 30 931 7
Orge d'hiver 72 500 24 72 3 5 190 27
Orge de printemps 5 800 ? 5 53 ? 9 306 ? 14
Triticale 50 000 ? 10 64 12 3 210 1
Blé dur 29 100 17 70 4 2 050 23
Avoine 5 100 ? 3 63 15 321 11
Maïs grain 135 700 ? 12 84 ? 18 11 364 ? 28
Oléoprotéagineux : 110 200 ha, dont :
Colza 63 000 4 32 ? 11 1 992 ? 9
Tournesol 27 170 ? 3 22 ? 21 589 ? 25
Pois protéagineux 8 100 5 42 8 340 13
Maïs fourrage 272 600 3 119 ? 16 32 439 ? 14
Sources : Agreste, Statistique agricole annuelle provisoire ; FranceAgriMer Pays de la Loire.
2 Prix du lait de vache dans les Pays de la Loire (en euro/1000L,
primes comprises, retenues et taxes déduites)
Sources : Agreste, Situation mensuelle laitière avant 2014 ; FranceAgriMer, Enquête mensuelle
laitière à partir de 2014.
3 Cotation Centre-Ouest des porcs charcutiers (en euro/kg de
carcasse)
Note : classe E+S (TMP > 54 %).
Source : Cotation FranceAgriMer - Région Ouest (commission de Nantes).
4 Prix des intrants (base 100 en janvier 2010)
Sources : Insee ; Agreste.
22 Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 10 ? mai 2016
Définitions
Définitions
Arrivées ou séjours
Nombre de clients différents qui séjournent une ou plusieurs
nuits consécutives dans un même hôtel.
Auto-entrepreneur
Le régime de l'« auto-entrepreneur » s'applique depuis le
1er janvier 2009 aux personnes physiques qui créent ou
possèdent déjà une entreprise individuelle pour exercer une
activité commerciale, artisanale ou libérale (hormis
certaines activités exclues), à titre principal ou
complémentaire, et dont l'entreprise individuelle remplit les
conditions du régime fiscal de la micro-entreprise et qui
opte pour exercer en franchise de TVA.
Il offre des formalités de création d'entreprises allégées ainsi
qu'un mode de calcul et de paiement simplifié des
cotisations sociales et de l'impôt sur le revenu. L'auto-
entrepreneur bénéficie :
- d'un régime micro-social simplifié ;
- d'une dispense d'immatriculation au registre du commerce
et des sociétés (RCS) pour les commerçants, ou au
répertoire des métiers (RM) pour les artisans ; toutefois,
l'auto-entrepreneur qui crée une activité artisanale à titre
principal, doit s'inscrire au RM.
- d'une exonération de TVA ;
- et sur option, d'un régime micro-fiscal simplifié
(versement libératoire de l'impôt sur le revenu) et d'une
exonération de la cotisation foncière des entreprises
pendant 3 ans à compter de la date de création.
Catégories de demandes d'emploi établies par Pôle
Emploi
La publication des effectifs de demandeurs d'emploi inscrits
se fait selon les catégories statistiques suivantes :
- catégorie A : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes
positifs de recherche d'emploi, sans emploi ;
- catégorie B : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes
positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité
réduite courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du
mois) ;
- catégorie C : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes
positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité
réduite longue (i.e. plus de 78 heures au cours du mois) ;
- catégorie D : demandeurs d'emploi non tenus de faire des
actes positifs de recherche d'emploi (en raison d'un stage,
d'une formation, d'une maladie?), y compris les
demandeurs d'emploi en contrat de sécurisation
professionnelle, en convention de reclassement
personnalisé (CRP) et en contrat de transition
professionnelle (CTP), sans emploi ;
- catégorie E : demandeurs d'emploi non tenus de faire des
actes positifs de recherche d'emploi, en emploi (par
exemple : bénéficiaires de contrats aidés, créateurs et
repreneurs d'entreprise).
Cessation d'entreprise
Il s'agit de l'arrêt total de l'activité économique de
l'entreprise.
Il ne faut pas confondre la notion de défaillance avec la
notion plus large de cessation. Les liquidations qui font
suite à une défaillance ne représentent qu'une partie,
variable avec le temps et le secteur d'activité, de l'ensemble
des cessations.
