Bilan économique 2016 - Reprise confirmée dans les Pays de la Loire
Auteur moral
Institut national de la statistique et des études économiques (France). Direction régionale (Nantes)
;Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">En 2016, la croissance française accélère légèrement : le PIB progresse en volume de + 1,2 %, après + 1,1 % en 2015. Le dynamisme de la consommation des ménages dopée par la hausse du pouvoir d'achat et la vigueur de l'investissement des entreprises et des ménages nourrissent la croissance.<br /><br />En revanche, le commerce extérieur pèse négativement. L'activité progresse dans tous les secteurs (industrie, construction et services marchands) en France métropolitaine comme dans les Pays de la Loire (d'après les enquêtes annuelles de la Banque de France). Les effectifs salariés augmentent sensiblement au niveau national (+ 1,2 %) et, plus nettement encore, régional (+ 2,1 %). En 2016, la région crée 20 000 emplois salariés dans les secteurs principalement marchands, soit trois fois plus qu'en 2015. Le taux de chômage dans les Pays de la Loire recule nettement en 2016. Il s'établit à 8,3 % de la population active au 4 e trimestre.<br /><br />Les présentations concernant le logement et les transports ont été rédigées par la Dreal des Pays de la Loire.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
analyse
;donnée statistique
Descripteur écoplanete
Thème
Transports
;Construction
;Economie
;Emploi - Formation - Education
;Tourisme - Loisirs
Texte intégral
Le bilan économique 2016
Reprise confirmée dans les Pays de
la Loire
N° 15
Juin 2017
Direccte Pays de la Loire
Direction Régionale des
Entreprises, de la Concurrence,
de la Consommation,
du Travail et de l?Emploi
Dreal Pays de la Loire
Direction Régionale de
l?Environnement, de
l?Aménagement et du
Logement
Draaf Pays de la Loire
Direction Régionale de
l?Alimentation, de
l?Agriculture et de la Forêt
es différentes analyses de ce bilan économique 2016 ont été réalisées par l'Insee des
Pays de la Loire et des services de l?État de la région : Direccte, Draaf, Dreal des Pays
de la Loire.
Avertissement
La rédaction de ce bilan économique s?échelonne de janvier à mai 2017. Les données analysées sont celles
disponibles à la date de rédaction des différents articles. Certaines ont pu légèrement évoluer depuis.
Dans le cadrage national, les évolutions sont en moyenne annuelle ; elles sont principalement en glissement
annuel (T4 2016 / T4 2015) pour les autres évolutions du bilan, ce qui peut expliquer certains écarts entre les
chiffres du cadrage national et le reste du bilan économique régional.
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une
combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent
de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Signes conventionnels utilisés
? résultat non disponible
/// absence de résultat due à la nature des choses
e estimation
p résultat provisoire
r résultat révisé par rapport à l?édition précédente
n.s résultat non significatif
¤ euro
M million
Md milliard
L
Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 15 ? juin 2017 3
Avant-propos
Le Bilan économique 2016 des Pays de la Loire est la cinquième édition d?une publication au
contenu mutualisé pour l?ensemble des régions françaises. Cette harmonisation traduit la volonté
de fournir aux observateurs régionaux un ensemble homogène de données, bâti sur un socle
commun d?indicateurs.
Ce bilan économique retrace les faits et les tendances de l?année écoulée en s?appuyant sur des
données consolidées. La situation économique des Pays de la Loire en 2016 est exposée à travers
huit chapitres thématiques relatifs à l?activité régionale, complétés d?un chapitre de cadrage
consacré à la conjoncture nationale. Au regard de ces différents indicateurs, la reprise dans la
région se confirme.
Coordonné par l?Insee, le Bilan économique 2016 des Pays de la Loire est réalisé avec la
Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de
l?emploi (Direccte), de la Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt
(Draaf) et de la Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
(Dreal). Que chacun soit ici chaleureusement remercié pour sa participation à cette publication.
Le Directeur régional
de l?Insee des Pays de la Loire
Pascal Seguin
4 Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 15 ? juin 2017
Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 15 ? juin 2017 5
Sommaire
Avant-propos 3
Synthèse régionale 6
Reprise confirmée dans les Pays de la Loire
Contexte national 7
L?économie française accélère à peine en 2016
Emploi 8
La reprise de l?emploi marchand se confirme
Chômage et politiques d?emploi 10
Chômage et demande d?emploi en baisse
Démographie d?entreprises 12
Progression des créations de sociétés et d?entreprises
individuelles hors micro-entrepreneurs
Construction 14
Forte reprise de la construction et des commercialisations
dans un contexte favorable
Tourisme 16
Une fréquentation touristique en légère hausse malgré un
recul dans les campings
Transports 18
Le fret maritime et routier à l?écart de la croissance du secteur
Agriculture 20
Esquisse d?une amélioration en lait et porc, des rendements
en céréales les plus bas depuis dix ans
Définitions 22
6 Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 15 ? juin 2017
Synthèse régionale
Synthèse régionale
Reprise confirmée dans les Pays de la Loire
Serge Fraboul, Insee
Croissance de l?activité et de l?emploi
En 2016, la croissance française accélère
légèrement : le PIB progresse en volume
de + 1,2 %, après + 1,1 % en 2015. Le
dynamisme de la consommation des
ménages dopée par la hausse du pouvoir
d?achat et la vigueur de l?investissement
des entreprises et des ménages nourrissent
la croissance. En revanche, le commerce
extérieur pèse négativement.
L?activité progresse dans tous les secteurs
(industrie, construction et services
marchands) en France métropolitaine
comme dans les Pays de la Loire (d?après
les enquêtes annuelles de la Banque de
France). Les effectifs salariés augmentent
sensiblement au niveau national (+ 1,2 %)
et, plus nettement encore, régional
(+ 2,1 %). La région crée 20 000 emplois
salariés dans les secteurs principalement
marchands, soit trois fois plus qu?en 2015.
Fin 2016, l?emploi retrouve son niveau
d?avant-crise.
Activité en hausse dans l?industrie et la
construction mais l?emploi peine à
redémarrer
Perceptibles en 2015, les signes
d?amélioration dans l?industrie sont
confirmés en 2016 : d?après la Banque de
France, l?activité progresse avec des
chiffres d?affaires en hausse, de même que
les exportations et l?investissement. Le
recours à l?intérim est toujours important.
Hors intérim, les effectifs salariés
augmentent légèrement (+ 0,4 %) après
trois années de baisse, alors qu?ils se
replient de nouveau au plan national. Tiré
par la construction navale et aéronautique
dont les carnets de commande sont pleins,
le secteur de la fabrication de matériels de
transport se distingue de nouveau avec une
croissance soutenue de l?activité, des
exportations et de l?emploi. La situation
est également favorable dans les industries
agro-alimentaires. En revanche, l?activité
est peu dynamique dans la fabrication
d?autres produits industriels (textile-
habillement-cuir-chaussure, chimie, métal-
lurgie, etc.) mais les effectifs se redressent
légèrement. Dans le secteur des biens
d?équipement, activité, exportations et
emploi sont de nouveau en baisse.
La situation s?est nettement redressée dans
la construction, en lien avec le rebond de
l?investissement des ménages. Les ventes
et les autorisations de construction de
logements neufs accélèrent fortement. En
2016, leur nombre dépasse la moyenne
décennale. L?environnement est favo-
rable : élargissement des prêts à taux zéro,
taux d?intérêt historiquement bas et aides
accrues à l?investissement locatif. Le
nombre de demandeurs d?emploi du
secteur est en forte baisse et le recours à
l?intérim est élevé. Cependant, les effectifs
salariés se replient de nouveau (? 0,6 %),
comme au plan national.
Selon la Banque de France, l?activité et
l?investissement devraient encore pro-
gresser dans l?industrie et la construction
en 2017.
Le tertiaire marchand est bien orienté
En 2016, le tertiaire marchand tire encore
l?emploi régional. L?intérim profite de la
reprise de l?activité dans tous les secteurs.
Ses effectifs augmentent de 16,6 % sur un
an au même rythme qu?en 2015, contre
12,0 % au plan national. Fin 2016, ils
dépassent le niveau d?avant la crise de
2008. Hors intérim, l?emploi salarié
progresse également dans le tertiaire
marchand.
L?information et la communication
demeure le secteur le plus dynamique et
l?emploi y connaît encore la plus forte
croissance. L?emploi progresse également
très nettement dans le secteur de
l?hébergement et de la restauration, en lien
notamment avec l?activité touristique. La
fréquentation des hôtels de la région est de
nouveau en forte hausse, tandis que celle
des campings recule, pénalisée par un
début d?été pluvieux et froid. En revanche,
l?emploi ne progresse que modérément
dans le commerce alors que la
consommation des ménages accélère en
2016.
L?emploi salarié progresse nettement dans
le secteur des transports. Les ventes de
véhicules neufs affichent la plus forte
hausse des sept dernières années. Le
transport aérien à bas coût dope toujours la
fréquentation de l?aéroport de Nantes.
Cependant, ce secteur ne bénéficie pas
totalement de l?amélioration de l?activité
économique et de la baisse du prix des
carburants. Le trafic du port de Nantes
Saint-Nazaire se stabilise après cinq
années de baisse. Le repli du transport
routier de marchandises se poursuit.
La tendance est également à la hausse de
l?emploi dans les autres secteurs : services
immobiliers, services financiers, services
aux entreprises et services aux ménages.
Bilan en demi-teinte pour l?agriculture
En 2016, de mauvaises conditions
climatiques font chuter la production de
céréales dans un contexte de baisse des
prix mondiaux. À l?inverse, les ventes de
légumes et la récolte de fruits sont
favorisées. Pour la viticulture, le millésime
2016 est réduit mais de bonne qualité. La
situation de la production laitière
s?améliore au second semestre. Si le
marché de la viande bovine demeure
dégradé du fait de l?afflux de vaches de
réforme dans les abattoirs, celui du porc se
redresse avec les exportations vers la
Chine qui tirent les prix à la hausse. En
revanche, la grippe aviaire affecte les
abattages de volailles, même si la région
n?est pas directement concernée.
Hausse des créations d?entreprises
Les créations d?entreprises rebondissent en
2016, du fait d?une forte progression des
créations de sociétés et d?entreprises indi-
viduelles qui compensent le nouveau recul
des immatriculations de micro-entrepreneurs.
Recul du chômage
En lien avec l?embellie économique, le
taux de chômage recule en 2016
(? 0,5 point sur un an), après s?être
stabilisé en 2015. Il s?établit à 8,3 % au
4e trimestre, son niveau le plus bas depuis
le 3e trimestre 2012. La baisse est moins
marquée pour la France métropolitaine
(? 0,2 point sur un an) : l?écart se creuse
entre le taux régional et le taux national
(9,7 %).
Le nombre de demandeurs d?emploi sans
activité (catégorie A) diminue de 5,2 % en
2016 après une hausse en 2015. En
incluant les personnes exerçant une
activité réduite (catégories B et C), la
région compte 317 000 demandeurs
d?emploi fin 2016, soit une baisse de
1,0 % sur un an.??
Contexte national
Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 15 ? juin 2017 7
Contexte national
L?économie française accélère à peine en 2016
Clément Bortoli, Insee
La reprise se confirme dans la zone
euro
En 2016, l?activité mondiale augmente à
un rythme presque identique à celui des
années précédentes : + 3,0 % après
+ 3,1 % en 2015 et + 3,4 % en 2014.
L?activité reprend quelques couleurs dans
les pays émergents après un fort
ralentissement l?année passée : la
croissance économique chinoise se
stabilise, après cinq années de diminution,
et l?activité se contracte moins fortement
qu?en 2015 chez les grands exportateurs de
matières premières que sont le Brésil et la
Russie. Dans les économies avancées,
l?activité ralentit (+ 1,7 % après + 2,0 %
en 2015) essentiellement du fait des États-
Unis (+ 1,6 % après + 2,6 %) où la
demande des entreprises s?infléchit
nettement, notamment dans le secteur
minier. La croissance britannique reste
allante, un peu moins toutefois que l?année
précédente (+ 1,8 % après + 2,2 %). Dans
la zone euro, la reprise se confirme :
+ 1,6 % après + 1,5 %. Plusieurs facteurs
externes favorisent l?activité européenne.
D?une part, la baisse des cours du pétrole
et des autres matières premières, entamée
en 2015, se prolonge en 2016, ce qui
soutient le pouvoir d?achat des ménages, et
donc leur consommation. D?autre part, la
politique monétaire de la Banque centrale
européenne (BCE) reste accommodante en
maintenant les taux d?intérêt à un niveau
faible et en soutenant la reprise du crédit
aux entreprises, ce qui favorise leur
investissement. Les disparités de
croissance demeurent : elle est plus
soutenue en Espagne et en Allemagne
qu?en France et en Italie. Au total, le
commerce mondial ralentit en 2016, à
+ 1,5 %, soit sa plus faible croissance
depuis 2009, essentiellement du fait de
l?atonie persistante des importations des
pays émergents et du ralentissement
américain.
