La situation des transports en Pays de la Loire - Les ventes de carburants routiers en 2014

DOUILLARD, Denis

Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement ; Observatoire régional des transports (Pays-de-la-Loire)
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">En 2014, environ 3,4 millions de m3 de carburants routiers ont été livrés par des entrepositaires pétroliers aux distributeurs et détaillants d'hydrocarbures situés en Pays de la Loire. La région a représenté 6,7 % des ventes nationales de carburants routiers, soit un point de plus que son poids démographique et deux points de plus que son poids économique.<br /><br />Cette surreprésentation trouve son origine dans le faible recours aux modes de transports alternatifs à la route. Il s'observe aussi bien dans le transport de personnes que dans l'acheminement des marchandises.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
activité économique ; commerce ; carburant
Descripteur écoplanete
carburant sans plomb ; gazole
Thème
Transports ; Economie
Texte intégral
service connaissance des territoires et évaluation Ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l?Énergie direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement des Pays de la Loire O B SE R VA TI O N ET S TA TI ST IQ U ES Collection La situation des transports en Pays de la Loire Les ventes de carburants routiers en 2014 En 2014, environ 3,4 millions de m3 de carburants routiers ont été livrés par des entrepositaires pétroliers aux distributeurs et détaillants d?hydrocarbures (ainsi que quelques consommateurs directs) situés en Pays de la Loire. La région a représenté 6,7 % des ventes nationales de carburants routiers, soit un point de plus que son poids démographique et deux points de plus que son poids économique. Cette surreprésentation trouve son origine dans le faible recours aux modes de transports alternatifs à la route. Il s?observe aussi bien dans le transport de personnes que dans l?acheminement des marchandises. En relation avec la diminution de la consommation unitaire des véhicules et l?achèvement de la phase de rattrapage de catégories particulières d?habitants (femmes et personnes âgées) à l?accès à la voiture, le volume des ventes effectuées dans la région a peu évolué au cours des dernières années. En 2014, le redressement des livraisons (+ 1,6 % par rapport à 2013), favorisé par la baisse des prix à la pompe, n?a pas été uniforme selon la catégorie de carburant. Ainsi, malgré l?essor du nouveau carburant SP95-E10, les livraisons de supercarburant se sont tassées en 2014 (? 0,1 %), poursuivant la tendance baissière des dernières décennies liée à l?avantage fiscal longtemps accordé au gazole par les pouvoirs publics. La part du gazole dans les ventes de carburant est appelée à diminuer dans les prochaines années en raison de la désaffection récente des ménages français à l?égard des modèles Diesel. février 2016 n° 415 Source : SOeS Évolution entre 2013 et 2014 des ventes de carburants routiers + 1,9 % ? 12,2 % + 23,8 % + 1,6 % + 12,1 % SP95-E10 SP95 SP98 Gazole Ensemble Répartition des ventes de carburants routiers en 2014 SP98 3% SP95-E10 5% SP95 9% Gazole 83% OBSERVATION ET STATISTIQUES I N° 415 I Février 2016 2 I Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement 1 ? Les caractéristiques géographiques des ventes de carburants routiers en 2014 Les Pays de la Loire contribuent de façon importante aux ventes nationales de carburants routiers En 2014, les livraisons de carburants routiers (hors GPL, GNV et superéthanol E85 dont les ventes régionales et départementales ne sont pas connues) se sont élevées à 3,4 millions de m3 dans les Pays de la Loire. Ce volume de vente a représenté 6,7 % des livraisons effectuées en France métropolitaine. Pour mémoire, les Pays de la Loire contribuent à 5,1 % du produit intérieur brut hexagonal et abritent 5,8 % de la population métropolitaine1. La surreprésentation de la région dans les ventes de carburants routiers provient pour une large part de la prédominance du mode routier dans l?acheminement des biens comme des personnes. ? Dans le domaine du transport de fret, la région des Pays de la Loire souffre d?un manque de présence et d?utilisation des modes de transport