Note de conjoncture régionale - Environnement - 1er trimestre 2016

ENGELAERE-LEFEBVRE, Juliette ; GASPARD, Franck

Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Cette note de conjoncture rassemble des informations régionales relatives à la situation hydrologique, phénologique, aux catastrophes naturelles, à la qualité de l'air et à la météo du 1er trimestre 2016.<br /><br />Humidité et, dans une moindre mesure, douceur, ont dominé le 1er trimestre de l'année 2016. Les excédents de pluviométrie de ce début d'année ont regonflé les cours d'eau, les nappes et les retenues d'eau à des niveaux supérieurs ou égaux à la normale. Les températures relevées entre novembre et février sont assez élevées pour la saison et amènent la saison de chauffe 2015-2016 à être 15 % moins rigoureuse que la normale. Cette douceur est ainsi à l'origine d'un moindre recours aux dispositifs de chauffage et explique les faibles niveaux de pollutions de l'air observés.<br /><br />En mars toutefois deux procédures d'information-recommandation ont été déclenchées en raison d'une présence persistante d'une forte concentration en particules fines, et ce malgré la présence du vent.<br /><br />Le trimestre a également été marqué par l'importance des épisodes de vigilance pour vents violents et submersion marine.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
développement durable ; risques naturels ; diagnostic ; qualité de l'environnement ; hydrologie ; qualité de l'air ; région ; objectif
Descripteur écoplanete
catastrophe naturelle ; débitmétrie ; état de l'environnement ; exploitation de données ; hydrométéorologie ; phénologie ; résultat de mesure ; objectif de qualité
Thème
Énergie - Climat ; Risques
Texte intégral
Note de conjoncture régionale Environnement 1er trimestre 2016 Hydrologie, phénologie, catastrophes naturelles, qualité de l?air, météo Humidité et, dans une moindre mesure, douceur ont dominé le 1er trimestre de l?année 2016. Les excédents de pluviométrie de ce début d?année ont regonflé les cours d?eau, les nappes et les retenues d?eau à des niveaux supérieurs ou égaux à la normale. Les températures relevées entre novembre et février sont assez élevées pour la saison et amènent la saison de chauffe 2015-2016 à être 15 % moins rigoureuse que la normale. Cette douceur est ainsi à l?origine d?un moindre recours aux dispositifs de chauffage et explique les faibles niveaux de pollutions de l?air observés. En mars toutefois deux procédures d?information-recommandation ont été déclenchées en raison d?une présence persistante d?une forte concentration en particules fines, et ce malgré la présence du vent. Le trimestre a également été marqué par l?importance des épisodes de vigilance pour vents violents et submersion marine. 1- Situation hydrologique 1.1 Eaux superficielles (source BSH DREAL) Des cours d?eau qui reviennent à leur niveau de saison ou à un niveau supérieur < à 0,5 0,5 à 0,8 0,8 à 1,25 1,25 à 2 à 2? - information manquante L?année 2015 s?était achevée avec des débits de cours d?eau très faibles pour la saison. En janvier 2016, au nord de la région, la pluviométrie est légèrement excédentaire mais ne suffit pas à ramener tous les débits à leur niveau moyen. Au sud au contraire, l?excédent pluviométrique est plus important : il provoque les premières crues et, pour la première fois depuis 8 mois, on y enregistre des débits excédentaires. En février, les épisodes de pluie successifs ont permis aux débits de revenir à leur niveau de saison au nord, tandis qu?au sud, l?excédent se renforce. En mars, l?importante pluviométrie conduit à des écoulements excédentaires sur toute la région, sauf à l?est de la Sarthe où la situation reste dans la moyenne des années précédentes. Le 1er trimestre 2016 présente ainsi des débits plus importants que ceux du 1er trimestre 2015, qui atteignaient difficilement leur niveau moyen. DREAL O B S E R V A T IO N E T S TA T IS T IQ U E S Collection direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement Pays de la Loire Service connaissance des territoires et évaluation Division observations études et statistiques juillet 2016 n°456 hydraulicité moyenne avr. 2015 mai 2015 juin 2015 juil. 2015 août 2015 sept. 2015 oct. 2015 nov. 2015 déc. 2015 janv. 2016 févr. 2016 mars 2016 Villaine 0 , 4 0 1 , 3 8 0 , 4 4 0 ,3 2 0 , 8 1 1 , 3 1 0 , 1 9 0 , 1 9 0 ,1 4 0 , 8 2 1 , 3 5 1 ,4 2 Erdre 0 , 4 2 1 , 2 9 0 , 5 7 0 ,4 5 0 , 7 2 0 , 9 9 0 , 4 5 0 , 2 9 0 ,1 6 0 , 8 1 1 , 1 4 1 ,1 0 Loire 0 , 7 1 1 , 1 1 0 , 5 6 0 ,4 6 0 , 6 2 0 , 8 4 0 , 5 3 0 , 3 1 0 ,2 3 0 , 6 2 1 , 2 6 1 ,0 9 Sarthe 0 , 5 9 1 , 3 6 0 , 7 5 0 ,5 3 0 , 8 5 1 , 0 7 0 , 5 7 0 , 6 5 0 ,3 8 0 , 7 9 1 , 1 3 1 ,2 1 Loir 0 , 5 6 1 , 4 2 0 , 7 3 0 ,5 4 0 , 7 4 0 , 9 7 0 , 7 8 0 , 8 4 0 ,4 1 0 , 8 3 1 , 4 3 1 ,0 3 Mayenne 0 , 6 0 1 , 3 1 0 , 7 1 0 ,5 5 1 , 0 2 1 , 0 2 0 , 3 4 0 , 4 3 0 ,2 8 0 , 8 1 1 , 1 9 1 ,4 5 Versant sud Loire 0 , 4 3 2 , 2 6 0 , 7 9 0 ,3 1 1 , 0 4 1 , 7 3 0 , 6 9 0 , 5 0 0 ,2 3 1 , 2 8 1 , 8 7 1 ,2 9 Sèvre 0 , 5 1 2 , 6 2 1 , 0 1 0 ,3 9 1 , 1 8 1 , 8 5 0 , 4 6 0 , 4 6 0 ,3 0 1 , 3 8 1 , 9 7 1 ,3 2 Grand Lieu 0 , 4 4 3 , 4 6 1 , 9 8 1 ,0 1 2 , 7 9 1 , 2 1 0 , 4 3 0 , 2 0 0 ,2 0 1 , 5 4 2 , 2 1 1 ,4 0 Côtiers vendéens 0 , 3 6 4 , 2 8 1 , 2 1 0 ,4 3 1 , 0 9 1 , 0 9 0 , 3 8 0 , 2 6 0 ,1 7 1 , 8 8 2 , 7 6 1 ,6 0 Lay et Vendée 0 , 4 4 2 , 8 7 0 , 9 0 0 ,5 1 1 , 0 3 1 , 0 3 0 , 4 1 0 , 5 3 0 ,3 2 1 , 6 7 2 , 3 4 1 ,4 8 Définition: L?hydraulicité d?un cours d?eau est le rapport entre son débit mesuré à une date donnée et son débit moyen pour la date considérée (moyenne inter-annuelle). Ainsi une hydraulicité de 2 correspond à un débit deux fois supérieur à la moyenne, tandis qu?une hydraulicité de 0,5 traduit une situation où le débit du cours d?eau en est deux fois moindre. Les valeurs très faibles de cet indicateur (inférieures à 0,5) sont le reflet de situation de sécheresse préoccupante, tandis que les valeurs élevées ne permettent pas systématiquement de conclure à une situation dangereuse par excès d?eau. OBSERVATIONS ET STATISTIQUES I N° 456 I juillet 2016 La douceur des températures de cours d?eau se poursuit en janvier et février (mesures DREAL) À l?image de ce qui était déjà observé en fin d?année 2015, les températures des cours d?eau enregistrées en janvier et février 2016 sont très douces pour la saison. En mars en revanche, les températures des cours d?eau ne remontent pas suffisamment pour atteindre leur niveau moyen de saison. Lorsque l?eau des rivières descend au-dessous de 5°C, de nombreuses fonctions biologiques sont à l?arrêt ou au ralenti. Au cours du 1er trimestre 2016, ce seuil a uniquement été franchi pour quatre des six stations suivies ici, et ce, durant le mois de janvier exclusivement, alors qu?on attend environ 7 jours d?eau froide en février par exemple. Sur le mois de janvier comme pour l?ensemble du trimestre, les jours où la température de l?eau descend sous la barre des 5°C sont ainsi très peu fréquents pour la saison. 