L?économie française accélère à peine
en 2016
Dans le mouvement européen, la
croissance française s?élève légèrement : le
PIB progresse de 1,2 % en volume, après
+ 1,1 % en 2015. Il s?agit de la plus forte
croissance depuis 2011 (figure 1).
La demande intérieure hors stocks accélère
nettement (contribution de + 2,1 points à la
croissance du PIB en 2016 contre + 1,3
point en 2015), portée par les ménages :
leur consommation gagne en dynamisme
(+ 2,3 % après + 1,4 %), dans le sillage de
leur pouvoir d?achat, et leur investissement
rebondit après plusieurs années de repli
(+ 2,4 % après ? 2,1 %). Du côté de la
demande publique, la consommation des
administrations accélère légèrement
(+ 1,3 % après + 1,1 %) tandis que leur
investissement cesse quasiment de
diminuer (? 0,1 % après ? 3,0 %). Enfin,
l?investissement des entreprises non
financières accélère un peu plus encore
(+ 3,6 % après + 3,1 %).
En revanche, le comportement de stockage
des entreprises se retourne (contribuant
pour ? 0,2 point à la croissance annuelle,
après + 0,3 point en 2015) et le commerce
extérieur pèse davantage sur la croissance
qu?en 2015 (? 0,8 point contre
? 0,5 point) : en effet, les exportations
ralentissent fortement alors que les
importations gardent un rythme soutenu.
1 Le dynamisme de la demande intérieure
est quasiment compensé par le
commerce extérieur et le comportement
de stockage des entreprises
Source : Insee, comptes nationaux, base 2010.
L?emploi total accélère
L?emploi total accélère : + 215 000 sur un
an fin 2016, après + 121 000 un an
auparavant. Il est porté par l?emploi salarié
marchand non agricole (+ 193 000 après
+ 99 000) qui bénéficie de la légère
accélération de l?activité marchande et des
dispositifs de baisse du coût du travail qui
enrichissent la croissance en emploi. Ainsi,
le taux de chômage en France entière
continue de baisser modérément, passant
de 10,2 % fin 2015 à 10,0 % fin 2016.
Le pouvoir d?achat des ménages
accélère nettement
En moyenne annuelle, les prix de la
consommation se replient légèrement en
2016 (? 0,1 % après + 0,3 %), tandis que
le revenu disponible des ménages accélère
(+ 1,7 % après + 1,1 %). Ainsi, le pouvoir
d?achat des ménages gagne de la vigueur
(+ 1,8 % après + 0,8 %), retrouvant une
croissance inédite depuis 2007
(figure 2).??
2 Le regain de pouvoir d?achat a permis
aux ménages de consommer davantage
Source : Insee, comptes nationaux, base 2010.
8 Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 15 ? juin 2017
Emploi
Emploi
La reprise de l?emploi marchand se confirme
En 2016, dans les Pays de la Loire, le nombre d?emplois progresse de 2,1 % dans les secteurs marchands, contre 1,2 % au niveau national. Cette
tendance confirme la reprise amorcée en 2015. L?emploi augmente dans tous les secteurs des services marchands, notamment dans l?intérim qui
progresse fortement. L?industrie regagne des emplois. En revanche, la situation continue de se dégrader dans la construction.
Delphine Legendre, Insee
En 2016, dans les Pays de la Loire,
l'emploi salarié dans les secteurs
principalement marchands progresse de
2,1 % et atteint 924 000 emplois en fin
d'année. L?emploi continue sa progression
après une année 2015 marquée par une
légère reprise dans la région (+ 0,8 %).
L'amélioration est plus sensible qu'au
niveau national où l'emploi ne progresse
que de 1,2 % au cours de l'année 2016
(figure 1).
À la différence de 2015, l'emploi salarié
augmente continûment au cours de l?année
2016, avec un ralentissement au cours du
2e trimestre et une accélération au 4e. Fin
2016, l?emploi retrouve son niveau
d?avant-crise.
La situation de l'emploi est contrastée
selon les départements (figure 2) : il
progresse fortement en Loire-Atlantique et
Vendée (respectivement + 3,0 % et
+ 2,5 %) et assez nettement dans la Sarthe
et en Maine-et-Loire (respectivement
+ 1,3 % et 1,1 %). En revanche, après
avoir augmenté en 2015, l?emploi stagne
en Mayenne (+ 0,0 %).
L?emploi dans le tertiaire marchand
progresse encore
Hors intérim, l'emploi salarié dans le
tertiaire marchand progresse de 1,9 % dans
la région contre 1,5 % en France
métropolitaine. Il augmente fortement en
Loire-Atlantique et Vendée, plus modé-
rément en Maine-et-Loire et dans la
Sarthe. Il stagne en Mayenne. L?emploi
progresse dans tous les secteurs des
services marchands. Comme en 2015, la
hausse est forte dans l'information-
communication (+ 4,0 %) et l'héber-
gement-restauration (+ 4,0 %). La
progression est également nette dans les
transports (+ 2,8 %), les services aux
entreprises (+ 2,4 %) et les services
financiers (+ 2,2 %). Elle est plus faible
dans le commerce (+ 0,6 %) et les services
aux ménages (+ 0,6 %). La hausse de
l?emploi est plus élevée dans la région
qu?en France métropolitaine dans tous les
secteurs du tertiaire marchand, à
l?exception des services aux ménages.
Comme en 2015, l'intérim augmente
fortement. Ceci est plus marqué dans la
région (+ 16,6 %) qu'en France
métropolitaine (+ 12,0 %). La progression
de l?intérim est proche de 20 % en Loire-
Atlantique et dans la Sarthe. Fin 2016, les
effectifs dans l?intérim dépassent le niveau
d?avant la crise de 2008 (figure 3).
Reprise de l?emploi dans l?industrie
mais nouvelle baisse dans la
construction
Après trois années de baisse, en 2016,
l?emploi industriel augmente légèrement
(+ 0,4 %) dans la région, porté notamment
par les matériels de transport (+ 2,6 %). En
France métropolitaine, l'industrie continue
de perdre des emplois (? 0,8 %). Dans la
région, l'emploi industriel progresse en
Loire-Atlantique (+ 1,5 %) et en Vendée
(+ 1,0 %). Outre le secteur des matériels
de transport, l?emploi est en hausse dans
les industries agro-alimentaires (+ 0,9 %)
et les autres branches industrielles
(+ 0,4 %). Il se replie dans les biens
d?équipements (? 1,5 %) et le secteur de
l?énergie, eau, déchets, cokéfaction et
raffinage (? 0,8 %).
Dans la construction, l'emploi diminue une
nouvelle fois en 2016 (figure 4). Il recule
de 0,6 %, comme en France métropolitaine
(? 0,8 %). Cette année, la baisse de
l?emploi dans le secteur ralentit : la
construction a perdu en moyenne 2,7 % de
ses emplois par an entre 2010 et 2015. ?
Méthodologie
Les estimations trimestrielles d?emploi salarié couvrent les secteurs principalement marchands non agricoles, soit 15 des 17 postes de la nomenclature
d?activité française (NAF). Le champ regroupe les activités les plus sensibles à la conjoncture.
Les estimations trimestrielles régionales et départementales sont construites selon une méthodologie identique à celle employée au niveau national : les
évolutions trimestrielles sont calculées à partir de données administratives, qui sont ensuite recalées pour chaque zone géographique sur les estimations
annuelles au 31 décembre.
La source principale des évolutions d?emploi provient de la statistique établie par les Urssaf à partir des déclarations des établissements versant des cotisations
sociales. En ce qui concerne l?emploi intérimaire, l?indicateur est élaboré par la Dares (Ministère du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du
Dialogue social), à partir des déclarations mensuelles des entreprises de travail temporaire adressées à Pôle emploi.
Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 15 ? juin 2017 9
Emploi
1 Emploi salarié des secteurs principalement marchands
en %
2016 T4
(en milliers) Glissement annuel
Glissement annuel moyen
2015/2010 (1)
Secteur d'activité
NAF rév. 2, 2008
Pays de
la Loire
Pays de
la Loire
France
métropolitaine
Pays de
la Loire
France
métropolitaine
Industrie 243,9 0,4 ? 0,8 ? 0,3 ? 0,9
Industrie
agro-alimentaire 59,6 0,9 0,7 0,2 ? 0,1
Énergie, eau, déchets,
cokéfaction et raffinage 16,8 ? 0,8 ? 1,6 0,0 0,3
Biens d'équipement 32,2 ? 1,5 ? 2,0 ? 0,7 ? 1,2
Matériels de transport 27,5 2,6 ? 1,1 0,7 ? 0,7
Autres branches
industrielles 107,8 0,4 ? 0,7 ? 0,8 ? 1,5
Construction 83,6 ? 0,6 ? 0,8 ? 2,7 ? 1,9
Tertiaire marchand 596,6 3,1 2,0 1,0 0,6
Commerce 172,8 0,6 0,7 0,0 0,2
Transports 71,3 2,8 0,8 0,6 ? 0,1
Hébergement -
restauration 45,2 4,0 2,1 1,5 1,2
Information -
communication 32,8 4,0 3,1 3,4 0,6
Services financiers 45,7 2,2 1,0 1,0 0,6
Services immobiliers 10,2 2,7 0,7 0,3 ? 0,1
Services aux
entreprises 120,5 2,4 2,1 2,3 1,5
Services aux ménages 43,8 0,6 1,9 0,8 0,5
Intérim 54,2 16,6 12,0 0,5 ? 0,4
Total 924,0 2,1 1,2 0,3 0,0
Note : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
(1) : glissement annuel qu'aurait connu l'emploi salarié du secteur, si l'évolution avait été la même
pour chaque année de la période considérée.
Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non
marchands et salariés des particuliers employeurs.
Source : Insee, estimations d'emploi.
2 Emploi salarié par département et par secteur
en %
Glissement annuel
2016 T4
(en
milliers)
Industrie Construction
Tertiaire
marchand
dont
Commerce
dont
Intérim Total
Loire-
Atlantique 380,6 1,5 0,4 3,7 0,3 19,1 3,0
Maine-et-
Loire 179,4 ? 0,0 ? 1,6 2,1 0,9 11,8 1,1
Mayenne 72,0 ? 0,9 ? 1,5 0,8 ? 0,8 8,6 0,0
Sarthe 128,6 ? 0,7 ? 1,8 2,7 1,1 20,4 1,3
Vendée 163,4 1,0 ? 0,3 3,9 1,3 16,6 2,5
Pays de la
Loire 924,0 0,4 ? 0,6 3,1 0,6 16,6 2,1
Note : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non
marchands et salariés des particuliers employeurs.
Source : Insee, estimations d'emploi.
3 Évolution trimestrielle de l?emploi intérimaire
Note : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
Champ : emploi intérimaire en fin de trimestre.
Source : Insee, estimations d?emploi.
4 Évolution trimestrielle de l'emploi salarié des secteurs
principalement marchands dans les Pays de la Loire
Note : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non
marchands et salariés des particuliers employeurs.
Source : Insee, estimations d?emploi.
10 Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 15 ? juin 2017
Chômage et politiques d?emploi
Chômage et politiques d?emploi
Chômage et demande d?emploi en baisse
Alors que l?année 2015 s?est achevée sur une légère baisse du taux de chômage et une stabilisation de la demande d?emploi, les Pays de la Loire
connaissent une baisse sensible du chômage et du nombre de demandeurs d?emploi en 2016. Avec un taux de chômage de 8,3 % fin 2016, les Pays
de la Loire affichent ainsi le plus faible taux des régions françaises. Le recours à l?activité partielle est également en forte baisse. Le nombre d?entrées
en emplois aidés est stable dans le secteur non-marchand.
Éric Craipeau, Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l?emploi des Pays de la Loire
Taux de chômage en baisse
Après une légère baisse en 2015, le taux de
chômage dans les Pays de la Loire recule
nettement en 2016 (figure 1). Il s?établit à
8,3 % de la population active au
4e trimestre. Il s?agit du niveau le plus bas
depuis le 3e trimestre 2012. La baisse sur
un an du taux de chômage régional
(? 0,5 point) est plus marquée que celle de
la France métropolitaine (? 0,2 point).
L?écart entre le taux régional et national se
creuse.
Les Pays de la Loire affichent le plus
faible taux devant la Bretagne et l?Île-de-
France. Il est inférieur de 1,4 point au taux
national (9,7 % au 4e trimestre 2016).
Au sein de la région, le taux de chômage
baisse dans tous les départements et est
inférieur au taux métropolitain fin 2016.
Les évolutions se situent entre ? 0,6 point
en Vendée et en Loire-Atlantique et
? 0,3 point en Mayenne (figure 2). Avec
un taux de chômage de 9,5 %, la Sarthe
demeure le département le plus touché
devant le Maine-et-Loire (9,1 %). À
l?inverse, la Mayenne est la plus épargnée
(6,6 %). La Loire-Atlantique (8,1 %) et la
Vendée (7,7 %) se situent dans une
position intermédiaire.
