La fiscalité de l'aménagement - De la planification du projet urbain à son financement : les (bonnes) questions à se poser

Auteur moral
Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (France). Direction territoriale Ouest ; Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Cette fiche sur le financement du projet urbain réalisée de façon concertée avec l'ensemble des DDT(M) des Pays de Loire, accompagnée d'une base de diaporama est un outil à diffusion interne à destination des services de l'État et de la DREAL. Elle n'a pas vocation à être transmise aux collectivités et/ou partenaires.<br /><br />Elle a pour objectifs de formaliser les "bonnes questions à se poser" et d'apporter des éléments pour les agents de DDT en charge de conseil aux collectivités afin de :<br />Sensibiliser les élus aux coûts de l'aménagement et équipements associés à l'urbanisation<br />Inciter les élus à avoir une approche économique dès la planification et à mettre en place les bons outils de la fiscalité de l'aménagement<br />Et permettre d'aboutir à des PLU(i) et des orientations d'aménagement et de programmation (OAP) réalistes au moment de la traduction opérationnelle.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
plan d'aménagement ; fiscalité ; taxe d'aménagement ; urbanisation
Descripteur écoplanete
Thème
Ville - Urbanisme ; Aménagement du territoire ; Administration publique ; Collectivités territoriales
Texte intégral
1 Lorsqu?un maître d?ouvrage (public ou privé) engage une opération d?aménagement urbain, la réalisation des équipements publics allant de pair avec le bon déroulement de l?opération, son attractivité et sa commercialisation, se révèle fréquemment être une de ses premières préoccupations. Le processus d?urbanisation oblige de fait les collectivités locales à réaliser les équipements publics rendus nécessaires par les opérations d?aménagement, qu?il s?agisse d?une dynamique d?accompagnement ou de rattrapage. Les investissements à réaliser sont généralement coûteux, et difficilement « fractionnables ». Or dans le contexte économique et budgétaire actuel, les collectivités ont des difficultés à financer les équipements publics et la question de leur financement arrive souvent tardivement dans les réflexions sur le projet urbain et peuvent conduire au renoncement à l?opération. Pourtant, des dispositifs de financement existent. Ils n?ont pas tous le même rendement financier ni les mêmes contraintes, et la plupart nécessitent une bonne anticipation. C?est en fait dès la planification qu?il conviendrait d?adosser cette réflexion financière au projet urbain. La présente fiche est à destination des services de l?Etat (DDT(M) et DREAL) dans le cadre de leur mission de conseil, que ce soit en termes de planification, de ville durable, d?habitat, d?urbanisme opérationnel ou de fiscalité de l?aménagement. Elle a pour objectifs de formaliser les «bonnes questions à se poser» et d?apporter des éléments pour les agents de DDT en charge du conseil aux collectivités afin de : - sensibiliser les élus aux coûts de l?aménagement et équipements associés à l?urbanisation ; - inciter les élus à avoir une approche économique dès la planification et à mettre en place les bons outils de la fiscalité de l?aménagement ; - permettre d?aboutir à des PLU(i) et des orientations d?aménagement et de programmation (OAP) réalistes au moment de la traduction opérationnelle. SOMMAIRE 1- Pourquoi avoir une approche financière dès la planification ? 2- Comment financer son projet de développement urbain ? 3- Quel est le bon calendrier de la réflexion financière relative au projet de développement inscrit dans le document de planification ? La fiscalité de l?aménagement De la planification du projet urbain à son financement : les (bonnes) questions à se poser n° 32 2 Le PLU est l?outil privilégié d?expression du projet communal ou intercommunal à l?issue d?une réflexion qui s?est nourrie et affinée au regard du diagnostic de territoire. Ce projet est transcrit dans le projet d?aménagement et de développement durables (PADD) puis dans les OAP et le règlement. En ouvrant un secteur à l?urbanisation (quartier d?habitat, zone d?activité...), la collectivité s?engage à réaliser les équipements nécessaires aux besoins des populations ou des entreprises, qui viendront s?y installer : voiries et réseaux, espaces publics et espaces verts, pistes cyclables? mais aussi équipements de «superstructure» : école, crèche, salle de sports, réseau de chaleur,? L?ouverture à l?urbanisation a donc des conséquences financières pour les collectivités. Généralement, les collectivités souhaitent augmenter leur population afin de maintenir l?école et attirer des entreprises pour créer de l?emploi local. Ainsi, elles augmentent leurs ressources fiscales directes (taxe d?habitation, part locale de la taxe sur la valeur ajoutée des entreprises). Jusqu?à maintenant, leur attention était corrélativement peu portée sur les dépenses budgétaires engendrées par l?urbanisation car elles disposaient des marges de manoeuvre budgétaires ou d?une fiscalité de l?urbanisme mobilisable au coup par coup. Or avec la réforme de la fiscalité de l?aménagement, les collectivités doivent changer d?