Note de conjoncture régionale - Environnement - 1er trimestre 2016
ENGELAERE-LEFEBVRE, Juliette ;GASPARD, Franck
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Cette note de conjoncture rassemble des informations régionales relatives à la situation hydrologique, phénologique, aux catastrophes naturelles, à la qualité de l'air et à la météo du 1er trimestre 2016.<br /><br />Humidité et, dans une moindre mesure, douceur, ont dominé le 1er trimestre de l'année 2016. Les excédents de pluviométrie de ce début d'année ont regonflé les cours d'eau, les nappes et les retenues d'eau à des niveaux supérieurs ou égaux à la normale. Les températures relevées entre novembre et février sont assez élevées pour la saison et amènent la saison de chauffe 2015-2016 à être 15 % moins rigoureuse que la normale. Cette douceur est ainsi à l'origine d'un moindre recours aux dispositifs de chauffage et explique les faibles niveaux de pollutions de l'air observés.<br /><br />En mars toutefois deux procédures d'information-recommandation ont été déclenchées en raison d'une présence persistante d'une forte concentration en particules fines, et ce malgré la présence du vent.<br /><br />Le trimestre a également été marqué par l'importance des épisodes de vigilance pour vents violents et submersion marine.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
développement durable
;risques naturels
;diagnostic
;qualité de l'environnement
;hydrologie
;qualité de l'air
;région
;objectif
Descripteur écoplanete
catastrophe naturelle
;débitmétrie
;état de l'environnement
;exploitation de données
;hydrométéorologie
;phénologie
;résultat de mesure
;objectif de qualité
Thème
Énergie - Climat
;Risques
Texte intégral
Note de conjoncture régionale
Environnement
1er trimestre 2016
Hydrologie, phénologie, catastrophes naturelles, qualité de l?air, météo
Humidité et, dans une moindre mesure, douceur ont dominé le 1er trimestre de l?année 2016. Les excédents de
pluviométrie de ce début d?année ont regonflé les cours d?eau, les nappes et les retenues d?eau à des niveaux
supérieurs ou égaux à la normale. Les températures relevées entre novembre et février sont assez élevées pour
la saison et amènent la saison de chauffe 2015-2016 à être 15 % moins rigoureuse que la normale. Cette douceur
est ainsi à l?origine d?un moindre recours aux dispositifs de chauffage et explique les faibles niveaux de pollutions
de l?air observés. En mars toutefois deux procédures d?information-recommandation ont été déclenchées en raison
d?une présence persistante d?une forte concentration en particules fines, et ce malgré la présence du vent. Le
trimestre a également été marqué par l?importance des épisodes de vigilance pour vents violents et submersion
marine.
1- Situation hydrologique
1.1 Eaux superficielles (source BSH DREAL)
Des cours d?eau qui reviennent à leur niveau de saison ou à un niveau supérieur
< à 0,5 0,5 à 0,8 0,8 à 1,25 1,25 à 2 à 2? - information manquante
L?année 2015 s?était achevée avec des débits de cours d?eau très faibles
pour la saison. En janvier 2016, au nord de la région, la pluviométrie est
légèrement excédentaire mais ne suffit pas à ramener tous les débits à
leur niveau moyen. Au sud au contraire, l?excédent pluviométrique est
plus important : il provoque les premières crues et, pour la première fois
depuis 8 mois, on y enregistre des débits excédentaires. En février, les
épisodes de pluie successifs ont permis aux débits de revenir à leur
niveau de saison au nord, tandis qu?au sud, l?excédent se renforce. En
mars, l?importante pluviométrie conduit à des écoulements excédentaires
sur toute la région, sauf à l?est de la Sarthe où la situation reste dans la
moyenne des années précédentes.
Le 1er trimestre 2016 présente ainsi des débits plus importants que ceux
du 1er trimestre 2015, qui atteignaient difficilement leur niveau moyen.
DREAL
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Collection
direction régionale de l?environnement, de l?aménagement
et du logement Pays de la Loire
Service
connaissance
des territoires
et évaluation
Division
observations
études et
statistiques
juillet 2016
n°456
hydraulicité moyenne avr. 2015 mai 2015 juin 2015 juil. 2015 août 2015 sept. 2015 oct. 2015 nov. 2015 déc. 2015 janv. 2016 févr. 2016 mars 2016
Villaine 0 , 4 0 1 , 3 8 0 , 4 4 0 ,3 2 0 , 8 1 1 , 3 1 0 , 1 9 0 , 1 9 0 ,1 4 0 , 8 2 1 , 3 5 1 ,4 2
Erdre 0 , 4 2 1 , 2 9 0 , 5 7 0 ,4 5 0 , 7 2 0 , 9 9 0 , 4 5 0 , 2 9 0 ,1 6 0 , 8 1 1 , 1 4 1 ,1 0
Loire 0 , 7 1 1 , 1 1 0 , 5 6 0 ,4 6 0 , 6 2 0 , 8 4 0 , 5 3 0 , 3 1 0 ,2 3 0 , 6 2 1 , 2 6 1 ,0 9
Sarthe 0 , 5 9 1 , 3 6 0 , 7 5 0 ,5 3 0 , 8 5 1 , 0 7 0 , 5 7 0 , 6 5 0 ,3 8 0 , 7 9 1 , 1 3 1 ,2 1
Loir 0 , 5 6 1 , 4 2 0 , 7 3 0 ,5 4 0 , 7 4 0 , 9 7 0 , 7 8 0 , 8 4 0 ,4 1 0 , 8 3 1 , 4 3 1 ,0 3
Mayenne 0 , 6 0 1 , 3 1 0 , 7 1 0 ,5 5 1 , 0 2 1 , 0 2 0 , 3 4 0 , 4 3 0 ,2 8 0 , 8 1 1 , 1 9 1 ,4 5
Versant sud Loire 0 , 4 3 2 , 2 6 0 , 7 9 0 ,3 1 1 , 0 4 1 , 7 3 0 , 6 9 0 , 5 0 0 ,2 3 1 , 2 8 1 , 8 7 1 ,2 9
Sèvre 0 , 5 1 2 , 6 2 1 , 0 1 0 ,3 9 1 , 1 8 1 , 8 5 0 , 4 6 0 , 4 6 0 ,3 0 1 , 3 8 1 , 9 7 1 ,3 2
Grand Lieu 0 , 4 4 3 , 4 6 1 , 9 8 1 ,0 1 2 , 7 9 1 , 2 1 0 , 4 3 0 , 2 0 0 ,2 0 1 , 5 4 2 , 2 1 1 ,4 0
Côtiers vendéens 0 , 3 6 4 , 2 8 1 , 2 1 0 ,4 3 1 , 0 9 1 , 0 9 0 , 3 8 0 , 2 6 0 ,1 7 1 , 8 8 2 , 7 6 1 ,6 0
Lay et Vendée 0 , 4 4 2 , 8 7 0 , 9 0 0 ,5 1 1 , 0 3 1 , 0 3 0 , 4 1 0 , 5 3 0 ,3 2 1 , 6 7 2 , 3 4 1 ,4 8
Définition:
L?hydraulicité d?un cours d?eau est le rapport
entre son débit mesuré à une date donnée et
son débit moyen pour la date considérée
(moyenne inter-annuelle). Ainsi une hydraulicité
de 2 correspond à un débit deux fois supérieur
à la moyenne, tandis qu?une hydraulicité de 0,5
traduit une situation où le débit du cours d?eau
en est deux fois moindre. Les valeurs très
faibles de cet indicateur (inférieures à 0,5) sont
le reflet de situation de sécheresse
préoccupante, tandis que les valeurs élevées ne
permettent pas systématiquement de conclure
à une situation dangereuse par excès d?eau.
