Bilan de l'accidentalité en région Pays de la Loire - Année 2016
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Le bilan annuel de l'insécurité routière présente les principales données consolidées de l'accidentologie routière en région Pays de la Loire, incluant un comparatif par rapport à la France métropolitaine, un comparatif entre départements de la région.<br /><br />Ce bilan présente également une analyse approfondie de ces données au regard des principaux enjeux définis au sein de la région pour réduire le nombre de victimes : les jeunes, les deux-roues-motorisés et l'alcool. En 2016, le nombre de tués sur les routes de la région des Pays de la Loire atteint son plus haut niveau depuis 2012 et dépasse le niveau atteint au cours des cinq dernières années pour la première fois depuis 2001. Le nombre d'accidents de la route diminue entre 2015 et 2016 ; il en est de même pour les blessés hospitalisés.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
donnée statistique
;circulation routière
;indicateur
;accident de la route
Descripteur écoplanete
analyse statistique
;indicateur économique
;accidentologie
Thème
Transports
;Circulation
Texte intégral
Chiffres en lien avec la couverture
L?essentiel
Hausse de tous les
indicateurs de
l?accidentalité,
notamment les tués
Le nombre d?accidents corporels et de blessés graves a
augmenté en 2016 (respectivement de 4,4 % et 1,1 %)
mais reste inférieur à l?année 2014. Le nombre de tués
est en forte augmentation (+24 tués depuis 2015, +47
tués depuis 2013) pour atteindre son plus haut niveau
depuis cinq ans.
page 5
Bilan global de
l?année 2016
Une tendance
nationale
défavorable
renforcée dans la
région, une gravité
des accidents qui
s?accroît
Dans un contexte national d?augmentation de
l?accidentalité routière, les résultats de la région sont
encore moins bons que ceux de la France métropolitaine
entre 2015 et 2016, notamment pour le nombre de tués
(+11,9 % en pays de la Loire contre +0,5 % en France
métropolitaine). Les Pays de la Loire représentent 5,8 %
de la population métropolitaine et désormais 6,5 % des
tués.
page 6
La région des
Pays de la
Loire dans le
contexte
national
Une évolution de
l?insécurité
routière différente
selon les
départements
Une évolution à l?opposé de 2014-2015 avec une baisse
de l?accidentalité en Loire-Atlantique, des résultats
stables en Mayenne et une hausse dans les autres
départements notamment en Vendée.
page 7
Evolution des
départements
Accidentalité des
deux-roues
motorisés en
baisse, mortalité
des piétons et
cyclistes en hausse.
Avec 57 % des tués et 45 % des blessés hospitalisés, les
usagers de véhicules légers sont les principales victimes,
bien que moins présents qu?en 2015.
En revanche, la hausse générale de la mortalité se
ressent particulièrement parmi les usagers de modes
doux (+13 piétons et +5 cyclistes), tandis que celle des
deux-roues motorisés est la seule à afficher une baisse (-
10 tués).
pages 9
Les accidents
selon les
catégories de
véhicule
2
christophe.andre
Timbre
Moins de conflits
entre véhicules
légers, plus
d?accidents sans
tiers impliqué
Les conflits entre véhicules légers sont en diminution
mais ils restent les accidents les plus fréquents (22,3 %).
Les accidents sans tiers impliqué augmentent et
représentent désormais un quart des accidents. La
présence de véhicules légers dans les accidents, en
baisse, reste malgré tout prépondérante (83,2 %).
page 11
Analyse selon
le type de
conflit
Les hommes
majoritairement
impliqués et
davantage
responsables
d?accidents
Les hommes restent majoritairement impliqués dans les
accidents de la route, et ce d?autant plus que l?accident
est grave, avec 72 % des tués, 66 % des blessés
hospitalisés et 61 % des blessés non hospitalisés. En tant
que conducteurs, ils sont également responsables
présumés dans 3/4 des accidents mortels et 2/3 des
accidents sans blessé grave.
pages 12
Les victimes
et les
conducteurs
selon le sexe
Les 18-24 ans
moins représentés
mais toujours
majoritaires parmi
les victimes et les
responsables
présumés
La tranche d?âge 18-24 ans est toujours la plus
représentée parmi les victimes (17 % des tués pour 8 % de
la population) et parmi les présumés responsables (22 %),
mais moins que les années précédentes, à l?inverse
notamment des 25-34 ans. Quant aux plus de 75 ans, ils
sont beaucoup plus victimes que responsables (14 % des
tués mais 6 % des présumés responsables, pour 10 % de la
population).