échelle et penser de manière plus globale et plus en amont car ne pas anticiper ces coûts en amont, c?est risquer de ne pas pouvoir y faire face le moment venu. Dans le contexte actuel de faible croissance, de maîtrise des extensions urbaines et de priorité à la construction de logements dans les polarités et en renouvellement urbain, il est important d?interroger le financement des opérations d?aménagement dès la planification. Pour anticiper ses charges à venir, et mieux gérer son développement, il est essentiel que la collectivité ait défini son programme : quelle population, quels nombres de logements et quels types d?habitat, quels types d?entreprises ? Elle en déduira les équipements nécessaires pour l?accompagner et par conséquent les moyens financiers pour les réaliser. Trois raisons majeures de mettre en place une approche financière dès la planification : ? financer les dépenses liées à l?élaboration du document d?urbanisme, ? financer les équipements publics rendus nécessaires par le développement du territoire tel qu?il est prévu dans le document d?urbanisme, ? « garantir » la faisabilité des objectifs en matière d?habitat fixés dans les OAP. 1- Pourquoi avoir une approche financière dès la planification ? Financer les dépenses liées à l?élaboration du document d?urbanisme Financer l?urbanisation commence le plus souvent par financer le document local d?urbanisme. Loin d?être marginales, les dépenses exposées au titre de la planification territoriale pèsent sur les budgets communaux. A titre d?illustration, en Loire Atlantique, il faut compter entre 30 et 50 000 ¤ pour un PLU avec évaluation environnementale et plus de 300 000¤ pour un PLUi de 12 communes. Depuis la loi Urbanisme et Habitat du 2 juillet 2003, les coûts supportés par les collectivités lors de l?élaboration, la révision ou la modification d?un document local d?urbanisme sont désormais inscrites à la section investissement de leurs budgets et ouvrent donc droit aux attributions du fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée. Ainsi, les dépenses de planification territoriale doivent être pensées comme un investissement et les produits dégagés par le développement de l?urbanisation peuvent être regardés comme un retour sur investissement. Toutefois les collectivités peuvent aussi bénéficier de subventions de l?Etat. 3 Financer les équipements publics d?accompagnement du développement urbain Il n?y a pas d?urbanisation sans réalisation d?équipements publics. Certains de ces équipements, tels que la voirie ou l?assainissement constituent une condition préalable à la réalisation des constructions. L?acte de construire doit être précédé et préparé par la viabilisation des terrains d?accueil. A cet investissement préalable s?ajoutent des dépenses d?équipements qui accompagnent la croissance urbaine. Il s?agit des bâtiments pour les écoles, des équipements sportifs, de loisirs ou culturels : les besoins des nouvelles populations urbaines ne se réduisent pas à la seule demande en logement. Si le principe général du financement des équipements publics reste l?impôt, il devient de plus en plus difficile aujourd?hui de laisser financer ces dépenses par les seuls contribuables. Au fil des réformes, le législateur a simplifié les outils à la disposition des communes en distinguant trois grandes sources de financement « privé » complémentaire à l?investissement public : les aménageurs, les constructeurs et les propriétaires, et ce, via les taxes d?aménagement et participations d?urbanisme. A de rares exceptions près, ces différents outils de financement doivent, conformément au principe d?autonomie de gestion des collectivités territoriales, avoir fait l?objet d?une délibération qui les institue, en détermine le champ d?application et en fixe le taux. Il appartient donc aux collectivités de choisir et d?instaurer les outils adaptés. Par contre, cela doit avoir été fait suffisamment tôt (avant le 30/11 pour la taxe d?aménagement et avant l?instruction d?un permis de construire ou d?aménager pour les autres). A ce stade, si la collectivité n?a mis en place aucun outil permettant de mettre à contribution l?aménageur, le constructeur ou le propriétaire, il est trop tard : ? soit la collectivité supporte seule les investissements nécessaires, conformément au principe de financement des équipements publics sur le budget local, au prix parfois d?arbitrages budgétaires, ? soit la réalisation de l?opération est compromise (par exemple si c?est la viabilisation des terrains qui fait défaut). Dans un cas comme dans l?autre, cela remet en cause la planification territoriale décidée. Rédiger des OAP réalistes Les orientations d?aménagement sont élaborées dans le cadre du plan local d?urbanisme (PLU). Elles permettent de spatialiser et de rendre opérationnelles les intentions affichées par la collectivité dans le PADD du PLU (R151-11). Si elles peuvent concerner toutes les zones du PLU, les OAP, notamment spatialisées, sont l?instrument de prédilection des zones urbaines (renouvellement urbain, restructuration ou valorisation d?