non routiers. Si la qualité de son réseau autoroutier lui permet une bonne connexion avec le reste du territoire national, la faiblesse de son offre de fret ferroviaire (liée à l?atomicité de la demande) ainsi que l?envergure limitée de son réseau fluvial sont des facteurs d?isolement géographique. Le transport routier de marchandises est en situation de quasi monopole sur les courtes distances. En 2014, le total des flux routiers de fret générés par les Pays de la Loire a placé le territoire régional au 3ème rang national, après Rhône-Alpes et l'Île de France2. ? En matière de mobilité des personnes, le mode routier est également une spécialité ligérienne. Les Pays de la Loire se situent ainsi au deuxième rang des régions françaises derrière Poitou-Charentes par le taux d?équipement des ménages en automobiles et au premier rang selon le critère de la multi-motorisation. Cette spécificité est à relier au taux d?emploi des habitants des Pays de la Loire, l?un des plus élevé des régions françaises, qui induit un nombre important de couples bi- actifs. Le fort équipement en véhicules s?explique aussi par l?attrait des ménages ligériens pour la maison individuelle (plus fortement pourvue en stationnement automobile que l?habitat collectif), un étalement urbain plus important qu?ailleurs, la qualité du maillage routier régional ou encore un réseau ferroviaire perfectible. Rapportées à la population, les ventes sont plus élevées dans les départements ruraux de la région En rapportant les ventes de carburant au nombre d?habitants, une segmentation du territoire français se dessine clairement entre d?une part les départements frontaliers et les zones urbaines, d?autre part les espaces à faibles densités de population. En 2014, chaque habitant de France métropolitaine a consommé en moyenne 0,78 m3 de carburants routiers. Ce ratio a atteint son plancher en Île-de-France (0,49 m3 par habitant), région la plus dense de France où, en raison de la présence d?importants réseaux de transports collectifs en site propre (RER, métro, tramway) et de faibles distances de déplacement, le taux de motorisation est nettement moins élevé qu?ailleurs. Les habitants des territoires frontaliers ont également une faible consommation domestique de carburant par habitant car une partie de leur achat d?essence se fait dans les pays voisins (Belgique et Espagne en particulier) où le niveau de taxation des produits pétroliers est plus bas qu?en France. Les Pays de la Loire font partie des territoires à fortes ventes de carburant par habitant. Dans ce groupe de régions situées principalement dans le centre et l?ouest de la France (Bourgogne Franche-Comté, Aquitaine Limousin Poitou-Charentes, Centre- Val de Loire), les densités de population, en moyenne plus faibles qu?ailleurs, induisent des distances de déplacement élevées et un fort équipement automobile. Les réseaux de lignes régulières de transport en commun (train et autocar) y sont moins fréquents : ils demandent des investissements importants et, de ce fait, ont peu de pertinence économique en zones rurales. A l?intérieur de la région des Pays de la Loire, les départements les moins denses ont la consommation de carburant par habitant la plus importante. Parmi les 96 départements métropolitains, la Vendée se classe au cinquième rang avec 1,15 m3 de carburant livré par habitant, derrière la Drôme (1,29 m3), la Haute-Marne (1,29 m3), la Savoie (1,18 m3) et la Charente (1,16 m3). 1 Cette part de 5,8 % ne tient pas compte de la mobilité saisonnière et professionnelle. Selon la Direction du Tourisme, la population présente en moyenne sur l?année dans les Pays de la Loire est, en raison de son attrait touristique, supérieure d?environ 2 % à la population résidente. 2 Voir la publication suivante : http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/AC_No_169_-_TRM_2014.pdf 2013 2014 Évolution Loire-Atlantique 1 098 393 1 155 740 + 5,2 % Maine-et-Loire 617 630 612 032 ? 0,9 % Mayenne 285 493 282 803 ? 0,9 % Sarthe 536 556 546 032 + 1,8 % Vendée 773 402 766 282 ? 