OBSERVATIONS ET STATISTIQUES I N° 456 I juillet 2016
La douceur des températures de cours d?eau se poursuit en janvier et février (mesures DREAL)
À l?image de ce qui était déjà observé en fin d?année 2015, les températures des cours d?eau enregistrées en janvier et février 2016 sont
très douces pour la saison. En mars en revanche, les températures des cours d?eau ne remontent pas suffisamment pour atteindre leur
niveau moyen de saison.
Lorsque l?eau des rivières descend au-dessous de 5°C, de nombreuses fonctions biologiques sont à l?arrêt ou au ralenti.
Au cours du 1er trimestre 2016, ce seuil a uniquement été franchi pour quatre des six stations suivies ici, et ce, durant le mois de janvier
exclusivement, alors qu?on attend environ 7 jours d?eau froide en février par exemple. Sur le mois de janvier comme pour l?ensemble du
trimestre, les jours où la température de l?eau descend sous la barre des 5°C sont ainsi très peu fréquents pour la saison.
2 I Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
avril 2015 mai 2015 juin 2015 juillet 2015 août 2015 septembre
2015
octobre
2015
novembre
2015
décembre
2015
janvier
2016
février
2016
mars 2016
-3°C
-2°C
-1°C
0°C
1°C
2°C
3°C
Températures de l 'eau des 12 derniers mois : écarts aux moyennes
la Chère à Derval (44) la Loire à Montjean/L. (49) l'Oudon à Segré (49)
la Mayenne à Ambrières (53) l'Huisne à Montfort-le-G. (72) la Vendée à Foussais-P. (85)
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Janvier Février Mars
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9
10
Nombre de jours où la température moyenne de l 'eau es t inférieure ou égale à 5°C
Relevés 2016 Moyennes
Note de conjoncture régionale I Environnement 1er trimestre 2016
1.2 Retenues d?eau potable (CD 85 et C. Agglo. de Cholet) : recharge hivernale quasi-achevée
Le complexe Ribou/Verdon en
Maine-et-Loire affiche à fin mars
2016 un taux de remplissage de
101 % (soit 17,98 millions de
m3). Il a achevé son cycle de
remplissage hivernal à l?instar de
fin mars 2015.
Les retenues d?eau de Vendée
affichent globalement un taux de
remplissage de 92,6 % (soit
52,05 millions de m3), contre
85,6 % fin mars 2015 et 90 %
fin mars 2014. Les retenues les
plus proches du littoral
(Apremont, Jaunay, Sorin
Finfarine et Graon) présentent
une moyenne des taux de
remplissage de 98,3 %. Le système de retenue des barrages de Mervent, Pierre Brune et Albert est globalement rempli à 83,3 %. Le
reste des retenues présente une moyenne des taux de remplissage de 94,7 %.
Globalement, à fin mars 2016, le taux de remplissage des retenues d?eau potable de Maine-et-Loire et de Vendée est de 94,6 %.
1.3 Eaux souterraines (base ADES) : recharge hivernale quasiment achevée également
Les précipitations abondantes du 1er trimestre ont
comblé le déficit de recharge automnale et du début de
l?hiver. Le niveau des nappes est désormais supérieur aux
valeurs de saison dans la plupart des cas.
En Loire-Atlantique, en Maine-et-Loire et en Sarthe, la recharge
hivernale n?est généralement pas terminée. Sur la dernière quinzaine du trimestre, les niveaux piézométriques y sont majoritairement
toujours orientés à la hausse. Un début de vidange naturelle est en revanche amorcé en Vendée et pour les nappes les plus réactives de
Mayenne notamment.
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division observations, études et statistiques I 3
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Maine-et-Loire Vendée
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16
Remplissage des retenues d'eau de Maine-et-Loire et Vendée sur le trimestre
capacité (millions de m3)
niveau de fin mars
niveau de fin févr.
niveau de fin janv.
niveau de fin déc.
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OBSERVATIONS ET STATISTIQUES I N° 456 I juillet 2016
2- Catastrophes naturelles : le pays particulièrement épargné en ce début d?année
À l?échelle de la France, au 25 juin 2016, seules 5 communes ont fait l?objet d?un arrêté de reconnaissance de l?état de catastrophe
naturelle pour un événement survenu au cours du 1er trimestre. C?est le 1er trimestre le plus faiblement concerné par ce genre
d?événements depuis plus de 30 ans. Il s?agit d?inondations avec coulées de boue survenues le 9 février dans la Meuse et le Loiret, de
mouvement de terrains survenus dans la Somme le 13 février et à nouveau d?inondations et de coulées de boues en Corse du Sud le 29
février.
En Pays de la Loire, aucun arrêté CATNAT n?a pour l?instant été adopté pour un événement survenu au cours du 1er trimestre 2016.
4 I Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
Définition:
La liste des arrêtés de reconnaissance de l?état de catastrophe naturelle est rassemblée dans une base de données nommée GASPAR. Dans
cette base, un enregistrement correspond à un événement pour une commune donnée. Le type de catastrophe survenue à la commune est
indiqué par un libellé générique, on connaît les dates de début et de fin de l?épisode ainsi que la date de l?arrêté correspondant. Comme un
même événement peut être décrit différemment selon les communes (durée du sinistre différente, nature de dégâts différente... ), qu?il peut
faire l?objet de plusieurs arrêtés, il est difficile d?isoler précisément le nombre d?événements physiques ayant fait l?objet d?arrêtés CATNAT à
une échelle autre que communale. Aussi, l'analyse de cette base est effectuée en dénombrant les «événements.communes».