Pour la catégorie des cyclomoteurs, la tranche
d?âge 15-17 ans représente 37 % des victimes.
Les moins de 14 ans et plus de 75 ans restent sur-
représentés dans les victimes piétons, mais la mortalité
augmente fortement chez les 18-34 ans (+6 tués et +14
blessés graves).
pages 13
Les victimes
et les
responsables
selon l?âge et
le mode de
déplacement
Les 18-34 ans
particulièrement
concernés par
l?alcool au volant
Parmi les conducteurs impliqués dans un accident,
8,6 % avaient un taux d?alcool supérieur au taux
légal. Ce pourcentage monte à 11,8 % pour les 18-34
ans et à 24,7 %, soit près d?un accident sur quatre,
lorsque l?accident se produit en week-end ou jour
férié.
page 15
L?alcoolémie
des
conducteurs
Une gravité
d?accidents accrue
le week-end et des
jeunes conducteurs
sur-représentés
Les accidents sont les moins nombreux les week-ends et
jour de fêtes (4,5 accidents par jour contre 6 le reste de
la semaine) mais les plus graves (15 tués pour 100
accidents contre 10 le reste de la semaine).
42 % des victimes graves de 15 à 24 ans le sont le week-
end contre 32 % pour les autres classes d?âge.
page 17
Répartition
selon le jour
de la semaine
3
christophe.andre
Timbre
christophe.andre
Timbre
Baisse du nombre
de tués la nuit
La part des tués de nuit en 2016 descend à son plus bas
niveau (33,8 % contre 42,4 % en 2014) même si la
conduite de nuit est toujours aussi dangereuse, avec un
risque d?accidents 3 fois plus élevé qu?en plein jour.
page 18
Répartition
jour- nuit
Un second semestre
toujours plus
accidentogène
Le second semestre enregistre plus d?accidents et de tués
que le premier (+21 % d?accidents et +23 % de tués) avec
juillet, août et décembre les plus meurtriers (6 tués par
semaine contre 4 les autres mois) et octobre le plus
accidentogène (7 accidents par jour).
page 18
Répartition
selon le mois
Un nombre
croissant
d?accidents en
agglomération, mais
la majorité de tués
en rase campagne
et sur
départementale.
Les accidents en agglomération sont plus fréquents en
2016 (57 % des accidents de la région contre 53 % en
2015) mais restent moins graves (24 % des tués).
Les autoroutes et nationales ne concentrent que 8 % des
accidents et 10 % des tués. La moitié des accidents a lieu
sur les routes communales, mais les routes
départementales concentrent 7 tués sur 10.
page 19
Répartition
selon le type
de routes
4
Bilan global de l?année 2016
n 2016, le nombre de tués sur les routes de la région Pays de la Loire atteint son plus haut niveau
depuis 2012 (225 tués contre 201 en 2015), et dépasse le niveau atteint au cours des 5 dernières
années pour la première fois depuis 2001 (209 tués par an en moyenne entre 2011 et 2015).
E
Le nombre d?accidents de la route augmente également entre 2015 et 2016 (2 091 contre 2 002, soit
une hausse de 4,4 %). Il en est de même pour les blessés hospitalisés (1 349 en 2016 contre 1 334 en
2015).
Accidents corporels Tués (à 30 jours) Blessés
hospitalisés
Blessés non
hospitalisés
victimes
graves pour
100 accidents
nombre
évolution
2015-
2016|
nombre
évolution
2015-
2016|
nombre nombre nombre
Pays de la Loire 2 091 4.4% 225 11.9% 1 349 1 300 75.3
France 57 522 1.6% 3 477 0.5% 27 187 45 458 53.3
Loire-Atlantique 692 -7.4% 73 -12.0% 475 396 79.2
Maine-et-Loire 756 14.9% 40 25.0% 313 638 46.7
Mayenne 136 -2.9% 21 10.5% 118 36 102.2
Sarthe 235 8.8% 35 16.7% 216 100 106.8
Vendée 272 12.9% 56 51.4% 227 130 104.0
u moins un présumé responsable a pu être déclaré dans 70 % des 2091 accidents corporels, ce qui
représente 1491 personnes dont 22 piétons.A
5
La région des Pays de la Loire dans le contexte national
i l?accidentalité routière a augmenté
au niveau national entre 2015 et 2016,
elle est encore moins bonne dans les Pays
de la Loire, qu?il s?agisse des accidents
corporels (+4,4 % en pays de la Loire
contre +1,6 % en France métropolitaine),
du nombre de tués (+11,9 % contre +0,5 %)
ou du nombre de blessés (+3,8 % contre
+2,6 %).