Recul du nombre de demandeurs
d?emploi en 2016
Le nombre de personnes inscrites à Pôle
emploi diminue en 2016 (figure 3). Avec
172 000 demandeurs d?emploi inscrits en
catégorie A à la fin de l?année 2016, les
Pays de la Loire connaissent une baisse de
5,2 % sur un an, après une hausse de 1,3 %
en 2015. Le repli est moins prononcé au
niveau national (? 3,0 % sur un an). La
demande d?emploi en catégorie A diminue
de nouveau pour les moins de 25 ans
(? 12,5 % en 2016, après ? 5,3 % en
2015). Elle recule également pour ceux
âgés de 25 à 49 ans (? 5,4 % contre
+ 1,2 % en 2015). En revanche, elle
augmente de nouveau pour les 50 ans et
plus (+ 0,9 %, après + 7,0 % en 2015).
La catégorie C progresse en 2016
(+ 7,5 %). Cette hausse est liée en partie à
la reprise économique qui génère des
contrats courts, notamment en intérim,
mais aussi à la convention d?assurance
chômage entrée en vigueur fin 2014, qui
incite à la reprise d?emploi en cumulant
partiellement salaire et indemnisation. Les
personnes travaillant à temps plein
(151 heures et plus par mois) représentent
un tiers des inscrits dans la catégorie C.
L?activité réduite de catégorie B diminue.
L?ensemble des trois catégories A, B et C
recule de 1,0 % en 2016, après une hausse
de 5,1 % en 2015. Le nombre de
demandeurs d?emploi de 50 ans et plus
augmente (+ 4,6 %, après + 9,2 % en
2015), tandis que les autres publics
connaissent une baisse sur un an,
contrairement à 2015 : ? 9,1 % pour les
moins de 25 ans et ? 0,7 % pour les 25 à
49 ans. Le nombre de demandeurs
d?emploi se replie chez les hommes et
reste stable chez les femmes. Le nombre
de demandeurs d?emploi de longue durée
est également en baisse de 2,8 %, alors
qu?il augmentait de 11,5 % en 2015.
Diminution du recours à l?activité
partielle
Avec 1 200 000 d?heures consommées
dans la région, le recours au chômage
partiel baisse de 33 % par rapport à
l?année précédente, en lien avec la reprise
de l?activité économique. Par secteur, il
diminue de 36 % dans l?industrie, de 52 %
dans la construction et de 24 % dans les
services. À l'inverse, il augmente de 4 %
dans le commerce.
Stabilité des entrées en contrat aidé
dans le secteur non marchand
Généralement ciblées sur les publics les
plus en difficultés sur le marché du travail,
les dispositifs de la politique de l?emploi
prennent notamment la forme d?aides à
l?emploi. En 2016, 11 800 personnes sont
entrées en contrat aidé dans le secteur non
marchand et 3 800 dans le secteur
marchand (figure 4). Les entrées sont
stables dans le secteur non marchand, elles
augmentent pour les emplois d?avenir. En
revanche, elles diminuent de nouveau
fortement dans le secteur marchand.
Le nombre d?entrées en apprentissage est
de nouveau en hausse : 17 900 nouveaux
apprentis dans le secteur privé en 2016,
soit 5,1 % de plus que l?année
précédente. ??
?
?
Définitions
Catégories de demandeurs d?emploi :
- catégorie A : demandeurs d?emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d?emploi, sans emploi ;
- catégorie B : demandeurs d?emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d?emploi, ayant exercé une activité réduite courte (de 78 heures ou moins au
cours du mois) ;
- catégorie C : demandeurs d?emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d?emploi, ayant exercé une activité réduite longue (de plus de 78 heures au
cours du mois).
Chômeur (BIT) : en application de la définition internationale adoptée en 1982 par le Bureau international du travail (BIT), un chômeur est une personne en âge de
travailler (15 ans ou plus) qui répond simultanément à trois conditions : être sans emploi, c'est à dire ne pas avoir travaillé au moins une heure durant une semaine
de référence ; être disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours ; avoir cherché activement un emploi dans le mois précédent ou en avoir trouvé un qui
commence dans moins de trois mois.
Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 15 ? juin 2017 11
Chômage et politiques d?emploi
1 Taux de chômage
en % de la population active
2015
T4
2016
T1
2016
T2
2016
T3
2016
T4 (p)
Évolution
2016T4/2015T4
(en points de %)
Loire-Atlantique 8,7 8,6 8,2 8,4 8,1 ? 0,6
Maine-et-Loire 9,5 9,4 9,2 9,3 9,1 ? 0,4
Mayenne 6,9 6,8 6,6 6,7 6,6 ? 0,3
Sarthe 9,9 9,9 9,7 9,7 9,5 ? 0,4
Vendée 8,3 8,2 7,9 8,0 7,7 ? 0,6
Pays de la Loire 8,8 8,7 8,5 8,6 8,3 ? 0,5
France métropolitaine 9,9 9,9 9,6 9,8 9,7 ? 0,2
p : données provisoires.
Note : données CVS.
Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.
2 Demandeurs d'emploi en fin de mois
Demandeurs d'emploi
au 31/12/2016
(en milliers)
Évolution 2016/2015
(en %)
(1)
Catégories
A, B, C Catégorie A Catégories
A, B, C Catégorie A
Hommes 147,8 88,0 ? 2,1 ? 6,3
Femmes 168,9 84,0 ? 0,1 ? 3,9
Moins de 25 ans 51,6 27,7 ? 9,1 ? 12,5
25 à 49 ans 192,6 101,6 ? 0,7 ? 5,4
50 ans ou plus 72,5 42,7 4,6 0,9
Inscrits depuis un an ou
plus 144,4 nd ? 2,8 nd
Pays de la Loire 316,7 172,0 ? 1,0 ? 5,2
France métropolitaine 5 546,7 3 529,6 ? 0,1 ? 3,0
nd : données non disponibles.
(1) : évolution de l'indicateur entre le 31/12/2015 et le 31/12/2016.
Note : données brutes.
Sources : Pôle emploi ; DARES.
3 Évolution trimestrielle du taux de chômage
Note : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.
4 Nombre d?entrées dans les principales mesures
d?accompagnement et d?aide à l?emploi
2015 2016 (p)
Évolution
2016/2015
(en %)
Contrats en alternance
Contrats d'apprentissage du secteur privé 17 012 17 875 5,1
Emplois aidés du secteur marchand (1)
Contrat unique d'insertion -
Contrat initiative emploi (CUI-CIE)
3 915 3 257 ? 16,8
Emplois d'avenir 684 552 ? 19,3
Emplois aidés du secteur non marchand (1)
Contrat unique d'insertion -
Contrat d'accompagnement dans l'emploi (CUI-CAE)
9 292 9 179 ? 1,2
Emplois d'avenir 2 475 2 572 3,9
Mesures d'accompagnement des jeunes (1)
Contrat d'insertion dans la vie sociale (CIVIS) 8 287 4 021 ///
p : données provisoires.
/// : absence de donnée due à la nature des choses.
(1) : le chiffre de 2016 n'est pas comparable avec 2015, il concerne les contrats de janvier à
novembre.
Note : extraction en mai 2017.
Source : DARES.
12 Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 15 ? juin 2017
Démographie d?entreprises
Démographie d?entreprises
Progression des créations de sociétés et
d?entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs
En 2016, les créations d?entreprises rebondissent : 22 000 entreprises sont créées dans les Pays de la Loire, soit 1,9 % de plus qu'en 2015. Comme au
niveau national, les créations de sociétés progressent fortement. Les créations d'entreprises individuelles classiques sont également en hausse tandis
que les immatriculations de micro-entrepreneurs diminuent de nouveau. Les créations d?entreprises sont dynamiques dans les services aux entreprises
et dans la restauration. Le nombre de défaillances d'entreprises recule de 14,7 % en 2016.
Guillaume Coutard, Insee
En 2016, 22 000 entreprises sont créées
dans les Pays de la Loire : 9 100 sous le
régime de micro-entrepreneur, 5 800
entreprises individuelles classiques et
7 100 sociétés (figure 1). Le nombre de
créations rebondit de 1,9 %, après une
forte baisse l?année précédente (? 6,2 %).
Ce rebond est nettement moins marqué
qu?au niveau national (+ 5,6 %). Il résulte
principalement du dynamisme des
créations de sociétés. Leur nombre
s?accroit de 10,6 % sur un an, autant qu?au
niveau national. Il s?agit de la plus forte
hausse enregistrée depuis 2007. Les
créations d?entreprises individuelles
classiques augmentent pour leur part de
3,4 %, nettement moins qu?en France
métropolitaine (+ 10,3 %). Au total, dans
la région, le nombre de créations
d?entreprises classiques reste en dessous
de son niveau de 2008, contrairement au
niveau national qui le retrouve. À
l?inverse, les immatriculations sous le
régime de micro-entrepreneur, qui a
succédé au régime de l?auto-entrepreneur
fin 2014, diminuent de nouveau (? 4,8 %),
alors qu?elles sont stables au niveau
national. Cependant, ce repli est beaucoup
moins marqué qu?en 2015 (? 23,3 %). Les
créations d?entreprises sous le statut de
micro-entrepreneur représentent désormais
41 % de l?ensemble des créations contre
57 % en 2010, soit la proportion la plus
faible depuis la mise en place du régime.
Des évolutions diverses selon les
départements
Au sein de la région, la Loire-Atlantique
se distingue : les créations d?entreprises
individuelles classiques sont en baisse,
alors qu?elles augmentent dans les autres
départements (figure 2). La situation est
exactement inverse pour les immatri-
culations de micro-entrepreneurs dont le
nombre progresse alors qu?il se replie
ailleurs. Au final, avec l?augmentation des
créations de sociétés, les créations
d?entreprises augmentent dans leur
ensemble de 5,2 %.
Les créations d?entreprises sont également
en hausse en Mayenne (+ 2,4 %) et en
Vendée (+ 1,1 %). Dans ces deux
départements, les créations de sociétés et
d?entreprises individuelles classiques
progressent nettement tandis que celles de
micro-entrepreneurs diminuent fortement.
Les créations d?entreprises sont stables en
Maine-et-Loire (+ 0,1 %), l?augmentation
des créations de sociétés ou d?entreprises
individuelles classiques compensant tout
juste la baisse des immatriculations de
micro-entrepreneurs.
La Sarthe est le seul département ligérien
où les créations de sociétés reculent, de
même que les créations d?entreprises
toutes catégories (? 6,8 %).
Créations en hausse dans les services
Les deux secteurs affichant une hausse des
créations d?entreprises sont les services
aux entreprises (+ 4,7 %) et l?ensemble
regroupant le commerce, les transports,
l?hébergement et la restauration (+ 3,4 %)
(figure 3). Dans les services aux
entreprises, la hausse est due notamment
aux activités immobilières ; les créations
sous le statut de micro-entrepreneur
diminuent. La progression dans le second
secteur est due, en particulier, comme au
niveau national, au succès des activités de
poste et de courrier (incluant la livraison à
domicile) avec quatre fois plus de
créations qu?en 2015. Les créations dans
ces activités se font quasi exclusivement
sous le régime de micro-entrepreneur et en
Loire-Atlantique. Les créations sont
également en hausse dans la restauration,
tirées par les activités de restauration
rapide en Loire-Atlantique. À l?inverse, les
créations sont moins nombreuses dans le
commerce. Par ailleurs, le nombre de
créations d?entreprises recule dans
l?industrie (? 2,7 %) et la construction
(? 2,7 %). Ceci est dû au repli des
créations sous le statut de micro-
entrepreneurs, qui s?atténue néanmoins par
rapport à 2015.
Baisse du nombre de défaillances
Dans les Pays de la Loire, le nombre de
défaillances d?entreprises baisse
fortement : 2 700 enregistrées en 2016
contre 3 100 en 2015, soit ? 14,7 %. Elles
avaient augmenté de 3,9 % en 2015
(figure 4). Le recul est plus marqué qu'en
France métropolitaine (? 8,1 %). Les
défaillances diminuent dans l?ensemble
des départements. La Sarthe (? 23,0 %) et
la Vendée (? 18,0 %) affichent les plus
fortes baisses, devant le département de
Maine-et-Loire (? 14,5 %), la Loire-
Atlantique (? 11,7 %) et, dans une moindre
mesure, la Mayenne (? 2,5 %).
Les défaillances diminuent dans tous les
secteurs, à l?exception de l?agriculture
(+ 13,9 %). Le recul est particulièrement
important dans l?industrie (? 18,5 %) et la
construction (? 21,2 %). Les défaillances
sont également moins nombreuses qu?en
2015 dans l?ensemble regroupant le
commerce, les transports, l?hébergement et
la restauration (? 16,1 %). Cet ensemble
représente 38 % des entreprises en
défaillance dans la région. ??
?
?
?
Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 15 ? juin 2017 13
Démographie d?entreprises
1 Créations d?entreprises dans les Pays de la Loire
Note : nombre de créations brutes.