Chômeur (BIT)
En application de la définition internationale adoptée en
1982 par le Bureau international du travail (BIT), un
chômeur est une personne en âge de travailler (15 ans ou
plus) qui répond simultanément à trois conditions :
- être sans emploi, c'est à dire ne pas avoir travaillé au
moins une heure durant une semaine de référence ;
- être disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours ;
- avoir cherché activement un emploi dans le mois
précédent ou en avoir trouvé un qui commence dans moins
de trois mois.
Remarque : Un chômeur au sens du BIT n'est pas forcément
inscrit à Pôle Emploi (et inversement).
Contrat d'apprentissage
Le contrat d'apprentissage est un contrat de travail qui a
pour but de donner à des jeunes travailleurs ayant satisfait à
l'obligation scolaire une formation générale, théorique et
pratique, en vue de l'obtention d'une qualification
professionnelle sanctionnée par un diplôme de
l'enseignement professionnel ou technologique, un titre
d'ingénieur ou un titre répertorié. L'apprentissage repose sur
le principe de l'alternance entre enseignement théorique en
centre de formation d'apprentis (CFA) et enseignement du
métier chez l'employeur avec lequel l'apprenti a signé son
contrat.
La durée du contrat varie de 1 à 3 ans en fonction du type de
profession et de la qualification préparée. Tout jeune âgé de
16 à 25 ans peut entrer en apprentissage. La rémunération,
calculée en pourcentage du Smic (entre 25 % et 78 %), varie
selon l'âge du jeune en apprentissage et sa progression dans
le ou les cycles de formation.
Tout employeur du secteur privé peut embaucher un
apprenti s'il déclare prendre les mesures nécessaires à
l'organisation de l'apprentissage : le suivi, obligatoire, par
un maître d'apprentissage, notamment. Les cotisations
sociales (salariales et patronales, hormis pour les accidents
du travail) sont prises en charge par l'État.
Contrat d'insertion dans la vie sociale / CIVIS
Le contrat d'insertion dans la vie sociale (CIVIS), dans son
volet « accompagnement vers l'emploi » a été mis en oeuvre
en 2005. Il s'adresse aux jeunes de 16 à 25 ans faiblement
qualifiés et rencontrant des difficultés particulières
Définitions
Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 10 ? mai 2016 23
d'insertion professionnelle. Il a pour objectif d'organiser les
actions nécessaires à la réalisation de leur projet d'insertion
dans un emploi durable. Ce contrat est conclu avec les
missions locales ou les permanences d'accueil,
d'information et d'orientation (PAIO). Sa durée est d'un an
renouvelable. Les titulaires d'un CIVIS âgés d'au moins 18
ans peuvent bénéficier d'un soutien de l'État sous la forme
d'une allocation versée pendant les périodes durant
lesquelles ils ne perçoivent ni une rémunération au titre d'un
emploi ou d'un stage, ni une autre allocation.
Contrat de professionnalisation
Le contrat de professionnalisation s'adresse à tous les jeunes
âgés de 16 à 25 ans révolus et aux demandeurs d'emploi
âgés de 26 ans et plus. Il s'agit d'un contrat de travail en
alternance à durée déterminée ou indéterminée incluant une
action de professionnalisation. Son objectif est de permettre
aux salariés d'acquérir une qualification professionnelle et
de favoriser leur insertion ou réinsertion professionnelle.
L'action de professionnalisation comporte des périodes de
travail en entreprise et des périodes de formation ; sa durée
est en principe comprise entre 6 et 12 mois, mais peut être
portée à 24 mois par accord collectif de branche. La durée
de formation est d'au moins 15 % de la durée de l'action de
professionnalisation. Les bénéficiaires âgés de 16 à 25 ans
révolus sont rémunérés en pourcentage du Smic (entre 55 %
et 80 %) selon leur âge et leur niveau de formation ; les
autres salariés perçoivent une rémunération qui ne peut être
ni inférieure au Smic ni à 85 % du salaire minimum
conventionnel. Ce contrat ouvre droit pour l'employeur à
une exonération des cotisations patronales de sécurité
sociale quand le bénéficiaire a entre 16 et 25 ans ou quand il
s'agit d'un demandeur d'emploi âgé de 45 ans ou plus.