S
insi, après être restée ces dernières
années dans la moyenne nationale
comparée à sa population (5,8 %), la part
des tués dans la région est en 2016
nettement supérieure (6,5 %), compte
tenu de la gravité accrue : 62 % des
accidents sont graves et 10 % mortels en
Pays de la Loire contre respectivement
44 % et 5 % dans les autres régions de
France métropolitaine.
A
6
accidents tués blessés
Evolution par départements
En Loire-Atlantique : baisse du nombre des
accidents et des tués
Le nombre d?accidents a baissé de 7 % pour
atteindre son plus bas niveau (-12 % par rapport
aux 5 dernières années).
Le nombre de tués baisse également (-10) par
rapport à une mauvaise année 2015, et reste au
niveau des 5 dernières années.
En Maine-et-Loire : forte hausse du nombre
d?accidents et de tués
Le nombre d?accidents a augmenté de 15 %
pour retrouver un niveau comparable à la
moyenne des 5 dernières années.
Le nombre de tués augmente fortement par
rapport à 2015 (+8) à un niveau non atteint
depuis 2010.
En Mayenne : augmentation du nombre de
tués
Le nombre d?accidents est relativement stable
(-3 %) après une hausse continue depuis 2013.
Le nombre de tués remonte légèrement (+2)
pour la deuxième année consécutive.
En Sarthe : hausse du nombre d?accidents et
de tués
Le nombre d?accidents augmente de 9 % pour
retrouver le niveau élevé de 2014.
Le nombre de tués augmente également (+5) au
niveau de 2014.
En Vendée : forte hausse du nombre
d?accidents et de tués
Le nombre d?accidents a augmenté de 13 %
après avoir atteint son plus bas niveau en 2015.
Le nombre de tués évolue en dents de scie, sa
forte hausse par rapport à 2015 (+51 %) et 2013
(+60 %) le ramenant légèrement au-dessus des
niveaux atteints en 2014 et 2012.
7
e par son poids démographique, la Loire-Atlantique concentre un tiers des tués, chiffre en forte
baisse (32 % contre 41 % en 2015).D
Ramené à la population, c?est désormais la Vendée qui enregistre le nombre de tués le plus important
(1 tué pour 12 000 habitants), tandis que le Maine-et-Loire, malgré le nombre de tués en hausse, reste
le département le moins accidentogène (1 tué pour 20 000 habitants). Les autres départements se
situent globalement au niveau de la moyenne régionale (1 tué pour 16 500 habitants).
8
Analyse par catégories de véhicule
Les accidents selon les catégories de véhicule
?augmentation significative du nombre de tués en 2016 cache de nombreuses disparités, puisque la
mortalité pour les deux-roues motorisés diminue fortement. Ce constat doit être nuancé pour les
motocyclistes qui enregistrent une hausse de 30 % du nombre de blessés graves. En revanche, après
une année 2015 favorable, les usagers des modes « doux » (piétons et cyclistes) portent
principalement la hausse de la mortalité routière.
L
catégories d?usagers
Tués Blessés hospitalisés
2016
écart avec
2015
écart avec
2011-2015 2016
écart avec
2015
écart avec
2011-2015
piétons 30 13 6 188 0 -4
cyclistes 14 5 5 117 25 20
cyclomotoristes 11 -4 -2 147 -27 -49
motocyclistes 27 -6 -8 248 68 33
automobilistes 127 6 6 611 -54 -42
autres 16 10 10 38 3 3
Total 225 24 16 1349 15 -38
Après une forte baisse en 2015 (-7 tués), les
piétons tués sont en forte hausse (+13 tués,
soit près de 50 % d?augmentation) à un niveau
élevé par rapport aux 5 dernières années.