2014T1 2014T2 2014T3 2014T4 2015T1 2015T2 2015T3 2015T4 2016T1
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25
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Nombre trimes trie l d'événements .communes par département en Pays de la Loi re depuis 2014
(selon la date de début d'événement, base GASPAR extraite au 25 juin 2016)
LOIRE-ATLANTIQUE MAINE-ET-LOIRE MAYENNE SARTHE VENDEE
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5000
6000
7000
Evolution du nombre trimes trie l d'événements .communes
(selon la date de début de l'événement, base GASPAR extraite le 25 juin 2016)
PdL Autres régions
Note de conjoncture régionale I Environnement 1er trimestre 2016
3- Phénologie : un démarrage de saison pollinique plutôt précoce à Nantes et tardif à Cholet
Un indicateur phénologique pertinent pour le 1er trimestre est celui des dates de début de saison pollinique de plusieurs types de
végétaux, ici les aulnes, les frênes et les cupressacées (famille qui comprend les cyprès, les thuyas, les genévriers?).
Comme la durée de la saison pollinique peut dépasser la date de production de la présente note, certaines données 2016 sont considérées comme
provisoires (cupressacées essentiellement). Nota : Les moyennes sont calculées sur la période 2003-2016.
Le démarrage de la saison pollinique de
l?aulne est établi au 22 février pour
Cholet et Nantes. Dans un cas comme
dans l?autre, on observe un retard de 5
jours par rapport à la moyenne
commune du 17 février.
La saison pollinique des cupressacées
est démarrée le 22 février à Cholet avec
2 jours de retard par rapport à la
moyenne, et le 14 février à Nantes avec
5 jours d?avance.
Le démarrage de la saison pollinique des
frênes est établi au 26 février à Cholet,
en retard de 2 jours par rapport à la
moyenne, et au 12 février à Nantes en
avance de 4 jours.
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division observations, études et statistiques I 5
Définition:
La phénologie est l'étude de l'apparition des phénomènes périodiques du monde vivant, sensible aux variations saisonnières du climat. Dans le
monde végétal, les événements étudiés sont par exemple la floraison, la feuillaison, la fructification, la coloration des feuilles des végétaux.
Dans le monde animal, on note par exemple l'arrivée d'oiseaux migrateurs, l'apparition des larves ou des formes adultes des insectes.
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
10 janv.
20 janv.
30 janv.
9 févr.
19 févr.
1 mars
11 mars
21 mars
22 févr.
14 févr.
Début de la saison pollinique des cupressacées
Cholet moyenne Cholet (20 fév.)
Nantes moyenne Nantes (19 fév.)
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
10 janv.
20 janv.
30 janv.
9 févr.
19 févr.
1 mars
11 mars
21 mars
26 févr.
12 févr.
Début de la saison pollinique des frênes
Cholet moyenne Cholet (24 fév.)
Nantes moyenne Nantes (16 fév.)
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
21 janv.
31 janv.
10 févr.
20 févr.
2 mars
12 mars
22 mars
22 févr.
Début de la saison pollinique des aulnes
Cholet moyenne Cholet (17 fév.)
Nantes moyenne Nantes (17 fév.)
OBSERVATIONS ET STATISTIQUES I N° 456 I juillet 2016
4- Qualité de l?air (données Air Pays de la Loire)
4.1 Dioxyde d?azote : des concentrations mensuelles inférieures à la moyenne
Le dioxyde d?azote (NO2) est un polluant atmosphérique, irritant pour les voies respiratoires, émis majoritairement par le
trafic routier et les installations de chauffage.
Dans la continuité de l?année 2015, les concentrations mensuelles moyennes en NO2 mesurées en sites urbains au cours du 1er trimestre
2016 sont restées inférieures, d?au moins 5 µg/m3, à celles d?une année type pour la région. Cet écart s?accentue légèrement en février.
Tout au long du trimestre, les concentrations mesurées aux stations de Nantes, Angers, Laval et du Mans sont toutes les quatre très
proches. Elles sont sensiblement supérieures (d?environ 5 µg/m3) à celles de Cholet, la Roche-sur-Yon et Saint-Nazaire, également
équivalentes toutes les trois.
4.2 Particules fines : des niveaux chroniques de pollution faibles en début de trimestre qui
s?approchent de la normale en mars
Les particules fines sont des polluants d?origines et de natures variées caractérisés par leur taille. Les PM10 sont des particules fines au diamètre
inférieur à 10 µm (0,01 mm). Les épisodes de pollution sont fréquemment liés à la conjonction de plusieurs facteurs, comme l?augmentation des
émissions en période froide (chauffage, véhicules), en période de préparation des cultures au début de printemps ou lors de conditions météorologiques
défavorables à la dispersion des polluants. Les particules fines peuvent provoquer des affections respiratoires et cardiovasculaires.
Contrairement à la fin de l?année 2015, les concentrations mensuelles en PM10 relevées sur sites urbains en janvier puis en février 2016
sont restées bien inférieures, d?environ 5 µg/m3, à celles d?un début d?année type pour la région. Celles du mois de mars en sont
également inférieures, bien qu?elles s?en approchent notablement. Les concentrations en particules fines relevées à la Roche-sur-Yon
sont, ces douze derniers mois, invariablement les plus élevées des sites urbains suivis. Celles mesurées aux autres stations sont
équivalentes entre elles ce trimestre et restent inférieures à la concentration mesurée à la Roche-sur-Yon de quelques µg/m3.
6 I Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
2015-04 2015-05 2015-06 2015-07 2015-08 2015-09 2015-10 2015-11 2015-12 2016-01 2016-02 2016-03
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NO2 : concentration mensue l l e moyenne en s ites urbains
Nantes
St-Nazaire
Angers
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Le Mans
La-Roche/Y.
année type régionale
2000-2015
valeur limite annuelle
µg/m3
2015-04 2015-05 2015-06 2015-07 2015-08 2015-09 2015-10 2015-11 2015-12 2016-01 2016-02 2016-03
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PM10 : concentration mens ue l le moyenne en s i tes urbains
Nantes
St-Nazaire
Angers
Cholet
Laval
Le Mans
La-Roche/Y.
année type régionale
2000-2015
valeur limite annuelle
µg/m3
Définition:
Les sites urbains
sont localisés dans
une zone densément
peuplée en milieu
urbain de façon à ne
pas être soumis à
une source
déterminée de
pollution, ils
caractérisent la
pollution moyenne
de cette zone.