Contrat unique d'insertion / CUI
Crée par la loi n°2008-1249 du 1er décembre 2008
généralisant le revenu minimum de solidarité active et
réformant les politiques d'insertion, le contrat unique
d'insertion (CUI) est entré en vigueur au 1er janvier 2010
(dans les départements d'Outre-mer entrée en vigueur
prévue pour le 1er janvier 2011).
À compter du 1er janvier 2010 et suite à la mise en place de
ce nouveau contrat, il n'est plus possible de conclure des
contrats d'avenir et des contrats d'insertion - revenu
minimum d'activité (CI-RMA).
Dans les départements d'Outre-mer, la mise en oeuvre du
Contrat Unique d'Insertion (CUI) étant prévue au 1er janvier
2011, la conclusion de CIRMA et de contrats d'avenir reste
possible jusqu'au 31 décembre 2010.
Le contrat unique d'insertion qui a pour objet de faciliter
l'insertion professionnelle des personnes sans emploi
rencontrant des difficultés sociales et professionnelles
d'accès à l'emploi, se décline sous deux formes :
- le CUI - Contrat Initiative Emploi (CUI-CIE) s'adresse aux
employeurs du secteur marchand et ouvre droit à une aide
financière sans exonération spécifique de cotisations
sociales ;
- le CUI - Contrat d'Accompagnement dans l'emploi (CUI-
CAE) s'adresse aux employeurs du secteur non marchand et
ouvre droit à une aide financière et à une exonération
spécifique de cotisations sociales.
Correction des variations saisonnières / CVS
L'évolution d'une série statistique peut en général se
décomposer en effets de trois facteurs : une tendance, une
composante saisonnière et une composante irrégulière. La
correction des variations saisonnières est une technique que
les statisticiens emploient pour éliminer l'effet des
fluctuations saisonnières normales sur les données, de
manière à en faire ressortir les tendances fondamentales
(tendance et composante irrégulière).
Ainsi, par exemple, le taux de chômage désaisonnalisé
supprime les variations dues au profil saisonnier habituel
d'embauche pendant l'été et de mise à pied pendant l'hiver
dans des secteurs d'activité comme l'agriculture et la
construction.
Création d'entreprise
La statistique mensuelle des créations d'entreprises est
constituée à partir des informations du répertoire national
des entreprises et des établissements (Sirene).
Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise
s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour
faciliter les comparaisons : une création d'entreprise
correspond à la mise en oeuvre de nouveaux moyens de
production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient
comme création pour satisfaire au concept harmonisé :
1) les créations d'entreprise correspondant à la création de
nouveaux moyens de production (il y a nouvelle
immatriculation dans Sirene) ;
2) les cas où l'entrepreneur (il s'agit en général d'un
entrepreneur individuel) reprend une activité après une
interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle
immatriculation dans Sirene mais reprise de l'ancien numéro
Siren) ;
3) les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie
des activités et moyens de production d'une autre entreprise
(il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu'il n'y a
pas continuité de l'entreprise reprise.
On considère qu'il n'y a pas continuité de l'entreprise si
parmi les trois éléments suivants concernant le siège de
l'entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise :
l'unité légale contrôlant l'entreprise, l'activité économique et
la localisation.
Depuis les données relatives à janvier 2009, les statistiques
de créations d'entreprises incluent les demandes
d'immatriculation avec le statut d'auto-entrepreneur
enregistrées dans Sirene. Ce dénombrement n'inclut pas les
entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 qui
demandent, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009,
à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal
libératoire en 2009.
Défaillance d'entreprise
Une entreprise est en situation de défaillance ou de dépôt de
bilan à partir du moment où une procédure de redressement
judiciaire est ouverte à son encontre. Cette procédure
intervient lorsqu'une entreprise est en état de cessation de
paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire
face à son passif exigible avec son actif disponible.
Remarque : il ne faut pas confondre la notion de défaillance
et la notion de cessation (voir cette définition). Un jugement
24 Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 10 ? mai 2016
Définitions
d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan
d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure
judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.
La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité
économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne
donnent pas des cessations. Toutes les cessations n'ont pas
donné lieu à une défaillance.
Les liquidations suite à une défaillance ne représentent
qu'une partie de l'ensemble des cessations d'entreprises, de
l'ordre de 20% mais variable avec le temps et les secteurs
d'activité.