Dans la catégorie des cyclistes, le nombre de
victimes graves a fortement augmenté (+5
tués et +25 BH), à un niveau également très
élevé par rapport aux 5 dernières années.
Les catégories des cyclomotoristes et
motocyclistes enregistrent une forte baisse
de la mortalité (-10 tués) qui confirme une
diminution globale au cours des dernières
années. Cependant, le nombre de blessés
graves, en net recul chez les motocyclistes depuis
plusieurs années, enregistre une forte hausse en
2016.
Le nombre d?automobilistes tués
(conducteurs ou passagers) continue
d?augmenter (+6 tués) et atteint un niveau
plus élevé que les 5 dernières années. À l?inverse, le
nombre de blessés hospitalisés est en forte baisse.
À noter également, dans les autres catégories, une
forte hausse des victimes dans la catégorie des
conducteurs de quads et voiturettes (10 tués contre
3 en 2015).
9
n ce qui concerne les tués, la part des deux-roues motorisés (17 %) est ainsi en forte baisse par
rapport à l?année dernière (-7 pts) au détriment des piétons (+5 pts). La part des automobilistes
baisse également par rapport à l?année dernière (-3 pts) mais reste largement majoritaire.
E
Comme l?année dernière, les véhicules légers sont nettement moins représentés parmi les blessés
hospitalisés (45 %, -5 pts par rapport à l?année dernière) que parmi les tués (57 %). À l?inverse, les
usagers vulnérables (piétons, cyclistes, cyclomotoristes et motocyclistes) représentent désormais plus
de la moitié des blessés hospitalisés pour 36 % des tués.
Comparaison avec l?ensemble de la France métropolitaine
a part des automobilistes parmi les tués reste plus importante en Pays de la Loire (57 % des tués
contre 53 % pour les autres régions) à l?inverse de celle des motocyclistes (12 % des tués contre
18 %). Les piétons, jusqu?ici peu représentés, se rapprochent de la moyenne nationale.
L
10
christophe.andre
Timbre
christophe.andre
Timbre
Analyse selon le type de conflit
es conflits entre véhicules légers (ou VL) restent de loin le type d?accidents le plus fréquent
(22,3 % en 2016) mais ils sont moins représentés que les années précédentes (-2,3 pts par rapport
à 2015, -0,6 pt par rapport à 2011-2015). En revanche, les accidents sans tiers impliqué (perte de
contrôle, obstacle fixe heurté?) sont en forte augmentation (24,9 % soit +2,4 pts par rapport à 2015,
+1 pt par rapport à 2011-2015).
L
a part des accidents impliquant au moins un véhicule léger (83,2 %) est en légère baisse par
rapport à 2015 (-1,2 pt) mais l?automobile reste le principal danger des autres usagers,
notamment des modes dits « doux » (piétons et vélo) : plus de 4 accidents de piéton sur 5 impliquent
un véhicule léger. En revanche, pour les deux-roues motorisés, davantage soumis au risque de perte
de contrôle (+40 % d?accidents sans tiers impliqué par rapport à un véhicule léger), la présence d?un
véhicule léger dans les conflits est plus rare (moins de 2 accidents sur 3).
L
ans les conflits entre VL et d?autres catégories, le conducteur de VL est le plus souvent présumé
responsable (60 %), et ce d?autant plus que l?usager tiers est vulnérable : seuls 22 % des cyclistes
et 12 % des piétons sont présumés responsables lors d?un accident impliquant un VL.
D
11
Analyse par catégories d?usager
Les victimes et les conducteurs selon le sexe
vec 72 % des tués, 66 % des blessés hospitalisés et 61 % des blessés non hospitalisés, les hommes
sont d?autant plus impliqués que l?accident est grave, même si cette tendance se resserre depuis
plusieurs années (respectivement75 %, 67 % et 60 % en 2015).
A
e même, les présumés responsables sont des conducteurs masculins dans 75 % des accidents
mortels contre 65 % des accidents corporels sans blessé grave. À l?inverse, la présence de
conductrices présumées responsables est d?autant moins importante que l?accident est grave (26 %
pour les accidents mortels contre 35 % pour les autres accidents). La gravité des accidents est accrue
lorsque le conducteur est masculin : 14 % des accidents corporels où un conducteur masculin est
présumé responsable sont mortels contre 11 % pour les conductrices présumées responsables.