0,9 % Pays de la Loire 3 311 474 3 362 889 + 1,6 % France métropolitaine 49 504 433 49 941 154 + 0,9 % Région / France 6,7 % 6,7 % Unité : m2 Source : SOeS Ventes de carburants routiers en 2013 et 2014 La situation des transports en Pays de la Loire I Les ventes de carburants routiers en 2014 Service connaissance des territoires et évaluation ? Division de l'observation, des études et des statistiques I 3 Ventes de carburants routiers par habitant en 2014 Vente de carburants routiers par habitant en 2014 Plus de 0,93 m3 par habitant De 0,86 à 0,93 m3 par habitant De 0,83 à 0,86 m3 par habitant Moins de 0,83 m3 par habitant OBSERVATION ET STATISTIQUES I N° 415 I Février 2016 4 I Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement 2 ? L?évolution temporelle des ventes de carburants routiers Sur longue période, les livraisons de carburants ont faiblement progressé Au cours des vingt dernières années, les ventes de carburants routiers se sont accrues à un rythme modéré en France métropolitaine (+ 0,5 % en moyenne annuelle). Dans les Pays de la Loire, l?évolution a été plus forte (+ 1,5 % par an), particulièrement jusqu?en 2004, de par le dynamisme démographique de la région et le renforcement de la part modale du transport routier. Depuis 2007, les livraisons ligériennes se sont stabilisées autour de 3,3 millions de m3. Ces faibles évolutions, au regard de l?augmentation des trafics automobiles, trouvent leur origine dans la réduction de la consommation des véhicules en carburant. La consommation unitaire moyenne des voitures particulières immatriculées en France a en effet diminué significativement depuis 1990 (? 21 %). Cette baisse est la conséquence de l?amélioration des performances énergétiques des moteurs, du changement de comportement des conducteurs (développement de l?écoconduite et réduction des trajets courts) encouragé par la hausse du prix des carburants et plus marginalement du développement des ventes de véhicules propres (voitures hybrides et électriques). Livraisons de carburants routiers (en millions de m3) 2,4 2,6 2,8 3,0 3,2 3,4 3,6 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 Pa ys d e la L oi re 36 39 42 45 48 51 54 Sources : Comité Professionnel du Pétrole jusqu'en 2008, SOeS à partir de 2009 Fr an ce m ét ro po lit ai ne Pays de la Loire France métropolitaine La consommation unitaire des voitures particulières a bénéficié en 2014 de la poursuite de la diésélisation du parc : l?augmentation du nombre de véhicules diesel, dont la consommation unitaire est inférieure à celle des véhicules essence (en France, 6,2 litres aux 100 km contre 7,4 litres) a contribué à faire baisser mécaniquement la consommation unitaire globale. Source : SOeS Evolution entre 2013 et 2014 des ventes de carburants routiers Corse Pays de la Loire Normandie Aquitaine Limousin Poitou-Charentes Centre-Val de Loire Provence-Alpes-Côte d'Azur Bretagne Alsace Champagne- Ardenne Lorraine Nord-Pas-de-Calais Picardie Auvergne Rhône-Alpes Île-de-France Bourgogne Franche-Comté Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées ? 0,5 % 0,0 % + 0,5 % + 1,0 % + 1,5 % + 2,0 % + 2,5 % + 3,0 % + 3,5 % 0 1 2 3 4 5 6 7 Ventes 2014 (en millions de m3) Ev ol ut io n 20 14 / 20 13 La situation des transports en Pays de la Loire I Les ventes de carburants routiers en 2014 Service connaissance des territoires et évaluation ? Division de l'observation, des études et des statistiques I 5 Le poids de la région dans les ventes nationales s?est renforcé La contribution des Pays de la Loire à l?ensemble des ventes de carburants routiers réalisées sur le territoire métropolitain est passée de 5,4 % en 1990 à 6,7 % en 2014. Cette évolution peut s?expliquer par plusieurs phénomènes : ? la croissance démographique du territoire régional, pérenne car basée sur deux moteurs équilibrés (excédent des naissances sur les décès et flux migratoires positifs), est supérieure à celle observée en moyenne dans les autres régions françaises ; ? les Pays de la Loire bénéficient d?un environnement économique favorable caractérisé par un taux de chômage parmi les plus faibles de France et une progression soutenue du PIB ; ? l?activité des transports routiers de marchandises s?est fortement accrue au cours des dernières décennies au détriment notamment des trafics ferroviaires, les Pays de la Loire étant la région française (ex æquo avec l?Aquitaine Limousin Poitou-Charentes) qui a connu depuis 1996 la progression la plus rapide de ses flux routiers de fret ; ? entre les recensements de la population de 1990 et 2012, l?allongement des distances domicile ? travail a été plus forte en Pays de la Loire qu?en France métropolitaine. L?