îlots...) et des zones à urbaniser (destinées au développement des zones d?habitat ou d?activités, de loisirs). Leur principal intérêt est d?inscrire les futurs projets opérationnels dans la cohérence d?ensemble du projet d?aménagement et de développement durable du territoire du PLU. Elles permettent également de définir une programmation en définissant des objectifs qualitatifs et/ou quantitatifs quels que soient les thèmes abordés et en donnant des échéances (priorités de réalisation sur certaines zones et/ou conditionnement de l?urbanisation à la réalisation d?un équipement public). Elles permettent alors de réfléchir aux outils opérationnels et financiers permettant leur réalisation et donc de poursuivre la réflexion sur la fiscalité. L. 151-6 et L 151-7 (L.123-1-4) du code de l?urbanisme Les orientations d?aménagement et de programmation peuvent notamment : 1° Définir les actions et opérations nécessaires pour mettre en valeur l?environnement, notamment les continuités écologiques, les paysages, les entrées de villes et le patrimoine, lutter contre l?insalubrité, permettre le renouvellement urbain et assurer le développement de la commune ; 2° Favoriser la mixité fonctionnelle en prévoyant qu?en cas de réalisation d?opérations d?aménagement, de construction ou de réhabilitation un pourcentage de ces opérations est destiné à la réalisation de commerces ; 3° Comporter un échéancier prévisionnel de l?ouverture à l?urbanisation des zones à urbaniser et de la réalisation des équipements correspondants ; 4° Porter sur des quartiers ou des secteurs à mettre en valeur, réhabiliter, restructurer ou aménager ; 5° Prendre la forme de schémas d?aménagement et préciser les principales caractéristiques des voies et espaces publics ; 6° Adapter la délimitation des périmètres, en fonction de la qualité de la desserte, où s?applique le plafonnement à proximité des transports prévu aux articles L. 151-35 et L. 151-36. Les différentes prescriptions (par exemple en terme de voirie, de zones humides à préserver, de mixité sociale et fonctionnelle, de formes urbaines, de stationnement, ...) contenues dans les OAP impactent la faisabilité financière des opérations d?aménagement. Vérifier la pré-faisabilité des OAP est donc indispensable pour s?assurer que les objectifs affichés sont réalistes (notamment au regard des revenus des ménages et du marché immobilier local) et pour éviter de devoir venir modifier ces OAP au moment du passage à l?opérationnel. Sous un autre angle, le phasage des zones à urbaniser va impacter les recettes fiscales et donc la possibilité pour la collectivité de financer les équipements publics nécéssaires. Cette approche financière et temporelle est donc importante pour assurer la mise en oeuvre des objectifs affichés. 4 2- Comment financer son projet de développement urbain ? La mise en perspective des besoins liés au projet de développement avec la planification doit permettre à la collectivité d?avoir une approche des investissements à réaliser en fonction de ses projets à venir. Les propriétaires de terrains, les aménageurs, les constructeurs et les acquéreurs ont un intérêt à la concrétisation de leurs opérations. Leur participation au financement des équipements apparaît de la sorte à la fois comme nécessaire et légitime. Afin d?apporter des garanties à chacun et en vue de limiter les risques pour les diverses parties prenantes, les modalités de participation des tiers et des maîtres d?ouvrage ont été progressivement codifiées, tout en laissant des marges d?adaptation. Les collectivités locales assurent leur financement principalement grâce à la fiscalité locale et aux concours financiers de l?État (notamment la dotation globale de fonctionnement). Elles peuvent également faire appel à l?emprunt. En 2015, les recettes de fonctionnement des collectivités territoriales et de leurs groupement à fiscalité propre s?élevaient au total à 193,5 milliards d?euros. Le principe général est que la collectivité locale doit financer les équipements publics à travers son budget. Les ressources financières obtenues par les collectivités par voie d?emprunt peuvent uniquement être employées à des fins d?investissements. Elles peuvent donc être mobilisées pour la réalisation d?équipements publics. Une réflexion sur la fiscalité directe (impôt sur le foncier non bâti, augmentation globale des taux,...) avec l?aide du comptable public est donc une première option. Ensuite, deux autres leviers sont mobilisables : - prévoir une participation des opérateurs pour financer les équipements et espaces publics (différentiation du taux de TA, TA majorée, PUP...) ; - avoir une politique de maîtrise des coûts du foncier pour limiter la part des dépenses foncières dans son bilan, comme dans celui des opérateurs. Le mémento financier et fiscal du maire - avril 2008 Comment sont financées les dépenses d?équipement : le financement disponible L?excédent dégagé en fonctionnement (Capacité d?Autofinancement : CAF) doit permettre de payer les remboursements de dettes. Le surplus (CAF - remboursements de dettes) s?ajoute aux recettes d?investissement (dotations, subventions ; plus-values de cession) pour financer les dépenses d?