Note de conjoncture régionale I Environnement 1er trimestre 2016
du fait de l?évolution réglementaire (passage de constatations des concentrations à leurs prévisions), une légère
rupture de continuité est introduite dans la série de données à partir de mars 2015.
Selon les départements, deux à quatre journées de dépassement du seuil d?information/recommandation relatives aux particules fines ont
été enregistrées au cours du 1er trimestre 2016 dans la région. Ils correspondent à deux épisodes, survenus à quelques jours d?intervalle
à la mi-mars, de type printanier, avec une contribution des secteurs agricole et routier et une part de pollution importée.
date
durée (jours)
observations
44 49 53 72 85
12 et 13 mars 2 1 2 1 1
Épisode est de type printanier avec une contribution des secteurs agricole et routier et une
part de pollution importée.
18 et 19 mars 2 2 1 1 2
Épisode de pollution généralisé dans le quart nord-ouest de la France.
Niveaux élevés liés à des émissions locales des secteurs agricoles et routier, associées à
l?import de particules fines en provenance du Nord de la France.
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division observations, études et statistiques I 7
Définition:
Jusqu?au 2 mars dernier, une procédure d?information ou d?alerte pour épisode de pollution atmosphérique était déclenchée à l?échelle
départementale dès lors que l?on constatait dans deux zones de mesure distinctes du département, un dépassement de valeurs seuil.
À partir de mars de cette année, conformément aux nouvelles dispositions réglementaires visant à informer au plus tôt les personnes
sensibles et cherchant à limiter l?intensité de l?épisode, les procédures sont déclenchées à partir de prévisions de dépassement des seuils.
Un département va être concerné par une procédure dès lors qu?une certaine partie de sa population et/ou de son territoire est exposée. Les
seuils de déclenchement n?ont pas évolué. Il s?agit, pour la procédure d?information / recommandation, d?une concentration moyenne de
50µg/m3 sur un pas de temps de 24 h et pour la procédure d?alerte de 80µg/m3 sur la même durée.
2013 2014 2015* 2016 2013 2014 2015* 2016 2013 2014 2015* 2016 2013 2014 2015* 2016 2013 2014 2015* 2016
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée
0
2
4
6
8
10
12
PM10 : nombre de jours de dépass ement des seui ls du 1er trimes tre (source : Air Pays de la Loire)
alerte information/recommandation
OBSERVATIONS ET STATISTIQUES I N° 456 I juillet 2016
5- Météo du trimestre (données Météo France)
5.1 Températures
La fraîcheur du mois de mars met fin à 4 mois consécutifs d?excédents de chaleur
Pour les cinq stations suivies, dans la
continuité des deux derniers mois de l?année
2015, les températures moyennes
mensuelles des deux premiers mois de 2016
sont plus douces que la normale (de l?ordre
de +1 à +2°C. Minimales et maximales
mensuelles sont toutes deux à l?origine de cet
excédent de chaleur. La situation est
toutefois moins marquée à Laval.
Les mois de mars est en revanche légèrement
plus frais que la normale, d?environ 1°C. Une
nouvelle fois, les températures mensuelles
minimales et maximales sont uniformément à
l?origine de cet excédent de chaleur.
Une saison de chauffe 2015-2016 exceptionnellement douce
Cette période étant habituellement la plus rude
de l?année, les excédents modérés observés en
janvier et février ne sont pas suffisants pour
avoir une incidence spectaculaire sur l?indice de
rigueur climatique du premier trimestre 2016. Ce
dernier n?est ainsi inférieur à la normale que de
5 % environ, quand on l?a relevé à un niveau
25 % plus faible que la normale au dernier
trimestre 2015.
Toutefois cette fin d?année 2015 extrêmement douce suivie d?un 1 er trimestre 2016 assez clément portent globalement l?indice de
rigueurs de ces 6 derniers mois à une valeur 15 % plus faible que la normale. Cela place la saison de saison de chauffe 2015-2016 parmi
les deux hivers les moins rigoureux des vingt dernières années, généralement juste derrière la saison de chauffe 2006-2007. Au Mans,
on enregistre même un nouveau record pour l?hiver le plus doux depuis la mise en place des mesures en 1945.
8 I Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
Définition:
la normale d?un
paramètre
météorologique
correspond à la
moyenne de ce
paramètre
mesuré sur une
période de 30
ans. Ici, les
normales sont
calculées sur la
période 1981 à
2010.
01/2016 02/2016 03/2016
minimales moyennes maximales minimales moyennes maximales minimales moyennes maximales
Nantes 4,8 7,8 10,8 4,2 7,6 11 3,9 8 12,2
Angers 4,7 7,4 10,1 4,0 7,2 10,5 3,4 7,5 11,7
Laval 3,9 6,5 9,2 3,4 6,6 9,9 3,2 7,1 11
Le Mans 3,8 6,8 9,7 3,6 7 10,4 3,4 7,4 11,5
La Roche/Y. 4,8 7,7 10,7 4,1 7,2 10,5 3,6 7,7 11,9
Moyennes mensuelles des
températures quot. (°C)
relevés normales relevés normales relevés normales relevés normales relevés normales
Nantes Angers Laval Le Mans La Roche/Y.
0
500
1000
1500
2000
2500
Degrés jours uni fiés tr imes trie ls , re levés et comparaison aux normales
2015T2 2015T3 2015T4 2016T1
01 / 2016 02 / 2016 03 / 2016
-1,5
-1
-0,5
0
0,5
1
1,5
2
2,5
Ecarts des températures mensuel les aux normales (°C)
Nantes Angers Laval Le Mans La Roche/Y.
Définition:
le nombre de DJU d?une période rend compte de
sa rigueur climatique, il est calculé en cumulant
les écarts quotidiens à une température seuil,
lorsque la température moyenne du jour est
inférieure à ce seuil (ici 18°C). On utilise cet
indicateur pour corriger des variations
climatiques les consommations de chauffage.
Note de conjoncture régionale I Environnement 1er trimestre 2016
Des jours de gel très rares, particulièrement en février
Le nombre de jours de gel du trimestre est très faible pour la saison, généralement deux fois moindre que la normale. Le Mans fait
exception à ce constat : même si le nombre de jours de gel y a été inférieur à la normale les trois mois, le déficit mensuel n?est que de
deux jours en janvier et en mars. A Nantes, la situation est au contraire plus marquée, avec quatre fois moins de gelées que la normale en
janvier puis en mars.