2 I Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement avril 2015 mai 2015 juin 2015 juillet 2015 août 2015 septembre 2015 octobre 2015 novembre 2015 décembre 2015 janvier 2016 février 2016 mars 2016 -3°C -2°C -1°C 0°C 1°C 2°C 3°C Températures de l 'eau des 12 derniers mois : écarts aux moyennes la Chère à Derval (44) la Loire à Montjean/L. (49) l'Oudon à Segré (49) la Mayenne à Ambrières (53) l'Huisne à Montfort-le-G. (72) la Vendée à Foussais-P. (85) D er va l ( 44 ) M on tje an /L . ( 49 ) S eg ré (4 9) A m br ièr es (5 3) M on tf or t-l e- G. (7 2) F ou ss ais -P . ( 85 ) D er va l ( 44 ) M on tje an /L . ( 49 ) S eg ré (4 9) A m br ièr es (5 3) M on tf or t-l e- G. (7 2) F ou ss ais -P . ( 85 ) D er va l ( 44 ) M on tje an /L . ( 49 ) S eg ré (4 9) A m br ièr es (5 3) M on tf or t-l e- G. (7 2) F ou ss ais -P . ( 85 ) Janvier Février Mars 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Nombre de jours où la température moyenne de l 'eau es t inférieure ou égale à 5°C Relevés 2016 Moyennes Note de conjoncture régionale I Environnement 1er trimestre 2016 1.2 Retenues d?eau potable (CD 85 et C. Agglo. de Cholet) : recharge hivernale quasi-achevée Le complexe Ribou/Verdon en Maine-et-Loire affiche à fin mars 2016 un taux de remplissage de 101 % (soit 17,98 millions de m3). Il a achevé son cycle de remplissage hivernal à l?instar de fin mars 2015. Les retenues d?eau de Vendée affichent globalement un taux de remplissage de 92,6 % (soit 52,05 millions de m3), contre 85,6 % fin mars 2015 et 90 % fin mars 2014. Les retenues les plus proches du littoral (Apremont, Jaunay, Sorin Finfarine et Graon) présentent une moyenne des taux de remplissage de 98,3 %. Le système de retenue des barrages de Mervent, Pierre Brune et Albert est globalement rempli à 83,3 %. Le reste des retenues présente une moyenne des taux de remplissage de 94,7 %. Globalement, à fin mars 2016, le taux de remplissage des retenues d?eau potable de Maine-et-Loire et de Vendée est de 94,6 %. 1.3 Eaux souterraines (base ADES) : recharge hivernale quasiment achevée également Les précipitations abondantes du 1er trimestre ont comblé le déficit de recharge automnale et du début de l?hiver. Le niveau des nappes est désormais supérieur aux valeurs de saison dans la plupart des cas. En Loire-Atlantique, en Maine-et-Loire et en Sarthe, la recharge hivernale n?est généralement pas terminée. Sur la dernière quinzaine du trimestre, les niveaux piézométriques y sont majoritairement toujours orientés à la hausse. Un début de vidange naturelle est en revanche amorcé en Vendée et pour les nappes les plus réactives de Mayenne notamment. Service connaissance des territoires et évaluation ? Division observations, études et statistiques I 3 Ri bo u Ve rd on M er ve nt Pi er re B ru ne M ou lin A lbe rt Ap re m on t Ja un ay So rin F inf ar ine Gr ao n M ar ille t Ro ch er ea u An gle G uig na rd Vo ur aie Bu lti èr e M ou lin P ap on Maine-et-Loire Vendée 0 2 4 6 8 10 12 14 16 Remplissage des retenues d'eau de Maine-et-Loire et Vendée sur le trimestre capacité (millions de m3) niveau de fin mars niveau de fin févr. niveau de fin janv. niveau de fin déc. m illi on s d e m3 OBSERVATIONS ET STATISTIQUES I N° 456 I juillet 2016 2- Catastrophes naturelles : le pays particulièrement épargné en ce début d?année À l?échelle de la France, au 25 juin 2016, seules 5 communes ont fait l?objet d?un arrêté de reconnaissance de l?état de catastrophe naturelle pour un événement survenu au cours du 1er trimestre. C?est le 1er trimestre le plus faiblement concerné par ce genre d?événements depuis plus de 30 ans. Il s?agit d?inondations avec coulées de boue survenues le 9 février dans la Meuse et le Loiret, de mouvement de terrains survenus dans la Somme le 13 février et à nouveau d?inondations et de coulées de boues en Corse du Sud le 29 février. En Pays de la Loire, aucun arrêté CATNAT n?a pour l?instant été adopté pour un événement survenu au cours du 1er trimestre 2016. 4 I Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement Définition: La liste des arrêtés de reconnaissance de l?état de catastrophe naturelle est rassemblée dans une base de données nommée GASPAR. Dans cette base, un enregistrement correspond à un événement pour une commune donnée. Le type de catastrophe survenue à la commune est indiqué par un libellé générique, on connaît les dates de début et de fin de l?épisode ainsi que la date de l?arrêté correspondant. Comme un même événement peut être décrit différemment selon les communes (durée du sinistre différente, nature de dégâts différente... ), qu?il peut faire l?objet de plusieurs arrêtés, il est difficile d?isoler précisément le nombre d?événements physiques ayant fait l?objet d?arrêtés CATNAT à une échelle autre que communale. Aussi, l'analyse de cette base est effectuée en dénombrant les «événements.communes». 2014T1 2014T2 2014T3 2014T4 2015T1 2015T2 2015T3 2015T4 2016T1 0 5 10 15 20 25 30 Nombre trimes trie l d'événements .communes par département en Pays de la Loi re depuis 2014 (selon la date de début d'événement, base GASPAR extraite au 25 juin 2016) LOIRE-ATLANTIQUE MAINE-ET-LOIRE MAYENNE SARTHE VENDEE 20 08 T2 20 08 T3 20 08 T4 20 09 T1 20 09 T2 20 09 T3 20 09 T4 20 10 T1 20 10 T2 20 10 T3 20 10 T4 20 11 T1 20 11 T2 20 11 T3 20 11 T4 20 12 T1 20 12 T2 20 12 T3 20 12 T4 20 13 T1 20 13 T2 20 13 T3 20 13 T4 20 14 T1 20 14 T2 20 14 T3 20 14 T4 20 15 T1 20 15 T2 20 15 T3 20 15 T4 20 16 T1 0 50 100 150 200 250 300 350 0 1000 2000 3000 4000 5000 6000 7000 Evolution du nombre trimes trie l d'événements .communes (selon la date de début de l'événement, base GASPAR extraite le 25 juin 2016) PdL Autres régions Note de conjoncture régionale I Environnement 1er trimestre 2016 3- Phénologie : un démarrage de saison pollinique plutôt précoce à Nantes et tardif à Cholet Un indicateur phénologique pertinent pour le 1er trimestre est celui des dates de début de saison pollinique de plusieurs