équipement. Ce montant représente le financement disponible de la commune. Le financement disponible représente le total des ressources (hors emprunts) dont dispose la collectivité pour investir, après avoir payé ses charges et remboursé ses dettes. Il y a lieu d?examiner comment la CAF a permis de couvrir les remboursements de dettes, puis analyser les évolutions de la CAF et des remboursements de dettes. Il faut déterminer le montant du financement disponible sur le dernier exercice et expliquer son évolution en fonction des recettes d?investissements autres que la CAF. Que représente la fiscalité directe locale pour les communes ? La fiscalité locale fait partie des différents moyens mis à la disposition des collectivités pour investir et financer les services courants de leur territoire (écoles, transports, aides sociales, entretien de la voirie, etc.). La fiscalité directe locale inclut les quatre « taxes directes locales » au sens strict : ? la taxe d?habitation (TH) ; ? la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) ; ? la taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) ; ? les impôts économiques. 5 La taxe d?enlèvement des ordures ménagères (TEOM), facultative, est une taxe annexe à la TFPB. Les communes peuvent choisir d?instituer la TEOM, la redevance d?enlèvement des ordures ménagères (REOM) ou financer le service d?enlèvement et de traitement des ordures ménagères par le budget général. En principe, les communes votent des taux pour les quatre taxes directes locales et perçoivent le produit correspondant. Toutefois, lorsqu?elles sont membres d?un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à taxe professionnelle unique (TPU) ou d?un EPCI percevant la taxe professionnelle de zone, ces groupements sont substitués aux communes pour l?application des dispositions relatives à la taxe professionnelle sur l?ensemble du territoire (TPU) ou de la zone d?activités économiques (TPZ). La détermination de l?assiette de ces impôts directs locaux se fait à partir de la valeur locative cadastrale des immeubles. D?un point de vue comptable, les recettes liées aux taxes et participations d?urbanisme viennent abonder la section recettes d?investissement du budget local, alors que la fiscalité directe locale abonde les recettes de fonctionnement. Les recettes liées aux taxes d?urbanisme restent modestes par rapport aux autres recettes (notamment les impôts) et par rapport aux dépenses d?investissement. Quant aux recettes liées aux participations (PUP notamment), elles sont dépendantes des projets et des communes puisqu?elles sont directement associées au volet opérationnel des projets. Par exemple à Nantes, en 2015, la taxe d?aménagement représente 10,8 millions d?euros pour un budget de 251,9 millions d?euros, soit 4 % du budget. Montant produit en millions d?¤ en France 2010 2011 2012 Taxe locale d?équipement 620 550 110 Taxe d?aménagement - - 552 La fiscalité de l?aménagement Les critères d?exigibilité des participations sont stricts. Le caractère limitatif des contributions exigibles est exprimé dans les articles L332-6 et L332-6-1 du code de l?urbanisme. Viennent ensuite la possibilité de financer les équipements publics via la ZAC ou dans le cadre d?un projet urbain partenarial (PUP) et toutes contributions non prévues par les textes sont illégales. La PAC (participation à l?assainissement collectif), qui est déconnectée de l?autorisation d?urbanisme, est liée au raccordement physique de la construction. Droit de mutations à titre onéreux 6 Trois rappels concernant les participations: ? Le principe de proportionnalité s?applique : le montant d?une participation est proportionné à l?usage qui en sera retiré par les usagers et futurs habitants de l?opération ou du projet. ? Un équipement public financé par une participation ne peut donner lieu à une autre participation spécifique à cet équipement => principe du non cumul. Ce principe de non-cumul des taxes et participations est d?ordre public avec un mécanisme de réparation en cas de perception de taxes ou participations illégalement obtenues ou prescrites : l?action en répétition de l?indu. ? Les participations (PUP, participation pour équipement public exceptionnel (PEPE), ZAC) notamment doivent être inscrites sur le registre des participations tenu en mairie (articles L. 332-29, art. R. 332-41) pour constituer le point de départ du délai de prescription de l?action en répétition de l?indu. Quelles taxes et participations pour quels financements (que reste-t-il aux collectivités au 1er janvier 2015 ?) Choisir l?outil adapté Afin de choisir l?outil de financement adapté, il est primordial que la collectivité mène les études préalables nécessaires pour établir une comparaison avantages / inconvénients des outils. Ainsi la stratégie concernant la fiscalité de l?aménagement va se matérialiser par plusieurs points : - Modulation du taux dans l?espace et dans le temps (année N-1) pour la TA - Choix éventuels d?instaurer d?autres outils de financement (participations), en respectant les critères d?exigibilité stricts - Exonérations facultatives partielles ou totales Cela suppose de disposer d?une estimation du taux théorique assurant le financement des équipements puis de choisir le bon outil en fonction du rendement attendu et des effets indirects potentiels. REALISATION ET FINANCEMENT DES EQUIPEMENTS PROPRES Article L332-15 Liste non exhaustive -Voirie - Réseau d?eau - Réseau d?