évolution du prix des carburants routiers en 2014 En 2014, pour la seconde année consécutive, les prix à la pompe ont reculé en France métropolitaine (hors Corse) : ? 4,8 % pour le gazole, ? 3,4 % pour le super SP95, ? 3,1 % pour le super SP98 et ? 2,3 % pour le super SP95- E10. Les tarifs se sont toutefois établis à des niveaux élevés, de 23 % à 28 % plus chers qu?en 2009. Le gazole est demeuré le carburant le moins onéreux. En moyenne sur l?année 2014, son prix a été 13 % plus faible que le SP95 (20 centimes d?écart) et 17 % plus faible que le SP98 (26 centimes d?écart). Ces différences devraient se réduire dans les prochaines années avec l?augmentation de la taxation du gazole. Prix moyens annuels de la vente au détail des carburants routiers en France métropolitaine (hors Corse) 0,4 0,6 0,8 1,0 1,2 1,4 1,6 1,8 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 Eu ro s co ur an ts p ar li tr e de c ar bu ra nt SP98 SP95 SP95-E10 Gazole Les prix français des carburants routiers dépendent de deux phénomènes internationaux : l'évolution des cours mondiaux des produits raffinés et la variation du taux de change de l'euro. En 2014, le prix du baril de pétrole a décru dans un contexte de forte croissance de l?offre mondiale, dopé sur le continent nord-américain par la baisse des coûts de production du pétrole de schiste. Exprimé en dollar, il s?est établi en moyenne à 99 $ (soit un recul de 8,5 % par rapport à 2013), atteignant 115 $ en juin lors de l?offensive jihadiste en Irak avant de diminuer tout au long du second semestre et tomber à 57 $ en fin d'année. Libellé en euros, le cours du pétrole a diminué plus fortement (? 9,4 % comparé à 2013) en raison de la dépréciation du dollar vis-à-vis de la monnaie européenne. OBSERVATION ET STATISTIQUES I N° 415 I Février 2016 6 I Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement 3 ? La répartition des ventes par type de carburant en 2014 L?enquête du SOeS (cf. méthodologie en pages 11 et 12) fournit les livraisons départementales de carburant selon quatre catégories : le gazole routier et les trois variétés de supercarburants sans plomb actuellement mis en vente (le SP95-E10, le SP95 et le SP98). Le super plombé a été retiré du marché français en décembre 1999. Il a été remplacé le 1er janvier 2000 par le super ARS (« anti-récession de soupapes ») qui était un carburant spécifique, mélange de SP98 et d'un additif à base de potassium, destiné aux véhicules anciens ne supportant pas le sans plomb (apparu en 1989). Sa commercialisation a pris fin au cours du second semestre 2005. La part de marché du gazole dépasse 80 % des ventes L?analyse des ventes montre la prépondérance du gazole, carburant destiné aux moteurs Diesel. Devenu majoritaire dès 1991 dans les Pays de la Loire, sa part n?a cessé de croître. Il a représenté en 2014 82,9 % des livraisons régionales, contre 81,3 % en France métropolitaine. La diésélisation du parc concerne tous les types de véhicules. En Pays de la Loire, d?après les estimations du SOeS, 71 % du parc en circulation des voitures particulières roule au gazole, contre 68 % en France métropolitaine. Au niveau national, cette part atteint 94 % parmi les véhicules utilitaires légers (VUL) et dépasse 99 % au sein du parc roulant de véhicules lourds (camions, tracteurs routiers, autobus et autocars). Structure des ventes de carburants routiers en Pays de la Loire 27 7 38 1 44 8 47 5 47 6 51 3 55 4 65 2 69 4 76 4 82 5 84 8 83 4 82 8 79 9 80 4 77 7 72 3 69 3 65 4 61 3 59 1 57 7 57 6 99 9 87 4 84 8 79 4 68 0 55 6 47 4 42 7 42 5 36 0 27 1 1 19 1 1 27 0 1 30 8 1 39 4 1 47 7 1 54 5 1 62 0 1 66 9 1 85 9 1 86 7 2 00 8 2 16 7 2 24 9 2 32 5 2 39 2 2 28 7 2 40 7 2 52 5 2 56 4 2 60 2 2 67 6 2 72 0 2 74 2 2 73 5 2 78 7 0 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 Sources : Comité Professionnel du Pétrole jusqu'en 2008, SOeS à partir de 2009 M ill ie r d e m 3 Super sans plomb Super plombé et ARS Gazole En Pays de la Loire, comme sur une large part du territoire français, il est observé une corrélation