types de végétaux, ici les aulnes, les frênes et les cupressacées (famille qui comprend les cyprès, les thuyas, les genévriers?). Comme la durée de la saison pollinique peut dépasser la date de production de la présente note, certaines données 2016 sont considérées comme provisoires (cupressacées essentiellement). Nota : Les moyennes sont calculées sur la période 2003-2016. Le démarrage de la saison pollinique de l?aulne est établi au 22 février pour Cholet et Nantes. Dans un cas comme dans l?autre, on observe un retard de 5 jours par rapport à la moyenne commune du 17 février. La saison pollinique des cupressacées est démarrée le 22 février à Cholet avec 2 jours de retard par rapport à la moyenne, et le 14 février à Nantes avec 5 jours d?avance. Le démarrage de la saison pollinique des frênes est établi au 26 février à Cholet, en retard de 2 jours par rapport à la moyenne, et au 12 février à Nantes en avance de 4 jours. Service connaissance des territoires et évaluation ? Division observations, études et statistiques I 5 Définition: La phénologie est l'étude de l'apparition des phénomènes périodiques du monde vivant, sensible aux variations saisonnières du climat. Dans le monde végétal, les événements étudiés sont par exemple la floraison, la feuillaison, la fructification, la coloration des feuilles des végétaux. Dans le monde animal, on note par exemple l'arrivée d'oiseaux migrateurs, l'apparition des larves ou des formes adultes des insectes. 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 10 janv. 20 janv. 30 janv. 9 févr. 19 févr. 1 mars 11 mars 21 mars 22 févr. 14 févr. Début de la saison pollinique des cupressacées Cholet moyenne Cholet (20 fév.) Nantes moyenne Nantes (19 fév.) 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 10 janv. 20 janv. 30 janv. 9 févr. 19 févr. 1 mars 11 mars 21 mars 26 févr. 12 févr. Début de la saison pollinique des frênes Cholet moyenne Cholet (24 fév.) Nantes moyenne Nantes (16 fév.) 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 21 janv. 31 janv. 10 févr. 20 févr. 2 mars 12 mars 22 mars 22 févr. Début de la saison pollinique des aulnes Cholet moyenne Cholet (17 fév.) Nantes moyenne Nantes (17 fév.) OBSERVATIONS ET STATISTIQUES I N° 456 I juillet 2016 4- Qualité de l?air (données Air Pays de la Loire) 4.1 Dioxyde d?azote : des concentrations mensuelles inférieures à la moyenne Le dioxyde d?azote (NO2) est un polluant atmosphérique, irritant pour les voies respiratoires, émis majoritairement par le trafic routier et les installations de chauffage. Dans la continuité de l?année 2015, les concentrations mensuelles moyennes en NO2 mesurées en sites urbains au cours du 1er trimestre 2016 sont restées inférieures, d?au moins 5 µg/m3, à celles d?une année type pour la région. Cet écart s?accentue légèrement en février. Tout au long du trimestre, les concentrations mesurées aux stations de Nantes, Angers, Laval et du Mans sont toutes les quatre très proches. Elles sont sensiblement supérieures (d?environ 5 µg/m3) à celles de Cholet, la Roche-sur-Yon et Saint-Nazaire, également équivalentes toutes les trois. 4.2 Particules fines : des niveaux chroniques de pollution faibles en début de trimestre qui s?approchent de la normale en mars Les particules fines sont des polluants d?origines et de natures variées caractérisés par leur taille. Les PM10 sont des particules fines au diamètre inférieur à 10 µm (0,01 mm). Les épisodes de pollution sont fréquemment liés à la conjonction de plusieurs facteurs, comme l?augmentation des émissions en période froide (chauffage, véhicules), en période de préparation des cultures au début de printemps ou lors de conditions météorologiques défavorables à la dispersion des polluants. Les particules fines peuvent provoquer des affections respiratoires et cardiovasculaires. Contrairement à la fin de l?année 2015, les concentrations mensuelles en PM10 relevées sur sites urbains en janvier puis en février 2016 sont restées bien inférieures, d?environ 5 µg/m3, à celles d?un début d?année type pour la région. Celles du mois de mars en sont également inférieures, bien qu?elles s?en approchent notablement. Les concentrations en particules fines relevées à la Roche-sur-Yon sont, ces douze derniers mois, invariablement les plus élevées des sites urbains suivis. Celles mesurées aux autres stations sont équivalentes entre elles ce trimestre et restent inférieures à la concentration mesurée à la Roche-sur-Yon de quelques µg/m3. 6 I Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement 2015-04 2015-05 2015-06 2015-07 2015-08 2015-09 2015-10 2015-11 2015-12 2016-01 2016-02 2016-03 5 10 15 20 25 30 35 40 NO2 : concentration mensue l l e moyenne en s ites urbains Nantes St-Nazaire Angers Cholet Laval Le Mans La-Roche/Y. année type régionale 2000-2015 valeur limite annuelle µg/m3 2015-04 2015-05 2015-06 2015-07 2015-08 2015-09 2015-10 2015-11 2015-12 2016-01 2016-02 2016-03 0 5 10 15 20 25 30 35 40 PM10 : concentration mens ue l le moyenne en s i tes urbains Nantes St-Nazaire Angers Cholet Laval Le Mans La-Roche/Y. année type régionale 2000-2015 valeur limite annuelle µg/m3 Définition: Les sites urbains sont localisés dans une zone densément peuplée en milieu urbain de façon à ne pas être soumis à une source déterminée de pollution, ils caractérisent la pollution moyenne de cette zone. Note de conjoncture régionale I Environnement 1er trimestre 2016 du fait de l?évolution réglementaire (passage de constatations des concentrations à leurs prévisions), une légère rupture de continuité est introduite dans la série de données à partir de mars 2015. Selon les départements, deux à quatre journées de dépassement du seuil d?information/recommandation relatives aux particules fines ont été enregistrées au cours du 1er trimestre 2016 dans la région. Ils correspondent à deux épisodes, survenus à quelques jours d?intervalle à la mi-mars, de type printanier, avec une contribution des secteurs agricole et routier et une part de pollution importée. date durée (jours) observations 44 49 53 72 85 12 et 13 mars 2 1 2 1 1 Épisode est de type printanier avec une contribution des secteurs agricole et routier et une part de pollution importée. 18 et 19 mars 2 2 1 1 2 Épisode de pollution généralisé dans le quart nord-ouest de la France. Niveaux élevés liés à des émissions locales des secteurs agricoles et routier, associées à l?import de particules fines en provenance du Nord de la France. Service connaissance des territoires et évaluation ? Division observations, études et statistiques I 7 Définition: Jusqu?au 2 mars dernier, une procédure d?information ou d?alerte pour épisode de pollution atmosphérique était déclenchée à l?