D
Nota : la somme des conflits par sexe peut être supérieure à 100 %, un même conflit pouvant entraîner
des responsabilités partagées.
12
christophe.andre
Timbre
christophe.andre
Timbre
i les hommes sont impliqués dans 83 % des accidents corporels, cette part descend à 70 % pour les
véhicules de tourisme, tandis que celle des femmes remonte à 49 % (+2 pts par rapport à 2015). En
revanche, les hommes représentent la grande majorité des conducteurs impliqués dans un accident de
deux-roues motorisé (84 % pour les cyclomoteurs, 94 % pour les motocyclettes) et les poids lourds
(95 %). En ce qui concerne les piétons, les hommes sont majoritaires parmi les victimes pour la
première fois depuis 2011.
S
Nota : la somme des conflits par sexe pour une même catégorie est supérieure à 100 %, un même conflit
pouvant impliquer des conducteurs de sexe différent.
Les victimes et les responsables selon l?âge et le mode de déplacement
a tranche d?âge 18-24 ans est toujours la plus représentée avec 20 % des victimes corporelles et
17 % des tués, mais elle enregistre une baisse significative par rapport à 2015 au détriment
notamment des 25-34 ans.
L
Au regard du poids démographique, les 18-24 ans restent malgré tout les principales victimes : on
dénombre 13 tués chaque année pour 100 000 habitants contre 6 pour les autres tranches d?âge.
En termes de gravité des accidents en revanche, les plus de 75 ans sont les plus touchés : 1 victime
corporelle d?accident de la route sur 4 est un tué lorsque la personne a plus de 75 ans, contre 1 sur 9
pour les autres tranches d?âge.
Enfin, en termes de présumés responsables, les 18-44 ans sont sur-représentés (57 %), tandis que les
plus de 75 ans sont beaucoup plus victimes que responsables (14 % des tués mais 6 % des présumés
responsables).
13
C?est au sein des conducteurs de
véhicules de tourisme et
utilitaires qu?on retrouve
principalement les 18-24 ans (20,8 % des
tués et 23,9 % des victimes), même si
leur nombre a baissé, au détriment des
45-64 ans qui enregistrent une forte
hausse (+14 tués).
Parmi les conducteurs de
motocyclettes accidentés, la
part des 25-34 ans, principale
touchée en 2014 (25,7 %) continue de
baisser (23,4 % en 2016) au détriment
des 18-24 ans (+3,6 pts entre 2014 et
2016) qui redeviennent les victimes
majoritaires.
Pour la catégorie des
cyclomoteurs, la tranche d?âge
15-17 ans est toujours sur-
représentée avec 37 % des victimes,
mais sur les 10 tués, 4 avaient entre 18
et 24 ans. En tout, 60 % des victimes ont
entre 15 et 24 ans (contre 63 % en
2015).
Si toutes les classes d?âge sont
touchées dans la catégorie des
bicyclettes, les plus de 55 ans
restent les plus gravement touchés avec
7 tués sur 14 et 45 % des blessés graves.
14
Comme l?année précédente, les
moins de 14 ans et plus de 75 ans
sont sur-représentés dans les
victimes piétons, mais c?est dans cette
dernière classe d?âge que l?on retrouve
principalement les accidents les plus
graves (37 % des tués et 19 % des blessés
graves avaient plus de 75 ans).
L?accidentologie des piétons de 18-34
ans est également en forte hausse (+6
tués et +14 blessés graves).
L ?alcoolémie des conducteurs
armi les conducteurs impliqués dans un accident, 8,6 % avaient un taux d?alcool supérieur
au taux légal (contre 8,5 % en 2015). Ce pourcentage monte à 11,8 % pour les 18-34 ans et
descend à 4,3 % pour les plus de 65 ans.
P
En fin de semaine, veille et jour de fête, le pourcentage de conducteurs alcoolisés passe de
8,6 % à 16,5 % (contre 17 % en 2015). Ce pourcentage monte à 24,7 % pour les 18-34 ans et
descend à 4,9 % pour les plus de 65 ans.