électricité - Réseau télécoms - Eaux pluviales - Eaux usées - Eclairage - Aire de stationnement - Espaces collectifs - Aires de jeux - ... REDEVANCE ARCHEOLOGIE PREVENTIVE Article L332-15 TAXE D?AMENAGEMENT Part communale ou intercommunale Taux de 0 à 5 % (sectorisable) Taux majorée de 5 à 20 % (à justifier) Part départementale Taux plafond 2.5 % Part Région Ile-de-France Taux plafond 1 % par département+ + VERSEMENT SOUS DENSITE REDEVANCE BUREAUX ILE DE FRANCE + + + + PARTICIPATIONS ZAC L 311-4 PUP L 332-11-3 Participation ponctuelle Equipements publics exceptionnels ET/ OU OU Règle de non-cumul Au titre d?un même équipement, une seule participation peut être exigée. 7 Méthode proposée 1 - définir le potentiel de construction sur la commune 2 - analyser la capacité des équipements existants (VRD, mais aussi école...) à y répondre 3 - préciser le programme et le coût des équipements nécessaires pour y répondre 4 - choisir l?outil de financement de ces équipements publics 5 - modifier si besoin le document d?urbanisme (aller vers une densité plus forte (pour davantage de recettes) ou redéfinir le phasage d?ouverture à l?urbanisation (pour des dépenses plus échelonnées dans le temps) 8 Exemple de calcul Exemple d?une commune dotée d?un PLU, comprenant : ? une zone Ud desservie par les réseaux et les voies mais pour lesquelles quelques équipements complémentaires seront nécessaires ? une zone AU d?urbanisation future dont l?ouverture à l?urbanisation est subordonnée à la réalisation de voies et de réseaux public Programme et coût des équipements nécessaires pour y répondre ? pour la Zone Ud : capacité de 28 maisons de 120m² de surface de plancher (en moyenne) avec des travaux complémentaires aux équipements publics existants : 25 000 ¤ HT ? pour la Zone AU : potentiel de 130 logements 120m² de surface de plancher (en moyenne) + 5 locaux industriels pour 6500 m² de surface de plancher. Les travaux nécessaires concernent la voirie (adaptation pour les transports collectifs et modes doux), un parking périphérique (proportionnel aux besoins de la zone), les réseaux (eau, électricité, assainissement, dont renforcement de la station d?épuration) et un agrandissement école : montant estimé de 1 260 000 ¤ HT Simulations de TA ? simulation avec la TA, calcul du taux maximal pour la zone U : 28 maisons Nombre surface de plancher par maison Valeur forfaitaire applicable TA à percevoir par la collectivité accession libre 19 120 Abattement de 50% sur les 100 premiers m² (352,50¤ puis 705¤) 937 650 ¤ accession aidée 7 120 Abattement de 50% sur la totalité (352,50¤) 296 100 ¤ résidences secondaires 2 120 pas d?abattement (705¤) 169 200 ¤ Base fiscale prévisionnelle = 1 402 950 ¤ Taux maximal = coûts équipements / Base fiscale prévisionnelle = 25 000 / 1 402 950 = 1,8 % ? simulation avec la TA, calcul du taux maximal pour la zone AU : 130 logements + 5 locaux industriels pour 6500 m² Nombre surface de plancher par maison Valeur forfaitaire applicable TA à percevoir par la collectivité accession libre 80 120 Abattement de 50% sur les 100 premiers m² (352,50¤ puis 705¤) 3 948 000 ¤ logements sociaux PLAI 10 100 exonéré de plein droit 0 ¤ accession aidée 32 120 Abattement de 50% sur la totalité (352,50¤) 1 353 600 ¤ résidences secondaires 8 120 pas d?abattement (705¤) 676 800 ¤ locaux industriels 6500 m² Abattement 50% 2 291 250 ¤ Base fiscale prévisionnelle = 8 269 650 ¤ Taux maximal = coûts équipements / Base fiscale prévisionnelle = 1 260 000 / 8 269 650 = 15,2 % Choix de l?outil Pour la zone Ud : la collectivité a tout intérêt à rester en TA simple. En fonction du taux de TA sur le reste de la commune, elle peut choisir de garder le taux actuel (s?il est supérieur ou égal à 2%) ou s?il est de 1 %, d?instaurer une TA sectorisée sur la zone Ud, justifiée par le calcul ci-dessus. Pour la zone AU : la TA simple ne suffit pas à couvrir le coût des équipements publics. 3 choix pour la collectivité. ? Si c?est un projet public en ZAC, elle peut utiliser la participation en ZAC en mettant à la charge de la ZAC le coût des équipements publics rendus nécessaires la part (principe de proportionnalité) mise à la charge du secteur. ? Si le projet reste privé, elle peut : ? instaurer une TA majorée en justifiant le taux (entre 5 et 20%) par le calcul de la surface de plancher attendue dans la zone, le coût des équipements publics rendus nécessaires et la part mise à la charge du secteur. ? Si un opérateur est déjà positionné ou si les propriétaires fonciers sont intéressés, elle peut proposer la signature d?un PUP sur la base de la surface de plancher attendue dans la zone, du coût des équipements publics rendus nécessaires et de la part (principe de proportionnalité) mise à la charge du secteur. 