Demandeurs d'emploi en fin de mois / DEFM
Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les
personnes inscrites à Pôle Emploi et ayant une demande en
cours au dernier jour du mois.
Demandeurs d'emploi de longue durée / DELD
Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont
ceux inscrits à Pôle Emploi depuis un an ou plus.
Durée moyenne de séjour (hôtellerie, hôtellerie de plein
air)
Rapport du nombre de nuitées au nombre d?arrivées des
clients hébergés.
Emploi d'Avenir / EAV
L'emploi d'avenir (EAV) est un contrat d'aide à l'insertion
destiné aux jeunes particulièrement éloignés de l'emploi, en
raison de leur défaut de formation ou de leur origine
géographique. Il comporte des engagements réciproques
entre le jeune, l'employeur et les pouvoirs publics,
susceptibles de permettre une insertion durable du jeune
dans la vie professionnelle.
Emploi salarié
Par salariés, il faut entendre toutes les personnes qui
travaillent, aux termes d'un contrat, pour une autre unité
institutionnelle résidente en échange d'un salaire ou d'une
rétribution équivalente.
Les non salariés sont les personnes qui travaillent mais sont
rémunérées sous une autre forme qu'un salaire.
Enquête de fréquentation dans l'hôtellerie
L'enquête de fréquentation dans l'hôtellerie permet
l'observation conjoncturelle de la fréquentation dans
l'hôtellerie et l'étude de la structure de la clientèle,
notamment de son origine géographique. Elle permet
d'établir des indicateurs de taux d'occupation, de durée
moyenne de séjour ou de part de la clientèle professionnelle.
Réalisée chaque mois depuis 1982, elle couvre un
échantillon national de 8 300 établissements homologués (1
à 5 étoiles dans le nouveau classement hôtelier) et non
homologués de chaînes de la France métropolitaine et des
départements d'Outre-mer (DOM). L'échantillon final est de
14 000 hôtels environ pour satisfaire les besoins
d'information locale.
Entreprise individuelle
Une entreprise individuelle est une entreprise qui est la
propriété exclusive d'une personne physique. L'entrepreneur
exerce son activité sans avoir créé de personne juridique
distincte. Les différentes formes d'entreprises individuelles
sont : commerçant, artisan, profession libérale, agriculteur.
Chaque entreprise individuelle (comme chaque société) est
répertoriée dans le répertoire SIRENE.
Estimations d'emploi localisées / Estel
À partir de 2009, les estimations d'emploi annuelles sont
calculées à partir du dispositif Estel (Estimations d'emploi
localisées), qui se fondent sur l'utilisation des sources
administratives en niveau.
Pour les salariés, il s'agit des Déclarations Annuelles de
Données Sociales (DADS « grand format ») contenant, en
plus des DADS stricto sensu, les données du fichier de paye
des agents de l'État et celles des particuliers employeurs.
Pour les non salariés agricoles, les sources mobilisées sont
les fichiers de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et pour
les non salariés non agricoles, les fichiers de l'Agence
Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS) qui
est la Caisse Nationale des Unions de Recouvrement des
Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales
(URSSAF).
Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des
sources administratives utilisées avec prise en compte de la
multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT
répertorié » : l'emploi est mesuré sur la dernière semaine de
l'année et tout emploi déclaré est comptabilisé.
Le passage à Estel permet la production des estimations
d'emploi annuelles à un niveau géographique et sectoriel
plus fin que l'ancien système (celui de la zone d'emploi
croisée avec le niveau A38 de la nouvelle nomenclature
d'activités au lieu du niveau départemental). De plus, on
dispose chaque année de la double localisation au lieu de
résidence et au lieu de travail pour les salariés et
d'informations sur le sexe et la tranche d'âge quinquennale
des travailleurs salariés et non salariés.
Hôtellerie de plein air (camping)
Les campings-caravanings classés le sont selon les
nouvelles normes Atout France en vigueur depuis juillet
2012. Ils sont classés de 1 à 5 étoiles. Les conditions
requises pour ce classement portent sur les équipements
communs, les équipements sanitaires, l'accessibilité aux
personnes handicapées.