Champ : ensemble des activités marchandes non agricoles.
Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).
2 Créations d'entreprises par département
en %
Sociétés
Entreprises
individuelles
hors micro-
entrepreneurs
Régime de
micro-
entrepreneur
Ensemble
Évolution
2016/2015
Évolution
2016/2015
Évolution
2016/2015
Créations
en 2016
(nombre)
Évolution
2016/2015
Loire-Atlantique 9,9 ? 5,7 6,6 10 212 5,2
Maine-et-Loire 16,5 5,8 ? 16,8 4 320 0,1
Mayenne 13,5 11,6 ? 14,4 1 347 2,4
Sarthe ? 2,9 11,0 ? 22,0 2 400 ? 6,8
Vendée 14,5 7,1 ? 13,6 3 684 1,1
Pays de la Loire 10,6 3,4 ? 4,8 21 963 1,9
France
métropolitaine 9,8 10,3 ? 0,1 538 338 5,6
Note : données brutes.
Champ : ensemble des activités marchandes non agricoles.
Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).
3 Évolution annuelle du nombre de créations d'entreprises entre
2015 et 2016 dans les Pays de la Loire
Note : données brutes.
Champ : ensemble des activités marchandes non agricoles.
Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).
4 Évolution annuelle des défaillances d'entreprises selon le
secteur d'activité entre 2015 et 2016
(1) : y compris agriculture.
(2) : hors administration publique, activités des ménages en tant qu'employeurs et activités extra-
territoriales.
Note : données brutes, en date de jugement.
Source : Banque de France, Fiben (extraction du 14/3/2017).
14 Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 15 ? juin 2017
Construction
Construction
Forte reprise de la construction et des
commercialisations dans un contexte favorable
Après une année historiquement dégradée en 2014 et des premiers signes de reprise en 2015, l?année 2016 est marquée par une forte dynamique
dans la construction et la commercialisation de logements neufs. Cette amélioration se traduit par une forte baisse du nombre de demandeurs d?emploi
dans le secteur et le retour des créations d?entreprises, hors micro-entrepreneurs. En revanche, les effectifs salariés continuent de baisser dans le
secteur. Cette reprise doit également être appréciée au regard d?un contexte réglementaire et financier favorable : taux d?emprunt immobilier
extrêmement bas, dispositif d?aide à l?investissement soutenu, renforcement du prêt à taux zéro.
Maël Theulière, Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement des Pays de la Loire
Des niveaux de ventes de logements
neufs inédits
Selon l?enquête sur la commercialisation
des logements neufs, effectuée auprès des
promoteurs immobiliers sur les
programmes de plus de cinq logements,
6 230 appartements neufs sont mis en
vente en 2016, soit 15,8 % de plus qu?en
2015. Le niveau atteint en 2016 est
supérieur de 15,9 % à la moyenne
décennale.
Avec 6 645 appartements réservés, les
ventes de logements collectifs neufs en
2016 sont à un niveau jamais atteint sur la
région. Ces ventes sont en hausse de
14,4 % par rapport à 2015 et s?établissent à
32,1 % au-dessus de la moyenne
décennale. Cette forte reprise de la
commercialisation s?accompagne d?une
hausse des prix de vente au m² (+ 4,7 %
par rapport à 2015).
Sur le marché de l?individuel, la hausse
des ventes et des mises en vente est encore
plus forte (respectivement + 38,2 % et
+ 29,1 %). Les niveaux atteints restent en
revanche en deçà des moyennes
décennales. Avec 611 ventes réalisées,
l?année 2016 est 14,3 % en dessous de la
moyenne des 10 dernières années.
Cette reprise des ventes est exclusivement
tirée par l?investissement locatif et la
métropole nantaise, même si les ventes
augmentent également sur le littoral de la
Loire-Atlantique et repartent en Mayenne.
Très forte hausse des autorisations,
hausse moindre des mises en chantier
En 2016, 29 100 logements sont autorisés
dans les Pays de la Loire, soit une hausse
de 23,0 % sur l?année (figure 1). Il s'agit
de la 2e année de hausse consécutive après
un recul continu des autorisations entre
2011 et 2014. L'accélération sans
précédent de 2016 permet de dépasser la
moyenne décennale. Après avoir connu
une chute des autorisations plus marquée
qu'en France métropolitaine, les Pays de la
Loire connaissent un rebond en 2016.
Cette dynamique est supérieure à
l'ensemble de la France métropolitaine
dont le taux de croissance des autorisations
atteint 14,8 %.
La tendance est moins forte pour les mises
en chantier. Elles augmentent de 6,2 % en
2016 dans la région, soit moins qu?en 2015
(+ 9,2 %), et moins qu'au niveau national
(+ 12,3 %). Cette différence de dynamique
entre les permis autorisés et les mises en
chantier est propre à la région. Elle peut
traduire une augmentation des délais de
mises en chantier ou un taux d?annulation
plus important.
Si la hausse des autorisations s?observe sur
l?ensemble des départements, le Maine-et-
Loire se distingue : les mises en chantier
baissent de plus de 18 % par rapport à
2015.
La surface de locaux non résidentiels
autorisés augmente de 3,4 % en 2016,
légèrement supérieure à l'augmentation
constatée en France métropolitaine. Il
s'agit de la 2e année consécutive de hausse.
Ce rebond fait suite à un recul moyen très
important (? 9,8 % entre 2009 et 2014 en
moyenne annuelle), et plus du double de la
baisse nationale (figure 2).
Baisse du nombre de demandeurs
d'emploi malgré une diminution des
effectifs salariés
En 2016, 2 200 entreprises sont créées
dans le secteur de la construction, soit un
repli de 2,7 % par rapport à 2015, contre
? 3,5 % au plan national. Ce recul
s?explique entièrement par la forte chute
des créations de micro-entreprises
(? 25,8 %). En revanche, les autres
créations d'entreprises hors micro-
entrepreneurs augmentent de près de 11 %.
Fin 2016, 25 600 personnes sont inscrites à
Pôle emploi en catégories A, B et C dans
les métiers de la construction, soit 8,1 %
des demandeurs d?emploi des Pays de la
Loire. Ce nombre baisse de 8,4 % par
rapport à 2015, un rythme supérieur à celui
de l?ensemble des demandeurs d'emploi de
la région. Ce niveau demeure toutefois très
élevé.
Par ailleurs, il ne s?accompagne pas d?une
hausse de l?emploi salarié. Fin 2016,
83 600 emplois salariés (hors intérim) sont
comptabilisés dans le secteur de la
construction, soit un repli de 0,6 % dans la
région par rapport à 2015. Cette baisse
s?observe également au plan national
(? 0,8 %). En revanche, les effectifs en
intérim augmentent : en 2016, les
entreprises de la construction emploient
9 500 intérimaires en équivalent temps
plein, soit 15,0 % de plus qu?en 2015.
Des conditions favorables à
l?investissement dans l?immobilier
Ces évolutions s?inscrivent dans un
contexte favorable à l?immobilier. En
2016, 9 300 prêts à taux zéro sont
accordés, un nombre plus que doublé par
rapport à 2015. En 2016, cette aide couvre
34 % de l'investissement, soit 16 points de
plus qu?en 2015. Ces augmentations sont
liées aux évolutions introduites dans la loi
de finances 2016. Elles élargissent à tout le
territoire la possibilité d?accorder des prêts
pour un achat dans l?ancien, augmentent
les plafonds de ressources, et permettent
de financer jusqu?à 40 % de l?achat, contre
20 % auparavant.
La montée en charge des aides à
l?investissement locatif a également un
impact sur l?évolution des ventes de
logements neufs.
Enfin les taux d?intérêt des crédits à
l?habitat baissent continûment en 2016
pour atteindre un taux plancher inédit en
fin d'année. La perspective de remontée
des taux a pu influer sur les décisions
d?investissement. ?
Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 15 ? juin 2017 15
Construction
1 Logements autorisés par département
en %
Logements
en 2016 (nombre)
Évolution
2016/2015
Évolution annuelle
moyenne 2015/2010 (1)
Loire-Atlantique 16 000 23,9 ? 3,1
Maine-et-Loire 4 100 9,7 ? 13,4
Mayenne 1 400 61,0 ? 9,1
Sarthe 2 200 33,7 ? 12,0
Vendée 5 400 20,6 ? 6,0
Pays de la Loire 29 100 23,0 ? 6,7
France métropolitaine 437 800 14,8 ? 3,4
(1) : taux d'évolution annuel qu'aurait connu la construction de logements, pour le département ou
la région, si l'évolution avait été la même pour chaque année de la période considérée.
Note : données brutes provisoires arrondies à la centaine en date réelle. Les évolutions sont
calculées sur des données non arrondies.
Champ : France métropolitaine.
Source : SOeS, Sit@del2, estimations au 30 mars 2017.
2 Construction autorisée de locaux non résidentiels, selon le
type
en %
Pays de la Loire France métropolitaine
Surfaces
autorisées
en 2016
(en milliers
de m²)
Évolution
2016/2015
Évolution
moyenne
annuelle
2015/2010 (1)
Évolution
2016/2015
Évolution
moyenne
annuelle
2015/2010 (1)
Artisanat 136 54,5 ? 6,7 0,5 ? 3,8
Bureaux 265 ? 2,3 4,2 8,6 0,2
Commerce 315 40,1 ? 7,4 8,5 ? 2,5
Entrepôt 360 9,3 6,4 17,8 4,3
Exploitation agricole ou
forestière 1 396 ? 2,1 ? 6,7 ? 10,7 ? 3,7
Hébergement hôtelier 40 ? 11,8 ? 1,7 ? 6,6 2,2
Industrie 352 6,8 ? 0,0 8,3 ? 3,2
Service public ou
d'intérêt collectif 291 ? 13,7 ? 6,6 8,1 ? 8,7
Ensemble 3 154 3,4 ? 4,2 2,9 ? 2,9
(1) : taux d'évolution annuel qu'aurait connu la construction de locaux, si l'évolution avait été la
même pour chaque année de la période considérée.
Note : données brutes provisoires en date réelle.
Source : SOeS, Sit@del2, résultats au 30 mars 2017.
3 Évolution de la construction de logements
Note : données brutes provisoires arrondies à la centaine en date réelle.
Champ : logements individuels, collectifs et en résidence.
Source : SOeS, Sit@del2, estimations au 30 mars 2017.
4 Évolution de la construction de locaux non résidentiels
Note : données brutes provisoires en date réelle.
Source : SOeS, Sit@del2, résultats au 30 mars 2017.
5 Évolution de la commercialisation de logements neufs dans les
Pays de la Loire
Note : données brutes.
Champ : permis de cinq logements et plus destinés à la vente aux particuliers ; France
métropolitaine.
Source : SOeS, enquête ECLN.
Méthodologie
La base de données Sit@del2 rassemble les informations relatives aux autorisations de
construire (permis accordés) et aux mises en chantier transmises par les services
instructeurs (État, collectivités territoriales) au service statistique du Ministère de
l'Environnement, de l?Énergie et de la Mer (MEEM). Les mouvements relatifs à la vie du
permis (dépôts, autorisations, annulations, modificatifs, déclarations d?ouverture de
chantier, déclarations d?achèvement des travaux) sont exploités à des fins statistiques. Les
séries de la construction utilisées pour la conjoncture et le bilan économique sont élaborées
à partir de cette base.
En matière de logement, les séries d?estimations en date réelle sont produites
mensuellement pour évaluer le nombre d?autorisations et de mises en chantier. Elles visent
à retracer dès le mois suivant, l?ensemble des évènements à leur date réelle. Sur la base
des données collectées, les séries intègrent une estimation de l?information non encore
remontée. Ces séries sont actualisées chaque mois pour prendre en compte les
informations les plus récentes. Les estimations en date réelle corrigent des éventuels
défauts de collecte des déclarations d?ouverture de chantier.
Pour les locaux non résidentiels, les séries de surface de plancher en date de prise en
compte permettent le suivi conjoncturel de ce secteur. Elles agrègent les informations
issues des permis (autorisés, commencés, etc.) selon la date d?enregistrement de la
donnée dans l?application Sit@del2.
Les séries de surface de plancher en date réelle sont utilisées pour les études structurelles.
L?information est restituée selon la date effective de l?autorisation ou de la date de la mise
en chantier. Ces séries sont présentées nettes des annulations et ne comportent pas
d?estimations : elles minorent donc la réalité, spécialement pour les mois de collecte les
plus récents.
D?autres données, produites à partir des informations collectées sur les formulaires (permis
autorisés, déclaration de mise en chantier,?) sont disponibles sur le site du SOeS.
16 Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 15 ? juin 2017
Tourisme
Tourisme
Une fréquentation touristique en légère hausse
malgré un recul dans les campings
En 2016, les hôtels et campings des Pays de la Loire totalisent 17,8 millions de nuitées. La fréquentation progresse légèrement par rapport à 2015
(+ 0,4 % de nuitées), alors qu?elle se replie en France métropolitaine (? 0,9 %). La fréquentation diminue de 3,2 % dans les campings mais progresse
de 6,4 % dans l?hôtellerie. La baisse dans les campings provient surtout d?une moindre présence de la clientèle étrangère (? 9,9 %), tandis que la
hausse dans l?hôtellerie est principalement due à la clientèle française (+ 6,7 %).