Ainsi, par rapport à l?année 2015, si la présence de l?alcool est globalement aussi importante,
les pratiques se lissent davantage, avec une consommation en légère baisse dans les situations
les plus fréquentes (18-34 ans, week-ends et jours de fête) au détriment d?une consommation
plus importante en semaine et parmi les personnes les plus âgées.
15
n effet, si les conducteurs entre 18 et 34 ans sont impliqués dans 40,8 % des accidents, ce
pourcentage monte à 50,7 % lorsque l?on se restreint aux conducteurs alcoolisés, soit 7 pts de
moins qu?en 2015. À l?inverse, si les conducteurs de plus de 65 ans sont impliqués dans 10,8 % des
accidents, ce pourcentage descend à 5,6 % lorsque l?on se restreint aux conducteurs alcoolisés, soit
presque cinq fois plus qu?en 2015.
E
16
Analyse temporelle
Répartition selon le jour de la semaine
es accidents sont répartis de manière assez homogène dans la semaine, exception faite des
dimanches, veilles et jours de fête, qui sont caractérisés par des accidents moins fréquents (4,5
accidents par jour contre 6 le reste de la semaine) mais plus graves (15 tués pour 100 accidents contre
10 le reste de la semaine). À l?inverse, comme l?année dernière, la gravité des accidents est faible en
milieu de semaine, particulièrement le jeudi (5 tués pour 100 accidents).
L
es jeunes de 15 à 24 ans constituent la majorité des victimes graves le week-end, veille et jour de
fête (32 % contre 23 % en semaine).L
42 % des victimes graves de 15 à 24 ans le sont le week-end contre 32 % pour les autres classes d?âge.
17
Répartition jour-nuit
omme l?année dernière, ce sont les accidents de jour qui absorbent la hausse de l?accidentalité
routière en 2016 : l?augmentation du nombre de tués en plein jour est de 21 % entre 2015 et
2016. À l?inverse, la part des tués de nuit en 2016 n?a jamais été aussi faible (33,8 % contre 38,8 % en
2015 et 42,4 % en 2014). Il n?en demeure pas moins que la conduite de nuit est toujours aussi
dangereuse, avec un risque d?accidents 3 fois plus élevé et une différence de gravité toujours
importante (11 % des accidents de nuit sont mortels contre 9 % de jour).
C
Répartition selon le mois
e second semestre reste le plus accidentogène (+21 % d?accidents et +23 % de tués) avec des mois
de juillet-août ainsi que décembre particulièrement meurtriers (6 tués par semaine contre 4 les
autres mois). Si le mois d?octobre n?a pas été le plus meurtrier contrairement aux années
précédentes, c?est le mois qui aura enregistré le plus d?accidents (7 par jour).
L
18
Répartition selon le type de routes
a hausse de l?accidentalité routière en 2016 se retrouve intégralement en agglomération : 57 %
des accidents ont lieu en agglomération (contre 53 % en 2015) et sont responsables de 24 % des
tués (contre 20 % en 2015).
L
La gravité des accidents hors agglomération reste malgré tout particulièrement élevée, puisque 81 %
des accidents hors agglomération sont graves contre 47 % en ville.
es autoroutes et nationales ne concentrent que 8 % des accidents et 10 % des tués. C?est sur les
routes communales que les accidents sont les plus nombreux (plus d?un accident sur 2) et sur les
routes départementales qu?ils sont les plus graves (4 accidents sur 10 provoquent près de 7 tués sur
10). La gravité des accidents sur route communale est en effet faible (1 accident mortel sur 23)
contrairement aux accidents sur routes départementale et nationale (1 accident mortel sur 6).
L
19
L?essentiel
Bilan global de l?année 2016
La région des Pays de la Loire dans le contexte national
Evolution par départements
Analyse par catégories de véhicule
Les accidents selon les catégories de véhicule
Comparaison avec l?ensemble de la France métropolitaine
Analyse selon le type de conflit
Analyse par catégories d?usager
Les victimes et les conducteurs selon le sexe
Les victimes et les responsables selon l?âge et le mode de déplacement
L?alcoolémie des conducteurs
Analyse temporelle
Répartition selon le jour de la semaine
Répartition jour-nuit
Répartition selon le mois
Répartition selon le type de routes