Immatriculations de voitures particulières neuves
L'Insee publie mensuellement le nombre des
immatriculations des voitures particulières neuves (hors
utilitaires et transit temporaire) permettant ainsi de suivre
l'évolution du marché automobile français. Le chiffre brut,
communiqué par le Comité des constructeurs français
d'automobiles (CCFA) est corrigé des jours ouvrables et des
variations saisonnières (CJO-CVS).
Définitions
Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 10 ? mai 2016 25
Intérim
L'opération de « travail intérimaire » (ou « intérim » ou
« travail temporaire ») consiste à mettre à disposition
provisoire d'entreprises clientes, des salariés qui, en
fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et
rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail intérimaire
(ou entreprise de travail temporaire).
Elle se caractérise donc par une relation triangulaire entre
l'entreprise de travail temporaire, l'entreprise cliente et le
salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un
contrat de mise à disposition (entre l'entreprise de travail
temporaire et l'entreprise cliente) et un contrat de mission
(entre l'entreprise de travail temporaire et le salarié).
Logement autorisé
Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé,
qui entre dans le cadre d'un dossier de permis de construire
ayant reçu un avis favorable.
Logement collectif
Logement dans un immeuble collectif (appartement).
Logement commencé
Un logement commencé est un logement faisant partie d'un
bâtiment dont les fondations sont commencées (cas des
logements collectifs) ou dont les « fouilles en rigole » sont
entreprises (cas des logements individuels).
Logement individuel
Un logement individuel est une construction qui ne
comprend qu'un logement (maison).
Nomenclature d'activités française / NAF rév. 2, 2008
La nomenclature des activités économiques en vigueur en
France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature
d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même
structure que de la nomenclature d'activités de la
Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle
comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France,
celui des sous-classes.
La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant
respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.
La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de
2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1
comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62,
224, et 712 postes
La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur
depuis le 1er janvier 1993.
Nomenclature agrégée - NA, 2008
La NAF rév. 2 contient deux niveaux agrégés « standard » :
les sections et divisions en, respectivement, 21 et 88 postes.
Ces niveaux sont communs à la nomenclature internationale
d'activités CITI rév. 4, à la nomenclature européenne
d'activités NACE rév. 2 et à la NAF rév. 2.
Il était toutefois nécessaire de disposer de niveaux de
regroupements supplémentaires pour répondre aux besoins
de l'analyse économique et de la diffusion en matière de
données de synthèse.
Sept niveaux d'agrégation sont ainsi associés à la NAF rév.
2, dénommés « A xx » où xx représente le nombre de postes
du niveau. Ils constituent la nomenclature agrégée (NA) :
- A 10 : niveau international, regroupement de sections ;
- A 17 : niveau français intermédiaire entre les niveaux A
10 et A 38.
Au niveau des sections (A 21), l'industrie manufacturière est
détaillée en cinq postes et, inversement, certaines activités
de services sont regroupées.
- A 21 : sections, niveau standard de l'arborescence de la
NAF rév. 2 ;
- A 38 : niveau international, intermédiaire entre sections et
divisions ;
- A 64 : niveau européen, intermédiaire entre les niveaux A
38 et divisions (A 88), provisoire ;
- A 88 : divisions, niveau standard de l'arborescence de la
NAF rév. 2 ;
- A 129 : niveau français intermédiaire entre les niveaux
divisions (A 88) et groupes.
Nuitées
Nombre total de nuits passées par les clients dans un
établissement ; deux personnes séjournant trois nuits dans
un hôtel comptent ainsi pour six nuitées de même que six
personnes ne séjournant qu'une nuit.
Pôle emploi
Pôle emploi est un opérateur du service public de l'emploi.
Il est issu de la fusion entre l'ANPE et le réseau des Assedic
qui est devenue effective par la loi du 13 février 2008
relative à la réforme du service public de l'emploi. Il a pour
mission d'accompagner tous les demandeurs d'emploi dans
leur recherche jusqu'au placement, assurer le versement des
allocations aux demandeurs indemnisés, aider les
entreprises dans leurs recrutements et recouvrer les
cotisations.
L'objectif était de créer un opérateur qui permette
notamment aux demandeurs d'emploi d'avoir un seul
interlocuteur pour la gestion des offres d'emploi et de leur
allocation. Pôle emploi existe juridiquement depuis le 19
décembre 2008, date de la première réunion de son conseil
d'administration.