échelle départementale dès lors que l?on constatait dans deux zones de mesure distinctes du département, un dépassement de valeurs seuil. À partir de mars de cette année, conformément aux nouvelles dispositions réglementaires visant à informer au plus tôt les personnes sensibles et cherchant à limiter l?intensité de l?épisode, les procédures sont déclenchées à partir de prévisions de dépassement des seuils. Un département va être concerné par une procédure dès lors qu?une certaine partie de sa population et/ou de son territoire est exposée. Les seuils de déclenchement n?ont pas évolué. Il s?agit, pour la procédure d?information / recommandation, d?une concentration moyenne de 50µg/m3 sur un pas de temps de 24 h et pour la procédure d?alerte de 80µg/m3 sur la même durée. 2013 2014 2015* 2016 2013 2014 2015* 2016 2013 2014 2015* 2016 2013 2014 2015* 2016 2013 2014 2015* 2016 Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée 0 2 4 6 8 10 12 PM10 : nombre de jours de dépass ement des seui ls du 1er trimes tre (source : Air Pays de la Loire) alerte information/recommandation OBSERVATIONS ET STATISTIQUES I N° 456 I juillet 2016 5- Météo du trimestre (données Météo France) 5.1 Températures La fraîcheur du mois de mars met fin à 4 mois consécutifs d?excédents de chaleur Pour les cinq stations suivies, dans la continuité des deux derniers mois de l?année 2015, les températures moyennes mensuelles des deux premiers mois de 2016 sont plus douces que la normale (de l?ordre de +1 à +2°C. Minimales et maximales mensuelles sont toutes deux à l?origine de cet excédent de chaleur. La situation est toutefois moins marquée à Laval. Les mois de mars est en revanche légèrement plus frais que la normale, d?environ 1°C. Une nouvelle fois, les températures mensuelles minimales et maximales sont uniformément à l?origine de cet excédent de chaleur. Une saison de chauffe 2015-2016 exceptionnellement douce Cette période étant habituellement la plus rude de l?année, les excédents modérés observés en janvier et février ne sont pas suffisants pour avoir une incidence spectaculaire sur l?indice de rigueur climatique du premier trimestre 2016. Ce dernier n?est ainsi inférieur à la normale que de 5 % environ, quand on l?a relevé à un niveau 25 % plus faible que la normale au dernier trimestre 2015. Toutefois cette fin d?année 2015 extrêmement douce suivie d?un 1 er trimestre 2016 assez clément portent globalement l?indice de rigueurs de ces 6 derniers mois à une valeur 15 % plus faible que la normale. Cela place la saison de saison de chauffe 2015-2016 parmi les deux hivers les moins rigoureux des vingt dernières années, généralement juste derrière la saison de chauffe 2006-2007. Au Mans, on enregistre même un nouveau record pour l?hiver le plus doux depuis la mise en place des mesures en 1945. 8 I Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement Définition: la normale d?un paramètre météorologique correspond à la moyenne de ce paramètre mesuré sur une période de 30 ans. Ici, les normales sont calculées sur la période 1981 à 2010. 01/2016 02/2016 03/2016 minimales moyennes maximales minimales moyennes maximales minimales moyennes maximales Nantes 4,8 7,8 10,8 4,2 7,6 11 3,9 8 12,2 Angers 4,7 7,4 10,1 4,0 7,2 10,5 3,4 7,5 11,7 Laval 3,9 6,5 9,2 3,4 6,6 9,9 3,2 7,1 11 Le Mans 3,8 6,8 9,7 3,6 7 10,4 3,4 7,4 11,5 La Roche/Y. 4,8 7,7 10,7 4,1 7,2 10,5 3,6 7,7 11,9 Moyennes mensuelles des températures quot. (°C) relevés normales relevés normales relevés normales relevés normales relevés normales Nantes Angers Laval Le Mans La Roche/Y. 0 500 1000 1500 2000 2500 Degrés jours uni fiés tr imes trie ls , re levés et comparaison aux normales 2015T2 2015T3 2015T4 2016T1 01 / 2016 02 / 2016 03 / 2016 -1,5 -1 -0,5 0 0,5 1 1,5 2 2,5 Ecarts des températures mensuel les aux normales (°C) Nantes Angers Laval Le Mans La Roche/Y. Définition: le nombre de DJU d?une période rend compte de sa rigueur climatique, il est calculé en cumulant les écarts quotidiens à une température seuil, lorsque la température moyenne du jour est inférieure à ce seuil (ici 18°C). On utilise cet indicateur pour corriger des variations climatiques les consommations de chauffage. Note de conjoncture régionale I Environnement 1er trimestre 2016 Des jours de gel très rares, particulièrement en février Le nombre de jours de gel du trimestre est très faible pour la saison, généralement deux fois moindre que la normale. Le Mans fait exception à ce constat : même si le nombre de jours de gel y a été inférieur à la normale les trois mois, le déficit mensuel n?est que de deux jours en janvier et en mars. A Nantes, la situation est au contraire plus marquée, avec quatre fois moins de gelées que la normale en janvier puis en mars. 5.2 Précipitations Un nombre de jours de pluie supérieur ou égal à la normale ce trimestre Sur l?ensemble du 1er trimestre 2016, le nombre mensuel de jours de pluie est normal voire excédentaire. L?excédent est généralisé en jan - vier puis, même s?il est moins important, en février. En mars, le nombre de jours de pluies est juste conforme à la normale à Nantes et à la Roche-sur-Yon, il reste en revanche surabondant aux autres stations (+4 jours). Service connaissance des territoires et évaluation ? Division observations, études et statistiques I 9 Na nt es An ge rs La va l Le M an s La R oc he /Y . Na nt es An ge rs La va l Le M an s La R oc he /Y . Na nt es An ge rs La va l Le M an s La R oc he /Y . 2016-01 2016-02 2016-03 0 2 4 6 8 10 12 Nombre de jours de ge l par mois Observations Normales Na nt es An ge rs La va l Le M an s La R oc he /Y . Na nt es An ge rs La va l Le M an s La R oc he /Y . Na nt es An ge rs La va l Le M an s La R oc he /Y . 