5.2 Précipitations
Un nombre de jours de pluie supérieur ou égal à la normale ce trimestre
Sur l?ensemble du 1er trimestre 2016, le nombre mensuel de jours de pluie est normal voire excédentaire. L?excédent est généralisé en jan -
vier puis, même s?il est moins important, en février. En mars, le nombre de jours de pluies est juste conforme à la normale à Nantes et à
la Roche-sur-Yon, il reste en revanche surabondant aux autres stations (+4 jours).
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division observations, études et statistiques I 9
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2016-01 2016-02 2016-03
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Nombre de jours de ge l par mois
Observations
Normales
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2016-01 2016-02 2016-03
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20
Nombre de jours avec préc ipitations supérieures ou égales à 1 mm
Observations
Normales
OBSERVATIONS ET STATISTIQUES I N° 456 I juillet 2016
Un cumul pluviométrique trimestriel largement excédentaire
Les mois de janvier et de mars
2016 sont les plus excéden-
taires du trimestre. Les excé-
dents de pluviométrie y sont
généralisés, bien que leur ampli-
tude varie selon les stations
et/ou le mois. A Angers, on en-
registre ces deux mois là un cu-
mul mensuel de précipitations
supérieur à la normale des 2/3.
A Nantes et la Roche-sur-Yon,
les volumes de précipitations
enregistrés en janvier sont
proches du double de la nor-
male, tandis qu?ils en sont su-
périeurs d?1/3 en mars. A l?in-
verse, à Laval et au Mans, le
mois de janvier a été moins ex-
cédentaire que le mois de mars
(+30 % en janvier contre +
90 % en mars à Laval et
+50 % au Mans). En février, la pluviométrie est en revanche quasi normale à Laval et au Mans, elle reste largement excédentaire aux
autres stations (+50 % à Nantes et Angers, +90 % à la Roche-sur-Yon).
Ainsi, globalement le premier trimestre 2016 est assez généreusement arrosé pour la saison : on enregistre un excédent trimestriel de
précipitations de l?ordre de 30 % à Laval et au Mans, de 60 % à Nantes et Angers et de même 80 % à la Roche-sur-Yon. Alors que l?an-
née 2015 s?était achevée sur un cumul annuel déficitaire, l?excédent du 1er trimestre de l?année 2016 ramène la pluviométrie des 12 der-
niers mois à des niveaux normaux (cas de Laval) voire légèrement supérieur à la normale (+10 % aux autres stations).
Les journées les plus humides sont normales
Au 1er trimestre 2016, quelle que soit la station et quel que soit le mois considéré, les hauteurs quotidiennes maximales de précipitations
sont bien inférieures à leur valeur record. Elles sont en outre généralement très proches des normales. Il n?y a qu?à la Roche-sur-Yon où le
volume maximal de précipitation quotidienne des mois de janvier et février s?écarte notablement de son niveau habituel (+50 %).
10 I Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
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2016-01 2016-02 2016-03
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20
30
40
50
60
70
Hauteur de préc ipation quotidienne max imale du mois (mm)
record enregistré ce dernier trimestre
normale
record enregistré depuis la mise en service de la station et son année
1961
1993
1993
1993
1993
1951
2004
1996
2007
1967
1937
1989 2007
1997
2001
Re
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Nantes Angers Laval Le Mans La Roche/Y.
0
200
400
600
800
1000
1200
Cumuls mensue ls de précip itations : comparaison des 12 derniers mois aux normales (mm)
2015-04
2015-05
2015-06
2015-07
2015-08
2015-09
2015-10
2015-11
2015-12
2016-01
2016-02
2016-03
Note de conjoncture régionale I Environnement 1er trimestre 2016
Un important excédent trimestriel de pluies efficaces
Excepté à Laval et au Mans en février, pour lesquelles la situation est légèrement plus sèche que la normale, tous les cumuls mensuels de
pluies efficaces observés au cours de ce premier trimestre de l?année 2016 sont nettement supérieurs à la normale. L?excédent n?a
parfois rien d?extraordinaire (de l?ordre de +25 à +30 %) comme à Laval et au Mans en janvier ou à la Roche-sur-Yon en mars, il est
sinon très important (entre +45 et -100 %).
Globalement, en cumul trimestriel, toutes les stations sont excédentaires en pluies efficaces. L?excédent le plus faible est de +24 %, il
est observé au Mans, il est jusqu?à trois fois plus important à la Roche-sur-Yon.
5.3 Vent
Dans les cinq stations des préfectures, Météo-France mesure la vitesse du vent en continu. Elle est ici restituée selon trois approches :
? moyenne mensuelle de la vitesse du vent,
? occurrence de vents forts soutenus (approchée à travers le nombre de jours où la vitesse du vent moyen mesurée sur une plage de dix minutes a
atteint certains seuils),
? vitesse maximale des rafales, c?est-à-dire vitesse instantanée maximale du vent.
Une fin de trimestre un peu plus venteuse que la normale
Les vitesses men-
suelles moyennes du
vent observées en jan-
vier 2016 oscillent au-
tours de leur valeur
normale en en restant
assez proche. Celles
observées au cours
des mois de février et
mars sont en revanche
toute supérieures à la
normale, bien que gé-
néralement de très
peu. On enregistre
tout de même à Laval
les deux mois et à la
Roche-sur-Yon en
mars. un écart d?envi-
ron 2 km/h.
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division observations, études et statistiques I 11
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lev
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Nantes Angers Laval Le Mans La Roche/Y.
0
50
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150
200
250
300
350
400
Cumuls mensue ls de pluies efficaces (mm)
2016-03
2016-02
2016-01
Définition:
les pluies efficaces
correspondent à la différence
entre les précipitations et
l?évapotranspiration. Elles
indiquent la part des
précipitations qui ne retourne pas
à l?atmosphère par évaporation
directe ou par transpiration des
végétaux.