9 Comment arbitrer entre la fiscalité de l?aménagement et la fiscalité directe locale? Quelle stratégie fiscale ? L?arbitrage se révèle assez difficile et finalement avant tout politique car il suppose de prendre en compte le point de vue des collectivités comme des contribuables. La fiscalité directe touche tous les contribuables (mais il existe des abattements pour certaines catégories de population en fonction du revenu). Elle est annuelle et les ménages la connaissent bien et l?intègrent à leur budget. Idem pour les contributions économiques. Pour la collectivité, c?est un revenu prévisible et stable. La fiscalité de l?aménagement concerne uniquement les personnes faisant construire un logement, indépendamment de leur revenu et de leur statut (professionnel ou particuliers). Elle doit être payée en 2 fractions égales après la délivrance du permis : au 12e mois pour la 1e échéance, puis au 24e mois pour la 2nde échéance. Si son montant est inférieur à 1 500 ¤, elle n?est payée qu?en une seule fois. Pour un logement type de 100m² (surface taxable, garage compris) sans aménagement spécifique, sans place de parking sur parcelle en plus Montant de la TA à verser par le pétitionnaire Taux Part départementale (1,5%) Part communale Total TA 1% 529 ¤ 353 ¤ 882 ¤ TA 5% 529 ¤ 1763 ¤ 2 292 ¤ TA majorée 10% 529 ¤ 3525 ¤ 4 054 ¤ 15% 529 ¤ 5 288 ¤ 5 816 ¤ Quand il s?agit d?un particulier faisant construire sa maison, le coût (souvent non intégré au départ) peut se révéler important (cf tableau ci-contre). Quand il s?agit d?un professionnel, le montant de la taxe d?aménagement ou des autres contributions d?urbanisme (PUP par exemple) est intégré dans le budget global de l?opération et se révèle relativement transparent pour l?acheteur. Pour la collectivité, c?est un revenu variable d?une année sur l?autre et très dépendant du dynamisme du marché de la construction sur le territoire. Par contre, elle permet de faire payer les bénéficiaires directs des nouveaux aménagements. Enfin, pour ce qui est du PUP, en tant qu?outil d?urbanisme négocié, il nécessite que la collectivité ait en face d?elle des opérateurs prêts à s?engager dans cet outil de financement. Au moment de faire son choix, la collectivité doit donc s?interroger sur les recettes attendues et sur l?impact vis-à-vis du pétitionnaire. L?arbitrage reste toujours difficile. Selon certains professionnels, la taxe d?aménagement majorée aurait un effet repoussoir (surtout si la taxe non majorée est faible). Celle-ci étant liée à un secteur particulier, elle aurait tendance à inciter les particuliers à aller construire ailleurs dans la commune ou dans une autre commune. Mettre en cohérence la fiscalité locale et le projet urbain Le financement des équipements publics ne doit pas être traité comme une question sectorielle. Il est fondamental de relier les choix faits en matière fiscale avec le projet urbain. Ainsi, une commune confrontée à une hausse des valeurs foncières, qui exclut du marché les ménages à revenus moyens, peut faire le choix de ne pas instituer la taxe d?aménagement, privilégiant par exemple la taxe forfaitaire sur la cession à titre onéreux de terrains rendus constructibles par le PLU parce que cette taxe frappe la plus-value du vendeur. Cela évite d?augmenter les charges pesant sur les accédants à la propriété si le projet communal est d?encourager la mixité sociale. Ou, si elle institue la taxe d?aménagement, la collectivité a la possibilité de voter des d?exonérations facultatives définies par le code et de faire des taux différents suivant les secteurs (justifiés par des considérations liée à l?urbanisation). De manière générale, cette recherche d?une mise en cohérence dépasse le cadre étroit de la seule fiscalité de l?urbanisme pour concerner aussi les impôts directs locaux. C?est notamment le cas de la taxe foncière sur les propriétés non bâties. Les conseils municipaux peuvent en effet augmenter la valeur locative cadastrale des terrains situés dans les zones urbaines, par exemple en renchérissant sensiblement l?impôt dû sur les « dents creuses » ou îlots fonciers faisant l?objet d?une rétention par des propriétaires spéculant sur la tendance haussière du marché. Cette mesure permet ainsi d?inciter les propriétaires tout en facilitant le renouvellement urbain et de mobilisation de terrains en vue de la construction de logements. Mobiliser les subventions Même si ces dernières deviennent rares, les collectivités peuvent aussi rechercher des subventions. Elles peuvent bénéficier de subventions d?autres collectivités dans le cas de contrat de territoire conclu pour une certaine durée. Au niveau de l?Etat, outre la dotation d?équipement des territoires ruraux, la plupart des subventions de l?Etat sont désormais proposés sous forme d?appels à projets. Dans tous les cas, l?anticipation est donc nécessaire. Il est donc important d?avoir une vision globale des projets sur son territoire (prospective planification et étude pré et opérationnelle à faire) et que les collectivités soient a minima structurées pour pouvoir y répondre. 10 3- Quel est le bon calendrier de la réflexion financière relative au projet de développement inscrit dans le document de planification ? A part dans les annexes du PLU (qui précisent graphiquement les secteurs déterminés pour la TA (TA sectorisée et TA majorée), ainsi que les zones de PUP), les aspects financiers n?apparaissent pas en tant que tels dans le document d?urbanisme. Pour autant, il convient de mener la réflexion financière en parallèle de l?élaboration du document d?urbanisme et certains compléments peuvent être demandés au bureau d?études en charge du PLU(i). Ils nécessitent donc d?être intégrés dans le cahier des charges du bureau d?