2016-01 2016-02 2016-03 0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 Nombre de jours avec préc ipitations supérieures ou égales à 1 mm Observations Normales OBSERVATIONS ET STATISTIQUES I N° 456 I juillet 2016 Un cumul pluviométrique trimestriel largement excédentaire Les mois de janvier et de mars 2016 sont les plus excéden- taires du trimestre. Les excé- dents de pluviométrie y sont généralisés, bien que leur ampli- tude varie selon les stations et/ou le mois. A Angers, on en- registre ces deux mois là un cu- mul mensuel de précipitations supérieur à la normale des 2/3. A Nantes et la Roche-sur-Yon, les volumes de précipitations enregistrés en janvier sont proches du double de la nor- male, tandis qu?ils en sont su- périeurs d?1/3 en mars. A l?in- verse, à Laval et au Mans, le mois de janvier a été moins ex- cédentaire que le mois de mars (+30 % en janvier contre + 90 % en mars à Laval et +50 % au Mans). En février, la pluviométrie est en revanche quasi normale à Laval et au Mans, elle reste largement excédentaire aux autres stations (+50 % à Nantes et Angers, +90 % à la Roche-sur-Yon). Ainsi, globalement le premier trimestre 2016 est assez généreusement arrosé pour la saison : on enregistre un excédent trimestriel de précipitations de l?ordre de 30 % à Laval et au Mans, de 60 % à Nantes et Angers et de même 80 % à la Roche-sur-Yon. Alors que l?an- née 2015 s?était achevée sur un cumul annuel déficitaire, l?excédent du 1er trimestre de l?année 2016 ramène la pluviométrie des 12 der- niers mois à des niveaux normaux (cas de Laval) voire légèrement supérieur à la normale (+10 % aux autres stations). Les journées les plus humides sont normales Au 1er trimestre 2016, quelle que soit la station et quel que soit le mois considéré, les hauteurs quotidiennes maximales de précipitations sont bien inférieures à leur valeur record. Elles sont en outre généralement très proches des normales. Il n?y a qu?à la Roche-sur-Yon où le volume maximal de précipitation quotidienne des mois de janvier et février s?écarte notablement de son niveau habituel (+50 %). 10 I Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement Na nt es An ge rs La va l Le M an s La R oc he /Y . Na nt es An ge rs La va l Le M an s La R oc he /Y . Na nt es An ge rs La va l Le M an s La R oc he /Y . 2016-01 2016-02 2016-03 0 10 20 30 40 50 60 70 Hauteur de préc ipation quotidienne max imale du mois (mm) record enregistré ce dernier trimestre normale record enregistré depuis la mise en service de la station et son année 1961 1993 1993 1993 1993 1951 2004 1996 2007 1967 1937 1989 2007 1997 2001 Re lev és No rm ale s Re lev és No rm ale s Re lev és No rm ale s Re lev és No rm ale s Re lev és No rm ale s Nantes Angers Laval Le Mans La Roche/Y. 0 200 400 600 800 1000 1200 Cumuls mensue ls de précip itations : comparaison des 12 derniers mois aux normales (mm) 2015-04 2015-05 2015-06 2015-07 2015-08 2015-09 2015-10 2015-11 2015-12 2016-01 2016-02 2016-03 Note de conjoncture régionale I Environnement 1er trimestre 2016 Un important excédent trimestriel de pluies efficaces Excepté à Laval et au Mans en février, pour lesquelles la situation est légèrement plus sèche que la normale, tous les cumuls mensuels de pluies efficaces observés au cours de ce premier trimestre de l?année 2016 sont nettement supérieurs à la normale. L?excédent n?a parfois rien d?extraordinaire (de l?ordre de +25 à +30 %) comme à Laval et au Mans en janvier ou à la Roche-sur-Yon en mars, il est sinon très important (entre +45 et -100 %). Globalement, en cumul trimestriel, toutes les stations sont excédentaires en pluies efficaces. L?excédent le plus faible est de +24 %, il est observé au Mans, il est jusqu?à trois fois plus important à la Roche-sur-Yon. 5.3 Vent Dans les cinq stations des préfectures, Météo-France mesure la vitesse du vent en continu. Elle est ici restituée selon trois approches : ? moyenne mensuelle de la vitesse du vent, ? occurrence de vents forts soutenus (approchée à travers le nombre de jours où la vitesse du vent moyen mesurée sur une plage de dix minutes a atteint certains seuils), ? vitesse maximale des rafales, c?est-à-dire vitesse instantanée maximale du vent. Une fin de trimestre un peu plus venteuse que la normale Les vitesses men- suelles moyennes du vent observées en jan- vier 2016 oscillent au- tours de leur valeur normale en en restant assez proche. Celles observées au cours des mois de février et mars sont en revanche toute supérieures à la normale, bien que gé- néralement de très peu. On enregistre tout de même à Laval les deux mois et à la Roche-sur-Yon en mars. un écart d?envi- ron 2 km/h. Service connaissance des territoires et évaluation ? Division observations, études et statistiques I 11 re lev és no rm al es re lev és no rm al es re lev és no rm al es re lev és no rm al es re lev és no rm al es Nantes Angers Laval Le Mans La Roche/Y. 0 50 100 150 200 250 300 350 400 Cumuls mensue ls de pluies efficaces (mm) 2016-03 2016-02 2016-01 Définition: les pluies efficaces correspondent à la différence entre les précipitations et l?évapotranspiration. Elles indiquent la part des précipitations qui ne retourne pas à l?atmosphère par évaporation directe ou par transpiration des végétaux. Na nt es An ge rs La va l Le M an s La R oc he /Y . Na nt es An ge rs La va l Le M an s La R oc he /Y . Na nt es An ge rs La va l Le M an s La R oc he /Y . 01-2016 02-2016 03-2016 4 6 8 10 12 14 16 18 Vitess e moyenne du vent du mois (km/h) observations normales OBSERVATIONS ET STATISTIQUES I N° 456 I juillet 2016 Un nombre de journées de vents forts soutenus assez proche de la normale Sur l?ensemble de ce 1er trimestre 2016, les jours où les rafales ont atteint au moins 8 m/s en moyenne pendant dix minutes sont en quantité et en force assez proches de la normale. Ils sont généralement un peu plus rares que la normale de saison à Nantes, Angers et le Mans (écarts mensuels de l?ordre de 3 jours). La situation est en revanche généralement extrêmement proche la normale à Laval et la Roche-sur-Yon, sauf en janvier à Laval et en mars à la Roche-sur-Yon où l?on a cette fois enregistré deux jours de vents forts soutenus de plus que la normale. Des rafales d?un niveau record à Laval et au Mans en mars Pour nos cinq stations, les rafales maximales mensuelles sont d?une vitesse inférieure ou équivalente à la normale en janvier, puis à l?in - verse, d?une vitesse strictement supérieure en février (écarts de l?ordre de 10 à 20 km/h dans les deux cas). En mars, la tendance aux ra - fales plus fortes que la normale se poursuit. L?écart reste très modéré, c?est-à-dire inférieur à 10 km/h, à Nantes, Angers et la Roche-sur- Yon. Il est bien plus prononcé à Laval et au Mans. Alors que dans tous les autres cas, les vitesses maximales de rafale enregistrées chaque mois était d?un niveau largement inférieur aux records de saison, ce niveau est quasiment atteint au Mans et un nouveau record est même établi à Laval le 28 mars 2016 (106 km/h pour 93 km/h enregistré précédemment). 