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18
Vitess e moyenne du vent du mois (km/h)
observations normales
OBSERVATIONS ET STATISTIQUES I N° 456 I juillet 2016
Un nombre de journées de vents forts soutenus assez proche de la normale
Sur l?ensemble de ce 1er trimestre 2016, les jours où les rafales ont atteint au moins 8 m/s en moyenne pendant dix minutes sont en
quantité et en force assez proches de la normale. Ils sont généralement un peu plus rares que la normale de saison à Nantes, Angers et le
Mans (écarts mensuels de l?ordre de 3 jours). La situation est en revanche généralement extrêmement proche la normale à Laval et la
Roche-sur-Yon, sauf en janvier à Laval et en mars à la Roche-sur-Yon où l?on a cette fois enregistré deux jours de vents forts soutenus de
plus que la normale.
Des rafales d?un niveau record à Laval et au Mans en mars
Pour nos cinq stations, les rafales maximales mensuelles sont d?une vitesse inférieure ou équivalente à la normale en janvier, puis à l?in -
verse, d?une vitesse strictement supérieure en février (écarts de l?ordre de 10 à 20 km/h dans les deux cas). En mars, la tendance aux ra -
fales plus fortes que la normale se poursuit. L?écart reste très modéré, c?est-à-dire inférieur à 10 km/h, à Nantes, Angers et la Roche-sur-
Yon. Il est bien plus prononcé à Laval et au Mans. Alors que dans tous les autres cas, les vitesses maximales de rafale enregistrées
chaque mois était d?un niveau largement inférieur aux records de saison, ce niveau est quasiment atteint au Mans et un nouveau record
est même établi à Laval le 28 mars 2016 (106 km/h pour 93 km/h enregistré précédemment).
12 I Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
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120
140
160
Vitesse maximale des rafales de vent (km/h)
rafale max observée ce trimestre rafale record du mois et son année rafale max normale pour le mois
1998
1998
1998
1995
1998 1990 1990 1990
2010
2008
1986
2016
1986
1986
1990
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Occurence mensue l le de vents forts soutenus
Nb de jours où le maximum de la vitesse du vent moyennée sur 10 min a atteint :
8 m/s à 10 m/s (28,8 à 36 km/h)
10 m/s à 15 m/s (36 à 54 km/h)
15 m/s (54 km/h) et plus
Note de conjoncture régionale I Environnement 1er trimestre 2016
5.4 Ensoleillement
Une durée d?insolation excédentaire en février et en mars
Les durées d?insolation relevées en janvier 2016 sont normales voire légèrement inférieures à la normale de saison (-10 % soit entre 5 et
10 h de moins à Nantes et au Mans). En février puis en mars, la tendance est cette fois à l?excédent de soleil pour les cinq stations
suivies. Le surplus d?heures de soleil est généralement compris entre 10 et 15 heures, il est plus marqué à Laval les deux mois (+25 h) et
au contraire moins important au Mans en mars (+6 ). Globalement sur le trimestre, les durées enregistrées représentent un excédent de
durée d?ensoleillement de l?ordre de 5 % à Nantes, au Mans et à la Roche-sur-Yon, de 10 % à Angers et de 20 % à Laval.
(À Laval, où les mesures de durée d?insolation ont démarré en 1988 et ont été interrompues entre 2006 et 2010, la comparaison à la
normale ou aux records est à effectuer avec précaution)
...qui se traduit par un léger excédent de chaleur reçue
La mesure du rayonnement
global n?est pas effectuée
de longue date dans toutes
les stations, aussi, on ne
dispose de normales qu?à
Nantes et La Roche-sur-Yon)
Ces normales sont par
ailleurs calculées sur une
période vingtenaire.
Conformément aux durées d?ensoleillement observées, la chaleur solaire reçue est légèrement inférieure à la normale en janvier puis
excédentaire en février et mars. Cela porte le cumul trimestriel à un niveau légèrement supérieur à la normale (+3 % environ).
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division observations, études et statistiques I 13
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Durée d' insolation du mois (heures) observations normales
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Rayonnement global reçu dans le mois (kWh/m²) observations
normales
Définition:
La durée d'insolation
est la durée
d'exposition d'un lieu
au rayonnement
solaire direct. On la
ressent à travers la
présence ou
l'absence d'ombres
portées nettement
dessinées. Elle est
fonction de l'heure
du lever et du
coucher du soleil, du
relief environnant et
de la nébulosité.
Définition:
Le rayonnement global croise en quelque
sorte la «force» du soleil reçue à la
durée d?ensoleillement. Il correspond à la
somme des rayonnements solaires direct
et indirect, c'est-à-dire des rayons
provenant directement du soleil, et des
rayons diffusés ou réfléchis par
l'environnement. Il mesure la quantité de
chaleur solaire reçue en un point donné.
OBSERVATIONS ET STATISTIQUES I N° 456 I juillet 2016
5.5 Cinq épisodes de vigilance météorologique de niveau orange ce trimestre
Le volume horaire de l?ensemble des périodes de vigilance déclenchées dans la région en ce début d?année 2016 est assez conséquent. Il
est moins important qu?en 2014, année au début de laquelle avait sévit un long épisode de débordement de la Vilaine, mais tout de même,
pour ce qui concerne la Loire-Atlantique et la Vendée, de l?ordre de celui du 1er trimestre 2010 (tempête Xynthia).
Les deux départements ont en effet fait l?objet de quatre épisodes de vigilance vagues/submersion marine, atteignant respectivement
125 heures et 100 heures au total. Ces épisodes, survenus le 10 janvier, à deux reprise en février (le 7 puis le 12) puis fin mars (le
27/03), sont parfois accompagnés d?une vigilance en raison de la violence des vents (12 février). Cet épisode venteux a également
concerné le département de Maine-et-Loire. Les trois départements non-littoraux de la région ont par ailleurs fait l?objet d?un épisode de
vigilance neige-verglas d?un peu plus d?une journée le 17 janvier.
14 I Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
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2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
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Nombre d'heures pas s ées en v i gi lance hydro-météorologique par trimes tre depuis 2008
4e trim
3e trim
2e trim
1er trim
nota : sont ici comptabilisés les épisodes de vigilance de niveau au moins orange
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée
0
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75
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Nombre d 'heures passées en vi g i l ance hydro -météoro log ique du tr imestre
vigilance orange vent violent vigilance orange vent et vagues/submersion
vigilance orange vagues/submersion vigilance orange neige/verglas
nota : sont ici comptabilisés les épisodes de vigilance de niveau au moins orange
Note de conjoncture régionale I Environnement 1er trimestre 2016
Précisions sur les sources employées
1- hydrologie
Les données d?hydraulicité présentées ici correspondent à des valeurs moyennes par bassin. Les données détaillées par stations de
mesures sont publiées dans le bulletin de situation hydrologique mensuel de la DREAL. Elles sont issues de mesures effectuées par la
DREAL et versées à la banque de données Hydro. L?ancienneté des mesures de débits est très variable selon la station (de 20 à 50 ans ou
station cours d?eau mise en service
Derval (44) la Chère août 2002
Segré (49) l?Oudon janvier 2002
Montjean (49) la Loire août 2004
Ambrières (53) la Mayenne août 2002
Montfort-le-Gènois (72) l?Huisne août 2009
Foussais-Payré (85) la Vendée janvier 2004
Les mesures des volumes de retenues d?eau disponibles sont effectuées par la Communauté d?agglomération du Choletais et par le
Conseil général de Vendée dans le cadre de la surveillance de l?approvisionnement en eau potable.