forte entre le niveau des ventes par habitant et l?intensité du recours au gazole. C?est ainsi dans les départements ruraux caractérisés par des distances de déplacements élevées (notamment celles pour rejoindre le lieu de travail) que la part du gazole est la plus forte. Le surcoût d?un moteur Diesel est en effet plus facilement amortissable par la population des zones rurales et périurbaines où le kilométrage moyen annuel des voitures dépasse celui des habitants des agglomérations. Gazole SP95-E10 SP95 SP98 Ensemble Loire-Atlantique 942 928 73 400 99 144 40 268 1 155 740 Maine-et-Loire 509 005 25 519 57 587 19 922 612 032 Mayenne 245 901 6 646 23 395 6 861 282 803 Sarthe 451 682 21 859 53 218 19 273 546 032 Vendée 637 285 29 748 73 780 25 469 766 282 Pays de la Loire 2 786 801 157 172 307 124 111 793 3 362 889 France métropolitaine 40 590 653 3 048 001 4 438 357 1 864 144 49 941 154 Région / France 6,9 % 5,2 % 6,9 % 6,0 % 6,7 % Unité : m2 Source : SOeS Ventes de carburants routiers en 2014 La situation des transports en Pays de la Loire I Les ventes de carburants routiers en 2014 Service connaissance des territoires et évaluation ? Division de l'observation, des études et des statistiques I 7 Part du gazole dans les ventes totales de carburant routier en 2014 Part du gazole dans les ventes totales de carburant routier en 2014 Plus de 83 % De 82 à 83 % De 81 à 82 % Moins de 81 % OBSERVATION ET STATISTIQUES I N° 415 I Février 2016 8 I Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement La structure de la consommation de gazole et de supercarburants par types de véhicules Le SOeS établit chaque année, dans le cadre de l?élaboration des comptes des transports de la Nation, un bilan de la circulation. Ce document numérique, disponible sur le site du ministère1, fournit, à partir de sources statistiques diverses (CCFA, Setra, Asfa, Kantar-Worldpanel, TNS-Sofres, CPDP) la ventilation de la consommation de carburants routiers sur le territoire français selon la catégorie de véhicules et le type de carburant. Sur le dernier quart de siècle, les traitements statistiques du SOeS, présentés ci-dessous, révèlent la marginalisation du supercarburant et la part croissante de la voiture particulière dans les ventes de gazole. 77 % du supercarburant acheté dans l?Hexagone est consommé par des voitures particulières immatriculées en France. Le solde se répartit entre motocycles, véhicules utilitaires légers et voitures étrangères. Structure de la consommation de supercarburant sur le territoire français (en million de m3) 0 5 10 15 20 25 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 Sources : SOeS - Bilan de la circulation d'après CCFA, Setra, Asfa, Kantar-Worldpanel, TNS-Sofres, CPDP Voitures particulières Véh. utilitaires légers VP et VUL étrangers Motocycles La répartition des ventes de gazole est plus diversifiée : les véhicules lourds français ou étrangers (PL, bus et cars) représentent encore 27 % de la consommation. La part de la voiture particulière a néanmoins progressé de plus de vingt points depuis 1990 (de 28 à 49 %) sous l?effet du mouvement de diésélisation du parc automobile français. Structure de la consommation de gazole sur le territoire français (en million de m3) 0 10 20 30 40 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 Sources : SOeS - Bilan de la circulation d'après CCFA, Setra, Asfa, Kantar-Worldpanel, TNS-Sofres, CPDP Voitures particulières Véh. utilitaires légers VP et VUL étrangers Poids lourds Véh. lourds étrangers Bus et cars 1 Le document se trouve ici : http://www.statistiques.developpement- durable.gouv.fr/fileadmin/documents/Produits_editoriaux/Publications/References/2015/comptes-transports-2014/2014-comptes- transports-g-bilan-circulation.xls La situation des transports en Pays de la Loire I Les ventes de carburants routiers en 2014 Service connaissance des territoires et évaluation ? Division de l'observation, des études et des statistiques I 9 Avant un probable futur décollage, les ventes de supercarburant se sont tassées en 2014 Sur l?ensemble de l?année 2014, les livraisons de gazole se sont accrues de 1,9 % dans les Pays de la Loire. Il s?agit de la plus forte augmentation depuis 2010. Le carburant leader a continué de bénéficier en 2014 de la diésélisation croissante du parc de véhicules légers, encouragée depuis plusieurs décennies par la perspective de prix durablement élevés des produits pétroliers et la persistance d?un écart sensible de tarif entre le gazole et le supercarburant (cf. encadré de la page 5). Les livraisons de supercarburant ont poursuivi leur tendance baissière de long terme. Pour la seizième année consécutive, elles se sont repliées dans la région (? 