12 I Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement Na nt es An ge rs La va l Le M an s La R oc he /Y . Na nt es An ge rs La va l Le M an s La R oc he /Y . Na nt es An ge rs La va l Le M an s La R oc he /Y . 01-2016 02-2016 03-2016 0 20 40 60 80 100 120 140 160 Vitesse maximale des rafales de vent (km/h) rafale max observée ce trimestre rafale record du mois et son année rafale max normale pour le mois 1998 1998 1998 1995 1998 1990 1990 1990 2010 2008 1986 2016 1986 1986 1990 Na nt es An ge rs La va l Le M an s La R oc he /Y . Na nt es An ge rs La va l Le M an s La R oc he /Y . Na nt es An ge rs La va l Le M an s La R oc he /Y . 01-2016 02-2016 03-2016 0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 Occurence mensue l le de vents forts soutenus Nb de jours où le maximum de la vitesse du vent moyennée sur 10 min a atteint : 8 m/s à 10 m/s (28,8 à 36 km/h) 10 m/s à 15 m/s (36 à 54 km/h) 15 m/s (54 km/h) et plus Note de conjoncture régionale I Environnement 1er trimestre 2016 5.4 Ensoleillement Une durée d?insolation excédentaire en février et en mars Les durées d?insolation relevées en janvier 2016 sont normales voire légèrement inférieures à la normale de saison (-10 % soit entre 5 et 10 h de moins à Nantes et au Mans). En février puis en mars, la tendance est cette fois à l?excédent de soleil pour les cinq stations suivies. Le surplus d?heures de soleil est généralement compris entre 10 et 15 heures, il est plus marqué à Laval les deux mois (+25 h) et au contraire moins important au Mans en mars (+6 ). Globalement sur le trimestre, les durées enregistrées représentent un excédent de durée d?ensoleillement de l?ordre de 5 % à Nantes, au Mans et à la Roche-sur-Yon, de 10 % à Angers et de 20 % à Laval. (À Laval, où les mesures de durée d?insolation ont démarré en 1988 et ont été interrompues entre 2006 et 2010, la comparaison à la normale ou aux records est à effectuer avec précaution) ...qui se traduit par un léger excédent de chaleur reçue La mesure du rayonnement global n?est pas effectuée de longue date dans toutes les stations, aussi, on ne dispose de normales qu?à Nantes et La Roche-sur-Yon) Ces normales sont par ailleurs calculées sur une période vingtenaire. Conformément aux durées d?ensoleillement observées, la chaleur solaire reçue est légèrement inférieure à la normale en janvier puis excédentaire en février et mars. Cela porte le cumul trimestriel à un niveau légèrement supérieur à la normale (+3 % environ). Service connaissance des territoires et évaluation ? Division observations, études et statistiques I 13 Na nt es An ge rs La va l Le M an s La R oc he /Y . Na nt es An ge rs La va l Le M an s La R oc he /Y . Na nt es An ge rs La va l Le M an s La R oc he /Y . 01-2016 02-2016 03-2016 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 Durée d' insolation du mois (heures) observations normales Na nt es An ge rs La va l Le M an s La R oc he /Y . Na nt es An ge rs La va l Le M an s La R oc he /Y . Na nt es An ge rs La va l Le M an s La R oc he /Y . 01-2016 02-2016 03-2016 0 20 40 60 80 100 120 Rayonnement global reçu dans le mois (kWh/m²) observations normales Définition: La durée d'insolation est la durée d'exposition d'un lieu au rayonnement solaire direct. On la ressent à travers la présence ou l'absence d'ombres portées nettement dessinées. Elle est fonction de l'heure du lever et du coucher du soleil, du relief environnant et de la nébulosité. Définition: Le rayonnement global croise en quelque sorte la «force» du soleil reçue à la durée d?ensoleillement. Il correspond à la somme des rayonnements solaires direct et indirect, c'est-à-dire des rayons provenant directement du soleil, et des rayons diffusés ou réfléchis par l'environnement. Il mesure la quantité de chaleur solaire reçue en un point donné. OBSERVATIONS ET STATISTIQUES I N° 456 I juillet 2016 5.5 Cinq épisodes de vigilance météorologique de niveau orange ce trimestre Le volume horaire de l?ensemble des périodes de vigilance déclenchées dans la région en ce début d?année 2016 est assez conséquent. Il est moins important qu?en 2014, année au début de laquelle avait sévit un long épisode de débordement de la Vilaine, mais tout de même, pour ce qui concerne la Loire-Atlantique et la Vendée, de l?ordre de celui du 1er trimestre 2010 (tempête Xynthia). Les deux départements ont en effet fait l?objet de quatre épisodes de vigilance vagues/submersion marine, atteignant respectivement 125 heures et 100 heures au total. Ces épisodes, survenus le 10 janvier, à deux reprise en février (le 7 puis le 12) puis fin mars (le 27/03), sont parfois accompagnés d?une vigilance en raison de la violence des vents (12 février). Cet épisode venteux a également concerné le département de Maine-et-Loire. Les trois départements non-littoraux de la région ont par ailleurs fait l?objet d?un épisode de vigilance neige-verglas d?un peu plus d?une journée le 17 janvier. 14 I Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement Lo ire -A tla nt iqu e M ain e- et -Lo ire M ay en ne Sa rth e Ve nd ée Lo ire -A tla nt iqu e Ma ine -et -L oir e M ay en ne Sa rth e Ve nd ée Lo ire -A tla nt iqu e M ain e- et -Lo ire M ay en ne Sa rth e Ve nd ée Lo ire -A tla nt iqu e Ma ine -et -L oir e M ay en ne Sa rth e Ve nd ée Lo ire -A tla nt iqu e M ain e- et -Lo ire M ay en ne Sa rth e Ve nd ée Lo ire -A tla nt iqu e Ma ine -et -L oir e M ay en ne Sa rth e Ve nd ée Lo ire -A tla nt iqu e M ain e- et -Lo ire Ma ye nn e Sa rth e Ve nd ée Lo ire -A tla nt iqu e Ma ine -et -L oir e M ay en ne Sa rth e Ve nd ée Lo ire -A tla nt iqu e M ain e- et -Lo ire Ma ye nn e Sa rth e Ve nd ée 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 0 50 100 150 200 250 300 350 400 450 500 550 600 650 Nombre d'heures pas s ées en v i gi lance hydro-météorologique par trimes tre depuis 2008 4e trim 3e trim 2e trim 1er trim nota : sont ici comptabilisés les épisodes de vigilance de niveau au moins orange Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée 0 25 50 75 100 125 150 Nombre d 'heures passées en vi g i l ance hydro -météoro log ique du tr imestre vigilance orange vent violent vigilance orange vent et vagues/submersion vigilance orange vagues/submersion vigilance orange neige/verglas nota : sont ici comptabilisés les épisodes de vigilance de niveau au moins orange Note de conjoncture régionale I Environnement 1er trimestre 2016 Précisions sur les sources employées 1- hydrologie