Population active (BIT)
La population active dite « au sens du BIT » regroupe la
population active occupée et les chômeurs ; ces deux
concepts étant entendus selon les définitions du Bureau
International du Travail (BIT).
Saison touristique
Couvre les mois de mai à septembre concernant l?hôtellerie
de plein air.
26 Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 10 ? mai 2016
Définitions
Sit@del2
Sit@del2 est une base de données du système statistique
public relative à la construction neuve de logements et de
locaux non résidentiels. Cette base est alimentée par les
informations des permis de construire, permis d?aménager,
permis de démolir et déclarations préalables. Sit@del2 est la
continuité de Sitadel, prenant en compte les nouvelles
variables des formulaires mis en place lors de réforme du
droit des sols en octobre 2007.
Société
Une société est une entité dotée de la personnalité juridique.
Elle est créée dans un but marchand, à savoir, produire des
biens ou des services pour le marché, qui peut être une
source de profit ou d'autres gains financiers pour son ou ses
propriétaires ; elle est la propriété collective de ses
actionnaires, qui ont le pouvoir de désigner les
administrateurs responsables de sa direction générale.
Les sociétés exercent leur activité sous de nombreuses
formes juridiques ; les plus fréquentes sont :
- la SARL, société groupant des associés dont la
responsabilité est limitée à leur apport personnel ;
- la Société Anonyme (SA) où l'exercice de l'activité est
séparé de la responsabilité des actionnaires ;
- la société civile, présente notamment dans les professions
libérales et l'immobilier.
Taux de chômage (BIT)
Le taux de chômage au sens du Bureau international du
travail (BIT) est la proportion du nombre de chômeurs au
sens du BIT dans la population active au sens du BIT (actifs
occupés et chômeurs).
Taux d'occupation (hôtellerie, hôtellerie de plein air)
Rapport entre le nombre de chambres (emplacements)
occupés et le nombre de chambres (emplacements) offerts
par les hôtels et campings ouverts. Il diffère du taux
d'utilisation qui rapporte le nombre de chambres
(emplacements) occupés au nombre de chambres
(emplacements) total des hôtels et campings, qu'ils soient
ouverts ou fermés.
Coordination Direction régionale de l?Insee des Pays de la Loire
Contribution Direccte des Pays de la Loire
Dreal des Pays de la Loire
Draaf des Pays de la Loire
Directeur de publication Pascal Seguin
Rédacteur en chef Myriam Boursier
Pilotage Serge Fraboul
Aurélie Goin
Anne-Gaël Mocaer
Auteurs David Amonou
Guillaume Coutard
Éric Craipeau
Denis Douillard
Serge Fraboul
Olivier Jean
Delphine Legendre
Camille Sutter
Maël Theulière
Bureau de presse Bureau de presse de l?Insee des Pays de la Loire
Tél : 02 40 41 75 89
Courriel : bureau-presse-pays-de-loire@insee.fr
© Insee 2016
Bilan économique 2015
Des signes d?amélioration dans les Pays
de la Loire
Conjoncture n° 10
Mai 2016
En 2015, le PIB de la France se redresse avec une hausse modérée de + 1,3 % contre
seulement + 0,6 % en 2014. La reprise économique intervient dans un environnement
international où l?activité accélère dans les économies avancées, avec un taux de change
favorable pour l?euro et un bas prix pour le pétrole. En France, la consommation des ménages
et l?investissement des entreprises sont les principaux moteurs de la croissance. Comme en
France, l?activité progresse dans l?industrie et les services marchands dans les Pays de la
Loire. Reflétant cette amélioration, l?emploi salarié augmente aux niveaux national (+ 0,5 %) et
régional (+ 0,8 %). Après trois années de baisse, la région crée 7 000 emplois dans les
secteurs principalement marchands, toutefois cette progression ne concerne que le tertiaire.
Le taux de chômage se replie très légèrement : ? 0,1 % sur un an pour atteindre 8,9 % au
4e trimestre.
ISSN 2416-8807
Insee des Pays de la Loire
105, rue des Français Libres
BP 67401
44274 NANTES Cedex 2
Directeur de la publication :
Pascal Seguin
Rédacteur en chef :
Myriam Boursier
© Insee 2016