études. Les éléments à prendre en compte au moment du diagnostic C?est tout d?abord au moment du diagnostic et des études amont qu?il convient d?approfondir la question financière, notamment via la connaissance de l?état des équipements publics, mais aussi les besoins en logements. Concernant les équipements publics, les PLU regardent généralement la capacité de la station d?épuration et des équipements scolaires. Les diagnostics du PLU doivent aussi permettre de donner l?état des équipements (réseaux, station d?épuration, écoles, autres bâtiments publics, aménagement numérique...) ainsi que leurs capacités maximales et avoir une idée du coût des travaux minimum à réaliser pour leur mise aux normes (accessibilité, économies d?énergie...), voire des investissements nécessaires pour répondre à de nouveaux besoins. Aujourd?hui, les besoins liés à l?arrivée d?une nouvelle population sont rarement indiqués et chiffrés en tant que tel. La liste des équipements et services publics à prendre en compte tend à augmenter (réseau de chaleur, aire de co-voiturage, crèches, services aux employés). L?optimisation des équipements publics devrait être abordée au travers du coût d?investissement, du coût de fonctionnement et de plus en plus des coûts de montage inhérents à la diversification des sources de financement. L?optimisation suppose également d?envisager et d?étudier toutes les possibilités de mutualisation avec les collectivités membres de l?intercommunalité dont les équipements ne sont pas optimisés. Quels équipements publics sont concernés ? - Réseau de chaleur, réseaux électriques, gaz, numérique, eaux pluviales, réseaux d?assainissement - Voirie, cheminements doux, aires de covoiturage - services : écoles, crèches, accueil périscolaire, restauration scolaire - station d?épuration Le diagnostic de l?existant doit se faire à l?échelle intercommunale ou communale selon le besoin de proximité. Il doit permettre de répondre aux questions suivantes : - quelles sont les capacités résiduelles des équipements existants ? - quels sont les équipements dont l?utilisation peut évoluer ? S?il existe une planification des équipements à l?échelle de l?EPCI, elle doit être intégrée dans la réflexion. A cette phase, la connaissance des besoins en logements et l?état des marchés fonciers et de l?habitat sont aussi un préalable indispensable pour vérifier, par la suite, la faisabilité des OAP proposées. Dans cette phase de diagnostic, la méthode d?évaluation de la capacité d?accueil peut aussi aider à lister les questions à se poser pour tout territoire souhaitant accueillir de la population. Quelques questions issues de l?évaluation de la capacité d?accueil Le capital matériel (équipements collectifs et infrastructures) répond-il en toute saison, aux besoins évolutifs de populations en croissance ? ? Capacité d?assainissement des eaux usées insuffisante en qualité et/ou en quantité ? Capacité résiduelle annuelle de la station d?épuration ? Capacité de traitement des déchets ? Saturation de la voirie et/ou des parkings / Niveau d?encombrement du trafic routier ? Capacité des réseaux de transport d?électricité ? Débit du réseau ADSL et téléphonie mobile Capacité à maîtriser financièrement l?urbanisation (équipements collectifs et services) ? Coefficient d?autofinancement courant ? Capacité d?autofinancement ? Taux d?équipement ? Coefficient de mobilisation du potentiel fiscal 11 Les éléments à prendre en compte au moment du PADD La bonne connaissance des équipements publics et de l?état des finances communales est un point fondamental pour guider les réflexions du PADD vers des choix financièrement acceptables par la collectivité. Au moment du PADD, il conviendrait aussi d?avoir une approche prospective des besoins en fonction : - des objectifs des politiques locales multi-sectorielles (réflexion sur la mutualisation des équipements publics, du stationnement...) - du nombre et du type de ménages qui occuperont les logements rénovés et construits - du nombre et du type d?entreprises qui s?installeront Via le dimensionnement des zones à urbaniser et leur phasage, le PADD donne la feuille de route des équipements publics à financer ou rénover et permet de réfléchir aux outils adaptés pour les réaliser. Les éléments à prendre en compte dans les OAP Une fois la stratégie de développement élaborée, celle-ci va se traduire dans les OAP. Plus la réflexion communale est poussée et plus l?OAP peut être précise et constitue un cadre pertinent et efficace dans la maîtrise de la qualité des futures opérations d?aménagement. L?OAP est un outil indispensable à la préparation d?une opération de qualité. Encore faut-il que cette opération puisse voir le jour, c?est-à-dire qu?elle corresponde aux besoins du marché local et qu?elle soit viable économiquement, pour la collectivité, comme pour les opérateurs. Chaque secteur d?OAP fait l?objet d?un diagnostic de ses potentialités en aménagement qui doit étayer les principes d?organisation retenus. Le diagnostic est proportionné au travail à réaliser : il ne s?agit pas de faire une étude pré-opérationnelle. Pour autant, inscrire dans le PLU(i) des OAP dont la faisabilité est incertaine, comporte peu d?intérêt pour la collectivité. Il s?agit aussi d?intégrer les contraintes et opportunités environnementale et notamment la recherche des zones humides sur les secteurs à enjeux (vivement souhaité en Pays de la Loire) qui peuvent fortement impacter la constructibilité de la zone. Qui plus est, si l?urbanisation, telle qu?inscrite dans les OAP, nécessite la réalisation d?