Les données d?hydraulicité présentées ici correspondent à des valeurs moyennes par bassin. Les données détaillées par stations de mesures sont publiées dans le bulletin de situation hydrologique mensuel de la DREAL. Elles sont issues de mesures effectuées par la DREAL et versées à la banque de données Hydro. L?ancienneté des mesures de débits est très variable selon la station (de 20 à 50 ans ou station cours d?eau mise en service Derval (44) la Chère août 2002 Segré (49) l?Oudon janvier 2002 Montjean (49) la Loire août 2004 Ambrières (53) la Mayenne août 2002 Montfort-le-Gènois (72) l?Huisne août 2009 Foussais-Payré (85) la Vendée janvier 2004 Les mesures des volumes de retenues d?eau disponibles sont effectuées par la Communauté d?agglomération du Choletais et par le Conseil général de Vendée dans le cadre de la surveillance de l?approvisionnement en eau potable. Les mesures du niveau des nappes sont effectuées par les conseils généraux de Loire-Atlantique, de la Sarthe et de la Vendée et par le BRGM pour le Maine-et-Loire et la Mayenne. La cartographie représente le niveau tel qu?il est relevé à chaque station, il ne représente pas la situation moyenne de la nappe correspondante. Les 48 stations suivies ont été sélectionnées en fonction de leur représentativité hydrogéologique d?une part et en fonction de l?ancienneté des mesures disponibles d?autre part. En effet une situation est qualifiée d?excédentaire ou de déficitaire par rapport à la probabilité d?occurrence du niveau relevé et l?estimation de cette probabilité ne peut être effectuée qu?à partir de longues séries de mesures. Les niveaux décennaux (c?est-à-dire qui ont une chance sur dix de survenir), humide et sec, servent ici de référence. On considère l?écart entre le niveau relevé, le niveau moyen et les niveaux décennaux. On considère que la situation au point de mesure est largement excédentaire ou largement déficitaire à partir du moment où l?écart à la moyenne a atteint 90 % de l?écart entre le niveau moyen et le niveau décennal, qu?elle est juste excédentaire ou déficitaire lorsque ce rapport est compris entre 15 et 90 %, et qu?elle est moyenne lorsqu?il est inférieur à 15 %. 2- catastrophes naturelles La base de données GASPAR est gérée par la direction générale de la prévention des risques du ministère du Développement durable. La description des événements est possiblement incomplète. Si près des deux tiers des événements.communes font l?objet d?un arrêté CATNAT dans les trois mois qui suivent leur survenance, 10 % font l?objet d?un arrêté après plus d?un an. Le délai d?adoption de l?arrêté est particulièrement long concernant les mouvements de terrains consécutifs à la sécheresse pour lesquels il faut plus d?une année dans deux cas sur trois. 4- qualité de l?air Les mesures de la qualité de l?air sont produites par Air Pays de la Loire. Les mesures de la concentration atmosphériques en NO 2 et PM10 présentées sur les 7 agglomérations de la région proviennent de 12 stations de mesures de typologie urbaine : 2 stations sont implantées à Nantes, Saint-Nazaire, Angers et au Mans, tandis que Cholet, Laval et Roche-sur-Yon en comportent chacune une. 5- météo Toutes les données climatiques sont produites par Météo-France. Les informations de vigilances sont également produites par Météo- France exceptées celles relatives aux crues qui relèvent des services du ministère du Développement durable. La température moyenne présentée correspond à la moyenne d?une minimale et d?une maximale, et non à la moyenne de la température mesurée en continu sur une journée. En dehors des spécificités de certaines stations telle qu?une mise en service plus tardive (cf. tableau ci-après), les normales ont été établies sur la période 1981-2010 sauf pour les deux paramètres d?ensoleillement (1991-2010). Les records de précipitations quotidiennes sont ceux enregistrés depuis la date de mise en service de chaque station tandis que les records de rafales ne sont Service connaissance des territoires et évaluation ? Division observations, études et statistiques I 15 plus), aussi les estimations de moyenne n?ont pas toutes la même qualité. Les relevés de température de cours d?eau proviennent également du réseau de surveillance de la DREAL, dont certaines stations ont parfois été mises en service récemment. Certains écarts à la moyenne s'expliquent donc peut être plus par la complétude des séries que par des phénomènes hydroclimatiques particuliers. La mesure des températures de l?eau est par ailleurs sensible à l?emplacement du capteur, pour en savoir plus à ce sujet consulter le rapport sur les «Mesures en continu des températures sur quelques rivières des Pays de la Loire». 3- phénologie Les informations sur les pollens proviennent du Réseau national de surveillance aérobiologique. En Pays de la Loire, des stations de mesure existent à Angers, Cholet, La Roche-sur-Yon, Le Mans et Nantes, mais seules celles de Cholet et Nantes, aux séries plus régulières, ont été retenues. Pour chaque famille végétale, le début de la saison pollinique correspond au moment où 5 % du cumul annuel de ses concentrations journalières est atteint. La fin de la saison pollinique correspond au moment où 95 % du cumul annuel est atteint. Comme la durée de la saison pollinique peut dépasser la date de production de la présente note, les données les plus récentes sont considérées comme provisoires (cupressacées essentiellement). http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/mesures-en-continu-des-a1009.html www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr Note de conjoncture régionale I Environnement 1er trimestre 2016 comptabilisés qu?à partir de 1981 en raison du manque d?homogénéité avec les dispositifs des mesures antérieurs. commune station météo mise en service spécificité Nantes Bouguenais mai 1945 - Angers Beaucouzé janvier 1937 - Laval Etronnier septembre 2010 Les records et les normales ont été définis en utilisant également les données de la station Entrammes, mise en service en mai 1988 et fermée en août 2010. Interruption des mesures de durée d?insolation pendant 6 ans entre 2005 et 2010. Le Mans Le Mans novembre 1944 Les records de précipitations quotidiennes sont établis depuis janvier 1945. La Roche-sur-Yon La Roche-sur-Yon août 1984 - Pour en savoir plus? 1- hydrologie : bulletins mensuels de situation hydrologique portant sur : ? la région, publié par la DREAL Pays de la Loire, ? le bassin Loire-Bretagne publié par la DREAL Centre, ? et la France, publié par la direction de l?eau et de la biodiversité du ministère du Développement durable ; ? relevés des températures de cours d?eau effectués et diffusés par la DREAL Pays de la Loire ; ? mesures de débits de cours d?eau effectuées par la DREAL Pays de la Loire ; ? sites des observatoires de l?eau de Vendée, et de Maine-et-Loire ; ? système d?information sur l?eau du bassin Loire-Bretagne et sa base de données OSUR ; ? banque de données ADES (accès aux données sur les eaux souterraines), bulletins piézométriques publiés par le Conseil général de la Sarthe, par le BRGM à l?