0,1 % en 2014). La chute des ventes de SP95 s?est prolongé (? 12 % en 2014 après ? 12 % en 2013 et ? 8 % en 2012). Ce carburant est concurrencé par le SP95-E10 et le SP98 dont les livraisons ont respectivement augmenté de 24 % et de 12 % en 2014. Le partage des ventes de carburant entre le gazole et l?essence est appelé à se rééquilibrer dans les prochaines années. Il est notamment attendu dès 2015 un développement des ventes de supercarburant, en raison du désintérêt récent des automobilistes à l?égard des motorisations gazole. En effet, depuis le début de l?année 2013, la part des immatriculations neuves de voitures essence a commencé à se redresser principalement en raison de l?augmentation du coût de fabrication des modèles Diesel (liée au renforcement des normes européennes d?anti-pollution), des intentions gouver- nementales d?aligner à l?horizon 2020 la fiscalité du gazole sur celle de l?essence et de la mise en place de la prime à la conversion des anciens véhicules Diesel. La part du SP95-E10 est moins importante qu?au niveau national Le SP95-E10, commercialisé depuis le printemps 2009 (cf. encadré de la page 11), a poursuivi son développement. En 2014, il a représenté 27 % des ventes régionales de supercarburants, en progression de cinq points comparé à 2013. Sa percée est pourtant moins rapide qu?en France métropolitaine où il a contribué en 2014 à 33 % des livraisons de carburant sans plomb, soit un gain de deux points par rapport à 2013. C?est dans le bassin parisien et les principales métropoles régionales que la part du SP95-E10 est la plus forte, supérieure à 40 % des livraisons totales de supercarburant. À l?inverse, en Corse, dans une partie de la Bretagne et la plupart des départements du quart sud- ouest de la France, le SP95-E10 représente moins de 20 % des ventes totales de sans plomb. Son développement est favorisé par l?accroissement de son réseau de distribution. En décembre 2014, il était proposé à la vente dans 54 % des stations-services françaises, trois points de plus qu?un an auparavant. Ventes de carburants routiers en 2013 et 2014 Gazole 2013 2014 Évolution Loire-Atlantique 885 684 942 928 + 6,5 % Maine-et-Loire 513 968 509 005 ? 1,0 % Mayenne 248 392 245 901 ? 1,0 % Sarthe 442 113 451 682 + 2,2 % Vendée 644 769 637 285 ? 1,2 % Pays de la Loire 2 734 926 2 786 801 + 1,9 % France métropolitaine 40 165 229 40 590 653 + 1,1 % Région / France 6,8 % 6,9 % SP95-E10 2013 2014 Évolution Loire-Atlantique 61 901 73 400 + 19 % Maine-et-Loire 17 482 25 519 + 46 % Mayenne 5 214 6 646 + 27 % Sarthe 19 487 21 859 + 12 % Vendée 22 893 29 748 + 30 % Pays de la Loire 126 977 157 172 + 24 % France métropolitaine 2 833 055 3 048 001 + 8 % Région / France 4,5 % 5,2 % SP95 2013 2014 Évolution Loire-Atlantique 115 216 99 144 ? 14 % Maine-et-Loire 68 611 57 587 ? 16 % Mayenne 25 487 23 395 ? 8 % Sarthe 56 986 53 218 ? 7 % Vendée 83 585 73 780 ? 12 % Pays de la Loire 349 885 307 124 ? 12 % France métropolitaine 4 762 485 4 438 357 ? 7 % Région / France 7,3 % 6,9 % SP98 2013 2014 Évolution Loire-Atlantique 35 592 40 268 + 13 % Maine-et-Loire 17 569 19 922 + 13 % Mayenne 6 400 6 861 + 7 % Sarthe 17 970 19 273 + 7 % Vendée 22 155 25 469 + 15 % Pays de la Loire 99 686 111 793 + 12 % France métropolitaine 1 743 664 1 864 144 + 7 % Région / France 5,7 % 6,0 % SP95-E10 + SP95 + SP98 2013 2014 Évolution Loire-Atlantique 212 709 212 812 + 0,0 % Maine-et-Loire 103 662 103 028 ? 0,6 % Mayenne 37 101 36 902 ? 0,5 % Sarthe 94 443 94 350 ? 0,1 % Vendée 128 633 128 997 + 0,3 % Pays de la Loire 576 548 576 089 ? 