équipements publics et que cela n?est pas anticipé par la collectivité, cette dernière sera potentiellement en difficulté financière pour les réaliser. Ces éléments financiers n?ont cependant pas à apparaître dans le document d?urbanisme. Il suffit que cette question soit abordée au moment de l?élaboration du document d?urbanisme. Cela peut avoir des conséquences sur la mission du bureau d?études en charge de l?élaboration du document d?urbanisme. Du PLU(i) au schéma directeur des équipements publics A l?issue du PLU(i), il peut être opportun pour la collectivité (commune, voire intercommunalité) de mettre en place un schéma directeur des équipements publics. Ce type de démarche est assez courant pour les équipements sportifs, mais il serait intéressant aujourd?hui de le faire pour l?ensemble des équipements publics (établissements scolaires, parkings...). Schéma directeur des locaux scolaires de la ville de Rosny-sous-bois (2012-2020) - F. Meunier, Attitudes urbaines Le schéma directeur d?offre scolaire a démarré par une prospective scolaire. L?enjeu consiste surtout à traduire opérationnellement les évolutions de peuplement d?un territoire tendu. Le schéma rapproche les projets de logements spatialisés ainsi que leurs échéances de réalisation, avec la carte scolaire et la prospective scolaire pour proposer des évolutions de l?immobilier scolaire. Le «juste» dimensionnement de l?équipement est l?un des points clés, en sachant que les points de vue des acteurs sont divergents : «une salle vide pour un élu est une salle déjà occupée par l?équipe pédagogique». Ce schéma tient compte de la capacité des équipements scolaires à se densifier ou de à créer des locaux. Il s?inscrit enfin dans son environnement (sécurité routière, déplacement,...). 12 Points à intégrer dans le cahier des charges Il convient d?intégrer dans le cahier des charges les attendus en termes de diagnostic des équipements publics et l?échelle à laquelle réaliser ce diagnostic. Il est ensuite possible de préciser les attentes au niveau des OAP en termes de faisabilité. Cela nécessite : > d?intégrer dans le cahier des charges, et donc dans le budget du PLU, la réalisation des études urbaines qui permettront de préciser les orientations d?aménagement et leur faisabilité. > de rassembler les données sur les équipements publics existants à l?échelle communale et intercommunale > de choisir pour élaborer le PLU un bureau d?étude ayant les compétences nécessaires à la réalisation de ces «zooms» sur les secteurs concernés, ou bien faire appel à une autre équipe de professionnels pour élaborer ces études. Extrait du Cahier des charges pour le PLU de Bonnoeuvre (44) Tranche 5 conditionnelle : Accompagnement pré-opérationnel sur une OAP stratégique Cette tranche pourra être mise en oeuvre dans le délai de réalisation du marché ou faire l?objet d?un avenant si la mise en oeuvre devait dépasser le délai de base du marché. L?intervention du titulaire en accompagnement pré-opérationnel sur un secteur est intéressante si la commune souhaite réaliser ou mettre en oeuvre un projet en continuité de l?approbation du PLU. L?étude de faisabilité devra préciser : le programme, un état du foncier, les contraintes réglementaires, les contraintes techniques ,des propositions pour la mise en oeuvre du projet : o les procédures d?urbanisme (ZAC, PA, PC, PUP, etc?) mobilisables o les outils de maîtrise du foncier, si besoin o une étude financière prévisionnelle (acquisitions, viabilisation, etc?) o les supports de concertation et d?association de la population et/ou des riverains. Pour en savoir plus DREAL des Pays de la Loire, 2014, «la taxe d?aménagement au 1er janvier 2014», avril 2014, collection Observation et statistiques, 12 p. DREAL des Pays de la Loire, 2014, «La taxe d?aménagement - Les pratiques de modulation de la taxe d?aménagement des communes et des intercommunalités», janvier 2015, collection Observation et statistiques, 6 p. DREAL des Pays de la Loire, 2015, «Faire varier la taxe d?aménagement sur son territoire,un dispositif utile aux communes et EPCI», collection Outils et repères, n°45, janvier, 5 p. http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/les-taxes-locales-r1128.html Ministère de l?Egalité des Territoires et du Logement, 2013, «Le PUP. Projet urbain partenarial», juin, 11 p http://www.territoires.gouv.fr/IMG/pdf/le_projet_urbain_partenarial_juin_2013_.pdf DREAL des Pays de la Loire, DDTM 44, «Évaluer la capacité d?accueil et de développement d?un territoire littoral ou tendu» http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/evaluer-la-capacite-d-accueil-et-de -developpement-r774.html Site Cerema : Outils de l?aménagement : http://www.outil2amenagement.certu.developpement-durable.gouv.fr/ Cette publication a été rédigée et mise en page par le Cerema Ouest et a été réalisée avec l?appui des Directions départementales des territoires de la Loire-Atlantique, du Maine et Loire, de la Mayenne, de la Sarthe et de la Vendée.

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