David Amonou, Insee
Depuis 2012, la fréquentation touristique
est en hausse dans les Pays de la Loire.
Toutefois, en 2016, le rythme de
croissance ralentit (figure 1). Les hôtels et
les campings totalisent 17,8 millions de
nuitées dans la région, soit une progression
de 0,4 % par rapport à la saison passée.
Campings : une fréquentation en baisse
principalement due à la clientèle
étrangère
Dans les Pays de la Loire, 64 % des
nuitées ont lieu dans les campings, contre
43 % en France métropolitaine. Avec
10,7 millions de nuitées enregistrées de
mai à septembre 2016, les campings
enregistrent leur première baisse depuis
2012 (? 3,2 % par rapport à la saison
2015). Cette diminution est plus forte
qu?en France métropolitaine (? 0,6 %).
Le littoral a pâti de la météo mitigée en
début de saison : la baisse est
particulièrement marquée en Loire-
Atlantique et en Vendée, ce dernier
département comprenant la majorité des
nuitées (figure 2). Elle concerne à la fois
les emplacements nus (? 4,3 %) et les
emplacements équipés (? 2,4 %). Les
nuitées diminuent davantage qu?en France
métropolitaine pour toutes les catégories
de campings et particulièrement pour les
non classés (figure 3).
Le nombre de nuitées des touristes
étrangers recule plus fortement (? 9,9 %)
que celui des touristes français (? 1,6 %).
La part de nuitées étrangères passe ainsi de
19,0 % durant la saison 2015 à 17,7 % en
2016. En particulier, les touristes
néerlandais (? 21,1 % de nuitées) et britan-
niques (? 7,5 %) sont moins présents.
Le taux d?occupation des emplacements
diminue de 1,1 point pour atteindre
37,7 %. Dans la région, les touristes
restent en moyenne 5,6 jours dans les
campings. Cette durée des séjours diminue
légèrement.
Hôtels : les nuitées progressent
nettement
Avec 7,1 millions de nuitées, la
fréquentation hôtelière est toujours
dynamique, en hausse de 6,4 % par rapport
à l?année précédente. À l?inverse, elle
diminue en France métropolitaine
(? 1,0 %) ; les attentats ont pu peser sur ce
bilan. La région affiche la plus forte
progression, devant Auvergne-Rhône-
Alpes et la Corse.
Cette croissance est principalement due à
une augmentation du nombre de nuitées
françaises (+ 6,7 % soit 393 200 nuitées de
plus qu?en 2015). Les nuitées étrangères
progressent également (+ 4,2 % soit
30 900 nuitées supplémentaires). La
clientèle étrangère ne réalise que 10,8 %
des nuitées, soit la plus faible part parmi
les régions de France métropolitaine.
La fréquentation progresse dans tous les
départements, particulièrement en
Mayenne (+ 9,9 %), en Vendée (+ 8,8 %)
et en Loire-Atlantique (+ 7,3 %) (figure 4).
Comme en 2015, les hôtels quatre et cinq
étoiles tirent leur épingle du jeu (+ 11,2 %
de fréquentation) ; les hôtels trois étoiles
connaissent également une forte
progression de 8,9 % (figure 5).
Tous les mois de l?année 2016 bénéficient
d?une hausse de fréquentation. Elle est
particulièrement forte en décembre
(+ 18,1 %) et en mars (+ 14,4 %). La durée
moyenne des séjours est stable à 1,6 jour
pour la clientèle française, et à 1,9 jour
pour la clientèle étrangère. ??
?
?
?
?
?
Méthodologie
Les résultats s?appuient sur deux enquêtes mensuelles réalisées par l?Insee dans le cadre d?un partenariat avec la direction générale des entreprises (DGE) et les
organismes régionaux chargés du tourisme. Elles permettent d?observer la fréquentation et la structure de la clientèle, notamment son origine géographique.
?? L?enquête de fréquentation dans l?hôtellerie couvre un échantillon de 12 000 hôtels homologués (1 à 5 étoiles dans le nouveau classement
hôtelier) et non homologués de chaînes de la France métropolitaine et des départements d'Outre-mer. Elle couvre les douze mois de l?année.
?? L?enquête de fréquentation dans l?hôtellerie de plein air couvre un échantillon d?environ 6 000 terrains de camping, offrant au moins un
emplacement de passage, classés de 1 à 5 étoiles et situés en France métropolitaine. Elle couvre la saison d?été de mai à septembre.
Suite au changement de classification début 2014, les données de 2010 à 2013 ont été rétropolées pour les deux types d?hébergement.
Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 15 ? juin 2017 17
Tourisme
1 Évolution des nuitées dans les hôtels et les campings
Note : données 2016 définitives. La fréquentation des campings n'est observée que de mai à
septembre.
Source : Insee en partenariat avec la DGE et les comités régionaux du tourisme (CRT).
2 Nombre de nuitées dans les campings par département
en %
Nombre de nuitées dans les
campings
Part de nuitées effectuées en
2016
2016
(en
milliers)
Évolution
2016/2015
Évolution
moyenne
annuelle
2015/2010 (1)
par une
clientèle
étrangère
sur
emplacements
équipés
Loire-Atlantique 2 339 ? 3,8 3,0 13,1 53,6
Maine-et-Loire 581 1,4 2,0 42,8 40,1
Mayenne 80 0,7 0,6 17,5 33,8
Sarthe 284 ? 0,3 0,5 33,1 24,6
Vendée 7 443 ? 3,5 0,7 16,5 64,7
Pays de la Loire 10 727 ? 3,2 1,2 17,7 59,7
France métropolitaine 112 166 ? 0,6 1,6 32,0 49,4
Note : données 2016 définitives. La fréquentation des campings n'est observée que de mai à
septembre.
(1) : taux d'évolution annuel qu'aurait connu le nombre de nuitées si l'évolution avait été la même
pour chaque année de la période considérée.
Source : Insee en partenariat avec la DGE et les comités régionaux du tourisme (CRT).
3 Nombre de nuitées dans les campings selon la catégorie
Nombre de nuitées en 2016
(en milliers)
Évolution 2016/2015
(en %)
Pays de la Loire
France
métropolitaine Pays de la Loire
France
métropolitaine
1-2 étoiles 1 041 15 744 ? 4,0 ? 2,3
3-4-5 étoiles 9 449 90 362 ? 2,4 0,2
Non classés 237 6 061 ? 23,8 ? 7,6
Total 10 727 112 166 ? 3,2 ? 0,6
Note : données 2016 définitives. La fréquentation des campings n'est observée que de mai à
septembre.
Source : Insee en partenariat avec la DGE et les comités régionaux du tourisme (CRT).
4 Nombre de nuitées dans les hôtels par département
En %
Nombre de nuitées dans les hôtels
2016
(en milliers)
Évolution
2016/2015
Évolution
moyenne
annuelle
2015/2010
(1)
Part de nuitées
effectuées en
2016 par une
clientèle
étrangère
Loire-Atlantique 3 270 7,3 2,5 11,2
Maine-et-Loire 1 233 1,8 1,3 11,7
Mayenne 334 9,9 1,3 10,2
Sarthe 841 4,9 ? 0,1 13,5
Vendée 1 375 8,8 2,4 7,4
Pays de la Loire 7 053 6,4 1,9 10,8
France métropolitaine 200 089 ? 1,0 0,6 34,8
(1) : taux d'évolution annuel qu'aurait connu le nombre de nuitées si l'évolution avait été la même
pour chaque année de la période considérée.
Source : Insee en partenariat avec la DGE et les comités régionaux du tourisme (CRT).
5 Nombre de nuitées dans les hôtels selon la catégorie
Nombre de nuitées en 2016
(en milliers)
Évolution 2016/2015
(en %)
Pays de la Loire
France
métropolitaine Pays de la Loire
France
métropolitaine
1-2 étoiles 2 392 57 870 3,8 ? 0,2
3 étoiles 2 822 74 941 8,9 ? 1,1
4-5 étoiles 1 183 48 559 11,2 0,7
Non classés 655 18 719 ? 2,1 ? 6,8
Total 7 053 200 089 6,4 ? 1,0
Source : Insee en partenariat avec la DGE et les comités régionaux du tourisme (CRT).
18 Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 15 ? juin 2017
Transports
Transports
Le fret maritime et routier à l?écart de la croissance
du secteur
En 2016, dans un contexte d?embellie de la conjoncture économique régionale, l?activité du secteur des transports progresse. En lien avec la baisse du
prix des carburants, la circulation autoroutière est très dynamique. Dans un marché automobile en expansion, les immatriculations de modèles diesel
ne sont plus majoritaires. La fréquentation des bus et tramways s?accroît dans les huit plus grandes agglomérations de la région. Porté par les
compagnies à bas coût, le trafic aéroportuaire de passagers augmente trois fois plus vite qu?au niveau national. Néanmoins, l?amélioration du climat
des affaires bénéficie peu au transport de marchandises. Dans l?estuaire de la Loire, les flux portuaires sont stables. Le trafic routier de poids lourds
s?accroît ; cependant le pavillon français cède des parts de marché sur longue distance.
Denis Douillard, Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement des Pays de la Loire
Des immatriculations de véhicules
neufs en nette hausse
En 2016, 82 839 voitures particulières
neuves sont immatriculées dans les Pays
de la Loire. La croissance des ventes
(+ 5,9 % par rapport à 2015) est la plus
élevée des sept dernières années (figure 1).
Les immatriculations progressent dans les
cinq départements de la région (figure 2).
Le marché est soutenu par les personnes
morales (État, collectivités territoriales,
établissements publics, sociétés,
associations, etc.) dont les achats de
voitures neuves augmentent de 12,2 % par
rapport à 2015. La croissance des
acquisitions d?automobiles par les
personnes physiques (ménages et
entreprises individuelles) est sept fois plus
faible (+ 1,8 %). Pour la première fois
depuis 1999, les modèles diesel ne
constituent pas la majorité des
immatriculations de voitures (49,7 % en
2016 contre 54,3 % en 2015 et 60,8 % en
2014). Encouragé par l?État, notamment
par le rapprochement de la fiscalité du
gazole et du sans-plomb, le développement
des achats de véhicules essence neufs
s?intensifie (+ 17 % par rapport à 2015).
La prime à la conversion favorise
l?émergence de la voiture électrique dont
les ventes progressent de 43 %. Ce
segment rassemble 1,7 % des
immatriculations de voitures neuves,
contre 1,2 % en 2015.
Le marché des autres catégories de
véhicules est en forte croissance (figure 2).
Les ventes de véhicules utilitaires légers
augmentent de 7,2 %. Au sein des
véhicules industriels dont les
immatriculations progressent de 20,9 %, le
segment des camions neufs se redresse de
26,1 % après avoir atteint en 2015 le
niveau le plus faible du dernier quart de
siècle. Pour la seconde année de suite, les
ventes de tracteurs routiers sont très
dynamiques (+ 16,6 % en 2015, + 18,3 %
en 2016).
En moyenne annuelle, le prix de l?essence
baisse pour la 4e année de suite (? 3,7 % en
2016), stimulant la circulation routière. Sur
les autoroutes de la région, les flux de
véhicules légers croissent de 4,8 % par
rapport à 2015, soit la progression la plus
élevée depuis 2009.
Les réseaux de transport public urbain (bus
et tramways) enregistrent 228 millions de
voyages en 2016. La croissance de la
fréquentation ralentit sensiblement :
+ 1,4 % par rapport à l?année précédente
contre + 2,6 % en 2015 et plus de 4 % par
an entre 2011 et 2014. En 2016, malgré le
recul du tarif des carburants automobiles,
le recours aux transports collectifs
progresse dans chacune des huit plus
grandes agglomérations ligériennes.
Comme en 2014 et en 2015, sept réseaux
battent leur record de fréquentation.
Un transport aérien en forme
En 2016, 4,8 millions de passagers sont
recensés dans les aéroports de la région
(+ 8,8 % par rapport à 2015). Parmi eux,
99 % transitent par l?aéroport de Nantes
Atlantique qui se classe au 9e rang
français. La 2e plate-forme de la région,
située à Montoir-de-Bretagne, enregistre
28 000 passagers. Ininterrompue depuis
2009 (figure 3), la croissance du trafic
aérien ligérien est en 2016 trois fois
supérieure à celle observée en France
métropolitaine (figure 4) et nettement plus
élevée que celle des aéroports européens
(+ 5,2 %). Elle est portée, encore plus que
les années précédentes, par les lignes à bas
coût (figure 4). Leur fréquentation
progresse de 39 % par rapport à 2015.
Celles-ci représentent désormais 60 % du
trafic de l?aéroport de Nantes, 29 points de
plus que dans les autres plates-formes
métropolitaines.