0,1 % France métropolitaine 9 339 204 9 350 502 + 0,1 % Région / France 6,2 % 6,2 % Unité : m2 Source : SOeS OBSERVATION ET STATISTIQUES I N° 415 I Février 2016 10 I Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement Part du SP95-E10 dans les ventes totales de supercarburant en 2014 Part du SP95-E10 dans les ventes totales de supercarburant en 2014 Plus de 35 % De 30 à 35 % De 25 à 30 % Moins de 25 % La situation des transports en Pays de la Loire I Les ventes de carburants routiers en 2014 Service connaissance des territoires et évaluation ? Division de l'observation, des études et des statistiques I 11 Le supercarburant SP95-E10 Depuis le 1er avril 2009, le SP95-E10, carburant incorporant de 5 à 10 % d?éthanol, est vendu en parallèle du supercarburant sans plomb traditionnel dont la teneur en éthanol est inférieure à 5 %. Il a vocation à devenir le carburant essence de référence en Europe. Il est néanmoins prévu que la distribution des carburants SP95 et SP98 soit maintenue pendant quelques années dans la mesure où il existe encore des véhicules non compatibles avec le SP95-E10 (notamment les plus anciens et ceux équipés d?un moteur à injection directe). Pourquoi ce nouveau carburant ? À l?origine, la mise sur le marché de ce supercarburant 95-E10 avait pour but de contribuer à atteindre les objectifs du plan national de développement des biocarburants, en particulier celui d?incorporer au début des années 2010 7 % de carburants issus de la biomasse dans les carburants traditionnels d?origine fossile. Quels sont les véhicules compatibles ? Le SP95-E10 est compatible avec environ 85 % des véhicules essence actuellement en circulation et avec la quasi- totalité des véhicules neufs. Le parc automobile essence tend donc, à terme, à être entièrement compatible. Quelles sont les caractéristiques du SP95-E10 ? Ses caractéristiques principales, à l?exception de sa teneur en éthanol, sont identiques à celles du supercarburant SP95. En 2014, il a été vendu en moyenne un centime de moins au litre que le SP95, contre trois centimes en 2013. Le 1er janvier 2016, la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques) du SP95-E10 a été abaissée. Elle est désormais inférieure de 2 centimes à celle du supercarburant sans plomb traditionnel. Annexe ? La source statistique utilisée : l?enquête annuelle du SOeS sur les ventes de produits pétroliers Descriptif de l?enquête L?enquête fournit les ventes de gazole routier et de supercarburants effectuées par les sociétés pétrolières entrepositaires. Chaque année, il est ainsi demandé à tous les dépôts agréés exerçant une activité de distribution sur le territoire métropolitain de déclarer l?intégralité de leurs ventes faites à des non entrepositaires agréés (ventes s?effectuant en acquitté). L'échelon géographique le plus fin est le département. Historique De 1970 à 2008, l?enquête a été réalisée mensuellement par le Comité professionnel du pétrole (CPDP). A partir de l?automne 2008, suite à la décision de plusieurs sociétés pétrolières adhérentes de ne plus fournir leurs statistiques mensuelles de vente, le CPDP n?a plus été en mesure de diffuser à l?échelle régionale et départementale les livraisons de produits pétroliers de ses adhérents, l?enquête n?étant plus exhaustive. En 2010, au sein du ministère en charge des transports, le Service de l?observation et des statistiques (SOeS), en accord avec la Direction générale de l?énergie et du climat (DGEC), a décidé de reprendre la collecte de données départementalisées sous la forme d'une enquête annuelle. 2009 a constitué le premier millésime recueilli par l?enquête dans sa nouvelle version. Statut de l?enquête Il s?agit d?une enquête administrative exhaustive, résultant de l?obligation faite aux distributeurs de produits pétroliers de fournir, à l'autorité administrative, documents et informations sur leur contribution à l'approvisionnement du marché français en produits pétroliers. Objectifs L'enquête permet d?avoir une bonne connaissance de la répartition géographique des ventes de produits pétroliers. Elle est utilisée pour réaliser le bilan énergétique de la France et pour répondre aux obligations statistiques internationales (Eurostat, AIE). Elle permet également d?établir des statistiques régionales de consommation d?énergie et d?