échelle du Maine-et-Loire ou nationale. 2- catastrophes naturelles : base de données GASPAR, derniers arrêtés CATNAT publiés au journal officiel et publication de la DREAL analysant 30 ans d?arrêtés de reconnaissance de l?état de catastrophe naturelle. 3- phénologie : site du RNSA diffusant des informations générales concernant les sites de surveillance et des bilans de la pollinisation pour les saisons passées et en cours. 4- qualité de l?air : site d?Air Pays de la Loire, leur rapport annuel qualité de l?air 2014 et l?analyse des épisodes de pollution particulaire de l?hiver 2014-2015. 5- météo : bulletins climatiques mensuels publiés par Météo France à l?échelle régionale ou France entière, données climatiques régionales et archives des cartes et bulletins de vigilance météorologique diffusées par Météo France. Principaux sigles utilisés ADES : accès aux données sur les eaux souterraines BRGM : bureau de recherches géologiques et minières BSH : bulletin de situation hydrologique CATNAT : catastrophe naturelle DREAL : direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement GASPAR : gestion assistée des procédures administratives relatives aux risques naturels INRA : institut national de recherche agronomique NO2 : dioxyde d?azote PM10 : particule fine de diamètre inférieur à 10 microns RNSA : réseau national de surveillance aérobiologique T1, T2, T3 ou T4 : 1er, 2e, 3e ou 4e trimestre DREAL juillet 2016 Rédaction et mise en forme: Juliette Engelaere-Lefebvre & Franck Gaspard statistiques.dreal-pdl@developpement-durable.gouv.fr Service connaissance des territoires et évaluation Division observations études et statistiques 5 rue Françoise Giroud CS16326 44263 Nantes cedex 2 Tél. 02 72 74 74 40 Directeur de publication: Annick BONNEVILLE ISSN: 2109-0025 Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement http://vigilance-public.meteo.fr/ http://www.meteofrance.com/climat/france/pays-de-la-loire/regi52/releves https://donneespubliques.meteofrance.fr/?fond=produit&id_produit=129&id_rubrique=29 http://www.airpl.org/Publications/rapports/vendredi-27-fevrier-2015-analyse-des-episodes-de-pollution-particulaire-de-l-hiver-2014-2015 http://www.airpl.org/Publications/rapports/vendredi-27-fevrier-2015-analyse-des-episodes-de-pollution-particulaire-de-l-hiver-2014-2015 http://www.airpl.org/Publications/rapports/vendredi-27-fevrier-2015-analyse-des-episodes-de-pollution-particulaire-de-l-hiver-2014-2015 http://www.airpl.org/Publications/rapports/mardi-30-juin-2015-la-qualite-de-l-air-en-2014-dans-les-Pays-de-la-Loire http://www.airpl.org/ http://www.pollens.fr/accueil.php http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/arretes-de-reconnaissance-de-l-a2393.html http://www.legifrance.gouv.fr/affichSarde.do?reprise=true&page=1&idSarde=SARDOBJT000007104817&ordre=null&nature=null&g=ls http://macommune.prim.net/gaspar/index.php http://www.brgm.fr/content/list-press?typepresse[]=17 http://www.eau-anjou.fr/thematiques/proteger-mesurer-agir/les-reseaux-de-surveillance/#c348 http://www.cg72.fr/Eau_Potable.asp http://www.cg72.fr/Eau_Potable.asp http://www.cg72.fr/Eau_Potable.asp http://www.ades.eaufrance.fr/ http://www.eau-loire-bretagne.fr/informations_et_donnees/donnees_brutes/osur_web http://www.loire-bretagne.eaufrance.fr/spip/spip/, http://www.eau-anjou.fr/ http://observatoire-eau.vendee.fr/gestion-de-l-eau/reseaux-de-mesure.htm http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/la-banque-hydro-a669.html http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/temperature-des-cours-d-eau-r619.html http://www.eaufrance.fr/documents/documents-213/bulletin-national-de-situation/ http://www.centre.developpement-durable.gouv.fr/archives-des-bulletins-de-r220.html http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/bulletins-de-situation-r490.html  1- Situation hydrologique  1.1 Eaux superficielles (source BSH DREAL)  Des cours d?eau qui reviennent à leur niveau de saison ou à un niveau supérieur  La douceur des températures de cours d?eau se poursuit en janvier et février (mesures DREAL)  1.2 Retenues d?eau potable (CD 85 et C. Agglo. de Cholet): recharge hivernale quasi-achevée  1.3 Eaux souterraines (base ADES): recharge hivernale quasiment achevée également  2- Catastrophes naturelles: le pays particulièrement épargné en ce début d?année  3- Phénologie: un démarrage de saison pollinique plutôt précoce à Nantes et tardif à Cholet  4- Qualité de l?air (données Air Pays de la Loire)  4.1 Dioxyde d?azote: des concentrations mensuelles inférieures à la moyenne  4.2 Particules fines: des niveaux chroniques de pollution faibles en début de trimestre qui s?approchent de la normale en mars  5- Météo du trimestre (données Météo France)  5.1 Températures  La fraîcheur du mois de mars met fin à 4 mois consécutifs d?excédents de chaleur  Une saison de chauffe 2015-2016 exceptionnellement douce  Des jours de gel très rares, particulièrement en février  5.2 Précipitations  Un nombre de jours de pluie supérieur ou égal à la normale ce trimestre  Un cumul pluviométrique trimestriel largement excédentaire  Les journées les plus humides sont normales  Un important excédent trimestriel de pluies efficaces  5.3 Vent  Une fin de trimestre un peu plus venteuse que la normale  Un nombre de journées de vents forts soutenus assez proche de la normale  Des rafales d?un niveau record à Laval et au Mans en mars  5.4 Ensoleillement  Une durée d?insolation excédentaire en février et en mars  ...qui se traduit par un léger excédent de chaleur reçue  5.5 Cinq épisodes de vigilance météorologique de niveau orange ce trimestre  Précisions sur les sources employées  1- hydrologie  2- catastrophes naturelles  4- qualité de l?air  5- météo  Pour en savoir plus?  Principaux sigles utilisés

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