Après cinq années de baisses consécutives,
le trafic du port de Nantes Saint-Nazaire se
stabilise. Il s?élève à 25,5 millions de
tonnes (0,3 % de plus qu?en 2015), loin du
record de 34,5 millions de tonnes atteint en
2005. En 2016, la bonne tenue des
importations de pétrole brut (+ 12 %) et le
redémarrage des flux de gaz naturel
(+ 107 %) compensent la chute des trafics
céréaliers (? 33 %) et le recul des
hydrocarbures raffinés (? 14 %). Les
énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon)
représentent 65 % de l?activité du 5e port
français, 3 points de plus qu?en 2015.
Cinquième année de recul des trafics
routiers de marchandises par les
transporteurs français
En 2016, le repli du transport routier
national de marchandises se poursuit dans
les Pays de la Loire (figure 5). Mesurés en
tonnes-kilomètres, les flux du pavillon
hexagonal sur les routes de la région
reculent de 1,4 % sur un an, allant à
rebours de la reprise enregistrée en France
métropolitaine (+ 2,0 %). La contraction
des trafics est toutefois trois fois plus
faible que celle de 2015 (? 4,6 %). Comme
l?année précédente, elle affecte les flux
d?échanges avec les autres régions
françaises (? 3,2 % en entrées et ? 7,7 %
en sorties) (figure 6). Les flux internes
progressent en revanche de 8,9 % après
+ 2,8 % en 2015 : les transporteurs
français continuent de se replier sur les
courtes distances, où ils sont moins
exposés à la concurrence étrangère.
Tous pavillons confondus, le nombre de
poids lourds comptabilisés aux péages
autoroutiers de la région progresse de
3,1 % par rapport à 2015. Il s?agit de la
plus forte croissance depuis 2010. ?
Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 15 ? juin 2017 19
Transports
1 Évolution du nombre d?immatriculations de véhicules
particuliers neufs
Note : données brutes.
Source : SOeS, Fichier central des automobiles, SIDIV.
2 Immatriculations de véhicules neufs
Véhicules particuliers Véhicules utilitaires
légers (1)
Véhicules
industriels à moteur
(2)
Ensemble
immatriculations (3)
2016
(nombre)
Évolution
2016/2015
(en %)
2016
(nombre)
Évolution
2016/2015
(en %)
2016
(nombre)
Évolution
2016/2015
(en %)
2016
(nombre)
Évolution
2016/2015
(en %)
Loire-
Atlantique 30 814 4,5 10 156 4,2 1 147 21,2 42 164 4,7
Maine-et-Loire 15 663 5,4 4 986 12,1 800 20,7 21 496 7,4
Mayenne 6 101 4,3 1 483 2,8 394 ? 2,2 7 982 3,6
Sarthe 13 484 8,6 3 016 10,5 523 5,2 17 050 8,7
Vendée 16 777 7,2 4 046 8,7 869 50,1 21 738 8,7
Pays de la
Loire 82 839 5,9 23 687 7,2 3 733 20,9 110 430 6,5
France
métropolitaine 1 984 472 5,2 408 042 8,1 48 418 12,6 2 447 528 5,8
Note : données brutes.
(1) : camionnettes et véhicules automoteurs spécialisés <= 3,5 t de PTAC.
(2) : camions, véhicules automoteurs spécialisés > 3,5 t de PTAC et tracteurs routiers.
(3) : y compris immatriculations de transports en commun.
Source : SOeS, SIDIV.
3 Évolution du nombre de passagers des aéroports dans la
région Pays de la Loire
Source : Union des aéroports français.
4 Passagers des aéroports
Pays de la Loire France métropolitaine
Passagers 2016
(nombre)
Évolution
2016/2015
(en %)
Évolution
annuelle
moyenne
2015/2010
(en %) (1)
Évolution
2016/2015
(en %)
Évolution
annuelle
moyenne
2015/2010
(en %) (1)
Lignes nationales 2 281 040 8,8 6,9 2,9 1,7
Lignes
internationales 2 478 399 10,0 8,8 3,0 4,3
Transit 66 607 ? 23,0 2,2 11,1 ? 12,2
Total 4 826 046 8,8 7,7 3,0 3,5
dont lignes à bas
coût (low cost) 2 880 232 38,5 26,1 10,7 11,1
Part des lignes à
bas coût (low
cost) (en %) 59,7 /// /// /// ///
Note : données brutes.
(1) : taux d'évolution annuel qu'aurait connu le trafic passager si l'évolution avait été la même pour
chaque année de la période considérée.
/// : absence de donnée due à la nature des choses.
Source : Union des aéroports français.
5 Transport de marchandises par la route
Pays de la Loire
2016 (p)
(millions de tonnes - kilomètres)
Évolution annuelle moyenne
2016/2014 (en %) (1)
Entrées dans la région 6 522 ? 7,0
Sorties de la région 6 586 ? 5,9
Intérieur de la région 6 016 6,4
p : données provisoires.
(1) : taux d'évolution annuel qu'aurait connu le transport de marchandises si l'évolution avait été la
même pour chaque année de la période considérée.
Champ : France métropolitaine hors Corse. Données hors transport international.
Source : SOeS, Enquête Transport routier de marchandises.
6 Évolution du transport routier de marchandises dans la région
Pays de la Loire
Champ : hors transport international.
Source : SOeS, Enquête Transport routier de marchandises.
20 Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 15 ? juin 2017
Agriculture
Agriculture
Esquisse d?une amélioration en lait et porc, des
rendements en céréales les plus bas depuis dix ans
En 2016, les rendements en céréales se replient fortement, tandis que la surproduction mondiale induit des prix bas. En maraîchage et arboriculture, le
bilan est satisfaisant. En viticulture, le millésime 2016 est réduit mais de bonne qualité. Avec un ralentissement de la collecte au second semestre, le
marché du lait de vache retrouve un meilleur équilibre entre offre et demande. L'afflux de vaches de réforme dans les abattoirs pèse sur les ventes et
les cours des autres bovins. Grâce à la forte demande chinoise, le marché du porc retrouve de la fluidité et de meilleurs prix. Les productions de
poulets export et de canards sont pénalisées par la grippe aviaire, même si la région n?est pas directement touchée par l?épidémie.
Olivier Jean, Direction régionale de l?alimentation, de l?agriculture et de la forêt des Pays de la Loire
Forte baisse de la récolte régionale de
céréales
En 2016, dans les Pays de la Loire, les
mauvaises conditions météorologiques
font chuter les rendements et la production
de céréales, en dépit d'une surface en
hausse (figure 1). Combinés à des prix bas
du fait de productions mondiales records,
ces rendements décevants impactent
l'ensemble des acteurs économiques de la
filière : agriculteurs, transporteurs,
collecteurs et exportateurs.
La campagne 2015-2016 en pommes et en
poires se termine bien, la nouvelle saison
débute tout aussi favorablement. La
fraîcheur printanière pénalise les ventes de
légumes, mais la chaleur estivale active
fortement les échanges commerciaux,
permettant des bilans plus satisfaisants que
prévus.
Les rendements viticoles souffrent
également de la météo printanière et de la
sécheresse estivale. La production est de
bonne qualité mais en quantité réduite,
notamment en Muscadet.
Des signes de redressement pour le
marché du lait
Début 2016, en dépit d'un commerce
mondial dynamique lié à une reprise des
achats chinois et étatsuniens, l'afflux de
lait européen et les stocks communautaires
abondants alourdissent le marché. En
France, des accords sont passés avec les
industriels de la filière pour revaloriser les
prix. Au niveau européen, les aides aux
stockages privé et public sont prolongées
et une incitation financière à la réduction
volontaire de la production est mise en
place. Au second semestre, le manque de
disponibilité fourragère et la mise en
oeuvre des premiers engagements de
réduction de la collecte engendrent un
recul des productions régionale, française
et européenne. Le marché laitier retrouve
un meilleur équilibre entre offre et
demande. Malgré une revalorisation en fin
d'année (figure 2), le prix moyen régional
du lait de vache est inférieur de 7 % à celui
de 2015.
Un marché porcin stimulé par la
demande chinoise
Dès le printemps, la Chine, qui connaît une
pénurie de viande porcine, accroît
fortement ses importations. Les
exportations européennes, françaises
comprises, progressent. La surproduction
européenne de 2015, aggravée par
l'embargo russe, est absorbée par la
demande massive asiatique. Ceci permet
aux marchés de retrouver une meilleure
fluidité et les prix s?envolent (figure 3). La
tendance aux carcasses lourdes du début
d'année s'inverse, signe que les abattoirs
font face à une demande importante. Sur
l'année, les abattages nationaux pro-
gressent de 1 %. Par rapport à 2015, avec
en moyenne un prix du porc supérieur de
4 % et un prix de l'aliment inférieur de
5 %, les marges des éleveurs s'améliorent,
mais insuffisamment pour réduire
significativement l?endettement des
exploitations.
La viande bovine impactée par la crise
du lait
Le soutien financier européen aux éleveurs
laitiers réduisant leur production provoque
un afflux de vaches de réforme dans les
abattoirs, en Europe et en France. En 2016,
les volumes de vaches abattues en
métropole progressent de 3,7 %. En
région, ils restent proches du niveau élevé
de 2015. Face à une consommation en
recul et à la forte compétitivité des viandes
en particulier polonaises, conséquence de
dépréciations monétaires, cette abondance
de l'offre pèse sur le prix des vaches
françaises. Par ricochet, elle fait pression
sur les cours des jeunes bovins. L'érosion
des abattages régionaux de veaux de
boucherie se poursuit ; malgré le
dynamisme de la demande en fin d'année
et la hausse des prix qui s'ensuit, le niveau
des cours reste régulièrement inférieur à
celui de 2015.
La grippe aviaire affecte la production
de volailles
En 2016, les abattages de poulets et de
canards sont en baisse, dans la région
comme en France. Bien que la grippe
aviaire soit concentrée dans le Sud-Ouest
de la France, certains pays ont fortement
limité leurs importations de volailles en
provenance de l?ensemble de l?Hexagone,
en particulier les pays tiers (Moyen-Orient
pour le poulet export, Asie pour le canard).
Seuls les abattages de dindes progressent
légèrement, après une année 2015
historiquement basse. Malgré la hausse des
prix en fin d?année, le prix moyen annuel
de l?oeuf diminue après la flambée des
cours en 2015. La demande d?oeufs
biologiques et de plein air reste soutenue.
En 2016, l?indice du prix d?achat des
moyens de production agricole recule en
moyenne de 2 % par rapport à 2015, grâce
au repli des principaux postes (figure 4). ??
Pour en savoir plus
"Bilan de l?année agricole 2016 en Pays de la Loire", Direction régionale de l?alimentation, de l?agriculture et de la forêt des Pays de la Loire, mars 2017.
Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 15 ? juin 2017 21
Agriculture
280
300
320
340
360
380
400
420
Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre
2014 2015 2016
1,00
1,10
1,20
1,30
1,40
1,50
1,60
1,70
1,80
Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre
2014 2015 2016
60
70
80
90
100
110
120
130
140
150
160
janv-08 juil-08 janv-09 juil-09 janv-10 juil-10 janv-11 juil-11 janv-12 juil-12 janv-13 juil-13 janv-14 juil-14 janv-15 juil-15 janv-16 juil-16
Indice général des produits intrants Energie et lubrifiants
Engrais et amendements Aliments des animaux
1 Grandes cultures : surfaces, rendements et productions dans
les Pays de la Loire en 2016 et évolutions
Surface
(en ha)
Évolution
par rapport
à la
moyenne
2011-2015
(en %)
Rendement
(en q/ha)
Évolution
par
rapport
à la
moyenne
2011-
2015
(en %)
Production
(en milliers
de
quintaux)
Évolution
par rapport
à la
moyenne
2011-2015
(en %)
Céréales : 720 240 ha, dont :
Blé tendre 416 600 11 58 ? 18 24 246 ? 9
Orge d'hiver 77 200 55 56 ? 17 4 300 26
Orge de
printemps
5 850 6 45 ? 15 264 ? 11
Triticale 44 000 ? 18 48 ? 19 2 121 ? 34
Blé dur 34 235 23 51 ? 25 1 736 ? 7
Avoine 4 870 1 47 ? 13 229 ? 15
Maïs grain 112 150 ? 23 74 ? 18 8 254 ? 37
Oléoprotéagineux : 116 450 ha, dont :
Colza 70 900 10 33 1 2 372 13
Tournesol 24 140 ? 28 26 1 618 ? 27
Pois
protéagineux
10 420 19 32 ? 15 334 3
Maïs fourrage 279 425 4 108 ? 15 30 178 ? 13
Sources : Agreste, Statistique agricole annuelle provisoire ; FranceAgriMer Pays de la Loire.
2 Prix du lait de vache dans les Pays de la Loire (en euros/1000L,
primes comprises, retenues et taxes déduites)
Source : Enquête Mensuelle Laitière SSP - FranceAgriMer.