émissions de gaz à effet de serre, utilisées lors de la mise en oeuvre du volet territorial du Grenelle de l?environnement. OBSERVATION ET STATISTIQUES I N° 415 I Février 2016 La situation des transports enPays de la Loire Service connaissance des territoires et évaluation Division de l'observation, des études et des statistiques 5rueFrançoiseGiroud-CS16326 44263 Nantes Cedex 2 Tél. 02 72 74 73 00 Directrice de la publication : Annick Bonneville ISSN : 2109-0025 © SDREAL S2016 Rédaction et mise en forme : Denis DOUILLARD denis.douillard@developpement-durable.gouv.fr www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr Document téléchargeable sur le site internet de la DREAL : http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/ rapports-thematiques-annuels-sur-a564.html Unité enquêtée L'enquête est exhaustive. L?unité enquêtée est l?entrepositaire agréé, effectuant à ce titre la mise à la consommation des produits pétroliers (agrément délivré par le service des Douanes). Une cinquantaine d?entreprises est interrogée en France métropolitaine. Ces sociétés sont des grossistes chargés du stockage et de la commercialisation d'hydrocarbures pétroliers. Ils vendent ces produits en acquitté, c'est à dire toutes taxes payées, aux distributeurs, négociants et détaillants de carburants ainsi qu?à certains consommateurs directs (entreprises de transport, industriels, etc.) possédant des flottes de véhicules. Champ géographique La ventilation régionale et départementale des ventes correspond à celle des détaillants et clients directs mentionnés ci-dessus. Le consommateur final et le lieu de consommation effective peuvent relever d?autres départements. Unité de mesure Les chiffres des ventes de carburants portent sur des mètres-cubes. Les volumes vendus incluent les biocarburants incorporés. Mode de collecte Un courrier de lancement de l?enquête est envoyé à chaque entrepositaire agréé ainsi qu?un courriel. Les questionnaires sont à télécharger sur le site internet du SOeS, puis à renvoyer par courriel. Les entrepositaires qui ont transmis au CPDP leurs données pour chacun des douze mois de l?année peuvent autoriser ce dernier à fournir les totalisations annuelles correspondantes au SOeS. Une fois les questionnaires réceptionnés, ils sont vérifiés. Les réponses manquantes, incomplètes ou suspectées d?erreurs donnent lieu à relances. Les données recueillies sont ensuite agrégées tous entrepositaires confondus. Qualité des données Le taux de réponse est de 100 %. Des contrôles de cohérence multiples, des rapprochements avec les données de mises à la consommation et les chiffres nationaux du CPDP permettent de garantir la qualité des réponses. Limites ou précautions d?utilisation ? Les chiffres communiqués correspondent aux achats effectués par les stations-services (et marginalement des consommateurs directs) auprès des grossistes (entrepositaires pétroliers). Ils ne permettent donc pas de mesurer les ventes de carburants par les détaillants et sont, en corollaire, un indicateur imparfait de la consommation des véhicules (en raison du décalage temporel entre les achats et les ventes de carburants des stations-services). ? Le lieu d'achat du carburant ne préjuge pas non plus du lieu de consommation effective. En premier lieu, la zone de chalandise d?un détaillant en carburant peut déborder du département dans lequel il est localisé. D?autre part, dans le cadre de déplacements touristiques ou d?acheminement de marchandises sur longues distances, il peut également exister un décalage géographique entre le lieu de vente du carburant par une station-service et le lieu de consommation. Les chiffres fournis s'utilisent donc plutôt en tendance. ? En outre, les variations constatées d'une année sur l'autre peuvent parfois s'expliquer autant par des modifications des circuits de distribution (apparition de nouveaux revendeurs ou disparition d'anciens revendeurs), que par des variations réelles de la consommation du département ou de la région considérée. ? En 2008, les ventes régionales de gazole et de supercarburants ont été construites à partir des déclarations de tous les adhérents sur les neufs premiers mois et d?une estimation des ventes des trois derniers mois, quelques adhérents ayant décidé de ne plus communiquer leurs ventes à partir du dernier trimestre 2008. La ventilation par département n?est pas disponible en 2008.

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