Les mesures du niveau des nappes sont effectuées par les conseils généraux de Loire-Atlantique, de la Sarthe et de la Vendée et par le
BRGM pour le Maine-et-Loire et la Mayenne. La cartographie représente le niveau tel qu?il est relevé à chaque station, il ne représente
pas la situation moyenne de la nappe correspondante. Les 48 stations suivies ont été sélectionnées en fonction de leur représentativité
hydrogéologique d?une part et en fonction de l?ancienneté des mesures disponibles d?autre part. En effet une situation est qualifiée
d?excédentaire ou de déficitaire par rapport à la probabilité d?occurrence du niveau relevé et l?estimation de cette probabilité ne peut être
effectuée qu?à partir de longues séries de mesures. Les niveaux décennaux (c?est-à-dire qui ont une chance sur dix de survenir), humide et
sec, servent ici de référence. On considère l?écart entre le niveau relevé, le niveau moyen et les niveaux décennaux. On considère que la
situation au point de mesure est largement excédentaire ou largement déficitaire à partir du moment où l?écart à la moyenne a atteint
90 % de l?écart entre le niveau moyen et le niveau décennal, qu?elle est juste excédentaire ou déficitaire lorsque ce rapport est compris
entre 15 et 90 %, et qu?elle est moyenne lorsqu?il est inférieur à 15 %.
2- catastrophes naturelles
La base de données GASPAR est gérée par la direction générale de la prévention des risques du ministère du Développement durable. La
description des événements est possiblement incomplète. Si près des deux tiers des événements.communes font l?objet d?un arrêté
CATNAT dans les trois mois qui suivent leur survenance, 10 % font l?objet d?un arrêté après plus d?un an. Le délai d?adoption de l?arrêté
est particulièrement long concernant les mouvements de terrains consécutifs à la sécheresse pour lesquels il faut plus d?une année dans
deux cas sur trois.
4- qualité de l?air
Les mesures de la qualité de l?air sont produites par Air Pays de la Loire. Les mesures de la concentration atmosphériques en NO 2 et
PM10 présentées sur les 7 agglomérations de la région proviennent de 12 stations de mesures de typologie urbaine : 2 stations sont
implantées à Nantes, Saint-Nazaire, Angers et au Mans, tandis que Cholet, Laval et Roche-sur-Yon en comportent chacune une.
5- météo
Toutes les données climatiques sont produites par Météo-France. Les informations de vigilances sont également produites par Météo-
France exceptées celles relatives aux crues qui relèvent des services du ministère du Développement durable. La température moyenne
présentée correspond à la moyenne d?une minimale et d?une maximale, et non à la moyenne de la température mesurée en continu sur une
journée. En dehors des spécificités de certaines stations telle qu?une mise en service plus tardive (cf. tableau ci-après), les normales ont
été établies sur la période 1981-2010 sauf pour les deux paramètres d?ensoleillement (1991-2010). Les records de précipitations
quotidiennes sont ceux enregistrés depuis la date de mise en service de chaque station tandis que les records de rafales ne sont
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division observations, études et statistiques I 15
plus), aussi les estimations de moyenne n?ont pas toutes la même qualité.
Les relevés de température de cours d?eau proviennent également du réseau de
surveillance de la DREAL, dont certaines stations ont parfois été mises en service
récemment. Certains écarts à la moyenne s'expliquent donc peut être plus par la
complétude des séries que par des phénomènes hydroclimatiques particuliers. La
mesure des températures de l?eau est par ailleurs sensible à l?emplacement du
capteur, pour en savoir plus à ce sujet consulter le rapport sur les «Mesures en
continu des températures sur quelques rivières des Pays de la Loire».
3- phénologie
Les informations sur les pollens proviennent du Réseau national de surveillance aérobiologique. En Pays de la Loire, des stations de
mesure existent à Angers, Cholet, La Roche-sur-Yon, Le Mans et Nantes, mais seules celles de Cholet et Nantes, aux séries plus
régulières, ont été retenues. Pour chaque famille végétale, le début de la saison pollinique correspond au moment où 5 % du cumul annuel
de ses concentrations journalières est atteint. La fin de la saison pollinique correspond au moment où 95 % du cumul annuel est atteint.
Comme la durée de la saison pollinique peut dépasser la date de production de la présente note, les données les plus récentes sont
considérées comme provisoires (cupressacées essentiellement).
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/mesures-en-continu-des-a1009.html
www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
Note de conjoncture régionale I Environnement 1er trimestre 2016
comptabilisés qu?à partir de 1981 en raison du manque d?homogénéité avec les dispositifs des mesures antérieurs.
commune station météo mise en service spécificité
Nantes Bouguenais mai 1945 -
Angers Beaucouzé janvier 1937 -
Laval Etronnier septembre 2010
Les records et les normales ont été définis en utilisant également les données de la
station Entrammes, mise en service en mai 1988 et fermée en août 2010.
Interruption des mesures de durée d?insolation pendant 6 ans entre 2005 et 2010.
Le Mans Le Mans novembre 1944 Les records de précipitations quotidiennes sont établis depuis janvier 1945.
La Roche-sur-Yon La Roche-sur-Yon août 1984 -
Pour en savoir plus?
1- hydrologie : bulletins mensuels de situation hydrologique portant sur :
? la région, publié par la DREAL Pays de la Loire,
? le bassin Loire-Bretagne publié par la DREAL Centre,
? et la France, publié par la direction de l?eau et de la biodiversité du ministère du Développement durable ;
? relevés des températures de cours d?eau effectués et diffusés par la DREAL Pays de la Loire ;
? mesures de débits de cours d?eau effectuées par la DREAL Pays de la Loire ;
? sites des observatoires de l?eau de Vendée, et de Maine-et-Loire ;
? système d?information sur l?eau du bassin Loire-Bretagne et sa base de données OSUR ;
? banque de données ADES (accès aux données sur les eaux souterraines), bulletins piézométriques publiés par le Conseil général de la
Sarthe, par le BRGM à l?échelle du Maine-et-Loire ou nationale.