3 Cotation régionale des porcs charcutiers (en euros/kg de
carcasse)
Note : taux de muscle des pièces d'au moins 55%.
Source : Cotation FranceAgriMer - Région Ouest (commission de Nantes).
4 Prix des intrants (base 100 en janvier 2010)
Sources : Insee ; Agreste.
22 Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 15 ? juin 2017
Définitions
Définitions
Arrivées ou séjours
Nombre de clients différents qui séjournent une ou plusieurs
nuits consécutives dans un même hôtel.
Catégories de demandeurs d'emploi établies par Pôle
Emploi
La publication des effectifs de demandeurs d'emploi inscrits
se fait selon les catégories statistiques suivantes :
- catégorie A : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes
positifs de recherche d'emploi, sans emploi ;
- catégorie B : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes
positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité
réduite courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du
mois) ;
- catégorie C : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes
positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité
réduite longue (i.e. plus de 78 heures au cours du mois) ;
- catégorie D : demandeurs d'emploi non tenus de faire des
actes positifs de recherche d'emploi (en raison d'un stage,
d'une formation, d'une maladie?), y compris les
demandeurs d'emploi en contrat de sécurisation
professionnelle, en convention de reclassement
personnalisé (CRP) et en contrat de transition
professionnelle (CTP), sans emploi ;
- catégorie E : demandeurs d'emploi non tenus de faire des
actes positifs de recherche d'emploi, en emploi (par
exemple : bénéficiaires de contrats aidés, créateurs et
repreneurs d'entreprise).
Cessation d'entreprise
Il s'agit de l'arrêt total de l'activité économique de
l'entreprise.
Il ne faut pas confondre la notion de défaillance avec la
notion plus large de cessation. Les liquidations qui font
suite à une défaillance ne représentent qu'une partie,
variable avec le temps et le secteur d'activité, de l'ensemble
des cessations.
Chômeur (BIT)
En application de la définition internationale adoptée en
1982 par le Bureau international du travail (BIT), un
chômeur est une personne en âge de travailler (15 ans ou
plus) qui répond simultanément à trois conditions :
- être sans emploi, c'est à dire ne pas avoir travaillé au
moins une heure durant une semaine de référence ;
- être disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours ;
- avoir cherché activement un emploi dans le mois
précédent ou en avoir trouvé un qui commence dans moins
de trois mois.
Remarque : Un chômeur au sens du BIT n'est pas forcément
inscrit à Pôle Emploi (et inversement).
Contrat d'apprentissage
Le contrat d'apprentissage est un contrat de travail qui a
pour but de donner à des jeunes travailleurs ayant satisfait à
l'obligation scolaire une formation générale, théorique et
pratique, en vue de l'obtention d'une qualification
professionnelle sanctionnée par un diplôme de
l'enseignement professionnel ou technologique, un titre
d'ingénieur ou un titre répertorié. L'apprentissage repose sur
le principe de l'alternance entre enseignement théorique en
centre de formation d'apprentis (CFA) et enseignement du
métier chez l'employeur avec lequel l'apprenti a signé son
contrat.
La durée du contrat varie de 1 à 3 ans en fonction du type de
profession et de la qualification préparée. Tout jeune âgé de
16 à 25 ans peut entrer en apprentissage. La rémunération,
calculée en pourcentage du Smic (entre 25 % et 78 %), varie
selon l'âge du jeune en apprentissage et sa progression dans
le ou les cycles de formation.
Tout employeur du secteur privé peut embaucher un
apprenti s'il déclare prendre les mesures nécessaires à
l'organisation de l'apprentissage : le suivi, obligatoire, par
un maître d'apprentissage, notamment. Les cotisations
sociales (salariales et patronales, hormis pour les accidents
du travail) sont prises en charge par l'État.
Contrat d'insertion dans la vie sociale / CIVIS
Le contrat d'insertion dans la vie sociale (CIVIS), dans son
volet « accompagnement vers l'emploi » a été mis en oeuvre
en 2005. Il s'adresse aux jeunes de 16 à 25 ans faiblement
qualifiés et rencontrant des difficultés particulières
d'insertion professionnelle. Il a pour objectif d'organiser les
actions nécessaires à la réalisation de leur projet d'insertion
dans un emploi durable. Ce contrat est conclu avec les
missions locales ou les permanences d'accueil,
d'information et d'orientation (PAIO). Sa durée est d'un an
renouvelable. Les titulaires d'un CIVIS âgés d'au moins 18
ans peuvent bénéficier d'un soutien de l'État sous la forme
d'une allocation versée pendant les périodes durant
lesquelles ils ne perçoivent ni une rémunération au titre d'un
emploi ou d'un stage, ni une autre allocation.
Contrat de professionnalisation
Le contrat de professionnalisation s'adresse à tous les jeunes
âgés de 16 à 25 ans révolus et aux demandeurs d'emploi
âgés de 26 ans et plus. Il s'agit d'un contrat de travail en
alternance à durée déterminée ou indéterminée incluant une
action de professionnalisation. Son objectif est de permettre
aux salariés d'acquérir une qualification professionnelle et
de favoriser leur insertion ou réinsertion professionnelle.
L'action de professionnalisation comporte des périodes de
travail en entreprise et des périodes de formation ; sa durée
est en principe comprise entre 6 et 12 mois, mais peut être
portée à 24 mois par accord collectif de branche. La durée
de formation est d'au moins 15 % de la durée de l'action de
professionnalisation. Les bénéficiaires âgés de 16 à 25 ans
révolus sont rémunérés en pourcentage du Smic (entre 55 %
Définitions
Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 15 ? juin 2017 23
et 80 %) selon leur âge et leur niveau de formation ; les
autres salariés perçoivent une rémunération qui ne peut être
ni inférieure au Smic ni à 85 % du salaire minimum
conventionnel. Ce contrat ouvre droit pour l'employeur à
une exonération des cotisations patronales de sécurité
sociale quand le bénéficiaire a entre 16 et 25 ans ou quand il
s'agit d'un demandeur d'emploi âgé de 45 ans ou plus.
Contrat unique d'insertion / CUI
Crée par la loi n°2008-1249 du 1er décembre 2008
généralisant le revenu minimum de solidarité active et
réformant les politiques d'insertion, le contrat unique
d'insertion (CUI) est entré en vigueur au 1er janvier 2010
(dans les départements d'Outre-mer entrée en vigueur
prévue pour le 1er janvier 2011).
À compter du 1er janvier 2010 et suite à la mise en place de
ce nouveau contrat, il n'est plus possible de conclure des
contrats d'avenir et des contrats d'insertion - revenu
minimum d'activité (CI-RMA).
Dans les départements d'Outre-mer, la mise en oeuvre du
Contrat Unique d'Insertion (CUI) étant prévue au 1er janvier
2011, la conclusion de CIRMA et de contrats d'avenir reste
possible jusqu'au 31 décembre 2010.
Le contrat unique d'insertion qui a pour objet de faciliter
l'insertion professionnelle des personnes sans emploi
rencontrant des difficultés sociales et professionnelles
d'accès à l'emploi, se décline sous deux formes :
- le CUI - Contrat Initiative Emploi (CUI-CIE) s'adresse aux
employeurs du secteur marchand et ouvre droit à une aide
financière sans exonération spécifique de cotisations
sociales ;
- le CUI - Contrat d'Accompagnement dans l'emploi (CUI-
CAE) s'adresse aux employeurs du secteur non marchand et
ouvre droit à une aide financière et à une exonération
spécifique de cotisations sociales.
Correction des variations saisonnières / CVS
L'évolution d'une série statistique peut en général se
décomposer en effets de trois facteurs : une tendance, une
composante saisonnière et une composante irrégulière. La
correction des variations saisonnières est une technique que
les statisticiens emploient pour éliminer l'effet des
fluctuations saisonnières normales sur les données, de
manière à en faire ressortir les tendances fondamentales
(tendance et composante irrégulière).
Ainsi, par exemple, le taux de chômage désaisonnalisé
supprime les variations dues au profil saisonnier habituel
d'embauche pendant l'été et de mise à pied pendant l'hiver
dans des secteurs d'activité comme l'agriculture et la
construction.
Création d'entreprise
La statistique mensuelle des créations d'entreprises est
constituée à partir des informations du répertoire national
des entreprises et des établissements (Sirene).
Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise
s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour
faciliter les comparaisons : une création d'entreprise
correspond à la mise en oeuvre de nouveaux moyens de
production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient
comme création pour satisfaire au concept harmonisé :
1) les créations d'entreprise correspondant à la création de
nouveaux moyens de production (il y a nouvelle
immatriculation dans Sirene) ;
2) les cas où l'entrepreneur (il s'agit en général d'un
entrepreneur individuel) reprend une activité après une
interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle
immatriculation dans Sirene mais reprise de l'ancien numéro
Siren) ;
3) les cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une
interruption de moins d'un an mais avec changement
d'activité ;
4) les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie
des activités et moyens de production d'une autre entreprise
(il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu'il n'y a
pas continuité de l'entreprise reprise.
On considère qu'il n'y a pas continuité de l'entreprise si
parmi les trois éléments suivants concernant le siège de
l'entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise :
l'unité légale contrôlant l'entreprise, l'activité économique et
la localisation.
Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la
mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé
micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les
statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes
de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime.
Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en
activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à
titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier
du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en
2009.
Défaillance d'entreprise
Une entreprise est en situation de défaillance ou de dépôt de
bilan à partir du moment où une procédure de redressement
judiciaire est ouverte à son encontre. Cette procédure
intervient lorsqu'une entreprise est en état de cessation de
paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire
face à son passif exigible avec son actif disponible.
Remarque : il ne faut pas confondre la notion de défaillance
et la notion de cessation (voir cette définition). Un jugement
d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan
d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure
judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.
La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité
économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne
donnent pas des cessations. Toutes les cessations n'ont pas
donné lieu à une défaillance.
Les liquidations suite à une défaillance ne représentent
qu'une partie de l'ensemble des cessations d'entreprises, de
l'ordre de 20% mais variable avec le temps et les secteurs
d'activité.
Demandeurs d'emploi en fin de mois / DEFM
Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les
personnes inscrites à Pôle Emploi et ayant une demande en
cours au dernier jour du mois.
24 Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 15 ? juin 2017
Définitions
Demandeurs d'emploi de longue durée / DELD
Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont
ceux inscrits à Pôle Emploi depuis un an ou plus.
Durée moyenne de séjour (hôtellerie, hôtellerie de plein
air)
Rapport du nombre de nuitées au nombre d?arrivées des
clients hébergés.
Emploi d'Avenir / EAV
L'emploi d'avenir (EAV) est un contrat d'aide à l'insertion
destiné aux jeunes particulièrement éloignés de l'emploi, en
raison de leur défaut de formation ou de leur origine
géographique. Il comporte des engagements réciproques
entre le jeune, l'employeur et les pouvoirs publics,
susceptibles de permettre une insertion durable du jeune
dans la vie professionnelle.
Emploi salarié
Par salariés, il faut entendre toutes les personnes qui
travaillent, aux termes d'un contrat, pour une autre unité
institutionnelle résidente en échange d'un salaire ou d'une
rétribution équivalente.
Les non salariés sont les personnes qui travaillent mais sont
rémunérées sous une autre forme qu'un salaire.
Enquête de fréquentation dans l'hôtellerie
L'enquête de fréquentation dans l'hôtellerie permet
l'observation conjoncturelle de la fréquentation dans
l'hôtellerie et l'étude de la structure de la clientèle,
notamment de son origine géographique. Elle permet
d'établir des indicateurs de taux d'occupation, de durée
moyenne de séjour ou de part de la clientèle professionnelle.
Réalisée chaque mois depuis 1982, elle couvre un
échantillon national de 6 700 établissements de tourisme
classés (1 à 5 étoiles dans le nouveau classement hôtelier)
ou non classés de la France métropolitaine et des
départements d'Outre-mer (DOM). L'échantillon final est de
12 000 hôtels environ pour satisfaire les besoins
d'information locale.
Entreprise individuelle
Une entreprise individuelle est une entreprise qui est la
propriété exclusive d'une personne physique. L'entrepreneur
exerce son activité sans avoir créé de personne juridique
distincte. Les différentes formes d'entreprises individuelles
sont : commerçant, artisan, profession libérale, agriculteur.
Chaque entreprise individuelle (comme chaque société) est
répertoriée dans le répertoire SIRENE.
Entreprises individuelles classiques
Les entreprises individuelles classiques désignent les
entreprises individuelles hors micro-entreprises.
Estimations d'emploi localisées / Estel
À partir de 2009, les estimations d'emploi annuelles sont
calculées à partir du dispositif Estel (Estimations d'emploi
localisées), qui se fondent sur l'utilisation des sources
administratives en niveau.
Pour les salariés, il s'agit des Déclarations Annuelles de
Données Sociales (DADS « grand format ») contenant, en
plus des DADS stricto sensu, les données du fichier de paye
des agents de l'État et celles des particuliers employeurs.
Pour les non salariés agricoles, les sources mobilisées sont
les fichiers de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et pour
les non salariés non agricoles, les fichiers de l'Agence
Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS) qui
est la Caisse Nationale des Unions de Recouvrement des
Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales
(URSSAF).
Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des
sources administratives utilisées avec prise en compte de la
multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT
répertorié » : l'emploi est mesuré sur la dernière semaine de
l'année et tout emploi déclaré est comptabilisé.
Le passage à Estel permet la production des estimations
d'emploi annuelles à un niveau géographique et sectoriel
plus fin que l'ancien système (celui de la zone d'emploi
croisée avec le niveau A38 de la nouvelle nomenclature
d'activités au lieu du niveau départemental). De plus, on
dispose chaque année de la double localisation au lieu de
résidence et au lieu de travail pour les salariés et
d'informations sur le sexe et la tranche d'âge quinquennale
des travailleurs salariés et non salariés.
Hôtellerie de plein air (camping)
Les campings-caravanings classés le sont selon les
nouvelles normes Atout France en vigueur depuis juillet
2012. Ils sont classés de 1 à 5 étoiles. Les conditions
requises pour ce classement portent sur les équipements
communs, les équipements sanitaires, l'accessibilité aux
personnes handicapées.
Immatriculations de voitures particulières neuves
L'Insee publie mensuellement le nombre des
immatriculations des voitures particulières neuves (hors
utilitaires et transit temporaire) permettant ainsi de suivre
l'évolution du marché automobile français. Le chiffre brut,
communiqué par le Comité des constructeurs français
d'automobiles (CCFA) est corrigé des jours ouvrables et des
variations saisonnières (CJO-CVS).
Intérim
L'opération de « travail intérimaire » (ou « intérim » ou
« travail temporaire ») consiste à mettre à disposition
provisoire d'entreprises clientes, des salariés qui, en
fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et
rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail intérimaire
(ou entreprise de travail temporaire).
Elle se caractérise donc par une relation triangulaire entre
l'entreprise de travail temporaire, l'entreprise cliente et le
salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un
contrat de mise à disposition (entre l'entreprise de travail
Définitions
Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 15 ? juin 2017 25
temporaire et l'entreprise cliente) et un contrat de mission
(entre l'entreprise de travail temporaire et le salarié).
Logement autorisé
Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé,
qui entre dans le cadre d'un dossier de permis de construire
ayant reçu un avis favorable.
Logement collectif
Logement dans un immeuble collectif (appartement).
Logement commencé
Un logement commencé est un logement faisant partie d'un
bâtiment dont les fondations sont commencées (cas des
logements collectifs) ou dont les « fouilles en rigole » sont
entreprises (cas des logements individuels).
Logement individuel
Un logement individuel est une construction qui ne
comprend qu'un logement (maison).
Micro-entrepreneur
Le régime du micro-entrepreneur est la nouvelle
dénomination pour celui de l'auto-entrepreneur depuis le
19 décembre 2014. Ce régime a été mis en place par la loi
de modernisation de l'économie (LME) d'août 2008 et
s'applique depuis le 1er janvier 2009 aux personnes
physiques qui créent, ou possèdent déjà, une entreprise
individuelle pour exercer une activité commerciale,
artisanale ou libérale (hormis certaines activités exclues), à
titre principal ou complémentaire. Il offre des formalités de
création d'entreprises allégées ainsi qu'un mode de calcul et
de paiement simplifié des cotisations sociales et de l'impôt
sur le revenu. Pour en bénéficier, l'entrepreneur individuel
doit remplir les conditions du régime fiscal de la micro-
entreprise. De nouvelles dispositions, définies par la loi
Pinel du 18 juin 2014, s'appliquent depuis le
19 décembre 2014. Le micro-entrepreneur bénéficie ainsi :
- du régime micro-social ;
- d'un régime micro-fiscal ;
- d'une exonération temporaire de la cotisation foncière des
entreprises ;
- d'une exonération ou d'une franchise de TVA du fait de
son activité.
Avant le 19 décembre 2014, il bénéficiait également d'une
dispense d'immatriculation au registre du commerce et des
sociétés (RCS) pour les commerçants ou au répertoire des
métiers (RM) pour les artisans, sauf cas particuliers. Depuis
la dispense a été supprimée mais l'immatriculation est
gratuite.
Nomenclature d'activités française / NAF rév. 2, 2008
La nomenclature des activités économiques en vigueur en
France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature
d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même
structure que de la nomenclature d'activités de la
Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle
comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France,
celui des sous-classes.
La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant
respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.
La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de
2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1
comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62,
224, et 712 postes
La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur
depuis le 1er janvier 1993.
Nomenclature agrégée - NA, 2008
La NAF rév. 2 contient deux niveaux agrégés « standard » :
les sections et divisions en, respectivement, 21 et 88 postes.
Ces niveaux sont communs à la nomenclature internationale
d'activités CITI rév. 4, à la nomenclature européenne
d'activités NACE rév. 2 et à la NAF rév. 2.
Il était toutefois nécessaire de disposer de niveaux de
regroupements supplémentaires pour répondre aux besoins
de l'analyse économique et de la diffusion en matière de
données de synthèse.
Sept niveaux d'agrégation sont ainsi associés à la NAF rév.
2, dénommés « A xx » où xx représente le nombre de postes
du niveau. Ils constituent la nomenclature agrégée (NA) :
- A 10 : niveau international, regroupement de sections ;
- A 17 : niveau français intermédiaire entre les niveaux A
10 et A 38.
Au niveau des sections (A 21), l'industrie manufacturière est
détaillée en cinq postes et, inversement, certaines activités
de services sont regroupées.
- A 21 : sections, niveau standard de l'arborescence de la
NAF rév. 2 ;
- A 38 : niveau international, intermédiaire entre sections et
divisions ;
- A 64 : niveau européen, intermédiaire entre les niveaux A
38 et divisions (A 88), provisoire ;
- A 88 : divisions, niveau standard de l'arborescence de la
NAF rév. 2 ;
- A 129 : niveau français intermédiaire entre les niveaux
divisions (A 88) et groupes.
Nuitées
Nombre total de nuits passées par les clients dans un
établissement ; deux personnes séjournant trois nuits dans
un hôtel comptent ainsi pour six nuitées de même que six
personnes ne séjournant qu'une nuit.
Pôle emploi
Pôle emploi est un opérateur du service public de l'emploi.
Il est issu de la fusion entre l'ANPE et le réseau des Assedic
qui est devenue effective par la loi du 13 février 2008
relative à la réforme du service public de l'emploi. Il a pour
mission d'accompagner tous les demandeurs d'emploi dans
leur recherche jusqu'au placement, assurer le versement des
allocations aux demandeurs indemnisés, aider les
entreprises dans leurs recrutements et recouvrer les
cotisations.
L'objectif était de créer un opérateur qui permette
notamment aux demandeurs d'emploi d'avoir un seul
interlocuteur pour la gestion des offres d'emploi et de leur
26 Insee Conjoncture Pays de la Loire n° 15 ? juin 2017
Définitions
allocation. Pôle emploi existe juridiquement depuis le 19
décembre 2008, date de la première réunion de son conseil
d'administration.
Population active (BIT)
La population active dite « au sens du BIT » regroupe la
population active occupée et les chômeurs ; ces deux
concepts étant entendus selon les définitions du Bureau
International du Travail (BIT).
Saison touristique
Couvre les mois de mai à septembre concernant l?hôtellerie
de plein air.
Sit@del2
Sit@del2 est une base de données du système statistique
public relative à la construction neuve de logements et de
locaux non résidentiels. Cette base est alimentée par les
informations des permis de construire, permis d?aménager,
permis de démolir et déclarations préalables. Sit@del2 est la
continuité de Sitadel, prenant en compte les nouvelles
variables des formulaires mis en place lors de réforme du
droit des sols en octobre 2007.
Société
Une société est une entité dotée de la personnalité juridique.
Elle est créée dans un but marchand, à savoir, produire des
biens ou des services pour le marché, qui peut être une
source de profit ou d'autres gains financiers pour son ou ses
propriétaires ; elle est la propriété collective de ses
actionnaires, qui ont le pouvoir de désigner les
administrateurs responsables de sa direction générale.
Les sociétés exercent leur activité sous de nombreuses
formes juridiques ; les plus fréquentes sont :
- la SARL, société groupant des associés dont la
responsabilité est limitée à leur apport personnel ;
- la Société Anonyme (SA) où l'exercice de l'activité est
séparé de la responsabilité des actionnaires ;
- la société civile, présente notamment dans les professions
libérales et l'immobilier.
Taux de chômage (BIT)
Le taux de chômage au sens du Bureau international du
travail (BIT) est la proportion du nombre de chômeurs au
sens du BIT dans la population active au sens du BIT (actifs
occupés et chômeurs).
Taux d'occupation (hôtellerie, hôtellerie de plein air)
Rapport entre le nombre de chambres (emplacements)
occupés et le nombre de chambres (emplacements) offerts
par les hôtels et campings ouverts. Il diffère du taux
d'utilisation qui rapporte le nombre de chambres
(emplacements) occupés au nombre de chambres
(emplacements) total des hôtels et campings, qu'ils soient
ouverts ou fermés.
Coordination Direction régionale de l?Insee des Pays de la Loire
Contribution Direccte des Pays de la Loire
Dreal des Pays de la Loire
Draaf des Pays de la Loire
Directeur de publication Pascal Seguin
Rédacteur en chef Anne-Gaël Mocaer
Pilotage Serge Fraboul
Aurélie Goin
Anne-Gaël Mocaer
Auteurs David Amonou
Clément Bortoli
Guillaume Coutard
Éric Craipeau
Denis Douillard
Serge Fraboul
Olivier Jean
Delphine Legendre
Maël Theulière
Bureau de presse Bureau de presse de l?Insee des Pays de la Loire
Tél : 02 40 41 75 89
Courriel : bureau-presse-pays-de-loire@insee.fr
© Insee 2017
Bilan économique 2016
Reprise confirmée dans les Pays de la Loire
Conjoncture n° 15
Juin 2017
En 2016, la croissance française accélère légèrement : le PIB progresse en volume de + 1,2 %,
après + 1,1 % en 2015. Le dynamisme de la consommation des ménages dopée par la hausse
du pouvoir d?achat et la vigueur de l?investissement des entreprises et des ménages
nourrissent la croissance. En revanche, le commerce extérieur pèse négativement.
L?activité progresse dans tous les secteurs (industrie, construction et services marchands) en
France métropolitaine comme dans les Pays de la Loire (d?après les enquêtes annuelles de la
Banque de France). Les effectifs salariés augmentent sensiblement au niveau national
(+ 1,2 %) et, plus nettement encore, régional (+ 2,1 %). En 2016, la région crée 20 000 emplois
salariés dans les secteurs principalement marchands, soit trois fois plus qu?en 2015. Le taux
de chômage dans les Pays de la Loire recule nettement en 2016. Il s?établit à 8,3 % de la
population active au 4e trimestre.
ISSN 2416-8807
Insee des Pays de la Loire
105, rue des Français Libres
BP 67401
44274 NANTES Cedex 2
Directeur de la publication :
Pascal Seguin
Rédacteur en chef :
Anne-Gaël Mocaer
© Insee 2017
(ATTENTION: OPTION pèse négativement.
L?activité progresse dans tous les secteurs (industrie, construction et services marchands) en
France métropolitaine comme dans les Pays de la Loire (d?après les enquêtes annuelles de la
Banque de France). Les effectifs salariés augmentent sensiblement au niveau national
(+ 1,2 %) et, plus nettement encore, régional (+ 2,1 %). En 2016, la région crée 20 000 emplois
salariés dans les secteurs principalement marchands, soit trois fois plus qu?en 2015. Le taux
de chômage dans les Pays de la Loire recule nettement en 2016. Il s?établit à 8,3 % de la
population active au 4e trimestre.
ISSN 2416-8807
Insee des Pays de la Loire
105, rue des Français Libres
BP 67401
44274 NANTES Cedex 2
Directeur de la publication :
Pascal Seguin
Rédacteur en chef :
Anne-Gaël Mocaer
© Insee 2017
INVALIDE) (ATTENTION: OPTION annuelles de la
Banque de France). Les effectifs salariés augmentent sensiblement au niveau national
(+ 1,2 %) et, plus nettement encore, régional (+ 2,1 %). En 2016, la région crée 20 000 emplois
salariés dans les secteurs principalement marchands, soit trois fois plus qu?en 2015. Le taux
de chômage dans les Pays de la Loire recule nettement en 2016. Il s?établit à 8,3 % de la
population active au 4e trimestre.
ISSN 2416-8807
Insee des Pays de la Loire
105, rue des Français Libres
BP 67401
44274 NANTES Cedex 2
Directeur de la publication :
Pascal Seguin
Rédacteur en chef :
Anne-Gaël Mocaer
© Insee 2017
INVALIDE)