2- catastrophes naturelles : base de données GASPAR, derniers arrêtés CATNAT publiés au journal officiel et publication de la DREAL
analysant 30 ans d?arrêtés de reconnaissance de l?état de catastrophe naturelle.
3- phénologie : site du RNSA diffusant des informations générales concernant les sites de surveillance et des bilans de la pollinisation
pour les saisons passées et en cours.
4- qualité de l?air : site d?Air Pays de la Loire, leur rapport annuel qualité de l?air 2014 et l?analyse des épisodes de pollution particulaire
de l?hiver 2014-2015.
5- météo : bulletins climatiques mensuels publiés par Météo France à l?échelle régionale ou France entière, données climatiques régionales
et archives des cartes et bulletins de vigilance météorologique diffusées par Météo France.
Principaux sigles utilisés
ADES : accès aux données sur les eaux souterraines
BRGM : bureau de recherches géologiques et minières
BSH : bulletin de situation hydrologique
CATNAT : catastrophe naturelle
DREAL : direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
GASPAR : gestion assistée des procédures administratives relatives aux risques naturels
INRA : institut national de recherche agronomique
NO2 : dioxyde d?azote
PM10 : particule fine de diamètre inférieur à 10 microns
RNSA : réseau national de surveillance aérobiologique
T1, T2, T3 ou T4 : 1er, 2e, 3e ou 4e trimestre
DREAL juillet 2016
Rédaction et mise en forme:
Juliette Engelaere-Lefebvre & Franck Gaspard
statistiques.dreal-pdl@developpement-durable.gouv.fr
Service connaissance des
territoires et évaluation
Division observations
études et statistiques
5 rue Françoise Giroud
CS16326
44263 Nantes cedex 2
Tél. 02 72 74 74 40
Directeur de publication:
Annick BONNEVILLE
ISSN:
2109-0025
Direction régionale
de l'environnement,
de l'aménagement
et du logement
http://vigilance-public.meteo.fr/
http://www.meteofrance.com/climat/france/pays-de-la-loire/regi52/releves
https://donneespubliques.meteofrance.fr/?fond=produit&id_produit=129&id_rubrique=29
http://www.airpl.org/Publications/rapports/vendredi-27-fevrier-2015-analyse-des-episodes-de-pollution-particulaire-de-l-hiver-2014-2015
http://www.airpl.org/Publications/rapports/vendredi-27-fevrier-2015-analyse-des-episodes-de-pollution-particulaire-de-l-hiver-2014-2015
http://www.airpl.org/Publications/rapports/vendredi-27-fevrier-2015-analyse-des-episodes-de-pollution-particulaire-de-l-hiver-2014-2015
http://www.airpl.org/Publications/rapports/mardi-30-juin-2015-la-qualite-de-l-air-en-2014-dans-les-Pays-de-la-Loire
http://www.airpl.org/
http://www.pollens.fr/accueil.php
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/arretes-de-reconnaissance-de-l-a2393.html
http://www.legifrance.gouv.fr/affichSarde.do?reprise=true&page=1&idSarde=SARDOBJT000007104817&ordre=null&nature=null&g=ls
http://macommune.prim.net/gaspar/index.php
http://www.brgm.fr/content/list-press?typepresse[]=17
http://www.eau-anjou.fr/thematiques/proteger-mesurer-agir/les-reseaux-de-surveillance/#c348
http://www.cg72.fr/Eau_Potable.asp
http://www.cg72.fr/Eau_Potable.asp
http://www.cg72.fr/Eau_Potable.asp
http://www.ades.eaufrance.fr/
http://www.eau-loire-bretagne.fr/informations_et_donnees/donnees_brutes/osur_web
http://www.loire-bretagne.eaufrance.fr/spip/spip/,
http://www.eau-anjou.fr/
http://observatoire-eau.vendee.fr/gestion-de-l-eau/reseaux-de-mesure.htm
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/la-banque-hydro-a669.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/temperature-des-cours-d-eau-r619.html
http://www.eaufrance.fr/documents/documents-213/bulletin-national-de-situation/
http://www.centre.developpement-durable.gouv.fr/archives-des-bulletins-de-r220.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/bulletins-de-situation-r490.html
1- Situation hydrologique
1.1 Eaux superficielles (source BSH DREAL)
Des cours d?eau qui reviennent à leur niveau de saison ou à un niveau supérieur
La douceur des températures de cours d?eau se poursuit en janvier et février (mesures DREAL)
1.2 Retenues d?eau potable (CD 85 et C. Agglo. de Cholet): recharge hivernale quasi-achevée
1.3 Eaux souterraines (base ADES): recharge hivernale quasiment achevée également
2- Catastrophes naturelles: le pays particulièrement épargné en ce début d?année
3- Phénologie: un démarrage de saison pollinique plutôt précoce à Nantes et tardif à Cholet
4- Qualité de l?air (données Air Pays de la Loire)
4.1 Dioxyde d?azote: des concentrations mensuelles inférieures à la moyenne
4.2 Particules fines: des niveaux chroniques de pollution faibles en début de trimestre qui s?approchent de la normale en mars
5- Météo du trimestre (données Météo France)
5.1 Températures
La fraîcheur du mois de mars met fin à 4 mois consécutifs d?excédents de chaleur
Une saison de chauffe 2015-2016 exceptionnellement douce
Des jours de gel très rares, particulièrement en février
5.2 Précipitations
Un nombre de jours de pluie supérieur ou égal à la normale ce trimestre
Un cumul pluviométrique trimestriel largement excédentaire
Les journées les plus humides sont normales
Un important excédent trimestriel de pluies efficaces
5.3 Vent
Une fin de trimestre un peu plus venteuse que la normale
Un nombre de journées de vents forts soutenus assez proche de la normale
Des rafales d?un niveau record à Laval et au Mans en mars
5.4 Ensoleillement
Une durée d?insolation excédentaire en février et en mars
...qui se traduit par un léger excédent de chaleur reçue
5.5 Cinq épisodes de vigilance météorologique de niveau orange ce trimestre
Précisions sur les sources employées
1- hydrologie
2- catastrophes naturelles
4- qualité de l?air
5- météo
Pour en savoir plus?
Principaux sigles utilisés